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Séminaire régional de recherche en didactique du FLE du 2 au 5 décembre 2002 à Phnom Penh - Cambodge

ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DE LA GRAMMAIRE DU FLE Observations et propositions pédagogiques

PHAN Thi Tinh (Ecole Supérieure de Langues- Université Nationale de HaNoi)

Résumé : Nous pensons qu’à l’heure actuelle l’enseignement en général et celui de la grammaire en particulier ne peut pas s’en tenir à une seule approche. En fait, la complexité de ces deux domaines est telle qu'il n’y ait aucun point de vue exclusif capable de traiter globalement la diversité des problèmes. On ne s’étonne pas, par conséquent, qu'il ait tant de méthodes et de grammaires sur le marché. Devant cette réalité, en ce qui concerne l’enseignement de la grammaire, le rôle du concepteur et du pédagogue est de déterminer quelle grammaire, à qui et comment va-t-on enseigner ? En nous situant dans ce sens, nous essayons de revoir les compétences visées, le rôle de l’enseignement de la grammaire dans l’ensemble ; puis de proposer le type de grammaire qui conformerait à l’objectif choisi.

Pour nous, il va de soi que l’apprentissage du FLE implique l’apprentissage de la grammaire de cette langue. Il faut, donc, pour un programme ou un cours de langue déterminer les modalités de cet enseignement : place, rôle, importance de la grammaire dans la double activité enseignement/apprentissage d’une L2. Pourtant, l’étude du domaine grammatical a connu une certaine évolution tant à la suite d’une certaine évolution linguistique que sous la pression des didacticiens de la langue. Il en résulte que la grammaire d’aujourd’hui est beaucoup plus éclatée qu’autrefois de sorte qu’on se pose la question quelle grammaire enseigner ? Mais le choix d’une grammaire et de son type d’enseignement est conditionné par une multitude de facteurs : On doit tenir

compte à la fois des objectifs du cours, des milieux scolaires, des caractéristiques des apprenants (milieux, situation scolaire). Ce sont ces raisons et la tâche d’enseignante qui nous ont poussée à mener cette petite recherche qui portera sur l’enseignement/apprentissage du FLE : Dans quelle mesure l’appropriation d’une description/simulation permet-elle d’atteindre une connaissance grammaticale d’une L2. Pour cela nous parlerons de quatre composantes de la compétence de communication dont la compétence grammaticale. Dans cette dernière nous distinguons les règles d’usage (règles de la morphologie et de la syntaxe) et les règles d’emploi (des caractéristiques du locuteur, de son statut social, du registre de langue, etc.). Nous aborderons également des caractéristiques de l’apprenant (son âge, son degré de

scolarité, son milieu, sa langue maternelle

Dans le but de contribuer au travail du choix des éléments grammaticaux

et de l’objectif à atteindre (du cours, du

programme

des concepteurs de programme, nous présenterons aussi des types de grammaire de Séguin inspirés de la classification de Dirven. Dans la deuxième partie, nous proposerons des principes de sélections des éléments grammaticaux et la progression grammaticale dans un programme ou dans un cours de langue.

)

).

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I. ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DE LA GRAMMAIRE EN L2

C. Rojas, (1969) a remarqué qu’aucune méthode d’enseignement du français ne saurait se dispenser de la réflexion grammaticale, quelle que soit la part faite explicitement à la grammaire dans la classe. Mais on n’enseigne pas la grammaire pour apprendre la grammaire mais pour acquérir une certaine compétence grammaticale, intérioriser une certaine connaissance grammaticale afin d’en arriver à utiliser adéquatement la langue. Dans cette perspective, enseigner la grammaire veut dire entre autres activités, exposer l’apprenant à un certain type de description ou de la le faire découvrir et apprendre la grammaire d’une L2 signifie se familiariser avec une certaine description de cette langue. Pour ce faire, il faut d’abord délimiter le champ d’étude de la grammaire. Est-ce l’ensemble des connaissances morphologiques et syntaxiques orales et écrites d’une langue comme on prétendait avant les années 60 ? Dans ce cas, Connaître la grammaire d’une langue signifiait connaître les terminaisons verbales, les suffixes, les préfixes, l’ordre des mots dans la phrase. Mais avec N. Chomsky et son école, grammaire est synonyme de linguistique ou langue. Pourtant,, on reproche à cette école de ne pas tenir compte des situations de communication concrètes dans lesquelles toute langue s’utilise, c’est-à-dire des règles d’emploi de la langue qui varient selon les situations. Pour remédier à cela D. Hymes, un sociolinguiste américain propose de recourir au concept de compétence de communication.

1.1. Compétence de communication

D. Hymes définie la compétence de communication comme comprenant non seulement les connaissances grammaticales mais aussi la connaissance des règles d’emploi que possèdent les locuteurs d’une langue donnée. Après Hymes, l y avait des débats des linguistes et didacticiens sur ce problème qui ont des répercutions considérables sur la didactique des langues. A la suite de ces débats, de nombreux auteurs en didactique des langues s’entendent en ce qui concerne la compréhension de la compétence de communication. Aussi, M.Canale &M. Swain (1980)définissent-ils que toute compétence de communication est constituée des quatre composantes suivantes :

® Composante grammaticale, comprenant la connaissance du code linguistique (du

vocabulaire, des règles de la formation des mots, de la prononciation, de la formation des phrases)

® Composante sociolinguistique qui est la connaissance des règles socioculturelles permettant d’interpréter la signification sociale des énoncés.

® Composante discursive comprenant des règles de cohésion (les liens entre phrases

ou entre parties de phrase, des règles de cohérence (les liens de sens entre énoncés avec ou sans marques linguistiques formelles.)

® Composante stratégique : ce sont les mécanismes de compensation (la paraphrase,

qu’utilisent les locuteurs pour contourner les ratés de

l’emploi des mots génériques

la communication, les oublis de mots, etc.

)

1.2. Composante grammaticale

Quant à C, Germain & H, Séguin (1998) qui optent pour une conception relativement élargie de la grammaire, la composante grammaticale comprend la connaissance à la fois des règles d’usage et des règles d’emploi.

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® Les règles d’usage (structures grammaticales, aspects morphologiques, et syntaxiques) C’est la connaissance des règles d’usage qui permet de produire des énoncés bien formés grammaticalement.

® Les règles d’emploi : Selon bon nombre de linguistes appliqués et de didacticiens, pour bien communiquer dans une langue donnée, il faut, d’une part, connaître les règles de cette langue, de l’autre, l’énoncé doit être approprié au contexte linguistique et à la situation de communication en tenant compte des caractéristiques du locuteur, de son statut social, du registre de langue utilisé, etc. Les règles d’emploi englobent, donc, les règles de cohésion à l’aides des marques linguistiques formelles et les règles de cohérence qui est d’ordre sémantique. Ainsi, pour la deuxième tendance, acquérir une langue consiste non seulement à comprendre et à produire des énoncés grammaticalement corrects grâce à la connaissance des règles d’usage mais aussi à maîtriser les règles d’emploi de façon à ce que les énoncés soient appropriés à l’intention et à la situation de communication. Il en résulte que règles d’usage et règles d’emploi sont toutes les deux nécessaires dans la communication et doivent toujours aller de pair.

Nous savons tous qu’enseigner une langue n’est pas seulement enseigner la grammaire parce qu’elle n’est qu’une composante de la langue. Mais quelle est la place qu’occupe la grammaire dans un programme ou un cours de L2 ? Cela dépend de beaucoup de facteurs surtout des apprenants (de leur âge, de leur niveau de connaissance, de leur niveau de scolarité, etc.) mais aussi des objectifs à atteindre.

1.3. L’apprenant

L’enseignement en général et l’enseignement des langues en particulier,

présuppose qu'il y ait quelqu’un qui soit prêt à les apprendre. C’est donc une action dont

le résultat dépend de deux protagonistes : l’enseignant et l’apprenant. Cependant, il n’y

a l’enseignement que s’il y a quelqu’un qui apprend quelque chose ; Mais, on peut

apprendre une langue sans passer par l’enseignement. Aussi, est-il plus logique d’aborder en premier lieu l’apprentissage des langues au lieu de leur enseignement. H. Besse et R. Porquier, (1991) font à peu près la même remarque sur l’apprentissage et l’apprenant à propos de l’analyse contrastive et l’analyse des erreurs : « Les notions de grammaire pédagogique et de grammaire d’apprentissage prennent en compte l’influence de la langue maternelle et l’apparition d’erreurs, grammaticales ou autres dans toute situation d’enseignement/apprentissage. Une esquisse de l’évolution récente des conceptions des idées et des recherches en ce domaine aide à comprendre comment et pourquoi la didactique des langues en vient à donner actuellement une place et un rôle centraux à l’apprenant et à l’apprentissage». L’apprenant est donc un élément important dans l’activité d’enseignement/apprentissage. Un programme de ce type doit tenir compte de son style d’apprentissage. L’âge de l’apprenant est aussi un facteur non négligeable. En effet, on n’enseigne pas de la même façon à un enfant de 6 ans qu’à un enfant de 10 ans. Plus l’apprenant est jeune moins il est en mesure de comprendre les règles ou de vraiment les intérioriser. Par ailleurs, les adolescents et les adultes ont besoin, en règle générale, d’accorder de l’importance aux aspects formels de la langue.

La question de degré de scolarité joue également un rôle, plus l’apprenant a un degré élevé de scolarité reçue, plus il réclame lui-même de grammaire, et vice versa.

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Le rôle de la langue maternelle doit également être revalorisé et elle est considérée comme le filtre obligé de tous les apprentissages. La méthodologie cognitiviste est considérée comme une approche indirecte de la langue étrangère puisqu’elle a recours à la langue maternelle, elle accepte la comparaison et même la traduction pour faire réfléchir les apprenants sur les analogies et les différences des systèmes communicatifs en présence, sur les rapports entre connaissance de la langue maternelle et acquisition de la langue étrangère, surtout en ce qui concerne la grammaire.

Le vécu langagier de l’apprenant est aussi reconnu et largement pris en compte dans le cursus de l’enseignement. Enfin, le bagage linguistique de la langue maternelle et/ou une autre langue est considéré comme précieux, ce dont on doit profiter pour enseigner et apprendre une ou plusieurs autres langue(s).

1.4. Les objectifs à atteindre

Pour fixer un programme, en dehors de la variable apprenant, il faut tenir compte également des objectifs du cours ou du programme (quelles sont les connaissances à faire apprendre) quelles compétences à développer ? Si l’on veut, par exemple, développer la compétence de production écrite, l’importance accordée aux aspects formels de la langue est plus grande que s’il s’agit de la compréhension.

Une prise en compte des besoins langagiers des apprenants s’impose aussi. Le traitement grammatical, en classe de langue sera en fonction du type de besoins langagiers identifiés au préalable.

L’importance de la grammaire accordée à un programme ou à un cours de langue dépend essentiellement des facteurs reliant aux apprenants et aux objectifs. Mai il faut déterminer quels sont ceux qui sont les plus importants ? Quel est le poids relatif à chacun ? Avant de discuter sur ce problème, nous allons distinguer les types de grammaire

1.5. Typologie de grammaire de Claude Germain & Hubert Séguin.

Ces deux auteurs classent les grammaires en : grammaire d’enseignement, grammaire d’apprentissage, grammaire de référence, grammaire linguistique et grammaire pédagogique.

® Grammaire d’enseignement : Cette grammaire se présente le plus souvent sous la forme des recommandations contenues soit dans un guide du maître soit dans un programme de langue.

® Grammaire d’apprentissage : C’est un produit destiné à être directement utilisé par l’apprenant pour l’apprentissage de la grammaire.

® Grammaire de référence : c’est un ouvrage de base visant à présenter la grammaire

d’une langue soit de manière descriptive soit de manière prescriptive soit les deux. Par exemple : Le bon usage de Grévisse & Goossse, Nouvelle grammaire française (Goosse1989), Grammaire du sens et de l’expression (Charaudeau 1992)

® Grammaire linguistique comprenant, d’une part, les grammaires de référence à

caractère non normatif, de l’autre, les ouvrages scientifiques, décrit ou simule la compétence grammaticale en vue d’en proposer une explication scientifique, la plus exhaustive qui soit sans visée pratique.

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® Grammaire pédagogique décrit le plus souvent de manière sélective la langue dans

le but de faciliter l’apprentissage. Elle se présente sous la forme d’un ensemble de directives pédagogiques. Elle peut être une grammaire d’enseignement s’il s’agit d’un programme grammatical à enseigner ou une grammaire d’apprentissage destiné à l’apprenant. Voici quelques grammaires pédagogiques et les publics visés : Grammaire progressive du français en 500 exercices (Grégoire & Thiévenaz 1995) s’adresse aux étudiants de niveaux faux débutants et intermédiaire, Le français au présent (Monnerie 1987) est utilisable avec des apprenants de différents niveaux, Grammaire fonctionnelle du français (Sandhu 1995), Grammaire française (Ollivier 1993) ces deux grammaires s’adressent à des étudiants universitaires avancés. Il faut reconnaître qu'il y a une interaction entre ces types de grammaire. Par exemple une grammaire d’apprentissage, sous forme d’un manuel utilisé en classe n’est pas totalement étrangère à la grammaire d’enseignement, en ce qui concerne le contenu grammatical à présenter en classe par l’enseignant. IL va de soit que toute grammaire d’apprentissage sous fourme d’un manuel repose en très grande partie sur une grammaire de référence ou sur une grammaire linguistique. Une grammaire pédagogique renvoie donc aux manifestations concrètes, relativement stables de la grammaire de la L1 qui se présente sous forme d’un manuel, d’un programme de langue de recommandation pédagogique ou d’un ouvrage de référence à caractère descriptif ou prescriptif ayant pour but l’apprentissage d’une langue. Dans le but de bien faire distinguer les types de grammaire, les auteurs de « le point sur la grammaire » a présenté un tableau de typologie de grammaire adapté de celui de Dirven comme le suivant :

Typologie des grammaires de C, Germain. & H, Séguin adapté de celle de

Dirven

Grammaire

=

®

Connaissance intériorisée

®

(compétence grammaticale)

®

de l’usage

de l’enseignant

de l’apprenant

® de l’usage de l’enseignant de l’apprenant Grammaire pédagogique Grammaire linguistique Grammaire

Grammaire pédagogique

Grammaire linguistique

l’apprenant Grammaire pédagogique Grammaire linguistique Grammaire Grammaire d’apprentissage d’enseignement de
l’apprenant Grammaire pédagogique Grammaire linguistique Grammaire Grammaire d’apprentissage d’enseignement de

Grammaire Grammaire

d’apprentissage d’enseignement de référence descriptive

2.

GRAMMATICALE

Dans un programme ou un cours de langue plusieurs questions se posent dont les questions de sélection et progression grammaticale. Nous sommes d’accord avec Germain & Séguin que pour fixer un programme il faut d’abord s’interroger sur l’objectif du cours en question, sur les caractéristiques des apprenants et du milieu d’enseignement. Comme la visée prioritaire de l’apprentissage de la communication. Par exemple, nous croyons qu'il faut adopter un programme de langue autour de

PROGRESSION

Grammaire

Grammaire

PROPOSITIONS

PEDAGOGIQUES-SELECTION

ET

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notions, de situations, de fonctions, de tâches et dans un second temps y greffer les éléments grammaticaux correspondants. C’est à ce moment qu'il faut déterminer la manière de choisir les aspects grammaticaux de la langue à enseigner, tout en se situant

dans le cadre d’une approche qui répond aux objectifs visés et qui privilégie avant tout

En d’autre terme comment établir des liens

entre le code (les formes grammaticales) et la communication (le contenu à communiquer) ? En essayant de répondre à cette question, nous allons présenter deux principes de sélection proposés par Germain & Séguin qui tiennent compte des fonctions langagières et des fonctions grammaticales. D’après ces auteurs lorsque les objectifs de l’enseignement/apprentissage d’un L2 visent prioritairement la communication, il paraît possible d’élaborer un programme de langue à partir d’abord des fonctions, des notions, des situations ou des tâches et en second lieu d’y insérer des éléments grammaticaux.

le message (notions, fonctions, tâches

).

2.1 Sélection grammaticale et les fonctions langagières

Pour chacune des fonctions langagières préalablement choisies (exprimer son accord/désaccord, argument, etc.), on peut faire travailler les apprenants sur les points grammaticaux différents. Pour ce procédé, on met toujours l’accent sur la fonction langagière en n’étant pas négligé les formes linguistiques nécessaires pour réaliser ces fonctions. Le points de départ n’est pas grammatical mais fonctionnel parce que les formes grammaticales viennent greffer sur les fonctions langagières et non l’inverse.

2.2 Sélection grammaticale et les tâches communicatives

En dehors des fonctions langagières, on peut choisir des éléments grammaticaux à enseigner pour un programme ou un cours de langue en se basant sur les tâches communicatives comme :

Décrire un objet, une photographie,

Indiquer la route à qu’un donner des indications à quelqu’un pour dessiner

quelque chose (un diagramme, une table pièces, parties d’un appareil, un objet

sur les façons de rassembler les

),

Raconter une histoire

Faire le récit d’un événement dont on a été témoin

Exprimer son opinion sur un événement

Justifier ses actions

En présentant les deux procédés prioritaires de sélections des matériaux linguistiques et grammaticaux dans un programme ou dans un cours de langue, nous devons adopter une progression grammaticale adéquate.

2.3. Progression grammaticale

Nous pensons que la progression grammaticale doit tenir compte de deux paramètres principaux : les préalables grammaticaux et la progression cyclique.

Les préalables grammaticaux : On doit reconnaître qu’on ne peut pas enseigner la grammaire d’une langue d’un seul bloc. On doit donc déterminer de façon minutieuse et précise la séquence des éléments d’un programme ou d’un cours de langue (c’est ce que les linguistes appliqués appellent « préalables grammaticaux »), parce que certaines

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formes grammaticales plus complexes doivent être maîtrisés avant d’autres éléments plus simples.

® Les préalables déterminés, il nous reste à adopter une progression convenable, celle

de progression cyclique. L’un des mérites de ce principe pédagogique c’est que la première présentation d’un élément grammaticale ne doit pas être exhaustive. Dans un premier temps seuls les éléments jugés les plus pertinents peuvent être choisis, ce n’est que dans un second ou dans un troisième temps que peuvent être proposés les autres aspects complémentaires de l’élément grammatical en question, tout en révisant les premiers aspects déjà présentés.

EN GUISE DE CONCLUSION

Nous constatons qu’aujourd’hui, il y a une diversité des situations scolaires, des milieux des apprenants, des objectifs c’est pourquoi affirmer que le choix des éléments grammaticaux à enseigner et du type d’enseignement approprié doivent varier en fonction de ces paramètres s’avère une banalité de la didactique des langues. Pourtant, avec la diversité pédagogique, la diversité et l’évolution de l’étude de la grammaire exigent un réexamen de la nature, de la place, du contenu, du mode d’enseignement/apprentissage de la grammaire dans un programme ou un cours de L2. Telle a été la préoccupation qui nous a guidée à réaliser cet article.

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

Béchade.H-.(1994): Grammaire française, Paris, PUF.

Bérad.E & Lavenne.Ch. (1992): Mode d’emploi: Grammaire utile du français, Paris, Hatier.

Besse. H & Porquer. R (1991): Grammaire et didactique des langues, Paris CREDIF/hatier.

Charaudeau.P(1992): Grammaire du sens et de l’expression, Paris Hachette.

Germain, C & Séguin, H.(1998): Le point sur la grammaire, CLE International

Monnerie. A (1987): Le français au présent : Grammaire, Paris, Didier/Hatier

Sandhu M (1995): Grammaire fonctionnelle du français, Toronto, Holt, Rine hart&Winston

Vigner, G., (2001): Enseigner le français comme langue seconde, CLE International

Wilmet.M (1998, 2 e éd): Grammaire critique du français, Hachette Supérieur. Duculot.

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