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DK NEWS

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION

MÉTÉO

19°: ALGER

18°: TAMANRASSET

p. 2

Jeudi 12 Décembre 2013 - 9 Safar 1435 - N° 451 - Deuxième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1€

www.dknews-dz.com

news

LUTTE ANTITERRORISTE

news LUTTE ANTITERRORISTE ENVIRONNEMENT Mise en service

ENVIRONNEMENT

Mise

en service

L'Algérie préconise l'élargissement de la coopération régionale et internationale

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Lancement d’une campagne nationale de boisement depuis

Tiguentourine

Page 4

centre

du

national

calculs

de

Les

météorologiques

2014

en

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MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

M. SELLAL À AÏN TÉMOUCHENT

Le temps des bâtisseurs

Boualem Branki

Le développement local n'attend pas, il a besoin d'être en permanence renouvelé, régénéré, bref mis à jour. C'est en quelque sorte l'un des objectifs de la visite effectuée, hier mercredi, dans la wilaya d’Aïn Témouchent par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Et puis, le timing de cette sortie de travail sur le terrain du chef du gouvernement, un certain 11 décembre 2013, n'est-elle pas un clin d'œil à l'histoire, celle liée à la guerre de Libération nationale et les sacrifices du peuple algérien pour son indépendance ? A bien des égards, cela a tout l'air d'une message fort de l'Algérie à l'ancienne puissante coloniale, car de cette ville est parti également le cri libérateur de l'Algérie, au plus fort moment de la visite en 1958 du général De Gaulle.

recouvrer

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Témouchent croit en son avenir Le Premier ministre aujourd’hui à Tlemcen
Témouchent
croit en son avenir
Le Premier ministre aujourd’hui à Tlemcen

EQUIVALENCE ENTRE LA LICENCE

AADL

LE PRÉSIDENT DE LA CONFÉDÉRATION NATIONALE DU PATRONAT ALGÉRIEN, M. MOHAND NAÏT ABDELAZIZ, INVITÉ HIER DU FORUM DE DK NEWS

Relance de l’économie,

la volonté politique existe

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NAÏT ABDELAZIZ, INVITÉ HIER DU FORUM DE DK NEWS Relance de l’économie, la volonté politique existe

ISSUE DE L'ANCIEN SYSTÈME ET LE SYSTÈME LMD

Un décret sera promulgué bientôt

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300 000

souscripteurs ont reçu un avis favorable

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SCIENCE et VIE L’ASPARTAME ne serait pas dangereux pour la santé Pages 12-13 HISTOIRE
SCIENCE et VIE
L’ASPARTAME
ne serait pas
dangereux
pour la santé
Pages 12-13
HISTOIRE

Misère et famine en temps coloniaux

Par Amar Belkhodja,

Journaliste auteur

MONDIAL-2014 Halilhodzic : «Je ne FOOTBALL peux pas promettre le 2 e tour aux Algériens»
MONDIAL-2014
Halilhodzic : «Je ne
FOOTBALL
peux pas promettre le
2 e tour aux Algériens»
AMICAL : ALGÉRIE- FRANCE
Une éventualité
à ne pas écarter
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Page 14
JUSTICE
JUSTICE

EL HARRACH

15 ans

de réclusion criminelle pour l’assassin Page 10

EL HARRACH 15 ans de réclusion criminelle pour l’assassin P a g e 1 0

CLINCLIN

CLIN CLIN 2 DK NEWS Jeudi 12 Décembre 2013 D’ EIL . Régions Nord : 19°

2 DK NEWS

Jeudi 12 Décembre 2013

D’

EIL

.
.

Régions Nord : 19° à Alger

LE P R BELKACEM CHAFI INVITÉ SAMEDI 14 DÉCEMBRE DU FORUM DE DK NEWS

Conférence

sur «L’allaitement et le cancer du sein»

Le professeur Belkacem Chafi, chef du service gynécologie obstétrique à l’Etablisse- ment hospitalier d’Oran (EHUO) et membre du comité des experts de l’initiative «Hôpitaux amis des bébés» MSPRH sera l’invité du Fo- rum de DK News pour une conférence-dé- bat, samedi 14 décembre à 10h30, ayant pour thème «Allaitement et cancer du sein». La rencontre aura lieu au cen- tyre de presse de notre publi- cation sis 3 rue du Djurd- jura, Ben Aknoun Alger.

Temps localement brumeux en début de matinée près des

Sud :

18° à Tamanrasset

côtes et dans les vallées, puis généralement ensoleillé en cours de

journée. Les vents seront généralement variables faibles (10/20 km/h). La mer sera belle.

Régions

variables faibles (10/20 km/h). La mer sera belle. Régions Temps nuageux de Béchar au Nord Sahara.

Temps nuageux de Béchar au Nord Sahara.

Ailleurs, temps dégagé. Les vents seront de secteur Est à Nord Est modérés (30/50 km/h) avec soulèvements de sable locaux.

Alger max 19° min 07° Oran max 21° min 07° Annaba max 20° min 07°
Alger
max
19°
min
07°
Oran
max
21°
min
07°
Annaba
max
20°
min
07°
Béjaïa
max
21°
min
07°
Tamanrasset
max
18°
min
06°
RND
Bensalah
réunit samedi
les jeunes
du
parti
Le secrétaire général par intérim
et président de la commission na-
tionale de préparation du 4
e congrès
du
Rassemblement
national dé-
mocrate (RND)
M. Abdelkade Ben-
salah, présidera samedi 14 décem-
bre à 9h au siège du parti (10 Ahcen
Mahiouz
Ben Aknoun),
une réu-
nion avec les jeunes du parti.
ORAN
Admiration
pour
un nouveau modèle
de télescope algérien
pour un nouveau modèle de télescope algérien Un nouveau modèle d'un té- lescope algérien a
pour un nouveau modèle de télescope algérien Un nouveau modèle d'un té- lescope algérien a

Un nouveau modèle d'un té- lescope algérien a suscité l'admi- ration d'amateurs d'astronomie, lors de l'exposition organisée dans le cadre du 2 e Forum des associa- tions locales, culturelles, artis- tiques et scientifiques, qui s'est achevé hier à la maison de jeunes «Souidi-Ahmed» d'Oran. Inventé par le jeune Cherifi Amine membre de l'association d'astronomie «Bettani» d'Oran, ce télescope repose sur une té-

lécommande horizontale et verticale fonctionnant à l'aide d'un logiciel et d'un moteur, a souligné le vice président de cette association. Exposé au stand des activités et projets de cette as- sociation, le telescope comprend une caméra d'exploration des planètes, étoiles et autres astres avec une possibilité d'agran- dissement des images captées, a indiqué M. Azimou Moham- med Zine El Abdidine, ajoutant que ce télescope a été conçu cette année en six mois. Par ailleurs, l'association Bettani ac- tivant depuis les années 1980 et qui a à son actif plusieurs prix nationaux et internationaux, tend à la promotion de l'astro- nomie à travers le pays, à l'enseignement de cette science aux jeunes et à la sensibilisation sur des phénomènes de l'astro- nomie dont l'éclipse solaire partiel survenu le 3 novembre dernier. Pour rappel, ce forum, qui a vu la participation de plusieurs associations, est initié par la direction de la jeu- nesse et des sports en collaboration avec des associations culturelles, artistiques et scientifiques. Des conférences traitant de sujets liés à l'insertion des jeunes, aux maux sociaux en milieu juvénile et à l'anima- tion des jeunes dans les cités, ont été programmés à cette occasion.

SAMEDI 14 DÉCEMBRE AU PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA Journée d’étude sur le 11 décembre
SAMEDI
14 DÉCEMBRE
AU
PALAIS
DE
LA CULTURE
MOUFDI-ZAKARIA
Journée
d’étude
sur le 11
décembre
1960
A l’occasion de la commémora-
tion du 10
e anniversaire de la mort
des valeureux moudjahidine Moha-
med-Lamine Debaghine et Benyou-
cef Benkhedda, l’Organisation na-
tionale des moudjahidine de la wi-
laya d’Alger en collaboration avec
l’Association historique et culturelle
du 11 décembre 1960 et la fondation
Benyoucef Benkhedda, organisent
une journée d’étude
qui aura
lieu
samedi
14 décembre
à
partir de 9h30 au Palais de
la culture Moufdi-Zaka-
ria.

No comment

9h30 au Palais de la culture Moufdi-Zaka- ria. No comment BLIDA AUJOURD’HUI À L’HÔTEL ESSAFIR Littérature
BLIDA AUJOURD’HUI À L’HÔTEL ESSAFIR Littérature algérienne et 7 e art en débat à l’université
BLIDA
AUJOURD’HUI
À L’HÔTEL ESSAFIR
Littérature
algérienne
et 7 e art
en débat
à l’université
Célébration
de la Journée
internationale
des personnes
handicapées
d’El Affroun
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale
des personnes handicapées, l’Union nationale des handicapés al-
gériens organise cet après-midi à partir de 14h à l’hôtel Essafir, une
cérémonie pour marquer l’évènement.
TIZI-OUZOU
Une enveloppe de plus de 450
millions de DA pour l’entretien
des routes
Les travaux du 1 er Colloque international sur
«le roman algérien contemporain, réalité et
perspectives», abrité par la faculté de littérature
et des langues de l’université d’El Affroun (Blida),
se sont poursuivis hier avec l’animation de ren-
contres-débat axées sur la littérature algérienne
et le 7 e art.
Des communications sont prévues à l’animation
par des universitaires et hommes de lettres natio-
naux et étrangers, durant ce colloque, qui sera
clôturé par l’émission d’une série de recommanda-
tions, indiquent les organisateurs.
De jeunes auteurs, invités à cette manifestation,
Une enveloppe de plus de 450 millions de DA a été allouée à
la wilaya de Tizi- Ouzou, au titre de l’exercice 2013, pour l’en-
tretien des routes et des ouvrages d’art, a-t-on appris hier au-
près de la direction locale des Travaux publics.
Selon un état présenté par le chargé de l’exploitation et de
la maintenance des infrastructures de base au niveau de la DTP,
il a été retenu sur cette dotation globale un montant de 220 mil-
lions de DA pour l’entretien des chemins de wilaya, totalisant
un linéaire de 640 km.La maintenance des routes nationales
s’étendant sur 617 km a été créditée d’un montant de 235 mil-
lions de DA, pour le colmatage des nids de poules et le revê-
tement des tronçons dégradés, ainsi que l’aménagement des
accotements.
Le reste de la dotation, soit 17 millions de DA, a été
consacré aux travaux d’entretien et de confortement d’ou-
Samir Kasmi, Mohamed Meftah et Hassiba Moussaoui,
en l’occurrence, ont, pour leur part, animé deux ate-
liers, au profit d’un groupe d’étudiants, à qui ils ont ex-
pliqué leur stratégie d’ébauche d’un roman.
vrages d’art fragilisés par de multiples agressions, a déclaré
M. Sadouk Rafik, en précisant que l’ensemble de ces travaux
seront entamés «dès la finalisation des marchés les concer-
nant».

Jeudi 12 Décembre 2013

ACTUALITÉ

DK NEWS

3

MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

VISITE DE M. SELLAL À AÏN TÉMOUCHENT

Leçons d'histoire

DE M. SELLAL À AÏN TÉMOUCHENT Leçons d'histoire nière aux interrogations de l'histoire. Et aux

nière aux interrogations de l'histoire. Et aux Algériens, avides d'avancées démo- cratiques, de développement social, de

bien-être et d'acquisition de nouvelles technologies du savoir.

Dans la wilaya d’Aïn Témou- chent, il a ainsi

inspecté plu- sieurs projets et réalisations so-

cio-écono-

miques, discuté avec les autorités locales comme avec la société ci- vile autour des

défis du dévelop- pement. Mais surtout des besoins des po- pulations locales, des attentes citoyennes, des mesures à prendre pour que les Al- gériens de cette partie

vive du pays participent pleinement à l'œuvre

d'édification d'une nou- velle société, plus en phase avec les défis du 3 e millénaire. Cette visite menée par le chef du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre du pro-

gramme du Président Bouteflika, lui a ainsi permis de faire le point sur les besoins sociaux et les avancées en matière de dé- veloppement économique de la région.

Cette wilaya est en fait un des pivots de la région ouest en matière de production

agricole et halieutique, et dans ce sens est capable d'absorber beaucoup de pro- jets liés aux métiers de l'agriculture et de la pêche. Et, dans la foulée, de donner lieu à la formation de PME et d'investisseurs dans la filière agroalimentaire, un des secteurs les plus dynamiques de cette wi- laya. Pour autant, cette visite du Premier ministre a également été centrée sur la production et la distribution de l'énergie électrique, le point de situation des dif- férents programmes d'habitat, l'ensei- gnement supérieur, la santé ou les tra- vaux publics. Une visite qui aura, en fait, rassuré les uns et les autres sur la volonté des pou- voirs publics d'imprimer autant que faire se peut un développement local équilibré, intégré et basé sur une juste ré- partition des ri-

chesses nationales. Il s'agit en outre de mieux fluidifier l'effort financier du gouvernement en direction des col- lectivités locales, pour, justement, éviter les dispari- tés régionales, et pour mieux équili- brer la croissance

économique régionale.

Boualem Branki

Le développement local n'attend pas,

il a besoin d'être en permanence re-

nouvelé, régénéré, bref mis à jour. C'est

en quelque sorte l'un des objectifs de la vi- site effectuée, hier mercredi, dans la wi- laya d’Aïn Témou- chent par le Premier ministre, Abdelma- lek Sellal.

Et puis, le timing

M. Sellal inaugure la

centrale thermoélectrique

de Terga

et 2 000 places pédagogiques au centre

universitaire

de cette sortie de tra-

vail sur le terrain du chef du gouvernement, un certain 11

décembre 2013, n'est-elle pas un clin d'œil à l'histoire, celle liée à la guerre de Libération nationale et les sacrifices du peuple algérien pour recouvrer son in- dépendance ?

A bien des égards, cela a tout l'air

d'une message fort de l'Algérie à l'an- cienne puissante coloniale, car de cette ville est parti également le cri libérateur de l'Algérie, au plus fort moment de la vi- site en 1958 du général De Gaulle. Une visite dénoncée par les patriotes et les Algériens qui y avaient vu un sou- tien fort pour les colons et la colonisation. Aujourd'hui, M. Sellal, qui a bien im- primé son style de travail, répond, en ce jour de commémoration des manifesta- tions du 11 Décembre 1960, à sa ma-

Inspection du projet de 1 000 logements «location-vente»

Lancement des

projets d’extension du

centre universitaire

Le Premier ministre aujourd’hui à Tlemcen

Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal est attendu aujourd’hui à Tlem- cen, pour une visite de travail dans le ca- dre de la mise en œuvre du programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Lors de cette visite d'une jour- née, en compagnie d'une importante dé- légation ministérielle, M. Sellal inspectera un nombre de projets et de réalisations. Selon le programme de la visite, le Premier ministre se rendra en premier lieu

à la nouvelle faculté de 4 x 1 000 places pé- dagogiques, réalisée sur une superficie de

26 400 mètres carrés à haï Imama dans la

commune de Mansourah, pour un coût de 1 874 200 000 DA. Ce projet, dont les tra- vaux ont démarré en octobre 2009 pour un délai de réalisation de 24 mois, a pour im- pact d'absorber le déficit en matière de

places pédagogiques. Dans la daïra de Remchi, M. Sellal ins- pectera le projet de réalisation d'un hôpi- tal de 120 lits. Cette infrastructure sanitaire d'un coût de 1 204 808 000 DA, dont la li- vraison est prévue en mars 2014, est doté d'une maternité, de blocs des urgences, opératoires et de pédiatrie et un bloc ad- ministratif. Une fois réceptionnée, elle contribuera au renforcement de la couver- ture sanitaire de la wilaya. Le Premier ministre visitera égale- ment, dans la même daira, l'exploitation agricole individuelle «Cherraf M'hamed» d'une superficie totale de 778 hectares dont

113 ha irrigués. Cette exploitation où sont

pratiquées les cultures d'agrumes (va- riété Thomson Navel) sur 5 ha, de grena- dier (Sefri) sur 2 ha, des céréales (82,78 ha) et de la pomme de terre (30 ha) dispose d'un entrepôt frigorifique d'une capacité de 3.092 mètres cubes, soit six chambres réalisées dans le cadre du Fndra. Réalisée pour un coût de 44 151 964 DA dont

29 071 754 DA comme soutien de l'Etat, elle

emploie 13 ouvriers permanents et 60 saisonniers. En outre, le Premier minis- tre se rendra au nouveau pôle urbain de Boudjelida, dont l'achèvement contrac- tuelle des travaux de réalisation est prévu en septembre 2014, avant de présider une rencontre avec les autorités locales et les représentants de la s ociété civile.

AADL : TEBBOUNE CONFIRME

300 000 souscripteurs

ont reçu un avis favorable

Quelque 300 000 des 700 000 souscripteurs au nouveau programme de l'Agence d'amélioration et de développement du logement (Aadl) ont reçu un «avis favorable», a indiqué mercredi à Aïn Témouchent, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune. «Quelque 300 000 souscripteurs au programme Aadl 2 ont reçu un avis favorable», a déclaré M. Tebboune en marge de la visite de travail qu'effectue le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya d'Aïn Témouchent. Le ministre a affirmé que ces souscripteurs auront leurs logements «si les données qu'ils ont communiquées sont authentiques». Il a indiqué, en outre, que dans les wilayas dotées d'un programme de 5 000 à 6 000 logements Aadl, 90% des souscripteurs avaient reçu un «avis favorable». Le ministre a relevé que les services de l'Aadl «se sont mieux organisés pour traiter le maximum de dossiers en recourant au recrutement de vacataires et de contractuels». M. Tebboune a, par ailleurs, indiqué que la wilaya de Chlef «devra bénéficier d'un programme complémentaire de logements Aadl, conformément aux instructions du Premier ministre.

Aadl, conformément aux instructions du Premier ministre. EQUIVALENCE ENTRE LA LICENCE ISSUE DE L'ANCIEN SYSTÈME

EQUIVALENCE ENTRE LA LICENCE ISSUE DE L'ANCIEN SYSTÈME ET LE SYSTÈME LMD

«Un décret sera promulgué prochainement»

Un décret portant sur l'équivalence entre la licence issue de l'ancien sys- tème et le système actuel LMD (License-Master-Doctorat) sera promul- gué au plus tard la semaine prochaine, a indiqué mercredi à Aïn Témou- chent, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. «Ce décret permettra aux diplômés du système LMD de mieux s'intégrer dans le monde du travail», a souligné M. Sellal, en réponse aux étudiants du Centre universitaire d'Aïn Témouchent qui l'interpellaient sur les dif- ficultés qu'ils rencontrent dans les procédures de recrutement. Ce dé- cret a été élaboré, selon le Premier ministre, avec le concours de la Fonc- tion publique. «Nous avons beaucoup investi dans l'Université. Une op- portunité s'offre à nous pour se mettre au diapason des changements in- duits par les nouvelles technologies», a-t-il soutenu, estimant que l'Al- gérie est appelée à être une «véritable puissance technologique» au re- gard de la «richesse» de ses ressources humaines. Il a réaffirmé, dans ce cadre, les efforts de l'Etat pour encourager les com- pétences algériennes à l'étranger à mettre leur savoir et expérience au bénéfice de leur pays. S'adressant à des étudiants tchadiens, le Premier ministre a affirmé que «l'Algérie est là pour aider l'Afrique» car, a-t-il ex- pliqué, «nous sommes liés par un destin commun et le continent sera le monde de demain». M. Sellal effectue une visite de travail d'une journée dans la wilaya d'Aïn Témouchent, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

APS

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DK NEWS

ACTUALITÉ

Jeudi 12 Décembre 2013

MÉTÉOROLOGIE

Mise en service en 2014 du centre national de calculs météorologiques

Le centre de calculs de l’Office national de météorologie (ONM), en cours d’équipement, sera mis en service en 2014, a-t-on appris, mercredi à Béchar auprès, du directeur du centre national des prévisions météorolo- giques. Le centre, localisé à Alger, qui sera dédié aux calculs météorologiques, grâce un équipement informatique ultramoderne, a été réalisé dans le cadre du plan de développement des capaci- tés scientifiques et techniques du service mé- téorologique national, a précisé M. Bachir Hammadache, lors d’une journée d’informa- tion sur la météorologie. Réalisée dans le but de permettre au pays d’at- teindre le niveau de qualité requis en matière de service public, le centre permettra le déve- loppement des capacités de prévisions météo- rologiques numériques, et renforcera les sys- tèmes de veille météorologique, a-t-il souligné. Actuellement, l’ONM, à travers ses 77 stations

d’observation en surface,12 stations d’observa- tion en altitude ,3 autres structures consacrées

à la recherches et aux observations spéciales à

Tiaret, Ksar Chellala et Tamanrasset, en plus de 5 radars météorologiques et plus de 400 postes climatologiques, fournit régulièrement des données météorologiques à différents secteurs économiques et instituts de recherches, ainsi qu’à différentes universités du pays, a-t-on fait savoir lors de cette rencontre. En matière de lutte antiacridienne, le service météorologique national dispose d’un centre régional de surveillance météorologique à Ta- manrasset, avec 40 stations de surveillance lo- calisées dans cette wilaya du sud du pays et 80 autres éparpillées à travers le territoire natio- nal, a fait savoir le responsable. La journée d’information sur la météorolo- gie, initiée par l’ONM, a permis au public de s’imprégner de ses missions quotidiennes, à tra- vers un cycle de communication animé par des experts.

AGRICULTURE

Vers la création d'un observatoire du développement des territoires ruraux

Une rencontre de réflexion sur la mise en place d'un observatoire du développement des territoires ruraux a été organisée mercredi à Al- ger par le ministère de l'Agriculture et du Dé- veloppement rural et le Pnud, indique le minis- tère dans un communiqué. «Cette rencontre de dialogue et de concerta- tion vise à recueillir les avis des experts et res- ponsables des structures concernées du minis- tère et du Pnud sur les voies et moyens à met- tre en œuvre pour réaliser cet observatoire», se- lon le communiqué. La réalisation de cet obser- vatoire «permettra d'identifier les opportunités de développement et d'innovation, de rassem- bler, de produire et de fournir, aux acteurs pu- blics et privés, les informations nécessaires indispensables à l'élaboration des choix straté- giques et à l'organisation opérationnelle des ser- vices liés au monde rural», selon la même source. Cet instrument est «appelé à renseigner sur l'état actuel de mise en œuvre des pro- grammes de renouveau rural et les perspectives affichées sur les territoires ruraux». Les organisateurs de cette rencontre pré- voient de tenir prochainement un atelier de tra- vail pour approfondir la réflexion sur les objec-

tifs attendus de cet observatoire. «Cet atelier per- mettra de définir les modalités à mettre en œu- vre à même de concrétiser ce projet», souligne la même source. Par ailleurs, le Secrétaire gé- néral du ministère, M. Fodil Ferroukhi a rappelé,

à l'occasion de cette rencontre, les relations pro-

fondes qu'entretient le secteur de l'Agricul- ture avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui se sont tra- duites par la signature de plusieurs accords de partenariat. Il a cité, entre autres, l'élaboration de la stratégie nationale de développement ru- ral durable en 2003, le projet d'appui au pro- gramme de renforcement des capacités hu- maines et d'assistance technique en 2012, qui a prévu la mise en place d'un observatoire du dé- veloppement des territoires ruraux.

APS

du dé- veloppement des territoires ruraux. APS ENVIRONNEMENT Lancement d’une campagne nationale de
du dé- veloppement des territoires ruraux. APS ENVIRONNEMENT Lancement d’une campagne nationale de

ENVIRONNEMENT

Lancement d’une campagne nationale de boisement depuis Tiguentourine

Une campagne nationale de boisement a été lancée, mercredi depuis la base de vie «Chahid Mohamed Amine Lahmar» du complexe gazier de Tiguentourine, wilaya d’Illizi, à l’initiative de l’organisation nationale de protection de l’environnement et d’échange touristique, a-t-on constaté sur place.

Placée sous le signe «Plantons ensem- ble un arbre pour chaque Algérien», cette campagne, coïncidant avec la commé- moration du 53 e anniversaire des manifes-

tations du 11 Décembre 1960, a donné lieu à la mise en terre de plus de 500 ar- bustes au niveau de la base de vie et ses abords. Selon le président de l’organisation précitée, M. Belkhir Bachiri, le lance- ment de cette campagne nationale de- puis la région saharienne de Tiguentou- rine est un message de reconnaissance aux éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) pour leur bravoure lors de leur as- saut contre les auteurs de l’attentat terro- riste perpétré dans cette installation ga- zière. Cette opération de boisement sera gé- néralisée, à partir de samedi prochain, dans les différentes wilayas du pays, par la plantation, pour la première saison s’éta- lant jusqu’au début d’avril prochain, de 13 millions arbrisseaux. Elle sera d’être suivie par la mise en terre, lors de la deuxième saison prévue de novembre 2014 à avril de l’année sui-

RENCONTRE À ORAN

novembre 2014 à avril de l’année sui- RENCONTRE À ORAN vante, d’un effectif de 26 millions

vante, d’un effectif de 26 millions d’ar- bustes, a signalé M. Bachiri. Cette action de boisement a été menée par les élèves de la ville d’In-Amenas, des éléments de l’ANP et ceux d’autres corps, dont la Gendarmerie nationale, les agents forestiers et la société civile, a-t-il ajouté. Le programme de boisement est pro- jeté en trois étapes distinctes, dont la pre- mière dénommée «la route verte» consiste en la réalisation, en coordination avec le secteur des travaux publics, d’arbres d’ali- gnement le long de routes nationales et communales, et la deuxième appelée «bouclier vert» porte sur la régénération du couvert végétal des forêts ravagées par les incendies, ainsi que le boisement des zones humides et arides, selon l’orga- nisation précitée. La troisième étape ap- pelée «quartier vert» prévoit le boisement des cités et quartiers désignés par les as- semblées populaires communales. Cette campagne de bénévolat vise, en- tre-autres de ses objectifs, le raffermisse- ment des relations entre algériens, à tra- vers leur implication dans des projets nationaux d’intérêt général, la synergie en-

tre l’ANP et la société civile, et le dévelop- pement et de la culture de l’environnement chez les futures générations. Cet ambitieux projet permettra de planter, à compter de la 3 e saison de boi- sement de 2015, plu de 39 millions d’ar- brisseaux à travers 5.800 sites à échelle na- tionale, et contribuera à la réduction de la facture de boisement de plus de 5 milliards DA au profit du trésor public, qui sera ainsi réorientée vers d’autres projets. L’évènement a donné lieu à l’organisa- tion d’une réception en l’honneur de l’institution de l’ANP, et à titre posthume du Chahid du devoir «Lahmar Mohamed Amine» qui s’est sacrifié pour sauver de nombreuses vies et épargner à son pays une catastrophe. M. Belkhir Bachiri a fait part, dans le même contexte, d’un projet de prix natio- nal de la sécurité industrielle (HSE) au nom du Chahid de Tiguentourine, ainsi que du lancement, en prévision du 21 mars prochain, de la seconde édition de la campagne nationale de fidélité «Un arbre pour chaque Martyr», portant plantation d’un millier d’arbustes dans chaque wilaya.

Réorganisation des structures de santé

L’enrichissement de l’avant-projet de réorganisa- tion des structures de santé a fait l’objet d’une rencontre,

répondant aux besoins de santé d’une population dans une aire géo-sanitaire correspon- dant à une daïra ou plus, lit-on

chainement. «Dans cet avant- projet nous retrouvons la no- tion des secteurs sanitaires mais d’une manière plus éla-

avant de d’aller vers une nou- velle réorganisation, ajoute- t-on. D’autres ont trouvé que toute réflexion impliquant les

mercredi à Oran. Organisée par la direction de la santé et de la population, la rencontre a

dans le document. A ce titre, le représentant de la direction de la santé de la wilaya d’Oran

borée», a-t-il souligné. Des avis mitigés de méde- cins ont été recueillis par l’APS

spécialistes de la santé ne sera que bénéfique pour le secteur. «Le système de santé actuel

réuni des médecins, des re-

a

appelé les spécialistes de la

concernant le texte. Certains

n’est pas au point, il faut le

présentants de la Cnas, de syn-

santé à enrichir le texte par des

estiment qu'il s'agit «d'une ré-

réformer et l’adapter à nos

dicats et de l’APW.

propositions et des idées, dans

forme de la réforme, car le ré-

structures», a-t-on souligné

L' avant-projet décrète, dans

la

mesure qu'ils sont les plus

seau des établissements sani-

en marge de cette rencontre.

son premier article, la création et la définition des règles d’or- ganisation et de fonctionne- ment des circonscriptions sa- nitaires comprenant des struc- tures de santé, de prévention, de diagnostic, de soins d’hos- pitalisation, de rééducation et

concernés. Pour sa part le directeur de l’EHU Oran «1er novembre» a souligné que la réflexion déga- gée, qui impliquera tous les ac- teurs du secteur, fera égale- ment l'objet d'assises sur le système de santé prévues pro-

taires de proximité (ESP) a été mis en place depuis cinq ans et donne ses fruits. «Il n’y a pas nécessité de le changer au- jourd'hui», s'accorde-t-on. Une évaluation de ce sys- tème de santé de proximité est réclamée actuellement

De son côté, le syndicat na- tional des médecins généra- listes (Snmg) rejette catégori- quement l’avant-projet de ré- organisation des structures sanitaire sans donner d’argu- ments et préférant se retirer de la rencontre.

FINANCES La Cour des comptes recommande la généralisation des systèmes de comptage sur l'ensemble des gisements pétroliers

La Cour des comptes a recommandé la généralisation des systèmes de comp- tage sur l'ensemble des gisements d'hy- drocarbures en exploitation pour mieux contrôler les déclarations fiscales sur le chiffre d'affaire de Sonatrach et de ses as-

sociés. Dans son rapport d'appréciation sur l'exécution du budget 2011, cette institu- tion estime que «l'administration fis- cale ne dispose pas de moyens appropriés pour vérifier les déclarations fiscales» de Sonatrach et de ses associés, recomman- dant la généralisation des systèmes de comptage des puits de pétrole sur l'en- semble des périmètres en exploitation. «Un nouveau système électronique est installé sur un site pilote (Hassi Ber-

kine) pour une période de dix ans qui tire

à sa fin, en attendant la promulgation d'un texte réglementaire portant généra- lisation du dit système», précise l'institu- tion de contrôle des finances publiques. Dans ce même contexte la Cour a eu à constater «des insuffisances» dans la gestion des services chargés du recouvre- ment de la fiscalité pétrolière. Seulement trois agents sont affectés au service de la fiscalité pétrolière chargé de la gestion et du suivi des dossiers fiscaux. En outre, l'administration fiscale ne dispose pas d'une structure centrale ayant pour mission le contrôle et le suivi des flux des produits pétroliers, relève- t-elle. Quant à la Direction des grandes en- treprises (DGE), la Cour des comptes

estime qu'elle n'assure pas, pleinement

ses attributions particulièrement en ce qui concerne la gestion des dossiers fis- caux et le contrôle des déclarations fis- cales. Pour 2011, la DGE n'a procédé, en aucun cas, à des redressements relatifs à la détermination du chiffres d'affaires des compagnies pétrolières. Les redressements d'un montant de 670 millions de DA enregistrés durant cette année s'avère en relation dans leur totalité avec la TVA sur des importations ou sur des achats locaux, précise -t-elle. Dans son rapport d'appréciation sur le projet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2011, la Cour des comptes a fait état d'un cumul de la fiscalité non re- couvrée qui a frôlé les 8 000 milliards de dinars à fin 2011 en raison des lacunes dans les procédures de recouvrement.

Jeudi 12 Décembre 2013

ACTUALITÉ

DK NEWS

5

ALGÉRIE

-

KENYA

ALGÉRIE - KENYA

Le président Bouteflika désigne M. Bensalah pour le représenter aux festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Kenya

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a désigné le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah pour le représenter aux festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Kenya, qui auront lieu aujourd’hui à Naïrobi, a indiqué hier la présidence de la République dans un communiqué.

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra, s'est entretenu mardi à Conakry (Guinée), en marge des travaux de la 40 e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), avec des ministres de pays membres de cette Organisation.

ALGÉRIE - OCI

M. Bouguerra s'entretient à Conakry avec des ministres de l'Organisation de la coopération islamique

M. Bouguerra a examiné avec le minis- tre de la Sécurité et de la Protection civile de la République de Guinée, Madifine Diallo, les voies et moyens à même d'as- surer la relance de la coopération bilaté- rale. M. Bouguerra, s'est également entre- tenu avec M. Iyad Madani élu nouveau se- crétaire général de l'OCI auquel il a réitéré «le soutien» de l'Algérie et sa «disponibi- lité» à œuvrer, de concert, au renforcement de l'OCI. M. Madani qui prendra ses fonc- tions à compter du 1 er janvier prochain, a confirmé son projet de visite en Algérie au cours du premier trimestre de l'année

2014.

ALGÉRIE - BELGIQUE

Le ministre délégué a enfin, rencontré, le ministre des Affaires étrangères de la Ré- publique du Kazakhstan, Erlan Idrissou, avec qui il a abordé les voies et moyens sus- ceptibles d'aider au «renforcement» de la coopération bilatérale. M. Idrissou a mis à profit cette rencon- tre pour évoquer l'Organisation islamique de sécurité alimentaire dont la création a été décidée par l'OCI à l'initiative de son pays et dont le siège sera à Astana (Ka- zakhstan). M. Madjid Bouguerra préside la délégation algérienne aux travaux de cette session ministérielle de l'Organisa-

tion.

de cette session ministérielle de l'Organisa- tion. Un nouveau programme de coopération approuvé pour la

Un nouveau programme de coopération approuvé pour la période 2014-2017

La deuxième session de la commission mixte de coopé-

l'environnement, la santé, les ressources en eau et le secteur des transports», précise la même source.

une évaluation de la coopération au développement algéro-belge et ont convenu de définir les nouvelles perspectives de la coopération entre les deux pays. Elles ont dressé un bilan «positif» de la mise en oeuvre du premier programme indicatif de coopération (2003-2007) adopté à l'issue de la première session de la commission mixte algéro-belge tenue à Alger le 28 octobre 2002, et pour lequel il a été consacré une «enveloppe budgétaire de 37 millions d'eu- ros, consommée dans sa quasi- totalité». Les deux parties «se

sont félicitées du niveau appré- ciable atteint par la coopéra- tion algéro-belge, à travers la réalisation de projets impor- tants qui répondent aux néces- sités de développement et de di- versification de l'économie algé- rienne», a souligné la même source. «Lechoixdesthèmesretenus d'un commun accord dans le ca- dre de ce programme, répond aux priorités du développement économique et social de notre pays», a relevé le ministère des Affaires étrangères dans son communiqué.

ration au développement al- géro-belge, tenue mardi à Alger,

a

été sanctionnée par l'approba-

La deuxième session a eu lieu sous la présidence de l'am- bassadeur Merzak Bedjaoui, di- recteur des pays de l'Europe occidentale au ministère des Affaires étrangères et de M. Charles Bois d'Enghien, direc- teur général adjoint à la direc- tion générale de la coopération au développement au minis- tère belge des Affaires étran- gères. Durant cette session, les deux délégations ont procédé à

tion d'un nouveau programme de coopération entre les deux pays pour la période 2014-2017, indique mercredi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Ce programme, doté d'une enveloppe d'environ 20 mil- lions d'euros pour la période 2014-2017, «accorde la priorité au traitement de la problématique environnementale à savoir :

7 E RÉUNION ANNUELLE DES POINTS FOCAUX DU CAERT

Alger abrite l’événement

Les travaux de la 7 e réunion annuelle des points focaux du Centre africain d'études

et de recherche sur le terrorisme (CAERT) ont

été ouverts hier à Alger en présence de nom- breux experts algériens et étrangers de la lutte contre ce fléau transnational. Les travaux de cette réunion, qui s'étale sur trois jours, se dérouleront à huis clos au siège du CAERT. Dans une allocution à l'ou- verture des travaux, le directeur du CAERT, Francisco Madeira, a affirmé que cette réu-

nion annuelle constitue «un important ren- dez-vous permettant aux intervenants de la lutte antiterroriste en Afrique, d'échanger leurs expériences et informations pour mieux contrer les tentatives multiples des groupes terroristes». Il a, à cette occasion, salué les efforts de l'Union africaine (UE) pour encourager la coopération entre les pays du continent en matière de lutte contre le terrorisme, souli- gnant, dans ce sens, le «franc succès» qu'avait connu une réunion d'experts africains de lutte contre le terrorisme tenue récemment à

Addis-Abeba. «Nous saluons les efforts de l'UA qui a permis à nos experts de se réunir récem-

ment à Addis-Abeba, car attendre toute une année pour se réunir afin de faire le point et échanger des expériences devient insuffi- sant», a-t-il estimé en faisant allusion à la réu- nion annuelle du CAERT. Selon M. Madeira, les travaux de la réunion permettront de «revoir» et de «parfaire» la coopération africaine dans le domaine de la lutte contre le terrorisme à la lumière des at- taques terroristes menées cette année dans plusieurs pays d'Afrique. Pour sa part, le Com- missaire à la paix et à la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, a indiqué que les réunions an- nuelles du CAERT revêtaient «une impor- tance particulière», car elle permettent de coordonnerleseffortspourunelutteefficace contre le terrorisme. Le conseiller à la présidence de la Répu- blique, Kamel Rezag Bara, a, de son côté, in- diqué que la 7 e réunion annuelle du CAERT constituait une opportunité pour évaluer les actions menées et celles en cours dans le do-

maine de la lutte contre le terrorisme. Les tra- vaux de la rencontre des points focaux du

CAERTpermettrontauxparticipantsd'iden-

tifier les nouvelles formes de menaces terro- ristes dans le continent africain, a-t-il pour- suivi. Le secrétaire exécutif du Comité des ser- vices d'intelligence et de renseignement d'Afrique (CISSA), Issac Mayo, a affirmé, quantàlui,que«sanséchanged'information et de coopération, les pays sont incapables de lutter seuls contre le narco-terrorisme et le crime organisé». Une minute de silence a été observée par les participants à cette réunion de trois jours, à la mémoire du père du combat contre l'apartheid, Nelson Mandela, décédé jeudi dernier à l'âge de 95 ans. Le CAERT a été créé en 2002, à Alger, conformément aux dispositions contenues dans le Plan d'action de l'UA pour la préven- tion et la lutte contre le terrorisme et suite aux décisions adoptées par les organes poli- tiques de l'UA.

Une force militaire africaine d'intervention rapide «pourrait voir le jour»

Une réflexion est menée

gée sur la faisabilité de faire in-

ajoutant que «l'étude de faisa-

au sein de la Commission afri- caine pour monter une force

tervenir une force militaire africaine lors d'attaques terro-

bilité a bien avancé». Souli- gnant la nécessité de trouver

militaireafricainecapabled'in-

ristes d'envergure suscepti-

des «solutions africaines aux

tervenir rapidement pour dé- jouer des attaques terroristes d'envergure pouvant survenir dans certains pays du conti- nent, a indiqué hier à Alger le Commissaire à la paix et à la sé-

bles d'être perpétrées dans des pays à faibles moyens de dé- fense», a déclaré M. Chergui en marge des travaux de la 7 e réu- nionannuelledespointsfocaux du Centre africain d'études et

problèmes africains», M. Cher- gui a rappelé qu'une force mi- litaire africaine en attente a été lancée en 2003. «Nous sommes en train d'évaluer l'opérationnalité de cette force

curité de l'Union africaine (UA), Smaïl Chergui. «Dans le ca- dre de la Commission afri-

de recherche sur le terrorisme (CAERT). La réflexion a été motivée,

dans les différentes régions d'Afrique, en cas d'attaques terroristes de grande enver-

caine,uneréflexionaétéenga-

selon lui, par la crise du Mali,

gure», a-t-il expliqué.

LUTTE ANTITERRORISTE :

L'Algérie a préconisé l'élargissement de la coopération régionale et internationale

L'Algérie n'a eu de cesse de préconiser l'élar- gissement de la coopération régionale et inter- nationale dans le domaine de la lutte contre le fléau du terrorisme qui menace la sécurité et la stabilité du monde entier, a affirmé hier à Alger le conseiller à la présidence de la République Ka- mel Rezzag Bara. M. Bara qui intervenait à l'ou- verture de la 7 e réunion des points focaux du Cen- tre africain d'études et de recherche sur le ter- rorisme (CAERT), a indiqué que l'Algérie n'a eu de cesse de préconiser l'optimisation et l'élargis- sement de la coopération internationale dans le domaine de la lutte antiterroriste. Pour le conseiller à la présidence de la République, la pré- sente rencontre offre l'opportunité de «tirer les enseignements pour se projeter sur l'avenir» en la matière. Les différentes expériences me- nées dans la lutte contre le terrorisme transna- tional, ses origines idéologiques liées à l'extré- misme ont montré que ce fléau représentait un défi majeur à la volonté des Etats, a-t-il dit ajou- tant que «seul l'Etat avec ses institutions et or- ganes, est en mesure d'élaborer une stratégie de réponse efficiente et il est le seul habilité à réu- nir les conditions nécessaires à la mobilisation des énergies et des efforts face à la menace ter- roriste». Il a rappelé à ce propos que l'Algérie, du fait de sa confrontation directe avec le terrorisme haineux, a pris conscience dès le début que des institutions légitimes et des organes exécutifs forts étaient indispensables pour faire face à la menace terroriste. De ce fait, a-t-il soutenu, l'Algéries'estdotéetrèstôt,d'unarsenaljuridique pour combattre ce fléau en conformité avec le régime constitutionnel et en adéquation avec les standards internationaux mais aussi dans le res- pect des valeurs et principes des droits de l'homme dans la quête de paix, de sécurité et de développement. La volonté et détermination qui ont marqué le traitement politique du phéno- mène terroriste à travers la charte pour la paix et la réconciliation nationale initiée par le pré- sident de la République en 2005 ont permis à l'Al- gérie de renouer avec la sécurité interne et la quiétude. Une analyse du phénomène terroriste sur deux décennies a permis de constater que les problèmes et tensions internes qui ne sont pas réglés à temps constituaient un terrain propice à la prolifération de ce fléau, a encore considéré M. Bara. Ces constats sont d'autant plus valables lorsqu'il s'agit du terrorisme et de ses liens avec le crime organisé dans différentes ré- gions de notre continent, a-t-il encore souligné Sur un autre plan, M. Bara a dit que la 7 e réunion des points focaux du CAERT «permettra, à l'ins- tar des précédentes, d'évaluer les travaux lancés et les activités programmées, tant du point de vue des résultats obtenus que celui des efforts à consentir pour relever les nouveaux défis». Les travaux de cette rencontre porteront sur «les grandes orientations liées aux dévelop- pements des menaces terroristes sur le continent africain, l'échange d'expériences et les meilleures pratiques de lutte contre ce phénomène dange- reux». Tenue sous le thème «le terrorisme en Afrique: la Somalie et le Mali, leçons et perspec- tives», cette rencontre periodique débattra d'une question cruciale de par son impact tant sur la stabilité régionale que sur la paix et la sé- curité internationales. Les évènements qui ont cours au quotidien «nous rappellent que le terrorisme, qui peut s'adapter aux mutations du siècle, ne peut être considéré comme phénomène local, ni par ses tenants ni par ses aboutissants et ni encore moins par la dynamique que lui confèrent la mondialisation des échanges et la propagation des réseaux d'information et de communication modernes», estime-t-il. Par ailleurs, M. Bara a salué le rôle des partenaires du CAERT qui, a-t- il dit, «contribuent efficacement à l'appui des ac- tivités de ce mécanisme africain dédié au ren- forcement des capacités des pays de l'Union afri- caine (UA) en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme transfrontalier».

APS

6 DK NEWS

ACTUALITÉ

Jeudi 12 Décembre 2013

COMMERCE DE DÉTAIL

Convention de partenariat entre l'Algérie et la Suisse pour la formation de jeunes

Une convention pour la formation des jeunes dans le domaine du commerce de détail sera signée prochainement entre l'Algérie et la Suisse, a indiqué hier à Alger le ministre de la Formation et de l'enseignement professionnels, Nourredine Bedoui.

Première du genre, «cette convention vise notamment à former une main-d'œu- vre qualifiée au moment où l'Algérie connaît un développement extraordinaire dans le domaine de la grande distribution»,

a déclaré le ministre lors du 2 e Colloque in-

ternational sur le commerce de détail et les centres commerciaux. Selon le ministre, la formation profes- sionnelle doit initier les jeunes aux métiers de la vente d'où la nécessité de «s'appuyer sur le professionnalisme et l'expérience des pays qui sont en avance par rapport à l'Al- gérie». «Le système de formation suisse, très adapté à l'environnement écono- mique notamment commercial, peut nous aider à former une main-d'œuvre qualifiée pour être à la hauteur des aspirations du

consommateur algérien», a-t-il estimé. Le colloque, organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Suisse-Algérie, «ne doit pas rester sans suite, c'est pourquoi

il sera suivi d'un déplacement d'une délé-

gation de la formation professionnelle al- gérienne à Genève», a indiqué pour sa part Allain Rolland, président de la Cham- bre également président des centres com- merciaux d'Algérie. Pour Grégoire Evéquoz,

com- merciaux d'Algérie. Pour Grégoire Evéquoz, directeur général du département de l'orientation et

directeur général du département de l'orientation et de la formation profes- sionnelle en Suisse, l'objectif de cette jour- née est d'arriver à développer un partena- riat avec l'Algérie notamment dans les milieux économiques. «La Suisse, qui a une expérience réussie dans ce domaine, veut apporter son savoir-faire aux jeunes Algé- riens», a-t-il souligné, ajoutant que «ce type

de formations leur permettra de trouver un

emploi une fois formés». Selon le Centre national du registre du commerce (CNRC), le nombre total des opérateurs économiques exerçant dans le commerce de détail s'élevait à 632.834 à fin octobre 2012, soit un taux de 38,2% par rap-

port à l'ensemble des secteurs écono- miques (1.658.690). En 2011, le volume global du commerce de détail en Algérie se situerait aux alen- tours de 3.370 milliards de DA, soit environ 42 milliards de dollars. «L'emploi direct glo- bal généré par le commerce de détail est évalué à 1,2 million de personnes à fin oc- tobre 2012», avait indiqué le CNRC. La majorité des opérateurs exerçant dans ce secteur «est représentée par les per- sonnes physiques (98,3%) alors que le nombre d'activités composant le secteur du commerce de détail s'élevait à 252 sur un total de 1.375 activités».

RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE EN ALGÉRIE

4 entreprises vont se conformer en 2014 à la norme ISO 26000

 

Trois entreprises nationales

et

une entreprise suédoise im-

plantée en Algérie vont bénéfi- cier d'un accompagnement technique pour leur certifica- tion à la norme ISO 26000 re- lative à la responsabilité so- ciétale des entreprises (RSE), a indiqué hier à Alger M. Ben- daoud Djenidi, coordinateur national du programme RS MENA. Il s'agit de l'entreprise pu- blique Naftal (branche carbu- rant) et des entreprises pri- vées «Amimer Energie», Multi Catering de Hassi Messaoud ainsi qu'Oriflame, une filiale d'un groupe suédois de cos- métique implantée en Algérie, a-t-il précisé, en marge de la 2 e journée nationale de sensibili- sation sur l'implémentation de la norme ISO 26000. Dénommé RS MENA (res- ponsabilité sociétale pour ré- gion Moyen orient-Afrique du Nord), ce programme régio- nal d'accompagnement qui s'étale sur la période 2012-2014 dans sa deuxième phase est piloté par l'Organisation in- ternationale de normalisation (ISO) en collaboration avec l'Agence suédoise de dévelop- pement international. Au total, huit pays sont ciblés par cette initiative régionale, à savoir l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban et l'Iraq. Pour M.Ben- daoud, la responsabilité socié- tale est le comportement socia- lement responsable d'une or- ganisation en matière d'éthique, de transparence, de

respect de normes internatio-

nales et de droits de l'homme. «L'instauration d'un climat de confiance par le respect des droits du travailleur en termes de salaire et d'avantages, per- mettra à ce dernier d'être plus performant et rentable», a-t-il expliqué. La certification à cette

ciblé en 2013 huit entreprises dont la Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (SEAAL), le groupe pharma- ceutique Saidal, une filiale du groupe public de BTPH Cosi- der, l'Ecole nationale supé- rieure de management et l'En- treprise nationale des aména- gements hydrauliques (Hydro-

tis par les entreprises algé- riennes pour se certifier à la norme ISO 26000. Le secrétaire général du mi- nistère du Développement in- dustriel et de la Promotion de l'Investissement, Abderrazak Henni a souligné, de son côté, l'importance de la certifica- tion à cette norme, élaborée par

de la certifica- tion à cette norme, élaborée par norme est volontaire et non obligatoire pour

norme est volontaire et non obligatoire pour «inciter les entreprises à l'adopter sans les contraintes de la loi . Le volon- tariat assure la pérennité de l'adoption de la norme 26000», a-t-il estimé. Depuis le lance- ment de ce programme en 2011 à ce jour, a-t-il poursuivi, 16 or- ganismes algériens ont adopté cette norme dont le labora- toire public de Contrôle des matériaux de construction (CE- TIM) de Boumerdès et le groupe privé d'agroalimen- taire NCA Rouiba.

Huit entreprises ciblées en 2013 pour la certifica- tion ISO 26000

Le programme de certifi- cation à la norme ISO 26000 a

aménagement). Présent à cette rencontre, le secrétaire géné- ral de l'ISO Rob Steele a es- timé que «les normes interna- tionales contribuent à l'har- monisation des spécifications techniques des produits et des services et offre aux entreprises ou organisations les moyens de relever les défis pour une éco- nomie moderne». Il a salué l'engagement de l'Algérie pour l'adoption de ces normes qui permettent l'amé- lioration de la qualité des ser- vices et l'augmentation de la productivité dans le secteur économique notamment l'Energie et l'Industrie. Interve- nant à son tour, l'ambassadeur de Suède en Algérie, Carin Wall s'est félicité des progrès consen-

plus de 700 experts internatio-

naux. Pour sa part, la direc- trice générale de l'Institut algé- rien de normalisation (Ianor), organisateur de la rencontre, a indiqué que l'organisation ISO

a élaboré plus de 19.500 normes universelles. Elle a expliqué également

que «l'intérêt de l'adoption de

la norme ISO 26000 est d'anti-

ciper l'application future d'un référentiel international». ISO 26000 est une norme d'appli- cation volontaire. Elle a été

instituée en novembre 2010 par l'Organisation ISO à l'is- sue de cinq ans de négocia- tions au sein des membres de l'Organisation et a vu une im- portante mobilisation inter- nationale.

ENTREPRISE

L'indice de confiance des chefs d'entreprise algériens à son plus faible niveau depuis 2009 (FCE)

algériens à son plus faible niveau depuis 2009 (FCE) L'indice de confiance des chefs d'entreprise en

L'indice de confiance des chefs

d'entreprise en Algérie s'est établi au mois de novembre à son plus faible ni- veau depuis 2009 à -17 points contre -

4 points en octobre, révèle l'enquête

mensuelle du Forum des chefs d'entre- prises (FCE). «Avec une valeur de -17 points en oc- tobre 2013, l'indice de confiance global (toutes activités économiques confon- dues), a reculé de 13 points par rapport au mois précédent», précise l'enquête mensuelle du FCE. Le baromètre de confiance des chefs d'entreprises est calculé sur la base de trois critères portant sur les perspectives de production, le volume des commandes et le niveau des stocks, résultat d'une comparaison avec ceux des principaux partenaires de l'Algé- rie. «Cette tendance à la baisse traduit pour les chefs d'entreprise, la persis- tance depuis maintenant six mois, d'un climat défavorable à leurs activi- tés. Un climat qui s'est encore aggravé en novembre», souligne le FCE. Pour l'organisation patronale, le marasme qui a commencé par affecter le secteur des services en mai s'est poursuivi 4 mois plus tard pour toucher les sec- teurs du BTPH et des industries manu-

facturières et a fini par atteindre en no- vembre 2013 le secteur qui était le mieux loti, à savoir les industries agroalimentaires. L'examen des composantes de l'in- dice de confiance global, révèle que les commandes des clients ont évolué à la baisse par rapport au mois d'octobre, l'indice correspondant est de -30 contre -27 en octobre. Par contre pour les stocks, l'évolution est à la hausse avec

un indice de +7 en novembre soit une

progression de 9 points par rapport à octobre. S'agissant de la production, les perspectives sont très réservées pour

les 3 prochains mois avec un indicateur négatif d'une valeur de -15 contre +12 en octobre. Les indices de confiance par ré- gions, à l'instar des indices de confiance sectoriels, sont négatifs depuis le mois de mai 2013, selon le FCE. Dans l'Union européenne, la situa- tion s'améliore progressivement avec un indice de confiance qui passe de -

4 en octobre à -2 en novembre 2013. APS

Jeudi 12 Décembre 2013

FORUM

DK NEWS

7

LE PRÉSIDENT DE LA CONFÉDÉRATION NATIONALE DU PATRONAT ALGÉRIEN, M. MOHAND SAÏD NAÏT ABDELAZIZ, INVITÉ HIER DU FORUM DE DK NEWS

Relance de l’économie:

la volonté politique existe

Comment sortir l’économie de la crise, quels sont les problèmes que rencontre toute vision du développement dans sa mise en œuvre, comment réorganiser l’économie nationale, quel est l’impact de la bureaucratie sur la faisabilité de tout projet d’envergure ? Pour en parler, M. Mohand Saïd Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien a bien voulu accepter l’invitation du forum du quotidien DK News. Il était accompagné de M. Hamoutène, conseiller auprès du patronat.

Ph. Madjid Nait Kaci
Ph. Madjid Nait Kaci
conseiller auprès du patronat. Ph. Madjid Nait Kaci de poser un problème de finances pour le
conseiller auprès du patronat. Ph. Madjid Nait Kaci de poser un problème de finances pour le

de poser un problème de finances pour le pays. La direction à suivre est connue. Il faut produire et pour cela il faut créer des en- treprises de production et rendre l’environ- nement favorable à la production nationale. C’est ce qu’il a été retenu à la dernière tripartite. Il y a une prise de

conscience, il existe une vo- lonté politique, et

leur ajoutée, et toute décision étatique en économie passe par la concertation obliga- toire. Nous avons 600 000 diplomés par an et nous risquons à l’avenir d’importer de la main-d’œuvre dans le BTP. Il faudrait pour nos universités et lycées des forma- tions adaptées aux emplois. Nous devons valoriser les métiers. Les

cotisations que le secteur privé paie , soit 3% de la masse salariale, peuvent aller vers la formation. Nous voulons aller vers le rang de pays émergent. Comment y parvenir sans une réelle ré-industriali-

sation ou une nouvelle redéfinition de l’industrialisation. Mais, il faudrait sortir du problème que nous vivons avec actuel- lement une dépendance en ressources extérieures de 97% composées des ventes en hydrocarbures. Des entreprises vulnérables risquent de

déposer le bilan si elles ne sont pas aidées. 98% sont de petites en-

treprises qui n’ont pas ac- cès aux crédits bancaires. L’économie de marché a engrangé une économie

de bazar. Il faudrait per- mettre le ré-échelonnement des dettes des entreprises en difficulté qui n’arri- vent pas à s’en sortir. « Il y a peut-être trop de : il faut », mais il faut quand même une décision poli-

tique qui supprime la menace de pénalisa- tion de l’acte de gestion, car sans les textes suivis de lois, les banquiers

ne prendront aucun risque. La bureaucratie est une forme de dictature de l’iner- tie administrative. Les mêmes hommes, les mêmes méthodes,

les mêmes maux. Il y a ce- pendant un espoir suite à l’expression de la volonté politique et du début de l’allège- ment des procédures. 5 groupes de travail ont été constitués à l’issue de la dernière tri- partite.

Saïd Abjaoui

Cela fait 20 ans que nous faisons le même constat avec les mêmes hommes, pratiquement les mêmes , les mêmes pro- blèmes. Les problèmes sont

identifiés quelle que soit la vo- lonté politique. Nous avons vécu une décennie noire, sui- vie d’une décennie d’embel- lie financière. Des problèmes

sont rencontrés, avec la même constance, le terrain, la logique finan- cière et doivent être solutionnés. Le président de la République en 2011, reconnaît que l’entreprise est un élément

essentiel de la création de la richesse et de l’emploi. L’entreprise est

donc source génératrice de l’emploi. C’est elle qui peut faire croître la production hors hydrocarbures mais

les réformes de seconde gé- nération n’ont pas profité à l’entreprise. Nous sommes par ailleurs sur la passerelle qui sépare l’étatisme du libéralisme avec le cap maintenu sur l’économie de marché. Sur une passerelle, il faut avancer, mais il ne paraît pas que nous faisons mouve- ment. Nous sommes bien sûr pour la coexis- tence entre le secteur public et le secteur privé. Nous avons besoin d’un secteur public fort comme nous avons

besoin d’un secteur privé fort. Les deux constituent ensem- ble le secteur national. Nous ne sommes pas contre la règle

du 51/49. Il faut seulement que les règles de fonctionnement soient res- pectées. Il faut absolument faire attention à la structure de nos relations commerciales. Nous étions à 40 milliards de dollars d’im- portation en 2008, et nous sommes en oc- tobre 2013 à 60 milliards de dollars soit une augmentation de 50% alors que le dé- compte n’est fait qu’en octobre. C’est terrible pour notre économie. C’est grave même car cela risque à terme

La bureaucratie est la dictature de l’inertie administrative

un consensus en- tre le gouverne- ment, le partenaire

Nous risquons à l’avenir d’importer la main- d’œuvre dans le BTP. 700 000 entreprises privées dont 580 000 dans le commerce de détail.

social, à savoir l’UGTA, et le patronat pour relan- cer l’appareil économique. Nous avons des ressources, de l’es-

pace, et nous devons créer des milliers d’entreprises sur tout le terri- toire national. Le secteur privé

fonctionne avec un nombre d’emplois qui représente 78% des emplois qui existent sur le territoire national. Il y a actuellement 760 000

entreprises privées dont 580 000 sont dans le commerce de détail. Nous

sommes donc très loin de la créa- tion des richesses telle que nous la voulons. Il appartient au pou- voir politique d’impulser une dy-

namique de mise en œuvre sur le terrain de programme de multiplication des entreprises de production de la ri-

chesse et de création d’emplois en n’ou- bliant pas que tout tourne au-

tour de l’argent. Le ministre du Travail a raison de reconnaître qu’il faudrait faciliter la

création d’emplois par leur flexibilité en facilitant les CDD, seule possibilité en mesure de créer des emplois. Côté finan- cement de la croissance, la manne pétrolière est une bé-

nédiction et non une malédic- tion. Elle doit être utilisée à relancer l’éco-

nomie et à réaliser sa diversification. Bien que comparaison ne soit pas raison, si on prend le modèle sud-coréen, là-bas, 1 dollar investi rapporte 3,5 dollars en va-

Le gouvernement,

otage

de l’administration

Adapter

les formations

aux métiers.

Il existe une volonté politique, l’espoir est permis

Aller vers l’émergence avec une réindustrialisation à travers le territoire national

L’ANSEJ ET LA CNAC

Une solution palliative du chômage

Rachedi Rachid

Les dispositifs d’aide à la création de micro-entreprises Ansej et Cnac ont permis ces dernières années, à des milliers de jeunes entrepreneurs, de créer leurs propres emplois tout en réalisant leur objectif professionnel. Cependant, ces dispositifs qui ne sont qu’une solution palliative du problème du chômage, ont du mal à absorber la masse croissante de jeunes diplômés qui se déverse annuellement sur le marché du travail. «Ce n’est que par la création d’entreprises fortes et grandes qu’on peut réellement régler le problème du chômage. Mais avant cela, il faudra d’abord réaménager l’environnement qui permettra aux entreprises, actuelles et futures, d’évoluer à leur pleine capacité» a indiqué en marge du Forum, M. Hamoutene Rachid, ancien chef d’entreprise et conseiller économique au sein du CNPA. Le deuxième aspect à prendre en considération est l’accompagnement des jeunes porteurs de projets afin de réduire le risque de

mortalité des nouvelles entreprises. «Il

y a actuellement un nombre important

d’anciens chefs de grandes entreprises publiques et privée, à la retraite, qui ne demandent qu’à être sollicités pour accompagner et soutenir les jeunes. Ces derniers pourront, entre autres, aider les jeunes entrepreneurs à élaborer des stratégies, à trouver des marchés mais aussi à s’associer avec d’autres entreprises afin de renforcer leurs compétences» a préconisé M.

Hamoutene. Par ailleurs, l’Ansej et la Cnac doivent en parallèle de leur activité de soutien à l’entrepreneuriat, mettre en place un dispositif qui leur permettra d’évaluer et d’assurer une certaine traçabilité des financements octroyés. «Ces deux agences ont mis à la disposition des jeunes une masse monétaire importante, par conséquent l’Etat est dans le droit d’exiger des résultats et de réclamer des comptes aux bénéficiaires» a indiqué l’orateur en soulignant que cette évaluation est très importante car elle permettra de relever les insuffisances et de rechercher les solutions aux problèmes auxquels les jeunes sont confrontés. En attendant de régler le problème de l’emploi, la flexibilité demeure la meilleure alternative au chômage. Dans ce cadre, M. Naït Abdelaziz a expliqué lors de son intervention qu’il

n’existait plus d’emploi à vie. De ce fait,

il a appelé les jeunes à faire preuve de

beaucoup de flexibilité pour trouver un emploi qui se fait de plus en plus rare.

8 DK NEWS

ACTUALITÉ

Jeudi 12 Décembre 2013

ALGÉRIE - ESPAGNE

Le partenariat dans le secteur de l'habitat au centre d'un entretien entre M. Tebboune et l'ambassadeur d'Espagne

entre M. Tebboune et l'ambassadeur d'Espagne Le partenariat entre les entreprises algé- riennes et

Le partenariat entre les entreprises algé- riennes et espagnoles dans le secteur de l'ha- bitat et des équipements publics a été au cen- tre d'un entretien mardi à Alger entre le mi- nistre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, et l'ambassa- deur d'Espagne à Alger, Gabriel Busquets, in- dique un communiqué du ministère. Les deux parties ont évoqué lors de l'en- tretien la «coopération fructueuse entre les deux pays et les moyens de l'entretenir à tra- vers un partenariat entre les entreprises algériennes et espagnoles dans le but de concrétiser les programmes de logement, ga- rantir le transfert des nouvelles technologies, la formation de la main-d'œuvre algérienne et l'encadrement des formateurs et des pro- fessionnels du bâtiment», précise-t-on de même source. M. Tebboune s'est dit ouvert à toute forme de coopération dans le secteur de l'habitat, de l'urbanisme et des équipements publics entre les deux pays, conclut le communiqué.

PORTUGAL

Réunion des ministres de la Défense des pays membres de l'initiative «5+5 Défense»

Le général-major, Mohamed Zenakhri, secrétaire général du ministère de la Défense nationale, a pris part, en qualité de représentant du général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état- major de l'Armée nationale populaire, à la 9 e réunion des ministres de la Défense des pays membres de l'initiative «5+5 Défense», qui s'est tenue hier à Guimaraes au Portugal.

Cette réunion intervient à l'invitation du ministre portugais de la Défense, dont le pays assure la présidence de l'ini- tiative pour l'année 2013, pour évaluer l'état de la coopération dans le cadre de l'initiative «5+5 Défense» à travers les activités réalisées et valider le plan d'ac-

les activités réalisées et valider le plan d'ac- tion au titre de l'année 2014, a indiqué

tion au titre de l'année 2014, a indiqué le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. Les travaux ont été sanctionnés par la signature d'une déclaration conjointe soulignant le niveau de coopération at-

teint et appelant à consolider la sécurité,

la stabilité et la paix dans le bassin occi-

dental de la Méditerranée, a-t-on ajouté

de même source.

ALGÉRIE - AFRIQUE

Lamamra réitère la revendication africaine de deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a réitéré mardi à Al- ger la revendication africaine de deux (2) sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU, précisant qu'il s'agissait d'une revendication «claire et urgente». Il y a un «consensus» africain quant à la nécessité pour le continent africain d'obtenir deux (2) sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU avec toutes

les prérogatives, y compris le droit de veto,

a déclaré M. Lamamra lors d'une confé-

droit de veto, a déclaré M. Lamamra lors d'une confé- rence de presse au terme des

rence de presse au terme des travaux de la réunion de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, tenue à Alger, souli- gnant qu'il s'agissait d'une revendication «claire». Le chef de la diplomatie a rappelé que «contrairement aux autres conti- nents, l'Afrique n'est pas représentée dans la composante actuelle du Conseil de sécurité au niveau des sièges perma- nents».

ALGÉRIE - ALLEMAGNE

Une délégation d’opérateurs de la wilaya de Guelma prochainement en visite en Allemagne

Une délégation représentant les opéra- teurs de l’industrie agroalimentaire de la wilaya de Guelma se rendra en Allemagne au début de l’année 2014, a indiqué mardi le directeur de la Chambre de commerce et d’industrie, Abdelhak Bezzadji. Ce responsable a souligné, au cours d’une journée d’étude consacrée à la pro- motion du commerce entre les deux pays, organisée à la maison de la culture Abdel- madjid-Chafaï, que la délégation sera com- posée des principaux opérateurs locaux de l’agroalimentaire, conviés par la Chambre de commerce et d’industrie algéro-alle- mande, dans le cadre du renforcement des relations économiques entre les deux pays. Selon M me Rebecca Helz, représentante de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-allemande, les opérateurs algé- riens trouveront des facilités pour dévelop- per et diversifier la production agro-indus- trielle, et participer à des salons et exposi- tions organisées dans des villes allemandes. Au terme de cette journée d’études, les participants ont visité les installations agro-industrielles du groupe Amor Bena- mor dans la commune d’El Fedjoudj.

SÉMINAIRE D'ALGER

Examen de la manière d'appliquer le principe de «solutions africaines aux problèmes africains»

Le ministre des Affaires étrangères,

Ramtane Lamamra, a affirmé mardi à Al- ger que le séminaire de haut niveau sur

la paix et la sécurité en Afrique tenu à Al-

ger a été axé notamment sur la manière d'appliquer le principe de solutions afri- caines aux problèmes africains, à travers «une plus forte» présence des trois mem- bres africains du Conseil de sécurité de l'Onu. A la clôture des travaux de ce sémi- naire de trois jours, M. Lamamra a indi- qué que la réunion était une occasion pour examiner la manière d'accompa- gner les nouveaux pays membres non permanents du Conseil de sécurité dans leurs nouvelles missions en tant que

représentants du continent africain et dé- fenseurs de ses intérêts au sein de cet or- gane, en insistant sur le principe de so- lutions africaines aux problèmes afri- cains». M. Lamamra a ajouté que la réalisa- tion de cet objectif «passe par une série de mesures, à commencer par les prépa- ratifs au niveau de la Commission de paix et de la sécurité africaine à Addis Abeba

et la coordination avec les capitales afri-

caines concernées et d'autres parties au sein de l'ONU, notamment les membres

parmi les pays non alignés et nombre d'autres pays qui «nous soutiennent dans nos positions africaines». Pour sa part, le commissaire à la

paix et à la sécurité de l'Union africaine (UA), Smaïl Chergui, a affirmé «la déter- mination» des pays africains à réaliser,

par le biais du Conseil de paix et de sé- curité, l'objectif de «solutions africaines aux problèmes africains». Il a ajouté, à cet effet, que les recom- mandations adoptées lors de la rencon- tre d'Alger «permettront certainement de coordonner et d'unifier les visions et les positions africaines et l'action com- mune au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU avec nos représentants perma- nents au Conseil». Ces recommandations devraient, se- lon M. Chergui, être soumises au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UA pour débat et serviront de docu- ment de travail qui sera inscrit à l'ordre du jour du sommet africain prévu en jan- vier 2014 à Addis Abeba (Ethiopie). Le commissaire pour la paix et la sé- curité en Afrique a souligné que les Afri- cains «comptaient» sur le Rwanda, le Tchad et le Nigeria pour «affirmer notre détermination à travailler en faveur du traitement des questions africaines au

Conseil de sécurité et à faire entendre la voix de l'Afrique unie et unifiée au monde entier depuis cette tribune onusienne». Intervenant au lendemain de la Confé- rence sur la paix et la sécurité en Afrique qui a eu lieu à Paris la semaine der- nière, le séminaire visait à préparer les

nouveaux membres africains non perma- nents au Conseil de sécurité (Nigeria et Tchad) à traiter les questions relatives à la sécurité et à la paix dans le continent africain pour une «interaction plus co- hérente» entre le Conseil de sécurité et l'UA. Organisé en collaboration avec l'Ins- titut de formation et de recherche de l'ONU, la rencontre a permis d'assurer une «continuité» entre les composantes du groupe africains au sein du Conseil de sécurité à travers le transfert des expé- riences des membres africains activant dans cet organe à leurs nouveaux homo- logues. Ceci permettra de créer une synergie entre eux lors des sessions plénières et des ateliers et de parvenir à une «vision unifiée» concernant les questions qui in- téressent l'Afrique. Les nouveaux représentants de l'Afrique au Conseil de sécurité ont saisi cette occasion pour mieux s'imprégner des plus importants défis actuels et fu- turs du continent ainsi que les menaces qui pèsent sur l'Afrique. Le Tchad et le Nigeria ont été élus le 18 octobre dernier membres non perma- nents au Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans, se joignant ainsi au Rwanda devenu membre du Conseil onusien depuis une année.

APS

Jeudi 12 Décembre 2013

ECONOMIE

DK NEWS

9

AMARA BENYOUNÈS L’A INDIQUÉ

L’Algérie a les moyens d’acquérir des capacités de créativité pour rejoindre les pays émergents

L’Algérie a les moyens d’acquérir des capacités d’innovation et de créativité pour rejoindre, très rapidement, le peloton de tête des pays émergents, a indiqué mardi à Alger le ministre du Développement industriel et de la promotion de l'investissement, Amara Benyounès.

de la promotion de l'investissement, Amara Benyounès. S'exprimant lors de la cérémonie de re- mise des

S'exprimant lors de la cérémonie de re- mise des Prix de la meilleure innovation et de l'invention, le ministre a souligné que l'Algérie a décidé d'entreprendre la relance de ses industries retenant «une poli- tique fondée sur l’émergence de la connaissance, de l’innovation, de la maî- trise de la technologie et de l'intelligence économique». «Il est aujourd’hui admis, a-t-il pour- suivi, que notre pays dispose d’impor- tantes capacités en matière scientifique et technologique, et que parallèlement, les entreprises nationales disposent, pour leur part, d’un potentiel de produc- tivité et de compétitivité qu’il faut exploi- ter», notamment par la mise en place d’un environnement favorable et aussi de mé- canismes de liaison et de soutien appro- priés avec le monde de la recherche ap- pliquée. Devant un parterre de chercheurs, concepteurs, chefs d'entreprises, uni- versitaires et représentants de minis- tères, Benyounès a mis en exergue la prio- ritéaccordéeaujourd'huiparlespouvoirs publics au développement industriel qui

constitue, dira-t-il, «la priorité majeure du gouvernement et occupe une place es- sentielle dans son programme écono- mique». «Les pouvoirs publics soutien- dront les inventeurs et PME innovantes

à réaliser les premiers prototypes de

leur inventions», a-t-il soutenu. Le prix de

la meilleure innovation au niveau des en-

treprises, doté d'une enveloppe d'un mil- lion de DA, a été décerné cette année à l'en- treprise NCA Rouiba, qui a innové en met- tant en place un nouveau mode de gestion. Il s'agit, a expliqué son représentant, d'un système qui permet de «photogra- phier» la qualité de la vie des travail- leurs au sein de l'entreprise. Des questions sont posées aux employés et «sur la base des réponses et suggestions fournies par ces derniers, la direction générale de NCA apporte des améliorations qui a leur tour, contribuent à augmenter la pro- ductivité de l'entreprise», a expliqué M. Othmani. Les second et troisième prix sontrevenusàl'entrepriseCMMBakhiqui

a inventé un système pour la prise en

charge des déchets ménagers, et à la SARL AS Motors de Bordj Bou-Arréridj qui

a conçu un scooter pour handicapés.

Des prix d'encouragement et des dis-

tinctions spécifiques ont été également distribués au cours de cette cérémonie, pour soutenir les travaux de recherches

des inventeurs. L'inventeur d'un appareil de détection

et de signalisation de danger à distance,

Rebhi Taha Houcine qui a reçu un tro- phée pour ses travaux, a déclaré à l'APS

quecesdernièresannées,lesautoritésac-

cordent un intérêt particulier à la re- cherche et la qualité des récompenses tra- duit cet intérêt. «Le génie existe, il suffit de le prendre en charge, de le canaliser et de fournir les moyens financiers aux chercheurs pour concrétiser leurs idées», a-t-il indiqué. L’industrie, de par sa capacité à diffu- ser l’innovation à l’ensemble de l’écono- mie, est également le lieu de la création technologique. Surtout lorsqu’on sait que 80% de la recherche et développe- ment dans les pays développés est réali-

sée dans le secteur industriel, ont af- firmé des chercheurs en marge de la cérémonie.

Besoins de l'économie :

Adéquation de la formation en agronomie en réflexion à Alger

Unejournée de réflexion autour de la question de l'adéquation de la formation des diplômés de l'Ecole nationale supé- rieure d'agronomie ENSA (ex-INA d'El Harrach) avec les besoins socio-écono- mique, a été ouverte hier à Alger. «Développer la réflexion autour de la question de l'adéquation de la formation des diplômés de l'école avec les besoins socio-économique est l'objectif principal de la rencontre», a indiqué le directeur de la formation continue et des relations ex- térieures à l'ENSA, Chérif Omari, lors de l'ouverture des travaux de la journée. Il a expliqué que cette rencontre vise à appuyer et enrichir le travail de réflexion mené à l'ENSA sur la formation et la re- fonte des programmes et l'adaptation des structures pédagogiques de l'école pour répondre aux besoins du dévelop-

pent socio-économiques et «rehausser le niveau de performance de l'entreprise». Il s'agit également, de mettre à la dis- position des jeunes diplômés de cette école, les conditions de leur employabi-

lité et les informations sur les dispositifs de création d'entreprises, a-t-il dit. Le même responsable a relevé que l'ENSA forme chaque année entre 150 et 200 ingénieurs dont «plus de 50 % sont in- sérés dans le marché de l'emploi, et que depuis 1962, près de 7.000 ingénieurs en agronomie ont été formés dans une di- zaine de spécialités liés aux domaines de l'économie rurale et agroalimentaire. Il a également rappelé que l'ENSA «s'est engagée depuis l'année 2010 dans

la construction d'un plan stratégique de

développement, dont l'un des axes prio- ritaires concerne la réforme de son offre

de formation, en vue de son adéquation

avec les nouveaux besoins socio-écono- miques». Dans ce contexte, l'ENSA s'en- gage sur la formation d'un profil d'ingé- nieur qui doit faire face à des défis écono- miques nationaux et également à des pro- blématiques planétaires tels que le ré- chauffement climatique, le développe- ment durable et les ressources en eau, a- t-il ajouté. Le programme de cette jour- née porte particulièrement sur des pré- sentations de projets de développement

et de formation à l'ENSA et sur les oppor-

tunités et les attentes de cette école, ainsi que sur les dispositifs publics d'entrepre- nariat. Un forum des anciens diplômés de

l'école, pour structurer et dynamiser le ré- seau des diplômés de l'ENSA, a été lancé au cours de cette rencontre.

CÉRÉALES

CAMPAGNE LABOURS - SEMAILLES 2013/14 :

La vente de semences certifiées atteint un niveau record cette année

L'Office algérien interprofessionnel des cé- réales (OAIC) a écoulé des quantités «importantes» de semences certifiées de céréales durant la cam- pagne des labours semailles en cours, ce qui augure de bons rendements cette année, a indiqué le di- recteur général de l'office, M. Mohamed Belabdi. «Nous avons enregistré un record dans la dis- tribution des semences certifiées, alors que la campagne n'est pas encore achevée. C'est impor- tant parce que cela va se répercuter positivement sur les rendements à l'hectare», a indiqué M. Be- labdi à l'APS.

A plus d'un mois de la clôture des semis, l'OAIC

a écoulé déjà, à travers ses coopératives des céréales

et légumes secs (CCLS), 1,7 million de quintaux contre 1,3 million lors de la campagne précé- dente. L'OAIC a mobilisé également un million de quintaux d'engrais phosphatés et anticipé la dis-

ponibilité des engrais azotés dits de couverture dont

l'utilisation intervient à la fin janvier jusqu'à mars. Les retards accusés dans la distribution des engrais

a souvent été parmi les raisons affectant les rende- ments. Pour réaliser les semis dans de bonnes condi-

tions, l'office a acquis de nouveaux semoirs en vue de les mettre à la disposition des agriculteurs ainsi que des équipements d'irrigation soutenus

à hauteur de 50% par l'Etat, les agriculteurs pour-

ront rembourser l'autre moitié par leur production sur une période de trois ans. Comme première opération du genre, l'OAIC a acquis 742 kits d'aspersion destinés à l'irrigation d'appoint, a indiqué M. Belabdi. «Notre objectif est de mettre tous les facteurs de production à la dis- position des agriculteurs leur permettant d'aug- menter les rendements», a-t-il dit.

Sur les 3,4 millions d'ha réservée à la céréalicul- ture, la superficie emblavée (labourée et semée) a atteint 1,188 million d'hectares au 5 décembre dernier contre 1,063 million d'ha à la même période de la campagne précédente, selon les chiffres du ministère de l'Agriculture et du Développement ru-

ral. Très attendues par les agriculteurs, les dernières pluies «auront un effet bénéfique sur la croissance des céréales, selon le ministère qui considère que

la campagne labours-semailles 2013/14 se déroule

dans de bonnes conditions à la faveur des mesures d'encadrement techniques et organisationnelles prises par les pouvoirs publics et les instituts techniques. Largement dépendante de la pluvio- métrie, la culture céréalière en Algérie accuse un retard en matière d'irrigation. Sur la superficie to- tale céréalière de 3,4 millions d'hectare (ha), moins de 600.000 ha sont équipés en système d'ir- rigation d'appoint. La production céréalière a at- teint 49,1 millions de quintaux lors de la campagne 2012/13 en baisse de 4% par rapport à la précédente, la sècheresse ayant frappé quelques régions pro-

ductrices de l'est du pays était à l'origine de ce re-

cul. Par type de céréales, la production de blé dur

a atteint 23,3 millions q, le blé tendre (9,7 millions

q), l'orge (15 millions q) et l'avoine 1,1 million q.

Sur les 49,1 millions q, l'OAIC a acheté auprès des agriculteurs 20 millions q, le reste étant destiné à

la transformation privée et à l'autoconsommation.

DÉVELOPPEMENT

L’entreprise de réalisation,

partenaire

essentiel dans le développement local

L’entreprise de réalisation est un partenaire essentiel dans

bureaux d’études locaux. Il a fait état, dans ce cadre, de l’assai-

Madani Fouatih a mis l’accent sur la transparence dans l’at-

prise en considération des condi- tions naturelles de la région,

APS

l’impulsion de l’action de déve-

nissement actuellement de la

tribution des projets et l’accom-

notamment en période estivale,

loppementlocal,aaffirmémardi

nomenclature des projets rete-

pagnementdesentrepriseschar-

et l’octroi de projets aux jeunes

le wali d’Adrar, l’appelant à assu- mer pleinement sa mission. «Il appartient à chacun d’assumer pleinement sa responsabilité dans la chaîne de développe- ment, par le respect de la qualité et des délais de réalisation», a in- diqué M. Madani Fouatih Abder- rahmane, lors d’une rencontre de concertation avec les entre- preneurs et les responsables de

nus en faveur de la wilaya d’Adrar, en vue de remédier aux problèmes en suspens et répon- dre aux préoccupations soule- vées par les entreprises de réali- sation, et de mettre en place une démarche à même de permettre le lancement des projets dans leurs délais. Evoquant le pro- gramme complémentaire et le budget prévu pour Adrar, M.

gées de la réalisation, ainsi que la publication des marchés sur le site électronique de la wilaya, afin d’offrir les mêmes chances à toutes les entreprises. Cette rencontre de concertation a été mise à profit pour passer en re- vue une série de préoccupations afférentes aux cahiers des charges, l’assouplissement des procédures administratives, la

entrepreneurs, conformément aux dispositions préconisées par le gouvernement. Le wali d’Adrar a fait part, à cet égard, d’un plan d’action visant à prendre charge toutes ces préoccupations, et permettre ainsi une meilleure prise en charge des difficultés rencon- trées.

10 DK NEWS

SOCIÉTÉ

Jeudi 12 Décembre 2013

M’SILA

Suspension provisoire de 5 enseignants et du directeur du lycée Moussâab Ben Omeir à Aïn El Melh

Mouad B.

Cinq enseignants et le directeur du lycée Moussaâb Ben Omeir, dans la commune de Aïn El Melh, 120 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de M’sila, ont été suspendus tempo- rairement mardi, après que la commission dé- pêchée par le ministère ait rendu son rapport suite à la grève de plus de 20 jours qui a para- lysé le lycée. Notons que les enseignants réclament le dé- part du directeur de l’établissement et dé- noncent les entraves à l’exercice du droit syn- dical. Les enseignants et le directeur vont être entendus par la commission de discipline, dans les prochains jours. Les cours ont repris normalement et un censeur a été désigné pour gérer l’établissement.

Découverte du cadavre d’un jeune homme à Boussaâda

Le corps sans vie d’un jeune homme a été dé- couvert, lundi en fin de journée, dans un oued à Boussaâda, à 68 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de M’sila. Le corps de la victime, B. F., 23 ans, était noyé dans l’eau, précise une source locale. La dépouille a été transférée à la morgue de l’hôpital pour autopsie et une enquête a été ouverte par la police judiciaire de Boussaâda.

Un ivrogne saccage la première sûreté urbaine

Selon un communiqué de la cellule de com- munication de la SW de M’sila, la première su- reté urbaine « a été vandalisée par un individu en état d’ivresse, dans la journée d’hier». « Les policiers sont intervenus alors qu’il avait déjà cassé les vitres et saccagé une partie de la façade. Les policiers l’ont retrouvé quelques mètres plus loin, errant ivre» Âgé de 34 ans, l’individu a été remis à la disposition de la justice.

CONSTANTINE

Des enseignants

chercheurs hospitalo- universitaires observent une journée de protestation au CHU

Les praticiens affilés au Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universi- taires (SNECHU) ont observé mardi une jour- née de protestation au Centre hospitalo-uni- versitaire (CHU) Ben Badis de Constantine, a- t-on constaté. Animant une conférence de presse, un membre du bureau de Constantine du SNECHU, le P r Yacine Kitouni, a indiqué que le mouvement de protestation a été décidé «pour dénoncer les conditions de travail péni- bles et lamentables». Il a évoqué à ce propos «le manque de matériels médicaux», «la rareté des médicaments» et «l'insécurité régnant au CHU Ben Badis». Affirmant que le service mini- mum était assuré, le même praticien a indiqué que ses confrères affilés au SNECHU «comptent hausser le ton avec d'autres journées de protes- tation dans le cas où l'administration du CHU ne donne pas suite aux revendications expri- mées». Le SNECHU compte 200 adhérents entre professeurs et maitres-assistants à Constantine. Les tentatives de l'APS de joindre le directeur général du CHU ou un responsable de la com- munication sont restées vaines.

EL HARRACH

15 ans de réclusion

criminelle pour l’assassin

A.Ferrag

En décembre 2013, la cour criminelle d’Alger a eu à statuer sur une affaire de meurtre.

Les faits remontent au 22 octobre

2012. Un jeune homme assassine froide-

ment un jeune homme âgé de 29 ans;

une altercation lui valut un violent coup de canne sur le crâne, auquel il répli- quera par quatre terrible coups de cou-

Le

meurtrier abandonnera la victime gisant dans une mare de sang avant de se per- dre dans la foule. Ce sont les passants qui transporteront d’urgence le malheu-

reux qui était dans le coma. La victime émergea de son coma et dénonça son agresseur. Son médecin traitant, le voyant remis, l’autorise à retourner parmi les siens. Coup de théâtre, son état empire dans la journée et il décèdera aussitôt réadmis aux urgences. Son antagoniste sera ar-

rêté quelques heures plus tard et Tou- fik sera écroué pour homicide volontaire. Son procès s’est déroulé en décembre

2013. Présenté à la barre lors de la der-

teau.

décembre 2013. Présenté à la barre lors de la der- teau. nière session criminelle près le

nière session criminelle près le tribunal d’Alger, l’accusé a déclaré à la barre :

« Je n’avais nullement l’intention de tuer, je regrette beaucoup mon geste, je ne savais pas ce que je faisais, je ne voulais pas le tuer». Les faits sont clairs et le représentant du ministère public, mettant l’accent sur

la gravité des faits, requiert 20 ans de ré-

clusion criminelle à l’encontre de Tou- fik. L’avocat de la défense tente de mi- nimiser la gravité des faits et plaidera le bénéfice des circonstances atténuantes en faveur de son mandant. La cour se retire pour délibérer et re- vient avec son verdict : L’accusé est condamné à 15 ans de réclusion crimi- nelle pour homicide volontaire.

TIZI-OUZOU

Enregistrement de 158 demandes de placement d'enfants en kafala dans des familles

158 demandes de place- ment d'enfants assistés au sein de familles d'accueil ont été enregistrées à Tizi- Ouzou depuis juillet 2011 par la commission de la wilaya chargée du traitement des dossiers de la kafala, a t-on appris lundi auprès de la di- rection de l'action sociale (DAS). «L'augmentation conti- nuelle du nombre de de- mandes de placement d'en- fants assistés en kafala, té- moigne du net recul des pré- jugés affectant cette action sociale», a déclaré le direc- teur de l'action sociale, éga- lement président de la com- mission chargé de ce dossier en précisant que «la notion de kafala est une sorte de prise en charge d'un enfant abandonné, pour moult rai- sons, par une famille d'ac- cueil et qu'il convient de dis-

tinguer (la kafala) de celle vé- hiculée par le terme Eta- banni (adoption)» En terme d'offres de pla- cement de ces enfants dans des familles d'accueil, l'Eta- blissement d'enfants assistés (EEA) de la Cité de l'action so- ciale de Boukhalfa «assure actuellement la prise en charge de 32 enfants, dont 20 filles et 12 garçons, placés en son sein soit par le tuteur légal, représenté par la DAS, ou par le juge des mineurs», a indiqué à l'APS, la directrice de cette pouponnière. «Ces enfants, âgés de 2 mois à 13 ans, se comptent parmi des orphelins de père et de mère, ou sont issus de mariages consommés, mais non enre- gistrés sur l’état civil, en plus de cas d'abandons et de pro- duits d'unions hors ma- riages», a relevé M me Moha- medi Nadi, en précisant que

«sur ce nombre global d'en- fants pensionnaires de l'éta- blissement, 15 sont handica- pés ou atteints d'une maladie chronique». «Cette dernière catégorie d’enfants néces- site une protection accrue, de par son double aspect huma- nitaire plaidant pour leur kafala «, a souligné la respon- sable qui a assuré «qu'aucun décès n'a été enregistré en 2013 parmi les pensionnaires de cet établissement», fait attestant, selon elle de «l'adé- quation de la prise en charge de la pouponnière aux normes de qualité édictées en la matière par l'Unicef». Sur le plan pratique, le bilan présenté par la même source fait état du placement, sur 46 enfants admis en 2013 au sein de cette structure, de 17 sujets placés dans des fa- milles d'accueil, dont 15 dans le pays et 2 à l'étranger, tan-

dis que 11 autres ont été re- pris par leurs mères biolo- giques, qui «sont de plus en plus encouragées à récupé- rer leur progéniture», a fait observer M me Mohamedi. Au titre des mesures des- tinées à cet effet, la directrice de la pouponnière de Bou- khalfa, a cité, entre autres, «la prolongation du délai de pla- cement de l'enfant au sein de cette structure pour permet- tre à la mère concernée de maturer davantage sa déci- sion de reprise ou d'abandon «, ainsi que « l'octroi d'une aide de 10.000 à 40.000 DA/an pour toute mère ayant récupéré son enfant», en plus de «la possibilité qui est offerte à celle-ci pour son insertion dans les dispo- sitifs d'emploi, gérés par la direction de l'action sociale».

INDE

Accident de la route dans le nord de l’Inde : 11 morts

Au moins onze pèlerins ont été tués mercredi dans un accident de la route survenu dans l'Etat indien du Rajasthan (nord), a déclaré un haut responsable de la police sous couvert de l'anonymat. «L'accident s'est produit hier à l'aube

lorsque le véhicule est entré en collision frontale avec un camion venant de la di- rection opposée, dans la ville de Bales- war. Les onze passagers à bord sont morts sur le coup», a précisé ce respon-

sable. Les pèlerins venaient de l'Etat voi- sin du Gujarat, a confirmé le respon- sable, ajoutant que l'excès de vitesse est

à l'origine de l'accident. Une enquête

a été ouverte sur cet accident, a-t-il ajouté.

15 morts dans un incendie à Shenzhen

Au moins 15 personnes ont été tuées et cinq autres bles- sées dans un incendie survenu dans la nuit de mardi à mer- credi dans un marché de la ville méridionale de Shenzhen, a indiqué le département municipal des sapeurs-pompiers. L'incendie a ravagé une surface de 1.000 m². Les pompiers

continuent d'éteindre les braises et de rechercher des sur- vivants dans les décombres. Le marché de produits agricoles Rongjian est un marché de vente en gros situé dans le nou- vel arrondissement de Gongming, à Shenzhen.

APS

Jeudi 12 Décembre 2013

REGIONS

DK NEWS

11

TISSEMSILT

CÉLÉBRATION DU 53 E ANNIVERSAIRE DES ÉVÉNEMENTS DU 11 DÉCEMBRE 1960

Baptisation de 2 lycées

Le peuple algérien célèbre aujourd’hui le 53e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960, considérées comme un tournant décisif dans l’histoire de la guerre de Libération nationale.Le 11 Décembre 1960, fut, pour l'Algérie combattante, une journée, durant laquelle le peuple s'est exprimé pour une Algérie indépendante.

OULD SIDI AMAR

Selon différents témoignages, il s'agit d'un évènement devenu patri- moine pour l'Algérie dont un vaste mouvement de revendication paci- fique était à l'origine et étendu par une masse populaire qui avait bien forcé l'histoire et qui avait imposé les négo- ciations, puis l'indépendance. Le 11 Décembre 1960, représente une journée exceptionnelle pour le peuple algérien qui s’est battu pour son indépendance. Le 11 Décembre 2013 a été fêté, cette année dans la commune de Tissemsilt, chef-lieu de wilaya, qui accueille les festivités commémoratives de cette journée historique. La wilaya de Tis- semsilt a célébré le 53 e anniversaire des évènements du 11 Décembre par la concrétisation d'un programme riche et varié. Les autorités civiles et mili- taires ainsi que la famille révolution- naire et le mouvement associatif, se sont dirigés au carré des martyrs « Ain S’fa » de la commune de Tissemsilt. Ce grand rassemblement histo- rique a réuni tous les nationalistes qui, il y a 53 ans avaient scandé «l'Algérie indépendante», le peuple reste uni et

«l'Algérie indépendante», le peuple reste uni et indivisible contre le colonialisme», pour fêter, dans la

indivisible contre le colonialisme», pour fêter, dans la dignité et l'honneur retrouvés après une guerre qui a coûté à cette grande nation plus d'un million et demi de martyrs. Par ailleurs, la foule de personnes s’est recueillie à la mémoire des mar- tyrs où une gerbe de fleurs a été dépo- sée, suivi de la levée des couleurs nationales et la lecture de la Fatiha, en présence des autorités civiles et mili- taires, des moudjahidine, des enfants de moudjahidine et des chouhada, des représentants des organisations de

masse et du mouvement associatif. Les autorités locales ont assisté à la baptisation de deux lycées, le premier à la cité Aïn El Bordj et le second à la cité des 500 logements portant les noms de Abdelhamid Mehri et Ahmed Ben Bella. Signalons que l'évènement a également été célébré à travers toutes les communes que compte la wilaya de Tissemsilt. Le wali de Tis- semsilt, M. Hocine Bessaih, a organisé une collation au profit de la famille ré- volutionnaire.

LYCÉE 11-DÉCEMBRE AU CHEF-LIEU DE WILAYA

Exposition sur l’évènement

Une exposition a été programmée au lycée 11 décembre à Tissemsilt durant cette journée portant des portraits des martyrs ainsi que des coupures des journaux qui rappellent l'évènement du peuple algérien contre les forces coloniales et une conférence a été organisée sur le 11 Décembre 1960, qui a relaté l'héroïsme et la résistance du peuple Algérien et des héros anonymes qui ont donné leur vie pour l'Algérie soit libre du joug colonial. Parmi les dates qui ont marqué l’histoire de l’Algérie, tout autant que le 8-Mai 1945, le 1 er -Novembre 1954, le 20- Août-1955, le 17 octobre 1961, le 19-Mars 1962, le 5-Juillet 1962, il y a la fatidique journée du 11-Décembre 1960. Ce 11 Décembre 1960 est plus qu’un événement à commémorer. C’est une journée, au cœur de l’histoire, très particulière durant laquelle, spontanément, le peuple algérien, à travers l’ensemble des villes, s’est soulevé pour crier haut et fort «non à l’Algérie française». Des slogans fusaient de partout. Des hommes, des femmes et même des enfants ont investi la rue pour exprimer fermement leur attachement aux va-

leurs de Novembre 54, bravant les forces coloniales qui leur faisaient barrage. Il va sans dire que les manifestations du 11 Décembre ont permis aux nations entières de se rendre compte de la gra-

vité de la situation en Algérie. A l’extérieur, la cause algé- rienne fut portée avec célérité à l’ONU. Le peuple algérien

a su attirer sur lui le regard des autres peuples et des diri-

geants de plusieurs pays qui ont soutenu avec ferveur et fer- meté la lutte menée par celui-ci. Lors de ses visites en Algérie le général De Gaulle s’est

rendu à l’évidence que les ultras agissaient à l’encontre de sa politique vis-à-vis de l’Algérie, de même qu’il s’est rendu compte du désir des algériens présents dans les rues par- tout où il est passé. Les manifestations du 11 Décembre sont

la continuité de tous les événements qui ont précédé cette

datte historique à travers lesquels le peuple algérien a dé- montré qu’il était décidé à aller jusqu’au bout de ses reven- dications, c'est-à-dire la victoire finale.

O. S. A.

SELON LES UNITÉS DE LA POLICE DE L'URBANISME ET DE LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT

3 380 infractions liées aux déchets ménagers à Alger en 2013

Les unités de la police de l'urba- nisme et de la protection de l'environ- nement de la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn) ont enregistré 3 388 infractions liées aux déchets mé- nagers et 1 713 infractions liées aux dé- chets inertes dans la wilaya d'Alger au cours des dix premiers mois de 2013. 91 infractions liées au manquement aux règles d'hygiène et de santé et 232 infractions liées au dépôt de déchets domestiques sur la voie publique ont été enregistrées, selon les chiffres des unités de la police de l'urbanisme et de la protection de l'environnement, pré- sentés mardi à l'occasion du lance- ment du concours national du «Plus

l'occasion du lance- ment du concours national du «Plus beau quartier» à la Place du 1

beau quartier» à la Place du 1 er -Mai (Alger). Les unités de la police de l'ur- banisme et de la protection de l'envi- ronnement ont également recensé 79 infractions liées au dépôt de déchets et d'ordures dans des espaces verts et 58 infractions liées à l'abattage d'arbres sans autorisation. 473 infractions liées à des bidon- villes et 4 143 infractions liées à des tra- vaux de construction sans permis ont également été enregistrées par les mêmes unités qui ont, par ailleurs, su- pervisé 323 opérations de démolition. APS

OUARGLA

Des moudjahidine et familles de chouhada honorés

Des moudjahidine et familles de chouhada ont été honorés mardi à Ouargla, lors d’une cé- rémonie présidée par le secrétaire général du ministère des Moudjahidine, Abderrazak Me- nani. La cérémonie, à laquelle a aussi assisté le se- crétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, et les autorités locales, s’inscrit dans le cadre des fes- tivités officielles commémorant le 53 e anniver- saire des manifestations du 11 Décembre 1960, qu’abrite cette année la wilaya d’Ouargla. Auparavant, les SG du ministère des Moud- jahidine et de l’ONM ont présidé la cérémonie de baptisation de la nouvelle gare routière multimodale d’Ouargla qui portera désormais le nom de «11-Décembre-1960». Cette structure, implantée au niveau de la zone des équipements couvre une superficie de 5 hectares et devra entrer en exploitation en janvier 2014. M. Abderrazak Menani a ensuite inauguré le musée du Moudjahid d’Ouargla, qui renferme une salle de conférence et plusieurs ailes, dont celles dédiées aux Résistances populaires et la Glorieuse Révolution de Novembre 1954, et une autre au rôle de la femme algérienne durant la guerre de Libération contre l’occupation fran- çaise. Un aperçu a été, en outre, présenté à la délégation sur l’étude technique concernant la réalisation d’une fresque immortalisant les manifestations populaires du 27 février 1962 d’Ouargla. Les festivités commémoratives des manifes- tations du 11 Décembre 1960 se poursuivront avec diverses activités dans différentes daïras de la wilaya, dont des conférences historiques et des expositions mettant en relief l’âpre lutte du peuple algérien durant la guerre de Libéra- tion nationale.

NAÂMA

Une superficie

de 850 hectares boisée dans la wilaya

Une superficie globale de 850 hectares a été boisée dans la wilaya de Naâma, dans le cadre du programme de réalisation de bandes vertes et de lutte contre la désertification, a-t-on ap- pris hier auprès de la conservation locale des forêts. L'opération, inscrite dans le cadre de la lutte contre la désertification et la préservation des zones steppiques et pastorales, entre 2009 et 2013, a permis de porter à 6 500 hectares la superficie globale boisée dans la wilaya, a si- gnalé le directeur du secteur M. Mohamed Youcef. Les projets, générant 1 061 emplois temporaires, ont influé positivement sur la protection des routes et des voies ferroviaires, les habitations et exploitations agricoles contre le danger de l’avancement des sables. L’impact de ces projets sur le milieu naturel est aujourd’hui visible dans les zones pasto- rales de Koudiat El-Touadjer, El-Mrir Bou- guerne, la RN-22, et dans certaines localités des communes d’El-Biodh et de Mekmène Bena- mar, a-t-il ajouté. Les activités menées par le secteur des forêts, durant ces dix dernières an- nées, ont contribué à la régénération du cou- vert végétal, et de la nappe fourragère dans les zones pastorales, surtout après la délimitation de 20.000 hectares de réserves pastorales et la plantation d’un linéaire de 1 730 km de brise- vents, selon le responsable. De 2005 à 2013, la conservation des forêts de la wilaya de Naâma a créé 6 brigades forestières communales, une brigade de suivi des infractions forestières, et deux pépinières d’une capacité de production chacune de 30 000 arbrisseaux d’essences syl- vicole. Durant la même période, le secteur a arrêté également un programme de lutte contre les inondations, à travers la rectification des cours d’eau sur le territoire de 5 communes de la wi- laya Naâma, a fait savoir le responsable.

12 DK NEWS

SAN

Jeudi 12 Déc

aspar

L’aspartame ne serait pas

dangereux

pour la santé

Le verdict est enfin tombé ! Les sociétés agroalimentaires doivent se réjouir, les anti-as- partame moins ! Selon l'Auto- rité européenne de sécurité des aliments (Efas) a confirmé que l’aspartame est sans dan- ger pour tous les consomma- teurs à condition de respecter les doses. Enfants, femmes en- ceintes, personnes âgées peu- vent continuer à boire des so- das lights, manger des aliments allégés et utiliser des sucrettes à base d’aspartame. L’édulco- rant le plus consommé dans le monde serait, selon le nou- veau rapport l’Efas est sans danger pour la santé. Ce substitut de sucre s’est introduit dans les produits al- légés français en 1988. Il subit de nombreuses controverses quant aux dangers de le consommer.

L’aspartame est sans danger pour tous les consommateurs

« L'aspartame et ses pro- duits de dégradation sont sûrs pour la consommation hu- maine aux niveaux actuels d'exposition », a affirmé l'EFSA dans un communiqué, révélant des conclusions d'une «pre- mière évaluation complète des risques associés à cet édulco- rant de synthèse». «Cet avis re- présente l’une des évaluations les plus exhaustives des risques associés à l’aspartame jamais entreprise. C’est un pas en avant qui permettra de ren- forcer la confiance des consommateurs à l’égard des

fondements scientifiques qui étayent le système de sécurité des aliments de l’UE et la ré- glementation des additifs ali- mentaires», a déclaré le doc- teur Alicja Mortensen, prési- dente du groupe scientifique de l’Efas sur les additifs ali- mentaires et les sources de nu- triments ajoutés aux aliments (groupe ANS).

40 mg par kilo de poids et par jour

« Pour la population géné- rale, la dose journalière ac- ceptable (DJA) actuelle de 40 mg par kg de poids corporel par jour constitue une protec- tion adéquate, juge l'agence. Il n'y a donc pas lieu de revoir cette DJA. » En revanche, l’Efas a émis une restriction pour les per- sonnes souffrant de souffrant du trouble médical phénylcé- tonurie (PCU). La DJA en as- partame n’est pas applicable car ceux-ci doivent observer un régime strict faible en phé- nylalanine (un acide aminé présent dans des protéines) présent dans l’aspartame. En conclusion de leur compte-rendu, l'Agence «ex- clut le risque potentiel que l'aspartame provoque des dom- mages aux gènes ou induise le cancer». Ces experts ont «également conclu que l’as- partame n'entraînait pas de dommages pour le cerveau et le système nerveux et qu'il n'af- fectait pas le comportement ou le fonctionnement cognitif chez les enfants et adultes».

Les édulcorants, ça fait gross

Les édulcorants, ça fait gross

L'aspartame suscite de nombreuses polé- miques, mais revenons plutôt sur ses bien- faits minceur. Les édulcorants sont-ils de vrais alliés minceur ? Nos réponses. L’aspartame, un faux ami ? D’un côté, il allège considérablement nos desserts et nos boissons (l’aspartam contient 60 fois moins de calories que le sucre !). Ce qui permet de garder le plaisir de déguster une douceur ou même de calmer une fringale (grâce aux sodas light en particulier) sans augmenter sa ration calorique. De l’autre, l’aspartame ne nous pousse pas vraiment à changer nos habitudes alimen- taires puisque son usage entretient nos be- soins de sucre (souvent dans le café ou le yaourt). Sans compter l’effet pervers de tout aliment sucré : il aiguise l’appétit et favorise le grignotage. Et ce, de manière encore plus

compulsive car les gourmands ont tendance à "compenser" leur effort d’utiliser du faux sucre avec d’autres écarts…

tait pas l personne montrer pas de la dané de peut don édulcora ports én poids, sa Alain Sén

L'aa

Edulcorant : attention au sorbitol Derrière le mot édulcorant se cache aussi parfois le sorbitol, bien plus calorique que l’aspartam et même que le sucre si on com- pare à pouvoir sucrant égal : 10 grammes de sucres (40 calories) = 18 grammes de sorbitol (46,8 calories). Il se trouve dans les bonbons, les chewing-gums, le chocolat "sans sucre"… Attention donc à ne pas trop vous "lâcher" parce que le mot sucre ou aspartame n'est pas indiqué sur l'étiquette

La Sté

d'une pla

300 plus

 

apporter

L'aspartame, fait-il maigrir ? "Des études sérieuses ont prouvé, il y a quelques années, que l'aspartame n’augmen-

en conso

cafés et

yaourts l'

 
 

Apprenons à nous passer de l'aspartame

!

L'aspartame est au cœur des

ne présente pas d’intérêt en ma-

faire

préoccupations. Mais est-il vrai-

tière de contrôle du poids ! Mettre

indi

ment utile ? Par quoi le rempla-

des faux sucres» dans son café ou

leme

cer ? Le D r Laurent Chevallier, nu-

ses laitages, et boire du light ne

plus

tritionniste, répond à nos

permet pas d’être plus mince ou

cont

questions.

de perdre du poids plus rapide-

rent

Les édulcorants : parfaits

ment, selon diverses études. Jusqu’à présent, nous avons vécu

L'aa

pendant les régimes !

un véritable «conditionnement» à

«J

«Sur ce point, il faut être très

l’aspartame : il est totalement ren-

term

clair : plusieurs études médicales

tré dans les mœurs et les habi-

fices

ont démontré que, chez l’adulte

tudes (200 millions de personnes

risq

comme chez l’enfant, l’aspartame

dans le monde en consomment

toxic

(et les autres types d’édulcorants)

régulièrement). Et on a réussi à le

mais

TÉ

embre 2013

DK NEWS 13

tame

ir ou pas

’appétit et qu’il était conseillé aux

es désirant perdre de poids. On a pu

aussi que le cerveau ne réagissait même façon à la prise d’un succé- sucre comme il le fait au sucre. On c affirmer avec certitude que les nts permettent de réduire les ap-

ergétiques et de mieux contrôler le

ns danger particulier" explique le Dr ikies, généraliste.

alternative naturelle, la stévia via est un édulcorant naturel (issu nte) qui dispose d'un pouvoir 200 à sucrant que le sucre lui-même, sans aucune calorie. Vous pouvez donc ommer sans modération dans vos thés et sachez aussi que certains 'intègrent déjà dans leurs recettes.

que certains 'intègrent déjà dans leurs recettes. Quelle dose exactement je ne dois pas dépasser ?

Quelle dose exactement je ne dois pas dépasser ?

L’édulcorant le plus consommé dans le monde serait, selon le nouveau rapport l’Efas, sans danger pour la santé… A condition de ne pas dépasser une certaine dose. Laquelle ? Nous l’avons calculée ?

Combien de canettes de sodas light j’ai le droit ?

Sachant que la DJA (dose jour- nalière autorisée de l’aspartame) est de 40 mg par kilo, qu’une ca- nette de soda light contient entre 240 mg et 600 mg/litre d’aspar- tame, combien de canettes pou- vez-vous boire par jour si vous pesez 60 kilos ?

Réponse :

Entre 12 et 20 canettes suivant le dosage de vos canettes, difficile à estimer car ce taux n’apparait pas dans la composition des so- das lights ! Soit entre 4 et 6,6 litres par jour.

Combien de sucrettes j’ai le droit ?

Sachant que la DJA (Dose jour- nalière autorisée de l’aspartame) est de 40 mg par kilos, qu’une su- crette contient entre 8 mg d’as- partame, combien de sucrettes pouvez-vous mangez par jour sans danger si vous pesez 60 ki- los ? Réponse : 300 sucrettes !

si vous pesez 60 ki- los ? Réponse : 300 sucrettes ! passer pour une substance

passer pour une substance spensable et anodine. Actuel- ent, quelque 6 000 produits et de 500 médicaments en iennent» explique le D r Lau- Chevallier.

spartame : quelle utilité ?

e crois qu’il faut raisonner en es de rapport risques/béné-

s : avec les édulcorants, des

ues existent selon certains ologues et différentes études,

s les bénéfices, eux, sont loin

d’être prouvés, bien au contraire ! L’aspartame ne fait pas maigrir et ne calme pas non plus l’appétence pour le sucré. Alors, à mon avis, c’est le principe même de l’édul- corant qui doit être remis en cause : à quoi sert-il ?" indique le D r Laurent Chevallier.

La stévia, remplaçant

de l'aspartame ?

«Je suis assez réservé sur l'uti- lité de la stévia, puisqu’elle est

semblable à celle des autres édul-

corants, à savoir inutile dans une

démarche de perte de poids. "D’origine naturelle» ne signifie pas sans danger ! Traditionnelle- ment, cette plante n’a jamais été consommée sous forme de poudre (donc "industrialisée") puisque les Indiens en font des tisanes. En- suite, on la retrouve parfois mé- langée, à d’autres édulcorants, du sucre… Nous avons besoin d’élé- ments supplémentaires, notam- ment en terme d’interaction avec les médicaments" affirme le D r Laurent Chevallier.

Que faire si l'on a envie de sucre ?

«J’estime qu’il faut apprendre à se déshabituer du goût sucré et limiter notre consommation de sucre, qui a été multipliée par dix en un siècle et demi, essentielle- ment à cause du sucre «caché» et des boissons. Quant à l’aspartame et autres édulcorants, pourquoi ne pas apprendre à s’en passer, tout simplement ?» propose le D r Lau- rent Chevallier.

Stevia

Tout savoir sur cet édulcorant

naturel

Stevia Tout savoir sur cet édulcorant naturel Les industriels multi- plient les lancements de nou- veaux

Les industriels multi- plient les lancements de nou- veaux produits alimentaires, contenant de la Stevia, cet édulcorant naturel au pou- voir 200 à 300 fois plus su- crant que le sucre lui-même sans les calories, depuis son autorisation en France en septembre dernier. Son origine La Stévia est une plante cultivée sur les hauteurs du Paraguay en Amérique du Sud. Sa floraison est favorisée par des températures chaudes (en moyenne 25°C) et des précipitations abon- dantes (environ 1.500 mm par an). Longtemps mécon- nue, la Stevia pousse en fait sur une altitude comprise entre 500 et 1 500 m, autant dire que celle-ci vit cachée. Les indiens Guarani l'utilise depuis plus de 2 000 ans et l'appellent «la feuille comme du miel», ou «la feuille à su- cre», selon les tribus. Son nom La Stevia tire son nom de Peter James Esteve, un bota- niste espagnol, qui découvrit la plante au 16 e siècle. Au- jourd'hui, la Stevia désigne une famille d'herbes, dont certaines sont reconnues pour leur capacité à être des édulcorants naturels. Ses propriétés La Stévia doit sa notoriété à son pouvoir 200 à 300 plus sucrant que le sucre lui- même sans apporter de calo- ries. Cet édulcorant naturel peut par conséquent être uti- lisé en petite quantité pour sucrer son café ou son yaourt. C'est en fait le stévio- side qui garantit à la Stevia l'absence de calories. A l'achat Les consommateurs trou- veront la Stevia sous deux formes : en poudre de feuilles séchées ou sous forme d'ex- trait normalisé, c'est-à-dire une poudre blanche à mélan- ger avec de l'eau. L'autorisa- tion de la Stevia étant très ré- cente en France, ces produits se trouvent plus facilement sur la Toile.

14 DK NEWS

HISTOIRE

Jeudi 12 Décembre 2013

MISERE ET FAMINE EN TEMPS COLONIAUX

Par Amar Belkhodja, Journaliste auteur

Le peuple algérien a connu de grands malheurs durant la colonisation fran- çaise. Il y eut, depuis les premiers temps de la conquête jusqu’à l’insurrec- tion finale de novembre 1954, un cortège de massacres commis contre le peuple algérien par l’armée d’invasion. En plus d’une tentative de génocide orga- nisé qui n’a pas totalement anéanti le genre humain dans une partie de la pla- nète, le colonialisme français va utiliser l’arme de l’appauvrissement. La paysan- nerie algérienne est alors systématique- ment dépossédée de sa seule fortune :

la terre. Les mesures d’expropriation, de sé- questre et de confiscation des terres sont accompagnées de lourdes amendes in- fligées aux tribus parce qu’elles étaient entrées en guerre à différentes dates de l’invasion française. Notre but n’est pas de traiter ici le dos- sier de la dépossession de la paysanne- rie algérienne. Nous aborderons une autre page d’histoire qui évoque des images de douleur, de tourments et de dépérissement à grande échelle : la fa- mine. Notre pays a en effet connu plu- sieurs périodes de famine pendant la présence française dont les principales victimes ne furent autre que les fa- milles paysannes qui, une fois dépossé- dées, vivaient au jour le jour de quelque produit agricole maigre et hypothé- tique. Le colonisateur, lui, se trouvera tou- jours à l’abri des désastres, de même qu’il ne se sentira jamais concerné par le malheur des algériens puisqu’il s’est rendu lui-même responsable et coupa- ble de la misère des tribus qu’il a dépos- sédées par le sabre, le canon et les lois scélérates. Nous oserons dire que la période de famine constitue en quelque sorte un coup de grâce qui achève ce qui a pu ré- sister à la machine infernale de la colo- nisation qui engloutit tout sur son pas- sage : hommes et biens. Le peuple algérien vit alors une dou- ble tragédie. Car, la ruine provoquée par les années de disette est elle-même ac- centuée par la présence française ; l’ad- ministration coloniale étant indifférente à la mortalité des familles entières, dé- cimées par la faim et les épidémies qui s’ensuivent. Dans le camp européen, on affichait mépris et indifférence à la misère hu- maine. Très tôt les partisans de l’exter- mination ont annoncé la couleur. En 1847, un docteur, Bodichon, mé- decin à Alger, a publié un volume inti- tulé Etudes sur l’Algérie, duquel il ap- paraît que ses deux bêtes noires sont les musulmans et le monarchisme. A l’égard de ce dernier, il demande sim- plement que l’accès de l’Algérie soit in- terdit aux religieux. Mais pour les mu- sulmans qui y sont déjà, il faut trouver autre chose, et il conseille froidement de détruire ces hommes qui vingt fois traîtres et vingt fois épargnés, procla-

Préambule

fois traîtres et vingt fois épargnés, procla- Préambule ment en actions et en paroles guerre éternelle

ment en actions et en paroles guerre éternelle contre les chrétiens ; il recom- mande notamment à cet effet d’interdire l’importation des blés dans les années de disette, et il conclut que sans violer les lois de la morale, nous pouvons combattre les indigènes non seule- ment par les armes, mais par la fa- mine, l’eau-de-vie, la corruption et la désorganisation. (1) Nous verrons que le cynique docteur Bodichon n’aura pas été déçu. En 1954, l’Algérie est véritablement un pays de chômeurs et de miséreux aux prises avec un féroce colonisateur et les affres de la faim. L’Algérie a connu des périodes de sé- cheresse cyclique qui avait entraîné de grands désastres. L’une des plus critiques périodes est située entre 1867 et 1871. L’année 1867

est en effet citée comme l’année du grand désastre. La sécheresse provoqua une terrible famine. Des familles algé- riennes entières furent décimées. Trente ans après, on parlait encore des ravages commis par ces années de privation de nourriture : sur quelques points d’Algé- rie, les indigènes, poussés par la faim, ont commis non seulement des actes de cannibalisme, mais ils sont allé jusqu’à

déterrer les morts pour les dévorer ! (2) La sécheresse est totale. Aucune herbe ne pousse durant l’année 1867. Les troupeaux périssent. Le bétail est vendu

à des prix insignifiants. Quoi qu’il en

soit, en quelques mois de l’automne 1867 aux débuts de l’été 1868, la surmortalité

se généralise et s’intensifie, en décimant nombre de collectivités et de vaste zone géographiques, tout particulièrement

à travers les steppes et l’Oranie dans sa

plus grande extension, faisant affluer les musses faméliques et de mourants aux cœurs des centres urbains, en rendent leur dernier souffle pour prendre à té- moin le monde des privilégiés… (Djilali Sari – Etude sur les «hécatombes de 1867 – 68 en Algérie – Ampleur et implica- tion». communication au Congrès Inter-

national de population – Montréal –

1993).

En 1868, le typhus fait des ravages dans plusieurs régions du pays. L’année suivante, la situation empire. La fa- mine, le typhus et le choléra se propa- gent à travers tout le pays. La mort frappe partout. C’est l’apocalypse. Les familles paysannes sont en procession, dans tous les sens, à la recherche de quelque salutaire pitance. «C’était un spectacle inoubliable que celui de ces gens réduits à l’état de squelettes tant leur maigreur était ex- trême et pouvant à peine se traîner. Il y eut parmi eux dont l’épuisement était si grand que, quand on voulait les secou- rir, ils ne pouvaient plus manger, leur estomac refusait toute nourriture ; la vermine les envahissait à tel point qu’on eût dit qu’elle sortait spontanément de leur corps. La mortalité fut grande» (2) Le colonel Robin qui a participé à la répression du soulèvement de 1871 a été témoin de cette période. Il s’abstient tou- tefois de souffler mot sur le taux de mor- talité .E. Norès restera lui aussi muet à ce sujet : il ne manquait que les horreurs de la guerre : en 1871 elles ne furent pas épargnées à la malheureuse Algérie (3) dont la mortalité européenne, qui était descendue à 24 pour mille en 1864, monte en 1868 jusqu'à 39, soit prés du double : qu’on en juge par là de la mor- talité indigène (4). Les catastrophes de cette nature se ré- péteront plusieurs fois de suite. La situa- tion est de nouveau critique en 1878. La famine et les épidémies frapperont en- core en 1893. Au cours de la première moitié du XX e siècle, l’Algérie a connu dès 1920 un nou- veau cycle de sécheresse qui entraîne la famine et le typhus. On a assisté à travers tout le pays à des cas de mort d’inanition. L’Echo d’Oran et L’Echo d’Alger par- laient de cadavres dans les rues (5). (1) Cité par E. Norès dans L’œuvre de la France en Algérie- La Justice p.127 (2) Colonel Robin-L’Insurrection de la Grande Kabylie en 1871 p.27. Plus tard, lors de la famine de 1920, on signalera

des cas d’anthropophagie. (Voir L’His- toire du nationalisme algérien T.1. p. 24 - Mahfoud Kaddache).

(3) L’auteur sous-entend l’Algérie des Européens (4) E. Norès - L’œuvre de la France en Algérie – La Justice p.289 (5) Abderrahim Taleb Bendiab - Chronologie des faits et mouvements so-

ciaux et politiques en Algérie p.34

Jeudi 12 Décembre 2013

AFRIQUE

DK NEWS

15

OCI - CONSEIL

L'Algérie exhorte

les pays de l'OCI à agir pour enrayer l'impact désastreux de l'occupation israélienne

L'Algérie a appelé mardi à Conakry, par la voix de son ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra, les pays membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à une meilleure coordination pour «enrayer l'impact désastreux» de la politique d'occupation israélienne à Al- Qods occupée.

d'occupation israélienne à Al- Qods occupée. «L'Algérie saisit cette séance spéciale

«L'Algérie saisit cette séance spéciale d'Al-Qods pour exhorter notre Organisation et ses Etats membres à améliorer la coordi- nation, l'efficience et l'efficacité des efforts communs afin d'enrayer l'impact désastreux de la politique d'occupation israélienne sur la Ville sainte et les habitants palesti- niens», a indiqué M. Bouguerra dans une in- tervention à la 40 e session du Conseil des mi- nistres des Affaires étrangères de l'OCI. «Je voudrais vous présenter toute la re- connaissance de la délégation algérienne pour l'organisation de cette séance spé- ciale sur Al-Qods et je saisis cette occasion pour exprimer notre appréciation au secré- taire général de I'OCI pour son rapport in- formatif et exhaustif ainsi qu'au ministre des Affaires étrangères de la Palestine pour

son plaidoyer émouvant sur la ville sainte d'Al-Qods», a-t-il souligné. Pour le ministre délégué, «l'importance d'un examen régulier de cette question primordiale pour l'OCI qui a présidé à sa création en 1969, suite à l'incendie de la mos- quée d'Al-Aqsa, contribue à maintenir vivace notre engagement collectif d'œuvrer à la pré- servation de la ville d'Al-Qods et de ses ha- bitants des affres de la politique d'agression et de judaïsation de l'occupant israélien». «En effet, nul ne peut tolérer la situation inacceptable découlant de mesures pro- grammées destinées à effacer le patrimoine culturel palestinien qu'attestent les at- teintes permanentes contre la vocation de la mosquée Al-Aqsa, ainsi que les exac- tions, expropriations et expulsions exercées

contre la population palestinienne», a-t-il ajouté. A ce titre, l'Algérie a proposé des ac- tions concrètes visant «l'application effec- tive du plan stratégique de développement d'Al-Qods et un financement hors contribu- tions volontaires qui pourrait être prévu sur la base des quotes-parts des Etats membres au budget de l'OCI». Le secrétariat «pourrait préparer un état actualisé qui servira de va- leur indicative pour déterminer la contri- bution de chaque Etat sur une période de trois ans, qui est la durée du plan straté- gique, et le cas échéant, sur une période plus longue». L'Algérie a proposé également le «lancement d'une campagne de sensibili- sation en direction de l'opinion publique in- ternationale, des gouvernements occiden- taux et des ONG, sur la politique de judaï- sation de la Ville sainte, préjudiciable à son patrimoine cultuel historique, ainsi qu'aux droits de ses habitants palestiniens». Cette campagne «mettra également en exergue la contradiction flagrante de la politique poursuivie par l'occupant israélien avec la solution des deux Etats, appuyée par la communauté internationale, où Al Qods- Est est prévue comme capitale du futur Etat palestinien». L'Algérie a suggéré, par la même occa- sion, la désignation d'une délégation minis- térielle de l'OCI, composée, entre autres, du secrétaire général de l'OCI et du ministre des Affaires étrangères de l'Etat de la Palestine, pour se rendre auprès des principaux pays partenaires de l'UE, de la Commission à Bruxelles, aux Etats-Unis et auprès de l'ONU, notamment l'Unesco, pour obtenir un engagement international destiné à mettre fin aux pratiques israéliennes contre la Ville sainte et ses habitants», a conclu le ministre délégué dans son intervention.

L'Algérie réaffirme son soutien indéfectible au droit du peuple palestinien à l'établissement d'un Etat indépendant

L'Algérie a réaffirmé mardi à Conakry (Guinée), par la voix du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et afri- caines, Madjid Bouguerra, son soutien indéfectible au droit du peuple palestinien au recou- vrement de ses terres et à l'éta- blissement d'un Etat indépen- dant avec pour capitale Al Qods. Dans une allocution pro- noncée lors de la 40 e session du Conseil des ministres des Af- faires étrangères des pays mem- bres de l'Organisation de la coo- pération islamique (OCI), M. Bouguerra a appelé à «l'intensi- fication des efforts au sein de l'organisation et à la mise au point de plans opérationnels pour soutenir la lutte du peuple palestinien». Il a précisé que cette session «revêt un caractère particulier, car intervenant dans un contexte marqué par de grands défis qui se posent au monde musulman, à savoir les conflits et l'instabilité qui pré- valent dans certains pays de la région». Ces défis constituent une motivation pour satisfaire les revendications des peuples musulmans qui aspirent à vivre dans la dignité, la démocratie et le respect des droits de l'homme à travers la mobilisation de nos énergies et une coopération constructive. L'OCI est «appelée à centrer ses efforts sur ses priorités et à développer sa coopération avec les organisations internatio- nales et régionales», a souligné le ministre. Parmi ces priorités, un traitement plus efficace de la

question palestinienne qui a été à l'origine de la création de l'OCI, a ajouté le ministre. La poursuite de l'occupation israélienne des territoires pales- tiniens et la judaïsation d'Al Qods «représentent le défi ma- jeur pour la nation musulmane et notre organisation», a estimé M. Bouguerra. Il a, d'autre part, indiqué que la tenue d'une séance spé- ciale sur Al-Qods lors de cette session traduit «notre volonté de venir en aide à la ville d'Al- Qods, de protéger son patri- moine religieux et culturel, et d'assister ses habitants». Ainsi, a-t-il dit, l'application du plan stratégique de déve- loppement d'Al-Qods «véhicu- lera un message fort de solida- rité avec les habitants de cette ville», estimant que face aux défis imposés par les évène- ments politiques et sécuritaires que vit le monde musulman, notre organisation est appelée à renforcer son rôle de force de proposition, à même d'apporter les solutions efficaces atten- dues par nos peuples». «La poursuite de la guerre ci- vile dévastatrice en Syrie consti- tue une véritable tragédie sur plusieurs plans», a-t-il estimé dans ce contexte. Il a ajouté que l'Algérie qui «a de tout temps plaidé pour une solution politique à ce conflit, note avec satisfaction l'annonce de la tenue de la Conférence de Genève 2 le 22 janvier 2014 et exhorte les parties syriennes, ré- gionales et internationales à

œuvrer à mettre un terme à l'effusion de sang du peuple sy- rien, et à s'engager en faveur d'une solution globale pour la transition et à même de satis- faire les aspirations du peuple syrien à la justice et à la liberté, et de mettre le pays à l'abri de la destruction et des ingérences étrangères». L'Algérie saisit cette occasion, a indiqué M. Bou- guerra, pour «réaffirmer son soutien à l'émissaire internatio- nal Lakhdar Brahimi». Concernant la situation au Mali, M. Bouguerra a affirmé que «les réalisations accom- plies par l'Etat malien ami après la crise constituent une source de fierté pour nous tous», insis- tant sur la nécessité «d'encoura- ger les autorités maliennes à al- ler de l'avant dans l'application de la feuille de route et l'instau- ration d'un dialogue national in- clusif». L'Algérie appelle la commu- nauté internationale à «poursui- vre son soutien au Mali pour consacrer la stabilité et pro- mouvoir le développement dans ce pays» tout en affirmant «qu'elle poursuivra sa coopéra- tion avec les pays du champ pour faire face aux menaces que représentent le terrorisme, le trafic de drogue et le crime or- ganisé. Elle appelle aussi à «l'in- tensification de la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et au tarissement de ses sources de financement, y compris le paiement de rançon». Dans le même contexte, il a

indiqué que l'utilisation de l'is- lam par les groupes terroristes pour justifier leurs actes cri- minels continue de nourrir une idéologie basée sur l'islamo- phobie, l'amalgame entre l'is- lam, le terrorisme et l'extré- misme du fait des campagnes racistes et l'ignorance des va- leurs de tolérance, de dialogue et d'entraide prônées par l'islam. Dans ce cadre, L'Algérie exhorte l'OCI à poursuivre ses efforts pour faire face à l'islamo- phobie à travers la sensibilisa- tion à tous les niveaux et dans les fora internationaux, la diffu- sion de la véritable image de no- tre religion et la promotion du dialogue des civilisations. Par ailleurs, le ministre dé- légué a précisé que « la réforme engagée par l'OCI a permis la ra- tionalisation de l'action de no- tre organisation et le renforce- ment de son rôle». Il a cité à ce propos le projet de résolution présenté par l'Algérie au Conseil de l'OCI sur «l'approfondisse- ment de la réforme de l'OCI et le développement de ses activités et des ses plans» tout en affir- mant le soutien de l'Algérie au secrétaire général élu, le D r Iyad Madani. Le ministre délégué a pré- senté les condoléances de l'Al- gérie à l'Afrique suite au décès du leader Nelson Mandela esti- mant que «l'hommage inégalé rendu à travers le monde au défunt en signe de reconnais- sance à ce grand homme est une autre preuve attestant de son œuvre historique».

ALGÉRIE - AFRIQUE - ONU

Les Africains «déterminés» à agir sur la conduite des questions africaines au Conseil de sécurité

Les pays africains comptent sur leurs membres non permanents au Conseil de sécurité de l'ONU pour plai- der, de façon effective, les causes du continent auprès du Conseil de sécu- rité, a indiqué mardi à Alger le commis-

saire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine (UA), Smaïl Chergui. «Plus que jamais, nous comptons sur le Rwanda, le Nigeria et le Tchad (membres non permanents au Conseil de sécurité de l'ONU) pour adresser un signal fort de notre détermination à agir sur la conduite de l'examen des ques- tions africaines au Conseil de sécurité»,

a indiqué M. Chergui à l'issue d'un sé-

minaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique. Il a souligné que les recommanda- tions adoptées par les participants au séminaire d'Alger «serviront, sans nul doute, à mieux harmoniser et coordon- ner notre interaction avec les membres africains non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. M. Chergui a re- levé que «le panafricanisme et l'enga- gement, jamais démentis, de ces trois pays, nous conforte dans l'idée que nous pourrons atteindre cet objectif». De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a re- levé que les recommandations issues du séminaire de haut niveau seront soumises à l'ensemble des Etats mem- bres de l'Union africaine (UA) en jan- vier prochain. Ce document sera ainsi examiné par les ministres africains des Affaires étrangères, en prévision du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de

l'UA qui se tiendra en janvier prochain en Ethiopie. Il a fait savoir que le docu- ment «a été construit de manière très méthodique et conçu pour améliorer

et rendre plus effective la contribution

de l'Afrique au fonctionnement du

Conseil de sécurité de l'ONU».

Les travaux de la réunion de haut ni- veau sur la paix et la sécurité en Afrique ont pris fin mardi après-midi à Alger. Cette rencontre, ouverte dimanche dernier et qui s'est tenue au lendemain du sommet de l'Elysée pour la paix et

la sécurité en Afrique, visait à assister

les nouveaux membres africains non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU à se préparer au traitement des questions de paix et de sécurité sur le continent africain. Elle a notamment permis une inter- action «plus étroite» entre le Conseil de paix et de sécurité de l'UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, par le biais de ses membres africains. La réunion d'Alger avait également pour but d'assurer la «continuité» au ni- veau de la composante africaine au sein du Conseil de sécurité de l'ONU et un partage d'expériences entre les membres de cette instance onusienne et les nouveaux membres pour une transition et un transfert harmonieux d'un groupe à un autre.

En octobre dernier, le Nigeria et le Tchad ont été élus à New York, en qua- lité de membres non permanents du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans, rejoignant le Rwanda élu une année auparavant.

APS

16 DK NEWS

AFRIQUE

Jeudi 12 Décembre 2013

CENTRAFRIQUE:

La France souhaite des élections dès l'automne

2014

L'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud a déclaré mardi que la France souhaitait que les élections en République centrafri- caine se tiennent «le plus vite pos- sible», de préférence dès l'au- tomne 2014. «Si les élections pouvaient se te- nir dans la deuxième moitié de 2014, à l'automne 2014, cela pour- rait être positif», a estimé M. Araud lors d'un point de presse au siège des Nations unies à New York. Il a rappelé que les accords de Libreville sur une transition poli- tique en Centrafrique fixaient à janvier 2015 l'échéance pour tenir les scrutins législatif et présiden- tiel. La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences intercommunautaires depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition rebelle, la Séléka. Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine pré- sente sur place, la Misca (2.500 sol- dats).

Obama

débloque

60

millions de dollars

d'aide militaire supplémentaire

Le président américain Ba- rack Obama a débloqué mardi 60 millions de dollars en équipe- ment de défense et en services pour aider la mission militaire en République centrafricaine, por- tant à 100 millions de dollars la contribution américaine dans ce dossier. Dans un mémorandum trans- mis au secrétaire d'Etat John Kerry, M. Obama a ordonné de fournir notamment à la France et à l'Union africaine «des maté- riels de défense et un soutien lo- gistique pour le déploiement de leurs soldats dans ce pays, en proie à un engrenage de vio- lences communautaires et reli- gieuses meurtrières». Le texte cite parmi les béné- ficiaires de cette aide «la France, l'Union africaine, le Congo, le Tchad, le Cameroun, le Gabon, le Burundi, l'Ouganda,le Rwanda et d'autres pays» contribuant à la force de l'UA en Centrafrique (Misca).

APS

SAHARA OCCIDENTAL

ACCORD DE PÊCHE UE-MAROC:

Préserver les intérêts économiques aux dépens des droits de l'homme

L'approbation mardi d'un nouvel accord de pêche entre l'Union européenne (UE) et le Maroc prouve, une nouvelle fois, que de nombreux pays, se disant être de fervents défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme, renient ces principes fondateurs dès qu'il s'agit de préserver des intérêts économiques et stratégiques.

En dépit des efforts consentis par de nombreux gouvernements et de parle- mentaires européens pour empêcher de le voir adopté, le nouvel accord de pêche, en totale contradiction avec le droit interna- tional puisqu'il légalise la spoliation des ri- chesses du peuple sahraoui occupé, est le fruit d'un lobbying traditionnel en faveur de l'occupation marocaine, et ce, depuis son commencement en 1975. Le même lobbying, créé et alimenté notamment par d'anciennes occupations coloniales la France et l'Espagne, avait es- suyé un revers, en 2011, après que le Par- lement européen ait gelé ce même accord de pêche liant le Maroc à l'UE, du fait qu'il n'excluait pas les territoires occupés du Sa- hara occidental. La vigilance d'eurodéputés, se plaçant du côté de la légalité internationale et de la justice, avait alors permis de réagir à temps pour geler l'aboutissement de cet accord qui, au même titre que le second, renie le droit des Sahraouis de disposer de leur pro- pres richesses naturelles. L'avis consultatif émis par la Cour inter- nationale de justice en 1975 et l'avis juri- dique donné en 2002 par le sous-secrétaire général aux Affaires juridiques de l'ONU, sont pourtant clairs et soulignent noir sur blanc que le Maroc n'exerce ni souveraineté ni administration légale au Sahara occiden- tal. Il s'agit, selon les mêmes instances, d'une puissance occupante, qui a envahi les territoires sahraouis militairement il y a 38 ans. Outre sa dénonciation des violations systématiques et récurrentes des droits de l'homme au Sahara occidental, le récent rapport de l'eurodéputé, Charles Tan- nock, adopté récemment par le Parlement

Charles Tan- nock, adopté récemment par le Parlement européen (le 22 octobre 2013), exprime «le souhait

européen (le 22 octobre 2013), exprime «le souhait que l'UE ne reconduise pas d'ac- cord de pêche avec le Maroc, tant que la question du Sahara occidental ne sera pas

résolue». Dès que l'information de son approba- tion a circulé, ce nouvel accord a suscité des réactions de dénonciation des quatre coins du monde à commencer par les Etats- Unis. L'Organisation non gouvernementale «Western Sahara Resource Watch» (WSRW)

a estimé que ce protocole «bafoue» les

droits de l'homme le jour même de la cé- lébration du 65 e anniversaire de la Décla- ration universelle des droits de l'Homme. Tout en rappelant les multiples résolu-

tions de l'ONU en faveur du respect du droit

à l'autodétermination du peuple sahraoui, WSRW a relevé, la déception des Sah- raouis de la constance de l'UE dans le

choix du Maroc comme partenaire com- mercial dans leur pays tout en fermant les yeux sur les «flagrantes et systématiques violations des droits de l'homme» que cette force d'occupation perpétue dans les territoires sahraouis. En plus de violer le droit international

et de ne pas respecter le droit fondamen-

tal des peuples à l'autodétermination, l'ac- cord de pêche est également «une mauvaise

affaire» pour les stocks de poissons de la ré- gion étant donné qu'un rapport de Green- peace a exhorté l'UE à ne pas l’approuver pour des préoccupations environnemen- tales, a encore signalé l'ONG. Pour sa part, le représentant de la Répu- blique arabe sahraouie démocratique (RASD) auprès de l'UE, Mohamed Sidati, a affirmé que le gouvernement sahraoui et

le Front Polisario «useront de tous les re-

cours possibles pour obtenir l'invalida-

tion d'un tel accord pour que réparation soit faite au peuple sahraoui spolié de ses ri- chesses». Le Maroc, a-t-il soutenu, n'a au- cun droit de conclure des accords avec des pays tiers pour l'exploitation des res- sources naturelles du Sahara occidental, sur lequel seul le peuple sahraoui dis- pose d'une souveraineté permanente. Le représentant de la RASD auprès de l'UE a tenu, en outre, à saluer les eurodé- putés qui ont voté contre cet accord et

pour le respect de la légalité internationale et du droit du peuple sahraoui de disposer de ses richesses. «Il y a lieu ici d'exprimer une reconnais- sance particulière aux eurodéputés qui ont fait connaître par leur vote le rejet de cet ac-

cord inacceptable», a-t-il dit, saluant, dans ce contexte, «les positions des gouverne- ments de la Suède, Danemark, Royaume- Uni, Pays-Bas et de la Finlande, qui tous ont refusé de cautionner un tel accord, par res- pect des règles du droit international». Ce mardi (10 décembre) coïncidant avec la Journée internationale des droits de l'Homme, et au terme d'un débat âpre en- tre partisans de la légalité et du droit inter-

national et tenants de l'exploitation des res- sources naturelles du Sahara occidental sans le consentement de son peuple, le Par- lement européen réuni en séance plé- nière, a voté le nouveau protocole d'accord de partenariat de pêche UE-Maroc. Inscrit depuis 1966 sur la liste des ter- ritoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'As- semblée générale de l'ONU portant décla- ration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occi-

dental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc.(APS)

Le ministre

équatorien

des AE réaffirme le soutien de son pays à la cause sahraouie

AE réaffirme le soutien de son pays à la cause sahraouie L e ministre des Affaires

L e

ministre des Affaires étrangères de l'Equa- teur, Ricardo Patinio, a réaffirmé lundi le sou- tien indéfectible de son pays à la cause sahraouie et au droit du peuple sahraoui à l'autodéter- mination et à l'indépen- dance.

Le ministre équato- rien, qui recevait les dé- légations officielles pré- sentes à la 18 e édition du Festival mondial de la jeunesse et des étu- diants, a réaffirmé la po- sition «officielle et in- défectible de l'Equateur qui soutient toutes les

causes de libération et le droit à l'autodétermina- tion face à l'impéria- lisme, l'injustice et l'op- pression», a indiqué mardi l'Agence de presse sahraouie (SPS). La délégation offi- cielle sahraouie a saisi cette occasion pour

transmettre au minis- tre équatorien, au nom du gouvernement et du peuple de la RASD, des «livres et documents concernant la cause sah- raouie et les derniers développements du conflit au Sahara occi- dental».

Jeudi 12 Décembre 2013

MONDE

DK NEWS

17

Jeudi 12 Décembre 2013 MONDE DK NEWS 17 ONU Ban Ki-moon nomme un nouveau chef de

ONU

Ban Ki-moon nomme un nouveau chef de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé mardi la nomination de Shamshad Akhtar, une Pakistanaise, au poste de secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP).

Elle remplacera Nœleen Heyzer de Singapour, a indi- qué Farhan Haq, porte-pa- role adjoint par intérim de l'ONU lors d'une conférence

de presse quotidienne. M me Akhtar est actuelle- ment conseillère principale de M. Ban pour le développe- ment économique et la fi-

nance et l'assistante du se- crétaire général des Nations unies au Département des Affaires économiques et so- ciales (DAES).

NUCLÉAIRE IRANIEN

Les pays du Golfe saluent la «nouvelle orientation» de l'Iran

Les pays du Golfe ont salué hier «la nouvelle orientation» de l'Iran, appelant Téhéran à la concrétiser par des me- sures «concrètes». Les dirigeants des six pays «saluent la nouvelle orientation de la direction iranienne à l'égard des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et espè- rent qu'elle sera suivie par des mesures concrètes ayant un impact positif» sur la région, a affirmé le CCG dans un communiqué à l'issue d'un sommet à

Koweït. Le communiqué du CCG déclare «accueillir favorablement» l'accord sur le nucléaire conclu en novembre à Ge- nève entre les grandes puissances et l'Iran, estimant qu'il constituait «un premier pas vers un accord global et per- manent sur le programme nucléaire de l'Iran qui suscite les craintes au niveau international et régional». L'Iran est accusé par les Occidentaux et Israël de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous-couvert d'un programme nucléaire

civil, ce que Téhéran rejette catégorique- ment, affirmant que son programme est à usage purement pacifique. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s'était récemment rendu dans quatre des pays du CCG (Emirats, Oman, Qatar et Koweït). Il a tenté lors de sa tournée de convaincre les pays du Golfe que l'accord de Genève était favorable à la stabilité ré- gionale.

ÉTATS-UNIS - SYRIE

Suspension de l'aide américaine non létale pour le nord de la Syrie

L'aide non létale amé- ricaine pour le nord de la Syrie a été suspendue après la prise de contrôle, samedi, d'ins- tallations de l'Armée sy- rienne libre (ASL) de l'opposition armée par le Front islamique (une fu- sion de sept groupes is- lamistes), a indiqué hier l'ambassade des Etats- Unis à Ankara. «A cause de cette si- tuation, les Etats-Unis ont suspendu toute four- niture d'assistance non létale vers le nord de la Syrie», a indiqué un porte-parole de l'ambas- sade, T.J. Grubisha, à l'agence AFP. M. Grubisha a toute-

fois précisé que l'assis- tance purement huma- nitaire n'était pas remise en cause par cette déci- sion, car distribuée par le biais d'organisations internationales et non- gouvernementales. Les tensions sont montées entre le Front islamique, créé le 22 no- vembre par la fusion de sept groupes islamistes, et l'Armée syrienne libre (ASL), la coalition re- belle chapeautée par l'opposition en exil ap- puyée par l'Occident. Ces deux camps combattent les forces gouvernemen- tales syriennes sur le terrain. Le Front isla- mique s'était emparé sa-

medi de dépôts d'armes appartenant à d'autres groupes rebelles près de Bab el-Hawa, à la fron- tière avec la Turquie. Le passage de Bab el- Hawa est géré par plu- sieurs formations re- belles du côté syrien, et plusieurs d'entre elles disposent d'un siège près de ce point fronta- lier. Les Etats-Unis livrent de l'aide dite non létale, notamment des radios et des véhicules, aux seuls rebelles de l'ASL, par crainte de la voir tomber entre les mains des groupes liés à Al- Qaïda qui combattent le gouvernement syrien.

liés à Al- Qaïda qui combattent le gouvernement syrien. USA - AFGHANISTAN L'Allemagne appelle à une

USA - AFGHANISTAN

L'Allemagne appelle à une signature rapide de l'accord de sécurité

La Défense allemande a appelé hier l'Afghanistan à une signature rapide de l'accord de sécurité négocié avec les Etats- Unis, dont dépend la mission de l'Alliance atlantique après 2014 dans le pays. «Nous attendons urgemment la signa- ture côté afghan», a déclaré le ministre al- lemand de la Défense, Thomas de Maizière, lors d'une visite à Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan. Il faut un «accord sur les droits et devoirs des soldats américains ainsi que de tous les soldats de l'Otan», a-t-il souligné, esti- mant qu'un accord «après l’élection pré- sidentielle (afghane), ce serait certaine- ment trop tard». L'accord entre Washing- ton et Kaboul doit définir les conditions de

la présence de soldats américains après 2014, date prévue du retrait des forces de l'Otan, qui comptent actuellement 73.000 soldats (46.000 Américains et 27.000 de pays alliés) pour épauler le gouverne- ment afghan confronté depuis plus d'une décennie à la tenace rébellion des taliban. Or le président afghan Hamid Karzaï re- fuse de signer cet accord de suite, estimant que cette tâche incombe à celui qui lui suc- cèdera après la présidentielle d'avril à la- quelle il ne peut participer, la Constitution lui interdisant de briguer un troisième mandat. La décision de M. Karzaï a exaspéré les Américains, qui souhaitaient le voir si- gné avant la fin 2013.

BIRMANIE

Libération

de 44

prisonniers

politiques

Quarante-quatre prisonniers politiques ont été libérés hier en Birmanie dans le ca- dre d'une amnistie, a annoncé la prési- dence. «44 prisonniers au total ont été li- bérés aujourd'hui à travers le pays», a dé- claré un conseiller de la présidence, Hla Maung Shwe. Le dernier élargissement massif de prisonniers politiques birmans remonte à la mi-novembre, en pleine visite d'une dé- légation européenne menée par la chef de la diplomatie de l'Union européenn (UE), Catherine Ashton. Le pouvoir avait an- noncé, au lendemain d'une rencontre du président Thein Sein avec M me Ashton, la libération de 69 personnes. Depuis la dis- solution de la junte en mars 2011, le gou- vernement birman a libéré en plusieurs vagues des centaines de prisonniers poli- tiques. C'est à l'occasion de sa première vi- site à Londres en juillet que le président avait promis la libération de tous les pri- sonniers de conscience d'ici à la fin de l'an- née. La junte alors au pouvoir pendant près d'un demi-siècle avait toujours nié l'exis- tence des prisonniers politiques. Mais fin 2012, Thein Sein avait annoncé la création d'un comité pour les «définir» au sein de la population carcérale. M. Thein Sein est crédité de réformes spectaculaires depuis deux ans, notam- ment le retour au cœur du jeu politique lé- gal de l'opposante Aung San Suu Kyi, au- jourd'hui députée. Des changements qui ont permis la levée de presque toutes les sanctions occidentales.

ÉMEUTES À SINGAPOUR

3.700

immigrés

interrogés

Quelque 3.700 immigrés ont été inter- rogés et des dizaines d'autres arrêtés à Sin- gapour dans le cadre d'une enquête sur des émeutes qui ont secoué lundi la cité-Etat faisant plus de 39 blessés, a indiqué hier la police locale. Quelque 3.700 travailleurs étrangers ont été interrogés et 176 per- sonnes conduites à un poste de police pour enregistrer leur témoignage, a indi- qué une porte-parole de la police. Le ministre de l'Intérieur, Teo Chee Hean, a indiqué que la police avait accru ses patrouilles dans les zones les plus sensibles. «L'enquête se poursuivra jusqu'à ce qu'on se charge avec fermeté, justice et sévérité de tous ceux qui ont violé la loi», a-t-il ajouté dans un communiqué. Réagissant à la mort d'un des leurs dans un accident de bus, environ 400 im- migrés du sous-continent indien ont in- cendié des dizaines de véhicules, dont des voitures de police. Les troubles ont fait 39 blessés, selon le dernier bilan des forces de l'ordre. Les autorités ont appelé au calme, enjoignant la population à ne pas laisser ces violences troubler l'harmonie multiethnique que le gouvernement en- tend promouvoir. Le Premier ministre, Lee Hsien Loong, a mis en place une commis- sion spéciale chargée d'enquêter sur ces émeutes, les premières depuis les vio- lences raciales de 1969, promettant des sanctions sévères. Les violences, survenues dans la nuit de dimanche à lundi, ont profondément choqué la riche capitale fi- nancière, très à cheval sur l'ordre. Les Singapouriens d'ethnie chinoise forment la grande majorité des 5,4 millions d'habi- tants, suivis des Malais, de confession musulmane, puis des Indiens.

APS

18 DK NEWS

TÉLÉ

Jeudi 12 Décembre 2013

Programme du jeudi 12 décembre 2013

Programme du jeudi 12 décembre 2013

Programme du jeudi 12 décembre 2013
Jeudi 12 Décembre 2013 Programme du jeudi 12 décembre 2013 06h45 Magazine jeunesseTFou 08h25 Météo 08h30

06h45 Magazine jeunesseTFou 08h25 Météo 08h30 Magazine de télé-achatTéléshopping 09h20 Météo 09h25 Série réalistePetits secrets entre voi- sins 09h55 Série réalistePetits secrets entre voi- sins 10h25 Série dramatiqueAu nom de la vérité 10h55 Série dramatiqueAu nom de la vérité 11h20 Série dramatiqueAu nom de la vérité 11h55 Magazine de la gastronomiePetits plats en équilibre 12h00 JeuLes douze coups de midi 12h50 Magazine sportifL'affiche du jour 13h00 Journal 13h45 Magazine de la gastronomiePetits plats en équilibre 13h50 Météo 13h55 Feuilleton sentimentalLes feux de l'amour 14h55 Téléfilm humoristiqueUne nounou pour Noël 16h35 TéléréalitéQuatre mariages pour une lune de miel 17h25 JeuBienvenue chez nous 18h20 JeuUne famille en or 19h05 JeuLe juste prix 19h55 Météo 20h00 Journal 20h35 Magazine de services1001 questions santé 20h37 Météo 20h40 Série humoristiqueNos chers voi- sins 20h45 Divertissement-humourC'est Cante- loup 20h50 Série policièreLéo Matteï, brigade des mineurs7Inédit 21h45 Série policièreLéo Matteï, brigade des

mineurs7

22h55 Série policièreLes experts : Miami7 23h40 Série policièreLes experts : Manhat-

tan7

: Miami7 23h40 Série policièreLes experts : Manhat- tan7 08h00 Journal 08h10 Magazine de servicesTélématin (suite)

08h00 Journal 08h10 Magazine de servicesTélématin (suite) 09h05 Magazine littéraireDans quelle éta- gère 09h10 Feuilleton sentimentalDes jours et des vies 09h35 Feuilleton sentimentalAmour, gloire et beauté 10h00 Magazine de sociétéC'est au pro- gramme 10h55 Météo outremer 11h00 JeuMotus 11h30 JeuLes Z'amours 12h00 JeuTout le monde veut prendre sa place 12h55 Météo 2 13h00 Journal 13h50 Série humoristiqueVestiaires 13h52 Météo 2 13h55 Magazine du consommateurConsomag 14h00 Magazine de sociétéToute une histoire 15h40 Magazine de servicesComment ça va bien ! 16h20 FootballCôté Match 16h25 SportChampionnats d'Europe en pe- tit bassin 2013 18h50 JeuN'oubliez pas les paroles 19h20 JeuN'oubliez pas les paroles 19h45 Série humoristiqueParents mode d'emploi 19h55 Météo 2 20h00 Journal 20h40 Paris en plus grand 20h41 Alcaline l'instant 20h44 Météo 2 20h45 Magazine de reportagesEnvoyé spé-

cial7

22h20 Magazine de sociétéComplément

d'enquête7

23h25 Magazine musicalAlcaline le mag

d'enquête7 23h25 Magazine musicalAlcaline le mag 07h55 Dessin animéLes Dalton 08h07 Série

07h55 Dessin animéLes Dalton 08h07 Série d'animationNos voisins les Marsupilamis 08h32 Dessin animéOggy et les cafards 08h45 SociétéDes histoires et des vies (1ère

partie) 09h45 SociétéDes histoires et des vies (2e par- tie) 10h35 Edition de l'outre-mer 10h45 Magazine du consommateurConso- mag 10h50 Magazine régionalMidi en France 11h55 Météo 12h00 12/13 : Journal régional 12h25 12/13 : Journal national 12h55 Magazine de découvertesMétéo à la carte 13h45 LoterieKeno 13h55 Série policièreUn cas pour deux 14h55 DébatQuestions au gouvernement 16h10 JeuDes chiffres et des lettres 16h50 JeuHarry 17h20 Magazine littéraireUn livre, un jour 17h30 JeuSlam 18h10 JeuQuestions pour un champion 19h00 19/20 : Journal régional 19h18 19/20 : Edition locale 19h30 19/20 : Journal national 19h58 Météo 20h00 Magazine sportifTout le sport 20h15 Feuilleton réalistePlus belle la vie 20h45 Comédie fantastiqueHibernatus7 22h05 Météo 22h10 Grand Soir 3 23h05 DécouvertesRoissy Charles de Gaulle : embarquement immédiat77

Charles de Gaulle : embarquement immédiat77 07h55 Divertissement-humourLes Guignols de l'info 08h08

07h55 Divertissement-humourLes Guignols de l'info 08h08 La météo 08h10 DivertissementZapping 08h15 Série d'animationLes Simpson 08h40 DécouvertesLes nouveaux explora- teurs 09h40 Divertissement-humourLa caméra planquée de François Damiens 09h50 AutrePlateaux cinéma indépendant 09h55 DrameLes lignes de Wellington77 12h20 Magazine d'actualitéLa nouvelle édi- tion 12h45 Magazine d'actualitéLa nouvelle édi- tion, 2e partie 14h00 Téléfilm dramatiqueUnderground :

L'histoire de Julian Assange 15h30 Court métrageRhapsodie pour un pot-au-feu 15h35 Magazine d'informationSpécial in- vestigation 16h30 ThrillerTaken77 18h00 DivertissementZapping 18h10 DivertissementLe Before du grand journal 18h45 Le JT 19h05 Talk showLe grand journal 20h00 Talk showLe grand journal, la suite 20h25 DivertissementLe petit journal 20h55 Série judiciaireScandal77 21h40 Série judiciaireScandal77 22h20 Série dramatiqueShameless 23h15 ComédiePaulette77

22h20 Série dramatiqueShameless 23h15 ComédiePaulette77 07h35 Série d'animationJake et les pirates du pays

07h35 Série d'animationJake et les pirates du pays imaginaire 08h10 Dessin animéLes blagues de Toto 08h25 Dessin animéLe petit Nicolas 08h40 Série d'animationMartine 08h55 Météo 09h00 Magazine de télé-achatM6 boutique 10h05 Météo 10h10 Série musicaleGlee 11h00 Série humoristiqueDrop Dead Diva777 11h45 Série humoristiqueDrop Dead Diva777 12h40 Météo 12h45 Le 12.45 13h05 Série humoristiqueScènes de mé- nages 13h40 Météo 13h45 Téléfilm humoristiqueUn Noël sur me- sure 15h40 Téléfilm dramatiqueUn bébé à tout

prix7

17h30 JeuUn dîner presque parfait 18h40 Magazine d'information100 % mag 19h40 Météo 19h45 Le 19.45 20h05 Scènes de ménages 20h50 From Paris with Love7Inédit 22h25 ThrillerMillénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

La sélection

20h50

20h50

Léo Matteï, brigade des mineurs

Résumé Le commandant Léo Mattéi dirige la Brigade de protection de l'enfance. Doté d'une grande empathie et d'un sens aigu de la justice, cet an- cien flic de la BAC dirige une équipe aussi compétente que dévouée. Pour Matteï, seul le résultat compte. C'est pourquoi il n'hésite pas à bousculer les conventions avec un seul mot d'ordres : protéger les mineurs de tout danger, et parfois d'eux-mêmes. Deux cambrioleurs pé- nètrent dans une maison et découvrent un enfant en difficulté respiratoire. Ils alertent la police qui réalise que la petite victime, entre la vie et la mort, a été empoisonnée. Matteï mène l'enquête

la mort, a été empoisonnée. Matteï mène l'enquête 20h45 Envoyé spécial Résumé Au sommaire : La
20h45

20h45

Envoyé spécial

Matteï mène l'enquête 20h45 Envoyé spécial Résumé Au sommaire : La fièvre de l'ordonnance A

Résumé Au sommaire :

La fièvre de l'ordonnance A chaque seconde qui passe, l'Assurance maladie rembourse 730 euros de médica- ments. Pour l'année 2011, 23 milliards d'eu- ros ont été dépensés. Cette consommation im- portante de médicaments est-elle utile ? Une enquête montre qu'un immense gaspillage pourrait être évité. Egypte : où est passée la révolution ? En janvier 2011, la révolution égyptienne mettait un terme à trente ans de dic- tature. Mais depuis, ce pays n'en finit plus de se déchirer. Après les élections de 2012 et l'arrivée au pouvoir des Frères musulmans, ceux-ci ont été destitués et c'est l'armée qui est de nouveau à la tête de l'Etat. Manifestations, affrontements, ce pays est-il au bord de la guerre civile ?

20h45affrontements, ce pays est-il au bord de la guerre civile ? Hibernatus Résumé Après 65 ans

Hibernatus

Résumé Après 65 ans d'hibernation naturelle dans un bloc de glace polaire, un naufragé est retrouvé par une expédition franco-danoise au Groenland. Cette Résumé découverte passionne la science mais perturbe grandement Hubert de Tartas, le P-DG survolté d'une société découverte passionne la science mais perturbe grandement Hubert de Tartas, le P-DG survolté d'une société d'emballage et de conditionnement. En effet, l'inconnu n'est autre que Paul Fournier, le grand-père de sa femme Edmée, qui compte bien installer ce fringant jeune homme de 25 ans à la maison. Mais il convient d'éviter au revenant un choc qui pourrait lui être fatal. En conséquence, la maison des Tartas est réaménagée à la mode 1900. Hubert, qui a d'autres soucis en tête, se passerait bien de cette coû- teuse fantaisie

20h55

20h55

Scandal

Résumé L'équipe continue de mener l'enquête sur les agis- sements de la mystérieuse taupe. Mais elle fait une découverte bouleversante en traquant la femme avec qui Charlie a eu un rendez-vous. Cette dernière travaille au tribunal comme sténographe. En paral- lèle, le Président demande à Jake de continuer à sur- veiller Olivia pour la protéger. Il pense qu'elle court un danger majeur. Olivia n'apprécie pas la situation. Par ailleurs, au sein de la Maison-Blanche, Mellie passe à l'action. Elle pose un ultimatum à Cyrus. Elle lui demande de prendre certaines initiatives. Quant à James, il se réjouit après avoir reçu une proposition de travail à la télévision

avoir reçu une proposition de travail à la télévision 20h50 From Paris with Love Résumé James
20h50

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From Paris with Love

Résumé James Reece a toujours rêvé d'intégrer les services secrets et de jouer aux espions et aux agents très spéciaux pour son pays. Mais pour le moment, James occupe le poste d'as- sistant personnel de l'ambassadeur américain à Paris. Il lui arrive parfois de rendre quelques services aux Forces spéciales de son pays mais ces missions ne font que le frustrer da- vantage. Jusqu'au jour où un sommet spécial est en préparation à Paris. James est enfin recruté «pour de vrai» et on lui as- signe un partenaire, Wax, qu'il est chargé de récupérer à l'aéroport. En travail- lant aux côtés de cet élément d'élite surentraîné, James va vite se rendre compte que la vie d'agent secret est loin d'être une sinécure

surentraîné, James va vite se rendre compte que la vie d'agent secret est loin d'être une

Jeudi 12 Décembre 2013

DÉTENTE

DK NEWS

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Mots fléchés n°450

12 Décembre 2013 DÉTENTE DK NEWS 19 Mots fléchés n°450 Proverbes Gourmand comme le feu, ses

Proverbes

Gourmand comme le feu, ses genoux sont faibles.