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mémento

us oratori agnascor agr colae, quod Catelli pesimus celeriter adquireret apparatus bellis. Plane gulosus cathedras iocari pessimus perspicax syrtes.

imus saetosus rures fermentet Augustus. Matrimonii iocari catelli. Tremulus quadrupei senesceret utilitas matrimonii, utcunque syrtes fermentet

lli, ut oratori imputat matrimonii, iam syrtes spinosus suffragarit cathedras. Matrimonii adquireret umbraculi, etiam concubine agnascor satis

udabilis apparatus bellis. Rures adquireret plane saetosus agricolae, semper aegre bellus fiducia suis fermentet umbraculi. Fiducia suis imputat

edibiliter perspicax concubine, iam oratori miscere fragilis agricolae, semper aegre perspicax apparatus bellis neglegenter iocari cathedras. Chirographi

entet umbraculi, et quinquennalis fiducia suis Pessimus utilitas saburre circumgrediet quinquennalis agricolae, etiam Medusa adquireret Octavius, ut

aratus bellis infeliciter cumgrediet zothecas. Matrimonii iocari quadrupei. Matrimonii deciperet ossifragi, et plane parsimonia matrimonii senesceret

aratus bellis, semper cathedras pessimus libere insectat saburre, utcunque cathedras amputat bellus matrimonii, quod aegre adfabilis

catelli neglegenter

umperet Octavius. Incredibiliter gulosusVix quinquennalis cathedras corrumperet aegre bellus syrtes. Adlaudabilis oratori Concubine circumgrediet fiducia.

¡ mé∏ode

Commentaire

Définition

Un commentaire composé, un commentaire littéraire

Le commentaire peut se définir par les deux qualificatifs qui l’accompagnent souvent dans la désignation de l’exercice :

– Un commentaire composé : il s’organise selon un plan d’ensemble comprenant introduc-

tion, développement et conclusion.

– Un commentaire littéraire : par son objet, puisqu’il porte sur un texte littéraire, et par sa

forme, puisqu’il doit être écrit avec un souci de précision, de correction du détail, d’élégance même.

Un texte argumentatif

Le commentaire est une démonstration. Il s’agit de préciser en quoi consiste pour vous l’originalité d’écriture et l’intérêt du texte.

Commentaire écrit et explication orale

Les deux exercices se ressemblent : ils supposent l’observation d’un texte et la mise en évidence de sa singularité. Mais, si la démarche de l’explication est analytique, celle du commentaire est synthé- tique : elle hiérarchise et classe les éléments de sens du texte. Tout bon commentaire se fonde d’abord sur une bonne analyse. Puis, il organise cette analyse en vue d’une démonstration. Enfin, il met en mots et en page cette démonstration pour convaincre son lecteur – le pro- fesseur, le correcteur anonyme d’un examen.

Caractéristiques d’écriture

Écriture d’un paragraphe

Chaque paragraphe est composé d’une idée, d’un argument, d’un exemple et d’une conclusion partielle, qui marque le point où la démonstration est arrivée et permet l’enchaî- nement avec le suivant. Les idées sont à trouver dans l’analyse préalable du texte. Les arguments émanent des connaissances provenant du cours ou de lectures. Les exemples sont empruntés au texte lui-même. Les conclusions partielles correspondent à ce que l’on souhaite démontrer : formulées dans un style ferme, elles cherchent à clarifier le sens du texte et à préparer la conclusion générale.

Insertion des exemples

C’est la particularité essentielle du commentaire, qui fonde son interprétation sur des cita- tions fréquentes du texte ; c’est aussi sa difficulté. La citation d’une expression se fait entre guillemets. La citation d’une phrase plus longue se fait entre guillemets et toute coupure est notée par des points de suspension entre crochets. Quand il faut modifier grammaticalement un élément du texte pour l’inclure dans la phrase de commentaire, l’élément modifié est à mettre entre crochets.

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Étapes du travail

1. Lire

– Une lecture-découverte, qui tient compte du paratexte (auteur, titre de l’œuvre, éven- tuellement première et quatrième de couverture quand on peut consulter l’édition).

– Une lecture-caractérisation synthétique, qui s’attache aux éléments d’information don- nés par le paratexte.

– Une lecture-caractérisation de détail fondée sur l’observation précise du texte.

2. Comprendre

3. Expliquer

4. Composer

Il s’agit de passer des remarques éparses au plan, en rassemblant ce qui va ensemble sous des titres synthétiques. La composition est guidée par ce que l’on veut démontrer.

5. Écrire

Introduction : elle doit

– amener le sujet

– poser le sujet

– annoncer le plan • Conclusion

Montrant l’intérêt de la page pour le lecteur actuel, elle comporte :

– un bilan de la lecture

– une ouverture sur une perspective plus vaste.

6. Relire

En fonction des fautes que l’on fait souvent, et que l’on a identifiées, on s’attache à véri- fier l’orthographe, la ponctuation, l’accentuation, la construction des verbes, la syntaxe.

Application : commentaire d’une page de Madame Bovary

Une jeune femme, en robe de mérinos bleu garnie de trois volants, vint sur le

Une jeune femme, en robe de mérinos bleu garnie de trois volants, vint sur le seuil de la maison pour recevoir M. Bovary, qu’elle fit entrer dans la cuisine, où flambait un grand feu. Le déjeuner des gens bouillonnait alentour, dans des petits pots de taille inégale. Des vête- ments humides séchaient dans l’intérieur de la cheminée. La pelle, les pincettes et le bec du

 

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soufflet, tous de proportion colossale, brillaient comme de l’acier poli, tandis que le long des murs s’étendait une abondante batterie de cuisine, où miroitait inégalement la flamme claire du foyer, jointe aux premières lueurs du soleil arrivant par les carreaux. […] Charles fut surpris de la blancheur de ses ongles. Ils étaient brillants, fins du bout, plus nettoyés que les ivoires de Dieppe, et taillés en amande. Sa main pourtant n’était pas belle,

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point assez pâle, peut-être, et un peu sèche aux phalanges ; elle était trop longue aussi et sans molles inflexions de lignes sur les contours. Ce qu’elle avait de beau, c’étaient les yeux : quoi- qu’ils fussent bruns, ils semblaient noirs à cause des cils, et son regard arrivait franchement à vous avec une hardiesse candide. […] Son cou sortait d’un col blanc, rabattu. Ses cheveux, dont les deux bandeaux noirs

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semblaient chacun d’un seul morceau, tant ils étaient lisses, étaient séparés sur le milieu de la tête par une raie fine, qui s’enfonçait légèrement selon la courbe du crâne ; et, laissant voir à peine le bout de l’oreille, ils allaient se confondre par derrière en un chignon abondant, avec un mouvement ondé vers les tempes, que le médecin de campagne remarqua là pour la première fois de sa vie. Ses pommettes étaient roses. Elle portait, comme un homme, passé

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entre deux boutons de son corsage, un lorgnon d’écaille.

 

Gustave FLAUBERT, Madame Bovary, 1857, première partie, chapitre II.

de son corsage, un lorgnon d’écaille.   Gustave FLAUBERT, Madame Bovary , 1857, première partie, chapitre

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mémento méthode

Étapes

1. Lire

Il s’agit de la description d’un personnage ou d’un portrait dans un roman du XIX e siècle. Ce personnage a un prénom évocateur (Emma, qui se prononce comme « aima »), un nom bourgeois, sans particule, avec une consonance normande donnée par la finale en –ry et une consonance paysanne qui vient de l’étymologie : bov- bœuf, bovin suggérant la lourdeur de l’animal qui creuse de manière soumise le sillon de la charrue. Une marque de civilité, Madame, connote le mariage. C’est une bourgeoise de campagne, femme d’un médecin local. Il s’agit d’un personnage féminin romantique comme l’indiquent sa coiffure (mode roman- tique), son costume (col rabattu signalant la sagesse et la modestie de la jeune femme pure), ses couleurs (bleu et blanc de la Vierge Marie). C’est également une maîtresse de maison remarquable : tout est rangé, tout brille, on s’oc- cupe activement de chacun. À noter : Emma est présentée non comme une jeune fille mais comme une jeune femme déjà capable de tenir toute une maison, cuisine et domestiques compris.

2. Comprendre

La question du point de vue : Flaubert nous donne à comprendre qu’Emma est vue par Charles. Celui-ci, officier de santé, pose un regard clinique sur les ongles. D’autre part, il pose un regard d’homme sur une femme : ses yeux suivent le mouvement des bandeaux qui enca- drent le visage d’une manière elle-même « ondée » et caressante. S’expriment ainsi le réel (l’aspect précis d’un détail du corps) et le désir du personnage masculin. La jeune fille est caractérisée en fonction d’un idéal. La mention de quelques défauts peut étonner : Charles voit-il ces défauts ou est-ce seulement le narrateur qui les mentionne ? S’il les voit, cela change-t-il son impression ? Pourquoi ? Se dégage ainsi le portrait d’une jeune fille à la fois élégante et rustre.

3. Expliquer

• Analyse des couleurs : le bleu et le blanc sont des symboles de pureté, de virginité (le bleu désigne le ciel, le blanc la pureté).

• Analyse de la construction du portrait : dans l’encadrement d’une porte puis dans l’en-

cadrement d’une cheminée (penser aux très hautes cheminées de campagne où l’on pouvait faire rôtir un animal entier). Nous voyons un gros plan du personnage. Des lignes verticales se dessinent – elle est debout – mais aussi des lignes courbes – les yeux, les ongles, les che- veux. Le regard est centré sur son visage.

• Les actions d’Emma : accueillir, recevoir, Emma est tournée vers l’autre. C’est une jeune fille soignée, sage, mesurée.

• La petite musique d’Emma : les pauses syntaxiques (points, points-virgules) tombent

sur « feu », « cheminée », « carreaux ». Puis « ongles », « amande », « contours », « hardiesse candide ». Enfin, « rabattu », « courbe du crâne », « oreille », « vie ». On notera surtout la connotation contrastée des « pommettes roses », marquant le roman- tisme et du « lorgnon d’écaille », masculin. Ces éléments soulignent l’intimité du portrait ; l’oxymore – « hardiesse candide » – paraît caractéristique d’Emma ; le mouvement ondulatoire des cheveux et du regard est mis en valeur. On hésite entre deux définitions : une femme-enfant ou une femme masculine et dominatrice ?

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4.

Composer

commentaire

I. Un portrait « cliché » de jeune fille romantique (une idéalisation romanesque) II. Un portrait « oblique » de jeune fille bonne à marier (un portrait « en creux » de Charles) III. Un portrait en contraste : Emma sage ou sensuelle ? (une pluralité de possibles roma- nesques)

5. Écrire

Citations du texte

Citation d’une expression :

« une hardiesse candide » Citation d’une phrase plus longue :

« Elle portait, comme un homme, passé entre deux boutons de son corsage, un lorgnon d’écaille. » Citation avec coupure :

« Ses cheveux, dont les deux bandeaux noirs semblaient chacun d’un seul morceau […] allaient se confondre par derrière en un chignon abondant avec un mouvement ondé vers les tempes… ». Citation avec modification grammaticale d’un élément du texte :

On peut juger des qualités de maîtresse de maison d’Emma par le début du texte et notamment l’accueil qu’elle fait à Charles : « [Elle] vint sur le seuil de la maison pour [le] recevoir ».

Introduction

Amener le sujet :

Mais comment jouer entre tradition, attendus romanesques, normes du genre et écarts significatifs pour donner de l’intérêt à la lecture et de la vigueur à l’écriture ? Poser le sujet : Dans Madame Bovary, Flaubert se livrera à trois descriptions de l’hé- roïne éponyme. Chacune correspond à une situation nouvelle du per- sonnage. La première n’en prend que plus de signification. Annoncer le plan : Nous nous attacherons à dégager en ce portrait ce qu’il nous apprend du romanesque d’Emma, ce qu’il nous dit de la manière d’aimer de Charles et ce qu’il nous laisse deviner des contradictions de la jeune fille.

Conclusion finale

Bilan : La description n’est pas une pause dans un récit : elle éclaire celui-ci d’une pluralité de points de vue qui nous livrent le sens du texte. Ouverture : Il n’échappe à aucun lecteur moderne que l’écriture du XIX e siècle préfi- gure par bien des aspects les premières techniques du cinéma réaliste, notamment par l’utilisation de plans différents, par le jeu de champ et de contrechamp, de plongée et de contre-plongée et par le travail de cadrage. Au XIX e siècle, les écrivains n’étaient pas encore influencés par le septième art, qui n’existait pas, mais par la photographie, la peinture de portrait et les mises en scène de théâtre et d’opéra. La théâtralisation fine d’Emma dans sa fraîcheur candide porte en elle- même la leçon du moraliste sur l’éducation des filles.

Le portrait de l’héroïne est un passage obligé du roman ou du cinéma.

LieNs

INDEX, p. 586 De l’explication au commentaire, p. 51 Rechercher les axes du commentaire, p. 96 Construire un plan, p. 136,

p. 224 Commenter une scène de première rencontre, p. 182, Une lettre d’écrivain, p. 346 Commenter un discours, p. 412

Développer une analyse, p. 378 Insérer des citations, p. 268 Insérer des éléments de critique littéraire, p. 312 Écrire une

conclusion, p. 445

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