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La lettre du génie

 

SOMMAIRE

 

Sommaire

2

Sommaire

Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger

Histoire

•••••••••••••••••••••••

3

Éditorial du général

•••••••••••••••••••••••

4

L’actualité en bref

•••••••••••••••••••••••

Expériences

A

savoir

11

Le génie combat

•••••••••••••••••••••••

Coup d’œil sur…

A

lire

Le 17 e RGP : sapeur parachutiste à Kaboul

Multimédia

15

Le génie construit

•••••••••••••••••••••••

Les actions du service du génie

Implication du génie dans la protection de l’environnement Construction d’une école de gendarmerie à Bucarest

19

Le génie secourt

•••••••••••••••••••••••

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris

27

Le génie instruit

•••••••••••••••••••••••

Le traitement de l’eau

La formation des officiers

33

Le génie étranger

•••••••••••••••••••••••

Le génie autrichien

37 Histoire

•••••••••••••••••••••••

La naissance de l’aviation militaire : le génie prend des

ailes

39

Expériences :

•••••••••••••••••••••••

Les sapeurs du 25 e régiment du génie de l’air au Kirghizistan

40 A savoir

•••••••••••••••••••••••

Le futur musée du génie

42

Coup d’œil sur…

•••••••••••••••••••••••

L’EPG en démonstration

43 A lire

•••••••••••••••••••••••

46 Web - Multimédia

•••••••••••••••••••••••

La Lettre du génie est une publication de l’École supérieure et d’application du génie 106, rue Éblé - BP 4125 49041 ANGERS CEDEX 01

Directeur de la publication :

général Gérard Bezacier

Rédacteur en chef :

capitaine Patrice Ventura

Rédacteurs en chefs adjoints :

lieutenant Emmanuelle Barreau adjudant Gauthier Perron

Conception :

PIR ESAG

Impression :

PIAT Saint-Maixent

Commission paritaire : en cours ISSN : 1006 B 05886

Dépôt légal à parution

La lettre du génie

SOMMAIRE

Sommaire

Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger

Histoire

Expériences

A savoir

Coup d’œil sur…

A lire

Multimédia

ÉDITORIAL

Général Gérard BEZACIER

Commandant l’École supérieure et d’application du génie - Angers

l’École supérieure et d’application du génie - Angers Le 22 février 1996, le président de la

Le 22 février 1996, le président de la République Jacques Chirac annonce sa décision de professionnaliser les armées : « Ce que je veux, aujourd’hui, c’est avoir une défense qui soit à la fois plus efficace, plus moderne et moins coûteuse (…) Donc, je fais une réforme qui conduit la France à avoir dans six ans, parce que c’est une réforme longue, une armée professionnelle. »

Nous voici à l’été 2002, génie professionnalisé de l’armée professionnelle conformément à l’ordre reçu, donné il y a déjà six ans, par le chef des armées. Que de chemin parcouru, que de réactions aux impulsions politiques, que d’attention aux requêtes du temps et des technologies nouvelles ! Quelle quantité d’imagination, quelle souplesse venons-nous de démontrer, quel exemple sommes-nous pour tous, au service toujours plus performant de notre République.

Pourtant combien de difficultés avons-nous dû surpasser quand le budget de la Défense, année après année, a été tenu pour une variante d’ajustement de celui de l’État, y compris celui du génie bien sûr.

Or, notamment après le 11 septembre 2001, les catastrophes naturelles comme les inondations de la Somme, les catastrophes industrielles comme celle de Toulouse et toutes les opérations extérieures conduites depuis plus de dix ans, mesurent l’importance et la permanence prises par les fonctions traditionnelles du génie au travers de ses composantes COMBAT, INFRASTRUCTURE et SÉCURITÉ.

Dans ce nouveau cadre, comment ne pas appréhender la nécessité des évolutions encore à conduire y compris entre les différentes fonctions opérationnelles de l’armée de terre. Sans cesse, l’édifice que nous contribuons, tous ensemble, à construire doit être consolidé, renforcé et aménagé. Et cette fois d’évidence, tant pour la protection et la sauvegarde de nos populations que pour nos projections extérieures c’est bien d’un renforcement du génie dont nous avons le plus urgent besoin.

C’est donc bien dans ce cadre et dans cet esprit qu’il faut maintenant de toute urgence moderniser les équipements du génie, réussir à retrouver une DTO satisfaisante pour les existants tout en acquérant les équipements les plus appropriés pour les tâches importantes qu’on attend tous de nos unités ; régiments, établissements, groupements et unités d’intervention :

l’appui direct, véhicule léger de reconnaissance, véhicule de détection des mines, engins et systèmes de bréchage rapide, bateaux « d’assaut » et d’intervention rapide et, pour la zone urbaine, robots, drones adaptés, arme d’appui à multi-effets, charges adaptées et dispositifs de déminage ;

l’appui général, matériels d’épuration des eaux, groupes électrogènes, ponts fixes type Mabey Johnson.

Au total, après ce long chemin parcouru avec rigueur et ténacité, dans un esprit de discipline exemplaire, ce sera avec un effort budgétaire bien mesuré qu’on pourra vite consolider le génie de nos forces terrestres professionnelles.

Ainsi, à l’issue de la prochaine loi de programmation, nous nous serons très sérieusement rapprochés de l’objectif fixé par le chef des armées.

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général ◆ L’actualité en bref Le génie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A
savoir
Coup d’œil sur…
A
lire
Multimédia
PHOTO 19 e
RG
Le samedi 12 janvier, alors qu’elles se trou-
vaient dans un magasin du centre ville de
Besançon, les sapeurs Lætitia Charue et
Aline Bourlet, nouvellement incorporées au
sein du 19 e régiment du génie, ont fait preuve
d’un sang froid et d’un courage exemplaires
en portant secours à une cliente qui s’était
évanouie devant elles.
Ne cédant pas à la panique, les deux jeunes
filles ont mis en œuvre les cours d’AFPS en
mettant la personne au sol en position laté-
rale de sécurité. Elles ont ensuite attendu les
pompiers pour leur faire un compte rendu
précis des faits. Les pompiers, agréablement surpris, les ont chaleu-
reusement félicitées.
PHOTO 1 er REG
OPÉRATION HERACLES :
UN DLRG DU 1 er REG EN AFGHANISTAN
Une équipe de coureurs du 25 e
régiment du génie de l’air a par-
ticipé au championnat de France
interarmées de cross country qui
s’est déroulé le 27 février 2001 à
Carcassonne. Seul régiment du
génie sélectionné pour l’épreuve
de cross long, le 25 e RGA s’est
classée 13 e sur 21 formations.
Dirigée par le sergent-chef Fleurot, l’équipe comprenait le sergent (TA)
Naria (66 e /169), le caporal-chef Hardy (56 e /169), le caporal-chef
Nial(110 e /169), le caporal-chef Legal (134 e /169), le caporal Mazur
(88 e /169).
Mis en alerte dès la mi-novembre, un déta-
chement de liaison et de reconnaissance
(DLRG) du 1 er REG est déployé en Afghanistan,
à Mazar-E-Sharif depuis le 14 décembre. Cet
élément a pour mission de localiser, d’évacuer
et de détruire les projectiles et engins non-
explosés sur la zone utile de l’aéroport, en liai-
son avec les équipes Explosive Ordnance
Disposal (EOD) américaines, chargées d’une
mission similaire.
Le DLRG a aussi pour mission de sensibiliser
les personnels français au danger des mines.
La destruction des bombes se fait à laide de
fourneaux, après les avoir transportées avec
de multiples précautions.
Les cadres du 1 er REG sont les premiers légion-
naires en opération en Afghanistan.
PHOTO 25 e RG

L’ESAG ACCUEILLE UNE DÉLÉGATION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Le 25 mars dernier, l’ESAG a accueilli une délégation composée de personnalités du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Défense, travaillant dans le domaine de la maîtrise des armements en général et sur le thème des mines en particulier. Cette délégation comprenait notamment la représentation permanente de la France auprès de la conférence du désarme- ment ; la représentation permanente de la France auprès de l’OSCE et la direction des affaires stra- tégiques, de sécurité et du désarmement du ministère des Affaires étrangères ainsi que les respon- sables de la division « maîtrise des armements » du ministère de la Défense. La délégation a été accueillie par le général Gérard Bezacier, commandant l’ESAG puis les spécia- listes du département d’expertise et de formation au déminage ont fait un point de situation sur les mines antichar, les sous-munitions et munitions non-explosées ainsi que les dispositifs de mise de feu des mines. Cette présentation a été suivie d’une visite des installations de l’ESAG, notamment la salle d’ins- truction mines, unique au monde.

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire VISITE D’UNE DÉLÉGATION DE L’ARMÉE CHILIENNE À L’ESAG L’École
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
VISITE D’UNE DÉLÉGATION DE L’ARMÉE CHILIENNE À L’ESAG
L’École supérieure et d’application du génie a accueilli une délégation de l’armée de
terre chilienne le 26 mars dernier.
Cette délégation, composée de six officiers supérieurs, était
conduite par le général Sepulvera Del Pino, directeur du per-
sonnel militaire de l’armée de terre.
Leurs centres d’intérêt se portant sur la formation et l’entraîne-
ment des personnels, l’ESAG leur a présenté les moyens d’ins-
truction dont elle dispose, notamment son centre de simulation
tactique et ses simulateurs de conduite des engins de franchis-
sement de l’avant.
La délégation a également visité le département d’expertise et
de formation au déminage et a pu constater les savoir-faire
indéniables des sapeurs angevins dans ce domaine.
Cette visite entre dans le cadre des relations internationales
que l’ESAG développe depuis plusisurs années et témoigne de
l’intérêt des armées étrangères pour le génie militaire français.
Éditorial du général
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
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Coup d’œil sur…
A
lire
Multimédia
PHOTO ESAG
Coup d’œil sur… A lire Multimédia PHOTO ESAG VISITE DU CHEF D’ÉTAT-MAJOR DE L ‘ARMÉE DE

VISITE DU CHEF D’ÉTAT-MAJOR DE L ‘ARMÉE DE L’AIR AU GÉNIE DE L’AIR

Le 20 février 2002, le général d’armée aérienne Job, chef d’état-major de l’armée de l’air, s’est fait présenter le génie de l’air sur la base de Vouziers-Sechault (08). Après que les honneurs lui ont été rendus par la section du lieutenant Pascal (5 e Cie-Toul), la sous-direction du génie de l’air et le 25 e RGA lui ont exposé les capacités, les spécificités et les évolutions à venir du génie de l’air. Le général Job s’est ensuite adressé à une délégation de personnels. Il a en particulier mis en exergue le professionnalisme dont fait preuve le 25 e RGA tant en opérations extérieures (Macédoine, Kosovo, Kyrgyzistan) qu’en opérations intérieures (Vimy, La Hague). Après un rapide buffet partagé avec des officiers, sous-officiers et militaires du rang du 25 e RGA et de la base aérienne 112, la 1 re Cie (capitaine Letertre - Istres) a fait la démonstration des savoir-faire du génie de l’air en matière de rétablissement de plates-formes aéronautiques :

reconnaissance - dépollution, réparation rapide de piste RUSTINEXPRESS, terrains sommaires. À l’issue de cette visite, le général Job a rappelé la fierté de l’armée de l’air à avoir sous son commandement une unité du génie qui fait honneur aux armées françaises.

unité du génie qui fait honneur aux armées françaises. LE 2 e RG AU CHAMPIONNAT DE

LE 2 e RG AU CHAMPIONNAT DE FRANCE INTERARMÉES DE CROSS-COUNTRY FÉMININ 2002

Au cours de cette compétition de 4,8 km qui s’est déroulé à

Suippes le jeudi 24 janvier, le 2 e régiment du génie a engagé une équipe composée des capitaine (F) Attia, sergent (F) Da Ponte, caporal (F) Charnole et sapeur (F) Soulis. Cette équipe s’est classée 4 e sur 25 après l’école interarmées des sports (1 er ), la base aérienne 102 (2 e ) et les écoles de Coëtquidan (3 e ). Les performances individuelles sont les suivantes :

7 e

caporal CHARNOLES

18’50’’

36 e

sergent DA PONTE

20’09’’

77 e

capitaine ATTIA

21’35’’

119 e

sapeur SOULIS

23’23’’

L’excellente performance du caporal Charnole peut lui permettre d’être rete- nue pour le championnat du monde qui se déroulera en Turquie au mois de mars 2002.

VISITE DU COLLÈGE INTERARMÉES DE DÉFENSE AU 19 e RÉGIMENT DU GÉNIE

Les 14 et 15 février, le 19 e régiment du génie a accueilli une dizaine d’officiers supérieurs du CID et deux officiers de liaison anglais et américain de l’ESAG, venus assister à une démonstration des savoir-faire et des engins du génie. La visite a commencé le 14 au matin par une présentation succincte du régiment par son chef de corps, le colonel Guillamo. Les stagiaires ont été ensuite emmenés à l’école des ponts de Thoraise où ils ont assisté, en présence du général de division Perruche, commandant l’EMF 1, et du général de brigade Tartinville, commandant la 7 e BB, à une démonstration de contrôle des foules par le dégagement d’une barricade enflammée grâce à deux engins blindés du génie. La présentation dynamique des engins s’est terminée par le matériel majeur du régiment, l’engin de franchissement de l’avant, toujours très impressionnant par ses possibilités de navigation. L’après-midi a été consacré à la présentation du PCR et des moyens de transmissions, à une démonstration du groupe de déminage NEDEX et à un tir lance-flamme. Cette journée s’est clôturée par la visite du futur quartier du régiment : le grand Joffre et une séance de questions-réponses avec le colonel Guillamo. Le lendemain, la citadelle de Besançon, bastion historique du maréchal Vauban et du génie, et plus particulièrement le musée franc-comtois, ont fait l’objet de toute l’attention des stagiaires avant leur départ.

PHOTO 2 e RG
PHOTO
2 e
RG

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire MISSION DE CONSEIL ET D’ASSISTANCE DE LA MAINTENANCE AU
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
MISSION DE CONSEIL ET D’ASSISTANCE
DE LA MAINTENANCE AU 6 e RG
Après une longue préparation qui a mobilisé les personnels de la main-
tenance régimentaire, la MICAM (MIssion de Conseil et d’Assistance de
Éditorial du général
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
la
Maintenance) était présente sur notre zone technique de Dalstein du
Histoire
21 au 25 janvier 2002.
L’ensemble des véhicules du régiment a suivi un circuit de contrôle en
passant par les ateliers engins, roues et freins.
Les experts de la MICAM sont chargés de contrôler les organes de sécu-
rité. Ainsi, ils ont en charge la préparation et la vérification des engins
Expériences
A
savoir
Coup d’œil sur…
PHOTO 6 e RG
A
lire
Multimédia
(autos, engins blindés, engins génie). Ils établissent les excédents et les déficits en véhicules.
À
l’issue de cette évaluation, la MICAM met à disposition du chef ST, la méthode d’évaluation
permettant d’améliorer et de vérifier en interne les organes de sécurité des véhicules du régi-
ment. De plus, les personnels sont formés également sur ces méthodes. Les véhicules absents
pendant cette période pourront finalement être contrôlés par le chef ST.
Aujourd’hui, il s’agit de responsabiliser les personnels en les formant à l’évaluation opérationnelle
des engins et de créer une complémentarité. Les trois premiers jours ont été consacrés à l’éva-
luation des engins.
Le bilan est positif. Ainsi, les matériels, notamment en mobilité, seront opérationnels pour accom-
pagner les hommes au BATGEN, en octobre 2002.
LE
1 er
RG
EN APPUI MOBILITÉ
AU PROFIT
DE L’INTERARMES
INAUGURATION DU FOYER DU 2 e RG
Le général de corps d’armée Patois, gouverneur militaire de Metz, commandant la région
terre Nord-Est et les forces françaises et l’élément civil stationné en Allemagne (FFECSA),
a
inauguré le mardi 5 février 2002 le nouveau foyer du sapeur du 2 e régiment du génie.
Dans le cadre de la condition des militaires du rang,
des travaux de rénovation du foyer ont été entrepris
depuis 2000 financé à la fois par la RTNE, les crédits
destinés à l’amélioration du cadre de vie, le budget
du corps et du foyer.
La décoration de la salle et le bar ont été entièrement
refait pour créer une ambiance chaleureuse et
conviviale. Ce foyer offre la possibilité d’une restruc-
turation rapide à toutes heures et les facilités accès
PHOTO 2 e RG
à
internet grâce à son espace cybercafé.
Du 10 au 14 décembre 2001,
une section AMX 30 démi-
nage de la 6 e compagnie de
contre-minage du 1 er RG a pu
vivre une expérience particuliè-
rement enrichissante.
En effet, pour la première fois
dans la jeune existence de cette
compagnie, une section de
déminage lourd a pu participer à
un exercice interarmes aux
côtés d’un escadron de chars
Leclerc du 501-503 RCC. Cet
exercice, coordonné par l’offi-
cier de liaison de l’arme du génie
de l’EAABC, a eu lieu au camp de
Mourmelon.
Ce premier contact fut égale-
ment l’occasion de présenter la
section de déminage lourd en
présence de nombreuses autori-
tés.
déminage lourd en présence de nombreuses autori- tés. JUMELAGE POMPIERS DE PARIS – POMPIERS DE NEW

JUMELAGE POMPIERS DE PARIS – POMPIERS DE NEW YORK

Suite au 11 septembre 2001, les pompiers de Paris se sont encore plus rapprochés de leurs homologues New-Yorkais. En effet, le jumelage entre ces deux corps de renommée internationale est maintenant officiel. Lundi 4 février de retour de mission à New-York, le général Debarnot - commandant la brigade de sapeurs-pompiers de Paris - a annoncé à ses hommes que M. Scopetta - Fire Commissionner of FDNY - acceptait sans réserve cette alliance. Depuis plusieurs années déjà, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) entretient des liens étroits avec ses frères d’armes new-yorkais. En décembre 1998, Thomas Von Essen, Fire Commissionner, était déjà venu visiter la BSPP, son état-major et ses concepts tactiques ; il était notamment fort intéressé par le fameux « plan rouge », conçu par la BSPP. Parallèlement quatre officiers du bureau prévention de la BSPP s’étaient rendus en juin 2001 à New-York. Reçus par le chef des pompiers New-

Yorkais, le but du voyage était de travailler sur la tactique d'intervention en cas de feu dans les immeubles de grande hauteur (IGH), mais aussi d'étudier

la

prévention incendie lors de la conception de ces IGH.

Il

est à noter que la réglementation française diffère de celle appliquée aux

État-Unis. Lors de ce voyage, les officiers de la BSPP avaient eu l’occasion

de visiter le World Trade Center, en compagnie des pompiers de New-York.

NOUVEAU FANION À L’ÉTABLISSEMENT DU GÉNIE DE LIMOGES

Dans le cadre de la réorganisation de l’armée de terre, l’établissement du génie de Limoges quitte la région terre Nord-Ouest (RTNO) pour dépendre maintenant de la région terre Sud-Ouest (RTSO). Ainsi, le 14 janvier dernier, le colonel Lafargue, directeur du génie en région terre Sud-Ouest a présidé une cérémonie de changement de fanion. Le nouveau fanion de l’établissement du génie de Limoges est en effet, maintenant, aux couleurs de sa nouvelle région terre.

PHOTO EG LIMOGES
PHOTO EG LIMOGES

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Le colonel Berger commandant le 17 e régiment du
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Le colonel Berger commandant le 17 e régiment du génie parachutiste et madame Brigitte Bareges, maire
de Montauban ont signé le 24 janvier 2002 une nouvelle charte de partenariat consacrant les liens entre
le régiment et la ville de Montauban. Ce document prolonge celui qui avait été signé voilà quelques
années entre le colonel Pecchioli, alors chef de corps, et le député maire Roland Garrigues.
La présente charte s’attache tout particulièrement à la vie des familles pour lesquelles, la
municipalité, tenant compte des absences longues et répétées des militaires s’engage à
faciliter aux ayants-droit, les admissions aux crèches, l’aide à domicile, l’accès au loge-
ment, le soutien aux activités associatives, et l’appui dans la recherche d’emploi des
conjoints. De son côté le régiment apportera à la ville son dynamisme, sa participation à la
vie sociale, économique et culturelle.
Cette manifestation a été précédée d’une prise d’armes sur la Place-Nationale de
Montauban, célébrant ainsi le départ, fin décembre, en Afghanistan de deux sections et l’ar-
mement du bataillon du génie de Novo-Selo au Kosovo de février à mai.
Éditorial du général
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
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Le génie étranger
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A savoir Coup d’œil sur… A lire Multimédia L’ ADJUDANT-CHEF BOLLIN, DU 2 e REG, CHAMPION

L’ ADJUDANT-CHEF BOLLIN, DU 2 e REG, CHAMPION DE FRANCE DE TIR

L’adjudant-chef Bollin est à nouveau champion de France de tir sportif à 10 mètres et au pistolet, en catégorie seniors II, titre qu’il a décroché le 10 février 2002. L’épreuve s’est déroulée en plusieurs manches de dix tirs. Cette compétition réclame une grande concentration, mais également une parfaite maîtrise de son corps. Lors de la dernière manche du championnat, il a réalisé une performance proche d la perfection puisqu’il a marqué 98 points sur 100. Cet exploit lui a permis d’acquérir son titre avec 573 points sur 600.

a permis d’acquérir son titre avec 573 points sur 600. L’ AMIRAL EXELMANS FAIT PEAU NEUVE

L’AMIRAL EXELMANS FAIT PEAU NEUVE AU 1 er RG

Du 10 septembre au 23 novem-bre 2001, l’Amiral Exelmans était en réparation au chantier naval de Freistett en Allemagne. Le but était d’échanger le moteur et de remettre en conformité les circuits électriques. L’équipage a profité de cette opportunité et n’a pas ménagé ses efforts pour faire subir au digne héritier des Forces Mariti-mes du Rhin (FMR) et du Bataillon d’Engins Fluviaux du Génie (BEFG) toute une série de transfor- mations et d’améliorations (réfection com- plète de la salle des machines, remise aux normes de la cuisine, sondage et traitement extérieur de la coque, pose d’un renfort de ceinture, travaux de peinture et de plombe- rie). Le nouveau groupe propulsion est com- posé d’un moteur MAN, d’une puissance de 500 CV avec inverseur, 425 tours/mn pour l’hélice avec une poussée de 53 tonnes. Après cette cure de remise en forme, nous lui souhaitons… « Bon vent ».

PRÉSENTATION AU DRAPEAU AU 6 e RG

C’est sur la place de l’Hôtel de Ville de la mairie d’Avrillé que la présen- tation au drapeau de nos jeunes sapeurs s’est déroulée le 8 février 2002 en présence de leurs familles, des associations des anciens combattants et des habitants de la ville. Le 6 e régiment du génie, s’est associé à cette occasion avec la mairie d’Avrillé, et notamment son député maire, M. Laffineur. Ce fut ainsi une journée nous permettant de renforcer nos liens armée-nation et d’or- ganiser une prise d’armes très réussie, événement qui marquera avec fierté nos jeunes sapeurs, engagés le 4 décembre 2001 au sein du régi- ment. Ce fut aussi l’occasion de montrer au public extérieur nos diffé- rents matériels (MPG, VAB…) et de les accueillir sous notre tente d’in- formation et de recrutement.

PHOTO

6 e

RG

PHOTO BORDEAUX
PHOTO BORDEAUX

CENTRE D'ENTRAÎNEMENT SPÉCIALISÉ À PAU

Opération de 5,5 M conduite et réalisée par l'établissement du génie de Bordeaux, le Centre d'Entraînement Spécialisé (CES) se démarque tant par sa vocation que par sa structure. Le besoin initial est de disposer en France d'une infrastructure de tir adaptée à l'entraînement collectif, avant engagement opérationnel des détachements spécialisés du Commandement des Forces Spéciales Terre (CFST). Bien que ce type de centre existe en Angleterre et en Suisse, il sera à sa livrai- son l'unique site en Europe à proposer en un seul bâtiment l'ensemble des modèles d'entraînement possibles. Ce bâtiment a pour but de créer un complexe de tir en milieu clos composé de différents modules pour permettre aux équipes spécialisées de s'entraîner dans différentes configurations et différents scénarii. Afin de permettre ces divers modèles opérationnels, sept modules ont été créés, simulant un hôtel, un appartement, un bâtiment public ou une maison individuelle. Ces modules sont rassemblés en deux parties : un hangar d'environ 95 x 40 m et 16 m au faîtage ; une structure visible de l'extérieur, contiguë au hangar et d'en- viron 11 x 40 m et une terrasse à 28 m pour la partie la plus élevée. Le concept constructif est traité comme une construction type industriel, à savoir : une structure métallique en PRS (profils reconstitués soudés) encastrée en pied, solidaire d'une enveloppe en béton banché, une toiture métallique à faible pente prolongée d'une construction traditionnelle en extrémité avec murs porteurs en béton armé, planchers béton et toiture terrasse accessible. Le centre d'entraînement spécialisé sera livré au CFST au mois de mai 2002.

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire L’EXERCICE TECHPHIB DU 6 e RÉGIMENT DU GÉNIE Du
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
L’EXERCICE TECHPHIB DU 6 e RÉGIMENT DU GÉNIE
Du 4 au 8 février 2002, la 1 re compagnie de combat mécanisée
du 6 e régiment du génie a mené un exercice amphibie sur les
plages de l’île d’Oléron. Cette semaine d’instruction a permis à
l’ensemble de la compagnie de renouer avec des savoir-faire
particulièrement dans l’esprit et le cadre d’emploi du régiment
: partenariat avec le 519 e régiment du train pour les traversées
en CTM et les phases de mécanisation, « plageage », ouverture d’itinéraire en zone sablonneuse.
Cet exercice avait également pour objectif de présenter les capacités d’une unité du 6 dans des
missions qui lui sont dévolues au sein de la BLBMa.
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Histoire
Expériences
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PHOTO
6 e
RG
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PHOTO POMPIERS ANGERS
PHOTO POMPIERS ANGERS

LE 3 e

RG AU CNAM !

Courant janvier 2002, la 3 e compagnie a effec- tué un stage de trois semaines au Centre national d’aguerrissement en montagne (CNAM) de Briançon. Deux types d’épreuves prédominèrent durant ces trois semaines. Les manœuvres (marches et bivouacs en ambiance tactique) permirent de se remettre à niveau. Les rallyes groupes, ensuite, visaient à améliorer l’endurance des sapeurs et à éprou- ver le sens du commandement et de la gestion de l’effort des chefs de groupe, au cours d’épreuves diverses : course d’orientation, franchissement vertical, marche, tir, secou- risme (recherche de victimes d’avalanche et évacuation de blessés). Le stage fut couronné par une épreuve de syn- thèse effectuée conjointement avec le 10 RI de la bri- gade franco- allemande.

LA DIVISION D’APPLICATION DE L’ESAG CHEZ LES POMPIERS D’ANGERS

Un partenariat est engagé entre l’École supérieure et d’application du génie, le ser- vice départemental d’incendie et de secours et le SAMU. L’idée ? Sensibiliser les lieutenants stagiaires de l’ESAG à l’organi- sation des secours en France. « Les notions qu’ils vont pouvoir acquérir leur per- mettront de conseiller les responsables des opérations de secours lorsqu’ils sont en opérations extérieures, dans les Balkans par exemple » explique le capitaine Lopez, de l’ESAG. « En projection intérieure, cela leur sera utile dans le cas de déclenchement de plans ORSEC. Les militaires sont eux aussi sollicités, comme ce fut le cas lors des grandes tempêtes ou des inondations dans la Somme. » Ce sont au total 92 lieutenants qui auront, d’ici l’été visité le centre départemental de l’alerte et assisté en qualité d’observateurs aux manœuvres des unités de sapeurs-pompiers.

JOURNÉE GÉNIE-ENTREPRISE

Le 22 novembre 2001, à Grenoble, s’est déroulée la journée « Génie- entreprises » présidée par le général Keiflin. C’est dans l’amphithéâtre du centre de recherche du service de santé des armées (CRSSA), que le lieutenant-colonel Roux a présenté le génie et plus particulièrement l’établissement du génie de Grenoble devant cent dix entrepreneurs repré- sentant les plus grandes entreprises des six départements concernés par la zone d’action de l’établissement. Les différents chefs de bureau ont expliqué le fonctionnement interne de l’établisse- ment. Le débat qui en a résulté s’est ter- miné autour d’un buffet auquel ont parti- cipé les chefs de section de tout l’établissement.

PHOTO 3 E RG
PHOTO
3 E
RG
PHOTO EG GRENOBLE
PHOTO EG GRENOBLE
de tout l’établissement. PHOTO 3 E RG PHOTO EG GRENOBLE PA RTENARIAT AVEC LE CENTRE INTERNATIONAL

PARTENARIAT AVEC LE CENTRE INTERNATIONAL DE DÉMINAGE HUMANITAIRE DE GENÈVE

Le 19 mars dernier, l’École supérieure et d’application du génie d’Angers a accueilli monsieur l’ambassadeur Dahinden, directeur du centre international de déminage humanitaire (CIDH) de Genève. Le CIDH a été créé en 1998 pour soutenir les efforts de la communauté internationale dans le domaine de la lutte contre les mines. Il encou- rage la coopération dans le travail de recherche, l’assistance opérationnelle et l’appui au traité sur l’interdiction des mines antipersonnel. Au cours de sa visite, monsieur l’ambassadeur Dahinden a pu découvrir le département d’expertise et de formation au déminage de l’École et apprécier la qualité de la formation qui y est dispensée. Plusieurs pistes de travail en commun ont été définies.

– 8 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général ◆ L’actualité en bref Le génie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
SECTION FOOT-FAUTEUIL À L’ESAG
A
savoir
Coup d’œil sur…
Depuis plus d’une année, l’École supérieure et d’application du génie a
décidé de parrainer un institut d’éducation motrice situé à Angers et
accueillant une cinquantaine d’enfants déficients moteurs ou polyhandi-
capés.
Dans ce cadre, l’ESAG et l’institut d’éducation motrice ont décidé de
mettre sur pied une section foot-fauteuil au sein du club sportif et artis-
tique de l’ESAG. Cette section permettra aux enfants de jouer au football
en fauteuil roulant électrique.
A
lire
Multimédia
en fauteuil roulant électrique. A lire Multimédia EXERCICE TANZANITE Le 2 e RG a participé du

EXERCICE TANZANITE

Le 2 e RG a participé du 26 janvier au 6 mars

à un exercice multinational « Tanzanite » qui s’est déroulé en Tanzanie.

Cet exercice de type ReCaMP (renforce- ment des capacités de maintien de la paix)

a pour but d’entraîner un certain nombre

d’états africains membres du SADC (sou- thern african developpement community) à mettre sur pied une force multinationale de maintien de la paix. Une trentaine de nations africaines et occidentales vont engager quelque 3 000 hommes dans cet exercice. La mission de la section modulaire d’aide au déploiement aux ordres du lieutenant Bonfar-nuzzo, dont l’effectif est de 1/8/13, a été de soutenir en énergie plusieurs sites comme un hôpital de campagne et de réa- liser des travaux d’aménagement tel que la réalisation de voie d’accès, de plates- formes et de pistes.

de voie d’accès, de plates- formes et de pistes. INAUGURATION DE LA SALLE INTERNET DE L’ÉCOLE

INAUGURATION DE LA SALLE INTERNET DE L’ÉCOLE DU GÉNIE

Début février, le général Bezacier a inauguré la salle internet de l’École supérieure et d’application du génie. Installée dans les locaux de la direction générale de la formation, cette salle a pour objectif de permettre à tout le personnel de l’École d’effectuer des recherches, d’exploiter ou de récupérer des informa- tions dans un but pédagogique ou culturel. Cette salle est ouverte en permanence, 24 h/24 et 7 j/7 et se montre d’une uti- lité certaine pour l’ensemble des stagiaires de l’École.

certaine pour l’ensemble des stagiaires de l’École. AFGHANISTAN Dès le déclenchement de l’opération

AFGHANISTAN

Dès le déclenchement de l’opération Héraclès le 2 e RG (Metz) a été sollicité pour constituer un détachement de pro- duction d’eau afin d’assurer le soutien des Français (environ 240 hommes) sur l’aéroport de Mazar e Sharif. Il est composé de 3 sous-officiers, de 2 militaires du rang et d’une unité mobile de traitement de l’eau. Cette opération a pour but de sécuriser le périmètre de l’aéroport de façon à permettre le travail des organisations humanitaires. Le détachement du 2 e régiment du génie est chargé de produire de l’eau potable (soit 7 m 3 par jour) et d’assurer le dépannage du groupe électrogène de l’hôpital de campagne jordanien.

groupe électrogène de l’hôpital de campagne jordanien. UN NOUVEAU BÂTIMENT POUR LE 519 e RÉGIMENT DU

UN NOUVEAU BÂTIMENT POUR LE 519 e RÉGIMENT DU TRAIN

Le 31 janvier dernier, le 519 e régiment du train de La Rochelle inaugurait son bâtiment logement de l’esca- dron de base et de logistique. La réalisation de cette opération avait été confiée à l’établissement du génie de Limoges pour 12 millions de francs et 11 mois de travaux. Le bâtiment initial datait de 1972 et devait subir des restructurations importantes dans le cadre du plan Vivien afin de permettre le logement des EVAT. Le nouveau bâtiment permettra le logement de l’escadron de base et de logistique et de l’unité de réserve de régiment professionnel.

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général ◆ L’actualité en bref Le génie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A
savoir
Coup d’œil sur…
A
lire
Multimédia
RÉUNION DES PRÉSIDENTS
DE CATÉGORIE DU GÉNIE
Du 27 au 28 mars dernier, l’École
supérieure et d’application du
génie a réuni l’ensemble des
présidents de catégorie du
génie : présidents des officiers,
des sous-officiers et des enga-
gés volontaires se sont ainsi
retrouvés au sein de la maison
mère du génie afin de pouvoir
partager leurs expériences et
faire le point sur le génie d’au-
jourd’hui.
Il s’agissait d’une première
puisque ce type d’activité n’avait
jamais été organisé auparavant.
Riche d’enseignements, cette
réunion sera reconduite.
MARATHON DES SABLES 2002
Le 2 e régiment du génie a engagé une
équipe sur l’épreuve du marathon des
sables 2002 qui s’est déroulé du 5 au 14 avril prochain (sergent-chef Boissinot, capitaine de
l’équipe, capitaine Grasmuck, sergent Delmas, et caporal-chef Paille).
Dans les dunes du Sahara, ils ont parcouru sur 6 jours près de 232 kilomètres.
N’ayant jamais participé auparavant à cette épreuve, ils se sont préparés intensément depuis
le mois de septembre 2000 et ont déjà participé à des grands événements tels que les mara-
thons de Roterdam, Monaco et des compétitions comme le trail de l’Aubrac (47 km) et « les
gendarmes et les voleurs de temps » (32 km), le trail « sur la piste des goémoniers » (63 km),…
Grâce aux sponsors et partenaires ainsi qu’avec l’aide de leur régiment, ils ont déjà pu faire
face à la préparation ainsi qu’aux frais d’inscriptions.

L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE VISITE L’ÉCOLE DU GÉNIE

Mercredi 3 avril, 70 élèves de l’École polytechnique sont venus visiter l’École supérieure et d’application du génie et découvrir les spécificités de l’arme du génie. Il faut dire que l’ESAG et l’École polytechnique ont une partie de leur histoire en commun. En effet l’École polytechnique a été créée en 1795 en s’inspirant de l’enseignement de l’École royale du génie de Mézières, dont l’ESAG est l’héritière. Au cours de leur visite, les jeunes polytechniciens ont pu apprécier les savoir-faire de l’ESAG dans le domaine de la formation au déminage et de l’enseignement assisté par ordi- nateur. Ils ont pu également assister à une démonstration dynamique des moyens du génie, en présence du général de corps d’armée Blanchet, comman- dant la région terre Nord-Ouest.

UN NOUVEL OUTIL PÉDAGOGIQUE À L’ESAG :

LA MAQUETTE DU CAMP 1000 HOMMES

L’ESAG a fait l’acquisition, grâce à la direction centrale du génie, d’un nouvel outil pédagogique. En effet, au début du mois d’avril, elle s’est dotée d’une maquette représentant le concept du camp 1000 hommes que le service infrastructure construit sur les théâtres extérieurs au profit des troupes françaises déployées sur le terrain dans des missions de rétablissement ou de maintien de la paix. Cette maquette, à l’échelle 1/250 e , permettra aux enseignants de présenter concrètement les différents éléments qui composent l’infrastructure des camps, tant dans le gros œuvre - construction de bungalows utilisés comme bureaux et lieux de vie ; construc- tion des systèmes de protection à base de gabions - que dans le second œuvre - mise en œuvre de groupes électrogènes, de cen- trales de traitement d’eau, construction des réseaux etc. -. La maquette sera bientôt accompagnée de documents qui vien- dront compléter les moyens pédagogiques, que ce soit sous la forme de photos ou de maquettes à des échelles plus importantes. Cet outil, à la disposition de tous et, en particulier des formateurs de l’ESAG concernés par l’infrastructure opérationnelle, est ins- tallé dans le bâtiment Vauban, au qua- trième étage, dans une salle qui lui est spécialement dédiée. Le général commandant l’école a prévu d’inaugurer officiellement cette salle lors des journées consacrées à la convention du génie (13 et 14 juin) en présence du général Marescaux, ins- pecteur général des armées et du géné- ral Keiflin, directeur central du génie.

ins- pecteur général des armées et du géné- ral Keiflin, directeur central du génie. PHOTO ESAG
PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

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La lettre du génie

Le génie

COMBAT

PHOTO 17 e RGP PHOTO 17 e RGP PHOTO 17 e RGP
PHOTO 17 e RGP
PHOTO 17 e RGP
PHOTO 17 e RGP

Sommaire

LE 17 E RÉGIMENT DU GÉNIE PARACHUTISTE

Sapeur parachutiste

à Kaboul témoignage

17 e RGP Sommaire LE 17 E RÉGIMENT DU GÉNIE PARACHUTISTE Sapeur parachutiste à Kaboul –

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L’actualité en bref ◆ Le génie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
L’actualité en bref
◆ Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
PHOTO 17 e RGP
A lire
Multimédia
La FIAS, force intérimaire d'assis-
tance et de sécurité dont le mandat a
été défini fin décembre 2001, poursuit
son déploiement à Kaboul. Placée
sous commandement britannique, elle
comporte un bataillon français dont le
noyau dur est fourni par le 21 e RIMa.
UNE COOPÉRATION
INTERARMES
INTENSE
Les 51 sapeurs parachutistes
sont en permanence dans l'œil
du cyclone. Qu'il s'agisse de la
section « combat » ou « d'aide
au déploiement », ils n'ont pas
une minute à eux.

Cinq cent huit militaires français sont aujourd'hui déployés parmi lesquels les 392 marsouins, spahis et sapeurs parachutistes du bataillon français qui sont plus particulièrement chargés d'as- surer la sécurité de l'aéroport et des axes reliant cette plate-forme aéropor- tuaire à celle de Bagram située 40 kilo- mètres plus au Nord.

Les sapeurs parachutistes, projetés dés le 23 décembre à Duchambé, capitale du Tadjikistan à une heure d'avion de Kaboul, ont été déployés avec les forces spéciales à partir du 2 janvier 2002, quelques jours avant l'arrivée du bataillon. En liaison avec le colonel Marill, commandant de bataillon et mis en place avec les précurseurs de l'état-major bri- tannique, ils ont préparé le déploiement.

Dès le 3 janvier, et sitôt les zones connues, les actions préliminaires à tout déploiement ont été menées :

– reconnaissance, vérification et dépollu- tion des sites attribués aux Français :

REPFRANCE, forces spéciales, bataillon ;

PHOTO 17 e RGP
PHOTO 17 e RGP

– marquage des zones polluées ;

travaux de protection ;

préparation du déploiement (schéma d'implantation - plan de valorisation de l'infrastructure) ;

– identification des ressources locales (eau, électricité, matériaux…) ;

identification des chaînes, des respon- sabilités et des correspondants (REP- FRANCE, ADCONFRANCE, COMSOUT, DIRCOM, SANTÉ, brigade multinatio- nale, génie de la FIAS, commandants locaux…).

PHOTO 17 e RGP
PHOTO 17 e RGP

Sitôt les opérations préliminaires réali- sées et tout en poursuivant l'implantation des entités, de nouvelles missions ont été confiées au génie. Citons :

– dans le cadre d'un plan global d'extra- ction, la reconnaissance et la valorisa- tion des lignes de coup d'arrêt ;

dans le cadre de la restauration de la liberté de manœuvre, la reconnais- sance voire l'ouverture d'itinéraires ;

UNE APPROCHE GLOBALE D’ENTRÉE

Le déploiement des sapeurs en amont de l'arrivée du bataillon a permis de dis- poser, en permanence, d'un temps d'avance et de travailler en sécu- rité. Ces quelques jours ont per- mis, à partir des priorités fixées par le commandant de bataillon :

la sécurisation des emprises ;

la préparation, avant l'arrivée des hommes et des moyens, de leur déploiement en partant des impératifs du terrain ;

– la participation à la conduite du déploiement en précisant les impératifs 2D (espace dispo- nible, moyens prioritaires…).

PHOTO 17 e RGP
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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire du commandement des opérations spéciales (COS) étant présent sur
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
du commandement des
opérations spéciales (COS)
étant présent sur zone.
L'arrivée d'une antenne
chirurgicale aérotranspor-
table a permis d'œuvrer
dans de meilleures condi-
tions.
Éditorial du général
L’actualité en bref
◆ Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
L'eau disponible à la sur-
face du sol est le seul
ingrédient incontournable
en matière de déploie-
ment.
A lire
Multimédia
titude… une fois acheminée. Et c'est
bien connu, quand votre approvisionne-
ment en eau est lié à cette machine, il
vaut mieux disposer de deux unités. Tous
les sapeurs savent cela…
PHOTO 17 e RGP

Il convient ensuite de gérer, au cas par cas, l'eau potable, les eaux grises, les eaux noires… et de convaincre les commissaires, si prompt à charger les palettes d'eau en bouteilles dans les avions… au détriment du matériel d'organisation du terrain par exemple…

La complémentarité des moyens du génie et du commissariat est remarquable.

Les conditions de vie sont, après un mois de séjour, très supérieures à celles de tous les autres contingents déployés. Ces derniers nous le font très souvent remarquer…

L'autonomie initiale et la notion de coup complet au départ de la métro- pole ont permis au bataillon d'être opérationnel sitôt arrivé.

La présence d'un engin du génie (engin polyvalent Alhman en raison de la projection par VAM) est indis- pensable. Un sapeur sans engins ni moyens n'apporte pas grand-chose. Lui allouer ce qu'il demande rap- porte beaucoup… Si tous les sapeurs savent cela, il est quel- quefois difficile de convaincre…

L'unité mobile de trai- tement de l’eau (UMTE) est un outil remar- quable, une fois à terre. Non prévue pour être projetée, à moins de disposer de moyens de manutention lourd, cette unité fonctionne très bien à 1800 m d'al-

dans le cadre de la sauvegarde, les travaux d'organisation du terrain, de protection (utilisation de MODER et de pots éclairants, réalisation de réseaux de barbelés ou d'ouvrages divers).

QUELQUES RÉFLEXIONS

Le déploiement à Kaboul n'était envisa- geable, ni par voie terrestre, ni par voie maritime. Les plates-formes aéropor- tuaires étaient en mauvais état et seuls les avions tactiques (C 160 et C 130) étaient en mesure d'acheminer hommes et moyens sur le théâtre à raison de sept à dix tonnes en moyenne par rotation. La compagnie du génie, dans la version légère retenue, pèse à elle seule 150 tonnes… et les statistiques affirment que les aéroports locaux sont fermés 10 jours par mois en raison de la météo.

Les travaux de dépollution initiaux ont été menés en appliquant des normes de sécurité très strictes, seul le médecin

PHOTO 17 e RGP
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e RGP

Bravo à la STAT génie (et aux autres) qui ont mis à notre disposition un matériel électrique auquel nous n'avons rien à reprocher.

Merci enfin à l'ESAG et à l'échelon cen- tral NEDEX qui répondent promptement à nos interrogations lorsque nous rencon- trons des engins pour lesquels la docu- mentation n'est pas disponible locale- ment. Le fax a du bon !

Rédaction : BATFRA - Kaboul

n'est pas disponible locale- ment. Le fax a du bon ! Rédaction : BATFRA - Kaboul

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La lettre du génie

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LE MOT DE L’EMPLOYEUR colonel Marill, chef de corps du 21 e RIMa, commandant le
LE
MOT
DE
L’EMPLOYEUR
colonel Marill, chef de corps du 21 e RIMa,
commandant le bataillon français de Kaboul
Le BATFRA ne peut que se louer de l'apport des éléments du
17 e RGP dans le cadre de l'opération PAMIR. Placé sous le
signe de l'excellence et de la complémentarité, les relations
entre les marsouins et les sapeurs parachutistes permirent
une implantation en sûreté et un déploiement exemplaire.
Enfin l'expérience du détachement contribue largement au
rayonnement du bataillon français au sein de la force multi-
nationale.

SOMMAIRE

Sommaire

Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger

Histoire

Expériences

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La lettre du génie

Le génie

CONSTRUIT

Sommaire

PHOTO DCG
PHOTO DCG

LE GÉNIE ET L’ENVIRONNEMENT

CONSTRUCTION D’UNE ÉCOLE DE GENDARMERIE EN ROUMANIE

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La lettre du génie

LE GÉNIE

L'ENVIRONNEMENT AU CŒUR DE LA DÉFENSE

Avec ses 260 000 hectares d'espaces naturels et ses activités à caractère industriel, le ministère de la Défense place depuis plusieurs années la protec- tion de l'environnement au cœur de ses principales préoccupations. Depuis le 3 avril 1995, un protocole d'accord est signé entre les ministères de la Défense et de l'Environnement visant à définir la conduite d'actions communes pour pré- server l'environnement tout en garantis- sant les missions propres de la défense.

Mesurer l'impact éventuel de l'activité des armées sur l'environnement, préve- nir et traiter toute forme de pollution, pré- server les ressources naturelles et aider à l’application des réglementations en vigueur, sont autant de paramètres étu- diés et pris en compte au quotidien par de véritables spécialistes.

Lors du 10 e salon de l'environnement qui s'est tenu à Paris du 12 au 14 octobre 2001, ces spécialistes sont allés à la ren- contre du public, sur le stand interar- mées organisé par la DiCOD. Une pre- mière pour le ministère de la Défense.

CONSTRUIRE DANS LES RÈGLES DE L'ART ENVIRONNEMENTAL :

Des spécialistes du service du génie répondent aux questions du public

Sollicité pour représenter l’armée de terre au 10 e salon de l’environnement et du cadre de vie, le pôle génie (la DCG* et

et du cadre de vie, le pôle génie (la DCG* et le STBFT**) a dépêché sur

le STBFT**) a dépêché sur le stand de la défense, trois officiers spécialisés dans ce domaine.

Pendant trois jours, ils ont présenté les missions et les savoir-faire du principal service d’infrastructure de la défense dans la prise en compte des normes envi- ronnementales, notamment à des jeunes, parfois surpris, mais visiblement intéres- sés de découvrir une activité moins connue de l’armée française.

« Dans sa très grande majorité le public a fait un très bon accueil au stand de la Défense » déclare le CBA de Soos, chef de la section eau, environnement, incendie du STBFT. « Les jeunes, souvent étonnés que les militaires se préoccupent des questions d’environ- nement, ont posé beau-

** DCG : direction centrale du génie. ** STBFT : service technique des bâtiments, fortifications et travaux.

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coup de questions sur les filières de recrutement relatives à ce domaine. »

C’est dans une ambiance conviviale où tous les uniformes étaient représentés, de la DGA à l’armée de l’air en passant par la marine, le service de santé des armées et la gendarmerie, que militaires et civils de la défense se sont prêtés au jeu des questions-réponses.

« La présence conjointe de spécialistes des trois armées, de la gendarmerie et de la DGA a donné lieu à d’intéressantes confrontations de points de vue » précise le CBA de Soos.

Des thèmes aussi variés que la politique environnementale de la défense, la pollu- tion et le traitement des déchets ou les actions et les métiers de l’environnement au sein du ministère ont ainsi pu être abordés avec les étudiants lors de forums organisés sur le stand.

Côté service du génie, la participation à ces forums du CBA Lesenfans, suppléant du chef de section eau, environnement, incendie du STBFT, a permis de valoriser les compétences de la composante infrastructure dans le domaine de l’envi- ronnement, grâce notamment à sa connaissance des dossiers relatifs aux opérations extérieures. Il a pu montrer

PHOTO DCG
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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire de l’environnement et informer les jeunes sur les perspectives
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
de l’environnement et
informer les jeunes
sur les perspectives
de recrutement » sou-
ligne le CBA Laveys-
sière du bureau régle-
mentation générale
de la DCG et ancien
rédacteur en chef de
la plaquette Défense
et protection de la
nature.
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
◆ Le génie construit
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aux jeunes et à leur famille l’intérêt que les armées portent à l’environnement dans les opérations d’infrastructure conduites par le service dans les Balkans.

« Le ministère de la Défense a pu déve- lopper les actions des armées en faveur

« La dimension de l’en- vironnement dans la pratique des métiers de l’infrastructure n’a pas échappé à cer- tains jeunes. Un vecteur de recrutement inédit à exploiter » ajoute le CBA de Soos.

Le 10 e salon de l’environnement s’est donc achevé sur une note positive. Une initiative pleine d’intérêt à renouveler et à encourager.

PHOTO DCG
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ENVIRONNEMENT ET INFRASTRUCTURE le rôle clé du service technique des bâtiments fortifications et travaux En
ENVIRONNEMENT ET INFRASTRUCTURE
le rôle clé du service technique des bâtiments fortifications et travaux
En matière de protection de l’environnement, le rôle du ministère de la Défense consiste à mesurer et à traiter l’impact
de ses activités sur les ressources naturelles. Chaque organisme du ministère de la Défense possède sa vision de l’en-
vironnement et intervient dans ce domaine en fonction des actions qu’il conduit.
Pour le service du génie, sa responsabilité environnementale est directement liée à son activité « infrastructure ». En
tant que tête de chaîne des métiers liés à l’infrastructure, la mission du STBFT en matière d’environnement consiste
également à assurer une veille technologique et réglementaire. Il fait appliquer par les établissements du génie les
directives en matière de protection de l’environnement. Organisme d’études, il dispose d’experts conseils chargés
d’émettre des avis techniques ou d’effectuer des expertises dans le cadre des installations classées pour la protection
de l’environnement (ICPE) et de la loi sur l’eau (IOTA : installations, ouvrages, travaux et activités).
Si certaines précautions ne sont pas prises, la construction d’une station de carburant, par exemple, peut présenter un
risque de pollution des sols. Dans ce cas, le STBFT intervient en tant que conseiller pour vérifier que la réglementation
a bien été respectée.
« Toutefois les dossiers ICPE, soumis à déclaration ou autorisation, sont établis par le locataire de l’emprise, les auto-
risations étant délivrées par le ministre » explique le CBA de Soos, chef de la section eau environnement, incendie du
STBFT. « La section uniquement composée de spécialistes experts n’instruit pas les dossiers. Elle se préoccupe essen-
tiellement de la pollution des sols comme les sols, de la pollution par l’amiante, et de la pollution des eaux, des nappes
phréatiques ou la protection des points de forage. »
Dans le cadre des OPEX, le STBFT intervient aujourd'hui essentiellement dans les Balkans pour s'assurer qu'en matière
de protection de l'environnement, les directives du commandement sont bien suivies et que les normes françaises ou
européennes constituent bien les objectifs à atteindre sur les emprises occupées par les forces françaises. Ainsi à
Mostar, les réseaux de distribution d’eau potable et d'évacuation des eaux usées sont actuellement inexistants.
C’est ainsi qu’après avoir conduit les études sur les deux stations d’épuration réalisées en 2001 au Kosovo, le STBFT
étudiera en 2002 la réalisation d’une station à Mostar pour y raccorder les réseaux de distribution d’eau potable et
d’évacuation d’eau usées.
Au sein de l'armée de terre, seul le STBFT possède les spécialistes capables de concevoir et de contrôler la réalisation
de ce type de schéma directeur d'assainissement.
La protection de l'environnement dans les armées est devenue une préoccupation largement prise en compte au niveau
national et international, comme en témoigne par exemple, l’existence de groupes de travail à l’OTAN, dont l’un s’est
d’ailleurs réuni en novembre à Bruxelles.

– 17 –

 

La lettre du génie

   

SOMMAIRE

 
    Sommaire
 

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Éditorial du général L ’actualité en bref Le génie combat ◆ Le génie construit Le
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Éditorial du général L ’actualité en bref Le génie combat ◆ Le génie construit Le
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sur… savoir   A lire Multimédia Un passé historique commun et une loi roumaine de 1998
sur… savoir   A lire Multimédia Un passé historique commun et une loi roumaine de 1998

Un passé historique commun et une loi roumaine de 1998 inspirée des textes français régissant la gendarmerie, sont à l’origine d'une collaboration franco- roumaine ayant pour objectif la création d'une école d’application de la gendar- merie dans les quartiers ouest de Bucarest, au sein de la caserne Rosu.

Pour mettre en place ce projet plusieurs rencontres préalables entre les autorités françaises et roumaines ont été néces- saires. La signature d’un mémorandum le 28 septembre 1999 a finalement validé cette coopération.

LE STBFT AU CŒUR D’UNE COOPÉRATION BILATÉRALE FRANCO-ROUMAINE

Cet événement marque l’entrée en action du STBFT, sollicité pour son expérience et son savoir-faire en la matière, dans ce projet.

Le chef de bataillon Méric de Bellefon, de la section architecture du STBFT, a éla- boré en étroite collaboration avec le lieu- tenant-colonel Maupas, gendarme fran- çais chef de projet sur place, l’étude de faisabilité de cette opération fixant coûts, délais et modalités d’exécution des tra- vaux entre la partie française et la partie roumaine.

PHOTO DCG
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Cette étude a débouché, le 25 juillet 2000, sur la signa- ture d’une convention éta- blie entre le ministre des Affaires étrangères de la République française et le ministre de l’Intérieur de Roumanie, relative au finan- cement des travaux de réparation et d’aménage- ment, ainsi qu'à la dotation en matériels pédagogiques.

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La convention, ratifiée le 3 novembre 2000, constitue le point de départ de l’opération d’infrastructure pour laquelle l’ambassadeur de France, M. Pierre Menat, a assuré dès la signature des contrats, la fonction de Personne Responsable des Marchés (PRM).

Dans cette seconde phase de l'opéra- tion, le STBFT, représenté par le lieute- nant-colonel Mir section BTP, intervient dans un cadre d’assistance à maîtrise d’ouvrage.

Pendant 8 mois jusqu'en avril 2001, les pièces techniques et administratives du dossier de consultation des entreprises vont être élaborées conjointement entre le STBFT et le service d’infrastructure de la gendarmerie roumaine, pour aboutir à une ouverture d’offres en présence des représentants français.

LE STBFT ASSURE LE CONTRÔLE DE L’EXÉCUTION DES TRAVAUX PENDANT TOUTE LA DURÉE DE L'OPÉRATION

Le contrôle de l’exécution des travaux, ayant débutés le 1 er juin 2001, est assuré sur place par le major Fauret, muté

pour un an. Il assure les fonctions de maître d’œuvre délégué auprès de l’am- bassadeur.

Par ailleurs, le STBFT, représenté par le lieutenant-colonel Mir, participe tous les trois mois à un comité tripartite, dont le rôle est de contrôler et valider l’avance- ment des travaux conformément aux termes de la convention. Les travaux dont les montants sont estimés à 1 595 000 pour la partie française et 425 000 pour la partie roumaine, consistent à restruc- turer deux bâtiments existants, l’un dédié au commandement-instruction, et le second au logement des élèves.

La partie roumaine prend à sa charge le clos et le couvert par la mise en place d’une surtoiture, le remplacement des menuiseries extérieures, et la consolida- tion parasismique.

La partie française assure pour sa part les aménagements intérieurs : partitions, cloisonnements, revêtements murs et sols, électricité, chauffage, plomberie sanitaire, ainsi que l’équipement en matériels et mobiliers.

Ce projet doit s’achever fin août 2002. Il illustre une coopération franco-roumaine naissante, porte ouverte, peut-être, à d’autres actions dans l’avenir.

– 18 –

La lettre du génie

Le génie

SECOURT

Sommaire LA BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS PHOTO BSPP 26 MARS : PLAN ROUGE À
Sommaire
LA BRIGADE
DE SAPEURS-POMPIERS
DE PARIS
PHOTO BSPP
26
MARS :
PLAN ROUGE
À NANTERRE
PHOTO BSPP
PHOTO BSPP

– 19 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire LA BRIGADE Éditorial du général L’actualité en bref Le
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
LA BRIGADE
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
◆ Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
A lire
Multimédia
Sa subordination est origi-
nale car la brigade est pla-
cée sous les ordres du
général gouverneur mili-
taire de Paris, commandant
la région terre Île-de-
France, et est mise, pour
emploi, sous l’autorité du
préfet de police de Paris
agissant dans le cadre de
ses attributions en matière
de secours, de défense
contre l’incendie et de lutte
contre les sinistres et
catastrophes.
terroristes et l'augmentation préoccu-
pante du nombre de ses interventions,
entreprend la mise en place d'un plan de
modernisation.
LE PLAN
DE MODERNISATION
Afin de permettre à la brigade de
sapeurs-pompiers de Paris de conserver
sa pleine capacité d'action opération-
nelle tout en assumant les évolutions
prévisibles dans les domaines complexes
et variés des secours, un plan de moder-
nisation a été arrêté par le gouvernement
sur la période de 2002-2007.
Il se concrétise par une augmentation
du budget de 73,08 millions d'euros
(479,4 MF), qui permettra notamment
d'accroître les effectifs de 750 militaires
d'ici 2007.
PHOTO BSPP

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), qui revendique fièrement son appartenance à l'armée de terre et plus particulièrement à l'arme du génie est une grande unité originale tant par sa subordination et le statut de son per- sonnel que par l'étendu et les caracté- ristiques de sa zone d'action.

Commandée par un officier général, la BSPP est engagée en permanence dans les domaines du secours et de la défense contre l'incendie ainsi que dans ceux de la prévention et de la planification opéra- tionnelle au profit de la région « capitale » prenant ainsi une part active à la sécurité intérieure de la France.

Sa zone d'action est interdépartementale couvrant Paris et les départements des Hauts-de-Seine de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Le plan de modernisation permet aussi, dès 2002 d'acquérir de nouveaux équipe- ments, parmi lesquels figurent 24 véhi- cules de premiers secours. L'amélio- ration et l'augmentation des capacités d'hébergement sont également inscrites dans ces mesures.

L'originalité de la BSPP se trouve accentuée sur le plan financier, car, placée hors budget de la défense, son budget, voté par le conseil de Paris, est intégré dans le budget spécial de la préfecture de police. Il est abondé par l’État, la ville de Paris, les trois départe- ments de la petite couronne et leurs 123 communes.

Enfin, il convient de noter que les mili- taires du rang et les sous-officiers qui la composent bénéficient d'un statut parti- culier : d'une part ils ne peuvent être mutés vers une autre unité, s'étant enga- gés au titre de la BSPP et, d'autre part, les sous-offi- ciers sont issus uni- quement des mili- taires du rang.

Appréciée de ses autorités de tutelle, plébiscitée par la population qu'elle défend, la brigade de sapeurs-pom- piers de Paris, tout en intégrant les nouvelles menaces

PHOTO BSPP
PHOTO BSPP

– 20 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire ORGANIGRAMME Éditorial du général L’actualité en bref Le génie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
ORGANIGRAMME
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
◆ Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
A lire
Multimédia
www.pompiersparis.fr
Bureau information relations publiques
1, place Jules-Renard – 75823 Paris cedex 17
Tél.
01 47 54 68 22
Fax
01 47 54 68 23

– 21 –

La lettre du génie La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire LE 1 ER GROUPEMENT D’INCENDIE
La lettre du génie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
LE 1 ER GROUPEMENT D’INCENDIE
Le 1 er groupement d’incendie, fort de 1633 hommes, protège le tiers nord-est de
Paris, la totalité de la Seine-Saint-Denis (93), à l’exception de la commune de Noisy-
le-Grand, la moitié de Fontenay-sous-Bois, la totalité de Clichy-sur-Seine (92) et la
plate-forme aéroportuaire de Roissy (77/95). L’état-major du 1 er groupement est
installé à la caserne Montmartre.
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
◆ Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A
savoir
Coup d’œil sur…
Ce groupement a réalisé en 2001, 163 081 interventions dont 9606 incendies. La
zone d’action du 1 er groupement comprend des risques divers :
A
lire
Multimédia
des édifices publics, des ministères, les grands ensembles de bureaux du centre de
Paris, des sièges sociaux de banques, des compagnies aériennes… ;
l’Élysée, l’Opéra, l’Opéra Comique, le Stade de France, les grands magasins ;
des quartiers à risques (banlieue nord et ses grandes cités cosmopolites) ;
les
gares de l’Est, Saint-Lazare, et surtout la gare du Nord, 3 e gare mondiale en
PC de compagnie
trafic de passagers ;
Centre de secours
les
aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget.
LE 3 E GROUPEMENT
D’INCENDIE
le 3 e groupement d’incendie défend le tiers
sud-ouest, soit neuf arrondissements de la
capitale, le département des Hauts-de-Seine
(hormis Clichy- sur-Seine) et une fraction du
Val-de-Marne.
Le 3 e groupement a son état-major installé à
Courbevoie sur le site de la Défense.
D'un effectif de 1697 militaires il a réalisé, en
2001, 150376 interventions dont 5234 feux.
LE 2 E GROUPEMENT D’INCENDIE
Sa zone d'action comprend des risques divers :
les
immeubles grande hauteur (IGH) de La
Défense et du Front de Seine et la Tour
Eiffel ;
les
ambassades et ministères des VI e , VII e et
XVI
e arrondissements ;
Le 2 e groupement d’incendie protège le centre-est de Paris, le
département du Val-de-Marne (sauf Fresnes et Antony) et 2 communes
de Seine-Saint-Denis. Son état-major est situé à la caserne Masséna
qui regroupe le centre de secours de la 2 e compagnie et les services
administratifs de la brigade.
Matignon, le Palais Bourbon, l’UNESCO,
les
Invalides, l’École Militaire, le Panthéon,
le Sénat… ;
les secteurs industriels et pétrochimiques
Fort de 1618 militaires ce groupement a réalisé, en 2001, 136 078
interventions dont 5583 pour incendies. Sa zone de défense compte
des risques divers :
de
Gennevilliers et de Nanterre ;
les
quartiers du centre parisien comme les
le cœur historique de Paris avec la Cité, le Marais, la place des
Vosges, le sentier, le quartier latin, Notre-Dame, l’Hôtel-de-Ville… ;
zones pavillonnaires bourgeoises et les
quartiers populaires de banlieue.
les gares d’Austerlitz et de Lyon ;
– l’aéroport d’Orly, le Marché International de Rungis…

– –

22

22

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire PHOTO BSPP Éditorial du général L’actualité en bref Le
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
PHOTO BSPP
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
◆ Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
A lire
Multimédia
LE GROUPEMENT D'INSTRUCTION
Avant d'être incorporés à la BSPP les jeunes sont sélectionnés dans les CSO, puis
s'engagent dans les CIRAT au titre de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
Ainsi les sapeurs-pompiers font toute leur carrière à la BSPP en commençant par
le groupement d'instruction (GIns).
Le GIns, d'un effectif total de 645 militaires, est implanté au fort de Villeneuve-
Saint-Georges (94) et sur deux autres sites, le fort de la Briche à Saint-Denis où se
trouve le centre de formation des cadres (CFC) et celui de Rungis où est stationnée
la cellule d’instruction élémentaire de conduite agréée qui forme les conducteurs de la brigade. Outre sa mis-
sion de formation des recrues et des cadres, le groupement d’instruction est pilote en matière de secourisme.
Il assure aussi le recyclage des instructeurs et moniteurs en secourisme.
Les jeunes incorporés arrivent au groupement chaque mois impair à raison de 140 environ. Après les indis-
pensables formalités administratives, médicales et d’équipement, ils sont affectés au centre d’instruction et
répartis dans des sections d’une trentaine de sapeurs où ils vont suivre une formation de 4 mois. En 2001 le
groupement d'instruction a formé 828 sapeurs qui ont ensuite rejoint les centres de secours.
En ce qui concerne le centre de formation des cadres environ 1500 stagiaires y sont passés pour devenir les
futurs responsables de tout grade à la brigade.
les futurs responsables de tout grade à la brigade. LE GROUPEMENT DES SERVICES Commandé par un
LE GROUPEMENT DES SERVICES Commandé par un lieutenant-colonel, ce corps fort de 1819 personnels, a
LE GROUPEMENT DES SERVICES
Commandé par un lieutenant-colonel, ce corps fort de 1819 personnels, a aussi pour
mission d’administrer et de soutenir les personnels des différents bureaux, services et
détachements de la brigade. Son état-major est situé sur le même site que celui de la
brigade à la caserne Champerret dans le XVII e arrondissement. Composé de 6
compagnies, dont 3 unités élémentaires spécialisées (UES), le groupement des services
possède en outre 13 détachements, qui assurent la sécurité de certains lieux publics
prestigieux (Louvre, Bibliothèque Nationale de France, Hôtel des Invalides…) contre
l’incendie et les risques divers.
Les 3 compagnies, appelées UES, sont l'une des particularités du groupement. En effet
basées hors région parisienne, ces dernières ont des missions spécifiques liées à leur
secteur de compétence :
– l'UES Kourou, sur le site de lancement des fusées Ariane en Guyane ;
– l'UES Lacq Artix, sur le site d'extraction de gaz naturel ;
– l'UES Biscarosse, sur le site militaire du centre d'essais des Landes.
PHOTO BSPP
PHOTO BSPP

– 23 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 2001 La brigade a un secteur de
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
ACTIVITÉ
OPÉRATIONNELLE
2001
La brigade a un secteur de compétence de 760 Km 2 et
veille sur la sécurité de plus de 6,2 millions d’habitants, soit
10 % de la population française, des 3 millions de franci-
liens qui traversent chaque jour sa zone et des 20 millions
de touristes qui visitent annuellement Paris.
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
◆ Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
A lire
La BSPP reçoit plus de 5000 appels au « 18/112 » et après
un tri effectue malgré tout plus de 1200 inter-
ventions par jour, soit 1 intervention
toutes les 70 secondes.
Multimédia
TOTAL BRIGADE
449 535 interventions

Secours à victimesAssistance à personnes Faits d'animaux Eau, gaz, électricité Protection des biens Lutte contre la pollution

Assistance à personnesSecours à victimes Faits d'animaux Eau, gaz, électricité Protection des biens Lutte contre la pollution

Faits d'animauxSecours à victimes Assistance à personnes Eau, gaz, électricité Protection des biens Lutte contre la pollution

Eau, gaz, électricitéà victimes Assistance à personnes Faits d'animaux Protection des biens Lutte contre la pollution

Protection des biensà personnes Faits d'animaux Eau, gaz, électricité Lutte contre la pollution Reconnaissances - recherches

Lutte contre la pollutiond'animaux Eau, gaz, électricité Protection des biens Reconnaissances - recherches Fausses alertes Incendies

Reconnaissances - recherchesEau, gaz, électricité Protection des biens Lutte contre la pollution Fausses alertes Incendies Accidents de circulation

Fausses alertesProtection des biens Lutte contre la pollution Reconnaissances - recherches Incendies Accidents de circulation

IncendiesProtection des biens Lutte contre la pollution Reconnaissances - recherches Fausses alertes Accidents de circulation

Accidents de circulationgaz, électricité Protection des biens Lutte contre la pollution Reconnaissances - recherches Fausses alertes Incendies

ÉVOLUTION PAR TYPE D’INTERVENTION SUR 10 ANS

500000

400000

300000

200000

100000

0

Reconnaissances et recherches Secours à victimes Protection des biens et pollution Accidents circulation Eau, gaz,
Reconnaissances et recherches
Secours à victimes
Protection des biens et pollution
Accidents circulation
Eau, gaz, électricité
Feux
440535
Faits d'animaux
Fausses alertes
44747
Assistance à personne
430764
428887
43639
40478
405940
5285
40245
28049
382972
8596
6711
32995
26594
26731
1878
363596
362944
6540
18492
29652
29695
2419
27271
3034
339828
6773
338340
18594
21239
34182
22759
26620
6845
5380
2991
320680
20000
31911
29001
7729
22696
7781
2769
25045
37138
31382
3739
6466
3052
37504
29961
38444
3156
11491
3659
35411
289644
32096
31434
274327
270032
251070
223016
203180
198561
180091
170703
169227
29533
28330
30268
31712
32953
32236
30915
27617
29216
28224
17966
20432
16786
16285
17154
18312
17923
19249
18928
18998
11889
10645
9997
8761
7909
10001
10093
6871
5620
8522

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

10093 2,25 % 610 0,14 % 4675 44747 20432 1,04 % 4,55 % 9,95 %
10093
2,25 %
610
0,14 %
4675
44747 20432
1,04 %
4,55 %
9,95 %
30915
6,88 %
28049
1878 6,24 %
0,42 %
18492
4,11 %
289644
64,43 %

2001 à encore connu une croissance des interven- tions du même ordre que les années passées. Les conditions climatiques diluviennes de juillet et surtout les interventions du dernier trimestre dans le cadre du plan BIOTOX ont marqué l'année.

et surtout les interventions du dernier trimestre dans le cadre du plan BIOTOX ont marqué l'année.

– 24 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
◆ Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A
savoir
Coup d’œil sur…
A
lire
Multimédia
Dans la nuit du mardi 26 au mercredi
27 mars, un homme qui assistait au
conseil municipal de Nanterre a subite-
ment ouvert le feu sur les élus qui s’ap-
prêtaient à quitter les lieux. Au vu du
nombre d’appels reçus, le stationnaire du
centre de secours « Nanterre » sonne ses
deux Premier Secours Évacuation (PSE).
Quatre minutes plus tard, le sergent Le
Meur, chef de garde, se présente.
« À notre arrivée, une personne blessée
par balles gisait près d’un arbre au
niveau de la rue du 8-Mai 1945 devant
la mairie. Deux personnes, près d’elle,
nous informent, affolées, qu’il y a beau-
coup d’autres personnes blessées à
l’intérieur. Laissant le PSE-A s’occuper
de la victime, je monte en courant le
parvis de la mairie, accompagné de
mon équipe, recenser le nombre des
victimes. Les portes automatiques
s’ouvrent. La forte lumière de la mairie,
qui contraste avec l’extérieur, nous
dévoile brusquement son lot d’horreur.
Des pleurs, des cris et des voix, qui
semblent résonner de partout, font
échos et indiquent que plusieurs élus
ne respirent plus dans la salle du
conseil au premier étage. Gravissant
quatre à quatre les deux volées d’esca-
liers, j’arrive près de la porte d’entrée.
Sur le palier, deux ou trois personnes
sont allongées sur le sol, conscientes,
hagardes, se plaignant d’avoir été
atteintes par plusieurs projectiles. Je
passe la porte. Environ vingt personnes
sont debout en état de choc, des corps
sont étendus sous des pupitres, des
personnes gémissent dans une confu-
sion grandissante. La police, présente,
annonce cinq personnes en arrêt car-
dio-respiratoire. J’ordonne à mes
hommes et aux policiers d’entre-
prendre chacun un
massage cardiaque.
Je fais le tour de la
salle. Une dizaine de
blessés s’ajoute à ma
liste. Je sors de la
salle, et par radio dans
un endroit audible, je
demande Plan rouge. »
Seulement trois minutes ont séparé
l’heure de présentation et la demande de
moyen. Le capitaine Brochard, comman-
dant de la 28 e compagnie se présente et
prend le commandement des opérations
de secours (COS). Ayant collecté et ana-
lysé les informations de ses subordon-
nés, il demande par radio 15 ambulances
de réanimation supplémentaires et com-
mence à diriger les secours et organiser
le plan rouge. « En attendant les renforts,
chaque sapeur a pris en compte une vic-
time. Et au fur et à mesure que les
secours arrivaient, chaque victime a
reçu les soins d’une équipe de secou-
ristes puis d’une équipe médicalisée »
précise l’officier.
ment mobilisé plus
de 40 engins, un
hélicoptère ainsi
que près de 120
hommes, épaulés
par une quarantaine de sauveteurs du
Samu, de la Croix rouge et de la
Protection civile. Un poste médical
avancé (PMA) a été installé dans le hall
de la mairie, ayant pour but de rassem-
bler les victimes pour leur prodiguer les
premiers soins et de trier les urgences
absolues des urgences relatives selon la
gravité des blessures.
Ainsi, les dix-neuf blessés les plus graves
ont été évacués et hospitalisés dans une
quinzaine d’hôpitaux d’Ile-de-France,
tandis que vingt-deux personnes étaient
prises en charge par la cellule médico-
psychologique activée sur place. Les huit
élus décédés au cours de la fusillade
seront laissés sur place à disposition de
la police criminelle.
Monté en puissance très rapidement, le
plan rouge animé par un commandement
unique au sein de la brigade a rapide-
Le capitaine Laurent Vibert
Officier chargé de relations publiques

– 25 –

 

La lettre du génie

 

SOMMAIRE

   

Sommaire

 

LE

PLAN

ROUGE

 

Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger

Histoire

Issu d’une réflexion conduite au sein de la brigade, le plan rouge est à l’origine, une réponse possible à la brusque inadéquation entre les besoins sanitaires et les moyens disponibles (sauveteurs, vecteurs d’évacuation, …) dans différentes situations de crise (incendies, effondrements, catastrophes technologiques, attentats, …). Les lignes de forces de ce plan ont pour but de garantir l’efficacité dans l’action et de préserver l’intérêt des victimes lors de ces événements tragiques.

Expériences

A

savoir

Coup d’œil sur…

 

A

lire

Initialement document interne de mise en œuvre opérationnelle, le plan rouge, repris par la sécurité civile avec l’assentiment des plus hautes autorités, est devenu un plan d’urgence national, doté d’un cadre législatif et applicable dans chaque département français sous la responsabilité du préfet.

Multimédia

 

Suite aux dramatiques événements qui ont frappé la capitale et ses environs au cours de la décennie, les retours d’expérience ont permis à la Brigade de faire évoluer ce célèbre plan, devenu aujourd’hui « plan interdépartemental ». Cette doctrine renforcée, s’appuie sur un commandement unique (le général commandant la brigade ou un officier le représentant) et deux chaînes de secours simultanées (incendie-sauvetage et médical) complémentaires mais indissociables.

La répartition des responsabilités sur le secteur de compétence de la BSPP

 

Outre, les moyens départementaux relevant de leur autorité, les préfets des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne disposent, pour le plan rouge, d’une délégation permanente du préfet de police, de mise à disposition des moyens interdépartementaux de secours de la BSPP.

Depuis le 29 octobre 1996, sous l’autorité du préfet de police directeur des opérations de secours (DOS), le général commandant la brigade de sapeurs-pompiers de Paris détient un ordre permanent pour assurer le commandement des opérations de secours (COS) sur Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

À ce titre, il dispose pour mener à bien sa mission, d’un directeur des secours incendie sauvetage (DSIS) et d’un directeur des secours médicaux (DSM).

Le COS assure sur le site de l’événement, l’organisation des secours et exerce la responsabilité de la coordination et de la mise en œuvre de l’ensemble des moyens de secours, publics et privés concernés par le plan rouge.

 

Volume d’engins sur Nanterre

 

Premiers intervenants :

Secours supplémentaires déployés :

2

premier-secours évacuation

3

véhicules de liaison radio

 

1

officier presse

Plan rouge demandé à T + 4 mn :

1

fourgon d’appui

4

fourgons d’appui

1

premier-secours évacuation

 

6

véhicules de liaison radio

1

poste de commandement brigade

 

1

véhicule poste de commandement

8

ambulances de réanimation brigade

1

véhicule poste de commandement médical

8

unités mobiles hospitalières

 

3

premier-secours relevage

7

CRF : croix rouge française

3

ambulances de réanimation BSPP

5

SPC : protection civile

1

structure modulaire gonflable (tente servant de poste médical avancé)

2

ambulances privées

1

hélicoptère : dragon 75

1

groupe de brancardiers

 

3

unités mobiles hospitalières

3

véhicules de la croix-rouge

3

véhicules de la protection civile

– 26 –

La lettre du génie

La lettre du génie PHOTO ESAG PHOTO ESAG PHOTO ECPAD PHOTO ESAG Sommaire LE TRAITEMENT DE
PHOTO ESAG PHOTO ESAG PHOTO ECPAD PHOTO ESAG
PHOTO ESAG
PHOTO ESAG
PHOTO ECPAD
PHOTO ESAG

Sommaire

LE TRAITEMENT DE L’EAU

LA FORMATION DES OFFICIERS

PHOTO ESAG PHOTO ESAG PHOTO ECPAD PHOTO ESAG Sommaire LE TRAITEMENT DE L’EAU LA FORMATION DES

– 27 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
◆ Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A
savoir
Coup d’œil sur…
A
lire
Multimédia
La terre est également appelée la pla-
lire Multimédia La terre est également appelée la pla- nète bleue, en effet, trois cinquième de

nète bleue, en effet, trois cinquième de sa superficie est couverte d’eau. La quantité d’eau est estimée à 1400 millions de km 3 (environ 400 fois le volume de la mer Méditerranée), 97,2 % de cette eau est salée et seul 14 millions de km 3 est dénommée eau douce (eau des lacs, cours d’eau, nappes phréatiques).

Si l’adage évoque l’eau comme source de vie pour l’écrivain Saint Exupéry « l’eau n’est pas néces- saire à la vie, elle est la vie ». Mais lorsque sa qualité n’est pas contrôlée, elle peut véhiculer des agents pathogènes ou toxiques pouvant provoquer des maladies graves et parfois même la mort. L’eau peut devenir pour le soldat un ennemi pernicieux et implacable, ainsi, l’engagement des forces françaises au Liban en 1978, puis au Tchad en 1982 a donné lieu à des maladies d’origines hydriques comme des hépatites. Plus récemment, lors de la guerre du Golfe ou au Kurdistan des épidémies de fièvre typhoïde ou de dysenterie y ont été déplorées.

Le problème de l’alimentation en eau des troupes en campagne a été pris en compte par le commandement dès 1984 avec une répartition des rôles et des acteurs de la chaîne de l'eau.

des rôles et des acteurs de la chaîne de l'eau. LA CHAÎNE DE L’EAU La chaîne
des rôles et des acteurs de la chaîne de l'eau. LA CHAÎNE DE L’EAU La chaîne

LA CHAÎNE DE L’EAU

La chaîne de l’eau dans l’armée de terre française concerne essentiellement trois acteurs.

Le génie qui effectue les reconnaissances, produit l’eau traitée, conseille le comman- dement pour la politique d’équipement des forces, pilote la rédaction des règle- ments et la réalisation des documents d’information.

Le service de santé des armées qui est chargé du contrôle de la qualité de l’eau (il est le seul habilité à déclarer une eau potable).

Le commissariat de l’armée de terre est, lui, chargé de la distribution et du stockage de l’eau (il peut être renforcé par l’arme du train pour assurer le transport).

– 28 –

 

La lettre du génie

 

SOMMAIRE

 

Sommaire

 

LA FORMATION

PHOTO ECPA
PHOTO ECPA

Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger

Histoire

L’ESAG est le pôle unique de formation dans le domaine de l’eau au sein de l’ar- mée de terre. A ce titre elle continue de développer ses modules d’instruction afin de répondre aux demandes spéci- fiques des formations des forces ou de la sécurité civile. A titre d’exemple, l’année 2001 a vu la formation ou l’information de plus de 1000 militaires dans des domaines liés à l’eau comme la sensibili-

sation aux maladies hydriques, à l’assai- nissement, aux filières de traitement d’une eau en fonction de la ressource, à la désinfection de l’eau…

Expériences

A

savoir

Coup d’œil sur…

A

lire

Multimédia

 

connaissances minimales théoriques sur l’eau et pratiques pour la mise en œuvre des matériels de traitement de l’eau. Elle permettra de former les servants des matériels.

EAU 2

– de contribuer à l’aménagement sani- taire des sites de stationnement en liaison avec le

de contribuer à l’aménagement sani- taire des sites de stationnement en liaison avec le service de santé ;

De plus, l’ESAG participe dans le cadre des relations armées nation à certaines manifestations civiles afin de montrer les savoir-faire acquis et le professionna- lisme du personnel servant le matériel de traitement de l’eau.

À partir de 2003, l’évolution des princi- paux cursus de formation devrait être le suivant :

EAU 1

Cette formation d’adaptation réservée au sous-officier du génie titulaire d’un BSAT EEA leur permettra d’assimiler les connaissances minimales théoriques sur l’eau et pratiques pour la mise en œuvre des matériels de traitement de l’eau pour devenir des techniciens de mise en œuvre des matériels de traitement de l’eau aptent à commander un groupe de production quel que soit l’environnement.

Cette formation d’adaptation réservée au militaire du rang du génie titulaire d’un CTE EEA leur permettra d’assimiler les

d’établir et maintenir les liaisons indis- pensables avec les acteurs de la chaîne de l’eau ;

EAU 2 sécurité civile : cette formation réservée au personnel de la sécurité civile s’effectue dans l’une de ses unités, et concerne les MdR et les sous officiers.

de conseiller sur l’implantation ou l’or- ganisation d’un site de production.

 

Capitaine RODRIGO

Ce stage forme des techniciens de mise en œuvre des matériels de traitement de l’eau spécifiques à la sécurité civile et à son environnement.

EAU 3

Cette formation réservée aux officiers du génie, permettra de conseiller le commande- ment pour la prise en compte du « facteur eau » dans la préparation, le déroulement, la fin d’une opération.

PHOTO ECPA

Ainsi, le conseiller en eau doit être capable :

de choisir et adapter des moyens au contexte local des missions, à la situation technique et à leur évolu- tion ;

– 29 –

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

La lettre du génie

SOMMAIRE

Sommaire

Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger

Histoire

Expériences

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A savoir Coup d’œil sur… A lire Multimédia Le cours des futurs commandants d’unité et la
A savoir Coup d’œil sur… A lire Multimédia Le cours des futurs commandants d’unité et la

Le cours des futurs commandants d’unité et la division d’application ont connu des évolutions marquantes au cours des dernières sessions. Un envi- ronnement rénové, des aménagements de programmes et des dispositifs mis en œuvre pour atteindre les objectifs de formation offrent l’occasion de faire un point sur ces évolutions.

UN ENVIRONNEMENT RÉNOVÉ

Le département formation opérationnelle regroupe les formateurs à la mission opé- rationnelle, génie et interarmes, et les officiers d’encadrement des deux stages. Ce pool, formateurs-experts et brigadiers d’encadrement, assure près de 60 % du volume des programmes. Cet ensemble, bien que dimensionné au plus juste en effectif, donne satisfaction en organisa- tion car il privilégie un contact permanent entre encadrement direct et formateurs et permet de concentrer les efforts sur la formation des officiers grâce à la proxi- mité des moyens : experts génie et IA, centre tactique et moyens de simulation.

CFCU (COURS DES CAPITAINES)

Commandé par un chef de bataillon, le CFCU dispose d’un forma- teur combat du génie dédié. Hors stage, ce binôme a pour tâche de mettre en œuvre les aménagements des futurs programmes. Entre les deux sessions de l’année 2002, ils auront en particulier à intégrer une formation SIR de 35 heures (elle n’est que de 8 heures actuellement), à étudier la création d’une phase d’adaptation travaux au profit du 5 e RG et du 25 e RGA

et à renforcer l’adaptation sécurité en liaison avec la BSPP et le COMFORMISC.

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

a été rétablie dès la rentrée scolaire 2001 avec un commandant de division et quatre chefs de brigade pour 92 sta- giaires. Cette structure marque un effort sur la conduite du stage pour tenir compte d’une part d’une population extrê- mement hétérogène en origine et en niveau et d’autre part d’un environnement contraignant dans le domaine du soutien, notamment pour les séjours en camps.

DES PROGRAMMES ÉQUILIBRÉS, ENTRE POLYVALENCE ET SPÉCIALISATION

La formation des futurs commandants d’unité élémentaire et des futurs chefs de section du génie a pour ambition de leur apporter les compétences pour comman- der d’emblée leurs compagnies et leurs sections. Après un tronc commun de for- mation d’arme, une formation différen- ciée permet de préparer les stagiaires à la spécificité de leur futur commande- ment.

Le tronc commun donne les bases, dans les domaines du management et du rai- sonnement de problèmes tactiques. Il apporte aussi les compétences pour

DIVISION D’APPLICATION (DA)

Après une année expérimentale de cours d’application avec seulement deux offi- ciers d’encadrement chargés de la seule formation au comportement militaire pour 76 stagiaires, une structure DA plus solide

chargés de la seule formation au comportement militaire pour 76 stagiaires, une structure DA plus solide

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat
La lettre du génie
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Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
◆ Le génie instruit
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Histoire
Expériences
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trise de l’environnement du chef de sec-
tion et du commandant d’unité :
PHOTO ESAG

conduire l’engagement de la section ou de la compagnie dans les grandes mis- sions d’appui du génie.

S’appuyant sur ce socle commun, la diffé- renciation de la formation est obtenue par la mise en place de phases d’adaptation.

Cinq phases d’adaptation sont ainsi pro- posées aux lieutenants de la DA :

– l’adaptation combat regroupant les futurs chefs de section combat blindé, mécanisé, appuis, contre-minage et franchissement ;

l’adaptation travaux au profit du 5 e RG, du 25 e RGA et des sections OT des RGBIA ;

– l’adaptation aide au déploiement regroupant les futurs chefs de sec- tion du 2 e RG, des compagnies AAD du 1 er RG et des SAD des RGBIA ;

– l’adaptation sapeurs-pompiers de Paris ;

– l’adaptation sécurité civile pour les unités du COMFORMISC.

Au niveau commandant d’unité élémen- taire, quatre adaptations sont proposées :

combat, logistique pour les futurs CDU de CCL, BSPP et sécurité civile.

Ces périodes différenciées représentent 1/3 du programme pour le CFCU, soit un mois, et 2/5 pour la DA, soit 4 mois.

L’ACQUISITION DE COMPÉTENCES

Finalisée, l’instruction dispensée se déroule par modules suivant un proces- sus pédagogique amenant le stagiaire de

l’acquisition de connaissances à des mises en situation :

– de commandement de moyens orga- niques fournis par le partenariat, sur le terrain et dans un cadre interarmes, ou lors d’exercices réalisés en simulation, pour les lieutenants de la DA ;

au centre tactique pour le CFCU, lors d’exercices conduits en simulation dont les outils permettent aujourd’hui de mettre en œuvre des moyens génie et d’en valider l’emploi.

Plus généralement, tous les domaines de formation, de la mission opérationnelle au management, tendent à s’appuyer sur l’étude de cas concrets impliquant le sta- giaire à son futur niveau de responsabilité.

Complétant ce processus d’acquisition de compétences, l’effort porte sur la maî-

connaissance du régiment par le biais de stages contacts et de la participa- tion à des exercices d’entraînement ou d’instruction collective grâce au dispo- sitif de partenariat inversé développé entre l’école et les régiments. Il tou- chera cette année plus de quarante lieutenants ;

– participation à des exercices com- muns avec l’EAABC, l’EAI et l’EAT ;

réalisation d’exercices d’approfondis- sement mettant en œuvre du partena- riat génie, infanterie et train ;

ouverture sur l’international pour pré- parer les stagiaires à un engagement dans un cadre multinational :

• renforcement des connaissances en anglais pour chaque lieutenant français concrétisé par la préparation de 67 CML 1 ou 2 en langue anglaise, • séjour en Allemagne (Pionnerschule, USAREUR) et en Grande-Bretagne pour 72 lieutenants de la DA 2001-

• séjour en Allemagne (Pionnerschule, USAREUR) et en Grande-Bretagne pour 72 lieutenants de la DA 2001-

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La lettre du génie SOMMAIRE ◆ Sommaire In memoriam L’actualité en bref Le génie combat
La lettre du génie
SOMMAIRE
◆ Sommaire
In memoriam
L’actualité en bref
Le génie combat
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Histoire
FNAS
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2002. Pour le cycle suivant, tous les lieutenants effectueront au moins un séjour à l’étranger et l’école recevra une soixantaine de stagiaires étran- gers, • mise en œuvre d’un séminaire CFCU franco-allemand d’une semaine dont un exercice tactique de 2 jours - conduit en simulation et en anglais opérationnel. Ce séminaire se dérou- lera l’année prochaine en Allemagne.

• à assurer l’instruction collective de son personnel ;

dans la manière d’apprendre, en con- frontant le stagiaire aux cas concrets, tactiques ou de commandement cou- rant, et en le rendant acteur de sa for- mation par des projets personnalisés ;

dans la maîtrise de l’environnement régimentaire, au sein de la fonction AGESTER, en liaison avec l’interarmes ou dans un cadre multinational.

Les programmes du CFCU et de la DA se stabilisent et s’équili- brent entre un tronc commun et des phases d’adaptation.

Les travaux au profit de ces deux actions de formation vont se poursuivre en s’attachant à dis- penser une instruction directe- ment exploitable par le stagiaire, la plus réaliste et concrète pos- sible :

dans son contenu, en prépa- rant le stagiaire :

• à appréhender la diversité des situations et à raisonner tant sur des missions d’appui direct que d’appui général, • à garder sa capacité à réagir et à commander en situation difficile, grâce à un aguerrissement moral et physique (division d’applica- tion),

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

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La lettre du génie

Le génie

ETRANGER

Sommaire LE GÉNIE AUTRICHIEN PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
Sommaire
LE GÉNIE AUTRICHIEN
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
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La lettre du génie

LE GENIE

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Histoire

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HISTORIQUE L’arme du génie a connu de nom- considérée comme la naissance de plus tard,
HISTORIQUE
L’arme
du
génie
a connu
de nom-
considérée comme la naissance de
plus tard, en 1856,
intégrée
à
breux
changements
et
restructura-
l’arme du génie autrichien.
génie de Tulln.
tions.
L’organisation
actuelle
est
le
résultat
de
plus
de
300
années
de
En 1735, l’expression « pontoniere » a
En
1851-1852,
une
école
développements
dans
lesquels
une
été inventée pour les « Schiffsknechte »
génie
est
créée
à
Klosterneuburg
grande
variété
de
spécialités
se
sont
et
les
conducteurs de bateaux pour
la
suite
de
la
guerre
de
1848-1849,
retrouvées
pour
créer
le
génie
tel
qu’il
première
fois alors qu’il était
essentiel-
en
1868,
l’école
du
génie
est
est
de
nos
jours.
lement
utilisé
pour les
bâtisseurs
de
de
Tulln
à
Hainburg
et
est
ponts,
et
de
ponts
flottants.
«
école
des
cadets
du
génie
».
À
Les
racines
peuvent
être
trouvées
dans
de
la
Première
Guerre
mondiale,
les
ingénieurs,
mineurs,
pontonniers
En
1802,
une école de pontonnier
a
été
école
sera
dissoute.
et
sapeurs
de
jadis.
créée pour l’entraînement des jeunes
officiers et des cadets. Cette école de
Après
la
Seconde
Guerre
En
1648,
un
conseil
impérial
de
guerre
pontonnier basée à Klosterneuburg
l’école
du
génie
sera
re-créée
décrète
«
eine
Kompanie
Schiff-und
deviendra plus tard l’école du génie
décret du
20
septembre
1956
Bruckknechte
aufzustellen, diese müs-
autrichien.
quartier Magdeburg,
nom
du
sen
armiet
und
im Stande sein, das
commandant de l’école,
à
Feuergewehr
zu gebrauchen… ». La
En 1850 une école de flotille est égale-
création de cette compagnie peut être
ment créée à Klosterneuburg et sera
PENSCHULE ».
être ment créée à Klosterneuburg et sera PENSCHULE ».   du du à la puis l’issue
 

du

du

à

la

puis

l’issue

cette

par

le

le

l’école

d’officiers

transférée

baptisée

mondiale,

dans

premier

Klosterneu-

burg, sous le nom de « PIONIERTRUP-

le l’école d’officiers transférée baptisée mondiale, dans premier Klosterneu- burg, sous le nom de « PIONIERTRUP-
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN Éditorial du général L’actualité en bref
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L’actualité en bref
Le génie combat
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Le génie secourt
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◆ Le génie étranger
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LE GÉNIE AUTRICHIEN

Le génie autrichien comprend :

– 3 bataillons :

• le 1 er bataillon (Carinthia),

• le 2 e bataillon (Salzburg),

• le 3 e bataillon (Basse Autriche) ;

– 3 compagnies de brigade de combat ;

20 compagnies de bataillon d’infante- rie territoriale ;

– 1 compagnie renforcée d’opérations extérieures.

PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN

LES MISSIONS DU GÉNIE

Les principales missions du génie autrichien sont :

– l’aide à la mobilité, par l’aménagement du ter- rain et l’ouverture d’itinéraires ;

– l’aide au combat par l’aménage- ment d’ouvrages de protection ou le renforcement d’infrastruc- ture ;

la participation à la contre-mobi- lité (construction et renforce- ment d’obstacles) ;

– l’intervention lors de catas- trophes naturelles ;

l’aide humanitaire et l’aide aux populations lors de catastrophes, à l’étranger, sur demande d’orga- nisations internationales.

PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN

d’orga- nisations internationales. PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN PHOTO GÉNIE

PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN

PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN Éditorial du général L’actualité en bref
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L’actualité en bref
Le génie combat
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Le génie secourt
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ORGANISATION DE L’ÉCOLE DU GÉNIE

Maison mère du génie autrichien, la « Pioniertruppenschule » a pour missions principales la recherche, le développe- ment et l’instruction des personnels du génie.

Elle est structurée en trois grands départements : l’état-major, le départe- ment de recherche et le département d’enseignement. Elle comprend égale- ment une unité de bateaux et une compa- gnie renforcée.

L’état-major est chargé des affaires administratives de fonctionnement de l’école, mais également de la planifica- tion et de la conduite des programmes d’instruction.

Le département de recherche établit les règlements, teste et développe les nou- veaux équipements et les nouvelles pro- cédures, gère la documentation et recueille les informations sur les mines.

Le département d’enseignement planifie, supervise et coordonne les activités d’entraînement et les cours, rédige les cours et la documentation.

L’unité de bateaux de patrouille a pour mission la surveillance des eaux interna-

tionales du Danube et les missions de police y afférant.

La compagnie renforcée du génie garantit l’adéquation matériel / person- nels des compagnies du génie et des uni- tés EOD.

PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN
PHOTO GÉNIE AUTRICHIEN

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire La naissance de l’aviation militaire Le génie prend des
La lettre du génie
SOMMAIRE
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La naissance de l’aviation militaire
Le génie prend des ailes
Éditorial du général
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Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
◆ Histoire
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Le commandant Bouttieaux,
héros de l’aéronautique

SPAD de la Grande Guerre et son équipage

En 1910, l’inspection permanente de l’aé- ronautique militaire voit le jour. Le général Roques, directeur du génie en 1909 est le premier titulaire de ce poste et fonde ce qui à l’origine de l’aviation moderne prit l’appellation d’aéronautique militaire.

Nous avions vu dans l’article sur les aérostiers paru dans la Lettre du génie n° 22 comment était né en 1794, le corps

du génie n° 22 comment était né en 1794, le corps Général Roques (1856-1920) polytechnicien des

Général Roques (1856-1920) polytechnicien

des aérostiers. De la même manière, le caractère technique propre à notre arme lui confère l’honneur de présider aux destinées de l’aventure de l’aviation à son tout début.

Ainsi, les aéronautes militaires, sapeurs spécialistes sont-ils les héritiers des tra- ditions des compagnies de sapeurs aérostiers de 1794.

C’est leur histoire que nous allons main- tenant évoquer. Le génie est donc bien à l’origine de la naissance de l’aviation militaire.

Une fois de plus, bien que la devise des sapeurs du général Dromard date de la Seconde Guerre mondiale, je vous l’ac- corde, « le génie ouvre la route » d’une formidable aventure.

Comme pour la création du corps des aérostiers confiée au génie, c’est à notre arme chargée de l’application à l’art mili- taire de découvertes scientifiques ou techniques que revient l’apanage des débuts de l’aviation.

C’est ainsi rappelez-vous, que le parc de Chalais-Meudon servait d’école et de labo- ratoire pour l’aérostation et ce dès 1790.

C’est en 1877 qu’il fut remis à disposi- tion du génie. De 1896 à 1898, le capi- taine du génie Renard étudie des modèles réduits d’hélicoptères, de para- chutes et… d’aéroplanes ! Il réalise même la première soufflerie pour mener ses essais.

N’oublions pas que dans le même temps, très exactement le 9 mai 1890, un certain Clément Ader réalisa ce vieux rêve fou de voler. C’était sur le plateau de Satory (endroit de prédilection pour les essais). Il avait volé sur 50 mètres. À cet instant, il avait dénommé sa machine « avion ». Le général Roques, de manière à honorer sa mémoire, baptise les aéroplanes mili- taires « avions ».

À l’origine, le général Roques dans ses attributions, avait en charge l’aérosta- tion. Il suivait de près les travaux menés à Chalais-Meudon.

Dans le même temps, il confia au com- mandant Bouttieaux les expériences conduites par les aviateurs civils. Il fit passer des commandes d’appareils à la suite de ses observations.

En 1910, pour la première fois, des aéroplanes participèrent aux grandes manœuvres de Picardie. Quatre appa- reils furent engagés pour les deux corps d’armée.

– 37 –

La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire PHOTO CARNET DE LA SABRETACHE son poste d’inspecteur. Le
La lettre du génie
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PHOTO CARNET DE LA SABRETACHE
son poste d’inspecteur. Le
colonel Hirschauer lui suc-
céda, il fut promu général le
12 décembre 1912.
Son œuvre consiste essen-
tiellement à organiser le
service administrativement
et techniquement. Il s’at-
tache particulièrement à
assurer la sécurité en vol
ainsi que la formation des
personnels, aussi bien
pilotes que mécaniciens.
Ces derniers étaient alors
encore provisoirement déta-
chés des autres armes.
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A lire
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PHOTO CARNET DE LA SABRETACHE
En 1913, une commande de
400 appareils montre au
cours de ce seul premier
semestre, l’importance de
la rapide évolution de cette
spécialité.

Uniformes de l’aérostation militaire

À l’issue d’un décret paru le 22 octobre 1910, une certaine autonomie était accor- dée à l’aéronautique. Quittant alors la direction du génie, il devint inspecteur permanent de l’aéronautique.

C’est en 1912, le 29 mars, que parut la loi d’organisation de l’aéronautique. À ce moment-là, le général Roques quitta

À ce moment-là, le général Roques quitta Général Hirschauer On peut citer entre autre comme

Général Hirschauer

On peut citer entre autre comme pionniers du début de l’aviation le capitaine Eteve du génie. Il commandait l’école d’aviation militaire de Versailles.

Ce fut un des précurseurs, on lui doit deux inventions particulièrement intéres- santes pour la sécurité des vols. Il inventa un stabilisateur automatique et un indicateur de vitesse.

Ils furent nombreux à contribuer à l’essor de l’aviation en apportant ainsi le concours précieux de leurs inventions, fidèles en cela à la tradition de créativité du génie.

C’est le 16 avril 1913 que le commande- ment des unités d’aviation passe aux commandants des corps d’armée sur le territoire où elles étaient stationnées.

En février 1914, le général Bernard prend le commandement de la direction de l’aé- ronautique militaire alors créée. C’est ainsi que naissait l’armée de l’air. Voilà résumé les débuts de l’aviation dont l’or- ganisation fut à l’origine confiée au génie. Dans cette aventure beaucoup périrent comme le général Bouttieaux, les capitaines Tarron, Marchal, le lieute- nant Chaure, les adjudants Vincennot, Reau. Combien d’autres les accompa- gnèrent dans leur tragique destin pour que vive cette arme dont on connaît aujourd’hui l’incontestable succès.

Lieutenant pilote d’aéronefs

Lieutenant pilote d’aéronefs

Enfin pour terminer, n’oublions pas l’im- médiat engagement de l’aviation militaire au cours du conflit 1914-1918 où elle écri- vit ses pages de gloire. Son action fut décisive dans l’issue du conflit. Les pre- miers aviateurs engagés faisaient preuve de la même détermination que leurs aînés du génie.

Lieutenant-colonel Philippe VOYER cellule culture d’arme ESAG

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La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire LES SAPEURS DU 25 e RGA Éditorial du général
La lettre du génie
SOMMAIRE
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LES SAPEURS DU 25 e RGA
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
◆ Expériences
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Coup d’œil sur…
Le Kirghizistan : petite république de l’ex-
URSS indépendante depuis 1991, coincée
entre le Kazakhstan au nord, l'Ouzbékis-
tan à l’ouest et la Chine à l’est. Au sud
enfin, seul le Tadjikistan sépare ce pays
de… l’Afghanistan. D’une superficie
environ équivalente à un tiers de la
France, ce pays, dont l'altitude moyenne
est supérieure à 3 000 m, possède le
deuxième plus haut sommet de l'ex-
URSS, le pic Pobiedy ou de la Victoire
(7 439 m). Sa capitale Bichkek dispose
enfin d’un aéroport situé à Manas, à
quelque 30 kilomètres au nord de la ville.
A lire
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PHOTO 25 e RGA
2 bandes de 1200
mètres de long et de
15 mètres de large,
de part et d’autre de
d’accès au dépôt (de
250 mètres de long)
et le dépôt lui-même
ont été construits à
PHOTO 25 e RGA
2 mètres au-dessous
du niveau du terrain naturel, ce qui a
engendré des travaux de terrassement
conséquents. Une protection de 3 mètres
PHOTO 25 e RGA

Le 27 février 2002, 2 ravitailleurs KC135 de la base d’Istres et 6 Mirages 2000D de la base de Nancy-Ochey se sont posés à Manas. Après 2 jours d’entraînement, les chasseurs ont effectué leur premier raid au-dessus de l’Afghanistan aux côtés des Américains. Que viennent faire les sapeurs de l’air dans tout cela, me direz- vous ? Il faut, pour comprendre cela, remonter plusieurs semaines en arrière…

Le 2 février 2002, 52 sapeurs de l’air ont débarqué à Manas pour y rejoindre leur commandant d’unité présent sur site depuis le 25 décembre 2001 au sein de l’échelon précurseur du futur DetAir (détachement air). Ce même jour et les deux qui ont suivi, à raison d’une rotation par jour, ce sont en tout 3 avions cargos Antonov 124 qui ont acheminé les quelque 200 tonnes de matériels du déta- chement. Dès lors le compte à rebours est lancé : nos sapeurs disposent de 3 semaines pour, d’une part réaliser un dépôt pour y accueillir les munitions des mirages attendus pour la fin du mois, et d’autre part débarrasser les aires aéro- nautiques des dégradations incompa- tibles avec l’accueil de nos avions.

Le dimensionnement du dépôt de muni- tions a été le fruit de compromis entre, les normes de sécurité pyrotechniques française et kirghizes d’une part, ainsi que les contraintes générées par la proximité d’un aéroport de classe inter- nationale d’autre part. Ainsi, la route

de haut et de 2 mètres de large autour des

5 alvéoles qui composent le dépôt a de plus

été nécessaire, réalisée à la fois à base de gabions remplis de sable et de merlons.

Le groupe de réfection des aires aéronau- tiques, quant à lui, a dans un premier temps axé ses efforts sur le traitement des écaillures qui constellaient la piste dont le revêtement en béton souffre énormément des extrêmes conditions climatiques locales. En effet, bien qu’étant accep- tables pour des avions de lignes, ces dégradations de tailles et de profondeurs variables (atteignant parfois plusieurs centimètres) auraient été dommageables pour les pneus des mirages. Ce sont ainsi

la piste, qui ont été traitées en urgence afin de permettre l’arrivée des mirages.

Le 26 février, veille de l’arrivée des chas- seurs et des ravitailleurs français, les munitions apportées par un DC8 ont pu prendre place dans un dépôt flambant neuf sorti de terre dans les délais annon- cés. Fidèle à la devise du régiment « Entreprendre pour aboutir », nos sapeurs français continuent d’œuvrer au Kirghizis- tan au profit de la coalition antiterroriste, aux côtés notamment des sapeurs améri- cains qui savent désormais ce qu’est le « French air force engineer power ».

QUELQUES CHIFFRES C OMPOSITION DU DÉTACHEMENT 3/12/37 dont 3/9/35 provenant de la 4 e compagnie
QUELQUES
CHIFFRES
C
OMPOSITION
DU
DÉTACHEMENT
3/12/37
dont
3/9/35
provenant de la 4 e compagnie stationnée à Avord
0/2/2
provenant de la 5 e compagnie stationnée à
Toul
1/1/0
provenant de la 2 e compagnie stationnée
à
Mont-de-Marsan
LES
MATÉRIELS
MAJEURS
2
tracteurs-niveleurs
• tracto-chargeurs
4
et
leurs
équipements
(balayeuse, fourches)
• pelles
4
hydrauliques
et
2
brise-roche
2
compacteurs
• camions
6
bennes
• compresseurs
2
• fondoir à
1
bitume
(pour réfection des joints et le traitement des fissures sur les aires
• malaxeur
1
à
résine (pour traitement des dégradations sur les aires aéronautiques)
• station
1
de graissage
4

mats d’éclairage

des dégradations sur les aires aéronautiques) • station 1 de graissage • 4 mats d’éclairage aéronautiques)

aéronautiques)

– 39 –

La lettre du génie

La lettre du génie Coup de projecteur sur le projet SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L
La lettre du génie Coup de projecteur sur le projet SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L
La lettre du génie Coup de projecteur sur le projet SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L
La lettre du génie Coup de projecteur sur le projet SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L

Coup de projecteur

sur le projet

SOMMAIRE

Sommaire Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Le génie étranger Histoire Expériences A savoir Coup d’œil sur… A lire Multimédia

du Musée du génie

Projet du futur musée national du Génie à l’ESAG (quartier Éblé)
Projet du futur musée national du Génie à l’ESAG (quartier Éblé)

Nombreux parmi vous s’interrogent sur le projet du futur musée du génie. Chacun est effectivement en droit de se demander comment le projet se concré- tise au fil des jours. Cet article a donc pour objectif de répondre à cette attente.

Il convient tout d’abord de rappeler les étapes ayant émaillé l’année qui vient de s’écouler. Il faut ensuite s’arrêter sur le calendrier de cette année 2002. Enfin, il faut voir comment se précise le projet dans un développement où l’école tra- vaille étroitement avec l’association « musée du Génie ».

L’année 2000 a réellement constitué une année déterminante pour lancer concrè- tement les actions et le calendrier des travaux d’études.

Ainsi le 17 mai 2000, la première réunion du comité scientifique et technique s’est tenue au musée de l’Armée aux Invalides. Présidé par le général de corps d’armée (cr) Bernard Devaux, ce comité, constitué d’un peu plus de vingt membres, avait comme mission de rédiger le programme culturel du futur musée. Ces membres se sont réunis à raison d’une fois par mois. Le 6 novembre 2001, l’ensemble des parti- cipants s’est retrouvé pour une dernière séance. Les membres du comité prove- naient à la fois du monde militaire (active et réserve) et du secteur civil (historiens, professeurs spécialistes du génie). Il serait trop long de développer le fruit de leurs travaux. On peut en dire rapidement que la chronologie retenue est dévelop- pée en six parties. Elles correspondent chacune à une évolution particulière du

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génie. Un exemplaire du travail de ce pro- jet culturel est à la disposition des lec- teurs curieux d’en savoir plus au centre de documentation de l’ESAG où vous pou- vez le consulter.

Le travail effectué par ce comité est tout à fait remarquable. Il a déjà été salué à de nombreuses reprises par d’éminents experts. Une synthèse de ces travaux a été présentée au général Bezacier, com- mandant l’ESAG au cours d’une réunion qu’il a siégé à l’école, le 15 novembre 2001. C’est le général Devaux qui lui- même a dressé ce point de situation.

Pour en terminer avec les actions majeures du calendrier 2000, l’école et l’association ont tenu une réunion très importante le 10 novembre 2000. Elle

La lettre du génie

réunissait le commandement de l’école, les responsables de l’association « musée du Génie » autour des institutionnels conviés pour leur présenter le projet. La préfecture, le conseil général de Maine- et-Loire, la région des Pays de la Loire et la mairie étaient présents. Le but de cette réunion était de porter à la connaissance des élus le projet et d’obtenir des enga- gements de financement pour le futur musée.

SOMMAIRE

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L’ensemble des élus représentés a donné un accord de principe sur la participation financière au projet du musée.

L’année 2001 a été essentiellement mar- quée par les travaux mensuels du comité scientifique et technique.

Une réunion du comité de pilotage res- treint s’est tenue le 16 février 2001. Le comité de pilotage est dirigé par le géné- ral commandant l’école. Il a pour voca- tion de valider les étapes du projet et de veiller au bon déroulement des travaux d’études et plus tard, de la réalisation du projet. Cette réunion où le directeur régional du génie de la RTNO était pré- sent a permis de caler le calendrier et les étapes de ce projet.

Les travaux du comité scientifique et technique ont pris fin le 6 novembre 2001. Dans le même temps se poursuivait un diagnostic mené par un bureau d’étude sur la faisabilité du projet. Les conclu- sions de cette étude ont été rendues le 15 novembre 2001. Après avoir étudié le pro- jet, le cabinet a fait un audit auprès des institutionnels et des responsables du tourisme en Anjou. Il en a résulté le constat suivant. Le projet ne doit pas seu- lement s’adresser aux touristes, mais plus à un public attiré par l’aspect tech- nologique et technique de notre arme.

Faire de ce musée un espace de décou- verte du génie à travers les deux aspects évoqués auparavant, constitue la garan- tie d’une bonne fréquentation.

Cette idée, bien que sous-jacente au pro- jet initial, a émergé plus complètement après cette étude. Le général Bezacier lui a donné toute son importance et a axé les études dans cette optique. Ainsi le programme culturel a été reciblé tout en conservant le fond historique du travail effectué par le comité scientifique et technique.

La réunion du 15 novembre a mis en évi- dence une notion nouvelle actuellement baptisée « Cité du génie ». Dans ce concept on retrouve le musée de l’his- toire, des techniques et de la technologie de notre arme. On y associe également le centre de documentation et de recherche, véritable lieu d’information et de commu- nication, espace de rencontre et du savoir-faire de notre arme. Associé à ce pôle, un auditorium sera un vecteur d’échanges et de rencontre. Dans cette cité on retrouve également la boutique accueil, la librairie, la cafétéria et bien sûr une salle d’exposition temporaire ainsi que le mémorial.

une

réunion de finalisation du projet pour l’année 2002.

L’année

2001

s’est

terminée

par

Une fiche d’expression des besoins a été envoyée à la région terre Nord-Ouest. Nous en avons reçu la concrétisation rapidement. Le bureau stationnement infrastructure de la région terre nord- ouest a inscrit la création du musée dans la programmation de 2006 à 2008 en trois tranches pour un coût plafond de 2280 K pour les opérations d’infrastructures.

Parallèlement, l’association et l’école ont envoyé un appel d’offre pour les études de muséographie et de scénographie auprès de bureaux d’études spécialisés. À la fin du mois de mars, les réponses seront exa- minées par un jury rassemblé à l’école sous la présidence du général comman- dant l’école, du chef de corps, en liaison

avec l’association. Les études seront menées de front avec les études infra- structures. Il faut prendre en compte que le coût des études muséographiques sera entièrement supporté par l’association.

À ce jour, l’association compte 1037 adhérents. Il nous faut être beaucoup plus pour pouvoir être crédibles. Pour obtenir des fonds qui aideront à réaliser le projet nous avons besoin d’être forts et nombreux. Alors n’hésitez pas à rejoindre l’association. Nous sommes trop peu de cadres d’active au sein de l’association. Pour que le projet en marche aboutisse, il nous faut compter sur votre précieuse contribution. À travers les deux bulletins de liaison édités au printemps et à l’au- tomne, vous serez renseignés sur les étapes de ce superbe projet. Il nous reste à le conduire, école et association réunies dans l’harmonie avec la plus grande détermination.

Lieutenant-colonel Philippe VOYER cellule culture d’arme ESAG – directeur du musée

NOTRE PROJET Rassembler dans un centre culturel unique en Europe : la fortification et ses
NOTRE PROJET
Rassembler dans un centre culturel unique en
Europe :
la fortification et ses applications contemporaines, les
casernes, les infrastructures.
■ un centre de documentation et de recherche
■ un grand musée moderne et attractif
Valoriser l’engagement du génie dans ses missions de
sécurité, de protection, d’aide humanitaire.
■ l’œuvre et la mémoire du génie
Raconter la France à l’éclairage des hommes du génie
et de leurs réalisations au service de la défense du pays,
de son indépendance et aujourd’hui du maintien de la
paix.
Présenter les innombrables métiers du sapeur
dans tous les domaines : environnement, bâtiment, travaux
publics, franchissements, techniques de combat.
A Angers, au cœur de la France, là où sont rassemblés les
centres de formation, les traditions, la culture et l’âme du
génie.
Lire ce patrimoine, c’est-à-dire l’expression de la volonté
des pouvoirs successifs, de la monarchie à la république,
traduite par ses ingénieurs :
Ce projet est aussi le vôtre : adhérez à l’association
« MUSÉE DU GÉNIE » pour le réaliser !
COTISATION ANNUELLE
■■
Membre actif : 9,5
■■
Membre bienfaiteur : 50
■■
Membre à vie : 285
■■
Collectivité militaire, association : 25
■■
Société civile : 150
Versement à l’ordre de l’association
« MUSÉE DU GÉNIE » CCP Nantes 6 903 30 T
– 41 –
La lettre du génie SOMMAIRE Sommaire Éditorial du général L’actualité en bref Le génie combat
La lettre du génie
SOMMAIRE
Sommaire
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
◆ Coup d’œil sur…
Le démonstrateur EPG
bénéficie du savoir-faire
du groupe dans la concep-
tion des véhicules spéciali-
sés (char de dépannage
Leclerc, engin blindé du
génie), ainsi que dans la
maîtrise des systèmes de
téléopération (AMX 30
démineur de la guerre du
Golfe).
A lire
Multimédia

Après une phase de mise en point réali- sée en novembre, le démonstrateur de l’Engin Principal du Génie (EPG) est sorti de l’usine de Roanne pour les essais constructeur en décembre dernier.

Dérivé du dépanneur DNG, ce matériel spécialisé du génie a pour principale mission l’appui à la mobilité des unités de combat blindé grâce à des capacités de déminage et de dégagement d’obstacles.

Par l’aménagement de positions de tir, la création d’embossements, il permet aussi la protection et la sauvegarde des forces amies. Il assure en outre la contre-mobi- lité vis-à-vis des forces adverses en créant des champs de mines antichar ou des obstacles.

L’EPG est dérivé du DNG, char de dépannage Leclerc, sur lequel des équipements d’aménage- ment du terrain remplacent les équipe- ments de dépannage (grue, lame d’an- crage, outillages…). Le concept de base de l’EPG repose sur un bras excavateur militarisé, doté d’un système d’attache rapide qui permet d’installer en quelques minutes divers outils (godet rétro, tarière, grappin, etc.). Il comprend aussi une pelle de terrassement multifonctions incluant des dents de scarification. Des modules peuvent être rajoutés, augmentant la poly- valence de l’EPG : module de minage anti- char Minotaur ; module de déminage avec charrue, duplicateur de signature magné- tique Demeter, lanceurs de cordeaux pyrotechniques et dispositif de marquage. En option, un système de téléopération peut être également installé.

É QUIPAGE 3 hommes (chef de char, pilote, sapeur) + 1 M ASSE EN ORDRE
É
QUIPAGE
3 hommes (chef de char, pilote, sapeur)
+ 1
M ASSE
EN
ORDRE
DE
COMBAT
60 tonnes (classe de franchissement
de
ponts
65)
R
APPORT
PUISSANCE/
POIDS
25
ch/t
M
OTEUR
diesel
MTU MB
883
V12
suralimenté
de
1500
ch
T RANSMISSION
automatique Renk HSWL
295
TM
à 5
rapports
et 3 arrière
É QUIPEMENTS
SPÉCIFIQUES
• 1 bras excavateur multi-outil
1 pelle de terrassement
1 module de minage antichar Minotaur ou de
nage K2D
1 pelle de terrassement • 1 module de minage antichar Minotaur ou de nage K2D avant

avant

démi-

1 pelle de terrassement • 1 module de minage antichar Minotaur ou de nage K2D avant

CARACTÉRISTIQUES

passager

L’EPG peut en outre recevoir des protec- tions additionnelles contre les coups directs, dont le surblindage Brenus à base de briques réactives le protégeant contre les charges creuses d’infanterie, ou des surprotections contre les mines. Ces blin- dages seront montés en particulier lors

des opérations en zone urbaine. Cet amé- nagement « à la carte » réduit les coûts d’utilisation de l’EPG et lui confère une souplesse et une rapidité d’exécution uniques.

À plus long terme, le châssis de l’EPG pourrait se transformer en engin de com- bat et d’assaut du génie particulièrement apte aux opérations de haute intensité en zones urbaines et à l’appui direct des chars Leclerc sur la ligne des contacts.

Source : Giat Magazine

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La lettre du génie SOMMAIRE Toute l’histoire officielle, depuis 1962, impose la vision d’une Algérie
La lettre du génie
SOMMAIRE
Toute l’histoire officielle, depuis 1962, impose la
vision d’une Algérie unanime, ce qui est inexact.
La masse musulmane comprenait aussi d’autres
nationalités sincères, les messalites, tombés dans
l’oubli, comme leur inspirateur, Messali Hadj.
Celui-ci, après avoir lancé l’idée nationale algé-
rienne, n’obtint jamais le droit de retourner dans
son pays et mourut en France en 1974. En Algérie
fut menée une guerre entre ses militants fidèles et
commandos du FLN, tous rêvant d’indépendance.
Sommaire
Éditorial du général
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Le génie étranger
Histoire
Expériences
A savoir
Coup d’œil sur…
A lire
Multimédia
La guerre d’Algérie des Messalites 1954-1962 - Jacques Valette
éditions L’Harmattan
Après les travaux de Paul Durant et
le rapport documentaire La SNCF
sous l’Occupation, 1939-1945, remis
en 1996 à la SNCF par Christian
Bachelier, et dans le cadre tracé par
l’historiographie récente des entre-
prises françaises pendant l’Occu-
pation, l’association pour l’histoire
des chemins de fer en France a consacré en juin
2000 à Une entreprise publique dans la guerre : la
SNCF 1939-1945 un colloque dont voici les actes.
Une entreprise publique dans la guerre : la SNCF
1939-1945 - Association pour l’histoire des
chemins de fer
éditions PUF

Ce livre photo-journalistique marque les 30 ans de l’EPIGN. Créé en 1971, unité dévôtale de la 11 e division parachu- tiste, soutien du GIGN, les missions de l’EPIGN ont aujour- d’hui évolué. Missions de protection d’ambassade, de personnalités, d’infil