Vous êtes sur la page 1sur 28

DECEMBRE 2013 / n°191 / 1,70 €

DES VŒUX POUR LES ÉCOLOGISTES

DE FRANCHE-COMTÉ

Même si nous ne sommes pas encore entrés dans la

saison des vœux, nous en avons pourtant à formuler après le

Congrès régional et le Congrès national décentralisé qui se sont tenus à Besançon les 16 et 17 novembre, et avant le Con- grès fédéral du 30 novembre à Caen (1). Ce sont bien des vœux de réussite, d’ouverture et de rassemblement que nous

souhaitons adresser aux adhérents et coopérateurs franc- comtois, aux lecteurs de La Feuille Verte et à tous ceux qui, au niveau local ou régional, ont des responsabilités dans notre mouvement.

Un congrès, c’est un moment où on renouvelle les ins-

tances du mouvement (CPR, BER, délégués au Conseil fédé- ral). Le BER sort renforcé, avec une équipe de 9 personnes.

Formulons le vœu que ces instances fonctionnent efficace-

ment, au service du mouvement !

Un congrès, c’est aussi un moment de débat, où chacun

développe ses idées, ses analyses. C’est un moment où l’on

rappelle nos « fondamentaux » communs, mais aussi nos dif-

férences. Pour être efficace, l’après-congrès devra, sans ou- blier ces différences, mettre l’accent sur nos

« fondamentaux ». Un vœu de rassemblement et de sérénité donc !

Un congrès, c’est encore un moment de questionne- ment, où le mouvement s’interroge sur ses valeurs, ses orien- tations, ses projets. L’après-congrès, sans abandonner la ré- flexion interne, devra s’ouvrir encore plus largement à la so- ciété civile, au monde associatif et syndical. Un vœu d’ouver-

ture donc !

Un congrès, c’est un moment de maturation, où on ré-

dige des textes, des orientations, où on est dans le monde des

idées. L’après-congrès devra mettre en œuvre des actions concrètes, organiser la présence des écologistes partout sur

notre territoire, renforcer nos groupes locaux. Un vœu d’effi-

cacité concrète donc !

DECEMBRE 2013 / n°191 / 1,70 € DES VŒUX POUR LES ÉCOLOGISTES DE FRANCHE-COMTÉ Même si
DECEMBRE 2013 / n°191 / 1,70 € DES VŒUX POUR LES ÉCOLOGISTES DE FRANCHE-COMTÉ Même si

Corinne Tissier et Bernard Lachambre

Cosecrétaires

(1) Ces lignes, vous, vous les lirez après ...

Sommaire
Sommaire

P 1: Edito P 2 : Rapport moral du Bureau Exécutif Régional P 5 :Composition du Conseil Politique Régional P 6 : Le Bureau Exécutif Régional P 9 : Résultats des votes : congrès national décentralisé P 11 : Science et écologie : spécial hydrogène-énergie P 13 : Réforme des rythmes scolaires : ça patine ! P 14 : 14-18 : vous avez dit « héroïsme »? P 15 : Communiqué du GL du Grand Besançon P 16 : Glacis : fin du campement, mais pas du problème P 17 : Immigration et vocabulaire

P 20 : Réforme fiscale : le début d’un frémissement

P 22 : Primaires européennes : pourquoi je soutiens Ska Keller et José Bové

P 24 : Montreuil : lettre à Dom P 26 : Ephéméride : échotidiens P 28 : Photos des congrès

Sommaire P 1: Edito P 2 : Rapport moral du Bureau Exécutif Régional P 5 :Composition
Congrès régional des 16 et 17 novembre
Congrès régional des 16 et 17 novembre

RAPPORT MORAL DU BUREAU EXÉCUTIF RÉGIONAL

  • 2 Le contexte

L’histoire des Verts est déjà longue, mais celle d’EÉLV est encore jeune. Sa naissance en Franche-Comté, au printemps 2011, a suivi celle de sa grande sœur natio-

nale, à Lyon, à l’automne 2010. La jeunesse, c’est une pé- riode magnifique, mais c’est aussi une période où on ap-

Le fonctionnement Notre nouvelle équipe, par manque de volon-

taires, s’est trouvée d’emblée réduite à seulement 6 per-

sonnes. En conformité avec les statuts et le règlement intérieur, nous avons différencié les fonctions de cosecré- taires et de porte-parole.

prend, on se trompe, on recommence en acquérant de

l’expérience. C’est un peu ce qui est arri- vé à EÉLV Franche-Comté. L’équipe élue au printemps 2011 a posé les premiers jalons, a mis en place les fondations, et en même temps a assumé le calendrier chargé de

2012, élections présidentielles et

législatives en particulier. Pour des raisons multiples, elle a passé la

main au cours de l’Assemblée gé- nérale convoquée à l’automne

Sommaire P 1: Edito P 2 : Rapport moral du Bureau Exécutif Régional P 5 :Composition

Ainsi, le bureau intermédiaire a été composé de :

  • - deux cosecrétaires, Brigitte et Bernard,

  • - un porte-parole, Philippe,

  • - une trésorière, Catherine,

  • - une déléguée aux groupes lo- caux, Marie-Claire,

  • - une trésorière de l’Association

de financement, Antoinette (qui a

quitté le bureau quelques mois

après son élection).

2012. C’est de cette AG qu’est

sorti le Bureau Exécutif Régional actuel. Au cours de cette

AG, Claude Mercier, au nom de l’équipe précédente, avait esquissé le bilan des 18 premiers mois d’EÉLV

Franche-Comté. Nous ne reviendrons pas dessus. Nous re- tiendrons que la tâche était vaste, complexe et pleine

d’inconnu, que l’équipe qui nous a précédés n’a pas déméri-

té, bien au contraire.

Pas de parité : 4 femmes et 2 hommes - mais qui

s’en plaindra ? Comme nous n’étions pas en période élec-

torale, la fonction de délégué aux élections a été assurée par le BER et plus formellement par Bernard, mais il sera

nécessaire, dans le prochain Bureau, d’en avoir un à part

entière. Il faut noter que la charge de travail pour une équipe réduite a été très dense.

Le Conseil Politique Régional (CPR), parlement au

niveau régional de notre mouvement, s’est réuni 5 fois

depuis notre AG du 20 octobre 2012, sans compter la séance de début juillet annulée parce que prévue le même jour que la réunion organisée par Éric Alauzet pour dresser

un bilan de sa première année à l’Assemblée.

Une des difficultés rencontrées concerne le nombre de personnes présentes au CPR. Il est arrivé que le quo-

rum (50 %) ne soit pas atteint. Dans ce cas, le CPR s’est

malgré tout réuni, a travaillé sur les sujets à l’ordre du jour,

mais a repoussé les décisions qui devaient être prises.

Nous reparlerons de cette question de quorum puisqu’une

modification des statuts vous sera proposée.

Outre les questions d’ordre politique, le CPR a discuté

et validé le règlement intérieur, dont une première rédac-

tion avait été faite par le BER, avec l’aide de Claude

Mercier. Il vous sera proposé de le valider à votre tour tout

à l’heure. Nous n’avions pas jusqu’alors de règlement inté-

rieur, il fallait préciser certains points du RI national, qui étaient laissés au libre arbitre des CPR, et formaliser nos règles de fonctionnement interne, celles du congrès par exemple.

Les comptes rendus du CPR ont systématiquement

été envoyés à l’ensemble des adhérents et des coopéra-

teurs.

Le BER,

quant à lui, s’est réuni à Besançon tous les

15 jours, hors périodes de vacances scolaires. Les réunions

en présence ont été privilégiées dans la mesure du pos- sible ; ceux qui ne pouvaient se déplacer à Besançon ont assez régulièrement participé à ces réunions via le télé- phone. Cette organisation a mobilisé du temps dans la mesure où seule la trésorière est bisontine, mais le constat est positif : la participation est plus facile quand les gens

sont présents, la qualité des échanges est meilleure, et

puis ces réunions sont aussi l’occasion d’une rencontre avec nos salariés. L’éloignement de Besançon a été une des causes de la démission d’Antoinette, début 2013.

Nous regrettons sa démission, mais nous comprenons que la charge des déplacements devenait trop lourde. Les comptes rendus du BER sont envoyés à tous les membres du CPR et aux responsables des groupes locaux.

Nos salariés.

Rappelons qu’ils effectuent à eux deux 1,25 temps

plein, Suzy pour un mi-temps et Gilles pour un mi-temps complété par un quart de temps pour le groupe local de Besançon.

La répartition du travail n’a pas notablement changé

entre eux, Suzy assurant en priorité les tâches administra-

tives et Gilles les tâches à caractère politique (revue de presse, communiqués de presse, listes de diffusion et de

discussion…).

Notons cependant que Suzy a pris en charge de façon très volontariste la réalisation de La Feuille Verte depuis le début de 2013, Feuille Verte qui a poursuivi sa parution régulière et qui maintenant vit très bien. On peut remercier tous les militants qui mettent la main à la pâte (ou plutôt au clavier et au stylo). Le Comité de lecture de La Feuille Verte en parlera plus longuement. En conclusion, notre équipe salariée a été bien mobilisée. Leurs tâches ont été extrêmement variées et de nouveaux outils ont été créés grâce à eux, comme le livret

d’accueil pour nos nouveaux adhérents et coopérateurs et la carte d’adhérent envoyée désormais annuellement,

deux outils qui ont été fort appréciés. On peut les remer-

cier pour leur travail et leur implication dans la bonne marche du mouvement.

La vie du mouvement, le travail du BER au cours de cette partie de mandat.

Dès notre arrivée, nous avons souhaité, en accord

avec le CPR, changer de fournisseur d’électricité et choisir Enercoop, en accord avec nos valeurs. Si nous avons évo- qué la recherche d’un nouveau local, nos forces ne nous

ont pas permis de la mener à bien. Cela devrait être une

priorité de la prochaine équipe, notre local doit devenir accessible. Nous recevons des cartons et des cartons de documents que nos salariés transportent dans des esca- liers pas faciles et nous devons avoir le souci de leurs con- ditions de travail. Des conventions. Le Conseil fédéral a décidé de mettre cette année à profit pour travailler sur nos fonda- mentaux en organisant des conventions thématiques. La région Franche-Comté s’est pleinement engagée dans cette démarche en organisant deux conventions.

3
3
Le Conseil Politique Régional (CPR), parlement au niveau régional de notre mouvement, s’est réuni 5 fois
Le Conseil Politique Régional (CPR), parlement au niveau régional de notre mouvement, s’est réuni 5 fois

La première, sur la thématique de l’énergie, le samedi 16 mars à Morre, convention ayant reçu le label DNTE (Débat national sur la Transition énergétique) avec une bonne visibilité sur les réseaux, notamment celui du DNTE. Des débats riches dans les ateliers, les plénières et de nombreux intervenants extérieurs de grande qualité. Une

occasion d’inviter, de rencontrer nos partenaires ordinaires

associatifs, syndicaux et politiques, mais aussi les profes- sions du bâtiment, du transport, des énergies renouve- lables, etc. Un franc succès avec une centaine de personnes présentes.

La seconde convention, intitulée « Et si l’écologie

était l’avenir de l’industrie », s’est déroulée en soirée, le

jeudi 6 juin, à Montbéliard, avec comme invité Christophe Porquier, délégué Industrie de la commission nationale

Économie d'EÉLV. L’affluence fut moindre, sans doute à

cause du calendrier, mais aussi parce que les partenaires syndicaux que nous avions conviés ont décliné notre invita-

tion. Est-il si difficile de venir parler d’écologie dans le ber- ceau de l’entreprise Peugeot ? Il n’en reste pas moins que

les échanges ont été très intéressants et pertinents sur cette partie de la Franche-Comté qui va et qui doit se re- convertir.

Parlement européen à Bruxelles. C’est sur l’invi-

tation de Sandrine Bélier, députée écologiste européenne

du Grand Est, que 25 Franc-Comtois sont allés découvrir le Parlement européens les 24 et 25 juin 2013. Une grande

leçon pratique d’éducation civique, une soirée passée avec

Sandrine et son équipe à Bruxelles, la participation à une réunion de travail du groupe parlementaire écologiste au Parlement européen. Une initiative à reproduire !

4
4
occasion d’inviter, de rencontrer nos partenaires ordinaires associatifs, syndicaux et politiques, mais aussi les profes- sions

Au point de vue électoral, cette année a été un

peu plus calme, au moins jusqu'au début de septembre. Depuis quelques semaines, les municipales notamment et

les européennes de 2014 se profilent à l’horizon. Ces élec-

tions ne sont pas de la responsabilité régionale. Malgré tout, la région se met au service des groupes locaux, en fonction de leurs demandes, pour les accompagner. Et

puisque l’on parle élections, n’oublions pas que depuis l’au-

tomne, le Conseil général du Jura a une nouvelle élue, une écologiste, en la personne de Marie-Odile Mainguet. Nous lui souhaitons plein de réussite et surtout beaucoup de courage dans une collectivité où elle est la seule élue écologiste.

D’autres temps forts ou actions de longue ha- leine sont venus ponctuer l’année 2012-2013. Un vrai

catalogue à la Prévert, dont on ne citera que quelques événements :

  • - les manifestations organisées un peu partout en Franche-Comté contre l’aéroport de Notre-Dame-des-

Landes,

  • - la participation aux actions contre l’aéroport de

Tavaux, contre l’exploitation des gaz de schiste (à Saint- Claude), pour la défense du Mont-d’Or, en soutien aux étrangers expulsés ou menacés d’expulsion,

  • - la participation à la chaîne humaine contre le nu- cléaire à Paris, le 9 mars,

    • - le groupe Loup avec nos amis du Haut-Doubs,

    • - une présence notable à Vesoul, à l’invitation de

Cécile Duflot qui venait présenter le rapport sur l’égalité

des territoires,

  • - des communiqués et la participation à des émis-

sions télévisées, la dernière en date étant celle sur l’éco-

taxe avec notre cosecrétaire. Enfin, je ne voudrais sous aucun prétexte manquer de vous annoncer que le groupe local du Pays de Montbéliard a depuis quelques jours pignon sur rue avec son local dans une rue passante, 33 avenue des Alliés.

occasion d’inviter, de rencontrer nos partenaires ordinaires associatifs, syndicaux et politiques, mais aussi les profes- sions

Ce bilan est bien celui du niveau régional et n’a pas listé l’ensemble des actions menées au plus près de la

population par nos groupes locaux. Il marque les mo-

ments importants de la vie du BER et du CPR, sachant

qu’avec le renforcement du BER, nous pourrons ampli-

fier nos actions et gagner en efficacité.

Le BER

Philippe Chatelain, Bernard Lachambre, Brigitte Monnet, Marie-Claire Thomas, Catherine Thiebaut

Composition du Conseil Politique Régional (CPR)
Composition du Conseil Politique Régional (CPR)
Composition du Conseil Politique Régional (CPR) 5
Composition du Conseil Politique Régional (CPR) 5
Composition du Conseil Politique Régional (CPR) 5
Composition du Conseil Politique Régional (CPR) 5
5
5
Le Bureau Exécutif Régional (BER)
Le Bureau Exécutif Régional (BER)

Suite aux élections qui se sont déroulées lors du congrès régional d’EELV-Franche-Comté les16 et 17 novembre

2013 au Centre International de Séjour à Besançon, voici la composition du nouveau bureau. Ses membres sont au

nombre de 9. Rappelons qu’ils peuvent être jusqu’à 11.

Nous leur adressons nos félicitations pour leur élection et leur souhaitons de pouvoir travailler en cohérence et dans la sérénité, afin de mener à bien les tâches qui ne manqueront pas de se présenter tout au long de leurs 3 années de man- dat.

Nom des candidat-es

Nombre de voix

résultat

Bernard Lachambre

69

Elu au poste de cosecrétaire régional

Corinne Tissier

65

Elue au poste de cosecrétaire régionale

Philippe Chatelain

70

Elu au poste de coporte-parole régional

Brigitte Monnet

69

Elue au poste de coporte-parole régional

Marie-Agnès Chalumeaux

70

Elue au poste de déléguée à la communication

Benoît Cypriani

68

Elu au poste de délégué aux groupes locaux

Alain Ropion

70

Elu au poste de trésorier régional

Marie Claire Thomas

68

Elue au poste de déléguée à la parité et la diversité

Catherine Thiébaut

69

Elue au poste de trésorière de l’association de financement

6
6
 

Je termine mon deuxième mandat d’élue (ville

Corinne Tissier, cosecré- de Besançon et Grand Besançon) en mars 2014 et je ne me représente

Corinne Tissier, cosecré-

de Besançon et Grand Besançon) en mars 2014 et je ne me représente pas.

taire régionale

 

Je suis engagée depuis de nombreuses années dans le

âge : 60 ans

milieu associatif dans le domaine social, culturel et envi-

- -
-
-

profession : enseignante

 

ronnemental. Je participe depuis 1999 à la vie de notre parti au niveau

J’aimerais contribuer à notre ouverture sur la société

 

GL

du

Grand

Besançon-

conseillère

municipale

et

local, régional et national (2 mandats au conseil fédéral).

communautaire

pour que nos idées y progressent. Et tout cela dans la bonne humeur et la convivialité !

 

Bernard

Lachambre,

Eh oui, j’ai démarré ma participation au BER sur

-
-
-
-
-
-

cosecrétaire régional

 

le chapeau des roues, suite à l’AG d’octobre 2012.

62 ans

Engagé de longue date dans le milieu associatif, social,

- profession : professeur de maths retraité

syndical, je suis persuadé que notre mouvement doit, marcher sur ses deux jambes : l'action politique des élus

GL de Montbéliard

 

doit s'appuyer sur la réflexion et les propositions des

conseiller

municipal

et

militants d’EELV et du tissu associatif.

communautaire

De mes motivations multiples, s’il fallait n’en

 

retenir qu’une, ce serait de donner envie de s’investir

pour faire avancer concrètement nos idées. Nous avons

 
besoin d’adhérents certes, mais surtout, d’adhérents engagés motivés. J’en ajouterai une seconde : tout faire pour

besoin d’adhérents certes, mais surtout, d’adhérents engagés motivés. J’en ajouterai une seconde : tout faire pour que EELV soit un lieu de débat et d’échanges.

 

Brigitte

Monnet,

coporte-

Porter la parole de notre mouvement, des mili- tant(e)s qui le constituent.

parole régionale

J’étais engagée depuis de longues années tout d’abord

âge : quelques printemps dans le milieu associatif puis syndical où j’ai eu de nom-
  • âge : quelques printemps

dans le milieu associatif puis syndical où j’ai eu de nom-

  • - profession : infirmière con-

breuses responsabilités ; ces engagements m’ont con-

seillère technique mais j’ai

duite à me tourner vers ce mouvement politique qu’est

EELV, car il porte un autre modèle de société, un modèle

cessé de travailler pour me

respectueux de l’homme et de son environnement.

consacrer à mes mandats de Conseillère régionale et de Maire de Vincelles

Grâce à notre mouvement nos idées progressent, pas

 
GL du Jura-Sud

GL du Jura-Sud

 

suffisamment certes, mais continuons énergiquement et positivement.

 

Sur le plan collectif je me refuse à voir ce mou- vement auquel je continue de croire se déliter et suc-

comber à la sinistrose ambiante. Je continue d’y croire

parce que le réel est têtu et que chaque jour le bien

 

Philippe

Chatelain,

co-

fondé de nos idées est confirmé par les faits (liens san-

porte-parole régional

té/environnement, énergie…) Je sais bien qu’en poli-

âge : 53 ans tique il ne suffit pas d’avoir raison…mais quand même
  • âge : 53 ans

tique il ne suffit pas d’avoir raison…mais quand même

ça aide. Je continue d’y croire parce que comme il a été

dit lors de notre congrès si l’Europe est le problème

  • profession : directeur d’éta- blissement social

  • GL de Vesoul-Gray

  • conseiller municipal et

(dumping social, projet d’accord UE/USA) l’Europe est

aussi la solution (paix, stabilité, exigence environne-

mentale

)

seul notre parti aussi chaotique soit il est

communautaire

vraiment ancré dans la perspective d’une construction

 

démocratique à l’échelle du continent au travers no- tamment du Parti Vert Européen.

 

Sur le plan personnel je me refuse à basculer

dans le camp des « y’a qu’a » « faut qu’on » ou de

m’éloigner en

ricanant

de

nos

(nombreuses) incohérences. J’ai donc l’ambition d’ap- porter ma contribution qui sera, je le sais d’avance, im-

parfaite et critiquable (comme dirait une amie verte qui se reconnaitra je fais selon mes moyens et mes capaci- tés J).

7
7
 

Au-delà des motivations politiques de renforce-

ment et diffusion des idéaux et valeurs de l’écologie
 

ment et diffusion des idéaux et valeurs de l’écologie

Alain Ropion, trésorier régional

politique, je souhaite aider la structure et la transpa-

  • âge : 65 ans

rence dans notre parti-mouvement.

  • - profession : ingénieur re-

C’est pourquoi j’adhère à l’obligation de distin-

traité

guer la fonction de gestion et planification charges

(dépenses), que je propose d’assumer, de celle de col-

  • - GL de Vesoul-Gray

lecte et gestion des produits (recettes) que Catherine va conserver.

 

Catherine Thiébaut,

 

trésorière de l’association de

Après avoir dépensé les recettes du parti en te-

financement

financement

  • Age : 56 Ans

nant la comptabilité du parti pendant 6 ans, je suis moti- vée maintenant pour m'occuper des recettes (rires)

  • Profession : Contrôleuse

puisque telle est la fonction de la trésorière de l'associa-

Des Finances Publiques

tion de financement et, bien sûr, participer à la gestion

  • GL du grand Besançon

et aux décisions politiques de notre région!

  • conseillère municipale et communautaire

conseillère municipale et communautaire
 

Benoît Cypriani, dé-

 
légué aux groupes locaux Après 13 ans comme élu municipal et conseiller

légué aux groupes locaux

Après 13 ans comme élu municipal et conseiller

  • 59 ans

d'agglo à la ville de Besançon, et comme président du

  • - enseignant hospitalo- universitaire

groupe des élus EELV, j'ai décidé de passer à autre chose sans quitter mon engagement politique. En entrant au

  • - GL du grand Besançon

BER, je change d'angle de vue. La facette régionale de

  • - conseiller municipal et communautaire

notre parti, c'est une autre façon d'agir, plus loin du ter- rain mais plus propice à la réflexion de fond.

Marie-Claire Thomas, Femme, employée de base, handicapée, vivant dans un milieu rural, c'était pas gagné pour

Marie-Claire

Thomas,

Femme, employée de base, handicapée, vivant dans un milieu rural, c'était pas gagné pour la politique. Etrangement, ce qui aurait pu être considéré comme des freins a été mon moteur. Je sais qu'à EELV, au delà des

déléguée à diversité

la

parité et

à

la

mots, tout le monde, avec ses singularités peut agir et militer et peut être un apport dans notre mouvement.

  • âge : 52 ans

Contre l'invisibilité des minorités dans une société qui

   

tend à normaliser, je suis engagée dans la lutte contre

  • profession : retraitée

  • GL des Vosges Saônoises

 

toutes les discriminations, mais plus spécialisée dans

celles liées au handicap et aux femmes. Co-secrétaire du

  • conseillère municipale

 

groupe des Vosges Saônoises, je milite aussi quotidienne- ment dans des associations environnementales.

 

Marc Twain a dit, « ils ne savaient pas que c'était impossible, alors, ils l'ont fait ». Une société écologique, bien sûr que c'est possible, d'ailleurs nous sommes en- train de la créer.

8
8
 

Marie Agnès Chalumeaux,

Vingt ans bientôt que je me satisfais d’une partici- pation discrète et finalement très confortable à notre

déléguée à la communication mouvement politique récemment autoproclamé Europe

déléguée à la communication

mouvement politique récemment autoproclamé Europe

  • profession : professeur d’arts

âge : 53 ans

  • - GL du Pays Dolois

Ecologie /Les Verts. Merci Hubert de me dire que j’ai pris le temps de mûrir ‘en politique’, je n’aurai donc pas pris

plastiques

tout ce temps que pour gagner trois dan à ma ceinture d’aïkido - art martial non violent- Un mandat municipal plus loin, j’emprunte à mon grand-père son art de la synthèse : ‘Ah !! on a travaillé,

  • - conseillère municipale communautaire

et

va !’ (vous ajoutez un fort accent du Jura) Nous sommes le parti de ‘l’agir’ localement et collectivement, nous n’avons pas démérité, et j’ai la pré-

Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013

RESULTATS DES VOTES

Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s

Résultats des votes :

1.

Motions d’orientation générale :

 
 

Nombre de suffrages exprimés : 84

Ont obtenu :

Titre

Franche-Comté

En %

National

Motion A

« Pour un cap écologiste »

  • 48 38,30%

voix

57,14%

 

Motion B

« Là où vit l’écologie »

  • 19 8,76%

voix

22,62%

 

Motion C

« Objectif Terre »

  • 7 3,47%

voix

8,33%

 

Motion D

« Via Écologica »

  • 2 17,07%

voix

2,38%

 

Motion E

« Avenir Ecolo »

  • 1 6,30%

voix

1,19%

 

Motion F

« LMP La motion participative »

  • 4 20,58%

voix

4,76%

 

Motion G

« Déterminé-es »

  • 0 4,12%

voix

0%

 

Bulletins blancs

 
  • 3 1,4%

3,57%

 

2.

Délégué-e-s au congrès fédéral national du 30 novembre à Caen :

 
 

Nombre de postes à pourvoir : 9 Nombre de suffrages exprimés : 84

 

Ont obtenu :

 

Liste A

 

« Pour un cap écologiste »

  • 49 voix 5 délégué-e-s

   

Liste B

 

« Là où vit l’écologie »

  • 32 voix 4 délégué-e-s

 

Bulletins blancs

 

3

9
9

Listes de candidat-e-s :

Liste A : « Pour un cap écologiste »

Cyrielle Chatelain

Déléguée titulaire

Catherine Thiébaut

Déléguée titulaire

Bernard Lachambre

Délégué titulaire

Corinne Tissier

Déléguée titulaire

Claude Mercier

Délégué titulaire

Eric Morgen

Délégué suppléant

Marie-Claire Thomas

Déléguée suppléante

Philippe Chatelain

Délégué suppléant

Brigitte Monnet

Déléguée suppléante

Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des
Congrès national décentralisé : 16 novembre 2013 RESULTATS DES VOTES Inscrit-e-s : 170 adhérents-e-s Résultats des

Liste B : « Autre liste »

Cécile Prudhomme

Déléguée titulaire

François Mandil

Délégué titulaire

Alexandra Hunold

Déléguée titulaire

Nicolas Gonthier

Délégué titulaire

Liste B : « Autre liste » Cécile Prudhomme Déléguée titulaire François Mandil Délégué titulaire Alexandra
3. Membres du conseil fédéral (4/5 e régional) Nombre des sièges à pourvoir : 2 Nombre
3.
Membres du conseil fédéral (4/5 e régional)
Nombre des sièges à pourvoir : 2
Nombre de suffrages exprimés : 84
Ont obtenu :
Liste A
«
Pour un cap écologiste »
51 voix – 1 délégué
Autre liste
« Là où vit l’écologie » et « LMP »
32 voix – 1 délégué
Bulletins blancs
1
Liste A : « Pour un cap écologiste »
ELU
Non élue
Philippe Chatelain (titulaire)
Catherine Thiébaut (titulaire)
Eric Morgen (suppléant)
Marie-Agnès Chalumeaux (suppléante)
« Autre liste »
ELUE
Alexandra Hunold (titulaire)
10
Non élu
Michel Boutanquoi (titulaire)
Cécile Prudhomme (suppléante)
François Mandil (suppléant)
4.
Motions ponctuelles :
Liste B : « Autre liste » Cécile Prudhomme Déléguée titulaire François Mandil Délégué titulaire Alexandra
Liste B : « Autre liste » Cécile Prudhomme Déléguée titulaire François Mandil Délégué titulaire Alexandra
Liste B : « Autre liste » Cécile Prudhomme Déléguée titulaire François Mandil Délégué titulaire Alexandra
Liste B : « Autre liste » Cécile Prudhomme Déléguée titulaire François Mandil Délégué titulaire Alexandra
         

Résultat

Titre

Pour

Contre

Blancs

national

1

Coopér « Action »

39

4

 
  • 36 Rejetée

2

Imaginer une économie écologiste

23

35

 
  • 21 Validée

3

Rendre plus efficace le travail d’EELV sur le nucléaire

65

0

 
  • 14 Validée

4

Pour un revenu d’existence universel

73

0

 
  • 6 Validée

5

Non au stockage en couche profonde des déchets nucléaires Projet CIGEO

70

0

 
  • 9 Validée

6

Pour la création d’une commission thématique « Innovation démocratique »

20

38

 
  • 21 Validée

7

Réformer notre démocratie interne

57

8

 
  • 14 Validée

8

Pour une écologie politique à la pointe des combats sociaux et sociétaux

54

3

 
  • 22 Validée

9

Réformes statutaires

54

12

 
  • 13 Rejetée*

10

L’urgence rurale commande une action forte des écologistes

71

 

8

  • 0 Validée

11

Les périphéries renouveler par les marges pour prendre le large

38

 

36

  • 5 Rejetée

12

La disparition

15

30

34

Rejetée

* Cette motion a obtenu 62 % de « Pour » au niveau national. Mais pour être adoptée, elle doit réali- ser un score de 66 % car elle concerne les statuts. Elle est donc rejetée.

Science et écologie
Science et écologie

SPECIAL HYDROGÈNE-ÉNERGIE

La science pour éclairer les choix de l'écologie politique. La réflexion politique pour développer la critique de la science.

Le numéro de novembre 2013 de La Recherche fait le point sur les utilisations possibles de l’hydrogène, mais aussi sur les différentes méthodes de production et de stockage. Un dossier réalisé en partenariat avec l’ADEME, AFHYPAC, AIR LIQUIDE ET GDF SUEZ. (La Recherche n° 481, novembre 2013, pp. 91 à 106)

Science et écologie SPECIAL HYDROGÈNE-ÉNERGIE La science pour éclairer les choix de l'écologie politique. La réflexion

1. Production

On vient seulement de découvrir de l’hy- drogène d’origine naturelle qui émane de certaines roches, mais rien de dit qu’il s’avèrera exploitable. Ac-

tuellement, il y a deux principales méthodes de produc-

tion d’hydrogène industriel : le reformage et l’électro-

lyse.

Le reformage : c’est actuellement la forme quasi exclusive de production de l’hydrogène. On

fait réagir du méthane (gaz naturel) avec de la vapeur

d’eau, ce qui donne un mélange de CO2 et d’hydrogène.

On extrait ensuite l’hydrogène du mélange. Par cette

méthode, les industriels arrivent à produire de l’hydro- gène à 1,5 € le kg. On peut obtenir aussi le méthane utili-

sé dans le reformage par des réactions chimiques à partir

du pétrole. Dans ce cas, l’hydrogène s’inscrit complète- ment dans l’économie des énergies fossiles et n’apporte

aucune solution au réchauffement climatique.

L'électrolyse : avec un courant électrique, on peut scinder la molécule d’eau en oxygène et hydro- gène, que l’on recueille séparément. C’est une réaction

classique connue depuis longtemps. Mais il y a deux diffi-

cultés : le stockage (abordé plus loin) et surtout le prix de

revient. Avec l’électrolyse classique (basse température), le prix de revient de l’hydrogène est situé, en fonction de

la taille des installations, entre 5 et 30 € le kg, avec de l’électricité à 40 € le MWh. Les progrès pour- raient provenir de l’électrolyse haute température,

qui a un meilleur rendement, avec des installations

de grande taille. Il serait peut-être possible d’arriver à des coûts de production de 3 ou 2,5 € le kg. Mais il

faut poursuivre les recherches pour mettre au point des matériaux bon marché qui résistent à des tem- pératures de 700 à 800°C.

2. Stockage

Pour conserver de l’hydrogène à l’état li-

quide à la pression atmosphérique, il faut le mainte-

nir à la température de -252°C. Très compliqué et coûteux. Restent le stockage sous forte pression, un nouveau procédé appelé « éponges à hydrogène » et la fabrication de méthane de synthèse.

11
11

Réservoirs sous pression : pour mainte-

nir l’hydrogène à une pression qui atteint 700 bars,

on utilise des matériaux composites, mais le poids du réservoir reste important (100 kg pour stocker

6 kg d’hydrogène), et la compression consomme

beaucoup d’énergie.

Science et écologie SPECIAL HYDROGÈNE-ÉNERGIE La science pour éclairer les choix de l'écologie politique. La réflexion

Les éponges à hydrogène : c’est un pro-

cédé qui utilise la capacité de certains matériaux, les hydrures métalliques, à absorber puis à restituer de l’hydrogène, de manière réversible. Avantage : la pression est seulement de 10 bars. Inconvénient : le poids élevé des réservoirs, qui contiennent des poudres métalliques. Cela ne pose pas trop de pro- blèmes pour les installations fixes mais en pose pour les installations embarquées (véhicules).

Méthane de synthèse : on fait réagir l’hydrogène avec du CO et du CO2 pour fabriquer du méthane de syn- thèse, équivalent du gaz naturel. Ce procédé est appelé méthanation, à ne pas confondre avec la méthanisation. Ce gaz est ensuite facilement stocké et utilisé exactement comme le gaz naturel.

  • 3. Utilisation

L’hydrogène peut être utilisé directement comme

carburant, mélangé en petite proportion au gaz naturel, ou

servir à fabriquer de l’électricité avec une pile à combus-

tible.

Adjonction au gaz naturel : il y a un projet pilote

dans ce sens à Dunkerque. 6 à 20 % d’hydrogène d’origine

renouvelable seront ajoutés au gaz naturel et le mélange

servira de carburant à la flotte de bus. Par ailleurs, de l’hy-

drogène « vert » sera aussi injecté dans le réseau de gaz naturel de la ville. À énergie constante, le mélange émet moins de CO2 que le gaz naturel.

La pile à combustible : c’est une technique qui utilise la réaction inverse de l’électrolyse ; elle fabrique directement de l’électricité en recombinant de l’hydrogène avec de l’oxygène (sans combustion). Avantages : la réac-

12
12

tion n’émet que de la chaleur et de la vapeur d’eau et a un

meilleur rendement que la combustion. Avec ce système, une voiture ne consomme qu’un kg d’hydrogène aux 100 km (1) et on peut envisager des autonomies qui attei- gnent 500 km, contre 150 avec des batteries, pour des voi- tures entièrement électriques.

Méthane de synthèse : on fait réagir l’hydrogène avec du CO et du CO2 pour fabriquer

Le Japon a développé des piles à combustible en installation fixe en appliquant la cogénération : production

simultanée d’électricité et de chaleur. Cette dernière est

utilisée pour le chauffage des bâtiments. Le projet euro-

péen Ene.Field prévoit 1 000 installations de ce type à l’ho-

rizon 2015.

  • 4. Quelques réalisations originales

-

Un

dispositif

de

11,5

tonnes,

de

type

« conteneur », développé par McPhy Energy pour stocker

de l’énergie d’origine photovoltaïque sous la forme de

  • 100 kg d’hydrogène. - Un prolongateur d’autonomie (pile à combus-

tible en plus de la batterie) pour permettre à un Renault Kangoo entièrement électrique de passer de 160 à

  • 320 km.

- Un vélo électrique Gitane à pile à combustible,

fonctionnant avec une cartouche d’hydrogène de 300 g, annoncé pour 2015 au prix d’environ 2500 €.

Commentaire : il ne faut pas trop s’enthousias- mer sur la possibilité d’utiliser un jour les émanations naturelles d’hydrogène. Rien ne dit que les quantités

sont importantes et que les conditions de captage se- ront un jour rentables.

L’hydrogène est donc une forme de stockage de l’énergie, beaucoup moins pratique que le gaz naturel

ou le pétrole, mais qui présente un avantage certain : sa

combustion ou son utilisation, dans une pile à combus- tible, ne donne que de l’eau (2), sans aucune émission de dioxyde de carbone.

N’étant pas une énergie primaire, l’hydrogène

est une énergie « propre » seulement s’il est produit à partir d’énergies renouvelables comme le solaire, l’éo- lien ou le biogaz. Actuellement, 1 % seulement de l’hy-

drogène est produit par électrolyse, et encore, en

France, c’est avec de l’électricité d’origine nucléaire. Le reste est produit par reformage, à partir d’hydrocar-

bures d’origine fossile. Pour le moment, si on considère la totalité de son cycle, l’hydrogène n’est donc absolu-

ment pas une énergie renouvelable ou propre.

L’hydrogène ne représente aucune solution

miracle. Mais dans le cadre des filières de stockage des

énergies intermittentes, éolienne et solaire, l’hydrogène

pourrait jouer un rôle intéressant, soit directement avec les piles à combustible, si les chercheurs progressent encore dans la fabrication des « éponges à hydrogène », soit combiné avec du CO2 pour synthétiser du méthane, qui a le même usage que le gaz naturel. Cette dernière solution, la méthanation, est déjà en cours de dévelop- pement en Allemagne.

Gérard Mamet

L’hydrogène a une forte densité

énergétique. 1 kg d’hydrogène

Méthane de synthèse : on fait réagir l’hydrogène avec du CO et du CO2 pour fabriquer

équivaut, en énergie, à 2,5 kg de gaz naturel et 3 kg de

gazole.

(2) Rappelons l’étymologie du mot : hydrogène signifie

« qui produit de l’eau ».

Réforme des rythmes scolaires
Réforme des rythmes scolaires

ÇA PATINE !

Vingt-cinq ans de recherches sur les rythmes de

l’écotaxe, , que les adultes cherchent à protéger leurs avan-

vie des enfants n’ont pas eu raison du scepticisme et des

intérêts particuliers des différents acteurs de l'éducation,

qu’ils soient parents, enseignants ou élus.

Pourtant, les chercheurs, les chronobiologistes, les pédagogues nous alertent depuis un quart de siècle sur le rythme infernal que nous faisons subir à nos enfants et

qui entraîne des difficultés d’apprentissage et de com- portement à l’école. En 2008, le passage aux quatre jours d’école n’avait pas suscité autant d’insatisfaction. Et pour cause, le monde des adultes s’était allègrement entendu sur le

dos du monde des enfants : les parents avaient gagné une organisation du week-end plus en adéquation avec leurs propres rythmes familiaux, les enseignants avaient enfin bénéficié d’un vrai week-end, les élus avaient diminué les charges de leurs

collectivités (transport, chauffage des écoles, heures ATSEM [Agent territorial spécialisé des Écoles maternelles], etc.).

Alors oui, le ministre a décen- tralisé trop largement le choix des

horaires scolaires à des élus mal infor- més des enjeux des rythmes chronobio- logiques. Alors oui, le ministre fait sup- porter le coût de la réforme aux collecti-

tages, leur organisation quotidienne, bref à refuser le chan- gement de rythme de vie des enfants au bénéfice du leur ! Il est bien dommage de voir se profiler une surenchère poli- tique sur un sujet qui touche l’éducation et le bien-être de nos enfants !

Pourtant, là où des villes et des villages ont

permis la concertation, où élus, parents et enseignants,

tous moins rétifs que les autres, ont orchestré une réforme intelligente, sans excès d'activités, de réels résultats sont observés. Allez voir du côté de Saint-Lothain et Passenans, dans le Jura. Vous rencontrerez des enseignants satisfaits de récupérer des enfants totalement requinqués après une pause de 2 heures 45. Les enfants ont rechargé les

accus par l’organisation de temps pai-

sibles, de temps de repos, de lieux où « ne rien faire », de jeux calmes, etc.

Une journée moins dense et des temps

d’apprentissage placés au bon moment

Réforme des rythmes scolaires ÇA PATINE ! Vingt-cinq ans de recherches sur les rythmes de l’écotaxe,
13
13

dans la journée. Quand les bonnes décisions sont prises

à l’échelon local, la réforme, qui sur le

fond va dans le bon sens, permet à nos

enfants, souvent les plus démunis, d’être les grands bénéficiaires ! De la même manière que nous devons

vités locales. Alors oui, le ministre n’a pas mesuré l’impact du changement des horaires sco-

laires sur les autres temps de vie des enfants : le temps familial et le périscolaire. Alors oui, le ministre a commu-

remettre à nos descendants une planète propre, que nous

avons le devoir de ne pas leur laisser une dette qui aura payé nos dépenses courantes, nous nous devons de leur

assurer un service d’éducation à la mesure de leurs besoins.

niqué très largement sur la mise en œuvre d’ « activités », au nom de l’égalité des chances, sans en- visager un seul instant que nos enfants avaient surtout besoin de respirer, de se poser, de se reposer dans une journée passée en collectivité.

Avec la réforme

Peillon, la

droite en profite

pour surfer sur le mécontentement de certains parents,

sur l’hostilité de nombreux enseignants et sur les de-

mandes répétées des élus de pérenniser les subventions

de l’État (le fonds d’amorçage). Partout en France comme

dans notre région, les médias communiquent sur les pro-

blèmes de logistique, l’urgence de la mise en œuvre de la réforme, le manque de moyens concédés par l’État… Même si tout n’est pas faux, à y regarder de plus près, on distingue très vite, à l’image de la fronde contre

André Barbarin

Réforme des rythmes scolaires ÇA PATINE ! Vingt-cinq ans de recherches sur les rythmes de l’écotaxe,
Réforme des rythmes scolaires ÇA PATINE ! Vingt-cinq ans de recherches sur les rythmes de l’écotaxe,
14-18
14-18

VOUS AVEZ DIT « HÉROÏSME » ?

14-18 VOUS AVEZ DIT « HÉROÏSME » ? Le 25 septembre 1915, le 21e Régiment d'infan-

Le 25 septembre 1915, le 21e Régiment d'infan- terie coloniale se lance à la conquête de la Main de Massiges (Marne).

Le journal de ce régiment, que l'on peut consulter sur le site Mémoires des hommes (1), décrit presque minutieusement l'assaut : « À 9 h 15, la pre-

mière vague sort de la parallèle de départ et se porte franchement en avant, la deuxième
mière vague sort de la parallèle de départ et se porte
franchement en avant, la deuxième vague la suit à
80 mètres environ
...
comme détaché : « La troisième vague du bataillon Le
» Le récit se veut sobre, détaillé,
14
Boulanger, dont la marche est déjà ralentie par les
pertes subies (…), a son élan également brisé. » Dans ce
langage tout militaire, on comprend bien qu'il s'agit

d'une boucherie, mais les mots sont comme vidés de leur épaisseur, de leur sang. Toutefois le rédacteur, dans le récit de la journée, laisse entrevoir un court

instant ce qu'il en est du réel : « Un combat corps à corps ou à coups de grenade continue avec violence sur tout le front. » Et vient la conclusion du jour : « La jour- née se termine à notre avantage : nous avons conquis de haute lutte la formidable position du 191, mais le

régiment a éprouvé de lourdes pertes : 35 officiers tués ou blessés et plus de 1 500 hommes hors de combat. » On le note : les officiers sont tués ou blessés, les simples soldats sont seulement mis « hors de com- bat » ; à chacun selon son rang, sa dignité.

Parmi ces 1 500 hommes se trouvait mon

grand-père : « Tué à l'ennemi », est-il écrit sur sa fiche individuelle, à la ligne « Genre de mort ». Il avait

  • 28 ans, laissait deux orphelins dont l'un même pas en-

core né, et une femme qui emportera dans la tombe,

  • 70 ans plus tard, son souvenir, les lettres qu'il lui avait

écrites depuis le front, et à jamais la peine jamais

éteinte d'une vie et d'une promesse mortes sur un champ de bataille.

14-18 VOUS AVEZ DIT « HÉROÏSME » ? Le 25 septembre 1915, le 21e Régiment d'infan-

Pourquoi faire référence à cette histoire si

tristement banale pour tant de familles ? Peut-être parce que je crains que les commémorations du cente- naire de la « Grande Guerre », comme on dit, ne cher- chent à écrire un nouveau roman, celui des héros simples et courageux qui ont su affronter la boue, la mitraille et les rats dans des tranchées ouvertes comme des tombeaux.

Parce que je crains qu'on oublie les larmes et la détresse qu'elle a laissées s'épancher, s'épuiser sur les

visages défaits, ruinés par le chagrin et le ciel si lourd, si insupportable, de la folie des hommes.

Parce que je crains qu'on ne s'efforce de nous

vendre une Europe gage de paix, alors qu'enflent les grondements sourds d'oiseaux noirs de misère, qui ré- veillent une abjecte langue nationalo-populiste, alors que son idéal apparaît mité par les insectes de la fi- nance et de l'austérité.

Bien sûr, l'accès aux archives que permet ce

site, l'accès à des moments d'histoire, représente une initiative qui ne manque pas d'intérêt, même si je me demande ce que je suis finalement allé y chercher ... Une trace de celui dont personne ne parlait ? ...

Mais les archives ne sont rien, rien que des papiers, qui ne nous disent rien de la souffrance qu'ont endurée les simples soldats, les veuves et les orphelins

(2). Alors, si on veut dire quelque chose de 14-18, il faut relire Giono (3), pour que la guerre vous étreigne de son horreur jusqu'à la nausée, pour entendre son fracas monstrueux : « Un obus éclate sur la batterie, on ne l'a pas entendu venir. Barnous penche la tête. Il essaie de toucher sa tête avec sa main, son bras ne va pas plus

haut que l'épaule et retombe doucement. Un jet de sang

fuse de sa tête étoilée. » « La route est comme un ruis-

seau mort. Elle est sous la pourriture de voitures, de che-

vaux crevés et d'hommes. »

Il faut relire Camus (4), pour entendre la souf-

france qui suinte d'une blessure secrète. Jacques Corme-

ry (c'est-à-dire Camus lui-même) est venu sur la tombe

de son père : « Il n'avait jamais pensé à l'homme qui dor-

mait là comme un être vivant mais comme un inconnu ».

Plus tard, « seul dans le vent et le faubourg désert », il se

dit : « Il y en moi un vide affreux, une indifférence qui me

fait mal

...

[

...

]

J'ai essayé de me trouver moi-même, dès le

début, tout enfant, ce qui était bien, ce qui était mal

puisque personne autour de moi ne pouvait me le dire. Et

puis je reconnais maintenant que tout m'abandonne, j'ai

besoin de quelqu'un qui me montre la voie (…) j'ai besoin

de mon père ».

Les guerres ne sont que l'horizon toujours renou-

velé de la désolation et en rien une page héroïque de

l'histoire.

Je ne sais si mon grand-père partit, comme tant

d'autres, sûr de la victoire, s'il fut ravagé par la peur ou

gagné par l'euphorie patriotique lorsqu’il sortit de la

tranchée, ce 25 septembre 1915. Peu m'importe et peu

importe. La folie des hommes, cette envie de haine, cet

instinct de mort n'ont laissé de lui, et de tant d'autres

innombrables, à jamais, que l'absence et le silence, ces

brumes glacées qui envelopperont plus tard Auschwitz

et Srebrenica.

Michel Boutanquoi

haut que l'épaule et retombe doucement. Un jet de sang fuse de sa tête étoilée. »http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (2) La collecte des documents conservés par les familles permettra, je l'espère, de parler de ces aspects. (3) Le grand troupeau (4) Le premier homme Groupe local EÉLV du Grand Besançon Lors de l'AG du 5 novembre, les militants ont décidé de participer aux élections municipales de 2014 dans le cadre d'une liste commune avec le PS et le PC (Cf. communiqué sur le site EÉLV Franche-Comté) Ils ont désigné comme chefs de file Anne Vignot et Cyril Devesa . Ils ont par ailleurs procédé au renouvellement de leurs instances en élisant deux cosecrétaires, Cécile Prudhomme et Michel Boutanquoi, et deux représentants au CPR, Sylvie Meyer et Christophe Moyse . Comment recevoir La Feuille Verte ? Vous pouvez recevoir La Feuille Verte sans être adhérent à Europe Ecologie Les Verts. Il vous suffit de souscrire 15 à un abonnement.   Vous n’êtes pas adhérent d’Europe Ecologie Les Verts de Franche -Comté ? Et du même coup, vous ne recevez pas systématiquement la Feuille Verte, le mensuel des écolos comtois ? Abonnez-vous ! Réabonnez-vous! Et faites abonner les gens autour de vous ! Ainsi, vous serez sûr de ne rater aucun numéro, et cela pour la modique somme de 16,00 euros seulement (11 numéros par an). Nom : ………………………………………. Prénom : ………………………………………………… ... rue : ……………………………………………………………………………………………………………………. CP : …………………… Ville : …………………………………………………………………………………. Chèque à l’ordre d’EELV -FC, à adresser à : EELV-FC — 14, rue de la République — 25000 Besançon " id="pdf-obj-14-89" src="pdf-obj-14-89.jpg">

(2) La collecte des documents conservés par les familles

permettra, je l'espère, de parler de ces aspects.

(3) Le grand troupeau

(4) Le premier homme

Groupe local EÉLV du Grand Besançon
Groupe local EÉLV du Grand Besançon

Lors de l'AG du 5 novembre, les militants ont décidé de participer aux élections municipales de 2014 dans le cadre

d'une liste commune avec le PS et le PC (Cf. communiqué sur le site EÉLV Franche-Comté)

Ils ont désigné comme chefs de file Anne Vignot et Cyril Devesa.

Ils ont par ailleurs procédé au renouvellement de leurs instances en élisant deux cosecrétaires, Cécile Prudhomme et

Michel Boutanquoi, et deux représentants au CPR, Sylvie Meyer et Christophe Moyse.

Comment recevoir La Feuille Verte ?
Comment recevoir La Feuille Verte ?

Vous pouvez recevoir La Feuille Verte sans être adhérent à Europe Ecologie Les Verts. Il vous suffit de souscrire

15
15

à un abonnement.

 

Vous n’êtes pas adhérent d’Europe Ecologie Les Verts de Franche-Comté ?

Et du même coup, vous ne recevez pas systématiquement

la Feuille Verte, le mensuel des écolos comtois ?

Abonnez-vous ! Réabonnez-vous! Et faites abonner les gens autour de vous !

Ainsi, vous serez sûr de ne rater aucun numéro, et cela pour la modique somme

de 16,00 euros seulement (11 numéros par an).

Nom : ………………………………………. Prénom : ………………………………………………… ...

rue : …………………………………………………………………………………………………………………….

CP : …………………… Ville : ………………………………………………………………………………….

Chèque à l’ordre d’EELV-FC, à adresser à :

EELV-FC 14, rue de la République 25000 Besançon

Glacis
Glacis

FIN DU CAMPEMENT, MAIS PAS DU PROBLÈME

Je crains que la satisfaction

municipale affichée depuis la fer-

meture du campement des Glacis à

Besançon ne cache une hypocrisie

qui ne devrait pourtant échapper à

personne.

Si, depuis vendredi 15 no-

vembre, les familles et personnes

isolées de ce campement (28 per-

sonnes, en majorité des deman-

Glacis FIN DU CAMPEMENT, MAIS PAS DU PROBLÈME Je crains que la satisfaction municipale affichée depuis

de fortune, dans le froid, et sont

ainsi exposées à la maladie, à

l’affaiblissement, et donc mises

en danger. Va-t-on continuer à

parler d'« appel d'air » ?

Cette situation impose

que des mesures d’accueil d’ur-

gence soient prises sur le terri-

toire de la commune pour que,

dès le premier jour de leur arri-

deurs d’asile) ont été mises à l'abri, elles restent nom-

vée, les personnes soient prises en charge et qu’ainsi

breuses à vivre à la rue, soit qu'elles n'aient pas eu l'op-

portunité d'être sous les tentes à Battant au moment de

l’évacuation du campement, soit parce qu’elles sont arri-

vées après le 15 novembre à Besançon.

Il faut préciser que la mise à l'abri n'est pas un hé-

bergement. Il y a abri de nuit et abri de jour. Le premier

leur soient évités des problèmes de santé grave, pou-

vant entraîner également un problème de santé pu-

blique.

Bien que les demandeurs d'asile relèvent de la

Préfecture, il se trouve qu'ils arrivent sur la municipali-

té. Il y a risque de non assistance à personne en danger.

ouvre à 20 h et ferme à 8 h, les seconds prennent le relais

16
16

entre 8 h et 19 h 30. Or certains vont fermer, d'autres ne

sont qu'en projet. Si les CADA (Centres d'accueil de de-

mandeurs d'asile) vont ouvrir des places dans le départe-

ment du Doubs, il s'agit d'une amélioration du dispositif

permanent annuel de veille sociale. D'une manière géné-

rale, le « plan hiver », critiqué pour sa gestion au thermo-

mètre de l'accueil, a disparu et est remplacé par une ap-

proche de la « période hivernale ». Or à Besançon, seul

l'hôtel est pressenti en cas de grand froid. On n'a proposé

aucune modalité ni procédure, en dépit du cadre législatif

imposé à l'État par le Code de l'action sociale et des fa-

milles. («Toute personne en détresse, quelle que soit sa

situation administrative, doit pouvoir être accueillie sans

discrimination. »)

Le campement posait problème avant tout

parce qu'il se voyait. Comme la Mairie recevait des

courriers critiques, elle a sans doute fait pression sur la

Préfecture pour que cette verrue disparaisse. Le problème

est-il réglé pour autant ?

En date du 21 novembre, le Collectif À la rue ! dé-

nombre 44 personnes à la rue, dont 18 enfants et 3 jeunes

femmes enceintes – l’une de 6 mois et demi, sortie le 19

de l'hôpital, une autre de 3 mois et la troisième de 4 mois.

Nous savons qu’il y a d’autres personnes, par exemple des

Roumains, qui n’ont aucune chance d’être pris en charge

par le SAAS (Service d'accueil et d'accompagnement so-

cial). Alors que la rigueur de l’hiver est là, toutes ces per-

sonnes dorment dehors, dans les voitures ou des abris

Des questions qui dépassent certes la ville, mais qui déterminent la situation actuelle, de-

vraient être posées aux niveaux municipal, national et

européen.

Qu'en est il de la lutte contre les passeurs ? Sur

ce sujet, c'est le profond silence des autorités qui pose

problème.

Que fera l'Europe du voisinage avec un pays ma-

fieux comme le Kosovo, dont la monnaie est l'euro et

où de nombreuses entreprises savent faire des béné-

fices énormes (BTP, constructions d'autoroutes) alors

que sa population n'en peut plus et s'enfuit ?

Qu'en est-il du codéveloppement, quand on sait

que les fonds initialement prévus par l'État pour l'aide

au développement servent à payer les chambres d'hô-

tel affectées le cas échéant à l'hébergement d'ur-

gence ?

Nous défendons :

- le principe d’accueil inconditionnel sur tous les

territoires et l'hébergement en continu, sans fermeture

en journée ;

- un accompagnement social de qualité.

L'hébergement peut être assuré par la mobilisa-

tion du parc locatif social et du parc privé et par la ré-

quisition de terrains et de locaux vides. À la municipali-

té d'agir de concert avec la Préfecture.

Thierry Lebeaupin

Glacis FIN DU CAMPEMENT, MAIS PAS DU PROBLÈME Je crains que la satisfaction municipale affichée depuis
Immigration et vocabulaire
Immigration et vocabulaire

UN JARGON TECHNOCRATIQUE DÉSHUMANISANT

« Si nous voulons changer la réalité et il est urgent de la changer , nous devons nous aussi changer les représentations, et pour cela changer les mots qui leur donnent corps. » (Emmanuel Terray)

Certaines expressions technocratiques ou cer-

taines analogies en vogue dans l'administration concer-

nant l'immigration permettent de dissimuler la réalité

vécue par l'immigré en ayant recours à l’abstraction et à

l’opacité d'un discours juridico-administratif. Ces mots

réduisent l'immigré à l'état d'objet et facilitent l'applica-

tion, sans culpabilisation, de directives conçues sur le

rejet de personnes à qui on fait perdre toute réalité.

Par exemple, on lit ou entend qu'il faut réduire

l'accueil des demandeurs d'asile afin de ne pas « créer

d'appel d'air » et de mieux « maîtriser les flux migra-

toires ». Les déboutés de l'asile doivent être éloignés du

territoire de façon à « éviter l'embolisation des dispositif

d'accueil » et à « fluidifier ces dispositifs ». Les immigrés

ont en définitive « vocation à » rentrer chez eux. Il ne

s'agit plus d'humains, mais de dossiers. Regardons de

plus près ce vocabulaire.

Il ne faut pas créer d'appel d'air.

Dans les discours de peur tenus par les adver-

saires de l'immigration, qu'ils considèrent comme un

fléau, l' « appel d'air » devient un vent maléfique, contre

lequel il faudrait se protéger en fermant toutes les

portes, bien qu'on ne sache pas exactement en quoi

consiste ce mal mystérieux et dévastateur venu d'ail-

leurs.

En clair, pour lutter contre ce mal, il ne faut pas

créer de nouvelles places d'hébergement, qui pourraient

attirer de nouveaux arrivants et constituer ce tourbillon

qui les aspirerait immanquablement vers les places

libres. Bien sûr, la réalité contredit tous les jours cette

image, puisque les demandeurs d'asile affluent bien qu'il

n'y ait plus de places, mais on n'a de cesse de nous la

resservir.

« Appel d'air » signifie donc invasion ; mais pour

ne pas prononcer ce mot, on évoque un phénomène

naturel ravageur. Sauf que, dans ce cas, ce phénomène

n'a de réalité que pour celui qui le fantasme, et l'Autre,

réduit à un coup de vent destructeur, perd sa réalité

d'humain en détresse, qui fuit de façon déterminée un

vécu dramatique qu'il ne peut plus supporter dans son

pays d'origine et pour qui tout vaut mieux plutôt que d'y

retourner. En clair, il s'agit d'un déni de réalité.

Contrôle ou maîtrise des flux migratoires.

En France, l’instrumentalisation de la question

des migrants est de mise et il faut absolument en

« réduire les flux ». Le sentiment d'invasion est diffus et

on s'en tient là, avec la peur au ventre. Après les cou-

rants d'air, les vagues ou les marées. La réalité est pour-

tant plus complexe que cette image réductrice, car pour

étudier les variations de population, on doit comparer

solde naturel et solde migratoire, et non s'en tenir à des

impressions. Le solde naturel représente la différence

entre le nombre de naissances et le nombre de décès. Si

ce chiffre est connu, en revanche le solde migratoire, soit

la différence entre le nombre de personnes entrées sur le

territoire et le nombre de personnes sorties au cours de

17

la même année, reste une énigme dans notre pays.

En effet, pour les entrées, on ne connaît que le

nombre de titres de séjour accordés, ce qui exclut les

entrées illégales ; on ne connaît pas non plus le nombre

des sorties, qu'il s'agisse d'étrangers qui rentrent chez

eux ou de Français qui partent vivre à l'étranger. (Nos

administrations oublient les données sur l’émigration de

Français : pensant qu'ils ne quittent jamais définiti-

vement leur pays et qu'ils reviennent après une période

d'expatriation, elles ne les comptent pas. Or ces Français

partant définitivement sont plus nombreux qu'il n'y pa-

raît.) Ainsi, on ne dispose pas, sur le solde migratoire, de

chiffres fiables permettant de l'analyser sérieusement, ce

qui favorise tout débordement tendancieux martelant,

comme pour l'appel d'air, qu'il nous faut fermer nos fron-

tières. À quoi et à qui servent ces discours qui distillent la

peur ?

Le dispositif d'hébergement est embolisé.

Encore une expression technocratique, emprun-

tée à la médecine et signifiant que le système d'héberge-

ment est engorgé, tout en sous-entendant que la cause

du « manque de fluidité du dispositif » serait un « flux »

excessif de migrants. Façon d'avouer que ces migrants

affluent bien qu'il n'y ait plus de places, ce qui dans les

faits

met

à

mal

le

mythe de l'appel d'air.

« Créer de

la

fluidité » signifie par ailleurs expulser davantage.

Il faut préciser au passage qu'une embolisation

(qui n'est pas une embolie) est une technique médicale

ayant pour but d'obstruer volontairement une artère par

injection d'un produit pour ne plus alimenter une tumeur

et la nécroser. L'arrivée d'étrangers demandeurs d'asile

serait-elle ainsi vue comme un cancer ?

En tout état de cause, l'intention des services de

limiter l'accès à l'hébergement en espérant ainsi découra-

ger les arrivants crée bel et bien un engorgement du dis-

positif, qui résulte d'un acte volontaire aggravant ainsi la

situation au lieu d'y mettre fin. Cette fois-ci, non seule-

ment on réifie un problème humain, mais de plus on in-

verse les causes et les effets dans une intention culpabili-

sante.

Avoir vocation à

....

quitter le territoire

« Avoir vocation à

...

» apparaît

habituellement

dans des actes juridiques, pour exprimer positivement

que la personne dont il est question réunit l'ensemble

des conditions pour faire valoir un droit déterminé. De

manière plus générale, il s'agit de mettre en avant un

point positif caractérisant quelque chose ou quelqu'un.

18
18

Cette sorte d'euphémisme, en vogue dans le

monde économico-politique depuis l'ère sarko-

guainesque, vise désormais au contraire à faire valoir un

jugement négatif doublé d'une tournure impérative. Un

étranger « ayant vocation à quitter le territoire » est donc

simplement quelqu'un qui n'a rien faire en France et qui

doit être expulsé manu militari. Pourtant, aucun être hu-

main n'a d'emblée « vocation à » faire ou non quoi que

ce soit d'autorité ; il n'est ni conçu, ni qualifié, ni destiné

à ...

par ordonnance. Cette expression le réduit simple-

ment à un statut d'objet à déplacer.

faits met à mal le mythe de l'appel d'air. « Créer de la fluidité » signifie

Un jargon obscur pour quelle politique ?

Que signifie ce manque de courage politique à

aller à l'encontre des idées reçues, alors qu'il n'aura

échappé à personne que la fermeture des frontières et le

rejet ne concernent aucunement la circulation des flux

financiers, lesquels doivent au contraire pouvoir circuler

sans frein ? En effet, on ne cherche pas du tout à maî-

triser ces « flux », convergeant vers des paradis fiscaux

qui constituent, eux, de véritables « appels d'air » en

faveur de l'activité spéculative. Il n'y a pas de FRONTEX

pour les capitaux et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas

d'étude approfondie sur la pénétration des fonds ma-

fieux dans l'économie globale qu'elle n'existe pas (1).

Dans quelle mystification est-on en train de s'enliser ?

Déconstruire les idées reçues contenues dans

ces mots anesthésiants et ne plus alimenter les peurs

qu'elles engendrent, voilà qui nous permettrait pour-

tant de percevoir combien ces tournures technocra-

tiques manipulent la réalité et réduisent des humains

au rang d'objets pour ne pas troubler les exécutants

dans l'efficacité froide de leur action. Tournures qui

nourrissent une rhétorique idéologique mensongère,

acceptée de facto bien que chacun sache que l'isole-

ment et le repli ne sont pas des solutions humaine-

ment viables sur cette planète et qu'ils empêchent le

développement d'un nécessaire « vivre ensemble ».

faits met à mal le mythe de l'appel d'air. « Créer de la fluidité » signifie

Selon Emmanuel Terray, anthropologue et mili-

tant, « toute politique de restriction et de fermeture

aux flux migratoires entraîne avec elle, inévitablement,

son cortège d’arbitraire, de mesures illégales. En réali-

té, l’immigration est un phénomène incontournable,

au cœur même de notre système économique et social.

Et, puisqu’on ne l’endiguera pas avec des mesures ad-

ministratives et policières, nous n’avons pas le choix, il

faut aller vers le rétablissement de la liberté de circula-

tion. Une liberté organisée au mieux des intérêts de

chacun et de tous. La bascule entre le légitime et l’arbi-

traire se situe dans la décision politique même d’empê-

cher ce qui, de fait, ne peut l’être. »

Cela signifie qu'à la place de mesures isolées sur

la fermeture des frontières, il faudrait construire

d'autres relations internationales visant à améliorer les

conditions de travail et de vie dans un grand nombre

de pays. Que fait-on du côté de l'aide au développe-

ment des pays d'origine de ces immigrés qui préfére-

raient à n'en pas douter vivre chez eux ? On apprend

par ailleurs que la facture - très élevée - de l'héberge-

ment d'urgence en hôtels est prélevée par l'État sur

des fonds initialement prévus justement à cette aide

au développement.

Or nous percevons chaque jour que l’immi-

gration est une nécessité économique pour la France.

Nous avons tous remarqué qui construit le tram

à Besançon et nous savons bien que 90 % des auto-

routes ont été construites et sont entretenues par de la

main-d’œuvre étrangère. Bien d'autres arguments pour-

raient venir étayer des positions d'ouverture, mais ce

n'est pas l'esprit du temps et l'idéologie semble plus

forte que l'analyse du réel, qui contredit l’impact négatif

des flux migratoires sur l’économie française.

au développement. Or nous percevons chaque jour que l’immi- gration est une nécessité économique pour la

Une étude du ministère des Affaires sociales,

portant sur le coût de l’immigration pour l’économie

nationale, révèle pourtant que les immigrés, loin de

plomber le budget des prestations sociales, rapportent

chaque année aux finances publiques la somme de

12,4 milliards d’euros. Les professeurs Xavier Chojnicki

et Lionel Ragot, auteurs en 2012 d'une étude à ce sujet,

se montrent même favorables à une « politique migra-

toire plus ambitieuse », laquelle « contribuerait à une

réduction du fardeau fiscal du vieillissement démogra-

phique». De plus, selon cette étude, les 5,3 millions de

résidents étrangers établis en France (11 % de la popula-

tion) occupent dans leur immense majorité des emplois

dont les Français ne veulent pas. (2)

La rhétorique xénophobe visant à stigmatiser

les populations issues de la diversité ethnique de la

planète ne résiste donc pas à une analyse sérieuse.

L’immigration, loin d’être un fléau pour la société fran-

çaise, est au contraire une nécessité économique vi-

tale.

Bien que le dynamisme de la France se soit tou-

jours construit sur les migrations, le dogme actuel se-

lon lequel l’immigration constituerait un problème

économique et sécuritaire cherche à nous contraindre

à une fermeture d'esprit par de petits renoncements

critiques quotidiens, entre autres en nous faisant

adopter malgré nous le vocabulaire du « fascisme ordi-

naire », construit sur le rejet de l'Autre. À nous d'être

vigilants. (3)

Thierry Lebeaupin

(1) Lire Le combat continue : résister à la mafia

et à la corruption, de Roberto Saviano (l'auteur de

Gomorra), Robert Laffont, 2010.

(2) L'immigration,

ça coûte

cher

à

la France.

Qu'en pensent les économistes ? », de Xavier

19
19

Chojnicki et Lionel Ragot, Les Echos éditions, 2012

(3) Bien que cela n'ait rien à voir avec l'immi-

gration, m'autorisera-t-on (puisqu'il est question de

manipulation du langage) à mettre mon grain de sel

en demandant instamment aux écolos de cesser de

singer les technocrates et les chasseurs ? Non, on ne

« prélève » pas des loups : on les tue, on les abat, on

les massacre, on les flingue, on les descend, on les éli-

mine, on les liquide, etc. Ce qui est tout de suite moins

sympa, hein ?

...

[Gérard Roy]

Europe Ecologie Les Verts de Franche-Comté (14, rue de la République, 25000 Besançon) Directeur de publication
Europe Ecologie Les Verts de Franche-Comté
(14, rue de la République, 25000 Besançon)
Directeur de publication : Gérard Roy
Comité de lecture : Michel Boutanquoi, Gérard Mamet,
Gérard Roy, Suzy Antoine
CPPAP: 0518 P 11003
Maquette : Corinne Salvi Mise en page : Suzy Antoine
Réforme fiscale
Réforme fiscale

LE DÉBUT D'UN FRÉMISSEMENT

Un article de La Feuille Verte du mois de no-

vembre, qui critiquait les choix budgétaires de la Loi de

finance 2014, se terminait par ce questionnement :

« Où est donc passée la grande réforme fiscale annon-

cée et promise par François Hollande pendant sa cam-

pagne électorale ? » Sans qu'on puisse assurer qu'il y a

une relation de cause à effet (nous n'avons pas la certi-

tude que Jean-Marc Ayrault lit La Feuille

Verte...),

le

premier ministre annonçait le 19 novembre, dans le

journal Les Échos , « une remise à plat, en toute trans-

parence, de notre système fiscal ».

Matignon contre Bercy

D'après Mediapart, l'annonce faite par

Jean-Marc Ayrault a été une sorte de coup de force

contre le ministre de l'économie et des finances Pierre

Moscovici. C'est contre Mosco que la députée PS

Karine Berger et Éric Alauzet avaient dû mener une

bataille d'amendements pour obtenir des améliora-

tions de la loi bancaire. Ce sont aussi Mosco et

Cahuzac qui se sont opposés à une réforme d'ampleur

du système fiscal.

Une fiscalité plus progres- sive et plus juste

Le

premier

ministre

pré-

cise : « L'objectif, c'est de parvenir

à des règles plus justes, plus effi-

caces et plus lisibles » et précise :

20
20

« À prélèvements obligatoires cons-

tants ». Rappelons ce que disait le

candidat Hollande : «La contribu-

tion de chacun sera rendue plus

équitable par une grande réforme

permettant la fusion à terme de

l’impôt sur le revenu et de la CSG

dans le cadre d’un prélèvement sim-

On apprend maintenant que le ministre

Réforme fiscale LE DÉBUT D'UN FRÉMISSEMENT Un article de La Feuille Verte du mois de no-

de l'Économie avait tenu à garder

deux très importants responsables

de Bercy nommés par Sarkozy :

Ramon Fernandez à la direction du

Trésor et Julien Dubertet au Budget,

« pour rassurer les marchés finan-

ciers ». Tous les deux, d'orientation

très libérale, avaient été les maîtres

d'œuvre de la politique écono-

mique de Sarkozy. Mediapart

montre aussi la « perméabilité »

entre les banques, les milieux d'af-

faires et l'administration de

Bercy. On comprend mieux pour-

plifié sur le revenu (PSR). Une part de cet impôt sera

quoi les changements ont été si

affectée aux organismes de sécurité sociale. Les revenus

difficiles et de si faible ampleur en matière de lutte

du capital seront imposés comme ceux du travail. »(1)

contre les paradis fiscaux ou de réforme bancaire. On

Actuellement, la CSG représente 90,3 milliards

dit même que c'est Fernandez qui aurait inspiré à son

d'euros, contre 74,9 pour l'impôt sur le revenu, 185,6

pour la TVA, 63 pour l'impôt sur les sociétés et 18,9

d'impôts et taxes divers (2). L'impôt sur le revenu est

progressif, c'est-à-dire que plus on s'élève dans les

tranches de revenus, plus le taux est élevé. La CSG est

seulement proportionnelle : son taux ne varie pas avec

la hauteur des revenus. Fusionner l'impôt sur le revenu

ministre sa fameuse sortie sur le « ras-le-bol fiscal ».

La gauche du PS et EÉLV saluent donc le

départ annoncé de ces responsables qui, visiblement,

contribuaient à bloquer toute réforme d'importance

en matière de politique bancaire ou de fiscalité, et

souhaitent maintenant que la remise à plat fiscale

avance. Quant à Fernandez et Dubertet, ils n'auront

et la CSG permettrait de rendre cette dernière progres-

aucun problème de reclassement ...

sive et de taxer davantage les revenus du capital.

Ne pas se réjouir trop vite

On comprend aussi, à la lumière des chiffres,

que l'augmentation de la TVA, qui va intervenir au 1er

janvier 2014 et qui était combattue par la gauche du

temps de Sarkozy, est une solution de facilité, une sorte

de « paresse fiscale », alors que c'est l'impôt le plus

injuste, puisqu'il est payé de la même façon par tous, y

compris par les plus pauvres.

Certes, la déclaration du Premier mi-

nistre va dans le bon sens. Mais il reste encore des

points de désaccord majeurs. Dans le même temps, le

gouvernement maintient l'injuste hausse de la TVA au

premier janvier 2014 et annonce la poursuite de la

baisse des dépenses publiques à hauteur de 15 mil-

liards par an. De fait, ce sont des mesures d'austérité

qui sont défavorables aux plus modestes et qui ne peu-

vent qu'aggraver encore la situation de l'emploi.

Il n'y a pas non plus de remise en question du

CISE, le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi.

S'il profite uniquement aux grandes entreprises, s'il

n'est pas versé sous condition de créations effectives

d'emplois et, si possible, du respect de règles environ-

nementales, le CISE sera totalement inefficace. Ce sera

seulement une niche fiscale de plus au moment où, au

contraire, on doit les supprimer.

Le dernier point concerne ce que Viviane

Forrester, l'auteure de L'horreur économique, a appelé,

peu de temps avant sa mort, « la Crise, la Dette, et la

Crise de la Dette » dans un opuscule intitulé La pro-

messe du pire. La crise et la dette sont, certes, des réali-

tés. Mais ce sont surtout des prétextes qui « tétanisent,

La dette, c'est le leurre utilisé pour détourner

l'attention de l'évasion fiscale et des dividendes extra-

vagants distribués aux actionnaires. La dette, c'est

l'instrument utilisé, pour le plus grand profit du sys-

tème financier mondialisé, pour parachever la dé-

pouille des États régulateurs et redistributeurs, mise

en place après la crise de 1929 et la Deuxième Guerre

mondiale. Il n'y aura pas de solution viable sans une

remise en cause, au moins partielle, de la dette. La

campagne des Européennes en 2014 devrait être l'oc-

casion de mettre enfin cette question sur la table,

comme le refus du Traité transatlantique de libre-

échange et l'urgence d'une harmonisation fiscale, au

niveau de l'ensemble de l'Union européenne.

enserrent sans palabres, mettent en condition les na-

Gérard Mamet

tions sidérées, accoutument les peuples à la soumis-

sion » (3).

La dette, vraiment ?

Il est temps d'interroger la légitimité de la dette,

sa validité, et de vérifier le bien-fondé des sacrifices

(1) Extrait du programme du candidat Fran-

çois Hollande, proposition 14.

(2) Montant des principales recettes fiscales

attendues en 2013, lemonde.fr, 19/11/2013.

qu'elle exige, son cortège de chômage, de précarité, de

misère, d'augmentation des inégalités qu'elle entraîne

(3) Viviane Forrester, La Promesse du pire,

21
21

août 2013, Seuil.

partout dans le monde.

Vous reprendrez bien un peu de Charlie Hebdo ...
Vous reprendrez bien un peu de Charlie Hebdo ...
qui sont défavorables aux plus modestes et qui ne peu- vent qu'aggraver encore la situation de
qui sont défavorables aux plus modestes et qui ne peu- vent qu'aggraver encore la situation de
qui sont défavorables aux plus modestes et qui ne peu- vent qu'aggraver encore la situation de
Primaires européennes
Primaires européennes

POURQUOI JE SOUTIENS SKA KELLER ET JOSÉ BOVÉ

À l’occasion des Élections européennes de 2014,

les écologistes européens organisent des primaires à

l’échelle de l'UE pour désigner leurs deux chefs de file.

Du 10 novembre 2013 au 28 janvier 2014, tous

les habitants de l’Union européenne âgés de 16 ans et

plus, désireux de faire vivre en Europe les valeurs por-

tées par l’écologie, sont invités par le Parti Vert euro-

péen à choisir les deux têtes de liste de la campagne

verte (1).

Quatre candidats sont en lice, tous députés

européens sortants : le Français José Bové, l’Italienne

Monica Frassoni et les Allemandes Rebecca Harms et

Ska Keller. 22
Ska Keller.
22

À cette primaire, j’ai décidé de voter pour José

Bové et Ska Keller. Je ne présenterai pas José, qui est

assez connu en France, mais aussi en Europe, et plus

particulièrement en Europe du Sud. Ska est peu connue

chez nous. Je voudrais la présenter et dire en quelques

mots ce qu’elle pourrait apporter à la campagne écolo-

giste des Européennes 2014.

Ska

-

ou plutôt

Fransiska - Keller

a passé

son enfance en Allemagne de l’Est, près de la fron-

tière polonaise. Elle avait 8 ans à la chute du Mur de

Berlin. Elle a étudié les sciences islamiques, la turcolo-

gie (2) et la judaïstique. Elle parle six langues. En 2001,

à 20 ans, elle adhère et prend des responsabilités chez

les Jeunes Verts allemands, puis chez les Grünen. De

2005 à 2007, elle est présidente des Jeunes Verts euro-

péens. Et, en 2009, à 27 ans, elle est élue députée eu-

ropéenne et siège au sein du Groupe des Verts /

Alliance libre européenne.

Elle s’intéresse tout particulièrement aux ques-

tions migratoires et au droit d’asile, aux libertés civiles

(droits des femmes et des minorités, protection des

données…), ainsi qu’à tout ce qui tourne autour du

commerce international (coopération, développe-

ment, commerce équitable plutôt que libre-échange).

Primaires européennes POURQUOI JE SOUTIENS SKA KELLER ET JOSÉ BOVÉ À l’occasion des Élections européennes de

Au Parlement européen (3), après avoir été

membre de la commission du Développement,

Ska Keller l'est maintenant de la Commission du com-

merce international et de la délégation à la commis-

sion parlementaire mixte UE-Turquie. Elle est aussi

membre suppléante de la commission des Libertés

civiles, de la Justice et des Affaires intérieures, et de la

délégation à la commission parlementaire mixte UE-

Mexique. Elle était auparavant membre suppléante de

la délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union

pour la Méditerranée. Elle a été rapporteure du rap-

port sur la cohérence des politiques européennes

pour le développement et l'aide publique au dévelop-

pement plus (APD-plus).

Récemment, elle est intervenue sur :

  • - l'état d'avancement du programme de Doha pour le

développement,

  • - la question des réfugiés et des migrations

(Lampedusa, Syrie, surveillance aux frontières),

  • - la montée de l’extrême droite en Europe,

  • - la zone de libre-échange transatlantique (TAFTA),

  • - l’appel pour la réduction de l’utilisation du papier,

  • - et bien d’autres sujets.

Ska Keller met en pratique ses convictions. Ain-

si, elle utilise le plus souvent possible le train dans ses

déplacements. Le trajet Bruxelles-Strasbourg dure cinq

heures, Bruxelles-Berlin sept heures ; mais il lui arrive

aussi de relier Bruxelles ou Berlin à Barcelone, Copen-

hague ou Budapest : elle peut passer, certaines se-

maines, une vingtaine d’heures dans le train. Elle n’uti-

lise l’avion que si les distances et les temps sont vrai-

ment trop longs. À quand l’obligation pour tous les dé-

putés européens de prendre le train ?

Ska Keller est intervenue au Conseil fédéral

d’EÉLV le 15 septembre dernier. Elle a impressionné

très positivement une grande majorité des présents par

sa connaissance des dossiers, son aisance et sa simplici-

té. José et Ska, par leur complémentarité, sont capables

de mobiliser bien au-delà des écologistes. Et puis, Ska

est sans doute un atout pour remobiliser et donner de

l’espoir à une jeunesse européenne de plus en plus

désabusée par l’Europe (4).

En tout cas, votez aux primaires européennes,

faites voter vos amis, les sympathisants ! La réussite de

cette primaire, c’est bon pour l’Europe et c’est bon

pour les écologistes !

Bernard Lachambre Cosecrétaire régional

Ska Keller met en pratique ses convictions. Ain- si, elle utilise le plus souvent possible lehttps:// www.greenprimary.eu/party12-splashPage.html ; le vote se fait en 4 étapes : d’abord l’inscription (on rem- plit un formulaire), ensuite la confirmation (réception d’un lien par mail et d’un code par SMS), puis la con- nexion (grâce aux informations reçues à l’étape précé- dente) et enfin le vote. (2) Science qui s'occupe de l'étude de la langue turque et de sa grammaire, dans un contexte histo- rique et comparatif (d’après Wikipedia). (3) voir http://www.europarl.europa.eu/meps/ fr/96734/FRANZISKA_KELLER_home.ht (4) La profession de foi de Ska Keller (restituée ici telle qu'on peut la lire sur le site d'EÉLV) : J’ai grandi dans le Bloc de l’Est, mais je me suis sentie toujours européenne. L’internationalisme et la lutte contre le racisme ont été mes principes quand j’œuvrais pour la solidarité transfrontalière chez moi, à la frontière polonaise. Les Jeunes Verts et les partis Verts d’Europe ont toujours défendu ces idées, qui m’interpellent encore 23 aujourd’hui. Pour un environnement à tous, une Eu- rope unie, pacifique et libre, capable de relever les défis sociaux, économiques et internationaux, pour défendre ce que nous avons en commun. Une Europe solidaire entre les générations et les régions ; pour tous, contre l’austérité. Avec votre appui, je ferai cam- pagne partout en Europe en faveur du vote vert. " id="pdf-obj-22-52" src="pdf-obj-22-52.jpg">

(1) Comment voter par internet (pas d’autres

modalités de vote possible) ? C’est assez simple et bien

expliqué : - il faut disposer d’une adresse mail et d’un

n° de mobile et se connecter sur https://

vote se fait en 4 étapes : d’abord l’inscription (on rem-

plit un formulaire), ensuite la confirmation (réception

d’un lien par mail et d’un code par SMS), puis la con-

nexion (grâce aux informations reçues à l’étape précé-

dente) et enfin le vote.

(2) Science qui s'occupe de l'étude de la langue

turque et de sa grammaire, dans un contexte histo-

rique et comparatif (d’après Wikipedia).

(4) La profession de foi de Ska Keller (restituée

ici telle qu'on peut la lire sur le site d'EÉLV) :

J’ai grandi dans le Bloc de l’Est, mais je me suis

sentie toujours européenne. L’internationalisme et la

lutte contre le racisme ont été mes principes quand

j’œuvrais pour la solidarité transfrontalière chez moi, à

la frontière polonaise.

Les Jeunes Verts et les partis Verts d’Europe ont

toujours défendu ces idées, qui m’interpellent encore

23
23

aujourd’hui. Pour un environnement à tous, une Eu-

rope unie, pacifique et libre, capable de relever les

défis sociaux, économiques et internationaux, pour

défendre ce que nous avons en commun. Une Europe

solidaire entre les générations et les régions ; pour

tous, contre l’austérité. Avec votre appui, je ferai cam-

pagne partout en Europe en faveur du vote vert.

Ska Keller met en pratique ses convictions. Ain- si, elle utilise le plus souvent possible lehttps:// www.greenprimary.eu/party12-splashPage.html ; le vote se fait en 4 étapes : d’abord l’inscription (on rem- plit un formulaire), ensuite la confirmation (réception d’un lien par mail et d’un code par SMS), puis la con- nexion (grâce aux informations reçues à l’étape précé- dente) et enfin le vote. (2) Science qui s'occupe de l'étude de la langue turque et de sa grammaire, dans un contexte histo- rique et comparatif (d’après Wikipedia). (3) voir http://www.europarl.europa.eu/meps/ fr/96734/FRANZISKA_KELLER_home.ht (4) La profession de foi de Ska Keller (restituée ici telle qu'on peut la lire sur le site d'EÉLV) : J’ai grandi dans le Bloc de l’Est, mais je me suis sentie toujours européenne. L’internationalisme et la lutte contre le racisme ont été mes principes quand j’œuvrais pour la solidarité transfrontalière chez moi, à la frontière polonaise. Les Jeunes Verts et les partis Verts d’Europe ont toujours défendu ces idées, qui m’interpellent encore 23 aujourd’hui. Pour un environnement à tous, une Eu- rope unie, pacifique et libre, capable de relever les défis sociaux, économiques et internationaux, pour défendre ce que nous avons en commun. Une Europe solidaire entre les générations et les régions ; pour tous, contre l’austérité. Avec votre appui, je ferai cam- pagne partout en Europe en faveur du vote vert. " id="pdf-obj-22-125" src="pdf-obj-22-125.jpg">
Ska Keller met en pratique ses convictions. Ain- si, elle utilise le plus souvent possible lehttps:// www.greenprimary.eu/party12-splashPage.html ; le vote se fait en 4 étapes : d’abord l’inscription (on rem- plit un formulaire), ensuite la confirmation (réception d’un lien par mail et d’un code par SMS), puis la con- nexion (grâce aux informations reçues à l’étape précé- dente) et enfin le vote. (2) Science qui s'occupe de l'étude de la langue turque et de sa grammaire, dans un contexte histo- rique et comparatif (d’après Wikipedia). (3) voir http://www.europarl.europa.eu/meps/ fr/96734/FRANZISKA_KELLER_home.ht (4) La profession de foi de Ska Keller (restituée ici telle qu'on peut la lire sur le site d'EÉLV) : J’ai grandi dans le Bloc de l’Est, mais je me suis sentie toujours européenne. L’internationalisme et la lutte contre le racisme ont été mes principes quand j’œuvrais pour la solidarité transfrontalière chez moi, à la frontière polonaise. Les Jeunes Verts et les partis Verts d’Europe ont toujours défendu ces idées, qui m’interpellent encore 23 aujourd’hui. Pour un environnement à tous, une Eu- rope unie, pacifique et libre, capable de relever les défis sociaux, économiques et internationaux, pour défendre ce que nous avons en commun. Une Europe solidaire entre les générations et les régions ; pour tous, contre l’austérité. Avec votre appui, je ferai cam- pagne partout en Europe en faveur du vote vert. " id="pdf-obj-22-127" src="pdf-obj-22-127.jpg">
Ska Keller met en pratique ses convictions. Ain- si, elle utilise le plus souvent possible lehttps:// www.greenprimary.eu/party12-splashPage.html ; le vote se fait en 4 étapes : d’abord l’inscription (on rem- plit un formulaire), ensuite la confirmation (réception d’un lien par mail et d’un code par SMS), puis la con- nexion (grâce aux informations reçues à l’étape précé- dente) et enfin le vote. (2) Science qui s'occupe de l'étude de la langue turque et de sa grammaire, dans un contexte histo- rique et comparatif (d’après Wikipedia). (3) voir http://www.europarl.europa.eu/meps/ fr/96734/FRANZISKA_KELLER_home.ht (4) La profession de foi de Ska Keller (restituée ici telle qu'on peut la lire sur le site d'EÉLV) : J’ai grandi dans le Bloc de l’Est, mais je me suis sentie toujours européenne. L’internationalisme et la lutte contre le racisme ont été mes principes quand j’œuvrais pour la solidarité transfrontalière chez moi, à la frontière polonaise. Les Jeunes Verts et les partis Verts d’Europe ont toujours défendu ces idées, qui m’interpellent encore 23 aujourd’hui. Pour un environnement à tous, une Eu- rope unie, pacifique et libre, capable de relever les défis sociaux, économiques et internationaux, pour défendre ce que nous avons en commun. Une Europe solidaire entre les générations et les régions ; pour tous, contre l’austérité. Avec votre appui, je ferai cam- pagne partout en Europe en faveur du vote vert. " id="pdf-obj-22-129" src="pdf-obj-22-129.jpg">
Ska Keller met en pratique ses convictions. Ain- si, elle utilise le plus souvent possible lehttps:// www.greenprimary.eu/party12-splashPage.html ; le vote se fait en 4 étapes : d’abord l’inscription (on rem- plit un formulaire), ensuite la confirmation (réception d’un lien par mail et d’un code par SMS), puis la con- nexion (grâce aux informations reçues à l’étape précé- dente) et enfin le vote. (2) Science qui s'occupe de l'étude de la langue turque et de sa grammaire, dans un contexte histo- rique et comparatif (d’après Wikipedia). (3) voir http://www.europarl.europa.eu/meps/ fr/96734/FRANZISKA_KELLER_home.ht (4) La profession de foi de Ska Keller (restituée ici telle qu'on peut la lire sur le site d'EÉLV) : J’ai grandi dans le Bloc de l’Est, mais je me suis sentie toujours européenne. L’internationalisme et la lutte contre le racisme ont été mes principes quand j’œuvrais pour la solidarité transfrontalière chez moi, à la frontière polonaise. Les Jeunes Verts et les partis Verts d’Europe ont toujours défendu ces idées, qui m’interpellent encore 23 aujourd’hui. Pour un environnement à tous, une Eu- rope unie, pacifique et libre, capable de relever les défis sociaux, économiques et internationaux, pour défendre ce que nous avons en commun. Une Europe solidaire entre les générations et les régions ; pour tous, contre l’austérité. Avec votre appui, je ferai cam- pagne partout en Europe en faveur du vote vert. " id="pdf-obj-22-131" src="pdf-obj-22-131.jpg">
Montreuil
Montreuil

CHÈRE DOM

Montreuil CHÈRE DOM Chère Dom, D'abord, je l'ai entendu sur France Inter , ce mardi 26
Chère Dom, D'abord, je l'ai entendu sur France Inter , ce mardi 26 no- vembre, dès

Chère Dom,

D'abord, je l'ai entendu sur France Inter, ce mardi 26 no-

vembre, dès potron-minet, le nez dans mon café. Puis tu l'as con-

firmé sur la même radio, un peu avant 8 heures. Et toute la matinée, j'ai vu défiler des courriels qui

ne parlaient que de ça. Ainsi donc, Dominique, tu jettes l'éponge : tu annonces que tu ne te repré-

senteras pas à la prochaine élection municipale de Montreuil, ville dont tu es maire depuis cinq

ans.

Sur le coup, je dois l'avouer, cette nouvelle m'a laissé un peu sceptique. Te connaissant plu-

tôt bien, je me suis dit que, avec ce que les médias appellent ton « sale caractère », tu n'étais pas du genre à renoncer et que

les coups à venir ne te faisaient pas plus peur que ceux déjà reçus à satiété. De toute façon, tu avais encore le temps de chan-

ger d'avis, et tes copains de Montreuil et d'ailleurs allaient s'employer à t'en convaincre.

Mais au fur et à mesure que les choses se précisaient dans la matinée, que je lisais tes déclarations et ce qu'en écri-

vaient les uns et les autres, j'ai bien dû me rendre à l'évidence : au printemps 2014, c'est quelqu'un d'autre que toi qui

s'assoira dans le fauteuil du maire.

La politique autrement

Ne nous voilons pas la face : ce renoncement, c'est bien une forme d'échec. Un échec pour toi - puisque tu ne pourras

pas poursuivre la tâche à laquelle tu te seras donnée à fond pendant toutes ces années - et un échec pour l'écologie - puisque

s'achèvera ainsi l'expérience unique en France de la gestion d'une grande ville par les écologistes.

J'aurais dû le préciser tout de suite, pour que tu ne m'en veuilles pas en lisant les lignes qui précèdent : si échec il y a,

ce n'est pas celui d'une mandature (ton blog est suffisamment éloquent, qui dresse la liste impressionnante des réalisations

de ta municipalité), et c'en est un dont il n'y a pas le moins du monde à avoir honte. Je dirai même plus : tu peux en être fière,

car son unique cause est, comme tu l'expliques longuement, ta conception de la « politique autrement ».

Ah ! la « politicôtrement » ! Zeus sait si, à force d'être mise à toutes les sauces et galvaudée par les Verts, puis par

EÉLV, qui l'ont popularisée mais en ont eu parfois une pratique assez fantaisiste, cette expression me sort par les yeux et les

oreilles ! Et pourtant, dans le cas précis qui nous occupe, voilà qu'elle reprend tout son sens, voilà que peut-être, si ta dé-

marche, comme tu l'espères, provoque un électrochoc, on va pouvoir de nouveau l'employer sans guillemets.

Une affaire de valeurs et de convictions

Il faut dire que, ces derniers jours, tu as mis - et avec quelle virulence ! les pieds dans le plat. Foin de la diplomatie et

des minauderies de gosses bien élevés, mais hypocrites, qui sont trop souvent de mise en politique, voilà que tu attaques

bille en tête, et que certains (l'un que tu nommes - le sinistre Brard -, les autres qu'on reconnaît et qui se reconnaissent) en

prennent pour leur grade : je te laisse imaginer quelle jubilation est la mienne en te (ré)écoutant ou te lisant ! Refus des

coups bas et des poignards dans le dos, des clans et des cliques, des mensonges éhontés et des mesquineries gratuites, des

services rendus contre services à rendre, des politesses mielleuses et des vacheries qui tuent, du stalinisme éculé et du clien-

télisme assumé, des petites ambitions et des guéguerres intestines, des rumeurs et des menaces, des violences et des in-

sultes, des trahisons et des calomnies, des fiefs et des mafias, des passe-droits et des anneaux à baiser

...

Le tout appuyé sur

des exemples trop précis et trop parlants pour qu'on puisse les balayer d'un revers de main méprisant (ou d'un coup de

boule ?) ...

Je ne vais pas citer toutes les raisons sur lesquelles s'appuie ton refus de rempiler. Qu'il suffise de les résumer d'une

phrase : « Pour être réélue, dis-tu, je devrais me résoudre à des compromis, à des alliances, à des prises de position qui bous-

culent mes valeurs et mes convictions et me conduiraient à ne plus me ressembler. » Bon dieu (sans majuscule, bien sûr), si ça

24
24
fait plaisir, si ça réconforte, de lire ça (et le reste) à l'heure où bat son

fait plaisir, si ça réconforte, de lire ça (et le reste) à l'heure où bat son plein la grande foire aux re-

noncements , à la démagogie, à l'opportunisme, aux tripatouillages, aux haines recuites comme aux

copinages de circonstance ! Et cela à droite (normal !) comme à gauche (consternant !) Au fait, elle

est où, la gauche ? Brard est-il un mec de gauche ? Et Hammadi, et Bartolone, et tant d'autres de

nos si bons amis « socialistes », dont les magouilles politicardes, les petites lâchetés et les grandes

ambitions personnelles, sans parler de la nullité crasse d'un bon nombre, écœurent même les mieux

disposés et nourrissent comme s'il en avait besoin ! - le poujadisme ambiant ?

Cons, salauds, schizos

Allez, ne nous cachons pas derrière un vocabulaire en cul de poule : avec ton retrait de la course montreuilloise, qui a

gagné (au moins provisoirement), sinon les cons et les salauds ? Les cons qui - pour ne citer que deux exemples - se répandent

sur la toile sur le thème « Il lui reste au moins le Sénat » (pauvre type qui ne sait pas que tu n'y es plus depuis deux ans !) ou

« Bon débarras : elle nous a privés de l'autoroute Grenoble-Gap ». Les salauds (suivez mon regard) qui proclament qu'à Mon-

treuil, « les ouvriers de la voirie sont dans la souffrance depuis six ans ».

Mais ces imbéciles et ces malfaisants (version soft pour les âmes sensibles), les Français votent bien pour eux, non ? (Ils

s'apprêtent même à faire encore bien pire, si l'on en croit les sondages.) Ce pays complètement schizophrène est contre les

cumulards, mais les élit et réélit joyeusement ; il clame sa défiance envers les politiques, mais choisit 4 fois sur 5 ce qu'on fait

de pire dans ce domaine ; il leur reproche de n'avoir en vue que leur propre intérêt, mais, de bonnets rouges en dindons et de

sacrifiés en bonnets orange, il se recroqueville sur son moi-d'abord et sa convivialité facebookienne

...

Tu le dis toi-même :

comment s'y retrouver « dans une vie politique dans laquelle les élus qui refusent le cumul des mandats sont traités par les

citoyens avec autant de suspicion et de distance que ceux qui cumulent ; dans laquelle il n’y a pas de valeur ajoutée pour les

élus qui refusent la corruption, le clientélisme, le communautarisme et le «câlinage» des intérêts particuliers dans le sens du

poil » ?

Pour un optimisme

...

tempéré

...

Ton geste « n'est pas une désertion » : cela va sans dire. Tu espères qu'il aura dans l'opinion un écho suffisant pour au

moins faire réfléchir et casser le cercle vicieux du « Tous les mêmes, tous pourris ». Je te reconnais bien là : toujours optimiste,

toujours battante, malgré tout. Tu me permettras de faire preuve d'un peu plus de pessimisme ...

En tout cas, pour ta sortie, bravo et merci : il est trop tôt pour dire si elle sera à l'origine d'une prise de conscience que

tu appelles de tes vœux, mais elle aura au moins permis à tes amis d'avoir la confirmation que le pouvoir (une ville comme

Montreuil, ce n'est quand même pas rien) ne t'avait pas changée et qu'ils avaient raison de te faire confiance. Et puis

(terminons sur une note moins morose) on peut toujours se dire que quand tu auras raccroché les gants, on te verra, ma foi,

un peu plus souvent ! ...

Affectueusement.

GG

fait plaisir, si ça réconforte, de lire ça (et le reste) à l'heure où bat son
25
25
fait plaisir, si ça réconforte, de lire ça (et le reste) à l'heure où bat son
Éphéméride
Éphéméride

ÉCHOTIDIENS

  • 28.10. - Attentat ouïgour ou pas, place Tianan-

men ? En tout cas, des gens qui brûlent un 4x4 ne peu-

vent pas être fondamentalement mauvais.

  • 29.10. - Frijide Barjot virée de son logement

social, un duplex de 173 m 2 dans le 15e. Pas de bol :

juste deux jours avant la trêve hivernale des expul-

sions !

  • 30.10. - Les cadavres de 92 migrants retrouvés

dans le désert nigérien. De toute façon, ils n'avaient

pas vocation à s'intég

...

Ah ! zut, je l'ai déjà faite, celle-

là !

  • 31.10. - Des députées

voilées pour la

pre-

mière fois au Parlement d'Ankara. C'est ce qu'on ap-

pelle l'islamisme modéré.

26
26
Éphéméride ÉCHOTIDIENS 28.10. - Attentat ouïgour ou pas, place Tianan- men ? En tout cas, des
  • 01.11. - Il y a exactement 676 ans commençait

la Guerre de Cent Ans

...

j'ai rien trouvé d'autre.

Oui, je sais, on s'en fout, mais

  • 02.11. - Manifestation des bonnets rouges à

Quimper. Question perso à mon ami Domi : toujours

« fier d'être breton » ?

  • 03.11. - La SNCF revoit son offre de restaura-

tion dans les TGV. Désormais, on pourra attendre l'arri-

vée en gare pour aller vomir son sandwich.

  • 04.11. - À Toulouse, une candidate FN d'origine

algérienne dénonce le racisme de son parti. Elle ne

s'était rendu compte de rien avant, l'andouille !

05.11.

-

Borloo

et

Bayrou

lancent

leur

« Alternative ». Le Grand Soir, enfin !

  • 06.11. - Ouverture d'une enquête préliminaire

contre les Balkany pour blanchiment de fraude fiscale.

Ce genre de nouvelle, ça met de bonne humeur pour la

journée !

  • 07.11. - Le Bayrou candidat aux municipales à

Pau. Il a déjà perdu deux fois - manque de pau !

  • 08.11. - Marion Maréchal-Le Pen porte plainte

contre L'Express, qui a dévoilé l'identité de son père

biologique. C'est plutôt ce dernier qui devrait se

plaindre : maintenant, on sait qu'il a pondu ça.

  • 09.11. - Deux cosmonautes russes sortent de la

station spatiale, à 350 km d'altitude, avec la torche

olympique : ils voulaient lui faire prendre l'air !

  • 10.11. - Ségolène Royal juge « totalement ab-

surde » l'écotaxe, « citoyenne » la révolte des Bonnets

rouges et « réconfortante » la fronde en question. Allo

le service psychiatrique, c'est pour une urgence ...

  • 11.11. - Le président de la République hué par

des dizaines d'excités sur les Champs-Élysées. Ces abru-

tis nous feraient presque aimer Hollande.

  • 12.11. - En présence d'un tas de nucléocrates,

Montebourg et Nicole Bricq lancent l'Association des

industriels français exportateurs de nucléaire

...

Si

Al

Qaida n'a rien de spécial à faire aujourd'hui ...

  • 13.11. - Enlèvement d'un prêtre français au Ca-

meroun. Voilà qu'on nous fauche nos curés, mainte-

nant ! Déjà qu'on n'en a plus beaucoup.

Éphéméride ÉCHOTIDIENS 28.10. - Attentat ouïgour ou pas, place Tianan- men ? En tout cas, des
  • 14.11. - Deux mois avec sursis requis contre Le

Pen pour son jeu de mots sur les Rom qui, « comme les

oiseaux », voleraient « naturellement ». Vraiment pire

que ce que balance Manuel Valls ?

  • 15.11. - Confirmation d'une série de réformes en

Chine, dont l'assouplissement de la règle de l'enfant

unique. Comme si y avait déjà pas assez de gosses !

  • 16.11. - L'otage français au Nigeria s'enfuit pen-

dant que ses ravisseurs prient. L'efficacité de la prière

démontrée par l'absurde.

16.11. - L'otage français au Nigeria s'enfuit pen- dant que ses ravisseurs prient. L'efficacité de la
  • 17.11. - Affluence de fidèles dans les églises aux

Philippines. Faut dire que le Ciel a quand même été su-

per sympa avec les Philippins.

  • 18.11. - Le fils Tiberi se lance en dissident dans

la bataille des municipales dans le 5e arrondissement de

la capitale. Ce serait d'un triste, Paris, sans les Tiberi !

19.11. - Il paraît que« toute la France se sent
19.11.
-
Il
paraît
que« toute la France se sent

regonflée » par la victoire des Bleus contre l'Ukraine.

Ben moi, c'est gonflé que je me sens.

  • 20.11. - Plus belle la vie : Babeth ne supporte

plus la complicité de Sandrine et Patrick, qui n’est pas

rentré de la nuit et essaie de se justifier. Elle demande à

Jean-François d’espionner Patrick et Sandrine au com-

missariat ...

  • 21.11. - Manif des pôvres céréaliers de la FDSEA

d'Ile-de-France. Hélas ! pas de tornade, pas de tsunami

en vue ...

  • 22.11. - Microsoft vend, dès le jour de son lance-

ment, plus d'un million d'exemplaires de sa dernière

console de jeux vidéo. Quand on n'aura plus de panem,

il nous restera toujours les circenses.

  • 23.11. - Les jeunes de Forza Italia acclament

Berlusconi. Comment on dit « jeunes cons », en ita-

lien ?

  • 24.11. - Les Suisses refusent de limiter les hauts

salaires : ils ont peur que leurs riches se réfugient en

France.

  • 25.11. - Charb dénonce le couplet d'un rappeur

qui « réclame un autodafé contre ces chiens de Charlie

Hebdo ». Les intellos qui font la fine bouche devant

Charlie, qu'est-ce qu'ils pensent de cette « bêtise au

front de taureau » (1) ?

26.11. - Mort de Lucien

Neuwirth,

le « père »

de la pilule. C'est bien la première fois qu'on peut re-

gretter un mec de droite !

  • 27.11. - Crèche Baby Loup : licenciement con-

firmé de la salariée voilée, qui affirme : « Je ne lâche-

rai jamais », n'ayant « rien à perdre ». Surtout pas ses

neurones : c'est déjà fait.

  • 28.11. - Recul du chômage. Pour une fois que

c'est pas le gouvernement qui recule !

  • 29.11. Aujourd'hui aurait dû débuter un « week

-end sans match » de foot. Ça nous aurait fait des va- cances ... 27 30.11.
-end sans match » de foot. Ça nous aurait fait des va-
cances ...
27
30.11. - Les Motards en colère (y a-t-il des mo-
tards pas en colère ?) manifestent contre
...
la limita-
tion à 90 km/h sur l'axe Lyon-Saint-Étienne. Le casque

intégral, encore plus nul que le bonnet rouge ?

Gérard ROY

(1) Charles Baudelaire, L'Examen de minuit.

16.11. - L'otage français au Nigeria s'enfuit pen- dant que ses ravisseurs prient. L'efficacité de la

Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon

Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
Congrès des 16 et 17 novembre 2013 Centre International de Séjour Besançon 14, rue de la
14, rue de la République 25000 Besançon / 03 81 81 06 66 / http://franchecomte.eelv.fr/
14, rue de la République 25000 Besançon
/
03 81 81 06 66 /
http://franchecomte.eelv.fr/