I S A B E L L E V I C H E R AT

www.artisabellevicherat.blogspot.com / isabellevicherat@gmail.com / +33(0)621483104

Isabelle Vicherat par Marion Alluchon - publication 2010 Portraits La galerie - extrait «(...) Isabelle Vicherat travaille principalement sur la représentation du corps humain pour aborder des questions existentielles. Construites avec des matériaux pauvres et sur des mises en scène simples, ses pièces (...) interrogent la condition humaine. Usant de la métaphore et de l’allégorie, préférant le registre de la suggestion à celui de la narration, Isabelle Vicherat interprète le geste comme une parole, l’expression corporelle comme un langage créant des œuvres d’une puissante force de communication qui établissent avec le spectateur la possibilité d’une intime communion.»

Isabelle Vicherat by Marion Alluchon - publication 2010 «Portraits The gallery» - extract «(...) Isabelle Vicherat works mainly on the representation of the human body to approach existential questions. Made with poor materials and simple directions, her work (...) questions the human condition. Using the metaphor and the allegory, preferring the register of the suggestion to the one of the narration, Isabelle Vicherat interprets the gesture as a word, the self-expression through movement as a language creating works of a powerful strength of communication which establish with the spectator the possibility of an intimate communion.»

«(...) Un observateur inattentif verrait dans le travail d’Isabelle Vicherat deux directions antagonistes : d’un côté, elle nous montre souvent des choses terriblement concrètes – scalps ou tresses de cheveux (la boue, la crasse et le cheveu, emblèmes depuis Platon de la concrétude dans ce qu’elle a de plus grotesque) – de l’autre, elle semble en permanence attachée à soustraire quelque chose à notre regard, à nous obliger, dirait un photographe, à faire le point sur une chose invisible. Mais c’est peut-être que son ambition est de rendre sensible l’ idée de l’absence et de l’invisible, de nous faire éprouver en images le caractère terriblement concret, parfois, de l’absence.» Didier Semin

«(...) An inadvertent observer would see in the work of Isabelle Vicherat two opposite directions: on one side, she often shows us things terribly concrete - scalps or plaits (the mud, the grime and the hair, the emblems since Platon of the concretude in what it has of more grotesque) - on the other one, she seems permanently attached to subtract something from our glance, to oblige us, would say a photographer, to focus on an invisible thing. But it is maybe that her ambition is to make sensitive the idea of the absence and the invisible, to make us feel in images the character terribly concrete, sometimes, of the absence.» Didier Semin

A travers la vidéo, l’installation et le dessin, je propose un langage qui retranscrit parfois ironiquement, d’autres fois poétiquement, des comportements relationnels et des ressentis intérieurs. Mon travail évoque les frontières que l’on crée en nous-même et entre nous. Des frontières comme des zones de séparation, de délimitation ou d’échanges, de transmissions. Des terrains de troubles, de tensions, parfois de conflits, entre résistance et désir. Il est souvent question d’extraire des éléments d’une réalité quotidienne ou d’une tradition pour les sortir de leur contexte et les révéler sous un aspect particulier. Je les isole, je les confronte à une gestuelle, un objet, parfois je les fais apparaître, disparaître... Je fabrique des mises en situation en cherchant à les charger d’un autre sens, à en tirer une dimension symbolique. Through video, installation and drawing, I propose a language which retranscribes sometimes ironically, other times poetically, relational behaviors and inner states. My work evokes the borders that we create in ourself and between us. Borders as zones of separation, demarcation or exchanges, transmissions. Lands of confusions, tensions, sometimes conflicts, between resistance and desire. It is often a necessary question to extract elements of a daily reality or a tradition in order to take them out of their context and reveal them under a particular angle. I isolate them, I confront them with a body movements, an object, sometimes I make them, appear or disappear... I set down situation by trying to give them another meaning, to reveal them in a symbolic dimension.

Sans titre, installation vidéo, 2008. DV PAL, 4:3, noir et blanc, 24 secs, vidéo projetée en boucle sur support noir, dimensions (variables): 100cm x 140cm. Des pieds et des mains s’accrochent avec tension à une corde. Recherche incessante et angoissante d’un plausible équilibre. Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/49350702 Sans titre (untitled), video installation, 2008. DV PAL, 4:3, black and white, 24 secs, video projected in a loop on black cardboard, dimensions (variables): 100cm x 140cm. Feet and hands hang on with tension to a rope. Ceaseless and alarming search of one believable balance. Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/49350702

Images extracted from the video. Untitled, video installation, 2007.

Rituel fabriqué, vidéo, 2008. DV PAL, 4:3, noir et blanc, 1 min 34 secs, vidéo diffusée en boucle sur moniteur. Un «rêve/rituel» imaginaire composé par des éléments oniriques et symboliques. Une fiction qui prend soin des secrets d’un passage initiatique. Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/81283342 Rituel fabriqué (Made rite), video, 2008. Dv Pal, 4:3, black and white, 1min 34 secs, video projected in a loop on monitor. An imaginary «dream / rite» composed of fantasy and symbolic elements. A fiction which takes care of secrets of an initiatory passage. Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/81283342

Images extracted from the video. Rituel fabriqué (Made rite), video, 2008.

Larmes, installation vidéo, 2008. DV pal, 4:3, couleurs,10 min, vidéo projetée en boucle sur des placards de cuisine, dimensions 90cm x 70 cm. Un plan fixe de joues est projeté sur des placards de cuisine. A l’aide d’un dispositif dissimulé, des gouttes d’eau réelles glissent sur les parois du meuble et donc sur l’image des joues. La réalité physique de l’eau crée une troublante relation avec la virtualité du visage. Une présence fantomatique qui laisserait ses traces dans le réel.

Tears, video installation, 2008. DV pal, 4:3, colors, 10 min, video projected in a loop on kitchen cupboards, dimensions 90cm x 70 cm. A static shot of cheeks is projected on kitchen cupboards.With a hidden dropper, real drops of water slide on the walls of cupboards and thus on the image of cheeks. The physical reality of the water creates a particular relation with the virtuality of the face. A ghostly presence which would leave its tracks in the real.

Above: image extracted from the video. Larmes (Tears), Video installation, 2008. Opposite: photos ©Sebastien Moitrot. View of the video installation Larmes (Tears), Workshop session with Jan Fabre, Ensba, Paris, 2008.

Diptyque, installation de 2 vidéos, 2009.
DV pal, 4:3, couleurs, 2 min 45 secs, 2 vidéos projetées en boucle sur support noir, dans un coin de salle, dimensions: 100cm x 140cm chacune. «Des mains sortent de l’ombre pour venir se cogner, paumes à plat, contre un carreau invisible. S’adressant directement au spectateur - et à elles-mêmes elles formulent une tentative de communication désespérée, le constat d’une relation désirée mais inaccessible.» Marion Alluchon

Diptyque, installation of 2 videos, 2009. Dv Pal, 4:3, colors, 2 mins 45 secs, 2 videos projected in loop on black cardboard, in a room’s corner, dimensions: 100cm x 140cm each of them.

« Hands go out of the darkness to come to bang, palms layed flat on an invisible pane. Addressing directly to the spectator - and to themselves - they formulate an attempt of desperate communication, the report of a wished but inaccessible relation.» Marion Alluchon

Above: images extracted from the 2 videos. Diptyque, video installation, 2009. Opposite: photo ©Renata Har. View of the video installation Diptyque. Exhibition Entre deux, Espace Arts Sans Frontières, Paris, 2010.

Noeud, installation vidéo, 2009.
DV pal, 4:3, couleurs, 1 min 43 secs, vidéo projetée en boucle sur support noir, dimensions: 45cm x 60cm. Un homme et une femme se heurtent à leur lien. Positionnés dos à dos, ils cherchent à avancer chacun droit devant eux. L’homme se fait alors étrangler et la femme se fait tirer les cheveux.

Nœud (Knot), video installation, 2009. Dv Pal, 4:3, colors, 1 min 43 secs, video projected in a loop on black cardboard, dimensions:45 cm x 60 cm.

A man and a woman come up against their link. Positioned back to back, they try to move forward straight ahead. The man then is strangled and the hair’s woman is pulled.

Above: images extracted from the video. Nœud (Knot), video installation, 2009. Opposite: photo ©Sybille. View of the video installation Nœud, Ensba, Paris, 2009.

Echanges, installation vidéo, 2009. DV PAL, 4:3, couleur, 1 min 49 secs, vidéo projetée en boucle sur papier noir, dimensions: 200cm x 140cm. Une barre invisible rassemble des mains qui s’accrochent et se décrochent. Un mouvement comme une décision. Trouble entre l’intention d’une rencontre et l’absence de contact direct. La tension corporelle charge le vide, l’invisible d’une étrange présence.

Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/49376646
Echanges (exchanges), video installation, 2009. DV PAL, 4:3, color, 1 min 49 secs, video projected in a loop on black paper, dimensions: 200cm x 140cm. An invisible bar gathers hands which hang on and fall down. A movement as a decision. Confusion between the intention of a meeting and the absence of direct contact. The physical tension loads the space, the invisible of a strange presence.

Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/49376646

Above: images extracted from the video. Echanges (Exchanges), video installation, 2008. Opposite: photo ©Sybille. View of the video installation Echanges. Exhibition Sous tension, Ensba, Paris, 2010.

Sans titre, vidéo, 2009. Vidéo PAL, 4:3, couleurs, 4 min 30 secs, Taille de projection variable. Un non-lieu sans qualités. Un vide qui annonce la pauvreté humaine de la situation. Confusion de l’amour et du pouvoir. Les gestes remplacent les mots.

Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/45934542
Untitled, video, 2009. Video PAL, 4:3, colors, 4 min 30 secs, variable size of projection. A space which announces the human poverty of the situation. Confusion of love and power. Gestures replace the words.

Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/45934542

Above: images extracted from the video. Sans titre (Untitled), video, 2009. Opposite: photo ©Sybille. View of the retro projection Sans titre. Exhibition Sous tension, Ensba, Paris, 2010.

Tain, installation vidéo, 2011. 2 vidéos, HDV, 16:9, couleurs, 2 min 30 secs, dimensions: 90cm x 170cm. Les 2 vidéos sont synchronisées et projetées en boucle en face à face. Une gestuelle inspirée de la vie quotidienne explore les notions de séduction et de narcissisme et trouble les frontières de ces deux états. Les personnages se regardent tantôt l’un et l’autre tantôt dans un miroir qui n’est pas rendu visible dans l’image. D’autres fois, ils regardent la caméra, soit le spectateur. Le visiteur circule dans ce jeu de regards qui questionne le sens de l’apparence. À qui s’adresse l’image de séduction de ses personnages? À eux- mêmes? À l’un et l’autre? Au spectateur?

Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/45934543
Tain, video installation, 2011. 2 HDV videos, 16:9, colors, 2mins 30 secs, dimensions: 90 cm x 170 cm. These 2 videos are synchronized and projected in loop in front of each other. A gestual inspired by the everyday life investigates the notions of seduction and narcissism and disturb the borders of these two states. The characters look sometimes to each other and sometimes in a mirror which is not visible in the image. Occasionally, they look at the camera, which means at the spectator. The visitor circulates in this play of glances which questions the sense of the appearance. Whom addresses the image of seduction of these characters? To themself? To each other? To the spectator?

Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/45934543

Above: images extracted from the 2 videos. Tain, video installation, 2011. Opposite: View of the video installation Tain, Paris, 2011.

Un 2, vidéo, 2011. Vidéo HDV, 16:9, noir et blanc, 1 min 34 secs, diffusée en boucle. De l’impossible fusion à l’impossible entité.

Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/81294623
Un 2 (one 2), video, 2011. HDV video, 16:9, black and white, 1 min 34 secs, diffused in a loop. From impossible fusion to impossible entity.

Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/81294623

Images extracted from the video. Un 2, video installation, 2011.

A VIDE, vidéo, 2013. Vidéo HDV, 16:9, couleur, 4 min 25 secs, taille de projection variable. Des femmes autour de la trentaine, munies de poussettes vides expriment corporellement et métaphoriquement leur rapport à la notion de fécondité. L’action prend place dans une zone urbaine désertique. Espace dans lequel il n’y a rien à faire mais où en même temps tout peut se faire. Les poussettes vides se présentent comme des points d’interrogations. Elles symbolisent l’idée d’un enfantement possible et pourtant non réalisé jusqu’à présent. Il s’agit d’un objet contemporain et commun qui lorsqu’il est employé par une femme la renvoie directement à son identité de femme/ mère.

Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/78488004
A VIDE (from emptyness), video, 2013. HDV video, 16:9, color, 4 mins 25 secs, variable size of projection. Women around thirty years old, holding empty strollers and express physically and metaphorically their feelings about their ability to give birth. The action takes place in a desert urban zone. Space where there is nothing to do but where at the same time everything can be done. The empty strollers appear as interrogation marks. They symbolize the idea of a possible and nevertheless unimplemented childbirth. It is about a contemporary and common object which sends woman back directly to her feminine/ mother identity.

Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/78488004

Images extracted from the video. A VIDE, video, 2013.

Ecrit sur le front, installation vidéo, 2012. Vidéo HDV, 16:9, couleur, 1 min 56 secs, vidéo projetée en boucle dans une black box, sur un mur, taille de projection: hauteur 200 cm x largeur 300 cm. Des apparitions et des disparitions incessantes de visages à échelle réelle font face au spectateur mais également à la lumière qui les révèle. Il s’agit de portraits anonymes en mouvement. Les personnes s’efforcent de faire face à la lumière qui est dirigée sur leur front et qui a pour rôle de les éblouir. Une quête personnelle qui nécessiterait de résister à un possible aveuglement. Cette vidéo a été réalisée en Arménie. Si l’on traduit littéralement le mot «destin» en arménien cela se dit «Ce qui est écrit sur le front».

Lien web (mot de passe: isabellevicherat): https://vimeo.com/61482530
Ecrit sur le front (Written on forehead), video installation, 2012. HDV video, 16:9, colors, 1 min 56 secs, video projected in a loop in a black box, size of projection: height 200 cm x width 300 cm. Appearances and disappearances of faces - in real scale - face the spectator but also the light which reveals them. It is about anonymous portraits in movement. These people try hard to face the light which is pointed at their forehead and which has the role to dazzle them. An inner seek which would require to resist to a possible blindness. This video was realized in Armenia. If we translate literally the word «fate» into Armenian language, it means « what is written on the forehead».

Web link (password: isabellevicherat): https://vimeo.com/61482530

Above: images extracted from the video. Ecrit sur le front (written on forehead), video installation, 2012. Opposite: View of the video installation Ecrit sur le front. Exhibition Survivances, LIFT, Marseille, 2013.

Numen est un projet multimédia (installation et vidéo) réalisé et présenté en Arménie à travers une exposition personnelle à AJZ space en 2012. Une vieille tradition populaire arménienne consiste à lire l’avenir dans le marc de café. Observer cette coutume permet d’approcher la réalité d’une autre manière et de questionner la nature humaine sur ses espoirs, désirs et peurs. L’enjeu est aussi d’évoquer un ancien rituel à travers des outils contemporains afin d’ouvrir un dialogue entre tradition et modernité. En Arménie, une dame a lu mon avenir dans ma tasse de café. J’ai enregistré le son de ses prédictions et j’ai utilisé cet enregistrement comme support de travail. Ce projet se compose de 3 travaux: une installation vidéo; Sans titre, une installation; Coffee carpet, et une vidéo; Sans titre (Anoush).

Numen is a multimedia project (installation and video) realized and presented in Armenia through a personnal exhibition in AJZ space, in 2012. It evokes the old and popular armenian tradition of reading the future in the coffee marc. Coffee cup reading is a way to approach reality from another

side. It is a reflection of human nature through its hopes, desires, and fears. It is also a necessary question to evoke an old ritual through a contemporary medium to open a dialogue between tradition and modernity. In Armenia, I’ve met a woman who red me the future in my coffee cup. I’ve recorded those predictions and used this record as a working support. This work gathers 3 pieces: a video installation; Untitled, an installation; Coffee carpet and a video; Untitled (Anoush).

Sans titre, installation vidéo, 2012. Vidéo HD avec audio, 16:9, 2 min 23 secs, projetée en boucle, dimensions (variable): 150 cm x 150 cm. Ici, le processus du marc de café qui coule le long des parois de la tasse est filmé. C’est l’instant précis où le destin se dessine. Au fur et à mesure que l’avenir est révélé par le son, il est caché par l’image. Pendant que le café voile la vue de la tasse en coulant, une dame raconte les prédictions.

Untitled, video installation, 2012. (variable): 150 cm x 150 cm.

HD video,& audio, 16:9, colors, 2 min 23 secs, projected in a loop, dimensions Here, the process of the coffee marc sliding on the walls of the cup is shot. This is the right moment when the destiny is drawn up. The destiny is revealed by the audio and hidden at the same time by the image. While the coffee is covering the view of the cup, a woman is telling the predictions.

(..)Avec une clef, tu vas ouvrir la porte. Tu vas peut être te Tout est clair. Il y a une lampe qui est dans la maison. Il y a marier en ouvrant la porte. Il y a un point à côté de la clef qui quelqu’un de pressé qui veut te dire quelque chose. C’est un annonce 1 jour ou 1 mois, je ne sais pas. Une bonne chose grand. Il vient en face de toi pour te dire quelque chose.(...) t’attends. (..) With a key, you are going to open the door. You can maybe Everything is clear. There is a lamp which is in the house. There get married by opening the door. There is a point next to the is somebody pressed who wants to say to you something. he is key which announces 1 day or 1 month, I do not know. A good high. He comes in front of you to tell you something. (...) thing is waiting for you.

(...) Vous êtes assis,vous êtes liés par une corde qui forme une arcade.Vous êtes liés par cette arcade et il y a une grande lumière sur vos têtes. Ce n’est pas grand chose de l’imaginer. Viens à côté. (...) You sit, you are connected by a rope which forms an arch. You are bound by this arch and there is a big light on your heads. It is nothing to imagine it. Come here.

Above: texts of audio transcriptions extracts and images extracted from the video. Untittled, video installation, 2012. Opposite: View of the video installation Untitled with the installation Coffee carpet. Exhibition Numen, AJZ space, Yerevan, Armenia, 2012.

Coffee carpet, installation, 2012. Sol recouvert de poudre de café, dimensions variables (150 cm x 300 cm). En traversant la salle, les visiteurs sont invités à marcher sur le tapis de café de sorte à y laisser les traces de leurs pas. Un mélange d’empreintes de pas comme les motifs mouvants d’un tapis qui rassemblerait des chemins de vie. Coffee carpet, installation, 2012. Floor covered of coffee powder, variable dimensions (150 cm x 300 cm). By crossing the room, visitors are invited to walk on the coffee carpet in order to leave their prints. A melt of feet prints as motion motives’carpet which gather paths of life.

Above: Coffee carpet (details), installation, 2012. Opposite: View of the installation Coffee carpet, 2012. Exhibition Numen, AJZ space, Yerevan, Armenia, 2012.

Sans titre (Anoush), vidéo, 2012. Vidéo HD, 16:9, colors, 1 min 30 secs, diffusée en boucle sur moniteur. Pour cette vidéo, les prédictions de la dame ont été utilisées comme scénario. Dans les prédictions, la présence d’éléments archétypaux et d’un fort symbolisme suggèrent des connections étonnantes avec le langage du rêve ou de l’inconscient collectif. La teinte sépia rappelle celle des dessins que l’on peut déchiffrer dans le marc de café. Untitled (Anoush), video, 2012. HD video, 16:9, colors, 1 mins 30 secs, diffused in loop on monitor. In this video, the record of my predictions have been used as a script. We can see archetypal codes and a strong symbolism in predictions, where connections with the language of the dream or the collective unconscious can be found. The Sepia tint reminds the color of the coffee drawings.

Images extracted from the video. Untitled, video, 2012. Video presented in the Exhibition Numen, AJZ space, Yerevan, Armenia, 2012.

Recueillement, installation, 2010. Papier, piques en bois, poudre de charbon, dimensions: 15 cm x 100 cm x 120 cm. Des supports en papier blanc semblables à des étagères entre lesquels une poudre de charbon est tombée. Le papier se courbe sous le poids de la poudre qu’il tente de retenir comme des vestiges. La poudre qui n’a pas été retenue par le papier forme un tas au sol. Ces matériaux précaires invitent le visiteur à se recueillir devant ce qui a été perdu, ce qui n’a pas pu se faire, ce que l’on s’efforce en vain de retenir. Recueillement (Meditation), installation, 2010. Paper, wooden pikes,charcoal powder, dimensions: 15 cm x 100 cm x 120 cm. White sheets of paper similar to shelves between which a powder of coal fell down. The paper bends under the weight of the powder which it tries to retain as vestiges. The powder which was not retained by the paper make a heap on the ground. These precarious materials invite the visitor to meditate in front of what has been lost, what was not able to be made and what we try nevertheless hard to retain.

Above: Recueillement (Meditation), details, installation, 2010. Opposite: View of the installation Recueillement. Exhibition Gefaltet/Gespannt, Spielraum Gallery, Berlin, 2010.

Just before, installation, 2010. Corde, système d’accrochage, dimensions variables: hauteur de 600 cm, diamètre de 7 cm. Une corde reliée du sol au plafond se trouve effilochée en son centre, sur le point de se rompre. Un instant T juste avant la rupture. Le hasard décidera si le spectateur assistera ou non à cette rupture. Une tension se dégage de cet état de précarité, de cette fragilité qui ne peut être qu’éphémère. Just before, installation, 2010. Rope, fixing system, variable dimensions: height is 600 cm, diameter is 7cm. A rope tied from the ground to the ceiling is frayed in its center, on the point to break. A precised moment, just before the break. The fate will decide if the spectator will attend or not to this rupture. A tension goes out of this state of precariousness, of this fragility which can be only short-lived.

Above: Just Before (detail), installation, 2010. Opposite: View of the installation Just Before with Triptyque in background on the left. Exhibition Gefaltet/Gespannt, Spielraum Gallery, Berlin, 2010.

Mes dessins naissent dans la solitude, dans une intimité où l’expression surgit intuitivement. Dans cet état d’introspection, la spontanéité me permet d’évoquer des ressentis intérieurs. Le corps, qu’il soit représenté de façon figurative ou suggéré par des formes organiques, est omniprésent. Pouvant être aussi bien le témoin, l’acteur et le transmetteur d’états intérieurs, il est le sujet central de mes dessins. Tout en occupant une place à part entière, le dessin constitue une sorte de sous -terrain de ma pratique artistique d’où émergent bien souvent mes idées de vidéos et d’installations. My drawings arise in solitude, in an intimacy where the expression can spring intuitively. In this state of introspection, the spontaneity allows me to evoke what is felt inside. The body that is represented sometimes in a figurative way or sometimes suggested by organic forms, is omnipresent. As if it could be as well the witness, the actor and the transmitter of inner states, it is the central subject of my drawings. The drawing establishes a kind of underground passage of my artistic practice where my ideas of videos and installations often come from.

Triptyque, 3 drawings, 2010. Graphite, charcoal, red pencil, dimensions: 15 cm x 20 cm each. Exhibition Gefaltet/Gespannt, Spielraum Gallery, Berlin, 2010.

View of 3 drawings: Sans titre (Untitled), Sans titre 2 (Untitled 2) et Sans titre 3 (Untitled 3), 2006. Charcoal, dimensoins: 150 cm x 400 cm each. Ensba, Paris, 2006.

Sans titre (Untitled), drawing, 2006. Charcoal on paper, dimensions: 150 cm x 400 cm.

Sans titre 2 (Untitled 2), drawing, 2006. Charcoal on paper, dimensions: 150 cm x 400 cm.

Les trois membres passionnels (Three passionate members), drawing, 2006. Charcoal on paper, dimensions: 150 cm x 350 cm.

Monstres (Monsters), drawing, 2007. Graphite on paper, dimensions: 20 cm x 29 cm.

Foetus, drawing, 2007. Indian ink on paper, dimensions: 20 cm x 29 cm.

Bise (kiss), drawing, 2012. Indian ink and charcoal on paper, dimensions: 24 cm x 42 cm

Sans titre (Untitled), drawing, 2007. Mixt technics on paper, dimensions: 21 cm x 29 cm.

Sans titre (Untitled), drawing, 2011. Mixt technics on paper, dimensions: 20 cm x 30 cm.

Cycle 1, drawing, 2011. Mixt technics on paper, dimensions: 42 cm x 30 cm.

Sans Titre (Untitled), drawing, 2011. Mixt technics on paper, dimensions: 42 cm x 30 cm.

Montagne rouge (red mountain), drawing, 2012. Mixt technics on paper, dimensions: 24 cm x 42 cm

Colonne (Column), drawing, 2012. Indian ink on paper, dimensions: 12,5 cm x 21 cm.

Clefs (Keys), drawing, 2012. Inks on paper, dimensions: 12,5 cm x 21 cm.

Tranchée, drawing, 2012. Graphite on paper, dimensions: 12,5 cm x 21 cm.

Aiguille, drawing, 2012. Charcoal on paper, A3 size.

Poumon nuage (Lung cloud), drawing, 2012. Graphite on paper, dimensions: 20 cm x 29 cm.

Sans titre (Untitled), drawing, 2013. Graphite on paper, dimensions: 20 cm X 29 cm.

Sans titre (Untitled), drawing, 2013. Graphite on paper, dimensions: 104 cm x 74 cm. Exhibition EX, Espaces des Arts sans frontières, Paris, 2013.

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