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Talents en court Forum Scénario Animé

Rencontre auteurs / scénaristes / réalisateurs autour du court métrage d’animation

jeudi 5 décembre 2013 au Forum des images

/ scénaristes / réalisateurs autour du court métrage d’animation jeudi 5 décembre 2013 au Forum des
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Talents en court – Forum Scénario Animé au Carrefour du cinéma d’animation

jeudi 5 décembre 2013

Organisée tout au long de l’année en rassemblant des partenaires variés (professionnels, festivals, associations, organismes institutionnels …), l’opération Talents en court se décline en trois volets complémentaires :

1– des forums de projets, visant à faciliter et accélérer l’accès des auteurs émergents au milieu professionnel

2– des études de cas à vocation informative et pédagogique, utilisant notamment

la Scénariothèque du court métrage, à partir des scénarii de films aidés

(www.cnc.fr/web/fr/scenariotheque)

3– la Bourse des festivals, dispositif d’aide qui incite les producteurs de long métrage, grâce à leur compte de soutien automatique, à tutorer et financer le projet de court métrage d’un auteur distingué au palmarès d’un festival. http://www.cnc.fr/web/fr/bourse-des-festivals

Dans ce cadre, Le Forum des Images avec le Carrefour de l’animation accueille, pour la quatrième année, le Forum Scénario Animé, un rendez-vous professionnel autour de l’écriture du court métrage d’animation.

A l’initiative du CNC et en partenariat avec le Conservatoire Européen d’Ecriture

Audiovisuelle et la poudrière, six auteurs (scénaristes, graphistes, réalisateurs) préalablement sélectionnés présentent leurs projets de films à un auditoire de scénaristes, réalisateurs, producteurs et diffuseurs afin d’associer les talents ou d’envisager une collaboration future visant à développer les qualités narratives ou graphiques de leurs projets.

Porteurs de projets Raphaël Guiard Thibault Chimier Francis Gavelle Marie Manand Lucrèce Andreae Chloé Célérien et Amandine Fredon

Auditeurs Jean-Christophe Soulageon producteur (Les Films Sauvages) / jcs@filmsauvages.com Pierre Baussaron producteur (Blast Productions) / pierre.baussaron@blast-production.fr Gwenaelle Clauwaert productrice (Aeternam Films) / gwen@ten2ten.net Nicolas Corman producteur (Envie de tempête) / nicolas.corman@gmail.com Arnaud Demuynck producteur (Les Films du Nord) / ademuynck@euroanima.net Saïd Hamich producteur (Barney production) / said@barneyproduction.com Delphine Nicolini directrice du développement (Les Armateurs) / dnicolini@lesarmateurs.com Amaury Ovise producteur (Kazak productions) / amaury@kazakproductions.fr Christian Pfohl producteur (Lardux Films) / lardux@lardux.com Stéphane Piera producteur (Dark Prince) / stephane@generactor.com Wendy Griffith productrice (Dark Prince) / darkprince@darkprince.fr Na Guo productrice / talleyguo@hotmail.com Meline Samson productrice (Passion cinéma) / melines@passion-pictures.com Nidia Santiago productrice (Ikki Films) / nidia@ikkifilms.com Daniel Sauvage producteur (Caïmans productions) / daniel.sauvage@caimans-prod.com Brigitte Pardo chargée de programmes (Canal+) / brigitte.pardo@canal-plus.com Hélène Vayssières chargée des courts et moyens métrages (Arte France) / h-vayssieres@artefrance.fr Léa Colin chargée de mission (Cinéma93) / leacolin@cinemas93.org Cynthia Delbart réalisatrice / production@3xplus.com Marie-Laure Dougnac réalisatrice / mldoug@hotmail.fr Fabrice Fouquet réalisateur / lepetitvelo@hotmail.com Moran Caouissin réalisateur / moranc@noos.fr Nicolas Pleskof réalisateur / nicolas.pleskof@hotmail.fr Tom Lavisse réalisateur Christelle Soutif scénariste réalisatrice / christellesoutif@hotmail.com Claire Sichez scénariste / clairesichez@gmail.com Anne Claire N’leh scénariste (AGrAF) / nemo4@free.fr Delphine Maury scénariste (AGrAF) / tantmieuxprod@gmail.com Theresia Rippel scénariste / therippel@gmail.com Cécile Noesser AFCA / c.noesser@afca.asso.fr Annick Teninge directrice de la Poudrière / contact@poudriere.eu Moïra Marguin manager pédagogique du département Cinéma d’animation (Les Gobelins) / mmarguin@gobelins.fr Bernard Boulad délégué général (AFCA) / b.boulad@afca.asso.fr Patrick Vanetti directeur du CEEA / patrick.vanetti@ceea.edu Alice Delalande chargée de mission, Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle (CNC) / alice.delalande@cnc.fr

Le pêcheur de mouettes scénario de Raphaël Guiard sans producteur durée : 10 min

de Raphaël Guiard sans producteur durée : 10 min Raphaël Guiard Raphaël Guiard, 25 ans, est

Raphaël Guiard

Raphaël Guiard, 25 ans, est né à Marseille. En 2010, il intègre le Conservatoire Européen d’Ecriture Audiovisuelle et y découvre l’écriture d’animation. Depuis, il écrit pour des séries d’animation telles que Chronokids ou Calimero et occupe un poste de coordinateur d’écriture chez Tfou sur différents programmes : Le Livre de la jungle, Robin des Bois, Ladybug et Mini-Ninja. Séries dont il a participé au développement en collaboration avec Christophe Guignement.

Synopsis Dans l’appartement marseillais des grands-parents d’Edouard, les doigts grincent, la peau est fripée et la lumière a du mal à se faufiler. Sur les murs, les icônes catholiques chuchotent

entre elles et les touches de la machine à écrire du grand-père découpent le langage en chiffres de comptabilité… Comme des ciseaux.

A

dix ans, Edouard rêve d’un autre quotidien. Lorsqu’il grimpe sur le toit de l’immeuble,

il

s’imagine volontiers emporté par un essaim de mouettes, rasant bientôt le clapot

et les déferlantes du bout de ses orteils, avec la sensation délicieuse d’avoir l’horizon devant lui. Mais pour réaliser cette échappée belle, encore faut-il trouver les mouettes. Et si Edouard s’improvisait pêcheur d’oiseaux ?

Note d’intention de l’auteur “Vous êtes en apesanteur sur un toit, la tête dans les nuages et les chaussures délacées. Vos pieds se soulèvent lentement de leur semelle tandis que les cordages se tendent dans vos mains. Une trentaine d’oiseaux encordés comme autant de ballons volants, tirent dessus. Vous les sentez frémir, les vibrations vous parcourent le bras. Ces oiseaux sont comme le prolongement de vos doigts et ils vous emportent de plus en plus fort. Bientôt le toit n’est plus qu’une arabesque, qu’une toute petite tâche couleur tuile et vous voyez la mer apparaître devant vous, immense et silencieuse”. Avec ce court métrage de 10 minutes, j’essaie de questionner la frontière entre pesanteur et légèreté. Dans quelle mesure une réalité trop lourde entraîne le besoin de s’évader ? Et l’évasion, est-elle possible si la réalité nous enferme? Comme beaucoup d’entre nous, Edouard est tiraillé entre le désir de s’affranchir de la réalité et la peur que lui inspire son affranchissement. Car au-delà d’être un rêveur, il porte le fardeau d’une éducation religieuse culpabilisante dont il devra se délester s’il veut s’envoler. Ce qui l’amarre au sol n’est pas le poids de son corps, mais celui de sa peur. Si chacun de nous parvenait à s’en libérer profondément, je crois que nos vies prendraient un nouvel envol.

E-mail de Raphaël Guiard raphael.guiard@free.fr

Notes

E-mail de Raphaël Guiard raphael.guiard@free.fr Notes 4 Talents en court – Forum Scénario Animé jeudi 5

Tempo Rubato scénario de Thibault Chimier sans producteur durée : 12 min

de Thibault Chimier sans producteur durée : 12 min Thibault Chimier Après avoir suivi une formation

Thibault Chimier Après avoir suivi une formation en ébénisterie, Thibault Chimier décide de revenir à ses premières amours, à savoir l’illustration et le cinéma d’animation. Il intègre alors l’ENAAI, une école d’arts appliqués à Chambéry, puis l’école de la Poudrière afin de se former à l’écriture de scénario et à la mise en scène. Depuis toujours, passionné par la richesse de l’esprit humain, son travail tente de mettre en avant la psychologie des personnages et leur complexité, afin d’y trouver la vérité nue, sincère et souvent cachée.

Synopsis Voici l’histoire de Franz, un homme apparemment heureux qui habite une grande ville avec Diane, sa femme. Tout lui réussit et sa carrière est en pleine ascension. Mais une succession d’évènements va peu à peu venir perturber cette vie bien rangée et les regrets que Franz pensait bien enfouis, ressurgissent. Son existence lui parait alors bien fade, sans saveur, médiocre comparée à ses ambitions premières, à la passion qui l’animait autrefois, à ses rêves d’antan. Franz se met à douter, de tout, et commence à être persécuté par un être qu’il connaît bien et dont il croyait s’être débarrassé depuis longtemps. Un être qui n’est autre que lui-même, son double. Mais un double qui, lui, a réussi là où le véritable Franz a échoué…

Note d’intention de l’auteur “Tempo rubato” est un terme musical italien qui signifie littéralement “temps dérobé”. Le temps évaporé, c’est justement l’impression qu’a Franz lorsqu’il prend conscience du chemin parcouru jusque-là et du fait que sa vie ne le satisfait pas.

Ce film parle de l’introspection que l’on peut initier une fois arrivé à un certain stade de sa vie, lorsqu’on regarde en arrière en s’interrogeant sur ce qu’on a accompli, tout en voyant le temps défiler et les regrets prendre le pas sur les rêves d’autrefois. Cela génère parfois l’impression d’être passé à côté de sa vie, d’avoir trahi les désirs de l’enfant qu’on était hier encore. Un autre thème important est la peur d’être commun, banal, et de n’être qu’une entité sans relief noyée dans la masse. Il s’agit d’un combat très personnel et intérieur qui se livre ici. Enfin, le fait que Franz soit directement confronté à la mort l’amène aussi à réaliser la ténuité de la vie. Il a tout simplement peur de la mort et du temps qui passe. Il s’agit donc d’un film sur les choix et leurs conséquences, mais aussi sur le renoncement et l’impression d’être spectateur de sa propre vie.

L’histoire se déroule du point de vue de Franz, nous sommes avec lui, dans son intériorité. Nous ressentons ses doutes et ses angoisses, et l’accompagnons dans sa chute. Tout comme le personnage, le spectateur est confronté à une perte de repères spatio-temporels, par la répétition des actions, les sauts dans le temps, ou par le minimalisme et l’abstraction de l’image.

Site internet de l’auteur http://petitesmaniaqueriescafeinees.blogspot.com/

E-mail de Thibault Chimier thibault.chimier@gmail.com

Notes

E-mail de Thibault Chimier thibault.chimier@gmail.com Notes 6 Talents en court – Forum Scénario Animé jeudi 5

Cours de récré scénario de Francis Gavelle produit par Offshore durée : 12 min

de Francis Gavelle produit par Offshore durée : 12 min Francis Gavelle Producteur et animateur, depuis

Francis Gavelle Producteur et animateur, depuis 1998, d’une émission dédiée à la littérature, à la musique et au cinéma (Longtemps, je me suis couché de bonne heure, sur l’antenne de Radio Libertaire), Francis Gavelle est, de 2001 à 2011, sélectionneur « court métrage » à la Semaine de la Critique (Cannes). Y seront présentés quelques futurs incontournables du cinéma d’animation : Ryan de Chris Landreth, Printed Rainbow de Gitanjali Rao, Logorama du collectif H5, Madame Tutli-Putli de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski ou Skhizein de Jérémy Clapin. Membre, à l’occasion, de diverses commissions (Prix de qualité du CNC, Comité animation des César, Aide à la postproduction de Cinémas93, Résidence animation de Ciclic), il participe également à la programmation de différents festivals et autres manifestations : Annecy, Brive, Bruz, Le Goût du Court au cinéma Le Balzac. En mai 2012, il est, par ailleurs, invité à rejoindre le Jury de la Caméra d’Or.

Synopsis Bruno aime beaucoup Delphine… Delphine aime beaucoup Jérôme… Jérôme regarde beaucoup Marjorie… Marjorie n’aime plus Simon, ni Bénédicte. Dans une école primaire, à la récréation, petits garçons et petites filles courent, crient, se poursuivent, sautent sur place au gré de leurs jeux. Mais, à ces jeux insouciants de l’enfance, vient se mêler une découverte saisissante : celle des premiers émois. Eveil des sentiments, donc… Bruno demande à Delphine de jouer au ballon avec lui, Delphine propose à Jérôme de jouer ensemble à la poupée, Jérôme invite Marjorie à jouer à la guerre. Petits couples qui se forment, petits cœurs qui restent solitaires. Qui tiendra la main de qui ? Qui pleurera dans son coin ? Qui, en proie à la déception, commettra l’irréparable ?

Note d’intention de l’auteur Quand j’étais à l’école maternelle, j’étais amoureux d’une petite fille et très jaloux, dès qu’elle dansait avec les autres petits garçons. De tout cela, bien sûr, je n’ai pas le moindre souvenir. Tout ce que j’en sais, c’est ce que mes parents m’en ont raconté.

Quelques décennies plus tard, peut-être ce souvenir m’est-il revenu en mémoire, lorsque je commençai à écrire une nouvelle intitulée Cour de récréation. Une chose est sûre, en tout cas :

ce texte naquit sous l’effet d’un emballement amoureux et la nouvelle, sous sa forme originelle, commençait par ses mots : “Francis aime beaucoup Elise”. La perspective d’une publication chez un petit éditeur indépendant, spécialisé dans la bande dessinée et les nouvelles noires, m’amena, par souci de discrétion, à changer les prénoms et les petits protagonistes se nommèrent ainsi Bruno et Delphine.

Si le style littéraire témoignait d’un souci de légèreté propre à l’enfance et faisait le choix d’une narration en forme de comptine, portée par des phrases courtes et un vocabulaire simple ; l’histoire revendiquait sa part de gravité et semblait presque commenter un adage, inventé de toutes pièces : “L’impossibilité de se trouver commence dès l’enfance”.

De fait, dès sa publication, en 1998, la maison d’édition, [Treize étrange], tint à mettre en garde, dans son catalogue, les potentiels lecteurs du texte, par ailleurs confié aux bons soins d’un illustrateur : “Bien que les acteurs de cette nouvelle soient des enfants, on n’y traite pas pour autant de gamineries… Au contraire, cet ouvrage se pose comme un des plus noirs de la collection !Aujourd’hui, au moment de réaliser une version cinématographique de ce texte, qu’en est-il des choix d’adaptation ?

Une première liberté est, ici, prise : celle de supposer que le récit, qui va se dérouler sous les yeux du spectateur, est un flash-back. Là où la nouvelle supposait l’immédiateté de l’action, par le biais d’une narration au présent de l’indicatif ; le début du film semble “parler au passé” et convoque deux adultes, comme premiers protagonistes : un homme et une femme. Si l’homme est présent par sa seule voix – une voix-off 1 –, la femme apparaît telle une silhouette perdue dans ses pensées et, si l’homme se pose comme un acteur à venir de l’histoire, le rôle de la femme reste incertain. Cette séquence d’introduction, au rythme plus lent, juste allusive, parfois non-figurative, cherche, à la fois, à attiser la curiosité du spectateur et lui permettre d’entrer progressivement dans une histoire ensuite racontée du point de vue des enfants, mais à destination d’un public d’adultes.

Cette séquence d’introduction permet, par ailleurs, de poser un des principes du film :

le recours à la voix-off. Mais cette voix-off n’est pas celle d’un unique protagoniste ; elle est, au contraire, chorale : voix d’enfants et d’adultes vont, en effet, se succéder, scène après scène, pour raconter l’histoire.

Parfois de manière synchrone avec l’image – c’est le principe adopté pour la première et la dernière scène de récréation : celles entre Bruno et Delphine, les deux petits acteurs principaux du drame. Parfois de manière décalée – l’action évoquée s’inscrivant comme un flash-forward de la scène se déroulant sous nos yeux ou, au contraire, l’image livrant la résultante de situations antérieures, décrites au spectateur. Protagonistes de premier plan ou simples anonymes dans la foule, ces voix-off sont peut-être, au final, celles de témoins interrogés par une équipe d’enquêteurs, dépêchés sur les lieux d’un crime.

L’autre principe narratif adopté tient, quant à lui, au traitement graphique envisagé. Si, à ce stade du développement du film, rien n’est encore défini de manière concrète – nous sommes actuellement à la recherche du coauteur, qui donnera au récit toute son existence sur le plan visuel – une chose est sûre, il ne s’agira pas de rajouter, dans les choix esthétiques du film, du “sombre au sombre”. La noirceur du sujet se suffisant à elle-même, l’animation pourra s’orienter vers une approche graphique plutôt réaliste 2 , ne forçant aucunement le trait dans la caractérisation des personnages et travaillant sur des ambiances baignées de lumière. Indicatives, ces quelques lignes directrices ne doivent, cependant, en rien brider la liberté créatrice de l’animateur.

Alors… est-ce que, finalement, “l’impossibilité de se trouver commence dès l’enfance”? Si le scénario – et le film à venir – semble en partie apporter une réponse positive, et très noire, à ce questionnement ; la réalité est, bien sûr, plus nuancée et ne porte pas nécessairement en elle geste désespéré et mort saisissante. Néanmoins, une chose est presque certaine :

nos premiers émois influencent, même de manière inconsciente, notre existence amoureuse et, si Bruno, Delphine, Jérôme ou Marjorie, les petits acteurs de cette cour de récréation, commencent à en mesurer l’importance, nous nous rappelons, en les regardant, ce qu’il peut en coûter, pour être heureux

1 A quelques réécritures et mises en forme près, le texte repris en voix-off cite celui de la nouvelle, initialement publiée. 2 A l’exception de la séquence d’ouverture, sous influence du cinéma abstrait et du travail direct sur pellicule, et de deux autres séquences convoquant des styles graphiques influencés, soit par le dessin d’enfant (en référence, Le Pont de Mauves, de Jacques Demy), soit par le shôjo manga, manga pour filles.

E-mail de Francis Gavelle francis.gavelle@gmail.com

E-mail de la production fabpc@offshore.fr

Notes

E-mail de la production fabpc@offshore.fr Notes Talents en court – Forum Scénario Animé jeudi 5

Dites-le avec des fleurs scénario de Marie Manand sans producteur durée : 10 min

scénario de Marie Manand sans producteur durée : 10 min Marie Manand Après des études dans

Marie Manand Après des études dans la production audiovisuelle, tout d’abord au BTS Jean Rostand puis à l’école des Gobelins, Marie Manand se tourne vers le scénario. Elle écrit pour plusieurs séries d’animation et intègre la formation en deux ans du Conservatoire Européen d’Ecriture Audiovisuelle. Passionnée de littérature jeunesse et de dessins animés, elle aime écrire pour les enfants et a de nombreux projets de scénarios d’animation.

Synopsis Pour la gourmande et grassouillette chèvre Daudette, rien ne vaut une bonne plâtrée de tulipes. Le jour où sa maîtresse la met au régime, c’est le drame : Daudette se voit contrainte de boire une affreuse soupe ultra-protéinée, sans compter les moqueries incessantes d’Yvan, le chat de la maison. Dès lors, Daudette n’a plus qu’une idée en tête : sauter la barrière du voisin et croquer ses alléchantes tulipes. Seulement voilà, Tudeski, un rottweiler tout en muscles et en crocs, veille au grain sur le précieux massif de fleurs… Daudette parviendra-t-elle à atteindre son objectif sans y laisser ses cornes ?

Note d’intention de l’auteur Qui ne connaît pas l’expression “l’herbe est toujours plus verte ailleurs” ? Certainement pas Daudette, qui en est l’incarnation poilue et potelée.

Elle est ensorcelée par la vision du massif de tulipes de son voisin et n’a qu’un seul but :

le dévorer jusqu’à la dernière feuille. Et pour cela, elle élabore de multiples plans, prête à se mettre en danger, à trahir la confiance de sa maîtresse et à sacrifier Yvan.

Bref, elle ne lésine pas sur les moyens, et tant pis si elle y perd des poils. Car quand elle cède à la tentation, une chèvre ne fait pas les choses à moitié !

E-mail de Marie Manand marie.manand@gmail.com

Notes

! E-mail de Marie Manand marie.manand@gmail.com Notes Talents en court – Forum Scénario Animé jeudi 5

Pépé le morse scénario de Lucrèce Andreae sans producteur durée : 15 min

de Lucrèce Andreae sans producteur durée : 15 min Lucrèce Andreae Née en 1988, Lucrèce Andreae

Lucrèce Andreae Née en 1988, Lucrèce Andreae s’oriente tout d’abord vers l’illustration en passant par l’école Estienne à Paris. C’est en intégrant l’école des Gobelins qu’elle met un pied dans l’animation et décide de s’y consacrer. Son film de fin d’étude Trois petits points remporte en 2011 le prix spécial du jury au Festival d’Annecy. Lucrèce termine son cursus à la Poudrière à Valence où elle réalise Cocon (film d’une minute), Shoes de lose et Changement de cap (films lauréats du concours Canal J “Les espoirs de l’animation 2012”) et Les Mots de la carpe, film de fin d’études soutenu par Arte (2012).

Synopsis Un jeune garçon et sa petite famille, réunis en un drôle de cortège funèbre, arpentent la dune et son terrible vent d’automne. Pépé est mort d’avoir trop bronzé. Mémé crise pour disperser ses cendres sur la plage immense et vide, alors que, putain, c’est interdit ! lui a dit maman. Faut construire un autel en coquillages et en mégots, faut enterrer le morse, faut demander à la mer c’est quoi la mort. Les frangines s’enterrent sous une sirène de sable, le tout p’tit tombe sur une mouette morte. Faut être un peu bizarre pour mourir comme ça, quand même. Qu’est-ce qui lui a pris à pépé ? Mémé prie, maman gueule, Toby fait, comme les autres, l’expérience de la perte en ce lieu propice aux apparitions surnaturelles.

Note d’intention de l’auteur

La mort Les membres de cette petite famille désorientée font chacun à leur manière l’expérience intolérable de la perte définitive. C’est cette multitude de réceptions possibles de la mort qui m’intéresse, ainsi que les façons de représenter à l’écran des sentiments si confus.

La légereté J’ai choisi de traiter un fond grave par un ton léger, et parfois même cocasse. Des pointes de nostalgie et de tristesse filtrent à travers une série de sketches absurdes, sans doute parce qu’il me semble que le drame peut être bien plus intense s’il n’est pas présenté au premier degré.

La famille Le choix de mettre en scène une famille est venu pour illustrer l’idée que la mort divise et réunit à la fois. Confronté à ce drame, chacun est renvoyé à sa condition éphémère et plonge dans une sorte de retranchement intérieur. Mais la mort est également quelque chose d’universel et fait naître en nous un besoin d’appartenir à un groupe et de se soutenir mutuellement face à cette épreuve. C’est pourquoi j’ai choisi une famille, assez dispersée à première vue, mais aussi capable d’une réelle cohésion.

Les fantômes Des apparitions surnaturelles ponctuent le film, c’est un moyen pour moi de retranscrire poétiquement les sentiments flous, les vagues malaises ou les terreurs cachées des personnages, et en particulier des enfants. La plage, paysage immense et exaltant, participe aussi à leur état émotionnel perturbé.

Site internet de l’auteur http://mamzelle-lucrece.blogspot.fr/

E-mail de Lucrèce Andreae lucrece.andreae@gmail.com

Notes

E-mail de Lucrèce Andreae lucrece.andreae@gmail.com Notes Talents en court – Forum Scénario Animé jeudi 5

Jus d’orange scénario de Chloé Célérien et Amandine Fredon produit par Nolita Cinéma durée : 7 min

Amandine Fredon produit par Nolita Cinéma durée : 7 min Chloé Célérien Diplômée de Science-Po, Chloé

Chloé Célérien Diplômée de Science-Po, Chloé Célérien a d’abord travaillé comme chargée de développement et lectrice chez Ardimages auprès de Thierry Ardisson (Max de Stéphanie Murat avec Mathilde Seigner, Joey Starr et Jean-Pierre Marielle, Cannes de Christopher Thompson avec Adrian Brody et Emmanuelle Seigner, etc.) et Nolita Cinéma (Nenette de et avec Josianne Balasko, African Rice de Julien Paolini, etc.). Développant ses propres projets (websérie sur l’univers en ZEP, films promos pour One Minute for Peace) Chloé s’est lancée en 2013 dans le développement de ce court métrage d’animation, Jus d’Orange. Elle a écrit le scénario, a esquissé le storyboard, et a convaincu Olivia Ruiz, de réaliser la bande-son du film… “Ce projet a une valeur sentimentale pour moi, car j’ai rencontré ces gens. Ils ne connaissent rien au monde du cinéma ni de l’animation, mais ils sont vrais et plein de sagesse. ”

C’est pourquoi je me bats pour que Jus d’Orange existe et leur rende hommage Chloé Célérin

Amandine Fredon Formée dans la fameuse “poudrière” des Studios d’animation Folimage de Valence, Amandine Fredon est également diplômée d’Arts plastiques et de l’Ecole de l’Image d’Angoulême. D’abord illustratrice à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, c’est avec les Studio Folimage qu’Amandine s’exerce aux différentes techniques d’animation. Elle a notamment travaillé sur la mise en couleur du long métrage La Prophétie des Grenouilles de Jacques-Rémy

Girerd et sur Une Vie de Chat de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol, ainsi qu’à la préparation des pantins sur le long métrage Azur et Asmar de Michel Ocelot. Depuis 2009, Amandine Fredon

a réalisé de nombreux films et séries, dont Ariol (12 épisodes de 4 mn diffusés sur TF1),

Michel (26 épisodes de 11mn diffusés sur Canal+ Family) ou encore C’est bon (26 épisodes de 2mn30 diffusés sur France 3).

Synopsis

Jus d’Orange est un court métrage d’animation super graphique et engagé qui raconte

le combat d’un cultivateur d’oranges face à une brick de jus d’orange.

Musique Olivia Ruiz et Metal-O-Phone.

Note d’intention des auteurs C’est lors d’un séjour à Montesa, au sud de Valencia, en Espagne, que j’ai fait la rencontre de l’homme qui m’a inspiré Jus d’Orange : Antoine Sanchis. Agé d’une soixantaine d’années, usé par le labeur, j’ai vu l’homme se transformer en me parlant de son amour pour ses oranges. Je l’ai suivi sur ses terres, dans ses champs, et je l’ai laissé me parler avec beaucoup de pudeur et de fierté de “son trésor”. C’est avant tout cette rencontre que j’ai souhaité faire partager au spectateur : entrer dans la peau de Vicente, et embarquer avec lui dans sa fourgonnette, parcourir les chemins de terres, sentir jusqu’au soleil brûlant… Mais j’ai également découvert que cette poésie se heurtait à la dure réalité de notre monde, et de ses lois, celles du marché… Car Jus d’Orange, c’est aussi l’histoire de David contre Goliath… En effet, l’histoire de Vicente n’est malheureusement pas singulière. C’est celle de milliers de producteurs d’oranges dans la Région de Valence. Des hommes qui, de génération en génération ont dédié leur vie aux oranges, et qui, peu à peu ont vu le prix de vente de ces dernières baisser jusqu’à ne valoir presque plus rien. C’est ce constat qui m’a inspiré l’intrigue de Jus d’Orange. Derrière les belles images de ce court métrage, j’espère ainsi faire passer le message d’Antoine Sanchis : “Que mangerons-nous si l’agriculture n’existe plus ? Des ordinateurs ? Tout vient de la terre, ne l’oublions pas… Mes oranges, c’est la vie…” J’espère que vous serez touché par l’histoire de ce personnage comme je l’ai été… Ma démarche sort des sentiers battus, puisque j’ai décidé de confier le rôle principal de Vicente… au vrai personnage, à Antoine Sanchis. Nous irons tourner sur ses terres, dans son village, avec ses ouvriers.

E-mail de Chloé Célérien chloe@nolitacinema.com

E-mail d’Amandine Fredon amandine.folimage@hotmail.com

E-mail de la production maxime@nolitacinema.com

Notes

E-mail de la production maxime@nolitacinema.com Notes 16 Talents en court – Forum Scénario Animé jeudi 5

Talents en court / Forum scénario animé

une publication du Centre national du cinéma et de l’image animée www.cnc.fr

contact Direction de la création, des territoires et des publics Service de la création Département court métrage Morad Kertobi Nadia Le Bihen-Demmou Tél. 01 44 34 37 79

Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) 12 rue de Lübeck 75784 Paris cedex 16 tél. 01 44 34 38 26 fax 01 44 34 34 55 www.cnc.fr

édité par la Direction de la communication

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décembre 2013