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MM aa tt ii èè rr ee ss

   

LLeeççoonn 11 :: CCoonncceeppttss ffoonnddaammeennttaauuxx ddee llaa tthhééoorriiee ddeess ggrraapphheess

07

1- Définitions

 

09

2-

Structure d’un graphe

 

17

3-

19

4-

Les graphes particuliers Algorithme de K-coloration d’un graphe

25

Exercices corrigés

 

27

LLeeççoonn 22 :: AAuuttrreess rreepprréésseennttaattiioonnss dduunn ggrraapphhee

33

1-

 

34

2-

Définition d’une matrice La représentation matricielle

 

35

3- Le dictionnaire des successeurs et des prédécesseurs

38

4-

La représentation sagittale

 

39

Exercices corrigés

 

40

LLeeççoonn 33 :: LLaa ccoonnnneexxiittéé ddaannss uunn ggrraapphhee

43

1-

Cheminements dans un graphe

44

2-

 

48

3-

La connexité La forte connexité

 

53

4- La mise en ordre d’un graphe connexe ou la recherche d’un circuit

59

Exercices corrigés

 

66

LLeeççoonn 44 :: LLeess cchheemmiinneemmeennttss rreemmaarrqquuaabblleess

69

1-

70

2-

Cheminements dans un graphe La connexité

74

Exercices corrigés

 

84

LLeeççoonn 55 :: AArrbbrreess eett AArrbboorreesscceenncceess

89

1-

Arbres et Arborescences

 

90

2- Le problème de recherche d’un arbre de poids minimum

95

3-

Le problème de recherche d’un plus court chemin

98

Exercices corrigés

 

111

4

LLeeççoonn 66 :: LLee pprroobbllèèmmee dduu fflloott mmaaxxiimmuumm

115

1- Définitions

 

116

2-

Le problème de la recherche du flot maximum

119

Exercices corrigés

127

LLeeççoonn 77 :: LLee pprroobbllèèmmee dd''aaffffeeccttaattiioonn

131

1-

Position du problème

133

2-

La résolution du problème d’affectation par la méthode hongroise

134

Exercices corrigés

145

LLeeççoonn 88 :: PPrroobbllèèmmee dd''OOrrddoonnnnaanncceemmeenntt

149

1-

La représentation du réseau PERT

151

2- La détermination du calendrier des dates au plus tôt et des dates au plus tard

154

3-

Analyse et identification des tâches critiques

156

Exercices corrigés

160

SSoolluuttiioonnss ddeess EExxeerrcciicceess

163

Solutions : Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

164

Solutions : Autres représentations d’un graphe

168

Solutions : La connexité dans un graphe 175

Solutions : Les cheminements remarquables

190

Solutions : Arbres et Arborescences 192

Solutions : Le problème

du flot maximum

206

Solutions : Le problème

d'affectation

223

Solutions : Problème d'Ordonnancement

236

BBiibb llii ooggrr aapp hhii ee

248

5

6

6

L e ç o n d e C o n c e p t s

L e ç o n

d e

C o n c e p t s

l a

f o n d a m e n t a u x

d e s

g r a p h e s

t h é o r i e

a f o n d a m e n t a u x d e s
a f o n d a m e n t a u x d e s

Objectif de la leçon :

Savoir

comment

problème.

représenter

Dans cette leçon:de la leçon :  Savoir comment problème. représenter 1) Définitions graphiquement un 2) Structure d’un

1) Définitions

graphiquement

un

2) Structure d’un graphe

3) Les graphes particuliers

4) Algorithme de K-coloration d’un graphe

2) Structure d’un graphe 3) Les graphes particuliers 4) Algorithme de K- coloration d’un graphe Exercices

Exercices corrigés

7

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

8

La théorie des graphes est un outil puissant de modélisation et de résolution de problèmes concrets. A l’origine, la théorie des graphes était présentée comme une curiosité mathématique; Euler lors d’une de ses promenades nocturnes a voulu tracer un itinéraire circulaire dans la ville de Koeinsberg. Partant d’un point donné, il voulut visiter les sept ponts de cette ville (disposés selon le schéma ci-dessous) une seule fois seulement, puis retourner à son point de départ.

Pont 3 Pont 1 Pont 2 B Pont 4 A D  Pont 7 Pont
Pont 3
Pont 1
Pont 2
B
Pont 4
A
D
 Pont 7
Pont 5
C
Pont 6

Figure 1

Les points A, B, C et D sont des rives. Ensuite la théorie des graphes a été utilisée pour modéliser des circuits électriques (Kirchoff), puis a trouvé de nombreuses applications dans différents domaines tels : la chimie, la psychologie …etc.

8

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

9

11 -- DDéé ff ii nn ii tt ii oo nn ss ::

1.1. Qu’es t ce qu’ un gr aphe ?

C'est en 1822 que le mot «graphe» est introduit par l'Anglais J.J.Sylvester, et en 1936 que paraît le premier livre sur la théorie des graphes, écrit par D. K ِ nig.

Un graphe est un dessin géométrique défini par la donnée d'un ensemble de points (appelés sommets ou nœuds), reliés entre eux par un ensemble de lignes ou de flèches (Appelées arêtes ou arcs). Chaque arête a pour extrémités deux points, éventuellement confondus.

Les graphes peuvent servir à représenter un grand nombre de situations courantes comme :

Les liens routiers

Les réseaux de communication

Les circuits électriques

Les liens entre diverses personnes ou entités administratives

Exemple :

La figure suivante représente un plan de circulation à sens unique d’une ville où chaque localité est représentée par un point appelé sommet et chaque route par un arc orienté indiquant le sens de la circulation.

B C A D E Figure 2
B
C
A
D
E
Figure 2

Ainsi les notions qu’on peut définir sur un graphe, vont servir à résoudre certains problèmes liés à différents domaines.

9

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

10

1.2.Graphe orie nté :

Un graphe orienté est un système formé d’un ensemble fini de sommets que

n } et d’un ensemble fini d’arcs reliant dans un ordre bien

l’on notera {x 1 , x 2 ,…

x

défini ces sommets, ou un certain nombres d’entre eux noté {u 1 ,u 2 ,…

u

m }.

Exemple :

Le graphe G ci-contre est orienté : u 4 u 10 E u 1 A
Le graphe G ci-contre est orienté :
u 4
u 10
E
u 1
A
B
u 6
u 2
u 7
u 5
u 9
C
D
u 8

Figure 3

(G)

Mathématiquement, un graphe orienté est représenté par le couple G=(X, U), où :

X est l’ensemble des sommets.

U est l’ensemble des arcs.

Notation :

On note un arc reliant un sommet x au sommet y dans un graphe G par :

u=(x, y).

x
x

u

x au sommet y dans un graphe G par : u=(x, y) . x u y
y
y

Si le graphe G contient n sommets, on dit alors que G est d’ordre n

Chaque arc du graphe G relie respectivement deux sommets, le sommet de départ qui représente l’extrémité initiale de l’arc et le sommet d’arrivée qui représente l’extrémité terminale.

10

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

11

Autrement dit :

Un graphe orienté est défini par le quadruplet : G=(X, U, I, T)

I est l’application extrémité initiale d’un arc définie par :

I :

U

X

(x, y)

I (x, y) =x

T est l’application extrémité terminale d’un arc défini par :

T :

U

X

(x, y)

T (x, y) =y

Exemple :

Soit u 1= (A, B) un arc de l’ensemble des arcs U du graphe G ci-dessus :

Le sommet A est l’extrémité initiale de l’arc u 1 Notée : I(u 1 )
Le sommet A est l’extrémité
initiale de l’arc u 1
Notée : I(u 1 ) =A
A
A
Le sommet B est l’extrémité terminale de l’arc u 1 Notée : T (u 1
Le sommet B est l’extrémité
terminale de l’arc u 1
Notée : T (u 1 ) =B
u 1
terminale de l’arc u 1 Notée : T (u 1 ) =B u 1 B 
B
B

Remarque :

On appelle l’arc dont l‘extrémité initiale est confondue avec l’extrémité terminale une boucle notée u= (x, x)

Exemple :

Soit u 10= (A,A) un arc de l’ensemble des arcs U du graphe G de la figure 3 Les deux extrémités de l’arc u 10 sont confondues, c’est-à-dire : I(u 10 ) =A et T(u 10 )=A. L’arc u 10 est donc une boucle

A
A

u

10

1.3.Graphe non orienté :

Si on définit une relation sur un ensemble où la notion d’ordre n’est pas importante, on représente ainsi la relation entre deux sommets par un arc non orienté appelé arête. On obtient alors un graphe non orienté, noté G=(X.E).

11

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

12

Exemple :

Considérons le plan de la ville de Koeinsberg modélisé par Euler sous forme d’un graphe non orienté G=(X, E) où :

X= {A, B, C, D} ; représente les différentes rives.

E= {AB, AC, AD, DB (2), DC (2)} ; représente l’ensemble des ponts.

On dira qu’il existe une arrête entre deux sommets s’il existe un pont permettant de relier deux rives

B A D C
B
A
D
C

Remarques :

Une arête dont les extrémités sont confondues est une boucle.

Une arête peut être transformée en deux arcs de sens déférents

x
x
y
y
peut être transformée en deux arcs de sens déférents x y x y 1.4.Graphe simple et
x y
x
y

1.4.Graphe simple et graphe mult iple :

Un graphe simple est un graphe sans boucles ni arcs (arêtes) multiples.

Dans le cas contraire, c’est à dire, si des boucles ou des arcs (arêtes) multiples sont autorisés, on dira alors que le graphe est multiple.

Exemple :

x y Arêtes multiples
x
y
Arêtes multiples

12

y x Arcs multiples
y
x
Arcs multiples

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

13

On définit ainsi, la multiplicité d’un graphe orienté multiple par le nombre maximum d’arcs ayant la même extrémité initiale et la même extrémité terminale. Soit p ce nombre, on dit alors que G est un pgraphe.

P = Max {uU / I(u) =x et T (u) =y}

Exemple :

Le graphe d’Euler est un graphe multiple, car des arêtes multiples relient les sommets D et B et les sommets D et C.

Arêtes B multiples A D C
Arêtes
B
multiples
A
D
C

1.5.L’ensemble

des

d’ un so mmet :

pré décesseur s,

succes seurs

et

voisins

Considérons le graphe correspondant à la Figure 2 :

Partant des localités B et E, on peut atteindre la localité A par deux routes directes BA et EA. Les sommets B et E forment ainsi l’ensemble des prédécesseurs de A, qu’on note - (A)

B Prédécesseurs du A sommet A E
B
Prédécesseurs du
A
sommet A
E

13

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

14

Partant de la localité A, on peut atteindre directement les localités B et D, respectivement par les deux routes AB et AD.

Les sommets B et D forment ainsi l’ensemble des successeurs de A, qu’on note + (A) .

B Successeurs du A sommet A D
B
Successeurs du
A
sommet A
D

L’ensemble des voisins du sommet A est égal à la réunion de l’ensemble de ses prédécesseurs et de ses successeurs, on le note (A) ou V(A) .

Voisins du B sommet A A D E  Notation :
Voisins du
B
sommet A
A
D
E
 Notation :

Soit G=(X, U) un graphe orienté :

L’ensemble des prédécesseurs d’un sommet x se définit par :

- (x) ={yX / uU où I(u)= y et T(u)=x}

L’ensemble des successeurs d’un sommet x se définit par :

+ (x) ={yX / uU où T(u)= y et I(u)=x}

L’ensemble des voisins d’un sommet x se définit par :

(x) = + (x)   - (x)

14

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

15

Exemple :

Soit le graphe G=(X, U) suivant :

D’après le graphe :

+ (A)= {B, D, E} et - (A)= {B} Alors : (x) = {B, D, E}

+ (B)= {A, E} et - (B)= {A, C} Alors : (x) = {A, C, E}

+ (C)= {B, E} et - (C)= {D} Alors : (x) = {B, D, E}

+ (D)={C} et - (D)= {A} Alors : (x) ={C, A}

+ (E)=Ø et - (E)={A, B, C} Alors : (x) = {A, B, C}

1.6. Le degré d’ un so mmet :

E A B C D Figure 4
E
A
B
C
D
Figure 4

Soit le graphe de la figure 4, considérons le sommet A :

A
A

Une route mène vers la localité A et 3 autres en partent, on peut définir ainsi la notion de degré d’un sommet dans un graphe comme suit :

Le sommet A est l’extrémité initiale de 3 arcs, on dit alors que le demi-degré

extérieur de A est 3, on le note

dG (A)=3.

De même le sommet A est l’extrémité terminale d’un seul arc. On dit dans ce cas que le demi-degré intérieur de A est 1 on le note d - G (A)=1

La somme du demi-degré intérieur et du demi-degré extérieur du sommet A définit le degré du sommet A qu’on note d (A)=4

Notation :

Soit G=(X, U) un graphe orienté on a :

Le demi-degré extérieur d’un sommet x est égal au nombre d’arcs ayant le sommet x comme extrémité initiale, on dit aussi le nombre d’arcs incidents extérieurs au sommet x. On le note : d + G (x) ={uU/ I(u)=x}

15

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

16

Le demi-degré intérieur d’un sommet x est égal au nombre d’arcs ayant le sommet x comme extrémité terminale, on dit aussi le nombre d’arcs incidents intérieurs au sommet x. On le note : d - G (x) ={uU/ T(u)=x}

Le degré d’un sommet x est le nombre d’arcs ayant x comme extrémité initiale ou terminale, on dit aussi le nombre d’arcs adjacents à x.

On le note

d G (x) = d + G (x) + d - G (x)

Remarque :

Si un sommet possède une ou plusieurs boucles, chacune apporte une contribution de 2 dans le calcul du degré de ce sommet.

Propriétés :

1) Dans un graphe orienté G=(X, U), la somme des demi-degrés intérieurs des sommets de G est égale à la somme des demi-degrés extérieurs des sommets de G,

Autrement dit :

x X

d

G

(

x

)

d

x X

G

(

x

)

2) Dans tout graphe, la somme des degrés est un nombre pair. 3) La somme des degrés d’un graphe non orienté est égale à deux fois le nombre d’arêtes.

Exemple :

Le tableau suivant détermine les demi-degrés extérieurs et intérieurs des sommets du graphe précédent de la figure 4.

 

A

B

C

D

E

Total

+ (x)

d

3

2

3

1

0

9

d

(x)

1

2

1

1

4

9

d

(x)

4

4

4

2

4

22

On voit bien que :

x X

d

d

xX

G

G

(

( x

x

)

d

x X

G

( x

) est vérifiée et

) est un nombre pair.

16

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

17

Notation :

On note le plus grand degré des sommets d’un graphe par (G) et le plus petit degré des sommets par (G). Autrement dit :

Max

x

G

d(x)=(G)

et

Min

x

G

d(x)=(G)

Application à l’exemple :

(G) = Min [d G (A), d G (B), d G (C), d G (D), d G (E)] = Min [4, 4, 4, 2, 4] = 2

(G) = Max [d G (A), d G (B), d G (C), d G (D), d G (E)] = Max [4, 4, 4, 2, 4] = 4

Remarque :

On appelle un sommet dont le degré est égal à zéro [d G (x)=0] un sommet isolé

et un sommet dont le degré est égal à un [d G (x)=1] un sommet pendant.

Exemple :

Soit le graphe G=(X, U) suivant, et considérons les sommets A et D :

E A B C D
E
A
B
C
D

(G)

d G (A) =1 alors le sommet A est un sommet pendant.

d G (D) =0 alors le sommet D est un sommet isolé.

22 -- SS tt rr uu cc tt uu rr ee dd uu nn gg rr aa pp hh ee ::

Considérons le réseau routier de l’Algérie G=(X, U) tel que :

X représente l’ensemble des villes d’Algérie et U représente l’ensemble des routes nationales et départementales algériennes.

a) Soit A X, l’ensemble des villes de la wilaya de Tizi_Ouzou et U A l’ensemble des routes reliant ces villes. On définit ainsi le graphe GA = (A, UA), dit sous-graphe de G, représentant l’ensemble du réseau routier de la wilaya de Tizi_Ouzou.

b) Soit WU, l’ensemble des routes départementales Algériennes. On définit ainsi le graphe G W =(X, W), dit graphe partiel de G représentant les routes départementales Algériennes.

17

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

18

c) Soient U A l’ensemble des routes reliant les villes de la wilaya de Tizi_Ouzou (nationales et départementales) et W l’ensemble des routes départementales algériennes. On définit ainsi le graphe G A, W =(A, WU A ), dit sous-graphe partiel de G représentant l’ensemble des routes départementales de la wilaya de Tizi- Ouzou.

Exemple :

Soit le graphe d’Euler G=(X, U) :

Soient A = {A, D, C} et W= {e 1 , e 2 , e 5 }

B e 1 e e 6 4 e 2 A D e e 7 5
B
e
1
e
e
6
4
e
2
A
D
e
e
7
5
e
3
C

a) Le sous-graphe engendré par A est le graphe GA = (A, EA), avec ={e 2 , e 3 , e 5 , e 7 }

e 2 A D e 5 e 3 C
e
2
A
D
e
5
e
3
C

e 7

b) Le graphe partiel engendré par W est :

B e 1 e 2 A D e 5 C
B
e
1
e
2
A
D
e
5
C

18

EA

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

19

c) Le sous-graphe engendré par A et W est :

e 2 A D e 5 C pp aa rr tt ii cc uu ll
e
2
A
D
e
5
C
pp aa rr tt ii cc uu ll ii ee rr ss
::

33 -- LL ee ss

3.1. Graphe co mplet :

gg rr aa pp hh ee ss

On appelle graphe complet un graphe dont tous les sommets sont adjacents.

Exemple : x 1 x 2 x 4 x 3
Exemple :
x
1
x
2
x
4
x
3

(G 1 )

x 1 x 2 x 4 x 3 (G 2 )
x
1
x
2
x 4
x
3
(G 2 )

Les sommets x 1 et x 3 dans le graphe (G 1 ) ne sont pas adjacents, le graphe est donc non complet. Les sommets du graphe (G 2 ) sont tous adjacents, d’où le graphe (G 2 ) est complet.

Si un graphe G est simple et complet, d’ordre n, on le note K n .

Exemple : x 1 x 2 x 3
Exemple :
x 1
x 2
x 3

K 3

x x 1 3 x 2 x 4
x
x
1
3
x
2
x
4

19

K 4

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

20

3.2. Graphe co mplé me nt aire :

A un graphe simple G=(X, U), on peut définir un graphe complémentaire

(

GX U

,

)

comme suit : uU uU

C’est à dire : une arrête (arc) appartient au graphe complémentaire ( G ) si elle n’appartient pas au graphe initial G

Exemple :

On considère le graphe simple suivant :

x x 1 2 x x 3 4
x
x
1
2
x
x
3
4

(G)

Son graphe complémentaire ( G ) est :

Conséquence :

x 1 x 2 x 3 x 4
x 1
x 2
x 3
x 4

( G )

GG est un graphe simple complet, donc un K n

Application :

x x 1 2 x x 3 4
x
x
1
2
x
x
3
4

G G =k 4

Quatre réunions sont à programmer dans une administration auxquelles participent 7 responsables de services. Chaque responsable peut participer à plusieurs réunion comme l’indique le tableau suivant :

20

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

21

Les participants

Les conférences

R

1

C 1 , C 2 , C 3

R

2

C 2 , C 4

R

3

C 2 , C 4

R

4

C 1 , C 2

R

5

C 1 , C 3

R

6

C 1 , C 3

R

7

C 2 , C 4

On associe à cette situation le graphe non orienté G=(X, E) tel que :

X : l’ensemble des sommets représentant les conférences X= {C i /i=1… 7}

E : l’ensemble des arêtes, deux sommets sont reliés par une arrête si elle ne peuvent pas avoir lieu au même temps.

Les conférences 1, 2 et 3 ne peuvent pas avoir lieu au même moment

C 2 C 1 C 3 C 4
C 2
C 1
C 3
C 4

(G)

Le graphe complémentaire ( G ) du graphe G détermine les conférences qui peuvent avoir lieu au même moment.

La conférence C 1 peut avoir lieu au même moment que la conférence C 4 , mais ne peut pas avoir lieu à la fois avec la conférence C 3

C 1 C 2 C 4 C 3
C 1
C
2
C 4
C
3

( G )

3.3. Graphe planaire :

Un graphe est dit planaire si on peut le dessiner sur un plan de telle façon que les arêtes ne se coupent pas, en dehors de leurs extrémités.

Ce type de graphe est particulièrement utilisé dans les problèmes de circuits imprimés (ces circuits, construits sur des surfaces planes, constituent actuellement l'une des limitations des développements de l'informatique).

21

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

22

Exemple : x x 2 2 x x 1 x 3 x 1 3 x
Exemple :
x
x 2
2
x
x 1
x 3
x 1
3
x
x 4
4
L’arête (x 2 x 4 ) peut être
redessinée de telle façon
que le graphe soit planaire.
 Définitions :

Une face d’un graphe planaire est une région du plan limité par des arêtes de telle sorte que deux points arbitraires dans cette région reliés par une arête ne rencontrent ni sommet, ni arête.

La frontière d’une face est l’ensemble des arêtes qui l’entourent.

Une face infinie est une face illimitée, elle n’admet pas de contour et elle est unique. Les autres faces sont finies.

Deux faces sont dites adjacentes si leurs frontières ont une arête commune.

Remarque :

Les graphes planaires vérifient la formule

F est le nombre de faces (ou régions),Xle nombre de sommets, et Ele nombre d’arêtes.

X+ F = E+ 2, tel que :

Exemple :

On considère le graphe planaire G suivant, correspondant à une carte géographique :

e 4 x 1 e 1 x 2 e B 2 A e 6 x
e
4
x 1
e 1
x 2
e
B
2
A
e 6
x 5
C
e
5
e 3
x 4
x 3
e 7
D
E
e 8

(G)

22

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

23

A, B, C et D sont des faces finies.

E est la face infinie.

Les arêtes e 1 , e 2 et e 3 sont les frontières de la face A.

Les faces A et B sont adjacentes.

3.4. Graphe biparti :

Un graphe est biparti si l’ensemble de ses sommets peut être réparti en deux classes X 1 et X 2 telles que, deux sommets de la même classe ne soient pas adjacents. On le note G= (X 1 , X 2 , U). Avec : X 1 X 2 = X X 1 X 2 =

Exemple : x 2 x 1 x 3 x 4 x 5
Exemple :
x 2
x 1
x 3
x 4
x 5

G =(X .U )

X 2 =  Exemple : x 2 x 1 x 3 x 4 x 5
x 2 x 1 x 4 x 3 x 5 X 1 X 2
x
2
x
1
x
4
x
3
x
5
X 1
X 2

G= (X 1 , X 2 , U) est biparti

Remarque :

Un graphe G est biparti complet, si tout sommet de X 1 est adjacent à tout sommet de X 2 .

Si de plus le graphe G est simple, alors G est un graphe simple biparti -complet, on le note K p.q avec X 1 =p et X 2 =q

Exemple :

Considérons le graphe G suivant :

Le graphe G est un graphe simple biparti-complet, il est un K 3. 2

x 1 x 4 x 2 x 6 x 3
x
1
x
4
x
2
x
6
x
3

(G)

23

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

24

Exemple :

Dans un atelier comportant cinq ouvriers où chacun peut effectuer de 1 à 4 tâches, on représente les possibilités d’affectation des ouvriers aux différentes tâches par le graphe biparti (G 1 ) :

O 1 O 2 O 3 O 4 O 5
O 1
O
2
O 3
O 4
O
5

T 1

T

T

2

3

T 4

(G 1 )

Si chaque ouvrier peut effectuer toutes les tâches, on obtiendra dans ce cas un graphe simple biparti-complet (G 2 ).

O 1 T 1 O 2 T 2 O 3 T 3 O 4 O
O 1
T 1
O
2
T 2
O 3
T 3
O 4
O
5
T 4

24

(G 2 )

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

25

44 -- AAll gg oo rr ii tt hh mm ee

Le principe :

dd ee

KK -- cc oo ll oo rr aa tt ii oo nn

dd uu nn

gg rr aa pp hh ee

::

On appelle « K-coloration » d’un graphe G=(X, E) une partition de l’ensemble des sommets X de G en K-classes (X 1 , X 2 , …, X k ), de telle façon que deux sommets d’une même classe ne soient pas adjacents, et les sommets d’une classe sont coloriés de la même couleur. Autrement dit, deux sommets adjacents n’ont pas la même couleur.

Le procédé :

On commence par établir une liste ordonnée des sommets (ordonner les sommets suivant l'ordre décroissant de leur degré)

Tant qu’il reste des sommets à colorier, exécuter les actions suivantes :

1. Choisir une nouvelle couleur appelée couleur d'usage ; 2. Chercher dans la liste des sommets le premier sommet non coloré et le colorer avec la couleur d'usage ; 3. Examiner tour à tour, dans l’ordre de la liste, tous les sommets non coloriés et ; colorier chaque sommet non adjacent à un sommet déjà coloré avec la couleur d’usage.

Remarque :

On appelle le nombre chromatique d’un graphe G, le nombre minimum pour lequel le graphe G est K-coloriable. On le note par (G). Si (G)=2, le graphe est biparti.

Application:

Soit le graphe G=(X, E) suivant :

x 2 x 1 x 4 x 3 x 5
x 2
x 1
x 4
x 3
x 5

(G)

25

Leçon 1:Concepts fondamentaux de la théorie des graphes

26

1. On commence par établir une liste ordonnée des sommets suivant l'ordre décroissant de leur degré soit : x 1 - x 3 - x 4 - x 5 - x 2 .

2. Colorier le sommet x 1 par la couleur verte (V), puis cherchons dans l’ordre de la liste, le sommet non coloré, qui n’est adjacent à aucun sommet coloré avec la couleur verte, soit le sommet x 4 .

devient

V

x 2 x 1 V x 4 x 3 x 5 R
x 2
x 1
V
x 4
x 3
x 5
R

V

x 2 x 1 V B x 4 x 3 x 5 R
x 2
x 1
V
B
x 4
x 3
x 5
R

(G

La

liste ordonnée

comme suit : x 3 - x 5 - x 2

3. Colorons le sommet x 3 par la couleur Rouge (R), puis cherchons dans l’ordre de la liste, le sommet non coloré, qui n’est adjacent à aucun sommet coloré avec la couleur rouge, soit le sommet x 5 .

La liste ordonnée devient comme suit : x 3

(G)

4. Il reste le sommet x 3 , colorons-le avec la couleur Bleu (B)

Le graphe G est 3-coloriable, donc il peut être partitionné en 3 classes :

X 1 ={x 1 , x 4 }; X 2 ={x 2 , x 5 }; X 3 ={x 3 }.

Le nombre minimum de couleurs est de 3, alors (G)=3. Le graphe G devient :

X 1

X 2 X 3 1 2 3 5 4
X 2
X 3
1
2
3
5
4

26

E E x x e e r r c c i i c c e

EE xx ee rr cc ii cc ee ss

« Concepts fondamentaux de la théorie des graphes »

«« LLeess ssoolluuttiioonnss ssoonntt ddoonnnnééeess àà llaa ffiinn dduu lliivvrree »»

Exercice 1 :

Problème posé :

Dans une partie de jeu d’échec, le joueur a effectué les déplacements suivants pour son cavalier : b 1 - a 3 b 5 c 3 a 4 c 3 d 5

Représenter les déplacements du cavalier par un graphe orienté.

Exercice 2 :

Problème posé :

Le tableau ci-dessous donne les liaisons internes assurées par différentes compagnies d’AIR ALGERIE au 30 décembre2001.

 

Alger

Bejaia

Annaba

Oran

Constantine

Tamanrasset

Alger

 
Alger          
       

Bejaia

Bejaia        
 
Bejaia        
     

Annaba

Annaba        
     
Annaba        
 

Oran

       
Oran          
 

Constantine

     
Constantine        
 
Constantine        

Tamanrasset

Tamanrasset      
Tamanrasset      
 
Tamanrasset      
   

1. Représenter les différentes liaisons par un graphe

2. Déterminer les destinations des vols partant de Annaba.

 Indication : Le signe
 Indication :
Le signe

Notation :

signifie qu’il y’a un vol entre les deux villes.

1 : Alger, 2 : Bejaia, 3 : Annaba, 4 : Oran, 5 : Constantine, 6 : Tamanrasset

27

Exercice 3 :

Problème posé :

Le tableau suivant représente l’intervention de 5 arbitres dans un tournoi, 6 rencontres sont programmées pour la première journée

Arbitres

A

1

A

2

 

A

3

A

4

A

5

Rencontre

M 1- M 2

M 3 -M 4 - M 2

M

5

-

M -4 - M 6

M 1 -M 3

M 6 - M 5

Représenter la programmation du déroulement des rencontres de la première journée par un graphe.

Indication :

Deux sommets sont reliés par une arête si les rencontres correspondantes peuvent se dérouler au même moment.

Exercice 4 :

(Non corrigé)

Problème posé :

Représenter les situations ci-dessous à l’aide d’un graphe :

1. On considère un cube ; un sommet est associé à une face du cube et deux sommets sont reliés par une arête si les faces correspondantes ont une arête commune ;

2. Les sommets du graphe sont tous les sous-ensembles à deux éléments de {1, 2, 3, 4}; deux sommets sont reliés si leur intersection est non vide ;

3. Comparer les deux graphes définis ci-dessus.

Exercice 5 :

(Non corrigé)

Problème posé :

Une ligue de football comporte 5 équipes.

1. Il est décidé par le bureau de la ligue que lors d’un week-end d’entraînement, chaque équipe jouera quatre matches.

28

Faire un planning des rencontres sachant que deux équipes ne peuvent pas se rencontrer plus d’une fois ? 2. Le calendrier étant trop chargé, les organisateurs décident que chaque équipe ne jouera que trois matches. Comment l'organiser ?

29

Exercice 6 :

Problème posé :

Peut-on tracer le graphe correspondant au tableau suivant ?

x i

x

1

x

2

x

3

x

4

d + G (x i )

0

2 1

 

4

d - G (x i )

2

1 3

 

0

Exercice 7 :

Problème posé :

On définit une relation R sur l’ensemble des 9 premiers entiers naturels non nuls comme suit :

x R y

x est un diviseur de y

1. Représenter cette relation par un graphe orienté. 2. Déterminer à partir du graphe l’ensemble des nombres pairs et l’ensemble des nombres premiers.

Exercice 8 :

(Non corrigé)

Problème posé :

Donner des exemples dont l’interprétation est sous forme de graphes.

Exercice 9 :

Problème posé :

Répondre par vrai (V) ou faux (F)

1) L’ordre d’un graphe est égal au :

a. Nombre de sommet du graphe

b. Nombre d’arcs du graphe

c. Degré maximum des sommets du graphe

d. Degré minimum des sommets du graphe

30

2) Tout arc d’un graphe contient :

a. Une extrémité initiale

b. Une extrémité terminale

c. Deux extrémités initiales et une extrémité terminale

d. Une extrémité initiale et une extrémité terminale

3) Une boucle est un arc dont

a. L’extrémité initiale et terminale coïncident

b. L’extrémité initiale et terminale sont différentes

4) La multiplicité d’un graphe est définie par

a. Le nombre d’arcs du graphe

b. Le nombre de sommets du graphe

c. Le nombre maximal d’arcs ayant la même extrémité initiale et la même extrémité terminale

d. Le degré maximum des sommets du graphe

e. Le degré minimum des sommets du graphe

f. Le nombre maximum d’arcs ayant la même extrémité initiale

g. Le nombre d’arcs ayant la même extrémité terminale

5) Un sommet y est un prédécesseur d’un sommet x si :

a. Il existe un arc u tel que u= (x, y)

b. Il existe un arc u tel que u =(y, x)

c. Il n’existe pas d’arcs u tels que u=(y, x)

6) Un sommet y est un successeur d’un sommet x si

a. Il existe un arc u tel que u= (x, y)

b. Il existe un arc u tel que u =(y, x)

c. Il n’existe pas d’arcs u tels que u=(y, x)

7) Un sommet y est un voisin d’un sommet x si

a. Il existe un arc u tel que u= (x, y)

b. Il existe un arc u tel que u =(y, x)

c. Il n’existe pas d’arcs u tels que u=(y, x)

d. Il existe un arc u tel que u =(x, y) ou u = (y, x)

8) Le demi-degré extérieur d’un sommet x est

a. La somme des arcs ayant x comme extrémité terminale

b. La somme des arcs ayant x comme extrémité initiale

c. La somme des arcs n’ayant aucune relation avec le sommet x

d. La somme des arcs ayant x comme extrémité initiale et terminale.

31

9) Le demi-degré intérieur d’un sommet x est

a. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité terminale

b. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité initiale

c. La somme des arcs n’ayant aucune relation avec le sommet x

d. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité initiale et terminale

10) Le degré d’un sommet x est

a. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité terminale

b. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité initiale

c. La somme des arcs n’ayant aucune relation avec le sommet x

d. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité initiale et terminale.

e. La somme des arcs ayant le sommet x comme extrémité initiale ou terminale

32