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Law of Kamma

LE GUIDE UTILE POUR UNE VIE VERITABLE …


LA LOI DU KARMA.

Un livre de conseils pratiques pour vous amener à retrouver et à


comprendre votre Être véritable.
LE GUIDE UTILE POUR UNE VIE VERITABLE…

LA LOI DU KARMA

DE

SUPAWAN GREEN P. PANAWONG


A CHAQUE ÊTRE HUMAIN QUI A MARCHÉ
SUR CETTE TERRE DANS LE PASSÉ, QUI Y
MARCHE DANS LE PRÉSENT ET QUI Y
MARCHERA DANS LE FUTUR
Avant-propos

La seule constance est l’impermanence. Cependant, nous pouvons être sûrs


d'une chose. Des six milliards et demi de personnes sur cette planète, chaque
personne recherche la même chose – la paix et le bonheur. Cet état de
réalisation, pour la plupart des personnes, apparaît à de très courts moments
comparé à la souffrance, qui peut être définie comme n'importe quoi ,de la faim
et la fatigue à de grandes dettes financières et la perte de personnes que l’on
aime.

N’avez-vous jamais entendu l’expression « le temps file quand on a du


plaisir? », ou « les bonnes choses ne durent jamais » ? Ce sentiment provient du
fait que beaucoup de personnes trouvent un confort illusoire dans des endroits
qui ne conviennent pas à ce qu’elles vivent. C'est pourquoi il ne dure pas. Les
augmentations de salaire, les voitures neuves, les parcs d'attractions, la bonne
musique, et les repas délicieux peuvent nous enchanter, mais le sentiment est
seulement momentané, tout comme le bonheur que procurent les possessions
matérielles.

Alors comment dans cette situation se céer un havre de paix et de bonheur


permanent ? L’une des voies de sortie est de comprendre la nature du monde à
travers le véritable Boudhisme, la seule religion qui conduit les gens à se liberer
des douleurs physiques et psychologiques… ou du « Tom et Jerry. » Et c'est à la
portée de tous !

Supawan Green Pipatpanawong expose noblement cette énigme de la vie


avec simplicité, clarté, et une sagesse remarquable. En tant que journaliste, j'ai
inévitablement accumulé une montagne des questions avec le temps, d'autant
plus que j'ai été élevée dans deux cultures différentes -Thaï et américaine. Née et
grandie dans la région de la Baie de San Franciso en Californie pendant plus de
vingt années, ma curiosité, ma perplexité, et mon doute se sont intensifiés en
raison de la présence de différentes religions. Cependant, jusque récemment les
réponses avaient été imperceptibles. Après qu’il m’ait été donné l'occasion de
corriger les épreuves d’avant impression du Guide pour une Vie véritable: La loi
du karma, j'ai reçu des réponses aux questions apparemment sans réponse telles
que : « Comment une personne peut’elle être si souvent vertueuse et en même
temps être si physiquement et socialement malheureuse? » « Pourquoi certaines
personnes sont si excessivement riches, tout en etant si égoistes et corrompues
? » « Pourquoi certaines personnes sont-elles nées avec des talents ? Et d’où leur
vient ce talent ? »

Dans le Guide pour une Vie véritable: La loi du karma, Supawan parle de
façon magistrale, en utilisant des mots simples, de tout, de toute la technicité de
la loi du karma en rapport avec les archetypes universels et la roue sans fin des
renaissances à la dégénérescence des facultés de perceptions humaines et les
différentes voies pour acquerir du mérite. Elle illumine les concepts que la
science rationnelle ne peut expliquer.

J'espère que ce livre remplit sa mission qui est d’être une lumière qui vous
guidera dans la vie tout comme elle l’a fait pour moi. Après tout, comme le dit
Supawan, nous sommes extrêmement chanceux d’être nés humains et de nous
trouver dans le bouddhisme ! Maintenant, il est temps de tirer le meilleur de nos
vies en apprenant rapidement des enseignements du Bouddha.

Santi et Metta,

Roselyn Debhavalya

Bangkok, Thaïlande

31 mai 2007

Journalisme de Télévision, Master en Science

Université de Syracuse, New York

Management en Communication, Master en Arts

Université de Californie du Sud, Los Angeles


Table des matières

Avant-propos par Roselyn Debhavalya

Introduction

Chapitre 1 Les trois phases

 Croyance d'enfance
 Point d'arrêt
 Le paradis est dans le cœur et l’enfer dans le mental
 Je pourrais avoir tort!
 Voir les pièces détachées du puzzle
 Réponse prête à l'emploi
 Merci… M. Robin !
 A chaque tâche son outil

Chapitre 2, C’est le karma qui fait le samsara

 Comment fonctionne la loi du karma


 L'intention est karma
 Poser un acte sans intention
 La rudesse du karma
 Les mangeurs de viande
 Le résultat du karma pour différents types de personnes
 Les cinq monstrueux karmas
 Jouer sûr
 Personne ne juge
 L'ignorance cause les préoccupations dans le monde
 La pierre coule, l’huile flote
 Ne paniquez pas encore !
 Les êtres sont les propriétaires de leurs actes
 Prendre sa parole pour ce qu’elle est.
 Ne pas être pris en considération
 Cela semble plus raisonnable
Chapitre 3 Le temps, les Bouddhas et le samsara

 La roue du samsara
 Pourquoi nous devons connaître la notion bouddhiste du temps
 Le kappa , une durée ahurissante
 Une autre durée ahurissante - Asankheyya !
 Parami (perfections - vertues)
 Les dix perfections
 Dana Parami – la vertue du don
 La Vérité ultime et un Bouddha
 Le côté positif du samsara
 Beaucoup de Bouddhas
 20 et 80 ans pour la maturité
 Les 5 Bouddhas
 Résumé
 Marchant devant moi, marchant derrière moi

Le chapitre 4 Ce qui va revient toujours

 Le jeu , poursuite du karma


 Ajouter plus d'eau au sel
 Beaucoup de types de karmas
 La contradiction karmique
 Sémer le doute
 Les non-croyants
 Les vrais croyants
 Se réunir encore comme une famille
 Le karma fonctionne mystérieusement
 Couples affectueux
 Couples non affectueux
 Parents et enfants
 Familles qui ne fonctionnent pas bien
 Dette Karmique
 Arahant et karma ancien
 L'abbé et l'ange de la mort
 Karma pas aussi dissout que ça
 Vendredi 13…?!
 Contre la haine, faites preuve d’amour et de bonté
Chapitre 5 Boon… le facteur déterminant de la mort

 Comprendre Boon
 Se rejouir du Boon
 Le Boon grandit
 Boon et parami
 La fin du Boon signifie la mort
 Différentes durées de vie
 Durée de vie humaine
 Nous ne savons pas ce qui va mal autant que nous ne savons pas
ce qui va bien
 Évidence flagrante
 Course de bateau et course de Boon
 Naître avec le signe moins
 Pourquoi Dieu n'a-t-il pas aidé mon bébé ?
 Un mot pour tous
 L'incrédulité ne fait aucune différence
 Karma collectif
 Faire le bon choix
 Votre libre arbitre
 Le choix est entièrement le vôtre
 Faire le bon choix
 Scène répétée d'acte immoral
 Qui veut être un empereur ?
 Bodhisattwa Temiya

Chapitre 6 La constitution de la vie humaine

 Les cinq agrégats


 Différents regroupements
 Le noyau de la vie
 Le corps et l'univers externe
 La coexistence des deux états d’être
 Rupa devient Jerry
 E=mc2
 Connaître le 6ème sens
 Rien n’est laissé au hazard !
 Résumé
Chapitre 7 Qui porte la base de données karmiques

 L'interaction des trois Jerrys


 Jerry garde les enregistrements karmiques
 Tom et Jerry
 Non pratiquants de vipassana
 Champ magnétique entre Tom et Jerry
 Tromperie
 Pratiquants de Vipassana
 Jerry habille Tom
 Jerry crée l'individualité
 Je pense, donc je suis
 Tom n'a aucun choix
 Libérer Tom grâce au vipassana
 Tom et Jerry ont les enregistrements karmiques

Chapitre 8 La mort et l’enregistrement karmique

 Marana et cuti
 Au delà de la science
 Pertes épiques
 Un autre jeu de boule
 Le femme aux urgences
 Mort subite
 Rêves
 Revenir d'un coma
 Une expérience véritable peut aider
 Debout et aussi leger qu’une plume !
 Moment de solitude
 La conscience de la mort
 Karma lourd
 Le Judas bouddhiste
 Traites bien les bonnes gens
 Karma lourd positif
 Karma habituel ou karma régulier
 Karma de proximité
 Karma reservé
 Préparer un mourant
 Habitude mentale
 Résumé
Chapitre 9 Naissance et génie génétique

 Rassembler le 5ème agrégat


 Les six maisons autour du samsara
 Quatre voies de naissance
 Naissance humaine
 Mort né
 La fécondation in vitro (FIV)
 Différents types de propriétés
 Compatibilité Karmique
 Le retour de la base de données karmiques
 Pourquoi ai-je ce gène ?
 Le mental au-dessus des choses
 Origines dépendantes
 Le karma est le modèle
 La vie de Diana – un défi à la science !
 D'autres causes de la douleur humaine
 Plus facile à dire qu’à faire
 L'harmonie sociale commence par la sagesse
 La Science entre les mains de chefs fous
 On ne peut faire confiance à un esprit grossier
 Remplacer l'ennui par des plaisirs futils
 Le karma fonctionne de manière mystérieuse !
 Les illusions s’effondrent

Chapitre 10 Si chanceux d’être né humain

 Longues et courtes vies


 Maladie et santé
 Laideur et beauté
 Aucun ami, bons amis
 Riches et pauvres
 Bonnes et mauvaises circonstances
 Être lent d’esprit et être intelligent
 La planète terre … lieu d’opportunités
 Le suicide n'est pas possible en enfer
 Sortie rapide à partir du centre
 Le bouddhisme existe seulement sur terre
 Pas de mémoires collectives
 Tirer le meilleur profit de cette rare chance
 Comparer la population
 Tout droit !
 Aucune garantie
 Qu’arrive t-il si nous ne sommes pas nés parfaits ?
 Mentalement instable
 La Science n’est d’aucune aide
 Résumé

Chapitre 11 Vipassana… le meilleur karma

 Embellir votre propre futur


 Idée fausse
 Au delà de la dualité
 Cessation dépendante
 Vipassana
 Non-agir
 Péché blanc
 Vipassana est non-agir
 Suis-je arrogante ?
 Raffiner un diamant brut
 Différents types de karmas et de renaissances

Chapitre 12 Changement de Climat, anomalies et puberté


prématurée

 Changement climatique
 L’univers aux yeux du Bouddha
 Dix mille univers
 Qu’y avait-il avant le Big Bang ?
 Où se trouve la civilisation humaine dans cette durée ?
 Aucune comparaison
 Normalité
 Mal barré
 Poser la bonne question
 Le premier domino… une culture illuminée !
 Anomalies
 Jour de la marmotte aux USA
 La connaissance recyclée
 Vieilles âmes dans de jeunes corps
 Ce qui va, revient
 Le Jakata
 Civilisation passée
 Aucune erreur
 Un jour d'irrégularité
 Photo de corps rond
 Longue et courte durée de vie
 Atteindre la puberté à huit ans
 C’est certain que je reviendrai
 Déjà divisé
 Le Bouddhisme à la fin de l'ère
 Futures Bouddhas
 Le Bouddhisme tibétain
 Faire un voeu

Chapitre 13 Les animaux et leurs émotions humaines

 Émotions chez les animaux


 Similitude
 Limitation dans un corps animal
 La sensation du « je » est au delà des frontières
 Comprendre les Animaux
 Les émotions chez les éléphants
 Aisha
 Olmeg
 Dika au coeur brisé
 Ajok se faisant aimer
 Shirley et Jenny
 Ingrédient de l’amour
 Pali-lai-yaka
 Ce qui mène au règne animal
 Mieux vaut mourir avec un illuminé
 Connexions Karmiques avec les animaux
Chapitre 14 Redonner confiance une dernière fois

 L’illumination n’est pas sujete à discussion


 Observer les intellectuels
 Quel est le bon point de vue ?
 Comment je fais mon cours deTai Chi
 Les bonnes et mauvaises croyances ne changent rien
 Les faits réels
 Lire ou ne pas lire
 J y étais!
 Une expérience de première main aide
 Quand cesser de lire
 Résumé

Annexe

1. Visakha contre Migara


2. Trois en un jour
3. Mon karma est bon
4. Bouddha est faux
5. Le grand honorable MOR
6. Yee Gow
7. Les deux frères
8. AR Meng
9. Le meilleur ami de l'homme
10. Les deux divinités et l'huile de cuisine
ème
11. Le sens du rituel du 25 anniversaire

Introduction
Après l’expérience spirituelle déterminante que j’ai eue en octobre 1997,
lorsque j'ai réalisé avec certitude qu’il existe dans la nature un état réel qu’on
appelle la Vérité ultime, il m’a été donné de percevoir la structure entière de la
vie que je schématise dans l'illustration suivante :

Explication du schéma :

Au-dessus de la montagne : connaître la vérité ultime, notre être réel, la paix


éternelle.
A gauche de la montagne : l’échelle de la morale ; l’observation des précepts
moraux nous conduit déjà à mi-chemin du but de la vie.
A droite de la montagne : l’échelle de la méditation ; le vipassana nous
conduit tout droit au sommet de la montagne, c’est-à dire à la connaissance de la
vérité ultime ou notre être réel.

Avec l'image ci-dessus, je voudrais confirmer l'objectif ultime et le devoir


que nous avons dans nos vies. L’unique raison pour laquelle nous sommes
envoyés dans ce monde est que c’est une opportunité pour nous de nous
rapprocher de plus en plus de la vérité sur notre Être réel. Nous avons une
mission importante à accomplir. Il est impossible de trouver la paix et le
bonheur de façon permanente si nous n’avons pas au préalable trouvé notre Être
réel qui est aussi l’ultime vérité.
Après avoir eu la perspective ci-dessus, j'ai été inspirée d’écrire un livre,
un guide ou une carte de la vie qui a pour objectif de vous donner des
indications, étape après étape de sorte que vous ayez une idée claire de comment
parcourir ce chemin spirituel qui finalement, vous reunira à votre Être réel.

Pour commencer, vous devez gravir l'échelle morale, une étape qui
préparera votre esprit à être sûr et prêt pour la phase suivante : gravir l'échelle de
la méditation.

Si vous voulez participer à ce voyage de la vie à la recherche de votre Être


réel et de la vérité finale, il y a cinq prérequis dans l'échelle morale :

1. Observer les préceptes moraux de base

2. Donner

3. Cultiver la simplicité

4. N'avoir aucune crainte de la mort

5. Croire en la loi du karma

En raison du contenu important du 5ème prérequis, j'ai décidé de séparer


le Guide pour une Vie véritable en deux volumes au lieu d’avoir un livre
volumineux comme la précédente publication. Par conséquent, ce livre est la
suite du Guide pour une vie véritable… l’hygiène morale.

Ce livre doit être abordé avec une très grande ouverture d'esprit,
particulièrement si vous n’êtes pas Bouddhiste et donc que vous ignorez les
conceptes de karma et de renaissance. Veuillez tenir compte du fait que
l’illumination spirituelle et la nature de la vérité ultime (la perception innocente)
ne sont pas sujettes à discussion car vous ne pouvez pas parler de quelque chose
que vous n’avez jamais expérimentée. Ceci s'applique également aux concepts
de karma et de renaissance qui sont les résultats du fait d’avoir expérimenté la
vérité finale. En outre, il y a toutes sortes de possibilités là dehors dans le
cosmos qui n’ont pas encore été trouvées, du fait de l'absence d’outils adequats
pour les percevoir. Pourtant ces phénomènes existent bien dans le cosmos.

De la même manière que la loi de la pesanteur ne disparaîtra pas juste


parce que vous ne croyez pas qu'elle existe, ni la loi du karma et ni le cycle de la
renaissance ne disparaîtront non plus parceque vous n’y croyez pas. Ils ne
partiront pas ou ne cesseront d’agir seulement parce que vous pensez que se sont
des bêtises.
Nous devons admettre qu'il y a beaucoup de questions sans réponse dans
la réalité de la vie. Très souvent, nous ne savons pas pourquoi les choses vont
mal autant que nous ne savons pas pourquoi les choses vont bien. Nous pouvons
nous cacher derrière le rideau de la science et faire de notre mieux pour
expliquer rationnellement les phénomènes naturels et les événements sociaux
qui peuvent causer des catastrophes humaines. Mais nous savons également que
ces mots logiques ne sont simplement pas suffisants et ils n’ont aucun sens pour
les personnes qui souffrent.

La vérité est que nous avons besoin de `comprendre pourquoi certains


évènements arrivent seulement à nous et pas à d'autres personnes. Si nous avons
les réponses, elles nous permettront au moins, de laisser aller et de continuer
avec la vie et surtout de préserver notre santé mentale. Le problème c’est que
nous sommes tous des victimes potentielles des accidents de la vie, car nous
n'avons aucune possibilité de savoir ce qui nous attend au delà du calme et
extraordinaire placide couloir. Une minute tout est absolument bon mais la
minute d’après, la vie est tout sauf normale. Sans la compréhension de la cause-
racine de nos propres tragédies, nous devrons prendre la colère, la haine et
l'amertume avec nous dans l’après vie et moi, je ne souhaites ceci à personne.
Cela serait spirituellement malsain et peu amical… n’est ce pas ? !

Pour ces raisons, je crois fortement que l'humanité a instamment besoin


de connaître les conceptes de karma et de renaissance sous la nouvelle approche
que j'offre dans ce livre. Il vous aidera à comprendre la cause première de tous
les événements inexplicables que vous pourrez rencontrer. Il y a plus de mal à
ne pas croire qu’à croire - au moins en ce qui concerne votre paix intérieure.

L’une des raisons principales du désordre que vit la société en ce moment


est que les gens ne croient pas que leurs bonnes ou mauvaises actions auront des
conséquences. Ils ne croient pas que leurs actions peuvent les mener au ciel ou
en enfer. Si les gens avaient une petite idée de ce qu’il leur adviendra en enfer,
peut-être penseraient-ils par deux fois avant de poser tout acte négatif et peut
être aurons- nous été près d’avoir une société sans crime.

Nous vivons malheureusement dans une ère où la culpabilité, la honte et


la conscience sont devenues très peu présentes dans les coeurs, le concept de
karma incitera les gens à avoir plus de responsabilité dans leurs actes. Cette
semence doit être plantée dans les coeurs des enfants de sorte qu'ils puissent
grandir et devenir des adultes responsables qui refléchiront par deux fois avant
de franchir la limite de la morale. C'est la seule manière que nous avons de
pouvoir ramener la conscience morale dans l'humanité - ou peut être suis-je juste
en train de rêver ? !
Bien, je peux vous assurer que le ciel et l'enfer ne disparaîtront pas dans
l'air juste parce que vous ou des personnes célèbres pensez qu'ils ne sont que des
bêtises. Vous devez être courageux et faire un pas en avant dans le sens de
gravir l’échelle morale.

J'espère que ce livre et son premier tome vous offriront suffisament


d’indications claires pour que vous puissiez trouver votre Être réel et la vérité.

Je voudrais saisir cette opportunité pour remercier Jess Koffman, Roselyn


Debhavalya et Pamela O' Brian qui m'ont aidé dans l'édition de ce livre. Je
prendrais seule la pleine responsabilité de toutes les erreurs ou les inadvertances
que peuvent contenir ces pages.

Ma gratitude va également à tout mon personnel thaï qui a cru en moi et


m’a aidé à organiser mon travail en Thaïlande. Tous leurs durs labeurs sont très
appréciés et ont permis que vous puissiez avoir ce livre dans vos mains. Je
n’aurai probablement pas pu le faire sans ces personnes aimables.

Supawan Pipatpanawong Green

30 mai 2007

Birmingham, R-U
Chapitre un

Les trois phases

En ce qui concerne le sujet de la renaissance, il y a toujours trois groupes


de personnes : les croyants, les non-croyants et ceux qui ne s’en soucient pas.
Aussi, attendons que vous ayez fini de lire ce livre pour voir dans quelle
catégorie vous vous situerez.

Ceci est vraiment la première fois où je me suis assise pour parler de la loi
du karma et du cycle de renaissances de manière approfondie. La raison est que
dans le passé, moi aussi je n’en étais pas convaincue. En fait, je pense que ma
croyance a évolué en trois phases.

Croyance d'enfance

Premièrement, quand j'étais une enfant, j'ai de tout coeur cru en la loi du
karma, au ciel et à l'enfer. C'était parce que mes parents, mes professeurs, les
moines et les aînés me l’avaient dit. Si je faisais le bien, j'irais au ciel et si je
faisais le mal, j'irais en enfer. Il n’ y avait pas une trace de doute dans mon jeune
coeur en ce qui concerne le karma. J’ai dès lors fait de mon mieux pour être une
bonne fille.

Point d'arrêt

Ma croyance d'enfance bien-enracinée au sujet du karma s’affaiblissait


pendant que je grandissais. La deuxième phase a commencé quand j'étais une
étudiante préparant la licence. Tout comme la plupart des étudiants, j'ai dû
apprendre à penser rationnellement. Ma façon scientifique de penser, a en
échange, graduellement éclipsé ma croyance profondement enracinée dans le
ciel et l'enfer. Tout a changé quand j'ai connu Suan Mokkh et le professeur dont
les travaux ont changé ma vie pour le meilleur. Je n'avais pas tout à fait compris
ce qu’était le bouddhisme jusqu'à ce que j'aie lu les livres écrits par le Vénérable
Buddhadasa de Suan Mokkh : un monastère de forêt dans le sud de la Thaïlande.
Le ciel est dans le coeur, l’enfer est dans le mental

Ce sont les premières paroles que j’ai entendues à Suan Mokkh. J'ai appris
du Ven. Professeur que le ciel et l'enfer étaient exactement au centre du mental.
La paix et le bonheur sont le ciel : le résultat des bonnes actions tandis que
l'avarice, la colère, la douleur et les préoccupations dépeignent l'enfer : le
résultat des mauvaises actions. Chacun devrait, donc, prêter plus d'attention au
présent en perpétuant les bonnes actions de sorte qu'ils puissent maintenir un
esprit bien équilibré et heureux.

Je pourrais avoir tort !

Aussi loin que je puisse me rappeller, le professeur n'a pas parlé de la vie
après la mort, du ciel et de l'enfer en tant que tel ; d’autre part, il ne les a pas
confirmés ni niés. Pour ces raisons, j'ai présumé qu'il n'y avait aucune chose
appelée ciel ou enfer. Comme le ven. Professeur de Suan Mokkh n’est plus là
pour clarifier sa pensée au sujet de l’après vie, je laisserais plutôt ce sujet de côté
ici et conviendrais avec vous que ma présomption pourrait être totalement
erronée.

Voir les pièces détachées du puzzle

Néanmoins, je suis restée avec cette croyance pendant un certain nombre


d'années et évidemment j'ai eu des doutes de temps en temps. En niant
l'existence du ciel et de l'enfer, j'ai dû nier beaucoup d’évènements et
d'enseignements qu’on retrouve tout le long du canon de Pali1. C’était comme
voir une pile de pièces de puzzle détachées qui ne pouvaient pas être remontées.

Ces écrits mentionnent les moments où des êtres celestes venaient à


l’aube écouter les enseignements du Bouddha, des histoires au sujet des vies
passées du Bouddha durant lesquelles il a dû accumuler toutes ses perfections
(parami) avant de devenir finalement un Bouddha et comment Celui qui est

1
Le Canon de Pali ou Le Tripitaka sont les noms des collections des enseignements du
Bouddha. Elles étaient originalement écrites en langue Pali qui était utilisée à l’époque du
Bouddha.
digne est allé au ciel enseigner à sa mère. Surtout, le Bouddha a appelé l’humain
« être sensible » ce qui inclut également les êtres des autres règnes : les animaux
(tirachana), les êtres celestes (deva), les êtres des plus hautes sphères célestes
(brahma), les fantômes affamés (peta) et les êtres des enfers (niraya). Ces six
groupes d'êtres sensibles ont été mentionnés un incalculable nombre de fois à
travers les textes bouddhistes. Mais d'où viendraient-ils s'il n'y a pas des choses
appelées ciel et enfer ? Je pouvais me rendre compte que quelque chose ne
collait pas tout à fait et ma croyance dans la non-existence du ciel et de l'enfer a
été bien mise en mal pendant cette deuxième phase – ce qui était parfois très
frustrant !

Réponse prête à l'emploi

Si je me rappelle bien, cette croyance m’habitait toujours au début des


années 90 quand j’ai écrit mon premier livre « cher Colin, quelle est la
signification de la vie ? » Je me rappelle également le jour où mon neveu m'a
posé une question déconcertante :

« Tante, croies-tu au ciel et à l'enfer ? Pense tu qu’ils existent vraiment ? »

La réponse que je lui ai donnée était de celles toutes apprêtées dans ma


tête : si tu peux méditer jusqu'à ce que tu surmontes tous les doutes, tu ne
poseras plus de telles questions et il n'y aurait donc plus aucun besoin d’y
répondre. J'avais l'habitude de me sentir vraiment bien et confiante en répétant
de telles formules stéréotypées partagées par les disciples de Suan Mokh mais je
ne me suis pas certainement sentie très fière ce jour-là. Je pouvais tout à coup
me rendre compte que de telles réponses n'ont pas du tout pu aidé mon neveu à
se défaire de ses doutes. Il ne m'a pas agacé avec un débat passionné, ce qu'il
aurait pu faire d’ailleurs parce qu'il avait beaucoup de respect pour moi.
L'incident avec mon neveu, cependant, était le commencement de la fin de ma
seconde étape, ma croyance dans la non-existence du ciel et l'enfer a été secouée
jusque dans ses racines. Cependant, je ne pouvais pas partager mes pénibles
doutes avec quelqu’un parce que je vivais au coeur de l'Angleterre !

Merci… M. le Rouge-gorge !

Alors est venue mon expérience d'Eureka en 1997, une fois que l'objectif
ultime de la vie me soit devenu clair, les pièces du puzzle ont retrouvé leur place
et les choses ont commencé à être plus claires pour moi. La connaissance
profonde sur le cycle de la renaissance ne m'est pas venue immédiatement
cependant, cela a été plutôt un processus graduel. Néanmoins, je peux me
rappeler le jour où tous les doutes au sujet de la renaissance ont été
soudainement dissouts. J'étais alors, dans mon jardin faisant mon Tai Chi le
matin lorsque j'ai vu un petit rouge-gorge sur l'herbe juste à quelques mètres de
moi. J'ai cessé de regarder ce petit oiseau sautant à cloche-pied sur l’abondante
pelouse verte à la recherche de la nourriture. Soudain, m’est venue une
révélation !

Pour la première fois de ma vie je pouvais dire que je savais que la


renaissance était réelle, et je pouvais clairement voir que toutes les choses
étaient unies par la loi du karma, y compris ce petit rouge-gorge fragile devant
moi. Je me suis même grondée pour avoir donné à ce peu de connaissance la
taille d'une montagne ! Cette sagesse instantanée a remplit mon coeur de joie et
de bonheur infini. Mes doutes sur ces deux sujets principaux - la vérité ultime et
la renaissance - avaient finalement disparu pour de bon. Je n’arrivais pas à
m’expliquer comment depuis si longtemps je n’avais pas pu voir le lien direct
entre ces deux plus importantes questions de la vie. Une fois que la sagesse
m’est venue et l’ignorance disparue, je peux facilement résumer avec quelques
mots simples que le cycle de la renaissance est la prison de la vie dans laquelle
nous sommes emprisonnés tandis que connaitre la vérité ultime c’est s’évader de
cette prison !

Cette auto-réalisation est la 3ème et dernière phase de ma croyance dans


la loi du karma, qui m'a donné une force énorme et m'a permis, pour la première
fois, de parler fièrement et ouvertement de ces deux sujets comme je le fais
maintenant dans ce livre.

Après avoir dit cela, je dois encore parler de ces sujets avec méthode
parce que la loi du karma et la renaissance sont deux des sujets les plus
complexes que seule l'immense sagesse du Bouddha pouvait pénétrer. Ce que je
suis sur le point de dire sera comme gratter simplement la surface, en essayant
de vous faciliter la comprehension de votre délicate situation actuelle et savoir
comment avancer à partir de là pour que vous puissiez au moins vous garantir
une bonne renaissance, le mieux étant que vous en finissiez définitivement avec
la renaissance.

A chaque tâche son outil !


Supposons que vous avez fait de la place dans votre coeur pour m'écouter, ce
qui est le facteur le plus important pour bien débuter. Alors je voudrais que vous
pensiez à toutes sortes de mystères qui sont encore cachés en cet univers
gigantesque. Vous devez déjà vous rendre compte qu'il y a toutes sortes de
possibilités là dehors que nous n'avons pas encore découvertes. Hors mis les lois
de la physique qui fonctionnent n'importe où dans le monde et probablement
dans tout l'univers, il y a également beaucoup d'autres lois naturelles qui
attendent d’être découvertes une fois que nous aurons le bon outil pour
chercher. Un de ces phénomènes naturels cachés est la loi du karma. Ce sujet
demeure un grand mystère pour les scientifiques, ce qui, pour être juste, pourrait
être le fait de ne pas posseder le « bon outil pour cette tâche ».

La nuit de son illumination, le Bouddha a réellement devoilé le secret de


cette loi de nature universelle. Il a découvert combien cette loi des actions avait
le pouvoir sur les gens tout comme la loi de la gravitation, le temps ou le climat
et influençait leur façon d’être. De même que nous constatons les mécanismes
de la gravitation et du temps comme des faits, ainsi fit le Bouddha en ce qui
concerne la loi du karma. C’est pourquoi tout le Tripitaka est rempli
d’enseignements en rapport avec cette loi universelle.

Selon le Bouddha, les outils requis pour la comprehension de la loi du


karma sont les quatre fondements de l’éveil ou du rappel de soi (vipassana).
C'est cette même approche qui m'a menée à mon expérience d'illumination et à
la révélation qui en a suivi dans mon jardin. Cela signifie que si vous voulez
comprendre et pouvoir parler de cette effective loi du karma (et de la vérité
ultime), vous n'avez d’autre choix que d’acquerir la maîtrise dans le vipassana –
utiliser l’outil adéquat pour un bon travail !
Chapitre deux

C’est le karma qui fait le samsara

Comment la loi du karma fonctionne

Pour commencer, vous devez savoir que c’est la loi naturelle du karma
qui est à l’origine du cycle de la renaissance. Ainsi, nous devons traiter ces deux
sujets ensemble. Le Bouddha appelle le cycle de renaissance samsara que
j'emploierai pour faire court.

Le karma signifie l'action, les actes. La loi du karma est la loi de l'action
qui fonctionne scientifiquement juste comme d'autres lois naturelles dans le sens
d’avoir une cause et un effet. Si vous faites de bonnes actions, vous recevez de
bons résultats, si vous faites de mauvaises actions, vous recevez de mauvais
résultats. Elle est aussi simple que ça.

Fondamentalement, la loi du karma énonce que tous les êtres n’ont que ce
qu'ils méritent ou « ce qui va, revient à son origine. » Vous pouvez récolter les
résultats de vos actions dans cette vie ou dans les vies futures selon le type de
karma qui produira d'abord ses effets. Ce sont là quelques détails difficiles que
vous pouvez ignorer. Cependant, les bons et mauvais résultats de vos actions
actuelles sont les causes de votre prochaine renaissance. C'est en effet le karma
de votre vie précédente qui vous a mené à votre statut humain actuel. Quant à
savoir pourquoi et où vous allez naître dans votre future existence, cela dépend
entièrement de ce que vous avez fait et que vous ferez pendant cette vie.

Ainsi, si vous pouvez comprendre comment le karma fonctionne, vous


êtes très chanceux dans le sens que vous pouvez choisir où entrer dans votre
future vie. Comparativement parlant, vous avez le choix pour concevoir,
construire et décorer votre future maison exactement telle que vous souhaitez y
vivre. C'est l'idée générale de la façon dont la loi du karma et le samsara
fonctionne.
L'intention est karma

Ce ne sont pas toutes les actions qui donnent lieu au karma. Le facteur
principal qui induit le karma est la volonté ; vous devez avoir l'intention et le
désir de faire quelque chose qui soit bonne ou mauvaise. Cette intention est
normalement incluse dans vos pensées. Vos pensées intentionnelles sont donc
classées en tant qu'actions mentales qui vont se matérialiser plus tard dans des
actions verbales (la parole) et des actions physiques en conséquence. Sans
intention, il n'y aurait pas de discours et/ou d’actions volontaires pouvant être
bons ou mauvais.

Par exemple, Mandy voit le chat de son voisin marcher dans son jardin.
Elle ne s'occupe pas en raison de sa nature aimable ; ainsi, elle observe la
promenade du chat sans avoir beaucoup de pensées. Dans ce cas-ci Mandy ne
crée aucun karma qui donnera de résultat. Cependant, le mari de Mandy, Tim,
déteste le fait que le chat du voisin utilise son jardin comme toilette. Ainsi, Tim
n'a aucune patience avec les chats. Dès qu’il voit un chat passer par son jardin, il
se précipite dehors, prend une pierre et la jette sur le chat. Maintenant, la
réaction de Tim par rapport au chat est un karma évident. Cela commence au
moment où il voit le chat ; immédiatement, il lie le chat à la saleté que lui - ou
Mandy plutôt - devra nettoyer. Ses pensées intentionnelles (karma mental)
étaient de chasser le chat en lui jetant une pierre (karma physique). Entre le
moment où il voit le chat et le moment où il se précipite dans le jardin, Tim
pourrait avoir juré (karma verbal) contre le chat aussi. Tim a créé un mauvais
karma qui donnera le résultat parce qu'il y a deux facteurs réalisés – l’intention
et l’action.

Ce même processus est entièrement valable pour le bon karma aussi.


Vous pouvez regarder les nouvelles et voir la souffrance qui accable les gens
dans les zones sinistrées. Beaucoup de personnes regardent les nouvelles et n’y
pensent plus. Le fait sur une catastrophe naturelle dans un autre pays est
simplement des nouvelles et rien de plus pour elles. Ils vont continuer à vivre
leur vie comme d’habitude. Cependant, vous pouvez regarder les nouvelles et
être touché par la grande souffrance de ces personnes, puis vous pensez
sérieusement comment vous pourriez les aider (karma mental). Vous discutez de
la façon dont vous voulez aider les victimes avec votre famille (karma verbal).
Finalement, la décision est prise. Vous prenez le téléphone et fournissez les
détails de votre carte de crédit de sorte que votre argent soit donné aux fonds
d'aide (karma physique). Vous avez fait un bon karma et il vous rapportera un
bon résultat.
Agir sans intention

Vous pouvez avoir une nature aimable et ne pas aimer blesser quelqu’un
ou quelque chose. Un matin, vous marchez dans votre jardin et avant de le
réaliser, vous avez fait un pas sur un escargot ou un ver tout à fait
involontairement. En ce cas, votre action n'est pas un karma complet parce que
vous n'avez eu aucune intention. Vous pouvez encore subir le résultat de cette
action mais il n'est pas aussi grave que si vous aviez eu l'intention de blesser.

Un professeur compare cet évènement à quand vous entrez dans un


magasin et cognez accidentellement un verre et le cassez. Dans une telle
circonstance, vous pourrez être tenu de payer ou non, tout dependra du
propriétaire du magasin. Si le propriétaire est aimable, il peut dire que c'est un
accident et vous laisse partir sans rien lui payer. Cependant, un autre propriétaire
peut vous demander de couvrir le coût des dommages.

Dans ces cas-ci où vous tuez accidentellement un animal, vous pourrez ou


non souffrir le résultat de l’acte parce que, sans intention, le karma n'est pas
accompli. Dans les cultures bouddhistes, on vous enseigne à demander pardon
(ahosikarma) tout de suite. Si l'animal tué vous pardonne parce que vous n'avez
pas eu l'intention de tuer, votre karma sera passé ou nul. Je developperais cette
question dans un autre chapitre.

La rudesse du karma

La sévérité de l'action et de la conséquence est reliée à l'intention de celui


qui pose l’acte. Il y a une grande différence entre tuer délibérément une fourmi,
un porc, une vache et une personne. Il n'est pas question ici de considerer que la
vie d’une fourmi est peu importante et celle d’un humain très importante, car ils
ont tous une vie qui a autant d’importance pour chacun. La différence se situe
dans la durée pendant laquelle votre esprit doit maintenir l’intention jusqu'à ce
que vous ayez accompli l'action. Pendant cette durée, votre esprit gardera
constamment présent cet évènement et son énergie bonne ou mauvaise2.

2
Ceci est la partie la plus compliquée de la loi du karma. Je ne pense pas que vous ayez
besoin de connaître tous les détails.par contre je vais essayer de vous en faciliter la
comprehension.se faisant, mon explication peut ne pas concorder avec celle des érudits
bouddhistes, spéciallement ceux qui ont étudié le Abhidhamma qui est connu comme étant
La rudesse du karma peut être comparée au fait de tenir un crayon et de
tracer une ligne. Si vous le tenez légèrement, la ligne que vous produisez est
faible. Si vous tenez avec fermeté, la ligne est plus claire. Si vous pressez le
crayon très fort, vous laissez une marque beaucoup plus profonde et pouvez
même percer le papier.

Par exemple : Vous voyez une fourmi, vous voulez la tuer, et alors vous la
tuez. Du moment où vous voulez la tuer jusqu'à ce que vous le fassiez
réellement, il peut s’écouler environ 30 secondes ou moins. Ainsi, la loi du
karma fonctionne selon cette durée de temps où vous investissez dans l’acte.
Tuer de plus grands animaux tels qu'un porc ou une vache prend beaucoup plus
de temps entre le moment où nait l’intention et l’accomplissement de l’acte.
Vous devez déployer plus d'efforts dans leurs cas. Tuer un porc ou une vache à
la main, implique de combattre, poignarder, se noyer dans son sang ainsi de
suite avant que l’animal ne meurt effectivement. Je ne sais pas combien de
temps cela dure. Disons une heure entière. Toutes ces actions sont faites avec la
pleine intention qui est un véritable karma. Cette heure est la durée pendant
laquelle la loi du karma fonctionne et certainement laissera une empreinte plus
profonde et apportera un résultat plus grave à l'avenir.

Maintenant, tuer une personne est bien plus difficile dans le sens que
l'intention de tuer dure beaucoup plus longtemps dans votre esprit. Un meurtre
prémédité a besoin de beaucoup de pensées de haine et de planification, ce qui
est un karma mental. Votre esprit doit être envahi par la colère, la haine, la
vengeance ou l’avarice - quelques raisons qui vous incitent à vouloir tuer
quelqu'un ! Ceci peut durer pendant des jours, des mois ou même des années.
Bien que l’acte même de tuer peut durer deux minutes si on tue par un pistolet,
plusieurs minutes si on poignarde, plusieurs jours si on empoisonne ou torture.
Le temps mis avant d’arriver à cet acte funeste sera pris en compte dans
l’intervention de la loi du karma. Par conséquent, tous ces divers degrés de
rudesse que vous mettez en œuvre en accomplissant le karma affecteront le
résultat que vous recevrez dans l'avenir.

La conséquence du karma entrera en vigueur à partir du moment où vous


accomplissez l’acte de tuer. D'après la comparaison de tenir un crayon et de

l’aspect métaphysique du Bouddhisme. Mais si cela peut vous faire croire en la loi du karma
et aspirer au Nirvana, je crois que c’est suffisament bien pour qu’on puisse me pardonner.
tracer une ligne, en ce qui concerne la répercussion mentale, vous souffrez
moins en tuant intentionnellement une fourmi, vous souffrez beaucoup plus
quand vous tuez un porc ou une vache, et vous souffrez encore plus quand vous
tuez une personne. Votre douleur mentale est le résultat immédiat du karma que
vous avez commis. C'est pourquoi certains soldats, à leur retour de batailles
féroces en ligne de front, souffrent de profonds traumatismes car la plupart
d’entre eux sinon presque tous ne sont pas des tueurs nés - ils sont formés pour
tuer ! La formation d'un homme bon pour tuer un autre homme bon sur la base
des conflits politiques implique de casser l'instinct de base de l'être humain de la
honte et de la culpabilité, une conscience morale à nous accordée par la Mère-
Nature (Dieu). Briser l’excellent instinct moral de l’être humain est un crime
extrêmement grave (très mauvais karma) contre la Mère-Nature toute-puissante
et les mauvaises conséquences sont immédiates ! Ceci vous incite à voir
combien ignorant et égaré le monde politique est. Cette mauvaise orientation
globale massive de la vie a plongé le monde dans une complexité plus profonde
et cela attire les préoccupations sans fin et la souffrance dans l'humanité - la
conséquence du mauvais karma collectif. Le problème est que le résultat du
karma ne s'arrêtera pas là à votre douleur mentale après que vous ayez commis
un péché ; elle produira également des résultats dans l’après vie, en proportion
de la sévérité de votre karma.

Vous pouvez vous poser des questions au sujet de certains criminels qui
ont commis des massacres sans pour autant ressentir de la culpabilité ou montrer
une once de remords, comment pouvons-nous justifier leurs actions ? Bon, bien
que ces personnes ne semblent souffrir d’aucune douleur mentale, en fait, elles
en souffrent beaucoup elles aussi. Quand l'esprit d'une personne est tordu bien
au-delà du niveau normal, il a passé le seuil de la douleur et est devenu
insensible à tout. Un tel esprit dégénéré est extrêmement destructif et aucune
rémission n’est possible. Dans le sens bouddhiste, un tel esprit dégénéré est
considéré comme étant plongé dans le plus mauvais type de péché, l’ignorance
spirituelle (obscurité) - la cause fondamentale d'autres péchés graves qui
donneront lieu à des conséquences karmiques lourdes3.

Ceux qui mangent de la viande

3
A propos de ces esprits dérangés, nous donnerons plus d’explications dans la pratique du
rappel de soi (vipassana) et aussi ce sujet sera developpé dans mon prochain livre : Les
reponses de Bouddha aux questions d’Einstein car cela a un lien direct avec la théorie de la
relativité de Einstein.
Quelqu'un a dit un jour que manger du poisson était un péché plus grave
que manger de la viande, car dans le cas de la viande, il s’agit de partager la vie
d’une vache entre plusieurs personnes alors que dans le cas du poisson, c’est une
vie qui est consommée par une seule personne. Ce cas, vous devez l’examiner
en tenant compte du temps qu’il faut pour tuer. Tuer un poisson particulièrement
au moyen d’un filet n'exige pas autant d’effort que tuer une vache. Par
conséquent, la rudesse du karma est moins que tuer un porc ou une vache.

Ma maman avait été végétarienne pendant plus de 40 ans avant qu'elle ne


décède. Elle a su que ses enfants ne pouvaient devenir végétariens du jour au
lendemain ainsi elle nous a demandé de commencer d’abord par les grands
animaux en arrêtant de manger du boeuf, puis du porc et puis la volaille. Elle
nous a dit que cela ne la dérangerait pas si nous mangions juste du poisson.
C’est seulement maintenant que je comprends pourquoi elle a dit cela. Ce n'est
certainement pas des prétextes pour tuer une grande vie ou une petite vie parce
que toutes sont des vies. Cela avait tout à voir avec la façon dont la loi du karma
fonctionne.

Ainsi, bien que vous soyez un mangeur de viande, tant que vous ne tuez
pas la vache vous-même, vous ne commettez pas le karma en soi. Dans ce cas-
ci, ce pourrait être des traces du karma que vous partageriez avec les industries
de la viande, ou quelque chose de semblable. Ceci parce que si personne ne
mangeait de la viande, il n'y aurait pas du tout d’abattoir et les commerces liés à
la viande. Ainsi, je suppose que tous les mangeurs de viande doivent prendre
une certaine part du blâme (péché). Aussi, nous ne pouvons pas être totalement
innocents dans de telles circonstances.

Les moines bouddhistes qui mangent de la viande ont également des


règles. Les moines bouddhistes en Thaïlande sont censés être simples et doivent
prendre ce qui leur est donné. Le Bouddha a établi la règle selon laquelle un
moine ne doit pas manger de la viande s'il savait qui a tué l'animal. Ils ne
doivent non plus suggerer à quelqu’un d’acheter de la viande pour la cuire et la
leur offrir. Quand ils mangent, que se soit de la viande ou des légumes, ils
doivent contempler et regarder la nourriture devant eux comme étant les quatre
éléments : la terre, le feu, l'eau et l’air. Sans une telle contemplation, pour un
moine, manger de la viande, du poisson ou des légumes, est considéré comme
une violation de leurs règles monastiques.

Le résultat du karma pour différents types de personnes


La qualité des différentes personnes envers qui vous posez un acte est
également prise en compte en ce qui concerne les conséquences karmiques. Le
Bouddha a dit qu'il y a cinq types d'êtres à qui si vous faites le bien ou le mal, le
résultat sera comme suit :

 Le bon ou mauvais karma aux animaux, cela nous est rendu cent fois.
 Le bon ou mauvais karma aux personnes immorales, cela nous est rendu
mille fois
 Le bon ou mauvais karma aux personnes de bonne moralité, cela nous est
rendu cent mille fois.
 Le bon ou mauvais karma aux gens qui ne sont pas esclaves des valeurs
matérielles, cela nous revient cent million de fois.
 Le bon ou mauvais karma aux gens qui pratiquent le vipassana et qui
souhaitent atteindre les états de sainteté, cela nous est rendu un nombre
incalculable de fois.
 Sans compter le bon ou mauvais karma fait aux quatre types de personnes
saintes - Sotapanna, Sakadagami, Anagami et Arahant – y compris un
individu devenu Bouddha et le Bouddha. Le résultat d'un tel karma est si
immense qu'il n'y ait aucun mot à l’énoncer.

Les cinq monstrueux karmas .

Par conséquent, vous pouvez voir que le mauvais karma fait aux parents
et aux moines véritables qui peuvent ou non avoir atteint un certain niveau de
sainteté, est considéré comme un karma extrêmement négatif qui donnera lieu à
des conséquences importantes et immédiates. Il existe cinq karmas monstrueux
que le Bouddha a averti les gens de ne jamais commettre. C’est :

 tuer sa mère
 tuer son père
 tuer une personne totalement illuminée (Arahant)
 Causer une douleur physique à un Bouddha ou le blesser
 Provoquer un schisme dans une communauté de moines.

Le jouer sûr

A l’époque du Bouddha, les personnes qui atteignaient la totale


illumination entraient immédiatement dans un monastère parce qu’il n’y a que
làbas où on pouvait trouver un mode de vie adapté à l’état d’esprit d'une
personne si sainte. L'autre raison était d'éviter d'avoir des personnes qui causent
du tord à ces saints et qui recevront en retour un karma très grave. Le problème
est que les personnes saintes ne marchent pas avec un halo de lumière autour de
leur tête comme les dépeignent les artistes dans leurs œuvres de sorte que les
gens puissent les reconnaître et ainsi éviter de pécher contre eux. Sans parler de
ceux qui sont dans les degrés inférieurs de sainteté, même une personne
totalement illuminée ressemble à n’importe qui dans la rue. La seule différence
est que leur esprit, selon leur niveau de sainteté, est partiellement ou totalement
détaché des valeurs mondaines.

Aujourd'hui il n'y a aucun Bouddha pour confirmer qu'une telle personne


a atteint un certain niveau de sainteté de sorte que les gens le sachent pour ne
pas lui faire du tort. Il se passe aussi que les véritables saints ne se vantent pas
de leurs accomplissements spirituels parce qu'ils ont normalement très peu d’égo
ou alors pas du tout. Il n'y a aucun doute que même aujourd'hui il y’ a des
personnes saintes au milieu de nous, particulièrement dans les pays bouddhistes,
et un grand nombre d’entre elles peut être des laïcs et parmi elles nous pouvons
avoir des proches parents, des amis, des voisins et peut- être même quelqu’un à
côté de qui nous nous asseyons dans le bus, dans le train ou dans l’avion ! Ainsi,
pour éviter de commettre le plus mauvais des karmas, nous devrions le jouer sûr
en traitant toujours les gens avec bonté et respect, particulièrement parmi les
pratiquants du vipassana qu'ils soient moines ou laïcs. Ceci parce que les
pratiquants du vipassana ont plus de chance d'être des personnes saintes que des
non-pratiquants.

L'inverse devrait également être observé : le bon karma fait aux parents,
aux personnes de bonne moralité, ou aux personnes saintes donnera des résultats
immesurables. Les dévots bouddhistes thaïs et birmans qui visent à atteindre le
Nirvâna dans une de leurs futures vies montreront une générosité étonnante aux
moines qu'ils suspectent d’être saints, parce qu'ils savent qu'un tel bon karma
sera déterminant pour l’atteinte de l’illumination dans les vies futures. C'est la
cause première de la générosité bien connue parmi les bouddhistes en Thaïlande
et en Birmanie.

Personne ne juge

Une fois que vous avez l'idée générale de la façon dont la loi du karma
fonctionne, la prochaine chose que vous devez comprendre est que le karma
n'est pas une justice morale. Ce n'est pas une question d’avoir une personne
omnipotente ou un Dieu assis sur un trône au-dessus des humains et dispensant
les jugements. Personne ne juge les actes des êtres. Je suppose que même Dieu
peut devenir très confus puisque chacun a à l’intérieur de lui differentes
combinaisons du bien et du mal; le mélange des actions morales et immorales
n'est pas une question de noir ou blanc. Ainsi, il semble plus raisonnable de
laisser le règlement du karma à une loi de la nature impartiale, juste comme la
loi de la pesanteur, cela garanti au moins qu’il n’y aura pas de confusion,
d’injustice ou de préjudice en défaveur de quelqu’un.

Ceci dit, le bouddhisme a toujours des mots tels que les dieux et les déités
dans ses enseignements. Les termes dieux, déités, devas, êtres paradisiaques ou
celestes et brahmas dans le bouddhisme se réfèrent aux êtres des règnes
supérieurs ou des cieux qui sont dans la même situation fâcheuse que nous les
humains. Inévitablement, les êtres célestes sont sujets à la renaissance une fois
que leur bon karma a fini de porter ses fruits et le mauvais karma les rattrape.
Eux aussi peuvent chuter du ciel et renaître en tant qu'humains ou dans un des
trois règnes inférieurs : le règne animal, le monde des fantômes affamés et des
démons, et l'enfer. J'entrerai dans les détails plus tard au sujet des êtres des
différents règnes.

Par conséquent, vous devez comprendre que la loi du karma est « une loi
morale » qui néanmoins fonctionne naturellement comme beaucoup d'autres lois
dans l'univers telle que la loi de la pesanteur par exemple. Les forces de la
gravité ne peuvent pas sélectionner et choisir où agir, la pesanteur fonctionne
selon les directives de la loi naturelle, ainsi fait le karma. Si vous faites du bien,
vous recevez de bons résultats ; si vous faites le mal, vous recevez de mauvaises
conséquences, ce qui me semble le système le plus juste. Ni l'un ni l'autre des
bonnes ou mauvaises conséquences ne sont donnés comme récompense ou
punition par quelqu'un avec un suprême pouvoir. Cette loi morale de justice
fonctionne naturellement selon ses propres principes, et elle régit l'univers entier
partout où il y a des êtres sensibles. Le Bouddha n’a pas fait la loi du karma ; il
n'a rien à voir avec son existence. Son rôle était simplement de découvrir pour
nous comment la loi du karma fonctionne suite à son illumination finale de la
même manière qu'Issac Newton a découvert la loi de la pesanteur. Une fois que
le Bouddha l’a découverte, il nous en a instruit de sorte que nous puissions agir
convenablement selon la loi.

L'ignorance cause un monde de préoccupations

Si nous ne savons pas comment la loi du karma fonctionne, nous


continuerons certainement à violer cette loi morale de la nature sans le réaliser.
Cette désastreuse ignorance est la raison principale qui cause une série de
problèmes dans les sociétés du monde allant de la violence domestique, la
guerre, le terrorisme au changement climatique, tout ceci engendrant une
immense douleur à l'humanité. Tous ces ennuis peuvent être évités si les gens
croient en cette loi morale d'action !

De la même manière que vous ne pouvez pas défier la pesanteur, vous ne


pouvez non plus défier la loi de l'action. Vous ne pouvez pas chasser le résultat
du karma. Les bons résultats viennent toujours de votre bon karma et vice versa
juste comme les semences de pommes plutard vont donner des pommes. Ce qui
est fait est fait. Vous ne pouvez pas changer les évènements qui ont déjà eu lieu.
Vous devrez faire face à la musique une fois que le résultat karmique se saisi de
vous.

C’est comme si vous laissez tomber un verre sur le plancher et qu’il se


casse. Vous pouvez prendre les morceaux et les recoller ensemble, mais quelque
soit votre genie, vous ne pouvez pas cacher les dommages. Vous pouvez penser
que vous avez maltraité vos parents quand vous étiez un adolescent. Maintenant
vous êtes plus mûr et vous vous sentez coupable de votre mauvais
comportement. Ainsi vous traitez vos parents particulièrement bien maintenant
dans l'espoir que vos bons actes pourraient affacer vos mauvais actes précédents.
La plupart des personnes pensent ainsi. Mais selon la loi du karma, vos mauvais
actes envers vos parents pendant vos années d'adolescent ont été enregistrés et
donneront certainement de mauvais résultats. Mais ne vous inquiétez pas trop ;
les bons résultats suivront également. En ce moment, je voudrais que vous
voyiez la nature définie de cette loi morale régissant la totalité de l'univers.

La pierre coule, l'huile flotte

En fait, le Bouddha explique et donne une analogie concernant la loi du


karma de la manière la plus scientifique. Voici sa réponse à la question posée
par le chef d’un village dans la province de Nalanda.

« Je répondrai à ta question en te posant une question en retour.


Suppose qu'un homme aime tuer, mentir, voler, commettre l'adultère, faire
preuve de malice, et en plus qu’il soit rancunier et grossier, médisant, racontant
des histoires et de mauvaise volonté, propage la haine et les points de vue
négatifs. Alors tu vas reunir tous les habitants de ton village et vous allez faire
un cercle autour de cet homme méchant. Alors vous tous dansez et priez pour
cet homme indigne. Vous tournez autour de ce mauvais homme avec vos mains
jointes posées sur la poitrine et vous dites «s’il vous plait laissez cet homme
aller au paradis » Maintenant, penses-tu que cet homme qui a tant péché ira au
ciel juste par vos prières ou non ? »

L'homme répondit, « non, naturellement pas. »

Le Bouddha dit alors : « C'est la même chose si un homme jette une pierre
énorme dans l'eau où il y a de la profondeur, ensuite il rassemble tous les gens
autour de l'étang pour prier afin que la pierre flotte et vienne à la surface.
Pensez vous que la grosse pierre peut flotter en faisant ainsi ? »

« Naturellement pas, mon seigneur. Cela est impossible, » le chef du


village répondit.

« De la même manière que prier ne peut pas faire flotter la grosse pierre,
cela ne peut non plus aider un pécheur à aller au ciel, » expliqua le Bouddha.

Le Bouddha a dit également que, autant la prière ne pouvait pas dissoudre


l'huile dans l'eau, autant elle ne pouvait non plus envoyer un homme bon en
enfer.

Ne paniquez pas encore !

Après avoir dit tout ce qui précède, je pourrais ne pas vous avoir donné
beaucoup d'espoir s’il s’avérait que vous avez une longue liste de mauvaises
actions dans votre base de données personnelle. Et quel que soit notre degré de
bonté, nous tous faisons des erreurs d'une manière ou d'une autre à un moment
donné de nos vies. Je ne crois pas qu'il existe quelqu’un qui puisse être
totalement bon ou totalement mauvais. Nous avons tous une combinaison
différente du bon et du mauvais en nous. Ainsi, si vous voulez vraiment défaire
vos injustices passées, il y a une manière de procéder. Également, si vous êtes
un chrétien et croyez à la repentance, comment pouvez-vous concilier cette loi
universelle avec le repentir du péché ? Je parlerai de cela plus tard sous le titre
ajouter plus d'eau au sel.

Les êtres sont les propriétaires de leurs actes

Le Bouddha a dit que les êtres sont les propriétaires de leurs actes, les
héritiers de leurs actes, ont leurs actes comme parents, comme famille, comme
refuge ; seul le karma est notre propriété, notre héritage ; les actes divisent les
êtres en humbles et orgueilleux. Le Bouddha a dit que la vie est organisée par la
loi du karma. C'est nos propriétés karmiques qui nous mènent à notre prochaine
renaissance et qui perpetuent le samsara.

Le karma est un sujet très compliqué. En réalité, il y a les gens qui font de
bons et mauvais actes dans différentes combinaisons et en des degrés divers. À
ce stade je voudrais souligner les actes habituels d'abord. Vos actions habituelles
correspondront toujours à votre nature mentale - aimable, avide ou de mauvais
caractère. Si nous parlons de notre état actuel comme êtres humains, les bons et
mauvais actes habituels peuvent envoyer leurs faiseurs à sept renaissances
différentes basées sur le type de karma que l’on fait le plus. Je commencerai du
plus bas état au plus haut. Ils sont comme suit :

1. Le chemin vers l'enfer (niraya) c’est en ayant la colère qui mène à toutes
sortes d'actes malsains allant jusqu’à la violence et le meutre.
2. Le chemin vers le monde des fantômes affamés, le monde des démons
(peta)4 c’est en ayant l'avarice, l’envie et le désir qui mènent à toutes sortes
d'actes malsains.
3. Le chemin vers le monde animal (tiracchana) c’est en ayant l'ignorance ou
les points de vue faux au sujet de la vie et de son but final. L'ignorance est la
racine de tous les mauvais actes.
4. Le chemin vers le monde humain (manusa) c’est en suivant les cinq
préceptes moraux ou en essayant vraiment d'être une bonne personne au bon
coeur.
5. Le chemin vers le ciel (le monde des devas) c’est par de plus grandes actions
méritoires : bonne morale, charité, amour - bonté, compassion, avoir la honte
et la culpabilité devant les gens et en leur absence pour une faute, pratiquer la
méditation.
6. Le chemin vers la sphère plus haute du ciel (monde de brahma) c’est en
pratiquant la méditation jusqu'à réaliser les niveaux les plus élévés de la
conscience (jhana). C'est le type de méditation qui a existé dans toute l'Inde
avant l’illumination du Bouddha. Il peut vous envoyer aux sphères les plus
hautes du ciel. Les êtres célestes vivant dans cette sphère ont une très longue
vie, tellement longue qu'ils peuvent manquer la naissance d'un Bouddha et

4
Dans certaines classifications, le monde des fantômes et le monde des démons sont séparés
en deux mondes differents au lieu d’un seul comme ici. Toutes fois, c’est la convoitise et
l’envie qui conduisent les êtres dans ces mondes. Le monde des fantômes et celui des démons
sont très proches de celui des humains et quelques fois, des gens peuvent en avoir
l’expérience. Ainsi en est –il du monde celeste immediat ou sphères inférieures du ciel.
l’accomplissement de toute son œuvre. Par conséquent, ce n'est toujours pas
le monde idéal où vivre parce que les brahmas sont aussi sujets à la
renaissance. Une fois que le bon karma finit de donner des résultats et la
longue vie prend fin, ils peuvent encore renaitre dans des règnes
indésirables.
7. Le chemin vers le Nirvâna c’est en pratiquant les quatre fondements de
l’éveil de la conscience (rappel de soi) qui est le meilleur de tous les actes.
Cette pratique produira le karma qui ne donnera pas de suites bonnes ou
mauvaises et donc au delà de l'état de dualité. Par conséquent, c’est le type
d'actions qui mènent hors du cycle de la renaissance – l’atteinte du Nirvâna.

Prendre sa parole pour ce qu’elle est

Si c'est la première fois que vous entendez quelque chose comme ce qui
précède, vous devez trouver très difficile de l’accepter ainsi. Quand je regarde
tous les sept differents règnes dans le samsara, cela me semble très raisonnable.
Tandis que le christianisme se rapporte simplement au ciel et à l'enfer en tant
que deux états opposés, et la plupart des personnes, même les bouddhistes
tendent à penser aussi ainsi, le Bouddha parle des différents règnes dans le
samsara avec beaucoup plus de détails, y compris les differents comportements
qui vous y conduisent. Je vous ai seulement parlé de ces différents endroits de
façon générale mais il y a encore des spécifications dans chaque niveau. Il y a
différents lieux en enfer qui correspondent chacun à des mauvaises actions
particulières. Il y a également différents niveaux dans le ciel qui correspondent
aux différents genres de bon karma. Je ne suis pas du tout étonnée que même le
règne humain ne se compose pas seulement des hommes et des femmes qui
habitent la planète terre, il doit exister d’autres mondes très loin au-delà de notre
système solaire dans la sphère de l'univers qui soient adaptés aux êtres sensibles
semblables aux humains. Et tout comme pour nous, à condition qu'ils soient des
êtres sensibles, ils vivent en vertu de la loi du karma et de la renaissance aussi.

Si vous n'avez jamais vu le grand palais en Thaïlande, il vous serait


impossible de le décrire en détail. De même, le Bouddha a parlé des différentes
renaissances comme étant des faits. C'est nous qui n’avons pas assez de sagesse
pour le comprendre. À ce stade, j'ai peur que vous ne devriez accepter les
paroles du Bouddha telle qu’elles sont.

Ne pas être pris en considération


De la même manière que vous ne pouvez prouver l'existence du ciel ou de
l'enfer, ainsi ne pouvez-vous pas prouver leur non-existence non plus, pouvez
vous ? Vous ne pouvez pas dire qu'il n'y a pas de ciel ou d’enfer seulement parce
que vous ne pouvez pas les voir et les prouver. Le problème est qu’il n’y a
aucun moyen pour vous de le savoir, pas avant que vous ne mourriez et alliez
découvrir par vous-même, ce qui pourrait être trop tard s’il s’avère justement
que vous allez en enfer. Ainsi, il n'est pas sage de dire, « prouvez moi d'abord
que le ciel et l'enfer existent, puis je vous croirai. »

En fait, il y a un grand nombre de personnes qui ont eu réellement de


telles expériences paranormales mais elles ont été rapidement écartées par les
non-croyants. Les scientifiques ne savent pas comment gérer les expériences
qu'ils ne peuvent pas rationnellement expliquer et ainsi, ils les font passer pour
de fausses interprétations ou des hallucinations ,ce qui tend à être une voie
facile pour gérer ces expériences paranormales. Ceci montre comment les
intellectuels dictent et patronnent les non-intellectuels et ont très peu de respect
pour les expériences personnelles des autres. De telles attitudes arrogantes
doivent changer parmi les intellectuels non-croyants parce que cela montre
indéniablement le manque grave de sagesse véritable.

Cela semble plus raisonnable

Vous pouvez voir que dans le bouddhisme, personne ne peut nous


envoyer en enfer ou au ciel. Nous seuls, sommes responsables de notre propre
destin et prenons la pleine responsabilité de nos actions. Si nous ne prenons pas
le contrôle de nos actions, nous pourrions finir en enfer. En vivant notre vie
présente et en accomplissant nos activités de chaque jour, nous construisons
lentement nos futures maisons pour l’après vie exactement dans le modèle dans
lequel nous voulons vivre. Si nous voulons une maison en enfer, nous
continuons à nous nourrir de la fureur et de la colère. Si nous voulons une
maison dans le ciel, nous devons pratiquer la méditation. Si nous voulons
revenir encore en tant qu'humain, nous devons observer les cinq préceptes
moraux. Si vous pensez que vous avez assez vécu et voulez en finir avec toutes
les renaissances, vous devez pratiquer le vipassana (être ici et maintenant, faire
le rappel de soi).

Nous devons nous considérer extrêmement chanceux pour ce que le


Bouddha est venu et nous a apporté cette bonne nouvelle. Je ne sais pas pour
vous mais cette façon de penser me semble très raisonnable.
Chapitre trois

Le temps, les Bouddhas et le samsara

Les ancêtres thaïs racontent souvent à la jeune génération une histoire au


sujet d'une tortue nageant dans le vaste océan. Cette tortue émerge à la surface
de l'eau une fois tous les 500 ans, puis, elle plonge de nouveau dans la mer et on
la verra encore après 500 ans. Alors que, le Bouddha et ses enseignements sont
comparés à une petite guirlande de fleur flottant dans le vaste océan. Cette
guirlande dérive avec la marée partout où elle va. La possibilité que cette tortue
émerge dans la guirlande de fleur est égale à notre chance de tomber dans le
bouddhisme. Nos sages ancêtres nous diraient alors que, nous devons nous
assurer de ne pas gaspiller notre précieuse opportunité d’être né en tant que être
humain et d’avoir connu le bouddhisme, de suivre rapidement l’exemple du
Bouddha et de poursuivre le chemin vers le Nirvâna.

Avant que je ne dise autre chose sur la façon dont la loi du karma
fonctionne, je voudrais que vous saisissiez le concept des délais de temps dans le
bouddhisme. Cela vous donnera une idée de combien de temps vous aviez
voyagé dans ce cycle pénible de renaissances et combien cela est réjouissant
pour l'humanité de bien acceuillir la naissance d'un Bouddha et pour vous de
tomber dans le bouddhisme.

La roue du samsara

Savez-vous quelle est la plus longue route au monde ? La réponse est


n'importe quelle route en anneau parcequ’une telle route n’a ni commencement
ni fin ; vous pouvez tourner en rond autant que vous voulez. Une fois, un
homme s’est egaré sur la M25, la route en anneau encerclant la grande ville de
Londres. Incapable de trouver la bonne sortie, le pauvre conducteur a tourné
dans la M25 pendant 2 jours !

Il sera beaucoup plus facile pour vous de comprendre la durée du temps


dans le bouddhisme si vous pouviez imaginer le samsara comme une route de la
vie en anneau. Et voir s’il vous plait plus profondement qu'il y a six sorties
différentes tout le long de cette route en anneau épique du samsara. Elles sont :

1. le monde humain
2. le monde animal

3. le monde des fantômes affamés et des démons

4. l’enfer

5. le ciel

6. le monde de brahma

Tous ces énormes royaumes sont cependant considérés comme des


fausses sorties. Puisqu'après que les êtres sensibles aient accompli leur durée de
vie, ils doivent rejoindre la route et voyager vers la prochaine sortie, partout où
leur karma les dirigera. Un tel affreux processus se repète inlassablement,
toujours et toujours – il a toujours existé, il existe et il existera éternellement.
Naturellement, personne n'a demandé à être emprisonné dans ce cercle infernal
de la vie. La réalité c’est que nous sommes juste nés dedans. Le Bouddha nous a
déjà dit de ne pas perdre du temps à nous demander qui a créé ce samsara ou
quand a-t-il commencé a exister. Il a dit qu'il n’ y avait pas de réponse, et même
s'il y avait une, elle ne vous aiderait pas à vous sentir plus heureux, plus riche ou
plus pauvre. Au lieu de cela, Le Digne nous a damandé de reconnaitre notre
fâcheuse situation de prisonnier et de lutter pour sortir le plus vite possible de
cette prison. Et c’est exactement le but de ce livre – vous guider hors du
samsara !

Les habitants de chaque royaume ont leur propre durée de vie, certains
ont des vies courtes, et les autres ont des existences incroyablement longues.
Mais n'importe combien courtes ou longues leurs vies sont, une fois que le
temps est venu, l'âme originelle (l’être réel) devra retourner dans cette route en
anneau de la vie et sa force karmique l’enverra à la prochaine renaissance. C'est
ainsi que la loi du karma produit le cycle de la renaissance.

Le Bouddha a dit que tous les êtres sensibles avaient voyagé dans le
samsara pendant des éternités, incapables de trouver la bonne sortie qui est la
7ème sortie - celle menant au Nirvâna où les voyageurs spirituels peuvent
abandonner le samsara pour de bon.
Pourquoi nous devons connaître la notion bouddhiste du temps

Par conséquent, il est important que nous explorions tout d’abord l’échelle
du temps dans le bouddhisme. Les bouddhistes sont très familiarisés avec
l’échelle de temps appelée kappa - équivalent au mot éternité - signifiant une
période qui est si longue qu’on ne peut la mésurer ou une durée impensable.
Toutes les fois que nous avons lu l'histoire du Bouddha et des efforts qu'il a
déployés dans ses vies précédentes jusqu'à ce qu'il ait atteint l’illumination
finale, l’échelle de temps - kappa a toujours été mentionnée. Si un homme a pu
passer deux jours sur la M25, il n'y a aucune raison pour que les êtres sensibles
ne passent pas des éternités sur la route en anneau du samsara.

Hors mis les non-bouddhistes, même les bouddhistes peuvent être très
sceptiques sur cette durée ahurrissante. Sans la conscience de durée de temps,
vous ne comprendrez pas pourquoi il est si important d'écouter le Bouddha et ses
disciples illuminés et pourquoi vous devez faire de votre mieux pour trouver la
bonne sortie en pratiquant le bon karma.

L’ahurrissant kappa

Voyons combien est long un kappa. Le Bouddha nous a donné une


certaine idée de ce que pouvait être cette durée de temps. Penser à une montagne
de 16 kilomètres de hauteur et de 16 kilomètres de largeur et une déité qui est
chargée de s'occuper de cette montagne. Tous les 100 ans, cette déité doit
descendre du ciel et utiliser son mince mouchoir de soie pour essuyer le côté de
la montagne juste une fois. Puis, il retourne au ciel. 100 ans après, il descend
encore et donne à la montagne un autre coup de chiffon et retourne. Ainsi tous
les 100 ans, il descend faire la même chose. Cette déité continue à essuyer la
montagne avec son mouchoir de soie tous les 100 ans jusqu'à ce que la
montagne soit réduite au niveau du sol. C'est la durée d'un kappa !

Il y’ a une autre analogie. Penser à un étang de 16 kilomètres carrés de


taille et une déité avec un petit travail à faire. Tous les 100 ans, la déité descend
à cet étang et y met une graine de moutarde et alors il retourne de nouveau au
ciel. Puis encore 100 années après, il descend et laisse encore tomber une autre
graine de moutarde dans l'étang. Il continue à faire ceci tous les 100 ans jusqu'à
ce que l'étang soit rempli de graines de moutarde. C'est la durée d'un kappa !
Le Bouddha a dit que les êtres sensibles avaient voyagé dans cette route
en anneau du samsara pendant des kappas incomptables et seulement une
poignée d’entre eux parviennent à atteindre la 7ème sortie - devenant
entièrement illuminés.

Une autre durée ahurrissante - Asankheyya !

Si vous pensez qu'un kappa est tout ce qu’il y’a, vous vous trompez. Il y’
a une autre durée de temps ahurrissante dont je dois vous parler, parce qu’elle
est associée à l'effort qu’un homme ordinaire doit fournir pour se transformer et
devenir une personne extraordinaire appelée `un Bouddha'. Asankheyya est la
seule mesure qui convienne pour décrire la durée exacte qu'un Bouddha-à-
devenir doit faire avant que ses perfections deviennent mûres. Mes excuses de
devoir employer ce jargon car je ne peux substituer ces mots par toute autre
chose.

Maintenant, jetons un coup d'oeil à combien de temps dure une année


Asankheyya. Le Bouddha nous dit d'imaginer encore une déité qui a des
pouvoirs magiques lui permettant de compter les gouttes de pluie. Supposer
encore qu’il ait plu sans interruption durant trois années, et l'eau a maintenant
inondé la plus haute montagne sur terre. Du moment où il commence à pleuvoir,
cette extraordinaire déité commence également son travail en comptant les
gouttes de pluie. Elle compte non seulement les grandes gouttes de pluie, mais
également toutes les minuscules gouttes y compris la buée que forme la pluie
aussi. Chaque goutte d’eau qui contribue à l'inondation sur terre est comptée.
Puisqu'il a plu pendant trois années sans interruption, cette déité incroyable
continue à compter les gouttes de pluie pendant trois années entières sans
interruption. Le nombre de gouttes de pluie qui ont été comptées pendant la
période de trois ans est la durée d'une année d'Asankheyya – même l’éternité
semble trop courte comparée à elle !

Parami (perfections)

Je vous ai parlé des durées de temps ci-dessus, donc maintenant, je peux


vous montrer combien de temps chaque Bouddha doit passer à voyager dans le
samsara avant son illumination finale. Chaque future Bouddha doit accumuler le
bon karma en très grande quantité, ce qui est une préparation très longue avant
l’illumination finale. Ceci parceque les personnes ordinaires ne peuvent pas
s’auto- illuminer. Les êtres sensibles emprisonnés dans cette route en anneau
n'ont aucune possibilité de connaître la bonne sortie par leurs propres moyens.
Nous n'avons aucune idée de la 7ème sortie menant au Nirvâna et devons donc
être guidés et enseignés par un Bouddha, suivre son enseignement, le mettre en
pratique tous les jours jusqu'à ce que nous puissions atteindre l’illumination
finale nous-mêmes. S'il n'y avait pas un Bouddha pour nous montrer le chemin
vers la bonne sortie, nous devrions continuer de tourner dans cette gigantesque
roue pendant des éternités. Quelqu’un pourrait demander : s’ il en est ainsi, alors
qui a enseigné le Bouddha ? La réponse est : personne.

Celui qui veut être un Bouddha, doit être un auto illuminé - découvrir la
bonne sortie du samsara tout seul. Mais avant que l’auto-illumination puisse
avoir lieu, cette personne doit travailler sans relâche. Le travail est si difficile,
intense et pénible que nous les personnes normales pouvons seulement imaginer
combien extraordinaire une personne qui l’accomplit doit être. Un Bouddha-à-
devenir ou future Bouddha doit accomplir les tâches les plus laborieuses jusqu'à
ce qu'elles atteignent la perfection. Cette activité excessivement dure est
exprimée comme « accumuler les parami ». Parami signifie les perfections qui
sont véritablement les actes sains (très bon karma) - les facteurs principaux
libérant une personne du samsara : L'accumulation de perfections, c’est la
longue préparation de tous les Buddhas-à-devenir5, et vient ensuite
l’illumination finale.

Les dix perfections

Il y’a dix différents genres de perfections qu'un Bouddha-à-devenir doit


accomplir. Elles sont appellées les dix parami et sont:

1. Avoir l'esprit de don (être charitable) et de générosité


2. Avoir une excellente conduite morale
3. Avoir l’esprit de renonciation en menant une vie simple ou renoncer aux
idéaux matérialistes
4. Avoir la perspicacité, la sagesse en trouvant la connaissance
5. Avoir l’esprit de l’effort en accomplissant la tâche jusqu’au bout sans
jamais abandonner
6. Avoir de la tolérance et de l’endurance
7. Avoir un esprit de vérité, d'honnêteté et d'intégrité
8. Avoir de la résolution, de l'autodétermination, et un but clair et aller à son
accomplissement sans faillir
9. Avoir de la bonté et de l'amour universel

5
Chaque fois que j’utilise le terme Bouddha-à-devenir, s’il vous plait comprenez que cela a la
même signification que Bodhisattva. Ces deux mots sont interchangeables.
10. Avoir de l'équanimité en étant indifferent aux blâmes comme aux éloges
dans l'exécution du devoir, ne pas s’enthousiasmer, ni être triste devant
aucun évènement.

N’importe qui parmi nous peut pratiquer les dix perfections mais un Bouddha-à-
devenir doit les pratiquer des millions de fois plus qu’une personne normale. Le
Jakata est l'un des textes bouddhistes qui ont les collections des dix dernières
vies ²du Bouddha tandis qu'il accumulait inlassablement ses dix perfections –
celles qui ont précédé sa dernière naissance en tant que prince en Inde. Le Jakata
a été à plusieurs reprises lu, écrit, et joué dans tous les pays bouddhistes. Les
gens, particulièrement les enfants, les ont étudié à travers les livres d'histoire ou
des dessins animés.

Dana Parami - la perfection dans le don (la charité)

Parmi les dix dernières vies du Bouddha, la plus racontée est sans doute
celle où le Bouddha-à-devenir était né comme Vedsandorn, un prince qui aimait
donner et était très charitable. C'était la vie où il devait accomplir la perfection
extraordinaire du don et de la charité. Vedsandorn donnait au peuple tout ce que
le peuple lui demandait. Alors qu'il était un prince, il a donné une paire
d’élephants blancs à l’ennemi de son père. Les éléphants blancs sont censés être
des symboles de la bonne chance et d’une grande fortune et devraient rester dans
le pays. Ce geste offensa profondement les gens du royaume et il fut banni de la
ville avec son épouse, Matsi, et deux enfants, Ganha (une fille) et Charlie (un
garçon). Ils ont fini par aller vivre dans une forêt. Choochoke, le vieux, laid et
bossu mendiant avait une jeune et belle épouse et voulait que Ganha et Charlie
la servent comme ses domestiques de sorte qu'il puisse faire plaisir à son épouse.
Vedsandorn fit plaisir à Choochoke et il attendit que Matsi soit allée ramasser
des fruits dans la forêt, puis donna Ganha et Charlie à Choochoke. Il en resulta
beaucoup de douleur et de tragédie, particulièrement lorsque les deux enfants
étaient maltraités par Choochoke et sa jeune épouse. Matsi aussi dût passer par
une peine énorme suite à la perdre de ses enfants pour la satisfaction des
caprices de mauvaises personnes. L'histoire a eu une fin heureuse cependant, car
la famille entière a été finalement réunie.

Toutes les fois que j'ai une chance de raconter aux gens cette histoire en
occident, même à mes propres enfants, ils se sentent offensés par cette grande
générosité qui est tout à fait exagérée pour les personnes normales. Personne ne
peut faire cela, ce qui fait que l’histoire semble totalement iréaliste. Le problème
est que nous ne devons pas employer nos propres normes pour juger une
personne qui voulait être un Bouddha. De tels sacrifices extrêmes sont ce qu'un
Bouddha-à-devenir doit faire pour l’atteinte de son illumination. Ce n'est pas
égoïste non plus parce que le résultat final est de pouvoir aider beaucoup
d'autres dans le futur. L’ultime auto-illumination est l’évènement le plus
précieux, le plus grandiose, mais aussi le plus difficile à atteindre.

Celui qui veut atteindre ce but doit investir tout ce qu’il ou elle possède
dans cette recherche. Si nous comparons l’illumination finale d'un Bouddha à un
joyau inestimable, s’approprier cet objet signifie que vous devez donner
jusqu’au dernier centime et la moindre fortune que vous avez. C'est pareil pour
tous les Bouddhas-à-devenir. L’illumination finale ne peut venir sans les auto
sacrifices d’intant en instant. Il y’a une vie passée où notre Bouddha-à-devenir
s'est jeté du haut d'une falaise afin de pouvoir donner sa chair à une tigresse
affamée qui venait juste de donner naissance à ses petits. Il pouvait voir que la
mère affamée et frustrée était sur le point de manger ses propres bébés car elle
n’avait aucune nourriture disponible. En sacrifiant sa vie, le Bouddha-à-devenir
a sauvé la mère et les petits. De tels sacrifices sont le genre de chose qu'un
Bouddha-à-devenir doit faire de sorte qu'il puisse atteindre finalement
l’illumination finale.

Et ceci est donc ce qu’on appelle accumuler les perfections. Un Bouddha-


à-devenir n'a pas les mêmes qualités que les gens du commun comme vous et
moi ; il doit être bien plus supérieur.

L’ultime Vérité et le Bouddha

Ensuite, vous devez comprendre le lien entre la vérité finale et le


Bouddha. La réalité finale de la nature a toujours été là depuis le premier jour –
quelque soit le jour où ce premir jour fut – elle a toujours été et elle sera toujours
là.Connaître l'état absolu dans la nature est la même chose que trouver la bonne
sortie qui nous permet de quitter cette route en anneau du samsara et de mettre
fin à toute souffrance6.

Bien que la vérité finale (la bonne sortie) soit toujours là, il est difficile de
la voir parce que cette route en anneau de la vie n'est pas faite de béton ou de
macadam comme la M25. C'est pourquoi les gens du commun comme nous
n’ont aucune chance de trouver la bonne sortie par nous-mêmes, ce qui ne nous
laisse d’autre choix que celui de tourner dans ce cercle immense pour des

6
Dans le chapitre 2 du Guide pour une Vie Véritable… l’Hygiène Morale, j’ai donné 24
termes qui representent l’entité ultime (expérience) dans la nature.
éternités. C'est pourquoi nous avons besoin de l'immense sagesse d'un Bouddha
pour nous indiquer exactement la bonne direction. Une telle énorme sagesse en
une personne ne peut être accomplie qu’au moyen de l’accumulation des
perfections. Une fois que les perfections sont complètement matures, le
Bouddha-à-devenir sera illuminé et deviendra un Bouddha – ce qui signifie
Celui qui connait, L’Eveillé et Le Joyeux.

Le côté positif du samsara

Dans toute l'histoire du temps et du samsara, il y’a eu un certain nombre


de Bouddhas qui sont venus révéler la vérité finale aux êtres sensibles. Chaque
fois qu'un Bouddha vient, le bouddhisme est établi et le chemin vers la vraie
sortie est enseigné. L'enseignement dure pendant un moment et pendant ce
temps il y’a un nombre considérable de personnes qui acquièrent la possibilité
de quitter cette route en anneau de la vie – qu’elles soient benites ! Mais en
raison de la loi de l'impermanence, tout change, la connaissance ultime disparaît
graduellement - principalement en raison de la détérioration et de l'effondrement
de l'institution religieuse. En conséquence, le voyage intérieur vers la 7ème
sortie disparaît finalement. Sans la vraie sagesse sur le Nirvâna, les êtres
sensibles vivraient éternellement dans l'obscurité de l'ignorance et tourneraient
indéfiniment dans le samsara.

Le temps passe encore pour autant que cela est necessaire et alors un autre
Bouddha vient. La vérité finale est re-découverte, le bouddhisme est réétabli et
ce processus se repète entièrement encore et encore à l’infinie. C’est parce que
le samsara n'a ni commencement ni fin, l’éternité dure tout autant sans fin. Ceci,
en fin de compte, devient le côté positif du samsara dans le sens que cela permet
qu’un Bouddha vienne à un moment donné et nous révèle encore la vérité.

Beaucoup de Bouddhas

Ainsi, hors mis ce plus recent Bouddha dont le nom est Gotama (né en
Inde il y a plus de 2630 ans), il y a eu en fait, beaucoup d’autres Bouddhas avant
lui et il y’aura beaucoup d’autres Bouddhas qui viendront dans le futur, cela
dépend du nombre de personnes ordinaires qui ont émis le vœu de devenir
Bouddhas dans leurs vies futures. Ceci est l’axe central du Bouddhisme tibetain.
En raison de la compassion infinie envers tous les êtres sensibles, les
bouddhistes tibetains sont encouragés à faire le souhait de devenir un Bouddha
dans leurs futures vies. Cette idéalisation du Bouddha-à-devenir est une façon de
garantir qu’il y’aura toujours un Bouddha qui viendra dans le futur aider les
êtres sensibles à se libérer de la roue du samsara. Si vous êtes inspiré par cet
idéalisme, vous aussi pouvez faire le souhait de devenir un Bouddha dans un
futur lointain. Tous les Bouddhas étaient par le passé des personnes ordinaires
comme vous et moi. Si vous êtes assez courageux pour faire un si extraordinaire
vœu, vous aurez à passer par une longue préparation afin d'accumuler les
perfections.

Néanmoins, comparé à la durée immesurable du samsara, le nombre de


Bouddhas qui sont arrivés réellement est très peu. La proportion est vraiment
comme un grain de sable sur tout le reste de sable dans le monde entier. Vous
pourriez penser que ceci est très exagéré. C'est, en fait, une sousestimation. C'est
parce que le processus d'accumuler les perfections est imensement difficile.
Certains l'ont fait pour devenir un Bouddha mais la plupart n’ont pas pu reussir.
Certains ont dû renoncer à leur vœu idéaliste en chemin. C'est pourquoi la
proportion de Bouddhas apparaissant dans le samsara et le délai de temps pour
que cela arrive sont extraordinairement éloignés.

Certaines périodes dans le samsara sont considérées comme « kappa


perdu » parce qu'il n'y a eu aucun Bouddha du tout ; alors que d’autres périodes
sont considérées comme « kappa fertile » parce qu’elles ont acceuilli pas moins
de 5 Bouddhas. Vous vous rendrez compte à quel point il est difficile pour le
monde d’avoir la naissance d'un Bouddha et à quel point nous sommes chanceux
de connaitre les enseignements d'un Bouddha. Sans parler de ceux qui ont la
chance de s'engager dans un voyage intérieur et de quitter le samsara – dire
qu’ils sont extrêmement chanceux est très en-dessous de la vérité !

20 et 80 ans pour atteindre la maturité

Maintenant, il est temps de faire un lien entre les durées de temps


ahurrissantes dont je vous ai parlées plus tôt. Notre Bouddha actuel (Gotama) a
passé 20 années d'Asankheyya plus encore 100.000 kappas pour accumuler ses
perfections jusqu’à la maturité. Une fois que le règne de ce présent Bouddha
sera accompli en raison de la loi du changement, le prochain Bouddha arrivera
en temps opportun. Son nom est Maitreya. On le dépeint dejà comme homme
aimable avec un large visage souriant et un grand ventre. Il est maintenant un
Bouddha-à-devenir et est toujours entrain d’accumuler ses perfections. Le
Bouddha Meitreya devra passer un temps encore plus long - 80 années
d'Asankheyya et 100 000 kappa supplémentaires - pour amener ses perfections à
la maturité – très exagèrement long !
C'est la véritable raison pour laquelle il y’a très peu de Bouddhas qui
naissent. Puisqu'il n'y a pas beaucoup de personnes courageuses qui soient
disposées à prendre un si extraordinaire engagement! Néanmoins, à de rares
occasions telles que l’illumination d'un Bouddha, il est admis que des
phénomènes extraordinaires se produisent. On a enregistré la nuit de
l’illumination du Bouddha Gotama, que les trois mondes : les cieux, le monde
des humains et les enfers ont tremblé d’une grande joie et d’excitation qu'un
Bouddha soit finalement arrivé. Il est admis que l'enfer appelé Lokanta, l'endroit
le plus noir des enfers, où aucune lumière n'avait jamais pénétré, s'est éclairé
brièvement la nuit de l’illumination du prince. Cela s’est produit lorsque les
êtres infernaux ont pu se voir les uns les autres après avoir vecu si longtemps
ensemble sans jamais se voir. Tous les êtres des enfers ont eu un moment certe
bref de libération de la souffrance cette nuit aussi.

Les cinq Bouddhas

La période dans laquelle nous vivons maintenant s'appelle un Patara


kappa, la période la plus fertile de toutes parce qu'elle a donné naissance à cinq
Bouddhas. Ils sont :

1. le Bouddha Gagusantha
2. le Bouddha Gonakamana
3. le Bouddha Kassapa
4. le Bouddha Gotama (notre Bouddha)
5. le Bouddha Maitreya

Nous avons voyagé à travers les différents règnes du samsara pendant un


temps inimaginable. Chaque naissance nous fait produire le karma qui donne des
résultats et nous conduit de nouveau dans cette roue des plus fatiguantes qu’est
le cycle des renaissances. Enfin, nous sommes bénis pour être nés en tant
qu'humains dans la période où le bouddhisme est bien établi, quoique son temps
soit déjà à moitié fini. Le Bouddha a dit que son enseignement durerait 5000 ans
et commencerait à décroitre une fois passé la moitié de ces 5000 ans, ce qui est
exactement la période dans laquelle nous sommes maintenant. Le Bouddha a
disparu il y a 2550 ans, et en effet les signes de la détérioration apparaissent.
Principalement, cela est dû à la diminution de ceux qui pratiquent le
Bouddhisme et particulièrement la faute revient aux moines qui se comportent
mal. Si les chefs religieux ne pratiquent pas le vipassana eux-mêmes, la sagesse
ne jaillira pas et il n'y aura aucune connaissance réelle à transmettre.
Néanmoins, il y’a des gens qui peuvent encore tirer bénéfice des
enseignements du Bouddha et parcourir sérieusement le chemin dans l’espoir de
se sortir de cette roue de la vie. Ceux qui ont déjà apporté avec eux quelques
perfections de leurs vies passées comprendront la signification de ce grand
évènement qui est de connaitre le Bouddha et ses enseignements.

Résumé

J'espère que vous pouvez maintenant faire une liaison claire entre le
temps, le Bouddha et le samsara et réaliser combien vous êtes chanceux.
J'espère que vous pouvez également voir que le samsara est beaucoup plus à
craindre que la mort physique. Si vous ne sortez pas de cette roue de la vie le
plus rapidement possible, vous devrez vivre la crainte de votre mort physique
toujours et toujours, éternellement, sans compter la douleur éprouvée pendant
que vous êtes vivants. Si vous pensez que votre vie est ennuyeuse maintenant,
alors pouvez-vous imaginer que se repèteront éternellement les inquiétudes, les
bouleversements inattendus, le stress et la douleur que la vie vous apportera de
façon repétée juste parce que vous tournez dans la roue des renaissances ? Le
Bouddha s’est adressé à son intendant privé Ananda et lui a dit :

« Ananda, peux-tu voir cette montagne au loin ? Cette montagne (bien


qu’énorme) est toujours très petite comparée à la pile des os d'un seul être
humain qui est mort à maintes reprises dans le samsara. De même, l'eau dans
l'océan est toujours moindre que les larmes qu’un seul être a versées pendant
les naissances sans fin dans le samsara. »

Marchant devant moi, marchant derrière moi

L’histoire suivante dépeint l'idéalisme d'un jeune novice qui jonglait entre
le vœu de devenir un Bouddha ou seulement un Arahant, c’est-à-dire Celui qui
est totalement illuminé, état qu’a pu atteindre tous les disciples de Bouddha :

Il était une fois un maitre et un jeune novice. Les deux s’en retournaient
au monastère en passant dans un bois, le maitre devant, le jeune novice
derrière, sur une seule file. Le novice s’est à un moment donné perdu dans ses
pensées, essayant de savoir quel devait être son objectif, son ambition en tant
que moine.
« Je pense que je serai un Arahant. Ainsi je pourrais me libérer du servage
de la renaissance… après reflexion… cela me semble un peu égoiste
cependant… en étant Arahant, combien de personnes pourrais-je aider ? Peut-
être aucun. Si je pouvais être un Bouddha, je pourrais aider beaucoup plus de
personnes. Oui, je pense que j'aspirerai à être un Bouddha. »

Le maître s’arrèta soudainement; il fit un pas de côté et dit au novice :


« Aller, marches devant moi. »

Le jeune moine fit ce que son maître lui demandait sans poser de questions.
Il marchait devant son maître comme il le lui avait dit. Puis, il s’est encore
perdu dans ses pensées.

« Maintenant, si je me fixe comme but d’être un Bouddha, je dois être fou


parce que cela est extrêmement difficile comme me l’a enseigné le maître. Je
dois en plus passer par le samsara pendant un temps très long. Je ne pense pas
que je suis capable de passer par de tels douleurs et sacrifices pour être un
Bouddha. Peut-être vaut-il mieux juste vouloir être un Arahant. Oui, je pense
que je ferai cela. »

Le maître s’arrèta de nouveau, fit un pas de côté et dit sévèrement au


novice : « Aller, marches derrière moi. »

De nouveau, le jeune moine obeissant fit exactement ce que son maitre lui
demandait de faire. Il a continué de marcher derrière son maître mais son esprit
restait encore préoccupé par son ambition.

« De l'autre côté, dès que je m'imagine comme Arahant, je ne peux


m'empêcher de penser que je suis égoïste parce qu'il y’ a tant de personnes qui
ont besoin d'aide en ce monde. Et que dire de ceux qui sont dans d'autres règnes
du samsara, qui ira les aider ? Seul un Bouddha pourrait aider ces êtres à se
liberer. Et il y a tellement peu de Bouddhas. Si je me voue à être un Bouddha
maintenant, je pourrais être certainement utile aux êtres dans le futur. Non, je
pense qu'il vaut mieux être un Bouddha que juste un Arahant, je pourrais aider
plus d'êtres. Oui, je serai un Bouddha, » pensait le jeune moine très fort dans
son esprit.

Le maître s’arrèta encore brusquement, fit un pas de côté et dit : « Aller,


marche devant moi. »

Le jeune moine commençait à être désorienté par les changements


soudains de son maître mais ne demandait rien. Ceci a continué pendant un
certain temps. Le maitre disait soit « aller, marche devant moi » soit « aller,
marches derrière moi. » Cela a atteint un point où le novice s’est senti un peu
contrarié face à l’indécision de son maitre. Après que le maitre lui ait dit une
fois de plus de marcher devant lui, le jeune moine refusa de le faire comme
avant. Il s’arrêta et demanda à son maître :

« Vénérable Maitre, pourrais-tu s’il te plait me dire pourquoi de temps en


temps tu t’arretes pour me dire soit de marcher devant toi soit derrière toi? »

Le maître expliqua alors calmement à son novice :

« Bien, si tu souhaites être un Arahant, ton souhait et le mien sont


identiques. Et parce que je suis ton maitre, tu dois marcher derrière moi.
Cependant, tu souhaites également être un Bouddha, et toutes les fois que tu as
ce souhait, tu m’es supérieur parce que je ne souhaite pas être un Bouddha.
Ainsi, il était donc juste que tu marches devant moi. Et comme tu ne cessais de
changer d'avis ; une minute tu voulais être un Arahant et la minute suivante tu
voulais être un Bouddha. Tes pensées montaient et descendaient comme un yo-
yo. C'est pourquoi je m’arrètais à chaque fois pour que tu sois à la bonne
place. »

Seulement alors le jeune moine put se rendre compte que son Maître
pouvait lire dans ses pensées !
Chapitre quatre

Ce qui va revient toujours

De la même manière que les scientifiques doivent employer les


mathématiques comme outil pour aborder les mystères de la nature, le Bouddha
doit également employer son extraordinaire sagesse pour percer la complexité de
la loi du karma, ce qui lui permet de pouvoir nous en parler. La sagesse de ses
disciples, comme moi, est insuffisante pour comprendre la complexité du karma,
et donc, nous devons faire confiance au Bouddha et accepter que, ce qui va
revient toujours. Mon rôle ici est de vous en faciliter la compréhension du fait de
l’experience que j’ai vécue lorsque j’ai vu ce fragile rouge gorge dans mon
jardin.

Le jeu-poursuite du karma

Essayons de simplifier ce concept complexe de karma en suggérant une


analogie avec l’infâme jeu britanique de « la chasse au renard ». Ainsi, le pauvre
renard est le débiteur tandis que le chien affamé est le créancier. Les acteurs
d’une dette karmique se poursuivent comme dans la chasse au renard
dépendamment de qui est le chasseur et qui est chassé.

Nous devons d'abord convenir sur une chose : ne pas demander quand ce
jeu de chasse a commencé. Le commencement et la fin du samsara sont deux
questions interdites que le Bouddha a instruit de ne pas poser. Indépendamment
du fait qu’il n y’a pas de réponse, cela ne nous aidera pas à résoudre les
problèmes karmiques. Cela est assez de savoir que ce jeu de chasse karmique
maintient le cycle de la renaissance vivant, parce que les êtres sensibles se
chassent les uns les autres dans le samsara depuis des éternités. Chacun de nous
a été aussi souvent chasseur que chassé.

Nous sommes dans le samsara depuis un temps incalculable et nous avons


fait de bonnes et mauvaises actions. Nous n’avons aucun moyen de savoir ce
que nous avons fait dans nos vies passées. Ce qui est fait est fait, il n’est possible
de rentrer changer les choses ; ces bons et mauvais karmas, donnerons
certainement leurs résultats. Le chien chassera toujours le renard sans se soucier.
Par conséquent, ce sera toujours une question de vitesse à savoir si le renard
court vite ou va lentement.
Ajouter plus d'eau au sel

Il est vrai que nous ne pouvons pas défier la loi du karma, mais vous
pouvez en venir à bout en ajoutant plus d'eau au sel - faire de bonnes actions.

Si vous vous mettez à remplir votre base de données karmiques avec


beaucoup de bonnes actions quotidiennes, en dépit de quelques circonstances
malheureuses, cela signifie que vous avez donné de la force au renard qui peut
maintenant courir un peu plus rapidement que le chien. Le chien ne peut donc
plus attrapper facilement le renard et le manger ; un renard en bonne santé
pourrait avoir quelques éraflures pendant la chasse mais il parviendra toujours à
se dérober et à s’échapper. Ceci affaiblira la rudesse des mauvaises
conséquences karmiques. C'est la raison principale pourquoi nous devons
toujours coller à nos principes moraux.

Les bouddhistes sont élevés dans une culture où on les encourage à faire
des tonnes de bonnes actions sans relâche (tam boon). « Cela ne se perd
jamais, » ainsi nous dit-on depuis l'enfance. Maintenant, je peux comprendre
que ce concept est plus ou moins une question de se fabriquer un filet de sécurité
contre les résultats du mauvais karma - une sorte d'investissement spirituel.

Nous pouvons avoir beaucoup de mauvais karmas cachés, dont nous


pourrions ne jamais être conscients, pourtant ils viendront certainement produire
leurs effets. Aller de l’avant avec nos bonnes actions (en ajoutant plus d'eau au
sel), est la seule manière qu'on a d’attenuer la rudesse de mauvaises
conséquences karmiques. Pour être vraiment en sécurité, on doit s'engager dans
la pratique du vipassana. C'est le seul moyen que vous avez effectivement de
pouvoir échapper à vos créanciers karmiques.

De façon générale, c’est ainsi que fonctionne le karma.

Beaucoup de types de karmas

Il y’a beaucoup de types de karmas. Certains donnent leurs résultats dans


cette vie, d’autres dans la prochaine, certains encore dans la vie d’après et ainsi
de suite. Certains karmas peuvent avoir déja donné des résultats, mais d’autres
pas encore. Cependant, le bon et le mauvais karma attendent la bonne occasion
pour donner leurs fruits. Le mauvais et le bon karma donnent des résultats quand
ils ont des circonstances favorables. C'est si vous continuez à faire du mauvais
karma dans votre vie, alors le mauvais karma du passé vous rattrappe plus
facilement. De même, si vous vous dediez à faire beaucoup de bien dans votre
vie, votre bon karma passé portera plus de fruits dans votre vie.
La contradiction karmique

Je suis sûre que vous avez connu des personnes charitables qui ont
rarement fait un pas dans la mauvaise direction, pourtant elles semblent faire
face au malheur de façon permanente ou même vivent une terrible tragédie. A
l'inverse aussi, des mauvaises personnes ont souvent la chance de leur côté.
Pourquoi est-ce que c'est ainsi ?

Comme je l’ai dit, le karma ne donnera pas ses résultats tout de suite ; le
fruit ne mûrira pas avant la prochaine vie ou celle d’après. C'est une question
très complexe que nous ne creuserons pas beaucoup. Évidemment je ne
comprends pas non plus et je n’ai d’autre choix que de continuer avec le livre.

Des personnes charitables faisant face à des circonstances malheureuses,


cela ne peut que signifier qu’elles recoltent les résultats de leur mauvais karma
des vies précédentes dont elles n'ont aucune idée. Au cas où vous seriez l'une
d'entre elles, ne soyez pas découragée par votre malheur et n’arrètez pas de faire
de bonnes actions. Quand votre mauvais karma sera épuisé, vos bonnes actions
de vos vies précédentes et de cette vie prendront leur tour et donneront des
résultats.

Quant aux mauvaises personnes qui gagnent très souvent à la loterie et


semblent avoir beaucoup de chance de leur côté, cela signifie tout simplement
que leurs bonnes actions des vies précédentes portent leurs fruits. Cependant, si
ces mauvaises personnes sont complaisantes et pensent qu'elles peuvent toujours
s’en sortir malgré leurs crimes, elles se trompent. C'est juste une question de
temps avant que le fruit de leur mauvais karma ne les rattrape et que leur vie
devienne un enfer.

Semer le doute

De tels évènements contradictoires, cependant, sèment le doute même


parmi les bouddhistes. Ils ne sont pas du tout convaincus par la sagesse
proverbiale qui dit : « fais du bien et reçois le bien ; fais le mal et reçois le
mal ». Les sceptiques évidemment ne comprennent pas comment la loi du karma
fonctionne. Ce manque de connaissance amène beaucoup de personnes à mal
accepter les circonstances malheureuses dans leurs vies alors qu’elles ont fait de
bonnes actions. Cela leur ôte l’envie d’agir sainement. Certains vont jusqu’à se
couper le nez juste parcequ’ils n’aiment pas leur visage, et dépassent toutes les
limites croyant dans leur ignorance que cela n’aura pas de conséquences. C'est
certainement une façon erronée de penser. En conséquence, les gens sont
enclins à ne pas croire que `ce qui va revient toujours.'
Malheureusement, ce manque de connaissance au sujet de la façon dont le
karma fonctionne est devenu l’une des raisons principales qui causent le déclin
moral dans la société. Ce vide moral suce chaque goutte de bonté que nous
avons dans la société et elle se développe en une spirale qui tôt ou tard
échappera à tout contrôle. Malheureusement, nous ne voyons pas que l’être
humain est le propre constructeur de la situation apocalyptique qui s’en vient.
Nous ne devons pas mettre le blâme sur Dieu, Satan ou la Mère Nature mais
plutôt sur nous-mêmes !

Les non-croyants

Mettons d’abord de côté le fruit du bon karma puisque ce n'est pas la


principale préoccupation ; pas autant que ce que seront pour nous les
conséquences de mauvais karmas. Si vous n'avez aucune croyance dans cette loi
naturelle du karma et n'avez aucune crainte des conséquences karmiques, cela
est presque comme si vous aviez le feu vert pour faire les mauvaises actions. S’il
s’avère que vous êtes le renard dans cette vie, vos mauvaises actions vont vous
affaiblir et permettre au chien de vous attraper facilement et de vous déchirer en
morceaux car vous n'avez aucune idée de ce que vous avez fait aux chiens dans
votre vie précédente. Je suppose que vous pouvez relever le défi et essayer de
me prouver que j’ai tort. Mais êtes-vous disposé à risquer de faire face aux
mauvaises conséquences karmiques si j'avais raison ?

Savez-vous vraiment ce qui vous attend au delà du calme du couloir ?

Les vrais croyants

Au contraire, si vous croyez vraiment au karma, vous ne prendrez aucun


risque et continuerez à faire beaucoup de bonnes actions. Ceci équivaut à ajouter
beaucoup d’eau dans le sel, ce qui aide à diluer la rudesse de vos mauvaises
conséquences karmiques.

Généralement les personnes charitables sont bien protégées par leur bonté
bien qu'il y’ait des exceptions comme je l’ai expliqué. Je suis encline à croire
que cette notion correspond à « Dieu aide ceux qui s'aident ». Si nous la
reformulons, nous aurons à peu près ceci : « la bonté protége ceux qui ont fait le
bien, » ce qui est la même chose que « `ce qui va revient toujours.'
Se réunir encore comme une famille

Le Bouddha a dit que nous étions tous liés d’une façon ou d’une autre
puisque nous avons tous voyagé dans la roue du samsara pendant très longtemps
; nous nous sommes rencontrés d’une façon ou d’une autre quelque part à un
moment donné et pendant ce temps, nous avons fait une bonne ou une mauvaise
action envers une autre personne. C'est la raison principale qui explique
pourquoi nous nous trouvons encore unis maintenant. C'est particulièrement le
cas avec les personnes vous entourant tel que votre famille immédiate.

Le problème est que vous pouvez avoir été unis positivement ou


négativement ; il n’y a aucun moyen de le savoir. Qui ou quoi ils ont été, le
résultat du karma que vous vous êtes fait l’un à l’autre est sur le point de
produire ses fruits. Si vous vous êtes fait du bien l’un à l’autre, alors il n’y a pas
de raison de s’inquiéter. Mais si c'était l'inverse, vous devriez être inquiet et faire
quelque chose à ce sujet rapidement en ajoutant plus d'eau au sel.

Le karma fonctionne mystérieusement

Dans le christianisme, le mot Dieu est employé pour différentes fonctions


telles que le sujet, l'objet, l'adjectif et l'adverbe mais dans le bouddhisme, nous
employons différents mots et expressions pour ces différentes fonctions ,ce qui
rend les choses plus claires. Ainsi, les chrétiens disent : Dieu travaille de la
manière la plus mystérieuse (les voies de Dieu sont mystérieuses), le bouddhiste
peut dire la même chose avec la loi du karma. J'aime à croire que Dieu et la loi
du karma sont réellement la même chose dans ce sens.

En ce qui concerne des rapports d’affection, la loi complexe du karma


réunira deux personnes de la façon la plus mystérieuse. Nous nous demandons
souvent pourquoi parmi toutes les personnes dans le monde, comment deux
personnes sont parvenues à se trouver, à s’aimer et à passer le reste de leurs vies
ensemble. Dans tous les couples, s'ils ont le temps de réfléchir sur leur première
rencontre, la première question qui leur vient naturellement est : Pourquoi toi et
moi ?

Couples affectueux

Si le couple était lié positivement dans leurs vies passées, les rapports
actuels demeureront affectueux, compatibles et stables. Ils peuvent se mettre
ensemble sans avoir trop de problèmes, hors mis les hauts et bas typiques
auxquels toutes les familles doivent faire face. Les bouddhistes croient que de
tels couples doivent avoir accompli quelques actes méritoires ensembles dans le
passé ; ils pourraient avoir fait le souhait commun de se réunir encore ce qui les
a amenés à être ensemble dans leur vie actuelle. Néanmoins, ils ne devraient pas
être trop suffisants et penser que leur relation ira toujours sans à-coup, parce que
leur karma actuel est entrain de se constituer à chaque instant et donnera son
résultat en temps opportun. Ils doivent être aimables, prendre soin et être
prévenants l'un envers l'autre et ne pas considerer l’autre comme un acquis.

Couples non affectueux

Au contraire, certains couples pourraient avoir fait du très mauvais karma


l’un contre l’autre dans leurs vies précédentes. Peut-être n’étaient-ils pas
nécessairement unis en tant que mari et femme, mais leur mauvais karma mutuel
les a amené à devenir un ménage dans cette vie de sorte qu'ils puissent aplanir
leurs différences karmiques selon qui est le renard et qui est le chien. Le résultat
est un rapport rude et même violent qui apporte la douleur et des chagrins
d'amour sans fin dès le premier jour. Vous devez avoir rencontré de tels
exemples parce que la preuve irréfutable est que se sont des situations très
repandues dans notre société moderne. Quelques couples se rendent compte
même qu'ils ne devraient pas être mariés mais pour quelques raisons ils ont
quand même continué jusqu’au mariage pour découvrir plus tard que leurs
présentiments du départ se confirmaient toujours. A ce moment là, il était
devenu trop tard parce qu'ils ont déjà commencé une famille. Les personnes
responsables vont faire de leur mieux pour garder la famille unie, ce qui veut
dire que certains couples peuvent devoir accepter des mariages sans amour et
s’arranger avec quelques compromis vraiment amers.

Parfois c'est le mari qui maltraite l'épouse et parfois c'est l'inverse. Les
étrangers ne comprenent pas souvent pourquoi ils s’obstinent à être ensemble
malgré tout ceci. Pourquoi ne se séparent-ils pas simplement ? Certains passent
toute leur vie à s’occuper de leur conjoint malade sans avoir du temps pour eux-
mêmes.

J'ai eu un parent éloigné chinois dont l'épouse avait perdu la raison et il a


été au soin pour elle pendant des années jusqu'à ce qu'il meurt avant elle. Il
disait à ses enfants que c’était certainement les mauvais karmas accumulés
pendant les vies précédentes qui lui faisaient vivre cette situation difficile et
douloureuse. Il en va de même pour ces personnes qui doivent s'occuper de
leurs conjoints qui sont devenus inaptes suite aux accidents ou à la guerre ou ont
des maladies chroniques telles l'Alzheimer, une attaque cardiaque, etc. C'est
ainsi que Dieu travaille d'une manière mystérieuse. Une fois que le karma pose
ses griffes sur quelqu’un, il n’ y a pas moyen d’y échapper; vous ne pouvez que
supporter les conséquences jusqu’à la fin.

Le plus mauvais scénario est quand un conjoint est physiquement ou


même mentalement maltraité sous toutes les formes par son conjoint, incapable
de s'échapper de cette situation et que cela finisse par un meurtre. Ce mauvais
karma qu’ils ont l’un contre l’autre, en retour, portera son fruit dans leurs futures
vies de la même manière que le résultat de leur mauvais karma précédent est
entrain de donner son fruit maintenant. J'espère que vous pouvez voir combien
c’est effrayant de ne pas savoir si cela allait nous arriver ! Je vous dirai plus tard
comment empêcher que ceci ne se produise.

Parents et enfants
La situation Karmique entre les couples est considérée étant acceptable
dans le sens qu'une fois que la dette est payée, les couples sans amour peuvent
se séparer à moins que l’un ne soit tué avant d’avoir pu quitter la relation ! La
situation karmique la plus terrifiante est le cas de ceux qui viennent à naitre en
tant que vos enfants, ce qui exclut toute possibilité de rompre la relation.

Les bouddhistes croient qu'il y a deux types d'enfants : ceux qui viennent
pour payer la bonne dette et ceux qui viennent pour payer la mauvaise dette à
leurs parents. Les enfants qui viennent avec la bonne dette sont de bons enfants
qui apportent plus de bonheur et de joie à leurs parents que de chagrin. Ils feront
tout pour rendre leurs parents heureux et qu’ils se sentent fiers d’eux. Les
parents qui ont de tels bons enfants seront toujours bien entretenus par leur
famille, particulièrement quand ils entreront dans la vieillesse.

Les enfants qui viennent avec la mauvaise dette sont le type d'enfants que
tous les parents redoutent. Ils n'apporteront rien d’autre que les ennuis, la
douleur et le chagrin à leurs parents même depuis leur bas âge, et ils
abandonneront certainement leurs parents dans leur vieillesse aussi. La vie de
certains couples est privée de bonheur à cause de leurs enfants. Quelques jeunes
mères ont même admis qu'elles se sont senties si coupables de dire qu'elles n'ont
pas aimé leurs petits garçons ou filles en raison de leur mauvaise conduite peu
commune.

Le pire d’une telle situation karmique est le cas des enfants tuant leurs
propres parents. D'autres cas de résultats karmiques viennent sous la forme
d’enfants nés avec des problèmes de santé ou des handicapes, et les parents
doivent passer leurs vies entières à s’occuper d’eux. C'est le genre de situation
karmique à laquelle personne ne peut échapper facilement. Vous pouvez fuir
votre mari ou votre épouse mais vous ne pouvez pas fuir vos propres enfants.
Par conséquent, l’existence entière de certains est une question de se rembourser
les dettes l’un à l’autre.

Famille qui ne fonctionne pas bien

Le facteur karmique peut abilement réunir quelques personnes et les faire


vivre comme une unité familiale. Alors la loi toute-puissante du karma
commence son travail artistique en inventant constamment une série de
problèmes parmi ces personnes et ainsi, les transforme en une famille à
problèmes. Si vous êtes un fan de la chaine Hallmark ou des films réels (reality
show), je suis sûre que vous avez vu assez d'histoires réelles déchirantes dont les
tragédies se combinent sous differentes formes. Si ce ne sont pas les parents qui
sont les mauvais personnages, alors ce sont les enfants - et avec tous les
ingrédients qui alimentent les problèmes comme l'alcool, les drogues, les
accidents, la mauvaise santé, le crime ou l'injustice. La liste continue. Il n'y a
aucune sortie de secours pour les personnes concernées parce qu'elles sont une
famille et doivent, en conséquence, accepter la douleur. C'est la raison pour
laquelle le commerce d’anti dépresseurs est extrêmement florissant de nos jours.

Dans le passé, j'étais très peu disposée à croire que tout ce ravage résultait
du seul karma mais avec la maturation de ma sagesse, j'ai commencé à voir que
cela avait tout son sens.

Je connais un homme qui était tout à fait heureux dans son célibat jusqu'à
l'âge de 40 ans, lorsqu’il a rencontré une fille beaucoup plus jeune et ils ont
décidé de se marier. Après 18 mois de mariage, ils ont eu une fille et dans les 24
mois de mariage, l'homme s’est retrouvé avec son bébé de 6 mois abandonnés
par sa jeune épouse. Il ne savait quoi faire. Vous pouvez donner toutes les
explications que vous voulez mais moi je vois en ça l’artistique travail du karma.

Dette Karmique

Cette courte histoire a pour but d’exprimer le concept karmique ci-


dessus :

Un homme riche avait une conversation avec cinq hommes qui tous
avaient des dettes karmiques envers lui.
« Comment allez vous me rembourser vos dettes ? » Demanda l'homme
riche.

Le premier homme a répondu : « Je vais naitre en tant que votre vache et


je vais labourer vos champs pour vous»

Le deuxième homme a répondu : « Je vais naitre en tant que votre cheval


et je vous laisserai me monter. »

Le troisième homme a répondu : « Je vais naitre en tant que votre poulet


et je ferai des œufs pour vous. »

Le quatrième homme a répondu : « Je vais naitre en tant que votre chien


et je garderai votre maison pour vous. »

Le cinquième homme a répondu : « Je vais certainement naitre en tant


que votre père et je m’occuperai de vous toute ma vie. »

Arahant et karma dissous

Personne ne peut échapper à sa dette karmique à moins qu'on atteigne


l'état d’Arahant – ce qui signifie la personne qui a emprunté avec succès la 7 ème
sortie vers le Nirvâna. Un Arahant, ou entièrement illuminé, doit faire certains
types de karmas qui permettent d’annuler les effets négatifs de ses anciens
karmas. Le Vipassana7 est ce genre spécial d'activité qui désactivera la
conséquence de ses mauvais actes passés.

Revenons au jeu de poursuite ou de chasse et vous comprendrez mieux.


Un chien chasse toujours un renard mais si ce renard est équipé d’un turbo dans
ses pattes, le chien n’a aucune chance de courrir autant que le renard. La
pratique du Vipassana est infiniment comme un réacteur, un turbo, sinon une
fusée que vous pouvez attacher sur votre corps pour vous permettre de courir
tellement vite qu’aucun créancier ne puisse vous attrapper. C'est la raison du
karma dissous. La conséquence karmique ne disparaît pas simplement dans l'air.
Les conséquences s’annulent simplement du fait de la capacité du renard à
courir tellement vite que le chien ne puisse plus repérer sa proie, et n'a d’autre
choix que d'abandonner la chasse.

7
Les trois expressions suivantes ont exactement la même signification, ce sont : Vipassana,
les 4 fondements de l’éveil et le rappel de soi ou être present dans sa maison.
N'importe qui peut attacher ce réacteur ou cette fusée sur lui en
s'engageant dans la pratique du vipassana - la véritable méthode pour se liberer
du samsara. Vous devez d’abord mettre en application votre « hygiène morale »
aussi bien qu’adhérer à la croyance dans la loi du karma, seulement alors vous
serez qualifié pour poursuivre la pratique du vipassana. Autrement, cela ne
fonctionnera pas. Une fois que vous commencez à pratiquer le vipassana, vous
deviendrez un renard sprinteur qui peut courir plus rapidement. Car plus la
pratique progresse, l'écart entre le renard et le chien s'élargit. Une fois que vous
devenez entièrement illuminé, ou un Arahant, le renard peut courrir tellement
vite que le chien reste sur place à se demander où le renard est allé. C'est ainsi
que le karma d'un Arahant se dissout ou s’annule. C’est plutôt que le chien ne
peut plus trouver le renard !

L'abbé et l'ange de la mort

Je ne sais pas si ce conte est basé sur une histoire vraie ou pas, mais je l'ai
entendue la première fois de mon professeur, Tang Mor Sieng. Il illustre plutôt
bien la notion de karma dissous.

Il est question d’un abbé qui avait à diriger un temple. Il était devenu si
occupé qu'il n’avait plus le temps pour la pratique du vipassana. Un jour l'ange
de la mort lui rendit visite et lui dit qu'il n’avait plus que 7 jours à vivre. L'abbé
décida alors à l’instant de se retirer de son travail administratif et dit à son
assistant de ne pas le déranger pendant 7 jours pendant lesquels il voulait faire
une retraite. Il s'est alors enfermé à clef dans ses appartements et a travaillé à sa
pratique du vipassana sans interruption. Le 7ème jour, deux anges de la mort
sont venus avec l'intention de conduire l'abbé dans le prochain règne. Ils sont
entrés dans les appartements de l’abbé mais ne l’ont trouvé nulle part et
finalement ils ont dû repartir.

Entre temps, l'abbé savait que son heure avait sonné, il s'était alors
préparé à aller au Nirvâna en laissant son esprit centré sur les 4 fondements de
l’éveil à tel point que le moi ou je ou ego avait disparu – il était dans l’état de
perception innocente (un terme que j’ai inventé). Il est resté dans cet état
pendant un bon moment jusqu’aux premières heures du 8ème jour. Il est sorti de
la méditation et a continué de vivre jusqu'à un âge avancé.

Karma pas aussi dissous (nul) que ça !


Après avoir parlé du karma dissous des personnes illuminées, il y a,
cependant, un exemple qui dément la théorie ci-dessus, et en échange, souligne
combien déterminée et intransigeante la loi du karma est vraiment. Quand un
Arahant a commit du karma horrible dans le passé, ce karma peut toujours
donner des résultats dans certains cas. Le vénérable Moggalana était un Arahant
et le 2ème disciple le plus proche du Bouddha, et était réputé pour ses pouvoirs
magiques. Dans une de ses vies précédentes, cependant, il avait l'habitude de
maltraiter physiquement sa mère en la battant. Ce karma sinistre l'avait conduit à
renaître pendant longtemps dans les quatre règnes les plus bas du samsara. Dans
chacune de ses vies en tant qu’être humain, quelqu’un devait le battre. Même
dans sa dernière vie où il était devenu un Arahant, ce redoutable karma commis
contre sa mère n'était pas complètement nul (dissous) et a plutôt tendu à donner
des résultats. En fin de compte, il a été encore battu par un groupe de bandits ;
ses os ont été brisés en morceaux. Il n’en est pas mort cependant et il se dit qu’il
a utilisé ses pouvoirs magiques pour ressouder ses os et les remettre en place et a
ensuite courru vers le Bouddha et pour lui demander la permission d’entrer dans
le parinibbana (paranirvana) – la totale extinction du corps, du mental et de
l’esprit où il n’ y a plus de renaissance possible. Le Bouddha a accordé la
permission à son 2ème disciple le plus proche d'entrer dans le parinibbana.

Quand le Bouddha était encore vivant, il était habituel que les disciples
entièrement illuminés (arahant) demandent la permission du Bouddha pour
entrer dans le parinibbana.

L'histoire ci-dessus montre combien définie est la loi du karma. Même un


Arahant qui est censé être libéré de son karma précédent ne peut en échapper
facilement. Le non-croyant n’a aucune chance d’échapper au résultat de son
karma. Les personnes sages garderont cette connaissance très soigneusement et
la prendront probablement comme une très précieuse révélation.

Vendredi 13… ? !

Vous pouvez tout faire pour empècher que le malheur ne vous arrive et
même que la mort ne vous atteigne pas, et même si vous avez le plus reputé des
claivoyants comme conseiller pour vous guider dans chacun de vos pas, vous ne
pouvez pas échapper à la loi ferme du karma. Votre conseiller clairvoyant
pourrait vous dire d'éviter de traverser la route et de conduire une voiture ce jour
particulier jusqu'au coucher du soleil. Ainsi vous irez vous refugier dans un
hôtel cinq étoiles un jour avant, prenant un bain de soleil au bord de la piscine
dans l’espoir que le jour suivant passe et qu’avec lui votre malheur disparaîtra
au coucher du soleil. Je joindrai maintenant à cette causerie une histoire vraie.
Un homme dépressif ayant pris la decision de se suicider se jeta du 5ème étage
d’un hotel de luxe et vint miraculeusement s’écraser sur un invité qui prenait
joyeusement un bain de soleil au bord de la piscine ; le dépressif survecu
miraculeusement à sa chute et c’est plutôt l’homme qui se dorait au soleil au
bord de la piscine qui mourrut! Je me rappelle toujours cette nouvelle parue dans
le journal il y’a quelques années. Vous pouvez considérer ceci comme un
accident fortuit mais c'est ainsi que le karma fonctionne de la manière la plus
mystérieuse. Le mot « accident » est employé seulement quand nous manquons
d'explication logique, cette logique qui n'explique vraiment rien du tout. Il vous
est impossible de ne pas vous demander un grand `POURQUOI', n’est-ce pas ?

Ainsi, tant que le karma fonctionne, si votre compte est bon (si vous êtes
à votre dernier instant sur terre), votre compte est bon qu’importent les durs
efforts que vous fournirez pour éviter que des évènements malheureux ne
viennent dans votre vie. Les accidents étranges sont l’expression du travail
artistique de la loi du karma. Il n'y a aucune « mort par erreur » dans le livre du
karma. Ce qui peut ressembler à une mort « par erreur » pour vous signifie
simplement que votre compte est bon, sans le savoir vous avez épuisé votre
temps. Une fois que votre nom est inscrit sur la liste du jour de l'ange de la mort,
que se soit un vendredi 13 ou pas, cela n’a vraiment aucune importance, j'ai peur
qu'il n'y ait aucun endroit sûr pour vous sur terre. Vous pouvez même rire de la
mort ! Cette notion karmique a été en fait dépeinte dans sa crue réalité dans une
série de deux films appelés la destination finale 1-2. Vous devriez les regarder.
Naturellement, ils n'ont pas parlé du karma mais vous et moi savons que c’est
de cela qu’il est question et c’est suffisant.

Vous ne devriez pas avoir trop peur de la mort de toute façon si vous
comprenez à fond tous ces concepts sur le karma que je vous explique tout au
long de ce livre.

Repondre à la haine par la bonté

La loi du talion « œil pour œil » ne peut jamais être acceptée par les
bouddhistes. La vengeance n'arrête pas la douleur, elle crée plus de douleur. Le
Bouddha nous a enseigné tout à fait l'opposé. Le Digne nous a appris à repondre
à la haine et l'hostilité par le pardon, et mieux encore, par la bonté et la
compassion. Le pardon est le seul moyen de mettre fin au jeu de chasse
karmique et de briser le cycle vicieux. C'est pourquoi le Bouddha blâme ceux
qui repondent à la colère avec plus de colère. Répondre à la haine par la
vengeance et plus d'hostilité c’est alimenter la loi du karma et prolonger pour
très longtemps encore notre séjour dans le samsara. La seule manière de briser
ce cycle pénible est de mettre en application le pardon et la bonté.

Evidemment repondre à la haine par la bonté est plus facile à dire qu’à
faire. Ce concept moral élevé, à mon avis, est tout comme tendre l'autre joue ou
donner aussi le pantalon bien qu'ils veuillent juste la chemise comme enseigné
dans la bible. En dépit des difficultés, la vérité est que la paix et le bonheur sont
juste quelques pas après le pardon. Seules les personnes qui savent pardonner
peuvent trouver la paix et vivre le paradis ici sur terre. Rien n'est plus mauvais
que de garder rancune et entretenir en soi la haine, particulièrement s'il s’agit de
quelque chose de vraiment sérieux. La haine passionnée envers quelqu'un peut
facilement détruire toute la vie de celui qui hait. Une telle vie est un enfer
vivant. Personne ne peut vous aider à sortir de cet enfer, vous seul le pouvez ;
C'est-à-dire que, vous devez pardonner et laissez aller votre colère et votre
amertume.

Je sais qu'il ne semble pas juste de pardonner parfois, comme le cas de


personnes mauvaises qui pourraient avoir ôté la vie de vos proches bien aimés -
si c'est le cas ! Vous devez comprendre que personne ne peut échapper à la loi
du karma quoique vous puissiez penser que toutes les punitions du monde ne
soient pas suffisantes pour apaiser votre colère.

Si vous croyez au karma, vous devez savoir que ces mauvaises personnes
seront certainement punies d’une façon ou d'une autre, un jour. C’est pour cela
que l’enfer existe - pour punir les mauvaises personnes. La loi très juste du
karma prendra soin de chacun et s'assurera que chacun reçoive ce qu’il mérite.
Vous devez croire en cela. Et dès ce moment, vous devez prendre soin de vous.
Quand vous pouvez comprendre ceci, vous devez prendre soin de votre propre
karma aussi. Vous ne devez pas laisser la haine et la colère vous ronger à
l’intérieur et ruiner votre vie entière ; vous devez apprendre à laisser aller et
pardonner. Cela est très difficile mais très efficace pour vous sortir de l'enfer
dans lequel vous pouvez être en train de vivre.

Quand vous savez comment être toujours présent en vous-mêmes, cela


vous est plus facile de pardonner et d’aimer. En vous améliorant toujours, vous
pourrez montrer une bonté et une compassion véritables envers ceux que vous
aviez l'habitude de détester le plus. Ceci est une bonne gymnastique mentale et
un grand accomplissement pour qui peut vraiment le faire. Après tout, c'est le
cercle vicieux duquel chacun doit essayer de se libérer.
Chapitre cinq

Boon… le facteur déterminant de la mort

Que signifie Boon

Le bien et le mal en thaï se dit « boon – barb ». Il est important que vous
apprenniez ces deux mots avant que nous puissions parler davantage du karma.

« boon » en thaï, a été traduit par beaucoup d’érudits bouddhistes comme


« mérite » - signifiant le fait d'être bon et digne d’éloges - une définition que
personnellement je ne trouve pas très concordante. Boon se rapporte strictement
à l'action qui donne lieu à un bon résultat karmique, tandis que barb est tout ce
qui est à l'opposé. Les thaïs répètent indéfiniment le mot « tam-boon » au
quotidien, signifiant accomplir des actes sains qui produiront de bons résultats
karmiques et les enverront à une meilleure renaissance. Par conséquent, le tam-
boon constitue la plus grande partie de la vie d’un boudhiste engagé.

Après qu'une activité boon ait été accomplie, ceux qui accomplissent le
boon se sentiront naturellement joyeux et en paix. Ces sentiments intérieurs
positifs sont l'énergie du boon, qui peut se matérialiser en une boule d'énergie
émergeant du corps. Elle apparaît un court moment, puis disparaît. Cette énergie
boon sera reliée à notre statut de renaissance. Je parlerai de ceci dans un autre
chapitre. Apparemment, les êtres celestes (devas) ne sont rien d’autre que le
rayonnement positif de l’énergie boon.

Se rejouir du boon

Une autre caractéristique du boon est que ça peut se transmettre et être


reçu par les humains ou les autres êtres sensibles dans d'autres règnes. C'est une
tradition bouddhiste que celui qui a du boon doit le partager avec les autres après
qu’un tam-boon ait été accompli. Ceci est fait mentalement en disant ou en
souhaitant quelque chose comme : que ce boon que je viens d’accomplir soit
envoyé à tous les êtres sensibles, à nos amis qui partagent avec nous la
naissance, le vieillissement, la maladie et la mort ; que ce boon vous aide tous à
être heureux et en paix. Ce rituel est connu comme repandre la bonté ou pae
metta en Thaïlande.
Un rite funèbre bouddhiste est fondamentalement l'envoi de boon aux
parents décédés. Nous ne pouvons pas prendre la richesse matérielle avec nous
dans la vie après la mort. La seule chose que nous pouvons emporter avec nous
est notre propre champ d’énergie rayonnante ou boon. Tandis que boon enverra
votre âme à une bonne renaissance, barb (péché) vous enverra à une mauvaise
renaissance. Heureusement, boon peut être transmis même à ceux qui vivent
dans d'autres règnes.

Boon se développe

Si l’on compare, donner des objets tangibles aux autres signifie posseder
moins qu’avant le don, tandis que donner du boon qui n’est pas tangible,
multiplie le boon de celui qui donne. Chaque fois que vous partagez votre boon
avec d'autres, votre propre champ d’énergie boon rayonne plus fortement, est
plus puissant et plus lumineux. Ces conséquences karmiques positives vous
garantiront certainement une très bonne renaissance. Si des Thais tombent par
hasard sur quelqu'un - des parents, des amis ou des voisins – alors qu’ils rentrent
chez eux après un tam-boon, ils diront à ces personnes quelque chose comme :

«Je viens d’accomplir du tam-boon, voici du boon pour vous. »

Les parents ou amis se réjouiraient de cette activité boon en disant :


« anumodhana boon » et diront ensuite « sadhu sadhu sadhu » en se
réjouissant, ce qui veut à peu prêt dire : je suis heureux pour vous que vous ayez
fait du boon…

En se réjouissant du boon des autres, ils gagnent également du boon pour


eux-mêmes. La technologie moderne comme le courrier électronique a aidé à
garder vivant ce rituel bouddhiste bien qu'on puisse vivre parmi les chrétiens
comme moi. Je reçois souvent des email d’amis me parlant de leurs activités
tam-boon en Thaïlande de sorte que je puisse m’en rejouir avec eux. Dans ce
sens, boon est comme une bougie allumée qui chaque fois qu’on la transmet à
une autre personne produit de plus en plus de lumière. Ceci, à mon avis, est une
culture d’illumination extrêmement riche qu’il n'est pas facile de rencontrer et
donc mérite d'être bien entretenue pour le bien de notre progéniture. C'est la
manière la plus facile de gagner ou d’investir - si vous voulez - sans avoir à
dépenser quoique se soit si ce n’est d’avoir une joie véritable pour ceux qui font
du bien. La signification profonde derrière tout ceci c’est d’arriver à se
débarasser du sens de l'individualisme ou de dissoudre au maximum notre égo,
ce qui est la pratique principale pour nous libérer du samsara. J'ai déjà expliqué
en détail ce processus dans le premier tome de ce livre : l’hygiène morale.
Boon et parami

Hors mis le fait que boon conditionne votre renaissance, c’est également
le facteur principal qui decide de votre entrée au Nirvâna. Les perfections ou
parami, dont j’ai parlé dans le chapitre trois, est l’ensemble de tous les boon que
vous pouvez accomplir pour accélerer ou faciliter votre entrée dans le Nirvâna.
C'est pourquoi je me refuse à traduire boon par « mérite ». Boon a une
signification beaucoup plus profonde que le mérite. Il met plus d’accent sur la
nécessité de réduire votre avarice, colère, égoïsme et particulièrement votre sens
de « moi » ce sont là les conditions essentielles pour briser la chaine du karma et
gagner le droit d’entrée au Nirvana.

Ceci est la nature unique de boon qui jamais n'a été vraiment expliquée
par les autres grands professeurs hors mis le Bouddha lui-même. Par
conséquent, il est difficile de trouver un équivalent anglais pour traduire ce
concept bouddhiste de boon, qui est totalement nouveau à l'esprit d’un
occidental, et mérite donc d'être considéré avec une bonne ouverture d’esprit.
Vous pouvez tellement bénéficier d’une juste compréhension de ce concept car
vous serez capable d’en extraire tout le bien et, en agissant en conséquence c’est
comme si vous avez-vous-même votre propre « générateur du bien ». Ceci vous
permettra d’avoir un contrôle absolu sur votre propre destin. Vous n’aurez pas à
compter sur n'importe quoi ou n'importe qui, particulièrement si vous ne croyez
pas vraiment en Dieu.

En dépit de sa signification abstraite, boon est l'un des mots les plus
populaires du vocabulaire thaï, répété des milliers et des milliers de fois au
quotidien en Thaïlande. Je préfère donc employer le mot boon avec l’espoir que
vous vous rappellerez la signification.

La fin de boon signifie la mort

Selon la croyance bouddhiste, une vie prend fin en raison de deux


facteurs :

1) soit que l’on soit arrivé à la fin de sa durée de vie,

2) soit que l’on ait finit son boon.


Que la fin de boon entraine la mort, est un concept très intéressant, qui
une fois encore est nouveau à la mentalité occidentale. Ceci peut expliquer pour
beaucoup pourquoi certains ont une longue ou courte vie et pourquoi certains
parents vivent plus longtemps que leurs enfants. La bonne nouvelle est que vous
pouvez également prévoir votre propre destin d'une manière particulière si vous
savez comment fonctionne boon.

Différentes durées de vie

Tous les êtres sensibles ont leurs propres durées de vie, certains ont une
longue, d’autres une courte,

tout dépend du règne dans lequel on renait. La durée de vie des êtres
célestes est beaucoup plus longue que celle des humains. Les brahmas vivant
dans les mondes de brahma - les niveaux les plus élevés du ciel - ont une durée
de vie extrêmement longue comparée à la vie humaine. Ils peuvent vivre autant
que quelques kappas et manquer l’illumination finale d’un Bouddha et toute la
période où son enseignement rayonnera jusqu’à disparaitre. C'est pourquoi le
Bouddha a senti de la pitié envers les deux professeurs qui lui ont enseigné la
méditation. Ces deux professeurs ont disparu juste quelques jours avant
l’illumination du Bouddha, et ils étaient déjà renés comme brahmas dans le
monde de brahma. Ils seraient dans le ciel pendant un temps très long en effet et
manqueraient la chance d'écouter les enseignements du Bouddha qui les aurait
aidés à en finir avec leurs renaissances. Une fois que leurs vies dans ce monde
supra-paradisiaque prendront fin, ils devront mourir à leur statut céleste et
renaitre encore, à une destination déterminée par leur karma précédent. Un
brahma peut encore très bien renaitre en enfer si le résultat d’un mauvais karma
d’une vie passée très lointaine devait le rattraper. Il y a beaucoup d'histoires
concernant ce fait dans les textes bouddhistes.

La durée de vie humaine

Je voudrais me concentrer juste sur la durée de vie des êtres humains et


des animaux, qui sont les deux règnes auxquels nous pouvons vraiment nous
rapporter. Certains animaux ne vivent que quelques heures, d’autres quelques
jours, d’autres encore quelques mois et certains peuvent aller jusqu'à presque
cent ans, comme les éléphants et les tortues par exemple. Un être humain vit
entre 70-90 ans en moyenne selon où l’on vit. Si vous êtes né en Afrique, votre
durée de vie pourrait être la moitié de ce qui précède. (Puisque ce livre n'est pas
destiné aux personnes très pauvres qui n’ont pas très souvent le temps de lire,
j'emploierai ainsi l'âge moyen des personnes vivant dans les pays développés qui
auront plus de temps pour la lecture.) Mais qu'importe où vous vivez, votre vie
peut aller jusqu'à 100 ans tout au plus - naturellement, il y a un nombre
minuscule d'exceptions ! Néanmoins, cela signifie que quand votre temps est
venu, vous devez abandonner ce corps et passer à votre prochain corps.

Cependant, pour pouvoir vivre tout au long de ces 70-90 années de la vie,
vous devez avoir le pouvoir de la bonté (boon) pour vous guider. Sans boon
comme base de vie, en dépit d'une esperance de vie de 70-90 ans, vous pourriez
ne pas atteindre cet âge. A l’opposé, ceux qui ont accumulé une importante
quantité de boon vivront specialement longtemps quoiqu’il y’ait des raisons
suffisantes qu’elles meurent plutôt que plutard.

Nous ne savons pas ce qui va mal autant que nous ne savons pas ce qui va
bien

La famille de mon mari fait souvent de la plaisanterie au sujet de notre


tante Win. Son régime était une bonne recette pour l'envoyer à la tombe plutôt,
sel, sucre, tout ce qui est gras ! Elle en a beaucoup aimé ! J'ai toujours eu un
quartier de porc pour notre dîner de réveillon de Noël, et je n’aime pas le gras.
Je découpais toute la graisse du quartier de porc en tranches et les donnais à la
tante Win qui aimait mettre la graisse de porc dans ses sandwichs, probablement
avec du sel en plus ! Tante Win n'a jamais eu des ennuis de santé hors mis son
cancer du sein à l'âge de 40 ans et sa surdité grave. Elle vecu toute sa vie sans
aucun ennui serieux de santé depuis son operation suite à son cancer. Tante Win
était née en 1907, a vécu suffisament pour voir le feu d'artifice du deuxième
millénaire et est morte paisiblement le lendemain de Noël de l'an 2000 -
probablement après avoir consommé la graisse de mon quartier de porc du
réveillon de Noël ? !

Mon papa était un grand fumeur et nous pensions qu'il mourrait plus tôt
d'une maladie liée au tabac, mais il a aussi vécu jusqu'à 87 sans aucune maladie
sérieuse excepté sa mauvaise humeur quand il ne pouvait pas fumer à certains
endroits.

D'autre part, nous avons lu dans le journal d'aujourd'hui le cas d’une fille
d’environ 12 ans qui est allée à l'étranger pour des vacances en famille qu’on a
qu’une fois dans sa vie. Elle a été victime d’une intoxication alimentaire pendant
une sortie et ses reins ont été affectés par cela. Actuellement, elle a besoin de
dialyse régulière et attend une greffe de rein. Sans greffe, elle peut ne pas
survivre, a dit le docteur.
Nous devons admettre que nous ne savons pas ce qui va mal autant que
nous ne savons pas ce qui va bien. Nous pouvons nous cacher derrière les murs
de la science et essayer d'expliquer l'évènement du mieux que nous pouvons
,mais peu importe combien précise notre raison est, vous et moi savons qu'elle
reste très limitée, n’est-ce-pas ?

Évidence flagrante

Je ne sais vraiment pas comment vous pouvez expliquer rationnellement


ces évènements contrastés sans y introduire la loi du karma. Sans le karma, vous
ne vous débarasserez jamais du « pourquoi moi, pourquoi vous et pourquoi pas
les autres ». Le chien karmique n’est pas nécessairement une personne. Cela
peut être n’importe quoi, des accidents, des maladies, une démangeaison, se
trouver dans une situation pénible d’où on ne peut s’échapper, etc. Certaines
personnes ont vu leur identité volée et ont vecu de terribles ennuis pendant des
années afin juste de pouvoir retablir l’ordre. Si vous regardez autour de vous,
vous verrez l'évidence flagrante des personnes dont la vie a été chamboulée à
cause de leur propre karma (essayez de voir des cas sur la chaine Hallmark ou
sur les chaines de télé-réalité). Vous avez besoin juste d'un peu de conseils et de
sagesse pour vous en apercevoir et vous en convaincre vous-même.

Selon le concept bouddhiste, quand on meurt particulièrement à un jeune


âge, nous dirions que cette personne a épuisé tout son boon (mod boon). C'est
pourquoi sa vie a dû finir avant le terme de sa durée potentielle.

Course de bateau et course de boon

Si nous introduisons la loi du karma dans l'équation de la vie, cela va


certainement ôter la question du « pourquoi ». A la naissance, chaque bébé
apportera avec lui/elle plus ou mons de boon. C’est une question d'arithmétique
de base. Si un plus est ajouté, le nombre se développera très rapidement, mais si
c’est un moins, le nombre diminue très rapidement - c'est un juste retour des
choses. Naitre avec un plus, vous apportez avec vous une somme énorme de
boon, ce qui vous conduit à naitre dans des circonstances chanceuses et
favorables. Ceci explique pourquoi certaines personnes sont nées avec une
cuillère en argent dans la bouche et d’autres avec une cuillère en plastique,
certains sont nés intelligents mais d’autres sont tout à fait faibles ; certains
naissent beaux et d’autres laids, certains ont de bons parents et d’autres ont de
mauvais parents, les uns ont une bonne santé et les autres ont une mauvaise
santé.
Alors vous avez toujours toutes ces circonstances favorables et
défavorables qui se mélangent dans différentes combinaisons. Certains riches ne
sont pas intelligents et ont une santé mauvaise, alors que certains sont pauvres et
laids, mais extrêmement intelligents, par exemple. Les détails de ce mélange
complexe du karma sont ingenieusement orchestrés par la loi du karma elle-
même.

Ceux qui ont le statut favorable et toutes les faveurs avec eux portent
manifestement avec eux un grand signe plus de boon. Ils n’ont pas à faire
beaucoup d’efforts mais les choses semblent leurs venir très facilement. S'ils
s’engagent dans quelques entreprises, la chance semble être de leur côté. Il y’ a
un adage thaï qui dit : « Vous pouvez concurrencer dans une course de bateaux,
mais pas dans une course de boon. »

Cependant, vous ne devez pas être suffisant et penser que les choses iront
toujours sans à-coup parce que le boon s’épuise aussi. C'est une autre
caractéristique importante du boon. On doit prolonger le boon en le multipliant
par de bons actes, toujours et toujours.

Etre né avec un signe moins

Lorsque les bébés et les enfants en bas âge meurent en raison des
maladies, des accidents ou d’un crime, Il nous est très souvent difficile de
comprendre pourquoi. Il semble à la plupart des personnes que ces enfants n'ont
pas eu l’opportunité de vivre assez longtemps pour faire quoi que se soit de mal,
ainsi de quoi sont-ils punis si tôt ? Selon la loi du karma, ils étaient nés avec un
signe moins ! Ils n'ont pas apporté avec eux assez de boon.

Je vous prie de vous rappeler que la loi du karma n’a pas besoin d’un être
surnaturel pour faire ses jugements. Cette loi morale fonctionne comme la loi de
la physique. Toutes les circonstances sont issues du fonctionnement normal du
karma. Je me dois de vous le rappeler encore parce que ce dont je vais parler est
un sujet très sensible pour la pensée occidentale. Si vous ne pouvez pas
comprendre totalement, vous vous sentirez terriblement offensé et pourriez être
fâché, particulièrement si vous êtes vulnérable. Vous pourriez avoir perdu des
êtres chers, peut-être vos enfants, dans la situation la plus affreuse. Néanmoins,
si vous pouvez véritablement comprendre ce que je dis, vous pourriez laisser
aller la douleur que vous portez sans doute depuis longtemps. Vous aider à vous
libérer de votre douleur est ma principale préoccupation.
Pourquoi Dieu n'a-t-il pas aidé mon bébé ?

Cela dépend de ce que vous entendez par Dieu. Des faits tragiques tels
que la mort de bébés ne peuvent pas être expliqués logiquement si nous
considérons Dieu comme un être omnipotent.

Chaque jour, nous entendons des nouvelles des personnes innocentes


telles que les enfants en bas âge, les personnes âgées et les femmes qui sont
attaquées, enlevées, violées et assassinées. Il y’ a également les maladies qui
mettent tant de personnes, autant riches que pauvres, dans la misère et la
souffrance permanentes. Sans compter les guerres et toutes ces souffrances que
les gens s’infligent les uns aux autres tout à fait inutilement. Où pouvons-nous
mettre Dieu dans toute cette douleur ?

Alors que j’écrivais la présente partie du chapitre, il y’ a eu des nouvelles


d'une fille de huit ans qui a disparue alors qu’elle était dehors à jouer avec ses
frères et sœurs à la campagne. Une recherche engoissante a eu lieu pendant les
20 derniers jours, dans une atmosphère atroce pour la famille. Toute la nation
s'est également accrochée au mince espoir que la petite fille perdue pourrait être
trouvée vivante. Tout le monde a été choqué quand les nouvelles ont annoncé
que le corps de la fille a été trouvé jété dans un buisson à 12 milles de l’endroit
où elle a été vue pour la dernière fois.

Je ne suis pas chrétienne, mais si je devais croire en Dieu en tant qu'être


omnipotent et si j'étais la mère de cette fille, je crierais et maudirais ce Dieu de
jour comme de nuit. Il clame qu’il nous aime tellement mais pourquoi n'a-t-il
pas aidé ma petite fille, pourquoi ne l’a-t-il pas sauvée des mains de personnes
aussi démoniaques ?

La plupart de ceux qui croient en Dieu trouvent souvent des excuses à leur
Dieu bien aimé en disant que de tels mauvais actes ne sont pas de Dieu mais de
satan. Je considère cela comme de pauvres excuses. Cela n’a absolument pas de
sens. Vous pouvez continuer de croire que Dieu a fait le monde en 7 jours et
nous a donné toute cette belle nature à aimer. Pour moi, une telle tâche est
beaucoup plus un defi et une exigeance que de défendre et de protéger les vies
innocentes et sans défense contre le mal. Ceci devrait être la priorité de Dieu de
garder le monde qu'il a construit dans un bon ordre moral. Je suis désolée mais
je ne peux pas admettre le concept de Dieu en tant qu'être omnipotent, aimable,
gentil et tout puissant. Cela ne se tient pas et n’a absolument pas de sens quand
il advient que de bonnes personnes innocentes, particulièrement les enfants en
bas âge soient brutalement attaqués et tués8.

D'autre part, si nous considérons la loi du karma dans ces évènements,


cela commence à avoir un certain sens. Cela explique pourquoi les bébés et les
enfants en bas âge doivent souffrir et mourir. C'est parce qu'ils ont apporté avec
eux le signe karmique moins. Bien qu'ils aient eu le droit de vivre une vie
entière comme tout le monde, la puissance de la bonté (boon) qu'ils ont apportée
avec eux n'était pas suffisante pour qu'ils vivent leur vie jusqu’au bout. Le signe
karmique moins a malheureusement fait écouler leur vie très rapidement.

Comparativement parlant, ces renards ont eu beaucoup trop de chiens


furieux après eux. Ces chiens pourraient avoir chassé ces renards pendant un
certain temps, parvenant finalement à les rattraper pendant cette vie. C'est la
raison pour laquelle les évènements malheureux arrivent aux jeunes, même
avant qu'ils aient eu l’opportunité de faire quelque chose de mauvais (commettre
un acte barb). Ceci n'est pas notre première vie et certainement pas la dernière
non plus et nous n’avons aucun moyen de savoir quels mauvais actes nous avons
faits dans nos vies précédentes. Quelque soit ce qu’ils ont été, ce sont les
conséquences que tous les renards doivent affronter - il n’ ya aucun échapatoire
!

Un mot pour tous

Je veux croire que les bouddhistes et les chrétiens ont parlé réellement de
la même chose mais la confusion repose sur l'ambiguïté des mots qui ont été
employés. Ma compréhension est que le mot « Dieu » a été employé pour
différentes fonctions et cela a causé beaucoup d'imprécisions dans
l'enseignement. En anglais, nous employons différents mots pour différentes
fonctions - sujet, objet, verbe, nom, adjectif, adverbe, préposition et ainsi de
suite - de sorte qu'une phrase compréhensible, parfaite puisse être construite et
donner lieu à une bonne communication. Le `je' est employé comme sujet tandis

8
S’il vous plait comprenez que je n’ai aucune intention de détruire votre foi. J’aurai vraiment
tort de vouloir le faire. Toutefois, si votre foi est forte, je ne pense pas pouvoir vous faire du
tort quelque soit ; vous serez très bien protégez par Dieu en qui vous croyez. Pour ceux qui
sont troublés par ce que je viens de dire, qu’ils ne paniquent pas. S’il vous plait reportez-vous
au chapitre sur La Vérité Universelle dont j’ai parlée dans « Une Poignée de Feuilles ». si
vous pouvez suivre les recommandations précises sur comment être present en soi, vous
pourrez toujours trouver le Dieu qui vous protège vraiment de la douleur, mais n’a pas le
pouvoir de modifier les faits et d’intervenir dans votre libre arbitre.
que `moi' est un objet ; `bon' est un adjectif mais si vous voulez un adverbe,
vous employez « mieux ».

Dans le christianisme, le mot « Dieu » est employé pour toutes les


fonctions, c’est comme si on employait »je » pour le sujet, l'objet, l'adjectif,
l'adverbe et la préposition. La confusion est la moindre des choses auxquelles on
peut s’attendre dans ce cas. Je suis convaincue que c'est le problème réel qui
cause la confusion et les malentendus parmi les chrétiens lorsque les incidents
malheureux se produisent dans leurs vies. Dieu ne peut pas aimer une personne
si profondement et punir une autre si durement.

Un mot pour toutes les fonctions ne s'applique pas au bouddhisme. Le Bouddha


était un véritable intellectuel, tout en étant extrêmement sage aussi, par
conséquent il a eu la capacité d'employer un éventail de vocabulaires pour
décrire certaines natures selon leurs fonctions. Le Nirvâna représente la vérité
ultime et le but principal de la vie. Nirodha se rapporte à la liberté et au
détachement de l'esprit ou de la fin de la douleur mentale. Vimutti se rapporte au
calme profond ou à l'émancipation de l'esprit. Il y’a également une autre gamme
entière de mots et d’expressions pour les actions et leurs conséquences telles que
le samsara, la loi du karma, le cycle de la renaissance. Ces mots peuvent
expliquer comment les choses fonctionnent dans l'univers et comment elles
affectent nos vies.

Tous les différents mots utilisés dans le bouddhisme ont, semble t-il été
représentés juste par le mot <Dieu> qui signifie également et de manière
profonde un être divin et omnipotent. Je suis sûre que ce sont les raisons de la
confusion et des incompréhensions parce que les gens naturellement attendent
beaucoup de Dieu. Le Nirvâna, la fin de la souffrance ou la libération du
samsara est pour tout le monde, ce qui fait que sur ce plan, Dieu aime tout le
monde de la même façon. La loi du karma s’assure que chacun reçoit ce qu’il
mérite, on pourrait l’énoncer par : Dieu aide ceux qui s'aident eux-mêmes.

En employant les bonnes terminologies pour chaque fonction telle que le


karma, je crois, qu’il y’aurait très peu de personnes confuses blâmant Dieu pour
les mauvaises choses qui se produisent dans le monde.

L'incrédulité ne fait aucune différence

La loi du karma ne vous laisse pas tranquille parce que vous êtes un
enfant sans défense. La loi du karma traite tous les êtres sensibles de la même
façon ,tout comme les lois de la physique qui sont les mêmes pour l'univers
entier. Personne ne peut choisir d’être ou de ne pas être dans le karma. Que
vous vouliez croire en la loi de la pesanteur ou pas, vous serez toujours affecté
par elle – tout retombe sur la terre ! Et il en va de même pour la loi du karma
pour vous. Votre incrédulité ne fera pas un iota de différence sur les opérations
de la loi karmique. En fait, ce concept de naissance avec un signe karmique
moins vous permettra de comprendre que personne ne peut ôter la vie et s’en
sortir. Tout ceci confirme la croyance selon laquelle tout ce qui va revient à son
point de départ avec les conséquences. Le Samsara est comme une roue, c’est
pourquoi les conséquences karmiques reviendront toujours au propriétaire. C'est
seulement une question de temps. Sans cette compréhension, il nous semblera
faire partie de cette plaisanterie cosmique dans laquelle rien ne semble avoir de
sens du tout et cela peut vous conduire à la folie.

Ceci demontre combien il est important que vous sachiez comment la loi
du karma fonctionne. Si vous ne le faites pas, cela signifie que vous êtes tout à
fait heureux d’être là et de prendre ce que vous méritez. Ce qui est mauvais dans
tout ça c’est que vous continuerez à poser de mauvais actes qui vous causeront
plus de douleurs karmiques. En revanche, si vous croyez en la loi de l'action,
vous devriez au moins savoir à quoi vous attendre et en conséquence vous
équiper rapidement d'un réacteur de sorte que vous puissiez courrir plus
rapidement que ces chiens furieux. C'est le moins que vous pouvez faire en vous
protégeant des évènements malheureux dans vos vies.

Karma collectif

Vous pouvez vous demander comment expliquer des tragédies telles que
les guerres et les catastrophes naturelles qui ont comme conséquence la mort
d’un grand nombre de personnes. Également les révolutions politiques qui
causent la mort de beaucoup de personnes comme l'holocauste et le génocide
peuvent être expliquées par le karma collectif.

Même le Bouddha a dû faire face à l'évènement le plus malheureux qui


soit et il ne pouvait rien faire pour l’empêcher. Il y avait une guerre entre les
deux principales branches de sa famille. Le Bouddha a fait trois tentatives pour
arrêter la guerre mais en vain. Finalement, le génocide a eu lieu ; 500 membres
de la famille du Bouddha ont été tués ; un évènement dont le Bouddha a dit qu’il
était dû à leur mauvais karma qu'ils ont fait ensemble dans leurs vies passées.

C'est également tout à fait intéressant. Concernant les tragédies telles que
le 11 Septembre ou le tsunami asiatique par exemple, nous nous demandons
souvent encore pourquoi moi, pourquoi ceux qui me sont chers ? Le karma
collectif pourrait être la réponse à tout ceci. La loi du karma s’arrange tout
d’abord à réunir tous ceux qui ont eu à faire du mauvais karma ensemble dans
des vies antérieures afin qu’ils payent tous ensemble les conséquences de leurs
actes passés. La méthode consiste à placer les gens au bon endroit et au bon
moment et aussi au mauvais endroit au mauvais moment. Ceci a eu comme
conséquence que certaines personnes ont fait leurs bagages et ont parcouru la
moitié de la terre afin de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
D'autre part, pour certains qui étaient censés être sur la scène du désastre, les
choses se sont arrangées pour qu’ils se trouvent loin du lieu de la catastrophe
mortelle.

De tels intrigants incidents sont des sujets des plus difficiles à


comprendre, et j'ai peur que le concept de Dieu ne soit pas d’une grande aide
pour expliquer ces phénomènes. Ainsi agissent les coïncidences cosmiques. Le
tsunami asiatique a tué environ 260.000 personnes et un tiers de ce nombre
étaient des enfants. Je suis tout à fait sûre que pendant ce moment critique, les
cris pour que le Dieu Tout-puissant les aide à s’échaper de la vague géante
doivent avoir envahi le royaume de Dieu. Mais où était-il ? Et comment peut-il
permettre que toutes ces mauvaises choses se produisent dans le monde ?

Certains disent que Dieu était déjà mort à Auschwitz ! Ils doivent se
référer à Dieu en tant que super-être omnipotent et pas à Dieu comme la nature
ultime de toute chose9. Pourrait il être que le Dieu Tout-puissant puisse faire
partie de la loi du karma elle-même ! Si c'est ainsi, cela commence à avoir un
sens.

Faire le bon choix

Bien que la loi du karma affirme que les êtres n’ont que ce qu'ils méritent,
cela ne signifie pas que nous allons nous asseoir et attendre d’être ballotés au gré
du destin karmique, ni ne signifie que nous ne devons pas aider les autres du
tout. Vous devez aider les gens du mieux que vous pouvez, mais quand les
choses deviennent inévitables, vous devez comprendre que c'est la loi du karma.

Supposez que vous avez apporté avec vous un signe plus karmique et êtes
né dans une famille riche avec une santé parfaite et un bon cerveau aussi.
Maintenant, vous êtes un adolescent et savez ce qui est bien autant que ce qui est
mal. Vous êtes invité à une fête où les gens fument, boivent et prennent des
drogues. C'est votre première nuit dehors dans un environnement si sauvage. Il y
a un bon nombre de nouvelles choses et d’événements que vous n'avez jamais

9
S’il vous plait lisez le chapitre 2 du Guide pour une Vie véritable…L’hygiène Morale, jy
donne 24 termes qui se reffèrent à la nature ultime, l’un de ces termes est Dieu.
éprouvés avant c.-à-d. fumer, boire, prendre les drogues, et le sexe. À ce
moment, vous êtes sur le point de créer du nouveau karma, qui donnera un
résultat dans l'avenir. Le résultat karmique ne doit pas nécessairement se
produire dans la vie suivante, il peut se produire aussi rapidement que le jour
suivant votre fête sauvage. Ainsi, votre ami vient et vous offre une boisson et
probablement de la drogue aussi. Ce geste n'a rien à faire avec votre karma de la
vie précédente.

Quoi que vous ayez fait pendant cette nuit à la fête, ces actions sont votre
nouveau karma et vous avez le choix. Par conséquent, vous pouvez dire oui ou
non quand on vous offre des cigarettes, de l'alcool ou des drogues. Si vous avez
dit oui à tout ce que les gens vous ont offert et avez dépassé les limites, vous
avez créé du nouveau karma, qui serait suivi de résultat comme une gueule de
bois dès le matin suivant. Si vous avez pri des drogues et que les choses se
soient mal passées, vous pouvez être sérieusement malade, devenir accro à la
drogue et mourir jeune. Si vous avez dormi avec quelqu'un, vous pouvez faire
face à bien plus de conséquences tant physiquement et qu’émotionnellement,
vous risquez la grossesse ou une maladie. Ainsi, tous les évènements allant de
votre gueule de bois, à votre penchant pour la drogue, à votre grossesse sont le
résultat de vos actions actuelles, une cause précise et des effets directs, qui n'a
rien à voir du tout avec votre vie précédente. Vous devez comprendre ceci
correctement et complètement, autrement vous mettrez tout sur le dos du karma.

Comme exemple alternatif, vous pouvez avoir été élévé dans une famille
riche tant sur le plan matériel que spirituel. Vos parents vous ont enseigné les
règles morales de base et vous savez par vous-mêmes ce qui est bien ou mal.
Vous avez aussi un fort caractère et vous ne vous laissez pas mener par le bout
du nez. Cela pourrait être votre première fois d’aller à une fête, mais vous savez
que ce n’est pas le genre de chose que vous aimez. Vous pouvez prendre un
verre ou deux mais refusez catégoriquement d’aller plus loin. Vous n’êtes pas
tenté par les drogues car vous avez lu les journaux et connaissez les ravages que
cela pourrait vous causer à vous et à votre famille. Ainsi vous vous tenez éloigné
de tout cela. Vos amis essayent de vous convaincre et vous disent combien
merveilleux vous allez vous sentir après et que vous devriez essayer juste pour
expérimnter. Votre fort caractère et votre bonne éducation vous donnent assez
de force pour refuser. Vous pourrez être un beau jeune homme ou une
magnifique jeune fille et attirer des personnes du sexe opposé. Tous veulent aller
au lit avec vous mais encore vous résistez.

Maintenant, regardez les résultats de votre décision cette nuit là. A la fin
de la soirée vous rentrez sain et sauf à la maison. Vous ne faites pas de maladie
dans les toilettes de votre maman, vous ne devenez pas un accro à la drogue, et
vous ne tombez pas enceinte

Votre libre arbitre

Je sais que tout ceci semblera absolument iréaliste dans la mentalité des
jeunes de nos jours. Ce que je voudrais que vous voyiez c’est la difference entre
le karma positif et le karma négatif que vous aurez pu créer cette nuit là à la fête.
Les conséquences sont le résultat direct des choix que vous avez faits cette nuit
là de votre propre volonté. Quelque soit le choix que vous faites, vous allez
assumer les conséquences qui en découlent. Ces nouvelles conséquences vont
vous pousser à faire plus de nouveaux karmas, ce qui conduira à plus de
résultats négatifs. Si c’était la première fois que vous avez essayé de fumer cette
nuit là, vous pourrez aimer cela et continuer dans le tabagisme ou choisir
d’arreter. Vous avez le choix de créer un meilleur karma à chaque instant par le
choix que vous faites.

Si vous êtes en plein milieu de votre adolescence et que vous fumiez


pendant 20 – 40 années encore, vous vous préparé une mauvaise santé due à
votre habitude de fumer. Vous pourriez avoir un cancer du poumon et mourir à
un jeune âge. Votre mortelle maladie et la mort qui en découle sont le résultat de
votre karma de cette vie-ci qui a commencé ce fameux soir à la fête. Vous
pouvez fermer les yeux et imaginer les conséquences à long terme si vous aviez
choisit de prendre la drogue : attraper le vih, tomber enceinte ou engrosser une
fille. Tout ceci decoule des nouvelles actions cette nuit là à la fête et des choix
que vous avez librement faits. Quelque soit le choix que vous faites, bon ou
mauvais, vous aurez à en subir les conséquences.

J'emploierai quelques noms de sorte que vous puissiez visualiser plus


exactement. John et James peuvent être nés comme enfants de mêmes parents
dans la même famille. Leur karma des vies précédentes les a mené à naître dans
des circonstances favorables. John est facilement maniable alors que James est
le maître de son propre esprit. Ils ont été élévés avec les mêmes valeurs mais
ensuite cette nuit à la fête, leurs vies ont prit des directions différentes. Trente
ans plutard, John finit en prison sur la charge d'être un trafiquant de drogue et
suite à sa vie de drogué, il est à l’article de la mort. James est un avocat brillant
mais il ne peut pas aider son frère à sortir de la prison. James a vu assez de
douleur dans sa famille. Il décide alors d'étudier le bouddhisme et de pratiquer
profondement le vipassana. Dix ans se sont écoulés, John meurt en prison et
James est devenu un moine bouddhiste.
L’idée centrale ici est que vous créez votre nouveau karma à tout instant.
Les futures conséquences karmiques ne viendront pas toujours dans la vie
prochaine ; elles peuvent être aussi rapides que l'heure suivante ou le jour
suivant. C'est le simple principe scientifique de cause à effet mais le Bouddha a
pu voir son fonctionnement de façon complète, avant et au delà de l'époque
actuelle. C'est pourquoi il sait que c'est la loi du karma.

Il est important que vous parveniez à trouver un moyen de vous libérer


de vos mauvaises actions qui donneront sans aucun doute de mauvaises
conséquences karmiques. Si vous ne le faites pas, vos propres actions
continueront de vous envoyer encore et encore dans le jeu de la chasse au renard
ou vous serez très souvent le renard à chasser. Et votre cycle de renaissances
continuera indéfiniment.

Le choix est entièrement le vôtre

Quelque soit ce que vous decidez de faire après tout, cela reste
entièrement votre choix. Je ne suis juste qu’un messager du Bouddha. Si vous
prenez le parti d’en rire et de ne pas tenir compte de ce que j’ai dit jusqu’ici et
que vous continuez de nourrir votre avarice, votre colère et vos illusions, vous
obtiendrez certainement ce que vous méritez. Cependant, si vous êtes
convaincus par ce que j'ai dit, et suivez les directives que je vous ai données
pour gravir les échelles de la morale et de la méditation, votre futur changera
certainement pour le mieux10. Vous recevrez plus de paix intérieure. Le choix
est totalement le vôtre.

Faire le bon choix

Si les parents connaissent la loi du karma, ils pourraient enseigner à leurs


enfants à prendre la responsabilité de leurs propres actions et les enfants auraient
plus de chance d’avoir un futur heureux. La triste vérité est que notre société se
compose de parents confus et déséquilibrés qui n’en savent pas beaucoup sur la
vie eux-mêmes. Et comment pouvons-nous nous attendre à ce que leurs enfants
prennent de bonnes décisions ? Même pour ces enfants qui ont eu de bons
10
Le Guide pour une Vie véritable… L’Hygiène Morale est la première partie de ce livre et
contient toutes les directives que vous devez suivre pour vous liberer des conséquences de
votre karma.
parents et une bonne éducation, il n’y a aucune garantie que les choses
marcheront comme prévu. Ceci est dû au fait que les enfants n'appartiennent pas
seulement à leurs parents, mais également à la société et à la culture. Les valeurs
sociales sont des facteurs cruciaux qui peuvent facilement aveugler notre
jugement quand il s’agit de faire les bons choix.

Bien que chacun, y compris le gouvernement, sache que l'alcool n'est pas
bon et est la cause première de beaucoup de problèmes sociaux, la loi permet
toujours aux bars d’être ouverts tout le long du jour en Grande-Bretagne. Quelle
chance nos enfants ont-ils en vivant dans une telle société ? Quelqu'un a dit que
vivre en Grande-Bretagne est juste comme vivre dans un grand bar, ce qui est
très vrai. Comment pouvons-nous nous attendre à ce que les enfants fassent le
bon choix si notre culture les pousse à faire le mauvais choix ?

C’est ce que je ressens parfois, que je lutte en pure perte et c'est pourquoi
je dois me limiter à aider juste une personne à la fois. Autrement, je ne pense pas
que j'aurais assez de force pour continuer avec mon travail.

Scène répétée d'acte immoral

Vous devez être extrêmement fort pour briser la chaîne du karma de nos
jours, parce que la société ne vous laissera pas le faire si facilement. Sans la
vraie sagesse et de bons conseils, il est plus facile de répondre à la haine avec
plus de haine et de vengeance que de la défier avec le pardon et la compassion.
En conséquence, nous continuons à poser les mauvaises actions qui nous
soumettront à vivre plus de conséquences karmiques négatives. Finalement,
nous sommes tous emprisonnés dans cette gigantesque roue du « ce qui va
revient » incapable de nous en libérer.

Bien que vous ne puissiez pas vous rappeler vos activités des vies passées
et quel mauvais karma vous avez fait à d'autres, vous n'avez pas besoin de
chercher loin parce que tout mauvais karma commence toujours par des actes
immoraux - l'avarice, la colère, la haine et l'égoïsme. Une partie du samsara est
la répétition de scènes d’actes immoraux des personnes, ce qui continue à
produire le jeu de la chasse au renard. Ce qui s'est produit dans le passé est
répété maintenant et sera encore répété à l'avenir. Vous n’avez pas besoin d’être
clairvoyant pour savoir tout ceci.
Qui veut être un empereur ?

Je voudrais mettre l’accent une dernière fois sur votre karma actuel. Les
gens qui peuvent vraiment comprendre la loi du karma ne se rejouiront pas trop
avec ceux qui sont nés dans une montagne de fortune. Beaucoup de richesses
matérielles peuvent également signifier plus de chances de créer le mauvais
karma. Vous pourriez avec beaucoup de chance être assez puissant pour devenir
un chef d’état; par conséquent, vous devrez prendre des décisions plus difficiles
qui peuvent impliquer la vie ou la mort de millions de personnes. Si vous êtes
obsédé par le pouvoir et que vous faites de mauvais jugements qui vous
conduisent à de mauvaises décisions et que suite à cela vous fassiez souffrir un
grand nombre de personnes, c'est une garantie que votre vie future ne sera pas
trop heureuse, loin de là. Vous seriez certainement condamné à moins que vous
ne vous liberiez de votre mauvais karma maintenant.

Bodhisattva Temiya11

Dans l’une des vies passées de notre Bouddha, il était Temiya fils d’un
roi. Quand il était bébé, sa mère l'a placé sur les genoux de son père alors qu’il
jugeait trois prisonniers dans le tribunal du palais. Le Bodhisattva Temiya a vu
son père condamner un des prisoniers à être battu, l’autre à avoir les yeux crévés
et le dernier à être décapité. Bien qu'il ait été seulement un bébé, il était
également un Bouddha-à-devenir, dont les perfections s'étaient suffisament
développées pour qu'il connaisse son passé et son futur. En dépit d'être juste un
bébé, il pouvait comprendre ce qui se produisait. Il était ainsi effrayé par le fait
que lorsqu’il montera sur le trône, qu’il soit obligé de faire ce que son père
faisait maintenant. Il n'aurait alors d’autre choix que de se créer plus de mauvais
karmas qui alimenteraient et prolongeraient le cycle de la renaissance. Il a pensé
alors qu'il ne pouvait pas risquer toutes les perfections qu'il s'était accumulées
juste pour être renvoyé au samsara.

Dès lors, le Bodhisattava Temiya a refusé de parler, de se déplacer ou de


manger. La cour a tout fait pour qu’il réagisse sans succès. Ceci a continué
jusqu'à ce qu'il ait été au début de ses 20 ans. Quand il était un bébé, ils l'ont
privé de nourriture juste pour qu’il puisse pleurer de famine, mais il a refusé de
pleurer. Cela a continué pendant des jours au point que sa mère a dû s’en méler.
Quand il était un enfant, on le chatouillait pour le faire rire, mais il s'asseyait
sans rien dire. Ils l'ont laissé jouer avec un groupe d'enfants et ont délibérément
provoqué un incendie à proximité. Tous les enfants apeurés ont fui, mais le

11
Bodhisattva veut dire futur Bouddha ou Bouddha –à-devenir
Bodhisattva Temiya n’a pas bougé ; il était disposé à mourir. Quand il a atteint
les dernières années de l’adolescence, on l’a placé parmi de belles filles avec des
espoirs que ses hormones réagiraient fortement mais il n’a pas frémit. Il s'est dit
que la faim, la chaleur, le désir et la convoitise qu'il devait affronter dans cette
vie seraient de loin moins que la douleur qu'il devrait vivre en enfer. Par
conséquent, il n'a eu aucune crainte, pas même celle de la mort.

En fin de compte, le roi a dû le laisser tranquille. Mais avec la pression


des courtisans lui disant que le prince était un signe de mauvaise chance pour le
royaume et méritait d’être condamné à mort, le roi a dû céder et l’a condamné à
la peine de mort. Comme le bourreau prenait le prince pour l’enterrer vivant,
une déité est venue à son secours.

Pour couper court, le Bodhisattva Temiya a survécu et il a choisi d'être un


hermite dans la forêt et de poursuivre ses pratiques de méditation. L'histoire de
Temiya était la première des dix vies précédentes de notre Bouddha avant son
illumination finale. C'était la vie où il a accumulé sa perfection de renonciation.
Il a dû beaucoup souffrir pour renoncer à toutes les richesses et la gloire
auxquelles il était destiné.
Chapitre six

La constitution de la vie humaine

Il est important que vous sachiez comment les cinq agrégats fonctionnent
de sorte que vous ayez une certaine idée de comment la base de données
karmiques individuelles continue dans l’après vie. Une fois que vous comprenez
ceci, nous pouvons passer au moment crucial de la mort qui est suivi de la
naissance humaine, ce qui constitue le plein accomplissement du cycle.

Les cinq agrégats

Selon le Bouddha, la forme de vie humaine se compose de 5 groupements


différents - une partie est la masse corporelle et les quatre autres parties sont de
nature informe et je voudrais pour le moment utiliser le
qualificatif « énergétique ». Je vous l’expose selon une méthode que j’ai conçue
pour vous en faciliter la compréhension. Voici donc les 5 agrégats :

1. Corps = être physique = masse = rupa


2. Mémoires = Jerry = énergie = nama
3. Pensées = Jerry = énergie = nama
4. Sentiments = Jerry = énergie = nama
5. Conscience = être divin = être véritable = Tom = énergie = nama

Différents groupements

La 5ème entité – la conscience – semblera un peu confuse pour certains.


Pour le monde intellectuel, la conscience dévrait être avec le corps, puisque c’est
dans le corps que se trouve le cerveau. Puisque selon les experts en matière de
l'esprit, la conscience est directement liée au cerveau qui gère par la suite la
totalité de notre système nerveux et le fonctionnement du corps. En fait, après
deux siècles de débat, les experts en matière de l'esprit n'ont vraiment pas
répondu de manière satisfaisante à la question de savoir `ce qu’est vraiment la
conscience. Tandis que les scientifiques sont toujours dans le vide, ils doivent se
satisfaire d’une réponse qui soit à leur portée, et qui lie la conscience au cerveau.
En revanche, le Bouddha place le cerveau dans le même groupe que le corps,
tandis que la conscience est une autre entité, indépendante.

Ces divers regroupements font une très grande différence lorsqu’il est
question de trouver des solutions aux douleurs mentales et à la souffrance. Si la
conscience est placée dans le cerveau, nous devrions prendre des médicaments
tels que les antidépresseurs, qui devraient donc être efficaces dans la résolution
des problèmes de dépression et autres ; malheureusement les faits prouvent leurs
quasi inefficacité ; à l’opposé, le Bouddha propose simplement la méditation
pour traiter l'agitation mentale.

Après avoir dit cela, je ne veux pas affirmer que le cerveau n'a
absolument rien à faire avec la conscience humaine. Il y’a certainement
quelques liens entre le cerveau et la conscience. Quand il y’a un problème au
cerveau - un caillot de sang par exemple - nous devenons inconscients. Une fois
que le caillot de sang est enlevé, la conscience revient. L'utilisation des
anesthésiques qui peuvent bloquer la totalité de notre système nerveux,
permettant à des chirurgiens d'effectuer des opérations, confirme fortement
également le fait que le cerveau a quelque chose à voir avec la conscience.
Néanmoins, nous devons admettre qu'il y’ a beaucoup de mystères cachés dans
l’esprit, le cerveau et la conscience que nous ne pouvons pas comprendre
complètement. Ma mission ici est de présenter simplement les arguments du
Bouddha, concernant cette matière importante qu’est la forme de vie humaine de
sorte que nous puissions en finir avec l'agitation mentale sans devoir trop
compter sur les médicaments. Mon anglais n'est pas très bon, aussi je vous fais
des excuses si je vous ai offensé de quelque façon.

Maintenant, explorons plus en profondeur l'approche du Bouddha sur la


constitution de la forme de vie humaine, qui se compose d'une part de la masse
corporelle et de quatre autres parties faites d’énergie.

Le noyau de la vie

Il est important que vous suiviez cette approche pour que toutes les pièces
désordonnées du puzzle puissent trouver leur juste place.

Une forme de vie complète doit avoir à la fois le corps physique et aussi
l’être réel. Imaginer le corps physique comme un gant et l’être réel comme une
main ; vous verrez tout de suite qui est le vrai capitaine sur ce bateau. Ce
concept est la raison principale pour laquelle j'utiliserai plus de sinonyme au mot
conscience que j’appelle également l’être divin, l’être réel, l’être véritable… et
Tom.
Pour vérifier ceci, vous voyez la différence entre une bonne naissance
avec un bébé qui pleure et un mort-né. Le nouveau né qui pleure a, à la fois un
corps physique et un être intérieur réel alors que le mort-né n’est qu’un bateau
vide sans capitaine. Le gant ne peut pas fonctionner sans main comme un navire
vide sans capitaine.

Les 4 faits suivants confirment le fait que l’être mental est l’être véritable.
Ce sont :

1. Quand vous tombez dans un sommeil profond

2. Quand vous êtes sans conscience avec ou sans anesthésiques

3. Quand vous êtes dans un coma

4. Quand vous mourez

Quand l’un quelconque de ces 4 évènements se produit, l’être réel n’est


plus avec le corps physique – tout comme lorsque la main n’est plus dans le
gant. Vous pourriez vous demander où va l’être réel quand ceci a lieu, je suis
désolée mais je n’en sais pas plus que vous. Je dois stocker cette question dans
le dossier des mystères pour l'instant et mettre l’accent sur comment reconstituer
le puzzle pour former une image parfaite de la vie d'abord. Nous pouvons le
faire sans devoir répondre à cette question.

Le point central à retenir ici est que le corps physique ne peut pas
fonctionner sans la présence de l’être réel. Bien que tous les organes de sens
soient là, ils ne peuvent pas remplir leurs fonctions habituelles de perception et
de ressenti. Les yeux ne peuvent plus voir, les oreilles ne peuvent plus entendre,
le nez ne peut plus humer et le corps ne peut plus ressentir les sensations. Mais
aussitôt que l’on s’éveille, que l’on reprend conscience ou qu’on sorte du coma,
l’être réel retourne au corps et tous les sens refonctionnent normalement.

Jusqu’ici, nous pouvons tirer la conclusion que l’être réel est l’être
véritable ou le noyau de la vie. Ainsi, à partir de maintenant, nous remplacerons
le mot « conscience » par être véritable.

Le corps et l'univers externe

Maintenant, explorons le 1er agrégat - le corps ou la masse. Le Bouddha a


employé le terme Pali : rupa. La plupart des bouddhistes aiment à penser que le
terme rupa signifie seulement le corps physique mais, en fait, rupa veut dire
davantage que cela. Selon le Bouddha, rupa se rapporte non seulement au corps
physique mais inclut également tout dans l'univers en tant qu'une entité !
Essayer s’il vous plait de digérer ce morceau de la connaissance très
soigneusement et vous vous rendrez compte combien perspicace et ingénieux le
Bouddha est.

C’est parce que ce corps physique a des organes sensoriels - les yeux, les
oreilles, le nez, la langue et la peau, qui agissent comme des ponts et permettent
l'accès aux objets correspondants aux sens, la vue, le son, l'odeur, le goût et le
contact, respectivement. Le Bouddha a appelé ces sphères de sens, ayatana. La
signification véritable d'ayatana comprend aussi bien les organes de sens les
(yeux, oreilles…) que les objets de sens (vues, bruits…).

Nous utilisons les sens pour percevoir l’univers dans lequel nous vivons.
Qu’importe combien l’univers est immense et combien divers sont les objets de
sens, tout ce large éventail de perceptions se reduit seulement aux images, aux
sons, aux odeurs, aux goûts et à la sensation des textures, pas plus.

Parfois le Bouddha remplaçait le mot rupa par: océan ou univers. Il dit


que l'océan ne signifie pas simplement la vaste étendue d'eau et l'univers ne
signifie pas juste les étoiles dans le ciel. L'eau dans l'océan est juste une image et
les étoiles dans le ciel sont encore une autre image. L'océan véritable ici est
profondément abstrait. C'est l'océan des images, l’océan des sons, des senteurs et
ainsi de suite. Le vrai univers est l'univers des images, des sons, des senteurs et
ainsi de suite. Par conséquent, chaque morceau de la connaissance collective au
sujet de notre système solaire ne se reduit qu’à une image selon les termes du
Bouddha. Qu'importe l’immensité de notre connaissance au sujet du cosmos, de
notre système solaire et de la terre, y compris tout qui se produit sur la surface
de cette planète verte, des problèmes domestiques aux affaires internationales -
oui plus notre précieuse éducation ! – l’intégralité de tout ceci se retrouve dans
le premier regroupement, c’est-à-dire celui de rupa !

Fondamentalement, le Bouddha a essayé de nous dire que les organes


sensoriels et les objets de sens sont, en fait, la même chose. Sans yeux, il n'y
aurait aucune image ; sans oreilles, il n'y aurait aucun son et ainsi de suite. Par
conséquent, le terme rupa recouvre non seulement les organes sensoriels
corporels, mais également chaque image, chaque son, chaque odeur, chaque
goût et chaque sensation réelle. Ils sont tout, de notre corps physique à
absolument tout autre chose dans le cosmos. Cette variété extrêmement énorme
est représentée par juste un mot - rupa !
Veuillez prendre votre temps pour comprendre la signification précise de
rupa de sorte que vous puissiez facilement faire le rapport avec le prochain
morceau de connaissance.

Par conséquent, il n’est pas faux de vous considérer comme le centre de


l'univers parce que sans vos sens, le cosmos n'existe pas pour vous. Quand vous
êtes dans n'importe lequel de ces évènements-ci, le sommeil, sans connaissance,
dans un coma, vos sens cessent de fonctionner en raison de l'absence de votre
être réel. À ce moment, votre univers à vous disparait bien qu'il continue
d’exister pour d'autres personnes qui sont pleinement conscientes.

La coexistence des deux êtres

Les deux êtres doivent compter l’un sur l’autre pour faire une forme de vie
parfaite. L’un ne peut fonctionner sans l’autre. L’être intérieur (être réel) ne peut
avoir accès au monde extérieur (matériel) que seulement à travers les 5 sens du
corps physique. Si vous êtes aveugle ou sourd, ce qui signifie que les ponts de
perception sont brisés, comme conséquence, votre être intérieur n’aura pas accès
au monde des images et des sons. Votre être véritable n’aura aucune expérience
des images, des formes, des couleurs et des sons. Pour ces raisons, l’être
intérieur ne peut avoir l’expérience de l’univers extérieur que lorsque les cinq
ponts de perception (yeux, oreilles…) sont en bon état de marche.

Rupa devient Jerry

Une fois que cette diversité d’objets de sens traverse les ponts de
perception et entre dans votre monde intérieur (le monde de l’être), les objets
des 5 sens n’ont d’autre choix que celui d’abandonner leur forme matérielle et
de prendre une forme non-matérielle (énergétique) :la mémoire, les pensées et
les sentiments… ou Jerry ! En d’autres mots, les images, sons, odeurs, goûts et
sensations matérielles ont exactement les mêmes informations que Jerry mais
dans une forme différente, c’est tout.

Disons que vous regardez un match de football. Toutes ces actions


exitantes qui se déroulent sur le terrain commencent leur voyage dans votre
monde intérieur comme des images, des sons, des odeurs, des goûts et des
sensations. Pour être plus précise, transformons ces 5 objets de sens en 5 jeunes
hommes. Ces 5 hommes forts traversent en courant les 5 ponts (yeux, oreilles,
nez, bouche et la peau), et se transforment instantanement en une forme
énergetique-Jerry-(souvenirs, pensées et les sentiments) qui est saluée par votre
être intérieur. Ce n’est qu’après cela que l’expérience de votre match de football
sera complète.

De même, les divers problèmes que vous avez avec vos associés, vos
enfants, vos collègues et votre animal de compagnie ou même avec l’entourage,
peu importe combien ils sont divers, se reduisent aux 5 hommes symboliques
qui doivent toujours courrir à travers les 5 ponts et se transformer d’abord en
Jerry pour être reconnus par votre être véritable.

Par exemple, vous voyez un message d’amour dans le téléphone mobil de


votre époux (image). Vous appellez le numéro et entendez une voix feminine
(son). Vous sentez sur sa veste un parfum que vous ne reconnaissez pas (odeur).
Votre appréciation de ces faits comme preuve de l’infidélité de votre époux
s’absorbe dans votre monde intérieur et se transforme en Jerry avec qui votre
être véritable aura à faire.

Si vous êtes aveugle et sourd, vous aurez peu de sujets


d’inquiétudes,comparés à ceux qui ont de bons yeux et de bonnes oreilles parce
que vous ne pourrez pas lire les journaux ou entendre les nouvelles qui vont du
terriorisme, des maladies, des crashs des marchés, des guerres aux alarmes à
propos des changements climatiques. Aussi longtemps que les informations sur
le monde extérieur ne peuvent pas atteindre votre être réel, vous n’avez aucun
problème même si vous vivez au milieu de ceux-ci. Dans l’appendix No 6, je
vous raconterai l’histoire de Yee Gow qui était sourde. Elle a été abandonnée
dans un temple à Shangaï alorsqu’il y’ avait une guerre féroce. Les coups de
fusils et les bombes avaient lieu sous son nez mais elle n’avait aucune idée des
bouleversements politiques qui avaient lieu à l’extérieur de son temple. Tout
simplement parce qu’elle était sourde ! Par conséquent, les agitations du monde
extérieur-principalement les bruits dans le cas de Yee Gow- ne pouvaient pas
passer à travers son pont brisé (surdité) et atteindre son être réel, ce qui était une
grande bénédiction dans son cas !

Aussi vieux et vieilles des pensions ,sentez vous benis d’avoir des yeux faibles
et des oreilles malades. C’est une divine méthode de Dieu pour s’assurer que
vous, les personnes agées avez moins de peines et pouvez vivre dans la paix !
Intelligent…n’est-ce pas ?!

E=mc2
Tout à l’heure j’ai utilisé le terme « énergie ». Je ne suis pas une
physicienne et je n’ai aucune idée de la théorie complexe de Einstein. Ce que je
suis sur le point de faire est simplement d’emprunter au genie 2 petites lettres : e
et m et un petit symbole = pour mon usage personnel, c’est tout ce qu’il en est.
Aussi puis-je avoir votre permission monsieur Albert Einstein – où que vous
soyez ! Il apparaît que votre équation si simple convient parfaitement au concept
des 5 agrégats sur lequel je disserte dans ce chapitre.

2005 a été l’année mondiale de la physique pendant laquelle a été


célébré le 100ème anniversaire du travail historique de Einstein : les papiers
Annus Mirabilis, le quart étant constitué de la notion de l’équivalence de la
masse et de l’énergie qui a été résumée dans la célèbre formule très connue dans
le monde de la science : e=mc2. C’est aussi l’année où j’ai à plusieurs reprises
vu des documentaires sur la vie de Einstein et ses travaux historiques.

Mon esprit très simple n’est pas suffisament équipé pour digérer une
telle complexité et donc, toute ma gratitude à ce présentateur qui a résumé pour
moi le travail de Einstein en disant qu’il était celui qui a démontré que l’énergie
et la masse étaient en fait la même chose mais dans des formes différentes. La
masse est de l’énergie condensée alors que l’énergie est de la masse dispersée…
quelque chose dans ce sens ! Et puisque nous n’allons pas convertir une petite
somme de masse en une quantité énorme d’énergie pour faire la bombe
atomique, nous allons donc retirer de cette formule la vitesse de la lumière (c2).
Le reste de l’équation est tout ce que je souhaite emprunter au genie pour mon
usage personnel et pour atteindre mon objectif.

Nous restons donc avec quelque chose du genre : e=m ou énergie


equivaut à la masse. Cette simple équation va nous simplifier la vie à nous tous
,faites- moi confiance !

Si vous comprenez bien le terme rupa, vous verez que l’équivalence


entre la masse et l’énergie posée par Einstein est toujours dans le regroupement
rupa parce que cela fait appel à la lumière, au mouvement, aux ondes électriques
et ainsi de suite – des phénomènes électriques que je ne comprends pas- mais
qui font tous partie du monde matériel (extérieur).

Il apparaît que e=m est absolument parfait pour expliquer le profond


concept du Bouddha sur les deux mondes dont je vous parlais. Une fois de plus,
en demandant la permission à Einstein, je representerais l’énergie « e » par les
trois entités sans forme que sont : les pensées, les souvenirs et les sentiments.
Par conséquent, vous aurez une image claire en ce qui concerne ces deux
importants mondes – le monde matériel (univers) dans lequel nous vivons et
notre monde intérieur personnel avec ses pensées et ses émotions qui, d’une
certaine manière est comme une forme énergétique. Vous aurez donc le schemas
suivant :

E=m

Énergie = la masse

Nama = rupa

Pensées, souvenirs et sentiments (Jerry) = image, son, odeur, goût, contact

Formes immatérielles = formes matérielles

Univers interne = univers externe

Avec le coup de main des physiciens du monde concernant l'équivalence en


matière et en énergie, j'espère que vous pouvez clairement voir que tous les
divers problèmes, dont doit faire face l’être humain, des problèmes quotidiens
aux affaires internationales (masse ou rupa) ont exactement la même
signification, c’est-à-dire Jerry, la forme énergetique.

Connaitre le 6ème sens

En utilisant l’approche des 5 agrégats, le Bouddha a placé la conscience


comme un sens de plus, le 6ème sens que j’ai appelé Tom- l’ami opposé de jerry !
Le Bouddha a toujours classifié l’être humain comme une forme de vie avec 6
sens, alors que les intellectuels ne lui en donnent que 5 seulement. Le 6ème sens
est en fait l’œil intérieur appartenant à notre être réel. Si cela est ainsi, que sont
donc les objets des sens pour notre 6ème sens ? La réponse est Jerry.

Chaque sens doit correspondre à ses objets de sens où chacun des hommes
symboliques de notre exemple doit avoir son pont à lui. Ils ne peuvent pas se
changer les ponts. Vous ne pouvez pas utiliser les yeux pour percevoir les
odeurs, vous ne pouvez non plus utiliser les oreilles pour percevoir les pensées,
les souvenirs et les sentiments. Jerry ne peut être perçu que par Tom. Ils doivent
travailler en paire :
 Les yeux perçoivent les images
 Les oreilles perçoivent les sons
 Le nez perçoit les odeurs
 La langue perçoit les goûts
 La peau perçoit les sensations physiques
 L'oeil intérieur (5ème groupement) perçoit les pensées, les souvenirs et les
sentiments (2ème, 3ème, 4ème groupement) ou Tom perçoit Jerry.

A la difference des 5 paires d’organes sensoriels, le 6 ème sens (Tom) et son


objet de sens (Jerry) ont une forme non matérielle ou énergétique. Le Bouddha a
appelé ces formes non matérielles nama, que le terme « énergie » à mon avis
traduit bien, parcequ’il est moderne, plus familier aux oreilles et en dernier lieu
c’est un terme non-religieux. Cette paire symbolique Tom et Jerry cause
beaucoup de difficultés aux experts des choses de l’esprit (psychologues,
psychanalistes etc…) car ceux si manquent de sagesse véritable. Pour
comprendre les activités mentales- l’interaction entre les souvenirs, les pensées
et les sentiments (appelons les 3 grosses souris)- vous devez posseder l’outil de
base – le sens ! Sans les yeux, il ne vous est pas possible d’apprendre quoi que
se soit sur le monde matériel devant nous. De même, sans l’œil intérieur (Tom),
vous ne pouvez savoir comment votre monde intérieur (les activités mentales ou
Jerry) fonctionne- aussi simple que ça !

C’est pourquoi les scientifiques n’ont d’autres choix que de mettre les
symboliques Tom et Jerry dans un seul même mot : le mental, qui pour le
Bouddha comprend à la fois le sens et l’objet sensoriel. Ceci est le début des
embrouilles de la connaissance intellectuelle.

En appelant Tom et Jerry le mental, les scientifiques mettent le mental


dans le corps en l’associant au cerveau pour qu’ainsi le mental puisse être
scientifiquement étudié par nos sens communs - outils fondamentaux sans
lesquels nous ne pouvons rien. Se faisant, les scientifiques sont obligés de laisser
de côté la conscience ne sachant pas quoi faire de cette curieuse mais combien
importante pièce du puzzle, pour pouvoir se faire une image raisonnable de
l’univers.

Cependant, associer le mental et le cerveau serait prendre le mauvais


chemin pour ce qui concerne la connaissance intellectuelle. C’est pourquoi après
deux siècles de recherche et de débat, les psy nagent toujours en plein
brouillard, incapables de donner une definition définitive de ce qu’est le mental
et de ce qu’est la conscience.

L’ambiguïté entre le mental humain et la conscience est si complexe que cela est
devenu extrêmement destructif. En serrant les symboliques Tom et Jerry dans le
crâne, les psy n’ont d’autre choix que d’utiliser les médicaments pour soigner
les troubles mentaux qui vont du stress à la dépression, au surménage et au
suicide. Tout à fait à l’inverse, le Bouddha utilise tout simplement la méditation
et le vipassana pour garder le nuisible et vagabon Jerry à bon port. Sans avoir
l’outil qu’il faut pour une tâche précise – le 6ème sens dans le cas présent - les
psy ne peuvent pas decouvrir comment Jerry fonctionne dans le mental humain.
Vous n’avez aucun moyen de savoir que Jerry est le coupable, qui transporte
tous les problèmes du monde matériel dans votre monde intérieur et par
conséquent, utilise votre être intérieur comme un sac de frappe depuis tout ce
temps. Comparativement parlant, Jerry brime Tom depuis le début de l’humanité
et jusqu’àlors nous n’en avons pas conscience – même pas maintenant !12

Rien n’est laissé au hazard

J'espère que vous avez maintenant une image plus claire à propos de votre
forme de vie en relation avec l’univers dans lequel nous vivons. Vous pouvez
facilement distinguer deux mondes égaux de cette façon :

 Le corps physique relié au monde extérieur des images, des sons, des
odeurs, des goûts et des sensations (le monde de la masse corporelle, rupa)

 L’être intérieur (Tom) relié au monde intérieur des pensées, des souvenirs
et des sentiments (Jerry ou le monde de l'énergie, nama)

Ces deux mondes sont réellement égaux. Ils sont juste dans des formes
différentes (e=m).

Résumé

En employant l’approche des 5 agrégats, le Bouddha couvre absolument


tous les aspects de la vie. Il n’y a absolument rien qui soit laissé au hazard, sans
être dans une classification ou groupement. Par conséquent, cela nous donne une
meilleure compréhension de la vie en relation avec le cosmos autant que cela
nous permet de trouver des solutions durables au problème de l’harmonie sur le
plan international.

On peut facilement imaginer que c’est une lourde perte quand quelqu’un est
aveugle. En ne reconnaissant pas l’existence du 6ème sens dans l’éducation
collective, signifie que la race humaine toute entière partage une profonde cécité
12
Les détails à propos des activités mentales ou le travail artistique de Jerry seront expliquées
sous la section du vipassana ou »être ici et maintenant ». S’il vous plait consultez mes
nouvelles parutions dans mon site web.
intérieure. Je ne pense pas que vous réalisiez l’énormité du problème et vous
n’avez aucune idée de l’immense catastrophe que cela represente. Ainsi,
l’ignorance du 6ème sens est la cause exacte de tous les problèmes sur cette terre.

Sans l’opportunité de cette véritable sagesse, je ne vois pas comment l’humanité


pourrait changer pour le mieux. Il est grand temps que nous écoutions le sage –
le Bouddha.
Chapitre sept

Qui porte la base de données karmiques

Une fois que vous comprenez les cinq agrégats qui composent votre
forme de vie, vous pouvez maintenant essayer de découvrir où l'information
karmique est enregistrée.

L'interaction des trois Jerry

Techniquement parlant, quoique nous fassions ou expérimentons dans le monde


extérieur, ces expériences seront gardées dans notre mémoire : se transformant
en Jerry No1, qui est comme une base de données. Une fois que des
informations ou des expériences parviennet au mental, JerryNo2 entre en jeu et
traite les souvenirs en générant des pensées fraiches en rapport avec l’incident
ou l’expérience. Les deux Jerry se manifestent sous la forme de pensées. La
principale différence est que le premier Jerry est relié à tous les évènements
passés (pensées liées au passé) alors que le deuxième Jerry represente des
nouvelles et fraiches pensées analytiques. Plus on a de souvenirs, plus on peut
générer de nouvelles pensées. Ces deux Jerry travaillent très étroitement
ensemble. Les nouvelles pensées peuvent être de tout genre ou être de n’importe
quel chemin selon le type de croyance que l’on a. Après l’interaction entre le
jerry No1 et No2, le troisième Jerry suit. Quoique vous pensiez, cela produira
des émotions et des sentiments dans votre cœur à l’instant. Vous ne verrez pas le
moindre espace entre vos pensées et vos sentiments à moins d’être un expert du
vipassana. Ceci est cependant l’interaction entre les trois Jerry.

Jerry garde le disque karmique

Vous pouvez voir que les bonnes et les mauvaises actions dans le monde
matériel se changent en Jerry blanc et noir dans notre monde psychologique. Les
souvenirs, les pensées et les sentiments sont les entités qui retiennent chaque
détail de bons et mauvais actes (boon et barb). En d’autres mots, Jerry conserve
tous vos enregistrements karmiques.

En outre, seul Jerry peut générer plus de karma mental et les transformer
en actes verbal ou corporel, qui en retour déclenchent plus d’activités mentales.
Avant de vous en rendre compte, vous êtes pris dans un cercle vicieux. Un bon
exemple vous en donnera une meilleure perspective.
Lucy demande à Jane de lui couper les cheveux à un pouce. Mais au lieu
de cela, Jane coupe les cheveux de Lucy à deux pouces. Lucy ne le réalise pas
avant que Jane ait fini. Une fois qu’elle voit ses cheveux courts dans le miroir
(Jerry 1 et 2), elle devient mécontente de son look (Jerry3). Surtout, elle en veut
à Jane d’avoir ignoré ses indications (Jerry3). Lucy quitte le salon sans dire à
Jane qu’elle n’est pas contente de sa coiffure (Jerry 1, 2, 3 dans le mental de
Lucy). Bien que la coupe se soit terminée depuis un moment, l’activité mentale
se poursuit pendant un bon bout de temps après que Lucy ait quitté le salon à
cause de sa mauvaise coupe ce jour. Pendant qu’elle conduit sur le chemin de
retour chez elle, Lucy ne fait que penser combien horrible elle doit être (Jerry 1,
2,3). Une fois à la maison, elle se regarde encore dans le miroir (image>Jerry 1,
2,3), chaque fois qu’elle se voit dans le miroir, elle est de plus en plus en colère
contre Jane (image>Jerry 1, 2,3) et ne peut s’empêcher de jurer contre elle.

Les jurons contre Jane sont le nouveau karma verbal, le resultat direct de
l’interaction entre les 3 Jerry qui crée plus d’actions mentales. Si Lucy n’arrive
pas à digérer sa mauvaise journée de coiffure et à pardonner à Jane, les 3 Jerry
vont continuer à générer de noires pensées ou Jerrys noirs. Ces nouveaux Jerry
vont à leur tour créer plus de mauvaises actions verbales et probablement
dégénérer en mauvais actes aussi – Lucy pourrait demander compensation, ce
qui générerait plus de haine et d’esprit de revenge, c’est-à-dire plus de mauvais
karma ! A l’inverse, si Lucy pouvait s’amener à pardonner à Jane pour cette
petite erreur – qui arrive facilement – et aussi réaliser que ses cheveux auront
repoussé en quelques semaines, qu’il n’ ya aucune raison de s’en faire ; ses
pensées positives vont chasser les pensées négatives et vont ralentir, voire
arrêter les nouvelles activités mentales. Laisser aller et pardonner sont les
principaux facteurs qui vous permettront de sortir de ce cercle vicieux et par
conséquent du samsara.

Dans les pays frappés par la guerre, les gens sont pris dans un cercle
vicieux de brutalité et de douleur. La guerre est la recette idéale pour générer
plus de haine et de vengeance (plus de mauvais Jerry) qui à leur tour entrainent
plus de mauvaises actions qui génèrent plus de mauvais Jerry encore et encore.
Ce petit cercle vicieux de haine est une minuscule fraction de la gigantesque
roue du samsara. Pouvez- vous vous rendre compte que seules vos actions vous
gardent dans la roue du samsara ? C’est à peine une surprise, n’est-ce pas ?

Avec le temps, votre boite de mémoires devient de plus en plus grande et


ainsi grandit l’interaction entre les 3 Jerry. Ainsi, les enregistrements de tous les
bons et mauvais karmas ont toujours été conservés par ces 3 entités qui sont une
partie de votre forme de vie.
Tom et Jerry

Nous sommes sur le point de devenir ce que nous faisons de nous-mêmes.


Dans le chapitre précédent, je vous ai parlé des 5 agrégats et je vous ai montré la
coexistence de l’être physique ou corps physique (rupa) et de l’être intérieur, ou
conscience (nama), que j’ai aussi appelé être véritable et représenté parfois par
Tom l’adversaire de Jerry.

Maintenant observons l’interaction entre Tom et Jerry. Il ya une très


grande différence sur comment Tom et Jerry travaillent dans les deux groupes de
personnes : ceux qui pratiquent le vipassana et les non pratiquants de vipassana.

Une fois que le rupa externe s’est changé en pensées, souvenirs et


sentiments (Jerry) et a été présenté à l’être intérieur (Tom), une interaction entre
Tom et Jerry va commencer.

Techniquement parlant, Jerry qui possède les enregistrements de tous les


évènements du monde extérieur, va approcher Tom et lui donner toutes ces
informations. La réaction positive ou négative de Tom dépend des informations
que Jerry lui transmet. Si les évènements sont tristes, Tom sera triste, si les
évènements sont joyeux, Tom sera joyeux, cela fonctionne ainsi. Tom sera
balancé par diverses émotions selon les informations sur les évènements que
Jerry lui apporte.

Pour ceux qui ne pratiquent pas le vipassana

Concrètement, si vous ne pratiquez pas le vipassana et si Jerry apporte de


mauvaises nouvelles, c’est tout comme si les 3 Jerry apportent avec eux un
marteau, un couteau et un bâton, et les 3 souris attaquent brutalement Tom, votre
être véritable. Cela n’est pas loin de la vérité si vous imaginez votre être réel
comme un chat faible et craintif, recroquevillé dans un coin de la pièce et
attaqué par 3 grosses souris équipées de véritables armes. Résultat, Tom ou
votre être intérieur est meurtri par la douleur mentale. Le dégré de la douleur
mentale dépend de la sévérité des 3 messagers et de la façon dont ils délivrent
leurs messages à votre être intérieur. Si les informations sont vraiment
mauvaises, vous vous sentirez comme si les 3 souris vous avaient passé à tabac.
Les parents qui ont eu leurs enfants enlévés, violés et tués – nouvelles
quotidiennes dans la société moderne – se sentiront exactement comme
quelqu’un dont on martelle la tête et dont on poignarde le cœur constamment.
Leur vie dès ce moment est tout sauf en paix.

A l’inverse, si Jerry apporte de bonnes nouvelles, Tom sera sur un nuage


de bonheur. Les sentiments positifs ne sont vraiment pas un problème car ils
sont supportables.

Champ magnétique entre Tom et Jerry

Il y’a juste que la nature a prévu un puissant champ magnetique entre Tom
et Jerry. Une autre analogie pour vous permettre d’avoir une meilleure
compréhension est de voir un puissant champ magnetique entre Tom et Jerry. A
l’intant où Jerry entre dans votre monde intérieur, Tom et Jerry vont
instantanément se fondre l’un dans l’autre. Si Jerry apporte de mauvaises
nouvelles, Tom souffre ; si Jerry apporte de bonnes nouvelles, Tom est content.
Dans ce sens, vous pouvez aussi voir le mécanisme scientifique du
fonctionnement du mental. Cette approche du champ magnetique indique
fortement que votre être intérieur (Tom) n’a pas beaucoup de choix en ce qui
concerne la joie et la peine. Tant que le champ magnetique est actif, votre être
véritable sera toujours balloté par les émotions.

Tromperie

Quelque soit l’analogie que je vous donne, je voudrais que vous voyiez
que Jerry a un impact ou une influence directe sur Tom dans le cas où l’on n’est
pas un pratiquant du vipassana. Je voudrais aussi que vous voyiez que nous
avons été trompés par le mot « mental ».

La nature connue comme « mental » est en fait composée de 4 entités


non matérielles : les souvenirs, les pensées, les sentiments et la conscience ou
Tom et Jerry qui sont en fait un sens (6ème) et l’objet du sens (jerry). Mais à
cause du puissant champ magnetique, Tom et Jerry sont fondus l’un dans l’autre
et émergent dans ce qui semble une même entité. Vous pouvez traiter Tom : le
6ème sens, et Jerry : l’objet de ce sens comme tout, sauf une seule et même entité.
Vous ne devez non plus les confondre et les représenter juste par un mot : le
mental. Un tel terme trompeur est vraimant domageable quand il s’agit de
trouver une solution pour guérir les troubles mentaux, et cela résulte à la
prescription de médicament – si non pas de médicament du tout.
Ceux qui pratiquent le Vipassana

Les véritables bouddhistes, surtout ceux qui pratiquent quotidiennement


le vipassana vont vivre quelque chose de complètement différent de ceux qui ne
pratiquent pas le vipassana. Guidés par la sagesse du Bouddha, les pratiquants
sont capables de donner de la force à leur être intérieur par la pratique du
vipassana que j’ai appelé « le rappel à son être ».

Symboliquement, la pratique du vipassana consiste à nourrir Tom avec la


bonne nourriture et des vitamines pour qu’il ait suffisament de force pour lutter
contre son rival Jerry. Vous devez considérer Tom et Jerry comme ennemis dans
ce cas, ils ne se mélangent pas. Les souris sont supposées avoir peur des chats et
de les fuir, particulièrement lorsque le chat est fort et féroce. C’est ce que le
vipassana peut vous offrir. Il vous aidera à protéger votre être intérieur des
blessures et de la douleur qui vous sont apportées par Jerry ; par contre la
situation est inversée, si votre être intérieur est faible et frêle par manque de
vipassana – les suppléments en vitamines si importants.

Si nous parlons en terme de force magnetique, le vipassana va affaiblir le champ


magnetique entre Tom et Jerry, ce qui va les amener à ne plus se confondre. Plus
vous avancez dans la pratique, plus Tom reste éloigné de Jerry et il en resulte
plus de liberté et moins de douleur pour Tom. A condition que vous pratiquiez
quotidiennement en étant ici et maintenant à chaque instant, vous atteindrez un
point où Tom se coupe de Jerry. Tom et Jerry vont définitivement se couper l’un
de l’autre.

Jerry habille Tom

Fondamentalement, notre être intérieur a une nature libre et indépendante


mais il ne nous est pas permis de vivre cette indépendance à cause du champ
magnetique mental qui vient à notre naissance. Cette puissante force attractive
entre Tom et Jerry est ce qui nous enlève notre liberté mentale. Bien que Tom
soit de nature libre, chaque fois que Jerry apparaît ils se fondent instantanement
l’un dans l’autre.

Disons que l’indépendant Tom est un chat nu et que Jerry est le manteau ;
alors vous avez la bonne image, bien que vous ne voyiez pas le chat porter de
manteau comme le fait le chien. Dans le même ordre d’idée, nous pouvons
comparer notre être réel à une personne nue alors que les souvenirs, les pensées
et sentiments sont les différents vêtements et équipements que nous revêtons à
différentes occasions.
Jerry crée l'individualité

Avec l’analogie ci-dessus, vous verrez clairement que Jerry est la partie
qui distingue et individualise l’être humain : créant une immense diversité
d’individualité dans la race humaine. Il n’existe pas deux êtres identiques, pas
même les vrais jumeaux, parce que deux personnes ne peuvent pas expérimenter
de la même façon les images, les sons, les goûts, les odeurs et le toucher. Autant
les perceptions sont différentes, ainsi sont les souvenirs, les pensées et les
sentiments. Même les jumeaux siamois ont chacun leur individualité, parce que
vous avez toujours un qui regarde à droite tandis que l’autre regarde à gauche,
ou en bas ou en haut ; les images qu’ils perçoivent sont certainement différentes.
Une fois que les perceptions sont différentes, leurs Jerry le sont aussi.

Une dame et son époux qui ont vecu ensemble pendant près de 50 ans
peuvent avoir vécu dans deux mondes psychologiques complètement différents.
Disons que le mari ne pratique pas le vipassana et il déteste son travail, ce qui
fait qu’il est mécontent et très souvent de mauvaise humeur alors que son épouse
est une experte du vipassana et elle peut se rappeller à elle-même quelque soit ce
qu’elle fait et où qu’elle se trouve. Ce facteur va absolument différencier leurs
perceptions du monde extérieur. Un mental avec peu ou sans Jerry peut
facilement expérimenter les plaisirs simples de la vie ce que la plupart des gens
prennent pour acquis, tel que : regarder tomber la pluie, respirer le parfum des
roses, essuyer le plancher, éplucher les pommes de terre, laver et sécher le linge,
s’asseoir sur un vieux banc de jardin, sentir la douceur des jeunes feuilles et
regarder les visages agés de ceux que l’on aime. De telles simples joies sont à
des années lumières de ceux qui ne pratiquent pas le vipassana. Un mental
infesté par Jerry est non seulement inconscient de la belle nature qui l’environne
et néglige la magique simplicité – qui est évident pour un pratiquant de
vipassana – mais un tel mental est par moment un fauteur de trouble. Rien ne
peut appaiser un mental mécontent – il y’a toujours de quoi se plaindre. Les
gens dans les sociètés riches oublient souvent que les enfants des pays pauvres
cherchent leur nourriture et leur vêtement dans les poubelles ! Ne vous en faites
pas ce n’est pas de votre (Tom) faute si vous êtes misérables et mécontents ; le
véritable coupable de votre sombre et douloureuse vie est Jerry. Tuez Jerry et
vous serez heureux à l’instant !

Ceux qui pratiquent le vipassana peuvent toujours transformer les déchets


en or. Non… pas recycler mais changer les malheureux et pénibles évènements
en quelque chose de positif. Bien que vous puissiez ne pas être trop content de
votre travail comme la majorité des gens dans le monde, le vipassana va vous
permettre de transformer les déchets en or ou transformer le négatif en positif.
Cette action consécutive va stabiliser votre vie, vous permettre de reprendre le
contrôle et vous éviter d’être balloté par les émotions. Bien que deux personnes
regardent le même ciel, partagent la même maison, dorment dans le même lit,
utilisent les mêmes toilettes, entretiennent le même jardin, mangent la même
nourriture, ont les mêmes vacances et élèvent la même famille, leur monde
psychologique particulier est tout sauf identique. En fait, la grande différence se
trouve dans l’interaction entre Tom et Jerry que vous n’avez plus maintenant de
problème à imaginer.

Je pense donc je suis

Pour ces raisons, vous ne trouverez jamais sur terre deux personnes qui soient
identiques dans aucun aspect. Cette individualité unique est la raison pour
laquelle deux personnes n’ont jamais le même code génétique – ADN- avec
lequel je ferais un lien plutard. Pour le moment, je voudrais que vous voyiez que
c’est Jerry qui habille et embellit Tom avec tous les équipements que Jerry lui
offre. Que Tom soit un bon ou un mauvais garçon dépend totalement de Jerry.
C’est ce qui a véritablement améné le philosophe français Descartes à écrire la
fameuse phrase : je pense donc je suis. Mais quel effet positif cette maxime peut
avoir sur vous ? Cette énonciation apparemment sage n’a rien offert de positif,
ni aucune solution pratique pour diminuer le stress des individus, encore moins
un moyen de faire la paix dans le monde, n’est-ce pas ?

Je suis sûre que nous savons tous que tout ce qui se passe dans la société a
une influence sur les gens, particulièrement sur leur mental. Mais notre
connaissance n’est pas suffisament adéquate pour nous permettre de comprendre
au point de trouver le bon remède. La connaissance au sujet de notre état mental
est trop éparse et fragmentée du fait du manque de sagesse pour nous guider.

Si vous néanmoins, comprenez que Jerry représente absolument tout dans


le monde extérieur (rupa), vous serez ensuite capable de visualiser comment le
monde matériel de rupa conditionne notre monde intérieur. Seules nos actions
déterminent ce que nous deviendrons. Une fois que vous comprenez bien cela,
vous connaitrez la bonne solution.

Tom n'a aucun choix

Le seul moyen de liberer Tom de Jerry est de lui ôter le manteau ou de


déconnecter Tom de Jerry. Pouvez-vous voir pourquoi j’ai appelé le 5ème agrégat
« l’être réel » ? Parceque vous ne serez jamais votre être réel aussi longtemps
que vous aurez Jerry à vos trousses tout le temps. Comment pouvez-vous être
véritablement ce que vous êtes si vous avez les 3 Jerry qui vous entourent de
tous les côtés ? Aucune chance !

Jerry est simplement les différents vêtements et accessoires qui habillent votre
être intérieur, c’est tout ce qu’il en est. Quand vous êtes en face de votre mari et
de vos enfants, vous pensez et vous vous sentez en femme et mère ; quand vous
êtes en face de votre patron, vous vous sentez employée ; quand vous êtes en
face de vos sujets, vous vous sentez comme une reine etc… Tous ces divers
sentiments d’être un mari, une épouse, des enfants, un élève, un enseignant, un
médecin, un juge, un prêtre, un premier ministre, un roi etc… ne sont rien
d’autre que des costumes que nous sommes forcés de porter à cause du champ
magnetique intérieur entre Tom et Jerry. En conséquence, Tom n’a pas
beaucoup de choix et ne peut vivre indépendant, notre être intérieur non plus.

C’est la raison pour laquelle tellement de gens doivent compter sur


certains médicaments prescrits ou sur l’alcool pour les aider à se défaire de ces
costumes pour un moment- helas ! Chacun veut échapper à ses pensées et ses
sentiments de temps en temps, particulièrement des pensées douloureuses. Mais
les gens ne savent pas comment, pas jusqu’à ce qu’ils trouvent le vipassana.
Avant cela, ils n’ont d’autres choix que d’opter pour les solutions provisoires
qui peuvent à la longue créer des dépendances. Les accros de toutes sortes
adorent leurs instants de repit où ils sont momentanement coupés de Jerry, soit
par des médicaments et l’alcool ou par la pratique de certaines activités telles
que le jeu ou le sexe à outrance- la principale raison du déclin moral et de
l’explosion de l’industrie du sexe. Quand les effets de ces activités commencent
à baisser, les douleurs mentales reviennent et on est sûr d’être emprisonné dans
un cercle vicieux.

Il n’est pas difficile de voir qu’une grande part des problèmes sociaux
provient des personnes voulant échapper à leurs tortures mentales.

Liberer Tom grâce au Vipassana

C’est pourquoi le Bouddha disait que, l’humanité aura du mal à survivre


sans son aide. Sans son illumination et le vipassana, l’humanité aurait vecu dans
la plus profonde obscurité de l’ignorance. Maintenant que vous avez été assez
chanceux pour être guidés par la sagesse du Bouddha, vous devez savoir que le
vipassana est le moyen direct qui affaiblira le champ magnetique intérieur.

Plus vous vous exercez à vivre le moment present, plus le champ


magnetique s’affaiblit. Finalement, vous arriverez au point où le champ
magnetique sera complètement dissout. Ce détachement total va certainement
permettre à votre être intérieur d’avoir la véritable liberté sans fin – alleluia ! Se
liberer définitivement de Jerry est l’accomplissement ultime que vous pouvez
vous préparer en vous engageant dans la pratique du vipassana. Ceci est
vraiment possible même en ces jours-ci et en cette époque, et cela arrivera à
toute personne qui veut vraiment s’engager, s’y consacrer et travailler sans
relache. C’est le même chemin qu’ont emprunté ceux qui se sont totalement
illuminés pour gagner leur liberté !

Se liberer de l’esclavage de jerry est la seule véritable liberté sur terre.


S’il vous plait ne vous laissez pas tromper par l’idéal démocratique qui accorde
la liberté illimité d’expression et d’action. Ce ne sont que des discours de Jerry ;
ce n’est pas la véritable liberté et c’est pourquoi le monde est dans ce désordre !

Tom et Jerry ont les enregistrements karmiques

« Je pense donc je suis » confirme l’existence de l’être intérieur qui ressort


de nos pensées, souvenirs et sentiments. Cette maxime induit d’autres vérités
telles que : je pense mal, je suis mal. Je pense bien, je suis bien. Je pense avec
gentillesse, je suis une personne gentille. Je pense avec colère, je suis une
personne colérique et ainsi de suite. Nous devenons ce que nos pensées font de
nous. En d’autres mots, nous sommes le résultat/la création de Jerry.

C’est parce que Jerry porte tous les enregistrements de nos faits quotidiens
dans le monde extérieur. Que vous fassiez du bon ou mauvais karma, Jerry
enregistre tout. Si les pensées, souvenirs et sentiments sont collés à votre être
intérieur, toutes vos informations karmiques le sont aussi. Vous pouvez aussi
considérer que votre être intérieur est infecté par des maladies karmiques
apportées par Jerry. Ou vous pouvez dire que votre être intérieur est marqué par
Jerry.

Quelque soit l’analogie que vous considerez, cela ne change pas le fait
que ce dispositif, fait de Tom et Jerry, va apporter l’empreinte de vos
informations karmiques dans votre future naissance. Vous ne pouvez pas
échapper à ces données karmiques, pas avant que Tom ne soit complètement et
définitivement libéré de Jerry, ce qui ne peut être fait qu’à travers le vipassana.
Chapitre huit

La mort et les enregistrements karmiques

Maintenant que vous connaissez les cinq agrégats qui constituent notre
forme de vie, nous pouvons passer au moment crucial de la mort et de l’après
mort.

Marana et cuti

Il y’a deux mots dans le bouddhisme qui signifient la mort : marana et


cuti. Vous vous demanderez pourquoi le Bouddha utilise deux mots différents
pour désigner la mort. La réponse repose sur le concept des 5agrégats. Quand le
corps physique (le 1er agrégat) meurt, le Bouddha utilise le mot marana. Cà c’est
lorsque les quatre éléments (air, terre, eau et feu) qui composent notre corps
physique se séparent ou se décomposent.

Bien que le corps physique (rupa) meurt, les autres 4 entités (Tom et
Jerry) eux ne disparaissent pas avec le corps. La loi du karma enseigne que ces 4
entités, qui ont l’empreinte des informations karmiques individuelles, doivent
aller là où les informations karmiques les envoient. Les symboliques Tom et
Jerry sont les parties qui survivent au corps physique et qui vont à l’existence
suivante. Le Bouddha utilise le mot cuti (prononcez you-ti) pour expliquer le
moment où les 4 entités passent d’une existence à l’autre. Le mot cuti a été
utilisé des milliers de fois dans les canons Pali lorsque le Bouddha parlait à
propos des différents chapitres des vies de certaines personnes. En utilisant le
mot cuti, le Bouddha faisait référence à l’être réel et les trois autres éléments qui
passent d’une vie à l’autre.

Vous pouvez clairement voir que ces deux mots-marana et cuti-


conviennent très bien avec le concept des 5 agrégats et nous décrivent avec
exactitude ,qui meurt et disparaît et qui survit et continue.

Au delà de la science

Ceci est l’un des domaines les plus confus pour les scientifiques à
expliquer du fait de la totale absence d’un sens crucial : le 6ème sens. La
difficulté repose aussi sur le fait que les psy ont mélangé les 4 entités
immatérielles (Tom et Jerry), qui sont le 6ème sens, et l’objet de ce sens sous un
seul vocable, « le mental » et ils l’ont catégorisé comme partie du cerveau. En
d’autres mots, les scientifiques considèrent le cerveau comme l’organe du
mental ; certaines zones du cerveau ont des fonctions spécifiques, le reseau qui
prend soin du fonctionnement du corps tout entier. Ainsi lorsque le corps
physique meurt - mort appréciée par l’arret des activités cérébrales - certains
scientifiques croient que la forme de vie humaine entière a pris fin.

En ce qui concerne la connaissance du Bouddha, cette prétention est tout,


sauf exacte ; c’est aussi une fausse information très préjudiciable. Ceci fait que
les gens ont une fausse idée de la vie et même de la mort qui n’est pour eux que
la disparition de cette masse corporelle, et donc, il n’ y a pas de place dans leur
vie pour la véritable spiritualité à laquelle beaucoup de scientifiques n’accordent
pas d’importance et, ils n’hésitent pas à critiquer et à discréditer ceux qui ont
une réelle expérience spirituelle. En outre, ceci a pour conséquence de faire
fleurir inutilement le matérialisme. Le sur-developpement matérialiste est une
épée à double tranchant dont le côté négatif est responsable du déclin massif de
la morale dans notre société. Cela amplifie le concept « d’une vie, une mort »
qui fait que les gens vivent dans un processus du plus, en étant extrêmement
complaisants et cupides - plus de problèmes sociaux. Cette fausse idée amène
les gens à penser que leurs bonnes ou mauvaises actions ne donnent lieu à
aucune conséquence après la mort du corps et que tout se reduit à un grand vide
ou un gros zero. Ce concept met sur le même pied d’égalité Mère Theresa et
Adolph Hitler. Si vous avez une longue liste de mauvais actes dans votre base de
données karmiques, vous serez évidemment d’accord avec une telle fausse
connaissance – peut être par peur de l’enfer ?! Pour moi, je ne pense pas un seul
instant que Hitler pourrait échapper à ses horribles actes aussi facilement. Sans
aucun doute il brûle en enfer en ce moment comme toutes les mauvaises
personnes décédées de l’histoire de l’humanité.

De toute façon, en plaçant le mental dans le cerveau, les scientifiques ne


peuvent pas traiter les phénomènes paranormaux et les faits anormaux tels que
les fantômes, les images d’esprits, OVNI, les cercles immenses dans les champs
et tous ces objets et monuments qui datent de milliers voire de millions d’années
avant notre époque. Comment ces faits anormaux peuvent-ils cadrer avec les
données scientifiques ? Même la pseudo-science –qui signifie littérallement
fausse connaissance- ce type de connaissance par lequel les scientifiques
essayent d’expliquer les phénomènes inexplicables échoue à éclairer beaucoup
de phénomènes paranormaux13. Pouvez voir qu’il y’a des pièces de puzzle
manquantes partout ?

13
Comme il est enseigné en introduction dans certaines classes de science, la pseudo-science
est tout sujet qui apparaît superficiellement comme étant scientifique ou donc les principes de
Pertes épiques

A ce stade, vous devez au moins admettre qu’avoir un sens de plus est


évidemment plus bénéfique - cela vous donne l’accès à un autre monde de
perception. Alors que la cécité physique vous prive de l’expérience de tout
l’univers des images, la cécité intérieure va vous voler toutes les expériences qui
ne peuvent être perçues et comprises que par le fonctionnement complet du
6ème sens. Bien que la cécité physique soit déjà considérée comme une grande
tragedie pour un individu, en ne reconnaissant pas officiellement l’existence du
6ème sens humain, signifie que nous parlons à présent de la cécité intérieure de
toute la race humaine. Il n’ya certainement pas de mot adéquat pour décrire une
telle perte épique que de la qualifier simplement de catastrophe humaine. Cette
ignorance du 6ème sens est la racine principale de toutes les souffrances et des
tragedies humaines, qui vont des violences domestiques aux guerres. Il n’est
d’aucune utilité d’essayer de réparer toutes ces pertes suite aux conflits
politiques et sociaux. Reconnaissons simplement l’existence du 6ème sens
humain, dont le Bouddha nous a parlé il y’a 25 siècles, et tous les problèmes
s’effondront comme une maison de cartes.

Un autre jeu de boule

Avec la reconnaissance du sens additionnel de l’être humain, le puzzle du


Bouddha, d’un autre côté, est un jeu de boule très différent. Il n’ya aucune pièce
manquante ni de pièce qui se ballade dans son puzzle ; chaque pièce est à sa
juste place. S’il vous plait jetons encore un coup d’œil aux 5 agrégats, qui sont :

1. Corps physique = masse corporelle = rupa


2. Mémoires (souvenirs) = jerry = énergie = nama
3. Pensées = jerry = énergie = nama
4. Sentiments = jerry = énergie =nama
5. Conscience = être intérieur = être véritable = Tom = 6èmes sens = énergie
= nama

En utilisant cette approche et la loi du karma, vous pouvez clairement


voir que, la masse physique est laissée sur la terre mais les 4 éléments
énergétiques continuent. Lorsque la 5ème entité est avec le corps, nous

base sont scientifiques mais néanmoins ne satisfait pas aux exigences de preuve de la méthode
scientifique. Voir Wikipedia, l’encyclopedie gratuit sur le web.
l’appelons conscience- quelque chose de définie et de tangible. Mais une fois
qu’elle est en déhors de la coquille corporelle –comme une main sans gant-
nous l’appelons Ame, esprit, fantôme ou ce que vous voulez - cela n’a pas
d’importance - c’est toujours une entité définie et tangible qui ne va pas
disparaître seulement parce que le cerveau est mort.

Au moment de la mort, même sans le corps, votre être intérieur


continuera de penser, de memoriser et de sentir tout exactement comme
lorsqu’il est enveloppé de la masse corporelle, parce que la combinaison Tom
et Jerry n’a pas changé même d’un iota. Si cela vous trouble, l’histoire
suivante vous donnera une meilleure image de ce que sont vraiment Tom et
Jerry.

La femme dans la serie « les urgences »

Je n’ai pas regardé la série « les urgences » avant sa 10ème année et par
coup de chance je suis tombée sur un épisode vraiment très intéressant.

Il y était question d’une femme dans la trentaine qui avait 3 enfants. Elle
s’est évanouie et a été conduite à l’hopital du Comté de Chicago. Aux urgences,
les médecins et les infirmières étaient tous autour de ce nouveau cas essayant de
diagnostiquer sa maladie. Entre temps, elle ne pouvait qu’ouvrir les yeux,
incapables de bouger ni de parler.

De l’autre côté, les télespectateurs pouvaient entendre cette femme parler


à haute voix dans sa tête. Sa voix tremblait de peur et elle ne cessait de répèter :

« Oh… mon dieu, qu’est-ce qui ne va pas avec moi, qu’est ce qui m’est
arrivé, pourquoi m’a-t-on amenée ici ? Pourquoi ne puis-je bouger ? Pourquoi
personne ne m’entend ? Mais, je crie après tout le monde mais pourquoi
personne ne fait attention à moi ? »

Bien que la face de la patiente ne faisait aucun mouvement hors mis ses
yeux qui montraient sa peur, sa voix revelait clairement son état de choc
profond.

Quelques temps plutard, en regardant au scanner, un élégant docteur disait


à une infirmière que la patiente avait un caillot de sang dans son cerveau, ce qui
avait causé l’attaque. Aussitôt que le mot attaque avait été prononcé, les
télespectateurs pouvaient entendre la femme crier de toutes ses forces :
« Oh non… cela n’est pas possible, j’ai seulement trente ans, je ne peux
pas avoir une attaque, les attaques c’est pour les personnes agées… Non tout est
normal… Oh mon dieu… mes enfants… je devais aller les chercher… est ce que
quelqu’un peut appeler à l’école et dire à mes enfants que je suis ici… s’il vous
plait… pourquoi personne ne peut m’entendre… s’il vous plait aidez moi ! »

Elle voulait désespérement que quelqu’un l’entende mais personne ne


pouvait l’entendre hors mis les télespectateurs devant leurs téléviseurs tels que
moi. L’attaque avait limité ses organes de sens (les ponts de perception) dans
leur fonctionnement normal. Par conséquent, son être réel était bloqué dans son
monde intérieur ; elle était abandonnée comme si elle se trouvait seule dans un
vaste désert. Son être intérieur était dans l’incapacité d’envoyer ses messagers
(Jerry) au-delà des ponts (sens) dans le monde extérieur pour leur faire savoir
combien elle était effrayée. Bien que plutard sa famille soit venue à ses côtés,
eux aussi ne pouvaient pas accéder à son monde intérieur. Le drame dépeignait
cette femme criant désespérement, luttant pour communiquer avec le monde
extérieur, en vain.

Finallement, le docteur a pu ôter le caillot permettant ainsi au corps et


aux sens de fonctionner normalement. A son grand soulagement, la femme a
reprit contact avec le monde extérieur.

Je pense que cet épisode de « urgence »était absolument parfait pour


dépeindre le mécanisme des symboliques Tom et Jerry- vraiment bien fait ! Ceci
est une illustration qui n’est pas loin de la vérité et peut vous aider à mieux
comprendre votre monde intérieur. Cette nature que nous avons de bavarder
dans notre tête est une interaction entre nos Tom et Jerry intérieurs.

Mort subite

En dépit de la mort physique, notre être intérieur (conscience) demeure


toujours le même dans le sens de fonctionner comme un sens qui est encore
capable de percevoir ses objets de sens : Jerry. J’espère que vous vous souvenez
encore que Jerry porte toutes les informations karmiques de toute notre vie. Je
veux bien croire que lorsque notre être intérieur quitte le corps physique, nous-
c’est-à dire Tom et Jerry - ressentons la même chose que la femme des urgences
- nous parlant à nous-mêmes. J’ai mes raisons de le croire ; je vous en parlerai
plutard.
Ceci pourrait être la principale raison pour laquelle, les fantômes du tsunami ne
pouvaient pas réaliser qu’ils étaient morts14. Les êtres intérieurs de ceux qui
vivent une mort subite n’ont aucune chance de se préparer comme ceux qui
meurent de causes naturelles ou après une longue maladie. Beaucoup d’entre-
eux n’arrivent pas à se faire à leur nouveau statut d’être spirituel sans corps et ils
n’ont absolument aucune idée de quoi faire. Cette situation de non statut est tout
comme si l’on était pris dans un rêve permanent, incapable de se réveiller.

Le film de Nicole Kidman « The Others » est aussi un très bon film qui
dépeint cette situation des êtres intérieurs qui sont morts mais qui ne sont pas
conscients qu’ils ont abandonné leur corps physique.

Pour ces raisons, les croyances réligieuses telles que la loi du karma et le
concept de l’ange de la mort peuvent être vraiment d’une grande aide dans le
sens de guider les défunts vers leur future existence. Cela signifie que vous
devez trouver ces connaissances spirituelles avant votre mort, ce qui est
exactement ce que je vous offre dans ce livre.

Les rêves

Faisons un rapide détour pour parler brièvement des rêves. Le rêve est
l’interaction entre notre être réel (être intérieur) et Jerry sans la participation du
corps physique. Les rêves sont si réels, parce qu’ils sont toujours basés sur le
schéma d’avoir un sens (Tom), qui se bat avec les objets de sens (Jerry), et le
resultat c’est les expériences de rêve que nous avons - et ces expériences sont si
vraies ! C’est pourquoi les rêves sont si souvent aléatoires, vagues et confus,
pourtant si vrais parce que nos pensées et nos souvenirs sont dérangés et
mélangés.

Dans un autre cas, il se pourrait que notre être intérieur ait quitté le
corps pour voyager dans d’autres dimensions, ce qui explique pourquoi nous ne
voyons nos chers disparus que dans les rêves.

Vous devez avoir l’esprit ouvert et admettre qu’il y’a ici toutes sortes
de possibilités. Parfois, une simple explication a plus de sens.

Retour d'un coma


14
J’en ai parlé dans « le Guide Utile pour uneVie véritable…L’Hygiène Morale, au chapitre
9 : Faire face à la mort.
Comme ce n’est juste qu’un rêve, l’être intérieur va pouvoir rentrer
dans son corps quand il se reveille le lendemain matin. Ceci n’est pas le cas
lorsque l’on glisse dans un coma. Le coma est l’une des plus sécretes et des plus
intriguantes situations médicales que la science médicale n’a pas reussi à
expliquer clairement jusqu’à nos jours. Comment des gens peuvent-ils entrer
dans un sommeil profond pendant 10 ou 20 ans et un jour s’éveiller
soudainement par eux-mêmes ? Où est-ce que leur être intérieur est allé ou a été
pendant tout ce temps ? Certains, après être revenus d’un long coma, ne peuvent
même pas reconnaître leur propre famille ; pendant que d’autres peuvent parler
une nouvelle langue couramment.

Toutes les opinions sur le sujet se valent. Vous pouvez vous ruiner le
cerveau en essayant de trouver une explication rationnelle que très peu de
personnes pourront comprendre ou juste accepter la reponse la plus simple. Si
toutes les choses sont égales, l’explication la plus simple est la bonne - principe
du rasoir Okham.

A condition que vous croyiez à l’existence d’autres royaumes que la


terre, la simple logique suggère que ces êtres intérieurs peuvent aller dans un
bar, en vacance ou rencontrer quelqu’un dans un autre règne (dimension) et
oublier de rentrer ! Ou alors ils peuvent être coincés dans une autre dimension
ou dans une sorte de chaine du temps - qui sait ? Les thaïs connaissent une
legende appelée « ville de Lab Lae » qui est comme une communauté piégée
dans une chaine du temps dans une autre dimension. Ils (leurs êtres réels ou
êtres intérieurs) vont jusqu’à penser que l’autre dimension est réelle et la terre
juste un rêve. Ainsi leurs corps attendaient sur terre que le capitaine (être
intérieur) revienne. Il est possible aussi qu’au moment où les êtres intérieurs
reviennent, que l’un rentre dans le mauvais corps. Aussi l’être intérieur qui vient
de revenir du coma peut ne pas reconnaître la famille parce qu’il est dans le
mauvais corps. Dans le cas de celui qui parle couramment une autre langue,
peut- être l’a-t-il apprise pendant qu’il voyageait dans une autre dimension. En
tout cas vos opinions valent les miennes et tout est possible !

Une expérience véritable peut aider

Sur l’après mort, toutes les opinions se valent. C’est pourquoi je pense
que nous devons faire confiance à certaines expériences réelles telles que les
expériences hors du corps, qui peuvent expliquer beaucoup de choses sur notre
existence et le voyage après la mort. Ceci est un domaine qui sera toujours laissé
sans reponse, parce que personne ne peut connaître la vérité avant d’avoir vu
(avec les yeux intérieurs) par lui-même. Le mieux que nous pouvons faire c’est
de faire confiance à ceux qui sont suffisament honnêtes et véridiques pour nous
parler de leurs véritables expériences.

Il y’a une histoire que j’ai trouvée très interressante et j’ai mes raisons
de croire quelle est vraie. Un homme dans la cinquantaine raconte qu’il était
couché à côté de son épouse dans leur lit, et soudain il a eu une attaque
cardiaque. Malgré ses efforts, il était incapable de le dire à son épouse puisque
son corps avait cessé de bouger. Ensuite, il a décrit le moment de la mort. Il dit
que quand la mort arrivait, tous les organes de sens physiques étaient
complètement coupés ; il n’ y avait plus d’images, de sons etc…Le seul sens qui
fonctionnait était le mental (c’est-àdire son 6ème sens ou les yeux intérieurs qui
appartiennent à l’être intérieur) et ses objets de sens c’est-à dire les pensées et
les sensations mentales. Quand l’agonie physique a pris fin au bout de quelques
minutes, il s’est vu assis sur le bord du lit et il s’est levé. Il décrit le fait de
s’asseoir et de se lever par les mots « très droit » et « aussi leger qu’une
plume ». Une fois qu’il s’est lévé, il a vu son corps physique couché dans le lit
près de son épouse. Il a donc pris conscience qu’il était mort. Il dit qu’il a vu
deux hommes qui l’attendaient à la porte et il a su qu’ils étaient venus pour lui et
qu’il devait les suivre. Il marchait en flotant avec légèreté à quelques
centimètres du sol. Il a été amené à un endroit où on lui a dit que sa présence
était une erreur. Le chef de cet endroit a demandé à ses serviteurs de lui donner
un aperçu du paradis et de l’enfer.

« Puisque tu es ici, tu auras cette chance pour que tu ne sois pas trop
complaisant avec toi-même quand tu retourneras à la vie et que tu puisses aussi
le dire aux autres » lui dit le chef de l’endroit.

Pour couper court, son âme est revenue à son corps et il était de
nouveau en vie. Il se senti obligé de raconter son histoire aux autres à cause de
ce qu’il savait.

Très droit et aussi léger que la plume !

J’ai des raisons de croire que l’histoire ci-dessus est véridique car moi
aussi j’ai eue une histoire semblable. Cela s’est passé vers le 8ème anniversaire de
mon premier fils. J’étais très en colère contre mon mari et ne lui avais pas parlé
depuis une semaine, j’ai même pensé à un moyen de lui faire mal. Une nuit, j’ai
dormi dans la chambre des invités observant mon cœur qui brûlait de colère et
de déception. Bien que je souhaitais de toutes mes forces retrouver ma paix
intérieure, j’étais incapable de pardonner et de laisser aller - Tom était trop
faible et Jerry s’en donnait à cœur joie ! La douleur due à la colère brûlante était
telle que je pensais que j’étais en enfer et je voulais désespérement que cela
prenne fin. Mais les trois Jerry avaient bien maitrisé Tom qu’il se trouvait
complètement sans défense. Etant accablée par une telle agitation mentale je ne
pouvais pas du tout dormir. J’ai simplement fermé les yeux et j’ai laissé tout se
faire.

A un moment, je pouvais voir une photo du Bouddha, celle que j’avais


sur un autel dans ma maison, flotter au bout du lit, à environ 3 ou 4 pieds au-
dessus du sol. Je me suis dit que le Bouddha était ici et maintenant et que j’allais
le suivre où qu’il voudrait m’amener, même si c’était au bout du monde. Mon
esprit s’est trouvé soudainement libéré et j’éprouvais une grande joie. Je me
repetais à moi-même :

« Continues, suis le Bouddha, suis le Bouddha… vite »

J’étais absolument prête à le suivre n’importe où. Ensuite, je me suis


assise et je me suis levée. Ce n’est qu’après cela que j’ai vu mon corps physique
qui était toujours couché dans le lit. La manière dont je me suis assise et levée
était exactement la même que le monsieur a décrit dans l’histoire précedente,
« très droit » et « léger comme une plume ». J’ai observé brièvement mon corps
physique et je n’ai eu aucune hésitation à le laisser derrière moi. Je m’étais
préparée à suivre le Bouddha quelque soit l’endroit où il voudrait m’amener.
Ensuite je me suis sentie floter, suivant l’image du Bouddha qui se déplaçait en
conséquence. Je n’étais pas allée bien loin lorsque l’image a viré dans notre
chambre où mon mari dormait. J’ai suivi l’image du Bouddha et juste après, je
me suis retrouvée en train de planer dans une position des plus bizzares au-
dessus de la tête du lit et observant en bas mon mari qui dormait. A ce moment,
la figurine du Bouddha était partie et j’ai commencé à avoir peur. Je me
demandais comment je ferais pour regagner mon corps. A peine ai-je eue cette
pensée que je me suis retrouvée en train de me reveiller dans le lit.

J’ai tout de suite su que le Bouddha était venu m’aider à me reconcilier


avec mon mari. Il était 3 heures du matin. Je me suis assise dans le lit et ma
conscience ne montrait aucun signe de sommeil. J’étais complètement éveillée
tant physiquement que mentalement.

Ensuite je suis allée dans la salle de bain, j’ai ouvert le robinet d’eau
froide, j’ai mouillé une serviette de bain, je l’ai essorée et je suis retournée dans
notre chambre, j’ai allumé et j’ai frappé le visage de mon mari avec la serviette
mouillée ! Nous avons parlé franchement cette nuit et tout mon trouble s’est
évaporé de mon cœur. Notre mariage survit jusqu’à ce jour, grâce au Bouddha !

Je n’ai parlé à personne de cette expérience pendant un long temps de


peur qu’on ne me prenne pour une folle. Néanmoins, je savais que ce n’était
absolument pas un rêve ni une hallucination.
Moment de solitude

Je voudrais soutenir l’histoire de l’homme dont nous avons parlé


précedemment. Je crois qu’il était sincère et il y’avait beaucoup de crédibilité
dans sa description détaillée du moment de la mort. Cela signifie que lorsque le
corps meurt (marana), les organes de sens s’éteignent aussi, seuls demeurent
Tom et Jerry qui sont énergies. Ils sont toujours exactement comme lorsque
nous étions vivants - nous nous parlons à nous-mêmes comme la femme des
urgences. Je me parlais à moi-même normalement comme d’habitude pendant
que je suivais la photo du Bouddha dans mon expérience hors du corps.

En temps normal quand l’on sait que l’on va mourir, ce qui se passe à
ce bref instant qui précède la mort est que votre être intérieur (Tom) va revoir
les évènements importants (Jerry) que l’on a éffectués dans la vie comme si l’on
voyait son propre film. En fait, les grands malades et les moribonds voient leurs
pensées, souvenirs et leurs sentiments en rapport avec leurs actions passées,
longtemps avant leur mort physique, particulièrement ceux qui ont eu une
attaque. Les ponts de perception (les sens) chez ceux qui sont très malades sont
plus ou moins cassés, c’est cet état qui les coupe du monde extérieur. Aussi
n’ont-ils d’autres choix que de vivre dans la solitude de leur monde intérieur,
dans lequel ils ne sont que Tom et Jerry. Vous pouvez imaginer combien une
telle personne peut se sentir seule. Malheureusement un tel moment de solitude
nous atteindra tous un jour tôt ou tard. Ceci est la partie de la vie que nous ne
pouvons pas balayer d’un revers et mettre la tête dans le sable, ne changera rien
- ce moment viendra c’est certain !

C’est la raison pour laquelle vous avez besoin de comprendre ce livre


avant d’atteindre ce moment crucial, afin de savoir quoi faire et à quoi
s’attendre.

La conscience de la mort

A l’approche du moment crucial, votre être intérieur va naturellement


s’accrocher aux pensées et sentiments qui sont les plus importants à vos yeux.
Ceci est le véritable moment critique de votre vie qui decidera de l’endroit où
vous irez ; tout dépend des pensées qui seront les plus fortes à ce moment là. La
totalité de l’ensemble Tom et Jerry va alors pouvoir quitter le corps. Le Bouddha
appelle la conscience du mourant cuti-vinnana qui signifie conscience de la
mort.
Il est temps que nous laissions notre corps derrière nous parce que
après marana, le corps physique se décompose et retourne à la poussière. Je ne
crois pas à la résurrection du corps physique. Cependant, notre être intérieur lié
aux accessoires mentaux (Tom et Jerry) continuera. Je vais faire une relation
entre le bref moment decisif avant que ne parte votre conscience de mort avec
les différents types de karmas pour que vous compreniez pourquoi il est si
important de toujours persévérer dans l’amélioration de l’hygiène morale et
d’accomplir de bons karmas. Les 4 types de karmas, lourd, habituel, proche et
reservé sont la classification selon l’ordre de maturation du karma.

Karma lourd

Si vous avez fait des karmas vraiment graves, ces Jerry karmiques
prendront la 1ère place et produiront d’abord leurs résultats. Les karmas négatifs
lourds comprennent tuer sa mère, son père, faire du tort au Bouddha ou à une
sainte personne particulièrement à un Arahant15. Si votre conscience de la mort
(Tom) est engluée dans de très lourds et négatifs actes karmiques (Jerry), cette
puissante et négative force sera si lourde qu’elle va vous entrainer au plus bas
des enfers - conclusion très simple !

Pensez à E=M une fois encore. La masse pèse, n’est ce pas ? Si la masse
et l’énergie sont égales, alors l’énergie dans ce sens, aura aussi un poids – un
poids karmique !

Le Judas bouddhiste

Devadatta le Juda bouddhiste, a essayé à plusieurs reprises de tuer le


Bouddha. Au moment de la mort il a regreté ses mauvaises actions et a demandé
le pardon du Bouddha. Néanmoins, sa conscience proche de la mort était
accablée par la culpabilité et son mauvais karma envers le Bouddha. Ses Tom et
Jerry étaient vraiment unis l’un à l’autre, et ce fardeau de mauvais karmas a
entrainé son être intérieur droit au fond des enfers.

15
Il ya 4 niveaux de saintété dans le bouddhisme : 1) Sotapanna- celui qui entre sur le
chemin, 2) Sakadagami- celui qui reviendra une seule fois, 3) Anagami- celui qui ne reviendra
plus, 4) Arahant- celui qui est digne ou celui qui est totalement illuminé
Bien que le Bouddha ait refusé de voir Devadatta quand il lui a demandé
son pardon, le Bouddha a prédit qu’une fois que Devadatta aura fini de purger sa
peine karmique, ce qui prendrait un très long temps, il renaitrait dans un corps
humain dans un lointain future. Il deviendrait un auto-illuminé et serait un
Bouddha individuel du fait de son karma positif accompli pendant qu’il était
moine bouddhiste. Ceci démontre combien certaine et équitable est la loi du
karma.

Traitez bien les bonnes personnes

De nos jours, il n’ y’a pas de Bouddha à qui on peut nuire, mais il y’a
plusieurs personnes de différents niveaux de sainteté marchant dans la rue
comme nous tous, particulièrement dans les pays bouddhistes. Le problème est
que les saintes personnes des 4 niveaux de sainteté ne se promènent pas avec un
halo autour de la tête pour que nous puissions les distinguer et bien les traiter. Ils
ont une apparence normale comme nous tous- la différence est au niveau de leur
état intérieur. Les saintes personnes laïques, par nature, sont très placides et
prefèrent vivre de façon discrète et passer inaperçues, à moins qu’elles ne soient
enseignantes. Même dans ce cas, elles ne font pas étalage de leur
accomplissement spirituel qui démeure caché à leurs élèves.

Pour ces raisons, on enseigne aux bouddhistes à faire attention sur leur
manière de traiter les gens, particulièrement ceux qu’ils soupçonnent d’un
accomplissement spirituel. Si cela vous arrive, même involontairement de
maltraiter un Arahant, cela est considéré comme très mauvais karma. Pour éviter
une telle éventualité, traitez toujours bien les bonnes personnes, spécialement
celles qui pratiquent le vipassana - il y’a plus de chance qu’elles deviennent
saintes que les non- pratiquants.

Karma lourd positif

Le karma lourd peut être positif ou négatif. Le karma lourd positif est
l’atteinte du niveau le plus élevé de l’absorption dans la méditation (jhana). Si
vous mourez dans l’état de jhana, vous renaîtrez dans le plus haut niveau des
cieux (le monde de Brahma) où la vie est vraiment longue.

Karma habituel ou karma régulier


S’il n’ya pas de karma lourd, le karma habituel va dès lors prendre la
1 place au moment de la transition vers la nouvelle existence (cuti). Le karma
ère

habituel est le type d’actes que vous posez regulièrement dans votre vie
quotidienne normale jusqu’à ce que cela devienne une habitude, qui peut être
bonne ou mauvaise. Vous pouvez avoir l’habitude de ne pas vous conformer aux
5 préceptes moraux et de poser de mauvais actes. Vous pouvez voler, mentir ou
commettre l’adultère jusqu’à ce que les mauvais actes deviennent communs
dans votre vie. Au contraire, vous pouvez aimer donner, aimer les autres,
prendre soin des gens et méditer regulièrement. Quelque soit le type d’habitudes
que cela peut être, ces enregistrements karmiques reguliers (Jerry) seront liés à
votre être intérieur (Tom) et déterminera plutard votre renaissance, ceci tant que
vous n’aurez pas de karma lourd.

Karma proche

Si vous vous trouvez quelque part entre faire de bons karmas et faire de mauvais
karmas comme la plupart des gens, votre moment proche de la mort peut être
dominé par l’un ou l’autre des karmas, tout dépendra de ce que vous aurez à
l’esprit au moment de la mort. Ce type de karma est appelé karma proche ou de
proximité, car il se fait à l’instant de la mort. Il est très important parce qu’il
détermine la renaissance immédiate. Peut être que les histoires suivantes vous
permettront de bien comprendre ce concept.

A l’époque du Bouddha, il y’ avait une noble dame qui aimait donner,


particulièrement au Bouddha et à la Sangha (la communauté des moines
bouddhistes). Tout le monde la connaissait comme une grande donatrice (maha-
dana). Mais pour une quelconque raison, elle a une fois menti à son mari. Au
moment de sa mort, bien que son karma habituel était très bon et qu’elle meritait
sans aucun doute de renaître au paradis, d’une certaine façon sa conscience de la
mort s’est souvenue des pensées qu’elle a eues lorsqu’elle avait menti à son
mari. Son esprit s’est trouvé affecté par conséquent par un sentiment de
culpabilité. Ceci est appelé karma proche et il détermine la renaissance
immédiate. Suivant cela, cette noble dame a eu à endurer un court séjour de 7
jours en enfer pour son petit péché. Un autre exemple du pouvoir absolu de la loi
du karma !

Pendant ces 7 jours après le décès de la dame, le mari a invité le Bouddha


et ses moines à venir prendre le repas chez lui. Il voulait connaître le sort de sa
très charitable épouse : si elle était ou non allée au ciel. Le Bouddha savait que
son épouse avait à passer 7 jours en enfer pour son petit péché et devait après
cela quitter l’enfer pour renaître au ciel (cuti). Le Bouddha savait aussi que, s’il
disait au mari la vérité sur sa femme, celui-ci perdrait la foi et ne ferait plus le
bien autour de lui. Il ne comprendrait pas pourquoi son épouse était allée en
enfer après avoir fait tant de bons karmas. Le Bouddha ne pouvait non plus
mentir au mari s’il posait une question sur son épouse. Pour résoudre le
problème, le Bouddha fit un tour de magie pour que le mari oublie de poser la
question pendant les 7 jours. Quand vint le 8ème jour, la femme était déjà renée
au ciel. Le Bouddha a donc défait le charme, ce qui a amené le mari à poser la
question sur son épouse à l’instant. Le Bouddha a donc dit au mari que son
épouse était rénée au ciel.

Vous pourrez vous aussi être troublés par la pensée qu’une petite erreur
de votre vie peut vous envoyer en enfer. Cela est vrai mais c’est aussi comme
une offense mineure : la sentence est courte. C’est pourquoi la noble dame de
notre histoire n’a fait que 7 jours en enfer, contrairement à un crime, pour lequel
on a à souffrir une plus longue peine. De même, une violation majeure des
précepts moraux aura des conséquences plus substantielles. S’il vous plait
n’oubliez pas que personne n’est juge du karma, seule la loi naturelle du karma
agit. Pour être du bon côté, attelez vous à faire du bien.

Il y’a aussi une histoire contrastante d’un mauvais monsieur qui a été
braconnier toute sa vie. Pour avoir tué tous ses animaux, il allait renaître dans un
état déplorable. Cependant, son fils qui avait atteint le plus haut niveau de
sainteté (Arahant), l’a aidé à atteindre une bonne renaissance aux derniers
instants avant la mort. Selon la loi du karma, la situation sera le contraire de
celle de la dame, je crois.

Karma réservé

C’est le type de karma que l’on fait avec très peu d’intention ou une
action isolée et sans effort. Vous le faites sans que cela n’ait beaucoup
d’importance pour vous. Par exemple, vous êtes avec des amis et vous passez
près d’un mendiant ; vous n’avez pas une sympathie particulière ni une
compassion quelconque envers le pauvre mendiant ; mais comme vous voyez
vos amis mettre quelques pièces dans son bol et que votre main se trouve être
dans votre poche touchant une pièce ou deux, vous ressortez la pièce et vous la
jetez dans le bol du mendiant. C’est plus un acte occasionnel. En Angleterre, un
grand nombre de maris vont visiter les temples bouddhistes, non parce qu’ils ont
la foi mais parce qu’ils doivent y accompagner leurs épouses thailandaises -
pour qu’elles soient heureuses ! Pendant que les épouses font l’aumône aux
moines dans la pure tradition, elles aiment à obliger leurs époux à joindre leurs
mains aux leurs pendant qu’elles font l’offrande ou de mettre eux-mêmes du riz
dans les bols des moines. C’est le genre de comportement que les épouses
thailandaises ont dans les temples avec leurs époux et leurs enfants qui sont nés
dans la culture occidentale. Pour les maris et les enfants, ils peuvent ne vraiment
pas vouloir faire de telles bonnes actions. Aussi le font-ils avec très peu
d’intention - généralement c’est parce que l’épouse sera tendre avec eux de
l’avoir fait. De tels actes occasionnels sont faits avec très peu de sincérité.

Cependant, ce type de karma sera mis en reserve. Quand il n’y a pas de


lourd, habituel ou proche karma qui normalement donne d’abord des résultats
dans l’ordre, le karma reservé prendra la 1ère place pour donner des résultats.

Ainsi, les animaux qui n’ont pas la possibilité de faire du bon karma
peuvent renaître en tant qu’êtres humains une fois de plus à cause du karma
reservé des vies passées.

Préparer un mourant

Les Thaïs ont différentes manières de préparer les mourants pour qu’ils
puissent avoir une bonne renaissance. Dans les familles pieuses, les malades en
phase critique sont en fait soumis à l’écoute de cassettes sur les enseignements
de Bouddha (Dhamma)16. Ceci a pour but de faire naître beaucoup de bonnes
pensées (Jerry blanc) dans le monde intérieur du malade pour qu’il puisse être
en paix. Certains patients très malades, qui sont des fervents bouddhistes
demanderont même à avoir la visite de leurs moines préférés afin qu’ils leurs
parlent de certains sujets sur le bouddhisme qu’ils souhaitent entendre. Tout ceci
a pour but de protéger le mental par des paroles de Dhamma au moment de la
mort. Ceci est sans doute l’équivalent de l’extrême onction dans la tradition
chrétienne.

A un moindre dégré, les proches chuchoteront des mots tels que :


Bouddha ou Arahant dans les oreilles du mourant. Ceci pour que le mourant se
rappelle de penser au Bouddha ou à l’éveil pour qu’il ait l’esprit en paix, ce qui
leurs garantie une bonne renaissance. Ceci est en fait une très riche culture. Il
s’articule autour du proche karma qui est fait au moment qui précède la mort,
lequel détermine la renaissance immédiate.

C’est pas tout le monde qui arrive à tirer avantage du karma proche. Il
y’a une histoire sur une femme à l’article de la mort qui entendait le mot
« Bouddho, Bouddho… » (une autre version de l’appelation de Bouddha) chanté
dans son oreille, mais elle n’arrivait pas à saisir ce que cela voulait dire, parce

16
On donne plusieurs significations au mot Dhamma mais généralement, il signifie les
enseignements du Bouddha. Il peut aussi signifier tout.
qu’elle n’était pas de ceux qui vont au temple et n’avait pas l’habitude de faire
du bien non plus de son vivant. Elle compris donc tout de travers et pensa que
les gens étaient entrain de la maudire sur son lit de mort en lui disant « pooto,
pooto », car pooto est une malédiction en thaï !!!

Ainsi, ne pensez pas que c’est certain que vous pourrez benéficier du
karma proche au moment de la mort. Il est de loin préférable de se sécuriser
avec un bon karma habituel ou un karma lourd positif.

Habitude mentale

Dire à un mourant de se laisser aller et de ne pas s’inquiéter pour sa


famille et pour les richesses qu’il laisse est presque une chose normale dans
toutes les traditions religieuses. Si l’être intérieur est accablé de soucis et
d’avarice (jerry noir), il est certain qu’il n’aura pas une bonne renaissance. Si
vous n’aviez pas pendant votre vie appris à laisser aller, il est fort peu probable
que vous arriviez à vous détacher au moment de la mort car laisser aller est une
habitude mentale. Les vieilles habitudes ont la peau dure, même les habitudes
physiques telles que se ronger les ongles ou remuer les jambes. Changer une
mauvaise habitude mentale est mille fois plus difficile que changer une habitude
physique, sinon plus. Ainsi, vous ne pouvez pas vous attendre à laisser aller
toutes les choses au moment de la mort si vous ne l’avez jamais fait de votre
vivant. Cela est impossible.

C’est pourquoi il est préférable d’apprendre à laisser aller maintenant


avant que cela ne devienne votre habitude mentale. Il s’agit de séparer Tom et
Jerry. Le vipassana ou rappel de soi ou être dans l’instant présent est la pratique
idéale qu’il vous faut si jamais vous voulez remplacer vos mauvaises habitudes
mentales par de bonnes.

Vous pouvez maintenant comprendre pourquoi j’enseigne dans mon


cours de Tai chi comment apprendre à mourir. Il est important que les gens
sachent comment contrôler leur mental au moment crucial de la mort afin qu’ils
puissent être capables de laisser aller et se garantir une bonne renaissance17.

Résumé

Si vous avez peur d’être emprisonné dans le néant après la mort du


corps physique, vous devez rapidement apprendre de ceux qui savent et
17
J’ai donné la technique de préparation à la mort au chapitre 9- Faire face à la mort du Guide
pour une Vie Véritable… L’Hygiène Morale.
reconnaître la loi du karma - qui est tout ce que j’essaye de vous faire
comprendre dans mon travail. J’espère que maintenant vous avez une image
claire ,qu’une fois que votre corps physique meurt, vos symboliques Tom et
Jerry continuent dans la prochaine renaissance et ils amèneront avec eux toutes
les informations karmiques.

Chapitre neuf

Naissance et génie génétique

Nous avons suivi le voyage de la vie jusqu’au moment de la mort


physique et maintenant nous en sommes au stade de la naissance ou je devrais
dire renaissance. Je ferais aussi un rapport entre cette importante question et le
génie génétique, et le Projet Génome Humain - le plus grand accomplissement
de la science en ce siècle.

Rassembler le 5ème agrégat


Puisque je dois utiliser le jargon bouddhiste dans ce chapitre, je vais
rassembler les termes que j’ai utilisé pour désigner le 5ème agrégat dans la langue
Pali et mes propres créations pour que vous ne soyez pas trop confus.

Selon le dictionnaire bouddhiste de P.A. Payutto, vinnana signifie


conscience - acte conscient, Âme, esprit. Les mots de la liste suivante
comprenent les sens originaux des mots plus mes créations :

Le 5ème agrégat= vinnana = conscience = âme = esprit = être intérieur


= être réel = yeux intérieurs = le 6ème sens = Tom.

J’ai expliqué au chapitre six que rupa signifie le corps physique avec
tout l’univers dans lequel nous vivons. Maintenant que l’être physique (rupa) est
mort (marana), cela signifie que les cinq ponts sont cassés. Ainsi tout
l’environnement terrestre qui se manifeste par les images, les sons, les odeurs,
les goûts et le toucher a aussi disparu avec notre mort physique. Nous devons
desormais laisser de côté le 1er agrégat et traiter seulement avec les 4 entités
immatérielles qui sont collées les unes aux autres et qui maintenant vont vers un
autre règne (cuti). Aussi, gardez toujours présent à l’esprit que je vais dès lors
traiter ces 4 entités (Tom et Jerry) comme une seule chose que j’appellerai soit
conscience de la mort (cuti-vinnana) ou conscience de renaissance (patisandhi
vinnana) selon le statut du moment - s’il vient ou s’il va !

Maintenant que l’individu physique est mort, je n’utiliserai plus le


terme « être intérieur », je vais mettre cette creation de côté, puisqu’il est plus
approprié de l’utiliser avec le corps physique pendant que nous sommes en vie
et marchons sur cette planète. De plus, le 5ème agrégat est plus de la nature de la
conscience. Malgré son immatérialité, son existence est tout à fait effective une
fois que nous quittons le corps.

Les six maisons autour du samsara

Je vais mettre le Nirvana – la 7ème et seule véritable sortie – de côté pour


le moment et me concentrer sur les 6 fausses sorties autour de la roue des
renaissances (samsara). Ces six règnes sont en fait les differentes maisons qui
peuvent accueillir une conscience qui renait. Aussitôt que le moment de
transition (cuti) est arrivé, notre être intérieur doit aller dans la prochaine
maison. La maison où il ira dépend de nos enregistrements karmiques. Pendant
que nous vivons notre vie sur terre avec toutes sortes de bonnes et de mauvaises
activités, nous avons envoyé notre matériel de construction karmique – briques
karmiques, sable, ciment, etc…- pour construire notre future maison et elle est
prête à accueillir notre âme quand le moment de transiter (cuti) arrive. Une
conscience de la mort (cuti-vinnana) va en même temps devenir une conscience
de renaissance (patisandhi vinnana) et aller à la maison que nous avons
construite avec notre matériel karmique.

Il y’a beaucoup de petits détails entre la conscience de la mort et la


conscience de renaissance que nous pouvons négliger. Je n’ai aucun souvenir
d’une telle connnaissance, aussi vais-je continuer avec le livre. De façon
générale, après que la conscience de mort ait quitté le corps, il n’ya pas de temps
à perdre ; elle doit instantanement trouver une place où renaître - une maison
convenable où vivre. Selon la tradition bouddhiste tibetaine, l’esprit a jusqu’à 49
jours pour trouver une nouvelle maison. Si la conscience de la mort ne peut
trouver une maison convenable où aller, elle sera piégée dans les limbes -
comme les fantômes du tsunami - cela est comme un rêve permanent, d’où ils
sont incapables de s’éveiller- ce qui n’est pas une agréable façon de vivre sa
vie !

Les six maisons appropriées autour de la roue du samsara sont :

1. Le monde de brahma, le plus haut niveau du ciel

2. Le monde des devas, ciel

3. Le monde humain

4. Le monde animal

5. Le peta/ monde des démons

6. L'enfer

Quatre manières de naître

Comme il y’a six différentes maisons dans le samsara, la voie pour parvenir à
chacune des maisons est différente aussi. En d’autres mots, la nature de la
naissance est différente selon le type de maison où l’on ira. Vous pouvez ainsi
voir combien ingénieux le Bouddha est de savoir tous ces menus détails de la
vie. Selon le Bouddha, il y’a quatre manières de naître :

1. Jalabuja : une créature née d’un uterus, telle que les humains, les vaches,
les chiens, les chats, etc. ;
2. Andaja : une créature née d’un oeuf ou ovipare, telle que les oiseaux, les
poules, les canards, etc. ;
3.
Samsedaja : une créature née de la moisissure ou des créatures nées de la
putréfaction telles que des vers, des larves, des bactéries, etc.18 ;
4. Opapatika : une créature née spontanément, une apparution. C'est le type
d'être qui n'exige aucune croissance progressive comme les types ci-
dessus de naissance. Il est instantanément né comme véritable être, tel que
les êtres célestes, les déités, les êtres démoniaques, le peta, etc.

Puisque je n’ai aucune capacité psychique, je ne peux pas aller dans les détails
de la naissance dans les autres règnes hors mis le fait de croire religieusement
aux paroles du Bouddha. Ainsi, je ne parlerai que de la naissance humaine, ce
qui est déjà beaucoup.

La naissance humaine

Le Bouddha a clairement déclaré qu'il y’a trois facteurs impliqués dans la


procréation d'un être humain :

1. Qu’une femme ait son cycle menstruel

2. L’union entre un ovule et un spermatozoïde (conception)

3. L’intervention d'une conscience de renaissance (patisandhi-


vinnana).

Quand ces trois facteurs sont réunis, il y’aura une naissance.

Mort- né

Aux yeux de la science, la vie humaine commence au moment de la


conception. Lorsqu’un spermatozoïde pénètre un ovule, la fertilisation a lieu et
un embryon humain va graduellement émerger dans le ventre de la mère. Neuf

18
J’ai desdifficultés à expliquer ce genre de naissance. Aussi je vous donne un extrait de
l’encyclopedie Wikipedia. Cela vient du mot putréfaction qui est la décomposition des
proteines, spécialement par les micros organismes anaerobiques, décrits comme les bacteries
putréfiantes. La décomposition est un processus plus général. La putréfaction habituellement
aboutie à des amines telles que la putrecine et la cadaverine, qui ont une odeur puétride. Ce
qui est sujet à la putréfaction est appelé putrécible. En alchimie, la putréfaction est la même
chose que la fermentation, c'est-à-dire permettre à la substance de pourir ou se décomposer,
quelque fois avec un petit morceau pur de ce que l’on veut obtenir qui va agir comme une
« semence ».
mois après, un bébé avec son identité génétique unique va naître et vivre en
moyenne de 60 à 80 ans, voire même atteindre 100 ans dans certains cas- cela
dépend grandement du lieu où l’on naît. Nous supposons que chaque embryon
va automatiquement grandir jusqu’à devenir un être humain. Si tous les
embryons devaient aboutir à la naissance d’un bébé bien portant, aucune mère
n’aurait à souffrir de donner naissance à un mort- né, n’est-ce pas ?

Sans aucun doute la science médicale peut expliquer rationnellement


et techniquement le phénomène de mort-né mais en tant que mère moi-même, je
suis sûre que ces mots, qu’importe la précision qu’ils ont en théorie, ne peuvent
être compris par les parents affligés. La question « pourquoi moi » continuera de
résonner dans leur tête et rien ne leur semblera raisonnable.

Bien qu’un fœtus soit formé dans le ventre, s’il n’ya pas une
conscience de renaissance compatible, le résultat sera un mort-né. Ainsi, le
concept du Bouddha sur la naissance humaine explique pourquoi certains bébés
naissent morts. Si le 3ème facteur de la procréation n’a pas eu lieu, la vie humaine
ne peut être complète. Je suppose que cela est valable aussi pour les animaux.
Sans la conscience de renaissance, le fœtus est simplement un navire sans
capitaine. La conscience de renaissance est en fait la pièce manquante du puzzle
qui nous permettrait de comprendre le phénomène de mort-né.

Technologie de FIV

Les avancées dans le domaine médicale permettent de nos jours que les couples
infertiles puissent avoir des enfants en utilisant la fécondation in Vitro (FIV).
C’est une technique dans laquelle l’ovule est fécondé par le spermatozoïde hors
du ventre de la femme. La FIV est le traitement généralement appliqué lorsque
toutes les autres méthodes d’aide à la conception ont échoué. Le processus
implique d’extraire l’ovule des ovaires de la femme et de laisser le
spermatozoïde le féconder dans un milieu liquide. L’ovule fécondé (zygote) est
alors transferé dans l’uterus de la patiente avec l’intention d’obtenir une
grossesse réussie. Ce processus est connu comme le fait de faire « un bébé
éprouvette ».

Je me suis toujours demandée comment la FIV pouvait trouver sa place


dans le concept bouddhiste de la naissance. Je comprend maintenant que le
traitement par la FIV est simplement une technique de conception assistée, qui
concerne essentiellement la fabrication du corps physique- le 1er agrégat (rupa).
Ce processus n’a encore rien à voir avec la création du mental qui se constitue
des 4 entités immatérielles (Tom et Jerry). Dès lors, aussi longtemps que l’œuf
fécondé est replanté dans le ventre de la femme- ce qui prend à peu près 48
heures pendant lesquelles l’œuf atteint les stades cellulaires 6-8 – le troisième
facteur peut prendre place. Vous serez peut être curieux de savoir à quel moment
des neuf mois de grossesse la conscience de renaissance entre dans le ventre de
la mère. Je suis désolée mais je n’en sais pas plus que vous. Evidemment je ne
sais rien de ces détails intriguants pour le moment. Pour le moment, je crois que
ce qui est dit est assez suffisant pour vous permettre de comprendre les
naissances humaines, les mort-nés et les bébés éprouvette.

Différents types de propriétés

Avant j’avais un doute sur l’évolution d’une FIV. Pour votre


information, une conscience de renaissance n’entre pas dans un tube à essai
malgré la présence de la fécondation ; elle n’entrera que dans le ventre d’une
mère. Je suppose qu’un tube à essai est classé comme matériel terrestre alors que
le ventre humain est la propriété du samsara. Cela signifie qu’une conscience de
renaissance ne reconnaîtrait pas un tube à essai où il ne serait pas visible dans
l’autre dimension. N’oubliez pas qu’un tube à essai est un objet de sens de vos
yeux physiques, alors que la conscience de renaissance est une existence d’un
sens non-matériel qui ne s’accorde qu’avec les informations karmiques
auxquelles le ventre d’une femme appartient. Ce n’est que lors que cette
conscience de renaissance deviendra un membre à part entière de cette terre
qu’elle sera capable d’apprendre et de reconnaître les biens terrestres tels que les
tubes à essai et autres.

C’est pourquoi notre si précieuse richesse matérielle n’a absolument


aucune importance dans l’au-dela, alors boon et barb (le résultat des bons et
mauvais actes) signifient tout. Puisque vous ne pouvez pas emporter votre méga
richesse dans l’au-dela - si vous êtes riche - pourquoi les cacher, il vaut mieux
les partager avec ceux qui sont dans le besoin. De cette façon, non seulement
vous aurez beaucoup de joie à rendre les gens heureux, mais ce bienfait va aussi
transformer pour le mieux votre rapport karmique – beaucoup de boon – et il va
certainement vous assurer une belle renaissance – faire d’une pierre deux
coups… hein ?

Compatibilité Karmique

Je viens juste de vous dire que la conscience de renaissance ne peut que


s’accorder avec les informations karmiques auxquelles appartient le ventre
d’une femme. Voici l’histoire.
Chaque naissance implique une compatibilité karmique entre la
conscience de renaissance et les parents, et très probablement le reste de la
famille aussi. Ces trois personnes, les parents, l’enfant à naître et le reste de la
famille doivent avoir entretenu certaines relations karmiques d’une façon ou
d’une autre dans leurs vies antérieures. Ces relations karmiques entre les
concernés seront réunies, formulées et justifiées par la loi du karma. Le résultat
est la compatibilité entre le ventre de la mère et la conscience de renaissance.
Fondamentalement, c’est ainsi qu’une conscience de renaissance connaît quel
ventre occuper. Les énergies du karma vont amener ces deux sujets à se
retrouver de toutes les façons. Cette association karmique peut être soit positive
soit négative ,dépendemment du précédent karma dont ces personnes ont l’une
envers l’autre. S’il n’ ya pas de conscience de renaissance qui entre dans le
ventre, le processus de la procréation ne sera que partiellement accomplie. Dans
ces circonstances, le fœtus ne sera qu’une marionnette sans marionnetiste et il en
résultera un mort-né.

Le retour de la base de données karmiques

J’espère que vous vous souvenez que ce qui est appelé conscience de
renaissance était précedemment la conscience de la mort au moment où elle a
quitté le corps physique. Elle est unie aux autres 3 entités immatérielles- les
pensées, les souvenirs et les sentiments (Jerry)- qui portent toutes les
informations karmiques de la vie précedente. Cette base de données karmiques
est maintenant revenue sur la terre dans un autre corps et va affecter tous les
aspects de la vie de cette personne, si elle sera bien portante/malade,
riche/pauvre, stupide/intelligente, belle/laide, chanceuse/malchanceuse etc…

Pourquoi ai-je ce gène ?

Jetons d’abord un coup d’œil à la fabrication du corps physique. La


science nous dit que la création du corps physique, son developpement et ses
comportements sont contrôlés par le modèle génétique et l’ADN. Nous savons
seulement que les gènes de santé ou de maladie nous sont transmis par nos
parents et nos ancêtres. Mais remarquez que cela ne nous explique pas pourquoi
nos ancêtres avaient ces gènes. Cette question peut s’étirer à l’infini et aboutir à
Adam et Eve, ce qui va encore plus compliquer la question ! Aussi est-il
préférable que nous laissions Adam et Eve de côté. Dans le cas où vous auriez
malheureusement hérité d’un gêne défectueux qui vous cause des maux sérieux,
je suis sûre que vous avez des pensées du genre « parmi toutes ces personnes sur
la terre pourquoi moi ? Pourquoi cela m’arrive à moi ou à des personnes qui me
sont chères de souffrir de ce gène qu’on a une chance sur un million d’avoir ?! »
Pouvez-vous voir qu’en proposant le concept de la génétique et le schéma
génétique, la science ne nous a pas beaucoup aidé à savoir par exemple pourquoi
je suis ce que je suis et pourquoi vous êtes ce que vous êtes .

Est-ce que le génie génétique et les concepteurs de bébé sur mésure


peuvent vraiment resoudre le problème de nos gènes défectueux et à quel prix ?
Nous sommes maintenant dans le domaine très contreversé de la création d’un
embryon hybride- une fertilisation entre le spermatozoïde humain et un ovule
animal- pour avoir beaucoup de cellules souches pour les implantations- une
solution à la guérison de certaines maladies telles que la maladie de Parkinson et
l’Alzheimer. Sommes- nous sûrs que le génie génétique est la seule solution ?

En juin 2000, les scientifiques ont réussi à briser le secret du code


genétique connu comme le génome humain qu’ils croient être la carte de
l’humanité. Cet accomplissement scientifique est classé comme une découverte
plus importante que les anti-biotiques et la conquête de la lune. Cela a causé une
excitation stupefiante partout dans le monde. Je ne sais pas pour vous, mais je
continue de penser que briser le secret du code génétique du génome humain en
lisant les milliards de lettres du code génétique n’explique pas toujours pourquoi
je suis ce que je suis et vous êtes ce que vous êtes. Nous avons besoin de
connaître les évènements qui ont eu lieu avant que toutes ces constructions
extrêmement compliquées du corps aient lieu.

Qu’est-ce qui tisse tous ces milliards de lettres du génome humain


ensemble d’une façon particulière pour chaque personne de telle sorte qu’il
n’existe pas deux personnes identiques dans le monde ? Si nous connaissions la
reponse à cette question, cela épargnerait aux scientifiques un temps
considérable dans la recherche de solutions miraculeuses. Essayer de modifier le
code génétique pourrait avoir de fâcheuses repercussions tout comme si nous
étions assis sur une bombe à retardement.

L’esprit au-dessus de la matière

Nous devons d’abord considerer l’aspect karmique. La base de données


karmiques pourrait être la reponse quant à savoir pourquoi nos gènes se
comportent comme ils le font. Si vous croyez au pouvoir de l’esprit sur la
matière, c’est exactement comme cela que cela fonctionne. « L’esprit » ici est la
conscience de renaissance soudée aux pensées, aux souvenirs et aux sentiments
(Tom et Jerry) qui constituent la base de données karmiques. Ce format entier de
la conscience de renaissance, une fois qu’il entre dans le ventre, va conditionner
la fabrication du corps du bébé. La force karmique va prendre le contrôle de la
génération des cellules du corps et créer un corps humain en accord avec les
données karmiques qui sont venues avec la conscience de renaissance. Un tel
processus de création humaine n’est que le commencement de la subsequente
chasse karmique entre le chien et le renard.

Pour ces raisons, je suis absolument convaincue que le karma est le


véritable esprit dirigeant de la vie humaine, pas le gène ! Le génome humain est
simplement le premier résultat du karma de l’individu. Si vous acceptez que le
karma est le modeleur de la vie humaine, la solution serait un jeu complètement
différent ! En changeant la façon de vivre des gens et leurs actes, vous allez, en
retour, changer le code génétique de leur vie. Ceci selon moi, est évidemment
,la solution la plus facile. Par consequent, chacun pourra prendre soin de son
propre futur code génétique. Si vous voulez avoir une bonne naissance dans tous
les aspects- beauté, richesse, intelligence, santé, etc… Vous devez créer votre
futur modèle physique en vous conformant de façon stricte à l’hygiène morale
maintenant.

Origines dépendantes

Pour comprendre pourquoi chacun a son code génétique personnel qui


en fait un individu distinct, nous devons considerer le concept bouddhiste
appelé « origines dépendantes ». Le Bouddha a parlé des causes de la souffrance
à travers le fait des origines dépendantes. Le Bouddha a souligné le fait que la
souffrance ne peut provenir que des naissances qui ont leur cause première dans
l’ignorance.

Ce concept est l’un des plus profonds et des plus difficiles


enseignements donnés par le Bouddha. Si oui ou non ,l’on est capable d’aller au
fond de ce concept exactement comme le Bouddha l’entendait est toute la
question. En ce qui concerne les origines dépendantes, il y’a toujours eu une
abondance de débats parmi les érudits bouddhistes tout au long de l’histoire du
bouddhisme.

Aussi, je ne vais pas trop entrer dans les détails parce que je ne peux non
plus prétendre être capable d’aller au fond du sujet. Je veux juste faire ressortir
la partie qui explique comment notre enregistrement karmique a une influence
directe sur notre état à la naissance.

Quelque soit la ligne de conduite que les scientifiques sont sur le point
d’adopter en ce qui concerne le génie génétique, je pense vraiment qu’ils
devraient être mis au courant de ce fait afin d’en tenir compte dans leur
démarche.
Je vais tout d’abord donner les douze facteurs dépendants en
commençant par l’ignorance et en terminant par la mort et la renaissance.
Ensuite je ferais ressortir la partie où je pense que ces facteurs ont un lien avec
la naissance humaine et la conscience de la renaissance. L’origine dépendante
est un cycle de conditions chronologiquement établies comme il suit :

 Dépendant de l'ignorance (1), (sankhara) – le karma (2) surgit.


 Dépendant du karma, la conscience (vinnana) (3) surgit.
 Dépendant de la conscience (vinnana), le corps et l'esprit (4) surgissent.
 Dépendant du corps et l'esprit, les six sens (5) surgissent.
 Dépendant des six sens, le contact (6) surgit.
 Dépendant du contact, les sentiments (7) surgissent.
 Dépendant du sentiment, le désir (8) surgit.
 Dépendant du désir, la possession ou l’attachement (9) surgit.
 Dépendant de la possession ou l’attachement, (10) le devenir surgit.
 Dépendant du devenir, la naissance surgit (11).
 Dépendant de la naissance, la tristesse, les pleurs, la douleur, la peine et le
désespoir, la vieillesse, et la mort (12) surgissent.

Pouvez-vous voir que le corps, auquel le génome humain appartient, est


placé sur la 4ème chaîne et pas la première ? Les 3 premières chaînes :
l’ignorance, le karma et la conscience, ne sont rien d’autre que les composantes
de base de la conscience de la renaissance et de l’enregistrement karmique (Tom
et Jerry) que nous avons apporté avec nous au départ. C’est pourquoi le
Bouddha a placé le corps et l’esprit au 4ème rang de l’origine dépendante. Le
corps à qui appartiennent les gènes est dès lors, le résultat de la conscience de
renaissance unie à notre enregistrement karmique particulier.

Le karma est le modèle

Si une conscience de renaissance trouve un utérus compatible pour y


venir, son identité karmique vient automatiquement avec lui comme un seul
colis. Vous ne pouvez pas choisir, ni selectionner, ni faire des combinaisons – le
jeu du karma ne fonctionne pas de cette façon. Vous devez prendre à la fois
Tom et Jerry ou ne rien prendre du tout. Ces données karmiques formeront
plutard le modèle de notre code génétique- le modèle de la forme de vie
humaine. L’embryon va se developper suivant l’information génétique reçue de
la base de données karmiques apportée par la conscience de la renaissance.
Quant à savoir si le bébé sera en bon état ou déformé, riche ou pauvre, beau ou
laid, en bonne santé ou malade etc…, dépend entièrement de ses caractéristiques
karmiques qui viennent avec la conscience de la renaissance. Il n’existe pas
deux personnes identiques, même pas les vrais jumeaux, parce que chacun
pense, ressent et agit différemment. Pour cette raison, chacun a son identité
karmique particulière. Ceci a pour résultat le caractère unique du code génétique
et la construction subsequente de la double spirale de l’ADN.

Par conséquent, chacun a son code génétique propre car deux personnes
ne peuvent absolument pas penser, sentir et agir de façon identique. C’est la
raison pour laquelle nous ne pouvons pas choisir où, et avec qui nous allons
naître. Si nous avions le choix, nous choisirions de naître dans une famille de
bonne moralité et riche dans un pays riche et non dans les périphéries de
l’Afrique ou de l’Asie où l’espérance de vie est très courte. Nous n’avons
absolument pas le choix en ce qui concerne notre lieu de naissance. La naissance
humaine est totalement regie par nos données karmiques. Chacun de nous est
actuellemnt entrain de dessiner son modèle de vie parce qu’en définitive, chaque
chose retourne à son point de départ (ce que nous faisons nous sera fait).

En utilisant cette approche karmique, nous avons fait un pas au-dessus du


génome humain, ce qui nous permet de comprendre pourquoi deux personnes ne
peuvent avoir le même code génétique.

La vie de Diana – un défi à la science !

Ce soi-disant Projet du Génome Humain va nous permettre de manipuler


la vie humaine autant que la loi de gravité de Newton nous a permis de
manipuler les objets physiques. Si cette technologie du génome humain se
perfectionnait et devenait d’utilisation facile, nous disent les scientifiques, il
nous serait possible de connaître d’autres conditions de santé pour nous-mêmes
et aussi pour nos enfants, alors même qu’ils sont encore dans le ventre. Nous
serons capables de prévenir toutes sortes de maladies disent-ils, y compris le
cancer, la mucoviscidose, le diabète, l’arthrite et la tuberculose. Il nous serait
possible de retarder le vieillissement qui selon les scientifiques a une origine
génétique. Cela signifie que nous pourrions vivre jusqu’à 150 ans et même 1 200
ans selon certains scientifiques. Bien sûr se sont là des objectifs que les
scientifiques espèrent atteindre ; quant à savoir s’ils reussiront, c’est toute une
autre affaire.

Il est évident que cet accomplissement scientifique se rapporte seulement


à la perfection du corps physique. Nous supposons que tant que nous avons la
jeunesse éternelle, la beauté, l’intelligence et une bonne santé, nous pouvons
tous vivre heureux à jamais. Vous devez être aveugle si vous pensez ainsi ! Et
puis êtes- vous sûr de vouloir vivre jusqu’à 1000 ans ?

Nous semblons oublier que la cause de la douleur et de la souffrance des


gens ne se rapporte pas toujours à la jeunesse, la beauté, l’intelligence et la
santé. Nous pouvons être physiquement aussi parfaits que nous le souhaitons ; le
fait est que l’être humain normal se sent profondement bléssé par le simple fait
d’être rejeté. Les gens auront toujours leurs mauvaises humeurs, leur
ressentiment, leurs déceptions, l’envie et la colère quand ils ne pourront pas
obtenir ce qu’ils veulent. Le code génétique parfait ne prevoit pas de solution
contre l’ego, le chagrin ou la sensation du manque, de même ne peut-il pas
attenuer la sensation de la cruauté d’une perte personnelle. Nous allons toujours
pleurer lorsque nous allons perdre un être cher.

A mon avis, la vie de la princesse Diana est un bon exemple qui defi toute
chose du point de vue de la science.

D'autres causes de la souffrance humaine

Nous avoir tout prévu pour notre future et de la manière la plus agréable
possible mais en même temps, nous semblons oublier que les causes principales
de la souffrance viennent des accidents, du terrorisme, de la guerre et des
catastrophes naturelles qui sont responsables d’un grand nombre de morts d’un
seul coup - les évènements du 11 Septembre et le tsunami survenu un lendemain
de noël par exemple. Quelques soient les avancées de la science, nous serons
toujours incapables d’éradiquer les évènements provoquant des destructions
massives, spécialement les catastrophes naturelles, n’est-ce pas ? Les gens
continuent de subir des pertes importantes, la douleur et le chagrin à cause des
accidents, des guerres, du terrorisme et des catastrophes naturelles. Qu’importe
qu’un cerveau humain soit brillant, cela ne signifie rien ; ce n’est qu’un petit
morceau de matière grise posé dans le crâne, en face des catastrophes naturelles
telles que les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les grands orages
ou tsunamis, il peut être écrasé comme une pulpe en un rien de temps. S’il vous
plait, excusez ma description narrative si je vous ai fait peur de quelque façon
que se soit.

Vous ne pouvez non plus blâmer le code génétique pour les désordres
mentaux tels que le stress, les inquiétudes, la dépression nerveuse et le suicide.
Tous ces déséquilibres mentaux peuvent arriver à n’importe quelle personne de
bonne apparence, pleine d’esprit et physiquement en très bonne santé. Ceci est
dû au fait que la véritable cause de la souffrance humaine et de la douleur sont :
l’avarice, l’envie, la colère, la haine, les illusions mentales, qui n’ont rien à voir
avec les impressions génétiques. Toutes ces caractéristiques négatives
s’associent intimement à nos actes et peuvent donner des résultats dans cette vie
ou la prochaine.

Nous ne pouvons non plus rendre les gènes responsables de cette violence
et ces crimes interminables dans notre société. Certaines jeunes victimes sont
tuées parce qu’elles n’ont pas été respectueuses envers leurs meurtriers qui ne
sont rien d’autre que des gangsters de coin de rue. Il y’a aussi un nombre
croissant de personnes de bon cœur qui se vouent à aider ces victimes sans
défense et se font tuer elles aussi. Pensez-vous serieusement que tous ces
problèmes sociaux ont quelque chose à voir avec les gènes humains et l’ADN ?
Je ne le pense pas.

Nos connaissances en génétiques peuvent aider la police à arrêter les


criminels par les preuves légales et les traces d’ADN ; mais en aucun cas il ne
pourrait rendre les gens plus respectueux de la morale.

Plus facile à dire qu’à faire

Alors que j’écris ce chapitre, l’actuel leader du parti de l’opposition


David Cameron en appelle à une « renaissance sociale » pour sauver la Grande-
Bretagne. Il dit qu’en dépit de notre richesse, la Grande -Bretagne est devenue la
famille la plus malade d’europe, en terme de problèmes sociaux, ce sur quoi je
suis totalement d’accord. Je pense même que Cameron va conduire le parti
Conservateur au No 10 Downing Street lors des prochaines élections générales
car il pousse sur le bon bouton. Ramener l’ordre social est ce que les britaniques
veulent entendre.

Mais… Je ne peux m’empêcher de me demander comment David


Cameron fera pour réaliser cette harmonie sociale que nous attendons tous
désespérement. Va-t-il envoyer plus de gens en prison s’ils ne respectent pas la
loi et l’ordre public ? Juste pour votre information, le présent gouvernement
travailliste a déjà rempli les prisons, il n’ya plus d’espace libre - même pas pour
un seul prisonnier !- je suis sûre que beaucoup de pays ont le même problème.
Cependant, une telle stricte mésure ne fait pas les gens se sentir plus en sécurité
ou en paix. Il y’a toujours autant de crimes violents – si non plus – les jeunes
enfants sont toujours enlevés à leurs bien-aimés et désespérés parents19. Ce type

19
Alors que j’écris cette phrase, Madeleine McCann, une jeune britannique de 4 ans a été
kidnappée et a disparu depuis 18 jours aujourd’hui alors qu’elle était en vacance au Portugal
avec ses parents. Je prie pour qu’elle revienne saine et sauve. 22/5/07
de crimes se rapporte à l’industrie de trafic d’humains qui est un crime
internationalement organisé.

Peut être que David Cameron ou mieux les Nations Unies devraient plus
mettre l’accent sur l’éducation de l’humanité afin que les gens deviennent de
bons citoyens. Mais… là encore ,où commencer ce changement drastique ?
Pensez-vous que vous pouvez poser toutes les bonnes valeurs sociales sur la
table et espérer que nos enfants vont écouter et les suivre religieusement ?

C’est comme la frénésie sur le rechauffement global à l’heure actuelle ; il


semble que les batiments abritant le gouvernement britannique rejetent plus de
gaz à effet de serre que tout le secteur public – disent les journeaux. J’ai aussi lu
un article inquiétant sur Al Gore – la star principale dans le film « une vérité
embarrassante »- comment son immense manoir consomme une énorme quantité
d’énergie et rejete par conséquent une grande quantité de gaz à effet de serre
dans l’environnement. Ceci est un fait ou une fiction qui n’a pas été précisé. Je
veux croire que c’est juste une fiction car je me refuse à penser que Al Gore
n’est pas ce qu’il veut faire croire – quelqu’un qui a la passion de faire de la
terre un meilleur lieu de vie !

Les enfants ont besoin d’un modèle fort et sain ou d’une famille bien
équilibrée. Si les enfants ont une bonne éducation parentale, la société va
changer pour le mieux. Aussi, il apparaît que ce ne sont pas les enfants qui ont
besoin d’être éduqués mais les adultes !

Et de nos jours, comment peut-on éduquer les adultes ? Quel genre de


connaissance et de sagesse peut-on leur donner ? C’est plus facile à dire qu’à
faire, n’est-ce pas ? Il faut s’interesser à la question profondement pour voir
ressortir toute la complexité qui s’y trouve- la vie en relation avec l’univers… je
suppose. Pouvez-vous aussi voir le terrible cercle vicieux qui pointe à
l’horizon ?

L'harmonie sociale commence par la sagesse

J’aimerai vous faire remarquer que notre cohésion sociale tant attendue
n’a rien à voir avec les gènes humains ou l’ADN- mais plutôt de mauvaises
habitudes mentales. L’avarice, la haine, la jalousie et la colère sont aussi bien les
causes que les symptômes de ces mauvaises habitudes mentales. Ces destructifs
symptômes mentaux ne peuvent pas changer par des manipulations génétiques.
En d’autres mots, nous ne pouvons pas, en enlevant certains gènes ou en
changeant notre ADN, éliminer l’avarice, la colère, la haine et la jalousie.

En suivant l’hygiène morale que j’ai conseillée dans le premier tome de ce


livre, vous allez graduellement developper de bonnes habitudes mentales qui
vous permetront de cristalliser en vous des qualités positives telles que :
l’amour, la charité, la bonté et la compassion. Une telle sagesse ne peut provenir
que de ceux qui ont la connaissance véritable – ceux qui connaissent la vérité
ultime et le véritable but de la vie.

En déterminant clairement le but ultime de la vie et en gravissant les


échelles de la morale et de la méditation, vous changez vos propres actions, et
les enregistrements karmiques qui en résultent vous assureront une meilleure
renaissance. Faites juste cela et une société équilibrée et bonne en découlera.
C’est ainsi que vous pouvez transformer votre vie en une fin heureuse. D’ici là,
vous comprendrez que la perfection physique est le cadet de vos soucis.
L’ignorance qui est la cause de toutes vos renaissances est le véritable coupable
que vous devez attraper et extirper de vous.

Le Bouddha dit que l'ignorance de l'objectif ultime de la vie est en effet la


pire des maladies auxquelles un être humain peut faire face. Il n’y’a pas de
maladie infectieuse plus dangeureuse que l’ignorance spirituelle !

En fait, les politiciens ont besoin de la véritable sagesse qui peut les
guider à comprendre l’art de vivre et de mourir afin qu’ils puissent, en retour,
être capables de conduire le public vers l’harmonie sociale. Sans une telle
sagesse, je ne vois vraiment pas comment les gouvernements pourront arriver à
accomplir leur idéal de paix pour leurs citoyens et pour l’humanité.

La Science entre les mains de chefs fous

Nous avons la fâcheuse tendance de toujours voir les opportunités que


nous offre la science, mais pas la responsabilité que cela entraine. Le savoir sur
les manipulations génétiques ne peut pas être démocratiquement mis à la
disposition de tous sous le couvert de la loi.

La dure réalité est que notre société continue d’être remplie de personnes
folles à différents niveaux, certaines de ces personnes sont des chefs d’Etats et
de Nations et ont en charges les puissantes forces armées qui, très souvent
possèdent l’arme nucléaire. Si cette connaissance scientifique tombait entre les
mains de dictateurs fous sans aucune conscience morale, ce qui va probablement
arriver, nous n’aurons pas seulement des bébés sur mesure tel que nous
escomptons mais aussi des armes humaines sur mésure telles que des guerriers,
des tueurs nés et même des esclaves. Alors, ce qui semblait être un âge d’or va
se transformer en un énorme cauchemar.

Nous devons nous demander aussi à quoi ressemblera ce nouveau monde


sans vieillesse ni maladie. Allons- nous supposer que seuls ceux qui sont
adaptés scientifiquement parlant survivront et ceux qui ont des gènes défectueux
disparaîtront ?

Evidemment, Hitler a fait une telle chose. L’ « eugénisme » est un type


d’abus nazi qui inclut une hygiène raciale forcée, l’expérimentation humaine et
l’extermination de groupes de populations indésirables, et tout ceci étant basé
sur la connaissance du génie génétique. L’Eugénisme a conduit au génocide de
plus de sept millions de personnes en majorité juives. Pour Hitler, les juifs
étaient de sous-hommes et il était nécessaire de les effacer de la surface de la
terre. Malheureusement, Hitler n’est pas le seul leader fou qu’ait connu
l’humanité – il y’en a eu beaucoup avant lui et autant après, et nul doute qu’il y’
aura beaucoup d’autres leaders fous dans le futur.

Les esprits non polis sont peu fiables

Un être humain dépourvu de conscience morale et ignorant du but ultime


de la vie n’est pas une personne à qui l’on peut faire confiance. Aussi simple que
ça. Sans la véritable sagesse, l’être intérieur est trompé par nos pensées et nos
sentiments, ou Tom est brimé par Jerry- cela a toujours été et cela sera toujours
ainsi. L’histoire humaine de ces dernières décades – avec deux guerres
mondiales – nous a montré le côté démoniaque de l’humanité et ce que le mental
des gens est capable de faire. Il n’y’a besoin que d’un seul leader fou qui soit
bien équipé en puissance et l’enfer peut se déchaîner encore. Nous ne devons
pas trop faire confiance à l’être humain, surtout sur ce chemin de la génétique,
pas sans le contrôle de la véritable sagesse.

Je ne doute pas que les scientifiques aient le bonheur de l’humanité à


cœur, mais se sont les politiciens, les riches et les puissants qui dirigent le
monde. Quelque soit la pureté et l’innocence d’une connaissance, quand elle
atteint les mains de personnes riches et puissantes, il est certain que les
manipulations ne vont pas se limiter au codage génétique. Quelque soit la bonne
intention de départ, quelque part sur le chemin, l’avarice, la colère et les
illusions humaines vont s’impliquer et glisser dans l’équation de la vie, des
conflits et de la souffrance. Quand cela arrivera, le Projet Génome Humain
pourrait s’avérer être le Projet de Sorcellerie de Blair20 !

Remplacer l'ennui par des plaisirs futiles

Les scientifiques semblent croire que tout le monde souhaite avoir une
longue vie. Je ne crois pas que cela soit du tout le cas. Nous pouvons faire vivre
les gens jusqu’à même mille ans, mais êtes-vous sûrs que vous le voulez ? De
quel genre d’activités et diverstissements aurions nous besoin pour nous
débarrasser de notre ennui quotidien ? Certaines personnes s’ennuient presque à
mort jusqu’au moment où elles se décident à sortir et à rechercher quelques
plaisirs futiles – y compris tuer les gens !

Savez vous pourquoi les gens s’obligent à lire les journeaux remplis de
mauvaises nouvelles tous les jours ? Hors mis le fait qu’ils prennent des
nouvelles du monde, c’est parce que le mental des gens a besoin d’être nourrit
avec quelque chose de nouveau, particulièrement les histoires des célébrités.
C’est pas important si se sont des faits, des fictions ou juste pure commérage ;
les gens ont besoin de nouveauté afin que leur mental puisse s’évader des
mondanités de la vie quotidienne qui malheureusement ne les excitent pas. Par
conséquent, nous avons créé une société de frénésie médiatique qui donne aux
journalistes le pouvoir de faire toute sorte de choses de nos jours, y compris la
manipulation (quand cela est nécessaire)- plus de sources de maux de tête… ?!
Sans la bonne sagesse dans l’éducation générale, je n’ai aucun doute
que les problèmes sociaux du futur seront les-mêmes que ceux que l’on a
aujourd’hui – si non pire – même si nous pourrions vivre plus longtemps et avec
une meilleure santé physique.

Le karma fonctionne d'une manière mystérieuse !

Aussi longtemps que les gens ne changeront pas leurs actions et


continueront de faire du mauvais karma, la société fera toujours face à de
nouveaux défis, auxquels le génie génétique ne pourra absolument rien. Par
exemple, il pourrait y avoir de maladies bizares, telles que le HIV sida ou une
nouvelle souche de bactéries qui ne pourront pas être tuées par nos chers
20
En 1994, trois étudiantsdu Maryland aux USA, ont montré un document intitulé « The Blair
Witch Project » qui s’est avéré être un thriller à grand succès du box office.
antibiotiques, ou quelque chose d’autre que nous sommes entrain de concevoir.
Rappelez-vous toujours que le karma fonctionne de façon mystérieuse.

Sans aucun doute nous avons été trompés par ce qui semblait être
l’éternité et l’immortalité. Qu’importe le temps que nous pouvons
artificiellement nous donner à vivre, la vérité c’est que nous finirons par mourir
un jour ou l’autre. La mort est la seule chose qui ne va jamais nous abandonner.
Quand ce moment fatidique arrive, nous aurons toujours à faire face à la peur de
mourir de la même manière. En fait cela est pire parce que, plus on vit
longtemps, plus on a peur d’affronter ce moment, si nous mourons plutôt, on
souffre moins et on a moins peur.

Les illusions s’effondrent

Il est clair pour moi que la peur de la mort et le souhait de prolonger la vie
sont le resultat direct des illusions et de l’ignorance du but ultime de la vie.
Quelle différence cela fait-il de prolonger la vie de 50, 100 ou même 1000 ans ?
Ces nombres peuvent sembler importants à ceux qui ne savent rien du cycle des
renaissances. Si les gens pouvaient comprendre ce que j’ai dit bien avant sur la
durée du samsara, vivre un siècle ou même plus n’a pas une once de sens de
quelque façon que se soit, et fait de cet accomplissement scientifique quelque
chose de tout à fait insignifiant.

Ce que les êtres humains devraient briser n’est pas le code génétique mais
les illusions. C’est seulement quand nous aurons éliminé la moindre trace de
torpeur et de manque de compréhension que nous allons réaliser que nous avons
vécu pendant tellement longtemps que nous devrions mourir d’ennui de vivre.

La véritable mort se réfère à une seule chose, quitter le samsara ou nous


évader de la prison !
Chapitre 10

Si chanceux d’être né humain !

Les aînés dans la voie bouddhiste nous ont toujours répété que nous
étions extrêmement chanceux d’être nés humains et d’avoir connu le
Bouddhisme. Je ne comprenais pas bien le sens de cette affirmation quand
j’étais jeune mais aujourd’hui, je suis devenue une de ces personnes qui répètent
sans cesse ce refrain.

Tout d’abord, j’aimerais que vous lisiez le sermon que le Bouddha a donné
à un jeune homme nommé Subha. Ce sermon va jeter quelques lumières sur
quand vous aurez encore la possibilité de renaître en tant qu’humain. A partir de
ces reponses, vous apprendrez aussi pourquoi les gens naissent tel qu’ils sont,
avec de longues ou courtes vies, riches ou pauvres, beaux ou laids, stupides ou
intelligents, etc…

Longues et courtes vies

Certains êtres aiment à tuer d’autres êtres et cela devient bien vite une
habitude. Après la mort, ces personnes renaissent dans les quatres règnes les
plus bas (le monde des animaux, le monde des fantômes, le monde des démons
et l’enfer)21. Toute fois, s’ils renaissent en tant qu’ êtres humains, ils auront une
courte vie. Ceux qui n’ont pas tué d’autres êtres, qui ont eu de la compassion
pour eux, peuvent renaître dans le monde des dévas ou des êtres célestes. S’ils
renaissent en tant que humain, ils auront une longue vie.

Maladie et santé

Certaines personnes causent des dommages à d’autres êtres ; elles


aiment causer de la douleur aux autres. De ce fait, elles renaissent dans les 4
états inférieurs de souffrance. Toute fois, si elles renaissent en tant qu’humains,
elles peuvent être très malades et sensibles aux maladies. Ceux qui ne causent
pas du mal aux autres vont renaître dans le monde des dévas et, s’ils renaissent
en tant qu’humains, ils seront bénis d’une très bonne santé.

21
Le monde des fantômes et celui des démons sont séparés dans ce cas, ce qui fait 4 états
inférieurs au lieu de 3. Toutefois, c’est la cupidité qui amène les êtres à aller dans ces deux
mondes, et dès lors, ils sont souvent regroupés dans ce qu’on appelle le monde peta (le
monde des fantômes affâmés).
Laideur et beauté

Certains se mettent très facilement en colère. A cause de cette colère, ils


renaîtront dans les 4 états inférieurs de souffrance, toutefois, s’ils renaissent en
tant qu’humains, ils seront laids et auront le teint sombre (nous pouvons le
constater, que la colère rend laide une personne qui habituellement est jolie).
D’un autre côté, il y’a ceux qui ne se mettent presque jamais en colère et ont
toujours envers les autres des pensées d’amour et de bonté (metta). Ces
personnes renaissent comme dévas et, si elles renaissent comme humains, elles
seront belles et auront le teint brillant. Ainsi, si vous voulez être beau, au moins
dans votre prochaine vie, travaillez votre colère – ne vous fâchez plus !

Aucun ami, plein de bons amis

Pourquoi certains n’ont pas d’amis alors que d’autres en ont plein ?
Certains sont jaloux et du fait de cette jalousie, vont renaître dans les 4 états
inférieurs de souffrance. Toute fois, s’ils naissent comme humains, ils auront
très peu ou pas d’amis du tout. Ceux qui ne sont pas jaloux, renaissent comme
devas et, s’ils naissent comme humains, ils auront beaucoup de bons amis.
Ainsi, en accord avec la loi du karma, ceux qui n’ont pas d’amis étaient jaloux
dans leur vie passée.

Riches et pauvres

Certains sont avares ; ils ne veulent rien donner aux autres. Etant ainsi
avares et pas du tout généreux, ils renaissent dans les 4 états inférieurs de
souffrance. Toute fois, s’ils renaissent comme humain, ils seront très pauvres.
Ceux qui donnent et sont généreux deviendront riches. Aussi, si vous voulez
devenir riches, donnez !

Bonnes et mauvaises circonstances

Certains sont très fiers, ils regardent les autres avec dédain et ont très peu
de respect pour les autres. A cause de ce faux sentiment de fierté, ce type de
personnes renaît dans les 4 états inférieurs de souffrance. Mais s’ils renaissent
en tant qu’être humains, ils naîtront dans des circonstances très mauvaises avec
peu de chance dans la vie. Ceux qui n’ont pas de fausse fierté, qui sont humbles,
renaissent comme dévas ; mais s’ils renaissent comme humains, ils naîtront dans
de très bonnes circonstances avec beaucoup de chance dans la vie.

Lent d’esprit et intelligent

Certains n’ont aucune envie de connaissance, aucun désir de poser des


questions, aucune envie de connaître la nature des choses. Avec aucune
connaissance de la bonne conduite, ces ignorants font beaucoup de mauvaises
actions et de ce fait, renaîtront dans les 4 états inférieurs de souffrance. S’ils
renaissent comme humains, ils seront lents d’esprit, peu intelligents. Ceux qui
recherchent la connaissance, qui interrogent sur la nature des choses, renaissent
dans le monde des devas. Toute fois, s’ils renaissent comme humain, ils sont très
intelligents. Aussi, si vous voulez être intelligent dans votre prochaine vie, posez
des questions.

Planète Terre… lieu d’opportunités

Je ne peux m’empêcher de répéter combien le karma fonctionne de façon


mytérieuse ; moi-même je n’en ai compris qu’une partie de sa surface. De ce
que je peux tirer des enseignements de Bouddha ci-dessus, quelque soit l’acte
que vous posez dans cette vie, bon ou mauvais, vous hériterez des conséquences
bonnes ou mauvaises. Si vous posez de bons actes, vous serez envoyé au ciel
pour y vivre une vie de bonheur ; si vous faites le mal, vous aurez à payer pour
vos actes dans les règnes inférieurs.

Utilisons l’allégorie d’une prison et son environnement et vous


comprendrez mieux. J’ai toujours représenté le samsara comme une immense
prison de la vie, avec à l’aile Est les règnes supérieurs, à l’aile Ouest les règnes
inférieurs. Cette fois-ci, représentez-vous au centre de cette prison une zone qui
serait le règne humain, notre vie sur la terre.

A travers cette allégorie, je voudrais vous faire voir que le règne humain
est une terre d’opportunités où tous les êtres sensibles ont une chance de
recevoir la bonne nouvelle qui est cet enseignement qui permet de se libérer du
samsara. Fondamentalement, quelque soit ce que vous faites, bon ou mauvais
dans cette vie, après votre mort, vous aurez à recevoir votre salaire dans l’aile
Est ou dans l’aile Ouest. Une fois que la sentence est exécutée, vous retournez
dans la zone au centre de la prison une fois de plus et vous aurez encore le choix
de l’endroit où vous voudriez aller : l’aile est, l’aile ouest ou vous libérer de
cette prison de la vie une fois pour toute.

Le suicide n’est pas possible en enfer

Le fait important est que, durant votre séjour à l’aile est ou à l’aile ouest,
vous ne pouvez pas poursuivre votre pratique pour vous libérer du samsara,
parce que la vie dans les deux ailes est soit trop confortable soit trop pénible. La
vie au ciel et en enfer ne peut pas vous permettre de vous libérer ; elle n’est là
que pour vous faire bénéficier d’une récompense dans un cas ou de vivre une
punition dans l’autre. Si vous devez vivre votre peine en enfer, ne pensez pas
que vous suicider vous permettra d’échapper à votre tourment comme le font
certains condamnés dans les prisons terrestres. Je suis désolée mais le suicide est
un luxe qui n’est pas disponible en enfer. Vous pouvez volontairement tuer votre
corps physique, mais pas votre être intérieur, car Tom et Jerry sont des formes
énergétiques. Vous devez vivre votre punition en enfer jusqu’à ce que la durée
prévue de votre séjour arrive à son terme pour que vous puissiez avoir une
nouvelle renaissance. Il y’a certainement beaucoup de détails dans la description
de ce processus, mais je ne voudrais pas vous mettre dans la confusion avec tout
cela à ce stade, car ce livre est vraiment destiné à ceux qui débutent dans le
bouddhisme.

Sortie rapide au centre

Pour que ce soit plus clair, vous pouvez constater que la principale sortie
de toute construction est généralement au centre de la construction, pas à l’aile
est ou à l’aile ouest. Ainsi en est-il de la principale sortie du samsara. La route
de la libération du samsara doit se trouver dans la zone centrale, c’est-à dire
dans le règne humain. Les êtres humains sont la seule forme de vie qui possède
tous les facteurs nécessaires pour apprendre qu’il existe une possibilité de quitter
le samsara et de s’engager dans le voyage vers le but ultime de la vie. D’une
certaine façon, si la sortie principale est au centre, n’est-il pas plus facile et
rapide de sortir par le centre que par l’aile est ou l’aile ouest ? Quelque soit l’aile
dans laquelle l’on se trouve, si l’on veut sortir de l’immeuble ,on devra revenir
au centre pour vite sortir n’est-ce pas ?

Le bouddhisme existe seulement sur terre

J’espère qu’à travers cette explication symbolique vous avez mieux


compris les enseignements de Bouddha au jeune Subha. Cela signifie que, tous
les êtres sensibles auront une chance de revenir sur terre tôt ou tard une fois que
la durée de vie dans l’aile est ou ouest est arrivée à son terme. Cela peut prendre
du temps spécialement si vous êtes dans certains départements du monde de
Brahma ou certaines régions de l’enfer où la durée de vie est extrêmement
longue en fait. Si vous naissez dans le règne animal, la vie y est courte. Mais une
fois que la sentence, bonne ou mauvaise que vous méritez a été totalement
accomplie, vous revenez sur terre pour une autre opportunité en or et un
nouveau départ.

C’est pourquoi le bouddhisme est toujours établit sur la terre et non au


ciel ou en enfer- il en a été toujours ainsi et il en sera toujours ainsi. Après avoir
accumulé suffisament de perfections (parami), tous les Bouddha –en devenir ou
futurs Bouddhas (Bodhisattvas) reviennent toujours sur terre pour recevoir
l’illumination et pour établir leurs enseignements : propager la bonne nouvelle
sur la possibilité de se libérer du samsara.

Pas de mémoires collectives

Le Bouddha nous apprend que tous les êtres sensibles tournent dans le
samsara depuis des millions d’années. C’est une honte que nous n’ayons pas une
mémoire collective de tous nos séjours dans l’aile est, ouest ou au centre de la
prison de la vie. C’est pourquoi il est très important d’accorder toute la
confiance aux paroles du Bouddha. Si vous ne lui faites pas confiance, vous
risquez de perdre une autre vie, une autre possibilité en or.

Néanmoins, il existe des personnes dont la mémoire des vies passées n’est
pas complètement effacée. Cela complique d’avantage la vie de ces personnes.
Avoir la mémoire de notre vie passée effacée est juste parce que la renaissance
vous donne un nouveau corps et une nouvelle famille à laquelle appartenir. La
vie actuelle, avec tous ses hauts et ses bas est assez compliquée sans que ne
vienne se meler la mémoire des vies passées. Faire face à la mémoire de cette
vie est déjà un véritable challenge, surtout lorsque l’on devient vieux. Sans faire
cas des mauvais et douloureux souvenirs ,ou même les bons et heureux
souvenirs, lesquels, chaque fois qu’ils apparaissent laissent des traces de
tristesse et de douleur ou de nostalgie dans nos cœurs. Un film d’Hollywood
intitulé « l’éternel bonheur d’un mental sans souvenirs »dépeint effectivement ce
concept de mémoire douloureuse, même si le thème est compliqué.

Tirer le meilleur de cette chance rare


En dépit du fait que nous n’avons aucun souvenir de nos vies passées,
nous devons croire que nous vivons dans cette prison de la vie, dans l’aile
gauche, droite ou au centre depuis des millions d’années. Le fait est que, une
fois que vous avez la chance de revenir sur terre, vous devez rapidement tirer
meilleur parti de votre statut d’humain en apprenant et en trouvant le moyen de
sortir de cette roue du samsara. Ceci est en réalité votre chance en or car la
possibilité de naître humain et de se retrouver dans le bouddhisme est comme la
possibilité qu’à la tortue dont nous avons parlée, qui emerge de l’ocean une fois
tous les 500 ans, de tomber sur une guirlande de fleurs flotant à la surface des
eaux. La réunion de ces deux éléments est extrêmement rare comme je vous l’ai
expliqué au chapitre deux du présent ouvrage. Il y’a eu vraiment quelques rares
personnes suffisament courageuses pour accomplir leurs perfections (parami) et
devenir Bouddha. Il n’ y’a pas de mot adéquat pour traduire l’écart qui existe
entre la nécessité (la demande) d’un Bouddha et l’avènement effectif d’un
Bouddha.

Comparer la population

Pour vous démontrer et vous convaincre combien vous êtes chanceux


d’être nés humains et d’être tombés dans le bouddhisme, j’aimerai que vous
voyiez les differentes tailles des populations dans les différents règnes. Vous
pourriez penser que notre population globale de 6,6 milliards (évaluée en 2007)
est colossale. En fait, ça ne represente rien comparé qux populations des cieux et
des enfers.

Dans le canon pali, le Bouddha décrit à Saribhutta son disciple et bras


droit que parfois 10, 20 et même 30, 40, 50 et certaines fois jusqu’à plus de 60
êtres celestes se tiennent dans un espace aussi grand que la pointe d’une épingle
sans aucunement être serrés, sans se toucher les épaules.

La raison principale est parce que les êtres célestes ont seulement 4
agrégats : conscience, pensées, mémoires et sentiments (Tom et Jerry). Ils n'ont
pas de masse ou le corps physique comme les humains, ce qui veut dire que les
déités sont des masses d'énergie. Ainsi, leur mode de vie est complètement
différent de celui des personnes vivant sur terre.

Dr. Warapat Poochareoun, un auteur bouddhiste thaï renommé, a écrit un


livre intitulé Palang boon (ce qui signifie « le pouvoir de la bonté »). Hormis ses
recherches dans le Tripitaka, l’auteur a également interviewé des enseignants et
des moines bouddhistes parmi lesquels se trouvaient des personnes ayant des
pouvoirs psychiques dans le sens bouddhiste.22J’ai appris beaucoup de choses
sur les êtres celestes dans ce livre, qui a une collection de photos montrant des
êtres lumineux qui sont considérés dans ce livre comme les deités ; j’en parlerai
plutard.

Le Dr. Warapat dit que si la population de la terre équivaut à la pointe


d’une épingle, la population des êtres célestes couvrira toute la surface de la
terre. Et si, la population des êtres célestes équivaut à la tête ronde d’une
épingle, la population des enfers remplirait la terre.

Le compte fait par le Dr. Warapat sur la population des êtres célestes
correspond à ce que le Bouddha a dit sur le nombre d’êtres célestes se tenant sur
un espace aussi grand que la pointe d’une épingle. Vous pouvez voir qu’il y’a
une énorme différence entre la population terrestre et la population celeste ; ne
parlons même pas des êtres des enfers. Ceci confirme le fait qu’il est plus facile
d’aller en enfer que d’aller au ciel. Si l’on considère le karma que nous
acquerons sur la terre il n’ya rien de surprenant à cela. Cela confirme aussi que
le Jerry intérieur a une bonne prise sur le mental des gens. Les trois souris
intérieures peuvent facilement pousser les gens vers de mauvais karma. La vie
en enfer est très longue dépendament de la région des enfers où l’on va, la même
chose pour le ciel. C’est pourquoi la population humaine est si petite car cela
prend un long moment avant que l’on ait le droit de retourner sur terre pour une
autre opportunité en or pour faire le bon choix- sortir très rapidement de cette
roue du samsara.

Apparemment, le statut d’humain est envié par les êtres célestes. Aussi,
lorsque l’un d’entre eux doit renaître sur terre, ses amis célestes se rejouissent
profondement ,car cela signifie une opportunité en or pour un être sensible de
plus pour se libérer du samsara – bien dit !

J’espère que maintenant vous pouvez apprécier votre très rare chance
d’être né humain. C’est un concept que même les bouddhistes ne comprenent
pas correctement. Ceci a pour conséquence que beaucoup de bouddhistes
aspirent encore à naître au ciel. Les enseignements de Bouddha ne sont pas pour
nous aider à aller au ciel et devenir des êtres célestes. Le Bouddha est là tout
particulièrement pour nous aider à nous échapper de la prison du samsara, ce qui
est de loin meilleur que juste d’aller au ciel.

22
Les pouvoirs psychiques dans le bouddhisme se developpent grâce à la pratique de la
méditation
Tout droit !

Le règne humain est considéré comme un état neutre entre les règnes
supérieurs et inférieurs parce que nous pouvons voir les deux faces de la même
pièce. Nous pouvons expérimenter la joie comme la douleur. Chacun a une
expérience de ces deux états dans des combinaisons différentes durant sa vie.
C’est en fait ce mélange de joie et de peine, ces hauts et bas de la vie qui
amènent les gens à refléchir et à se questionner sur le sens véritable de la vie –
essayer de trouver un sens à ce monde de folie ! C’est tout à fait ce qui est arrivé
au jeune prince Siddharta avant qu’il ne quitte le palais pour chercher comment
mettre fin à la souffrance. Il pouvait voir le bonheur sans limite qu’il avait au
palais et aussi la souffrance que les gens devaient endurer hors du palais. Un tel
contraste dans la façon de vivre a poussé le jeune prince à questionner la vie très
profondement, ce qui l’a finalement conduit à son illumination ultime et il est
maintenant notre Bouddha – le plus grand sauveur que nous nous devons de
connaître !

Aucune garantie

Même si vous êtes né dans des circonstances défavorables, vous devez


savoir que vous êtes toujours extrêmement chanceux d’être né humain et d’avoir
trouvé le bouddhisme (ce livre). Même si vous n’êtes pas riche ou beau et peut
être sousestimé par certaines personnes, si vous êtes inspiré par ce livre et
désireux de vous engager dans le voyage de la vie vers le Nirvana, vous devez
savoir que vous êtes devenu la personne la plus chanceuse de la terre. Les
humains qui vivent toute leur vie sur terre et meurent sans savoir qu’il existe une
voie pour quitter le samsara sont considérés comme étant très malchanceux. Et il
y’a plein de ce genre de personnes autour de chacun de nous. Bien qu’elles
puissent avoir tous les biens matériels, une haute position sociale, une grande
renommée et même le pouvoir, ceci ne signifie rien du tout ,parce que leur être
intérieur est toujours enfermé dans la prison de la vie, ce dont ils sont
complètement inconscients. Elles ne savent pas quand elles pourraient revenir
sur la terre. Et même si elles peuvent renaître comme humains, il n’y’a aucune
guarantie qu’elles puissent encore connaître le bouddhisme.

Vous ne devez pas avec légèreté croire que cette opportunité peut arriver à
tout le monde. Ce n’est pas du tout le cas. Je le sais mieux que vous. Il y’a des
personnes qui me sont très proches et qui pourtant ignorent tout de ce que je fais.
Mon plus jeune frère de 50 ans est décédé sans avoir eu l’opportunité
d’apprendre de moi. Quand on l’a hospitalisé, il préférait lire les journeaux que
de lire mes livres que ma sœur lui avait offerts.

Le moins que vous puissiez faire pour vous-mêmes c’est d’essayer


d’avoir l’esprit ouvert et de digerer lentement ce que je vous ai enseigné dans ce
livre et dans son premier tome – L’Hygiène Morale. Ces deux livres doivent être
lus et étudiés ensemble. Quelque soit votre décision, c’est un nouveau karma
que vous êtes entrain d’investir pour votre propre futur. Vous pouvez rejeter tout
ce que j’ai dit comme étant un tas d’absurdités, ou alors, pour être du bon côté,
vous pouvez y accorder un intérêt et essayer de le vérifier par vous-mêmes.
Après tout, vous n’avez rien à perdre, n’est-ce pas ? Le choix est entièrement le
vôtre.

Qu’arrive t-il si vous n’êtes pas né parfait ?

Si vous êtes né avec n’importe qu’elle sorte d’handicap à la naissance ou


qu’à la suite d’un accident tragique vous vous retrouviez cloué au lit ou dans un
fauteuil roulant, tant que vous êtes sain d’esprit, vous êtes encore très chanceux
de pouvoir tirer profit de ce livre. C’est spécialement le cas lorsque vous êtes
convaincu de ce que j’ai dit et disposé à entreprendre la pratique. Votre handicap
physique, d’un autre côté, vous permettra de comprendre le concept de la
souffrance de manière très profonde ,ce qui vous met dans une position plus
favorable que certaines personnes aptes physiquement. Ceci est un moyen de
transformer les évènements négatifs de la vie en quelque chose de positif.
Comprendre la souffrance humaine est un très bon départ pour se liberer du
samsara.

C’est tout comme si finallement vous vous rendiez compte que vous êtes
en prison ; c’est seulement en ce moment là que vous chercherez un moyen d’en
sortir. Le samsara n’est pas une prison avec des murs faits de briques, de sable et
de ciment ; les murs de la prison du samsara sont effrayants, très épais et
extrêmement obscurs, vous ne pouvez vous rendre compte de cette prison
spirituelle par vous-même sans l’aide d’un enseignement de sagesse pour vous
guider. C’est pourquoi les bouddhistes ont appris à voir la vie comme une
souffrance, ce qui est correct. Pour les esprits occidentaux, un tel point de vue
est considéré comme étant complètement pessimiste. Mais vous pouvez
difficillement dire que c’est merveilleux de vivre en prison, n’est-ce pas ?

Si vous comprenez vraiment comment fonctionne la loi du karma,


j’espère que vous laisserez aller vos sentiments résultant de votre handicap
physique comme la peine, la colère et l’amertume. Ce livre est un bon départ
pour vous aider à vous construire un avenir meilleur.
Mentalement instable

Comprendre les enseignements du Bouddha requiert au départ un acceptable


niveau de stabilité et de santé mentale. J’utilise l’expression « acceptable
niveau » parce que personne n’est mentalement stable ou n’a une santé mentale
absolue, pas avant que les symboliques Tom et Jerry ne soient complètement
séparés du fait de la disparition du champ magnetique mental. Cet état de
libération mentale ne peut survenir qu’au travers de la pratique du vipassana et
est l’accomplissement de ceux qui sont totalement illuminés ; cela pourrait être
toute personne qui a décidé de travailler dur.

Hors mis cela, nous avons tous un certain niveau de déséquilibre mental.
Certains sont plus déséquilibrés que d’autres. Le niveau acceptable de stabilité
mentale est celui de la plupart des gens dans la société qui sont capables
d’apprendre, de respecter la loi, d’aller travailler, d’accomplir les tâches
quotidiennes et se developper d’une façon typique.

Pour ceux qui sont physiquement bien constitués mais sont totalement
aliénés, ils n’ont aucune chance de progresser sur le chemin spirituel. Selon le
Bouddha, les aveugles sont plus chanceux que les sourds-muets parce que les
aveugles peuvent écouter et entendre ses enseignements et ils peuvent pratiquer
le vipassana pour liberer leur mental. Ceci n’est pas le cas pour les sourds-
muets. Si cet important message ne peut passer les ponts de perception pour être
connu de l’être intérieur, alors l’être réel ne peut être dévéloppé.

C’est pourquoi ceux qui sont sourds-muets ne peuvent être ordonnés


moines. Il en est de même pour ceux qui ont des maladies mentales. Ce sont là
des règles qui ont cours depuis l’époque du Bouddha.

La Science ne peut pas aider

J’espère qu’à travers ce chapitre vous avez réalisé combien il est difficile
pour un individu d’arriver à la compréhension des enseignements du Bouddha et
ainsi vous avez pu apprécier la chance que nous avons d’être humains. Si vous
avez l’esprit cartésien, tout ceci vous semblera difficile à accepter. Plusieurs
questions vont affluer dans votre mental.

Mais je voudrais que vous compreniez que la science est la connaissance


que nous acquerons dans la prison de la vie et n’est valable que dans
l’environnement de la terre, qui n’est qu’une infinitésimale section du très
immense samsara. Qu’importe combien impressionants ou catastrophiques les
évènements ont été, sont et seront ; tels que : l’Empire Romain, la Renaissance,
la Symphonie No9, Mona Lisa, la Grande Muraille de Chine, les anti-biotiques,
les guerres mondiales, l’Holocauste, e=mc2, la fin du communisme, la conquête
de la lune, la Station spaciale internationnale, Hollywood, Kennedy, Mère
Theresa, princesse Diana, SIDA, la pauvrté, microsoft, le génie génétique, le
11septembre, le Tsunami, le réchauffement climatique et toute autre chose qui a
une grande importance pour l’Humanité, qui arrivera dans le futur jusqu’à
l’annihilation de l’humanité, tout ceci ne sont que des détails qui ont lieu dans
cet environnement terrestre, qui n’est qu’une poussière du samsara et c’est tout.
Tous ces détails n’ont rien à voir avec la connaissance sur la structure générale
de la vie : à propos d’être emprisonné et de savoir comment se liberer ou dans le
vocabulaire du Bouddha, la souffrance et la cessation de la souffrance.

Bien plus, il n’est pas possible d’utiliser les méthodes scientifiques pour
découvrir la vérité à propos de la loi du karma, du samsara et du Nirvana-
particulièrement lorsque vous n’utilisez que les 5 sens sur lesquels a été basée
toute l’éducation que nous avons reçue. La sagesse sur la structure de la vie de
tous les êtres doués de sensibilité ne peut être atteinte que par l’utilisation du
6ème sens. Le problème est que les inquiétudes ne cessent jamais et elles génèrent
plus de Jerry dans nos têtes, ce qui va ensuite générer plus de renaissances. Vous
ne pouvez pas vous échapper facilement de ce cercle vicieux. Cet éternel cercle
vicieux n’est rien de plus qu’un grain de poussière dans le samsara. Vous ne
pouvez gagner !

Votre meilleur choix du moment, est de faire confiance aux


enseignements de Bouddha et d’avoir confiance en votre guide et suivre
scrupuleusement ses conseils. Le Bouddha a dit qu’il y’a deux facteurs
principaux qui pourraient nous aider à atteindre le Nirvana :

- entendre cette bonne nouvelle de quelqu’un


- avoir un bon ami (kanlaya-namaittata) qui vous en parle et dans ce
sens, le Bouddha est le premier meilleur ami de l’être humain.

Résumé

Je ne peux qu’esperer que l’inspiration vous soit maintenant venue de


vous engager dans le voyage intérieur pour vous liberer du samsara. Cela peut
paraître difficile mais cela n’est pas impossible du tout. Tout mon travail
consiste à vous aider à faire partie de cette entreprise humaine des plus
ambitieuses.
Sachant combien est important cet épique voyage, chaque guide spirituel
est disposé à fournir tous les efforts necessaires pendant toute sa vie, même si
cela signifie aider juste une personne à se liberer du samsara. J’espère que vous
êtes cette personne là.

Chapitre onze

Vipassana, le meilleur des karmas

J’espère que maintenant vous avez une bien meilleure idée de la façon
dont fonctionne la loi du karma et le samsara. Tout le concept du karma nous
amène à comprendre que nous devons nous prendre en main, prendre en charge
notre propre destin. Vous ne devez certainement pas le laisser entre les mains
d’autres éléments tels que les êtres surnaturels, les étoiles ou même les gènes qui
viendront conditionner votre vie ; au lieu de cela, prenez votre vie en main en
faisant plus de bons karmas. J’espère que vous allez considerer ceci comme
étant une très bonne nouvelle qui augure un immense espoir, une inspiration et
du courage pour construire un futur meilleur.

Embellir votre propre futur

Il est certain que vous ne pouvez pas effacer vos erreurs passées, mais la
bonne nouvelle est que, dès ce moment, vous pouvez faire de votre futur ce que
vous voulez qu’il soit. Quel genre de renaissance vous souhaitez avoir, vous
n’avez qu’à agir en conséquence : si vous faites le bien, vous allez au paradis
mais si vous faites le mal vous irez en enfer aussi simple que ça. D’un autre
côté, si vous voulez quitter le samsara, vous pouvez aussi y arriver. Le choix est
entièrement le vôtre. Mon rôle en tant que guide est de mettre tous ces faits à
votre connaissance afin que vous puissiez vous décider en connaissance de
cause.

Chaque nouvelle action que vous posez à partir de ce moment, quelle soit
bonne ou non est votre nouveau karma qui donnera ses résultats dans le futur.
Ceci est le côté positif du samsara d’être un cercle, vous pouvez toujours
recommencer, il n’est jamais trop tard.
D’un point de vue technique, chaque nouveau karma peut être comparé à
des matériaux de construction tels que le bois, la brique, le sable et le ciment que
vous envoyez graduellement dans le futur pour bâtir la maison de votre
prochaine vie de la fondation au toit. Plus vous faites du karma bon ou mauvais,
cela fait plus de matériel que vous expédiez et plus vite vous achevez la
construction de votre future maison. Fondamentalement, le confort que vous
aurez dans l’après vie est constitué par les éléments non-matériels du bien et du
mal (boon et barb). Ces éléments intangibles de bonne morale ou de péché sont
les seuls deux propriétés que l’être humain emporte avec lui de la terre vers son
prochain règne d’existence et rien d’autre. Le reste, tel que la richesse
matérielle, la renommée, le statut et le pouvoir va disparaître avec le corps à
moins que vous ayez accompli quelque chose de vraiment spéciale pour
l’humanité qui sera rappelée dans les livres d’histoire, mais tout ceci n’aura rien
à faire dans votre nouveau statut de toute façon.

Avant que votre conscience de la mort ne quitte votre coquille physique,


votre future maison – faite de votre bon et mauvais karma – sera achevée et vous
attendra dans l’autre vie. Le karma habituel ou regulier donne des résultats de
très longue durée c’est-à-dire qu’il crée une maison qui dure très longtemps. Si
vous n’avez fait que du bien, vous n’avez pas à vous inquiéter, car vous avez
construit une belle villa ou un château quelque part dans le paradis que vous
méritez. Si vous avez une longue liste de mauvaises actions et une très courte
liste de bonnes actions, et surtout si la durée de votre vie tire à sa fin, vous avez
toutes les raisons de vous inquiéter sur la qualité de votre future maison ! Vous
pouvez vous enfoncer la tête dans le sable aussi longtemps que vous voulez et
vous entêtez dans votre refus jusqu’à votre mort, ou de vous ressaisir et de faire
rapidement quelque chose pour changer la situation.

Ne vous inquiétez pas ; je ne vous laisserai pas les mains vides, votre
meilleur risque est de vous mettre au vipassana ou vous rappeller à vous-même,
ou encore être toujours dans votre maison, être dans l’instant present. Faites- le
serieusement et vous serez capable de démolir votre maison de chien !

Idée fausse

Que la maison que vous êtes entrain de construire pour votre vie future
soit bonne et belle ou mauvaise et laide, le fait est que vous êtes vraiment entrain
de vous construire un logement. En d’autres mots, vous êtes entrain de créer des
facteurs qui vous gardent à tourner dans la roue du samsara. Si voyager
indéfiniment dans cette roue est vraiment ce que vous voulez, je n’ai aucune
objection à cela. C’est totalement votre décision. Je continue de croire que
parvenir au Nirvana (bien que se soit accessible à tous les êtres sensibles) n’est
certainement pas une préocupation pour tout le monde. En fait, le Bouddha a lui-
même dit ceci : il y’a très peu de chanceux qui atteignent le Nirvana, les autres
veulent tourner dans le samsara.

Ayant dit cela, l’une des raisons pour lesquelles les gens ne veulent pas
quitter le samsara n’est pas qu’ils ne veulent vraiment pas le faire, mais c’est
qu’ils manquent un bon guide – résultat de faux enseignements reçus pendant
des générations. Cette fausse impression trompe les gens et ils pensent
erronnement qu’ils n’ont rien à voir avec le nirvana, que c’est l’affaire des
moines et non celle des laïcs qui doivent travailler dur pour gagner le pain
quotidien. J’ai été moi aussi trompée par cette fausse conception. Je n’osais pas
penser que j’avais quelque chose à voir avec le nirvana, pas avant que j’ai eue
mon expérience d’éveil. Depuis lors, j’ai commencé à voir l’importance du
dommage causé par cette fausse idée. C’est pourquoi j’ai maintenant
suffisament de courage pour me lever – sans l’appui d’aucune structure ou de
personne célèbre – et de vous parler de ces concepts combien complexes, et je
suis certaine que les institutions religieuses ne seront pas totalement d’accord
avec moi. En ce qui concerne le Nirvana, j’espère que vous appréciez le fait
qu’une femme laïque et femme au foyer ordinaire ait à travailler plus dur qu’un
homme pour se faire entendre. Néanmoins, celui qui connaît doit faire ce que
celui qui connaît doit faire. Je n’aurai jamais pu atteindre ce niveau des choses
si je ne savais pas ce que je faisais.

Mon travail maintenant est de défaire la fausse idée au sujet de la


possibilité d’aller au Nirvana. Je voudrais que vous sachiez que quitter le
samsara pour le Nirvana est un exploit possible à réaliser, et tout le monde peut
y parvenir à condition de savoir comment s’y prendre. Ce livre est une étape de
l’acquisition de ce savoir- faire.

Au delà de la dualité

Pour accomplir le but final d’entrer au Nirvana, vous devez mettre un stop
à votre programme de construction de maison – vous ne construisez ni un
magnifique château au paradis ni un minable taudis en enfer. Pour quitter le
samsara vous devez connaître le type de karma qui est au-delà de la dualité : bon
et mauvais (boon et barb), positif et négatif. Ce type spécial de karma est appellé
vipassana ou les 4 fondements de l’éveil de la conscience que j’ai
appellé « ramener votre être véritable à la maison ». « Maison » ici signifie le
Nirvana qui est un éternel logement pour celui qui le gagne.
Je donnerai les détails sur comment ramener son être réel à la maison dans
un autre livre mais participer à mes retraites lors desquelles j’enseigne est peut
être une meilleure option.23 Dans ce chapitre, je voudrai juste mettre l’emphase
sur l’aspect théorique de comment le vipassana peut vous aider à vous liberer du
samsara. Cette théorie peut sembler ne pas avoir beaucoup de sens mais tout
deviendra clair une fois que vous vous mettrez à la pratique. Aussi, après avoir
étudié ceci, engagez- vous dans cette pratique si importante – bien entendu si
vous êtes d’accord et si vous croyez en ce concept de karma de façon totale.

Cessation dépendante

J’espère que vous vous êtes familarisé avec le concept des origines
dépendantes dont j’ai parlé au chapitre 9. Les origines dépendantes sont un
concept bouddhiste sur la loi de cause à effet qui met l’accent tout spécialement
sur la cause première de la souffrance : c’est essentiellement l’ignorance de la
connaissance sur le fonctionnement du mental humain et aussi la loi du karma,
la samsara et le Nirvana. C’est ce que la Bouddha a découvert la nuit de son
ultime illumination. Ainsi, il a pu remplacer l’ignorance par la véritable
connaissance. Par conséquent, la véritable sagesse détruit toutes les formations
karmiques, (sankhara) – les éléments qui construisent les maisons. Tous les
autres liens s’en trouvent détruits comme une chaîne de dominos – ceci est
appellé cessation dépendante.

Par conséquent, à l’opposé des origines dépendantes, le Bouddha décrit


les cessations dépendantes dans une coulée de logiques karmiques :

1. Par la totale flétrissure et la cessation (disparition) de


l'ignorance,

2. le sankhara cesse (disparaît), par la cessation du sankhara

3. la conscience cesse (disparaît), par la cessation de la conscience

23
Si vous êtes intéressé par la pratique de comment ramener votre être intérieur à la maison,
s’il vous plait regardez la mise à jour des titres de mes œuvres sur mon site web. Le titre d’un
tel livre sera très évident. Je retourne aussi en thaillande une fois par an pour une retraite-stage
d’enseignement où je mets l’accent essentiellement sur comment ramener son être véritable à
la maison ; pour plus de détails, voir sur mon site web.
4. le corps et le mental cessent (disparaissent)

Ceci continue comme prévu, jusqu'à l'état final :

Par la cessation de la naissance (11), la douleur, la lamentation, le


chagrin, la peine et le désespoir, la maladie, la dégénérescence et la mort,
cessent également (12).

Par la cessation dépendante, nous apprenons que là où il n'y a aucune


ignorance, il n’y’a pas d’équipe de construction de maison (sankhara), et ainsi,
sil n'y a aucune « maison » ou aucune naissance, il n'y a en définitive aucune
douleur. La nuit de son illumination finale, le Bouddha s’est joyeusement dit à
lui-même :

Cherchant mais ne trouvant pas le constructeur de maison,

J'ai voyagé dans une ronde de naissances inombrables (samsara) :

O qu’il est douloureux de naîitre toujours et encore.

Constructeur de maison, vous avez été maintenant vus ;

Vous ne construirez plus de maison.

Votre charpente a été détruite ;

Votre pilier central est démoli aussi.

Mon esprit a maintenant atteint le Nirvâna non formé,

Et atteint la fin de tout type de désir.

Une fois que le Bouddha avait perçu la cessation dépendante ou la


disparition des douze liens qui sont la cause de toutes les souffrances de tous les
êtres sensibles, il sut dès lors exactement quoi faire pour arrêter l’équipe de
construction de maison (sankhara) afin qu’elle ne fasse plus de maison pour les
êtres (ou renaissance). Puis-je vous rappeller que ce sankhara est le symbolique
Jerry qui nous (Tom) a toujours donné tant de douleurs en renvoyant à chaque
fois dans le samsara ? Dieu merci, le Bouddha a finalement démasqué le
véritable coupable qui cause tant de tourment à tous les êtres sensibles.

Quand le Bouddha a commencé à enseigner, il a commencé par parler aux


gens des Quatre Nobles Vérités. Elles sont :

1. La souffrance

2. La cause de la souffrance

3. La fin de la souffrance

4. Le noble octuple chemin qui est la voie pour mettre fin à la


souffrance.

Après le premier sermon qui a eu lieu au Deer Park dans la ville de


Benares en Inde, le Bouddha a continué à rechercher, à élaborer une méthode
plus précise et plus simple que les gens pouvaient facilement suivre. C’est-à-dire
que, si le Bouddha était entrain de dessiner pour nous la carte de la vie, il faisait
de son mieux pour y mettre le plus de détails possibles pour que nous ne
puissions pas nous perdre. Dans la pratique, la cessation dépendante doit
survenir dans notre mental pendant que nous sommes bien vivants sur la terre.
Aussi, le but de cette carte est d’être utilisée et appliquée dans notre vie
quotidienne dans une pratique regulière. En d’autres mots, vous devez cultiver
l’aptitude à vivre l’instant présent sans penser ni au passé ni au futur (ramener
son être intérieur à la maison) pendant que vous effectuez vos activités
quotidiennes du moment où vous vous levez jusqu’à ce que vous plongiez dans
le sommeil. Je vais parler de cette pratique dans les détails dans un futur livre ou
mieux encore, essayez de participer au moins une fois à mes retraites. Ceci parce
que certains aspects sont mieux expliqués face à face en quelques mots qu’en
plusieurs pages.

Vipassana

Cette carte détaillée sur laquelle travaillait le Bouddha est en fait le


vipassana. C’est la pratique qui peut faire que la cessation dépendante survienne
dans notre mental ici et maintenant. Cette pratique unique est connue comme
étant le joyau sans prix qui a élevé le Bouddhisme au sommet de la gloire
jusqu’à ce jour. Cette pierre incomparable est sans aucun doute developpée par
la capacité ingenieuse de notre très inspiré Bouddha. Grâce à cette carte
détaillée, les gens d’aujourd’hui peuvent suivre les poteaux indicateurs
implantés pour nous il y’a plus de deux mille cinq cent ans. Par conséquent, il
y’a toujours un groupe de personnes qui parviennent à suivre cette carte jusqu’à
la destination finale et leur mission épique est enfin accomplie.

Le Bouddha a dit que tant que les gens pratiqueront le vipassana, ce


monde ne manquera pas d’Arahants, ou Ceux qui sont dignes. En fait, la
pratique du vipassana a été gardée vivante jusqu’à ce jour grâce au dur labeur et
aux efforts incessants de tous les illuminés du passé depuis l’époque du
Bouddha. Je ne suis qu’une personne insignifiante sur cette ligne de plus de
deux mille ans d’histoire qui essaye de faire de son mieux pour garder vivante
cette pratique, aussi longtemps qu’il sera possible pour que l’humanité ait
toujours ce divin refuge disponible.

Aussi que vous compreniez bien cette pratique est d’une importance
capitale. Vous pouvez devenir une autre de ces personnes qui transmettront ce
joyau de gloire à ses enfants et à ceux à venir. Je vous defie de trouver dans le
monde quelque chose qui vous rende heureux tant physiquement que
mentalement. Quelque soit ce à quoi vous pouvez penser, je peux vous assurer
que cela est loin de valoir le vipassana. Vous devez pour le moment me faire
confiance sur ce point car il ne vous est pas possible de faire la comparaison, pas
avant que vous ayez commencé la pratique. Ce n’est qu’après que vous saurez
de quoi je parle.

Non-action

Nous avons espoir que vous pouvez maintenant voir la relation qui existe
entre la cessation dépendante et le vipassana qui en fin de compte met fin à la
renaissance. Certains d’entre -vous ont deja dû entendre le terme « non-action »,
surtout ceux qui sont familiers des enseignements de Krishnamurti. Bien que
j’aie été inspirée par son travail durant mes années estudiantines, Krishnamurti
n’a pas clairement expliqué ce que c’est que la non-action. Que doit-on faire ou
ne pas faire pour que se soit qualifié de non-action ? Le bouddhisme Zen utilise
aussi beaucoup ce vocable. Est-ce que cela signifie qu’on doive dormir ou
s’asseoir à ne rien faire toute la journée, ou quoi exactement ? Sans des
indications claires, la non-action ou non-agir peut être mal comprise et conduire
à des abus- particulièrement par certains leaders politiques qui cherchent de
bonnes raisons de tuer les gens. Aussi je souhaite éclaircir pour vous ce qu’est
vraiment le non-agir.

Le non-agir ne signifie pas que vous vous asseyez toute la journée à ne


rien faire ou de dormir toute la journée sans rien faire du tout. Même si on reste
à ne rien faire ou qu’on dorme de jour comme de nuit comme dans un coma sans
prendre part à une activité, ce n’est pas le non-agir. De telles inactions
comportent cependant beaucoup d’actions, et dès lors vous êtes entrain de poser
des actes ou karmas. Vous pouvez être assis toute la journée à ne rien faire mais
cela ne signifie pas que dans votre mental Jerry aussi est calme. Aussi longtemps
que vous vagabondez par les pensées, ce qui pourrait impliquer la colère,
l’amertume, la vengeance et le désir, vous êtes entrain de faire du karma qui va
donner des résultats et générer plus de renaissances. Les pensées intentionnelles
(karma mental)sont un type serieux de karma qui donnent des résultats.

La plupart des responsables d’entreprises dans toutes les professions


passent généralement leur temps assis à leur bureau à réfléchir sans prendre part
aux actions physiques posées. Ces réflexions, une fois bien mûries, vont se
transformer en actes qui peuvent être bons ou mauvais ou les deux à la fois.
Alors que les résultats positifs vont apporter joie et bonheur, les résultats
négatifs vont causer des dégats et des souffrances infinies à un grand nombre de
personnes.

J’ai regardé un documentaire à vous donner des frissons, qui montrait


comment les nazis étaient arrivés à tuer 7millions de personnes, surtout des juifs
en un laps de temps. La vérité était que Hitler avait une équipe de professionnels
avec des docteurs, des avocats, des comptables, des scientifiques et de grands
intellectuels nazis, assis autour d’une table à débattre sur le meilleur moyen de
tuer les gens de façon efficace – c’est-à-dire avec peu de dépenses, en peu de
temps et de façon discrète. Voilà comment Hitler a inventé son industrie du
crime qui a aboutit à l’holocauste – simplement de la pensée et de la
planification (karma mental) de ces quelques professionnels.

Le Bouddha disait qu’un terrible combat entre tous les animaux sauvages
de la terre ne pouvait être aussi destructif que le résultat de mauvaises pensées
produites par un seul esprit rempli d’illusions qui se matérialiseraient en actes.
Cette sage énonciation explique clairement tous les évènements sataniques qui
ont eu lieu tout le long de l’histoire de l’humanité. Nous avons été témoins de
nombreuses horreurs qui n’étaient que le résultat de ceux qui semblaient
seulement être assis à un grand bureau à ne rien faire, seulement penser et parler.
Ainsi, être assis à ne rien faire physiquement n’est certainement pas un non-agir.

Malheureusement, le monde est infesté de personnes à l’esprit pourri et


bon nombre d’entre elles sont des chefs politiques. Si nous n’étudions pas vite
cette sagesse et ne mettons pas fin à ces actes monstrueux, le chaos est
imminent.

Péché blanc
Pour comprendre comment fonctionne le non-agir, il est tout d’abord
important de connaître le péché blanc. Une mauvaise action est claire, c’est un
péché ; elle fabrique une ombre noire ; mais une bonne action peut parfois être
compliquée. Elle ne produit pas forcement une ombre blanche ou de bons
résultats. Parfois les gens font de bonnes actions en s’attachant au résultat de ces
actions. Par conséquent, ils se sentent fiers d’eux et ont tendance à penser qu’ils
sont meilleurs que les autres. Ce genre de sentiment n’est pas bon pour ceux qui
aspirent au Nirvana – ceci est un péché blanc. Si elles ne s’en défont pas par
elles-mêmes sans que quelqu’un ne le leur dise, de telles personnes vont
continuer de gonfler leurs egos jusqu’à ce qu’ils éclatent.

Faire de bonnes actions (ou acquerir du mérite) est bon en soi. Ne vous
méprenez pas sur mes propos, ce qui n’est pas bon c’est de laisser que ces
bonnes actions viennent renforcer notre ego. Une bonne action peut engendrer
une ombre blanche ou un péché blanc qui est très difficile à détecter et à
détruire. Vous avez besoin de quelqu’un qui ait plus de sagesse que vous pour
vous le dire. Si non, vous pourrez vous attacher indefiniment à votre péché
blanc, ce qui vous conduira à tourner toujours dans le samsara.

Les Thaïs ont un adage « une feuille de polissage en or sur le dos de la


statue de Bouddha » ce qui signifie faire du bien sans s’en vanter. Faire du bien
sans se sentir fier et demander une recompense pour cela est mieux. Ce genre
d’acte n’est pas facile à réaliser, mais vous devez le faire si vous voulez vous
échapper du samsara. La véritable pratique qui peut vous aider à laisser aller vos
péchés blancs est le non-agir.

Vipassana est non-agir

Selon la loi du karma, le non-agir est un acte qui ne laisse aucune


répercussion. Si le résultat normal du karma est une ombre qui peut être soit
blanche soit noire, le non-agir est le type d’acte qui ne laisse ni une ombre
blanche ni une ombre noire, c’est-à-dire pas d’ombre du tout. Et ce type de
karma ne peut être accompli que d’une seule façon – par la pratique du
vipassana ou les 4 fondements de l’éveil de la conscience.

Peut être en utilisant l’expression que j’ai inventée « ramener votre être
intérieur à la maison » au lieu de 4 fondements de l’éveil de la conscience ,vous
comprendrez mieux. Lorsque vous vous engagez dans la pratique de ramener
votre être intérieur à la maison dans la première et la deuxième maison (1 er et
2ème fondements), vous êtes deja entrain d’apprendre à poser des actes qui ne
laissent aucune ombre karmique. Avant que votre être intérieur n’atteigne la 4 ème
maison – faire l’expérience de la perception innocente – votre être intérieur à ce
moment aura complètement disparu. C’est le bref moment pendant lequel vous
ferez l’expérience de la Vérité, du Nirvana ou Dieu. Si vous vous reférez à la
cessation dépendante dont nous avons parlé plutôt, vous verrez qu’une fois que
la sagesse remplace l’ignorance, (la 4ème chaîne), le corps et le mental
disparaissent aussi. Pourquoi en est-il ainsi ?

Ce qui se passe est que lorsque vous developpez cette pratique, vos Tom
et Jerry intérieurs se séparent l’un de l’autre et le champ magnetique mental se
dissout peu à peu. Plus votre être intérieur reste dans votre 4ème maison (le 4ème
fondement de l’éveil de la conscience), percevoir de manière innocente, plus
Tom et Jerry resteront séparés. Vous avez cette perception innocente, lorsque
tout votre être, le corps et le mental, s’unit à la nature. Votre corps et votre être
intérieur deviennent un élément uni et cohérent de l’image entière de la vie. En
d’autres mots, la dernière pièce du puzzle retrouve sa vraie place. Ainsi, l’image
complète de la vie est formée- il n’ya pas de moi, ni de toi, mais une seule
nature et une seule vérité ! C’est l’instant où vous devenez un avec la Vérité
ultime. C’est pourquoi votre corps et votre mental (la 4 ème chaîne) cessent
d’exister en tant que entités distinctes et conflictuelles.

Si vous n’avez pas encore pratiqué le vipassana, vous aurez du mal à


comprendre le paragraphe ci-dessus. Ca ne fait pas beaucoup de sens mais
deviendra très clair lorsque vous vous mettrez à la pratique du vipassana. Une
fois que vous serez capable d’entrer dans la 4ème maison en ayant les perceptions
innocentes, vous verrez par vous-mêmes que ‘la sensation du je’ peut et va
disparaître.

A condition que vous soyez constant dans votre pratique, vous arriverez
au point où Tom et Jerry sont complètement deconnectés, faisant de vous
quelqu’un de complètement illuminé. Et ceci arrive lorsque vous quittez le
samsara. Ceci est une image approximative de comment faire votre non-agir
(ramener votre être intérieur à la maison) pour mettre fin à votre renaissance.

Est-ce que je suis arrogante ?

Il y’a une très grosse difference entre aller au ciel et quitter le samsara
comme vous devez déjà le savoir à ce niveau. Cela semble un peu prétentieux de
ma part de le dire mais il n’ y’a aucune réligion dans le monde en dehors du
bouddhisme qui enseigne le vipassana. La meilleure des choses qu’offrent les
autres réligions ,c’est d’aider leurs adeptes à aller au ciel, mais pas l’opportunité
de quitter cette prison de la vie qu’est le samsara. Sans vipassana, le non-agir
n’est pas possible, ainsi continuent les renaissances. Le fait est que le vipassana
n’est pas seulement pour les bouddhistes mais pour la race humaine entière.
C’est pourquoi je dois mettre Dieu et le Nirvana parmi ces 24
terminologies faisant référence à la vérité finale pour que tout le monde puisse
partager les mêmes perspectives sur la structure de la vie et par là ,parler le
même langage du samsara. En conséquence, les croyants et les non-croyants
sans distinction peuvent tirer profit de cette seule et unique pratique
déterminante.

De cette façon, personne n’a à quitter sa religion. Au contraire, votre foi


est peut être la meilleure des choses qui vous soit arrivée. Toutes les traditions
religieuses et leurs philosophies sont également bonnes et spéciales. Il n’ y’a que
la religion pour amener des centaines de millions de personnes à dire’joyeux
noël, ou adorer Dieu en groupe cinq fois par jour, ou encore faire de toute une
nation des végétariens. Ainsi, c’est seulement la religion et non la politique qui a
le droit naturel de demander aux gens de faire du bien et non le mal. J’essaye de
vous dire que vous n’avez pas à changer votre foi ou votre religion. Vous n’avez
rien à changer hors mis être vous-même et alors mettre en pratique le concept de
‘ramener son être intérieur à la maison’ dans votre vie quotidienne. De cette
façon, tout le monde peut pratiquer le vipassana dans le confort de la culture de
sa religion. C’est le seul moyen pour que les gens de toutes les races et de toutes
les croyances puissent être vraiment unis et vivre en paix. Une fois que la
pratique est acceptée comme mode de vie, le terrain commun que nous pourrons
tous partager ne sera rien d’autre que notre paix intérieure : le calme complet de
l’esprit qui est en fait un sanctuaire universel.

Pour cette raison, je pense que nous devons amoindrir le côté religieux du
vipassana et l’orienter différemment en l’éloignant des considérations basées sur
la foi pour que tous les croyants de toutes les religions puissent en tirer meilleur
bénéfice. C’est pourquoi j’ai fusionné le vipassana au Tai chi que, je crois être,
une très bonne approche non-religieuse. J’ai aussi inventé l’expression
« ramener son être intérieur à la maison » pour que cela ne fasse pas trop
bouddhiste, comparé au terme ‘vipassana’. La pratique en elle-même n’est rien
de plus qu’être conscient de sa propre respiration, de ses mouvements et de ses
sensations, ce que les gens font déjà et ont toujours fait depuis la naissance.
Vous devez vous mettre à la pratique afin de vous rendre compte que le non-agir
est vraiment essentiel, simple et universel.

Raffiner un diamant brut

Pour reussir dans le vipassana, vous devez tout d’abord prêter une
attention particulière à votre hygiène morale dont j’ai longuement parlée dans le
premier tome de ce livre. Votre mental peut être comparé à un diamant brut.
Pour raffiner ce diamant, vous devez commencer par lui enlever toutes ses
aspérités pour faire ressortir toute sa beauté. De même, observer les préceptes
moraux correspond au stade où l’on enlève au mental toutes ses aspérités, alors
que le vipassana représente le stade de raffinement du mental jusqu’à son état le
plus fin, afin qu’il puisse passer par la porte étroite qui mène au Nirvana.

Je voudrais terminer ce chapitre en vous donnant dans les détails les


différents types de karmas et les renaissances qui leurs correspondent, tel que le
Bouddha a enseigné à ses disciples.

Différents types de karmas et de renaissances

Veuillez noter que la colère est la cause principale qui mène en enfer,
l’avarice est la cause principale qui mène au monde des fantômes/démons et
l'ignorance est la raison principale qui mène au monde animal.

Le chemin qui mène aux trois royaumes inférieurs : 24

 Tuer, blesser les êtres vivants


 Voler ou prendre sans permission
 Mauvais comportement sexuel, promiscuité
 Mentir ou avoir un faux langage
 User de paroles malveillantes, calomnier, médire, rapporter
 Jurer, avoir des paroles dures
 Dire des mots sans sens, bavarder inutilement
 L’avarice, la convoitise, l’envie
 Mauvaise volonté, vengeance
 Avoir des faux points de vue, prendre des opinions pour la vérité

Le chemin vers le monde des humains (manusa) : suivre les cinq préceptes
ou les dix lignes de saine conduite qui peuvent être séparées en trois groupes.
Ils sont comme suit :

1- Actions corporelles

- Eviter la destruction de toute vie et s’inquièter du bien-être de toutes les vies ;

24 Pris du dictionnaire du bouddhisme écrit par Pra Dhammapidok (Payutho)


- Eviter le vol, ne pas violer le droit à la propriété privée des autres ;

- Eviter les mauvaises conduites sexuelles, respecter la morale sexuelle

2- Actions verbales

- Ne pas mentir, ou dire volontairement un mensonge pour en tirer avantage


- Eviter les paroles malveillantes, la calomnie, la médisance, unir ceux qui sont
en désaccord, encourager l’unité et les paroles qui apportent l’harmonie

- Eviter les paroles dures, les jurons, les mots d’abus, parler gentillement, avec
courtoisie, amour et affection, dire des paroles agreables ;

Eviter le bavardage inutile et stérile, parler au bon moment en accord avec les
faits, dire ce qui est utile, de façon modérée et sensée

3- Actions mentales

- Ne pas convoiter ou envier le bien d’autrui

- Etre libre de toute mauvaise volonté, malice ou animosité, ne pas vouloir


causer du tort aux autres mais avoir plutôt de bons souhaits tels que « que ces
êtres soient libérés de toute haine et toute mauvaise volonté, et vivent une vie
heureuse, sans aucun problème.

Avoir des opinions justes telles que : croire à la loi du karma et à la renaissance,
que le ciel et l’enfer existent, le Nirvana existe, et le chemin qui mène au
Nirvana existe.

Le chemin vers le ciel (le monde des dévas) accomplir les plus grandes actions
méritoires

- Etre généreux et charitable

- Observer les préceptes moraux

- Pratiquer le développement intérieur ou la méditation

- Etre humble, respectueux et révérent


- Etre serviable, donner à l’indigent, faire du bien aux gens, être prévoyant pour
le Bouddha, le dhamma et la Sangha en nettoyant ou en aidant matériellement le
monastère, en faisant imprimer les livres sur le Dhamma, etc…

- Partager ses mérites/boon25. Le partage du mérite c’est encore du mérite et


vous fait gagner plus de mérites. C’est comme partager votre chandelle avec
quelqu’un d’autre, vous gagner plus de lumière et non moins.

- Se rejouir du boon d’une autre personne, ou être content que d’autres


personnes aient posé de bonnes actions. Les bouddhistes disent « sadhu, sadhu,
sadhu » ce qui veut dire c’est bien fait quand les autres font des actes méritoires.
En te rejouissant de leur boon, toi aussi tu acquiers du mérite.

- En écoutant de vrais enseignements comme ceux du Bouddha. Quand tu


connais le dhamma, tu peux éviter les actes malsains et poser plutôt de bons
actes.

- En enseignant la bonne doctrine, ou en montrant aux gens le véritable chemin


vers la vérité ultime. C’est-à-dire de parler ou de faire des conférences sur le
dhamma

- En se faisant une opinion juste et forte sur le but ultime de la vie et sur le
chemin qui y mène, en croyant à la loi du karma et au cycle de renaissances.

Si vous voulez quitter le samsara le plutôt, ne remettez pas à demain ce


que vous pouvez faire aujourd’hui. Faites le ici et maintenant !

25
Selon la tradition Théravada, le mérite ou l’acte méritoire peut être partagé avec d’autres
êtres. En se concentrant sur la bonne cause, les bons actes que vous avez posés peuvent être
partagés avec d’autres êtres particulièrement ceux des royaumes inférieurs. Ce partage de
mérites peut littérallement aider ceux du monde des fantômes affamés ou monde des démons
à pouvoir naître dans un règne ou un royaume meilleur.
Chapitre douze

Changement climatique, anomalies et puberté prématurée

Changement climatique

A première vue on pourrait penser que le réchauffement global n’a rien à


voir avec la loi du karma et le cycle de renaissances. En fait, il a tout à voir avec.
En ce moment il y’a une divergence d’opinions entre les scientifiques au sujet
du réchauffement global et du changement climatique. D’une part il y’a ces
scientifiques qui pensent que l’homme est responsable du réchauffement global
et que l’humanité est assise sur une bombe à retardement. Si la grande majorité
des scientifiques a raison, nous avons juste dix ans pour éviter une catastrophe
majeure qui pourrait envoyer notre planète entière dans un chaos de destruction
avec des chaleurs extrêmes, des inondations, des sécheresses et des épidémies
au-delà de tout ce que nous avons connu jusqu’à lors.

D’autres parts, nous entendons parler aussi de la grande escroquerie sur le


réchauffement global. Il y’a des experts qui disent que le climat de la terre
change toujours. Certains scientifiques ne croient pas que le co2 humain soit
responsable du réchauffement global, et ils sont très peu nombreux, comparé
aux autres. Les émissions volcaniques et le dioxyde de carbone qui provient des
animaux, des bactéries, de la végétation en décomposition et de l’ocean sont de
très loin supérieurs à la production humaine. En fait, ce qui est connu de
l’activité solaire depuis des siècles correspond bien à ce que nous vivons
actuellement. Voilà pour certains scientifiques ce qui est à l’origine des
changements climatiques.

Que le réchauffement global soit vrai ou soit simplement une propagande,


honnêtement je n’en sais rien. Je suis aussi confuse que vous. Cependant, je
tends à penser que les changements climatiques sont normaux dans la vie de la
terre. C’est un sujet qui a été traité par le Bouddha mais à une échelle énorme –
très loin au-delà de notre compréhension.

L’univers aux yeux du Bouddha


Par la loi de l’impermanence qui régit la totalité de l’univers, l’univers
change continuellement. Le Bouddha a dès lors classé les changements en 4
périodes de temps différentes26. Ne vous en faites pas pour le difficile jargon
utilisé, mais regardez comment le Bouddha décrit chaque période de temps.
Elles sont comme suit :

1. Sangwat-asankheyya kappa ; c'est la période où l'univers s’auto détruit.


Tout est dans un état d’agitation. Cet événement dure un quart d'un Maha-
kappa.
2. Sangwat-tathayee-asankheyya kappa ; c'est la période où l'univers a fini
de s’auto détruire. Tout est en arrêt complet. Rien ne se produit, il y’a un
calme total. Cet événement dure un autre quart d'un Maha-kappa.
3. Vivat-asankheyya kappa ; c'est la période où l'univers commence à bouger
et à se développer. Quelque chose se met en mouvement et se développe.
Cela dure encore un autre quart d'un Maha-kappa.
4. Vivat-tathayee asankheyya kappa ; c'est la période où l'univers a fini son
développement. L'environnement devient plus approprié aux formes de
vie. C'est la seule période où les plantes, les animaux et les humains
peuvent apparaître dans le monde. Cet événement dure encore un autre
quart d'un Maha-kappa.

Ainsi, du moment où l’univers s’auto détruit jusqu’au moment où il se


développe et devient habitable pour les plantes, les animaux et les humains, il
s’écoule en tout un mahakappa. Ceci est considéré comme extrêmement court,
comparé au temps que nous avons déjà mis à tourner dans le samsara. Ainsi, ces
4 étapes de la vie de l’univers se répètent indefiniment dans des cycles et chaque
cycle dure un mahakappa. Vous vous demandez où vont les humains lorsque la
terre n’est pas habitable.

Dix mille univers

Selon le Bouddha, il existe d’autres univers où les êtres sensibles peuvent


vivre lorsque cet univers est dans ses trois premiers stades. Le terme Pali traduit
par univers peut aussi signifier planète qui a un environnement semblable à la
Terre et où la vie humaine est possible.

26
Svp, refferez vous au chapitre deux de ce livre. Un maha-kappa est une durée de temps
estimée au temps que mettrait une divinité qui descendrait du ciel une fois par siècle pour
essuyer de son mouchoir de soie une montagne de 16x16 km jusqu’à ce qu’elle disparaisse.
Il est aussi dit que le Bouddha est allé au ciel appellé Tavatimsa, le
royaume des 33 divinités avec le roi Sakka comme chef, pour remplir ses
devoirs filiaux envers sa mère qui était morte sept jours après avoir donné
naissance à son futur Bouddha de fils. La mère était donc renée dans ce ciel où
le Bouddha donna un sermon pendant trois mois entiers. Cet évènement s’est
produit lors de la 7ème retraite de saison de pluies après l’illumination du
bouddha. Il est dit que pendant ce sermon, les êtres celestes et les brahmas de
10 000 univers (ou planètes) sont venus écouter le Bouddha. Les êtres célestes
vivent aussi sur notre planète mais dans d’autres dimensions. Ils n’ont pas un
corps physique comme nous, c’est pourquoi nous ne pouvons pas les voir. Cette
information sur les 10 000 univers (ou planètes) est répétée à plusieurs reprises
dans les canons Pali. Il ne nous est pas possible de verifier cette incroyable
information, aussi devons nous accepter les mots du Bouddha tels qu’ils sont.

Qu’y avait-il avant le Big Bang ? !

L’âge de l’univers, selon la théorie du big bang est le temps qui s’est
écoulé entre le big bang et aujourd’hui. Les scientifiques estiment cette durée à
13,7 milliards d’années. Cette théorie ne nous dit pas ce qui aurait existé avant le
big bang ce qui n’est pas raisonnable. Il est évident que cette théorie est basée
sur une durée de temps qui vient de nulle part alors que le Bouddha est parvenu
à décrire tout le processus du début à la fin, dans un cycle complet. Mais il
importe peu comment les scientifiques datent l’univers. Ils se doivent d’avoir un
repère de temps qu’ils vont utiliser comme base de leurs calculs de sorte que
tous les scientifiques aient les mêmes references- nous ne pourrions avancer
autrement. Alors prenons cette durée de temps comme reference pour le
moment.

Où se trouve la civilisation humaine dans cette durée ?

Voyons voir quelles perspectives les scientifiques nous donnent suivant


l’âge de l’univers et quand est supposé apparaître la civilisation humaine dans
cette durée de temps. Pour vous faciliter la comprehension, reduisons l’échelle
en supposant que les 13,7 milliards d’années depuis le big bang jusqu’à nos
jours équivalent à la longueur de l’épaule au bout de l’ongle du majeur.
Maintenant, saisissez une lime à ongle et limez une seule fois l’ongle de votre
majeur. Bien la poussière qui resulte du limage de votre ongle est le moment où
notre civilisation s’est dessinée, s’est developpée et a existé jusqu’à lors -
mésurée depuis le big bang qui est le commencement de notre épaule. Même si
notre civilisation actuelle dure 1million d’années ce qui est exagéré de toute
façon, cela reste toujours insignifiant comparé à l’âge de l’univers tel que
l’estiment les scientifiques, n’est-ce pas ?
Ce que je voudrais souligner est que durant cette brève durée de notre
civilisation, nous passons sur la terre avec une durée de vie de 80 ans, 100 ans
dans le meilleur des cas. Nous pensons que nous pouvons comprendre la Mère
Nature, les subtilités de l’univers, l’histoire de la terre et essayer de faire
quelque chose sur tout ceci pour prevenir les changements climatiques pour que
nous puissions vivre quelques années de plus. Je ne pense pas que nous
puissions y arriver. Comparé à la fabuleuse durée de l’univers, la durée de vie
d’un être humain équivaut à la durée d’une seule goutte de rosée sur une feuille
au petit matin, qui disparaît dans l’air dès le lévé du soleil- peut être moins que
ça.

Aucune comparaison

En fait, l’étude de l’univers et de l’histoire de la terre qui instruit des


mouvements geologiques et des changements climatiques qui datent de
centaines et des milliers de millions d’années represente à peine une éraflure sur
l’échelle bouddhiste du temps (kappa). L’histoire de la Terre y compris la
séduisante théorie de l’évolution, reprensente à peine un fait divers d’un 1/1000
de seconde qui peut être vrai ou faux, alors l’impressionnante connaissance du
Bouddha couvre la structure global de l’univers dans son cycle total ( les 4
étapes decrits ci-dessus). J’espère que vous pouvez voir qu’il n’ya pas de
comparaison possible entre notre connaissance scientifique intellectuelle et la
sagesse incomparable du Bouddha- ceci si vous avez foi en ses mots.

Normalité

Par conséquent, ce changement climatique dont on parle temps est loin


d’être un problème ; en fait, c’est très normal et il n’ya aucune bombe à
retardement. Selon les recherches géologiques, il semble que le climat de la terre
qui est resté stable pendant un millier d’années soit entrain de subir un
changement énergetique. Si c’est le cas, il est probable que nous soyons dans ce
processus de changement très normal et qui doit se produire de toute façon.
Nous pouvons nous estimer chanceux ou très malchanceux tout dépend de
comment nous prenons la chose.

Même si nous les êtres humains étions vraiment responsables du


rechauffement climatique et estimions que nous devrions faire quelque chose
pour le stopper, je ne pense pas que vivre en respectant l’environnement
empêcherait les glaciers de fondre. Nous devons admettre que l’être humain est
devenu impuissant face à l’impressionnante puissance de la Mère Nature. Notre
mental (Jerry) peut nous convaincre que nous sommes très intelligents et que
nous pouvons vaincre la toute puissante Mère Nature mais la vérité est
complètement à l’opposé. Nos corps sont faits de chairs fragiles et de sang, nous
ne sommes pas du tout invincibles. Pourquoi selon vous les dinosaures ont-ils
disparus !

Mal barré

De plus, la riche société occidentale a été terriblement corrompue en


menant une vie non écologique pendant très longtemps, changer cela c’est
comme reprendre des bonbons à un enfant gâté – mal barré ! Pendant les
cinquante dernières années, nous sommes constament developpés dans tous les
domaines de la connaissance afin que le monde devienne comme un grand
village. Ceci a créé un nouveau mode de vie surtout dans les pays riches. Les
gens emmigrent et les familles vivent dispersées à travers les quatre coins de la
terre parce qu’ils savent qu’ils peuvent facilement se rendre visite. Et maintenant
vous pensez que vous pouvez changer et dire à ces gens d’arrèter de voyager
pour ne pas laisser des traînées de gaz à effet de serre dans le ciel… essayez
voir !

Poser la bonne question

En ce qui concerne les divergences d’opinion, nous constatons qu’il


n’existe aucun fait définitif qui prouve que le réchauffement global est la faute
de l’être humain. Aussi, la question que vous devez maintenant vous poser n’est
pas de savoir comment stopper le changement climatique. En fait, plus nous
sommes matérialistes, plus nous sommes vulnerables tant physiquement
qu’émotionnellement. Nos si indispensables micro-ondes et téléphones portables
pourraient bien être des risques sanitaires qui font que nous soyons assis sur une
bombe à retardement. Nous dépendons tellement de gadgets spécialement des
ordinateurs qui ne sont qu’un ensemble de composants matériels. S’il se produit
un orage solaire – les scientifiques disent que cela arrivera tôt ou tard – il y aura
une subite montée de puissance partout. Une panne électrique globale reduira à
neant l’économie du monde et son mode de vie, ceci en une seule nuit. Toutes
ces choses que nous considerons comme acquises ne seront plus là du tout. Un
tel incident apocalyptique n’est pas difficile à imaginer. Si vous ne pouvez pas
vous imaginer la revolte et l’anarchie ultimes dans votre tête, consultez
Hollywood, elle va certainement vous aider.
Aussi vous devez-vous poser la bonne question, celle de savoir comment
vivre ces changements climatiques avec le maximum de compréhension afin
d’être le moins possible affecté. Comment pouvez vous vivre au milieu de
catastrophes naturelles sans avoir peur de la mort ultime ? C’est ce genre de
questions que vous devez vous poser très sérieusement. Pouvez vous
comprendre maintenant pourquoi l’illumination du Bouddha est si importante
pour l’humanité ? C’est parce que le Bouddha nous a donné la reponse exacte
dont nous avions besoin- c'est-à-dire, comment vivre et comment mourir en
paix. Voilà en fait l’essence du bouddhisme. Essayer de resoudre le problème du
changement climatique en pensant à tout genre de solutions comme nous le
faisons actuellement est, à mon avis, une perte de temps et peut s’averer superflu
si le rechauffement global n’était qu’une propagande de plus comme le pensent
plusieurs experts.

Laissez moi vous rappeller la liste, spécialement celle des divers


médicaments et regimes prescrits par les scientifiques pour resoudre les
problèmes que nous pose la vie ; il s’avère qu’ils ont toujours été dans l’erreur
avant même de s’en rendre compte. Quelles autres fausseté nous vomissent-ils
encore ?! Ce problème de changement climatique pourrait être simplement une
autre de leurs « fausse comprehension » des choses – qui sait ?

Une culture illuminée… le premier domino ! 27

Cependant si nous pouvons créer une culture illuminée, au moins les gens
pourraient mener une vie paisible. Ceci est le mieux et le plus que nous pouvons
faire pour nous-mêmes pour notre bref passage sur cette planète verte. Nous
allons tous mourir un jour ou l’autre d’une façon ou d’une autre. Pourquoi ne
choisissons pas nous de mourir en paix ? En fait, une culture illuminée est le
premier pion qui permettrait de resoudre tous les problèmes qui découlent de
notre vie. Ceci parce que tous les problèmes crées par l’humanité resultent de
notre avarice, notre egoïsme, notre colère, notre orgueil, nos envies et notre
ignorance. A cause de ces mauvaises habitudes mentales, nous avons engendré
le matérialisme et l’hyper consommation dans notre société. Nous épuisons
beaucoup trop vite nos ressources naturelles limitées et pour un mauvais usage
sans penser aux générations à venir. Une culture illuminée peut aider à nettoyer
le mental de toutes ces mauvaises habitudes. Une fois que la société sera
constituée en majorité de personnes de bonne moralité et responsables, celles-ci
prendront naturellement soin de l’environnement et elles ne détruiront pas cette

27 La culture illuminée est le sujet du livre « Une Poignée de Feuilles » écrit par
Supawan Green .....
planète aussi rapidement. Et quand l’inévitable mort physique viendra, nous
pourrons aussi mourir en paix. !

Aussi ne vous effrayé pas des changements climatiques. Vous mourez de


toute façon avec ou sans le rechauffement global et les gaz à effet de serre. Les
personnes sages auront comme objectif de quitter le samsara, si non, vous aurez
à revenir et à faire face à la crainte de la même situation de chaos tôt ou tard -
que c’est épuisant rien que d’y penser.
Néanmoins, je suis d’avis que nous devons nous prendre soin de cette
planète verte, pour le bien être des générations à venir et des animaux aussi.
Alors arrètons de couper les arbres pour fabriquer ces imprimés publicitaires
sans sens s’il vous plait – nous en avons marre !

Anomalies
Il existe un évantail de phénomènes particuliers appelés phénomènes
anormaux qui ne cadrent pas avec la science traditionnelle mais qui peuvent
certainement trouver une place dans le concept de karma et de renaissance
developpé dans ce livre. Ca peut être des objets historiques ou archéologiques
(OOPArt) qui datent de centaines de milliers voire des millions d’années avant
l’apparition de l’être humain sur cette planète28. Par exemple le marteau de
Kingoodie se rapportant à un clou enterré dans du grès en Ecosse qui daterait de
360 ou 460 millions d’années. Les sphères de Klerksdorp en Afrique du Sud qui
remontent à 2,8 milliards d’années ; un mortier et un pilon découverts à Table
Mountain en Californie qui daterait de 50 millions d’années ; les objets
microscopiques près du fleuve Narada en Russie sur l’arête de l’Ural qui
dateraient de 300 000 ans.

Les critiques considèrent ces objets comme des rêveries tout simplement
parce qu’ils ne savent pas comment les gérer avec les méthodes de la science
officielle. Mais si vous croyez à la loi du karma et au cycle de renaissance, il n’y
a pas de confusion, ces objets hors du commun sont la preuve vivante des
civilisations humaines du passé. Le Bouddha a dit que si nous piquions une
épingle dans la terre, il n’y aurait pas un seul espace où n’aurait pas été entéré
un corps humain. En d’autres mots, le moindre espace sur la terre a déjà servi

28
OOPArt est un acronyme pour désigner les objets anormaux d’origine inconnue, c’est un
terme inventé par le zoologiste americain Ivan T Sanderson pour un objet historique,
archéologique ou paleontologique trouver à un endroit inhabituel ou un lieu où c’est
impossible qu’il ait dû sy trouver. Le terme couvre une large variété d’objets des objets
étudiés par la science traditionnelle comme le pillier de fer de Delhi en Inde, aux objets de
‘l’archéologie interdite ‘qui sont loin du cadre de la science officielle. De l’encyclopedie
Wikipedia.
comme tombe pour un être humain. Un jour, le très digne pointa une petite
montagne du doigt et dit à son disciple et assistant personnel Anandha :
« Si tu veux savoir combien de temps tu es né en tant qu’être humain, tu
n’as qu’à regarder la montagne et imaginer qu’elle represente les os d’une seule
personne qui est née comme être humain un nombre incomptable de fois. Ainsi
en est il de l’eau contenu dans les océans, cette masse d’eau represente les
larmes qu’une seule personne à versé pendant les temps de souffrance à travers
ses differentes vies. »

Jour de la marmotte29

Cette terre est comme « le jour de la marmotte » (le film) pour toutes les
personnes dont la vie a été recyclée encore et encore pendant des éternités. C’est
exactement ainsi qu’est le samsara ; notre être intérieur revient indéfiniment sur
terre chaque fois dans un nouveau corps tout comme cet homme de la météo qui
se reveille chaque jour pour vivre la même journée de la marmotte indefiniment.
Il a tenté à plusieurs reprises de se suicider mais jamais il n’a pu y arriver se
retrouvant toujours à vivre la même journée à chaque reveil – vraiment
effrayant !

Toute fois, si vous arrivez à mettre ensemble la notion bouddhiste du


temps (kappa), le cycle des renaissances et les objets insolites vous serez
capables de former un tableau coherent. La loi du changement est l’unique cause
de la naissance et de la disparition des civilisations humaines qui ont lieu ici
même sur cette planète appelée la terre. Nous ne pouvons pas vraiment penser
que nous sommes la seule et unique civilisation qui soit née sur cette terre. Notre
présente civilisation qui a commencé à se developper il ya disons 5 000 ans n’est
simplement qu’une parmi tant d’autres qui sont nées et ont disparues. Nous aussi
allons être les objets insolites et anormaux qu’auront à étudier les futures
civilisations. Et je me demande même ce que nous allons leur laisser à étudier –
peut être un mortier et un pilon ?!

29
Le jour de la marmotte est un festival célébré le 2 fevrier de chaque année, jour pendant
lequel, selon la tradition rurale américaine, la marmotte quitte le terrier où il a hiberné pour
voir si la froide temperature de l’hiver continue. Si la marmotte ne peut pas voir son ombre, il
reste à la surface pour terminer son hibernation ; mais si son ombre est visible, alors six
semaines de plus de froid sont encore à venir dans ce cas il retourne dans son terrier. La
marmotte ou blaireau a donc été depuis considéré comme le prophète du temps – celui qui
détermine l’hiver ou le printemps. Le jour de la marmotte est devenu le titre d’un film
d’Hollywood (1993), mettant en scène un homme de la météo qui se retrouve à vivre la même
journée encore et encore – vraiment amusant. Je suis certaine que vous verez ce film d’un
autre angle après avoir lu ce livre – ceci si vous d’accord avec moi bien entendu.
La connaissance récyclée

A chaque civilisation, la vie se developpe exactement comme nous le


faisons maintenant – les détails peuvent être bien sûr différents – jusqu’à
atteindre son apogée et disparaît par la suite du fait de la loi du changement. La
connaissance qu’ils ont eu à apprendre dans le passé ne peut pas être très
differents de ce que nous avons maintenant parce que nous sommes toujours sur
la même planète terre, les mêmes océans, le même soleil, la même lune et le
même ciel. Je ne doutes pas un seul instant que la connaissance scientifique que
nous avons de la terre et de l’univers ne soit du déjà vu aussi. Je ne pense pas
que les peuples des civilisations passées ignoraient l’astrologie ou la gravité.
J’aime à penser que tous les différents champs de connaissance que nous avons
accumuler dans la civilisation actuelle tels que la musique, l’art, la peinture, la
foresterie, l’astrologie, la géologie, la physique, la médecine, l’industrie
d’armement, la fabrication de miroirs, la pharmacopée naturelles, l’alchimie
etc…, ont déjà été explorés par nos frères humains des civilisations passées.
Pour être plus claire, ces personnes pourraient être nous dans des corps
différents ou encore, nous sommes de vieilles Âmes dans de nouveaux corps.

N’oubliez pas que notre Tom et Jerry mental (nos pensées, souvenirs et
sentiments) demeurent toujours les mêmes. Le Jerry intérieur hors mis le fait
qu’il transporte notre base de données karmique, transporte aussi la base de
données intellectuelle. Certains souvenirs peuvent avoir été perdus et d’autres
non ; (ici vous pouvez faire intervenir la notion de subconscient, des traces de
notre connaissance du passé demeurent gardées dans notre subconscient et dès
lors peuvent être revivifiées). S’il vous plait ne me demandez pas pourquoi. Si
vous devez, allez le demander au Tout Puissant. De toute façon, cela pourrait
expliquer le fait que certains manifestent un talent remarquable à un très jeune
âge comme s’ils avaient étudié toutes les sbtilités de la chose avant quelque part.
En fait, c’est parce que derrière ces jeunes corps se trouvent de vieilles âmes qui
ont pu developper ces aptitudes plusieurs vies avant- voilà pourquoi ! Ne soyez
pas effrayés de ce qui est dit dans ces lignes surtout si vous n’êtes pas
bouddhistes et n’avez pas entendu parler de la loi de la renaissance avant.
Appliquez le principe de Razor dans votre système de penser : si toutes les
choses sont égales, l’explication la plus simple est la bonne. Il n’ya pas une autre
explication logique et acceptable de pourquoi certains sont nés génies, n’est-ce
pas ? Si Leonard de Vinci, Isaac Newton et Mozart n’ont pas encore quitté le
samsara, ils sont obligés de revenir sur terre à un certain moment. Je sais que
cela peut vous sembler absurde, mais pas pour moi. Moi aussi je trouvais le
concept de renaissance très bizzare mais plus maintenant – grâce à mon
expérience de l’éveil !
De vieilles âmes dans de jeunes corps

La vie de Mozart est un très bon exemple. Son talent musical s’est revelé
lorsqu’il avait environ trois ans. Il a étudié quelques pièces de musique à l’âge
de quatre ans et a commencé à composer des musiques à cinq ans. Dire de
Mozart qu’il est un enfant prodige ou appelé Leonard de Vinci génie n’explique
pas vraiment d’où vient leur talent exceptionnel. Rappelez-vous que je vous ai
expliqué comment la conscience de renaissance va faire pour trouver une
famille compatible pou y naitre. Serait-ce la raison pour laquelle cette
musicalement talentueuse conscience de renaissance a choisit de naitre dans une
famille dont le père, Leopold Mozart était l’un des plus grand professeurs de
musique en europe ? Ne pensez-vous pas que prendre en compte le facteur
karmique a plus de sens que de penser simplement que c’était un génie ? La
connaissance exceptionnelle doit venir de quelque part. Comme la loi de
l’énergie, elle ne disparaît jamais, mais change simplement de forme.

Ce qui va revient toujours à son point de départ

Au chapitre deux, je vous ai expliqué qu’un jeune homme ordinaire qui


peut être n’importe qui comme vous, qui souhaite devenir un Bouddha, a à
voyager dans le samsara pour accumuler ses perfections (parami) pendant des
éternités dans le but d’atteindre son objectif spirituel. Ceci suppose fortement
que la qualité de notre Tom et Jerry mental peut être améliorée et perfectionnée
à travers les renaissances. C’est la même chose en ce qui concerne la qualité de
la connaissance apportée par Jerry.

C’est pourquoi j’ai des raisons de croire que tous les champs de la
connaissance que nous avons en ce moment ont déjà été explorés par nos
lointains ancêtres, certains d’entre eux peuvent être nous maintenant et seront
encore nous dans le futur. Ce n’est pas une surprise qu’un pilon et un mortier de
cinquante millions d’années et un clou de plus de 360 millions d’années soient
découverts. C’est parce que le savoir qui permet de fabriquer les objets simples
pour un usage quotidien a toujours été avec nous, c’est pourquoi nous
continuons à les utiliser aujourd’hui. Tout ce savoir peut être simplement enfoui
dans ce que nous appelons le subconscient et ressortira toujours dans chaque
civilisation. Vous pouvez considerer ce savoir recyclé comme une
manisfestation du principe « ce qui va retourne toujours à son point de départ ».

Le Jakata

Le jakata est une section du canon de Pali où il est consigné les dix
précédentes vies du Bouddha avant qu’il ne naisse comme prince en Inde il ya
2 630 ans environ. Dans le jakata, le Bouddha parle de sa vie et de la société
dans laquelle il a vecu ce qui n’était très différent de comment nous vivons
maintenant. Ils n’ont peut être pas eu des fours à micro onde ou des téléphones
mobiles mais ils vivaient dans des maisons, mangeaient de la nourriture, des
fruits et des légumes, portaient des vêtements et utilisaient des médicaments
etc…, juste comme nous faisons. Ils vivaient ensemble, reunient dans des
cellules familiales au sein de communautés ; il y avait des villes, des cités, des
forêts, des montagnes, des animaux et, ils allaient au marché, voyageaient,
faisaient du commerce ; il y avait aussi de bons et de mauvais gens. Avant je
croyais que c’étaient juste des histoires pour inspirer les croyant Bouddhistes,
mais maintenant, je n’ai aucun doute que toutes ces histoires dans la jakata ne
sont pas du tout des fictions, elles se déroulent là en ce moment même sur cette
planète Terre. Que pouvaient-elles être d’autre ? Ainsi étaient les civilisations
humaines anciennes certaines pouvant être plus avancées que nous ne le
sommes. Ces civilisations ont existé, se sont developpées et ont disparu là sur
cette planète, j’en suis sure.

Civilisation passée

En fait, vous n’avez même pas à chercher des millions d’années en


arrière, regardez un peu plus près et l’étonnement sera déjà immense. Quel genre
d’outil préhistorique ont-ils utilisé pour accomplir un majestueux et magnifique
monument tel que le Stonehenge qui a été érigé il ya environ 3 200 av. JC ?
Ensuite pensez aux Grecs, aux Egyptiens et aux Romains, combien ils étaient
avancés comparés à nous aujourd’hui. Malgré notre haute technologie
hydraulique, nous sommes incapables de construire les pyramides telles que les
Egyptiens l’ont fait à Gaza. L’architecture avancée des amphithéatres connus
comme le Théatre Grec construit 300 ans environ av. JC. L’intelligente
architecture romaine, leurs constructions qui sont de loin plus élaborées que ce
que nous sommes capables de faire de nos jours. Les Romains ont pu faire des
routes, le Colisé, le Panthéon, le Cirque, le forum, des ponts, des phares, des
temples, l’arc de triomphe, des bains publics, les systèmes d’irrigation…etc les
romains les ont conquis. Pour une raison inconnue – qui est je suppose la loi du
changement – la source immense de connaissance des romains a tari. La période
après le grand empire romain, qui était le Moyen âge européen était aussi
appelée l’Âge noire : en gros entre 476 et 1000 ans après JC. Bien que ce terme
soit actuellement utilisé de façon neutre se refferant au Moyen âge ou époque
médiéval, il voulait dépeindre le Moyen âge comme une période de regression
du fait de la pauvreté de la production litteraire latine, l’absence d’écrits
historiques contemporains et de façon générale, le manque de réalisation
culturelle remarquable. Le niveau de vie au Moyen âge comparé à leurs ancêtres
romains était trop faible – les gens étaient de loin plus pauvres. Ce n’est que vers
le 14ème siècle quand cette source de connaissance a rejaillit pendant ce qu’on a
appelé la Renaissance qui est plus connue pour son renouveau artistique et ses
avancées scientifiques que les choses ont changé. Beaucoup de génies sont nés à
cette période tels que Léonard de Vinci, Michel Ange etc… Il est interressant de
voir que le mouvement culturel de la Renaissance a commencé à Florence en
Italie et s’est peu à peu étendu à toute l’europe vers le 17 ème siècle. Il est fort
possible que, les esprits romains intelligents, qui sont constitués de Tom et Jerry
intérieur soient revenus et avec eux leurs connaissances. Pourquoi pas ?

Ainsi, le voyage dans l’espace, la chirurgie du cerveau, la


transplantation des organes, le génie génétique, l’informatique et toutes les
autres intelligentes percées scientifiques en attente ont dû déjà être explorées et
mises en pratique dans les civilisations qui nous ont précédé.

En fait, il doit existé d’autres civilisations d’être sensibles comme nous


dans l’espace et qui soit de loin plus avancées que la nôtre et elles peuvent être
responsables des faits et phénomènes étranges tels que les cercles gigantesques
des champs et les objets volants non identifiés. Je ne crois pas un seul instant
que les magnifiques et complexes cercles gigantesques des champs soient fait de
la main d’un être humain de notre planète terre. Ils peuvent venir des autres dix
mille univers dont le Bouddha a souvent parlé, et pourraient vivre parallèlement
à nous – qui sait ?

Même en Inde à l’époque du Bouddha, il y avait de grandes villes où les


gens tout comme nous étaient pressés, s’adonnant à diverses activités tel que
nous le faisons aujourd’hui. Mais peu importe combien une civilisation est
avancée, une fois qu’elle atteint son apogée, le déclin commence jusqu’à ce
qu’elle disparaisse complètement en accord avec la loi du changement ; comme
cela a toujours été et comme cela sera toujours.

Aucune erreur

Supposons que chaque civilisation humaine dure entre 5000 et 8000 ans
environ. Si on part du point que l’univers est habitable un quart de maha kappa,
je suis convaincue que pas moins d’un milliard de civilisations sinon plus vont
naitre et disparaître sur la terre durant cette période. Notre civilisation actuelle
n’est que l’une de ces civilisations sur cette ligne du temps. Je ne pense pas
même un seul instant que ces objets et évènements insolites sont le resultat de
mauvaises interprétations ou hallucination comme veut bien nous le faire croire
la science officielle. Selon le Bouddhisme, il ny a pas de fin du monde, toute
chose : l’univers, la terre et les civilisations humaines accomplissent chacun son
cycle complet et recommence au point de départ encore et encore, à l’infini. Si
vous comprenez ceci, la dernière chose dont vous aurez à avoir peur est la mort
– ne vous en faites pas, vous reviendrez certainement sur terre.

Ceci est un sujet complexe qui nécessite la sagesse du Bouddha pour nous
aider à bien comprendre. Sans l’utilisation du 6ème sens avec aussi la loi du
karma et le cycle de renaissance, je ne vois pas comment les scientifiques
peuvent comprendre à fond ce secteur complexe et immense de la connaissance
profonde. Il existe toutes sortes de possibilités là dehors. Sans le 6 ème sens, les
perceptions humaines sont extrêmement limitées. L’être réel est pris au piège
dans un petit tube de l’intellect et privé de la vaste gamme de connaissance que
l’on ne peut acquerir que par les yeux intérieurs. Il est dès lors facile pour les
scientifiques d’écarter tous ces objets insolites, de les balayer d’un revers et de
les discréditer cruellement comme étant des rêves – une sortie facile et
arrogante, je crois30.

Un jour d'irrégularité

Après vous avoir parlé des phénomènes anormaux tels que les cercles
gigantesques des champs, j’ai ma propre expérience anormale à partager avec
vous. Un jour en octobre 2006, mes étudiants et moi sommes allés dans un
temple situé sur une montagne d’une province de la Thaïlande. C’était vraiment
une journée anormale. Le matin, j’ai été publiquement humiliée devant un
rassemblement de plus de 80 moines, nones et d’intellectuels. C’était un très bon
défi pour ma solidité intérieure. Je suis très soulagée de vous dire que j’ai
échappé à l’execution publique sans que cela ne laisse une trace dans mon cœur.
La raison principale en est que, je savais que mon petit écart de conduite ne
correspondait pas à la sentence criminelle qu’ils m’ont donnée. Un jeune moine
de l’assemblée avait posé à l’abbé une question déjà posée à plusieurs reprises,
la reponse qu’il reçue ne pouvait calmer ses doutes. J’ai donc pensé qu’avec ma
métaphore de Tom et Jerry, je pouvais le délivrer de ses doutes. Avec une
profonde intention d’aider la jeune novice, j’ai demandé avec respect la
permission de repondre à cette question et naturellement j’ai commencé, parlant
avec confiance de ce que je savais. Après pas plus de 5 minutes juste au point où
je voulais clarifier ma métaphore de Tom et Jerry, j’ai été brusquement et
brutalement interrompue par l’abbé qui a commencé à me condamner d’avoir
pris la parole. J’ai accepté la condamnation avec grand courage, acceptant
d’avoir mal agit et presentant mes excuses à l’abbé et à l’assemblée.

30
Je parlerai des intellectuels qui sont pris au piège dans leurs tubes de l’intellect dans mon
livre ‘’Les Reponses du Bouddha, les Questions de Einstein’’. Veuillez consulter mon site
web.
Après cet étonnant et terrible évènement à l’assemblée, mes étudiants et
moi sommes allés au refectoire et la tête haute, je souriais à tout le monde
comme d’habitude. Mais la reponse était differente, le reste de la journée et le
jour d’après (notre dernier jour au temple), les gens faisaient un effort soutenu
pour ne pas me regarder. Soit qu’ils étaient très occupés à parler à une autre
personne, soit ils tournaient la tête ailleurs, ce qui ne me dérangeait pas. Il était
évident qu’ils étaient embarrassés par moi ou pour moi et ils ne savaient
vraiment pas comment faire avec une personne qui venait d’être humiliée aussi
ouvertement. Ainsi, probablement qu’ils pensaient que faire semblant de ne pas
me voir était une certainement une faveur qu’ils me faisaient, je suppose.

En me promenant, je tombe sur une dame de la région que j’avais


rencontrée le matin, travaillant dans un champs près de la maison où je residais.
J’ai eu une brève causerie avec elle. Quand j’ai su qu’elle allait retirer sa seule
fille de l’école à cause de problèmes financiers, je lui ai demandé de venir me
voir avec sa fille adolescente car je voulais prendre en charge l’éducation de la
fille.

La mère et la fille étaient là ce soir là à l’heure exacte du rendez-vous et


nous étions assises à causer au balcon en U de la maison, faisant face à la
majestueuse vallée. Nous étions cinq à être assis sur le banc en U. Il était 7
heures du soir aussi toute la vallée était complètement noire, hors mis le ciel qui
était couvert d’un manteau d’étoiles scintillantes. Alors que je parlais à la fillette
de son travail scolaire, sa mère m’a soudainement saisie de ses deux mains par
l’arrière, m’a soulevée, criant de façon histérique en montrant le ciel. Juste au-
dessus du toit du refectoire à près de 200 m de là, en face du balcon où nous
étions assis, j’ai vu un objet lumineux et rond qui flotait, de la taille d’un phare
de voiture 13 à 15 cm de diamètre. La couleur était jaune foncé, presque orange
comme de l’acier ou de la larve fondu. Il y avait une grande lueur autour de
l’objet orange environ 30 – 40 cm de diamètre. C’était comme une aura avec
differentes belles et douces couleurs comme l’aura de la lune que l’on peut
observer certaines nuits. L’objet était en mouvement à environ 2 à 3 m au-dessus
du toit du côté droit. Il s’est déplacé ensuite toujours vers le toit et a disparu tout
simplement parce que le toit nous bloquait la vue. Je l’ai vu pendant 5 à 7
secondes ce qui était suffisamant long pour moi pour que je me rende compte
que cet évènement dans le ciel n’avait vraiment rien d’ordinaire. Je n’avais
jamais rien vu de semblable de toute ma vie. Seulement trois des cinq personnes
ont pu voir l’objet dans le ciel : la mère, sa fille et moi. Mon mari et un de mes
étudiants bien qu’assis sur le même banc à côté de ces deux femmes n’ont rien
vu. Le temps qu’ils comprenent ce qui se passait, l’objet avait déjà disparu
derrière le toit.
Apparemment cette chose ronde comme une balle et brillante avait déjà
été vu par certaines personnes dans le temple et, en fait, la vallée a même été
rebaptisée après ce genre de phénomènes lumineux ; on l’appelle ‘’la vallée du
cristal caché’’. Les gens là-bas croient de tout cœur qu’ils sont en presence
d’êtres celestes qui apparaissent normalement à certaines personnes chaque fois
qu’il ya une activité tam-boon qui a lieu. Ils croient que, ces déités viennent se
rejouir du bon karma accompli par les gens.

Le lendemain, j’en ai parlé à un moine qui avait vecu dans ce temple


pendant quelques années et je lui raconté la merveilleuse apparition dans le ciel.
Lui aussi avait vécu la même apparition a une époque et sa description était la
même que la mienne. Selon ce moine, les êtres célestes sont venus se rejouir du
bon karma (boon) avec moi car j’ai eu l’idée de donner une bourse scolaire à la
jeune fille afin qu’elle puisse poursuivre son éducation – elle veut être
infirmière !

Quoi qu’il en soit, puisque cette vision extraordinaire avait été


également vecue par deux personnes du pays, les nouvelles de l’apparition se
sont rependues autour du temple à la vitesse d’un feu de brousse. Il y avait une
autre théorie expliquant l’apparition qui avait un lien avec l’humiliation que
j’avais subit le matin d’avant. Certains disaient que les êtres célestes sont venus
m’apporter leur soutien et me donner de la force après l’horrible évènement dont
j’ai été l’objet pendant le rassemblement. Quand j’ai entendu cela, personne ne
pouvait imaginer comment je me sentais à cet instant. Cela pouvait être que les
déités sont venus se rejouir de mon habilité à m’échapper de l’exécution
publique sans que cela ne laisse aucune trace psychologique en moi. Pendant la
quinzaine de minutes où j’ai été battue par des paroles méchantes devant plus de
80 personnes – sans compter les deux heures de cours de moral que l’abbé nous
a donné moi et mes trois étudiants ce jour là en fin d’après-midi – mon être
intérieur Tom était totalement libre de Jerry – Youpi ! Si je n’avais pas passé
avec succès ce test difficile venu de nulle part, je n’aurai jamais su si je pouvais
ou non maitriser une telle situation qui demande une force intérieure énorme. Si
j’avais échoué lé test, je n’aurai pas été qualifiée pour continuer mon travail en
tant que guide spirituel et vous n’aurez pas eu ce livre entre vos mains en ce
moment. Car au comble de l’embarras, je me serais enterrée vivante après cet
affreux évènement !

Une activiste feminine a dit un jour : « une femme doit travailler deux
fois plus juste pour être à la hauteur des hommes et ils vous détesteront pour
cela ». Sur ce, je n’ai nullement l’intention de me livrer à une compétition avec
les hommes de quelques manières que se soit (particulièrement les hommes en
robes jaunes) parce que je n’ai jamais voulu être l’égale des hommes. Je ne
pourrais gagner, n’est-ce pas ?!
J’aimerais bien penser que le test spontané de ce matin là était l’œuvre
des êtres célestes, et la vision anormale de la nuit leur approbation – un genre de
lettre de créance sprituelle qui ne peut être mise sur papier comme dans le cas de
connaissances livresques. C’était vraiment étrange que, après l’incident, mes
étudiants et moi étions capables de penser à plusieurs autres manières plus
instructives que l’abbé aurait pu utiliser dans la situation sans avoir besoin de
m’humilier devant les autres y compris mes propres étudiants. Le comportement
du moine en retour l’a aussi embarrassé lui-même ; je ne comprenais pas
pourquoi il ne m’avait pas appelée en privé pour m’en parler et me mettre en
garde comme n’importe quelle personne civilisée aurait fait. Je sympathise avec
lui de se retrouver pris avec moi de cette façon. C’est pourquoi j’ai des raisons
de croire que cet évènement totalement non prémédité était peut être un test des
êtres célestes. C’est ce que je crois de toute façon. Je ne sais pas pourquoi la
journée a mal commencé tout comme je ne sais pas pourquoi elle s’est bien
terminée. Vos suppositions valent les miennes sur la question.

J’ai parlé de ceci parce que je voulais partager avec vous les
phénomènes étranges. Je peux vous confirmer que je n’ai pas été victime d’une
hallucination ou que j’ai mal interpreté quoi que se soit. Vous pouvez rejetter le
concept d’êtres célestes mais pas la vision elle-même. J’ai vraiment vu un objet
rond comme une balle qui se déplaçait dans le ciel et je vous ai raconté
exactement ce qui est arrivé. C’est tout ce qu’il en est.

Photo de corps rond

Une autre anomalie qui vaut la peine d’être citée est la photo orbe. Orbe
(en anglais orb) est le nom donné aux formes circulaires anormales qui
apparaissent sur les photographies. Du fait de la technologie avancée de
l’appareil digital, les photos orb ont été prises par de nombreuses personnes dans
le monde, moi incluse et cela est devenu un évènement banal, ce que je crois est
une bonne chose. Ceci parce que si vous croyez à la réincarnation et les
differents règnes ou royaumes des êtres sensibles, les photos orb peuvent être
considérées comme une preuve solide du fait que les êtres célestes et les
consciences de la mort (fantômes ou esprits) co-existent avec les humains et les
animaux sur cette même planète. Les orbs apparaissent comme des formes
rondes qui vont de la taille d’une balle de golf à la taille d’une balle de basket-
ball. Quand ils sont magnifiés, ils semblent avoir differents modèles et des
couleurs aussi.

Sur cette question de faits anormaux, il ya toujours eu deux écoles, ceux


qui y croient et ceux qui n’y croient pas. Ceux qui n’y croient pas pensent que ce
ne sont que des reflets de lumière causés par des particules de poussières ou des
gouttelettes d’humidité dans l’air devant l’appareil photo et pour les autres, ce
sont des objets anormaux qui apparaissent dans la nature.
J’ai trouvé un livre thaï intitulé Palang Boon (le pouvoir de la bonté),
avec beaucoup de photos orb, écrit par le Dr Warapat Poocharoeun qui a
interrogé plusieurs moines célèbres qui accumulent de longues années de
méditation et font figure de sages dans les milieux bouddhistes. Selon ce livre,
ces sages moines sont arrivés à la conclusion que, ces objets ressemblant à des
balles sont des êtres célestes qui se sont rassemblés en un nombre très important.
Rappellez-vous que je vous ai dit que ces déités étaient capables de se tenir de
10 jusqu’à 60 sur la pointe d’une épingle et cela sans se toucher les épaules.
Ainsi, les êtres célestes se déplacent en groupe, ce qui signifie que chaque balle
de golf peut être constituée de quelque million de déités. Ceci correspond à ce
que le Bouddha a toujours dit à propos du nombre immense de déités qui étaient
présents à son sermon. Rappellez-vous aussi que les êtres célestes sont de
beaucoup plus nombreux que les humains comme je l’ai dit dans un chapitre
précédent.

C’est une croyance que les déités viennent se rejouir des activités tam
boon avec les humains. En ce rejouissant du bon karma, les déités vont aussi en
tirer des bienfaits et ceci, dans une certaines mésure, peut améliorer leur vie
céleste. Ainsi, les photos prises à l’occasion de certains évènements bouddhites
importants et spéciallement celles prises près des statues ou des images du
Bouddha, montrent litteralement des nuages d’orbs en arrière-plan. Il en va de
même des photos de saintes personnes telles que les moines, qui sont renommés
pour leur accomplissement spirituel, les orbs de différentes formes et couleurs
apparaissent toujours.

Dans le livre mentionné, il y avait aussi des photos d’un garuda et d’un
serpent de mer (naga) qui tous les deux sont considérés comme des animaux
mythiques. Je pensais que tout ceci n’était que des métaphores pour expliquer
des concepts jusqu’à ce que je vois ces photos. Selon le Bouddhisme, ce sont des
animaux célestes dont a souvent parlé le Bouddha. Un de mes étudiant a fait une
photo surprise de moi debout sur l’estrade à l’université de Chulalongkorn. A
première vue, c’était juste une photo un peu flou mais en y regardant de près, on
peut voir des vagues d’eau d’où emmergent deux têtes qui ressemblent à des
serpents de couleur verte. Tout ceci était autour de moi sur la photo.

Une fois de plus, je ne vous dis que ce que je sais. Que vous vouliez
croire que les orbs sont des êtres célestes ne regarde que vous. Je n’ai pas
l’intention de discuter avec vous. Ce que vous en pensez m’importe peu. Je veux
juste dire que si ces évènements avaient eu lieu dix ou quinze ans plutôt, je ny
aurais pas cru et j’aurais discuté jusqu’à ce que ma face devienne bleue que les
photos d’orbs et les animaux célestes n’étaient qu’un tas de foutaises. Après
mon expérience d’illumination et ma nouvelle compréhension de la renaissance,
j’ai graduellement commencé à voir le monde et même l’univers dans une
perspective totallement differente et j’ai pu me rendre compte qu’il ya beaucoup
de faits étonnants dehors.

Aussi, je voudrais juste vous rappeller ces quelques axiomes : « il ya très


peu de certitudes dans la vie et la mort est l’une de ces certitudes », « tout est
possible », « il existe toute sorte de possibilités dans la vie. Alors ne te ferme pas
l’esprit juste parce que cela peut te sembler idiot ».

Longue et courte durée de vie

Si vous lisez la Bible et le canon Pali, ils nous disent que les gens de
l’époque ont eu de très longues vies, la durée moyenne se situait au-delà de cent
ans. Il est fait mention de moines qui à l’époque du Bouddha vivaient entre 120
et 140 ans aussi. La durée de vie de certaines personnes dont on parle dans la
Bible semble irrealiste. Mais j’ai commencé à croire qu’il est tout à fait possible
de vivre une très longue vie.

Le Bouddha a enseigné que la durée de vie de l’être humain dépend de la


période dans laquelle on nait. Ceux qui ont vecu à l’époque de certains
Bouddhas du passé on pu vivre jusqu’à 10 000 ans d’âge. Il a ajouté que, lorsque
le future Bouddha Metreya règnera, les gens pourrons vivre jusqu’à 40 000 ans.
La règle karmique est que, plus les règles morales sont respectées et que
l’harmonie règne dans la société plus les gens vivent longtemps. Ainsi, les
courtes durées de vie correspondent à une société où règne l’immoralité et où les
gens se détruisent les uns les autres.

La durée de vie humaine varie de façon extrêment grande ; à son


maximun on peut avoir 1 suivit de 14 zeros jusqu’à atteindre seulement 10 ans à
son niveau le plus bas lorsque la société atteint le point de sa complète
destruction. Quand ce moment va finallement arrivé, les gens vont s’entretuer
sans aucune culpabilité car ils prendront leurs frères humains pour des animaux
ou des légumes. Quand nous tuons les animaux pour nous en nourrir ou lorsque
nous déterrons les carotes oules tubercules pour les manger nous ne ressentons
aucune culpabilité n’est-ce pas ? Lorsque ce moment apocalyptique va arriver,
un petit nombre de bonnes personnes va survivre juste en se cachant dans la
forêt et les montagnes. Quand la tuerie globale sera finie, et ceci va durer 7
jours, les survivants sortiront de leurs cachettes et reprendront leur vie. Mais
jusque là, ils auront le temps de réaliser les conséquences catastrophiques d’une
société immorale et devront alors reinstaurer la morale dans la culture. La vie va
alors s’allonger progressivement au fur et à mesure que les gens vont observer
les préceptes moraux, jusqu’à atteindre son apogée et graduellement regresser
lorsque les gens redeviendront complaisant et négligeront leur devoir moral
jusqu’à arriver à leur auto destruction une fois de plus. Le cycle social global va
ainsi à l’infini. Chaque rotation dure à peu près un kappa, ce qui est trop long
pour que nous puissions reflèchir rationnellement à propos.

Atteindre la puberté à huit ans


Recemment, j’ai vu un documentaire au sujet de filles qui atteignaient la
puberté aussitôt que 8ans. Selon les recherches effectuées, une fille sur six
atteint la puberté à 8 ans. Il ya 40 ans, le rapport était de une sur cent. Les
garçons aussi vivent leur puberté un peu plus tôt que leurs pères, un sur quatorze
montre des signes de puberté au même âge (8 ans). En 1962 le ratio était de
1/150. Ceci soulève des questions fondamentales sur la nature de l’enfance et la
perspective effrayante de filles devenant mère à l’âge de l’école primaire. Cela
signifie qu’on doit parler d’éducation sexuelle aux enfants de 7 ans. C’est aussi
un fait que le nombre d’adolescentes enceintes est en augmentation.
Il y avait aussi un autre rapport très choquant dans le Daily Mail du lundi
20 novembre 2000. C’était l’histoire d’une petite fille Rosie qui faisait face à
toutes les souffrances de la puberté à 4 ans. Rosie, qui était juste à sa première
année à l’école primaire, vivait un état rare appelé la puberté précoce – le début
de l’adolescence mais à un âge beaucoup plus jeune que la normale. Une fois
par moi, elle vivait tous les symptômes liés à la puberté. Les docteurs
prédisaient que vers l’âge de six ou sept ans, elle aurait vraiment ses menstrues,
et sera, en théorie, capable de concevoir. Le Dr Mehul Dattani, Maitre de
conférence et consultant honoraire à l’hôpital de Great Ormond Street au centre
de Londres a dit :
« La puberté précoce peut être causée par une lésion au cerveau ou une
tumeur du cerveau, mais dans la plupart des cas, la cause est inconnue. Cela
demeure rare. Nous avons tout juste 2 cas par mois à l’hôpital de Great Ormond
Street ».

Sûr que je reviendrai

J’ai parlé de ce qui précède parce que cela a une relation avec le
bouddhisme. Le Bouddha a dit que ses enseignements dureraient 5 000 ans. Et
vers la fin de cette durée, la vie de l’être humain deviendrait très courte. Ceci
quand les gens s’entretueront sans aucun sentiment de culpabilité comme s’ils
prenaient leur frère humain pour un animal ou un légume. Les filles de 5 ans
auront des enfants. Je ne pouvais pas comprendre comment une enfant de 5 ans
pourrait avoir un bébé. J’ai été très confuse lorsque j’ai lu ces articles dans la
presse. Le bouddhisme est maintenant rendu à sa 2 550 année depuis le décès du
Bouddha.
Si on en juge par le niveau élévé des activités immorales dans nos sociétés
en ce moment, (crimes violents, attaques suicides à la bombe, le terrorissme, la
guerre et la puberté précoce), cela semble correspondre au fait que nous sommes
entrés dans la période où la durée de vie de l’être humain va regresser, et nous
nous dirigeons vers la fin de la civilisation humaine. C’est certain que cela
n’aura pas lieu durant notre vie mais rien ne dit que vous ne serez pas revenu sur
terre dans 100, 500 ou 1000 ans ou même un peu plutard ou vers la fin de cette
civilisation humaine c’est-à dire l’an 5000 du bouddhisme ou 4 457 ap JC. Ceci
est très possible car le samsara est la route en cercle de la vie. Aussi longtemps
que vous n’aurez pas fait votre route vers le Nirvana, vous tournerez dans le
samsara aussi longtemps qu’il le faudra.

Déjà divisé

Si vous pensez que les temps que nous vivons actuellement sont très
mauvais, vous n’avez aucune idée de ce que ça sera d’ici la fin de l’ère
bouddhiste. Je ne voudrais absolument pas être sur terre quand ce moment
viendra. Le Bouddha dit que vers le dernier millénaire du bouddhisme, les
institutions bouddhistes vont voler en éclat et les enseignements sur les quatre
nobles vérités ne seront plus écoutés. Même parler du vipassana, qui est un
enseignement plus profond sera devenu complètement inutile. On l’aura oublié
depuis très longtemps.

En fait, les institutions bouddhistes montrent déjà des signes de


dislocation certaine depuis un bon moment. Les enseignements du Bouddha ont
été divisés en plusieurs sectes. L’enseignement essentiel sur la délivrance du
samsara (s’évader de la prison de la vie) n’est pas toujours connu des moines
bouddhistes parce que les moines ne pratiquent pas toujours le vipassana comme
cela se devrait. La vie monastique est devenu un échapatoire contre la pauvreté ;
résultat, plusieurs moines corrompus abusent de la gentillesse et de la générosité
qui leurs sont offertes du fait de la culture par les laïcs. Ceci a pour conséquence
de rendre l’institution monastique de moins en moins populaire avec le temps
car les gens ne savent plus à qui ils peuvent se fier.

S’ils ne pratiquent pas eux-mêmes, les moines ne peuvent pas enseigner


aux laïcs les données cruciales sur le chemin qui mène au Nirvana. Enseigner
seulement la morale – bien que cela soit très important – n’est pas suffisant pour
aider les gens à quitter le samsara. Par conséquent, l’enseignement fondamental
sur comment s’échapper de la prison de la vie a été mal interprété. Le Nirvana
est devenu un idéal démodé qui n’a rien à voir avec les laïcs. Cette fausse
conception énormement préjudiciable est transmise au public à la place de la
vérité. Les conflits entre les différentes institutions bouddhistes vont s’emplifier.
Comme toutes les choses, toutes les bonnes choses vont prendre fin. La loi du
changement ne nous laisse jamais tomber.

Le bouddhisme à la fin de l'ère

A la periode de fin de l’ère bouddhiste que je situe après l’an 3000, le


seul moyen qui restera à une poignée de bonnes gens de manifester leur
adhésion au bouddhisme sera de se mettre un petit morceau d’étoffe jaune
derrière les oreilles, de se tourner vers un arbre et de se dire à eux-mêmes qu’ils
observeront les préceptes moraux. Voilà tout ce qui restera du bouddhisme en ce
moment là. La plupart des gens ne sauront même plus qui est le Bouddha. La
méditation et le vipassana auront disparu depuis très longtemps.

Après que les 7 jours d’intenses massacres seront finis et que la poignée
de survivants de bonne moralité soit sortie de sa cachette pour rebâtir une
société de bonne moralité, il n’ y aura plus de vipassana. Et sans vipassana, il n’
y aura aucun être sensible qui pourra quitter le samsara. Je ne sais pas combien
de temps cela prendra mais je sais sans aucun doute que les humains auront à
vivre dans les ténèbres de l’ignorance sans la sagesse du Bouddha pendant un
certain temps. La sagesse sur comment se liberer du samsara ne se fera plus
entendre, pas avant que le prochain Bouddha nommé Meitreya vienne sur terre,
atteigne l’illumination totale et restaure le bouddhisme. Cela prendra beaucoup
de temps car en ce moment là, la durée de vie sera devenue aussi très longue ;
les gens pourront vivre environ 40 000 ans.

Futurs Bouddhas

Vous pouvez vous demander si le Bouddha Meitreya sera le dernier


Bouddha du samsara ou s’il y aura d’autres après lui. Le Bouddha Meitreya sera
le dernier Bouddha de ce patara-kappa, qui est le kappa le plus riche avec la
survenance de 5 Bouddhas, mais il ne sera certainement pas le dernier Bouddha
à venir dans le samsara. La venue d’un lointain futur Bouddha dépend du
nombre de braves hommes qui aujourd’hui font le vœu de devenir de futurs
Bouddhas. S’ils reussissent à accumuler toutes les perfections nécessaires
(parami), le samsara ne manquera pas de Bouddha, bien que la demande d’un
Bouddha soit de loin plus importante que la possibilité d’en avoir.
En fait, notre Bouddha Gotama a déjà expliqué à Saribhutta son plus
proche disciple la vie des dix futurs Bouddhas en commençant par le bouddha
Meitreya et en finissant par le Bouddha Su-mangkala. Il semblerait que ce
dernier était un éléphant à l’époque du bouddha Gotama en Inde et qu’il a pris
soin du Bouddha dans la forêt lorsque l’ordre des moines avait des conflits et
que les moines n’arrivaient pas à s’entendre. Ce futur 10 ème Bouddha
(Bodhisattva) peut avoir un corps humain à notre époque – toute fois il ne peut
être qu’un homme – et peut être n’importe qui, quelqu’un à côté de qui nous-
nous asseyons dans le bus. Vous ne le saurez jamais, n’est-ce pas ?

Le Bouddhisme tibétain

La branche Mahayana du bouddhisme qui est la base du bouddhisme


Tibetain a popularisé le concept de bodhisattvas et le culte des bodhisattvas :
Manjushri, Avalokiteshvara et Meitreya. Cette branche du bouddhisme a pour
principal objectif d’inspirer les gens à avoir une immense bonté et une grande
compassion envers tous les êtres sensibles avec l’espoir qu’il y ait de
courageuses personnes qui feront le vœu de devenir Bouddhas dans un futur
lointain. Cette tradition également consolide et facilite l’accumulation des
perfections (parami) des présents futurs Bouddhas (bodhisattvas) tels que le
Dalaï Lama. Tout ceci est simplement fait pour garantir que le samsara aura
toujours l’opportunité de la venue d’un Bouddha.

Faire un vœu

Notre Bouddha Gotama nous enseigné à faire un vœu. Si nous ne


reussissons pas à entrer au Nirvana pendant son règne, faisons le vœu de naître
pendant le temps du Bouddha Meitreya et d’étudier avec lui. Ainsi, ceci est le
côté positif du samsara dans son sens d’être une roue. En tournant dans cette
roue, nous pouvons avoir la chance de tomber sur un autre Bouddha d’une façon
ou d’une autre.

Ainsi, il est plus sage pour nous de continuellement faire le vœu de naître
pendant le règne du futur Bouddha, juste au cas où nous ne reussirons pas à nous
échapper du samsara durant cette ère. Mieux encore, faites de votre mieux pour
apprendre le vipassana et quitter le samsara alors que le bouddhisme est encore
vivant maintenant. Bien que notre société actuelle soit déjà remplie de crimes et
de guerres, la société mondiale est encore riche dans le sens où les
enseignements bouddhistes spéciallement le vipassana est encore accessible.
Vous devez-vous estimer extrêmement chanceux et beni si vous pouvez étudier
tout ceci.

Je ne m’attends pas à ce que vous compreniez ces sujets époustouflants.


Je n’y comprenais rien dans le passé mais maintenant tout ceci m’est
parfaitement claire. C’est pourquoi je peux unir tous ces faits entre eux et vous
en donner une image complète. Je perçois donc l’utilité pour vous d’avoir ces
informations importantes même si vous ne pouvez pas pour le moment en saisir
le sens surtout si vous n’êtes pas bouddhistes. C’est encore suffisament bien si
vous les traitiez comme de vieilles informations dépassées.

Si vous voulez comprendre cette profonde sagesse un peu plus vite, vous
devez avoir les bons outils pour bien faire le travail – reconnaître le 6ème sens et
vous mettre à la pratique de ramener toujours votre être intérieur à la maison
(être toujours present dans l’instant, ne pas laisser ses pensées vagabonder dans
le passé et dans le futur). Un jour, chaque chose trouvera sa juste place et tout
deviendra clair.
Chapitre treize

Apprendre des animaux

Ce que je m’en vais dire dans ce chapitre pourrait grandement vous


offenser, particulièrement si vous êtes occidental et ignorant du concept de
renaissance. Si cependant vous croyez à la renaissance, j’espère que vous
pouvez comprendre que ceci n’est qu’une suite normale des choses. Si je n’en
parle pas, j’aurai l’impression de n’avoir pas été complètement honnête avec
vous. Si vous comprenez ce message que je m’en vais exposer, il peut susciter
en vous une envie de changer qui peut amplifier votre aspiration à quitter le
samsara.

Le fait que tous les êtres sensibles aient voyagé dans le samsara pendant
des éternités et qu’ils aient été dans tous les règnes signifie que nous tous avons
été des animaux un jour. Ce concept n’a rien d’extraordinaire pour les
bouddhistes et pour ceux qui croient à la renaissance car le Bouddha a dit que
lui-même avait été dans un corps animal et il en est de même de tous ceux dont
il parle dans le canon Pali. Ainsi, si vous n’essayez pas de comprendre la loi du
karma et la renaissance, il n’ya aucune garantie que vous ne pourrez pas renaître
comme un animal une fois de plus. Je le dis aussi simplement que cela est. C’est
pourquoi je dois vous en parler parce que vous pouvez apprendre plus des
animaux, tellement plus que vous pourrez savoir quoi faire pour ne plus naître
comme animal.

Émotions chez les animaux31

Voyons ce que pensent les experts des « émotions » chez les animaux.
J’ai pris le paragraphe qui suit du wikipedia.

Bien que les recherches suggèrent fortement que les animaux ont des
émotions comme les êtres humains, il n’ y a pas pour lors des conclusions
définitives sur la question. Différentes reponses ont été suggérées à travers
l’histoire par les amoureux de la nature, les scientifiques, les philosophes et
d’autres personnes qui ont des activités avec les animaux, mais la question
essentielle demeure car nous ne pouvons ni obtenir de reponse articulée, ni
prendre un corps animal pour expérimenter par nous-mêmes. Par conséquent,
d’un côté la société reconnaît que les animaux peuvent ressentir la douleur, en
punissant les cruautés envers les animaux et maintenant d’un autre côté, il est
loin d’être clair si nous croyons que les animaux « ressentent » de façon

31
Tiré de, Wikipedia, l’encyclopedie gratuite,
http://en.wikipedia.org/wiki/Emotion_in_animals
significative. Très souvent l’expression apparente d’un plaisir est ambiguë ; on
ne sait pas si c’est une émotion réelle ou simplement une reponse innée,
d’approbation peut être ou autres selections ciblées. L’ambiguïté est une source
de beaucoup de polémiques du fait qu’il n’y ait aucune certitude qui considère
n’importe quelle de ces expressions comme « bonne ». Ceci dit, certains experts
extrêmes du comportement diront aussi que les sentiments humains sont des
reponses sans intérêt aux stimuli extérieurs.

Similitude

Mon point de vue sur la question ne peut être que très direct car je n’ai
pas la capacité de participer à des analyses d’experts. L’ambiguïté dont parlent
les experts plus haut peut être remplacée par la clarté si on y introduit le concept
de renaissance.

Bien que vivant dans des règnes différents, les humains et les animaux
partagent le même habitat, la terre et sont composés de 5 entités : le corps
physique, l’être réel intérieur, la pensée, la mémoire et les sentiments. En
d’autres mots, derrière sa coquille physique, les animaux ont les mêmes Tom et
Jerry comme les êtres humains. Le règne humain est dit supérieur parce que
notre corps physique est de loin plus sophistiqué et plus apte que celui des
animaux du fait de leur état d’être affligeant. Nos corps grandement supérieurs
font des humains les communicateurs suprêmes, capables d’exprimer nos
émotions mieux que les animaux dont les corps et les cerveaux sont plus petits.

Ce sont les émotions qui incitent les humains et les animaux à agir
positivement ou négativement. Certains animaux tels que le chien, les singes, les
éléphants, les chevaux, les porcs et les dauphins, semblent avoir plus d’aptitudes
cérébrales que les autres ce qui leur permet d’apprendre, d’exprimer des
émotions et d’être domestiqués. Dans leur état d’affligés et dans leurs corps aux
capacités restreintes, la vie des animaux est, ainsi, conditionnée par leurs
instincts animaux, ce qui suppose des activités telles que se nourrir, dormir,
defecquer et se reproduire.

Les limitations dans un corps animal

Revenons au lit de mort d’un être humain une fois de plus et supposant
que votre disque karmique vous conduit à renaître dans le règne animal – bien
que j’espère vivement que cela ne soit pas le cas si vous suivez mes consels !
Une fois que la conscience de mort abandonne votre corps physique, c’est votre
être intérieur et votre base de données karmiques (Tom et jerry) qui entreront
dans le ventre d’un animal. Cela signifie que votre conscience, vos pensées,
votre mémoire et vos émotions demeurent les mêmes que ce que vous ressentez
maintenant dans un corps humain. Mais parce que le corps physique d’un animal
à des limitations, le Tom et le Jerry intérieurs doivent fonctionner avec ses
restrictions du cerveau et du corps. Votre corps animal vous dictera comment
vous (l’être intérieur) devez vivre votre vie. Vous serez capable de penser, de
vous rappeller et de ressentir, ou encore de vous exprimer en accord avec les
capacités qu’offre le cerveau du corps dans lequel vous êtes.

La sensation de son individualité est au delà des frontières

Néanmoins, la forte sensation de soi est encore là et reste la même


qu’avant. La conscience peut être moins intense dependant de comment le Jerry
intérieur peut fonctionner dans le cerveau. Les animaux moins développés ne
peuvent pas garder des souvenirs pendant longtemps, alors que les animaux très
développés tels que les chiens et les éléphants peuvent garder des souvenirs
pendant de longues années.

La sensation de soi (être) va au-delà de toute limitation matérielle et, en


conséquence, tout le monde ressent la même chose, peu importe le corps
physique dans lequel on se trouve, humain ou animal. Je ne parle pas beaucoup
des autres règnes parce que je ne peux pas les voir et je n’ai aucune expérience
avec eux. Une fois que Jerry est relié au corps physique, l’être intérieur
(conscience) va se conformer avec ce que Jerry fait de nous. Je pense
personnellement que les deux sentiments les plus distinctifs avec lesquels nous
sommes le plus en contact sont le bonheur et la soufrance ou l’illumination et
l’ignorance avec tout les sentiments intermédiaires entre autres l’espoir, les
peurs, les déceptions, la haine, l’envie, l’excitation etc… Les vieilles personnes
vous diront qu’intérieurement elles ressentent la même chose que pendant leur
jeunesse ; il n’y a aucune différence si on se refère aux sentiments d’une
personne de 50, 60, 70 ou 80 ans.

Quand j’avais entre 10 et 20 ans par là, je regardais très souvent ma mère
qui était entre 50 et 60 ans. Je me demandais toujours comment elle, en tant que
vieille femme à mes yeux, se sentait par moment. J’ai maintenant 53 ans et
maintenant je sais exactement comment ma mère se sentait à ce moment là. Je
sais qu’elle, tout comme moi, ne ressentait aucune différence avec ce qu’elle
était à 10 ou 21 ans, hors mis le fait qu’il y’a moins d’excitation dans la vie à un
âge avancé. C’est peut être pourquoi les gens disent que la jeunesse et la
vieillesse sont dans la tête ou mieux on est ce que Jerry nous fait penser. En fait,
la sensation de l’âge est une affaire de Jerry. La difference dans mes sentiments
est que je suis plus heureuse et plus sage maintenant qu’à 19 ans lorsque mon
monde intérieur était rempli de confusion, d’agitation et d’ignorance. Si vous
faites attention, vous remarquerez que quelque soit votre âge, la paix et les
préoccupations semblent toujours surpasser les autres émotions.
Comprendre les animaux

Il en va de même pour les animaux. Derrière les coquilles physiques des


animaux, Tom et Jerry demeurent les véritables acteurs- l’être intérieur intime
(les vrais moi et vous) qui a voyagé dans le samsara pendant des éternités. Pour
cette raison, nous devons être capables de partager et de comprendre cette
sensation universelle de soi dans le règne animal. C’est la même chose que moi
à 19 ans j’essayais de comprendre comment ma mère se sentait à 50 ans.

Si les animaux pouvaient s’exprimer en un langage que nous comprenons,


nous saurions de façon claire et précise ce qu’ils pensent ou ressentent.
Malheureusement cela ne sera jamais le cas. Néanmoins, on peut se faire une
idée à travers le travail des personnes devouées qui aiment les animaux ; ils ont
étudié certains animaux et ont vecu très proche d’eux jusqu’à ce qu’elles soient
devenues capables de comprendre leurs besoins et leurs émotions. L’une de ces
personnes dévouées est Daphne Sheldrick qui étudie les éléphants au Kenya
depuis les 50 dernières années et a créé un orphelinat pour éléphants à Nairobi.
Les découvertes de Daphne sur les bébés éléphants qu’elle a nourris sont les
plus remarquables et les plus interessantes pour moi ; Car elles confirment le fait
que tous les animaux ont une nature interne tout comme nous. Il n’est pas donc
étonnant de découvrir que les émotions des éléphants sont très ressemblantes à
celles des humains ; nous sommes basiquement les-mêmes juste enfermés dans
des corps physiques différents.

Ce qui suit sont des extraits de ses rapports sur les émotions des éléphants
proches de celles des humains que j’ai trouvés sur internet. Vous pouvez lire
plus d’histoires étonnantes sur le développement des éléphants sur son site web.

Émotions d'éléphant32

Les animaux sont en fait plus anciens, plus complexes et plus sophistiqués
dans plusieurs domaines que les hommes. En ce qui concerne la nature, ils sont
plus parfaits parce qu’ils demeurent toujours dans l’ordre établit par la nature
et vivent selon les prévisions de la nature. Ils sont différents de nous, affinés par
des milliers d’années de selection naturelle aussi ne devraient-ils pas être
dominés mais respectés et vénérés. Et de tous les animaux, le plus respecté et le
plus vénéré devrait être l’éléphant, non seulement parce qu’il est le plus grand
mammifère sur terre mais il a le plus des émotions humaines.

32
Par Daphne Sheldrick D.B.E.; 1992 UNEP Global 500 Laureate.
http://www.sheldrickwildlifetrust.org/asp/orphans.asp
Pourquoi est-ce que la plupart des gens éprouvent une telle empathie
pour les éléphants même s’ils n’ont jamais eu un contact rapproché avec eux ?
Est-ce à cause de leur taille, leurs étranges caractéristiques ou, est-ce dû au fait
qu’ils sont incroyablement attachants comme des bébés, ou qu’ils se cognent sur
de petits troncs, vascillant juste pour le besoin de se faire un chemin ? Ou est-ce
peut être parce que les éléphants sont des animaux « humains », entourés d’une
aura invisible qui atteint profondement l’âme humaine de manière mystérieuse
et mystifiante.

Les éléphants montrent également plusieurs attributs humains ainsi que


certaines de leurs défaillances. Ils partagent avec nous un grand sens de la
famille et de la mort et ont beaucoup de nos émotions. L’une d’elles est, bien
sûr, comme nous, une individualité unique avec sa personnalité unique. Ils
peuvent être tristes ou contents, volatils ou placides. Ils montrent de l’envie, de
la jalousie, font des caprices, piquent des colères et sont férocement compétitifs.
Et ils peuvent developper des complexes qui se reflètent dans leurs
comportements. Ils ont aussi beaucoup d’attributs qui font défaut aux humains ;
une incroyable grande gamme d’infra-sons, communiquent avec des voix que
nous n’avons jamais entendues, une ouie tellement sophistiquée que même un
pas lointain est perçu, et, naturellement ils ont une mémoire qui surpasse de loin
la nôtre et va plus loin qu’une vie. Ils s’affligent profondement de la perte
d’êtres chers, versent même des larmes et souffrent de dépression. Ils ont un
sens de la compassion qui se projette au-delà de leur espèce et s’étend parfois à
d’autres lorsque ceux-ci sont dans la détresse. Ils s’aident les uns les autres
dans l’adversité, un proche absent leur manque, et quand vous les connaissez
très bien, vous pouvez voir qu’ils peuvent sourire quand ils s’amusent et sont
joyeux.

Aisha

C’est après des années d’essais et d’échecs, que Daphne Sheldrick a


finalement reussit en 1974 à garder vivant pendant plus de 6 mois Aisha un
nouveau- né femelle éléphant mais le stress et la peine associés à une diarrhée
l’ont tuée alors que Daphne s’était absentée une semaine pour le mariage de sa
fille Jill, malgré la présence d’un assistant compétent. Cependant la petite Aisha
(dont l’histoire est sur le site web de Daphne Sheldrick) a pleuré la perte d’une
autre mère encore si profondement qu’elle est morte dans les bras de Daphne le
jour de son retour.

C’est après la mort de son mari bien aimé David et en l’année 1987
que Daphne reussit finalement à éléver un bébé éléphant, le premier était une
victime de braconnage de 2 semaines nommé « Olmeg » qui aujourd’hui est un
mâle de 18 ans. Le braconnage et d’autres techniques désastreuses de l’être
humain ont suivi et d’autres orphelins éléphants ont été sauvés. En juin 2005, 67
bébés éléphants africains avaient été élévés à la main avec succès par la
fondation David Sheldrick Wildlife Trust établie en mémoire de David, tous sous
la supervision directe de Daphne Sheldrick. Depuis la mort de Aisha, on évite
que les petits éléphants orphelins s’attachent à une personne en particulier. Par
conséquent, ils sont pris en main par une équipe de « gardes » dévoués qui leurs
font office de famille et qui remplace un peu la famille perdue. Cette « famille »
associée au lait qui leur est donné constitue la composante essentielle du succès
de l’élévage des éléphants qui reflètent ces émotions humaines. Cette leçon que
Daphne a apprise de la façon la plus dure en 1974, combinnée à des techniques
comprenant un mélange d’homéopathie et de médécine conventionnelle pour
traiter les malades et les blessés, plus 50 ans d’expérience sont responsables du
succès de la fondation.

Olmeg

Olmeg était un vrai survivant. Non seulement il s’est totalement remis de


façon miraculeuse, mais il a aussi survecu à beaucoup d’erreurs humaines à ses
soins auxquelles nous l’avions inconsciemment soumis. Il nous a enseigné
beaucoup de choses que nous ne savions pas avant, l’une d’elles étant que même
les nouveaux nés éléphants deviennent claustrophobes s’ils sont tenus à l’étroit.
Nous savons maintenant que la prochaine serie de cages devrait être beaucoup
plus grande. La seconde leçon apprise est que les éléphants choississent leurs
gardes, et si un orphelin ne s’entend pas avec un garde, cette femme ou cet
homme ne peut pas devenir un membre de la « famille » du fait du manque d’un
veritable lien affectif. Les éléphants ont une capacité surnaturelle de lire dans
les cœurs et dans l’esprit, ainsi l’ingrédient « amour » si indispensable pour le
succès doit venir tout droit du cœur. Plein d’autres choses ont été apprises
d’Olmeg.

L’ « aiguillon de betail » est un petit aiguillon électrique alimenté par


deux piles de torche et c’est avec cela que les bons comportements sont imposés
parmi les orphelins. La discipline doit être administrée avec soin, toutefois, cela
est précédé d’un NON bien clair, et commence habituellement lorsque les petits
ont 6 mois, sont bien intégrés et ont commencé à comprendre le sens des mots
en anglais, qu’ils apprennent d’ailleurs très vite. Une seule langue, l’anglais est
parlée autour d’eux, aussi bien par leurs gardes que par nous, pour qu’ils ne
soient pas confus par deux langues. L’ampleur de leur comprehension à cet effet
a été démontrée par Olmeg quand, étant un tout petit éléphanteau, il lui était
donné un casse-croûte « weetabix » chaque nuit comme festin spécial. La seule
mention du mot « weetabix » le mettait dans un état d’excitation. Aussi avons-
nous décidé d’éppeler le mot pour demander au garde s’il avait eu ou non son
repas, très bientôt il pouvait comprendre cela aussi. Il est devenu de plus en plus
exigeant et « accroché » au weetabix à tel point que si on ne le lui donnait pas à
l’heure exacte, il piquait une crise de colère. Nous avons dès lors décidé que ce
n’était pas une bonne idée de « gater » les éléphants avec des petits cadeaux,
c’est maintenant une règle qui est strictement observée pour leur propre bien,
sinon c’était une recette sûre pour leur faire prendre de mauvaises habitudes et
se créer des ennuis.

Les caprices d’Olmeg sont devenus un évènement quotidien dès lors qu’a
commencé sa période de sevrage. Sa ration de lait a été ramenée à 3 bouteilles
par repas alors que Tanu et les autres avaient toujours leurs 4 bouteilles. Les
gardes étaient déconcertés de voir Olmeg se conduire comme un gamin gaté à
chaque repas, et j’étais appellée à l’aide à chaque fois. La raison de ces
humeurs était qu’il pouvait compter et ressentait que les autres avaient un
traitement préferentiel à ses dépends. Une 4ème bouteille contenant juste de l’eau
a été ajouté à son repas ainsi il avait 4 bouteilles comme les autres et le
problème a été resolu à la satisfaction générale. Il est très important de traiter
chaque éléphant exactement de la même manière que les autres, ne pas donner à
l’un ce qu’on ne peut pas donner à l’autre, car il va le remarquer et va s’en
souvenir.

Les éléphants sont rancuniers. Après un coup d’aiguillon, ils ont


l’habitude de décamper en boudant, regardant le manipulateur de l’aiguillon
(qui est toujours moi) avec une animosité évidente. Après une période de temps
appropriée il est dès lors essentiel de faire des modifications- approcher
l’éléphanteau en parlant doucement et gentillement, mettre vos bras autour de
son coup, le regarder dans les yeux et lui parler du fond du cœur pour que
l’éléphant comprenne que tout est oublié et pardonné. Si ce rituel d’apaisement
n’a pas lieu, l’éléphant cherchera à rendre ce qui lui a été fait plutard, de la
même façon que Taru a discipliné Olmeg.

Dika au cœur brisé

Dika est un orphelin qui a vraiment montré le désespoir et le chagrin


dans la vie d’un éléphant. Une partie de sa famille a été tuée en masse par des
braconniers alors que l’autre partie se sauvait au milieu d’une pluie de tirs.
Dika avait été à l’évidence pris dans un bosquet d’épines denses parce que
lorsqu’il est arrivé, il y avait de longues épines d’accacia sur presque chaque
centimètre carré de son corps. Pendant 4 longs mois, nous n’avons même pas pu
obtenir une étincelle de vie dans ses yeux, et il y eu des moment où nous nous
sommes demandés s’il était en fait mentalement stable. Même les autres
éléphants n’arrivaient pas à obtenir une réponse de lui alors qu’il était replié
sur lui-même, affligé, pleurant la perte de ceux qu’il aimait avec des larmes qui
lui coulaient sur les joues, refusant presque de s’alimenter, refusant de jouer et
incapable de dormir- on voyait avec évidence qu’il était tragiquement éperdu.
Le sympathique Ajok

Ajok, est un éléphant du désert de Turkana qu’on nous a amené alors


qu’il n’était âgé qu’un ou deux jours et qui a toujours été le plus vilain qui soit,
avec un caractère des plus attachant mais vilain. Le mot « Ajok » signifie
« bonjour ! » dans la langue Turkana. On lui a donné ce nom parce que Ajok est
sorti du lit d’une rivière un jour sans qu’on ne puisse apercevoir un autre
éléphant à l’horizon. C’est un miracle que les indigènes qui l’ont trouvé aient
épargné sa vie. Les gens de Turkana qui vivent péniblement dans cet
environnement désertique sont des survivants opportunistes, enclins à manger
tout ce qui va à 4 pattes, que se soit un éléphant ou un rat. Mais cet éléphant
miniscule totalement innocent a touché leurs cœurs endurcis, ainsi il a été
épargné et nous a été envoyé.

Ajok est un espiègle avec un sens de l’humour, un vantard et un grand


aventurier. Il joue dans la galerie et se livre à toute sorte de tours afin de voler
le projecteur et inciter les gens à rire. Il a un tour spécial appelé le «
tremblement » ; il commence à trembler du bout de sa trompe jusqu’au bas du
corps. Personne ne peut resister à la vue de ce spectacle. Il est connu pour se
coucher sur le dos et donner des coups de pieds en l’air, d’enrouler sa trompe
autour du cou des gens, arracher les chapeaux de la tête de leur propriétaire,
ramper jusqu’à la véranda de Simon Trevor dans la nuit afin de soulever une
vieille chaise de camp, qui est en évidence considérée comme son jouet spécial,
de la tirer tout le long du mûr dans un bruit assourdissant qui effraye ses chers
semblables. Il se promène au milieu de troupeaux sauvages comme un vétéran,
il est assez sûr de lui pour passer du temps dehors tout seul, spécialement quand
il prévoit de faire une bêtise, c’est une loi pour lui-même.

Shirley et Jenny

Lorsque Shirley et Jenny, deux éléphants femelles ont été présentées


l’une à l’autre au sanctuaire des éléphants à Hohenwald dans le Tennesse,
toutes les deux étaient remplies d’émotions, hurlant avec force, se touchant
l’une l’autre et restant très proche l’une de l’autre, comme de très vieilles amies
et c’est ce qu’elles étaient mais personne en ce moment ne le réalisait. Il est
apparu que Shirley et Jenny ont vecu dans le même cirque il ya 22 ans, Jenny
avait alors 8 ans et Shirley 30 ans. Depuis qu’elles ont été réunies, elles se sont
rarement séparées et sont heureuses d’avoir été ainsi remises ensenble33.

33
Est-ce que les animaux ont des sentiments ? de Marc Bekoff
http://www.bbc.co.uk/nature/animals/features/24index.shtml
L’ingrédient amour

J’ai eu beaucoup de plaisirs à lire l’histoire de chaque éléphant sur le site


web de Daphné et j’ai fortement apprecié le dur labeur qu’elle accomplit et
l’amour, l’attachement qu’elle a envers les animaux dont elle prend soin. Les
résultats obtenus par Daphné en ce qui concerne les émotions humaines des
éléphants peuvent éclairer la notion importante dont je vous ai parlée. Je n’ai
absolument aucun doute que derrière le corps élégant et majestueux se trouve la
nature d’un être réel ou les Tom et Jerry intérieurs, qui est exactement la même
que la nôtre. C’est pourquoi leurs émotions sont semblables à celles de
l’humain. C’est tout juste que la grosseur d’un cerveau d’éléphant est plus
importante que celle de certains animaux, ce qui leur donne plus de possibilités
d’expression d’eux-mêmes. Ceci est valable aussi pour les chiens, les singes, les
cheveaux et les dauphins. J’ai également eu à voir un documentaire sur l’élévage
d’un bébé orang-outang. Du fait de la grande déforestation pour l’implantation
des industries de productions d’huile de palme, un grand nombre d’orang-outang
a été tué, si non, ils ont été laissés sans domicile. Un sanctuaire pour orang-
outang a été créé pour aider ces pauvres animaux. A l’école des orangs-outangs,
on apprend aux bébés à se défendre eux-mêmes dans la forêt et les
téléspectateurs pouvaient voir la nature attachante des bébés orang-outang
semblable à celle des bébés humains. Il n’ ya aucun doute que « l’amour » est un
ingrédient essentiel pour une vie heureuse aussi bien pour les animaux que pour
les humains car au fond, à l’intérieur, nous sommes les mêmes.

Pali-lai-yaka

Il y a aussi une histoire en rapport avec l’éléphant dans le canon Pali


qu’il est intéressant de raconter. Dans le chapitre précédent, je vous ai
parlé du 10ème Bouddha dont le nom est Su-mangkala. Une fois, les
moines de Kosampee ont eu une dispute telle que même le Bouddha après
trois tentatives n’a pas pu apporter la paix parmis ses disciples. Alors Le
Très Digne a alors décidé de passer sa 10ème retraite d’été seul en forêt.
Dans cette forêt, il y avait un éléphant qui avait fuit les siens pour
rechercher un refuge paisible dans la jungle. L’éléphant est allé présenter
ses humbles respects au Bouddha et a dégagé un espace sous l’arbre Sala
pour lui. Selon l’histoire, cet éléphant qui s’appelait Pali-lai-yaka ; il pris
sur lui de s’occuper du Bouddha. Ainsi, à l’aide de sa trompe il nettoyait
regulièrement l’espace où le Bouddha se reposait, et aussi allait chercher
de l’eau pour le plus grand maître du monde. Il semblerait que cet
éléphant était un futur Bouddha (Bodhisattva), c’est pourquoi malgré qu’il
était né dans une forme de vie inférieure et limitante, il était chanceux
d’être né pendant l’époque de Bouddha et s’est devolu à le servir. Le
Bouddha a prédit que l’éléphant serait un jour un illuminé et deviendrait
le lointain futur Bouddha, le 10ème après l’actuel. Il s’appellera le Bouddha
Su-mangkala.

La cause de notre naissance dans le règne animal

Vous pouvez voir que ce n’est pas du tout étrange pour un bouddhiste
d’entendre que nous pouvons naître dans le règne animal. Le karma qui peut
nous conduire à naître dans le règne animal est l’ignorance de l’enseignement
qui permet de s’échapper de la prison du samsara, qui vient du fait que nous ne
nous posons pas de questions sur la vie, sa véritable signification et son but réel.
Ceci est le sort des gens qui passent toute leur vie à floter dans la balance des
émotions, passant d’une émotion à l’autre sans remettre en cause leur vécu de la
douleur et des tourments, la cause de la douleur et la façon d’en finir avec la
souffrance. Ils ne sont pas necéssairement mauvais, ils peuvent même être des
gens de très bonne moralité qui sont incapables de faire du mal à une mouche
mais sont hélas trop paresseux pour chercher la bonne connaissance. Si non, il se
peut tout simplement qu’ils vivent dans une culture qui n’a pas accès à la
sagesse bouddhiste. Je dis très souvent aux Thaïlandais que ce n’est pas un
hazard s’ils sont nés dans un pays bouddhiste comme la Thaïlande. Naître dans
la riche culture bouddhiste thailandaise et dans une famille devote, c’est presque
comme si vous êtes assis sur une source de sagesse qui vous conduit déjà à mis
chemin du Nirvana. C’est une honte que beaucoup de thailandais prennent leur
richesse culturelle pour un acquis et n’accordent pas autant d’attention à la
pratique qu’ils le devraient.

De toute façon, le manque de véritable sagesse pourrait conduire à naître


dans le règne minéral. Que vous naissiez comme un Corgi (une espèce de chien)
vivant au palais de Buckingham ou un pingouin du pôle sud ou un crocodile
dans un marais au fond de l’Australie ou un éléphant en Afrique ou un joli
papillon dans une forêt tropicale, tout dépend de la complexité de votre karma.
La loi toute puissante du karma va examiner vos enregistrements karmiques et
trouver pour vous le type d’animal qui convient.

Mieux vaut mourir avec un illuminé

Aussi longtemps que vous n’aurez pas eu les véritables enseignements


sur comment se liberer du samsara, vous n’aurez aucune chance d’accomplir le
karma approprié qui vous conduira à vous liberer du samsara dans le futur.
Ainsi, bien que vous n’ayez pas commis de mauvais karma, il n’ y a aucune
garantie que vous n’irez pas dans un état d’être dégradant tel que le règne
animal. Si vous êtes une bonne personne, le manque de sagesse de la vie peut
vous amener à revenir sur cette planète comme un adorable animal domestique
dans une riche famille et on y prendra bien soin de vous. Seules les personnes
ignorantes regardent les animaux domestiques bien entretenus et sophistiqués
avec envie. Ne faites jamais le souhait de naître comme un chanceux et gâté
animal domestique dans une famille riche ou comme n’importe quel genre
d’animal du tout. Si vous voulez faire un vœu, que se soit celui d’atteindre le
nirvana (s’évader de la prison) uniquement.

Une sagesse bouddhiste dit qu’il est préférable de mourir avec un illuminé
que de vivre une éternité avec une personne ignorante. La signification profonde
de cet adage est qu’il met l’accent sur la possibilité de pouvoir apprendre la
bonne nouvelle sur la libération du samsara d’un détenteur de la connaissance.
Selon le Bouddhisme, il est très important d’avoir un contact avec un détenteur
de la connaissance même si cela devrait mal se terminer. L’exemple qui illustre
bien cette assertion est celui de Devadhat, équivalent bouddhiste du personage
de Judas. Bien que sous le coup de la jalousie Devadhat ait commit des karmas
vraiment terribles envers le Bouddha, après qu’il ait payé pour tous ses péchés
en enfer, il aura la possibilité d’atteindre l’illumination et de devenir un
Bouddha individuel34 dans un futur lointain. Ceci parce que Devadhat a eu un
contact avec un détenteur de la connaissance, une telle relation karmique
favorable va la conduire à la fin à se libérer du samsara, alors que si l’on a
jamais été en contact avec une telle personne, le lien karmique positif ne
fonctionnera pas et le voyage pour le nirvana non plus.

Connection karmique avec les animaux

Après avoir compris ce qui précède, ces dernières années, chaque fois
que j’en ai eu la chance, j’ai fait un effort de parler aux animaux, grands et
petits, principalement dans mon jardin. Si c’est un gros animal tel qu’un chien,
un chat ou même un éléphant, je le regarde droit dans les yeux pendant que je lui
parle parce que les yeux sont les fénêtres de l’âme (être réel ou l’être intérieur).
Je le touche aussi si je le peux. J’aime à penser qu’un tel contact physique et
mental va créer une sorte d’empreinte karmique et va donner un résultat. Je leur

34
Un Bouddha individuel est quelqu’un qui peut se developper spirituellement sans aucune
aide jusqu’à l’illumination complète mais il ne peut établir une institution bouddhiste et
enseigner à une grande échelle comme le ferait un Bouddha.
dis de vite revenir dans une forme humaine et d’avoir la chance de lire mes
livres afin que je puisse les aider à quitter le samsara. Ceci est ma méthode pour
créer des connections karmiques avec les animaux. Si cela marche vraiment, une
fois que l’être intérieur quitte le règne animal et revient dans un corps humain, la
connection karmique va agir et va conduire cette personne à connaître les
enseignements bouddhistes d’une façon ou d’une autre- peut être même dans
mes livres ! Ceci est le meilleur moyen que vous avez d’aider les animaux en ce
qui concerne la possibilité de quitter le samsara.

Si vous croyez à la loi du karma et à la renaissance et que vous voulez


vous assurer que vous ne renaîtrez pas dans le règne animal, vous devez faire de
votre mieux pour trouver la bonne connaissance telle que je l’ai expliquée dans
ce livre. Une fois que vous vous mettez à la pratique du vipassana, la porte qui
conduit aux états de vies inférieures sera fermée pour vous.
Chapitre quatorze

Redonner confiance une dernière fois

J’ai atteint la fin de ce dernier volume, tout y est à propos des conditions
que vous devez au préalable remplir avant d’entreprendre l’ascension de
l’échelle de la méditation. Je suis sûre que beaucoup de doutes vous ont assailli
au fur et à mésure que vous avez progressé dans la lecture de ce livre. Pour les
non bouddhistes et particulièrement pour les esprits occidentaux, ces prérequis
ne sont pas du tout faciles. Certains d’entre- vous peuvent être convaincus de la
véracité de ce que j’ai dit et sont prêts à se lancer dans l’aventure. Que vous
soyez sceptique ou convaincu, j’aimerai vous donner une dernière raison d’avoir
confiance. Il y’a une ou deux choses de plus dont j’aimerais parler, qui pourrait
vous aider à vous faire une idée en ce qui concerne le contenu de ce livre et sa
première partie Le Guide Utile pour une Vie véritable… L’Hygiène Morale.

L’illumination n’est pas un sujet à discussion

Je voudrais que cela soit vraiment clair pour vous que, bien que les doutes
et les explications soient nécéssaires pour certaines questions dans la vie, la
vérité ultime quand à elle ne fait pas partie de ces questions là. Les quatre nobles
vérités, la loi du karma, le cycle des renaissances et l’état d’illumination totale
ne sont malheureusement pas des questions débatables.

Pourquoi est-ce ainsi ? Bien, logiquement, on ne peut parler et discuter


que d’un sujet qu’on connaît bien soit parce que nous sommes en possession de
faits concrets, soit parce qu’ on en a l’expérience. Si quelqu’un me demande de
m’asseoir à une table pour parler de voitures, de football, d’Ecosse ou l’élevage
de porcs, je devrais rapidement refuser car je n’ai aucun fait ni aucune
expérience à partager avec les autres sur ces questions. Je n’ai même pas un mot
à dire à part conduire une voiture ou manger du lard ! Cependant, je ne
refuserais pas de parler du Tai Chi, de la Thailande, de la culture thailandaise ou
du bouddhisme car j’ai plein de faits et d’expériences à partager sur ces sujets –
simple logique !

De même, les gens qui peuvent vraiment partager la connaissance sur la


vérité ultime doivent avoir des faits et la nécessaire expérience directe. Je ne
parle pas des faits et des expériences acquis en lisant des livres sacrés. Dans ce
cas, il est question de la véritable expérience qu’on peut seulement gagner à
travers une bonne pratique. L’unique pratique que vous pouvez faire pour
obtenir la connaissance du Nirvana est le vipassana. Ceci dit, même si vous avez
pratiqué le vipassana, cela n’est pas suffisant pour vous garantir de connaître la
vérité ultime directement. Pour être capable de parler et de convaincre les gens
sur ce sujet qui est le plus important qui soit, vous devez tout d’abord savoir
avec exactitude ce que sont les quatre fondements de l’éveil de la conscience (la
perception innocente). Ainsi, certainement si quelqu’un n’a jamais pratiqué le
vipassana, il n’est pas en mésure de parler et de discuter du Nirvana. Si vous ne
savez pas à quoi ressemble la vérité ultime, alors de quoi pouvez vous parler et
discuter ? Sans mon expérience de l’illumination, je ne serais certainement pas
moi aussi habilitée à parler de la question et vous n’aurez jamais pu voir ce livre.
C’est comme si un groupe de poissons se reunit pour parler des oiseaux et du
ciel ou qu’un groupe d’oiseaux decide de parler des poissons et de la mer. Sont –
ils dans la bonne position pour savoir de quoi ils veulent parler ? Bien sûr que
non !

Observer les intellectuels

Je parle de ceci parce qu’il m’a été donné d’être parmi un groupe de
quelques personnes appelées à apporter une contribution dans un cours qui avait
comme sujet le bouddha et le Christ. Le panel était constitué « d’experts » du
Bouddhisme et du Christianisme. Il y avait environ 20 participants qui étaient
essentiellement des ministres d’église et des croyants chrétiens. Comme
bouddhistes, il n’y avait qu’un moine bouddhiste du Bangladesh de la tradition
Theravada, une dame de la tradition Mahayana et moi-même.

Il y eut beaucoup de bavardage et de discussion durant les deux jours de


cours. Je devais parler du Bouddhisme en rapport avec le Tai Chi, du mode de
vie thailandais et aussi diriger une séance d’une demi-heure de Tai Chi pour tous
les participants. Bien que la façon dont le cours était conduit ne me convenait
pas du tout, je dois admettre que j’y ai beaucoup appris sur les reflexions
chrétiennes sur le bouddhisme et comment les gens agissent en occident.

L’incident qui m’a amenée à parler de cela c’est lorsqu’un homme,


enseignant à l’université avec ses qualifications de PhD en théologie et une
bonne collection de références, a soigneusement apporté sa contribution au
débat sur le Christianisme et le Bouddhisme. Etant un pur intellectuel avec une
profonde confiance en lui-même, son discours a évidemment attiré l’attention de
l’auditoire. Le contenu de son intervention incluait un grand nombre de
références tirées de livres d’auteurs renommés. A un moment, il a en toute
confiance nié l’existence de la vérité ultime, de Dieu et du Nirvana et a dit
comme quoi de telles expériences n’existaient pas ; que tout cela était dans
l’esprit.
Un flot de pensées m’a envahit pendant que j’écoutais cet intelligent
homme. Bien que je sache que son discours bien ficellé ne pouvait convaincre
les trois bouddhistes encore moins porter atteinte à la foi bien enracinée des
chrétiens engagés présents dans la salle, je ne pouvais m’empêcher de penser à
ses jeunes étudiants qui avaient encore vraiment besoin qu’on les guide sur le
chemin spirituel. Quelle chance avaient-ils avec un guide comme cet homme
intelligent qui n’avait pas de sagesse véritable ? Il est évident que de tels points
de vue erronés peuvent causer beaucoup de dommages chez les jeunes gens en
ce qui concerne la recherche spirituelle.

Lorsque j’ai eu l’occasion de placer un mot, je n’ai eu d’autre choix que


celui de lui faire voir la fausseté de son point de vue. Et exactement comme je
vous l’ai dit un peu plus haut, celui qui n’a pas fait le chemin ne peut pas savoir
ce qui nous attend au bout du chemin. Je lui ai aussi dit que la vérité ultime se
trouvait là juste devant lui à l’instant même mais il ne pouvait la voir parce qu’il
ne savait pas à quoi elle ressemblait. Dans un tel combat de mots, seul celui qui
se repose sur la vérité ultime peut intérieurement s’en sortir sans être sécoué
dans ses croyances. Bien que j’eu eût de la sympathie pour cet homme à
l’immense ego, je n’avais pas d’autre choix dans de telles circonstances.

Quel est le bon point de vue ?

Il n’est pas du tout étonnant que de telles fausses conceptions existent et


en effet de telles idées sont largement répandues parmi les personnes qui ont un
haut niveau intellectuel, et pas seulement dans les pays occidentaux mais dans
les pays bouddhistes aussi. Ceci est dû au fait que de façon générale, l’éducation
dans le monde est dominée par les intellectuels occidentaux et leurs standards
d’enseignements. Les gens, particulièrement les étudiants vont écouter avec
attention de tels faux points de vue qui assurement influencent ces personnes et
leurs sont effectivement très préjudiciables. Il n’ya aucun moyen pour que le
monde puisse se débarrasser de ces personnes intelligentes qui diffusent à tout
vent des fausses conceptions, basées sur leur ignorance et leur incapacité de
savoir si la vérité ultime existe ou pas. Ce problème existe depuis même le
temps du Bouddha. Il existe plusieurs types de faux points de vue répandus
parmi ceux qui recherchent la connaissance spirituelle, tels que :

 L’éternalisme (Sassata-ditthi)

 L’annihilationisme (Uccheda-ditthi),

 L’inefficacité de l'action (Akiriya-ditthi)


 La non-causalité (ditthi d'Ahetuka)

 Le nihilisme (Natthika-ditthi)

Le Bouddha a dû passer beaucoup de temps pour aider les gens à corriger


leur façon de voir et à avoir de bons points de vue sur la vie ; c’est pourquoi le
tout premier article du noble octuple chemin, qui est le chemin pour trouver la
vérité ultime, le Bouddha a dû clarifier ce qu’on entendait par le point de vue
juste (samma-ditthi). En ce qui concerne le point de vue juste, tout au moins au
niveau de la pensée, vous devez admettre que ce qui suit existe :

1. Les quatre nobles vérités – la souffrance, la cause de la souffrance, la fin


de la souffrance et le chemin menant à la fin de la souffrance.
2. Les trois caractéristiques de la nature - tout est impermanent (Aniccata),
insatisfaisant (Dukkhata) et impersonnel (Anattata).
3. Le chemin, le fruit et le Nirvâna.
4. La loi du karma et le cycle de la renaissance - on doit croire que le karma
ou l'action donne des résultats. Le bon karma donne de bon résultat, le
mauvais karma donne le mauvais résultat.

Tout ce qui précède est la structure globale de la vie et de la nature qui


a été vu par les illuminés qui ont atteint la fin de leur voyage intérieur et
spirituel. C’est comme si le Bouddha était au sommet d’une montagne d’où il a
une vue complète de la vallée tandis que ceux qui n’ont pas encore atteint
l’illumination sont dispersées dans la vallée, et certains parmi eux essayent
d’atteindre le sommet de la montagne. Ainsi, ces derniers n’ont aucun moyen de
savoir comment est la vue depuis le sommet de la montagne. Ce n’est que
lorsqu’ils auront atteint le sommet de la montagne qu’ils pourront le savoir par
eux-mêmes. Avant cela, ils ne peuvent que spéculer mais ne sauront rien de la
vérité.

Le Bouddha ne nous a pas demandé de nous asseoir et de discuter des


quatre nobles vérités. Plutôt il nous a demandé d’abord de les connaître et
ensuite de les vivre – ce qui signifie la fin de la souffrance – en mettant en
pratique le noble sentier. Ceci est le seul canal pour apprendre si vous voulez
trouver la vérité ultime. Il n’ y a pas moyen de faire autrement.

Pour les raisons ci-dessus, les bouddhistes ont une longue tradition de
l’écoute attentive des moines qui, selon eux, transmettent les paroles, la sagesse
et l’expérience du Bouddha. Le processus pour apprendre le Bouddhisme est
écouter l’enseignement, demander conseil, mettre en pratique et trouver la
vérité. Je crois que c’est à peu près la même chose avec le Christianisme. Une
fois de plus, le problème revient en force. Du fait de la faiblesse croissante de
l’institution religieuse, prendre l’habit de moine est devenu la voie de secours
pour beaucoup d’hommes qui veulent fuir la pauvreté. Beaucoup de moines ne
suivent pas sérieusement les pas du Bouddha et dès lors n’ont aucune
connaissance véritable qui resulterait de l’expérience à transmettre aux laïcs. Par
conséquent, de faux points de vue font leur chemin dans l’esprit des gens et
s’épanouissent abondament comme la mauvaise herbe. A la fin, le public est
confus, ne sachant pas qui il doit écouter.

Je pense à la fin que la personne clée est votre enseignant direct et votre
propre et sage jugement. Ma façon d’écrire – en utilisant un raisonnement
simple et un vocabulaire peu difficile à comprendre – est fait pour vous éviter le
plus de confusion possible et encourager votre compréhension du bouddhisme.
Si vous êtes suffisament chanceux pour rencontrer un véritable professeur qui
peut vous guider tout au long du chemin jusqu’au Nirvana, alors remerciez votre
très grande fortune et ne laissez pas cette occasion en or se perdre en étant
paresseux.

Comment se déroule mon cours de Tai Chi

C’est aussi la raison pour laquelle mon enseignement est tel qu’il est. Les
gens qui ont suivi mon cours savent très bien que je ne leur donne presque pas
l’occasion de parler ou de discuter pendant les cours. Je dis à mes étudiants
qu’ils viennent à mon cours pour acquerir une certaine aptitude mentale au
moyen du Tai chi et des mouvements de Chi gong. Quand vous apprenez à
acquerir une aptitude, vous ne devez pas beaucoup parler ; vous faites
continuellement un certain nombre de choses jusqu’à ce que vous ayez acquit
l’aptitude. Quand vous voulez apprendre à conduire, vous ne lisez pas
excessivement le code de la route, n’est-ce pas ? Au contraire vous vous mettez
derrière un volant et vous conduisez. Ce n’est qu’à travers cette façon
d’enseigner que mes étudiants vont faire leur premier pas déterminant sur le
long chemin qui mène à la vérité ultime. Je ne me dérange pas. Si quelqu’un
n’est pas content avec cela, il fait comme bon lui semble. Je leur fais
comprendre de façon claire qu’avoir beaucoup ou peu d’élèves dans ma classe
n’a aucune importance. Je suis heureuse de travailler avec seulement un étudiant
si celui-ci veut vraiment apprendre de moi. S’il y a eu des jours où je suis
arrivée au cours et qu’il n’y avait aucun étudiant à enseigner, je me suis
enseignée à moi-même à être plus sage.

En m’en tenant à ce principe sans rien attendre en retour plus ma


motivation personnelle, mon travail semble survivre jusqu’ici ; il y a maintenant
plus d’un étudiant qui veut apprendre de moi.
Vraie et fausse croyance ne changent pas la réalité des faits

Après la lecture de ce livre, il ne serait pas étonnant que certains d’entre-


vous soient encore sceptiques à propos de l’illumination du Bouddha et du
concept de renaissance. Le Bouddha savait que cela arriverait, c’est pourquoi il
nous a dit ce qui suit. Il a dit que cela ne faisait absolument aucune différence
que les gens croient ou non à son illumination car la vérité démeure – elle a
toujours été là et sera toujours là – sans tenir compte de ce que les gens veulent
ou non croire. La petite difference est que si vous croyez à son illumination, cela
va certainement raccourcir votre voyage vers la découverte de votre être réel
alors que ceux qui ne croient pas mettront plus de temps.

Par exemple, vous pouvez croire que le soleil se lève à l’ouest et se


couche à l’est, ce que nous savons être une fausse croyance. Toute fois, cette
fausse croyance ne change pas le fait que le soleil se lève à l’est et se couche à
l’ouest. Vous pouvez être aussi têtu qu’un âne et refuser d’écouter. Votre faux
point de vue de toute façon ne change rien au fait réel. Le soleil se lèvera
toujours à l’est et se couchera à l’ouest.

Si vous voulez croire que la Chine est située à côté de la nouvelle


Zelande, cela ne change pas le fait que la Chine est en réalité à côté de la Russie.
Votre faux point de vue sur la locallisation de la chine vous fera perdre
énormement de temps si vous voulez trouver la Chine. Vous pourrez passer
toute votre vie au pôle sud à chercher la Chine mais ne la retrouverez jamais.
Cependant, si vous écoutez un expert, vous trouverez la Chine en un rien de
temps. Il en est de même pour la recherche de la vérité ultime.

Vous pourrez créer une discussion sur le fait que la vérité ultime et la
renaissance ne peuvent pas être comparées au lever ou au coucher du soleil, à la
localisation de la Chine parce qu’il n’ya aucun moyen de prouver une telle
expérience spirituelle. Ceci pourrait vous faire refléchir sur la question de savoir
si vous pouvez entièrement vous fier aux paroles du Bouddha. La vérité ultime,
la loi du karma et la renaissance ne vont pas simplement disparaître dans l’air ou
arrêter de fonctionner tout simplement parce que vous pensez que se sont des
absurdités. La grosse différence est que ceux qui ne croient pas vont passer plus
de temps à tourner dans le samsara. Que vous vouliez ou non prendre le risque et
endurer une douleur inutile que vous aurez pu éviter est entièrement votre choix.
En fin de compte, vous devez vous faire votre propre opinion sur la question, je
vous ai déjà aidé du mieux que je pouvais.
Lire ou ne pas lire

Je rencontre très souvent des étudiants qui sont confus quant à savoir s’ils
doivent ou non lire des livres sur le Bouddhisme car parfois on leur demande de
lire et d’autres fois non. Il y a en fait deux phases séparées pour apprendre et
trouver la vérité ultime.

La première phase consiste à trouver la connaissance au niveau de la


pensée. Si vous venez particulièrement d’un milieu non-bouddhiste et ne savez
rien du Bouddhisme, comment pouvez-vous savoir que le Bouddha a été
illuminé si vous ne lisez pas ? En effet vous devez beaucoup lire à ce stade et
trouver le maximun d’informations et de faits possibles sur les concepts
bouddhistes. Si vous lisez mes livres, vous découvrirez que la vie à un but final
qu’il faut atteindre et ce but est de sortir définitivement de la prison de la vie ou
samsara35. Quand vous lisez un peu plus, vous trouvez le moyen pour parvenir
au but : la pratique du vipassana. Vous pouvez voir que sans lire les livres
appropriés, il n’y a pas moyen de connaître l’important message à propos de se
délivrer du samsara. Ainsi, à ce stade il faut lire.

J'y ai été !

Ensuite encore, un problème surgit. Juste simplement trouver de


l’information à ce stade peut être très embrouillant. Sans compter qu’il y a près
de 84 000 sujets bouddhistes dans les canons Pali ! Il est aussi facile de se perdre
dans la jungle de la sagesse. Le stade de l’ignorance n’est pas du tout amusant, il
est obscur et rempli de confusions. C’est parce que chaque auteur ou professeur
bouddhiste peut vous donner ce qu’il sait et le contenu peut être subjectif. Alors
qui écouter ? Ceci est l’étape ahurissante et affreuse à traverser et vous avez ma
plus profonde sympathie car j’y ai été. J’ai énormement lu au début du chemin
et à la fin, j’étais beaucoup plus confuse qu’avant que je n’emprunte le chemin.
Vivre dans un pays bouddhiste signifie que vous pouvez aller droit à la
méditation alors même que vous essayez encore de clarifier les concepts dans
votre esprit. Essayer plusieurs écoles de méditation qui offrent différentes
techniques de méditation ne fait qu’agraver la confusion.

35
Veuillez lire svp « Mots differents même signification » dans le chapitre 2 de Le Guide
Utile pour une Vie véritable… L’Hygiène Morale, le 1er tome de ce livre.
Une expérience de première main peut aider

Mon conseil si vous vous trouvez à ce stade difficile est de vous


concentrer sur le livre ou le conseil qui vous semble le plus attrayant ou qui vous
a fait une très grosse impression. Ceci peut être un bon début. Tous les auteurs
bouddhistes ne sont pas forcement des enseignants et vice versa. Cependant, les
livres des enseignants qui ne peuvent pas eux-mêmes écrire sont leurs discours
ou leurs enseignements oraux véritables. Ceux qui peuvent à la fois écrire des
textes bouddhistes et enseigner la méditation sont très rares. Dans ce cas, cette
personne doit être autant intellectuelle que sage. Personnellement j’accorderais
plus d’attention à celui qui peut enseigner mais ne peut écrire. Beaucoup de
moines thaïlandais très avancés du passé ,qui pouvaient enseigner le cœur même
du Bouddhisme avec succès ne pouvaient ni lire ni écrire. Ajahn Mun Puritatto,
Luang Por Cha, Luang Por Tien tous venaient d’un milieu paysan. C’est le genre
d’enseignants qui peuvent guider les gens à partir d’une expérience de première
main, ce qui est beaucoup plus efficace. Quant à ceux qui peuvent écrire les
livres bouddhistes mais ne savent pas enseigner, ils peuvent avec beaucoup de
facilité prendre des informations à gauche et à droite pour faire leurs livres. Et
ils sont toujours obligés d’utiliser le deuxième niveau de langue qui est
normalement lourd, sec et sans saveur ; il n’y a ni fraîcheur, ni vie dans leurs
mots.

Je ne le dis pas pour offenser quelqu’un en particulier. Le fait est qu’il y a


beaucoup d’occidentaux qui vont dans les pays bouddhistes, passent un peu de
temps dans les monastères comme laïcs ou comme moines et dès qu’ils sont de
retour chez eux, ils s’empressent d’écrire un livre basé sur leurs expériences. Je
souhaite vous mettre en garde à propos de cela. Il y a quelques rares qui
effectivement savent de quoi ils parlent mais la grande majorité n’a même pas
une idée claire de ce dont il est question. S’il vous plaît rappelez vous que même
ceux qui sont nés bouddhistes trouvent la pratique bouddhiste difficile, ce qui la
rend encore plus que difficile pour un non bouddhiste. Je vous suggère de vous
en tenir au livre ou à l’enseignant qui vous inspire le plus. Une fois que vous
avez l’inspiration, tout ce qui vient après est plus facile. Vous avez réellement
besoin de cette inspiration pour vous encourager sur le difficile chemin qui s’en
vient.

Quand cesser de lire

La seconde étape est la pratique elle-même. Supposons que d’un point de


vue intellectuel (par la lecture) vous savez ce que c’est que le Bouddhisme.
Disons que vous êtes entièrement d’accord avec tout ce que le Bouddha a dit.
Maintenant vous êtes prêts à mettre tout ça en pratique. Vous voulez vous
engager dans la pratique, et vous pouvez aussi trouver un enseignant qui va vous
aider à faire le premier pas sur le chemin qui mène au Nirvana. Ceci est le bon
moment pour mettre de côté toutes vos lectures. Les gens qui vont aussi loin que
cette étape ont normallement beaucoup d’intérêts pour les détails des
expériences dans la méditation acquis par des enseignants renommés et non lire
les généralités sur le Bouddhisme comme avant.

A ce stade, tous les enseignants de méditation, particulièrement ceux qui


ont eu un aperçu du Nirvana vont demander à leurs élèves de ne plus rien lire du
tout. Ne rien lire du tout est une règle stricte dans la plupart des écoles de
méditation en Thailande. Et ceci est absolu lorsque l’on participe à un stage ou
une retraite méditative. Il est préférable d’arrêter toute lecture durant la retraite
et de se concentrer essentiellement sur la pratique.

Lire à cette étape cruciale peut vous empêcher de voir la vérité. Si nous
utilisons l’expression « perception innocente » à la place de Nirvana, vérité
ultime, vous pourrez mieux comprendre. Si la nature de la vérité est la
perception innocente, être capable de percevoir le monde (les images, les sons,
les odeurs, les goûts et les sensations corporelles) de façon innocente, signifie
que votre esprit doit être absolument et parfaitement propre (libre) de pensées et
sentiments (Jerry). Même une seule pensée dénature votre perception innocente
et fait disparaître la vérité ultime.

L’intellect et la sagesse (conscience) utilisent le même aéroport pour


s’exercer et pour atterrir. Cet aéroport est le mental (esprit). Si le mental est
utilisé pour les exercices de l’intellect, alors les pensées affluent et la perception
innocente est impossible. Au contraire si le mental est utilisé par la sagesse (la
conscience) – pour percevoir la vérité – toutes les pensées et les sentiments
(Jerry) doivent être complètement évacués pour que la perception innocente soit
possible.

C’est la principale raison pour laquelle il est demandé à ceux qui


pratiquent le vipassana de ne pas trop penser et de laisser toujours passer leurs
pensées. Certains maitres zen vous demandent même de brûler votre livre saint
si vous voulez voir la vérité. Je n’irais pas aussi loin.

Cette manière d’enseigner est cependant traditionnelle. Si un enseignant


suit la voie traditionnelle, il ne pourra pas vous expliquer pourquoi vous ne
devez pas penser, ce qui n’a pas de sens. Comment peut-on vivre sans utiliser la
pensée ? Ceci peut causer beaucoup d’incompréhensions et éloigner les gens de
la méditation.

En fait, il n’est pas question de ne pas du tout utiliser la pensée, vous


devez liberer votre mental pour avoir plus de chance de voir la vérité cela étant
nécessaire pendant la méditation – en supposant bien sûr que vous ayez les
indications nécessaires. Une fois que vous savez ce que c’est que la perception
innocente – ce qui probablement a plus de chance d’arriver pendant votre
retraite méditative – vous pouvez continuer à employer vos pensées comme
d’habitude. La difference se situe dans le fait qu’une fois que vous savez ce que
c’est que la vérité, votre abilité à utiliser les pensées s’améliore avec votre
progression dans la pratique du vipassana. Vous ne serez plus trompé par Jerry
comme vous l’étiez avant de commencer ces études.

Evidemment, ceci est aussi une autre étape confuse particulièrement


pour ceux qui sont très actifs mentalement. Toute fois, tout ceci sera clarifié
dans mon prochain livre qui sera basé sur le comment ne pas se laisser balloter
par ses pensées et être toujours présent en soi. Entre temps, il est déjà important
de savoir que lire un livre pendant la pratique du vipassana n’est pas une très
bonne idée. Si vous êtes toujours dans la confusion au sujet de la lecture à ce
second stade, mon conseil en fin de compte sera de vous dire de mettre de côté
les livres et de vous consacrer à la pratique du vipassana. Soyez décisifs !
J’espère que cette explication vous aidera à éliminer toute confusion pour le
moment.

Résumé

1. La vie est pleine de belles et mauvaises surprises. Plus vous vieillissez,


plus les mauvaises surprises semblent vous arriver plus que les bonnes.

2. Il ne nous est pas possible de savoir ce que nous reserve l’avenir. Après
ce livre, j'espère que vous savez qu'il n'existe pas une telle chose appellée
« coincidence ». C’est vous qui avez fait votre vie de la manière dont elle
se passe. Seuls vos actes transporteront votre identité karmique à votre
prochaine vie.

3. Il est plus bénéfique de croire en la loi du karma que de ne pas croire.


Cela ne coûte rien. S'il n'y a rien tel que le ciel et l’enfer, au moins vous
vous sentirez bien en étant un bienfaiteur. Mais s'ils existent vraiment, vos
bons actes accomplis maintenant auront comme conséquence une
merveilleuse maison vous attendant dans l’après vie (tout benefice !)

4. Essayer de regarder la vie de façon complète, en un cercle complet. Avant


que vous ne vous en rendiez compte, vous reviendrez sur terre pour y
revivre les mêmes souffrances que vous vivez maintenant. Ainsi, veiller à
bien décorer votre future vie en évitant au moins d’aller dans les règnes
inférieurs.

5. Ce monde est plein de souffrance et d'injustice qui ne peuvent être


éliminées par aucun moyen – elles ont toujours été et elles seront toujours
dans différents degrés. C’est parce que nous vivons dans la prison de la
vie où la souffrance et l'injustice font partie de sa réalité. Il ne peut pas y
avoir de fin heureuse pour une vie en prison- exception faite si l’on
s’évade !

6. Si vous êtes juste en mesure d’aider au moins une personne sur terre à
surmonter sa souffrance et à reinstaurer la justice, vous devriez être très
fier de vous-même. Au cas où vous pourriez aider plus d'une personne,
vous êtes un réel soutient pour le monde. Assurez- vous juste que vous ne
perdez pas votre volonté dans la lutte pour la justice en dépit des grandes
difficultés.

7. Si vous ne pouvez pas ou n'êtes pas en position d’aider d'autres, ne


désespérez pas ; reconnaissez cette limitation fâcheuse et donnez la
priorité à votre but ultime de la vie. Une fois que vous suivez ce guide
utile pour une vie véritable, vous pourriez être étonné de vous trouver
plus fort à l'intérieur et d'avoir assez de force intérieure pour aider
d'autres.

8. Sans inclure la loi du karma, la renaissance, le samsara et le Nirvâna


dans son équation, la vie n’est rien de moins qu'un long ruban de
plaisanteries cosmiques dans lequel rien n’a de sens en dépit des
montagnes de connaissances intellectuelles que nous avons. Vous ne
pouvez pas éviter le grand `POURQUOI ?'. Vous prendrez certainement
votre ignorance, votre confusion et le `pourquoi dans votre après vie, ces
qualités défavorables ne se décomposeront pas avec votre corps. Par
conséquent, pourquoi ne pas rapidement apprendre maintenant quand
vous avez cette occasion magnifique d’avoir ce livre dans vos mains.

En conclusion, j'espère que vous avez fait le bon choix pour votre
vie et j’espère vivement que ce livre et son premier tome : L’Hygiène morale,
vous ont donné une directive claire sur comment marcher hors du samsara.

Veuillez être très patient et ne jamais abandonner en dépit des échecs


répétés. Tant que vous serez sur le chemin, vous atteindrez certainement la
destination de la vie - sortir du samsara. C'est une garantie.
Appendix

Quelques histoires de sagesse

A l’origine, ces histoires étaient placées dans différents chapitres de la


première édition du Guide Utile pour Une vie véritable. Pour éviter d’allonger
les chapitres dans la présente édition, nous avons décidé de les mettre dans un
appendix à la fin de ce livre.

Si vous n’êtes pas bouddhiste et particulièrement si vous n’avez pas grandi


dans une culture bouddhiste, il est important pour vous de lire ces histoires qui
sont en rapport d’une façon ou d’une autre avec le karma et la renaissance. Ces
histoires dont certaines sont basées sur de réels évènements historiques peuvent
vous aider à mieux comprendre et assimiler tous les concepts sur le karma
developpés dans ce livre et peut être plutard elles vous inspireront à enraciner
votre foi.
1

Visakha contre Migara

Les gens qui sont nés dans la fortune ne doivent pas être complaisants et
penser que la chance sera toujours de leur côté dans la vie. C’est pourquoi on
enseigne aux bouddhistes à prolonger leur bonne fortune et leurs bons actes
(boon) en faisant autant que possible des actions désintéressées aux profits des
autres.

Je vous ai raconté l’histoire de Visakha dans le premier tome de ce livre


lorsqu’elle avait perdu sa petite-fille. Quand Visakha s’est mariée la première
fois, elle éprouvait des difficultés à s’adapter à la façon de vivre des gens dans la
concession de son mari. Ceci parce que son beau-père, un millionaire du nom de
Migara, était un disciple du Jaïnisme qui était l’un des plus importants ordres
spirituels du temps du Bouddha. Nigantha Nataputta en était le chef et il déceda
bien avant le Bouddha. Les ascètes du Jaïnisme ne portent pas de vêtements. Il
en existe toujours dans l’Inde de nos jours et ils vont par les rues complètement
nus. Cependant, Visakha était une fervente bouddhiste bien avant de se marier
dans cette famille là. Elle était toujours très génée lorsque les ascètes jaïns
venaient recevoir l’aumône de son beau-père.
Un jour, alors que Visakha s’occupait de son beau-père à l’heure du repas,
un moine bouddhiste est arrivé et s’est arrêté à la porte pour recevoir l’aumône.
Visakha était très heureuse de voir un moine bouddhiste et souhaitait que son
beau-père le reçoive. Bien que le millionaire Migara savait que le moine
bouddhiste était à la porte, il fit semblant de ne pas le voir et ignora le moine
parce qu’il ne considerait pas le Bouddha comme son maître. Visakha était une
dame très intelligente et elle essaya d’attirer l’attention de son beau-père en lui
demandant de voir le bel oiseau qui chantait sur l’arbre qui se tenait près de la
porte afin qu’il puisse voir le moine bouddhiste. Migara avait deviné le plan de
sa belle-fille et s’entêtait à ne pas regarder dans cette direction et continuait de
manger. Visakha comprit qu’elle ne pouvait pas changer la décision de son
beau-père. Alors, elle s’adressa au moine bouddhiste :
« S’il vous plaît vénérable monsieur, allez à la maison suivante. Migara le
millionaire mange ce qui lui reste comme nourriture. »
A peine Visakha avait-elle fini de parler que Migara projeta son plateau
de nourriture contre le mur et entra dans une rage. Il grogna à l’adresse de
Visakha :
« Comment oses-tu dire que je mange ce qui me reste comme nourriture ?
Je suis le millionaire de cette ville. Je n’ai jamais mangé de restes de repas. J’en
ai assez de ton arrogance et de tes remarques sarcastiques. Tu peux faire tes
valises et retourner chez ton père. Je ne veux plus de toi ici. »
Migara a alors demandé à un domestique d’aller chercher le Brahman qui
avait marié Visakha dans sa concession afin qu’il vienne mettre fin à ce mariage.
Pendant tout ce temps, Visakha est demeurée calme et n’a rien dit jusqu’à
ce que le brahman vienne et lui demande ce qui est arrivé. Visakha dit au
Brahman qu’elle était une honorable dame et qu’elle avait été acceptée dans
cette famille avec de grands honeurs. Il n’y a aucune raison qu’elle quitte cette
maison comme une paria. Elle voudrait laver son nom de tout soupçon en
expliquant ce qu’elle voulait dire par les mots qu’elle avait prononcés. Un
tribunal de fortune pour l’entendre se mit donc immediatement en place.
Visakha expliqua calmement :
« L’expression ‘restes de nourriture’ était purement symbolique. Cela
voulait dire que mon beau-père était entrain de recolter le résultat de ses bonnes
actions des vies précédentes. C’est pourquoi il a été suffisament chanceux pour
naître millionaire. Ce que je souhaiterais qu’il fasse c’est de prolonger son bon
karma afin que la chance demeure toujours avec lui. C’est pourquoi lorsque le
moine bouddhiste est arrivé, j’aurai aimé pour lui qu’il lui donne l’aumône. Je
n’ai absolument pas eue une idée malicieuse envers mon beau-père, même pas
un seul instant. »
Le Brahman confirma que ce que Visakha était entrain de dire était
absolument vrai. Migara s’est senti plutôt embarrassé et avait plus de
ressentiment envers Visakha car il ne trouvait pas une autre bonne raison de
l’accuser. Il a alors évoqué une longue liste de faits sur lesquels il n’était pas
d’accord dans le sens de ce que Visakha avait fait dans sa maison et ce que son
père lui avait dit avant qu’elle ne quitte la maison familiale. Cependant, Visakha
est parvenue à repondre à chaque question de son beau-père. Le millionnaire a
finalement capitulé devant le raisonnement de sa belle-fille et sa brillante
élocution. Il a alors demandé pardon à Visakha et lui a demandé de ne plus
partir.
Visakha a refusé et a dit a Migara qu’elle avait faim de faire de bonnes
actions, particulièrement de donner l’aumône qux moines bouddhistes comme
elle avait l’habitude de faire chez elle. Migara a alors demandé à Visakha de
faire ce qu’elle avait envie de faire, ce qui la rendit très heureuse. Quelques
temps après, Migara a eu l’occasion d’écouter les enseignements de Bouddha.
Cette première rencontre avec le Bouddha a complètement changé les croyances
de Migara. Il devint un fervent bouddhiste et idolâtrait complètement sa belle-
fille pour l’avoir aidé à prendre le bon chemin. Migara adorait la terre sur
laquelle sa belle-fille marchait au point où il l’appelait « mère ». Visakha devint
très célèbre et populaire parmi les gens de la ville pour son noble comportement
et sa grande générosité à assister la sangha (communauté des moines). Suite à
cela, elle gagna un nouveau nom.
On la connaissait comme « Visakha la mère de Migara ». Visakha était
embarrassée par ce nouveau nom mais ne savait pas quoi faire, jusqu’à ce que
naisse son premier garçon et alors elle le nomma Migara.
2

Trois en un jour

Il était une fois un petit homme qui acheta une vache au marché à
bestiaux. La vache, pour des raisons inconnues était de très mauvaise humeur
pendant tout le voyage vers la maison de l’homme. Alors qu’il poussait la vache
dans l’enclos, le nerveux animal souleva l’homme avec ses cornes et le jeta
quelques mètres plus loin. L’homme se cassa le cou et mourru sur le champ. Le
fils du défunt décida alors de ramener la vache au marché et de la vendre à vil
prix. Un monsieur grand de taille vint et l’acheta. Il ramenait la vache chez lui et
devait traverser une rivière. C’était un jour de grande chaleur et alors il approcha
la vache du bord de la rivière et se rafraichit lui-même. Alors que l’homme se
courbait pour prendre de l’eau, la vache, qui se tenait derrière lui, le souleva de
ses cornes et le jetta à l’endroit le plus profond de la rivière et il se noya. Cette
vache fut abattue et sa chair fut vendue complètement, il ne restait que sa paire
de corne. Un autre monsieur, gros vint et acheta la paire de cornes et se mit en
chemin pour rentrer chez lui. Il marcha une certaine distance et se senti bientôt
fatigué. Il decida alors de suspendre la paire de cornes à une branche d’arbre et
se coucha sous l’arbre pour se reposer un peu. Alors qu’il se reposait, la branche
se cassa, la paire de cornes chuta et tomba tout droit dans le ventre de l’homme
transperçant son estomac et il mourrut sur le coup.

Les gens n’arrivaient pas à comprendre pourquoi ces trois évènements


étaient arrivés en un seul jour. Ils allèrent demander au Bouddha ce qui se
cachait derrière tous ces évènements. Le Bouddha leur expliqua alors comment
la loi du karma avait conduit ces trois personnes à perdre la vie le même jour.

Dans une de leurs vies passées, ces trois hommes étaient des marchants et
ils devaient voyager à de très longues distances pour vendre leurs marchandises.
Ils étaient aussi très cupides. Un jour ils arrivèrent à une petite ville où ils firent
une très bonne vente. Etant cupides et avares, ils decidèrent de ne pas dépenser
beaucoup d’argent en allant dans un hotel. Ils choisirent plutôt une vieille petite
maison appartenant à une vieille dame.
« Si tu nous laisse passer deux nuits chez toi et si tu nous prépares les
répas du matin et du soir, nous saurons nous montrer reconnaissants. Nous
sommes tous les trois des marchants. Nous avons gagné beaucoup d’argent
durant ce voyage, donc tu n’as pas à t’inquiéter. Nous allons nous assurer que
desormais tu vives confortablement. »
L’un des hommes persuadait ainsi la vieille dame et les deux autres
secouaient la tête en signe de confirmation.
La dame n’avait jamais ouvert sa maison à des étrangers avant mais elle
ne pouvait pas resister à la recompense qu’on lui promettait. Elle leur dit en
hésitant :
« Bon, comme vous pouvez le voir, je suis moi-même très pauvre. Si vous
promettez me donner de l’argent pour votre séjour et pour les repas, je n’ y vois
pas d’inconvenient. »
La vieille dame fit de son mieux pour faire aux trois hommes un repas
délicieux en utilisant tout ce qu’il lui restait dans sa petite cuisine. Elle s’assura
aussi que les trois hommes avaient un endroit bien confortable où dormir.
Le matin du jour où ces hommes étaient supposés partir, la dame se leva à
l’aube et alla à la forêt toute proche pour chercher quelques champignons et des
jeunes pousses de bambou. Elle esperait faire un délicieux petit déjeuner aux
hommes avant leur départ. Lorsqu’elle revint deux heures plutard, elle ne trouva
aucun des hommes dans la maison, tous leurs biens avaient disparus aussi et il n’
y avait pas trace d’argent laissé pour elle. Une fois qu’elle s’est rendue compte
qu’elle avait été dupée, elle était furieuse de la manière dont elle a été traitée.
Elle decida de poursuivre les voleurs et finalement elle les rattrapa. Non
seulement les trois hommes refusèrent d’admettre leurs torts, mais sans aucune
honte, ils se sont aussi moqués de la vieille dame. N’ayant pas de force physique
pour affronter les voleurs, elle fit plutôt son combat en maudissant les trois
escrocs.
« Vous, hommes des plus ingrats écoutez moi. Aussitôt que je tomberais
encore sur vous trois dans ma prochaine vie, que je sois humaine ou non, je vais
m’assurer de vous tuer tous en un seul jour. Ceci est une promesse ! »

En effet la vieille dame est née dans un corps de vache et elle a rencontré
les trois hommes dans cette vie. C’est ainsi que le karma des uns et des autres a
conduit à ces évènements extraordinaires. C’est ainsi que le Bouddha a conclu
l’histoire.

MON KARMA EST BON

Il était une fois un roi et une reine. Ils étaient très proches et partageaient
très souvent leurs pensées intimes. Un jour, le roi dit fièrement à son épouse :
« Je suis certain que tu m’es reconnaissante de t’avoir tellement aimée
que je t’ai épousée et fait de toi ma reine. »
La reine sourit à son mari et lui dit avec assurrance :
« Hm…Je ne pense pas ainsi. Je ne crois pas que c’est toi qui m’as offert
l’opportunité d’être reine. Je pense que c’est mon karma. C’est très clair que
mon karma était bon et c’est comme cela que j’ai pu devenir reine. »

S’étant attendu à s’entendre glorifié, l’ego du roi se sentit terriblement


blessé par la réponse indifférente de son épouse. Il décida alors de lui donner
une leçon. Au milieu de la nuit alors que son épouse était profondement
endormie, le roi enleva l’anneau royal du doigt de la reine et le jeta dans la
rivière qui passait près du palais. Cet anneau lui avait été donné le jour où elle
avait été couronnée reine. Sans cet anneau, son statut royal serait affaibli à
moins qu’elle ne reçoive de nouveau l’approbation du roi. Le roi se disait que sa
femme n’avait d’autre choix que de se soumettre à lui.

Le lendemain matin au petit déjeuner, la reine n’avait même pas remarqué


l’absence de son anneau jusqu’au moment où le roi souleva la question et lui
demanda ce qu’elle comptait faire pour resoudre le problème. Le roi s’attendait
à ce que sa femme le supplie pour qu’il lui donne un autre anneau. A sa surprise,
elle ne montra aucune préoccupation à propos de la disparition de l’anneau et dit
à son mari :
« Je crois profondement à mon karma. Si je mérite toujours d’être ta
reine, je suis sûre que l’anneau me reviendra très bientôt. »

Un peu plus tard dans la journée, un pêcheur captura un gros poisson dans
la rivière. Voulant faire plaisir au roi et à la reine, il apporta le poisson au palais
et l’offrit au roi. Le cuisinier emporta le poisson à la cuisine et fit cuire le
poisson entier de la manière que le roi et la reine préféraient. Le poisson bien
cuit fut placé au beau milieu de la table royale lors du repas du soir. Comme la
reine coupait la chair du poisson, elle ressentit que la cuillère en argent heurtait
une pierre. Elle regarda de plus près et il reposait dans l’estomac du poisson une
pierre brillante que la reine reconnu immédiatement. Elle retira l’objet brillant
du poisson, l’essuya minitieusement, et le montra à son mari avec une grosse
grimace sur son visage et dit :
« Tu vois mon cheri ? Je t’ai dit que mon karma était bon ! »
Finallement, le roi se rendit à l’approche du concept de karma de son
épouse. Il dit en souriant :
« Bien, je te l’accorde. Tu as raison. Tu es reine grâce à ton bon karma et
non grâce à mon pouvoir. Maintenant, je peux te dire la vérité ; c’est moi qui ai
pris ton anneau de ton doigt pour le jeter dans la rivière. Je ne pouvais même
pas imaginer que cet anneau trouverait un moyen de te revenir ! »
« Bien, mon cher, ne sais tu pas que le karma fonctionne de façon très
mystérieuse ! » dit la reine.
4
Bouddha est faux

Sing Jo était un jeune homme dans la chine antique ; il gagnait sa vie grâce
à un pousse-pousse. Son père était mort alors qu’il n’était que tout petit garçon.
Il dû donc travailler très dur depuis lors pour pouvoir prendre soin de sa mère. Il
suivait aussi de façon très stricte les enseignements de Confucius et remplissait
toujours ses devoirs filiaux envers ses parents. Tout le monde dans le voisinage
savait que non seulement il était un bon fils mais aussi un jeune homme
serviable prêt à se porter au secours de son prochain. Il faisait de son mieux pour
économiser sur son argent durement gagné. Lorsque le village eut besoin d’aide
pour construire une route et un pont en arc36 pour faire un raccourci vers la ville
la plus proche, Sing Jo contribua non seulement en donnant toutes ses
économies, mais aussi la force de ses bras tout le long des travaux. Après une
longue journée à tirer son pousse-pousse, il rentrait à la maison pour dîner avec
sa mère et rapidement courrait donner un coup de main sur le chantier où il
trvaillait jusque tard dans la nuit. Quand sa journée de travail était un peu plus
courte, il venait directement au chantier et y travaillait jusqu’à ce que quelqu’un
l’appelle pour lui demander un service. Il ne se plaignait jamais de rien et était
toujours content de ce qu’il faisait.

Finalement, la route et le pont en arc-en-ciel furent achevés et quelques


années après cela, sa mère tomba malade et mourut. Sing Jo ne s’était jamais
marié. N’ayant aucune responsabilité pour l’attacher sur place et maintenant
qu’il était dans la quarantaine, il decida de devenir un moine et de vivre une vie
monastique. Après quelques années pendant lesquelles il étudia les éléments de
base de la méditation et du chant, le moine Sing Jo décida de partir du temple du
village et d’aller vivre dans une caverne sur le flanc d’une montagne. Un jeune
novice qui avait toujours été admiratif du moine Sing Jo a demandé à
l’accompagner et a promis de toujours prendre soin de lui. Les deux se sont
arrangés à faire du côté de la montagne où se trouvait la caverne un monastère
avec les éléments de base. Ils avaient un petit sanctuaire avec une image du
Bouddha. Tous les jours, ils faisaient brûler les bougies et l’encens et
accomplissaient regulièrement, chaque matin et soir les chants rituels ensembles.
Il y avait quelques familles au pied de la montagne et elles étaient simplement
très heureuses de leurs offrir l’aumône. Ainsi, chaque matin, le moine Sing Jo et
son novice descendaient la montagne pour recevoir de la nourriture de leurs

36
Un pont en arc-en-ciel est un bon construit sous la forme d’un arc comme l’arc-en-ciel ;
c’est une architecture traditionnelle chinoise qui date de la Chine antique.
sympathisants. Les gens gravissaient aussi la montagne de temps en temps pour
visiter leur monastère.

Quelques années s’étaient écoulées et le moine Sing Jo a commencé à


développer une maladie de la peau. Il essaya plusieurs remèdes faits de plantes
sans succès. Sa maladie de la peau allait en s’aggravant – c’était la lèpre. En
dépit des difficultés, il ne se plaignit jamais de son état. Son novice, qui était
devenu moine, avait toujours beaucoup de foi en lui et prenait grand soin de son
maître. Bien que le moine Sing Jo n’allait plus quemander l’aumône depuis un
longtemps, il continuait cependant et de façon regulière avec ses chants et ses
méditations.

Il y eut une nuit avec une pluie abondante accompagnée de tonnerre et


d’éclairs aussi. Le moine Sing JO eut à sortir afin d’utiliser les toilettes
extérieures et fut soudainement frappé par un éclair et tué. Le jeune moine leva
les mains en signe de désespoir en trouvant le corps de son maître le lendemain
matin et dit :
« Maitre Jo, je ne comprends pas ce qui se passe. Tu es un bienfaiteur né
mais tu ne sembles que recevoir la malchance en retour. Ton père est mort alors
que tu étais tout jeune, tu as travaillé dur pour pouvoir prendre soin de ta
mère ; tu as donné tes économies et la force de tes bras pour construire la route
et le pont ; et ensuite ta mère est morte ; tu es devenu un moine et tu as eu la
lèpre. Maintenant tu es électrocuté par la foudre. Je suis confus maître. Peut
être que le Bouddha n’existe pas vraiment. Peut être que le Bouddha n’est que
mensonge et il en est de même de la loi du karma. »

Agissant de façon impulsive, le désespéré et confus jeune moine prit un


morceau de bois carbonisé par la foudre et écrivit dans la main de son maître
trois mots chinois’’Bouddha est faux’’. Il entra en deuil pour son maître pendant
une certaine période et ensuite il décida de rester au monastère et d’y vivre tout
seul pendant un long moment. Dès lors, il continua avec la routine quotidienne
du chant comme si son maître était toujours là.

Entre temps, la ville la plus proche où Sing Jo avait vécu acceuillait un


nouveau gouverneur et son épouse. Juste un mois après leur arrivée, la femme
donna naissance à leur premier né, un garçon. Pour des raisons inconnues,
l’enfant est né avec un poing bien serré et personne ne pouvait ouvrir sa main
quelque soit ce qui était fait. Et le bébé pleurait beaucoup et rien ne semblait
pouvoir le calmer. Après deux semaines à essayer de gérer les pleurs du bébé, la
maman a constaté que son bébé arrêtait de pleurer à une heure donnée. Chaque
jour aux environs de six heures du matin et sept du soir, le bébé arrêtait de
pleurer et devenait subitement très content.
Le gouverneur demanda à ses représentants locaux de bien vouloir noter ce
qui provoque l’arrêt des pleurs de son enfant. Après deux autres semaines
d’observation, ils purent établir un lien entre les moments de joie du bébé et le
son du gong que l’on frappe et les chants qui venaient de la montagne pas très
loin de la ville. Le gouverneur demanda à ses officiers de suivre le son et de
découvrir le lieu d’où il vient. Finallement, ils découvrirent le temple où Sing Jo
avait vecu. Le jeune moine y était toujours et continuait avec la routine
quotidienne, battre le gong avant les chants du matin et du soir. Les officiers ont
alors expliqué au moine pourquoi ils étaient là. Le moine demanda quand le
bébé était né. Quand les officiers le lui dirent, il réalisa que c’était le même
moment où son maître avait été frappé à mort par la foudre. Le moine fut invité
à aller voir le bébé. A peine le saint homme avait-il franchi le seuil de la
chambre où la mère se tenait avec le bébé dans ses bras que le bébé se mit à
gazouiller, à agiter les bras et les jambes et manifestant une joie évidente à voir
le moine. Le moine s’approcha du bébé et gentillement lui ouvrit le poing. A sa
stupefaction, il pouvait voir trois mots’’Bouddha est faux ‘’ écrits dans la main
de l’enfant. Le moine éclata d’un grand rire, secoua sa tête et dit :

« Très bien, maître Jo. En effet, le Bouddha n’est pas faux. La loi du karma
est certainement réelle. Le résultat de tous tes bons karmas est finallemnt là.
Cette fois, tu auras une vie plus facile. Je suis très heureux pour toi. »

Le moine raconta au gouverneur et à son épouse l’histoire de son maître Jo.


Ils étaient enchantés de le savoir. Dès ce jour, le bébé était toujours content. Le
gouverneur donna aussi une forte somme d’argent pour rebâtir le monastère de
la montagne. Le moine passa le reste de sa vie dans le monastère en travaillant
durement ses pratiques de méditation et de chant. Il ne douta plus jamais du
Bouddha.
5

Le grand honorable Mor

Les chinois ont la ferme conviction qu’avoir un cimétière familiale avec un


bon feng shui apporte la chance et la prospérité à la famille pour les générations
futures.

Il était une fois un riche homme qui avait une épouse et deux filles. Il
recherchait un terrain avec un bon feng shui où l’on devait l’enterrer. Il trouva
un morceau de terrain près d’une montagne et fit des démarches pour l’acquérir.
Pour être certain qu’il n’ y avait pas de mauvais esprit qui hantait le coin, il
campa toute une nuit sur son terrain. Il fut reveillé au milieu de la nuit par une
voix en colère disant :
« Comment as-tu pu oser même penser acheter ce terrain ? Cette parcelle
est déjà reservée pour le grand honorable Mor et sa famille et pour personne
d’autre. »

Le riche homme réalisa qu’il s’était aventuré sur un terrain appartenant à


quelqu’un d’autre ; il s’excusa auprès de l’esprit et abandonna le terrain.

Quelques mois s’étaient écoulés, l’homme pensait très souvent à ce nom


Mor qui était un nom de famille rare. Il ne se trouvait pas beaucoup de
personnes dans les environs qui portaient ce nom. Un jour qu’il passait près d’un
temple, il remarqua un jeune homme adossé à un gros pilier devant le sanctuaire
du temple, qui était très occupé à lire un livre. Piqué par la curiosité, le vieil
homme approcha le jeune étudiant et engagea une conversation. Quand son nom
de famille lui fut demandé, le jeune homme dit en souriant :
« Mon nom de famille est peu commun. C’est Mor. Je suis désolé mais il n’
y a pas beaucoup de personne dans les environs qui portent ce nom. »

En entendant le nom, le vieux se rappella soudainement l’incident du


cimétière familial. Le riche homme comprit que, bien que le jeune homme soit
pauvre, il avait de l’ambition.

Dans la Chine antique, tous les jeunes étudiants y compris monsieur Mor,
avaient un but ultime, celui de reussir au plus difficile des examens pour être
admis dans la classe des mandarins et prendre part au service de leur pays. Le
riche homme su que ce jeune homme réaliserait son but un jour dans le futur. Le
vieil homme pensa alors à sa fille ainée qui avait atteint le bon âge pour se
marier. Il demanda alors au jeune homme s’il était marié. Le jeune homme bien
que déconcerté par la question, repondit poliment :
« Non, je ne suis pas encore marié. Pour se marier, il faut de l’argent et je
n’ai pour le moment aucune dot à offrir à une jeune fille. Mes parents sont très
pauvres mais ils ont fait de leur mieux pour que j’aie une éducation car j’ai
toujours aimé apprendre. Je leur suis très reconnaissant et c’est pourquoi je
veux me concentrer à passer l’examen d’abord. Je pense que, une fois que je
serai mandarin, je n’aurais aucune difficulté à trouver une bonne épouse. »

Le vieil homme approuva de la tête et dit :

« Pourquoi n’épouserais-tu pas ma fille ? Tu n’auras pas besoin de verser


de dot ; je ne veux rien de toi. »

Le jeune intellectuel était interlocuté par cette suggestion bizzare qui lui
tombait dessus aussi soudainement de la part d’un parfait étranger. Il regarda le
vieil homme droit dans les yeux et dit :

« Comment puis-je ? Vous êtes riche et moi pauvre. Comment est ce que je
peux épouser votre fille ? »

Le vieil homme secoua sa tête et agita ses bras d’avant en arrière et dit :

« Je t’ai dit de ne pas t’inquiéter pour l’argent. Je voudrais juste que tu


sois mon beau fils et que tu prennes soin de ma fille pour moi. C’est tout ce que
j’attends de toi. Maintenant, qu’en dis-tu ? »

Le jeune homme pensa que ça devait être son plus grand jour de chance.
Quand il vit que le vieil homme était vraiment déterminé, il sut qu’il n’avait rien
à perdre. Cette nouvelle ferait aussi beaucoup plaisir à ses parents. Alors il
accepta la proposition du riche homme.

Le père revint rapidement à la maison pour dire à son épouse qu’il avait
trouvé un jeune homme plein d’avenir, avec un futur très prometteur et que
celui-ci avait accepté d’épouser leur fille. Ils le dirent à la fille ainée qui fut
complètement choquée et dégoutée par cette nouvelle.
« Jamais je n’épouserai un pauvre type qui passe son temps à lire quelques
livres. Que vais-je pouvoir dire à mes amies quand elles sauront que mon futur
mari n’a pas du tout d’argent ? Non père, je suis désolée. Je ne peux pas
l’épouser. »

Les parents firent de leur mieux pour persuader leur fille de changer d’avis,
mais rien à faire. Elle refusa un point un trait. L’autre fille surprit toute cette
discussion et se sentit très désolée pour son père qui perdrait ainsi beaucoup de
son intégrité et de sa crédibilité. Elle s’offrit à épouser le pauvre jeune homme à
la place de sa sœur. Bien que le père pensait à marier sa fille ainée, il n’avait pas
concrètement dit au jeune homme laquelle de ses filles il allait lui proposer.
Ainsi, cela ne posait pas vraiment un problème que la plus jeune soit la mariée.

Bientôt, la riche et la pauvre famille furent liées par le mariage. La fille


ainée épousa plus tard un riche homme de la ville. A chaque fois qu’il y avait
une réunion de famille, il y avait toujours préjudice aux dépends de la pauvre
famille particulièrement parmi le flot de domestiques qui servaient les deux
filles.

Finallement, le jeune étudiant eut à voyager pour la grande ville pour


prendre part au plus courru des examens en Chine. Il dû se mettre en route pour
un long voyage qui impliquait de passer une nuit dans une petite auberge dans
une petite ville.

Chaque ménage chinois a un sanctuaire pour l’esprit protecteur de la


maison placé sur le sol devant le salon. La nuit précédente l’arrivée du jeune
homme, le propriétaire de l’auberge eut un rève dans lequel l’esprit protecteur
de sa maison vint lui donner des informations sur un invité spéciale qui
arriverait le lendemain.
« Tu auras aujourd’hui un invité dont le nom de famille est Mor. Il réussira
à l’examen et deviendra mandarin. C’est une bonne personne et il sera très
puissant dans le futur. Je ne suis qu’un esprit de maison. Son futur statut sera
moralement plus élevé que le mien. Ainsi je dois lui donner du respect en me
levant chaque fois qu’il passera devant ma maison. Pour m’éviter toute cette
peine de me lever et m’asseoir chaque fois qu’il passe devant moi, je voudrais
que tu recouvres ma maison avec un morceau de tissus rouge. Si je ne le vois
pas, je n’ai pas à me lever.

Le lendemain, le jeune homme arriva à l’auberge tard dans l’après-midi.


Dès que le propiétaire de l’auberge su que c’était monsieur Mor, il couvrit
rapidement la maison de l’esprit avec un tissu rouge comme il le lui avait
recommandé. Le jeune homme prometteur était intrigué et ne pouvait
s’empêcher de demander la raison d’un tel comportement. Le propriétaire de
l’auberge se sentait plutôt mal à l’aise mais il ne put garder plus longtemps le
sécret. Il se pencha vers le jeune homme et chuchota :

« Bon, je ne devrais pas te le dire. Mais t’en fais pas, je ne crois pas qu’il
y a un mal à le faire maintenant que tu m’as posé la question. La nuit dernière,
mon esprit de maison est venu dans mon rève et m’a dit que tu viendrais
aujourd’hui. Il a aussi dit que tu es un bon monsieur et que tu réussiras à
l’examen et deviendras mandarin. L’esprit de la maison te respecte aussi m’a-t-
il demandé de couvrir sa maison pourqu’il n’ait pas à se lever chaque fois que
tu passeras devant lui. »

Le jeune homme se dirigea vers sa chambre avec pleines de pensées qui lui
venaient à l’esprit. Maintenant qu’il savait qu’il allait réussir à l’examen, il ne
pouvait s’empêcher d’imaginer son brillant avenir de mandarin et le respect que
tout le monde lui temoignerait. Savoir que même un esprit de maison avait du
respect pour lui changea subitement quelque chose dans son esprit. Ses humbles
pensées furent rapidement remplacées par l’arrogance et la bonne sensation de
détenir le pouvoir dans ses mains.

« Une fois que je serais mandarin, je ne mettrais pas du temps à devenir


gouverneur de ma ville. Les gens devront m’obeir. Alors, j’aimerais voir la
figure de ma belle-sœur et de ses servantes qui regardent toujours de haut ma
famille et moi. Maintenant, elles lèveront les yeux pour me regarder au
contraire. Hm… à propos de ma femme, je sais que c’est une bonne femme,
certainement. Je me trouverais certainement quelques belles concubines. »

Le jeune étudiant s’étendit sur le lit avec un bras reposant sur son front, se
grimassant à lui-même et continuant à rêver de ce qu’il fera une fois qu’il sera
devenu un puissant gouverneur. Le jeune homme dormi à peine cette nuit là car
il était tout excité, rêvant et planifiant son futur.

Le lendemain matin, alors qu’il sortait de l’auberge, il remarqua que le tissu


rouge avait été enlevé et la maison de l’esprit n’était plus couverte. Il s’enquit
auprès du propriétaire de l’auberge de la raison de ce changement.

« Bien, mon esprit de maison m’est encore apparu hier nuit et m’a dit de ne
plus me déranger à couvrir sa maison car ton esprit avait changé, et ainsi allait
aussi changer ton futur. Il n’avait plus désormais aucun respect pour toi. Il a dit
que tu échouerais à l’examen et n’aurais aucun futur. »

Le jeune étudiant était attéré et réalisait son mauvais comportement. Bien


que ça n’est été que de mauvaises pensées, cela a immédiatement eut un impact
et lui coutera tout son futur. Il se mit rapidement à genoux devant le sanctuaire
de l’esprit de maison et confessa ses péchés.

« S’il vous plaît pardonnez-moi esprit de la maison. J’ai bien compris la


leçon. A partir de ce moment, je ne penserais plus jamais rien de mal. Je suivrai
strictement les précepts moraux comme j’ai toujours fait dans le passé même si
je deviens mandarin. Je traiterais tout le monde convenablement, surtout ma
femme qui a toujours été si bonne pour moi. S’il vous plaît pardonnez moi et
benissez moi afin que je réussisse à l’examen. »

Le jeune homme avait vraiment honte de lui. Il remercia l’esprit de


maison pour lui avoir donné cette leçon et cet avertissement. Il continua son
voyage avec un esprit d’humilité et fit de son mieux à l’examen pensant qu’il
échouerait de toute façon. Mais avec le changement intervenu dans son cœur, il
réussit finallement à l’examen, devint un mandarin et garda ses obligations
morales. Du fait de son intégrité et de son honnêteté, il devint très célèbre en
effet. Tout le monde le connaissait comme étant le grand honorable Mor.

Le sort de la sœur ainée avait aussi changé à cause de son mauvais état
intérieur. Son riche mari était devenu un ivrogne et un joueur invetéré et il avait
dilapidé toute la fortune que son père et son beau-père avaientt établie pour lui.
Il tomba malade d’une maladie incurable et mourut à 40 ans. La plus jeune des
sœurs se sentit désolée pour son ainée et lui offrit son aide mais elle avait
beaucoup trop de fierté pour accepter une aide des gens qu’elle regardait
jusqu’ici comme inférieurs. Alors que la plus jeune était devenue l’épouse du
mandarin et avait le respect de tous, la grande sœur entra dans un monastère et
se fit none pour le reste de sa vie.

6
YEE GOW

Ceci est une histoire vraie qui a eu lieu à l’époque où le Japon avait
envahi la Chine.

Il y avait un très grand temple très connu à Shanghai où les gens venaient
adorer le grand saint (Bodhisattva) appélé Guan Yin. Il y avait un grand nombre
d’adorateurs âgés qui vivaient de façon permanente au temple. Leurs familles
venaient de temps en temps leur rendre visite. Il y avait une vieille dame
nommée Yee Gow – ce qui veut dire seconde tante – qui était très sourde. Elle
n’avait jamais été mariée aussi n’avait-elle pas de famille proche qui lui rendait
visite regulièrement. Etant sourde, elle était bien contente de passer ses journées
assise à chanter le nom Guan Yin Pusa dans ses appartements – une petite
maison avec une cour et une petite cuisine située à l’arrière du temple et prévue
pour les résidents permanents.
L’heure du repas était annoncée par le son d’un énorme gong et alors tous
les visiteurs et les adorateurs se réunissaient autour des rangées de tables et
prenaient leur repas végétarien tous ensembles. Yee Gow n’entendait pas le son
du gong c’est pourquoi elle devait compter sur les autres pour la prévenir.
Cependant, ce n’était pas tous les jours que Yee Gow retrouvait les autres pour
le repas. Parfois, elle refusait de sortir lorsque quelqu’un venait la chercher
parce qu’elle pouvait se debrouiller avec ce qu’elle avait dans sa petite cuisine
dans ses appartements. Cette routine a continué pendant plusieurs années sans
interruption.

Ensuite les japonais ont envahi la Chine. Soudain, la bouillonnante ville


de Shanghai était aux mains des soldats japonais qui y circulaient avec de
lourdes armes de guerre, des tanks, et le bruit assourdissant des avions de guerre.
Il y avait des combats, des tirs de fusils et des bombardements, et les gens
étaient tués. Le pays tout entier était plongé dans le chaos, la confusion, la
devastation et une peur extrême. Ceux qui vivaient dans les grandes villes telles
que Shanghai quittaient la ville pour les campagnes où ils pouvaient échapper
aux bombardements intensifs. Plusieurs familles accoururent au temple pour
chercher leurs vieux parents, mais personne ne vint chercher Yee Gow. On la
laissa sans s’en apercevoir dans la confusion totale. Ceci parce que le temple
était très grand et Yee Gow passait le clair de son temps dans sa chambre. Etant
sourde, elle ignorait totalement l’agitation, les tirs et les bombardements qui
avaient lieu juste en dehors des épais murs du temple. Suite à la panique et à la
peur, le temple fut rapidement déserté, tous les évènements du quotidien
s’arretèrent d’un coup. La porte principale fut fermée et cadenassée.
Involontairement, Yee Gow était ainsi abandonnée toute seule dans le temple !

Elle ne savait rien de la gravité de la situation jusqu’à ce qu’un jour, elle


eut particulièrement faim et s’étonna que personne ne vienne la chercher pour le
repas. Normallement, les gens qui s’adonnent à la méditation et qui vivent une
vie monastique ont tendance à ne pas trop faire d’histoire. Yee Gow était ainsi ;
elle n’en fit pas un problème. Au contraire, elle alla dans sa petite cuisine où il y
avait beaucoup de riz et des reserves de nourriture. Elle se cuisina de la bouillie
de riz qu’elle accompagna de legumes. Ceci est un repas simple qui fait la joie
de tout végétarien chinois. Après son repas, elle retournait dans sa chambre et
s’asseyait en silence. Son esprit n’était préoccupé que par le nom Guan Yin
Pusa. Après un temps, elle s’habitua plus ou moins à ne plus voir les gens aux
alentours. Cela ne la dérangea même pas un tout petit peu car elle était bien
satisfaite de sa vie. En d’autres mots, c’était sa paix intérieure qui lui faisait se
sentir saine et sauve.

Yee Gow avait été laissée seule pendant presque trois mois. Quand la
situation politique se calma, les gens commencèrent à revenir dans la ville. Les
gardiens du temple et les adorateurs revinrent au temple. Tout le long de l’épais
mur qui entourait le temple, il y avait des traces de balles ici et là bien que le
portail principal soit demeuré fermé et cadenassé. Lorsque le portail a été ouvert,
il n’ y avait aucun signe de dégât dans toute la zone du temple. Tout était resté
intact. L’aile avant du temple où se trouvait le sanctuaire principal, et l’aile
arrière où se trouvait la cuisine principale et la zone où l’on servait le repas
étaient unies par une cour qui était un espace ouvert et avait été transformée en
un grand jardin avec une bonne variété d’arbres et de plantes. Le jardin était
dans un état d’envahissement d’herbes et certaines plantes étaient mortes par
manque d’entretien. Juste au milieu d’un grand bosquet, on découvrit une
bombe qui n’avait pas explosé. Un gardien du temple en averti rapidement les
autorités et la bombe fut enlevée sans incident.

Alors qu’un groupe d’adorateurs nettoyaient le temple, ils repérèrent Yee


Gow. Elle faisait joyeusement sa lessive près de ses appartements. Elle était
totalement inconsciente de ce qui se passait. Ce n’est qu’à ce moment que les
gens réalisèrent que Yee Gow avait été laissée toute seule dans le temple durant
tout ce temps !
« Où avez-vous tous été ? » demanda gentillement Yee Gow au premier
homme sur qui elle tomba avec un beau sourrire sur son visage.

Les gens pensèrent qu’il était préférable de ne rien dire à Yee Gow à
propos de la guerre et de la bombe qui se trouvait à à peine quatre mètres et
demi de ses quartiers. Les fervents adorateurs n’eurent aucun doute que c’était
en fait l’amour compatissant du saint Guan Yin Pusa qui avait protégé le temple
et bien sûr Yee Gow aussi.

Le vieux moine de Ban Nong Wee

L’histoire de Yee Gow nous apprend que, si nous faisons quelque chose
de tout notre cœur, alors tout ce que nous faisons sera agréable et nous pourrons
le faire aussi longtemps que nous voudrons. Le contentement est, dès lors, le
facteur clé pour une vie stable et heureuse. Cela peut sembler facile mais sans la
pratique du vipassana, la réalité ne sera pas aussi facile qu’elle le paraît.
L’histoire de Yee Gow me rappelle aussi un vieux moine que j’ai rencontré alors
que j’accomplissais ma retraite d’été de trois mois dans un petit village éloigné
appelé Ban Nong Wee dans la province de Payao au nord de la Thailande il y a
plus de trente ans (1977). «Tu chao » est dans le dialecte du nord le mot qui veut
dire moine. Dans ce petit temple de village, il y avait deux tu chao, l’un dans la
trentaine et l’autre vers ses soixante-dix ans, et trois jeunes novices en plein
adolescence. Ils me construisirent une petite hutte (kuti) à 8 ou 9 mètres du
bâtiment principal (sala) utilisé comme sanctuaire et pour toutes sortes
d’activités du temple. Ils voulaient s’assurer que je sois suffisament en sécurité
et ne voulaient donc pas que je sois trop éloignée. Caché par quelques arbres de
teck, à une petite distance se trouvait un petit kuti où vivait le vieux tu chao. Le
vieux tu chao passait la plupart de son temps dans un rocking chair au balcon de
son kuti. Il était sourd d’une oreille et presque aveugle d’un œil. Son oreille
sourde et son œil aveugle étaient du même côté de son visage ; mais je ne me
rappelle pas qu’elle côté c’était.

Il y avait un vieil homme du village qui rendait très regulièrement visite


au vieux tu chao. C’était la même routine : le vieil homme parlait et le vieux tu
chao écoutait. Bien que le vieux tu chao parlait rarement à qui que se soit, sa
figure avait un air particulièrement serein, aimant et compatissant. Son sourire
était particulièrement reconfortant et accueillant, et il faisait vraiment aux gens
se sentir à l’aise et détendus juste par sa présence. Pas étonnant qu’il ne parlât
pas beaucoup. J’avais l’habitude de regarder le vieux tu chao chaque fois que je
passais devant son kuti. Je ne sentais pas que je le dérangeais lorsque je le voyais
assis et se reposant paisiblement dans son rocking chair. Néanmoins, je me
demandais toujours quelle sagesse ce vieux tu chao pouvait partager avec moi.

Un jour, je l’ai approché à son balcon et je lui ai présenté mes humbles


respects. Il m’a regardé avec son habituel sourire accueillant et m’a demandé si
j’avais mangé, ce qui est vraiment la manière thai de saluer. Après un moment
de causerie, je lui ai posé quelques questions importantes sur le Dhamma. Je suis
allée droit au but et je lui ai demandé si le Nirvana existe et où il se trouve. Il a
sourit et a dit avec douceur :
« Bien sûr, le Nirvana existe et il est juste là. »

Il a donc commencé à expliquer en pointant continuellemnt son doigt


quelque part vers la fin de ses yeux et dit :

« Mon oreille est sourde de ce côté et je ne vois presque rien de ce côté de


mon œil. Quand je tourne ma tête de ce côté-ci (son bon côte du visage), le
monde est calme. Je ne peux rien voir ni entendre aucun son. Ceci est le
Nirvana. Le Nirvana est juste ici. »
Pour certaines raisons, même si je ne pouvais pas vraiment comprendre ce
que le tu chao disait en ce moment là, je sentais qu’il parlait de quelque chose
dont il avait un vécu direct. Le tu chao n’avait pas utilisé les mots fantaisistes du
dhamma, il n’était non plus entré dans un sujet quelconque du dhamma du tout ;
au contraire, il a essayé de me faire comprendre que s’il penche le bon côté de
son œil et de son oreille sur le rocking chair, son monde devenait complètement
silencieux parce que l’œil et l’oreille qui étaient exposés au monde ne
fonctionnaient pas du tout. Puis, il en a conclu que le Nirvana était juste là.

Cela fait plus de trente ans que cette conversation a eu lieu. D’une
certaine façon j’arrive à me la rappeler très bien. Ce n’est que ces dernières
années quand ma propre pratique s’est développée jusqu’à un certain niveau que
j’ai compris exactement ce que ce vieux moine essayait de me dire. En fait, je
suis presque certaine qu’il a atteint un certain dégré de sainteté.

7
LES DEUX FRÈRES

J’ai eu le thème de cette histoire de mon maître Tang Mor Sieng. Cela
m’a inspiré dans l’élaboration des détails de l’histoire qui sont basés sur ma
pratique et mon expérience propre du dhamma pendant toutes ces années. Cette
histoire peut dépeindre notre style de vie moderne ; il existe je suis sûre
beaucoup de personnes qui veulent suivre le chemin du Bouddha mais qui ne
sont pas prêtes à s’engager à suivre le strict régime d’une vie monastique. Je
dois dès lors vous assurer que le chemin vers l’illumination ultime peut être
suivi tout en étant laïc.

Dans l’Inde antique après le décès du Bouddha, il était une fois deux
frères dans la vingtaine, qui ont décidé de voyager toute leur vie à la recherche
de professeurs qui leurs enseigneraient le dhamma, et ils avaient prévu de vivre
auprès de celui qui serait capable de leur faire comprendre le plus profond
dhamma. Après deux mois de voyage, ils atteignirent une petite maison de ferme
qui se trouvait un peu éloignée du prochain village. C’était le crépuscule et les
deux frères n’avaient d’autres choix que de demander au propriétaire de la ferme
l’autorisation d’y passer la nuit et qu’ils partiraient tôt le lendemain matin. Les
deux frères étaient plutôt étonnés de ne pas trouver du tout d’homme dans la
ferme. La ferme appartenait à une femme d’âge moyen et sa fille très belle qui
avait dans la vaingtaine et qui paraissait forte et bien portante ; elles acceptèrent
de les laisser passer la nuit dans la ferme avec quelques uns de leurs animaux.
Les deux hommes se levèrent aux premières lueurs du jour, se lavèrent
près du puits et étaient sur le point de partir après avoir remercié les deux
femmes. La fille était déjà debout et était entrain de traire les vaches. Elle vit les
deux hommes et leur cria de venir la voir.

« Si vous n’êtes pas très pressés, ma mère souhaiterait que vous preniez
le petit déjeuner avant de partir. Elle est entrain de préparer un repas à cet
instant même, » leur dit la jeune fille en souriant tout en trayant toujours une
vache.

Le plus jeune des deux frères se montra hésitant et était sur le point de
refuser, mais le grand frère accepta rapidement l’aimable invitation avant qu’il
n’ait pu dire quelque chose. Il était contrarié par son grand frère mais resta
tranquille. Un moment plus tard, les deux hommes et les deux femmes prenaient
le petit déjeuner ensemble, tout en ayant une causerie. A un moment, la mère fit
une brève pause et après une profonde reflexion, elle dit :

« Pourquoi ne resteriez-vous pas ici tous les deux et travailler pour moi
dans la ferme ? Mon mari est mort il y a quelques années et nous n’avons
jamais eu de garçon. C’est une chance que ma fille ici présente soit forte et
solide. Nous pensions à vendre la ferme et aller nous installer à la ville, mais si
vous acceptez de travailler pour nous, nous n’auront plus à vendre la ferme. »

Alors que le jeune frère demeurait silencieux, une façon de refuser la


proposition de la femme, le grand frère demanda plus de détails sur l’accord. Le
jeune frère horrifié, vit finallement son frère accepter ce que lui proposait la
dame. Quand ils eurent tous les deux une occasion d’être seuls, le jeune frère dit
avec colère à son grand frère :

« Je ne te crois pas. Nous avons décidé d’entreprendre ce voyage pour


trouver l’illumination ultime et tu es prêt à abandonner cette sainte ambition dès
que se présente la première occasion d’être avec une belle fille et sa richesse.
Cela est très commode, n’est-ce pas ? Je ne peux pas croire que mon frère soit
aussi faible et je suis très déçu par toi. Comment peux-tu accorder plus
d’importances à ces valeurs du monde qu’à ton propre salut spirituel ? »

Le frère aîné écouta son frère avec un calme étonnant. Il ne repondit rien
mais de plus, il n’essaya même pas d’expliquer pourquoi il avait décidé de
rester. Il demeura silencieux et laissa son frère dire tout ce qu’il avait sur le
cœur, et lui écoutait. Puis vint l’heure de se dire aurevoir. Le petit frère n’eut
d’autres choix que celui de laisser là son grand frère.
« Bien, il semble que, quelque soit ce que j’ai dit, tu ne changeras pas
d’avis. Tu as fait ton choix de vivre une vie de famille. Rappelles toi comment le
Bouddha a dit que la vie est souffrance. Je suis certain que tu vas bientôt t’en
rendre compte. Bien nous verrons ce que nous verrons, je suppose. Bonne
chance et aurevoir mon frère. »

Le grand frère souhaita aussi à son jeune frère de trouver l’enseignant du


meilleur dhamma afin qu’il puisse atteindre son but spirituel.

Vingt ans passèrent, le jeune voyageur était maintenant un moine


bouddhiste et il avait visité plusieurs écoles de méditation célèbres et avait
étudié avec plusieurs maîtres de dhamma bien connus. Sa connaissance
spirituelle avait grandi au contact des autres et avec la récitation d’un grand
nombre de célèbres soutras. Toute fois, il ne s’était pas encore installé dans un
monastère précis. Pour certaines raisons, il était encore à la recherche de quelque
chose de meilleur. Il voyagea ensuite près du lieu où lui et son frère s’étaient
arrêtés il y avait près de vingt ans auparavant. Il était intrigué de savoir comment
était la vie de famille de son frère, aussi décida t-il de lui faire une visite. C’était
un immense plaisir pour le grand frère de revoir son petit frère. Le frère invita
son moine de frère à une petite hutte située à plus de quarante cinq mètres de la
maison principale et les deux s’assirent pour une causerie comme dans le bon
vieux temps. Le moine était plutôt intrigué et sa première question fut : « quel
est cet endroit ? »
« Bien, c’est ici que je vis. » repondit calmement le frère aîné comme à
son habitude.

Le moine était de plus en plus surpris car dans la hutte il n’ y avait


presque rien juste un lit assez grand pour une personne. Il ne pouvait pas
attendre pour avoir plus d’explications. Le frère sut exactement ce qui se passait
dans la tête du moine et il lui dit rapidement :
« Bien, regardes toi, mon frère. Tu sembles si radieux dans ta robe.
Maintenant, s’il te plaît raconte moi ton aventure. As-tu finallement trouvé un
bon maître qui t’a aidé à comprendre le profond dhamma ? »

Une fois cette question soulevée, le moine ne put s’empêcher de se vanter


de son expérience dans la rencontre de plusieurs maîtres de dhamma très connus
et ses différentes participations à la récitation de profonds soutras. Il était aussi
très prompt à réciter les soutras à son frère pour lui montrer qu’il avait beaucoup
appris durant ces vingt années. Le frère écoutait calmement et attentivement tout
ce que son frère lui disait sans interruption. Après un long monologue, le moine
demanda à son frère :
« Et toi, frère ? Combien d’enfants as-tu ? Ou es-tu déjà grand-père ?
Maintenant, parles moi de ta vie de famille. »
Le frère aîné sourrit gentillement et dit :
« Bien, c’est toi qui a supposé que j’épouserai la belle et solide jeune fille
il y a vingt ans. En fait, lorsque sa mère nous a demandé de nous arrêter ici et
d’y travailler ce matin là au petit déjeuner, je n’ai pensé à rien d’autre qu’aider
ces deux femmes. La vie aurait été très difficile sans un homme pour prendre
soin de cette ferme pour elles. Je n’ai jamais pensé l’épouser, mais je savais que
tu ne comprendrais pas aussi t’ai-je laissé penser comme tu l’as fait. Une fois
que tu as quitté la ferme, je suis retourné à la maison et j’ai eu une bonne
conversation avec la mère et la fille. Je leur ai dit que j’avais toujours désiré
être un moine une fois que j’aurai trouvé un bon maître. Dès lors, j’ai fait un
accord avec elles ; je les aiderai aussi longtemps qu’elles me laisseront
tranquillement faire ce qui me plairait. Elles ont respecté l’accord jusqu’à ce
jour. Nous sommes devenus de très bons amis. En fait, la mère est décédée il y a
trois ans et maintenant il ne reste ici que la fille et moi. Je n’ai jamais eu
l’intention d’épouser cette belle fille. C’est pourquoi je me suis construit ici
cette petite hutte où j’ai vecu depuis. »

Le moine était saisit d’étonnement une fois que son frère lui raconta son
histoire jusqu’à ce point. Il lui demanda en hésitant :

« Mon frère, tu veux me dire que tu as travaillé toutes ces années côte à
côte avec cette belle fille et tu n’as jamais voulu être plus qu’un ami pour elle ?
Cela m’est plutôt difficile à croire, je dois le reconnaître. La raison pour
laquelle je suis parti d’ici il y a vingt ans était que je me savais incapable de
resister à cette belle jeune fille. J’ai considéré que c’était une bénédiction que
ma passion pour l’illumination ait été plus forte. C’est encore toi qui avais
décidé de rester aussi, ai-je pensé qu’il n’était pas besoin pour nous de nous
battre pour une femme. Mais j’étais absolument certain qu’à peine j’aurai quitté
cette ferme que tu accepterais aussitôt de l’épouser. »

« Tu sais maintenant que tu avais tort. Bien sûr que ma passion pour
l’illumination n’était pas moins que la tienne. En ce moment là, je me suis tout
simplement dit à moi-même qu’en fait, si je voulais vraiment poursuivre la
pratique du dhamma, rien ne devrait pouvoir m’arrêter, peu importe l’endroit
où je me trouve ou le genre de vie que je mène. Peut être avec un peu de
détermination je pourrais m’en sortir des deux côtés. C’est pourquoi j’ai pensé
que je pourrais aider cette famille et tout autant continuer avec ma pratique du
dhamma, » expliqua le grand frère.
« S’il te plait dis moi alors la vérité frère. N’as-tu jamais eu de sentiments
pour cette jeune enchanteresse femme durant toutes ces années ? N’as-tu jamais
fait un faux mouvement et laisser libre cours à ton brûlant désir ? » Demanda le
moine avec grande curiosité.
« Je n’aurais pas été un être humain si je n’avais pas eu des moments où
je voulais me laisser aller à mes tentations. Nous sommes des hommes après
tout ; le désir sexuel chez l’homme est beaucoup plus puissant que chez la
femme. En fait, je ne peux compter les moments où j’ai eu envie de me laisser
aller à mon brûlant désir et lui demander de m’épouser. Cela aurait rendu sa
mère très heureuse aussi, mais je me souvenais de ce que tu m’avais dit avant de
partir. La vie est souffrance et je devrais travailler dur pour mon propre salut.
Je me suis croqué la langue et j’ai continué. Très surprenant, j’ai semble t-il
survecu jusqu’à présent. »

Le moine était de plus en plus intrigué de savoir comment son frère avait
bien pu se débrouiller pour maintenir ce mode de vie extraordinaire.
« Maintenant tu dois me dire exactement comment tu as pratiqué le
dhamma pour survivre pendant toutes ces années, » demanda le moine.

« Bien, je faisais juste une chose. J’observais mon mental. Quelque soit ce
que je faisais de jour comme de nuit, aussi longtemps que j’étais éveillé,
j’observais mon mental tout le temps. Bien sûr, c’était plus difficile quand
j’avais à travailler côte à côte avec cette exceptionnelle belle femme. Je devais
travailler extrêmement dur dans mon cœur. J’avais très souvent à revenir à cette
maisonnette pour panser mes blessures. Cela était très douloureux mais j’étais
absolument déterminé à gagner ma bataille intérieure. Quand j’avais
désespérément besoin d’aide, je recitais’’Bouddha, Bouddha, aide moi’’. Cela
était extrêmement difficile les premières années mais après un certain temps, il
me semblait apprendre quelque chose seulement en observant mon mental de
cette façon là. Je pouvais voir un certain fonctionnement du mental ; le mental
se disperse dans tous les sens mais si je reste conscient toujours en observation
de mon mental, après un moment il se calme. Une fois que j’ai compris comment
le mental fonctionne, j’ai affronté mon prochain combat avec un peu plus de
confiance avec le temps. J’ai aussi continué à pratiquer ma technique de
méditation de base. Toutes les nuits, avant de dormir, je m’asseyais pour
méditer et être conscient de ma respiration. Ceci m’a beaucoup aidé dans mon
combat de la journée. Je dois avouer que mon combat intérieur s’est calmé. En
fait, il est devenu plus facile ces deux dernières années. J’ai plus de moment de
calme que jamais avant. Bien mon frère, voilà ce que j’ai fait durant toutes ces
années. »
Le frère aîné avait parlé à son frère moine d’une manière calme et
pacifique comme s’il n’y avait rien d’extraordinaire dans tout cela.

Le frère moine réalisa soudainement que, alors qu’il était occupé à


voyager et à apprendre à réciter les profonds soutras et rencontrer différents
maîtres célèbres, son frère était littérallement sorti vainqueur de la vraie bataille
de la vie et avait utilisé le dhamma pour se faire son chemin dans la vie. Il
réalisa aussi que ce que son frère avait fait était des millions de fois plus difficile
que ce que lui-même avait fait. Il commença à soupçonner son frère d’avoir
atteint un certain niveau de sainteté. Alors, il posa à son frère franchement la
question essentielle :
« Frère, est-ce que ta recherche de l’illumination ultime a pris fin ? »

Le frère aîné regarda son jeune frère avec gentillesse et secoua lentement
sa tête comme réponse à sa question. Le frère moine se mit rapidement à
genoux, présenta ses respects à son frère et dit avec un bonheur indescriptible :
« Finalement, j’ai trouvé le maître frère ! »

8
AR MENG

Le thème de cette histoire est aussi de mon maître Tan Mor Sieng, j’ai
construit la structure de l’histoire de telle façon qu’elle corresponde à la
précédente : les deux frères. La plupart des gens ont tendance à penser que les
enseignements bouddhistes véritables et profonds se cachent derrière un jargon
difficile et n’ont totallement rien à voir avec les activités mondaines de la vie
quotidienne. Si vous appliquez la technique de méditation qui consiste ‘’ à être
présent en soi’’, observer continuellement le mental, vous pourrez comprendre
la profonde signification de l’histoire suivante.

Il était une fois un étudiant bouddhiste qui avait entendu parler de la


réputation d’un enseignant extraordinaire appelé Ar Meng. Il était tout à fait
intrigué et voulait apprendre le dhamma de ce dernier. C’était un très long
voyage pour arriver jusqu’à cet enseignant mais le jeune homme pensait que sa
peine serait largement recompensée une fois qu’il pourrait écouter le dhamma de
la bouche de cet enseignant. Le jeune homme se mit en route et à pied ; il lui
fallut sept jours pour atteindre la ville la plus proche du lieu où vivait Ar Meng.
Il commença à se renseigner tout autour de lui et tout le monde lui laissait la
même impression :
« Oh… tu veux voir Ar Meng. Oh…bien, bien, bien. Tu devrais aller et le
voir. »

Il se faisait nuit quand enfin il su où trouver Ar Meng, c’est pourquoi il


décida de passer la nuit dans cette ville et de repartir tôt le lendemain matin.
L’étudiant enthousiaste était très excité à l’idée que sa recherche d’un bon
ensignant était sur le point de prendre fin et, il désirait ardemment écouter toutes
les paroles du profond dhamma. Son mental était emporté par l’excitation de
l’évènement tant attendu au point où il ne pu dormir. Il se leva à la pointe de
l’aube et se mit en route pour les trois heures de voyage jusqu’au village près de
la rivière. A son entrée au village, le marché local était plein de clients venus
pour les produits frais. Il n’était pas très emballé car ce n’était qu’un petit
village. Le jeune homme commença à demander tout autour de lui où trouver Ar
Meng.
« Oh…tu veux voir Ar Meng. Bien, bien, bien. Làbas…il se trouve
làbas. »
Le jeune étudiant regarda dans la direction indiquée. Ce qu’il s’attendait à
voir était soit un temple de village, soit une petite hutte à l’orée de la forêt où
l’enseignant aurait mené une vie monastique retirée comme il l’esperait. Il vit
plutôt une maison de bois, située à un coin du marché et il y’ avait un petit
groupe de personnes réunies devant la maison. Il marcha rapidement vers cette
maison là et demanda à un vieux monsieur qui se tenait en arrière du groupe si
cette maison était bien celle de Ar Meng. Le vieil homme regarda le jeune
étudiant et su exactement ce qu’il était venu chercher. Il cria à haute voix au
boucher qui était occupé à servir ses clients :
« Ar Meng…il ya quelqu’un ici qui veut te voir. »
Ar Meng allongea son cou et regarda au-delà du groupe de personnes
essayant d’apercevoir son nouvel invité. Une fois qu’il vit le jeune homme, lui
aussi cria par-dessus la foule pendant qu’il continuait de servir ses clients :
« Tu veux me voir. Viens, viens, viens. »

Le jeune homme avait de la peine à croire que c’était là le Ar Meng qu’il


était venu voir. Cependant, il marcha à travers la foule et arriva devant le
comptoir et était sur le point de poser une question. Ar Meng regarda la figure
déconcertée du jeune homme et dit :
« T’inquiètes pas, je suis celui que tu cherches. Assiets toi là sur le banc,
je m’entretiendrais avec toi. »

Le jeune homme n’a même pas eu l’occasion de dire ce qu’il avait prévu
dire une fois qu’il allait rencontrer le fameux enseignant. Rien ne se passait
comme il l’avait prévu. Il inclina la tête devant Ar Meng qui était dans la
cinquantaine, jovial et semblait être très pris par son travail. Le jeune
enthousiaste chercheur de dhamma s’assit sur le banc de bois regardant Ar
Meng, l’extraordinaire enseignant de dhamma qui s’averait être un boucher
vendant de la viande juste devant sa porte. Plusieurs pensées se bousculaient
dans la tête de l’intelligent jeune homme. Il était très confus de la situation mais
espérait toujours que, lorsque Ar Meng aurait fini son travail, il engagerait une
causerie sur le dhamma.
Alors que Ar Meng était occupé à servir ses clients, une voix de vieille
femme criait depuis l’intérieur de la maison :
« Ar Meng, peux-tu me faire une tasse de thé bien chaude ? Et quand vas-
tu me préparer le petit déjeuner ? Ca fait des années que je suis réveillée
maintenant, le sais-tu ? »

Ar meng a un large sourire à l’endroit de ses clients et lui crie en retour :


« oui mère, je suis à toi dans une seconde. »

Ensuite il demanda à ses clients d’attendre un moment et il disparu à


l’intérieur de la maison. Il réapparu après quelques minutes et continua de servir
ses clients tout en causant avec deux vieillards qui se tenaient debout devant son
étale. Le sujet de la conversation n’était rien d’autre que les petits bavardages
habituels – le temps qu’il fait et les potins du village. Lorsque le dernier client
s’en était allé vers le milieu de la matinée, sa mère cria encore après lui. Ar
Meng disparu dans la maison pour faire le repas de sa mère. Quand il revint à
l’extérieur, il tenait dans ces mains deux bols de bouillie de riz. Il offra un bol au
jeune homme sur le banc.
« Bon, mange cette bouillie de riz faite avec du porc émincé et des
oignons hachés. Je l’ai préparée moi-même. Tu dois avoir très faim. »

Le jeune homme qui était en réalité plutôt affamé mangea la bouillie de


riz avec joie. Ar Meng prit son bol et s’assit sur le haut tabouret derrière son
étale et se mit aussi à manger. Entre temps, la petite foule avait commencé à se
reconstituer devant l’étale mais cette fois-ci ce n’était pas pour acheter la
viande ; ils venaient pour une causerie avce Ar Meng qui semblait être un bon
auditeur des problèmes des autres.
« Hum… ne t’en fait pas, les choses vont s’arranger d’elles-mêmes crois
moi » dit Ar Meng à une vieille dame qui venait de lui parler des problèmes
qu’elle avait dans sa famille alors qu’il était encore à manger son riz.

Toute la journée, Ar Meng était soit entrain de servir la viande à ses


clients, soit entrain d’écouter et de parler aux gens, ou alors il disparaissait dans
la maison pour satisfaire un besoin de sa mère. Le jeune était assis, très patient
et esperait toujours avoir une bonne conversation sur le dhamma avec Ar Meng
à la fin de la journée. A la nuit tombée, Ar Meng avait vendu toute sa viande. Il
était encore entrain de parler à quelqu’un tout en nettoyant son étale. Lorsqu’il
eu finit, il se tourna vers le jeune homme et lui dit :
« Attends ici, je dois d’abord conduire ma mère au bain. »

Ar Meng disparu dans la maison et en ressorti portant sa vieille mère sur


son dos. Il se dirigea vers la rivière qui n’était éloignée que d’environ vingt cinq
mètres et où tous les villageois prenaient leur bain quotidien.
Il faisait nuit lorsque Ar Meng sorti de sa maison et s’assit à côté du jeune
étudiant sur le banc de bois et dit :
« C’était vraiment une longue journée, n’est-ce pas ? Maintenant,
comment l’as-tu appreciée ? »
Le jeune homme n’était pas très sûr d’avoir compris la question. En fait, il
était vraiment dans la confusion à propos de tous les évènements de la journée.
« Que voulez-vous dire monsieur ? Je ne comprends vraiment pas.
Comment j’apprecie quoi en fait ? » Demanda le jeune homme.
« Bien, tu es venu me voir pour le dhamma, n’est-ce pas ? Alors, comment
l’apprecies-tu ? Expliqua Ar Meng.

Le jeune homme était même plus désorienté par la réponse. Il semblait


que Ar Meng savait ce qu’il voulait mais lui n’arrivait pas simplement à
comprendre ce que celui-ci voulait dire.
« Je suis désolé. Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Pendant
toute la journée, j’étais assis ici et je vous regardais servir de la viande à vos
clients, bavarder avec les gens et disparaître dans la maison pour prendre soin
de votre vieille mère. C’est la première fois que vous vous assayez et bavardez
avec moi. Vous ne m’avez pas encore parlé d’aucun profond dhamma pour
l’instant. Alors, comment puis-je savoir si j’aime ou pas ? » Le jeune homme dit
ce qu’il avait sur le cœur.

Ar Meng se frappa bruyament la cuisse et éclata de rire et dit :


« Je le savais. Vous les gens intelligents êtes tous les-mêmes, recherchant
les paroles profondes du dhamma. J’ai passé la journée à parler du profond
dhamma avec toi et tu n’as même pas entendu un mot de ce que j’ai dit. »
Soudain, le jeune étudiant fut illuminé.

9
Le meilleur ami de l’homme

Cette histoire m’a été envoyée par Jennifer, une de mes élèves de
Singapour. L’auteur est inconnu.

Un homme et son chien marchaient sur une route. L’homme admirait le


paysage, lorsqu’il lui apparu soudain qu’il était mort.
Il se souvint en train de mourir, et le chien marchant à ses côtés était mort
depuis des années. Et il s’inquiéta de savoir où cette route les menait.
Après un moment, ils arrivèrent à un grand mur de pierres blanches tout le
long d’un côté de la route, cela ressemblait à du marbre fin ; au sommet d’une
haute montagne, il était coupé par un grand arc qui brillait dans la lumière du
soleil.
Alors qu’il se tenait devant, il vit une magnifique porte dans la voûte qui
ressemblait à du nacre, et la rue qui menait à la porte d’entrée ressemblait à de
l’or pur. Le chien et lui se dirigèrent vers la porte d’entrée, et en s’approchant, il
vit un homme à un bureau à un côté de la porte.
Quand il fut suffisament prêt, il demanda, « excusez moi, où sommes
nous ? »
« Ici c’est le paradis, monsieur, » l’homme repondit.
« Wahou ! Avez-vous de l’eau ? » Demanda l’homme.
« Bien sûr monsieur. Entrez, et j’aurai de l’eau bien glacée que l’on vient
juste d’apporter. »
L’homme fit un geste et la porte se mit à s’ouvrir.
« Est-ce que mon ami peut venir ? » Demanda le voyageur en désignant
son chien.
« Je suis désolé, monsieur, mais nous n’acceptons pas les animaux de
compagnie ici. »
L’homme refléchit un moment et se retourna vers la route et continua
dans le sens où il allait avec son chien.
Après une autre longue marche, et au sommet d’une autre haute
montagne, il arriva à une route sale qui menait à la porte d’entrée d’une ferme et
qui semblait n’avoir jamais été fermée. Il n’y avait pas de barrière.
Comme il approchait de la porte, il vit un homme à l’intérieur, adossé à
un arbre et lisant un livre.
« Excusez moi ! » Dit-il à l’homme. « Avez-vous de l’eau ? »
« Oui, bien sûr, il y a une pompe làbas, entrez. »
« Et pour mon ami ici present ? » Demanda le voyageur en désignant son
chien.
« Il devrait y avoir un bol près de la pompe. »
Ils traversèrent la porte, et certainement il il y avait une vieille pompe à
manivelle avec un bol à côté. Le voyageur rempli le bol et bu longuement lui-
même, ensuite il en donna à son chien. Quand ils furent pleins, le chien et lui
retournèrent vers le monsieur qui se tenait près de l’arbre.
« Comment appelle t-on cet endroit ? » Demanda le voyageur.
« C’est le paradis ? » l’homme repondit.
« Bien, c’est un peu confus, » dit le voyageur. « L’homme sur la route un
peu plus bas a dit que làbas aussi c’était le paradis. »
« Oh, vous faites allusion à l’endroit où il ya une rue en or et une porte en
perle ? Non. C’est l’enfer. »
« Cela ne vous rend pas fou de les voir utiliser votre nom ainsi ? »
« Non, nous sommes juste contents qu’ils nous débarrasent des gens
capables d’abandonner leurs meilleurs amis. »

10
Les deux divinités et l’huile de cuisine

Cette denière histoire était à l’origine insérée dans un chapitre de


l’ancienne édition où je parlais de mes difficultés à aider les gens à s’évader du
samsara. Il y avait des moments où je pensais qu’il m’était presque impossible
de continuer et je voulais abandonner mon travail charitable. J’ai alors pensé à
cette histoire qui était, une fois encore, de mon maître Tan Mor Sieng. Mon
travail a d’une certaine façon survécu en posant un but clair qui est d’aider juste
une seule personne à la fois et au bon moment.

Deux divinités descendirent du ciel (paradis) et voulurent aider toute


personne qui se montrerait digne d’être aidée. Ils se déguisèrent en marchants
ambulants vendant de l’huile de cuisine. Le jour de leur décision arriva et les
deux divinités placèrent deux grands barils d’huile de cuisine au carrefour
principal du marché. Au lieu de vendre l’huile à un bas prix comme ils l’avaient
fait ces quelques derniers jours, ils crièrent aux gens d’apporter leur propre
recipient et de se servir eux-mêmes. A peine l’annonce avait-elle été faite que le
gros de la foule se rua sur les barils d’huile. Tous se démenaient pour puiser le
maximun d’huile qu’ils pouvaient tirer des barils. Les deux divinités utilisèrent
leurs pouvoirs magiques pour empêcher que l’huile ne finisse dans les barils
quelque soit la quantité qui était puisée, il y en avait toujours. Ils remarquèrent
que, il y avait rarement quelqu’un qui pensait qu’il ne devait prendre que la
quantité dont il avait besoin. La plupart d’entre eux revenaient même en prendre
encore. Les deux divinités secouèrent la tête, désespérées et pensaient : « ces
gens sont trop cupides pour être aidés. »

Finallement, il eut un homme qui approcha les divinités et demanda juste


un petit bol d’huile de cuisine. Il insista que c’était tout ce dont il avait besoin.
Les êtres celestes se sourirent l’un à l’autre et étaient content que finallement il y
ait au moins une personne sur terre digne d’être sauvée. Ils suivirent l’homme
chez lui et lui demandèrent s’il voulait savoir comment faire pour aller au ciel,
au paradis.
L’homme repondit : « Non, je ne veux pas connaître le chemin qui mène
au ciel. Ce que je voudrais savoir c’est votre sécret pour maintenir les barils
pleins jusqu’au bord tout le temps. Si vous pouvez me dire ce sécret, je serai très
riche et heureux. »
Les deux divinités disparurent soudainement et ne revinrent jamais plus
sur terre !

11
La signification de l’importance accordée au 25ème anniversaire

La plupart des cultures ont une certaine façon de marquer l’entrée du


jeune dans le monde des adultes à un certain âge, par exemple, les garçons juifs
doivent être circoncis à l’âge de 13 ans – si je me souviens bien- une cérémonie
marquant une étape importante dans la vie. Avec l’influence de la culture
bouddhiste, les thailandais de sexe masculin marquent cette étape importante de
l’entrée dans le monde des adultes en se faisant ordonner moine à l’âge de 20
ans. Néanmoins, la 25ème année est aussi une étape importante qui a une
signification particulière pour les thailandais des deux sexes. Quand un enfant
atteint l’âge de 25 ans, tous les parents thailandais et chinois comme les miens
demanderont à leur enfant de faire particulièrement attention à leur santé
physique, leur demandant de rester très loin de tout danger potentiel. Certains
parents deviennent paranoïaques et ont peur que leur enfant n’aille tenter le
destin en allant faire de l’escalade en montagne, le saut à l’élastique, le saut en
avion, etc… La plupart des parents vont continuellement rappeler les codes de
sécurité à leur enfant malgré le fait connu que n’importe qui peut se faire
renverser par une moto à l’entrée de sa maison sans avoir fait preuve
d’imprudence.

Cependant, pour contrecarrer le malheur qui pourrait arriver par suite de


« mal chance », on demande aux personnes âgées de 25 ans d’accomplir
beaucoup d’actes méritoires (tam boon), en donnant regulièrement l’aumône aux
moines, en se faisant ordonner moine, en observant de façon stricte les préceptes
moraux, en devenant végétarien, en faisant plus de charité etc… En faisant
beaucoup d’actes méritoires durant leur 25ème année, les thailandais croient
qu’ils seront bien protégés du mauvais présage qui pèse sur eux à cette étape
importante de leur vie. Pour un esprit occidental, ceci n’est rien d’autre que de la
superstition.

Mes parents, particulièrement ma mère n’étaient pas differents des autres,


chacun à son tour, mes six frères et sœurs et moi avons réçu les mises en garde
de prudence quand nous avons atteint nos 25 ans. Comme je suis le 6ème enfant
des sept enfants qu’ont eut mes parents, j’ai entendu ma mère repéter les mêmes
conseils à mes frères et sœurs. Quand j’étais adolescente, j’étais impatiente que
se soit mon tour car je pensais que cela devait être spécial que d’arriver à l’âge
de 25 ans. Avant que je n’atteigne cette importante étape, j’étais passée par
d’importants hauts et bas de la vie. J’ai vecu deux soulèvements durant mes
années d’étudiante et j’ai failli me faire tuer. J’ai quitté la maison pour habiter
dans un temple dans le nord et puis dans une caverne pendant une durée totale
de 7 mois ; j’ai fait vivre à ma mère l’enfer par les inquiétudes. J’ai même eu ma
brève mais extraordinaire rencontre de l’illumination à 23 ans. Au moment où
j’ai atteint mes 25 ans, je ne ressentais vraiment rien de spécial. Essayant de
remplir ses devoirs de parent et totalement inconsciente de la nouvelle maturité
spirituelle de sa fille, ma mère m’a conduite à accomplir certains actes
méritoires tout le long de ma 25ème année. Je ne comprenais pas alors et je
suivais les orientations morales de ma mère comme une part de notre tradition
bouddhiste que nous devions docilement observer sans poser des questions. Cela
ne m’était pas difficile puisque j’accomplissais les actes méritoires depuis aussi
longtemps que je pouvais me souvenir. De plus, je me sentais en sécurité et
réassurée sous les ailes de ma mère comme le serait la plupart des enfants. Ceci
devrait sembler étrange aux occidentaux car à 25 ans on est supposé être depuis
un certain temps dans l’âge adulte.

Pour avoir vécu en Angleterre pendant presque aussi longtemps que j’ai
vécu en Thailande et n’étant pas entourée de personnes qui en parlent, j’ai
temporairement oublié tous les rituels qui entourent le 25 ème anniversaire. Ceci
jusqu’à l’année passée où j’ai subitement réalisé que mon premier fils atteignait
ses 25 ans. Mon puissant instinct maternel s’est immédiatement mis en marche :
ressentant un fort sentiment de protéger sa progéniture du danger. J’étais toute
fois un peu inquiète de ne pas savoir comment expliquer ce rituel à mon fils qui
avait été élevé en Angleterre et avait grandi avec ‘’Star Trek’’ et ‘’The X Files’’.
Il n’ y avait aucun doute que mon fils prendrait ceci comme une complète
absurdité et pourrait considerer sa mère comme une personne totalement
superstitieuse. Ceci est l’une des raisons d’être de cet article.

Si on veut raisonner un peu, on pourrait dire que tout ceci est une
ingénieuse stratégie mise en place par les ancêtres des thais dans leur volonté de
guider leurs descendances vers l’ultime but de la vie – la connaissance qui
resulte de l’illumination du Bouddha. Le concept fondamental bouddhiste de la
vie est de savoir que la vie a un but précis à atteindre qui est celui de mettre fin
au cycle de renaissances (samsara), ce qui signifie aussi atteindre la fin de toute
souffrance et d’accéder à la paix éternelle. Les moyens pour quitter le samsara
sont d’observer les préceptes moraux aussi bien que cultiver l’esprit au travers
de la méditation.

Par conséquent, le sens caché de ce rituel social accompli à l’âge de 25


ans n’est rien d’autre qu’un moyen d’encourager les jeunes à observer les
préceptes moraux et à pratiquer la méditation. C’est la raison pour laquelle il est
très commun de voir les jeunes hommes se faire ordonner moines à cet âge
puisque ces deux pratiques – la morale et la méditation – sont observées avec
attention par les novices.

Mais la signification la plus profonde de cette tradition morale est basée


sur un fait simple : tout ce qui sort retourne à son origine. Les bouddhistes
croient fermement que personne ne peut échapper aux conséquences de ses actes
et ils ont particulièrement peur de leurs mauvaises conséquences karmiques.
Pour ceux qui croient au karma, la coincidence n’existe pas. Ceci est la réponse
à tous ces ‘’accidents anormaux’’ lorsque de mauvais évènements arrivent aux
gens au « hazard » et d’où il ressort des questions très familières à tous :
pourquoi moi et pas toi ? Pourquoi ont-ils tué mes enfants et pas les autres ?
Pourquoi ceux que j’aime sont montés dans cet avion maudit alors même qu’ils
n’étaient supposés y être ? Pour les bouddhistes, tous ces évènements
malheureux sont le résultat des mauvais karmas précédents qui les rattrappent.
En faisant regulièrement des actes méritoires, comme donner l’aumône, c’est un
moyen d’échapper aux dettes karmiques.

Si les personnes âgées de 25 ans gardent la coutume d’observer les 25


articles des bonnes actions tout le long de leur 25ème année, le résultat de leurs
actes méritoires leur reviendra en conséquence. Le résultat de leurs bonnes
actions agira comme un bouclier de sécurité, protégeant la personne de toutes
sortes de maux et de dangers dont elle pourrait faire face de façon inattendue du
fait de son mauvais karma précédent.

Pour garantir que la personne dont c’est l’anniversaire posera les actes
positifs nécessaires, traditionnellement cette personne doit faire un vœu devant
une image du Bouddha. Une fois que la promesse est faite, c’est la marque du
commencement d’un nouveau chapitre dans la vie : entrer dans la vie
responsable d’adulte avec la garantie d’un certain niveau de bonheur et de bonne
chance du fait du bon karma accompli pendant sa 25 ème année. Les 25 règles des
bonnes actions sont normalement constituées de la combinaison des préceptes
moraux, de la charité, de la pratique de la méditation et de la sagesse qui est ce
savoir qui nous guide vers la connaissance de la véritable destination de la vie .

En ce qui me concerne, ceci est tout à fait une ingénieuse stratégie de nos
ancêtres thaïs qui voulaient préserver la paix et le bonheur pour les jeunes
générations.

Que la paix soit avec vous.

Supawan Green
LES ŒUVRES DE SUPAWAN GREEN

EN ANGLAIS

1. Dear Colin what’s the meaning of life? Minerva press

2. Can a caterpillar be perfect? Mental health publication

3. A handful of leaves (2nd edition) released soon, distributed by


Amarin

4. The user guide to life… the moral diet. Distributed by Amarin

5. The user guide to life… the law of karma. Distributed by Amarin

6. Do you know what a normal mind is? Skybook

7. Einstein questions, Buddha answers. Skybook

8. Buddha answers Einstein questions. (The collection of No 6 and


7 put together). released soon, distributed by Amarin

9. Bringing our mental self back home. (A series) released soon,


distributed by Amarin.

10. Understanding Buddhism and the 6th sense. Free distribution-


please visits the web site for more details.
.

EN FRANCAIS

1. Une Poignée de Feuilles - consulter le site web

2. Le guide pour une vie véritable… l’Hygiène Morale - consulter


le site web
3. Le guide pour une vie véritable… La Loi du Karma – cosultez le
site web

INFORMATIONS

Si vous voulez en savoir plus sur les œuvres de Supawan, s’il vous plaît allez sur
les sites suivants.

www.supawangreen.in.th

www.hereandnowholiday.com

email : supawanpg@gmail.com

innocentperception@gmail.com

Adresse : PO box 2034


Post Office Branch Rama V
(Chulalongkorn University)
10332
Bangkok Thailand

Tel. 089 0195656, 086 6100001


086 5639031, 081 8066009

Vous vous adresserez aux responsables en Thaïlande


RETRAITES DE VACANCES : ETRE ICI ET MAINTENANT

Passez trois jours avec l’auteur renommé Supawan Green pour qu’elle puisse
vous guider à travers une série de causeries informelles qui vous conduiront vers
la Vérité Ultime.

La connaissance fondamentale dont Supawan gratifie l’humanité vous est


donnée dans ce stage de vacances, où vous aurez la possibilité de trouver votre
Être véritable à travers des techniques de méditation auxquelles seront associés
le Tai Chi Qi Gong et le Yoga enseignés par l’auteur dans les livres tels que, le
guide pour une vie véritable, etc.

Les stages de vacances avec pour thème essentiel ÊTRE ICI ET


MAINTENANT, ont lieu dans la belle et merveilleuse région de Nakhon Nayok
en Thaïlande, logée dans une forêt d’un vert éternel le long de quelques sources
tranquilles, provenant des chutes magiques de Nang Rong.

Voir nos sites web :


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COMMENT VOUS POUVEZ AIDER SUPAWAN

J’espère que la lecture de ce livre vous a été agréable. Si vous êtes d’accord avec
moi et que vous voulez m’aider à diffuser cet enseignement, ses paroles de
vérité à l’humanité, voici quelque chose que vous pourrez faire :

1) Parler de mes livres ou de mon site web à au moins une personne


que vous aimez et qui est prêt à entendre ce message.

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3) Contribuer à mon fonds d’édition, qui sert à financer mes livres en


anglais et en thaï qui seront distribués gratuitement. Votre contribution
sera bien utilisée pour diffuser la Vérité.

S’il vous plaît veuillez faire vos virements à ce compte.

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(Compte d’épargne)

Banque : Kasikorn Bank


Agence : Ekamai
No de compte : 059- 2 38880- 6

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J’aimerai saisir cette opportunité pour vous remercier par avance de votre
aide quelque soit la voie que vous choisirez pour nous l’apporter.

Supawan Green