Vous êtes sur la page 1sur 27

PHOTO : D. R.

PHOTO : D. R. ■ YENNAYER Le HCA exige une reconnaissance officielle LIRE L’ARTICLE DE FATIMA

YENNAYER

Le HCA exige une reconnaissance officielle

LIRE L’ARTICLE DE FATIMA ARAB EN PAGE 5

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 9 janvier 2014

ÉDITION DU CENTRE

N°7069 - Vingt-quatrième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

LE SECTEUR DES TRANSPORTS AU SERVICE DU TAJ

Les manœuvres occultes de Amar Ghoul

Le ministre des Transports manœuvre depuis son arrivée à la tête de ce

département, en septembre 2013, pour placer un maximum de cadres et de de militants militants

Q uelques mois après avoir pris les commandes du ministère des Transports, Amar Ghoul semble avoir

réussi une prouesse : celle de s’attirer les foudres des représentants des travailleurs du secteur. Non pas parce qu’il refuse de satisfaire des revendications socioprofessionnelles

LIBÉRATION DU JEUNE ISLAM KHOUALED

de son parti dans les différentes entreprises relevant de son secteur ur

parce qu’il

s’échine par

SUITE DE L’ARTICLE DE M. A.O. EN PAGE 3

Les syndicats interpellent vivement la Fédération des transports affiliée à l’UGTA pour

intervenir «afin de mettre un terme à ces pratiques révolues».

– somme toute nombreuses et légitimes t imes –, –, mais mais

plutôt

détournés à «parachuter» des cadres s et et des des

militants de son parti dans les différentes érentes

entreprises relevant de son secteur.

SA : 2,15 $. ISSN : 1111------------030303030303030300303030000
SA : 2,15 $. ISSN : 1111------------030303030303030300303030000 333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333 -------- hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhttttttttttttttttttttttttttttttt p:p:p:p:p:p:p:p:p:p:p:p:p:///////////////////////////////////////wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww w.elwatan.com
de ce
l’UGTA pour
des es
moyens moyens
DESSIN SAAD
DESSIN SAAD

PROCÈS DE MOHAMED MORSI EN ÉGYPTE

«LE MAKHZEN NE M’A PAS FAIT DE CADEAU»

MORSI EN ÉGYPTE «LE MAKHZEN NE M’A PAS FAIT DE CADEAU» Arrêté le 11 février 2013

Arrêté le 11 février 2013 suite à une banale bagarre entre jeunes, Islam Khoualed a connu les affres des geôles marocaines et les méthodes très spéciales du makhzen. Une expérience qui l’a marqué à vie, selon son père.

LIRE L’ARTICLE DE SALIMA TLEMÇANI EN PAGE 5

son père. LIRE L’ARTICLE DE SALIMA TLEMÇANI EN PAGE 5 AHMED BENBITOUR, CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE
AHMED BENBITOUR, CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE ENTIELLE UNE VOIX SEREINE DANS L’ARÈNE LIRE L’ARTICLE DE
AHMED BENBITOUR, CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE
ENTIELLE
UNE VOIX SEREINE
DANS L’ARÈNE
LIRE L’ARTICLE DE HACEN OUALI EN PAGE 2

UNE SECONDE AUDIENCE REPORTÉE SUR FOND D’AGITATION

Le procès de l’ancien président Mohamed Morsi, qui devait reprendre hier au Caire, a été ajourné au 1 er février Une dizaine de ses partisans ont toutefois manifesté devant le tribunal avant d’être

poursuivis et arrêtés par les forces de l’ordre Conformément à sa stratégie d’agitation permanente, la coalition anti- coup d’Etat maintient une tension quotidienne.

LIRE L’ARTICLE DE NOTRE CORRESPONDANTE AU CAIRE NADÉRA BOUAZZA EN PAGE 15

UN LIVRE COMPORTE DE NOUVELLES RÉVÉLATIONS

«MAURICE AUDIN A ÉTÉ POINGNARDÉ»

LIRE L’ARTICLE DE ALI BOUKHLEF EN PAGE 4

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

PHOTO :H. LYÈS

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 2

L’ACTUALITÉ

AHMED BENBITOUR, CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE

Une voix sereine dans l’arène

Les combats perdus d’avance sont ceux que l’on ne mène pas. Ahmed Benbitour fait sienne cette maxime dans sa bataille pour la conquête de la présidence de la République tout en ayant conscience de la difficulté du combat. En Algérie, le jeu politique est hermétiquement fermé et l’élection présidentielle se décide dans les cercles étroits de la «république». Pouvoir renverser cette logique implacable relève du miracle en l’état actuel des choses. «Ce n’est pas une fatalité», tempête le premier chef de gouvernement de Bouteflika… Portrait d’un outsider.

I l aurait pu voir son étoile continuer

à briller au sein de l’appareil de

l’Etat, s’il n’avait pas brusquement

rompu avec Bouteflika huit mois seu- lement après sa nomination au poste de chef de gouvernement. Après une longue et sereine carrière au sein des rouages de l’Etat dont le poste culmi- nant était celui de patron de l’Exécutif, l’enfant de Metlili (Ghardaïa) décide de quitter le navire de Bouteflika avec fracas. La cohabitation étant devenue intenable, Ahmed Benbitour s’oppose à la méthode du nouveau Président et démissionne le 26 août 2006. Il marque un coup politique retentissant, tant les démissions sont rares parmi le personnel au pouvoir et surtout que cette rupture intervient sous le règne d’un Bouteflika conquérant. Un coup dont il continue encore à glaner les retombées politiques. C’est l’homme qui a dit : «Non.» Rare. Ce n’est pas la première fois qu’il renverse la table. Lors des événements d’Octobre 1988, il démissionne du poste de directeur des études et de la prévision au ministère des Finances. Il a refusé d’entrer dans le premier gouvernement de Ghozali. Voué aux gémonies, et certains obser- vateurs vont jusqu’à dire qu’avec ce geste, Benbitour venait de signer son arrêt de mort politique. Un acte suici- daire. Mais qu’à cela ne tienne, libéré des contraintes qu’exigeaient ses fonc- tions antérieures, Ahmed Benbitour retrouve sa liberté de parole et surtout d’action. Sa cote de popularité explose et gagne en crédibilité aux yeux d’une opinion publique habituée à des dirigeants béni-oui-oui. Son divorce d’avec le pouvoir réveille toute l’éner- gie qui sommeillait en lui, longtemps étouffée par le long compagnonnage avec les différentes équipes aux com- mandes des affaires. «Après une longue carrière au sein des rouages de l’Etat, je suis arrivé à une conclusion cruelle : le pays part à la dérive. Ce processus s’est aggravé durant la décennie écoulée. Il présentait les caractéristiques de la défaillance. Entre 2011 et 2012 il est passé à l’état de la déliquescence», épingle celui qui était, au milieu des années 1970, professeur à l’Institut national de la planification et des statistiques d’Alger. «Ignorance ins-

i Président, je briguerais un l mandat, je vais instaurer un sif». sif». Dans Dans
i
Président, je briguerais un
l
mandat, je vais instaurer un
sif». sif». Dans Dans son son programme, programme, le le sec- sec-
teur teur des des services services sera sera au au cœur cœur
de de la la croissance croissance
avec avec la la
bilisa-

promotion des compétences natio- nales. Il prévoit, à cet effet, la création de deux hauts-commissariats à la présidence de la République. Un pour la promotion des compétences natio- nales et un autre pour les réformes économiques et sociales. Cette ré- forme économique va de pair avec la mutation politique et institutionnelle. Il prône «une refondation de l’Etat qui se décline par le renforcement des institutions démocratiquement élues avec le devoir de réédition des comptes. Refondation de l’école, restructuration de l’administration et de la justice et une modernisation de l’armée en lui imprimant une nouvelle doctrine qui consisterait à sortir du concept de défense nationale vers celui de sécurité nationale. Une jonction entre la défense nationale, la diplomatie et l’économie». Dans la République d’Ahmed Benbitour, autocratie, patrimonialisme, paterna- lisme, l’inaptocratie et disparaîtront au profit de la méritocratie. S’il est

porté à la magistrature suprême, Ahmed Benbitour s’engage à bri- guer un seul mandat qui consisterait essentiellement à «endiguer la crise multiforme et achever la transition qui dure depuis 25 ans et instaurer définitivement l’Etat de démocra- tie». Sur les questions sociétales, Benbitour s’engage à faire respecter la liberté de conscience et l’égalité entre l’homme et la femme. «Je vais instaurer une République de citoyens. Les Algériens doivent comprendre que la lecture de la religion change avec le temps et l’espace. Il faut avoir une vision progressiste de l’islam. Il n’est pas question d’imposer un quelconque choix aux gens», défend- il. Avoir un programme, des objectifs et un leadership suffisent-ils pour couper la tête au despotisme et réa- liser le changement ? Pas si évident que ça.Ahmed Benbitour ne se fait pas d’illusion non plus. Son défi est «d’amener le pouvoir à comprendre une fois pour toutes qu’il est dans son intérêt de partir. L’amenuisement de la rente provoquerait une explo- sion aux conséquences redoutables», prévient-il, ayant à l’esprit que le changement est un long processus qui prendrait quinze ans pour enfin

instaurer et consolider un Etat démo-

cratique. Benbitour se dit, par ailleurs,

que l’élection présidentielle ne sera

ni libre ni ouverte. Et c’est pour cela

qu’il appelle à l’installation d’une commission indépendante pour «la gestion de tout le processus électoral en mettant à sa disposition tous les moyens du ministère de l’Intérieur». Gagner une élection démocratique- ment dans les conditions politiques actuelles s’avère difficile, pour ne pas dire impossible. Mais Ahmed Benbi- tour refuse une défaite sans livrer le combat. Hacen Ouali

titutionnalisée, corruption générali- sée, un nombre restreint d’individus prennent des décisions en lieu et place d’institutions habilitées, culte de la personnalité et émiettement des centres du pouvoir», sont autant d’indicateurs qui mènent à la dérive. Une sentence qui crucifie le règne de Bouteflika. D’où l’urgence, pour lui, de changer radicalement tout le sys- tème de gouvernance.

PARTI INFORMEL Si d’emblée il balaye l’idée de créer un parti politique, il s’engage tout de même et à sa manière, à l’âge de 54 ans, dans le combat politique autre- ment. Sauver la nation de l’effon- drement ! Fort de son expérience, notamment en matière économique, Ahmed Benbitour se fraye une place dans le paysage politique. Il inter- vient régulièrement dans les débats publics en injectant de nouvelles idées et en mettant à profit les nouvelles technologies de communication. Il investit les réseaux sociaux pour diffuser ses opinions politiques, faire connaître ses positions et surtout pour élargir son «cercle d’initiative citoyenne pour le changement» et rallier beaucoup de fidèles à sa cause. Une démarche à long terme dont l’objectif a été de partir à la conquête de la citadelle imprenable au moment opportun. Depuis une année, une équipe de travail est mise en place avec des cellules locales au niveau de chaque wilaya et de daïra : des cercles citoyens de soutien au programme du changement. «Nous avons installé des groupes de travail restreints au niveau local qui se réunissent et travaillent de manière régulière sur des dossiers en essayant de les adapter à la réalité du terrain. Il y a une interaction entre la base et le sommet.» Une sorte de parti politique informel. Ses parti- sans viennent d’extractions sociales diverses. Ils sont des cadres gestion- naires, des universitaires et des per- sonnalités d’appui avec une caution morale. Un commando prêt à mouil- ler sa chemise. L’insurrection, qui a secoué nombre de pays arabes début 2011, renversant sur son passage des tyrans au pouvoir depuis des décen-

«

Moi Président, je briguerais un

seul mandat, je vais instaurer un

véritable itable Etat Etat démocratique démocratique

consacrant sacrant la la citoyenneté citoyenneté et et la la

liberté rté et et où où le le principe principe de de la la

méritocratie ritocratie sera sera au au cœur cœur du du

système. tème.

nies, était ce moment favorable vorable pour pour

lui de révéler son ambition. on. Partir Partir à à la la

conquête du pouvoir. «2011 011 a a été été un un

moment de basculement où où les les popu- popu-

lations ont occupé le centre ntre et et ont ont été été

capables de faire partir les es dirigeants. dirigeants.

Cependant l’absence de programme programme

et de leadership a fait que ue la la tran- tran-

sition dans ces pays patine ne encore. encore.

En Algérie il est dans l’intérêt intérêt du du

pouvoir de partir pacifiquement, quement,

mais il nous faut un programme, ramme,

un leader et une mobilisa-

tion citoyenne», préconise ise le le

candidat Benbitour. Pour ur lui, lui,

l’élection

d’avril 2014 constitue ce ce

présidentielle elle

moment historique pour ur

réaliser le changement. t.

Un tournant à ne pas rater.

PROGRAMME DE TRANSITION Ni libéral ni socia- liste. Ahmed Ben- bitour se définit comme un homme pragmatique s’inspi- rant des expériences réelles, échap- pant ainsi aux «dogmes doctrinaux». Il milite pour un Etat régulateur qui définit les règles de fonctionne- ment, mais pas un Etat producteur. S’appuyant sur l’économique, un de ses points forts, Benbitour inscrit dans son programme l’urgence de sortir de l’économie de la rente et de la prédation pour mettre en place une économie de production qui s’appuie essentiellement sur le privé national. Il s’engage à créer «un million de PME et PMI avec la mise en place de 15 pôles régionaux de production soutenus par un investissement mas-

« Moi Président, je créerais un million de PME et 15 pôles économiques régionaux et je mettrais un terme à une économie rentière et de la prédation.

   

PROFIL

 

FORMATION ET DIPLÔMES

à

l’Institut national de

Conseil de la nation Président de la commission économique

la planification et des

1970 : licence en sciences

statistiques (INPS, Alger) puis professeur à l’Institut

mathématiques appliquées à l’université d’Alger

23 décembre 1999 : chef de

national de la productivité et

gouvernement.

1973 : diplôme d’études

approfondies en statistiques (DEA)

du développement industriel (Inped, Boumerdès)

• 26 août 2000 : il démissionne.

• Il est l’un des artisans des

• 1991-1992 : chargé de mission

accords avec le Fonds monétaire

Maîtrise en administration des affaires (MBA) * 1984 : PHD en sciences économiques au Canada

à la présidence de la République

international (FMI), le Club de

1992-1993 : ministre délégué au Trésor

Paris et le Club de Londres. Il a notamment publié

1993-1994 : ministre de

L’expérience algérienne de développement : 1962-1991,

 

l’Energie

Fonctions politiques, parlementaires et ministérielles

1994-1996 : ministre des Finances

L’Algérie au 3 e millénaire et Défis et potentialités.

1975-1979 : professeur

1998-1999 : sénateur au

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 3

L’ACTUALITÉ

LE SECTEUR DES TRANSPORTS AU SERVICE DU TAJ

Les manœuvres occultes de Amar Ghoul

Suite de la page 1

D es pratiques qui ont sus-

cité le courroux des syndicats

d’entreprise. De l’Erenav à la

SNTR en passant par CNAN-Group, l’ENTMV, l’Etusa et Transub, toutes les entreprises publiques de trans- port ont été destinataires d’une note ministérielle leur demandant de faire parvenir au ministre «l’orga- nigramme nominatif, en précisant l’état des postes ainsi qu’une situa- tion de leurs effectifs». Une première dans ce département qui a eu à être dirigé par des hommes politiques. Envoyée le 31 décembre, cette note aurait pu passer inaperçue, si elle n’avait pas été précédée par une série de demandes de recrutement de militants du Tajamou Amal Jazair (TAJ) dans ces sociétés de transport autonomes de par leur statut. Ces «tentatives de noyauter» les sociétés de transport par des militants du TAJ ont été révélées par les syndicats. Le cas le plus édifiant est celui de l’entreprise de gestion des gares routières, la Sogral, implantée dans 33 wilayas. «Dès son installation, ce ministre s’est occupé des tra- vaux de réfection, d’aménagement et d’équipements de ses bureaux sous couvert de facturation au nom des entreprises, dont Sogral a été une des

victimes», nous précise Mohamed Yahyaoui, secrétaire général du syn- dicat d’entreprise, qui a vigoureu- sement dénoncé ce qu’il qualifie de

«pratiques révolues qu’un ministre parvenu et militant veut remettre sur la table». Pour Mohamed Yahyaoui,

il est inconcevable qu’un ministère

procède au parachutage de cadres qui militent dans son nouveau parti dans des entreprises, dont ils n’ont absolument rien à voir. La réaction du syndicat a eu lieu après la dési- gnation par le ministère d’un nou- veau responsable à la tête de cette

société, alors que le directeur se trou- vait hospitalisé et qu’un intérimaire

a été nommé souverainement par le

conseil d’administration. Pour M. Yahyaoui, le ministère a piétiné l’au- torité et les prérogatives du conseil

d’administration de l’entreprise, seul habilité à prendre ce genre de déci- sion. Le SG du syndicat relève ainsi une flagrante infraction au code du commerce. «Au nom de quoi ou de qui, un ministre s’immisce dans les affaires internes d’une entreprise

commerciale autonome ? Comment peut-il lui imposer des cadres qui n’ont rien à voir avec le secteur ?», s’insurge M. Yahyaoui.

LE CODE DU COMMERCE BAFOUÉ «La République, c’est le respect de ses lois, la désignation d’un nouveau responsable à ce niveau relève exclusivement des prérogatives d’un

conseil d’administration», souligne- t-il, précisant dans ce sillage que la SGP, qui veille à l’application stricte de la politique de l’Etat dans le sec-

teur du transport terrestre, avait toute la latitude de se prononcer sur ce type de décision. «Par le même pro- cédé, il y a eu récemment la désigna- tion d’un directeur d’une gare rou- tière à l’intérieur du pays, dont le seul et unique critère est son adhé- sion au parti de Amar Ghoul», affirme ce syndicaliste qui dénonce la confusion des genres du ministre des Transports. Le ministère a adres- sé une note semblable aux présidents et directeurs des SGP (Gestramar, Sogeports et Fidber) leur intimant l’ordre de ne plus procéder à aucune nomination de cadres avant de «recueillir l’accord préalable» du ministère des Transports, «lequel au demeurant peut proposer d’autres candidats». Une note qui ne souffre aucune ambiguïté. Le ministre aurait

AUTOROUTE EST-OUEST

Fermeture partielle du tronçon à Bordj Bou Arréridj

Le feuilleton de l’autoroute Est-Ouest n’est pas encore fini. Une semaine après l’effondrement d’une partie d’un tunnel au niveau de la localité de Djebel El Ouahch dans la wilaya de Constantine, le tronçon autoroutier a été partiellement fermé depuis mardi dernier au niveau de Hammam El Bibane, à la limite entre les deux wilayas de Bouira et Bordj Bou Arréridj. La circulation routière a destination de la capitale a été déviée, et ce,

pour faciliter la tâche à l’entreprise chinoise retenue pour la réfection d’un pont qui présente des fissures.

L’entreprise retenue pour ce projet avait déjà à sa charge cette partie du tronçon. Des engins ont déjà entamé le décapage de la chaussée. A peine quatre ans depuis sa livraison, cette route enregistre des malfaçons, c’est dire que les travaux ont

été bâclés

Amar Fedjkhi

également bloqué des changements et des nouvelles nominations au sein de la compagnie nationale Air Algérie pourtant approuvées depuis quelques mois par le conseil d’admi- nistration de l’entreprise. Déçus par ces pratiques, les travail- leurs appellent ainsi le ministre à s’attaquer plutôt aux problèmes exo- gènes que rencontrent les entreprises du secteur, au lieu de multiplier des actions de parachutage. Les syndi- cats de toutes les entreprises de transport routier, maritime, ferro- viaire et aérien se solidarisent pour faire face à ce qu’ils qualifient de «précédent grave». Ils interpellent vivement la Fédération nationale des transports, affiliée à l’UGTA, afin qu’elle agisse pour mettre un terme à ces «pratiques contraires au code du commerce, à l’éthique politique et aux principes de management d’en- treprise». Ils refusent que ces entre- prises soient utilisées comme un instrument de recrutement de mili-

tants pour un parti politique. Du côté du ministère des Transports, c’est le silence radio. Nos tentatives de joindre ce département ministériel pour obtenir des explications se sont avérées vaines, le responsable de la communication étant aux abonnés

M. A.O.

absents.

obtenir des explications se sont avérées vaines, le responsable de la communication étant aux abonnés M.

PHOTO : APS

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 4

L’ACTUALITÉ

DÉBAT SUR LE PROJET DE LOI SUR L’ACTIVITÉ AUDIOVISUELLE

Le droit de lancer des chaînes généralistes reconnu au privé ?

Le gouvernement n’a pas reculé, mais a juste apporté des précisions en reformulant un alinéa du projet de loi, selon le ministre de la Communication.

L e privé algérien aura la possibi- lité de lancer des chaînes généra- listes et pas uniquement théma-

tiques. Abdelkader Messahel, ministre de la Communication, a trouvé la for- mule pour «neutraliser» les critiques qui ont accompagné le débat sur le pro-

jet de la loi sur l’activité audiovisuelle

à l’APN. Il a suffi de supprimer deux

expressions dans la définition de la

chaîne thématique portée dans l’article

7 «destinée à une catégorie précise du

public» et «spécialisée». La nouvelle formulation de l’alinéa 6 est devenue :

«Une chaîne télévisée ou radiopho- nique thématique est un programme axé sur un ou plusieurs thèmes.»

EXÉGÈSE ET GYMNASTIQUE Cette gymnastique a été engagée pour éviter la contradiction avec la loi organique sur l’information (votée en 2012) qui n’a retenu que «la chaîne thématique» pour le privé. «Nous n’avons pas reculé. Nous avons juste

apporté des précisions. Parfois, nous avons besoin d’être plus explicites. C’est pour gagner en compréhension du texte. Une chaîne multithématique peut contenir une programmation d’information, de sport, de musique, de cuisine…», a déclaré le ministre de la Communication lors d’un point de presse, hier après-midi, à l’APN. Selon lui, une chaîne d’information continue peut être considérée comme une chaîne thématique. Il a expliqué

la composante de l’Autorité de régu-

lation, désignée par le président de la République et les deux présidents du Parlement, par le fait que l’Etat a le

deux présidents du Parlement, par le fait que l’Etat a le Abdelkader Messahel, ministre de la

Abdelkader Messahel, ministre de la Communication, à la présentation du projet de loi à l’APN

monopole sur les fréquences. «Cela est valable dans tous les pays. L’Etat fait pour une période définie une concession aux privés pour utiliser les fréquences. Les critères d’intégrité, de neutralité et de connaissance du sec- teur seront exigés aux futurs membres de l’Autorité de régulation», a soutenu le ministre lors de discussions avec les journalistes. Des députés ont critiqué la non-élection de cette autorité par

les professionnels de l’audiovisuel et exprimé des craintes sur les larges pouvoirs qui lui seront dévolus. Des parlementaires ont parlé de véritables

menaces sur la liberté d’expression en Algérie. Abdelkader Messahel a estimé que la loi autorise «une ouver- ture définitive» du champ audiovisuel aux «privés qui répondent à certains critères».

LES CHAÎNES PRIVÉES DÉJÀ EXISTANTES DEVRAIENT SE CONFORMER À LA LOI Il n’existe, selon lui, aucune volonté de fermeture de la part du gouverne- ment. «Ceux qui parlent de fermeture sont responsables de leurs propos. Cette loi est un acquis pour la démo-

cratie et pour la liberté d’expression en Algérie», a-t-il affirmé, précisant que l’ouverture du champ audiovisuel complète «l’ouverture médiatique» de 1990. «Nous n’avons pas attendu cinquante ans cette ouverture pour revenir en arrière et faire les choses à moitié», a estimé, pour sa part, Houda Talha, présidente de la commission culture, communication et tourisme à l’APN. Abdelkader Messahel a indi- qué qu’il est dans l’intérêt des chaînes privées déjà existantes (Echourouk, Dzaïr TV, Ennahar…) de devenir des sociétés de droit algérien. Après cette

procédure, ces chaînes, et celles qui vont être créées, sont tenues de solli- citer la Télédiffusion d’Algérie (TDA) pour accéder aux satellites et à la TNT (numérique terrestre). La TDA réserve actuellement treize fréquences satel- lites. «Ces chaînes doivent se confor- mer à deux cahiers des charges, l’un concerne le contenu des programmes, l’autre les aspects techniques», a pré- ciséAbdelkader Messahel. Il n’a pas écarté la possibilité du lancement d’une chaîne publique d’information continue. «Nous avons beaucoup de projets. Les journalistes qui sont dans le secteur privé ont les mêmes droits que ceux qui sont dans le secteur public en matière de formation offerte par l’Etat. Le citoyen y gagne. Plus on est professionnel, plus on est dans l’information crédible», a-t-il noté. Les débats sur le projet de loi sur l’activité audiovisuelle ont duré deux jours, marqués par l’interven- tion de 140 députés. En fin d’après- midi d’hier, le groupe parlementaire du FFS, mené par Chafaâ Bouaiche, s’est retiré de la plénière en raison de remarques qualifiées de déplacées du député Saïd Lakhdari du FLN à l’égard de ceux qui «évoquent les résidus du parti unique». Eh bien, ceux qui sont dans le parti unique sont vos maîtres !», a lancé ce député de Tizi Ouzou. Le FFS a dénoncé, dans un communiqué, la programmation de l’intervention de ses députés faite par le bureau de l’APN dans la soirée de mardi «pour qu’elle ne bénéficie pas d’une couverture médiatique conve- nable». Fayçal Métaoui

UN LIVRE PARU EN FRANCE APPORTE D’AUTRES RÉVÉLATIONS

«Maurice Audin a été poignardé»

C inquante-six ans après sa dis- parition, la vérité sur la mort

de Maurice Audin commence enfin à être dévoilée. Alors que la version officielle française a conclu à une «bavure», un livre qui sort aujourd’hui en France confirme que le jeune mathé- maticien, militant de la cause algérienne, a bel et bien été assas- siné par les militaires français sur

ordre du général Massu. Dans un livre intitulé La vérité sur l’affaire Audin, le journaliste Jean-Charles Deniau révèle des confessions livrées par le général Paul Aus- saresses avant sa mort. Le journa- liste rapporte que Maurice Audin

a été exécuté par le sous-lieute-

nant Gérard Garcet. Ce dernier faisait partie de l’équipe de Paul Aussaresses qui, lui aussi, agissait sous la respon- sabilité directe de Jacques Massu. Le livre de Jean-Charles Deniau, qui a déjà écrit un livre entretien avec le général Aussaresses, livre

de nouveaux témoignages sur la

manière avec laquelle le militant communiste, âgé alors de 25 ans,

a été assassiné. Il précise que

Maurice Audin a été poignardé avant d’être enterré dans la cour d’une villa située à 20 km au sud d’Alger. «On pense que ce soir-là, les gens qui ont exécuté Maurice Audin n’ont pas creusé une fosse. Ils sont allés là où en existait déjà une», estime l’auteur des révéla- tions, selon le journal l’Humanité. «Dès la mort d’Audin, le cou- vercle s’est abattu sur l’histoire et Massu, qui était à la tête de l’équipe, a fait en sorte que rien ne sorte. Et le scénario de la

disparition et de l’évasion a été monté immédiatement et a tenu depuis», résume Jean-Charles Deniau, selon la même source.

Le journaliste, qui recoupe ainsi

des témoignages d’un ancien officier de l’armée française qui réside en Angleterre, ne connaît pas exactement le lieu où Maurice

Audin a été enterré. «Les auto- rités algériennes devraient faire une enquête pour retrouver les

lieux. Avec les témoignages dans

le livre, nous avons pu définir un

pourtour où Audin a été enterré»,

a-t-il précisé.Peut-on pour autant donner du crédit aux déclarations de Paul Aussaresses ? Le journa- liste auteur du livre estime que «oui». Mais ce n’est pas l’avis de la veuve Audin. «Il a passé sa vie

à mentir quand il ne la passait pas

à tuer des Algériens. Comment

croire, dans ces conditions, qu’il

a pu dire la vérité ? Selon moi,

ces gens ne sont pas crédibles (…) C’est bien que le général ait dit sa vérité, mais c’est seulement sa vérité. Ce n’est pas forcément la vérité. Cette vérité, la saura-t-on un jour ? Je suis sceptique à ce

sujet», a déclaré JosetteAudin sur la radio RTL. La veuve du militant réclame la vérité, tout comme les Algériens. Ali Boukhlef

MISE EN CONFORMITÉ DES ASSOCIATIONS AVEC LA NOUVELLE LOI

Le dernier délai fixé au 11 janvier

C ’est désormais en termes d’heures, juste un week-end, que le devenir de centaines

d’associations en stand-by va se jouer. Com- bien seront-elles finalement à réussir à passer

le cap de l’examen de la loi 12-06 du 12 jan- vier 2012 ? D’aucuns s’attendent, en tout cas, à ce que l’opération de mise en conformité

avec le nouveau texte laissera sur le carreau une foultitude d’associations incapables de répondre aux critères draconiens mis en place par le législateur algérien. Des critères qui se prétendaient pourtant innovants, placés sous le sceau des «ré- formes» annoncées par le chef de l’Etat lors du fameux discours post-révolution dans le

monde arabe.

Depuis, les ONG algériennes et étrangères se sont élevées contre ce qu’elles ont appelé la

«chape de plomb» exercée par les pouvoirs publics à travers une loi des associations liberticide et privative. Des représentants du mouvement associatif, qui ont pignon sur rue, surtout ceux activant dans le domaine des droits humains et ayant une certaine liberté de ton, ont pourtant tenté de se mettre en conformité avec cette loi, mais ils se sont retrouvés face à une administration «chichiteuse» lorsqu’il s’agit de délivrer le fameux quitus pour la tenue d’une nouvelle assemblée générale confor-

mément à la loi n°12-06. Il est à souligner que conformément à cette nouvelle loi sur

le point d’entrer en vigueur à compter du 12

janvier 2014, les associations représentant

le mouvement associatif en Algérie doivent

mettre en conformité leur statut, et ce, avant

le 11 janvier.

Un délai accordé à l’ensemble des associa- tions existantes dans le pays afin qu’elles puissent obtenir un récépissé d’enregistre- ment, sinon, passée cette date, elles seront considérées «hors-la-loi». Refusant cet état de fait, certaines associations se sont, certes, organisées ces dernières semaines pour tenter de sensibiliser l’opinion publique et

faire abroger cette loi liberticide, mais les décideurs n’ont pas fléchi d’un iota. Contestant cette loi, Amnesty International

a demandé, en décembre 2013, soit à moins

d’un mois de l’expiration du délai de mise en conformité, l’abrogation de cette nouvelle loi «afin d’éviter que des dommages irrépa- rables soient causés à la société civile algé- rienne», estimant, à cet effet, que cette loi «renforce le contrôle du gouvernement sur la constitution des associations et impose des restrictions vastes et arbitraires à leur objet, ainsi qu’à leur but et leur activité». Mais à deux jours de la date butoir, les dés sont déjà

jetés… Lydia Rahmani

PHOTO : D. R.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 5

L’ACTUALITÉ

RETOUR DE KHOUALED ISLAM APRÈS 11 MOIS DE DÉTENTION AU MAROC

«Le makhzen ne nous a pas fait de cadeau»

Les premières déclarations du père du jeune Islam Khoualed renseignent sur la terrible souffrance qu’a subie son fils.

A près onze long mois de

détention au Maroc, l’ath-

lète junior, Islam Khoua-

led, est rentré hier en Algérie

à bord d’un vol Agadir-Casa-

blanca-Alger de la compagnie marocaine. Libéré vendredi dernier par les autorités judi- ciaires du royaume, il a attendu quelques jours pour obtenir les documents de voyage né- cessaires pour regagner Alger en compagnie de son père, Azzedine, dont les premières déclarations, à son arrivée à l’aéroport, renseignent sur les terribles souffrances qu’il a

subies. «Mon fils n’est plus l’enfant qui était parti au Maroc, un an plus tôt, pour un entraînement de voile. On lui a confisqué son innocence. Il me parle de manifestation, du Polisario,

de la politique, alors qu’il ne

s’est jamais intéressé à ces questions. Il est terriblement affecté par les mois passés en prison», nous a-t-il déclaré, très ému mais «soulagé» de voir son fils rentrer avec lui. «Le makhzen ne m’a pas fait de cadeau. A trois mois de la fin de leur peine, les justiciables ont le droit de bénéficier d’une grâce. Dans le cas de mon fils, toutes les procédures que j’ai introduites se sont avé- rées vaines. Je ne voulais pas qu’il perde sa deuxième année scolaire, alors j’ai encore de-

perde sa deuxième année scolaire, alors j’ai encore de- Khoualed Islam mandé une grâce. N’étaient ses

Khoualed Islam

mandé une grâce. N’étaient ses études, je ne l’aurai pas fait. J’aurai attendu jusqu’à ce que mon fils purge totalement sa peine. Ils l’ont privé de sa sco-

Draria, où il bénéficiera d’un programme spécial qui lui per- mettra de rattraper le retard. Pour moi, c’est vraiment ines- péré», affirme le père d’Islam.

larité. Toutes mes démarches pour lui remettre les cahiers et les livres nécessaires ont été refusées. Leur but était de bri- ser Islam, un enfant de 14 ans, et de lui faire payer un crime qu’il n’a pas commis», nous a-t-il déclaré, précisant qu’au- jourd’hui son «seul souci» est de faire en sorte que son fils puisse rattraper le temps qu’il a perdu. «Je suis très content parce que je viens d’apprendre que le ministre de la Jeunesse et des Sports a signé une déro- gation pour Islam afin qu’il soit inscrit au lycée sportif de

Encore sous le coup de l’émo- tion, il lance : «Durant les onze mois de va-et-vient au Maroc, j’étais sous la colère et je ne pensais qu’à mon fils qui était en prison. J’ai dû m’empor- ter contre nos représentants diplomatiques à Rabat, sans comprendre ce qui se tramait derrière cette affaire. L’expé- rience de mon fils m’a appris ce que voulait dire le makhzen et ce dont il est capable. Toutes les décisions passent par lui, comme celle de gracier un Es- pagnol, auteur de viols sur 14 enfants marocains. Le makhzen

a fait d’une petite dispute entre deux gamins une affaire d’Etat. Il a condamné mon fils à une peine aussi lourde et l’a privé de son droit à la scolarité alors que le dossier était vide de toute preuve. Je n’ai rien à dire au sujet des responsables qui dirigent le centre de détention pour mineurs à Agadir, qui étaient très compréhensifs. Ils me permettaient de faire sortir de temps à autre mon fils, en contrepartie du dépôt de mon passeport, et se montraient très compréhensifs à son égard. Et surtout je ne parle pas des Marocains auprès des- quels j’ai trouvé beaucoup de compassion et de solidarité. Mais que pouvaient-ils faire de plus, tout comme ces juges qui n’ont pas le pouvoir de décider d’eux-mêmes, surtout lorsqu’il s’agit d’un Algérien ?» En fait, Islam Khoualed était en séance d’entraînement officielle avec son équipe de voile, lorsque le

11 février 2013 il a été accusé

par le père d’un des athlètes marocains. Le tribunal de pre- mière instance l’a condamné à un an de prison ferme et

40 000 dirhams de dommages

et intérêts et le 6 mai 2013, la chambre criminelle de la cour

d’appel a confirmé la décision, suscitant «le regret de l’Algé- rie», exprimé dans un commu- niqué du ministère des Affaires étrangères. Salima Tlemçani

ALORS QU’IL EFFECTUAIT DE LA PLONGÉE SOUS-MARINE

Un Algérien disparaît au large de Dubaï

Depuis la disparition de Adel Aït Ghezala, le 1 er janvier, la famille et les amis du jeune homme sont plongés dans la panique et la peur d’un deuil qui n’en finirait jamais.

I l s’appelle Adel Aït Ghezala, il a 35 ans et a disparu depuis 9 jours. Passionné de plongée sous marine, qu’il pratique depuis de nombreuses années un peu partout dans le monde, cet Algérien, doctorant en sciences politiques à Washington (USA),

a effectué une plongée le 1 er janvier 2014 à environ 40 km au large de Dubaï, avec un groupe de trois autres plongeurs, dont son épouse faisait partie. Tous les plongeurs sont remontés à la surface, excepté le jeune Adel. «9 jours plus tard, tout le monde est mobilisé pour retrouver mon fils ici à Dubaï. La police, notre consulat à Dubaï et notre ambassade

à Abu Dhabi font ce qu’elles peuvent, mais

nous aimerions l’aide de l’armée, peut être plus outillée, pour le retrouver», confie quelque peu stressée la mère de Adel, jointe hier par téléphone. Depuis le 1 er janvier à 16h, la famille et les amis du jeune homme

sont plongés dans la panique et la peur d’un deuil qui n’en finirait jamais. «Il pratique la plongée en apnée depuis très longtemps ;

il reste de coutume 7 minutes sous l’eau. Il

a été classé 3 e dans un concours interna-

tional», décrit Zoubir Berarhi, son oncle maternel, rencontré hier àAlger, à son retour de Dubaï. «Ce jour-là, le courant a dû être trop fort. C’est dramatique», ajoute-t-il. «Sa maman et toute la famille veulent que les recherches se poursuivent même une bonne

semaine après sa disparition, au mieux pour le retrouver vivant et au pire pour lui offrir une sépulture.» Depuis sa disparition, peut-être due au poids de son équipement, les recherches se sont étendues sur un large périmètre dès que son épouse a donné l’alerte à 16h. Avec leur hélicoptère et leurs plongeurs professionnels, les gardes-côtes auraient passé les eaux au peigne fin. Les

recherches se sont poursuivies vainement tout au long de la semaine.

EN ATTENTE D’UNE DEMANDE OFFICIELLE Depuis le 1er janvier, un véritable mou- vement de solidarité s’est constitué aux Etats-Unis (oùAdel vit depuis une vingtaine d’années), à Dubaï (où il était en vacances

au moment de sa disparition) et en Algérie

(où sa famille l’attend) pour rassembler les

efforts et poursuivre les recherches. Sur les réseaux sociaux, les appels à mobilisation se multiplient. La presse internationale a, elle aussi, lar- gement couvert l’événement, notamment à Dubaï et aux Etats-Unis. «J’étais au centre opérationnel de la police de Dubaï ce matin (hier, ndlr). Ils sont accueillants et très disponibles. Plusieurs personnes envi- sagent que le courant défavorable aurait pu emporter Adel jusqu’au large d’Abu Dhabi, nous œuvrons donc pour que les militaires interviennent pour élargir les recherches», explique encore la mère du jeune disparu. «Vous savez, tout le monde fournit beaucoup d’efforts ici, même du côté algérien (consu- lat à Dubaï et ambassade d’Abu Dabi), mais nous avons besoin que les recherches se poursuivent et s’étendent au volet militaire qui est forcément d’une dimension plus importante», ajoute encore la mère. Les équipes d’intervention d’Abu Dhabi seraient en attente d’une demande officielle. En attendant, la famille et les proches de cet Algérien de 35 ans prennent leur mal en patience et prient. Fella Bouredji

FÊTE DU NOUVEL AN DU CALENDRIER BERBÈRE

Le HCA exige une reconnaissance officielle

L e Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) a opté pour la

wilaya de Tébessa pour accueillir les festivités officielles

de Yennayer, début du nouvel an du calendrier berbère cor-

respondant au 12 janvier du calendrier grégorien. Lors de son intervention, hier au forum du quotidien DK News, Lhachemi Assad, secrétaire général du HCA, a expliqué la motivation du choix de cette région pour ces festivités. Le souci de soutenir le travail de la société civile locale et la promotion d’une coopéra-

tion avec les universitaires et les associations de la wilaya de Té- bessa sont énumérés comme étant parmi les objectifs ciblés par

ce choix. Le HCA, en partenariat avec les collectivités locales et

l’université de Tébessa, a lancé un travail de recherche pour la protection du patrimoine immatériel de la région dans le but de

sauvegarder les variantes locales de tamazight. Il vise également

à mener son action pour l’introduction de cette langue dans le

circuit institutionnel, c’est-à-dire à l’école et dans la commu- nication. L’année 2014 sera donc chargée pour cette institution créée en 1995. L’amendement de l’ordonnance du 26 juillet 1963 fixant le calendrier officiel des fêtes légales est, en plus de la promotion de l’enseignement de cette langue, parmi les préoccupations principales du HCA. «Nous luttons également

pour faire classer les festivités de Yennayer dans le patrimoine immatériel national, vu que l’Algérie entière célèbre cette jour- née par attachement ou par habitude. C’est une aâda (habitude) et non bidaâ (hérésie)», précise M. Assad, non sans ouvrir une parenthèse concernant une récente déclaration de Amar Ghoul, ministre des Transports, qualifiant la célébration de Yennayer d’hérésie. «Cela dénote de la non-maîtrise de l’histoire. Le manuel scolaire compte plus de 70% de son volume relatif à des cours qui ne concernent pas l’histoire de notre pays», regrette

le secrétaire général du HCA, qui promet de répondre prochai-

nement au patron du parti islamiste TAJ. M. Assad conclut qu’il

faut l’implication des d’autres partenaires ministériels concer- nés et la mise en place d’un instrument, à l’exemple du Comité interministériel pour l’application des recommandations du HCA. «Le HCA est un instrument d’accompagnement dans la

gestion du dossier de l’amazighité par les différents ministères

partenaires tels que l’Education.»

M

me Cherifa Bilek, sous-directrice de la l’enseignement et de

la

formation au HCA, revient sur les embûches rencontrées

dans l’enseignement de cette langue introduite en 1995 dans 16 wilayas après une année de grève du cartable. Aujourd’hui, l’enseignement de tamazight est confiné dans 10 wilayas. Le HCA se félicite de l’ouverture de quelques classes dans

la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Les hostilités de part et

d’autre, le manque de formation et les problèmes sociopro- fessionnels des enseignants en quête de statut sont autant

d’entraves évoquées par la conférencière. Mais c’est surtout

le caractère «optionnel» de cette matière qui s’est dressé

comme premier obstacle. Dans certaines wilayas, telles que

Alger, des hostilités se sont dressées contre la généralisation de l’enseignement de cette matière malgré une demande sociale importante. Dans cette wilaya, «malgré les direc- tives du ministère de l’Education, des blocages se dressent à d’autres niveaux pour empêcher son introduction dans les écoles de la capitale», explique la responsable. «C’est un blocage politique. L’heure est au militantisme et à la résis- tance», résume pour sa part M. Assad. En chiffres, selon M me Bilek, près de 235 000 élèves étudient aujourd’hui tamazight

à

l’école grâce à 1647 enseignants, dont 80% sont formés par

le

département de la langue et culture amazighes. En 1995,

la

première promotion d’apprenants de tamazight baptisée

promotion Mouloud Mammeri concernait 37 000 élèves et

233 enseignants. FatimaArab DÉCÈS Les familles Djabi, Thari et Bahlouli, d’Alger et d’Amdoukel, ont la
233 enseignants.
FatimaArab
DÉCÈS
Les familles Djabi, Thari et Bahlouli, d’Alger et d’Amdoukel, ont la
douleur d’annoncer le décès de leur mère et grand-mère
THARI SAFIAVeuveDJABI
L’enterrement aura lieu aujourd’hui au cimetière d’El Alia après la
prière du dhor.
CONDOLÉANCES
Le directeur et l’ensemble du personnel d’El Watan, profondément
attristés par le décès de
THARI SAFIA, VEUVE DJABI
présentent en cette douloureuse circonstance, ses sincères
condoléances à son fils, le sociologue et ami, Nacer Djabi, ainsi
qu’à toute sa famille et les proches et les assurent de leur profonde
sympathie. Que Dieu accueille la défunte en Son Vaste Paradis.

PHOTO : D. R.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 7

L’ACTUALITÉ

SOUMMAM AUGMENTE LE PRIX DE CERTAINS DE SES PRODUITS

«Nous avons choisi de maintenir la qualité»

Selon le PDG de la laiterie Soummam, qui a organisé une conférence de presse hier, le prix de la tonne de poudre de lait qui se négociait à 3500 dollars en 2010, tourne aujourd’hui autour de 5000 dollars.

D ans une conférence de presse organisée au siège de son entreprise, le PDG

de la laiterie Soummam, Lounis Hamitouche, est revenu longue- ment sur les raisons qui ont mo- tivé les dernières augmentations qui ont impacté ses produits laitiers, notamment les yaourts. Il expliquera d’emblée que ces augmentations, au départ de l’usine, varient de 30 centimes sur un pot de yaourt de base à 1,15 DA pour une spécialité laitière à base de lait et de fruits. Selon M. Hamitouche, la dépré- ciation du dinar et la hausse récente du prix de la poudre de lait sur le marché international sont les principales raisons qui ont poussé son entreprise à aug- menter ses prix. Ainsi, le prix de la tonne de poudre de lait, qui se négociait à 3500 dollars en 2010, tourne aujourd’hui autour de 5000 dol- lars. «Ce sont les pays émergents et surtout la Chine, où la demande explose littéralement, qui sont derrière ces augmentations»,

littéralement, qui sont derrière ces augmentations», Lounis Hamitouche, PDG de la laiterie Soummam dira à son

Lounis Hamitouche, PDG de la laiterie Soummam

dira à son tour le responsable des achats de la laiterie. «La poudre de lait se fait rare et de plus en plus chère car le niveau de vie des Chinois, qui n’a cessé de s’élever ces dernières années, a eu des conséquences sur la demande mondiale», dira le même responsable. Par ail- leurs, certains fournisseurs sont devenus réticents à honorer des contrats pourtant dûment signés

depuis longtemps, préférant li- vrer leurs produits aux Chinois moins portés sur les problèmes bureaucratiques. «Vos lois sont sévères. Pour un simple défaut d’étiquetage, c’est toute la mar- chandise qui est refoulée du port», disent ces fournisseurs à leurs clients algériens. Selon le PDG de Soummam, si les augmentations ont été mini- misées, c’est grâce aux 400 000

litres de lait frais collectés quo- tidiennement et qui représentent aujourd’hui un taux de 25% d’intégration. Cependant la politique que l’en- treprise a menée depuis des années pour se rendre indépen- dante vis-à-vis de la poudre de lait importée en encourageant

la production locale de lait frais

a buté sur l’écueil de l’Office

national interprofessionnel du lait (ONIL). Malgré de multiples démarches et des sollicitations tous azi- muts, cet organisme n’a toujours pas honoré ses dettes envers la laiterie Soummam. Selon des indiscrétions que

nous avons recueillies, elles seraient de l’ordre de 384 mil- liards de centimes ! «Cela nous a contraint de stopper à mi-che- min notre programme d’impor- tation de 12 000 génisses en fa- veur des éleveurs», dira Lounis Hamitouche dont l’entreprise a déjà importé et distribué 6000 vaches aux éleveurs de diverses régions d’Algérie. «Entre réduire le niveau de qualité de nos produits en optant pour des intrants moins chers et procéder à une légère aug- mentation qui nous permettra de maintenir la qualité de ces produits, le choix est vite fait», dira-t-il. Pour finir, le fondateur de

Soummam tient à tirer la son-

nette d’alarme en disant qu’il est grand temps que l’Algérie applique enfin sur le terrain une véritable politique de produc- tion de lait frais qui lui permet de s’affranchir du diktat des fournisseurs étrangers. «C’est une question de sécurité alimen- taire», conclut-il. Djamel Alilat

PERTURBATION DANS LA DISTRIBUTION DE LAIT EN SACHET

Le ministère du Commerce enquête

Le ministère du Commerce vient d’ouvrir une enquête pour déterminer les«vraies» raisons qui sont derrière la perturbation dans la distribution du lait en sachet relevé depuis quelques jours, a indiqué le département de Mustapha Benbada. Plusieurs wilayas du pays, dont Alger, ont connucesderniersjours des perturbations dans la distribution du lait pasteurisé en sachet (de 25 DA). «Le ministère va enquêter à partir d’aujourd’hui (NDLR mercredi) surlesvraiesraisonsà l’origine des perturbations dans la distribution de ce produit suite à une polémique entre l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL) et les différentes laiteries», a indiqué à l’APS M.

Aït Abderhahmane, directeur général de la régulation et de l’organisation des activités au ministère. En effet, les laiteries estiment que ces perturbations sont dues au fait que l’ONIL a diminué les quotas habituels de poudre de lait qu’il distribue aux laiteries, mais l’office affirme que le problème se pose au niveau de la distribution dans ces unités, explique le responsable. «Toutes les laiteries, publiques ou privées, reçoivent leursquotasnormalement sansaucune restriction et cela depuis trois ans. Il n’y a aucun dysfonctionnement», affirme, de son côté, le directeur général de l’ONIL, Fethi Messar. L’office a déjà «confirmé les achats

de poudre de lait pour six mois, ce qui va permettre d’assurer les approvisionnements jusqu’auRamadhan2014», souligne encore ce même responsable, en ajoutant qu’il n’y avait aucune raison pour l’ONIL de réduire ces quotas. «Leslaiteriesreçoivent leursquotasselon les conventions qu’on a signées et selon le programme de répartition de la poudre de lait arrêté par le comité interministériel créé par le ministère de l’Agriculture», indique-t- il. En 2013, l’ONIL a importé 136 000 tonnes de poudre de lait, soit une hausse de 13 000 tonnespar rapport à 2012, selonune récente déclaration du ministre du Commerce.

LOGEMENT PROMOTIONNEL PUBLIC (LPP)

Début des convocations à partir du 15 janvier

L es souscripteurs retenus dans le cadre du programme de

Logement promotionnel public (LPP) recevront leur convo- cation à partir du 15 janvier. Ils devront ainsi s’acquitter du paiement de la première tranche du montant global de leur loge- ment LPP, a ainsi annoncé le ministre de l’Habitat, de l’Urba- nisme et de la Ville, Abdelma- djid Tebboune, cité par l’APS. La première tranche est fixée à 1 million de dinars, tandis que la deuxième tranche, qui doit être versée huit ou dix mois plus tard, est de l’ordre de 1,5 million de dinars.

Concernant le montant global d’un logement de type LPP, le ministre a indiqué que le prix de revient du mètre carré déterminera le prix final de ce logement. Ce prix est «fluc- tuant» et tributaire du coût de la main-d’œuvre, des matériaux de construction et des différents équipements. «Le logement LPL étant de type semi-standing et amélioré, il faut s’attendre à ce que le prix du mètre carré soit au-delà de 45 000 DA, tandis que le prix du mètre carré du logement social tourne autour de 37 000 DA», a expliqué M. Tebboune. Mais les modalités

d’acquisition de ces logements,

à peine annoncées, font grincer

des dents. De nombreux souscripteurs esti- ment ainsi que les montants des tranches sont trop élevés pour un seul versement, jugeant qu’un autre échelonnement serait pré- férable. D’autant plus que le peu de temps qui leur ait imparti afin de réunir ces sommes ne sont pas faits pour les aider. Ce programme est destiné à des postulants pouvant justifier des revenus compris entre 6 et 12 fois le SNMG, qui équivaut à un salaire mensuel de plus de

108 000 DA. Cette année, ce

sont 70 000 logements promo- tionnels publics qui seront mis

en chantier par l’ENPI, et ce, sur les quelque 151 850 LPP inscrits dans le cadre du plan quinquen- nal, dont 50 000 prévus à Alger. La moitié de ces logements LPP seront des F4 d’une superficie de 100 m². Il y aura un quart de F5 d’une superficie de 120 m², le reste étant des F3 de 75 m². Les cités de logements LPP seront dotées d’équipements de proximité, de locaux de service et de commerce, d’espaces verts, ainsi que d’aires de jeux et de

R. S.

loisirs.

COMMERCE

Les soldes dans l’anarchie

A 10 jours de la période des soldes, aucun commerçant n’a introduit une demande d’autorisation de vente en solde auprès des autorités concernées. Raison ?

Soit les commerçants ne sont pas au courant, soit ils préfèrent exercer dans l’anarchie comme le font certains qui affichent des soldes à longueur d’année. A ce propos, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) lance un appel aux commerçants afin de dépo- ser une demande d’autorisation. Lors d’une conférence de presse organisée hier à Alger, le porte-parole de l’UG- CAA, Hadj Tahar Boulenouar, met en garde les commer- çants qui ne respectent pas les périodes et les modalités des ventes en solde fixées par la loi. «Nous ne défendrons pas ceux qui enfreignent à la réglementation», insiste le porte- parole de l’UGCAA qui rappelle que les directions de commerce sont déterminées à mettre fin à l’anarchie qui règne dans le secteur en matière d’organisation des ventes en solde. Pour rappel, les périodes des soldes débutent fin janvier et durent les 4 semaines du mois de février. Une deuxième période commence à la fin du mois de juillet et dure les quatre semaines du mois d’août. A cette effet, l’UGCAA demande aux commerçants de préciser les produits concernés par les soldes, la quantité des pro- duits et d’afficher les prix d’avant et ceux du solde. Au sujet des commerçants qui arnaquent les consommateurs en gonflant les prix du solde pour vendre leur produits au prix initial, M. Boulenouar invite les consommateurs à se renseigner sur les prix réels des produits bien avant la période des soldes. «Tous les produits sont concernés par les soldes», précise M. Boulenouar qui regrette le fait que certains produits comme l’électroménager ne sont jamais inclus dans l’opé- ration des soldes organisées auparavant. Dj. Rahmani

ANALPHABÉTISME

Lancement d’un fichier national des alphabétisés

L e coup d’envoi de l’élaboration d’un fichier national des alphabétisés a été donné hier au Lycée national

des mathématiques (Alger). Cette démarche, coïncidant avec la célébration de la Journée arabe d’alphabétisation, le 8 janvier de chaque année, vise à «imposer l’égalité des chances et suivre la progression de la mise en œuvre de la stratégie nationale d’alphabétisation, qui a permis de réduire le taux d’analphabétisme de 22,1% en 2008 à 16,30% en 2013», a indiqué le directeur général de l’Of- fice national d’alphabétisation et d’enseignement pour adultes (ONAEA), Abdelhakim Belabed. Cette mesure intervient «en application des directives sur l’amélioration et la relance du service public et la promotion de la com- munication institutionnelle». A cet égard, le ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed, a souligné, dans un message lu par l’inspecteur général du ministère, Saïd Bensalem, la nécessité de lutter contre l’analpha- bétisme, «un fléau dangereux qui sape tous les efforts déployés par les pays». Il a évoqué les effets ravageurs de l’analphabétisme sur la société dont «l’absence du sens de citoyenneté chez l’analphabète qui devient une victime exploitée à des fins douteuses, pouvant mener à la désta- bilisation de la société et menacer la sécurité nationale des pays». L’alphabétisation est une mission «qui n’incombe pas uniquement au ministère de l’Education mais qui concerne les différents acteurs et partenaires au sein de la société», a-t-il dit, rappelant l’existence de près de 600 associations locales activant dans ce domaine, outre 7

associations nationales et l’ONAEA. R.S. et agence

Le directeur d’Algérie Télécom de Tamanrasset nous écrit

Suite à la publication de l’article intitulé : «Télécommunication à Tamanrasset, qui est derrière le blocage des équipements MSAN ?», paru dans l’édition du 4 janvier 2014, la direction d’Algérie Télécom de la wilaya de Tamanrasset a tenu à préciser qu’elle a déjà bénéficié de deux sites MSAN, mis en service depuis octobre 2013. La totalité des équipements demandés sont accordés par la direction générale à l’effet de moderniser la centrale de commutation de Tamanrasset (CCLT) et de dévelop- per les localités ayant une population dépassant 1000 habitants. Aucun blocage n’est à signaler pour le moment, contrairement à ce qui a été rapporté dans l’article. Le PDG a donné une impor- tance particulière à ces projets destinés au développement des régions du Sud en matière de TIC, Tamanrasset en particulier.

PHOTO : D. R.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 8

ÉCONOMIE

CONFÉRENCE SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

«On s’est trompé sur Desertec», selon Paul Von Son, PDG de DII

Le projet d’exportation à grande échelle de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire vers l’Europe est révisé.

Adrar De notre envoyé spécial

L ’amphithéâtre de l’université de l’Unité africaine à Adrar était plein à craquer dans la matinée d’hier. La venue à Adrar d’une

délégation d’experts et d’universitaires avec à leur tête Paul Von Son, le PDG de l’initiative industrielle Desertec, a été l’occasion pour les enseignants et les étudiants d’assister à un débat enrichissant sur les énergies renouvelables. L’initiative d’organiser une conférence sur les énergies renouvelables, qui a regroupé durant la journée d’hier des professeurs et des experts algériens et allemands, est due au partenariat entre l’université de l’Unité africaine d’Adrar et le groupe RedMed, un opérateur de services évoluant dans le secteur de l’énergie. L’inter- vention de Paul Von Son était très attendue surtout après ses déclarations faites cette année et qui marquaient une révision à la baisse des ambitions de l’initiative industrielle Desertec (DII). Cette initiative qui travaillait sur le projet d’assurer l’approvisionnement en électricité de l’Europe, qui serait produite à partir de l’énergie solaire avec des centrales installées notamment en Afrique du Nord en vue de contribuer à la demande européenne à hauteur de 20% d’ici 2050 a revu cet objectif. Son PDG a déclaré, au cours de l’année 2013, que finalement «le marché européen pourrait fournir jusqu’à 90% de sa propre demande en électricité». «Si nous parlons d’énergie renou- velable d’Afrique du Nord, seule une petite partie sera en fin de compte acheminée vers le marché européen», avait-il déclaré. Lors de sa conférence, Paul Von Son a confirmé cette révi- sion en déclarant que Desertec est une vision, un concept pour utiliser le soleil et produire de

vision, un concept pour utiliser le soleil et produire de Desertec, un projet qui prévoit la

Desertec, un projet qui prévoit la construction d’un réseau de centrales solaires dans le Sahara, qui servirait à approvisionner l’Europe en énergie propre

l’électricité qui sera mise sur le marché. «Ce n’est pas un projet uniquement pour exporter de l’électricité vers l’Europe, mais une solution, une vision pour donner des atouts qui permet- tront aux énergies renouvelables de s’imposer et les faire accepter par le marché.» Dans le débat, il sera plus explicite pour le futur rôle de cette structure maintenant que le projet d’exportation à grande échelle de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire vers l’Eu- rope est révisé. Pour Paul Von Son, l’initiative va œuvrer pour aider et soutenir les gouvernements de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) pour qu’ils fassent avancer leur pro- gramme national. Cette nouvelle donne, confir- mée publiquement par le PDG de Desertec, va probablement influer sur le programme national des énergies renouvelables décidé en 2011 et qui prévoit d’ici 2030 de produire 22 000 MW d’électricité à partir des énergies renouvelables

dont 12 000 MW pour le marché national et 10 000 MW qui seraient destinés à l’exporta- tion. La conférence organisée dans l’enceinte de l’université d’Alejandra et dont le modérateur des débats était Abdelmadjid Attar, ancien PDG de Sonatrach et ancien ministre de l’Hydrau- lique a permis, entre autres, à Mekideche Mustapha, vice-président du CNES de plaider pour un partenariat euro-maghrébin équilibré, à Noureddine Yassaa, directeur du CDER, de par- ler des actions du centre de recherche, au pro- fesseur Wilfried Zorner, directeur d’un institut de la ville de Ingolstadt d’exposer l’expérience

de la formation et de la recherche universitaire dans les énergies renouvelables, à Hasni Toufik, ancien vice-président de Sonatrach et PDG de NEAL, d’aborder la transition énergétique et la part de l’électricité, à Joseph Hess, PDG de Swirl, de présenter l’expérience des éoliennes à

Lies Sahar

axe vertical.

ÉCONOMIE

ALGÉRIENNE

L’ONS publie ses statistiques de 2012

La valeur du Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a évolué de 9,1% en 2012, à 15 843 milliards de dinars (204,3 mds de dollars) contre 14 519,8 milliards de dinars (199,3 mds de dollars) en 2011 grâce aux investissements, notamment publics, consentis pour booster la croissance économique, selon l’Office national des statistiques (ONS). L’économie algérienne a réalisé en 2012 une croissance de 3,3% contre 2,8% en 2011, selon une publication de l’ONS sur les comptes économiques en volume. Le PIB hors hydrocarbures a évolué d’un point, se situant à 7,1% en 2012 contre 6,1% en 2011, enregistrant ainsi une «évolution appréciable», selon l’office. Par habitant, le PIB est passé de 5427,8 dollars en 2011 à 5449,6 dollars en 2012, selon la même source. En dépit d’une crise financière mondiale et des incertitudes régionales, l’Algérie, grâce à sa politique macroéconomique prudente mise en œuvre durant ces dernières années, a réalisé des résultats économiques «satisfaisants», a indiqué à l’APS Hamid Zidouni, directeur général adjoint de l’office. Cette croissance économique a été rendue possible grâce notamment à une demande d’investissement soutenue par le programme d’investissements publics, a souligné M. Zidouni, relevant que «l’investissement a été la composante la plus dynamique de la croissance économique qu’a connu le pays en 2012». Après une croissance de seulement 2,9% en 2011, l’investissement s’est nettement redressé en 2012, enregistrant une croissance de 7,2%, retrouvant ainsi un taux

supérieur même à celui de 2010 (7%).

APS

ABDELHAK LAMIRI. Economiste et PDG de l’Insim

«Le prochain gouvernement n’a pas le droit de se tromper»

Dans cette interview, Abdelhak Lamiri, expert en économie, revient sur les grands axes abordés dans son dernier livre intitulé La décennie de la dernière chance. Deux scénarios sont possibles à ses yeux, voir une Algérie chavirer soit vers la déchéance, soit vers l’émergence, à la condition qu’une cure de fond soit administrée aux maux dont souffre actuellement l’économie algérienne.

Propos recueillis par Ali Titouche

Vous semblez sonner à nouveau le tocsin dans votre dernier ouvrage quant à la gravité de la situation dans laquelle s’empêtre l’éco- nomie algérienne. Disposons-nous réellement d’une décennie de dernière chance à même de redresser un tant soit peu le navire économique du pays ? En effet, le marché de l’énergie sur lequel re- pose toute notre économie –70% du budget et 97% des recettes générées par l’exportation des hydro- carbures – est confronté à une parfaite incertitude dans les années à venir. Nous sommes confrontés de ce fait à deux dangers ; le premier concerne les quantités d’hydrocarbures produites et qui tendent de plus en plus vers la baisse, tandis que le second vient de l’évolution vers la hausse, soit de 14 à 20% annuellement, de la demande interne des hydrocarbures. Face à cette situation, nous ne sommes point sûrs d’être capables d’augmenter la production pour satisfaire ces besoins croissants. Si nous aurons une dépression sur les marchés de l’énergie dans les sept ou huit prochaines années, une option très valable eu égard aux prévisions des experts et aux nouvelles technologies qui arrivent, nous allons droit vers la déchéance, si l’économie nationale ne se restructure pas et si la création

d’entreprises dans les domaines classiques et/ou dans de nouveaux domaines venait à manquer. Nous risquons par la même de très graves sé- quelles économiques et sociales ; un chômage qui peut monter à 40% ; des déficits dans tous les sec- teurs économiques et sociaux. Nous avons encore des ressources et un peu de temps pour pouvoir reprendre le dessus, diversifier l’économie, créer beaucoup d’entreprises efficaces dans tous les domaines. A contrario, si on ne décide pas de faire le nécessaire dans les plus brefs délais possibles, comme d’ailleurs ce qui a été fait par plusieurs pays, à l’image de l’Indonésie et la Malaisie qui ont réussi en dix ans à créer une économie produc- tive nationale, on ira droit vers la déchéance et on aura de graves problèmes économiques. C’est un constat que nous remettons au goût du jour depuis au moins 10 années. Les modèles économiques sur lesquels ont porté les choix du passé ont-ils montré leur inefficience ? J’ai expliqué il y a dix ans, voire quinze ans de cela, lorsqu’on a commencé à s’orienter vers un développement par les infrastructures, inspiré par ce qu’on appelle la théorie keynésienne qu’on a cru être le bon modèle, que ce choix n’était pas le bon pour le cas Algérie. Le problème est simple, nous avons des entreprises qui ne savent pas gérer, nous avons des administrations qui ne savent pas administrer, un système qui ne sait pas fonctionner,

de la corruption, etc. Nous avons dégagé d’impor- tantes ressources parallèlement au surgissement et à l’évolution de ces maux, il aurait fallu investir dans la qualification et la restructuration de ces entreprises avant que l’on procède à la distribution de ces richesses à leur profit. Il faut reconnaître que nous ne disposons pas de ressources humaines qualifiées pour la gestion de telles sommes et leur canalisation vers le bon usage. Des 500 milliards de dollars que nous avons injectés dans les infrastructures, on aurait pu dégager au moins 100 milliards de dollars pour la qualification des ressources humaines, des entre- prises et des administrations. Le résultat est là :

nous avons injecté environ 300 milliards dans les entreprises et les administrations en charge de la réalisation des infrastructures, dont 120 milliards étaient consacrés à l’acquisition des équipements, le reste s’est évaporé dans les «restes à réaliser», dans les pots-de-vin, les malfaçons, etc. Quinze ans plus tard, nous sommes toujours au point de départ. Quelle serait la cure appropriée, selon vous, aux maux actuels qui risquent de plonger le pays dans la déchéance que vous évoquez dans votre ouvrage ? Nous avons besoin de restructurer efficacement nos administrations et nos entreprises, de moderni- ser le management, d’améliorer les qualifications humaines. Si j’ai un moteur qui ne fonctionne pas dans un véhicule, faut-il l’arranger d’abord et le réparer ou bien faut-il continuer à injecter davantage d’essence et d’huile dans ce moteur défectueux ? Telle est la caricature qui est appro- priée au cas Algérie. La réponse étant d’investir d’abord dans la réparation de ce moteur. Alors que nous avons tenté pendant une quinzaine d’années à faire l’inverse. Nous avons actuellement 720 000

entreprises, alors que le pays a besoin de créer au moins 1,5 million d’entreprises efficaces et quali- fiées. Tel est l’un des enjeux principaux auquel est confronté le pays. Il y a trente années de cela, l’Inde, qui a les pires infrastructures au monde, avait mis en marche un plan de relance économique qui consis- tait à mettre de l’argent pour le développement et la mise à niveau de ses universités. Trente années plus tard, le pays commence à récolter les fruits de son plan de relance et avance avec une moyenne de 7% de croissance annuellement. Le pays exporte aujourd’hui pour des centaines de milliards de pro- duits et services. La Chine avait fait de même en créant environ 2000 instituts et écoles supérieures appelés à accompagner son développement éco- nomique. La Chine s’était investie également dans la décentralisation de son développement écono- mique et le répartir sur ses différentes provinces et régions. Pour l’Algérie, il nous faut une institution- cerveau plutôt que d’avoir trente cervelles. Aucun pays ne s’est développé par une multitude de cervelles qui, chacune, réfléchit un plan spécifique dans son petit coin. Aucun pays ne s’est non plus développé avec des cerveaux sous-développés. Tel est l’autre enjeu pour l’Algérie. Il nous faut une industrie du savoir et du management. La volonté politique ne risque-t-elle pas de faire défaut encore une fois, tant que la rente ne s’estompe pas ? Tout le problème est là. Le prochain gouverne- ment n’a pas le droit de se tromper et doit s’armer impérativement de cette volonté politique qui a fait défaut jusqu’ici. Il faut être courageux pour faire ces choix et rompre avec les politiques du passé. Si cette volonté venait à manquer à nouveau, il est possible que dans cinq ou six ans, on aille vers des catastrophes de grande ampleur. A. T.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 9

ALGER INFO rebrousser chemin. D. G. INSTANTANÉ T ant de choses évoquent les murs lézardés
ALGER INFO rebrousser chemin. D. G. INSTANTANÉ T ant de choses évoquent les murs lézardés
ALGER INFO rebrousser chemin. D. G. INSTANTANÉ T ant de choses évoquent les murs lézardés

ALGER INFO

ALGER INFO rebrousser chemin. D. G. INSTANTANÉ T ant de choses évoquent les murs lézardés et
ALGER INFO rebrousser chemin. D. G. INSTANTANÉ T ant de choses évoquent les murs lézardés et
ALGER INFO rebrousser chemin. D. G. INSTANTANÉ T ant de choses évoquent les murs lézardés et

rebrousser chemin.

D. G.

INSTANTANÉ

T ant de choses évoquent les murs lézardés et décrépits de cette cité antique ; tant de

souvenirs restent enfouis dans le dédale de ses venelles et ses ‘‘sabats’’ ; tant de qaâdate et de légendes qui égayaient autrefois ses patios, ses terrasses, ses hammams, ses cafés maures, ses mausolées et ses fontaines alentour sont convo- qués par quelque souvenance ; tant de hauts faits d’arme demeurent greffés dans ses doué- rate que nous content des septuagénaires… De- puis son fondateur Menad Bologhine Ibnou Ziri, ce site millénaire, qui servait de pied-à-terre à des gens venus de provenances diverses, fut un réceptacle qui prospérait au fil des âges. Des gens concourraient à lui donner vie, aussi bien sur le plan matériel que celui immatériel. Du sommet de la cité dont les remparts séparaient la citadelle de la médina jusqu’au quartier de la marine en passant par le plat qu’on appelait ‘‘El outa’’ qui finit sa course dans le fond du rempart (Qaâ essour), la plèbe participait à l’enrichisse- ment de son patrimoine. Le quotidien fut dur, certes, et les pensionnaires trimaient laborieu- sement, trop souvent happés par la dèche et la pauvreté. La médina connut des périodes de disette, d’indigence et de détresse. Mais ceux qui animaient le site vivaient dans une atmos- phère osmotique, savaient créer une ambiance bon enfant, ne se départaient pas des règles du savoir-vivre qui se conjuguait au know-how. En somme, l’espace public était dédié à l’esprit de

refuseraient d’aller vers les nouveaux CET de Hamici et Corso, mis en service derniè- rement. Les quelques décharges intermé-

diaires créées dans les quartiers, à l’instar de celle implantée dans le parc automobile du Caroubier, n’auraient rien pu régler. La direction de l’environnement de la wilaya d’Alger a recensé récemment plus de 400 points noirs (endroits de dépôt anarchique de déchets) dans la capitale,

indiqué la représentante de la direction,

me Samira Maâmari, rapporte l’APS. Les

points noirs ont été traités et éliminés de

M

a

manière progressive dans le cadre d’une large campagne de nettoiement lancée par

wali d’Alger depuis deux mois afin de

redonner à la capitale sa véritable image,

indiqué M me Maâmari lors d’une confé-

le

a

M. Tchoubane

étéblesséesdans9

PHOTO : D. R.

)

ont été créés à El Djorf,

les communes car nécessitant un suivi

minutieux», insistant sur l’impératif de «finaliser ce projet dans les plus brefs délais». S’adressant aux présidents des APC de Dar El Beïda, Mohammadia, Bab Ezzouar, Aïn Taya, El Marsa, Bordj El Bahri et Bordj El Kiffan, M. Zoukh a souligné l’importance de veiller à la propreté de l’environ- nement, affirmant que «la wilaya est prête à aider les communes défa- vorisées concernant le recrutement d’agents d’entretien et l’acquisition d’équipements». Après une visite dans les communes précitées, au cours de laquelle il s’est enquis des préoccu- pations des citoyens, le wali d’Alger

a appelé les présidents de ces APC

à «s’acquitter pleinement de leur

mission». Il a en outre préconisé d’«accorder un intérêt particulier aux

communes côtières, qui exigent des mesures exceptionnelles». R. A. I.

31 décembre dernier au 6 janvier, indique un bilan de ce service de sécurité. L’excès de vitesse, le dépassementdangereux, la négligence des piétons et le non-respect des

distancesréglementaires restentlesprincipales causes de ces accidents enregistrés sur le territoire de compétence de la gendarmerie, à la périphérie de la ville.

LE RAMASSAGE DES ORDURES MÉNAGÈRES DÉFAILLANT

On brûle les détritus sur place !

Quelque 400 points noirs ont été recensés dans la capitale.

L es ordures ménagères s’accumulent

ces derniers jours dans les quartiers.

s’accumulent ces derniers jours dans les quartiers. Solution toute trouvée des autorités locales et de

Solution toute trouvée des autorités

locales et de l’EPIC Netcom : brûler sur place ces amas de détritus. Dans la soirée de mardi à mercredi, le feu a été mis dans les bacs à ordures des cités Côte rouge à El Maqaria. Les agents de Netcom, dont la «niche» était adossée au parc de l’entre- prise, ont choisi la solution de facilité, qui consiste à brûler ces ordures, ce qui n’est toutefois pas sans conséquences sur la santé des résidants de ces cités populaires : l’odeur empestait toute cette partie du quartier du Caroubier. Le lende- main, les habitants qui ont pris attache avec la rédaction ont déclaré que le problème n’a pas été réglé pour autant. «Les sachets qui n’ont pas été ramassés depuis près d’une semaine étaient toujours encore là le lende- main de l’opération. Pire encore, les quatre ou six bacs à ordures en plastique se sont dégradés, et donc les habitants des cités n’ont plus où jeter les détritus. Au lieu de renforcer les rotations et assurer un ramas- sage régulier des déchets, les services de Netcom qui, il faut le dire, sont dépassés par l’ampleur des opérations, brûlent sur place les ordures», s’indigne un résidant de la cité APC-CNEP, dont la fenêtre donne sur la niche aménagée à la sortie de la Côte rouge, non loin de la rue Tripoli. Dans la commune d’El Maqaria, le ramas- sage des ordures était défaillant ces der- niers jours. Mais pas seulement. Dans les quartiers limitrophes et à la périphérie, les opérations ont connu des blocages. La fer- meture de la décharge d’Ouled Fayet, effec- tive depuis plus d’une semaine, a davantage compliqué les opérations. Les camionneurs

Malgré les nouvelles dispositions annoncées, on continue à faire dans le bricolage

rence de presse sur l’annonce des résultats du concours «Prix vert du quartier le plus

propre». Elle a précisé que les déchets stables ont été transférés vers les centres techniques de Bordj El Kiffan et Douéra, et les déchets domestiques vers les centres d’enfouisse- ment technique (CET) d’Ouled Fayet et El Hamiz. 30 points de collecte des déchets

(papier, carton

El Hamiz et Kouba, où des espaces ont été

aménagés au profit des entreprises éco- nomiques et des citoyens pour y déposer ce type de déchets. M me Maâmari a ajouté enfin qu’une convention a été signée avec

la société Tonic pour la récupération et le recyclage du papier dans le cadre de l’éco-

nomie verte. Nadir Iddir

     

WILAYA-COMMUNES

Hâter la distribution des locaux

L e wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a appelé mardi les présidents des

Assemblées populaires communales (APC) de la capitale à accélérer l’opé- ration de distribution des locaux com- merciaux inscrits dans le cadre du pro- gramme 100 locaux par commune, aux jeunes remplissant les conditions. Lors de sa rencontre avec les élus locaux des communes de la circonscription administrative de Dar El Beïda, M. Zoukh a souligné que «la distribution des locaux commerciaux aux jeunes exige un intérêt particulier de la part des présidents d’APC». Le président de la République avait approuvé en 2005 le lancement du programme 100 locaux par chaque commune, destinés aux jeunes. Le programme englobe près de 140 000 locaux. Le wali a, en outre, appelé ces responsables à «accorder davantage d’intérêt aux logements CNEP et ceux inscrits dans le cadre des programmes initiés par

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

Un décès sur les routes

Unepersonneest morte et 12 autres ont

accidentsenregistrés par les services de la Gendarmerienationale durant la période allant du

Casbah, j’écris ta peine

corps de la société. Tant de choses nous séparent depuis de cet espace temporel qui autorisait le bien-être. De cette époque où il faisait bon vivre. De ce décor planté par nos aïeux qui refusaient de solder leur modus vivendi séculaire. Ceux-là mêmes qui rejetaient l’idée de brader aussi leur patrimoine matériel. Mais autres temps, autres mœurs. La réalité nous édifie, au risque de nous répéter, sur un constat on ne peut plus amer. Une réalité qui n’arrive pas à préserver la mémoire d’une cité qui se décompose, qui se laisse aller à l’abandon en dépit des programmes de réhabi- litation mis en place et qui traînent en longueur, en largeur et en volume. Dès lors, il n’est pas aisé de léguer des pans mémoriels du secteur de sauvegarde pour la postérité. L’exemple nous est donné par la réalisatrice Amina Chouikh qui trouve toutes les peines du monde à balader son travelling le long de rues pour les besoins de sa série de films pour le compte de l’ENTV, Casbah, j’écris ton nom, adaptés du récit de Saïd Mokdad. Ce dernier dira sur un ton de dépit et un œil averti : «Les ruelles sont méconnais- sables et sont atteintes de dégradation avancée. Pour pouvoir leur donner une vie nouvelle, nous avons dû opter pour des opérations de diver- sion, en négligeant la réalité et l’authenticité des lieux avec comme solution le basculement d’une ruelle à la place d’une autre (…)». Une manière de nous signifier qu’on est en train de dilapider l’inventaire de l’humanité.

 

PHOTOS: EL WATAN

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 9

RÉGION

EST

CONSTANTINE UN CAMION COINCÉ SUR LES RAILS DU TRAMWAY

Un semi-remorque a été bloqué, hier matin, sur les rails du tramway de la ville de Constantine durant plus d’une heure. Selon des sources bien informées l’engin qui transportait un conteneur, a été immobilisé sous le gabarit de limitation de la hauteur au niveau du passage situé à l’entrée de la cité Khaznadar, plus connue par Mazia, sur la route vers Aïn El Bey. Le conducteur semble avoir mal estimé la hauteur de son camion qui dépasse celle autorisée, et qui est fixée à 4,5 m. Le semi-remorque a été immobilisé sous l’arc du gabarit en bloquant ainsi les rails du tramway de 5 h 30 à 6 h 30 dans la matinée d’hier. Notre source a affirmé qu’aucun dégât n’a été enregistré sur le tracé du tramway. Le trafic des

rames a été arrêté immédiatement suite à la signalisation de cet incident au niveau de la station centrale de contrôle, à Zouaghi. Après plus d’une heure d’interruption, le semi- remorque a pu être dégagé des rames pour que la circulation du tramway

reprenne normalement.

UN HOMME

BRÛLÉ VIF

Ratiba B.

Un octogénaire, répondant aux

initiales B. A., a trouvé la mort, ce mardi vers 17h, suite à un incendie qui s’est déclaré dans sa chambre,

à la cité des 180 Logements de l’UV5,

à Ali Mendjeli, apprend-on auprès

de la Protection civile. Selon la même source, le feu s’est propagé dans la chambre où se trouvait la victime, lui causant de graves brûlures au niveau

de tout le côté gauche du corps, qui ont été à l’origine de son décès sur place. La dépouille calcinée de ce pauvre vieux, a été déposée par les éléments de la Protection civile à la morgue de l’hôpital Abdelkader Bencharif, de Ali

Mendjeli. L’on ignore pour l’heure les

cause de l’incendie.

Yousra Salem

LA RÉVOLUTION ALGÉRIENNE DANS LES ÉCRITS CONTEMPORAINS

Tout reste à faire pour se réconcilieravecl’Histoire

De nombreux ouvrages ont traité de la Révolution, mais ils restent insuffisants.

L a rencontre nationale sur la révolution algérienne dans les écrits contemporains, organi-

sée hier et aujourd’hui à la salle Ibn Badis, de l’université des sciences islamiques, Emir Abdelkader, a vu la participation de 39 écri- vains ayant commis des ouvrages sur l’histoire de la Révolution, ainsi que plusieurs moudjahidine, à l’exemple du Dr Mohamed-Seghir Ghanem, ayant à son actif plusieurs écrits sur l’histoire de l’Algérie. Il lui a été d’ailleurs rendu un vi- brant hommage pour son travail d’historien et pour son engagement durant la guerre de Libération. Un geste hautement symbolique pour empêcher la culture de l’oubli, sachant que de grandes personna- lités historiques partent souvent dans l’anonymat, comme l’a sou- ligné le recteur de l’université, Abdellah Boukhelkhal. Ce dernier, s’adressant surtout aux étudiants, ne manquera pas de les tester en leur posant des questions autour des dates les plus importantes de notre

glorieuse révolution, comme par

exemple les noms, ou le nombre de ceux qui ont rédigé la proclamation du 1 er Novembre 1954. Aucune réponse ne lui est, hélas, parvenue. Suite à ce constat, il dira : «Après nos travaux, nous élaborerons une autre proclamation qui portera sur l’écriture de cette histoire, mal- menée par ses propres hommes.» Et d’ajouter : «Certes, nous dispo- sons de beaucoup d’ouvrages qui traitent de notre révolution, mais ils restent très insuffisants par rapport à la grandeur de celle-ci ;

très insuffisants par rapport à la grandeur de celle-ci ; La rencontre a vu la participation

La rencontre a vu la participation de 39 conférenciers

une révolution qui a suscité admi- ration et respect de par la monde !» Plusieurs communications seront données par divers intervenants, dont des moudjahidine, qui parti- cipent de concert avec l’université pour une approche concrète pour l’écriture d’une histoire «plus juste, loin de toute censure ou orientation idéologique». L’idée maîtresse de cette rencontre se veut une opportunité réelle de recueillir tous les éléments, notam- ment des témoignages vivants, des archives, que certains particuliers peuvent encore détenir ou éven- tuellement des mémoires rédigées, pour les réunir, les filtrer et leur donner un sens, que seul un histo- rien serait en mesure de faire. Les autres archives, celles officielles, que tout le monde attend, surtout les chercheurs, ne sont, hélas, pas en-

core accessibles. Ainsi, le Pr. Smaïn Samaï, doyen de la faculté de litté- rature et civilisation islamique de la même université, nous dira à ce sujet : «Il faut savoir que les archi- ves ne sont pas une affaire simple; en Angleterre, il a été décidé de ramener l’accès aux archives à 100 ans au lieu de 50, c’est dire toute le travail délicat qui peut en découler ; chez nous, les archives nationales gardées au niveau du ministère de la Défense nationale, doivent être ouvertes aux historiens pour une utilisation qui va dans le sens d’une construction et non d’une démoli- tion de toute une œuvre.» Concer- nant le fond documentaire exposé à l’entrée de la salle de conféren- ces, nous ne pouvons que déplorer le nombre insignifiant, -81-, des ouvrages traitant de cette histoire. N. Benouar

ENTRETIEN

ENTRETIEN
ENTRETIEN

SMAÏN SAMAÏ. Doyen de la faculté de littérature et de civilisation islamique, à l’université Emir Abdelkader

« Il ne suffit plus de donner du savoir, mais le philosopher en lui donnant un sens et une vision plus large »

Rencontré à l’occasion du colloque national sur la révolution algérienne dans les écrits contemporains, cet enseignant- chercheur en histoire, de par ses nombreuses contributions, tente, avec la communauté scientifique, d’apporter un éclairage sur une histoire qui reste à écrire dans un esprit académique.

Propos recueillis par: N.Benouar

L’histoire de notre révolution reste tributaire des archives et autres témoignages. En disposez-vous en tant qu’académicien, après 50 ans d’indépendance ? La réponse est non, puisque tout reste à faire pour cette révolution unique dans l’histoire contemporaine. Toutefois, la rencontre que nous avons organi- sée consiste, justement, à récolter un maximum d’informations, notamment par les témoignages de ceux qui l’ont faite et de ceux qui ont écrit des mé- moires. Le non-accès aux archives, outils par excellence de l’historien, reste l’obstacle de taille pour une histoire juste, censée être la mémoire de toute une nation. Que préconisez-vous au vu de ces réticences autour des archives qui lèsent tout le travail des chercheurs? D’abord, il faut distinguer plusieurs types d’archives. Celles que nous dé-

plusieurs types d’archives. Celles que nous dé- tenons sont pour la plupart des archives militaires, celles

tenons sont pour la plupart des archives militaires, celles que la France garde jalousement constituent tous les aspects de cette colonisation, depuis 1830. Mais il faut savoir aussi qu’il y a d’autres archives, tout aussi importantes et qui sont détenues par plu- sieurs pays arabes, notamment l’Egypte. D’autres pays comme l’Allemagne ou la Grande Bretagne et autres pays européens, disposent de plusieurs témoignages et autres enregistrements recueillis durant la guerre de Libération, et c’est pour cette raison que nous comptons pour plus d’efficacité, organiser carrément un colloque international qui fera appel à tous ces gens ou du moins récupérer quelque-unes de leurs œuvres. L’histoire, telle qu’elle est enseignée actuellement, ne suscite aucun en- gouement de la part des jeunes. Qu’en pensez-vous ? C’est juste. Ce n’est un secret pour personne que nos jeunes ignorent tout ou

presque de leur histoire ; ils en sont certes fiers, mais cela ne suffit pas, car en la découvrant réellement, ils n’en seront que plus fiers. Le rôle de l’école est ainsi capital. Tous les sacrifices consentis par nos chouhada et les efforts de nos chercheurs pour retracer une véritable identité nationale resteront vains, s’il n’y a pas une volonté politique dans ce sens, et non une politisation de l’histoire, telle qu’elle a été adoptée. Nous ne pouvons prétendre récupérer nos archives, si nous-même, nous n’en exprimons pas le

vrai désir.

N. B.

ANNABA

Saisie d’une arme à feu à l’aéroport Rabah Bitat

U ne dame, la trentaine, a été arrêtée hier

matin par les services de sécurité à

l’aéroport Rabah Bitat de la wilaya de

Annaba, alors qu’elle s’apprêtait à prendre le premier vol d’Air Algérie à destination d’Al- ger. La cause ? Une arme à feu, type pistolet automatique (PA) dont le numéro de série est limé, a été trouvée dans son bagage. La fiche d’enregistrement de ce dernier a permis l’identification de son propriétaire. Interpel- lée, la mise en cause a nié être la propriétaire de cette arme, arguant que le bagage dans lequel elle a été trouvée appartient à sa sœur. Il s’agit d’une magistrate en exercice dans un tribunal de la wilaya de Skikda. Convoquée par la police algérienne des frontières (PAF), cette juge a reconnu être la propriétaire de la valise. Quant à l’arme à feu, elle aurait déclaré qu’ «elle appartient à (son) mari décédé, qui l’aurait minutieusement cachée dans cette va- lise qu’elle a prêtée à sa sœur». Une enquête a été ouverte par les services de sécurité. L. A.

BISKRA

Fin de la grève

à la câblerie

A près une grève de 51 jours pour revendi- quer essentiellement des bonifications

indemnitaires, les travailleurs de la câblerie de Biskra ont repris, hier matin, le travail, a-t-on appris de sources fiables. Cette décision de mettre un terme à la paralysie de l’entreprise avait été prise, la veille, à l’issue d’un âpre round de négociations auquel ont pris part des cadres du ministère de l’Industrie, les responsables de cette unité de fabrication de câbles détenue à 70% par Général Câble, et des représentants de l’UGTA. Ainsi, après plus de 14 heures de palabres, les parties en présence sont arrivées à un accord qui prévoit une augmentation des salaires de base de 10 % pour tous les travailleurs, effec- tive dès le mois en cours et une majoration de 3% à partir de juin 2014. Les patrons ont consenti à verser dans les jours prochains une prime de 50 000 DA pour chaque employé dont 70 d’entre eux auront des contrats à du- rée indéterminée (CDI). En contrepartie, les grévistes seront astreints

à un dégrèvement de 15 jours de leurs congés

annuels et devront récupérer les autres jours chômés, a-t-on pu savoir. Concernant les plaintes judiciaires que les responsables ont intentés contre certains travailleurs et vice- versa, elles seront définitivement levées par chacun des plaignants. L’on saura que le wali de Biskra et les autorités locales ont pesé de tout leur poids pour que ce conflit. H. M.

JIJEL

Protestation des transporteurs

à Chekfa

L es transporteurs assurant la liaison entre Sbet dans la commune de Chekfa et Ta- her, en passant par le pont de Bouhadad, ont

bloqué cette route des deux côtés du pont. Les protestataires entendaient ainsi montrer leur courroux sur l’état déplorable de la route sur plus d’un kilomètre, des deux côtés du pont enjambant l’oued Nil, et bloquer l’accès aux camions de gros tonnage qui accèdent de cet endroit à l’oued pour s’approvisionner en tout-venant. Ces camions sont accusés d’être

à l’origine de la dégradation de la route qui pose des difficultés même aux piétons des localités environnantes, comme Bouhadad et

Leghdir.

Fodil S.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 9

 

RÉGION

OUEST

NAAMA

CHLEF

 

ADRAR

Le lait se fait rare

Le lait en sachet, produit alimentaire de première nécessité, se fait rare à Naâma, contrairement à Mecheria et à Aïn Sefra où ce produit est toujours dis- ponible. Les livraisons qui se font tous les deux jours seulement s’avèrent très insuffisantes par rapport aux besoins des petites bourses. La forte demande de lait à 25 DA condamne les consom- mateurs à faire de longues queues pour être servis.

Désappointé, un citoyen nous dira : «Il faut se lever vraiment tôt pour avoir son sachet de

Un rapport accablant

sur les conditions de scolarisation

Par manque de moyens, la majorité des filles du village ont abandonné leurs cursus scolaires.

 

Les énergies renouvelables en débat

«Red Med Group Solution», une entité de services parapétroliers implantée à Hassi Messaoud, conduite par son PDG, en l’occur- rence M. Hadj Mohamed Fechkeur, a organisé, ce mercredi, en collaboration avec l’université africaine d’Adrar, une conférence internationale sur les énergies renouvelables avec comme théma- tique «Les technologies allemandes dans le domaine des énergies renouvelables». Ont pris part à cet événement scientifique et de

recherches, une pléiade de spécialistes algériens et allemands, ces derniers au nombre de neuf conférenciers conduits par le PDG de Desertec Initiative industrie, en l’occurrence M. Paul van Son. Plus d’une dizaine de communications ont été faites en direction d’une assistance dominée par la forte présence d’étudiants. Les thèmes abordés ont été axés autour de la sécurité énergétique nationale, de la coopération algéro-allemande dans le domaine des ER, la complémentarité énergétique et les échanges d’expériences entre les deux pays ; les points de vue sur la coopération Euro Maghrébine dans les ER ; la mise en place d’une industrie de com- posants ; ER en Algérie entre projet national et partenariat Euro Magrébin ; Développement de l’électro-solaire de masse dans un contexte euro-Magrébin équilibré ; Solutions inédites pour

Les élèves sont scolarisés dans des conditions difficiles

Les élèves sont scolarisés dans des conditions difficiles

lait».

D. S.

scolarisés dans des conditions difficiles lait» . D. S. SIDI BEL ABBÈS Un lac devient mystérieusement

SIDI BEL ABBÈS

Un lac devient mystérieusement rouge

Les habitués du lac de Sidi Mohamed Bénali, qui est situé à quelques encablures de la ville de Sidi Bel Abbès, ont été fort surpris, ces derniers temps, par une mystérieuse teinte rougeâtre prise subitement par les eaux du site, un site considéré, à juste titre, comme l’un des plus attractifs de la wilaya. Ce virement de couleur inattendu qui revêt, pour le moins, un caractère insolite, n’a pas été sans susciter moult commen- taires interrogatifs chez les randonneurs et autres ama- teurs de pêche récréative, visiblement préoccupés par une éventuelle altération des eaux et ses fâcheuses consé- quences sur la faune. Certains d’entre eux, cachant mal leurs craintes quant au risque de détérioration du site, veulent assurément en savoir plus sur les causes efficientes de ce surprenant et non moins énigmatique changement de couleur qui affecte inexpli-

cablement les eaux du lac. Une situation inédite qui, insistent-ils, nécessite l’inter- vention des pouvoirs publics pour une prise en charge salu- taire qu’ils appellent de tous

la

génération décentralisé d’électricité à partir de configurations

PHOTO : DR

d’éoliennes… Par ailleurs, pour les Germaniques, on précisera la participa- tion du professeur Wilfried Zörner, directeur de l’institut pour les nouveaux systèmes d’énergies de l’université technique de Ingolstadt. Celle du DR. Herbert Westermann CEO et Partenaire du cabinet de Westermann ; de NajjarFausi, Délégué de Germany Trade and Invest. Agence de la République Fédérale Allemande pour le commerce extérieur… Par ailleurs, on notera que c’est le

troisième colloque international sur les énergies, organisé et spon- sorisé par Red Med. Selon M. Fechkeur, cette action s’inscrit dans

C ’est un constat plutôt grave qu’a dressé la commission de l’édu-

cation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle de l’APW sur les conditions de scolarisation dans le primaire. Il en ressort

que beaucoup d’écoles ne dis- posent ni de chauffages ni de sanitaires dignes de ce nom et encore moins de programmes de prévention et de soins contre les maladies. Le rapport présenté à l’occasion de la ses- sion de l’hiver de l’assemblée, qui s’est tenue avant-hier, met également en évidence une série de problèmes d’ordre infrastructurel, dont l’état de délabrement avancé de cer- tains établissements en préfa- briqué. Le plan d’éradication

de ce type d’infrastructures, datant du séisme de 1980, connaît un énorme retard dans son achèvement, à en croire

qui viennent s’ajouter à la surcharge des classes, ne font qu’aggraver les conditions de

scolarisation dans le primaire,

les élus. Mais, au-delà des conditions d’accueil, c’est la question de la restauration qui a sus-

cité un débat très animé au sein de l’hémicycle. Selon la commission de l’APW, 3,16 % de la population scolaire (estimée à plus de 120 000) n’ouvrent pas droit à des repas chauds, en dépit de l’existence de cantines dans leurs écoles respectives. Parmi les causes à l’origine de cette carence ma- nifeste, figure le manque de moyens humains et matériels nécessaires au fonctionnement de structures. De l’avis des élus, ces problèmes récurrents,

surtout dans les zones rurales. Intervenant après l’exposé, le chef de l’exécutif de wilaya

promis de fournir une as-

a

sistance d’urgence à travers notamment le renforcement

le

cadre du programme de soutien et d’apports technologiques et

scientifiques aux universités du Sud qui souhaitent développer les

filières dans le domaine des hydrocarbures et des autres énergies

de substitutions, notamment non polluantes. A. A.

 

du

programme de restauration,

d’équipement de chauffages

 

TISSEMSILT

 

et

de dépistage des maladies

dans le cycle primaire. Il a particulièrement insisté sur le diagnostic précoce des caries dentaires qui font, d’après lui, des ravages dans le milieu sco- laire. Par ailleurs, l’assemblée populaire de wilaya a exami-

né, hier, la situation du secteur

 

L’énergie solaire fait ses débuts

L es services de la Conservation des forêts chapeautent, depuis quelques mois, un projet ambitieux de l’utilisation de l’éner-

gie solaire au profit du développement durable. Ces projets de proximité, dont les sites ont été choisis à travers la wilaya,

de

la pêche dans la wilaya. A.Yechkour

commencent à voir le jour avec la concrétisation d’un forage de 120 mètres de profondeur grâce à l’énergie produite par des panneaux, ce même forage permettant, dans un avenir proche, à

 

la

région de Sab Smen dans la commune de Ammari, l’irrigation

AÏN TÉMOUCHENT

Une arnaque d’un nouveau genre

 

de centaines d’hectares en associant les fellahs et l’alimenation en eau potable des foyers se trouvant dans la périphérie de cet ouvrage. Selon M. Triki Aissa de la Conservation des forêts, la fiche technique de ce forage prévoit également tous les éléments de support nécessaires à la pose de canalisations et de stations de pompage à l’effet d’irriguer le maximum de surfaces et toucher le plus grand nombre de foyers en eau. Ali. Ben

leurs vœux.

M. H.

 

EL-BAYADH

 

Deux CEM

réceptionnés

C’est en début de semaine qu’ont été réceptionnés deux CEM avec internat, d’une capacité d’accueil respective de 240 places pour celui du

chef-lieu de commune de Rogassa et de 80 autres pour le hameau de Sidi Ahmed Bel-Abbès ( Boualem). Bien que livrés trois mois après la rentrée scolaire de cette année en cours, ces deux éta- blissements scolaires, dont les chantiers ont été lancés il y a de cela plus de trois années, viennent soulager enfin des centaines d’élèves, issus de ces deux localités, contraints par le passé de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour terminer

R. M.

leur cursus scolaire.

C ontrairement aux affaires qui ont défrayé la chronique relativement aux arnaques de

souscripteurs au LSP, celle dont ont été victimes d’autres souscripteurs à AïnTolba, n’a pas été le fait d’un promoteur indélicat. En effet, dans cette petite ville située à 15 km à l’ouest de Té- mouchent, en bord de la RN 33, il se construisait 15 logements LSP dont le promoteur s’est retrou- vé en prison pour une histoire de délivrance d’un chèque sans provision. Pour que le projet aboutisse malgré son incarcé- ration, l’entrepreneur confie par procuration à son épouse le suivi des travaux. Or, que ne voilà- t-il que se présente, venant d’Alger, un aigrefin qui se fait passer pour un conseiller juridique. Il promet monts et merveilles dont une issue heu- reuse pour l’époux écroué. Il se voit confier bu- reau, cachet humide et tout ce qui s’ensuit pour gérer la situation. Il réussit ainsi à escroquer des candidats au LSP en leur soutirant pour près de 10 millions de DA. Cette affaire étant liée à une nouvelle histoire de chèque sans provision pour laquelle un entrepreneur est emprisonné, il n’est pas inintéressant d’en signaler les dessous. En effet, il se trouve que les entrepreneurs et autres

artisans travaillent généralement à découvert, leurs situations de travaux étant généralement ac- quittées hors délais pour mille et une raisons dont la principale est la bureaucratie et tous ceux qui, utilisant ses leviers, en profitent pour tirer des dividendes. Ne pouvant pas toujours compter sur les banques pour un crédit, ils ont affaire à des usuriers qui ont pignon sur rue. Ils s’endettent au-delà de toutes mesures et remettent des chèques comptant sur leur bonne étoile. Leur fragilité financière et les surcoûts qui sur- viennent font le reste. A cet égard, en témoigne leur allure qui, un jour, ils roulent carrosse au sens propre du mot et un autre jour empruntant les transports en commun. Enfin, les magni- fiques voitures au volant desquelles on les voit parfois ne sont qu’un moyen de thésauriser de l’argent pour les cas de coup dur. Ces véhicules qu’ils utilisent pour leur déplacement, ce n’est pas effectivement pour la frime seulement. Ils les vendent au premier accroc en particulier lorsqu’ils sont contraints de payer leurs salaires à leurs ouvriers de façon à les garder sur leur chan- tier. C’est dire si l’escroquerie, en général, croît sur un terreau fertile. M. Kali

RELIZANE

Des aides pour les petits éleveurs

R edonner la vie au monde rural et offrir à sa population les moyens d’existence constituent les grands axes du pro-

gramme du PDRI (Plan de développement rural intégré), a sou-

ligné le Conservateur des forêts à Relizane qui précisera pour

la circonstance que ses services ont recensé pas moins de 2 700

foyers qui auront à bénéficier de cheptel. Et d’ajouter, «notre programme prévoit la distribution de 2 350 têtes ovines, 140 têtes bovines, 44 caprins et 142 ruches pour l’apiculture». Ils seront 26 douars établis sur 25 communes parmi les 38 que compte la wilaya, qui profiteront de cette op-

portunité, a-t-on appris. Ces efforts s’inscrivent dans la politique de l’Etat visant le repeuplement des zones désertes durant la der- nière décennie et surtout la fixation de la population paysanne,

a signifié le conservateur non sans ajouter que d’autres travaux

dans ce sens ont été déjà réalisés. Il parlera de l’électrification,

la construction des groupements scolaires, l’ouverture des

pistes de désenclavement. Le PDRI est un ensemble d’opération initiée pour promouvoir le monde rural où même la femme pay-

sanne est ciblée.

Issac B.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 9

     
 

SUD INFO

 
   

GHARDAÏA

SORTIE DE LA PREMIÈRE PROMOTION DE SOUDEURS AU CFP DE SONATRACH À OUARGLA

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

Pour les autorités locales qui tablaient sur des actions concrètes dont les résultats devaient être palpables avant la fin de l’année 2013, la sortie de la première promotion de soudeurs de pipeline au niveau du centre de formation professionnelle de Sonatrach à Ouargla est un argument positif.

LES LICENCIÉS DU SYSTÈME CLASSIQUE CRIENT À L’INJUSTICE

Ce sont des centaines de licenciés du système classique qui sont exclus des concours de recrutement des enseignants qui se sont plaints à la direction de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa. En effet, le barème utilisé par cette instance lors de la sélection des enseignants, notamment ceux destinés à enseigner dans le palier secondaire, devrait être rectifié, jugent de nombreux candidats ayant vainement tenté leurs chances durant les derniers concours passés au mois de juillet dernier. La raison est simple : ces derniers n’arrivent pas digérer le fait que de nouveaux diplômés dont la majorité ont obtenu leurs diplômes à la fin de l’année universitaire écoulée, qui, de surcroît n’ont aucune expérience professionnelle, ont décroché ce sésame, et ce, aux dépens des anciens combattants

de l’éducation dont certains, faut-il-le mentionner, ont exercé depuis plus de sept années sans jamais accéder

Les petits métiers du pétrole permettront de résorber un tant soit peu le chômage dans

Les petits métiers du pétrole permettront de résorber un tant soit peu le chômage dans le sud du pays

à

la liste des lauréats de ces concours. C’est le cas de

Djebrit Nadir, né en 1975, licencié en anglais depuis 1998, soit depuis 15 années, n’a pas réussi à quitter la précarité alors qu’il compte plusieurs années de service dans l’éducation au moment où des candidats ayant passé avec lui le concours dans l’enseignement secondaire et dont l’âge n’excède pas les 23 ans (nés tous en 1990), ayant eu leur diplôme en 2013, avec zéro point en expérience professionnelle, ont été parmi les heureux gagnants de ce sésame qui leur a permis de se classer parmi les enseignants permanents du

PHOTO : D. R.

secondaire. Ben Tayeb Ahmed, lui aussi est victime de ce système de sélection injuste. Il est né en 1981 à Guerrara, ayant son diplôme dans la même matière (anglais) en 2006, soit 7 années d’ancienneté, se dit étonné de ne pas voir son nom parmi les lauréats dont les premières places ont été détenues par les masters. «Certes, le master d’un point de vue pédagogique a plus de valeur qu’une licence, mais à mon avis ce n’est pas suffisant voire injuste… car cela ne veut pas dire que les masters sont mieux formés alors qu’une année seulement sépare les deux niveaux», fulmine Ben Tayeb avant de renchérir dans le même sens : «Les responsables doivent donner la priorité aux gens qui ont suffisamment d’expérience dans ce métier, notamment aux plus âgés pour enfin fonder

 

des foyers.»

Farid Azzoug

L a question du timing reste toute- fois posée et ceci d’autant plus que toute la promotion de soudeurs

l’aménagement des postes de soudure et la construction d’un bloc administratif et deux logements de fonction au niveau de l’ex-siège de l’Enapat à Ouargla affecté par la wilaya à la création de ce centre qui devra accueillir dès le 15 jan- vier courant la deuxième promotion de soudeurs avant d’ouvrir ses portes à des stagiaires en chaudronnerie, tuyauterie industrielle, soudage sur tôle et profi- lés, électricité industrielle et pose de canalisations maintenant que le statut, les objectifs et la tutelle du centre ont été clarifiés. Quelque 300 jeunes stagiaires inscrits sous la formule de l’apprentissage sont pris en charge par les filières de Sonatrach aussi bien dans le forage, l’électricité, la mécanique de sonde

embrassant affectueusement les majors de promotion qu’il a personnellement remerciés d’avoir fait confiance à cette démarche dénigrée par le comité des chômeurs qui n’y croyait pas. Et c’est sûrement à Tahar Belabes et à son comité que s’adressaient les mes- sages des responsables qui ont souligné que la priorité sera donnée à la forma- tion dans les métiers pétroliers avec pour objectif la multiplication par 100 des effectifs. Rien de moins ambitieux maintenant que le centre existe, comme

quoi Sonatrach n’a qu’à bien se tenir, des cohortes de petits soudeurs et chau- dronniers du Sud travailleront sur le réseau de pipeline et ne se contenteront plus de le regarder de loin. Qualifiée d’opération pilote par Ali Bouguerra, wali de Ouargla, la

 

BORDJ OMAR DRISS

vient de recevoir la promesse d’une embauche directe et prioritaire au sein du groupe Sonatrach au plus tard au mois de février prochain. Ces jeunes n’auront alors connu qu’un seul mois de chômage. Pourquoi donc avoir cumulé autant de retard ? Pourquoi avoir perdu autant de temps

LE SIÈGE DU TRÉSOR COMMUNAL TOUJOURS BLOQUÉ

et laissé affaiblir toutes les possibilités de formation de générations d’agents d’exécution et de maîtrise dans les petits métiers du pétrole à travers les zones pétrolières du sud du pays. Aussi louable soit-elle, la création d’un centre spécialisé dans les petits métiers du pétrole à Ouargla a un retard de 50 ans. Son inexistence a nourri la

La fermeture du siège du Trésor communal de Bordj Omar Driss, depuis le 19 décembre dernier, par quelques entrepreneurs, a généré d’énormes désagréments aux citoyens et administrés de cette région. Les services et tous les bureaux du Trésor public de cette commune ont été, en effet, paralysés durant toute cette période. Interrogé sur les raisons de cette action, Koumari Ali, l’un des organisateurs de ce mouvement de contestation, dira : «Nous exigeons l’accélération des procédures de paiement de nos situations relatives à des travaux exécutés dans différents projets de boisement, d’aménagement des routes, de décapage, etc. et nous comptons même refermer le secrétariat général de la commune face à la sourde oreille des responsables concernés.» Une attitude que tous les citoyens ont tenu

dénoncer, et surtout les employés communaux qui se

à

colère de milliers de chômeurs frappés par la tare de la non- qualification à des métiers dont la première maîtrise ne nécessite somme toute que 6 mois de formation sous la supervision de spécialistes affectés par les filiales de Sonatrach, et dont

Quelque 300 jeunes stagiaires inscrits sous la formule de l’apprentissage sont pris en charge par les filières de Sonatrach aussi bien dans le forage, l’électricité, la mécanique de sonde que l’hygiène et la sécurité industrielle.

formation de jeunes agents de maîtrise sera élargie aux secteurs du tourisme et de l’agriculture, «dans le cadre d’une straté- gie cohérente de recrutement, selon les besoins du marché de l’emploi dans la région» a souligné le chef de l’exécutif. A

plaignent des conséquences fâcheuses de cette action de protestation, qui a causé un retard dans le versement de leurs salaires, sachant que les états matrices et les fiches de paie ont été établis pour permettre le paiement des fonctionnaires : «Cette action nous pénalise énormément. Vous imaginez que je n’ai même pas de quoi acheter du lait à mes enfants ni de quoi acheter des médicaments, cette méthode n’est pas appropriée du tout. Au rythme où vont les choses, nous risquons d’attendre encore plusieurs jours», nous confie Djamel, un travailleur de la mairie qui dit n’avoir que 100 dinars

l’homologation durera le temps d’un contrat de travail avant de subir une nouvelle homologation selon les besoins du moment. La cérémonie organisée dimanche au siège de la wilaya a donc permis aux autorités locales de souligner leur satisfaction ; «c’est un rêve qui se réalise», ont même souligné le président de l’APW de Ouargla et le directeur de la for- mation professionnelle qui n’ont pas tari d’éloges au groupe Sonatrach et notamment l’Engtp qui a pris sur elle la tâche de la rénovation, le génie civil,

que l’hygiène et la sécurité industrielle, précisera M. Zekkour, un directeur de la formation professionnelle comblé et surtout heureux de ne plus annoncer des mises à jour de la nomenclature des formations qui n’arriveront pas comme du temps de l’ex-ministre Hadi Khaldi qui a à maintes reprises annoncé à Ouargla et Alger la création de filières pétrolières dans les centres de la wilaya de Ouargla. Le wali de Ouargla a, pour sa part, remis avec grand plaisir ces diplômes,

souligner enfin qu’en marge de cette cérémonie, quatre conventions de partenariat ont été signées entre le sec- teur de la formation professionnelle et les secteurs de l’habitat, l’éducation et les forêts, ainsi que le Groupe Sonatrach afin d’assurer la formation de stagiaires dans plusieurs métiers de la construc- tion, de la maintenance, de la plombe- rie, de la peinture et électricité du bâti- ment, notamment pour les besoins des chantiers du bâtiment et de l’éducation à travers la wilaya de Ouargla. Houria Alioua

dans son porte-monnaie. En attendant, se sont les fonctionnaires de cette administration publique et les usagers de ses différents services administratifs qui sont

tenus de prendre leur mal en patience.

Bouda Brahim

PHOTOS : EL WATAN

El Watan - jeudi 9 janvier 2014 - 10

RÉGION

CENTRE

MÉDÉA

Le wali annonce de bonnes nouvelles pour 2014

L’année 2014, qui vient d’être entamée, sera-t-elle porteuse d’espoir pour les couches les plus démunies de la wilaya de Médéa ?

L es jeunes au chômage trouveront-ils l’oppor- tunité d’un emploi en

2014 pour subvenir à leurs besoins ? Les familles nom- breuses, qui s’entassent dans l’exiguïté dans les quartiers populeux, auront-elles la pos- sibilité d’accès à un loge- ment spacieux et décent ? Les habitants des zones rurales bénéficieront-ils enfin des bienfaits des commodités de

l’électricité, du gaz de ville et de l’eau potable ? C’est dans cette perspective que le wali de Médéa, Brahim Mered, a voulu, à la veille du nouvel an 2014, répondre à ces attentes en s’adressant directement à travers les ondes de la Radio locale à la population locale.

Il a brossé, durant trois heures,

un tableau de l’état général des projets de développement

qui sont, ou bien à la traîne, ou bien en cours de réalisation. En faisant une rétrospective,

il a énuméré dans ce contexte

les problèmes qui entravaient autrefois la cadence de l’avan- cement des projets, allant des mentalités peu sérieuses de certains responsables locaux au moment crucial des inscrip- tions des projets, au manque de terrains d’assiette foncière appropriés à l’inexpérience de certains bureaux d’études et des entreprises de réalisa- tion. Le chef de l’exécutif de wilaya a rassuré les auditeurs que désormais de nouvelles mesures de dynamisme se-

que désormais de nouvelles mesures de dynamisme se- Le wali de Médéa, Brahim Mered, veut faire

Le wali de Médéa, Brahim Mered, veut faire bouger les lignes

ront adoptée en 2014. Une année charnière pour booster

tives et de rendre compte à chaque fin de semaine du taux

et mettre les bouchées doubles en vue de rattraper tous les retards accumulés sur certains chantiers de construction de projets importants et d’intérêt général. En ce sens, la confé-

d’avancement physique et fi- nancier de chaque opération. Aussi, il a sommé les respon- sables du chef-lieu de wilaya de procéder à l’attribution des logements (LSL) achevés

rence radiophonique que vient de tenir le premier responsable se voulait aussi une halte après une série de réunions regrou- pant les membres de l’exécutif de wilaya, les chefs de daïra et les P/APC sur ce qui a été fait, ce qui se fait et ce qui se fera pour chaque projet inscrit sur la nomenclature de la wilaya. A cet effet, les responsables ont été tancés de redoubler d’efforts en donnant une priorité absolue au suivi des chantiers en permanence de leurs communes respec-

au niveau des quartiers de Guasassa et du nouveau pôle urbain dans les prochaines semaines qui sont destinés à résorber l’habitat précaire de la ville de Médéa. Les entrepreneurs, quant à eux, ne seront plus tolérés à différer où cumuler sur plu- sieurs mois leurs situations fi- nancières des travaux réalisés qui seront dorénavant payés mensuellement, faute de quoi ils seront sanctionnés. Pour le fameux grand projet d’adduc- tion d’eau potable réalisé à

partir du barrage de Koudiet Acerdoun de Bouira, il sera, selon le wali, mis en service vers la fin janvier. 19 localités de la wilaya vont être raccor- dées dans un premier temps au réseau de l’eau potable. Les habitants de la partie est de la wilaya, qui sont privés du gaz naturel, vont égale- ment bénéficier, au courant de l’année en cours, de cette commodité. Par ailleurs, le wali n’a pas man- qué à l’occasion de répondre à quelques remarques et préoccu- pations faites par certains cor- respondants de la presse écrite. Il a précisé que la wilaya de Médéa s’est classée, en 2013, parmi les dix premières wilayas du pays pour ce qui est du déve- loppement local. A.Teta

RYADH AMOUR

De Wall Street… à Mouzaïa !

R yadh Amour, la quarantaine, ancien analyste financier du système infor-

matique à la prestigieuse institution du

Wall Street, a préféré finalement retour- ner au bled. La raison : l’Amérique est un pays «un peu trop saturé», alors que l’Algérie est encore vierge, un pays où «il existe d’énormes opportunités pour réussir», explique-t-il. Tout a commencé lorsque cet ex-émigré

a décroché avec brio son diplôme d’ingé-

nieur en chimie industrielle et après de brillantes études à l’université Saâd Dah- leb de Blida, il a décidé alors de mettre

le cap sur l’étranger. Son but : continuer,

à titre privé, ses études et peaufiner ses

connaissances en management et acqué- rir de l’expérience dans le monde impi- toyable du travail et des affaires. Pour ce faire, il opte, à 23 ans, pour the United States Of America (USA), pays du dollar, des finances et des business. Il choisit de s’installer dans la ville de l’art, la mode, la technologie, les finances et les médias, New York point de départ pour sa «Dream adventure». Le country des rêves pour celui qui veut parfaire ses connaissances et réussir dans ses projets qu’ils soient professionnels, sociaux ou encore familiaux. Avant de pouvoir s’inscrire dans une université au pays de l’Oncle Sam, Ryadh doit d’abord

université au pays de l’Oncle Sam, Ryadh doit d’abord impérativement s’inscrire dans le pro- gramme Toefl

impérativement s’inscrire dans le pro- gramme Toefl pour parfaire son anglais. Il fallait aussi se préparer au Graduate management admission school (GMAT) qui est un test permettant de mesurer les compétences pour l’étude du mana-

gement, condition sine que none pour suivre les études souhaitées. En janvier 1994, il intègre la prestigieuse université de New York pour obtenir deux années plus tard le MBA des entreprises. Wall Street, la plus importante Bourse du monde, la clientèle haut de gamme et les monstres de la finance lui ouvrent grandes les portes. Sérieux et bosseur, apprécié pour son sens des affaires, des décideurs de la puissante économie américaine lui pro- posent de collaborer avec eux. Survint en novembre 1998 le décès de son père. Ryadh décide alors de rentrer au pays. «Le décès de mon père était une occa- sion pour moi de prendre du recul. J’ai décidé alors de me consacrer avec mes frères au développement de l’entreprise familiale léguée par notre défunt père à Mouzaïa (Blida)», explique notre interlocuteur. Pour lui, il n’est nul- lement besoin d’aller s’installer aux Etats-Unis pour concrétiser ses rêves. Comme quoi, avant il y avait le rêve amé- ricain, aujourd’hui il y a le rêve algérien ! «En Algérie, le terrain est encore vierge et tout est à faire», insiste-t-il. Et de conclure : «J’invite lesAméricains à venir investir en Algérie. Je leur garantirai la réussite !» Une manière de renvoyer la balle… aux Américains. Aek. Lazereg

BLIDA

Les marchés de proximité en point de mire

D ans une vision d’éradication du marché informel, à l’instar de toutes les wilayas du pays, les services compétents de la

wilaya de Blida ont inscrit, au titre du PCD 2011, la réalisation de treize marchés de proximité en charpente métallique dans dif- férentes communes. Les travaux de leur réalisation sont confiés à l’entreprise Batimetal. Quatre infrastructures situées à Chebli, Bougara, Mouzaïa et Chiffa sont réalisées à 100%. Sept autres, qui connaissent des taux d’avancement compris entre 95 et 99%, seront réceptionnées dans peu de temps. Les deux restants, l’un à Beni Mered (70%) et l’autre à El Affroun (30%) connaissent des arrêts intempestifs. Huit autres marchés de proximité, inscrits au titre du PCD 2012, dont les travaux débuteront incessamment, sont programmés dans les daïras de Meftah (1 marché), Ouled Yaïch (1 marché), Mouzaïa (2 marchés), Boufarik (2 marchés), Bougara (1 marché), et Bouinan (1 marché). Ces opérations sont soit en cours d’évaluation, soit en cours d’élaboration des cahiers des charges, ou en cours de lancement. L’autorisation de paiement pour chaque marché est de 2,5 milliards de cen- times. Ces nouveaux marchés seront localisés essentiellement à proximité des nouvelles cités ou dans les quartiers qui n’en disposent pas ; ce qui permettra de désengorger les centres des villes et d’éradiquer le marché informel, fléau économique, estiment ses initiateurs. Toujours dans ce registre, onze mar- chés de proximité (vétustes) de commerce de fruits et légumes, viandes rouges et blanches et poissons existants sont aménagés ou en cours d’aménagement. Cette opération est inscrite au titre des PCD 2011 et 2012. Quatre marchés situés à Larbaâ, Mouzaïa, Blida et Bougara sont déjà réceptionnés ou en cours de réception. Sept marchés sont en phase de lancement et/ou d’installation d’entreprises chargées de leur réalisation. Avec ce programme consistant, les autorités locales comptent parvenir à effacer le spectacle désolant des marchands ambulants installés n’importe où et n’importe comment (à proximité des établisse- ments scolaires, des hôpitaux, sur les trottoirs empêchant toute circulation piétonnière et, pire encore, laissant les lieux pleins de détritus chaque soir). Il demeure que la réussite de cette opéra- tion dépend du choix de l’endroit de ces infrastructures, à savoir accessibles et proches des consommateurs. Hocine Mallek

BOUINAN

Le gaz butane provoque un incident

L ’éclatement d’une bouteille de gaz butane au lieudit Haouch Doum, à Bouinan, a failli provoquer le pire samedi matin.

Heureusement que les éléments de la Protection civile de Boui- nan sont arrivés à temps pour éviter la propagation du feu. L’incident a quand même provoqué l’effondrement du plafond de la cuisine et de deux chambres. Le chef de famille souffre de brûlures de premier degré au visage. Il a été évacué, en urgence, vers l’hôpital de Boufarik pour subir les soins appropriés.

CHLEF

Les protestations de citoyens se poursuivent

A près El Hamadia, Hebbair, Hai Egeco, Haï Azzoune, les pro- testations contre la dégradation de vie se poursuivent dans

d’autres quartiers de la région. Hier, c’était au tour des habitants de Haï Bensouna, à la périphérie ouest de la ville de Chlef, de dénoncer la situation catastrophique dans laquelle se trouve cette agglomération depuis trois ans. Ils ont fermé la route prin- cipale, exigeant une prise en charge immédiate et concrète de leurs revendications principales. Il s’agit surtout de l’abandon du chantier d’aménagement d’urbain, qui a transformé le réseau routier en un véritable bourbier. «Nous n’avons cessé d’inter- peller les autorités sur ce problème, mais personne n’a daigné nous écouter. Pourtant, nous réclamons juste l’amélioration de

nos conditions de vie», déplorent des pères de famille rencontrés sur les lieux. En fait, cette circonscription n’est pas un cas isolée, dans la mesure où d’autres cités urbaines souffrent du même problème. Des travaux ont, certes, été lancés, mais ceux-ci sont souvent longs et mal réalisés, à cause du manque de coordina- tion entre les services concernés et l’absence de contrôle des chantiers. A la veille de la saison des grandes pluies, la situation risque de s’empirer encore si aucune solution immédiate n’est

apportée.

A.Y echkour

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 10

ORAN INFO
ORAN INFO
ORAN INFO

ORAN INFO

ORAN INFO
ORAN INFO

MERSAT EL HADJADJ

30 constructions illicites démolies

Une opération de démolition de 30 constructions illicites a été menée, lundi dernier, dans la commune de Mers El Hadjadj. Les constructions ayant fait l’objet de démolition ont été érigées sur des terres agricoles.

D ans le cadre de la lutte contre la prolifération des constructions illi-

cites, une opération de démo-

lition de trente constructions illicites a été menée, avant- hier lundi, dans la commune

de Mersat El Hadjadj, rele-

vant de la daïra de Béthioua. Ce bidonville implanté au

village Djefala a été construit sur des terres agricoles, ce qui a contraint les respon- sables locaux à prendre les mesures qui s’imposent dans de telles situations, fait-on savoir de sources proches de

la daïra.

Les autorités locales comptent, en effet, pour- suivre l’opération de démo- lition à travers toutes les localités à vocation agricole. Quelques mois auparavant,

26 constructions illicites éri- gées sur des espaces publics,

PHOTO : DR
PHOTO : DR

Les constructions illicites font de plus en plus objet de démolition

au

niveau des communes de

toutes les communes de la

autre quota de 300 logements

La priorité sera accordée

Mers El Hajadj et Ayayda dans la commune d’Aïn El

wilaya ont été instruites pour procéder à une opération de

sociaux. Les travaux ont été lancés et la liste des bénéfi-

aux familles nécessiteuses et démunies, indique-t-on.

Bia, ont été également démo- lies. La commission de daïra

recensement de ces construc- tions avant d’entamer les

ciaires se fera ultérieurement. Une situation qui doit

Concernant l’habitat rural, Mers El Hadjadj a bénéficié

a

dû procéder à plusieurs

démolitions.

conduire les responsables et

de 150 habitations indivi-

opérations de recensement

La commune de Mers El Ha-

notamment les membres de

duelles et 150 autres grou-

de

toutes les habitations illi-

djadj a bénéficié d’un quota

la commission de daïra char-

pées. Des décisions seront,

cites implantées dans le péri- mètre de Béthioua. Face à la prolifération de ces bidon- villes sur des terres agricoles,

de 126 logements sociaux qui ont été distribués, il y a quelques mois. La localité a également bénéficié d’un

gée de l’étude des dossiers à procéder à des enquêtes approfondies pour identifier les véritables bénéficiaires.

dans ce cadre, attribuées aux bénéficiaires pour pouvoir réaliser ces logements dans les zones rurales. F.A.

EN BREF

EN BREF

EN BREF

AÏN EL TÜRCK A UN BESOIN URGENT D’ASSIETTES FONCIÈRES Le besoin en assiettes foncières urbanisables se fait cruellement sentir dans la commune d’Aïn El Türck qui bénéficie, dans le cadre du plan quinquennal 2013-2017, d’un important programme de logements, soit 1 500 unités de type LPP et 6 000 autres de type AADL. La révision récente du P.D.A.U, n’ayant pas répondu explicitement à ce besoin, avait poussé les pouvoirs locaux à réorienter leur choix sur le nouveau P.D.A.U afin de mener à bien ce programme.

En effet, le chef de daïra d’Aïn El Türck avait demandé au bureau d’études chargé de la révision du plan d’aménagement de «réquisitionner le maximum de terres agricoles non exploitées ou exploitées à des fins autres qu’agricoles». Et de dire également : «Notre besoin est estimé à pas moins de 200 hectares qu’il faudra récupérer dans l’immédiat si l’on veut réaliser les programmes de logements et résoudre définitivement la crise qui sévit dans la région.» La proposition de réquisition a sonné comme un tonnerre, notamment dans le département des services agricoles, mais aussi parmi les fellahs. Ceci n’a pas fait fléchir pour autant les pouvoirs locaux, arguant le fait qu’il n’existe

plus d’agriculture dans la région.

K. B.

PLUS DE 30 000 ENTRÉES ENREGISTRÉES EN 2013 AU MUSÉE Malgré la hausse de la tarification pour l’accès qui est passé à 200 dinars par personne, le Musée National «Ahmed Zabana» a enregistré, durant l’année 2013, une fréquence de plus de 30 890 visiteurs, avec un pic de 4 745 personnes au mois de décembre dernier. Dans ce bilan, il est fait état que durant ces douze mois de l’année écoulée, 2 611 groupes scolaires totalisant quelque 27 952 élèves ont visité les différents départements du Musée, ainsi que 61 délégations étrangères. Pour la fréquence durant cette période, il a été constaté, respectivement pour les mois de mars, avril et juillet, un nombre de 3 945, 3 012 et 2 792 visiteurs. L’on saura, selon la Directrice de wilaya de la Culture que cette structure culturelle inaugurée en 1935 vient de bénéficier en 2013 d’une inscription financière

pour sa mise à niveau.

T. K.

UN DON DE 2 170 TONNES DE RIZ AU PROFIT DES RÉFUGIÉS SAHRAOUIS Le Brésil et l’Espagne soutiennent le Programme alimentaire mondial PAM pour répondre aux besoins des réfugiés sahraouis installés en Algérie et ce, à travers un don de 2 170 tonnes de riz. Cette quantité a été réceptionnée hier matin au port d’Oran, en présence du représentant

diplomatique, Son Excellence M. Eduardo Botelho Barbosa, ambassadeur du Brésil en Algérie, de M. Pedro Figueredo, membre du programme alimentaire mondial PAM,

des responsables du port d’Oran et des Croissants-Rouges algérien et

F. A.

sahraoui.

LE SCANNER ENFIN RÉPARÉ AU CHU Une bonne nouvelle en ce début d’année pour les malades soumis à des examens radiologiques de pointe. En effet, le scanner de la radio centrale du centre hospitalo-universitaire (CHUO) en panne depuis plus de 2 mois, a enfin été réparé et est fonctionnel, a indiqué

le chargé de communications de cet

établissement hospitalier. La capacité de cet appareil, précise-t-il, fixée à six

mille coupes, a été dépassée, atteignant plus de sept mille, provoquant ainsi son dysfonctionnement nécessitant dès

lors sa réparation qui a coûté 8 millions de DA à l’établissement. Notre interlocuteur a fait part par ailleurs de l’acquisition d’une seconde IRM avant

la fin 2014. Une acquisition qui porte

ainsi à deux le nombre de ce type d’appareils de haute technologie. Par

ailleurs, ce chargé de communications

a annoncé le transfert des Urgences

Médicales (UM) ainsi que le service de réanimation au deuxième étage des

UMC.

H. S.

SIDI CHAHMI LES MAL- LOGÉS PROTESTENT

P lusieurs groupes composés de représentants de centaines de mal-logés relevant de la commune de Sidi Chahmi, ont

organisé hier un sit-in de protestation devant l’entrée du siège de la wilaya. Ils étaient encadrés par un important dispositif de sécurité. Selon certains manifestants, ce sit-in a été orga- nisé pour attirer l’attention du nouveau wali d’Oran qui, lors de sa visite le 19 décembre dernier dans la commune de Sidi Chahmi, avait promis de se pencher sur leur cas tout en leur assurant d’examiner leurs demandes de logement pour résorber l’habitat précaire et les installer dans des logements sociaux. Certains protestataires ont déposé, auprès des services concer- nés, des demandes de logements depuis 1975. Ces mal-logés, indiquent-ils, occupent des habitations précaires et des bidon- villes dans le site de Haouch Snabi, l’exploitation agricole «Medjoudi» à Chetaibo et Sidi Chahmi. T. K.

ES SENIA 10 FAMILLES BLOQUENT LE BOULEVARD PRINCIPAL

L es habitants de l’immeuble numéro 22 de la rue Khemisti dans la commune d’Es Senia ont encore une fois bloqué

le boulevard principal de cette localité à la circulation. Elles

sont 10 familles à loger dans cet immeuble depuis «plus d’une trentaine d’années», selon leurs dires. Il s’agit d’un immeuble appartenant à l’OPGI et ces familles y louent les appartements occupés. L’immeuble est en piteux état, «cependant, cela était supportable, jusqu’au dernier effondrement partiel touchant la cage d’escalier», dira un habitant de cet immeuble. Un autre habitant de cet immeuble dira : «On est sinistrés, des familles, hommes femmes et enfants ont été bloqués dans leurs logements de l’étage supérieur lorsque les escaliers se sont effondrés.»

Les protestataires qui ont investi la rue disent «qu’ils ne peuvent continuer à utiliser un semblant d’escalier en bois mis en place par la commune pour leur permettre de rejoindre leurs logements». En fait, leur revendication est le relogement. «Nous voulons qu’on nous accorde notre droit constitutionnel au loge- ment», diront ces familles. Et d’ajouter : «Nos vies et celles de nos enfants sont en danger, après les escaliers, qui sait quelle autre partie de cet immeuble s’écroulera.» Du côté de la daïra, on dira que «une expertise de cet immeuble sera établie par l’OPGI et déterminera si l’immeuble pourra être restauré ou s’il est définitivement en péril, et que dans ce cas, ses habitants

devront être relogés».

ARZEW

Hafida B.

LE TRAIN SIFFLERA EN MARS

A près des années d’attente, le train Oran-Arzew sifflera le mois de mars prochain. Il s’agit de la deuxième phase

du projet qui relie la localité d’El Mouhgoun au centre-ville d’Arzew, puisque la première ligne qui relie Oran à El Mouh- goun est en service depuis deux années. Selon le directeur de

transport, «après 15 mois de travaux, cette ligne sera réception- née la fin du premier trimestre de l’année en cours. Ce train transportera, dans un premier temps, les voyageurs, avant de transporter les marchandises à moyen terme». Le même res- ponsable, qui a souligné l’importance économique du projet,

a déclaré que «4 familles dont les habitations sont situées sur

le tracé de ligne ferroviaire, ont bénéficié de logements dans

le cadre du programme rural». Cette nouvelle ligne s’étendant

sur 3,6 kilomètres, confiée à un groupe d’entreprises publiques spécialisées, a coûté un montant de 4,7 milliards DA. Le terminus de cette ligne est au niveau de hai «Ben Boulaid»

à Arzew. Ce projet, scindé en deux tranches, a connu un grand

retard. Ce sont les points des passages non surveillés et quelques

contrainte techniques liées à l’expropriation de quelques ter- rains qui ont constitué la pomme de discorde entre les respon- sables de ce projet vieux de plus de 26 ans. Cherifa K.

El Watan

Bureau

d’Oran

Rédaction Téléphone/fax :

041 41 59 46 Publicité : 05 61 67 07 80

HORAIRES DES PRIÈRES
HORAIRES
DES
PRIÈRES
Fajr 06h43 Dohr 13h10 Asr 15h48 Maghreb 18h06 Isha 19h32
Fajr
06h43
Dohr
13h10
Asr
15h48
Maghreb
18h06
Isha
19h32

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 10

     
 

SKIKDA INFO

 

SITUÉE DANS L’UNE DES VILLES LES PLUS RICHES DU PAYS

AZZABA ET TAMALOUS FÊTENT LA JOURNÉE ARABE D’ALPHABÉTISATION

U ne fois n’est pas coutume, l’annexe locale de l’Of- fice national d’alphabétisation et d’enseignement

La cité Merj Eddib ou la déchéance au quotidien

Les habitants des lieux sont contraints de supporter les immondices de toutes sortes, les eaux usées, les fuites d’eau et les égouts à ciel ouvert.

S kikda continue sa longue descente

aux enfers. Fragilisée, ruralisée et

délaissée, elle n’est désormais que

l’ombre d’elle-même. Une ville mutante qui ne ressemble plus à la belle cité méditerra- néenne qu’elle était il y a juste une vingtaine d’années. Et si la vieille ville continue, elle, de moisir et de s’effriter dans un silence assourdissant, les cités périphériques qu’on lui a greffées vivent la même décrépitude avec une mention de l’horreur à Merj Eddib, l’une des plus grande cités de Skikda. Ici, il est difficile de trouver l’adjectif pouvant qualifier le mieux l’état de dégradation. Tout est à refaire… même l’air poussiéreux qui enveloppe, nuit et jour ces lieux devenus quasi inhabitables.

MOUSTIQUES, RATS ET GRENOUILLES Cette situation a poussé les habitants de dix immeubles et ceux habitants la partie sud des villas à réagir en signant une pétition qu’ils viennent d’adresser aux pouvoirs publics ainsi qu’à l’APC, pour dénoncer le calvaire qu’ils endurent depuis plus d’une année. Dans leur pétition, ils font état de la dété-

depuis plus d’une année. Dans leur pétition, ils font état de la dété- La situation dure

La situation dure depuis plus d’une année

pour adultes (ONAEA) a opté pour la décentralisation des activités de l’annexe. «Avec l’immense collaboration des associations partenaires de l’annexe, nous avons

profité de l’opportunité des festivités de la journée arabe d’alphabétisation, coïncidant avec le 8 janvier pour concerner d’autres régions de la wilaya. Cette proxi- mité nous servira surtout à intéresser et à sensibiliser d’autres personnes analphabètes et de les amener à intégrer le cursus que nous leur proposons», explique M. Merrouche, directeur de l’annexe de l’ONAEA de Skikda. Ainsi, Azzaba, samedi prochain, et Tamalous, mercredi, abriteront des manifestations culturelles relatives à la thématique de la célébration de la journée arabe. A Skikda, c’est le centre islamique Laïb qui aura

à

fêter cette journée en concoctant un riche programme

axé sur la sensibilisation.

K. O.

THIBAULT GOMEZ AU PALAIS DE LA CULTURE

PHOTO: EL WATAN

L e pianiste fran- çais, Thibault

Gomez, se produi- ra mercredi pro- chain au palais de la culture. Il aura à interpréter, en

solo, un récital, où s’entremêlent le jazz, le swing, un semblant de rock

l’incontournable

et

à interpréter, en solo, un récital, où s’entremêlent le jazz, le swing, un semblant de rock

rioration de la chaussée et des fuites d’eau, qui, selon leurs termes, «rendent les lieux impraticables aussi bien pour les piétons que pour les véhicules». Ils incombent cette situation aux entreprises qui avaient procédé à des travaux sur les lieux concernés et qui, notent-ils, «se sont volatilisées sans assainir la situation causée par leurs chantiers». Les faits rapportés par les habitants des dix im- meubles sont authentiques et ne représentent, dans la réalité, qu’une infime partie de la dé- chéance qui entoure des dizaines de familles. Ces dernières sont quotidiennement forcées de côtoyer les immondices, les eaux usées, les fuites d’eau, les regards des eaux usées à ciel ouvert et un océan de mauvaises herbes. Une jungle en plein espace urbain où coha- bitent, citoyens, moustiques, rongeurs et… grenouilles. Il ne manque que les loups pour que la cité mérite son nom. En se faufilant dans ces lieux d’un autre âge, on est vite in- terpellé par l’immense étendue d’eau qui fuit et qui vient se mêler à d’autres fuites d’eaux usées. Un cocktail des plus dangereux. L’im-

meuble 168 donne à lui seul l’esquisse des parages en dégageant une fuite d’eau usée en H24. Les enfants jouent à proximité du liquide pestilentiel et les habitants doivent faire toute une gymnastique pour rentrer chez eux en choisissant soit de mettre les pieds dans ces eaux ou plutôt dans la gadoue. Ils n’ont pas l’embarras du choix. Ils n’ont que l’embarras.

UN ENFANT S’EST DÉJÀ NOYÉ DANS CES LIEUX En s’engouffrant davantage, on est vite interpellé par les risques qu’encourent les enfants. Ici, les regards des eaux usées ne sont pas couverts. Les habitants ont tenté de leur confectionner des dalles en recourant au système D. «Il y a deux années, un enfant est tombé dans l’un de ces regards et on l’a ressorti sans vie », témoigne un commerçant. La mort de cet ange de moins de 4 ans n’a pas suffi pour sensibiliser les responsables

 

et les regards n’ont jamais été réhabilités. Tout autour et devant l’absence des services concernés, toute une ruelle, située derrière les immeubles suscités, n’existe plus. Devant l’inertie des services concernés, ce tronçon routier qui devait alléger la circulation dans cette grande cité, a été englouti, comme par magie, sous les mauvaises herbes. «Cette situation dure depuis plus d’une année. On a sollicité tous les services concernés. On s’est déplacé aux administrations et auprès des élus mais comme vous le constatez, la situation ne fait que s’aggraver. Revenez voir ces lieux quand il pleut…le cauchemar est alors plus pénible», estime un vieil habitant d’un des immeubles. Ainsi donc va Skikda. Une ville qui, il y a une vingtaine d’années seulement, avait remporté le second prix de la ville la plus propre du pays. Aujourd’hui elle a de grandes chances de remporter le premier prix. Celui de la ville la plus sale, bien sûr. Pauvre Skikda ! K. Ouahab

classique. De bons moments en perspective pour les fi- nes ouïes et pour les adeptes de la musique de chambre,

même si l’artiste, chambérien de formation, se produira en solitaire. Originaire de Chambéry où il y entame sa formation musicale, Thibault Gomez parachèvera par

la

suite son cursus musical au prestigieux conservatoire

de Lyon. Il y décroche un diplôme de pianiste et de mu- sique de chambre qui, selon le dictionnaire, est «une composition musicale dédiée à un petit ensemble de cordes, vents, bois, cuivres, ou percussions». Thibault

cumule diverses prestations prestigieuses dans l’Hexa- gone, tantôt en prenant part aux quatuors, tantôt en agui- chant des quintets pour fusionner les sonorités rock des Red Zepling aux notes jazzées de l’Arménien Tigran Hamasyan. La venue de Thibault Gomez à Skikda est

inscrire au chapitre des initiatives de l’institut français d’Annaba. Les fans du genre et les férus de nouvelles découvertes musicales sont donc cordialement invités

à

assister au récital que donnera le virtuose français ce mercredi, à 15h, au palais de la culture. K. O.

à

DERNIER OPUS DE FATAH ROUANA, UN MUST

LA MINEUSE DE LA TOMATE

 

F atah Rouana, le rossignol local du malouf qui perpé-

tue, sans le savoir peut-être, l’idolâtrie que vouent les

CAMPAGNE EN FAVEUR D’UNE LUTTE BIOLOGIQUE

d’éviter les intrants chimiques.» La campagne déjà en cours devra

Skikdis de pure souche au malouf, vient de remettre ça en peaufinant un nouveau CD. Un opus dédié exclusive- ment à l’essence de ce genre musical. Fatah, en adepte de Hadj Mohamed-Tahar Fergani, y rime musicalement

L ’inspection vétérinaire de la wilaya de Skikda a enclenché les premières actions visant à lutter contre la mineuse de la

se poursuivre jusqu’à la fin de la récolte en se renouvelant chaque mois. Elle concernera plus de 29 heures de cultures sous serres qui se concentrent dans leur majorité dans la plaine de Ouled Maâzouz, dans le massif de Collo. «Une caravane de sensibilisation est également au programme afin de sensibiliser les agriculteurs des régions au fort potentiel », précise M. Boulabaiaz. Par ailleurs et en collaboration avec la station régionale de la protection des végétaux d’El Tarf et des services agricoles de la wilaya de Skikda, deux expériences relevant du même principe de la lutte biologique contre la mineuse, ont eu lieu en septembre dernier au niveau d’une serre d’un agriculteur privé dans la région de Collo. A ce sujet, notre interlocuteur expliquera que ces expériences qui ont consisté à introduire ‘Nesidiocorus Tenius’ afin de limiter les nuisances de la mineuse, ont eu de très bons résultats. Chose qui encouragera certainement la diversification des moyens de lutte contre cet

sa

voie suave pour chanceler, allégrement, entre la nou-

tomate. Soucieuse non seulement de garantir le succès des récoltes escomptées, l’inspection cherche surtout à inclure aux agriculteurs les réflexes écologiques s’inscrivant dans l’esprit du développement durable, et ce, en optant pour une lutte purement biologique. «Lors de notre campagne, on aura à sillonner de grandes étendues de la filière de la tomate sous serre pour vanter les mérites de cette lutte basée sur le piégeage des insectes mâles en utilisant des phéromones - une sorte de capsules- pour les attirer et limiter ainsi la multiplication de la mineuse», explique M. Boulabaiaz, inspecteur vétérinaire de la wilaya. Et d’ajouter : «Ces capsules seront distribuées en quantités suffisantes à titre gratuit à l’ensemble des agriculteurs concernés. C’est ce qu’on fera lors de nos déplacements auprès de ces agriculteurs et on appuiera notre action par des actions de sensibilisation et de vulgarisation pour une meilleure efficience. Cette lutte purement biologique devra convaincre les agriculteurs

ba El Gharnatia et de purs ‘khlass’ d’anthologie. On y écoute avec plaisir des morceaux jouissifs, comme ‘Ma jat ferkatek fi Bali ‘ ( jamais ton absence ne m’a effleuré l’esprit) et ‘Gharamek’ (ton amour) pour se remémorer, l’instant d’une lyre, les douceurs d’une époque dont les

fragrances des souvenirs baignent encore les ruelles de Zkak Arab, du Quartier Napolitain, de Sebaa Biar, du Faubourg et d’autres scènes de l’antique Rusicade. On

y

découvre aussi les envolées lyriques d’un Fatah, mûr,

serein et au sommet de son art. Le CD, même si Fatah ne le sait pas, vient à point pour nous replonger dans les douceurs et dans le souvenir d’une jeunesse skikdie folle amoureuse du malouf. Avec ‘Ana Lemdellal’ (moi le gâté) le rossignol local restitue

aux ruelles de la vieille ville les effluves, les sonorités et

insecte ravageur.

K. O.

les visages d’antan.

K.O.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 12

     
 

KABYLIE INFO

 
 

WILAYA DE BOUIRA

 

TIKJDA

 

Bechloul veut sortir du sous-développement

 

LE STADE D’ASWEL RATTACHÉ AU CNSLT

L e stade d’Aswel, à 8 km du centre national des sports et loisirs (CNSLT) de Tikjda,

Les autorités locales tardent à mettre en place un plan de développement pour la municipalité.

sera réhabilité. L’annonce a été faite récem- ment par le ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Tahmi, lors de sa visite dans la région. Le patron du MJS a pré- cisé que ce site sera rattaché au complexe du CNSLT. L’on se demande pourquoi le ministre a enfin décidé de récupérer ce site laissé à l’abandon depuis des années. Cette piste, dite olympique, a été réalisée à l’époque de l’actuel patron du COA (Comité olympique algérien), Mustapha Berraf. Elle avait alors coûté à la caisse de l’Etat une bagatelle de 13 milliards de centimes, avec

L a commune de Bechloul, 18 km à l’est de Bouira, n’a de chef-lieu de daïra que le

nom. Depuis de longues années, les promesses que ne cessaient de faire les pouvoirs publics en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens sont restées sans lendemain. Les assemblées suc- cessives qui ont eu à gérer la col- lectivité durant ces dix dernières années n’ont pas daigné prendre en considération les doléances de la population, laquelle n’a rien vu venir depuis que la commune a été

élevée au rang de chef-lieu de daïra

de la population, laquelle n’a rien vu venir depuis que la commune a été élevée au

la

contribution des deux wilayas limitrophes

du site (Bouira et Tizi Ouzou), mais sans

PHOTO: EL WATAN

pour autant achever les travaux. L’endroit en question est laissé à l’abandon depuis 2005

n’a suscité aucun intérêt de la part des

autorités. Aucune enquête n’a été ouverte

et

pour situer les responsabilités des uns et des autres sur cette affaire. Le ministre de

il

y a plus de deux décennies.

La situation ne fait que se dégrader

et les habitants assistent, impuis-

Un programme d’aménagement urbain est une urgence

 

la

jeunesse et des sports ayant effectué en

sants, à la déchéance de leur muni- cipalité. Cependant, pour attirer

 

janvier 2013 une visite dans la région, avait,

l’attention des pouvoirs publics, une requête a été élaborée par des membres du mouvement asso- ciatif local et adressée au Premier ministre ainsi qu’aux responsables locaux. Le constat est peu relui- sant. Les rédacteurs de la requête ont tenu à dénoncer l’immobilisme de l’exécutif de wilaya quant à la mise en place d’une politique qui améliorerait le cadre de vie de la

population et permettrait égale- ment de sortir la municipalité du sous-développement. Le cas de la zone d’activités est flagrant ; elle

routes. En plus, des centaines de foyers ne bénéficient pas du gaz naturel et ne sont pas raccor- dés au réseau d’assainissement», indiquent les auteurs de la requête. Le mouvement associatif déplore l’absence de salles de soins dans les villages et le manque d’équipe- ments pour les quelques structures existantes dans ce domaine, no- tamment la polyclinique du chef- lieu communal, qui a ouvert ses portes depuis deux ans, alors que plusieurs de ses services ne sont pas encore opérationnels. Dans

 

la station climatique de Tikjda. Cet atout pourrait donner naissance à un parc zoologique de dimension régionale, voire nationale, avec des espaces récréatifs», relèvent nos interlocuteurs. Ces derniers regrettent le fait que l’amélioration du cadre de vie des citoyens ne semble pas être une préoccupation chez les responsables locaux. Le lancement des travaux d’amé- nagement urbain a été reporté à maintes reprises. Depuis le début de l’hiver, le chef-lieu s’est trans- formé en bourbier, au point que les résidants ne peuvent sortir de chez eux sans se chausser de bottes en caoutchouc. Pour lancer ce projet d’aménagement urbain en mai prochain, comme on l’a annoncé, il faudrait que les entreprises en charge des réseaux d’assainisse- ment et de l’AEP (alimentation en eau potable) achèvent d’abord leurs travaux et remettent tout en l’état. Or, les projets en question ont accusé d’énormes retards avec beaucoup de réserves émises par les services techniques concernés,

lesquelles réserves ne sont pas encore prises en charges, d’où une probable compromission pour le projet aménagement urbain. En outre, selon les auteurs de la requête, ce chef-lieu de daïra est dépourvu d’infrastructures dignes de ce nom et que celles qui existent ne répondent pas aux attentes des citoyens. Dans un autre contexte, ils dénoncent les «pra- tiques bureaucratiques» et autres «tracasseries administratives» qui freinent l’avancée du programme de l’aide de l’Etat à l’habitat rural, tout en relevant que la commune ne dispose pas de marché en fruits et légumes. Ainsi, les commer- çants n’ont pas d’autre choix que d’occuper les trottoirs. «L’anarchie et l’insalubrité règnent en maître ; c’est pourquoi nous souhaitons rencontrer les décideurs afin de discuter le contenu de notre re- quête pour éviter toute action pou- vant engendrer des conséquences négatives», nous dira Djamel Ya- hiaoui, membre du mouvement associatif. Ali Cherarak

à

la question d’El Watan, répondu qu’aucune

opération d’aménagement ne sera effectuée sur ce site. A cette période là, le président du

COA, M. Berraf, n’était pas encore président

de

cette institution sportive.

La position prise par M. Tahmi était alors soutenue aussi par l’ancien wali de Bouira,

Ali Bouguerra, qui avait même proposé un terrain pour accueillir un projet pour la réa- lisation d’une piste olympique à proximité du CNSL de Tikjda. L’on s’interroge donc pourquoi M. Tahmi a changé d’avis en déci- dant enfin d’aménager le site d’Aswel, alors que celui-ci avait coûté déjà 13 milliards de centimes pour rien. Laissée à l’abandon, l’infrastructure est envahie par des troupeaux de bovins qui y paissent. D’aucuns qualifient la décision de Mohamed Tahmi de «suicidaire», d’autant que l’endroit en question n’arrange plus les équipes sportives, tant il est inaccessible durant la période hivernale avec l’amon- cellement des neiges. En plus, le MJS doit absolument tirer des leçons du moment que

été créée depuis plus d’une ving-

taine d’années, mais à ce jour, elle n’est pas opérationnelle. Les jeunes chômeurs qui n’ont de cesse d’attendre l’installation des investisseurs dans cette zone avec l’espoir de décrocher un jour un poste d’emploi, voient par contre leur chance s’amenuiser. Dans les villages, les populations vivent dans de dures conditions. «Nos villages souffrent du manque d’eau potable, dû à la mauvaise distri- bution, et de la dégradation des

a

le domaine de l’agriculture, les membres du mouvement associatif ont soulevé l’absence de projet d’un périmètre d’irrigation à partir du barrage Tilesdit qui pourrait contribuer au développement de plusieurs filières agricoles dans la région. Au volet tourisme, les potentialités de ce secteur dans la commune sont ignorées. «Bechloul dispose en effet d’une superficie fores- tière de plus de 5.000 hectares, située entre le barrage Tilesdit et

le

COA avait échoué dans la réalisation de ce

projet, pour lequel, par ailleurs, aucune en- quête n’a été ouverte. En tout état de cause,

lieu d’abriter une infrastructure sportive digne du nom, la surface est devenue un

au

 

grand réceptacle de troupeaux de bétails qui

 
 

ATH LAÂZIZ

 

y

pâturent.

A.Fedjkhi

 

L’HÔTEL

Les citoyens réclament la régularisation de leurs terres

qui a pu régulariser 500 lots de terrain, a été rappelé par sa direction alors qu’il était prévu de cadastrer l’ensemble des 1.600 parcelles portées au chapitre de terres «inconnues». L’accord passé entre les services concernés et la population pré- voyait la régularisation de 4.300 parcelles qui se trouvent encore dans l’indivision. Ce qui n’a pas été fait. Ainsi, tout en réclamant la poursuite de

L e problème de cadastrage des terres dans la commune d’Ath Laâziz, à 10 km au nord

de Bouira, peine à connaître son épilogue. En octobre 2011, les services du cadastre de la wilaya avaient dépêché un agent pour entamer l’opération de régularisation et d’identification des terres après plusieurs requêtes de la part des propriétaires. Cependant, deux ans après, l’agent,

l’opération cadastrage, les citoyens propriétaires demandent aussi à ce que leurs représentants soient convoqués à une réunion autour du pro- blème avec les services concernés du cadastre.

A

rappeler que la régularisation des parcelles de

terrain par le cadastre permettra à des dizaines

de

personnes dans la commune de bénéficier de

l’aide de l’Etat à l’habitat rural. A.Cherarak

DJURDJURA

REPREND

DU SERVICE

L ’hôtel Djurdjura de Tikejda a enfin

rouvert ses portes. Détruit au début des

années de terrorisme, l’hôtel en question

a

repris enfin du service depuis la fin

 

OFFRE D’EMPLOIS

 

AVIS D’APPEL D’OFRRE DE PRESTATIONS DE SERVICE

décembre de l’année écoulée. Le ministère de tutelle a alloué, en guise

réhabilitation de ce joyau architectural,

de

Postes à pourvoir :

une enveloppe de plus de 20 milliards de centimes. L’hôtel Djurdjura, doté d’une soixantaine de chambres (120 lits), renferme une pis- cine, un espace de relaxation, un sauna et un grand restaurant. Entourée de cèdres, cette infrastructure touristique de haute

montagne offre et garantit du calme total et

(01) Spécialiste en maintenance, équipements industriels de la céramique (01) Infographe (01) TS ou DEUA en droit juridique (04) TS DEUA Electromécaniciens (01) TS ou DEUA bureaux méthodes (01) Chef de production de la céramique -Expérience minimale de trois années souhaitée. Tél : 024.84.02.46 / 024.84.02.48 Fax : 024.84.02.47 Email : recrutement.ceramique@gmail.com

«Transport du personnel»

Les transporteurs publics de voyageurs disposant de véhicules récents de plus de 25 places, intéressés par la présente offre, sont invités à se présenter au siège de l’entreprise, service de l’administration dans un délai de 10 jours, à compter de la publication de cet avis, pour le retrait du cahier des charges.

un

tant attendue de cet hôtel par les touristes

repos des plus apaisants. La réouverture

Tél : 024.84.02.46 / 024.84.02.48 Fax : 024.84.02.47 Email : recrutement.ceramique@gmail.com

et

les sportifs affluant en tout temps vers la

station climatique de Tikjda, augmentera la

fréquentation du centre national des sports

   

et

loisirs (CNSL) du même lieu. A. Fedjkhi

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 12

S elon la directrice de la Culture de la wilaya d’Oran, Mme Rabia Moussaoui, une
S elon la directrice de la Culture de la wilaya d’Oran, Mme Rabia Moussaoui, une
S elon la directrice de la Culture de la wilaya d’Oran, Mme Rabia Moussaoui, une
S elon la directrice de la
Culture de la wilaya
d’Oran, Mme Rabia
Moussaoui, une carte de repé-
rage des vestiges, des sites et
des monuments historiques est
en cours d’élaboration avec le
concours de l’ensemble des
services et directions concer-
nés par la culture et la préser-
vation du patrimoine. Cette
opération, la première à être
lancée à partir d’Oran, va per-
mettre au département local de
la culture d’établir un état des
lieux ainsi qu’un recensement
avec un fichier- répertoire de
l’ensemble de ces sites histo-
riques. Selon le responsable
de l’Office en charge des ves-
tiges historiques, il existe un
total de 600 vestiges qui sont
éparpillés à travers l’ensemble
de la wilaya, dont quelque
200 uniquement dans la com-
mune d’Oran et d’autres à tra-
vers les communes du littoral.
Parmi ces vestiges construits
durant les présences romaine,
espagnole, turque et française,
une quinzaine de monuments
qui, malgré leur classement
et leur protection depuis les
années 50, sont dans un état
de dégradation très avancée
et nécessitent des travaux de
rénovation ou de restauration
Vue sur Santa Cruz
comme par exemple le Palais
du Bey d’Oran, la Mosquée
du Pacha, le Caravansérail, la
mosquée iman Sidi el Houari,
la Porte d’Espagne, la Pro-
menade de Létang et d’autres
sites encore. Lors des tra-
vaux de la dernière session
de l’APW, il a été question de
l’état actuel des salles de ciné-
ma, au nombre de trente-deux,
qui avaient fait à l’époque la
fierté la ville d’Oran et des
fans du 7 ème Art. Aujourd’hui,
L’APC DE SIDI CHAHMI SANS
TÉLÉPHONE POUR DÉFAUT DE
PAIEMENT
Le téléphone fixe de l’APC de Sidi
Chahmi ne répond plus, depuis plus de
huit mois, selon certains employés de
cette administration communale. La
raison n’est autre qu’une coupure
opérée par Algerie Telecom pour…
défaut de paiement de plusieurs
factures et dont le montant n’a pas été
révélé par notre source. La mairie, dont
les subventions acquises durant
l’année 2013 se comptent par centaines
de millions de dinars au moment où elle
enregistre à l’instar d’autres
administrations étatiques des entrées
substantielles dans sa trésorerie, est
coupée du monde extérieur. Devant cet
état de fait, les responsables
administratifs, les élus ainsi que les
techniciens se voient obligés de
communiquer avec leurs partenaires
lits.
par téléphone mobile interposé. L’autre
outil de travail qui n’est autre que le fac
similé (fax) est coupé lui aussi du fait
que ce mode de communication écrite
ne peut fonctionner qu’avec une ligne
téléphonique.
A. Bel.
16 HÔTELS RÉCEPTIONNÉS AVANT L’ÉTÉ
Les chantiers de construction
d’infrastructures hôtelières en cours au
niveau de la wilaya d’Oran aboutiront,
d’ici le début de la saison estivale 2014,
sur la réception de 16 unités implantées
principalement dans les daïras d’Oran
et Aïn Turck. C’est ce qui a été indiqué
de sources proches de la direction de
tutelle, ajoutant que des inspections
de la direction de tutelle, ajoutant que des inspections ORAN INFO PHOTO : DR on dénombre

ORAN INFO

de tutelle, ajoutant que des inspections ORAN INFO PHOTO : DR on dénombre uniquement trois salles

PHOTO : DR

on dénombre uniquement trois salles de cinéma : «Maghreb» (ex-Régent), «Es-Saada» (ex- Colisée) et la Cinémathèque qui sont encore debout et tiennent bon, grâce à la «per- fusion» sous forme de subven- tion annuelle, qui est octroyée par la direction de la Culture à l’occasion du Traditionnel Festival Annuel d’Oran du Film Arabe (FOFA). Un docu- mentaire a été projeté à cette occasion sur la situation de ces

salles qui ne gardent à présent que leur enseigne, surtout celle du «Marhaba» (ex-Escurial), en plein cœur de la ville, qui est devenue au fil du temps un véritable dépotoir. L’on saura que ces salles de cinéma, dont la gestion relève de l’APC et une grande partie louée à des particuliers qui les ont trans- formées, vont être rattachées, à partir de cette année, au département de la Culture. Tegguer Kaddour

A. Y.

conformément au plan local d’organisation de la Protection civile. Il s’agit de Cheitabo et Braya pour lequelles d’autres unités sont implantées à leur proximité (moins de trois kilométres). Pour ce qui est de l’opération de formation des personnes aux premiers secours, qui a été lancée, pour la première à partir d’Oran, le Colonel a relevé que celle-ci qui, est à sa troisième année, a connu un engouement et un succès auprès de la population. A ce jour, quelque 6 000 jeunes et autres personnes ont reçu des cours de formation pour intervenir au

titre des premiers secours.

T. K.

905 CAS DE COUPS ET BLESSURES ENREGISTRÉS EN 2013 AU CHU 905 cas de coups et blessures volontaires (CBV) ont été enregistrés au service des Urgences Médico- Chirurgicales (UMC) durant l’année 2013, a indiqué le chargé de communications du Centre Hospitalo- Universitaire, Docteur Benzerdjeb (CHUO). Un chiffre en augmentation de 30%, comparativement à l’année 2012 où 629 cas seulement ont été enregistrés, ajoute notre interlocuteur. La dernière victime d’agression par un objet contondant (tournevis), survenue au cours de la semaine écoulée, vient de succomber à ses blessures. Ces victimes sont généralement présentées aux urgences à partir de 17 heures, en période hivernale. En été, précise-t-il, c’est entre 19 heures, minuit et quatre

heures du matin.

H. S.

CULTURE

Une carte pour le repérage des monuments d’Oran

Cette carte permettra au département local de la Culture d’établir un état des lieux ainsi qu’un recensement avec un fichier-répertoire de l’ensemble de ces sites historiques.

de l’ensemble de ces sites historiques. EN BREF sont effectuées régulièrement par les mêmes

EN BREF

sont effectuées régulièrement par les mêmes services sur les chantiers afin de s’assurer du respect des normes de réalisation de ce genre de constructions mentionnées sur les cahiers des charges approuvés à cet effet, ainsi que les services fournis aux futurs clients. Il y a lieu de rappeler que la capitale de l’Ouest compte actuellement un peu plus de 150 infrastructures hôtelières toutes catégories confondues et avec la mise en service des unités en cours de réalisation, il y aura 170 hôtels à Oran, opérationnels d’ici le mois d’août de l’année en cours, avec une capacité d’accueil globale dépassant les 2 000

7 UNITÉS DE PROTECTION CIVILE BIENTÔT RÉCEPTIONNÉES 7 nouvelles unités d’intervention relevant de la Protection civile seront réceptionnées à partir de mars 2014 à travers l’ensemble du territoire de la wilaya d’Oran, a indiqué, lors des travaux de l’APW, le Directeur de wilaya, le Colonel Ferroukhi. Ce nouvel apport important en structures d’interventions, a indiqué le responsable, viendra ainsi dès 2014 compléter et renforcer les 31 unités qui sont opérationnelles au niveau des 26 communes de la wilaya. Elles vont constituer une ceinture de lutte et des interventions contre les incendies de forêts, notamment dans les localites boisées et à risques durant chaque saison estivale. Seulement deux localités ne sont pas dotées actuellement d’unités d’intervention

sont pas dotées actuellement d’unités d’intervention DOCUMENTS ADMINISTRATIFS PLUS DE 2 MOIS D’ATTENTE POUR
sont pas dotées actuellement d’unités d’intervention DOCUMENTS ADMINISTRATIFS PLUS DE 2 MOIS D’ATTENTE POUR

DOCUMENTS ADMINISTRATIFS PLUS DE 2 MOIS D’ATTENTE POUR OBTENIR UN PASSEPORT

L es citoyens ayant constitué leurs dossiers de passeports biométriques doivent faire preuve de patience pour les

retirer. En effet, ils sont dans l’attente depuis plus de 2 mois pour espérer enfin obtenir leurs documents de voyage. On affirmait pourtant, à grands coups de tapage médiatique, que des facilitations étaient effectives sur le terrain, comme la suppression de l’enquête de police et autres documents jugés inutiles. En fait, si l’accueil des citoyens s’est nettement amélioré ainsi que les délais pour les rendez-vous qui ont été ostensiblement réduits, c’est l’obtention du passeport dans un délai raisonnable qui s’avère être le point noir. «J’ai constitué, depuis le mois de septembre, mon dossier mais, à ce jour, on ne me l’a toujours pas remis», se plaignait une dame qui aspirait accomplir une omra et qui était venue en compagnie de sa fille pour se renseigner sur son cas. D’autres citoyens, à l’instar d’un septuagénaire, sont en attente également depuis plusieurs semaines de leurs documents de voyage. En ce jour de réception, le chef de cabinet de la daïra, pourtant submergé par les demandeurs de logements sociaux, nous renseigna néanmoins sur cette situation. Une situation dont il admet le retard dans la délivrance des passeports mais qu’il impute cependant à la centrale du service biométrique d’Alger qui en serait, selon lui à l’origine de ce long retard. Ce responsable invite donc les citoyens à faire preuve de patience car, rassure- t-il, cette situation, qui est indépendante de la daïra de Bir El Djir ni propre à elle, n’est que conjoncturelle. La solution interviendra nécessairement, conclut-il. Hadj Sahraoui

ARZEW

UN BUDGET POUR RENFORCER LE PORT DE PÊCHE

PHOTO : DR
PHOTO : DR

D ans le cadre du programme de développement des infras- tructures maritimes et portuaires, 5 milliards de centimes

ont été débloqués pour l’abri de pêche du port d’Arzew. Cette opération, scindée en trois phases, permettra en particulier de préserver le patrimoine existant, d’étendre les capacités d’accueil du port et d’augmenter la production halieutique. Parmi les actions envisagées : le dragage du bassin, aujourd’hui ensablé ou englouti par la vase et autres détritus ; conforter les quais et faire des extensions pour faire face à l’exiguïté. Il est aussi prévu la rénovation du réseau des eaux, du système anti-incendie et la réalisation d’un département pour les marins. Une étude a été lancée pour l’élargissement du bassin. L’étude sera achevée dans quatre mois. Les opérations de réhabilitation concerneront aussi le confortement de la jetée. Par ailleurs, une grande opération d’évacuation des embarcations de pêches vétustes et abandonnées sera lancée au niveau des deux ports d’Oran et d’Arzew. L’opération va toucher près de 150 embar- cations dont la majorité est défectueuse et, depuis de longues années, abandonnée par leurs propriétaires. Cette situation a transformé certains endroits des ports de pêche en vrais cime- tières pour ces épaves immobilisées, alors que des pêcheurs en plein exercice, notamment ceux ayant investi dans le cadre des crédits Ansej ou CNAC, continuent à peiner quant à trouver un lieu d’accostage de leurs barques et bateaux, notamment pen- dant les périodes d’inactivité (repos) ou pendant la période de reproduction du poisson (repos biologique). Zekri S.

El Watan

Bureau

d’Oran

Rédaction Téléphone/fax :

041 41 59 46 Publicité : 05 61 67 07 80

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 12

U ne partie des 171 400 abonnés de l’Algérien- ne des Eaux de Sétif n’honore
U ne partie des 171 400 abonnés de l’Algérien- ne des Eaux de Sétif n’honore

U ne partie des 171 400

abonnés de l’Algérien-

ne des Eaux de Sétif

n’honore pas les facteurs d’eau consommée. La manière de faire des clients met à mal les finances de l’entreprise. Celle-

ci boucle l’exercice 2013 avec

un manque à gagner de 560 millions de dinars. Un tel mon- tant n’est pas loin des 662,75

millions de dinars, chiffre d’af- faires réalisé l’année dernière. Pour le recouvrement de ces importantes créances, des ac- tions ont été engagées par les responsables de l’entreprise ayant enregistré l’exercice der- nier pas moins de 8809 fuites d’eau et autant d’interventions. Ce point a influé négativement sur la distribution qui a connu d’innombrables perturbations. Celles-ci ont agacé le consom- mateur qui n’a pas été informé.

Ce paramètre a, d’après le direc-

teur de zone, Mourad Amroune, occasionné des désagréments et

un énorme manque à gagner. Et

d’expliquer: «La vétusté du ré- seau ainsi que d’autres facteurs sont à l’origine de ces 8809 fuites qui ont été difficilement

N e voyant rien venir, des opérateurs économiques ayant déposé des projets

d’investissements depuis plus de trois ans, montent au créneau. Ne mâchant pas leurs mots, ces investisseurs qui ne savent à quel saint se vouer, n’exigent ni plus ni moins qu’une commission d’enquête en mesure de

lever le voile sur certaines attributions. «On

a comme l’impression que nos responsables

ne sont plus sur la même longueur d’ondes, puisque les instructions du gouvernement, ne ménageant aucun effort pour faciliter la tâ- che aux investisseurs, ne sont pas appliquées par les responsables censés les appliquer. Même les élus locaux que nous sollicitons font non seulement la sourde oreille mais ne lèvent même pas le petit doigt pour donner un coup de pouce à des opérateurs n’étant autres

que leurs propres électeurs. Déposé depuis 2010, un centre sportif devant être réalisé selon les standards internationaux, n’obtient, quatre ans après, aucune réponse. Nos diver- ses démarches n’ont pas obtenu les résultats exemptés», souligne, non sans une certaines amertume, un investisseur dans l’expectative

à l’instar d’autres opérateurs exaspérés. «Il

faut se mettre à côté de la cocotte pour être bien servi. L’ouverture d’une enquête sérieu-

se devant mettre à nu les dépassements et les

attributions pour ‘services rendus’ s’impose plus que jamais. On ne peut pas devenir du

jour au lendemain industriel ou homme d’af- faires. Mais un tel changement est monnaie courante à Sétif où tout est possible. Nous

interpellons les pouvoirs publics pour mettre

la lumière sur les hectares attribués à Chouf

mettre la lumière sur les hectares attribués à Chouf PHOTO: EL WATAN de l’entreprise qui devra
mettre la lumière sur les hectares attribués à Chouf PHOTO: EL WATAN de l’entreprise qui devra

PHOTO: EL WATAN

de l’entreprise qui devra désor- mais prendre en charge la régie de six nouveaux chefs-lieux de daïras (Salah Bey, Béni Aziz, Babor, Djemila et Guenzet), n’a pas voulu occulter la ques- tion des ressources qui fait défaut. «En sus du problème des créances et fuites, la ressource (l’eau s’entend) n’a pas évolué

ufs.»

EL OURICIA

LES ROUTES

localité.

SÉTIF INFO

ufs. » EL OURICIA LES ROUTES localité. SÉTIF INFO 2 3 A C C I D
ufs. » EL OURICIA LES ROUTES localité. SÉTIF INFO 2 3 A C C I D

23 ACCIDENTS EN UNE SEMAINE

L a première semaine de la nouvelle année n’a pas été de tout repos pour les agents de la Protection

civile de la wilaya de Sétif. Vingt-trois (23) interven- tions effectuées pour répondre aux appels de secours

suite à des accidents de la circulation, dont 3 mortels, ont été enregistrées à El Eulma. Ces carambolages ont causé la mort à trois personnes et fait 23 blessés. Pour le premier accident mortel, survenu le 3 janvier, les éléments de la Protection civile sont intervenus pour

le transport d’une victime fauchée par un véhicule de

marque Chevrolet Sail, sur l’autoroute A1, non loin de

la cité Boukhabla.

Quant au deuxième, il a eu lieu le 4 du même mois où un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été violemment renversé par une Citroën Berlingo, au moment où il tentait de traverser le CW 171, au lieudit Sidi Sghir (commune de Bazer Sakhra). Le dernier est survenu le 5 janvier, où un quadragénaire traversant la voie ferrée au niveau de la cité Bourefref, n’a pu

échapper à son destin : percuté de plein fouet, il décè- dera sur place. La Protection civile, vite rendue sur les lieux, n’a pu que constater le décès et évacuer le corps

à la morgue de l’hôpital Saroub El Khatir. Une enquête

a été ouverte pour déterminer les responsabilités dans

ce drame. Notons, par ailleurs, que la majorité des accidents est due essentiellement à l’inobservation des règles du code de la route. Dounia B.

EL EULMA

DES QUARTIERS SANS RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT

L es quartiers du côté Est de la ville d’El Eulma délimités par la RN 5 et le stade Messaoued Ze-

ghar, plongent dans l’insalubrité publique, résultat de multiples agressions occasionnées au cadre de vie, sans que cela fasse réagir les responsables locaux. Le phénomène le plus frappant de ce côté de la ville est l’absence d’un réseau d’assainissement des eaux usées. Les citoyens creusent des trous anarchiquement afin de se débarrasser des eaux usées domestiques. Ce manque n’est pas sans générer des problèmes d’insa- lubrité et de graves nuisances. Les odeurs des immondices et des eaux usées ne ces- sent de polluer le cadre urbain. Et le risque d’appari- tion d’une catastrophe sanitaire est de plus en plus pré- sent. Les fuites d’eau, émanant des puits de certaines maisons, sont également un fléau omniprésent dans la ville. Notons, par ailleurs, que les services concernés ont été alertés à plusieurs reprises, en vain. Le pro- blème demeure posé. Benabdallah A.

K. B.

B. A.

GUELTA ZARGA

MECHTA AÏN SIDI MESSAOUED AUX OUBLIETTES

M echta Aïn Sidi Messaoued, relevant de la com- mune de Guelta Zarga, est peuplée de quelque

3000 habitants vivant dans des conditions précaires.

Ce village enregistre un manque criant en commo-

dités. A l’exemple du manque criard de l’éclairage public, lequel réduit à néant la visibilité dans certains endroits et encourage ainsi d’autres groupes à y élire domicile. En effet, plusieurs vols de cheptel et de ma- tériel agricole ont été enregistrés dans cette zone ru- rale. L’absence prolongée d’eau potable est l’autre tare de ce village. Pour s’approvisionner en cette denrée qui se fait rare, les citoyens usent des moyens les plus primitifs. Sans parler du réseau routier, où toutes les routes se trouvent dans un état déplorable. Les chaus- sées sont à la limite de la praticabilité avec des trous béants, des crevasses et autres «cratères». Les rues

et ruelles se transforment en étangs et marécages dès

les premières averses. Il est vraiment difficile pour les automobilistes et les piétons de se déplacer sans être obligés de slalomer dangereusement entre les trous. Une telle situation a rendu le ramassage scolaire très difficile, voire impossible. Notons que les citoyens ne sont pas restés les bras croisés pour réhabiliter les rou- tes de leur village avec leurs propres moyens. B. A.

L’ALGÉRIENNE DES EAUX

Un manque à gagner de 560 millions de dinars

L’entreprise, qui a engagé des actions pour le recouvrement des ses créances, fait face à un réseau vétuste et une régression des ressources hydriques.

vétuste et une régression des ressources hydriques. À cause des fuites, 8 250 000 m 3

À cause des fuites, 8 250 000 m 3 d’eau ont été perdus en une année

réparées dans bon nombre de cas et d’endroits. Une telle

situation a engendré une perte sèche de 8 250 000 m 3 d’eau, perdus dans la nature. Nous

devons tout entreprendre pour éviter la perte d’un tel volume pouvant satisfaire les besoins d’une grande partie de la wi- laya.» Le premier responsable

depuis le début des années 1990 alors que la wilaya connaît une expansion extraordinaire. La consommation du produit a été démultipliée d’autant plus que la population augmente sans cesse. Nous ne pouvons dans pareilles conditions, répondre à une forte demande. En dépit de ces aléas, on arrive à gérer», précise notre interlocuteur. Il convient par ailleurs de souli- gner que l’opération de réhabi- litation du réseau de la ville de Sétif fait du surplace depuis de longues années. Les canalisations d’une lon- gueur de 180 km de 32 quartiers ne sont toujours pas remplacées. Pour certains initiés, les len- teurs bureaucratiques sont les premières causes du blocage de l’opération. Réalisée, nous dit-on, en 2009 par le bureau d’étude français SAFEG, une étude relative à la rénovation du réseau précité n’est toujours pas concrétisée, au grand regret de la population de nombreux quartiers de l’antique Sitifis ne voyant l’eau qu’une fois tous les deux ou trois jours. Kamel Beniaiche

CALPIREF

Des investisseurs demandent une commission d’enquête

Lekded, El Hidhab, les zones industrielles de Sétif et El Eulma où des poches ont été ces derniers temps attribuées dans une grande opacité. On doit en outre mettre la lumière sur le non-respect de l’ordre chronologique du dépôt des dossiers qui peuvent, pour

certains, moisir des années. Le traitement à la carte des dossiers de ces investisseurs

première classe a pris la tangente durant les derniers mois de l’année écoulée. Proposés depuis des lustres, mes divers projets sont, pour on ne sait quelle raison, ignorés. Nous n’avons rien contre les créateurs d’emploi et de richesse qui ont concrétisé leur projet ayant engendré une prévalue, mais on ne peut admettre et accepter les attributions inscrites dans le chapitre donnant-donnant», tempête un homme d’affaires à bout de nerfs. «Connue pour ses produits n’ayant rien à en- vier au ‘made in’, l’entreprise qui obtient une assiette devant accueillir un grand complexe industriel est, quelque temps après, dépossé- dée ou déclassée, c’est selon. La loi du plus fort a, eu une fois de plus, le dernier mot», tonne un autre patron employant plus de 250

agents. Contacté, un fonctionnaire connais- sant bien le dossier a bien voulu éclairer nos lanternes : «Le coup de gueule de bon nombre

d’investisseurs est justifié d’autant plus que l’étude de certains dossiers a manqué ces derniers temps de transparence. Pour mettre un peu d’ordre, le nouveau wali a provisoire- ment suspendu les réunions du Calpiref pour permettre aux différents services de régula- riser les situations administratives des béné-

ficiaires d’une assiette dans les 10 nouvelles

zones industrielles qui ne sont pas, hormis

celles d’Aïn S’fiha, Aïn Oulmene et Guelta- Zerga, prêtes à accueillir les investisseurs qui s’impatientent à juste titre, sachant qu’on a inexplicablement mis la charrue avant les bœ

IMPRATICABLES Les routes et ruelles de la commune d’El Ouricia sont impraticables. L’absence totale d’entretien

IMPRATICABLES

Les routes et ruelles de la commune d’El Ouricia sont impraticables. L’absence totale d’entretien accentue la dégradation du réseau routier de la localité traversée par la RN9 reliant Sétif à Bejaïa. Les citoyens qui en souffrent quotidiennement, ont saisi à maintes reprises les autorités mais leurs requêtes sont restées sans suite. En outre, les habitants de la commune attendent toujours le raccordement de leurs foyers au réseau du gaz naturel. Ces derniers interpellent les services compétents en vue d’intervenir pour prendre en charge leurs légitimes doléances. «Sollicités à moult reprises, les responsables concernés affichent inexplicablement un silence radio. Une telle position empoisonne le vie aux citoyens qui ne comprennent pas», diront, outrés, des habitants de la

PHOTO : H. LYES

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 13

PORTRAIT

MOHAMED ALI ALLALOU. Animateur radio, directeur artistique

«La radio a besoin du son de la rue»

«C’est pas dur la politique comme métier. Tu fais quatre ans de droit et tout le reste de

travers.»

Coluche

Par Hamid Tahri

P arfois extravagant, MohamedAli Alla- lou a une façon bien à lui de converser avec toujours des éclats de rire pour ponctuer une phrase ou un fait vécu. Voilà presque vingt ans qu’il a quitté

la radio. Mais il en parle comme si c’était hier lorsqu’il promenait sa silhouette d’athlète sur les plateaux ou dans les studios de la radio pour animer des émissions qui sont restées bien ancrées dans les esprits parce que novatrices et sortant du moule officiel. Tour à tour, hilare et sérieux, parfois insolent, Allalou faisait un pied de nez magistral aux convenances. C’était les années dif- ficiles au début de la décennie noire où Mohamed Ali animait des émissions phare à la Chaîne III. Avec le sens du culot et du boulot, Allalou ne se présente pas comme un trublion, mais comme un journaliste de terrain à l’écoute des autres. C’était chez lui une obsession, un rêve sans cesse renou- velé : animer des émissions en allant à la rencontre de la rue et des gens. A le voir ou l’écouter, Allalou donne l’impression d’aller au-delà de certaines limites. Provocation ? «C’est sa manière de parler comme tous les Algé- riens, nerveuse et impulsive. Ce n’est pas calculé encore moins du marketing, Allalou est naturel. Il taquine peut-être ses interlocuteurs, mais ne provoque pas», témoigne son ami Abderrahmane Lounas qui le connaît mieux que quiconque. Allalou nous dresse son CV. «Je suis né le 30 mars 1954 à Saint Eugène, mais en fait j’ai décidé de renaître à Kenadsa le 31 septembre 1979. Pour- quoi ? Parce que j’ai été atteint d’une tuberculose pulmonaire à l’Institut de technologie agricole de Mostaganem où je poursuivais mes études. Je pensais que j’allais mourir, et c’est le professeur Chaulet, à qui je suis extrêmement reconnaissant, qui m’a sauvé. Il m’avait conseillé d’aller habiter dans un endroit sec. Et comme j’avais mon oncle Lounès qui résidait dans cette belle contrée du sud-uest algérien, je n’ai pas hésité un instant. Je l’ai contacté et il m’a accueilli chez lui où j’ai séjourné pendant une année, le temps de ma convalescence.»

UNE FAMILLE MODESTE «Ce qui m’a impressionné à Kenadsa, au-delà de la beauté du paysage, c’est qu’il y avait au moins un instrument de musique dans presque chaque demeure. C’est, je pense, ce qui a ins- piré quelques années plus tard le personnage de Cheikh M’hamed que j’ai campé dans mes émissions.» Mohamed vécut à Saint Eugène, mais comme son père était recherché par la police pen- dant la guerre, sa famille trouva refuge à Climat de France. «Des images d’enfance furtives surgissent dans ma tête comme ces tirailleurs sénégalais qui tiraient en direction du Groupe Taine, un ensemble d’immeubles ou encore les youyous et le bruit des casseroles qui fusaient des maisons où le slogan Algérie algérienne revenait sans cesse, repris en chœur par la population. On habitait dans un espace réduit qui faisait office de salon d’essayage de la boutique de tailleur que tenait mon père. C’était l’extrême promiscuité, mais ne dit-on pas que l’étroitesse est dans les cœurs.» Ce n’était pas le paradis mais pas encore la misère… Mohamed Ali raconte avec un humour non dissimulé la posture de son père moudjahid qui, au-lendemain de l’indépendance, se résigna à attendre que le nidham lui affecte un appartement qui ne viendra jamais. «Il a fallu que ma mère investisse sans en référer à personne un deux pièces à Bab El Oued.» C’est là que Mohamed Ali passa son enfance, connut son ami de toujours Youcef Redjimi, artiste polyvaillant et polyvalent qui l’accompagnera plus tard dans la fameuse émission «Sans pitié», qui fera fureur en mettant face-à-face un prof d’arabe rigide, conservateur et intolérant, et un autre décontracté usant d’un langage moins châtié et compris de tous. Mohamed Ali fera ses classes

châtié et compris de tous. Mohamed Ali fera ses classes à l’école Léon Roche et au

à l’école Léon Roche et au lycée Okba de Bab El

Oued jusqu’en terminale. «J’avais raté mon bac et ma tante, grâce à ses connaissances, m’a fait re- doubler au lycée El Mokrani où j’ai connu la Hight Society. Les belles filles, les belles tenues et les beaux parfums, un autre monde pour moi.» Puis

vint le service national à Aïn Turk, que Mohamed passa sans encombre dès lors qu’il n’eut pas trop à se dépenser : «La plage, la drague et le soir j’étais DJ. C’est là que j’ai touché à l’animation. J’étais payé en liquide ! Et noté vin sur vin !» Pendant cette période, Mohamed Ali s’est mis à l’écriture et consignait ses réflexions qu’il a soumises un jour à son oncle, journaliste de renom, Mokdad Halim, spécialiste des reportages avec l’espoir de l’intégrer dans le métier. «Mais il a décelé en moi une autre vocation, celle d’animateur radio.

Il m’a introduit auprès du directeur général de

la radio de l’époque, Rachid Boumediène, qui m’avait bien reçu en me mettant à l’essai. Tout est parti de là. On m’avait demandé, ce qui relevait du défi, d’aller interviewer l’écrivain et poète Abderrahmane Lounas qui ne recevait per- sonne – j’ai réussi ce pari. Ma première émission ‘‘Contact’’ avec Aziz Smati date de 1980.» Les émissions se caractérisaient par la fraîcheur,

l’insolence à travers un arabe parlé courant et non l’arabe châtié somnifère que peu d’auditeurs com- prenaient. Même le français n’était pas accessible

à la majorité. «Les contraintes du terrain ont voulu qu’on parle normalement, ce langage est rentré à

la radio, on avait cassé un tabou et on pouvait rire

de l’humour du terroir si vrai, si spontané. Ça, ce n’est que le terrain qui peut vous les offrir !» Et puis les thèmes choisis puisaient directement

dans le quotidien des auditeurs. «Avec mon nagra (magnétophone), je faisais les rues d’Alger. En voyant une femme enceinte, dans l’attente intermi- nable d’un taxi, je la vois mal à l’aise. Elle invoque l’absence de toilettes publiques à Alger et la dif- ficulté pour une femme de se soulager. Ce thème,

a priori inabordable, a été traité. Mais le drame,

c’est que rien n’a changé ; allez trouver en 2014 des WC publics à Alger !» Allalou a aussi tâté le cinéma, domaine qu’il ne connaissait pas. Un jour, en1994, Chouikh, réalisateur, est venu le voir pour jouer dans Youcef dont voici le synopsis : grave- ment blessé à la tête, Youcef a été interné dans un asile psychiatrique à la fin de la guerre d’Algérie.

Pour lui, le temps s’est arrêté en 1960, et il se croit toujours prisonnier de l’armée française. Il finit par s’évader et après une longue traversée du désert découvre, terrifié, l’Algérie contemporaine. Ses frères du FLN ont sombré dans la corruption ou dans l’intégrisme religieux. Les colons français sont partis depuis longtemps, ayant laissé la place à un gouvernement plus insidieux encore. Youcef va dès lors se mettre en tête de faire sa propre révo- lution. «J’ai lu le scénario et ça m’a plu d’emblée. Ce qui est extraordinaire, c’est un peu l’histoire de Boudiaf. Le film était mal tombé en plein terro- risme. Pour exemple, au cinéma Plaza de Bab El Oued, il n’y avait que 3 ou 4 spectateurs ! Ce film n’a pas eu de vie et c’est dommage ! C’était quand même une expérience», résume Mohamed Ali qui se satisfait du succès de l’émission télé concoctée

avecAziz Smati Rokroky.

UNE VOCATION EST NÉE Invité au festival du film de Berlin en1994, Mohamed Ali apprend qu’on avait tiré sur son

ami Aziz à Chéraga. «Je me rappelle, c’était le 14 février, journée des amoureux. On pensait qu’il était mort, on m’avait conseillé de ne pas rentrer

à Alger, c’est comme ça que j’ai rejoint directe-

ment Paris où j’ai vécu dans un appartement sur l’île Saint Louis. C’est là qu’on se rencontrait. Il y avait Dilem, M me Doudoune, Khalida Toumi,

Rachid Taha. Dans cet appart, parfois on pleu- rait, parfois on se racontait des blagues. On se

donnait la main pour ne pas se sentir seuls. Et parfois même des youyous fusaient de cet endroit. Peut-être pour la première fois dans ce quartier

cossu et paisible. Bref, on avait créé une île algé- rienne dans l’île !» Clandestin pendant deux ans, Allalou a exercé à Radio Nova qui lui a permis d’obtenir ses papiers. «C’est une chaîne super branchée. Ce qui m’intéressait, c’était de parler de l’Algérie ! Mais ce n’était pas évident. Comme l’éditorial ne m’intéressait pas, j’ai trouvé une

autre radio appelée Radio Maghreb qui, visible- ment, n’était là que pour encaisser les subven- tions de l’Etat. Mais grâce à la radio, j’ai appris

à connaître la situation dramatique de certains

de nos ressortissants qui vivent amèrement le décalage avec leur progéniture.» A Radio Orient, Allalou dénoncera le racisme ordinaire qui prévaut dans cette chaîne où les propriétaires libanais

Vieillir, c’est passer de la passion à la compassion

regardent de très haut de manière méprisante leurs employés, surtout algériens. Au Cabaret Sauvage, où il travaille toujours en tant qu’intermittent, Allalou y trouve une pré- caire stabilité après avoir bossé quatre années à Radio Soleil tenue par des Tunisiens, mais qui n’en menait pas large : «J’ai tenu parce que j’étais régulièrement payé.»

LA RADIO, C’EST LA RUE C’est grâce à sa force de conviction que Allallou, qui a égrené tout au long de sa carrière un chapelet d’émissions «culte», voit sa carrière prendre de l’ampleur. Il ne s’est pas bercé d’illusions, sans jamais se résigner. Il eut même des coups de gueule comme lorsqu’en 1988, n’acceptant pas la censure qui lui a été imposée par la direction, il n’eut d’autre alternative que de claquer la porte. C’était quelques semaines avant les événements d’Octobre 1988 auxquels, tient-il à le préciser, il a participé à Bab El Oued. «Il s’agissait d’un reportage et d’une interview de Fellag. Entre la compromission et le départ, j’ai préféré partir.» Mais quelques semaines plus tard, le même direc- teur lui propose de revenir. «J’ai accepté et c’est là que j’ai fait ‘‘Sans pitié’’, puis un vrai-faux journal avec ‘‘Kamendja’’. Enfin, un duo d’enfer avec Redjimi dans une satire très significative, parodiant la manière d’enseigner la langue arabe classique. Nous avons été chercher les mots arabes qui prêtent à confusion pour un débat fort intéressant avec les auditeurs. L’humour aidant, le succès a été total.» L’exil en France, comme tous les exils est douloureux. Au cours d’une virée au bled, Allalou, en coordination avec notre confrère Mustapha Bendfodil, concocte «Alger Noormal»

une plongée, plutôt un florilège de vies algéroises racontées avec tendresse et émotion par des artistes et des gens simples issus de milieux divers. Entre- temps, Alger mon amour, fresque musicale dont il a été le directeur artistique fait un tabac. «L’idée est venue lors d’une discussion avec Baâziz. Il fallait faire quelque chose de fort. L’argent collecté devait revenir à la fondation Belkhenchir. Le pro- ducteur, un gros requin, sort d’abord 5000 CD, à titre unique, puis sort l’album complet de Baâziz qui comprend la chanson en question. Le pro- ducteur s’est tapé tout le fric. C’est une véritable escroquerie !» Allalou estime que si physiquement il est de l’autre côté de la Méditerranée, «dans ma tête, je suis ici. Facebook me rapproche davantage de mon pays.» Reviendra-t-il un jour pour renouer avec sa passion ? «Si je reviens, c’est pour fonder une véritable radio, pour apprendre aux jeunes d’aller sur le terrain, car la radio a besoin plus que

tout du son de la rue.»

H. T.

htahri@elwatan.com

PARCOURS

Journaliste animateur à la télé,

Mohamed Ali Allalou est né en mars 1954 à Saint Eugène (Bologhine). Il voulait être journaliste dans la presse écrite, mais son oncle Mokdad Halim, rédacteur en chef à

l’époque, l’oriente vers la radio. Bon choix puisque Allalou se distinguera dès 1980 dans ce créneau aux côtés de son compère AzizSmati. A son compteur, des émissions à grande audience, «Contact», «Sans pitié» notamment, qui révolutionnent les ondes. Au milieu des années 90, en plein terrorisme, Allallou s’exile en France où il vit toujours en exerçant son métier par intermittence.

Il rêve de fonder une grande radio où il apprendra aux jeunes le travail sur le terrain pour tâter le pouls des gens. Allalou est marié et père de 2 enfants.

El Watan - Jeudi 9 janvier 2014 - 15

INTERNATIONALE

PROCÈS DU PRÉSIDENT DÉCHU MOHAMED MORSI

Une seconde audience reportée sur fond d’agitation

Le procès de l’ancien président Mohamed Morsi, qui devait reprendre hier au Caire, a été ajourné au 1 er février Une dizaine de ses partisans ont toutefois manifesté devant le tribunal, avant d’être poursuivis et arrêtés par les forces de l’ordre.

poursuivis et arrêtés par les forces de l’ordre. De jeunes étudiants, fervents défenseurs de Mohamed Morsi,

De jeunes étudiants, fervents défenseurs de Mohamed Morsi, ont organisé, hier, un sit-in devant le tribunal où devait se tenir le procès du Président déchu

PHOTO : DR
PHOTO : DR

Le Caire De notre correspondante

L e long du trottoir se dresse une enfi- lade d’hommes munis de casques noirs. D’autres guettent au loin les

ordres de leurs supérieurs, fusil à pompe à la main. Quatre barrages comme celui-ci se succèdent jusqu’à l’entrée de la salle d’au- dience. Depuis plusieurs jours, les médias égyptiens prédisaient le déploiement de milliers de policiers autour de l’académie de police, où doit se tenir la deuxième audience du procès de Mohamed Morsi. Les forces de sécurité ont été réquisitionnées en masse. Mais en raison de l’absence de l’ancien président islamiste, le procès a été reporté au 1er février. Classique. Il est à peine 9h quand une première camionnette dépose le long de la voie rapide une dizaine de sympathisants de l’ex-raïs. Dans un même élan, le groupe marche en direction de la première barricade ceinturée de barbelés. L’un des partisans s’approche. La main levée, arborant le chiffre quatre devenu le symbole de l’opposition au coup d’Etat militaire du 30 juin 2013, il défie ouvertement les policiers. Il les accuse d’avoir tabassé des citoyens égyptiens. «Pourquoi ? lance-t-il aux forces de sécu- rité et aux journalistes, je ne me tairai pas.» Derrière lui, un vieil homme prend le relais de la contestation en réclamant la chute du régime militaire. Selon lui, l’armée et la police ont trahi l’ancien président islamiste. «Nous manifesterons jusqu’au retour du

président légitime, assure Walid Al Hilal. Le procès qui se déroule ici est injuste. Nous réclamons le retour de Mohamed Morsi ainsi que de la Constitution votée sous sa présidence.» Avant qu’il ne prenne la parole, seul le vrombissement des moteurs bri- sait le silence règnant dans les quartiers résidentiels construits dans les années 1990 dans la banlieue désertique du Caire. Mais rapidement, la manifestation tourne court :

Walid et ses compagnons d’infortune sont poursuivis sur quelques mètres, avant d’être immobilisés à terre.

DES ACTIONS QUOTIDIENNES Conformément à sa stratégie d’agitation permanente, la coalition anti-coup d’Etat, principal groupe de soutien au président Morsi, avait appelé à manifester «par mil- lions» devant l’académie de police. Mais depuis la répression sanglante des sit-in de Rabia Al Adaouia et de Nahda le 14 août 2013, les Frères musulmans n’arrivent pas à mobiliser leurs partisans en nombre. Pour pallier la baisse des effectifs, la confrérie semble avoir choisi une autre tactique : faire parler d’elle au quotidien par l’organisation de rassemblements, que les manifestants soient cinq ou cinquante. Dans la matinée, des affrontements ont éclaté dans le quar- tier de Nasr City entre pro-Morsi et forces de police. Selon le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim, près d’une quarantaine de manifestants ont été arrêtés dans la jour- née. Vendredi dernier, des manifestations de soutien à l’ancien président islamiste avaient

été organisées au Caire et dans plusieurs villes d’Egypte comme Alexandrie, Suez et Ismaïlia. Dans chacune de ces localités,

manifestants et forces de police se sont af- frontés violemment à coups de jets de pierre

et de cocktails Molotov.

«MA RÉVOLUTION A EU LIEU LE 25 JANVIER 2011» Devant le tribunal, hier, quelques Egyptiens partisans de l’actuelle coalition au pouvoir et

de son homme fort, le général Abdelfatah Al Sissi, ont également été très actifs, n’hésitant pas à donner des coups aux hommes venus soutenir le président déchu. Accompagné d’une femme avec un niqab noir, un homme

a été violemment pris à partie par une femme

sur plusieurs mètres : «Tu es un traître, un collabo (des Frères musulmans, ndlr) De l’autre côté de la rue, un jeune homme se défend d’appartenir à la confrérie, une orga- nisation récemment déclarée «terroriste» par le gouvernement intérimaire. «Je vous assure que je ne suis pas avec les Frères. Mais cela ne fait pas de moi un pro-Sissi. Je suis opposé au pouvoir militaire. Ma révolution a eu lieu le 25 janvier 2011 !», confie-t-il aux chaînes de télévision, avant d’être pourchassé, comme les autres, par les forces de sécurité. La nouvelle mesure prise par le pouvoir intérimaire offre un cadre législatif à ces arrestations. Elle donne officiellement aux autorités le pouvoir d’arrêter tout membre de

la confrérie pour appartenance à une organi-

sation terroriste. Nadéra Bouazza

REPÈRE

 

Parcours brouillé

 
 

Par Mohammed Larbi

L e Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, se voyait déjà comme le prochain Président de l’Etat, un président de la République élu au suffrage universel,

et non plus par les députés, mais sans les prérogatives qu’il voulait plus étendues. Et tout cela après trois mandats de Premier ministre. Un parcours réellement remarquable pour l’ancien maire d’Istanbul, mais aussi pour son parti, l’AKP, contrairement à son prédécesseur, le Rafah et son leader Nec- mettin Erbakhan qui a tenu tout juste deux années, avant d’être contraint à la démission. Erdogan, à vrai dire, a tout prévu, sauf que les éléments susceptibles de l’affaiblir, lui et sa mou- vance, provenaient de ses propres rangs, même s’il refuse d’y croire, et a beau crier au complot. Une véritable crise de confiance, car l’AKP pourrait lui aussi être emporté par ces maux qu’il était est venu combattre en 2002. Il a effectivement rétabli la confiance et réduit fortement la corruption, jusqu’à ce qu’il en soit lui-même éclaboussé. Et de quelle manière. Plusieurs ministres et de hauts fonction- naires impliqués et contraints à la démission en attendant de rendre des comptes à la justice. Sauf que le parcours semble sinueux si l’on en juge par les échanges d’accusations. Et de quelle sorte, puisque ce sont les plus hautes institutions de la République qui sont aujourd’hui en cause. Une grande opéra- tion de nettoyage a ainsi visé, mardi, la police turque accusée d’être aux mains de «l’Etat dans l’Etat», rendant encore plus obscur, ce qui semble être une bataille d’influence, puisque, semble-t-il, la police échapperait à tout contrôle sauf à celui de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen, exilé volontaire aux Etats-Unis depuis 1999. Ce serait elle l’Etat dans l’Etat, avec des soutiens à l’étranger, mais aussi plus grave, M. Erdogan l’accuse d’avoir commis une tentative d’assassinat contre lui. Pourtant, l’AKP de M.

Erdogan, au pouvoir depuis 2002, et les «gülenistes» ont long-

temps fait cause commune. Mais à l’automne, le mouvement de M. Gülen a définitivement rompu avec le gouvernement, qui a annoncé sa volonté de supprimer des écoles privées qui assurent une large partie du financement de la confrérie. Et hier, apprenait-on, le gouvernement turc a de nouveau limogé les préfets de police de 16 provinces dans le cadre d’un vaste scandale de corruption. Et la justice ? M. Erdogan ne manque pas de s’en plaindre. «Le Haut Conseil de la magistrature a commis un crime, décla- rait-il récemment. Maintenant, je me demande qui va juger ce

conseil ? Si j’en avais le pouvoir, je le ferais sur-le-champ.»

L’institution en question venait de critiquer certaines initia- tives de l’Exécutif pour mettre la police au pas, considérant la mesure envisagée en ce sens, comme une «violation manifeste du principe de séparation des pouvoirs et de la Constitution». Dans un autre sens, et c’est cela qui ajoute à l’opacité, même la justice met en cause le travail de la police. Le Haut Conseil des juges et procureurs (HSKY) a déjà dénoncé publiquement les «pressions» sur la justice, et le cas d’un procureur d’Istanbul, aujourd’hui dessaisi de l’affaire, qui a accusé la police judiciaire de ne pas avoir exécuté des mandats d’amener délivrés contre une trentaine de person- nalités proches du pouvoir. En tout cas son travail ne s’est pas arrêté, même si en fin de compte, l’impact est négatif sur le Premier ministre et le modèle qu’il incarnait, alors que des élections-tests auront lieu cette année, la première – les municipales – au mois de mars prochain, et la présidentielle en août. Très probablement, M. Erdogan pourra compter sur la

faiblesse de l’opposition. Mais qu’en est-il de son parti ? Toute

la question est là, et son avenir en dépend. M. L.

GROGNE POPULAIRE EN TUNISIE

Le gouvernement fait marche arrière

Imminente démission de Ali Laârayedh suite à l’élection de l’Instance des élections.

Tunis De notre correspondant

F ace à la montée de la grogne populaire contre la hausse des

taxes, le gouvernement islamiste de Ali Laârayedh s’est vu obliger de faire marche arrière et d’abandonner son projet d’augmentation. Un mini Conseil ministériel extraordinaire s’est tenu hier à la présidence du gouver- nement à la Kasbah et a décidé de suspendre tous les articles comportant des hausses de redevances fiscales pour les prestataires des services. Il s’agit notamment des camions transporteurs ou à usage agricole, des taxis et des

locations. Le gouvernement a ainsi cédé sous la pression des Tunisiens qui sont descendus crier leur colère contre les décisions impopulaires de la loi de finances 2014. Cette grogne popu- laire a fait trembler le gouvernement islamiste, d’autant plus que les airs de liberté apportés par la révolution du 14 janvier 2011 ont aidé à ce que le peuple donne libre cours à sa colère. Le gouvernement a donc vite cédé à la pression, surtout que la Tunisie est en phase préélectorale. Ce recul risque toutefois de coûter cher à Ennahda, sur- tout que le gouvernement Laârayedh va incessamment démissionner dans le cadre du Dialogue national. Ladite

démission ne saurait qu’être associée

chez une large frange de la population

à ce dernier échec cuisant de la gouver- nance nahdhaouie en Tunisie.

ÉLECTION DE L’ISIE

Concernant le Dialogue national, les islamistes d’Ennahda et l’opposition sont parvenus, hier en fin de matinée,

à un consensus sur la composition de

l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), ouvrant ainsi

la voie à l’élection par l’Assemblée

nationale constituante (ANC) des neuf

membres de l’ISIE. Laquelle élection

a commencé hier en début d’après-

midi et devrait se terminer en début

de soirée pour permettre d’élire, au cours de la même plénière, le pré-

sident de l’ISIE. On chuchote dans les coulisses le nom de l’universi- taire Chafik Sarsar, comme candidat consensuel à ce poste. Si ce scénario est réalisé, ladite instance devrait se réunir aujourd’hui pour établir un calendrier des échéances électorales