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LE YOSEIKAN BUDO PAR JEAN FRANCOIS DEMOULIN

Jean-François DEMOULIN,
Professeur international d’arts martiaux style YOSEIKAN BUDO, Professeur
diplômé d’Etat,
(CN 5ème Dan Kenpo et Kick-Boxing, 4ème Dan Yoseikan Budo, 4ème DanAiki-Jutsu,
4ème Dan Goshin-Jutsu, 4ème Dan Karaté, 4ème Dan Kobudo et Ken-Jutsu, 1er Dan
Iaido).

Le Yoseikan Budo est un art martial d’origine japonaise mis au point par le
Maître Hiroo Mochizuki dans les années 1970. Né en 1936 au Japon, Hiroo
Mochizuki (1), haut gradé dans de nombreuses disciplines, fut le précurseur du
Karaté et de l’Aïkido en France.
Hiroo Mochizuki a cherché à développer une méthode d’entraînement à l’instar des
samouraïs d’autrefois qui devaient être efficaces rapidement dans des formes de
combat très complètes, sans avoir à étudier chaque spécialité pendant plusieurs
années sans être opérationnels. Il a ainsi crée le YOSEIKAN BUDO, associant
différents Arts Martiaux Japonais (Karaté, Kenpo, Aïkido, Judo) et Occidentaux
(Boxe Anglaise, Boxe Française).
Le YOSEIKAN BUDO intègre, outre le travail à mains nues, l’entraînement
aux armes traditionnelles.
L’entraînement s’exécute dans un style souple et fluide, forgeant une excellente
condition physique et privilégiant mobilité et précision. Le tout en respectant les
principes logiques de biomécanique visant à respecter le corps et à ne pas à la
longue l’abîmer lors de répétitions nécessaires à l’acquisition de toutes techniques.
Il y a aussi une application CONTACT de l entraînement, important pour
maintenir une certaine sensation de réalité. Il est sans danger grâce à des
protections de type boxe : les coups, bien que portés, le sont à puissance dosée. Les
gants ne sont pas là pour permettre au pratiquant de frapper plus fort, mais pour
optimiser sans risques certaines sensations, par exemple, dans le travail d’esquives,
de la distance ou de favoriser des réactions plus naturelles. Ils minimisent les
impacts sur les points vitaux du fait de leur surface de touche plus large, et peuvent
aussi servir de cibles mobiles.

DESCRIPTION

Le YOSEIKAN BUDO est un Art Martial complet, une méthode de combat


intégral. On y utilise toutes les techniques de frappes (mains, avant-bras, coudes,
épaules, tête, pieds, tibias, genoux), mais aussi les luxations d’articulations (clés) et
les amenés au sol de différentes formes.
Le YOSEIKAN BUDO incluse dans sa pratique le travail aux armes
traditionnelles : Boken, Sabre, Poignard, Nunchaku, Tonfas, Sai, bâtons de
différentes longueurs. distance et l’amplitude étant plus grandes, les armes mettent
en évidence (un peu comme une loupe) des principes tactiques et stratégiques plus
difficilement perceptibles à mains nues. En ce sens, elles sont un excellent
complément que chacun peut perfectionner en fonction de ses capacités.
On se défend d’autant mieux contre une arme quand on sait soi même s’en servir.
On étudie la manipulations des armes, mais aussi comment utiliser une arme contre
une autre de longueur différente (ex : tonfa contre sabre ou bâton long).

SPECIFICITE TECHNIQUE DU YOSEIKAN BUDO


Le YOSEIKAN BUDO montre que toutes les techniques de frappes, de
luxations et d’amenées au sol, bien que visuellement différentes, fonctionnent selon
des schémas bio-mécaniques similaires. C’est la spécialisation récente des arts
martiaux – souvent pour des raisons de compétition, d’effet visuel, de marketing
sportif ou d’uniformisation – qui a fait tomber cette correspondance dans l’oubli.
Le YOSEIKAN BUDO utilise en outre des principes d’ondulation du corps (en
grande amplitude), de vibrations ou d’ondes (en amplitude courte) pour démultiplier
et propager, un peu à la manière d’un fouet, la puissance dans toutes ces
techniques.
Il existe ainsi 10 types d’ondulations, chacune correspondant à tout un ensemble de
différentes techniques (frappes, luxations, amenées au sol).
Cette méthode met en évidence –et c’est là la spécificité- que chaque technique de
frappe correspond à une technique de luxation ou d’amenée au sol, utilisant le même
schéma bio-mécanique, généré par la même ondulation.
Toutes ces ondulations pouvant se combiner entre elles, toutes les techniques qui en
découlent peuvent donc se combiner à l’infini suivant ce principe.
Il en est de même pour la pratique des armes, qui sont le prolongement des mains.

DANS LE CONCEPT DU YOSEIKAN BUDO, ON PEUT AINSI DEFINIR


PLUSIEURS PARTIES :

- La prédominance atémis, percussions, est représentée par le KARATE, le


KEMPO, et, pour ma part, le KICK-BOXING de style YOSEIKAN BUDO ;
- La prédominance clés et amenées au sol est représentée par l’AIKI-JUTSU
et le GOSHIN-JUTSU de style YOSEIKAN BUDO.

Dans chacune ces prédominances (Karaté, Kenpo, Kick-Boxing, Aiki-Jutsu,


Goshin-Jutsu, etc.) les positions, les déplacements, les formes de corps (ou
gestuelles) sont identiques. Elles peuvent ainsi se combiner entre elles, donnant
la méthode de combat intégral qu’est le YOSEIKAN BUDO. Le pratiquant peut
ainsi personnaliser sa façon de combattre, privilégiant ou combinant tel ou telle
prédominance, en fonction de sa morphologie et de ses aptitudes ainsi que son
ressenti.

- La partie armes sera quand à elle représentée par le IAI, le KEN-JUTSU et le


KOBUDO de style YOSEIKAN BUDO.

Le IAI est l’art de dégainer de différentes façons le sabre, et de trancher, en


fonction des différents angles d’attaques de l’adversaire.
Le KEN-JUTSU est l’art de combattre une fois le sabre dégainé.
Le KOBUDO regroupe les autres armes mentionnées précédemment.

Texte de © Jean-François DEMOULIN