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EI CESI OCEAN INDIEN ------------- COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES ------------- PARTIE 1 Année

EI CESI OCEAN INDIEN

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COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES

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PARTIE 1

Année 2012-2013

Jean-François VIGNÉ

COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES ------------- PARTIE 1 Année 2012-2013 Jean-François VIGNÉ Béton armé aux
COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES ------------- PARTIE 1 Année 2012-2013 Jean-François VIGNÉ Béton armé aux
COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES ------------- PARTIE 1 Année 2012-2013 Jean-François VIGNÉ Béton armé aux

Béton armé aux EUROCODES

HISTORIQUE

En 1975, la Commission des communautés européennes décida d'harmoniser les méthodes et règles de calcul des structures de génie civil en lançant la rédaction des Eurocodes.

En 1989, la Commission transféra au Comité européen de normalisation (CEN) la prise en charge de la rédaction des Eurocodes. Une première version de l'Eurocode 2 concernant le matériau béton est parue en 1992 sous forme de norme provisoire (ENV 1992-1) et fut reprise comme norme expérimentale par l'AFNOR. Elle devait pouvoir servir d'alternative aux Règles BAEL, mais fut très peu utilisée.

La version nouvelle, connue sous le nom de norme européenne EN 1992, ou EC2, est assez différente de la version ENV. Elle est le résultat de nombreuses discussions entre les spécialistes des États membres, mais forme cependant un ensemble cohérent et complet.

L'Eurocode 2 comporte les parties suivantes :

Règles générales et règles pour les bâtiments

Règles générales - Calcul du comportement au feu

Partie 2

Partie 3

Partie 1-1

Partie 1-2

Ponts en béton - Calcul et dispositions constructives

Silos et réservoirs

Bien que l'on trouve des similitudes : états limites de service, états limites ultimes, coefficients 1,35 et 1,5 pour les charges permanentes et variables, 1,5 et 1,15 pour les matériaux béton et acier,

diagramme parabole-rectangle pour la relation contrainte-déformation du béton,

on n'y retrouvera pas

certaines règles bien utiles du BAEL telles :

Le calcul des poutres et dalles avec les portées entre nus des appuis ;

Le calcul des poutres continues par la méthode de Caquot qui simplifiait les calculs en remplaçant la résolution d'un système de n équations à n inconnues (équation des trois moments) par un système de n équations à une inconnue, et surtout la disparition de la méthode dite « Caquot minorée » qui permettait de réduire de façon sensible les moments sur appuis, très utile pour la vérification des contraintes du béton sur appuis des poutres en Té ;

Le calcul de la force portante des poteaux d'élancement inférieur à 70 par la formule

N

u

.

B

r

.

f

c

28

/ (0,9.

b

)

A

s

.

fe

/

s

L'EC2 n'offre que des méthodes compliquées et, au

minimum, un calcul en flexion composée, même en l'absence de moment du premier ordre ;

Le calcul simplifié des panneaux de dalles rectangulaires continues dans les deux directions, (article A 8.2.32 du BAEL) en prenant une fermeture des moments à 1,25 M 0 .

Les changements importants par rapport au BAEL portent principalement sur :

Le calcul des poutres et dalles avec la portée entre axes et en retenant le moment au nu de l'appui ;

Le calcul complexe des poteaux de bâtiment ne recevant qu'une charge axiale ;

Les longueurs d'ancrage et de recouvrement compliquées et fastidieuses à déterminer ;

La disparition du coefficient 0,85 dans le calcul de la contrainte du béton en ELU (AN).

Nous préciserons par la notation (AN) les prescriptions ou formules de PEC2 laissées à l'appréciation de chaque État membre qui peut, dans son Annexe nationale, modifier ou non les propositions faites.

qui peut, dans son Annexe nationale, modifier ou non les propositions faites. [Présentation de l’Eurocode 2]
qui peut, dans son Annexe nationale, modifier ou non les propositions faites. [Présentation de l’Eurocode 2]

Un document guide (ou règles professionnelles) a été rédigé par la Commission miroir française de l'EC2. Il reprend certaines dispositions du BAEL qui ne sont pas en contradiction avec l'Eurocode.

L'utilisation de l'EC2 doit, pour être cohérente, être faite avec un ensemble de documents connexes, Eurocodes ou normes européennes :

avec un ensemble de documents connexes, Eurocodes ou normes européennes : [Présentation de l’Eurocode 2] Page
avec un ensemble de documents connexes, Eurocodes ou normes européennes : [Présentation de l’Eurocode 2] Page
avec un ensemble de documents connexes, Eurocodes ou normes européennes : [Présentation de l’Eurocode 2] Page
[Présentation de l’Eurocode 2] Page 3
[Présentation de l’Eurocode 2] Page 3
[Présentation de l’Eurocode 2] Page 3
UNITES  Les unités sont celles du système international (SI), principalement :  les longueurs

UNITES

Les unités sont celles du système international (SI), principalement :

les longueurs en m ou mm ;

les sections d'acier en cm ou mm (plus commode que le m ) ;

les forces en kN ou MN ;

les moments en kNm ou MNm ;

les contraintes en MPa.

en kN ou MN ;  les moments en kNm ou MNm ;  les contraintes
en kN ou MN ;  les moments en kNm ou MNm ;  les contraintes

COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES

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Chapitre 1 : Les Matériaux

COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES --------- Chapitre 1 : Les Matériaux Béton armé aux EUROCODES
COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES --------- Chapitre 1 : Les Matériaux Béton armé aux EUROCODES
COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES --------- Chapitre 1 : Les Matériaux Béton armé aux EUROCODES

Béton armé aux EUROCODES

LE BETON

I-RESISTANCE CARACTERISTIQUE A LA COMPRESSION

L'EC2 permet d'utiliser des bétons de 12 à 90 MPa de résistance sur cylindres.

Les bétons couramment utilisés en bâtiment ont une résistance de 25 MPa, rarement 40, voire 50 ou plus pour certains éléments très sollicités tels que poteaux ou voiles de contreventement.

Cette valeur, notée

de déterminer les autres caractéristiques mécaniques des bétons (voir le tableau ci-après).

mécaniques des bétons (voir le tableau ci-après). f c k , correspond à une valeur caractéristique

f ck , correspond à une valeur caractéristique de la résistance à 28 jours. Elle permet

Elle correspond à un fractile de 5 %, ce qui signifie que l'on a une chance sur vingt d'avoir une résistance

inférieure à la valeur

vingt d'avoir une résistance inférieure à la valeur f ck .  La valeur moyenne est

f ck .

La valeur moyenne est notée

f cm .
f
cm .

La résistance de calcul est donnée par :

f cd  cc . f ck  c
f cd  cc . f ck
 c

Le coefficient calcul nationaux,

cc

, qui jusqu'à maintenant était pris égal à 0,85 dans la plupart des règlements de

est pris égal à 1

dans l'EC2.

En effet, il est censé représenter la diminution de résistance du béton sous charge soutenue. Si la charge résistante d'un poteau est de 1 sous chargement instantané, elle n'est que de 0,85 pour un chargement de longue durée. Or, il est rare que la charge de calcul en combinaison rare soit de longue durée. On suppose ainsi que le rapport « charge de combinaison quasi permanente/charge de combinaison rare » est inférieur à 0,85.

De plus, la résistance du béton continue d'augmenter au-delà de 28 jours.

Si la résistance du béton est déterminée à plus de 28 jours, la valeur

cc

est remplacée par

k

t

.

cc

avec k t = 0,85 (AN)

 

Variation dans le temps

t . cc avec k t = 0,85 (AN)    Variation dans le temps [Eurocode
t . cc avec k t = 0,85 (AN)    Variation dans le temps [Eurocode
t . cc avec k t = 0,85 (AN)    Variation dans le temps [Eurocode
4  90  f ck   cu 2  2,8  35 50
4
 90  f ck 
 cu 2  2,8  35
50  f ck  90
100
90  f ck   cu 2  2,8  35 50  f ck
90  f ck   cu 2  2,8  35 50  f ck
90  f ck   cu 2  2,8  35 50  f ck

II-RESISTANCE A LA TRACTION (art. 3.1.8)

La résistance moyenne à la traction

%) et la résistance caractéristique

moyenne à la traction %) et la résistance caractéristique f c t m permet de déterminer

f ctm permet de déterminer la résistance caractéristique

f ctk,0,95 (fractile 95 %).

f c t k , 0 , 9 5 (fractile 95 %). f c t k

f ctk,0,05 (fractile 5

On peut déduire la résistance à la traction

(fractile 5 On peut déduire la résistance à la traction f c t , de la

f ct , de la résistance par fendage par :

f ct 0,9. f ct ,sp

Variation dans le temps

0 , 9 . f ct , sp  Variation dans le temps III- FLUAGE L'EC2

III- FLUAGE

L'EC2 développe en Annexe B une méthode de calcul du fluage avec de nombreuses équations (voir exemple ci-après).

appliquée à l'âge du béton t 0 et

un module tangent E c (que l'on peut prendre égal à 1,05 E cm ), la déformation de fluage à l'instant t = infini est donnée par :

Pour une contrainte de compression

c , constante inférieure à

0,45.

f

ck

(

t

0

)

 c , constante inférieure à 0,45. f ck ( t 0 ) IV- RETRAIT Le

IV- RETRAIT

Le retrait total est la somme du retrait endogène ca

L'EC2 donne un certain nombre de formules en son article 3.1.4 et en annexe B.2 pour le calcul du retrait à

un instant t et à l'infini.

et du retrait de dessiccation

cd

:

cs

ca

cd

l'infini . et du retrait de dessiccation  cd :      cs
l'infini . et du retrait de dessiccation  cd :      cs

V-DIAGRAMMES CONTRAINTE-DEFORMATION EN COMPRESSION

L'EC2, pour les calculs en ELU, propose

quatre types de diagrammes

:

pour les calculs d'analyse structurale non linéaires (principalement le calcul au flambement) :

non linéaires (principalement le calcul au flambement) :  pour les calculs des sections : le

pour les calculs des sections :

le diagramme parabole-rectangle

:

flambement) :  pour les calculs des sections : le diagramme parabole-rectangle : [Eurocode 2 –
flambement) :  pour les calculs des sections : le diagramme parabole-rectangle : [Eurocode 2 –
flambement) :  pour les calculs des sections : le diagramme parabole-rectangle : [Eurocode 2 –
 ou le diagramme bi-linéaire ;  ou le diagramme rectangulaire simplifié de hauteur 
 ou le diagramme bi-linéaire ;  ou le diagramme rectangulaire simplifié de hauteur 
ou
le diagramme bi-linéaire
;
ou le diagramme rectangulaire simplifié
de hauteur  , et de résistance effective  (ne pas

confondre ce avec le précédent) :

 (ne pas confondre ce  avec le précédent) : Si la largeur de la zone

Si la largeur de la zone comprimée diminue dans la direction de la fibre extrême la plus comprimée

(section circulaire par exemple), la valeur

f

.

cd

est à réduire de 10%.

Dans le cas de sections rectangulaires, pour le calcul des efforts de compression repris par le béton et du moment de ces efforts, on a besoin de connaître la surface de l'aire située sous la courbe au travers de son coefficient de remplissage (remp) et la position du centre de gravité de cette même aire par rapport à la fibre la plus comprimée (cdg).

de gravité de cette même aire par rapport à la fibre la plus comprimée ( cdg
de gravité de cette même aire par rapport à la fibre la plus comprimée ( cdg

On a ainsi :

effort de compression du béton =

moment résistant du béton comprimé par rapport à la fibre supérieure =

remp f

.

cd

.

b x (pour une hauteur comprimée x) ;

.

remp f

.

cd

.

.

b x cdg

.

2

Valeurs des coefficients de remplissage (remp) et de la position du centre de gravité de la résultante de

compression du béton pour

c

1,5

et

cc

1

VI-MODULE D’YOUNG (art. 3.1.3)

E cm représente le module sécant entre les contraintes 0 et 0,4 f cm avec un correctif dépendant de la nature des granulats

m avec un correctif dépendant de la nature des granulats VII-AUTRES CARACTERISTIQUES (ART. 3.1.3) • Coefficient

VII-AUTRES CARACTERISTIQUES (ART. 3.1.3)

Coefficient de Poisson : 0,2 en section non fissurée et 0 en section fissurée.

Poids volumique : 2500 kg/ m 3 , soit 24,5 kN/m 3 .

Coefficient de dilatation thermique : 10 -5

Joints de dilatation. Dans les bâtiments, les effets du retrait et de la dilatation peuvent être négligés dans l'analyse globale, si l'on dispose de joints de dilatation tous les 30 m maximum (art. 2.3.3(3)).

.

L'Annexe nationale française (ANF) reprend les valeurs utilisées auparavant en France, à savoir:

- 25 m dans les départements voisins de la Méditerranée (régions sèches à forte opposition de température) ;

- 30 à 35 m dans les régions de l'Est, les Alpes et le Massif central ;

- 40 m dans la région parisienne et les régions du Nord ;

- 50 m dans les régions de l'Ouest de la France (régions humides et tempérées).

Ces distances précédentes peuvent être augmentées, sur justifications spéciales, par des dispositions constructives appropriées permettant aux variations linéaires de se produire sans gêne (poteaux souples par exemple).

On peut ne pas tenir compte des autres effets de la température ainsi que du retrait sous réserve de la justification de dispositions constructives appropriées, adaptées à l'ouvrage (ANF).

de dispositions constructives appropriées, adaptées à l'ouvrage (ANF). [Eurocode 2 – Matériaux] Page 6
de dispositions constructives appropriées, adaptées à l'ouvrage (ANF). [Eurocode 2 – Matériaux] Page 6

LES ACIERS

Les aciers des armatures de béton armé utilisés avec l'EC2 sont dans la

En France, la limite élastique courante des aciers à haute adhérence (symbole HA) est de 500 MPa avec un fractile de 5 %.

gamme 400/600 MPa

(AN).

Les aciers sont soit laminés à chaud et possèdent une certaine ductilité, soit profilés à froid avec une ductilité plus faible.

Une bonne ductilité, aptitude à s'allonger sous contrainte constante, est nécessaire dans les calculs parasismiques.

La norme EN 10080 et l'annexe C de l'EC2 distinguent trois classes de ductilité :

La norme EN 10080 et l'annexe C de l'EC2 distinguent trois classes de ductilité : A (la moins ductile), B

(normale) et C (la plus ductile).

C de l'EC2 distinguent trois classes de ductilité : A (la moins ductile), B (normale) et

En béton armé, on utilise des aciers en barres, en fils ou des treillis soudés.

I-RELATIONS CONTRAINTE-DÉFORMATION

Notations

f yk

: limite élastique ;

f yd

: contrainte de calcul en ELU :

f yk  f yd  s
f
yk
f yd
s

: coefficient de sécurité des aciers en ELU ;

s

= 1,15 (sauf en combinaisons accidentelles pour lesquelles = 1,0) ;

s

s

f yk   s 0  E . s s
f yk
 
s 0
 E
.
s
s

: allongement de l'acier à la limite du palier de plasticité.

 E . s s : allongement de l'acier à la limite du palier de plasticité
 E . s s : allongement de l'acier à la limite du palier de plasticité
 E . s s : allongement de l'acier à la limite du palier de plasticité

On peut utiliser, au choix (sauf pour un calcul au feu où seul le diagramme à palier est autorisé) :

soit un diagramme avec palier de plasticité, sans limitation d'allongement de l'acier ;

soit un diagramme avec droite inclinée en limitant l'allongement de l'acier à la valeur ε ud =0,9.ε uk (AN). Dans ce cas, pour un allongement ε s , la contrainte est donnée par :

(AN). Dans ce cas, pour un allongement ε s , la contrainte est donnée par :
(AN). Dans ce cas, pour un allongement ε s , la contrainte est donnée par :
(AN). Dans ce cas, pour un allongement ε s , la contrainte est donnée par :
(AN). Dans ce cas, pour un allongement ε s , la contrainte est donnée par :
(AN). Dans ce cas, pour un allongement ε s , la contrainte est donnée par :

II- LONGUEURS DEVELOPPEES DES CADRES, ETRIERS, EPINGLES ET U

II- LONGUEURS DEVELOPPEES DES CADRES, ETRIERS, EPINGLES ET U III - LONGUEURS DEVELOPPEES DES BARRES AVEC

III- LONGUEURS DEVELOPPEES DES BARRES AVEC CROCHETS

CADRES, ETRIERS, EPINGLES ET U III - LONGUEURS DEVELOPPEES DES BARRES AVEC CROCHETS [Eurocode 2 –
CADRES, ETRIERS, EPINGLES ET U III - LONGUEURS DEVELOPPEES DES BARRES AVEC CROCHETS [Eurocode 2 –
CADRES, ETRIERS, EPINGLES ET U III - LONGUEURS DEVELOPPEES DES BARRES AVEC CROCHETS [Eurocode 2 –
IV- CARACTERISTIQUES DIVERSES • Module d'Young : E s = 200 GPa. • Poids volumique

IV- CARACTERISTIQUES DIVERSES

• Module d'Young : E s = 200 GPa.

• Poids volumique : 7 850 kg/m 3 , soit 77 kN/m 3 .

• Coefficient de dilatation thermique : 10 -5 .

Il existe aussi des aciers doux de limite élastique 235 MPa. Ces aciers ne sont pratiquement plus utilisés en béton armé sauf dans des cas très spécifiques lorsque de nombreux pliages ou dépliages sont à prévoir ou encore pour des crochets de levage de pièces préfabriquées comportant des contraintes élevées et concentrées dans des parties à faible rayon de courbure. Ils n'entrent pas dans le champ de l'EC2.

à faible rayon de courbure. Ils n'entrent pas dans le champ de l'EC2. [Eurocode 2 –
à faible rayon de courbure. Ils n'entrent pas dans le champ de l'EC2. [Eurocode 2 –

Caractéristiques matériaux

31 mars 2007

1 Béton

1.1 Caractéristiques à 28

.EN 1992-1-1 Tableau 3.1

f ck

f ck , cube

f cm

f c tm

(MPa) résistance caractéristique en compression à 28 jours sur cylindre (fractile 5%)

f ck < 90 MPa

(MPa)

résistance caractéristique en compression à 28 jours su cube

(MPa)

résistance moyenne en compression à 28 jours

f cm = f ck + 8

(Mpa) résistance moyenne en traction à 28 jours

f c tm =

0, 3 f

ck

2/3

f ck 50

2, 12ln 1 + f ck + 8 50 < f ck 90

10

f c tk 0,05 (MPa) résistance caractéristique en traction à 28 jours (fractile 5%)

f c tk 0,05 = 0, 7 f c tm

f c tk 0,95 (MPa) résistance caractéristique en traction à 28 jours (fractile 95%)

f c tm , f l

E cm

c 1

cu 1

c 2

cu 2

n

c 3

cu 3

f c tk 0,95 = 1, 3 f c tm

(MPa) résistance caractéristique en traction à la flexion à 28 jours

(MPa)

(‰)

(‰)

(‰)

(‰)

f c tm , f l = max (1, 6 h /1000) f c tm ; f c tm

module sécant d’élasticité moyen du béton

E cm = 22000 f ck + 8

déformation au pic de la loi σ/ complète du béton

c 1 = min(0, 7 f ck + 8 0,31 ; 2, 8)

déformation ultime de la loi σ/ complète du béton

0,3

10

cu 1 =

3, 5


2, 8 + 27 90 f ck

100

4

f ck 50

50 < f ck 90

déformation à la fin de la parabole de la loi σ/ parabole rectangle du béton

c 2 =

2, 0

2, 0 + 0, 085 f ck 50 0,53 50 < f ck 90

f ck 50

déformation ultime de la loi σ/ parabole rectangle du béton

cu 2 =

3, 5


2, 8 + 35 90 f ck

100

4

f ck 50

50 < f ck 90

coefficient puissance de la parabole pour le béton

(‰)

(‰)

n =


2

1, 4 + 23, 4 90 f ck

100

4

f ck 50

50 < f ck 90

déformation à la fin de la partie linéaire de la loi σ/ bilinéaire du béton

c 3 =

1, 75

1, 75 + 0, 55 f ck 50

40

f ck 50

50 < f ck 90

déformation ultime de la loi σ/ parabole bilinéaire du béton

cu 3 =

3, 5


2, 6 + 35 90 f ck

100

4

f ck 50

50 < f ck 90

1

Caractéristiques matériaux

31 mars 2007

1.2 Caractéristiques à t jours

On déduit les caractéristiques à t jours des relations précédentes pour :

f cm ( t ), résistance moyenne à la compression à t jours (T 20 C) :

f cm ( t ) = β cc ( t ) f cm =

e

s   1 28

t

f cm

s =


0, 20 pour des CEM 42,5 R, CEM 52,5 N CEM 52,5 R


0, 25 pour des CEM 32,5 R, CEM 42,5 N

0, 38 pour des CEM 32,5 R

.

f c tm ( t ), résistance moyenne à la traction à t jours :

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f c tm ( t ) = β cc ( t ) α

f c tm

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EN 1992-1-1 3.1.2 (6)

α =

1 pour t < 28

pour t 28

2/3

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f ck ( t ), résistance caractéristique à t jours :

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f ck ( t ) =

f cm ( t ) 8

f ck

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pour 3 < t < 28

pour

28

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E cm ( t ), module sécant à t jours :

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E cm ( t ) = f cm ( t )

f cm

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0,3

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E cm

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EN 1992-1-1 3.1.2 (9)

EN 1992-1-1 3.1.2 (5)

EN 1992-1-1 3.1.3 (3)

1.3 Déformations instantanées

ν, coefficient de Poisson :

ν = 0, 2 béton non fissuré

0

béton fissuré

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E c , module tangent à l’origine (σ c = 0) :

 
 

E c = 1, 05 E cm

 

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α T , coefficient de dilatation thermique :

 
 

α T = 10.10 6 K 1 = 10 5 °C 1

 

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2

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EN 1992-1-1 3.1.3 (4)

EN 1992-1-1 3.1.4 (2)

EN 1992-1-1 3.1.3 (4)

Caractéristiques matériaux

31 mars 2007

1.4 Déformations différées

1.4.1

Fluage

RH , humidité relative en %

t o , âge d’application de la contrainte σ c

t = ∞, âge où l’on calcule l’influence du fluage

A c , aire totale de béton,

u , périmètre de la section de béton,

h o , rayon moyen de la section :

h o = 2 A c

u

Annexe B

t o , T , temps corrigé, on peut prendre en compte l’influence de la température avant son char- gement, mais généralement il vaut t o = 28 jours.

α, paramètre :

t o , temps corrigé :

α =


1

ciment de classe S(low)


0 ciment de classe N(ormal)

1 ciment de classe R(apid)

t o = max t o , T

9

1,2

,

2 + t

o

T

+ 1 α ; 0, 5

Rem : il semblerait que ce soit 0, 5 t o et non 0, 5

α 1 , α 2 , coefficients :

α 1 =

f cm 0,7

35

α 2 = f cm 0,2

35

ϕ RH , coefficient de fluage tenant compte de l’humidité :

ϕ RH =

   1 + 1 − RH /100     0, 1
  1 + 1 − RH /100
   0, 1
    1 + 1 − RH /100
 
3 h o
3
0, 1
h o

pour f ck 27 MPa

α 1 α 2

pour f ck > 27 MPa

β ( f ck ), coefficient tenant compte de la résistance du béton :

β ( f ck ) =

16, 8 f ck + 8
16, 8
f ck + 8

β ( t o ), coefficient tenant compte de l’âge du béton :

β ( t o ) =

1

0, 1 +

0,20

t o

ϕ ( , t o ), coefficient de fluage :

ϕ (, t o ) = ϕ RH β ( f ck ) β ( t o )

3

Caractéristiques matériaux

31 mars 2007

1.4.2 Retrait

c s ( t ), retrait total au jour t :

c s ( t ) = cd ( t ) + ca ( t )

cd ( t ), retrait de dessiccation au jour t :

cd ( t ) = β d s ( t , t s ) k h cd ,0

avec

β d s ( t , t s ) =

t t s

t

t s + 0, 04 h 3

o

h o = 2 A c /u ,

t s fin de cure

k h = min(1;max(0, 0000025 h o 2 0, 00225 h o + 1, 2; 0, 7))

cd ,0 = 0.85 (220 + 110 α d s 1 ) e

β RH = 1, 55 1 RH

100

0,3

α d s 1 =

3

4

6

ciment (S)

ciment (N)

ciment (R)

α d s 2

f cm

10

α d s 2 =

10 6 β RH

0, 13

0, 12

0, 11

ciment (S)

ciment (N)

ciment (R)

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cd ( t ), retrait endogène au jour t :

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EN

1992-1-1 3.1.4 (6), annexe B

cd ( t ) = β as ( t ) ca ( )

avec β as ( t ) = 1 e 0.2 t

ca ( ) = 2.5( f ck 10)10 6

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c s ( ), retrait total à l’infini :

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c s ( ) = cd ( ) + ca ( )

EN

cd (), retrait de dessiccation à l’infini :

1992-1-1 3.1.4 (6), annexe B

cd () = k h cd ,0

cd (), retrait endogène à l’infini :

cd () = ca ( )

4

Caractéristiques matériaux

31 mars 2007

2 Acier

f yk (MPa)

f t

(MPa)

(MPa)

uk

f yd (MPa)

limite d’élasticité

résistance en traction

ductilité, déformation au pic de contrainte

limite d’élasticité de calcul

f yd = f yk

γ

s

ud

E s

ρ s

(%)

limite de déformation

ud = 0, 9 uk

module d’élasticité de l’acier

(MPa)

E s = 200 000 MPa

(kg/m 3 ) masse volumique de l’acier

ρ s = 7 850 kg/m 3

de l’acier (MPa) E s = 200 000 MPa (kg/m 3 ) masse volumique de l’acier
de l’acier (MPa) E s = 200 000 MPa (kg/m 3 ) masse volumique de l’acier

5

COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES

---------

Chapitre 2 : Durabilité

COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES --------- Chapitre 2 : Durabilité Béton armé aux EUROCODES
COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES --------- Chapitre 2 : Durabilité Béton armé aux EUROCODES
COURS DE BETON ARME AUX EUROCODES --------- Chapitre 2 : Durabilité Béton armé aux EUROCODES

Béton armé aux EUROCODES

La durabilité est l'aptitude d'un matériau à résister aux différentes épreuves auquel il est soumis
La durabilité est l'aptitude d'un matériau à résister aux différentes épreuves auquel il est soumis

La durabilité est l'aptitude d'un matériau à résister aux différentes épreuves auquel il est soumis

est l'aptitude d'un matériau à résister aux différentes épreuves auquel il est soumis au cours de

au cours de sa vie.

est l'aptitude d'un matériau à résister aux différentes épreuves auquel il est soumis au cours de

Un matériau entretenu peut avoir une durée de vie excédant la durée pour laquelle il a été conçu. À l'inverse, un matériau mal entretenu pourra présenter des désordres affectant sa disponibilité à satisfaire les exigences qu'on attend de lui avant la fin de la durée pour laquelle il été calculé.

Un matériau durable doit satisfaire aux exigences d'aptitude au service, de résistance et de stabilité pendant toute la durée d'utilisation de projet, sans perte significative de fonctionnalité, ni maintenance imprévue excessive.

Il doit être tenu compte des conditions d'environnement pour définir les conditions à satisfaire pour la protection des aciers contre la corrosion, la compacité du béton en limitant la pénétration des chlorures et du gaz carbonique, les enrobages et la maîtrise de la fissuration.

L'Eurocode NF EN 1990 définit des durées indicatives d'utilisation de projet (EC0-A1.1)(Tab.3.1)

indicatives d'utilisation de projet (EC0-A1.1)(Tab.3.1) I- LES CONDITIONS D'ENVIRONNEMENT (art. 4.2) Elles sont

I-LES CONDITIONS D'ENVIRONNEMENT (art. 4.2)

Elles sont définies dans la norme NF EN 206-1 et reprises dans FEC2 (Tab. 3.2)

Note :
Note :

Un gel est considéré comme faible si l'on constate deux jours au plus à une température égale ou inférieure à - 5 °C. Un gel est considéré comme sévère pour au moins dix jours à une température inférieure ou égale à -10 °C. Un gel modéré pour les autres cas.

jours à une température inférieure ou égale à -10 °C. Un gel modéré pour les autres
jours à une température inférieure ou égale à -10 °C. Un gel modéré pour les autres
jours à une température inférieure ou égale à -10 °C. Un gel modéré pour les autres
EC2 Durabilité Page 2
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Compléments de l'ANF Note 1 : Si un béton non armé contient des pièces métalliques

Compléments de l'ANF

Note 1
Note 1

:

Si un béton non armé contient des pièces métalliques noyées et que l'environnement n'est pas classé très sec, la classe ne peut être X0.

Note 2 :
Note 2 :

Les parties de bâtiment à l'abri de la pluie, clos ou non, sont en XC1 à l'exception des parties exposées à des condensations importantes à la fois par leur fréquence et leur durée qui sont alors à classer en XC3. C'est le cas notamment de certaines parties d'ouvrages industriels, de buanderies, de papeteries, de locaux de piscine

Note 3 :
Note 3 :

Sont à classer en XC4 les parties aériennes des ouvrages d'art et les parties extérieures des bâtiments non protégées de la pluie, par exemple : façades, pignons et parties saillantes à l'extérieur, y compris retours de ces parties concernés par les cheminements et/ou rejaillissements de l'eau.

Note 4 :
Note 4 :

Ne sont à classer en XD3 que les parties d'ouvrages soumises à des projections fréquentes et contenant des chlorures dans le cas où il n'y a pas de revêtements d'étanchéité assurant la protection du béton. Ne sont donc à classer en XD3 que les parties de parcs de stationnement de véhicules exposées directement aux sels contenant des chlorures (par exemple, partie supérieures des dalles et rampes) et ne comportant pas de revêtement pouvant assurer la protection du béton pendant la durée de vie du projet.

pas de revêtement pouvant assurer la protection du béton pendant la durée de vie du projet.
pas de revêtement pouvant assurer la protection du béton pendant la durée de vie du projet.
Note 5 :
Note 5 :

Sont à classer en XS3 les éléments de structures en zone de marnage et/ou exposé aux embruns lorsqu'ils sont situés à moins de 100 m de la côte, parfois plus, jusqu'à 500 m, suivant la topographie particulière. Sont à classer en XS1 les éléments de structures situés au-delà de la zone de classement XS3 et situés à moins de 1 km de la côte, parfois plus, jusqu'à 5 km, lorsqu'ils sont exposés à un air véhiculant du sel marin, suivant la topographie particulière.

Note 6 :
Note 6 :

En France, les classes d'exposition XF1, XF2, XF3 et XF4 (gel-dégel) sont indiquées sur la carte donnant les zones de gel, sauf spécification particulière notamment fondée sur l'état de saturation du béton (voir en E.2 de l'Annexe de l’EC2-1-1 ou l'EN-206-1 en NA 4.1, figure NA.2 et note). Pour ces classes d'exposition XF, et sous réserve du respect des dispositions liées au béton (EN 206-1 et documents normatifs nationaux), l'enrobage sera déterminé par référence à une classe d'exposition XC ou XD.

par référence à une classe d'exposition XC ou XD. *Pour les ponts corniches, longrines d'ancrage des

*Pour les ponts corniches, longrines d'ancrage des dispositifs de retenue, solins des joints de dilatation.

Note 7 :
Note 7 :

Les exemples informatifs donnés pour les classes XA1, XA2, et XA3 sont à comprendre et préciser comme suit :

- éléments de structures en contact avec le sol ou un liquide agressif ; - ouvrages de génie civil soumis aux attaques chimiques, par exemple certains bâtiments de catégorie E), suivant les DPM (Documents particuliers du marché).

Note 8 :
Note 8 :

Les risques de lixiviation (entraînement de particules du matériau par l'eau) et d'attaque par condensation d'eau pure sont à traiter dans les classes d'exposition XA1, XA2 et XA3 suivant leur sévérité.

Carte des zones de gel en France

La carte des zones de gel en France a été établie suivant un classement : gel faible, gel modéré, gel sévère à partir de données statistiques de stations météorologiques de Météo France couvrant le territoire national (voir note en 1, ci-dessus).

météorologiques de Météo France couvrant le territoire national (voir note en 1, ci-dessus). EC2 Durabilité Page
météorologiques de Météo France couvrant le territoire national (voir note en 1, ci-dessus). EC2 Durabilité Page
EC2 Durabilité Page 5
EC2 Durabilité Page 5
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II- CLASSES INDICATIVES DE RÉSISTANCE POUR LA DURABILITÉ (Annexe E informative)

DE RÉSISTANCE POUR LA DURABILITÉ (Annexe E informative) Si, pour des raisons de durabilité, on choisit

Si, pour des raisons de durabilité, on choisit une résistance de béton supérieure à la résistance nécessaire pour les calculs de dimensionnement, on prendra comme valeur de f ctm celle du béton qui a la plus grande résistance dans la détermination du ferraillage minimal d'aciers longitudinaux et dans le contrôle de la largeur des fissures.

III-ENROBAGE (art. 4.4.1)

L'EC2 le définit comme la distance entre la surface de l'armature et la surface du béton la plus proche. On pourrait, pour

être plus précis, donner la définition suivante :

la distance entre l'axe de l'armature et la surface du béton la plus pro-

che, diminuée de son diamètre nominal.

Ce qui éviterait des contestations sur le diamètre réel de l'armature compte tenu des épaisseurs des nervures éventuelles.

L'enrobage nominal figurant sur les plans et devant être respecté sur le chantier est donné par :

et devant être respecté sur le chantier est donné par : EC2-1-1 de base : 

EC2-1-1 de base :

fabrication sous assurance qualité avec mesures d'enrobage 5 mm c dev 10 mm ;

garantie d'utilisation d'un appareil de mesure très précis de l'enrobage avec rejet des éléments non conformes 0 c dev 10 mm.

de l'enrobage avec rejet des éléments non conformes 0 ≤ ∆ c d e v ≤
de l'enrobage avec rejet des éléments non conformes 0 ≤ ∆ c d e v ≤

L'ANF ajoute à ces deux cas

0 c dev 10 mm:

existence d'un système d'assurance qualité couvrant toutes les phases de conception et d'exécution et prenant en compte ce qui suit, pour toutes les classes d'exposition :

en phase de conception et de dessin : dessins de détail à grande échelle des ferraillages sensibles (coupe

sur bandeau, lisse, parapet

)

précisant enrobages et façonnages,

en phase de ferraillage : réception des aciers façonnés et contrôle de leurs dimensions,

en phase de mise en coffrage : élaboration des plans de calage des aciers (types, fréquence et fixation des

cales

)

réception des ferraillages et contrôle des enrobages avant coulage,

en phase de mise en œuvre du béton : le cas échéant et en tant que de besoin, confection d'un élément témoin.

C min,b
C
min,b

Enrobage minimal d'adhérence = diamètre de la barre ou diamètre équivalent du paquet (∅√n pour n barres), à majorer de 5 mm si le plus gros granulat est > 32 mm. Pour des paquets de deux barres superposées, lorsque les « conditions d'adhérence sont bonnes », ces barres ne sont pas considérées comme un paquet.

C min,dur
C min,dur

Enrobage pour les conditions d'environnement (voir tableaux suivants).

C ∆ d u r , ߛ Marge de sécurité : 0 mm (AN). dur,ߛ Marge de sécurité : 0 mm (AN).

∆C dur,st
∆C dur,st

Réduction pour acier inox : 0 mm en l'absence de spécifications supplémentaires. L'ANF précise que l'on peut donner la valeur de C dur,st dans les pièces du marché sous réserves de justification spéciales.

du marché sous réserves de justification spéciales. ∆ C d u r , a d d

C dur,add Réduction pour protection supplémentaire (revêtement par exemple) : 0 mm en l'absence de

spécifications supplémentaires. L'ANF précise que pour des revêtements adhérents faisant partie intégrante de la structure et justifiés pour la pénétration des agents agressifs pendant la durée d'utilisation de l'ouvrage, une valeur non nulle de C dur,add peut être retenue. L'enrobage minimal ne peut être inférieur à C min,b et à 10 mm.

Valeurs de C min,dur

En fonction de la classe d'exposition et de la classe structurale, on définit un enrobage C min,dur

(AN).

L'EC2 a retenu six classes structurales S1 à S6

. La classe structurale peut être modifiée en fonction

d'un certain nombre de paramètres (voir le tableau 3.4 de classification structurale recommandée).

Les classes structurales ne sont utilisées que pour définir l'enrobage des armatures.

La classe S4 recouvre les ouvrages de bâtiment et de génie civil courant (ANF de l'EC2-1-1). Les ponts sont en classe de durée d'utilisation de projet de 100 ans (voir les tableaux 3.6 et 3.6 bis).

en classe de durée d'utilisation de projet de 100 ans (voir les tableaux 3.6 et 3.6
en classe de durée d'utilisation de projet de 100 ans (voir les tableaux 3.6 et 3.6
EC2 Durabilité Page 8
EC2 Durabilité Page 8
EC2 Durabilité Page 8
EC2 Durabilité Page 8
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(1) Par souci de simplicité, la classe de résistance joue ici un rôle d'un indicateur
(1) Par souci de simplicité, la classe de résistance joue ici un rôle d'un indicateur
(1) Par souci de simplicité, la classe de résistance joue ici un rôle d'un indicateur

(1) Par souci de simplicité, la classe de résistance joue ici un rôle d'un indicateur de durabilité. On peut aussi se référer au guide AFGC Conception des bétons pour une durée de vie donnée des ouvrages.

(2) S'applique pour des éléments pour lesquels une bonne compacité des enrobages peut être garantie :

- face coffrée des éléments plans (assimilables à des dalles, éventuellement nervurées, coulé horizontalement sur des coffrages industriels) ;

- éléments préfabriqués industriellement : éléments extradés ou filés, ou face coffrée des éléments coulés dans des coffrages métalliques ;

- sous face des dalles de pont, éventuellement nervurées, sous réserve de l'accessibilité du fond de coffrage aux dispositifs de vibration.

(3) Pour les classes XAi, cette correspondance est indicative sous réserve d'une justification de l'agent agressif.

correspondance est indicative sous réserve d'une justification de l'agent agressif. EC2 Durabilité Page 9
correspondance est indicative sous réserve d'une justification de l'agent agressif. EC2 Durabilité Page 9

L'ANF attire l'attention sur les problèmes de fissuration auxquels risque de conduire un enrobage c min supérieur à 50 mm. Il est donc recommandé, en cas d'environnement agressif, d'utiliser des dispositions du tableau 3.5 ou des aciers inox ou la mise en place d'un système qualité. (Note de l'ANF 4.4 .1.2 (5)).

L'ANF précise également qu'un enrobage de dimension inférieure au plus gros granulat peut conduire à des difficultés de bétonnage.

Exemple Dalle intérieure de bâtiment avec f ck = 25 MPa : classe structurale S4, classe d'exposition XC1, minoration de 1

point (dalle), donc assimilable à une classe S3. L'enrobage C min,dur

est de 20 mm.

Cas particuliers

Béton coulé en place au contact d'autres éléments en béton (préfabriqués ou coulés en place), l'enrobage minimal par rapport à l'interface peut être réduit à la valeur correspondant à celle requise par l'adhérence sous réserve que :

f ck 25MPa;

l'exposition de la surface du béton à un environnement extérieur soit de courte durée (< 28 jours) ;

l'interface ait été rendue rugueuse.

Pour des parements irréguliers (béton à granulats apparents par exemple), augmenter l'enrobage minimal de 5

mm.

En cas d'abrasion du béton, augmenter l'enrobage (épaisseur sacrificielle) de k i mm.

l'enrobage (épaisseur sacrificielle) de k i mm.  Béton coulé en contact de surfaces irrégulières,

Béton coulé en contact de surfaces irrégulières, l'enrobage minimal devient :

de surfaces irrégulières, l'enrobage minimal devient :  Correctifs à apporter en moins si : -

Correctifs à apporter en moins si :

- entraîneur d'air supérieur à 4 % ;

- armatures protégées ;

- acier inox ;

- béton coulé au contact d'un autre béton ;

- maîtrise particulière de la qualité de production du béton ;

- mise en œuvre soumise à un contrôle de la qualité incluant des mesures de l'enrobage des armatures.

Correctifs à apporter en plus si :

- granulats apparents (+ 5 mm) ;

- abrasion en site industriel (AN) : + 5 mm pour roues à bandage élastomère plein, + 10 mm pour roues métalliques, + 15 mm pour chenilles.

roues à bandage élastomère plein, + 10 mm pour roues métalliques, + 15 mm pour chenilles.
roues à bandage élastomère plein, + 10 mm pour roues métalliques, + 15 mm pour chenilles.

Armatures de béton précontraint

• Gaine circulaire : diamètre de la gaine, limité à 80 mm maximum ;

• Gaine rectangulaire de côtés a x b avec a b : Max [a ; 0,5 b], limité à 80 mm maximum.

En résumé.

Enrobages minimaux (mm) pour les bâtiments courants d'habitations, de bureaux, scolaires, hospitaliers,

sportifs, industriels

de classe structurale S4, tolérance c dev de 10 mm incluse (AN).

 
∆ c d e v de 10 mm incluse (AN).   1) À l'abri de la

1) À l'abri de la pluie, clos ou non, sans condensations importantes (faces extérieures de poteaux, poutres, voiles protégées par des revêtements étanches, par exemple). (2) À l'abri de la pluie, clos ou non, avec condensations importantes en fréquence et durée (buanderies, papeteries, locaux de piscine (3) Y compris les retours des éléments concernés par les cheminements et rejaillissements d'eau. (4) Face supérieure de dalle de parking, rampe, non protégée par une étanchéité pendant la durée de vie de l'ouvrage sinon XC1, XC3 ou XC4/XF1. (5) Pour la face de la fondation sur béton de propreté, prévoir c nom = 40 mm, et 75 mm pour coulage contre le sol (EC2-1-1, art. 4.4.1.3 (4)). L'ANF a réduit ces valeurs à respectivement : c nom = 30 et 65 mm. (6) Cette distance peut être portée jusqu'à 5 km suivant topographie particulière exposée à un air véhiculant des sels marins. (7) Cette distance peut être portée jusqu'à 500 m suivant topographie particulière. (8) Minorations possibles de c dev de 0 à 10 mm, si assurance qualité, mesures des enrobages, si f ck > aux valeurs du tableau ci-dessus (voir aussi tableaux ci-dessous).

si f c k > aux valeurs du tableau ci-dessus (voir aussi tableaux ci-dessous). EC2 Durabilité
si f c k > aux valeurs du tableau ci-dessus (voir aussi tableaux ci-dessous). EC2 Durabilité
si f c k > aux valeurs du tableau ci-dessus (voir aussi tableaux ci-dessous). EC2 Durabilité

EN 1992-1-1 : 2004 (F)

4.4.1.2 Enrobage minimal, c min

(1)P Un enrobage minimal c min doit être assuré afin de garantir :

- la bonne transmission des forces d'adhérence (voir également sections 7 et 8)

- la protection de l'acier contre la corrosion (durabilité)

- une résistance au feu convenable (voir EN 1992-1-2).

(2)P La valeur à utiliser est la plus grande valeur de c min satisfaisant aux exigences à la fois en ce qui concerne l'adhérence et les conditions d'environnement.

c min = max {c min,b ; c min,dur + Dc dur,g - Dc dur,st - Dc dur,add ; 10 mm}

avec :

(4.2)

c min,b

c min,dur

Dc dur,g

Dc dur,st

enrobage minimal vis-à-vis des exigences d'adhérence, voir 4.4.1.2 (3)

enrobage minimal vis-à-vis des conditions d'environnement, voir 4.4.1.2 (5)

marge de sécurité, voir 4.4.1.2(6)

réduction de l'enrobage minimal dans le cas d'acier inoxydable, voir 4.4.1.2

(7)

Dc dur,add réduction de l'enrobage minimal dans le cas de protection supplémentaire, voir 4.4.1.2 (8).

(3) Pour assurer à la fois une transmission sans risque des forces d'adhérence et un béton suffisamment compact, il convient que l'enrobage minimal ne soit pas inférieur à c min,b donné dans le Tableau 4.2.

Tableau 4.2 : Enrobage minimal c min,b requis vis-à-vis de l'adhérence

Exigence vis-à-vis de l'adhérence

Disposition des armatures

Enrobage minimal c min,b