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Equipement Technique du Bâtiment Gérard KRAUSS Octobre 2002 Cours d’équipement technique du bâtiment 1

Equipement Technique du Bâtiment

Gérard KRAUSS

Octobre 2002

PARTIE A : RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR

.......................................................

3

  • 1 : Introduction

.....................................................................................................................................................

3

  • 2 : Transmission de la chaleur par conduction

5

2-1 : Grandeurs physiques utilisées

5

2-2 : Loi de FOURIER

6

2-3 : Conductivité thermique

7

7

2-5 : Analogie électrique

8

2-6 : Mur multicouche

8

2-8 : Résistance en parallèle ............................................................................................................................9

2-9 : Conductance thermique d’un mur

10

  • 3 : Transmission de la chaleur par rayonnement

13

3-1 : Définition :

13

3-2 : Corps noir

14

3-3 : Corps réel

14

  • 4 : Transmission de la chaleur par convection

19

4-1 : Equation fondamentale

19

4-2 : Convection forcée ..................................................................................................................................19

4-3 : Convection naturelle

22

Partie B : Air Humide – Traitement de l’air

24

  • 1 – Grandeurs caractéristique de l’air humide

24

24

 

1-1 L’air humide: Qu’est ce que c’est ?

1-2

Pressions

24

1-3 Humidité relative

25

1-4 Humidité absolue .....................................................................................................................................25

1-5 Masse volumique

26

1-6 Volume massique

26

1-8 Enthalpie

26

  • 2 – Diagramme de l’air humide

27

2-1 Présentation

27

28

29

  • 3 – Traitement de l’air

31

31

31

32

Partie C : Confort thermique

36

  • 1 – Introduction

..................................................................................................................................................

36

 
  • 2 – Les paramètres du confort thermique

..........................................................................................................

37

  • 3 – Evaluation des conditions de confort thermique

38

Partie D : LE BILAN THERMIQUE

39

  • 1 – Le principe du bilan thermique

39

  • 2 - Etablissement du bilan thermique

41

41

2-2 Choix des conditions extérieures

41

41

2-3 Apports extérieurs 2-3 Apports intérieurs

.....................................................................................................................................

43

 
  • 3 – Méthode simplifiée du calcul des charges thermique d’un local

43

 

44

3-2 Apports dus au rayonnement solaire sur les vitrages

44

 

3-3 Feuille de calcul du bilan thermique

49

PARTIE A : RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR

1 : Introduction

Chaleur : La chaleur est une forme d'énergie dont les manifestations ont la particularité d'être directement ressenties par le corps humain. Les notions de chaud ou de froid résultent de la perception par nos sens de la présence ou de l'absence de chaleur, ou plus exactement de l'accroissement ou de la diminution de la chaleur. La chaleur due à l’agitation des particules élémentaires qui composent un corps est repérée par la température. Couramment deux échelles de température sont utilisées :

L’échelle CELSIUS , dans cette échelle le zéro correspond à la température de la glace fondante, la valeur cent à celle de l’ébullition de l’eau à la pression atmosphérique. Le degré CELSIUS est la centième partie de la variation entre 0 et 100°C. Les valeurs inférieures à zéro sont négatives. L’échelle thermodynamique, le zéro ou origine de cette échelle est défini comme la plus basse température que peut atteindre un corps ‘elle correspond à –273,15°C sur l’échelle de Celsius). Les températures mesurées grâce à cette échelle s’expriment en Kelvin (K). Le degré Celsius et le Kelvin on la même valeur.

T Kelvin = T Celsius + 273,15

Il existe trois modes de transferts de la chaleur sous forme sensible :

Conduction

Convection

Rayonnement

Conduction : La chaleur se propage dans le corps par agitation moléculaire. Ce mode de transmission de la chaleur concerne tous les milieux matériels : fluides ou solides. Il n’y a pas déplacement de la matière.

PARTIE A : RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR 1 : Introduction Chaleur : La chaleur

Le barreau métallique, dont une extrémité est exposée à une flamme, s'échauffe progressivement. La chaleur chemine de proche en proche à l'intérieur du métal

Convection : C’est le déplacement des particules du milieu fluide (gaz ou liquide) qui provoque le transfert de chaleur. On distingue la convection forcée pour laquelle c’est une action mécanique qui est à l’origine du mouvement et la convection naturelle où la mise en mouvement est due à des différences de densité au sein même du fluide.

Exemples

PARTIE A : RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR 1 : Introduction Chaleur : La chaleur
PARTIE A : RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR 1 : Introduction Chaleur : La chaleur

Rayonnement : La chaleur se propage entre deux milieux matériels par l’intermédiaires d’ondes électromagnétiques. La propagation des ondes électromagnétiques ne nécessite pas de milieu matériel, exemple le rayonnement solaire parvient à la surface de la terre après avoir traversé le vide spatial.

Rayonnement : La chaleur se propage entre deux milieux matériels par l’intermédiaires d’ondes électromagnétiques. La propagation

2 : Transmission de la chaleur par conduction

La principale caractéristique de la conduction est que l'énergie se propage par contact direct sans déplacement appréciable des molécules. Dans le cadre de ce cours nous ne nous intéresserons pas au mécanisme interne du transfert (par exemple diffusion des électrons d'une région à haute température vers une région à basse température dans les métaux, ou contact élastique entre les molécules pour les fluides). En dehors de ce mécanisme à l'échelle microscopique, l'effet observable est l'égalisation des températures. Cependant si les températures sont maintenues en différents points par l'apport ou l'évacuation de chaleur il s'établit un écoulement continu de chaleur de la région chaude vers la région froide.

Dans un problème de conduction on dispose donc d'un système matériel dont on connaît la géométrie et les caractéristiques physiques. Ce système est en contact avec des sources de chaleur. La façon dont ces sources agissent constituent les liaisons thermiques. La connaissance de ces sources et des liaisons thermiques constituent les conditions aux limites du système. Si l'on admet que la température a toujours une valeur bien définie en chaque point et à chaque instant le problème à résoudre est donc la connaissance de la température en tout point et son évolution au cours du temps. C'est la recherche du champ de température. De plus dans la plupart des cas la connaissance des quantités de chaleur transmises est primordiale.

La relation fondamentale de la transmission de la chaleur par conduction a été proposée par FOURIER en 1822. Pour bien comprendre cette loi il faut au préalable définir un certain nombre de grandeurs physiques.

2-1 : Grandeurs physiques utilisées

  • 2.1.1 -Flux de chaleur à travers une surface :

C'est la quantité de chaleur qui traverse la surface considérée pendant l'unité de temps. Le symbole utilisé est la lettre Φ. L'unité dans le système international est le Watt.

d

=

d

2

Q

dt

  • 2.1.2 -Densité de flux de chaleur :

C'est la quantité de chaleur qui traverse l'unité de surface pendant l'unité de temps. C'est donc le flux de chaleur par unité de surface ( ou densité de flux). On le notera ϕ. L'unité dans le système

international est le Watt / m2.

  • 2.1.3 -Surfaces isothermes :

=

  • d

dS

Considérons dans un corps homogène un champ de température T défini en chaque point et à chaque instant par la fonction T = f(x, y, z, t) .x, y, z sont les variables spatiales, t est le temps. Dans tout le corps on peut définir à l'instant t des surfaces lieu des points ayant la même température. Ce sont les surfaces isothermes. Dans le cas particulier de régime permanent qui sera développé ultérieurement la température est indépendante du temps et les surfaces isothermes sont fixes.

Remarque Importante :

Deux surfaces isothermes ne peuvent se couper car on aurait alors deux températures différentes en un même point ce qui est physiquement impossible.

2.1.4- Gradient de température : T

2 : Transmission de la chaleur par conduction La principale caractéristique de la conduction est que

Considérons deux surfaces isothermes Σ(T) et Σ (T+dT) et 00' leur normale commune (voir figure ci dessus ).

On définit au point O le vecteur gradient de température gradT dont le module est égal à dT/dn. Ce vecteur

est en tout point normal à la surface isotherme passant par ce point.

Dans un système de coordonnées cartésiennes nous avons :

2-2 : Loi de FOURIER

gradT =

T

x

T

y

T

z

Considérons un milieu solide D dans lequel une surface élémentaire dS est orientée par sa normale unitaire

n (figure ci-dessous).

D

n dS
n
dS

La quantité de chaleur d²Q qui traverse la surface

normale n est donnée par la loi de Fourier :

dS pendant l’intervalle de temps dt dans

le

sens

de la

On a également :

d

2

Q

=

gradT.n.dS.dt

est la conductivité thermique du matériau.

2

d

Q

=

dt

=

d

dt

=

d

=

gradT n dS

.

.

gradT.n.

(Flux de chaleur)

(densité de flux de chaleur)

La présence du signe – dans le second membre des relations ci-dessus signifie que le flux de chaleur

progresse dans le sens opposé au gradient de température, c’est à dire des températures les plus élevées vers

les températures les plus basses.

Si la surface dS est située sur une surface isotherme les vecteurs gradT et n seront alors colinéaires d'où :

d

2

Q =

et

dT

dx

.

dS dt

.

T

dT d = . dS dx gradT dS n
dT
d
=
. dS
dx
gradT
dS
n

x

2-3 : Conductivité thermique

C’est la propriété physique d’un matériau qui caractérise sa capacité à conduire plus ou moins facilement la

chaleur. Contrairement à l’électricité où il existe des matériaux complètement isolants, pour la conduction il

n’existe pas de matériau totalement isolant.

Plus un matériau est conducteur de la chaleur, plus sa conductivité thermique est élevée.

conductivité thermique quelques matériaux

Matériaux

[W/m/K]

Remarques

Cuivre

380

Très bon conducteur

Aluminium

230

 

Acier

50

 

Terre comprimée

1.05

 

Terre cuite

1.15

 

Béton

1.75

 

Béton caverneux

1,40

 

Plâtre

0.35

 

Bois naturel

0.15 à 0.23

 

Panneau de contreplaqué

0.12

 

Panneau de particule

0,14

 

Polystyrène expansé

0.04

Isolant thermique

Laine de Verre

0.04

Idem

Laine de roche

0,038 à 0,047

 

Liège comprimé

0,10

 

Verre

1.10

 
     

La conductivité thermique d’un matériau est fonction de :

  • 1. sa densité : plus un matériau est léger plus il est isolant

  • 2. sa température : plus un matériau est « chaud » plus il est conducteur

  • 3. sa teneur en eau (humidité) : plus un matériau est humide plus il est conducteur

2-4 : Paroi homogène à faces parallèles

Pour une paroi homogène, en terre par exemple, La flux de chaleur est donné par l’équation suivante :

 

= A

 

(

T

1

T

2

)

A : surface de la paroi [m2]

λ: conductivité du matériau [W/m/K]

e : épaisseur de la paroi [m]

 

T 1 et T 2 Températures des surfaces 1 et 2 [K]

Φ: Flux de chaleur à travers la paroi [W]

Application numérique :

e=0.2m , =1.2W/m/K

A=1m²

T 1 = 40°C

T 2 = 30°C

Calculer le flux de chaleur transmis

réponse :

=60W

Cette expression est vraie en régime permanent, c’est à dire quand la température ne dépend pas du temps.

Dans ce cas il y a conservation du flux.

Pour une surface donnée, si l’on veut réduire le flux de chaleur, on peut :

Diminuer la valeur de la conductivité thermique du matériau utilisé.

Augmenter l’épaisseur de la paroi.

Evolution de la température dans le mur

La température varie selon une fonction linéaire dans une paroi homogène.

T

(

x

)

=

(

T

2

T

1

)
)

x

+

e

T 1
T
1

Exercice : Déterminer l’expression de T(x)

-

2-5 : Analogie électrique

Les problèmes d’électricité et de transfert de chaleur par conduction sont régis par des équations de même

nature. Il est donc possible d’établir une analogie entre ces deux phénomènes physiques.

Conduction Electricité Température (T) Potentiel Electrique (U) Flux de chaleur ( ) Intensité (I) Résistance thermique
Conduction
Electricité
Température (T)
Potentiel Electrique (U)
Flux de chaleur (
)
Intensité (I)
Résistance thermique (R)
Résistance électrique (R)
A
= A
(
T
T
)
I
=
(
U
U
)
1
2
1
2
e
e
T
T
= R
U
U
= R
I
1
2
1
2
e
R =
A

Par conséquent, il est possible d’appliquer les lois de l ‘électricité à un problème de conduction thermique

Pour une surface de 1 m², la résistance thermique devient :

R =

e

2-6 : Mur multicouche

T 4 Φ T 1 R 1 R 2 R 3
T 4
Φ
T 1
R 1
R 2
R 3

T

1

T

2

T

3

Pour n couches

T = R 2 1 T = R 3 2 T = R 4 3 T
T
=
R
2
1
T
=
R
3
2
T
=
R
4
3
T
T
=
(
R
+
R
+
R
)
1
4
1
2
3
3
T
T
=
R
1 4
i
i =
1
n
n
e
1
i
R
=
R
=
tot
i
A
i =
1
i
=
1
i

Les résistances thermique sont en série.

2-7 : Echanges superficiels

En général, une paroi est en contact avec un fluide sur chacune de ses faces. C’est le cas par exemple d’une

paroi de bâtiment qui est en contact avec l’air. Quand il y a transfert de chaleur par conduction au sein de la

paroi, il y a aussi un échange de chaleur entre le fluide et la surface de la paroi. C’est échange est du

principalement au mouvement du fluide le long de la paroi. Il s’agit d’un échange convectif.

Le flux de chaleur transmis par convection à l’interface entre la paroi et le fluide est proportionnel à l’écart de

température entre la surface de la paroi et le fluide.

= h

1

A

(

T

1

T

p1

)

h 1 Coefficient d’échange convectif, dépend du type d’écoulement et de la nature du fluide [W/m 2 /°C]

En appliquant l’analogie électrique (U=R I)

(

T

1

T p

1

)

=

=

h

1

A

R

avec

R =

1

h

1

A

R résistance thermique d’échange superficiel [W/°C]

Cas des parois de bâtiment :

Pour déterminer les flux de chaleur traversant les parois de bâtiment, on tient compte des échanges de chaleur

par convection et rayonnement on définit les résistances (thermiques) superficielles. La résistance surfacique

intérieure (R i ) vaut 1/h i , la résistance surfacique extérieure vaut 1/h e .

  • - h i : coef. d’échange superficiel intérieur

  • - h e : coef. d’échange superficiel extérieur

Valeur de r i et r e pour diverses configurations (extrait des règles ThK 77)

 

Paroi en contact avec l’extérieur, un passage ouvert, un local ouvert

Paroi en contact avec un autre local, chauffé ou non, un comble, un vide sanitaire

r i

r e

r i + r e

r i

r e

r i + r e

Paroi verticale ou faisant un avec plan horizontal un angle > à 60°

le

 

0,11

0,06

0,17

0,11

0,11

0,22

Paroi

horizontale

ou

avec

le

plan

Flux ascendant

0,09

0,05

0,14

0,09

0,09

0,18

horizontal un angle <= à 60°

Flux descendant

0,17

0,05

0,22

0,17

0,17

0,34

2-8 : Résistance en parallèle

On applique les résultats de l’électricité.

1 1 1 = + R R R tot 1 2 R 2 R 1 Schéma
1
1
1
=
+
R
R
R
tot
1
2
R 2
R 1
Schéma électrique

Application numérique :

Désignation

Conductivité

Epaisseur

Surface

W/m/°C

cm

Mur porteur en terre

1.15

20

10

Vitre

0.8

0.5

1

Echanges superficiels

h1=16 W/m² /K

h2=9 W/m²/K

Calculer

le flux total

le flux traversant le mur en terre

le flux traversant le vitrage

2-9 : Conductance thermique d’un mur

La conductance thermique d’un mur est l’inverse de la résistance thermique unitaire (par unité de surface), y

compris les échanges superficiels. 1 K = W / m ²/ ∞ C R Pour un
compris les échanges superficiels.
1
K =
W
/
m
²/
C
R
Pour un mur monocouche en contact avec deux fluides :
1
e
1
1
R =
+
+
K
=
h
h
1
e
1
1
2
+
+
h
h
1
2
pour un mur multicouche
n
1
e
1
1
R =
i
+
+
K
=
n
h
h
1
e
1
1
i
=
1
i
2
i
+
+
h
h
1
i
=
1
i
2
Présentation du calcul de la conductance
couche
e i (m)
i (W :m/°C)
R
i
plâtre
0.02 0.35
0.057
isolant
0.1
0.04
2.5
béton
0.2
1.75
0.114
échanges superficiels
1 1
0.17
+
h
h
1
2
R
2.841
K=1/R
0.35
K=0.35 W/m2/°C
2-10 : Exercice récapitulatif
On considère une paroi de bâtiment constituée de :
Mur porteur :
Terre
e=20cm
=1.15 W/m/°C
Isolant e=6cm
=0.1 W/m/°C
Fenêtre :
Vitre
e=5mm
=1.2 W/m/°C

Température d’air extérieur - T ae =40°C

Température d’air intérieur - T ai =30°C

Coefficient d’échange extérieur - h1=16W/m²/K

Coefficient d’échange intérieur - h2=9W/m²/K

1.

Calculer les conductances des deux parois.

  • 2. Calculer le flux perdu par l’ensemble de la paroi.

  • 3. Calculer la température à l’interface entre la terre et l’isolant.

  • 4. Tracer le diagramme de température dans le mur porteur.

Question 1 : Mur porteur couche e i (m) i (W :m/°C) R i Terre 0.2
Question 1 :
Mur porteur
couche
e i (m)
i (W :m/°C)
R i
Terre
0.2 1.15
0.174
isolant
0.06 0.1
0.6
échanges superficiels
1
1
0.17
+
h
h
1
2
R
0.944
K=1/R
1.06 W/m²/°C
Fenêtre
couche
e i (m)
i (W :m/°C)
R i
Verre
0.005 1.2
0.0042
échanges superficiels
1
1
0.17
+
h
h
1
2
R
0.174
K=1/R
5.74 W/m²/°C
Question 2 :
=
+
tot
mur
fen
=
K S
(
T
T
)
+
K
S
(
T
T
)
tot
1
1
1
2
2
2
1
2
=
(
K S
+
K
S
)(
T
T
)
tot
1
1
2
2
1
2
= 253 W
tot
Question 3 :
Pour 1m²
=
K
(
T
T
)
mur
1
1
2
1
(
)
=
T
T
mur
1
p
1
h
1
e
t
(
)
=
T
T
mur
p
1
ti
t

T ti : Température à l'interface

1

h

1

+

e

t

t

mur

=

(

T

1

T

ti

)

T

ti

=

T

1

1

h

1

+

e

t

t

R

tot

(

T

1

T

2

)

avec

R tot =

1

h

1

+

e

t

+

e

i

t

i

+

1

h

2

Sur le même principe il est possible de calculer les températures aux interfaces air ext./paroi et air int./paroi.

On obtient les résultats suivants :

Interface

Température

air ext / paroi

39,3

Terre/isolant

37.5

Air int. /paroi

31.1

Représentation graphique

20 2 8 6 0 4 12 14 18 10 16 22 24 Terre 26 Température
20
2
8
6
0
4
12
14
18
10
16
22
24
Terre
26
Température [°C]
Text
30
32
34
36
38
40
39,3
37,5
Isolant
Température dans mur porteur
épaisseur
T
31,1
Tint

3 : Transmission de la chaleur par rayonnement

3-1 : Définition :

Le rayonnement thermique est la quantité d’énergie thermique échangée dans un système sous forme d’ondes

électromagnétiques.

Une onde électromagnétique est un phénomène ondulatoire caractérisé par sa période T et sa longueur d’onde

. La vitesse de propagation de l’onde est appelée célérité c.

Les relations suivantes existent entre ces différentes grandeurs

3 : Transmission de la chaleur par rayonnement 3-1 : Définition : Le rayonnement thermique est
Rayonnement solaire La température de surface du toit est supérieure à la température de l’air ambiant.
Rayonnement
solaire
La température de surface du toit
est supérieure à la température de
l’air ambiant.
45°C
25°C
1
fréquence :
f
=
T
longueur d’onde
= c T

Deux exemples d’ondes :

ondes acoustiques c=330m/s dans l’air

ondes électromagnétiques c=300000km/s dans le vide

le spectre des ondes électromagnétiques est très large et seul une petite partie comprise entre 0,1 m et 100 m

correspond aux rayonnement thermique.

La lumière visible a une longueur d’onde comprise entre 0.4 m et 0.8 m. Entre 0.1 et 0.4 m c’est le domaine

Rayonnement thermique

Rayonnement thermique 10 -2 A° 0,4 0,1 Infrarouge visible violet Spectre Ultra 100µ 0,8 10 3
10 -2 A° 0,4 0,1 Infrarouge visible violet Spectre Ultra 100µ 0,8 10 3 m 10A°
10 -2 A°
0,4
0,1
Infrarouge
visible
violet
Spectre
Ultra
100µ
0,8
10 3 m
10A°
10 -4 A°
Cosmiques
Téléphonie
Rayons
Rayons
1cm
1m
Micro Ondes
Ondes radio

du rayonnement ultra violet. La plage comprise entre 0.8 et 100 m correspond aux rayonnement infrarouge.

C’est dans ce domaine que la plus grande partie des échanges de chaleur par rayonnement est réalisée.

3-2 : Corps noir

Définition :

Puissance rayonnée (émittance): La puissance rayonnée par la surface d’un corps noir dans toutes les

directions et pour toutes les longueurs d’onde est proportionnelle à la puissance 4 de la température (Loi de

Stéfan Boltzmann).

M

0

=

T

4

[W/m²]

=5.67 10 -8 W/m²/K 4

3-3 : Corps réel

Puissance rayonnée : émittance

Pour les matériaux courants de construction (béton, bois, terre, peinture, métaux non polis, etc

...

),

puissance rayonnée est donnée par la relation :

M = T 4 [W/m²]

la

: émissivité de la surface. Elle est comprise entre 0 et 1.

Matériaux

Aluminium poli

0.06

Aluminium oxydé

0.3

Cuivre poli

0.04

Cuivre très oxydé

0.75

Brique ordinaire

0.93

Brique réfractaire (T=1000°C)

0.6

Carbone (noir de fumée)

0.95-0.98

Argile

0.90

Verre ordinaire

0.94

Marbre

0.95

Peinture à l’huile

0.90

Papier

0.95

Bois

0.75-0.95

Béton

0.95

La couleur n’est pas une caractéristique prépondérante de l ‘émissivité. Des surfaces blanches peuvent

rayonner fortement.

Puissance reçue (Eclairement) : C’est le flux reçu par unité de surface. Dans le cas général, le flux incident se

répartit en : ∑ flux absorbé ∑ flux transmis r ∑ flux réfléchis. a Coefficient d’absorption
répartit en :
flux absorbé
flux transmis
r
flux réfléchis.
a
Coefficient d’absorption :
=
t
Coefficient de transmission :
=
r
Coefficient de réflexion :
=
+
+
= 1
t
Comme pour l’émissivité, les valeurs de ces
coefficients dépendent de la longueur d’onde.

a

Quelques cas particuliers

Corps opaque : =0

Corps transparent :

=1

Quelques cas particuliers Corps opaque : =0 Corps transparent : =1 1 0 = Matériaux Noir
1 0 = Matériaux Noir mat 1 Peinture blanche 0.5 Peinture claire 0.6 Peinture sombre 0.9
1
0
=
Matériaux
Noir mat
1
Peinture blanche
0.5
Peinture claire
0.6
Peinture sombre
0.9
Peinture d’aluminium
0,6
Brique rouge
0.8/0.9
Sable
0.7
Eau
0.7
Tuile
0,8
Tôle galvanisée
0.7
Tôle oxydée
0,8
Asphalte
0.9
Béton
0.8/0.9
4
4
(
T
T
)
1
2
1
+
1
2

S

1

1

1

S 1 , T 1 ,

1

S 2 , T 2 , 2

Les corps ne sont transparents que pour un petit domaine de longueur d’onde (Cf figure ci dessus).

Corps gris :

C’est le cas de la majorité des matériaux de construction dans le domaine de l’infrarouge (

Quelques valeurs du coefficient d’absorption vis à vis du rayonnement solaire.

[1,100 m]).

Echange entre deux surfaces grises

Plans parallèles indéfinis

=

Cylindres concentriques indéfinis

=

S

1

(

T

1

4

4

T

2

)

S

1

1

S

2

1

S

2

1

S

1

2

+

1

S 1 , T 1 , 1
S 1 ,
T 1 ,
1

S 2 , T 2 , 2

Ce résultat s’applique au cas des sphères concentriques et d’une façon plus générale dans les cas où la

surface S 2 entoure totalement une surface S 1 convexe.

Exercice : Etude d’un écran

  • 1- Calculer le flux échangé sans écran.

Application numérique :

T a =600K, 1 =0.9, S=1m²

T b =300K, 2 =0.9

2- On place un écran entre les deux plans parallèles,

calculer le flux échangé entre les surfaces (1) et (2),

écran =0.9.

3 - Calculer le flux échangé si on place n écrans entre

les surfaces (1) et (2).

4 4 S ( T T ) a b Question 1 : = 1 1 +
4
4
S
(
T
T
)
a
b
Question 1 :
=
1
1
+
1
1
2
1 = 2 d’où
4
4
S
(
T
T
)
1
a
b
=
soit
2
1
8
(
4
4
)
5,6710
x
10.9 600
300
)
=
= 5636 W
(
2
0.9
)

Question 2 : Un écran est placé entre S 1 et S 2

S

(

4

T

a

T

4

)

'

=
=

1

+

1

1

1

=

1

on pose r 1

1

+

1

1

d’où

  • 1

'

= r

1

4

S (T

a

T

4

)

Comme le flux échangé entre (1) et l’écran d’une part

Cas 1 : sans écran

S a , T a , a S b , T b , b
S a , T a , a
S b , T b , b
Cas 2 : 1 écran S a , T a , a
Cas 2 : 1 écran
S a , T a , a

Cas 3 : n écrans

S a , T a , a

Ecran : écran

 
Ecran : ’ Ecrans : ’’

Ecrans :

 

’’

 
Ecran : ’ Ecrans : ’’

écran

S b , T b , b

S b , T b , b

et l’écran et (2) d’autre part est identique (principe de conservation de l’énergie). On peut écrire

S

(

T

4

T b

4

)

4

4

T

b

)

1 avec r 2 = 1 1 + 1 2 '  1 1  =
1
avec r 2
=
1
1
+
1
2
'
1
1
=
+
r
S
r
r
2
1
2
r
r
S
(
1
2
4
4
T
T
)
a
b
r
+
r
1
2
4
T
)
=
b
2

'

=
=
  • soit

1

1

+

1

2

'

= r

2

S (T

d’où le système d’équations suivant :

' 4 4 T T = (a) a r S 1 ' 4 4 T T
'
4
4
T
T
=
(a)
a
r
S
1
'
4
4
T
T
=
(b)
b
r
S
2

alors r 1 =r 2 =r d’où

4

T

a

4

T

b

'

=

'

r

=

2

(

4

S

T

a

La présence d’un écran dans le cas où les émissivités des surfaces sont identiques divise le flux échangé entre

Question 3 : n écrans entre (1) et (2)

1

=

  • 1 1

1

car 1 = 2

  • 1

+

2

1

=

2

  • 1

1

Comme pour la question précédente, la conservation du flux va permettre d’écrire un système de n+1 équations

échangé

à n+1 inconnues qui sont les températures des écrans T 1 à T n et le flux

entre (1) et 1 er écran

entre 1 er et 2 ème écran

S

S

entre n-1 ème et n ème écran

entre n ème écran et (2)

S

S

la somme de ces n+1 équations donne

4

T

a

soit

4

T

b

=

1

+

n

1

1

S

r

0

r

n

r

0

+

=

2

n

1

S

r

0

r

n

+

=

r

0

r

n

2

r

n

+

(

n

1)

r

0

[

S T

a

4

4

T

b

]

Remarque : Si r 0 =r n alors

=

r

0

(

n

+

1)

[

S T

a

4

4

T

b

]

=

sansécran

n

+

1

4 : Transmission de la chaleur par convection

Les échanges de chaleur par convection se produisent entre une paroi solide et un fluide (liquide ou gaz).

L’étude détaillée de ces mécanismes d’échange est complexe et fait appel aux connaissances de la mécanique

des fluides pour caractériser le mouvement du fluide et à la thermique pour évaluer les quantités de chaleur

échangée. Dans pratiquement tous les systèmes échangeant de la chaleur, il y a des problèmes convectifs à

étudier.

Dans le cas du bâtiment, les phénomènes convectifs mis en jeux sont extrêmement complexes. Pour la

conception d’une installation de climatisation, on s’intéresse à la convection de manière très globale en utilisant

des équations simples.

Convection naturelle ou libre

Au contact d’un corps chaud, la température d’un fluide s’élève et le fluide se dilatant, son poids volumique

diminue. Le fluide chauffé a donc tendance à s’élever par rapport au fluide environnant. Un écoulement se met

donc en place au sein du fluide, le fluide chaud étant remplacé par du fluide froid. Cet écoulement se maintient

tant que la source de chaleur existe.

Convection forcée

Le mouvement du fluide est imposé par une force extérieure (ventilateur, pompe, etc.). L’étude hydraulique est

dissociée de l’étude thermique

4-1 : Equation fondamentale

C’est la loi de Newton qui détermine le flux de chaleur échangé par convection entre une paroi et un fluide.

 

S (T

1

 

)

[W]

 

=

h

c

 

avec

 

T 1 Température de la surface de la paroi (°C)

 

T 2 Température du fluide loin de la paroi (°C)

h c Coefficient d’échange convectif [W/m²/K]

S surface de la paroi [m²]

 

Un des

objectifs

d’étude

de

la

convection

est

la

détermination

du

coefficient

h c

pour

tous

les

types

d’écoulement

que

l’on

rencontre

dans

les

systèmes

d’échange de chaleur.

Ce coefficient h c dépend de nombreux paramètres :

La nature du fluide.

T 1

h c T 2
h c
T 2

Les températures de surface et du fluide, h c augmente quand l’écart de température (T & -T 2 ) augmente.

La vitesse du fluide au voisinage de la surface d’échange.

L’orientation et les dimensions de la surface d’échange.

… ..

h c varie localement sur la surface d’échange. Sauf dans le cas d’études très poussées, on considère des

coefficients d’échange moyen sur l’ensemble de la surface.

4-2 : Convection forcée

4.2.1 - Grandeurs

Soit un fluide caractérisé par

sa vitesse U (m/s)

Dans le cas d’un écoulement libre U=U 0 vitesse loin de la paroi

Pour une canalisation U=Ū vitesse moyenne égale au débit global divisé par la section de la

canalisation.

sa masse volumique (kg/m3)

sa pression P (N/m²)

sa température Tf (K)

sa viscosité dynamique (kg/m.s)

En récapitulant, nous avons h c =f(U, , D, , C p , ) avec

Cp chaleur massique

conductivité thermique

L’analyse dimensionnelle permet de définir des groupements adimensionnels.

Nombre de Reynolds

Nombre de Prandtl

Nombre de Nusselt

U.D. = R e . C p P = r h . D c N =
U.D.
=
R e
. C
p
P
=
r
h
.
D
c
N
=
u

Les nombreuses études réalisées sur les échanges convectifs ont permis d’établir des relations expérimentales

du type F(R e , P r , N u )=0

Le nombre de Reynolds permet de déterminer le régime d’écoulement. Pour un écoulement en conduite fermée

on a les valeurs suivantes.

R e <2100

régime laminaire

R e >2100

régime turbulent

4.2.1 – Ecoulement dans un tube

Les formules ci dessous sont valables pour des écoulements nettement turbulents (R e >10000) et stabilisés.

C’est à dire pour une longueur de canalisation supérieure à 60 diamètres.

Pour des canalisations circulaires , D est le diamètre du tube.

Pour des canalisations non circulaires D=D e =4S/P.

− D e Diamètre équivalent − S Section du tube − P Périmètre du tube a)
D e Diamètre équivalent
S Section du tube
P Périmètre du tube
a)
Cas des gaz
0,8
0.4
N
=
0,023
R
.
P
u
e
r
si 10000<R e <120000
Formule de Colburn
Caractéristique de l’air à la pression atmosphérique
[°C]
[kg/m 3 ]
[W/m.K]
C [J/kg.K]
[kg/m.s]
[K -1 ]
10
1,2930
0,0243
1005
1,72 10 -5
3,67 10 -3
20
1,2045
0,0257
1005
1,82 10 -5
3,43 10 -3
40
1,1267
0,0271
1009
1,91 10 -5
3,20 10 -3
60
1,0595
0,0285
1009
2,00 10 -5
3,00 10 -3
80
0,9998
0,0299
1009
2,09 10 -5
2,83 10 -3
-5
100
0,9458
0,0314
1013 2,1810
2,68 10 -3
200
0,7457
0,0386
1026
2,58 10 -5
2,11 10 -3
500
0,4564
0,0570
1092
3,58 10 -5
1,29 10 -3
b)
Cas des liquides
Indice (f) : caractéristiques du fluide à la température T f
Indice (s) : caractéristique du fluide à la température T s
0,43
0,8
0.43
  P
r
(
f
)
 
N
= 0,021
R
.
P
.
u
e
(
f
)
r
(
f
)
si 10 000
500 000 et 0,6
2500
P
R e(f)
P r(f)
 
r
(
s
)
 
 

Caractéristique de l’eau à la pression atmosphérique

 
 

[°C]

 

[kg/m 3 ]

 

[W/m.K]

C [J/kg.K]

[kg/m.s]

[K -1 ]

 

0

 

999,8

 

0,552

 
  • 4217 1,79 10 -3

0,070 10 -3

 
  • 10 999,7

0,578

  • 4191 1,31 10 -3

0,088 10 -3

  • 20 998,2

0,598

  • 4181 1,00 10 -3

0,206 10 -3

  • 30 995,7

0,614

  • 4178 0,80 10 -3

0,303 10 -3

  • 40 992,2

0,628

  • 4178 0,65 10 -3

0,385 10 -3

  • 50 988,0

0,641

  • 4180 0,55 10 -3

0,457 10 -3

  • 60 983,2

0,651

  • 4183 0,47 10 -3

0,523 10 -3

  • 70 977,8

0,661

  • 4189 0,40 10 -3

0,643 10 -3

  • 80 971,8

0,669

  • 4196 0,36 10 -3

0,698 10 -3

  • 90 964,3

0,676

  • 4204 0,31 10 -3

0,752 10 -3

 

100

 

958,4

0,682

  • 4215 0,28 10 -3

Remarque : pour les tubes en serpentins enroulés suivant un diamètre d, nous utiliserons un coefficient

multiplicatif pour la formule ci dessus de (1+3,5

D

d

)

  • 4.2.2 – Ecoulement autour d’un tube

Caractéristique de l’eau à la pression atmosphérique [°C] [kg/m ] [W/m.K] C [J/kg.K] [kg/m.s] [K ]

d

Le diamètre extérieur du tube sera la dimension caractéristique D

  • a) Tubes isolés

10

<

R

e

<

1000

1000

<

R

e

<

10

5

  • b) Faisceau de tubes

N

u

(

f

)

=

0,59

R

0,47

e

(

f

)

.

0.38

P

r

(

f

)

.

  P

 

r

(

f

)

(

s

)

P

r

0,25

N

u

(

f

)

=

0,21

R

0,62

e

(

f

)

.

0.38

P

r

(

f

)

.

  P

 

r

(

f

)

(

s

)

P

r

0,25

Les tubes peuvent être disposés en lignes ou en quinconces. A partir du 3 ème rang on peut utiliser les

relations suivantes :

En lignes

N

u( f )

En quinconces

N

u( f )

0,23

R

0,65

e( f )

.

0.33

P

r

(

f

)

.

0,41

R

0,60

e( f )

.

0.33

P

r

(

f

)

.

Pour la 1 ère rangée , on multiplie par 0,60 et pour la 2 ème

Caractéristique de l’eau à la pression atmosphérique [°C] [kg/m ] [W/m.K] C [J/kg.K] [kg/m.s] [K ]

rangée par 0,9 (en lignes) ou 0,7 (en quinconces).

Ces relations fournissent des ordres de grandeurs.

Lignes

Caractéristique de l’eau à la pression atmosphérique [°C] [kg/m ] [W/m.K] C [J/kg.K] [kg/m.s] [K ]

Quinconces

  • 4.2.2 – Ecoulement sur une plaque verticale isotherme

R

e

10

4

R

e

>

10

5

N

u

(

f

)

=

0,664

R

0,50

e

(

f

)

.

0.43

P

r

(

f

)

.

N

u

(

f

)

=

0,037

R

0,80

e

(

f

)

.

0.43

P

r

(

f

)

.

Cas particulier : Façade soumise au vent

U <

5m /s

5m/ s < U < 30m/ s

h

c

=

6 , 2

+

h

c

=

7,6U

0,78

4 , 3

U

4-3 : Convection naturelle

  • 4.2.1 - Grandeurs

Toutes les grandeurs relatives au fluide subsistent. Seule la vitesse est remplacée par l’accélération de la

pesanteur g (m/s 2 ) et le coefficient de dilatation volumique (K -1 ) à pression constante, qui définissent le

mouvement du fluide du à la variation de sa densité.

 

=

  • 1 or pour un gaz parfait PV=nRT

V

T

P

V

 

d’ou

n R

=

=

1

=

1

(K -1 )

 
 

V

P

T

T

 

.

g

.

T

.

2

.

D

3

Nombre de Grashof

G r

=

 
   

2

 

- coefficient de dilatation volumique

 

(K -1 )

g - accélération de la pesanteur

 

(m/s²)

T – écart de température entre le fluide et la surface (T s -T f )

(K)

- masse volumique

 

(kg/m 3 )

D – dimension caractéristique

 

(m)

- viscosité

 

(kg/m.s)

il faut trouver une relation F(G r , P r , N u )=0

  • 4.2.2 – Convection naturelle en espace libre

Le tracé de Nu=f(P r xG r ) forme trois tronçons de droites en diagramme bi logarithmique.

Soit

N

u

(

= b P .G

r

r

) m

N u

Nous avons les relations suivantes pour les trois tronçons si

P r >=7 :

10

3

< P

r

.

G

r

<

5.10

2

5.10

2

< P

r

.

G

r

<

2.10

7

2.10

7

< P

r

.

G

r

<

10

13

N

u

=

1,18

(

P

r

.

G

r

)

1/ 8

N

u

=

0,54

(

P

r

.

G

r

)

1/ 4

N

u

=

0,13

(

P

r

.

G

r

)

1/ 3

P r .G r 10 -3 5.10 2 2.10 7 10 13
P r .G r
10 -3
5.10 2
2.10 7
10 13

Les grandeurs sont calculées pour une température moyenne surface-fluide ½(T f +T s ), seul est déterminé à T f .

Pour la dimension caractéristique D, nous prendrons :

Cylindre vertical

Cylindre horizontal

Sphère

Plaque verticale

Plaque horizontale

D=h

D=D

e

D=D e

D=h

D=l

hauteur du cylindre

diamètre extérieur

diamètre extérieur

hauteur de la plaque

la plus petite dimension

Dans le dernier cas, pour une surface chauffante horizontale T s >T f , nous surestimons de 30% les échanges sur

la face inférieure et nous sous estimons de 30% les échanges sur la face supérieure.

Dans le cas d’un fluide chauffant T f >T s , les corrections sont inversées.

Ces relations fournissent uniquement des ordres de grandeurs.

  • 4.2.3 – Convection naturelle en espace limité

Si la température du fluide entre S 1 et S 2 se stabilise à une valeur T f , on parle de convection libre. Dans le cas

contraire la température du fluide varie continûment et on parle de convection en espace limité.

L’exemple type de ce cas est celui de lame d’air d’un double vitrage ou d’une paroi sandwich (cf figure ci-

dessous).

T s2 T f T s1
T s2
T f
T s1

Convection libre

T s2 T s1
T s2
T s1

Convection en

espace limité

air Ext. Int. Paroi sandwich
air
Ext.
Int.
Paroi sandwich

Pour une lame d’air d’épaisseur e, on définit une conductivité équivalente ’ telle que

=

'

e

(

S T

2

T

1

)

La convection dans la lame d’air est donc assimilée à de la conduction.

Soit la conductivité de l’air, on utilise les relations suivantes pour déterminer ’.

P

r

.

G

r

2.10 3

P

r

.

G

r

>

2.10

3

' 1 ' = 0,18 (
'
1
'
= 0,18
(

P

r

.

G

r

1 4
1
4

)

Les caractéristiques sont déterminées à la température (T 1 +T 2 )/2, la dimension caractéristique est e (D=e)

PARTIE B : AIR HUMIDE – TRAITEMENT DE LAIR

1 – Grandeurs caractéristique de l’air humide

1-1 L’air humide: Qu’est ce que c’est ?

L’air humide est un mélange d’air sec et de vapeur d’eau. La composition de l’air sec est la suivante :

Azote

Oxygène

N

2

O

2

78.09%

20.84%

Gaz rares & impuretés 0.07%

Vapeur d’eau

P ARTIE B : A IR H UMIDE – T RAITEMENT DE L ’ AIR 1
Air sec
Air sec
P ARTIE B : A IR H UMIDE – T RAITEMENT DE L ’ AIR 1
Air humide
Air humide

L’air sec et la vapeur étant deux gaz parfaits, le mélange des deux est un gaz parfait.

Constatation 1 : La quantité de vapeur d’eau contenue dans 1 m 3 d’air sec est limitée. Au delà de cette limite,

la vapeur d’eau se condense sous forme liquide, il y apparition de brouillard.

1m 3
1m 3

Production

de

vapeur d’eau

1m 3 Apparition de brouillard
1m 3
Apparition de
brouillard

Production

de

vapeur d’eau

Constatation 2 : Plus la température de l’air est élevée , plus la quantité de vapeur d’eau que peut contenir l’air

est importante.

Exemple : à T=15°C 1 kilogramme d’air sec peut con tenir au maximum 105 grammes de vapeur

d’eau

à T=30°C, 1 kilogramme d’air sec peut contenir au maximum 274 grammes de vapeur

d’eau.

1-2 Pressions

L’air sec et la vapeur d’eau étant des gaz parfaits, ils vérifient la propriété suivante :

PV

T

= mR

p

avec P : pression [Pa]

V : volume [m 3 ]

T : température [K]

m : masse [kg]

R p : constante particulière du gaz considéré [J/kg/K]

La pression totale du mélange est la somme des pressions partielles des deux constituants.

P

tot

P

tot

=

P partielle air

+

P partielle vapeur d eau

'

=

P

as

+

P

v

Définition : Dans un mélange de deux gaz parfaits GP1 et GP2 occupant un volume V, la pression partielle de

gaz 1 (GP1) est la pression du gaz si il occupait seul le volume V.

La pression partielle de vapeur à saturation (P vs ) est la pression partielle de vapeur quand l’air est saturé en

vapeur d’eau. Les relations ci-dessous permettent de déterminer P vs en fonction de .

 

2,7877

+

  

7,625.

241,6

+

 

 

 

 
 

P

=

10

 

0

vs

2,7877

+

 

 

9,756.

 

   

pour

 
 

10

272,7

+

   

0

 

Pvs=f( )

P

vs

=

 

pour

<

 

Pvs

   

Pvs

     

Pvs

 

Pvs

 

Pvs

 

 

 

(°C)

(Pa)

(°C)

 

(Pa)

(°C)

 

(Pa)

(°C)

(Pa)

(°C)

(Pa)

 
  • 0 610,7

               
 
  • 1 656,6

 

11

 

1311,8

   
  • 21 2485,5

 
  • 31 7777,4

4491,4

41

 
 
  • 2 705,4

 

12

 

1401,5

   
  • 22 2642,4

 
  • 32 8198,4

4753,6

42

 
 
  • 3 757,5

 

13

 

1496,7

   
  • 23 2807,9

 
  • 33 8639,1

5029,1

43

 
 
  • 4 812,9

 

14

 

1597,4

   
  • 24 2982,4

 
  • 34 9099,9

5318,3

44

 
 
  • 5 871,9

 

15

 

1704,1

   
  • 25 3166,3

 
  • 35 9581,8

5621,8

45

 
 
  • 6 934,6

 

16

 

1817,0

   
  • 26 3360,0

 
  • 36 10085,5

5940,2

46