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LES

MERVEILLES

DE

LA CHIMIE

M. G. Aliverti - R. Brent 5tfD + 8741 LES MERVEILLES DE LA CHIMIE .,

M. G. Aliverti

-

R.

Brent

5tfD

+ 8741

LES MERVEILLES DE LA CHIMIE

.,

\

Texte (rançais de C.

éditions

des

+ 8741 LES MERVEILLES DE LA CHIMIE ., \ Texte (rançais de C. éditions des Paris

Paris

Roux

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deux

Bézieux

coqs

d'or

+ 8741 LES MERVEILLES DE LA CHIMIE ., \ Texte (rançais de C. éditions des Paris

«} 1l:dniOll5 des Deux Coqs d'Or. 1963.

Publi~ par les &lirion! Grapbiques lnll:rnationale5

(E. G. 1.), Pam.

Les illustrations non photographiques de I%t ouvrage:

sont de: H. Lazarus.

lnll:rnationale5 (E. G. 1.), Pam. Les illustrations non photographiques de I%t ouvrage: sont de: H. Lazarus.
Sommaire Préface Tenninologie chimique L'importance de la chimie L.es chimiste~ du passé Les instruments de

Sommaire

Préface

Tenninologie chimique

L'importance de la chimie

L.es chimiste~ du

passé

Les instruments de laboratoire

Le laboratoire il domicile

Appareils destinés aux expériences

Mesures scientifiques

Construction d'une balance

Technique de laboratoire ,

La bougie de

1 J'école des

Faraday

savants

Eléments, composés et mélanges

L'eau

L'oxygène

L'hydrogène

L'anhydride carbonique

t,'azote

L'llIl1 moniac

Le chlnre

Sténographie chimique

.

Le système périodique des Éléments. Les solutions

I:es acides

Les hases

Les sels

Neutralisation L'iode Le soufre L'anhydride sulfureux

,

~ydrogène sulfuré

L'acide sulfurique

Le silicium

.

.

Pages

10

Le bore

12

Le sodium

14

Le potassium

18

Le calcium

22

L'cau dure

24

Le magnésium - Le ?ine

26

L'aluminium

29

Le manganèse

3D

Oxydo-réduction

33

Le fer

36

Le cuivre

39

L'argent

42

Valences ct formules

44 Le carbone

48

53

Les composés du carbone

Les hydrocarbures

56 Le pétrole

58 Les hydrates de carbone

60 kes alcools

62 Les acides organiques

64 Les &caisses

66

68

Les ~von~

Les protéines Les colloïdes Les fibres textiles

70

7I

75 Les matières plastiques

76 ~1cul des Équations chimiques

78 L'avenir de la chimie

82

85

~

~Otre équipemenr de chimiste

:t&s

composés

chimiques

habituels

86 et leurs formules

87 Index analytique

89 Index des figures

Pages

93

96

98

101

102

104

106

110

112

113

lI7

119

122

125

128

132

134

136

140

142

144

146

149

153

155

158

160

164

166

168

171

175

Préface

Le but th etC ouvrage n'est pas de faire double emploi avec les livres dL classe. Dans les

écoles,

les

collèges,

les

lycées,

la

chimie est

emeignie, et fort men enseignée. Nom n'avons

Les écoliers qui aiment la littérature ont la

possibilité,

tout

au

long

th

leurs

années

d'élude, de faire la connaissance des meilleurs

auteurs, de lire les plus beaux poèmes, de se

nul/ement

l'intention

th

ncus

substituer

aux

passionner

peur

les

romans

les plus

entraî-

 

nants, ùs

historiens

en

herbe

disposent de

Notre ambition eS I

à

plus

modeste.

Différente

la fais différente et

parce

que

nous

ne

vùons pas â faire de tout lecteur un chimiste

confirmé,. plus modeste parce que les propor-

saurait

être exhaustif.

Naus voulons simplement illustrer le propos suroant : la chimù n'est pas une science an'Je

tions

de

cet

ouwage font

qu'il

ne

qui

use

d'incompréhensibles

hiéroglyphes

SO,H 2 H 2 0

Quel sens ces formules ant-

e/les? Quelle passionnante réalité tentent-elles

d'expn"mer? Quels sont les faits qui se cachent

dem"ère ce langage hennitique?

Jjzaines d'auvrages non scolaires d'un grand intérêt " chrOtliques, repqrtages, récits, bio- graphies. Les amoureux des mathématiqtu.'s n'ont besm'n que d'un crayon et d'une feuille de papier paur percer les mystères de l'arithmé- tique, construire des figures géométriques, ali- gner des pages d'équations alcébriqu2.s,

Mais ceux qw' aiment la chimie, que font- ils? Ils participent aux Irava:cc pratiques et réalisent les quelques exptriences que prévoit le programme, mais ne peuvent guère aller plus loin. Il faut, pensent-ils, un matériel

1

1

œûteux, des connmnanas techniques powsées, un assortiment de substances bizarres et

toxiques.

Ce n'est pas exact ou, du mtJins, il n'est pas

indispensable de posséder tout cela.

Faire des eXpériences, cela peut être aussi

compcsé fcmné de deux parties d'hydrogène pour une partie d'oxygène. » Bon. C'est une

affinnation. V érifiom si ,'est fJTai et dicom~ posons l'eau en ses constituants.

• Les fibres ariificielles sont à base de cellulose. » C'est bien abstrait; et puis. est-ce vrai? Pour le lecteur des Merveilles de la Chimie qui a rlussi à fabriquer un fil de rayonne à partir de quelques bouts de papier- filtre. celle assertion revêt immédiatement un sens coru:rel. Ainsi la chimie cesse d'appartenir à un monde é!Tanger, l'univers tUs formules, des symboles, des abstractions. Elle fait partie de la flie qumidienne. Et atIOuons qu'il est beau- coup plus amusant tU se laver les mains ~c un morceau de savon sorti directement de sen propre laboratoire qra de le faire cl l'aide d'une safJOnnette achetée au tmJgasin du coin

passionnant qta

de colleciiunner des timbres

ou de constituer un herbier, L'intelligenu, Je soin, l'art d'utih'ser les objets les plus $I'mp/es,

autant de qualités qui suffisent à réaliser un

une

matériel de fortune.

mèche et un tube de ruuge à lèvres 'vuu. Voia"

de

un brûleur à alcool.

Un

Une

encner

vieille

vide,

boiu

rtUlÙ

la

deux plateaux d'une balance de laboratoire.

Grâa à un équipement réduit au mim'mum, le ,hi",ùte en herbe voit s'ouvrir derunJ lui

avec le couvercle et le fond, on fabrique

conserves,

c'est

bon pour la poubelle

et le fond, on fabrique conserves, c'est bon pour la poubelle des perspectives neuves. t: L'eau

des perspectives neuves. t: L'eau est un corps

Il

et le fond, on fabrique conserves, c'est bon pour la poubelle des perspectives neuves. t: L'eau

&

-

Terminologie chimique

ACIDE; composê contenant de l'hydrogène qui, en solution, libère des ions d'hydrogène.

ALLIAGE: mélange résultant de Il combinai~on de deux ou de plusieurs ml!uul(.

ANALYSE : divi sion d ' un composé en ses éléments

ou en composés plus simples.

ANHYDRE : qui est prIvé d'eau.

ATOME: la plus petite partie d'un élément qui inter -

vient dans les combinaisons ch imiques.

BASE: composé contenlnt l'oxhydrile (OH).

CATALYSEUR; substance qui favorise une réaction

chimique sans subir de transformulons.

CHIM IE: science qui a pour objet les substances et les tr;a.niformatlons qu'elles peuvent subir.

C!-IIMIE ORGANIQUE : li/. chimie des composés du

carbone.

COMBUSTION: une rbctlon chimique qui engendre chaleur et lumière.

COHPOS~ : $ubnance formée de deux ou de plu- sieurs atomes dans des proportions définies et cons- tantes.

CRISTAL

lequel les atomes et les molécules sont disposés de

façon régulière.

cor ps solide de forme polyédrique dans

l'obtient corps par la mane du

DENS IT~ : on

en

même

dl

isant la mane

olume

d'eau.

d·un

DISSOLVA NT: liqUide dans lequel une tubsur"lce en dissoute.

DISTILLAT : liquide qui a puis, par refroidissement,

été t randormé en vapeur

i

nou

eau

en liquide.

DISTILLATION

: procéd~ qui

permet d'obtenir un

distillat.

DUCTILE : susceptible d'être réduit en fils.

~LECTROLYSE : dl

lslon

du courant électrique.

d'un électrolyte au moyen

~LECTROLYTE substance qui, fondue ou en solu · tian, se dlnocle en Ions.

~LÉHENT : substance formée d·un seul type d'atome.

ÉQUATION : se compose de deux membres séparés par une nèche. Dans le premier membre on a

les formules des substances qu i réagissent unies

membre, on a. les

par le signe

obtenues.

formules des substances nou

_;

dans

le second

elles

ainsi

~VAPORATION : puu.ge d'une subsunce de l'eUt liquide i l'éut gn.eux.

FILTRAT

liquide obtenu par Illtrulon.

FILTRATION:

et d'un solide i tra~ers une matiere poreuse.

procédé de sépilr'l.tlon d'un liqu ide

FORMULE: reprhentatlon d'un élément ou d'un composé au moyen des symboles des éléments et de leuu indices.

HYDRATE: composé contenant de l'eau. Cette uu peut être libéree grlce i la chaleur.

HYDROXYDE

composé

qui

contient

le

n.dia.1

(OH).

INDICE: nombre placé en bas i droite du symbole qui Indique le nombre d'atomes qui font partie de la molécule.

ION: un atome ou un groupe d'atomes (radla.l) chlrg.! d'électriCité.

MALL~A8LE

minces.

liusceptible d'être

r&luit en feuilles

M~lANGE : mélange de subu~nc es non

chimiquement.

combinées

la chaleur et

de "électricité, brillut, qui donne na issance ides ions po1it lfs.

MËTAL : élément bon conducteur dc

POIDS ATOMIQUE: poids d'un atome compare au poids d'un atome d'oxygène arbitrairement fid à 16.

POIDS MOLÉCULAIRE: somme des poids atomiques des élémenu qui forment la molécule d'un composé.

PR.~C1PITÉ

Uon.

solide insoluble formé dans une solu-

RADICAL : groupe d'atomes qui se comportent chlmlcluement comme un seul atome.

RÉACTION CHIMIQUE : on appelle rélctlons les phénomenf!li chimiques et on les représente comme des équations.

R~DUCTION : procédé au moyen duquel un composé cède de l'oxygène ou se combine a~ec l'hydrogene.

SEL: composé formé de la réaction d'un acide et d'une base.

SOLU81L1TÉ : quantité d'une substance donnée nécusaire pour obtenir une solution saturée i partir de 100 grammes de dinolvant.

SOLUTION SATURÉE : solution qui contient la quantité maximum de substance dissoute dans cer- ulnel cond itions de température et de pression.

SUBLIMATION: procédé gr.tce auquel un solide,

après a~ojr t!t~ transformé en

l'éut soUde en se refroid issant sans passer par l'éut

liquide.

vapeur,

retourne

à

M~TALlOIDE é lém ent mauvais conducteur de la

SUBSTANCE

toute

matière

: élément, compos'

chaleur et de l'électricité, privé d'éclat, qui donne nalnance à des ions négatifs.

ou mélang~.

SYMBOLE

une

ou

deux le ttres représentant

un

MOL~CULE : la plus petite partie d'un élément. d'un composé qui puisse exister à l'éht libre.

élément.

SYNTHËSE

formation

d'un

composé

~ partir

de

NEUTRALISATION; réaction d'un acide sur une ~se d'o ll rhultent un sel et de l'uu.

composés plus simples ou d'é léments; 'a synthb~ est

le contraire de l' analyse.

OXYDATION

:

procédé

au

moyen

duquel

une

VALENCE: Clp3.clté qu'a l'ato me d'un élément de

substance

se

combine avec l'oxn:ene

ou

cède

de

remplacer ou

de se combiner a"ec un ou plUIÎeurs

l'hydrogène.

 

atomes d'hydrogène.

13

1

L'IMPORTANCE DE LA CH IMIE

Le monde qui nous entoure reste, pour la

plupart d' entre JlOUS, un

a pour but précisément de nous renseigner sur la nature des choses et sur les modifica- tions qu'elles subissent. Elle concerne tout ce que nous voyons, mais aussi tout cc qui existe ct que nous ne voyons pas. L'air que nous respirons est un mélange de substances chimiques et le phénomène de la respiration, une réaction chimique. Le sang est oxydé par l'oxygène de l'air et l'anhydride caroonique, produit de la respiration, est le résultat d'un travail cellu-

mystère. La chimie

14

laire extrêmement compliqué. Les aliments sont, eux aussi, des compos~s chimiques, ks uns simples comme l'eau et les sels miné- raux, les autres très complexes comme les graisses, les sucres et les protéines. Le phénomène de la digestion n'est autre qu'une série de réactions chimiques au moyen desquelles les aliments non solubles se transforment en composés chimiques plus simples et, par conséquent, assimilables. A leur tour, ces composés sont transformés en substances complexes qui forment les cellules des tissus et des organes.

Les vêtements, les livres, les remèdes, la maison où nous vivons, sont autant de créa-
Les vêtements, les livres, les remèdes, la maison où nous vivons, sont autant de créa-

Les vêtements, les livres, les remèdes, la maison où nous vivons, sont autant de créa- tions chimiques. La nature elle-même est un extraordi- naire laboratoire où tout se transforme conti- nuellement. Sur la terre, plantes et animaux sc dévdoppem, se nourrissent, puis se démmposent. Lorsque le processus vital s'interrompt, les substances organiques qui constituent les organismes animaux et végétaux se décom- posent cn substances inorganiques simples. Celles-ci sont alors absorbées par les racines

des plantes pour former à nouveau avec l'e"au et l'anhydride carbonique la substance organique des végétaux. Les roches éclatent et se désagrègent sous J'action mécanique de" 1'C'au qui augmente de volume lorsqu'elle gèle. Mais l'eau de pluie qui contient un faible pourcentage d'anhy- dride carbonique exerce également une action chimique sur les carbonates qui se transforment en bicarbonates (c'est le cas des roches du Carso) ct sur les silicates, c'est ce qu'on appelle le phénomène de kaolinisation.

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Dans l'univers, de nouvelles étoiles appa- raissent, d'autres disparaissent. Le soleil, source de lumière, de

Dans l'univers, de nouvelles étoiles appa- raissent, d'autres disparaissent. Le soleil, source de lumière, de chaleur et d'énergie, est un veritable creuset qui finira sans doutc par se détruire lui-même dans quelques millions d'anntts.

cela illustre l'importance de la

chimie. Passons maintenant brièvement en revue ses différentes branches. La chimie agraire a pour but d'étudier la

composition chimique du sol ct l'usage des engrais, en vue d'un développement de la

production agricol e qui permeue de

faire aux besoins d'une population mon- diale en perpétuelle expansion. La chimie analytiCJIU concerne la recherche et l'identification des éléments constitutifs des substances (analyse qualitative) et déter- mine dans quelles proportions un ou plu- sieur s de ces éléments se trouvent dans le corps analysé (analyse quantitative).

Tout

satis-

La

chimie

appliquée

aux

matériaux

de

construction étudie précisément la compo-

sition de ces matériaux, tels que chaux, ciments, alliages de métaux, bois, etc.

La chimie pharmaceutitpa es t, sans doute,

l'une des branches les plus anciennes de la chimie. L'homme a connu très tôt les pro- priétés thérapeutiques de certaines subs- tances, en particulier de celles extraites des plantes. La médecine a fait, depuis quelques années, des pas de géant grâce à de nouveaux remèdes comme les sulfamides ou les anti- biotiques. Aujourd'hui enco re, les vita- mines utilisées en phannacie sont obtenues par des procédés synthétiques.

La chimie bromatologique veill e au contrôl e

des aliments et décèle les fraudes et les falsi- fications.

rappom

entre la constitution chimique et les pro- priétés physiques de la matière. EUe eH à l'origine de la physique nucléaire.

La

chimie

physique

étudie

les

LA chimie indwtrùlle a pour objet les pro-

cédés chimiques utilis6 dans les différentes industries. Elle étudie, cn outre, la résis-

tance des matériaux, leur conservation et leur transport. Elle permet, ainsi, la cons-

truction de véhicules capables de résister à

la chaleur et à la pression et d'atteindre des vitesses très élevées. Ce qu'on appclle

communément « la grande industrie chi- mique • fabrique J'acide sulfurique, J'acide chlorhydrique, J'acide nitrique, la soude, les engrais chimiques, etc.

• La

grande

industrie

chimique

orga-

nique ,. fabrique les graisses, les savons, les

explosifs, les fibres

textiles artificielles, les

sucres, les produits dérivés de l'alcool, etc.

Parmi les diverses industries chimiques,

celle des résines synthétiques revêt, à l'heure

actuelle,

caoutchouc

fabrication

une importance

la

particulière.

du

En

effet,

synthétique

complète

la

production

de

caoutchouc naturel devenue insuffisante dans un monde où le nombre des véhicules augmente chaque année,

La chimie commerciale concerne la narure

chimique des marchandises.

La chimie minéralogique traite des miné-

raux dont eUe étudie la nature chimique en mettant à contribution la physique et la physicxrchimie. La cristallographie est une branche de la chimie minéralogique.

LA chimie orgam'que a pour objet l'étude

des composés du carbone. On croyait,

autrefois,

mentale entre les composés inorganiques et les composés organiques, du faÎt que ceux-ci

ne pouvaient !tre obtenus artificiellement,

leur existence étant liée, • force vitale ».

qu'il exÎstait une différence fonda-

croyait-on, à la

En 1828 pourtant, Wohler réussit à pré- parer synthétiquement l'urée. Dès lors, rien n'emp&hait les chimistes d'envisager la création par synthèse des divers composés du règne animal et vegetal.

La chimie toricologique étudie la nature

des poisons.

Depuis quelques années, les savants ont découvert la structure interne des substances chimiques et Ont commencé à utiliser la force redoutable qu'elles dissimulent et

qu'on a appelée l'énergie atomique. Celle-ci ouvre à l'homme des perspectives extraor- dinaires.

En fait, les ressources naturelles de la terre ne dureront pas toujours. Les mines qui fournissent à l'homme les matières premières, telles que les métaux et le charbon, s'épui- seront un jour et il en sera de même pour les gisements de pétrole. Que deviendra l'homme privé de combus- tibles?

Voilà pourquoi physiciens et chimistes ont cherché à utiliser l'énergie atomique

dans ce sens. A J'heure actuelle, ce procédé

reste

toujours ainsi.

Nous vivons donc dans un monde où la chimie est appelée à prendre de plus en plus d'importance.

Il est devenu inctispensable de connaître les lois qui la régissent, ainsi que la façon dont elles furent découvertes. Tel est préci- sément le but de ce livre.

très

onéreux,

mais

iJ

n'co

sera

pas

dont elles furent découvertes. Tel est préci- sément le but de ce livre. très onéreux, mais
dont elles furent découvertes. Tel est préci- sément le but de ce livre. très onéreux, mais

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LES CHIMISTES

On peut imaginer ainsi

la découverte du

feu: il y a des milliers d'années, un homme toucha, avec un bâton, la lave bouillante qui

sortait d'un volcan en éruption. Le bâton prit feu. Il le braneUr comme une torche. Le bois répandit lumière et chaleur, puis tomba en cendres.

chimiste.

Partant d' une substa nce appelcc bois, il

l'avait tranliforméc cn d'autres substances au moyen d'un proct~é qu'on appelle, cn termes

Cet

homme

était

le

premier

chim ique

,

une combustion.

La découverte du feu fut le premier pas

vers la chimie moderne; grâce à lui, les ali-

ments devinrent comestibles. Avec l'argile cuite on put faire des vases. L'homme apprit également à fabriquer le verre et à extraire les métaux des minerais. Longtemps, il se contenta des résultats obtenus sans se soucier d'expliquer ni de justifier les phénomènes. Il y a deux mille cinq cents ans seulement, les philosophes commencèrent à s'interroger sur la matière ct ses transfonnations.

Au V C siècle avant Jésus -Christ, en Grèce,

un eertain Empédocle émit, à cc sujet, une hypothèse. Selon lui, tout cc qui existait sur la terre était composé de quatre substances fondamentales qu'il appela « éléments . : le feu, l'eau, l'air et la terre. Considérant précisément la combustion d'un morcc-.:I.U de bois, Empédocle distingua

les flammes (le feu ), la

dité dégagée (l'eau) et les cend res (la [erre).

fwnée (l'air), l' humi-

Cependant, un autre philosophe grec,

Démocrite,

à

l'époque

mourait

DU PASSÉ

Empédocle, proposa une théorie différente.

Selon lui, la nature était composée de minus-

cules particules qu'il nomma atomes, ce qui

signifie en grec indivisible.

Cette hypothèse fut Contestée par le plus grand philosophe du moment, Aristote, qui, lui, demeurait fidèle à la théorie des quatre éléments.

pendant

L'idée

ariswtélicienne

domina

deux mille ans la pensée scientifique. Les plus anciennes civilisations eurent des notions de chimie pratique. Les Égyptiens, les Hébreux, les Hindous savaient comment Obtenir k cuivre, l'étain, le plomb et le fer.

En Égypte, également, on découvrit l'art de préparer le verre à partir de la potasse

extrai re des cendres végétales et l'art de la céramique est aussi ancien que celui du

verre.

L es Égyptiens, les Lydiens, les Phéni-

ciens et les Hébreux utilisèrent des colorants

tirés de substances organiques naturelles, comme l'indigo et la pourpre. Ils utilisèrent également l'alun comme mordant. Au début du IVe siècle, les Alexandrins furent les premiers à se consacrer à l'alchi- mie, bientôt suivis par les Arabes qui conquirent l'Égypte. Ce furent ces mêmes Arabes qui introduisirent l'alchîmie en Europe occidentale. Les alchimistes voulaient transfonner les métaux vils en métaux nobles, au moyen de

la pierre philosophale. Ils

Iement l'élixir de longue vie . Pour cela, ils mélangeaient diverses substances, les fai- saient bouillir et les distillaient, sans jamais

recherchaient éga -

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parvenir à crée r le plus petit grain d 'o r. Ils découvrirent un grand nombre de sub- stances et de phénomènes et mirent au point

Néan-

moins, la chimie, pendant longtemps encore,

ne progressa guère. C'est un Anglais , Robert Boyle, qui. en 1661, rejeta définitivement la théorie des quatre éléments.

Boyle établit que de nombreuses sub- stances ou éléments ne peuvent ëtre décom- posés. Il s'éleva contre les pratiques de J'alchimie ct mit au point la notion de réaction chimique. On le considère comme le créateur de la chimie analytique. Selon la théorie phlogistique élaborée par G.-E. Stahl, la combustibilité des corps est liée à leur valeur phlogistique. Ainsi le car- bone qui brûle presque complètement a une grande valeur phlogistique. Priestley, lui-même, se laissa prendre à la

logique

réussit à isoler l'oxygène. La chimie moderne naissait. Le Français Antoine-Laurent Lavoisier fut l'un de ses fondateurs: il mit en évidence l'importance des rapports de poids dans les

20

PeutoOn p,lrler de laboratolr.! Le haut four u(ept~, la

,

cuisine de c:ampa,ne; c'elt pourtant dans des Innal la.- tions au",i rudimenta ires et ,"vec des ustensiles a.ussi

simplet que

ci-dessus. ,auch. évoque bien davanu,. un.

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certain es

méthodes

de

laboratoire.

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chimiitH firent des d'cou.

de laboratoire. les preml chimiitH firent des d'cou. de cene conception. En 1774, il

de cene conception.

En

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verte. senntionnelles. Ci.dessus, i droite, Cornue. et alambics des alchimistes. CI-dessous, cene gravure du XVIII·

verte. senntionnelles. Ci.dessus, i droite, Cornue. et alambics des alchimistes. CI-dessous, cene gravure

du

XVIII·

siècle

reprèsente

un

échantillonnage

d'instrument:!;

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et

un

mué riel pl us

perfectionné.

 

réactions chimiques, en expliquant la véri- table nature de la combustion. Il établit une première liste des éléments connus: vingt- huit en tout. Cene liste ne devait pas tarder à s'allonger. Grâce à l'électricité, un chimiste anglais, Humphry Davy, isola six nouveaux métaux et, parmi eux, le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium. John Dalton fit d'importantes recherches sur le comportement des gaz et formula, en 1800, l'hypothèse atomique. Puis Avo- gadro établit la théorie atomieo-molécu1aire ct, partant de l'hypothèse d'Avogadro, Canizzaro élabora la théorie atomique. En 1828, un chimiste allemand, Friedrich Wohler, obtint, pour la première fois, en laboratoire, un composé organique : l'urée. Cet extraordinaire développement de la chimie devait influencer considérablement l'industrie, l'agriculture et la médecine. En 1898, Marie Sklodowska-Curic, savant

d'origine

mari, Pierre Curi e, " l'élément mirade )) :

le radium.

son

. Cette découverte devait marquer, pour la chimie, le début d'une ère nouvelle.

découverte devait marquer, pour l a chimie, le début d'une ère nouvelle. polonaise, découvrit avec 21

polonaise,

découvrit

avec

21

LES INSTRUMENTS DE LABORATOIRE

c

Bien des découvertes ont été faites par des

savants qui n'étaient pas outillés de façon particulière, mais se bornaient à utiliser ce qu'ils avaient sous la main.

Rien ne vous empêche d'en faire autant.

Suivez les indications qui vous sont données,

n'achetez que ce qui est absolument nécessaire.

Plus tard, lorsque vous serez des chimistes

confirmés, vous pourrez compléter votre

équipement.

bidon de 0,5 1 grille mét3I1i~u~ FI, con t pOt500g~ ~ 10 cm x 10
bidon
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LE LABORATOIRE À DOMICILE li est évidemment préférable d'installer ce laboratoire dans un endroit où

LE LABORATOIRE À DOMICILE

li est évidemment préférable d'installer ce laboratoire dans un endroit où l'on nc risque pas d'être dérangé et où J'on puisse laisser

en pennancnœ)e matériel

néœssaire.

Ce matériel doit comporter :

24 '- III
24
'-
III

Uni! table de travail. - Une vieille table solide fera l'affaire. Recouvrez-la de matière plastique, afin de protéger le bois. Dans un véritable laboratoire, chaque chose doit avoir une place déterminée et se trouver à

portée de la main.

Organisez de la même façon votre labora-

toire.

A défaut d'une arrivée

d'eau courante, vous pouvez transformer en siphon une grosse bouteille de 5 ou 10 litres.

Vide-ordures. - Jetez directement les

Provision d'eau. -

déchets

dans

le

vide-ordures,

ou

bien

recueillez-les dans un seau de plastique.

Source de chaleur. - On utilise normale- ment dans un laboratoire des becs à gaz.

Vous pouvez les remplacer par un réchaud

à alcool dénaturé, que vo us construirez

vous-même. Prenez, pour cela, une bouteille d'encre bien fermée par un bouchon dans lequel vous introduisez un étui de rouge à lèvres passe une mèche. Posez le tour sur une assiette méta ll ique pour éviter les incendies.

Récipients. - Conservez les substances chimiques dans des pots ou de petites bou- teilles sur lesquels vous collerez des éti- quettes.

Supports. - Fabriquez un support pour vos éprouvettes et pour tous les objets de verre qui devront être chauffés. Prenez pour cela une boite de carton dOn( vous couperez un côté que vous utiliserez pour y poser les éprouvettes. Pour avoir un porte--éprouvenes classique, procurez-vous des lattes de bois de 6 mm d'épaisseur. Trouez-les et réunis-

sez-les à l'aide d e clous minces.

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Consu uisu un siphon

 

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Pour const ruirt tes supports en fil d e fer, utUlsez

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APPAREILS DESTINES AUX EXPERIENCES

,

,

La majeure partie des expencnces s'effec-

tuent dans des ép rouvettes. Cependant, vous utilisert:l, dans certains cas, un appareil composé de fiacons, de bouchons, de tuyaux de verre et de caoutchouc.

faudra

Pour

le

construire,

il

vous

apprendre à couper un tube de verre, à le

p lier et

lui donner la forme d ' un bec.

à

Il convient d'utiliser, pour cela, des tubes

de verre d'un même diamètre et les tuyaux

de caoutchouc appropriés. Un robe de verre

de 6 mm entre sans

difficulté dans un tuyau de caoutchouc ordi-

naire. Un tuyau de caoutchouc d'un dia- mètre intérieur de 5 mm s'adapte aisément

à un tube de verre de 6 mm.

d'un ctiamètre extérieu r

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19 mm

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16 mm
18 mm
20 mm
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Pour choisir du bO!Jchons adaptes aux ouvertlll"il$ des bouteilles de votre appareil, tomplrn ces embouchures lUX bouchons representes ici Irlndellr nature.

,

Comment tailler

un

tube

de verre

Comment tailler un tube de verre """2. à deux mains IHI plaçant les pouces sou. la
Comment tailler un tube de verre """2. à deux mains IHI plaçant les pouces sou. la

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à deux mains IHI

plaçant les pouces sou. la marque.

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IHI plaçant les pouces sou. la marque. T~nez le t ube 3. C Ule Z le

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T~nez le t ube 3. C Ule Z le tube d ' un coup sec. 4.

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environ

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. Pour ce ll , flites tour ner 1. tub e dans la fl amme. lirn

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flites tour ner 1. tub e dans la fl amme. lirn lentement l Quand le ve

Quand le ve rre est mol,l, tirez lentement et coupez- le quand il est r edevenu dur.

tirez lentement et coupez- le quand il est r edevenu dur. Comment plier les tubes de

Comment plier les tubes de verre

~ lentement (
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lentement
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les tubes de verre ~ lentement ( bien plié mauvais pliage 1.," Chauffn uniformément "" l''bc

1.," Chauffn

uniformément

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d'nant en

Irritre.

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27

1

-

1 - B"lance elearlque pour ptsh dt prlicision ut ilisée dans les laoornOÎres d ' analyse

B"lance elearlque pour ptsh dt prlicision ut ilisée dans les laoornOÎres d ' analyse chimique qUl n tlut jy t . les tro is

manettes

permttttM ,~r:tctionnC'r lcoli poids de r eiOltérle u r et le méan lt m e comp Uq u ' est ains i complètemen t

Jauche

isolé

de

l'enér!,,ur.

28

J

MESURES SCIENTIFIQUES

MESURES SCIENTIFIQUES Mesurer une grandeur, c'est la comparer à une autre grandeur de même nature, prise

Mesurer une grandeur, c'est la comparer à une autre grandeur de même nature, prise

comme étalon et dite unité de mesure. Le

résultat de cette confrontation est un nombre

qui indique combien de fois l'unité de mesure, ou l'ml de ses sous-multiples, est contenue dans la grandeur considérée. Les savants du monde entier ont préféré le système métrique décimal aux autres systèmes de mesure. La base de ce système est le mètre et les

autres unités de surface, de volume, de capa-

cité et de poids, sont déterminées par rapport au mètre.

Avant l'adoption de ce système, les unités

de mesure variaient d'un pays à l'autre

jusqu'au jour où, eo 1790, une commission de savants français fut chargée d'élaborer

un nouveau système de mesure,

Le

kilogramme est le poids d'un déci·

mètre cube d'eau distillée à 4 OC. Le gramme

est la millième partie du kilogramme et l'unité fondamentale des mesures de poids. Le chimiste travaille toujours sur de très petites quantités de matière et, dans l'ana- lyse chimique quantitative, il utilise des balances de précision qui lui permett'ent d'apprécier les sous-multiples du gramme, La balance analytique ou balance de pré- cision doit être préservée des agents exté- rieurs par une boîte de verre. Les poids sont, eux aussi, cnfcnnés dans une botte et doivent être posés sur la balance au moyen d'une pince. Les fractions de poids qui s'échelonnent de 0,1 à 10 mg sont déter· minées par un cavalier actionné du dehors. L'unité de capacité est le litre. Le chimiste utilise des récipients gradués (voir p. 23), des burettes et, enfin, des pipettes, moins exactes que les burettes et qui servent à mesurer des quantités déterminées de liquide allanl de 1 à 50 cm 3

déterminées de liquide allanl de 1 à 50 cm 3 • MESURES DE CAPACIT~ Unité: litre

MESURES DE CAPACIT~ Unité: litre (dm')

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29

CONSTRUCTION D'UNE BALANCE

S'il n'est pas indispensable que vous ayez en votre possession l'une de ces extraordi- naires balances électriques qui permettent

de mesurer des quantités infinitésimales, il

vous faut une balance capable de mesurer des quantités de l'ordre du gramme. Sa

construction demande le plus grand soin.

Vous utiliserez, pour cela, une boîte de

fer-blanc dont vous découperez soigneuse-

ment le couvercle et le fond avec des ciseaux

de ferblantier. De la même façon, vous

fabriquerez le fléau et l'aiguille en les dessi-

nant d'abord sur une feuille de papier et en

les reproduisant ensuite sur le fer-blanc.

de papier et en les reproduisant ensuite sur le fer-blanc. o modèle du f1eau o ~t
de papier et en les reproduisant ensuite sur le fer-blanc. o modèle du f1eau o ~t

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modèle du f1eau

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Pour connruire une bal ance port ti~e, utiH."z comme plate<lux le couve rcl e et le fond d'une boite méullique qu e vous décQupere:z: ll'lide de cisnux de ferb lantier. Exécu tez , lur une feuille de papier, les modèles du flé a u, de l' aiguille et du support; puis reportez vos denin. sur le fer-blanc. Reunissez CeS deux parties et VOUli obtiendrez ainsi le SUPPQrt

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de! deux plateaux de la balanc e (détail

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31) .

Reunissez CeS deux parties et VOUli obtiendrez ainsi le SUPPQrt 30 de! deux plateaux de la
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blant les deux part ies qui s'Insérent r une dans rlutre,

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r une dans rlutre, "01.1$ obtiendrez Ilnsi 1. support. 1 Il 1 Il III III ~

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Pour mesuru les IIquldu, reproduisez très exactement
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la bande ,raduée qui se tro u" e il droite
fixu -la ur 1"prouYette lU moyen d 'un
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papier collant.

bla nc.

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31

Vue pa~tielle d'un I~bo~atoi~e. De Jau che :l. droite, un pulvérisateur, un récipient t l'embouchure

Vue pa~tielle d'un I~bo~atoi~e. De Jau che :l. droite, un pulvérisateur, un récipient t l'embouchure dépolie, un support

32

et

des pipettn ,~lduo! e s, un mlt~~ ,n.du~ et un cylindre g~dué.

t l'embouchure dépolie, un support 32 et des pipettn ,~lduo! e s, un mlt~~ ,n.du~ et

TECHNIQUE DE LABORATOIRE

Le travail de laboratoire exige : sécurité, propreté et, surtout, précision.

Aucune des expériences que

vous réaliserez suivant les inclications données dans cc livre n'est dangereuse, à condition d'etre exécutée correctement.

Propreté. - Prenez l'habitude d'aligner devant vous les instruments et les substances chimiques dont vous avez besoin, d'une part,

et les objets déjà utilisés, d'autre part, en

ménageant entre eux un espace libre pour vos expériences. Dès que vous avez tenniné une expérience, remettez à leur place les substances chimiques et nettoyez les instru- ments de verre. Précision. - Toutes les bouteilles et les pots contenant des substances chimiques doivent être munis d'étiquettes claires et

faciles à lire.

Un bon chimiste ne pose jamais un bou- chon sur la table, mais il Je tient à la main (n'" 7 et 8).

Sécun"té. -

Traitez les substances chimiques avec les

précautions voulues. Ke goûtez à rien, à moins que cela ne soit nécessaire. Protégez vos vêtements à l'aide d'un tablier de plas- tique. Faites très attention au feu. Quand vous utilisez un réchaud à alcool, posez dessous une assiette métallique et, pendant

alcool, posez dessous une assiette métallique et, pendant que vous chauffez une éprouvene contenant un liquide

que vous chauffez une éprouvene contenant un liquide quelconque, maintenez-la légè- rement inclinée de façon que son orifice ne soit pas dirigé vers vous (voir pages sui- vantes nO9). Au cours de vos expériences. utilisez les substances nécessaires en très petite quan- tité. Un bon chimiste travaille toujours sur de faibles doses. Avant de commencer, lisez soigneusement les instructions, puis préparez les instru- ments et les substances nécessaires. Observez attentivement les réactions obtenues et notez avec soin les différentes phases de l'opéra- tion sur un carnet. Pour introduire un tube de vcrre dans un bouchon, humidifiez l'un et l'autre avec un peu d'eau. puis enfoncez lentement le tube conune un tournevis (no 3). Lorsque vous préparez un appareil pour une expérience, assurez-vous que tous les joints sont en bon état. Utilisez des bouchons à la taille des récipients, des tubes de verre adaptés aux orifices des bouchons et des tuyaux de caoutchouc parfaitement adhé- rents (nO 6). Chaque opération doit être effectuée avec calme et prttision. chacun de vos gestes doit être mesuré et efficace.

33

• • / • • • • 1, UlUliez la petite brosse destlnh ~ nettoyer
• • / • • • • 1, UlUliez la petite brosse destlnh ~ nettoyer
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1,

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l, Pour Introduire un tube de verre dlnl un bouchon perlor', prenez loin de l'humlcllfter, puis de l'enfoncer clouce ment,

34

5, Vérifiez toujoun et Ir~•• oigneusement

bc>uchons des appulils et les tubes Iclh.rent parfaite. ment.

que les

Vérifiez toujoun et Ir~ •• oigneusement bc>uchons des appulils et les tubes Iclh.rent parfaite. ment. que
• • • • • • ~S L"'.1. ~jl::s~ - --i'.~ 6 . De I~

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6 . De I~ main g ~uch! e nl

evn l e bo~chon de l a boutei ll e.

7. Tenu le bQuchon dan $ Il. main Eauch e e t la bouteille

c:.cts

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po!ndant

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dans

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d irectio n.

9. Pour p".er un I! s ubst a nc e donn é e. p lacez un mortel\!

de

papier égal lur chacun del: plat eaux de

la balance,

10. Utililez un bâtonnet de verre pour orienur le jet

d e .

liqu ides

à.

v e rser

d ' un

récipient

11. Pour chauffe r une subulnce solide.

dans

un

lutre.

placez la base

d e l'é prouvette sur un support, puis d é place z le brû le ur.

35

LA BOUGIE DE FARADAY

l

.

température:

(100

"C)

LA BOUGIE DE FARADAY l . température: (100 "C) v"peur d'eau (H,O) LUMIERE (1 (COJ particu

v"peur d'eau

(H,O)

LUMIERE

(1

(COJ particu les d. oxyde de carbone brOlant (CO)
(COJ
particu les
d.
oxyde de carbone
brOlant (CO)

LIQUIDE

SOLIDE

boull.)

anhydride carbonique

carbone incandescent

po"'

brOlar,

1

1

Durant l'hiver 1859, Michel Faraday tint

plusieurs conférences au sujet des caracté-

ristiques de la bougie et des divers phéno- mènes la concernant.

Le phénomène de la combustion fait inter- venir toutes les lois qui gouvernent l'univers.

Lorsqu'on brûle une bougie, on a, au départ, une substance solide qui se trans- forme d'abord cn liquide, puis en gaz (ou plus exactement en vapeur semblable au gaz). La graisse de la bougie se liquéfie et retombC:: en vertu de la pesanteur, tanctis que

la mèt:he reste droite grâce à l'action capil-

faire. En brûlant, la bougie produit de

l'énergie sous forme de lumière et de chaleur.

Elle est en même temps sujette à des réactions

chimiques qui révèlent la nature de ses compo -

sants.

vous JXlurfe2

aisément réaliser ~vom tour.

Autant

d'expériences

que

les gaz

combustibles

produisent

une flamme

que les gaz combustibles produisent une flamme A l'aid e de plusieurs IXpt rlenc ti, 01'1
que les gaz combustibles produisent une flamme A l'aid e de plusieurs IXpt rlenc ti, 01'1

A l'aid e de plusieurs IXpt rlenc ti, 01'1 peut ~'rifi., que la

de paraffine qui brûlent. Ete'rnn 1. bouCie et introduisez lUult6t d.ns les vapeurs qui s' en dépCent une allumette allum"e. La boUCle .'allumera t nouvuu. Filee. une autre IXp6r 'e nce en ,me"l"t le, ~.~ur, d'une boucle IlIum6. di"s un v.rr. lU moyen d'un tube de ~erre coud';. Les "'p.urs

flamme de Ja boUCle provient da vapeurs

blanchltres se condenseront en un solide: 1. piraffine.

36

La bougie contient de l'hydrogène Une bou,ie en brû lant donne li eu l une
La bougie contient de l'hydrogène Une bou,ie en brû lant donne li eu l une
La bougie contient de l'hydrogène Une bou,ie en brû lant donne li eu l une

La

bougie contient de l'hydrogène

La bougie contient de l'hydrogène Une bou,ie en brû lant donne li eu l une format

Une bou,ie en brû lant donne lieu l une format ion d'nu. Or, seul l'hydrogène en brillant dans l'oxYl:~ne donne de l'nu. Pilcez un verre sur une boulle allumh pendant quelques Innants.

11 se formera

de Il rosh

~ l'I ntéri e ur

du

verre. Ou

enCOr e écrasn quelques cubes de glace et

as perlez- Ies de sel. Enveloppez-les dans unit feuille d'aluminium puis placu-Ies lu -deUils d'une

bougie lllum'c. Il se former a, i La
bougie lllum'c.
Il se former a,
i
La

l'u tér ie ur d e la feu ille. des goutt es d'nu.

boug ie contient du carbone

(' l'f,1 ' ,1 'J) , l ' 1 1 li, , i C}1
('
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1
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,
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/-- "
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dit la

'J) , l ' 1 1 li, , i C}1 /-- " dit la Placez une

Placez une ,rllie de fil de fer lu·de55uS de 1. flamme. Elle refroi _

fl a mme . Il se forme

de

la suie

qui n ' est autre que du car_

bone. Pournvo lr quelle Ut la partie la pluli chaude dela flamme, pllcez lu-de •• us d 'el le e t obliquement Un mOrceau de carton.

r 1 fI

mme serI plus foncé sur son pourtour extérieur.

Le cercle d en in" p

contient du C:lrbone, on

de

l'an hydride carbonique. Retournez un entonnoir sur

Il fllmme. L'lilumette s'éte in drl. Retournez une 'prou· vette sur I"entonnolr et recueillez l'a ir chaud. Dans 1

de

Cell e·ci se troublera sous l'effet de l' anhydride nrbonique.

.

mS me éprouvette vers e :

Pour prouver que la bou,i

peut é,~ement vériller qu 'elle bru ie

l',,

u

en

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e : Pour prouver que la bou,i peut é,~ement vériller qu 'elle bru ie l',, u

d e chaux

,itez

Paril1896, _ 38 Marie Sklodowlka,l~ célébre nvanl~lonals qui découvrit le radium, dans .on laboratoire, telle

Paril1896, _

38

Marie Sklodowlka,l~ célébre nvanl~lonals qui découvrit le radium, dans .on laboratoire, telle qU'Ille apparaît lur un denln dl l'époque. Elle e.ut pour collaborateur Ion mari, Pi~rr~ Curie.

A L'ÉCOLE DES SAVANTS

Nous avons déjà fait allusion à l'importante découvene des Curie en 1896. lis réussirent à isoler le radium après des années de recherche à partir d'un minerai d'uranium :

la pechblende. Ce minerai émettait des rayons doués d'un exceptionnel pouvoir de pénétration, étant donné la proportion d'ura- nium qu'il contenait. Ces rayons impres- sionnaient les plaques photographiques et rendaient l'air conducteur. Les Curie firent venir une certaine quan- tité de minerai en poudre des mines de Bohême septentrionale et sc mirent au tra- vail, un travail d'autant plus difficile qu'ils disposaient de moyens très précaires et d'un outillage rudimentaire. Pour extraire du minerai ce fameux élé- ment qu'il était supposé contenir, ils com- mencèrent par faire bouillir la poudre avec des acides. Ils filtrèrent ensuite la solution obtenue et la firent bouillir une deuxième fois pour obtenir un résidu qu'ils purifièrent à l'aide de divers procédés. Au bout de deux ans d'efforts, enfin ils toucherent au but. Une nuit, ils ouvrirent la pone de leur laboratoire et y pénétrèrent. Autour d'eux, les récipients contenant des solutions de la nouvelle substance resplen- dissaient dans l'obscurité!

quèrent la désintégration artificielle de nom- breux éléments et parvinrent ainsi à la con- ception moderne de l'atome conçu comme un minuscule système planétaire. L'histoire des Curie a non seulement un immense intérêt scientifique, mais, égale- ment, une valeur humaine, car elle nous révèle la figure du véritable savant avec toutes ses caractéristiques. La première d'entre elles est, sans doute, la curiosité. Les Curie voulaient éclaircir le mystère de cette poudre noire. Ils étaient hantés par le souci de la recherche, non pour des raisons d'intérêt ou de prestige mais dans le but d'établir une vérité scien- tifique. Avant de commencer leurs travaux, ils recueillirent tous les renseignements concer- nant le sujet qu'ils entendaient traiter. Ils utilisèrent également toutes les ressources de leur imagination et, après d'innom- brables tentatives, mirent au point une méthode grâce à laquelle ils devaient arriver au résultat final. Pendant deux ans, ils travaillèrent comme des esclaves dans la pauvre remise qui leur servait de laboratoire.

parvenus au but, ils firent

connaître au monde entier leur méthode, afin que d'autres savants puissent, à leur tour, l'expérimenter et la vérifier. Nous allons maintenant appliquer la méthode utilisée par les Curie pour isoler le radium, à un problème infiniment plus simple qui consiste à séparer deux sub- stances intimement mêlées. 1 0 Prenez une petite quantité de terre et mélangez-y un peu de sel ordinaire, raffiné. Comment faire pour extraire le sel de ce mélange?

39

Une

fois

élé-

ment -

plus actif que l'uranium. La dttou.ene du radium et de la radio- acti\i.ré devait constituer une érape essen- rieUc: dans l'histoire de la chimie.

Elle fut suivie d'autres découvertes non moins étonnantes. Rutherford, le premier, tentl 1c: bombardement de l'atome el réussit li. c:kaxnposa son noyau. D'autres savants, tds Joliof:-Curie et l'Italien Fermi, provo-

un un million de fois

11s

avaient

découvert

nouvel

le radium -

savants, tds Joliof:-Curie et l'Italien Fermi, provo- un un million de fois 11s avaient découvert nouvel

20 Observez attentivement les deux sub- stances : la terre est brune et le sel est blanc. Les grains de terre ont des formes variées. Le: sel sc présente comme une cristallisation de petits cubes. La terre ne se dissout pas dans l'eau, le sel, par contre, est soluble. 3° En vous basant sur ces différentes remarques, vous devriez pouvoir séparer les deux substances à l'aide de petites pinces. Cette opération demanderait beaucoup de temps. Au cMcraire, en uaitant le mélange

avec de l'eau, vous les séparerez sans diffi- culté puisque l'une est soluble et que l'autre ne l'est pas.

En fait, cette méthode est la seule utilisable. Vous apprendrez, ainsi, à faire une solution, une décantation, une filuation, une évaporation et une cristallisation.

La substance blanche, résidu de l'éva- poration, est salée. Des réactifs chimiques vous permettront de vérifier qu'il s'agit effectivement de sel.

de vérifier qu'il s'agit effectivement de sel. pliéz te papier·mtre . .:~~.~i~i!~~ ------ S o l
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te papier·mtre

.

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de sel. pliéz te papier·mtre . .:~~.~i~i!~~ ------ S o l u t i o n
de sel. pliéz te papier·mtre . .:~~.~i~i!~~ ------ S o l u t i o n

Solution

Décantation

Filtration

1

Traitez avec del'uu un mtlan,e de

le sel

mais non la terre. Vous ave" nu.in- tenant une ", sohnlon aque use •.

sel et dE terre . l ' eau d issout

40

l. lssn la terre rep ou!r dans la

soludon AUne Jusqu'~ ce qu'eUe se soit presque compllkement d.posh au fond du rklp le nt. VeneI lion doucement la parti. liquld• .

La solution saline peut hre d.bar. r:l5s.e de la terre qu'eUe contient en suspens ion. Faites_la pu$tr lur un pap ier-fil sre , la terre restera lur 1. filtr. et la lolution 1. trav.nera.

Dans le cas précédent, nous avions affaire au mélange d'un solide et d'un liquide, puisque le sel s'était dissous dans l'eau. Lorsqu'il s'agit de deux solides non solubles, il faut alors recourir à d'autres

méthodes, comme la lévigation employée pour séparer l'or des sables aurifères. Cela consiste à soumettre le minerai à un violent jet d'eau qui entraîne les éléments plus légers. Si l'un des composants du mélange

magnétique, on peut utiliser un aimant

ou un électro-aimant, etc.

es t

Lorsqu'il s'agit d'un mélange de Iiqllides DOD miscibles, on commencera par les laisser reposer dans des entonnoirs spéciaux munis de robinets. Selon leurs poids res- pectifs, ils formeront deux couches. On ouvrira alors le robinet pour faire s'écouler d'abord la couche la plus basse, c'est-à-dire la plus lourde. Dans le cas d'un mélange de gaz et de liquides, on opère ind ustriellement la préci- pitation 'électrostatique des poussières qui polluent le gaz.

·· .: · ·
··
.:
·
·

Fi ltration

2

Évaporation

Cristallisation

"tu 1.

pcaptu- fi lt r lt u lo n les lndl.

l

e liqu ide r.ltr~ contient du

se l en

Une foi s

l'eau

él iminée,

II

ni

sI

catiON ~1IItt:S ci-contrt: (pl I e 10)

l

ol ution. Ce lui-ci

peut itre

libéré

crlltall ju~ 10UI

forme

dl

plt l u

et

Imrod

lIU~e dans l'entonno ir.

d. Ion dluolvant en chauffant l'eau

cristaux cubiques. la cristallisation

V U'IU

1.

liquide

sur

le

quls'élimine alon par

est plus apparente si elle se produ it

papier-filtre_

 

évaporation.

lentemlnt.

41

ÉLÉMENTS, COMPOSÉS ET MÉLANGES

On nomme matière tout ce qui occupe un certain espace et a un cenain poids (ou

masse).

Le fer, l'eau, l'air lui-même, sont des états de la matière. Torricelli découvrit le

premier, grâce au baromètre, que l'atmc-

sphère exerce sur chaque centimètre carré une pression égale au poids d'une colonne

de mercure de 760 mm de hauteur. La matière se présente sous trois formes. Elle peut être solide (le fer), liquide (l'eau), gazeu.se (l'air). Le fer est un élément, c'est-à-dire un corps simple. Si l'on pouvait diviser un petit morceau de fer en mille morceaux ct chacun

d'eux en mille, puis encore en mille, cha- cune de ces parcelles infinitésimales serait encore du fer. L'eau, par contre, est un composé. Elle est formée de deux éléments combinés et tou- jours unis dans les mêmes proporuons :

deux parties d'hydrogène pour une partie d'oxygène. Les éléments qui s'unissent pour former un composé ne peuvent être disso- ciés, si ce n'est par des moyens chimiques. L'air est un milange composé de divers gaz et de diverses substances, dont les pro- portions varient. Les divers composants d'un mélange peuvent être dissociés grâce à de simples moyens mécaniques.

Deux éléments et

un

Préparation

,

compose

d' un

mélange

m"~n,e de soufre et de fer
m"~n,e
de soufre
et de
fer
compose d' un mélange m"~n,e de soufre et de fer Deux 'Umentl, loufre u fer. peuv,"nt

Deux 'Umentl, loufre u fer. peuv,"nt ltre mélln,b

d~ns n'Im portl quelle proport ion, puis léparu 1 nou- veau. Promenn un limlnt sur le mélln,e : Il recueille les parcelles de fer et le Joufre restera. Versez HC I Iur

1" mélange : le

fer un d issous. ,. soufre non. On peut les S~jnrlr i»r filtntion.

Milanlez 2 lumme, de ""ur de soulr•• t 3.5 Inmmes

i.m.

'prou

r'ltCtion chimiqui. L. mtllnge devient Inandescent et Il ,e forme <lu sulf~re de 1er. Les deux "émenu ont formé

une

d. limaille de fer. Mettez le mélange dins une

ette.

Chauffe!.

Il

se

produln

n"idement

~n (OmlMKé It désormais on n. "eut " lus les sé,,"rcr.

42

Le•• I.menu ou corps simples sont des n.b.unces que l'on ne peut décompour par analyse.

Le•• I.menu ou corps simples sont des n.b.unces que l'on ne peut décompour par analyse. 0" trouy e dans 1. natU r e 'Héltmentl. Cu .I.menu peuyent ~tre .ubdiyisés en : METAUX, I1ETAL LOI DES, NON·METAUX.

.ubdiyisés en : METAUX, I1ETAL LOI DES, NON·METAUX. Les (ompo.ts Inor,anl ques lont tOus formé s

Les (ompo.ts Inor,anl ques lont tOus formé s de deu)( ou de plusieurs ~Iéments. Il . contl,nn

nt

rement du Clrb;)ne.

lis n'ont jamal. fait par(ie cl_ la matlérc yinnte et ne prOy;ennent pu des Ives yiyant!.

HYDROCARBURES, ALCOOLS, ACIDES ORGANIQUES, ETC• • •
HYDROCARBURES, ALCOOLS, ACIDES ORGANIQUES, ETC•

l

composts or,an lques .ont les compolH du c;.o.rb;)ne. A l'ori,ine les composts produit! par les it~1 ylva"t. (plantes et animau) furMt appelh compos" or,aniqun . L. chimie organiqui étudie les compo.4i. du carbone.

H~I.AHGES

COLLOIOlS

SOLUTIONS

-_E-'
-_E-'

Les m"lnge •• ont un ensemble d'él4iments It de composts uni. clans des proportions va r iables. Les uns sont composés

cie minuscules

pircelles (on le. appelle subsunus colloldales). structure uniforme.

L

s aucres (ou solut ions) pré.ent nt une

43

- L'EAU L'eao est le plus important de composés chimiques. Sans elle, ni tous les

-

L'EAU

- L'EAU L'eao est le plus important de composés chimiques. Sans elle, ni tous les les

L'eao

est

le plus

important

de

composés chimiques.

Sans elle,

ni

tous

les

les

ani-

maux ni les végétaux ne pourraient vivre.

Providentiellement, l'eau est le composé le plu s répandu dans le monde, puisqu'elle occupe les trois quarts de la surface terrestre. Elle est toujours en mouvement, grâce à l'évaporation des océans, des lacs, des fleuves , des plantes, etc. Elle passe de l'état liquide à l'état gazeux et constitue l'atmo- sphère.

se

En

se refroidissant,

la vapeur

d'eau

condense en gouttelettes et fonne les nuages.

L'eau est un dissolvant

Si le froid augmente, les gouttes retombent sur la terre sous forme de pluie qui alimente les fleuves, les lacs et les océans, ou sous forme de neige qui constitue les glaciers.

Les chimistes utilisent les mêmes procédés

que ceux de la nature pour obtenir de l'eau absolument pure. Ils transformem l'eau potable en vapeur, en la faisant bouillir, puis la vapeur en eau en la refroidissant. C'est ce qu'on appelle une i( distillation • et l'eau ainsi obtenue est de l'eau « distillée ». On peut utiliser l'électricité pour dissocier les deux éléments qui composent l'eau :

L' eau est un

catalyseur

qui composent l'eau : L' eau est un catalyseur l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout.
qui composent l'eau : L' eau est un catalyseur l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout.
qui composent l'eau : L' eau est un catalyseur l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout.
qui composent l'eau : L' eau est un catalyseur l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout.
qui composent l'eau : L' eau est un catalyseur l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout.
qui composent l'eau : L' eau est un catalyseur l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout.

l'eau eu un Ixullent dillolvlnt: elle dissout. en fait,

l'nu

facilite

la

plupart

des

rhct lons

chim iques uns

Il plupart des substances chimiquis. Gr1ce • une .xp~­

y

prendre

part.

Elle

constitue

CI

qu'on

Ippelle

un

rience fKU •• r'~islf~ vou, v'rlfieru que l'el

chaude

clulr"eur.

Menu

une

Cuiller

de

levure

sèche

dans

est un mei lle

r

dissolvant que l'

froid •. Hettet une

un

pot.

AtLlc hu

un

fil

mèallique

).

une

bou,le.

cuiller de ,oude SoIn.y dan. un demi·verre d'nu froide.

Allumn-l"

et

plac:u-Ia

dans

le

flacon.

Elle conti.

ACitu. Une rani" seulement de la soude •• ~ d'iloute.

nue

).

briller.

Versu

de

l'eau

 

la

levure.

Refaites l'uptrience aVIK d, l'eau chaude, la soude se dinoudra tout entitre et rapidement. Pour préparer une

Celle-ci

drlde

u

mousser.

le

,n

cilrbo" i~u e) ~a faire

chaude lu r "

qLlI

vaciller

dtlale

,.

(anhy.

et

flamme

solution, Il conviendra donc de chauffer légèrement l'nu.

 

l'éteindre.

44

Électrolyse de l'eau ,,(j ,~) " :-:; '.- ;. '. ' PCHJf obtenir