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Prévention et promotion de

la santé transculturelles en
Suisse
Abstract et Executive Summary
du rapport de synthèse

Thomas Pfluger, Andy Biedermann, Corina Salis Gross

Avec la collaboration de Béatrice Annaheim, Brigitte Arn, Theres


Bauer, Anke Kayser, Catherine Moser, Richard Müller, Domenic
Schnoz, Rahel Stuker

Soutenu par le Fonds de prévention du tabagisme, le fonds de


l'article 43 de la loi fédérale sur l’alcool et par Promotion Santé
Suisse

A télécharger sous http://www.transpraev.ch


Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

Thomas Pfluger, Andreas Biedermann, Corina Salis Gross

Prévention et promotion de la santé


transculturelles en Suisse

Abstract et Executive Summary du rapport de synthèse


Avec la collaboration de Béatrice Annaheim (Institut suisse de prévention de
l’alcoolisme et autres toxicomanies ISPA), Brigitte Arn (Croix-Rouge suisse CRS),
Theres Bauer (Caritas Suisse), Anke Kayser (CRS), Catherine Moser (CRS), Ri-
chard Müller, Domenic Schnoz (Institut für Sucht- und Gesundheitsforschung
ISGF), Rahel Stuker (CRS)

Groupe de pilotage : Osman Besic (Croix-Rouge suisse CRS), Andy Biedermann


(PHS Public Health Services), Walter Brunner (Caritas Suisse), Verena el Fehri
(Association suisse pour la prévention du Tabagisme AT), Rainer Frei (RADIX
Centre de compétences suisse en promotion de la santé et prévention), Michel
Graf (Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies ISPA),
Ursula Zybach (Ligue suisse contre le cancer)

Commission scientifique : Patrick Bodenmann (Médecin associé, Responsable


de l'Unité des Populations Vulnérables, Policlinique Médicale Universitaire de Lau-
sanne), Janine Dahinden (Maison d'analyse des processus sociaux MAPS, Uni-
versität Neuenburg), Corina Salis Gross (Institut für Sucht- und Gesundheitsfors-
chung Zürich ISGF/PHS Public Health Services), Petra Zeyen Bernasconi (Institut
für Sozial- und Präventivmedizin ISPM Bern), Holger Schmid (Fachhochschule
Nordwestschweiz), Roger Keller (Psychologisches Institut der Universität Zürich,
Tabakmonitoring Schweiz)

Commission d’experts : Ganga Jey Aratnam (Integrationsnetz Zug), Umberto


Castra (Forum pour l’intégration des migrantes et des migrants FIMM et Contact
Netz Berne), Anna Christen (anciennement responsable du dossier Egalité,
TravailSuisse), Ylfete Fanaj (Politforum Zentralschweiz, membre du Parlement de
la ville de Lucerne), Barbara Gysel (Pädagogische Hochschule Zentralschweiz,
anciennement uvre suisse d’entraide ouvrière OSEO), Mara Hermann
(Multikulturelle Suchtberatungstelle beider Basel MUSUB), Nathalie Ljuslin (Centre
de rencontres et d'échanges interculturels pour femmes réfugiées, immigrées et
suisses RECIF La Chaux-de-Fonds, anciennement Entraide protestante Suisse
EPER), Jean-Claude Métraux (Université de Lausanne), Emine Sariaslan
(présidente du Forum pour l’intégration des migrantes et des migrants FIMM et
membre du groupe Migration de l’UNIA), Rupan Sivaganesan (membre du
Parlement du canton et de la ville de Zoug), Damir Stimac (département de
l’éducation du canton de Bâle-Ville, anciennement Suchthilfe Baden)

Proposition de citation: Pfluger, T., Biedermann, A., Salis Gross, C. (2008). Pré-
vention et promotion de la santé transculturelles en Suisse : informations de base
et recommandations. Herzogenbuchsee: Public Health Services.

Herzogenbuchsee, 1 juin 2009

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

Abstract
Contexte
Il existe en Suisse de nombreux professionnels et toute une série d’organisations
qui travaillent avec succès auprès de la population migrante. Cependant, les con-
naissances quant à une approche efficace font défaut ; et, lorsqu’elles existent,
elles ne sont pas suffisamment diffusées. Le rapport de synthèse du projet « Pré-
vention et promotion de la santé transculturelles » rassemble les données existan-
tes. Ce document est à la disposition des professionnels et des organisations qui
souhaitent renforcer leur travail de prévention et de promotion de la santé auprès
de la population migrante. Le projet se fonde sur une approche transculturelle. Le
concept de prévention transculturelle et de promotion de la santé aménage le tra-
vail des professionnels de manière à lui permettre de s’adapter en tout temps aux
besoins de la population migrante et d’apporter des réponses adéquates. Ce rap-
port de synthèse se réfère à la problématique du tabac et de l’alcool ; il réunit les
résultats des recherches et des analyse effectuées dans ces domaines et ceux du
travail transculturel réalisé en Suisse.

Objectifs
Le projet « Prévention et promotion de la santé transculturelles » cherche à sensi-
biliser davantage les décideurs aux questions de prévention et de promotion de la
santé au profit de la population migrante. Il vise aussi à motiver et à habiliter les
professionnels à travailler dans une optique transculturelle. Les données présen-
tées dans le cadre de ce rapport et les recommandations qui y figurent doivent
permettre de renforcer le travail de prévention et les mesures de promotion de la
santé en faveur des personnes migrantes socialement défavorisées et de les ren-
dre plus efficaces et plus efficientes. Des outils comme le schéma d’analyse des
interventions et les questions-type proposées facilitent la mise en uvre des
connaissances acquises.

Méthodologie
Le projet « Prévention et promotion de la santé transculturelles » a donné lieu à
une analyse de la littérature et à plusieurs enquêtes réalisées auprès de profes-
sionnels de la prévention transculturelle, de professionnels de la prévention de
l’alcoolisme et du tabagisme, de professionnels d’origine migrante et d’autres mi-
grants. Les résultats de ces études forment la base de ce rapport de synthèse. Les
travaux analysés montrent que les approches et les buts visés varient considéra-
blement. Ces différences de qualité ont été prises en considération dans les re-
commandations.

Résultats
Morbidité et mortalité. Les analyses ont montré que les données sur la santé de
la population migrante sont lacunaires et, plus particulièrement, que les maladies
liées à des dépendances n’ont pas encore suffisamment été étudiées. Le taux de
mortalité parmi la population migrante est légèrement inférieur à celui de la popula-
tion suisse ; toutefois, certains groupes présentent des taux de morbidité et de
mortalité plus élevés.

Comportement. Les différences de consommation de tabac et d’alcool sont plus


marquées entre les groupes de migrants qu’entre la population migrante et la po-
pulation indigène. L’origine des migrants ne semble intervenir ni dans la perception
du phénomène de dépendance, ni dans la manière d’aborder les problèmes de
dépendance. De façon générale, d’autres facteurs que la nationalité se répercutent

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sur l’état de santé d’une personne, notamment la langue, le statut et la durée de


séjour ainsi que le statut socioéconomique. Des données comme les comporte-
ments à risque, les barrières d’accès aux mesures de prévention, les conditions de
vie et les réseaux sociaux n’ont pas suffisamment été étudiées jusqu’ici.

Connaissances et conceptions. Dans l’ensemble, les personnes migrantes inter-


rogées dans le cadre de ce projet connaissent très peu d’offres de prévention.
Cela est principalement dû au fait qu’elles n’ont pas une connaissance suffisante
de la langue, qu’elles manquent d’informations sur les dépendances et la santé et
qu’elles n’ont pas assez confiance en elles. Souvent également, elles éprouvent un
sentiment de honte et de culpabilité, ont peur d’être stigmatisées et craignent de
nuire à l’image de la famille. Les connaissances et les attitudes de la population
migrante par rapport au tabac ne varient guère de celles de la population suisse,
bien qu’elles tendent à être peu différenciées. L’entourage et la famille exercent
une forte influence sur les habitudes tabagiques. La consommation d’alcool est
considérée comme très répandue en Suisse et même socialement souhaitée. En
raison d’un manque d’informations et du fait qu’ils sont confrontés à d’autres pro-
blèmes plus urgents, les migrants ne reconnaissent souvent que très tardivement
un problème de dépendance à l’alcool.

Communication avec la population migrante. D’après les études disponibles, la


participation et l’empowerment (capacitation) sont des conditions primordiales pour
un travail efficace auprès de la population migrante. Les relations « fortes » (au
sens d’amitié) jouent à cet égard un rôle important. Les réseaux offrant un véritable
potentiel en matière de prévention et de promotion de la santé sont la famille et le
cercle d’amis, les organisations au sein de la population migrante et les personnes
de référence. Les voies de communication des groupes cibles sont mal connues.
Le travail de prévention de terrain est particulièrement important, surtout à l’égard
des groupes défavorisés. Tant que la population migrante n’a pas accès à un large
éventail d’offres de prévention et de promotion de la santé, les médecins de famille
et le personnel des pharmacies jouent un rôle-clé. Les cours, les ateliers et les
rencontres d’information proposés en collaboration avec le groupe-cible donnent
les meilleurs résultats.

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Zusammenfassung des Syntheseberichts

Recommandations (résumé)
1. Promotion transsectorielle : Le travail de prévention auprès des migrants
dépasse largement le cadre de la santé. Les élus politiques ayant un pouvoir de décision
sont invités à considérer la prévention transculturelle et la promotion de la santé comme un
élément déterminant de toute action politique (santé et formation, économie, fiscalité,
constructions/environnement/trafic, etc.). Une approche transculturelle réussie suppose une
bonne collaboration entre les décideurs des milieux politiques et de la société civile.
2. Ancrage et financement : Le principe de la transculturalité doit être consacré dans
la stratégie des organisations actives en matière de prévention et de promotion de la santé.
Un travail sur le long terme suppose aussi un financement à long terme. Les offres et
prestations ayant fait leurs preuves doivent être institutionnalisées.
3. Développement de l’organisation : L’ancrage du travail transculturel suppose un
développement continu de l’ensemble de l’organisation. Toutes les offres dans le domaine
de la prévention et de la promotion de la santé doivent prendre en considération la
population migrante. Des personnes d’origine migrante doivent être impliquées à tous les
niveaux de l’organisation d’un projet et dans toutes les phases des offres. L’ouverture
transculturelle de l’organisation va de pair avec un réajustement de la gestion de qualité et
la disposition à gérer ouvertement les conflits.
4. Réseaux d’acteurs : La mise en réseau et la coordination de tous les acteurs de
la prévention et de la promotion de la santé en Suisse doivent être encouragées, par
exemple au moyen d’incitations à collaborer (incitation financière à mener des projets
conjoints, documentations, plateformes d’échanges). Il y a lieu, plus particulièrement,
d’associer les médecins et le personnel soignant aux projets. La possibilité d’une
collaboration transnationale1 et translocale doit être étudiée. Il est également essentiel
d’entretenir des bons contacts avec les milieux politiques.
5. Participation et dialogue : Les personnes d’origine migrante doivent davantage
faire valoir leur opinion et leurs expériences dans le cadre des projets. La collaboration avec
des associations, des réseaux informels et des responsables de collectivités migrantes
(également au-delà de frontières régionales et nationales) constitue un aspect important du
travail transculturel. Les médiateurs interculturels jouent un rôle central 2 ; de ce fait, ils
doivent faire partie de l’organisation. Un mode de travail participatif prend du temps, surtout
au début d’un projet (analyse du groupe-cible, prise de contact avec des personnes de
référence, association au projet, etc.). L’interaction entre professionnalisme et informalité
représente une difficulté majeure pour les professionnels de la prévention et les personnes
de référence de la population migrante.
6. Empowerment and Health Literacy : L’empowerment (capacitation) est un
élément déterminant de l’égalité des chances. Dans cette optique, il y a lieu de supprimer
les barrières structurelles existantes, de solliciter activement les ressources disponibles et
de reconnaître, encourager et gratifier l’engagement des groupes-cibles. L’empowerment
suppose aussi la transmission d’informations ainsi que des mesures de formation et de
perfectionnement à l’intention de membres de collectivités migrantes. La compétence
sanitaire (Health Literacy) des groupes-cibles doit être renforcée. Les mesures de formation
et de formation continue pour les médiateurs interculturels, la sollicitation de ces personnes
et la reconnaissance du travail effectué sont d’importants outils de capacitation, tout comme
la collaboration avec des réseaux et des associations de la population migrante.
L’empowerment peut être à l’origine de profonds changements au sein des communautés
migrantes. Il faut tenir compte de cet aspect lors de la planification d’un engagement à plus
long terme et prévoir des ressources en conséquence.

1
Voir glossaire
2
Nous utilisons la terminologie officielle de „médiateur interculturel“, selon l’Association suisse pour
l’interprétariat communautaire et la médiation culturelle (interpret) ; cette terminologie a été arrêtée
avant l’élaboration du concept de compétence transculturelle.

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7. Analyse du groupe-cible : Toutes les offres doivent, par principe, aussi être
axées sur la population migrante. La migration doit être considérée comme un facteur parmi
d’autres pouvant avoir des répercussions sur la santé, au même titre que le statut
socioéconomique, l’âge, le sexe, etc. Dans la mesure du possible, le groupe-cible doit être
sélectionné sur la base d’un besoin scientifique attesté ; cependant, il peut aussi être
circonscrit en fonction de nécessités exprimées et reconnues. Il faut tenir compte du fait que
certains groupes-cibles ont de la peine à se faire comprendre et à comprendre la langue
locale.
8. Prévention structurelle et prévention centrée sur la personne : Les mesures
doivent cibler des changements structurels et aussi, directement, des modifications du
comportement personnel en matière de santé.
9. Approche par setting : Cette approche s’efforce d’aménager les conditions-
cadres de la population migrante dans une optique de promotion de la santé. La promotion
transculturelle de la santé orientée setting signifie arranger sur un plan structurel le
domaine considéré (généralement école, lieu de travail, commune, associations de quartier)
pour favoriser des comportements sains. Elle tient compte des caractéristiques sociales de
la population migrante. Dans cette approche, l’implication des migrants et un travail via des
relations fortes (climat de confiance) joue un rôle central.
10. Travail sur le terrain – Faciliter l’accès aux offres de prestation : La demande
d’offres doit être encouragée. A cet effet, les obstacles qui entravent l’accès aux prestations
doivent être supprimés et il faut surtout développer le travail sur le terrain. Les intervenants
vont au-devant des groupes-cibles et s’intéressent à leur vision de l’existence, leurs usages,
leur compétence sanitaire (Health Literacy), leur caractère non formel et à l’importance
accordée aux relations dites fortes.
11. Adapter les méthodes de communication : Le contenu, la forme et les vecteurs
de communication doivent tenir compte des habitudes des groupes-cibles. Souvent, des
adaptations de contenu sont moins décisives que les efforts visant à renforcer la
communication avec la population migrante. Les modes de communication au sein de la
population migrante doivent être analysés plus en détail. Il faut proposer des consultations
dans la langue maternelle et des supports d’information traduits. Des approches novatrices,
moins axées sur l’expression orale, peuvent s’avérer utiles et sont nécessaires là où la
langue ne permet pas une communication suffisante. Les interlocuteurs de référence jouent
un rôle important dans la communication ; ils doivent être soigneusement choisis. Il faut
s’interroger sur la manière de transmettre facilement des informations, également à l’échelle
transnationale et translocale, via les médias qui ont la préférence des groupes-cibles.
12. Documentation, évaluation, transfert de connaissances : Tout projet ou
programme doit être accompagné d’une bonne documentation et faire l’objet d’une
évaluation. Des recommandations de bonne pratique sont élaborées à partir des résultats
d’efficacité.
13. Recherche : La recherche dans le domaine de la prévention transculturelle doit
être développée, ce qui permettra de collecter des données concrètes, basées sur
l’évidence. Les futurs travaux de recherche doivent être coordonnés et répondre à des
critères d’interdisciplinarité ou de transdisciplinarité. Des données collectées
systématiquement et évaluées spécifiquement permettent des déclarations différenciées et
se prêtent à l’élaboration de recommandations solidement étayées.

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Executive Summary
Contexte
La population migrante représente plus d’un cinquième de la population suisse.
Etant donné qu’il s’agit d’une population hétérogène et dynamique, les comporte-
ments en matière de santé et la perception des risques varient considérablement
d’un groupe à l’autre. Une grande souplesse est requise lors de la conception et de
la mise en uvre d’offres de prévention et de promotion de la santé.

Il existe en Suisse de nombreux professionnels et toute une série d’organisations


qui travaillent avec succès auprès de la population migrante. Cependant, les con-
naissances quant à une approche efficace font défaut ; et, lorsqu’elles existent,
elles ne sont pas suffisamment diffusées. Le rapport de synthèse du projet « Pré-
vention et promotion de la santé transculturelles » rassemble les données existan-
tes. Ce document est à la disposition des professionnels et des organisations qui
souhaitent renforcer leur travail de prévention et de promotion de la santé auprès
de la population migrante.

Le projet se fonde sur une approche transculturelle. Les professionnels de la pré-


vention et de la promotion de la santé n’y trouveront pas une méthode de travail
clairement structurée. Le projet a davantage pour objectif de suggérer aux profes-
sionnels comment affiner leur travail pour qu’il réponde aussi, et en toutes circons-
tances, aux besoins de la population migrante.

Objectifs
Le projet « Prévention et promotion de la santé transculturelles » cherche à sensi-
biliser davantage les décideurs aux questions de prévention et de promotion de la
santé au profit de la population migrante. Il vise aussi à motiver et à habiliter les
professionnels à travailler dans une optique transculturelle. Les données présen-
tées dans le cadre de ce rapport et les recommandations qui y figurent doivent
permettre de renforcer le travail de prévention et les mesures de promotion de la
santé en faveur des personnes migrantes socialement défavorisées et de les ren-
dre plus efficaces et plus efficientes. Enfin, ce projet vise à réduire les écarts de
santé entre les différents groupes et s’efforce d’améliorer globalement la santé de
la population en Suisse. Des outils comme le schéma d’analyse des interventions
et les questions-type proposées facilitent la mise en uvre des connaissances
acquises.

Initialement, il avait été prévu de traiter ensemble et systématiquement quatre des


principaux facteurs de risque de maladies chroniques (tabac, alcool, alimentation,
exercice physique) et d’obtenir ainsi d’importants effets de synergie. Par manque
de ressources, seuls les volets tabac et alcool ont été analysés. Les études cor-
respondantes ont été financées par le Fonds de prévention du tabagisme et le
fonds prévu à l’art. 43a de la loi sur l’alcool. Ce rapport de synthèse rassemble les
résultats des recherches et des analyses consacrées au tabac et à l’alcool qui ont
permis de tirer des conclusions significatives dans l’optique d’une approche trans-
culturelle en Suisse. Pour la plupart, les résultats sont d’ordre général et ne sont
pas liés à des facteurs de risque. Ils s’appliquent dans une large mesure à d’autres
domaines de prévention et à la promotion de la santé.

Le projet « Prévention et promotion de la santé transculturelles » avait pour inten-


tion première d’améliorer la prévention centrée sur la personne au sein de la popu-
lation migrante. En effet, ce type de prévention néglige généralement les groupes
socialement défavorisés alors que les mesures de prévention structurelle ont géné-
ralement aussi des effets positifs sur les groupes en question. Au fur et à mesure
de l’avancement de cette étude, il est toutefois apparu qu’une prévention trans-

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culturelle et une promotion de la santé globales n’allaient pas sans changements


de fond et que, de ce fait, des mesures de prévention structurelle étaient égale-
ment nécessaires.

Méthodologie
Le projet « Prévention et promotion de la santé transculturelles » a donné lieu à
une analyse de la littérature et à plusieurs enquêtes réalisées auprès de profes-
sionnels de la prévention transculturelle, de professionnels de la prévention de
l’alcoolisme et du tabagisme, de professionnels d’origine migrante et d’autres mi-
grants. Les résultats de ces études forment la base de ce rapport de synthèse.
D’autres études ont également été considérées.

La littérature étudiée s’est révélée être de qualité très inégale et se fondait sur
différentes méthodes de travail. Les études qualitatives sont plus nombreuses que
les études quantitatives ; il n’existe que peu d’études quantitatives consacrées à la
population migrante en Suisse.

Les enquêtes ont permis de regrouper les expériences faites en matière de pré-
vention et de promotion de la santé auprès de la population migrante et les métho-
des utilisées dans les offres et les projets existants. Les besoins de la population
migrante et ceux des professionnels de la prévention et de la promotion de la san-
té ont été recensés en même temps que les attitudes et les opinions des person-
nes concernées, plus particulièrement en ce qui concerne la consommation de
tabac, la consommation d’alcool et la prévention.

Les travaux analysés montrent que les approches et les buts visés varient considé-
rablement. Ces différences de qualité ont été prises en considération dans les
recommandations.

Résultats
Chapitre 4: La santé de la population migrante en Suisse
La santé des personnes d’origine migrante n’est étudiée de manière différenciée
que depuis peu. Pour des raisons de santé publique et de coûts, les études récen-
tes se concentrent sur les grands groupes de population étrangère. Globalement,
les personnes étrangères présentent un taux de mortalité inférieur à celui de la
population indigène. On observe toutefois que certains groupes de migrants sont
particulièrement souvent affectés par des troubles de santé.

Les maladies liées à des dépendances chez les migrants n’ont pas encore suffi-
samment été étudiées et les données sont rares. Par rapport à la population
suisse, la consommation de tabac est nettement plus élevée chez les personnes
originaires de Turquie et légèrement plus élevée chez les ressortissants des pays
de l’ex-Yougoslavie, alors que le pourcentage de fumeurs est très bas chez les
personnes originaires du Sri Lanka et les requérants d’asile provenant du Kosovo.
Les données disponibles permettent de dire que, dans l’ensemble, les personnes
d’origine migrante consomment moins d’alcool que les Suisses. Il existe toute-
fois des écarts importants entre les différents groupes. De manière générale, les
femmes consomment moins d’alcool que les hommes. La consommation exces-
sive d’alcool est moins répandue parmi les personnes de bas niveau socioécono-
mique que parmi celles qui jouissent d’un statut socioéconomique plus élevé.
D’après les études disponibles, les jeunes étrangers en âge scolaire consomment
des boissons alcoolisées en même quantité que les jeunes Suisses, voire moins
selon certaines études.

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En plus de la nationalité, il faut davantage tenir compte de l’influence qu’exercent


sur la santé des facteurs tels que la langue, le statut et la durée de séjour et le
statut socioéconomique. Les comportements à risque ainsi que d’autres paramè-
tres, comme les barrières d’accès, les conditions de vie et les réseaux sociaux,
n’ont pas encore suffisamment été étudiés. Les données obtenues à partir
d’études consacrées à la consommation de tabac et d’alcool sont souvent très
générales ; elles peuvent vraisemblablement être transposées à d’autres domaines
de prévention et à la promotion de la santé.

Chapitre 5: Réseaux de la population migrante


Une série d’études effectuées récemment relatives au potentiel offert par les ré-
seaux de la population migrante a montré l’importance des « relations fortes » (au
sens d’une amitié). La confiance est considérée comme indispensable pour com-
muniquer avec les groupes-cibles de la population migrante. Les réseaux offrant
un véritable potentiel en matière de prévention et de promotion de la santé sont la
famille et le cercle d’amis, les organisations au sein de la population migrante et
les personnes de référence. D’après ces études, l’interaction entre informalité et
professionnalisme, le passage de réseaux liés à l’origine des personnes à des
réseaux davantage ciblés sur des thèmes spécifiques et des compétences ainsi
que la reconnaissance du travail effectué par des associations de migrants et des
personnes d’origine migrante sont les principales difficultés auxquelles peut
s’achopper une collaboration avec des réseaux. Travailler avec des réseaux de la
population migrante implique aussi de systématiquement tenir compte des liens
transnationaux et translocaux.

Chapitre 6: Communication avec la population migrante


Les moyens d’échanger et de communiquer de la population migrante varient con-
sidérablement d’un groupe à l’autre, d’où la nécessité de procéder à chaque fois à
une analyse systématique. Des représentants du groupe-cible doivent impérative-
ment être associés à ces analyses.

Les caractéristiques du groupe-cible déterminent la conception des contenus. Le


contexte socioculturel et les conventions sociales, le degré de connaissances, le
niveau de formation, les normes, les valeurs, la conception de la santé et de la
maladie ainsi que des différences spécifiques liées au genre doivent être pris en
considération.

Le contact personnel est le meilleur moyen d’entrer en relation avec la population


migrante. Le travail de prévention de terrain est particulièrement important, surtout
à l’égard des groupes défavorisés. Tant que la population migrante n’a pas accès
à un large éventail d’offres de prévention et de promotion de la santé, les méde-
cins de famille et le personnel des pharmacies jouent un rôle-clé. Ces personnes
bénéficient en effet de la confiance de larges couches de la population migrante,
aussi de celle des personnes marginalisées.

Les cours, les ateliers et les rencontres d’information proposés en collaboration


avec le groupe-cible donnent de bons résultats. La musique et le théâtre peuvent
aussi être un moyen de sensibilisation. Des mesures comme une approche utili-
sant exclusivement des supports écrits, des ateliers composés de participants au
profil par trop hétérogène (langue, niveau de formation), la transmission pure et
simple d’informations, c’est-à-dire sans entretien personnel, et une collaboration
non professionnelle avec des personnes de référence et des médiateurs intercultu-
rels sont restées sans effets.

Les études disponibles indiquent que les médias dans la langue du pays d’origine
ont davantage d’impact sur la population migrante que les médias locaux. La télé-

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vision est le média préféré des migrants, surtout en ce qui concerne la première
génération. Internet représente un média important pour les jeunes et les migrants
de la deuxième génération. L’usage fait des médias imprimés a encore rarement
été analysé en Suisse ; ce qui est certain, c’est qu’il existe là aussi une grande
hétérogénéité. La population migrante s’informe à la fois via les médias du pays
d’origine et ceux du pays d’accueil ; les jeunes, eux, s’informent toujours davan-
tage via les médias du pays d’accueil.

Chapitre 7: Etat des connaissances et comportements en matière de tabac,


d’alcool et d’offres de prévention
Rares sont les études consacrées à la manière dont les personnes d’origine mi-
grante perçoivent les dépendances, appréhendent la nocivité du tabac et de
l’alcool, se comportent à l’égard de ces substances et se situent par rapport aux
mesures de prévention et aux traitements proposés. L’évaluation des conditions
prévalant en Suisse repose la plupart du temps sur des observations individuelles.
Cette particularité doit être prise en compte dans l’interprétation des résultats qui
suivent.

La compréhension du phénomène de dépendance et la manière d’aborder les


problèmes de dépendance ne sont pas spécialement liées à l’origine des migrants.
Les personnes établies en Suisse depuis un certain temps ainsi que les parents
dont les enfants ont été sensibilisés à l’école aux problèmes de dépendance ont
une meilleure connaissance de la question.

Bien que peu différenciées, les connaissances et les comportements en matière de


consommation de tabac sont à peu près identiques dans la population migrante
et la population suisse. Les hommes et les femmes perçoivent différemment le fait
de fumer : fumer est associé à la virilité. Le cercle d’amis et la famille influencent
dans une large mesure les habitudes de consommation. Certaines personnes –
surtout des femmes et des jeunes – éprouvent de la honte à fumer ; elles ont alors
tendance à le cacher. D’autres trouvent inacceptable et peu respectueux que des
enfants (aussi à l’âge adulte) fument en présence de leurs parents. Il est permis de
penser que les personnes qui ont vécu des expériences traumatisantes trouvent
un soutien important dans le fait de fumer. En outre, plus la durée de séjour en
Suisse est longue, meilleure est la réceptivité aux messages de prévention.
D’après les études disponibles, les migrants se renseignent sur les effets nocifs du
tabac dans la sphère privée, au contact de professionnels de la santé et par
l’intermédiaire de campagnes publiques d’information, aussi bien dans le pays
d’origine qu’en Suisse. Les campagnes publiques (dans les écoles par exemple) et
les informations diffusées via la télévision semblent avoir un impact particulier sur
les groupes-cibles.

La consommation d’alcool est perçue comme une pratique largement répandue en


Suisse, voire souhaitée sur un plan social; certains disent même se sentir obligés
de boire dans certaines situations. En raison d’une information insuffisante ou de
problèmes plus urgents, les personnes d’origine migrante parlent souvent très
tardivement de leur dépendance à l’alcool. Celles qui n’ont jamais connu de pro-
blèmes d’alcool ou qui n’ont pas conscience de leur dépendance tendent à banali-
ser la consommation d’alcool. En revanche, les personnes qui ont déjà été con-
frontées à un problème de dépendance soulignent d’emblée la dangerosité du
produit. Les personnes d’origine migrante interrogées dans le cadre de l’étude
« Prévention et promotion de la santé transculturelles » ont une très mauvaise
connaissance des offres de prévention. Les obstacles structurels qui empêchent
d’accéder aux offres de prévention et de soins sont, notamment, une connaissance
insuffisante de la langue locale, des informations lacunaires en matière de dépen-
dance et de santé et un manque de confiance. Au nombre des barrières culturelles
en lien avec l’origine des migrants mentionnons les sentiments de honte et de cul-
pabilité, la peur d’être stigmatisé et la crainte de nuire à la réputation de la famille.

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Chapitre 8: Offres de prévention et de promotion de la santé à l’intention de


la population migrante en Suisse
La littérature étudiée dans le cadre de ce projet avait pour objectif de recenser des
projets de prévention du tabagisme et de l’alcoolisme ciblés sur la population mi-
grante. Initialement, il était prévu de considérer exclusivement des projets ayant
fait l’objet d’une évaluation. En définitive, cela n’a pas été possible car il n’existe
guère d’interventions dûment évaluées consacrées aux personnes d’origine mi-
grante. Les études détaillées sont rares.

Des offres ouvertes existent seulement depuis peu. Deux organismes de préven-
tion des dépendances ciblent exclusivement la population migrante : l’organisation
zurichoise FISP (Zürcher Fachstelle für interkulturelle Suchtprävention und Ge-
sundheitsförderung) et la structure bâloise MUSUB (Multikulturelle Suchtberatung-
sstelle beider Basel). Quant à la fondation Réseau Contact (groupement bernois
d’aide en matière de dépendances), elle a su concrétiser l’approche transculturelle
de manière exemplaire : même si ses offres ne visent pas exclusivement la popu-
lation migrante, l’organisation et toutes ses prestations se sont ouvertes à la trans-
culturalité.

Différents projets ont été réalisés le cadre de la stratégie Migration et santé 2002-
2007 de l’Office fédéral de la santé publique : en matière de prévention, il y a eu un
fonds pour soutenir financièrement les projets de lancement et de développement
de mesures de prévention, le projet-pilote « Migration et dépendance » et une
étude nationale de faisabilité du modèle « Migration et dépendance » ; en matière
de promotion de la santé, une aide a été apportée à l’organisation FemmesTische
et à SUPPORT, une offre ciblée sur les projets de promotion de la santé de per-
sonnes d’origine migrante.

Les offres cantonales destinées à la population migrante portent principalement


sur l’alimentation et l’exercice physique, l’éducation et la famille, les mesures de
prévention du cancer, le VIH/sida et la santé sexuelle. La majorité de ces offres
inclut du matériel d’information, des rencontres d’information et des consultations
dans des langues autres que les langues nationales.

Chapitre 9: Besoins des personnes en rapport avec la prévention du


tabagisme et de l’alcoolisme
Il n’existe guère d’études qui décriraient de manière précise les besoins de la po-
pulation migrante en matière de prévention. Dans le cadre de ce projet, les mi-
grants ont également été questionnés sur leurs besoins par rapport à la prévention
du tabagisme et de l’alcoolisme.

Les besoins généraux en matière de prévention et de promotion de la santé por-


tent sur un renforcement des stratégies de terrain et sur une consolidation du rôle
des personnes de confiance. Les migrants souhaitent davantage d’informations
orales, une adaptation des informations écrites à leurs besoins linguistiques et une
utilisation plus fréquente de supports visuels. Ils apprécient les mesures de pré-
vention structurelle. Plus généralement, les personnes d’origine migrante souhai-
tent être davantage intégrées.

Parmi les besoins spécifiques de prévention du tabagisme, les personnes migran-


tes citent un renforcement de l’environnement personnel. Elles demandent égale-
ment des informations plus complètes sur la dépendance à la nicotine et les théra-
pies existantes. En matière de prévention de l’alcoolisme, elles considèrent qu’il
est important de renforcer le rôle du médecin de famille et de favoriser une prise
de conscience de la dépendance dans la population migrante.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

Prévention et promotion de la santé transculturelles:


recommandations (Executive Summary)

1. Promotion de la transsectorialité
En Suisse, l’égalité des chances et l’accès aux soins pour tous constituent des
objectifs politiques majeurs. Dans sa stratégie « Migration et santé » (phase II,
2008-2013), la Confédération a choisi l’approche mainstream, dont le but est
d’amener les acteurs de la politique, de l’administration et de la société civile à
inclure la dimension migratoire dans la planification, la mise en uvre et
l’évaluation de projets. Par ailleurs, la nouvelle loi fédérale sur les étrangers consi-
dère explicitement l’encouragement des mesures de prévention en matière de
santé comme un objectif d’intégration des étrangers et demande à la Confédéra-
tion, aux cantons et aux communes d’en tenir compte dans l’accomplissement de
leurs tâches (art. 53).

La prévention transculturelle et la promotion de la santé peuvent contribuer à


renforcer l’égalité des chances et l’intégration si elles sont perçues et encouragées
dans une optique transsectorielle. Les décideurs politiques peuvent participer à
l’égalité des chances et à l’intégration de la population migrante en faisant de la
prévention et de la promotion transculturelles un élément important dans tous les
domaines de l’action politique (santé et formation, économie, fiscalité,
constructions/environnement/trafic, etc.) En outre, il faut davantage sensibiliser les
acteurs de la politique, de l’administration et de la société civile à cette
problématique, les convaincre de la nécessité d’agir et les contraindre à intervenir.
On pourrait envisager, par exemple, un travail d’information ciblé à l’intention des
décideurs et des médias.

2. Ancrage et financement
Ancrage structurel
Des mesures s’imposent à chaque fois que la prévention et la promotion de la
santé ne sont pas suffisamment ancrées dans les institutions et les structures.
L’ancrage transculturel se justifie par le fait que certains groupes de migrants ac-
cèdent difficilement aux prestations de santé et que, de ce fait, le principe de
l’égalité des chances n’est pas réalisé. La population suisse socialement défavori-
sée se trouve dans la même situation ; une prévention de type transculturel leur
profitera également.

Plusieurs facteurs concourent à cet ancrage, à savoir :


§ le travail au niveau politique (législation),
§ l’ancrage de l’approche transculturelle dans des documents d’importance
stratégique (principes directeurs, stratégies, programmes couvrant plusieurs
années),
§ l’évolution durable d’institutions compétentes en matière de prévention et de
promotion de la santé,
§ l’allocation de ressources financières et en personnel, en particulier pour
l’élaboration et l’entretien de réseaux.

Sur un plan organisationnel, l’ancrage structurel favorise un développement dura-


ble des institutions actives en matière de prévention et de promotion de la santé.
Les projets ponctuels de durée limitée doivent être remplacés par des programmes
continus et des offres disponibles en permanence.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

Financement à long terme


Des contrats de prestations à long terme avec des organisations choisies et des
projets de durée suffisamment longue sont indispensables pour assurer un travail
durable et l’intégration structurelle des principes de la transculturalité. Le finance-
ment d’un projet doit tenir compte des charges supplémentaires occasionnées par
le travail de mise en place et l’approche participative. Les projets qui ont fait leurs
preuves doivent être institutionnalisés.

3. Développement organisationnel
Le modèle élaboré par Domenig (2007) dit que le développement transculturel
d’une organisation couvre trois niveaux : le niveau stratégique, le niveau
organisationnel et celui des processus. L’auteur relève aussi que le
développement transculturel d’une organisation améliore à la fois l’efficacité du
travail (donc le rapport coût-bénéfice) et la satisfaction des collaborateurs puisque
leurs interventions reçoivent le soutien de l’ensemble de l’organisation et de la
direction.

Niveau stratégique
L’ancrage du travail transculturel suppose un développement continu de
l’organisation. Tous les secteurs de travail et l’ensemble du personnel (non
exclusivement les personnes travaillant avec la population migrante) sont
concernés. La population migrante doit être associée à toutes les offres de
prévention et de promotion de la santé. L’élaboration d’une stratégie globale du
développement de l’organisation est nécessaire. Il est impératif que la direction de
l’organisation adhère pleinement à la dimension transculturelle (Dahinden, Delli,
Grisenti 2005).

Niveau opérationnel
Au niveau opérationnel, le modèle de Domenig (2007) prévoit des mesures
transculturelles dans trois domaines, à savoir la gestion-système, la gestion-
marketing et la gestion des ressources. La gestion-système couvre des aspects
qui concernent l’ensemble de l’organisation, par exemple l’analyse de la situation
réelle/théorique ciblée migration, la désignation d’un responsable des questions de
migration - de préférence un membre de la direction - et l’adaptation des offres et
de la documentation (standards de qualité, etc.) compte tenu de la problématique
migratoire. La gestion-marketing inclut différentes mesures, dont la formation des
collaborateurs à la compétence transculturelle (formations initiales/formations
continues). Quant à la gestion des ressources, elle porte sur l’organisation des
moyens, la promotion des personnes d’origine migrante et la création d’un service
de traduction.

Equipes transculturelles
Des personnes d’origine migrante doivent être associées à toutes les phases de
planification et de mise en uvre d’une offre (Kaya 2007). Il faut constituer des
équipes hétérogènes (non seulement sur la base migratoire, mais aussi d’après le
sexe, l’âge, l’origine socioculturelle, la langue) et les encourager. Les
collaborateurs devraient, pour la plupart, être d’origine migrante, d’une part pour
garantir la participation au projet, d’autre part pour la confiance qu’ils inspirent
(personne de confiance) à la population migrante du fait de leur origine. Les
éléments suivants doivent être observés :
§ Le travail avec des personnes de la population migrante est une tâche qui
incombe à tous les collaborateurs (Dahinden, Delli et Grisenti 2005).
§ Les équipes transculturelles et leurs responsables doivent bénéficier d’un sou-
tien professionnel.
§ Le style de conduite doit régulièrement faire l’objet d’une remise en question.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
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§ Des possibilités d’intervisions et de supervisions transculturelles doivent être


proposées.
§ Les remaniements au niveau de la collaboration doivent être proposés par tous
les membres de l’équipe et pas exclusivement par les membres d’origine mi-
grante.
§ Il ne faut pas accorder trop d’importance à l’expression écrite des profession-
nels d’origine migrante.
§ Il faut tenir compte du fait que les documents rédigés par des professionnels
issus de la migration doivent souvent être retravaillés du point de vue stylisti-
que.
§ Au sein des équipes transculturelles, la langue de travail est l’allemand stan-
dard et non le dialecte.

Doter les collaborateurs d’une compétence transculturelle


En Suisse, un certain nombre de professionnels possèdent les connaissances et
l’expérience leur permettant de se prévaloir d’une compétence transculturelle.
Cependant, cette compétence n’est pas encore largement répandue. Une enquête
effectuée auprès de professionnels de la prévention du tabagisme et de
l’alcoolisme et de professionnels de la prévention transculturelle montre que les
lacunes sont importantes. Les institutions sont invitées à planifier et mettre en
uvre, pour leurs collaborateurs, une formation continue axée sur la compétence
transculturelle. Les responsables d’offres et de prestations en matière de
prévention et de promotion de la santé ainsi que leurs collaborateurs doivent
présenter le profil suivant ou faire le nécessaire pour y répondre :
§ très bonnes compétences sociales
§ grande facilité à communiquer et établir des contacts, aussi avec des person-
nes à bas niveau d’instruction
§ connaissances techniques dans le domaine de la migration et de la santé
§ disposition à travailler dans un cadre informel
§ connaissance du concept de familiarisation3 et de sa mise en uvre orientée
ressources
§ grande disposition à apprendre
§ selon les exigences du poste : intérêt et aptitude à effectuer une prévention sur
le terrain

D’après les professionnels interrogés, des médiateurs interculturels dûment formés


sont indispensables pour faire du bon travail auprès de la population migrante (voir
chiffre 10.1.5, Participation et dialogue). Au vu des tâches complexes qui leur
incombent et de la solide compétence qui leur est demandée, les médiateurs
interculturels doivent être intégrés dans l’organisation sous une forme appropriée.
A ce jour, rares sont les organisations qui ont engagé des médiateurs
interculturels. Il faut prévoir suffisamment de temps et de ressources pour trouver
des personnes correspondant au profil requis. Une indemnité en rapport avec les
exigences doit leur être proposée.

Les professionnels travaillant dans le domaine de la transculturalité sont pris dans


un champ de tension entre professionnalisme et informalité : pour entrer en contact
avec le groupe-cible, ils doivent se montrer informels et s’appuyer sur des relations
fortes et, parallèlement, ils doivent garder une distance professionnelle à l’égard
des membres du groupe. Les professionnels apprendront à gérer cette situation de
manière productive dans le cadre de formations et de formations continues.

3
Voir glossaire.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

Instruments du développement transculturel d’une organisation


Domenig (2007c) a décrit de manière détaillée le développement transculturel
d’une organisation. Elle cite les mesures suivantes :
§ commitment transculturel au niveau stratégique
§ analyse réelle/théorique ciblée migration
§ institution d’un responsable des questions de migration avec cahier des
charges correspondant
§ adaptation des offres centrée migration
§ adaptation des documents centrée migration (stratégies, images directrices,
etc.)
§ formation initiale et continue en matière de compétence transculturelle
§ dynamique de groupe transculturelle (discussion de cas, intervisions)
§ développement des compétences sanitaires (Health Literacy) des personnes
d’origine migrante
§ collaboration avec des communautés de la population migrante
§ création de réseaux avec d’autres organisations actives auprès de la
population migrante
§ développement de la recherche
§ développement des ressources pour le travail transculturel
§ soutien aux professionnels d’origine migrante
§ création d’un service de traduction
§ gestion du changement
§ gestion de la qualité

Dahinden, Delli et Grisenti (2005) ont analysé l’évolution transculturelle de la


fondation Réseau Contact (voir également encadré sous chiffre 8.3). Ils ont retenu
les instruments suivants:
§ image directrice, directives, stratégies et objectifs annuels ciblés sur le travail
transculturel et le travail auprès de la population migrante
§ adaptations structurelles au niveau de la direction
§ remaniement de la direction opérationnelle : désignation d’une personne ou
d’un service en charge des questions migratoires, création d’un groupe
Migration au sein de l’organisation, adaptation des profils des postes
§ groupes professionnels d’accompagnement
§ mesures de formation continue, de supervision et d’intervision à l’intention des
collaborateurs ; transfert de savoir-faire entre les collaborateurs d’un même
niveau hiérarchique et de niveaux hiérarchiques différents
§ engagement de collaborateurs d’origine migrante
§ instrument divers comme liste d’adresses des personnes de référence et
d’organisations du groupe-cible, supports d’information traduits
§ manifestations et publications en rapport avec l’échange de connaissances et
d’expériences.

Le concept « Managing Diversity »4 est également recommandé. Il s’agit d’un


concept de direction d’entreprise qui prend en considération la diversité des
collaborateurs et des clients, dans l’intérêt des parties concernées et de celui de
l’organisation (Saladin 2006, Déclaration d’Amsterdam 2004).

Le développement transculturel d’une organisation suppose l’existence de res-


sources en suffisance. Les petites organisations peuvent elles aussi obtenir de
bons résultats avec des moyens financiers raisonnables. Il peut être utile de pro-
céder par étapes. Ce qui importe, c’est de viser un changement transculturel global
sur un plus long terme.

4
Voir Glossaire.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

4. Réseaux d’acteurs
Coordination des acteurs suisses
Selon l’enquête effectuée auprès des professionnels de la promotion transcultu-
relle, l’une des principales tâches de la Confédération consiste à coordonner les
activités des différents acteurs du domaine de la prévention transculturelle et de la
promotion de la santé (Bauer, 2008). La Confédération, les cantons, les commu-
nes et les ONG jouent des rôles importants, mais différents, en matière de préven-
tion et de promotion de la santé de la population migrante. Ces rôles méritent
d’être davantage précisés. Une harmonisation ou coordination insuffisantes des
différentes mesures entrave le développement et la mise en uvre à vaste échelle
de la prévention transculturelle.

Il est recommandé d’encourager la collaboration au moyen d’incitations. On pour-


rait penser à des incitations pour le financement de projets, de documentations ou
de conférences réalisés conjointement, en se référant aux activités déployées de
l’OFSP dans le domaine hospitalier. La question d’une plateforme Internet pour
coordonner, mettre en réseau et échanger des expériences doit également être
étudiée. On pourrait envisager l’extension de plateformes déjà opérationnelles
comme www.migesplus.ch (site de coordination des supports d’information de
l’Office fédéral de la santé publique et de la Croix-Rouge suisse dans le domaine
de la migration) ou www.infoset.ch (site de coordination dans le domaine des dro-
gues et des dépendances). Des plateformes étrangères (par exemple en Allema-
gne) peuvent aussi être exploitées, notamment pour l’échange transnational
d’informations.

Constitution de réseaux avec des organisations partenaires


Les professionnels de la prévention du tabagisme et de l’alcoolisme pensent que
les offres transculturelles devraient être élaborées et proposées en collaboration
avec des organismes de coopération transculturelle. Des partenariats avec des
organisations et des associations du domaine de la santé, en particulier les méde-
cins, permettent de diffuser plus largement les concepts de la prévention trans-
culturelle et de la promotion de la santé et de mieux faire connaître les offres pro-
posées. Des séminaires, des publications et d’autres mesures contribuent à ren-
forcer les réseaux et l’échange de connaissances, d’expériences et de bonnes
pratiques dans ce domaine encore peu institutionnalisé qu’est la transculturalité.
La planification de mesures, mais aussi leur mise en uvre doit s’effectuer en
collaboration avec d’autres acteurs. Il est recommandé de créer des structures
communes permettant d’identifier une réaction à des problèmes de santé identi-
fiés. Une collaboration avec des organisations à l’étranger est également conseil-
lée.

Collaboration translocale et transnationale


La plupart des membres des collectivités migrantes ont des contacts dans toute la
Suisse, dans leur pays d’origine et dans d’autres pays (p. ex. parents,
organisations) et regardent volontiers les programmes des chaînes télévisées de
chez eux. Ceci amène à dire que les informations de santé dont ils disposent ne
proviennent pas seulement de Suisse, ce que confirment d’ailleurs plusieurs
études et enquêtes. On peut penser que certaines personnes ou des services
étrangers avec lesquels les migrants sont en contact seraient à même de relayer
des informations ou de jouer un rôle utile dans la mise en uvre de programmes
de prévention. Il pourrait s’agir de professionnels, d’associations, d’organismes de
prévention ou d’administrations. Les médias étrangers que la population migrante
d’ici lit, écoute ou regarde pourraient être utilisés pour diffuser des informations sur
la prévention et la promotion de la santé.

Déjà depuis les années 90, des publications suisses sont élaborées en
collaboration avec les pays d’origine de certains groupes de migrants (Burgi et al.,

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
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1995). Cette expérience doit se poursuivre, étant entendu que les particularités
des groupes de migrants établis en Suisse doivent être prises en considération.

Constitution de réseaux avec des décideurs politiques


Les professionnels de la prévention transculturelle soulignent l’importance
d’entretenir des contacts avec les politiciens, du fait notamment que des paramè-
tres d’autres domaines de la vie politique peuvent affecter la santé de la population
migrante (p. ex. conditions de l’autorisation de séjour). Les politiciens doivent être
informés des enjeux de la prévention transculturelle, des résultats que l’on est en
droit d’attendre et des mesures, tous secteurs confondus, qui peuvent avoir un
effet bénéfique. Il est également intéressant de créer des réseaux transnationaux
avec des décideurs politiques.

5. Participation et dialogue
Il ressort des enquêtes qui ont été effectuées que les mesures de prévention
transculturelle et de promotion de la santé sont vouées à l’échec en l’absence de
dialogue et de participation. Le dialogue avec les groupes-cibles permet de cerner
des problématiques spécifiques à une collectivité, d’assurer une mise en uvre
adéquate des mesures, de faire tomber des barrières souvent considérables et
d’établir un contact véritable. L’essentiel ici est de créer un climat de confiance.
Les projets participatifs demandent du temps et de la persévérance. Il faut égale-
ment de la patience pour pouvoir ajuster des positions et des méthodes de travail
différentes et établir une relation de partenariat.

Participation
Les professionnels interrogés estiment qu’il faut donner aux personnes et groupes
de personnes d’origine migrante les moyens de concevoir activement leur vision
de l’existence et leur santé et d’en assumer la responsabilité (Stucker et al., ;
Bauer 2008). Les ressources sociales et en personnel dont disposent les groupes-
cibles doivent être sollicitées et utilisées, en priorité le capital humain (formation,
expérience professionnelle) et les ressources informelles (expérience de la migra-
tion, connaissances transculturelles, compétences linguistiques, connaissances
ponctuelles en matière de santé et de maladie). Cela suppose une participation
adéquate des personnes d’origine migrante à toutes les étapes d’un projet (Kaya
2007; voir aussi supra « Développement de l’organisation »). Parallèlement, il y a
lieu de développer les aptitudes des proches des migrants et leur compétence
sanitaire (Health Literacy)5,

Les ressources des groupes-cibles et d’autres normes sociales jouent un rôle im-
portant à cet égard car elles déterminent dans quelle mesure une autonomie
d’action est vraiment possible (Domenig 2007).

La collaboration avec la population migrante, plus particulièrement la collaboration


avec le groupe-cible au sein de la population migrante, s’effectue par settings et
fait intervenir quatre types d’acteurs :
§ des professionnels d’origine migrante
§ des organisations de la population migrante
§ des personnes de référence de la population migrante (membres du groupe-
cible)
§ des médiateurs interculturels

5
Voir Glossaire.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

Professionnels d’origine migrante


Un travail efficace au profit de la population migrante suppose que des personnes
d’origine migrante y soient associées, si possible au plus haut niveau de
l’organisation et à toutes les étapes d’un projet. Les collaborateurs d’origine
migrante n’ont pas seulement un rôle à jouer quand il s’agit de définir des
problèmes et des besoins ; ils doivent aussi pouvoir participer à la direction, à la
mise en uvre et à l’évaluation des projets (Kaya et Efionayi-Mäder, 2007: 22).

Organisations de la population migrante


Le travail en réseau, effectué à différents niveaux, avec des organisations de la
population migrante favorise une forte participation du groupe-cible. Une bonne
collaboration avec les organisations et des échanges réguliers sont nécessaires
pour obtenir des informations sur la population migrante et associer les groupes-
cibles aux processus de décisions. La population migrante doit être prise en
compte dans toute sa diversité. Par exemple, il ne faut pas seulement s’en tenir
aux organisations reconnues, mais aussi établir des liens avec des groupements
moins formels, qui tiennent souvent une place plus importante dans la vie des mi-
grants. Le réseautage prend du temps ; les connaissances d’un expert externe
peuvent éventuellement être nécessaires pour arriver à se faire une idée précise
des formes d’organisation des groupes cibles.

Les personnes de référence


Les personnes de référence jouent un rôle important (Moret et al., 2007a; Stuker et
al., 2008; Bauer, 2008). Etant donné que leurs compétences sont reconnues de
part et d’autre et qu’elles inspirent confiance, elles peuvent intervenir comme in-
termédiaires entre les professionnels et les groupes-cibles. Les personnes de réfé-
rence doivent être choisies de cas en cas, en fonction de la place qu’elles occupe-
ront dans un projet et des caractéristiques du groupe-cible. Selon la nature de leur
travail, les acteurs peuvent présenter un profil très différent (voir encadré).

Les organisations et personnes de référence susceptibles d’exercer une influence


sur la population migrante ne sont pas forcément établies en Suisse. Une appro-
che transnationale permettrait d’obtenir des informations supplémentaires et de
renforcer la participation.

Médiateurs interculturels
Les professionnels de la prévention du tabagisme et de l’alcoolisme soulignent
l’importance particulière que revêtent les médiateurs interculturels dans le cadre
de la prévention transculturelle (Müller, 2008; Bauer, 2008; Stuker et al., 2008).
Ces intervenants contribuent à combler des lacunes en matière d’information et à
dépasser des inhibitions. Ils représentent une sorte de passerelle entre les
professionnels et les groupes-cibles. D’après l’Association suisse pour
l’interprétariat communautaire et la médiation culturelle (interpret), les médiateurs
renseignent les personnes d’origine migrante et les fournisseurs de prestations
publiques, selon leurs besoins respectifs, sur les particularités culturelles d’une
communauté, les principes régissant le système politique et social d’un pays et les
usages propres à une société. Ils servent d’intermédiaire entre les personnes
d’origine migrante et les organismes de formation et de consultation et veillent à
une bonne compréhension entre le médecin et son patient, l’avocat et son client,
l’enseignant et les parents. Seuls ou en équipe, ils participent à l’organisation et à
la réalisation de projets de prévention, de rencontres d’information pour les
personnes d’origine migrante ou à d’autres projets en lien avec l’interculturalité. Ils
connaissent les interdits d’une société et les comportements dictés par des normes
socioculturelles. Des pools comme Interpret et Imprenti permettent aux médiateurs
interculturels de travailler dans des conditions acceptables. Sur son site Internet,
l’Association suisse pour l’interprétariat communautaire et la médiation culturelle
(interpret) propose un registre des services professionnels d’interprétariat

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

communautaire et un argumentaire pour le recours à des interprètes


communautaires (www.inter-pret.ch).

6. Empowerment et Health Literacy


L’empowerment6 est une condition essentielle à la réussite de mesures en faveur
de la santé des migrants; à ce titre, il doit être encouragé (Moret et al., 2007 a et b,
OFSP, 2007c; Kaya, 2007; u.a.). Ce concept est aussi un facteur déterminant de
l’égalité des chances et de l’auto responsabilisation de groupes défavorisés de la
population.

L’empowerment de groupes socialement défavorisés implique la suppression de


barrières structurelles. Cela signifie d’une part que l’on utilise activement les
ressources existantes (p. ex. formation de conseils constitués de membres du
groupe-cible qui donnent leur avis lors de la planification et de la mise en uvre
d’offres), d’autre part que l’on s’engage à solliciter et reconnaître le groupe-cible
(BZgA, 2006b). L’empowerment a pour objectifs une répartition plus équitable des
ressources et le dépassement du sentiment d’impuissance (Domenig, 2006a).

Ce concept signifie aussi transmettre des informations et proposer des mesures de


formation de base et de formation continue aux membres de la population
migrante. Renforcer la compétence sanitaire (Health Literacy)7 des groupes-cibles
fait donc partie de la prévention transculturelle et de la promotion de la santé. A cet
égard, certaines règles en matière de communication doivent être respectées
(chapitre 5, Réseaux de la population migrante).

Les enquêtes Stuker et al. (2008) et Bauer (2008) indiquent que les personnes
d’origine migrante sont vivement intéressées à participer à la conception de leur
santé et de leurs conditions de vie. Cette ressource doit absolument être exploitée.
La formation de base et la formation continue, la sollicitation et la reconnaissance
des médiateurs interculturels et d’autres personnes de référence d’origine
migrantes sont des instrument d’empowerment importants, de même que la
collaboration avec des réseaux et les organisations de la population migrante.

L’empowerment peut être à l’origine de profonds changements dans les


communautés migrantes (More, Meffre et Dahinden, 2007 a et b). Une
collaboration plus soutenue avec des professionnels et des organisations de la
population migrante conduit à une professionnalisation de ces milieux. La charge
de travail qui en découle pour les membres actifs de la population migrante peut
devenir telle qu’un travail bénévole, comme on le conçoit encore aujourd’hui, n’est
plus possible, ou alors plus dans la même mesure (Moret, Meffre et Dahinden,
2007 a et b). La professionnalisation peut aussi amener les personnes concernées
à se détacher des réseaux existants et à rechercher d’autres environnements
sociaux (Moret, Meffre et Dahinden, 2007 a et b). Ces changements doivent être
pris en compte lors de la planification d’un engagement à plus long terme en
faveur de la population migrante.

6
Voir glossaire.
7
Voir glossaire.

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Transkulturelle Prävention und Gesundheitsförderung:
Zusammenfassung des Syntheseberichts

7. Groupe-cible
Les activités de prévention et de promotion de la santé doivent toutes s’adresser
aussi aux personnes d’origine migrante. Le groupe-cible ne doit pas forcément être
défini d’après le statut migratoire ; dans bien des cas (par exemple dans une
approche setting), d’autres critères peuvent être retenus, comme la situation
socioéconomique. Dans le domaine de la transculturalité, de même que pour la
problématique genre, il est impératif d’adapter les méthodes et les instruments aux
situations de vie et aux problèmes particuliers des personnes d’origine migrante
(Kaya 2007). Les différents groupes de personnes d’origine migrante peuvent avoir
des problèmes et des besoins distincts, ce que montrent aussi les groupes que l’on
rencontre dans la population indigène. Etant donné que la population migrante est
aussi peu homogène que la population indigène, le groupe-cible doit être défini
pour chaque projet séparément.

Choix du groupe-cible
Certaines connaissances sont nécessaires pour pouvoir justifier le choix d’un
groupe-cible. Dans la mesure du possible, le choix s’effectue sur la base d’un be-
soin scientifiquement prouvé. Le groupe-cible peut aussi être défini d’après des
problèmes exprimés et reconnus. Il faut savoir que certains groupes-cibles peuvent
avoir du mal à s’exprimer du fait de leurs conditions de vie. Lors de l’élaboration
d’une offre, les moyens de communication du groupe-cible doivent être systémati-
quement analysés et discutés avec les représentants du groupe-cible. Il est impor-
tant de tenir compte des ressources sociales et en personnel du groupe-cible et de
les utiliser dans le cadre du projet plutôt que de partir de déficits (Kaya 2007). Le
tableau 10.1 peut être utile pour sélectionner les facteurs déterminants. Les appro-
ches ciblées sur la migration conservent toute leur importance une fois que les
institutions se sont ouvertes à la population migrante. Quel que soit le choix effec-
tué, la méthode doit toujours s’inspirer de principes transculturels.

8 Prévention structurelle et prévention centrée sur la


personne
Les activités de prévention doivent viser à la fois des améliorations structurelles et
le comportement individuel en matière de santé. (BZgA 2006). Les enquêtes
permettent de penser qu’un renforcement des mesures d’ordre structurel sera bien
accepté par la population migrante (notamment protection contre la fumée passive
sur le lieu de travail, restaurants sans fumée, restrictions d’âge et d’achat).

Ce qui est déterminant, c’est un « bon mélange » des deux formes de prévention.
La prévention structurelle pose les conditions-cadres qui permettent modifier les
comportements en matière de santé et de dépendances. Dans la mesure du
possible, les changements structurels doivent relever des objectifs ou, pour le
moins, de la vision d’une offre. Pour les concepteurs d’offres et de projets, cela
signifie qu’ils doivent connaître la littérature scientifique des deux formes de
prévention. Comme pour le groupe-cible, le choix d’une méthode doit, dans la
mesure du possible, se fonder sur des données et des analyses. Les éventuelles
expériences faites dans le cadre d’autres interventions doivent être prises en
considération. Dans bien des pays, la prévention structurelle est nettement plus
avancée qu’en Suisse, en matière de tabac plus spécialement (p. ex. en Turquie,
une loi interdisant de fumer sur le lieu de travail entera en vigueur en 2009). Les
dispositions applicables dans le pays d’origine pourraient être discutées et servir
de point de départ à un échange.

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9. Approche setting
L’approche setting s’efforce d’aménager les conditions-cadres de la population
migrante dans une optique de promotion de la santé. Il s’agit d’une approche
centrale pour les groupes de population qui évoluent dans un milieu
particulièrement défavorable pour la santé, comme c’est le cas pour certains
groupes de migrants. La promotion transculturelle de la santé orientée setting
signifie arranger sur un plan structurel le domaine considéré (généralement école,
lieu de travail, commune, associations de quartier) pour favoriser des
comportements sains. Elle tient compte des caractéristiques sociales de la
population migrante.

Les settings sont des systèmes sociaux (BZgA 1996). De ce fait, la prévention
transculturelle et la promotion de la santé doivent tenir compte des particularités
sociales présentées par la population migrante des settings considérés.
L’approche participative et le travail par l’intermédiaire de relations fortes (climat de
confiance) jouent ici un rôle central.

Deux exemples d’une approche transculturelle par setting :


§ La promotion de la santé en entreprise doit aussi être mise en uvre dans des
secteurs professionnels qui occupent un nombre particulièrement élevé de
personnes d’origine migrante. Les migrants doivent être associés à la
planification de mesures internes de promotion de la santé.
Dans une intervention setting en milieu scolaire, il faut, dans la mesure du possi-
ble, s’efforcer de planifier et de réaliser les activités de prévention et de promotion
de la santé en collaboration avec les enseignants, les élèves et les parents
d’origine migrante. Sur le plan de la communication, il faut veiller à cibler aussi les
personnes qui ont une moins bonne compréhension de la langue locale et sont
difficilement accessibles par des messages sous forme écrite.

10. Approche terrain – Faciliter l’accès aux offres


Travail de prévention sur le terrain
Les professionnels interrogés confirment que l’approche « terrain » présente un
intérêt majeur dans l’optique d’un travail de prévention auprès des personnes
d’origine migrante. L’expérience monte en effet que ces personnes, et surtout les
personnes socialement défavorisées (BZgA 2006), s’adressent très tardivement à
des institutions. Le travail de prévention participatif, sur le terrain, doit être considé-
ré comme une stratégie importante et être mise en uvre en tant que telle. Il s’agit
aussi d’éviter une prévention de type « top-down ». Le travail sur le terrain
s’effectue par l’intermédiaire de réseaux (voir chiffre 10.1.5., Participation et dialo-
gue). Les objectifs et les groupes-cibles doivent être clairement définis.
L’adaptation transculturelle du travail sur le terrain signifie obtenir des informations
sur les influences sociales et les normes – elles changent d’un groupe à l’autre –
d’une communauté et se familiariser avec les settings des groupes-cibles, leurs
normes, leurs structures et leurs sous-cultures. Les intervenants vont au-devant
des groupes-cibles et s’intéressent à leur vision de l’existence, leurs usages, leur
compétence sanitaire (Health Literacy), leur caractère non formel et à l’importance
accordée aux relations dites fortes. Force est de constater que les lacunes sont
encore importantes sur le plan du travail conceptuel et de la réalisation d’une ap-
proche dite de terrain.

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Adaptation des prestations


Les professionnels de la prévention transculturelle considèrent que les prestations
générales doivent être adaptées comme suit :
§ interlocuteurs réguliers
§ accessibilité correspondant aux besoins de la population migrante (heures
d’ouverture, présence sur Internet, répondeur téléphonique)
§ amélioration de la qualité des consultations destinées à la population migrante
§ mode de communication simple en français/allemand/italien et dans plusieurs
autres langues.

Renforcer la visibilité des offres


Bien souvent, les offres à la disposition des personnes d’origine migrante ne sont
pas suffisamment connues. Les professionnels recommandent de faire davantage
de publicité, par exemple : annonces dans la presse lue par la population migrante,
dans les journaux gratuits et dans les transports en communs.

11. Adapter les méthodes de communication

Conception de la communication
La manière la plus efficace de communiquer avec la population migrante reste le
contact personnel. L’importance d’une information écrite (même dans la langue de
la population concernée) ne doit pas être surestimée. Il faut considérer les
supports écrits comme une aide et, surtout, comme un moyen d’entrer en contact
avec la population migrante. Lorsque la langue constitue un écueil ou ne suffit pas
à communiquer, il faut privilégier d’autres formes de communication (images,
scènes, actions, musique, films, etc.). Les différentes formes de communication
peuvent être perçues très différemment d’un groupe à l’autre de la population
migrante.

Manières d’entrer en contact avec la population migrante


L’objectif prioritaire de l’approche transculturelle de la prévention et de la promo-
tion de la santé est d’offrir à la population migrante – ainsi qu’aux groupes de per-
sonnes marginalisées – l’accès à un vaste choix d’offres et de prestations. Tant
que cet objectif n’est pas atteint, les moyens d’entrer en contact avec la population
migrante méritent une attention particulière. Il faut accorder une place importante
au travail sur le terrain ; cette recommandation ne vaut pas seulement pour la po-
pulation migrante. Le travail sur le terrain est déterminant. Il faut aussi étudier la
possibilité de solliciter les médecins traitants et les pharmaciens qui, générale-
ment, jouissent de la confiance de la population migrante. Les cours, les séminai-
res de travail et les rencontres d’information peuvent constituer des formules inté-
ressantes ; il faut les proposer en collaboration avec les groupes-cibles. Les parti-
cipants à ce type d’interventions doivent pouvoir associer les messages de préven-
tion à leurs expériences personnelles. La musique ou l’expression théâtrale peu-
vent aussi constituer des outils de sensibilisation, à la condition que les représen-
tants du groupe-cible s’investissent dans cette démarche. Parmi les mesures qui
ne donnent aucun résultat, relevons : les interventions strictement écrites, les ate-
liers accueillant un public hétérogène (langue, niveau de formation), la transmis-
sion - sans suivi - d’informations à des présidents d’associations de migrants, la
projection de films documentaires sur la prévention non accompagnée d’un débat,
des interventions à un moment inopportun, enfin, une collaboration manquant de
professionnalisme avec des personnes de référence et des médiateurs intercultu-
rels (voir chapitre 5, Réseaux de la population migrante).

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On s’accorde à penser que les personnes de référence de la population migrante


jouent un rôle important quand il s’agit d’entrer en contact avec cette population et
de diffuser des informations (personnes de référence, voir encadré, chiffre 10.1.5,
Participation et dialogue). Pour être pleinement efficace, la personne de référence
doit jouir de la confiance de la population migrante, exercer une certaine influence
sur elle et posséder une formation suffisante. Les avis divergent considérablement
au sujet du rôle joué par les associations et d’autres organisations de la population
migrante dans la diffusion d’informations sur la santé. Les professionnels leurs
accordent une grande importance. Quant aux associations diverses, elles se
montrent intéressées par des activités telles que des séances d’information et des
programmes stop-tabac, à la condition que ces mesures soient accompagnées et
qu’elles ne constituent pas une charge trop lourdes pour des structures qui,
souvent, manquent déjà de moyens (Güngör et al., 2000, Salis Gross et al. 2007).

Communication via les médias


S’adresser à la population migrante via les médias suppose que l’on s’interroge au
préalable sur le groupe-cible considéré. De manière générale, les personnes
migrantes apprécient les médias dans la langue de leur pays d’origine. La
télévision est le premier média utilisé par la population migrante, surtout au niveau
de la première génération. Une présence sur Internet est conseillée pour accéder
aux jeunes de la deuxième/troisième génération. A ce jour, l’importance de la
presse écrite pour la population migrante n’a guère été étudiée en Suisse ; ce que
l’on sait, c’est que la situation varie considérablement selon le pays d’origine. La
population migrante se sert aussi bien des médias du pays d’origine que des
médias suisses ; les jeunes ont tendance à se tourner davantage vers les médias
du pays d’accueil. Une collaboration transnationale avec les médias doit être
étudiée, là où l’investissement semble en valoir la peine. A ce jour, il n’existe pas
(encore) d’émissions ou de fenêtres publicitaires suisses dans les médias
étrangers.

En Suisse, plusieurs médias (principalement des revues) sont faits par et pour les
migrants ou des groupes de migrants. Une collaboration avec ces médias est
conseillée, étant entendu que la manière d’opérer doit s’adapter de cas en cas aux
particularités des groupes visés.

Adaptation de la communication au groupe-cible


Les caractéristiques du groupe-cible déterminent les contenus d’information. Les
messages de prévention doivent tenir compte du contexte socioculturel, du degré
de connaissances et du niveau de formation de la population migrante ainsi que de
ses principes, valeurs et conceptions en matière de santé et de maladie. Les
considérations de genre doivent être intégrées. Une combinaison des approches
peut s’avérer fructueuse : les thèmes bien acceptés par le groupe-cible peuvent
ouvrir la voie à des sujet plus difficiles à aborder ou qui sont passés sous silence.

12. Documentation, évaluation et transfert de


connaissances
Une solide documentation et une évaluation rigoureuse sont indispensables pour
améliorer les offres et diffuser des recommandations de bonne pratique (p. ex.
dans le cadre de congrès et de publications) (OFSP, 2007c). L’efficacité des mesu-
res doit être analysée et documentée. Une documentation et une évaluation doi-
vent être demandées pour tous les projets d’une certaine importance et les
moyens financiers nécessaires à leur réalisation doivent être discutés.

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Les professionnels interrogés accordent une grande importance à l’évaluation des


processus car c’est ce qui contribue à améliorer un projet en permanence (Müller,
2008). Toutefois, avant de se prononcer sur le bénéfice et l’efficience d’un projet, il
faut évaluer au préalable l’efficacité des offres de prévention.

L’orientation transculturelle des offres de promotion et de prévention est


encouragée par un transfert ciblé de connaissances et de moyens opérationnels
(BAG, 2007c), par exemple dans le cadre de conférences, d’ateliers et via des
plateformes Internet (voir chapitre 5, Réseaux de la population migrante).

13. Recherche
La recherche dans le domaine Migration et santé doit être encouragée, tout
particulièrement au niveau de la prévention transculturelle et de la promotion de la
santé (Kasper et al., 2008). Elle doit être bien coordonnée et menée en
interdisciplinarité.

Problématiques précises et méthodes adéquates


Les problématiques restées ouvertes doivent être discutées avec les
professionnels de la prévention transculturelle et de la promotion de la santé. Il
incombe à la recherche d’élaborer et d’appliquer de cas en cas la méthode la plus
adaptée. Les lacunes sont encore considérables en la matière.

Collecte systématique de données spécifiquement exploitables


Pour pouvoir observer sur le long terme l’état de santé, les conceptions de vie et
les comportements en matière de santé des personnes d’origine migrante et
déceler d’éventuels besoins de prévention, il est indispensable de pouvoir se
référer à une base de données régulièrement et systématiquement mise à jour, qui
se prête à des comparaisons (Kasper et al., 2008).

Interprétation combinée des données qualitatives et quantitatives


La recherche se fonde de manière croissante sur des approches relevant des
sciences sociales et des approches combinant sciences sociales-épidémiologie.
Ce faisant, elle fournit des informations sur la manière de penser et les
comportements des individus, donc des données importantes dans une optique de
prévention et de promotion de la santé. Les bases scientifiques analysées dans le
cadre du projet amènent à dire que la recherche empirique doit se poursuivre et
être renforcée, ce qui permettrait la mise en place de stratégies basées sur
l’évidence. Les données qualitatives et quantitatives doivent être interprétées
ensemble (et non séparément), ce qui renseignera sur manière dont la réalité
sociodémographique agit sur la santé.

Facteurs de risque spécifiques à la problématique migratoire


Pour certaines maladies, principalement celles en lien avec la consommation de
tabac et d’alcool, l’alimentation et le manque d’exercice physique, la mortalité des
personnes d’origine migrante doit être analysée de manière différenciée, de
manière à fournir des informations sur des groupes présentant des risques
spécifiques. Ainsi, il sera possible de mettre au point des offres correspondantes.
Pour les jeunes, la recherche doit se poursuivre et analyser les données de
nationalité en combinaison avec des informations sur l’origine migrante, le statut
socioéconomique, etc. Une analyse plus détaillée de l’influence sociale (p. ex. peer
groups ou famille) sur les différents groupes de migrants fournirait de précieuses
informations. Par ailleurs, il faudrait étudier quels obstacles entravent l’accès aux
mesures de prévention et de promotion de la santé parmi les sous-groupes de la
population migrante.

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Exploitation des médias


L’utilisation des médias par les personnes d’origine migrante n’a pas été
suffisamment analysée à ce jour. Les personnes d’origine migrante devraient être
recensées systématiquement dans le panel correspondant ; l’origine migrante
devrait être analysée en combinaison avec d’autres facteurs, comme le statut
socioéconomique (Piga A in Bonfadelli et Moser, 2007). S’agissant des
campagnes d’affichage et des spots publicitaires en matière de prévention du
tabagisme et de l’alcoolisme - éventuellement aussi pour cette épidémie qu’est la
surcharge pondérale -, il faut se demander quels changements plus
spécifiquement centrés sur la migration seraient les bienvenus.

Analyser l’utilisation et le potentiel des réseaux


Les réseaux jouent un rôle majeur dans la prévention transculturelle et la promo-
tion de la santé. Cet aspect a encore peu été étudié. Il y a lieu de poursuivre les
recherches dans ce domaine.

Instruments
L’enquête auprès de professionnels oeuvrant dans le domaine transculturel met en
évidence que les normes de qualité, les check-lists et les évaluations doivent être
élaborées en collaboration avec des institutions qui ont une certaine expérience en
matière de transculturalité (Bauer, 2008).

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Recommandations pour une prévention du tabagisme


centrée sur la migration

§ Il est primordial de proposer davantage d’offres de prévention à la population


migrante ou d’axer plus fortement les offres existantes sur cette population.
Moyennant des adaptations négligeables, de nombreuses offres peuvent aussi
être utiles à la population migrante ; inversement, des mesures en faveur des
groupes socialement défavorisés de la population migrante peuvent aussi
profiter à d’autres groupes de la population.
§ Les projets actuels et à venir de lutte contre le tabagisme doivent traiter la
population migrante de manière différenciée
§ Des mesures spécifiques au sexe et à l’âge doivent être introduites. Il faut plus
particulièrement s’adresser aux hommes, car ils fument nettement plus que les
femmes, indépendamment de leur origine. Le Monitoring de l’état de santé de
la population suisse indique un besoin de prévention chez les femmes âgées
de 29 à 50 ans. Les femmes bien intégrées au niveau de la langue ont
tendance à fumer davantage, suivant ainsi une habitude largement répandue
chez les Suissesses (Gabadinho, Wanner et al., 2006).
§ Des interventions axées spécifiquement sur certains groupes sont
recommandées pour les grands groupes ou sous-groupes et en cas de
fréquence de consommation élevée car l’impact escompté est grand.
§ Les informations sur le syndrome de la dépendance doivent être transmises
spécifiquement. L’accent doit être mis sur les effets de la nicotine au niveau
physiologique et l’efficacité des médicaments en cas d’arrêt de consommation.
§ De nombreux fumeurs ont, ou ont eu, dans leur entourage des personnes qui
ont développé une maladie liée au tabac ou qui en sont mortes. Cette
expérience peut être utilisé dans le cadre de mesures de prévention.
§ La prise de conscience croissante des dangers du tabagisme passif, en
particulier pour les enfants, peut être exploitée.
§ Des informations ciblées à l’intention des parents sont conseillées, p. ex. dans
le cadre de cours de préparation à la naissance ou de soins aux nourrissons.
§ L’image du non-fumeur digne d’admiration doit être valorisée ; voir quelles
personnes dans la population migrante peuvent être des modèles pour le
groupe-cible.
§ Dans certains groupes de migrants, le comportement à l’égard du tabac de
personnes qui bénéficient d’une estime particulière influence considérablement
celui des autres personnes. Voir quelles personnes au sein du groupe peuvent
tenir ce rôle.
§ Chez les musulmans, le ramadan peut être une bonne occasion d’inviter les
fumeurs à arrêter de fumer (pendant cette période, les musulmans pratiquants
ont l’interdiction de fumer durant la journée).

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Recommandations pour une prévention de l’alcoolisme


centrée sur la migration

§ Il est primordial de proposer davantage d’offres de prévention à la population


migrante ou d’axer plus fortement les offres existantes sur cette population.
§ La prévention de l’alcoolisme a besoin de plus d’offres axées spécifiquement
sur l’origine des migrants et qui intègrent des facteurs importants pour les
groupes-cibles concernés, notamment sexe, âge et statut socioéconomique.
§ La population migrante doit davantage être prise en compte par les offres de
prévention de l’alcoolisme s’adressant à l’ensemble de la population.
§ Les offres doivent tenir compte du sexe et de l’âge (les hommes boivent
davantage que les femmes et la consommation d’alcool augmente avec l’âge).
Le cliché selon lequel il faut boire pour être un homme doit être combattu. Les
approches visant un changement de comportement des hommes doivent être
étudiées en vue d’une adaptation ciblée spécifiquement sur la population
migrante.
§ Le rôle de la famille et de son potentiel doit être intégré lors de la planification
d’interventions.
§ Il faut renforcer le soutien aux personnes vivant dans l’environnement social de
personnes confrontées à un problème d’alcoolisme et les conseiller.
§ Il faut briser le silence qui entoure un comportement à risque en matière
d’alcool et informer des dangers d’une consommation excessive.
§ Une attitude positive à l’égard des personnes abstinentes doit être encoura-
gée.
§ Les mesures répressives sanctionnant une conduite en état d’ébriété doivent
être encadrées par des mesures d’accompagnement individuel d’une certaine
durée.
§ Il faut proposer un accompagnement régulier, par un professionnel, après un
retrait du permis de conduire imputable à une consommation d’alcool.

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