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Domaine : Sciences humaines et sociales année 2013 – 2014 MASTER 1 MENTION PHILOSOPHIE Spécialités

Domaine : Sciences humaines et sociales année 2013 – 2014

MASTER 1 MENTION PHILOSOPHIE

Spécialités :

1. Histoire de la philosophie

2. Philosophie et société

3. Philosophie contemporaine : expérience, connaissance, création, interprétation

4. LOPHISC : logique, philosophie des sciences, philosophie de la connaissance

Spécialité cohabilitée par les universités Paris 1 et Paris 4 – voir livret spécifique et site http://www.lophisc.org/

Secrétariat du Master 1 de Philosophie de Paris 1

UFR 10 - Philosophie 17, rue de la Sorbonne 75231 Paris cedex 5

Escalier C, 1 er étage à gauche au fond du couloir

Paris cedex 5 Escalier C, 1 e r étage à gauche au fond du couloir :

: 01 40 46 27 91 : philom1@univ-paris1.fr

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I. Présentation générale du master de philosophie – p.3 Architecture Responsables II. Modalités pédagogiques

I. Présentation générale du master de philosophie – p.3 Architecture Responsables

II. Modalités pédagogiques particulières – p.5

III. Conditions d’accès en M1-p.5

IV. Poursuite des études et débouchés- p.6

V. Présentation succincte des spécialités et parcours-p.7

VI. Inscription administrative et inscription pédagogique-p.9

Conditions de validation du M1 : voir le règlement du contrôle

des connaissances disponible en début d’année universitaire

Programme des enseignements Spécialité « Histoire de la philosophie »

Spécialité « Philosophie et société »

Spécialité « Philosophie contemporaine »

Spécialité « LOPHISC » voir livret spécifique sur le site : www.lophisc.org

Dossier de candidature en M1 Présentation du TER (mémoire) Calendrier universitaire 2012-2013 Adresses utiles Présentation du service des Langues SGEL

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I -Présentation générale du Master de philosophie de l’université Paris 1

I-1 Architecture du master de philosophie

Le master de philosophie comporte cinq spécialités :

• « Histoire de la philosophie », resp. Pr. Jean-Baptiste BRENET

• « Philosophie et société » (philosophie politique, philosophie du droit, éthique appliquée, sociologie et anthropologie), resp. Pr. Emmanuel PICAVET

• « Philosophie contemporaine : expérience, connaissance, création, interprétation », resp. Pr. Sandra LAUGIER

« LOPHISC : logique, philosophie des sciences, philosophie de la connaissance », resp. Pr. Max KISTLER (spécialité cohabilitée par Paris 1 et Paris 4, avec la participation de Paris 7 et de l’ENS-Ulm). Cette spécialité fait l’objet d’une présentation dans un autre document que les étudiants de toutes les spécialités sont invités à se procurer. Voir aussi le site http://www.lophisc.org/

(En M2 seulement) « Ethique appliquée. Responsabilité environnementale et sociale », resp. Xavier GUCHET (spécialité professionnelle). Voir le site http://ethires.univ-paris1.fr

Ces spécialités s’affirment dès la première année, mais en M1 tous les étudiants doivent obligatoirement choisir un certain nombre d’enseignements dans les programmes des autres spécialités (y compris dans la spécialité LOPHISC). En seconde année (M2), le cursus se spécialise, en rapport étroit avec les équipes de recherche associées à l’école doctorale et une cinquième spécialité, professionnelle est ouverte à ce niveau : « Éthique appliquée et responsabilité environnementale et sociale ».

Le dispositif offre des possibilités significatives d’orientation à l’issue du M1. L’étudiant titulaire du M1 peut candidater à l’admission en M2 dans les parcours des quatre spécialités recherche ou dans la nouvelle spécialité professionnelle « Éthique appliquée et responsabilité environnementale et sociale ». Un changement de spécialité lors du passage du M1 au M2 est possible, moyennant certaines conditions d’accès et restrictions. Le choix des options en M1 peut faciliter cette réorientation. Quelle que soit la spécialité qu’il aura choisie en M1, l’étudiant pourra envisager de se préparer aux concours de l’agrégation et du CAPES de philosophie, ou choisir la voie des concours administratifs (vers laquelle ouvre notamment la spécialité « Philosophie et société »). De manière générale, l’ensemble des formations de M1 constitue un bon préalable à la préparation des concours de l’enseignement de la philosophie. Il est à noter que l’UFR prépare les étudiants solidairement au CAPES et à l’agrégation, ce qui suppose désormais qu’ils soient titulaires d’un master complet (M2).

L’éventail des spécialités proposées en M1 correspond au potentiel de recherche et d’enseignement de l’UFR de philosophie :

• La spécialité « Histoire de la philosophie » s’appuie sur les deux équipes d’histoire de la

philosophie : « Gramata », composante de l’unité mixte de recherche 7219 CNRS-Paris 7-Paris 1

(philosophie antique et médiévale), dirigée par le professeur Jean-Baptiste BRENET ; « Centre d’histoire des systèmes de pensée moderne » (CHSPM), dirigé par le professeur Jean SALEM.

• La spécialité « Philosophie et société » s’appuie sur deux équipes : l’unité « Philosophies

contemporaines » (dirigée par la professeure Sandra LAUGIER), qui est de nature fédérative, plus

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particulièrement dans sa composante « Normes, Sociétés et Philosophies » (NOSOPHI, resp. Pr. Jean- François KERVEGAN) ; et le « Centre d’étude des techniques, des connaissances et des pratiques » (CETCOPRA), dirigé par la professeure B. BENSAUDE-VINCENT.

• • La spécialité « Philosophie contemporaine » s’appuie sur l’unité « Philosophies

contemporaines » (dirigée par la professeure Sandra LAUGIER) particulièrement dans ses composantes « Expérience et Connaissance » (Ex&CO, resp. Pr. Philippe BÜTTGEN) et « Centre

d’esthétique et de philosophie de l’art» (resp. Pr. Danièle COHN).

• La spécialité « Logique, philosophie des sciences, philosophie de la connaissance

(LOPHISC) » s’appuie sur l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (IHPST, unité mixte de recherche 8590 CNRS-Paris-ENS, dirigée par le professeur Jean GAYON). L’équipe enseignante de logique, coordonnée par le professeur Pierre WAGNER, est aussi mobilisée. Le diplôme correspondant à cette spécialité est cohabilité par Paris 1 et Paris 4, en partenariat avec Paris 7 et l’École Normale Supérieure. Ensemble, les quatre établissements s’appuient au total sur cinq

équipes de recherche (dont trois unités mixtes de recherche associant le CNRS) ayant pour objet les études sur la science.

NOTA BENE : Le « LOPHISC » (responsable : Pr. Max Kistler) n’est pas présenté dans ce document. Voir le site www.lophisc.org

I-2 Responsables

Responsable de la formation (master « mention philosophie ») :

Philippe BÜTTGEN, PR, Philippe.Buettgen@univ-paris1.fr

Responsables de spécialité :

Spécialité « Histoire de la philosophie » Jean-Baptiste BRENET, PR, Jean-Baptiste.Brenet@univ-paris1.fr

Spécialité « Philosophie et société » Emmanuel PICAVET, PR, Emmanuel.Picavet@univ-paris1.fr

Pour le parcours « Philosophie juridique, politique et sociale » : Emmanuel PICAVET (voir ci-dessus) Pour le parcours « Sociologie et anthropologie » (M2) : Bernadette BENSAUDE-VINCENT, PR, Tel. 01 45 39 47 68. cetco@univ-paris1.fr, bensaude@club-internet.fr

Spécialité « Philosophie contemporaine » Sandra LAUGIER, PR, Sandra.Laugier@univ-

paris1.fr

Spécialité « Logique, philosophie des sciences, philosophie de la connaissance » (LOPHISC) Responsables pour l’ensemble de la spécialité : Max KISTLER, PR Paris 1 (Max.Kistler@univ- paris1.fr) et Jean-Baptiste RAUZY, PR Paris 4 (mailto:jean-baptiste.rauzy@paris-sorbonne.fr). Responsables pour Paris 1 : Max KISTLER, PR, et pour le parcours de logique Pierre WAGNER, PR. http://www.lophisc.org

Spécialité « Ethique appliquée. Responsabilité environnementale et sociale »

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Xavier GUCHET, MCF, xavier.guchet@club- internet.fr www.ethires.univ-paris1.fr

II -Modalités pédagogiques particulières

Formation par la recherche :

En M1, dans chaque spécialité, l’étudiant réalise un TER (travail d’études et de recherche) dont le poids dans la note terminale varie selon les spécialités (autour d’un sixième de la note globale). Ce travail est préparé et rédigé sur l’ensemble des deux semestres.

Selon la décision du conseil de l’UFR 10 du 20 juin 2013, le mémoire (TER) de M1 doit être déposé au secrétariat de la scolarité au plus tard le 15 mai 2014. Les étudiants qui ne respectent pas ce délai sont déclarés défaillants.

Le mémoire donne lieu à un entretien avec le directeur du mémoire en juin (il n’y a pas de rattrapage pour le TER). Il ne s’agit pas à proprement parler d’une soutenance parce que le travail n’est pas présenté devant un jury, mais au seul directeur de la recherche. L’attention des étudiants est attirée sur le fait que le plagiat est non seulement contraire à la déontologie universitaire, mais peut aussi être assimilé à une fraude.

Technologies de l’information et de la communication :

Le master entend développer l’accès en ligne pour tous les étudiants aux documents étudiés dans les cours et séminaires dans les meilleures conditions, via la plateforme

http://epi.univ-paris1.fr

Par ailleurs, l’attention des étudiants est attirée sur les ressources électroniques (revues et bases documentaires) offertes par l’université : http://domino.univ-paris1.fr

Mobilité étudiante :

Comme dans les autres années des cursus de licence et de master, L’UFR de philosophie participe à des programmes internationaux, SOCRATES et ERASMUS. La semestrialisation intégrale des enseignements de master permet de développer ces échanges. Tout étudiant de master désireux de s’engager dans un tel programme doit consulter au plus tôt Mme BERESTOVOY (Susana.Berestovoy@univ-paris1.fr), responsable des relations internationales de l’UFR de philosophie, ainsi que le responsable de sa spécialité de master.

III -Conditions d’accès à la première année du master de philosophie

M1 :

Diplômes requis pour l’accès de droit : Licence de philosophie ; Licence lettres modernes parcours philosophie (Paris 3 et Paris 1) ; Licence de droit parcours philosophie (Paris 1) ; Autre licence du domaine Sciences humaines et sociales et du domaine Lettres et Arts : sur examen du dossier par le conseil de spécialité ; Validation des acquis : par la commission de validation des acquis de l’UFR 10.

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ATTENTION : Pour la spécialité LOPHISC, des modalités d’accès spécifiques s’appliquent. Elles sont décrites dans la partie « Parcours de formation » V. 4 LOPHISC

IV -Poursuite des études et/ou débouchés

À l’issue du M1

- Accès en M2 de philosophie : l’admission est décidée par le Conseil de spécialité, sur la base des résultats de l’étudiant (mention AB minimum exigée, soit au moins 12/20 de moyenne générale au M1), et de sa lettre d’intention, comportant un projet de recherche.

- Des réorientations sont possibles au sein du master de philosophie à l’issue du M1. La décision

revient au Conseil de la spécialité visée. - Des réorientations sont aussi possibles dans d’autres masters, selon des modalités variables, dépendant des établissements et des disciplines.

- Préparation des concours de l’enseignement de la philosophie : la nomination comme professeur de

lycée suppose désormais non seulement le succès à un concours de recrutement, mais aussi l’obtention d’un M2. C’est pourquoi il est vivement recommandé de conduire un master recherche complet avant de rejoindre la préparation globale au CAPES et à l’agrégation organisée par l’UFR de philosophie. Les étudiants sont invités à anticiper la préparation des concours et peuvent contacter, pour conseil, le responsable de cette préparation, M. LAVAUD.

À l’issue du M2

Doctorat en philosophie Préparation de l’agrégation de philosophie et du CAPES. Concours de la fonction publique, en particulier de l’enseignement secondaire (mais non exclusivement), concours administratifs. Doctorat de sociologie (à l’issue de la spécialité « Philosophie et société »). Doctorats en droit, science économique, science politique (sous conditions). Métiers de la culture. Consultant ressources humaines dans l’entreprise Métiers de la communication

Pour la spécialité LOPHISC, voir le livret d’information spécifique

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V – Présentation succincte des parcours de formation

V. 1 Spécialité « Histoire de la philosophie »

La spécialité « Histoire de la philosophie » constitue le volet classique du master « Philosophie ». Elle

vise à procurer des bases solides et diversifiées très utiles à la préparation des concours (notamment de l’agrégation qui comporte un programme substantiel en histoire de la philosophie), et à la poursuite

d’études doctorales, reposant sur une connaissance approfondie des auteurs et des problématiques philosophiques qui ont marqué l’histoire, ainsi que sur les recherches actuelles spécialisées dans le domaine. Aux deux niveaux (M1, M2), les étudiants doivent approfondir leurs connaissances en histoire de la philosophie ancienne/arabe/médiévale et en philosophie moderne et contemporaine et peuvent choisir en même temps de suivre un séminaire dans d’autres spécialités de master pour élargir leur champ de réflexion. En Master 1, outre la rédaction du TER, la formation en histoire de la philosophie comprend pour chaque semestre un tronc commun (enseignement pris dans les autres spécialités du master et formation en langue) et des enseignements spécifiques (deux séminaires respectivement en Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale, et en Histoire de la Philosophie moderne et contemporaine).

En M2, la formation en Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale ou en Histoire de la philosophie moderne et contemporaine est renforcée en fonction du sujet de mémoire. Des séances de traduction et commentaire de texte en langue vivante ou ancienne complètent la formation.

V. 2 Spécialité « Philosophie et société »

Le champ couvert par cette filière inclut :

• Philosophie politique (collaboration avec l’UFR de sciences politiques)

• Philosophie et théorie du droit

• Philosophie sociale et anthropologie

• Philosophie économique (collaboration avec l’UFR de sciences économiques)

• Éthique appliquée

• Socio-anthropologie.

La formation de M1 comporte, outre le TER qui donne lieu à un séminaire à caractère méthodologique au second semestre, un tronc commun (ouvert aux autres spécialités du master) et des enseignements spécifiques. Les étudiants admis en M2 auront le choix entre deux parcours distincts :

1 Philosophie juridique, politique et sociale

2 Sociologie et anthropologie des techniques contemporaines

V. 3. Spécialité « Philosophie contemporaine »

La spécialité est à la fois fédératrice et innovante, couvrant les grands courants de la philosophie des

XX e et XXI e siècles, dont le regroupement n’a jamais été envisagé et qui sont habituellement enseignés

séparément. C’est notamment le cas des deux principaux courants du XX e siècle : la phénoménologie et la philosophie analytique, mais aussi de la psychanalyse et de l’herméneutique.

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Tout en cherchant à pratiquer une philosophie vivante et actuelle, la spécialité Philosophie contemporaine ménage des passerelles avec les trois autres spécialités du master mention philosophie.

Champ couvert :

• Philosophie analytique classique et contemporaine

• Philosophie du langage et de la connaissance

• Phénoménologie

• Philosophie de l’art

• Philosophie morale

• Philosophie des religions

• Philosophie et psychanalyse

• Pragmatique

V. 4 Spécialité LOPHISC « Logique, philosophie des sciences, philosophie de la connaissance », cohabilitée par Paris 1 et Paris 4

Les universités Paris 1 et Paris 4 offrent trois parcours :

— Logique (Paris 1).

— Philosophie des sciences (Paris 1). En M2, ce parcours comporte deux options :

• Philosophie et histoire de la physique ;

• Philosophie et histoire de la biologie.

— Philosophie des sciences et de la connaissance (Paris 4). Ce parcours comporte deux options :

Option A, Philosophie et histoire des sciences ;

Option B, Philosophie de la connaissance et du langage.

Conditions d’accès à la spécialité LOPHISC en master 1 :

Parcours « Philosophie et histoire des sciences »:

• Étudiants titulaires d’une licence de sciences humaines, mention philosophie : accès de droit.

• Étudiants titulaires d’une licence de sciences humaines (autres mentions) : examen du dossier

par le conseil de spécialité, sur la base d’un cv et d’une lettre de motivation. Celui-ci tiendra compte

d’éléments de philosophie et/ou formation scientifique dans le cursus antérieur de l’étudiant. Une épreuve écrite sur une question d’épistémologie générale (4h) leur est proposée pour tester leur aptitude dans ce champ.

• • Étudiants ayant réalisé un cursus de sciences, de médecine ou pharmacie, ou titulaires d’un

diplôme d’ingénieur : examen du dossier par le conseil de spécialité sur la base du cv et d’une lettre de motivation. Une épreuve écrite sur une question d’épistémologie générale (4h) leur est proposée pour tester leur aptitude dans ce champ.

Parcours « Logique »:

• Étudiants titulaires de la licence de philosophie – parcours « logique » de Paris 1 –, et licence de logique.

• Autres étudiants : examen du dossier par le conseil de spécialité (commission spéciale de

logique). Une équivalence partielle ou totale avec la licence de logique peut être accordée, en fonction du parcours antérieur de l’étudiant (par exemple : formation antérieure en logique dans un cursus français ou étranger, diplôme de mathématiques ou d’informatique).

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Validation des acquis : Par la commission de validation des acquis de l’UFR 10, sur proposition du conseil de spécialité.

VI-Inscriptions administratives et pédagogiques

1) Inscription Administrative

L’inscription administrative est annuelle et s’effectue après avis favorable du Conseil de spécialité chargé de l’examen des dossiers de candidatures et sur autorisation (adressée par courrier) de l’UFR de Philosophie.

Pour les étudiants déjà inscrits à l’université Paris 1 : s’inscrire par INTERNET,

http://reins.univ-paris1.fr.

Pour les étudiants qui n’ont jamais été inscrits à l’université Paris 1, s’inscrire sur « Sésame » puis par convocation au Service des Inscriptions Administratives, 90, rue de Tolbiac, Bureau C 1107, 75013 PARIS.

2) Inscription Pédagogique

L’inscription pédagogique est obligatoire pour la validation des notes de séminaires et du TER.

L’inscription pédagogique se déroulera du 10 au 14 septembre 2013 sur l’application IPWEB accessible à partir du site internet de l’Université Paris 1.

Les étudiants qui souhaiteront s'inscrire en Examen Terminal, devront justifier leur demande soit par contrat de travail qui couvre le semestre, soit par un certificat de scolarité dans un autre cursus; cette démarche sera fera du 16 septembre au 27 septembre.

Les étudiants auront la possibilité de modifier leur inscription pédagogique, sous réserve de place disponible dans les groupes, du 16 au 27 septembre 2013, sur place au bureau de scolarité du Master 1.

* Horaires d’ouverture du bureau de scolarité :

Lundi, mardi, jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h ; fermé le mercredi et le vendredi toute la journée.

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3) Conditions de validation

Voir le document « Règlement du contrôle des connaissances », disponible en début d’année universitaire

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Programme des enseignements

1. Spécialité « Histoire de la Philosophie »

1.1. Organisation des enseignements et horaires

PREMIER SEMESTRE

U.E. 1. 1 « Tronc commun »

3 matières dont :

1/ Une matière à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1

et

2/

Soit une seconde matière à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1

Soit une langue ancienne

Soit une langue vivante 2 (accord du Directeur de recherche)

3/ Langue vivante 1 (SGEL : consulter horaires et modalités d’inscription sur affichage)

U.E. 1. 2 « Enseignements spécifiques »

1/ Une matière au choix parmi les deux proposées en :

Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale 2/ Une matière au choix parmi les trois proposées en :

Histoire de la Philosophie moderne et contemporaine

1 séminaire à choisir en A et un en B

A. HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE ANCIENNE ET MÉDIÉVALE :

LAVAUD

JEUDI 13h30-15H30-salle Lalande

BRENET

MARDI 14-16H00-Salle Halbwachs

B. HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE MODERNE ET CONTEMPORAINE:

RATEAU

LUNDI 16H30-18H30-salle Lalande

BINOCHE

MERCREDI 9H-11H-salle F609

GENEL

JEUDI 11H-13H00 –salle Lalande

SALEM

SAMEDI 14-16H00-amphi Lefebvre

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SECOND SEMESTRE

U.E. 2.1. « Tronc commun »

3 matières dont :

1/ Une matière à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1

et

2/

Soit une seconde matière à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1

Soit une langue ancienne

Soit une langue vivante 2 (accord du Directeur de recherche)

3/ Langue vivante 1 (SGEL : consulter horaires et modalités d’inscription sur affichage)

U.E. 2.2. « Enseignements spécifiques »

1 séminaire à choisir en A et 1 en B

A. HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE ANCIENNE ET MÉDIÉVALE :

LAVAUD

JEUDI 13H30-15H30-salle Lalande

GRELLARD

MARDI 14H-16H-salle Halbwachs

B/ HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE MODERNE ET CONTEMPORAINE:

FRUTEAU

JEUDI 11H-13H00-salle Lalande

LAPOUJADE

JEUDI 15H-17H-salle 3, Foyer international 93, bd St Michel

MARQUER

LUNDI 14H-16H-salle Cavaillès

MEILLASSOUX

JEUDI 13H-15H-salle Halbwachs

TER : 104 MM 05 : Mémoire et entretien

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1.2. Présentation des cours – Pour l’indication des salles, se reporter au document « emploi du temps »

PREMIER SEMESTRE

Enseignements spécifiques obligatoires (Un séminaire à choisir en A et un séminaire en B)

A -Séminaires d’Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale S1

Laurent Lavaud

Proclus et le problème de la causalité

Ce cours commencera par présenter les grandes articulations du système de Proclus et par situer son importance dans l’histoire du néoplatonisme. Puis il se concentrera sur un problème plus localisé, celui de la causalité. Deux grands schèmes causaux seront examinés. Le premier est celui d’une causalité hiérarchisée et descendante : comment chaque principe engendre-t-il le principe inférieur ? Comment l’Un epekeiana tes ousias peut-il produire la hiérarchie des hénades ? Et, à l’autre bout du système comment s’opère pour Proclus la démiurgie du monde sensible ? Le second schème causal est celui de l’auto-causalité, que Proclus désigne par le concept d’authupoostaton. L’une des difficultés sera de tenter de concilier ces deux modes de causalité, par héritage d’un principe supérieur et par auto- constitution de soi.

Jean-Baptiste Brenet

Al-Fârâbî (m. 950) : Noétique et Politique

Le séminaire porte sur le premier grand « philosophe » arabe de l’histoire – peut-être le plus grand :

Al-Fârâbî (m. 950). Surnommé « le second Maître » (après Aristote), il est une source majeure d’Avicenne, d’Ibn Bâjja ou d’Averroès, et l’une des clés, par l’ampleur de son système, de la pensée occidentale. On propose ici d’étudier l’articulation qu’il défend entre doctrine de l’intellect et doctrine politique.

Les textes seront distribués, ainsi qu’une bibliographie complète. D’al-Fârâbî, on peut commencer à lire, toutefois :

(a) La politique civile ou les principes des existants, texte, traduction et commentaire par A. Cherni,

Beyrouth, Albouraq, 2011 ; Le livre du régime politique, introduction, traduction et commentaires de Ph. Vallat, Paris, Les Belles Lettres, 2012.

(b) Idées des habitants de la cité vertueuse, traduit de l’arabe avec introduction et notes par Y. Karam,

J. Chlala, A. Jaussen, Beyrouth-Le Caire, Commission libanaise pour la traduction des chefs-d’œuvre-

Institut français d’archéologie orientale, 1986.

(c) L’Épître sur l’intellect (al-Risâla fî-l-‘aql), traduit de l’arabe, annoté et présenté par D. Hamzah,

Paris, L’Harmattan, 2001 ; Épître sur l’intellect (Risâla fî l-‘aql), Introduction, traduction, et commentaire de Ph. Vallat, suivis de « Onto-noétique. L’intellect et les intellects chez Fârâbî », Paris, Les Belles Lettres, 2012.

B -Séminaires d’Histoire de la philosophie moderne et contemporaine S1

Paul Rateau

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Y a-t-il une éthique leibnizienne ?

Sans jamais proposer de système complet de morale, Leibniz n’a pas cessé d’écrire sur les questions éthiques. Si aucun de ses grands textes n’en traite expressément ni exclusivement, sa morale se trouve résumée à plusieurs reprises et en divers endroits de son œuvre. L’objet de ce séminaire sera de déterminer comment l’auteur de la Théodicée pense l’éthique, quelle forme celle-ci prend, quelle place elle occupe dans l’édifice des sciences (à la différence de la morale par provision de Descartes), et ce que peut signifier l’action bonne dans le contexte métaphysique de la thèse du monde meilleur possible.

On s’appuiera notamment sur les textes suivants :

Leibniz : La profession de foi du philosophe, édition et traduction par Yvon Belaval, Vrin, 1993. Leibniz : Discours de métaphysique et Monadologie, Folio Essais, 2004. Leibniz: Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal, Paris, GF-Flammarion, 1969. Textes inédits, d’après les manuscrits de la Bibliothèque provinciale de Hanovre, publiés et annotés par Gaston Grua (2 tomes), Paris, PUF, 1948 ; réimpression : PUF, « Épiméthée », 1998. Une bibliographie sera distribuée à la rentrée.

Bertrand Binoche

La naissance de l’utilitarisme : Bentham 1776-1795

L’œuvre de Jeremy Bentham, si importante historiquement, demeure très mal connue en France, comme toute la philosophie anglaise de son temps, mais cela commence à changer. Il s’agira ici de comprendre dans quel contexte est né l’utilitarisme stricto sensu et c’est pourquoi on s’en tiendra à la période 1776-1795. Comment l’ « utile » a pu paraître en mesure de se substituer avantageusement au droit naturel, c’est le point précis qu’il s’agit de mettre en avant. C’est là la grande « découverte » de Bentham et il ne cessera jamais d’en tirer toutes les conséquences sur le plan tant moral (légitimation de la sodomie, condamnation de la torture, etc.) que politique (et d’abord la féroce critique de la Déclaration française des droits de l’homme). Philosophie d’épicier comme disait Marx, apologie inquiétante de la discipline comme disait Foucault, ou encore discours d’émancipation puisque la nature ne nous dicte plus rien ? Ce sont ces ambivalences qu’il s’agira aussi d’analyser.

Bibliographie

I) BENTHAM

+ Fragment sur le gouvernement suivi du Manuel de sophismes politiques, trad. J.P. Cléro, Paris,

L.G.D.J., 1996.

+ Introduction aux principes de morale et de législation, trad. du Centre Bentham, Paris, Vrin, 2011.

+ Défense de la liberté sexuelle, trad. E. Meziani, Paris, Mille et une nuits, 2004.

+ Panoptique, trad. C. Laval, Paris, Mille et une nuits, 2002.

+ « L’absurdité sur des échasses », trad. B. Binoche et J.-P. Cléro in Bentham contre les droits de l’homme, Paris, PUF, 2007.

II) ÉTUDES :

+ J.-P. CLERO : Bentham philosophe de l’utilité, Paris, Ellipses, 2006.

+ J. DINWIDDY : Bentham, Oxford, Oxford University Press, 1989.

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+ É. HALEVY : La formation du radicalisme philosophique, Paris, Alcan, 1901-1904 ; réédition Paris,

PUF, 1995.

+ C. LAVAL : Jeremy Bentham. Le pouvoir des fictions, Paris, PUF, 1994.

+ C. LAVAL : Jeremy Bentham, les artifices du capitalisme, Paris, PUF, 2003.

Katia Genel

La théorie critique de l’École de Francfort et l’histoire

Le séminaire portera sur la théorie critique de la société menée par ce qu’on a appelé « l’École de Francfort », en se centrant notamment sur les écrits de Horkheimer et Adorno, mais aussi de Benjamin et parfois de Marcuse, dans les années 1930 et 1940. On s’efforcera d’élucider la manière dont l’expérience historique du national-socialisme, et plus généralement des fascismes et de l’antisémitisme, contraint la théorie critique à se repenser. On s’intéressera ainsi à un premier niveau, celui de l’appréhension des événements historiques – notamment à travers l’analyse de la manière dont le national-socialisme et l’antisémitisme sont traités théoriquement et conduisent à une refonte de la théorie de la domination. À un second niveau, plus épistémologique, on examinera la transformation de la théorie de l’histoire, voire de la philosophie de l’histoire, dans laquelle s’enracine la prétention critique de la théorie : on constate une inflexion de la théorie de l’histoire d’inspiration marxienne qui sous-tendait traditionnellement la théorie critique (ce que montre l’ouvrage central qu’est la Dialectique de la raison).

Bibliographie indicative (qui sera complétée en début d’année)

Theodor W. Adorno, L’actualité de la philosophie et autres essais, trad. coll. dirigée par J.-O. Bégot, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2008. Theodor W. Adorno, Dialectique négative, trad. du Groupe de traduction du Collège de Philosophie, Paris, Payot, « Petite Bibliothèque », 2003. Theodor W. Adorno, Société : Intégration, Désintégration. Ecrits sociologiques, trad. P. Arnoux, J. Christ, G. Felten, F. Nicodème, Paris, Payot, 2011. Walter Benjamin, « Critique de la violence », « Théories du fascisme allemand », « Sur le concept d’histoire », Œuvres I, II et III, Paris, Gallimard, Folio Essais, 2000. Max Horkheimer & Theodor W. Adorno, La Dialectique de la raison. Fragments philosophiques, trad.

E. Kaufholz, Paris, Gallimard, « Tel », 1974.

Max Horkheimer, Les Débuts de la philosophie bourgeoise de l’histoire, Paris, Payot, 2010. Max Horkheimer, Théorie traditionnelle et théorie critique, trad. C. Maillard et S. Muller, Paris,

Gallimard, collection « Tel », 1996. Franz Neumann, Béhémoth. Structure et pratique du national-socialisme, 1933-1944, trad. G. Dauvé, avec la collaboration de J.-L. Boireau, Paris, Payot, « Critique de la politique », 1987.

Autres :

Hannah Arendt, La crise de la culture. Huit exercices de pensée politique [1961, révisé en 1968], trad. dirigée par P. Levy, Paris, Gallimard, 1989 (notamment le chapitre sur l’histoire).

G. W. F. Hegel, La Raison dans l’histoire. Introduction aux leçons sur la philosophie de l'histoire du

monde, trad. L. Gallois, Paris, Seuil, Points Essais, 2011. G.W.F. Hegel, Leçons sur la philosophie de l’histoire, trad. J. Gibelin, Paris, Vrin, « Bibliothèque des

Textes Philosophiques », 1979. Karl Marx, Friedrich Engels, L’Idéologie allemande, trad. R. Cartelle et G. Badia, Paris, Éditions sociales, 1976. Karl Marx, Manuscrits de 1857-1858, dits « Grundrisse », Paris, Éditions Sociales, « Les Essentielles », 2011.

15

Jean Salem

Étudier Marx et le marxisme

les samedis, de 14h à 16h Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui est en cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut démontrer cela. En marchant. Et c’est pourquoi ce séminaire se veut un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

Il s’agira, essentiellement, de nous confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en présentant ou en développant le travail éditorial ou critique qui est déjà réalisé ou est en cours de réalisation.

• Bibliographie, activités du séminaire durant les années passées, textes en ligne, vidéothèque, projet GEME [Grande Édition Marx-Engels], etc. :

sur le site du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne

http://chspm.univ-paris1.fr

(Rubriques : ‘Séminaires et colloques’ & ‘e-Reserve’)

• Modalités d’examen :

un mini-mémoire d’une quinzaine de pages

SECOND SEMESTRE

Enseignements spécifiques obligatoires

A/ Séminaires d’Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale S2

Laurent Lavaud :

Voir semestre 1

Christophe Grellard

La loi, la raison et la foi : le triple fondement de la religion au Moyen Âge Pierre Abélard, Dialogue entre un philosophe, un juif et un chrétien

À partir de la lecture de l’œuvre atypique de Pierre Abélard (1079-1142) appelée Les entretiens (Collationes), ou Dialogue entre un philosophe, un juif et un chrétien (Dialogus), on cherchera à s’interroger sur le statut de la religion au Moyen Âge. Adoptant, pour le détourner, le genre littéraire du dialogue entre un chrétien et un juif, Abélard adopte un point de vue décalé sur la religion en examinant les conceptions de la religion d’un juif (conception fondée sur la loi), celle d’un philosophe qui en appelle exclusivement à la raison naturelle et celle d’un chrétien qui revendique les vertus théologales de foi et de charité. À partir d’une lecture suivie de l’œuvre, on examinera le statut de la

16

religion au Moyen Âge, entre autorité et conviction, entre rite et intention, et on replacera le discours d’Abélard dans le cadre plus large de ses théories éthiques, en étudiant plus spécifiquement la place qu’il accorde au païen, à l’infidèle, dans son eschatologie. Par ce biais, on reviendra sur l’idée de « société de persécution » (Robert Moore) en cours de développement au Moyen Âge, et on interrogera la part de normativité inhérente à l’idée de religion. La connaissance du latin n’est pas requise. Les textes étudiés seront distribués.

Bibliographie indicative

Édition de référence : Peter Abelard, Collationes, edited and translated by John Marenon and Giovanni Orlandi, Oxford, Oxford University Press, 2003. Traduction française : Pierre Abélard, Œuvres choisies, introduction et traduction de Maurice de Gandillac, Paris, Aubier, 1945 (2 e édition : 1965) ; Conférences, traduction de Maurice de Gandillac, Paris, Le Cerf, 1993 (2 e édition : 2011).

Sur le contexte historique : Dominique Iogna-Prat, Ordonner et exclure. Cluny et la société chrétienne face à l’hérésie, au judaïsme et à l’Islam (1000-1150), Paris, Flammarion, 2000 Robert I. Moore, La persécution. Sa formation en Europe, x e -xiii e siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1991

Études sur Abélard:

Michael Clanchy, Abélard, Paris, Flammarion, 2000 Jean Jolivet, La théologie d’Abélard, Paris, Le Cerf, 1997 Jean Jolivet, « Abélard et le Philosophe », dans Aspects de la pensée médiévale, Abélard, doctrines du langage, Paris, Vrin, 1987, p. 53-62.

B -Séminaires d’histoire de la philosophie moderne et contemporaine S2

Frédéric Fruteau :

Que s’est-il produit en Mai ? Esthétique, (psych)analyse et politique

L’art doit-il avoir une fonction critique, voire une fonction militante ? Faut-il plutôt favoriser les mouvements de dérive ou de déterritorialisation qui entraînent les pouvoirs, sans critique ni opposition, dans des devenirs fous révolutionnaires ? La compréhension des transformations esthétiques relève-t- elle d’une étude historique (psychologie objective comparée), sociologique (analyse culturaliste des institutions), pulsionnelle (psychanalyse ou schizoanalyse), spéculative (tentation de tout référer à une Nature artiste), ou encore structurale (analyse logique du travail sémantique et syntaxique de la métaphorisation) ? Telles sont quelques-unes des questions esthétiques apparues en France avant puis après les événements de Mai 1968. L’enjeu de ce cours n’est pas d’établir une liste d’options esthético- politiques, mais de confronter ces positions en montrant qu’elles sont l’effet de rencontres concrètes qui ont engagé personnellement et intertextuellement leurs auteurs. On réfléchira également à ce qu’il y a lieu d’en retenir pour affronter la conjoncture théorique contemporaine.

Indications bibliographiques

M.

Dufrenne, Pour l’homme, Paris, Seuil, 1968

G.

Deleuze, Logique du sens, Paris, Minuit, 1969

J.-F. Lyotard, Discours, figure, Paris, Klincksieck, 1971

G. Deleuze et F. Guattari, L’anti-Œdipe, Paris, Minuit, 1972

J.-F. Lyotard, Dérive à partir de Marx et Freud, Paris, 10/18, 1973

O.

Revault d’Allonnes, La création artistique et les promesses de la liberté, Paris, Klincksick, 1973

M.

Dufrenne, Art et politique, Paris, 10/18, 1974

17

P. Ricœur, La métaphore vive, Paris, Seuil, 1975

David Lapoujade

Deleuze et la question du fondement.

Nous étudierons l’une des œuvres majeures de Deleuze, Différence et répétition à partir de l’examen critique de la notion de fondement. Comment constituer une philosophie qui récuse toute fondation et tout fondement ? Corrélativement, quelles sont les opérations propres au fondement ? Pourquoi est-il nécessaire de mener sa critique ? Au profit de quelle image de la pensée ? Telles sont les questions que nous examinerons au cours de ce semestre.

Éric Marquer

Logique de l’imagination et théorie du signe à l’âge classique

La critique du langage, à l’âge classique, est souvent liée à la critique de l’imagination. Mais dans cette critique, c’est aussi le rôle de l’imagination dans la constitution de la signification qui se trouve indiqué. C’est ce rôle-clé de l’imagination dans les théories du signe à l’âge classique que le cours se propose de faire apparaître, en particulier chez Hobbes, Pascal, Spinoza et Locke, à partir, notamment, d’une comparaison avec les logiques dites cartésiennes (Arnauld, Clauberg, Leibniz).

Bibliographie

ARNAULD ET LANCELOT, Grammaire générale et raisonnée (1660), Paris, Allia, 2010. ARNAULD ET NICOLE, La logique ou l’art de penser (1683), Paris, Vrin, 1993. BACON, Du progrès et de la promotion des savoirs (1605), Paris, Gallimard, 1991. BACON, Novum organum (1620), Paris, PUF, 1986.

CLAUBERG Johannes, Logique ancienne et nouvelle (Logica Vetus et Nova, 1654/1658), Paris, Vrin,

2007.

CONDILLAC, Essai sur l’origine des connaissances humaines (1746), Paris, Vrin, 2002. CONDILLAC, La logique ou les premiers développements de l’art de penser (1780), Paris, Vrin, 1981 (reprint). CORDEMOY Géraud de, Discours physique de la parole (1666), texte intégral de l’édition de 1704, in Les cahiers pour l’analyse, supplément au n° 9, édition Le Graphe. HOBBES, Éléments de la loi naturelle et politique (1640), Paris, Livre de poche, 2003. HOBBES, Léviathan (1651), trad. F. Tricaud, Paris, Sirey, 1971 (rééd. Dalloz 1999). LAMY Bernard, La rhétorique ou l’art de parler (1675), Paris, Champion, 1998 (éd. de 1715). LEIBNIZ, Nouveaux Essais sur l’entendement (1705/1765), Paris, GF-Flammarion, 1993. LOCKE, De la conduite de l’entendement (1697/1715), Vrin, 1975. LOCKE, Essai sur l’entendement humain (1689), trad. Pierre Coste, Paris, Le livre de Poche, 2009. PASCAL, De l’esprit géométrique, Paris, GF-Flammarion, 1985. PASCAL, Pensées, éd. Brunschvicg, Paris, GF-Flammarion, 2006 SPINOZA, Traité de la réforme de l’entendement, Paris, Vrin, 1991. SPINOZA, Éthique, Seuil, 1999. WILKINS John, An Essay Towards a Real Character and a Philosophical Language, Londres, 1668. WILKINS John, Mercury ; or, The Secret and Swift Messenger, Londres, 1641.

18

Quentin Meillassoux

"Le problème de Hume". Le problème de Hume consiste en l'impossibilité apparente de justifier, par des raisons a priori ou par l'expérience, la croyance suivant laquelle des mêmes causes s'ensuivent nécessairement les mêmes effets (principe de causalité, ou de la connexion de la cause et de l'effet). On examinera d'abord

en détail en quoi consiste la question, les malentendus qu'elle peut susciter, et la réponse que Hume lui

a apportée. On examinera ensuite deux autres façons dont le problème a été envisagé: la réponse

transcendantale de Kant, et la réponse falsificationniste de Popper. Il s'agira à chaque fois de montrer

en quoi le défi humien semble "résister" ou "échapper" à ces traitements épistémologiques ou philosophiques (y compris celui de Hume lui-même), et constitue toujours une énigme vivante, engageant le sens que nous donnons à l'idée de rationalité.

- David Hume:

-Traité de la nature humaine, tr. d’André Leroy, Aubier, 1983, Livre I, troisième partie:

“Connaissance et probabilité”.

- Enquête sur l’entendement humain, tr. d’A. Leroy, revue par Michelle Beyssade,

Flammarion, sections IV à VII.

- Emmanuel Kant:

- Critique de la raison pure, traduction par Alain Renaut, 3è édition revue et corrigée, GF-

Flammarion, 2006: "Analytique des concepts", chap. II: "De la déduction des concepts purs de

l'entendement".

- Prolégomènes à toute métaphysique future qui pourra se présenter comme science, trad. de Jacques Rivelaygue, Œuvres philosophiques, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1985.

- Jacques Rivelaygue, Leçons de métaphysique allemande, tome II, Kant, Heidegger,

Habermas, 1992 (1ère éd.), Grasset, première section: "La «Critique de la raison pure»".

- Karl Popper:

- La logique de la découverte scientifique (1934), Payot, 1973 (1ère éd. française). Lire en

particulier les chapitres I à V, le § 79 (chap. X), et l’appendice X, art. 9.

- La connaissance objective, trad. de Jean-Jacques Rosat, Aubier, 1991 (1ère éd. française), "I. La connaissance conjecturale: ma solution du problème de l'induction".

2. Spécialité « Philosophie et Société »

2.1. Organisation des enseignements et horaires

Clairement ancrée dans la pensée contemporaine, mais soucieuse également de situer dans leur histoire les problématiques qui y sont développées, la spécialité « Philosophie et société » regroupe d’une part les enseignements de philosophie juridique, politique, économique et sociale (y compris l’éthique appliquée) et d’autre part des enseignements de science sociale (sociologie, anthropologie). Les enseignements proposés sont d’abord des enseignements donnés dans le cadre de l’UFR de philosophie de Paris1 (pour une part mutualisés avec les autres spécialités du master), ensuite des enseignements assurés par d’autres composantes de cette université ou dans d’autres établissements. La nécessité de coopérations fortes avec d’autres disciplines (droit, sciences économiques, sciences sociales) découle de la nature même de la spécialité. Les projets de cursus bi-disciplinaires sont accueillis de manière en principe favorable, lorsqu’ils sont cohérents.

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SEMESTRE 1

A/ U.E. 1 «Tronc commun » Semestre 1 1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1 2/ Langue vivante (SGEL)

B/

U.E.

2

«

Enseignements

spécifiques

»

Semestre

1

Choisir 2 matières sur 4 proposées :

Philosophie du droit, Mme Radica - jeudi 13.00-15.00 Philosophie économique et sociale, Mme Revel - mardi 12.30-14.30 Méthodes en sociologie et anthropologie, Mme Boulhabel-Villac - jeudi 11.00-13.00 Philosophie politique, M. Spitz - vendredi 10.00-12.00

Philosophie économique et sociale 104LY110

Judith REVEL

MARDI 12 H 30 - 14 H 30

Salle LALANDE

Philosophie du Droit 104ZY110

Gabrielle RADICA

JEUDI 13 H - 15 H

Salle CAVAILLÈS

Méthodes en sociologie et anthropologie 104BY110

Yéza BOULAHBEL-VILLAC

JEUDI 11H-13H

Salle HALBWACHS

Philosophie politique 104HY110

Jean-Fabien SPITZ

VENDREDI 10 H - 12 H

Salle halbwachs

SEMESTRE 2 :

A/ U.E. 1 « Tronc commun » Semestre 2

1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1 2/ Langue vivante (SGEL)

B/

U.E.

2

«

Enseignements

spécifiques

»

Semestre

2

Choisir 1 matière sur 3 proposées :

Philosophie et théorie du droit 104AZ210

20

Bertrand GUILLARME

MARDI 12 H 30 - 14 H 30

Salle LALANDE

Sociologie et anthropologie des techniques 104BZ210

Caroline MORICOT

LUNDI 18 H – 20 H

Salle HALBWACHS

Philosophie économique sociale et politique 104LZ210

Sophie GUERARD DE LATOUR

JEUDI 13 H30 – 15H30

Salle D619 (Sorbonne)

2.2. Présentation des cours

PREMIER SEMESTRE

A/ U.E. 1 «Tronc commun » Semestre 1 1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1 2/ Langue vivante (SGEL)

B/ U.E. 2 « Enseignements spécifiques » Semestre 1 (Choisir 2 matières sur 4 proposées)

Philosophie du droit : Mme Gabrielle Radica

La propriété

Qu’est-ce que posséder, qu’est-ce qu’être propriétaire ? Et de quoi peut-on être propriétaire ? De choses matérielles, de choses immatérielles comme des droits, des œuvres ou des idées, de corps vivants, voire de certaines parties ou produits des corps humains ? La propriété se réduit-elle à des droits ou contient-elle aussi des devoirs, ou du moins des limites ? Comment penser son apparition ? Le droit aussi bien que la philosophie répondent à ces questions définitionnelles et normatives, mais selon des voies différentes. Le droit positif véhicule des conceptions de la propriété spécifiques et techniques, restreintes à des cas précis, liées aux problèmes qu’il doit régler, à sa pratique et à son histoire, qui sont parfois tributaires de telle ou telle position philosophique sur la propriété. Quand les philosophes se penchent sur le droit de la propriété, ils l’insèrent dans des systèmes et une logique réflexive propres, l’interprètent, et lui donnent sens ou fondement. L’objet du cours sera de réfléchir sur la façon dont ces deux démarches se répondent, s’articulent, s’enrichissent, ou se méconnaissent l’une l’autre quand il s’agit de propriété. Les fondements de la propriété, son extension, l’exercice de ses droits et son usage, les modalités et les conditions de son transfert (échange, succession, impôt) seront les questions plus particulièrement abordées dans le cours.

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Bibliographie indicative

Carbonnier, Jean, Droit civil, Paris, PUF-Quadrige, rééd. 2004 Code civil Crignon, Claire et Gaille, Marie, À qui appartient le corps humain ?, Paris, Belles-Lettres, 2004. Grotius, Hugo, Droit de la guerre et de la paix. Halpérin, Jean-Louis, Histoire du droit des biens, Paris, Economica, 2008. Hegel, Principes de la philosophie du droit. Hobbes, Thomas, Le citoyen

Eléments de la loi Léviathan. Kant, Doctrine du droit. La propriété, le propre, l’appropriation, H. Guineret et A. Milanese (eds.), Paris, Ellipses, 2004. Locke, John, Second traité du gouvernement civil. MacPherson, C.B., La théorie politique de l’individualisme possessif. De Hobbes à Locke, trad.

M. Fuchs, Paris, Folio Essais, 2004.

Montesquieu, De l’esprit des lois. Nozick, Robert, Anarchie, État, utopie, trad. d’Auzac de Lamartine, Paris, PUF, 1988. Proudhon, Pierre-Joseph, Qu’est-ce que la propriété ?, Paris, Librairie générale, 2009. Pufendorf, Samuel, Droit de la nature et des gens. Xifaras, Mikhail, La propriété. Etude de philosophie du droit, Paris, PUF, 2004.

Philosophie économique et sociale : Mme Judith Revel

Archéologie et actualité du “tournant biopolitique”: économie politique et nouvelle rationalité de gouvernement

À partir de la lecture de deux cours au Collège de France de Michel Foucault de la fin des années 1970 – Sécurité, territoire, population (1977-1978) et Naissance de la biopolitique (1978-1979) –, il s’agira, dans un premier temps, de comprendre en quoi consiste le « tournant » biopolitique » de la pensée du philosophe, et sur quoi s’articule son hypothèse d’une nouvelle rationalité de gouvernement émergeant à partir de la fin du XVIIIe siècle sous la forme d’une économie politique. On reviendra donc tout à la fois sur le projet foucaldien dans son ensemble – une histoire des rationalités gouvernementales dont la périodisation, on le verra, bouge parfois au gré des analyses, mais dont la condition méthodologique demeure dans tous les cas une historicisation des cadres et des catégories de la pensée politique –; et, de manière plus spécifique, sur la manière dont Foucault dessine, au moment de la première révolution industrielle, les contours d’une nouvelle science du gouvernement fondée simultanément sur la mise au travail des individus et sur la gestion de ce qu’il nomme des “populations”. On se demandera par ailleurs ce que Foucault entend lorsqu’il décrit cette nouvelle “gouvernementalité” comme une sortie du paradigme de la souveraineté et comme l’émergence d’une économie politique inédite, et on tentera de comprendre si la notion de « libéralisme », telle qu’il l’emploie, n’est précisément pas le lieu où l’économie et la politique, la production et la pratique de gouvernement finissent par se recouvrir l’une l’autre. Dans un deuxième temps, on cherchera à évaluer ces hypothèses à l’aune de notre propre actualité : il s’agira dès lors de prolonger les analyses foucaldiennes consacrées au néolibéralisme américain et à l’ordolibéralisme, et d’interroger ce en quoi peut consister aujourd’hui la figure de l’homo oeconomicus.

Bibliographie indicative

M. Foucault, Surveiller et punir, Paris, Gallimard, 1975 ;

22

M.

Foucault, Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France, 1977-1978, Paris, Hautes

Études-Gallimard-Seuil, 2004 ;

M. Foucault, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France, 1978-1979, Paris, Hautes

Études-Gallimard-Seuil, 2004 ;

M. Foucault, « Le sujet et le pouvoir », in Dits et Écrits, Paris, Gallimard, 1994, vol. 4, texte n°306 ;

J. Donzelot, « Foucault et l’intelligence du libéralisme », in Esprit, novembre 2005 : « Des sociétés

gouvernables ? » ;

J. Revel, Dictionnaire Foucault, Paris, Ellipses, 2007.

(Une bibliographie plus complète sera distribuée en début de cours, ainsi qu’un fascicule de photocopies permettant aux étudiants de travailler sur un petit nombre de textes spécifiques).

Méthodes en sociologie et anthropologie : Mme Boulhabel-Villac

Représentations sociales Regards croisés entre cultures Yeza Boulahbel-Villac

Ce cours se propose d’étudier les représentations sociales et notamment la représentation de l’autre à partir de deux approches complémentaires :

la question de la diversité et la représentation des "minorités visibles" dans les média, en partant de l’exemple des questions du voile et de la religion d'une part, et de celle des "quartiers défavorisés" d'autre part ;

la représentation de l’autre à partir des œuvres littéraires ou picturales, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes entre exotisme, contrainte vestimentaire et érotisme.

Ces deux aspects vont être étudiés à partir des éléments de débat présents dans la presse et les différentes prises de position et à partir d’une analyse de quelques œuvres. Elements de bibliographie :

Emile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912), Ed. PUF, collection Quadrige ; Dominique Schnapper, L'Europe des immigrés, essai sur les politiques d'immigration, Ed. François Bourin, 1992 ; Dominique Schnapper, La relation à l'autre, au cœur de la pensée sociologique, Ed. Gallimard, collection nrf essais, 1998 ; Pierre Bourdieu, Le sens pratique, Ed. Minuit, 1980 ; Serge Moscovici, La machine à faire des dieux, Ed. Artheme Fayard ; Bruno Péquignot, Sociologie des arts, Ed. Armand Colin, collection 128 ; Florent Gaudez, Sociologie des arts, sociologie des sciences, Ed. L’Harmatan, collection « Logiques sociales » ; Tzvetan Todorov, Nous et les autres, Le réflexion française sur la diversité humaine, Ed. Seuil, 1989 ; Edward W. Said, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, traduit de l’américain par Catherine Malamoud, Préface de Tzvetan Todorov. Paris, Editions du Seuil, 1980 ; D. Jodelet, Représentation sociale : phénomènes, concepts et théories, in Serge Moscovici, Psychologie sociale , Ed. PUF.

Philosophie politique : M. Jean-Fabien Spitz

L’idée de marché – Pourquoi certaines choses ne peuvent être des marchandises ?

L’enseignement portera sur la formation de l’idée de marché au XVIIIème siècle en essayant de confronter les arguments favorables - qui décrivent l’expansion du marché comme une libération, une

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pacification et une homogénéisation sociales - aux arguments contraires qui dénoncent les nouvelles formes de servitudes contenues dans l’échange marchand. Le cours abordera également quelques problématiques contemporaines sur la manière de tracer la frontière entre les choses qui peuvent être vendues et celles qui devraient être protégées contre le marché.

Bibliographie indicative

-A. O Hirschman, Les Passions et les intérêts (PUF, Quadrige) -A. O. Hirschman, L’Économie comme science morale et politique (Hautes Études, Gallimard-Le Seuil) -J.G.A. Pocock, Vertu, commerce, Histoire (PUF, Léviathan) -M. Radin, Contested Commodities (Harvard University Press, 1997) -M. Sandel, What Money Can’t Buy. The Moral Limits of Markets (2012) -M. Walzer, Sphères de justice (traduction fr. Le Seuil ) -D. Satz, Why Some Things Should Not Be for Sale (Oxford University Press, 2010)

SECOND SEMESTRE

Philosophie et théorie du droit : M. Bertrand Guillarme

Le cours propose une introduction générale à la philosophie et à la théorie du droit, organisée autour de trois thèmes. On cherchera tout d’abord à éclairer la nature des normes juridiques, et leurs relations aux autres normes, notamment morales et politiques. On s’intéressera ensuite au domaine du droit, à partir d’un argument libéral traditionnel et de ses critiques. On terminera par l’examen de plusieurs questions substantielles sur lesquelles les théories juridiques s’affrontent.

I. Qu’est-ce que le droit ?

1. Droit naturel et positivisme

2. L’interprétation du juge

3. L’analyse économique du droit

4. Les études juridiques critiques

5. La théorie légale féministe

II. La priorité de la liberté et le domaine du droit

1. L’argument millien et sa critique

2. La « vie privée » et les contrats

3. La liberté d’expression et ses limites

4. Le constitutionnalisme

5. L’obligation d’obéir à la loi et la désobéissance civile

III. Le contenu du droit

1. théories des droits

2. théories de la responsabilité

3. la justice corrective

4. la justice pénale

5. la justice distributive et l’action affirmative

Bibliographie

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L.

Alexander, Constitutionnalism : philosophical foundations, Cambridge University Press, 2001.

K. Crenshaw, Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color, Stanford Law Review, Vol. 43, No. 6., 1991.

R. Dworkin, Une Question de Principe, P.U.F., 1994

J. Finnis, Natural Law and Natural Rights, Oxford University Press 1980

B. Guillarme, Penser la Peine, P.U.F., 2004

H.L.A. Hart, « Existe-t-il des droits naturels ? », Revue Klesis, 2011:21

H.L.A. Hart, Le Concept de droit, Publications des Facultés Saint-Louis, 2005

L.

Kornhauser, L'Analyse Economique du Droit, Michel Houdiard, 2010.

C.

MacKinnon, Le Féminisme irréductible: Discours sur la vie et la loi, Éditions des femmes, 2004.

J.S.,Mill, De la liberté, Paris, Gallimard, 2007

R. Unger, The Critical Legal Studies Movement, Harvard University Press, 1986.

Sociologie et anthropologie des techniques : Mme Caroline Moricot

Socio-anthropologie des objets techniques

S'appuyant à la fois sur des textes de la sociologie et de l'anthropologie et sur des études de cas, cet enseignement propose d'explorer la manière dont, à travers ses techniques, une société se raconte. De la construction des canots aux Iles Trobriand (Malinowski), comme du pilotage des avions de ligne de dernière génération ou encore de l'utilisation d'un certain nombre d'appareils domestiques, on peut dégager une vision de l'homme, de son imaginaire, de l'efficacité de la technique, de son rapport au risque, au temps, à son corps. Les notions d'appropriation et d'usage serviront de fil conducteur à cette réflexion sur la manière dont se crée un rapport de familiarité aux choses.

Dans le cadre du contrôle continu, les étudiants mettront en pratique cette approche dans une étude conduite tout au long du semestre sur un objet technique de leur choix.

au long du semestre sur un objet technique de leur choix. BAUDRILLARD Jean, Le système des

BAUDRILLARD Jean, Le système des objets, Paris, Gallimard, 1968. CHEVALLIER Denis (Dir.), Savoir faire et pouvoir transmettre, Paris, Editions de la maison des sciences de l’homme, 1991. CLOT Yves, Le travail sans l’homme, pour une psychologie des milieux de travail et de vie, Paris, Editions La Découverte, 1995. DODIER Nicolas, Les hommes et les machines, Paris, Métailié, 1995. FLICHY Patrice, L’innovation technique, Paris, La découverte, 1995. GRAS Alain, Fragilité de la puissance, Paris, Fayard, 2003. GRAS Alain, Grandeur et dépendance, Paris, PUF, 1993. GRAS Alain et POIROT-DELPECH Sophie L., (dir.), L’imaginaire des techniques de pointe, au doigt et à l’oeil, Paris, L’Harmattan, 1990. GRAS Alain & MORICOT Caroline, (dir.) Technologies du quotidien, la complainte du progrès, Paris, Autrement, coll. Sciences en Société, n° 3, 1992.

25

HAUDRICOURT André-Georges, La technologie science humaine, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 1987. JULIEN Marie Pierre & ROSSELIN Céline, Le sujet contre les objets… tout contre, CTHS, 2010. KAPP Ernst, Principes d’une philosophie de la technique (1877), Paris, Vrin, 2007. MALINOWSKI Bronislaw, Les argonautes du Pacifique occidental, Gallimard, 1989 (1ère édition 1922) MAUSS Marcel, “Les techniques du corps”, in Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1980 (1ère édition

1950).

MAUSS Marcel, Manuel d’ethnographie, Payot, 1967. (en particulier le chap 4) MERCIER P.A., PLASSARD F., SCARDIGLI V., La société digitale, Paris, Seuil, 1983. PERRIAULT Jacques, La logique de l’usage, Paris, Flammarion, 1989. SCARDIGLI Victor, Un anthropologue chez les automates, Paris, PUF, 2001. SENNETT Richard, Ce que sait la main, Albin Michel, 2010. SIMONDON Gilbert, Du mode d'existence des objets techniques, Paris, Aubier, 1989, 1ère éd. 1958. WARNIER, Jean-Pierre, Construire la culture matérielle, Paris, PUF, 1999.

Les étudiants inscrits en examen terminal devront préparer l’oral en présentant 3 livres de la bibliographie

Philosophie économique sociale et politique : Mme Sophie Guérard de la Tour

Si les affrontements sociaux se sont d’abord largement structurés autour des inégalités socio- économiques, avec l’émergence de la question sociale au cours du XIX ème siècle, ils se sont ensuite progressivement chargés de revendications identitaires et culturelles à partir de la seconde guerre mondiale, sous l’influence de mouvements tels que l’anti-colonialisme, le féminisme, le régionalisme et des mobilisations minoritaires contre le racisme, l’homophobie, etc. Le séminaire vise à interroger le tournant culturel des revendications sociales et politiques à la lumière des théories contemporaines sur le multiculturalisme. Ces dernières se sont développées à partir des années 1990 dans le champ universitaire anglo-saxon, en relation avec les débats sur la justice sociale, nés de la discussion de Théorie de la justice de John Rawls et plus largement du modèle du libéralisme politique. On examinera ainsi à travers diverses voies théoriques (communautarianisme, égalitarisme libéral, libertarianisme, républicanisme critique) la possibilité d’un multiculturalisme qui, loin de verser dans le communautarisme, propose d’enrichir la justice démocratique d’une attention pour les questions de diversité culturelle.

Bibliographie indicative

De nombreux textes philosophiques sur le multiculturalisme n’étant pas traduits en français, les étudiants qui suivront le séminaire devront trouver le courage et la patience de lire certains textes en langue anglaise. Cette difficulté ne doit toutefois pas les décourager; un niveau scolaire correct en anglais est suffisant pour y parvenir. Une bibliographie plus détaillée sera distribuée lors de la première séance.

AUDARD C. « Multiculturalisme et transformation de la citoyenneté », Archives de la philosophie du droit, n°45, 2001, pp. 227-243. BARRY B., Equality and Culture. A Egalitarian Critique of Multiculturalism, Harvard University Press, 2001. FRASER, N., Qu’est-ce que la justice sociale ? Reconnaissance et redistribution (trad. E. Ferrarese), Paris, La Découverte, 2011. GUERARD DE LATOUR, Sophie (dir.), Le multiculturalisme a-t-il un avenir ?, Hermann, 2013.

26

KYMLICKA W., La citoyenneté multiculturelle : une théorie libérale du droit des minorités (trad. P. Savidan), La Découverte, 2001. KUKHATAS C., The Liberal Archipelago. A Theory of Diversity and Freedom, Oxford University Press, 2003. LABORDE, C., Français, encore un effort pour être républicains !, Seuil, 2010. LADEN, A. S. et OWEN, D., Multiculturalisme and Political Theory, Cambridge University Press,

2007.

MESURE S., RENAUT A., Alter ego. Les paradoxes de l’identité démocratique, Aubier « Alto »,

1999.

MODOOD T., Multiculturalism. A Civic Idea, Cambridge Mass., Polity, 2007. PAREKH B., Rethinking Multiculturalism: Cultural Diversity and Political Theory, Harvard

University Press, 2000. PHILLIPS A., Multiculturalism without Culture, Princeton University Press, 2007. TAYLOR C., Multiculturalisme. Différence et démocratie (trad. C. A. Canal), Champs Flammarion,

1997.

WIEVIORKA M., Une société fragmentée ? Le multiculturalisme en débat, La Découverte & Syros,

1997.

SAVIDAN, P. Le multiculturalisme, P.U.F « Que sais-je ? », 2010. SOSOE, L., Diversité humaine. Démocratie, multiculturalisme, et citoyenneté, L’Harmattan, 2003.

YOUNG I. M., Justice and the Politics of Difference, Princeton University Press, 1990. YOUNG I. M., Inclusion and Democracy, Oxford, Oxford University Press, 2000.

2. Spécialité « Philosophie Contemporaine »

Organisation des enseignements et horaires

Semestre 1

U.E.1 « Tronc commun » Semestre 1

1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1 2/ Langue vivante (SGEL)

U.E.2 « enseignements spécifiques » Semestre 1

2 matières au choix parmi :

Spécialité « Philosophie Contemporaine »

Philosophie de la connaissance et du langage

S. LAUGIER Gr 1

VENDREDI 16 – 18 H

Salle LALANDE

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R.

de CALAN Gr 2

VENDREDI 14 – 16 H

Salle HALBWACHS

 

Philosophie des religions

 
 

Ph. BÜTTGEN

LUNDI 8 H – 10 H

Salle LALANDE

 

Phénoménologie

G.

F.

DUPORTAIL

JEUDI 19 H 30 – 21 H 30

Salle CAVAILLES

 

Philosophie morale

 

J. REVEL

JEUDI 14 H 30 – 16 H 30

Salle HALBWACHS

 

Philosophie française contemporaine

 

Q.

MEILLASSOUX

VENDREDI 12 H – 14 H

Salle HALBWACHS

 

Philosophie de l’art

 

D. COHN

MARDI 16 H 30 – 18 H 30

Salle CAVAILLES

Semestre 2

U.E.1 « Tronc commun » Semestre 2

1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres spécialités du Master 1 2/ Langue vivante (SGEL)

U.E.2 « enseignements spécifiques » Semestre 2

2 matières au choix parmi :

Philosophie de la connaissance et du Langage

A.

CHARRAK

VENDREDI 14 H-16 H

Salle HALBWACHS

Philosophie des religions

Ph. BÜTTGEN

MERCREDI 8 H30-11 H

Salle LALANDE

Philosophie morale

D. KAMBOUCHNER

LUNDI 13 H30 – 15 H30

Salle LALANDE

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Philosophie et psychanalyse

G.F. DUPORTAIL

MERCREDI 14 H – 16 H

Salle D631

Philosophie française contemporaine

J.F. BRAUNSTEIN

MARDI 16 H30 – 18 H 30

Salle CAVAILLES

Philosophie de l’art

C. FRICHEAU

JEUDI 11 H – 13 H

Salle HALBWACHS

Descriptifs et bibliographies

Philosophie de la connaissance et du langage

S1 Sémantique et épistémologie Sandra LAUGIER

On examinera la théorie de l’image chez Wittgenstein ; la théorie de la signification empirique, de Carnap et Schlick à Quine ; l’épistémologie naturalisée et la relativité ontologique chez Quine ; les paradigmes chez Kuhn, afin de retracer l’histoire contemporaine du rapport entre sens et expérience.

Bibliographie

Chapuis D. Le sens à l’épreuve de l’expérience, Vrin Kuhn T. La structure des révolutions scientifiques, Champs, Flammarion Laugier S. et P. Wagner (éds.), Philosophie des sciences, vol. 1-2, Paris, Vrin. Laugier S. et S. Plaud (dir.) La Philosophie analytique, Ellipses, 2011 Laugier S. Wittgenstein, Les sens de l’usage, Vrin Quine, W.V. Du point de vue logique, tr. fr. Vrin, 2003 Quine, W.V. Relativité de l’ontologie, tr. fr. Aubier Flammarion, 2004.

S1, S2 Les enjeux de la mécanique : philosophie et histoire des sciences Ronan DE CALAN S1, André CHARRAK S2.

Ce cours s’adresse à tous les étudiants désireux de se former aux bases de l’épistémologie historique et de l’histoire des sciences – il constitue en outre une (re)mise à niveau dans ces domaines pour les étudiants désireux de passer les concours d’enseignement. La mécanique qui, comme on le verra, a la première sollicité, par les problèmes spécifiques qu’elle posait, une approche historienne en épistémologie, sera placée au centre de ce travail, dont voici le plan général :

1. Introduction générale. Pour une épistémologie historique

[On ira ici au-delà de l’invocation d’un style français de l’épistémologie historique, pour assigner à cette problématique historique d’autres origines, notamment allemande. On examinera aussi les versions contemporaines de cette tradition, et ses nouveaux problèmes.]

2. L'invention épistémologique : le cas de la statique

[Partant d’une controverse célèbre entre Mach et Duhem sur le statut de la statique, on en réactualisera l’interprétation pour se confronter ensuite aux principales sources alléguées : antiques, classiques et modernes.]

3. Le principe de relativité et ses enjeux pour la théorie de la connaissance

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[À partir d'un examen de la transposition de la relativité de l'astronomie calculatoire à la mécanique, c'est- à-dire de Copernic à Galilée, on s'interrogera sur la constitution de ce corps d'hypothèses en un véritable principe et sur les interprétations concurrentes dont il est susceptible. L'enjeu sera de montrer que des thèses fondamentales et générales sur les conditions de la connaissance sont indexées sur ces choix interprétatifs et s'éclairent notablement selon eux.]

Bibliographie

Archimède, Œuvres, Les Belles Lettres. Copernic, Des révolutions des orbes célestes, livre I er , introduction, traduction et notes par Alexandre Koyré, Paris, Libraire Félix Alcan, 1934. Stévin, L’art pondéraire ou la statique, en ligne. Lagrange, Mécanique analytique, en ligne. Galilée, Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, trad. R. Fréreux, Paris, Le Seuil, 1992.

E.

Mach, La mécanique, J. Gabay.

P.

Duhem, Les origines de la statique, en ligne ; La théorie physique, Vrin.

B.

Russell, La Méthode scientifique en philosophie, Paris, Payot, 2002.

M. Schlick, Théorie générale de la connaissance, trad. Ch. Bonnet, Paris, Gallimard, 2009.

A. N. Whitehead, Le Concept de nature, trad. J. Douchement, Paris, Vrin, 2006

La Science et le monde moderne, trad. P. Couturiau, éd. du Rocher, Monaco, 1994

M. Clavelin, La Philosophie naturelle de Galilée, Paris, Albin Michel, 1968, rééd. 1996.

F. Balibar, Galilée, Newton lus par Einstein. Espace et relativité, Paris, P.U.F., 1984.

J.-J. Szczeciniarz, Copernic et la Révolution copernicienne, Paris, Flammarion, 1998.

Philosophie des religions Philippe BÜTTGEN

S1 Un seul Dieu ? Le monothéisme, problème philosophique

Pourquoi un Dieu plutôt que plusieurs ? Il ne s’agira pas d’explorer pour eux-mêmes les arguments produits par les théologies (juive, chrétienne et musulmane) pour justifier ce décompte finalement assez curieux du divin. On s’interrogera sur les raisons qui ont transformé ces arguments en un problème philosophique dont l’actualité n’a cessé de rebondir depuis les années 1930. La nature exacte de ce problème (historique, politique, psychique) nous occupera au même titre que le concept par lequel on a pris l’habitude de l’approcher : le « monothéisme », dénomination récente d’une manière particulière de penser l’universel, la vérité et leurs conséquences.

Bibliographie préparatoire

Jan Assmann, Le Prix du monothéisme, Paris, Aubier (Collection historique), 2007. Étienne Balibar, « Note sur l’origine et les usages du terme “monothéisme” », Critique, 704-705, janvier- février 2006 (Dieu), p. 19-45.

Sigmund Freud, L’Homme Moïse et la religion monothéiste, tr. fr. J.-P. Lefebvre, Paris, Seuil (Points-Essais),

2012.

Erik Peterson, Le monothéisme : un problème politique et autres traités, tr. fr. A.-S. Astrup, Paris, Bayard,

2007.

S2 « Qu’est-ce que la vérité ? » Les doctrines religieuses et la nature du vrai

La présence, dans le Nouveau Testament, d’une question « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18, 38, question de Ponce Pilate à Jésus) ne préjuge pas certainement pas du caractère spéculatif des textes dits « sacrés ». Elle montre en revanche que la question du vrai est posée aussi intensément dans les doctrines religieuses

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qu’elle peut l’être en philosophie, mais qu’elle est posée autrement. C’est cette différence qu’on explorera, à partir de ce que les textes définis comme révélés permettent de reconstituer d’une doctrine de la vérité en chacun d’eux. Le séminaire examinera ce que les religions disent de la vérité : sa nature, mais aussi sa possession et ses effets.

Bibliographie préparatoire

Michel Henry, C'est moi la vérité. Pour une philosophie du christianisme, Paris, Seuil, 1996. Traduction Œcuménique de la Bible. Le Coran, tr. fr. D. Masson, Paris, Gallimard/Folio.

Phénoménologie Guy Félix DUPORTAIL

S1 Introduction à la Phénoménologie

Il s’agira tout d’abord de lire et de découvrir - paragraphe par paragraphe - les Méditations Cartésiennes de Husserl. Ce dernier considérait en effet ses Méditations comme une introduction au champ nouveau qu’il venait de fonder. Suivant le fil des conférences que Husserl donna en Sorbonne en 1929, plusieurs thèmes caractéristiques de l’école phénoménologique seront abordés : les réductions phénoménologiques et eidétiques, l’ego transcendantal, le statut de l’objet intentionnel, les structures de la conscience, l’idée de constitution, la constitution d’autrui, etc. Au-delà de l’initiation à un paradigme philosophique majeur du XX è siècle, nous nous attarderons plus particulièrement sur la notion même d’expérience phénoménologique, et reviendrons sur l’évolution de la méthode qui constitue le cadre de cette expérience. Depuis la réduction transcendantale de Husserl, jusqu’à la critique de la réduction au nom de l’έποχή (Patočka), via la réduction ontologique de Heidegger, dans ce jeu croisé de la réduction sans έποχή, de l’έποχή sans réduction et de l’έποχή avec réduction, nous nous demanderons ce que doit être l’expérience phénoménologique pour rendre possible de telles variations.

Bibliographie sommaire

E.Husserl, Méditations Cartésiennes (Vrin) ; Martin Heidegger, Être et Temps (Gallimard) ; J. Patočka, Introduction à la phénoménologie (Millon), J.-F. Lavigne, Husserl et la naissance de la phénoménologie (PUF) ; M. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception (Gallimard) ; R. Bernet, La vie du sujet (PUF) ; Husserl, collectif sous la direction de J. Benoist (Cerf) ; J.-L. Marion, Réduction et donation (PUF) ; Renaud Barbaras, Vie et Intentionnalité (Vrin).

Philosophie et psychanalyse Guy Félix DUPORTAIL

S2 L’Éthique de la psychanalyse et la question du mal

Lacan avait l’intention d’établir lui-même le texte du séminaire VII (1959-60) intitulé L’Éthique de la psychanalyse, ce qui indique qu’il souhaitait l’intégrer à son œuvre écrite. Ce projet non réalisé par Lacan distingue après coup le séminaire VII. Faisant suite au séminaire consacré au désir et à son interprétation, le séminaire VII reprend la question du désir sous un angle inattendu, celui de l’éthique. L’expérience analytique est nécessairement confrontée à l’expérience morale : l’attrait de la faute, le sentiment de culpabilité, l’impératif du surmoi, sont autant de données incontournables dans le discours du patient. Au fil des chapitres, en reprenant certaines des grandes figures de la tradition de la philosophie morale (d’Aristote à Freud via l’utilitarisme de Bentham, la raison pratique de Kant et l’immoralisme de Sade), L’Éthique de la psychanalyse fraye alors un chemin médiant entre la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel et le Moïse de Freud. Aucune synthèse dans ce geste, mais plutôt repérage de la nouveauté historique du regard de Freud en matière d’éthique. L’Ethique du désir (« ne pas céder sur son désir ») présuppose en effet que le sujet s’y retrouve non pas seulement dans la critique de l’État et du service des biens (sur le

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modèle d’Antigone), mais d’abord avec la réalité, la fiction, et la quête du bonheur. Autrement dit, l’éthique

de la psychanalyse consiste pour chaque individu en un repérage du réel qui permettra la distinction au plan de son existence de ce dont Lacan entreprend, lui, au plan théorique, la distinction catégoriale : le réel, le symbolique et l’imaginaire. Il s’agit là d’un repositionnement radical des problèmes éthiques traditionnels à partir de la Métapsychologie de Freud et des analyses du Malaise dans la civilisation : le repérage du réel par la voie du langage (éthique du bien dire) prend le pas sur la quête du bonheur et la visée du Bien. Il n’y a pas de souverain bien selon Lacan. Une fois explicitée la nouveauté philosophique du propos lacanien à travers l’examen de ses réponses à quelques-unes des questions cruciales de la philosophie morale (le Souverain Bien, l’acte akratique, l’opposition du juste et du bien, le calcul des plaisirs), nous nous demanderons si le rapprochement de Kant avec Sade est à même d’éclairer la pathologie de la conscience morale telle que l’a décrite Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal. Autrement dit, les lumières de la raison analytique peuvent-elles élucider le retournement où la loi morale devient impératif d’extermination, selon une exigence de sacrifice émanant d’un dieu obscur ou d’un État totalitaire ? Dans sa conscience aiguë de la crise de l’éthique (téléologique ou déontique) l’analyse du rapport du désir à sa Chose nous donne-t-elle la clef du paradoxe de la loi, paradoxe dont la cruauté du surmoi envers l’innocent est l’illustration intérieure ? Désigne-t-elle alors, à la manière d’un Kierkegaard, un au-delà de l’éthique ? La référence à la sublimation et aux règles de l’amour courtois nous indiquera où chercher les réponses à ces

questions.

Bibliographie

Freud, Malaise dans la civilisation, L’Homme Moïse et le monothéisme, Totem et Tabou ; Lacan, L’Éthique de la psychanalyse, Écrits ; Hegel, Phénoménologie de l’Esprit ; Aristote, Éthique à Nicomaque ; Kant, Critique de la raison pratique ; Bentham, Essays on Fiction ; Sade, La philosophie dans le boudoir; Kierkegaard, Les trois stades sur le chemin de la vie ; Arendt, Eichmann à Jérusalem. Il est recommandé de commencer par lire L’Éthique à Nicomaque d’Aristote en parallèle avec le Malaise dans la Civilisation de Freud.

Philosophie morale

S1 Éthique, modes de vie et morales du quotidien Judith REVEL

On cherchera à comprendre dans quelle mesure l’articulation de la dimension éthique de la pratique de soi à celle, politique, du vivre-ensemble, implique la résolution d’un problème que l’on pourrait désigner comme le passage du je au nous. Revenant sur un certain nombre de formulations, en particulier dans la philosophie antique, où le « nous » est en réalité présupposé en amont de toute pratique de soi, on essaiera de comprendre ce qui se passe quand la constitution d’un « nous » est au contraire identifiée comme le véritable but de la pratique éthique. Ce tournant politique de l’éthique, très évident dans certaines problématisations contemporaines, sera en particulier examiné à partir des analyses foucaldiennes du rapport à soi et aux autres, d’une part, et des réflexions produites par le perfectionnisme moral de l’autre.

Bibliographie indicative (une bibliographie plus précise, avec la pagination précise des textes étudiés, sera donnée en début de cours)

P.

Hadot, Qu’est-ce que la philosophie antique?, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1995 ;

P.

Hadot, A. I Davidson, J. Carlier, La Philosophie comme manière de vivre. Paris, Albin Michel, 2002 (réed.

Livre de Poche/Biblio Essais, 2003) ;

P.

Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, Paris, Albin Michel, 2002 ;

M.

Foucault, Histoire de la sexualité, vol. 2: L’Usage des plaisirs, Paris, Gallimard, 1984 ;

M.

Foucault, Histoire de la sexualité, vol. 3: Le Souci de soi, Paris Gallimard, 1984 ;

M.

Foucault, Le Gouvernement de soi et des autres. Cours au Collège de France 1982-1983, Paris, Hautes

Études-Gallimard-Seuil, 2008 ;

M. Foucault, Le Courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II, 1983-1984, Paris, Hautes

Études-Gallimard-Seuil, 2009 ;

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Sandra Laugier (dir.), La Voix et la vertu. Variétés du perfectionnisme moral, Paris, PUF, coll. « Ethique et philosophie morale », 2010 ;

R.

W. Emerson, La Confiance en soi et autres essais, Paris, coll. « Rivages poche/Petite Bibliothèque », 2000 ;

R.

W. Emerson, Société et Solitude, Paris, coll. « Rivages poche/Petite Bibliothèque », 2010 ;

S.

Cavell, « Conditions nobles et ignobles » et « Statuts d’Emerson. Constitution, philosophie, politique » in

Qu’est-ce que la philosophie américaine ?, trad. fr. C. Fournier et S. Laugier, Paris, Gallimard, coll. « Folio »,

2009.

Denis KAMBOUCHNER S2 L’idéal de l’éducation À quoi une éducation conséquente devrait-elle tendre, et que serait une éducation accomplie ? La question, abondamment discutée dans la tradition classique, est aujourd’hui très peu traitée. Il convient de s’interroger sur ce délaissement, en relation avec les transformations sociales et culturelles du XXe siècle

et avec la crise des modèles classiques de l’éducation. Le cours partira de la théorie la plus influente du XXe siècle, celle de John Dewey (1859-1952), et examinera notamment l’opposition entre éducation conservatrice et éducation progressive. Il organisera une série de confrontations débouchant sur un bilan

critique.

Bibliographie

Textes Dewey (J.), Démocratie et éducation, suivi de Expérience et éducation (Armand Colin) Bergson (H.), Écrits philosophiques (PUF-Quadrige) ; à défaut, Le bon sens et l’esprit français (Mille et une nuits). Freud (S.), Le Malaise dans la culture (GF) Alain, Propos sur l’éducation suivi de Pédagogie enfantine (PUF-Quadrige) Arendt (H.), La Crise de la culture (Folio essais)

Lectures complémentaires Blais (M.-C.), Gauchet (M.), Ottavi (D.), Conditions de l’éducation (Stock) Durkheim (E.), L’évolution pédagogique en France (PUF-Quadrige) Garin (E.), L’Éducation de l’homme moderne (Le Livre de Poche – Pluriel) Lasch (C.), La culture du narcissisme (Climats) Strauss (L.), Le libéralisme antique et moderne (PUF)

Philosophie française contemporaine

S1 Les conditions ontologiques de la contingence Quentin MEILLASSOUX

Nous poursuivrons dans ce cours une enquête, amorcée en 2006 dans Après la finitude, concernant la possibilité d'élaborer un concept spéculatif de la contingence, concept que nous examinerons en le confrontant à celui d'événement théorisé par Alain Badiou. On tentera, pour ce faire, de montrer d'abord que la contingence ne s'oppose pas inévitablement à l'idée de rationalité, en soutenant que la contingence de l'étant suppose des conditions non-quelconques, accessibles à une ontologie argumentée. La recherche commencera par une série de distinctions liminaires entre contingence, "précarité", "facticité", "factualité", visant à délimiter au plus juste le domaine de l'investigation. Elle tâchera ensuite de rapprocher, selon une procédure qui sera explicitée en sa méthode, un concept de contingence ainsi précisé avec des notions telles que la consistance, la non-contradiction, la distinction type-token, et le signe dépourvu de sens tel que le formalisme mathématique peut en faire, depuis Hilbert, un usage réglé. On pourra ainsi saisir les points de rapprochement ou de divergence entre l'idée de "contingence spéculative" ainsi poursuivie, et celle de "vérité post-événementielle" théorisée dans L'Être et l'événement.

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Bibliographie

- Alain Badiou, L'être et l'événement, éd. du Seuil, Paris, 1988.

- Jacqueline Boniface, Hilbert et la notion d'existence en mathématiques, Vrin, Paris, 2004.

-Newton C.A. Da Costa, Logiques classiques et non-classiques. Essais sur les fondements de la logique, trad. par Yves Béziau, Masson, Paris, 1997

- Quentin Meillassoux, Après la finitude. Essai sur la nécessité de la contingence, éd. du Seuil, Paris, 2012 (seconde édition augmentée). -Wetzel, Linda, "Types and Tokens", The Stanford Encyclopedia of Philosophy (Spring 2011 Edition), Edward N. Zalta (ed.), <http://plato.stanford.edu/archives/spr2011/entries/types-tokens/>.

S2 Auguste Comte : philosophie de la médecine et biopolitique Jean-François BRAUNSTEIN

Le système de Comte s’organise autour d’une véritable « philosophie de la médecine », qui n’est cependant thématisée que dans le Système de politique positive et les « Lettres sur la maladie ». La médecine n’est plus une simple application de la biologie, comme elle l’était dans le Cours de philosophie positive : Comte oppose même les « dignes praticiens » synthétiques, « précurseurs naturels du sacerdoce sociocratique »,

c’est-à-dire de la religion positiviste, aux « purs biologistes » matérialistes. C’est aussi chez Comte que le cerveau devient pour la première fois dans l’histoire un objet philosophique : l’âme est identifiée au cerveau mais la réciproque est également vraie. Faisant le lien entre biologie et sociologie Comte pense le cerveau dans des termes très modernes comme un « cerveau social ». Le cerveau est aussi au cœur de la très étrange religion comtienne, toute entière tournée vers un culte laïque de ces « morts vivants », qui doivent continuer de vivre en nos cerveaux jusqu’à ce que disparaisse le dernier cerveau du dernier

homme.

Cette philosophie de la médecine donne les clés d’une « réorganisation » de la société. Il s’agit à la fois de

« stabiliser » la société, entre révolution et conservation, mais aussi de transformer radicalement le « milieu humain » et de développer ce que Comte appelle une « biocratie », une politique de la vie, qui consiste en une « ligue des vivants » contre la nature inanimée.

Bibliographie (une bibliographie plus complète sera donnée en début d’année)

Comte Séparation générale entre les opinions et les désirs, 1819 ; Sommaire appréciation de l’ensemble du passé

moderne, 1820 ; Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société, 1822 ; Considérations philosophiques sur les sciences et les savants, 1825 ; Considérations sur le pouvoir spirituel, 1826 ; Examen du Traité de Broussais sur l’irritation, 1828. Textes reproduits au t. IV du Système de politique positive, epris dans A. Comte, Du Pouvoir spirituel, Pluriel, 1978. Cours de philosophie positive, 6 vol., Paris, 1830-1842, consultable sur Gallica. Une nouvelle édition est en cours chez Hermann. Discours sur l’esprit positif (1844), Vrin, 1995. Sur Classiques des sciences sociales. Discours sur l’ensemble du positivisme (1848), Garnier-Flammarion, 1999. Sur Classiques des sciences

sociales.

Système de politique positive, ou traité de sociologie instituant la religion de l’Humanité, 4 vol., 1851-1854. Sur Gallica.

M. Bourdeau, J.-F. Braunstein, A. Petit (éd.), Auguste Comte aujourd’hui, préface de M. Houellebecq, Kimé,

2003.

B.

Karsenti, Politique de l’esprit. Auguste Comte et la naissance de la science sociale, Hermann, 2006.

M.

Bourdeau, Les trois états. Science, théologie et métaphysique chez Auguste Comte, Le Cerf, 2006.

J.-F. Braunstein, La philosophie de la médecine d’Auguste Comte. Vaches carnivores, Vierge Mère et morts vivants, PUF, 2009.

L. Clauzade, L’organe de la pensée. Biologie et philosophie chez Auguste Comte, Presses Universitaires de

Franche-Comté, 2009.

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Philosophie de l’art

S1 Le goût, les sens et l’expérience Danièle COHN

Quelle place est réservée au goût et à la sensorialité dans les esthétiques contemporaines ? Les Lumières changent le statut de la connaissance sensible, en mettant l’expérience au centre de notre relation au monde, à nous-mêmes et à Dieu. Cette expérience est individuelle et collective, singulière et universellement partageable, elle n’est ni illusoire ni trompeuse. L’exercice du goût est au fondement de cette nouvelle conception de l’expérience. Le goût est entendu comme un organe sensoriel, une faculté de juger et un sensus communis. Qu’en est-il aujourd’hui ? En quoi les productions artistiques actuelles peuvent-elles nous éclairer ?

Bibliographie

Textes clés d’Esthétique, connaissance, art, expérience, réunis par D. Cohn et Giuseppe Di Liberti, Vrin Articles de L’Encyclopédie : Beau, Goût, Sensations. Hume, Essais sur l’art et le goût, Vrin. Kant Critique de la faculté de juger, Vrin.

S2 Qu’est ce qu’un art « décoratif » ? Les arts décoratifs du XVI au XXème siècle Catherine FRICHEAU

La question est d’abord de définition : celle de la différence entre le décor et l’ornement, entre les beaux- arts et les arts décoratifs, les arts décoratifs et les arts « mineurs » ou les arts « appliqués » etc. Outre ce problème de terminologie générale, on aura recours aux classifications artistiques : de Vasari à l’actuelle Union des Arts décoratifs, ce ne sont pas nécessairement les mêmes disciplines qui sont considérées comme « décoratives ». On ne manquera pas non plus d’observer que dans un système général des arts, les arts décoratifs ont pu ou non être regardés comme des arts « hybrides », par exemple chez Hegel. Notre enquête se fixera essentiellement à deux grandes périodes : le « grand Décor », dans la seconde moitié du XVIIème siècle, tel que mis en place par Charles Le Bru, à la fois Directeur de l’Académie et des Gobelins, et la période dite « Art déco » (1910-1930). Le matériel privilégie dans cette enquête sera le bâtiment et l’art des jardins On posera à partir de Riegl (Questions de style L’origine de l’art baroque à Rome ) la question de savoir si un art décoratif quel qu’il soit se caractérise par des propriétés formelles reconnaissables. D’une façon générale, la question du décor renvoie à celle d’un lieu spécifique capable par un éventuel jeu d’illusion d’induire des comportements appropriés (decorum ou théâtralité) (Goffman : La mise en scène de la vie quotidienne). On vérifiera l’hypothèse suivante : si l’ornement se définit par des caractéristiques formelles, le décor et tout art « décoratif » n’est-il pas sous-tendu par une manifestation volontaire de la fonction politique de l’art, de quelque nature que puisse en être l’explicitation ?

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4. Spécialité « LOPHISC »

Logique, philosophie des sciences, philosophie de la connaissance http://www.lophisc.org/

PRINCIPES DE LA FORMATION

La spécialité LOPHISC est un diplôme cohabilité Paris 1/Paris 4, associé par convention avec le diplôme LOPHISS de Paris 7 et l’École normale supérieure (Ulm). Son objectif est de donner une formation fondamentale de haut niveau, équilibrée et ouverte, dans les domaines de la philosophie des sciences, de la logique et de la philosophie de la connaissance, qui en constituent les trois parcours. La formation ménage aussi une place significative à l’histoire des sciences et aux études sociales sur les sciences, ainsi qu’à d’autres dimensions contemporaines des sciences, comme les approches cognitivistes. Elle s’adresse à des étudiants venant de cursus différents : philosophie, mais également sciences exactes, sciences de la vie et de la Terre, sciences humaines et sociales, sciences médicales, sciences de l’ingénieur. Une attention particulière est donnée à l’accueil des étudiants étrangers. Du fait de l’association de plusieurs établissements, les étudiants ont accès à un ensemble de compétences exceptionnellement étendu, tout en bénéficiant d’un encadrement personnalisé dans leur établissement d’inscription. Ils suivent un itinéraire adapté à leur formation et à leurs intérêts, qui les prépare aussi bien à un M2 et à une thèse qu’aux concours de

recrutement, ou encore à toute une gamme de métiers à l’interface de la philosophie et des sciences et technologies. Au cours de leurs études de master, ils ont accès aux meilleures équipes de recherche, tant dans les spécialités philosophiques et historiques du secteur que dans des domaines interdisciplinaires en plein développement, comme les sciences cognitives (accès à certains enseignements du master de sciences cognitives ENS/EHESS/Paris René Descartes), les sciences sociales, l’environnement, la santé. Les universités Paris 1 et Paris 4 offrent trois parcours

:

Logique (Paris 1).

Philosophie des sciences (Paris 1). En M2, ce parcours comporte deux options :

• Philosophie et histoire de la physique ;

• Philosophie et histoire de la biologie.

Philosophie des sciences et de la connaissance (Paris 4). Ce parcours comporte deux options :

Option A, Philosophie et histoire des sciences ;

Option B, Philosophie de la connaissance et du langage.

Voir le livret spécifique du LOPHISC : www.lophisc.org

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Dossier de candidature pour une inscription en Master recherche 1

Fiche de spécialité (téléchargeable depuis le site web de l’UFR 10), dûment remplie

Cette fiche, destinée à faciliter l’orientation des étudiants, à lire et remplir attentivement, est disponible au secrétariat du master 1. Il faut obligatoirement y joindre un projet de recherche personnelle (une page) qui précise le domaine dans lequel l’étudiant souhaite engager sa recherche en M1. Tout dossier de candidature où ne figurerait pas un tel projet ne serait pas considéré.

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PRÉSENTATION DU TER (MÉMOIRE)

LE PAPIER

Utilisez tout papier blanc de bonne qualité : tout grammage inférieur au grammage d’usage courant (80g) doit être évité.

FORMAT ET PRÉSENTATION

Le travail d’études et de recherche comprend une cinquantaine de pages environ. Le format imposé pour le texte et recommandé pour les illustrations est le format A4 (21,0 x 29,7 cm) Pour permettre une bonne lecture, il est indispensable : -que le texte soit imprimé sur le recto seulement; -que le texte soit présenté en interligne double (les notes infrapaginales peuvent être présentées en interligne simple); -qu’une marge suffisante soit laissée pour permettre une bonne reliure et une bonne reprographie (4cm à gauche pour la reliure, 3 cm à droite). Le texte devra être lisible (évitez les photocopies de mauvaise qualité). Consultez des mémoires déjà soutenus.

GRAPHIQUES, TABLEAUX, DIAGRAMMES, CARTES

Pour les illustrations de ce type, il est préférable d’utiliser des documents « au trait », sans aplats de couleur, ni dégradés du noir au blanc.

L’illustration s’appuiera donc sur l’utilisation de symboles (par exemple, chiffres ou lettres romaines dans les diagrammes) ou de tracés au trait (par exemple, pointillés ou croisillons en cartographie).

PHOTOGRAPHIES

Dans toute la mesure du possible, les documents photographiques devront être nettement contrastés.

PAGE DE TITRE DU MÉMOIRE

La page de titre doit apporter une information pertinente, lisible et complète. Indiquez clairement sur la couverture et la page de titre le nom de l’université, celui de l’UFR dans laquelle est soutenue la thèse et la spécialité de celle-ci. Mentionnez de même le nom du directeur de recherche, et l’année de production. Vérifiez également qu’il n’y a pas de confusion possible entre les nom et prénom de l’auteur, en particulier dans le cas des noms étrangers. Le prénom figurera en minuscules, le nom de famille en majuscules.

NOTES Les notes doivent être placées en bas de page.

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RÉFÉRENCES Les références des publications citées sont données avec précision dans une « bibliographie » placée à la fin du mémoire, avant la table des matières, Dans l’hypothèse (non nécessaire et non souhaitable dans la plupart des cas) où vous souhaitez faire figurer les références de textes utilisés, mais non cités dans le corps du texte, vous ferez deux sous-rubriques. « Textes cités » et « Autres textes consultés ». En règle générale, les directeurs de recherche exigent que la liste des textes cités dans le cours du développement et celle des références données en bibliographie correspondent exactement. Pour l’histoire de la philosophie, on distingue entre les textes étudiés et les études citées ou consultées. On peut également prévoir une rubrique « Usuels » (pour les dictionnaires spécialisés, index, etc.). Lorsqu’il existe une édition de référence pour les textes étudiés, ces textes sont autant que possible cités dans cette édition. Lorsque le mémoire se réfère à des textes non publiés (manuscrits, site internet, etc.) vous disposerez vos références des textes cités ainsi : 1) sources non publiées 2) sources publiées. Le cas échéant une troisième rubrique séparée sera ajoutée pour les sources internet.

TABLE DES MATIÈRES Elle est constituée par :

-la liste des titres des chapitres ou sections (divisions et subdivisions avec leur numéro), accompagnée de leur pagination,

-la liste des documents annexés à la thèse (le cas échéant), qui doit être placée à la fin de la table des matières (les annexes sont insérées après la conclusion du mémoire, sur des pages bien différenciées, et avant la table des matières).

LISTE DES ILLUSTRATIONS Si le mémoire contient des illustrations, graphique, tables, etc., donner une liste. Chaque item contiendra l’information suivante : n° de la figure (par exemple « Figure 1 »), et l’origine du contenu de la figure (un livre, un autre document, ou si l’illustration est de l’auteur quelque chose du genre « graphique de l’auteur », ou « illustration de l’auteur », « tableau établi par l’auteur », …). La liste des illustrations est placée sur une (des) page(s) séparées, immédiatement avant la table des matières. Elle est indiquée dans la table des matières.

NUMÉROTATION DES PAGES Chaque page de votre manuscrit doit être numérotée. La pagination est continue : elle commence en page 2 (page qui suit la feuille de titre) et s’achève en dernière page. La page de titre répète la page de couverture. C’est la page n°1, mais elle n’est pas indiquée comme telle.

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CALENDRIER DE L'ANNÉE UNIVERSITAIRE 2013-2014

Rentrée lundi 16 septembre 2013

1er semestre

- 13 semaines de cours :

du lundi 16 septembre au samedi 26 octobre 2013

du lundi 4 novembre au samedi 21 décembre 2013

1ère session d'examens du 1er semestre, évaluation et orientation

- du lundi 6 janvier 2014 au samedi 18 janvier 2014

2ème semestre

- 12 semaines de cours :

du lundi 20 janvier au samedi 12 avril 2014

1ère session d'examens du 2ème semestre

du lundi 28 avril au mardi 13 mai 2014

Session de rattrapage

- 1 semaine pédagogique

du mardi 10 juin au samedi 14 juin 2014

Examens

du lundi 16 juin au samedi 5 juillet 2014

-----------------------------------

Vacances universitaires 2013-2014 :

TOUSSAINT : du samedi 26 octobre 2013 au soir au lundi 4 novembre 2013 au matin

NOËL : du samedi 21 décembre 2013 au soir au lundi 6 janvier 2014 au matin

PRINTEMPS : du samedi 12 avril 2014 au soir au lundi 28 avril 2014 au matin

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ADRESSES UTILES

UFR de Philosophie :

Bureau du MASTER 1 – Mme Malika LAZAAR 17 rue de la Sorbonne -75231 Paris cedex 05 Tél. 01 40.46.27.91 -Fax 01 40 46 31 57 E Mail : philom1@univ-paris1.fr Lundi, mardi, jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h ; fermé le mercredi et le vendredi toute la journée.

Service des Inscriptions Administratives :

Centre Pierre Mendès France, 11 e étage ascenseur jaune, 90 rue de Tolbiac -75013 Paris Tél. 01 44 07 89 23 ou 01 44 07 89 73/89 74

Service d’accueil et d’orientation des Étudiants Étrangers ERASMUS/SOCRATES :

58 boulevard Arago 75013 PARIS Tél. 01 44 07 76 72 -Fax 01 44 07 76 76 Du lundi au vendredi de 10H à 12H et de 14H à 16H

Service des Bourses :

Centre Pierre Mendès France, Bureau C 8 01, 90 rue de Tolbiac -75013 Paris Tél. 01 44 07 88 33 ou 01 44 07 86 93 ou 01 44 07 86 94 Les lundis, mardis, jeudis, vendredis de 9h30 à 12h et de 14h à 16h

Service Orientation Documentation et Insertion Professionnelle (SODIP): Centre Pierre Mendès France, 90 rue de Tolbiac -75013 PARIS Tél. 01 44 07 88 56 ou 01 44 07 88 36 Fax 01 44 07 88 07

Service de La Vie Étudiante :

Aides aux démarches (minitels et bornes internet pour les inscriptions administratives consultation des résultats de concours et examens), -fichiers annonces de stages, emplois. RDC dans La Cour d’Honneur, 12 Place du Panthéon -75005 PARIS Tél. 01 44 07 77 64

Service Informatique pour la recherche et l’enseignement :

Salles informatiques en libre-service à disposition des étudiants : Centre Sorbonne – Salle Info 04, escalier O, sous-sol, Centre Panthéon – Escalier G, entresol. Informations détaillées : http://crir.univ-paris1.fr

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Service des langues (SGEL)

LANGUES VIVANTES : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, français langue étrangère, italien,

japonais, portugais et russe

LANGUES ANCIENNES : grec, latin et hittite

Deux semestres de 12 séances hebdomadaires chacun.

Le choix de la langue est libre. Le FLE (français langue étrangère) est réservé aux étudiants étrangers non francophones. Pour mieux connaître l’offre dans les différentes langues, il est recommandé de consulter le site du SGEL, sur lequel sont indiqués des descriptifs des enseignements, ainsi que des ressources pédagogiques divers.

Enseignement par groupes de niveaux. Choix du niveau d’après la grille européenne. Du Niveau 1 ( initiation ) au Niveau 6 (excellente maîtrise syntaxique et lexicale de la langue) Des tests électroniques sont disponibles pour certaines langues. Cf. le site du SGEL :

http://langues.univ-paris1.fr

Le niveau sera indiqué sur le diplôme (par exemple : Niv 3/6)

Les niveaux 5 et 6 sont parfois orientés vers une application à la discipline, notamment en anglais. Un descriptif spécifique est souvent indiqué à côté de l’horaire du TD. Le contrôle continu est vivement conseillé. Inscription en ligne en septembre sur « Reservalang » à partir du site du SGEL. Lire attentivement au préalable les conseils affichés sur le site, ainsi que le règlement de contrôle des connaissances et aptitudes. Pour toute précision supplémentaire, cf. site du SGEL :

http://langues.univ-paris1.fr

Secrétariat du SGEL : bureau A702 centre PMF

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BIBLIOTHEQUE DE L’UFR DE PHILOSOPHIE

La bibliothèque de philosophie dessert les besoins documentaires des étudiants de l’UFR de philosophie à partir du niveau L3.

Les disciplines couvertes par les collections sont celles des enseignements de l’UFR :

- Philosophie

- Logique

- Sociologie

Les collections en chiffres :

- 25000 ouvrages

- 60 titres de périodiques (dont 4 vivants)

- Mémoires de maîtrise, de DEA et de M2 de l’UFR

Communication des collections :

- Un catalogue informatisé permet d’identifier et de localiser les ouvrages : http://catalogue.univ-

paris1.fr.

- Les ouvrages sont communiqués sur demande. Ils peuvent être empruntés.

Documentation électronique :

- Postes d’accès aux ressources électroniques disponibles dans la bibliothèque.

- Possibilité de consulter à distance les ressources électroniques (monographies, périodiques, articles) à l’adresse suivante : http://domino.univ-paris1.fr. Une authentification est demandée : entrer le login et mot de passe de votre boîte mél étudiante « Malix » de Paris 1. Cette dernière doit donc être préalablement activée.

- En cas de recherche infructueuse, possibilité d’accès à un autre portail « A to Z » depuis les postes de Paris 1 uniquement.

Informations pratiques

Site web de la bibliothèque : http://bib.univ-paris1.fr/philo.htm

de la bibliothèque : http://bib.univ-paris1.fr/philo.htm Du octobre à mai : du lundi au jeudi de 9h30

Du octobre à mai : du lundi au jeudi de 9h30 à 18h le vendredi de 9h30 à 17h

De juin à septembre

: du lundi au jeudi de 13h à 17h, le vendredi de 9h à 13h

Fermetures

:

congés de Noël, de printemps et de mi-juillet à fin août

Accès :

Centre Sorbonne Escalier C, 1 er étage, salle Cuzin 17, rue de la Sorbonne – 75005 PARIS

Tél.: 01.40.46.33.61 Fax : 01.40.46.31.57 Mél : philobib@univ-paris1.fr

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