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Dr CIHAN BIRCAN

REUSSIR A L’ECOLE

UNE METHODE PARMI D’AUTRES…

cmbircan@gmail.com Dr CIHAN BIRCAN REUSSIR A L’ECOLE UNE METHODE PARMI D’AUTRES… 1

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Je dédie ce livre à mon père, précieux compagnon de ce long voyage qu’est la Vie et dont l’itinéraire est parsemé de verres brisés et tranchants

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TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION…………………………………………………………………………………….……………………………………….4

CHAPITRE 1 : RESUME DE LA SITUATION DES TURCS EN FRANCE………………………………………………….7

1.1 Les débuts, la première génération…………………………………………………………………………………… 7

1.2 La place de nos jeunes filles dans léducation………………………………………………………………………9

CHAPITRE 2 : L’ENVIE DE LIRE…………………………………………………………………

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CHAPITRE 3 : POURQUOI ETUDIER ?

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CHAPITRE 4 : COMMENT REUSSIR ?

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4.1 Les surdoués……………………………………………………

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4.2 Avoir la motivation/avoir un but………………………………………………….…………………………………….23

4.3 La confiance en soi………………………………………………………………………………………………………

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4.4 L’organisation du travail………………………………………………………………………………………………………27

CHAPITRE 5 : LES PIEGES A EVITER……………………………………………………………………………………………31

5.1 La télévision et l’internet………………………….… …………………………………………………………………

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5.2 Ne privez pas vos enfants des moyens de réussir………………………

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5.3 La conduite en classe…………………………………………………………………………………………………………35

5.4 Le piège de la mémoire……………………………………………………………………………………………………

5.5 Le piège des contrôles………………………

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5.6 Les professeurs…………………………………………………………………………………………………………

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5.7 Un message pour les parents……………………………………………………………………………………………

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CONCLUSION………………………………………………………………………………………………………………………….47

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INTRODUCTION

Je songeais à écrire ce livre depuis fort longtemps. Quelque part, il s’agit de la concrétisation manuscrite des différentes activités de notre association locale. Ce projet nous tenait profondément à cœur, car nous avions déjà animé des séminaires en rapport avec la réussite scolaire des étudiants, suite à quoi nous avions constaté un réel besoin d’un fascicule ou guide de l’étudiant destiné à un plus large public.

Mais avant tout, les présentations. Je m’appelle Cihan Mahmut BIRCAN, natif de Creutzwald en Moselle (57). Mes parents sont originaires d’Ankara. J’ai achevé mes études à la faculté de Médecine de Nancy (54) voici 2 ans. Je travaille actuellement en tant que médecin au sein du service des urgences au Centre Hospitalier Marie-Madeleine de Forbach, toujours en Moselle. Mon parcours scolaire, qui peut être qualifié de long et difficile, a été marqué parfois par des coups durs. Mais ce qui ne tue pas rend plus fort paraît-il. A chaque fois, on apprend à mieux se relever et à ne pas répéter les mêmes erreurs. J’ai eu la chance d’avoir été encadré par des personnes extraordinaires, à savoir mes parents, mon frère, ma sœur et mes amis qui m’ont aidés et soutenu tout au long de ce périple. Car c’est un périple, je l’avoue aujourd’hui. Mais il faut savoir que derrière chaque sacrifice se cache une récompense bien méritée. Il n’y a pas de déterminisme au préalable. Personne n’est voué à l’échec ou au contraire à la réussite. Il est vrai que certains partent désavantagés en raison des conditions sociales et/ou linguistiques plus difficiles. Mais tout reste possible. Je vous l’assure. Alors pourquoi pas vous et/ou votre enfant ?

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Je reste cependant profondément marqué par l’absence de mode d’emploi de la prise en charge estudiantine de nos petits-enfants originaires de l’immigration turque des années 60-70. J’ai aujourd’hui 30 ans dont 26 passés dans les établissements scolaires, de la maternelle à la faculté en passant par le collège et le lycée. De ce fait, cette expérience me permet de vous apporter quelques astuces et de prévenir des pièges qui guettent nos enfants. Mais au final, beaucoup dépendra de ces derniers, notamment de leur motivation et de leur faculté à se projeter dans l’avenir. Je suis moi-même père d’un garçon de 5 ans et je ne sais toujours pas s’il réussira un jour à l’école. Personne ne le peut d’ailleurs. De ce fait, je souhaite m’écarter de toute prétention personnelle.

Ce livre peut être vu comme un catalyseur de sa (votre) réussite. J’expose dans cet ouvrage les raisons qui m’ont permis de décrocher mon diplôme de médecin. Il est inconcevable de prétendre que cette méthode est la meilleure, mais elle a marché pour moi. A chacun donc de trouver sa méthodologie de travail. Mais peut être que votre enfant et vous piocherez dans ce livre des éléments précieux pour la suite? Vous y découvrirez, en plus d’un bref résumé sur les situations des Turcs en France, les raisons qui doivent pousser nos jeunes à étudier ainsi que les différentes astuces pour y parvenir et les pièges du parcours scolaire à éviter. Ce livre est conçu pour les étudiants de tout âge (du primaire à la faculté inclus). Et que cela ne vous surprenne pas ! Même les étudiants qui ont atteint le privilège d’accéder à l’université ou aux grandes écoles ont encore besoin de conseils et de soutien. Nous avons donc décidé d’écrire ce livre en français car il s’adresse aux enfants issus de la deuxième génération eux-mêmes parents et qui maîtrisent les deux langues, mais aussi de le traduire en turque afin de pouvoir l’adresser à un maximum de personnes. Je remercie Mr Yasin Sayın, brillant étudiant en ingénierie, pour son soutien indéfectible dans le cadre de ce travail mais également dans ma vie

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personnelle. En espérant que ce modeste ouvrage écrit de la manière la plus simple possible puisse apporter une touche à la réussite scolaire de votre enfant, je vous invite à plonger dans ce monde passionnant qu’est lapprentissage de l’apprentissage.

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CHAPITRE 1 : RESUME DE LA SITUATION DES TURCS EN FRANCE

1.1 Les débuts, la première génération

Durant les années 70, la France en manque de main-d’œuvre a fait appel à des travailleurs bon marché en quête d’un emploi. Le nord-est, qui est la région dans laquelle je vis depuis toujours, avait besoin notamment de mineurs pour l’exploitation du charbon. C’est ainsi que de nombreux immigrés turcs sont entrés dans l’hexagone dans l’espoir de gagner de l’argent afin de retourner au pays munis d’un pécule. A titre d’exemple, mon père voulait économiser pour acheter un camion en Turquie et vivre en tant que chauffeur routier en rentrant au pays. Au fil des années, et constatant que les conditions sociales que proposait la France étaient nettement plus attractives, une majorité de Turcs se sédentarisait, ne retournant en Turquie uniquement pour les vacances et ce, quand le budget suivait. Les collègues de travail devenaient rapidement des amis et ce encore plus vite lorsqu’ils étaient originaires de la même ville voire du même village turc. Pour beaucoup, le refus (ou la difficulté) de s’assimiler à la culture française favorisait la promiscuité. Ainsi, les Turcs n’avaient que pour amis des Turcs. Ils se voyaient en dehors du travail, priaient ensemble, se retrouvaient pour regarder des matchs de football… Ce n’est pas une critique, au contraire. Car petit à petit, des associations et des mosquées voyaient le jour. La première génération de Turcs était là et comptait rester…

Mais tout n’était pas rose. Ce refus d’assimilation avait certes son bon côté, mais il y a eu confusion du genre avec l’intégration. Ces deux concepts peuvent

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sembler similaires au premier abord, mais il n’en est rien de tel. L’assimilation reviendrait à nier ses origines pour s’imprégner entièrement de la culture du pays dans lequel on vit. Il s’agit pour moi d’évoluer dans un no man’s land culturel.

L’intégration est un concept différent. Il consiste à s’adapter à un pays tout en gardant ses us et coutumes originelles. Une bonne intégration passe par une bonne communication, on peut ainsi gérer et s’enrichir avec les côtés positifs de chacune des cultures. Beaucoup de nos parents par fainéantise et/ou par refus de ressembler aux Français dits « de souche » n’ont malheureusement pas appris à communiquer correctement. Il s’agit effectivement d’une langue compliquée dont les syntaxes des phrases sont aux antipodes de la langue turque (Je ne cache pas les difficultés que j’ai moi-même rencontrées lorsque je me suis rendu il y a quelques temps à Dublin alors que j’avais étudié l’anglais au collège et lycée !) Cette génération n’a pas étudié le français et a essayé tant bien que mal de l’apprendre « sur le tas.»

Résultat: 75% des hommes et près de 100% des femmes parlent difficilement ou pas du tout le français. Toujours est-il que nos parents n’avaient pas non plus le bagage de connaissance et de recul pour pouvoir étudier (et faire étudier) correctement. Il faut savoir que 77% des mères et 64% des pères sont sans diplôme en France, un record. Même un parent sur quatre écrit difficilement un courrier en turc. Voilà les bases à partir desquelles partait la deuxième génération des Turcs de France… Mais beaucoup ont réussi à force de se motiver et de travailler sans relâche en appliquant une méthodologie bien huilée, innée ou acquise. Rien n’est impossible lorsqu’il s’agit d’étudier. La persévérance finit toujours par payer.

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1.2La place de nos jeunes filles dans l’éducation

Une autre question me chagrine. Beaucoup de nos jeunes filles ne peuvent continuer d’étudier après le lycée par opposition des parents. Je suis encore témoin tous les jours de jeunes parents qui soutiennent toujours cette idée, c’est désolant. La peur qu’il leur arrive quelque chose et/ou de sortir de leur observance sont les principales raisons de cette réticence. Ceci peut être compréhensible. Mais pensent-ils vraiment à leur enfant et à leur avenir ? Et si elle avait vraiment envie d’étudier, d’aller de l’avant et de parfaire ses connaissances ? Je pense que certaines vivent ou vont vivre dans la frustration. Ceci n’est pas un bon sentiment et cela est regrettable. Beaucoup de parents estiment que leur fille se mariera et s’occupera plus tard exclusivement de ses enfants. Etre mère au foyer est à mon avis la plus noble et la plus difficile des tâches. Il ne faut jamais sous-estimer la quantité de travail fournie par ces femmes courageuses qui font preuve d’abnégation au quotidien pour pouvoir élever leurs enfants ! Je n’encourage pas forcément à ce qu’elles aillent travailler à l’extérieur avec tous les effets secondaires que cela implique, mais seulement à ce qu’elles puissent étudier, car le savoir est une arme, la plus propre, la plus noble, la plus efficace, la plus respectée. Alors, que faire ?

Tout d’abord, lorsque l’on a l’occasion d’étudier, il faut le faire de la manière la plus approfondie et la plus parfaite possible. S’instruire est même une obligation au sein de notre religion, que l’on soit à l’école ou non. A ce propos, le premier terme révélé dans le Coran n’était-il pas « Iqrâ » (« Lis ») ? Deuxièmement, pour les parents qui ont toujours cette peur, il existe des

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structures n’accueillant que des filles. A Strasbourg, par exemple, j’ai une amie, future médecin, qui loge actuellement dans un établissement dédié uniquement aux demoiselles, ses parents étant éloignés. Nous venons donc de gagner un médecin turc. Est-ce mal ? De nos jours, la majorité des associations turques des grandes villes ont largement les moyens de s’offrir un immeuble pour pouvoir y loger ces demoiselles. Il n’y a donc pas vraiment d’excuse à cela. Pour finir, il faut voir plus loin encore pour nos filles. Nous vivons une époque où les cas de divorces sont malheureusement de plus en plus nombreux. D’ailleurs, près d’un mariage sur deux se solde par une séparation en région parisienne. Ce chiffre est nettement plus bas au sein de la communauté turque (un mariage sur six) mais est en augmentation, en France comme en Turquie d’ailleurs… Pouvez-vous me donner la certitude que votre fille sera épargnée par cette situation? Comment fera-t-elle pour s’occuper de son (ses) enfant(s) ? Elle pourra peut-être compter sur vous, parents ou sur sa fratrie, mais pour combien de temps? Au final, les parents ne sont pas éternels et à terme elle se retrouvera peut être seule et livrée à elle-même. Son ego pourra- t-il supporter de vivre dans l’assistanat ? Peut-être se mariera-t-elle à nouveau ? Peut-être restera-t-elle célibataire ? On ne le sait pas. Ceci est la vraie vie dans sa forme la plus concrète possible. Le simple fait que votre fille soit munie d’un diplôme est une chance supplémentaire pour son autonomie future, en plus d’être un exemple pour ses enfants et sa communauté. Alors voyez de l’avant et ne tombez pas dans l’obscurantisme. C’est bien cela le problème. N’oublions pas que la mère joue un rôle crucial dans l’éducation d’un enfant. On comprend très bien que le niveau de la mère influencera celui de sa progéniture. Que l’on soit instruit par autodidactisme ou par le biais d’une formation universitaire, il n’y a pas d’âge pour apprendre.

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CHAPITRE 2 : L’ENVIE DE LIRE

Nous sommes un peuple qui croit tout savoir, mais sans lire. Il est difficile pour son ego d’avouer son ignorance et cela devient de plus en plus marqué avec l’âge. Je le constate tous les jours. Il n’y a pas de science infuse, tout savoir nécessite donc un apprentissage de quelque forme que ce soit. Mais qu’on prétende connaître des choses sans l’étudier de manière approfondie, ceci est exaspérant, voire insultant pour ceux qui passent des heures à assimiler un savoir. Les domaines sont variés, que ce soit l’économie, la religion, l’histoire voire la médecine ! Les gens inventent des nouvelles lois physiques, médicales, religieuses autour d’un thé ! Je garderai toujours en mémoire le fait qu’un ami de mon père d’une cinquantaine d’années qui, tout en sachant que je menais des études de médecine, a voulu me donner un cours d’anatomie, totalement faux du début à la fin. Avec du recul, cela me fait rire. Ou devrais-je pleurer ? Un Turc lit peu ou pas : en moyenne 1 livre tous les 6 ans contre 26 par an pour un Japonais dixit un ancien attaché à l’enseignement du consulat turc de Strasbourg ! La force, finalement, c’est d’assumer ses fragilités et non se persuader qu’on les a dépassées, à moins que le fait de les dépasser consiste simplement à les assumer. L’Homme se lasse de beaucoup de choses sauf d’apprendre et de comprendre. La lecture permet de combattre nos peurs, nous rassure et est également un excellent moyen de détente. En somme, elle apporte beaucoup de bénéfices et peu d’inconvénients… Par contre, les idées développées dans certains ouvrages peuvent être dangereuses voire dévastatrices pour nos plus jeunes. C’est pourquoi, il incombe aux parents d’être vigilant quant au choix des ouvrages lus par leurs enfants.

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Inculquer cette envie de lire sera une des clés de leurs réussites. Inconsciemment, les enfants améliorent leur orthographe, leur grammaire et leur répertoire linguistique. Voici quelques principes simples qui permettront de les inciter à saisir spontanément un livre :

1- Il n’y a pas d’âge pour commencer à apprécier la lecture, mais il est toujours mieux de s’y mettre tôt dans l’enfance. Il existe même des petits livres pour les nourrissons !

2-Choisir dès le plus jeune âge pour nos enfants des livres interactifs avec dessins et autocollants est une bonne initiative. On en retrouve partout notamment en grande surface. N’oubliez pas que votre enfant grandit chaque jour et qu’il faut nourrir son imagination.

3-Il ne leur faut bien sûr pas soumettre des pavés de 600 pages non illustrés d’emblée !

4-Plus tard, les emmener à la bibliothèque ou chez le libraire afin qu’ils puissent choisir leurs livres peut s’avérer intéressant (vérifiez tout de même les thèses développées dans les livres.) Gardez à l’esprit qu’il ne faut pas leur imposer des ouvrages prédéfinis.

5-Prenez le temps de lire vous-même, car au final les enfants adoptent l’exemple des parents et vous serez doublement gagnant, puisque vous lirez également.

6-Ayez toujours au sein de votre maison une bibliothèque à portée de main. Mettre les livres à découvert est un stimulus visuel permanent pouvant inciter nos jeunes à lire un jour ou l’autre.

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A titre personnel, j’ai redécouvert le plaisir de la lecture juste après avoir fini mes études. Toutes ces années passées où j’étais plongé dans les livres de médecine couvrant chaque spécialité a provoqué une overdose de lecture. Je suis d’ailleurs devenu myope durant mes études ! Mais le fait de m’être intéressé de manière inopinée à un livre traitant de l’eschatologie musulmane m’a redonné le goût des lettres

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CHAPITRE 3 : POURQUOI ETUDIER ?

C’est vrai. Pourquoi se triturer les méninges alors qu’il y a tellement plus simple en travaillant dans l’entreprise de maçonnerie (qui gagne très bien) de papa ou d’un oncle? Vous remarquerez que beaucoup de gens issus de la deuxième génération dont les pères sont patrons en maçonnerie ne réussissent pas dans les études, contrairement aux fils d’ouvriers. Travailler dans le BTP (en tant que salarié) permet d’entrer tôt dans la vie active. Les jeunes se retrouvent tout de suite avec un salaire convenable (pour un célibataire), mais tout ceci n’est qu’illusion.

En effet, nous parlons en premier lieu d’un travail physiquement éprouvant qui peut être supportable pour un jeune d’une vingtaine d’années au summum de sa force physique. Mais que deviendra-t-il deux décennies plus tard ? Je connais de nombreuses personnes qui ont l’air tellement usés par ces années de travail manuel. N’est-ce pas effarant de voir des personnes gagner leur argent en dépensant de leur santé, puis dépenser de leur argent plus tard pour recouvrir leur santé ? Tout est ironique au sein de ce cercle vicieux. De plus, il est statistiquement prouvé que la classe ouvrière vit moins longtemps que les cadres. Nous n’avons qu’une vie et notre santé est un vrai trésor qu’il faut préserver. On se rend souvent compte de son importance lorsqu’on la perd, n’est-ce pas ? Alors anticipons….

Le travail reste le travail et donc chaque emploi a par définition ses avantages et ses inconvénients. Mais certains emplois sont bien meilleurs, ne nous voilons donc pas la face. Il n’est pas question de prendre les gens de haut dans ce

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contexte. Mais si on me demandait de troquer mon travail contre celui de secrétaire, je préfère rester médecin ! (Je n’ai strictement rien contre nos ami(e)s secrétaires.)

Si on me demandait de troquer la médecine contre un poste d’avant-centre titulaire au FC Barcelone, je pense que je réfléchirai tout de même un peu plus ! On garde toujours en soi nos rêves d’enfant, mais n’est-ce pas mieux de les vivre ?

Vivre avec 1500 euros par mois pour un célibataire est dans le domaine du possible, voire de l’agréable. Les charges sont légères, il n’y a peut-être même pas de loyer à payer car on loge encore chez les parents. Qu’en est-il une fois lalliance glissée au doigt ? Les charges s’élèvent automatiquement… Le loyer qui est en moyenne de 500 euros en France, l’électricité, le gaz, l’eau,

le téléphone high tech et l’internet sans compter les frais du bébé qui vient de naître etc… Ces 1500 euros se réduisent comme Peau de Chagrin obligeant parfois l’épouse à travailler dur (si ce n’est déjà le cas) avec tout le lot de difficultés qui existe ensuite dans l’éducation des enfants (fatigue, problème de

Autant ne pas entrer dans ce cercle vicieux… Par

ailleurs, vous pouvez constater sur le graphique suivant que le salaire d’un ouvrier n’évolue pas de la même façon que celui d’un cadre supérieur. Donc, ne vous immiscer pas dans ce piège. Etudier, réussir, mieux gagner sa vie et être mieux considéré par son entourage et ses enfants pour mieux s’en occuper. Pourquoi ne pas s’intégrer plutôt dans ce cercle vertueux ? L’éducation de vos enfants prime avant tout. Vouloir et avoir un enfant, c’est l’assumer jusqu’au bout. Il s’agit d’une mission à durée indéterminée.

disponibilité, garderie etc

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cmbircan@gmail.com Je viens d’aborder le thème de la considération. Effectivement, vous n’imaginez pas l’impact

Je viens d’aborder le thème de la considération. Effectivement, vous n’imaginez pas l’impact que vous avez auprès des gens et de votre entourage lorsque vous réussissez dans les études et a fortiori dans la vie. Le regard des gens qui change subitement à votre égard lorsqu’on vous dites que vous êtes médecin/ingénieur/cadre etc… est impressionnant. On ne s’y attend pas. Des amis ont pu assister en direct à cette scène avec un responsable du consulat turc de Strasbourg, c’était bluffant. Et ce regard (venant de Turcs ou non) qui change, je le constate tous les jours. Parfois, lorsque des franco-turcs viennent aux urgences, le simple fait de les saluer en disant « merhaba » adoucit leur souffrance. Voir qu’un de leur concitoyen originaire du pays travaille au sein de l’hôpital les rassure un tant soit peu. Ils se sentent par conséquent moins seul et quelque part fier. Et ils le verbalisent parfois! Nous ne sommes pas condamnés à être considérés comme des citoyens de seconde classe. Nous avons notre mot à dire et une idée de société dans laquelle nous voudrions

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évoluer et faire évoluer nos enfants. Mais ceci ne dépend que de nous, de notre travail et de notre capacité à voir plus loin que ce que nos yeux voient actuellement. Il faut savoir aussi qu’atteindre ce but n’est pas facile. Au sein du monde dans lequel nous vivons, obtenir une chose précieuse demande un sacrifice équivalent tel la Loi de Lavoisier (principe de l’échange équivalent.) On n’a rien sans rien. Pour réussir la première année de médecine (qui est un concours sélectionnant 170 étudiants sur les 1000 de départ, en 2001), j’avais littéralement sacrifié 2 ans de ma jeunesse et mon père 2 000 euros de cours privés avec son maigre salaire d’ouvrier. C’était un pari certes, mais qui au final a payé !

Laissez-moi également vous narrer une anecdote qui a tout son sens. J’avais 16 ans à l’époque. J’étais en seconde générale. Il était environ 20h un soir d’hiver et j’étais chez moi, dans ma chambre. Je faisais une pause entre deux devoirs de mathématiques. Je regardais par la fenêtre pour m’évader un peu. En face de moi se trouvait un groupe de jeunes de mon âge, en train de rire et de discuter à voix haute autour d’un kebab. Mon père qui fut témoin de la scène s’approcha et me dit :

« Je vois bien que tu travailles dur et que tu ne t’amuses pas en ce moment. Vois-tu ces jeunes qui rigolent et qui passent du bon temps au lieu d’être chez eux à réviser ? Eh bien à ce rythme et dans 5 ans, les rôles vont s’inverser. Ce sera à toi de t’amuser et à eux de galérer et ce, pour la vie. Alors, continue à serrer les dents encore un peu… »

Et ce qu’il dit se produisit. J’ai réussi mon concours d’entrée en médecine avec la certitude d’avoir un emploi au bout plus que bien rémunéré. Quant à eux, certains sont manœuvres, d’autres cherchent encore du travail, d’autres sont derrière les barreaux…

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Et dans la foulée, mon petit frère qui était un véritable cancre jusqu’à ses débuts au lycée, prit exemple sur moi. Voyant qu’on me félicitait à de nombreuses reprises pour mon entrée en médecine, il se fixa l’objectif de réussir aussi bien, car il ne voulait pas être relégué au second plan. Il avait son objectif à présent. Par le biais d’un travail acharné, il termina major de sa promotion à l’université et devint ingénieur pour la plus grande entreprise française en métallurgie deux mois après avoir quitté la faculté en pleine période de crise économique ! Il dirige actuellement une équipe de 14 personnes et coule des jours heureux en Auvergne. D’une pierre deux coups !

Ne vous orientez pas dans une filière sans passion et uniquement par goût de l’argent. Je connais de nombreux médecins qui certes, vivent très bien, mais qui sont dépressifs en partie en raison de leur dégoût pour leur travail. Par ailleurs, vous devez vous montrer intelligent par rapport au choix que vous allez entreprendre. Il ne faut pas vous lancer dans une formation universitaire sans être sûr de trouver un emploi quasi immédiatement. J’ai connu des personnes qui étaient au chômage des années durant alors qu’ils avaient un master en poche ! De plus, avoir une origine étrangère est un handicap dans le cadre de l’embauche. Les statistiques le prouvent. Vous devez vous orienter dans une filiale et devenir indispensable. Ne l’oubliez pas. Pour cela, il faut se renseigner auprès des conseillers d’orientation voire des professionnels. Les parents ont un rôle crucial à jouer pour leur enfant post-adolescent (et pré-adulte) toujours en quête de repère. L’enfant ne doit cependant pas être là pour combler les frustrations des parents. Ce n’est pas parce que ces derniers ont toujours voulu faire médecine (ou que le fils du copain est médecin) qu’ils doivent forcer leur enfant sur cette voie. Les parents doivent exposer les avantages et inconvénients de chaque métier, tenter de canaliser leurs désirs. Les enfants ne doivent pas avoir le sentiment qu’on leur vole leur vie. A titre d’exemple, je

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voulais être archéologue dans ma jeunesse. Cependant, les débouchés étant relativement faibles, je me suis orienté dans le médical, après concertation avec mon entourage. Et je les remercie aujourd’hui, car j’ai le sentiment d’avoir fait le bon choix.

Nos étudiants turcs ont également un rôle de parrainage pour les plus jeunes. Et c’est ce qui se passe notamment à Strasbourg avec un groupe d’étudiants que je côtoie régulièrement. Je les admire. Ces personnes rendent service à la Turquie comme jamais, contrairement à certains pseudo-politiciens de certaines associations dont ils ont le patriotisme que le nom et qui passent leur temps à diviser notre communauté en fustigeant les différences des uns et des autres.

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CHAPITRE 4 : COMMENT REUSSIR ?

4.1 Les surdoués

On parle souvent des enfants surdoués. Ces enfants qui, très jeune, sautent des classes, passent le baccalauréat à 14-15 ans pour intégrer très tôt les grandes écoles les plus prestigieuses. On les envie. On aimerait être comme eux. On les déteste parfois (car ils nous renvoient à nos propres limites intellectuelles.) Comment cela peut-il se produire ? Qui sont vraiment ces surdoués ? Beaucoup de questions qui demandent son lot de réponses.

Il faut savoir tout d’abord que les surdoués n’existent pas ! Nous naissons tous avec une intelligence similaire, sauf cas particulier (usage d’alcool chez la mère enceinte qui rend les enfants déficient par exemple.) Ce sont les facteurs exogènes qui stimulent et développent nos facultés intellectuelles. A titre d’exemple, le lait maternel contient de l’acide linoléique et linolénique qu’il n’y a pas dans le lait de vache. Ces acides gras participent au développement cérébral des nourrissons ! En somme, une mère qui allaite optimise déjà le cerveau de son enfant !

Pour faire court, les surdoués sont simplement des êtres qui ont acquis plus vite, plus de choses par rapport aux autres enfants de leur âge par le biais d’une stimulation verbale, auditive et visuelle constante. Les jeunes enfants assimilent toutes les informations de leur environnement et les gardent en soi telle une éponge absorbant de l’eau en abondance. Leurs cerveaux sont vides et avides d’informations. A 6 ans, un enfant a constitué 90% de sa masse cérébrale sans qu’elle soit pour autant « pleine » ! D’ailleurs, c’est à cet âge

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qu’il apprend à lire et écrire, activité qui demande une grande capacité d’assimilation. Un couple d’ingénieurs avait autrefois publié un livre expliquant la recette pour faire de leur enfant un surdoué. La méthode était simple. A chaque heure, ils expliquaient un mot différent à leur enfant. Il ne s’agissait pas forcément de termes compliqués. Des mots tels que « cuillère », « téléphone » ou « voiture » étaient utilisés… Au final, sur une journée de 12 heures, l’enfant avait appris 12 mots contre un ou deux pour un enfant du même âge. Et le fait de connaître plus de mots conduisait à une meilleure compréhension des dialogues de l’entourage et donc à un meilleur apprentissage (et ce de façon exponentielle.) 12 nouveaux mots par jour, c’est 4380 mots nouveaux par an ! Pour mettre en œuvre cela, ces parents ont dû arrêter de travailler quelques temps pour s’occuper exclusivement de leur enfant. Ceci est tout à fait louable. Il ne faut cependant pas oublier les répercussions psychologiques des enfants dits « surdoués » qui se retrouvent être souvent et de loin les plus jeunes et les plus distingués de la classe…

Lorsque je travaillais en tant qu’étudiant au service de pédopsychiatrie du CHU de Nancy, nous assistions aux effets secondaires des émissions du défunt Jean Luc Delarue qui avaient pour thème « mon enfant est un surdoué.» Le lendemain, les parents, en masse, appelaient immédiatement le service pour prendre rendez-vous avec les psychologues afin de savoir si leur enfant était vraiment hors du commun. Ce qui était bien sûr très rarement le cas après un test de QI ! En effet, savoir si son enfant a des facultés intellectuelles développées est quelque part une façon de se rassurer sur son avenir. Mais il faut savoir que réussir dans la vie ne demande pas forcément une intelligence hors norme et qu’à force de travail, n’importe qui peut réussir. Certains auront besoin d’une heure pour assimiler un cours, d’autres travailleront quatre heures pour cela, mais c’est possible ! Ne pas perdre de vue la finalité des

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études sans se décourager, c’est cela le défi majeur de nos enfants ! Car j’ai été témoin de nombreux élèves doués qui se sont échoués et d’autres dit « moins bons » briller à force de travail et de motivation !

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4.2 Avoir la motivation/avoir un but

Sans but et/ou motivation, personne ne peut réussir ses études. Plus j’avançais dans mon parcours scolaire et plus je m’en rendais compte. Avoir un but est la condition sine qua non de la réussite scolaire de nos élèves. Le mien était simple : réussir dans la vie, rendre mes parents heureux et couper court aux nombreuses personnes qui souhaitaient que je ne réussisse pas (la jalousie est une forme cachée d’admiration paraît-il.) Pour d’autres, exercer un certain métier peut être leur rêve depuis toujours, et donc être leur source de motivation. Chez d’autres en particulier, c’est de ressembler simplement à leur père ou à leur mère qu’ils considèrent comme modèle. En effet, beaucoup de fils/filles de médecins exercent le même travail que leurs parents. Ceci n’est pas un mystère. Pour peu (et c’est dommage), faire entendre la voix des Turcs en France en tentant d’établir un lobby pro-turc et a fortiori pro-musulman. Les sources de motivation sont nombreuses mais la finalité est la même : la réussite personnelle puis collective.

Vouloir à tout prix réussir ses études représente déjà 50% de la réussite. Vouloir c’est pouvoir. Mais vouloir avec un grand « V ». Lorsque l’on a un objectif et qu’on est prêt à tout donner pour l’atteindre, on l’atteint. Ceci est presque une loi de mathématiques. Lorsqu’on est focalisé sur une chose et qu’on utilise tous les moyens pour l’avoir, au final on y arrive. Voyez Nicolas Sarkozy. Son dynamisme, son incommensurable ambition et son travail acharné l’a conduit au-devant de la scène politique en 2007 (même si la suite n’est pas aussi brillante.) Cela prend du temps et de la patience, mais au final, cela paye toujours. A vous de vous fixer votre but. A vous de vous donner les moyens

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pour réussir. A vous de travailler. A vous d’être fier de vous-même une fois le devoir accompli ! Prenez le temps de réfléchir à vous-même et à votre avenir. Regardez les gens qui réussissent leurs études. Tirez vos propres conclusions. Si ce travail est fait déjà très tôt par un enfant, il ne peut en être que fier ! J’ai vu des étudiants entrant à l’université et n’ayant pas fait cet effort de réflexion. Et ils n’ont pas réussi du coup.

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4.3 La confiance en soi

La confiance en soi est un grand facteur de réussite. Par confiance en soi, j’entends le fait de ne pas de se décourager vis-à-vis de certaines difficultés rencontrées. En effet, durant le parcours scolaire, l’étudiant peut être confronté à toutes sortes d’épreuves pouvant être responsables d’une baisse de confiance et par la même occasion de motivation. Ces embuches sont nombreuses. Cela peut aller de la mauvaise note alors que l’on a travaillé (ou de la très bonne note des autres), en passant par les remarques de certains professeurs voire de certains camarades et les conditions de travail (maison trop bruyante, pas de place pour travailler, cité universitaire etc…). La confiance en soi est le reflet de l’esprit combatif qu’adoptent les étudiants. Ces derniers doivent toujours être guidés par leur motivation. Je me souviens de mes premiers examens à l’entrée en médecine. Mes notes étaient catastrophiques ! Notamment un 4/20 en biologie cellulaire qui m’avait fait très mal alors que le voisin (qui avait doublé son année) avait eu 15/20… J’étais dépité car j’avais énormément travaillé pour ce test. Mais je me suis ressaisi. De toute façon je n’avais pas le choix. Si des gens réussissent l’entrée en médecine alors qu’ils ne sont pas plus intelligents que moi, alors pourquoi pas moi? C’est ce que je me disais sans cesse. De même, la personne qui a eu 15/20 devait également avoir rencontré les mêmes difficultés l’an passé avant de doubler, n’est-ce pas ? La confiance en soi est la capacité à réagir. C’est savoir ne rien lâcher. On n’en récolte les fruits que bien plus tard, mais au final ça paye ! Il ne faut pas se dévaluer automatiquement, mais prendre plutôt conscience de nos limites, tout en étant sûr qu’elles peuvent être repoussées jour après jour à l’aide d’un travail acharné et toujours guidé par la motivation.

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4.4 L’organisation du travail

L’organisation du travail représente à mes yeux 30% de la réussite. Encadrer son travail de manière intelligente permet d’optimiser l’assimilation des cours. Connaître par avance les matières à travailler permet de canaliser les angoisses de certains lors des périodes de révisions, mais ce n’est pas tout. Une organisation du travail réglée de manière hebdomadaire permettra à l’étudiant d’avoir la responsabilité de gérer très tôt son temps. Il gagnera en confiance. Dans mon cas, j’avoue que je m’y suis mis très tard. En tant qu’ainé de la famille, je n’avais également personne pour me conseiller. Je travaillais jusqu’en terminale d’une façon très chaotique. Je ne savais pas quoi réviser, quand le réviser et si je devais plutôt faire de la théorie ou de la pratique… Avec le recul et surtout moins de temps passé devant les jeux vidéo (on y reviendra), je pense que j’aurai pu décrocher une mention au baccalauréat. Voyez-vous ? Il n’est pas forcément indispensable d’être titulaire d’une mention pour réussir l’entrée en médecine. De même, ceux ayant réussi avec mention ne réussissent pas forcément leurs études… Je me souviendrai toujours de cette étudiante, première de ma classe en terminale avec mention bien au bac et qui a partagé nos bancs à la faculté. Elle est littéralement passée à côté de son année. J’avais largement mieux réussi qu’elle. Il n’y a donc pas de déterminisme au préalable. C’est à vous de provoquer votre chance, à vous de donner tous les moyens de la réussite. Si vous le faites et ce d’une manière intelligente, vous y parviendrez.

Mais comment s’organiser ? Cela est plus facile à dire qu’à faire, surtout au début. Tout d’abord, cela dépend de votre année d’étude. Vous n’avez pas le même rythme et la même quantité de travail en 6 ème qu’en première année de droit ! Il faut savoir toutefois une chose. Le travail doit être REGULIER! Par

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exemple, travailler un jour pour se reposer trois jours puis reprendre pour deux jours ne mène à rien. Adopter un rythme est déjà la première étape du processus. Deuxièmement, vous devez réviser impérativement toutes les matières. Vous ne devez rien délaisser, y compris certaines disciplines dites moins « nobles », telles que l’éducation civique, la technologie ou la musique pour nos amis collégiens. Il est vrai que cela ne vous servira pas à grand-chose d’ici quelques années, mais il faut d’ores et déjà avoir de bonnes habitudes! Troisièmement, répartir votre temps de travail en fonction de l’importance et des difficultés rencontrées. Une matière ardue à vos yeux nécessite plus de temps d’assimilation et donc plus de travail. De même, le temps imparti doit être également orienté sur les matières à gros coefficient sans pour autant délaisser les autres !

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A titre d’exemple, en première année de médecine, le premier quadrimestre comprenait des matières à gros coefficient telle que la biochimie, la biologie cellulaire et l’anatomie en opposition avec la chimie, la physique et les statistiques. Durant ma période de révisions de 15 jours avant le concours, j’avais décidé d’orienter ces dernières comme telles :

-lever à 8h

- de 8h à 9h : petit déjeuner et télévision

-de 9h à 12h : anatomie (commencer toujours avec la matière qu’on aime le plus !) avec 1h30 de théorie et 1h30 d’exercice

-de 12h à 12h15 : repas de midi

-de 12h15 à 15h : biologie cellulaire (la plus difficile) avec 1h30 de théorie et 1h30 d’exercices

-de 15h à 18h : biochimie avec 1h30 de théorie et 1h30 d’exercices

-de 18h à 19h : chimie

-de 19h à 20h : statistiques

-de 20h à 21h : physique

-après 21h : diner + activités diverses

-avant 23h : au lit !

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De ce fait, je consacrais 3h par matière à gros coefficient et 1h pour les matières à coefficient plus faible. J’avais un concours très important qui au final me permettait de trouver un emploi plus que convenable. Imaginez donc le stress engendré par ce dernier! Mais la sérénité avec laquelle les révisions se sont déroulées me fait presque regretter cette période. Il est cependant vrai que ce rythme effréné peut faire peur au jeune collégien mais l’idée doit rester simple. Ceci est l’exemple d’une période de révision intense. Il ne faut pas le reproduire tous les jours bien évidemment. Mais savoir à l’avance qu’on doit travailler durant un temps prédéterminé par jour, savoir à l’avance quelles matières seront travaillées, savoir à l’avance si de la théorie ou de la pratique sera faite est vectrice de sérénité. Je me répète : une bonne organisation permet l’optimisation des révisions et donc une meilleure chance de réussite. Ne vous privez pas de votre sommeil. Dormez en fonction de vos besoins. Il est inutile de vous faire du mal. Sachez que tout en dormant, votre mémoire consolide les cours révisés dans la journée et favorise une meilleure assimilation de l’apprentissage par cœur. Ronfler rime avec fixer.

Une chose très importante reste à préciser : n’oubliez pas de revoir les leçons traitées le jour même en classe. 5 à 10 minutes par matière suffisent (soit environ 1h par jour.) Ceci permet « à chaud » une meilleure intégration des cours. Mais comme je le précisais au début du livre, à chacun sa méthode de réussite et donc sa façon de s’organiser dans son travail. Cette méthode a fonctionné pour moi que ce soit en première année de médecine ou les années suivantes. Ne jamais oublier toutefois la règle d’or qu’est le travail REGULIER. Voici donc pour résumer le message de ce livre : motivation, travail régulier et organisation. Avec cela vous ne pouvez que réussir. Mais nous n’avons pas encore fini. Il reste à traiter des facteurs externes qui peuvent à eux seuls compromettre les études de nos jeunes pousses

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CHAPITRE 5 : LES PIEGES A EVITER

5.1 La télévision et l’internet

Il s’agit peut-être d’un des sujets les plus sensibles de ce livre. Ces deux outils de communication touchent quasiment tout le monde actuellement. Personne n’est épargné par cette vague déferlante. Mais la télévision tout comme internet reste une arme à double tranchant. Ces outils peuvent être fabuleux mais aussi dévastateur. Fabuleux, car on reçoit une multitude d’informations utiles tous les jours et des plus variées. Le monde s’ouvre à nous en quelques clics… De même que le savoir. Jamais l’Homme n’a pu avoir aussi facilement accès à la connaissance. Par ailleurs, nos parents qui avaient des difficultés de communication avec le pays liées au prix trop onéreux des réseaux téléphoniques peuvent à présent communiquer de manière indéfinie (et de surcroît par le biais de la vidéoconférence !)

Dévastateur car toute communication (information, vidéos, vidéoconférence, chat etc…) n’est pas forcément saine. Cela peut constituer un piège terrible pour nos enfants si elle est utilisée de manière abusive et incontrôlée. Des sites (et chaînes) dangereuses peuvent à elles seules provoquer un lavage encéphalique à l’enfant et à l’adolescent durant sa période de crise… Certains en deviennent dépendants au point de devenir de véritable « geek », « otaku » ou « no life ». Il s’agit pour certains également d’un moyen d’évasion ou de réconfort face au manque de dialogue avec les parents. Les jeux en réseau où les internautes vivent, évoluent et échangent des conversations dans un

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monde virtuel les coupent du monde réel. Ils ne savent plus communiquer correctement, se renferment sur eux-mêmes et s’individualisent abusivement.

Quelle est alors la solution à ce problème ? Que faire pour les contrôler ? Le fait de priver nos jeunes de la télévision et d’internet ne constitue pas une solution tant le manque à gagner est important. Le secret est de canaliser les désirs de ces jeunes. En effet, les écarter de ces moyens les conduira à les rechercher ailleurs notamment auprès de leurs amis ou dans les « cafés-internet » comme on le voit (trop) souvent en Turquie. De même, un grand complexe d’infériorité peut s’installer auprès de ces enfants par rapport à leurs camarades.

L’idéal est de garder l’ordinateur et la télévision dans le salon. Les chambres ne doivent être réservées uniquement pour travailler ou dormir. Dans notre subconscient, il est toujours plaisant de voir que notre enfant possède les meilleurs biens notamment une chambre individuelle avec télévision, ordinateur et console. Mais cela constitue un piège terrible dont les effets se feront ressentir quelques années plus tard…

Par le biais de cette solution, tout le monde est gagnant. L’enfant n’est privé de rien. Les parents peuvent le surveiller et le dialogue entre membres de la famille peut ainsi être maintenu car tout le monde se trouve dans la même pièce, plus souvent.

Passons à présent aux jeux vidéo. C’est en tant que grand fan que je m’adresse. Mais je me dois de prendre parti ! Je m’y étais initié vers l’âge de 9 ans lorsque mon père m’avait offert la (très) chère Nintendo 8-bit dite « NES.» De loin mon plus beau cadeau ! Je me rappelle encore des nombreuses heures passées devant ma console. Les hivers passaient du coup bien plus vite ! J’étais particulièrement attaché aux jeux d’aventures car plus long et m’obligeant à me creuser la tête et à parfaire mon anglais en compagnie du Petit Robert

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faute de traduction à l’époque. Avec le temps, les consoles et les jeux devenaient de plus en plus sophistiqués et par la même occasion de plus en plus attractifs. Cependant, je constate souvent chez nos jeunes la présence d’une voire plusieurs consoles de salon chez eux et ce, même en période scolaire. Mon père, qui voyait à quel point je m’étais attaché à ma console au point de délaisser mes études m’en avait privé durant la période scolaire. Mais pendant les vacances, tout était permis ! Je pense que cette méthode n’est pas mauvaise en soi. En revanche, sortir la console le dimanche après-midi ne serait pas irraisonné surtout en période hivernale….

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5.2 Ne privez pas vos enfants des moyens de réussir

J’ai conclu durant mon parcours scolaire que tous les parents n’étaient pas égaux quant à leur dévouement financier lorsqu’il était question des charges annexes. Alors qu’ils en avaient les moyens, j’ai observé que certains refusaient de payer des cours privés, notamment en première année de médecine. Par ce fait, des étudiants ne réussissaient malheureusement pas. Les enfants ne doivent pas être les victimes de la radinerie parentale. Quand bien même, un enfant qui rate ses concours voire ses études alors qu’il avait travaillé et qui s’était donné les moyens de réussir ne doit pas avoir de regrets. Cependant, celui qui n’a pas eu de soutien financier (alors qu’il avait les ressources) en nourrira jusqu’à la fin de ses jours ! Pour faire simple, il faut toujours se donner les moyens. Des parents normalement constitués cherchent le bonheur de leur enfant. Ils se doivent donc de leur donner toutes leurs chances de réussite. Ainsi, que ce soit des cours privés, des livres ou des aides aux devoirs via le net, nos enfants doivent en bénéficier s’ils en ont besoin et lorsque les moyens le permettent. Ceci est très important. Pour connaître les différentes aides, rien n’est plus simple que de s’entretenir avec les professeurs lors des réunions « parents-profs.» Le bouche à oreille fonctionne très bien également entre parents. Vous n’êtes pas seuls. Ne l’oubliez pas.

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5.3 La conduite en classe

Les écarts de conduite en classe sont responsables d’un trouble de l’attention et donc d’une perturbation quant à l’assimilation des cours. Ceci peut être le produit de votre propre enfant tout comme de sa fréquentation, son voisin ou sa voisine. J’en ai fait l’expérience personnelle. J’étais en 5 ème . L’année scolaire venait tout juste de commencer. Je m’étais assis au cours d’anglais à côté d’un élève peu brillant et turbulent (mais je l’ignorais au départ bien sûr), dont la seule distraction était de distraire son prochain, en parlant, en riant, en se remuant etc… Bref, lorsque le cours était terminé, je ne savais même pas ce que l’on avait traité comme sujet. La sanction était tombée au bout de 2 semaines de cours : 5/20 au contrôle des connaissances. Ayant porté le diagnostic (eh oui déjà) de mauvaise fréquentation, j’ai demandé à ma professeur de changer de place. Du coup, les notes qui ont suivies étaient toutes au-delà de la moyenne. Il n’y a pas de mystère. Nos aïeux le disaient sans cesse : « dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es ». Ce n’est pas pour rien ! Un peu plus de temps passé à côté de ce type de personne et c’est rement de la même façon que j’aurai fini : au chômage.

Au passage, j’ai arrêté l’anglais à mon entrée à la faculté de médecine. Je nourris actuellement de grand regrets car avec le temps on se rend compte de l’importance de maitriser cette langue universaliste, d’autant plus qu’elle est la base des publications scientifiques internationales. Mais il n’est pas trop tard pour reprendre le chemin de l’apprentissage.

Il n’y a pas de lieu en salle de classe qui soit meilleure que d’autre mais je conseille toutefois à l’étudiant de s’assoir devant. La raison principale est que ce dernier reste sous la vigilance du professeur quasiment en permanence. Par

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ailleurs, les élèves les plus sérieux s’assoient souvent devant en classe, et peuvent bénéficier éventuellement de leur aide. Pour finir, l’attention de l’élève est focalisée devant et non derrière. Je ne dis pas que je ne me suis jamais assis à l’arrière en salle de classe, bien au contraire. Mais avec du recul, je me dis que j’aurai été plus attentif. En effet, lorsque vous êtes assis derrière, vous avez une vue d’ensemble sur la classe, vous voyez tout le monde et donc votre capacité à vous concentrer est susceptible d’être mise à l’épreuve, en plus du potentiel bavardage lié à la position géographique.

On dit souvent que ceux qui sont assis devant sont les « coincés » etc… N’en faites pas une question de fierté ! Je préfère être médecin et avoir fait partie des « coincés » des « sérieux » des « losers » des « fils à papa » que de pointer à Pôle Emploi avec l’étiquette du type « cool » !

N’hésitez pas à poser des questions en cours, il n’y a pas de questions dites « bêtes », mais ne pas les poser c’est ça la « bêtise ». Vous pouvez la poser même après le cours si vous êtes trop fier, mais posez-la. Les professeurs sont payés par les impôts pour travailler et vous expliquer les cours. C’est leur métier bien sûr. Leur montrer votre intérêt est également un signe de sérieux. Garder toujours en tête que la curiosité est une excellente qualité pour les gens qui ont soif de connaissance. Ceux qui prétendent que c’est un défaut sont des obscurantistes ! La curiosité dans l’apprentissage, c’est un peu l’essence qui fait fonctionner la cylindrée ! Cette curiosité nous donne quelque part notre âge. Je vois des personnes âgées qui cherchent tous les jours encore plus de connaissance et de savoir, et qui préservent du coup leur jeunesse par ce biais, de la même façon que j’observe des trentenaires qui sont déjà atteints de vieillesse, voire de sénilité

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Il est d’ailleurs prouvé que les personnes exerçant des métiers dit intellectuelles, qui lisent et qui « stimulent » en permanence leur cerveau sont moins atteintes de maladies neurologiques dégénératives telle que la maladie d’Alzheimer. Pour ce qui concerne les amis, je n’ai pas grand-chose à dire. Simplement, votre enfant a peut-être la chance d’avoir beaucoup d’amis. Des personnes gentilles, sympathiques et respectueuses. Mais si ces mêmes personnes l’empêchent de travailler, alors ils deviennent de manière consciente ou non un facteur potentiel de son échec scolaire. On a tous dans notre entourage des personnes qui ont raté en partie leurs études en raison de ces mauvaises fréquentations. Aller à la faculté et souvent loin des parents est souvent synonyme d’une liberté absolue. J’ai vu de mes propres yeux des gens changer du jour au lendemain… Mais à quel prix ? Tout était permis. Ils passaient leurs journées s’amuser, à sortir la nuit, à fréquenter les soirées étudiantes, à flirter… Ils avaient complètement perdus leur objectif principal. Ceci est entièrement de leur faute. Certains ont même nourri un complexe d’infériorité vis-à-vis de ceux qui ont réussi leurs études. Et je trouve cela triste pour eux…

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5-4 Le piège de la mémoire

Derrière ce titre mystérieux se cache surtout les difficultés de certains à assimiler un cours qui nécessite un apprentissage par cœur. La mémoire est en fait quelque chose à la fois capricieux et simple. Le principe des cases vides qu’on comble aidera certains à mieux assimiler un cours. Laissez-moi vous donner un exemple par le biais d’un test afin que vous puissiez comprendre. 8 mots sont inscris sur la page suivante. Vous aurez 15 secondes pour les mémoriser. Pas une de plus. Sortez un chronomètre ou faites-vous chronométrer par quelqu’un. Concentrez-vous. Puis changer de page.

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1-Avion 2-Télévision 3-Téléphone 4-Toilettes

5-Eau

6-Aquarium

7-Sel

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8-Réveil

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A présent pouvez-vous me citer le mot numéro 4 ? Le numéro 5 ? Le numéro

8 ?le numéro 7 ? Le numéro 1 ? Le numéro 5 ?

Y êtes-vous parvenus sans faire d’erreur ? L’exercice semble difficile n’est-ce

pas ? La mémoire est capricieuse, ai-je tort ? A présent, le principe de la case vide qu’on comble entre en jeu.

Lisez le texte suivant :

« Je me trouvais dans l’avion en train de regarder le programme télévisuel qu’offrait la compagnie quand soudain l’hôtesse me demanda d’éteindre mon téléphone. Soudain l’envie d’aller aux toilettes me vint et je m’y suis rendu. Au retour, j’avais soif. J’ai donc demandé de l’eau à cette même hôtesse. Cette eau ressemblait à celle de mon aquarium. Elle n’était pas salée. C’était en fait un rêve car mon réveil a sonné»

Avez-vous compris ?

Le principe d’inventer une histoire, aussi farfelue soit elle aide à mieux assimiler. On comble le vide de notre mémoire par le biais de cette logique entre les mots. C’est le principe des cases vides qu’on remplit.

Certains autistes ont des dons pour cela. Je me souviendrais toujours de ce Britannique qui avait appris par cœur les 10 000 premières décimales de Pi. Il expliquait que pour cela, il assimilait les chiffres à des couleurs, des sons et les assemblait ensemble afin de les graver dans sa mémoire pour reproduire un schéma. C’était bluffant.

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Il existe une multitude de moyen mnémotechniques pour assimiler les choses ardues. Vous aurez une longueur d’avance sur les autres si vous maitrisez cela. A titre d’exemple, en médecine nous devions retenir les signes extra cardiaques de l’endocardite (qui est une maladie du cœur), à savoir la splénomégalie, le purpura vasculaire, le faux panaris d’Osler, la rétinite de Roth, l’hippocratisme digital, érythème palmo-plantaire de Janeway et les anévrysmes mycotiques. En somme, plein de termes compliqués. Quand on connait la quantité de choses à retenir dans le cadre des études de médecine, on comprend que cela n’est pas simple. Alors, dans ce contexte, si vous aimez les parfums, rien de plus facile que d’évoquer SEPHORA :

Splénomégalie Erythème palmo-plantaire de JANEWAY Purpura vasculaire Hippocratisme digital et hémorragies sous-unguéales et conjonctivales Osler : faux panaris Roth : rétinite associant exsudats et hémorragies Anévrysmes mycotiques

N’est-ce pas plus simple voire enfantin ? Pour cela vous devez faire preuve d’un minimum d’inventivité, de création. C’est largement à la portée de tous. Il suffit d’un peu d’entraînement. Une fois l’habitude prise, vous serez avantagés, voire intraitable. Un minimum de méthodologie vous fera déplacer des montagnes !

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6-Le piège des contrôles

Par moment, le contrôle des connaissances rime avec panique. Les questions sont ou semblent difficiles voire décourageantes pour certains. La peur de ne pas être à la hauteur, de mal gérer son temps, voire de rater son contrôle est la hantise de chaque étudiant.

Il existe cependant quelques astuces pour optimiser sa réussite lors des contrôles. Les voici. Il ne faut pas oublier que le contrôle est écrit par une personne dans le but de vérifier vos connaissances. En somme, il s’agit d’un dialogue entre le correcteur et vous. Il veut vous amener à une certaine logique. Vous devez lire entre les lignes. Savoir où il veut en venir en fonction de ses questions. Cela ne se fait qu’à force de s’entrainer sur des exercices et donc de travailler. Au début de l’interrogation, mettez votre montre à côté de vous afin d’avoir l’heure en permanence sous les yeux. Par le biais d’un coup d’œil rapide, vous pouvez juger de votre rythme de travail et d’un éventuel retard pris. La gestion du temps est un point crucial de la réussite.

Par ailleurs, essayez de finir 10 minutes à l’avance. Par ce moyen, vous pourrez vous relire et donc vérifiez d’éventuelles erreurs. Vous croiserez toujours des gens qui finiront leur contrôle en 20 min, et qui passeront le temps restant à ne rien faire si ce n’est dormir. Ces personnes n’ont rien compris et en général se planteront, tôt ou tard. Ce ne sont pas des exemples, contrairement à ce que l’on pense, car ils donnent l’impression de tout maitriser et de le montrer à tout le monde en ayant l’air cool.

Avant d’entamer le travail, vous devez prendre une à deux minutes pour lire le questionnaire en entier. N’oubliez pas que le contrôle est un DIALOGUE. Le

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correcteur veut vous emmener quelque part dans la logique de son interrogation. Des éléments de réponse peuvent également être livrés dans les dernières questions. Pour cela, vous devez rester vigilant.

Si le contrôle comprend plusieurs exercices, je vous conseille de commencer par ceux qui vous semblent les plus faciles : vous gagnerez rapidement en confiance et il vous restera plus de temps pour vous concentrer sur les questions plus difficiles. Dans le cas contraire, le fait de commencer un exercice ardu vous angoissera, vous fera perdre du temps, voire vous empêchera de faire les exercices faciles qui vous rapporteront des points.

Par ailleurs, prenez soin de bien présenter votre copie. Les lignes doivent être espacées, il ne doit pas y avoir de rature. N’oubliez pas que vous êtes en train de dialoguer avec le correcteur. Ce dernier se sentira agressé voire insulter lorsque la copie remise par son élève sera pleine de fautes, difficile à lire et par- dessus tout couverte de taches. Il n’est pas étonnant que certains professeurs incluent dans la note finale le soin (1 ou 2 points). De ce fait prenez d’ores et déjà de bonnes habitudes.

Ce ne sont pas des consignes difficiles. Elles sont très simples à appliquer et peuvent même être salvatrices !

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5.4 Les professeurs

Un livre entier peut leur être consacré. Ce qui est drôle, c’est qu’avec du recul on ne retient que les meilleurs et les pires. Les meilleurs motiveront toujours plus les élèves, mais les pires seront là pour nous décourager des études. J’en parle en connaissance de cause. En 4 ème , j’avais un concentré de ce qui avait de pire en matière de professeurs pour me décourager dans la suite de mon parcours scolaire. Cela se voyait dans mes notes. Il est facile de dire qu’il ne faut pas baisser les bras. Etant jeune, nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour se projeter vers l’avant. On est baigné dans la scolarité depuis la tendre enfance et on en a parfois assez de cela. La crise d’adolescence qui vient durant la même période n’arrange pas forcément les choses. Mais, ayez en vous cette révolte si cela vous arrive. A tout professeur qui vous dit que vous êtes nul, inattentif, mauvais, que vous n’y arriverez pas dans vos études ou qui vous ridiculise lorsqu’il vous rend votre copie, montrez lui qu’il se trompe. Démontrez que vous êtes le meilleur, au pire que vous valez mieux. Vous n’en serez au final que doublement gagnant. J’ai croisé quelques professeurs après avoir fini mes études. Ils étaient à la fois surpris et contents de voir que j’ai pu réussir à force de persévérer. Cela les a rendu quelque part fier aussi ! C’est la meilleure réponse que vous pouvez leur donner. Ne vous « victimisez » pas, sous prétexte qu’ils sont racistes etc… Ceci est une fausse solution, un moyen commode de détourner la problématique. Gardez confiance en vous et travaillez, le reste viendra de soi. Ne perdez pas cette flamme, quoiqu’il arrive.

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5.5 Un message pour les parents

En tant que parents, vous êtes responsables de la réussite scolaire de votre enfant. Vous avez une obligation de suivi et d’implication dans sa vie d’étudiant.

Même si vous ne maitrisez pas les cours ou les matières qui sont enseignés , les outils simples que propose l’école vous permettent de connaître ses notes, ses écarts de comportement et ses devoirs ! Le suivi de ces 3 éléments est primordial. Je croise tous les jours des parents qui pensent que leur enfant réussira ses études, tout seul comme un grand, car celui « du voisin » a très bien réussi seul et sans aide. Faux ! Zéro ! Chaque être est unique. Votre enfant vous a été confié à vous, non pas à quelqu’un d’autre. C’est votre enfant, c’est son avenir qui est en jeu, c’est votre responsabilité. Passer sa vie au travail, puis au café comme on le voit trop souvent au sein de notre communauté, est-ce finalement raisonnable lorsque l’on a des enfants en quête de repères notamment durant l’adolescence ?

Ces mêmes personnes s’étonnent ensuite que leurs enfants ne réussissent pas leurs études. Néanmoins, nous avions dit que beaucoup dépendra du jeune et de sa motivation. De ce fait, la volonté de l’étudiant combinée à la détermination des parents sont deux facteurs convergents d’une réussite quasi assurée. Chacun a donc sa part de responsabilité.

N’accablez pas vos enfants sous prétexte qu’ils n’ont pas de bons résultats. Cherchez à en comprendre les raisons. Si vous leur dites sans arrêt « qu’il est un bon à rien», il commencera à croire que c’est la vérité et vous pourrez constater en lui une baisse de confiance, voire un dégoût de l’école et des

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études, si ce n’est de vous. Il faut sans cesse l’encourager, lui faire ressentir que quoiqu’il arrive vous êtes derrière lui. Ceci est aussi une clé importante de sa réussite. Le dialogue lorsqu’il est positif, n’est que bénéfique pour votre enfant. Par exemple, mon fils de 5 ans a un niveau de français assez bas car je ne parlais qu’en turc avec lui. Après concertation avec son maître, nous nous sommes mis à dialoguer qu’en français et progressivement son niveau s’est amélioré. A chaque problème sa solution. Encore faut-il la trouver et ne pas rentrer dans la spirale du défaitisme, du fatalisme et de l’immobilisme. Pour cela, s’entretenir avec les professeurs est une bonne solution.

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CONCLUSION

Personne n’est voué à l’échec. Il n’y pas de déterminisme au préalable. Il vous incombe de ce fait de provoquer votre chance par les moyens que j’ai cité à travers ce court ouvrage. Balayez d’un revers tout immobilisme. La balle est nulle part ailleurs que dans votre camp et ce, depuis le début. S’il y a des gens qui réussissent, alors vous aussi pouvez le faire ! Je suis convaincu d’avoir raison à ce sujet. J’espère que vous avez pu trouver tout au long de ce fascicule la force et la motivation de pouvoir continuer. Pour finir, j’aimerais rendre un hommage à ce groupe d’étudiants de Strasbourg qui réalise depuis 2011 un travail formidable pour notre communauté. Ils organisent des conférences et des séminaires pour nos chers étudiants et étudiantes dans le but de les aider dans leur formation lycéenne et universitaire. Les séances affichent complet à chaque fois pour leur (notre) plus grand bonheur. Donner de leur temps libre pour cela est une des plus nobles causes à mes yeux. Cette vingtaine de bénévoles méritent d’être reçus par nos plus hautes instances pour leur service rendu. Ils ont et doivent avoir notre plus grande gratitude. Ils construisent un meilleur avenir pour nos étudiants. Ils rêvent de la grandeur et l’influence de notre communauté au sein de ce pays. De ce fait, je ne peux m’empêcher de conclure par cette phrase : l’intelligentsia franco-turque est en marche… Alors à vous de jouer à présent!

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