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Université de Metz

IUT Thionville – Yutz


S1M1 – Mathématiques

Doc. A3 : Fonctions

Fonctions réciproques

Fonction bijective (UK : ‘one-to-one’)


Une fonction y = f(x) est bijective s’il n’existe pas deux valeurs de x distinctes qui donnent la
même valeur y.
Par exemple, la fonction f ( x ) = x 2 n’est pas bijective pour x ∈ ℜ , mais elle l’est pour x ∈ ℜ +
.

Notation f  g
Pour deux fonctions f et g, on note : ( f  g )( x) = f ( g ( x)) (f opère sur g)

Soient deux fonctions bijectives f(x) et g(x). Elles sont dites réciproques (ou inverses) l’une
de l’autre si ( f  g )( x) = x ET ( g  f )( x) = x
Dans ce cas, on peut alors adopter les notations suivantes :
g ( x ) = f − 1 ( x ) et f ( x) = g − 1 ( x)

Attention : cette dernière notation n’est pas une notation ‘exposant’ formelle. En particulier,
1
f − 1 ( x) ≠ .
f ( x)
−1 x+ 2
Exemple : f ( x) = g − 1 ( x ) = 3x − 2 et g ( x) = f ( x ) =
3
Procédure pour inverser une fonction y = f (x )
- remplacer x par y et inversement
- résoudre en y ( et non pas classiquement en x) l’équation obtenue, ce qui donne
y = f − 1 ( x)
- vérifier que ( f  f − 1 )( x ) = x et que ( f − 1  f )( x ) = x

Exemple : soit g ( x ) = x − 3 . Trouver g − 1 ( x) et vérifier que ( g − 1  g )( x) = x


Solution : g − 1 ( x) = x 2 + 3

Représentation des 2 exemples de fonctions


réciproques.

Fonctions exponentielles
Frédéric Quignon 1
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Pour b > 0 et b ≠ 1, une fonction exponentielle est de la forme f ( x) = b x .


Pour b = 1, il s’agit d’une fonction constante : f ( x) = 1 .
Pour b = 0 et x ≠ 0, il s’agit aussi d’une fonction constante : f ( x) = 0 .
Pour b < 0, les valeurs obtenues sont tour à tour réelles ou complexes. On évite…

x
 1
Exemple : les fonctions f ( x ) = 2 et g ( x) =   , pour x ∈ [ − 2,2] , ont pour allure :
x

 2

Propriétés de la fonction f ( x) = b x
f(0) = 1 ; toutes les fonctions exponentielles partagent le point (0, 1) en commun
f(x) ≠ 0 ; pour les très petits ou les très grands x, la fonction tend vers 0 mais ne l’atteint jamais
f(x) > 0 ; la fonction est toujours positive, quel que soit x
Pour 0 < b < 1 , alors f ( x ) → 0 lorsque x → ∞
et f (x) → ∞ lorsque x → ∞
Pour b > 1 , alors f (x) → ∞ lorsque x → ∞
et f ( x ) → 0 lorsque x → ∞

Fonction exponentielle naturelle


On appelle fonction exponentielle naturelle ou de base e la fonction f ( x) = e x ou f ( x) = exp( x) ,
avec e = 2.7182818...

Exemple : la fonction h(t ) = 1 − 5e  1− 2  , pour x ∈ [ − 2,2] , a pour allure :


 t

Fonctions logarithmiques

Frédéric Quignon 2
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Les fonctions logarithmiques sont définies pour x positif ( x ∈ ℜ + * ).


Elles sont les réciproques de fonctions exponentielles. Autrement dit :
Pour x ∈ ℜ + et pour b > 0 et b ≠ 1, y = log b x ⇔ x = b y
« log b x » se dit « log en base b de x »

Les bases de logarithme les plus communes sont :


- la base e : log e x = ln x
- la base 10 : log10 x = log x

On remarquera que ln x → ∞ lorsque x → ∞ , et que


ln x → − ∞ lorsque x → 0

Propriétés des logarithmes


log b 1 = 0
log b b = 1
log b b x = x
b logb x = x
log b xy = log b x + log b y
 x
log b   = log b x − log b y
 y
log b x r = r log b x

Formule de changement de base :


log a x
log b x =
log a b

De façon plus courante :


ln x
log x =
ln 10

Remarque : ln 10 ≅ 2.303 ; vous savez maintenant la provenance de cette valeur qui émaille
différentes formules de physique (ex : potentiel de Nernst, loi d’Arrhenius…)

Cette formule de changement de base est très importante. En effet, si la réponse à :


log 7 49 est facile dès lors que 49 = 2 7 , il n’en est pas de même avec log 7 50 , par exemple.

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ln 50 log 50
Aussi, la formule de changement de base permet d’écrire que log 7 50 = = et
ln 7 log 7
d’interroger toute calculatrice pour l’un ou l’autre de ces ratios.

Equations à base d’exponentielles et de logarithmes

Résoudre 7 + 15e (1− 3 z ) = 10


Solution :
(1− 3 z ) 1
Il vient facilement : e = .
5
Puis, pour sortir la variable z de l’exposant, on utilise la fonction réciproque :
( )  1
ln e (1− 3 z ) = (1 − 3 z ) = ln 
 5
− 1  1  
Pour donner finalement : z =  ln  − 1
3   5  

La même technique est utilisée pour résoudre les exemples suivants.


2
Exemple : résoudre 10 (t − t ) = 100
Solution : {-1, 2}

Exemple : résoudre x − xe ( 5 x + 2 ) = 0
Solution : {-2/5, 0}

Exemple : résoudre 5( x 2 − 4) = ( x 2 − 4)e ( 7 − x )


Solution : {-2, 2, (7-ln[5])}

Exemple : résoudre 4e (1+ 3 x ) − 9e (5− 2 x ) = 0


1  9 
Solution : {  4 + ln   }
5  4 

Représentations graphiques

Droites
L’équation de type y = mx + b est l’équation d’une droite de pente m et d’intersection avec
l’axe Oy en b.

Exemple : y = f(x) = -2/5 x + 3


Il s’agit de l’équation d’une droite de pente négative (y chute de -2/5 unités lorsque x
augmente d’une unité) et qui coupe l’axe Oy (i.e. pour x = 0) en y = 3.

Exemple : y = f(x) = | x |
Ici, il faut successivement considérer 2 cas :
Si x < 0, alors y = - x
Si x ≥ 0, alors y = x

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Paraboles
L’équation d’une parabole est de la forme y = f ( x) = ax 2 + bx + c
 − b  − b 
Son sommet a pour coordonnées  , f   .
 2a  2 a  
Elle est tournée vers le haut si a est positif, vers le bas si a est négatif.

Si la parabole coupe (ou si, cas limite, la courbe est tangente en un seul point à) l’axe Ox,
c’est que l’équation ax 2 + bx + c = 0 admet 2 racines distinctes (ou, cas limite, une racine
double), x1 et x2, que l’on peut lire sous la forme factorisée du polynôme : a ( x − x1 )( x − x 2 )
Ainsi, les coordonnées des points d’intersection, lorsqu’ils existent, de la parabole avec
l’axe Ox valent (0, x1) et (0, x2).

Rappel (sera revu dans le cours ‘Dérivées’) : La tangente à la parabole est horizontale en son
sommet. En ce point, la dérivée de l’équation qui décrit cette parabole est donc nulle et nous
avons : f ' ( x) = 2ax + b = 0
−b
La coordonnée du point x pour lequel f ' ( x ) = 0 vaut donc x =
2a
Exemple : Représenter y = f ( x ) = − x + 2 x + 3
2

Il s’agit de l’équation d’une parabole. Elle est tournée vers le bas (a = -1).
 − 2 
Son sommet a pour coordonnées x =   = 1 et y = − (1) 2 + 2(1) + 3 = 4
 2( − 1) 
Les racines de l’équation − x 2 + 2 x + 3 = 0
soit de : − ( x 2 − 2 x − 3) = 0 = ( x − 3)( x + 1)
valent x1 = -1 et x2 = 3
La parabole coupe donc l’axe Ox en (0, -1) et (0, 3).

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Cercle
L’équation d’un cercle centré sur le point (h, k) et de rayon r est de la forme :
( x − h) 2 ( y − k ) 2
( x − h) + ( y − k ) = r ou
2 2 2
+ =1
r2 r2

Ellipse
Une ellipse peut être décrite par la position de son centre et par les longueurs de son ‘petit
axe’ et son ‘grand axe’. Ceux-ci, s’ils étaient de même longueur, correspondraient au rayon
du cercle.
Soient a la distance entre le centre et les 2 points de l’ellipse les plus éloignés, dans la
direction de l’axe Ox, et b la distance entre le centre et les 2 points de l’ellipse les plus
éloignés, dans la direction de l’axe Oy.
L’équation de l’ellipse est de la forme :
( x − h) 2 ( y − k ) 2
+ =1
a2 b2

Hyperbole
L’équation d’une hyperbole centrée sur (h, k) peut prendre l’une des 2 formes suivantes,
selon l’orientation des branches de l’hyperbole.
( x − h) 2 ( y − k ) 2 ( x − h) 2 ( y − k ) 2
− =1 − + =1
a2 b2 a2 b2
La première équation correspond à une hyperbole qui s’ouvre de part et d’autre d’un axe
vertical (parallèle à Oy) et dont les sommets sont situés à une distance a de son ‘centre’.
La seconde équation correspond à une hyperbole qui s’ouvre de part et d’autre d’un axe
horizontal (parallèle à Ox), et dont les sommets sont situés à une distance b de son ‘centre’.
b
Les asymptotes aux branches (symétriques) sont de pente ±
a

( x − 2) 2
Exemple : Représenter + 4( y + 2) 2 = 1
9
Réponse : On reconnaît là l’équation d’une ellipse centrée sur le point (2, -2) avec les points
de l’ellipse les plus éloignés selon une parallèle à Ox situés à une distance du centre de a = √9
= 3, et selon une parallèle à Ox, à une distance du centre de b = √(1/4) = ½

Exemple : Représenter x 2 + 2 x + y 2 − 8 y + 8 = 0
Réponse : Pour savoir si l’on a affaire à une figure remarquable, il faut tenter de retrouver une
forme d’équation standard, et ‘compléter les formes quadratiques’, en x comme en y.
En reprenant la technique de ‘complémentation du carré’ décrite comme l’une des technique
de résolution de l’équation du type ax 2 + bx + c = 0 (cf. DocA1), il vient :
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2 2

( 2
)
 b  b
à x + 2 x , on ajoute   = 1, pour obtenir la forme  x +  = ( x + 1)
2

 2  2
2 2

( 2
)
 b  b
à y − 8 x , on ajoute   = 16, pour obtenir la forme  y +  = ( x − 4 )
2

2
   2 
puis on ajuste les valeurs constantes pour satisfaire l’équation initiale :
( ) ( )
x 2 + 2 x + 1 − 1 + y 2 − 8 y + 16 − 16 + ( 8) = 0 , soit
( x + 1) 2 + ( x − 4) 2 − 1 − 16 + 8 = 0 , ou enfin
( x + 1) 2 + ( x − 4) 2 = 9
On reconnaît là l’équation d’un cercle centré sur le point (-1, 4) et de rayon 3.

( x + 1) 2 ( y − 2) 2
Exemple : représenter − =1
9 4
Réponse : Il s’agit là de l’équation d’une hyperbole centrée sur le point (-1, 2).
Ses branches se développent de part et d’autre de l’axe vertical (x = -1), à partir d’un sommet
situé à une distance a = 3 du centre.
2
Les asymptotes (en pointillé sur le graphe) aux branches de l’hyperbole sont de pente ±
3

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