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Retour sur la 7 e Convention du génie

Le général de corps d’armée (2s) Françoise et le général de division Chinouilh :

le génie au complet (l’active et la retraite).

Les adieux aux armes du général de division Debarnot. Le colonel Gros, chef de corps
Les adieux aux armes
du général de division
Debarnot.
Le colonel Gros,
chef de corps de l’ESAG,
félicite le chef de la
musique du 6 e RG,
l’adjudant Poulain.
De gauche à droite :
lieutenant-colonel Frédéric Bay - lieutenant-colonel Coural -
colonel Charnin - colonel Jean Serveille - général de brigade
Pierre Hommey - général de corps d’armée Vincent.

Vauban • la Lettre du génie

ÉDITORIAL

V auban • la Lettre du génie ÉDITORIAL GÉNÉRAL DE DIVISION J EAN -L OUP C

GÉNÉRAL DE DIVISION JEAN-LOUP CHINOUILH

commandant l’École supérieure et d’application du génie - Angers

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

SOMMAIRE

A vec son numéro 2, notre revue « Vauban - la Lettre du génie » tend vers sa forme et son rythme de croisière, en cherchant à satisfaire tous ses lecteurs. Dans l'ensemble, les échos sont bons mais il s'agit de faire mieux et, pour cela, j'adresse quelques recommandations à nos rédacteurs d'articles, que j'encourage et remercie d'avance de leur initiative.

Tout d'abord, il convient de rappeler que la répartition de nos pages s'effectue approximativement ainsi : 50 % pour les activités et informations des composantes de notre arme, 25 % pour celles de la Fédération nationale du génie, et le reste pour les sujets communs (histoire, dossiers, informations générales, etc.).

En raison de la part importante qui leur est réservée, nos régiments, établissements et unités sont donc invités à alimenter généreusement la rédaction en nouvelles fraîches et articles attractifs. Il est souhaitable que ceux-ci soient courts, illustrés, et évoquent une activité originale, une idée à exploiter ou un enseignement à tirer. Comme il doit veiller à une certaine rectitude grammaticale et orthographique, le comité de lecture sera reconnaissant aux auteurs de soumettre leurs articles à un bon littéraire de leur entourage, s'ils ne le sont pas eux-mêmes, avant de l'envoyer à l'école ; sa tâche en sera ainsi allégée.

Quelques personnes ayant fait savoir que l'image de Vauban leur paraissait lointaine et surannée, je réponds qu'au cours des siècles, notre armée n'a mis en avant que peu d'hommes de cette intelligence et de cette envergure. Le maréchal de Vauban reste une bonne référence pour les sapeurs et les nombreuses célébrations marquant, en 2007, le tricentenaire de sa mort feront mieux connaître sa personnalité et son œuvre.

Au moment où je m'apprête à quitter, avec un pincement de cœur, l'École et le Génie, je passe le témoin à mon camarade le général Tésan. Il détient tous les atouts pour veiller au mieux à l'avenir de notre arme, mais il revient à chacun de relayer son action. Bon vent à tous et vive la Sape !

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Vauban • la Lettre du génie

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

MOT DU PRÉSIDENT

DE LA FÉDÉRATION

NATIONALE DU GÉNIE

SOMMAIRE

GÉNÉRAL DE CORPS DARMÉE (2S) FRANÇOISE

président de la FNG

La Fédération Nationale du Génie (FNG) est née. Le 11 mai 2006, l’assemblée générale extraordinaire de la FNAS a approuvé à l’unanimité les nouveaux statuts de notre fédération, c’est un nouveau départ : la grande famille du génie est, plus que jamais, réunie autour de l’ESAG, la maison mère, et la FNG.

réunie autour de l’ESAG, la maison mère, et la FNG. La Fédération nationale des anciens sapeurs-pompiers

La Fédération nationale des anciens sapeurs-pompiers de Paris nous a rejoints, un contrat de partenariat a été signé par les deux présidents lors du congrès national de la FNASPP le 18 mars à Blois, finalisant ce rapprochement. Au-delà de la FNASPP, c’est toute la BSPP qui nous apporte son soutien.

Autre événement extrêmement important : les différentes associations, unions ou autres fédérations d’armes ont décidé de se regrouper au sein de la RANAT (réunion des associations nationales de l’armée de terre). Une convention a été signée entre l’armée de terre représentée par le général chef d’état-major et la RANAT représentée par son premier président en exercice. Cet acte marque la reconnaissance, par l’armée de terre, du rôle des différentes associations quant à leur vocation de mémoire, de solidarité, de participation à l’esprit de défense et de soutien aux unités d’active.

Les choses avancent, mais il faut continer à se mobiliser afin de recruter de nouveaux adhérents pour que nous soyons plus forts et plus efficaces dans nos différentes actions.

Deux dates à retenir : le 1 er octobre

: cérémonies des Éparges

le 26 novembre : la Sainte Barbe à Paris

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Composition indicative de la nouvelle revue

Composition indicative de la nouvelle revue

60 pages d’information et d’actualité sur l’arme

4 pages de PRÉSENTATION

et d’actualité sur l’arme 4 pages de PRÉSENTATION Couverture, éditorial et sommaire Et pour la couverture,

Couverture, éditorial et sommaire

Et pour la couverture, pourquoi pas vous ? Tout dépend de la qualité de la photo, de préférence en format portrait…

! Pensez aux photos
!
Pensez aux photos

25 pages sur les ACTIVITÉS du génie

À travers ses trois composantes : combat, infrastructure et sécurité Brèves (entre 800 et 1000 signes) et reportages (maximum 10 000 signes)! Pensez aux photos 25 pages sur les ACTIVITÉS du génie Pensez aux photos ! 8

Pensez aux photos !
Pensez
aux photos !

8 pages de DOSSIERS THÉMATIQUES

Pensez aux photos ! 8 pages de DOSSIERS THÉMATIQUES P our approfondir des aspects historiques et

Pour approfondir des aspects historiques et présenter des études

15 pages pour les NOUVELLES DE LA FÉDÉRATION

des études 15 pages pour les NOUVELLES DE LA FÉDÉRATION A ctualités et projets de la

Actualités et projets de la FNG

8 pages pour vous laisser la PAROLE

et projets de la FNG 8 pages pour vous laisser la PAROLE Courrier des lecteurs, promotion

Courrier des lecteurs, promotion d’ouvrages Encart central avec photos

lecteurs, promotion d’ouvrages Encart central avec photos Quelques conseils aux futurs rédacteurs… Photo à 300 dpi

Quelques conseils aux futurs rédacteurs…

avec photos Quelques conseils aux futurs rédacteurs… Photo à 300 dpi en taille réelle Une photo
Photo à 300 dpi en taille réelle

Photo à 300 dpi en taille réelle

Une photo = un crédit photo et une légende

Une photo = un crédit photo et une légende

Un article est obligatoirement signé et fourni sur support informatique

Un article est obligatoirement signé et fourni sur support informatique

Transmission des photos et articles 10 semaines avant parution

Transmission des photos et articles 10 semaines avant parution

Calendrier des parutions 2006

Calendrier des parutions 2006

Avril-mai

Juin-juillet

Septembre-octobre

Déc.-janv.

: n° 1 : n° 2 : n° 3 : n° 4

: n° 1 : n° 2 : n° 3 : n° 4
: n° 1 : n° 2 : n° 3 : n° 4
: n° 1 : n° 2 : n° 3 : n° 4
Contacts : ESAG • Bureau communication 106, rue Éblé • BP 34125 • 49041 Angers
Contacts :
ESAG • Bureau communication
106, rue Éblé • BP 34125 • 49041 Angers cedex 01
02 41 24 86 36
oci@esag.terre.defense.gouv.fr
www.genie-militaire.com

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Vauban • la Lettre du génie

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

1 Éditorial du général de division Chinouilh

2 Mot du président de la FNG, le général de corps d’armée (2S) Françoise

3 Composition

4 Sommaire

SOMMAIRE

5 Le courrier des lecteurs

7 In memoriam

13

L’actualité en bref

18

Le génie combat

22

Le génie construit

27

Le génie secourt

33

Le génie instruit

35

Histoire

42

À savoir

45

Témoignage

47

Expérience

49

FNAS

58

Portrait

3 e RG : exercice régimentaire - « Ardennes 2006 »

EG de Lyon : installation du GIACM

EG de Strasbourg : inauguration des abris à véhicules du corps de réaction rapide européen

ESAG : voyage d’étude dans la région de Marseille

BSPP : manifestation anti CPE

Prévention : mieux vaut prévenir que guérir

Visite du chantier CT61

La traversée du Rhin par la première armée française, le 31 mars 1945

Pakistan 2005 : le génie au cœur de l’action

3 questions à… l’adjudantMaratier

Le 2 e RG forme des militaires afghans

Honneurs à un grand ancien

La vie de nos amicales

Nos peines et nos joies

Charles Augustin Coulomb

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Vauban, la Lettre du génie est une publication de l’École supérieure et d’application du génie 106, rue Éblé - BP 34125 49041 ANGERS CEDEX 01

Directeur de la publication :

général de division Jean-Loup CHINOUILH

Rédacteur en chef :

CBA Jean-François PLANTEC

Rédacteurs en chef adjoints :

LTN Anne-Lise LLOUQUET M. Louis-François DUPONT

Conception :

PAO : Mlle C. D OLO - M. F. G ALISSON PIR ESAG

Impression : PIAT Saint-Maixent

Tirage : 7500 exemplaires

Diffusion : SIR MSF société de routage :

02 41 74 19 50

crédit photo couverture : capitaine Cimbé Un PFM sur la Maine lors de la 7 e Convention du génie

Rédaction : Tél. 02 41 24 82 45 ou 86 36 Fax 02 41 24 83 16

intraterre :

jean-françois.plantec@esag.terre.defense.gouv.fr

anne-lise.llouquet@esag.terre.defense.gouv.fr

e-mail : oci@esag.terre.defense.gouv.fr

site non officiel : www.genie-militaire.com

Commission paritaire : en cours ISSN : 1779-2088

Dépôt légal à parution

Conservez vos anciennes photos   « Ce petit rappel pour les « anciens » est

Conservez vos anciennes photos

 

« Ce petit rappel pour les « anciens » est peut-être inutile… Mais, l’on ne sait jamais. Il se passe des jours où, sans vouloir s’analy- ser outre mesure, l’envie vous prend de « faire du rangement ». Généralement, ce désir se manifeste au début du printemps où l’on a l’impression d’un retour de forces inespérées…

« Alors, on ouvre les tiroirs, les armoires, les bureaux ; on inspecte les recoins devant lesquels on est passé cent fois en voyant tou- jours le même tas de vieux bouquins à jeter. Puis, tout à coup, la décision intervient : « Je vais mettre toutes ces vieilleries au feu ou à la poubelle ». (On a le choix.) Anciennes lettres jaunies, cartes postales écornées, photographies de famille ou de l’époque lointaine des études primaires, vieille voiture de l’oncle Édouard, anciennes photos du régiment et du service militaire… De grâce, non ! Retenez votre geste.

« C’est pourquoi, au cours du mois de janvier 2006, un général du génie en lisant la revue Vauban n° 152, page 66, (cliché en bas et à droite) s’est reconnu, quand il était lieutenant et porte-drapeau du 9 e bataillon du génie lors du défilé de la victoire du 8 Mai 1958, dans les rues de Mostaganem, noires de monde et blanches de burnous.

« C’est pourquoi, M. le général (2S) Jean Aubry, vice-président de l’ARAG à Lyon et occupé par beaucoup d’autres tâches dans d’autres associations, me charge de communiquer à l’ensemble des sapeurs de la FNAS (FNG) ce qui suit dans son enthousiasmant courrier :

« Le général (2S) Jean Aubry se reconnaît ou pense se reconnaître comme le porte-drapeau dans la photo de la garde au drapeau du 9 e BG. Il a servi au 9 e génie, d’abord à Spire, d’octobre 1955 à avril 1956, puis d’avril 1956 à août 1958 avec le 9 e bataillon du génie en Algérie (Oran, Bérard près d’Alger, Montagnac, Boutrak, Cassaigne, Mazagran). « À Mazagran, il a vécu le 8 Mai 1958 et a bien connu Louis-François Dupont comme l’un de ses adjoints dans ses fonctions des services techniques du bataillon (le fameux SMT, service du matériel technique d’alors) et d’officier de renseignements. Le chef de corps était le chef de bataillon Marcel Guérin. » - Jean Aubry, 30 janvier 2006

« Vous le constatez, chers lecteurs. Le fait de conserver en bon endroit vos « souvenirs », de quelque matière qu’ils soient, ne nuit pas à la camaraderie et à la convivialité. On pourrait dire que cette « manie » les décuple. »

 
  Louis-François D UPONT

Louis-François DUPONT

   

La rédaction de Vauban, la Lettre du génie remercie monsieur Louis-François Dupont pour ce rappel ô combien important ! En effet, anciens sapeurs et sapeurs d’active, gardez vos souvenirs, vos « reliques », elles peuvent un jour faire resurgir un souvenir dans la pensée de l’un d’entre vous, fidèles lecteurs. Conservez vos photos et dans la mesure du possible vous pouvez en faire profiter l’ensemble des sapeurs en les envoyant (duplications…) à la rédaction de Vauban, la Lettre du génie et nous les publierons volontiers au gré de l’actualité et des sujets abordés dans les prochains numéros de votre revue !

   
Quelques appels, quelques rappels… : La rédaction, suite à la publication du premier numéro de
Quelques appels, quelques rappels… :
La rédaction, suite à la publication du premier numéro de
Vauban, la Lettre du génie a reçu quelques coups de
téléphone de lecteurs avertis et attentifs.
En effet, suite à l’article du général (2s) Riche sur la guerre
d’Algérie, certains d’entre vous se sont sentis lésés par
l’omission de quelques régiments, compagnies ou
bataillons du génie.
Cet oubli sera rectifié ultérieurement…
Nous profitons de cette occasion pour vous rappeler que
cette rubrique est la vôtre ! N’hésitez pas à nous adresser
vos demandes, doléances, requêtes ou coups de cœur, par
courrier, mail ou fax.
Nous publierons tous les courriers !
courrier, mail ou fax. Nous publierons tous les courriers ! « La réunion des présidents FNAS/RTNO

« La réunion des présidents FNAS/RTNO 2006 se déroulera à Brest le 9 septembre 2006. Monsieur Joseph Moysan, prési- dent de l’AASGF (amicale des anciens sapeurs du génie du Finistère) est joignable pour tout renseignement complémen- taire. »

Joseph MOYSAN Groas Ouenan 29880 PLOUGUERNEAU 02 98 04 59 28

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Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE Monsieur le Directeur, In memoriam L’actualité en bref
Vauban • la Lettre du génie
SOMMAIRE
Monsieur le Directeur,
In memoriam
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Histoire
Tout d’abord bravo pour votre n° 1 de Vauban, la lettre du génie. Effectivement, fusion très réussie.
Nouvelle présentation, nouvelle mise en page, tout est parfait.
Après ces très courts éloges, je me permets, suite à un entretien téléphonique avec l’une de vos
rédactrices, de vous transmettre quelques « papiers » concernant une unité du génie (de l’air) engagée
en Algérie durant la période de 1955 à 1964.
J’ai beaucoup apprécié l’article du général Riche, concernant « AFN 1952-1962 » la guerre d’Algérie
A savoir
Témoignage
Expérience
FNG
et les combats du Maroc et de la Tunisie, comme d’ailleurs chacun de ses articles parus dans notre
revue.
Je n’ai cependant pas trouvé trace de la 45 e compagnie de terrain du génie de l’air mise sur pied par le
15 e RGA, qui dès septembre 1955 a été engagée en AFN, ni du 45 e bataillon allégé du génie de l’air,
auquel j’ai appartenu durant presque 3 ans (1959-1962) qui a été constitué le 1 er avril 1956 à partir de
cette compagnie.
Il œuvrera ainsi en AFN jusqu’en 1964. Voir les détails dans les ordres du jour ci-joints que j’ai
soustraits de la décision n° 71 du 8 septembre 1980 du 15 e RGA de Toul (les documents cités sont
disponibles à la rédaction de Vauban, la Lettre du génie, à l’ESAG).
Je vous joins également la photocopie d’un article concernant le génie de l’air en Algérie, paru dans le
Bulletin des forces aériennes qui doit dater du second semestre 1962.
J’ose espérer que ces renseignements peuvent vous être utiles, et en m’excusant de vous avoir
importuné, veuillez agréer Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
Lieutenant-colonel du génie ER Claude BEHAGEAL
Le mot de la rédaction
Le général (2s) Riche apporte une réponse à cette remarque
mais aussi à celles qu’il a reçues à titre personnel et qui
font toutes état de l’absence de cette compagnie devenue
bataillon (BAGA).
La rédaction remercie tous les lecteurs qui par leurs
remarques constructives enrichissent la revue de tous les
sapeurs.

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

Réponse du général Riche au courrier des lecteurs :

Le président national honoraire Marcellin Richard nous signale l’oubli du 45 e BAGA (bataillon allégé du génie de l’air) dans la liste des unités du génie en Algérie en 1961 :

« Les sapeurs du 45 e BAGA n’ont jamais considéré qu’ils étaient devenus des aviateurs bien que leur tâche leur était prescrite par l’armée de l’air qui leur a assuré un soutien matériel particulièrement important notamment pour la vie au désert. « J’ai commandé le bataillon du 1 er mai 1958 jusqu’au 15 août 1960 (2 ans 3 mois) : temps de commandement assez exceptionnel. Je n’ai pas considéré là que j’avais quitté mon génie pour l’armée de l’air. « J’ai eu la chance immense d’y avoir là la responsabilité de chantiers prestigieux : piste d’aviation de Tessalit, piste d’aviation au point zéro à Reggan, route point zéro-Reggan, piste d’aviation à Hammagui… »

Vous avez raison Cher Président, c’est un oubli et vous n’avez pas changé d’arme pour diriger ces travaux qui marquent certainement encore cette terre d’Afrique. Une mauvaise relecture a créé cette omission fâcheuse et c’est pourquoi vous devenez le premier lecteur à entrer dans la légende de notre nouveau Vauban, la Lettre du génie par cette très justifiée remarque, « premier », comme dans un certain nombre de nos associations, toujours pour le plus grand bien du génie, notre génie.

Merci Cher Président.

B. RICHE

grand bien du génie, notre génie. Merci Cher Président. B. RICHE insigne du 45 e BA

insigne du 45 e BAGA en Algérie.

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En quelques semaines, le génie a perdu deux des siens en opérations. L'adjudant-chef Gilles Sarrazin

En quelques semaines, le génie a perdu deux des siens en opérations. L'adjudant-chef Gilles Sarrazin (de la maison mère du génie) et le sapeur de 1 re classe Kamel Elward (du 17 e RGP). Leurs noms viennent s'ajouter à la longue liste des sapeurs ayant donné leur vie en servant la France. À leur famille, leurs amis, leur unité d'appartenance, le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a exprimé sa douleur et sa sympathie. Vauban, la lettre du génie revient sur ces moments douloureux qui rappellent à tout militaire que le métier des armes apporte aussi souffrance et demande souvent abnégation.*

ADJUDANT-CHEF

GILLES SARRAZIN

L’adjudant-chef Gilles Sarrazin, de l’École supérieure et d’applica- tion du génie, a trouvé la mort le 19 avril 2006 au Tadjikistan suite à l’explosion d’une mine.

Détaché dans le cadre d’une mission de coopération placée sous la tutelle du Programme de Développement des Nations Unies (UNDP), l’adjudant-chef Gilles Sarrazin participait à la formation au déminage et à la supervision technique des militaires tadjiks au sein du centre d’action contre les mines au Tadjikistan.

sein du centre d’action contre les mines au Tadjikistan. « Âgé de 48 ans, marié, père
sein du centre d’action contre les mines au Tadjikistan. « Âgé de 48 ans, marié, père

« Âgé de 48 ans, marié, père de deux filles, vous étiez arrivé à la division de for- mation au déminage au cours de l’été 2005 où vous occupiez les fonc- tions d’instructeur.

« Vos qualifications, votre expérience et votre exper- tise étaient unanimement reconnues au sein du monde NEDEx/EOD.

« Les personnes qui vous ont bien connu garderont de vous l’image d’un homme de conviction, professionnel, passionné et empreint d’une grande modestie.

« Votre disparition nous rappelle l’exigence particulière de notre état de militaire et la difficulté du métier qui était le vôtre, celui de démineur. »

DFD

* Cf Armée d’aujourd’hui n° 310, article « Mort pour la France », page 59.

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Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE
Vauban • la Lettre du génie
SOMMAIRE

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs In memoriam L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG

Éloge funèbre de l’adjudant-chef Gilles SARRAZIN

Angers, le 24 avril 2006

Aujourd’hui, la Défense est en deuil.

Nous sommes réunis ici, à l’École supérieure d’application du génie d’Angers, pour rendre hommage à un homme qui avait choisi de servir son pays et la paix, en exerçant un métier noble et difficile.

Toute la communauté militaire, comme l’ensemble de la Nation, se rassemble dans une émotion partagée, pour soutenir sa famille et ses amis.

À Pascale son épouse, à Nelly et Hélène ses deux filles, et à sa famille je veux dire ma tristesse, ma compassion et ma solidarité.

Adjudant-chef Gilles Sarrazin vous étiez animé d’une volonté sans faille de servir la France.

En 1977, appelé du contingent, vous commencez votre carrière militaire au 17 e régiment du génie parachutiste de Montauban. Passionné par le métier des armes, vous vous y engagez avec le grade de caporal en 1978.

Vous participez comme « sapeur-parachutiste » à plusieurs opérations extérieures au Liban, au Tchad, et vous êtes cité à Beyrouth en 1983.

Nommé sergent en 1984, vous occupez les fonctions de chef de groupe dans des opérations extérieures en Afrique centrale.

En 1987, vous êtes affecté au 19 e régiment du génie de Besançon.

Votre expérience fait de vous un sous-officier remarqué et un modèle pour les jeunes cadres de votre compagnie.

Homme d’action vous rejoignez en 1990 le 13 e régiment de dragons parachutistes à Dieuze. Vous y servez successivement comme chef de quart radio, chef de peloton, puis chef de section transmissions. Vos qualités naturelles de meneur d’hommes y sont unanimement saluées.

Avec le 13 e RDP, vous êtes engagé successivement en Arabie Saoudite lors de l’opération Daguet, à Djibouti, puis dans les Balkans à plusieurs reprises et à nouveau en Afrique.

Vous êtes promu adjudant le 1 er juillet 1994.

En 1998, votre formation vous conduit au 31 e régiment du génie à Castelsarrasin comme sous-officier NEDEX (Neutralisation enlèvement destruction des explosifs).

Promu adjudant-chef en 1999, vous êtes à nouveau de toutes les OPEX, au Tchad au Kosovo et en Afghanistan.

En 2003, vous portez à nouveau le « béret rouge » au 2 e régiment parachutiste d’infanterie de marine à La Réunion où vous commandez le groupe des NEDEX.

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Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE Éditorial du général Mot du président de la
Vauban • la Lettre du génie
SOMMAIRE
Éditorial du général
Mot du président de la FNG
Composition
Sommaire
Le courrier des lecteurs
◆ In memoriam
L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Histoire
A savoir
Témoignage
Expérience
FNG

En 2005, vous rejoignez l’École supérieure et d’application du génie d’Angers, comme formateur et sous-officier NEDEX à la division de formation au déminage. Votre expertise technique et votre sens pédagogique aigu font de vous un instructeur de très grande qualité.

Désigné en tant qu’expert pour participer à une opération au Tadjikistan, vous rejoignez Douchanbe le 10 mars 2006. Vous y êtes chargé d’une mission de supervision de chantiers de déminage humanitaire pour l’ONU.

Le 19 avril, votre mission d’assistance au déminage tourne au drame.

Vous êtes mortellement blessé.

Adjudant-chef Gilles Sarrazin vous avez servi votre pays de façon exemplaire.

Ayant une très haute idée de votre métier, vous étiez passionné, réfléchi dans l’action et toujours digne d'éloges.

Vous resterez à jamais, dans la mémoire de vos frères d’armes, ici rassemblés.

Vous aviez embrassé sans réserve cette carrière d’exception, en mesurant l’exigence et les risques de votre engagement.

Pourtant, votre disparition n’en est pas moins brutale et insupportable.

Nous ressentons tous comme une cruelle injustice votre perte, dans l’accomplissement de cette mission délicate.

En vous disant adieu aujourd’hui, je m’associe à la tristesse de votre épouse et de vos filles.

Avant de vous remettre la Légion d’honneur que justifie votre conduite, je m’incline devant votre courage.

Au nom de l’ensemble du Gouvernement, et en mon nom propre, je vous exprime solennellement toute l’admiration de la France et des Français.

Vous avez rejoint dans l’éternité tous ceux qui, ayant choisi le métier des armes, sont allés jusqu’au bout de leur vocation, de leur mission, de leur passion.

Nous ne vous oublierons jamais.

Signé Michèle ALLIOT-MARIE ministre de la Défense

de leur passion. Nous ne vous oublierons jamais. Signé Michèle ALLIOT-MARIE ministre de la Défense –
de leur passion. Nous ne vous oublierons jamais. Signé Michèle ALLIOT-MARIE ministre de la Défense –

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Vauban • la Lettre du génie

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LE 1 RE CLASSE KAMEL ELWARD DÉCÈS DUN MILITAIRE FRANÇAIS EN AFGHANISTAN

Lundi 15 mai 2006

SOMMAIRE

Hier matin (vers 8 heures, heure de Paris), le soldat de 1 re classe Kamel Elward, du 17 e régiment du génie parachutiste (Montauban), déployé au sein du bataillon français dans le cadre de la FIAS (Force Internationale d’Assistance et de Sécurité), a été grièvement blessé par une explosion lors d’une opération de dépollution au nord de l’aéroport de Kaboul.

Cette opération planifiée s’inscrivait dans le cadre des actions de déminage menées par le bataillon français pour assurer la protection de la force.

Il a été immédiatement évacué vers l’hôpital militaire grec, sur l’aéroport de Kaboul, où il est décédé des suites de ses blessures peu de temps après son admission (vers 10 heures, heure de Paris).

Le sapeur parachutiste de première classe Elward, originaire des environs de Pau, était âgé de 22 ans, célibataire et sans enfant.

Il s’était engagé au 17 e RGP il y a deux ans et demi.

Au cours de cette carrière, il avait brillamment réussi tous les examens qui ont jalonné son parcours et s’était notamment illustré en mission de courte durée à la Réunion du mois d’octobre 2004 au mois de janvier 2005.

Éloge funèbre du sapeur parachutiste de 1 re classe Kamel ELWARD

Pau, le 18 mai 2006

Nous sommes réunis aujourd’hui à Pau, en la maison mère des parachutistes, pour rendre un dernier hommage au sapeur parachutiste de 1 re classe Kamel Elward, tombé lundi en Afghanistan, en accomplissant sa mission au service de la paix.

Toute la communauté militaire, et l’ensemble de la Nation, se rassemble dans une émotion partagée, pour soutenir sa famille.

Les mots ont peu de poids face à la douleur que représente la perte d’un fils, d’un frère, d’un ami, d’un compagnon d’armes.

Je veux néanmoins vous exprimer toute ma tristesse, ma compassion et ma solidarité.

En cet instant de profonde émotion, j’ai conscience des sacrifices que demande la France à ses soldats et à leur famille, lorsqu’elle les envoie loin de nos frontières, pour rétablir et préserver la paix.

Sapeur parachutiste Kamel Elward, vous étiez animé du désir inébranlable de servir la France.

En novembre 2003, au jeune âge de 19 ans, vous souscrivez un contrat d’engagé volontaire de l’armée de terre, pour servir au 17 e régiment du génie parachutiste à Montauban.

La notoriété de ce régiment n’est plus à faire.

Depuis 1945, le génie parachutiste a participé à tous les conflits dans lesquels la France a été engagée.

– 10 –

Vauban • la Lettre du génie

Les « paras » sont devenus, notamment depuis 1978 avec les opérations au Liban, des experts en matière de déminage, méritant ainsi leur surnom de « démineurs de l'espoir ».

Sur tous les théâtres d’opérations, leur béret rouge est synonyme d’espoir pour les populations.

D’emblée, Kamel Elward, vous vous reconnaissez parfaitement dans cette communauté. Vous considérez le régiment comme votre seconde famille.

Quelques mois après votre engagement, vous êtes breveté parachutiste et décrochez la qualification « MINEX 1 ».

Vous êtes un sportif complet qui aime donner le meilleur de soi-même, dans quelque discipline que ce soit.

En permanence, vous recherchez le travail en équipe et êtes très apprécié de tous vos camarades.

Vous exécutez toujours les missions qui vous sont confiées avec le plus grand sérieux.

D’octobre 2004 à février 2005, vous effectuez votre première mission hors de l’Hexagone, à La Réunion. Votre excellent état d’esprit et votre disponibilité y sont remarqués.

En section isolée sur l’île d’Europa, vous prouvez toutes vos qualités. Polyvalent, vous assurez, en plus de votre métier de sapeur parachutiste, celui de boulanger pour le soutien de ce détachement coupé du monde.

Soucieux d’ouverture et de perfectionnement, vous profitez de toutes les opportunités qui vous sont offertes, pour vous initier aussi bien à la plongée qu’à la conduite en mer.

Durant ces quatre mois, vous donnez la plus totale satisfaction à vos chefs, et vos mérites sont récompensés par la distinction de 1 re classe en mars 2005.

Dès votre retour en métropole, vous passez brillamment vos certificats militaire et technique élémentaires, ainsi que le stage commando, confirmant les attentes de vos chefs.

En février 2006, vous rejoignez l’Afghanistan dans le cadre de l’opération PAMIR, en qualité de sapeur démineur, au sein de la section génie du bataillon. Déjà expérimenté, vous prenez, dès votre arrivée sur ce théâtre, toute la mesure de l’importance de votre mission.

Le lundi 15 mai 2006, en tant que premier sondeur dans son cheminement, vous êtes victime de l’explosion d’une mine anti-personnel, au cours d’une opération de dépollution des abords de l’ancien camp de l’armée nationale afghane.

Cette mission périlleuse vous a coûté la vie, vous enlevant cruellement et brutalement à l’affection de tous vos proches, famille et amis.

Sapeur parachutiste de 1 re classe Elward, vous avez fait preuve, dans votre trop courte carrière militaire, des plus belles qualités, accomplissant votre mission avec courage et détermination, malgré les risques encourus.

Vous êtes allé au bout de vos convictions et avez servi votre pays de façon exemplaire, jusqu'au sacrifice suprême.

En vous disant adieu ce jour, et avant de vous remettre la médaille militaire et la croix de la valeur militaire justifiées par votre conduite, je m’incline respectueusement devant votre courage.

Au nom de l’ensemble du gouvernement et en mon nom propre, je vous exprime solennellement toute l’admiration de la France et des Français.

Vous resterez à jamais dans nos mémoires.

Signé Michèle ALLIOT-MARIE ministre de la Défense

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs In memoriam L’actualité en bref Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG

SOMMAIRE

Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG SOMMAIRE
Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG SOMMAIRE

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Les uniformes du génie des gardes impériales sous les premier et second Empire en 9

Les uniformes du génie des gardes impériales sous les premier et second Empire en 9 cartes postales de Michel Pétard

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tirage

inédit !

en 9 cartes postales de Michel Pétard Un tirage inédit ! Le lot de 9 cartes

Le lot de 9 cartes : 10 (frais de port inclus)

Contact auprès de la cellule Culture d’arme :

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Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire

Après avoir visité plusieurs des châteaux bâtis autour du Val de Loire au Moyen Âge, on pourrait « tout savoir » des événements historiques dont ils ont été le théâtre, tout en méconnaissant les défenses qui en faisaient des résidences fortifiées et parfois même de véritables forteresses. En ce domaine, devant des ruines souvent difficiles à comprendre ou des monuments partiellement reconstruits, le visiteur est trop souvent livré à ses seules connaissances historiques et archéologiques. Ce livre se propose de remédier à cette lacune, permettant ainsi à l'amateur averti de « vieilles pierres », comme au simple curieux, de profiter plus pleinement de ses visites. Ils y trouveront un aperçu du contexte historique et des quelques principes qui guidaient les bâtisseurs, des clés pour chercher à mieux saisir les plans, les élévations et les systèmes défensifs des châteaux et places fortes du Moyen Âge, dans une région particulièrement riche en ce domaine. Docteur en anthropologie historique, Daniel Schweitz a notamment participé aux fouilles des châteaux de Lavardin, Fréteval, Tours et Issoudun. Il a déjà publié des notices présentant au grand public et aux amateurs certains des grands châteaux médiévaux du Val de Loire.

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>> LA 21 E COMPAGNIE À FONTEVRAUD PHOTO ESAG Le lundi 6 février 2006, un

>> LA 21 E COMPAGNIE À FONTEVRAUD

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

Le lundi 6 février 2006, un tir à la mitrailleuse 12,7 était organisé au camp national de Fontevraud au profit des personnels de la 21 e compagnie. Ainsi, sous la houlette de l’adjudant-chef Médina, bon nombre de cadres et de sapeurs ont pu apprendre ou réapprendre à tirer avec l’une des 4 pièces mises en batterie, et en même temps se faire plaisir. En effet, la totalité de la dotation annuelle de la compagnie a été consommée à cette occasion, soit 5 000 cartouches ! Chaque tireur a donc pu tirer au moins une « bande de 100 ». Les tireurs et les munitions étaient au rendez-vous, une météo favorable a régné au cours de la journée, la disponibilité de la cellule tir du camp a permis d’optimiser le temps imparti. Bref, cette occasion unique donnée à la 21 e compagnie de pouvoir utiliser ses 4 mitrailleuses 12,7 a été pleinement rentabilisée.

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

VIGIPIRATE <<

Engagé dans l’opération Vigipirate le jeudi 16 mars 2006, un trinôme commandé par le caporal-chef Tostivint patrouille dans la gare du Nord. À 18 heures, une passante signale une altercation entre deux jeunes et des policiers dans la galerie marchande. Le premier trinôme converge alors dans la zone et s’interpose immédiatement entre les policiers malmenés et les jeunes. La surprise de l’intervention alliée à une attitude ferme des trois sapeurs a pour effet de faire reculer les jeunes qui ne savent pas quelle attitude adopter face à des militaires malgré leur nombre important. Le renfort du deuxième trinôme et l’arrivée sur zone d’une quinzaine de policiers permettent de stabiliser momentanément une situation délicate. Les policiers décident de disperser les jeunes de plus en plus nombreux sur la zone tandis que le personnel du 1 er RG reste auprès des deux policiers choqués. Leur comportement et leur sang-froid témoignent de la parfaite maîtrise de l’emploi de la force dans les missions Vigipirate et démontrent leurs qualités de soldat, sapeurs et spécialistes.

Premier trinôme :

• caporal-chef Tostivint

• caporal Lidec

• 1 re classe Véga

Deuxième trinôme :

Autre personnel étant intervenu :

• sergent Schaeffer

• sergent-chef Cicuto

• caporal-chef Lebret

(adjoint du détachement)

• caporal Renault

PHOTO 1 ER RG
PHOTO 1 ER RG

>> LES INVALIDES

En 1671, Louis XIV décida la création de l’hôtel des Invalides destiné à accueillir les vétérans de ses guerres.

La direction des travaux est confiée à l’architecte libéral Bruant. Dès 1674, les premiers pensionnaires peuvent s’installer dans les bâtiments. À partir de 1677, débute l’édification de l’église qui sera divisée ultérieure- ment en église des soldats et en église du Dôme. Le programme s’achèvera sous la direction de Jules Hardouin-Mansart en

1706.

L’ église des soldats appelée église Saint-Louis ouvre sur la cour des Invalides. L’église du Dôme qui donne sur la place Vauban est devenue nécropole mili- taire. En 1840, le transfert du corps de l’empereur Napoléon I er est décidé et maintenant il repose dans un tombeau dû au sculpteur Visconti (1861). En 1808, le cœur de Vauban est déposé aux Invalides. En 1847, le corps du général Bertrand est mis dans un tombeau proche de celui de l’empereur. En 1848, le corps du général Duvivier tué pendant les émeutes est déposé aux Invalides. En 1915, le corps de Rouget de Lisle est placé aux Invalides en attente de son transfert au Panthéon. En 1931, le corps du général Roques, premier inspecteur de l’aéronautique est déposé aux Invalides.

PHOTO DROITS RÉSERVÉS
PHOTO DROITS RÉSERVÉS

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SOMMAIRE

 

Vauban • la Lettre du génie

Éditorial du général

Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

   

LES REQUINS AU CENTAC <<

 

Dans le cadre de la rotation au CENTAC du 3 au 14 avril 2006, la 3 e compagnie de combat

In

memoriam

a

détaché une section, renforcée de deux EBG et d’un MPG, au profit des Furieux de la

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

2 e compagnie du 16 e bataillon de chasseurs, le tout soutenu par sept mécaniciens du NTI. Les toiles de tentes du bivouac Sainte-Suzanne, consacrées à l’équipement des personnels et des véhicules, à l’entraînement et à quelques reconnaissances du camp de Mailly (aujourd’hui beaucoup moins boisé que par le passé), ont hébergé le détachement durant la première semaine. Puis, le dimanche soir, est arrivé l’ordre de mouvement. Signal de départ

A

savoir

de 96 heures d’exercice tactique durant lesquelles le sous-groupement Azur (soit trois sections et un TAC P du 16 e BC, le peloton des forces avancées du 6/12 cuirassés, un élément

Témoignage

Expérience

FNG

d’observation du 1 er RAMa et bien sûr les sapeurs de Leclerc) allait se mesurer aux miliciens

et

aux compagnies mécanisées Ocres de la FOR (ce) AD (verse).

L’actualité en bref

Une excellente opportunité pour les personnels de la 3 e CCG de démontrer leurs savoir-faire

dans les domaines de l’appui à la mobilité, à la contre-mobilité et de la sauvegarde-protection après leur projection en Côte d’Ivoire. L’occasion aussi de pointer les faiblesses de chacun face à un ennemi manœuvrier et sans complaisance pour qui se poste mal ou relâche sa vigilance ne serait-ce qu’un instant. Un exercice qui a éprouvé la résistance physique et mentale de chacun et qui a permis de remettre les choses à leur place. Pour conclure : quinze jours riches d’enseignements et une excellente base de travail pour encore améliorer le mordant des Requins. Avec de surcroît un soleil improbable et pourtant une indéfectible fidélité durant toute la rotation. Mais que demander de plus ?

PHOTO 13 e RG
PHOTO 13 e RG

Lieutenant SIMON

>> RÉUNION TRILATÉRALE DES DEP DU GÉNIE FRANÇAIS, BRITANNIQUE ET ALLEMAND (16-19 MAI 2006)

Pérennisant une tradition ancrée depuis une vingtaine d’années, les organismes allemand, britannique et français chargés d’études doctrinales et de prospective au profit de leur génie respectifs se sont retrouvés pour un séminaire annuel, à Munich, du 16 au 19 mai 2006. Cinq officiers de l’ESAG participèrent à ce rendez-vous d’échanges et de discussions puisque, aux côtés du colonel Henry, directeur des études et de la prospective, et de deux de ses officiers, figuraient le lieutenant-colonel Orthen et le lieutenant-colonel Coutts, tous deux officiers de liaison à l’école. Au programme du séminaire, la participation à l’exercice « Hambourg », destiné à présenter les savoir-faire du génie aux stagiaires de la « Führungs Akademie », l’équivalent de notre Collège Interarmées de Défense, a constitué un temps fort. Les spectateurs de cette démonstration ont pu relever le haut degré d’entraînement et le niveau technologique incontestable qui caractérisent le génie allemand contemporain. Par ailleurs, le séminaire s’articulait autour de présentations et d’échanges de points de vue portant sur l’organisation, les structures, les équipements et la doctrine du génie. Si les approches divergent parfois sensiblement d’un pays à l’autre, il n’en demeure pas moins que les grands problèmes rencontrés à Minley, Munich ou Angers se caractérisent par une forte similitude : sous-représentation du génie dans les opérations extérieures, budgets sous-dimensionnés pour garantir les plans d’équipements, définition et harmonisation de la notion de « chief engineer », difficultés d’initier des programmes en coopération, adaptabilité des structures aux besoins opérationnels, coopération interarmées,… La qualité des échanges et la convivialité de l’accueil ont contribué à l’intérêt de cette réunion dont la prochaine édition se déroulera à l’ESAG, en mai ou juin 2007.

PHOTO DROITS RÉSERVÉS
PHOTO DROITS RÉSERVÉS

Lieutenant-colonel THOMAS

LA FNAS (RE)DEVIENT LA FÉDÉRATION NATIONALE DU GÉNIE ( 1 ) <<

Ce 11 mai 2006 marquera une date d’une extrême importance pour notre fédération. En effet, avant de tenir son assemblée générale ordinaire, la Fédération Nationale des Amicales de Sapeurs (F.N.A.S.) a décidé, au cours d’une assemblée extraordinaire et à l’unanimité des présents et représentés, d’adopter ses nouveaux statuts. Ceux-ci se traduisent d’abord par une appellation plus fédérative, Fédération Nationale du Génie (F.N.G.), mais aussi par un fonctionnement simplifié par la suppression des structures régionales et surtout par une volonté affichée d’orienter davantage la fédération vers des actions à caractère social au profit de tous les adhérents, qu’ils soient anciens ou encore en activité, sans pour autant négliger le devoir de mémoire et le maintien des liens de camaraderie qui est à l’origine de son existence. Nous souhaitons prospérité et longue vie à cette F.N.G. que ses adhérents ont voulue et qu’ils ont maintenant la volonté de faire vivre et de développer.

ont maintenant la volonté de faire vivre et de développer. (1) Adoptée en 1966, cette appellation

(1) Adoptée en 1966, cette appellation était ensuite tombée en désuétude et remplacée par celle de Fédération Nationale des Anciens Sapeurs puis par Fédération Nationale des Amicales de Sapeurs.

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Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE >> UN PEU D’HISTOIRE, UN PEU DE GLOIRE…
Vauban • la Lettre du génie
SOMMAIRE
>> UN PEU D’HISTOIRE, UN PEU DE GLOIRE…
La vraie croix de Baugé, ancêtre de la croix de Lorraine
Éditorial du général
Mot du président de la FNG
Composition
Sommaire
Le courrier des lecteurs
Cette croix à deux croisillons représente la croix du Christ réalisée par assemblage de trois morceaux de bois
taillés dans la vraie croix. Elle fut rapportée de Constantinople par le croisé Jean d’Alluye qui la vendit en 1244
aux moines Cisterciens de l’abbaye de La Boissière. Mais craignant l’insécurité qui régnait dans la région, les
religieux la confient à Louis I er d’Anjou.
Le duc Louis I er d’Anjou (1339-1384) en fait un ordre de Chevalerie
symbolisé par une croix à double traverse qui va apparaître sur la tapisserie
de l’Apocalypse et sur la clef de voûte de la chapelle en construction dans
le château d’Angers. Louis I er d’Anjou fait décorer la relique par un orfèvre.
Elle devient un objet d’art de grande valeur comme le montre la
reproduction ci-contre.
Le petit-fils de Louis I er , René I er , le bon roi René (1409-1480) épouse
Isabelle de Lorraine et se rend en Lorraine avec la croix d’Anjou sur ses
In memoriam
◆ L’actualité en bref
Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Histoire
PHOTO DROITS RÉSERVÉS
A savoir
Témoignage
Expérience
FNG
bannières. Le petit-fils du roi René, René II duc de Lorraine va arborer sur ses étendards
cette croix pour lutter contre Charles le Téméraire.
À la suite des désastres de Morat et de Grandson (Suisse), le Téméraire se replie en
Lorraine mais il est tué et son corps est dévoré par les loups, sous les murs de Nancy
en 1477.
Pour célébrer cette victoire et la perpétuer, la croix à double traverse va devenir le
symbole de la famille ducale, de la nationalité lorraine et de la ville de Nancy. La
croix de Lorraine est née.
En 1940, le vice-amiral Muselier, d’origine lorraine, se rallie au général de Gaulle et
fait adopter la croix de Lorraine comme signe de ralliement des Forces Françaises
Insigne de la 9 e BIMa
Libres.
Tous les insignes des unités des F.F.L. vont porter cette croix comme la 9 e division
d’infanterie coloniale qui va devenir 9 e DIMa, puis 9 e BIMa.
Les sapeurs du 6 e régiment du génie appartenant à cette grande unité portent donc sur la manche cette belle
croix à double traverse à bouts tréflés comme la vraie croix de Baugé. Pour un régiment angevin, c’est
superbe ! N’est-ce pas ?

La Vraie croix de Baugé ( 1 )

Général Bernard RICHE

(1) Les 6 extrémités de la croix à double traverse en bois ont été coiffées par une gaine d’or pur rehaussée par 17 rubis, 19 saphirs et 79 perles qui présentent ainsi un décor de pierreries quel que soit le côté d’où l’on regarde cette croix, deux Christ en or repoussé sont cloués de l’avers et au revers de la croix. (1) La traverse supérieure porte d’un côté un agneau pascal (sur la photo présentée) et de l’autre une colombe du Saint-Esprit. L’extrémité inférieure du fût est placée dans un pied en argent revêtu d’or. Le reliquaire est connu actuellement sous le nom de vraie croix de Baugé. C’est cet aspect tréflé qui a été retenu pour la croix d’Anjou puis la croix de Lorraine.

Besoin d’informations récentes ? Rendez-vous sur le :

WW EBZZ INE de l’ESAG

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Vauban • la Lettre du génie

Éditorial du général

Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

« OPÉRATION ÉCOLIERS FRANC-COMTOIS » : << DISTRIBUTION DES FOURNITURES AUX ENFANTS KOSOVARS

Il y a 3 mois, le capitaine Julien sollicitait les écoles franc-comtoises pour participer à l’opération humanitaire « écoliers franc-comtois soli- daires ». Grâce à la solidarité des écoliers de Besançon ainsi qu’aux per- sonnels du 19, une dizaine de cartons, remplis de fournitures scolaires et d’habilement, ont pu être collectés et acheminés vers le Kosovo. Fin mai, une partie de ces fournitures (le 40 e RA prend le relais) a été

distribuée aux écoliers kosovars qui ont manifesté leur joie en offrant des dessins accompagnés de lettres de remerciement. Le 19 e régiment du génie peut être fier d’avoir pu redonner le sourire à ces enfants démunis, et de leur permettre d’accéder à l’un des droits fondamentaux pour un enfant : le droit à l’éducation.

PHOTO 19 e RG
PHOTO 19 e RG

SOMMAIRE

>> ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ASSOCIATION « MUSÉE DU GÉNIE »

Le 14 juin dernier, l’assemblée générale de l’association « Musée du Génie » s’est tenue à l’École supérieure et d’application du génie. Les membres de l’association étaient conviés à cette assemblée générale ordinaire annuelle. Nous avons dénombré quarante-deux membres présents. Le général de division Jean-Loup Chinouilh nous faisait l’honneur d’être là, accompagné du chef de corps, le colonel Jean-François Gros. La présence de l’ancien maire de la ville d’Angers, M. Jean Monier, a été remarquée. C’est un fidèle de nos assemblées annuelles. L’ordre du jour était bien rempli, il a permis au président Dallemagne de faire un point précis du rapport moral, puis le trésorier, Claude Takacs, a dressé le rapport financier. Un point de situation du projet de la cité du Génie a été abordé ensuite par Jean Mouly. À l’issue les participants étaient invités à visiter le chantier de démolition du bâtiment « le Quernon » ; chantier terminé au rez-de-chaussée et en cours de réalisation à l’étage. Ceux parmi vous qui souhaiteriez en savoir plus, vous êtes cordialement invités à la lecture du prochain bulletin de liaison de l’association qui paraîtra à l’automne. Ce dernier donnera un compte rendu complet de cette assemblée. Pour ceux qui le désirent vous pouvez rejoindre les rangs de l’association grâce au bulletin d’inscription inséré dans ce numéro. Nous sommes actuellement 1160 adhérents, rejoignez-nous !

PHOTO ESAG
PHOTO ESAG

LES ANCIENS DU 4 E RG AUPRÈS DU CAPITAINE (ER) ALAIN LIARD <<

Il y a bientôt 11 ans, le capitaine Liard, alors commandant d’unité de la 1 re compagnie de combat du 4 e RG faisait une chute en escalade lors d’un stage à l’EMHM (École militaire de haute montagne). Grièvement blessé, il est depuis pensionnaire dans une structure adaptée proche de Salon- de-Provence. Chaque année, son ancien chef de corps, le général Dorange-Patoret, lui rend visite et a d’ailleurs, par son exemple, instauré une tradition chez ses anciens subordonnés. Quelques officiers du 4 e RG ayant connu le capitaine Liard se sont ainsi retrouvés autour de lui pour lui témoigner leur affection le samedi 1 er juillet.

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De gauche à droite :

CBA Thierry Boué (6 e RG), CBA Frédéric Bonini (RTSE/BSI), CNE (ER) Alain Liard, CBA J.-F. Plantec (ESAG).

>> L’ADIEU AUX ARMES DU GÉNÉRAL DE DIVISION DEBARNOT

PHOTO ESAG
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Lors de la prise d’arme de la Convention du génie, le 16 juin 2006, en présence de tous les drapeaux et fanions de l’arme, le général Debarnot a fait ses adieux aux armes. Le général d’armée Cuche a donné lecture d’un ordre du jour élogieux sur la carrière de celui qui fut entre autre, chef de corps du 71 e RG et commandant de la brigade de sapeurs pompiers de Paris.

PROCHAINE SAINTE BARBE << DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DU GÉNIE

La célébration nationale de la Sainte Barbe se déroulera à Paris le dimanche 26 novembre 2006 selon le programme suivant :

- 9 h 45 dépôt de gerbe à l’Arc de Triomphe

- 11 heures cérémonie religieuse dans la chapelle du Val de Grâce.

- 12 heures cocktail

Si vous souhaitez recevoir une invitation pour cette cérémonie inscrivez-vous auprès de votre président d’amicale avant le 26 août. Merci davance

Général RIGOUX

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7 mars 2006, 13 heures : le parc des expositions de Charleville-Mézières est tenu par

7 mars 2006, 13 heures : le parc des expositions de Charleville-Mézières est tenu par une milice composée d’une vingtaine de civils. Les PAT ( 1 ) du 3 e RG, à peine dropés par hélicoptère, s’infiltrent par la Meuse pour atteindre les conduites d’évacuation des eaux du parc. Dans quelques instants, ils vont prendre contact avec l’ennemi et rendre compte de la situation. « Ardennes 2006 » vient de commencer !

EXERCICE RÉGIMENTAIRE : « ARDENNES 2006 » « AU CŒUR DE LA VILLE,

LE 3 E GÉNIE À LA MANŒUVRE »

Aspirant BONNE OCI du 3 e RG

L’ exercice régimentaire « Ardennes 2006 » s’est déroulé du 7 au 9 mars 2006 dans Charleville-Mézières intra-muros. Cet exercice interarmes a rassemblé pendant 3 jours une force venant de 10 unités diffé- rentes comprenant 800 personnes et 200 véhicules dont 4 Leclerc, les engins du 3, 20 VAB, 50 PL, 2 Gazelles et 3 Pumas.

À cette occasion, le 3 e régiment du génie a innové et exploré de nouvelles voies qui pourraient se révéler pro- metteuses avec l’évolution des mis- sions dévolues au génie dans le cadre des Actions en Zone URbaines (AZUR), dont la 1 re brigade mécanisée est une des deux brigades pilotes.

(1) Plongeur de l’Armée de Terre (2) Groupement Tactique InterArmes (3) Régiment d’Infanterie (4) Régiment des Tirailleurs (5) Régiment de Circulation Routière (6) Régiment d’Artillerie (7) Artillerie Sol-Air (8) Aviation Légère de l’Armée de Terre

PHOTO 3 E RG
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mécanisée se dirige vers le Nord, le 3 e RG s’est vu confier une mission de sécu- risation sur les arrières de la brigade. Cette zone est fortement menacée par un haut degré d'insécurité, ris- quant de compromettre la manœuvre de la brigade engagée dans l'action princi- pale avec tous ses GTIA ( 2 ) à dominante blindée ou infan- terie.

UN EXERCICE INTERARMES ORIGINAL

UN THÈME CLASSIQUE QUI PREND EN COMPTE LES CONFLITS RÉCENTS

Le thème tactique est classique : une région instable où des ethnies s’affron- tent, dans laquelle une milice terro- riste profitant du désordre menace de déstabiliser la région et où une force multinationale est envoyée pour réta- blir la paix. Alors que la 1 re brigade

Constitué à partir des unités conser- vées aux ordres du 3 e régiment du génie renforcées de deux compagnies d’infanterie des 1 er RI ( 3 ) et 1 er RTir ( 4 ), d’un peloton de chars Leclerc, d’un détachement du 501 e RCR ( 5 ), d’une section d’appui mortier du 8 e RA ( 6 ) et de divers éléments divisionnaires d’appui (ASA ( 7 ) et ALAT ( 8 ) notam- ment), le GTIA B est chargé d’assurer la sécurité de la zone arrière de la bri- gade. Celle-ci inclut la localité de Carolomasziir et constitue un nœud routier vital pour la logistique de l’en- semble de la division. Cette mission

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Vauban • la Lettre du génie

sera assurée jusqu’au 9 mars après- midi avec la relève par les éléments de la 25 e brigade d’infanterie.

… AVEC DEUX OBJECTIFS MAJEURS

Le premier objectif était d’entraîner tous les participants à réagir face à des situations aussi réalistes que possible. Le second, outre l'entraînement dans le cadre de missions spécifiques au génie dans un cadre interarmes, était d’expérimenter le commandement d’un GTIA par un régiment du génie (déjà réalisé en format Proterre lors de la commémoration du 60 e anniversaire du débarquement en Normandie). Le chef de corps, tout en restant le conseiller, doit commander son GTIA de façon directe avec les traditionnels « OPO » ( 9 ) et des « FRAGO » ( 10 ).

UN ENNEMI INTELLIGENT ET RÉACTIF

Afin d’augmenter le réalisme de l’exercice, une compagnie de milice a été mise sur pied à partir des sections à l’instruction de la CAS1 ( 11 ), compre- nant trois sections d’infanterie motori- sées (FGI ( 12 ), FGE ( 13 ), section de marche) et une section génie (FSI [ 14 ]), aux ordres du capitaine Cornée.

La mission de cette unité était de tenir les points névralgiques de la zone de manœuvre située en centre-ville, dont notamment les principales emprises du régiment. Cette défense a été assu- rée avec des mines, pièges et barri- cades de véhicules comme savent si bien le faire les sapeurs du 3 ! Les joueurs avaient donc face à eux une opposition réaliste et décidée « à

vendre chèrement sa peau »… Par ailleurs, une vingtaine de personnels civils a participé en tant que réfugiés et manifestants devant le PC du GTIA !

(9) Ordre d’Opération (10) FRAgmentary Order (11) Compagnie d’Administration et de Soutien (12) Formation Générale Initiale (13) Formation Générale Élémentaire (14) Formation de Spécialité Initiale (15) Poste de Commandement Régimentaire (16) Unité d’Intervention de Réserve (17) MIssions Communes à l’Armée de Terre (18) RETour d’EXpérience

PHOTO 3 E RG
PHOTO 3 E RG

De même, de nombreux incidents ont été distillés tout au long de l’exercice avec attaque de convoi logistique avec blessés (et donc EVASAN), prise d’otages à la préfecture et à l’usine désaffectée, attaque d’un point de contrôle par un terroriste et attaque à la roquette sur le PC du GTIA.

TROIS JOURS D’EXERCICE PARTICULIÈREMENT DENSES

POUR LES UNITÉS JOUEUSES DU GÉNIE

Le commandement du GTIA a été assuré par un PCR ( 15 ) en shelter. Sa pro- tection a été effectuée par l’UIR ( 16 ) dans le cadre des MICAT ( 17 ). Cette unité a aussi réalisé un check point qui prenait en compte les RETEX ( 18 ) des conflits où sont engagés Israéliens et Américains.

Si la compagnie d’appui a mis en œuvre ses moyens de franchisse- ment PAA et EFA, les compagnies de combat ont réalisé une grande partie de leurs missions : activation de points

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In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

SOMMAIRE

de passage, franchissement amphibie, reconnaissance, dépollution et démi- nage de zone, participation à la saisie de points, participation à la fouille d’habitations en milieu urbain.

La section AZUR a notamment pu mettre en application l’expérience acquise lors des nombreux exercices auxquels elle a participé dans le cadre de son mandat.

Elle s’est particulièrement distinguée lors de la prise de la Macérienne, une friche industrielle, où il a fallu succes- sivement faire franchir une zone minée à la compagnie du 1 er RI, appuyer la reconnaissance de l’usine qui avait été valorisée par la section du lieutenant Gardes, puis mettre en place une travure PAA sur un fossé antichar pour que le TC1 de la com- pagnie rejoigne son unité.

Enfin, jouant la milice, les sapeurs à l’instruction ont pu mettre en pratique tous les savoir-faire acquis au cours des semaines précédentes et ce, dans le cadre d’un exercice interarmes et face à des troupes aguerries.

Les groupes du 2 e RG ont quant à eux assuré la production d’eau et d’électri- cité pour le TC2 et le PC.

PHOTO 3 E RG
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SOMMAIRE

 

Vauban • la Lettre du génie

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

 
 

… AINSI QUE POUR LES UNITÉS SPÉCIALISÉES DU RÉGIMENT

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In

memoriam

 

L’actualité en bref

 

Les PAT du lieutenant Petiau ont été particulièrement actifs pendant ces trois jours. Grâce aux reconnaissances et contacts pris par le sergent-chef Palmont, ils ont pu réaliser un grand nombre de missions. Le premier jour a débuté avec le droppage par un Puma, une infiltration suburbaine depuis la Meuse vers le parc des expositions, puis la reconnaissance des berges en vue du franchissement amphibie pour la saisie d’une tête de pont au niveau du parc des expositions.Le second jour a vu l’intervention de la section pour la saisie d’un pont et le désamorçage d’un dispositif de mise de feu mis en place par les miliciens. Puis en s’infil- trant en zodiac par la Meuse, l’action s’est poursuivie par la libération d’otages détenus à la préfecture et le suivi de la reconnaissance des berges départ et arrivée pour le franchisse- ment du TC 2. Enfin, les PAT sont inter- venus en soirée pour l’exfiltration d’une autorité dans une zone tenue par l’ennemi en centre-ville de Charleville.

A

savoir

Témoignage

Expérience

 

FNG

 

… COMME POUR LES UNITÉS DE MÊLÉE ET DAPPUI

Les unités de mêlée ont pu mettre en œuvre leurs savoir-faire classiques :

L’emploi des appuis ALAT, artillerie et circulation a été réalisé dans un envi- ronnement urbain dans lequel ils n’ont pas toujours l’habitude d’être employés. Pour la circulation, il a fallu par exemple appuyer dans ce cadre le mouvement des EFA, PAA et Leclerc, trois matériels majeurs. La SAM a pu effectuer deux mises en position de tir avec mise en place par Puma et réali- ser un franchissement sur EFA.

conquête d’un espace de manœuvre, mise en place et activation de check point, extraction de ressortissants, conquête de points clés du terrain (usine et dépôt militaire), fouilles d’ha- bitations, reconnaissances, combat en localité.

Grâce aux moyens présents, quelques actions particulières ont pu être conduites : héliportage d’une compa- gnie dans une agglomération, saisie d’une position minée et piégée, fran- chissement par moyens du génie, zodiacs, PAA et EFA, raid artillerie héliporté d’une SAM, EVASAN, contrôle de zone en ville, contrôle de foule, appui mouvement, appui feu pour les Leclerc, l’ALAT et l’artillerie, escorte de convoi pour la circulation et l’ALAT. Observation, reconnais- sance et transport de troupe ont été les missions permanentes de l’ALAT.

… ET PERMIS UN CONTACT PRIVILÉGIÉ AVEC LA POPULATION

Les EOD ( 19 ) de l’adjudant-chef Plubeau ont quant à eux multiplié les interventions sur les pièges, véhicules et colis suspects, employant également les chiens spécialisés en recherche d’explosifs du 132 e BCAT. Le point d’orgue a été la réalisation d’un check point en prenant en compte les RETEX de l’Irak et du conflit israélo-palesti- nien. L’organisation de ce check point visait à protéger le personnel contre toute attaque terroriste.

Cette action a entretenu et développé l’image du régiment au niveau local et régional, en exposant à la population une situation assez fréquente en opé- ration, fondée sur le contrôle de foule avec emploi de tous les moyens à la disposition d’un GTIA (chiens, EBG, Leclerc…). Les matériels de l’armée de terre ont par ailleurs été présentés aux écoliers de la ville. Les regards et sourires de ces enfants qui ont pu tou- cher, monter dans les engins militaires et poser toutes sortes de questions aux servants des matériels exposés ont confirmé que cet exercice, en plus de son aspect opérationnel, a participé à leur éducation civique donnant peut- être envie à certains de passer de l’autre côté de la barrière dans une dizaine d’années !

PHOTO 3 E RG

 
 

UN EXERCICE RICHE D’ENSEIGNEMENTS…

… QUI A OFFERT AUX PARTICIPANTS UN ENTRAÎNEMENT RÉALISTE

(19) Élément Opérationnel de Dépollution (20) Neutralisation, Enlèvement et Destruction des EXplosifs

Les trois sous-groupements ont eu un maximum de liberté pour organiser leur action. À leur demande, ils pou- vaient être renforcés de moyens adap- tés (EBG, EFA, NEDEX ( 20 ), chiens…) en fonction de leur mission et des dif- ficultés rencontrées.

Afin de garantir le bon déroulement d’un tel exercice en zone urbaine, une collaboration étroite avec les autorités administratives et territoriales fut indispensable, permettant de bénéfi- cier d’un environnement sûr grâce à une présence policière constante et de quelques aménagements.

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

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Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE Enfin, grâce à l’étroite collaboration entre les médias,
Vauban • la Lettre du génie
SOMMAIRE
Enfin, grâce à l’étroite collaboration
entre les médias, la ville et le régi-
ment, les Carolomacériens ont pu
suivre jour par jour le déroulement de
l’exercice dans les journaux et à la
télévision. En effet, il a été nécessaire
d’informer la population en amont et
pendant l’exercice pour obtenir l’ad-
hésion générale et pour lui éviter
d’éventuelles gênes. Cette opération a
ainsi été menée de concert avec le ser-
vice communication de la ville et les
médias.
PHOTO 3 E RG
Éditorial du général
Mot du président de la FNG
Composition
Sommaire
Le courrier des lecteurs
In
memoriam
L’actualité en bref
◆ Le génie combat
Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Histoire
A
savoir
Témoignage
Expérience
FNG
PHOTO 3 E RG
« Ardennes 2006 » a pris en compte
tous les théâtres où la 1 re brigade
mécanisée sera déployée pendant
l’été 2006 : Kosovo, Afghanistan,
Afrique, et s’est inspiré des conflits
récents pour y ajouter des actions ter-
roristes et des manifestations de popu-
lation civile. Par ailleurs, il a autorisé
l’exploration de nouvelles pistes réa-
listes susceptibles de déboucher, pour
le génie, sur le commandement d'un
GTIA en OPEX tout en mettant en
avant l’importance du génie dans le
cadre de la conquête de zones
urbaines. En effet, compte tenu de la
complexité des réseaux urbains, des
multiples obstacles constitués par ces
mêmes réseaux et de la facilité de
valorisation de ceux-ci, rien n'interdit
d’imaginer que les armes de mêlée
pourraient être parfois subordonnées
au génie dans le cadre de telles
actions !
La prise en compte de la partie com-
munication a permis d’obtenir l’adhé-
sion de la population et a grandement
facilité le déroulement de l’exercice. La
coopération avec la ville et ses services
a créé un environnement libre de toute
contrainte et les commandants d’unité
ont pu diriger librement leur action.
d’unité ont pu diriger librement leur action. PHOTO 3 E RG Déroulement général de l’exercice

PHOTO 3 E RG

Déroulement général de l’exercice

Mardi 7 mars Midi : DEBEX avec reconnaissances, mise en place d’une couverture par héliportage, conquête d'une tête de pont et franchissement. Objectif tactique majeur de la journée : s’emparer et contrôler une zone avec l’installation du PC du GTIA et de son TC2.

Mercredi 8 mars Conquête de points sensibles dans Charleville-Mézières, fouilles de bâtiments, contrôle de zone et activation de check points.

Jeudi 9 mars Opération « Austerlitz » avec évacuation de population (et présentation de matériels), interception à l’Est de la ville. Midi : FINEX.

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Ces articles constituant le chapitre « génie construit », sont comme d’habitude envoyés par les

Ces articles constituant le chapitre « génie construit », sont comme d’habitude envoyés par les unités de la composante infra. Depuis la création du SID, ils sont transmis à la rédaction de Vauban, la Lettre du génie avec l’aimable autorisation de la DCSID.

INSTALLATION DU GIACM DANS LE BÂTIMENT 0016 À QGF

Officier communication de l’EG de Lyon

PHOTO EG LYON
PHOTO EG LYON

octobre 2005 ont permis la réalisation de 34 bureaux, 5 salles de réunions et 4 salles d’instruction pour un effectif d’une centaine de personnes. Le rez- de-chaussée a été partiellement réha- bilité (sous-station de chauffage et accès au bâtiment sur les pignons).

Construit en 1844 pour les trois pre- miers niveaux puis en 1912 pour le quatrième, le bâtiment 0016 fait partie des anciennes fortifications de la ville de Lyon. Situé au bord du Rhône, il abritait autrefois une fabrique de vitriol d’où son nom de « fort de la Vitriolerie », puis assura l’héberge- ment d’une compagnie du 22 e RI.

Les travaux réalisés par l’établissement du génie de Lyon ont consisté en une restructuration intérieure complète du bâtiment afin d’accueillir le groupe- ment interarmées d’actions civilo mili- taires (GIACM) dont l’implantation au

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quartier Général Frère a été décidée en octobre 2000, au terme de sa mon- tée en puissance. Dans la perspective de s’adapter aux besoins et aux mis- sions de cette unité, les travaux entre- pris en décembre 2004 et terminés en

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D’un montant de 3,7 MTTC, répar- tis en douze corps d’état, les travaux ont présenté, au 2e niveau, une parti- cularité nécessitant des techniques spécifiques (démolition d’une voûte existante en béton armé et création de

Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE Éditorial du général Mot du président de la
Vauban • la Lettre du génie
SOMMAIRE
Éditorial du général
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L’actualité en bref
Le génie combat
◆ Le génie construit
Le génie secourt
Le génie instruit
Histoire
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Témoignage
Expérience
FNG
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plancher avec des poutres métalliques de section très importante à encas- trer dans les murs en pierre des façades et les murs de refends, carot- tages de diamètre volumi- neux dans les voûtes exis- tantes pour passage des réseaux de distribution des fluides).

L’installation d’un espace communication de la région terre Sud Est et d’un musée militaire au rez-de- chaussée, est actuelle- ment à l’étude.

Souhaitant respecter le caractère de cet édifice, l’établissement du génie de Lyon, a obtenu un sub- til mélange d’ancien et de moderne, alliant le métal, le bois et la pierre.

PHOTO EG LYON
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L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

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INAUGURATION DES ABRIS À VÉHICULES DU CORPS DE RÉACTION RAPIDE EUROPÉEN

Lieutenant ÉTIENNE Chef de la section architecture et études spécialisées

SOMMAIRE

PHOTO EG STRASBOURG
PHOTO EG STRASBOURG

L’établissement du génie de Strasbourg vient de livrer le second abri à véhi- cules et matériels, situé au quartier Aubert de Vincelles à Strasbourg, au profit du corps de réaction rapide européen.

Il s’agit de la construction de deux abris de 4 400 m 2 chacun permettant le stockage de véhicules et matériels.

La solution proposée par l’établisse- ment s’est orientée vers deux édifices en forme de parallélogramme compo- sés d’une charpente en lamellé-collé de grande portée, reposant sur des poteaux béton ovoïdes afin d’offrir le maximum d’espace libre ainsi qu’une hauteur de passage à 4,60 m.

L’opération d’un montant final de 2,93 Ma été réalisée par un marché à tranches (tranche ferme pour le

premier abri et con- ditionnelle pour le second).

pour le premier abri et con- ditionnelle pour le second). PHOTO EG STRASBOURG PHOTO EG STRASBOURG

PHOTO EG STRASBOURG

PHOTO EG STRASBOURG
PHOTO EG STRASBOURG

ses félicitations aux différents inter- venants dans cette opération de qua- lité, menée conformément aux prévi- sions, dans un parfait climat de coopération.

Le lieutenant-colonel Schumacher, avant de couper le ruban symbolique aux couleurs de l’Europe, a décrit brièvement les phases successives de la construction de ces deux abris et rappelé l’importance du rôle de chaque intervenant, sa présentation était appuyée par les précisions tech- niques de M. Caplin.

Une inauguration offi- cielle s’est déroulée le mardi 25 avril 2006 en présence du lieute- nant-général Charles- Henri Delcour, com- mandant le CRRE, du général de division Patrick Marengo (France) chef d’état- major, d’une déléga- tion de personnels des différentes nations, des représentants de l’établissement du génie de Strasbourg :

le lieutenant-colonel Armand Schumacher directeur adjoint, M. Michel Bert chef du bureau maîtrise d’œuvre et M. Lazaro Caplin, chargé d’af- faires ayant suivi l’ensemble des études et travaux ainsi que du responsable de la société Eiffage ayant réalisé ces ouvrages.

Le lieutenant-général Delcour a exprimé toute sa satisfaction pour cette très belle réalisation en adressant

PHOTO EG STRASBOURG
PHOTO EG STRASBOURG

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VOYAGE DÉTUDE DU DIPLÔME TECHNIQUE 59 DANS LA RÉGION DE MARSEILLE

M. LE FLOCH Division de l’enseignement scientifique

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L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

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FNG

SOMMAIRE

PHOTO ESAG
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SID/EGM - Gendarmerie de Beauvau, 300 logements.

Comme chaque année, les officiers- stagiaires de l’École supérieure et d’ap- plication du génie à Angers en der- nière année de formation du diplôme technique option sciences de l’ingé- nieur, techniques opérationnelles d’in- frastructure effectuent un voyage de fin d’études ayant pour objectif d’enrichir leur culture d’ingénieur.

Cette année, la 59 e promotion du diplôme technique et son encadre- ment, se sont rendus en région terre Sud-Est du 28 mai au 3 juin 2006, pour visiter des opérations d’infra- structure en cours de réalisation, des bâtiments civils et militaires mar- quants et des réhabilitations de sites industriels en rapport avec l’activité du bâtiment et des travaux publics.

Dans une volonté d’accompagner l’actualité, la division de l’enseigne- ment scientifique a orienté ce voyage de fin d’études sur les missions et les grands projets des organismes qui for-

ment depuis septembre 2005 le nou- veau Service Infrastructure de la Défense (SID).

L’organisation en collaboration avec l’établissement du génie de Marseille ainsi que le partenariat de la base aérienne d’Istres et de la direction des travaux maritimes de Toulon permet- taient aux stagiaires d’appréhender les nouvelles spécificités du SID, dans les domaines de la conduite d’opération, de la programmation, des schémas directeurs, de l’intégration urbaine, et des techniques de mise en œuvre.

Dans ce contexte, et après une pré- sentation de l’établissement du génie de Marseille, les stagiaires ont décou- vert les infrastructures de la base aérienne 125 à Istres et le 25 e régiment du génie de l’air spécia- lisé dans les travaux de terrassement et de piste.

Une journée complète fut consacrée à la visite des installations portuaires de la base navale de Toulon et au bâtiment technique abritant depuis 18 mois le centre de for- mation pratique et d’entraînement à la sécurité (CFPES) qui enseigne la lutte contre l’incendie et les voies d’eau à bord des navires. Pour compléter cette approche, la direction des travaux maritimes de Toulon avait pro- grammé une visite

PHOTO ESAG
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SID - Construction de l’hôpital de Toulon.

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Vauban • la Lettre du génie SOMMAIRE Éditorial du général Mot du président de la
Vauban • la Lettre du génie
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Éditorial du général
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Sommaire
Le courrier des lecteurs
PHOTO ESAG
Tigre au Luc et des nouvelles instal-
lations pour le char Leclerc au 1 er
et
au 11 e régiment de cuirassiers à
In memoriam
Carpiagne.
L’actualité en bref
A savoir
Témoignage
Expérience
FNG
Enfin, les visites du projet urbain
d’intérêt national « Euroméditerran-
née » et du chantier de la gare Saint-
Charles confrontaient les stagiaires
aux enjeux de la rénovation urbaine
et aux réalisations techniques dans
le secteur civil.
de chantier du futur
hôpital militaire Sainte-
Anne.

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

Le programme de ce séjour s’appuyait aussi sur la visite du chan- tier de la nouvelle caserne de gendarme- rie de Beauvau à Marseille, de la pré- sentation de l’école franco-allemande du

Euroméditerrannée - Rénovation du bâtiment des anciens docks.

Ce voyage d’études, orienté sur l’infra- structure de la défense, se devait aussi d’inclure des visites basées sur le devoir de mémoire avec notamment la visite au mont Faron du mémorial du débarquement en Provence et du musée du 1 er régiment étranger à Aubagne, sanctuaire d’un esprit mili- taire, fait de dévouement et d’abnéga- tion, qualités essentielles que ne doi- vent jamais oublier nos ingénieurs militaires.

PHOTO ESAG
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SID/EGM - EFA - Tigre.

PHOTO ESAG
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Base aérienne 125 à Istres.

- EFA - Tigre. PHOTO ESAG Base aérienne 125 à Istres. PHOTO ESAG Le port de

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Le port de Toulon depuis le mémorial du Mont Faron.

CPE : la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, sans cesse au cœur de l’action et

CPE : la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, sans cesse au cœur de l’action et de l’actualité, a prouvé encore une fois, au mois de mars, qu’aucune manifestation n’est sans risque et que toute intervention doit être appréhendée avec la plus grande rigueur. Prévention : « Mieux vaut prévenir que guérir », « à cœur vaillant rien d’impossible », tels sont les adages que l’on pourrait utiliser pour résumer l’article du chef de bataillon Faure. En effet, prévenir les risques incendie des infrastructures signifie, entre autres, prendre en compte les évolutions architecturales, appliquer les réglementations et pour le chef de bataillon Faure suivre une formation dans le civil afin d’optimiser le bureau prévention. Explications…

M ANIFESTATIONS ANTI CPE

Le mois de mars a vu la jeunesse fran- çaise descendre dans les rues de nom- breuses villes. Sur front de contesta- tion contre la loi sur le contrat première embauche (CPE), les étu- diants et lycéens, rejoints par les syndicats, ont manifesté avec déter- mination leur désaccord. Malheureu- sement, des incidents ont chaque fois émaillé ces rassemblements, amenant les forces de l’ordre à intervenir. La brigade, au cœur des événements, a répondu une nouvelle fois présente en agissant avec sang-froid et profes- sionnalisme. Retour sur le dispositif mis en place.

Caporal Julien CHENIVESSE Cellule communication

en place. Caporal Julien C HENIVESSE Cellule communication PHOTO BSPP - R. DUSSERT Dès lors la

PHOTO BSPP - R. DUSSERT

Dès lors la configuration des événe- ments fut tout autre.

C’est avec une extraordinaire violence que des centaines de jeunes casseurs sont venus en fin de cortège s’en prendre aux mobiliers urbains, devan- tures de magasins, voitures, rappelant au passage les événements du mois de novembre dernier.

Extrêmement mobiles, par petits groupes, ils dépouillèrent étudiants et lycéens de leur portable ou simple- ment pour les agresser gratuitement.

UN DISPOSITIF APPROPRIÉ À LA SITUATION

Consciente que ces rassemblements de foule peuvent amener de nom- breuses interventions, la BSPP, en rela- tion avec la préfecture de police de Paris, a mis en place un dispositif propre à ces manifestations. Ainsi, lors du rassemblement du jeudi 27 mars, partant de la place d’Italie jusqu’à la place des Invalides, le Bope renforce les CS situés à proximité du parcours,

Au cours des trois grandes manifesta- tions qui ont eu lieu les 18, 23 et 28 mars, le nombre de manifestants n’a cessé de croître, allant jusqu’à plu- sieurs centaines de milliers de per- sonnes le mardi 28 mars. Bien qu’il s’agisse de manifestations pacifistes, des groupes étrangers aux revendica- tions ont provoqué les forces de l’ordre, place de la Sorbonne.

– 27 –

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A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

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Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG SOMMAIRE PHOTO BSPP - R. DUSSERT une pluie de projectiles

PHOTO BSPP - R. DUSSERT

une pluie de projectiles en tout genre alors qu’il intervient pour secourir une personne blessée grièvement. L’intervention dans ces conditions devient extrêmement difficile. Aussi, tous les équipages des engins interve- nants agirent en tenue de feu et casque en permanence. Fortement médiatisées, ces manifestations rap- pellent l’intérêt d’agir avec rapidité et rigueur.

PHOTO BSPP - R. DUSSERT
PHOTO BSPP - R. DUSSERT

par dix PS et cinq VSAV gelés à cet effet. Les officiers de permanence sont renforcés par des officiers supplémen- taires et le VPC 4 est armé.

Au BCOT du 2 e groupement d’incen- die, une cellule est dédiée exclusive- ment aux manifestations pour gérer l’emploi des moyens.

PRIORITÉ À LA SÉCURITÉ DU PERSONNEL

Malgré la forte présence policière, les casseurs provoquent de nombreux dégâts. Le PS du CS Colombes reçoit

PHOTO BSPP - R. DUSSERT
PHOTO BSPP - R. DUSSERT

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Vauban • la Lettre du génie

M IEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR

Chef de bataillon FAURE Bureau prévention de la BSPP

La sécurité contre l’incendie a de tout temps préoccupé les sociétés. Évo- luant avec le niveau de leurs connais- sances, elle en reflète les évolutions technologiques. Cette sécurité intègre trois paramètres : la préven- tion, la prévision et les moyens de lutte contre l’incendie. La prévention contre les risques d’in- cendie pratiquée aujourd’hui en France repose sur des textes régle- mentaires en constante évolution depuis le début du xx e siècle ; toute- fois, grâce aux progrès informatiques initiés depuis une dizaine d’années, une approche nouvelle émerge - l’Ingénierie de Sécurité Incendie (ISI) - qui exige des adaptations et des qualifications particulières. Fort de son expérience, le chef de bataillon Hubert Faure, nous éclaire sur les évolutions qui touchent un

domaine bien connu de la BSPP : La prévention dans les établissements recevant du public.

LA PRÉVENTION AUJOURD’HUI

On qualifie de descriptive une régle- mentation qui décrit de « bout en bout » le principe de mise en sécurité des bâtiments. Telle est la réglementa- tion française qui, articulée par grands secteurs d’activité autour de cinq règlements principaux, précise l’en- semble des exigences techniques à

respecter pour les bâtiments à construire ou à rénover.

Ainsi, on discerne : le règlement propre aux établissements recevant du public (ERP), à l’habitation, aux immeubles de grande hauteur (IGH),

PHOTO BSPP
PHOTO BSPP
aux immeubles de grande hauteur (IGH), PHOTO BSPP aux installations classées pour la pro- tection de

aux installations classées pour la pro- tection de l’environnement (ICPE). Enfin, le règlement propre au Code du travail.

Dans l’acte de construire propre aux ERP, le contrôle de la mise en applica- tion de ces règlements relève d’une commission de sécurité (communale ou départementale) qui délivre un avis technique concernant le niveau de sécurité. C’est sur la base de cet avis technique que le maire, autorité de police, peut prendre des arrêtés direc- tement exécutoires (arrêté de ferme- ture ou d’ouverture au public de l’éta- blissement).

Membre de droit au sein de cette com- mission, le sapeur-pompier y figure comme conseiller technique en matière de prévention incendie.

Mais cette réglementation qui a fait ses preuves est parfois remise en ques- tion par certains acteurs (maîtres d’œuvre ou d’ouvrage) qui la voient trop rigide.

En effet, les règles qu’elle impose sont d’autant plus contraignantes que la nature des bâtiments à construire ou à rénover permet difficilement de les intégrer. C’est particulièrement le cas pour le patrimoine ancien à réhabili- ter, mais également pour les bâtiments à construire faisant l’objet d’innova- tions architecturales hors du commun.

PHOTO BSPP
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Essais de comportement au feu.

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In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

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L’OUVERTURE À UNE APPROCHE COMPLÉMENTAIRE POUR LA MISE EN SÉCURITÉ DE BÂTIMENTS TRÈS PARTICULIERS, VOIRE EXCEPTIONNELS PAR NATURE

Aujourd’hui, le règlement de sécurité incendie autorise l’usage de l’ISI (arrê- tés en désenfumage et en résistance au feu du 22 mars 2004).

À la différence de l’approche précé- dente, bien connue des sapeurs-pom- piers, qui édicte une mise en sécurité des bâtiments par rapport à des textes génériques d’essence ministérielle, l’ISI propose une mise en sécurité « au cas par cas » , dont les règles « sur mesure » sont établies localement (commission départementale).

Fondée sur des bases scientifiques solides incluant notamment la valida- tion d’essais et l’usage de la simula- tion au moyen d’ordinateurs, l’ingé- nierie de sécurité incendie apparaît aujourd’hui pertinente pour modéliser à la fois le feu, son développement et le comportement structurel de la matière. Dans le cadre de la mise en sécurité des bâtiments, l’ISI permet de dégager des solutions qui peuvent dif- férer de celles apportées par la régle- mentation descriptive.

Mais, par son caractère marginal - en terme de nombre de dossiers traités par le bureau prévention, l’ingénierie de la sécurité incendie (ISI) constitue

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Vauban • la Lettre du génie

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L’actualité en bref

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A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

instruit Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG Simulations en désenfumage. Pour autant, cette mutation est
instruit Histoire A savoir Témoignage Expérience FNG Simulations en désenfumage. Pour autant, cette mutation est

Simulations en désenfumage.

Pour autant, cette mutation est néces- saire. En effet, le caractère désormais réglementaire de l’approche ISI est favorable au développement de sa fré- quence d’occurrence dans les dossiers.

UNE EXPÉRIENCE BRIGADE DOUBLÉE D’UNE FORMATION EXTÉRIEURE

Le bénéfice d’une formation à l’exté- rieur peut renforcer l’ouverture du bureau prévention de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris à cette approche.

Ayant rejoint les rangs de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris en sep- tembre 1995 et suivi la formation offi- cier qui inclut notamment l’obtention du brevet de prévention, j’ai pris part

à des commissions communales de sécurité.

Ce premier passage (1995/2000) au sein de la brigade de sapeurs-pom- piers de Paris m’a donc permis de connaître et d’appliquer la réglemen- tation descriptive.

Dans le cadre d’un diplôme technique TOI ( 2 ), s’en est suivie une scolarité de deux années ( 3 ) à l’ESTP ( 4 ) dont le cur- sus universitaire impose la réalisation d’un stage de quatre mois [TFE ( 5 )].

Conscient de la plus-value pouvant être apportée par ce stage, je l’ai orienté dans la perspective de mon retour à la brigade de sapeurs-pom- piers de Paris, affectation d’après sco- larité déjà connue à la date de la pré- paration de ce stage.

Ainsi, après l’obtention d’accords de principe avec les acteurs incontour- nables de l’ISI en France que sont le

CSTB ( 6 ) et le CTICM ( 7 ), une conven- tion de stage liant l’ESTP avec la BSPP

a été signée. Cette dernière m’a

envoyé deux mois au CSTB (du 7 mars 2005 au 6 mai 2005) et deux mois au CTICM (du 9 mai 2005 au 8 juillet

2005).

SOMMAIRE

aujourd’hui une approche nouvelle dont les outils (logiciels sur ordina- teurs) et la bibliographie de référence (essentiellement anglo-saxonne) res- tent totalement méconnus des sapeurs- pompiers français.

Force est de constater que, dans le cadre de la mise en sécurité des bâtiments par le truchement de l’ISI, les sapeurs pompiers, jusqu’à présent utilisateurs de règles nationales, deviennent, avec d’autres acteurs, des créateurs de règles locales et spéci- fiques pour lesquelles ils sont mal armés.

PHOTO BSPP
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Le Grand Palais - Dossier traité par le département « Paris » du bureau prévention de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

(1) Dossiers traités en approche ISI partielle traités par le département Paris du bureau prévention de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris : le Palais de Tokyo, la Cité de la Musique, le Quai Branly, la Maison de la Radio, la Salle Pleyel, la Maison des Sciences de l’Homme, le Grand Palais et le Petit Palais.

(2) TOI : Technique opération infrastructure.

(3) Les deux années réalisées à l’ESTP correspondaient aux deux dernières années du cursus universitaire qui en compte trois.

(4) ESTP : École spéciale des travaux publics.

(5) TFE : travail de fin d’étude.

(6) CSTB : Centre scientifique et technique du bâtiment.

(7) CTICM : Centre technique industriel de la construction métallique.

– 30 –

Vauban • la Lettre du génie

L’expérience acquise à l’extérieur m’a permis (très spécifiquement dans le cadre de ce TFE) d’approcher la démarche d’ingénierie de sécurité incendie pratiquée par des orga- nismes, pionniers en la matière : Le CSTB et le CTICM.

Au terme de ce stage, je crois que cette discipline ne repose pas seule- ment sur la maîtrise technique d'outils scientifiques - qui, soit dit en passant, ont aujourd’hui atteint un bon niveau de performance - mais qu’elle est une véritable démarche fondée sur l'ana- lyse des risques et impliquant une chaîne d'acteurs.

Cependant, je crois également que ce constat mérite d’être nuancé : l’évolu- tion de l’ISI est aujourd’hui « mise entre parenthèses », voire compro- mise, par les exploitants qui acceptent difficilement les contraintes liées à la mise en sécurité de leurs établisse- ments en ingénierie.

Enfin, des efforts, à porter sur la for- mation des pompiers, exigent la défi- nition claire de leurs prérogatives, de référentiels pédagogiques et la mise en place de formations.

L’expertise détenue par le bureau pré- vention, tant par son personnel ayant déjà eu à traiter de dossiers relevant de l’ISI que par mon expérience acquise à l’extérieur par ailleurs, est un gage prometteur pour l’avenir.

CONCLUSION

La réglementation descriptive, certes critiquée par certains acteurs du monde de la construction parce que trop paralysante, a fait ses preuves. Néanmoins, on ne peut pas écarter le fait qu’un nouveau défi bâtimentaire impose l’emploi récurrent, parce plus souple, de l’ISI en complément de cette réglementation. Aussi, sa maî-

trise s’imposera pour l’ensemble des officiers ayant à parler conception.

Au terme de dix mois passés au sein du bureau prévention et après la réali- sation de ce stage TFE, je remercie tous ceux qui m’ont permis de clôturer ainsi ma scolarité, de participer modestement à relever ce nouveau

Éditorial du général Mot du président de la FNG Composition Sommaire Le courrier des lecteurs

In memoriam

L’actualité en bref

Le génie combat Le génie construit Le génie secourt Le génie instruit Histoire

A savoir

Témoignage

Expérience

FNG

SOMMAIRE

défi posé à la brigade de sapeurs-pom- piers de Paris et par là même d’attirer l’attention de mes camarades du génie sur une nouvelle approche bâtimen- taire :

« Parfois détruire, souvent construire, toujours servir ! »

ISI - définition

L’ingénierie de la sécurité incendie est définie comme « l’applica- tion des principes de l'ingénierie, des règles et des jugements d'ex- perts fondés sur une évaluation scientifique des phénomènes du feu, de ses effets et de la réaction et du comportement humain. Cette application a pour but de :

quantifier le risque d'incendie et ses effets ;

évaluer les mesures optimales de protection et de prévention nécessaires pour limiter, dans un contexte défini, les consé- quences des incendies ;

• protéger les vies humaines, les biens, l'environnement et le patri- moine. »

les biens, l'environnement et le patri- moine. » Av ec Allô 18 , le magazine de

Avec Allô 18, le magazine de nos camarades pompiers, Soldats du feu est une des bonnes revues traitant de ce sujet passionnant que sont les pompiers.

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SOLDATS DU FEU

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BULLETIN D’ABONNEMENT

BULLETIN D’ABONNEMENT 3 numéros par an France 20 € Étranger 30 € Abonnement collectif

3 numéros par an

France

20

Étranger

30

Abonnement collectif (unités du génie) 50 exemplaires 100 exemplaires

400

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