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Notes de cours version 2.1 Capteurs industriels fondements physiques 2 è m e année Cycle

Notes de cours version 2.1

Capteurs industriels

fondements physiques

2 ème année Cycle d’Ingénieur (4 ème GE et GIL)

L. EL BAHIR

2011-2012

e année Cycle d’Ingénieur (4 è m e GE et GIL) L. EL BAHIR 2011-2012 ENSA

ENSA de Marrakech Université Cadi Ayyad

e année Cycle d’Ingénieur (4 è m e GE et GIL) L. EL BAHIR 2011-2012 ENSA

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Le texte de ces notes de cours est susceptible de contenir des erreurs ayant échappées

Le texte de ces notes de cours est susceptible de contenir des erreurs ayant échappées au contrôle de l’auteur. Les lecteurs sont priés de l’avertir le cas échéant. Merci.

elbahir@ensa.ac.ma

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

ConnaissancesConnaissancesConnaissancesConnaissances utilesutilesutilesutiles Bases en sciences fondamentales et appliquées.

ObjectifsObjectifsObjectifsObjectifs générauxgénérauxgénérauxgénéraux Cours théorique :

Principes physiques, technologies et caractéristiques des principaux capteurs industriels.

Conditionnement du capteur et des signaux mesurés.

Travaux pratiques :

Étalonnage de capteurs.

Mise en œuvre dans une chaine de mesure.

ContenuContenuContenuContenu

Introduction générale sur les capteurs : définitions, erreurs de mesure, étalonnage, linéarisation, conditionnement du signal, éléments d’une chaîne de mesure, symboles d’identification.

Capteurs de température.

Capteurs de position et déplacement.

Capteurs de force.

Capteurs d’accélération, vibrations et chocs.

Capteurs de vitesse, débit et niveau de fluides.

Capteurs de pression de fluides.

CompétencesCompétencesCompétencesCompétences viséesviséesviséesvisées Poser des choix et mettre en place des solutions pour une installation d'une chaîne de mesure.

RéférencesRéférencesRéférencesRéférences bibliographiquesbibliographiquesbibliographiquesbibliographiques [1] Les capteurs en instrumentation industrielle. Georges Asch et coll., éd. DUNOD [2] Traité de thermométrie par thermocouples et résistances, version 6.0. [3] Instrumentation industrielle. Michel Grout, éd. DUNOD. [4] Documents techniques de constructeurs.

EvaluationEvaluationEvaluationEvaluation Examen : épreuve écrite Rattrapage : épreuve oral

SupportsSupportsSupportsSupports dededede courscourscourscours Notes de cours.

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Chapitre 1

Généralités

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Table des matières

1 Introduction

7

2 Définitions

8

2.1 Capteur

8

2.2 Sensibilité

8

 

2.3 Seuil

9

2.4 Résolution

9

2.5 Capteurs

passifs

9

2.6 Capteurs

actifs

10

3 Erreurs de mesure

11

3.1 Définition

11

3.2 Fidélité – justesse - précision

11

4 Etalonnage du capteur

12

4.1

Etalonnage simple :

12

4.1.1 Étalonnage direct ou absolu

13

4.1.2 Étalonnage indirect ou par comparaison

13

4.2 Etalonnage multiple :

13

4.3 Validité d’un étalonnage

13

4.4 Linéarité

13

4.5 Meilleure droite

14

4.6 Ecart de linéarité :

14

4.7 Erreur de linéarité :

14

5 Rapidité – temps de réponse

15

6 Conditionneurs des capteurs passifs

16

7 Conditionnement du signal

16

8 Interface capteur/chaîne de mesure

17

9 Linéarisation

18

9.1

Linéarisation analogique à la source

19

9.1.1 Correction de la non-linéarités du capteur

19

9.1.2 Correction de la non-linéarité du conditionneur du capteur

20

9.2

Linéarisation numérique du signal

22

10 Amplification du signal et réduction de la tension de mode commun

22

10.1

La tension de mode commun : définition et origines

22

10.1.1 Tension de mode commun due à l’alimentation

23

10.1.2 Tension de mode commun de masse

24

11 Instrumentation dans les processus industriels

24

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

 

11.1

Symboles d’identification

24

11.1.1 Types de lignes de transmission :

26

11.1.2 Alimentations

 

27

11.1.3 Bulles (symboles géométriques)

27

11.1.4 Mesure de débit

 

27

11.1.5 Actionneurs

27

11.1.6 Fonctions

28

11.2

Transmissions normalisées

29

12

Annexes :

29

 

12.1

Approximation par les moindres carrés

29

12.1.1 Rappel

 

29

12.1.2 Cas particulier

30

12.2 Complément sur les amplificateurs

32

12.3 Amplificateur différentiel et taux de réjection du mode commun

32

12.3.1 Conditions d’utilisation de l’amplificateur différentiel

33

12.3.2 Amplificateur d’instrumentation

34

12.3.3 Amplificateur

d’isolement

36

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Chapitre 1 : Généralités

1111

IntroductionIntroductionIntroductionIntroduction

Les techniques de mesure ont été d'une immense importance depuis le début de la civilisation humaine, lorsque les mesures ont d'abord été nécessaires pour réglementer le transfert de marchandises dans le commerce afin d'assurer l’équité des échanges. La révolution industrielle au cours du XIX siècle a entraîné une évolution rapide des nouveaux instruments et des techniques de mesure pour satisfaire les besoins des techniques de production industrialisées. Depuis ce temps, il y a eu une croissance importante et rapide de nouvelles technologies dans l'industrie. Cela a été particulièrement évident au cours de la dernière partie du XXe siècle, grâce à l'évolution de l'électronique en général et des ordinateurs en particulier.

La croissance massive de l’utilisation des ordinateurs dans le domaine de la commande et la supervision des processus industriels a engendré une croissance parallèle de la nécessité d'instruments pour mesurer, enregistrer et commander les différentes grandeurs des processus automatisés (commande automatique des processus industriels, véhicules de transport, contrôle de qualité, énergie, environnement, équipements domestiques, …).

Les techniques et les instruments de mesure qui doivent à la fois être de plus en plus performants, précis et bon marché, continuent toujours de faire l’objet de nombreuses recherches. On voit ainsi apparaitre des instruments, dits intelligents, capables de stocker des données, de faire des calculs et d’intégrer diverses fonctionnalités.

Dans le cadre de ces notes de cours, nous allons nous limier à certains aspects du sujet, notamment les principes physiques, les technologies et les caractéristiques des principaux capteurs industriels ainsi que le conditionnement de capteurs et des signaux mesurés. Ce qui aidera l’étudiant à mieux comprendre l’interaction des différents éléments d’une chaine de mesure et de pouvoir également poser des choix en fonction des exigences et des contraintes pratiques.

Le point de départ dans le choix de l'instrument le plus approprié pour mesurer une grandeur physique donnée dans une application donnée est la spécification de ses caractéristiques nécessaires. En particulier la précision de mesure souhaitée, la résolution, la sensibilité, les performances dynamiques, et les dimensions. Il est également essentiel de connaître les conditions environnementales auxquelles l’instrument sera soumis. Ce qui permet d’éliminer certains types d’instruments ou de renforcer leur protection. Il convient également de noter que la protection diminue la performance de certains instruments, notamment en termes de leurs caractéristiques dynamiques (par exemple, les gaines protégeant les thermocouples et sondes à résistance réduisent leur temps de réponse).

Le coût d'un instrument est très fortement corrélé avec ses performances. L'augmentation de la précision ou la résolution, par exemple, ne peut se faires sans l'augmentation son coût de fabrication. Le choix des instruments doit donc passer par la spécification des caractéristiques minimales requises par une situation de mesure, puis procéder à une rechercher comparative dans les catalogues des fabricants. Il faut noter que, choisir un instrument ayant des caractéristiques supérieures à celles nécessaires n’est autre chose que payer plus pour un surplus de performances non nécessaire.

En résumé, le choix des instruments est un compromis entre la performance, la robustesse, les exigences d'entretien et le coût d'achat. Pour faire une telle évaluation correctement, l'ingénieur doit avoir une large connaissance de l'éventail des instruments disponibles pour la

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

mesure des grandeurs physiques en question et doit également avoir une compréhension

profonde de la façon dont les caractéristiques des instruments sont affectés par des situations

de mesure et des conditions particulières d'exploitation.

2222

DDéfinitionDDéfinitionéfinitionséfinitionsss

2.12.12.12.1 CapteurCapteurCapteurCapteur

Un capteur est un système qui transforme une grandeur physique m (qu’on appelle le mesurande) généralement non électrique à mesurer (pression, température, déplacement, humidité, …) en une grandeur de nature (généralement) électrique s (charge, tension,

courant, impédance, …). C’est un organe de saisie d'informations considéré comme le premier maillon de toute une chaîne de mesure, partant de données brutes, passant par une succession

de traitements analogiques et numériques pour obtenir en fin une mesure exploitable.

F m s Capteur
F
m s
Capteur

Figure 1 : Représentation schématique d’un capteur

Les valeurs du signal s doivent permettre de connaître celles de la grandeur physique m via une relation

s = F(m)

(1.1)

résultant des lois physiques régissant le fonctionnement du capteur.

Pour un ensemble de valeurs de m connues (m 1 , m 2 , m 3 , …) avec précision, on mesure les valeurs correspondantes de s (s 1 , s 2 , s 3 , …); ce qui permet de tracer ce qu’on appelle

la courbe d’étalonnage.

A partir de cette dernière, on peut associer

à toute valeur mesurée s x de s une valeur

m x qui détermine la grandeur physique m.

s s 2 s x s 2 s 1 m 1 m 2 m x
s
s
2
s
x
s
2
s
1
m 1
m 2
m x
m 3
m

Figure 2 : Caractéristique statique d’un capteur

2.22.22.22.2 SensibilitéSensibilitéSensibilitéSensibilité

Pour des raisons de facilité d’exploitation, on s’efforce de réaliser le capteur (ou du moins de l’utiliser) en sorte qu’il établisse une relation linéaire entre les variations s de la grandeur de sortie et celles m de la grandeur d’entrée

s = Sm

(1.2)

S est la sensibilité du capteur (généralement fournie par le constructeur). Elle permet à l’utilisateur

- d’estimer l’ordre de grandeur de la réponse du capteur, connaissant l’ordre de grandeur de la variation de la grandeur physique mesurée.

- de choisir le capteur de façon que la chaîne de mesure dans son ensemble satisfasse aux conditions imposées.

ExempleExempleExempleExemple dededede principeprincipeprincipeprincipe dededede capteurcapteur:capteurcapteur:::

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

La grandeur physique à mesurer est la hauteur h du réservoir. Le capteur utilisé est un potentiomètre dont la sortie est la valeur de la résistance R en fonction de la hauteur h. Si

nous considérons que R varie proportionnellement à h, la constante de proportionnalité n’est autre chose que la sensibilité S.

(1.3)

R h Figure 3 : Exemple de capteur
R
h
Figure 3 : Exemple de capteur
R = Sh = F(h) h R F
R = Sh = F(h)
h
R
F

La sensibilité S peut être déterminée à l’aide de la caractéristique (linéaire dans ce cas) de la figure 2.

Dans cet exemple, la sensibilité S est constante grâce au fait que la hauteur h est proportionnelle à la résistance R. Ce qui n’est généralement pas le

cas, et cela constitue un problème dans la conception et l’utilisation des capteurs. D’autres facteurs peuvent influencer la sensibilité, comme la bande passante, le vieillissement et l’environnement.

2.32.32.32.3 SeuilSeuilSeuilSeuil

Si l'entrée d’un instrument est augmentée progressivement à partir de zéro, elle devra atteindre un certain niveau minimum avant de voir apparaitre un changement au niveau de sa sortie. Ce niveau minimal détectable est appelé seuil de l'instrument. Certains fabricants spécifient ce seuil par une valeur absolue et d’autres en pourcentage de l’étendue maximale de l’instrument.

2.42.42.42.4 RésolutionRésolutionRésolutionRésolution

La résolution d’un instrument est la variation minimale du mesurande que le capteur est susceptible de détecter.

Lorsque l'appareil de mesure est un appareil numérique, on définit la résolution par la

formule suivante:

résolution =

étendue de la mesure

le nombre de points de mesure

Selon le type de sortie du capteur, nous pouvons distinguer deux classes de capteurs : des capteurs passifs des capteurs actifs.

2.52.52.52.5 CapteursCapteursCapteursCapteurs passifspassifspassifspassifs

Fonctionnent en impédance. La grandeur physique à mesurer a pour effet de varier une impédance, une résistance ou une capacité dans le circuit associé au capteur. La sortie s est la mesure de ces dernières.

Mesurande

Caractéristique électrique sensible

Types de matériaux utilisés

Température

Résistivité, ρ

Métaux : platine, nickel, cuivre.

Très basse

Constante diélectrique, ε

Semi-conducteurs ; verres.

température

Flux lumineux

Résistivité

Semi-conducteurs

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Déformation

Résistivité

Alliages de nickel, silicium dopé

Déformation

Perméabilité magnétique, µ

Alliage ferromagnétique

Position (aimant)

Résistivité

Matériaux magnéto-résistants:

bismuth, antimoniure d’indium

Humidité

Résistivité

Chlorure de lithium

Humidité

Constante diélectrique

Alumine ; polymères

Niveau

Constante diélectrique

Liquides isolants

Tableau 1 : Capteurs passifs, principes physiques et matériaux

La variation d’impédance peut être due à une variation des caractéristiques géométriques (ou dimensionnelles) ou des propriétés électriques des matériaux. Cette variation d’impédance n’est mesurable que par la variation du courant ou de la tension dans le circuit associé au capteur et qui est alimenté par une source extérieure. Ce circuit constitue le conditionneur du capteur.

2.62.62.62.6 CapteursCapteursCapteursCapteurs actifsactifsactifsactifs

Fonctionnent en générateur. Ils transforment l’énergie propre à la grandeur physique (énergie thermique, mécanique, de rayonnement, …) en énergie électrique. Ces capteurs délivrent immédiatement un signal électrique s (une charge, une tension ou un courant) sans avoir besoin d’une source extérieure.

ou un courant) sans avoir besoin d’une source extérieure. Tableau 2 : Capteurs actifs, principes physiques

Tableau 2 : Capteurs actifs, principes physiques de base

Thermoélectricité :

C’est le principe de tout thermocouple. C’est un circuit constitué de deux conducteurs de nature chimique différente et dont les jonctions sont à des températures différentes T1 et T2. Il apparaît aux bornes de ce circuit une tension (force électromotrice) liée à la différence de température (T1-T2).

Pyroélectricité :

Certains cristaux présentent une polarisation électrique proportionnelle à leur température. Ainsi, en absorbant un flux de rayonnement, le cristal pyroélectrique va s’échauffer et ainsi sa polarisation va se modifier entraînant une variation de tension détectable.

modifier entraînant une variation de tension détectable. Piézoélectricité : Capteurs industriels fondements
modifier entraînant une variation de tension détectable. Piézoélectricité : Capteurs industriels fondements

Piézoélectricité :

une variation de tension détectable. Piézoélectricité : Capteurs industriels fondements physiques version 2.1 2 è

Capteurs industriels fondements physiques version 2.1

2 ème année Cycle d’Ingénieur (4 ème )

L. EL BAHIR ENSA de Marrakech Année académique 2011-2012

1010
1010

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

L’application d’une force sur ce type de matériau engendre l’apparition de charges électriques crées par la déformation du matériau. C’est un phénomène réversible.

Induction :

La variation d’un flux magnétique engendre l’apparition d’une force électromotrice.

Photoélectricité :

Libération de des charges électriques dans la matière sous l’influence d’un rayonnement électromagnétique.

Effet Hall :

Un semi-conducteur de type parallélépipède rectangle, placé dans une induction B et parcouru par un courant I, voit l’apparition, dans la direction perpendiculaire au courant et à l’induction, d’une différence de potentiel qui a pour expression : U=K.I.Bsinθ où K est fonction du matériau, θ est l’angle entre I et B.

est fonction du matériau, θ est l’angle entre I et B. 3333 ErreursErreursErreursErreurs dededede
est fonction du matériau, θ est l’angle entre I et B. 3333 ErreursErreursErreursErreurs dededede
est fonction du matériau, θ est l’angle entre I et B. 3333 ErreursErreursErreursErreurs dededede

3333 ErreursErreursErreursErreurs dededede mesuremesuremesuremesure

3.13.13.13.1 DéfinitionDéfinitionDéfinitionDéfinition

A part les grandeurs étalons dont la valeur est fixée par convention, la valeur de toutes les

autres grandeurs ne peut être connue qu’après traitement par une chaîne de mesure. La

valeur obtenue est la valeur mesurée. L’erreur de mesure est l’écart entre la valeur mesurée et

la vraie valeur.

L’erreur de mesure est due à la dégradation de l’information au cours du traitement dans la chaîne de mesure. La vraie valeur étant inconnue, l’erreur de mesure ne peut être qu’estimée.

Une conception rigoureuse de la chaîne de mesure permet de réduire l’erreur de mesure et donc l’incertitude sur la vraie valeur.

Les erreurs de mesure peuvent être

- systématiques (introduisent un décalage constant entre la vraie valeur et la valeur mesurée ; elles sont généralement dues à une connaissance incomplète ou erronée de l’installation de mesure ou à sa mauvaise utilisation) comme elles peuvent être

- accidentelles (mauvaise lecture, hystérésis, bruit de fond, grandeurs d’influence, ).

3.23.23.23.2 FidélitéFidélitéFidélitéFidélité –––– justessejustessejustessejustesse ---- précisionprécisionprécisionprécision

Les erreurs accidentelles entraînent une dispersion des résultats lors de mesures répétées. Leur traitement statistique permet de connaître la valeur la plus probable de la grandeur physique mesurée et de fixer les limites de l’incertitude.

Si en répétant n fois la mesure de m, soient m 1 , m 2 , m 3 , …, m n mesures, la valeur moyenne est

donnée par

m

=

m

1

+

m

2

+

+

m

n

n

(1.4)

Une indication de la dispersion de ces résultats est données par l’écart type

σ =

2 2 2 ( m − m ) + ( m − m ) +
2
2
2
( m
m
)
+
(
m
m
)
+
+
(
m
m
)
1
2
n
n − 1

(1.5)

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Si les erreurs accidentelles commises sont indépendantes, la probabilité d’apparition des différents résultats satisfait habituellement à la loi normale (ou de Gauss). La probabilité d’obtenir comme résultat d’une mesure une valeur du mesurande comprise entre deux valeurs m 1 et m 2 peut s’écrire :

(

P m

1

,

m

2

)

=

m

m

1

2

p m dm

(

)

(1.6)

p(m) est la densité de probabilité pour la valeur m du mesurande.

Dans le cas de la loi de Gauss.

(

p m

) =

2 ( − m ) 1 m − 2 e 2 σ σ 2 π
2
(
− m
)
1 m
2
e
2
σ
σ
2 π

(1.7)

La valeur maximale de p(m) est obtenue pour m = m ; c’est la valeur la plus probable.

- Fidélité : qualité d’un appareillage de mesure dont les erreurs accidentelles sont faibles.

- Justesse : qualité d’un appareillage de mesure dont les erreurs systématiques sont faibles.

- Précision : fidélité + justesse.

Vraie valeur

Vraie valeur

(a)

(c)

p(m) Erreurs systématiques et accidentelles importantes : appareillage ni juste ni fidèle.
p(m)
Erreurs systématiques et
accidentelles importantes :
appareillage ni juste ni fidèle.

m m

Erreurs systématiques faibles et erreurs accidentelles importantes :

p(m) appareillage juste mais non fidèle.
p(m)
appareillage juste mais non
fidèle.

m m

p(m) Erreurs systématiques importantes et erreurs accidentelles réduites :
p(m)
Erreurs systématiques
importantes et erreurs
accidentelles réduites :

(b)

(d)

appareillage non juste mais fidèle.

m m

p(m) Erreurs systématiques et accidentelles faibles : appareillage juste et fidèle, donc précis.
p(m)
Erreurs systématiques et
accidentelles faibles :
appareillage juste et fidèle,
donc précis.

m m

Figure 5 : Répartition des résultats de mesure

m m Figure 5 : Répartition des résultats de mesure 4444 EtalonnageEtalonnageEtalonnageEtalonnage dudududu

4444 EtalonnageEtalonnageEtalonnageEtalonnage dudududu capteurcapteurcapteurcapteur

Ensemble des opérations qui permettent d’expliciter, sous forme graphique ou algébrique, la relation entre la grandeur physique à mesurer et la grandeur électrique de sortie du capteur et ceci compte tenu de tous les paramètres additionnels susceptibles de modifier la réponse du capteur.

4.14.14.14.1 EtalonnageEtalonnageEtalonnageEtalonnage simplesimplesimplesimple ::::

Consiste à associer à des valeurs parfaitement déterminées du mesurande les valeurs correspondantes de la grandeur électrique de sortie du capteur. Ce type d’étalonnage s’applique à un mesurande défini par une grandeur physique unique et un capteur non sensible ou non soumis à des grandeurs d’influence. Par exemple, La mesure de distances par

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

un capteur potentiométrique dont l’indication ne dépend pas de la température ; ou encore la mesure d’une température par un thermocouple.

Pour ce type d’étalonnage, deux procédures peuvent être utilisées :

4.1.14.1.14.1.14.1.1

Les diverses valeurs de la grandeur physique à mesurer sont fournies soit par les étalons soit

par des éléments de référence dont la valeur est connue avec une grande précision.

Ex. température de points fixes pour les capteurs de température.

ÉtalonnageÉtalonnageÉtalonnageÉtalonnage directdirectdirectdirect ouououou absoluabsoluabsoluabsolu

4.1.24.1.24.1.24.1.2

On utilise un capteur de référence stable dont on possède la courbe d’étalonnage.

ÉtalonnageÉtalonnageÉtalonnageÉtalonnage indirectindirectindirectindirect ouououou parparparpar comparaisoncomparaisoncomparaisoncomparaison

4.24.24.24.2 EtalonnageEtalonnageEtalonnageEtalonnage multiplemultiplemultiplemultiple ::::

Il s’applique lorsque le capteur est influencé par plusieurs paramètres (ex. hystérésis, bande

passante,

).

Une série d’étalonnages successifs sont nécessaires pour déterminer l’influence de

chacun de ces paramètres sur la réponse du capteur. La procédure

généralement utilisée est la suivante :

- remise à zéro du capteur : m = 0, s = 0 .

- relevé la grandeur de sortie dans le sens croissant puis dans le sens décroissant.

- effectuer si nécessaire un test sur la réponse fréquentielle.

si nécessaire un test sur la réponse fréquentielle. 4.34.34.34.3 ValiditéValiditéValiditéValidité
si nécessaire un test sur la réponse fréquentielle. 4.34.34.34.3 ValiditéValiditéValiditéValidité
si nécessaire un test sur la réponse fréquentielle. 4.34.34.34.3 ValiditéValiditéValiditéValidité

4.34.34.34.3 ValiditéValiditéValiditéValidité d’und’und’und’un étalonnageétalonnageétalonnageétalonnage

- Répétabilité : vérifier l’identité de la grandeur de sortie du capteur, dans des limites spécifiées, chaque fois que ce même capteur est utilisé dans des conditions identiques.

- Interchangeabilité : obtenir des résultats identiques, aux tolérances près, par une série de capteurs de même type, utilisés dans des conditions identiques.

4.44.44.44.4 LinéaritéLinéaritéLinéaritéLinéarité

Il est toujours souhaitable que la sortie du capteur soit proportionnelle à la quantité mesurée. Ainsi, un capteur est dit linéaire dans une étendue déterminée du mesurande si sa sensibilité y est indépendante de la valeur du mesurande.

s ∆s 2 s 2 Capteur linéaire ∆s 1 s 1 m 1 m 2
s
∆s 2
s 2
Capteur linéaire
∆s 1
s 1
m 1
m 2
m
∆m
∆m
s
S s
=
1
=
2
=
(car
s
= ∆
s
)
1 S
2
1
2
m
m
s ∆s 2 s 2 ∆s 1 Capteur non-linéaire s 1 m 1 m 2
s
∆s 2
s 2
∆s 1
Capteur non-linéaire
s 1
m 1
m 2
m
∆m
∆m
∆ ∆
s
s
1
2
S
=
≠≠≠≠
=
S
(car
∆ ≠∆
s
s
)
1
2
1
2
∆ ∆
m
m

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

4.54.54.54.5 MeilleurMeilleureMeilleurMeilleureee droitedroitedroitedroite

Supposons que les résultats des mesures effectuées par un capteur sont illustrés par la figure ci-contre. Même pour un capteur théoriquement linéaire, les points ne sont pas forcement tous alignés à cause de l’imprécision des mesures ou des imperfections dans la réalisation du capteur. Cependant, il est possible de calculer, à partir de ces points, l’équation de la droite qui en est la représentation la plus probable.

s m Figure 8 : Exemple de mesures
s
m
Figure 8 : Exemple de mesures

(1.8)

La valeur des paramètres a et b est celle pour laquelle la somme des carrés des distances des différents points à cette droite est minimale (on utilise la régression linéaire au sens des moindres carrés).

On l’appelle la meilleure droite.

Les expressions de a et b sont données par

sˆ = am + b

s e l m Figure 9 : Meilleure droite
s
e l
m
Figure 9 : Meilleure droite

N

i

1

=

N

 

 





N

m

i

      

N

− 

s m

i

i

∑ ∑

s

i

.

i

=

1

i

=

1

a

=

(1.9)

b

=

N

N

i

1

=

m

i

2

 

 

N









N

∑ ∑

s

i

.

i

=

1

i

=

1

 −    

m

i

2

      

N

i

1

=

 −    

m

i

2

N

i

s m

i

=

1

i

       

.

N

i

1

=

m

i

      

(1.10)

N

 

N

i

1

=

m

i

2

 −    

N

1

i

=

m

i

2

4.64.64.64.6 EcartEcartEcartEcart dededede linéaritélinéaritélinéaritélinéarité ::::

C’est l’écart maximum (en valeur absolue) entre la valeur de s donnés par la courbe d’étalonnage et celle donnée par la meilleure droite, dans la plage considérée.

ExempleExempleExempleExemple ::::

s

étal

s meilleure droite

 

8,80

8,30

0,5

11,66

12

0,34

17,66

16,8

e l

= 0,86

22,12

21,5

0,62

30,11

30,2

0,09

4.74.74.74.7 ErreurErreurErreurErreur dededede linéaritélinéaritélinéaritélinéarité ::::

C’est le rapport entre l’écart de linéarité et la différence entre la plus grande et la plus petite valeur de s. On l’exprime en %.

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Dans l’exemple précédent :

err l = 100{0,86/(30,11 – 8,80)} = 4%

5555 RapiditéRapiditéRapiditéRapidité –––– tempstempstempstemps dededede réponseréponseréponseréponse

La rapidité est l’aptitude d’un capteur de suivre les variations d’un mesurande.

Le temps de réponse t r est l’intervalle de temps qui s’écoule après une variation brusque (échelon) du mesurande jusqu’à ce que la sortie du capteur atteigne sa valeur stationnaire

et

conventionnellement fixé.

La mesure n’est évidemment valable qu’après le temps de réponse (le transitoire).

Il est évident qu’un capteur est d’autant plus rapide que son temps de réponse est plus court ou que sa bande passante est plus élevée.

ε Mesurande Sortie capteur t t r t r
ε
Mesurande
Sortie capteur
t
t r
t r

Figure 10 : Temps de réponse d’un

y

reste, à

un

écart εεεε près

d’un y reste, à un écart ε ε ε ε près Figure 11 : Capteur très

Figure 11 : Capteur très lent, incapable de suivre les variations du mesurande.

lent , incapable de suivre les variations du mesurande. Figure 12 : Capteur assez rapide ,

Figure 12 : Capteur assez rapide, capable de suivre les variations du mesurande.

Le temps de réponse est toujours proportionnel à la constante de temps ττττ.

de remarquer que pour un

capteur dont la dynamique est régie par une constante de temps ττττ, sa fréquence de coupure est donnée par

Il est intéressant

f

C

=

1

2 πτ

droite tangente à l’origine ≡ mK t τ m mK s(t) (1.11) ττττ t
droite tangente à l’origine ≡ mK t
τ
m
mK
s(t)
(1.11)
ττττ
t

Dans ce cas, l’évolution du signal de sortie du capteur en fonction du temps, sous une sollicitation en échelon du mesurande, peut être représentée par

( )

s t

=

K

1 e

t

τ

m

(1.12)

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

6666 ConditionneursConditionneursConditionneursConditionneurs desdesdesdes capteurscapteurscapteurscapteurs passifspassifspassifspassifs

Les variations d’impédance Zc d’un capteur passif dues aux variations d’un mesurande m, ne peuvent être traduites en signal électrique que lorsque le capteur est associé à un circuit alimenté par une tension ou un courant. Ce circuit constitue le conditionneur du capteur, figures suivantes.

constitue le conditionneur du capteur, figures suivantes. M o n t a g e p o

Montage potentiométrique

a g e p o t e n t i o m é t r i

Capteur alimenté par une source de

m é t r i q u e Capteur alimenté par une source de Montages en

Montages en pont

Qualités que doit avoir un conditionneur :

- sensibilité

- linéarité

- compensation des grandeurs d’influence

7777 ConditionneConditionnementConditionneConditionnementmentment dudududu signalsignalsignalsignal

Le traitement du signal est l'art d'optimiser l'amplitude, la précision et la répétabilité du signal reçu par l'instrumentation. Le terme recouvre plusieurs fonctions : isolement, réjection d'interférences, conversion (tension-courant et analogique-numérique), réglage d'échelle, linéarisation et transmission.

Sur les équipements récents les problèmes d'isolation du signal ont disparu. Les signaux filtrés du bruit de fond et des interférences, deviennent bien plus fiables et précis qu'avec les traitements prévus sur les appareils de la génération précédente,

On classe les interférences en deux modes, le mode série et le mode commun, selon le type de courant, alternatif ou continu, qui les caractérise. Le mode série est souvent généré par un phénomène inductif et ce type d'interférence est lié au courant secteur ; le mode commun de masse provient de différences de potentiel entre la masse du point de mesure et la masse à laquelle est reliée l'instrumentation.

Les signaux parasites du mode série apparaissent sous l'effet du couplage inégal de lignes de signaux au sein de champs magnétiques locaux. Une ligne 220V 50Hz constitue un bon exemple de perturbation.

Si l'on place un thermocouple (voir chapitre 2) ou une sonde à résistance à proximité de cette ligne, leur signal de sortie (quelques mV) est aussitôt perturbé de manière significative. On sait toutefois éliminer ou tout au moins réduire de façon importante les parasites dus aux courants alternatifs. Plusieurs méthodes sont connues. La première méthode consiste à

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

utiliser un filtre passe-bas qui élimine les fréquences élevées. Mais cette solution peut paraître onéreuse en regard de nombreuses applications. La deuxième méthode utilise la technique de la moyenne du signal de mesure, une technique tout à fait pertinente, favorisée par la relative lenteur de la plupart des changements de température. Le signal d'entrée est intégré par le convertisseur analogique/numérique sur un ou plusieurs cycles du signal parasite, de sorte que les bruits d'alimentation s'annulent, ainsi que leurs harmoniques. Enfin, une troisième méthode fait appel aux échantillonneurs-bloqueurs.

Le taux de réjection en mode série s'exprime en dB. Plus grand est le chiffre, meilleure est la réjection ; 70 à 150 dB sont des valeurs courantes.

Les tensions parasites de mode commun peuvent être d'origine électromagnétique et proviennent par exemple d'inductions sur la ligne du signal, ou encore ces tensions sont l'effet de différences de potentiels de masses non similaires. On réduit l'erreur par l'emploi d'une entrée différentielle d'impédance très élevée sur circuit de mesure flottant. Les tensions parasites deviennent négligeables devant la haute valeur d'impédance.

Les constructeurs ont également recours aux amplificateurs différentiels d'instrumentation avec garde. Cette caractéristique augmente considérablement la réjection de mode commun et de mode série. Le système est constitué d'un amplificateur alimenté par une source flottante dont le point commun ou garde est connecté à la masse de la source du signal, d'une barrière d'isolement et d'une sortie dont le point commun est à la masse commune. Le taux de réjection en mode commun s'exprime également en dB. Plus grande est la valeur, meilleure est la réjection (valeur courante : 150dB).

Nous pouvons également parler la notion d'isolement. La plupart des constructeurs d’appareils de mesure offrent actuellement au moins 500 V de tension d'isolement par couplage électromagnétique (transformateurs) et optoélectronique (isolement parfois triple entre l'entrée, la sortie et l'alimentation). Après cette étape, la valeur de mesure est intégrée (ou transférée) à l'aide de différentes techniques : modulation en amplitude, en fréquence, etc.

Le capteur et son conditionneur éventuel (capteurs passifs) sont la source du signal à traiter par la chaîne de mesure afin d’en tirer l’information adéquate sur le mesurande.

Les points suivants doivent être examinés :

- l’interface capteur/chaîne de mesure,

- linéarisation du signal,

- amplification du signal en présence de la tension de mode commun.

8888 InterfaceInterfaceInterfaceInterface capteur/chaînecapteur/chaînecapteur/chaînecapteur/chaîne dededede mesuremesuremesuremesure

i) Lorsque l’information correspondant à un mesurande est délivrée sous la forme d’une f.é.m en série avec une impédance Z c (m) qui peut être importante et variable (thermocouple avec liaison longue) le circuit aux bornes duquel est recueilli le signal v m doit être d’impédance Z i très supérieure à Z c (m), figure13 de façon à minimiser l’influence de cette dernière.

e

c

(

m

)

v

m

=

e

c

Z

i

Z

i

+

Z

c

e

c

pour

c ( m ) v m = e c Z i Z i + Z c

Figure 13 : Schéma électrique équivalent

Z i

>> Z

c

(1.13)

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Les dispositifs à grande impédance d’entrée utilisables dans ce cas sont :

- amplificateur opérationnel, le montage suiveur ou non inverseur Figures 14 et 15 ;

- amplificateurs différentiels Figure 16.

14 et 15 ; - amplificateurs différentiels Figure 16. A d v m Figure 14 :
14 et 15 ; - amplificateurs différentiels Figure 16. A d v m Figure 14 :
A d v m
A d v m

Figure 14 : Montage suiveur

Figure 15 : Montage non suiveur

Figure 16 : Amplificateurs différentiels

ii) Quand le capteur est équivalent à une source de courant i c (m), en parallèle à une impédance interne Z c (photodiode par exemple), il faut que l’impédance d’entrée Z i du circuit de mesure soit très inférieur à Z c pour que le signal recueilli, i m soit pratiquement égal à i c (m) et indépendant de Z c Figure 17.

à i c ( m ) et indépendant de Z c Figure 17. Figure 17 :

Figure 17 : Schéma électrique équivalent

i

m

=

i

c

Z

i

Z

c

+

Z

c

i

c

pour

Z i

<< Z

c

(1.14)

La tension v m aux bornes de Z i risque elle-même d’être faible. L’utilisation d’un convertisseur courant-tension permet à la fois de réduire l’influence de Z c et d’obtenir une tension v m importante Figure 18.

et d’obtenir une tension v m importante Figure 18. v m = − Ri c Figure

v m =Ri c

Figure 18 : Convertisseur courant-tension

iii) Quand le capteur est un générateur de charge

q c (m) d’impédance interne capacitive C c (cristal piézoélectrique par exemple), le dispositif adéquat à utiliser est l’amplificateur de charges, Figure 19, qui délivre une tension proportionnelle à la charge et indépendante de la capacité du capteur et des câbles

de liaison. (voir complément en annexe à la fin du chapitre)

liaison. (voir complément en annexe à la fin du chapitre) Figure 19 : Amplificateur de charge

Figure 19 : Amplificateur de charge

9999

LinéarisationLinéarisationLinéarisationLinéarisation

La linéarisation est une procédure qui permet de corriger le défaut de linéarité d’un capteur ou de son conditionneur. Autrement dit, appliquer un procédé qui permet d’avoir un signal dont les valeurs sont proportionnelles à celles du mesurande. C’est le cas où les écarts de linéarité sont tellement importants que la sensibilité ne peut être considérée comme constante.

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

On peut distinguer deux types de procédés de linéarisation : l’intervention sur la source du signal (le capteur et son conditionneur) et l’intervention sur le signal par un traitement analogique ou numérique.

9.19.19.19.1 LinéarisationLinéarisationLinéarisationLinéarisation analogiqueanalogiqueanalogiqueanalogique àààà lalalala sourcesourcesourcesource

Elle consiste à agir par une reconfiguration de la structure globale ou au niveau des différents

composants du capteur et de son conditionneur.

9.1.19.1.19.1.19.1.1

CorrectionCorrectionCorrectionCorrection dededede lalalala nonnon-nonnon--linéarité-linéaritélinéaritélinéarité dudududu capteurcapteurcapteurcapteur

9.1.1.19.1.1.19.1.1.19.1.1.1 PPolarisationPPolarisationolarisationolarisation dudududu capteurcapteurcapteurcapteur s La
9.1.1.19.1.1.19.1.1.19.1.1.1 PPolarisationPPolarisationolarisationolarisation dudududu capteurcapteurcapteurcapteur
s
La polarisation consiste à ramener les
∆s
Courbe d’étalonnage
variations de la sortie du capteur dans sa
zone linéaire en appliquant à son entrée un
mesurande artificiel constant approprié.
Ainsi, en additionnant les variations de la
grandeur mesurée à ce mesurande artificiel
les variations de la sortie du capteur se
feront dans la zone linéaire. C'est-à-dire,
assurer que ∆s = S∆m .
du capteur
s
(caractéristique statique)
∆m
m m
∆s = S∆m
∆s
∆m
+ capteur
+
m
s +
-
ExempleExempleExempleExemple ::::
s
Considérons un capteur de position optique
(voir plus loin) dont la caractéristique est
représentée par la courbe ci-contre. Ce
capteur peut être considéré comme
m Figure 20 : Polarisation de capteur
s (en V)
pratiquement linéaire entre les positions 40
2,5
cm et 120 cm. La droite (en pointillés)
d’équation
s
= −
0,023
m +
3.25
peut être
lin
utilisée dans cette plage. Si nous voulons
utiliser ce capteur pour mesurer la position
d’un objet qui se meut d’une position
initiale de 0 cm à une position finale de 80
position
(en cm)
cm, nous avons intérêt à le placer à 40 cm
20
40
60
80
100
120
140
de l’objet quand ce dernier est à sa position
initiale. Ce qui revient à prendre
m = 40
et
(d’après
la
droite)

s = −0,023m + 3,25 = 2,33V .

9.1.1.29.1.1.29.1.1.29.1.1.2 MModificationMModificationodificationodification dededede l’impédancel’impédancel’impédancel’impédance mesuréemesuréemesuréemesurée enenenen ajoutantajoutantajoutantajoutant desdesdesdes composantscomcomcomposantsposantsposants fixesfixesfixesfixes

Placer en parallèle sur le capteur de résistance R c (m), une résistance R indépendante du mesurande m en sorte que la résistance du dipôle R d ainsi constitué ait une variation quasi linéaire autour d’une valeur donnée de m.

9.1.1.39.1.1.39.1.1.39.1.1.3 AAssociationAAssociationssociationssociation dededede capcapteurscapcapteursteursteurs dontdontdontdont lesleslesles nonnon-nonnon--linéarités-linéaritéslinéaritéslinéarités sontsontsontsont dededede senssenssenssens contrairecontrairecontrairecontraire

Exemple : soient deux capteurs différents dont la résistance est sensible à un mesurande m

suivant les formules non-linéaires

R

1

R

2

(m ) =

R

01

(m ) = R

02

2

(1 + A m + B m )

1

1

(1

+

2

A m B m )

2

2

(1.15)

(1.16)

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Si

forme linéaire suivante

R B

01

1

= R

02

B

2

, l’association en série de ces deux capteurs présentera une résistance de la

R m

(

)

=

(

R

01

+

R

02

)

1

+

R

01

A

1

+

R

02

A

2

R

01

+

R

02

m

(1.17)

9.1.1.49.1.1.49.1.1.49.1.1.4 FFonctionnementFFonctionnementonctionnementonctionnement enenenen pushpush-pushpush--pull-pullpullpull dededede capteurcapteurscapteurcapteursss identiquesidentiquesidentiquesidentiques

Deux capteurs identiques dont la non-linéarité est due à un terme quadratique, qui est proportionnel aux variations du mesurande, sont placés dans les branches contiguës d’un pont et soumis à des variations égales et opposées du mesurande : le terme quadratique est éliminé de la tension mesurée.

: le terme quadratique est éliminé de la tension mesurée. Figure 21 : Fonctionnement en push-pull

Figure 21 : Fonctionnement en push-pull

9.1.29.1.29.1.29.1.2 CorrectionCorrectionCorrectionCorrection dededede lalalala nonnon-nonnon--linéarité-linéaritélinéaritélinéarité dudududu conditionneurconditionneurconditionneurconditionneur dudududu capteurcapteurcapteurcapteur

Il y a non-linéarité du conditionneur lorsque la tension de mesure qu’il délivre n’est pas proportionnelle aux variations d’impédance du capteur. Des procédés similaires à ceux utilisés pour le capteur peuvent être employés pour le conditionneur.

9.1.2.19.1.2.19.1.2.19.1.2.1 LinéarisationLinéarisationLinéarisationLinéarisation analogiqueanalogiqueanalogiqueanalogique dudududu signalsignalsignalsignal La méthode consiste à approcher la non-linéarité de la relation entre le signal mesuré s = v m et le mesurande m par un polynôme de la forme :

(1.18)

Les coefficients {a k } sont obtenus en utilisant la méthode des moindres carrés, cas général de la méthode utilisée précédemment pour calculer la meilleure droite, (1.9) et (1.10) ; les détails sont dans l’annexe à fin de ce chapitre.

+ a v

ˆ

m

= a

0

+ a v

1

m

2

m

2

+

+ a v

n

m

n

m v m Capteur
m
v m
Capteur

Linéarisation

analogique

v m m
v m
m

mˆ

m n m v m Capteur Linéarisation analogique v m m m ˆ mˆ m Figure
mˆ m
m

Figure 22 : Dispositif de linéarisation

ExempleExempleExempleExemple ::::

Imaginons le dispositif de la figure ci-contre permettant de mesurer le débit q, à partir de la tension de sortie v m du capteur résistif :

variation de débit variation du niveau mouvement du ballon flottant variation de la résistance variation de v m .

Supposons que toutes les conditions

R m v m = R m I I h q
R m
v m = R m I
I
h
q

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

expérimentales permettent d’écrire supposées connues.

v m

= R I = k h

m

1

et

q = k

2

supposées connues. v m = R I = k h m 1 et q = k

h ,

k 1 et k 2 des constantes

D’où

q

=

k

2

h
h

=

k

2 v m k 1
2
v
m
k
1

ou

v

k

1

2

=

m k

2

q

2

.

 

k

1

2

2

q

(…) 2

v

m

=

k

2

q

On voit bien que la relation entre la mesurande q et le signal mesuré v m est non-linéaire.

La linéarisation analogique du signal mesuré exige la réalisation analogique de la racine carrée. Si nous faisons l’approximation de la racine carrée par un polynôme de degré 2 dans l’intervalle 2 < q < 10 (avec l’unité appropriée), par exemple, à la manière vue en annexe,

k

nous pouvons obtenir le résultat suivant pour

1

= k

2

= 1 (sans perdre de généralité)

q =

pour 1 = k 2 = 1 (sans perdre de généralité) q = ≈ a 0

a

0

+a v

1

m

+a v

2

m

2

=1.4812

+

0.1749

v

m

0.0016

v

m

2

=q

(1.19)

+ a v 2 m 2 =1.4812 + 0.1749 v − m 0.0016 v m 2

Le montage de linéarisation consistera à reconstituer une valeur proportionnelle à q à partir de la mesure et en utilisant (1.19). Cela peut être schématisé par la figure suivante

v

m = q

2

a 0 (…) 2 capteur + a 1 non-linéaire x x.y a 2 y
a 0
(…) 2
capteur
+
a 1
non-linéaire
x
x.y
a 2
y

linéarisation

q

+ a 1 non-linéaire x x.y a 2 y linéarisation q q ˆ = a capteur
q ˆ
q
ˆ

= a

capteur linéaire

0

+ a v

1

m

+ a v

2

m

2

Revenons au cas général. Le dispositif de linéarisation recevant la tension v m à son entrée doit délivrer en sortie une tension mˆ proportionnelle à la grandeur mesurée m.

mˆ m (voir figure 22 ci-avant)

(1.20)
(1.20)

Figure 23 : Montage de linéarisation

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

(1.18) dans (1.20) donne

(1.21)

Le terme (1.21) peut être réalisé par une association de multiplicateurs et d’additionneurs comme le montre l’exemple de la figure 23. La pondération est assurée par les différentes résistances.

ˆ

m = a

0

+a v

1

m

+a v + +a v

2

m

n

m

2

n

9.29.29.29.2 LinéarisationLinéarisationLinéarisationLinéarisation numériquenumériquenumériquenumérique dudududu signalsignalsignalsignal

Le signal v m (t) analogique est transformé en un signal numérique v m (k) par un Convertisseur Analogique-Numérique (CAN). La linéarisation numérique consiste à calculer à partir du signal discret v m (k) (à chaque instant d’échantillonnage) la valeur correspondante du

mesurande. Le calcul se fait soit à partir d’une relation analytique , soit en

v

m

m = f

(

)

utilisant une tabulation d’un ensemble de valeurs de m dans une mémoire adressée à partir des valeurs de v m .

m(t) v ( t ) v ( k ) m m Capteur CAN
m(t)
v (
t
)
v
(
k
)
m
m
Capteur
CAN

(

m k

)

= f

[

v

m (

k

)]

m(k)

CAN ( m k ) = f [ v m ( k )] m ( k
CAN ( m k ) = f [ v m ( k )] m ( k
m(t) t
m(t)
t
v ( t ) m t
v
( t
)
m
t
v k ) m (
v
k
)
m (

k

m(k) k
m(k)
k

Figure 24 : Linéarisation numérique à partir d’une relation analytique

m(t) Capteur
m(t)
Capteur
m(k)
m(k)
à partir d’une relation analytique m(t) Capteur m(k) v m ( ) t CAN v m

v

m

( )

t

d’une relation analytique m(t) Capteur m(k) v m ( ) t CAN v m ( k

CAN

v

m

(

k

)

Figure 25 : Linéarisation numérique par tabulation

10101010 AmplificationAmplificationAmplificationAmplification dudududu signalsignalsignalsignal etetetet réductionréductionréductionréduction dededede lalalala tensiontensiontensiontension dededede modemodemodemode communcommuncommuncommun

10.110.110.110.1 LaLaLaLa tensiontensiontensiontension dededede modemodemodemode communcommuncommuncommun :::: définitiondéfinitiondéfinitiondéfinition etetetet originesoriginesoriginesorigines

Dans un circuit où la tension de mesure v m est la tension différentielle entre deux conducteurs : v m = v A v B , la tension de mode commun v MC représente la valeur de tension commune à v A et v B et qui n’est support d’aucune information.

En posant :

on peut écrire :

v

A

= v

MC

+

v

=

v

A

+

v

B

MC 2

v

m

2

et

v

B

= v

MC

v

m

2

(1.22)

(1.23)

La tension de mode commun v MC peut être très supérieure au signal v m et dans certains cas, l’expérimentateur ne la connaît pas avec précision. Un des problèmes les plus importants en

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

instrumentation est l’élimination ou réjection du mode commun afin d’obtenir et pouvoir traiter dans l’installation de mesure un signal proportionnel à v m et donc indépendant de v MC .

à v m et donc indépendant de v M C . Figure 26 : Définition générale

Figure 26 : Définition générale des tensions différentielle et de mode commun

10.1.110.1.110.1.110.1.1 TensionTensionTensionTension dededede modemodemodemode communcommuncommuncommun duedueduedue àààà l’alimentationl’alimentationl’alimentationl’alimentation

Le cas se présente lorsque la tension de mesure est la tension différentielle entre deux points dont le potentiel comporte un terme commun déterminé par la valeur de la tension d’alimentation.

Ainsi, pour un pont de Wheatstone (figure 27) constitué de 3 résistances fixes R 0 et d’un capteur de résistance R C = R 0 + ΔR C on a,

V

A

=

E

s

R

c

R

0

+

R

c

=

E

s

R

0

+∆

R

c

R

0

+ +∆

R

0

R

c

=

E

s

2

R

0

R

0

+∆

R

c

Lorsque ΔR C << R 0 :

V

A

= E

s

 

Lorsque, par exemple :

R ∆ R  0 c   V = A 2R + 2 R
R
R
0
c
 V =
A
2R
+ 2 R
 
0
0
E S = 20 V

E

s

E

s

R

c

2

2

R

0

+

et

R

C

R

0

=

10

2

et

R

c

R

+

2

V

B

R

0

+∆

=

E

S

2

c

(1.24)

(1.25)

(1.26)

la tension de mode commun V MC est pratiquement égale à

E S

2

=

10 V

la tension de mesure, tension différentielle, est :

v

m

=

E

s

2

E s 2 c

c

R

0

R

∆ R 0 R

=

5.10

2 V

(1.27)

(1.28)

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

1 GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités Figure 27 : Tension différentielle et de mode commun dans

Figure 27 : Tension différentielle et de mode commun dans le cas du pont de Wheatstone

10.1.210.1.210.1.210.1.2 TensionTensionTensionTension dededede modemodemodemode communcommuncommuncommun dededede massemassemassemasse

Entre deux points de mise à la masse éloignés existent en général une impédance de masse Z M de l’ordre de l’ohm (une f.é.m. de masse e M qui a pour origines principales les inductions électromagnétiques, 50Hz) et la circulation de courants de retour des diverses installations. Les distances entre points de mise à la masse pouvant atteindre des

centaines de mètres dans les installations industrielles, la f.é.m. de masse peut être supérieure à plusieurs dizaines de volts.

Lorsque la source du signal (e C , R C ) qui est reliée à la masse au point M C est distante de l’installation de mesure dont la masse est fixée en M i , la f.é.m. de masse e M entre M C et M i établit pour l’installation de mesure une tension de mode commun (Figure 28).

Aux extrémités A et B de la liaison on a, en circuit ouvert, par rapport à la masse M i de l’installation de mesure :

(1.29)

à la masse M i de l’installation de mesure : (1.29) Figure 28 : Schéma électrique

Figure 28 : Schéma électrique équivalent du circuit de mesure en présence d’une f.é.m. de masse

v

B

= e

M

et

v

A

= e

M

+ e

C

avec habituellement

soit

v MC

e

C

M

= e

<< e

et

M

v m

= e

C

(1.30)

(1.31)

11111111 InstrumentationInstrumentationInstrumentationInstrumentation dansdansdansdans lesleslesles processusprocessusprocessusprocessus industrielsindustrielsindustrielsindustriels

11.111.111.111.1 SymbolesSymbolesSymbolesSymboles d’identificationd’identificationd’identificationd’identification

Dans la phase d’exploitation d’une unité industrielle, les schémas de tuyauterie et d’instrumentation (schémas TI) sont la référence pour comprendre globalement les interactions entre les fonctions de commande installées. Ces schémas sont souvent désignés par P&ID (Process and Instrumentation Diagram).

La norme NF E 04-203 définit la représentation symbolique des régulations, mesures et automatismes des processus industriels. Chaque instrument utilisé est représenté par son

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

propre et unique symbole d'identification consistant en une série de lettres décrivant sa fonction et la grandeur réglée. Un préfixe numérique désignant le numéro de la boucle de réglage à laquelle appartient l’instrument est généralement indiqué sur la même étiquette. La première lettre définie la grandeur physique réglée et les lettres suivantes indiquent les fonctions de l’instrument. Ces identifiants sont inscrits dans des symboles géométriques "bulles" parfois divisé en une partie supérieure pour les lettres d’identification et une partie inférieure pour les préfixes numériques.

ExempleExemplesExempleExemplesss ::::

préfixes numériques. ExempleExemplesExempleExemplesss :::: Régulateur indicateur de débit appartenant à la boucle de

Régulateur indicateur de débit appartenant à la boucle de réglage n°42.

Exemple de deux régulateurs (A et B) appartenant à la même boucle :

Transmetteur de pression :

appartenant à la même boucle : Transmetteur de pression : mesure de pression en un point.

mesure de pression en un point.

: Transmetteur de pression : mesure de pression en un point. Transmetteur de pression différentielle :
: Transmetteur de pression : mesure de pression en un point. Transmetteur de pression différentielle :

Transmetteur de pression différentielle : mesure la variation de pression entre deux

points. La lettre D indique qu’il s’agit d’une mesure différentielle.

Notons que si l’installation de fabrication comporte plusieurs unités de production, l’étiquette d’identification pourrait être précédée par un autre préfixe numérique désignant le numéro de l'unité.

Le tableau suivant montre un ensemble de codes d’identification spécifiés dans la norme NF E 04-203.

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

1 GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités 11.1.111.1.111.1.111.1.1 TypesTypesTypesTypes dededede

11.1.111.1.111.1.111.1.1 TypesTypesTypesTypes dededede ligneslignesligneslignes dededede transmissiontransmissiontransmissiontransmission ::::

Dans ma même norme, nous pouvons également relever les symboles d’identification des différents types de lignes de transmission utilisées en instrumentation industrielle.

de transmission utilisées en instrumentation industrielle. Capteurs industriels fondements physiques version 2.1 2
de transmission utilisées en instrumentation industrielle. Capteurs industriels fondements physiques version 2.1 2

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

11.1.211.1.211.1.211.1.2 AlimentationsAlimentationsAlimentationsAlimentations

AlimentationsAlimentationsAlimentationsAlimentations 11.1.311.1.311.1.311.1.3 BullesBullesBullesBulles

11.1.311.1.311.1.311.1.3 BullesBullesBullesBulles (symboles(symboles(symboles(symboles géométriques)géométriques)géométriques)géométriques)

Emplacement de l’instrument Structure
Emplacement de
l’instrument
Structure

local

sur tableau en salle de contrôle (accessible)

derrière le tableau en salle de contrôle (inaccessible)

tableau local

tableau local

(accessible)

(inaccessible

Instruments conventionnels

Instruments conventionnels
Instruments conventionnels
Instruments conventionnels
Instruments conventionnels
Instruments conventionnels

Instruments partagés (affichage, régulation, …)

Instruments partagés (affichage, régulation, …)
Instruments partagés (affichage, régulation, …)
Instruments partagés (affichage, régulation, …)
Instruments partagés (affichage, régulation, …)
Instruments partagés (affichage, régulation, …)

Instruments de traitement numérique de données

Instruments de traitement numérique de données
Instruments de traitement numérique de données
Instruments de traitement numérique de données
Instruments de traitement numérique de données
Instruments de traitement numérique de données

Instruments de commande logique et séquentielle

Instruments de commande logique et séquentielle
Instruments de commande logique et séquentielle
Instruments de commande logique et séquentielle
Instruments de commande logique et séquentielle
Instruments de commande logique et séquentielle

11.1.411.1.411.1.411.1.4 MesureMesureMesureMesure dededede débitdébitdébitdébit

ExemplesExemplesExemplesExemples ::::

ExemplesExemplesExemplesExemples :::: 11.1.511.1.511.1.511.1.5
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: 11.1.511.1.511.1.511.1.5
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: 11.1.511.1.511.1.511.1.5
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: 11.1.511.1.511.1.511.1.5

11.1.511.1.511.1.511.1.5 ActionneursActionneursActionneursActionneurs

ExemplesExemplesExemplesExemples ::::

Vannes :

ExemplesExemplesExemplesExemples :::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements

Autres :

ExemplesExemplesExemplesExemples :::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements physiques
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements physiques
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements physiques
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements physiques
ExemplesExemplesExemplesExemples :::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements physiques

Electro-pneumatic

:::: Vannes : Autres : Electro-pneumatic Capteurs industriels fondements physiques version 2.1 2

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

11.1.611.1.611.1.611.1.6 FonctionsFonctionsFonctionsFonctions

FonctionsFonctionsFonctionsFonctions ExempleExempleExempleExemple ::::

ExempleExempleExempleExemple :::: RégulationRégulationRégulationRégulation dededede niveauniveauniveauniveau d’eaud’eaud’eaud’eau dansdansdansdans unununun réservoirréservoirréservoirréservoir

Niveau mesuré Régulateur Commande eau Actionneur Réservoir fuite
Niveau mesuré
Régulateur
Commande
eau
Actionneur
Réservoir
fuite

Consigne

Commande eau Actionneur Réservoir fuite Consigne (niveau de Capteur de niveau Grandeur réglée (niveau

(niveau de

Capteur de

niveau

Grandeur réglée

(niveau d’eau)

Schéma de principe d’une régulation de niveau

En utilisant le P&ID, nous avons le schéma suivant :

En utilisant le P&ID, nous avons le schéma suivant : Capteurs industriels fondements physiques version 2.1

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

Schéma P&ID d’une régulation de niveau d’eau dans un réservoir

11.211.211.211.2 TransmissionsTransmissionsTransmissionsTransmissions normaliséesnormaliséesnormaliséesnormalisées

Quelques définitions utiles :

Transmetteur : appareil de mesure dont l’entrée est issue d’un capteur et dont la sortie est un signal conforme à un standard (analogique ou numérique) directement exploitable (dans une boucle de réglage par ex.).

signal brut du capteur

signal Transmetteur standardisé
signal
Transmetteur
standardisé

Transmetteur intelligent : transmetteur ayant une capacité interne de mesure et de traitement d’informations et de filtrage des effets des grandeurs physiques d’influence.

Deux types de transmission analogique sont couramment utilisés pour la communication entre les différents instruments des systèmes de régulation industrielle : pneumatique et électrique.

Transmission pneumatique : utilisée dans les industries pétrolières, pétrochimiques, sidérurgiques… Le signal pneumatique est une pression analogique (air comprimé).

Le transmetteur convertit la grandeur mesurée (pression, débit, niveau…) en un signal analogique pneumatique normalisé, variable de 0,2 à 1 bar.

Transmission électrique : le signal électrique utilisé est une intensité (ou une tension) analogique normalisée. Plusieurs échelles sont employées :

intensité : 4-20 mA ; 10-50 mA,

tension : 0-10V ; 1-11V ; 2.5-12.5V.

Le signal intensité, d’échelle 4-20mA, est le plus souvent admis comme normalisée.

Transmission numérique : En numérique, les signaux sont codés en binaire sur 8, 16, 32 ou 64 bits en liaison série ou parallèle.

Transducteur : Il permet de convertir un signal normalisé en un autre signal normalisé de nature différente. Par exemple, transformer un signal électrique normalisé en un signal pneumatique normalisé.

12121212 AnnexeAnnexesAnnexeAnnexesss ::::

12.112.112.112.1 ApproximationApproximationApproximationApproximation parparparpar lesleslesles moindresmoindresmoindresmoindres carréscarréscarréscarrés

12.1.112.1.112.1.112.1.1 RappelRappelRappelRappel

L’équation générique sur laquelle se base la méthode des moindres carrés s’écrit :

T

y =θϕ

k

k

Chapitre 1

GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités

y k est la mesure fournie par le capteur au k ème instant et φ k est une fonction dépendant des valeurs du mesurande et éventuellement des mesures aux instants présents et précédents (ou dérrivées). La structure de cette fonction est déterminée par le modèle mathématique décrivant la dynamique du capteur. θ est un vecteur regroupant l’ensemble des paramètres du modèle mathématique du capteur.

ExempleExempleExempleExemple ::::

Supposons que le capteur est représenté par l’équation différentielle

s(t ) + a s (t ) + a s (t ) = b m(t ) + b m (t )

1

2

0

1

Cette équation peut s’écrire sous la forme matricielle

D’où

θ

T

=

[

a

1

a

2

b

0

b

1

]

s ( t ) = [

et

ϕ

a

T

1

( )

t

a

2

b

0

b

1

= −s t

[

( )

]

− ( )

− ( t )

 

 

s

s