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Chers partenaires, Voici un bilan de l’année financière 2013. Brossard, le 27 décembre 2013 En

Chers partenaires,

Voici un bilan de l’année financière 2013.

partenaires, Voici un bilan de l’année financière 2013. Brossard, le 27 décembre 2013 En date du

Brossard, le 27 décembre 2013

En date du 27 décembre 2013, la Bourse de Toronto nous a offert un rendement bien appréciable de 12,12%.

Cependant, au Canada, le marché obligataire a manœuvré avec un vent de front, car les taux à long terme ont entamé leur croissance. Par exemple, le taux d’intérêt pour une obligation fédérale 10 ans était à 1,75% au 31 mars 2013. Au 24 décembre 2013, ce même produit offrait un rendement de 2,70%. Dans un contexte de hausse des taux à long terme, l’ensemble du marché obligataire baisse. L’impact de cette hausse de taux a été un recul de -0,99% pour l’année, en date du 24 décembre 2013, sur le marché obligataire canadien. Cette tendance devrait se poursuivre au cours de l’année 2014.

Toutefois, c’est au sud de la frontière qu’il y a réellement eu de l’action. En date du 27 décembre 2013, le S&P 500 a offert une brillante performance en bondissant de 29,27%. Peu d’investisseurs en 2012 avaient prédit cette montée.

De notre côté, depuis quelques années, nous avons fait l’acquisition de plusieurs titres américains. Même si, à l’époque, les manchettes étaient fort pessimistes (et le sont toujours), nous avons trouvé plusieurs sociétés exceptionnelles se transigeant à des prix bien raisonnables.

Pourtant, les épargnants n’ont pas tous participé à cette hausse. Selon le magazine Bloomberg Businessweek, plus de 1,7 billion de dollars a été injecté dans des fonds communs d’obligations depuis 2008, un geste probablement motivé par la crainte.

Mais le vent commence tranquillement à tourner. En 2013, les entrées nettes des fonds d’obligations ont été négatives, tandis que les fonds d’actions ont obtenu plus de 230 milliards de dollars en dépôt. Les achats de fonds communs d’actions ne sont pas revenus au niveau d’avant crise, car la majorité des investisseur sont influencé par les médias financiers. En fait, si l’on se fie aux manchettes, nous aurions trouvé peu de raisons d’investir en territoire américain.

peu de raisons d’investir en territoire américain. 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y 0E3
peu de raisons d’investir en territoire américain. 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y 0E3

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Seulement cette année, les médias ont convaincu plusieurs de ne pas investir en mettant l’accent sur la dette américaine et son mur budgétaire, la zone Euro qui semble faire du surplace, la dette chinoise pouvant faire basculer l’économie domestique, les tensions en Iran et dans tout le Moyen-Orient, etc. Chacune de ces nouvelles a, certes, un fondement, mais ne devrait pas être à la base de toute décision d’investissement. Ce serait un mauvais choix que de s’empêcher d’investir en accordant à un événement peu probable une importance démesurée, comme s’il avait 100 % de probabilité qu’elle se produise. Relativiser les risques est donc un exercice mental difficile mais nécessaire.

Maintenant que le marché américain a offert une forte croissance, les médias ont une nouvelle raison de s’inquiéter. Dès lors, la fameuse expression « bulle » refait surface dans les manchettes.

Le marché dans son ensemble est relativement bien évalué. Mais, effectivement, des secteurs sont en train de surchauffer. Citons l’exemple de Twitter. Le marché accepte de payer un multiple de 50 fois ses ventes brutes (pas de 50 fois le bénéfice net !) et ceci peut rappeler l’époque des .com marquée par son exubérance irrationnelle, comme l’avait si bien indiqué Alan Greenspan en 1996.

En fait, l’histoire de la finance nous démontre que la peur et la cupidité ont toujours été présentes. La première bulle a eu lieu dans les années 1630. Elle a été baptisée Tulipe- Mania. À cette époque, les spéculateurs aux Pays-Bas étaient prêts à payer le prix d’une maison neuve pour seulement le bulbe d’une tulipe. Ce fut la première bulle, mais pas la dernière ! Tant qu’il y aura un marché, il y aura donc des bulles !

Malheureusement, il est peu probable que l’on identifie une bulle à l’avance. C’est pourquoi elles croissent à un rythme élevé sans être interrompues. Qui a identifié la bulle immobilière américaine ou la bulle technologique ? Peu, me direz-vous. Vous avez raison. Et plus rares encore sont ceux qui ont successivement identifié ces deux bulles ! Les médias sont donc dans la même situation que nous : ils n’ont pas la capacité de prédire l’avenir !

La meilleure manière d’éviter les bulles est de ne pas investir dans des titres comportant des évaluations excessives. Ceci démontre l’importance de bien faire ses devoirs avant d’investir. Tout comme on n’achète pas une maison sans la faire inspecter rigoureusement, on n’investit pas dans un titre sans l’avoir bien analysé. L’analyse des bilans financiers est donc nécessaire pour tout investisseur se considérant prudent.

Mais, outre certaines exceptions, à mon avis, le marché reste intéressant dans son ensemble. Il l’est d’autant plus lorsqu’on le compare aux autres options étant offertes, soit d’investir dans le marché obligataire ou dans l’immobilier.

dans le marché obligataire ou dans l’immobilier. 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y 0E3
dans le marché obligataire ou dans l’immobilier. 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y 0E3

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D’ailleurs, tel que mentionné plus haut, beaucoup d’épargnants ont encore une bonne partie de leurs avoirs en titres obligataires. Selon moi, c’est cette catégorie d’actifs qui est le plus à risque. La crise de 2008-2009 a amené un grand nombre d’investisseurs à trouver « refuge » dans ce type d’investissement. En conséquence, les obligations sont vulnérables à un repli, advenant une hausse des taux d’intérêt ou une continuation de la performance des marchés boursiers. Le tableau suivant démontre le taux de rendement d’une obligation américaine 30 ans. Vous verrez clairement que l’environnement où nous nous trouvons est exceptionnel. En analysant les 220 dernières années, on constate que les taux ont été aussi bas qu’une seule fois dans l’histoire de la finance. Il est donc raisonnable d’anticiper des hausses de taux des obligations à long terme dans un proche avenir.

de taux des obligations à long terme dans un proche avenir. Source : Grant’s Interest Rate

Source : Grant’s Interest Rate Observer.

Que nous réserve 2014 ?

Le 31 janvier prochain, Ben Bernanke cédera sa place à Janet Yellen. Elle sera la seule femme à diriger une banque centrale parmi les pays ayant une économie avancée. Mais, outre notre intérêt pour son deuxième chromosome X, nous pouvons nous demander quelle sera la différence entre son approche et celle de son prédécesseur.

En langage économique, on définit les économistes qui se soucient principalement de l’inflation comme étant des « faucons » (hawks), et ceux qui ont comme priorité le chômage comme des « colombes » (doves).

priorité le chômage comme des « colombes » (doves). 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC
priorité le chômage comme des « colombes » (doves). 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC

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Si l’on se fie à son passé, Mme Yellen sera sans doute la colombe la plus accommodante

pour Barrak Obama en tant que présidente de la Réserve Fédérale, car son objectif sera de faire baisser le taux de chômage aux États-Unis. Elle rivalisa ainsi avec Marriner Eccles, le banquier mormon que Franklin D. Roosevelt a nommé au cœur de la Grande Dépression.

À bien des égards, elle semble être une keynésienne traditionnelle américaine. Façonnés par l’expérience de la Grande Dépression, de nombreux keynésiens voient l’économie, non seulement comme une science, mais aussi comme un modèle, afin d’aider l’état à éviter un effondrement économique et le diriger vers un progrès social. Plusieurs des publications de Mme Yellen confirment cette thèse. Dès lors, le taux de chômage sera probablement l’indicateur le plus observé afin de cerner l’efficacité de sa politique monétaire.

En se fondant sur cette approche, on peut avoir la conviction que le taux directeur de la Réserve Fédérale restera relativement faible, même si une certaine hausse en 2014 reste probable. Là encore, c’est un point qui est en faveur des actions. Du côté boursier, le secteur financier américain et le secteur énergétique restent des catégories que je privilégie.

Concernant le secteur financier, ma conviction est encore plus importante, lorsque l’on compare le multiple par rapport à la valeur au livre à laquelle se transigent les banques canadiennes comparativement aux banques américaines.

Par exemple, la Banque Royale se transige à plus de 2,5 fois sa valeur au livre. Aux États- Unis, JP Morgan, Bank of America et Citigroup se transigent de 0,75 à 1,2 fois leur valeur au livre.

Il est vrai que les banques américaines ont eu de mauvaises presses suite à tous les

litiges (dont plusieurs ont été réglés en 2013), mais ces facteurs sont relativement bien évalués dans le prix de ces titres. De plus, les Canadiens sont de plus en plus endettés et

le marché immobilier au Canada est dispendieux. L’avenir semble donc plus prometteur

du côté sud de la frontière.

Au Canada, il reste encore de belles opportunités, dans le secteur de l’énergie entre autres. La preuve de ce potentiel est que l’un des meilleurs investisseurs de l’histoire, Warren Buffett, a fait un investissement majeur dans le titre de Suncor. Le potentiel des sables bitumineux, l’intérêt pour plusieurs projets de pipelines et les projets de gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique vont bon train. De plus, plusieurs sociétés œuvrant dans le secteur se transigent à des multiples forts raisonnables.

A mon humble avis, l’un des secteurs à éviter sera le marché du commerce au détail où

les grands détaillants se livreront une lutte féroce. Nous en avons un aperçu ici, car nous voyons de plus en plus de chaînes américaines rivaliser dans notre territoire. La

de chaînes américaines rivaliser dans notre territoire. La 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y
de chaînes américaines rivaliser dans notre territoire. La 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y

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concurrence se fait à coût d’escomptes, ce qui met de la pression sur les marges bénéficiaires. Dès lors, le ratio cours/bénéfice auquel ces sociétés se transigeaient ne sera plus un indice de référence afin de définir un prix d’escompte. Le résultat est incertain.

De plus, avec la croissance exponentielle des achats en ligne, il est encore plus difficile de connaître qui seront les grands vainqueurs. La brique et le mortier, au Canada, n’ont jamais eu autant de compétition !

Aussi, les titres boursiers offrant de généreux dividendes ont eu la cote en 2013. Cependant, la demande pour ce type d’action conservatrice a amené ceux-ci à se transiger à un ratio cours/bénéfice trop élevé.

En conclusion, on peut voir qu’il reste des sociétés à des prix intéressants dans le marché et que, globalement, le marché boursier reste actuellement la meilleure classe d’actif où investir. Advenant un repli des marchés, ce sera une opportunité idéale pour renflouer notre portefeuille de sociétés exceptionnelles. Nous voyons donc l’année 2014 d’un œil optimiste et opportuniste.

Cordialement,

2014 d’un œil optimiste et opportuniste. Cordialement, Cimon Plante Gestionnaire de portefeuille «J’ai rédigé

Cimon Plante Gestionnaire de portefeuille

«J’ai rédigé le présent commentaire afin de vous donner mon avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement susceptibles d’être pertinentes pour votre portefeuille de placements. Ce commentaire reflète uniquement mes opinions et peut ne pas refléter celles de Banque Nationale Groupe financier. En exprimant ces opinions, je m’efforce d’appliquer au mieux mon jugement et mon expérience professionnelle du point de vue d’une personne appelée à suivre un vaste éventail de placements. Par conséquent, le présent rapport représente mon opinion éclairée et non une analyse de recherche produite par le Service de recherche de la Financière Banque Nationale.»

Service de recherche de la Financière Banque Nationale.» 9160 boul. Leduc, suite 710, Brossard, QC J4Y
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