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Université Ibn Zohr. Année universitaire 2002-2203 Faculté des sciences juridiques. Economiques et sociales Agadir. Travaux dirigés.......Economie monétaire (Doctrines économiques et politiques monétaire : notions’ “ie base) Préparé Par Mr : Abdallah Sadik ines Economiques et politique monétaire notions de base Doct D Lanalyse keynésienne souligne Vincapacité des mécanisthes marchands spontanés (done du lasserfaire) & assurer une croissance stable et le pein-emplol: Ia notion de «chomnige involontaire » s'oppose a la thése libérale du «chémage volontaive » sclon ta quelle le refus de baisser les salaires relatifs serait Ia cause du chémage ; le salaire lant & la fois wn coil et un débouché, et Minvestissement (créateur d'emploi) étant tui-méme tributaire danticipation sur les débouchés, la baisse des salaites peut creuser la crise au lieu de la résdrber ~ et elle n’assure en aucun cas un équilibre de plei i Faction sur fe taux dintérét (politique monétaire visant, dans une optique libérale 4 éy pargne ei l'investissement), elle se heurte aussi, dans optique keynésjenne & fa comparaison faite par les investisseurs potenticls entre taux d'épargne et « cfficacité marginale de investissement » (assimilable 4 Vanticipation de profits et de débouchés associés 4 un investissement productif). Si celle-ci est basse, méme de faibles taux d'intérét n'assureront pas Pinvestissement et done ta création @emplo. En outre, pour Keynes, te taux €intrét n'égalise pas éparyne et investissement mais agit sur Ioffe et ix demande de monnaie dans une économie de production monétaire (oti la monnaie n'est pas un voile neutre) Les politiques d “inspiration keynésiennes povsant les «30 gloricuses » retiennent idée que les mécanésmes spontanés du marché peuvent étre défaillants, tiotamment face au chomage et a la tise et que H'action sur les taux d'intérét est insuffisante * Doi les priorités (volontaristes) des politiques économiques (croissance et plein-emploi). + Dans ce cadre, la politique budgétaite vise a soutenit la « demande effective » par des dépenses publigues ow par une politique fiscale. redistributive (en faveur des catégoties & bas niveaux de revenu dont Ja propension marginale & consommer est forte). La politique monétaire (crédits faciltés, taux dintéréts faibles) appuie ces orientations qui poursuivent une pluralité dobjectils finals (croissance, conlréle des prix, plein-emploi) selon fa phase du cycle économique (logiqu contracyclique, politiques de « stop and yo », diserétionnaire, e"est-Adire selon les phases de surchauffes inflationnisies ou de ralentissement de ln croissance). ‘Aw plan théorique, ces interventions se situent dans Je cadre d'une interprétation dichotomique de l'économie (articulation et non pas séparation entre sphére monétaire et sphére «créelle ») ; elles relevent aussi de l'interprétation néokeynésienne de ta courbe de Phittips' selon laquelle un pew dinflation est le prix & payer pour tence vers le plein emploi. Ceci suppose cffect un sdle actif de 1a politique monétaize sur l€conomie réelle : Jes crédits (servant & financer FFlat ou PEconomic) et les taux cintéréts bonifiés doivent soutenir les politiques de rclance ou des secteurs particuliers de lécouotnie. 29) Les approches monétaristey réaffinment au contraize une vision dichotomique de Péconon (fonction privilégiée de la monnaie comme intermédiaire aux échanges, sorte de voile neutre, bien que, sous linllucnce keynésienne, In it désonmais considérée comme un actif financier liquide. Liinftation est, selon Friedman, un phénoméne exclusivement «monétaire » lié & une Cop grande é de monnaic en circulatio Dés les années 60 la polémique sur fa courbe de Phillips oppose Friedman a fa relecture de SamutelsowDebreu. Friedman a toutefois introcuit une distinction entre court ferme et long terme car il lui fallait bien reconnatte dans les années 1960 une ceriaine efficacité des politiques inspiration keynésiennes sous Mangie du plein-emploi. Ml admettait dés lors que la politique monétaire pouvail & court ferme stimuler fa création cemplois, mais il la rejetait comme globalement quant " On sappelle que Phillips a publié cn 1958, une courbe mentrant une corrélation inverse entee taux de chomige et taux d'aecroissement des salaires nominaux élablie 5 partic d'une étude empirique sur prés d'une sigele (1861- 1957) de données concernant la Grande-Bretagne. Cette coud a fat l'objet d'une « relecture » de Samuelson et Solow en 1960: passant du taux de croissance des salnires au taux dinflation (moyennant Ihypothése d'une croissance du taux de salaire supéricure 4 celle de ta croissance de la productivité du (avail), les auteurs interprétaient la courbe en termes de wdileme inflation-chémage ». I s'agit évidemaent d'une interprétation restrictive et discutable de inflation rlont la cause essentiell airs. réduite ala hausse de et along (ermé perverse. Son effet de court terme était da, selon lui, & illusion’ moné'vire pesant de fagon dissymiérrique sur les salariés et les employeurs. En demier ressort, le plein-rmploi ne peut résuller que des mécanismes marchands « libérés » ~ ce qui isipose un refour dla « fexibilté » dt travail et des salaiires. ‘On en revient en effet A linterprétation néo-classique 2 chéney2 comme ~volontaire » : Hempist est déterminé sur un « marché du travail » 08 des offtes et de demardes d'emplois s'expriment én fonction des salaires réels (ou relatifs, s/p) et non pas nominaux (8). Selon ce schéma, tune baisse du salaire réel implique une haisse de Ioffe de travail (des salariés) et une hausse de la demande émanant des entreprises. Le salaire réel est une variable d’ajustement. Le sctaire réet doit évoluer comme la productivité du travail (qui est supposée baisser quand l"embauche s*accroit). On retrouve alors Tanalyse libérale du chémage volontaire ” dii aux résistances des salariés qui refusent la baisse du salaire réel - ou qui préferent des allocations plutét que travail'er... D'oit les préceptes libéraux :.supprimer les protections et I’interventionnisme dEtat. Les “nouveaux classiques” radicaliseront approche de Friedman en affirmant qu’é court et & long terme dominent des «anticipations rationnelles » intégrant en fait effet de Tinftstion, et donc déjouant (oute illusion monétaire. La défiance envers les politiques économiques impulsées par !Etat (cf. aussi « Supply siders » et Ecole du Public Choice) se tradwira notamment par kt recommrandation de rendre les Banques centrales indépendantes des pouvoirs publies. Cette approche inspirera le statu de la Banque centrale européenne (BCE), plus indépendant des pouvoirs publics que la "ED (Banque centrale des Etats-Unis). Globalement, la politique monétaire doit selon l'approche moneétariste accompagner le cycle (done assurer des liquidités dans 'é...nomie proportionnelles & la croissance du PIB) : ceci raméne & tune conception de la monnaie comme “voile” neutre, et &'approche quantitative de la monnaie seton laquelle la « masse monétdire » détermine les prix. Les autorités monétaires doivent done contrdler la masse monétaite et briser les anticipations inflationnistes.. Ce qui souldve trois questions récurrentes = Quel agrégat exprime ici la « masse-monétaire » ? = les BC contrdlent-lles la création monélaire et ces agrégats ? - Finflation est-elle seulement due a la quantilé de monnaie en cites ion nt n*étant 3°) Ou ne peut identifier politiques néo-libérates et monétarisme ~ce lernice cos qu'une de: composantes des écoles néo-libérales, et des divergences opposants les courants se réclamant Hayek (avec les « supply siders » - théoriciens mettant "accent sur les conditions de « Voffze) et les monétaristes. = les premiers n'adhérent pas a la conceptions quantitativiste (monétariste) de la monnaie ~ et ne retiennent done pas un objectif de masse monélaire comme « object intermédiaire visant a réguler les prix. His en reviennent & des politiques plus pragmatiques, et a Tuilisation « classique » des taux intér€i comme variable supposée ajuster épargne et investissement - les théoriciens de offic ont critiqué ta politique monétariste de ta PED du toumant des dnnées 1980 ‘comme cause de la récession ~ aggravant au lieu de réduire les conditions « de offre » (de profit et de coils ~ avec la hausse des taux d'intérét). En pratique, comme en théorie, la BCE doit concitier des approches différentes entre BC nationales (BCN) du SEBC (systeme européen de bafiques centrales) : elle s’appuic done sur « deux stratégies »... dans sa politique monétaire : I'une de «masse monétaire », ct T'autre... de contrdle direct de Pinflation. aires, devant obéir A Le vrai point commun des uns et des autres est la conception de I'emptoi et de une logique de compétition marchande