Vous êtes sur la page 1sur 6

Droit administratif

TC 1873 Blanco

Refus d’appliquer le droit privé tel quel à l’administration

CE 1997 Million et Marais

Application du droit de la concurrence aux décisions des autorités administratives concernant les modes de gestion des services publics CEDH 2004 Paolini Les conflits de compétences entre juridictions peuvent constituer un déni de justice

Légalité des actes administratifs REP (annulation acte administratif), REI (annulation décision individuelle) Annulation d’un acte administratif sur le fondement de l’illégalité de l’acte Application des actes administratifs Immédiate sauf procédure d’urgence (Référé suspension/référé liberté) Mesures contestables Actes décisionnels, élargi par la jurisprudence aux actes non décisionnels (circulaires, contrats administratifs) CE A 1950 Dehaene Obligation d’assurer le service public au nom du principe de continuité, conciliée avec l’exercice du droit de grève

Dualité juridictionnelle

CE 1889 Cadot

Abandon de la théorie du ministre juge

DC 1980

Reconnaissance sous la forme d’un PFRPLR de l’indépendance de la juridiction administrative

DC 1987

Consécration pour le juge administratif d’une compétence à valeur constitutionnelle recouvrant le champ du REP

Obligation d’agir

CE 1925 Rodière

L’autorité publique doit exécuter toutes les décisions de justice prononcée à son encontre

CE 1929 Couiteas

Obligation, pour l’autorité publique, de prêter le concours de la force publique aux particuliers qui le sollicite pour assurer l’exécution d’une décision de justice

CE 1964 Dame Veuve Renard

Principe du délai raisonnable dans l’exécution du jugement

CE 1985 Menneret

Condamnation d’une commune pour non exécution de la décision de justice

Loi de 1995, codifiée à L911-1 CJA

Les juridictions administratives sont habilitées à prononcer des injonctions et astreintes pour l’exécution de leurs jugements

Pouvoir lié et pouvoir discrétionnaire

CE 1999 Montaigne

La juridiction administrative définit strictement la compétence liée qualifiée ssi les faits conduisent

mécaniquement à telle/ 2 décision Compétence discrétionnaire Qualification des faits puis marge d’appréciation dans l’adaptation de la mesure Contrôle du juge quant au pouvoir discrétionnaire

Qualification des faits (substitution à l’autorité administrative) ou contrôle de l’adéquation des faits entre mesure et motifs (contrôle maximum/proportionnalité)

CE 1991 DIOP

En l’absence de pouvoir lié, examen individuel du dossier (pas de réponse mécanique)

Effacement de l’acte illégal CE A 2004 Association AC Au nom de l’émergence du principe de sécurité juridique, les juridictions ont proposé d’appliquer désormais une « modulation des effets rétroactifs des décisions juridictionnelles »

CE 1957 Rosan-Girard Théorie de l’acte inexistant : gravité de l’atteinte portée par l’administration au droit et aux droits des administrés TC 1966 Guigon Si voie de fait (acte manifestement illégal), le juge judiciaire se prononce sur l’illégalité de l’acte ou de son exécution

Pouvoirs exceptionnels – atténuation au principe de légalité CE 1918 Heryes Théorie des circonstances exceptionnelles fondée sur loi constitutionnelle de 1875 : possibilité pour les autorités administratives lorsque les circonstance l’impose de prendre des mesures qui seraient en temps normal entachées d’illégalité Appréciation par le juge de la qualification des circonstances et de la nécessité des mesures CE 1944 Lecocq En temps de guerre, le juge a admis que les règles de forme ou de procédure sont assouplies. Suite à la désorganisation, théorie du fonctionnaire de fait qui se substitue aux autorités légales pour suppléer la désorganisation CE A mars 1962 Rubin de Servens Actes pris par l’exécutif dans le domaine législatif en tant de crise pas soumis au contrôle du juge administratif CE octobre 1962 Canal CE compétent pour contrôler actes pris par l’exécutif dans le domaine législatif en tant de crise

Les actes de gouvernement CE 1875 Prince Napoléon Abandon de la jurisprudence précédente : critère politique Etablissement d’une liste divisée en 2 par la doctrine : rapports entre pouvoirs publics + actes relatifs aux relations internationales CE 1998 M Gret Théorie de l’acte détachable = le PM charge un parlementaire d’une mission temporaire auprès d’une administration, acte détachable donc administratif, donc contestable CE ord 2003 Comité c/ la guère en Irak Survol de l’espace aérien par avions militaires US et GB acte de gouvernement, décision non détachable CE 1992 GISTI Circulaire du ministre de l’éducation nationale pour refus étudiants irakiens en université. Acte de gouvernement non détachable de la conduite de la diplomatie française CE 1937 Decerf Mesure d’extradition = acte détachable, susceptible de REP

Répartition des compétences CE 1907 Cie des chemins de fer de l’Est Les « règlements d’administration publique » sont des actes règlementaires et non pas législatifs CE 1959 Syndicat général des ingénieurs conseil CE connaît du contrôle de la validité des règlements autonomes, soumis au respect de la loi et des PGD CE S 1999 Association ornithologique et mammologique de Saône-et-Loire Abrogation des dispositions législatives prises dans le domaine règlementaire avant 1958 Incompétence Moyen d’ordre public pour annuler acte administratif pris dans le domaine législatif

PGD Principe d’égalité Décliné, reconnu par voie jurisprudentielle CE 1944 Dame veuve Trompier-Gravier + CE 1945 Aramu Création des PGD CE A 1978 GISTI Egalité à consentir à une vie familiale normale CE 1996 Koné Loi > PGD

CE 2006 KPMG Principe de sécurité juridique

Bloc de constitutionnalité CE A 1950 Dehaene Valeur juridique reconnue au PC46

CE A 1956 Amicale des annamites de Paris

CE

reconnaît valeur constitutionnelle au PC58 (donc PC46), principe d’égalité (PGD), liberté d’association

CE

1960 Société Eky

CE

: volonté de ne pas dissocier PC58 du corps de la constitution

DC

1971 Liberté d’association

CC

reconnaît valeur constitutionnelle au PC58 (donc aussi aux PC46, PFRPLR et PNNT)

Invocabilité du préambule

Si dispositions précises ou ne nécessitant pas d’intervention du législateur

DC 2008 OGM

Reconnaissance de valeur constitutionnelle aux dispositions de la charte de l’environnement de 2004

CE 2008 Commune d’Annecy

Valeur constitutionnelle de la charte et invocabilité de l’article 5

CE 2009 Comité de recherche sur le génie génétique

Valeur constitutionnelle de la charte et invocabilité de l’article 7

Théorie de la loi écran

 

CE

1936 Arrighi

Si un acte règlementaire est compatible avec une loi en réalité inconstitutionnelle, il est légal. Pas de contrôle de constitutionnalité de l’acte théorie de la loi écran

CE

1991 Quintin

La loi fait écran pour les dispositions de fond mais non de forme, de procédure, ou de compétence

CE

2004 Djaoui

Jurisprudence confirmée : moyen inopérant du requérant invoquant inconstitutionnalité d’une loi, fondement de l’acte règlementaire litigieux

CE

2002 Commune de Porta

Théorie de la loi écran appliquée aux lois de ratification (pas de contrôle de constitutionnalité par le juge administratif si acte pris sur son fondement) Tentatives d’aménagement

1990

: projet de loi Mitterrand

1993

: comité Vedel sur la révision de la constitution

2008

: révision constitutionnelle introduisant 61-1C (question préjudicielle)

CE A 1947 D’Aillières + CE 1950 Dame Lamotte Mode d’interprétation permettant d’écarter la loi alors que le décret lui est compatible

Théorie de l’abrogation implicite

CE

A 2005 Syndicat national des huissiers de justice

Contradiction entre loi antérieure et disposition constitutionnelle postérieure pas d’écran de la loi théorie de l’abrogation implicite CE 2009 Comité de recherche sur le géni génétique Application de la théorie de l’abrogation implicite (compétence règlementaire passe au législateur avec la Charte

de l’environnement)

 

Conventions internationales CE A 1998 Sarran

Primauté de la constitution sur les conventions internationales. Ecran constitutionnel

54C & 55C

Norme conventionnelle > loi, mais : interprétation restrictive, si loi antérieure à la convention ok, sinon :

CE A 1952 Dame Kirkwood

Les

requérants peuvent se prévaloir des normes conventionnelles internationales si elles sont d’applicabilité

directe

 

CE

S 1968 Syndicat général des semoules de France

Moyen inopérant d’invoquer convention internationale contre loi postérieure incompatible

Application de la loi écran

DC

1975 IVG

CC

se déclare incompétent pour le contrôle de conventionalité de la loi par rapport au traité (selon 55C)

(« Loi incompatible au traité n’équivaut pas à loi incompatible à la constitution »)

DC 1986

Il appartient aux juridictions nationales d’opérer le contrôle de conventionalité

CE

A 1989 Nicolo

CE

se reconnaît compétent pour opérer un tel contrôle

CE

A 2001 Ministre des la défense c/ DIOP

CE

se reconnaît compétent pour effectuer un contrôle de conventionalité loi/CESDH

CE 2002 Commune de Porta

CE ne peut pas opérer de contrôle de constitutionnalité des traités (seul le CC le peut)

CE 1996 Koné

CE

peut interpréter un traité dans un sens conforme à la constitution (création de PFRPLR)

CE

A 1990 Confédération nationale des associations familiales catholiques

Compétence pour vérifier la ratification des conventions internationales Contrôle de conventionalité de la loi CE A 1990 GISTI

Quand difficulté sérieuse d’interprétation, question préalable (pas lié) et non plus préjudicielle (lié) : le juge se reconnaît compétent pour interpréter lui même les stipulations obscures d’un traité sans s’en remettre à l’interprétation du Ministre des Affaires étrangères Conditions de validité pour invoquer convention internationale en droit interne Régularité de la ratification, publication, réciprocité

CE

A 1998 Parc de Blotzheim

CE

compétent pour vérifier la régularité des actes de ratification et d’approbation si exigée par la constitution

(pas applicable en droit communautaire)

(Avant : actes d’approbation et ratification = actes de gouvernement donc immunité)

CE

A 1981 Rekhou

CE

s’adresse au Ministère des affaires étrangères qui seul apprécie la réciprocité dans le respect du traité

En l’absence de réciprocité, ni l’administration, ni le gouvernement n’est tenu de respecter la convention

CE A 1999 Chevrol Benkeddash

Confirmation jurisprudence : CE sursoie à statuer et renvoie au Ministre des Affaires étrangères qui apprécie la réciprocité CEDH 2003 Chevrol Benkeddash France condamnée par la CEDH pour la pratique du renvoi au ministre des affaires étrangères (contraire à 6§1 CEDH)

Renvoi préjudiciel communautaire

CE 1964 Société des pétroles Shell Berre

Théorie de l’acte clair = aucune difficulté sérieuse d’interprétation de l’acte litigieux, sinon renvoi préjudiciel à la CJCE CJCE 1982 CILFIT Il n’y a pas lieu à renvoi quand elle s’est déjà prononcée sur une question similaire ou quand l’application correcte du droit communautaire s’impose avec une telle évidence qu’il ne peut y avoir aucun doute raisonnable

Droit international non conventionnel

 

CE

A 1997 Aquarone

Coutume international n’est pas invocable (55C écartant les normes internationales non conventionnelles)

CE

2000 Paulin

PGD International ne s’applique pas en droit interne

 

CESDH

Principes

CE accorde effet direct à toutes les dispositions de la CESDH, donc toutes invocables par le requérant

CEDH fait l’application de la théorie des apparences (sentiment que peut avoir un justiciable vis à vis de l’interprétation juridique

CE

2000 Tête

CE

écarte loi de validation (rétroactive) incompatible/portant atteinte à la CESDH (6§1 : procès équitable)

CE A 2004 Chevrol Benkeddash Autonomie du CE devant les décisions de la CEDH CEDH 2009 Taxquet c/ Belgique Il résulte du droit au procès équitable et de la théorie des apparences que la Cour d’assises motive ses décisions

Droit communautaire Art 249 TCE : 4 catégories d’actes Règlements, directives, décisions, décisions cadres de sécurité et de justice CJCE 1963 Van Gend En Loos « L’esprit, l’économie et les termes » des traités servent à la CJCE à admettre l’existence d’un nouvel ordre juridique dont les sujets sont les Etats et leurs ressortissants. Consécration du principe d’applicabilité immédiate du droit communautaire CJCE 1964 Costa c/ ENEL Primauté du droit communautaire sur le droit national Incompétente pour le contrôle de conformité des lois au traités communautaires CJCE 1978 Simmenthal Obligation pour tout juge national d’assurer le plein effet des normes communautaires en laissant inappliquée toute disposition contraire de la législation nationale, même postérieure CE 1990 Boisdet CE reconnaît suprématie des règlements communautaires CE 1992 Rothmans, Philippe Morris CE reconnaît suprématie des directives communautaires CJCE 2000 Tranja Kreil Un Etat membre ne peut invoquer sa constitution pour éluder ses obligations communautaires Question préjudicielle à la CJCE Si difficulté sérieuse relative à l’interprétation du droit communautaire CE 1984 Fédération française des sociétés de protection de la nature Même après expiration du délai de transposition, inapplicabilité des normes législatives ou règlementaires contraires aux objectifs d’une directive CE A 1989 Compagnie Alitalia Après expiration du délai imparti, les autorités françaises ne peuvent laisser en vigueur ou édicter des dispositions règlementaires qui seraient contraires aux objectifs définis par les directives CJCE 1991 Francovitch et république italienne Responsabilité des Etats peut être engagée par les ressortissants des Etats membres devant les juridictions nationales en cas de dommages subis du fait de la violation de l’obligation communautaire de transposition (retard ou absence)

Les ressortissants peuvent se voir reconnaître des droits conférés par les directives indépendamment de leur effet indirect

CE

S 1999 Association ornithologique et mammologique de Saône-et-Loire

Les

autorités règlementaires ne peuvent édicter des normes contraires aux objectifs définis par les directives

CE 2001 Association France Nature Environnement

Les autorités administratives n e peuvent pas prendre de mesures de nature à compromettre sérieusement les

objectifs fixés par la directive

DC 2004 Confiance dans l’économie numérique

La transposition en droit interne des directives communautaires est une exigence constitutionnelle (88-1C) Si une loi de transposition contient dispositions inconditionnelles et précises pas de contrôle de constitutionnalité, CJCE compétente

CC compétent si une loi de transposition laisse un large pouvoir d’appréciation ou s’il existe une

incompatibilité manifeste entre la loi de transposition et la directive CE A 2007 Arcelor Méthode de la translation : le juge recherche si un principe constitutionnel a « une même et une portée équivalente à une norme communautaire », garantie par l’interprétation de la CJCE. Le juge se prononce sur la méconnaissance de l’acte de transposition au regard des principes constitutionnels sous réserve qu’ils soient équivalents aux principes communautaires. Si difficulté réelle et sérieuse : question préjudicielle à la CJCE CE S 2008 Conseil national des barreaux Jurisprudence Arcelor adaptée à une incompatibilité entre CESDH, directive transposée et PGD communautaire Méthode de translation entre PGD communautaire et CESDH

CJCE 2007 Ordre des Barreaux francophones et germanophones Par voie préjudicielle, le CE devant se prononcer sur la conformité directive, loi de transposition, CESDH et PGD communautaires

CE 1978 Cohn-Bendit Une directive ne peut être invoquée directement, sans mesure nationale intermédiaire, à l’appui d’un recours contre un acte administratif individuel CJCE 1970 Société Sace + CJCE 1974 Van Duyne* + CJCE 1975 Ruttili *Invocabilité, liée à l’obligation de transposition, reconnue à l’occasion d’un recours contre une mesure étatique. Si défaut de transposition (manquement de Etats) l’hypothèse de l’effet direct est logiquement admis CJCE 1979 Ratti Les directives contenant des dispositions inconditionnelles et précises sont d’effet direct Conditions d’invocabilité : invocabilité de substitution et non générale comme pour les règlements, équilibrant le défaut de transposition CE 1991 Palazzi Voie d’exception pour recours contre un acte administratif individuel incompatible avec une directive inconditionnelle et précise non transposée CE A 1996 Revert et Badelon + CE 1998 Tête* Confirmation jurisprudence Cohn-Bendit avec aménagement : 2 mois pour recours par voie d’exception de l’illégalité du règlement au regard d’une directive pour faire annuler une mesure individuelle CE A 2009 Mme P (Perreux) Revirement jurisprudence Cohn-Bendit : recevabilité des recours contre des actes individuels directement au regard des directives. Solution pour contourner le problème de l’absence par les autorités publiques de transposition d’une directive. Tout justiciable peut se prévaloir des dispositions inconditionnelles et précises d’une directive si celles ci n’a pas été transposée dans les délais.

Procédure d’urgence CE ord 2002 Carminati En principe, il n’appartient pas au juge des référés de statuer sur la conventionalité des mesures administratives CE ord 2008 Dociev Le juge considère qu’il faut vérifier que la mesure est compatible avec l’article 13 de la CESDH