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CODE CIVIL DE LA FEDERATION DE

RUSSIE

Traduction réalisée sous la direction
de :

DUSAN KITIC
Maître de conférences à la Faculté de
Droit de Poitiers

Avec la collaboration de :

OMOURTAG PETKOV et GREGOIRE
DIKOV

©JURISCOPE 1999

C O D E C IV IL
DE LA FEDERATION DE
R U S S IE

du 21 octobre 1994

TRADUCTION - EXTRAITS1

- PREMIERE PARTIE -

Titre I : Dispositions générales
Sous-titre 1 : Dispositions principales

Chapitre 1 : Législation de droit civil

Chapitre 2 : Naissance des droits et des
obligations de droit civil, réalisation et protection des
droits civils

Sous-titre 2 : Les Personnes

Chapitre 3 : Les Citoyens (personnes physiques)

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Les titres en italiques sont actuellement en cours de traduction.

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©JURISCOPE 1999

Chapitre 4 : Les Personnes morales

Chapitre 5 : La Participation de la Fédération de
Russie, des membres de la Fédération de Russie et des
communautés territoriales dans les rapports régis par la
législation civile

Sous-titre 3 : Les Objets de droits civils
Chapitre 6 : Dispositions générales

Chapitre 7 : Les titres négociables

Chapitre 8 : Les biens incorporels et leur protection

Sous-titre 4 : Actes juridiques et représentation
Chapitre 9: Les actes juridiques

Chapitre 10 : La représentation. La procuration

Sous-titre 5 : Délais. Prescription
Chapitre 11 : La détermination des délais

Chapitre 12 : La prescription

Titre II : Droit de propriété et autres droits réels
Chapitre 13 : Dispositions générales

Chapitre 14 : L’acquisition du droit de propriété

Chapitre 15 : La cessation du droit de propriété

Chapitre 16 : La propriété commune

Chapitre 17 : Droit de propriété et autres droits
réels sur la terre

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©JURISCOPE 1999 Chapitre 18 : Droit de propriété et autres droits réels sur les biens d’habitation Chapitre 19 : Droit de la gérance économique. droit de la gestion opérationnelle Chapitre 20 : La protection des droits de propriété et autres droits réels Titre III : Partie générale du droit des obligations Sous-titre 1 : Dispositions générales sur les obligations Chapitre 21 : Notion et parties à l'obligation Chapitre 22 : Exécution des obligations Chapitre 23: Garanties de l’exécution des obligations Chapitre 24 : Changement de personnes dans une obligation Chapitre 25 : Responsabilité pour violation des obligations Chapitre 26 : Cessation des obligations Sous-titre 2 : Dispositions générales sur les contrats Chapitre 27 : Notion et conditions du contrat Chapitre 28 : Conclusion du contrat Chapitre 29 : Modification et résolution du contrat 3 .

Dans la catégorie des personnes morales à l’égard desquelles leurs fondateurs peuvent avoir des créances. Dispositions générales Article 48 La notion de personne morale 1) La qualité de personne morale est reconnue à une organisation. Les personnes morales doivent avoir un bilan ou une comptabilité propre. qui peut. d’un patrimoine déterminé et assume ses obligations liées à ce patrimoine. ou est chargée de la gérance ou de la gestion opérationnelle. se trouvent les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux. PERSONNES MORALES § 1. être demandeur et défenseur en justice. se trouvent les entreprises d’Etat et les entreprises municipales unitaires. acquérir et disposer de droits patrimoniaux et extra-patrimoniaux. ainsi que les établissements financés par leurs propriétaires. ©JURISCOPE 1999 CHAPITRE IV. Dans la catégorie des personnes morales. ses fondateurs (participants) peuvent avoir soit des créances sur cette personne morale. qui a la propriété. s’engager juridiquement. y compris leurs filiales. les coopératives de production et celles de consommation. en son nom. dont les fondateurs peuvent avoir un droit de propriété ou un autre droit réel sur leur patrimoine. se trouvent les organisations 4 . 2) Concernant leur participation dans la formation du patrimoine de la personne morale. 3) Dans la catégorie des personnes morales. à l’égard desquelles leurs fondateurs (participants) n’ont pas de droits patrimoniaux. soit des droits réels sur son patrimoine.

La décision de limitation des droits peut faire l’objet d’un recours en justice de la part de la personne morale. 2) Les droits de la personne morale peuvent être limités uniquement dans les cas. et assumer les obligations liées à cette activité. et selon une procédure. uniquement sur la base d’une autorisation spéciale (licence). naît au moment de l’obtention de cette licence ou dans le délai qui y est indiqué. sauf dispositions contraires de la loi ou d’autres actes juridiques. à l’exception des entreprises unitaires et des autres types de société prévus par la loi. les fondations de bienfaisance et autres. Les sociétés commerciales. nécessaires à la poursuite de tout type d’activité. et s’éteint à la fin de la validité de la licence. prévus par la loi. 3) La capacité de la personne morale naît au moment de sa création (article 51. correspondants à l’objet de son activité prévu dans les actes fondateurs. point 2). les groupements de personnes morales (associations et unions). et s’éteint au moment de la fin de sa liquidation (article 63. non interdit par la loi. peuvent avoir des droits et des obligations civils. La personne morale peut poursuivre certains types d’activité déterminés par la loi. dont l’exercice est soumis à l’obtention d’une licence. 5 . point 8). ©JURISCOPE 1999 publiques et religieuses (unions). Le droit de la personne morale de poursuivre une activité. Article 49 La capacité de la personne morale 1) La personne morale peut avoir des droits civils.

soit des organisations dont l’objet principal est de tirer profit de leur activité (sociétés commerciales). de coopératives de production. Les organisations non commerciales peuvent poursuivre une activité d’entreprise seulement dans la mesure où celle-ci sert le but pour lequel elles ont été créées et correspond à sa nature. Article 51 L’enregistrement des personnes morales 1) La personne morale est soumise à l’enregistrement auprès des organes de la justice. par nature. peuvent être créées sous la forme de sociétés de personnes ou de capitaux. soit des organisations dont l’objet principal n’est pas la recherche du profit et qui ne distribuent pas leurs bénéfices aux participants (organisations non commerciales). 2) Les personnes morales qui. 3) Les personnes morales qui. la dénomination sociale. Les données de l’enregistrement. sont inclues dans un « Registre 6 . d’établissements financés par leur propriétaire. selon la procédure établie par la loi sur l’enregistrement des personnes morales. ©JURISCOPE 1999 Article 50 Organisations commerciales et non commerciales 1) Les personnes morales peuvent être. y compris concernant les organisations commerciales. sont des organisations non commerciales. peuvent être créées sous la forme de coopératives de consommation. 4) Il est permis de créer des groupements d’organisations commerciales et (ou) d’organisations non commerciales. de fondations de bienfaisance et autres. d’entreprises d’Etat et d’entreprises municipales unitaires. d’organisations d’intérêt public ou religieuses (groupements). par nature. sont des sociétés commerciales. ainsi que sous d’autres formes prévues par la loi. sous la forme d’associations et unions.

doivent figurer la dénomination de la personne morale. ainsi que d’autres informations requises par la loi concernant les personnes morales d’un type donné. qui n’est pas une organisation commerciale. ©JURISCOPE 1999 d’Etat » unique des personnes morales. par les fondateurs (participants) de celle-ci. Dans des cas prévus par la loi. à compter de son enregistrement. ouvert à la libre consultation. ou bien sur celui de l’acte constitutif et des statuts. Dans les documents constitutifs des organisations non commerciales et des entreprises unitaires. entraîne le refus de l’enregistrement de la personne morale. L’acte constitutif de la personne morale est conclu. agit sur la base des statuts approuvés par ce fondateur. et les statuts sont approuvés. Article 52 Les documents constitutifs de la personne morale 1) La personne morale agit sur le fondement des statuts. 2) Dans les documents constitutifs de la personne morale. créée en vertu du présent Code par un seul fondateur. l’adresse de son siège. fondé sur des motifs d’opportunité. peuvent faire l’objet de recours en justice. ou bien uniquement sur celui de l’acte constitutif. peut agir sur le fondement des dispositions générales relatives aux organisations du même type. n’est pas permis. 2) La personne morale est considérée comme créée. la personne morale. La violation de la procédure de création de personne morale établie par la loi. ainsi que 7 . La personne morale. Le refus ou l’abstention de procéder à l’enregistrement. Le refus d’enregistrement. ou le non respect des conditions légales par les documents constitutifs. la procédure de gestion de l’activité de la personne morale.

de la gestion de l’activité de la personne morale. du retrait des fondateurs (participants). des autres actes normatifs et des documents constitutifs. les fondateurs s’engagent à créer une personne morale. Néanmoins. L’objet et le but de l’activité de l’organisation commerciale peuvent être définis dans les documents constitutifs également lorsque la loi ne l’exige pas. Dans l’acte constitutif. Par un contrat sont également déterminées les conditions et les modalités du partage des bénéfices entre les participants et de leur contribution aux pertes. qui agissent en vertu de la loi. dans les documents constitutifs d’organisations commerciales. 3) Les modifications des documents constitutifs prennent effet à l’égard des tiers à partir du moment de leur enregistrement dans le Registre d’Etat des personnes morales et. les conditions de la réalisation de leurs apports et de leur participation dans l’activité de la personne morale. doivent être déterminés l’objet et le but de l’activité de la personne morale. définissent les modalités de leur activité commune liée à cette création. Article 53 Les organes de la personne morale 1) La personne morale acquiert des droits civils et assume des obligations civiles par l’intermédiaire de ses organes. qui agissent en prenant en compte ces modifications. La procédure de la nomination ou de l’élection des organes de la personne morale est définie par la loi et les documents constitutifs. dans des cas déterminés par la loi. 8 . les personnes morales et leurs fondateurs (participants). ne peuvent se prévaloir de l’absence d’enregistrement des modifications dans leurs rapports avec des tiers. à partir du moment de la notification des modifications à l’organe tenant le Registre. ©JURISCOPE 1999 dans des cas prévus par la loi.

sauf si en vertu de la loi. d’autres organisations commerciales. sans en avoir le droit. 9 . à la demande du titulaire du droit sur ce nom social. la personne morale peut acquérir des droits civils et assumer des obligations civiles par l’intermédiaire de ses participants. en vertu de la loi ou des documents constitutifs de la personne morale. en bonne foi et raisonnablement. ainsi que des entreprises unitaires et. Article 54 Dénomination et domiciliation de la personne morale 1) La personne morale a sa propre dénomination. dans des cas prévus par la loi. si la loi ou le contrat n’en disposent pas autrement. est obligée. ©JURISCOPE 1999 2) Dans des cas prévus par la loi. indiquant sa forme juridique. 4) La personne morale ayant la qualité d’organisation commerciale. 3) Une personne qui. Cette personne est obligée. les documents constitutifs de la personne morale le prévoient autrement. dont le nom social est enregistré selon la procédure établie. Une personne qui. doit avoir une dénomination. utilise un nom social enregistré appartenant à autrui. La dénomination des organisations non commerciales. 3) La dénomination et le domicile de la personne morale sont indiqués dans ses documents constitutifs. de cesser l’utilisation irrégulière et de réparer les dommages causés. de réparer les dommages qu’elle aurait causés à la personne morale. agit au nom de celle-ci. doit indiquer la nature de l’activité de la personne morale. La personne morale. 2) Le domicile de la personne morale est déterminé par le lieu de son enregistrement. à la demande des fondateurs (participants) de la personne morale. possède un droit exclusif sur son utilisation. doit le faire dans le respect des intérêts de la personne morale représentée.

à l’exception des établissements financés par leur propriétaire. 2) La filiale est une subdivision particulière de la personne morale. y compris les fonctions de représentation. Leur patrimoine est celui de la personne morale qui les a créées et elles agissent selon les dispositions que celle-ci a approuvées à leur égard. ©JURISCOPE 1999 La procédure d’enregistrement et d’utilisation du nom social est déterminée par la loi et par d’autres actes normatifs. 115 et 120 du présent Code. conformément au présent Code. 3) Le fondateur (participant) de la personne morale ou le propriétaire de son patrimoine n’assument pas les 10 . située en dehors de son siège. 2) Les entreprises du Trésor et les établissements financés par leur propriétaire. située en dehors de son siège. assument leurs obligations sur tout leur patrimoine. Article 55 Représentation et filiale 1) La représentation est une subdivision particulière de la personne morale. Article 56 Responsabilité de la personne morale 1) Les personnes morales. qui représente les intérêts de la personne morale et assume leur défense. Les représentations et les filiales doivent être indiquées dans les documents constitutifs de la personne morale qui les a créées. qui assume toutes les fonctions de la personne morale. assument leurs obligations selon la procédure et les conditions prévues par les articles 113 (5). Les dirigeants des représentations et des filiales sont nommés par la personne morale. 3) Les représentations et les filiales n’ont pas la qualité de personnes morales. et agissent selon les pouvoirs qui leur sont conférés.

©JURISCOPE 1999 obligations de la personne morale. 2) Dans des cas établis par la loi. s’effectue sur décision des organes compétents de l’Etat ou sur décision judiciaire. par le propriétaire du patrimoine de la personne morale. ou peuvent par tout autre moyen déterminer ses actions. compétent en la matière en vertu des documents constitutifs. transformation) peut être réalisée sur décision de ses fondateurs (participants) ou de l’organe de la personne morale. l’organe mandaté par eux ou l’organe de la personne morale ayant la compétence de réorganisation en vertu des documents constitutifs. et cette dernière n’assume pas les obligations du fondateur (participant) ou du propriétaire. la réorganisation de la personne morale sous la forme de scission ou de séparation d’une ou plusieurs personnes morales. une responsabilité subsidiaire concernant les obligations peut être imposée à ces personnes. sur demande de ce dernier. absorption. le tribunal nomme un administrateur externe avec la mission d’effectuer la réorganisation de la personne morale. ne réalisent pas la réorganisation de la personne morale dans le délai imparti par la décision de l’organe compétent de l’Etat. ou par d’autres personnes qui ont le droit de donner des instructions obligatoires à la personne morale. 11 . à l’exception des cas prévus par le présent Code ou par les documents constitutifs de la personne morale. Si l’insolvabilité (faillite) de la personne morale est provoquée par les fondateurs (participants). séparation. Article 57 Réorganisation de la personne morale 1) La réorganisation de la personne morale (fusion. scission. dans le cas d’insuffisance d’actifs de la personne morale. Si les fondateurs (participants) de la personne morale.

peut être réalisée seulement avec l’accord des organes compétents de l’Etat. constitue le fondement pour l’enregistrement des nouvelles personnes morales. L’approbation par le tribunal des documents ci-dessus mentionnés. ©JURISCOPE 1999 A compter de sa nomination. constitue le bilan de séparation. L’administrateur externe agit en justice au nom de la personne morale. en vertu de l’acte de transfert. et le soumet à l’examen du tribunal avec les documents constitutifs élaborés à la suite de la réorganisation des personnes morales. à l’exception des cas de réorganisation sous forme d’absorption. à compter de l’enregistrement des nouvelles personnes morales. 3) Dans des cas établis par la loi. absorption ou transformation. la réorganisation des personnes morales sous la forme de fusion. 12 . la première des deux est considérée comme réorganisée à compter de l’inscription au Registre d’Etat unique de la cessation d’activité de la personne morale absorbée. 2) Lors de l’absorption d’une personne morale par une autre personne morale. l’administrateur externe acquiert les pouvoirs liés à la gestion des affaires de la personne morale. Article 58 Succession lors d’une réorganisation de personne morale 1) Lors d’une fusion de personnes morales. les droits et les obligations de la personne morale absorbée sont transférés à la personne morale absorbante. en vertu de l’acte de transfert. les droits et les obligations de chacune d’elles sont transférés à la nouvelle personne morale. Lors d’une réorganisation de la personne morale sous la forme d’absorption d’une autre personne morale. 4) La personne morale est considérée comme réorganisée.

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3) Lors d’une scission d’une personne morale, ses
droits et obligations sont transférés aux nouvelles
personnes morales, en vertu du bilan de séparation.
4) Lors de la séparation de la personne morale
d’une ou plusieurs personnes morales, les droits et les
obligations de la personne morale réorganisée sont
transférés vers chacune d’elles, conformément au bilan de
séparation.
5) Lors de la transformation de la personne morale
d’un type donné en une personne morale d’un autre type
(modification de sa forme juridique), vers la nouvelle
personne morale sont transférés les droits et les obligations
de la personne morale réorganisée, en vertu de l’acte de
transfert.

Article 59 L’acte de transfert et le bilan de séparation
1) L’acte de transfert et le bilan de séparation
doivent contenir les dispositions relatives à la succession
de toutes les obligations de la personne morale réorganisée
à l’égard de tous ses créanciers et débiteurs, y compris les
obligations contestées par les parties.
2) L’acte de transfert et le bilan de séparation sont
approuvés par les fondateurs (participants) de la personne
morale ou par l’organe prenant la décision de la
réorganisation des personnes morales, et sont présentés
avec les documents constitutifs pour l’enregistrement des
nouvelles personnes morales, ou pour l’inscription des
modifications dans les documents constitutifs des
personnes morales existantes.
La non présentation des documents constitutifs de
l’acte de transfert ou du bilan de séparation, ainsi que
l’absence dans ces derniers de dispositions relatives à la
succession des obligations de la personnes morale
réorganisée, entraînent le refus de l’enregistrement des
personnes morales nouvellement apparues.

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Article 60 La garantie des droits des créanciers de la
personne morale lors de sa réorganisation
1) Les fondateurs (participants) ou l’organe de la
personne morale, prenant la décision de la réorganisation
de la personne morale, ont l’obligation d’en informer par
écrit les créanciers de la personne morale réorganisée.
2) Le créancier de la personne morale réorganisée a
le droit d’exiger la cessation ou l’exécution avant terme
des obligations pour lesquelles cette personne morale est
débiteur, ainsi que d’exiger la réparation des dommages
subis.
3) Si le bilan de séparation ne permet pas de
déterminer le successeur de la personne morale
réorganisée, les personnes morales nouvellement apparues
portent une responsabilité solidaire concernant les
obligations de la personne morale réorganisée à l’égard de
ses créanciers.

Article 61 La liquidation de la personne morale
1) La liquidation de la personne morale entraîne la
cessation de son existence, sans transmission de droits et
d’obligations selon l’ordre successoral à d’autres
personnes.
2) La personne morale peut être liquidée :
- sur décision des fondateurs (participants),
ou de l’organe de la personne morale mandaté à cette fin
par les documents constitutifs, y compris lorsqu’il s’agit
de la fin de la période pour laquelle la personne morale a
été créée, de la réalisation de son but, ou de la
reconnaissance par voie judiciaire de l’invalidité de
l’enregistrement de la personne morale, due à des
violations de la loi ou d’autres actes normatifs, lorsque ces
violations revêtent un caractère irréparable;
- sur décision judiciaire, lorsque la personne
morale poursuit une activité sans l’autorisation requise

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(licence) ou une activité illégale, lorsque la personne
morale commet plusieurs fois et de manière flagrante des
violations de la loi ou d’autres actes normatifs, lorsque les
organisations (unions) publiques ou religieuses, les
fondations de bienfaisance et autres, poursuivent
systématiquement une activité en contradiction avec les
buts statutaires, ainsi que dans d’autres cas prévus par le
présent Code.
3) La demande de liquidation de la personne
morale sur le fondement du point 2 du présent article, peut
être présentée à la Cour par l’organe de l’Etat ou par
l’administration locale, habilités par la loi à présenter une
telle demande.
Par la décision de liquidation de la personne
morale, la Cour peut conférer aux fondateurs
(participants) ou à l’organe mandaté pour la liquidation
par les documents constitutifs, des responsabilités dans la
réalisation de la liquidation de la personne morale.
4) La personne morale ayant la qualité
d’organisation commerciale ou agissant sous la forme de
coopérative de consommation, de fondation de
bienfaisance ou autre type de fondation, est liquidée
également en conformité avec l’article 65 du présent Code,
à la suite de la reconnaissance de son insolvabilité ou à la
suite de la déclaration de cessation des paiements (faillite).
Si la valeur des biens de la personne morale visée
ci-dessus est insuffisante pour satisfaire aux demandes des
créanciers, cette personne morale ne peut être liquidée que
selon la procédure prévue par l’article 65 du présent Code.
Les dispositions sur la liquidation des personnes
morales à la suite de leur insolvabilité ne s’appliquent pas
aux entreprises du Trésor fédéral.

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2) Les fondateurs (participants) ou l’organe de la personne morale prenant la décision de liquidation de la personne morale. qui porte sur celui-ci une inscription concernant la procédure de liquidation de la personne morale. avec l’accord de l’organe en charge de l’enregistrement d’Etat des personnes morales. les modalités et le délai de présentation des créances par les créanciers de la personne morale. les modalités de la procédure et les délais de la liquidation. une annonce concernant sa liquidation. Article 63 La procédure de la liquidation de la personne morale 1) La commission de liquidation insère dans les éditions de presse. La commission de liquidation prend les mesures pour identifier les créanciers et les informer par écrit de la liquidation de la personne morale. ainsi que pour obtenir le règlement des dettes de la part des débiteurs de celle-ci. lesquelles publient les informations relatives à l’enregistrement d’Etat de la personne morale. une commission de liquidation (liquidateur). 3) Les pouvoirs de gestion de la personne morale sont transférés à la commission de liquidation à compter de sa nomination. 2) Après l’expiration du délai pour la présentation des créances. conformément au présent Code. et déterminent. Ce délai ne peut pas être inférieur à deux mois à compter de la publication de l’annonce de liquidation. La commission de liquidation agit en justice au nom de la personne morale en liquidation. ©JURISCOPE 1999 Article 62 Les devoirs des personnes prenant la décision de liquidation de la personne morale 1) Les fondateurs (participants) ou l’organe de la personne morale prenant la décision de liquidation doivent immédiatement en informer par écrit l’administration en charge du Registre unique des personnes morales. la commission de liquidation établit un bilan 16 . nomment.

en accord avec l’organe en charge de l’enregistrement d’Etat des personnes morales. et l’établissement en liquidation de liquidités suffisantes pour satisfaire les créanciers. la commission de liquidation établit le bilan de liquidation. qui sont effectués un mois après l’approbation du bilan de liquidation provisoire. contenant les informations sur les biens de la personne morale en liquidation. Le bilan de liquidation provisoire est approuvé par les fondateurs (participants) ou l’organe de la personne morale prenant la décision de sa liquidation. à partir du jour de son approbation. ©JURISCOPE 1999 de liquidation provisoire. selon la procédure établie pour l’exécution des décisions judiciaires. ainsi que les résultats de leur examen. la liste des créances présentées. conformément au bilan de liquidation provisoire. 6) Si l’entreprise du Trésor en liquidation ne dispose pas de biens suffisants. la commission de liquidation procède à la vente aux enchères des biens de la personne morale. à l’exception des paiements à l’égard des créanciers du cinquième groupe. ces derniers ont le droit de recourir à la justice pour demander satisfaction du reste de leurs créances pour le compte du propriétaire des biens de l’entreprise ou l’établissement en liquidation. 5) Après avoir effectué les règlements à l’égard des créanciers. en accord avec l’organe en charge de l’enregistrement d’Etat des personnes morales. 4) La commission de liquidation effectue les paiements des sommes d’argent aux créanciers selon l’ordre déterminé par l’article 64 du présent Code. 17 . qui est approuvé par les fondateurs (participants) ou l’organe de la personne morale prenant la décision de liquidation de la personne morale. 3) Si les liquidités disponibles de la personne morale (sauf des établissements) sont insuffisantes pour satisfaire les créanciers.

8) La liquidation de la personne morale est considérée comme accomplie. ainsi que les paiements liés aux rémunérations au titre d’un contrat d’auteur. les créanciers sont satisfaits dans l’ordre de préférence suivant : . et la personne morale comme ayant cessé d’exister. . sont transmis à ses fondateurs (participants) ayant des droits réels sur ces biens ou des créances envers cette personne morale. ©JURISCOPE 1999 7) Les biens de la personne morale restants à sa disposition après satisfaction des créanciers. si la loi. ayant subi un dommage à la vie ou à la santé du fait de la personne morale en liquidation.en troisième lieu sont satisfaites les créances garanties par un gage sur des biens de la personne morale en liquidation. les documents constitutifs de la personne morale n’en disposent autrement. à compter du moment où une inscription correspondante est portée sur le Registre d’Etat unique des personnes morales. Article 64 La satisfaction des créanciers 1) Lors de la liquidation d’une personne morale. . y compris les personnes avec un contrat à durée déterminée.en quatrième lieu sont réglées les dettes fiscales et parafiscales envers les budgets publics et les fondations publiques à budget propre.en cinquième lieu sont réglées les dettes envers les autres créanciers. . par voie de capitalisation des paiements fractionnés correspondants. d’autres actes normatifs.en second lieu sont effectués les paiements liés aux indemnités de licenciement et aux rémunérations des personnes ayant un contrat de travail avec la personne morale. conformément à la loi. 18 . .en premier lieu sont satisfaites les créances des citoyens.

6) Les créances non satisfaites pour cause d’insuffisance des biens de la personne morale. 3) En cas d’insuffisance des biens de la personne morale en liquidation. en proportion des montants des créances à satisfaire. si la loi n’en dispose pas autrement. 19 . ainsi que les demandes dont la satisfaction est refusée par décision judiciaire. avant l’approbation du bilan de liquidation de la personne morale. intenter une action en justice contre la commission de liquidation. Sur décision judiciaire. sont considérées comme éteintes. ©JURISCOPE 1999 Lors de la liquidation de banques ou d’autres établissements de crédit attirant l’épargne des citoyens. 4) Dans le cas où la commission de liquidation refuse de satisfaire le créancier ou se soustrait à l’examen de ses créances. sont également considérées comme éteintes. 2) Les créances de chaque groupe de préférence sont satisfaites après la satisfaction complète des créances du groupe précédent. les demandes des créanciers peuvent être satisfaites avec le reste des biens de la personne morale. Les créances non reconnues par la commission de liquidation. sont satisfaites avec les biens de la personne morale restants. le créancier peut. après satisfaction des créances présentées en temps utile. ils sont partagés entre les créanciers du groupe de préférence correspondant. 5) Les créances présentées après expiration du délai imparti par la commission de liquidation pour la présentation des créances. si le créancier n’avait pas intenté une action en justice. sont satisfaites en premier lieu les demandes des citoyens possédant des créances envers les banques ou autres établissements de crédit.

prendre la décision de se déclarer en faillite et d’ouvrir une liquidation volontaire. peut être déclarée insolvable (en faillite) par décision judiciaire. à l’exception des entreprises du Trésor. ainsi que la procédure de liquidation de cette personne morale. ainsi que la personne morale exerçant son activité sous la forme de coopérative de consommation ou d’une fondation de bienfaisance ou autre type de fondation. 3) Les fondements de la déclaration de faillite par le tribunal ou par la personne morale elle-même. Les compagnies et les sociétés 1. § 2. 2) La personne morale ayant la qualité d’organisation commerciale. d’un commun accord avec les créanciers. si cette personne morale se trouve dans l’incapacité de faire face aux demandes des créanciers. Les demandes des créanciers sont satisfaites selon l’ordre de préférence prévu par l’article 64 point 1 du présent Code. Dispositions générales 20 . peut. ©JURISCOPE 1999 Article 65 L’insolvabilité (faillite) de la personne morale 1) La personne morale ayant la qualité d’organisation commerciale. sont établis par la loi sur l’insolvabilité (faillite). La déclaration par le tribunal de la faillite de la personne morale entraîne sa liquidation. ainsi que la personne morale exerçant son activité sous la forme de coopérative de consommation ou de fondation de bienfaisance ou autre type de fondation.

ainsi que les biens produits et acquis par la compagnie ou la société dans le cadre de son activité. les citoyens et les personnes morales. La loi peut interdire ou limiter la participation de certaines catégories de citoyens aux sociétés de personnes 21 . peuvent être participants de sociétés en nom collectif. société à responsabilité limitée ou à responsabilité subsidiaire. Les administrations de l’Etat et les administrations locales n’ont pas le droit de participer aux sociétés de capitaux ni d’être commanditaires dans les sociétés en commandite. lui appartiennent. avec l’autorisation du propriétaire. Le patrimoine constitué avec les apports des fondateurs (participants). 2) Les compagnies peuvent être créées sous la forme de sociétés en nom collectif et de société fiduciaire (société en commandite). Dans les cas prévus par le présent Code. si la loi n’en dispose pas autrement. et commandités dans les sociétés en commandite. Les établissements financés par leur propriétaire. ©JURISCOPE 1999 Article 66 Dispositions principales sur les compagnies et les sociétés 1) Les organisations commerciales dont le capital statutaire est divisé entre les fondateurs (participants) par apports sont reconnues comme des compagnies ou des sociétés. Peuvent être participants dans les sociétés de capitaux et commanditaires dans les sociétés en commandite. 4) Seuls les entrepreneurs individuels et (ou) les organisations commerciales. 3) Les sociétés de capitaux peuvent être créées sous la forme de société anonyme. les sociétés peuvent être créées par une seule personne qui devient l’unique participant. peuvent être des participants à des sociétés de capitaux et des commanditaires dans les sociétés en commandite. si la loi ne le prévoit autrement.

selon la procédure établie par les documents constitutifs. en autres formes ou en droits patrimoniaux. 5) Les sociétés de personnes et de capitaux peuvent être constitué par des fondateurs (participants) d’autres sociétés de personnes et de capitaux. et dans les cas prévus par la loi. en titres négociables.d’être informés sur l’activité de la société et de prendre connaissance des livres comptables et des autres documents de la société. ©JURISCOPE 1999 et de capitaux. 7) Les sociétés de personnes.de participer à la gestion des affaires de la société. n’ont pas le droit d’émettre des actions. 6) Les apports en capital des sociétés de personnes et des sociétés de capitaux peuvent être en numéraire. . à l’exception des cas prévus par l’article 84 point 2 du présent Code. La valeur pécuniaire de l’apport du participant à une société de capitaux est déterminée d’un commun accord des fondateurs (participants) de la société. ou bien d’autres droits ayant une valeur pécuniaire. à l’exception des cas prévus par le présent Code et par d’autres lois. 22 .de participer au partage des bénéfices. Article 67 Les droits et obligations des participants aux sociétés de personnes ou de capitaux 1) Les participants aux sociétés de personnes ou de capitaux ont le droit : . et par la loi sur les sociétés anonymes. ainsi que les sociétés à responsabilité limitée et à responsabilité subsidiaire. à l’exception des sociétés anonymes ouvertes. sa détermination est soumise à une expertise indépendante. .

peuvent également avoir d’autres droits. et selon la procédure et les modalités prévus par les documents constitutifs. 23 . Les participants à la société peuvent également avoir d’autres obligations prévues par les documents constitutifs. par les lois sur les sociétés de capitaux. Article 68 La transformation des sociétés de personnes et des sociétés de capitaux 1) Les sociétés de personnes et les société de capitaux d’un type donné. selon la procédure établie par le présent Code.en cas de liquidation de la société. L’aliénation des parts sociales ne libère pas de cette responsabilité. 2) Les participants aux sociétés de personnes ou de capitaux ont l’obligation : . peuvent se transformer en sociétés de personnes et société de capitaux d’un autre type ou en coopératives de production.de ne pas divulguer d’information confidentielle sur les activités de la société. 2) Dans le cas de la transformation d’une société de personnes en société de capitaux. par décision de l’Assemblée des participants. ou par les documents constitutifs des sociétés.de réaliser leurs apports dans la quantité. de participer au partage de l’actif net ou de sa valeur. dans les délais. Les participants des sociétés de personnes ou de capitaux. concernant les obligations de la société de personnes transférées à la société de capitaux. devenu actionnaire de la société de capitaux. . chaque partenaire. détient pendant deux ans une responsabilité subsidiaire sur tous ses biens. ©JURISCOPE 1999 . après satisfaction des créanciers. prévus par le présent Code.

Article 70 Le contrat constitutif de la société en nom collectif 1) La société en nom collectif est constituée et exerce son activité en vertu du contrat constitutif. Le contrat constitutif est signé par tous les participants à la société. exercent une activité d’entrepreneurs au nom de la société. la 24 . 2) Le contrat constitutif de la société en nom collectif doit contenir en plus des clauses indiquées dans l’article 52 point 2 du présent Code. 2) Une personne ne peut être participant qu’à une seule société en nom collectif. La société en nom collectif Article 69 Dispositions générales sur la société en nom collectif 1) Comme société en nom collectif est considérée la société de personnes. des clauses sur le montant et la composition du capital de la société. sur les proportions et les modalités de modification des parts du capital de chaque participant. et sont responsables de ses obligations avec leurs propres bien. sur le montant. dont les participants (partenaires). conformément au contrat conclu entre eux. soit le nom (dénomination) d’un ou plusieurs participants en ajoutant les mots « et compagnie » et les mots « société en nom collectif ». ©JURISCOPE 1999 Les règles énoncées par le présent point sont applicables dans le cas de transformation d’une société de personnes en coopérative de production 2. 3) La dénomination sociale de la société en nom collectif doit contenir soit les noms (dénominations) de tous ses participants et les mots « société en nom collectif ».

Le renoncement à ce droit ou sa limitation. les délais et les modalités de réalisation des apports. pour la réalisation de transaction au nom de la société. l’accord de tous les participants est exigé pour la réalisation de chaque transaction. sont nuls. Article 71 La direction de la société en nom collectif 1) La direction de l’activité de la société en nom collectif est exercée d’un commun accord de tous les participants. sauf si le contrat constitutif ne prévoit d’autres modalités pour l’attribution du nombre de voix. ou que la gestion des affaires est confiée à des participants déterminés. a le droit de communication de toute la documentation liée à la gestion des affaires. 3) Chaque participant à la société en nom collectif. y compris sur accord des participants à la société. Article 72 La gestion des affaires de la société en nom collectif 1) Chaque participant à la société en nom collectif a le droit d’agir au nom de la société. Le contrat constitutif peut prévoir des cas dans lesquels les décisions sont prises à la majorité des voix des participants. sauf si le contrat constitutif stipule que tous les participants gèrent en commun les affaires de la société. 2) Chaque participant à la société en nom collectif possède une voix. Si la gestion de la société est confiée à un ou plusieurs participants. Dans le cas d’une gestion en commun des affaires de la société par ses participants. une 25 . sans égard au fait s’il est mandaté ou non pour gérer les affaires de la société. ©JURISCOPE 1999 composition. sur la responsabilité des participants en cas d’inexécution de leur obligation de réalisation des apports. les autres participants doivent avoir.

sans l’accord des autres participants. sauf lorsque la société prouve. Article 73 Les obligations du participant à la société en nom collectif 1) Le participant à la société en nom collectif doit prendre part à son activité. 2) Les pouvoirs de gestion de la société conféré à un ou plusieurs des participants. qu’au moment de la transaction. le tiers avait connaissance. 3) Le participant à la société en nom collectif ne peut. si le contrat constitutif ne le prévoit pas autrement. le participant doit payer à la société 10% par an sur la partie non réalisée de l’apport. la société ne peut pas se prévaloir des stipulations du contrat constitutif limitant les pouvoirs des participants. L’autre partie de l’apport doit être réalisée dans les délais fixés par le contrat constitutif. peuvent être retirés par le tribunal sur demande d’un ou plusieurs des autres participants. Dans les relations avec les tiers. ou devait avoir connaissance. et réparer les dommages causés. notamment en cas de fautes graves de la part de la personne(s) mandatée(s) dans l’exercice de ses pouvoirs ou en cas d’incapacité manifeste de la part de celle-ci d’une gestion raisonnable. ©JURISCOPE 1999 procuration de celui (ceux) qui est mandaté pour la gestion des affaires. de l’absence de pouvoir du participant d’agir au nom de la société. sur la base de motifs sérieux. réaliser en son 26 . 2) Le participant à la société en nom collectif doit réaliser au moins la moitié de son apport au capital de la société au moment de l’enregistrement de celle-ci. conformément aux stipulations du contrat constitutif. En cas d’inexécution de cette obligation. les modifications correspondantes sont portées au contrat constitutif. En vertu de la décision judiciaire.

©JURISCOPE 1999 nom et pour ses propres intérêts. Le participant sorti de la société. des transactions du même type que celles qui constituent l’objet de l’activité de la société. sur les obligations nées avant son entrée à la société. En cas de violation de cette règle. Article 74 Le partage des profits et des pertes de la société en nom collectif 1) Les profits et les pertes de la société en nom collectif sont partagés entre ses participants proportionnellement à leurs parts dans le capital. si le contrat constitutif ou un autre accord des participants n’en disposent autrement. 2) Le participant à la société en nom collectif n’ayant pas la qualité de fondateur. la société peut choisir de demander au participant fautif soit la réparation des dommages causés à la société. est responsable dans la même mesure que les autres participants sur les obligations de la société nées avant sa sortie. est responsable dans la même mesure que les autres participants. ou pour les intérêts de tiers. à la suite des pertes subies par la société. les bénéfices de la société ne sont pas partagés entre ses participants. pendant deux 27 . Il n’est pas permis d’écarter un participant du partage des bénéfices et des pertes. Article 75 La responsabilité des participants quant aux obligations de la société en nom collectif 1) Les participants à la société en nom collectif. jusqu’à ce que la valeur des actifs nets dépasse le montant du capital. ont une responsabilité solidaire et illimitée sur leurs biens quant à ses obligations. 2) Si. soit le transfert à celle-ci de tous les bénéfices résultant de telles transactions. la valeur de ses actifs nets devient inférieure au montant du capital.

la société en nom collectif peut continuer son activité. ou si une personne morale participant à la société est en liquidation. Le renoncement à la participation à la société en nom collectif constituée sans limitation de durée. notamment en cas de fautes graves de la part de ce participant dans l’exécution de ses obligations. 2) Les participants à la société en nom collectif peuvent demander en justice l’exclusion d’un participant de la société. sur décision à l’unanimité des autres participants et sur la base de motifs sérieux. de même que. après avoir déclaré son renoncement à participer à la société. Article 76 Les changements de participants dans la société en nom collectif 1) Si l’un des participants est décédé. si par décision judiciaire. ou en cas d’incapacité manifeste de sa part de gérer raisonnablement les affaires. est reconnu insolvable (en faillite). ou dans le cas d’une saisie par le créancier d’un participant. Article 77 La sortie d’un participant de la société en nom collectif 1) Le participant à la société en nom collectif peut sortir de celle-ci. doit être 28 . est nul. est sorti de la société en nom collectif. 3) L’accord entre les participants à la société de limiter ou supprimer la responsabilité prévue par le présent article. est reconnu absent sans nouvelles. des biens de la société correspondant à sa part du capital. ©JURISCOPE 1999 ans à compter du jour de l’approbation du rapport d’activité de la société pour l’année de sa sortie. frappé d’incapacité juridique totale ou partielle. si cela est prévu par le contrat constitutif ou selon un accord des autres participants. est ouverte une procédure de réorganisation à l’égard d’un des participants.

©JURISCOPE 1999 déclaré par le participant au minimum six mois avant sa sortie effective de la société. sur lesquelles serait responsable le participant sortant 29 . Le renoncement à la participation à la société constituée pour une durée déterminée. 2) En cas de décès d’un participant à la société en nom collectif. peut entrer dans la société avec l’accord des autres participants. est nul. à l’exception des cas prévus par l’article 80 du présent Code. est déterminée sur la base du bilan arrêté au moment de sa sortie. Le remplacement du paiement de la valeur des biens par des biens en nature peut être prévu par accord entre le participant sortant et les autres participants à la société. L’héritier (successeur) du participant à la société en nom collectif. 2) L’accord entre les participants de renoncer au droit de sortie de la société. sont effectués conformément au point 1 du présent article. La personne morale ayant la qualité de successeur à la société du participant .personne morale réorganisée. avant la fin de celle-ci. La part des biens de la société ou leur valeur revenant au participant sortant. Article 78 Les conséquences de la sortie d’un participant de la société en nom collectif 1) La valeur de la part des biens de la société correspondant à sa part du capital social est payée au participant sortant de la société en nom collectif. si le contrat constitutif n’en dispose pas autrement. son héritier peut entrer à la société uniquement avec l’accord des autres participants. Les règlements avec l’héritier (successeur) n’étant pas entré à la société. est permis uniquement pour un motif justifié. si le contrat constitutif n’en dispose pas autrement. est responsable sur les obligations de la société à l’égard des tiers.

à un autre participant à la société ou à un tiers. Les créanciers de ce participant peuvent demander à la société en nom collectif de séparer la partie des biens de la société correspondant aux parts du capital du participant débiteur du reste des biens de la société. tous les droits. afin 30 . ©JURISCOPE 1999 conformément à l’article 75 point 2 du présent Code. les parts du capital des autres participants à la société sont augmentées en conséquence. dans les limites des biens dont il a hérité. avec l’accord des autres participants. met fin à sa participation à la société et entraîne les conséquences prévues par l’article 75 point 2 du présent Code. En cas de cession des parts (ou d’une partie des parts) à un tiers. selon les dispositions de l’article 75 point 2 alinéa 1 du présent Code. ou la partie correspondante des droits. si le contrat constitutif ou un autre accord des participants n’en disposent pas autrement. 3) En cas de sortie de la société d’un de ses participants. appartenant au participant cédant sont transférés vers celui-ci. Article 79 La cession des parts sociales dans la société en nom collectif Le participant à la société en nom collectif peut. Article 80 La saisie des parts sociales d’un participant à la société en nom collectif La saisie des parts sociales d’un participant à la société en nom collectif pour les dettes personnelles de celui-ci ne peut être réalisée qu’en cas d’insuffisance de ses autres biens. La cession par le participant de toutes ses parts à un tiers. La personne à laquelle sont cédées les parts (ou une partie des parts) est responsable sur les obligations de la société. céder la totalité ou une partie de ses parts du capital social.

La saisie des biens correspondants aux parts du participant débiteur du capital de la société en nom collectif. prévoit la continuation de la société. 31 . sauf si le contrat constitutif. Ce dernier peut. Les biens destinés à la séparation ou leur valeur. sont déterminés d’après le bilan arrêté au moment de la présentation de la demande des créanciers. Article 81 La liquidation de la société en nom collectif La société en nom collectif est liquidée dans les cas prévus par l’article 61 du présent Code. ou un accord des autres participants. pendant six mois à compter du moment où il est resté le seul participant. transformer la société en nom collectif en société de capitaux selon la procédure prévue par le présent Code. La société en nom collectif est liquidée également dans les cas indiqués dans l’article 76 point 1 du présent Code. ainsi que lorsqu’il ne reste qu’un seul participant. ©JURISCOPE 1999 d’opérer la saisie. entraîne la cessation de sa participation à la société et les conséquences prévues par l’article 75 point 2 alinéa 2 du présent Code.

Le partenaire à une société en commandite ne peut pas être participant à une société en nom collectif. 2) Le statut des partenaires participant à la société en commandite.apporteurs (commanditaires) assumant les risques de pertes liés à l’activité de la société. 3) Une personne peut être partenaire dans une seule société en commandite. celui-ci devient partenaire. La société en commandite Article 82 Les dispositions générales sur la société en commandite 1) Comme société de confiance (société en commandite) est reconnue la société. Si le nom d’un apporteur est mis dans la dénomination de la société de confiance. sont déterminés par les règles énoncées par le présent Code concernant la société en nom collectif. en ajoutant les mots « et compagnie » et les mots « société de confiance » ou « société en commandite ». et ne participant pas dans la réalisation de l’activité entrepreneuriale de la société. 32 . Le participant à une société en nom collectif ne peut pas être partenaire dans une société en commandite. 4) La dénomination de la société en commandite doit contenir soit les noms (dénominations) de tous les partenaires et les mots « société de confiance » ou « société en commandite ». ©JURISCOPE 1999 3. soit le nom (dénomination) d’au moins un des partenaires. il existe un ou plusieurs participants . dans les limites de leurs apports. à côté des participants réalisant une activité d’entrepreneurs au nom de la société et étant responsables sur les obligations de la société avec leurs biens propres (partenaires). ainsi que le régime de leur responsabilité sur les obligations de la société. dans laquelle.

Le régime de la direction et de la gestion de ce type de société est déterminé par les règles du présent Code sur la société en nom collectif. Le contrat constitutif est signé par tous les partenaires. 2) Le contrat constitutif de la société en commandite doit contenir en plus des clauses indiquées dans l’article 52 point 2 du présent Code. sur les proportions et les modalités de modification des parts du capital de chaque partenaire. sur la responsabilité des participants en cas d’inexécution de leur obligation de réalisation des apports. dans la mesure où ceci ne contredit pas les règles du présent Code sur cette dernière. Ils n’ont pas le droit de contester les actions des partenaires concernant la direction et la gestion des affaires de la société. 2) Les apporteurs ne peuvent pas participer à la direction et à la gestion de la société en commandite. sur le montant. des clauses sur le montant et la composition du capital de la société. sur le montant total des apports des apporteurs. la composition. Article 84 La direction et la gestion de la société en commandite 1) La direction de l’activité de la société en commandite est assumée par les partenaires. 33 . les délais et les modalités de réalisation des apports. Article 83 Le contrat constitutif de la société en commandite 1) La société en commandite est constituée et exerce son activité en vertu du contrat constitutif. ©JURISCOPE 1999 5) Les règles du présent Code sur la société en nom collectif sont applicables à la société en commandite. agir en son nom autrement qu’en vertu d’un mandat.

3° de sortir de la société à la fin de l’exercice comptable et d’obtenir son apport selon les modalités prévues par le contrat constitutif. 34 . correspondant à sa part du capital. 2° de prendre connaissance des rapports et des bilans annuels de la société . 2) L’apporteur à la société en commandite a le droit : 1° de recevoir la partie des profits de la société. les partenaires peuvent la transformer en société en nom collectif. selon les conditions et les modalités prévues par l’article 93. La transmission par l’apporteur de la totalité de sa part social à un tiers. met fin à sa participation à la société. ©JURISCOPE 1999 Article 85 Les droits et les obligations de l’apporteur dans la société en commandite 1) L’apporteur dans la société en commandite est obligé de réaliser un apport au capital social. Les apporteurs ont un droit de préférence par rapport aux tiers concernant l’achat de la part (ou une partie) du capital. délivrée à l’apporteur par la société. Le contrat constitutif de la société en commandite peut établir également d’autres droits au profit des apporteurs. selon les modalités prévues par le contrat constitutif. Néanmoins. L’apport est certifié par une attestation de participation. Article 86 La liquidation de la société en commandite 1) La société en commandite est liquidée en cas de sortie de tous ses apporteurs. 4° de transmettre la totalité ou une partie de sa part du capital à un autre apporteur ou à un tiers. point 2 du présent Code. au lieu de liquider la société en commandite.

L’actif net de la société est distribué parmi les partenaires et les apporteurs. proportionnellement à leurs parts dans le capital. 35 . qu’à hauteur de la valeur de leurs apports. y compris en cas de faillite. dont le capital social est divisé en parts d’une valeur déterminée par les documents constitutifs. les participants à la société à responsabilité limitée ne sont responsables sur les obligations de celle-ci. Les participants à la société n’ayant pas réalisé leurs apports en totalité. après satisfaction des créanciers de la société. sauf si d’autres modalités sont prévues par le contrat constitutif ou par un autre accord des partenaires et des apporteurs. 4. dans les limites de la valeur de la partie non réalisée des apports de chacun de ces participants. est reconnue la société créée par une ou plusieurs personnes. 2) En cas de liquidation de la société en commandite. ©JURISCOPE 1999 La société en commandite est également liquidée pour les causes de liquidation de la société en nom collectif (article 81). les apporteurs ont un droit de préférence par rapport aux partenaires. la société en commandite est sauvegardée s’il reste au moins un partenaire et un apporteur. Néanmoins. et n’assument les risques de pertes liés à l’activité de la société. sont responsables solidairement sur les obligations de la société. concernant l’obtention de leurs apports. La société à responsabilité limitée Article 87 Les dispositions générales sur la société à responsabilité limitée 1) Comme société à responsabilité limitée.

et au- delà de ce délai. 2) Les documents constitutifs de la société à responsabilité limitée doivent contenir en outre des informations exigées par l’article 52 point 2 du présent Code. les documents constitutifs sont composés uniquement par les statuts. ©JURISCOPE 1999 2) La dénomination de la société à responsabilité limitée doit contenir le nom social et les mots « à responsabilité limitée ». 3) Le régime juridique de la société à responsabilité limitée. sont déterminés par le présent Code et par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée. Article 89 Les documents constitutifs de la société à responsabilité limitée 1) Les documents constitutifs de la société à responsabilité limitée sont le contrat constitutif conclu par les participants et les statuts approuvés par eux. Si cette condition n’est pas respectée. sur la proportion de la part de chaque participant. la société devra être transformée la même année en société par actions. Article 88 Les participants à la société à responsabilité limitée 1) Le nombre des participants à la société à responsabilité limitée ne doit pas être supérieur à celui fixé par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée. Si la société est constituée par une seule personne. sur le 36 . des dispositions sur le montant du capital social. elle devra être mise en liquidation judiciaire. ainsi que les droits et les obligations de ses participants. 2) La société à responsabilité limitée ne peut pas avoir en qualité de participant unique une autre société de capitaux n’ayant qu’un seul participant. sauf si le nombre de ses participants n’est pas réduit à la limite fixée par la loi.

la société est obligée. Le capital social représente la valeur minimale des biens de la société garantissant les intérêts de ses créanciers. y compris sur les types de questions nécessitant une prise de décision à l’unanimité ou à la majorité qualifiée. y compris en cas de compensation de créances sur la société. ainsi que d’autres dispositions exigées par la loi sur les sociétés à responsabilité limité. 4) Si à la fin du deuxième exercice comptable. 2) Un participant ne peut être libéré de l’obligation de réaliser son apport au capital de la société à responsabilité limitée. soit de cesser son activité par voie de liquidation. au moins la moitié du capital statutaire de la société à responsabilité limitée doit être versée. sur la composition et les compétences des organes de direction de la société et sur la procédure de prise des décisions. 3) Au moment de l’enregistrement de la société. la valeur des actifs nets 37 . la composition. En cas d’inexécution de cette obligation. Article 90 Le capital social de la société à responsabilité limitée 1) Le capital social de la société à responsabilité limitée est composé par la valeur des apports des participants à la société. ©JURISCOPE 1999 montant. ou à la fin de chaque exercice suivant. L’autre moitié du capital de la société doit être versée dans la première année d’activité de la société. soit de diminuer son capital social et d’enregistrer cette diminution selon la procédure établie. Le montant du capital de la société ne peut être inférieur à la somme fixée par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée. les délais et les modalités de réalisation des apports. sur la responsabilité des participants en cas d’inexécution de leur obligation de réalisation des apports.

2) Les compétences des organes de direction de la société. 6) L’augmentation du capital statutaire de la société ne peut être effectuée qu’après la réalisation en totalité de tous les apports des participants. 3) L’assemblée générale des participants à la société à responsabilité limitée a compétence exclusive pour : 38 . Le membre de l’organe unipersonnel de direction de la société peut être une personne non participant à la société. la société doit être liquidée. la société est obligée de diminuer son capital et d’enregistrer cette diminution selon la procédure établie. Article 91 La direction de la société à responsabilité limitée 1) L’organe suprême de direction de la société à responsabilité limitée est l’assemblée générale des participants. chargé de la gestion de l’activité de la société et responsable devant l’assemblée générale des participants. ©JURISCOPE 1999 de la société à responsabilité limitée est inférieure au capital statutaire. sont déterminées conformément au présent Code par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée et par les statuts de la société. Si la valeur des actifs nets est inférieure au montant minimum du capital social fixé par la loi. ces derniers peuvent demander la cessation ou l’exécution avant terme des obligations existantes de la société et le paiement de dommages et intérêts. ainsi que la procédure de la prise des décisions et des actes au nom de la société. 5) La diminution du capital de la société à responsabilité limitée ne peut être réalisée qu’après avoir informé tous les créanciers de la société. Dans ce cas. Dans la société à responsabilité limitée doit être constitué un organe exécutif (collégial et (ou) unipersonnel).

la société à responsabilité limitée peut faire appel chaque année à un expert comptable professionnel n’ayant pas d’intérêts patrimoniaux communs avec la société ou avec ses participants (audit externe). 3° l’approbation des rapports annuels d’activité et des comptes de la société. 4) Afin de vérifier et certifier la régularité des comptes annuels. ©JURISCOPE 1999 1° les modifications des statuts et du montant du capital social. 4° la décision de réorganiser ou liquider la société. L’audit des comptes annuels de la société peut être effectué également sur demande d’un participant à la société. de même que le partage des bénéfices et des pertes. 5° la nomination de la commission de contrôle (contrôleur) de la société. Article 92 La réorganisation et la liquidation de la société à responsabilité limitée 1) La société à responsabilité limitée peut être réorganisée ou liquidée sur décision unanime de ses 39 . 5) La publication par la société d’informations sur les résultats de la gestion des affaires (compte-rendu public) n’est pas exigée. à l’exception des cas prévus par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée. 2° la constitution des organes exécutifs de la société et la révocation avant terme de leurs mandats. La loi sur les sociétés à responsabilité limitée peut inclure également d’autres questions dans le champ de compétence exclusive de l’assemblée générale. La procédure et les modalités de l’audit de l’activité de la société sont déterminées par la loi et les statuts de la société. Les participants à la société ne peuvent soumettre à l’organe exécutif de la société les questions relevant de la compétence exclusive de l’assemblée générale.

2) Les participants à la société peuvent aliéner leur part (ou une partie) au profit de tiers. sauf si les statuts ou un accord conclu par les participants prévoient d’autres modalités pour la réalisation de ce droit. ou dans un autre délai prévu par les statuts de la société ou par un accord entre les participants. 3) Si. et si les autres participants renoncent à racheter la part. Les autres cas de réorganisation et liquidation de la société. ©JURISCOPE 1999 participants. soit de lui donner des biens en nature correspondants à la valeur de la part. la part du participant cédant peut être aliénée au profit d’un tiers. proportionnellement au montant de leur propre part du capital. si les statuts n’en disposent pas autrement. 2) La société à responsabilité limitée peut être transformée en société par actions ou en coopérative de production. Si les participants à la société n’utilisent pas leur droit de préférence dans un délai d’un mois à compter du jour de l’offre. ainsi que leurs modalités sont déterminés par le présent Code et par les lois. les autres participants à la société ont un droit de préférence pour le rachat. l’aliénation par le participant de sa part (ou une partie) du capital au profit d’un tiers est impossible. Article 93 La transmission à autrui de parts du capital social de la société à responsabilité limitée 1) Le participant à la société à responsabilité limitée peut vendre ou céder d’une autre manière la totalité ou une partie de ses parts du capital social à un ou plusieurs participants à cette même société. en vertu des statuts de la société à responsabilité limitée. 40 . Lors de la mise en vente d’une part du capital. la société est obligée soit de rembourser au participant la valeur réelle de sa part.

41 . non encore payée en totalité. 5) En cas d’acquisition de la part (ou une partie) d’un participant par la société à responsabilité limitée elle- même. dans les délais et selon les modalités prévus par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée et par les documents constitutifs de la société. ou bien de diminuer son capital social conformément à l’article 90 points 4 et 5 du présent Code. sa part du capital social doit lui être remboursée en valeur du patrimoine de la société correspondant à cette part. Dans ce cas. Article 94 La sortie d’un participant de la société à responsabilité limitée Le participant à une société à responsabilité limitée peut à tout moment sortir de la société indépendamment de l’accord des autres participants. celle-ci est obligée de faire verser le solde de cette part par les autres participants ou par les tiers. selon la procédure et les modalités. et dans les délais prévus par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée et par les documents constitutifs de la société. 6) Les parts du capital de la société à responsabilité limitée sont transmises aux héritiers des personnes physiques et aux successeurs des personnes morales. si les documents constitutifs de la société prévoient que la transmission ne peut être réalisée qu’avec l’accord des autres participants à la société. soit de leur donner des biens en nature correspondants à la valeur de la part. Le refus des participants de donner leur accord pour la transmission entraîne l’obligation pour la société soit de rembourser aux héritiers la valeur réelle de la part. ne peut être aliénée qu’à concurrence du montant déjà versé. selon les modalités et les conditions prévues par la loi sur les sociétés à responsabilité limitée et par les documents constitutifs de la société. ©JURISCOPE 1999 4) La part d’un participant à la société à responsabilité limitée. ayant la qualité de participants à la société.

dont le capital statutaire est divisé en parts d’un montant déterminé par les documents constitutifs. sa part de responsabilité sur les obligations de la société est partagée entre les autres participants en proportion de leurs apports respectifs. ©JURISCOPE 1999 5. les participants à la société par actions 42 . La société par Article 96 Les dispositions générales sur la société par actions 1) Comme société par actions est reconnue la société dont le capital statutaire est divisé en un nombre déterminé d’actions. 3) Les règles du présent Code sur la société à responsabilité limitée sont applicables à la société à responsabilité subsidiaire dans la mesure où elles ne contredisent pas les dispositions du présent article. et déterminée dans les documents constitutifs. 2) La dénomination de la société à responsabilité subsidiaire doit contenir le nom de la société et les mots « à responsabilité subsidiaire ». La société à responsabilité subsidiaire Article 95 Les dispositions générales sur les sociétés à responsabilité subsidiaire 1) Comme société à responsabilité subsidiaire est reconnue la société créée par une ou plusieurs personnes. multiple ou divisible de la valeur de leurs apports au capital. En cas de faillite de l’un des participants. dans une proportion égale pour tous les participants. les participants à une telle société. ont solidairement une responsabilité subsidiaire sur les obligations de la société sur leur patrimoine. sauf si les documents constitutifs prévoient d’autres modalités de partage. 6.

ses comptes. sont déterminées également par les lois et les autres actes normatifs relatifs à la privatisation de ces entreprises. et son bilan des profits et pertes. Une telle société par actions peut procéder à une souscription publique d’actions émises par la société et à leur vente libre. Les particularités du régime juridique des sociétés par actions créées par la voie de privatisation des entreprises d’Etat et municipales. dont les participants peuvent aliéner leurs actions sans l’accord des autres actionnaires. son rapport annuel d’activité. 2) La dénomination de la société par actions doit contenir le nom social et indiquer qu’il s’agit d’une société par actions. ©JURISCOPE 1999 (actionnaires) ne sont responsables sur les obligations de la société et n’assument les risques de pertes liés à l’activité de la société. Article 97 Les sociétés par actions ouvertes et les sociétés par actions fermées 1) La société par actions. La société par actions ouverte doit publier annuellement. est déterminé conformément au présent Code et à la loi sur les sociétés par actions. est reconnue comme société par actions ouverte. à fin d’information du public. Les actionnaires n’ayant pas versé la totalité de la valeur de leurs actions. 43 . ont une responsabilité solidaire sur les obligations de la société par actions dans la limite de la partie non versée de la valeur des actions leur appartenant. que dans la limite de la valeur des actions leurs appartenant. dans les conditions définies par les loi et les autres actes normatifs. 3) Le régime juridique de la société par actions et des droits et des obligations des actionnaires.

dont les actions sont partagées uniquement entre ses participants ou entre d’autres personnes préalablement déterminées. est reconnue comme société par actions fermée. Article 98 La constitution de la société par actions 1) Les fondateurs d’une société par actions concluent un contrat déterminant les modalités de leur activité commune. la société doit être transformée en société par actions ouverte dans le délai d’un an. ©JURISCOPE 1999 2) La société par actions. Les actionnaires de la société par actions fermée possèdent un droit de préférence pour l’acquisition des actions mises en vente par d’autres actionnaires de la même société. le montant du capital statutaire de la société. la société par actions fermée peut être obligée de publier à fin d’information du public les documents indiqués dans le point 1 du présent article. liée à la constitution de la société. Dans le cas contraire. Si le nombre des participants n’est pas diminué jusqu’à la limite établie par la loi après l’expiration de ce délai. 2) Les fondateurs de la société par actions ont une responsabilité solidaire sur les obligations nées avant l’enregistrement de la société. Dans des cas prévus par la loi sur les sociétés par actions. Le nombre des participants à la société par actions fermée ne peut dépasser le nombre déterminé par la loi sur les sociétés par actions. Le contrat de constitution de la société par actions est conclu par écrit. ainsi que les autres dispositions prévues par la loi sur les sociétés par actions. ni les proposer d’une manière quelconque à un nombre illimité de personnes. les types d’actions à émettre et les modalités de leur distribution. Une telle société ne peut procéder à une souscription publique de ses actions. 44 . la société doit être liquidée par voie judiciaire.

Les statuts de la société par actions doivent contenir également d’autres dispositions prévues par la loi sur les sociétés par actions. sont déterminées par les lois et les autres actes normatifs relatifs à la privatisation de ces entreprises. ©JURISCOPE 1999 La société a une responsabilité sur les obligations des fondateurs liées à sa constitution uniquement après l’approbation des actions des fondateurs par l’assemblée générale des actionnaires. 6) La société par actions peut être constituée par une seule personne ou n’avoir qu’un seul participant en cas d’acquisition de toutes les actions par un seul actionnaire. et publiées à fin d’information du public. 5) Les particularités de la constitution de sociétés par actions à la suite de la privatisation des entreprises d’Etat et municipales. outre les dispositions indiquées par l’article 52 point 2 du présent Code. sur le montant du capital social. 4) Les modalités concernant les autres actions liées à la constitution de la société par actions. enregistrées. doivent contenir. sur les droits des actionnaires. leur quantité et valeur nominale. Les statuts de la société par actions. La société par actions ne peut avoir en qualité d’unique participant une autre société de capitaux. sont déterminées par la loi sur les sociétés par actions. sur la procédure de prise des décisions. des clauses sur les types d’actions à émettre. ne comprenant elle-même qu’un seul participant. sur la composition et les compétences des organes de direction de la société. y compris les compétences de l’assemblée constitutive des fondateurs. ainsi que sur les types de questions pour lesquelles les décisions sont prises à l’unanimité ou à la majorité qualifiée des voix. 3) Les documents constitutifs de la société par actions sont les statuts approuvés par les fondateurs. 45 . Les informations correspondantes doivent être portées sur les statuts de la société.

sur décision de l’assemblée générale des actionnaires. n’est pas permise. ©JURISCOPE 1999 Article 99 Le capital social de la société par actions 1) Le capital social de la société par actions est constitué de la valeur nominale des actions de la société acquises par les actionnaires. 2) La libération d’un actionnaire de son obligation de verser le prix des actions. la diminution de son capital. 5) La loi ou les statuts de la société peuvent établir une limite pour le nombre et la valeur nominale totale des actions. Son montant ne peut être inférieur au montant prévu par la loi sur les sociétés par actions. la valeur des actifs net de la société est inférieur au montant du capital social. appartenant à un seul actionnaire. y compris par voie de compensation de créances envers la société. procéder à l’augmentation de son capital social par une augmentation 46 . ou pour le nombre maximal de voix. 4) Si à la fin du deuxième exercice ou de chaque exercice comptable suivant. la société doit être mise en liquidation. garantissant les intérêts des créanciers. la société doit annoncer et enregistrer. Article 100 L’augmentation du capital social de la société par actions 1) La société par actions peut. toutes les actions doivent être reparties entre ses fondateurs. Le capital social détermine la valeur minimale des biens de la société. 3) La souscription publique des actions de la société n’est pas autorisée avant la réalisation en totalité de tous les apports. Si la valeur des ces actifs est inférieur au capital minimal établi par la loi (point 1 du présent article). Lors de la constitution de la société par actions. selon la procédure établie.

par voie de rachat et suppression d’une partie des actions. selon la procédure déterminée par la loi sur les sociétés par actions. 2) La société ne peut procéder à une augmentation de son capital statutaire qu’après la réalisation en totalité de tous les apports. 2) La diminution du capital social de la société par actions. les statuts de la société peuvent établir un droit de préférence au profit des actionnaires possédant des actions simples (ordinaires) ou d’autres actions assorties d’un droit de vote. procéder à la diminution du capital statutaire par une réduction de la valeur nominale des actions ou par rachat d’une partie des actions en vue de leur suppression du nombre total. ne peut être réalisée que si cette possibilité est prévue par les statuts de la société. Les créanciers peuvent alors exiger la cessation ou l’exécution avant terme des obligations existantes de la société et demander réparation des dommages subis. sur décision de l’assemblée générale des actionnaires. L’augmentation du capital à fin de compensation des pertes subies par la société. 47 . Article 101 La diminution du capital social de la société par actions 1) La société par actions peut. n’est pas permise. ©JURISCOPE 1999 de la valeur nominale des actions ou par émission d’actions supplémentaires. La société ne peut procéder à la diminution du capital statutaire qu’après avoir informé tous ses créanciers. pour l’acquisition des actions émises en supplément. 3) Dans les cas prévus par la loi sur les sociétés par actions.

En absence d’une garantie. y compris les modifications du montant du capital social. la société par actions peut émettre des obligations dont le montant ne peut être supérieur au montant du capital statutaire ou de la garantie fournie pour l’émission à la société par des tiers. L’assemblée générale des actionnaires a compétence exclusive pour : 1° les modifications des statuts de la société. 3) La société par actions ne peut déclarer et payer des dividendes : .si la valeur des actifs net de la société par actions est inférieure au montant du capital statutaire et des réserves. 2) Après la libération totale du capital. et leur révocation avant terme.avant la libération totale du capital statutaire. ©JURISCOPE 1999 Article 102 Les limitations de l’émission de titres négociables et du paiement de dividendes dans la société par actions 1) La part des actions privilégiées dans le volume total du capital statutaire de la société par actions. . 48 . l’émission des obligations ne peut être réalisée qu’au plutôt pendant la troisième année d’existence de la société par actions. Article 103 La direction de la société par actions 1) L’organe suprême de direction de la société par actions est l’assemblée générale des actionnaires. dans les conditions des deux précédents exercices annuels des comptes régulièrement approuvés. ou si elle devient inférieure à ce montant à la suite du paiement des dividendes. 2° l’élection des membres du conseil des directeurs (conseil de surveillance) et de la commission d’audit intérieur (l’auditeur) de la société. ne doit pas être supérieure à vingt-cinq pour-cent.

conformément à la loi sur les sociétés par actions. il est créé un conseil des directeurs (conseil de surveillance). la répartition des profits et des pertes. Dans le cas de création d’un conseil des directeurs (conseil de surveillance). L’organe exécutif de la société a compétence exclusive pour les décisions sur toutes les questions ne relevant pas de la compétence exclusive des autres organes 49 . ne peuvent être renvoyées pour décision aux organes exécutifs de la société. directoire) et (ou) unipersonnel (directeur. directeur général). 2) Dans la société ayant un nombre d’actionnaires supérieur à cinquante. Les questions soumises par les statuts à la compétence exclusive du conseil des directeurs (conseil de surveillance). ne peuvent être renvoyées pour décision aux organes exécutifs de la société. des comptes des profits et des pertes. Les questions soumises par la loi à la compétence exclusive de l’assemblée générale des actionnaires. La loi sur les sociétés par actions peut également attribuer à l’assemblée générale des actionnaires une compétence exclusive sur d’autres questions. 4° l’approbation des rapports d’activité. ©JURISCOPE 1999 3° la désignation des membres des organes exécutifs de la société et leur révocation avant terme. 5° la décision de réorganiser ou liquider la société. sauf si les statuts de la société attribuent la compétence sur ces questions au conseil des directeurs (conseil de surveillance). les statuts de la société doivent déterminer. la compétence exclusive de celui-ci. des bilans comptables. 3) L’organe exécutif de la société peut être collégial (administration. Il est en charge de la gestion quotidienne de l’activité de la société et en assume la responsabilité devant le conseil des directeurs (conseil de surveillance) et l’assemblée générale des actionnaires.

doit. dans le but de vérifier et certifier la régularité des comptes annuels. y compris de la société non obligée de publier à fin d’information les documents indiqués. ainsi que la procédure de prise de décisions et d’actes au nom de la société. 4) Les compétences des organes de direction de la société par actions. ©JURISCOPE 1999 de direction de la société. Les modalités de la réalisation de l’audit de l’activité de la société par actions sont déterminées par la loi et les statuts de la société. L’audit de l’activité de la société par actions. Article 104 La réorganisation et la liquidation de la société par actions 1) La société par actions peut être réorganisée ou liquidée sur décision de l’assemblée générale des actionnaires. faire appel chaque année à un expert-comptable professionnel n’étant pas lié à la société ou à ses participants par des intérêts patrimoniaux communs. obligée en vertu du présent Code ou de la loi sur les sociétés par actions à publier à fin d’information les documents indiqués dans l’article 97 point 1 du présent Code. Sur décision de l’assemblée générale des actionnaires. sur demande des actionnaires dont les parts réunies représentent dix pour-cent ou plus du capital. les pouvoirs de l’organe exécutif de la société peuvent être transférés par contrat vers une autre organisation commerciale ou un entrepreneur individuel (gérant). 50 . déterminée par la loi ou par les statuts. peut être fait à tout moment. sont déterminées conformément au présent Code par la loi sur les sociétés par actions et par les statuts de la société. 5) La société par actions.

Sociétés filiales et sociétés dépendantes Article 105 La société filiale 1) Une société de capitaux est considérée comme filiale. ou d’une autre manière. En cas d’insolvabilité (faillite) de la filiale par la faute de la société mère. 3) Les participants (actionnaires) à la société filiale. La société-mère. y compris en vertu d’un contrat. déterminer les décisions prises par celle-ci. si les lois sur les sociétés de capitaux n’en disposent pas autrement. 2) La société filiale n’est pas responsable des dettes de la société mère. soit en vertu d’un contrat conclu avec la filiale. est responsable solidairement avec la filiale concernant les transactions réalisées par cette dernière en exécution de ces instructions. cette dernière porte une responsabilité subsidiaire sur les dettes de la filiale insolvable. 51 . ayant le droit. 7. soit en vertu de sa participation prédominante au capital social. 2) La société par actions peut être transformée en société à responsabilité limitée ou en coopérative de production. de donner des instructions obligatoires à la société filiale. ©JURISCOPE 1999 Les autres cas et modalités de réorganisation et liquidation de la société par actions sont déterminés par le présent Code et par d’autres lois. lorsqu’une autre société de capitaux ou de personnes (société mère) peut. peuvent demander à la société mère la réparation des dommages causés par la faute de celle-ci à la filiale.

doit immédiatement publier les informations correspondantes. 3) Les limites de la participation croisée entre des sociétés de capitaux dans leurs capitaux statutaires respectifs et le nombre de voix qu’une de ces sociétés peut avoir dans l’assemblée générale des participants ou des actionnaires d’une autre société. dans le cas d’une société par actions. lorsqu’une autre société (dominante. créé dans le but de poursuivre une activité de production ou une autre activité économique commune (production. Les coopératives de production Article 107 La notion de coopérative de production 1) Est reconnu comme coopérative de production (artel) le groupement volontaire de personnes physiques ayant la qualité de membres. 52 . vente de produits industriels. La coopérative de production est une organisation commerciale. commerce. La loi et les documents constitutifs de la coopérative de production peuvent prévoir la participation de personnes morales à l’activité de la coopérative. § 3. sont déterminés par la loi. ©JURISCOPE 1999 Article 106 La société de capitaux dépendante 1) Une société de capitaux est considérée comme dépendante. participante) possède plus de vingt pour-cent des actions avec droit de vote. et réunissant leurs apports de biens. 2) La société de capitaux possédant plus de vingt pour-cent des actions avec droit de vote d’une société par actions ou plus de vingt pour-cent du capital statutaire d’une société à responsabilité limitée. selon la procédure prévue par les lois sur les sociétés de capitaux. ou plus de vingt pour-cent du capital social dans celui d’une société à responsabilité limitée. réalisation de travaux. sur la base du travail personnel ou d’une autre participation des membres (participants). agricoles et autres. services). transformation.

sont définis conformément au présent Code. approuvés par l’assemblée générale des membres. 2) Les statuts de la coopérative doivent contenir. sur la nature et les modalités du travail personnel des membres au sein de la coopérative et sur leur responsabilité en cas d’inexécution de leur obligation de participer personnellement dans les activités de la coopérative. ainsi que les droits et les obligations de leurs membres. outre les informations exigées par l’article 52 point 2 du présent Code. dans les limites et selon les modalités prévues par la loi sur les coopératives de production et les statuts de la coopérative. 3) La dénomination de la coopérative doit contenir son nom et les mots « coopérative de production » ou le mot « cartel ». 4) Le régime juridique des coopératives de production. 53 . sur la composition et les compétences des organes de direction de la coopérative et sur la procédure de prise des décisions. Article 108 La constitution des coopératives de production 1) Le document constitutif de la coopérative de production sont les statuts. ©JURISCOPE 1999 2) Les membres de la coopérative de production ont une responsabilité subsidiaire sur les obligations de celle-ci. sur la composition et les modalités de réalisation des apports et sur la responsabilité des membres en cas d’inexécution de leur obligation de réalisation des apports. sur les limites et les conditions de la responsabilité subsidiaire des membres sur les dettes de la coopérative. ainsi que sur les types de questions sur lesquelles les décisions sont prises à l’unanimité ou à la majorité qualifiée des voix. sur les modalités du partage des profits et des pertes. par les lois sur les coopératives de production. des dispositions sur le montant des apports des membres de la coopérative.

Article 110 La direction de la coopérative de production 1) L’organe suprême de direction de la coopérative de production est l’assemblée générale de ses membres. Les statuts de la coopérative peuvent prévoir qu’une partie du patrimoine appartenant à la coopérative constitue des fonds indivisibles utilisés dans des buts définis par les statuts. si d’autres modalités ne sont pas prévues par la loi et les statuts de la coopérative. 3) La coopérative ne peut pas émettre des actions. ©JURISCOPE 1999 3) Le nombre des membres de la coopérative ne peut inférieur à cinq. Dans la coopérative dont les membres sont d’un nombre supérieur à cinquante. sont également partagés les biens qui restent après la liquidation de la coopérative et la satisfaction de tous ses créanciers. conformément aux statuts de la coopérative. Selon les mêmes modalités.dans un délai d’un an à compter du moment de l’enregistrement. Article 109 Le patrimoine de la coopérative de production 1) Le patrimoine appartenant à la coopérative de production est divisé selon les apports des membres. La décision de la constitution de fonds indivisibles est prise à l’unanimité par les membres de la coopérative. il peut être créé un conseil 54 . si les statuts de la coopérative ne le prévoient autrement. et le reste . 2) Le membre de la coopérative est obligé d’apporter au moment de l’enregistrement de la coopérative au moins dix pour-cent de son apport. 4) Le profit de la coopérative est partagé entre ses membre selon leur travail.

La loi sur les coopératives de production et les statuts de la coopérative peuvent également attribuer à l’assemblée générale une compétence exclusive sur d’autres questions. 3) L’assemblée générale des membres de la coopérative a compétence exclusive pour : 1° les modifications des statuts de la coopérative. 5° la décision de réorganisation ou de liquidation la coopérative. ainsi que la répartition des profits et des pertes. 2) La compétence des organes de direction de la coopérative et la procédure de prise des décisions sont établies par la loi et par les statuts de la coopérative. ©JURISCOPE 1999 de surveillance chargé du contrôle des activités des organes exécutifs de la coopérative. 3° l’admission et l’exclusion des membres de la coopérative. 4° l’approbation des rapports annuels d’activité. Un membre de la coopérative ne peut être en même temps membre du conseil de surveillance et membre de l’administration ou président de la coopérative. ainsi que les membres du conseil de surveillance et de l’administration ne peuvent être choisis que parmi les membres de la coopérative. des bilans comptables. 2° la désignation des membres du conseil de surveillance et leur révocation avant terme. ainsi que la désignation et la révocation des organes exécutifs de la coopérative. sauf si ce droit est délégué au conseil de surveillance par les statuts de la coopérative. Ils sont en charge de la gestion quotidienne de l’activité de la coopérative et sont responsables devant le conseil de surveillance et l’assemblée générale des membres de la coopérative. Les questions soumises à la 55 . Le président de la coopérative. Les organes exécutifs de la coopérative sont l’administration et (ou) son président.

prévus par la loi et par les statuts de la coopérative. ou lui remettre la partie du patrimoine correspondante à son apport. conformément au présent article. point 1. sont effectuées à la fin de l’exercice comptable après approbation du bilan comptable. Le paiement de la valeur de l’apport ou la remise de biens au membre sortant de la coopérative. lors de la prise des décisions par l’assemblée générale. Dans ce cas. la coopérative doit lui rembourser la valeur. Le membre du conseil de surveillance ou de l’organe exécutif peut être exclu de la coopérative par décision de l’assemblée générale en raison de son appartenance au nombre des membres d’une coopérative analogue. en vertu des statuts de la coopérative. si les statuts de la coopérative n’en disposent pas autrement. 56 . Le membre exclu de la coopérative a le droit de recevoir son apport et les autres paiements prévus par les statuts. 4) Chaque membre de la coopérative a une voix. 2) Le membre de la coopérative peut être exclu de celle-ci par décision de l’assemblée générale en cas d’inexécution ou de mauvaise exécution des obligations dont il est chargé. ainsi que régler tous les autres paiements prévus par les statuts de la coopérative. ainsi que dans d’autres cas. Article 111 La cessation de l’appartenance à la coopérative de production et la transmission des apports 1) Le membre de la coopérative peut se retirer librement de celle-ci. ne peuvent être renvoyées pour décision aux organes exécutifs de la coopérative. ©JURISCOPE 1999 compétence exclusive de l’assemblée générale ou du conseil de surveillance de la coopérative.

ses héritiers peuvent devenir membres de la coopérative. les autres membres de la coopérative ont un droit de préférence pour le rachat de l’apport (ou d’une partie). si les statuts de la coopérative n’en disposent pas autrement. Dans ce cas. ©JURISCOPE 1999 3) Le membre de la coopérative peut transmettre son apport ou une partie à un autre membre de la coopérative. Les autres cas et modalités de réorganisation et liquidation de la coopérative sont déterminés par le présent Code et par d’autres lois. par décision unanime de ses membres. 5) La saisie de l’apport d’un membre de la coopérative de production pour les dettes personnelles de ce membre n’est possible qu’en cas d’insuffisance de ses autres biens. La transmission de l’apport (ou une partie) à une personne physique non membre de la coopérative. si la loi et les statuts de la coopérative n’en disposent pas autrement. la coopérative rembourse aux héritiers la valeur de l’apport du membre décédé. Dans le cas contraire. 57 . n’est possible qu’avec l’accord de cette dernière. selon les dispositions prévues par la loi et les statuts de la coopérative. 4) En cas de décès d’un membre de la coopérative de production. 2) La coopérative de production peut être transformée en société de personnes ou de capitaux. Article 112 La réorganisation et la liquidation des coopératives de production 1) La coopérative de production peut être réorganisée ou liquidée sur décision de l’assemblée générale des actionnaires. Les fonds indivisibles de la coopérative ne peuvent faire l’objet de saisie liée aux dettes d’un membre.

4) L’organe de l’entreprise unitaire est le gérant. Les entreprises unitaires d’Etat et municipales Article 113 L’entreprise unitaire 1) L’organisation commerciale n’ayant pas le droit de propriété sur les biens mis à sa disposition par le propriétaire est reconnue comme entreprise unitaire. 58 . ©JURISCOPE 1999 § 4. L’entreprise unitaire n’est pas responsable des obligations du propriétaire de son patrimoine. nommé par le propriétaire ou par un organe mandaté par celui-ci. y compris parmi les salariés de l’entreprise. et les sources de la constitution du fonds statutaire de l’entreprise. ainsi que sur le montant. et sont soumis à la gérance économique ou la gestion opérationnelle de l’entreprise. et responsable devant lui. Les biens de l’entreprise unitaire sont indivisibles et ne peuvent être partagés (parts. Seules des entreprises de l’Etat et des entreprises municipales peuvent être créées sous la forme d’entreprises unitaires. apports). 5) L’entreprise unitaire est responsable de ses obligations sur tout son patrimoine. outre des dispositions exigées par l’article 52 point 2 du présent Code. Les statuts de l’entreprise unitaire doivent contenir. des dispositions sur l’objet et les buts de l’activité de l’entreprise. 3) La dénomination de l’entreprise unitaire doit contenir l’indication du propriétaire des biens de l’entreprise. les modalités. 2) Les biens de l’entreprise unitaire d’Etat ou municipale appartiennent respectivement à l’Etat ou à la municipalité.

59 . 6) Si une décision de diminution du fonds statutaire est prise. à la fin de l’exercice comptable. l’entreprise doit en informer tous ses créanciers. ne peut être inférieur à la somme déterminée par la loi sur les entreprises unitaires d’Etat et municipales. l’organe mandaté à la création de telles entreprises doit procéder à la diminution du fonds statutaire. est créée par décision de l’organe mandataire de l’Etat ou par l’organe de l’administration d’auto-gestion locale. 5) Si. 4) Le fonds statutaire de l’entreprise fondée sur le droit de gérance économique doit être constitué en totalité par le propriétaire avant l’enregistrement d’Etat de l’entreprise. la valeur des actifs nets de l’entreprise fondée sur le droit de gérance économique. est inférieure au montant du fonds statutaire. ©JURISCOPE 1999 6) Le régime juridique des entreprises unitaires d’Etat et municipales est déterminé par le présent Code et par la loi sur les entreprises unitaires d’Etat et municipales. Si la valeur des actifs nets est inférieure au montant déterminé par la loi. l’entreprise peut être liquidée par décision judiciaire. 2) Le document constitutif de l’entreprise fondée sur le droit de gérance économique sont ses statuts approuvés par l’organe mandataire de l’Etat ou par l’organe de l’administration locale. Les créanciers de l’entreprise peuvent exiger la cessation ou l’exécution avant terme des obligations de l’entreprise et demander la réparation des dommages subis. 3) Le montant du fonds statutaire de l’entreprise fondée sur le droit de gérance économique. selon la procédure établie. Article 114 L’entreprise unitaire fondée sur le droit de gérance économique 1) L’entreprise unitaire fondée sur le droit de gérance économique.

doit contenir l’indication de l’appartenance de l’entreprise au Trésor. 8) Le propriétaire du patrimoine de l’entreprise fondée sur le droit de gérance économique. le Gouvernement de la Fédération de Russie peut prendre la décision de créer. n’est pas responsable sur les obligations de l’entreprise. Article 115 L’entreprise unitaire fondée sur le droit de gestion opérationnelle 1) Dans les cas prévus par la loi sur les entreprises unitaires d’Etat et municipales. à l’exception des cas prévus par l’article 56 point 3 du présent Code. la Fédération de Russie a une responsabilité subsidiaire sur les obligations de celle-ci. selon la procédure établie. 2) Le document constitutif de l’entreprise du Trésor sont ses statuts. 5) En cas d’insuffisance des biens de l’entreprise du Trésor. 60 . sur les biens mis à sa disposition. par voie de transmission. 3) La dénomination de l’entreprise fondée sur le droit de gestion opérationnelle. sont définis aux articles 296 et 297 du présent Code. ©JURISCOPE 1999 7) L’entreprise unitaire fondée sur le droit de gérance économique. une entreprise unitaire fondée sur le droit de gestion opérationnelle (entreprise du Trésor fédéral). La même règle est applicable à la responsabilité de l’entreprise ayant créé une entreprise filiale concernant les obligations de cette dernière. peut créer une autre entreprise unitaire avec la qualité de personne morale. avec des biens en propriété fédérale. approuvés par le Gouvernement de la Fédération de Russie. 4) Les droits de l’entreprise du Trésor. d’une partie de son patrimoine en gérance économique (entreprise filiale). Le fondateur approuve les statuts de l’entreprise filiale et nomme son gérant.

sur la composition et les modalités de réalisation des apports et sur la responsabilité des membres en cas d’inexécution de leur obligation de réalisation des apports. 3) La dénomination de la coopérative de consommation doit contenir l’indication du but principal de son activité. Les organisations non commerciales Article 116 La coopérative de consommation 1) Le groupement volontaire de personnes physiques et de personnes morales ayant la qualité de membres. 2) Les statuts de la coopérative de consommation doivent contenir. En cas d’inexécution de cette 61 . 4) Les membres de la coopérative de consommation sont obligés. ainsi que sur les questions pour lesquelles les décisions sont prises à l’unanimité ou à la majorité qualifiée des voix. ainsi que le mot « coopérative » ou les mots « société de consommation ». et réunissant leurs apports de biens. sur la composition et les compétences des organes de direction de la coopérative et sur la procédure de prise des décisions. dans un délai de trois mois à compter de l’approbation des bilans comptables annuels. § 5. de couvrir les pertes de la coopérative par la réalisation d’apports supplémentaires. ©JURISCOPE 1999 6) L’entreprise du Trésor peut être réorganisée ou liquidée par décision du Gouvernement de la Fédération de Russie. outre des informations exigées par l’article 52 point 2 du présent Code. des dispositions sur le montant des apports des membres de la coopérative. créé dans le but de satisfaire des besoins matériels et d’autres besoins de ses participants. sur les modalités de la réparation par les membres des pertes de la coopérative. est reconnu comme coopérative de consommation.

la coopérative peut être liquidée par voie de justice à la demande des créanciers. Elles peuvent poursuivre. Ils ne sont pas responsables des obligations des organisations publiques et religieuses. dont la coopérative poursuit l’objet conformément la loi et les statuts. par les lois sur les coopératives de consommation. sont à partager entre les membres de la coopérative. Les membres de la coopérative de consommation ont solidairement une responsabilité subsidiaire sur les obligations de la coopérative. ©JURISCOPE 1999 obligation. Article 117 Les organisations (groupement) publiques et religieuses 1) Comme les organisations (groupement) publiques et religieuses sont reconnus les groupements volontaires des personnes physiques. tirés de l’activité d’entrepreneur. 62 . dont ils sont membres. une activité entrepreneuriale conforme à ces buts. uniquement pour atteindre les buts pour lesquelles elles sont créées. selon la procédure établie par la loi. Les organisations publiques et religieuses sont des organisations non-commerciales. qu’ils ont transmis au patrimoine de ces organisations. 6) Le régime juridique des coopératives de consommation. conformément au présent Code. dans les limites de la valeur de l’apport supplémentaire non réalisé de chacun des membres de la coopérative. qui se sont réunis. ainsi que les droits et les obligations de ses membres sont déterminés. 5) Les profits. ces organisations ne sont pas responsables sur les obligations de leurs membres. 2) Les membres des organisations publiques et religieuses ne se réservent pas de droits sur les biens. y compris les cotisations. sur la base de communauté de leurs intérêts pour satisfaire des besoins spirituels ou d’autres besoins immatériels. également.

la fondation peut créer des sociétés de capitaux et participer à celles-ci. doivent contenir : la dénomination de la fondation avec le mot « fondation ». et poursuivant des buts à caractère social. La fondation peut poursuivre une activité entrepreneuriale. transmis à la fondation par son/ses fondateur(s) sont la propriété de la fondation. outre les dispositions indiquées dans l’article 52 point 2 du présent Code. au sens du présent Code. chargé de la surveillance de l’activité de 63 . des dispositions sur les buts de la fondation. Dans le cadre de son activité entrepreneuriale. et sont déterminées par la loi. approuvés par les fondateurs. 4) Les statuts de la fondation. de bienfaisance. et celle-ci n’est pas responsable sur les obligations de ses fondateurs. créée par des personnes physiques et (ou) des personnes morales sur la base d’apports volontaires de biens. lorsqu’elle est nécessaire pour atteindre les buts d’utilité publique pour lesquels la fondation a été créée. 2) La fondation utilise ses biens dans les buts définis dans ses statuts. La fondation doit publier annuellement des rapports sur l’utilisation de ses biens. est reconnue l’organisation non-commerciale n’ayant pas de membres. Article 118 Les fondations 1) Comme fondation. d’éducation ou d’autres buts d’utilité publique. Les fondateurs ne sont pas responsables sur les obligations de la fondation. sur les organes de la fondation. 3) Les modalités de la gestion de la fondation et la procédure de la constitution de ses organes sont déterminées par les statuts de la fondation. culturels. ©JURISCOPE 1999 3) Les particularités du régime juridique des organisations publiques et religieuses sont réglées par le présent Code. Les biens. y compris sur le conseil de tutelle.

les biens de celle-ci restant après la satisfaction des créanciers. sur le siège de la fondation. 3) En cas de liquidation de la fondation. et la probabilité d’obtenir les biens nécessaires est irréaliste. et les modifications nécessaires de ces buts ne peuvent être réalisées. et si les statuts ne prévoient pas la possibilité de leur modification ou ne sont pas modifiés par les personnes compétentes. sont utilisés dans les buts définis dans les statuts de la fondation. le droit d’apporter des modifications aux statuts appartient au tribunal. Si la non modification des statuts entraîne des conséquences qu’il était impossible de prévoir lors de la constitution de la fondation. 64 . les statuts peuvent être modifiés par les organes de la fondation. Article 119 La modification des statuts et la liquidation de la fondation 1) S’ils en prévoient la possibilité. La fondation peut être liquidée : 1° si les biens de la fondation sont insuffisants pour atteindre les buts de celle-ci. sur demande des organes de la fondation ou de l’organe mandaté pour exercer la surveillance de l’activité de la fondation. 4° dans les autres cas prévus par la loi. sur la procédure de nomination des agents et leur révocation. 2° si les buts de la fondation ne peuvent être atteints. sur demande des personnes intéressées. ©JURISCOPE 1999 la fondation. sur le sort des biens de la fondation en cas de liquidation de celle-ci. 2) La décision de liquidation de la fondation ne peut être prise que par le tribunal. 3° en cas d’un détournement de l’activité de la fondation des buts définis dans les statuts.

sont définis en vertu de l’article 296 du présent Code. les groupements sous la forme d’association ou d’union. Article 121 Les groupements de personnes morales (associations et unions) 1) Les organisations commerciales. l’association (l’union) est chargée de poursuivre une activité entrepreneuriale. le propriétaire des biens correspondants. ainsi que de représenter et protéger leurs intérêts patrimoniaux communs. afin de poursuivre son activité entrepreneuriale. sont déterminées par la loi et les autres actes normatifs. En cas d’insuffisance de ces derniers. Si par décision des participants. peuvent créer. ayant la qualité d’organisations non-commerciales. et financée par son propriétaire en totalité ou en partie. Les droits de l’établissement sur les biens mis à sa disposition. est reconnue comme établissement. a une responsabilité subsidiaire sur les obligations de celui-ci. sur la base d’un contrat. dont le but est de coordonner leur activité entrepreneuriale. soit créer une société de capitaux ou participer dans une telle société. cette association (union) doit soit être transformée en société de personnes ou de capitaux selon la procédure prévue par le présent Code. ©JURISCOPE 1999 Article 120 Les établissements 1) L’organisation créée pour exercer des fonctions de gestion. 2) L’établissement est responsable sur ses obligations avec les moyens financiers à sa disposition. et d’autres fonctions à caractère non commercial. des fonctions socio-culturelles. 3) Les particularités du régime juridique des différents types d’établissements d’Etat et autres établissements. 65 .

outre les dispositions indiquées dans l’article 52 point 2 du présent Code. Les membres de l’association (union) portent une responsabilité subsidiaire sur les obligations de celle-ci dans les limites. y compris les établissements. et selon les modalités. ©JURISCOPE 1999 2) Les organisations publiques ou autres organisations non-commerciales. 66 . avec les mots « association » ou « union ». Article 122 Les documents constitutifs des associations et unions 1) Le document constitutif de l’association (l’union) est le contrat constitutif signé par ses membres et les statuts approuvés par ces derniers. 3) Les membres de l’association (union) gardent leur indépendance et leurs droits de personnes morales. contenir des dispositions sur la composition et les compétences des organes de gestion de l’association (l’union). 2) Les documents constitutifs de l’association (l’union) doivent. prévues par les documents constitutifs de l’association. sur la procédure de prise des décisions par ces organes. ainsi que sur les modalités du partage des biens de l’association (l’union) restant après la liquidation de celle-ci. peuvent volontairement se réunir dans les associations (unions) de ces organisations. 4) L’association (union) ne porte pas de responsabilité sur les obligations de ses membres. sur les questions pour lesquelles les décisions sont prises à l’unanimité ou à la majorité qualifiée des voix des membres de l’association (l’union). 5) La dénomination de l’association (l’union) doit contenir l’indication de l’objet principal de l’activité de ses membres. L’association (union) des organisations non-commerciales est une organisation non-commerciale.

2) Un membre de l’association (l’union) peut se retirer librement de celle-ci à la fin de l’exercice comptable. Les règles relatives à la responsabilité du membre en cas de son retrait de l’association (l’union). Un membre de l’association (l’union) peut être exclu de celle-ci. 3) Un nouveau participant peut être admis au sein de l’association (l’union) avec l’accord de ses membres. Dans ce cas. sont applicables à la responsabilité du membre exclu. CHAPITRE V. DES MEMBRES DE LA FEDERATION DE RUSSIE ET DES COMMUNAUTES TERRITORIALES. il a une responsabilité subsidiaire sur les obligations de l’association (l’union). 67 . établis dans les documents constitutifs de l’association (l’union). proportionnellement à son apport pendant deux ans. dans les cas. et selon la procédure. peut être soumise à la condition de l’acceptation de sa part de porter une responsabilité subsidiaire sur les obligations de l’association (l’union) nées avant son entrée. DANS DES RAPPORTS REGIS PAR LA LEGISLATION CIVILE. ©JURISCOPE 1999 Article 123 Les droits et les obligations des membres des associations et unions 1) Les membres de l’association (l’union) peuvent utiliser les services de celle-ci sans contrepartie. à compter du moment de son retrait. LA PARTICIPATION DE LA FEDERATION DE RUSSIE. sur décision des autres participants. L’admission au sein de l’association (l’union) du nouveau participant.

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Article 124 La Fédération de Russie, les membres de la
Fédération de Russie, les communautés territoriales -
sujets du droit civil
1) La Fédération de Russie, les membres de la
Fédération de Russie : les républiques, les territoires, les
régions, les villes d’importance fédérale, la région
autonome, les territoires autonomes, ainsi que les
communautés urbaines, rurales, et les autres collectivités
territoriales, agissent dans les rapports régis par la
législation civile à égalité avec les autres participants à ces
rapports - personnes physiques et personnes morales.
2) A l’égard des sujets du droit civil mentionnés
dans le point 1 du présent article, sont applicables les
normes déterminant la participation des personnes morales
aux rapports régis par la législation civile, la loi ou les
particularités des sujets en question ne le prévoient pas
autrement.

Article 125 Les modalités de la participation de la
Fédération de Russie, des membres de la Fédération de
Russie, des collectivités territoriales, aux rapports régis par
la législation civile
1) Au nom de la Fédération de Russie et des
membres de la Fédération de Russie, les organes de
l’administration de l’Etat peuvent par leurs actes, dans les
limites de leurs compétences établies par leur statut, agir
en justice, acquérir et disposer de droits patrimoniaux et
extra-patrimoniaux, avoir des obligations.
2) Au nom des collectivités territoriales, les organes
de l’administration locale peuvent par leurs actes, dans les
limites de leurs compétences établies par leur statut,
acquérir et disposer des droits et avoir les obligations,
mentionnés dans le point 1 du présent article.
3) Dans les cas et selon les modalités prévus par les
lois fédérales, par les décrets du Président de la Fédération
de Russie et les décisions du Gouvernement de la

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Fédération de Russie, par les actes normatifs des membres
de la Fédération de Russie et des collectivités territoriales,
et sur leur demande expresse, les organes de l’Etat, les
organes de l’administration locale, ainsi que les personnes
morales et les personnes physiques, peuvent agir en leur
nom.

Article 126 La responsabilité sur les obligations de la
Fédération de Russie, des membres de la Fédération de
Russie, des collectivités territoriales
1) La Fédération de Russie, les membres de la
Fédération de Russie, les collectivités territoriales sont
responsables de leurs obligations sur des biens dont ils
sont propriétaires, à l’exception des biens qui sont
attribués à titre de gestion économique ou de direction
opérationnelle aux personnes morales, créées par ses
premiers, ainsi qu’à l’exception des biens qui ne peuvent
entrer que dans le patrimoine d’Etat ou dans le patrimoine
municipal.
La saisie des terrains ou des autres ressources
naturelles, appartenant à l’Etat ou aux collectivités
territoriales, est autorisée dans les cas prévus par la loi.
2) Les personnes morales, créées par la Fédération
de Russie, par les membres de la Fédération de Russie, par
les collectivités territoriales ne sont pas responsables sur
les obligations de ces derniers.
3) La Fédération de Russie, les membres de la
Fédération de Russie, les collectivités territoriales ne sont
pas responsables sur les obligations des personnes
morales, créées par ces premiers.
4) La Fédération de Russie n’est pas responsable
pour des obligations des membres de la Fédération de
Russie et des collectivités territoriales.
5) Les membres de la Fédération de Russie et les
collectivités territoriales, ne sont pas respectivement

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responsables sur les obligations de l’autre, ainsi que sur les
obligations de la Fédération de Russie.
6) Les règles énoncées dans les points 2 à 5 du
présent article, ne sont pas applicables dans le cas où la
Fédération de Russie s’est portée garant (caution) sur les
obligations des membres de la Fédération de Russie, des
collectivités territoriales ou d’une personne morale, ou
lorsque ceux-ci se sont portés garants (cautions) sur les
obligations de la Fédération de Russie.
Article 127 Les particularités de la responsabilité de la
Fédération de Russie et des membres de la Fédération de
Russie dans les rapports régis par la législation civile,
impliquant des personnes morales et des personnes
physiques étrangères, ou des Etats
Les particularités de la responsabilité de la
Fédération de Russie et des membres de la Fédération de
Russie dans les rapports régis par la législation civile
impliquant des personnes morales et personnes physiques
étrangères, ou des Etats, sont définies par la loi sur
l’immunité de l’Etat et de sa propriété.

SOUS-TITRE III : LES OBJETS DE DROIT
CIVIL

CHAPITRE VI. DISPOSITIONS GENERALES

Article 128 Les types d’objets de droit civil
Les objets des droits civils sont : les choses, y
compris l'argent et les titres négociables, les autres biens
dont les droits patrimoniaux, ainsi que les ouvrages et les
services, l'information, les résultats d'activité

70

les parcelles. 3 tr. 2) Les types d’objets de droit civil dont la circulation est interdite (les objets hors commerce) doivent être déterminés directement par la loi. ou dont la circulation est admise par autorisation spéciale (les objets dont le commerce est limité) sont déterminés selon la procédure établie par la loi. y compris les forêts. un droit de propriété incorporel exclusif et opposable à tous comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral. s'ils ne sont pas hors commerce. Les types d’objets de droit civil qui ne peuvent appartenir qu'à certains participants à la circulation. Article 130 Les choses mobilières et immobilières 1) Les choses immobilières (les biens immeubles. ainsi que des attributs d’ordre patrimonial. Article 129 La transmissibilité des objets de droit civil 1) Les objets de droit civil peuvent être librement aliénés ou transmis à titre universel (héritage. ou transmises d'une façon différente. 2 pour les œuvres de l’esprit. réorganisation d'une personne morale) ou d'une autre façon. 71 . ©JURISCOPE 1999 intellectuelle2. ou si le commerce n’en est pas limité. les constructions. les plantations de plusieurs années. y compris les droits exclusifs de propriété intellectuelle et les biens incorporels. les bâtiments. 3) La terre et les autres ressources naturelles peuvent être aliénées. lit. les étendues d’eau isolées3 et tout ce qui est rattaché au sol. en d’autres termes les objets qui ne peuvent pas être déplacés sans causer un dommage disproportionné par rapport à leur destination. les immeubles) sont les terrains. dans la mesure où leur circulation est admise par les lois rurales et par les lois relatives aux autres ressources naturelles.

naissance. parallèlement à l’enregistrement d’Etat. L'enregistrement des droits sur les choses mobilières n'est pas exigé. transmission et cessation sont soumis à enregistrement auprès des institutions de la justice dans le Registre unique d'Etat. le droit héréditaire de possession à vie4. y compris l'argent et les titres négociables. dans les cas prévus par le présent Code et par les lois. ainsi que leur limitation. Article 131 L'enregistrement des immeubles 1) Le droit de propriété et tous les autres droits réels sur les biens immobiliers. qui ne se trouvent pas dans la catégorie des immeubles. le droit de gestion économique. le droit d'usage perpétuel. certains types de biens immeubles peuvent être inscrits dans des registres spéciaux. de certifier l'enregistrement soit au moyen d’un document. doivent être enregistrés. Le droit de propriété. est obligée. les navires de navigation fluviale à l’intérieur du territoire et les engins d’exploration spatiale. sauf dans les cas indiqués dans la loi. 2) Les choses. 72 . à la demande du titulaire d'un droit. de même que. 4 viager. l’hypothèque. sont reconnues comme des biens meubles. qui sont soumis à un enregistrement au Registre d'Etat. D’autres biens peuvent être reconnus comme des immeubles par la loi. 3) L’Administration qui procède à l'enregistrement public des droits sur des immeubles et des transactions sur des immeubles. portant sur le droit ou la transaction enregistrés. soit au moyen d’une inscription sur le document qui avait été présenté pour l'enregistrement. le droit d'administration opérationnelle. les servitudes. 2) Dans des cas prévus par la loi. d’autres droits. ©JURISCOPE 1999 A cette catégorie appartiennent aussi : les navires maritimes et les avions.

le nom commercial. si la loi ou un contrat n’en disposent pas autrement. les travaux et services. 2) L'entreprise dans sa totalité. les matières premières. les dettes. utilisé pour l'activité d'entrepreneur. les marques de service. ©JURISCOPE 1999 4) L’Administration qui procède à l'enregistrement public des droits sur les immeubles et des transactions sur les immeubles. en tant qu’ensemble patrimonial. qui procède à l'enregistrement public des immeubles. les droits de créance. l’outillage. les constructions. ainsi que les droits sur les indications qui individualisent l'entreprise. de bail et d’autres types de transactions. peut faire l’objet d'achat et de vente. les marques de fabrique. y compris les terrains. les bâtiments. en tant qu’ensemble patrimonial. ou une partie d’elle. 6) La procédure d'enregistrement et les motifs de refus sont déterminés en vertu du présent Code. et d’autres droits exclusifs. par la loi sur l'enregistrement des droits sur les biens immobiliers et de leurs transactions. la transmission et la cessation des droits réels. de gage. sa production. est considérée comme immeuble dans sa totalité. 73 . indépendamment du lieu où l'enregistrement a été effectué. L'entreprise en tant qu’ensemble patrimonial est constituée de tous les types de biens destinés à son activité. la production finale. liées à la naissance. L'information peut être mise à disposition par n’importe quelle administration. L'entreprise. Article 132 L'entreprise 1) La qualité d'objet de droit est reconnue à l'entreprise. est obligée d'informer toute personne intéressée sur les droits enregistrés. 5) Le refus ou la non-diligence de l’Administration compétente de porter sur un registre le droit ou la transaction sur un immeuble peut faire l’objet de recours en justice. l’équipement.

elles sont reconnues comme une seule chose (une chose complexe). si le contraire n'est pas prévu par un contrat. appelée chose principale. L'effet de la transmission d’une chose complexe s’étend à toutes ses parties constitutives. sont fixées par les règles des articles 252 et 258 du présent Code. les profits Tous les revenus qui proviennent de l’utilisation de biens (les fruits. 74 . suit le sort de la chose principale. appartiennent à la personne qui utilise ces biens à titre légitime. Article 136 Les fruits. si le contraire n'est pas prévu par la loi. est reconnue comme chose indivisible. Article 134 Les choses complexes Si des choses hétérogènes constituent un corps uni. la production. la production. si le contraire n'est pas prévu par un contrat. Les modalités de partage du droit de propriété sur une chose indivisible. et liée à celle-ci par leur destination commune (accessoire). Article 135 La chose principale et la chose accessoire La chose destinée à servir une autre chose. ©JURISCOPE 1999 Article 133 Les choses indivisibles Une chose qui ne peut pas être divisée par nature sans modifier sa destination. les profits). par d’autres actes juridiques ou par un contrat portant sur l'utilisation de ces biens. dont l’utilisation répond à une destination commune.

etc. ©JURISCOPE 1999 Article 137 Les animaux Les règles générales concernant les biens sont applicables aux animaux dans la mesure où le contraire la loi ou d'autres actes juridiques n’en disposent pas autrement. des services ou des travaux accomplis (le nom commercial. La jouissance de ces droit interdit cependant le traitement cruel à l’égard des animaux. d'individualisation de la production. Les renseignements. sont déterminés par la loi ou par d’autres actes juridiques. Article 139 Secret commercial et secret professionnel 1) Une information constitue un secret commercial ou un secret professionnel si cette information a une valeur commerciale (réelle ou potentielle) parce que les tiers l'ignorent. la marque de service. la marque de fabrique. qui font l'objet de droit exclusif. qui est contraire aux principes d'humanisme. Article 138 La propriété intellectuelle Dans les cas et selon la procédure prévus par le présent Code et par les lois. Les tiers peuvent utiliser les résultats d'activité intellectuelle et des moyens d'individualisation. uniquement avec l’accord du titulaire du droit.) qui lui sont assimilés. on reconnaît le droit exclusif de propriété intellectuelle d'une personne physique ou d'une personne morale sur les résultats d’activité intellectuelle et sur les moyens d'individualisation d'une personne morale elle-même. qui ne peuvent pas constituer un secret commercial ou un secret professionnel. s’il n’y a pas d'accès légal à cette information et si le possesseur de l'information prend des mesures pour la garder confidentielle. 75 .

76 . les paiements sont effectués au comptant ou réglés par virement. ainsi qu’aux parties contractantes. qui ont agi au mépris d’un contrat civil. qui constitue le secret commercial ou le secret professionnel. ©JURISCOPE 1999 2) L'information. Les personnes. 2) Les cas. sont obligées de réparer des dommages causés. Article 140 La monnaie (devise) 1) Le rouble est le moyen de paiement légal et doit être accepté selon sa valeur nominale sur tout le territoire de la Fédération de la Russie. et le régime de leur circulation sont déterminés par la loi sur la réglementation et le contrôle des changes et des devises. Le droit de propriété sur les valeurs convertibles est protégé sur le territoire de la Fédération de la Russie par le droit commun de la propriété. la procédure et les conditions d'utilisation des devises étrangères sur le territoire de la Fédération de la Russie sont déterminés par la loi ou selon la procédure établie par la loi. reconnus comme valeurs convertibles. ayant divulgué le secret commercial ou le secret professionnel au mépris de la convention de travail et le contrat de travail. prévues par le présent Code et par les lois. Article 141 Les valeurs convertibles Les types de biens. qui se sont emparées illégalement d'informations qui constituent un secret commercial ou un secret professionnel. est protégée par les différentes actions. Sur le territoire de la Fédération de la Russie. La même obligation est imposée aux employés.

LES TITRES NEGOCIABLES Article 142 Les titres négociables 1) Le titre négociable est un document qui certifie des droits patrimoniaux (sous les formes requises et avec les mentions obligatoires) qui peuvent être transmis ou réalisés seulement sur sa présentation. la reconnaissance. Article 143 Les types des titres négociables Les titres négociables sont : les obligations d'Etat. les obligations. la réalisation et la transmission des droits certifiés par un titre négociable. sont prouvées par une inscription dans un registre spécial (ordinaire ou informatique). les titres de privatisation et autres documents. les mentions obligatoires des titres négociables. Tous les droits. sont transmis dans leur totalité par la transmission du titre. certifiés par un titre négociable. le chèque. la lettre de change. le livret d'épargne bancaire au porteur. l’action. certifiés par un titre négociable. les conditions de forme et les autres conditions obligatoires sont déterminées par la loi ou selon la procédure établie par la loi. qui sont reconnus comme des titres négociables par les lois sur des titres négociables ou selon la procédure établie par ces lois. 77 . Article 144 Le régime juridique des titres négociables 1) Les types des droits. 2) Dans les cas prévus par la loi ou selon la procédure établie par la loi. le certificat dépositaire et le certificat d'épargne. 2) L’absence des mentions obligatoires d’un titre négociable ou le non-respect de condition de forme entraînent sa nullité. ©JURISCOPE 1999 CHAPITRE VII.

ou titre au porteur. mais aussi de sa réalisation. 3° aux personnes mentionnées dans le titre. ©JURISCOPE 1999 Article 145 Les sujets des droits certifiés par le titre négociable 1) Les droits certifiés par le titre négociable peuvent appartenir : 1° au porteur du titre (titre au porteur). sont transmis au moyen d’une inscription de transmission. titre à ordre. Article 146 La transmission des droits résultant d’un titre négociable 1) Pour transmettre les droits certifiés par un titre négociable au porteur. résultant d’un titre négociable. prévue pour la transmission des créances (cession). sont transmis par l’endossement. 3) Les droits résultant d’un titre à ordre. apposée sur ce titre (l’endossement). Tous les droits certifiés par un titre négociable. qui peuvent réaliser ces droits elles-mêmes ou autoriser par sa disposition (ordre) une autre personne mandataire (titre à ordre). il suffit de transmettre ce titre. 2) La loi peut interdire d’émettre certains types de titres négociables sous la forme de titre nominatif. Conformément à l’article 390 du présent Code. 2) Les droits certifiés par un titre négociable sont transmis selon la procédure. L'endosseur est responsable non seulement de l’existence du droit. à la personne à qui (ou sur ordre de qui) sont transmis les 78 . une personne qui transmet le droit. apposé sur le titre. 2° aux personnes mentionnées dans le titre (titre nominatif). mais pas de son inexécution. est responsable de l’invalidité de la créance correspondante.

79 . sont obligées solidairement à l’égard de son détenteur légal. l'exécution requise de l'obligation. Lorsqu’une personne (ou quelques personnes) satisfait la créance du détenteur légal d’un titre. Le détenteur d'un titre négociable. L'endossement peut consister exclusivement en un mandat de réaliser les droits certifiés par un titre négociable. certifiée par un titre négociable. Dans ce cas. résultant d’un titre à ordre ou d’un titre au porteur. certifiée par un titre négociable. qui ont été perdus. est interdit. qui émet un titre négociable.l'endossataire. qui a découvert la fraude ou la contrefaçon. au motif d'absence d’une cause d'obligation ou au motif d'invalidité d'obligation. elle acquiert le droit de créance inverse contre tous les autres. a le droit d'exiger de la personne qui lui avait transmis ce titre. ©JURISCOPE 1999 droits résultant d’un titre négociable . l'endossataire agit en qualité de mandataire. fait l’objet de recours en justice selon la procédure prévue par la législation. et des dommages intérêts. qui se sont engagées avant elle par ce titre négociable. L'endossement peut être en blanc (sans indication de celui auprès duquel l’exécution doit être faite) ou à ordre (avec indication de celui auprès duquel ou à l’ordre duquel l’exécution doit être faite). 2) Le refus d’exécuter l'obligation. Article 147 L'exécution des obligations résultant d’un titre négociable 1) La personne. sans transmission de ces droits à l'endossataire (l'endossement de procuration). Article 148 Le rétablissement d’un titre négociable Le rétablissement des droits. et toutes les autres qui l'endossent.

sont appliquées à cette forme de réalisation des droits. Les dispositions consacrées aux titres négociables. La personne qui a procédé à la réalisation des droits sous forme de virement. peut procéder à la réalisation des droits certifiés par un titre à ordre ou par un titre au porteur. qui est responsable pour : la conservation des inscriptions officielles. etc. la procédure de preuve écrite d’enregistrement et la procédure de transmission des titres de virement sont déterminés par la loi ou selon la procédure établie par la loi. certifiés par la réalisation pertinente. confirmant le droit réalisé. Les types des droits. sous la forme de virement (en utilisant les moyens de la technique électronique. les inscriptions officielles des opérations réalisées. ©JURISCOPE 1999 Article 149 Les titres négociables de virement 1) Dans les cas déterminés par la loi ou selon la procédure déterminée par la loi. 2) Les opérations de virement des titres négociables peuvent être accomplies uniquement par l’intermédiaire de la personne qui procède à l’enregistrement officiel des droits. la procédure de d’enregistrement officielle des droits et des titulaires de droit. la garantie de confidentialité. la réservation et la limitation de ces droits doivent être officiellement enregistrées par cette personne. une personne qui a obtenu une licence spéciale.). la présentation de donnés correctes concernant les enregistrements. 80 . La transmission. si des dispositions particulières ne le prévoient pas autrement. est obligée à la demande de titulaire d'un droit de lui fournir un document.

l'inviolabilité d’une personne. le secret individuel et familial. En déterminant le montant de l'indemnisation du préjudice moral. le tribunal prend en considération 81 . 2) Les biens incorporels sont protégés dans les cas et selon la procédure prévus par le présent Code et par d’autres lois. Dans les cas et selon la procédure prévus par la loi. et les autres droits incorporels de l’individu. y compris les héritiers du titulaire d'un droit. LES BIENS INCORPORELS ET LEUR PROTECTION Article 150 Les biens incorporels 1) La vie et la santé. peuvent être réalisés et protégés par des tiers. l'inviolabilité de la vie privée. ©JURISCOPE 1999 CHAPITRE VIII. le droit au nom. la réputation d'affaires. sont inaliénables et intransmissibles d’une autre façon. ainsi que dans d’autres cas prévus par la loi. la dignité de l’individu. des droits incorporels de l’individu et d’autres biens incorporels. qui appartiennent au citoyen dès sa naissance ou en vertu de la loi. le droit d'auteur au respect de la paternité. Article 151 L'indemnisation du préjudice moral Si un préjudice moral est souffert par une personne physique par des actions qui violent ses droits incorporels ou qui portent atteinte à ses autres biens incorporels. l'honneur et la bonne réputation. le tribunal peut imposer à celui qui commet ces faits l'obligation d’indemniser du préjudice moral mentionné. qui découlent de la nature de la violation du droit incorporel et des conséquences de cette violation. ainsi que dans les cas limités en utilisant les modes de la défense des droits civils (article 12). le droit de la libre circulation des personnes et la liberté de choix du lieu de siège et de résidence. appartenant au décédé.

la défense de l'honneur. de la dignité et de la réputation professionnelle 1) Le citoyen a le droit d'exiger devant la justice le désaveu des informations qui portent atteinte à son honneur. un tel document est à remplacer ou reprendre. Article 152 La protection de l'honneur. A la demande des personnes intéressées. de la dignité et de la réputation professionnelle d’un citoyen est recevable même après sa mort. Dans les autres cas. ©JURISCOPE 1999 l’étendue de la responsabilité du coupable et des autres circonstances qui méritent d’être étudiées. 3) Le citoyen a le droit de publier sa réponse dans la même source d'information. Le paiement de 82 . protégés par la loi. le tribunal a le droit d'imposer au coupable une amende qui est recouverte au profit de la Fédération de la Russie. sa dignité ou sa réputation professionnelle. qui a publié les renseignements qui violent les droits ou les intérêts de ce premier. la procédure de désaveu est déterminée par un tribunal. elles doivent être désavouées et rectifiées dans la même source d'information. Le tribunal doit aussi prendre en considération l’étendue des souffrances physiques et morales qui sont en rapport avec des particularités individuelles de la personne qui a subi le préjudice. selon la procédure prévue par la législation. qui est émis par une organisation. Si les renseignements mentionnés se trouvent dans un document. si celui qui a diffusé de telles informations ne peut pas prouver qu'elles sont conformes à la réalité. la dignité ou la réputation professionnelle d’un citoyen sont diffusées dans les médias. 4) Si la décision du tribunal n'a pas été exécutée. 2) Si les informations qui portent atteinte à l’honneur.

sont appliquées conformément à la défense de la réputation d’une personne morale. prévue par la décision du tribunal. la personne diffamée a le droit de demander devant la justice de reconnaître les tels renseignements comme faux. consacrées à la défense de la réputation professionnelle d’une personne physique. 7) Les dispositions du présent article. Notion. ACTES JURIDIQUES ET REPRESENTATION CHAPITRE IX. violant ses droits ou intérêts. LES ACTES JURIDIQUES § 1. 83 . causé par la rétention des renseignements. SOUS-TITRE IV. 6) S’il n’y a pas de possibilité d’identifier la personne qui a diffusé les renseignements portant atteinte à l'honneur. la dignité ou la réputation professionnelle. destinées à la création. types et forme des actes juridiques Article 153 La notion d’acte juridique Les actions des personnes physiques et morales. 5) Le citoyen a le droit d'exiger le remboursement des dommages et intérêt pour préjudice moral. la modification ou la cessation de droits et d’obligations civils sont considérées comme des actes juridiques. ainsi qu’exiger de les désavouer. protégés par la loi. ©JURISCOPE 1999 l'amende ne décharge pas le coupable d’accomplir l'action en réparation.

2) L’acte juridique est considéré comme un acte sous condition résolutoire lorsque les parties ont soumis la 84 . ©JURISCOPE 1999 Article 154 Les contrats et les actes unilatéraux 1) Les actes juridiques peuvent être bi. Il peut créer des obligations à la charge d’autres personnes seulement dans les cas déterminés par la loi ou par un accord passé avec ces personnes. 3) Pour la conclusion d’un contrat. Article 155 Les obligations dans l’acte unilatéral L’acte unilatéral crée des obligations à la charge de la personne auteur de celui-ci. l’expression de la volonté d’une seule partie est nécessaire et suffisante. Article 156 Les règles applicables aux actes unilatéraux Les dispositions générales relatives aux obligations et aux contrats sont applicables aux actes unilatéraux dans la mesure où ceci ne contredit pas la loi.ou multilatéraux (contrats) et unilatéraux. à d’autres actes normatifs ou à l’accord des parties. conformément à la loi. 2) Comme unilatéral est considéré l’acte pour lequel. l’expression de l’accord des volontés de deux parties (acte bilatéral) ou bien de trois ou plusieurs parties (acte multilatéral) est nécessaire. le caractère et la nature unilatérale de l’acte juridique. Article 157 Les actes juridiques sous condition 1) L’acte juridique est considéré comme un acte sous condition suspensive lorsque les parties ont soumis la naissance des droits et des obligations à la réalisation d’un événement futur et incertain.

tous les actes exécutés au moment même de leur conclusion. Article 159 Les actes juridiques passés verbalement 1) L’acte juridique pour lequel la loi ou un accord des parties ne prévoient pas la forme écrite (sous seing privé ou authentique). ©JURISCOPE 1999 cessation des droits et des obligations à la réalisation d’un événement futur et incertain. 3) Le silence vaut expression de volonté de passer l’acte dans les cas prévus par la loi ou par l’accord des parties. 3) Si la réalisation de la condition est empêchée de mauvaise foi par la partie pour laquelle cette réalisation est non profitable. être passés verbalement. peuvent. à l’exception des actes pour lesquels la forme notariée est exigée et ceux pour lesquels le non respect de la forme écrite simple entraîne la nullité. peut être passé verbalement. la condition est considérée comme non réalisée. peuvent être passés sous forme verbale. 2) L’acte qui peut être passé sous forme verbale. dans le cadre de l’exécution d’un contrat conclu en la forme écrite. Si la réalisation de la condition est aidée de mauvaise foi par la partie pour laquelle cette réalisation est profitable. d’autres actes normatifs et du contrat. 2) Si les parties ne le prévoient pas autrement. la condition est considérée comme réalisée. est également considéré réalisé dans le cas où il est possible de déduire du comportement de la personne sa volonté de passer l’acte. en vertu d’un accord des parties. Article 158 La forme des actes juridiques 1) Les actes juridiques sont passés sous forme verbale ou écrite (acte sous seing privé ou authentique). 85 . 3) Les actes. sous réserve de la loi.

etc. s’agissant des actes juridiques indiqués dans l’article 185 point 4 du présent Code. Si de telles conséquences ne sont pas prévues. ©JURISCOPE 1999 Article 160 La forme écrite des actes juridiques 1) La passation d’un acte juridique par écrit doit être effectuée sous la forme d’un document exprimant le contenu de l’acte et signé par la personne ou les personnes passant l’acte. sont applicables les dispositions relatives aux conséquences du non respect de la forme des actes sous seing privé (article 162 point 1). ne peut signer elle-même. peuvent établir des exigences supplémentaires concernant la forme de l’acte juridique (formulaire particulier. lors de la passation des actes juridiques. de signatures électroniques . elle peut demander que l’acte juridique soit signé en son nom par une autre personne. 2) L’utilisation. par d’autres actes normatifs ou par un accord des parties. cachet. Toutefois. Les actes bilatéraux (multilatéraux) peuvent être passés selon les modalités définies par l’article 434 points 2 et 3 du présent Code. réalisés par des moyens mécaniques ou autres.) et prévoir les conséquences du non respect de ces exigences. de fac-similés des signatures. 3) Si une personne physique ne peut signer par elle- même à cause d’un handicap physique. d’autres actes normatifs et l’accord des parties. la procuration 86 . La loi. La signature de cette dernière. auteur de l’acte juridique. d’une maladie ou d’analphabétisme. doit être authentifiée par un notaire ou par un autre officier ministériel ayant le droit d’exécuter des actes de nature notariale. ou par celles qu’elles auraient régulièrement mandatées.digitales ou d’un autre mode analogue de la signature à la main. est autorisée dans les cas et selon les modalités prévus par la loi. de même que doivent être indiquées les raisons pour lesquelles la personne.

peuvent être passés verbalement. conformément à l’article 159 du présent Code. et dans les cas prévus par la loi . à l’exception des actes pour lesquels est exigée la forme authentique. ©JURISCOPE 1999 pour leur signature peut être donnée à l’organisation employant la personne qui ne peut signer elle-même. 3) Le non respect de la forme des actes sous seing privé dans le commerce extérieur entraîne leur nullité. mais ne les prive pas de leur droit d’apporter des preuves écrites et autres. les actes juridiques suivants : 1° les actes des personnes morales passés entre elles- mêmes et avec des personnes physiques. 2) La forme sous seing privé n’est pas exigée pour les actes qui.sans égard du montant de la transaction. le non respect de la forme des actes sous seing privé entraîne leur nullité. 87 . ou à l’administration de l’établissement de soins dans lequel celle-ci est hospitalisée. 2° les actes des personnes physiques passés entre elles-mêmes d’un montant n’excédant pas dix fois le salaire minimum fixé par la loi. Article 162 Les conséquences du non respect de la forme des actes sous seing privé 1) Le non respect de la forme des actes sous seing privé enlève aux parties leur droit de prouver en cas de litige l’existence et les conditions de l’acte par des témoignages. 2) Dans les cas expressément prévus par la loi ou par un accord entre les parties. Article 161 Les actes juridiques sous seing privé 1) Doivent être sous seing privé.

2) La loi peut soumettre à l’enregistrement d’Etat des actes portant sur des biens mobiliers de types déterminés. 2) Si l’une des parties a déjà exécuté en totalité ou en partie ses obligations nées de l’acte nécessitant la forme authentique. même si la loi n’exige pas la forme authentique pour ce type d’actes. dans les cas prévus par la loi. et l’autre partie se soustrait à l’exigence de l’authentification de l’acte. De tels actes sont considérés comme nuls et non avenus. certifié par un notaire ou par un autre officier ayant le droit d’exécuter un tel acte de nature notariale. Article 165 Les conséquences du non respect de la forme authentique des actes et de l’exigence de leur enregistrement 1) Le non respect de la forme authentique et. ©JURISCOPE 1999 Article 163 Les actes authentiques 1) Les actes juridiques sont authentifiés par l’établissement d’un document conforme aux exigences de l’article 160 du présent Code. le tribunal peut. Article 164 L’enregistrement d’Etat des actes juridiques 1) Les actes portant sur la terre et sur d’autres biens immobiliers. 2° dans les cas prévus par un accord des parties. de l’exigence de l’enregistrement d’Etat des actes. sont soumis à l’enregistrement d’Etat dans les cas et selon les modalités prévus par l’article 131 du présent Code et par la loi sur l’enregistrement des droits et des actes portant sur des biens immobiliers. sur demande 88 . 2) L’authentification des actes juridiques est nécessaire : 1° dans les cas prévus par la loi. entraîne leur nullité.

3) Si l’acte soumis à l’enregistrement d’Etat est passé en la forme requise. ou à son enregistrement d’Etat. sur demande de l’autre partie. l’acte est enregistré conformément à la décision du tribunal. la partie qui se soustrait sans justification à l’authentification de l’acte. le tribunal peut. doit indemniser l’autre partie pour les préjudices subis du fait du retard dans la passation ou l’enregistrement de cet acte. mais que l’une des parties se soustrait à l’enregistrement. prendre décision de l’enregistrement de cet acte. 4) Dans les cas prévus par les points 2 et 3 du présent article. Dans ce cas. reconnaître la validité de celui-ci. Dans ce cas. une authentification postérieure n’est pas exigée. 89 . ©JURISCOPE 1999 de la partie ayant exécuté l’acte.

©JURISCOPE 1999 § 2. La demande en application des effets de l’invalidité de l’acte nul peut être présentée par toute personne intéressée. Le tribunal peut appliquer de tels effets de sa propre initiative. et dans le cas d’une impossibilité de procéder à la restitution en nature (y compris lorsqu’il s’agit d’usage de biens. à l’exception de celles liées à l’invalidité. chacune des parties est tenue à la restitution à l’autre partie de tout ce qu’elle aurait reçu en vertu de l’acte en question. l’acte est invalide à compter du moment de sa passation. 90 . d’exécution de travaux ou de fourniture de services). prononce cette résolution. L’invalidité des actes juridiques Article 166 Les actes contestés et les actes nuls 1) L’acte est invalide. 2) La demande en reconnaissance de l’invalidité de l’acte contesté peut être présentée par les personnes déterminées par le présent Code. 3) S’il découle du contenu de l’acte contesté que celui-ci peut seulement être résolu quant à ses effets futurs. soit indépendamment d’une telle déclaration (acte nul). soit par déclaration de justice (acte contesté). Article 167 Dispositions générales sur les conséquences de l’invalidité des actes 1) L’acte invalide n’entraîne pas de conséquences juridiques.si d’autres conséquences de l’invalidité ne sont prévues par la loi. en vertu des conditions prévues par le présent Code. à une restitution en argent . le tribunal reconnaissant l’invalidité de l’acte. 2) En cas d’invalidité de l’acte.

est nul. A l’acte que les parties envisageaient réellement. est nul. Si les deux parties sont de mauvaise foi . au profit de la Fédération de Russie. et ce que cette dernière aurait reçu ou ce qu’elle est en droit d’attendre en contrepartie de l’exécution de ses obligations. est exigé au profit de la Fédération de Russie. il est exigé de l’autre. tout ce qu’elle aurait reçu et tout ce que la partie ayant exécuté ses obligations est en droit d’attendre d’elle en contrepartie de son exécution. Article 170 L’invalidité des actes fictifs et simulés 1) L’acte fictif. autrement dit celui passé seulement en apparence. sont appliquées les règles concernant ce type d’acte. En cas de mauvaise foi d’une seule des parties à un tel acte. sans intention de créer les conséquences juridiques qui lui correspondent. tout ce qu’elles auraient reçu au titre de l’acte. en fonction de sa nature. tout ce que celle-ci aurait reçu au titre de l’acte doit être restitué à l’autre partie. ou ne prévoit d’autres conséquences pour la violation. autrement dit celui passé pour dissimuler un autre acte. 91 . Article 169 L’invalidité de l’acte passé avec un but contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs L’acte passé avec un but manifestement contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs. et en cas d’exécution par une seule des parties. si la loi n’établit pas qu’un tel acte est contestable.il est exigé. ©JURISCOPE 1999 Article 168 L’invalidité de l’acte non conforme à la loi ou à d’autres actes normatifs L’acte non conforme aux exigences de la loi ou d’autres actes normatifs. est nul. 2) L’acte simulé.en cas d’exécution de l’acte par les deux parties . est nul. au profit de la Fédération de Russie.

d’indemniser cette dernière pour les préjudices réels qu’elle aurait subis. être reconnu par le tribunal comme valide. Si la partie capable avait ou devait avoir connaissance de l’incapacité de l’autre partie. de restituer la valeur correspondante en argent. sur demande de ses parents. sur demande de son tuteur. s’il bénéficie au mineur. 92 . 2) Dans l’intérêt du mineur. A un tel acte sont applicables les règles prévues par l’article 171 point 1 alinéas 2 et 3 du présent Code. l’acte passé par lui peut. est nul. elle est tenue en outre. l’acte qu’elle aurait passé peut être reconnu par le tribunal comme valide. ©JURISCOPE 1999 Article 171 L’invalidité des actes passés par des personnes physiques reconnues comme incapables 1) L’acte passé par une personne reconnue comme incapable en raison de troubles de l’esprit. Article 172 L’invalidité des actes passés par des mineurs de moins de quatorze ans 1) L’acte passé par un mineur de moins de quatorze ans est nul. Chacune des parties à un tel acte est tenue de restituer à l’autre partie tout ce qu’elle aurait reçu en nature. et en cas d’impossibilité de procéder à la restitution en nature. 2) Dans l’intérêt de la personne reconnue incapable en raison de troubles de l’esprit. parents adoptifs ou tuteur. si cet acte est au profit de la personne incapable. 3) Les règles énoncées par le présent article ne s’étendent pas aux actes juridiques de la vie courante et aux autres actes que les mineurs ont le droit de passer eux- mêmes conformément à l’article 28 du présent Code.

dans les cas où un tel accord est 93 . ou devait avoir connaissance de l’illégalité de cet acte. s’il est prouvé que l’autre partie à l’acte avait. ou par rapport aux pouvoirs qu’il est possible de considérer comme évidents selon la situation dans laquelle est passé l’acte. de ses fondateurs (participants) ou de l’organe d’Etat chargé du contrôle ou de la surveillance de l’activité de la personne morale. sur demande de la personne.par les documents constitutifs. Article 175 L’invalidité des actes passés par des mineurs âgés de quatorze à dix-huit ans 1) L’acte passé par un mineur âgé de quatorze à dix- huit ans. dans la loi. peut être reconnu par le tribunal comme invalide. sans l’accord de ses parents. de ses parents adoptifs ou de son tuteur. par rapport aux pouvoirs déterminés dans la procuration. cette personne ou l’organe. ou les pouvoirs de l’organe de la personne morale . Article 174 Les conséquences de la limitation des pouvoirs de passer des actes juridiques Si les pouvoirs de la personne pour passer des actes juridiques sont limités par un contrat. expressément limités dans ses documents constitutifs. ont dépassé les limites de leur capacité. ou devait avoir connaissance de ces limitations. ©JURISCOPE 1999 Article 173 L’invalidité des actes juridiques des personnes morales sortant des limites de leur capacité juridique L’acte passé par une personne morale en contradiction avec les buts de son activité. l’acte peut être reconnu comme invalide par le tribunal. sur demande de cette personne morale. dans l’intérêt de laquelle sont établies les limitations et seulement dans le cas où il est prouvé que l’autre partie à l’acte avait. et si en passant l’acte. ou bien par une personne morale n’ayant pas la licence nécessaire pour exercer l’activité correspondante.

reconnu invalide par le tribunal. n’était pas en état de comprendre ou de maîtriser ses actions au moment de la passation de l’acte juridique. Si un tel acte est reconnu invalide. Si un tel acte est reconnu invalide. sur demande des parents. 2) Les règles énoncées par le présent article ne s’étendent pas aux actes passés par des mineurs devenant pleinement capables. est en droit de passer elle-même. dont la capacité est limitée. sont appliquées les règles prévues par l’article 171 point 1 alinéas 2 et 3 du présent Code. conformément à l’article 30 du présent Code. peut être reconnu comme invalide par le tribunal. sont appliquées les règles prévues par l’article 171 point 1 alinéas 2 et 3 du présent Code. Article 176 L’invalidité des actes passés par une personne physique dont la capacité est limitée par le tribunal 1) L’acte de disposition sur des biens. des parents adoptifs ou du tuteur. peut être. ©JURISCOPE 1999 nécessaire conformément à l’article 26 du présent Code. peut être reconnu invalide par le tribunal. quoique capable juridiquement. sur demande du tuteur. 2) Les règles énoncées par le présent article ne s’étendent pas aux actes de la vie courante que la personne physique. passé sans l’accord du tuteur de la personne physique dont la capacité est limitée par le tribunal en raison d’abus de boissons alcoolisées ou de drogues. sur demande de cette personne ou d’autres 94 . Article 177 L’invalidité des actes passés par une personne physique incapable de comprendre ou de maîtriser ses actions 1) L’acte passé par une personne physique qui.

s’il est prouvé qu’au moment de la passation de celui-ci. d’indemniser celle-ci pour le préjudice réel qu’elle aurait subi. sont appliquées les règles prévues par l’article 171 point 1 alinéas 2 et 3 du présent Code. peut demander à l’autre partie l’indemnisation du préjudice réel qu’elle aurait subi. L’erreur sur les motifs de l’acte n’a pas d’importance significative. sur demande de la partie ayant agi dans l’erreur. 3) Si l’acte est reconnu invalide en vertu du présent article. En outre. la partie qui demande la reconnaissance de l’invalidité de l’acte. ©JURISCOPE 1999 personnes dont les droits ou les intérêts protégés par la loi. sont lésés du fait de cet acte. sont appliquées les règles prévues par l’article 167 point 2 du présent Code. peut être déclaré invalide par le tribunal. est tenue. sur demande de l’autre partie. la personne physique n’était pas en état de comprendre ou de maîtriser ses actions. la partie qui demande la reconnaissance de l’invalidité de l’acte. même si l’erreur est due à des circonstances indépendantes de la partie ayant agi dans l’erreur. Article 178 L’invalidité des actes passés dans l’erreur 1) L’acte passé dans l’erreur dont l’importance est significative. Si cette preuve n’est pas apportée. 2) Si l’acte est reconnu invalide en raison du fait qu’il a été passé dans l’erreur. peut être reconnu invalide par le tribunal. 2) L’acte passé par une personne physique ultérieurement reconnue incapable. Les erreurs dont l’importance est significative sont celles relatives à la nature de l’acte. 95 . si elle peut prouver que l’erreur est du fait de l’autre partie. sur demande du tuteur de l’auteur de l’acte. à l’identité ou à de qualités de l’objet de l’acte qui diminuent significativement les possibilités de son usage selon sa destination.

©JURISCOPE 1999 Article 179 L’invalidité des actes passés sous influence de dol. s’il est possible de supposer que l’acte aurait été passé même sans la partie frappée d’invalidité. la partie lésée est indemnisée par l’autre partie pour le préjudice réel qu’elle aurait subi. et en cas d’impossibilité d’une restitution en nature. de menace. peut être reconnu invalide par le tribunal sur demande de la personne lésée. de violence. 96 . En outre. est exigé leur équivalent en argent. de violence. est transféré au profit de la Fédération de Russie. ou en raison de circonstances aggravantes 1) L’acte passé sous influence de dol. En cas d’impossibilité de transférer au profit de l’Etat les biens en nature. ainsi que l’acte qu’une personne avait été obligée de passer en raison de circonstances aggravantes en stipulant des clauses extrêmement défavorables pour elle dont l’autre partie a profité (acte léonin). Article 180 Les conséquences de l’invalidité d’une partie de l’acte L’invalidité d’une partie de l’acte n’entraîne pas l’invalidité de ses autres parties. d’accord de mauvaise foi entre le représentant de l’une des parties avec l’autre partie. ainsi que ce qu’elle est en droit d’attendre de l’autre partie en indemnisation de ce qu’elle lui aurait donné. la partie lésée obtient l’équivalent en argent. tout ce que l’autre partie aurait reçu en vertu de l’acte est restitué à la partie lésée. Les biens reçus en vertu de l’acte par la partie lésée. d’accord de mauvaise foi entre le représentant de l’une des parties avec l’autre partie. de menace. 2) Si l’acte est reconnu invalide en raison de l’un des motifs énoncés par le point 1 du présent article.

©JURISCOPE 1999 Article 181 Le délai de prescription pour la demande en invalidité des actes juridiques 1) La demande en application des effets de l’invalidité de l’acte nul.). des liquidateurs en cas de faillite. peut être présentée pendant un délai de dix ans à compter du début de l’exécution de l’acte. Le mandat peut également apparaître de la situation dans laquelle agit le représentant (vendeur dans un magasin de détail. LA PROCURATION. CHAPITRE X.). etc. déterminés par la loi ou par un acte de l’organe d’Etat ou d’autogestion locale compétent directement créé. ainsi que les personnes mandatées à entrer en négociations relatives à 97 . peut être présentée dans un délai d’un an. soit à compter du jour où le demandeur a eu. 2) Les personnes qui agissent dans l’intérêt d’autrui mais en leur propre nom (intermédiaires commerciaux. modifie et met fin aux droits et aux obligations civils du représenté. 2) La demande en reconnaissance de l’invalidité de l’acte contesté et en application des effets de celle-ci. caissier. soit à compter du jour de cessation de la violence ou de la menace sous l’influence de laquelle l’acte avait été passé (l’article 179 point 1). des exécuteurs testamentaires en cas de succession. ou devrait avoir eu connaissance des circonstances en vertu desquelles l’acte peut être reconnu invalide. LA REPRESENTATION. Article 182 La représentation 1) L’acte passé par une personne (représentant) au nom d’une autre personne (représenté) en vertu de pouvoirs conférés par procuration. etc.

et dans l’intérêt de la personne qui l’a signé. des droits et des obligations civils liés à l’acte. Le représentant de commerce est alors 98 . à compter du moment de la passation de celui-ci. 4) Il n’est pas permis de passer par l’intermédiaire d’un représentant des actes. qui en raison de leur nature ne peuvent être passés que personnellement. à l’exception des cas de représentation commerciale. ©JURISCOPE 1999 des actes éventuels. de manière permanente et autonome. 2) L’approbation ultérieure de l’acte par le représenté. ainsi que d’autres actes déterminés par la loi. Il ne peut non plus passer des actes au nom du représenté concernant d’autres personnes dont il est en même temps le représentant. est considérée comme représentant de commerce. Article 183 La passation d’actes juridiques par des personnes non mandatées 1) En cas d’absence de mandat d’agir au nom d’une personne. Article 184 La représentation commerciale 1) La personne qui. crée. 3) Le représentant ne peut passer des actes au nom du représenté le concernant personnellement. 2) La représentation commerciale de différentes parties à un même acte. ainsi que dans d’autres cas prévus par la loi. représente l’entrepreneur lors de la conclusion en son nom de contrats relevant de l’activité d’entreprise. si l’autre personne (représentée) n’approuve ultérieurement l’acte en question. l’acte est considéré comme passé au nom. ou de dépassement d’un tel mandat. est autorisée en cas d’accord de ces parties conclu en ce sens. modifie et met fin à son égard. ne sont pas considérées comme des représentants.

3) Aux procurations authentifiées sont assimilées : 1° les procurations données par des militaires et d’autres personnes hospitalisées dans des hôpitaux. est reconnu comme procuration. sont établies par la loi et par d’autres actes normatifs. dont il aurait eu connaissance. certifiées par le chef de l’établissement. doit être certifiée par un notaire. Article 185 La procuration 1) Le mandat écrit. peut être produit par le représenté directement auprès tiers concerné. sanatoriums et autres établissements médicaux militaires. ©JURISCOPE 1999 tenu d’exécuter sa mission avec la diligence habituelle du représentant. et en cas d’absence de telles indications . Le représentant de commerce est tenu de garder le secret. sur les informations relatives aux actes de commerce. 4) Les particularités de la représentation commerciale dans les différents secteurs d’activité. donné par une personne à une autre en vue d’une représentation auprès de tiers. si ces parties n’en ont pas disposé autrement dans un accord. à part égale. Le représentant de commerce peut exiger des parties au contrat. y compris après la fin de sa mission. le paiement de la rémunération convenue et le remboursement des frais qu’il aurait engagés dans l’exécution de sa mission. 2) La procuration donnée pour la passation d’actes juridiques soumis à la forme authentique. Le mandat écrit donné pour la passation d’actes juridiques par le représentant. conclu en la forme écrite et contenant des indications relatives au mandat du représentant.en vertu également de la procuration. son adjoint aux 99 . à l’exception des cas prévus par la loi. 3) La représentation commerciale est exercée en vertu d’un contrat.

et dans les localités d’emplacement des unités. ou de la correspondance qui lui est adressée dans les organismes de 100 . dans lesquelles il n’y a pas de notaire ou d’autres organes compétents pour passer des actes de nature notariale. 2° les procurations données par des militaires. 4) Les procurations données pour recevoir le salaire et autres paiements liés à des rapports de travail. La procuration donnée au représentant d’une personne physique pour recevoir son dépôt en banque. ©JURISCOPE 1999 affaires médicales. de même que les procurations données par des ouvriers et des employés. corps. certifiées par le chef de ces unités. administrations ou établissements. par des membres de leurs familles et les membres des familles des militaires. 4° les procurations données par des personnes physiques majeurs capables. y compris les envois d’argent et de colis. des pensions de retraite. des allocations et des bourses. certifiées par l’administration de cet établissement ou par le chef (son adjoint) de l’organe de protection sociale concerné. le médecin en chef ou le médecin de service. se trouvant dans des établissements de protection sociale de la population. corps. par l’organisme de gestion des logements du domicile du mandant et par l’administration de l’établissement médical dans lequel celui-ci est hospitalisé. peuvent être certifiées également par l’établissement dans lequel travaille ou étudie le mandant. des dépôts bancaires de personnes physiques. certifiées par le chef de l’établissement de privation de liberté. pour recevoir des rémunérations d’auteur et d’inventeur. de même que les procurations données pour retirer de la correspondance. pour retirer de l’argent de son compte bancaire. 3° les procurations données par des personnes mises en détention. administrations et établissements militaires d’entraînement.

101 . p. 5 selon le texte de la Loi fédérale du 12 août 1996. à compter du jour de sa passation. est nul. auteur de l’acte de procuration. peuvent être certifiées par la banque ou l’organisme de liaison concernés. L’acte de procuration. 5) La procuration donnée au nom d’une personne morale. Article 186 La durée de la procuration 1) La durée de la procuration ne peut être supérieure à trois ans. 1996. n° 34. est effective jusqu’à sa révocation par la personne. de même que la procuration donnée pour la passation au nom de cette personne physique des actes juridiques indiqués dans l’alinéa 1 du présent point. Recueil de la législation de la Fédération de Russie. donnée pour la réalisation d’actions à l’étranger et qui ne contient pas d’indication sur sa durée. ©JURISCOPE 1999 liaison. dans lequel la date de passation n’est pas indiquée. La procuration au nom d’une personne morale créée avec des biens appartenant à l’Etat ou aux communes. l’acte de procuration est effectif pendant un an. 2) La procuration dont l’acte est authentifié par un notaire. 4026. doit être signée par le gérant de celle-ci ou par une autre personne compétente pour signer en vertu des documents constitutifs. Une telle procuration est certifiée sans frais. Si la durée de la procuration n’est pas indiquée. donnée pour recevoir ou distribuer de l’argent et d’autres biens. doit être signée également par le chef comptable de cette personne morale5. et doit porter le cachet de la personne morale.

donnée dans le cadre de la transmission de procuration. Article 188 La fin de la procuration 1) La procuration prend fin suite à : 1° l'expiration du délai de procuration . si la procuration le permet. 2) La personne qui a transmis le pouvoir à une autre personne doit en informer la personne qui a donné la procuration et lui fournir les renseignements nécessaires sur la personne à laquelle les pouvoirs ont été transférés. pour la protection des intérêts de la personne qui a donné la procuration. ©JURISCOPE 1999 Article 187 La transmission de la procuration 1) La personne à laquelle la procuration est donnée doit personnellement accomplir les actes pour lesquels elle est dotée de pouvoirs. ainsi que de ses propres actes. doit être authentifiée par un notaire. 4° la disparition de la personne morale qui a donné la procuration. ou si elle en est contrainte par la force des circonstances. Elle peut transmettre leur exécution à une autre personne. ne peut dépasser le délai de validité de la première procuration sur la base de laquelle elle a été donnée. 102 . L'inexécution de cette obligation expose celui qui a délégué les pouvoirs à répondre des actes de la personne à laquelle il a transmis les pouvoirs. 3° le renoncement de la personne à laquelle la procuration a été donnée. à l'exclusion des cas prévus par l'alinéa 4 de l'article 185 du présent Code. 3) La procuration qui a été donnée dans le cadre de la transmission de procuration. 2° la révocation de la procuration par la personne qui l'a donnée. 4) Le délai de validité de la procuration.

Cette obligation est étendue aux ayants droit de la personne qui a donné la procuration. dans les cas de sa cessation. Tout accord sur la renonciation de ces droits sera nul. 2) Les droits et obligations dont la création a résulté des actes de la personne à laquelle la procuration a été donnée. 103 . doit en informer la personne à laquelle la procuration a été donnée. révoquer la procuration qu'elle a donnée ou celle transmise par la suite. de sa capacité limitée. La personne à laquelle la procuration a été donnée peut y renoncer. 3) La fin de la procuration met fin à la transmission de la procuration. visées par la représentation pour laquelle la procuration a été donnée. la déclaration de son incapacité. ©JURISCOPE 1999 5° la disparition de la personne morale à laquelle la procuration a été donnée . 6° la mort du citoyen qui a donné la procuration. à l'égard de la personne qui a donné la procuration et de ses ayants droit. de sa capacité limitée ou la déclaration d'absence . ainsi que les personnes qu'elle connaît. la déclaration de son incapacité. prévus dans les points 4 et 6 de l'alinéa 1er de l'article 188 du présent Code. 2) La personne qui a donné sa procuration peut. à tout moment. produisent des effets. 7° la mort du citoyen à qui la procuration a été donnée. ou la déclaration d'absence. Article 189 Les conséquences de la cessation de la procuration 1) La personne qui a donné sa procuration et qui l'a révoquée par la suite. dans les relations avec les tiers. jusqu'au moment où cette personne a pris connaissance ou aurait dû prendre connaissance de sa cessation.

©JURISCOPE 1999 3) Après la cessation de la procuration. DISPOSITIONS GENERALES Article 209 Le contenu du droit de propriété 1) Le propriétaire a le droit de possession. les droits de possession. aussi que disposer de ses biens d'une manière différente. 2) Le propriétaire des biens a le droit d’exercer sur ses biens toutes les activités. restant propriétaire. 3) Les droits de possession. 4) Le propriétaire peut transmettre ses biens à titre de gestion fiduciaire à une autre personne (gérant fiduciaire). sont exercés par leur propriétaires librement. la personne à laquelle elle a été donnée. La transmission des biens à titre de gestion fiduciaire n’entraîne pas la transmission au gérant fiduciaire du droit de propriété. ou ses ayants droit doivent rendre la procuration. y compris : aliéner ses biens dans la patrimoine des tiers. les mettre en gage et les surcharger d’une autre façon. si cela ne cause pas de préjudice à l’environnement et ne viole pas des droits et des intérêts légaux des tiers. d’usage et de disposition de ses biens. d’usage et de disposition de ses biens. protégés par la loi. le gérant fiduciaire est 104 . d’usage et de disposition de la terre et d'autres ressources naturelles (dans la mesure où leur circulation est admise par la loi - article 129). qui ne sont pas en contradiction avec la loi et les autres actes normatifs et qui ne violent pas des droits et des intérêts des tiers. transmettre. TITRE II : DROIT DE PROPRIETE ET AUTRES DROITS REELS CHAPITRE XIII.

3) Les modalités spécifiques d'acquisition et de cessation des droits de propriété sur les biens. Article 212 Le sujet de droit de propriété 1) La propriété privée. si le contraire n'est pas prévu par la loi ou par le contrat. Article 211 Le risque de la perte fortuite d'un patrimoine Le propriétaire est exposé au risque de la perte ou de l’endommagement fortuits de ses biens. la propriété municipale et d’autres formes de la propriété sont reconnues dans la Fédération de la Russie. 105 . aux membres de la Fédération de la Russie. 4) Les droits de tous les propriétaires sont protégés de manière égale. la propriété d'Etat. l'unité municipale - peuvent être établies seulement par la loi. aux unités municipales. 2) Les biens peuvent appartenir aux personnes physiques et personnes morales.personne physique ou personne morale. si le contraire n'est pas prévu par la loi ou par le contrat. membre de la Fédération de la Russie. de possession. ©JURISCOPE 1999 obligé de gérer le patrimoine selon les intérêts soit du propriétaire. qui dépendent de titulaire de droit de propriété . soit d’un tiers désigné par le propriétaire. aussi qu’à la Fédération de la Russie. La loi détermine les types des biens qui ne peuvent appartenir qu'à l'Etat ou qu'à l'unité municipale. d'usage et de disposition des biens. la Fédération de la Russie. Article 210 Charge de l'entretien des biens Le propriétaire est chargé d'entretenir les biens lui appartenant.

qui font partie du patrimoine des personnes physiques et des personnes morales. et ainsi que des biens que ces personnes morales ont acquis pour d’autres causes. ne sont pas limitées. et ils peuvent les utiliser seulement pour réaliser les buts prévus par leurs documents constitutifs. 4) Les organisations d'intérêt public ou les organisations religieuses (groupements). sont propriétaires des biens que les fondateurs (participants. ©JURISCOPE 1999 Article 213 Le droit de la propriété des personnes physiques et des personnes morales 1) N'importe quel bien peut entrer dans le patrimoine des personnes physiques et des personnes morales. les fondations de bienfaisance et les autres fondations sont propriétaires des biens qu'ils ont acquis. Les fondateurs (participants) de ces organisations perdent leurs droits sur les biens qu'ils ont transmis aux organisations mentionnées. sauf les biens spécifiques qui. Article 214 Droit de propriété d'Etat 1) Dans la Fédération de la Russie. sont utilisés selon les buts prévus dans les documents constitutifs. les biens qui appartiennent à la Fédération de la Russie (le patrimoine fédéral) et les biens qui appartiennent aux membres de la 106 . En cas de liquidation de telles organisations.) leurs ont transmis en tant qu’apport. sauf les entreprises d'Etat. les entreprises municipales et les établissements financés par leur propriétaire. 2) La quantité et la valeur des biens. selon la loi. sauf dans le cas où la même limitation est établie par la loi dans les buts prévus par le point 2 de l’article 1 du présent Code. 3) Les organisations commerciales et non commerciales. ne peuvent appartenir aux personnes physiques ou aux personnes morales. les biens restant après la satisfaction des créanciers.

de la circonscription autonome. 2) Les administrations autonomes locales et les personnes. 3) Les administrations et les personnes indiquées à l'article 125 du présent Code. 107 . selon le présent Code (articles 294 et 296). indiquées à l'article 125 du présent Code. aux villes d'importance fédérale. constituent le patrimoine municipal. de la ville d'importance fédérale. qui ne sont pas distribués aux entreprises ou aux établissements d'Etat aux titres de possession. pays. des personnes morales ou des unités municipales. sont patrimoine d'Etat. le Trésor de la République . d’usage et de disposition du patrimoine d'Etat. aux circonscriptions autonomes (le patrimoine du membre de la Fédération de la Russie) constituent le patrimoine d'Etat. 2) La terre et les autres ressources naturelles. 4) Les entreprises et les établissements d'Etat ont les droits de possession. aux régions autonomes. ©JURISCOPE 1999 Fédération : aux républiques. constituent le Trésor d'Etat de la Fédération de la Russie. usage et disposition. exercent des droits de propriétaire en délégation de la Fédération de la Russie. exercent les droits de propriétaire en délégation de l'unité municipale. Les fonds de budgets particuliers et les autres biens d'Etat. de la région. 5) L'attribution du patrimoine d'Etat au patrimoine fédéral et au patrimoine des membres de la Fédération de la Russie se fait selon la procédure établie par la loi. le Trésor du pays.membre de la Fédération de la Russie. communes rurales et aux autres unités municipales. Article 215 Le droit de propriété municipale 1) Les biens qui appartiennent aux communes urbaines. régions. qui n’entrent pas dans le patrimoine des personnes physiques. de la région autonome.

selon le présent Code (articles 294 et 296). le droit d'usage perpétuel (sans délai fixe) du terrain (article 268). ©JURISCOPE 1999 3) Les entreprises et les établissements municipaux ont les droits de possession. 3) La transmission de droit de propriété sur les biens à une autre personne n’entraîne pas la cession des autres droits réels sur ces biens. Article 216 Les droits réels des personnes qui ne sont pas propriétaires 1) Outre le droit de propriété. qui constituent le patrimoine d'Etat ou le patrimoine municipal. qui ne sont pas distribués aux entreprises ou aux établissements municipaux. dont ils bénéficient. les droits réels sont particulièrement : le droit héréditaire d'usage viager du terrain (article 265). selon la procédure prévue par l'article 305 du présent Code. le droit d'administration d’urgence (article 296). les servitudes (articles 274 et 277). 4) Les droits réels sur les biens de celui qui n'est pas le propriétaire. Les fonds d'un budget local et d’autre patrimoine municipal. constituent le Trésor municipal de commune urbaine. sont protégés contre la violation de la part de toutes personnes. 2) Les droits réels sur des biens peuvent appartenir aux personnes qui ne sont pas propriétaires de ces biens. le droit de gestion économique (article 294). 108 . de commune rurale et d'autre unité municipale correspondante. Article 217 La privatisation du patrimoine d'Etat et du patrimoine municipal Les biens. peuvent être transmis par leur propriétaire aux personnes physiques et personnes morales selon la procédure établie dans les lois de privatisation du patrimoine d'Etat et du patrimoine municipal. d’usage et de disposition sur le patrimoine municipal.

est transféré par héritage aux autres personnes selon le testament ou la loi. peut être acquis par une autre personne sur la base d’un contrat d’achat-vente. appartenant à une personne physique décédée. 2) Le droit de propriété sur les biens. est acquis selon les modes prévus par l’article 136 du présent Code. le droit de propriété sur ses biens est transféré aux autres personnes morales . prévu par le présent Code. si le contraire n'est pas prévu par les lois de privatisation. ©JURISCOPE 1999 Les règles d'acquisition et de cessation du droit de propriété. En cas de réorganisation d’une personne morale. L’ACQUISITION DU DROIT DE PROPRIETE Article 218 Les fondements juridiques d’acquisition du droit de propriété 1) Le droit de propriété sur une chose nouvelle. la production finale. qui ont un propriétaire. d’échange. CHAPITRE XIV. fabriquée ou créée par une personne pour elle-même conformément à la loi et d’autres actes normatifs. provenant de l’utilisation des biens. Le droit de propriété sur les fruits. 3) Dans les cas et selon la procédure prévus par le présent Code.les successeurs de la personne morale réorganisée. est acquis par cette personne. de donation ou d’un autre acte d’aliénation des biens. sont applicables à privatisation du patrimoine d'Etat et patrimoine municipal. les profits. Le droit de propriété sur les biens. ou sur des biens abandonnés par leur 109 . une personne peut acquérir le droit de propriété sur des biens sans maître ou sur des biens dont le maître est inconnu.

ou sur des biens dont le maître précédant a perdu le droit de propriété. fabriquée à partir de ceux-ci. appartenant à autrui. ou dans d’autres circonstances déterminées dans la loi. ainsi que d’autres personnes qui ont le droit sur un apport. Article 219 La naissance du droit de propriété sur l’immeuble nouvellement construit Le droit de propriété sur des constructions. Néanmoins. est acquis par le propriétaire de ces matériaux. après avoir versé la totalité des apports. de la coopérative des propriétaires des maisons de campagne. fabriquée par une personne par traitement des matériaux. ©JURISCOPE 1999 maître. le garage. sauf disposition contractuelle contraire. acquièrent le droit de propriété sur l’appartement. naît au moment de cet enregistrement. 4) Le membre de la coopérative de construction d’habitation. si la valeur du traitement surpasse de beaucoup la valeur des matériaux utilisés. la maison de campagne. 2) Le propriétaire des matériaux. le membre de la coopérative des propriétaires des garages individuels. le droit de propriété sur une chose nouvelle est acquis à la personne de bonne foi qui a fait le traitement de ces matériaux pour elle-même. est obligé de rembourser le prix du 110 . de la coopérative des copropriétaires d’immeuble. Article 220 Le traitement 1) Le droit de propriété sur une chose mobilière nouvelle. ou le membre de la coopérative de consommation d’un autre type. qui a acquis le droit de propriété sur une chose nouvelle. d’autre logement. qui sont soumis à l’enregistrement dans le Registre d'Etat. bâtiments et sur d’autres immeubles nouvellement construits.

en devient propriétaire. 111 . soit édifié sans respecter les principales règles et normes d’urbanisme et de construction. de passer d’autres marchés le concernant. la personne qui se les ait procurés ou cueillis. donnée par le propriétaire. Article 221 L’appropriation des choses accessibles à tous Si la loi. de même qu’exiger le remboursement des dommages. sauf dispositions contractuelles contraires. doit rembourser le prix des matériaux au propriétaire des matériaux. 3) Si le propriétaire des matériaux les a perdu à cause des actions de mauvaise foi de celui qui a fait le traitement de ces matériaux. si cette dernière a acquis le droit de propriété sur une chose nouvelle. permet de cueillir des baies. Article 222 L’édifice non autorisé 1) L’édifice non autorisé une habitation. ou une coutume locale. n’acquiert pas le droit de propriété sur cette chose. de le donner à bail. une construction ou d’autres biens immeubles. soit édifié sans les autorisations nécessaires. Elle n’a pas de droit de disposer de cet édifice . ou. dans les forêts. un bâtiment.de le vendre. 2) Une personne qui a construit un édifice non autorisé. de l’offrir. de pêcher les poissons. ou une permission générale. soit édifiés sur un terrain qui n’a pas été affecté à la construction selon la procédure établie par la loi ou par d’autres actes normatifs. de chasser les animaux ou de rassembler d’autres choses accessibles à tous. ©JURISCOPE 1999 traitement au personne qui avait fait le traitement. il a le droit de réclamer la chose nouvelle. les plans d’eau ou sur les autres territoires.

3) Le droit de propriété sur un édifice non autorisé peut être reconnu par décision du tribunal comme appartenant à la personne qui l’a construit. la personne. si le maintien de l’édifice porte atteinte aux droits et intérêts des tiers. Dans ce cas. selon la procédure établie. le droit d'usage perpétuel (sans délai fixe) sur un terrain. protégés par la loi. ou menace la vie et la santé des citoyens. ou aux frais de cette personne. qui a été reconnue comme un titulaire du droit de propriété sur un édifice. dans une proportion déterminée par le tribunal. si le contraire n’est pas prévu par la loi. ©JURISCOPE 1999 L’édifice non autorisé doit être démoli par la personne qui l’a construit. sauf dans les cas prévus par le point 3 du présent article. Le droit de propriété sur un édifice non autorisé ne peut pas être reconnu comme appartenant aux personnes mentionnées. Le droit de propriété sur un édifice non autorisé peut être reconnu par décision du tribunal comme appartenant à la personne qui a le droit de propriété. le droit héréditaire de possession à vie. le droit de propriété de l’acquéreur naît au moment de l’enregistrement. sur lequel l’édifice a été construit. rembourse les frais de construction à celui qui a construit l’édifice. si le contraire n’est pas prévu par la loi ou par un contrat. dans le cas où le terrain correspondant a été transmis à cette personne pour placer l’édifice existant. 2) Dans le cas où l’aliénation des biens doit être enregistrée dans un Registre d’Etat. Article 223 Le moment de naissance du droit de propriété de l’acquéreur 1) Le droit de propriété de l’acquéreur contractuel naît au moment de transmission de la chose. 112 .

qui n’a pas de propriétaire ou dont le propriétaire est inconnu. ©JURISCOPE 1999 Article 224 La transmission d’une chose 1) La qualité de la transmission est reconnue à la remise d’une chose à l’acquéreur. 3) A la demande d’une administration locale. 2) Sauf dispositions contraires prévues par le présent Code. sans obligation de livraison. elle est considérée comme lui étant remise depuis ce moment. les animaux non surveillés (articles 230 et 231). 3) La transmission d’une reconnaissance ou d’un autre document qui certifie le droit de disposer des marchandises. procède à l’enregistrement des choses immobilières sans maître. ou dont le propriétaire a renoncé à son droit de propriété. consacrées à l’acquisition du droit de propriété sur les choses abandonnées (article 226). 113 . Une chose est considérée comme remise à partir du moment où cette chose est entrée dans la possession réelle de l’acquéreur ou de la personne désignée par l’acquéreur. l'administration qui procède à l'enregistrement d'Etat des droits sur des biens immeubles. l’acquéreur possède déjà cette chose. de même qu’à la remise au transporteur ou la remise au bureau des postes des choses qui ont été aliénées pour les transmettre à l’acquéreur. situées sur le territoire gouverné par cette administration locale. Article 225 Les choses sans maître 1) Une chose sans maître est une chose. le droit de propriété sur des choses mobilières sans maître peut être acquis en vertu d’une prescription acquisition. 2) Si au moment de la formation d’un contrat d’aliénation d’une chose. les trésors (article 223). est considérée comme la transmission de la chose elle-même. les objets trouvés (articles 227 et 228).

autorisée à gérer le patrimoine d’Etat. du bois noyé. peut à nouveau être prise en possession. l’administration. Le droit de propriété sur les autres choses abandonnées est acquis par une personne qui a pris possession de ces choses. à la demande de cette personne. qui prouve l’acquisition le droit de propriété sur cette chose. ou peut être acquise en vertu d’une prescription acquisition. des terrils et des eaux de rejet d’industrie minière. soit de la ferraille abandonnée. dont le prix est supérieur au quintuple du montant du salaire mensuel minimum. si. elles sont reconnues comme des choses sans maître par décision du tribunal. où se trouve soit une chose abandonnée. ou du droit de possession. peuvent être acquises par les tiers selon la procédure prévue par le point 2 du présent article. des déchets industriels et d’autres déchets. ou du droit d’utilisation d’un terrain. d’une pièce d’eau ou d’un autre objet. Article 226 Les choses mobilières abandonnées par leur propriétaire 1) Les choses mobilières abandonnées par leur propriétaire ou délaissées d’une autre façon. peut demander à la justice de reconnaître le droit de propriété municipal sur cette chose. ©JURISCOPE 1999 A l’expiration d’un an à partir de l’enregistrement d’une chose immobilière sans maître. usage et disposition par son propriétaire. Une chose immobilière sans maître. qui n’est pas entrée dans le patrimoine municipal en vertu de la décision du tribunal. peut acquérir le droit de propriété sur ces choses. au fin de renoncer à son droit de propriété sur elles (les choses abandonnées). en commençant à les utiliser ou en agissant d’une autre façon. qui l’avait abandonnée. une production finale de rebut. 114 . 2) La personne qui est le titulaire du droit de propriété.

peut les vendre sous condition d’obtenir des preuves écrites sur le montant de la recette. 2) Si la personne qui a le droit de réclamer la chose trouvée. qui aient le droit de la recevoir et de la rendre à la personne qui l’a perdue. 4) Celui qui a trouvé la chose. a le droit soit de la prendre en dépôt soit de la remettre en dépôt à la police ou à l’autorité locale ou à la personne désignée par ces derniers. 3) Celui qui a trouvé la chose. ou au propriétaire de cette chose. Si une chose est trouvée dans une pièce ou dans un moyen de transport. celui qui a trouvé la chose est obligé d’informer les autorités locales ou la police sur l’objet trouvé. est responsable de sa perte ou des dommages uniquement dans le cas où il aurait agi intentionnellement. est inconnue ou si le lieu où elle demeure n’est pas connu. est à restituer à la personne autorisée pour recevoir cette chose. est obligé immédiatement de le faire savoir à la personne qui l’a perdue. et dans la limite de la valeur de cette chose. elle doit être remise à la personne qui représente le possesseur de ce logement ou moyen de transport. dont les frais de dépôt dépassent de beaucoup leur valeur. la personne. Dans ce cas. ©JURISCOPE 1999 Article 227 L’objet trouvé 1) Celui qui trouve une chose perdue. L’argent reçu de la vente de la chose trouvée. 115 . à qui l’objet trouvé a été remis. avec une imprudence excessive. qui a trouvé des denrées périssables ou des choses. ou à n’importe quelles personnes qu’il connaisse. Celui. acquiert les droits et est tenue des obligations de celui qui avait trouvé la chose.

2) Si celui qui a trouvé la chose. dans le cas où la chose entre dans la patrimoine municipal . renonce à acquérir le droit de propriété sur cette chose. six mois après le moment où la police ou l’administration locale ont été informées sur l’objet trouvé (point 2 article 227). acquiert le droit de propriété sur cette chose. 2) Celui qui a trouvé la chose. 116 . Article 229 Le remboursement des frais liés à l’objet trouvé et la récompense de celui qui a trouvé la chose 1) La personne autorisée à recevoir la chose trouvée (soit. les frais nécessaires au dépôt. la personne autorisée à recevoir cette chose.l’autorité locale compétente). ou devant l’administration locale. il perd le droit d’obtenir la récompense. a le droit de réclamer à la personne autorisée à recevoir cette chose. ou à la vente de cette chose. le montant de la récompense est établi par un accord avec cette personne. ©JURISCOPE 1999 Article 228 L’acquisition du droit de propriété sur l’objet trouvé 1) Si. Si la chose trouvée n’a aucune valeur sauf pour la personne autorisée à la recevoir. Si celui qui a trouvé la chose. elle entre dans le patrimoine municipal. n’est pas identifiée ou si cette personne n’affirme pas ses droits sur cette chose devant la personne qui l’a trouvée. ainsi que rembourser les frais de recherche de la personne autorisée à recevoir cette chose. doit rembourser à celui qui a trouvé et qui a rendu cette chose. n’a pas déclaré l’objet trouvé ou a essayé de le cacher. ou devant la police. celui qui a trouvé la chose. le paiement d’une récompense d’un montant jusqu’à vingt pour-cent de la valeur de cette chose. à la restitution de cette chose à la police ou à l’administration locale.

ainsi que celui à qui ils ont été remis pour l’entretien et l’utilisation. A la demande de la personne qui a attrapé les animaux non surveillés. peut les entretenir et les utiliser ou les remettre à un tiers disposant des conditions nécessaires pour les entretenir et les utiliser. 2) Pendant les recherches du propriétaire des animaux. ces derniers entrent dans le patrimoine municipal et sont utilisés selon la décision de l’administration locale. d’informer dans un délai de trois jours la police ou l’autorité locale sur les animaux trouvés. et lui remettent les animaux non surveillés. 3) La personne qui a attrapé les animaux non surveillés. est obligée de les rendre à leur propriétaire. celui qui les a trouvés. la police ou l’administration locale trouvent celui. ou. celui qui les entretenait et les utilisait. leur propriétaire n’est pas trouvé ou s’il n’affirme pas ses droits sur les animaux. S’il renonce à acquérir le droit de propriété sur les animaux qu’il entretenait. sont obligés de les entretenir dûment et sont responsables de la perte ou du dommage causés aux animaux par leur faute. 117 . ces derniers prennent les mesures pour rechercher le propriétaire. dans la limite de la valeur de ces animaux. ©JURISCOPE 1999 Article 230 Les animaux non surveillés 1) La personne qui a attrapé un bétail non surveillé ou d’autres animaux domestiques non surveillés. acquiert le droit de propriété sur ces animaux. qui dispose des conditions nécessaires pour l’entretien et l’utilisation des animaux. si le propriétaire n’est pas connu ou si le lieu où il demeure est inconnu. Article 231 L’acquisition du droit de propriété sur les animaux non surveillés 1) Si dans les six mois où la déclaration sur les animaux domestiques non surveillés a été faite.

le propriétaire précédent a le droit de réclamer les animaux selon des conditions.). ©JURISCOPE 1999 2) Dans le cas où le précédent propriétaire des animaux se manifeste après le moment où ils sont entrés dans le patrimoine d’autrui. entre à part égale dans le patrimoine du propriétaire des biens où le trésor a été caché (terrain. ou. et dont le propriétaire ne peut pas être déterminé ou dont le propriétaire a perdu les droits sur ces choses selon la loi. en tant qu’argent ou autres choses précieuses enterrées ou cachées d’une autre façon. ou d’autres biens où le trésor a été 118 . bâtiment. ont le droit d’exiger du propriétaire le remboursement des frais nécessaires. La personne qui a attrapé les animaux domestiques non surveillés. a le droit de recevoir la récompense selon les dispositions du point 2 de l’article 229 du présent Code. tirés de l’utilisation des animaux. Si la personne trouve le trésor en fouillant ou en cherchant des choses précieuses sans l’accord du propriétaire du terrain. ou que le propriétaire actuel les traite d’une manière cruelle ou d’une autre manière inconvenante. stipulées avec le propriétaire actuel.établies par la décision du tribunal. liés à l’entretien des animaux. de même que dans le patrimoine de celui qui l’a trouvé. avec déduction des profits. celui qui les avait attrapés et celui qui les entretenait et les utilisait. sauf disposition contractuelles contraires. en cas de désaccord . Article 232 Le remboursement des frais d’entretien des animaux non surveillés et la récompense Si les animaux domestiques non surveillés ont été rendus au propriétaire. Article 233 Le trésor 1) Le trésor. etc. et à condition que l’affection des animaux envers le propriétaire précédent persiste.

2) Avant d’acquérir le droit de propriété sur des biens en vertu de la prescription acquisitive. Article 234 La prescription acquisitive 1) Celui (personne physique ou personne morale) qui n’est pas propriétaire des biens. mais qui les possédait comme un propriétaire. où le trésor avait été caché. naît au moment de son enregistrement. La récompense est également partagée entre eux. acquiert le droit de propriété sur ces biens après cinq années de possession. qui sont soumis à l’enregistrement d’Etat. entrent dans des fonctions de service de la personne. sans interruption et d’une manière publique. sauf dispositions contractuelles contraires. la personne 119 . de même que celui qui l’a trouvé. les dispositions du présent article ne soit pas applicables à cette personne. ont le droit de recevoir la récompense d’un montant équivalent à cinquante pour-cent de la valeur du trésor. de celui qui s’est rendu maître des biens en vertu de la prescription acquisitive. elle n’obtient pas la récompense qui est à remettre au propriétaire. Le propriétaire du terrain ou d’autres biens. ils doivent être remis dans le patrimoine d’Etat. de bonne foi. ou après quinze ans de possession s’ils sont immeubles (prescription acquisitive). où si le trésor a été caché. ©JURISCOPE 1999 caché. 3) Dans le cas où les recherches et les fouilles qui ont pour but de découvrir un trésor. Le droit de propriété sur des biens immeubles et d’autres biens. le trésor doit être remis au propriétaire de ce terrain ou au propriétaire de ces biens. 2) Si le trésor trouvé contient des objets qui appartiennent aux monuments historiques ou culturels. Si la personne trouve le trésor en fouillant ou en cherchant des choses précieuses sans l’accord du propriétaire du terrain ou d’autres biens.

©JURISCOPE 1999

qui possède les biens comme un propriétaire, a le droit de
protéger sa possession contre les attaques des tiers qui
n’ont pas de droit de propriété ou un droit de possession
sur ces biens en vertu d’un titre légitime ou contractuel.
3) La personne qui prend la prescription acquisitive
comme base de ses droits sur les biens, peut ajouter au
délai de sa possession le délai de possession de celui à qui
elle a succédé.
4) La durée de prescription acquisitive de droit sur
des biens qui peuvent être réclamés par celui qui les
possède, commence après l’expiration de la prescription de
l’action en justice, selon les dispositions d’articles 301 et
305 du présent Code.

CHAPITRE XV. LA CESSATION DU DROIT DE
PROPRIETE.

Article 235 Les fondements juridiques de la cessation
du droit de propriété
1) Le droit de propriété cesse lorsque le
propriétaire aliène ses biens au profit d’un tiers, lorsqu’il
renonce à son droit de propriété, lorsque les biens sont
perdus ou détruits, lorsque le propriétaire perd son droit de
propriété dans d’autres cas prévus par la loi.
2) La privation forcée de propriétaire de ses biens
n’est pas admise, sauf dans les cas suivants et sur des
fondements légaux :
1° la saisie judiciaire, liée aux obligations du
propriétaire (article 237);
2° l’aliénation des biens qui ne peuvent appartenir
à cette personne en vertu de la loi (article 238);
3° l’aliénation des biens immeubles en raison de la
saisie du terrain (article 239);

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4° le rachat des biens à valeur culturelle, qui sont
entretenus avec incurie, les animaux domestiques (articles
240 et 241);
5° la réquisition (article 242);
6° la confiscation (article 243);
7° l’aliénation des biens dans les cas prévus par le
point 4 de l’article 252, par le point 2 de l’article 272, et
par les articles 282, 285, 293 du présent Code.
Sur décision du propriétaire et selon la procédure
prévue par la législation relative à la privatisation, des
biens qui entrent dans le patrimoine d’Etat ou le
patrimoine municipal, peuvent être aliénés dans le
patrimoine de personnes morale ou dans le patrimoine de
personnes physiques.
Des biens, appartenant à des personnes physiques
ou à des personnes morales, peuvent être transférés vers le
patrimoine d’Etat (nationalisation) en vertu de la loi, avec
une compensation de la valeur de ces biens et d’autres
dommages, selon la procédure établie par l’article 306 du
présent Code.

Article 236 La renonciation au droit de propriété
Une personne physique ou une personne morale
peut renoncer à son droit de propriété sur des biens, soit en
déclarant la renonciation, soit en agissant d’une autre
manière qui manifeste définitivement qu’elle s’écarte de la
possession, de l’usage et de la disposition de ces biens
sans l’intention de les garder, quels que soient ses droits
sur ces biens.
La renonciation au droit de propriété n’entraîne pas
la cessation des droits et des obligations du propriétaire
envers ces biens jusqu’au moment où un tiers acquiert le
droit de propriété sur ces biens.

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Article 237 La privation des biens, liée aux obligations
de leur propriétaire
1) Le propriétaire peut être privé de ses biens par
voie d’une saisie judiciaire selon la décision du tribunal,
fondée sur les obligations du propriétaire, si le contraire
n’est pas prévu par la loi ou un contrat.
2) Le droit de propriété sur des biens, dont le
propriétaire a été privé par voie d’une saisie judiciaire,
cesse au moment de la naissance du droit de propriété sur
ces biens de celui qui les acquiert.

Article 238 La cessation de droit de propriété d’une
personne sur des biens qui ne peuvent lui appartenir
1) Si des biens sont entrés légalement dans le
patrimoine d’une personne, à laquelle ils ne peuvent pas
appartenir en vertu de la loi, ils doivent être aliénés par
leur propriétaire dans l’année à partir de la naissance du
droit de propriété sur ces biens, si la loi n’établit pas
d’autre délai.
2) Dans le cas où les biens ne sont pas aliénés par
leur propriétaire dans les délais fixés par le point 1 du
présent article, ces biens, en tenant compte de leurs
caractéristiques et destinations, et à la demande de
l’administration d’Etat ou de l’administration locale, et en
vertu de la décision d’un tribunal, sont à vendre ou à
transférer vers le patrimoine de l’Etat ou vers le
patrimoine municipal; la somme reçue de la vente ou la
somme correspondant à la valeur des biens transférés vers
le patrimoine de l’Etat ou vers le patrimoine municipal, est
déterminée par le tribunal, et doit être versée au
propriétaire, après déduction des frais d’aliénation des
biens.
3) Si des biens, dont l’acquisition est soumise à
autorisation spéciale, sont transférés légalement vers le
patrimoine d’une personne morale ou d’une personne
physique, à laquelle l’autorisation était refusée, ces biens

122

pouvant ainsi causer la perte de leur valeur. ne prouve pas que l’utilisation du terrain. Article 240 Le rachat des bien à valeur culturelle gérés sans prudence Dans le cas où le propriétaire de biens à valeur culturelle. conformément aux buts pour lesquels il est soustrait. qui sont rachetés par l’Etat ou vendus aux enchères selon la procédure prévue respectivement par les articles 270-282 et 284-286 du Code présent. de parcelles. pour des besoins de l’Etat ou d’unité municipale. par voie de rachat par l’Etat ou de vente aux enchères. est impossible sans la cessation du droit de propriété sur ces biens immeubles. de plan d’eau et d’autres terrains où les biens sont situés. 2) Les dispositions du présent article sont applicables pour la cessation de droit de propriété sur les biens immeubles à cause de la soustraction de lots. ou dans le cas d’une utilisation inconvenante du dit terrain. doivent être aliénés selon la procédure prévue pour l’aliénation des biens. Article 239 L’aliénation de bien immeuble en raison de la soustraction du terrain où il est situé 1) Dans le cas où la soustraction du terrain. les gère sans prudence. La demande de soustraction des biens immeubles ne peut pas être satisfaite par le tribunal. ©JURISCOPE 1999 qui ne peuvent appartenir à ce propriétaire. le propriétaire peut être privé de ces biens. il peut être privé de ces biens en vertu d’une décision du tribunal. qui a présenté la demande devant la justice. si l’administration d’Etat ou l’administration municipale. qui sont reconnus selon la loi comme précieux et protégés par l’Etat. 123 . constructions ou sur d’autres biens immeubles situés sur ce terrain. est impossible sans cessation du droit de propriété sur des bâtiments.

leur valeur doit être restituée au propriétaire. ©JURISCOPE 1999 Dans le cas du rachat des biens culturels. Dans le cas de la vente aux enchères. épizooties et dans d’autres circonstances qui ont un caractère exceptionnel. ou contraire aux règles habituelles du comportement humain envers des animaux domestiques. la somme reçue est versée au propriétaire après déduction des frais de vente. sur décision des administrations d’Etat et selon la procédure et les conditions établies par la loi. Article 242 La réquisition 1) Dans le cas de cataclysmes. 3) La personne. dont les biens ont été réquisitionnés en rapport avec certaines circonstances. 124 . par le tribunal. 2) L’estimation de compensation de la valeur des biens réquisitionnés peut faire l’objet de recours devant la justice. en cas de désaccord. avec une compensation de la valeur de ces biens (réquisition). épidémies. par le tribunal. Article 241 Le rachat d’animaux domestiques traités d’une manière cruelle Dans le cas où le propriétaire d’animaux domestiques les traite d’une façon contraire aux dispositions établies par la loi. en cas de désaccord. après la cessation de ces circonstances. ces animaux peuvent être enlevés à leur propriétaire et achetés par celui qui a intenté une demande correspondante devant la justice. Le prix de rachat est déterminé par l’accord des parties ou. avaries. cette valeur est déterminée par l’accord des parties ou. peut réclamer la restitution des biens devant la justice. des biens peuvent être soustraits à leur propriétaire au regard d’intérêts publics.

125 . il peut se les voir réclamer par le propriétaire lorsque ces biens avaient été perdus par le propriétaire ou par la personne à laquelle celui-ci en avait confié la possession. La décision de confiscation. par le vol ou d’une autre manière extérieure à leur volonté. n’avait pas le droit de les aliéner (acquéreur de bonne foi). prise selon la procédure administrative. LA PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE ET DES AUTRES DROITS REELS Article 301 La réclamation de biens en possession illégale Le propriétaire peut réclamer ses biens à celui qui les possède illégalement. de l’une ou de l’autre. 2) Dans les cas prévus par la loi. peut faire l’objet de recours devant la justice. en vertu d’une décision du tribunal à titre d’une sanction pour un crime pénal ou une autre infraction (confiscation). des biens peuvent être soustraits à leur propriétaire sans compensation. Article 302 La réclamation de biens à l’acquéreur de bonne foi 1) Si l’acquéreur n’avait et ne pouvait avoir connaissance du fait que la personne de qui il a acquis des biens à titre onéreux. ou lorsque les biens ont été soustraits de la possession. (…) CHAPITRE XX. ©JURISCOPE 1999 Article 243 La confiscation 1) Dans les cas prévus par la loi. la confiscation peut être exécutée par mesure administrative.

ainsi que les titres au porteur. 3) L’argent. le possesseur de bonne foi a le droit de demander le dédommagement pour les dépenses liées aux améliorations. le propriétaire peut les réclamer dans tous les cas. Article 303 Le règlement lors de la restitution de biens possédés illégalement Lors de la réclamation des biens possédés illégalement. peut à son tour demander au propriétaire le dédommagement pour les dépenses nécessaires liées aux biens. le propriétaire peut également réclamer à la personne qui avait ou devait avoir connaissance de l’illégalité de sa possession (possesseur de mauvaise foi). Le possesseur. ou a reçu la notification liée à l’action en restitution des biens. la restitution ou la compensation de tous les revenus que cette personne a obtenus ou aurait pu obtenir pendant toute la durée de la possession. au possesseur de bonne foi. Le possesseur de bonne foi peut conserver les améliorations qu’il aurait apportées aux biens dans le cas où elles peuvent être séparées de ces derniers sans les endommager. le propriétaire peut réclamer la restitution ou la compensation de tous les revenus que celui-ci a obtenus ou aurait pu obtenir depuis le moment où il a eu. à concurrence du montant de l’accroissement de la valeur des biens. ou aurait dû avoir connaissance de l’irrégularité de la possession. ne peuvent être réclamés à l’acquéreur de bonne foi. intentée par le propriétaire. 126 . Lorsqu’une telle séparation est impossible. engagées pendant la période pour laquelle le propriétaire peut réclamer les revenus des biens. ©JURISCOPE 1999 2) Lorsque les biens ont été acquis à titre gratuit d’une personne qui n’avait pas le droit de les aliéner. tant celui de bonne que celui de mauvaise foi.

appartiennent également à la personne qui. ou sur un autre fondement prévu par la loi ou par contrat. Article 305 La protection des droits du possesseur non propriétaire Les droits prévus par les articles 301 à 304 du présent Code. y compris à l’égard du propriétaire. 127 . d’un droit de gérance économique. Cette personne a un droit de protection de sa possession. de gestion opérationnelle. Article 306 Les conséquences de la cessation du droit de propriété en vertu de la loi En cas d’adoption par la Fédération de Russie d’une loi mettant fin à un droit de propriété. est possesseur en vertu d’un droit de possession à vie transmissible par voie successorale. Les litiges relatifs au dédommagement des préjudices sont réglés par la justice. ainsi que pour la valeur des biens. quoique n’étant pas propriétaire. même si cette violation n’est pas liée à une privation de possession. ©JURISCOPE 1999 Article 304 La protection des droits du propriétaire contre des violations non liées à une privation de possession Le propriétaire peut exiger la cessation de toute violation de ses droits. le propriétaire est dédommagé par l’Etat pour les préjudices résultant de l’adoption de cette loi.

. réaliser un travail. L’invalidité. ainsi que l’expiration du délai de prescription de la revendication du créancier à l’égard d’une des personnes participant à l’obligation en qualité de débiteur. ou est tenue de ne pas exécuter une action déterminée. LA NOTION ET LES PARTIES A L’OBLIGATION Article 307 La notion et l’origine de l’obligation 1) Dans le cadre d’une obligation. PARTIE GENERALE DU DROIT DES OBLIGATIONS SOUS-TITRE I. Article 308 Les parties à l’obligation 1) En qualité de créancier ou de débiteur. DISPOSITIONS GENERALES SUR LES OBLIGATIONS CHAPITRE XXI. ©JURISCOPE 1999 TITRE III. il peut y avoir une ou plusieurs personnes à la fois dans l’obligation. etc. payer une somme d’argent. n’affectent pas en elles-mêmes les revendications 128 . ainsi que d’autres fondements indiqués dans le présent Code. alors que le créancier a le droit d’exiger du débiteur l’exécution de son obligation. une personne (débiteur) est tenue d’exécuter au profit d’une autre personne (créancier) une action déterminée. 2) Les obligations naissent du contrat. du fait d’un préjudice. comme : transmettre des biens.

l’obligation peut créer des droits au profit de tiers à l’égard d’une. L’EXECUTION DES OBLIGATIONS Article 309 Dispositions générales L’obligation doit être exécutée de la manière appropriée. conformément aux stipulations de l’obligation et aux exigences de la loi. Article 310 L’inadmissibilité du refus unilatéral d’exécuter l’obligation Le refus unilatéral d’exécuter l’obligation et la modification unilatérale de ses conditions stipulées ne sont pas autorisés. des autres actes normatifs. ou des deux parties à l’obligation. CHAPITRE XXII. par d’autres actes normatifs ou par un accord des parties. ou la modification unilatérale des stipulations d’une telle 129 . 2) Lorsque toutes les parties au contrat sont obligées les unes envers les autres. et en absence de telles stipulations et exigences . Dans les cas prévus par la loi. à l’exception des cas prévus par la loi. ©JURISCOPE 1999 du créancier à l’égard des autres personnes ayant la qualité de débiteur. et comme son créancier pour ce qu’elle est en droit d’exiger d’elle. 3) L’obligation ne crée pas de devoirs pour des personnes n’ayant pas la qualité de partie à celle-ci (pour des tiers). Le refus unilatéral d’exécuter une obligation liée à la réalisation par les parties d’une activité d’entreprise.conformément aux usages du commerce ou à d’autres exigences habituelles. chacune d’elles est considérée à la fois comme débiteur de l’autre partie pour ce qu’elle est tenue de faire à son profit.

et supporte les risques des conséquences de la non présentation d’une telle demande. le créancier est tenu d’accepter l’exécution proposée par le tiers à la place du débiteur. s’il n’en découle autrement de la loi ou de la nature de l’obligation. exposé au risque de perdre son droit sur les biens du débiteur (bail. 2) Le tiers. d’autres actes normatifs ou stipulations de l’obligation n’en disposent pas autrement. Article 312 L’exécution de l’obligation au profit d’une personne déterminée Si l’accord des parties ou les usages du commerce ou la nature de l’obligation ne le prévoient pas autrement. Article 311 L’exécution partielle de l’obligation Le créancier ne peut accepter une exécution partielle de l’obligation. demander la preuve que l’exécution est reçue par le créancier lui-même ou par la personne qu’il aurait mandatée à cette fin. gage ou autres) à la suite d’une saisie opérée par le créancier sur ces biens. des stipulations particulières ou la nature de l’obligation ne prévoient pas une exécution par le débiteur lui-même. En ce cas. sans l’accord du débiteur. 130 . et s’il n’en découle pas autrement des usages du commerce ou de la nature de l’obligation. peut satisfaire pour son propre compte aux demandes du créancier. lors de l’exécution de l’obligation. ©JURISCOPE 1999 obligation. le débiteur peut. En ce cas. si la loi. si la loi. d’autres actes normatifs.387 du présent Code. le tiers est subrogé dans les droits du créancier liés à l’obligation. conformément aux articles 382 . peuvent être autorisés dans les cas prévus par le contrat. Article 313 L’exécution de l’obligation par des tiers 1) Le débiteur peut confier la charge de l’exécution de l’obligation à un tiers.

©JURISCOPE 1999 Article 314 Le délai d’exécution de l’obligation 1) Lorsque l’obligation prévoit ou permet de déterminer le jour de son exécution. doivent être exécutées par le débiteur dans un délai de sept jours à compter de la présentation par le créancier de la demande d’exécution. 131 . Toutefois. des stipulations de l’obligation. d’autres actes normatifs. est autorisée uniquement dans les cas où la possibilité d’exécuter l’obligation avant terme est prévue par la loi. ou bien si elle découle des usages du commerce ou de la nature de l’obligation. celle-ci doit être exécutée dans un délai raisonnable suivant la naissance de l’obligation. par d’autres actes normatifs ou par les stipulations de l’obligation. cette dernière doit intervenir ce jour mentionné. Article 315 L’exécution anticipée de l’obligation Le débiteur peut exécuter l’obligation avant terme. L’obligation qui n’est pas exécutée dans un délai raisonnable. ou la période pendant laquelle l’exécution est due. d’autres actes normatifs. les stipulations de l’obligation ou la nature de cette dernière n’en disposent pas autrement. si la loi. l’exécution anticipée de l’obligation liée à la réalisation par les parties d’une activité d’entreprise. 2) Dans le cas où l’obligation ne prévoit pas de délai d’exécution et ne contient pas de dispositions permettant de déterminer un tel délai. ainsi que l’obligation dont le délai d’exécution est déterminé par le moment de la réclamation de l’exécution. ou à n’importe quel moment de la période déterminée. des usages du commerce ou de la nature de l’obligation. si un autre délai d’exécution ne découle de la loi.

pour toutes les autres obligations . par d'autres actes normatifs ou par contrat. un bâtiment ou tout autre bien immobilier .à l'endroit du nouveau domicile ou du nouveau siège du créancier. ©JURISCOPE 1999 Article 316 Le lieu d’exécution de l’obligation Lorsque le lieu d'exécution n'est pas déterminé par la loi. si. avec l'imputation sur le compte du créancier des dépenses liées au changement du lieu d'exécution .au lieu de remise du bien au premier transporteur pour la livraison à son créancier.au lieu où est établi son siège. . .à l'endroit où se trouve son siège au moment de la naissance de l'obligation .pour l'obligation visant à transférer des marchandises ou tout autre bien et prévoyant leur transport .pour les autres obligations de l'entrepreneur visant à transférer des marchandises ou tout autre bien . .à l'endroit où se situe le domicile du créancier au moment de la naissance de l'obligation et si le créancier est une personne morale . Article 317 La monnaie des obligations monétaires 1) Les obligations monétaires doivent être exprimées en roubles (Article 140).à l'endroit où est situé l'immeuble. au moment de l'exécution de l'obligation.sur le lieu de fabrication ou d'entreposage du bien. 132 . si le créancier a eu connaissance de ce lieu au moment de la naissance de l'obligation . l'exécution doit être effectuée : . un immeuble.à l'endroit où se situe le domicile du débiteur et si le débiteur est une personne morale .pour l'obligation visant à transférer un terrain.pour l'obligation monétaire . ou bien. s'il ne ressort pas des usages du commerce ou de la nature de l'obligation. le créancier a changé de domicile ou de siège et en a informé le débiteur . .

lorsqu'elle est insuffisante pour la réalisation intégrale de l'obligation monétaire. la somme principale de la dette. ainsi que celle de documents de paiements en devise étrangère lors de l'exécution de l'obligation de paiement sur le territoire de la Fédération de Russie est autorisée dans certains cas. selon la procédure et dans les conditions déterminées par la loi. 3) L'utilisation de devises étrangères. Article 318 L'augmentation des sommes redevables pour l'entretien des citoyens La somme payable en vertu d'une obligation monétaire directement pour l'entretien d'un citoyen. ©JURISCOPE 1999 2) L'obligation monétaire peut être soumise au paiement en roubles d'un montant équivalent à une somme déterminée en devise étrangère ou en unités monétaires conditionnelles (écu. et dans la partie restante. éteint d'abord les dépenses du créancier liées à la réception de l'exécution. 133 . ensuite les intérêts. à moins qu'un autre cours ou une autre date ne soit établie par la loi ou par l'accord des parties. en vertu du contrat de rente viagère ou dans les autres cas. augmente proportionnellement à l'augmentation du montant minimal de rémunération du travail fixé par la loi.). Article 319 L'ordre d'extinction des créances monétaires La somme du paiement effectué. etc. "droits de tirages spéciaux". au titre de la réparation d'un préjudice portant atteinte à la vie ou à la santé dudit citoyen. ou selon l'ordre établi par la loi. la somme soumise au paiement en roubles est déterminée selon le cours officiel de la devise ou de l'unité monétaire conditionnelle au jour du paiement. Dans ce cas.

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Article 320 L'exécution des obligations alternatives
Le débiteur, tenu de transmettre au créancier tel
bien ou tel autre ou d'effectuer une prestation parmi deux
ou plusieurs prestations, a le droit de choisir, sauf si la loi,
d'autres actes normatifs ou les conditions de l'obligation
prévoient autrement.

Article 321 L'exécution de l'obligation à laquelle
participent plusieurs créanciers ou plusieurs débiteurs.
Lorsque plusieurs créanciers ou débiteurs
participent à une obligation, chacun des créanciers a le
droit de demander l'exécution, et chacun des débiteurs est
tenu d'exécuter l'obligation à part égale avec les autres,
sauf si la loi, les autres actes normatifs ou les conditions
de l'obligation prévoient autrement.

Article 322 Les obligations solidaires
1) L'obligation solidaire ou la créance solidaire
sont créées, si la solidarité de l'obligation ou de la créance
est prévue par le contrat ou établie par la loi, en particulier,
en cas d'indivisibilité de l'objet de l'obligation.
2) Les obligations de plusieurs débiteurs, liées à
l'activité d'entrepreneur, ainsi que les créances de plusieurs
créanciers relatives à ces obligations, sont solidaires, sauf
si la loi, d'autres actes normatifs ou les conditions de
l'obligation prévoient autrement.

Article 323 Les droits du créancier d'une obligation
solidaire
1) Lors d'une obligation solidaire des débiteurs, le
créancier peut aussi bien demander le règlement en
commun de tous les débiteurs, que de chacun d'eux
séparément, et ce, aussi bien pour l'intégralité que pour
une partie de la dette.

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2) Le créancier qui n'a pas obtenu satisfaction
complète de l'un des débiteurs solidaires, a le droit de
demander le reste de son dû aux autres débiteurs
solidaires.
Les débiteurs solidaires restent tenus jusqu'au
moment de l'exécution complète de l'obligation.

Article 324 Les exceptions contre la créance du
créancier d'une obligation solidaire
Dans le cas d'une obligation solidaire, le débiteur
n'a pas le droit d'opposer, contre la créance du créancier,
des exceptions fondées sur les relations des autres
débiteurs avec le créancier, dans lesquelles ce débiteur ne
participe pas.

Article 325 L'exécution de l'obligation solidaire par l'un
des débiteurs
1) L'exécution d'une obligation solidaire dans sa
totalité par l'un des débiteurs libère les autres débiteurs de
l'exécution envers le créancier.
2) En l'absence de solutions particulières découlant
de la relation entre les débiteurs solidaires :
1° le débiteur qui a rempli l'obligation solidaire a le
droit de recours contre les autres débiteurs à parts égales,
déduction faite de la part qui lui incombe;
2° l'inexécution du paiement de la part de l'un des
débiteurs solidaires, au débiteur qui a rempli l'obligation
solidaire, incombe à parts égales à ce débiteur et aux
autres débiteurs ;
3° les règles du présent article s'appliquent
conformément lors de l'extinction d'une obligation
solidaire par l'imputation de la créance contraire de l'un
des débiteurs.

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Article 326 Les créances solidaires
1) Lors de la solidarité d'une créance, chacun des
créanciers solidaires a le droit de demander au débiteur le
paiement total de la créance.
Avant la présentation de la créance par l'un des
créanciers, il est au choix du débiteur d'exécuter
l'obligation à l'un ou l'autre d'entre eux.
2) Le débiteur n'a pas le droit d'opposer, contre la
créance de l'un des créanciers solidaires, les exceptions
fondées sur les relations du débiteur avec un autre
créancier solidaire, dans lesquelles ce créancier ne
participe pas.
3) L'exécution de la totalité de l'obligation envers
l'un des créanciers solidaires libère le débiteur de
l'exécution envers les autres créanciers.
4) Le créancier solidaire qui a obtenu l'exécution de
la part du débiteur est obligé de rembourser les autres
créanciers à parts égales, sauf si une autre modalité ne
découle de leurs relations.

Article 327 L'exécution de l'obligation par le versement
de la dette en dépôt
1) Le débiteur a le droit de verser de l'argent ou de
remettre des titres négociables en dépôt chez un notaire et,
dans les cas établis par la loi, en dépôt auprès du tribunal
si le débiteur ne peut pas exécuter l'obligation à cause de :
1° l'absence du créancier ou de la personne à
laquelle il a donné le pouvoir de recevoir l'exécution au
lieu où l'obligation doit être exécutée ;
2° l'incapacité du créancier et l'absence de son
représentant ;
3° l'absence évidente de précision quant à la
personne intervenant en tant que créancier de l'obligation,

136

l'autre partie a le droit de suspendre l'exécution de son obligation ou de refuser l'exécution pour la partie correspondant à l'exécution qui n'a pas eu lieu. prévue par le contrat comme condition préalable à l'exécution de l'obligation par l'autre partie. 2) En cas d'inexécution de l'obligation par l'une des parties. prévue par le contrat comme condition préalable à l'exécution de l'obligation par l'autre partie. 2) La mise en dépôt d'une somme d'argent ou de titres négociables chez un notaire ou un tribunal est considérée comme l'exécution de l'obligation. l'autre partie a le droit de suspendre l'exécution de son obligation ou de refuser l'exécution de cette obligation et de demander des dommages intérêts. Article 328 L'exécution réciproque des obligations 1) L'exécution des obligations est réciproque lorsque l'exécution par une des parties est. Si l'exécution de l'obligation. n'a pas été accomplie intégralement. 3) Si. en dépit de l'inexécution par une partie de l'obligation prévue par le contrat comme condition préalable à l'exécution de son obligation par l'autre partie. ou en présence de circonstances mettant en évidence que la première exécution n'aura pas lieu dans le délai prévu. cette dernière remplie son obligation. 137 . en liaison avec le litige à ce sujet entre le créancier et les autres personnes . la première partie est tenue d'exécuter son obligation. Le notaire ou le tribunal auprès duquel l'argent ou les titres négociables ont été mis en dépôt en informe le créancier. 4° le manquement du créancier concernant la réception de l'exécution ou tout autre retard de sa part. conditionnée par l'exécution de ses obligations par l'autre partie. conformément au contrat. ©JURISCOPE 1999 en particulier.

dans la mesure où elles ne vont pas à l’encontre du caractère multilatéral desdits contrats. prévus par le chapitre 9 du présent code. 2) Les contrats sont soumis aux règles relatives aux actes juridiques bilatéraux et multilatéraux. 4) Les contrats conclus par plus de deux parties sont soumis aux dispositions générales relatives aux contrats. à condition que les dispositions du présent chapitre. 3) Les dispositions générales sur les obligations sont appliquées aux obligations contractuelles (articles 307-419). (…) SOUS-TITRE II : LES DISPOSITIONS GENERALES SUR LES CONTRATS CHAPITRE XXVII. la modification ou l’extinction des droits et des obligations du droit civil. ne prévoient pas autrement. ainsi que les règles sur les contrats spéciaux contenues dans le présent code. ©JURISCOPE 1999 4) Les règles prévues par les alinéas 2 et 3 du présent article sont applicables sauf si le contrat ou la loi prévoient autrement. LA NOTION ET LES CONDITIONS DU CONTRAT Article 420 La notion de contrat 1) Le contrat est une convention entre deux ou plusieurs personnes sur la création. 138 .

l’élément du contrat est déterminé par la règle supplétive. la loi ou une obligation librement acceptée. 2) Les parties sont libres de conclure un contrat même s’il n’est pas prévu par la loi ou les règlements. 5) Si un élément du contrat n’est pas déterminé par les parties ou par la règle supplétive. ©JURISCOPE 1999 Article 421 La liberté contractuelle 1) Les citoyens (personnes physiques) et les personnes morales sont libres lors de la conclusion du contrat. aux règles relatives aux contrats dont les éléments sont contenus dans le contrat mixte. sont soumis. laquelle s’applique si l’accord des parties ne prévoit pas autrement (règle supplétive). En l’absence d’un tel accord. Un contrat ne peut être conclu sous la contrainte que lorsque l’obligation de conclure ledit contrat est prévue par le présent code. à moins que le contenu de l’une des clauses ne soit prescrit par la loi ou par les règlements (article 422). Les rapports entre les cocontractants. 3) Les parties peuvent conclure un contrat dans lequel figurent les éléments de différents contrats. prévus par la loi ou les règlements (contrat mixte). 139 . fondés sur un contrat mixte. sauf dispositions contraires du contrat ou si la nature du contrat mixte s’y oppose. écarter son application ou établir une clause différente de celle prévue par ladite règle. dans les parties correspondantes. d’un commun accord. les parties peuvent. cet élément sera déterminé par les usages du commerce applicables à la relation entre les parties. Lorsqu’un élément du contrat est déterminé par une règle. 4) Les clauses du contrat sont librement déterminées par les parties.

au moment de sa conclusion. les clauses du contrat conclu restent valables. et que cette loi établit des règles obligatoires pour les parties. 2) Lorsqu’une loi est entrée en vigueur après la conclusion du contrat. sauf dispositions contraires de la loi. Article 424 Le prix 1) L’exécution du contrat est rémunérée par le prix. établies par la loi ou les dispositions réglementaires (règles impératives) en vigueur. sans recevoir d’elle une rémunération ou tout autre avantage réciproque. taux) sont établis ou réglementés par les autorités étatiques compétentes. lequel est déterminé par la convention établie entre les parties. Article 423 Le contrat à titre onéreux et le contrat à titre gratuit 1) Le contrat par lequel l’une des parties doit obtenir une rémunération ou une autre prestation réciproque pour l’exécution de ses obligations est un contrat à titre onéreux. différentes de celles effectives au moment de la conclusion du contrat. les prix (tarifs. 140 . des règlements. ©JURISCOPE 1999 Article 422 Le contrat et la loi 1) Le contrat doit être conforme aux dispositions obligatoires pour les parties. Dans les cas prévus par la loi. 3) Le contrat est présumé être à titre onéreux. cotes. sauf lorsque la nouvelle loi prévoit que ses effets seront étendus aux rapports établis par les contrats précédemment conclus. 2) Le contrat à titre gratuit est celui par lequel l’une des parties s’oblige à procurer quelque chose à l’autre. du contrat ou si la nature du contrat s’y oppose.

sera considéré valide jusqu’au moment de l’exécution complète des obligations des parties. selon la nature de son activité. établissant pour elle l’obligation de vendre des marchandises. Article 426 Le contrat public 1) Le contrat public est un contrat conclu par une société commerciale. est tenue de réaliser pour toute personne qui s’adresse à elle (commerce de 141 . moment déterminé dans le cadre dudit contrat. la loi ou selon le régime établi par la loi. Article 425 La validité du contrat 1) Le contrat prend effet et devient obligatoire pour les parties au moment de sa conclusion. Le contrat qui ne prévoit pas une telle clause. l’exécution du contrat doit être rémunérée au prix qui est habituellement pratiqué pour des marchandises. du travail ou des services. avant la conclusion du contrat. 3) Lorsque le prix n’a pas été déterminé et n’est pas déterminable à partir des clauses du contrat. 4) L’expiration de la période de validité du contrat ne libère pas les parties de leur responsabilité en cas de violation dudit contrat. 3) La loi ou le contrat peuvent prévoir que l’expiration de la période de validité du contrat entraîne la cessation des obligations contractuelles des parties. d’exécuter un travail ou d’assurer certaines prestations de services qu’une telle société. 2) Les parties peuvent convenir que les clauses du contrat soient applicables aux relations qu’elles ont établies entre elles. dans des circonstances comparables. ©JURISCOPE 1999 2) La modification du prix après la conclusion du contrat est possible dans les cas et selon les conditions prévus par le contrat.

dispositions. assistance médicale. du travail et des services.). les dispositions prévues par l’alinéa 4 de l’article 445 du présent code sont appliquées. le gouvernement de la Fédération de Russie peut établir des règles obligatoires pour les parties. de conclure un contrat public. services des télécommunications. sauf lorsque la loi ou les règlements permettent l’octroi d’avantages à certaines catégories de consommateurs. transports en commun. etc. Une société commerciale ne peut pas favoriser une personne par rapport à une autre quant à la conclusion du contrat public. lors de la conclusion et de l’exécution des contrats publics (contrats-type. services d’hôtellerie. approvisionnement en énergie. 4) Dans les cas prévus par la loi. Article 427 Les conditions-type du contrat 1) Il est possible de prévoir dans un contrat. Lorsqu’une société commerciale s’abstient. alors qu’elle est à même de fournir au consommateur les marchandises ou les services demandés ou de réaliser pour lui un travail. sans aucun fondement. 5) Les clauses du contrat public qui ne sont pas conformes aux exigences prévues par les alinéas 2 et 4 du présent article sont nulles. 2) Le prix des marchandises. ainsi que les autres conditions du contrat public sont déterminés de la même manière pour tous les consommateurs.). à l’exception des cas prévus par la loi ou par les dispositions réglementaires. lesquelles ont été élaborées pour 142 . ©JURISCOPE 1999 détail. etc. que les conditions particulières dudit contrat soient déterminées par les conditions-type. 3) Une société commerciale n’a pas le droit de refuser de conclure un contrat public.

©JURISCOPE 1999 une catégorie de contrats similaires puis imprimées et publiées. Article 428 Le contrat d’adhésion 1) Le contrat d’adhésion est celui dont les conditions sont déterminées par l’une des parties. dans des formulaires ou dans d’autres formes standardisées. soumise par la partie qui a adhéré au contrat et liée à l’exercice de son activité d’entrepreneur. si elle avait pu participer à la détermination des conditions du contrat. exonère ou limite la responsabilité de l’autre partie pour la violation des obligations. 3) Les conditions-type peuvent se présenter sous forme de contrat-type ou de tout autre document contenant ces conditions. bien que ne contredisant pas la loi ou les règlements. prive ladite partie des droits habituellement accordés dans les contrats de ce type. 2) La partie adhérente au contrat est en droit de demander la résolution ou la modification du contrat. ces conditions-type sont alors appliquées à la relation entre les parties. 2) Lorsque le contrat ne contient pas de clause renvoyant aux conditions-type. si le contrat d’adhésion. pour peu qu’ils répondent aux exigences établies par l’article 5 et par l’alinéa 5 de l’article 421 du présent code. 143 . s’il s’avère que ladite partie savait ou aurait dû savoir selon quelles conditions elle concluait le contrat. 3) En présence des circonstances prévues par l’alinéa 2 de cet article. en tant qu’usages de commerce. Cette dernière n’aurait pas accepté ces conditions aggravantes. n’est pas satisfaite. au regard de ses intérêts. ou contient d’autres conditions aggravantes pour la partie qui adhère au contrat. la demande de résolution ou de modification du contrat. et dont les conditions ne peuvent être acceptées par l’autre partie que par la voie de l’adhésion au contrat dans sa totalité.

3) L’avant-contrat doit contenir les éléments permettant de déterminer l’objet. ©JURISCOPE 1999 Article 429 L’avant-contrat 1) Par l’avant-contrat. dans le futur. les parties s’obligent à conclure. ainsi que les autres éléments essentiels du contrat principal. Si ce délai n’a pas été déterminé dans l’avant- contrat. dans les conditions prévues par l’avant-contrat. Le non respect des règles de forme de l’avant-contrat entraîne sa nullité. les dispositions prévues par l’alinéa 4 de l’article 445 du présent code sont applicables. 6) Les obligations prévues par l’avant-contrat prennent fin si. 2) L’avant-contrat est conclu dans la forme établie pour le contrat principal. ce dernier n’est pas conclu ou si l’une des parties ne propose pas à l’autre de le conclure. la réalisation d’un travail ou la prestation de services (contrat principal). et si la forme du contrat principal n’a pas été déterminée. Article 430 La stipulation pour autrui 1) La stipulation pour autrui est un contrat dans lequel les parties sont convenues que le débiteur doit 144 . un contrat portant sur le transfert de biens. 4) Dans l’avant-contrat est indiqué le délai pendant lequel les parties s’obligent à conclure le contrat principal. jusqu’à l’expiration du délai au cours duquel les parties sont obligées de conclure le contrat principal. le contrat principal doit être conclu au cours de l’année qui suit. dans la forme écrite. 5) Lorsque la partie qui a conclu l’avant-contrat refuse de conclure le contrat principal. à partir du moment de la conclusion de l’avant-contrat.

2) A défaut de dispositions légales. Lorsqu’une clause du contrat n’est pas suffisamment claire. les parties ne peuvent plus rompre ou modifier le contrat conclu. sans l’accord du tiers. Si les règles contenues dans la première partie de cet article ne permettent pas de déterminer le contenu du contrat. 4) Lorsqu'un tiers renonce au droit qui lui est réservé par la stipulation pour autrui. réglementaires ou contractuelles contraires. Article 431 L’interprétation du contrat Lors de l’interprétation du contrat par le tribunal. en prenant en considération le but du contrat. 145 . à partir du moment où le tiers a exprimé son intention d’utiliser son droit fondé sur le contrat. à condition de ne pas aller à l’encontre de la loi. c’est le sens littéral des termes et des expressions qu’il contient qui est pris en compte. c’est l’intention commune des parties qui doit être éclaircie. les objections qu’il aurait formulé à l’encontre du créancier. y compris les pourparlers précédant le contrat et la correspondance. des règlements ou du contrat. le débiteur est en droit de soulever contre la créance du bénéficiaire de la stipulation pour autrui. le sens littéral est alors déterminé par rapport aux autres clauses et selon le sens du contrat dans sa totalité. la pratique établie dans les relations mutuelles des parties. 3) Dans le cadre du contrat. et qui a le droit de demander au débiteur l’exécution de l’obligation à son profit. ©JURISCOPE 1999 exécuter son obligation non pas envers le créancier. mais envers un tiers déterminé ou pas dans le contrat. les usages de commerce ainsi que le comportement ultérieur des parties. le créancier peut bénéficier de ce droit. De même. sont pris en considération toutes les circonstances respectives.

LA CONCLUSION DU CONTRAT Article 432 Les principales dispositions relatives à la conclusion du contrat 1) On considère que le contrat est conclu si les parties sont arrivées à se mettre d’accord sur toutes les conditions essentielles du contrat. on considère que le contrat est formé au moment du transfert de ce bien (article 224). 2) Si. Article 433 Le moment de la formation du contrat 1) Le contrat est formé au moment de la réception. à la demande de l’une des parties. il est nécessaire de trouver un accord. Sont considérées comme essentielles les conditions relatives à l’objet du contrat. de l’acceptation de l’autre partie. 2) Le contrat est formé lorsqu’une offre est faite par l’une des parties et qu’elle est acceptée par l’autre partie. par la personne qui a fait l’offre. sauf dispositions contraires de la loi. les conditions désignées par la loi ou les règlements comme étant essentielles ou indispensables dans ce type de contrats. conformément à la loi. 3) Le contrat soumis à l’enregistrement public est formé au moment de son enregistrement. la conclusion du contrat nécessite également le transfert du bien. ©JURISCOPE 1999 CHAPITRE XXVIII. ainsi que toutes les conditions pour lesquelles. et ce en respectant la forme exigée pour les cas correspondants. 146 .

selon les modalités prévues par l’alinéa 3 de l’article 438 du présent code. Si la rétractation de l’offre a été faite avant ou en même temps que l’offre. téléphonique. à partir du moment de la réception de l’offre par le destinataire. Article 435 L’offre 1) Une proposition adressée à une ou plusieurs personnes déterminées. l’offre ne sera pas considérée comme reçue. ainsi que par l’échange de documents transmis par voie postale. 2) L’auteur est lié par l’offre faite. que ce dernier aura acceptée. d’être liée par le contrat conclu avec le destinataire de l’offre. 3) La forme écrite du contrat sera satisfaite lorsque la proposition écrite de conclusion du contrat aura été acceptée. par téléscripteur ou autre. 147 . 2) Le contrat peut être établi sous forme écrite. télégraphique. il ne sera considéré comme formé qu’après la réalisation de la condition de forme requise. L’offre doit contenir les éléments essentiels du contrat. si elle est suffisamment précise et exprime l’intention de la personne qui a fait la proposition. à condition que la loi n’ait pas établi une forme particulière pour les contrats du même type. permettant d’établir de manière certaine. constitue une offre. ©JURISCOPE 1999 Article 434 La forme du contrat 1) Le contrat peut être conclu sous n’importe quelle forme prévue pour l’accomplissement des actes juridiques. électronique. Si les parties se sont mises d’accord afin de conclure un contrat sous une forme spéciale. signé par les parties. par la rédaction d’un seul document. même si la loi ne l’exige pas pour les contrats du même type. que le document provient des parties au contrat.

(livraison de marchandises. ou résultant de l’essentiel de la proposition ou de la situation dans laquelle cette proposition a été faite. sauf si le contraire résulte de la loi. etc. Article 437 L’invitation à l’offre. Article 438 L’acceptation 1) L’acceptation est la réponse du destinataire de l’offre. de conclure le contrat selon les conditions proposées. ou de relations d’affaires antérieures entre les parties. réalisation de travaux. les règlements ou l’offre prévoient autrement. paiement d’une somme d’argent. sauf si la loi. sont considérées comme une invitation à l’offre. dans le délai prévu pour son acceptation. 2) La proposition contenant les éléments essentiels du contrat et exprimant la volonté de la personne qui l’a faite. 148 . ©JURISCOPE 1999 Article 436 L’irrévocabilité de l’offre L’offre parvenue à son destinataire ne peut pas être révoquée pendant la période déterminée pour son acceptation. des effets de l’accomplissement des conditions du contrat contenues dans l’offre. est reconnue comme étant une offre publique. L’acceptation doit être totale et inconditionnelle. 3) La réalisation par le destinataire de l’offre. sauf s’il est explicitement indiqué le contraire dans la proposition faite. L’offre publique 1) La publicité ou autres propositions. 2) Le silence ne vaut pas acceptation. adressées à un cercle indéterminé de personnes. c'est-à-dire de son acquiescement à cette offre. des usages de commerce. prestation de services. sauf indication contraire contenue dans l’offre.). avec toute personne qui y répond. est considérée comme une acceptation.

sans indication du délai d’acceptation. envoyée à temps. Lorsque le délai d’acceptation de l’offre est précisé dans l’offre. ©JURISCOPE 1999 Article 439 La révocation de l'acceptation Lorsque l’information sur la révocation de l’acceptation a été envoyée à la personne qui a fait l’offre. 1) Lorsque dans l’offre écrite. Article 440 La conclusion du contrat à partir d’une offre dans laquelle le délai d’acceptation est déterminé. le contrat est formé si l’auteur de l’offre a reçu son acceptation. pendant la période prévue dans l’offre. le délai d’acceptation n’est pas déterminé.pendant la période normalement nécessaire à l’acceptation. 2) Quand l’offre est faite verbalement. a été reçue en retard. le contrat est formé si l’autre partie a immédiatement déclaré son acceptation. avant l’acceptation ou en même temps que celle-ci. du retard dans la réception de l’acceptation. Article 441 La conclusion du contrat à partir d’une offre dans laquelle le délai d’acceptation n’est pas déterminé. l’acceptation ne sera pas considérée comme tardive. si l’auteur de l’offre n’informe pas immédiatement l’autre partie. et si ce délai n’est pas fixé . l’acceptation est considérée comme non-reçue. 149 . Article 442 L’acceptation reçue en retard Lorsque l’information sur l’acceptation de l’offre. le contrat est formé lorsque l’auteur de l’offre a reçu l’acceptation avant l’expiration du délai prévu par la loi ou les règlements.

en même temps. alors que la conclusion du contrat est 150 . Une telle réponse est considérée comme un refus de l’acceptation et. conformément au présent code ou à d’autres lois. Article 445 La conclusion du contrat dans le régime obligatoire 1) Lorsque pour le destinataire de l’offre (projet de contrat). la conclusion du contrat est obligatoire. le contrat sera considéré conclu au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui à fait l’offre. par rapport à celles qui ont été proposées dans l’offre. comme une nouvelle offre. Article 444 Le lieu de conclusion du contrat Si dans le contrat. le contrat sera considéré comme formé. le lieu de sa conclusion n’a pas été déterminé. ne constitue pas une acceptation. mais qui contient des conditions différentes. L’auteur de l’offre qui a reçu la déclaration d’acceptation de l’offre à des conditions différentes de la part de l’autre partie. ou bien de son acceptation de l’offre à des conditions différentes (protocole de désaccord sur le projet de contrat). arrivée en retard. dans un délai de trente jours à partir du jour de réception de l’offre. il doit envoyer à l’autre partie un document l’informant de son acceptation ou de son refus de l’offre. ©JURISCOPE 1999 Si la personne qui a fait l’offre informe immédiatement l’autre partie de la réception de son acceptation. Article 443 L’acceptation selon des conditions différentes Une réponse qui tend à être l’acceptation d’une offre.

ou de l’expiration du délai d’acceptation. sont applicables. lui est envoyé le projet de désaccord sur le projet de contrat. prévues aux alinéa 1 et 2 du présent article. informer l’autre partie de l’acceptation du contrat dans sa rédaction ou du rejet du protocole de désaccord. l’autre partie est en droit d’adresser au tribunal une demande de conclusion forcée du contrat. dans un délai de trente jours à compter du jour de réception de cette déclaration. ©JURISCOPE 1999 obligatoire pour cette offre (protocole de désaccord sur le projet de contrat). est en droit de soumettre à l’appréciation du tribunal. conformément au présent code ou à d'autres lois. Lors du rejet du protocole de désaccord ou de la non-réception de l’information sur les résultats de son examen. 2) Lorsque. refuse de conclure le contrat. Article 446 Les litiges précontractuels Lorsque les désaccords survenus lors de la conclusion du contrat ont été soumis à l’examen du tribunal. sans aucune justification. il doit. ou par 151 . 4) Si la partie pour laquelle. dans un délai de trente jours à partir du jour de réception du protocole de désaccord. dans un délai de trente jours. la conclusion du contrat est obligatoire. en vertu de l’article 445 du présent code. la conclusion du contrat est obligatoire pour l’auteur de l’offre (projet du contrat) et si. sauf lorsqu’ils sont établis par la loi ou les règlements ou stipulés par les parties. 3) Les dispositions sur les délais. La partie qui refuse. doit réparer les préjudices ainsi causés à l’autre partie. conformément au présent code ou autres lois. les désaccords survenus lors de la conclusion du contrat. la partie qui a établi le protocole de désaccord est en droit de soumettre les désaccords survenus lors de la conclusion du contrat à l’appréciation du tribunal. de conclure le contrat.

celle qui a proposé les meilleures conditions. ©JURISCOPE 1999 un accord commun des parties. seront déterminées conformément à la décision du tribunal. 4) L’adjudication est organisée sous forme de vente aux enchères ou d’appel d'offres. les contrats de vente de biens ou de droits patrimoniaux. sauf si la nature du contrat s’y oppose. et dans un appel d’offres. pour lesquelles existe un désaccord entre les parties. 2) Peuvent intervenir en qualité d’organisateur d’une adjudication. Le contrat est conclu avec la personne qui a obtenu l’adjudication. La société spécialisée intervient à la base du contrat avec le propriétaire du bien ou le titulaire du droit patrimonial et agit en leur nom ou en son nom propre. 3) Dans les cas prévus par le présent code ou toute autre loi. La personne qui a obtenu l’adjudication dans une vente aux enchères est celle qui a proposé le prix le plus élevé. le propriétaire du bien. ou par le titulaire du droit patrimonial. sauf dispositions contraires de la loi. les conditions du contrat. le titulaire du droit patrimonial ou une société spécialisée. ne peuvent être formés que par la mise en adjudication. Article 447 La formation du contrat dans une adjudication 1) Le contrat peut être formé par la mise en adjudication. 152 . désignée préalablement par l’organisateur de l’adjudication. selon la conclusion de la commission d’appel d’offres. sont considérés comme ne pas avoir eu lieu. 5) La vente aux enchères ou l’appel d’offres auxquels n’a participé qu’une seule personne. La forme de l’adjudication est déterminée par le propriétaire du bien mis en vente.

il est nécessaire d’indiquer dans l’avis annonçant cette adjudication. Dans le cas d’une vente aux enchères ouverte ou d’un appel d’offres ouvert. 153 . et pour l’appel d’offres. mais au plus tard trois jours avant la date de sa réalisation. le lieu et la forme de l’adjudication. à moins que la loi ne prévoit autrement. Lorsque le droit à la formation du contrat est le seul objet de l’adjudication. toute personne peut y participer. au plus tard trente jours avant que l’appel d’offres n’ait lieu. sont applicables aux adjudications ouvertes. le délai prévu pour la réalisation de ce droit. seules les personnes invitées pour l’occasion peuvent y participer. Article 448 L’organisation et la mise en œuvre de l’adjudication 1) Les ventes aux enchères et les appels d’offres peuvent être ouverts ou restreints. la détermination de la personne qui obtient l’adjudication. 2) L’avis sur l’organisation de l’adjudication doit être effectué par l’organisateur au plus tard trente jours avant la date de l’adjudication. Cet avis doit toujours contenir des informations concernant la date. son objet et le régime de sa mise en œuvre concernant notamment la manière dont la participation à l’adjudication est établie. ainsi que des renseignements sur le prix de départ. Lorsqu’il s’agit d’une vente aux enchères restreinte ou d’un appel d’offres restreint. à condition que la législation sur la procédure ne prévoit pas autrement. l’organisateur de l’adjudication est en droit de renoncer à la réalisation de la vente aux enchères à tout moment. 3) Sauf dispositions contraires de la loi ou indications spécifiques figurant dans l’avis d’organisation de l’adjudication. ©JURISCOPE 1999 6) Les dispositions prévues par les articles 448 et 449 du présent code.

l’autre partie est en droit 154 . après la clôture de l’adjudication et l’accomplissement de toutes les formalités relatives au protocole. Si l’adjudication n’a pas lieu. les parties doivent signer ce contrat au plus tard dans les vingt jours qui suivent ou dans le délai fixé par l’avis d’adjudication. Les arrhes sont également restituées aux personnes qui ont participé à l’adjudication mais ne l’ont pas obtenue. Lorsque le seul objet de l’adjudication est le droit de conclure un contrat. dans le délai imparti et selon les modalités précisées dans l’avis d’organisation de l’adjudication. Si l’une des parties refuse de conclure le contrat. il doit réparer la perte subie par les participants. 5) La personne qui a obtenu l’adjudication et l’organisateur de l’adjudication signent. L’organisateur de l’adjudication qui refuse de signer le protocole. ayant force de contrat. la somme versée à titre d’arrhes est imputée sur le compte de l’exécution de l’obligation du contrat conclu. Lors de la conclusion du contrat avec la personne qui a obtenu l’adjudication. un protocole sur les résultats de l’adjudication. L’organisateur de la vente aux enchères restreinte ou de l’appel d’offres restreint doit réparer la perte causée aux participants invités. pour le montant qui dépasse la somme des arrhes. 4) Les participants à l’adjudication versent des arrhes selon le montant indiqué. et ce. sans tenir compte du délai précisé dans l’avis et pendant lequel la renonciation à l’adjudication a eu lieu. les arrhes sont restituées. En refusant de signer le protocole. doit restituer le double du montant des arrhes et réparer les préjudices que l’adjudicataire a subis en participant à l’adjudication. le jour de la réalisation de la vente aux enchères ou de l’appel d’offres. la personne qui a obtenu l’adjudication perd les arrhes versées. ©JURISCOPE 1999 Lorsque l’organisateur de l’adjudication ouverte s’est rétracté sans respecter les délais indiqués.

à la demande de la personne intéressée. ainsi que la réparation du préjudice causé par le refus de conclure le contrat. peut être déclarée non valable par le tribunal. 2) La décision de rendre l’adjudication non valable entraîne l’invalidité du contrat conclu avec la personne qui a obtenu l’adjudication. 155 . ©JURISCOPE 1999 d’adresser au tribunal une demande de conclusion forcée du contrat. Article 449 Les conséquences de la violation des règles relatives à la mise en œuvre de l’adjudication 1) L’adjudication réalisée en violation des règles établies par la loi.

sauf 156 . 2) A la demande de l’une des parties. LA MODIFICATION ET LA RESOLUTION DU CONTRAT Article 450 Les fondements de la modification et de la résolution du contrat 1) La modification et la résolution du contrat peuvent être réalisées par convention entre les parties. par d’autres lois ou par le contrat. Article 451 La modification ou la résolution du contrat liées à la modification essentielle des circonstances 1) Le changement substantiel des circonstances. sauf si le présent code. qu’elle la prive substantiellement de ce qu’elle était en droit d’attendre lors de la conclusion du contrat. Est considérée comme essentielle une contravention au contrat commise par l’une des parties et entraînant pour l’autre partie un préjudice d’une telle importance. 2° dans les cas prévus par le présent code. ©JURISCOPE 1999 CHAPITRE XXIX. le contrat peut être modifié ou résolu uniquement par décision judiciaire : 1° en cas de contravention essentielle au contrat par l’autre partie. à partir desquelles les parties ont formé leur contrat. toute autre loi ou le contrat prévoient autrement. 3) Si l’une des parties refuse unilatéralement d’exécuter le contrat dans sa totalité ou en partie et lorsqu’un tel refus est admis par la loi ou la convention des parties. peut être la cause de sa modification ou de sa résolution. le contrat est considéré respectivement comme résolu ou modifié.

sans modifier ses conditions. pour la partie intéressée. suite à un changement substantiel de circonstances. 4° les usages du commerce ou la nature du contrat ne permettent pas de conclure que le risque de changement des circonstances est à la charge de la partie intéressée. avec le degré de diligence et de prudence qui lui était demandé par la nature du contrat et les conditions du marché . et . détermine les conséquences de cette résolution. ou l’auraient conclu selon des conditions substantiellement différentes. le tribunal. afin que les frais liés à l’exécution du 157 . les parties ont considéré que de tels changements de circonstances ne pouvaient pas se produire . 3° l’exécution du contrat. 2° la modification des circonstances a été provoquée par des causes que la partie intéressée n’a pas pu éliminer après leur avènement. 2) Lorsque les parties n’ont pas consenti à mettre le contrat en conformité avec les circonstances qui se sont substantiellement modifiées. ©JURISCOPE 1999 stipulation contraire du contrat ou si la nature du contrat s’y oppose. porterait atteinte au rapport d’intérêts patrimoniaux des parties. qu’elle serait substantiellement privée de ce qu’elle était en droit d’attendre lors de la conclusion du contrat .selon les conditions prévues par l’alinéa 4 de cet article . ou à le rompre.modifié par le tribunal à la demande de la partie intéressée. lorsque les exigences suivantes sont accomplies simultanément : 1° au moment de la conclusion du contrat. à la demande de l’une des parties. elles n’auraient nullement conclu ce contrat. 3) Lors de la résolution du contrat. le contrat peut être résolu. Le changement de circonstances est considéré comme substantiel lorsque ces dernières se sont tellement modifiées que si les parties avaient raisonnablement pu le prévoir. propre au contrat et entraînerait. un préjudice si important.

Article 453 Les conséquences de la modification et de la résolution du contrat 1) Lors de la modification du contrat. les obligations des parties cessent. les obligations des parties sont modifiées tout en étant maintenues. à moins que la loi.dans un délai de trente jours. 3) En cas de modification ou de résolution du contrat. les obligations sont modifiées ou éteintes au moment de l’accord des parties sur la modification ou la 158 . les règlements. Article 452 Le régime de la modification et de la résolution du contrat 1) L’accord sur la modification ou la résolution du contrat obéit à la même forme que le contrat . pour les parties. le contrat ou les usages de commerce ne prévoient autrement. lorsque la résolution du contrat va à l’encontre des intérêts publics ou entraîne. selon les conditions modifiées par le tribunal. soient répartis équitablement. 2) Lors de la résolution du contrat. un préjudice tel qu’il dépasse substantiellement les dépenses indispensables à l’exécution du contrat. ©JURISCOPE 1999 contrat et supportés par les parties. 2) La demande de modification ou de résolution du contrat ne peut être soumise au tribunal qu’après réception du refus de l’autre partie de la proposition de modifier ou de rompre le contrat. 4) Ce n’est que dans des cas exceptionnels que le tribunal décide d’admettre la modification d’un contrat à cause d’un changement substantiel de circonstances. ou lorsque la réception de la réponse n’a pas eu lieu dans le délai indiqué dans la proposition ou établi par la loi ou le contrat. et à défaut .

5) Lorsque la modification ou la résolution du contrat sont fondées sur une contravention essentielle au contrat par l’une des parties. les obligations sont modifiées ou éteintes au moment où la décision judiciaire sur la modification ou la résolution du contrat a acquis l’autorité de la chose jugée. à moins qu’il n’en résulte autrement d’après l’accord ou la nature de la modification du contrat. ©JURISCOPE 1999 résolution du contrat. l’autre partie est en droit de demander des dommages intérêts pour les préjudices causés par la modification ou la résolution du contrat. sauf si la loi ou l’accord des parties prévoient autrement. jusqu’au moment de la modification ou de la résolution du contrat. 4) Les parties sont en droit de demander la restitution de ce qu’elles ont réalisé en tant qu’obligations. 159 . Lors de la modification ou de la résolution judiciaire du contrat.

................................................................................................................20 Article 66 Dispositions principales sur les compagnies et les sociétés .................................................................................................................................................. 9 Article 55 Représentation et filiale ....................................... 6 Article 51 L’enregistrement des personnes morales ................24 Article 69 Dispositions générales sur la société en nom collectif ....................................................................... 31 3..................................................20 1...................................................................................................................... 33 Article 85 Les droits et les obligations de l’apporteur dans la société en commandite ............................... 25 Article 72 La gestion des affaires de la société en nom collectif.............................. 18 Article 65 L’insolvabilité (faillite) de la personne morale ............................................................................. Les compagnies et les sociétés............................................................................................ 16 Article 64 La satisfaction des créanciers .................................................................................................................................................................................................................................. 29 Article 79 La cession des parts sociales dans la société en nom collectif ....................................................................................................................................................................................... 27 Article 75 La responsabilité des participants quant aux obligations de la société en nom collectif ........................... 22 Article 68 La transformation des sociétés de personnes et des sociétés de capitaux................ 20 § 2..................... 24 Article 70 Le contrat constitutif de la société en nom collectif...................................... 36 160 ................................................................................................................................................................................................................................................... 34 4................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 34 Article 86 La liquidation de la société en commandite .... 33 Article 84 La direction et la gestion de la société en commandite .... 16 Article 63 La procédure de la liquidation de la personne morale........................................................................................................................................................................................................................................... 11 Article 58 Succession lors d’une réorganisation de personne morale ................................................................... 21 Article 67 Les droits et obligations des participants aux sociétés de personnes ou de capitaux............................................................................................. 10 Article 56 Responsabilité de la personne morale ..................................................................................................................................................................................................... 28 Article 78 Les conséquences de la sortie d’un participant de la société en nom collectif .......................................................................................... 30 Article 81 La liquidation de la société en nom collectif................................................................................................................................. 4 Article 49 La capacité de la personne morale ............................................................................................................................ 14 Article 61 La liquidation de la personne morale ........................................................................... La société en nom collectif ...32 Article 82 Les dispositions générales sur la société en commandite ........ 28 Article 77 La sortie d’un participant de la société en nom collectif...................................... 26 Article 74 Le partage des profits et des pertes de la société en nom collectif ....................... Dispositions générales............ 25 Article 73 Les obligations du participant à la société en nom collectif......................................................... Dispositions générales........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 12 Article 59 L’acte de transfert et le bilan de séparation ..................... 10 Article 57 Réorganisation de la personne morale ....................................... 5 Article 50 Organisations commerciales et non commerciales ..................................................... 6 Article 52 Les documents constitutifs de la personne morale .............................................................................................................. La société en commandite................................................................. 27 Article 76 Les changements de participants dans la société en nom collectif ........ 13 Article 60 La garantie des droits des créanciers de la personne morale lors de sa réorganisation.................................................................................................................................................................................................................................................. La société à responsabilité limitée ................................................................................................................................................................................................................................................. 7 Article 53 Les organes de la personne morale ...........35 Article 87 Les dispositions générales sur la société à responsabilité limitée.. 23 2.............................................................................................................................................................................................................................................4 § 1................................................................................................................................................. 8 Article 54 Dénomination et domiciliation de la personne morale............................................4 Article 48 La notion de personne morale ........................................... PERSONNES MORALES .............................. ©JURISCOPE 1999 CHAPITRE IV.................................................................... 24 Article 71 La direction de la société en nom collectif ................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 35 Article 88 Les participants à la société à responsabilité limitée ....................................................................................................... 30 Article 80 La saisie des parts sociales d’un participant à la société en nom collectif ...................................................... 14 Article 62 Les devoirs des personnes prenant la décision de liquidation de la personne morale ............................................................ 32 Article 83 Le contrat constitutif de la société en commandite .........................................................................................

.............. 47 Article 102 Les limitations de l’émission de titres négociables et du paiement de dividendes dans la société par actions .................................................................. les membres de la Fédération de Russie.......................................................................................................................................................................... 57 § 4........................... 54 Article 111 La cessation de l’appartenance à la coopérative de production et la transmission des apports ......................................................................................................... 66 Article 123 Les droits et les obligations des membres des associations et unions ........................................................................................... ©JURISCOPE 1999 Article 89 Les documents constitutifs de la société à responsabilité limitée....................................................................................................................................................................................... 53 Article 109 Le patrimoine de la coopérative de production ............................. 67 CHAPITRE V.....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................61 Article 116 La coopérative de consommation ........................................................................................... Les entreprises unitaires d’Etat et municipales...................................................................................... 42 Article 97 Les sociétés par actions ouvertes et les sociétés par actions fermées ................................................................................... Sociétés filiales et sociétés dépendantes.......................................................................................................................................................................... 40 Article 94 La sortie d’un participant de la société à responsabilité limitée ................................................................................................................................................................................................ 38 Article 92 La réorganisation et la liquidation de la société à responsabilité limitée .............................. 61 Article 117 Les organisations (groupement) publiques et religieuses.......................................42 Article 96 Les dispositions générales sur la société par actions............................. 52 Article 108 La constitution des coopératives de production ................ 44 Article 99 Le capital social de la société par actions ................................................................................................................................................................................................................................................ 64 Article 120 Les établissements ............................................................ 58 Article 114 L’entreprise unitaire fondée sur le droit de gérance économique.......................................................................................................................................................................................................................................... 51 Article 106 La société de capitaux dépendante ............................................................................................ 63 Article 119 La modification des statuts et la liquidation de la fondation................ 46 Article 101 La diminution du capital social de la société par actions ........................................................................................................................................................................................................... La société à responsabilité subsidiaire......................................................................................... 42 6.... 59 Article 115 L’entreprise unitaire fondée sur le droit de gestion opérationnelle ............................................................................. 48 Article 103 La direction de la société par actions ...... 48 Article 104 La réorganisation et la liquidation de la société par actions.. ............ Les coopératives de production ........................................................................................................................58 Article 113 L’entreprise unitaire ................................................................ 37 Article 91 La direction de la société à responsabilité limitée................................................................................. 50 7...................................................... 43 Article 98 La constitution de la société par actions ............................................................................................................................................................................................................................... 62 Article 118 Les fondations ....................... 54 Article 110 La direction de la coopérative de production....................................................................................................... 65 Article 121 Les groupements de personnes morales (associations et unions) ........................................................... 68 161 .............................52 Article 107 La notion de coopérative de production ........................................................................................................................ 39 Article 93 La transmission à autrui de parts du capital social de la société à responsabilité limitée..................................... les communautés territoriales - sujets du droit civil ................................................................................ Les organisations non commerciales..................... La société par action ........................................................................................................ LA PARTICIPATION DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE................................................................... 60 § 5.......................... 41 5..................................................................................................................................................................42 Article 95 Les dispositions générales sur les sociétés à responsabilité subsidiaire ......................................................................... 65 Article 122 Les documents constitutifs des associations et unions ................................................ DES MEMBRES DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE ET DES COMMUNAUTÉS TERRITORIALES...................................................................................................................................................................................................................................................... 46 Article 100 L’augmentation du capital social de la société par actions................... 36 Article 90 Le capital social de la société à responsabilité limitée ................................ 52 § 3................................................................67 Article 124 La Fédération de Russie......... 56 Article 112 La réorganisation et la liquidation des coopératives de production ...51 Article 105 La société filiale ............................. DANS DES RAPPORTS RÉGIS PAR LA LÉGISLATION CIVILE.....................

............................................................................................................................................................................................................................................................................................................... des collectivités territoriales.................... 85 162 ................................................................................................................................... 84 Article 158 La forme des actes juridiques ............................................77 Article 142 Les titres négociables ........................................................................................ Notion....................... DISPOSITIONS GÉNÉRALES ............ 81 Article 151 L'indemnisation du préjudice moral .......................................................................................................................... la production...............83 CHAPITRE IX........................................................................................................................................................... 77 Article 145 Les sujets des droits certifiés par le titre négociable .................................................................................................................................................. ou des Etats ................................. 84 Article 156 Les règles applicables aux actes unilatéraux .................. 78 Article 146 La transmission des droits résultant d’un titre négociable ......................................................................................................................................................................70 Article 128 Les types d’objets de droit civil ...................... 74 Article 136 Les fruits.......... 79 Article 148 Le rétablissement d’un titre négociable ........................................... les profits ................................................................................................................................................................................. 75 Article 139 Secret commercial et secret professionnel ......................................................................................................................................................................................... 79 Article 149 Les titres négociables de virement ................ 74 Article 137 Les animaux ................................................. 74 Article 135 La chose principale et la chose accessoire ..................................................................................... 84 Article 157 Les actes juridiques sous condition ......................................................................................... 77 Article 143 Les types des titres négociables ................................................................... 73 Article 133 Les choses indivisibles ......83 § 1.................................................................................................................................................. 84 Article 155 Les obligations dans l’acte unilatéral ................................................................................................. 75 Article 138 La propriété intellectuelle ............ de la dignité et de la réputation professionnelle ............... impliquant des personnes morales et des personnes physiques étrangères.................................................................... 83 Article 154 Les contrats et les actes unilatéraux ................................................................................................................... 69 Article 127 Les particularités de la responsabilité de la Fédération de Russie et des membres de la Fédération de Russie dans les rapports régis par la législation civile..... 70 Article 129 La transmissibilité des objets de droit civil ............................................... LES TITRES NÉGOCIABLES ................................................................................................. aux rapports régis par la législation civile ..................................................................................................................................................................................................................................................70 CHAPITRE VI......................................................... des membres de la Fédération de Russie..................................... 82 SOUS-TITRE IV.................................................................................... 78 Article 147 L'exécution des obligations résultant d’un titre négociable............................................ ©JURISCOPE 1999 Article 125 Les modalités de la participation de la Fédération de Russie.................................................................................................................................................................................................................................................................................................. 77 Article 144 Le régime juridique des titres négociables .......................... des membres de la Fédération de Russie................................... 72 Article 132 L'entreprise ............................................................................................................. 75 Article 140 La monnaie (devise) .........................................................83 Article 153 La notion d’acte juridique .................................................................................................................................... LES BIENS INCORPORELS ET LEUR PROTECTION ......................................................................................................... ACTES JURIDIQUES ET REPRÉSENTATION .................... 71 Article 130 Les choses mobilières et immobilières ............................................................. 85 Article 159 Les actes juridiques passés verbalement ..................................... 81 Article 152 La protection de l'honneur..........................................81 Article 150 Les biens incorporels ...................................................... types et forme des actes juridiques ........................ 80 CHAPITRE VIII................................................................................................................................................................................................................ 76 CHAPITRE VII........................................................................................................................................................................................................ 68 Article 126 La responsabilité sur les obligations de la Fédération de Russie.................................................... 74 Article 134 Les choses complexes ......................... LES ACTES JURIDIQUES ............................... des collectivités territoriales ............................................. 70 SOUS-TITRE III : LES OBJETS DE DROIT CIVIL........................................................................................................................ 76 Article 141 Les valeurs convertibles ...................................................................... 71 Article 131 L'enregistrement des immeubles ........................................................................................................................................................................................................

................... L’invalidité des actes juridiques................................................................................................................................................................................................................................. 90 Article 167 Dispositions générales sur les conséquences de l’invalidité des actes ......................... 102 Article 189 Les conséquences de la cessation de la procuration ................................................ 99 Article 186 La durée de la procuration ...................... 106 Article 214 Droit de propriété d'Etat .............................................................................................................................................. 92 Article 173 L’invalidité des actes juridiques des personnes morales sortant des limites de leur capacité juridique ...................................................... 98 Article 184 La représentation commerciale .............. 105 Article 213 Le droit de la propriété des personnes physiques et des personnes morales ...................................................................... 108 163 ................................................................................ 105 Article 211 Le risque de la perte fortuite d'un patrimoine..................................................................................................................... 88 § 2.................................................. 91 Article 171 L’invalidité des actes passés par des personnes physiques reconnues comme incapables .......................................................................................................................................................................................................................... 95 Article 179 L’invalidité des actes passés sous influence de dol......................................................................................................................................... 93 Article 176 L’invalidité des actes passés par une personne physique dont la capacité est limitée par le tribunal . 103 (…) TITRE II : DROIT DE PROPRIÉTÉ ET AUTRES DROITS RÉELS ......... de menace.......................................................... 97 CHAPITRE X................................................. 101 Article 187 La transmission de la procuration .......................... 88 Article 165 Les conséquences du non respect de la forme authentique des actes et de l’exigence de leur enregistrement ........................................................................................................................................................ 90 Article 168 L’invalidité de l’acte non conforme à la loi ou à d’autres actes normatifs .................................................................................................................................................. 93 Article 174 Les conséquences de la limitation des pouvoirs de passer des actes juridiques ................................................................................................................... 88 Article 164 L’enregistrement d’Etat des actes juridiques....................................................................................................................................................................................................104 Article 209 Le contenu du droit de propriété ............................................................. 98 Article 185 La procuration ........................................................................................ 107 Article 216 Les droits réels des personnes qui ne sont pas propriétaires ....90 Article 166 Les actes contestés et les actes nuls ....................... d’accord de mauvaise foi entre le représentant de l’une des parties avec l’autre partie.......... 87 Article 162 es conséquences du non respect de la forme des actes sous seing privé.......................................................................................................................................104 CHAPITRE XIII................................................................................................................................................................................................................................................ 94 Article 178 L’invalidité des actes passés dans l’erreur ........................................................................................................................... LA REPRÉSENTATION............................................................................................................................. 94 Article 177 L’invalidité des actes passés par une personne physique incapable de comprendre ou de maîtriser ses actions .......................................................................................... 96 Article 180 Les conséquences de l’invalidité d’une partie de l’acte .................................................. 102 Article 188 La fin de la procuration .................. 104 Article 210 Charge de l'entretien des biens ..............97 Article 182 La représentation .................................. 92 Article 172 L’invalidité des actes passés par des mineurs de moins de quatorze ans ... 97 Article 183 La passation d’actes juridiques par des personnes non mandatées.......................................................................................................................................................................................................................................................... de violence......................... ©JURISCOPE 1999 Article 160 La forme écrite des actes juridiques ......................................................................................................................... DISPOSITIONS GÉNÉRALES ......................................................................................................................................................................................................................................................... 91 Article 170 L’invalidité des actes fictifs et simulés .................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 93 Article 175 L’invalidité des actes passés par des mineurs âgés de quatorze à dix-huit ans...................................................... LA PROCURATION................................. 96 Article 181 Le délai de prescription pour la demande en invalidité des actes juridiques........................................ 91 Article 169 L’invalidité de l’acte passé avec un but contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs ............................................................. ou en raison de circonstances aggravantes ...................................................................................................................... 86 Article 161 Les actes juridiques sous seing privé ......................................................................................... 106 Article 215 Le droit de propriété municipale ...................... 87 Article 163 Les actes authentiques ........................................................................................... 105 Article 212 Le sujet de droit de propriété .......................................................................... ......................................................................................

.... 123 Article 241 Le rachat d’animaux domestiques traités d’une manière cruelle........................................................................... 129 Article 310 L’inadmissibilité du refus unilatéral d’exécuter l’obligation ............................... 112 Article 224 La transmission d’une chose .............................................................................................................................................................................................................. 124 Article 242 La réquisition ...... 128 Article 308 Les parties à l’obligation .............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. 125 (…) CHAPITRE XX................. 118 Article 233 Le trésor ............................................................... 128 CHAPITRE XXII............................................................................................... liée aux obligations de leur propriétaire...... 127 TITRE III....................................................................................................................................125 Article 301 La réclamation de biens en possession illégale ................................................................................................................................................................................................................................ 118 Article 234 La prescription acquisitive ........................................................... 110 Article 220 Le traitement ................................................ 108 CHAPITRE XIV................................................................................................................................................................. 117 Article 232 Le remboursement des frais d’entretien des animaux non surveillés et la récompense ......................................................... ............................................................... 111 Article 222 L’édifice non autorisé ............................................ 113 Article 226 Les choses mobilières abandonnées par leur propriétaire .......................................................... 111 Article 223 Le moment de naissance du droit de propriété de l’acquéreur ...................................................... 127 Article 305 La protection des droits du possesseur non propriétaire ............................................................................... DISPOSITIONS GENERALES SUR LES OBLIGATIONS ..................................................................................................... 122 Article 239 L’aliénation de bien immeuble en raison de la soustraction du terrain où il est situé ..................................................................................................... 121 Article 237 La privation des biens....................................................................120 Article 235 Les fondements juridiques de la cessation du droit de propriété.................................... LA CESSATION DU DROIT DE PROPRIÉTÉ......................................................................... LA NOTION ET LES PARTIES À L’OBLIGATION....... 129 164 ......................................... PARTIE GENERALE DU DROIT DES OBLIGATIONS .................................................................................................................................. 109 Article 219 La naissance du droit de propriété sur l’immeuble nouvellement construit .................................................................... 113 Article 225 Les choses sans maître ................................................................ LA PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ ET DES AUTRES DROITS RÉELS ............................................................. 126 Article 304 La protection des droits du propriétaire contre des violations non liées à une privation de possession ........................................................... L’EXÉCUTION DES OBLIGATIONS ...................................................................................................................................................................... 125 Article 303 Le règlement lors de la restitution de biens possédés illégalement ................................................................................................................................. 120 Article 236 La renonciation au droit de propriété ............................................................................................................................................................................................ 124 Article 243 La confiscation .........................................................109 Article 218 Les fondements juridiques d’acquisition du droit de propriété ................................................................................................ 116 Article 230 Les animaux non surveillés ................................................. 115 Article 228 L’acquisition du droit de propriété sur l’objet trouvé ................................................................................................................................................................................129 Article 309 Dispositions générales ...........128 Article 307 La notion et l’origine de l’obligation .....................................128 SOUS-TITRE I........................................................................... 117 Article 231 L’acquisition du droit de propriété sur les animaux non surveillés................................................................................................................................................................ 127 Article 306 Les conséquences de la cessation du droit de propriété en vertu de la loi.................................................................................... 116 Article 229 Le remboursement des frais liés à l’objet trouvé et la récompense de celui qui a trouvé la chose ........................................................................................................................................... L’ACQUISITION DU DROIT DE PROPRIÉTÉ ..128 CHAPITRE XXI.......................... 114 Article 227 L’objet trouvé ......................................... 119 CHAPITRE XV............................................... 125 Article 302 La réclamation de biens à l’acquéreur de bonne foi..................... 110 Article 221 L’appropriation des choses accessibles à tous......................................................................................................................................................................................... 122 Article 238 La cessation de droit de propriété d’une personne sur des biens qui ne peuvent lui appartenir............ 123 Article 240 Le rachat des bien à valeur culturelle gérés sans prudence .............. ©JURISCOPE 1999 Article 217 La privatisation du patrimoine d'Etat et du patrimoine municipal .........................................................................

........................ 150 Article 445 La conclusion du contrat dans le régime obligatoire...................................................................................................................................................... 131 Article 316 Le lieu d’exécution de l’obligation ....................................... 139 Article 422 Le contrat et la loi ....................................... 142 Article 428 Le contrat d’adhésion ................................ 137 (…) SOUS-TITRE II : LES DISPOSITIONS GENERALES SUR LES CONTRATS ............................................................................................................... 148 Article 439 La révocation de l'acceptation .. 148 Article 437 L’invitation à l’offre....................................................................................................................... 149 Article 443 L’acceptation selon des conditions différentes................................................................................. 145 CHAPITRE XXVIII........................................................................................................................................................................................................................................138 CHAPITRE XXVII................................. 134 Article 322 Les obligations solidaires ........ 140 Article 425 La validité du contrat ............ LA NOTION ET LES CONDITIONS DU CONTRAT ..................................... 133 Article 320 L'exécution des obligations alternatives ....................................................... 134 Article 324 Les exceptions contre la créance du créancier d'une obligation solidaire ....................................................................................................................................................................................... L’offre publique .................................................................................................................................................................. 136 Article 328 L'exécution réciproque des obligations ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 143 Article 429 L’avant-contrat .............................................................................. 134 Article 321 L'exécution de l'obligation à laquelle participent plusieurs créanciers ou plusieurs débiteurs...................................................................................................................................... 130 Article 314 Le délai d’exécution de l’obligation ................. 148 Article 438 L’acceptation .......................................... 134 Article 323 Les droits du créancier d'une obligation solidaire ...................................................................................................................... 140 Article 423 Le contrat à titre onéreux et le contrat à titre gratuit ........................................................................................................................ 144 Article 430 La stipulation pour autrui .................................................................................................................................................... 147 Article 436 L’irrévocabilité de l’offre ........................................................................................................................................................... 138 Article 421 La liberté contractuelle ................................................................................................................................ 150 165 .. 141 Article 427 Les conditions-type du contrat .......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 144 Article 431 L’interprétation du contrat .................................................. 135 Article 326 Les créances solidaires ........................................................................................................................................... 147 Article 435 L’offre ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... .......................................................................... 149 Article 440 La conclusion du contrat à partir d’une offre dans laquelle le délai d’acceptation est déterminé................................................................................................................. 132 Article 317 La monnaie des obligations monétaires ........................................................................................ 150 Article 444 Le lieu de conclusion du contrat .................. 131 Article 315 L’exécution anticipée de l’obligation ..................................................................... 135 Article 325 L'exécution de l'obligation solidaire par l'un des débiteurs ................. 130 Article 313 L’exécution de l’obligation par des tiers ....................................................................................................146 Article 432 Les principales dispositions relatives à la conclusion du contrat .............................................. 146 Article 433 Le moment de la formation du contrat ........................................................................................................... 146 Article 434 La forme du contrat ............................................... 130 Article 312 L’exécution de l’obligation au profit d’une personne déterminée................................................ 140 Article 424 Le prix ..... 141 Article 426 Le contrat public ................................................................................................................................. LA CONCLUSION DU CONTRAT .....................................................................................................138 Article 420 La notion de contrat ...................... 133 Article 319 L'ordre d'extinction des créances monétaires ...... ................................. 149 Article 442 L’acceptation reçue en retard .................................................................................................................................................................................................................... ©JURISCOPE 1999 Article 311 L’exécution partielle de l’obligation ................................................................................................................... 136 Article 327 L'exécution de l'obligation par le versement de la dette en dépôt .................................... 132 Article 318 L'augmentation des sommes redevables pour l'entretien des citoyens................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. 149 Article 441 La conclusion du contrat à partir d’une offre dans laquelle le délai d’acceptation n’est pas déterminé..............................................................................................................................................................................................................

............................................................... 155 CHAPITRE XXIX.......................... LA MODIFICATION ET LA RESOLUTION DU CONTRAT ........................... 156 Article 451 La modification ou la résolution du contrat liées à la modification essentielle des circonstances ................................................................................................................. 153 Article 449 Les conséquences de la violation des règles relatives à la mise en œuvre de l’adjudication ..... 158 166 .................................................................... 151 Article 447 La formation du contrat dans une adjudication ............................................................................................................................. 152 Article 448 L’organisation et la mise en œuvre de l’adjudication........................................................ 156 Article 452 Le régime de la modification et de la résolution du contrat ................................................................................................................................ 158 Article 453 Les conséquences de la modification et de la résolution du contrat.............................156 Article 450 Les fondements de la modification et de la résolution du contrat ............................................................................................................................................................... ©JURISCOPE 1999 Article 446 Les litiges précontractuels ...................