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FAIRE CONNAITRE ET FAIRE VALOIR

NOTRE DIFFERENCE, C’EST FAIRE


AVANCER NOS INTERETS PROPRES !

Spécial LP UTUROA

Cher collègue, par delà l’adhésion à notre organisation, le SNETAA et l’engagement que chacun d’entre nous porte dans la
défense de notre métier, en ce début d’année vous allez devoir choisir vos représentants pour les conseils d’établissements.
Et comme tous les ans, se créent ex-nihilo le plus souvent des attelages composites de listes asyndicales (le plus souvent
antisyndicales d’ailleurs) ou multi syndicales (au nom charmeur d’intersyndicales) ou bien encore des listes syndicales
dont la représentativité en Polynésie n’est ni constituée ni revendiquée officiellement (autant dire que leur rayon d’action
sous nos latitudes est nul).

La plupart d’entre vous auront donc à choisir au moment des élections de vos représentants aux conseils d’établissements entre
plusieurs listes, c’est la garantie de notre santé démocratique et nous nous en réjouissons ; ce qui ne nous interdira pas de
faire connaître et faire valoir nos différences.

Or, cette année encore plus que toutes les autres sera de toute évidence encore plus difficile que les années précédentes pour la
défense de nos établissements, de nos élèves, de nos postes et de nos droits statuaires.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire ce qui fait notre différence, il est bon de préciser que le SNETAA s’est toujours
associé à toutes les intersyndicales, notamment au niveau de la Polynésie, lorsque celles-ci avaient d’une part un but précis
et d’autre part allaient dans le sens de la défense des intérêts communs. Le SNETAA Polynésie n’a pas l’intention qu’il en soit
autrement ; il en veut pour preuve les procédures juridiques qu’il envisage de cofinancer avec d’autres organisations
syndicales sur des points précis tels que la défense des intérêts des contractuels et le non respect des textes à la défaveur des
fonctionnaires nommés en Polynésie. Par contre, il est hors de question de faire de l’intersyndicale sur tout et sur rien ! Ces
pratiques contreproductives n’ont souvent pour buts que d’appâter le gogo vers le représentant autoproclamé de l’intersyndicale et
de cacher ses carences sur la défense des intérêts des collègues et de leurs spécificités.

Aussi, afin que vous ne votiez ni par habitude, ni par sensibilité politique, ni par amitié (c’est tellement rassurant), ni pour
le charme enivrant de la révolte le plus souvent verbale et sans suite des sirènes des partisans systématiques du ‘tous
ensembles !’ (mais pour quoi faire ?), nous pensons nécessaire de faire le point sur les positions et les réalités constatées des
années précédentes tant sur le plan national des centrales syndicales et sur le plan polynésien avec plus qu’ailleurs, ces
listes sans étiquettes :

- Les listes sans étiquettes : Souvent, elles portent un joli nom faisant référence par exemple au jour qui se lève au Fenua
(comme il fut un temps aux lendemains qui devaient chanter sous d’autres cieux) et autres appellations bucoliques, voire
identitaires et repliées sur elles-mêmes mais force est de constater que le plus souvent ils s’agit, au mieux, de listes de copains
sans grande expérience ou, au pire, de listes d’accompagnement des décisions de l’administration du Lycée ; chacun
analysera l’action de ce type de liste par le passé dans leurs établissements respectifs. Quand bien même elles seraient pour
certaines constituées de collègues efficaces, comment pourront elles porter leurs actions efficacement auprès du ministère, de la
DES ou du vice rectorat étant donné qu’elles n’ont pas d’interlocuteurs territoriaux constitués et qu’elles ne peuvent
s’affranchir de la réserve qui est obligatoire pour tout fonctionnaire lorsqu’il n’est pas mandaté par un syndicat ?

- L’UNSEN-CGT qui elle aussi n’a pas approuvé et a combattu les 18 heures pour tous en 2000 tout en revendiquant un corps
unique pour tous les enseignants du secondaire… on comprend le grand écart quand on sait qu’un des mandats national de
l’UNSEN-CGT prône l’apprentissage sous statut scolaire pour sauver les postes et qui conduirait à terme à la globalisation des
services et la mise hors de l’éducation nationale de l’enseignement professionnel ! Rappelons ici que la CGT n’a plus d’élus
depuis 2003 en Polynésie dans les CCP de tous les corps d’enseignants. Le SNETAA Polynésie, plus encore qu’à l’accoutumée,
en cette période de crise économique défend l’enseignement public et laïque or des pressions patronales et
communautaristes.

Sans rentrer plus dans le détail, sachez que nous pouvons être fiers de notre différence en étant au SNETAA, le seul syndicat
farouchement opposé à toute privatisation, régionalisation des enseignants.

Voter, c’est faire un choix. Cette année, il sera décisif car il s’agira de défendre nos dotations horaires pour chacune de nos
disciplines : seuls des élus indépendants politiquement, représentatifs pour vos corps respectifs en Polynésie et au fait de
vos pratiques sauront assurer cette défense, ne vous égarez pas !

Le SNETAA Polynésie a l’ambition de continuer à vous défendre dans ton établissement comme dans les autres lycées
professionnels, les collèges et les CETAD : il appelle à voter largement pour ses représentants dans ton établissements.

secretariat@snetaa-polynesie.org
SNETAA Polynésie - BP 50 230 - 98 716 Pirae - Vini : (689) 76 66 42