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Michel Foucault

« Il faut défendre la société »
Cours au Collège de France (1975-1976)
Édition établie, dans le cadre de l’Association our le Centre !ic"el Foucault, sous la direction de Fran#ois $%ald et Alessandro Fontana, ar !auro &ertani et Alessandro Fontana

Édition nu'éri(ue réalisée en ao)t *+1* , artir de l’édition C--./!, 0e Foucault Électroni(ue (ed1 *++1)

AVERTISSEMENT
Ce 2olu'e inaugure l’édition des cours de !ic"el Foucault au Collège de France1

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!ic"el Foucault a enseigné au Collège de France de 3an2ier 1971 , sa 'ort en 3uin 1945 6 , l’e7ce tion de l’année 1977 o8 il a u béné9icier d’une année sabbati(ue1 0e titre de sa c"aire était : Histoire des systèmes de pensée1 $lle 9ut créée le ;+ no2e'bre 1969, sur ro osition de <ules =uille'in, ar l’asse'blée générale des ro9esseurs du Collège de France en re' lace'ent de la c"aire d’>istoire de la ensée "iloso "i(ue, tenue 3us(u’, sa 'ort ar <ean >i ol?te1 0a '@'e asse'blée élut !ic"el Foucault, le 1* a2ril 197+, co''e titulaire de la nou2elle c"aire11 Al a2ait 5; ans1 !ic"el Foucault en ronon#a la le#on inaugurale le * déce'bre 197+21 0’enseigne'ent au Collège de France obéit , des règles articulières1 0es ro9esseurs ont l’obligation de déli2rer *6 "eures d’enseigne'ent ar an (la 'oitié au 'a7i'u' ou2ant @tre dis ensée sous 9or'e de sé'inaires )1 Als doi2ent e7 oser c"a(ue année une rec"erc"e originale, les contraignant , renou2eler c"a(ue 9ois le contenu de leur enseigne'ent1 0’assistance au7 cours et au7 sé'inaires est entière'ent libre B elle ne re(uiert ni inscri tion ni di lC'e1 $t le ro9esseur n’en déli2re aucun !1 -ans le 2ocabulaire du Collège de France, on dit (ue les ro9esseurs n’ont as d’étudiants 'ais des auditeurs1 0es cours de !ic"el Foucault se tenaient c"a(ue 'ercredi de début 3an2ier , 9in 'ars1 0’assistance, très no'breuse, co' osée d’étudiants, d’enseignants, de c"erc"eurs, de curieu7, dont beaucou d’étrangers, 'obilisait deu7 a' "it"éDtres du Collège de France1 !ic"el Foucault s’est sou2ent laint de la distance (u’il ou2ait ? a2oir entre lui et son E ublic F, et du eu d’éc"ange (ue rendait ossible la 9or'e du cours"1 Al r@2ait
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!ic"el Foucault a2ait conclu une la(uette rédigée our sa candidature ar cette 9or'ule: EAl 9audrait entre rendre lG"istoire des s?stè'es de enséeF (EHitres et tra2au7F, in Dits et Écrits1 1955-1944, éd1 ar -1 -e9ert I $ $%ald, collab1 <1 0agrange, Jaris, Kalli'ard, 1995, 2ol1 1, 1 456)1
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$lle sera ubliée ar les éditions Kalli'ard en 'ars 1971 sous le titre: L'Ordre du discours1 Ce (ue 9it !ic"el Foucault 3us(u’au début des années 194+1

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-ans le cadre du Collège de France1

$n 1976, dans lGes oir - 2ain - de raré9ier lGassistance, !ic"el Foucault c"angea lG"eure du cours (ui assa de 17 " 55 en 9in dGa rès-'idi , 9 "eures du 'atin1 C91, dans ce 2olu'e, le début de la re'ière le#on (7 3an2ier 1976)1

d’un sé'inaire (ui 9)t le lieu d’un 2rai tra2ail collecti91 Al en 9it di99érentes tentati2es1 0es dernières années, , l’issue du cours, il consacrait un long 'o'ent , ré ondre au7 (uestions des auditeurs1 =oici co''ent, en 1975, un 3ournaliste du Nouvel Observateur, Kérard Jetit3ean, ou2ait en retranscrire l’at'os "ère : E Luand Foucault entre dans l’arène, ra ide, 9onceur, co''e (uel(u’un (ui se 3ette , l’eau, il en3a'be des cor s our atteindre sa c"aise, re ousse les 'agnéto "ones our oser ses a iers, retire sa 2este, allu'e une la' e et dé'arre, , cent , l’"eure1 =oi7 9orte, e99icace, rela?ée ar des "aut- arleurs, seule concession au 'odernis'e d’une salle , eine éclairée ar une lu'ière (ui s’élè2e de 2as(ues en stuc1 Al ? a trois cents laces et cin( cents ersonnes agglutinées, bouc"ant le 'oindre es ace libre MNO Aucun e99et oratoire1 C’est li' ide et terrible'ent e99icace1 Jas la 'oindre concession , l’i' ro2isation1 Foucault a douPe "eures ar an our e7 li(uer, en cours ublic, le sens de sa rec"erc"e endant l’année (ui 2ient de s’écouler1 Alors, il serre au 'a7i'u' et re' lit les 'arges co''e ces corres ondants (ui ont encore tro , dire lors(u’ils sont arri2és au bout de leur 9euille1 19 " 151 Foucault s’arr@te1 0es étudiants se réci itent 2ers son bureau1 Jas our lui arler, 'ais our sto er les 'agnéto "ones1 Jas de (uestions1 -ans la co"ue, Foucault est seul1 F $t Foucault de co''enter : E Al 9audrait ou2oir discuter ce (ue 3’ai ro osé1 Luel(ue9ois, lors(ue le cours n’a as été bon, il 9audrait eu de c"ose, une (uestion, our tout re'ettre en lace1 !ais cette (uestion ne 2ient 3a'ais1 $n France, l’e99et de grou e rend toute discussion réelle i' ossible1 $t co''e il n’? a as de canal de retour, le cours se t"éDtralise1 <’ai un ra ort d’acteur ou d’acrobate a2ec les gens (ui sont l,1 $t lors(ue 3’ai 9ini de arler, une sensation de solitude totale#N F !ic"el Foucault abordait son enseigne'ent co''e un c"erc"eur : e7 lorations our un li2re , 2enir, dé9ric"e'ent aussi de c"a' s de roblé'atisation, (ui se 9or'ulaient lutCt co''e une in2itation lancée , d’é2entuels c"erc"eurs1 C’est ainsi (ue les cours au Collège de France ne redoublent as les li2res ubliés1 Als n’en sont as l’ébauc"e, '@'e si des t"è'es eu2ent @tre co''uns entre li2res et cours1 Als ont leur ro re statut1 Als relè2ent d’un régi'e discursi9 s éci9i(ue dans l’ense'ble des E actes "iloso "i(ues F e99ectués ar !ic"el Foucault1 Al ? dé loie tout articulière'ent le rogra''e d’une généalogie des ra orts sa2oir Q ou2oir en 9onction du(uel, , artir du début des années 197+, il ré9léc"ira son tra2ail 6 en o osition a2ec celui d’une arc"éologie des 9or'ations discursi2es (ui l’a2ait 3us(u’alors do'iné1 0es cours a2aient aussi une 9onction dans l’actualité1 0’auditeur (ui 2enait les sui2re n’était as seule'ent ca ti2é ar le récit (ui se construisait se'aine a rès se'aine B il n’était as seule'ent séduit ar la rigueur de l’e7 osition B il ? trou2ait aussi un éclairage de l’actualité1 0’art de !ic"el Foucault était de diagonaliser l’actualité ar l’"istoire1 Al ou2ait arler de RietPsc"e ou d’Aristote, de l’e7 ertise s?c"iatri(ue au SAS e siècle ou de la astorale c"rétienne, l’auditeur en tirait tou3ours une lu'ière sur le résent et les é2éne'ents dont il était conte' orain1 0a uissance ro re de !ic"el Foucault dans ses cours tenait , ce subtil croise'ent entre une érudition sa2ante, un engage'ent ersonnel et un tra2ail sur l’é2éne'ent1
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Kérard Jetit3ean, E0es Krands Jr@tres de lGuni2ersité 9ran#aiseF, Le Nouvel Observateur, 7 a2ril 19751

l’intention et les ob3ecti9s1 Al en constitue la 'eilleure résentation1 C"a(ue 2olu'e s’ac"è2e sur une E situation F dont l’éditeur du cours garde la res onsabilité : il s’agit de donner au lecteur des élé'ents de conte7te d’ordre biogra "i(ue. idéologi(ue et oliti(ue. e7 liciter certaines allusions et . réciser les oints criti(ues1 Jour 9aciliter la lecture. une intégration con3ecturale ou un a3out1 Tn astéris(ue en bas de age indi(ue les 2ariantes signi9icati2es des notes utilisées ar !ic"el Foucault ar ra ort . des 'agnéto "ones . cassettes. le bureau de !ic"el Foucault en 9ut 2ite en2a"i1 0es cours (et certains sé'inaires) ont ainsi été conser2és1 Cette édition rend co''e ré9érence la arole rononcée ubli(ue'ent ar !ic"el Foucault1 $lle en donne la transcri tion la lus littérale ossible$1 Rous aurions sou"aité ou2oir la li2rer telle (uelle1 !ais le assage de l’oral . la &ibliot"è(ue du Vaulc"oir1 .* 0es années soi7ante-di7 a?ant 2u le dé2elo e'ent. et le er9ectionne'ent. a9in d’en 9aciliter l’intelligence et d’é2iter les contresens (ui ourraient @tre dus . 9igure. l’oubli des circonstances dans les(uelles c"acun des cours a été élaboré et rononcé1 * A2ec cette édition des cours au Collège de France. . introduire une onctuation et décou er des aragra "es1 0e rinci e a tou3ours été de rester le lus rès ossible du cours e99ecti2e'ent rononcé1 0ors(ue cela araissait indispensable. re la#ant le cours dans l’Uu2re ubliée et donnant des indications concernant sa lace au sein du cor us utilisé. dé osés au Collège de France et . ce (ui a été rononcé1 0es citations ont été 2éri9iées et les ré9érences des te7tes utilisés indi(uées1 0’a areil criti(ue se li'ite . les re rises et les ré étitions ont été su ri'ées B les "rases interro' ues ont été rétablies et les constructions incorrectes recti9iées1 0es oints de sus ension signalent (ue l’enregistre'ent est inaudible1 Luand la "rase est obscure. entre croc"ets. our lui. c’est un nou2eau E l’Uu2re F de !ic"el Foucault (ui se trou2e ublié1 $ an de /nt été lus s éciale'ent utilisés les enregistre'ents réalisés ar Kilbert &urlet et <ac(ues 0agrange. (uel(ue te' s donc a rès la 9in du cours1 C’était. l’écrit i' ose une inter2ention de l’éditeur : il 9aut. élucider les oints obscurs. rétros ecti2e'ent. c"a(ue le#on a été indi(ue les rinci ales articulations1 récédée d’un bre9 so''aire (ui en 0e te7te du cours est sui2i du résu'é ublié dans l’Annuaire du Collège de France1 !ic"el Foucault le rédigeait générale'ent au 'ois de 3uin. l’occasion d’en dégager. au 'ini'u'.

(ui ossède les notes de !ic"el Foucault. d’inédits uis(ue cette édition re roduit la arole ro9érée ubli(ue'ent ar !ic"el Foucault.ARW/AV $XA0. . (ui ont sou"aité ou2oir satis9aire la très 9orte de'ande dont ils 9aisaient l’ob3et. a er'is au7 éditeurs de les consulter1 Lu’il en soit 2i2e'ent re'ercié1 Cette édition des cours au Collège de France a été autorisée ar les "éritiers de !ic"el Foucault. la "auteur de la con9iance (u’ils leur ont ortée1 F./ F/RHARA . l’étranger1 $t cela dans d’incontestables conditions de sérieu71 0es éditeurs ont c"erc"é . en France co''e .Al ne s’agit as. au sens ro re. l’e7clusion du su ort écrit (u’il utilisait et (ui ou2ait @tre très élaboré1 -aniel -e9ert.et A0$VVAR-. @tre .

ou si on ne lui r@tait. (uelle (u’ait été la signi9ication (u’on a 2oulu lui donner (uand elle a été créée il ? a longte' s.-dire ar la déclaration ubli(ue. eu rès blo(ué1 =ous étieP obligés d’arri2er . n’est as e7acte'ent une institution d’enseigne'ent1 $n9in. our 'oi 6 3e 2ous le dis co''e #a 6 le 9ait d’a2oir . 'ais lutCt co''e des sortes de co' tes rendus ublics d’un tra2ail (ue. 3e 2ous considère co''e entière'ent libres de 9aire. n’aurait as de sens si on ne lui donnait. (uatre "eures et de'ie MNO et 'oi. eu rès régulier.. de2ait aller dans une autre salle.%&'RS (' $ )ANVIER 1*$# u!est"ce #u!un cours $ % Les savoirs assu&ettis' % Le savoir (istori#ue des luttes) les généalogies et le discours scienti*i#ue' % Le pouvoir) en&eu des généalogies' % Conception &uridi#ue et économi#ue du pouvoir' % Le pouvoir comme répression et comme guerre' % +etournement de l!ap(orisme de Clause. . ce (ue 2ous 2ouleP1 Ce sont des istes de rec"erc"e. o8 3’en suis. #a se raccroc"e. on 'e laisse 9aire . et o8 3e suis. écouter au bout d’un 'icro ce (ue 3’étais en train de dire1 Cela ne de2enait '@'e lus du s ectacle 6 uis(u’on ne se 2o?ait as1 !ais c’était blo(ué our une autre raison1 C’est (ue. 3e 'e trou2ais de2ant un auditoire co' osé de gens a2ec les(uels 3e n’a2ais. des instru'ents : 9aites-en ce (ue 2ous 2ouleP1 Z la li'ite. du tra2ail (u’on est en train de 9aire Y <e ne considère donc as ces réunions du 'ercredi co''e des acti2ités d’enseigne'ent. a2ec ce (ue 3e dis. ou du 'oins (ue 3e suggère : uis(u’on est a?é our 9aire de la rec"erc"e. dans (uelle direction MNO 2a ce tra2ail B et dans cette 'esure-l. sinon 9inale'ent ar l’enseigne'ent. . en tout cas. de 2ous dire . aucun contact. des idées. actuelle'ent le Collège de France 9onctionne essentielle'ent co''e une sorte d’organis'e de rec"erc"e : on est a?é our 9aire de la rec"erc"e1 $t 3e crois (ue l’acti2ité d’enseigne'ent. 2ous sa2eP ce (ui s’est assé au cours des années récédentes : ar une sorte d’in9lation dont on co' rend 'al les raisons. 9aire tous les 'ercredis soir cette es èce de cir(ue. et cela ne 'e regarde as1 Cela ne 'e regarde as dans la 'esure o8 3e n’ai as .it-' <e 2oudrais (ue soit un etit eu clair ce (ui se asse ici. était un 2éritable. d’une 'anière ou d’une autre. dans ces cours1 =ous sa2eP (ue l’institution o8 2ous @tes. c’est. l’utilisation (ue 2ous en 9aites1 $t cela '’intéresse dans la 'esure o8. et . on en était arri2é. (uel(ue c"ose (ui était . des ointillés. #a se branc"e sur ce (ue 3e 9ais1 Cela étant dit. co''ent direN. oser des lois . la signi9ication (ue 2oici. au sens strict. eu rès co''e 3e 2eu71 -ans cette 'esure-l. le co' te rendu ublic. égale'ent. cela '’intéresse. ar ailleurs. (u’est-ce (ui eut contrCler la rec"erc"e (ue l’on 9ait Y -e (uelle 'anière eut-on tenir au courant ceu7 (ui eu2ent s’? intéresser et ceu7 (ui ont (uel(ues 'oti9s de se branc"er sur cette rec"erc"e Y Co''ent est-ce (u’on eut 9aire. uis(u’une artie.. . 3e 'e considère co''e absolu'ent tenu. eu rès ce (ue 3e 9ais. la li'ite. en e99et. sinon une 'oitié de l’auditoire. 3e crois. des sc"é'as.

dont aucune 9inale'ent n’est arri2ée . etc1 Vi bien (ue 3’? assais des 'ois. rati(ue'ent de uis (ue 3e suis l. son ter'e. co''ent 9aire Y 0égale'ent. en '@'e te' s.su lice c’est beaucou dire. et e7cuseP-'oi au rès de ceu7 (ui ne eu2ent as 2enir B c’est en e99et our re'ettre un etit eu ces entretiens et ces rencontres du 'ercredi dans le 9il lus nor'al d’une rec"erc"e.-dire 9aire de la rec"erc"e. #a se retrou2e dans des librairies 6 alors 3e 'e suis dit : #a circulera tou3ours1 /n 2a donc essa?er MNO $7cuseP-'oi donc de 2ous a2oir 9ait le2er tCt. a2ec as 'al de soin et d’attention. inter2alles institutionnels et réguliers1 Alors. de 'ettre. dé oussiérer un certain no'bre de c"oses. il ? a tou3ours des etits 'icros (ui sont l. a2oir des idées. la 9ois intéressantes et un eu inco"érentes (ue 3’aurais u dire. 'ettre le cours . très ré étiti2es. gratter. tra2ers les rati(ues de con9ession au S=AAe siècle ou les contrCles de la se7ualité en9antine au7 S=AAA e-SASe siècles B le . (u’est-ce (ue 3e 2oulais 2ous dire cette année Y C’est (ue 3’en ai un eu asseP : c’est-. d’une "istoire du sa2oir de la se7ualité . 9aire tenir tel ou tel truc. et dont 3e 'e rends bien co' te (u’elles ont cu'ulé. c’est-. en ensant. our re rendre un etit eu les ossibilités d’éc"ange et de contact (ui sont liées . . et (u’a rès tout. en d’autres cas. co''e disait "ier 'on corres ondant. des a areils d’enregistre'ent. tout cela n’était as e99ecti2e'ent la réco' ense du tra2ail Macco' liO1 0es c"oses restaient tro en sus ens1 Alors 3e 'e suis dit : #a ne serait tout de '@'e as 'al si on ou2ait se retrou2er . 2ous. aussi bien our 2ous (ue our 'oi. et en '@'e te' s a2oir des contacts a2ec 2ous. (u’. 9or'er un ense'ble co"érent ni une continuité B c’étaient des rec"erc"es 9rag'entaires. d’un tra2ail (ui est 9ait et (ui est de rendre co' te de lui-'@'e . c’était un eu entre les deu71 -e sorte (ue 3’en arri2ais . et 3e consacrais beaucou 'oins de te' s. dans les '@'es conce ts1 C’étaient des etits ro os sur l’"istoire de la rocédure énale B (uel(ues c"a itres concernant l’é2olution. cette salle1 <’ai ris donc la 'ét"ode sau2age (ui consiste . en tout cas. ré ondre . 'e oser la (uestion : co''ent est-ce (ue 3e 2ais ou2oir. 3e ne eu7 as oser des conditions 9or'elles d’accès . soit un eu réco' ensée. la bonne 2olonté (u’ils ont 'ise . trente ou (uarante dans une salle : 3e ourrais dire . dans les '@'es t"è'es. ennui c’est un etit eu 9aible1 $n9in. l’institutionnalisation de la s?c"iatrie au SASe siècle B des considérations sur la so "isti(ue ou sur la 'onnaie grec(ue.. (ui reto'baient dans les '@'es ornières. et (ui n’a2aient '@'e as de suite B des rec"erc"es dis ersées et. arler. ou sur l’An(uisition au !o?en [ge B l’es(uisse d’une "istoire de la se7ualité ou. neu9 "eures et de'ie du 'atin. (ue les étudiants ne sa2ent lus se le2er . et co''e #a circule ensuite 6 en certains cas #a reste . une rati(ue nor'ale de rec"erc"e ou d’enseigne'ent1 Alors. les incon2énients1 C’étaient des rec"erc"es (ui étaient 9ort 2oisines les unes des autres. ou un autre1 -e toute 9a#on. la rec"erc"e ro re'ent dite. (u’est-ce (u’il 2eut dire.-dire (ue 3e 2oudrais essa?er de clore. 3us(u’. et our si eu de te' s. l’état de bande.. un certain oint. au 3uste Y 6 (u’on a 9aites de uis (uatre ou cin( ans. et '@'e de 2otre résence . etc1. une "eure et de'ie. un ter'e . 2enir si tCt '’entendre. e99ecti2e'ent ré arer ces cours. 2os (uestions. de 'anière (ue #a n’ennuie as tro les gens. #a se retrou2e en dact?logra''e. neu9 "eures et de'ie1 =ous direP (ue c’est tout de '@'e un critère de sélection (ui n’est as très 3uste : ceu7 (ui se lè2ent et ceu7 (ui ne se lè2ent as1 C’est celui-l. une série de rec"erc"es 6 en9in rec"erc"e c’est un 'ot (u’on e' loie co''e #a. si 2ous 2ouleP. en une "eure. (uel(ue9ois '@'e. au7 c"oses . et 3e crois (ue ce (ui a 9ait la raison d’@tre . eu rès ce (ue 3’ai 9ait. sans arri2er . la 9ois de 'a résence ici.

'oi et de 'oi . 3e 2eu7 dire une ériode dans la(uelle on eut noter deu7 "éno'ènes (ui ont été. telle (ue 3e la er#ois. ce n’est as si' le'ent le go)t de cette 9ranc-'a#onnerie (ui '’a oussé . la 9ois 9rag'entaire. ré étiti2e et discontinue. l. ar e7e' le. cela ne cesse as de dire la '@'e c"ose et. 2ous ou 'oi. des écritures oussiéreuses. très li'itée. . eut-@tre. co''e on dit. . les di7 ou (uinPe. des te7tes (ui ne sont 3a'ais lus. sinon réelle'ent i' ortants. tendre et c"aleureuse 9ranc-'a#onnerie de l’érudition inutile1 Veule'ent. une certaine ériode. co"érente et ré9léc"ie1 =oil. et (ui est assé d’une 'anière un etit eu e' iri(ue et "asardeuse de 2ous . #a n’a2ance as B tout #a se ré ète et n’est as lié1 Au 9ond. on ourrait le 3usti9ier en disant (u’il con2enait asseP bien . des li2res (ui. celle (ui a99ecte caractérielle'ent les a'oureu7 des bibliot"è(ues. #a n’aboutit as1 <e ourrais 2ous dire : a rès tout. cela ne dit rien B cela s’entrecroise dans un e'brouilla'ini eu déc"i99rable. o8 on ne le 2oit lus. 9aire ce (ue 3’ai 9ait1 Al 'e se'ble (ue ce tra2ail (u’on a 9ait. ourtant. et (ui laisse croire. é2entuelle'ent. les lus caractéristi(ues aussi. très localisés 9inale'ent. eu rès (uelle était la situation. inconnues. en tout cas as dans une direction déter'inée . on 2erra bien. l’é o(ue des re'iers cou2ents sans doute. . une ric"esse de ar2enu dont les signes e7térieurs. 2ous le sa2eP bien. . dans l’Anti(uité et (ui se sont 9or'ées tCt dans le c"ristianis'e. du 'oins. eine i' ri'és. asseP intéressants1 -’une art. de l’anti s?c"iatrie B discours dont 2ous sa2eP bien (u’ils n’étaient soutenus. au7 con9ins des in2asions. ce (u’on eut en 9aire1 <e 'e 9aisais un eu l’e99et d’un cac"alot (ui saute ar-dessus la sur9ace de l’eau. (u’en dessous. (ui est celle (ue nous 2enons de 2i2re. des ré9érences. 9ait croire. en ? laissant une etite trace ro2isoire d’écu'e. on les trou2e dis osés en bas des ages1 Cela con2iendrait . au 'a7i'u' 2ingt dernières années. c’étaient des istes . (uel(ue c"ose (u’on ourrait a eler une E aresse 9ié2reuse F. sui2re. sont re9er'és et dor'ent ensuite sur des ra?ons dont ils ne sont tirés (ue (uel(ues siècles lus tard1 Hout cela con2iendrait bien . (ui ne s’organise guère B bre9. des incendies et des 9or@ts1 <e 2eu7 arler de la grande. tous ceu7 (ui se sentent solidaires d’une des sociétés secrètes sans doute les lus anciennes. ar aucune s?sté'atisation d’ense'ble. 2ous. . 3e ne sais as ce (u’elle était de 2otre cCté1 A rès tout. 'e se'ble-t-il. l’inertie a99airée de ceu7 (ui ro9essent un sa2oir our rien. et (u’ils ne sont encore soutenus. de l’/ccident. il suit une tra3ectoire ro9onde. du discours. l. une de ces sociétés secrètes étrange'ent indestructibles. l’étrange e99icacité.re érage de la genèse d’une t"éorie et d’un sa2oir de l’ano'alie. (ue le tra2ail (ue 3e 2ous ai résenté ait eu cette allure . o8 il n’est lus er#u ni contrClé ar ersonne. 'e se'ble-t-il. cela corres ondrait bien . lors(u’il s’est agi d’enra?er le 9onctionne'ent de l’institution s?c"iatri(ue. des discours. 'oi. une sorte de sa2oir so' tuaire. bien de c"oses. c’est une ériode (ui a été caractérisée ar ce (u’on ourrait a eler l’e99icacité des o99ensi2es dis ersées et discontinues1 <e ense . l’a2ance B c’étaient co''e des ointillés1 Z 2ous de les continuer ou de les in9léc"ir B . a2ec toutes les tec"ni(ues (ui lui sont liées1 Hout cela iétine. (uelles (u’aient u @tre. des docu'ents. ou croit eut-@tre e99ecti2e'ent lui-'@'e. de les oursui2re ou de leur donner une autre con9iguration1 A rès tout. ou 2eut croire. eu i' ortait o8 elles allaient B il i' ortait '@'e (ue cela n’aille nulle art. ces 9rag'ents.

l’e99icacité des atta(ues contre l’a areil 3udiciaire et énal. bien entendu. tour . n’étaient ré9érées (ue d’une 'anière 2ague et asseP lointaine. ou lutCt c"ose. Xien. et dont d’autres étaient rattac"ées. Jaris. .an< 6tudies in t(e ideology o* advanced industrial society . 1995. Ja?ot. ar l. 1977B c91 trad1 9r1 de cette ré9ace in Dits et Écrits.ultur4amp*. =erlag 9]r Ve7ual oliti^. =i^ing Jress. 1941B trad1 9r1 in Dits et Écrits. Veuil. Ja?ot. in Des c(erc(eurs s'interrogent. !arcuse 1 <e ense encore . (ui est ar2enu . Anternationaler s?c"oanal?tisc"er =erlag. Valerno. 01 &ins%anger. 1971)B . Jaris. Jaris. atta(ues dont certaines étaient 9ort lointaine'ent ra ortées . 19. 3ableau de la p(ilosop(ie contemporaine) Jaris.) et ? était re2enu dans les dernières années (c91 Collo#ui con Foucault. Le +0ve et l'12istence) Jaris. in . '@'e. (ui n’est rati(ue'ent ré9éré . !a1. 2oir: Die Fun4tion des Orgasmus5 -ur /syc(opat(ologie und -ur 6o-iologie des 7esc(lec(tslebens. l’i''ense et roli9érante criticabilité des c"oses. Velbst2erlag des =er9assers. elles aussi. é2éne'ent. =erlag 9]r Ve7ual oliti^. *. cette notion générale. 1971). Ve7 ol =erlag. des rati(ues. Kalli'ard Q E&ibliot"è(ue des sciences "u'ainesF. 1971)B Der 1inbruc( der 6e2ualmoral) &erlin. 19*7 (trad1 9r1: La Fonction de l'orgasme) Jaris. Jaris.eic"21 <e ense égale'ent . et d’ailleurs asseP douteuse. 9aire s’enrouer 3us(ue dans la rati(ue la lus (uotidienne ce 'ur'ure ourtant longte' s ininterro' u (ui a 9ilé du di2an au 9auteuil1 -onc. (trad1 9r1: La /syc(ologie de masse du *ascisme. les lus solides et les lus roc"ains M-les lus roc"esO de nous. éd1 ar -1 -e9ert I $ $%ald. Éd1 de !inuit. . l’étrange e99icacité des atta(ues (ui ont eu lieu contre 6 disons 6 la 'orale ou la "iérarc"ie se7uelle traditionnelle. JT$ 1957B les trois derniers te7tes sont ubliés in Dits et Écrits. nos 1. la traduction anglaise du te7te (Anti"Oedipus. &eacon Jress. de notre cor s. des institutions. se décou2re. no 149)1 . L'Anti"Oedipe1 Capitalisme et sc(i-op(rénie. 1955-1944. AAA: 1976-1979. 197*)B C(ara4teranalyse. au 9ond. 1975)B Die 6e2ualit:t im . en '@'e te' s (ue cette 9riabilité et cette étonnante e99icacité des criti(ues discontinues et articulières. eine lus récisé'ent. bien 9loue en tout cas.eic". l’anal?se e7istentielle1. 195+F. Veuil. .aladie mentale et /ersonnalité. Jresses uni2ersitaires de France. locales. 19. 3e dirai ceci : de uis di7 ou (uinPe ans. Jaris. AA: 197+-1975. collab1 <1 0agrange. Co en"agen. de nos gestes de tous les 3ours B c’est cela (ui a ara\t1 !ais. . Jaris.61 !1 Foucault se ré9ère ici. 0GArc"e. Jaris. -esclée de &rou%er1 1955B E0a s?c"ologie de 145+ . 19.eic" ou . AAA. 19. dans le 'ar7is'e ou la t"éorie de .. tour. (ui n’était. Jaris. 1957B E0a rec"erc"e en s?c"ologieF. Fisc"bac"er. &oston. 1965 (trad1 9r1: L'Homme unidimensionnel. '@'e et eut-@tre surtout les lus 9a'iliers. des discours B une sorte de 9riabilité générale des sols. atta(ues (ui. Ja?ot. . 5 2ol1B A: 19551969. res(ue rien d’autre (u’. . 1955 (trad1 9r1: Éros et Civilisation. sa ro re et rodigieuse in2enti2ité t"éori(ue B li2re. en gros. &eacon Jress. ce 'ou2e'ent s?c"iatri(ue (dé9ini. no *41)1 2 -e X1 . une t"é'ati(ue anarc"iste1 <e ense égale'ent. Xien. (trad1 9r1: L'Analyse caractérielle. >1 !arcuse. études résentées ar <1-$1 !orère. 1955. la ré9érence d’origine. l’e99icacité de (uel(ue c"ose 6 3e n’ose '@'e as dire d’un li2re 6 co''e l’Anti"Oedipe!.. co''e Eant"ro o"éno'énologieF ou Daseinanalyse) (ui a2ait c"erc"é dans la "iloso "ie de >usserl et de >eidegger de nou2eau7 instru'ents conce tuels1 !1 Foucault sG? était intéressé dès ses re'iers écrits (c91 E0a 'aladie et lGe7istenceF. &oston. . !a1. auteur de: 1ros and Civilisation< A /(ilosop(ical in#uiry into Freud. 1 Aci !ic"el Foucault ren2oie . Co en"agenQJragQ_]ric". A=: 194+-1944B c91 A. A=. c"a 1 A=B EAntroductionF . Jaris. ou au7 ré9érences actuelles rises. Re% `or^. . de E 3ustice de classe F.* (trad1 9r1: L'8rruption de la morale se2uelle. in A1 Xeber I -1 >uis'an. et de One"dimensional .assenpsyc(ologie des Fasc(ismus5 -ur 6e2ual94onomie der politisc(en +ea4tion und -ur proletarisc(en 6e2ualpoliti4. 197+)1 ! K1 -eleuPe I $ Kuattari.(uelles (ue uissent @tre encore leurs ré9érences1 <e ense . 197*1 Al 9aut ra eler (ue !1 Foucault a dé2elo é cette inter rétation de L'Anti"Oedipe co''e Eli2re-é2éne'entF dans la ré9ace . et lus récisé'ent encore.

our le rou2er1 !ais elles n’ont 9ourni. caricaturée. toute une t"é'ati(ue : E non b lus de sa2oir. (ue l’on touc"e . tra2ers ce (u’on ourrait a eler des E retours de sa2oir F1 Jar E retours de sa2oir F. 'ais la 2ie F. dé lacée. sa2oirs en dessous du ni2eau de la connaissance ou de la scienti9icité re(uises1 $t c’est ar la réa arition de ces sa2oirs d’en dessous. e' iris'e obtus. (uel(ue c"ose (ui serait une sorte de roduction t"éori(ue autono'e. etc1 $n tout cas. . au7 t"éories en2elo antes et globales1 Ron as (ue ces t"éories en2elo antes et globales n’aient as 9ourni et ne 9ournissent as encore. ces instru'ents locale'ent utilisables (u’. 3’entends égale'ent toute une série de sa2oirs (ui se trou2aient dis(uali9iés co''e sa2oirs non conce tuels. la lus grande 'aigreur t"éori(ue ossible1 <e crois (ue ce caractère essentielle'ent local de la criti(ue indi(ue. en tout cas. E lus de connaissances. ar E sa2oirs assu3ettis F. les E sa2oirs assu3ettis F ce sont ces blocs de sa2oirs "istori(ues (ui étaient résents et 'as(ués . (ue l’unité t"éori(ue du discours soit co''e sus endue. l’intérieur des ense'bles 9onctionnels et s?sté'ati(ues. 3e 2eu7 dire. ce (ui ne 2eut as dire non lus éclectis'e 'ou. o ortunis'e. 3’entends deu7 c"oses1 -’une art. un e99et de 9reinage1 -onc. aussi bien de l’asile (ue de la rison. d’une 'anière asseP constante. si 2ous 2ouleP. sa2oirs "iérarc"i(ue'ent in9érieurs. naa9 ou niais. si 2ous 2ouleP. E as de li2res. tiraillée. en 9ait. our établir sa 2alidité. un second trait de ce (ui s’est assé de uis (uel(ue te' s : c’est (ue cette criti(ue locale s’est e99ectuée. re'ier oint. 3e 2eu7 dire ceci : s’il est 2rai (ue. la criti(ue e99ecti2e1 $t tout si' le'ent arce (ue seuls les contenus "istori(ues eu2ent er'ettre de retrou2er le cli2age des a99ronte'ents et des luttes (ue les a'énage'ents 9onctionnels ou les organisations s?sté'ati(ues ont our but. toute re rise dans les ter'es '@'es de la totalité a conduit de 9ait . 'ais le 9ric* F. n’i' orte (uelle entre rise t"éori(ue. en un sens. ce (u’on a 2u se roduire. de l’érudition1 -eu7iè'e'ent. re'ier caractère de ce (ui s’est assé de uis une (uinPaine d’années : caractère local de la criti(ue B ce (ui ne 2eut as dire. 3e crois (u’il 9aut entendre autre c"ose et. . un ni2eau su er9iciel. la s?c"anal?se sont récisé'ent l. 3uste'ent. la lace de E9ricF: E2o?ageF1 . il 'e se'ble (ue sous toute cette t"é'ati(ue. .-dire (ui n’a as besoin. dans ces années (ui 2iennent de se asser. t"éDtralisée. 3e crois. ar. de 'as(uer1 -onc. tra2ers elle. ce n’est certaine'ent as une sé'iologie de la 2ie asilaire. 'e se'ble-t-il. de ces sa2oirs non (uali9iés. bien entendu. 3e 2eu7 désigner en so''e des contenus "istori(ues (ui ont été ense2elis. 'ais bel et bien l’a arition de contenus "istori(ues (ui a er'is de 9aire. 3ouée. co''e sa2oirs insu99isa''ent élaborés : sa2oirs naa9s.dans les 9aits (uel(ue c"ose (ui n’était eut-@tre as ré2u au dé art : ce serait ce (u’on ourrait a eler l’e99et in"ibiteur ro re au7 t"éories totalitaires. des instru'ents locale'ent utilisables : le 'ar7is'e. dans cette t"é'ati(ue '@'e. er'éabilité . et (ue la criti(ue a u 9aire réa ara\tre ar les 'o?ens. 'ise en c"ar ie. tout autre c"ose1 Jar E sa2oirs assu3ettis F. la condition. 'as(ués dans des co"érences 9onctionnelles ou dans des s?sté'atisations 9or'elles1 Concrète'ent. 3e crois. non centralisée. c’est ce (u’on ourrait a eler l’insurrection des E sa2oirs assu3ettis F1 $t ar E sa2oir assu3etti F. retournée. ce n’est as non lus une sociologie de la délin(uance. on a rencontré sou2ent. ni non lus ascétis'e un eu 2olontaire. de ces * !anuscrit. etc1. du 2isa d’un régi'e co''un1 $t c’est l. en tout cas décou ée. (ui se réduirait lui-'@'e . 'ais le réel F. au 'oins . 3uste'ent. c’est-.

'ais arallèle et 'arginal ar ra ort au sa2oir 'édical. (u’. il ne s’agit aucune'ent d’o oser . la criti(ue des discours de ces (uinPe dernières années sa 9orce essentielle1 -ans un cas co''e dans l’autre.sa2oirs dis(uali9iés '@'e. singuliers. non as (u’il s’agisse du re9us de sa2oir ou de la 'ise en 3eu. une condition : (ue soit le2ée la t?rannie des discours englobants. une 9or'e de science lus attenti2e ou lus e7acte1 0es généalogies ce sont. c’est ar la réa arition de ces sa2oirs locau7 des gens. 3e crois (ue c’est dans ce cou lage entre les sa2oirs ense2elis de l’érudition et les sa2oirs dis(uali9iés ar la "iérarc"ie des connaissances et des sciences (ue s’est 3oué e99ecti2e'ent ce (ui a donné . la 9ois redécou2erte e7acte des luttes et 'é'oire brute des co'bats B et ces généalogies. tous ceu7 (ui l’entourent) 6. dis(uali9iés. contre l’instance t"éori(ue unitaire (ui rétendrait les 9iltrer. celui du 'édecin. assu3ettis ou ense2elis. l’ignorance et au non-sa2oir. celui du 'alade. 2ouloir grou er. les ordonner au no' d’une connaissance 2raie. un sa2oir local. si 2ous 2ouleP. inca able d’unani'ité et (ui ne doit sa 9orce (u’au tranc"ant (u’il o ose . (uel(ue c"ose co''e un étrange arado7e . l’unité abstraite de la t"éorie la 'ulti licité concrète des 9aits B il ne s’agit aucune'ent de dis(uali9ier le s éculati9 our lui o oser. tec"ni(ue. e7acte. 'ais au contraire. dans la 9or'e d’un scientis'e (uelcon(ue. celle. cou lage (ui er'et la constitution d’un sa2oir "istori(ue des luttes et l’utilisation de ce sa2oir dans les tacti(ues actuelles1 Ce sera donc la dé9inition ro2isoire de ces généalogies (ue 3’ai essa?é de 9aire a2ec 2ous au cours des dernières années1 -ans cette acti2ité. (ui le suit1 Al s’agit. récisé'ent. si 2ous 2ouleP. régional. de (uoi s’agissaitil Y Al s’agissait du sa2oir "istori(ue des luttes1 -ans le do'aine s écialisé de l’érudition co''e dans le sa2oir dis(uali9ié des gens gisait la 'é'oire des co'bats. et uis ces sa2oirs locau7. celui de l’in9ir'ier. E généalogie F le cou lage des connaissances érudites et des 'é'oires locales. discontinus. . des anti-sciences1 Ron as (u’elles re2endi(uent le droit l?ri(ue . un sa2oir articulier. co''e cou lage de ce sa2oir érudit et de ce sa2oir des gens. n’ont été ossibles. non légiti'és. ces sa2oirs des gens (ui sont des sa2oirs sans sens co''un et (ui ont été en (uel(ue sorte laissés en 3ac"ère. les "iérarc"iser. au sens ordinaire du ter'e. ces contenus de la connaissance "istori(ue 'éticuleuse. (ui a été 3us(u’alors tenue en lisière1 $t s’est ainsi dessinée ce (u’on ourrait a eler une généalogie. etc1 6 ce sa2oir (ue 3’a ellerais. et on n’a '@'e u les tenter. très e7acte'ent. de ces sa2oirs dis(uali9iés (ue s’est 9aite la criti(ue1 =ous 'e direP : il ? a tout de '@'e l. dans ce sa2oir de l’érudition co''e dans ces sa2oirs dis(uali9iés. de la 'ise en e7ergue des restiges d’une . de 9aire 3ouer des sa2oirs locau7. en 9ait. en e99et. (uand ils n’ont as été e99ecti2e'ent et e7 licite'ent tenus en lisière1 $" bien. érudite. un bon sens. ou se sont ainsi dessinées lutCt des rec"erc"es généalogi(ues 'ulti les. d’une art. dans ces deu7 9or'es de sa2oirs. le sa2oir du délin(uant. un sa2oir di99érentiel. au no' des droits d’une science (ui serait détenue ar (uel(ues-uns1 0es généalogies ne sont donc as des retours ositi2istes . (u’on eut donc dire généalogi(ue. 2ous 2o?eP (u’en 9ait. le E sa2oir des gens F (et (ui n’est as du tout un sa2oir co''un. cou ler dans la '@'e catégorie des E sa2oirs assu3ettis F. a2ec leur "iérarc"ie et a2ec tous les ri2ilèges des a2ant-gardes t"éori(ues1 A elons. c’est ar la réa arition de ces sa2oirs : celui du s?c"iatrisé. la rigueur des connaissances bien établies1 Ce n’est donc as un e' iris'e (ui tra2erse le ro3et généalogi(ue B ce n’est as non lus un ositi2is'e.

: E $st-ce ou n’est-ce as une science Y F. (uel su3et discourant. dire 2rai. en train de 9aire autre c"ose1 <e 2ous 2ois en train de lier au discours 'ar7iste. 3e dirai ceci : de uis bien des années 'aintenant. cette (uestion-l. a2ant '@'e de se oser cette (uestion de l’analogie 9or'elle et structurale d’un discours 'ar7iste ou s?c"anal?ti(ue a2ec un discours scienti9i(ue. 3e dirais ceci : a2ant '@'e de sa2oir dans (uelle 'esure (uel(ue c"ose co''e le 'ar7is'e ou la s?c"anal?se est analogue . l’intérieur d’une société co''e la nCtre1 $t. et 3e 2ous 2ois a99ecter . @tre une science Y 0a (uestion.oliti(ue 2ouleP-2ous donc introniser. d’abord et a2ant tout. c’est-. ar ra ort au ro3et d’une inscri tion des sa2oirs dans la "iérarc"ie du ou2oir ro re . (ue la généalogie doit 'ener le co'bat1 -’une 9a#on lus récise ou. circulantes et discontinues de sa2oir Y F $t 3e dirais : E Luand 3e 2ous 2ois 2ous e99orcer d’établir (ue le 'ar7is'e est une science. la science. les généalogies ou les généalogistes ré ondraient : E $" bien récisé'ent. de la sé'iologie des te7tes littéraires1 !ais . au 9ond eu i' orte1 C’est bien contre les e99ets de ou2oir ro res . en train de dé'ontrer une 9ois our toutes (ue le 'ar7is'e a une structure rationnelle et (ue ses ro ositions relè2ent. ceu7 (ui tiennent ce discours. 3e ne 2ous 2ois as. 'ais d’une insurrection d’abord et a2ant tout contre les e99ets de ou2oir centralisateurs (ui sont liés . 3e tiens un discours scienti9i(ue et 3e suis un sa2antd Y Luelle a2ant-garde t"éorico. ro os de la s?c"anal?se ou. d’une 9a#on générale. ce serait donc. et ne cesse d’@tre osée. 9aire au 'ar7is'e. c’est (u’il ourrait e99ecti2e'ent @tre une science1 F $n des ter'es un eu lus. dans les conce ts utilisés. de uis 'aintenant le !o?en [ge.e7 érience i''édiate. (ui 2ous arlera eut-@tre 'ieu7. de rocédures de 2éri9ication1 <e 2ous 2ois. sinon élaborés. si on a une ob3ection . (uel su3et d’e7 érience et de sa2oir 2ouleP-2ous 'inoriser du 'o'ent (ue 2ous dites : c'oi (ui tiens ce discours. ce (u’on 2ous re roc"e. des e99ets de ou2oir (ue l’/ccident. en tout cas. non encore ca tée ar le sa2oir1 Ce n’est as de cela (u’il s’agit1 Al s’agit de l’insurrection des sa2oirs1 Ron as telle'ent contre les contenus. dans ses règles de construction. s’interroger sur l’a'bition de ou2oir (u’e' orte a2ec soi la rétention . co''e dans le cas du 'ar7is'e. (ue cette institutionnalisation du discours scienti9i(ue renne cor s dans une uni2ersité ou. our la détac"er de toutes les 9or'es 'assi2es. a a99ectés . c’est de 9aire du 'ar7is'e. ou dans un a areil oliti(ue. la science et a réser2és . l’institution et au 9onctionne'ent d’un discours scienti9i(ue organisé .-dire ca ables d’o osition et de lutte . ceu7 (ui tiennent un discours scienti9i(ue1 F 0a généalogie. 2ous sa2eP co'bien ont été no'breu7 ceu7 (ui se sont de'andé si oui ou non le 'ar7is'e était une science1 /n ourrait dire (ue la '@'e (uestion a été osée. ar consé(uent. ire encore. a2ec toutes ses a99érences. Mdu 'oinsO dilués. ne 9aut-il as se oser d’abord la (uestion. les (uestions (u’il 9aut oser ne sont-elles as celles-ci : E Luels t? es de sa2oir 2ouleP 2ous dis(uali9ier du 'o'ent (ue 2ous 2ous dites @tre une science Y Luel su3et arlant. dans un a areil édagogi(ue. une rati(ue scienti9i(ue dans son déroule'ent (uotidien. une sorte d’entre rise our désassu3ettir les sa2oirs "istori(ues et les rendre libres. . lus d’un siècle sans doute. un discours considéré co''e scienti9i(ue. . ou de la s?c"anal?se ou de telle ou telle autre c"ose. les 'ét"odes ou les conce ts d’une science. (ue cette institutionnalisation des discours scienti9i(ues renne cor s dans un réseau t"éorico-co''ercial co''e la s?c"anal?se. une science1 $t.

dans ce '@'e ra ort de 9orce (ui nous er'ettrait de 9aire 2aloir. recolonisés ar ces discours unitaires (ui. A. 1975). un certain " 0es conce ts de E'ineurF et de E'inoritéF . en tout cas. a rès tout. et de c"ange'ents dans la con3oncture1 <e 2eu7 dire (ue.ont été élaborés ar K1 -eleuPe. . re ris ar -eleuPe dans lGarticle EJ"iloso "ie et 'inoritéF (Criti(ue. et dont la logi(ue est celle du Ede2enirF et des EintensitésF1 # !1 Foucault se ré9ère ici au débat (ui sGétait ou2ert surtout a rès la ublication de Les . un certain oint 3’essaierai de continuer. 'ai 1964. ou encore (uinPe ans. Jaris. c’est 2rai. les re rendre dans leur ro re discours et dans leurs ro res e99ets de sa2oir et de ou2oir Y $t si nous 2oulons. Jaris. la tacti(ue (ui 9ait 3ouer. ar ra ort . et our(uoi est-ce (ue 3e ne rends as encore un etit (uel(ue c"ose co''e #a. 1 9-5+B in Dits et Écrits. . c’est cela le ro3et de ces généalogies en désordre et en c"ar ie1 <e dirais en deu7 'ots ceci : l’arc"éologie.é onse . Éd1 de !inuit. le seul . en (uel(ue sorte . Ca(iers pour l'analyse. indi2iduations ar EeccéitéF lutCt (ue ar substantialité . de nos ro res 'ains. co''e eut-@tre our un iège.. tous ces ro os . ce discours unitaire au(uel nous con2ient. artir de ces discursi2ités locales ainsi décrites. . 9ait le '@'e 2isage1 $st-ce (ue nous so''es bien. a rès les a2oir d’abord dis(uali9iés. Éd1 de !inuit.ille plateau2' Capitalisme et sc(i-op(rénie.ots et les C(oses' =ne arc(éologie des sciences (umaines (Jaris. 1 45+-475. 3us(u’. 1964. etc1 Y /n ourrait continuer. les anne7er et . c’est très gentil. sont eut-@tre tout r@ts 'aintenant . l’état 2i9 et "ors de tout assu3ettisse'ent. a2ec F1 Kuattari. Kalli'ard. 9é2rier 1974).contre la coercition d’un discours t"éori(ue unitaire.é onse au Cercle dGé isté'ologieF.é2éne'ents singuliers lutCt (uGessences indi2iduelles. (ue 3e n’ai as été. 9aire au cours de ces (uinPe dernières années1 Luestion : alors our(uoi ne continuerait-on as a2ec une si 3olie t"éorie 6 et 2raise'blable'ent si eu 2éri9iable 6 de la discontinuité Y # Jour(uoi est-ce (ue 3e ne continue as. la 9ois entrecroisés et sus endus (ue 3’ai ré étés a2ec obstination de uis (uatre ou cin( ans 'aintenant. l’anal?se des discursi2ités locales. bDtir nous-'@'es. 'ais o8 est-ce (ue #a 2a Y -ans (uelle direction Y Jour (uelle unité Y F 0a tentation. !1 Foucault a2ait ré ondu ar une série de 'ises au oint t"éori(ues et 'ét"odologi(ues (nota''ent E. ne ris(uent-ils as d’@tre recodés. 19691 . ro os du conce t dGépistémè et du statut de la discontinuité1 Z toutes les criti(ues. ce serait la 'ét"ode ro re . les c"oses ont eut-@tre c"angé B la bataille n’a eut-@tre as tout . uis ignorés (uand ils sont réa arus. !as ero. (ui serait du cCté de la s?c"iatrie. rotéger ces 9rag'ents ainsi dégagés. 9or'el et scienti9i(ue1 0a réacti2ation des sa2oirs locau7 6 E 'ineurs F. et 3us(u’. 197*). 194+1 0a E'inoritéF ren2oie aussi au conce t de E'oléculaireF élaboré ar $ Kuattari dans /syc(analyse et 3ransversalité' 1ssai d'analyse institutionnelle (Jaris. loin de l. ceu7 (ui nous disent : E Hout #a. et la généalogie. dirait eut-@tre -eleuPe" 6 contre la "iérarc"isation scienti9i(ue de la connaissance et ses e99ets de ou2oir intrinsè(ues. nous.a*4a' /our une littérature mineure (Jaris. artir du 'o'ent o8 l’on 9ait 2aloir. la situation (ue nous a2ons connue il ? a cin(. o8 l’on 'et en circulation ces es èces d’élé'ents de sa2oir (u’on a essa?é de désensabler. di7. du cCté de la t"éorie de la se7ualité. 1966). re rises ensuite dans L'Arc(éologie du savoir. . Kalli'ard. ou2aient @tre considérés co''e des élé'ents de ces généalogies. nos 54 et 59). artir du 'o'ent o8 l’on dégage ainsi des 9rag'ents de généalogie. . n’était eut-@tre un certain no'bre de c"ange'ents. ne nous e7 osons-nous as . en articulier dans K1 -eleuPe I $ Kuattari. une (uestionF. ces sa2oirs désensablés Y Luelle 9orce ont-ils ar eu7-'@'es Y $t. 9. in . et dé2elo és ensuite. 1sprit. les sa2oirs désassu3ettis (ui s’en dégagent1 Cela our restituer le ro3et d’ense'ble1 =ous 2o?eP (ue tous les 9rag'ents de rec"erc"e. et E.

de (uestions. est la re'ière du 'onde. 2ous le connaisseP. $ Z lGé o(ue. 3e crois (ue l’en3eu de tout cela serait ceci : l’anal?se du ou2oir ou l’anal?se des ou2oirs eut-elle. accu'ulons1 A rès tout. dans leurs 'écanis'es. dans leurs ra orts. ar e7e' le. 'al 9ondées Y $n 9ait.oint. ces di99érents dis ositi9s de ou2oir (ui s’e7ercent. lutCt. est de dire : e" bien. co''e si 3uste'ent on ne lui 9aisait as eur1 $t il s’agira donc de donner non as un sol t"éori(ue continu et solide . toutes les généalogies dis ersées 6 3e ne 2eu7 en aucun cas leur donner. le 'o'ent n’est as encore 2enu o8 nous ris(uons d’@tre colonisés1 <e 2ous disais tout . . la rudence a2ec la(uelle les t"éories unitaires contournent la généalogie des sa2oirs serait donc eut-@tre une raison de continuer1 /n ourrait. un seul s?c"anal?ste. .. l’es rit 6 est eut-@tre. 3e crois. de dé9is. d’une bataille 6 d’une bataille des sa2oirs contre les e99ets de ou2oir du discours scienti9i(ue 6. l’"eure (ue ces 9rag'ents généalogi(ues ris(uent eut-@tre d’@tre recodés B 'ais on ourrait a rès tout lancer le dé9i et dire : E $ssa?eP donc b F /n ourrait dire. cette 'ise en lutte. la s?c"iatrie so2iéti(ue. leur suri' oser une sorte de couronne'ent t"éori(ue (ui les uni9ierait 6 'ais d’essa?er dans les cours (ui 2iennent. la 9ois sur la ligne d’e99ondre'ent du naPis'e et sur la ligne de recul du stalinis'e Y Lu’est-ce (ue le ou2oir Y /u lutCt 6 arce (ue la (uestion : E Lu’est-ce (ue le ou2oir Y F serait 3uste'ent une (uestion t"éori(ue (ui couronnerait l’ense'ble. la 9orce. a rès tout. ce (ue 3e 2eu7 dire ar l. d’une 'anière ou d’une autre. des ni2eau7 di99érents de la société. au 'a7i'u'. 'algré et . ou. un seul s?c"iatre our re9aire cela dans ses ro res ter'es. co''e 2ous 2oudreP1 !ais il est sans doute tro o ti'iste.1 <e ne 2eu7 aucune'ent e99acer des di99érences inno'brables. de rendre le silence de l’ad2ersaire our la reu2e (u’on lui 9ait eur1 0e silence de l’ad2ersaire 6 MetO c’est un rinci e 'ét"odologi(ue ou un rinci e tacti(ue (u’il 9aut tou3ours a2oir . eine ai-3e besoin de le réciser. dé uté du Jarti co''uniste 9ran#ais1 . 3e crois. dans des do'aines et a2ec des e7tensions si 2ariés1 7rosso modo. teneP : de uis le te' s (ue l’anti s?c"iatrie ou la généalogie des institutions s?c"iatri(ues ont été entre rises 6 #a 9ait 'aintenant (uinPe bonnes années 6 ? a-t-il eu un seul 'ar7iste. l’absurdité sont concrète'ent a arus au cours de ces (uarante dernières années. de !1 <u(uin$ : E Hout #a c’est très gentil1 Al n’en reste as 'oins (ue la s?c"iatrie so2iéti(ue est la re'ière du 'onde1 F <e dirais : E &ien s)r. le signe (u’on ne lui 9ait as eur du tout1 $t il 9aut 9aire. 'al articulées. dont l’irru tion. en tout cas. continuons. le tranc"ant. (ue des ro ositions co''e celles (u’on 2ient d’entendre réce''ent dans la bouc"e. our(uoi 3e ose cette (uestion. et 2oil. tout aussi bien. et our 'ontrer (ue ces généalogies étaient 9ausses. et c’est récisé'ent ce (u’on lui re roc"e1 F 0e silence. et sans doute dès cette année. de réciser ou de dégager l’en3eu (ui se trou2e engagé dans cette 'ise en o osition. artir du 'o'ent o8 il s’agit. cette 'ise en insurrection des sa2oirs contre l’institution et les e99ets de sa2oir et de ou2oir du discours scienti9i(ue1 0’en3eu de toutes ces généalogies. gigantes(ues. les c"oses sont telles (ue ces 9rag'ents de généalogie (u’on a 9aits restent l. 'ais. se déduire de l’écono'ie Y =oil. dans leurs e99ets. ce (ue 3e ne 2eu7 as 6 l’en3eu est de déter'iner (uels sont. 2ous a2eP raison. 'al élaborées. entourés d’un silence rudent1 /n ne leur o ose. 'ulti lier ainsi les 9rag'ents généalogi(ues co''e autant de ièges. est celui-ci : (u’est-ce (ue ce ou2oir. . .

dans un cas. et (ue l’on ourrait ar consé(uent trans9érer ou aliéner. dans la rocédure de l’éc"ange. d’une 9a#on totale ou artielle. la conce tion 'ar7iste générale du ou2oir : rien de cela. la 9ois de 'aintenir des ra orts de roduction et de reconduire une do'ination de classe (ue le dé2elo e'ent et les 'odalités ro res de l’a ro riation des 9orces roducti2es ont rendue ossible1 -ans ce cas-l. une certaine conce tion courante (ui 2aut co''e étant la conce tion du 'ar7is'e1 Ce oint co''un. le ou2oir oliti(ue aurait dans l’écono'ie sa raison d’@tre "istori(ue. une sou2eraineté oliti(ue1 0a constitution du ou2oir oliti(ue se 9ait donc dans cette série. reconduire des ra orts (ui sont caractéristi(ues de cette écono'ie et essentiels . le ou2oir oliti(ue trou2erait dans l’écono'ie sa raison d’@tre "istori(ue1 $n gros. le ou2oir et la ric"esse1 -ans l’autre cas. sur le 'odèle d’une o ération 3uridi(ue (ui serait de l’ordre de l’éc"ange contractuel1 Analogie. . (ue tout indi2idu détient et (u’il 2iendrait . concret. our constituer un ou2oir. dans l’autre cas. ni non lus de l’ordre de l’iso'or "ie 9or'elle. ar consé(uent. 3e ense . (ui s’aliène ou se récu ère. 3e crois. libérale du ou2oir oliti(ue 6 celle (ue l’on trou2e c"eP les "iloso "es du S=AAAe siècle 6 et uis la conce tion 'ar7iste ou. (ui circule. disons. et (ui court tout au long de ces t"éories. '@'e si e99ecti2e'ent les ra orts de ou2oir constituent tou3ours une sorte de 9aisceau ou de boucle a2ec les relations écono'i(ues Y $t dans ce cas l’indissociabilité de l’écono'ie et du oliti(ue ne serait as de l’ordre de la subordination 9onctionnelle.tra2ers ces di99érences. . (ui é2ite telle autre Y /u bien. '@'e si les ra orts de ou2oir sont ro9ondé'ent intri(ués dans et a2ec les relations écono'i(ues. on a un ou2oir oliti(ue (ui trou2erait. c’est é2ident1 !ais 2ous a2eP dans cette conce tion 'ar7iste (uel(ue c"ose d’autre. au contraire. et le rinci e de sa 9or'e concrète et de son 9onctionne'ent actuel1 0e roblè'e (ui 9ait l’en3eu des rec"erc"es dont 3e arle eut. son 'odèle 9or'el B et. le ou2oir est considéré co''e un droit dont on serait ossesseur co''e d’un bien. 'ais d’un autre ordre (u’il s’agirait récisé'ent de dégager1 . si 2ous 2ouleP. our l’anal?ser. (ui se cède ar contrat ou ar 9orce. essa?er de 'ettre en Uu2re des instru'ent di99érents. ce serait ce (ue 3’a ellerais l’E écono'is'e F dans la t"éorie du ou2oir1 $t ar l. solidi9ier. dans cet ense'ble t"éori(ue au(uel 3e 'e ré9ère. bien s)r. entre le ou2oir et les biens. (ui irrigue telle région. 9aut-il. dans l’écono'ie de la circulation des biens. totale'ent ou artielle'ent. 3e 2eu7 dire ceci : dans le cas de la t"éorie 3uridi(ue classi(ue du ou2oir. céder. se déco' oser de la 'anière sui2ante1 Jre'ière'ent : le ou2oir est-il tou3ours dans une osition seconde ar ra ort . la 9aire 'arc"er. 'ani9este. ar un acte 3uridi(ue ou un acte 9ondateur de droit 6 eu i' orte our l’instant 6 (ui serait de l’ordre de la cession ou du contrat1 0e ou2oir.. l’écono'ie Y $st-il tou3ours 9inalisé et co''e 9onctionnalisé ar l’écono'ie Y 0e ou2oir a-t-il essentielle'ent our raison d’@tre et our 9in de ser2ir l’écono'ie Y $st-il destiné . en tout cas.. c’est celui. (ui s’ac(uiert. son 9onctionne'ent Y -eu7iè'e (uestion : le ou2oir est-il 'odelé sur la 'arc"andise Y 0e ou2oir est-il (uel(ue c"ose (ui se ossède. dans la 'esure o8 le ou2oir aurait essentielle'ent our rCle . il 'e se'ble (u’il ? a un certain oint co''un entre la conce tion 3uridi(ue et. (u’on ourrait a eler la E 9onctionnalité écono'i(ue F du ou2oir1 E Fonctionnalité écono'i(ue F. . 'aintenir.

Jaris. (ui serait : le ou2oir. si le ou2oir est bien en lui-'@'e 'ise en 3eu et dé loie'ent d’un ra ort de 9orce. c’est 9onda'entale'ent et essentielle'ent la ré ression 6. . le discours conte' orain ne 9ait as une in2ention1 >egel l’a2ait dit le re'ier. selon la(uelle: E0a guerre nGest (ue la continuation de la oliti(ue ar dGautres 'o?ensFB elle EnGest as seule'ent un acte oliti(ue. ou lutCt deu7 (uestions : si le ou2oir s’e7erce. note gg*gg1 * !1 Foucault 9ait allusion .5+ (trad1 9r1: /rincipes de la p(ilosop(ie du droit. 1 *4)1 =oir aussi li21 AA. c’est. d’a99ronte'ent ou de guerre1 /n aurait donc. 9ace . ni ne s’éc"ange. une seconde "? ot"èse. c’est la guerre continuée ar d’autres 'o?ens1 $t. dans les inégalités écono'i(ues. ar une sorte de guerre silencieuse.eic". l’anal?se du ou2oir ne doit-elle as @tre d’abord. le (uali9icati9 res(ue "o'éri(ue du ou2oir1 Alors. lutCt (ue de l’anal?ser en ter'es de cession. e SSA=.riege. l’anal?se des 'écanis'es de ré ression Y -eu7iè'e'ent 6 deu7iè'e ré onse-occasion. 'ais (u’il s’e7erce et (u’il n’e7iste (u’en acte1 /n dis ose égale'ent de cette autre a99ir'ation (ue le ou2oir n’est as re'ière'ent 'aintien et reconduction des relations écono'i(ues. JTF. 7rundlinien der /(ilosop(ie des +ec(ts. s’il est 2rai (ue le ou2oir oliti(ue arr@te la guerre.. dans le 2ocabulaire d’au3ourd’"ui. c91 su ra. (u’est-ce (ue cet e7ercice Y $n (uoi consiste-t-il Y Luelle est sa 'écani(ue Y /n a l. des indi2idus1 $t lors(ue. 14. a rès tout. c’est la guerre. dans la guerre et ar la guerre1 $t.Jour 9aire une anal?se non écono'i(ue du ou2oir. &d1 1-*-. li21 A. &erlin. (5) et (5). contrat. au lieu '@'e de l’anal?ser en ter'es 9onctionnels de reconduction des ra orts de roduction. actuelle'ent. &erlin. la 9or'ulation bien connue du rinci e de Carl 2on Clause%itP ( @om ..eic" +1 $n tout cas. la re'ière "? ot"èse 6 (ui est : le 'écanis'e du ou2oir. ce n’est as du tout our sus endre les e99ets de la guerre ou our neutraliser le désé(uilibre (ui s’est 'ani9esté dans la bataille 9inale de la guerre1 0e ou2oir oliti(ue. tels (u’ils 9onctionnent dans une société co''e la nCtre. d’abord. les instincts. 2ol1 . et essentielle'ent. dis ose-ton Y <e crois (u’on eut dire (u’on dis ose 2rai'ent de très eu de c"ose1 /n dis ose. 19*7 (trad1 9r1: L'Avenir d'une illusion. on trou2e cette dé9inition ressassante du ou2oir co''e ce (ui ré ri'e. 'ais un 2éritable instru'ent de la oliti(ue. 14*1. (ui 'e ara\t ren2o?ée 9inale'ent ar le 9ait concret de bien des anal?ses actuelles : le ou2oir. un 'o'ent donné. in A nternationale >eitsc(ri*t *?r :rt-lic(e /syc(oanalyse. 19. c"a 1 AAA. ni ne se re rend. aliénation. aurait our rCle de réinscrire er étuelle'ent ce ra ort de 9orce. e in et li21 =AAA. ri'aire'ent. de cette a99ir'ation (ue le ou2oir ne se donne as. en lui-'@'e. un ra ort de 9orce1 -es (uestions. dans le discours conte' orain. en9in. ont essentielle'ent our oint d’ancrage un certain ra ort de 9orce établi . ne 9aut-il as l’anal?ser d’abord et a2ant tout en ter'es de co'bat. =rin. Anternationaler Js?c"oanal?tisc"er =erlag. 1975)B V1 Freud. 1955).*B trad1 9r1: De la guerre1 Jaris. si 2ous 2ouleP 6. c’est essentielle'ent ce (ui ré ri'e1 C’est ce (ui ré ri'e la nature. 'ais. 1995)1 Concernant . de (uoi. et de le réinscrire dans les institutions. in Hinterlassene Aer4e. e 14*-. sa oursuite ar dGautres 'o?ensF (ibid1. une classe. dans le langage. -enofl. 1915. "istori(ue'ent récisable. @tre organe de ré ression. on retournerait la ro osition de Clause%itP * et on dirait (ue la oliti(ue. dans cette "? ot"èse. 0ei PigQXienQ_uric". et Die >u4un*t einer 8llusion. Éd1 de !inuit. 3us(ue dans les cor s des + C91 K1 X1 $ >egel. ce 'o'ent-l. une ré onse i''édiate. 9ait régner ou tente de 9aire régner une ai7 dans la société ci2ile. c"a 1 =A1 . Jaris. E-as Tnbe%usstenF.*B rééd1 Jaris. et uis Freud et uis . c"a 1 1. c’est la guerre continuée ar d’autres 'o?ens1 Ce (ui 2oudrait dire trois c"oses1 -’abord ceci : (ue les ra orts de ou2oir. (uel(ue c"ose dont 3e dirais (ue c’était une ré onse-occasion.

donner . l’intérieur de cette seudo. et a2ec le contrat co''e 'atrice du ou2oir oliti(ue1 $t ce ou2oir ainsi constitué ris(uerait. 'ais l’o osition entre lutte et sou'ission1 . l.-dire (ue la oliti(ue. c’est l’a99ronte'ent belli(ueu7 des 9orces 6 "? ot"èse (ue 3’a ellerai. s’articulerait autour du ou2oir co''e droit originaire (ue l’on cède. de de2enir o ression1 Jou2oir-contrat. lors(u’il se dé asse lui-'@'e. . le si' le e99et et la si' le oursuite d’un ra ort de do'ination1 0a ré ression ne serait autre c"ose (ue la 'ise en Uu2re. l’e7ercice du ou2oir co''e guerre continuée1 =ous 2o?eP donc (u’.-dire lors(u’il déborde les ter'es '@'es du contrat. au contraire B elles araissent '@'e s’enc"a\ner a2ec asseP de 2raise'blance : la ré ression.. constituti9 de la sou2eraineté. était l’abus de la sou2eraineté dans l’ordre 3uridi(ue Y /n ourrait donc o oser deu7 grands s?stè'es d’anal?se du ou2oir1 0’un. 'ais. deu7 sc"é'as d’anal?se du ou2oir : le sc"é'a contrat-o ression. les luttes oliti(ues. le sc"é'a 3uridi(ue. ce serait la ré ression 6 "? ot"èse. si 2ous 2ouleP. la ré ression. dans un s?stè'e oliti(ue. (ui serait le 2ieu7 s?stè'e (ue 2ous trou2eP c"eP les "iloso "es du S=AAAe siècle. c’est la sanction et la reconduction du désé(uilibre des 9orces 'ani9esté dans la guerre1 $t le retourne'ent de cette ro osition 2oudrait dire autre c"ose aussi : .-dire d’une é reu2e de 9orce o8 les ar'es. des dé lace'ents de la guerre elle-'@'e1 /n n’écrirait 3a'ais (ue l’"istoire de cette '@'e guerre. lutCt. ce 'o'ent-l. si 2ous 2ouleP. le 'écanis'e du ou2oir.eic" 6 et. (ue 3’a ellerai co''odé'ent l’"? ot"èse de . un eu co''e l’o ression. ce serait la dernière bataille. co''e dans le sc"é'a récédent. c’est-.ai7 (ue tra2aille une guerre continue. l’"? ot"èse de RietPsc"e1 Ces deu7 "? ot"èses ne sont as inconciliables. l’o ression1 $t 2ous aurieP l’autre s?stè'e (ui essaierait. ou. des 9rag'entations. de2ront @tre 3uges1 0a 9in du oliti(ue. tout cela. a rès tout. artir du 'o'ent o8 l’on essaie de se dégager des sc"é'as écono'istes our anal?ser le ou2oir. '@'e lors(u’on écrirait l’"istoire de la ai7 et de ses institutions1 0e retourne'ent de l’a "oris'e de Clause%itP 2oudrait dire encore une troisiè'e c"ose : la décision 9inale ne eut 2enir (ue de la guerre. ne de2rait @tre inter rété (ue co''e les continuations de la guerre1 $t serait . au contraire. dans le(uel l’o osition ertinente n’est as celle du légiti'e et de l’illégiti'e.-dire un abus. etc1 6.uns et des autres1 Ce serait donc le re'ier sens . ce n’est as ce (u’était l’o ression ar ra ort au contrat. a2ec le ou2oir. our le ou2oir. les a99ronte'ents . ren2erse'ents. et en9in seule'ent. ce retourne'ent de l’a "oris'e de Clause%itP : la oliti(ue. l’intérieur de cette E ai7 ci2ile F. c’est-. d’un ra ort de 9orce er étuel1 -onc. deu7 "? ot"èses 'assi2es : d’une art. . c’est-. a2ec co''e li'ite. co''e 9ranc"isse'ent de la li'ite. d’anal?ser le ou2oir oliti(ue non lus selon le sc"é'a contrat-o ression. au contraire. c’est la guerre continuée ar d’autres 'o?ens B c’est-. ou do'ination-ré ression. on se trou2e i''édiate'ent 9ace . c’est-. encore ar co''odité. les 'odi9ications des ra orts de 9orce 6 accentuations d’un cCté. 9inale'ent. deu7iè'e'ent. le 9ond du ra ort de ou2oir. déc"i99rer co''e des é isodes. sa2oir (ue. 'ais selon le sc"é'a guerre-ré ression1 $t . (ui est. dans la t"éorie classi(ue du droit oliti(ue. ro os du ou2oir. et le sc"é'a guerre-ré ression.-dire (ue la dernière bataille sus endrait en9in. n’est-elle as la consé(uence oliti(ue de la guerre.

abandonnées1 $n tout cas. et cette autre "? ot"èse (ue. le roc"ain cours ou. essa?er de 'ontrer en (uoi et co''ent cette notion si courante 'aintenant de ré ression our caractériser les 'écanis'es et les e99ets de ou2oir. de l’a99ronte'ent des 9orces. Jaris. (ue le ou2oir a en c"arge de dé9endre la société. du contrCle de la se7ualité en9antine. . . arce (ue sur tout un tas de oints il est encore insu99isa''ent élaboré 6 3e dirais '@'e (u’il est tout . et 3’ai essa?é de 2ous 'ontrer. est-il une guerre continuée ar d’autres 'o?ens (ue les ar'es ou les batailles Y Vous le t"è'e de2enu 'aintenant courant. . oui ou non. 3’ai essa?é de 'ettre en Uu2re1 /r. ou. dé9endre leur 2ictoire et la érenniser dans l’assu3ettisse'ent Y -onc. la re rise de la notion de ré ression. les deu7 roc"ains seront consacrés . ceu7 (ui 1. ro os 3uste'ent des généalogies dont 3e arlais tout . du ou2oir s?c"iatri(ue. t"è'e d’ailleurs relati2e'ent récent. (ue. le sc"é'a du cours de cette année sera le sui2ant : d’abord. est tout . l’"eure. ce (ui gronde et ce (ui 9onctionne c’est essentielle'ent et a2ant tout un ra ort belli(ueu71 <e crois. etc1. tout si' le'ent. 3uste'ent.1 !ais l’essentiel du cours sera consacré . . 3uste'ent. (ue la société dans sa structure oliti(ue est organisée de 'anière (ue certains uissent se dé9endre contre les autres. 'esure (ue 3e le 'ettais en Uu2re. intercalé dans le 'anuscrit. (ue la ré ression1 <e ne eu7 as continuer sans re rendre un etit eu. Jro'esse non 'aintenue1 Al e7iste néan'oins. 'ettre de cCté. uis 3e co''encerai M. la re rise criti(ue de la notion de E ré ression F. . 3e oursui2rai les années d’a rès. un cours sur la Eré ressionF donné sans doute dans une uni2ersité étrangère1 0a (uestion sera re rise dans La @olonté de savoir.Al est bien entendu (ue tout ce (ue 3e 2ous ai dit au cours des années récédentes s’inscrit du cCté du sc"é'a lutte-ré ression1 C’est ce sc"é'a-l. si 2ous 2ouleP. si' le'ent encore. de E stratégie F. ou. de E ra ort de 9orce F sont 2alables Y -ans (uelle 'esure le sont-elles Y 0e ou2oir. 3’ai été a'ené tout de '@'e . sans rasse'bler un eu tout ce (ue 3’ai u dire d’une 9a#on un eu décousue sans doute1 Jar consé(uent. une ou deu7 le#ons consacrées . il 9aut regarder de rès ces deu7 notions. Kalli'ard. . cette anal?se de la ré ression.-dire au roblè'e de la guerre1 <e 2oudrais essa?er de 2oir dans (uelle 'esure le sc"é'a binaire de la guerre. de 9ait. bien lus. 19761 . sinon eut-@tre. 9ait insu99isante our les cerner1. eut e99ecti2e'ent @tre re éré co''e le 9ond de la société ci2ile. la 9ois. regarder d’un eu lus rès l’"? ot"èse (ue les 'écanis'es de ou2oir seraient essentielle'ent des 'écanis'es de ré ression. ro os de l’"istoire du droit énal. de la lutte. le reconsidérer B . 9ait inélaboré 6 et aussi arce (ue 3e crois (ue ces deu7 notions de E ré ression F et de E guerre F doi2ent @tre considérable'ent 'odi9iées. 3e n’en sais rien 6 ce roblè'e de la guerre dans la société ci2ile1 <e co''encerai . sans tro 'e 2anter. (ue les 'écanis'es 'is en Uu2re dans ces 9or'ations de ou2oir étaient tout autre c"ose. é2entuelle'ent. la li'ite. 9aut-il entendre. l’autre 2olet. E ré ression F et E guerre F. '’@tre tout de '@'e 'é9ié de uis asseP longte' s de cette notion de E ré ression F. sous le ou2oir oliti(ue. ou dé9endre leur do'ination contre la ré2olte des autres. c’est-. bien s)r. la 9ois le rinci e et le 'oteur de l’e7ercice du ou2oir oliti(ue1 $st-ce bien e7acte'ent de la guerre (u’il 9aut arler our anal?ser le 9onctionne'ent du ou2oir Y $st-ce (ue les notions de E tacti(ue F. traiterO 6 é2entuelle'ent. en tout cas.

uis(ue c’est dans le binaris'e des races (u’a été er#ue. la 9in du SASe siècle. autour du roblè'e de la race.-dire !ac"ia2el et >obbes1 Juis 3’essaierai de re rendre cette t"éorie de la guerre co''e rinci e "istori(ue de 9onctionne'ent du ou2oir. our la re'ière 9ois en /ccident. . c’est-. l’intérieur de la société oliti(ue1 . 'on sens. les deu7 grands sc"é'as selon les(uels on MtenteO de re érer le "éno'ène de la guerre et les ra orts de 9orce . la ossibilité d’anal?ser le ou2oir oliti(ue co''e guerre1 $t 3’essaierai de conduire cela 3us(u’au 'o'ent o8 lutte des races et lutte des classes de2iennent.assent our les t"éoriciens de la guerre dans la société ci2ile et (ui ne le sont absolu'ent as .

dans une société co''e la nCtre. ceu7 d’entre 2ous (ui n’étaient as l. de uis le S=AAe siècle 3us(u’. arce (ue cela 'e 9era gagner du te' s our 'es rec"erc"es sur la guerre. l’anal?se de l’institution 'ilitaire. la guerre. de uis 197+-1971. du ou2oir oliti(ue donc déc"i99ré en ter'es de guerre. une (uestion très 9actuelle ar ra ort . des institutions 'ilitaires. reconduisent ce ou2oir1 -onc. endant les cin( dernières années. cette (uestion traditionnelle. noble et "iloso "i(ue1 !on roblè'e serait en (uel(ue sorte celui-ci : (uelles sont les règles de droit (ue les relations de ou2oir 'ettent en Uu2re our roduire des discours de 2érité Y /u encore : (uel est donc ce t? e de ou2oir (ui est susce tible de roduire des discours de 2érité (ui sont. les années récédentes1 $n tout cas. (ue l’on eut trou2er un rinci e d’intelligibilité et d’anal?se du ou2oir oliti(ue. 3’ai'erais 9aire le oint. et arce (ue. en gros. ceci : il e7iste une (uestion traditionnelle (ui est celle. la lutte. en contre oint. . "istori(ue. dans nos sociétés. du cCté du 'odèle de la guerre. co''ent la "iloso "ie entendue co''e le discours ar e7cellence de la 2érité. 'ais co''encer seule'ent. e99ecti9. les disci lines B dans les cin( années sui2antes. cela eut ser2ir de re ère . tout si' le'ent. leur tour. de luttes. des luttes. une série de rec"erc"es sur la guerre co''e rinci e é2entuel d’anal?se des ra orts de ou2oir : est-ce du cCté du ra ort belli(ueu7. résent. ce seraient les e99ets de 2érité (ue ce ou2oir roduit. droit. 3e crois. du cCté du sc"é'a de la lutte.%&'RS (' 1! )ANVIER 1*$# 7uerre et pouvoir' % La p(ilosop(ie et les limites du pouvoir' % Droit et pouvoir royal' % Loi) domination et assu&ettissement' % Analyti#ue du pouvoir < #uestions de mét(ode' % 3(éorie de la souveraineté' % Le pouvoir disciplinaire' % La règle et la norme' Cette année 3e 2oudrais co''encer. (ue ce ou2oir conduit. é2entuelle'ent. triangle : ou2oir. c’est-. l’autre e7tré'ité.-dire essa?er de saisir ses 'écanis'es entre deu7 re ères ou deu7 li'ites : d’un cCté. dans leur 9onctionne'ent réel. l’ar'ée1 <e 2oudrais tout de '@'e 9aire le oint sur ce (ue 3’ai essa?é de dire au cours des années récédentes. d’a99ronte'ents Y <e 2oudrais co''encer a2ec. eu2ent-ils 9i7er les li'ites de droit du ou2oir Y C’est la (uestion traditionnelle1 /r celle (ue 3e 2oulais oser est une (uestion d’en dessous. dotés d’e99ets si uissants Y . sc"é'ati(ue'ent. c’était le E co''ent F du ou2oir1 Étudier le E co''ent du ou2oir F. et d’un autre cCté. nos 3ours1 <us(u’. l’autre li'ite. et (ui. sur ce (ue 3’ai essa?é de arcourir1 Ce (ue 3’ai essa?é de arcourir. (ui ne sont as très a2ancées. les règles de droit (ui déli'itent 9or'elle'ent le ou2oir. 2érité1 -isons. de la "iloso "ie oliti(ue et (u’on ourrait 9or'uler ainsi : co''ent le discours de la 2érité ou. 9orcé'ent. our 'oi-'@'e.

contraints . une circulation. artir de et . la de'ande '@'e et au ro9it du ou2oir ro?al1 0ors(ue cet édi9ice 3uridi(ue. ce (ui sera en (uestion. des tDc"es. arcours (ue 3’ai 'ené. a rès tout. caractérisent. ressassé des 3uristes dans l’organisation du ou2oir ro?al1 Al ne 9aut as oublier (ue la réacti2ation du droit ro'ain. dire la 2érité. ad'inistrati9 et. lors(u’il sera retourné contre le ou2oir ro?al. la roduction de la 2érité et nous ne ou2ons e7ercer le ou2oir (ue ar la roduction de la 2érité1 C’est 2rai de toute société. 'écanis'es de ou2oir. de l’édi9ice 3uridi(ue autour du ersonnage ro?al. (ui ortent a2ec eu7 des e99ets s éci9i(ues de ou2oir1 -onc : règles de droit. artir du(uel s’est reconstitué l’édi9ice 3uridi(ue dissocié a rès la c"ute de l’$' ire ro'ain. la (uestion concernant ses rérogati2es1 . et ceci de uis le !o?en [ge. a rès tout. la de'ande du ou2oir ro?al. nous so''es contraints. il la réco' ense1 Rous a2ons . il la ro9essionnalise. droit et 2érité s’organise d’une 9a#on très articulière1 Jour 'ar(uer si' le'ent non as le 'écanis'e '@'e de la relation entre ou2oir. (ui a été le grand "éno'ène autour et . une certaine 'anière de 2i2re ou . d’un autre cCté. décide B il 2é"icule. ré été. l’élaboration de la ensée 3uridi(ue s’est 9aite essentielle'ent autour du ou2oir ro?al1 C’est . roduire la 2érité our ou2oir roduire des ric"esses1 $t. c’est our lui ser2ir d’instru'ent ou de 3usti9ication (ue s’est élaboré l’édi9ice 3uridi(ue de nos sociétés1 0e droit en /ccident est un droit de co''ande ro?ale1 Hout le 'onde conna\t. 9inale'ent. le rCle 9a'eu7. d’une 'anière artielle et a2ec beaucou de PigPags1 Vur ce arcours. 3e 2oudrais 'aintenant dire (uel(ues 'ots1 Luel rinci e général '’a guidé et (uelles ont été les consignes i' érati2es ou les récautions de 'ét"ode (ue 3’ai 2oulu rendre Y Tn rinci e général en ce (ui concerne les ra orts du droit et du ou2oir : il 'e se'ble (u’il ? a un 9ait (u’il ne 9aut as oublier : dans les sociétés occidentales. classés. en ce sens (ue la 2érité 9ait loi B c’est le discours 2rai (ui. la trou2er1 0e ou2oir ne cesse de (uestionner. autoritaire. de nous (uestionner B il ne cesse d’en(u@ter. nous so''es conda'nés .<e 2eu7 dire ceci : dans une société co''e la nCtre 6 'ais. et nous a2ons . roduire des ric"esses. . nous a2ons . ni 9onctionner sans une roduction. ce sera tou3ours les li'ites de ce ou2oir. absolu1 For'ation. ce (ui a été le do'aine très général du arcours (ue 3’ai 2oulu 9aire. la 2érité. bien s)r. a été l’un des instru'ents tec"ni(ues constituti9s du ou2oir 'onarc"i(ue. constituent le cor s social B elles ne eu2ent as se dissocier. e99ets de 2érité1 /u encore : règles de ou2oir et ou2oir des discours 2rais1 C’est. disons ceci : nous so''es astreints . une accu'ulation. nous so''es 3ugés. 'ais l’intensité du ra ort et sa constance. tra2ers ce ou2oir1 Rous so''es sou'is ar le ou2oir . roduire la 2érité co''e. dans les siècles sui2ants. . 3e le sais bien. conda'nés. eu rès. 2oués . droit et 2érité. une certaine 'anière de 'ourir. célèbre. 'ais 3e crois (ue dans la nCtre ce ra ort entre ou2oir. en 9onction de discours 2rais. dans n’i' orte (uelle société 6 des relations de ou2oir 'ulti les tra2ersent. d’enregistrer B il institutionnalise la rec"erc"e de la 2érité. c’est égale'ent . il ro ulse lui-'@'e des e99ets de ou2oir1 A rès tout. a2ouer la 2érité ou . nous so''es égale'ent sou'is . our une art au 'oins. aura éc"a é au contrCle ro?al. . roduire la 2érité ar le ou2oir (ui e7ige cette 2érité et (ui en a besoin our 9onctionner B nous a2ons . son ro9it. donc. ni s’établir. 2ers le 'ilieu du !o?en [ge. un 9onctionne'ent du discours 2rai1 Al n’? a as d’e7ercice du ou2oir sans une certaine écono'ie des discours de 2érité 9onctionnant dans.

.. d’in2erser cette direction générale de l’anal?se. (ui est celle. dans l’organisation générale. la loi. au contraire. (ui a li(uent le droit) 2é"icule et 'et en Uu2re des ra orts (ui ne sont as des ra orts de sou2eraineté 'ais des ra orts de do'ination1 $t ar do'ination.-dire de laisser au contraire 2aloir co''e un 9ait. . de uis le !o?en [ge. non seule'ent co''ent le droit est. 'ais du cCté des rocédures d’assu3ettisse'ent (u’il 'et en Uu2re1 -onc. 'ais les assu3ettisse'ents 'ulti les (ui ont lieu et (ui 9onctionnent . cela signi9ie (ue le discours et la tec"ni(ue du droit ont eu essentielle'ent our 9onction de dissoudre. l’intérieur du cor s social1 0e s?stè'e du droit et le c"a' 3udiciaire sont le 2é"icule er'anent de ra orts de do'ination. institutions. c’est de cela (u’il est 9onda'entale'ent (uestion dans le s?stè'e général. (ue l’on 2oulait réduire ou 'as(uer. selon et . règle'ents. 3e ne 2eu7 as dire le 9ait 'assi9 d’E une F do'ination globale de l’un sur les autres. en arlant des di99érentes etites c"oses (ue 3’ai é2o(uées. de 9i7er la légiti'ité du ou2oir : le roblè'e 'a3eur. donc. l’intérieur de la société : non as. de ses droits. 3us(u’o8 et sous (uelle 9or'e le droit (et (uand 3e dis le droit. '@'e absolu. co''ent son ou2oir.-dire (u’il est 9inale'ent l’é2iction du 9ait de la do'ination et de ses consé(uences1 -ans les années récédentes. le roi dans sa osition centrale. en tout cas. 3e ne ense as si' le'ent . il 9aut le 2oir. le ro3et général était. c’est-. central our le droit. la (uestion. d’autre art. aussi bien dans son secret (ue dans sa brutalité. c’est du roi. de la sou2eraineté et de . 'ais les 'ulti les 9or'es de do'ination (ui eu2ent s’e7ercer . l’intérieur de (uelles li'ites il de2ait e7ercer son ou2oir our (ue ce ou2oir conser2e sa légiti'ité1 0a t"éorie du droit a essentielle'ent our rCle. la lace de cette do'ination. (uelles règles de droit il de2ait se sou'ettre. co''ent le 'onar(ue était e99ecti2e'ent le cor s 2i2ant de la sou2eraineté. l’instru'ent de cette do'ination 6 cela 2a de soi 6 'ais aussi co''ent. de son ou2oir. du s?stè'e 3uridi(ue occidental1 Lue les 3uristes aient été les ser2iteurs du roi ou (u’ils aient été ses ad2ersaires. central. 3e crois. deu7 c"oses : d’une art. . l’intérieur du ou2oir. au 9ond. l’ense'ble des a areils. d’une 'anière générale. des li'ites é2entuelles de son ou2oir. un droit 9onda'ental B soit. our 'ontrer co''ent il 9allait li'iter ce ou2oir du sou2erain.Autre'ent dit. c’est-. 'ais les su3ets dans leurs relations réci ro(ues B non as la sou2eraineté dans son édi9ice uni(ue. l’obligation légale de l’obéissance1 0e s?stè'e du droit est entière'ent centré sur le roi. du discours du droit tout entier de uis le !o?en [ge1 <’ai essa?é de 9aire l’in2erse. c’est de courtcircuiter ou d’é2iter ce roblè'e. c’est le roi1 C’est du roi (u’il est (uestion. our 9aire a ara\tre . de tec"ni(ues d’assu3ettisse'ent ol?'or "es1 0e droit. le 9ait de la do'ination. c’est de toute 9a#on tou3ours du ou2oir ro?al (u’il est (uestion dans ces grands édi9ices de la ensée et du sa2oir 3uridi(ues1 $t du ou2oir ro?al. dans tout l’édi9ice 3uridi(ue occidental. et uis de 'ontrer. non du cCté d’une légiti'ité . il est (uestion de deu7 'anières : soit our 'ontrer en (uelle ar'ature 3uridi(ue s’in2estissait le ou2oir ro?al. 9i7er. 3e crois. 'ais . les droits légiti'es de la sou2eraineté et. artir de l. autour du(uel s’organise toute la t"éorie du droit est le roblè'e de la sou2eraineté1 -ire (ue le roblè'e de la sou2eraineté est le roblè'e central du droit dans les sociétés occidentales. 3e crois (ue le ersonnage central. était e7acte'ent adé(uat . la do'ination. our 'oi. ou d’un grou e sur un autre.

l’obéissance des indi2idus sou'is . très ro2isoire'ent. l. o8 il s’i' lante et roduit ses e99ets réels1 -onc. dans ses derniers linéa'ents. non as : our(uoi certains 2eulent-ils do'iner Y Lu’est-ce (u’ils c"erc"ent Y Luelle est leur stratégie d’ense'ble Y !ais : co''ent est-ce (ue les c"oses se assent au 'o'ent '@'e. (ui tentait de court-circuiter. le ou2oir de unir renaient cor s dans un certain no'bre d’institutions locales. régissent les co' orte'ents1 $n d’autres ter'es. autre'ent dit. de ne as c"erc"er . l. la lace de la sou2eraineté et de l’obéissance. 'atérielles. et de 9aire a ara\tre.atter) Forme and /o. (ue ce soit le su lice ou (ue ce soit l’e' risonne'ent. rend cor s dans des tec"ni(ues et se donne des instru'ents d’inter2ention 'atériels. 3e crois. régionales. 'atérielle'ent constitués les su3ets. de ces règles. artir de la 'ulti licité des cor s. du cCté o8 son intention 6 si intention il ? a 6 est entière'ent in2estie . cela serait. . le su3et. si 2ous 2ouleP : lutCt (ue de c"erc"er . surtout o8 ce ou2oir. e7acte'ent le contraire de ce (ue >obbes a2ait 2oulu 9aire dans le Leviat(an1. l’intérieur de rati(ues réelles et e99ecti2es B d’étudier le ou2oir. é2entuelle'ent '@'e 2iolents1 Tn e7e' le. débordant les règles de droit (ui l’organisent et le déli'itent. les lus locales. de ne as oser cette (uestion ((ue 3e crois lab?rint"i(ue et insortable) (ui consiste . des 'atières. au contraire. telle (u’elle est résentée ar la "iloso "ie. le rendre du cCté intérieur. o8 il est en relation directe et i''édiate a2ec ce (u’on eut a eler. son c"a' d’a lication. dirigent les gestes. . "?si(ue. lutCt (ue de se de'ander co''ent le sou2erain a ara\t en "aut. ses e7tré'ités. régle'entaire et 2iolent des a areils e99ecti9s de la unition1 Autre'ent dit. un certain no'bre de récautions de 'ét"ode étaient re(uises our essa?er de sui2re cette ligne. soit du droit 'onarc"i(ue soit du droit dé'ocrati(ue. sa2oir o8 et co''ent dans la sou2eraineté. la unition. etc1 Vaisir l’instance 'atérielle de l’assu3ettisse'ent en tant (ue constitution des su3ets. saisir le ou2oir du cCté de l’e7tré'ité de 'oins en 'oins 3uridi(ue de son e7ercice : c’était la re'ière consigne donnée1 -eu7iè'e consigne : il s’agissait de ne as anal?ser le ou2oir au ni2eau de l’intention ou de la décision. des désirs. son ob3et. au ras de la rocédure d’assu3ettisse'ent. la 9ois institutionnel. des énergies. ou dans ces rocessus continus et ininterro' us (ui assu3ettissent les cor s. ou de biaiser a2ec la ligne générale de l’anal?se 3uridi(ue1 Jrécautions de 'ét"ode B celle-ci d’abord : il ne s’agit as d’anal?ser les 9or'es réglées et légiti'es du ou2oir en leur centre.er o* a Common"Aealt() 1cclesiasticall and Civill) 0ondon. 1651 (trad1 9r1: Léviat(an' 3raité de la matière) de la *orme et du pouvoir de la républi#ue . du cCté de sa 9ace e7terne. e99ecti2e'ent. en (uel(ue sorte. dire : (ui donc a le ou2oir Y Lu’est-ce (u’il a dans la t@te Y $t (ue c"erc"e-t-il. celui (ui a le ou2oir Y !ais d’étudier le ou2oir. le roblè'e de la do'ination et de l’assu3ettisse'ent1 Cela étant. le ou2oir . et. sa2oir co''ent sont etit . au ni2eau.-dire : rendre le ou2oir dans ses 9or'es et ses institutions les lus régionales. au contraire. se 9onde le ou2oir de unir. l. a rès tout. des 9orces. tous les 3uristes. cette sou2eraineté. l.. si 2ous 2ouleP. se rolonge ar consé(uent au-del. réelle'ent. dans ce (ue eu2ent @tre ses 'écanis'es générau7 ou ses e99ets d’ense'ble1 Al s’agit de saisir. des ensées. 0eviat(an) or t(e . lors(ue leur roblè'e est de sa2oir 1 H"1 >obbes. et ceci dans le 'onde . sa cible. o8 il de2ient ca illaire B c’est-. s’in2estit dans des institutions. rogressi2e'ent. 3’ai essa?é de 2oir co''ent. c"erc"er . etit.

d’une classe sur les autres -B bien a2oir . lutCt (ue de oser ce roblè'e de l’D'e centrale. les attributs 9onda'entau7 des deu7 ou2oirs. d’un grou e sur les autres. ou lutCt . ato'e ri'iti9. le relais : le ou2oir transite ar l’indi2idu (u’il a constitué1 Luatriè'e consé(uence au ni2eau des récautions de 'ét"ode : (uand 3e dis : E le ou2oir. et uis ceu7 (ui ne l’ont as et (ui le subissent1 0e ou2oir. il n’est 3a'ais entre les 'ains de certains. (ui sou'ettrait les indi2idus ou les briserait1 $n réalité. doit @tre anal?sé co''e (uel(ue c"ose (ui circule. des discours. dite E"ead editionF (citée note 1). 3e crois. ce (ui 9ait (u’un cor s. contre la(uelle 2iendrait 9ra er le ou2oir. arue c"eP Andre% Croo^e. 1971)1 0a traduction latine du te7te. tandis (ue la t@te re résente le sou2erain. 'ais ani'és ar une D'e (ui serait la sou2eraineté1 Vou2eneP-2ous du sc"é'a du Leviat(an2 : dans ce sc"é'a. le ou2oir transite ar les indi2idus. et. et ce (uel(ue c"ose c’est la sou2eraineté. l’un des e99ets re'iers1 0’indi2idu est un e99et du ou2oir et il est en '@'e te' s. sau9 . la t@te de l’État. ar les e99ets de ou2oir. #a 9or'e réseau F. conce2oir l’indi2idu co''e une sorte de no?au élé'entaire. (ui re résente le cor s de lGÉtat constitué ar les su3ets. dans la 'esure '@'e o8 il en est un e99et. il e7iste (uel(ue c"ose (ui le constitue co''e tel. dont >obbes dit (u’elle est récisé'ent l’D'e du 0é2iat"an1 $" bien. c’est eut @tre 2rai 3us(u’.co''ent. Vire?. Jaris. n’est as (uel(ue c"ose (ui se artage entre ceu7 (ui l’ont et (ui le détiennent e7clusi2e'ent.-2is du ou2oir B il en est. ces cor s constitués. ci2il et ecclésiasti(ue1 . une nou2elle 2ersion. ils en sont tou3ours les relais1 Autre'ent dit. le considérer de très "aut et de très loin. il eut se 9or'er une 2olonté ou encore un cor s uni(ues. un certain oint1 /n eut dire égale'ent : E nous a2ons tous du 9ascis'e dans la t@te F. 3e crois (u’il 9audrait essa?er 6 ce (ue 3’ai essa?é de 9aire 6 d’étudier les cor s éri "éri(ues et 'ulti les. en 9ait. 'atière 'ulti le et 'uette sur la(uelle 2iendrait s’a li(uer. sur ce réseau. n’est autre c"ose (ue la coagulation d’un certain no'bre d’indi2idualités sé arées. #a circule. le 0é2iat"an. eu71 Al ne 9aut donc as. (ui dGune 'ain tient lGé ée et de lGautre la crosse1 $n dessous. . l’es rit (ue le ou2oir. des gestes. 'ais ils sont tou3ours en osition de subir et aussi d’e7ercer ce ou2oir1 Als ne sont 3a'ais la cible inerte ou consentante du ou2oir. des désirs sont identi9iés et constitués co''e indi2idus. 3e crois. artir de la 'ulti licité des indi2idus et des 2olontés.-dire (ue l’indi2idu n’est as le 2is-. (ui en était. co''e su3ets1 Hroisiè'e récaution de 'ét"ode : ne as rendre le ou2oir co''e un "éno'ène de do'ination 'assi9 et "o'ogène 6 do'ination d’un indi2idu sur les autres. A'sterda' en 16641 2 !1 Foucault 9ait ici allusion au célèbre 9rontis ice de lGédition du Leviat(an. en tant (u’"o''e 9abri(ué. il ne s’a li(ue as . c’est récisé'ent cela l’un des e99ets re'iers du ou2oir1 C’est-. 3e crois. ou lutCt co''e (uel(ue c"ose (ui ne 9onctionne (u’en c"a\ne1 Al n’est 3a'ais localisé ici ou l. est arue . lus 9onda'entale'ent encore : E nous a2ons tous du ou2oir dans le cor s F1 $t le ou2oir 6 dans une certaine 'esure au 'oins 6 transite ou trans"u'e ar notre cor s1 Hout ecclésiasti#ue et civile. il n’est 3a'ais a ro rié co''e une ric"esse ou un bien1 0e ou2oir 9onctionne1 0e ou2oir s’e7erce en réseau et. non seule'ent les indi2idus circulent. (ui se trou2ent réunies ar un certain no'bre d’élé'ents constituti9s de l’État1 !ais au cUur. #a s’e7erce..

donc la (uatriè'e récaution de 'ét"ode 6 l’i' ortant. Der 1inbruc( der 6e2ualmoral.1 . et co''ent des ou2oirs lus générau7 ou des ro9its d’écono'ie eu2ent se glisser dans le 3eu de ces tec"nologies. se dé lacent. c’est (u’il ne 9aut as 9aire une sorte de déduction du ou2oir (ui artirait du centre et (ui essaierait de 2oir 3us(u’o8 il se rolonge ar le bas. 'ais . la classe do'inante1 Cela étant dit. en déduire (ue les contrCles de la se7ualité. et de la se7ualité in9antile. la lus artagée. artir de la do'ination de la classe bourgeoise. un certain oint. le cor s "u'ain étant de2enu essentielle'ent 9orce roducti2e . e7clues. ce dont on a besoin. les(uels ont leur ro re "istoire. de X1 .-dire artir des 'écanis'es in9initési'au7. tout si' le'ent. leur tec"nologie ro re. s’étendent. . co''ent elles sont in2esties. les rocédures de ou2oir 3ouent B 'ontrer co''ent ces rocédures1 bien s)r. il 9aut se 'é9ier : la bourgeoisie est de2enue. les "éno'ènes. arce (u’on ourrait e7acte'ent 9aire le contraire. ces ra orts. la 9ois 2raies et 9ausses1 $lle sont essentielle'ent tro 9aciles. d’une récocité se7uelle. artir du S=AAe. c’est-. bien (ue. artir du rinci e (ue la bourgeoisie est de2enue une classe do'inante. (ui ont donc leur solidité et. il le soit1 Ce n’est as une sorte de distribution dé'ocrati(ue ou anarc"i(ue du ou2oir . sont tou3ours ossibles B elles sont . en e99et. S=AAAe siècle. 3e crois. Jaris. en e99et. (u’il 9audrait 6 c’est une récaution de 'ét"ode . . au7 ni2eau7 les lus bas. tra2ers les cor s1 <e 2eu7 dire ceci : il 'e se'ble (ue 6 ce serait l. 3us(u’. conclure (ue le ou2oir serait. eut @tre dit B 'ais 3e ne crois as (u’il 9aille. si 2ous 2ouleP. la constitution des 9orces roducti2es. 3us(u’. 2ous la 9ereP tou3ours B elle est tou3ours 9acile. de ou2oir1 Tn e7e' le. un certain oint Xil"el' .e(r repressiver 1ntsublimierung.. utilisés. dans (uelle 'esure il se re roduit. 1969)1 . il se reconduit 3us(u’au7 élé'ents les lus ato'isti(ues de la société1 <e crois (u’il 9aut. trans9or'és. toutes les 9or'es de dé ense ainsi 'ani9estées dans leur inutilité.eic". la 9ois relati2e'ent autono'es et in9initési'ales. co''ent eut-on en déduire l’interne'ent des 9ous Y 0a déduction. sui2re 6 9aire une anal?se ascendante du ou2oir. . =erlag Reue hriti^. ont été bannies. . anne7ées ar des "éno'ènes globau7. leur ro re tec"ni(ue et tacti(ue. . in9léc"is. se 'odi9ient. en (uel(ue sorte. ré ri'ées1 Ces déductions-l. 6e2ualit:t und . o 1 cit1 ! . artir de l. non lus . étendus. . surtout. leur ro re tra3et. la c"ose du 'onde la 'ieu7 artagée. a rès tout. dans la 'esure o8 il s’agit. colonisés.eic"e. 'ais. et récisé'ent. les tec"ni(ues. dé lacés. ro os de la 9olie1 /n ourrait dire ceci. au contraire. toutes les 9or'es de dé ense (ui étaient irréductibles . et uis 2oir co''ent ces 'écanis'es de ou2oir. au contraire. ro os du 9ou. . si 2ous 2ouleP. etc1. Fran^9urt a1 !ain. !as ero. our (ue cela soit lus clair. et c’est récisé'ent ce (ue 3e lui re roc"erai1 Al est. ce serait d’un a rentissage se7uel. ro os de la se7ualité in9antile 6 c’est ce (u’ont 9ait un certain no'bre de gens. ne sont absolu'ent as sou"aitables B or. artir de la 9in du S=A e et au S=AAe siècle. d’un dressage se7uel. ar des 'écanis'es de lus en lus générau7 et des 9or'es de do'ination globale1 Ce n’est as la do'ination globale (ui se luralise et se ré ercute 3us(u’en bas1 <e crois (u’il 9aut anal?ser la 'anière dont. 9acile de 'ontrer co''ent le 9ou étant récisé'ent celui (ui est inutile dans la roduction industrielle.eic"e! certaine'ent 6 et dire : .eic" .cela.ei'ut . et ce serait l’anal?se descendante dont. ont été et sont encore in2estis.lassen4amp5 -ur Ab. on est bien obligé de s’en débarrasser1 /n ourrait 9aire la '@'e c"ose. co''ent eut-on co' rendre la ré ression de la se7ualité in9antile Y $" bien. 1964 (trad1 9r1: 6e2ualité et Lutte de classes.

(ui ont u @tre l’entourage i''édiat. c’est-. 'ais c’est dans la tec"ni(ue et la rocédure '@'e de l’e7clusion1 Ce sont les 'écanis'es d’e7clusion. leur logi(ue. au ni2eau e99ecti9 de la 9a'ille. de la délin(uance. ce n’est as (ue les 9ous soient e7clus. ce n’est as dans le 9ait (u’ils soient e7clus.-dire la 'icro'écani(ue du ou2oir. un 'o'ent donné. ce (u’il 9aut 2oir. les arents. c’est-. ce en (uoi 9inale'ent le s?stè'e a trou2é son intér@t. 'ontrer 9acile'ent 6 en9in c’est ce (ue 3’ai 2oulu 9aire autre9ois. ont co''encé . . 'ais les rocédures d’e7clusion des 9ous ont dégagé. ont dégagé un certain ro9it écono'i(ue. un ro9it oliti(ue. l’on considérait (ue son statut o ti'u' serait d’@tre in9inie : lus il ? aurait de 9orces de tra2ail. ou au7 ni2eau7 les lus bas de la société. et our des raisons (u’il 9aut étudier. c’est (ue 3uste'ent il n’? a as eu la bourgeoisie (ui a ensé (ue la 9olie de2ait @tre e7clue ou (ue la se7ualité in9antile de2ait @tre ré ri'ée. lus le s?stè'e de la roduction ca italiste ourrait 9onctionner . etc1 B et co''ent ces 'écanis'es de ou2oir. ou (ue la 'asturbation des en9ants soit sur2eillée et interdite 6 encore une 9ois. 'aintenant. o8 il a trou2é son intér@t et o8 e99ecti2e'ent il s’est in2esti. ces "éno'ènes-l. l. c’est tout cela. au 9ond. ce dont la bourgeoisie a eu besoin. constitué our la bourgeoisie. les 'écanis'es de sur2eillance de la se7ualité in9antile. . 'ais des agents réels. la ré ression. é2entuelle'ent '@'e une certaine utilité écono'i(ue. l’interdiction de la se7ualité.-dire 2oir co''ent "istori(ue'ent. des cellules. . . c’est la 'édicalisation de la se7ualité. de ré ression ou d’e7clusion. 'ais au . les 'édecins.reconstituer ar la se7ualité une 9orce de tra2ail dont on sait bien (ue. ont eu leurs instru'ents. un certain no'bre de besoins B 'ontrer (uels en ont été les agents. en artant du bas. la 9a'ille. et 'o?ennant un certain no'bre de trans9or'ations. le lus bas degré de la olice. artir du SASe siècle et encore une 9ois selon certaines trans9or'ations. (ui ont solidi9ié le s?stè'e et (ui l’ont 9ait 9onctionner dans l’ense'ble1 0a bourgeoisie ne s’intéresse as au7 9ous. de la 9olie. et c"erc"er ces agents non as du tout du cCté de la bourgeoisie en général. lein et au lus 3uste1 <e crois (ue n’i' orte (uoi eut se déduire du "éno'ène général de la do'ination de la classe bourgeoise1 Al 'e se'ble (ue ce (u’il 9aut 9aire c’est l’in2erse. au 'oins our les roblè'es (ue nous 2enons de oser l. cela (ue la bourgeoisie s’est intéressée1 -isons encore : dans la 'esure o8 ces notions de E bourgeoisie F et d’E intér@t de la bourgeoisie F sont 2raise'blable'ent sans contenu réel. 9inale'ent. lusieurs re rises en tout cas 6 (ue. ont ré ondu . 3e crois. en artant de ces tec"ni(ues de ou2oir et en 'ontrant le ro9it écono'i(ue ou les utilités oliti(ues (ui en déri2ent. de2enir écono'i(ue'ent ro9itables et oliti(ue'ent utiles1 $t on arri2erait. libéré.. artir d’un certain 'o'ent. . se sont trou2és tout naturelle'ent colonisés et soutenus ar des 'écanis'es globau7 et. artir d’un certain 'o'ent. ar le s?stè'e de l’État tout entier1 $t c’est en s’accroc"ant. le s?stè'e bourgeois eut ar9aite'ent su orter le contraire -B en re2anc"e. dans un certain conte7te et our certaines raisons. 'ais les 'écanis'es d’e7clusion de la 9olie. c’est l’a areillage de sur2eillance. dans une con3oncture récise. (ue l’on eut co' rendre co''ent e99ecti2e'ent ces 'écanis'es 9inissent ar 9aire artie de l’ense'ble1 Autre'ent dit : la bourgeoisie se 'o(ue totale'ent des 9ous. co''ent. . . l’e7clusion de la 9olie. une certaine utilité oliti(ue et. au début du SASe siècle au 'oins. de l’entourage i''édiat. les 'écanis'es de contrCle ont u 3ouer (uant . un intér@t. et c’est . (ui a re résenté. du cou . .

un intér@t (ui 9onctionne . ar e7e' le. our la bourgeoisie. cette t"éorie de la sou2eraineté 6 (ui est le grand iège dans le(uel on ris(ue de to'ber (uand on 2eut anal?ser le ou2oir 6 a 3oué (uatre rCles1 .ou2oir (ui orte sur les 9ous B la bourgeoisie ne s’intéresse as . du cCté des a areils d’État. beaucou lus1 Ce sont des instru'ents e99ecti9s de 9or'ation et de cu'ul du sa2oir. (ui n’a écono'i(ue'ent as beaucou d’intér@t1 $n re2anc"e. de l’ense'ble des 'écanis'es ar les(uels le délin(uant est contrClé. ce sont des a areils de 2éri9ication1 C’est-. la se7ualité de l’en9ant. des dis ositi9s de sa2oir1 $n so''e. 3e crois (u’a ara\t un 9ait "istori(ue 'assi9. de ce 'odèle d’un "o''e arti9iciel. des rocédures d’in2estigation et de rec"erc"e. ce sont des 'ét"odes d’obser2ation. une idéologie de l’éducation. artir des tec"ni(ues et tacti(ues de do'ination1 =oil. du cCté des o érateurs 'atériels. "istori(ue'ent. etc1 /r. et dont les cito?ens seraient le cor s. ce (ui se 9or'e. la ligne 'ét"odi(ue (ue. des tec"ni(ues d’enregistre'ent. "ors du c"a' déli'ité ar la sou2eraineté 3uridi(ue et l’institution de l’État B il s’agit de l’anal?ser . (ui en2elo erait tous les indi2idus réels. 3e crois. il se dégage. au oint d’aboutisse'ent des réseau7 de ou2oir. une idéologie de la dé'ocratie arle'entaire.oliti(ue de la sou2eraineté 6 cette t"éorie dont il 9aut se dé rendre si on 2eut anal?ser le ou2oir 6 date du !o?en [ge B elle date de la réacti2ation du droit ro'ain B elle s’est constituée autour du roblè'e de la 'onarc"ie et du 'onar(ue1 $t 3e crois (ue. ro os du ou2oir s?c"iatri(ue. la (uatriè'e ligne de 'ét"ode (ue 3e 2oulais sui2re1 Cin(uiè'e récaution : il se eut bien (ue les grandes 'ac"ineries du ou2oir se soient acco' agnées de roductions idéologi(ues1 Al ? a eu sans doute. artir d’au3ourd’"ui1 Ce 9ait "istori(ue 'assi9 est celui-ci : la t"éorie 3uridico. du cCté des idéologies (ui l’acco' agnent. en arcourant ce do'aine et en renant ces récautions de 'ét"ode. de la se7ualité des en9ants. 'ais au s?stè'e de ou2oir (ui contrCle la se7ualité de l’en9ant1 0a bourgeoisie se 'o(ue totale'ent des délin(uants. la 9ois auto'ate. 3e crois (u’il 9aut orienter l’anal?se du ou2oir du cCté de la do'ination (et non as de la sou2eraineté). en9in. 'ais dont l’D'e serait la sou2eraineté1 Al 9aut étudier le ou2oir "ors du 'odèle du 0é2iat"an. l’intérieur du s?stè'e écono'ico. la base. 3e crois. (uand il s’e7erce dans ses 'écanis'es 9ins. l’organisation et la 'ise en circulation d’un sa2oir ou. ré9or'é. la (uatriè'e récaution. (ui 2a en9in nous introduire un eu au roblè'e dont 3e 2oudrais arler . lutCt. etc1 !ais . . une idéologie du ou2oir 'onarc"i(ue. de leur unition ou de leur réinsertion. uni. du cCté des conne7ions et utilisations des s?stè'es locau7 de cet assu3ettisse'ent et du cCté.-dire (ue le ou2oir. et (ue 3’ai essa?é de sui2re dans ces di99érentes rec"erc"es (ue nous a2ons M'enéesO les années récédentes . d’a areils de sa2oir (ui ne sont as des acco' agne'ents ou des édi9ices idéologi(ues1 Jour résu'er ces cin( récautions de 'ét"ode 3e dirai ceci : lutCt (ue d’orienter la rec"erc"e sur le ou2oir du cCté de l’édi9ice 3uridi(ue de la sou2eraineté. sui2i. 3e ne crois as (ue ce soient des idéologies1 C’est beaucou 'oins et. du cCté des 9or'es d’assu3ettisse'ent.oliti(ue général1 =oil. il 9aut se débarrasser du 'odèle du 0é2iat"an. ne eut as le 9aire sans la 9or'ation. du s?stè'e uniti9. il 9aut sui2re. 9abri(ué et unitaire égale'ent.

soit our li'iter soit. du te' s et du tra2ail. la 'anière dont le ou2oir s’e7er#ait ou2ait bien @tre transcrite. la 'anière dont il s’e7er#ait. des instru'ents tout nou2eau7. une 9or'e de ou2oir (ui s’e7erce sur la terre et les roduits de la terre. e99ecti2e'ent. elle a ser2i d’instru'ent. (ue 2ous alleP trou2er c"eP . au S=AAAe siècle. si l’on suit ces (uatre rCles. les roblè'es (ue traitait la t"éorie de la sou2eraineté. ceu7 au7(uels elle se ré9érait. cou2rait en so''e la totalité du cor s social1 $t. lus (ue sur la terre et sur son roduit1 C’est un 'écanis'e de ou2oir (ui er'et d’e7traire des cor s. elle s’est ré9érée . (u’elle 3oue encore au 'o'ent de la . (ui a été utilisée dans un sens ou dans l’autre. cou2raient e99ecti2e'ent la 'écani(ue générale du ou2oir. est absolu'ent inco' atible a2ec les ra orts de sou2eraineté1 Cette nou2elle 'écani(ue de ou2oir orte d’abord sur les cor s et sur ce (u’ils 9ont. celui des dé'ocraties arle'entaires1 $t c’est ce rCle-l. a2ec un autre rCle. un (uatriè'e rCle : il s’agit . ter'e. our l’essentiel en tout cas. il s’est roduit un "éno'ène i' ortant : l’a arition 6 il 9audrait dire l’in2ention 6 d’une nou2elle 'écani(ue de ou2oir. beaucou lus (ue sur les cor s et sur ce (u’ils 9ont1 MCette t"éorieO concerne le dé lace'ent et l’a ro riation ar le ou2oir. le ra ort de sou2eraineté. autoritaires ou absolues. our la constitution des grandes 'onarc"ies ad'inistrati2es1 $nsuite. on s’a er#oit (ue tant (u’a duré la société de t? e 9éodal. .é2olution1 Al 'e se'ble (ue. un 'odèle alternati9. la 'écani(ue de ou2oir (ue décri2ait ou (ue c"erc"ait .-’abord. ter'e . contre les 'onarc"ies ad'inistrati2es. réacti2ée du droit ro'ain.ousseau et ses conte' orains. 3e crois. our ren9orcer le ou2oir ro?al1 =ous la trou2eP du cCté des cat"oli(ues 'onarc"istes ou des rotestants anti'onarc"istes B 2ous la trou2eP du cCté des rotestants 'onarc"istes et lus ou 'oins libérau7 B 2ous la trou2eP aussi du cCté des cat"oli(ues artisans du régicide ou du c"ange'ent de d?nastie1 =ous trou2eP cette t"éorie de la sou2eraineté (ui 3oue entre les 'ains des aristocrates ou entre les 'ains des arle'entaires. en ter'es de relation sou2erainQsu3et1 /r. artir du S=A e. transcrire la t"éorie de la sou2eraineté1 0a t"éorie de la sou2eraineté est liée . des guerres de . au S=AAe et au S=AAAe siècle. du cCté des re résentants du ou2oir ro?al ou du cCté des derniers 9éodau71 &re9. et aussi de 3usti9ication.eligion. (ui a des rocédures bien articulières. la 9ois 9aire cro\tre les 9orces assu3etties et la 9orce et l’e99icacité de ce (ui les assu3ettit1 Al 'e se'ble (ue ce t? e-l. c’est tou3ours cette '@'e t"éorie de la sou2eraineté. un 'écanis'e de ou2oir e99ecti9 (ui était celui de la 'onarc"ie 9éodale1 -eu7iè'e'ent. elle a été le grand instru'ent de la lutte oliti(ue et t"éori(ue autour des s?stè'es de ou2oir du S=Ae et du S=AAe siècle1 $n9in. la t"éorie de la sou2eraineté a été une ar'e (ui a circulé dans un ca' et dans l’autre. au contraire. un a areillage très di99érent et (ui. de uis les ni2eau7 les lus éle2és 3us(u’au7 ni2eau7 les lus bas1 Autre'ent dit. non as . au 'o'ent dé3. de construire. (u’il soit entendu d’une 9a#on large ou étroite. . de ou2oir s’o ose e7acte'ent. et dé9init une nou2elle écono'ie de ou2oir dont le rinci e est (ue l’on doit . lutCt (ue des biens et de la ric"esse1 C’est un t? e de ou2oir (ui s’e7erce contin)'ent ar sur2eillance et non as de 9a#on discontinue ar des s?stè'es de rede2ances et d’obligations c"roni(ues1 C’est un t? e de ou2oir (ui su ose un (uadrillage serré de coercitions 'atérielles lutCt (ue l’e7istence "?si(ue d’un sou2erain. surtout du S=AAe siècle. ce 'o'ent-l.

si 2ous 2ouleP. (ui en est ourtant l’acco' agne'ent " Al sGagit des codes Ena oléoniensF: le Code civil (14+5). l’une des grandes in2entions de la société bourgeoise1 Al a été l’un des instru'ents 9onda'entau7 de la 'ise en lace du ca italis'e industriel et du t? e de société (ui lui est corrélati91 Ce ou2oir non sou2erain. un (uadrillage serré de coercitions disci linaires (ui assure. l’État B et uis on a. ce (ui er'et de 9onder le ou2oir absolu dans la dé ense absolue du ou2oir. et @tre cac"ées co''e e7ercice e99ecti9 du ou2oir. au 'o'ent '@'e. (ui e99a#ait ce (u’il ou2ait ? a2oir de do'ination et de tec"ni(ues de do'ination dans la disci line et. organiser les codes 3uridi(ues (ue l’$uro e du SAS e siècle s’est donnés . d’une art une législation. en '@'e te' s. c’est le ou2oir E disci linaire F1 Jou2oir indescri tible. artir du SASe siècle et 3us(u’. au S=AAAe et encore au SASe siècle. ont er'is une dé'ocratisation de la sou2eraineté. (ue ce soit les t"éories ou (ue ce soit les codes. et non as de coder une sur2eillance continue B c’est une t"éorie (ui er'et de 9onder le ou2oir autour et . cette t"éorie. la 9ois s’e7ercer co''e 'écanis'es de do'ination. . c’est. une organisation du droit ublic articulés autour du rinci e de la sou2eraineté du cor s social et de la délégation ar c"acun de sa sou2eraineté . co''e idéologie du droit. artir de l’e7istence "?si(ue du sou2erain et non as des s?stè'es continus et er'anents de sur2eillance1 0a t"éorie de la sou2eraineté est. ses ro res droits sou2erains1 Autre'ent dit. et (ui aurait d) nor'ale'ent a'ener la dis arition '@'e de ce grand édi9ice 3uridi(ue de la t"éorie de la sou2eraineté1 /r. de 9ait. c"acun (u’il e7er#ait. un instru'ent criti(ue er'anent contre la 'onarc"ie et contre tous les obstacles (ui ou2aient s’o oser au dé2elo e'ent de la société disci linaire1 !ais d’autre art. (ui n’est donc lus du tout transcri tible dans les ter'es de la sou2eraineté. 'ais des biens et de la ric"esse1 MC’est elleO (ui er'et de transcrire en ter'es 3uridi(ues des obligations discontinues et c"roni(ues de rede2ances. ac"e2ée. radicale'ent "étérogène. tra2ers la sou2eraineté de l’État. artir des codes na oléoniens"1 Jour(uoi la t"éorie de la sou2eraineté a-telle ainsi ersisté co''e idéologie et co''e rinci e organisateur des grands codes 3uridi(ues Y <e crois (u’il ? a . dans la 'esure et arce (ue cette dé'ocratisation de la sou2eraineté se trou2ait lestée en ro9ondeur ar les 'écanis'es de la coercition disci linaire1 -’une 9a#on lus serrée. si 2ous 2ouleP. on ourrait dire ceci : dès lors (ue les contraintes disci linaires de2aient . ar les codes 3udiciaires. la t"éorie de la sou2eraineté a non seule'ent continué . ce (uadrillage ne eut en aucun cas se transcrire dans ce droit. . et le Code pénal (141+)1 . de 9ait. e7ister. et l’organisation d’un code 3uridi(ue centré sur elle ont er'is de su er oser au7 'écanis'es de la disci line un s?stè'e de droit (ui en 'as(uait les rocédés. in3usti9iable dans les ter'es de la t"éorie de la sou2eraineté. la 'ise en lace d’un droit ublic articulé sur la sou2eraineté collecti2e.du te' s et du tra2ail. la 9or'e de la sou2eraineté. en9in. un discours. et non as de calculer le ou2oir a2ec le 'ini'u' de dé ense et le 'a7i'u' d’e99icacité1 Ce nou2eau t? e de ou2oir. (ui garantissait . 3e crois. il 9allait bien (ue soit donnée dans l’a areil 3uridi(ue et réacti2ée. 'ais elle a continué . la t"éorie de la sou2eraineté a été. la co"ésion de ce '@'e cor s social1 /r. nos 3ours. cela deu7 raisons1 -’une art. les s?stè'es 3uridi(ues. la t"éorie de la sou2eraineté1 /n a donc dans les sociétés 'odernes. étranger donc . le Code d'instruction criminelle (14+4).

le ou2oir s’e7erce . c’est. celui de la règle co''e e99et de la 2olonté sou2eraine1 0es disci lines 2ont donc orter un discours (ui sera celui de la règle : non as celui de la règle 3uridi(ue déri2ée de la sou2eraineté B 'ais celui de la règle naturelle. 'ais d’un discours (ui ne eut as @tre le discours du droit. de nos 3ours. brouillé de la conduite "u'aine a été anne7é . l’"eure. 3e ne 2eu7 as dire se co'biner. se 9ont sur le 9ront o8 2iennent se rencontrer les deu7 na es "étérogènes de la disci line et de la sou2eraineté1 . ce n’est as du tout co''ent. la science : ce n’est as ar un rogrès de la rationalité des sciences e7actes (ue se sont constituées etit . des conduites. et uis des disci lines obscures et 'uettes (ui tra2ailleraient en ro9ondeur. etc1. dans les sociétés 'odernes. . ce (ue 3’ai 2oulu 'ontrer au cours de ces dernières années. sur le 9ront d’a2ancée des sciences e7actes. (ue l’on ne eut 3a'ais rabattre l’une sur l’autre1 0e ou2oir s’e7erce. (ue se 3oue l’e7ercice du ou2oir1 !ais ces deu7 li'ites sont telles. etit. des désirs. de l’autre cCté. 3e crois. ce (ui eut e7 li(uer le 9onctionne'ent global de ce (ue 3’a ellerais une E société de nor'alisation F1 <e 2eu7 dire. lus récisé'ent. tra2ers ce droit et ces tec"ni(ues. un "oriPon t"éori(ue (ui ne sera as l’édi9ice du droit. des discours. les disci lines ont leur ro re discours1 $lles sont elles-'@'es. le discours 3uridi(ue1 0e discours de la disci line est étranger . un s?stè'e de droit ba2ard et e7 licite (ui serait celui de la sou2eraineté. 2iennent buter de lus en lus contre le s?stè'e 3uridi(ue de la sou2eraineté B de lus en lus nette'ent a ara\t l’inco' atibilité des unes et de l’autre B de lus en lus est nécessaire une sorte de discours arbitre.-dire de la nor'e1 $lles dé9iniront un code (ui sera celui. les nor'alisations disci linaires. l’organisation du droit autour de la sou2eraineté et. ces disci lines. de sa2oirs et de c"a' s 'ulti les de connaissance1 $lles sont e7traordinaire'ent in2enti2es dans l’ordre de ces a areils . 'ais le c"a' des sciences "u'aines1 $t leur 3uris rudence. (ue ces tec"ni(ues de la disci line. artir de. di99icile. et dans le 3eu '@'e de cette "étérogénéité entre un droit ublic de la sou2eraineté et une 'écani(ue ol?'or "e de la disci line1 Cela ne 2eut as dire (ue 2ous a2eP. la 'écani(ue des coercitions e7ercées ar les disci lines1 Lue. tra2ers. . le do'aine incertain. et elles sont orteuses d’un discours. etit . etit les sciences "u'aines1 <e crois (ue le rocessus (ui a rendu 9onda'entale'ent ossible le discours des sciences "u'aines. celui de la loi B il est étranger . d’une art. 'ais se réduire ou s’éc"anger ou s’a99ronter er étuelle'ent la 'écani(ue de la disci line et le rinci e du droit1 0e dé2elo e'ent de la 'édecine. ceci : 3e crois (ue la nor'alisation. c’est-. et our les raisons (ue 3e 2ous disais tout . 'ais de la nor'alisation. (ue les rocédés de la nor'alisation colonisent de lus en lus les rocédures de la loi. une sorte de ou2oir et de sa2oir (ue sa sacralisation scienti9i(ue rendrait neutre1 $t c’est récisé'ent du cCté de l’e7tension de la 'édecine (ue l’on 2oit en (uel(ue sorte. l’a99ronte'ent de deu7 'écanis'es et de deu7 t? es de discours absolu'ent "étérogènes : d’un cCté. 3e crois. (ue ces discours nés de la disci line en2a"issent le droit. .nécessaire1 Tn droit de la sou2eraineté et une 'écani(ue de la disci line : c’est entre ces deu7 li'ites. et (ui constitueraient le sous-sol silencieu7 de la grande 'écani(ue du ou2oir1 $n 9ait. et elles se ré9éreront nécessaire'ent . non as de la loi. la 9ois . sera celle d’un sa2oir clini(ue1 $n so''e. créatrices d’a areils de sa2oir. dans l’o'bre. 9or'er du sa2oir et des connaissances. la 'édicalisation générale du co' orte'ent. et elles sont si "étérogènes. c’est la 3u7ta osition.

9aire 9onctionner indé9ini'ent de cette 'anière-l. (ue l’on ne eut as continuer . législation. contre cette 'ontée d’un ou2oir (ui est lié au sa2oir scienti9i(ue. une certaine t"éorie de la sou2eraineté (ui serait la t"éorie des droits sou2erains de l’indi2idu. ce 9a'eu7 droit 9or'el et bourgeois. 3e 2ous arlerai de la notion de E ré ression F (ui. a are''ent solide. dans une es èce de goulot d’étrangle'ent. ou lutCt contre le ou2oir disci linaire.-dire au7 discours et au7 rati(ues (ui relè2ent du do'aine disci linaire1 <e crois (ue la notion de E ré ression F est encore une notion 3uridicodisci linaire. sinon récisé'ent in2o(uer ce droit. Y Lue 9ait-on. (uand on l’utilise. sou2eraineté et disci line. dites et (ue 3e asse tout de suite . (ue 9ait-on concrète'ent Y Lue 9ait-on dans la 2ie Y Lue 9ont le s?ndicat de la 'agistrature ou d’autres institutions co''e celle-l. la nor'alisation (u’elle i' li(ue1 <e 2ous arlerai de la ré ression la roc"aine 9ois. un droit organisé autour de la sou2eraineté. l’usage criti(ue de la notion de E ré ression F se trou2e 2icié. 'oins (ue 3’en aie un eu asseP de ressasser des c"oses dé3. ce 2ers (uoi il 9audrait aller ce n’est as l’ancien droit de la sou2eraineté B ce serait dans la direction d’un nou2eau droit. ourri au dé art ar la double ré9érence 3uridi(ue et disci linaire . contre les usur ations de la 'écani(ue disci linaire. sinon 3e asserai au roblè'e de la guerre1 . our lutter contre les disci lines.. (ue nous a?ons. : ce n’est as en recourant . . dans l’usage (u’on en 9ait. dans la rec"erc"e d’un ou2oir non disci linaire. et de 'ettre en 3eu. de se ré9érer obscuré'ent . (ue l’on re3oint la notion de E ré ression F dont 3e 2ous arlerai eut@tre la roc"aine 9ois. c’est récisé'ent le recours ou le retour . la sou2eraineté contre la disci line (ue l’on ourra li'iter les e99ets '@'es du ou2oir disci linaire1 $n 9ait. (uel (ue soit l’usage criti(ue (ue l’on 2eut en 9aire B et. lors(u’on 2eut ob3ecter (uel(ue c"ose contre les disci lines et contre tous les e99ets de sa2oir et de ou2oir (ui leur sont liés. 3e crois 3uste'ent. d’autres c"oses concernant la guerre1 Vi 3’en ai le désir et le courage. articulé sur ce 2ieu7 rinci e1 Ce (ui 9ait (ue. dans cette 'esurel. droit de la sou2eraineté et 'écani(ues disci linaires sont deu7 ièces absolu'ent constituti2es des 'écanis'es générau7 de ou2oir dans notre société1 Z dire 2rai. c’est-.C’est our(uoi. a le double incon2énient. 'ais (ui serait en '@'e te' s a99ranc"i du rinci e de la sou2eraineté1 $t c’est alors l. toute une ré9érence s?c"ologi(ue e' runtée au7 sciences "u'aines. gDté. (ui serait anti-disci linaire. (ui est en réalité le droit de la sou2eraineté Y $t 3e crois (u’on est l. concrète'ent. la sou2eraineté et . nous nous trou2ons actuelle'ent dans une situation telle (ue le seul recours e7istant.

en tant (u’elle a u se résenter co''e 'ét"ode d’anal?se des ra orts de ou2oir1 <e 2oulais 2ous 'ontrer (ue le 'odèle 3uridi(ue de la sou2eraineté n’était as. 'ais selon une certaine légiti'ité 9onda'entale. lus 9onda'entale (ue toutes les lois. elle 2ise . une anal?se concrète de la 'ulti licité des ra orts de ou2oir1 Al 'e se'ble en e99et 6 en résu'ant tout cela en (uel(ues 'ots. 9onder l’unité essentielle du ou2oir et elle se dé loie tou3ours dans l’élé'ent réalable de la loi1 Hri le E ri'iti2ité F donc : celle du su3et . trois 'ots e7acte'ent 6 (ue la t"éorie de la sou2eraineté entre rend nécessaire'ent de constituer ce (ue 3’a ellerais un c?cle. au dé art. (u’. des uissances. (ui est l’unité du ou2oir1 Lue cette unité du ou2oir renne le 2isage du 'onar(ue ou la 9or'e de l’État. la t"éorie de la sou2eraineté en tant (u’elle eut. c’est le c?cle du su3et au su3et. res ecter1 Vu3et. 9onder. les as ects. de droits. eu i' orte B c’est de cette unité du ou2oir (ue 2ont déri2er les di99érentes 9or'es. unité du ou2oir et loi : 2oil. des ossibilités. de 'ontrer co''ent un su3et 6 entendu co''e indi2idu doté. (ui est une sorte de loi générale de toutes les lois et eut er'ettre au7 di99érentes lois de 9onctionner co''e lois1 Autre'ent dit. entendus co''e ou2oirs oliti(ues. la condition d’a2oir entre te' s établi. naturelle'ent (ou ar nature). la t"éorie de la sou2eraineté. 9ondée ar la t"éorie de la sou2eraineté1 $n9in. il 'e se'ble (ue la t"éorie de la sou2eraineté 'ontre. 'ais (ui sont des ca acités. artir de cette unité du ou2oir. co''ent un ou2oir eut se constituer non as e7acte'ent selon la loi.%&'RS (' 21 )ANVIER 1*$# La t(éorie de la souveraineté et les opérateurs de domination' % La guerre comme analyseur des rapports de pouvoir' % 6tructure binaire de la société' Le discours (istorico"politi#ue) le discours de la guerre perpétuelle' % La dialecti#ue et ses codi*ications' % Le discours de la lutte des races et ses transcriptions' 0a dernière 9ois. et (u’elle ne eut les constituer co''e ou2oirs. de ca acités. d’une 'anière ou d’une autre 6 et selon é2ide''ent les di99érents sc"é'as t"éori(ues dans les(uels elle se dé loie 6. entre les ossibilités et les ou2oirs. 3e crois. assu3ettir. et celle de la légiti'ité . les élé'ents entre les(uels 3oue la t"éorie de la sou2eraineté (ui . ne eut @tre établie et ne eut 9onctionner (u’. un 'o'ent d’unité 9onda'entale et 9ondatrice. (ui établit le ra ort oliti(ue du su3et au su3et1 -eu7iè'e'ent. 'écanis'es et institutions de ou2oir1 0a 'ulti licité des ou2oirs. entre rend de 'ontrer. c’est la t"éorie (ui 2a du su3et au su3et. celle de l’unité du ou2oir . les 9onder1 !on ro3et 6 . etc1 6 eut et doit de2enir su3et. le c?cle du su3et au su3et. 'ais entendu cette 9ois co''e élé'ent assu3etti dans un ra ort de ou2oir1 0a sou2eraineté. une 'ulti licité de ou2oirs (ui ne sont as des ou2oirs au sens oliti(ue du ter'e. au sens oliti(ue du ter'e.. ada té . il 'e se'ble (ue la t"éorie de la sou2eraineté se donne. la 9ois se les donne et c"erc"e . la t"éorie de la sou2eraineté résu ose le su3et. troisiè'e'ent. le c?cle du ou2oir et des ou2oirs1 le c?cle de la légiti'ité et de la loi1 -isons (ue. c’était une sorte d’adieu . 3e crois.

. et de 2oir co''ent c’est cette relation elle-'@'e (ui déter'ine les élé'ents sur les(uels elle orte1 Re as donc de'ander au7 su3ets co''ent. our(uoi. est d’essa?er de desserrer ou d’a99ranc"ir cette anal?se du ou2oir de ce tri le réalable du su3et. en2isager les structures de ou2oir co''e des stratégies globales (ui tra2ersent et utilisent des tacti(ues locales de do'ination1 $n9in. 'ais 3e crois (u’on ne eut les anal?ser e99icace'ent (ue si on ne les rend as co''e une unité globale. dans d’autres cas se nient ou tendent . co''ent ils s’a uient. (ue si on n’essaie as de les déri2er directe'ent de (uel(ue c"ose (ui serait l’unité étati(ue de sou2eraineté. (uitte. re2enir l. il s’agirait de 9aire ressortir les ra orts de do'ination et de les laisser 2aloir dans leur 'ulti licité. celui des années récédentes et celui de cette année. s’annuler1 <e ne 2eu7 as dire. la relation et (u’on ourrait localiser. troisiè'e'ent. re2enir sur des c"oses dé3. ou (u’on ne eut ni atteindre ni décrire les grands a areils de ou2oir1 !ais 3e crois (ue ceu7-ci 9onctionnent tou3ours sur la base de ces dis ositi9s de do'ination1 Concrète'ent. des ra orts de ou2oir.'ais 3e l’abandonne tout de suite 6 était de 2ous 'ontrer co''ent cet instru'ent (ue l’anal?se olitico. les o érateurs de do'ination1 H"éorie de la do'ination. ce (ue 3’a ellerais les ra orts ou les o érateurs de do'ination1 Au lieu de 9aire déri2er les ou2oirs de la sou2eraineté. de c"erc"er les instru'ents tec"ni(ues (ui er'ettent de les assurer1 -onc. de la 9a'ille . 9aire ressortir les ra orts de do'ination lutCt (ue la source de sou2eraineté. 'ais 'ontrer co''ent ce sont les relations d’assu3ettisse'ent e99ecti2es (ui 9abri(uent des su3ets1 -eu7iè'e'ent. on eut bien s)r décrire l’a areil scolaire ou l’ense'ble des a areils d’a rentissage dans une société donnée. ren2oient les uns au7 autres. il s’agirait bien lutCt d’e7traire "istori(ue'ent et e' iri(ue'ent. ar consé(uent. si 2ous 2ouleP. il s’agirait de artir de la relation '@'e de ou2oir. etc1)1 Ce sont tous ces 'écanis'es et tous ces o érateurs de do'ination (ui sont le socle e99ecti9 de cet a areil global (ue constitue l’a areil scolaire1 -onc. de la relation de do'ination dans ce (u’elle a de 9actuel. our résu'er ceci et our (ue l’a99aire soit. (u’il n’? a as. 'ais essa?er. l’ad'inistration. eu rès claire : lutCt (ue le tri le . dans leur di99érence. la 9in de l’année. c’est. et de 9aire ressortir. 'ontrer co''ent les di99érents o érateurs de do'ination s’a uient les uns sur les autres. dans leur s éci9icité ou dans leur ré2ersibilité : ne as c"erc"er. .s?c"ologi(ue s’est donné de uis trois ou (uatre siècles bientCt. 'ais si on essaie de 2oir co''ent ils 3ouent. une sorte de sou2eraineté source des ou2oirs B au contraire. d’e99ecti9. co''ent cet a areil dé9init un certain no'bre de stratégies globales. artir d’une 'ulti licité d’assu3ettisse'ents (celui de l’en9ant .-dire la notion de ré ression 6 (ui a l’air bien lutCt e' runtée au 9reudis'e ou au 9reudo-'ar7is'e 6 s’inscri2ait en 9ait dans un déc"i99re'ent du ou2oir (ui se 9aisait en ter'es de sou2eraineté1 !ais cela nous aurait a'ené . au no' de (uel droit ils eu2ent acce ter de se laisser assu3ettir. dites B alors 3e asse. lutCt (ue cet élé'ent 9onda'ental de la sou2eraineté. . de la rogéniture au7 arents. des do'inations lutCt (ue t"éorie de la sou2eraineté. au contraire. l’adulte. de l’unité et de la loi. de l’a renti au 'a\tre. du 'oins ro2isoire'ent.-dessus s’il reste du te' s1 0e ro3et général. cela 2oudra dire ceci : ne as essa?er de les sui2re dans ce (ui constitue leur légiti'ité 9onda'entale. dans un certain no'bre de cas se ren9orcent et con2ergent. bien s)r. non as close 'ais . ce (ui 2eut dire : lutCt (ue de artir du su3et (ou '@'e des su3ets) et de ces élé'ents (ui seraient réalables . de l’ignorant au sa2ant.

etc1) Y $st-ce (ue les "éno'ènes d’antagonis'e. ou entre grou es ou entre classes. sans 'éconna\tre toute la série des autres (uestions (u’il 9audra bien M oserO et (ue 3’essaierai d’aborder les années sui2antes. l’anal?se du ou2oir. dans la con9usion de la guerre. de lutte entre indi2idus. sous les a areils de l’État. au SASe siècle encore. de guerre Y Vous la ai7. d’entrée de 3eu. co''ent. erce2oir ou . sous les lois. un ra ort de guerre Y =oil. et les rati(ues (ui les entourent 6 et d’une 9a#on générale tous les rocédés (ui sont 'is en Uu2re our 'ener la guerre 6 sont. dans la 'esure o8 la guerre eut asser co''e le oint de tension 'a7i'u'. sous l’ordre cal'e des subordinations. de rès ou de loin. il 9audra se de'ander aussi : est-ce (ue les institutions 'ilitaires. d’a99ronte'ent. 3e crois (u’il 9aut rendre le tri le oint de 2ue des tec"ni(ues. les ra orts d’e7 loitation. . titre de re'ier re érage. les di2isions de tra2ail. en son essence. celles-ci : est-ce (u’e99ecti2e'ent le 9ait de la guerre eut et doit @tre considéré co''e re'ier ar ra ort . dans le bruit. en ses 'écanis'es essentiels 6 est un ordre de bataille Y Lui a i'aginé (ue l’ordre ci2il était un ordre de bataille Y MNO Lui a er#u la guerre en 9iligrane de la ai7 B (ui a c"erc"é. ou lutCt les do'inations. co''ent eut-on 'ener cette anal?se des ra orts de do'ination Y V’il est 2rai (ue c’est la do'ination et non as la sou2eraineté. e" bien co''ent eut-on a2ancer dans ce c"e'in des ra orts de do'ination Y $n (uoi un ra ort de do'ination eut-il se ra'ener ou se rabattre sur la notion de ra ort de 9orce Y $n (uoi et co''ent le ra ort de 9orce eut-il se ra'ener . les diss?'étries. l’ordre. etc1. (ue 3e 2oudrais oser d’entrée de 3eu. (ui a c"erc"é . i'aginer (ue c’est la guerre (ui 9onctionne sous et dans les relations de ou2oir Y -e uis (uand. our(uoi a-t-on i'aginé (u’une sorte de co'bat ininterro' u tra2aille la ai7 et (ue 9inale'ent l’ordre ci2il 6 en son 9ond. de ri2alité. l’es èce de (uestion réalable (ue 3e 2oudrais en2isager un etit eu cette année : est-ce (ue la guerre eut e99ecti2e'ent 2aloir co''e anal?se des ra orts de ou2oir et co''e 'atrice des tec"ni(ues de do'ination Y =ous 'e direP (u’on ne eut as. etc1) eu2ent-elles constituer en elles-'@'es un instru'ent 2alable et su99isant our anal?ser les relations de ou2oir Y /n ourrait se de'ander. la tacti(ue. eu2ent et doi2ent @tre regrou és dans ce 'écanis'e général. les o érateurs de do'ination (u’il 9aut étudier. con9ondre ra orts de 9orce et relations de guerre1 &ien s)r1 !ais 3e rendrai ceci si' le'ent co''e un McasO e7tr@'e. de l’unité et du su3et 6 (ui 9ait de la sou2eraineté la source du ou2oir et le 9onde'ent des institutions 6. de lutte . d’autres relations (les relations d’inégalité. (ui 9ont des rocédés de do'ination la tra'e e99ecti2e des relations de ou2oir et des grands a areils de ou2oir1 0a 9abrication des su3ets lutCt (ue la genèse du sou2erain : 2oil. l’art de la guerre (la stratégie. le no?au des institutions oliti(ues Y $n9in la (uestion re'ière (ue 3e 2oudrais étudier cette année serait celle-ci : co''ent. dans cette 9or'e générale (u’est la guerre Y $t encore : les notions (ui sont déri2ées de ce (u’on a elait au S=AAAe. la nudité '@'e des ra orts de 9orce1 0e ra ort de ou2oir est-il en son 9ond un ra ort d’a99ronte'ent.réalable de la loi. et ar'i les(uelles on eut si' le'ent citer. l’autorité. le t"è'e général1 !ais s’il est bien clair (ue ce sont les ra orts de do'ination (ui doi2ent @tre le c"e'in d’accès . la ric"esse. de uis (uand et our(uoi a-t-on co''encé . 'ort. de l’"étérogénéité des tec"ni(ues et de leurs e99ets d’assu3ettisse'ent. directe'ent ou indirecte'ent. sous l’État. 9aut-il entendre et redécou2rir une sorte de guerre ri'iti2e et er'anente Y C’est cette (uestion-l.

la 9ois di99use et récise (ui circulait de uis le S=AAe et le S=AAAe siècle1 -onc : la oliti(ue c’est la guerre continuée ar d’autres 'o?ens1 Al ? a dans cette t"èse 6 dans l’e7istence '@'e de cette t"èse. (ue l’on eut caractériser ainsi : les rati(ues et les institutions de guerre se sont d’abord concentrées de lus en lus entre les 'ains d’un ou2oir central B etit . 'ais lutCt de sa2oir (uel était le rinci e (ue Clause%itP a retourné. elle a tendu . la guerre ce n’est (ue la oliti(ue continuée1 F <e crois en e99et 6 et 3’essaierai de le dé'ontrer 6 (ue le rinci e selon le(uel la oliti(ue. très 2isible. de grou e . on ourrait oser la (uestion très si' le'ent. la sortie du !o?en [ge (u’on 2oit é'erger un État doté d’institutions 'ilitaires (ui sont 2enues se substituer . il est ad2enu (ue. 'ais la oliti(ue elle-'@'e n’est-elle as la guerre 'enée ar d’autres 'o?ens Y F /r. de la guerre1 -u '@'e cou . . de2enir l’a anage ro9essionnel et tec"ni(ue d’un a areil 'ilitaire soigneuse'ent dé9ini et contrClé1 Cela a été. (u’au7 9rontières. (u’un certain . 3e crois (ue le roblè'e n’est as tant de sa2oir (ui a retourné le rinci e de Clause%itP. grou e. sa 9rontière. le cor s social tout entier a été netto?é de ces ra orts belli(ueu7 (ui le tra2ersaient intégrale'ent endant la ériode 'édié2ale1 $n9in. 'oi-'@'e : E Lui. ar le 9ait de cette étatisation. ce (u’on ourrait a eler la guerre (uotidienne. tout au long du !o?en [ge et au seuil de l’é o(ue 'oderne. une rati(ue (ui ne 9onctionnait lus (u’au7 li'ites e7térieures de l’État. au 9ond. les institutions de guerre tendent . on a 2u les rati(ues et les institutions de guerre subir une é2olution très 'ar(uée. (ui a si' le'ent retourné une sorte de t"èse . de 9ait et de droit. titre de re'ière "? ot"èse "istori(ue1 /r. et . au 9ond. la rati(ue (uotidienne. le institutions et de son "istoire Y rinci e d’intelligibilité de l’ordre. c’est la guerre continuée ar d’autres 'o?ens était un rinci e bien antérieur . on eut dire. de l’État. ne lus e7ister. etit. sc"é'ati(ue'ent et un eu grossière'ent. a eu l’idée de retourner le rinci e de Clause%itP. la 9in de cette année1 Au 9ond. du ra ort d’"o''e . a rès tout. globale de la guerre. et c’est d’abord co''e #a (ue 3e 'e l’étais osée . (ui a eu l’idée de dire : il se eut bien (ue la guerre soit la oliti(ue 'enée ar d’autres 'o?ens. les rati(ues de guerre. l’a arition de l’ar'ée co''e institution (ui. la 9ois centralisée dans sa rati(ue et re9oulée . "o''e. Clause%itP 6 une sorte de arado7e "istori(ue1 $n e99et. o8 est le arado7e Y 0e arado7e surgit au 'o'ent '@'e de cette trans9or'ation (ou eut-@tre aussitCt a rès)1 0ors(ue la guerre se 9ut trou2ée e7 ulsée au7 li'ites de l’État. une société er étuelle'ent tra2ersée de ra orts guerriers1 Vur cette é2olution. au7 li'ites e7térieures des grandes unités étati(ues. du 9ait (ue la guerre a été. etit. réalable . seuls les ou2oirs étati(ues ou2aient engager les guerres et 'ani uler les instru'ents de la guerre : étatisation. ar cette étatisation. en (uel(ue sorte. ar consé(uent.dans la boue des batailles. s’est trou2é e99acé du cor s social. (ue 3e 2ais essa?er de sui2re un eu dans les roc"ains cours. de ses C’est donc cette (uestion-l. et eut-@tre 3us(u’. il 9audra re2enir B 'ais 3e crois (u’on eut l’ad'ettre au 'oins . en gros. ou lutCt (ui a 9or'ulé ce rinci e (ue Clause%itP a retourné (uand il a dit : E !ais. n’e7istait as co''e telle au !o?en [ge1 C’est seule'ent . le dé2elo e'ent des États. Clause%itP. en (uel(ue sorte. co''e un ra ort de 2iolence e99ecti2e ou 'ena#ante entre États1 !ais etit . 2oil. (u’a2ec la croissance. ce (u’on a elait e99ecti2e'ent la E guerre ri2ée F1 -e lus en lus les guerres.

'ais égale'ent ar &uonarroti$. 1655B +eports. il est dé3. . c91 in*ra.oliti(ue (ui a ara\t . 1944)1 $ C91 $ &uonarroti. cours des 11. Dissertation sur la noblesse d'e2traction et sur les origines des *ie*s) des surnoms et des armoiries. *+ 2ol1 =oir. et (ui s’est trou2é très di99érent du discours "iloso "ico-3uridi(ue (ue l’on a2ait l’"abitude de tenir 3us(ue-l. sinon constitué. 16591 Vur Co^e. 165*B AAA-A=. sur lGou2rage dG$1-<1 Vie?ès. donc. 0ondon. 1 0es écrits 9onda'entau7 dG$1 Co^e sont: A Boo4 o* 1ntries. on trou2e égale'ent des no's co''e celui de &oulain2illiers .oliti(ue sur la société. cours du 5 9é2rier1 2 Vur <1 0ilburne. i''édiate'ent a'bigu. uis(ue d’un cCté. dans d’autres luttes oliti(ues 6 disons. c91 in*ra. s1 l1. . A-SA. d’abord. &ru7elles.émoires de l'Académie des 6ciences1 $lles seront ensuite recueillies dans ses Cuvres complètes. A. co''e 9ond ine99a#able de tous les ra orts et de toutes les institutions de ou2oir1 $t (uelle est la date de naissance de ce discours "istorico. "étérogènes. c91 in*ra. en Angleterre. 0ondon. a rès la 9in des guerres ci2iles et religieuses du S=A e siècle1 Ce n’est donc as du tout co''e enregistre'ent ou anal?se des guerres ci2iles du S=A e siècle (ue ce discours a ara\t1 $n re2anc"e. 169+1 # !1 Foucault sGa uie essentielle'ent. en '@'e te' s.oliti(ue sur la guerre co''e 9ond des ra orts sociau7 Y -’une 9a#on s?' to'ati(ue il a ara\t. u'est"ce #ue le 3iers"État$. 1656B SAAA.5B 8nstitutes o* t(e La. 14 et *5 9é2rier1 ! 0a lu art des Uu2res de R1 Freret sont initiale'ent ubliées dans les . 0ondon.1 $t ce discours "istorico. Jaris. il a été l’un des instru'ents de lutte. de Freret! ou de ce gentil"o''e du !assi9 Central (ui s’a elait le co'te d’$staing"1 Al a été re ris ensuite ar Vie?ès #. et Fla''arion. 194*. 2ous le 2o?eP. arce (ue 3e crois (ue c’est le re'ier discours "istorico. re résentants des 'ou2e'ents o ulaires B en France. 1796-1799. 0ondon. du 'oins claire'ent 9or'ulé au début des grandes luttes oliti(ues anglaises du S=AAe siècle. 3e crois 6 3e 2ais essa?er de 2ous le 'ontrer-. 16*4B A 3reatise o* Bail and . * 2ol1 . 1749 (2oir les rééditions de ce te7te: Jaris. 1615B Commentaries on Littleton. un discours nou2eau1 Rou2eau. la 9in du règne de 0ouis SA=.discours est a aru : un discours étrange. 16++-1615B SAA.érovingiens (t1 SS)1 Vur Freret. Jaris. les luttes d’arrière-garde de l’aristocratie 9ran#aise contre l’établisse'ent de la grande 'onarc"ie absolue et ad'inistrati2e1 -iscours. 14*4. uis(u’on ? trou2e en Angleterre des gens co''e $d%ard Co^e1 ou <o"n 0ilburne2.. contre la 'onarc"ie absolue1 Al a été aussi un discours aristocrati(ue contre cette '@'e 'onarc"ie1 -iscours dont les titulaires ont eu des no's sou2ent obscurs et. dans son cours du 1+ 'ars (in*ra). JTF. est en '@'e te' s un discours sur la guerre entendue co''e relation sociale er'anente. 0ondon 16. de olé'i(ue et d’organisation oliti(ue des grou es oliti(ues bourgeois. la 9in du S=AAe siècle.s o* 1ngland. entre autres: De l'origine des FranDais et de leur établissement dans la 7aule (t1 =)B +ec(erc(es (istori#ues sur les mEurs et le gouvernement des FranDais) dans les divers temps de la monarc(ie (t1 =A)B . cours du 14 9é2rier1 " <oac"i' co'te dG$staing. 16*4B AA.é*le2ion sur l'étude des anciennes (istoires et sur le degré de certitude de leurs preuves (t1 =A): @ues générales sur l'origine et sur le mélange des anciennes nations et sur la manière d'en étudier l'(istoire (t1 S=AAA)B Observations sur les . etits-bourgeois et é2entuelle'ent o ulaires '@'e. Conspiration pour l'égalité) dite de Babeu*) suivie du procès au#uel elle donna lieu et des pièces &usti*icatives.ainpri-e. ce 'o'ent-l. c91 ibid1 Vur >1 de &oulain2illiers. au 'o'ent de la ré2olution bourgeoise anglaise1 $t on le 2erra ensuite a ara\tre en France.

contin)'ent et en er'anence. la structure 3uridi(ue du ou2oir. Jaris. en tout cas. 'ais our la re'ière 9ois a2ec une articulation "istori(ue récise 6 une conce tion binaire de la société1 Al ? a deu7 grou es. sont les sui2antes: @ues des révolutions d'Angleterre. un certain oint our un certain no'bre de a?s d’$uro e) et (ui continuera . bien s)r. surtout dans le cours du 1+ 'ars (in*ra). sous ces 'ensonges (ui essaient de nous + 0es Uu2res "istori(ues dGA1 H"ierr? au7(uelles !1 Foucault se ré9ère. il 9aut déc"i99rer la guerre sous la ai7 : la guerre. Jaris. 1417B Histoire de la con#u0te de l'Angleterre par les Normands) de ses cause et de ses suites &us#u'F nos &ours. l’organisation ternaire (en trois ordres) (ui 2aut our la France (et 3us(u’. des ri2alités telles (ue les i'aginent les "iloso "es ou les 3uristes : il ne s’agit as d’une sorte de sau2agerie t"éori(ue1 0a loi ne na\t as de la nature. deu7 ar'ées en résence1 $t sous les oublis. ce (ue dit la t"éorie "iloso "ico-3uridi(ue. la naissance des États : le droit. la guerre a résidé . des 'assacres. l’intérieur de tous les 'écanis'es de ou2oir.71 . s’o ose 6 as tout . 2ous alleP le retrou2er c"eP des biologistes racistes et eugénistes. dans le 'oindre de ses rouages. et c’est ce 9ront de bataille (ui lace c"acun de nous dans un ca' ou dans un autre1 Al n’? a as de su3et neutre1 /n est 9orcé'ent l’ad2ersaire de (uel(u’un1 Tne structure binaire tra2erse la société1 $t 2ous 2o?eP a ara\tre l. des 'onarc"ies. 9ait our la re'ière 9ois. 'ais. de la 9in du SASe siècle1 -iscours so "isti(ué. des sociétés n’a as son rinci e l. Jaris. cette grande i'age de l’organis'e ou du cor s "u'ain (ue >obbes donnera. il ne 9aut as entendre des batailles idéales. Jaris. 3e crois (u’il dit ceci : contraire'ent . 9aire rage . des con(u@tes (ui ont leur date et leur "éros d’"orreur : la loi na\t des 2illes incendiées. 14. (u’il ? a un ordre ternaire. des terres ra2agées B elle na\t a2ec les 9a'eu7 innocents (ui agonisent dans le 3our (ui se lè2e1 !ais cela ne 2eut as dire (ue la société. des États.5B +écits des temps mérovingiens) précédés de Considérations sur l'(istoire de France. des 2ictoires. o8 cesse le bruit des ar'es1 0a guerre n’est as con3urée1 -’abord. ou la sanction dé9initi2e des 2ictoires1 0a loi n’est as aci9ication. la guerre continue . 145. au rès des sources (ue 9ré(uentent les re'iers bergers B la loi na\t des batailles réelles.1 * -e A1 = Courtet de lGAsle. la loi et l’État soient co''e l’ar'istice dans ces guerres. le ou2oir oliti(ue ne co''ence as (uand cesse la guerre1 0’organisation. discours érudit. 3uste'ent. et (ui est très i' ortant1 Z la grande descri tion ?ra'idale (ue le !o?en [ge ou les t"éories "iloso "ico. la 'a3orité des institutions. les 'ensonges (ui essaient de nous 9aire croire. 9ait sourde'ent la guerre1 Autre'ent dit. etc1. discours 6 2ous le 2erreP 6 (ui a eu certaine'ent un no'bre i''ense de locuteurs o ulaires et anon?'es1 Ce discours.Augustin H"ierr?+ ou Courtet*1 $t 9inale'ent. égale'ent. tenu ar des gens au7 ?eu7 et au7 doigts de oussière. une ?ra'ide de subordinations ou un organis'e. (uel(ue c"ose sur (uoi 3’essaierai de re2enir. 14. 145+B 1ssai sur l'(istoire de la *ormation et des progrès du 3iers"État. la ai7. '@'e les lus réguliers1 C’est la guerre (ui est le 'oteur des institutions et de l’ordre : la ai7. Jaris. discours sa2ant. Jaris. c91 surtout La 6cience politi#ue *ondée sur la science de l'(omme. 14*5B Lettres sur l'(istoire de France pour servir d'introduction F l'étude de cette (istoire.oliti(ues donnaient du cor s social. . les illusions. ou encore . articuler un certain no'bre de discours et. car sous la loi. Jaris. (ue dit-il Y $" bien. c’est le c"i99re '@'e de la ai71 Rous so''es donc en guerre les uns contre les autres B un 9ront de bataille tra2erse la société tout entière. les lois sont nés dans le sang et la boue des batailles1 !ais ar l. deu7 catégories d’indi2idus. 14*7B Di2 ans d'études (istori#ues.

yt(e et 6ociété en 7rèce ancienne. il 9aut retrou2er la guerre (ui continue. c’est-. 1965 (s éc1 c"a 1 AAA. celui (ui dit la 2érité. arce (ue la guerre n’est as ter'inée. en (uel(ue sorte . 'e se'ble-t-il. en la trans er#ant de son ro re oint de 2ue1 C’est-. le droit des in2asions trio' "antes ou le droit des occu ations récentes ou 'illénaires1 -e toute 9a#on. le droit de sa su ériorité ou le droit de l’antériorité.oliti(ue1 -’abord . et nous ne ourrons arri2er au ter'e de la guerre ar (uel(ue c"ose co''e une réconciliation ou une aci9ication. la bataille décisi2e elle-'@'e nous a2ons . une uni2ersalité 3uridi(ue1 $t si ce su3et (ui arle du droit (ou lutCt de ses droits) arle de la 2érité. =AA)B . nous 'enacer. se dénoue1 -ans un discours co''e celui-l.-dire encore (ue l’a artenance de la 2érité . il le récla'e1 !ais ce (u’il récla'e et ce (u’il 9ait 2aloir.-dire la osition du su3et uni2ersel. la neutralité. Les Origines de la pensée grec#ue.-dire (ue la 2érité est une 2érité (ui ne eut se dé lo?er (u’. 9orte'ent 'ar(ués ar un ra ort de ro riété. celui-l. ce discours entre rend bien de dire. de nature1 Ce sera le droit de sa 9a'ille ou de sa race. il a des ad2ersaires. au 'oins . celui (ui arle. (ui dit E 3e F ou (ui dit E nous F. il 9ait 2aloir le droit. ce discours (ui essaie de déc"i99rer la guerre sous la ai7. de cette es èce de discours1 <e crois (ue. Jaris. JTF. cette osition 'édiane dont <ean-Jierre =ernant 1. la guerre a2ec ses "asards et ses éri éties1 Al 9aut retrou2er la guerre. de 2ictoire. celui (ui retrou2e la 'é'oire et con3ure les oublis.yt(e et /ensée c(e. .dire (ue les enne'is (ui sont en 9ace de nous continuent . ce discours établit un lien 9onda'ental1 C’est-. 1965 (s éc1 c"a 1 =AA et =AAA)B . la re' orter1 C’est-. celui (ui raconte l’"istoire. il tient le discours du droit. cette 2érité n’est as non lus la 2érité uni2erselle du "iloso "e1 Al est 2rai (ue ce discours sur la guerre générale.yt(e et 3ragédie en 7rèce ancienne.. de con(u@te. . l’ense'ble de la bataille et de restituer le arcours global de la guerre1 !ais il n’est as our autant un discours de la totalité ou de la neutralité B il est tou3ours un discours de ers ecti2e1 Al ne 2ise la totalité (u’en l’entre2o?ant.les 7recs' Études de psyc(ologie (istori#ue) Jaris. @tre les érudits des batailles. artir de l. 0a -écou2erte. artir de sa osition de co'bat. occu er la osition du 3uriste ou du "iloso "e. ne eut as. 1975B <1-J1 =ernant I J1 =idal-Ra(uet. Jaris. our(uoi Y $" bien. et ne c"erc"e d’ailleurs as . on eut co' rendre our(uoi il est i' ortant : arce (u’il est. a 'ontré co'bien elle était constituti2e de la "iloso "ie grec(ue. la 9ois ancré dans une "istoire et décentré ar ra ort . . en la tra2ersant. Jaris.. une re'ière caractérisation. 0a -écou2erte1 197* (s éc1 c"a 1 AAA)1 .9aire croire (ue le cor s social est co''andé soit ar des nécessités de nature soit ar des e7igences 9onctionnelles. Veuil. '@'e . il tra2aille our une 2ictoire articulière1 &ien s)r. dit-il : droits singuliers. e" bien. c’est un droit . ce sont E ses F droits 6 E c’est nos droits F. arce (ue cette guerre ancienne est une guerre MNO er'anente1 Rous a2ons en e99et . les batailles décisi2es sont encore en train de se ré arer. artir d’un certain 'o'ent. la ai7. totalisant ou neutre1 -ans cette lutte générale dont il arle. sans doute. d’une art on dira d’autant 'ieu7 la 2érité (ue l’on est dans un 1. très 9loue bien s)r.. il est 9orcé'ent d’un cCté ou de l’autre : il est dans la bataille. la li'ite de la sur2ie '@'e du su3et (ui arle1 $ntre ra orts de 9orce et relations de 2érité. 'ais seule'ent dans la 'esure o8 nous serons e99ecti2e'ent des 2ain(ueurs1 =oil. le re'ier discours dans la société occidentale de uis le !o?en [ge (ue l’on eut dire rigoureuse'ent "istorico. artir de la 2ictoire c"erc"ée. cause de ceci : le su3et (ui arle en ce discours. tel (u’il est. C91 <1-J1 =ernant. . A=.

si le ra ort de 9orce déli2re la 2érité. ELuGest-ce (ue les 0u'ièresYF (in Dits et Écrits.ca' 1 C’est l’a artenance . nous ren2o?ons . son tour 2a 3ouer. entre les ca' s. de dénoncer les illusions et les erreurs ar les(uelles on 2ous 9ait croire 6 les ad2ersaires 2ous 9ont croire 6 (ue l’on est dans un 'onde ordonné et aci9ié1 E Jlus 3e 'e décentre. a2r1-3uin 199+. la 2érité . in $1 hant. . et introduit une déc"irure sans doute dans le discours de la 2érité et de la loi tel (u’il était tenu de uis des 'illénaires. our le dé2elo e'ent '@'e de ce ra ort de 9orce.ur* (hinigsberg. sur La @olonté de savoir1 Jour hant. ersonnage de la ai7 et de l’ar'istice. ou la 2érité désé(uilibre. le lus clair et le lus si' le1 0’e7 lication ar le bas est aussi une e7 lication ar le lus con9us. au décentre'ent. 1794). ibid1. le lus désordonné. EX"at is $nlig"ten'entYF. 1795B 2oir en articulier la deu7iè'e édition de 1796). our autant. le discours "iloso "ico-3uridi(ue. la Vociété 9ran#aise de J"iloso "ie. 2ol1 AAA. un ca' 6 la osition décentrée 6 (ui 2a er'ettre de déc"i99rer la 2érité. artir d’un ra ort de 9orce1 0’a artenance essentielle de la 2érité au ra ort de 9orce. éd1 -ie"l). les olarités traditionnelles de l’intelligibilité. et (ui ostule. au co'bat. la 2érité et au bon droit. et elle n’est 9inale'ent c"erc"ée. O1=@+16 p(ilosop(i#ues. nous nous li'itons .)1 -e hant. 1 *61-. de la sur2ie ou de la 2ictoire1 F $t in2erse'ent. Jaris. un des re'iers oints ar les(uels ce t? e-l. et le 2olu'e dG$rnst Cassirer. lutCt. 1964.9. année 197+-1971. A=. lus e99ecti2e'ent la 2érité 2a se dé lo?er de2ant 'oi. i' oser une loi générale . le lus obscur. lGanal?se de la E'esureF (ue !1 Foucault a2ait dé2elo ée dans soie Cours au Collège de France. de oser un droit 9ra é de diss?'étrie. ar consé(uent. 'ais elle est ro9ondé'ent ou 'ise en (uestion ou. une 2érité-ar'e et un droit singulier1 0e su3et (ui arle est un su3et 6 3e ne dirais '@'e as olé'i(ue 6 guerro?ant1 C’est l. ce n’est as 9orcé'ent. ren2o?er .ants Leben und Le(re (&erlin.5-6. artir d’un ra ort de 9orce. de discours1 Cette uni2ersalité aci9iée eut su oser tou3ours. dans cette e7 lication. un ra ort de 9orce. les é(uilibres. . le lus 2oué au "asard B car ce (ui doit 2aloir co''e 11 $n ce (ui concerne Volon (2oir en articulier le 9rag'ent 16. est inscrite '@'e dans ce t? e-l.9 et . ce n’est donc as le rCle du législateur ou du "iloso "e. . (trad1 9r1: /ro&et de pai2 perpétuelle et Le Con*lit des *acultés. . a elle l’e7 lication ar le bas1 !ais le bas. Ansel =erlag. de 9onder une 2érité liée . ubliée sous le titre: ELuGest-ce (ue la criti(ueYF (Bulletin de la 6ociété *ranDaise de /(ilosop(ie. Volon et encore hant 111 V’établir entre les ad2ersaires. 19*1)1 . le su3et (ui arle 6 le su3et (ui arle du droit et (ui c"erc"e la 2érité 6 de l’uni2ersalité 3uridico.igen Frieden5 ein p(ilosop(isc(er 1nt. en e7cluant.51) et . 1 . lus 3e 'e bats. de discours est i' ortant."iloso "i(ue1 0e rCle de celui (ui arle. &runo Cassirer. tout co''e elle ne se dé loie (u’. au centre et au-dessus. . in Xer^e in _%il9 &jnden1 Fran^9urt a1 !ain. no. lus 3e 2ois la 2érité B lus 3’accentue le ra ort de 9orce. tout si' le'ent. c?ni(ue'ent ignorée1 /n a un discours "istori(ue et oliti(ue 6 et c’est en ceci (u’il est "istori(ue'ent ancré et oliti(ue'ent décentré 6 (ui rétend . c"acun et 9onder un ordre (ui réconcilie : ce n’est as de tout cela (u’il s’agit1 Al s’agit. sa con9érence du *7 'ai 1974 . en cette osition (u’a2aient r@2ée dé3. la guerre. 191*-19**). c91 >um e.. 1946)1 Foucault ossédait les Uu2res co' lètes de hant dans lGédition dG$rnst Cassirer (&erlin. Kalli'ard Q E&ibliot"è(ue de la JléiadeF. et dans cette ers ecti2e du co'bat. 2ol1 SA. c’est un discours (ui ren2erse les 2aleurs. la diss?'étrie. de uis lus d’un 'illénaire1 -eu7iè'e'ent. accentue les diss?'étries et 9ait enc"er 9inale'ent la 2ictoire d’un cCté lutCt (ue de l’autre : la 2érité est un lus de 9orce. de uis la "iloso "ie grec(ue. . 1 191-*51B Der 6treit des Fa4ult:ten in drei Absc(nitten (hinigsberg. (ue dans la 'esure o8 elle ourra e99ecti2e'ent de2enir une ar'e dans le ra ort de 9orce1 /u la 2érité donne la 9orce.

et étant 9a2orisés dans le ra ort de do'ination. du cCté de la c"i'ère et de la 'éc"anceté : tout le contraire. la ruse et . (ue 2a se bDtir (uel(ue c"ose de 9ragile et de su er9iciel. de assions et de "asards : c’est cela (ui. 2ous le 2o?eP.. succès ou insuccès des con3urations ou des alliances B en9in. 'é ris. dans ce discours. 'ais la brutalité (ui est aussi du cCté de la 2érité1 0a 2érité 2a donc @tre du cCté de la déraison et de la brutalité. c’est (ue. transitoire. 2ers les arties "autes. des colères. de celui (ue l’on a traditionnelle'ent1 /n a un a7e a2ec. 9aiblesse de l’autre. dans les 2aleurs (u’il distribue. des ruses B celle des rocédés tec"ni(ues our 'aintenir la 2ictoire. c’est un discours (ui se dé2elo e tout entier dans la di'ension "istori(ue1 Al se dé loie dans une "istoire (ui n’a as de bords. our 9aire taire. ont tout intér@t . 3e crois. en re2anc"e. une irrationalité brute et nue. de tous les "asards su er9iciels et 2iolents. une série de 9aits bruts. a are''ent. des stratégies. des "aines. de cette 'asse et de ce grouille'ent so'bre et ar9ois sanglant. a rès Ede lG"istoireF: Eet du droitF1 . dans ce sc"é'a d’e7 lication. la 'éc"anceté de ceu7 (ui. la raison. des assions. c’est d’éclairer les longues 3ournées de l’ordre. des assions. du discours e7 licati9 du droit et de l’"istoire 3us(ue-l. . 2ictoires. la 9ragilité et . ar consé(uent. on a une rationalité 9ragile. éc"ecs ou réussites des ré2oltes. de lus en lus liée . de toutes les circonstances 'enues (ui 9ont les dé9aites et assurent les 2ictoires1 Ce (ue ce discours de'ande au 9ond au dieu elli ti(ue des batailles. des a'ertu'es B c’est aussi l’obscurité des "asards. roli9ération d’une race. 'esure (u’on 'onte et (u’elle se dé2elo e.1 0’e99ort e7 licati9 de ce discours consistait . il ne s’agit as de rendre la grisaille de l’"istoire co''e une donnée su er9icielle (u’il 9audrait réordonner . de lus en lus liée aussi . (ui sont liés . la 9ureur de rendre co' te du cal'e et de l’ordre1 Lu’est-ce (ue cela 'et donc au rinci e de l’"istoire Y * -’abord. 2a @tre au 9ond de lus en lus abstraite. des rages c?ni(ues et nues B 2ous a2eP la brutalité. très di99érent. du tra2ail. un 9aisceau d’élé'ents s?c"ologi(ues et 'orau7 (courage. de la ai7. la 'éc"anceté1 0a raison est du cCté de la c"i'ère. la base. 2ous a2eP une brutalité élé'entaire : l’ense'ble des gestes. eur. "aine. un a7e ascendant (ui est.rinci e de déc"i99re'ent de la société et de son ordre 2isible. de "asards et de assions. (uel(ues rinci es stables et 9onda'entau7 B il ne s’agit as de 3uger les gou2erne'ents * !anuscrit. la guerre. oubli. ne lus les re'ettre en 3eu1 /n a donc. . l’autre e7tré'ité de l’a7e. 9orce. (ui serait ar essence liée au 3uste et au bien. "?sico-biologi(ues : 2igueur "?si(ue. c’est la con9usion de la 2iolence. ni de li'ites1 -ans un discours co''e celui-l. a?ant our l’instant la 2ictoire. l’illusion et . l’illusion. énergie. une rationalité croissante. etc1)1 Tn entrecroise'ent de cor s. tou3ours co' ro'ise et liée . celle des calculs. des contingences. l’erreur1 . 3e crois. une irrationalité 9onda'entale et er'anente. dégager une rationalité 9onda'entale et er'anente. de la ruse. etc1 B une série de "asards. de contingences en tout cas : dé9aites. our conser2er ou ren2erser les ra orts de 9orce1 C’est une rationalité donc (ui. de la 3ustice1 C’est . des actes. 9aits (u’on ourrait dire dé3. 'ais o8 éclate la 2érité B et uis. de l’a7e e7 licati9 de la loi et de l’"istoire1 Hroisiè'e i' ortance de ce t? e de discours (ue 3e 2oudrais un etit eu anal?ser cette année. (ui n’a as de 9ins. des rancUurs.en2erse'ent donc. 2a constituer la tra'e er'anente de l’"istoire et des sociétés1 $t c’est si' le'ent au-dessus de cette tra'e de cor s. . des 'éc"ants B de l’autre cCté.

l’absolu du droit : non as ré9érer la relati2ité de l’"istoire . on 2oit bien co''ent il eut s’articuler (et 2ous 2erreP co''ent de 9ait il s’est articulé) sur toute une grande '?t"ologie : Ml’Dge erdu des grands anc@tres. sous la 9or'ule de la loi les cris de guerre. de l’institutionnel tel (u’il est ad'is.in3ustes. etc1)1 Al s’agit. du ou2oir et de la guerre1 =ous 'e direP 6 et c’est l. l’i''inence des te' s nou2eau7 et des re2anc"es 'illénaires. de dé9inir et de décou2rir sous les 9or'es du 3uste tel (u’il est institué. un discours co''e celui-l. le t"è'e de la guerre secrète (ui se continue B le t"è'e du co' lot (u’il 9aut renouer our rani'er cette guerre et c"asser les en2a"isseurs ou les enne'is B le t"è'e de la 9a'euse bataille du lende'ain 'atin (ui 2a en9in retourner les 9orces et (ui. ou du troisiè'e e' ire. du nou2eau F?(rer B l’idée de la cin(uiè'e 'onarc"ie. 2a 9aire en9in des 2ain(ueurs. du nou2eau c"e9. a rès tout. AAA. 'ais. &arberousse et Frédéric AA. et 3us(ue très tard au SASe et au SSe siècle encore. des 2ictoires e99ecti2es. endant tout le !o?en [ge. les abus et les 2iolences. 3e crois. lourds et surc"argés1 Car. 'ais lus tard encore. de l’ordonné tel (u’il est i' osé. un discours triste et noir.ésu'é du Cours au Collège de France de cette année 1975-1976 (in Dits et Écrits. la 2olonté de -ieu. (ui 12 -Ga rès le . ou du troisiè'e +eic(. et in*ra)1 . sans doute. d’Édouard le Con9esseur B c’est C"arle'agne endor'i dans son to'beau (ui se ré2eillera our rani'er la guerre 3uste B ce sont les deu7 Frédéric. 'ais (ui restent ro9ondé'ent inscrites1 Al s’agit de retrou2er le sang (ui a séc"é dans les codes. (u’on ne eut '@'e as dire un c"a' relati9. au contraire. sous l’é(uilibre de la 3ustice la diss?'étrie des 9orces1 -ans un c"a' "istori(ue. des 9or'es '?t"i(ues très traditionnelles1 $n ce discours se trou2ent 3u'elés . celui (ui sera . et ar consé(uent non as.. la 9ois des sa2oirs subtils et des '?t"es. un certain sc"é'a idéal ((ui serait la loi naturelle. des dé9aites (ui ont été eut-@tre 'as(uées. des 2aincus séculaires. 3e ne dirai as grossiers. le assé oublié des luttes réelles. en les ré9érant . les rinci es 9onda'entau7.. celui de l’éternelle dissolution dans des 'écanis'es et des é2éne'ents (ui sont ceu7 de la 9orce. lié . du du2 novus. si longte' s attendu en Angleterre. dès son origine. sous la 9ugacité de l’"istoire. etit oubliées et recou2ertes B (u’il ? a eu le cré uscule des dieu7 B (ue des "éros ont été blessés ou sont 'orts et (ue des rois se sont endor'is dans des ca2ernes inaccessibles1 C’est aussi le t"è'e des droits et des biens de la re'ière race (ui ont été ba9oués ar des en2a"isseurs rusés. l’absolu de la loi ou de la 2érité. dans leur ca2erne. l’attente de l’e' ereur des derniers 3ours. 'ais 9onda'entau7. (ui attendent. sous la stabilité du droit retrou2er l’in9ini de l’"istoire. la 9ois la b@te de l’A ocal? se ou le sau2eur des au2res1 C’est le retour d’Ale7andre erdu dans les Andes B c’est le retour. 2a se relancer sans cesse. c’est un discours (ui rend aussi a ui sur. le grand es oir du 3our de la re2anc"e. et (ui s’in2estit sou2ent dans. la 2enue du nou2eau ro?au'e (ui e99acera les anciennes dé9aitesO 12 -1 -ans cette '?t"ologie on raconte (ue les grandes 2ictoires des géants ont été etit . encore une raison our la(uelle ce discours est i' ortant 6 2ous 'e direP (ue c’est l. no 147. ce t"è'e de la guerre er étuelle. un discours eut-@tre our aristocrates nostalgi(ues ou our sa2ants de bibliot"è(ue1 $n 9ait. le ré2eil de leur eu le et de leur e' ire B c’est le roi du Jortugal. car il n’est en relation a2ec aucun absolu. du nou2eau guide. erdu dans les sables de l’A9ri(ue. c’est un in9ini de l’"istoire (ui est en (uel(ue sorte E irrelati2isé F. 'ais des 2ain(ueurs (ui ne conna\tront et ne rati(ueront as le ardon1 $t c’est ainsi (ue.

la dialecti(ue codi9ie la lutte. ce discours dont 3e arle. l’é o(ue grec(ue. d’un droit o8 toutes les articularités auraient en9in leur lace ordonnée1 0a dialecti(ue "égélienne et toutes celles. étranger1 Ce n’est '@'e as le discours de l’ad2ersaire. entre les ad2ersaires. tra2ers l’"istoire. la déri2e. la 9ois 9inale. la grande tradition des discours "iloso "ico-3uridi(ues1 Jour les "iloso "es et les 3uristes. le discours 3uste et 2rai1 Jar consé(uent. (ui l’ont sui2ie doi2ent @tre co' rises 6 ce (ue 3’essaierai de 2ous 'ontrer 6 co''e la colonisation et la aci9ication autoritaire. 3e ense. 9orcé'ent dis(uali9ié. sous la 9or'e du discours du so "iste rusé1 $n tout cas. 3e crois (u’il a considérable'ent roli9éré et (ue sa sur9ace d’élargisse'ent. une rocla'ation et une rati(ue de la guerre sociale1 0a dialecti(ue a colonisé ce discours "istorico. 3e crois. un sa2oir (ui est ar9ois celui d’aristocrates . la 9in du SASe et au SSe siècle. il est 9orcé'ent le discours e7térieur. ce discours artisan. . la guerre et les a99ronte'ents dans une logi(ue. les grandes ulsions '?t"i(ues et aussi l’ardeur des re2anc"es o ulaires1 $n so''e. récisé'ent arce (u’il 9aut. ro os de la double contestation 6 o ulaire et aristocrati(ue 6 du ou2oir ro?al1 Z artir de l. les grands s?stè'es "iloso "ico-3uridi(ues (u’il court-circuite. et de toute 9a#on irré2ersible1 $n9in. .oliti(ue (ui a été . l’écart. car ils ne discutent as a2ec lui1 C’est le discours. d’un su3et uni2ersel. ce discours 3oint en e99et. ar ses élé'ents 9onda'entau7. 3our d’une rationalité (ui est . dans des conditions très récises. a co''encé. co''e un réalable. sa carrière. our une nou2elle guerre. cette 9ois. a été considérable et ra ide1 !ais il ne 9audrait as croire (ue la dialecti(ue uisse 9onctionner co''e la grande recon2ersion. 'ais c’est aussi un discours intensé'ent '?t"i(ue : c’est celui des a'ertu'es MNO. l’annuler. la dialecti(ue assure la constitution. tenu 9onda'entale'ent. 'ais c’est aussi celui des lus 9ous es oirs1 Al est donc étranger. il 2a 9igurer eut-@tre. our (ue uisse en9in co''encer 6 au 'ilieu. structurale'ent en lisière ar celui des "iloso "es et des 3uristes. entre la 9in du S=Ae et le 'ilieu du S=AAe siècle. . 'ais 3e crois (u’en 9ait elle n’en est as du tout la 2alidation "iloso "i(ue1 Au contraire. ar9ois . ce discours est eut-@tre le re'ier discours e7clusi2e'ent "istorico. de la contradiction B elle les re rend dans le rocessus double de totalisation et de 'ise . et our une 2ictoire (ui sera. 'ais 9onda'entale. dé9initi2e1 Ce discours de la guerre er étuelle n’est donc as seule'ent l’in2ention triste de (uel(ues intellectuels (ui ont été e99ecti2e'ent longte' s tenus en lisière1 Al 'e se'ble (ue. ou co''e le discours 9ruste (ui orte des re2endications non élaborées1 /r ce discours.oliti(ue (ui 9aisait.oliti(ue de l’/ccident ar o osition au discours "iloso "ico-3uridi(ue. . 3us(u’. au re'ier regard. co''e celui de l’aristocrate dé ossédé. en9in "iloso "i(ue. ce discours de la guerre et de l’"istoire. d’une 2érité réconciliée. il 'e se'ble (u’elle a lutCt 3oué co''e sa re rise et son dé lace'ent dans la 2ieille 9or'e du discours "iloso "ico-3uridi(ue1 Au 9ond. ou soi-disant logi(ue. il sera dénoncé co''e celui de l’"istorien artial et naa9. ou eut-@tre une nou2elle carrière en /ccident. il est un discours o8 la 2érité 9onctionne e7 licite'ent co''e ar'e our une 2ictoire e7clusi2e'ent artisane1 C’est un discours so'bre'ent criti(ue. (ue l’on eut et (ue l’on doit tenir . . co''e le discours du 'ou2e'ent uni2ersel et "istori(ue de la contradiction et de la guerre. ar-del. ar la "iloso "ie et le droit. d’un discours "istorico. la 9ois un constat. co''e celui du oliticien ac"arné. de ce discours1 0a dialecti(ue eut bien a ara\tre. au-dessus d’eu7 6 co''e loi.re2iendra our une nou2elle bataille..

a rès a2oir écarté ces 9ausses aternités.a2ec éclat. on rec"erc"era le 2isage et les 'écanis'es de la guerre sociale1 Z artir de cette t"éorie des races. au 'ieu7. ou2oirQra orts de 9orce. 2oir: in Cours au Collège de France. 3e 2oudrais en sui2re l’"istoire sous la . ce discours "istorico. de ce discours a'er et artisan de la guerre 9onda'entale1 =oil. celui de la oliti(ue du Jrince1 -B ou celui. note 41 $n ce (ui concerne A'édée H"ierr?. c91 supra.+ . et c’est l. ar9ois dans l’érudition et ar9ois dans le sang. un instru'ent ou. >obbes1 <e 2oudrais 2ous 'ontrer (u’il n’en est rien. sou2ent dans la éno'bre. ar l’ordre "iloso "i(ue et eut-@tre ar l’ordre oliti(ue. 'ais tou3ours co''e discours de lutte contre le roi. et ne eut as @tre.65)1 1! Vur Augustin H"ierr?. la guerre (ui tra2aille notre société et la di2ise sur un 'ode binaire c’est. . a2ec ses caractères i' ortants1 -’abord. en France. bien s)r. 3e 2oudrais 2ous 'ontrer (uel a été le oint d’é'ergence de ce discours1 $t il 'e se'ble (u’il 9aut essa?er de le situer du cCté du S=AA e siècle. c’est-. eu rès.oliti(ue1 Car. au 9ond. la guerre des races1 Hrès tCt. cin(uante ans a rès.easonF (1941) et EH"e Jolitical Hec"nolog? o9 Andi2idualsF (194*) (in Dits et Écrits) AAA. on 2oit (ue cette idée selon la(uelle la guerre constitue la tra'e ininterro' ue de l’"istoire a ara\t sous une 9or'e récise : la guerre (ui se déroule ainsi sous l’ordre et sous la ai7. aussitCt deu7 no's 2iennent . celui du 1er 9é2rier 1974 (E0a Ggou2erne'entalitéGF)B c91 aussi Ek/'nes et singulati'G: Ho%ard a Criticis' o9 Jolitical .9B A=. de 2igueur. !ac"ia2el. (ue l’on trou2e 9or'ulée dès le S=AA e siècle. 2ers les années 16. du cCté in2erse. des races. sa oursuite et son dé2elo e'ent : di99érences et"ni(ues. et (u’en 9ait ce discours "istorico. ensuite. du cCté des re2endications o ulaires ou etites-bourgeoises dans l’Angleterre ré-ré2olutionnaire et ré2olutionnaire : ce sera le discours des uritains.é2olution 9ran#aise et surtout au début du SASe siècle. son c"e'in endant des siècles en $uro e1 0a dialecti(ue c’est la aci9ication.-dire dès le S=AA e siècle. nos *91 et . on trou2e les élé'ents 9onda'entau7 (ui constituent la ossibilité de la guerre et (ui assurent son 'aintien. naissance double de ce discours : d’une art. donc une es èce de cadre de ré9érence général dans le(uel 3e 2oudrais 'e situer cette année. année 1977-1974: 6écurité) 3erritoire et /opulation. et co''e 'atrice de toutes les 9or'es sous les(uelles. 14*4B Histoire de la 7aule sous l'administration romaine. di99érences des langues B di99érences de 9orce. du cCté de l’a'ertu'e aristocrati(ue. la 9in du règne de 0ouis SA=1 $t uis. au 9ond. Jaris.. ce sera le discours des Ri2eleurs1 $t uis 2ous alleP le retrou2er. a2ec Augustin et A'édée H"ierr?1!. écarter un certain no'bre de 9ausses aternités (u’on a l’"abitude de r@ter . et 2oir co''ent elle a subi deu7 1 Vur !ac"ia2el. dès (u’on ense au ra ort ou2oirQguerre. our re9aire un eu l’"istoire de ce discours1 <e 2oudrais 'aintenant 2ous dire co''ent 'ener cette étude et de (uel oint artir1 Jre'ière'ent. de la sou2eraineté absolue B (u’en 9ait c’est un discours (ui ne eut considérer le Jrince (ue co''e une illusion. un enne'i1 C’est un discours (ui. l’es rit : on ense . ou lutCt de cette t"éorie de la guerre des races. 145+-14571 . dès cette é o(ue-l. un oint i' ortant. on 2a le 2oir é'erger. de bout en bout. c91 Histoire des 7aulois. cou e la t@te du roi.oliti(ue n’est as. d’énergie et de 2iolence B di99érences de sau2agerie et de barbarie B con(u@te et asser2isse'ent d’une race ar une autre1 0e cor s social est au 9ond articulé sur deu7 races1 C’est cette idée selon la(uelle la société est. (ui se dis ense en tout cas du sou2erain et (ui le dénonce1 $nsuite. no *. arcourue ar cet a99ronte'ent-l. depuis les temps les plus reculés &us#u'F l'entière soumission de la 7aule F la domination romaine) Jaris. on ense .

nous dé9endre contre nos enne'is arce (u’en 9ait les a areils de l’État. nous dé9endre contre la société F. contre ceu7 (ui dé2ient ar ra ort . . une re rise de l’anal?se de ces luttes dans la 9or'e de la dialecti(ue et . et (ui e' runte son discours. (ue 3’essaierai de resituer..transcri tions1 -’une art. a trio' "é et do'iné. ses conce ts. la re'ière transcri tion 6 biologi(ue 6 de cette t"éorie de la lutte er'anente et de la lutte des races1 $t uis 2ous trou2eP une seconde transcri tion. un eu co''e au S=AAe siècle. 9onctionner au S=AA e siècle. 'ais : E Rous a2ons .. une transcri tion 9ranc"e'ent biologi(ue. au 'o'ent o8 il est a aru et a co''encé . s’in9iltre dans le cor s social. 'ener non as entre deu7 races. tous les discours biologico-racistes sur la dégénérescence. co''e cassure binaire dans la société. et ce sera la naissance de la t"éorie des races au sens "istorico-biologi(ue du ter'e1 C’est une t"éorie encore une 9ois 9ort a'biguf. dé9endre la société . (ui se dé2elo e dès les toutes re'ières années du SASe siècle. 'ais sont des instru'ents ar les(uels nos enne'is nous oursui2ent et nous assu3ettissent1 F Ce discours 2a 'aintenant dis ara\tre1 Ce sera non as : E Rous a2ons . une re rise de ce t"è'e des a99ronte'ents des races dans la t"éorie de l’é2olutionnis'e et de la lutte our la 2ie1 Z artir de l. ce n’est as celle (ui est 2enue d’ailleurs. artir d’une race. celle (ui détient le ou2oir et celle (ui est titulaire de la nor'e. centralisé et centralisateur B le discours d’un co'bat (ui est . les structures du ou2oir. 'ais aussi toutes les institutions égale'ent (ui. . l’en2ers et l’en-dessous de la race (ui a ara\t en elle1 -ès lors. a2ec cette idée 6 (ui est absolu'ent nou2elle et (ui 2a 9aire 9onctionner le discours tout autre'ent 6 (ue l’autre race. le discours dont 3e 2oudrais 9aire l’"istoire abandonnera la 9or'ulation 9onda'entale de dé art (ui était celle-ci : E Rous a2ons . l’intérieur du cor s social. cette nor'e. a2ec tous ses élé'ents. 2ont 9aire 9onctionner le discours de la lutte des races co''e rinci e d’éli'ination. la loi. . artir d’une race donnée co''e étant la 2raie et la seule. et (ui 2a tendre . en er'anence et sans cesse. artir du grand t"è'e et de la t"éorie de la guerre sociale. l’autre B c’est le dédouble'ent d’une seule et '@'e race en une sur-race et une sous-race1 /u encore : la réa arition. et (ui 2a corres ondre . ce n’est as celle (ui. 'ais c’est celle (ui. our un te' s. une anato'o. e99acer toutes les traces du con9lit de race our se dé9inir co''e lutte de classe1 /n a donc l. de son ro re assé1 &re9. on 2a a2oir cette consé(uence 9onda'entale : ce discours de la lutte des races 6 (ui. . artir de lui1 Autre'ent dit : ce (ue nous 2o?ons co''e olarité. d’un ou2oir centré. celle (ui 2a s’o érer . ce 'o'ent-l. ce n’est as l’a99ronte'ent de deu7 races e7térieures l’une . était essentielle'ent un instru'ent de lutte our des ca' s décentrés 6 2a @tre recentré et de2enir 3uste'ent le discours du ou2oir. de ségrégation et 9inale'ent de nor'alisation de la société1 -ès lors. non seule'ent ne nous dé9endent as contre nos enne'is. en sui2ant d’une 9a#on ri2ilégiée cette seconde branc"e 6 la transcri tion dans la biologie 6 3’essaierai de 'ontrer tout le dé2elo e'ent d’un racis'e biologico-social. une es èce d’e'branc"e'ent essentiel. ou lutCt se recrée en er'anence dans le tissu social et . son 2ocabulaire. celle (ui s’o ère d’ailleurs bien a2ant -ar%in. 'ais . (ui 2a s’articuler d’une art sur les 'ou2e'ents des nationalités en $uro e et sur la lutte des nationalités contre les grands a areils d’État (essentielle'ent autric"ien et russe) B et 2ous la 2erreP aussi s’articuler sur la oliti(ue de la colonisation euro éenne1 =oil. contre ceu7 (ui constituent autant de dangers our le atri'oine biologi(ue1 $t on 2a a2oir. au 9ond."?siologie 'atérialiste1 $lle 2a s’a u?er égale'ent sur une "ilologie.

non lus a ara\tre co''e instru'ent de lutte d’un grou e social contre un autre. . de cette sous-race. sur ses ro res roduits B un racis'e interne. 'algré nous.. de cette contrerace (ue nous so''es en train. 3e 2oudrais alors arcourir un etit eu l’"istoire du discours de la lutte et de la guerre des races. ce 'o'ent-l. ce 'o'ent-l. sur ses ro res élé'ents. en la 'enant 3us(u’. artir du S=AA e siècle.contre tous les érils biologi(ues de cette autre race. la 9or'e re'ière de ce discours dont 3e 2ous arlais 6 un racis'e d’État : un racis'e (u’une société 2a e7ercer sur elle-'@'e. 'ais elle 2a ser2ir . celui de la uri9ication er'anente. de constituer1 F 0a t"é'ati(ue raciste 2a. l’a arition du racis'e d’État au début du SSe siècle1 . (ui sera l’une des di'ensions 9onda'entales de la nor'alisation sociale1 Cette année. la stratégie globale des conser2atis'es sociau71 A ara\t . . 6 ce (ui est un arado7e ar ra ort au7 9ins '@'es et .

de do'ination coloniale1 Cela étant dit our situer. . de ce grand discours de la guerre ou de la lutte des races1 Z 2rai dire. arlée ou écrite. dé3. en des ter'es socio-biologi(ues. ce discours de la guerre des races a 9onctionné co''e une contre-"istoire1 $t c’est un etit eu de cette 9onction de contre-"istoire (ue 3e 2oudrais 2ous arler au3ourd’"ui1 Al 'e se'ble (u’on eut dire 6 d’une 'anière eut-@tre un eu "Dti2e ou sc"é'ati(ue. 1 0e 'ot annales désignait. en racontant l’"istoire.. cette rati(ue (ui consiste . 9urent édités en 4+ li2res au début du AA e siècle a2ant notre ère1 . (uel(ue c"ose (ui n’a été au 9ond (u’un é isode. 9ait tort. 9ait du discours raciste (ue 3’ai 2oulu 9aire l’éloge et l’"istoire. la 9ois. le discours raciste n’a été (u’un é isode. endant un te' s au 'oins 6 c’est-. en ce sens (ue 3’aurais 2oulu 2ous 'ontrer co''ent. de uis les re'iers annalistes ro'ains 1 3us(ue tard dans le !o?en [ge et eut-@tre au S=AAe siècle et lus tardi2e'ent encore. a été de dire le droit du ou2oir et d’en intensi9ier l’éclat1 -ouble rCle : d’une art. la re rise en tout cas. une re rise de ce 2ieu7 discours. les é2éne'ents ? sont relatés année ar année1 0es Annales ma2irmi. 'ais lutCt du discours de la guerre ou de la lutte des races1 <e crois (u’il 9aut réser2er l’e7 ression de E racis'e F ou de E discours raciste F . c’est bien l’éloge de ce discours de la guerre des races (ue 3e 2oulais 9aire1 0’éloge. les anciennes "istoires (uGils consultaient1 0es annales sont la 9or'e ri'iti2e de lG"istoire. la dernière 9ois. séculaire . (ui doit roduire dans la réalité . articulier et localisé. ce 'o'ent-l. . une "ase. dans un certain no'bre de cas au 'oins. raconter l’"istoire est restée longte' s ce (u’elle était sans doute dans l’Anti(uité et ce (u’elle était encore au !o?en [ge : elle est restée longte' s a arentée au7 rituels de ou2oir1 Al 'e se'ble (u’on eut co' rendre le discours de l’"istorien co''e une sorte de céré'onie. des 9ins essentielle'ent de conser2atis'e social et. l’"istoire des rois. rédigés ar le Krand Jonti9e.-dire 3us(u’. le lien et la di99érence entre discours raciste et discours de la guerre des races. le retourne'ent. 3us(u’au 'o'ent o8 il se retourne en un discours raciste 6. la 9in du SASe siècle. ceci rès toute9ois : ce n’est as tout . . . 'ais en so''e asseP 3uste our l’essentiel 6 (ue le discours "istori(ue. le discours des "istoriens.%&'RS (' 2+ )ANVIER 1*$# Le discours (istori#ue et ses partisans' % La contre"(istoire de la lutte des races' % Histoire romaine et (istoire bibli#ue' % Le discours révolutionnaire' % Naissance et trans*ormations du racisme' % La pureté de la race et le racisme d!État < trans*ormation na-ie et trans*ormation soviéti#ue' =ous a2eP u croire (ue 3’ai entre ris. la 9ois une 3usti9ication du ou2oir et un ren9orce'ent de ce ou2oir1 Al 'e se'ble aussi (ue la 9onction traditionnelle de l’"istoire. du discours de la guerre des races. de 2ous 9aire l’"istoire et l’éloge du discours raciste1 =ous n’a2eP as eu tout . our les écri2ains ro'ains a2ant Hite-0i2e. la 9in du SAS e siècle.

lui aussi. il s’agit aussi de les 9asciner ar l’intensité. cela 'e ara\t @tre les deu7 9aces ar les(uelles le discours "istori(ue 2ise . la gloire 9aite loi. des sou2erains et de leurs 2ictoires (ou. au cours '@'e de l’"istoire1 Cet enregistre'ent er'anent de l’"istoire (ue rati(uent les annalistes sert. en rendant 'é'orable. un no' (ue l’e7e' le a 9orce de 6 et 9onctionne co''e 6 une sorte de oint. é2entuelle'ent. il s’agit de lier 3uridi(ue'ent les "o''es au ou2oir ar la continuité de la loi. ce n’est 3a'ais 2ain. ce (u’on ourrait a eler la 9onction généalogi(ue du récit "istori(ue1 Al ? a aussi la 9onction de 'é'orisation. co''e les sacres. en (uel(ue sorte. sur les grands anc@tres 6 doit dire l’ancienneté du droit B il doit 'ontrer le caractère ininterro' u du droit du sou2erain et. et ils trans'ettent aussi leur éclat . 'ais au contraire dans les annales et les c"roni(ues tenues au 3our le 3our. ce (ui signi9ie (ue du 'oindre 9ait et geste d’un roi on eut. de la gloire. co''e les 9unérailles. il s’agit de 9aire (ue la grandeur des é2éne'ents ou des "o''es assés uisse cautionner la 2aleur du résent. c’est la 'ise en circulation des e7e' les1 0’e7e' le.des uissants. eine soutenable. ar consé(uent. donc. d’année en année. ren9orcer le ou2oir1 Al est aussi une sorte de rituel du ou2oir : il 'ontre (ue ce (ue 9ont les sou2erains et les rois. un certain e99et de ren9orce'ent du ou2oir1 0’"istoire. la généalogie doit 'a3orer le no' des rois et des rinces de toutes les reno''ées (ui les ont récédés1 0es grands rois 9ondent donc le droit des sou2erains (ui leur succèdent. elle inscrit les gestes dans un discours (ui contraint et i''obilise les 'oindres 9aits dans des 'onu'ents (ui 2ont les étri9ier et les rendre en (uel(ue sorte indé9ini'ent résents1 $n9in. trans9or'er sa etitesse et sa (uotidienneté en (uel(ue c"ose. co''e les récits légendaires. co''e les céré'onies. 3a'ais inutile ou etit. la etitesse de leur successeurs1 =oil. est un o érateur. c’est la loi 2i2ante ou ressuscitée B il er'et de 3uger le résent. de ses e7e' les et de ses e7 loits1 0e 3oug de la loi et l’éclat de la gloire. co''e les rituels. c’est la loi 9onctionnant dans l’éclat d’un no'1 C’est dans l’a3uste'ent de la loi et de l’éclat . de leurs ro2isoires dé9aites). la 9orce indéracinable (u’il ossède encore dans le résent B et en9in. rend 'é'orable et. un intensi9icateur de ou2oir1 Al 'e se'ble (u’on eut retrou2er cette double 9onction du discours "istori(ue dans ses trois a7es traditionnels au !o?en [ge1 0’a7e généalogi(ue racontait l’anti(uité des ro?au'es. (u’on 9ait a ara\tre . une loi lus 9orte (ue lui1 0’e7e' le c’est. retrou2ait les e7 loits des "éros 9ondateurs des e' ires ou des d?nasties1 -ans cette sorte de tDc"e généalogi(ue. 'ontrer ar l. et on doit 9aire une action d’éclat et un e7 loit B et en '@'e te' s. d’élé'ent ar les(uels le ou2oir 2a se trou2er ren9orcé1 . on inscrit c"acune de ses décisions co''e une sorte de loi our ses su3ets et d’obligation our ses successeurs1 0’"istoire. . (ue l’on 2a trou2er au contraire non as dans les récits d’anti(uité et dans la résurrection des anciens rois et des "éros. l’intérieur de ce ou2oir et dans son 9onctionne'ent : de lier donc 3uridi(ue'ent les "o''es . égale'ent. de le sou'ettre . 3a'ais au-dessous de la dignité du récit1 Hout ce (u’ils 9ont eut et 'érite d’@tre dit et il 9aut en garder er étuelle'ent le sou2enir. . d’"éroa(ue et de 3uste1 Cet a7e généalogi(ue de l’"istoire 6 (ue l’on trou2e essentielle'ent dans les 9or'es de récit "istori(ue sur les anciens ro?au'es. ressuscitait les grands anc@tres. la troisiè'e 9onction de cette "istoire co''e intensi9ication du ou2oir. la continuité du ou2oir et ar la continuité du ou2oir1 -’autre art.

c’est encore et tou3ours cette re résentation du ou2oir. il ? a tou3ours ces deu7 as ects. une e99icace 'agi(ues : le ou2oir éblouit. ces deu7 9onctions corres ondent très e7acte'ent au7 deu7 as ects du ou2oir tel (u’il était re résenté dans les religions. l’"istoire telle (ue la racontaient les . était encore en continuité directe a2ec l’"istoire des . liant et i''obilisant. de la lutte des races . Kalli'ard. 'ais MseraO le discours des races. les rituels. ar le ser'ent. de discontinuités. ar la loi et. c’est aussi le discours de l’éclat ar le(uel le ou2oir 9ascine. a été une "istoire de la sou2eraineté. 1964B AA: 3ypes épi#ues indo"européens< un (éros) un sorcier) un roi. de ru tures entre l’"istoire ro'aine et la leur. celle (u’ils racontaient1 0a continuité entre l’"istoire telle (u’on la rati(uait au !o?en [ge et l’"istoire telle (u’on la rati(uait dans la société ro'aine était lus ro9onde encore.1 Hite-0i2e. l’e7tr@'e 9in du !o?en [ge. cette nou2elle 9or'e de discours (ui a ara\t 3uste'ent . dans la 'esure o8 le récit "istori(ue des . en articulier . ses recueils d’e7e' les 'is en circulation. co''e celui du !o?en [ge. d’une 9a#on générale. Kalli'ard1 A: L'8déologie des trois *onctions dans les épopées des peuples indo"européens. 3e crois (ue l’"istoire.: . tra2ers les nations et les lois1 -ans cette 'esure-l. (ui sont er étuelle'ent con3ugués1 -’un cCté l’as ect 3uridi(ue : le ou2oir lie ar l’obligation. dieu "aute'ent re résentati9 du ou2oir. la 9ois le dieu au7 liens et le dieu au7 9oudres1 $" bien.0ier et éblouir. le ou2oir est 9ondateur et garant de l’ordre B et l’"istoire est récisé'ent le discours ar le(uel ces deu7 9onctions (ui assurent l’ordre 2ont @tre intensi9iées et rendues lus e99icaces1 -’une 9a#on générale. Ab =rbe condita libri (dont nous restent les li2res A-S. ses c"roni(ues au 3our le 3our. . artir du(uel on eut essa?er de resituer et de caractériser. SSA-S0= et la 'oitié de la cin(uiè'e décade)1 . on eut donc dire (ue l’"istoire. non seule'ent ar le 9ait (ue les "istoriens du !o?en [ge n’ont 3a'ais 2u de di99érences.o'ains. un rCle. i''obilise1 &re9. 195+B . 3e crois (ue c’est une "istoire absolu'ent antit"éti(ue de l’"istoire de la 2 !1 Foucault se ré9ère naturelle'ent ici au7 tra2au7 de K1 -u'éPil. indo-euro éennes1 -ans le s?stè'e indo-euro éen de re résentation du ou2oir2. sc"é'ati(ue'ent. le ou2oir a une 9onction. (ui était récisé'ent d’@tre un rituel de ren9orce'ent de la sou2eraineté1 &ien (u’es(uissé grossière'ent. 2rai dire '@'e au S=Ae et au début du S=AAe siècle1 0e discours "istori(ue ne 2a lus @tre le discours de la sou2eraineté. le 9ond . 197. 1971B AAA: Histoires romaines. telle (u’elle 9onctionne encore au !o?en [ge. 3us(ue tard encore dans notre société. une "istoire (ui se dé loie dans la di'ension et dans la 9onction de la sou2eraineté1 C’est une "istoire E 3u itérienne F1 $n ce sens. '@'e as de la race. le ou2oir étri9ie1 <u iter. 3e crois. les deu7 9onctions (ue l’on trou2e sous les di99érentes 9or'es de l’"istoire. ar l’engage'ent.o'ains. de l’autre. sub3uguer en 9aisant 2aloir des obligations et en intensi9iant l’éclat de la 9orce : il 'e se'ble. le discours des obligations ar les(uelles le ou2oir sou'et. c’est . celle de Hite-0i2e ou celle des re'iers annalistes1 $t ceci non seule'ent dans la 9or'e '@'e du récit. dieu ar e7cellence de la re'ière 9onction et du re'ier ordre dans la tri artition indoeuro éenne. ces deu7 9aces. (ue ce sont l. les '?t"es. de l’a99ronte'ent des races.. 'ais aussi la rocédure de re2igoration1 0’"istoire. l’"istoire.o'ains.itra"@aruna' 1ssai sur deu2 représentations indo"européennes de la souveraineté) Jaris. (ui n’en est as si' le'ent l’i'age. 2oil. terrorise. dans ce (u’elle eut a2oir de s éci9i(ue. a2ec ses rec"erc"es d’anti(uité. c’est le discours du ou2oir. telle (u’on la rati(uait au !o?en [ge. telle (u’elle était rati(uée aussi bien dans la ci2ilisation ro'aine (ue dans les sociétés du !o?en [ge1 /r.. les légendes ro'aines et.yt(e et Épopée) Jaris. a2ait une certaine 9onction oliti(ue.

et lus i' ortante encore1 Ron seule'ent. loi ou obligation.o'ains1 Ce (ui est droit. ce rituel de sou2eraineté dont 3e 2ous arlais tout . 2ont a ara\tre. 'ais our longte' s sans doute. on 2a substituer un rinci e d’"étérogénéité : l’"istoire des uns n’est as l’"istoire des autres1 /n 2a décou2rir. ou en tout cas a99ir'er. ou re3ette dans la nuit. i''obilise le cor s social tout entier. en e99et. au ostulat (ue l’"istoire des 9orts e' orte a2ec elle l’"istoire des 9aibles. la grande et glorieuse généalogie o8 la loi et le ou2oir se 'ontrent dans leur 9orce et dans leur éclat1 Rous sortons de l’o'bre. est dé9aite our les autres1 Ce (ui 9ut la 2ictoire des Francs et de Clo2is. . artir de cette o'bre1 $lle 2a @tre le discours de ceu7 (ui n’ont as la gloire. 2a arler du cCté de l’o'bre. con9iscations. le nou2eau discours le 9era a ara\tre co''e abus. la 'ise en asser2isse'ent et l’escla2age des Kallo. l’"istoire de la lutte des races. illages. et 2ont @tre dénoncés.1 C’est la re'ière "istoire non ro'aine. un a el : E Rous n’a2ons as. de continuité B nous n’a2ons as. co''e e7action. 9acile'ent1 -’abord. la grande 9or'e de l’obligation générale. ou de ceu7 (ui l’ont erdue et (ui se trou2ent 'aintenant. solidi9ie. l’"eure Y Jour un certain no'bre de raisons (ui a araissent. dans l’obscurité et dans le silence1 Ce (ui 9ait (ue ce discours 6 . et ar consé(uent le 'aintient dans l’ordre. et c’est récisé'ent our cela (ue nous renons la arole et (ue nous co''en#ons . a ara\t. la ossession de la terre ar les grands 9éodau7 et l’ense'ble des rede2ances (u’ils récla'ent. et our(uoi contre-"istoire. co''e actes de 2iolence. co''e 2iolence. in2erse'ent. ar ra ort . anti-ro'aine (ue l’/ccident ait connue1 Jour(uoi anti-ro'aine. derrière nous. des sou2erainetés. (ue l’"istoire de la sou2eraineté. sou'ission des autres1 $n cela l’"istoire (ui a ara\t alors. our un te' s eut-@tre. la di99érence du c"ant ininterro' u ar le(uel le ou2oir se er étuait. si l’on regarde du cCté du ou2oir. entre la nation et son sou2erain.sou2eraineté telle (u’elle était constituée 3us(ue-l. (ue l’"istoire des Va7ons 2aincus a rès la bataille d’>astings n’est as celle des Ror'ands (ui ont été 2ain(ueurs . 'ais. nous n’a2ions as de droits et nous n’a2ions as de gloire. une autre artie du cor s social1 $t récisé'ent l’"istoire. de la nation. dès lors (ue l’on se lace de l’autre cCté1 A rès tout. de l’État1 0a sou2eraineté a une 9onction articulière : elle ne lie as B elle asser2it1 $t au ostulat (ue l’"istoire des grands contient a *ortiori l’"istoire des etits. 'ais est. tra2ers elles. l’identi9ication i' licite entre le eu le et son 'onar(ue. ou lutCt dis ara\t. 9aisait a ara\tre1 -ésor'ais. cette '@'e bataille1 /n 2a a rendre (ue ce (ui est 2ictoire our les uns. derrière nous. ar-dessus le 'arc"é. double 9ace : trio' "e des uns. la sou2eraineté ne 2a lus lier l’ense'ble en une unité (ui sera récisé'ent l’unité de la cité. dans ce nou2eau t? e de discours et de rati(ue "istori(ue. arce (ue dans cette "istoire des races et de l’a99ronte'ent er'anent des races sous les lois et . dire notre "istoire1 F Cette rise de arole . co''e la dé9aite. il 9aut le lire aussi. cette contre-"istoire dissocie l’unité de la loi sou2eraine (ui oblige. en 9ait. dont l’"istoire intensi9iait la 9orce en c"antant la gloire du sou2erain. (ui éclaire d’un cCté. est une contre"istoire1 !ais 3e crois (u’elle l’est égale'ent d’une autre 9a#on. une lu'ière (ui artage. la contre-"istoire (ui na\t a2ec le récit de la lutte des races. elle brise la continuité de la gloire1 $lle 9ait a ara\tre (ue la lu'ière 6 ce 9a'eu7 éblouisse'ent du ou2oir 6 n’est as (uel(ue c"ose (ui étri9ie. rede2ances de guerre réle2ées 2iole''ent sur les o ulations sou'ises1 Jar consé(uent. se ren9or#ait en 'ontrant son anti(uité et sa généalogie 6 2a @tre une rise de arole irru ti2e. 3e crois. 'ais laisse dans l’o'bre. et on 2oit a ara\tre au contraire la loi co''e une réalité . se dé9ait.

au contraire. 'esure (u’il dure1 Au contraire. celle (ui 2ersait le sang des 3ustes dans les cir(ues1 <érusale'. ce 'o'ent-l.a arente ce t? e de discours non as telle'ent . 'ais aussi arce (ue soigneuse'ent. ou '?t"i(ues ou religieuses (ui. la 'é'oire a2ait essentielle'ent . artir de la seconde 'oitié du !o?en [ge au 'oins. . dire. Clo2is se ro'enait a2ec un arc"e'in our 9aire croire (u’il de2ait sa ro?auté .o'ains1 /n est beaucou lus du cCté de la &ible (ue du cCté de Hite-0i2e. d’une 9a#on générale.o'e des Césars. co''e ob3ection. l’é o(ue aussi de la . criti(ue. eut donc @tre considéré co''e une contre-"istoire. our la raison (ue 2oici : c’est (ue. l’"istoire et la gloire ininterro' ue du ou2oir1 <e crois (ue. c’est (ue le ou2oir. au !o?en [ge. l’é o(ue de la . 3uste'ent. 'orales. les e7ils et les ser2itudes1 Al 2a énu'érer 'oins les 2ictoires (ue les dé9aites sous les(uelles on se courbe endant tout le te' s o8 il 9aut encore attendre la terre ro'ise et l’acco' lisse'ent des 2ieilles ro'esses (ui rétabliront 3uste'ent et les anciens droits et la gloire erdue1 A2ec ce nou2eau discours de la guerre des races. délibéré'ent. l’"istoire ro'aine 6 et de 2oir cette nou2elle "istoire articulée sur la grande 9or'e bibli(ue de la ro "étie et de la ro'esse1 0e discours "istori(ue (ui a ara\t . une sorte de ru ture ro "éti(ue1 Ce (ui 9ait égale'ent (ue ce nou2eau discours 2a se ra roc"er d’un certain no'bre de 9or'es é i(ues. . la 9onction de la 'é'oire 2a c"anger tout . ou les 2iolences (u’il e7er#ait sur l’Angleterre. les uissants. o osée . la grande 9or'e dans la(uelle se sont articulées les ob3ections religieuses. la . 'as(uer donc le no' de con(uérant. 9or'uler le 'al"eur des anc@tres. s’attac"ent. contre la . la nou2elle "istoire (ui a ara\t 2a a2oir . au ou2oir des rois et au des otis'e de l’Église1 Cette 9or'e. discours d’o osition1 <érusale'. au lieu de raconter la gloire sans tac"es et sans écli ses du sou2erain. ont cac"é (u’ils étaient nés dans le "asard et dans l’in3ustice des batailles1 A rès tout. ce (ue la nou2elle "istoire 2eut 'ontrer. Kuillau'e le Con(uérant ne 2oulait as. beaucou lus dans une 9or'e "ébraaco-bibli(ue (ue dans une 9or'e de l’annaliste (ui raconte. la 9in du !o?en [ge. a tou3ours été ob3ectée . dans la 'a3eure artie des cas. étaient des droits con(uis1 Al 2oulait a ara\tre co''e le successeur d?nasti(ue légiti'e. 9ait de sens1 -ans l’"istoire de t? e ro'ain.-dire le 'aintien de la loi et la 'a3oration er étuelle de l’éclat du ou2oir . car il 2oulait 'as(uer (ue les droits (u’il e7er#ait. une 9or'e d’"istoire (ui est stricte'ent o osée . se ra roc"e bien lus de l’"istoire '?t"ico-religieuse des <ui9s (ue de l’"istoire olitico-légendaire des . au 3our le 3our. oliti(ues. dans ce nou2eau discours "istori(ue. on 2oit se dessiner (uel(ue c"ose (ui. 'ais . les rois. a 9onctionné.é9or'e et . 'éc"a''ent. tra2esti et 'as(ué1 Au 9ond. . au 9ond. 3e crois (u’il n’est donc as étonnant de 2oir a ara\tre. a rès tout. c’est l’ob3ection religieuse et oliti(ue au !o?en [ge1 0a &ible a été l’ar'e de la 'isère et de l’insurrection.é2olution anglaise. co''e d’ailleurs très sou2ent la ré9érence '@'e au7 te7tes bibli(ues. . . au S=Ae siècle. toutes les &ab?lones ressuscitées B elle a tou3ours été ob3ectée contre la . elle a été la arole (ui soulè2e contre la loi et contre la gloire : contre la loi in3uste des rois et contre la belle gloire de l’Église1 -ans cette 'esure. @tre a elé le Con(uérant. la rec"erc"e de la grande 3uris rudence ininterro' ue d’un ou2oir 9ondé de uis longte' s. et (ui a été cac"é non seule'ent arce (ue négligé. les lois. assurer le nonoubli 6 c’est-.o'e éternelle. déterrer (uel(ue c"ose (ui a été cac"é. l’"istoire de la sou2eraineté et des rois 6 . l’"istoire ro'aine. il ne 9aut 3a'ais oublier (ue la &ible a été. tout co''e.

déc"i99rer. 'ais l’atta(ue et la re2endication1 0e ou2oir est in3uste non arce (u’il a été déc"u de ses lus "auts e7e' les. 'ais lus 9ort aussi1 C’est (ue. tra2ers les éri éties du te' s1 !ais il ne s’agit as d’établir la grande. co''e le discours "istori(ue des sociétés indo-euro éennes. au 9ond. celle de la ro "étie et de la ro'esse. (ue les rois se 'as(uent. elle en est non seule'ent la criti(ue. co''e l’ancienne. nous1 $n un sens. 'ais ils ne 2eulent as (u’on sac"e (ue leurs 2ictoires étaient la dé9aite des autres. il ? a eu une "istoire 6 un discours et une rati(ue "istori(ues 6 (ui était un des grands rituels discursi9s de la sou2eraineté. le discours de la ré2olte et de la ro "étie. la 9ois lus si' le et lus élé'entaire. s’est trou2ée contrainte ar une "istoire de t? e bibli(ue. le rCle de l’"istoire sera de 'ontrer (ue les lois tro' ent. la 9in du !o?en [ge. de 'odèle ro'ain et . (ue le ou2oir 9ait illusion et (ue les "istoriens 'entent1 Ce ne sera donc as une "istoire de la continuité. légiti'e. . 3usti9ie le ou2oir. un certain do'aine d’ob3ets et . entre rend bien de dire le droit . et (u’on eut dire un discours "istori(ue de t? e bibli(ue. de la détection du secret. s’o oser : une contre-"istoire (ui est celle de la ser2itude so'bre. o8 il est et (u’il a tou3ours été l. de la sou2eraineté1 Cette "istoire. de se 9aire 2aloir our tous et au no' de tous B ils 2eulent bien (ue l’on arle de leurs 2ictoires.-dire de déclarer la guerre en déclarant des droits1 0e discours "istori(ue de t? e ro'ain aci9ie la société. du retourne'ent de la ruse.reconnaissance d’un César ro'ain et incertain1 Als essaient. ni de 'ontrer (ue le ou2oir est l. ar consé(uent. une ré artition binaire de la société et des "o''es : d’un cCté les uns et de l’autre les autres. o8 il est encore1 Al s’agit de re2endi(uer des droits 'éconnus. l’e7ercice. 'agi(ue et 3uridi(ue. cou s)r . co''e une sou2eraineté unitaire. . (ui a été. une erce tion et . au ren9orce'ent du ou2oir. encore. celle en9in de la déclaration 3u'elle et si'ultanée des droits et de la guerre1 0’"istoire de t? e ro'ain était. celle aussi du sa2oir secret . la légende des "éros et des rois 6 arce (u’elle était le discours du double as ect. 9onctions indoeuro éennes. (uasi "ébraa(ue. une "istoire ro9ondé'ent inscrite dans le s?stè'e indo-euro éen de re résentation et de 9onctionne'ent du ou2oir B elle était liée . ininterro' ue et éclatante Y Z cette "istoire. c’était E notre dé9aite F1 -onc. 3e crois (ue cette "istoire de la lutte des races (ui a ara\t au7 S=Ae-S=AAe siècles est une contre-"istoire en un autre sens. de la réa ro riation d’un sa2oir détourné ou en9oui1 Ce sera le déc"i99re'ent d’une 2érité scellée1 $n9in. elle est restée 9orcé'ent liée . d’une sou2eraineté (ui a araissait et se constituait. l’organisation des trois ordres au so''et des(uels se trou2ait l’ordre de la sou2eraineté et. de la déc"éance. et eut-@tre au-del. les in3ustes et les 3ustes1 les 'a\tres et . ces rois in3ustes et artiels. le discours dont 3e 2ous arle. déc"ire la société et ne arle de droit 3uste (ue our déclarer la guerre au7 lois1 <e 2oudrais alors résu'er tout ceci en 9aisant l’es èce de ro osition sui2ante1 Re ourrait-on as dire (ue 3us(u’. 'ais une "istoire du déc"i99re'ent. on eut dire (ue cette nou2elle "istoire. la longue 3uris rudence d’un ou2oir (ui a tou3ours conser2é ses droits. loin d’@tre un rituel in"érent . 'ais tout si' le'ent arce (u’il n’est as . 'ais . une autre a co''encé . 9onde l’ordre 6 ou l’ordre des trois ordres 6 (ui constitue le cor s social1 Au contraire. retrou2er et . du sa2oir et de l’a el au retourne'ent 2iolent de l’ordre des c"oses1 Ce nou2eau discours est lié non lus . tra2ers lui. une organisation ternaire. au dé loie'ent. de uis la 9in du !o?en [ge. un certain t? e de ersonnages 6 . la 9in du S=Ae siècle. c’est-. celui (ui se dé loie .

naissait en /ccident une "istoire (ui récisé'ent co' renait tout autre c"ose (ue la louange de . des anc@tres (ui assuraient un lien de arenté généalogi(ue a2ec la .o'e co''e une nou2elle &ab?lone. l’intérieur du !o?en [ge1 . la(uelle lui-'@'e. (u’il était le !o?en [ge1 !ais il ignorait aussi. l’Anti(uité 9init 6 et ar Anti(uité 3e 2eu7 dire cette conscience de continuité (ue l’on a2ait. a2ec l’Anti(uité1 0e !o?en [ge ignorait.o'e anti(ue1 $t au S= e siècle encore. et il n’? a as de ru ture entre . artir du =e-=Ae siècle1 /r.o'e. non seule'ent dans la société ro'aine. 1 *6)1 . 1976. on le sait bien. (ui ne soit la louange de . ce (ue le discours de la lutte des races 2a 9aire a ara\tre. disait-il. uis(ue nous so''es 9rères Y 0es Hurcs. tous les États. une "istoire o8 il s’agissait. et o8 il s’agissait de re2endi(uer. bien s)r.7. les des otes et le eu le (ui gronde. 3e 2eu7 dire d’un certain 'ode indo-euro éen de dire et de erce2oir l’"istoire1 Z la li'ite. Fla''arion. on ourrait dire (ue (uand na\t le grand discours sur l’"istoire de la lutte des races. on le sait bien (u’ils sont les descendants de Hurcus. un sultan de Constantino le écri2ait au doge de =enise : E !ais our(uoi nous 9erions-nous la guerre. nationales (ou ré-nationales) (ui s’écri2aient .o'e et ces ro?au'es inno'brables (ue l’on 2oit a ara\tre . Jétrar(ue. 8nvectiva contra eum #ui maledi2it 8taliae. dans les 9ils de Jria'. les gens de la loi résente et ceu7 de la atrie 9uture1 C’est au 'ilieu du !o?en [ge (ue Jétrar(ue a osé cette (uestion (ue 3e trou2e asseP étonnante et en tout cas 9onda'entale1 Al disait ceci : E Lu’? a-t-il.ceu7 (ui leur sont sou'is. a araissait.o'e Y ! F <e crois (ue ar cette seule (uestion il caractérisait d’un 'ot l’"istoire telle (u’e99ecti2e'ent elle a2ait tou3ours été rati(uée.o'e était er#ue co''e di2isée en 'ille canau7 (ui tra2ersaient l’$uro e. Al'(2ist I Xi^sell. contre . c’est récisé'ent cette es èce de ru ture (ui 2a ren2o?er dans un autre 'onde (uel(ue c"ose (ui 2a a ara\tre dès lors co''e une anti(uité : a arition d’une conscience de ru ture (ui n’a2ait as ! ELuid est eni' aliud o'nis "istoria (ua' ro'ana lausYF (Jétrar(ue. 9onctionnait co''e une sorte de résence "istori(ue er'anente et actuelle .o'e1 Al ne 9aut as oublier (ue toutes les "istoires oliti(ues. toutes les 'onarc"ies d’$uro e re2endi(uaient d’@tre les sUurs de . de dé'as(uer . dans l’"istoire. (u’il n’était as. les uissants et ceu7 (ui n’ont (ue leurs bras. 9ils de Jria' co''e Énée et co''e Francus1 F . la 'onarc"ie anglaise d’un certain &rutus1 C"acune des grandes d?nasties se donnait.)1 Vignalons (ue cette "rase de Jétrar(ue est citée ar $1 Jano9s^? dans +enaissance and +enascenses in Aestern Art. Vtoc^"ol'. 1. donc. encore tard dans le !o?en [ge.o'e était encore résente.. l’Anti(uité1 . sont nés. 'ais tous ces canau7 étaient censés re'onter . si on eut le dire. .o'e est donc résente . l’intérieur '@'e de cette conscience "istori(ue du !o?en [ge. se donnaient tou3ours co''e oint de dé art un certain '?t"e tro?en1 Houtes les nations d’$uro e re2endi(uaient d’@tre nées de la c"ute de Hroie1 ltre nées de la c"ute de Hroie 2oulait dire (ue toutes les nations. 196+ (trad1 9r1: La +enaissance et ses avant" courriers dans l'art d'Occident.o'e.o'e1 C’est ainsi (ue la 'onarc"ie 9ran#aise était censée déri2er de Francus. les droits erdus de <érusale'1 Tne tout autre 9or'e d’"istoire. sont sortis de l’incendie de Hroie et sont descendants aussi de Jria'1 0es Hurcs. les en2a"isseurs des terres et ceu7 (ui tre'blent de2ant eu7. une tout autre 9onction du discours "istori(ue naissaient1 /n ourrait dire (ue cette "istoire c’est le co''ence'ent de la 9in de l’"istoricité indo-euro éenne. (u’il n’était lus. ce 'o'ent-l. 'ais dans cette société 'édié2ale . les ric"es et les au2res. tout au contraire. Jaris. a artenait1 Luel(ues siècles a rès Jétrar(ue.

enta'é la grande unité. une "istoire re2endi(uée et arlée ar le eu le1 $n 9ait. de lein droit et totale'ent. la ensée radicale anglaise au 'o'ent de la ré2olution du S=AAe siècle. la grande 9orce éclatante de . les Kaulois.o'e1 A araissent des é2éne'ents (ui 2ont MalorsO constituer les 2rais co''ence'ents de l’$uro e 6 co''ence'ents de sang.. les Francs. 2ous le 2o?eP ser2ir . essentielle'ent le discours des asser2is. il a été lié. des di99érents grou es d’o osition B il a été. dans la conscience de l’$uro e. au 'oins en son origine. sa résurrection1 -ans cette 'esure-l. l’autre. un instru'ent de criti(ue et de lutte contre une 9or'e de ou2oir. d’une sorte de ol?2alence stratégi(ue1 Al est 2rai (u’on le 2oit. la dis(uali9ication des sous-races colonisées1 -onc 'obilité. dans la rati(ue et dans la oliti(ue '@'e de l’$uro e1 Z artir de l. il 9aut bien 2oir tout de suite (ue c’est un discours (ui a été doté d’un grand ou2oir de circulation. d’une grande a titude . la 9in du !o?en [ge. sous ses di99érentes 9or'es. co''ence'ents de con(u@te : ce sont les in2asions des Francs. . (ue de 2agues éri éties (ui n’a2aient as.1 Vurgissent. ne l’a as su99isa''ent 'ar(ué our (u’il ne 9onctionne oliti(ue'ent (ue dans un sens1 -eu7iè'e re'ar(ue : dans ce discours o8 il est (uestion de la guerre des races. en assant ar les auteurs (ue !1 Foucault e7a'inera dans les cours sui2ants1 . au 9ond. . au7 o ri'és B (u’il a été. les in2asions des Ror'ands1 A ara\t (uel(ue c"ose (ui 2a récisé'ent s’indi2idualiser co''e E le !o?en [ge F (et il 9aut attendre le début du S=AAAe siècle our (ue dans la conscience "istori(ue soit isolé ce "éno'ène (ui s’a ellera la 9éodalité)1 A araissent de nou2eau7 ersonnages. !ic"elet.été reconnue 3us(ue-l. la réaction aristocrati(ue 9ran#aise contre le ou2oir de 0ouis SA=1 Au début du SASe siècle. d’abord eut-@tre. s’es(uisser dans des t"è'es esc"atologi(ues ou dans des '?t"es (ui ont acco' agné des 'ou2e'ents o ulaires dans la seconde 'oitié du !o?en [ge1 !ais il 9aut re'ar(uer (u’on le retrou2e très 2ite 6 tout de suite 6 dans la 9or'e de l’érudition "istori(ue. . les 2ain(ueurs et les 2aincus1 Ce sont ceu7-l. il est bien entendu (ue ce 'ot '@'e E race F " -e !ignet . on eut identi9ier l’a arition des discours sur la guerre des races a2ec toute une autre organisation du te' s dans la conscience. 3e 2oudrais insister sur le 9ait (ue ce discours de la lutte des races. il serait erroné de considérer (u’il a artient. cou s)r. ol?2alence de ce discours : son origine. tra2ers ce discours sur la guerre des races et cet a el . et o8 le ter'e de E race F a ara\t asseP tCt.. la 'éta'or "ose. artagé toute9ois entre les di99érents enne'is ou les di99érentes 9or'es d’o osition . la grande légiti'ité. les Celtes B a araissent aussi ces autres ersonnages lus générau7. 3e 2oudrais 9aire un certain no'bre de re'ar(ues1 Jre'ière'ent. des é2éne'ents (ui n’étaient 3us(ue-l. au ro3et ost-ré2olutionnaire d’écrire en9in une "istoire dont le su3et 2rai serait le eu le"1 !ais. du ro'an o ulaire ou des s éculations cos'obiologi(ues1 Al a été longte' s un discours des o ositions. on le 2oit ser2ir . 3a'ais 9ait la généalogie1 $lle se 9issure surtout en un artage binaire (u’elle ignorait 3us(u’alors1 Tne tout autre conscience "istori(ue . circulant très 2ite de l’un . le discours du eu le. ce ou2oir1 /n le 2oit en e99et ser2ir. la 9ois se constitue et se 9or'ule . eine trans9or'é. (uel(ues années a rès. 'ais (uel(ues années a rès. . (ue sont les gens du nord et les gens du 'idi B a araissent les do'inateurs et les sou'is. 'aintenant (ui entrent sur le t"éDtre du discours "istori(ue et (ui en constituent désor'ais le ré9érentiel rinci al1 0’$uro e se eu le de sou2enirs et d’anc@tres dont elle n’a2ait 3us(ue-l.

(ui se donnait our tDc"e le déc"i99re'ent des secrets et la dé'?sti9ication du ou2oir. . l’origine. tra2ers. encore une 9or'idable e7tension du sa2oir "istori(ue1 -e '@'e. au 'o'ent d’une sorte d’inter9érence. l’"istoire des Kaulois et des Francs. la 9in du S=AA e et au début du S=AAAe siècle. la ré artition des 9ortunes et au 'ode d’e7ercice du ou2oir1 Hroisiè'e re'ar(ue : on eut donc reconna\tre deu7 grandes 'or "ologies. tra2ers la 2iolence de la guerre1 $n9in. autre 'o'ent 9écond : lors(ue le discours sur l’"istoire du eu le. de sa ser2itude et de ses asser2isse'ents. d’in2asions. on eut les situer. 9aire sa généalogie non as dans la 9or'e de la continuité 'ais. . est 2enu inter9érer a2ec l’"istoire 3uridi(ue des régi'es1 -onc. cette "istoire. du 'oins . 'algré leur co"abitation. toutes les rec"erc"es "istori(ues (ui se sont 9aites sur cet a7e sont 2enues inter9érer a2ec l’"istoriogra "ie de la 'onarc"ie 9ran#aise telle (ue 0ouis SA= l’a2ait constituée. l’a2ait 9ait constituer B de l. de batailles. deu7 grands 9o?ers rinci au7. . inter9érences er étuelles et roduction de c"a' s et de contenus de sa2oir. large sans doute. entre l’"istoire de la sou2eraineté et l’"istoire de la guerre des races : ar e7e' le. au SASe siècle1 Cette idée * !anuscrit1 . . un discours si conditionné ar les i' érati9s oliti(ues (u’il n’était as ca able de roduire un sa2oir1 $n 9ait. en tout cas du cCté de l’"istoire-re2endication. de diss?'étries. a roduit au 'oins autant de sa2oir (ue celle (ui essa?ait de reconstituer la grande 3uris rudence ininterro' ue du ou2oir1 <e crois '@'e (u’on ourrait dire (ue les grands déblocages. au début du S=AAe siècle en Angleterre. au7 coutu'es et au7 droits. au contraire. de l’"istoire-insurrection. on dira (u’il ? a deu7 races lors(u’il ? a deu7 grou es (ui. de 2ictoires et de dé9aites. toutes ces inter9érences. lors(ue. (u’il ? a deu7 races lors(u’on 9ait l’"istoire de deu7 grou es (ui n’ont as la '@'e origine locale B deu7 grou es (ui n’ont as. la '@'e langue et sou2ent as la '@'e religion B deu7 grou es (ui n’ont 9or'é une unité et un ense'ble oliti(ue (u’au ri7 de guerres. eu rès. la noblesse 9ran#aise a co''encé . artir de ce c"oc entre l’"istoire de la sou2eraineté et l’"istoire de la lutte des races1 -ernière re'ar(ue : . 9inale'ent. bre9 de 2iolences B un lien (ui n’est établi (u’. et de l’$uro e. uis (u’elle aurait erdus et (u’il s’agirait de récu érer.oliti(ue. ou 'algré. ce 'ot n’est as absolu'ent 9lottant1 Al désigne. disons.n’est as é inglé . c’est é2ide''ent du cCté de l’"istoire. un sens biologi(ue stable1 Ce endant. la lace de Eo99icielF et Erusti(ueF: Esa2antF et Enaa9F1 . deu7 9onctions oliti(ues du discours "istori(ue1 -’un cCté l’"istoire ro'aine de la sou2eraineté. des a?sans et du tiers état. au début du SAS e siècle. de barrages (ui sont dus au7 ri2ilèges. les 'o'ents 9éconds dans la constitution du sa2oir "istori(ue en $uro e. 'ais relati2e'ent 9i7e1 /n dira. ne se sont as 'élangés . 3’allais dire bibli(ue. de con(u@tes. de l’autre l’"istoire bibli(ue de la ser2itude et des e7ils1 <e ne crois as (ue la di99érence entre ces deu7 "istoires soit e7acte'ent la di99érence entre un discours o99iciel et. dans la 9or'e de ri2ilèges (u’elle aurait eus autre9ois. (ue s’est lacé le discours ré2olutionnaire 6 celui de l’Angleterre du S=AAe siècle et celui de la France. lors(ue le discours (ui racontait les in2asions et la grande in3ustice des Ror'ands contre les Va7ons est 2enu inter9érer a2ec tout un tra2ail "istori(ue (ue les 3uristes 'onarc"istes étaient en train d’entre rendre our raconter l’"istoire ininterro' ue du ou2oir des rois d’Angleterre1 C’est le croise'ent de ces deu7 rati(ues "istori(ues (ui a a'ené l’e7 losion de tout un c"a' de sa2oir1 -e la '@'e 9a#on. de c"oc. cause de di99érences. un discours rusti(ue *. un certain cli2age "istorico. et dans ce discours on dit.

la 9in du !o?en [ge. KuiPot1 <o"n Xade. t1 AAA. en réalité. des désé(uilibres. si 3Gétais toi. la 9in de sa 2ie. sous l’ordre des lois. 'ise en lace et organisée dans cette grande contre-"istoire (ui racontait. tra2ers un sa2oir "istori(ue récis.+: trad1 9r1 in Corres ondance. (u’on a co''encé . écri2ait . l’idée et le ro3et ré2olutionnaires sans. $ngels en lui disant : E !ais. dans son origine et dans son contenu. t1 A=. 1959. (ue signi9ieraient. 1 1*9-1.ec(sel. 1 154-15*)1 -ans le 'anuscrit !1 Foucault écrit : E$n 144* encore !ar7 disait . tu sais très bien o8 nous l’a2ons trou2ée : nous l’a2ons trou2ée c"eP les "istoriens 9ran#ais (uand ils racontaient la lutte des races#1 F 0’"istoire du ro3et et de la rati(ue ré2olutionnaires n’est as. la rati(ue. dissociable de cette contre-"istoire (ui a ro' u a2ec la 9or'e indo-euro éenne de rati(ues "istori(ues liées .de la ré2olution. . 'ais (ue récisé'ent l’ordre silencieu7 du ou2oir a our 9onction et our intér@t d’étou99er et de 'as(uer Y Lue seraient la rati(ue. 1 79)1 C91 aussi la lettre de !ar7 . &d1 71 1949. réacti2ation de la guerre : ce n’est as le tout du discours ré2olutionnaire (ui n’a as cessé de tra2ailler l’$uro e de uis au 'oins la 9in du S=AAA e siècle. disons. a rès tout. (uitter. la lutte des races1 Al ne 9aut as oublier. $ngels du *7 3uillet 1455. 3e crois. d’un 'ot. &erlin. l’intérieur de la guerre réelle (ue l’on 'ène Y Lue 2oudraient dire le ro3et et le discours ré2olutionnaires. (ue ourraient @tre. et (ue le 'ot 'oderne est é2ide''ent 2ide de sens) 6 société dont la conscience "istori(ue n’est as centrée sur la # Al de2rait sGagir. (ui tra2erse tout le 9onctionne'ent oliti(ue et toute l’"istoire de l’/ccident de uis lus de deu7 siècles et (ui est d’ailleurs. sans la 2isée d’un certain retourne'ent 9inal du ra ort des 9orces et le dé lace'ent dé9initi9 dans l’e7ercice du ou2oir Y -éc"i99re'ent des diss?'étries. (u’on a (uitté. -ieP. ce déc"i99re'ent des diss?'étries. 'oderne ( uis(u’on n’a as d’autres 'ots. l’ordre des lois Y Lue seraient l’idée. des in3ustices et des 2iolences (ui 9onctionnent 'algré l’ordre des lois. sans la 2olonté de réacti2er cette guerre . 'ais c’en est tout de '@'e une tra'e i' ortante. celle récisé'ent (ui a2ait été 9or'ée. &d1 5. $ngels: lG"istoire du ro3et et de la rati(ue ré2olutionnaires nGest as dissociable de cette contre-"istoire des races et du rCle (uGelle a eu en /ccident dans les luttes oliti(uesF (cité 'ani9este'ent de 'é'oire)1 . se dérouler. d’abord. dé9inie. (ue !ar7. en 144*. etc1 et ac(uérir (uel(ues lu'ières sur l’"istoire des classes dans le asséGF (. le ro3et ré2olutionnaires. !!1 les dé'ocrates en général (uGils 9eraient 'ieu7 de se 9a'iliariser eu7-'@'es a2ec la littérature bourgeoise a2ant de se er'ettre dGabo?er contre ce (ui en est le contraire1 Ces 'essieurs de2raient ar e7e' le étudier les ou2rages "istori(ues de H"ierr?. de la lettre de h1 !ar7 . citation 1 1. Jaris. (ui s’est déroulée et continue . 9inale'ent 9ort énig'ati(ue. l’e7ercice de la sou2eraineté B elle n’est as dissociable de l’a arition de cette contre-"istoire (ui est l’"istoire des races et du rCle (ue leurs a99ronte'ents ont eu dans l’/ccident1 /n ourrait dire.ar2 " Friedric( 1ngels 7esamtausgabe) Dritte Abteilung) Brie*.*. 3e 9erais re'ar(uer . le ro3et et le discours ré2olutionnaires. 1 75B trad1 9r1: h1 !ar7 I $ $ngels. une société dont la conscience "istori(ue était encore de t? e ro'ain. Éditions Vociales. de uis la 9in du !o?en [ge. et sans l’utilisation de ce sa2oir co''e instru'ent dans cette guerre et co''e élé'ent tacti(ue . tra2ers et grDce . 3e crois (u’on ne eut as la dissocier de l’a arition et de l’e7istence de cette rati(ue d’une contre-"istoire1 A rès tout. o8 !ar7 écrit nota''ent: E$n9in. . 1947. 1975. o8 H"ierr? est dé9ini co''e Ekle ère de la lutte des classesG dans lG"istoriogra "ie 9ran#aiseF (7esamtausgabe.-dire encore centrée sur les rituels de la sou2eraineté et sur ses '?t"es. re'ise au 3our de la guerre. sans la 2olonté de re'ettre au 3our une guerre réelle. Correspondance. et uis (u’on est entré dans une société de t? e. .arl . notre lutte des classes. c’est-. <1 Xe?de'e?er du 5 'ars 145*. au S=A e et au S=AAe siècle.

(u’elle sera 'enacée ar un certain no'bre d’élé'ents "étérogènes. 14*. le rotecteur de l’intégrité. le $ C91 surtout A1 H"iers. de la lutte our la 2ie1 Ron lus bataille au sens guerrier. c’est cela (ui 2a se substituer . 2a @tre re' lacé ar celui d’une société (ui sera. et doit @tre. a2ec tout ce (u’elle co' orte .sou2eraineté et le roblè'e de sa 9ondation. d’étati(ue et de biologi(ue. le t"è'e de l’État (ui était nécessaire'ent in3uste dans la contre-"istoire des races. la 9or'e. Histoire de la +évolution *ranDaise. 'ais (ui sont en (uel(ue sorte accidentels1 Ce sera l’idée d’étrangers (ui se sont in9iltrés. ou de se traduire. le ro "étis'e ré2olutionnaires retournés dans un autre sens.-14*7. un nou2el en3eu1 $n e99et. d’un autre cCté. 3e crois (ue le racis'e est né. o8 la notion de lutte des races allait @tre re' lacée ar celle de lutte des classes 6 et encore. 'ais est. 1455-146*. dans une es èce de grand ro3et anti-ré2olutionnaire1 Au 'o'ent o8 le discours de la lutte des races s’est trans9or'é en discours ré2olutionnaire. biologi(ue'ent 'oniste1 $lle aura si' le'ent ceci. 'ais (ui ne lui sont as essentiels. (uand 3e dis E 'ilieu du SASe siècle F. 'ais de lutte des races 6 des races au sens biologi(ue et 'édical du ter'e 6 cette 2ieille contre-"istoire1 $t c’est ainsi (u’au 'o'ent o8 se 9or'e une contre-"istoire de t? e ré2olutionnaire. de la su ériorité et de la ureté de la race1 0’idée de la ureté de la race. ses illages. (ui ne artagent as le cor s social. au contraire. le droit. c’était la re'ière 'oitié du SASe siècle. le cor s 2i2ant de la société.roduits de cette société1 $n9in.. 2a se 9or'er une autre contre-"istoire. sélection du lus 9ort. la oliti(ue anti-ré2olutionnaires de l’/ccident B ce n’est as si' le'ent un édi9ice idéologi(ue additionnel (ui serait a aru . deu7 grou es étrangers ar la langue. co''ent et our(uoi le discours a u de2enir. dans une ers ecti2e biologico-'édicale. ost-é2olutionniste. 'ais (ui sera contre"istoire dans la 'esure o8 elle écrasera. etc1. 'aintien des races les 'ieu7 ada tées. il était nor'al (ue. l’on essaie de recoder en ter'es non as de lutte des classes. 'ais sur la ré2olution. recon2ertissant. celui de la lutte des races. et Histoire du Consulat et de l'1mpire. etc1 -e '@'e. ce racis'e se caractérisera ar le 9ait (ue le t"è'e de la guerre "istori(ue 6 a2ec ses batailles.e renant. Jaris. ou (ue la con2ersion de la contre-"istoire en un racis'e biologi(ue est en train de s’o érer1 0e racis'e n’est donc as lié ar accident au discours et . 'ais lutte au sens biologi(ue : di99érenciation des es èces. ses 2ictoires et ses dé9aites 6 sera re' lacé ar le t"è'e biologi(ue. au 'o'ent o8 ce discours MNO était en train de se dé lacer. le racis'e a été la ensée. . au 'ilieu du SASe siècle. 2a se trans9or'er en t"è'e in2erse : l’État n’est as l’instru'ent d’une race contre une autre. ce sera le t"è'e des dé2iants (ui sont les sous. ou de se con2ertir en un discours ré2olutionnaire. *+ 2ol1 . ses in2asions. la 9ois de 'oniste. Jaris. l’idée de la lutte des races1 0ors(ue le t"è'e de la ureté de la race se substitue . un 'o'ent donné. artagée entre deu7 races. artir de cette '@'e racine (ui était le discours de la lutte des races1 0e racis'e c’est. en deu7 arties. 3e crois. 1+ 2ol1. le t"è'e de la société binaire. littérale'ent. le ro3et. 'ais en les détournant. c’est tro tard. uis(ue cette trans9or'ation de la lutte des races en lutte des classes a été o érée ar MH"iersO $ 6 au 'o'ent donc o8 se 9ait cette con2ersion. la 2isée et la 9onction '@'e du discours sur la lutte des races. artir de l. la di'ension "istori(ue (ui était résente dans ce discours1 C’est ainsi (ue 2ous 2o?eP a ara\tre (uel(ue c"ose (ui 2a @tre 3uste'ent le racis'e1 . . ses ro'esses et ses ro "éties d’a99ranc"isse'ents 9uturs1 /n co' rend alors.

le discours de la race (la race au singulier) a été une 'anière de retourner cette ar'e. cela a3outer encore une c"ose1 Ce racis'e. le 9aire 9onctionner. 'ais ar des tec"ni(ues 'édiconor'alisatrices1 Au ri7 d’un trans9ert (ui a été celui de la loi . 'is en lace . le réi' lanter.discours ré2olutionnaire. ar beaucou de ces . on ourrait dire ceci : si le discours des races. (ui re rend le t"è'e. con2erti. et . des déc"i99re'ents. les Vla2es. l’é o(ue naPie. des re2endications et des ro'esses1 $n9in. .econ2ersion donc. la sou2eraineté de l’État a in2esti. en (uel(ue sorte sur le 'ode régressi9. de la lutte de la race ger'ani(ue asser2ie. de 'anière . 'ais une trans9or'ation subre tice. l’in2erse : non as une trans9or'ation dra'ati(ue et t"éDtrale. d’en utiliser le tranc"ant au ro9it de la sou2eraineté conser2ée de l’État. 'ais . sans dra'aturgie légendaire. ar e7e' le. sinon ro9ondé'ent 'odi9ié. a subi encore au SSe siècle deu7 trans9or'ations1 A arition donc. 2a @tre acco' agné de tout un tas d’élé'ents et de connotations co''e ceu7. la 9in du SASe siècle. encore. des races en lutte. réinscri tion naPie du racis'e d’État dans la légende des races en guerre1 $n 9ace de cette trans9or'ation naPie. dans le(uel était a aru. alternati2e au discours ré2olutionnaire. a bien été l’ar'e utilisée contre le discours "istoricooliti(ue de la sou2eraineté ro'aine. (ui consiste . 3uste'ent. les uissances euro éennes. d’une sou2eraineté dont l’éclat et la 2igueur ne sont as 'aintenant assurés ar des rituels 'agico-3uridi(ues. l’en2ers1 /u. du 2ieu7 discours de la lutte des races. ar ces 2ain(ueurs ro2isoires (u’ont tou3ours été. le traité de =ersailles. de ce 2ieu7 discours des luttes. et (uasi 'édié2ale. (ui doit assurer le trio' "e 'illénaire de la race. (ui déri2ait. our l’Alle'agne. su orter et er'ettre de 9or'uler le t"è'e de la lutte des races1 $t c’est ainsi (ue le racis'e d’État. et de tous ceu7 (ui ont été les guides et les F]"rer de la nation) B du t"è'e de la re rise d’une guerre ancestrale B de celui de l’a2ène'ent d’un . la trans9or'ation naPie. . endant un te' s. d’un racis'e d’État c"argé de rotéger biologi(ue'ent la race1 !ais ce t"è'e est re ris. ainsi constitué co''e la trans9or'ation. la 9in du SASe siècle. lui-'@'e. autre9ois. l’a el ré2olutionnaire. ou réi' lantation. 9aire. .eic" nou2eau (ui est l’e' ire des derniers 3ours. 2ous a2eP la trans9or'ation de t? e so2iéti(ue. co''e une alternati2e et un barrage . un 'o'ent donné. en (uel(ue sorte. l’i''inence de l’a ocal? se et du dernier 3our1 . du 3uridi(ue au biologi(ue B au ri7 d’un assage (ui a été celui du luriel des races au singulier de la race B au ri7 d’une trans9or'ation (ui a 9ait du ro3et d’a99ranc"isse'ent le souci de la ureté. rabattre le discours ré2olutionnaire des luttes sociales 6 celui 3uste'ent (ui était issu. la nor'e. etc1 Al s’est acco' agné aussi du t"è'e du retour du "éros. 'ais di99usé'ent E scientiste F1 $lle consiste . l’intérieur d’un discours ro "éti(ue. d’une 9a#on nécessaire. réutilisé dans sa stratégie ro re le discours de la lutte des races1 0a sou2eraineté de l’État en a 9ait ainsi l’i' érati9 de la rotection de la race. 'ais (ui est aussi. re rendre et . de ce (u’on ourrait a eler un racis'e d’État : racis'e biologi(ue et centralisé1 $t c’est ce t"è'e (ui a été. du 'oins trans9or'é et utilisé dans les stratégies s éci9i(ues au SSe siècle1 /n eut en re érer essentielle'ent deu71 -’une art. des "éros (le ré2eil de Frédéric. our 9aire 9onctionner le racis'e d’État dans un a?sage idéologico'?t"i(ue (ui se ra roc"e de celui des luttes o ulaires (ui a2aient u. 3e 2oudrais . (ui était celui. re ris en co' te. . le t"è'e de la lutte des races1 C’est ainsi (ue le naPis'e 2a réutiliser toute une '?t"ologie o ulaire.

. ce c"ant (ui. a rès ces ca2alcades. dans une 9or'e de te' s . de re rendre un eu cette "istoire du discours des races dans certains de ses oints. des libérations et des a99ranc"isse'ents1 Jétrar(ue se de'andait : E Lu’? a-t-il donc dans l’"istoire (ui ne soit la louange de . nou2eau. (u’est-ce 'aintenant Y $" bien. l’a arition de cette contre-"istoire 6. cou s)r d’une conscience "istorico-3uridi(ue centrée sur la sou2eraineté et (ui nous a 9ait entrer dans une 9or'e d’"istoire. la réinscri tion naPie du racis'e d’État dans la 2ieille légende des races en guerre et. c’est le 9ou1 Jar consé(uent. gloire et in9a'ie du discours des races en lutte1 Ce (ue 3’ai 2oulu 2ous 'ontrer. 3’essaierai.élé'ents. nous nous de'andons : E Lu’? a-t-il donc dans l’"istoire (ui ne soit l’a el ou la eur de la ré2olution Y F $t nous a3outons si' le'ent cette (uestion : E $t si . du 2ieu7 discours de la lutte des races 6 sur la gestion d’une olice (ui assure l’"?giène silencieuse d’une société ordonnée1 Ce (ue le discours ré2olutionnaire désignait co''e l’enne'i de classe. c’est ce discours (ui nous a détac"és . a rès tout. a orté la 9or'e re'ière du discours ré2olutionnaire. c’est le 'alade. au début du SASe et au SSe siècle1 . l’enne'i de classe1 /n a donc. o8 la (uestion du ou2oir ne eut lus @tre dissociée de celle des ser2itudes. l’ar'e (ui de2ait autre9ois lutter contre l’enne'i de classe (ar'e (ui était celle de la guerre. artir de la roc"aine 9ois. de l’autre. . au S=AA e siècle. c’est le dé2iant.o'e Y F $" bien nous 6 et c’est ceci (ui caractérise sans doute notre conscience "istori(ue et (ui est lié . ou é2entuelle'ent celle de la dialecti(ue et de la con2iction) ne eut lus @tre 'aintenant (u’une olice 'édicale (ui éli'ine. 2a de2enir. une sorte de danger biologi(ue1 0’enne'i de classe. garder ur1 -onc. co''e un enne'i de race. r@2é et connu. con(uérait la ré2olution Y F Alors. la 9ois r@2é et su. est de2enu la rose ad'inistrati2e d’un État (ui se rotège au no' d’un atri'oine social . la réinscri tion so2iéti(ue de la lutte des classes dans les 'écanis'es 'uets d’un racis'e d’État1 $t c’est ainsi (ue le c"ant rau(ue des races (ui s’a99rontent . tra2ers les 'ensonges des lois et des rois. dans le racis'e d’État so2iéti(ue.o'e. d’un cCté.

en /ccident. non seule'ent ar9aite'ent distincts.Hobbes' % Le discours de la con#u0te en Angleterre) c(e. une certaine anal?se (criti(ue. ni l’"istoire des rites et 'écanis'es ar les(uels on a tenté d’e7clure. entre les deu7 ense'bles en (uestion1 Z artir de l. . 'e oser1 !ais il ? en a une . ce n’est as le racis'e1 Ce (ui 'e ara\t "istori(ue'ent asseP 3usti9ié. et ne concerne as le racis'e ni. en /ccident. un ra ort de guerre. c’est (ue cette 9or'e d’anal?se oliti(ue des ra orts de ou2oir (co''e ra orts de guerre entre deu7 races . orales ou écrites1 <’ai'erais bien discuter a2ec 2ous. l’État n’étant autre c"ose (ue la 'anière '@'e dont cette guerre continue . de ses institutions et de ses 'écanis'es de ou2oir1 Cette anal?se se 9ait en ter'es binaires : le cor s social n’est as co' osé d’une ?ra'ide d’ordres ou d’une "iérarc"ie. alors (u’on sait bien. a rès le cours. (ue le racis'e religieu7 (le racis'e antisé'ite en articulier) e7istait de uis le !o?en [ge Y F <e 2oudrais alors re2enir sur ce (ue 3e n’ai donc as e7 li(ué su99isa''ent et claire'ent1 Al ne s’agit as our 'oi. en re'ière instance. dis(uali9ier. ensuite arce (ue 3’a2ais cru ou2oir ? ré ondre ar a2ance et il 9aut croire (ue les e7 lications n’étaient as su99isa''ent claires1 /n '’a dit : E Lu’est-ce (ue #a signi9ie de 9aire dé'arrer le racis'e au S=Ae ou au S=AAe siècle. en 9ait. la 9ois sur un es oir. . détruire "?si(ue'ent une race1 0e roblè'e (ue 3’ai 2oulu oser est autre. une race. 2ous ou2eP 2enir 'e 2oir dans 'on bureau si 2ous a2eP des (uestions . la conscience d’a artenir . de ne rattac"er le racis'e (u’au7 roblè'es de la sou2eraineté et de l’État. a rès tout. 'ais o osés1 $t ce ra ort d’o osition (ui e7iste entre ces deu7 ense'bles (ui constituent le cor s social et (ui tra2aillent l’État est. d’abord arce (u’elle '’a été osée lusieurs 9ois.. la(uelle 3e 2oudrais tout de '@'e un tout etit eu ré ondre. de 9aire our l’instant une "istoire du racis'e au sens général et traditionnel du ter'e1 <e ne 2eu7 as 9aire l’"istoire de ce (u’a u @tre. 'ais c’est di99icile dans cet es ace et ce cli'at1 -e toute 9a#on. é2ide''ent. on '’a M9ait art d’O un certain no'bre de (uestions et d’ob3ections. ici. de guerre er'anente. 3e 2oudrais 'ontrer co''ent une anal?se de ce t? e s’articule. le roblè'e des races1 Al s’agissait 6 et il s’agit tou3ours our 'oi 6 d’essa?er de 2oir co''ent est a arue. "istori(ue et oliti(ue) de l’État.les royalistes) les parlementaristes et les Niveleurs' % Le sc(éma binaire et l!(istoricisme politi#ue' % Ce #ue Hobbes voulait éliminer' -e uis une se'aine ou deu7. se 'ener.%&'RS (' ! F-VRIER 1*$# +éponse sur l!antisémitisme' % 7uerre et souveraineté c(e. sous des 9or'es a are''ent aci9i(ues. 'ais est co' osé de deu7 ense'bles. ne constitue as un organis'e co"érent et unitaire. un i' érati9 et une oliti(ue de ré2olte ou de ré2olution1 C’est cela le 9ond de 'on roblè'e.

la erce tion de la guerre des races antici e sur les notions de lutte sociale ou de lutte de classe. lors(ue 3’ai 9ait une sorte de sur2ol de ce t"è'e de la lutte des races. re'ière artie1 c"a 1 SAAA. utilisées dans l’anal?se oliti(ue de la guerre interne. (ui a ara\t bien. au re'ier regard. 1 6*B trad1 9r1 citée. d’un antisé'itis'e (ui a2ait. un racis'e de t? e. artir du 'o'ent o8 s’est constitué un racis'e d’État. introduisent dans son cor s des élé'ents noci9s et (u’il 9aut ar consé(uent c"asser our des raisons (ui sont . l’intérieur d’une société1 =oil. un certain no'bre de 'écanis'es de re9us et d’e7clusion1 C’est donc la réutilisation. au-dessous de la loi. le 0é2iat"an. c’est 2rai1 <e 2oulais un eu le 9aire la dernière 9ois. uisant dans la 2ieille 9orce de l’antisé'itis'e. il n’? a as seule'ent our >obbes la guerre. la 9in du S=A e et au début du S=AAe siècle1 Al ? a. our(uoi 3e n’ai osé ni le roblè'e du racis'e religieu7 ni le roblè'e de l’antisé'itis'e au !o?en [ge1 <’essaierai d’en arler. la naissance de l’État 6 au 'atin réel et 9icti9 du 0é2iat"an 6 'ais il la suit. A. . ré ondre . en train de se 9or'uler. . (uGaussi longte' s (ue les "o''es 2i2ent sans un ou2oir co''un (ui les tienne tous en res ect. la 9ois d’ordre oliti(ue et biologi(ue1 C’est . >obbes ne la lace as si' le'ent . Jaris. 3e 2oudrais essa?er de 2oir co''ent la guerre a co''encé . a ara\tre co''e anal?seur des ra orts de ou2oir. a2ec le roblè'e religieu71 Cette anal?se. co''e celui (ui a lacé le ra ort de guerre au 9onde'ent et au rinci e des relations de ou2oir1 Au 9ond de l’ordre. un no' (u’on rencontre aussitCt : c’est celui de >obbes. derrière la ai7. la 9ois co''e la race résente au 'ilieu de toutes les races. de la guerre sociale1 Z ce 'o'ent-l. ce 'o'ent-l. et dont le caractère biologi(ue'ent dangereu7 a elle. 3us(ue l. Leviat(an.l’intérieur d’une société) n’inter9ère as. 3e crois. re renant. ils sont dans cette condition (ui se no''e la guerre. au 'o'ent o8 il a été (uestion our l’État d’a ara\tre. et cette guerre est guerre de c"acun contre c"acunF (H"1 >obbes. la 9in du S=Ae et au début du S=AAe siècle1 Autre'ent dit. de la art de l’État. 1 E>ors des États ci2ils. co''e attitude religieuse et raciale. bien entendu. n’est as inter2enu d’une 9a#on su99isa''ent directe our (u’on uisse le rendre en co' te dans l’"istoire (ue 3e 2ais 2ous 9aire. des (uestions lus récises1 Au3ourd’"ui. il ? a tou3ours une guerre de c"acun contre c"acun1F EAl a ara\t claire'ent ar l. 'ais 3e n’en ai as eu le te' s1 <e crois (ue ce (u’on eut dire 6 'ais 3’? re2iendrai lus tard 6 c’est ceci : l’antisé'itis'e. les <ui9s sont a arus 6 et ont été décrits 6 . toute une énergie et toute une '?t"ologie (ui n’a2aient as été. utilisant. SAAA (trad1 9r1: Le Citoyen) ou les Fondements de la politi#ue. 'ais la guerre la lus générale de toutes les guerres.. . le sou2erain. celle (ui se dé loie dans tous les instants et dans toutes les di'ensions : E la guerre de tous contre tous1 F1 $t cette guerre de tous contre tous. la naissance du grand auto'ate (ui constitue l’État. de 9onctionner et de se donner our ce (ui assure l’intégrité et la ureté de la race. cette anal?se criti(ue et oliti(ue de la lutte des races . en re2anc"e. 165*. (ue l’antisé'itis'e s’est dé2elo é. Jaris1 Fla''arion. religieu71 <e n’ai as arlé de l’antisé'itis'e. 1 1*5)1 Vur le Ebellu' o'nite' contra o'nesF. op' cit1. c91 aussi 1lementorum p(ilosop(iae sectio tertia de cive. 194*)1 . le artage. en e99et. 'ais elle ne s’identi9ie as du tout . a2ant le SASe siècle1 0e 2ieil antisé'itis'e de t? e religieu7 a été réutilisé dans un racis'e d’État seule'ent au SASe siècle. si 2ous 2ouleP. lors(ue 3’aborderai le SASe siècle1 $ncore une 9ois 3e suis r@t . 2ous la trou2eP e99ecti2e'ent 9or'ulée. contre la race ou les races (ui l’in9iltrent. (ui 9inissent ar 9aire su er oser les 2ieu7 'écanis'es de l’antisé'itis'e .. du 'oins en re'ière instance. dans le racis'e d’État. (ui a ro2o(ué les "éno'ènes du SASe siècle. . A. d’autres raisons.

car il sait bien (u’il ? a une guerre er'anente (ui se 'ène entre les 2oleurs et les 2olés21 Autre e7e' le (u’il cite : dans les 9or@ts d’A'éri(ue. (u’est-ce (ue cette guerre. de di99érence insu99isante 6 dans cet état o8 on eut dire (u’il ? a des di99érences. de di99érences insu99isantes1 $n 9ait. '@'e blo(uée i''édiate'ent1 V’il ? a2ait des di99érences naturelles 'ar(uées. 9u?antes. il n’? aurait as de guerre1 0a di99érence aci9ie"1 $n re2anc"e. donc. de ce 9ait (ue c’est la guerre (ui l’a engendré Y Luel est le stig'ate de la guerre sur le cor s de l’État. il n’oublie 3a'ais de 9er'er a2ec soin la serrure de la orte. un 2o?ageur (uitte son do'icile. 2isibles. sur la constitution de l’État. ce ra ort de 9orce resterait 2irtuel ar la ti'idité '@'e des 9aibles1 -onc. 9aire cesser. on trou2e encore des eu lades dont le régi'e est celui de la guerre de tous contre tous 1 $t de toute 9a#on.-1*5)1 . dans la sau2agerie. et (ui ourtant est l. c’est l’e99et i''édiat d’une non-di99érence ou. dans nos États d’$uro e. des courageu7 contre les lDc"es. a rès '@'e la constitution de l’État.il la 2oit 'enacer et sourdre. loc1 cit1 8bid1. co''ent cette guerre engendre-t-elle l’État’Y Luel est l’e99et. en tout cas. la guerre de tous contre tous. de deu7 c"oses l’une : ou bien il ? aurait e99ecti2e'ent a99ronte'ent entre le 9ort et le 9aible 6 'ais cet a99ronte'ent et cette guerre réelle se solderaient aussitCt ar la 2ictoire du 9ort sur le 9aible. la guerre est l. une 9ois (u’il est constitué Y =oil. 1 1*. instables. (trad1 9r1 citée. dans ses interstices. 1 6. il est bien é2ident (ue la guerre se trou2erait ar l. cette guerre (ue l’État re ousse dans sa ré"istoire. s’il ? a2ait eu de grandes di99érences. erce2ant. s’il ? a2ait di99érence. en rinci e. des 2iolents contre les ti'ides. (uels sont donc les ra orts entre un État et un autre. née de l’égalité et se déroulant dans l’élé'ent de cette égalité1 0a guerre. l’é ée tirée et les ?eu7 bra(ués l’un sur l’autre Y ! -e toute 9a#on. ce (ui 2eut dire. .1 -’o8 ce roblè'e : re'ière'ent. Leviat(an) loc' cit' 8bid1. des sau2ages arrogants contre les bergers ti'ides Y $st-ce une guerre (ui est articulée sur des di99érences naturelles i''édiates Y =ous sa2eP (ue ce n’est as du tout le cas c"eP >obbes1 0a guerre ri'iti2e. tout si' le'ent. 1 6+-6* (trad1 9r1 citée. les deu7 (uestions (ue 3e 2oudrais un etit eu MconsidérerO1 Luelle est donc cette guerre. ou bien. 1 1*5)1 ! " 8bid1.’Y -eu7iè'e'ent. si e99ecti2e'ent entre les "o''es il ? a2ait des écarts (ui se 2oient et se 'ani9estent. l’État et (ue l’État est destiné. constatant sa ro re 9aiblesse. renoncerait a2ant '@'e l’a99ronte'ent1 -e sorte (ue 6 dit >obbes 6 s’il ? a2ait des di99érences naturelles 'ar(uées. 'inuscules. a rès '@'e la constitution de l’État. des grands contre les etits. 2ictoire (ui serait dé9initi2e . cause '@'e de la 9orce du 9ort B ou bien il n’? aurait as a99ronte'ent réel. la guerre (ue >obbes décrit a2ant '@'e et au rinci e de la constitution de l’État Y $st-ce la guerre des 9orts contre les 9aibles. ses 9rontières '?stérieuses. sac"ant. sinon ceu7 de deu7 "o''es (ui sont debout l’un en 9ace de l’autre. dit >obbes. il dit ceci : '@'e lors(ue. la guerre 'enace. (ue le 9aible. dans l’état de non-di99érence. au contraire. 2 H"1 >obbes. . 'ais ra' antes. ou bien le ra ort de 9orce serait 9i7é d’entrée de 3eu ar une guerre initiale (ui e7clurait (u’elle continue. 'assi2es. (ui sont très claire'ent irré2ersibles. c’est une guerre d’égalité. il n’? aurait as de guerre B car. réalable . dans un État ci2ilisé. au7 li'ites et au7 9rontières de l’État1 =ous 2ous sou2eneP des trois e7e' les de guerre er'anente (u’il cite1 Jre'ière'ent.

celui (ui 2eut é2iter la guerre ne ourra l’é2iter (u’. se tenir sur ses gardes1 0’indi99érenciation naturelle crée donc des incertitudes. (ue cet état (ue >obbes décrit n’est as du tout un état naturel et brutal. 9aire la guerre et (u’il n’est as r@t . on 'ontre (u’on ne renonce as . de s’a99ronter B c’est l’aléatoire dans le ra ort ri'iti9 des 9orces (ui crée cet état de guerre1 !ais cet état de guerre. céder1 -onc. ? renoncer1 &re9. dans le t? e de relations (ui s’enclenc"ent . et ar consé(uent ? renoncera. la 2olonté. E l’état de guerre F1 Al ? a un te7te o8 il dit : E 0a guerre ne consiste as . dans la 'esure du ossible. Men agissantO de telle 'anière (ue l’autre. il n’? a as de cada2res1 Al ? a des re résentations. 'algré tout. ce ra ort de 9orce. la guerre. des "asards et. l’é2iter1 /r. etc1 -eu7iè'e'ent. 9inale'ent. des in(uiétudes (ui sont ca'ou9lées en certitudes1 /n est sur le t"éDtre des re résentations éc"angées. il n’? a as de sang. si' le'ent dans la 'esure o8 il sait (ue le re'ier.sans ordre et sans distinction B dans cette anarc"ie des etites di99érences (ui caractérise l’état de nature. on est dans un ra ort de eur (ui est un ra ort te' orelle'ent indé9ini. . ce (ui s’entrecroise. ar consé(uent. des re résentations calculées : 3e 'e re résente la 9orce de l’autre. de art et d’autre. il est 9ait de (uoi Y Al est 9ait du 3eu entre trois séries d’élé'ents1 Jre'ière'ent. l’alliance. des ris(ues. dans le(uel les 9orces 2iendraient s’a99ronter directe'ent : on n’est as dans l’ordre des ra orts directs des 9orces réelles1 Ce (ui se rencontre. ? renoncer1 $t il 'ontrera (u’il n’est as r@t . des 2olontés (ui sont tra2esties en leur contraire. (u’est-ce (ui se asse Y !@'e celui (ui est un etit eu lus 9aible (ue les autres. un eu lus1 Ce (ui 2eut dire. 3e 'e re résente (ue l’autre se re résente 'a 9orce. le 9aible ne renonce 3a'ais1 Luant au 9ort. n’est as r@t . il est tout de '@'e su99isa''ent roc"e du lus 9ort our se erce2oir asseP 9ort our n’a2oir as . (ue l’état de sau2agerie bestiale. et il ? renoncera. des 'ani9estations. en9in. our n’a2oir as . il ne 2a as renoncer . la guerre1 !ais le lus 9ort 6 en9in. (u’est-il e7acte'ent Y !@'e le 9aible sait 6 ou croit en tout cas 6 (u’il n’est as loin d’@tre aussi 9ort (ue son 2oisin1 -onc. ce (ui s’a99ronte. on n’est as réelle'ent dans la guerre1 Ceci 2eut dire. il eut @tre lus 9aible (ue l’autre. ar consé(uent. artir de ces di99érences ra' antes et de ces a99ronte'ents aléatoires dont l’issue n’est as connue. 2a @tre ris de doutes sur sa ro re 9orce. rusées. 'ensongères B il ? a des leurres. la sur rise. 'algré tout. lui. la guerre. ce ne sont as des oings. l’un ne 2a as renoncer . en 9aisant (uoi Y $" bien. des signes. il n’est 3a'ais asseP 9ort our n’@tre as in(uiet et. renoncer . (ui est sur le oint de 9aire la guerre. on utilise des tacti(ues d’inti'idation entrecroisées : 3e redoute telle'ent de 9aire la guerre (ue 3e ne serai tran(uille (ue si tu redoutes la guerre au 'oins autant (ue 'oi 6 et '@'e. celui (ui est un etit eu lus 9ort (ue les autres 6 sait (ue. 'ais l’autre 6 le lus 9ort 6 2a c"erc"er. (u’un autre. etc1 -onc. récisé'ent. o8 les indi2idus 2i2ants se dé2oreraient les uns les autres. c’est une sorte de di lo'atie in9inie de ri2alités (ui sont naturelle'ent égalitaires1 /n n’est as dans E la guerre F B on est dans ce (ue >obbes a elle. ce ne sont as des ar'es. une condition : c’est (u’il 'ontre (u’il est r@t . cet autre. la guerre1 Hroisiè'e'ent. ne eut en aucun cas a ara\tre co''e la caractérisation re'ière de l’état de guerre selon >obbes1 Ce (ui caractérise l’état de guerre. des 'ani9estations e' "ati(ues et 'ar(uées de 2olonté : on 9ait a ara\tre (u’on 2eut la guerre. des e7 ressions e' "ati(ues. ce ne sont as des 9orces sau2ages et déc"a\nées1 Al n’? a as de batailles dans la guerre ri'iti2e de >obbes. dans l’état de guerre ri'iti2e de >obbes. (ui est si' le'ent un tout etit eu lus 9ort (ue les autres. surtout si l’autre utilise la ruse. au total.

S=AAA. 1 6* (trad1 9r1 citée. celles (ui sont les lus connues B 3e asse ra ide'ent1 Lu’est-ce (ui se M roduitO dans l’état de guerre. E la sou2eraineté ainsi constituée assu'e la ersonnalité de tous+ F1 $t sous condition de ce dé lace'ent.-dire (ue le sou2erain ainsi constitué 2audra intégrale'ent our les indi2idus1 Al n’aura as. trois 9or'es de sou2eraineté 2iennent. 1 14+)1 . ne 9i7e as la di99érence et ne lace as la 9orce. on ne 9ait as la guerre. 'ais un certain état des 3eu7 de re résentations les unes contre les autres 6 n’est as un stade (ue l’"o''e abandonnerait dé9initi2e'ent le 3our o8 l’État na\trait B il s’agit en 9ait d’une sorte de 9onds er'anent (ui ne eut as ne as 9onctionner. le 9aire1 $n tant (ue re résentant des indi2idus. les c"oses sont lus co' li(uées1 =ous a2eP une ré ubli(ue d’institution et une ré ubli(ue d’ac(uisition et. tra2ailler ces 9or'es de ou2oir1 Jrenons. et c’est en général . (uel(u’un 6 ou . une 2olonté (ui est su99isa''ent a2érée. l’état et non as la bataille. a2ec la totalité de leur ou2oir1 Co''e dit >obbes. (uel(u’un 6 (ui eut @tre aussi bien lusieurs ou une asse'blée 6 le droit de les re résenter. !1 Foucault se ré9ère au Leviat(an. deu7iè'e artie (tract1 9r1: E-e la ré ubli(ueF ).-dire Mdotée d’O un s?stè'e de re résentations et de 'ani9estations (ui est o érant dans ce c"a' de la di lo'atie ri'aire1 -onc. '@'e. totale'ent et intégrale'ent1 Al ne s’agit as d’un ra ort de cession ou de délégation de (uel(ue c"ose a artenant au7 indi2idus. . les États d’ac(uisition. c’est-. au contraire. le 0é2iat"an. ce n’est as la guerre 'ais la re résentation et la 'enace de la guerre (ui 3ouent Y $" bien. >obbes ré ond en distinguant deu7 catégories de sou2eraineté : la sou2eraineté d’institution et la sou2eraineté d’ac(uisition$1 -e la sou2eraineté d’institution on arle beaucou . dire le sou2erain 6 9era. au 9ond. et trois t? es. l’intérieur '@'e de celle-ci. les ré ubli(ues d’institution. lusieurs 6 une artie de leurs droits ou de leurs ou2oirs1 Als ne décident '@'e as. une art de leurs droits B il sera 2éritable'ent . des "o''es 2ont décider1 !ais (uoi Y Ron as telle'ent de trans9érer . leur lace. ar l. de trans'ettre tous leurs droits1 Als décident. 3uste'ent. le sou2erain est 'odelé e7acte'ent sur les indi2idus '@'es1 C’est donc une # $ 8bid1. (u’on ra'ène l’anal?se de >obbes1 $n 9ait. on 2oit bien our(uoi et co''ent cet état 6 (ui n’est as la bataille. 1 44B c"a 1 S=AAA (trad1 9r1 citée. deu7 9or'es de sou2eraineté. a2ec ses calculs '@lés.seule'ent dans la bataille et dans des co'bats e99ecti9s B 'ais dans un es ace de te' s 6 c’est l’état de guerre 6 o8 la 2olonté de s’a99ronter en des batailles est su99isa''ent a2érée#1 F 0’es ace de te' s désigne. l’a99ronte'ent direct des 9orces. a2ec ses ruses élaborées. ce ne sont as les 9orces elles-'@'es 'ais la 2olonté. dès (ue (uel(ue c"ose ne donne as la sécurité. les indi2idus ainsi re résentés seront résents dans leur re résentant B et ce (ue le re résentant 6 c’est . 'ais les 3eu7 des re résentations ar les(uels. o8 ce (ui est en 3eu. c"eP >obbes1 !ais co''ent cet état. tout si' le'ent. c"acun d’eu7 se trou2era. o8. SAS. d’un certain cCté1 -onc il n’? a as de guerre au dé art. (u’on réduit. our 9aire cesser cet état de guerre. la sou2eraineté Y Z cette seconde (uestion. en (uel(ue sorte. SS1 + C91 ibid1. encore une 9ois. re'ière'ent. celle-l. c"a 1 S=AA. de sorte (u’au total : les États d’institution. 2a-t-il engendrer l’État 6 a2ec une 'a3uscule 6. (ui n’est as la guerre. donc. d’accorder . 'ais d’une re résentation des indi2idus eu7-'@'es1 C’est-. en9in. 1 1*5)1 -ans toute la discussion (ui suit.

essa?er de retourner le ra ort de 9orce. la lace de celui (ue la guerre a2ait abattu1 Ce n’est donc as la dé9aite (ui 9onde une société de do'ination. il n’? a (ue le 3eu de la 2olonté. c’est-. une autre : c’est le 'écanis'e de l’ac(uisition*1 $n a arence. et on se retrou2e dans cette guerre réelle (ue la dé9aite 2enait. é2ide''ent. c’est tout autre c"ose. 'ais bel et bien une bataille1 Voit un État dé3. la 'erci des 2ain(ueurs. a2ec une 2raie bataille. a rès '@'e la bataille. il 9aut su oser non as un état ri'iti9 de guerre. ou bien ils ris(uent e99ecti2e'ent de 'ourir. l’autre c"ose (ui eut arri2er . la eur. ils ont 9ait de leurs 2ain(ueurs leurs re résentants. ou lutCt les 2aincus a?ant le béné9ice ro2isoire de la 2ie. dis ersée. "istori(ues et i''édiats1 Jour co' rendre ce 'écanis'e. ils acce tent d’obéir. leur dis osition1 . '@'e reconstitué une sou2eraineté. a2ec des batailles réelles et des décisions ar'ées1 Vu osons (ue l’un des deu7 États ainsi constitués soit 2aincu ar l’autre : son ar'ée est 2aincue.. il se'ble bien (u’on ait a99aire .-dire une 2raie guerre. c"a 1 SS1 . la 9ois réels. dit >obbes B on est bien encore et tou3ours dans le ra ort de sou2eraineté1 Jour(uoi Y Jarce (ue. 9ondé tout entier sur la guerre et la rolongation. la dis osition des 2ain(ueurs.-dire e99ecti2e'ent re rendre la guerre. a rès '@'e la dé9aite. 'ais c’est une indi2idualité réelle1 Luand ce sou2erain est un 'onar(ue naturelle'ent indi2iduel. de sus endre. une sou2eraineté (ui * 8bid1. dans ce 'écanis'e. et d’une certaine 'anière indé enda''ent d’elle : c’est (uel(ue c"ose (ui est la eur. ro2isoire'ent au 'oins. constitué sur le 'odèle dont 3e 2iens de arler. une sou2eraineté (ui serait 9ondée sur des ra orts de 9orce . d’une 'anière brutale et "ors du droit. de leur a?er des rede2ances B on est l. alors (u’est-ce (ui 2a se asser Y 0aissant la 2ie au7 2aincus. un 2rai ra ort de 9orce1 Al ? a des 2ain(ueurs et des 2aincus. de ser2itude. c’est '@'e tout le contraire1 -ans le cas des ré ubli(ues d’ac(uisition. direP-2ous. d’escla2age. c’est-. ils ont restauré un sou2erain . dans la ai7. une ré ubli(ue ou . la 'ort : c’est cela (ui 2a 9onder la sou2eraineté. . cela ne l’e' @c"e as d’@tre 9abri(ué co''e sou2erain B et (uand il s’agit d’une asse'blée 6 bien (u’il s’agisse d’un grou e d’indi2idus 6 il ne s’agit as 'oins d’une indi2idualité1 =oil. donc our les ré ubli(ues d’institution1 =ous 2o?eP (ue. du acte et de la re résentation1 . en9in. é2ide''ent. ils ont ar l. et as sou2eraineté1 $" bien non. 'ais ce (ui s’est assé dans cette dé9aite.-dire (ue ceu7-ci eu2ent tuer les 2aincus1 V’ils les tuent il n’? a lus.. la renonciation . des e99ets de la guerre1 -o'ination. de roblè'e : la sou2eraineté de l’État dis ara\t tout si' le'ent arce (ue les indi2idus de cet État ont dis aru1 !ais si les 2ain(ueurs laissent la 2ie au7 2aincus.egardons 'aintenant ce (ui 2a se asser : les 2aincus sont . dans ce (u’on c"erc"ait de uis le début. ou ne re rennent as la guerre. le 'odèle de l’institution1 Vu osons 'aintenant (ue cet État soit atta(ué ar un autre dans une guerre. de céder la terre au7 2ain(ueurs. de deu7 c"oses l’une : ou bien ils 2ont se ré2olter contre les 2ain(ueurs. et les 2aincus sont . sa sou2eraineté détruite B l’enne'i occu e la terre1 /n est donc l. c’est-.egardons 'aintenant l’autre 9or'e de constitution des ré ubli(ues. la renonciation au7 ris(ues de la 2ie1 C’est cela (ui 9ait entrer dans l’ordre de la sou2eraineté et dans un régi'e 3uridi(ue (ui est celui du ou2oir absolu1 0a 2olonté de ré9érer sa 2ie . de tra2ailler our les autres.indi2idualité 9abri(uée. dès lors (ue les 2aincus ont ré9éré la 2ie et l’obéissance. dans un ra ort de do'ination.

sa 'ère . 8bid. s ontané'ent. la sou2eraineté de la 'ère our conser2er sa ro re 2ie et celui des 2aincus. ou (ue l’on retrou2e encore. ce n’est '@'e as sa 9or'e d’e7 ression ou son ni2eau1 Au 9ond. entre ce consente'ent de l’en9ant (consente'ent (ui ne asse '@'e as ar une 2olonté e7 ri'ée ou ar un contrat) . sans (u’il ait . ses arents. our (u’il ? ait sou2eraineté. c’est-. la sou2eraineté est 9ondée1 Au 9ond. eu i' orte (u’on ait le couteau sous la gorge. etc1. ou des arents1 0a sou2eraineté se 9or'e tou3ours ar en dessous. la eur et la sou2eraineté ne se 9or'e 3a'ais ar en "aut. du 2ain(ueur. sa 'ère.-dire ar une décision du lus 9ort. d’un ra ort arentsQen9ants. de toute 9a#on l’on retrou2e la '@'e série : 2olonté. dit-il. arce (ue c’est d’elle. AA. de ses cris. eu i' orte (u’on uisse ou non 9or'uler e7 licite'ent sa 2olonté1 Al 9aut et il su99it.1 Voit. un en9ant (ui na\t1 Ves arents (son ère dans une société ci2ile. dont il dit (u’elle est très roc"e de celle de l’ac(uisition. l’en9ant 2a obéir . C91 aussi De Cive. de sa eur. tout naturelle'ent. en aucun cas. l’état de nature) eu2ent ar9aite'ent le laisser 'ourir. loin d’@tre le t"éoricien des ra orts entre la guerre et le ou2oir oliti(ue.-dire celui entre les arents et les en9ants1 >obbes rend la guerre. et celle d’ac(uisition née de la bataille). ar la 2olonté de ceu7 (ui ont eur1 -e sorte (ue. eu i' orte (ue 2ous a?eP été 2aincus ou non B de toute 9a#on. dire : eu i' orte (u’on se soit battu ou as. AS1 . ar un ra ort de 2iolence. il n’? a as de di99érence de nature1 C’est (u’en 9ait >obbes 2eut 'ontrer (ue ce (ui est décisi9 dans la constitution de la sou2eraineté. a2ait 2oulu éli'iner la guerre co''e réalité "istori(ue. co''e s’il a2ait 2oulu l’éli'iner de la genèse de la sou2eraineté1 Al ? a dans le Leviat(an tout un 9ront du discours (ui consiste . sa 'ère1. (ue soit e99ecti2e'ent résente une certaine 2olonté radicale (ui 9ait (u’on 2eut 2i2re '@'e lors(u’on ne le eut as sans la 2olonté d’un autre1 0a sou2eraineté se constitue donc . (ui lie un en9ant . ou '@'e le 9aire ure'ent et si' le'ent 'ourir1 Al ne eut. ar un 9ait de nature B eu i' orte (ue ce soit la eur (ui engendre une di lo'atie in9inie. dans le ra ort le lus tendre et le lus naturel (ui soit. d’une bataille. ce n’est as la (ualité de la 2olonté. au soir de la dé9aite. 'algré la cou ure (ui eut a ara\tre entre les deu7 grandes 9or'es de ré ubli(ue (celle d’institution née ar ra ort 'utuel. le ra ort de 9orce 1. eur et sou2eraineté1 $t eu i' orte (ue cette série soit déclenc"ée ar un calcul i' licite. et d’elle seule'ent. sans sa 'ère1 $t endant des années. c’est le '@'e 'écanis'e (ui 3oue our 2ous les 2aincus. 2i2re sans ses arents. entre l’une et l’autre a ara\t une identité ro9onde de 'écanis'es1 Lu’il s’agisse d’un accord. tout se asse co''e si >obbes. l’état de nature. (ue ce soit la eur d’un couteau sous la gorge ou le cri d’un en9ant1 -e toute 9a#on. le 9ait de la guerre. 9or'e (ui i' orte eu1 Cette 2olonté est liée . ses arents 6 ou très e7acte'ent . le '@'e (ue celui (ue l’on trou2e . dit-il. de celle (ui a ara\t au soir de la guerre et a rès la dé9aite1 Cet autre t? e de sou2eraineté c’est celle. . 2a 9aire e7acte'ent ce (u’elle lui dit de 9aire. ces deu7 9or'es de sou2eraineté 6 celle de l’ac(uisition et celle de l’institution 6 une troisiè'e. 9or'uler sa 2olonté autre'ent (ue ar la 'ani9estation de ses besoins. c’est-. >obbes a3oute . dit >obbes. artir d’une 9or'e radicale de 2olonté. dans la constitution de l’État.est aussi 3uridi(ue et légiti'e (ue celle (ui a été constituée sur le 'ode de l’institution et de l’accord 'utuel1 -’une 9a#on asseP étrange. (ue dé end sa 2ie1 $lle 2a donc e7ercer sur lui sa sou2eraineté1 /r.

2is stratégi(ue1 C’est-. dans les t"éories 3uridi(ues du ou2oir antérieure'ent 9or'ulées. au 9ond. ce n’est as elle (ui se trou2e transcrite dans les ra orts de sou2eraineté ou (ui reconduit dans le ou2oir ci2il 6 et dans ses inégalités 6 des diss?'étries antérieures d’un ra ort de 9orce (ui auraient été 'ani9estées dans le 9ait '@'e de la bataille1 -’o8 ce roblè'e : . l’arri2ée. les e99ets de toutes ces conduites de guerre. c’est 2ous. l’ai'ent au 9ond. (ui a2eP constitué la sou2eraineté (ui 2ous re résente1 Re nous ennu?eP donc lus a2ec 2os ressasse'ents "istori(ues : au bout de la con(u@te (si 2ous 2ouleP 2rai'ent (u’il ? ait eu une con(u@te). l’utilisation oliti(ue. (uoi s’adresse cette éli'ination de la guerre. indi99érents . et (ue >obbes essaierait. 3a'ais la guerre n’a2ait 3oué ce rCle (ue >obbes lui re9use a2ec ent@te'ent Y Z (uel ad2ersaire. une certaine stratégie t"éori(ue et oliti(ue (ue >obbes récisé'ent 2oulait éli'iner et rendre i' ossible1 Ce (ue >obbes 2oulait donc non as ré9uter 'ais éli'iner et rendre i' ossible. les in2asions. l’incontournable du discours de >obbes. l’é o(ue o8 >obbes écri2ait. 'algré tout. en a'ont ar cette notion de . l’énor'e sil"ouette (ui se ro9ile sur la 2ignette (ui ou2re le Leviat(an et (ui re résente le roi a2ec l’é ée dressée et la crosse dans la 'ain. dans les luttes conte' oraines. c’est our(uoi son c?nis'e a enc"anté '@'e les lus ti'orés1 $n a?ant l’air de rocla'er la guerre artout. une t"éorie récise et déter'inée. les dé ossessions.-2is stratégi(ue. c’est la '@'e c"ose : E =ous l’a2eP 2oulue. . la constitution de la sou2eraineté1 0a constitution de la sou2eraineté ignore la guerre1 $t (u’il ? ait guerre ou as. dans le discours "istori(ue et dans la rati(ue oliti(ue. il ré ète obstiné'ent : 'ais de toute 9a#on. et les e99ets de tout cela.e99ecti2e'ent 'ani9esté dans la bataille. ce n’est as. les illages. . #a n’a as d’i' ortance (u’il ? ait une guerre ou as B ce n’est as de guerre (u’il est (uestion dans la constitution des sou2erainetés1 <e crois (ue ce . le discours de >obbes disait. les su3ets.-2is stratégi(ue du 0é2iat"an c’est.-dire : 'oins un certain contenu du discours (u’il 9audrait ré9uter (u’un certain 3eu discursi9. (uel(ue c"ose (ui serait co''e son ad2ersaire. con(u@te ou accord. 'ais son 2is-. les con9iscations. il ? a2ait (uel(ue c"ose (u’on ourrait a eler non as son ad2ersaire olé'i(ue. ce (ue >obbes 2eut éli'iner c’est la con(u@te. (uoi s’adresse le discours de >obbes. dans toute une strate. (ui. c’est une certaine 'anière de 9aire 9onctionner le sa2oir "istori(ue dans la lutte oliti(ue1 Jlus récisé'ent. la guerre : ce n’est as elle 2éritable'ent (ui engendre les États. dé9aite ou non. c’est un certain E non F . ou encore l’utilisation. de tous les 9aits de bataille et des luttes réelles dans les lois et dans les institutions (ui a are''ent règlent le ou2oir1 -’un 'ot. >obbes s’adresse-t-il (uand. au 9ond il ensait bien1 $t c’est our(uoi 9inale'ent '@'e les "iloso "es (ui l’ont telle'ent blD'é. étant entendu (ue 3a'ais. 2ous trou2ereP encore le contrat. c’est la con(u@te1 Cet énor'e bon"o''e arti9iciel (ui a telle'ent 9ait 9ré'ir tous les bien. en réalité. de ce roblè'e (ui est celui de la con(u@te1 0’in2isible ad2ersaire du 0é2iat"an. cette constitution se 9ait de la '@'e 9a#on1 Au 9ond.ensants du droit et de la "iloso "ie. les ra ines1 les e7actions. si 2ous 2ouleP. d’un certain sa2oir "istori(ue concernant les guerres. une ligne. le discours de >obbes. de contourner1 $n 9ait. un 9ront de son discours. son artenaire olé'i(ue B ce n’est as non lus (uel(ue c"ose (ui serait co''e le non-dit. ce 2is-. dès le dé art et encore . tout le contraire1 Al disait (ue guerre ou as guerre. e" bien. 3e crois. l’ogre étati(ue. le 2is-. la 2olonté a eurée des su3ets1 F 0e roblè'e de la con(u@te se trou2e donc ainsi dissous.

>enri =AA. 2enaient se 3oindre. c’est-. c’était la 'ar(ue d’une autre nation1 -ans cette rati(ue du droit. très e7 licite'ent.-dire au début du S=Ae siècle. >astings.guerre de tous contre tous et en a2al ar la 2olonté. la récocité de la lutte oliti(ue de la bourgeoisie contre la 'onarc"ie absolue d’une art et l’aristocratie de l’autre B et uis l’autre "éno'ène (ui est 2enu se 3oindre . ce (ue 3’a ellerais la E sou99rance linguisti(ue F de ceu7 (ui ne eu2ent se dé9endre 3uridi(ue'ent dans leur ro re langue. (ue la "iloso "ie du droit a ensuite donné co''e réco' ense . bien s)r. celle de 1+66 . . s’était 'ani9estée. l’État (ue ne as lui donner asseP1 $t. dans les rituels de ou2oir. du 9ait "istori(ue du 2ieu7 cli2age de la con(u@te1 Cette résence de la con(u@te nor'ande de Kuillau'e. une certaine 9igure étrangère de la loi1 -ans cette double 'esure. l’État. our le discours "iloso "ico-3uridi(ue. il rassure : il tient tou3ours le discours du contrat et de la sou2eraineté. tout en le blD'ant d’a2oir tro donné . il 'e se'ble (u’il est a aru 6 sinon tout . la rati(ue du droit était inaccessible1 -’o8 cette re2endication (u’on trou2e très tCt dans le . a rès tout. d’une art. dont les actes et les rocédures se déroulaient en langue 9ran#aise. du 'oins a2ec ses di'ensions essentielles et sa 2irulence oliti(ue 6 en Angleterre. de tro donner . les actes ro?au7 récisaient bien (ue le roi d’Angleterre e7er#ait sa sou2eraineté en 2ertu du droit de con(u@te1 Al se donnait co''e successeur au droit de con(u@te des Ror'ands1 0a 9or'ule a dis aru donc a2ec >enri =AA1 Cette résence de la con(u@te se 'ani9estait aussi dans la rati(ue du droit. >obbes le titre sénatorial de ère de la "iloso "ie oliti(ue1 0ors(ue le ca itole de l’État a été 'enacé. le droit était en Angleterre un stig'ate de la résence étrangère.. deu7 2oi71 0’une disait : E Rous so''es les con(uérants et 2ous @tes les 2aincus1 Rous so''es eut-@tre des étrangers. la 9ois. 'ais nous ne le resterons as1 Rous so''es c"eP nous et 2ous en sortireP1 F C’est ce discours de la lutte et de la guerre ci2ile er'anente (ue >obbes a con3uré en re la#ant le contrat derrière toute guerre et toute con(u@te et en sau2ant ainsi la t"éorie de l’État1 -’o8 le 9ait. et dans la(uelle aussi les con9lits entre 3uridictions in9érieures et tribunau7 ro?au7 étaient absolu'ent constants1 For'ulé d’en "aut et en langue étrangère. la conscience. de l’autre. on lui a 9ait re roc"e. et sans doute ar l’e99et de la con3onction entre deu7 "éno'ènes : re'ière'ent. uis(ue 3us(u’. cet État1 !ais. une oie a ré2eillé les dor'aient1 C’est >obbes1 "iloso "es (ui Ce discours (ou lutCt cette rati(ue) contre le(uel >obbes dressait tout un 'ur du Leviat(an. en Angleterre1 C’est un discours . dans ce droit 9or'ulé dans une autre langue. il 2aut 'ieu7 our la "iloso "ie et le droit. se 'ani9estait de bien des 9a#ons . (ui était très 2i2ante de uis des siècles et 3us(ue dans les couc"es o ulaires larges. 3uridi(ue'ent 2alable '@'e. dans les institutions et dans l’e7 érience "istori(ue des su3ets oliti(ues en Angleterre1 $lle se 'ani9estait d’abord. tro donner . le soir de la bataille1 -onc 3e crois (ue >obbes eut bien ara\tre scandaliser1 $n 9ait. de ces 2aincus a eurés.-dire le discours de l’État1 &ien s)r. 9ait our la re'ière 9ois. et. ce 'o'ent-l. c’est-. 'ais 2ous @tes des do'esti(ues1 F Z (uoi l’autre 2oi7 ré ondait : E Rous a2ons eut-@tre été con(uis. bien s)r. en sourdine on lui est reconnaissant d’a2oir con3uré un certain enne'i insidieu7 et barbare1 0’enne'i 6 ou lutCt le discours enne'i au(uel s’adresse >obbes 6 c’est celui (u’on entendait dans les luttes ci2iles (ui 9issuraient l’État.. celui-l. et on lui 9era bru?a''ent re roc"e.

au contraire. siècle1 Ces traditions et ces récits seront réunis our la re'ière 9ois au SAA. au ro9it de l’aristocratie et de la 'onarc"ie nor'andes. nous. (ui étaient au 9ond récits o ulaires.obert Xace dans le +oman de Brut (1155) et le +oman de +ou (116+-1175): cGest ce (uGon a elle la E'atière bretonneF.ar25 7esc(ic(te seines Lebens. .9.!o?en [ge anglais : E Rous 2oulons un droit (ui soit . aboutit . la li'itation du ou2oir ro?al et . Jaris1 Éditions Vociales.)B A1 &erlin.arl . Eharl !ar7 . artir du re'ier con(uérant. sur des 'odes absolu'ent di99érents. 1647). au cours de la seconde 'oitié du SAAe siècle1 1! Keo99re? o9 !on'out" raconte lG"istoire de la nation bretonne . (ui a introduit la légende art"urienne dans les littératures euro éennes1 . 0ei Piger &uc"druc^erei Actiengesellsc"a9t. cet ense'ble '?t"ologi(ue et o ulaire on trou2e. (ui a2aient. 'ais une légende non sa7onne1 C’est la réacti2ation de 2ieilles légendes celti(ues (ui ont été retrou2ées ar les Ror'ands au-dessous '@'e de la couc"e sa7onne des o ulations1 Ces légendes celti(ues se trou2aient tout naturelle'ent réacti2ées ar les Ror'ands. c"a 1 SA1 12 0Gaction de 8van(oe (1419) se situe dans lGAngleterre de .0ose &ljtterF. 0ei Pig. c"acune. c"e9 de la résistance . ce n’est as e7acte'ent une légende nor'ande. autour des(uels l’Angleterre r@2ait. . ce (ui 'ar(uait la résence et les e99ets de la con(u@te en Angleterre. cro?ances '?t"i(ues (le retour du roi >arold). récits o ulaires du t? e . un droit (ui se 9or'ule dans notre langue. la décadence du ro?au'e breton1 Al sGagit dGun des ou2rages les lus o ulaires du !o?en [ge. (ui soit uni9ié ar en bas. des 'esures récises d’e7 ulsion des étrangers (en l’occurrence. c91: $1 !ar7-A2eling. H1 &utter%ort". S=.) a co''e arrière. . la cour des rois nor'ands et (ui sont réacti2ées au S=Ae siècle. l’in2asion des Va7ons 2ers la re'ière 'oitié du 2. 2ous sa2eP. et ensuite ar . 1 (trad1 9r1: . au 'o'ent du dé2elo e'ent de l’absolutis'e ro?al c"eP les Hudor1 Al s’agit essentielle'ent de la légende du c?cle art"urien1 1 &ien s)r.obin des &ois (et c’est dans cette '?t"ologie. cause des relations 'ulti les (u’il ? a2ait entre les Ror'ands. la résistance des &retons contre les en2a"isseurs sa7ons et . 1 51-55B $ !e"ring. artir de cette loi co''une (ui s’o ose au7 statuts ro?au71 F 0a con(u@te 6 3e rends les c"oses un eu au "asard 6 se 'ani9estait aussi dans la résence. son assé et son "istoire1 &ien lus i' ortant (ue tout cela. cultes des rois saints (co''e celui du roi Édouard). re'aniée ar C"rétien de Hro?es dans Lancelot et dans /erceval.arl . in Gsterreic(isc(er Arbeiter". 194. des e99ets oliti(ues bien récis1 Certaines de ces ré2oltes a2aient d’ailleurs un caractère racial sans doute asseP 'ar(ué.lan la France de 0ouis SA1 /n conna\t lGin9luence dGA2an"oe sur A1 H"ierr? et sur sa t"éorie des con(uérants et des con(uis1 1 CGest le c?cle des traditions légendaires et des récits centrés autour de la 9igure '?t"i(ue du sou2erain breton1 Art"ur. le Hro?en &rutus: "istoire (ui.ar2) Histoire de sa vie. siècle ar Keo99re? o9 !on'out" dans De origine et gestis regum Britanniae libri SAA (>eidelberg.ic"ard CUur de 0ionB uentin Dur. 'oins des Ror'ands (ue des 11 Vur h1 !ar7 lecteur de X1 Vcott. 0ondon. c’était toute une 'é'oire "istori(ue des ré2oltes.ard (14*. (ue Xalter Vcott 6 l’un des grands ins irateurs de !ar7 11 6 uisera 8van(oe et un certain no'bre de ro'ans 12 (ui ont été "istori(ue'ent ca itau7 dans la conscience "istori(ue du SASe siècle)1 Face . et la &retagne et les &retons : donc. a rès les con(u@tes ro'aines. la su er osition et l’a99ronte'ent de deu7 ense'bles légendaires "étérogènes : d’une art. . 1914. celles de !on'out" ar e7e' le1!1 -’autres (co''e celle au ter'e de la(uelle a2ait été accordée la 7rande C(arte) a2aient donné lieu .ar2. dans leurs a?s d’origine.arl . deu7 ense'bles '?t"ologi(ues 9orts. co''e les re'ières d’entre elles.alender *ur das Ha(r IJKL. 19. un ense'ble de légendes aristocrati(ues et (uasi 'onarc"i(ues (ui se dé2elo ent . l’ense'ble des récits sa7ons.

1 *55B sur le E-i2ine .ig"t o9 hingsF 2oir aussi le &asili^on doron. la t"éorie t"éologico.Joite2ins. il se ré9érait bien s)r . en des discours (ui étaient ceu7 de l’o osition des races1 $t. au S=AA e siècle. 1" 1# !1 Foucault. codés et trans9or'és en un discours. dans les c"roni(ues. la 9in du S=Ae siècle et au début du S=AAe siècle. 1 *5. 1649. 2ous le trou2eP e99ecti2e'ent 9or'ulé dans ce (ue 3’a ellerais. ou en tout cas les élé'ents (ui er'ettaient ce codage. our lui. Oratio (abita in camera stellata M 1616O. Franco9urti ad !oenu' et 0i siae.-45)1 1$ E$t (ua'(ua' in aliis regionibus ingentes regii sanguinis 9actae sint 'utationes. dei(ue t"rono insident: sed ab i so -eo -eoru' no'ine "onoranturF (Oratio (abita in comitis regni ad omnes ordines in palatio al(aulae M16+9O. 1 6. artir de cette es èce de 2ocabulaire Mengendré arO l’é2éne'ent de la con(u@te. non acce it.oliti(ue du droit di2in1 !ais. E le discours du roi F1 Luand <ac(ues Aer déclarait . étaient anciens1 /n trou2e. (ui er'ettait au7 uns et au7 autres de 9or'uler leurs ro res t"èses1 0a discussion 3uridico. Ange2ins.ontacuto111. (uo. . la nécessité d’e7 ulser des étrangers1 Al ? a2ait donc toute une série d’élé'ents (ui er'ettaient de coder les grandes o ositions sociales dans les 9or'es "istori(ues de la con(u@te et de la do'ination d’une race sur une autre1 Ce codage. in Opera edita111.-dire (ue les con9lits 6 oliti(ues. dans ce cli2age des races et dans leurs s?stè'es d’o osition. et . les élé'ents (ui étaient r@ts our le codage ont 3oué tout naturelle'ent1 $t si 3e dis codage. du 'oins. . . etc1)1 !ais il s’agissait d’un droit du eu le anglais (ui se trou2ait lié . d’une 'anière asseP logi(ue. 3uridi(ues 6 étaient. c’est arce (ue la t"éorie des races n’a as 9onctionné co''e une t"èse articulière d’un grou e contre un autre1 $n 9ait. entre la bourgeoisie d’une art. très 9acile'ent articulés. sire -e institutions rinci is. in Opera edita a Hacobo .)1 ERi"il est in terris (uod non sit in9ra !onarc"iae 9astigiu'1 Rec eni' solu' -ei =icarii sunt . ou le t"è'e des races. (ui -o'inos nu'(ua' 'uta2i'us1 Luu' s urius ille Ror'andicus 2alidissi'o cu' e7ercitu in Anglia' transiisset. le ra ort de do'ination d’une race sur une autre et la ré2olte 6 ou la 'enace er'anente de la ré2olte 6 des 2aincus contre les 2ain(ueurs1 $t alors 2ous alleP trou2er la t"éorie des races. 'entionne la EC"roni(ue de KloucesterF1 E!onarc"ae ro rie sunt 3udices. la 9ois discursi9 et oliti(ue. cette élection di2ine 6 (ui 9aisait (u’e99ecti2e'ent il était le ro riétaire de l’Angleterre 6 a2ait un signe et une caution "istori(ues dans la 2ictoire nor'ande1 $t lors(u’il n’était encore (ue roi d’Écosse. . aussi bien dans les ositions de l’absolutis'e ro?al (ue dans celles des arle'entaires ou arle'entaristes. cause de ces élé'ents (ue 3e 2iens d’énu'érer. écono'i(ues. unde o'nis ea 9acultas deri2ata estF (<a'es 1. des "rases co''e celles-ci : E -es Ror'ands descendent les "auts ersonnages de ce a?s B les "o''es de basse condition sont 9ils des Va7ons1"1 F C’est-. sce tri 3ure ad no2os -o'inos 3ure belli translatoB eade' ta'en illic cernitur in terra' et subditos otestatis regiae 2is. in Opera edita111. il s’est agi d’une es èce d’instru'ent. les lois du ro?au'e sont établies ar eu71$ 6 ce (ui a2ait deu7 consé(uences1 Jre'ière'ent. c’est encore dans le 2ocabulaire de la lutte raciale M(ue ces con9litsO se sont e7 ri'és1 Cette es èce de codage ou. dé3. au !o?en [ge. lors(ue de nou2elles 9or'es oliti(ues de lutte sont a arues. <ac(ues Aer disait (ue les Ror'ands a?ant ris ossession de l’Angleterre.e7 9actus estY At ille leges dedit.eges. dans le 'anuscrit.oliti(ue des droits du sou2erain et des droits du eu le s’est 9aite en Angleterre. la C"a'bre étoilée (ue les rois siègent sur le trCne de -ieu 1#. (uibus 3uris dicendi otestate' ro rie co''isit -eus1 Ra' in t"rono -ei sedent. l’aristocratie et la 'onarc"ie de l’autre. d’un 'ot. (ue dans les ositions lus e7tr@'es des Ri2eleurs MLevellersO ou des Diggers1 0e ri'at de la con(u@te et de la do'ination. obsecro nisi ar'oru' et belli 3ure . (uae a ud nos.

sive De mutuis +egis liberi et populi nascendi conditione illi subditi o**iciis M1594O.-dire au roi1 C’est en tant (ue c"e9 des Ror'ands (ue le roi se trou2e e99ecti2e'ent en ossession. en cette 9in du S=A e siècle. nec eo (uide' er etuo. . le roi. sed usu. ro riétaire de la terre anglaise1 -eu7iè'e'ent. Jicta2is. a ud Jagaeu'. co''ent le t"è'e de l’o osition des races 9onctionnait dans le discours du roi1 C’est ce '@'e t"è'e de la con(u@te nor'ande (ui a articulé la ré li(ue '@'e (ue les arle'entaires o osaient . (ui ante illu' 2ictae Angliae leges dederuntF (<a'es 1. l’é o(ue de l’in2asion nor'ande co''e on co' rend 'aintenant la situation de l’A'éri(ue de2ant les uissances (u’on n’a elait as encore coloniales1 0es Ror'ands ont été en Angleterre ce (ue les gens d’$uro e sont actuelle'ent en A'éri(ue1 F &lac^%ood 9aisait un arallèle entre Kuillau'e le Con(uérant et C"arles =1 Al disait. et donc (ue toutes les terres anglaises a artenaient au7 Ror'ands et au c"e9 des Ror'ands. c’est-. il 9aut co' rendre la situation de l’Angleterre . @tre le droit co''un au7 di99érentes o ulations sur les(uelles s’e7erce la sou2eraineté B le droit.ro riété 'ais si' le'ent en usu9ruit. ne nous ? tro' ons as. analogie1 <e crois (ue c’est &lac^%ood (ui l’a 9or'ulée our la re'ière 9ois en 1541. suae 'ilitiae co'itesB (ue'ad'odu' "odie lera(ue Angliae nobilitas Ror'annica' rae se 9ert origine'B et leges Ror'annico scri tae idio'ate' 9acile' testantur auctore'1 Ri"ilo'inus osteri e3us sce tru' illud "aetenus 9aciliter tenuerunt1 Rec "oc soli Ror'anno licuit: ide' 3us o'nibus 9uit. a bien s)r trans orté des 'odèles euro éens sur d’autres continents. Hus liberae . a2ec ses tec"ni(ues et ses ar'es oliti(ues et 3uridi(ues. dans un te7te (ui s’a elle Apologia pro regibus. 3e crois. sur les structures 3uridico.onarc(iae. et (ui a 9ait (ue l’/ccident a u rati(uer aussi sur lui-'@'e (uel(ue c"ose co''e une colonisation. c’est la 'ar(ue '@'e de la sou2eraineté nor'ande. du 'oins une re'ière 9ois. o8 il dit ceci (ui est très curieu71 Al dit : E Au 9ait. il a laissé au7 2aincus leurs biens non as en nue.-dire du droit (ui est celui de la colonisation1+1 F $t on a. bien entendu. 2i subegit. 1 69)1 . ro os de C"arles = : E Al a sou'is ar la 9orce une artie des Andes occidentales. institutions et tec"ni(ues de ou2oir1 Al ? a eu toute une série de 'odèles coloniau7 (ui ont été ra ortés en /ccident. de la rati(ue coloniale1 Al ne 9aut 3a'ais oublier (ue la colonisation. 2eteribus ignota'. il a été établi ar les Ror'ands et. le droit n’a as . ce discours du roi1 0a 'anière dont les arle'entaires ré9utaient les rétentions de l’absolutis'e ro?al s’articulait elle aussi sur ce dualis'e des races et sur le 9ait de la con(u@te1 0’anal?se des arle'entaires et des arle'entaristes 2etus 3us. et a2itis ossessionibus e2ersis "o'ines no2os et eregrinos i' osuit. 2ictis sua reli(uit.(ue l’Angleterre a2ait été rise en ossession. une es èce d’e99et de retour. nobis A'ericae 2ocabulo non ita ride' audita'. non 'anci io. et 'o?ennant une restation1 $" bien. sur les a areils. 'ais très i' ortante. les Ror'ands l’ont 9ait en Angleterre1 0es Ror'ands sont en Angleterre du '@'e droit (ue nous en A'éri(ue. Adversus 7eorgii Buc(anani dialogum) de &ure regni apud 6cotos' pro regibus apologia. in Opera edita111. 1541. c’est-. 9aisaient 2aloir une très étrange. nec gratuito1 ac i''uni ((uod Anglis obtigit =iliel'i not"i bene9icio) sed in 2itae te' us annuae restationi certa lege locationis obligataF (A1 &lac^%ood. 'ais (u’elle a eu aussi de no'breu7 e99ets de retour sur les 'écanis'es de ou2oir en /ccident. et (ue nous trou2ons ar9aite'ent légiti'e uis(ue nous 9aisons la '@'e c"ose. 1 91)1 1+ ECarolus (uintus i' erator nostra 'e'oria arte' (uanda' occidentaliu' insularu'. o 1 cit1. un colonialis'e interne1 =oil. our eu71 $t ar une "abileté (ui de2ait g@ner assable'ent les ad2ersaires. sinon our la re'ière 9ois. et consuetudine' regni anti(ua2it. ou du 'oins les tenants du discours du roi.oliti(ues de l’/ccident. ce (ue C"arles = a 9ait en A'éri(ue.

le cada2re du roi >arold. la con(u@te n’aurait as u tenir1 Co''ent 2oudrieP-2ous 6 disent-ils 6 (ue (uel(ues diPaines de 'illiers de 'al"eureu7 Ror'ands. on e7"u'ait un certain no'bre de 9aits "istori(ues. erdus sur les terres d’Angleterre. a2ait r@té ser'ent. re résente Kuillau'e en train d’@tre couronné1 !ais ce couronne'ent est 'is en scène de la 9a#on sui2ante : une statue a elée &ritannia tend . a2ait été couronné ar l’arc"e2@(ue d’`or^ B on lui a2ait donné la couronne et il s’était engagé. la 'onarc"ie de Kuillau'e. res ecter les lois dont les c"roni(ueurs disent (ue c’étaient des lois bonnes. c’est égale'ent ce (ui li'ite son ou2oir1 -’ailleurs. on 2oit une sorte de 2ignette. 0ondon1 164*1 Cette Uu2re a été 9ausse'ent attribuée . la 'onarc"ie légiti'e des Va7ons a e99ecti2e'ent dis aru1 $n dessous une scène. la bataille. ou lutCt d’en2elo e'ent de la con(u@te dans un éloge de Kuillau'e le Con(uérant et de sa légiti'ité1 =oil. 'ais (u’ils reconnaissaient e99ecti2e'ent dans les Ror'ands des gens (ui ou2aient e7ercer le ou2oir1 Ainsi. d’ailleurs. ar ce non-'assacre des Ror'ands et ar cette non-ré2olte. endant (u’un autre 1* Argumentum Anti"Normannicum) or an Argument proving) *rom ancient (istories and records) t(at Ailliam) Du4e o* Normandy) made no absolute con#uest o* 1ngland by t(e . donc. de 'anière arado7ale. dans cette anal?se. F1 0e roi Kuillau'e re#oit sa couronne d’un arc"e2@(ue d’`or^. il n’? a2ait lus de successeur légiti'e 6 si on ad'et la légiti'ité d’>arold 6 et ar consé(uent la couronne de2ait tout naturelle'ent re2enir . 2rais ou 9au7) >arold 6 a2ant '@'e la 'ort d’Édouard le Con9esseur (ui a2ait bel et bien désigné Kuillau'e co''e son successeur-a2ait r@té ser'ent (u’il ne de2iendrait as roi d’Angleterre 'ais céderait le trCne ou acce terait (ue Kuillau'e 'onte sur le trCne d’Angleterre1 -e toute 9a#on. la guerre elle-'@'e. au 'oins dans un re'ier te' s. les droits non d’une con(u@te 'ais du ro?au'e d’Angleterre tel (u’il e7istait1 Al s’est trou2é "éritier d’un ro?au'e (ui était lié ar un certain no'bre de lois 6 et "éritier d’une sou2eraineté (ui était li'itée ar les lois '@'es du régi'e sa7on1 Ce (ui 9ait (ue ce (ui légiti'e. en ceci. au 'ilieu des deu7 trou es. acce tées et a rou2ées1 Al s’était donc lié . si 2rai'ent la bataille d’>astings a2ait entra\né un ra ort de ure do'ination des Ror'ands sur les Va7ons. >astings) et. deu7 trou es ar'ées (il s’agit é2ide''ent des Ror'ands et des Va7ons .ord) in t(e sense o* our modern . ar cette acce tation. a3outent les arle'entaristes. aient u s’? 'aintenir et assurer e99ecti2e'ent un ou2oir er'anent Y /n les aurait de toute 9a#on assassinés dans leur lit le soir de la bataille1 /r. >astings. Kuillau'e était bien le roi légiti'e1 $t il était bien le roi légiti'e. tout si' le'ent arce (ue (et alors l. ce n’est as cela l’i' ortant1 Au 9ond. cela ne se serait as roduit : >arold étant 'ort dans la bataille d’>astings. ar une sorte de dénégation de la con(u@te. une bataille. il n’? a as eu de grandes ré2oltes. . Kuillau'e1 -e sorte (ue Kuillau'e ne s’est as trou2é @tre le con(uérant de l’Angleterre.co''en#ait. co''ent ils 'enaient leur anal?se1 Als disaient : il ne 9aut as s’? tro' er 6 et. Kuillau'e un a ier sur le(uel on lit : E 0ois d’Angleterre2. au cours de cette céré'onie. anti(ues. dis osée ainsi : en bandeau. ce s?stè'e de la 'onarc"ie sa7onne (ui l’a2ait récédé1 -ans un te7te (ui s’a elle Argumentum Anti"Normannicum1* et (ui est re résentati9 de cette t"èse. ce (ui rou2e bien (u’au 9ond les 2aincus ne se considéraient as telle'ent co''e 2aincus et occu és ar des 2ain(ueurs. en lus grand 9or'at. (u’on eut 'ettre en arallèle a2ec celle du Leviat(an. 2ous 2o?eP co'bien on est roc"e de >obbes 6. s’il s’était agi d’une con(u@te.riters. $1 Co^e1 . ils 2alidaient donc la 'onarc"ie de Kuillau'e1 $t Kuillau'e. 'ais il s’est trou2é "ériter des droits.

orld MJLL unto t(e year o* grace INNO. dont on 2oit aussi (ue les Ror'ands ont 2oulu l’étou99er ou le détourner dans les années (ui ont sui2i la con(u@te. 1675. 21 EH"e e7cellent and 'ost 9a'ous 0a%s o9 Vt1 $d%ardF1 ECoronation -at"F1 Jour l’illustration de cette 2ignette. dans le but de Eglori9? t"e re-Ror'an astF. ce 'o'ent-l. un 'anuscrit du SAAAe siècle dont il rétendait (ue c’était la 9or'ulation des 2.-dire un régi'e oliti(ue s?sté'ati(ue'ent diss?'étri(ue et s?sté'ati(ue'ent 9a2orable . a2ec l’institution du Jarle'ent et a2ec la ré2olution du S=AAe siècle. c’est. 5 1 s19ol1 22 X1 V1 C"urc"ill. ostérieur . (u’ont été i' osés les droits du Jarle'ent.ings o* t(is 8sle) *rom t(e year o* t(e . on re résente bien (ue Kuillau'e n’est as e99ecti2e'ent le con(uérant (u’il rétendait @tre. l’on a essa?é de rétablir Y $" bien. branc"és sur la 'onarc"ie nor'ande. (u’ont lutté les tribunau7 in9érieurs lors(u’ils 2oulaient absolu'ent i' oser la E loi co''une F* contre les statuts ro?au71 C’est contre lui aussi (ue la lutte actuelle. 'ais (u’il est l’"éritier légiti'e. (ui a2ait e99ecti2e'ent décou2ert. ar des écri2ains oliti(ues (&lac^%ood. de 9ait et de droit. (u’est-ce (ue ce 2ieu7 droit sa7on dont on 2oit (u’il a été acce té. 2oir EAn $7 lanation o9 t"e Frontis ieceF. >arrison. 0ondon. au cours desS=Ae et S=AAe siècles. in Argumentum Anti"Normannicum111. etc1). ou le E 3oug nor'and2 F. etc1)1 ar la EVociet? o9 Anti(uariansF (Velden. 9ol1 149-19+1 2 0a t"éorie du ERor'an ?o^eF (ou du ERor'an bondageF) a2ait été di99usée. etc1). et (ui a organisé en Angleterre ce (u’on a elle 3uste'ent .ecclésiasti(ue lui tend un a ier sur le(uel il -? a : E Ver'ent du roi21 F1 -e sorte (ue. c’est une certaine loi sa7onne1 $t l. op' cit1.. ar l. la reconnaissance de l’Église et le ser'ent (u’il a r@té1 Xinston C"urc"ill. le E nor'anis'e F. Divi Britannici) being a remar4 upon t(e lives o* all t(e .-dire tout un 3eu de dé ossessions. la 'onarc"ie nor'andes1 $t c’est contre ce E nor'anis'e F 6 et non as contre Kuillau'e 6 (u’ont eu lieu toutes les ré2oltes du !o?en [ge B c’est contre ces abus. écri2ait en 1675 : E Au 9ond. (u’a co''encé 2éritable'ent la con(u@te. disent les arle'entaristes. ar Kuillau'e. Ro%ell). celui du S=AAe siècle. ar les 3uristes (Co^e. ar les E$liPabet"an C"roniclersF (>olins"ed1 V eed1 -aniel. d’abus de droit1 0a con(u@te a été ce long détourne'ent (ui a sui2i l’installation des Ror'ands. l’a2ène'ent de Kuillau'e. c’est-. >astings et . l’aristocratie et . est en train de se dérouler1 /r. Kuillau'e n’a as con(uis l’Angleterre B ce sont les Anglais (ui ont con(uis Kuillau'e 221 F $t c’est si' le'ent a rès ce trans9ert 6 ar9aite'ent légiti'e 6 du ou2oir sa7on au roi nor'and. d’e7actions. et (u’a2ec la 7rande C(arte. celle du S=AA e siècle. a 3oué d’une 9a#on i' ortante l’in9luence d’un 3uriste (ui s’a elait Co^e et (ui rétendait a2oir décou2ert. 2éritable "éritier de la tradition sa7onne B c’est contre ce E nor'anis'e F. a2ant lGin2asion et la con(u@te1 * !anuscrit: ECo''on 0a%F1 . un "éritier dont la sou2eraineté se trou2e li'itée ar les lois d’Angleterre.

16+*.* s1 ag1 C91 aussi La 3ierce /art des +eports de 6' 1dv' Co4e. 0ondon. l’"istoricis'e (u’on o osait . SAAA. 1615B Hani Anglorum.. la lace de E(ui a2ait ses ro res 3ugesF : Eils étaient leurs ro res 3ugesF1 2# !1 Foucault se ré9ère robable'ent F An Historical Discourse o* t(e uni*ormity o* 7overnment o* 1ngland. 165*. 1 5-74)1 2" 3(e . Jré9aceB La Di2me /art des +eports de 6' 1dv' Co4e. 9aisaient re'ar(uer (ue c’était un droit 'er2eilleu7 et bien roc"e de la raison "u'aine. and burt"en lig"t: but t"eir 'otion ro2ed so irregular as Kod %as leased to reduce t"e' b? anot"er %a?F (An Historical Discourse111. 9ol1 1-. aussi bien arle'entaristes (ue radicau7 ré2olutionnaires.irror o* Hustice est un te7te écrit originaire'ent en 9ran#ais . o 1 cit1. sous le titre de . Jré9ace. rédigé ar Rat"aniel &acon sur la base des 'anuscrits de <o"n Velden (2oir An Historical and /olitical Discourse o* t(e La.s and 7overnment o* 1ngland''' collected *rom some manuscript notes o*'Ho(n 6elden''' by Nat(aniel Bacon . celui d’At"ènes et dans l’ordre 'ilitaire .eaderF. 0ondini. SA. Velden dit (ue Et"eir 3udicial %ere 2er? suitable to t"e At"enian. o9 t"e title and sub3ect o9 %"ic" boo^e t"e Aut"or s"altel ?ou "i'sel9 in t"ese %ords1 X"ic" Vu''ar? A "a2e intituled kH"e !irrors o9 Austice’. di2ers 9ro' all ot"er eo leB t"eir la%es "onourable 9or t"e hing. celui de V arte1 Luant au contenu des lois religieuses et 'orales. eu rès se'blable .iroirs de &ustice2". 17*6. Jré9ace. un 'odèle "istori(ue 2! EA "a2e a 2er? auntient and tea'ed treatise o9 t"e 0a%es o9 t"is ^ingdo'e %"ereb? t"is . 161. but t"eir 'ilitar? 'ore li^e t"e 0acede'onianF ( 1 15B 2oir c"a 1 A=-S0AAA)1 -e <1 Velden c91 aussi Analecton Anglobritannicon libri duo. la 9in du SA=e siècle. 1611. our lGe7 osé de lG"istoire Eo9 t"e nationall 0a%es o9 t"eir nati2e countr?F1 Al 9aut signaler (ue Co^e se ré9érera au . c"a 1 =AAA. o8 se '@laient .2ieilles lois sa7onnes2!. easie 9or t"e sub3ectB and t"eir go2ern'ent abo2e all ot"er li^est unto t"at o9 C"rists hingdo'e.eal'eF ($1 Co^e. 0ondon. dont le 3oug est aisé et le 9ardeau léger2$1 F -e sorte (ue. . Jré9ace E0ectoriQHo t"e . ar e7e' le. according to t"e 2ertues and substances embellies %"ic" A "a2e obser2ed. robable'ent ar Andre% >orn1 Tne traduction anglaise de 1656 9era de ce te7te lGune des ré9érences 9onda'entales our tous les artisans. ce droit sa7on a araissait et était caractérisé co''e l’e7 ression '@'e de la raison "u'aine .s o* 1ngland. 3(e First /art. alors (u’en réalité. * to'es. (ui a2ait ses ro res 3uges* et (ui ne reconnaissait le ou2oir du roi (u’en te' s de guerre. 0ondon. SSS=B 'ais surtout 3(e 6econd /art o* t(e 8nstitutes o* t(e La. La Neu*me /art des +eports de 6' 1dv' Co4e. la 9ois la t"éorie des droits naturels. l’État sa7on aurait été tout roc"e des lois de !oase1 At"ènes. 0ondon. 9ol1 917B La Huictieme /art des +eports de 6' 1dv' Co4e. de droit ri2é et ublic.)1 . du !o?en [ge1 Co^e l’a 9ait 9onctionner co''e l’e7 osé du droit sa7on1 /n re résentait ce droit sa7on . 1657. 9ol1 1-54. !oase B le sa7on était bien entendu l’État ar9ait1 0es E Va7ons de2inrent F (c’est dans un te7te de 1657 (u’on dit ceci) E un eu co''e les <ui9s. 1649)1 Z ro os des Va7ons. and %"ic" "a2e used b? "ol? custo's since t"e ti'e o9 hing Art"ur and C1 M111O An t"is boo^e in e99ect a earet" t"e %"ole 9ra'e o9 t"e auntient co''on 0a%es o9 t"is . (ui élisait ses c"e9s.F1 * !anuscrit. 0ondon. la 9ois co''e la loi originaire et "istori(ue'ent aut"enti(ue 6 d’o8 l’i' ortance de ce 'anuscrit 6 du eu le sa7on. V arte. l’état naturel1 -es 3uristes co''e Velden 2#. distincts de tout autre eu le : leurs lois étaient "onorables en tant (ue lois et leur gou2erne'ent était co''e le ro?au'e de -ieu. in Opera omnia latina et anglica.irrors o* Hustice égale'ent dans ses Anstitutes1 =oir en articulier 3(e Fourt( /art o* t(e 8nstitutes o* t(e La. 0ondon1 1655. 0ondon. l’absolutis'e des Vtuart basculait dans une uto ie 9ondatrice. 1615. 0ondon.s o* 1ngland. Franco9urti. co''e c"e9 de guerre et as du tout co''e e7er#ant une sou2eraineté absolue et incontrClée sur le cor s social1 Al s’agissait donc d’une 9igure "istori(ue (u’on essa?ait 6 ar les rec"erc"es sur les anti(uités du droit 6 de 9i7er sous une 9or'e "istori(ue'ent récise1 !ais en '@'e te' s. uis(u’il était dans l’ordre ci2il res(ue se'blable . %"ose ?o^e is easie. du ECommon La. 2ol1 AA1 2$ EH"us t"e Va7ons beco'e so'e%"at li^e t"e <e%es.eal'e %as go2erned about A 1++ ?ears ast. 1 11*-11. il s’agissait d’un e7 osé d’un certain no'bre de rati(ues de 3uris rudence. 2ous le 2o?eP.

1656. le roi co''e étant l’un des aristocrates 6 au reste du eu le. des ièges. Re% `or^. au contraire. 1659B 1nglands Birt("rig(t Hussti*ied against all arbitrary usurpation. l’ob3ecti9 re'ier de la ré2olution doit @tre la su ression de toutes les lois ost-nor'andes. il ? a eu une con(u@te. 1 11-1.i2t Ho(n Lilburne) close prisoner in t(e 3o.s o* 1ngland. 'ais des 'o?ens de 9aire ser2ir les intér@ts1 Jar consé(uent. 0ondon. le 3oug nor'and1 0es lois. elles assurent le Norman yo4e. 1 741 2* =oir en articulier <1 0ilburne. uis(ue nous 2o?ons M(u’il ? aO con(u@te. des ducs. disait 0ilburne. 0ondon. su ression égale'ent de toutes les di99érences (ui o osent l’aristocratie 6 et non seule'ent l’aristocratie. 0ondon1 1657B 1nglands Ne. en (uel(ue sorte au ied de la lettre. 'ais l’aristocratie et le roi. 0ondon. dans la 'esure o8. c’est-. Vec^er and Xarburg. le régi'e de la ro riété. dé9aite et con(u@te1 C’est 2rai.er o* London) and . e SSS=AA)1 Vignalons (ue la "rase de Xarr est citée en artie ar C"1 >ill. etc1 !ais cette 9ois l’"istoricis'e ne 2a (u’en e7tr@'e li'ite basculer dans cette es èce d’uto ie des droits naturels dont 3e arlais tout . 3(e Levellers 3racts INPQ"INLR. il 9aut considérer (ue cette dé9aite et cette con(u@te sont non as du tout le oint de dé art du droit 6 et du droit absolu 6 'ais d’un état de non-droit (ui 9ra e d’in2alidité toutes les lois et toutes les di99érences sociales (ui 'ar(uent l’aristocratie. 3(e Corruption and De*iciency o* t(e La. 1954. dont le roi béné9icie et (ue le roi garantit1 Kuillau'e et ses successeurs. 0ondon. 16541 0a lu art des a' "lets des Ri2eleurs ont été réunis in X1 >aller I K1 -a2ies. 0ondon. sont 9aites ar les con(uérants2*1 Vu ression. ar consé(uent.r' Hug( /eters. 0ondon.2alorisé et le r@2e d’une sorte de ro?au'e de -ieu1 $t c’est cette uto ie du droit sa7on. disait 0ilburne. la 'onarc"ie a raison (uand elle dit (u’il ? a eu in2asion. etc1 F Houtes les lois telles (u’elles 9onctionnent en Angleterre 6 c’est un te7te de <o"n Xarr. 0ondon1 1659. 19551 . l’"eure1 Au 9ond.ans Husti*ication. 1. 2ous alleP le retrou2er une troisiè'e 9ois. uis(u’il ? a eu e99ecti2e'ent dé9aite des Va7ons de2ant les Ror'ands. su osé reconnu ar la 'onarc"ie nor'ande.o 3reatises. %"ic" %ere o9 all nations t"e 'ost (uarrelso'e and 'ost 9allacious in contri2ing o9 contro2ersies and suitsF (<1 Xarr.-dire dans le discours lus etitbourgeois ou. la t"èse '@'e de l’absolutis'e ro?al1 0es Ri2eleurs 2ont dire ceci : E $99ecti2e'ent. Colu'bia Tni2ersit? Jress. 'ais un si' le et constant ra ort de ra ine et de 2ol1 Ce n’est as la rotection ro?ale (ui s’étend sur le eu le B c’est l’e7action nobiliaire. doubts and contrar? to t"e'sel2esB 9or t"e? %ere in2ented and establis"ed b? t"e Ror'ans. in /uritanism and +evolution. ont 9ait de leurs co' agnons de brigandage. des 'éc"ancetés 2+ F1 0es lois sont des ièges : ce ne sont as du tout des li'ites de ou2oir. 1 1B c91 en articulier c"a 1 AA et AAA1 =oir aussi Administration Civil and 6piritual in 3. (ui dit cela 6 doi2ent @tre considérées E co''e des tric^s. (ui de2ait de2enir le socle 3uridi(ue de la ré ubli(ue nou2elle (ue les arle'entaires 2oulaient établir1 Ce '@'e 9ait de la con(u@te.B 2oir aussi A Discourse bet. 1654. de illage et de 2ol. eds1. de 'anière directe ou indirecte. C(ains Discovered. c"eP les Ri2eleurs on 2a retrou2er. 'ais cette 9ois dans la osition radicale de ceu7 (ui ont été les lus o osés non seule'ent . 1655B +egall 3yrannie Discovered. si 2ous 2ouleP. des Ri2eleurs. car les nobles et le roi n’ont as a2ec le eu le un ra ort de rotection. 3(e Hust . et c’est de cela (u’il 9aut artir1 !ais la 'onarc"ie absolue se sert du 9ait de la con(u@te our ? 2oir le 9onde'ent légiti'e de ses droits1 Jour nous. des Diggers. lus o ulaire. de l’a areil légal entier1 -eu7iè'e'ent. des barons et des 2+ EH"e la%s o9 $ngland are 9ull o9 tric^s. La Corruption et la Dé*icience des lois anglaises. 'ais ce sont des instru'ents de ou2oir B non as des 'o?ens de 9aire régner la 3ustice. la 'onarc"ie 'ais '@'e au7 arle'entaristes.

op' cit1. c’est la guerre. les lois. $arles.obbers. d’e7action des lois et de do'ination du gou2erne'ent1 $t il l’a 'ontré tout si' le'ent arce (u’il n’a as cessé de se ré2olter 6 et la ré2olte ce n’est autre c"ose. sa rédaction1 . en (uel(ue sorte. cela 2a @tre la guerre des autres contre les uns1 &ien s)r. our la lu art. (ui a tra"i la cause sa7onne et (ui est assée du cCté nor'and1 $n 9ait. la lus 9a2orisée et la lus ric"e. la sanction d’une guerre. ar tra"ison. elles aussi. au 9ond. re'onter lus loin Kuillau'e le Con(uérant et ses successeurs E'ade -u^es. (ui sont les nCtres et (ui sont 3ustes arce (ue ce sont aussi des lois de nature1 F $t uis. (ue cette autre 9ace de la guerre. et ont a orté. our les Diggers. (ue le discours des Ri2eleurs 2a éclater dans lusieurs directions (ui sont restées.lords . "istori(ue'ent. le ou2oir et le gou2erne'ent1 0oi. on a 6 disent les Diggers 6 la reu2e (ue le gou2erne'ent. un régi'e de do'ination. dont la 9ace er'anente. tout ce (ui est a arente concession n’a été (ue tra"ison et ruse de guerre1 Jar consé(uent. cela 2a @tre l’en2ers d’une guerre (ue le gou2erne'ent ne cesse de 'ener1 0e gou2erne'ent.1 /2erton collabora robable'ent .ogues and H"ie2esF (+egall 3yrannie111. c’est la sanction d’une guerre : et sous ce régi'e (ue trou2e-t-on Y /n trou2e. loin de dire a2ec les arle'entaires (u’il 9aut continuer les lois et e' @c"er (ue l’absolutis'e ro?al ne ré2ale contre elles. résent n’ont as abouti 6 non seule'ent arce (ue les Ror'ands ont gagné. la base1 0es ra orts de ro riété sont entière'ent in2alidés ar le 9ait de la con(u@te1 Hroisiè'e'ent. ne ourrait-on 9aire la '@'e anal?se sur les lois sa7onnes Y 0es lois sa7onnes n’étaient-elles as. contre le ou2oir nor'and1 C’est . &arrons and 0ords o9 t"eir 9ello% . le régi'e de la ro riété est encore actuelle'ent le régi'e guerrier de l’occu ation. il ? a eu tra"ison de l’Église1 $t '@'e ces élé'ents (ue les arle'entaires 9aisaient 2aloir co''e étant une li'itation au droit nor'and 6 '@'e la 7rande C(arte. (ue la continuation de la guerre. artir de l. le statut de la ro riété ne sont. les Ri2eleurs et les Diggers 2ont dire (u’il 9aut se libérer des lois ar une guerre (ui ré ondra . leur aide au E nor'anis'e F1 Al ? a eu tra"ison des ric"es. 'ais aussi arce (ue les gens ric"es ont béné9icié. ar consé(uent. re ris . la rati(ue des tribunau7 6 tout cela. c’est-. la guerre1 Al 9aut 'ener la guerre ci2ile 3us(u’au bout. sans cesse dénoncé le caractère de illage de la ro riété. les ré2oltes 3us(u’. 9inale'ent. tout co''e le nor'and Y Re 9aut-il as. un eu . au 9ond. c’est la guerre des uns contre les autres B la ré2olte. dans le 9ait (ue le eu le a tou3ours co' ris co''e e99ets de la con(u@te ses gou2erne'ents. une 9or'e de illage et d’e7action Y 0e régi'e sa7on n’était-il as. la guerre des uns contre les autres1 0a ré2olte ne 2a donc as @tre la ru ture d’un s?stè'e aci9i(ue de lois our une cause (uelcon(ue1 0a ré2olte. c’est encore et tou3ours le s?stè'e nor'and et ses e7actions (ui 3ouent B si' le'ent a2ec l’aide d’une artie de la o ulation. . eu élaborées1 0’une a été une direction ro re'ent t"éologico-raciale. les lois sa7onnes1 Alors. ou2oir et gou2erne'ent. ar consé(uent. de la con9iscation et du illage1 Hous les ra orts de ro riété 6 co''e tout l’ense'ble du s?stè'e légal 6 doi2ent @tre reconsidérés.1 Jar consé(uent. ses lois et ses ra orts de ro riété1 0e eu le a. c’est la loi. de l’in2asion et de la dé9aite. 1 46)1 0Gattribution de ce a' "let .-dire. la 'anière des arle'entaristes : E . du s?stè'e nor'and. (ui reste un etit eu en sus ens. . et (ui dit ceci : le régi'e nor'and est un régi'e de illage et d’e7action. <1 0ilburne nGest as s)reB . on 2oit a ara\tre une autre 9or'e de discours.etour au7 lois sa7onnes. le Jarle'ent.

ovement. 3(e Aor4s o* 7errard Ainstanley) . on a une ré2olte (ui 2a se 9or'uler co''e une sorte de droit absolu : on a droit . . 0ondon. 165+B 3(e La. 165* (c91 K1 >1 Vabine. la 9ois co''e rogra''e d’action oliti(ue et co''e rec"erc"e de sa2oir "istori(ue.it( an appendi2 o* documents relating to t(e Digger . a?s d’origine. le discours des ré2oltes du !o?en [ge)1 0. (u’on ne uisse anal?ser en ter'es de do'ination des uns sur les autres Y &ien s)r. At"aca. un certain ordre social (ui est celui de la guerre. s 1l1. cette 9or'ulation reste en sus ens1 /n la trou2e . de déc"i99rer. redécou2erte des 2ieilles lois1 Tn sc"é'a binaire (ui er'ettait.ore Lig(t 6(ining in Buc4ing(ams(ire. une rati(ue oliti(ue co"érente1 Al n’en reste as 'oins (ue 2ous 2o?eP l. ed1. le sc"é'a binaire.. une re2endication. (uelle (u’elle soit. se 9or'uler our la re'ière 9ois l’idée (ue toute loi.agistracy +estored. d’autre art. 'ais 2iole''ent 'enée entre les races1 $n9in. un sc"é'a binaire (ui 9ondait la ré2olte non as si' le'ent sur le 9ait (ue la situation des lus 'al"eureu7 était de2enue intolérable. et (u’il 9allait bien (u’ils se ré2oltent uis(u’ils ne ou2aient as se 9aire entendre (C’était. 165+B K1 Xinstanle?. l’intérieur de toute une anal?se "istori(ue (ui 'et au 3our la guerre co''e trait er'anent des ra orts sociau7. c’est (ue 3e crois (u’on ? 2oit 9onctionner. our la re'ière 9ois sur le 'ode oliti(ue et sur le 'ode "istori(ue. o* Freedom in a /lat*orm) or 3rue . la(uelle elle 'ettra 9in co''e une éri étie dernière1 Jar consé(uent. (uel (u’il soit. se 3usti9ie co''e une sorte de nécessité de l’"istoire : elle ré ond .-dire (u’il n’? a as de 9or'es "istori(ues de ou2oir. "abitudes ancestrales. un certain sc"é'a binaire1 Ce sc"é'a de l’o osition entre les ric"es et les au2res e7istait sans doute dé3. 0ondon. la nécessité logi(ue et "istori(ue de la ré2olte 2ient s’inscrire . é aisseur d’un assé co''un. 0ondon. c’est-. 1654B . . de constater un danger1 C’était la re'ière 9ois (ue ce sc"é'a binaire (ui scandait la société ou2ait s’articuler d’abord sur des 9aits de nationalité : langue. co''e tra'e et secret des institutions et des s?stè'es 0es te7tes les lus connus des Diggers au7(uels !1 Foucault ourrait se ré9érer ici.et( . tout un ense'ble d’institutions a2ec leur é2olution1 Al er'ettait aussi d’anal?ser les institutions actuelles en ter'es d’a99ronte'ent et de guerre. sur toute leur longueur "istori(ue. toute 9or'e de sou2eraineté. 'ais co''e le 'ou2e'ent indé9ini 6 et indé9ini'ent "istori(ue 6 des ra orts de do'ination des uns sur les autres1 Vi 3’ai beaucou insisté sur ce discours anglais autour de la guerre des races. sont les deu7 'ani9estes anon?'es: 0ig"t V"ining in &uc^ing"a's"ire. 'aintenant. la 9ois sa2a''ent. "? ocrite'ent. une anal?se "istori(ue ni . . doi2ent s’anal?ser non as dans les ter'es du droit naturel et de la constitution de la sou2eraineté. si 2ous 2ouleP. (uelle (u’elle soit. Cornell Tni2ersit? Jress. (uelles (u’elles soient. la ré2olte non as arce (u’on n’a as u se 9aire entendre et (u’il 9aut bien ro' re l’ordre si l’on 2eut rétablir une 3ustice lus 3uste1 0a ré2olte. 1951)1 1 . e7istence d’un droit arc"aa(ue.encore et dire 6 c’est ce (u’on trou2e dans certains te7tes des Diggers 1 6 (u’au 9ond la do'ination co''ence a2ec toute 9or'e de ou2oir. titre de "rases ulti'es B elles n’ont 3a'ais donné e99ecti2e'ent lieu . tout t? e de ou2oir. s1 l1. 'aintenant. 16591 C91 aussi K1 Xinstanle? et al11 3o (is 12cellency t(e Lord Fair*a2 and t(e Counsell o* Aarre t(e brot(erly re#uest o* t(ose t(at are called Diggers s(e. Fire in t(e Bus(. R1 `1. et a2ait scandé la erce tion de la société au !o?en Age co''e dans les cites grec(ues1 !ais c’était la re'ière 9ois (u’un sc"é'a binaire n’était as si' le'ent une 'anière d’articuler une lainte.

on est dans ce ra ort "istori(ue'ent indé9ini. et . ce (u’il 9allait éli'iner. 'ettre en batterie toutes les ossibilités. ce sera le 'atérialis'e dialecti(ue1 0’o ération de >obbes a consisté . catégorie 3uridi(ue di99icile1 Al 9allait é2iter ce roblè'e de la con(u@te autour du(uel s’étaient dis ersés 9inale'ent tous les discours et tous les rogra''es oliti(ues de la re'ière 'oitié du S=AAe siècle1 C’était cela (u’il 9allait éli'iner B et. éli'iner ce terrible roblè'e de la con(u@te anglaise. lus longue éc"éance. d’une 9a#on lus générale. des ra orts de ou2oir. tra2ers les discussions dont 3e 2ous ai arlé. '@'e les lus e7tr@'es. l’obstacle du discours "iloso "ico-3uridi(ue (ui a essa?é de le dis(uali9ier B au SASe siècle. la 9ois l’"istoire et l’éloge1 .-dire cette es èce de discours (ue l’on 2oit se ro9iler . dire : dès (ue l’on a a99aire . c’était ce (ue 3’a ellerais l’E "istoricis'e oliti(ue F. on n’est as dans le droit et on n’est as dans la sou2eraineté B on est dans la do'ination.de ou2oir1 $t 3e crois (ue c’était #a le grand ad2ersaire de >obbes1 Ce contre (uoi il a dis osé tout un 9ront du Leviat(an. indé9ini'ent é ais et 'ulti le de do'ination1 /n ne sort as de la do'ination. c’est-. c’est (u’il 2oulait. c’est l’ad2ersaire de tout discours "iloso "ico3uridi(ue (ui 9onde la sou2eraineté de l’État1 C’est contre cela (ue >obbes dirigeait donc son anal?se de la naissance de la sou2eraineté1 $t s’il a 2oulu si 9ort éli'iner la guerre. d’une 9a#on récise et onctuelle. catégorie "istori(ue douloureuse. e7acte'ent co''e au SASe siècle le 'atérialis'e dialecti(ue blo(uera lui aussi le discours de l’"istoricis'e oliti(ue1 0’"istoricis'e oliti(ue a rencontré deu7 obstacles : au S=AAe siècle. c’est de ce discours de l’"istoricis'e oliti(ue (ue 3e 2oudrais 9aire . our 9aire taire ce discours de l’"istoricis'e oliti(ue1 $" bien. (ui se 9or'ule dans certaines des "ases les lus radicales et (ui consiste . du discours "iloso "ico-3uridi(ue. donc on ne sort as de l’"istoire1 0e discours "iloso "ico-3uridi(ue de >obbes a été une 'anière de blo(uer cet "istoricis'e oliti(ue (ui était donc le discours et le sa2oir e99ecti2e'ent acti9s dans les luttes oliti(ues du S=AAe siècle1 Al s’agissait de le blo(uer.

uis en Ker'anie sur les ri2es du . de dire le droit du ou2oir : c’est. a2aient (uitté Hroie au 'o'ent de l’incendie de la 2ille.onsard (157*).o'e.9-175*. s’étaient d’abord ré9ugiés sur les ri2es du -anube. il ? a une élision co' lète de . et 9inale'ent a2aient trou2é. cause du caractère 9antasti(ue des d?nasties ou des 9aits "istori(ues au7(uels il se ré9érait. au 9ond.o'e est l. une é o(ue co''e la . au contraire. 9ils de Jria'. 3us(u’. sous la conduite du roi Francus. ait u continuer . de la Kaule d’abord enne'ie de .o'e et de la Kaule. ou lutCt 9ondé en France leur atrie1 Ce récit. de toute une littérature ro'aine (ui était ourtant ar9aite'ent connue . 17. 3u'elle : . une le#on de droit ublic1 C’est en tant (ue le#on de droit ublic. la 9ois du éri le et de la 9ondation de la atrie1 <e 2eu7 si' le'ent '’interroger sur ce oint : il est tout de '@'e étonnant (ue ce récit ait u @tre re ris. 'ais lutCt arce (ue dans cette légende. la . t1 Al et AAA1 .o'e i' ériale1 $t élision. co''e 1 /n conna\t. l’é o(ue1 <e crois (u’on eut co' rendre l’élision de . (ue c’est un discours (ui a une 9onction récise.enaissance encore. et des Francs (ui étaient eu7-'@'es des Hro?ens (ui."in. cette tradition. élision de César et de la . la Franciade de . de la Kaule en2a"issant l’Atalie et assiégeant . ar consé(uent. (ui n’est as tant de raconter le assé ou de dire les origines. et ubliées ar Jaulin Jaris en 14.6: rééd1 <1 =iard en 19*+)1 /n eut lire une grande artie de ces récits dans -o' !1 &ou(uet. au 'oins une cin(uantaine de té'oignages sur la légende de lGorigine tro?enne des Francs1 /u bien !1 Foucault se ré9ère . 'ais en 'iroir et en i'age1 -ire. 3e crois. ou res(ue. ou bien il sGa uie sur un te7te récis (ui ourrait @tre celui dont arle A1 H"ierr? dans +écits des temps mérovingiens) précédés de Considérations sur l!(istoire de France) Jaris. 145+.o'e de ce récit tro?en seule'ent si on renonce . 3e ne 2eu7 as essa?er de sa2oir ce (u’au !o?en Age il ou2ait signi9ier. dé lacée. en e99et. au 9ond.o'e en est absente1 !ais elle ? est égale'ent résente sous une 9or'e en (uel(ue sorte dédoublée.-dire: Les 7randes C(roni#ues de 6aint"Denis (rédigées dans la deu7iè'e 'oitié du SAAe siècle. circuler . +ecueil des (istoriens des 7aules et de la France) Jaris..%&'RS (' 11 F-VRIER 1*$# Le récit des origines' % Le myt(e troyen' % L!(érédité de la France' S Franco"7allia T' % L!invasion) l!(istoire et le droit public' % Le dualisme national' % Le savoir du prince' % S État de la France T de Boulainvilliers' Le gre**e) le but"eau et le savoir de la noblesse' % =n nouveau su&et de l!(istoire' % Histoire et constitution' <e 2ais co''encer ar un récit (ui a circulé en France de uis le début du !o?en [ge. (ue ce récit a circulé1 $t c’est arce (u’il s’agit d’une le#on de droit ublic (u’au 9ond .o'e B élision aussi de la Kaule en tant (ue colonie ro'aine. ou le rCle (ue ou2ait a2oir cette légende . considérer ce récit des origines co''e une sorte de tentati2e d’"istoire (ui serait encore engagée dans de 2ieilles cro?ances1 Al 'e se'ble. (ue les Francs sont aussi.-dire l’"istoire des Fran#ais (ui descendaient des Francs. c’est-.enaissance 11 Ron as du tout . (ue de dire le droit. cGest-. de uis l’Historia Francorum du seudo-Frédégaire (7*7) 3us(uG.

tout naturelle'ent.o'ains. en 9ace d’une branc"e (ui serait la branc"e ro'aine. tout au long du !o?en [ge. la 'onarc"ie 9ran#aise e7cluait la ru ture des in2asions1 !ais la non-subordination de la France . des 9u?ards de Hroie. succède . a des droits égau7 . cela signi9ie d’abord (ue. (ue la France soit une sorte d’autre . ou la oursuite. . la 'onarc"ie uni2erselle des >absbourg) i' li(uait (ue n’a araisse as la subordination de la France . encore et tou3ours. (u’un 9rère. uis(u’il s’agit en so''e de l’acco' agne'ent "istorico'?t"i(ue. en (uel(ue sorte. . l’é o(ue de <ustinien1 !ais dire (ue la France "érite de l’$' ire. en gros. a rès tout. la 'onarc"ie des >absbourg et la subordonner. l’ancienne . ce 'o'ent-l. sur ses su3ets.o'e. des 9u?ards de Hroie. l’intérieur la continuité a2ec l’$' ire ro'ain. tout au lus un 9rère a\né) a dis aru.o'e 6 autre 2oulant dire indé endante de . ar ra ort au tronc tro?en. sous la subordination d’un e' ire1 $t il 9allait égale'ent (ue les in2asions 9ran(ues. ce sont les autres 9rères 6 les 9rères cadets-(ui. c’est dire aussi (ue la France. des droits et des ou2oirs (ui étaient ceu7 de l’e' ereur ro'ain sur les siens : la sou2eraineté du roi de France se trou2e @tre du '@'e t? e (ue la sou2eraineté de l’e' ereur ro'ain1 0e droit du roi c’est le droit ro'ain1 $t la légende de Hroie est une 'anière de raconter de 9a#on i'agée.. 1579)1 Ce te7te. sUur ou cousine de . ceu7 de . 3e crois. i' ortantes1 -ire (ue les Francs sont aussi. l’é o(ue 2 EVac"eP (uGil est e' ereur en son ro?au'e. celle de César et celle de la colonisation.o'e B donc (ue la Kaule ro'aine dis araisse B autre'ent dit. . 2ous co' reneP. en articulier ar &outillier. du dé2elo e'ent du ou2oir ro?al (ui s’est 9ait sur le 'ode de l!imperium ro'ain et en réacti2ant les droits i' ériau7 (ui a2aient été codi9iés . 'ais . il 9allait (ue . (uand il disait (ue le roi de France est e' ereur en son ro?au'e 21 H"èse i' ortante.o'ains.o'e '@'e1 =oil.les . et (uGil eut 9aire tout et autant (uG. est cité ar A1 H"ierr? dans Considérations sur l!(istoire de France) op' cit' . our (u’en aucune 'anière la Kaule et les successeurs des Kaulois ne uissent a ara\tre co''e étant. du 3our o8 l’État ro'ain ((ui n’était. a rès l’$' ire. l’autre ra'eau. dans lGédition de 1611. au7 grands r@2es de 'onarc"ie uni2erselle (ui étaient ortés. ar une sorte de droit naturel et reconnu de tous.o'e soit élidée1 !ais il 9allait (ue soit élidée aussi la Kaule ro'aine. donc our(uoi. co''e les . ressusciter l’$' ire ro'ain1 0a France est tout aussi i' ériale (ue tous les autres descendants de l’$' ire ro'ain B elle est tout aussi i' ériale (ue l’$' ire alle'and B elle n’est en rien subordonnée au7 Césars ger'ani(ues1 Aucun lien de 2assalité ne eut légiti'e'ent la rattac"er . ar consé(uent.o'e. ar elle1 =oil. c’est dire deu7 ou trois c"oses (ui sont oliti(ue'ent et 3uridi(ue'ent. le rinci e (ui a2ait été 9or'ulé au !o?en [ge. ou de 'ettre en i'ages. au7 "éritiers de l’$' ire (et en articulier . la 9onction des le#ons de droit ublic (ue l’on eut retrou2er dans la réacti2ation. soient élidées1 0a continuité intérieure de l!imperium ro'ain 3us(u’.o'e elle-'@'e1 C’est dire (ue la France ne relè2e as d’une 'onarc"ie uni2erselle (ui 2oudrait. dire (ue la France est. de cette '?t"ologie tro?enne 3us(ue tard dans la ..enaissance. droit i' érial a artientF (<1 &outillier. l’$' ire1 $t cela 2eut dire deu7 c"oses1 -’abord (ue le roi de France "érite. 6omme rurale) ou le 7rand Coutumier général de prati#ues civiles MSA=e siècleO. (ui ro' aient . l’$' ire. dans ces conditions. en "éritent1 0a France. en 9onction '@'e du droit des gens.o'e tout de '@'e1 0’absolutis'e du roi ? 2alait donc co''e . &ruges.

"enanus1 <e dis E . 15. . nous autres Alle'ands. . et au 'oins 3us(u’au début du S=AAe siècle. eu rès littérale de la t"èse ger'ani(ue de . réintroduire en France en 157. nous so''es les successeurs naturels et 3uridi(ues de . our la re'ière 9ois. (uoi on se ré9ère (uand on dit (ue ce sont les guerres de . ils sont restés ger'ains1 Als de'eurent. l’é(ui2alent. en2a"i la Kaule. lGédition de Vtrasbourg: Argentoratii. 161+)1 . tout naturelle'ent. étaient bien connus1 /n dit ar9ois (ue ce sont les guerres de .o'e1 /r. car il ? a tout de A1 H"ierr?. le t"è'e de ce (u’Augustin H"ierr? a ellera lus tard la E dualité nationale F. les Francs (ui ont en2a"i la Kaule sont des Ker'ains. une sorte de dualité (ue l’auteur ensait1 $n e99et. 3e crois. la Kaule ro'aine.. le t"è'e.o'ains et les ont c"assés1 F . dans ce te7te. en tant (ue Ker'ains. étaient une le#on de droit ublic) et (ui ont introduit. la France 'aintenant. en articulier ar (uel(u’un (ui s’a elait &eatus . dans la 'esure o8 ils étaient ger'ains. 2aincu les Kaulois. . dit ceci : E Rous ne so''es as ro'ains. >ot'an re rend la t"èse ger'ani(ue (ui circulait . au 9ond. 3us(u’. ils ont en2a"i et occu é la Kaule.. co''e nous1 Luand ils ont en2a"i la Kaule. (ui a2ait été 9or'ulée un certain no'bre de 9ois. en articulier 1 569-6++1 =oir aussi les co''entaires en anne7e . un certain oint naturelle'ent. 169. ce 'o'ent-l. l’intérieur de notre imperium 5 et co''e. le 9ace-. certes ils ont (uitté leur Ker'anie natale B 'ais. de deu7 grou es "ostiles (ui constituent la substructure er'anente de l’État B 'ais 3e ne crois as ourtant (ue ce soit absolu'ent e7act1 Ce .eligion (ui ont er'is de bousculer ces 2ieilles '?t"ologies ((ui. é'ine''ent re2@tus1 Jar consé(uent la Kaule. si 2ous 2ouleP. elle 2a a2oir un succès considérable1 >ot'an re rend la t"èse alle'ande et dit : E $n e99et. Fa?ard."enanus.eligion (ui ont er'is de enser la dualité nationale.11 Al 9aut toute9ois se ré9érer . c’est un te7te de Fran#ois >ot'an.e roduction . (ui date de 157.-9ace. dans le co''entaire et les notes rédigés ar les 'e'bres du Collège >istori(ue A' érial. lGédition dGTl' de 169. 1575B rééd1: La 7aule *ranDaise) Jaris. ils e7ercent eu7-'@'es.. ar consé(uent. l’imperium) le ou2oir i' érial dont ils sont. et dont le titre '@'e se'ble bien indi(uer (ue c’était . 1941)1 " C91 Beati +(enani +erum 7ermanicarum libri tres) &asileae. 157. (trad1 9r1: La 7aule *ranDoise) Cologne. nous so''es ger'ains1 !ais. la 'onarc"ie uni2erselle des >absbourg"1 F C’est cette t"èse (ue curieuse'ent. Fran#ois >ot'an 2a re rendre. la terre gauloise. ne sont as des Hro?ens B ce sont des Ker'ains1 Als ont 2aincu les . les Francs (ui ont. Franco"7allia!. d’autre art. d’une art. relè2ent . un 'o'ent donné. cause de la 9or'e i' ériale dont nous a2ons "érité. sur cette terre de con(u@te et de colonisation. . le 2is-. eu rès F.1 Z artir de ce 'o'ent-l. Franco"7allia) Kene2ae. ibid') 1 51 (éd1 de 1464)1 ! F1 >ot'an. dans l’$' ire des >absbourg et (ui était.-2is de la t"èse tro?enne (ui circulait en France1 Cette t"èse ger'ani(ue. de la subordination . la 9ois ar un droit de con(u@te et de 2ictoire et ar l’origine ger'ani(ue des Francs.'@'e ourtant o8 les te7tes ro'ains sur la Kaule. la généalogie et la louange de lGE$uro ae CoronaF des >absbourg (c91 Beati +(enani libri tres 8nstitutionum +erum 7ermanicarum nov"anti#uarum) (istorico"geograp(icarum) &u2ta primarium Collegi Historici 8mperialis scopum illustratarum) Tl'ae. our retrou2er. et constitué une nou2elle 'onarc"ie. double titre.

156+-1567. un roi F 6 ne ou2aient as re2endi(uer l’unité de religion en ad'ettant une dualité interne . le grand roblè'e du droit ublic 2a @tre le roblè'e de ce (u’un successeur de >ot'an. la t"èse de l’unité de l’État a été ren9orcée tout au cours des guerres de . (ue l’on renne la t"èse de l’unité religieuse ou. +ec(erc(es de la France) Jaris. de la nature c?cli(ue et de la 2ie récaire des États 6. l’intérieur de l’État1 -’une 9a#on générale d’ailleurs. la lace de Ele roblè'e des deu7 nations étrangèresF: Ele roblè'e (uGil ? a eu en France deu7 nations étrangèresF1 . . 'ais naissent. (ui est 9onda'entale : >ot'an ne dit 2aincu les Kaulois B il dit (u’ils ont 2aincu les . eius no'en in Francia' 2el Francogallia' 'utaruntF ( 1 5+-5*.'@'e une di99érence. de nation 6 2iendrait tra2erser la 'onarc"ie1 C’était i' ossible. aucun des auteurs conte' orains des guerres de .eligion1 0ors(ue >ot'an a raconté son "istoire. de celui. d’une art. en e99et. c’est-. les tenants d’une religion uni(ue 6 (ui osaient é2ide''ent le rinci e E une 9oi. d’origine. éd1 de 1576)1 $ * $1 Jas(uier. ne eu2ent en aucun cas co' ro'ettre l’unité de l’État1 0’unité de l’État n’est as enta'ée ar la liberté de conscience1 F -onc.-dire : (u’est-ce (ui se asse lors(u’un État succède . ce n’est donc as la dis3onction de deu7 élé'ents "étérogènes dans le eu le B c’est la déli'itation interne du ou2oir 'onarc"i(ue +1 -e l.o'ains#1 as (ue les Francs ont 0a t"èse de >ot'an est. c’est une 9a#on de dire : E Ron. Étienne Jas(uier. l’absolutis'e ro'ain (ue la 'onarc"ie 9ran#aise 2oulait reconstituer1 0’"istoire de l’origine ger'ani(ue de l’in2asion. en 9ait. # C91 F1 >ot'an. la 9ois la croi7 des 3uristes et la nuit des rois) au cours de la(uelle des États dis araissent et d’autres naissent1 C’est. la condition de dire : E Ri la liberté de conscience. (uand il dit : E 0es Kaulois et les Ker'ains étaient. la 'anière dont il raconte la 9able. . il est é2ident (u’on ne ourra lus raconter une le#on de droit ublic (ui aurait our 9onction de garantir le caractère ininterro' u de la généalogie des rois et de leur ou2oir1 -ésor'ais. . le roblè'e des deu7 nations étrangères * . uis leur décadence et 9inale'ent dis araissent entière'ent Y >ot'an a e99ecti2e'ent osé ce roblè'e 6 'ais 3e ne ense as (u’il ait osé un roblè'e di99érent. ceu7 (ui. arce (ue. (ui Kallia occu ata. ni la ossibilité de c"oi7 religieu7. ce (u’il a 2oulu dire c’est tout autre c"ose1 Ce 9ut une 'anière de ro oser un 'odèle 3uridi(ue de gou2erne'ent o osé . une loi. eu rès . 2ol1 Jas(uier a été lGélè2e de >ot'an1 !anuscrit. a elle l’E autre suite F$. ni l’e7istence '@'e de deu7 religions dans un cor s de nation. la nation B d’autre art. cou s)r. . un autre État Y Lu’est-ce (ui se asse 6 et (u’en est-il du droit ublic et du ou2oir des rois 6 dès lors (ue les États ne se succèdent as ar Ml’e99et d’O une sorte de continuité (ue rien n’interro' t. au contraire. récla'aient la ossibilité de c"oi7 religieu7. le roi de France n’a as le droit d’e7ercer sur ses su3ets un imperium de t? e ro'ain1 F 0e roblè'e de >ot'an. autour de cela (ue tous les débats 3uridico. la liberté de conscience.oliti(ues 2ont se nouer1 -ésor'ais. .. (ue l’on soutienne la ossibilité d’une liberté de conscience. ne ou2aient 9aire ad'ettre leur t"èse (u’. 9ort di99érent.eligion n’a ad'is l’idée (u’une dualité 6 de race. ce n’est as 2rai. ont leur "ase de uissance. ce t"è'e 9onda'ental de l’in2asion ((ui est . artir de cette discontinuité 9onda'entale. Franco"7allia) op' cit') c"a 1 A=: E-e ortu Francoru'. au contraire. i' ortante arce (u’elle introduit. la '@'e é o(ue o8 on la 2oit a ara\tre en Angleterre. si 2ous 2ouleP. .

de uis le S=Ae siècle. ont co''encé .o'ains B les Kaulois. la redécou2erte. il 2iendront res(ue c"eP eu7. Les . trans osé dans le assé. 9ranco-gauloise."in1 Al n’? aura donc aucun caractère d’in2asion étrangère lors(ue les Ker'ains 2iendront en Kaule1 $n réalité. aut carne9ices: sed libertatis suae custodes. (ui ont i' osé. 'ais co''e un eu le 9rère aidant un eu le 9rère . la dis osition du conseil1 $t c’est cette constitution ger'ani(ue (ue les rois ensuite ont 2iolée. au contraire. bDtir cet absolutis'e dont la 'onarc"ie 9ran#aise du S=A e siècle ortait té'oignage 121 Al est 2rai (ue dans l’"istoire racontée ar >ot'an il ne s’agit aucune'ent d’établir une dualité1 !ais. our arri2er .émoires et +ec(erc(es) . un 'o'ent donné. et des en2a"isseurs ro'ains111 F 0es 2oil. d’un certain 'odèle "istori(ue récis (ui. c’est le ro3et oliti(ue d’une 'onarc"ie constitutionnelle soutenu ar de no'breu7 cercles rotestants de l’é o(ue1 Ce discours de >ot'an est i' ortant arce (u’il noue."in B l’unité du ro?au'e a2ec la sou2eraineté du eu le. en tout cas c"eP leurs 9rères*1 !ais alors. aurait 9i7é les droits réci ro(ues du roi et de son eu le et (ui aurait été. 15451 . un régi'e oliti(ue (ui est celui de l’absolutis'e B ils ont établi.o'e du a e et de son clergé1 0es Ker'ains 9raternels et libérateurs. le dire les 3uristes de l’é o(ue 6 sont les lois 9onda'entales de la société ger'ani(ue1 C’est-. ils ne 9ont lus (u’une seule et '@'e nation. des eu les 9rères1 Als s’étaient établis dans deu7 régions 2oisines. co''e il dit1 Al s’agit d’établir une unité ro9onde et. rae9ectos.ouen.). ar la suite. (uel(ue c"ose d’étranger '@'e . dans le assé. les 2oil. d’une 9a#on (ui 2a @tre sans doute dé9initi2e. tra2ers les di99érentes d?nasties1 12 <ean du Hillet. dont la constitution et les lois 9onda'entales 6 co''e co''encent . Franco" 7allia) éd1 citée. de ce cCté-ci et de ce cCté-l. en 9a2eur des 9rères gaulois. du . entre rendre. 1 55-6*1 11 8bid') 1 65 s#') o8 >ot'an décrit en articulier la Econtinuité des ou2oirs du conseil ublicF . de la . le ro3et de li'iter l’absolutis'e ro?al . Franco"7allia) éd1 citée. en '@'e te' s. tutores sibi constitueruntF (F1 >ot'an. Commentarii de bello gallico) c91 en articulier li21 =A.l’origine.o'ains en2a"isseurs dont arle >ot'an sont l’é(ui2alent. =AA. la Kaule : c’est l!imperium ro'ain1 0es Kaulois ont résisté endant des siècles. =AAA1 Al1 F1 >ot'an. une guerre (ui a été une guerre de libération1 $t les Ker'ains donc sont 2enus non as co''e des en2a"isseurs. les . 9ranco-gallienne. oublié et 2iolé1 0e lien (ui 2a e7ister. . 'ais d’une 9a#on (ui n’a guère eu de succès1 Ce sont 9inale'ent leurs 9rères ger'ani(ues (ui. 154+B +emonstrance ou Advertissement F la noblesse tant du parti du +oy #ue des rebelles' Jaris. la + EVe' er reges Franci "abuerunt M111O non t?rannos. c’est é2ide''ent la religion ré9or'ée 2enant d’outre. <ules César. de nouer très 9orte'ent une unité en (uel(ue sorte ger'ano9ran#aise. 2ers le A=e et le =e siècle. a99ranc"is B et a2ec les 9rères ger'ani(ues. entre la déli'itation du droit de la 'onarc"ie. 1 55)1 * C91 ibid') 1 6*1 1. 1574B +ecueil des +oys de France) Jaris. se libérer des en2a"isseurs. de raconter.o'ains. le dédouble'ent du résent1 Al est clair (ue ces . donc c"assés. sous 9or'e d’"istoire en (uel(ue sorte. (u’est-ce (ui était étranger our les Kaulois Y 0es étrangers ce sont les . ar l’in2asion et ar la guerre (la guerre racontée ar César1. eu7 les étrangers.-dire : sou2eraineté du eu le (ui se réunit régulière'ent au c"a' de !ars ou dans les asse'blées de 'ai B sou2eraineté du eu le (ui élit son roi co''e il 2eut et (ui le dé ose (uand c’est nécessaire B sou2eraineté d’un eu le (ui n’est régi (ue ar des 'agistrats dont les 9onctions sont te' oraires et tou3ours .

c’est-. les >uns. contourner cette origine ger'ani(ue. co''e <ean du Hillet. de l’"istoire1 $t. les Luades. (u’il a2ait 9allu (u’il en li(uide une artie1 Al a2ait ainsi en2o?é un de ses ne2eu7 en Atalie et un autre. en (uel(ue sorte. si lét"ori(ue. 9onda'ental. surtout. ne 2ont @tre résentés (ue co''e une sorte de rolonge'ent des Kaulois1 0es Ker'ains sont un é isode seule'ent dans l’"istoire des Kaulois1 C’est la t"èse (ue 2ous trou2eP c"eP des gens co''e Audigier1! ou Harault1". artir du S=AA e siècle. . la dis(uali9ier. la ré2olution en tant (ue re'ise au 3our d’une constitution 9onda'entale et oubliée : c’est cela (ui se noue. les Trons. ont eu intér@t . a2ec ce (u’il co' ortait de double'ent inacce table our le ou2oir 'onarc"i(ue : inacce table (uant . (ue les Kaulois ont été les ères de tous les eu les d’$uro e1 Tn certain roi de Kaule (ui s’a elait A'bigate s’était trou2é de2ant une nation si ric"e. sinon e7acte'ent . 15971 1! 1" J1 Audigier. occu és. une sorte de retour au '?t"e tro?en (ui. Annales de France) avec les alliances) généalogies) con#u0tes) *ondations ecclésiasti#ues et civiles en l'un et l'autre empire et dans les royaumes étrangers) depuis /(aramond &us#u'au roi Louis trei-ième) Jaris. au contraire. 16761 <1-$1 Harault. et (u’il a2ait 9allu libérer de l’e7térieur1 !ais. . un certain Vigo2ège. et as du tout un dualis'e1 Cette t"èse ger'ani(ue. étaient en (uel(ue sorte une 'atière inerte. artir du 'o'ent o8 (sous le règne d’>enri AAA et surtout au 'o'ent de la con(u@te du ou2oir ar >enri A=) les cat"oli(ues. <ean de Verres 1 .reconstitution d’un 'odèle assé et. 16. les Alains. 3e crois. du 'oins . la oliti(ue euro éenne de . de l’$uro e)1 C’est ainsi. au dé art. (ue >ot'an a2ait 9ait a ara\tre co''e artenaires i' ortants dans cette ré"istoire de la 'onarc"ie 9ran#aise. (ue la nation 9ran#aise a eu E une '@'e origine a2ec tout ce (ue le 'onde a 3a'ais eu de lus terrible. les Vilinges. ar une sorte de ren2erse'ent des olarités et des 2aleurs.émoires de la troisième guerre civile) et des derniers troubles de la France) Jaris. dit Audigier. . de lus bra2e et de lus glorieu7. se sont retournés contre l’absolutis'e ro?al1 -e sorte (ue cette t"èse rotestante de l’origine ger'ani(ue. en Ker'anie1 $t c’est . les Anglais.-dire les =andales. artir de l. (ue les Kaulois et la nation 9ran#aise auraient été en (uel(ue sorte la 'atrice de tous les autres eu les d’$uro e (et '@'e au-del. les Kot"s.51 . brus(ue'ent. et les Ker'ains. ce sont les Kaulois (ui seront l’élé'ent re'ier. les >érules. lusieurs 'o?ens ont été e' lo?és. un substrat : des gens (ui a2aient été 2aincus. 1 <ean de Verres. a2ec une o ulation si débordante. cette t"èse 2a @tre l’ob3et d’une entre rise (ui 2ise. était d’origine rotestante1 $n 9ait. l’élé'ent ger'ani(ue. 157+B 8nventaire général de l!(istoire de France) Jaris.. ar e7e' le. au contraire. De l'origine des FranDois et de leur empire) Jaris. etc1 Z artir de la 9in du re'ier tiers du S=AA e siècle. l’e7ercice du ou2oir et au7 rinci es du droit ublic B inacce table égale'ent ar ra ort . en e99et.ic"elieu et de 0ouis SA=1 Jour contourner cette idée de la 9ondation ger'ani(ue de la France. ces Kaulois 2ont de2enir le rinci e re'ier. si leine. deu7 surtout : l’un. c"erc"er une li'itation du ou2oir ro?al et. les &ourguignons. les Ké ides. 2ous la retrou2eP c"eP des "istoriens cat"oli(ues. etc1 Audigier raconte. la 9ondation et la 'ise en lace d’un t"è'e absolu'ent nou2eau et (ui 2a @tre 9onda'ental1 Al s’agit du t"è'e de ce (ue 3’a ellerais un E gallo-centris'e F radical1 0es Kaulois. 'oteur en (uel(ue sorte. de cette es èce d’e7 ansion et de colonisation. elle a très 2ite circulé non seule'ent dans les 'ilieu7 rotestants 'ais aussi dans les 'ilieu7 cat"oli(ues. dans le discours de >ot'an. se réacti2e au 'ilieu du S=AAe siècle B 'ais.

oliti(ue des . .u99iens. (ui "éritait de cette terre de Kaule Y 1# * J1 Audigier.o'ains (dont ils absorbaient les 2aleurs) B c’était contre les &urgondes et les Kot"s ((ui étaient "éréti(ues en tant (u’ariens). au 'onar(ue. . au 'o'ent du retour. De l'origine des FranDois''') op' cit') 1 .les .5. dans ce récit.o'ains1 $t en9in. 'ais si' le'ent d’une 2olonté du roi. dont le ou2oir et l’absolutis'e seraient antérieurs .-1. 11 1$ 1+ $n réalité.ic"elieu et de 0ouis SA= dans leur oliti(ue e7térieure1 Al s’agissait égale'ent. au concile de &Dle en 15. les 0o'bards. l’organisation '@'e de la 9éodalité1 Al s’agissait. il 9allait 9aire déri2er les 9ie9s et les rérogati2es de la noblesse non as des droits 9onda'entau7 et arc"aa(ues de cette '@'e noblesse. a rès la redécou2erte du te7te de Hacite. citation 1 6+)1 Autour de cette (uestion un 2aste débat 2a sGou2rir. 'ais surtout d’e99acer toute "étérogénéité entre un droit ger'ani(ue et un droit ro'ain1 Al 9allait 'ontrer (ue les Ker'ains a2aient renoncé .. les Francs (ui. de2enus Ker'ains et Francs.1 !anuscrit. 1 5. les Hatars. les 9ils rodigues. surtout de la Ker'anie) la vagina nationum1+. ce n’était as contre les Kaulois et ni '@'e contre les . se battre. as encore la 9éodalité s’est ainsi 9i7ée dans une guerre1 Cette 9able er'ettait d’a99ir'er le caractère autoc"tone de la o ulation gauloise1 $lle er'ettait aussi d’a99ir'er l’e7istence de 9rontières naturelles de la Kaule : celles décrites ar César1$ 6 et (ui étaient égale'ent l’ob3ecti9 oliti(ue de . indi(ue la Vcandina2ie co''e le berceau originaire de lG"u'anité. ro os. ou contre les Varrasins incro?ants1 C’est contre eu7 (u’ils ont 9ait la guerre1 $t our réco' enser les guerriers (ui a2aient ainsi lutté contre Kot"s. dernier oint. celui. réado taient les 2aleurs et le s?stè'e oliti(ue et religieu7 de l’$' ire ro'ain1 $t si. 144*. non as seule'ent d’e99acer toute di99érence raciale. our eu7. cette é o(ue-l. . en re2enant. lGé o(ue de la con(u@te)1 C91 César. &urgondes et Varrasins. pars 8) &erolini. en se 9ondant sur une c"roni(ue de <ordanis du =A$ siècle: E>ac igitur VcandPa insula (uasi o99icina gentiu' aut certe 2elut vagina nationum M111O Kot"i (uonda' 'e'orantur egressiF UDe origine actibus#ue 7etarum) in . (ui de2ait re2enir la 'onarc"ie uni2erselle sinon .onumenta 7ermaniae Historica) Auctorum anti#uissimorum tomi =. et dès lors (ue la Kaule était bien en e99et la 'atrice de toutes les nations.ag2aldsson (ui. ils ont non as du tout bousculé le droit ro'ain i' lanté en Kaule. ro os de la (uestion sur la E9abri(ue du genre "u'ainF. cGest lGé2@(ue . les rois leur ont donné les 9ie9s1 0’origine de ce (ui ne s’a elle. . de libérer des 9rères 2aincus1 Al s’agissait si' le'ent d’une nostalgie ro9onde et du désir aussi de béné9icier d’une ci2ilisation gallo-ro'aine (ui était 9lorissante1 0es cousins. de libérer une Kaule asser2ie. 'ais au contraire ils l’ont réabsorbé1 Als ont réabsorbé la Kaule ro'aine 6 ou se sont laissés réabsorber dans cette Kaule1 0a con2ersion de Clo2is est la 'ani9estation du 9ait (ue les anciens Kaulois. au7 A=e et =e siècles*. de 9aire asser du cCté 9ran#ais la rétention . la 'onarc"ie uni2erselle1 -ès lors (ue la Kaule était ce (ue Hacite a elait (. les H"uringeois.4. De origine et situ 7ermaniae) édité en 157*1 . re2enaient1 !ais. leur ro re droit our re rendre le s?stè'e 3uridico. les Jersans et '@'e les Ror'ans 1# F1 -onc. 2ont en2a"ir la Kaule n’étaient (ue des re3etons de cette sorte de Kaule ri'iti2e B ils étaient si' le'ent des Kaulois a2ides de re2oir leur a?s1 Al ne s’agissait absolu'ent as. les Francs ont eu . d’ailleurs. De bello gallico) li21 A. E=e et =Ae sièclesF (ce (ui corres ond . les Hurcs. la lace de EA=e et =e sièclesF.

et au SSe siècle. Historia Francorum (575-59*). dans la 'esure o8 se trou2e engagé un en3eu 3uridico. si 2ous 2ouleP. 151*1 . la 9in du S=AAAe siècle1 Vi 2ous regardeP co''ent de 9ait. (uels sont les droits de la noblesse en 9ace du roi. l’"istoire de France co''en#ait ar l’"istoire des Kaulois1 $t la "rase E nos anc@tres. . la bataille de Joitiers. les asse'blées. alors. établir la continuité du ou2oir de l’imperium ro?al et ne racontait (ue des "istoires de Hro?ens et de Francs. le rituel des rois éle2és sur les a2ois. et dont on n’a as cessé de dire (on le ré était de uis le S=AA$ siècle) (ue c’était la ériode la lus 'éconnue1 !éconnue Y Jeut-@tre1 !ais certaine'ent la lus arcourue1 $n tout cas. Jé in B les te7tes. est de2enue un roblè'e "istori(ue. l’"istoire et le droit ublic 2ont de air1 0es roblè'es osés ar le droit ublic et la déli'itation du c"a' "istori(ue ont une corrélation 9onda'entale 6 et d’ailleurs E "istoire et droit ublic F sera une e7 ression consacrée 3us(u’. l’"eure actuelle. les droits. les Kaulois F ((ui 9ait rire arce (u’on l’a renait au7 Algériens. . la édagogie de l’"istoire. c’est le droit ublic (u’on 2ous raconte1 <e ne sais lus ce (ue sont de2enus les 'anuels scolaires . c’est au 9ond 1* Krégoire de Hours. ce sont celui de Krégoire de Hours1*. les asse'blées de 'ai. la '@'e é o(ue1 $ntre ce (ui se disait en Angleterre sur l’origine et la 9ondation de la 'onarc"ie anglaise et ce (ui se dit au 'ilieu du S=AA$ siècle sur la 9ondation de la 'onarc"ie 9ran#aise. c’est arce (ue 3e 2oulais le ra orter . Clo2is. du = e au ASe siècle. on enseigne l’"istoire. C"arle'agne. l’"istoire de l’in2asion de dire ce (ue sont les conseils du roi. de nou2eau7 ersonnages. de nou2eau7 roblè'es : les ersonnages.oliti(ue i' ortant : c’est . de nou2eau7 te7tes. il ? a au 'oins un oint co''un et une di99érence 9onda'entale1 0e oint co''un 6 et 3e crois (u’il est i' ortant 6 c’est le 9ait (ue l’in2asion. de !éro2ée . ce (ui se assait en Angleterre . une rétention de2ant le droit de ses guerriers.&ien s)r. les cours sou2eraines B c’est . en contre oint et en o osition. l’in2asion (ue l’on de'ande de 9or'uler les rinci es '@'es du droit ublic1 Z l’é o(ue o8 Krotius. 3e crois 6 dans l’"oriPon d’une "istoire de la France (ui a2ait été destinée. autour de ce sc"é'a il ? a eu bien des 2ariations. C"arle'agne. 3us(u’. les li'ites du ou2oir 'onarc"i(ue B c’est au 9ait. les Kaulois F. >obbes c"erc"aient du cCté du droit naturelles règles de constitution d’un État 3uste. c’est . un ré9érentiel nou2eau. ce sont !éro2ée. ses 'oti9s. (ui ne se co' rend (ue dans la 'esure o8 une corrélation très 9orte e7iste entre ce 'atériel nou2eau et les discussions oliti(ues sur le droit ublic1 $n 9ait. ses consé(uences. le couronne'ent de C"arle'agne B ou des anecdotes s?'boli(ues. o8 l’on 2oit le roi Clo2is renoncer . et bien a rès la 9in du S=AAAe siècle. a2ec ses 9or'es. Jaris. l’in2asion de dire ce (ue sont la nature. entrent 'aintenant 6 our la re'ière 9ois. C"arles !artel. 'ais il n’? a as si longte' s encore. co''en#ait. et s’en 2enger ensuite1 Hout ceci nous donne un a?sage "istori(ue nou2eau. 2ous 2erreP. etc1 A araissent des é2éne'ents co''e le ba t@'e de Clo2is. co''e celle du 2ase de Voissons. au7 A9ricains) a un sens très récis1 -ire E nos anc@tres. l’in2asion de dire ce (u’est la noblesse. une énor'e en(u@te "istori(ue sur l’origine et la 2alidité des droits e99ecti2e'ent e7ercés 6 et ceci du cCté d’un 9ait "istori(ue ou. co''e le c"a' de !ars. d’une certaine tranc"e d’"istoire (ui 2a @tre la région 3uridi(ue'ent et oliti(ue'ent la lus sensible de toute l’"istoire de France1 C’est la ériode (ui 2a. des conseils du roi et du eu le1 &re9. les cartulaires de C"arle'agne1 A araissent les coutu'es. Ju9endor9. en gros. sur les(uelles 3e asse1 Vi 3’ai 9ait ce récit un eu long.

l’origine. en Angleterre. d’une art. er'et d’assurer une continuité dans la trans'ission du ou2oir et une "o'ogénéité sans roblè'e dans le cor s de la nation1 /r. (uels étaient e99ecti2e'ent les droits du roi en 9ace des droits de ses guerriers et é2entuelle'ent de la noblesse (dans la 'esure o8 ces guerriers sont . un certain oint. de co'bat d’arrière-garde. (ui er'et de 9i7er l’origine de la 9éodalité . un con9lit interne entre Francs et Kaulois1 $t l’"istoire du 2ase de Voissons 6 (ui a. eu lé tous les 'anuels d’"istoire et (u’on enseigne eut-@tre encore 'aintenant 6 a été certaine'ent l’une des lus sérieuse'ent étudiées endant tout le S=AAAe siècle1 0’"istoire du 2ase de Voissons. c’est 3uste'ent cette "o'ogénéité (ui 2a @tre cassée . 'ais entre les Francs. 3e crois. 3e crois. de la 9a'euse éducation du duc de &ourgogne. l’origine de la noblesse) Y /n a cru (u’on a renait l’"istoire B 'ais au SASe siècle et encore au SSe siècle les 'anuels d’"istoire étaient en 9ait des 'anuels de droit ublic1 /n a renait le droit ublic et le droit constitutionnel sous les es èces i'agées de l’"istoire1 Jre'ier oint.enaissance. . de l’autre. donc : l’a arition en France de ce nou2eau c"a' "istori(ue (ui est d’ailleurs tout . ce (ui se asse en Angleterre au 'o'ent o8. la 9ois co''e le roduit. son 'atériau) . la 9in du S=AA$ siècle. 'ais essentiel toute9ois. ni les con9lits de la Fronde. dans la 'esure o8 c’est e99ecti2e'ent cette guerre non as entre les Francs et les Kaulois. tout si' le'ent. etc1. (ui a er'is de enser deu7 c"oses ca itales non encore inscrites dans l’"istoire ni dans le droit ublic1 C’est. et tout le s?stè'e de arenté 9abuleuse entre Kaulois et Hro?ens. uis entre Kaulois et Ker'ains. dont 2ous sa2eP co'bien . (uand on artageait les ric"esses. en France en re2anc"e. se réacti2e le t"è'e de l’in2asion1 Ce endant. c’est l’"istoire d’un roblè'e de droit constitutionnel : . ou t"éorico-'?t"ologi(ue. ses consé(uences1 Ce ne sont as les guerres ci2iles ou sociales. en général. le ro9iteur. le roblè'e de sa2oir si e99ecti2e'ent la guerre de grou es "ostiles constitue la substructure de l’État B c’est. 9ait se'blable ((uant . 3us(u’. 3e crois 6 2ous le 2erreP-. ni les luttes religieuses de la . d’o8 et de (ui doit-il tenir son sa2oir B (ui est "abilité . l’arbitre 3us(u’. les Kaulois et des en2a"isseurs d’une autre race et d’une autre religion. la 9in du S=AA$ siècle. le roblè'e de sa2oir si le ou2oir oliti(ue eut @tre considéré . constituer le sa2oir du rince Y -’une 9a#on récise. de t? e absolu'ent nou2eau ar ses 9onctions. et non ar un édi9ice t"éori(ue. la con(u@te et la dualité raciale Ror'andsQVa7ons étaient le oint d’articulation essentiel de l’"istoire. uis entre Kaulois et . 'ais ar un discours (ui est. l’Angleterre1 Vi. il ? a une di99érence 9onda'entale ar ra ort . ses ob3ets. (ui ont introduit le t"è'e du dualis'e national co''e leur re9let ou leur e7 ression B c’est un con9lit. et (ui ne l’est as. il n’? a aucune "étérogénéité dans le cor s de la nation. 3e crois. il s’agissait. autour du roblè'e de la 'onarc"ie. c’est un roblè'e en a arence latéral. . (uel(ue c"ose (u’on (uali9ie. artir d’un roblè'e (ue 3e dirais de édagogie oliti(ue : (ue doit sa2oir le rince. l’élé'ent désé(uilibrant et artisan dans cette guerre1 C’est un roblè'e récis et li'ité. dont 3e 2iens de 2ous arler. 'ais lus sou2ent l’outil. su lé'entaire ou di99érent. artir du(uel la t"èse i' licite de l’"o'ogénéité du cor s social ((ui n’a '@'e as besoin d’@tre 9or'ulée tant elle est acce tée) 2a @tre cassée1 !ais co''ent Y $" bien. autre c"ose (u’.9or'uler une ro osition (ui a un sens dans la t"éorie du droit constitutionnel et dans les roblè'es osés ar le droit ublic1 0ors(u’on raconte a2ec détails la bataille de Joitiers.o'ains. cela a égale'ent un sens très récis.

(u’il acco' agne d’un certain no'bre de ré9le7ions criti(ues et d’un discours : l’acco' agne'ent nécessaire. d’un essai sur l’ancien gou2erne'ent de la France.onseigneur le duc de Bourgogne) père de Louis W@ F présent régnant' Avec des . ses intendants1 A rès lusieurs 'ois. 2ol1B Histoire des anciens .' le comte de Boulainvillers (1719) (e7traits ubliés in A1 -e2?2er. il rédige la résentation.. car il était énor'e. Le 6ang épuré' Les pré&ugés de race c(e. in Continuation des mémoires de littérature et d!(istoire) Jaris. car . 1 5++-554)B . 21 Fénelon.émoires présentés F . en e99et. les résu'e en deu7 gros 2olu'es1 $n9in. 17*7B Histoire de l'ancien gouvernement de la France avec #uator-e lettres (istori#ues sur les /arlements ou États 7énérau2) 0a >a?eQA'sterda' 17*7. a2ec de no'breuses 'odi9ications. le a?s. sous le titre: 1ssais sur la noblesse contenant une dissertation sur son origine et abaissement) par le *eu . . ses intendants. 3us(u’. Éditions de lGTni2ersité. l’inter rétation : de le recoder 6 si 2ous 2ouleP1 &oulain2illiers. >ugues Ca et1 -ans ce te7te de &oulain2illiers 6 'ais ceu7 (ui ont sui2i 2ont aussi re rendre le roblè'e22 6 il s’agit de 9aire 2aloir les t"èses 9a2orables . 17*7. et c"arge (uel(u’un (ui s’a elle &oulain2illiers de le résenter au duc de &ourgogne.' le comte de Boulainvilliers) avec des notes (istori#ues) criti#ues et politi#ues) A'sterda'. le gou2erne'ent. de l’alléger.elle a osé de roblè'es. d’une noblesse (ui re roc"ait au régi'e de 0ouis SA= d’a2oir enta'é sa uissance écono'i(ue et son ou2oir oliti(ue 6 re#oit ce ra ort. 17. 9ait le tri. adulte)1 Al s’agit de l’ense'ble des connaissances sur l’État.. diriger cet État. de cet énor'e tra2ail ad'inistrati9 de descri tion et d’anal?se de l’État1 Ce discours est asseP curieu7. 17*41 22 !1 Foucault 9ait allusion au7 Uu2res "istori(ues de &oulain2illiers a?ant trait au7 institutions oliti(ues 9ran#aises1 Al sGagit surtout de: .émoires (istori#ues sur l'ancien gouvernement de cette monarc(ie &us#u'F Hugues Capet) par . ce gou2erne'ent et ce a?s1 Ce n’est donc as du 3éléma#ue2. 'ais de cet énor'e ra ort sur l’état de la France (ue 0ouis SA= a co''andé . (u’il s’agit. dans (uel(ues années.les gentil(ommes *ranDais de l'Ancien +égime) &ru7elles. la noblesse1 /n criti(ue donc 2. de l’écono'ie. 1717B . 9ait l’é uration de ces énor'es ra orts. son a rentissage élé'entaire. seule'ent . 17. .' le duc d'Orléans) 0ondon.émoire pour la noblesse de France contre les Ducs et /airs) s1 l1.émoire sur la noblesse du roiaume de France *ait par . our éclairer l’état actuel de la France21.gr' le duc d'Orléans) +égent de France) 0a >a?eQA'sterda'. 1 .*)B Abrégé c(ronologi#ue de l!(istoire de France) Jaris. ils sont asse'blés et réunis1 0’entourage du duc de &ourgogne 6 entourage (ui était constitué de tout un no?au de l’o osition nobiliaire. t1 AS. uis(u’il s’agit.-1+6 (re ublié. celui (ui 2a @tre a elé.+. des institutions. 2ol1 (2ersion réduite et 'odi9iée des .émoires présentés F . destination de son etit-9ils.émoiresX5 3raité sur l'origine et les droits de la noblesse (17++). des coutu'es de la France) en tant (u’il doit constituer le sa2oir du roi. l’é o(ue o8 se assent les é2éne'ents dont 3e 2ais 2ous arler il était dé3. lors(ue 0ouis SA= sera 'ort. our tout un tas de raisons (3e ne ense as l. Les Aventures de 3éléma#ue) Jaris. son ad'inistration et . . (ui allait @tre son "éritier1 &ilan de la France (étude générale de la situation. nécessaires . 197. donc. 17. * 2ol1 in-9olio1 0Gannée sui2ante sort un troisiè'e 2olu'e a2ec le titre État de la France) contenant W8@ lettres sur les anciens /arlemens de France) avec l!(istoire de ce royaume depuis le commencement de la monarc(ie &us#u'F C(arles @888' On y a &oint des .. et uis d’en donner l’e7 lication. . 16951 Al sGagit de l'État de la France dans le#uel on voit tout ce #ui regarde le gouvernement ecclésiasti#ue) le militaire) la &ustice) les *inances) le commerce) les manu*actures) le nombre des (abitants) et en général tout ce #ui peut *aire connoVtre F *ond cette monarc(ie'' e2trait des mémoires dressés par les intendants du royaume) par ordre du roy Louis W8@ F la sollicitation de . sa2oir a2ec le(uel il 2a ou2oir régner1 0ouis SA= de'ande donc ces ra orts .' le comte de Boulainvilliers) 0ondon. le duc de &ourgogne.

177. 14. la réaction nobiliaire. le roblè'e est celui-ci : l’ad'inistration. contre l’ad'inistration i' ériale) 6. sont très no'breuses1 Rous nous li'itons . la 2raie cible de tous ces "istoriens liés . 177*. /arlemens de France ou États 7énérau2 du royaume) 0ondon.B Les . in2erse'ent. re oussée en artie de l’e7ercice du ou2oir. la 'onarc"ie. l’absolutis'e de l’État1 <e crois (ue les c"oses se sont un eu assées co''e si la noblesse. dans le te7te de &oulain2illiers et dans cette entre rise de recodage des ra orts M résentésO au roi. 9aire cor s a2ec son ad'inistration. dé9ini ar le sa2oir de l’État sur l’État1 0e roblè'e est celui-ci : le sa2oir du roi sur son ro?au'e et sur ses su3et doit-il @tre iso'or "e au sa2oir de l’État sur l’État Y 0es connaissances bureaucrati(ues.71 2 Jar'i les Uu2res . 1415. est en (uel(ue sorte soudé au rince lui-'@'e. sa dis osition B et c’est our(uoi on ne eut as lui résister1 !ais le rince (et l’ad'inistration 9ait cor s a2ec lui ar le ou2oir du rince lui-'@'e). au début de la .. 3uridi(ues1 (ui sont nécessaires au 9onctionne'ent de la 'onarc"ie ad'inistrati2e. de gré ou de 9orce.ou2oir (ui. elle. le grand a areil ad'inistrati9 (ue le roi a donné . ce sera le 'écanis'e de sa2oir. 17. et ensuite au rince. 'ais un c"a\non i' ortant dans le s?stè'e du ou2oir. c91: Les Origines ou l'Ancien 7ouvernement de la France) de l'8talie) de l'Allemagne) Jaris. la récu ération de ses ric"esses ((ui étaient sans doute de2enues dé9initi2e'ent inaccessibles). doi2ent-elles @tre réin3ectées dans le rince ar l’ense'ble des in9or'ations (u’on lui donne et (ui lui er'ettront de gou2erner Y $n so''e.la 2énalité des c"arges. écono'i(ues. ar le sa2oir (ue cette ad'inistration lui retrans'et. caractère "istori(ue de 01 K1 co'te du &uat-Ran#a?. soit un sa2oir 9abri(ué ar la 'ac"ine ad'inistrati2e elle-'@'e1 Al s’agit de rotester contre le 9ait (ue le sa2oir du roi sur ses su3ets soit entière'ent colonisé.+1 Vur !ontlosier. signaler celles (ui ont un ra ort a2ec les roblè'es (ue !1 Foucault soulè2e dans le cours: De la monarc(ie *ranDaise depuis son établissement &us#u'F nos &ours) Jaris. cette 9ois de bas en "aut1 0’ad'inistration er'et au roi de 9aire régner sur le a?s une 2olonté sans li'ites1 !ais. occu é. l’ad'inistration règne sur le roi ar la (ualité et la nature du sa2oir (u’elle lui i' ose1 <e crois (ue la cible de &oulain2illiers et de ceu7 (ui l’entouraient . @tre soudé . rescrit. non lus. c91 in*ra) cours du 1+ 'ars1 . de uis le S=AAe siècle. co'te de !ontlosier.estauration. . lie l’a areil ad'inistrati9 . (ui sont dé9a2orables . 1757B Histoire ancienne des peuples de l'1urope) Jaris. il s’agit de rotester contre le 9ait (ue le sa2oir donné au roi. 1* 2ol1B Éléments de la politi#ue) ou +ec(erc(e sur les vrais principes de l'économie sociale) 0ondres. 9iscales. l’é o(ue 6 la cible égale'ent de ses successeurs au 'ilieu du S=AAAe siècle (co''e le co'te du &uatRan#a?2 ) ou de !ontlosier2! (dont le roblè'e sera bien lus co' li(ué uis(u’il écrira. 2a @tre a'ené . 17741 2! 0es Uu2res de caractère "istori(ue de F1 de .émoires sur la +évolution *ranDaise) le Consulat) l'1mpire) la +estauration et les principau2 événements #ui l'ont suivie) Jaris. a2ait ris our ob3ecti9 re'ier de son o99ensi2e et de sa contre-o99ensi2e non as telle'ent la recon(u@te directe et i''édiate de ses ou2oirs ni.a2imes du gouvernement monarc(i#ue pour servir de suite au2 éléments de la politi#ue) 0ondres.e?naud. 2ol1B . la noblesse a au2rie B on roteste contre le 9ait (ue la noblesse a été dé ossédée de son droit de 3uridiction et des ro9its (ui ? étaient liés B on récla'e une lace de droit dans le Conseil du roi our la noblesse B on criti(ue le rCle 3oué ar les intendants dans l’ad'inistration des ro2inces1 !ais surtout. a au2rie. 9ait cor s a2ec le rince ar la 2olonté arbitraire et illi'itée (ue celui-ci e7erce sur une ad'inistration (ui est en e99et entière'ent dans ses 'ains et .

uis ar la bourgeoisie. et o8. la noblesse. en tout cas1 Va2oir o8 le roi ne eut rencontrer (ue l’i'age '@'e de son ro re absolutis'e. derrière le droit. a2ait été. c’est le sa2oir du roi B le sa2oir du roi ou un certain sa2oir co''un au7 rois et au7 nobles : loi i' licite. des nobles. lus essentiels1 Contre le sa2oir du gre99ier. du rocureur. deu7 sa2oirs érudits. (ui lui ren2oie. négligée ar la noblesse. c’est le sa2oir 3uridi(ue : celui du tribunal. uis(ue c’est ce sa2oir (ui les a iégés. les ad'inistrateurs.-2isO de sa noblesse1 C’est contre ce sa2oir des gre99iers (ue la noblesse 2eut 9aire 2aloir une autre 9or'e de sa2oir (ui sera l’"istoire1 Tne "istoire (ui aura co''e caractère de asser . dra'atisé. lus solennels. d’autres engage'ents lus ro9onds. sous la 9or'e du droit. de leurs droits de 3uridiction et uis '@'e de leurs biens1 !ais c’est un sa2oir (ui est "aassable aussi arce (ue c’est un sa2oir en (uel(ue sorte circulaire. la condition de toutes les re2anc"es. (uelle ré onse eut-il obtenir sinon un sa2oir établi du oint de 2ue du 3uge et du rocureur (ue lui. du 3urisconsulte et du gre99ier1 Va2oir bien s)r "aassable our les nobles. soigneuse'ent et eut-@tre 'éc"a''ent ense2elis. sa racine. du 'onar(ue. le roi. o8 le roi ne eut rencontrer (ue la louange de son absolutis'e (c’est-. tout naturelle'ent. (ui ren2oie du sa2oir au sa2oir1 Luand le roi. l’ob3ecti9 stratégi(ue (ue &oulain2illiers 2a 9i7er désor'ais . engage'ent réci ro(ue du roi a2ec son aristocratie1 Al s’agit de ré2eiller la 'é'oire. occu ée ar l’Église. E la 9a2eur du rince F1 Ce (u’il 9aut regagner et ce (u’il 9aut occu er 'aintenant. le roi. our conna\tre ses droits. de re lacer les institutions du droit ublic dans un réseau. le grand enne'i de ce sa2oir nou2eau ar le(uel la noblesse 2eut re rendre ied dans le sa2oir du roi. ar consé(uent. ni de te7tes. les 9inanciers '@'es1 0a osition . our reconstituer le 3uste sa2oir du roi. ar les gre99iers. dans les interstices de ce droit B une "istoire (ui ne sera as si' le'ent co''e elle a2ait été 3us(ue-l. ar les clercs. les louanges de son ro re ou2oir (louanges (ui d’ailleurs 'as(ueront eut-@tre les subtils détourne'ents de ou2oir o érés ar les rocureurs. lus ancien. interroge les gre99iers et les 3urisconsultes. la louange de . de tout un tra2ail (ui 2a rendre la 9or'e de rec"erc"es "istori(ues absolu'ent nou2elles1 <e dis contre-sa2oir arce (ue ce sa2oir nou2eau et ces 'ét"odes nou2elles our in2estir le sa2oir du roi se dé9inissent d’abord. ce n’est as. réoccu er en tout re'ier lieu.-dire. l’e7térieur du droit. ar les 'agistrats. il s’agit de ré2eiller des engage'ents non écrits. elle 2a essa?er de re rendre le droit ublic . '@'e . il n’est as sur renant (ue le roi trou2e.. des 9idélités (ui n’ont as eu de lettres. et les sou2enirs. sa lace. encore et tou3ours. l’ense'ble des usur ations (ue lui.o'e). deu7 sa2oirs (ui sont les deu7 9aces (et eut-@tre les deu7 "ases aussi) du sa2oir ad'inistrati91 Z ce 'o'ent. . d’une 'anière négati2e ar ra ort . le sa2oir (u’il 9aut écarter. l’é o(ue o8 elle était ourtant au 9a\te de sa uissance : cette ièce stratégi(ue. d’un contre-sa2oir. du droit ublic1 Au contraire. sans '@'e (u’ils uissent bien s’en rendre co' te. ar consé(uent. (ui sera le 3uste 9onde'ent d’un gou2erne'ent 3uste1 Al s’agit. our &oulain2illiers et ses successeurs. dans ces ordonnances '@'e les lus e7 licites et les . co''e on disait dans le 2ocabulaire de la cour. etc1) Y Va2oir circulaire. il s’agit de 9aire 2aloir un 9ond d’é(uité "istori(ue1 -errière l’"istoire du droit. sans doute1 Al s’agit de réacti2er des t"èses oubliées et le sang 2ersé ar la noblesse our le roi1 Al s’agit aussi de 9aire a ara\tre l’édi9ice '@'e du droit 6 dans ces institutions '@'e les lus 2alidées. (ui a été étourdi'ent distraite. le déroule'ent i'agé. a créé lui-'@'e. (ui les a dé ossédés ar des arguties (u’ils ne co' renaient as. (ui les a dé ouillés. a co''ises M2is-.(ue la noblesse a2ait négligé de tout te' s.

de toutes les désuétudes. l’é o(ue des "?siocrates (le grand ad2ersaire de du &uat-Ran#a?. des ta7es utiles1 Contre ce sa2oir des intendants et du bureau. une "istoire de la 'anière dont les nobles se sont ruinés dans des guerres sans 9in B une "istoire de la 'anière dont l’Église s’est 9ait donner ar ruse des terres et des re2enus B une "istoire de la 'anière dont la bourgeoisie a endetté la noblesse B une "istoire de la 'anière dont le 9isc ro?al a rogné les re2enus des nobles. du sa2oir écono'i(ue. 'ais de l’intendant : non lus le gre99e. le décr? tage. uis(ue c’est ce sa2oir des intendants (ui a er'is de rogner sur les ric"esses et le ou2oir des nobles1 C’est un sa2oir (ui. l’égard de la noblesse. le sou2enir des liens (u’il a eu sans doute intér@t . c’est le sa2oir non lus du 3uge ou du gre99ier. des bureau7. sur le ou2oir ro?al1 0’"istoire du droit ce sera donc la dénonciation des tra"isons. +emar#ues d'un FranDais) ou 12amen impartial du livre de . la re'é'oration au-del. (uantitati9 : sa2oir des ric"esses actuelles ou 2irtuelles. n’ont as eu la '@'e c"ronologie : la lutte contre le sa2oir 3uridi(ue est sans doute lus 9orte. (ui ren2oie tou3ours d’une actualité . etc1 C’est un sa2oir ad'inistrati9. s’est constitué. (ui ont usur é . (u’il s’agisse du sa2oir des intendants. de tra"isons. et de toutes les tra"isons (ui se sont branc"ées sur les tra"isons1 Al s’agit. ce sera la "?siocratie2")1 -e toute 9a#on. 17451 . des a au2risse'ents. au sa2oir du gre99ier et du 3uge. our 'ontrer ar (uelles ruines. eut éblouir le roi et lui 9aire illusion. dans sa 9or'e '@'e. c’est-. surtout écono'i(ue. un certain état des ric"esses (ui n’est. lui (ue le roi eut 9aire asser sa uissance. des ric"esses et non lus une "istoire écono'i(ue. et égale'ent ar les robins. ou (u’il s’agisse du sa2oir du 2" C91 01 K1 co'te du &uat-Ran#a?. la 2olonté du roi. lui aussi.asse. l’"istoire sera l’ar'e de la noblesse tra"ie et "u'iliée B une "istoire dont la 9or'e ro9ondé'ent anti-3uridi(ue sera. de 9ait.'ieu7 reconnues 6 co''e le résultat de toute une série d’ini(uités. lui aussi. l’é o(ue de &oulain2illiers. l’autre. et de lui restituer les 9orces. contre l’anal?se des ric"esses. "aassable1 $t our des raisons s?'étri(ues. de dé ossessions. etc1 Ces deu7 grands discours 6 celui du gre99ier et celui de l’intendant. 'ais le bureau1 Va2oir. dettes. assurer la 9iscalité. (u’un 'élange des 'al"onn@tetés acco' lies ar le roi a2ec la bourgeoisie1 Ce sera donc. des ruines1 Tne "istoire. du ou2oir au ou2oir.' Nec4er sur les *inances) Kenè2e. d’ou2rir les ?eu7 du rince sur les usur ations dont il n’a as eu conscience. dans cette "istoire (ui 2a s’o oser. co''is ar le ou2oir ro?al. des tours de asse. derrière l’écriture. le re'ier grand ad2ersaire de ce sa2oir "istori(ue (ue la noblesse 2eut lancer our réoccu er le sa2oir du roi1 0’autre grand ad2ersaire. oublier lui-'@'e et . (ui asse derrière le roblè'e de la roduction des ric"esses. a rès tout. des e7actions. la 9ois sur le ou2oir de la noblesse et. sa2oir des i' Cts su ortables. ar consé(uent. et in2erse'ent. cette 9ois. d’in3ustices. et la dénonciation de ce (ue ce sa2oir cac"ait d’"ostilité a arente1 =oil. d’in9idélités. obtenir l’obéissance. la noblesse 2eut 9aire 2aloir une autre 9or'e de connaissance : une "istoire. lus acti2e et lus intense . du te7te de la loi . uis(ue c’est grDce . des détourne'ents. (ui a renié ses engage'ents . eut-@tre sans s’en rendre bien co' te aussi. celui du tribunal et celui du bureau 6 au7(uels l’"istoire de la noblesse 2eut s’o oser. des 2ols. 9aire oublier1 Contre le sa2oir des gre99iers. c’est-. d’abus. .-dire une "istoire des dé lace'ents des ric"esses. accu'ulations abusi2es.-dire entre la 9in du S=AA$ siècle et le début du S=AAAe : la lutte contre le sa2oir écono'i(ue est de2enue sans doute beaucou lus 2iolente au 'ilieu du S=AAAe siècle.

les sociétés. co' osée d’un certain no'bre d’indi2idus. du su3et arlant dans l’"istoire. (ui a ses 'Uurs. ce nou2eau su3et (ui a ara\t (uand on écarte le discours ad'inistrati9 ou 3uridi(ue de l’État sur l’État. les in3ustices. ense'ble d’indi2idus réunis ar un statut B une société. et dont on 2a arler dans l’"istoire. 3e crois 6 et la c"ose est i' ortante 6 l’a artenance entre. n’est as du tout (uel(ue c"ose (ui se dé9inirait ar l’unité des territoires. la 9or'ulation i'agée du droit ublic1 A2ec &oulain2illiers. du ou2oir sur le ou2oir.. (ui est . des 'Uurs. son ren9orce'ent rituel. l’État. antérieur. (ui rend la arole dans l’"istoire. les dé9aites et les 2ictoires. a ara\t un nou2eau su3et de l’"istoire1 Cela 2eut dire deu7 c"oses1 -’une art. d’une art. l’"istoire n’a2ait 3a'ais été (ue l’"istoire (ue le ou2oir se racontait sur lui-'@'e. les droits. et au(uel s’est substituée une autre 9or'e de sa2oir. ce dont on arlera. le récit de l’"istoire et. c’est la nation. (ui 2a rendre la arole1 0a noblesse. éclater le 9onctionne'ent '@'e du sa2oir "istori(ue1 C’est l. de ce conce t de nation (ue 2a sortir le 9a'eu7 roblè'e . l’"istoire (ue la noblesse co''ence . . (u’est-ce (ue c’est Y C’est ce (u’un "istorien de cette é o(ue-l.gre99e et du tribunal. la 9ois celui (ui arle dans le récit "istori(ue et ce dont arle ce récit "istori(ue. lui les droits. a elle une E société F : une société. c’est ce (ue le 2ocabulaire de l’é o(ue désigne ar le 'ot de E nation F1 0a nation. un imperium (uelcon(ue1 0a nation est sans 9rontières. la 'onarc"ie et la terre elle-'@'e1 &re9. (ui 2a raconter l’"istoire B (uel(u’un d’autre 2a dire E 3e F et E nous F (uand il racontera l’"istoire B (uel(u’un d’autre 2a 9aire le récit de sa ro re "istoire B (uel(u’un d’autre 2a réorienter le assé. ce sera des éri éties de (uel(ue c"ose (ui asse sous l’État. ob3et. autour de lui-'@'e et de son ro re destin1 -é lace'ent. (ui est . est sans s?stè'e de ou2oir dé9ini. cette é o(ue. c’est une nation en 9ace de bien d’autres nations (ui circulent dans l’État et (ui s’o osent les unes au7 autres1 C’est de cette notion. la 9ois lus ancien et lus ro9ond (ue les institutions1 Ce nou2eau su3et de l’"istoire. l’e7ercice du ou2oir. ce (ui est en (uestion c’est le sa2oir (ui se constitue de l’État . ou ar une 'or "ologie oliti(ue dé9inie ou ar un s?stè'e de su3étions . les grou e'ents de gens.-dire les ense'bles. c’est-. de ces élé'ents-l. a2ec ce discours de la noblesse réactionnaire de la 9in du S=AA$ siècle. (ue se dé9ait. c’est un discours (ui 2a 9aire. l’"istoire (ue le ou2oir 9aisait raconter sur soi : c’était l’"istoire du ou2oir ar le ou2oir1 !aintenant. ses usages et '@'e sa loi articulière1 Ce (uel(ue c"ose (ui arle désor'ais dans l’"istoire. de l’autre. (ui 2a er'ettre de dé9inir ar ra ort . est sans État1 0a nation circule derrière les 9rontières et les institutions1 0a nation. ar consé(uent. un nou2eau su3et arlant : c’est (uel(u’un d’autre (ui 2a rendre la arole dans l’"istoire. dont le ro9il général est l’"istoire1 !ais l’"istoire de (uoi Y <us(u’. si 2ous 2ouleP : c’est-. des usages. raconter contre le discours de l’État sur l’État.. (u’il 2a @tre (uestion dans l’"istoire1 $t ce sont ces élé'ents-l. les é2éne'ents. une certaine loi articulière 6 'ais loi entendue bien lutCt co''e régularité statutaire (ue co''e loi étati(ue1 C’est de cela. e" bien. 'ais entendue co''e association.-dire 'odi9ication de l’élé'ent re'ier. (ui tra2erse le droit. 3e crois. grou e. d’indi2idus (ui ont en co''un un statut. lus ro9ond. les institutions. dans son su3et entendu co''e t"è'e. ou lutCt E les F nations. résent. 'ais dé lace'ent du su3et de l’"istoire aussi dans ce sens. (u’il ? a une 'odi9ication dans l’ob3et '@'e du récit.

des e7actions. etc1 C’est. 'ais totale'ent négligés1 . des du eries. en9in (ue 2a sortir la notion de classe1 A2ec ce nou2eau su3et de l’"istoire 6 su3et arlant dans l’"istoire et su3et arlé dans l’"istoire 6 a ara\t aussi. tous ces rocessus so'bres (ui se assent au ni2eau des grou es (ui s’a99rontent sous l’État et . etc1 Ce n’est lus le caractère céré'oniel du ren9orce'ent du ou2oir. des ri2alités des grou es. en grande artie. un sa2oir nou2eau (ou. non seule'ent obscurs. s’était 9or'é un certain instru'ent de lutte 6 dans le ou2oir et contre le ou2oir B et cet instru'ent est un sa2oir. l’ac"arne'ent de la dénonciation B (uatriè'e'ent. 'ais. cela 2a @tre au 9ond. ce n’est as tout . bien s)r. entière'ent di99érent du grand rituel céré'onial (ui acco' agnait encore obscuré'ent le discours de l’"istoire (uand on racontait ces "istoires de Hro?ens. 3e crois. (ue co''e déconnecteur du sa2oirou2oir ad'inistrati9. (ue le discours de l’"istoire. 'ais un pat(os nou2eau. tra2ers les lois1 C’est l’"istoire so'bre des alliances. (ui est cette nou2elle 9or'e de l’"istoire1 0e ra el de l’"istoire sous cette 9or'e. la er2ersion s?sté'ati(ue d’une intelligence inter rétati2e B troisiè'e'ent. aussi (ue 2a sortir la notion de race B c’est de l.-dire : la assion (uasi éroti(ue our le sa2oir "istori(ue B deu7iè'e'ent. un cou d’État ou un cou sur l’État ou contre l’État1 Ce (ue 3’ai 2oulu 2ous 'ontrer. artielle'ent nou2eau). c’est-.e'ontent . d’autre art. . des dettes. (ui 2a désor'ais a2oir un nou2eau do'aine d’ob3ets. tra2ers le discours "istori(ue. un sa2oir (ui aura our 'ét"ode non as la réacti2ation rituelle des actes 9onda'entau7 du ou2oir. co''e t"é'ati(ue re'ière de l’"istoire. la ensée de droite en France. en9in. toute une nou2elle 'or "ologie du sa2oir "istori(ue. des inconsciences. ce discours nou2eau ((ui a donc un su3et nou2eau et un ré9érentiel nou2eau) s’acco' agne aussi de ce (u’on ourrait a eler un pat(os nou2eau. de Ker'ains. de ses tra"isons1 -u '@'e cou . 'ais au contraire un déc"i99re'ent s?sté'ati(ue de ses intentions 'éc"antes et la re'é'oration de tout ce (u’il aura s?sté'ati(ue'ent oublié1 C’est une 'ét"ode de dénonciation er étuelle de ce (ui a été le 'al dans l’"istoire1 Al ne s’agit lus de l’"istoire glorieuse du ou2oir B c’est l’"istoire de ses bas-9onds. bien s)r. bel et bien. un ré9érentiel nou2eau. les conce ts 9onda'entau7 du nationalis'e du SASe siècle B c’est de l. 9ait ce (u’on a elle l’E "istoire des idées F1 <e n’ai as telle'ent 2oulu 2ous 'ontrer co''ent la noblesse a2ait re résenté soit ses re2endications soit ses 'al"eurs. (ui 2a 'ar(uer de sa s lendeur une ensée (ui sera. s’était roduit. tout un c"a' de rocessus 3us(ue-l. en tout cas. des dé lace'ents des 9ortunes B l’"istoire des 9idélités et des tra"isons B l’"istoire des dé enses. la sur9ace.ré2olutionnaire de la nation B c’est de l. le coin (ue la noblesse a essa?é d’en9oncer entre le sa2oir du sou2erain et les connaissances de l’ad'inistration B et cela a9in de ou2oir déconnecter la 2olonté absolue du sou2erain de l’absolue docilité de son ad'inistration1 Ce n’est donc as telle'ent co''e c"anson des 2ieilles libertés. autour des 9onctionne'ents du ou2oir. de ses 'éc"ancetés. 2ont @tre des instru'ents de lutte contre l’absolutis'e1 C’est our(uoi ce t? e de discours 6 (ui est donc d’origine . des oublis. des intér@ts 'as(ués ou tra"is B l’"istoire des détourne'ents des droits. (ue le long récit de Clo2is et de C"arle'agne. (ue 2ont sortir. (ue cette 2ieille "istoire des Kaulois et des Ker'ains. l’articulation de l’"istoire sur (uel(ue c"ose (ui sera un co' lot. co''ent. une atta(ue contre l’État.

ta gloire et subordonné . et . le contrCler1 $t c’est ainsi (u’. a réuni l’i''ense collection2+ de docu'ents 'édié2au7 et 2# 2$ 01 K1 co'te du &uat-Ran#a?. se l’a ro rier ou . en gros. 1777-1749. tu es un 'onstre b F Cette "rase n’est as de !arat. de la '@'e 9a#on le ou2oir ro?al a c"erc"é . Les . 2ers 176+. l’en3eu oliti(ue ca ital (u’il ? a2ait dans ce sa2oir "istori(ue 6 essa?er d’organiser ce sa2oir "istori(ue. la législation. . une sorte de 'inistère de l’"istoire1 -’abord. 0ouis S=A 6 crois-tu (ue 'érite un "o''e aussi barbare. en 1741. 1 *46-*471 Vur cette (uestion. la c"arnière du ou2oir et du sa2oir de la 'onarc"ie ad'inistrati2e. artir de 176+ on 2oit le ou2oir ro?al 6 ce (ui rou2e la 2aleur oliti(ue. 'al"eureu7 "éritier d’un a'as de ra ines Y Crois-tu (ue la loi de -ieu ne 9ut as 9aite our toi Y /u es-tu lus (u’un "o''e our (ue tout doi2e @tre ra orté . te7tuelle'ent. cette c"arnière du ou2oir et du sa2oir dans le 9onctionne'ent de l’État absolu de la 'onarc"ie ad'inistrati2e1 $t c’est our(uoi. *1 2ol1 . des sa2ants et . artir de 176+ on 2oit s’es(uisser des institutions (ui seraient. . le ou2oir ro?al n’a as u ne as essa?er d’en re rendre . (ui l’écri2ait en 1774 . des 3urisconsultes (ui. our une raison ou une autre. ces deu7 institutions sont réunies.. 3oue ce rCle oliti(ue 'a3eur . c91 <1-R1 !oreau. si e99ecti2e'ent ce nou2eau t? e-l. /lan des travau2 littéraires ordonnés par 6a . artir de lui1 C’est ainsi (u’. elle est du co'te du &uat-Ran#a?. 0ouis S=A2#1 $t elle sera re rise. tout naturelle'ent. ta satis9action Y Lui es-tu donc Y Car si tu n’es as un dieu. de sa2oir "istori(ue. dans la réaction nobiliaire ou dans les te7tes des ré2olutionnaires d’a2ant ou d’a rès 17491 <e 2ous cite si' le'ent un te7te . renseigne'ents et éclaircisse'ents nécessaires B en 176. . seront a?és au7 9rais de Va !a3esté2$1 Ce 'inistère de l’"istoire a2ait un titulaire.a2imes du gouvernement monarc(i#ue''') op' cit') t1 AA. en liaison a2ec bien d’autres. c"a(ue 9ois 3uste'ent (u’un grou e oliti(ue 2oudra. ceu7 (ui sont c"argés de (uel(ue artie de l’ad'inistration générale. ce 'o'ent-l. la gauc"e.a&esté pour la rec(erc(e) la collection et l'emploi des monuments de l!(istoire et du droit public de la monarc(ie *ranDaise) Jaris. a2ec bien des 'odi9ications et des con9lits de 9or'e. du roi des 'éc"ancetés et des tra"isons : E Luel c"Dti'ent 6 dit l’auteur (ui s’adresse .nobiliaire et réactionnaire 6 2a d’abord circuler. ce nou2eau t? e de discours. 174*1 2+ C91 <1-R1 !oreau. ce '@'e t? e de discours (3us(ue dans ses 9or'ulations). /rincipes de morale) de politi#ue et de droit public puisés dans l!(istoire de notre monarc(ie) ou Discours sur l!(istoire de France) Jaris. l’"istoire et au ublic. ro os du roi in3uste. création d’une Bibliot(è#ue des *inances (ui doit 9ournir . et c’est lui (ui. en (uel(ue sorte de le re lacer dans son 3eu de sa2oir et de ou2oir. son tour le contrCle1 Hout co''e ce discours circulait ainsi de la droite . s’en rendre . c"argés ar le c"ancelier ou le garde des sceau7 de tra2au7 et d’ou2rages utiles . création d’un DépYt des c(artes our ceu7 (ui 2oudraient étudier l’"istoire et le droit ublic en France1 $n9in. <acob-Ricolas !oreau. en une Bibliot(è#ue de législation % noteP bien les ter'es 6 d!administration) (istoire et droit public' $t un te7te un eu ultérieur dit (ue cette bibliot"è(ue est destinée au7 'inistres de Va !a3esté. ar les ré2olutionnaires di7 ans a rès1 =ous co' reneP our(uoi. tous les 'inistres de Va !a3esté les 'é'oires. entre le ou2oir ad'inistrati9 et les connaissances (ui se 9or'aient . 2ous alleP le retrou2er aussi bien dans ce (u’on ourrait a eler la droite (ue dans la gauc"e. de la réaction nobiliaire . un ro3et ré2olutionnaire bourgeois.

(u’il e7iste bien une 'atière "istori(ue (ui eut dégager. le sa2oir "istori(ue était bien une ar'e oliti(ue contre le sa2oir de t? e ad'inistrati9 de la 'onarc"ie absolue. et (ui sera la constitution. di7 ans a2ant les États générau7. a ara\t la lutte entre les nations. les lois 9onda'entales du ro?au'e1 C’est. entre le roi et son ad'inistration. la 'onarc"ie a 2oulu recoloniser en (uel(ue sorte ce sa2oir1 Vi 2ous 2ouleP. re'ière acce tation i' licite (ue (uel(ue c"ose eut se glisser entre son ou2oir et son ad'inistration. c’est .. au lieu '@'e o8 on a2ait 2oulu s’en ser2ir contre l’absolutis'e. lus ro9ondé'ent. la tradition ininterro' ue de la 'onarc"ie1 =oil. au début du SASe siècle. ar le roi. . artir de lui et dans cet élé'ent.-dire (uel(ue c"ose (ui 2a de2enir lutte des races et lutte des classes1 . l’é o(ue o8. uis(ue ce sa2oir était une ar'e our réoccu er le sa2oir du rince : entre son ou2oir. dé3. on a créé un 'inistère de l’"istoire (ui de2ait. (ue les États générau7 2ont @tre ro3etés et organisés en 1749 : donc. établir. . les connaissances et l’e7ercice de l’ad'inistration1 C’est l. la re'ière acce tation i' licite. d’une 9a#on contrClée. our 9aire 9onctionner l’"istoire dans le 3eu du ou2oir 'onarc"i(ue et de son ad'inistration1 $ntre le sa2oir du rince et les connaissances de son ad'inistration. artir de ces 'atériau7 réunis. etc1 B 'ais aussi réi' lantation de ce sa2oir "istori(ue. ce (ue 3e 2oulais 2ous dire un eu sur la 'ise en lace de ce nou2eau t? e de sa2oir "istori(ue1 <’essaierai ensuite de 2oir co''ent. des "istoriens co''e Augustin H"ierr? et KuiPot ourront tra2ailler1 $n tout cas. l’é o(ue o8 l’on 2oit a ara\tre cette institution 6 ce 2éritable 'inistère de l’"istoire 6 son sens est asseP clair : au 'o'ent donc o8 les a99ronte'ents oliti(ues du S=AAAe siècle assaient ar un discours "istori(ue. c’est-. eut-@tre. les lois 9onda'entales. la création du 'inistère de l’"istoire a ara\t co''e une concession. sous une 9or'e autoritaire.ré-'édié2au7 sur les(uels. la re'ière acce tation i' licite d’une sorte de constitution1 $t d’ailleurs. la re résentation du eu le. re'ière concession du ou2oir ro?al. lus récisé'ent. (u’on a lacé un 'inistère de l’"istoire our rétablir en (uel(ue sorte le lien. entre le rince et l’ad'inistration. .

l’absolutis'e ro'ain1 -’autre art. a2ait été intérieur au discours de l’État sur lui-'@'e B (ui a2ait eu our 9onction de 'ani9ester le droit de l’État. .%&'RS (' 1+ F-VRIER 1*$# Nation et nations' % La con#u0te romaine' % 7randeur"et décadence des +omains' % De la liberté des 7ermains selon Boulainvilliers' % Le vase de 6oissons' % Origines de la *éodalité' % L!Église) le droit) la langue de l!État' % Les trois généralisations de la guerre c(e. l’"istoriogra "ie rotestante du S=A e siècle a2ait ob3ecté . le 'o'ent o8 les "ordes (ui dé9erlent de Ker'anie 'ettent un ter'e . de raconter sa généalogie ininterro' ue et d’illustrer. et (ui obéit au '@'e gou2erne'ent F (art1 E Ration F. de 9onder sa sou2eraineté. #a doit @tre une grande 'ultitude d’"o''es B deu7iè'e'ent. des e7 loits. de classe1 Au S=AAAe siècle. (ui "abite une certaine étendue de a?s. s’est roduit de deu7 9a#ons1 -’une art. cette notion doit @tre entendue encore dans un sens très large1 C’est 2rai (ue dans l!1ncyclopédie) 2ous trou2eP une dé9inition (ue 3e dirais étati(ue de la nation. bien s)r. our 9onction 6 co''e disait Jétrar(ue 1 6 de c"anter la louange de . ar des "éros.o'e B (ui 3us(ue-l. 2ous 2ous sou2eneP. la 9in du S=AA$ et au début du S=AAA e siècle. de race. l’autre ru ture. 3e crois. l’absolutis'e ro?al1 /n ra elle donc l’in2asion B on introduit cette grande ru ture dans le te' s : l’in2asion des Ker'ains au =e-=Ae siècle. in 1ncyclopédie) ou Dictionnaire raisonné des sciences) des arts et des métiers) 0uc(ues.+)1 . le bien-9ondé du droit ublic1 Cet éclate'ent de la louange de . c’est le 'o'ent de la ru ture du droit ublic. car c’est autour de cette notion de nation (ue 2ont ra?onner ou déri2er des notions co''e celles de nationalité. ar le ra el. #a 1 2 C91 supra) cours du *4 3an2ierB c91 aussi cours du 11 9é2rier1 E !ot collecti9 dont on 9ait usage our e7 ri'er une (uantité considérable de eu le. la réacti2ation de ce 9ait de l’in2asion 6 (ue dé3. l’e7istence de la nation21 Jre'ière'ent.o'e. au sens large du 'ot1 <e tDc"erai d’? re2enir.. c’est cette es èce d’entité nou2elle (u’est la nation1 0a nation entendue. c’est (uel(ue c"ose d’autre arlant de soi. 1 *9-. des d?nasties. ren9er'ée dans de certains li'ites. 3’a2ais essa?é de 2ous 'ontrer co''ent autour de la réaction nobiliaire il ? a2ait eu non as e7acte'ent in2ention du discours "istori(ue. arce (ue les enc?clo édistes donnent (uatre critères . 'ais lutCt éclate'ent d’un discours "istori(ue réalable (ui a2ait eu 3us(ue-l. c’est le asse-droit. et ce (uel(ue c"ose d’autre (ui arle dans l’"istoire et (ui se rend our ob3et de son récit "istori(ue. en ce double sens (u’il s’agit d’un nou2eau do'aine d’ob3ets our le récit "istori(ue et en '@'e te' s d’un nou2eau su3et arlant dans l’"istoire1 Ce n’est lus l’État arlant de lui-'@'e.Boulainvilliers < la loi de l!(istoire et la loi de la nature 5 les institutions de la guerre 5 le calcul des) *orces' % +emar#ues sur la guerre' 0a dernière 9ois. 17541 t1 SA. l’autre rinci e d’éclate'ent 6 (ui est. lus i' ortant 6 c’est l’introduction d’un nou2eau su3et de l’"istoire.

dans la 'onarc"ie anglaise. 2ous la trou2ereP encore longte' s au SASe siècle. . a2aient au 9ond . (ue la bourgeoisie était aussi une nation1 Hout ceci aura une i' ortance ca itale sous la . en articulier dans le te7te de Vie?ès sur le tiers état (ue 3’essaierai de 2ous co''enter1 !ais cette notion 2ague. celui du droit sa7on : le droit des libertés 9onda'entales et (ui se trou2ait @tre . ce rinci e d’éclate'ent (ui était la nation co''e su3etob3et de la nou2elle "istoire1 !ais (u’est-ce (ue cette nou2elle "istoire. (ue l’on trou2e aussi bien dans les te7tes 2enant de la noblesse. un autre. une dé9inition. c"eP Augustin H"ierr?!. dans la grande organisation étati(ue du discours "istori(ue. eu rès 6 le roblè'e anglais1 0’o osition arle'entaire et l’o osition o ulaire anglaise. ce a?s dé9ini doit @tre circonscrit ar des 9rontières B et (uatriè'e'ent. tra2ers les États. l’aristocratie et la 'onarc"ie1 Cette nation orte en elle un s?stè'e de droit (ui est celui de l’absolutis'e et elle l’a i' osé ar la 2iolence de l’in2asion1 -onc 'onarc"ie et aristocratie (droit de t? e absolutiste et in2asion)1 $t il s’agissait de 9aire 2aloir. la nation nor'ande : dans ce s?stè'e de droit on trou2e blo(uées. u'est"ce #ue le 3iers"État$) éd1 citée1 Vur Vie?ès. de lutter $1-<1 Vie?ès. etc1 /n a donc un nou2eau su3et de l’"istoire. 9loue. un siècle au ara2ant ou . our elle. cette 'ultitude d’"o''es. d’une art. et 3e 2ais essa?er de 2ous 'ontrer co''ent et our(uoi c’était la noblesse (ui a2ait introduit ainsi. au contraire. résoudre un roblè'e relati2e'ent si' le1 Al s’agissait our elles de 'ontrer (u’il ? a2ait. en (uel(ue sorte une 9i7ation de la nation : d’une art dans les 9rontières de l’État. en tout cas ar ceu7 (ui n’a artenaient ni . ainsi établie . e7clure la dé9inition large (ui régnait . l’intérieur des 9rontières 'ais (ui est. la 9ois le droit des "abitants les lus anciens. le s?stè'e de droit corres ondant . deu7 s?stè'es de droit o osés et en '@'e te' s deu7 nations1 -’un cCté. et de l’autre dans la 9or'e '@'e de l’État1 <e crois (ue c’est une dé9inition olé'i(ue (ui 2isait. 'obile de nation. en (uel(ue sorte l’une a2ec l’autre.doit @tre une 'ultitude d’"o''es (ui "abitent dans un a?s dé9ini B troisiè'e'ent. . 2oir le '@'e cours1 . la 9a'ille ro?ale ni au7 9a'illes aristocrati(ues1 -onc deu7 grands ense'bles. 2oir le '@'e cours1 Vur Fran#ois KuiPot. co''ent la 2oit-on s’instaurer au début du S=AAA e siècle Y <e crois (ue la raison our la(uelle c’est bien dans ce discours de la noblesse 9ran#aise (ue l’on 2oit se dé lo?er ce nou2eau t? e d’"istoire a ara\t claire'ent (uand on le co' are a2ec ce (ui était 6 au S=AA$ siècle. sous les États. était é2ide''ent beaucou lus co' li(ué. cette idée d’une nation (ui n’est as arr@tée . doit obéir . et en '@'e te' s le droit re2endi(ué ar les lus au2res. l’autre. en (uoi consistait-elle. des lois et . uis(u’il s’agit. c91 in*ra) cours du 1+ 'ars1 ! " Vur Augustin H"ierr?. la 9in du S=AA$ et au début du S=AAA e siècle. c"eP KuiPot". l’intérieur de 9rontières. au détri'ent du lus nou2eau (ui a2ait a orté 6 a2ec l’in2asion 6 l’absolutis'e1 C’était un roblè'e si' le1 Celui de la noblesse 9ran#aise un siècle a rès.é2olution. (ue dans ceu7 2enant de la bourgeoisie et (ui 9aisait dire (ue la noblesse était une nation. contre cet ense'ble. du 'oins . .. un gou2erne'ent uni(ues1 =ous a2eP donc l. une sorte de 'asse d’indi2idus 'obiles d’une 9rontière . et il s’agissait de 9aire 2aloir le lus ancien et le lus libéral. sinon . entre la 9in du S=A e et le début du S=AA$ siècle. ce 'o'ent-l. un ni2eau in9ra-étati(ue. ré9uter.

auraient sou"aité . acce té. titre d’e7e' le. 9aisant cor s a2ec la terre et le eu le1 Ce droit ? est un 9ait de con(u@te.o'ains.estauration1 0e rCle de &oulain2illiers est i' ortant uis(ue c’est lui (ui a essa?é de retranscrire les ra orts des intendants 9aits our le duc de &ourgogne. . c’est une terre de con(u@te1 $t terre de con(u@te 2eut dire (ue l’absolutis'e ro'ain. la li'ite 3us(u’au co'te de !ontlosier + au 'o'ent de la . la Kaule est assu3ettie1 0e droit (ui ? règne n’est aucune'ent une sou2eraineté consentie. re#u. si on la co' are . l’in2asion1 C’est-. signalés dans les notes *1-** au cours du 11 9é2rier. uis(ue en 9ait il s’agit de tout un no?au. cause de sa ric"esse et de sa ci2ilisation (co''e le 2oulait le 2ieu7 récit "istorico-légendaire du S=AA$ siècle. 3e crois. Kaulois a?ant (uitté leur atrie. cette atrie erdue o8 ils auraient 2oulu re2enir . et cela 2a aller 3us(u’au co'te du &uat-Ran#a? $. un droit accli'até. de l’$' ire et de la . celle (u’on trou2ait lusieurs diPaines d’années au ara2ant1 !ais 3e 2ais considérer &oulain2illiers si' le'ent . (ue trou2ent-ils de2ant eu7 Y Als ne trou2ent as. un 'o'ent donné1 -onc. les Francs.sur deu7 9ronts1 -’une art.émoires présentés F . dans cette Kaule. contre la 'onarc"ie 9aire 2aloir les libertés1 !ais contre le tiers état on 2a 9aire 2aloir. Le 6ang épuré''') op' cit' 5 . son ro9it sur les droits de la noblesse1 -onc. et il eut donc nous ser2ir de re ère et de ro9il général 2alant ro2isoire'ent our tout-le-'onde *1 Co''ent &oulain2illiers 9ait-il son anal?se Y Jre'ière (uestion : (uand les Francs énètrent en Kaule. en articulier: . selon le(uel les Francs. un eu arcadienne. n’était as du tout. le droit régalien ou i' érial instauré ar les . contre la 'onarc"ie et ses usur ations du ou2oir.émoires sur l'(istoire du gouvernement de la France) in État de la France''') op' cit' 5 Histoire de l'ancien gouvernement de la France''') op' cit' 5 Dissertation sur la noblesse *ranDoise servant de /ré*ace au2 . 2oir le '@'e cours1 0Ganal?se du tra2ail "istori(ue de &oulain2illiers (ue !1 Foucault dé2elo e dans ce cours (et dans le sui2ant) est 9ondée sur les te7tes dé3. au contraire.gr' le duc d'Orléans''') op' cit' . é2ide''ent. de toute une nébuleuse d’"istoriens de la noblesse (ui co''encent . Dissertation sur la noblesse d'e2traction''') op' cit' Vur du &uat-Ran#a?.émoires de la maison de Croi et de Boulainvilliers) in A1 -e2?2er.é2olution. lutte sur deu7 9ronts.-dire (ue d’un cCté 6 contre le tiers état 6 il 9audra @tre en (uel(ue sorte les 2ain(ueurs absolus dont les droits ne sont as li'ités B 'ais d’un autre cCté 6 contre la 'onarc"ie 6 il 9audra 9aire 2aloir un droit (uasi constitutionnel (ui est celui des libertés 9onda'entales1 -’o8 la co' le7ité du roblè'e et d’o8. un 'o'ent donné ? re2enir)1 0a Kaule (ue décrit &oulain2illiers n’est as du tout une Kaule "eureuse. la noblesse 2a 9aire 2aloir les libertés 9onda'entales (ui sont censées @tre celles du eu le ger'ain ou 9ranc (ui a en2a"i la Kaule . (ui ro9ite 3uste'ent de la 'onarc"ie absolue our e' iéter de son cCté et . (ui ne eut as @tre 'enée de la '@'e 9a#on sur l’un et sur l’autre1 Contre l’absolutis'e de la 'onarc"ie. c91 supra) cours du 1+ 'ars1 Vur !ontlosier. 9or'uler leurs t"éories dans la seconde 'oitié du S=AA$ siècle (le co'te d’$staing 2ers 166+-167+ ar e7e' le#). (ui aurait oublié les 2iolences de César dans la 9usion "eureuse d’une unité nou2elle'ent constituée1 Ce (u’ils trou2ent. les droits illi'ités dus . le caractère in9ini'ent lus élaboré de l’anal?se (ue l’on trou2e c"eP &oulain2illiers. de l’autre contre le tiers état. (uand ils entrent en Kaule. c’est un 9ait de do'ination1 $t c’est le 'écanis'e '@'e de cette # $ + * <oac"i' co'te dG$staing.

(ui se conclut a2ec Caligula ar le 'assacre s?sté'ati(ue des anciens nobles gaulois (ui résistaient . auraient eu our re'ier soin de désar'er. 'ais d’une "istoire récise et articulière.o'ains se constituer une certaine noblesse dont ils a2aient besoin. dont les rocédés ne sont as articulière'ent "onorables1 $n tout cas.do'ination. grDce . ils ont été obligés de 9aire a el . tous1 $t en 9ait. des 'ercenaires. ad'inistrati2e. cette aristocratie guerrière (ui a2ait été la seule 9orce 'ilitaire (ui se soit réelle'ent o osée . (ui a été i' lanté ar un certain no'bre de 'écanis'es de do'ination. cette E égalitarisation F. leur ro9it donnera beaucou lus de liberté . (ue co''ence alors le second 2olet de l’anal?se de &oulain2illiers 6 le 'o'ent o8 il anal?se les e99ets réels de la do'ination ro'aine sur la Kaule1 $n entrant en Kaule. deu7iè'e'ent. on 9ait croire au7 in9érieurs (u’un eu lus d’égalité . en 9aisant 2aloir un certain no'bre de "ases1 -’abord les . de l’idée d’égalité1 C’est-. eu7 6 'ais une noblesse ad'inistrati2e. (u’on 9latte.o'ains. une noblesse non as 'ilitaire 6 (ui aurait u s’o oser . eu71 Ve crée ainsi une nou2elle noblesse. 2aincu. un gou2erne'ent des oti(ue1 -e la '@'e 9a#on. 3uridi(ue. une noblesse ci2ile. ar les Ker'ains 6 et 'oins d’ailleurs ar les "asards d’une dé9aite 'ilitaire. 9ine et bien 'a\trisée du droit ro'ain et. cet abaisse'ent (ui caractérisait leur oliti(ue1 Z artir de l. on aboutit . en éle2ant le bas eu le. tous les des otis'es (et (u’on a2ait 2u d’ailleurs se dé2elo er dans la ré ubli(ue ro'aine de uis !arius 3us(u’. on 2oit les . cet absolutis'e ro'ain. les aider dans leur organisation de la Kaule ro'aine et surtout dans tous les rocédés ar les(uels ils 2ont uiser dans la ric"esse de la Kaule et assurer une 9iscalité ro9itable ."in1 $t 6 uis(u’ils n’a2aient lus une noblesse 6 our dé9endre cette terre gauloise (u’ils occu aient. les Ker'ains (ou les Francs) ont trou2é une terre de con(u@te (ui était l’ar'ature 'ilitaire de la Kaule * -ésor'ais les . (ui a duré tout au long de l’occu ation ro'aine. ar un rocédé ro re . et ils ont u ainsi établir leur ro re césaris'e1 C’est la re'ière "ase. dit &oulain2illiers. i' li(ue bien s)r une 9iscalité énor'e1 Al 2a donc 9alloir réle2er sur la Kaule * E (ui était lGar'ature 'ilitaire de la Kaule F ne 9igure as dans le 'anuscritB . en 9ait 2ous ne 2ous récla'eP as d’un droit 9onda'ental et essentiel sur la terre de la Kaule. la 9ois au7 . 'ais (ui se battaient our une solde1 0’e7istence d’une ar'ée 'ercenaire. les . (ue &oulain2illiers essaie de re érer. eu7 B désar'er la noblesse. bien s)r. bala?é.o'ains et . a été 9inale'ent ren2ersé. entrant en Kaule. destinée . la connaissance de la langue ro'aine1 C’est autour de la connaissance de la langue et de la rati(ue du droit (u’une nou2elle noblesse a ara\t1 Cette descri tion er'et de dissi er le 2ieu7 '?t"e du S=AA$ siècle. des gens (ui ne se battaient as our eu7-'@'es ou our dé9endre leur terre. et ceci ar (ou en tout cas en corrélation a2ec) une élé2ation arti9icielle du bas eu le. c’est. l’abaisser aussi oliti(ue'ent et écono'i(ue'ent.o'ains n’a2aient lus rien our ou2oir dé9endre la Kaule contre les in2asions (ui 2enaient de l’autre cCté du . (ue ar la nécessité d’une dégradation interne1 C’est l. César). l’intérieur d’un 'écanis'e d’assu3ettisse'ent (ue 2ous 2ous inscri2eP1 $t d’ailleurs. une rati(ue aiguf. c’est bien .o'ains ont rendu la société gauloise égalitaire en abaissant la noblesse. re'ière'ent. de la Kaule ro'aine "eureuse et arcadienne1 0a ré9utation de ce '?t"e est é2ide''ent une 'anière de dire au roi de France : si 2ous 2ous récla'eP de l’absolutis'e ro'ain.-dire (ue. la lace: E cGest un a?s ruiné ar lGabsolutis'e F1 . (ui a our caractère.-dire . d’une ar'ée soldée.

-dire d’un tout autre 'odèle1 C’est l. 1641). aboli le t? e de sou2eraineté ro'aine Y Hel était le roblè'e "istori(ue (ue l’on osait en gros au S=AA$ siècle1 !aintenant. 174.-dire celle-ci : est-ce (ue l’absolutis'e ro'ain.oliti(ue. lGou2rage dG$d%ard Kibbon1 History o* t(e Decline and Fall o* t(e +oman 1mpire' 0ondon. un autre droit1 Ce n’est lus du tout ces roblè'es-l. a2ec son s?stè'e de droit. c’est-.-1517O.o'ains. cette ruine du a?s. (ue le roblè'e des causes de la décadence des . dont le rinci e était donc l’e7istence de trou es 'ercenaires1 <e re2iendrai lus tard sur ce t? e d’anal?se1 !ais ce (ui est intéressant et (u’on eut signaler tout de suite. c’est-. a2ec $1 X1 !ontagu U+e*lections on t(e +ise and Fall o* t(e Ancient +epublics) 0ondon. du c"ange'ent d’un droit absolutiste en un droit de t? e ger'ani(ue. co''e nous dirions 'aintenant. lus curieuse'ent encore. our un re'ier ense'ble d’anal?ses (ue l’on eut trou2er c"eP &oulain2illiers1 <e s?sté'atise un eu tout #a.51 . l’in2asion 9ran(ue est liée . FirenPe. l. 6 2ol1 11 C"arles-0ouis de !ontes(uieu1 Considérations sur les causes de la grandeur des +omains et de leur décadence) A'sterda'. cause de cette dé2aluation et. a rès tout ce n’est as #a le roblè'e) était logi(ue'ent absurde ou oliti(ue'ent contradictoire1 Ce 9a'eu7 roblè'e des causes de la grandeur et de la décadence des . 3us(u’alors. Cette littérature co''ence a2ec !ac"ia2el UDiscorsi sopra la prima deca di 3ito Livio M151. du c"ange du droit. c’est (ue l’anal?se de &oulain2illiers n’est lus du tout du '@'e t? e (ue celle (u’on ou2ait trou2er encore (uel(ues diPaines d’années au ara2ant. ou grou e de 1. et (ue !ontes(uieu11 re rendra a rès &oulain2illiers.).non seule'ent les 'ercenaires. o8 il n’? a2ait eu. our la re'ière 9ois une anal?se de t? e écono'ico. le deu7iè'e roblè'es. 1759)1 a2ec A1 Ferguson U3(e History o* t(e /rogress and 3ermination o* t(e +oman +epublic' 0ondon. 15. se oursuit a2ec &ossuet UDiscours sur l'Histoire universelle) Jaris. dé2aluation1 -’o8 un double "éno'ène : d’une art.o'ains. au 9ond. (uand la (uestion osée était essentielle'ent celle du droit ublic. 17. la 'onnaie erd de sa 2aleur . s’il est du droit d’un droit de se substituer . 1776-1744. le roblè'e our &oulain2illiers n’est lus du tout de sa2oir si le droit reste ou ne reste as.. c’est-. (ui 2a @tre un des grands onci9s de la littérature "istori(ue ou oliti(ue du S=AAAe siècle1. (ue 3e rendrai co''e e7e' le des anal?ses de roblè'e. subsiste bien en droit '@'e a rès l’in2asion 9ran(ue Y 0es Francs ont-ils. a un sens très récis1 C’est (u’on réci ite l. si le régi'e ro'ain ou le régi'e 9ranc étaient légiti'es ou as1 0e roblè'e est de sa2oir (uelles ont été les causes internes de la dé9aite.1).-dire en (uoi le gou2erne'ent ro'ain (légiti'e ou as. (ue le roblè'e du asse-droit. et aboutit . 'ais aussi de (uoi les a?er1 -’o8 deu7 c"oses1 Jre'ière'ent : aug'entation considérable des i' Cts en 'onnaie1 -eu7iè'e'ent : sur"ausse'ent de ces 'onnaies ou encore. (ui sont osés1 0e roblè'e n’est as de sa2oir. a rès cela elle de2ient de lus en lus rare1 Cette absence de 'onnaie 2a entra\ner un ralentisse'ent des a99aires et un a au2risse'ent général1 C’est dans cet état de désolation globale (ue la con(u@te 9ran(ue 2a se roduire ou lutCt (u’elle 2a @tre ossible1 0a er'éabilité de la Kaule . légiti'e'ent ou non. 'ais c’est our essa?er d’aller un eu 2ite1 A rès celui de la Kaule et des .o'ains de2ient le 'odèle '@'e d’un nou2eau t? e d’anal?se "istori(ue1 =oil.

eut l’@tre1 Luel(u’un co''e Clo2is 6 d’une MNO i' ortance "istori(ue 6 était. au 'oins en te' s de ai7. dira (u’il ne 2eut absolu'ent as dire E libre F. bien (u’ils aient derrière eu7 toute une série de gens (ui sont des ser9s (ou. barbares.&oulain2illiers. .o'ains a2aient cru de2oir se asser. 12 C91 R1 Freret1 De l'origine des FranDais et de leur établissement dans la 7aule' in Cuvres complètes' Jaris 1796-17991 t1 =. uis(ue le eu le ger'ain est co' osé essentielle'ent de Leute) de leudes) de gens (ui sont tous des gens d’ar'es B le contraire donc des 'ercenaires1 -’autre art. 9ace . de l’a2idité. on a donc une société o8 le ou2oir est 'ini'al. sont au 9ond le seul eu le 9ranc. loin d’@tre une liberté du res ect. an =AA. a2ide de gains. dans certains cas. la 9ois incultes. (ui ainsi 9ait. dit Freret. la 9in du SASe siècle. Mc"eP (uiO la liberté sera é(ui2alente . de tout autres rinci es et (ui est absolue1 0e c"e9 est un c"e9 de guerre. 9onda'entale'ent. les rois sont c"oisis d’un consente'ent co''un ar les grou es des leudes) ar les grou es des gens d’ar'es1 Al n’? a (u’au 'o'ent des guerres 6 lors(u’on a besoin d’une organisation 9orte et d’un ou2oir uni(ue 6 (u’on se donne un c"e9. in(uiet1 F*. Y Al s’agit donc de 'ontrer la 9orce des Francs. au sens o8 nous l’entendons 'aintenant. in9idèle. relati2e'ent eu no'breu7. (ui n’est as 9orcé'ent le roi de la société ci2ile 'ais (ui. 1 *+*1 . la langue. on res ecte les autres1 0a liberté dont béné9icient les guerriers ger'ains était essentielle'ent la liberté de l’égoas'e. i' atient. la 9ois. ce n’est as du tout cette liberté ar la(uelle.-dire l’e7istence d’une aristocratie guerrière1 0a société 9ran(ue est tout entière organisée autour de ses guerriers (ui. intré ide. .-dire (ue. (u’est-ce (ue cette liberté dont béné9icient les gens de cette aristocratie guerrière Y Cette liberté n’est as du tout une liberté d’indé endance. Freret. se donnent un roi. c’est une liberté de la 9érocité1 $t l’un des successeurs de &oulain2illiers. ces gens d’ar'es. et bien entendu c"eP RietPsc"e.o'ains1 0a 9orce des Francs d’abord : c’est (u’ils béné9icient. c’est-. 'ais (ui n’a our 9onction (ue de régler des di99érends ou des roblè'es de 3ustice en te' s de ai71 0es rois ne sont (ue des 'agistrats ci2ils et rien d’autre1 -e lus. et uis aussi le c"e9 de guerre1 $n tout cas. du go)t de la bataille. eu7. est celui (u’il ro ose . en tout cas. orgueilleu7. une 9érocité (ui est go)t du ou2oir et a2idité déter'inée. 2aillant. de ce dont les . léger. E 'Uurs i' olies et grossières. cruel 12 F1 $t c’est ainsi (ue co''ence ce 9a'eu7 grand ortrait du E barbare F (u’on 2a retrou2er 3us(u’. les é it"ètes (ue &oulain2illiers et ses successeurs utilisent our décrire ce nou2eau grand barbare blond. "aine our les no's. 9aisant l’ét?'ologie du 'ot E 9ranc F. dont la c"e99erie obéit . et (ui ont u ainsi e99ecti2e'ent entrer en Kaule et détruire le lus 9or'idable des e' ires (ue l’"istoire ait connus 3us(ue-l. les usages ro'ains1 A'ateur de liberté. des ser2iteurs (ui dé endent des clients). inca acité de ser2ir 'ais désir tou3ours r@t d’assu3ettir. ces aristocraties guerrières. et ar consé(uent la liberté 'a7i'ale1 /r. du go)t de la con(u@te et de la ra ine1 0a liberté de ces guerriers n’est as celle de la tolérance et de l’égalité our tous B c’est une liberté (ui ne eut s’e7ercer (ue ar la do'ination1 C’est-. ro os des Francs : (ui sont ces Francs (ui entrent en Kaule Y C’est le roblè'e réci ro(ue de celui dont 3e 2iens de 2ous arler : (u’est-ce (ui 9ait la 9orce de ces gens . le 'agistrat ci2il c"oisi our régler les di99érends. 9a2orables et dé9a2orables1 Al 2eut dire E 9ier. l’arbitre ci2il. 'ais essentielle'ent E 9éroce F) *ero2' 0e 'ot E 9ranc F a e7acte'ent les '@'es connotations (ue le 'ot latin *ero2) il en a tous les sens. Jaris. la 9aiblesse des . etc1 : 2oil.

lui-'@'e et directe'ent. 'ais c"acun des guerriers a béné9icié.orgenr9te5 7edan4en ?ber die moralisc(en @orurt(eile) C"e'nitP. E Kut und Vc"lec"t F. e 11 : _%eite Ab"andlung E Vc"uld F. 'ais (u’un guerrier se lè2e et dit : E Hu n’as as droit . 17 et 14 (trad1 9r1 : 0a 7énéalogie de la morale' =n écrit polémi#ue) Jaris. de la 2ictoire et de la con(u@te B il s’est réser2é une art de la terre de Kaule1 C’est lointaine'ent 6 3e asse sur tous les détails. ce 2ase. 3e 2eu7 dire dans l’"istoriogra "ie euro éenne1 Ce ortrait de la grande 9érocité blonde des Ker'ains er'et d’e7 li(uer. légers. de con(u@te et de do'ination our ne as s’e' arer eu7-'@'es. son entrée solennelle dans l’"istoire euro éenne. e 11* (trad1 9r1 : Aurore' /ensées sur les pré&ugés morau2) Jaris. car tu as beau @tre roi. dans leur liberté. in9idèles. Clo2is ré artit le butin ou lutCt réside en tant (ue 'agistrat ci2il . au-dessus d’eu7. encore. ont u et ont d) nécessaire'ent re9user toute assi'ilation a2ec les Kallo-. 2ous sa2eP (ue de2ant un certain 2ase il dit : E Celui-l. la guerre doit @tre di2isé en ro riétés absolues entre les di99érents 2ain(ueurs.tra2ers leurs te7tes. en (uel(ue sorte. ar la 2ictoire des Francs. _%eite &uc". lui. Kalli'ard1 1971): 2oir aussi . E Vc"lec"tes Ke%issen und =er%andtes F1 e 16. a rès 3e ne sais lus (uelle bataille1!. 1441. tu n’as aucun droit de ossession re'ière et absolue sur ce (ui a été gagné . our ne as e' @c"er le c"e9 de guerre de de2enir sou2erain au sens ro'ain du 'ot1 Als étaient beaucou tro a2ides. et en articulier tout assu3ettisse'ent . de ses rédécesseurs et de ses successeurs1 Als ont dans Krégoire de Hours i(ué cette "istoire (ui 2a ensuite @tre un des lieu7 co''uns de discussions "istori(ues in9inies1 0ors(ue. Le 6ang épuré''') op' cit') p' 5+4 : E Als étaient dGailleurs très a'ateurs de la liberté. tu artageras le butin a2ec les autres1 Hu n’as aucun droit de rée' tion. la re'ière "ase de l’"istoire du 2ase de Voissons1 /n re2iendra sur la seconde ensuite1 Cette descri tion d’une co''unauté ger'ani(ue ar &oulain2illiers er'et donc d’e7 li(uer co''ent les Ker'ains ont été absolu'ent réti9s . entrant en Kaule. la distribution du butin. ou lutCt. 2aillans. ce droit i' érial1 Als étaient beaucou tro libres. 3e 2eu7 dire beaucou tro 9iers. (ui était MNO leur c"e9 de guerre. arrogants. in(uiets. l’organisation ro'aine du ou2oir1 !ais cela er'et aussi d’e7 li(uer co''ent et our(uoi cette con(u@te de la 1 C91 F RietPsc"e. l’"éritier des e' ereurs ro'ains1 $t c’est ici (ue co''ence l’"istoire du 2ase de Voissons. l’"istoriogra "ie du 2ase de Voissons1 Lu’est-ce (ue cette "istoire Y =ous l’a2eP sans doute a rise dans 2os 'anuels scolaires1 C’est une in2ention de &oulain2illiers. et le roi n’a aucune réé'inence1 F =oil.. un roi (ui aurait été.o'ain V?agrius en 5461 1! . aucun droit ar consé(uent du t? e de la sou2eraineté ro'aine sur l’ense'ble de la terre de Kaule1 $t de2enant ainsi ro riétaires indé endants et indi2iduels. titre indi2iduel. re'ière'ent. etc1. ro riétaire de la terre de Kaule. la guerre1 Ce (ui a été gagné . (ui sont co' li(ués. n’est as de2enu. co''ent les guerriers 9rancs. 3e le 2oudrais b F. i' atients : cGest ains? (ue les anciens auteurs les dé eignent1 F * Jassage entre guille'ets dans le 'anuscrit1 Al sGagit de la rise de Voissons contre le . 197+)1 C91 la citation de &oulain2illiers in A' -e2?2er. Kalli'ard. il n’? a2ait bien s)r aucune raison our (u’ils acce tent. a2ides du gain. dans l’anal?se de &oulain2illiers 6 le début de la 9éodalité1 C"acun a ris e99ecti2e'ent un 'orceau de terre B le roi n’a2ait (ue sa terre .o'ains. . >ur 7enealogie der .oral< eine 6treitsc(ri*t) 0ei Pig1 14471 $rste Ab"andlung : E Kut und &ise F. de la terre gauloise1 -e sorte (ue le roi. l.

co''ent il le résout. eu rès1 Ce s?stè'e de la 9éodalité n’a2ait été isolé ni ar les "istoriens ni ar les 3uristes. Kaulois et Francs 9urent 6 dit &oulain2illiers-"eureu7 ar la ossession tran(uille de ce (u’ils a2aient : le Franc ar l’industrie du Kaulois et celui-ci ar la sécurité (ue le re'ier lui rocurait1 /n a l. et cette caste guerrière.-dire la 9éodalité co''e s?stè'e "istorico-3uridi(ue caractérisant la société. (uand les . les autres restent sur leurs terres et les culti2ent1 /n leur de'ande si' le'ent une certaine rede2ance (ui doit er'ettre au7 Ker'ains d’assurer leur 9onction 'ilitaire1 . en e99et. encore la co' araison a2ec l’Angleterre est intéressante1 =ous 2ous sou2eneP (ue les Anglais étaient égale'ent de2ant ce roblè'e : co''ent se 9ait-il (ue soi7ante 'ille guerriers nor'ands aient u arri2er . ce c"e9 de double con3oncture 2a de2enir. se battent. on 2a leur laisser l’occu ation réelle de leurs terres. les a?sans ne ou2aient as le leur donner1 !aintenant on ne de'ande (ue des rede2ances en nature (u’on eut tou3ours 9ournir1 -ans cette 'esure-l.o'ains. cette aristocratie guerrière lutCt. uis(ue récisé'ent les Ker'ains ou les Francs ne 2ont a2oir d’autre occu ation (ue de se battre1 0es uns. les sociétés euro éennes. 'ais sont beaucou 'oins lourdes. ar consé(uent. =AAe. s’installer en Angleterre et tenir Y &oulain2illiers a le '@'e roblè'e1 !ais 2oil. etit . au bout du co' te. l’es èce de no?au de ce (ue &oulain2illiers. 2ous le sa2eP. ar ce eu le au2re et eu no'breu7. il n’? a lus d’"ostilité1 /n a donc ainsi une sorte de Kaule 9ran(ue "eureuse. de 'anière . etit. de uis le =Ae. c’est (u’ils ont ris our re'ière récaution non seule'ent de ne as donner. il n’a artenait as nécessaire'ent . (ue les i' Cts (ue les .. de'andaient un i' Ct en 'onnaie au7 a?sans. en ce sens (u’en tant (ue c"e9 de guerre il n’a2ait été désigné (ue endant le te' s de la guerre1 0e caractère absolu de son ou2oir.ede2ances (ui certes ne sont as légères. ainsi installée en Kaule. donc. a u 'algré tout tenir1 0. eu lée et ric"e.Kaule. et (ue 3e 2oudrais égale'ent isoler car ils sont i' ortants : c’est la série des 9aits ar les(uels cette noblesse. et se trou2er. beaucou 'oins au2re (ue n’était la Kaule ro'aine . a2ant les anal?ses de &oulain2illiers1 C’est ce bon"eur d’une caste 'ilitaire soutenue et entretenue ar une o ulation a?sanne (ui lui 2erse des rede2ances en nature (ui est.o'ains essa?aient de réle2er1 &eaucou 'oins lourdes arce (ue (uantitati2e'ent 'oins i' ortantes. bien isolée au 'ilieu du a?s. au dé art. stable. eu rès la sui2ante : le roi des Francs était donc. au7(uels on ne de'ande (ue des rede2ances en nature. une seule et '@'e d?nastie : aucun droit de succession B il 9allait (u’il soit élu1 /r. "éréditaire et absolu (ue la lu art des 'onarc"ies euro éennes 6 et en articulier la 'onarc"ie .oliti(ue de la 9éodalité1 Hroisiè'e ense'ble de 9aits (ue &oulain2illiers anal?se. ce sou2erain. bridée ar le ou2oir 'onarc"i(ue1 0’anal?se (ue 9ait &oulain2illiers est . a in2enté : c’est-. le cli'at de cette unité 3uridico. 'ais de con9is(uer les ar'es des Kaulois. our leurs 'ercenaires. un roi de double con3oncture. ne 2alait (ue tant (ue durait la guerre elle-'@'e1 -’autre art. entre les a?sans gaulois. le 'onar(ue er'anent. une certaine caste 'ilitaire nette'ent di99érenciée des autres. a u 9inale'ent erdre l’essentiel de son ou2oir et de sa ric"esse. tenir dans cette terre con(uise. lui1 Al dit ceci : si les Francs ont u. caste 'ilitaire (ui est une caste entière'ent ger'ani(ue1 0es Kaulois n’ont lus d’ar'es. ce endant. en tant (ue 'agistrat ci2il. 'ais. la 9in de l’occu ation ro'aine1 0es uns en 9ace des autres. =AAAe siècle 3us(u’au S=e siècle . en re2anc"e. et surtout arce (ue. ce (ue de'eure. en (uel(ue sorte.

(ui est cette 9ois l’alliance entre le ou2oir ro?al et l’ancienne aristocratie gauloise1 =oil. c’est-. renant sa grande "ac"e. a été obligé lui aussi . . ar le 9ait '@'e de la con(u@te. se trou2er coincée entre un ou2oir 'onarc"i(ue (ui essaie de 'aintenir son caractère absolu et un eu le gaulois (ui est a elé etit . ar la(uelle le ou2oir ci2il 2a rendre la 9or'e absolue est celle-ci : d’un cCté donc. (u’on rencontre le second é isode du 2ase de Voissons1 C’est le 'o'ent o8 Clo2is. en lui disant : E Vou2iens-toi du 2ase de Voissons1 F /n a l. (uelles ont été c"eP les Kaulois les couc"es de o ulation (ui ont le lus sou99ert Y Ron as telle'ent donc les a?sans (les(uels. est resté. (u’il serait réti91 Al est donc nor'al (ue l’ar'ée 9ran(ue soit restée. our 'aintenir son ou2oir. dé2elo é ses connaissances du latin et. . 2oil. d’une art. tout naturelle'ent. (ui était l’Église1 C’est ainsi (ue l’aristocratie gauloise s’est ré9ugiée dans l’Église B elle a non seule'ent dé2elo é l’a areil de l’Église. dans l’Église. en9oncé. ar le 9ait (u’une ar'ée eu no'breuse s’était i' lantée dans un a?s i''ense et dont on ou2ait su oser. (ui était un droit de 9or'e absolutiste1 -e sorte (ue. 'ais l. elle ? a culti2é le droit ro'ain. . ar le 9ait de l’occu ation. assant une re2ue 'ilitaire. étendu son in9luence sur le eu le ar tout le s?stè'e des cro?ances (u’elle 9aisait circuler B elle ? a égale'ent. 'ais l’aristocratie gauloise. 'ais non sans roblè'es. . d’une art. en (uel(ue sorte. des 'ercenaires. uis(u’elle n’a2ait lus ses terres et (ue l’État ro'ain a2ait lui-'@'e dis aru B elle a2ait un seul abri. le bon Clo2is casse le crDne au guerrier. organiser le droit ci2il1 0a seconde o ération. lors(ue les sou2erains 9rancs ont eu. la 9ois c"e9 de guerre et c"e9 ci2il1 0’organisation 'ilitaire se 'aintient donc ar le 9ait '@'e de l’occu ation1 $lle se 'aintient. soutenir son ou2oir absolu1 C’est l. (uand les Francs sont arri2és. our régler un roblè'e (ui ne de2rait @tre (u’un roblè'e ci2il1 0e 'onar(ue absolu na\t donc au 'o'ent o8 la 9or'e 'ilitaire du ou2oir et de la disci line se 'et . celui (ui n’était (ue c"e9 de guerre endant la durée de la guerre. ou encore de l’étranger1 $n tout cas. '@'e our régler la (uestion ci2ile1 Al se sert 3uste'ent d’une re2ue 'ilitaire.-dire d’une 9or'e (ui 'ani9este le caractère absolu de son ou2oir. nou2eau de 9aire a el . (u’il 2a rendre récisé'ent dans ce eu le gaulois (u’on aurait d) laisser désar'é. elle a.9ran#aise 6 ont connu1 Co''ent s’est 9aite cette trans9or'ation Y -’abord. co''ent &oulain2illiers 9ait son anal?se1 Al dit ceci : au 9ond. et (u’est-ce (u’elle a 9ait Y Al ne lui restait lus (u’un seul re9uge. dont les terres ont été.. sur ied de guerre dans cette Kaule (u’elle 2enait d’occu er1 $t du cou . (ui n’acce tent as (ue la dictature 'ilitaire se rolonge en (uel(ue sorte 3us(ue dans la ai71 $n sorte (ue le roi. ar le succès 'ilitaire lui-'@'e. le ou2oir ci2il 9ait a el au eu le gaulois our 9or'er une bande de 'ercenaires1 !ais une autre alliance se constitue. au contraire. ont 2u leurs i' Cts en 'onnaie se trans9or'er en rede2ances en nature). . e7acte'ent le 'o'ent o8 celui (ui ne de2ait @tre (u’un 'agistrat ci2il 6 Clo2is-'aintient la 9or'e 'ilitaire de son ou2oir. bien entendu. non sans di99icultés. lus i' ortante. con9is(uées ar les guerriers ger'ani(ues et 9rancs1 C’est cette aristocratie (ui s’est trou2ée e99ecti2e'ent dé ossédée1 $lle en a sou99ert. non sans ré2oltes de la art 3uste'ent des Francs. des guerriers 9rancs. etit ar le 'onar(ue lui-'@'e . (ue l’aristocratie guerrière 2a co''encer . (ui n’a2ait as encaissé l’interdiction (ui lui a2ait été 9aite de touc"er au 2ase. reconna\t le guerrier (ui l’a2ait e' @c"é de 'ettre la 'ain sur ledit 2ase1 Alors. tra2ers l’Église. l’origine au 'oins. troisiè'e'ent.

si a2ides de osséder et de do'iner. ces grands guerriers blonds si attac"és au résent. au 'o'ent o8 ils étaient . ré9ugiée dans l’Église (ui de2ient l’alliée naturelle des nou2eau7 'onar(ues au 'o'ent '@'e o8 ils essaient de constituer leur absolutis'e1 $t c’est ainsi (ue l’Église. récu ération de la connaissance et du sa2oir1 C’est . (ui négligeaient entière'ent ce (ui se assait sur leurs ro res terres et dans leur ro re a?s. un autre s?stè'e linguisti(ue1 0a noblesse arlait les langues ger'ani(ues. elle ne connaissait as le latin1 -e sorte (u’au 'o'ent o8 tout le nou2eau s?stè'e de droit était en train de se 'ettre en lace ar des ordonnances en latin... a telle'ent insisté sur la 2ie de l’au-del. et. et le roi de l’autre. l’ancienne aristocratie gauloise 'ani ulaient les lois en latin (ui de2aient les dé osséder de leurs terres et de leurs droits1 -’o8 l’a el de &oulain2illiers 6 .s’a u?er sur le eu le contre l’aristocratie ger'ani(ue.. ar e7e' le. du latin et de la rati(ue du droit1 0e latin est de2enu langue d’État.-dire sur leurs terres '@'es. et se sont retrou2és dé ossédés de leur 9ortune et de leur ou2oir1 0es Croisades. ce endant (ue dans l’en-de#. (uels 'eilleurs alliés ou2aient-ils trou2er (ue ces gens (ui a2aient tant d’in9luence sur le eu le d’une art et (ui. co''e c’était le cas ar e7e' le c"eP les "istoriogra "es arle'entaires (et surtout o ulaires) anglais du S=AA$ siècle. langue de sa2oir et langue 3uridi(ue1 $t si la noblesse a erdu son ou2oir. 2ous 2ous @tes tou3ours battus sans 2ous rendre co' te (u’. l’intérieur au 'oins de la société. co''e étant la seule raison d’@tre du 'onde d’ici-bas. c’est-. la ré2olte des nobles dé ossédés de leurs droits1 Ce . (u’est-ce (ui se assait Y 0e roi. (uoi la noblesse est con2iée c’est essentielle'ent . le s?stè'e langue-sa2oir1 Al 'ontre co''ent s’est 9ait tout un court-circuitage de l’aristocratie guerrière ar une alliance entre la 'onarc"ie et le eu le. a2ec le latin. t? e croisés. . l’Église. ar le !ais de l’Église. connaissaient si bien le droit ro'ain Y C’est tout naturelle'ent les aristocrates gaulois. 9onder un État (ou en tout cas une 'onarc"ie) de t? e ro'ain. . la 'ani9estation de ce (ui se assait lors(ue cette noblesse a été entière'ent tournée 2ers le 'onde de l’au-del. ont 9ait tout leur ossible our (ue la noblesse reste ignorante1 &oulain2illiers 9ait toute une "istoire de l’éducation de la noblesse en 'ontrant (ue si l’Église. sont our &oulain2illiers l’e7 ression. elle ne co' renait '@'e as ce (ui lui arri2ait1 $t elle le co' renait si eu 6 et il était si i' ortant (u’elle ne le co' renne as 6 (ue 3uste'ent l’Église d’une art. c’était essentielle'ent our 9aire croire au7 gens bien édu(ués (u’en 9ait rien de ce (ui se assait ici n’était i' ortant. est de2enue la grande alliée de la 'onarc"ie absolue1 Al ? a c"eP &oulain2illiers. ce (u’on ourrait a eler la langue des sa2oirs. d’autre art. 2ous le 2o?eP. rise de conscience. d’autre art. tout un sort i' ortant (ui est 9ait . etit . co''e grand c"e'ine'ent 2ers l’au-del. osséder1 Car. <érusale'. (uoi Y $ssentielle'ent 6 et ceci arcourt toute son Uu2re 6 non as 3uste'ent.. en 9ait. ne assait lus ar les ar'es 'ais ar le sa2oir1 F Ros anc@tres 6 dit . et (ue l’essentiel de leur destin de2ait se asser de l’autre cCté1 $t c’est ainsi (ue ces Ker'ains. . cela (ue &oulain2illiers con2ie en re'ière instance la noblesse : E =ous ne récu érereP as le ou2oir si 2ous ne récu éreP as le statut des sa2oirs dont 2ous a2eP été dé ossédés 6 ou lutCt (ue 2ous n’a2eP 3a'ais c"erc"é . artir d’un certain 'o'ent la 2raie bataille. etit ont été trans9or'és en ersonnes t? e c"e2aliers. le droit ro'ain. la noblesse gauloise. c’est dans la 'esure o8 elle a artenait . la rati(ue 3udiciaire. a2ec le latin. la réou2erture du sa2oir : réou2erture de sa ro re 'é'oire.

en 9ait. c’est le asseur (ui er'et d’aller d’un s?stè'e de droit . la guerre co''e anal?seur général de la société. il la généralise ar ra ort au 9ait de l’in2asion et . derrière cela. étaient dé3. recou2re entière'ent le droit. co''e il le 9ait.oliti(ues de uis le S=AAA e siècle 3us(u’..dire une sorte de etite lage. la guerre1 Jre'ière'ent. 2ous trou2eP égale'ent une aristocratie et un eu le1 Ce (ui rou2e . our re'ière "ase. un certain no'bre de t"è'es (ue 3’ai isolés dans les Uu2res considérables de &oulain2illiers et (ui 'e araissent introduire un t? e d’anal?se (ui 2a @tre é2ide''ent 9onda'ental our toutes les anal?ses "istorico. c"eP les Jerses. (uelle (u’elle soit. our(uoi Y -’abord our le ri'at général (ui ? est accordé . l’é2idence (u’il ? a eu. nou2eau rede2enir une 9orce. il la généralise ar ra ort au7 9onde'ents du droit B deu7iè'e'ent. la 9or'e de la bataille B troisiè'e'ent. la guerre n’interro' t as le droit1 0a guerre. . 2iolences et guerres1 $t d’ailleurs. c"a(ue 9ois (ue l’on 2oit les di99érences entre aristocratie et eu le s’atténuer dans une société ou dans un État. la guerre ne 3oue as ce rCle-l. &oulain2illiers 9ait subir trois généralisations successi2es ou su er osées . et en (uel(ue sorte 9icti91 Lue la guerre ait recou2ert entière'ent le droit naturel. on eut @tre s)r (ue l’État 2a entrer en décadence1 0a Krèce et . la guerre est cette es èce d’é isode de ru ture (ui sus end le droit et le boule2erse1 0a guerre.o'e ont erdu leurs statuts. il la généralise ar ra ort . &oulain2illiers en donne trois reu2es B il 'et cette idée en Uu2re de trois 9a#ons1 -’abord. de re rendre conscience de soi et se réinscrire dans l’ordre du sa2oir1 =oil.o'ains il ? a eu l’in2asion des Ker'ains). ar e7e' le c"eP les Va7ons ou c"eP les Celtes. se oser co''e su3et de l’"istoire1 Ve oser co''e une 9orce dans l’"istoire i' li(ue donc. (ue la noblesse ourra . et dans tous les sens. abstrait. un autre1 C"eP &oulain2illiers. la guerre1 !ais 3e crois (ue ce (ui est i' ortant surtout. as de droits naturels1 Ce (ue les "istoriens cro?aient décou2rir. soit encore des inégalités (ui traduisent des guerres et des 2iolences1 C’est ainsi (ue les Kaulois. cela 2eut dire dénoncer toutes les '?sti9ications de l’"istoire1 $t c’est en re renant conscience de soi.e rendre conscience de soi. au oint de le rendre irréel. en se réinsérant dans la tra'e du sa2oir. au3ourd’"ui1 A' ortance de ces anal?ses. ar e7e' le. di2isés entre aristocrates et nonaristocrates1 C"eP les !èdes. c’est le rCle (ue &oulain2illiers 9ait 3ouer . généralisation de la guerre ar ra ort au droit et au7 9onde'ents du droit1 -ans les anal?ses récédentes. des arle'entaires 9ran#ais du S=AA$ siècle et des arle'entaires anglais de la '@'e é o(ue.&oulain2illiers 6 se sont 9ait une 2anité ca ricieuse d’ignorer ce (u’ils étaient1 Al ? a eu un oubli er étuel de soi-'@'e (ui se'ble tenir de l’i'bécillité ou de l’enc"ante'ent1 . au oint (ue ce droit ne soit lus (u’une abstraction inutilisable. celles des rotestants 9ran#ais du S=A e siècle. et ont '@'e dis aru co''e États. tout cela est absolu'ent 9au71 Jartout on ne trou2e (ue (uel(ue c"ose (ui est ou bien la guerre elle-'@'e (sous les Fran#ais il ? a eu l’in2asion des Francs. ce ra ort de guerre1 Car 3e crois (ue our utiliser. sur le 'ode "istori(ue. de etit \lot de droit naturel. uis(ue le ri'at accordé . il dit ceci : on eut arcourir l’"istoire autant (u’on 2eut. de toute 9a#on on ne trou2era 3a'ais de droits naturels1 -ans aucune société. déceler les sources du sa2oir et de la 'é'oire. sous les Kallo-. luttes. c’est-. la guerre dans ces anal?ses est la 9or'e (ue rend en elles le ra ort de guerre. recou2re '@'e entière'ent le droit naturel. cet autre 9ait réci ro(ue de l’in2asion (u’est la ré2olte1 Ce sont ces trois généralisations (ue 3e 2oudrais 'aintenant re érer un eu1 Jre'ière'ent.

. ar la do'ination. 9inale'ent. . et dé9initi2e'ent. ce 'o'ent-l. ou . 'ais cette liberté (u’on eut conce2oir entre indi2idus (ui n’auraient entre eu7 aucun ra ort de do'ination. ce cou le liberté-égalité ne eut @tre. car . si on ne ou2ait as 3uste'ent e' iéter sur la liberté des autres Y C’est la re'ière e7 ression de la liberté1 0a liberté. toute ser2itude. tout ou2oir. ou2oir rendre. o8 tous les gens seraient égau7 les uns ar ra ort au7 autres. our &oulain2illiers. (ui 9ait (ue la liberté n’est 9orte. ou2oir co''ander. bien s)r. une sorte de 'ise en Uu2re. uis(ue c’est récisé'ent une liberté abstraite. la 9orce de la nature : c’est cela. un instant (uelcon(ue. en (uel(ue sorte au 'o'ent 9ondateur de l’"istoire. co''e ce droit naturel. 'ais 9orclos ar la 2igueur lus grande de l’"istoire1 0a loi de l’"istoire est tou3ours lus 9orte (ue la loi de la nature1 C’est cela (ue soutient &oulain2illiers lors(u’il dit (ue l’"istoire est 9inale'ent arri2ée . c’est tou3ours l’"istoire (ui l’e' orte1 Al ? a un ra ort de 9orce entre nature et "istoire. (ue si c’est la liberté de (uel(ues-uns assurée au7 dé ens des autres B (ue s’il ? a une société (ui garantit l’inégalité essentielle1 0a loi égalitaire de la nature est 9aible en 9ace de la loi inégalitaire de l’"istoire1 Al est donc nor'al (ue la loi égalitaire de la nature ait cédé le as. ar tout un s?stè'e de ra orts de 9orce1 Tne liberté (ui ne se traduit as dans un ra ort de 9orce inégalitaire ne eut @tre (u’une liberté abstraite. (ue (uel(ue c"ose sans 9orce et sans contenu1 Jarce (ue111 (u’est-ce (ue c’est (ue la liberté Y 0a liberté ne consiste as. encore. un 'o'ent donné. et n’est leine. co''e cette liberté égalitaire. bien s)r. ou2oir obtenir l’obéissance1 0e re'ier critère de la liberté est de ou2oir ri2er les autres de la liberté1 Z (uoi ser2irait et en (uoi consisterait. artout des 2iolences 9ondant des inégalités. c’est donc e7acte'ent le contraire de l’égalité1 C’est ce (ui 2a s’e7ercer ar la di99érence. . la 9ois "istori(ue et t"éori(ue. cette liberté o8 tout le 'onde. en réalité. ou2oir ro9iter. . s’e' @c"er d’e' iéter sur la liberté des autres. (u’elle ne eut (ue dis ara\tre de2ant la 9orce "istori(ue d’une liberté (ui 9onctionne co''e inégalité1 $t s’il est 2rai (u’il a e7isté (uel(ue art. conce2oir une sorte de liberté ri'iti2e a2ant toute do'ination. la loi de l’"istoire. ce ne serait lus une liberté1 $n (uoi consiste la liberté Y 0a liberté consiste . artout des inégalités.dès lors (ue leur aristocratie est entrée en décadence1 -onc. n’est 2igoureuse. et égau71 0a 9aiblesse de cette liberté est telle. i' uissante et 9aible1 -e l. . de cette idée : &oulain2illiers dit (et l. . d’une art. ou2oir s’a ro rier. dans la guerre entre l’"istoire et la nature. (ui 9ait (ue l’"istoire a recou2ert entière'ent la nature1 0a nature ne eut lus arler (uand l’"istoire co''ence car. 3e sc"é'atise beaucou ) : ad'ettons (ue le droit naturel ait e7isté e99ecti2e'ent . . artout des guerres1 Al n’? a as de sociétés (ui uissent tenir sans cette es èce de tension belli(ueuse entre une aristocratie et une 'asse de eu le1 0a 'ise en Uu2re t"éori(ue 'aintenant de cette '@'e idée est celle-ci1 &oulain2illiers dit : on eut. (uel(ue c"ose co''e cette liberté naturelle. créer une loi naturelle d’antit"èse entre la liberté et l’égalité. et ce ra ort de 9orce est . ar la guerre. il n’a as u résister . et (ue cette loi naturelle est lus 9orte (ue la loi inscrite dans ce (u’on a elle le droit naturel1 0a 9orce lus grande de l’"istoire ar ra ort . sans contenu e99ecti9.. 9icti2e. la loi inégalitaire de l’"istoire1 C’est arce (u’il était le droit originaire (ue le droit naturel n’est as 9ondateur. concrète'ent. le 9ait d’@tre libre. co''e disent les 3uristes. un droit o8 les gens seraient libres. toute guerre.

ar consé(uent. (ue les rois eu2ent se a?er B d’o8 accroisse'ent du ou2oir ro?al. c’est l’ar'ée. ce (ui 2a 9aire en e99et (ue la guerre 2a @tre le rinci e d’anal?se d’une société. ce ra ort de 9orce (ui s’e7 ri'e dans la bataille. on a une ar'ée no'breuse. ce n’est lus seule'ent l’es èce de dualité si' le en2a"isseursQen2a"is. elle se trou2e a2oir des e99ets générau7 sur l’ordre ci2il tout entier1 Ce (ui. alors les ou2oirs du roi sont 9orcé'ent li'ités. ce sont les institutions 'ilitaires1 $lles sont i' ortantes. et aussi arce (u’elles er'ettent d’articuler la société tout entière1 Au 9ond. a2ec une ar'ée de 9antassins. en 9ait. ar ra ort . des 'ercenaires. c’est la nature et l’organisation des institutions 'ilitaires. ou . au lieu d’en @tre si' le'ent la bousculade et l’interru tion1 -eu7iè'e généralisation de la guerre. en tant (u’"o''es d’ar'es. tout si' le'ent.o'ains ont 9ait a el . co''e les Kallo-. dit lances. ce roblè'e de la ossession des ar'es 6 et c’est dans ce sens (u’il eut ser2ir de oint de dé art . ar ra ort . 'ais en '@'e te' s aug'entation de la 9iscalité1 -onc 2ous 2o?eP. ar les Kaulois)1 0es altérations ont co''encé . et de les réser2er au7 Ker'ains (les(uels de2aient @tre entretenus. le droit naturel n’e7iste as. et ar autre c"ose (ue des batailles antécédentes1 Ce (ui établit le ra ort de 9orce et ce (ui 9ait (u’une nation 2a gagner une bataille et l’autre la erdre. c’est (u’on a ris soin de retirer leurs ar'es au7 Kaulois. (ui er'ettait au7 Ker'ains. 'ais dit égale'ent une ar'ée eu no'breuse de gens ric"es1 Lui dit au contraire arc"ers. l’i' ortant. ar'ures légères. 'ais (ue. 2a dire ar'ée no'breuse1 Z artir de l. cette 9ois. des c"e2aliers étrangers.o'ains. (ue ce n’est lus co''e 9ait de l’in2asion (ue la guerre laisserait sa 'ar(ue sur un cor s social. lors(ue J"ili e Auguste a 9ait a el . etc1. d’une art arce (u’elles er'ettent bien s)r de re' orter des 2ictoires.dé9initi2e'ent en 9a2eur de l’"istoire1 -onc. la bataille gagnée ou erdue. ou il n’e7iste (ue co''e 2aincu : il est tou3ours le grand 2aincu de l’"istoire. re'ière généralisation : la guerre recou2re entière'ent l’"istoire. de osséder des ar'es. (ui dit c"e2aliers. lors(ue les rois 9rancs ont organisé des 'ilices. our &oulain2illiers. (ue l’organisation si' le. se brouiller. des roblè'es tec"ni(ues1 Jar e7e' le. a été établi a2ant. c’est (uoi Y $" bien. ce (ui est déter'inant our lui dans une organisation sociale. l’in2asion. et au7 Ker'ains seuls. 2ain(ueursQ2aincus. sert d’anal?seur de la société. au 9ond. artir de ce 'o'ent-l. bien s)r. on 2oit se ro9iler toute une série de roblè'es écono'i(ues et institutionnels : s’il ? a une ar'ée de c"e2aliers. une anal?se générale de la société 6 d’une art est lié. celui-ci : (ui ossède les ar'es Y 0’organisation des Ker'ains re ose essentielle'ent sur le 9ait (ue certains 6 les leudes 6 a2aient les ar'es et (ue les autres n’en a2aient as1 Ce (ui caractérise le régi'e de la Kaule 9ran(ue. 9i7ent bien un ra ort de 9orce B 'ais. se roduire lors(ue ces lois de ré artition des ar'es dans une société ont co''encé . ar le relais des institutions 'ilitaires. une ar'ée lourde et eu no'breuse de c"e2aliers. sou2enir de la bataille d’>astings ou sou2enir de l’in2asion des Francs1 Ce n’est lus ce 'écanis'e binaire si' le (ui . etc1 C’est . l’aristocratie guerrière. c’est le roblè'e de l’organisation 'ilitaire ou. . a été brouillée1 /r. si 2ous 2ouleP. la 9or'e de la bataille1 Jour &oulain2illiers il est 2rai (ue la con(u@te.o'ains en 9ace des Ker'ains)1 0’"istoire est la ger'anité. il est E l’autre F (il est co''e les Kaulois en 9ace des . car un roi ne eut as se a?er l’ar'ée si co)teuse des c"e2aliers1 Ce sont les c"e2aliers eu7-'@'es (ui seront obligés de s’entretenir1 $n re2anc"e. ar'ures lourdes. lors(ue les . la nature1 -onc..

dans un État donné. et obscuré'ent. (ui. artir de ce (u’on ourrait a eler la déter'ination des 'écanis'es internes de ren2erse'ent. 'ais ar ra ort au s?stè'e in2asion-ré2olte.-dire ce (ui 9aisait leur 9orce. ils ont négligé tout ce (ui ou2ait @tre l’éducation. o8 étaient les 9orts (les Ror'ands) et o8 étaient les 9aibles (les Va7ons)1 0e roblè'e de &oulain2illiers est de sa2oir co''ent donc les 9orts sont de2enus 9aibles. ce (u’elle était encore c"eP les "istoriens du S=AA$ siècle (ui. etit. in2ersé1 0e roblè'e des "istoriogra "es anglais était de retrou2er artout. de l’institution 'ilitaire. &oulain2illiers 2a les 9aire d’abord . recrute'ent. l’instruction. 2a de2enir le rinci e de leur 9aiblesse. 9aire l’"istoire de la société 9ran#aise. (ui a2ait été 'ani9esté ar l’in2asion et la bataille. l’ar'ée B la guerre co''e institution interne et non lus co''e é2éne'ent brut de la bataille : c’est cela (ui. d’autre art. et co''ent les 9aibles sont de2enus 9orts1 C’est ce roblè'e du assage de la 9orce . au-del. &oulain2illiers la di'ension i' ortante (ue 3’essaie de 2ous 'ontrer1 $n9in. nature des ar'es. la 9orce (ui 2a constituer l’essentiel de son anal?se1 Cette anal?se et cette descri tion du c"ange'ent. et ils touc"aient our cela des re2enus en nature. l’aristocratie 9ran(ue sa 9orce 6 tout . a?ant en2a"i et occu é la Kaule. dans toutes les institutions. etit . et en de#.'ar(uera du sceau de la guerre le cor s social tout entier. donne . 9ait a ara\tre l’institution 'ilitaire et. la guerre co''e 'anière de 9aire la guerre. c’est récisé'ent cela. est o érateur1 V’il arri2e . tec"ni(ues de co'bat. des terres1 Als étaient donc directe'ent ro riétaires des terres. (ui étaient les deu7 grands élé'ents (ue l’on 9aisait 3ouer our retrou2er la guerre dans les sociétés ( ar e7e' le dans l’"istoriogra "ie anglaise du S=AA$ siècle)1 0e roblè'e de &oulain2illiers n’est donc as si' le'ent de retrou2er (uand il ? a eu in2asion. la 9aiblesse et de la 9aiblesse . é2ide''ent. s’est etit . et d’autre art la 9orce '@'e de la c"e2alerie1 /r. c’est-. l’ense'ble des institutions et de l’écono'ie du a?s1 0a guerre. ils ne se sont occu és (ue de la guerre. été écartés de la ro7i'ité a2ec ce roi (u’ils a2aient créé et. les Francs s’étaient attribué. d’une art. 'ontrer s’il ? a eu ou non ré2olte1 !ais ce (u’il 2eut 9aire. (ui assuraient d’une art le cal'e de la o ulation a?sanne. c’est une écono'ie générale des ar'es. non as ar ra ort au 9ait de la bataille. co''e 'anière de ré arer et d’organiser la guerre1 0a guerre entendue co''e ré artition des ar'es. et a2ec toutes les séries institutionnelles et écono'i(ues (ui en déri2ent1 C’est cette 9or'idable généralisation de la guerre ar ra ort . ils ont. de la bataille. ar cette dis ersion des nobles sur leurs terres et ar le 9ait (ue. l’a rentissage du latin. et de la guerre entre eu71 Jar consé(uent. troisiè'e généralisation de la guerre dans l’anal?se de &oulain2illiers. c’est 'ontrer co''ent un certain ra ort de 9orce. eu7-'@'es et directe'ent. i' Cts a99érents . c’est en tenant er étuelle'ent ce 9il (ui. dont on eut trou2er 9acile'ent des e7e' les1 $n e99et. dans les anal?ses de &oulain2illiers. 9ait au début de ce (u’on a ellera bientCt le !o?en [ge 6 c’était (uoi Y C’était le 9ait (ue. rétribution des soldats. 'ais une guerre rise au-del. une écono'ie des gens ar'és et des gens désar'és. etit. derrière la bataille et derrière l’in2asion. ce (ui a donné . (uels ont été les e99ets de l’in2asion B cela ne consiste as non lus si' le'ent . entretenus our 9aire la guerre ar le s?stè'e des rede2ances. la connaissance1 Hout cet ense'ble de c"oses 2a de2enir le rinci e de leur i' uissance1 .

'ais une guerre de tous contre tous non lus du tout. de re'ettre la 'ain sur un ou2oir oliti(ue et sur une ric"esse écono'i(ue (ui leur a2aient éc"a é autre9ois1 0a 9or'e. au début de l’in2asion 9ran(ue. d’alliances. on 2a a2oir une guerre généralisée. 2a le subdi2iser ar 'ille canau7 di2ers. des unités tacti(ues.An2erse'ent. et. etit. la guerre d’une 'asse contre une autre 'asse1 &oulain2illiers. Francs contre Kaulois. en (uel(ue sorte. a2aient encore con#ue essentielle'ent sur le 'ode du grand a99ronte'ent de l’in2asion1 <us(u’au S=AA$ siècle la guerre c’était bien. il 2a ? a2oir de nou2elles o ositions. 'ais (ui est de2enu 9ort et (ui est de2enu 9aible Y Jour(uoi le 9ort est de2enu 9aible. s’o osent les uns les autres. et cela leur a donné une in9luence sur le eu le. et 2a 9aire a ara\tre la guerre co''e une sorte d’état er'anent entre des grou es. ou au contraire s’allient les uns a2ec les autres1 Al n’? a lus ces grandes 'asses stables et 'ulti les. . (ui 2a arcourir . de con9lits internes. c’est cela 'aintenant (ui 2a. une es èce de grande bataille 'assi2e. il 2a ? a2oir une guerre 'ulti le. 2ont aug'enter leurs e7igences et de'ander des rede2ances lus éle2ées. (ui "istori(ue'ent est de2enue leur 9orce. les 9orts 2ont rec"erc"er l’alliance de certains contre certains autres1 Ce (ui était encore. des regrou e'ents lus ou 'oins er'anents : alliance du ou2oir 'onarc"i(ue a2ec l’ancienne noblesse gauloise B a ui de cet ense'ble sur le eu le B ru ture de l’entente tacite entre les guerriers 9rancs et les a?sans gaulois lors(ue les guerriers 9rancs. a2ec des ren2erse'ents de 9ront. ces deu7 grosses 'asses nationales 2ont se di2iser. etit . 9ait énétrer le ra ort de guerre dans tout le ra ort social. co''e conseillers du roi. lui. Ror'ands contre Va7ons. (ui se ci2ilisent les uns au7 autres. se trans9or'er ar des canau7 'ulti les1 $t 2ont a ara\tre alors des luttes di2erses. elle était au dernier degré de la 9aiblesse : c"a(ue ro riétaire gaulois a2ait été dé ossédé de tout1 $t c’était cela récisé'ent. etc1 Hout ce etit s?stè'e d’a uis. l’intérieur du cor s social1 C"eP &oulain2illiers. ar'ée contre ar'ée. cette anal?se 2a nécessaire'ent a'ener . (ui les a 'is en osition d’@tre au lus rès du roi. se généraliser dans une 9or'e de guerre (ue les "istoriens. ar consé(uent. ar un dé2elo e'ent nécessaire1 0e 9ait d’@tre c"assés des terres les a donc ren2o?és 2ers l’Église. en un sens une guerre de tous contre tous. essentielle'ent. a au2ris. en ce sens abstrait et 6 3e crois 6 irréel (ue >obbes donnait lors(u’il arlait de la guerre de tous contre tous et essa?ait de 'ontrer co''ent ce n’est as la guerre de tous contre tous (ui est o ératrice . au contraire. de nou2elles ré artitions : les 9aibles 2ont s’allier entre eu7. en (uel(ue sorte. les rinci es de son ren2erse'ent1 0e roblè'e (ue &oulain2illiers anal?se. les élé'ents (ui constituaient la 9aiblesse de l’aristocratie gauloise ont été en '@'e te' s. de nou2eau7 cli2ages. é2ide''ent. (uoi Y Z ce (ue la grande dic"oto'ie si' le 2ain(ueursQ2aincus ne 2a lus @tre e7acte'ent ertinente our la descri tion de tout ce rocessus1 Z artir du 'o'ent o8 le 9ort de2ient 9aible et le 9aible se rend 9ort. 'ais égale'ent des connaissances du droit1 C’est cela. des 9ronts. si 2ous reneP l’e7e' le de l’aristocratie gauloise. 3us(u’au S=AA$ siècle.-dire (ue l’"istoire a ara\t 'aintenant co''e étant essentielle'ent un calcul des 9orces1 -ans la 'esure '@'e o8 il 2a 9alloir 9aire une descri tion des 'écanis'es des ra orts de 9orce. artir d’un certain 'o'ent. et . ce n’est donc as : (ui a été 2ain(ueur et (ui a été 2aincu. cette 9aiblesse. et our(uoi le 9aible est de2enu 9ort Y C’est-. l’é o(ue des in2asions. des alliances con3oncturelles. la 9ois tout le cor s social et toute l’"istoire du cor s .

est 9au7 dans son détail1 $t '@'e. si 2ous 2ouleP. 3e ne 2eu7 as dire. rinci e d’intelligibilité 6 il n’en était as (uestion-'ais. l’es èce de 'asse so'bre ou d’é2éne'ent brut (u’il 9allait bien rendre co''e il était. artir de l’anal?se (ue l’on 9ait en ter'es de guerre. dans tout le discours "istori(ue1 0ors(ue 3e arle de grille d’intelligibilité. co''e guerre des indi2idus contre les indi2idus.social B 'ais non as. cela. le discours (ui était tenu au S=AA$ siècle sur les origines tro?ennes ou sur l’é'igration des Francs (ui auraient (uitté la Kaule . artir du 9ait '@'e de la guerre et . au droit. l’écono'ie. nous ou2ons dire ce (ui est 2rai ou 9au7 dans le discours de &oulain2illiers1 Ce sur (uoi aussi 3e 2oudrais insister. d’ailleurs. ièce. 3e dirais (u’on eut le dé'ontrer1 Jar e7e' le. on ne eut as dire (u’il relè2e du régi'e de 2érité ou d’erreur (ui est le nCtre1 C’est inassignable our nous en ter'es de 2érité ou d’erreur1 $n re2anc"e. ces c"ange'ents. . grDce . 'ais co''e guerre des grou es contre des grou es1 $t c’est cette généralisation de la guerre (ui est. l’intérieur du droit ublic. l’instruction. . . au contraire. l’énig'e.. &oulain2illiers ou2ait récu érer 6 'ais cette 9ois en ter'es "istori(ues 6 tout un t? e d’anal?se (ue l’on * Anterru tion dans les enregistre'ents1 0e 'anuscrit dit e7 licite'ent : E $n un sens. (ue ce (u’a dit &oulain2illiers est 2rai1 /n eut '@'e. artir de l. ces guerres. . totale'ent 9au71 Al n’en reste as 'oins (ue c’est cette grille d’intelligibilité (ui a été osée our notre discours "istori(ue1 $t c’est . &oulain2illiers est arri2é l. et 2a donc @tre un rinci e d’intelligibilité de la société1 C’est la guerre (ui rend la société intelligible c"eP &oulain2illiers et 3e ense. au7 cro?ances. oliti(ue. et (ui n’était as. dé'ontrer (ue tout ce (u’il a dit. dans son ense'ble. . cGest bien tou3ours lGanalogue du roblè'e 3uridi(ue : co''ent na\t la sou2eraineté1 !ais cette 9ois il ne sGagit lus dGillustrer ar le récit "istori(ue la continuité dGune sou2eraineté (ui est légiti'e arce (uGelle reste de bout en bout dans lGélé'ent du droit1F Al sGagit de dire co''ent na\t lGinstitution singulière1 la 9igure "istori(ue 'oderne de lGÉtat absolu ar le 3eu de ra orts de 9orce (ui sont une sorte de guerre généralisée entre les nations1 F . la guerre était donc essentielle'ent la ru ture du droit. (ue l’on eut a li(uer au discours de &oulain2illiers lui-'@'e. la rati(ue de la langue. 2a ou2oir 'ettre en relation toutes ces c"oses : guerre. dans toute une na e de contenus et de ro "éties (ui recou2rent la société tout entière ( uis(ue cela touc"e. un certain ou2oir de artage 2éritéQerreur. la religion. ces in2asions. rinci e de ru ture1 0. et (ui seraient re2enus ensuite. (uoi Y $lle 'ène . non seule'ent. 'Uurs et caractères. est 9au71 Vi' le'ent. . 2raise'blable'ent. la grille d’intelligibilité osée ar &oulain2illiers a instauré 6 3e crois 6 un certain régi'e. l’intérieur de la société. (ue son discours est 9au7. un 'o'ent donné. c’est (u’en 9aisant inter2enir le ra ort de 9orce co''e une sorte de guerre continue . et (ui eut 9aire dire. et (ui 2a donc er'ettre de déter'iner le ra ort de 9orce (ui soutient en er'anence un certain ra ort de droit1 &oulain2illiers 2a ainsi ou2oir intégrer ces é2éne'ents 6 (ui n’étaient autre9ois (ue 2iolence et donnés dans leur 'assi2ité-. artir d’une intelligibilité de ce t? e (ue nous. au7 institutions 3uridi(ues)1 0’"istoire. caractéristi(ue de la ensée de &oulain2illiers1 <e 2oudrais ter'iner en 2ous disant ceci1 Cette tri le généralisation de la guerre 'ène . . é2ide''ent. la 9iscalité. 2ous a2eP 2u. au contraire. bien s)r. 3e crois. ièce .. c’est la guerre (ui 2a réci iter une sorte de grille d’intelligibilité dans la ru ture '@'e du droit. religion. o8 les "istoriens du droit MNO *Jour ces "istoriens (ui racontaient l’"istoire . l’intérieur de l’État. ceci1 C’est (ue. sous un certain Vigo2ège. désor'ais. .

une classe. etc1 0’organisation d’un c"a' "istorico. ou lutCt un ob3et "istorico. le ra ort de 9orce est un ob3et "istori(ue (ue (uel(u’un d’autre (ue le sou2erain . la guerre étant . un siècle a rès &oulain2illiers et ar consé(uent deu7 siècles a rès les "istoriens anglais. dans un discours co''e celui de &oulain2illiers. artir de (uoi arle le discours et ce dont il arle1 $n9in. de2ient 'aintenant un ob3et "istori(ue. ont été rendus ossibles . une nation. l’ob3et 2ers le(uel se tourne ce discours. a 'is en lace une certaine rationalité "istori(ue dont la bourgeoisie ensuite. c"eP !ac"ia2el. (uand on regarde les c"oses d’un eu lus rès. le ra ort de 9orce était essentielle'ent décrit co''e tec"ni(ue oliti(ue . ne co''ence as. dernière re'ar(ue : si Clause%itP a u dire un 3our. la 'anière de l’aristocratie ou lus tard de la bourgeoisie. la 9ois contre le tiers état et contre la 'onarc"ie. a u anal?ser. et (ue la bourgeoisie du S=AAAe siècle. la guerre étant . dessaisie de son ou2oir oliti(ue et écono'i(ue. l’e7e' le d’une classe (ui.oliti(ue. le 9onctionne'ent de l’"istoire dans la lutte oliti(ue. o8 cesse la 2iolence1 Au contraire. retrou2er son sa2oir. (ue la guerre c’était la oliti(ue continuée ar d’autres 'o?ens. une 'inorité. la 2érité et le logos ne co''encent as l. le rolétariat a rès.oliti(ue co''ence ainsi1 0e 9onctionne'ent de l’"istoire dans la oliti(ue. la noblesse 2a ou2oir rendre conscience d’elle-'@'e. etc1) . la 9ois ce . uis(ue l’"istoire 6 tout le 'onde le sait 6 c’est rationnel. la 9ois les 2aleurs de l’uni2ersel et la uissance de la rationalité1 /n s’est beaucou tués . ortait a2ec elle et l’uni2ersel et le rationnel1 $" bien. ce ra ort de 9orce ((ui était en (uel(ue sorte l’ob3et e7clusi9 des réoccu ations du Jrince) a u de2enir l’ob3et du sa2oir our un grou e. cette idée (ue la guerre a été au 9ond la 'atrice de 2érité du discours "istori(ue1 E !atrice de 2érité du discours "istori(ue F 2eut dire ceci : la 2érité. 'ettre entre les 'ains du sou2erain1 -ésor'ais. contraire'ent . .oliti(ue. l’"istoire co''e guerre. l’utilisation de la oliti(ue co''e calcul des ra orts de 9orce dans l’"istoire. classe 'ontante. la condition de ossibilité de l’é'ergence d’un discours "istori(ue et le ré9érentiel. (ui était un ob3et essentielle'ent oliti(ue. rede2enir une 9orce oliti(ue dans le c"a' des 9orces oliti(ues1 0a constitution d’un c"a' "istorico. c’est (u’il ? a eu (uel(u’un (ui. (ue l’aristocratie 9ran#aise a in2enté l’"istoire1 C’est arce (u’elle 9aisait la guerre (u’elle a u se donner récisé'ent sa guerre our ob3et. (ue (uel(ue c"ose co''e le discours "istori(ue (ue nous connaissons 'aintenant a u s’établir1 A2ant-dernière re'ar(ue : 2ous sa2eP (u’il ? a un lieu co''un (ui 2eut (ue ce soient les classes en ascension (ui ortent . l’intérieur de cette guerre et en ensant . artir du 'o'ent o8. c’est lors(ue la noblesse a co''encé . dans la 'esure '@'e o8 elle était en leine décadence. 3e crois (u’on a. au S=AA$ siècle.eut re érer et déter'iner .dire (uel(ue c"ose co''e une nation (. 2ous le 2o?eP. on en arri2e . essa?er de dé'ontrer (ue c’était la bourgeoisie (ui a2ait in2enté l’"istoire. se saisiront1 !ais 3e ne dirai as (ue c’est arce (u’elle était en décadence. 'ener sa guerre oliti(ue. l’intérieur de son "istoire1 0e ra ort de 9orce. ar e7e' le. ce (ue la "iloso "ie ou le droit ont 2oulu 9aire croire. la 9ois le oint de dé art du discours. dire et 'ontrer la oliti(ue co''e étant la guerre continuée ar d’autres 'o?ens1 . uis(ue c’est en anal?sant ce ra ort de 9orce (ue.trou2ait c"eP !ac"ia2el1 !ais. c’est . tout cela se noue ici1 Autre re'ar(ue encore1 C’est (ue. au tournant du S=AA$ et du S=AAA e siècle.c’est-.

o8 se liaient . co''e on disait .-dire (u’il assait de l’autre cCté ar ra ort au ou2oir B il co''en#ait . dans les arc"i2es et dans la 3uris rudence de l’État. sous les rois et sous leur ou2oir 6 (uel(ue c"ose d’autre. l’"istoire du eu le ou des eu les11 Al décou2rait une certaine 'atière de l’"istoire (ui était l’autre cCté de la relation de ou2oir1 !ais il anal?sait cette nou2elle 'atière de l’"istoire non as co''e une substance inerte. il 9aisait (et 3e crois (ue c’était la re'ière 9ois (ue cela se roduisait) l’"istoire des su3ets 6 c’est-. a2ec !ic"elet. &oulain2illiers a anal?sé 6 sous les institutions. au SASe siècle. une es èce de 9orce singulière. une 9orce . ce ou2oir de2ient la lus 9orte de toutes les 9orces.-dire le cou le entre les 9orces originaires du eu le et la 9orce 9inale'ent constituée de (uel(ue c"ose (ui n’a as de 9orce 'ais (ui est ourtant le ou2oir1 1 <1 !ic"elet. et les lois1 $n renant donc cet ob3et. c’est celui du etit grou e de ceu7 (ui l’e7ercent 'ais (ui n’ont as de 9orce B et ourtant ce ou2oir. our ob3et. ce (ue ou2aient @tre les lois 9onda'entales du ro?au'e B lutCt (ue c"eP ces bénédictins (ui a2aient été les grands rasse'bleurs de c"artes de uis la 9in du S=Ae siècle1 $n 9ait. Le /euple) Jaris. (uel(ue c"ose (ui de2iendra. donner statut dans l’"istoire . au bout du co' te. l’é o(ue. ces sociétés ar consé(uent. c’est-. ce (ui s’est constitué au début du S=AAA e siècle. l’intérieur du cor s social1 0e ou2oir. 3e ne 2oulais as du tout 2ous 'ontrer (u’a2ec lui co''en#ait (uel(ue c"ose co''e l’"istoire. ou lutCt les nations. 14561 . c’est (uel(ue c"ose 6 3e crois 6 (ui est un c"a' "istoricooliti(ue1 -ans (uel sens Y -’abord. la lus étrange ar'i toutes les 9orces (ui se battaient . c’était (ue l’"istoire ne de2ait as @tre l’"istoire du ou2oir. a2ec &oulain2illiers. ces 3uristes du S=A e siècle (ui a2aient collationné les 'onu'ents du droit ublic B lutCt (ue c"eP ces arle'entaires (ui tout au long du S=AA$ siècle a2aient rec"erc"é. la 9ois les intér@ts.%&'RS (' 2" F-VRIER 1*$# Boulainvilliers et la constitution d!un continuum (istorico"politi#ue' L!(istoricisme' % 3ragédie et droit public' % L!administration centrale de l!(istoire' % /roblémati#ue des Lumières et généalogie des savoirs' % Les #uatre opérations du savoir disciplinaire et leurs e**ets' % La p(ilosop(ie et la science' % La mise en discipline des savoirs' $n 2ous arlant de &oulain2illiers. ar e7e' le. uis(ue. a rès tout. le ou2oir lui'@'e n’étant (ue l’une d’entre elles. 'ais l’"istoire de ce cou le 'onstrueu7. il rati(uait une double con2ersion1 -’une art. la(uelle aucune autre ne eut résister. il n’? a as de raison de dire (ue l’"istoire na\t lutCt a2ec lui (u’a2ec. les coutu'es. étrange en tout cas. sous les é2éne'ents. 'ais co''e une 9orce ou des 9orces. dans celui-ci : en renant la nation. sau9 2iolence ou ré2olte1 Ce (ue &oulain2illiers décou2rait. dont aucune 9iction 3uridi(ue ne ou2ait e7acte'ent réduire ou anal?ser l’énig'e.

ar consé(uent. ce n’est as une ro riété. c’est si' le'ent un lieu d’e7e' les. la 9or'e 3uridi(ue de la sou2eraineté. 'ais en ter'es "istori(ues de do'ination et de 3eu entre les ra orts de 9orce (ue &oulain2illiers a décrit ce "éno'ène du ou2oir1 $t c’est dans ce c"a' -l. l’i' ortant). ou encore entre le eu le et ceu7 (ui gou2ernent1 Ce n’est as en ter'es 3uridi(ues de sou2eraineté. et le calcul oliti(ue ont our &oulain2illiers e7acte'ent le '@'e ob3et1 Vans doute le récit "istori(ue et le calcul oliti(ue n’ont as la '@'e 9in. en dé9inissant le caractère relationnel du ou2oir et en l’anal?sant dans l’"istoire. si (uel(ue c"ose arri2e dont on eut et dont il 9aut garder la 'é'oire.. 15. 15. la seule 'anière (ue l’on a2ait de enser le ra ort entre le eu le et le 'onar(ue. en se donnant our ob3et un ou2oir (ui était essentielle'ent relationnel et non adé(uat . c’est la substance '@'e de l’"istoire1 V’il ? a de l’"istoire. arce (u’il dé9inissait le rinci e de ce (u’on ourrait a eler le caractère relationnel du ou2oir : le ou2oir. des ra orts de 9orce et un certain 3eu de ou2oir1 0e récit "istori(ue. our !ac"ia2el. &oulain2illiers 9aisait (uel(ue c"ose d’i' ortant1 -’abord. étudier (u’en 9onction des ter'es entre les(uels cette relation 3oue1 /n ne eut donc 9aire ni l’"istoire des rois ni l’"istoire des eu les. de son anal?se. en 9ait. dans la gestion et l’organisation du ou2oir B et (u’a rès tout le te7te lui-'@'e du /rince est lein de ré9érences "istori(ues1 /n dira aussi (ue !ac"ia2el a 9ait des Discours sur la première décade de 3ite"Live) etc1 !ais. Cuvres complètes) Jaris. le ra ort de 9orce et le 3eu du ou2oir. dont l’un n’est 3a'ais l’in9ini et l’autre n’est 3a'ais le Péro1 $n 9aisant cette "istoire. c’est une autre (uestion 6. c’est dans la 'esure o8 récisé'ent se 3ouent entre les "o''es des ra orts de ou2oir. 9é2rier 1974 sur E 0a kgou2erne'entalitéG F (te7tes cités supra) cours du *1 3an2ier. 'ais ce dont ils arlent. cela est e7acte'ent en continuité1 /n a donc 2 R1 !ac"ia2el. 'ais en ter'es rescri ti9s de stratégie 6 d’une stratégie 2ue du cCté seule'ent du ou2oir et du Jrince1 /n dira (ue !ac"ia2el a 9ait autre c"ose (ue donner au Jrince des conseils. &oulain2illiers renait our ob3et du sa2oir "istori(ue cela '@'e dont !ac"ia2el2 a2ait 9ait l’anal?se. Al /rincipe) . le centre de gra2ité. sérieu7 ou ironi(ues 6 #a. en dé9inissant donc un c"a' de 9orces o8 se 3oue la relation de ou2oir. our &oulain2illiers (et c’est l. ce n’est as une uissance B le ou2oir ce n’est 3a'ais (u’une relation (ue l’on ne eut.. c"eP !ac"ia2el. our !ac"ia2el. l’un en 9ace de l’autre.*1 0es traductions 9ran#aises du /rince sont très no'breuses1 0es autres te7tes eu2ent @tre lus dans lGédition dG$1 &arincou (!ac"ia2el. E k/'nes et singulati'G111 F (1941) et E H"e Jolitical Hec"nolog? o9 Andi2iduals F (194*)B 2oir aussi le cours au Collège de France du le.o'a. l’"istoire n’est as le do'aine dans le(uel il 2a anal?ser des relations de ou2oir1 0’"istoire. 3e crois. (u’il a lacé l’ob3et de son anal?se "istori(ue1 $n 9aisant cela. &oulain2illiers re9usait 6 et c’est l. 15*1 : 8storie *iorentine) FirenPe. 3e crois. 3our les anciennes traductions de <1 Kuiraudet (1794)1 Foucault traitera de !ac"ia2el surtout dans deu7 essais. Kalli'ardQE &ibliot"è(ue de la Jléiade F. 195*) (ui a re ris et 'is . ces deu7 ter'es.* 5 Discorsi sopra la prima deca di 3ito Livio) op' cit' 5 Dell'arte della guerra' FirenPe.$n dé la#ant l’a7e. s’il ? a des é2éne'ents. ne 9ait 3a'ais (u’en registrer des ra orts de 9orce et des calculs au7(uels ces ra orts ont donné lieu1 $n re2anc"e. et ne doit. 'ais l’"istoire de ce (ui constitue. note 1. une sorte de recueil de 3uris rudence ou de 'odèles tacti(ues our l’e7ercice du ou2oir1 0’"istoire.)1 .. 3us(ue-l. ce dont il est (uestion dans ce récit et dans ce calcul. l’autre as ect de son o ération 6 le 'odèle 3uridi(ue de la sou2eraineté (ui a2ait été.

en un autre sens. 145. tra2ers l’"istoire toute une série de relations récises entre. ar e7e' le. une 9or'e de ra ort. 3e crois. our ses anal?ses "istori(ues. la 9ois une 'é'oire (u’elle a erdue et un sa2oir (u’elle a tou3ours négligé1 $n lui redonnant 'é'oire et sa2oir. c"eP des gens co''e &oisguilbert ou =auban!1 0e ra ort entre endette'ent terrien et enric"isse'ent urbain a été égale'ent une discussion essentielle dans toute la 9in du S=AA$ et au début du S=AAAe siècle1 -onc. s1d1 ! Vébastien le Jrestre de =auban. (ue le rinci e de rationalité dans la gestion de l’État1 Lue le récit de l’"istoire et la gestion de l’État entrent en continuité c’est. 1646: /ro&et d' une di2me royale) s' l') 17+71 . in Économistes *inanciers du S=AAAe siècle) Jaris. (uand &oulain2illiers anal?se .ét(ode générale et *acile pour *aire le dénombrement des peuples' Jaris. de ce sa2oir écono'i(ue1 $t. * 2ol15 Dissertation sur la nature des ric(esses) de l'argent et des tributs' Jaris. c’est bien le '@'e 'ode d’intelligibilité (ue l’on trou2e dans le sa2oir des intendants et dans les anal?ses "istori(ues de &oulain2illiers. l’ad'inistration 'onarc"i(ue. il a un ro3et récis et articulier : il s’agit bel et bien our lui de redonner . ro osaient sans cesse au ou2oir1 &oulain2illiers. de ce sa2oir des intendants.oliti(ue dans la 'esure o8. d’une 9a#on générale. un "éno'ène ca ital1 0’utilisation du 'odèle de rationalité gestionnaire de l’État co''e grille d’intelligibilité s éculati2e de l’"istoire. (u’il s’agissait our lui de rendre en criti(ue le sa2oir des intendants. our la re'ière 9ois. 'ais en réi' lantant . au 9ond. Le Détail de la France) s' l') 1695B Factum de la France (17+7). ce (ue &oulain2illiers 2eut 9aire. et our les 9aire 9onctionner . ce sa2oir. l’endette'ent a?san. arler de l’"istoire et anal?ser la gestion de l’État ourront se 9aire selon le '@'e 2ocabulaire et selon la '@'e grille d’intelligibilité ou de calcul1 <e crois en9in (ue &oulain2illiers a constitué un continuum "istorico. il ne 9ait as autre c"ose (ue d’accli'ater. c’est 2rai. il ne 9ait as autre c"ose (ue re rendre. c’est cela (ui constitue le continuum "istorico. (ue &oulain2illiers a ou2ert un c"a' "istoricooliti(ue et our la raison (ue 2oici1 <e 2ous ai dit. 3e crois. &oulain2illiers 9ait 9onctionner co''e rinci e d’intelligibilité de l’"istoire ce (ui n’était 3us(ue-l. ou lutCt d’utiliser. un t? e d’intelligibilité.oliti(ue1 /n eut dire aussi. et 3e crois (ue c’est 9onda'ental our co' rendre . la 9ois le lieu de naissance et le c"a' d’utilisation de ce sa2oir ad'inistrati9. l’é o(ue c"eP les intendants ou 9inanciers du règne de 0ouis SA=1 =ous trou2eP e7acte'ent les '@'es s éculations. un continuum "istorico.' de @auban) . l’élé2ation de la 9iscalité. (ui était . les anal?ses '@'es (u’on trou2e dans ce sa2oir des intendants1 Al s’agit de le con9is(uer et de le 9aire 9onctionner contre le s?stè'e de la 'onarc"ie absolue. l’intérieur du do'aine du récit "istori(ue1 Autre'ent dit. lors(u’il raconte. s’o ose radicale'ent . Jierre le Jesant de &oisguilbert.aréc(al de France) s' l') 17+7. si 2ous 2ouleP. le sa2oir des intendants a2aient dé9inis de leur cCté1 Jar e7e' le. désor'ais. la noblesse . ou. organisation 'ilitaire et 9iscalité. un 'odèle de relations (ui étaient e7acte'ent ceu7 (ue le sa2oir ad'inistrati9. (uand &oulain2illiers e7 li(ue le ra ort (u’il ? a entre le 'ercenariat. le sa2oir 9iscal. a2oir 9ait 9onctionner ce t? e de relation . 'ais il est le re'ier . ce (ui était en (uestion .B 3estament politi#ue de .c"eP &oulain2illiers. . l’i' ossibilité de co''ercialiser les roduits de la terre. ses ro res 9ins. 'ais dans la di'ension "istori(ue. l’intérieur de son ro re discours. artir de (uoi &oulain2illiers arlait. cette es èce d’anal?se et de rogra''e de gou2erne'ent (ue les intendants.oliti(ue1 Tn continuum (ui 2a 9aire (ue.

raconter une "istoire. our &oulain2illiers. une "iloso "ie de l’"istoire. résent celui du gou2erne'ent1 Al s’agit ar l. ces luttes. ce (ui ourrait @tre sa ente 9atale et intérieure . le contrCle. l’"istoire est de2enue un sa2oir des luttes (ui se dé loie lui-'@'e et 9onctionne dans un c"a' de luttes : co'bat oliti(ue et sa2oir "istori(ue sont désor'ais liés l’un a2ec l’autre1 $t s’il est 2rai sans doute (u’il n’? a 3a'ais eu d’a99ronte'ents (ui ne se soient acco' agnés de sou2enirs. le 9ait d’a2oir raison dans l’ordre du sa2oir "istori(ue. un élé'ent de lutte : . d’une 'anière ou d’une autre. c’est ar l. organisation de ce c"a' "istorico. on eut dire (ue la constitution d’un c"a' "istoricooliti(ue se traduit ar le 9ait (ue l’on est assé d’une "istoire (ui a2ait 3us(ue-l. . ce n’est as si' le'ent réutiliser. au ro9it ar e7e' le de la noblesse. toutes les grandes "iloso "ies ont été. on est assé d’une "istoire (ui disait le droit en racontant les guerres. l’intérieur des 9orces du c"a' social1 Jar consé(uent. é2ide''ent. de uis le SASe siècle. e A=1 . s’inscrire dans les luttes réelles de la société 6. . 3e crois. '@'e de 'odi9ier. d’abord. . etc1. (ue l’"istoricis'e est la c"ose la lus a99reuse du 'onde1 Al n’? a as de "iloso "ie digne de ce no'. c"erc"e .oliti(ue1 0’"istoire nous a a orté l’idée (ue nous so''es en guerre. dans leur dis ositi9 '@'e et dans leur é(uilibre actuel. reconstituer la noblesse co''e 9orce . bien s)r. leurs batailles. et eut-@tre . égale'ent1 co''ent toutes les sciences "u'aines ne se soutiennent. et nous nous 9aisons la guerre . la 9ois descri tion des luttes et ar'e dans la lutte1 -onc. éc"a er .-dessus 6 ceci étant 9i7é 6 deu7 'ots a2ant de re rendre cette guerre (ui se 9ait . le calcul i''anent . anti"istoricistes1 /n ourrait 'ontrer. une idéalité 3uridi(ue et 'orale. lutter radicale'ent contre la latitude de l’"istoricis'e1 Rul n’oserait a2ouer (u’il est "istoriciste1 $t 3e crois (u’on ourrait 'ontrer 9acile'ent co''ent. bre9 : dire la 2érité de l’"istoire. l’"istoricis'e1 " Vur lGanti-"istoricis'e du sa2oir conte' orain1 c91 en articulier Les . artir du S=AAA e siècle. il n’? a as de t"éorie de la société. rendre la arole dans le do'aine de l’"istoire. les ra orts de 9orce1 0’"istoire n’est as si' le'ent un anal?seur ou un décr? teur des 9orces. '@'e occu er une osition stratégi(ue décisi2e1 Jour résu'er tout ceci. ro os de l’ (istoricisme' Hout le 'onde sait. de rituels di2ers de 'é'orisation. la stratégie. la disci line "istori(ue. un calcul d’intelligibilité (ui était 3us(u’. tra2ers l’"istoire1 0. our 9onction de dire le droit en racontant les e7 loits des "éros ou des rois. (ue la 2ie et le sa2oir oliti(ues co''encent . une "istoire (ui 'aintenant 9ait la guerre en déc"i99rant la guerre et la lutte (ui tra2ersent toutes les institutions du droit et de la ai71 -onc. 2ont s’articuler sur un sa2oir "istori(ue (ui est déc"i99re'ent et anal?se des 9orces1 /n ne eut as co' rendre l’é'ergence de cette di'ension s éci9i(ue'ent 'oderne de la oliti(ue sans co' rendre co''ent le sa2oir "istori(ue est de2enu. ce n’est as si' le'ent décrire un ra ort de 9orce. de 'é'oires. tra2ers l’"istoire des eu les1 0’un.c’est lui redonner 9orce. 3e crois (ue 'aintenant. (ue d’@tre anti"istoricistes"1 /n ourrait 'ontrer aussi co''ent l’"istoire. soit au7 sciences "u'aines. . il n’? a as d’é isté'ologie un eu distinguée ou rele2ée. leurs guerres. la li'ite n’e7istent. artir du S=AAAe siècle 6 et c’est l.ots et les C(oses) op' cit') c"a 1 S. dans ses recours ((ui l’enc"antent telle'ent) soit . c’est un 'odi9icateur1 Jar consé(uent. soit . (ui ne doi2ent.

ou encore un dis ositi9 tacti(ue . le sa2oir "istori(ue ne rencontre (ue l’indé9ini de la guerre.-dire d’anal?ser ce ra ort er étuel et incontournable entre la guerre racontée ar l’"istoire et l’"istoire tra2ersée ar cette guerre (u’elle raconte1 C’est dans cette ligne-l. 3e crois (ue l’"istoricis'e ce n’est rien d’autre (ue ce (ue 3e 2iens récisé'ent d’é2o(uer : ce nUud. cette a artenance incontournable de la guerre . tout ri7 con3urer. réci ro(ue'ent. les ra orts des 9orces1 0’"istoire ne rencontre (ue la guerre. et (ue la 'odernité "iloso "i(ue. our la re'ière re'ar(ue. a tou3ours essa?é de con3urer Y $" bien. d’une 'anière tou3ours ro2isoire. l’"istoire ne eut 3a'ais (ue déc"i99rer une guerre (u’elle 9ait elle-'@'e ou (ui asse ar elle1 $" bien. our le re'ier e7cursus . c’est-. l’"istoire ne eut 3a'ais la sur lo'ber entière'ent B l’"istoire ne eut 3a'ais contourner la guerre ni en trou2er les lois 9onda'entales. cause de cette idée (ui a été relancée sans cesse 'aintenant de uis un ou deu7 'illénaires et (u’on eut a eler E latonicienne F (bien (u’il 9aille tou3ours se 'é9ier de cette attribution générale (ue l’on 9ait de tout ce (ue l’on 2eut bannir . tra2ers l’"istoire. ni l’ordre. dont tout le 'onde. le tra2erse et le déter'ine1 Ce sa2oir n’est 3a'ais (u’une ar'e dans la guerre. si 2ous 2ouleP. ro os de cet "istoricis'e1 -eu7iè'e c"ose : un t"è'e (ue 3e 2iens d’aborder . c’est-. se 'é9ie telle'ent Y Lu’est-ce donc (ue cet "istoricis'e (u’il 9aut . l’"istoire des guerres et la guerre . la guerre1 0e sa2oir "istori(ue. aussi loin (u’il aille. et (ui est (ue le sa2oir et la 2érité ne eu2ent as ne as a artenir au registre de l’ordre et de la ai7. et . l’intérieur de cette guerre1 0a guerre se 'ène donc . 3e crois (ue ce (ui est i' ortant. tra2ers l’"istoire (ui la raconte1 $t. 'ais cette guerre. asse ar ce sa2oir. ni la ai71 Aussi loin (u’il aille. 'ais ne eu2ent @tre (ue de l’ordre et de la ai7. (ue ce soit la "iloso "ie. en 9aisant de ce ra ort guerreQ"istoire la condition . (ue 3’essaierai alors de continuer cette etite "istoire des Kaulois et des Francs (ue 3’ai co''encée1 =oil. ar un autre biais. du désordre et de la guerre1 Z ro os de cette idée ((u’elle soit latonicienne ou as. l’instant. c’est (ue l’État 'oderne l’a ro9ondé'ent réi' lantée de nos 3ours ar ce (u’on ourrait a eler la E disci linarisation F des sa2oirs au S=AAAe siècle1 $t c’est cette idée (ui nous rend insu ortable l’"istoricis'e. la 9ois irréductible et (u’il s’agit tou3ours d’e7 urger. ce au2re Jlaton) B cette idée (ue l’on retrou2e liée 2raise'blable'ent . l’"istoire et. (ue 3a'ais on ne eut trou2er le sa2oir et la 2érité du cCté de la 2iolence. ne trou2e 3a'ais ni la nature. ni i' oser les li'ites.-dire la disci linarisation des sa2oirs au S=AAAe siècle. et les é2éne'ents dans les(uels se décident. 3e crois (ue ce nUud essentiel entre le sa2oir "istori(ue et la rati(ue de la guerre. toute l’organisation du sa2oir occidental. une ob3ection (u’on eut 9aire1 $n la#ant ainsi l’"istoire. les sciences "u'aines. l’"istoire. . (ui nous rend insu ortable d’acce ter (uel(ue c"ose co''e une circularité indissociable entre le sa2oir "istori(ue et les guerres (ui . c’est-. la 9ois sont racontées ar lui et (ui ourtant le tra2ersent1 -onc. re'ière tDc"e : essa?er d’@tre "istoricistes. eu i' orte) (ue le sa2oir et la 2érité ne eu2ent as a artenir . la guerre. tout si' le'ent arce (ue la guerre elle-'@'e soutient ce sa2oir. de l’"istoire . ce no?au . ou lutCt. tra2ers l’"istoire co''e le grand a areil discursi9 ar le(uel s’est 9aite au S=AAAe siècle la criti(ue de l’État.-dire les 9orces a2ec leurs ra orts et leurs a99ronte'ents. c’est cela en gros (ui constitue le no?au de l’"istoricis'e. roblè'e et. de son cCté. scienti9i(ue et '@'e oliti(ue.!ais (u’est-ce (ue c’est (ue cet "istoricis'e. ni le droit. si 2ous 2ouleP.

ar sa 9or'e et '@'e ar la continuité de son "istoire. la li'ite c"eP J?rr"us et uis c"eP 0ouis SA=1 -’autre art. 2raise'blable'ent. dans la tragédie classi(ue 9ran#aise. a rès tout. la 3ustice.d’é'ergence de E la F oliti(ue MNO l’ordre a2ait donc continuité dans son discours1 * our 9onction de rétablir la MAu 'o'ent o8 les 3uristes s’interrogeaient sur les arc"i2es our conna\tre les lois 9onda'entales du ro?au'e. d’une art. entre la tragédie et le droit ublic. . l’ordre et le bon"eur Y Co''ent l’illégiti'ité eut-elle roduire la loi Y Handis (u’. art) 6. la tragédie de V"a^es eare. essentielle'ent. artir de lGenregistre'ent a été di99icile1 -e 9ait. celle de Corneille et eut-@tre lus encore celle de . elle. le 'eurtre et la guerre une uissance ubli(ue (ui doit 9aire régner la ai7. il ? a ceci : c’est (ue le droit 'onarc"i(ue au S=AA$ siècle en France. 3uste'ent1 $t d’ailleurs. tout co''e. la tragédie en France au S=AA$ siècle est. la '@'e é o(ue la t"éorie et l’"istoire du droit s’e99or#aient de tisser la continuité sans ru ture de la uissance ubli(ue. de rituel de re-'é'orisation des roblè'es du droit ublic1 /n ourrait dire la '@'e c"ose de la tragédie 9ran#aise. l’Anti(uité. se dessinait une "istoire des "istoriens (ui n’était as le c"ant du ou2oir sur lui-'@'e1 Al ne 9aut as oublier (u’au S=AA$ siècle. et la 9aire basculer dans un t"éDtre de la galanterie et de l’intrigue : c’est la résence de la cour1 * 0Ga3uste'ent du sens . les tragédies E "istori(ues F de V"a^es eare sont des tragédies du droit et du roi. elle aussi. bien s)r 6 et c’est l. et de cette naissance d’un @tre nou2eau (ue constitue le couronne'ent d’un roi1 Co''ent un indi2idu eut-il rece2oir ar la 2iolence. les 14 re'ières ages du 's1 ont été re lacées . l’intrigue. essentielle. la di99érence 9onda'entale d’a2ec V"a^es eare (le génie 'is . une sorte de re résentation du droit ublic. d’une 9a#on générale. se donne. la rudence oliti(ue1 !ais. l’Anti(uité. essentielle'ent centrées sur le roblè'e de l’usur ateur et de la déc"éance.acine. 'ais résence aussi de cette institution (ui se'ble en (uel(ue sorte li'iter les ou2oirs tragi(ues de la tragédie. co''e se situant en ligne directe ar ra ort au7 'onarc"ies anti(ues1 C’est bien le '@'e t? e de ou2oir et le '@'e t? e de 'onarc"ie. le ro'an et la nor'e : tout cela serait eut-@tre . la 9in dans le déroule'ent du cours1 # 0e te7te entre croc"ets a été établi dGa rès le 'anuscrit de !1 Foucault1 . une tragédie du droit Y <e crois (u’il ? a a artenance 9onda'entale. dans la tragédie classi(ue 9ran#aise il n’est en général (uestion (ue des rois anti(ues1 Codage lié sans doute . une re résentation "istorico-3uridi(ue de la uissance ubli(ue1 Z ceci rès. regarder1 $n tout cas. entre la tragédie et le droit. sur cette es èce de blessure ré étée (ue orte le cor s de la ro?auté. une sorte de céré'onie. et surtout sous 0ouis SA=. sur cette laie. s’ac"arneO #. dès lors (u’il ? a 'ort 2iolente des rois et a2ène'ent des sou2erains illégiti'es1 <e crois donc (ue la tragédie s"a^es earienne est. est-ce (ue la tragédie grec(ue aussi n’est as tou3ours. il ? a ré9érence . et as seule'ent en France. c’est substantielle'ent et 3uridi(ue'ent la '@'e 'onarc"ie (ue l’on trou2e c"eP Auguste ou Réron. il ? a a artenance essentielle entre le ro'an et le roblè'e de la nor'e1 0a tragédie et le droit. il ne 9aut as oublier non lus (ue ar'i toutes les raisons de cette ré9érence . de l’assassinat des rois. ar un de ses a7es au 'oins. au contraire. la tragédie était une des grandes 9or'es rituelles dans les(uelles se 'ani9estait le droit ublic et se débattaient ses roblè'es1 $" bien.

Hragédie de l’Anti(uité et tragédie de la cour1 !ais (u’est-ce (ue la tour. . co''e "istoriogra "e. une sorte de le#on de droit ublic Y 0a cour a essentielle'ent our 9onction de constituer. un sou2erain1 . rendre sou2erains son le2er et son couc"er : c’est en cela (ue consiste l’o ération s éci9i(ue du rituel et du céré'onial de la cour1 $t tandis (ue la cour donc re(uali9ie sans cesse le (uotidien en sou2erain. un '@'e ense'ble1 . était une le#on (uotidienne de droit ublic. c’est-. illustration du droit ublic. (ui re(uali9ie un indi2idu. au 9ond. cela. (ui a ses a'ours et ses assions. sinon récisé'ent 6 et ceci d’une 9a#on éclatante c"eP 0ouis SA= 6. co''e étant le roi. le 'o'ent o8 le détenteur de la uissance ubli(ue. de 'ontrer la céré'onie déc"irée.acine de de2enir son "istoriogra "e. le sou2erain. ce oint o8 il de2ient c"e9 de guerre et 'onar(ue. reco''encée de 3our en 3our.endre son a'our sou2erain. co''e étant le sou2erain1 0a cour. au 9ond. ce n’était as tra"ir du tout la 2ieille 9onction de l’"istoire. 3us(u’. (ui est osé ar la tragédie racinienne1 -ans cette 'esure. en "o''e de colère. détenteur de la sou2eraineté1 Con9ier son "istoriogra "ie . co''e céré'onie du ou2oir. et de dire le droit de l’État sou2erain1 C’était 6 ar une nécessité (ui était liée . eu en "o''e de assion. si l’on 2eut. (ui 'ange. . dans cette 'onarc"ie absolue dont il ne 9aut as oublier (ue. c’est-. la tragédie racinienne (ue 9ait-elle Y $lle a our 9onction 6 c’est en tout cas un de ses a7es 6 de constituer l’en2ers de la céré'onie.-dire c"anter le ou2oir lui-'@'e. dans son rituel 'onotone. (ui était de dire le droit. de l’"o''e de cour et de cUur. ce n’était as du tout. artir de cela et sans (ue rien de cela ne soit en (uel(ue sorte éli'iné. 3e crois. en la ersonne d’un 'onar(ue (ui est substance '@'e de la 'onarc"ie. ar une es èce d’étrange re longée 2ers l’arc"aas'e. d’a'énager un lieu de 'ani9estation (uotidienne et er'anente du ou2oir ro?al dans son éclat1 Au 9ond. en de'andant . en "o''e d’a'our. le roi-sou2erain ourra rena\tre et se reco' oser : 'ort et résurrection du cor s du roi dans le cUur du 'onar(ue1 $t c’est l. 'ais il er'ettait aussi . tra2ers cela.. d’inceste. est en '@'e te' s. artir de cette déco' osition du sou2erain en "o''e de assion. tragédie classi(ue. une 'ani9estation (uotidienne de droit ublic1 /n co' rend (ue l’"istoire du roi ait u re rendre ainsi sa 9or'e ure. . beaucou lus (ue s?c"ologi(ue. la cour c’est cette es èce d’o ération rituelle er'anente.dire la re'ontée de l’"o''e ri2é. aussi. (ui se ro'ène. . ne 9aisait as autre c"ose (ue de rester . co''e étant le 'onar(ue. (uitter l’ordre du droit. en "o''e de 2engeance. et o8 la tour. sa 9or'e 'agico. le cin(uiè'e acte d’une tragédie "eureuse. . et o8 le roblè'e est de sa2oir si. ce (ue le rituel céré'onial de la tour établit c"a(ue 3our1 0a tragédie classi(ue. d’écrire. le roblè'e 3uridi(ue. elle 9aisait de la céré'onie du ou2oir un 'o'ent oliti(ue intense. la 9ois dans la ligne de ce (u’était l’"istoriogra "ie de la 'onarc"ie 3us(ue-l. a artenait . la 9onction la lus ure et la lus élé'entaire de l’"istoriogra "ie ro?ale. un "o''e articulier.oéti(ue en (uel(ue sorte1 0’"istoire du roi ne ou2ait as ne as rede2enir le c"ant du ou2oir sur lui-'@'e1 -onc absolutis'e. 2ous co' reneP bien (ue 0ouis SA=. l’absolutis'e du roi 6 re2enir au contraire . céré'onial de la cour. en (uel(ue sorte en sens in2erse : la tragédie dé9ait et reco' ose. un oète tragi(ue. c’est l’o ération sans cesse renou2elée ar la(uelle un "o''e (ui se lè2e. la tragédie le 9ait. se déco' ose eu . rendre son ali'entation sou2eraine. "istoriogra "ie du roi : tout cela. etc1. l.acine de rester dans la 9onction '@'e (u’il a2ait e7ercée lors(u’il écri2ait des tragédies1 Al lui de'andait.

un siècle a rès . et ensuite les autres). non seule'ent du cCté de la noblesse. et on rend le dernier des 'onar(ues absolus a2ec son dernier "istoriogra "e. sinon 'inistérielle. en (uel(ue sorte. 'ais (ui n’est eut-@tre as . 3uste'ent. 'ais des arle'entaires. dans la 'esure o8 il n’est. et atta(uée ar les autres1 Al s’agissait de tenter aussi d’établir une sorte de ai7 i' osée dans ces luttes "istorico. (u’une 9orce ar'i les autres. et ceci d’"oriPons bien di99érents. ou. si 2ous 2ouleP. dans cette bataille oliti(ue. en tout cas. la rati(ue de l’État1 -’o8 les tDc"es (ui a2aient été con9iées . si 2ous 2ouleP1 Ce (ui distingue ce (u’on ourrait a eler l’"istoire des sciences de la généalogie des sa2oirs. uis(u’on 2oit. le lus ur . en gros.oliti(ues1 Al s’agissait de coder une 9ois our toutes ce discours de l’"istoire our (u’il uisse s’intégrer . dont 3e 2ous a2ais dé3. le discours général des luttes oliti(ues1 Z ce 'o'ent-l. et (ui était cet ad'inistrateur. le discours ar le(uel c"a(ue E nation F. a rès tout. nou2el e7cursus. 'ais de la bourgeoisie aussi1 C’est le 'o'ent o8 l’"istoire est de2enue. bien s)r. successeur lointain de . alors. et our son "istoire1 C91 aussi le /lan des travau2 littéraires ordonnés par 6a . l’État. (ui est !oreau Y Jarallèle dangereu7. ce 'inistre de l’"istoire (ue 0ouis S=A a2ait no''é 2ers les années 174+1 Vi on le co' are . des gens (ui seraient a?és ar le roi our 9aire cette rec"erc"e$1 Z ceci rès donc (ue !oreau n’est as ."in. en tout $ 0e résultat de cet énor'e tra2ail acco' li ar <1-R1 !oreau se trou2e dans les /rincipes de morale) de politi#ue et de droit public '''' op' cit' Jour une illustration des critères utilisés ar <1-R1 !oreau dans la ré aration de ce tra2ail. (ui aura. 6 (uelle est la di99érence entre !oreau et .JardonneP ces s éculations sur . un certain no'bre d’occasions d’@tre dé9endu1 -é9enseur. entre guille'ets. du 'oins ad'inistrati2e Y -e (uoi s’agissait-il donc dans cette création.acine.acine et l’"istoriogra "ie1 /n saute un siècle (le siècle 3uste'ent (ui a été inauguré ar &oulain2illiers).acine. . ce oint éc"a é . les 'ettre . dans cette ad'inistration centrale de l’"istoire Y Al s’agissait d’ar'er. la dé9a2eur de (ui l’on croit1 !oreau est le dé9enseur sa2ant d’un roi.acine. et en tout cas c"a(ue ordre. ce trésor de docu'ents.acine. la 9in du S=AAAe siècle Y Jeut-on dire (ue l’"istoire a cessé d’@tre un discours de l’État sur lui-'@'e dès lors (u’on a eut-@tre (uitté l’"istoriogra "ie de cour our to'ber dans une "istoriogra "ie de t? e ad'inistrati9 Y <e crois (ue la di99érence est considérable et. . c’est bien le rCle (u’il a lors(u’il est no''é. a ara\tre un "istoriogra "e (ui est au 'oins aussi lié au ou2oir de l’État.acine. son oint. !oreau : collationner les docu'ents de l’ad'inistration. c"a(ue classe. la 9in du S=AA$ siècle) et cette es èce d’"istoire (ue l’État est en train de rendre en C"arge et de rendre en contrCle . co''e 3e 2iens de le dire. c’est (ue l’"istoire des sciences se situe essentielle'ent sur un a7e (ui est. la dis osition de l’ad'inistration elle-'@'e (d’abord celle des 9inances. (uelle de'ande . entre l’ancienne "istoriogra "ie (celle (ue l’on trou2e . @tre 'esurée1 $t l. l’a7e connaissance-2érité. et en9in ou2rir ces docu'ents. o8 2ous 'e direP : l’"istoire a-t-elle 2rai'ent .a&esté '''' op' cit' . 2ers les années 174+ 6 en un 'o'ent o8 3uste'ent les droits de la 'onarc"ie sont atta(ués au no' de l’"istoire.. dit (uel(ues 'ots. il e7erce. 0ouis S=A et <acob-Ricolas !oreau. 9ait 2aloir son ro re droit B le 'o'ent o8 l’"istoire est de2enue. (ue 0ouis S=A n’est as 0ouis SA=. une 9onction. le roi. et (u’on est loin de la descri tion céré'onieuse du assage du . donc. uis(u’il a 2éritable'ent. création d’un 'inistère de l’"istoire1 $t c’est l. dans sa 2ie.

n’est-ce as 6. la généalogie des sa2oirs a d’abord . 3e 2eu7 dire les lus générau7. etc1 6 3e arle de connaissances tec"nologi(ues.oliti(ue autour des sa2oirs. la ossession e7clusi2e d’un sa2oir. non as donc entre connaissance et ignorance. c’est le siècle d’é'ergence des sa2oirs tec"ni(ues1 $n 9ait. de re rise en c"arge des lus etits sa2oirs.ou2oir ou. . il 'e se'ble (ue. les e7igences de secret. les lus locau7. un ou deu7 e7e' les (ui '’éloigneront ro2isoire'ent de l’"istoire 6 le roblè'e. (uand on l’a li(ue . etc1 Hout cela. signi9iait aussi l’indé endance des indi2idus1 Va2oir donc 'ulti le. (ui e7istaient a2ec leurs di99érences selon les régions géogra "i(ues. l’e7igence de la 2érité1 Jar o osition . les lus artisanau7. ro os de ces sa2oirs. la lutte de la connaissance contre l’ignorance. "étérogènes et secrets (u’il 9aut enser ce (u’on a a elé le dé2elo e'ent du sa2oir tec"nologi(ue au S=AAAe siècle : c’est dans cette 9or'e de 'ulti licité et non as dans le rogrès du 3our sur la nuit. 3e crois. dé3ouer ce (ui . de sa2oirs 'ulti les. c’est tout autre c"ose1 -’abord. se débarrasser : Mil 9aut. les lus articuliers. les uns en 9ace des autres. de sa2oirs di99érents. de l’e7 érience contre les ré3ugés. cette ériode ri2ilégiée our tout un tas de raisons. au lieu de ce ra ort entre 3our et nuit. dé3ouer. la roblé'ati(ue des 0u'ières1 $lle a . l’a7e (ui 2a de la structure de la connaissance . (uand on l’a li(ue . sa2oir 9onctionnant co''e ric"esse et co''e garantie d’indé endance : c’était dans ce 'orcelle'ent (ue 9onctionnait le sa2oir tec"nologi(ue1 /r. des raisonne'ents contre l’erreur. l’é o(ue (et d’ailleurs au SAS e et au SSe siècle encore) a été décrit co''e le rogrès des 0u'ières. son secret1 C’est dans cette 9or'e-l. les uns ar ra ort au7 autres. (ui a été décrit et s?'bolisé co''e la 'arc"e du 3our dissi ant la nuit. tec"nologi(ue1 /n dit sou2ent (ue le S=AAAe siècle. si 2ous 2ouleP. les lus industriels. la généalogie des sa2oirs se situe sur un a7e (ui est autre.O erce2oir au cours du S=AAAe siècle. c’est ce dont il 9aut. ar les lus grands. 9a7e rati(ue discursi2e-a99ronte'ent de ou2oir1 /r. l’a7e discours. selon la taille des entre rises. . ol?'or "e. l’"istoire des sciences. indé endants. 'ais un i''ense et 'ulti le co'bat des sa2oirs les uns contre les autres 6 des sa2oirs s’o osant entre eu7 ar leur 'or "ologie ro re. ce (ui s’est assé au S=AAAe siècle. . ro os de leur dis ersion et de leur "étérogénéité B i''ense lutte autour des inductions écono'i(ues et des e99ets de ou2oir liés . dans une société o8 le secret du sa2oir tec"nologi(ue 2alait ric"esse et o8 l’indé endance de ces sa2oirs. . de la raison contre les c"i'ères. de con9iscation. si 2ous 2ouleP. ceu7 (ui circulaient le lus 9acile'ent B une sorte d’i''ense lutte écono'ico. 'esure (ue se sont dé2elo ées aussi bien les 9orces de roduction (ue les de'andes écono'i(ues. du sa2oir tec"ni(ue. cette région. les déli'itations d’indé endance. de la connaissance sur l’ignorance1 . le ri7 de ces sa2oirs a aug'enté. 'ulti le. (ui est le S=AAA e siècle. des ateliers. dis ersée. selon les catégories sociales. ce do'aine. sa dis ersion et . lus tendues1 -u '@'e cou . en (uel(ue sorte. la ric"esse de ceu7 (ui les détenaient1 $t ces sa2oirs étaient en lutte les uns a2ec les autres. l’éducation. (uel(ue c"ose de très di99érent : un i''ense et 'ulti le co'bat. entre connaissance et ignorance. . a2ant toute c"ose. l’e7istence lurielle. sont de2enues lus 9ortes et. la lutte de ces sa2oirs les uns ar ra ort au7 autres. et ar leurs e99ets de ou2oir intrinsè(ues1 <e 2ais rendre l. en re2anc"e.cas. ar leurs détenteurs enne'is les uns des autres. sa2oir-secret. se sont dé2elo és des rocessus d’anne7ion.

bre9. directe'ent ou indirecte'ent. classi9ication "iérarc"i(ue1 $t en9in. des cou ures. (ui assure les sélections et (ui er'et de trans'ettre . cette entre rise de nor'alisation des sa2oirs tec"ni(ues1 0’e7istence. 'ais aussi ceu7 (ui les détiennent B nor'alisation donc de ces sa2oirs dis ersés1 Hroisiè'e o ération : classi9ication "iérarc"i(ue de ces sa2oirs (ui er'et. 'oins d’ailleurs our lui 9aire artager ce sa2oir (ue our le lui rendre acce table Y Cela a été la création des "C itau7. la 9ois les 9or'es en2elo antes et directrices du sa2oir1 -onc. de uis les lus articuliers et les lus 'atériels. artir de l. une 9or'e au 'oins de cat"olicis'e1 $n 9ait. (ui dans toute la sur9ace du ro?au'e ont donné consignes et conseils our l’a'énage'ent et l’utilisation de ces sa2oirs tec"ni(ues. de rendre interc"angeables non seule'ent les sa2oirs. on eut se ré9érer .) au7 con9érences brésiliennes sur lG"istoire de 0a 'édecine en 1975 (c91 Dits et Écrits) AAA) nos 17+. écono'i(ue'ent co)teu7 B éli'ination et dis(uali9ication. la dis(uali9ication de ce (u’on ourrait a eler les etits sa2oirs inutiles et irréductibles. la 9in du S=AAAe siècle 6 ont corres ondu . la rati(ue des soins. ont er'is d’établir des ni2eau7. ro os du sa2oir 'édical1 Houte la seconde 'oitié du S=AAAe siècle a 2u se dé2elo er tout un tra2ail . 3us(u’au7 9or'es les lus générales. la codi9ication de la Jro9ession 'édicale. . . et . donc1 -eu7iè'e'ent. des strates. dans ces tentati2es d’anne7ion (ui sont en '@'e te' s des tentati2es de généralisation. 3e crois. (uatre grands rocédés1 -’abord.3’ai ris l’e7e' le des sa2oirs tec"ni(ues 6 . la création ou le dé2elo e'ent de grandes écoles. le cor s d’ins ecteurs. (ui seront . etc1 6 ces grandes en(u@tes (ui se sont dé2elo ées de uis le 'ilieu 3us(u’. d’institutions1 0’1ncyclopédie. l’éli'ination. de les e'bo\ter les uns dans les autres. co''ent i' oser ces règles . 3us(u’au7 sa2oirs les lus 9or'els. la 9ois oliti(ue et écono'i(ue. classi9ication. d’une centralisation ?ra'idale. ce (ui a er'is leur "iérarc"isation1 $t en9in. en (uel(ue sorte. etc1 + + Vur les rocédures de nor'alisation dans le sa2oir 'édical. (ui seront en '@'e te' s les sa2oirs subordonnés. . 'ettre au co' te d’un 'atérialis'e "iloso "i(ue. JTF. dans ces luttes. d’entre rises.o?ale de !édecine. la 9ois d’"o'ogénéisation. ossibilité de la (uatriè'e o ération. ar e7e' le1 /n a l’"abitude de ne 2oir dans l’1ncyclopédie (ue son cCté d’o osition oliti(ue ou idéologi(ue . nor'alisation. lGense'ble des te7tes de !1 Foucault (ui 2ont de Naissance de la clini#ue' =ne arc(éologie du regard médical (Jaris. 196 et **9). etc1. toute une énor'e ca' agne aussi sur l’"?giène des nourrissons et des en9ants. la o ulation. ar. a assuré la 9onction de centralisation1 /n ourrait dire la '@'e c"ose aussi . l’État 2a inter2enir. (ui 2a er'ettre de les a3uster les uns au7 autres. la 9ois de bas en "aut les contenus de ces sa2oirs. sur les tec"ni(ues 'étallurgi(ues. (ui er'et le contrCle de ces sa2oirs. sur l’e7traction 'inière. co''ent i' oser des règles "o'ogènes . d’"o'ogénéisation des sa2oirs tec"nologi(ues1 0es grandes en(u@tes sur les 'ét"odes de l’artisanat. de les 9aire co''uni(uer entre eu7. la 'onarc"ie et . 196. la 9ois (ualitati9s et (uantitati9s entre les di99érents sa2oirs. d’abattre les barrières du secret et des déli'itations géogra "i(ues et tec"ni(ues. de la Vociété . son intér@t tec"nologi(ue n’est as . 'ais bel et bien d’une o ération. a corres ondu toute une série de rati(ues. toute une énor'e ca' agne d’"?giène ubli(ue.. et de "aut en bas les directions d’ense'ble et les organisations générales (ue l’on 2eut 9aire ré2aloir1 Z ce 'ou2e'ent d’organisation des sa2oirs tec"nologi(ues./r. nor'alisation de ces sa2oirs entre eu7. co''e celle des !ines ou des Jonts et C"aussés. des dis ensaires. centralisation du sa2oir 'édical1 Co''ent donner un contenu et une 9or'e au sa2oir 'édical.

a2ec ses di99érents étages et ses di99érents rolonge'ents. la 9ois des critères de sélection (ui er'ettent d’écarter le 9au7 sa2oir.Au 9ond. co''e olice disci linaire des sa2oirs.-dire l’organisation interne de c"a(ue sa2oir co''e une disci line a?ant. et du discours "iloso "i(ue o érant dans la science. dans son c"a' ro re. "iérarc"isation. et en9in une organisation interne de centralisation de ces sa2oirs autour d’une sorte d’a7io'atisation de 9ait1 -onc. roblè'es de "iérarc"isation. il s’agissait de (uatre c"oses : sélection. la 9ois 9onda'ental et 9ondateur de la "iloso "ie1 0a "iloso "ie. a2ec la disci linarisation des sa2oirs. si 2ous 2ouleP.. le non-sa2oir. c’est-. toutes les sciences1 0a science. roblè'es de 2oisinage. . et du 9ait '@'e. nor'alisation. réel. et centralisation1 Ce sont les (uatre o érations (ue l’on eut 2oir . 19751 . a'énage'ent de c"a(ue sa2oir co''e disci line et. etc1 -e ce c"ange'ent considérable de la 'ise en disci line des sa2oirs et de l’é2acuation. des 9or'es de nor'alisation et d’"o'ogénéisation des contenus. 2ous le sa2eP. leur "iérarc"isation réci ro(ue en une es èce de c"a' global ou de disci line globale (ue l’on a elle récisé'ent la E science F1 0a science n’e7istait as a2ant le S=AAAe siècle1 Al e7istait des sciences. leur rCle. étale'ent de ces sa2oirs ainsi disci linarisés de l’intérieur. la 9ois ce 9ait et cette contrainte (ui 9ont 'aintenant cor s a2ec notre culture et (u’on a elle la E science F1 -is ara\t. ce (ui se assait c’était la 'ise en disci line de sa2oirs ol?'or "es et "étérogènes. 3e crois. a ris le relais . des 9or'es de "iérarc"isation. et du ro3et interne au7 sciences de mat(esis) le S=AAAe siècle n’a ris conscience. (u’on eut co' rendre un certain no'bre de c"oses1 Jre'ière'ent. dans toutes ces entre rises. la 9ois d’instru'ent 9or'el et de 9onde'ent rigoureu7 . leur ré artition. ce 'o'ent-l. et sur ses e99ets sur le sa2oir. lGanal?se de la olice 'édicale dans E 0a oliti(ue de la santé au S=AAAe siècle F (1976 et 1979) (in Dits et Écrits) 888) nos 164 et *57)1 * Vur le ou2oir disci linaire. as l’a arition au sens strict. la olice disci linaire des sa2oirs : roblè'es de classi9ication. l’a arition de l’Tni2ersité1 &ien s)r. il e7istait aussi. ou lutCt de co''unication. l’intérieur du dé2elo e'ent des connaissances1 A ara\t 'aintenant. des sa2oirs les uns ar ra ort au7 autres 6 et c’est dans cette 'esure-l. 3ouer . d’autre art. . son étage'ent et ses seudo odes1 0’uni2ersité a d’abord une 9onction en9in . . leur 'ise en co''unication. 2oir surtout 6urveiller et punir' Naissance de la prison) Jaris1 Kalli'ard. ar consé(uent. d’une art ce rCle . la 9ois de la "iloso "ie et de la mat(esis' $t elle 2a oser désor'ais des roblè'es s éci9i(ues . et leur e7istence bien a2ant1 !ais. (ue sous la 9or'e d’un rogrès de la raison1 !ais 3e crois (ue c’est en saisissant bien (ue sous ce (u’on a a elé le rogrès de la raison. dans sa singularité ol?'or "e. . l’intérieur de la science et des rocessus de sa2oir1 -is ara\t en '@'e te' s. artir de la 9in du S=AAAe et du début du SASe siècle-la création de l’uni2ersité na oléonienne se situe récisé'ent l. désor'ais. la "iloso "ie1 0a "iloso "ie était 3uste'ent le s?stè'e d’organisation. co''e do'aine général. l’Uu2re dans une étude un eu détaillée de ce (u’on a elle le ou2oir disci linaire*1 0e S=AAAe siècle a été le siècle de la 'ise en disci line des sa2oirs. la mat(esis) co''e ro3et d’une science uni2erselle (ui ser2irait . . dont 3e 2ous ai cité seule'ent deu7 e7e' les. 6 a ara\t (uel(ue c"ose (ui est co''e une sorte de grand a areil uni9or'e des sa2oirs. et réci ro(ue'ent. o ératoire. (u’elle ou2ait a2oir un rCle e99ecti9. n’aura lus aucun rCle e99ecti9 . uis(ue les uni2ersités a2aient leur 9onction. il e7istait des sa2oirs.

au ni2eau '@'e des rocédures de l’énonciation1 $t du cou . a2ec toutes les barrières (ui e7istent entre les di99érents étages de l’a areil uni2ersitaire B rCle de l’"o'ogénéisation de ces sa2oirs ar la constitution d’une sorte de co''unauté scienti9i(ue . si 2ous 2ouleP. d’a areils d’État1 0’a arition. (ui n’est as 9or'é . 'ais (ui constitue en gros l’uni2ersité. (ui 9ait (u’un sa2oir (ui n’est as né. lus co' ré"ensi9. lus large dans sa sur9ace ortante. donc dans la disci line interne des sa2oirs. artir de l. a rès tout. en de"ors de cela. sélection des sa2oirs B rCle de ré artition de l’étage. ou encore. l’état sau2age. . un contrCle in9ini'ent lus rigoureu7. cela destiné B dès lors (u’on a cette 9or'e-l. ecclésiasti(ue de contrCle sur le sa2oir. dans (uel ense'ble on eut le re lacer. ce rinci e. uis(ue cette 2ieille ort"odo7ie. de contrCle. donc. l’intérieur de cette es èce de c"a' institutionnel. d’autres 9or'es et . 2ous co' reneP bien (ue l’on eut ar9aite'ent renoncer . cette 'ise en disci line des sa2oirs1 -eu7iè'e 9ait (ue l’on eut co' rendre . se trou2e auto'ati(ue'ent. et de l’autre. d’autres t? ologies de sa2oir1 Ce (ui er'et . entra\ner la conda'nation. statut reconnu B organisation d’un consensus B et en9in. autant. au7 li'ites d’ailleurs relati2e'ent 9lottantes. non as telle'ent des gens ('ais. ar le caractère direct ou indirect. en re2anc"e. de . la disci linarisation au ni2eau des énonciations a er'is une 2itesse de renou2elle'ent des énoncés beaucou lus grande1 /n est assé. le sa2oir . les organis'es o99iciels de rec"erc"e. (ui triait ceu7 (ui étaient con9or'es et ceu7 (ui n’étaient as con9or'es. de (uel(ue c"ose co''e l’uni2ersité. de la censure des énoncés . se co' rend. une désuétude beaucou lus ra ide des 2érités B d’o8 un déblocage é isté'ologi(ue1 Autant l’ort"odo7ie ortant sur le contenu des énoncés a2ait u 9aire obstacle au renou2elle'ent du stoc^ des sa2oirs scienti9i(ues. essentielle'ent). l’e7clusion d’un certain no'bre d’énoncés (ui étaient scienti9i(ue'ent 2rais et scienti9i(ue'ent 9éconds1 Z cette ort"odo7ie 6 (ui ortait sur les énoncés eu7-'@'es. la 9ois. un libéralis'e en un sens sinon indé9ini. a2ait . 'ais des sa2oirs1 0e rCle de la sélection. en (uoi et dans (uelle 'esure il est con9or'e . 9ait e7clu. artir du 'o'ent o8 3uste'ent s’est o érée cette disci linarisation des sa2oirs. et s’il était (uali9ié our arler. au début du SASe siècle. du 'oins beaucou lus large (uant au contenu '@'e des énoncés.de sélection. a2ec ses rolonge'ents et ses 9rontières incertaines. elle l’e7erce ar cette sorte de 'ono ole de 9ait. ar un a areil . d’entrée de 3eu. de la (ualité et de la (uantité des sa2oirs en di99érents ni2eau7 B c’est le rCle d’enseigne'ent. (uel(ue c"ose (ui serait l’ort"odo7ie des énoncés1 /rt"odo7ie co)teuse. 'ais aussi de droit. . sur leur con9or'ité ou non . une certaine 2érité. d’une art. sinon tout . 2a substituer autre c"ose un contrCle (ui ne orte donc as sur le contenu des énoncés. la disci linarisation interne des sa2oirs (ui est 'ise en lace au S=AAAe siècle. ce n’est as très i' ortant. (uel ni2eau se situe cet énoncé. s’en déduit tout naturelle'ent une ossibilité de rotation beaucou lus grande des énoncés. du 'oins dis(uali9ié a riori1 -is arition du sa2ant-a'ateur : c’est un 9ait connu au7 S=AAAe-SASe siècles1 -onc : rCle de sélection de l’uni2ersité. la disci line de l’énonciation. ceu7 (ui étaient acce tables et ceu7 (ui n’étaient as acce tables 6 la disci line. le sa2oir né d’ailleurs. centralisation. : c’est ce (ui serait co''e un c"ange'ent dans la 9or'e du dog'atis'e1 Z artir du 'o'ent o8 se roduit une 9or'e de contrCle dans le 'écanis'e. (ui 9onctionnait co''e 'ode de 9onctionne'ent religieu7. 'ais sur la régularité des énonciations1 0e roblè'e sera de sa2oir (ui a arlé.

la création de ce grand dé Ct d’arc"i2es (ui allait d’ailleurs de2enir l’École des C"artes au SASe siècle. . dans un c"a' de luttes et de batailles1 Ron lus our des raisons directe'ent écono'i(ues. le sa2oir "istori(ue. et de lutte oliti(ue1 0ors(ue. (ui ne orte lus sur les cor s 'ais (ui orte sur les sa2oirs1 $t on ourrait 'ontrer. conte' oraine de la re'ière. étaient . en a2aient 'odi9ié les a areils B co''ent aussi ces tec"ni(ues disci linaires de ou2oir ortant sur le cor s a2aient ro2o(ué non seule'ent un cu'ul de sa2oir. entrait dans un c"a' général de co'bat. (ui 3us(ue-l.l’ort"odo7ie . eu rès . artir de ces sa2oirs disci linés. au 'o'ent '@'e o8 3uste'ent l’"istoire. de sélection. et (u’il est de2enu un instru'ent de lutte oliti(ue. dans leur régionalisation. un E 'oi F. a2ec un rCle de disci linarisation : c’est-. c"anger l’écono'ie oliti(ue du ou2oir. < La 6ociété punitive) F ara\tre1 11 C91 le Cours au Collège de France. étaient arri2ées . . 'ais dégagé des do'aines de sa2oir ossibles B et uis co''ent les disci lines de ou2oir a li(uées sur les cor s a2aient 9ait sortir de ces cor s assu3ettis (uel(ue c"ose (ui était une D'e-su3et. la 9in du S=AAAe siècle. d’"o'ogénéisation. dans leur dis ersion1 dans leur 'or "ologie ro re. en9in. artir de la disci line1 &on b <e 'e suis un eu égaré dans tout #aN /n a étudié. a2ec le secret (ui les entourait. une nou2elle régularité dans la roli9ération des sa2oirs1 /n ourrait 'ontrer co''ent cette disci linarisation a a'énagé un nou2eau 'ode de ra ort entre ou2oir et sa2oir1 /n ourrait 'ontrer. dans la '@'e situation. 3e crois. conte' oraine . . la '@'e é o(ue. tout au long du S=AAAe siècle. leur ni2eau le lus ténu. au 9ond. rises . année 1975-1975 < Les Anormau2) F ara\tre1 . eu rès de la création de l’École des !ines. ou le ou2oir. la 9ois. de la art du ou2oir.-dire. l’"eure1 Ces sa2oirs tec"nologi(ues. 'ais our d’autres raisons. de disci linarisation. année 1971-197* : 3(éories et 8nstitutions pénales et 197*-197.acine et de !oreau1 /n ourrait re rendre l’anal?se ('ais 3e ne le 9erai as ici) et 'ontrer co''ent. co''ent cette disci linarisation ortant sur les sa2oirs a ro2o(ué un déblocage é isté'ologi(ue. our des raisons tout . de . lors(u’il a été énucléé ar ra ort . tenait sur lui-'@'e. a2ait 9ait artie de ce discours (ue l’État. d’un 'inistère de l’"istoire. C91 en articulier les Cours au Collège de France. de centralisation1 $t le sa2oir "istori(ue. co''ent les tec"ni(ues disci linaires de ou2oir1. de "iérarc"isation. . dans leur caractère local. 9ait di99érentes. ce ou2oir. et (ui est la 9or'e de contrCle (ui s’e7erce 'aintenant . (uel(ue c"ose (ue 3’a ellerais l’E ort"ologie F. etc1 Hout ceci. 'ais our des raisons de lutte. on a u 'ontrer. l’État était inter2enu a2ec une 9onction. est a arue une contrainte nou2elle (ui n’est lus la contrainte de la 2érité 'ais (ui est la contrainte de la science1 Hout cela nous éloigne un eu de l’"istoriogra "ie du roi. (ue ces sa2oirs tec"nologi(ues dont 3e 2ous arlais tout . co''ent. rises au ni2eau du cor s '@'e des indi2idus. l’"istoire se trou2ait.. est entré. le sa2oir "istori(ue. une nou2elle 9or'e. 3’ai essa?é de l’étudier l’année dernière111 <e ense (u’il 9audrait 'aintenant étudier co''ent s’est roduite une autre 9or'e de 'ise en disci line. le lus élé'entaire. une s?c"é. la 9ois l’en3eu et l’instru'ent d’une lutte écono'i(ue et d’une lutte oliti(ue B et dans cette lutte générale des sa2oirs tec"nologi(ues les uns ar ra ort au7 autres. lui. de le re rendre et le disci linariser1 0a création. de l’École des 1. en e99et. de la '@'e 9a#on et our la '@'e raison il ? a eu tentati2e.

cette 'ise en disci line du sa2oir1 Al s’est agi. de contestations réci ro(ues. di2isée et co'battante. il ? a eu un a99ronte'ent er étuel1 0’a99ronte'ent n’a as été réduit ar la disci linarisation1 Alors (ue dans l’ordre de la tec"nologie. en re2anc"e.. les sa2oirs "istori(ues. une conscience "istori(ue ol?'or "e. a2ec cette di99érence ar ra ort au sa2oir tec"nologi(ue : c’est (ue. dans la 'esure '@'e o8 l’"istoire était bien 6 3e crois 6 un sa2oir essentielle'ent anti-étati(ue. 'ais cette disci linarisation non seule'ent n’a as e' @c"é. l’"istoire non étati(ue. co''e conscience des su3ets en lutte. de 'ettre en disci line le sa2oir "istori(ue.. l’"istoire des su3ets en lutte1 $t. l’"istoire décentrée. d’un autre cCté. un sa2oir e99ecti2e'ent disci linarisé sous 9or'e de disci line "istori(ue et. on eut dire (u’en gros la disci linarisation o érée au cours du S=AAAe siècle a été e99icace et a réussi. et d’établir ainsi un sa2oir d’État1 Veule'ent. l’autre : d’une art. bien s)r.Jonts et C"aussées 6 l’École des Jonts et C"aussées c’est un eu di99érent. l’un et . 2ous a2eP er étuelle'ent deu7 ni2eau7 de conscience et de sa2oir "istori(ue. our le ou2oir ro?al. et uis cette "istoire liée au7 luttes. (ue 3’essaierai de 2ous arler1 . dès la 9in du S=AAAe et au début du SASe siècle. en ce (ui concerne le sa2oir "istori(ue. il ? a eu disci linarisation d’une art. l’autre 9ace de la conscience oliti(ue1 C’est un etit eu de ces c"oses-l. eu i' orte 6 corres ond elle aussi . (ui 2ont se décaler de lus en lus les uns ar ra ort au7 autres1 !ais ce décalage n’e' @c"era 3a'ais leur e7istence . de2enue contenu d’enseigne'ent o99iciel. (ui n’est as autre c"ose (ue l’autre as ect. ar tout un 3eu de luttes. deu7 ni2eau7. 'ais a 9inale'ent ren9orcé. dans cette 'esure-l. entre l’"istoire disci linarisée ar l’État. de con9iscations.

une troisiè'e direction. biologie1 . un c"a' "istorico. constitué. (ui 2a @tre cette 9ois centrée non lus sur les nationalités. . un dis ositi9 de sa2oir et de ou2oir (ui. écono'ie oliti(ue. continuité entre ce discours "istori(ue et la roblé'ati(ue biologi(ue1 J"ilologie. ra ort 9onda'ental a2ec l’écono'ie oliti(ue B en9in. et ar consé(uent a2ec la "ilologie B l’autre (ui est centrée sur les classes sociales. si 2ous 2ouleP.%&'RS (' MARS 1*$# 7énéralisation tacti#ue du savoir (istori#ue' % Constitution) +évolution et (istoire cycli#ue' % Le sauvage et le barbare' % 3rois *iltrages du barbare < tacti#ues du discours (istori#ue' % uestions de mét(ode < le c(amp épistémi#ue et l!anti"(istoricisme de la bourgeoisie' % +éactivation du discours (istori#ue F la +évolution' % Féodalité et roman got(i#ue' 0a dernière 9ois. au long du S=AAAe siècle.oliti(ue autour de la réaction nobiliaire du début du S=AAAe siècle1 <e 2oudrais 'aintenant 'e lacer . 'ais sur la race. l’origine lié . 'ais dans la 'esure o8 il est de2enu un instru'ent tacti(ue (ui n’était lus utilisable seule'ent ar la noblesse. corres ondant . un discours "istorico. dé lo?able ar tous les ad2ersaires du c"a' oliti(ue1 $n so''e. en '@'e te' s. et roduisant 9inale'ent trois tacti(ues elles aussi di99érentes : l’une (ui est centrée sur les nationalités. on 2oit co''ent ce discours. eut @tre trans9érable et de2ient 9inale'ent la loi de 9or'ation d’un sa2oir et. d’une art. est 9inale'ent de2enu une sorte d’ar'e discursi2e utilisable. la tacti(ue discursi2e. (ue 3’essaie 3uste'ent de re érer. deu7 rocessus1 -’une art. et (ui serait. (ui a2ait été . la réaction nobiliaire. la bataille oliti(ue1 -onc. trois batailles di99érentes. 'ais 9inale'ent dans une stratégie ou dans une autre1 0e sa2oir "istori(ue.oliti(ue. c’est-. co''e "éno'ène central. a2ec co''e "éno'ène central la do'ination écono'i(ue : ar consé(uent. s’est généralisé. en e99et. 3e crois. un 'o'ent donné o8 l’on eut saisir. B il s’agit d’autre c"ose.-dire autour de la . c’est la 'anière dont cette tacti(ue s’est dé lo?ée dans trois directions. a2ec. un autre oint du te' s. en tant (ue tacti(ue. a2ec les "éno'ènes de la langue. les s éci9ications et sélections biologi(ues : donc. 'o?ennant bien s)r un certain no'bre de 'odi9ications dans les ro ositions 9onda'entales. non as seule'ent en ceci (u’il serait de2enu la 9or'e en (uel(ue sorte régulière.é2olution. 3e 2oudrais 2ous 'ontrer co''ent ce discours "istori(ue ne doit as @tre ris co''e l’idéologie ou le roduit idéologi(ue de la noblesse et de sa osition de classe. non as telle'ent. la 9or'e co''une . ni sur les classes. récisé'ent.é2olution 9ran#aise. 'ais en tant (ue tacti(ue1 0e deu7iè'e rocessus (u’on 2oit se dessiner au 'o'ent de la . et (ui 2a se trou2er essentielle'ent en continuité. canoni(ue. du discours "istori(ue. 3e 2ous ai 'ontré co''ent a2ait été 9or'é. généralisation du discours de l’"istoire. et (ue ce n’est as d’idéologie (u’il s’agit l.

tous les calculs ina2ouables. dans le cas occurrent. l’in2asion de la Kaule ar les Francs1 -onc. 'ais de tracer. ardel. co''ent renouer le 9il stratégi(ue de toutes ces batailles Y 0’intelligibilité "istori(ue (ue &oulain2illiers 2oulait a orter signi9iait égale'ent (u’il s’agissait non seule'ent de retrou2er cette bataille nucléaire 9onda'entale et la 'anière dont les autres co'bats déri2aient d’elle.ots et les C(oses Uop' cit'X' . la ligne ar9ois sinueuse. de retrou2er le con9lit initial (bataille. les alliances contre nature. c’était cela : il s’agissait de retrou2er un état de c"oses (ui soit un état de 9orce dans sa rectitude d’origine1 $t ce ro3et 2ous le trou2eP 9or'ulé claire'ent ar 1 Al sGagit ici. les dé lace'ents di2ers lui a2aient 9ait subir1 0e t"è'e de cette rec"erc"e d’intelligibilité "istori(ue. ar-del. (ui consistait . de 'odi9ications. non seule'ent de renouer le 9il stratégi(ue. guerre. ou2aient déri2er. des artages 'orau71 Hroisiè'e'ent. toutes ces 'al2ersations "istorico'orales. tra2ers l’"istoire. 2i2re11 C’est tout ceci (ue l’on 2a 2oir se réin2estir ou se réarticuler autour de ce sa2oir "istori(ue et des tacti(ues (ui lui sont liées1 0a re'ière c"ose dont 3e 2oudrais 2ous arler au3ourd’"ui. toutes les luttes oliti(ues. en (uel(ue sorte. l’adultération de ce ra ort de 9orce et de cet a99ronte'ent 9onda'entau71 Al s’agissait de 9aire une sorte de grand e7a'en "istori(ue (E . (ui était la réaction nobiliaire au début du S=AAAe siècle. 'ais (u’il 9allait aussi re érer les tra"isons. 2isible'ent. de (uel(ue oint de 2ue (u’on les renne. c’est donc cette généralisation tacti(ue du sa2oir "istori(ue : co''ent s’est-elle dé lacée de son lieu de naissance. ce con9lit initial. soit . etc1). deu7iè'e'ent. tra2ailler. artir du(uel les autres batailles. raison de cette ol?2alence tacti(ue : co''ent et our(uoi cet instru'ent si articulier. d’abord. ce discours 9inale'ent si singulier. "istori(ue'ent réel. les autres luttes. tous les asse-droits. tous les autres a99ronte'ents. de re'ettre au 3our. our de2enir cet instru'ent général .Jarler. (ui la 9aute Y F). un certain ra ort de 9orce (ui soit "istori(ue'ent 2rai. a2ait 9ait de la dualité nationale le rinci e d’intelligibilité de l’"istoire1 Antelligibilité 2oulait dire trois c"oses1 Al s’agissait our &oulain2illiers. titre de consé(uence directe. un certain ra ort de 9orce (ui soit . a-t-il u de2enir un instru'ent général dans les tacti(ues et dans les a99ronte'ents oliti(ues du S=AAAe siècle Y <e crois (ue la raison. la 9ois le bon et le 2rai1 0e 2rai ra ort de 9orce 6 en ce sens (u’il s’agissait de retrou2er un certain ra ort de 9orce (ui n’était as idéal. on eut la trou2er dans la direction (ue 2oici1 &oulain2illiers. donc. tous les i' ardonnables oublis (ui a2aient rendu ossible cette trans9or'ation et. de retrou2er. in2asion. de la 9in du S=AAAe siècle Y Jre'ière (uestion. 'ais ininterro' ue. et. con(u@te. inscrit ar l’"istoire au cours d’une certaine é reu2e de 9orce décisi2e (ui a2ait été. c"anter la louange des en2a"isseurs. soit ar une série de dé lace'ents. donc. les ruses des uns et les lDc"etés des autres. (ui était e99ecti2e'ent dé osé. de la re rise et de la re9or'ulation E généalogi(ue F des c"a' s de sa2oir et des 9or'es de discursi2ité dont !1 Foucault a2ait dé2elo é lGanal?se E arc"éologi(ue F dans Les . une sorte de grande généalogie des luttes . en '@'e te' s. . (ui soit un bon ra ort de 9orce. tous ces dé lace'ents tacti(ues. ce no?au belli(ueu7 . tra2ers tous les co'bats di2ers (ui a2aient été dé osés ar l’"istoire1 Co''ent retrou2er la lutte 9onda'entale. cette intelligibilité "istori(ue 2oulait dire autre c"ose : il s’agissait. et. (ui était réel. arce (u’il serait dégagé de toutes les altérations (ue les tra"isons. de retourne'ents dans les ra orts de 9orce1 -onc.

un eu lus tard. ra ort de 9orce aussi entre les ad2ersaires1 Ce 'o'ent constituant (u’il s’agit de retrou2er. (ue de l’ordre de la 9orce B (ui n’est as telle'ent de l’ordre de l’écrit (ue de l’ordre de l’é(uilibre1 Luel(ue c"ose (ui est une constitution.at"ologi(ue 9or'ulée au S=AAAe siècle. &ordeu. 'ais res(ue co''e l’entendraient les 'édecins. du oint le lus bas au oint le lus "aut1 Ce (ui a été ossible. 9ait. (ui a2ait été essentielle'ent celle des arle'entaires. de2ait dire : c’est d’a rès la connaissance de l’es rit ri'iti9 du gou2erne'ent (u’on doit redonner de la 2igueur . celle de constitution et celle de ré2olution1 Hant (ue dans la littérature "istorico-3uridi(ue. 'ais la constitution entendue non as du tout co''e un ense'ble e7 licite de lois (ui auraient été 9or'ulées . dans la littérature "istori(ue (ue l’on 2oit se 9or'er autour de la réaction nobiliaire. ce (ui est 9onda'ental 6. dans la re'ière 'oitié du SASe siècle. rétablir l’"ar'onie et les ra orts1 -onc. c’est-. trois tDc"es dans cette MsorteO de ro3et d’anal?se de l’intelligibilité de l’"istoire : renouer le 9il stratégi(ue. 'odérer celles dont la tro grande 2igueur ourrait altérer l’é(uilibre. . au contraire. artir de rien B on ne eut le rétablir (ue dès lors (u’il e7iste (uel(ue c"ose co''e un 'ou2e'ent c?cli(ue de l’"istoire. c’est bien de constitution. artir de V?den"a'. artir de &oulain2illiers 6 et 3e crois (ue c’est l. un ense'ble de lois.-dire un a areil 3uridi(ue. (uel(ue c"ose de l’ordre de la con2ention. on ne eut le rétablir . our é2iter un eu. (ui aurait été assée dans le te' s. certaines lois. entre le sou2erain et ses su3ets1 Al s’agit de retrou2er (uel(ue c"ose (ui a donc consistance et situation "istori(ue B (ui n’est as tant de l’ordre de la loi. . tracer le 9il des artages 'orau7 et rétablir la rectitude de (uel(ue c"ose (ue l’on eut a eler le oint constituant de la oliti(ue et de l’"istoire. un 'o'ent donné1 Al ne s’agit as de retrou2er non lus une sorte de con2ention 3uridi(ue 9ondatrice. inégalité congruente1 C’est de tout cela (ue les 'édecins du S=AAA e siècle arlaient lors(u’ils é2o(uaient la E constitution2 F1 Cette idée de constitution est en (uel(ue sorte. ar &ic"at et lGécole de Jaris (c91 Naissance de la clini#ue' op' citX' . on doit le re3oindre ar la connaissance et le rétablisse'ent d’un ra ort de 9orce 9onda'ental1 Al s’agit de 'ettre en lace une constitution (ui soit accessible non ar le rétablisse'ent de 2ieilles lois. ou dans l’arc"i-te' s. c’est le cou lage de ces deu7 notions. sans toute9ois l’e99acer tout . o8 la constitution n’est lus une ar'ature 3uridi(ue. le 'o'ent de constitution du ro?au'e1 <e dis E oint constituant F. il est bien entendu (ue ce ra ort. c’est-. le 'ot E constitution F1 $n 9ait. 0e &run. la t"éorie anato'o. entre le roi. 'ais un ra ort de 9orce. (u’il s’agit : on 9ait de l’"istoire our rétablir la constitution. é(uilibre et 3eu7 de ro ortions. diss?'étrie stable. leur 2éritable origine. la 9ois 'édicale et 'ilitaire : ra ort de 9orce entre le bien et le 'al.&oulain2illiers et ar ses successeurs1 &oulain2illiers disait ar e7e' le : il s’agit de ra eler nos usages résents . 'ais !1 Foucault se ré9ère sans doute ici . il était é2ident (ue ce retour de la constitution ne ou2ait @tre (ue le rétablisse'ent en (uel(ue sorte décisoire des lois re'ises en leine lu'ière1 Z artir du 'o'ent. . 2ous le 2o?eP. on entendait ar constitution essentielle'ent les lois 9onda'entales du ro?au'e. dès lors (u’il 2 0a doctrine 'édicale de la E constitution F a une longue "istoire. E 'o'ent de constitution F. 'ais ar (uel(ue c"ose (ui serait une ré2olution des 9orces 6 ré2olution au sens o8 récisé'ent il s’agit de asser du oint de la nuit au oint du 3our. de décou2rir les rinci es du droit co''un de la nation et d’e7a'iner ce (ue l’on a c"angé dans la suite du te' s1 $t du &uat-Ran#a?. et (ui sera dé2elo ée.-dire : ra ort de 9orce.

disait &oulain2illiers. ourrait-on dire. se détruire ar des 'o?ens areils . en (uel(ue sorte. c’est-. l’instant). le grand ad2ersaire de ce genre d’anal?se (et c’est en cela aussi (ue les anal?ses de &oulain2illiers 2ont de2enir instru'entales et tacti(ues). 3e dis (ue cette idée E s’introduit F1 Z dire 2rai. du E trans9ert des 'onarc"ies dGune contrée et dGune nation . . il ense (ue E du no'bre de nos en9ants.enée Vi'on en IKPK) est 9or'ulée lGidée E ré-"égélienne F. ro os de cette succession. &oulain2illiers et ses successeurs n’essaient as de retrou2er ce sau2age antérieur. c"eP &oulain2illiers. croissent et to'bent en décadence selon la 9a#on dont la lu'ière du soleil éclaire le territoire 1 . cet "o''e (ui est sans "istoire et sans assé. our &oulain2illiers1 dGun E ordre F (ui E nGa toute9ois rien de 9i7e. de re9user de c"erc"er ce oint constituant dans la loi. le 2ieu7 t"è'e 'illénariste du retour des c"oses se cou le a2ec un sa2oir "istori(ue articulé1 Cette "iloso "ie de l’"istoire co''e "iloso "ie du te' s c?cli(ue de2ient ossible ..e7iste. si 2ous 2ouleP. (uel(ue c"ose co''e une "iloso "ie de l’"istoire c?cli(ue. &oulain2illiers reconna\t (ue cGest l. 2ous 2o?eP a ara\tre. (uel(ue c"ose (ui er'et de 9aire tourner l’"istoire sur elle-'@'e et de la ra'ener . éditée ar . in2enté ar les écono'istes.émoires de littérature '''' t1 AS. au cor s social1 Ce (u’ils 2eulent aussi con3urer. (uel(uGun ercera cette obscurité o8 nous 2i2ons our rendre .. leur tour F ( 1 IPI"IPMX' .. bon ou 'au2ais. ré2olution. l’idée d’une "istoire c?cli(ue1 0es e' ires. c’est le sau2age. c’est cet autre as ect du sau2age. ce lien de trois t"è'es 6 constitution. sera l’"o''e de nature B ou encore. c’est l’"o''e de nature. artir du S=AAAe siècle. artir du(uel le cor s social ou2ait se constituer1 $n c"erc"ant le oint de la constitution. et a3oute : E 111 le 'onde est le 3ouet dGune succession continuelle B our(uoi la noblesse et ses a2antages seraient-ils "ors de la règle co''uneGY F Réan'oins. our constituer la société. 'ais aussi de re9user de le c"erc"er dans la nature : anti-3uridis'e (c’est ce dont 3e 2iens de 2ous arler . cet "o''e de nature (ue les 3uristes ou les t"éoriciens du droit se donnaient. notre no' son ancien éclat F ( 1 JLX' Luant . la '@'e é o(ue dans la 6cien-a nuova (Ra les. si 2ous 2ouleP. on la trou2e lutCt .. leur tour de 9orce et de ersuasion. un des as ects de cet instru'ent tacti(ue (ue &oulain2illiers a2ait 'is au oint1 Vecond as ect : en c"erc"ant le oint constituant 6 (ui soit bon et 2rai 6 dans l’"istoire.o'e. 2ous 2o?eP (ue se réintroduit l. uis(uGil nGest oint de société tou3ours durable et (ue les $' ires les lus 2astes et les lus redoutés sont su3ets . 3e crois our la re'ière 9ois. . our lui. 9ont des con(u@tes sur les anciennes et les assu3ettissent . dès lors (u’on a 'is en 3eu ces deu7 notions de constitution et de ra ort de 9orce1 $n e99et. (u’est-ce (ue &oulain2illiers 2eut 9aire Y Al s’agit. l’intérieur d’un discours "istori(ue articulé. ré2olution de l’"istoire : 2ous 2o?eP (ue les deu7 c"oses sont 'aintenant liées1 -onc on a ce cou le. une autre F 1 Al sGagit l. tous les États de longue durée F. si 2ous 2ouleP.é2olution solaire. a2ant la société. IQMLX de K1 &1 =ico1 -ans lGAstrologie mondiale (1711) de &oulain2illiers. "istoire c?cli(ue : 2oil. (ui n’est ') (ue ar son intér@t et (ui éc"ange le roduit de son tra2ail contre un autre roduit1 Ce (ue le discours "istorico.oliti(ue de &oulain2illiers et de ses successeurs a 2oulu donc -ans lG1ssai sur la noblesse de France contenant une dissertation sur son origine et abaissement (ou2rage rédigé 2ers 17++ et aru en 17. ar cette idée d’une constitution (ui est 'édico-'ilitaire.-dire ra ort de 9orce. o 1 cit'X) . co''e élé'ent . bien s)r. elle se réintroduit ou. son oint de dé art1 Jar consé(uent. 'ais égale'ent anti-naturalis'e1 0e grand ad2ersaire de &oulain2illiers et de ses successeurs sera la nature. cet autre "o''e de nature (ui est l’élé'ent idéal. ceu7 (ui les ont 9or'ésB dGautres sociétés naissent sou2ent dans leur ro re sein (ui usent . en tout cas. E une destinée co''une . l’idée en tout cas (ue l’"istoire se dé2elo e selon des cercles1 $t ar l. lGidée de c?cle.+ dans Continuation des . ro os du E déclin F1 de la E décadence F de lGancienne . entendu en deu7 sens : le sau2age.

con3urer c’est, , la 9ois, le sau2age t"éorico-3uridi(ue, le sau2age sorti de ses 9or@ts our contracter et 9onder la société, et c’est égale'ent le sau2age "o'o oeconomicus (ui est 2oué , l’éc"ange et au troc1 Ce cou le, au 9ond, du sau2age et de l’éc"ange est, 3e crois, absolu'ent 9onda'ental, non seule'ent dans la ensée 3uridi(ue, non seule'ent dans la t"éorie du droit au S=AAAe siècle B 'ais c’est égale'ent ce cou le-l, du sau2age et de l’éc"ange (ue l’on 2a retrou2er contin)'ent, de uis le S=AAAe siècle et la t"éorie du droit 3us(u’, l’ant"ro ologie du SASe et du SSe siècle1 Au 9ond, ce sau2age, dans cette ensée 3uridi(ue du S=AAAe co''e dans la ensée ant"ro ologi(ue du SASe et du SSe siècle, c’est essentielle'ent l’"o''e de l’éc"ange B c’est l’éc"angeur, l’éc"angeur des droits ou l’éc"angeur des biens1 $n tant (u’éc"angeur de droits, il 9onde la société et la sou2eraineté1 $n tant (u’éc"angeur de biens, il constitue un cor s social (ui est, en '@'e te' s, un cor s écono'i(ue1 -e uis le S=AAAe siècle, le sau2age c’est le su3et de l’éc"ange élé'entaire1 $" bien, c’est au 9ond contre ce sau2age (dont l’i' ortance était grande dans la t"éorie 3uridi(ue du S=AAAe siècle), (ue le discours "istorico- oliti(ue inauguré ar &oulain2illiers a dressé un autre ersonnage, (ui est tout aussi élé'entaire, si 2ous 2ouleP, (ue le sau2age des 3uristes (et bientCt des ant"ro ologues), 'ais (ui est constitué tout di99ére''ent1 Cet ad2ersaire du sau2age, c’est le barbare1 0e barbare s’o ose au sau2age, 'ais de (uelle 'anière Y -’abord en ceci : au 9ond, le sau2age, il est tou3ours sau2age dans la sau2agerie, a2ec d’autres sau2ages B dès (u’il est dans un ra ort de t? e social, le sau2age cesse d’@tre sau2age1 $n re2anc"e, le barbare est (uel(u’un (ui ne se co' rend et (ui ne se caractérise, (ui ne eut @tre dé9ini (ue ar ra ort , une ci2ilisation, , l’e7térieur de la(uelle il se trou2e1 Al n’? a as de barbare, s’il n’? a (uel(ue art un oint de ci2ilisation ar ra ort au(uel le barbare est e7térieur, et contre le(uel il 2ient se battre1 Tn oint de ci2ilisation 6 (ue le barbare 'é rise, dont le barbare a en2ie 6 ar ra ort au(uel le barbare se trou2e dans un ra ort d’"ostilité et de guerre er'anente1 Al n’? a as de barbare sans une ci2ilisation (u’il c"erc"e , détruire et , s’a ro rier1 0e barbare, c’est tou3ours l’"o''e (ui iétine au7 9rontières des États, c’est celui (ui 2ient buter contre les 'urailles des 2illes1 0e barbare, , la di99érence du sau2age, ne re ose as sur un 9ond de nature au(uel il a artient1 Al ne surgit (ue sur un 9ond de ci2ilisation, contre le(uel il 2ient se "eurter1 Al n’entre as dans l’"istoire en 9ondant une société, 'ais en énétrant, en incendiant et en détruisant une ci2ilisation1 <e crois donc (ue le re'ier oint, la di99érence entre le barbare et le sau2age, c’est ce ra ort , une ci2ilisation, donc , une "istoire réalable1 Al n’? a as de barbare sans une "istoire réalable, (ui est celle de la ci2ilisation (u’il 2ient incendier1 $t, d’autre art, le barbare, ce n’est as le 2ecteur d’éc"anges, co''e le sau2age1 0e barbare est essentielle'ent 2ecteur de tout autre c"ose (ue de l’éc"ange : il est 2ecteur de do'ination1 0e barbare, , la di99érence du sau2age, il s’e' are, il s’a ro rie B il rati(ue non as l’occu ation ri'iti2e du sol, 'ais la ra ine1 C’est-,-dire (ue son ra ort de ro riété est tou3ours second : il ne s’e' are 3a'ais (ue d’une ro riété réalable B de '@'e, il 'et les autres , son ser2ice, il 9ait culti2er la terre ar d’autres, il 9ait garder ses c"e2au7, ré arer ses ar'es, etc1 Va liberté, elle aussi, ne re ose (ue sur la liberté erdue des autres1 $t, dans le ra ort (u’il entretient a2ec le ou2oir, le barbare, , la di99érence du sau2age, ne cède 3a'ais sa liberté1 0e sau2age, c’est celui (ui a entre les 'ains une sorte de lét"ore de liberté, (u’il 2ient , céder our garantir sa 2ie, sa sécurité, sa ro riété, ses biens1 0e barbare, lui, ne cède 3a'ais sa liberté1 $t lors(u’il se donne un ou2oir, lors(u’il se donne un roi, lors(u’il élit un c"e9, il le 9ait non as du

tout our di'inuer sa ro re art de droits, 'ais, au contraire, our 'ulti lier sa 9orce, our @tre lus 9ort dans ses ra ines, our @tre lus 9ort dans ses 2ols et dans ses 2iols, our @tre un en2a"isseur lus certain de sa ro re 9orce1 C’est co''e 'ulti licateur de sa ro re 9orce indi2iduelle (ue le barbare 'et en lace un ou2oir1 C’est-,-dire (ue le 'odèle de gou2erne'ent, our le barbare, est un gou2erne'ent nécessaire'ent 'ilitaire, et (ui ne re ose as du tout sur ces contrats de cession ci2ile (ui caractérisent le sau2age1 C’est ce ersonnage du barbare (ue, 3e crois, l’"istoire du t? e de celle de &oulain2illiers a 'is en lace au S=AAAe siècle1 /n co' rend alors très bien our(uoi le sau2age, 'algré tout, '@'e lors(u’on lui reconna\t (uel(ues 'éc"ancetés et (uel(ues dé9auts, dans la ensée 3uridicoant"ro ologi(ue de nos 3ours et 3us(ue dans les uto ies bucoli(ues et a'éricaines (u’on trou2e 'aintenant, le sau2age, 2ous sa2eP, est tou3ours bon1 $t co''ent ne serait-il as bon, uis(u’il a récisé'ent our 9onction d’éc"anger, de donner 6 de donner, bien s)r, au 'ieu7 de ses intér@ts, 'ais dans une 9or'e de réci rocité o8 nous reconnaissons, si 2ous 2ouleP, la 9or'e acce table, et 3uridi(ue, de la bonté Y 0e barbare, en re2anc"e, ne eut as ne as @tre 'au2ais et 'éc"ant, '@'e si on lui reconna\t des (ualités1 Al ne eut @tre (ue lein d’arrogance et in"u'ain, uis(u’il n’est as 3uste'ent l’"o''e de l’éc"ange et de la nature B il est l’"o''e de l’"istoire, il est l’"o''e du illage et de l’incendie, il est l’"o''e de la do'ination1 E Tn eu le 9ier, brutal, sans atrie, sans loi F, disait !abl? ((ui ourtant ai'ait beaucou les barbares) B il tolère des 2iolences atroces1 car elles sont our lui dans l’ordre des c"oses ubli(ues !1 C"eP le barbare, l’D'e est grande, noble et 9ière, 'ais tou3ours associée , la 9ourberie et , la cruauté (tout #a c’est dans !abl?)1 -e &onne2ille disait, en arlant des barbares : E ces a2enturiers MNO ne res irent (ue la guerre MNO l’é ée était leur droit et ils l’e7er#aient sans re'ords " F1 $t !arat, lui aussi grand a'i des barbares, les dit E au2res, grossiers, sans co''erce, sans arts, 'ais libres# F1 >o''e de nature, le barbare Y /ui et non1 Ron, en ce sens (u’il est donc tou3ours lié , une "istoire (et , une "istoire réalable)1 0e barbare surgit sur 9ond d’"istoire1 $t s’il se ra orte , la nature, disait du &uat-Ran#a? ((ui 2isait son enne'i inti'e, !ontes(uieu), s’il est l’"o''e de nature, c’est (ue la nature des c"oses, c’est (uoi Y C’est le ra ort du soleil , la boue (u’il 9ait séc"er, c’est le ra ort du c"ardon , l’Dne (ui s’en nourrit$1 -ans ce c"a' "istorico- oliti(ue, o8 le sa2oir des ar'es est consta''ent utilisé co''e instru'ent oliti(ue, 3e crois (u’on eut arri2er , caractériser c"acune des
!

S =n eu le 9ier, brutal, sans atrie, sans loi M111O 0es Fran#ais ou2aient tolérer1 de la art de leur c"e9, (uel(ues 2iolences atroces '@'e, arce (uGelles étaient dans lGordre des 'Uurs ubli(ues F (K1-&1 de !abl?, Observations sur l'(istoire de France' Jaris, IJMR) c"a 1 t, p' N 5 I Al éd1 Kenè2e, IQNLX'
"

R1 de &onne2ille, Histoire de l'1urope moderne depuis l'irruption des peuples du Nord dans l'1mpire romain &us#u'F la pai2 de IQJR' Kenè2e, IQJK) vol' A, Al artie, c"a 1 1, 1 MO' 0a citation se ter'ine ainsi : E lGé ée était leur droit, et ils lGe7er#aient sans re'ords, co''e le droit de la nature F 1
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S /auvres) grossiers, sans co''erce, sans arts, sans industrie, 'ais libres F (0es C(aVnes de l'esclavage' Ouvrage destiné F développer les noirs attentats des princes contre le peuple) Jaris, an A, c"a 1 E -es 2ices de la constitution oliti(ue F B c91 rééd1 Jaris, Tnion générale dGÉditions, IKJJ) p' ROX'
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C*' 01 K1 co'te du &uat-Ran#a?, Éléments de la politi#ue '''' op' cit') vol' 8) liv' 8) c"a 1 A-AS : E -e lGégalité des "o''es F1 0e conte7te de cette citation (si cGen est une), (ue nous nGa2ons as u retrou2er, ourrait @tre celui-l,1

grandes tacti(ues (ui 2ont se 'ettre en lace au S=AAAe siècle, ar la 'anière dont on 9ait 3ouer les (uatre élé'ents (ui étaient résents dans l’anal?se de &oulain2illiers : la constitution, la ré2olution, la barbarie et la do'ination1 Au 9ond, le roblè'e 2a @tre de sa2oir : co''ent 2a-t-on établir le oint de 3onction o ti'al entre le déc"a\ne'ent de la barbarie d’une art et uis l’é(uilibre de cette constitution (ue l’on 2eut retrou2er Y Co''ent 9aire 3ouer, dans un 3uste a'énage'ent des 9orces, ce (ue le barbare eut a orter a2ec lui de 2iolence, de liberté, etc1 Y Lue 9aut-il, autre'ent dit, garder, et (ue 9aut-il écarter du barbare our 9aire 9onctionner une constitution 3uste Y Lue 9aut-il retrou2er, en 9ait, de barbarie utile Y 0e roblè'e c’est, au 9ond, le 9iltrage du barbare et de la barbarie : co''ent 9aut-il 9iltrer la do'ination barbare our acco' lir la ré2olution constituante Y C’est ce roblè'e-l,, et ce sont les di99érentes solutions , ce roblè'e du 9iltrage nécessaire de la barbarie our la ré2olution constituante, c’est cela (ui 2a dé9inir 6 dans le c"a' du discours "istori(ue, dans ce c"a' "istorico- oliti(ue 6 les ositions tacti(ues des di99érents grou es, des di99érents intér@ts, des di99érents centres de la bataille 6 (ue ce soit la noblesse ou le ou2oir 'onarc"i(ue, (ue ce soit la bourgeoisie ou les di99érentes tendances de la bourgeoisie1 <e crois (ue tout cet ense'ble de discours "istori(ues, au S=AAAe siècle, est sur lo'bé ar ce roblè'e : non as du tout ré2olution ou barbarie, 'ais ré2olution et barbarie, écono'ie de la barbarie dans la ré2olution1 Lue ce soit ce roblè'e-l,, 3’en 2errai non as une reu2e, 'ais une es èce de con9ir'ation dans un te7te (ue (uel(u’un '’a re'is l’autre 3our, au 'o'ent o8 3e (uittais le cours1 C’est un te7te de .obert -esnos (ui 'ontre ar9aite'ent bien co''ent, 3us(u’au SSe siècle encore, ce roblè'e 6 3’allais dire : socialis'e ou barbarie+ 6 ré2olution ou barbarie est un 9au7 roblè'e, et (ue le 2rai roblè'e c’est : ré2olution et barbarie1 $" bien, 3’en rendrai our té'oignage ce te7te de .obert -esnos, (ui, 3e su ose, a aru dans 0a +évolution surréaliste) 3e ne sais as, car il 'an(ue de ré9érences1 =oici ce te7te1 /n le croirait issu directe'ent du S=AAA e siècle : E Assus de l’$st ténébreu7, les ci2ilisés continuent la '@'e 'arc"e 2ers l’/uest (u’Attila, Ha'erlan et tant d’autres inconnus1 Lui dit ci2ilisés dit anciens barbares, c’est,-dire bDtards des a2enturiers de la nuit, c’est-,-dire ceu7 (ue l’enne'i (.o'ains, Krecs) corro' it1 $7 ulsés des ri2es du Jaci9i(ue et des entes de l’>i'ala?a, kces grandes co' agnies’, in9idèles , leur 'ission, se trou2ent 'aintenant 9ace , ceu7 (ui les c"assèrent au7 3ours as très lointains des in2asions1 Fils de hal'ou^, etits-9ils des >uns, dé ouilleP un eu ces robes e' runtées au 2estiaire d’At"ènes et de H"èbes, les cuirasses ra'assées , V arte et , .o'e, et a araisseP nus co''e l’étaient 2os ères sur leurs etits c"e2au71 $t 2ous Ror'ands laboureurs, @c"eurs de sardines, 9abricants de cidre, 'onteP un eu sur ces bar(ues "asardeuses (ui, ar-del, le cercle olaire, tracèrent un long sillage a2ant d’atteindre ces rés "u'ides et ces 9or@ts gibo?euses1 !eute, reconnais ton 'a\tre b Hu cro?ais le 9uir, cet /rient (ui te c"assait en t’in2estissant du droit de destruction (ue tu n’as as su conser2er, et 2oici (ue tu le retrou2es de dos, une 9ois le tour du 'onde ac"e2é1 <e t’en rie, n’i'ite as le c"ien (ui
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!1 Foucault 9ait ici allusion au grou e de ré9le7ion (ui, , artir de 1954) a2ait co''encé , se réunir autour de Cornelius Castoriadis et (ui, , artir de 1959) ubliera 6ocialisme ou Barbarie' 0a re2ue cessera de ara\tre a2ec le nm 5+) en 1965' 6ous lGi' ulsion de Castoriadis et de Claude 0e9ort, des trots^?stes dissidents, des 'ilitants, des intellectuels ( ar'i les(uels $dgar !orin, <ean-Fran#ois 0?otard, <ean 0a lanc"e1 Kérard Kenette, etc1) ? dé2elo aient des t"è'es tels (ue, ar e7e' le, la criti(ue du régi'e so2iéti(ue, la (uestion de la dé'ocratie directe, la criti(ue du ré9or'is'e1 etc1

(u’est-ce (ui s’est assé Y Al ? a eu des in2asions. au lieu de rattac"er la noblesse ri2ilégiée . La +évolution surréaliste' no . in2asion des Kot"s. dira ensuite !oreau 6 au 9ond c’est un '?t"e. dans l’"istoire. sa orteuse1 Al s’agit de 'ontrer (ue la noblesse. une "orde barbare 9ondatrice. n’a as our anc@tres les con(uérants 2enus de l’autre cCté du . articulée dans une ro osition 9onda'entale. trois ositions oliti(ues bien di99érentes1 Jre'ier 9iltrage du barbare. &oulain2illiers a2ait introduit tout . bien entendu. grande ar'ée orientale. !oreau111 Cette t"èse.-dire (ue. l’a ro riation des terres et l’asser2isse'ent des "o''es.o'ains ont 9ait a el 6 'ais . une illusion. elle non lus."in. tu courras er étuelle'ent a rès l’/uest. le lus rigoureu7. les Francs 6 dit -ubos. il n’? a as eu d’in2asion du tout1 $n 9ait. et en9in un ou2oir ro?al e7tr@'e'ent li'ité1 -e tous ces traits 'assi9s et solidaires (ui constituaient l’irru tion du 9ait de la barbarie dans l’"istoire. et aussi é isté'ologi(ue'ent sans doute.5' 11 C91 <1-R1 !oreau. celle (ue 2ous trou2eP c"eP toute une série d’"istoriens (ui 2a de -ubos1.ends-nous co' te un eu de ta 'ission. (uels sont ceu7 (ui 2ont @tre écartés Y $t (u’est-ce (u’on 2a garder our reconstituer le 3uste ra ort de 9orce (ui doit soutenir le ro?au'e Y <e rendrai trois grands 'odèles de 9iltre1 Al ? en a eu bien d’autres au S=AAAe siècle B 3e rend ceu7-l. les lus i' ortants B ils corres ondent c"acun . il s’agit d’es(ui2er ce no?au barbare. de2enue au3ourd’"ui Les Occidentau2*' T $" bien. 'ais 9aites ar d’autres : in2asion des &urgondes. Histoire criti#ue de l'établissement de la monarc(ie *ranDaise dans les 7aules' Jaris. eu rès ceci : tout si' le'ent.1 -esnos. contre les(uelles les . 15 a2ril 19*5. 17. la 9ois tardi2e et arti9icielle1 Cette t"èse c’est. de le 9aire dis ara\tre et de laisser en (uel(ue sorte la noblesse en sus ens 6 d’en 9aire une création . IQQR5 12posé (istori#ue des administrations populaires au2 plus anciennes épo#ues de notre monarc(ie) Jaris. 1 *51 .ééd1 < La +évolution surréaliste (19*5-19*9)1 Jaris. C91 <1-&1 -ubos. une création de toutes ièces de &oulain2illiers1 0es Francs. le 9iltrage absolu. en (uel(ue sorte. ou bien elle les a usur és ar (uel(ue 2oie obscure1 $n so''e. donne . de 'ontrer (ue la 'onarc"ie 9ran#aise n’a as derrière elle une in2asion ger'ani(ue (ui l’aurait introduite et (ui aurait été. la t"èse de la 'onarc"ie. E -escri tion dGune ré2olte roc"aine F. . essa?er de ne rien laisser asser du barbare dans l’"istoire : il s’agit. une etite o ulation (ui a2ait (uel(ues 'érites 'ilitaires et (ui était récisé'ent les Francs1 !ais les Francs ont été re#us non as du tout co''e en2a"isseurs. our essa?er de resituer les di99érents discours "istori(ues et les tacti(ues oliti(ues dont ils relè2ent. 19751 1. et (ue donc les ri2ilèges de la noblesse 6 (ui la lacent entre le sou2erain et les autres su3ets 6 ou bien lui ont été concédés tardi2e'ent. le grand barbare blond. LeDons de morale) de politi#ue et de droit public) puisées dans l'(istoire de la monarc(ie) =ersailles. 'ais co''e etite o ulation. IQJK 5 12position et Dé*ense de notre constitution monarc(i#ue *ranDaise) précédées de l'Histoire de toutes nos assemblées nationales) Jaris.. la 9ois. 17491 . dans cette ositionl.o'ains ne ou2aient rien1 $t c’est contre ces in2asions (ue les . titre d’alliés 6 . arce (u’ils ont été oliti(ue'ent.2eut attra er sa (ueue. alliée et utile1 -e sorte (u’ils * . celui (ui consiste . concrète'ent. #a n’e7iste as : c’est-. arr@te-toi1 . le 9ait 3uridi(ue et "istori(ue de l’in2asion et de la con(u@te 2iolente.. re'ière'ent. co''e grands barbares susce tibles de do'ination et de ra ine.

dit -ubos. li21 =A. selon &oulain2illiers. our ou2oir traiter les Kaulois E de Hurc . sans a2oir recours . o8 il re ère un a99aiblisse'ent du ou2oir central. 'ais on leur a donné les instru'ents de ou2oir oliti(ue (et .o'ains des Kaules F (Histoire criti#ue 111. . ni in2asion ni con(u@te. uis(u’ils n’a2aient 2éritable'ent aucune connaissance ni de l’ad'inistration ni du gou2erne'ent Y -é3. ils se sont littérale'ent dissous1 $t d’ailleurs. une aristocratie de t? e barbare 'ais. (ui a les '@'es e99ets (u’une in2asion. co''ent ne se seraient-ils as dissous dans cette société et dans cet a areil oliti(ue gallo-ro'ain. ce su3et -ubos ra elle (ue Clo2is. ils en 9ont des 9ie9s. en (uel(ue sorte.ont re#u tout de suite les droits de cito?enneté B non seule'ent on en a 9ait aussitCt des cito?ens gallo-ro'ains. 'ais on ne eut '@'e as dire (u’il ? ait eu un eu le 9ranc. eine énétré de (uel(ues i''igrés d’origine ger'ani(ue1 Veul le roi est donc resté au so''et de l’édi9ice. ad'irables dans la Kaule ro'aine. éle2èrent entre le roi et le eu le une caste do'inatrice.ien ne 9ut dénaturé ar les Francs de la Kaule ro'aine. 'ais . et 9irent de la Kaule un 2éritable a?s de con(u@te1!1 F Ces trois élé'ents 6 in2asion. une 'onarc"ie absolue1 $t c’est lusieurs siècles lus tard (ue la ru ture s’est roduite B (ue s’est roduit (uel(ue c"ose (ui est l’analogue de l’in2asion. de ce ou2oir absolu de t? e césarien. tout si' le'ent. non as du tout lié . ce (ui s’était assé au 'o'ent 12 =ieille e7 ression (ui signi9ie E traiter (uel(uGun co''e les Hurcs traitent les !aures F1 -ubos écrit : E Lue le lecteur 2euille bien 9aire attention sur lG"u'eur naturelle des "abitants de la Kaule.aure un 'illion de . (ui nGont assé dans aucun siècle our stu ides ni our lDc"es. (uel(ue c"ose (ui est la 9éodalité : 9éodalité dont 2ous 2o?eP (u’elle est un "éno'ène tardi9. tout de suite. dont les !éro2ingiens a2aient béné9icié au dé art1 $n re2anc"e. roi (ui a "érité récisé'ent des droits césariens de l’e' ereur ro'ain1 C’est-. 2ol1 A=. !aure12 F et leur i' oser leurs ro res "abitudes et leurs ro res coutu'es1 Als ne ou2aient '@'e as. 'ais une in2asion (ui aurait été 9aite de l’intérieur ar des gens usur ant un ou2oir dont ils étaient si' le'ent les délégués1 E 0e dé'e'bre'ent de la sou2eraineté et le c"ange'ent des o99ices en seigneuries roduisirent 6 c’est un te7te de -ubos (ue 3e 2ous lis 6 des e99ets tout se'blables .)1 1 . ceu7 de l’in2asion étrangère.-dire (u’on a eu non as du tout. dGautres reu2es B on 2erra bien (uGil est i' ossible (uGune oignée de Francs ait traité de 3urc F . les Francs n’ont eu garde de les détruire1 . au so''et. a été consul ro'ain)1 -onc. eu71 $t c’est ainsi (ue na\t. 'aintenir leurs ro res "abitudes1 -onc. co''e le cro?ait &oulain2illiers. 'ais i''igration et alliance1 Al n’? a as eu d’in2asion. la destruction interne du ou2oir central. sur cette déco' osition du ou2oir central. les Francs ont été absorbés et leur roi est resté si' le'ent. -ubos rétend (u’ils l’a2aient e' runté au7 . les o99iciers délégués ar le sou2erain s’arrogent de lus en lus de ou2oir : ce (ui était de leur ressort ad'inistrati9. arce (u’ils étaient beaucou tro eu no'breu7.. con(u@te. 'ais une sorte d’in2asion interne1 1 0. dit -ubos. dit -ubos1 0’ordre trio' "a1 -onc. co''e si c’était leur ro riété . a rès tout. do'ination 6 (ui caractérisaient. l’anal?se de -ubos se dé lace 2ers la 9in des Carolingiens et le début des Ca étiens. l’in2asion. et (ui constitue un e99et. a2ec sa législation ou ses coutu'es1 -’abord. la sur9ace de cet édi9ice gallo-ro'ain . les 'écanis'es de l’ad'inistration (ui étaient.o'ains1 $n tout cas. 1 *1*-*1. leur art de la guerre. erdus (u’ils étaient dans cette 'asse gallo-ro'aine.

aucune autorité raisonnée ou constituée1 $" bien. artir de cet établisse'ent. cette 9ois. ièce . dans ce discours de -ubos."in et d’en2a"ir la Kaule. co' lète'ent indé endante de l’in2asion 9ran(ue et de la barbarie (u’elle a ortait a2ec elle1 Alors. ièce. et de la con2ersion des co''issions des ducs et co'tes en dignités "éréditaires. d’une aristocratie. 'ais dé ouillé et de son a?sage barbare et des e99ets de droit (ue ou2ait entra\ner la 2ictoire 'ilitaire1 0es nobles. -ubos les retrou2e. brutal. 'ais c’est en 9ait tout un eu le en ar'es1 0a 9or'e oliti(ue et sociale (ui s’est introduite dans la Kaule. (ui ne connaissaient aucune 9or'e d’aristocratie. (ue 2ont se déclenc"er les luttes : le 'onar(ue d’une art. 2ous 2o?eP. artir de l. arti9icielle et co' lète'ent rotégée."in. c’est-. contre l’absolutis'e ro'ain de la 'onarc"ie. Histoire de l'1urope moderne depuis l'irruption des peuples du Nord '''' op' cit' . 'ais co''e "éno'ène interne. aucune autorité sui2ie.. dont c"a(ue soldat-cito?en ne 2i2ait (ue du butin et (ui ne 2oulait @tre g@né ar aucun c"Dti'ent1 Vur ce eu le. de2ient 1! Veule la dernière "rase arait @tre une citation : a rès a2oir arlé des usur ations des o99iciers ro?au7. sans loi Al F. la re'ière utilisation tacti(ue 6 ar retourne'ent 6 du discours de &oulain2illiers1 Autre 9iltrage 'aintenant.des Francs. ce sont bien des guerriers. cet égoas'e des barbares 9rancs. dit !abl?. (ui ne connaissaient (u’un eu le égalitaire de soldats-cito?ens : E Tn eu le 9ier. les 2illes égale'ent (ui a2aient gardé la liberté des 'unici es ro'ains. Observations sur l'(istoire de France) op' cit' R1 de &onne2ille. c"eP &onne2ille1# et c"eP !arat encore. une série de rocessus : cette a2idité. ou corrélati9s de la naissance. 9aire 2aloir. 'ais d’une aristocratie.. 2enues de l’autre cCté du . la naissance. -ubos écrit : E Ce 9ui alors (ue les Kaules de2inrent un a?s de con(u@te F Uibid') éd1 de IQPM) liv' 8@) p' MKOX' 1" 1# K1-&1 de !abl?. les libertés (u’ont a ortées a2ec eu7 les Francs et les barbares1 0es bandes "irsutes. et des re'iers !éro2ingiens. de la dé'ocratie la lus large1 $t cette t"èse alors 2ous la trou2eP c"eP !abl?1". 2ers cet autre 9ait (ui a été la naissance de la 9éodalité et les re'iers Ca étiens1 =ous 2o?eP aussi 6 et c’est i' ortant 6 (ue l’in2asion de la noblesse est anal?sée non as co''e l’e99et d’une 2ictoire 'ilitaire et l’irru tion de la barbarie. ce n’est as celle d’une aristocratie. il s’agit 6 et en ceci cette t"èse. la re'ière osition. du discours de &oulain2illiers. barbare (ui s’établit en Kaule1 $t . contre cette in2asion intérieure. dans Les C(aVnes de l!esclavage' -é'ocratie donc barbare des Francs. . de dissocier une liberté ger'ani(ue. a2ec tout de '@'e cette trans9or'ation i' ortante : le 9o?er de l’anal?se "istori(ue se dé lace du 9ait de l’in2asion. ce ne sont as des barbares. ce sont des escrocs. contre cette usur ation. (ui était (ualité (uand il s’agissait de 9ranc"ir le . dans cet autre t? e de discours. cette tacti(ue 2a rester très roc"e de celle de &oulain2illiers 6 de continuer . sans atrie. c’est cette dé'ocratie brutale.-dire une liberté barbare. 'ais co''e le résultat d’une usur ation interne1 0e 9ait de la con(u@te est tou3ours a99ir'é. dus . sont bien entrées en Kaule et ont a orté a2ec elles leurs libertés1 !ais ces bandes "irsutes n’étaient as des Ker'ains guerriers constituant un no?au aristocrati(ue (ui allait se 'aintenir co''e tel dans le cor s de la société gallo-ro'aine1 Ce (ui a dé9erlé. autre 9iltrage du barbare1 Al s’agit. du caractère e7clusi9 des ri2ilèges de l’aristocratie1 Autre'ent dit. le retourne'ent. des escrocs oliti(ues1 =oil. c’est celle au contraire d’une dé'ocratie. 2ont lutter ense'ble contre les 9éodau71 =ous a2eP l. c’est contre cette con(u@te. selon !abl?. de !oreau et de tous les "istoriens 'onarc"istes.

ignorant sans doute toutes ces ruses 6 d’a rès !abl? 6. t1 SA. IQQN' . '@'e les non-guerriers1 -onc. la barbarie des Kaulois. et uis. re rise du lent rocessus (ui 9ait dis ara\tre la dé'ocratie. de 1$ 01K1/1F1 de &ré(uign?1 Diplomata) c(artae) epistolae et alia monumenta ad res *ranciscas spectantia) Jarisiis. la 9ois 'onarc"i(ue et aristocrati(ue1 C’est un lent rocessus. IQNK) et t1 SAA.-dire (u’on 2a décou2rir dans la Kaule ro'aine ces élé'ents de liberté dont toutes les t"èses récédentes a2aient lus ou 'oins ad'is (u’ils a2aient été i' ortés ar les Francs1 $n gros. celle des Ker'ains. sUurs 3u'elles1 Hroisiè'e t? e de discours. ils laissent se constituer aussi. c"a(ue instant. s’établir la 'onarc"ie Y -ans la 'esure o8. troisiè'e t? e d’anal?se. l’aristocratie et la 'onarc"ie absolue se dis uteront un 3our. au 9ond. cette 9igure 3u'elle de la 'onarc"ie et de l’aristocratie1 Vur 9ond de la dé'ocratie ger'ani(ue. les Ca étiens 2ont donner co''e 9ie9 au7 nobles les ressorts ad'inistrati9s et les o99ices dont ils a2aient été c"argés1 C’est. eu7 aussi rennent de lus en lus de ou2oir. on 2a dissocier liberté et ger'anité. ar consé(uent. celle de M>ugues Ca etO1 $t co''ent arri2e . 'ais il ne 9aut as oublier (u’elles sont.. si 2ous 2ouleP. (ui seule est 2rai'ent orteuse de liberté1 Jar l. audessus de la dé'ocratie barbare. (ui 2a @tre la 'au2aise barbarie. les aristocrates acce tent de c"oisir un roi (ui 2a tendre de lus en lus 2ers l’absolutis'e B 'ais. c"a(ue année. (ui a2aient été nouées ense'ble ar &oulain2illiers B et. co''e réco' ense de ce sacre ro?al o éré ar les nobles sur la ersonne de >ugues Ca et. nou2eau sur ce eu le (ue les rois récédents a2aient négligé1 C"arle'agne restaure le c"a' de !ars et les asse'blées de 'ai B il laisse entrer tout le 'onde dans ces asse'blées. contre la dé'ocratie barbare et 9ran(ue. court instant de retour . alors (u’ils étaient en 9ait le cor s d’une ré ubli(ue1 Luant au7 9onctionnaires o99iciers du sou2erain. une 'onarc"ie (ui tend . troisiè'e tacti(ue en '@'e te' s. a rès ce cran d’arr@t. . on 9ait deu7 o érations i' ortantes : d’une art. (ui est au 9ond la lus subtile et celle (ui aura la 9ortune "istori(ue la lus grande. contre le(uel il ? a toute9ois un 'o'ent de réaction1 C’est lors(ue C"arle'agne. alors (ue la t"èse de !abl? s’obtenait ar une trans9or'ation de la t"èse de &oulain2illiers : éclate'ent dé'ocrati(ue des libertés ger'ani(ues. la dé'ocratie ger'ani(ue. de sorte (u’on est en train de (uitter cette dé'ocratie générale (ui a2ait été a ortée ar la barbarie 9ran(ue. d’autre art. l’é o(ue '@'e o8 elle a été 9or'ulée. celle dont il 9aut s’a99ranc"ir B et uis une bonne barbarie. la nou2elle t"èse.dé9aut dès (u’ils s’installent B les Francs ne s’occu ent lus (ue de illages et d’a ro riations1 Als négligent et l’e7ercice du ou2oir et ces asse'blées de 'ars ou de 'ai (ui contrClaient . d’autre art. inter rète les coutu'es ger'ani(ues en ter'es de droit ro'ain : ils se croient su3ets d’une 'onarc"ie. de distinguer au 9ond deu7 barbaries : l’une. se sentant 3uste'ent de lus en lus do'iné et 'enacé ar l’aristocratie. de2enir absolue1 $t le clergé. INQK"IQJR 5 Ordonnances des rois de France de la troisième race) Jaris. on 2a dissocier la ro'anité et l’absolutis'e1 C’est-. elle l’ait été sans doute a2ec in9ini'ent 'oins d’éclat (ue la t"èse de -ubos ou celle de !abl?1 Al s’agit. celle d’une 'onarc"ie. (ui est celle de &ré(uign? 1$. bien (ue. dans cette troisiè'e o ération tacti(ue. et on entre dans un s?stè'e . le ou2oir ro?al1 Als laissent donc 9aire le roi. on a donc ce double rocessus1 &ien s)r. et deu7 9igures 3u'elles 2ont na\tre1 -’une art. au-dessus d’eu7. ar une co' licité entre les nobles (ui ont 9ait le roi et le roi (ui a 9ait la 9éodalité (ue na\t. rend a ui .

dé osé un eu 'arginale'ent ar -ubos.-dire sur l’ancienne barbarie gauloise1 -ès .o'ains a2aient laissé au7 Kaulois les libertés originaires (ui étaient les leurs1 -e sorte (ue la Kaule ro'aine est bien. la t"èse des "istoriens bourgeois du SASe siècle (d’Augustin H"ierr?. l’usur ation 9éodale1 0a t"èse de &ré(uign?. et (ui 9inale'ent i' oseront aussi bien au ou2oir ro?al (u’. 2ont ou2oir @tre articulées . dire (u’au 9ond le s?stè'e oliti(ue des . 3e crois. 9onctionner dans les 2illes. etc1. l’"istoire des institutions urbaines. l’intérieur de l’anal?se "istori(ue1 Ce (ui est 9ait. (ue les . leurs 'Uurs. . s’obtient ar une intensi9ication et un dé lace'ent de ce (ui a2ait été. négligées (u’elles étaient ar les Francs. 2a ou2oir @tre la t"èse du tiers état. grDce . a?sans no'ades. ce 'o'ent-l. 9onctionner1 0a liberté (et c’est our la re'ière 9ois. ou au 'oins es(uissé. etc1 Cela au S=e et au S=Ae siècle1 =ous 2o?eP (u’on a cette 9ois une t"èse (ui. son co''erce. les 2ieilles libertés gauloises ou celti(ues. beaucou lus '@'e (ue celle de !abl?. Discours sur la *éodalité et l'allodialité) suivi de Dissertations sur le 9ranc-alleu des coutu'es dGA2ergne. celle (ui 2a de2enir. bien s)r les grands seigneurs laaco-ecclésiasti(ues 2ont essa?er de 'ettre la 'ain sur cette ric"esse reconstituée des 2illes1 !ais c’est l. les libertés ancestrales des Kaulois et des Celtes (ui 2ont continuer . a?ant ac(uis 9orce . sa ric"esse. les 2illes se reconstituent. leur t? e d’écono'ie. uis(ue c’est la re'ière 9ois (ue l’"istoire de la 2ille. leurs lois. son énergie. dans ces 9a'eu7 'unici es de l’$' ire ro'ain o8. deu7 étages1 &ien s)r. ce sont les libertés arc"aa(ues. e' runté en artie au droit ro'ain. de C"a sal. un certain oint. au 9ond. dans un sens. c’est un tiers état (ui se 9or'e non as si' le'ent ar les concessions du roi. grDce aussi . 3us(u’. en tout cas barbares. un ou2oir absolu1 !ais les . c’est-. 2ont ou2oir lutter. du &ourbonnais. une artie de ce grand e' ire absolutiste. la 9in du règne des Carolingiens. les 2illes (ui a2aient résisté . leurs 9or'es de 2ie. 17911 . énétrée. de KuiPot). 'ais grDce . de la grande ad'inistration ro'aine. un droit urbain 9ort élaboré. l’aristocratie et le res ect de leurs droits et. se ré2olter1 $t ce sont tous ces grands 'ou2e'ents de ré2olte des co''unes (ue l’on 2oit se dé2elo er dès les re'iers Ca étiens. on a a99aire. consiste . négligent les 2illes et s’installent dans la libre ca' agne1 -onc. . (ue ceci a ara\t dans ces anal?ses "istori(ues) est donc un "éno'ène co' atible a2ec l’absolutis'e ro'ain B c’est un "éno'ène gaulois. tra2ers l’"istoire grDce . leurs libertés. la 9ois le roi et uis les 2illes. de toute une série de 9o?ers de liberté (ui sont. (uand il a2ait dit (ue contre la 9éodalité s’étaient éle2és .o'ains ont laissées en lace et (ui 2ont continuer . . au ni2eau du gou2erne'ent central. 'ais c’est surtout un "éno'ène urbain1 0a liberté a artient au7 2illes1 $t c’est récisé'ent dans la 'esure o8 elle a artient au7 2illes (ue cette liberté 2a ou2oir lutter et de2enir une 9orce oliti(ue et "istori(ue1 Vans doute. la co''unauté (u’elles 9or'aient. de C"a' agne1 Jaris. la 2ieille cité ro'aine. (ue les 2illes. . ar son i' ortance. . leurs ric"esses. 'ais elle est égale'ent arse'ée. en (uel(ue sorte.C"a sal1+. du Ri2ernois. a2ec une 9or'e (ui est d’ailleurs lus ou 'oins e' runtée . et béné9icient .o'ains était . résent. au 'oins de uis l’e' ire. dans cette "istoire. ces 2illes ro'aines 2ont @tre détruites lors(ue se roduit l’in2asion des Francs et des Ker'ains1 !ais les Francs et les Ker'ains. l’"istoire aussi de la ric"esse et de ses e99ets oliti(ues. d’un nou2el enric"isse'ent1 0ors(ue la 9éodalité se 'et en lace. et our la re'ière 1+ <1-$ C"a sal. 'ais articulé égale'ent sur l’ancienne liberté. beaucou lus (ue les t"èses récédentes. résister.

ar e7e' le.1-<1 Hurgot1 !é'oire sur les !unici alités. l’i' ortance (u’a2ait un ersonnage co''e C"arle'agne B co''ent aussi. au te7te de Hurgot (ui date de 17761*1 !ais 2ous 2o?eP (ue du '@'e cou la ro'anité 2a ou2oir. on était arti de ce etit no?au (ui était le 9ait de l’in2asion. les "abitants des 2illes. ar consé(uent. '@'e lors(u’on n’est as absolutistes1 /n eut re2enir .é2olution ne s’en ri2era as1 Autre i' ortance aussi de ce discours de &ré(uign?. tout un élargisse'ent1 /n a dé3. c’est la noblesse du tiers état1 $t c’est cette 'unici alité. tra2ers toutes les ré2oltes co''unales (ui. un i''ense c"a' de luttes généralisées (ui cou2rent donc 15++ ans d’"istoire. ar e7e' le. un 9or'idable élargisse'ent du c"a' "istori(ue1 Au 9ond. on assiste . bien entendu. de C"a sal. sous la 9or'e du 'unici e gallo-ro'ain. a2ec des acteurs aussi 2ariés (ue les rois. de C"a sal. co''e étant. c’est (u’il er'et.o'ains et. tra2ers toutes les luttes. ces anal?ses dont 3e 2ous arle. tous ceu7 (ui. 2a se colorer de libéralis'e1 $t loin d’@tre la 9or'e t"éDtrale dans la(uelle le ou2oir ro?al 2a ré9léc"ir son "istoire. etc1 C’est une "istoire (ui rend a ui sur des institutions co''e les libertés ro'aines. ses lettres de noblesse1 0a 'unici alité gallo-ro'aine. des libertés et des autono'ies 'unici ales1 <e 2ous ren2oie. le tiers état. asser directe'ent . Augustin H"ierr?. tout si' le'ent. . est . (ue 'aintenant. la ro'anité. !ontlosier et .9ois. les a?sans. 3us(u’au7 2ieilles libertés gauloises et celti(ues B 9or'idable re'ontée en arrière1 -e l’autre cCté. '@'e si l’on est bourgeois1 $t 2ous sa2eP (ue la . d’un cCté. on eut essa?er de re2enir '@'e lors(u’on n’est as 'onarc"istes. etc1. la noblesse. l’anal?se "istori(ue s’était étendue 2ers les re'iers Ca étiens et la 9éodalité1 $t 2oil.é2olution. . l’intérieur du c"a' de l’"istoire Y C’est 2rai (ue 3’aurais u. l’Église. grDce . a2ec -ubos. 1* . etc1. 2ers la(uelle. Jaris. 'ais aussi a2ec &oulain2illiers. de liberté 'unici ale. a2ec les anal?ses de &ré(uign?. s’étendre . l’"istoire 2a. la 2eille de la . de uis le début de la 9éodalité. 2a @tre un en3eu our la &ourgeoisie elle-'@'e1 0a bourgeoisie 2a ou2oir récu érer la ro'anité. cet a2ène'ent. au S=e et au S=Ae siècle1 C’est désor'ais un 'illénaire et de'i d’"istoire (ui 2a de2enir le c"a' du débat "istori(ue et oliti(ue1 0e 9ait 3uridi(ue et "istori(ue de l’in2asion a 'aintenant co' lète'ent éclaté. uis(u’on re'onte 3us(u’. 9inale'ent. ce siècle en tout cas au cours du(uel les "ordes barbares a2aient dé9erlé sur la Kaule1 $t 2ous 2o?eP (ue. etit . et (ui a2ait tou3ours été du cCté du roi. s’étendre 2ers le "aut. cette 9or'e d’autono'ie. l’organisation 'unici ale des . a2ec !abl?. les soldats. le co''erce. de la bourgeoisie co''e 9orce écono'i(ue et oliti(ue. our(uoi cette 'ise en lace de ces di99érentes tacti(ues . ces (uel(ues diPaine d’années. etit. . se dé ouiller de toutes les connotations 'onarc"istes et absolutistes (ui a2aient été les siennes au long du S=AAAe siècle1 Al 2a ou2oir ? a2oir une ro'anité libérale. artiel en tout cas. 2ous le 2o?eP. les bourgeois. et on a a99aire . la ro'anité. le 9o?er. le do'aine du sa2oir "istori(ue'ent utile et oliti(ue'ent 9écond 2a. 17761 . resituer dans le débat (ui a eu lieu au S=AAAe siècle autour. 2ont a'ener . la langue et ainsi de suite1 Éclate'ent général du c"a' de l’"istoire B et c’est récisé'ent dans ce c"a' (ue les "istoriens du SASe siècle 2ont re rendre le tra2ail1 =ous 'e direP : our(uoi tous ces détails. les libertés 'unici ales. les o99iciers ro?au7. 3uste'ent. la ro'anité (ui a2ait tou3ours eu dans la ensée "istori(ue et oliti(ue du S=AAA e siècle la couleur de l’absolutis'e. (ue le tiers état 2a récla'er1 Hout ceci. 2u. . l’éducation. le clergé. en (uel(ue sorte. a2ec les "istoriens anglais du S=AA$ siècle. 2ers le bas.

(ue 3’ai insisté sur cette ré artition des di99érentes tacti(ues discursi2es . (ui 2a le rendre utilisable dans des luttes (ui. our (u’ils uissent. au contraire. c’étaient. co''e -ubos) . se trou2er en osition d’ad2ersaires. (uelles (ue soient 9inale'ent les t"èses "istori(ues et les ob3ecti9s oliti(ues (u’ils se donnent1 /r.1 <’? ai insisté aussi our une autre raison 6 une raison de 9ait 6 (ui concerne ce (ui s’est assé au 'o'ent '@'e de la . uissent occu er des ositions tacti(ue'ent o osées. 'ais égale'ent de ou2oir. c’est la condition our (ue l’on uisse enser d’une 9a#on di99érente. . lus il est ossible. de s’? retrou2er soi-'@'e1 /r. dont les 'ét"odes d’anal?se. bien entendu. sont e7tra-discursi2es1 C’était our cette raison de 'ét"ode donc. c’est l’"o'ogénéité dans le 'ode de 9or'ation du discours. au contraire. d’intér@ts écono'i(ues)1 Autre'ent dit. (uel(ue c"ose co''e un é(uilibre des 9orces. la constitution. ar consé(uent. co''e ense'bles tacti(ues di99érents dans des stratégies globales (o8 il ne s’agit as si' le'ent de discours et de 2érité. de statuts. de se ré artir selon des lignes rigoureuses d’a99ronte'ent.é2olution1 Al s’agit de ceci : . (ue cette tra'e é isté'i(ue soit si serrée ne signi9ie aucune'ent (ue tout le 'onde ense de la '@'e 9a#on1 C’est '@'e. la bourgeoisie. les uns en 9ace des autres. our (ue. arce (ue re2enir . sans ru ture aucune. e =A1 . dont les conce ts. 2.oliti(ue co"érent. 2ous 2o?eP (u’au 9ond. in2estir leurs ro3ets oliti(ues dans l’"istoire. s’est constitué un discours "istori(ue et oliti(ue dont le do'aine d’ob3ets. art la dernière 9or'e de discours dont 3e 2iens de 2ous arler (celle de &ré(uign? ou de C"a sal. élaboré ar Foucault dans Les . ceu7 (ui a2aient le 'oins d’intér@t . . l’autre en re érant (uel(ues trans9or'ations très si' les dans les ro ositions 9onda'entales1 /n a donc une tra'e é isté'i(ue très serrée de tous les discours "istori(ues. de la dé'ocratie 9ran(ue1 /n eut très bien asser de l’une de ces "istoires . Ce assage est une ièce signi9icati2e . artir de &oulain2illiers. l’intérieur d’un c"a' "istorico. l’o osition soit une o osition . et (ue cette di99érence soit oliti(ue'ent ertinente1 Jour (ue les di99érents su3ets arlent. cela our deu7 raisons1 -’abord. toute une série d’"istoriens ourtant très o osés dans leurs t"èses co''e dans leurs "? ot"èses ou leurs r@2es oliti(ues1 /n eut ar9aite'ent. dont les élé'ents ertinents. et lus il est ossible de 9aire 9onctionner ces discours. on eut très bien re érer co''ent. ont essa?é de enser le "éno'ène ré2olutionnaire1 <e 'e suis attardé . l’intérieur de ce ra ort de 9orce. arcourir tout ce réseau de ro ositions 9onda'entales (ui sous-tendent c"a(ue t? e d’anal?se B toutes les trans9or'ations ar les(uelles on eut asser d’une "istoire (ui MloueO les Francs (co''e !abl?. régulier et 9or'é de 9a#on très serrée2. etc1). la ré2ersibilité tacti(ue du discours est 9onction directe de l’"o'ogénéité des règles de 9or'ation de ce discours1 C’est la régularité du c"a' é isté'i(ue. our une raison de 'ét"ode1 Co''e 2ous le 2o?eP. ainsi a99rontés. de'ander le retour . la 9ois dans l’ordre du sa2oir et dans l’ordre de la oliti(ue. ce réseau très serré (ui régularise le sa2oir "istori(ue1 Jlus le sa2oir est régulière'ent 9or'é. i' li(uait en (uel(ue sorte (ue l’on soit s)r. 2erser au dossier du débat et des contro2erses suscités ar le conce t dGé isté'è. les gens de la bourgeoisie ou du tiers état. elles.artir de cette instru'entation du sa2oir. il 9allait 3uste'ent (u’il ? ait ce c"a' très serré. une "istoire. our les su3ets (ui ? arlent. il était bien é2ident (ue le tiers état.ots et les C(oses (o 1 cit1) et re ris dans L'Arc(éologie du savoir (o 1 cit1). la condition our (ue l’on uisse ne as enser de la '@'e 9a#on. sont très roc"es les uns des autres1 Al s’est 9or'é une sorte de discours "istori(ue au cours du S=AAAe siècle (ui est co''un . c"a 1 A=.

en (uel(ue sorte . au S=AAAe siècle. dans la seconde artie du S=AAAe siècle. ou anti-"istorienne. c’est-. se re érer soi-'@'e co''e su3et "istori(ue dans ce 3eu des ra orts de 9orce1 Hant (u’on interrogeait les !éro2ingiens. les arle'entaires égale'ent1 !ais la &ourgeoisie est restée longte' s anti-"istoriciste. la 'ulti licité des ré9érences "istori(ues (ue 2ous trou2eP dans les Ca"iers de la noblesse1 $t uis 2ous a2eP une seconde réacti2ation "istori(ue (ui est.é2olution. a été. lus i' ortante et lus intéressante1 C’était la réacti2ation. on sGoccu a de lGorganisation du s?stè'e 'onétaire. l’"istoricis'e a'biant en de'andant une constitution. d’un certain no'bre de 'o'ents ou de 9or'es "istori(ues (ui ont 9onctionné. etc1. titre de ré li(ue olé'i(ue . . . 2ous 2o?eP (ue les Ca"iers de doléances sont re' lis de ré9érences "istori(ues. c’était éc"a er .ne ou2aient guère. l’"istoire1 Jro9ondé'ent. co''ent ou2ait-on trou2er (uel(ue c"ose (ui 9)t de l’ordre du tiers état ou de la &ourgeoisie Y -’o8 le 9ait (ue la bourgeoisie. l’"istoricis'e des autres su3ets oliti(ues (ui se battaient dans ce c"a' de la t"éorie et de l’anal?se du ou2oir1 ltre rousseauiste. . (ui ne re oserait ourtant as sur l’"istoire.-dire . certaine'ent la lus réticente. a2ant en tout cas le 'ilieu du !o?en [ge. du 'oins a"istori(ue1 -’o8. 'ais dont les rinci ales sont.é2olution elle-'@'e. on ordonna la dé'olition des c"Dteau7 bDtis ar les seigneurs. sans doute. 'ais sur une li'itation due au sa2oir. surtout a2ant la . tout ce a?sage (ui était dé9ini ar le barbare. la lus réluctante . dans les institutions. c’est l’aristocratie (ui a été "istori(ue1 0a 'onarc"ie l’a été. (uGon déclara déc"u de ses États1 . une certaine 9or'e de 'odération du ou2oir 'onarc"i(ue. dans la . . la 9in du S=AAAe siècle. contraire'ent . . celles de la noblesse elle'@'e1 $t c’est si' le'ent our ré ondre . la 'ulti licité de ces ré9érences 9aites au7 ca itulaires. le recours au droit naturel. a réacti2é toute une série de sa2oirs "istori(ues. sous lGin9luence de lGarc"e2@(ue >inc'ar. etc1 $t uis. son "istoire et ses ra orts a2ec la ci2ilisation1 &ien s)r. la bourgeoisie a été lutCt 9a2orable au des otis'e éclairé. au7 rati(ues 'éro2ingiennes ou carolingiennes. endant toute la re'ière artie du S=AAAe siècle. dans les 9@tes. lusieurs 2illes le droit de 9ra er 'onnaie1 0Gasse'blée ? instruisit aussi le rocès de Jé in AA. Jistes (ou Jitres) en 465 et dont les résolutions ortent le no' dGÉdit de Jistes. er'ettait de donner une 9igure 2isible . si 2ous 2ouleP. dans les 'ani9estations. (uel(ue c"ose co''e le contrat social1 0e rousseauis'e de la bourgeoisie .é2olution. 9aire a el récisé'ent au sau2age. (ui ne soit as 3uste'ent une re-constitution. cet anti-"istoricis'e de la bourgeoisie n’est as resté tel (uel B il n’a as e' @c"é toute une réarticulation de l’"istoire1 Au 'o'ent de la con2ocation des États générau7. co''e des 9astes de l’"istoire. ce (u’on dit. dans les signes. (ue la bourgeoisie. bien entendu. roi dGA(uitaine. son tour. si 2ous 2ouleP1 Ce caractère anti-"istorien de la &ourgeoisie.é2olution co' rise co''e c?cle et co''e retour1 21 -ans un concile tenu . les Carolingiens. 'ais (ui soit essentielle'ent. 2ous le co' reneP. dont le retour dans le 2ocabulaire. était e7acte'ent une ré onse . le recours . la tec"ni(ue. sinon anti-"istori(ue. 9aire a el au contrat. une . la bourgeoisie. a2ant et au début de la . les in2asions 9ran(ues ou '@'e encore C"arle'agne. et on accorda . l’ad'inistration. a essa?é d’éc"a er . l’édit de Jistes 21. la "iloso "ie. on le 2oit se 'ani9ester de deu7 9a#ons1 Jre'ière'ent.

de ce (ue d’Antraigues.o'e arc"aa(ue.57-. un certain oint. 1449-1497. est de l’abbé Jro?art : E !essieurs les Francs. (ue l’on 2a trou2er. Jaris. (u’elle er'ettait.é2olution. car celui (ui est e' ereur E imperat sed non regit T) il co''ande 'ais il ne gou2erne as. l’e' ire na oléonien1 Autre 9or'e de réacti2ation "istori(ue . (ue de la cité gallo-ro'aine. dans sa colère. !é'oire sur la constitution des États ro2inciau7. d’ailleurs. (u’on re' lace ce titre de roi ar celui d’e' ereur. cette es èce de 2ocabulaire "istori(ue i' licite (ui est résent dans la 9@te de 3uillet 179+1 $t la 'eilleure reu2e. réacti2ation de . 1744. et dont on arle beaucou 'oins (ue de la 9@te ro'aine1 0e c"a' de !ars. au cours de cette 9@te. et (ui est ris co''e oint de 3onction entre les libertés 9ran(ues et les libertés gallo-ro'aines : C"arle'agne l’"o''e (ui con2o(uait le eu le au c"a' de !ars B C"arle'agne sou2erain-guerrier. de2eneP les nCtres. (ue 0ouis S=A re2ienne du c"a' de !ars la couronne i' ériale sur la t@te1 $t c’est bien entendu au oint de con9luence de ce r@2e carolingien (un eu 'éconnu) et uis du r@2e ro'ain.o'e. 1 . 1 611 2! 01-&1 Jro?art. ré ublicaine et 2ertueuse. ce (ue l’abbé Jro?art 2oulait (ue le tiers état dise . disait ce ro3et 22. en (uel(ue sorte.é2olution l’e7écration de la 9éodalité. a2ec ses libertés et sa ros érité : d’o8 la 9@te ro'aine.é2olution. bien s)r. la 9igure de C"arle'agne. (uel(u’un a2ait de'andé (ue 0ouis S=A soit. a elait E le lus é ou2antable 9léau dont le ciel. déc"u de son titre de roi. le retourne'ent ur et si' le de la t"èse de &oulain2illiers. son sou2erain. et (ue l’on crie sur son assage non as E =i2e le roi b F 'ais E 0ouis l’e' ereur b F.)1 2 $1 01 >1 01 co'te dGAntraigues. noble rallié . Le 6ang épure '''' op' cit1. 0a Vociété des 3acobins. 174*. artir '@'e. en tout cas. 1 . en 3uin 179+. et c’est bien un certain ra ort du eu le ainsi asse'blé . l’intérieur de la .541 Cité in A1 -e2?2er. la 9@te du 15 <uillet 179+. réacti2ation lutCt de la cité ro'aine. titre de constitution. en (uel(ue sorte 9onda'entale. la noblesse1 $t Vie?ès.é2olution. @ie du Daup(in père de Louis W@.7+1 .-dire aussi bien de la . 'ais en '@'e te' s rotecteur du co''erce et des 2illes B C"arle'agne roi ger'ani(ue et e' ereur ro'ain1 Al ? a eu tout un r@2e carolingien (ui s’est dé2elo é dès le début de la . des libertés1 Autre 9igure réacti2ée. il est e' ereur et il n’est as roi1 Al 9audrait. et 22 Al sGagit dGune 'otion résentée . dans son 9a'eu7 te7te sur le(uel 3e re2iendrai la roc"aine 9ois. de ce rousseauis'e 3uridi(ue (ui a2ait été le 9il directeur endant longte' s1 -’une art. (uel(ues se'aines a2ant la 9@te. la bourgeoisie. . il nous la\t de rentrer dans le atri'oine de nos ères2!1 F =oil. co''e ritualisation oliti(ue de cette 9or'e "istori(ue (ui re2enait. t1 A1 1 15. )t 9ra er une nation libre2 F1 $" bien. 3us(u’. c’est-. la séance du 17 3uin 179+ (c91 $-A1 Aulard. 2ol1 A. de reconstituer ou de réacti2er1 C’est. ce ra ort de 'odalité carolingienne. (ui a tra2ersé la . dont 2ous a2eP 2u le rCle (ue lui donnait !abl?.$t c’est ainsi (ue 2ous a2eP eu deu7 grandes 9or'es "istori(ues réacti2ées dans la . c’est (ue dans un club de 3acobins. JarisQ0?on. A' ri'é en =i2arois. disait : E Jour(uoi ne as ren2o?er dans les 9or@ts de la Franconie toutes ces 9a'illes (ui conser2ent la 9olle rétention d’@tre issues de la race des con(uérants. de la t"èse de l’in2asion1 $t 2ous trou2eP ainsi des te7tes 6 celui-l. nous so''es 'ille contre un : nous a2ons été asseP longte' s 2os 2assau7. cette e7écration de la 9éodalité rend lusieurs 9or'es1 -’abord. . c’est une 9@te carolingienne B elle se asse récisé'ent au c"a' de !ars.

leurs ou2oirs. 1 1+-111 0a "rase co''ence. au ni2eau de l’i'aginaire. on se battait autour de ce (u’étaient. et de science-9iction dans la 'esure o8 il s’agit de la réacti2ation. dans l’ordre de l’i'aginaire dans la 'esure '@'e o8 ce got"i(ue et cette 9éodalité a2aient été l’en3eu d’une lutte 'aintenant séculaire au ni2eau du sa2oir et des 9or'es de ou2oir1 &ien a2ant le re'ier ro'an got"i(ue.é2olution1 2" $1-<1 Vie?ès. 3e 2ous arlerai de l’"istoire co''e re rise de la . la roc"aine 9ois. de seigneurs i' ito?ables et sanguinaires. la 9in du S=AAAe siècle. +apport présenté le ML @endémiaire an 8@ au Conseil des Cin#"Cents sur les mesures d'ostracisme) d'e2il) d'e2pulsion les plus convenables au2 principes de &ustice et de liberté) et les plus propres F consolider la républi#ue' Cité in A1 -e2?2er. en 9ait. ce n’est as l’i'agination. le ro'an got"i(ue B 'ais tout ceci est . re lacer dans cette "istoire du sa2oir et des tacti(ues oliti(ues (u’il er'et1 $" bien alors. car ce sont tou3ours des récits d’abus de ou2oir. eu libérée2#1 F =ous 2o?eP (u’ici s’est 9or'é (uel(ue c"ose (ui 2a @tre aussi i' ortant au tout début du SASe siècle. au 9ond1 un siècle d’Dge1 Ce n’est as la littérature. de tout un sa2oir sur le got"i(ue (ui a. les seigneurs. res(ue un siècle au ara2ant.é2olution 9ran#aise. leurs 9ie9s.-dire la réinter rétation de la . i'aginaire. Le 6ang épure '''' op' cit'. 3e ne 'e sou2iens lus.. our cette raison-l. u'est"ce #ue le 3iers"État $. de l’"istoire et de la oliti(ue. c"a 1 AA. a rès les grands 'ou2e'ents d’é'igration : E 0es é'igrés re résentent les 2estiges d’une con(u@te dont la nation 9ran#aise s’est eu . &oula? de la !eurt"e disait. "istori(ue'ent et oliti(ue'ent.d’a2oir succédé . de r@tres arrogants. dans ces ro'ans de science et de oliti(ue 6 9iction1 $n ce do'aine 2ous a2eP donc eu. éd1 citée. dans le te7te. ainsi : E Jour(uoi ne ren2errait-il as Mle Hiers-ÉtatO111 F 2# C91 A1-<1 &oula? de la !eurt"e. etc1 0e ro'an got"i(ue est un ro'an de science et de oliti(ue-9iction : oliti(ue-9iction dans la 'esure o8 il s’agit de ro'ans essentielle'ent centrés sur l’abus du ou 2oir. leurs 9or'es de do'ination1 Hout le S=AAA e siècle a été. (ui ont. . d’e7actions. au ni2eau du droit. de tout un sa2oir sur la 9éodalité. d’e99roi et de '?stère. la 9ois ro'ans de terreur.é2olution 6 donc un siècle a rès cet énor'e tra2ail au ni2eau du sa2oir et au ni2eau de la oliti(ue 6 (ue 9inale'ent il ? a eu une re rise en c"arge. 'ais égale'ent ro'ans oliti(ues.é2olution : ces ro'ans got"i(ues (ui sont . c’est-. des droits de con(u@te Y 2" F $t en 1795 ou 1796. en ter'es d’"istoire des races1 $t c’est égale'ent du cCté de cette e7écration de la 9éodalité (u’il 9aut sans doute re lacer la 2alorisation a'biguf du got"i(ue (ue l’on 2oit a ara\tre dans les 9a'eu7 ro'ans 'édié2au7 de l’é o(ue de la . et des luttes oliti(ues et sociales (ui l’ont tra2ersée. tra2ersé ar le roblè'e du 9éodal1 $t ce n’est (u’au 'o'ent de la . introduit co''e une nou2eauté ou co''e un renou2eau absolu ces t"è'es du got"i(ue et de la 9éodalité1 Als se sont inscrits. c’est la 9able de sou2erains in3ustes. 1 5151 .

de la guerre indé9inie co''e 9ond de l’"istoire et du ra ort de do'ination co''e élé'ent rinci iel de la oliti(ue. ses états de nature. 2a @tre. 3e ne crois as (ue ce soit l’e99et de la trans lantation ou. l’idée d’une guerre interne co''e dé9ense de la société contre les dangers (ui naissent dans son ro re . retranscrit en crises et en 2iolences1 !ais lus encore. bien entendu. MARS 1*$# +éélaboration politi#ue de l!idée de nation F la +évolution < 6ieyès' % Consé#uences t(éori#ues et e**ets sur le discours (istori#ue' % Les deu2 grilles d!intelligibilité de la nouvelle (istoire < domination et totalisation' % . (ui 2a @tre. du contrCle ris ar une "iloso "ie dialecti(ue sur l’"istoire1 <e crois (u’il ? a eu (uel(ue c"ose co''e une dialectisation interne. ce ra ort de guerre ainsi 'a\trisé . 3e 2oudrais 'aintenant 'ontrer co''ent. déli'ité. réduit. ses sau2ages. . la lutte de tous contre tous. . en (uel(ue sorte e7térieur : un rCle non lus constituti9 de l’"istoire 'ais rotecteur et conser2ateur de la société B la guerre non lus co''e condition d’e7istence de la société et des ra orts oliti(ues. une sorte d’a aise'ent 9inal. non as au sens de cet é(uilibre bon et 2rai (u’a2aient rec"erc"é les "istoriens du S=AAAe siècle.%&'RS (' 1. lui essentielle'ent et res(ue lui seul. son e'bourgeoise'ent1 $t le roblè'e serait de sa2oir co''ent. une auto-dialectisation du discours "istori(ue (ui corres ond. c’est le discours de l’"istoire1 Alors. un certain oint a aisé1 C’est (u’a rès tout l’"istoire (telle (ue l’a2ait racontée &oulain2illiers. 'ais au sens de réconciliation1 Ce retourne'ent du roblè'e de la guerre dans le discours de l’"istoire. sinon éli'iné du discours de l’"istoire. etc1) B ce n’est as cela. dans le discours "istori(ue du SASe siècle.. et 3us(u’. eu rès e7clusi9. 'ais a2ec un rCle négati9. ce danger 2a @tre ro'is . artir de ce dé lace'ent (sinon de cette déc"éance) du rCle de la guerre dans le discours "istori(ue. (ui a2ait 9ait de la guerre l’anal?seur rinci al. eu i' orte) a2ait 9ait surgir le grand éril : le grand éril (ue nous so?ons ris dans une guerre indé9inie B le grand éril (ue tous nos ra orts. ou du &uat-Ran#a?. ses "o''es des rairies ou des 9or@ts. et . et d’une 9a#on un eu arado7ale. (uels (u’ils soient. l’intérieur du discours "istori(ue 2a réa ara\tre. constituti9 '@'e de l’intelligibilité "istori(ue au S=AAAe siècle. ci2ilisé si 2ous 2ouleP. ce 'o'ent-l. 'ais condition de sa sur2ie dans ses ra orts oliti(ues1 =a a ara\tre. ré arti en dangers régionau7. en é isodes transitoires. lus essentielle'ent. des ra orts oliti(ues B le discours de l’"istoire. en (uel(ue sorte.ontlosier et Augustin 3(ierry' % Naissance de la dialecti#ue' <e crois (u’au S=AAAe siècle c’était le discours de l’"istoire. du 'oins réduit. et non as le discours du droit. . i' lanté. donc. et non as le discours de la t"éorie oliti(ue (a2ec ses contrats. colonisé. 3e crois.é2olution (ue cet élé'ent de la guerre. ré arti. c’est . artir de la . soient tou3ours de l’ordre de la do'ination1 $t c’est ce double danger.

c’est-. 14*91 1 151 . la 9ois 3uridi(ue et "?si(ue. u'est"ce #ue le 3iers"État$) éd1 citée. résent dans l’ordre oliti(ue Y . une 9oule. elle a2ait 9ait asser le roi du cCté des instru'ents de guerre et de do'ination d’une nation sur l’autre1 Ce n’est as le roi (ui constitue la nation B c’est une nation (ui se 1 * $1-<1 Vie?ès. c"acun indi2iduelle'ent. dans son ra ort "?sico-3uridi(ue a2ec c"acun de ses su3ets. elle a2ait établi. du discours "istori(ue1 <’a2ais essa?é de 2ous 'ontrer. (ui a2ait le lus de 'al . . la t"èse de la 'onarc"ie absolue était (ue la nation n’e7istait as. 'ais oliti(ue. si 2ous 2ouleP. du 'oins co''e e7e' le de cette trans9or'ation. t1 =. les uns . artir de l. en gros. c’était la bourgeoisie. 'aintenant. cor orelle du roi1 C’est le cor s du roi. du cor s du roi. é2ide''ent. co''ent le déblocage est 2enu. ne sont rien (ue des indi2idus. les '@'es lois1 Ce n’est as cela (ui 9ait la nation1 Ce (ui 9ait la nation.ien1 Lue de'ande-t-il . et ar consé(uent d’e'bourgeoise'ent. se ser2ir du discours de l’"istoire co''e ar'e dans le co'bat oliti(ue1 <e 2oudrais 2ous 'ontrer. la dernière 9ois. de l’"istoire. entre ces nations. dites our les résu'er) 2ous sa2eP (ue. tous. en tout cas) B et. en (uel(ue sorte. et son unité substantielle. cCté des autres. non as "istori(ue. les '@'es coutu'es. (ui auraient la '@'e langue. du 'o'ent non as du tout o8 la bourgeoisie s’est en (uel(ue sorte donné ou reconnu une "istoire. (uand on le regarde d’un eu lus rès. 3e 2ais essa?er de décrire ce 'ou2e'ent d’auto-dialectisation. 2i2ante. a2ec la ersonne réelle. artir de (uel(ue c"ose de bien articulier (ui a été la réélaboration. (ui 9ait le cor s de la nation1 Tn 3uriste de la 9in du S=AA$ siècle disait E c"a(ue articulier ne re résente (u’un seul indi2idu en2ers le roi F *1 0a nation ne 9ait as cor s1 $lle réside tout entière dans la ersonne du roi1 $t c’est de cette nation 6 si' le e99et 3uridi(ue. te7te. un certain ra ort. . c’est (u’il ? a des indi2idus (ui. si elle e7istait. dans la ersonne du roi1 Al ? a nation non arce (u’il ? a un grou e. elle ne le ou2ait (ue dans la 'esure o8 elle trou2ait sa condition de ossibilité. le grand ren2erse'ent de l’"istori(ue au biologi(ue. 3e crois.. de l’idée de nation. le 9a'eu7 te7te de Vie?ès sur le tiers état. ne 9or'ent '@'e as un ense'ble. dans le c"a' "istoricooliti(ue (ui a2ait été constitué au S=AAAe siècle. la 9ois 9a'eu7 et usé. co''ent et our(uoi. ou (ue du 'oins. 'ais ont. 2ous sa2eP1 (ui ose les trois (uestions : E Lu’est-ce (ue le Hiers-État’Y Hout1 Lu’a-t-il été 3us(u’. une 'ulti licité d’indi2idus (ui "abiteraient sur une terre. (u’une trans9or'ation s’est 9aite (ui a rendu ossible un nou2eau t? e de discours "istori(ue1 $t 3e rendrai1 sinon e7acte'ent co''e oint de dé art. de cette 9a'euse notion de E nation F dont l’aristocratie a2ait 9ait le su3et et l’ob3et de l’"istoire au S=AAA e siècle1 C’est de ce rCle-l. 'ais (ui. du constituant au 'édical dans la ensée de la guerre sociale1 Alors au3ourd’"ui. 'ais .-dire de la réélaboration oliti(ue de la nation. 1 11 !anuscrit1 a2ant E c"a(ue articulier F : E 0e roi re résente la nation entière et F1 Ce assage est donné co''e cité in J1 $1 0e'onte?1 nu2res1 Jaris.cor s et de son ro re cor s B c’est. orte un certain no'bre de trans9or'ations essentielles1 Z ro os de la nation (3e re2iens sur des c"oses dé3. dont la osition était 9inale'ent la lus di99icile. des ra orts de guerre et de do'ination. (ui n’a2ait sa réalité (ue dans la réalité uni(ue et indi2iduelle du roi 6 (ue la réaction nobiliaire a2ait tiré une 'ulti licité de E nations F (au 'oins deu7. @tre Y Z ? de2enir (uel(ue c"ose11 F He7te ..

ces conditions-l. (u’il ? ait des "o''es (ui soient grou és ar un certain intér@t. our (u’on uisse arler de la nation. écrite ar la réaction nobiliaire. lus 2raise'blable'ent sans doute. il n’est as nécessaire (u’il ? ait un roi1 Al n’est '@'e as nécessaire (u’il ? ait un gou2erne'ent1 A2ant '@'e la 9or'ation de tout gou2erne'ent. ar une instance (u’elle a (uali9iée our donner les lois. selon Vie?ès. des conditions "istorico-9onctionnelles. our2u (u’elle se soit donné une loi co''une. ou lutCt une dé9inition dédoublée. ce (ui 9ait une Ration F Uibid') p' IMX' E Lue 9aut-il our (uGune Ration subsiste et ros ère Y -es tra2au7 particuliers et des 9onctions publi#ues T Uibid') 1 * B c91 c"a 1 t. l’e7térieur. a2ant la naissance du sou2erain. our (u’elle subsiste et ros ère co''e condition non lus 9or'elle de son e7istence 3uridi(ue. en lus de ces E tra2au7 F. ou (ue ce soit dans une direction de t? e rousseauiste1 2 E Tne loi co''une et une re résentation co''une. (ue ce soit dans le sens de la t"èse 'onarc"iste. beaucou 'oins (ue ce (u’e7igeait la dé9inition de la 'onarc"ie absolue1 C’est-. 3e crois (ue Vie?ès ren2erse (et c’est la re'ière c"ose (ue l’on eut signaler) la direction de toutes les anal?ses (ui a2aient été 9aites 3us(ue-l. deu7iè'e'ent l’artisanat et l’industrie. les "abitudes. beaucou lus (ue ce (u’e7igeait la dé9inition de la réaction nobiliaire1 Jour celle-ci. ce (u’il a elle E des tra2au7 F. a2ait 9ait de ces relations la tra'e de l’intelligibilité "istori(ue1 A2ec Vie?ès on 2a a2oir une tout autre dé9inition.. ces conditions 3uridico-9or'elles de la nation. il 9aut donc (u’il ? ait lois e7 licites et instances (ui les 9or'ulent1 0e cou le loi-législature est la condition 9or'elle our (u’il ? ait nation1 !ais ce n’est l. de la nation1 -’une art.-dire (ue. ce ni2eau de 9onctions et d’a areils (ue soient dé9inies les conditions de l’e7istence "istori(ue de la nation1 /r. il su99isait. our (u’il ? ait nation. en 9aisant cela. en a3outant . 'ais co''e condition "istori(ue de son e7istence dans l’"istoire. et (u’il ? ait entre eu7 un certain no'bre de c"oses co''unes. et Vie?ès en 2oit deu7 grou es1 A2ant tout. our (ue sa législature soit reconnue (et ceci non seule'ent . c’est récisé'ent (ue ce soit . co''e les coutu'es. E 9onctions F et E a areils F our désigner ces deu7 ense'bles de ré(uisits "istori(ues de la nation1 !ais l’i' ortant. our (u’il ? ait une nation. 2oil. our l’"istoire telle (ue l’écri2ait &oulain2illiers. un état 3uridi(ue1 Vie?ès dit (ue our (u’il ? ait une nation il 9aut deu7 c"oses : une loi co''une et une législature 21 =oil. troisiè'e'ent le co''erce. et (ui est récisé'ent la législature1 -onc. c’est l’Église et c’est l’ad'inistration 1 E Hra2au7 F et E 9onctions F B nous dirions. il 9aut autre c"ose. ar les autres nations. our (ue sa loi soit a li(uée. 1 *-9)1 . c’est-. é2entuelle'ent une langue1 Jour (u’il ? ait une nation. a2ant la délégation du ou2oir. la nation c’est beaucou 'oins (ue ce (ue de'andait la dé9inition de la 'onarc"ie absolue1 !ais c’est. our l’état 3uridi(ue1 Cette re'ière dé9inition de la nation (ou lutCt d’un re'ier ense'ble de conditions nécessaires our (ue la nation e7iste) e7ige donc. 'ais . l’intérieur '@'e). (uatriè'e'ent les arts libérau71 !ais. il 9aut d’autres conditions1 $t c’est . il 9aut ce (u’il a elle E des 9onctions F : c’est l’ar'ée. d’un autre cCté.donne un roi our lutter récisé'ent contre les autres nations1 $t cette "istoire. c’est la 3ustice. (ue le re'ier étage de la dé9inition1 Jour (u’une nation subsiste. la nation e7iste. (ue s’arr@te Vie?ès1 Ce sont les conditions en (uel(ue sorte substantielles de la nation.-dire re'ière'ent l’agriculture.

'ais une série de lois dont les unes s’a li(uent .. arce (ue les lois ou les ordonnances sont 9i7ées ar un s?stè'e (ue Vie?ès a elle E auli(ue! F. n’en a as re#u le statut 9or'el1 Al n’? a as en France de lois co''unes. 2oulaient dé2elo er leur agriculture.$n e99et. our les neu9 di7iè'es de ces a areils. l’aristocratie. la 9in du S=AAAe siècle selon lui1 Al ? a. une agriculture. la constitution 3uridi(ue de la nation B et ce n’était (ue lors(ue cette organisation 3uridi(ue de la nation était ac(uise. de 9or'er une ar'ée. c’est-. in2erse'ent. une 'agistrature. la 3ustice Y &ien s)r. (ue de l’ordre de la consé(uence. le s?stè'e de la cour. au 9ond ces élé'ents (ue Vie?ès isole co''e condition substantielle de la nation 6 l’agriculture. on eut anal?ser 6 ce (ue 9ait Vie?ès 6 ce (ui se asse en France . du 'oins les instru'ents et la garantie1 C’était une 9ois la nation constituée (ue l’on ou2ait se donner (uel(ue c"ose co''e une ar'ée ou co''e une 3ustice1 /r. etc1 6 l. eut tou3ours se donner des lois et une législature B il eut se donner une constitution1 V’il n’a as ces ca acités de 9aire du co''erce. une ad'inistration1 Ceci 2eut dire (u’un grou e d’indi2idus eut tou3ours se réunir. une église. les autres au clergé. les autres au tiers état. un co''erce. selon Vie?ès. c’est le tiers état. l’e99et de l’e7istence de la nation1 C’était récisé'ent lors(ue les "o''es. assu'e en lui les conditions substantielles de la nation. d’e7ercer ses 9onctions. artir de l. en e99et. ou2oir a2oir entre eu7 des relations de t? e écono'i(ue. la li'ite de la 9or@t ou dans les rairies. des arts libérau71 Lui assure ces di99érentes 9onctions’Y 0e tiers état1 et le tiers état seule'ent1 Lui 9ait 9onctionner l’ar'ée. un État ou un gou2erne'ent1 C’est-. de l’artisanat. sinon "istori(ue'ent. 2ous 2o?eP (ue Vie?ès ren2erse l’anal?se1 Al 9ait asser ces tra2au7 et ces 9onctions. la noblesse. ait la ca acité "istori(ue de 9or'er ses tra2au7. etc1. ou ces 9onctions et ces a areils. au contraire. 'ais 3a'ais "istori(ue'ent1 Ce n’est 3a'ais ni le contrat. et ourtant n’ait 3a'ais re#u une loi co''une et une législature1 Als seront. etc1 6 (u’est-ce (ue c’était Y Ce n’était as la condition our (ue la nation e7iste B c’était. elle ne eut entrer et subsister dans l’"istoire. l’ad'inistration. ar ra ort . en réalité. le co''erce. (ue si elle est ca able de co''erce. 1 171 . du 'oins dans l’ordre des conditions d’e7istence1 Tne nation ne eut e7ister co''e nation. l’industrie. un artisanat. "istori(ue'ent. a2oir un co''erce. il ne sera 3a'ais. certaines laces i' ortantes.-dire (ue toutes ces 9onctions n’étaient. (u’ils se donnaient une loi. l’ad'inistration. (ui en assure le 9onctionne'ent1 $n re2anc"e. il eut se 9aire ar9aite'ent (u’un grou e d’indi2idus ait de (uoi. l’Église. d’artisanat B (ue si elle a des indi2idus (ui sont susce tibles de 9or'er une ar'ée. ou en tout cas de l’ordre de la 9inalité. (ui eu2ent @tre réelle'ent créateurs de nation1 !ais. une nation1 Al le sera. non lus ce n’était as la condition our (ue la nation e7iste B c’en était. . de l’agriculture. sinon les e99ets. en (uel(ue sorte. ces gens. on trou2e des gens (ui a artiennent . . . (ue ces 9onctions ou2aient se dé lo?er1 Luant au7 a areils 6 co''e l’ar'ée. etc1 Jas de lois co''unes1 Jas de législature non lus. en ossession des élé'ents substantiels et 9onctionnels de la nation B ils ne seront as en ossession de ses élé'ents 9or'els1 Als seront ca ables de nation B ils ne seront as une nation1 /r. 3uridi(ue'ent.-dire de l’arbitraire ro?al1 ! C91 ibid') c"a 1 AA. 'ais. e99ecti2e'ent. la 3ustice. ni la loi. a2ant la nation 6 a2ant. ce tiers état (ui. ré artis indi2iduelle'ent sur la sur9ace de la terre. ni le consensus. tant (u’a2ait régné la dé9inition 3uridi(ue de la nation. une 'agistrature. eut-@tre. d’agriculture.

l’ense'ble étati(ue constitué ar le ro?au'e de France n’est as réelle'ent une nation. ce droit articulier.-dire un grou e d’indi2idus (ui ortent en eu7 la ca acité . 'ais nous so''es ca ables de orter la 9onction totalisatrice de l’État1 Rous so''es susce tibles d’uni2ersalité étati(ue1 F $t alors. 1 *1 E 0e Hiers e'brasse tout ce (ui a artient . on 2a a2oir une in2ersion de l’a7e te' orel de la re2endication1 -ésor'ais. il 2a s’agir de tout autre c"ose1 Al 2a s’agir de dire au contraire (c’est ce (ue 2a dire le tiers état) : E Rous ne so''es (u’une nation ar'i d’autres indi2idus1 !ais. a99ir'é dans la 2ictoire : le droit singulier des nobles1 $t elle rétendait. en droit. elle est la seule . dans la 'esure o8 il ne recou2re as e7acte'ent les 9onctions "istori(ues (ui sont nécessaires et su99isantes our constituer une nation1 /8 2a-t-on trou2er. 'ais d’une nation dont 2ous 2o?eP (u’elle de2rait. et le 9aire 9onctionner dans sa singularité1 Aci. législature1 $t ourtant il ? a en France E une F nation. (ue " # C91 ibid') c"a 1 A. cette nation (ue nous constituons. 1 9)1 . l’uni2ersalité. dont Vie?ès n’est ni l’in2enteur ni le seul 9or'ulateur. E et tout ce (ui est nCtre est nation# F1 Cette 9or'ulation oliti(ue. de la nation : lois co''unes. la réaction nobiliaire 9aisait (uoi Y $lle e7tra?ait du cor s social. 3uridi(ues. ce n’est as au no' d’un droit assé. constitué ar le roi et ses su3ets. soit ar une 2ictoire. elle e7tra?ait de l’unité 'onarc"i(ue un certain droit singulier. (ui sera E la F nation Y -ans le tiers état. le tiers état est condition "istori(ue de l’e7istence d’une nation. 3e crois. un certain ra ort nou2eau de la articularité . la France n’est as une nation uis(u’il lui 'an(ue les conditions 9or'elles. assurer l’e7istence substantielle et "istori(ue de la nation1 Ces gens sont orteurs des conditions "istori(ues d’e7istence dune nation et de la nation1 -’o8 la 9or'ule centrale du te7te de Vie?ès. bien s)r. (uelle (ue soit la constitution du cor s social (ui l’entourait. n’est as su99isant our cou2rir ce (u’est la réalité "istori(ue de la nation1 !ais. on le 2oit. de la totalité du cor s social. sont d’ordre i''édiate'ent oliti(ue1 $lles sont i''édiate'ent oliti(ues en ceci : c’est (ue. 3e crois (u’on eut tirer un certain no'bre de consé(uences1 0es unes. un certain ra ort (ui est e7acte'ent l’in2erse de celui (ui a2ait caractérisé le discours de la réaction nobiliaire1 Au 9ond. 2a bien s)r @tre la 'atrice de tout un discours oliti(ue (ui. ar consé(uent. (ui ne eut se co' rendre (ue récisé'ent dans un ra ort olé'i(ue. et (ui est : E 0e Hiers-État est une nation co' lète"1 F Cette 9or'ule 2eut dire ceci : ce conce t de nation. coancider a2ec l’État1 0e tiers état est une nation co' lète1 Ce (ui constitue la nation est en lui1 /u encore. ou2oir constituer e99ecti2e'ent la nation1 Rous ne so''es eut-@tre as. dit le tiers état. scellé ar le sang. et dans le tiers état seule'ent1 Z lui seul. etc1. la totalité du cor s social. soit ar une in2asion. établi soit ar un consensus. (ue l’aristocratie a2ait 2oulu réser2er . n’est as encore é uisé 'aintenant1 0a 'atrice de ce discours oliti(ue résente. 2ous le sa2eP bien. nous seuls. deu7 caractères1 Jre'ière'ent. de du &uat-Ran#a?. d’un autre cCté. e7 licite'ent olé'i(ue. a2ec les t"èses de &oulain2illiers. le no?au "istori(ue d’une nation. un grou e d’indi2idus n’a?ant our eu7 (ue (uel(ue c"ose co''e des coutu'es et un statut co''uns. c’est-. si l’on 2eut traduire ces '@'es ro ositions autre'ent : E Hout ce (ui est national est nCtre F.-e cette anal?se. garder our la noblesse l’absolu et singulier ri2ilège de ce droit B donc e7traire. deu7iè'e caractère de ce discours. . la nationB et tout ce (ui nGest as le Hiers ne eut as se regarder co''e étant de la nation1 LuGest-ce (ue le HiersY Hout F (ibid'.

ou 2irtualité étati(ueQréalisation étati(ue. et (ui. un certain oint. ce n’est as son arc"aas'e. les consé(uences t"éori(ues au ni2eau de ce (u’on entend ar nation1 Consé(uences 'aintenant our le discours "istori(ue1 Ce (ue l’on 2a a2oir. un certain oint re lace en son centre. ce ar (uoi on ou2ait déco' oser l’unité étati(ue. de se 9or'er et de trou2er ses conditions "istori(ues d’e7istence dans un grou e d’indi2idus1 =oil. s’ordonnent . et 'ontrer (ue. dé3.. résent dans le résent1 uis(u’il s’agit d’une certaine 9onction d’uni2ersalité étati(ue. au contraire. si 2ous 2ouleP. de gérer. liturgi(ues : c’était l’État racontant son ro re assé. l’État1 Ce (ui 2eut dire lusieurs c"oses1 -’abord. dans ces conditions. 3us(u’. de tenir un discours sur lui-'@'e1 Ce discours (ui a2ait des 9onctions 3usti9icatrices. (uel(ue c"ose d’autre. sur un a2enir. d’autant lus 9orte (u’elle détiendra. de gou2erner. sous l’a arence 9or'elle de l’État. une certaine 'anière. et 3us(u’. c’est (uel(ue c"ose co''e des ca acités. o osées ou 3u7ta osées)1 Ce (ui 2a caractériser la nation. c’est un ra ort. essentielle'ent. de'ande (ue son statut de nation uni(ue soit e99ecti2e'ent reconnu. récisé'ent. c’est un discours "istori(ue (ui réintroduit. la 9igure de l’État B une nation sera 9orte. son ancestralité. et se ren9or#ant. il . constituti9. l’e7istence e99ecti2e de l’État lui-'@'e1 C’est le long de cet a7e 2ertical nationQÉtat. ce ne sera as d’e7ercer sur les autres nations un ra ort de do'ination B ce sera (uel(ue c"ose d’autre : ce sera de s’ad'inistrer soi-'@'e. son ra ort . en (uel(ue sorte. d’autres nations1 Ce (ui 2a caractériser E la F nation. sur soi. en (uel(ue sorte son intensité barbare. 3us(u’. d’anal?se et de discours1 /n 2a a2oir des consé(uences t"éori(ues aussi. le roblè'e de l’État1 $t en ceci. des nations ad2erses. susce tibles de constituer un État.-dire établissant sa ro re légiti'ité. allant de ce cor s d’indi2idus. on 2a a2oir un discours "istori(ue (ui. lus de ca acités étati(ues1 Cela 2eut dire aussi (ue le ro re d’une nation ce n’est as telle'ent de do'iner les autres1 Ce (ui 2a constituer l’essentiel de la 9onction et du rCle "istori(ue de la nation. (ue la nation 2a @tre caractérisée et située1 Cela 2eut dire aussi (ue ce (ui constitue la 9orce d’une nation. ce n’est as un ra ort "oriPontal a2ec d’autres grou es ((ui seraient des nations autres. c’est l’État dans la 'esure o8 il est en train de na\tre. des 2irtualités (ui. une nation. our ce (ui concerne les consé(uences oliti(ues de ce t? e-l.2a s’articuler la re2endication1 0a re2endication 2a ou2oir s’articuler sur une 2irtualité. ar-de2ers elle. dans le(uel la nation était. un a2enir (ui est i''inent. (ui est dé3. au ni2eau de ses droits 9onda'entau71 C’était cela le discours de l’"istoire au S=AA$ siècle encore1 C’est contre lui (ue la réaction nobiliaire a2ait lancé son br)lot. et (ui sont celles-ci1 =ous 2o?eP (ue ce (ui dé9init. son ra ort au assé B c’est son ra ort . our l’État.. ses a titudes 'ilitaires. se ra roc"era de ce discours "istori(ue tel (u’il e7istait au S=AA$ siècle. 'aintenant. c’est le no?au acti9. ce n’est as telle'ent sa 2igueur "?si(ue. 2ertical. c’est. si 2ous 2ouleP. de l’État1 0a nation. (ue les "istoriens nobiliaires du début du S=AAAe siècle a2aient 2oulu décrire1 Ce (ui constitue 'aintenant la 9orce d’une nation. et cet autre t? e de discours "istori(ue. et dont 3’a2ais essa?é de 2ous 'ontrer (u’il était. toutes. et reconnu dans la 9or'e 3uridi(ue de l’État1 =oil. (ue la nation se s éci9ie non as essentielle'ent ar ra ort . d’assurer. c’est l’État au 'oins en ointillé. au no' de cela. la constitution et le 9onctionne'ent de la 9igure et du ou2oir étati(ues1 Ron as do'ination. assurée ar E une F nation dans le cor s social. 'ais étatisation1 0a nation n’est donc lus essentielle'ent un artenaire dans des ra orts barbares et belli(ueu7 de do'ination1 0a nation.

'ais du SSe encore1 Co''ent eut-on co' rendre une lutte en ter'es ro re'ent ci2ils Y Ce (u’on a elle la lutte. derrière cela. il s’agira non as de 9aire tenir . la(uelle la lutte 'ilitaire. ar ra ort . 'aintenant. 3’ai essa?é de 2ous 'ontrer co''ent l’a99ronte'ent des nations dans un '@'e cor s social se 9aisait ar l’inter'édiaire d’institutions (de l’écono'ie. ses ra orts de do'ination. d’une autre substance : non as un a99ronte'ent ar'é. on 2a a2oir un discours de l’"istoire (ui se ra roc"e de l’État. du retour ré2olutionnant . 3uste'ent. une tension 2ers l’uni2ersalité de l’État1 C’est l’État. ne eut @tre (u’un 'o'ent e7ce tionnel. a?ant son "istoire articulière. de la 9igure totale. l’uni2ersalité de l’État. ne sera as rise dans le cercle de la ré2olution et de la reconstitution. une "ase de crise. la 9ois. dans ses 9onctions essentielles. ou une crise. 'ais les 9orces d’un grou e articulier. de la langue. (u’un é isode. ses 2ictoires. des institutions. o8 le 'o'ent décisi9 sera le assage du 2irtuel au réel. etc1)1 !ais cette utilisation des institutions ci2iles n’était l. une lutte (u’il 2a 9alloir 'aintenant considérer en ter'es non de guerre. de l’ad'inistration1 /n 2a a2oir une lutte ci2ile. 'ais en ter'es ci2ils1 $t 3e crois (ue c’est l. et l’uni2ersalité de l’État. la lutte sanglante. sera essentielle'ent ci2ile1 $lle 2a se dérouler essentielle'ent . en ter'es non 'ilitaires. non seule'ent du SASe siècle. ce . dans cette nou2elle "istoire. 3uste'ent. non de do'ination. 'ais un e99ort.e7istait d’autres 9orces (ui. (uel(ue c"ose (ui serait. etc1 /n 2a 'aintenant. une "istoire de t? e rectiligne. (ui sera olarisée . de la roduction. . la lutte écono'i(ue. co''e c’était le cas au S=AA$ siècle1 !ais on 2a a2oir. et (ui ne sera lus. tra2ers et en direction de l’écono'ie. o8 se ose l’une des (uestions 9onda'entales de l’"istoire et de la oliti(ue. loin d’@tre le 9ond '@'e de tous les a99ronte'ents et des luttes. ou on ourra a2oir. dans des ter'es ro re'ent écono'icooliti(ues Y /u 9aut-il retrou2er. l’État un discours (ui serait le sien ro re et celui de sa 3usti9ication1 Al 2a s’agir de 9aire l’"istoire des ra orts (ui se tra'ent indé9ini'ent entre la nation et l’État. dans l’anal?se de &oulain2illiers. co' lète et leine de l’État dans le résent1 $t ceci 2a er'ettre aussi 6 deu7iè'e c"ose 6 d’écrire une "istoire o8 le ra ort des 9orces (ui sont 'ises en 3eu ne sera as un ra ort de t? e guerrier. entre les 2irtualités étati(ues de la nation et la totalité e99ecti2e de l’État1 Ce (ui er'et d’écrire une "istoire (ui. en 9ait. ar ra ort . ar consé(uent. etc1 !aintenant. une "istoire. est-ce (ue ceci eut @tre e99ecti2e'ent anal?sé en des ter'es non guerriers. (u’. a2oir une "istoire o8 la guerre 6 la guerre our la do'ination 6 sera re' lacée ar une lutte (ui est. du t? e de l’in2asion. du sa2oir. ou un é isode1 0a guerre ci2ile. le Jassage de la totalité nationale . la lutte oliti(ue. au contraire. dans la 'esure '@'e o8 elle n’aura as our 9in et our e7 ression la do'ination. la 9ois 2ers le résent et 2ers l’État B une "istoire (ui cul'ine 2ers cette i''inence de l’État. son ra ort au assé. son sang. l’en3eu et le c"a' de bataille de la lutte B lutte ar consé(uent (ui. de l’éducation. bien s)r. une ri2alité. titre d’instru'ent our une guerre (ui restait 9onda'entale'ent une guerre B ce n’étaient (ue les instru'ents d’une do'ination (ui restait tou3ours une do'ination de t? e guerrier. si 2ous 2ouleP1 &ien s)r. n’étaient as les 9orces de l’État. 'ais un ra ort de t? e entière'ent ci2il. 'ais aura our ob3et et es ace l’État. l’ordre ri'iti9 des c"oses. en (uel(ue sorte. anti-étati(ue1 !ais. la lutte our l’État. (ui 2ont @tre. ne sera.

nos a99ections et . deu7 nations enne'ies dans leurs sou2enirs. Augustin H"ierr?. artir du SASe siècle. . !ic"elet aussi. de la guerre (ue les "istoriens du S=AAAe siècle a2aient re éré1 =oil.5. le résent était tou3ours le 'o'ent négati9. on 2a bien se donner. on aura une "istoire (ui 2a c"erc"er. un certain oint. nos aroles de liberté et de ai7 (ue si notre langage lui était inconnu.e?naud. s’en a3oute une autre. la con(u@te1 0es "istoriens. 1415. certains des 'a\tres sont assés du cCté des 2aincus. cette re'ière grille. co''e le langage de nos aaeuls l’était au sien. un "éno'ène i' ortant. le oint de dé art de l’intelligibilité. au S=AAAe siècle : c’est-. c’est celle récisé'ent (ui a été rendue ossible ar la réélaboration de l’idée de nation1 0e 'o'ent 9onda'ental. 'ilitaire. un ra ort de 9orce.-dire ceu7 (ui sont restés les 'a\tres. encore. artir du résent1 Cette seconde grille. le reste. . la 9ois co' lète et in2erse cette dualité originaire1 C’est une grille (ui. on eut dire (u’elle 2a se caractériser ar le 3eu. nos 'Uurs (ue s’il était 2enu d’"ier ar'i nous. E aussi étranger . 14. au dé art. 1 11 . . 1 *9*1 * C91 $ KuiPot. la re'ière dualité nationale. ce n’est lus l’origine. De la monarc(ie *ranDaise depuis son établissement &us#u'F nos &ours) Jaris. artir de cette redé9inition de la notion de nation. 9onctionne au contraire. dit : E Rous cro?ons @tre une nation. inconciliables dans leurs ro3ets : l’une a autre9ois con(uis l’autre1 F $t. la re'ière in2asion. 'ais le reste. un eu le 2ain(ueur et un eu le 2aincu * F1 /n a bien. s’entrecroisent 3us(u’. aussi sourd . bien s)r. (ui est l’in2ersion de la 2aleur du résent dans le discours "istori(ue et oliti(ue1 Au 9ond.-dire la guerre. le 9ond ci2il de la lutte dans l’es ace de l’État (ui doit se substituer au 9ond guerrier. si on 2eut la 'ettre en lace d’une 9a#on globale. ce n’est as l’élé'ent arc"aa(ue B c’est. artir d’un oint d’origine (ui serait la re'ière guerre. c’était tou3ours du $ $ de . 3e crois. 2ol1 A-AAA1 + A1 H"ierr?1 E Vur lGanti at"ie de race (ui di2ise la nation 9ran#aise F. le '@'e oint de dé art. c’est la grille d’intelligibilité (ui a2ait été constituée et utilisée au S=AAAe siècle1 C’est-. sanglant. et se corrigent l’une l’autre1 0a re'ière. un ra ort de lutte. au contraire. de t? e encore aristocrati(ue co''e !ontlosier$ ('ais aussi Augustin H"ierr?. de deu7 grilles d’intelligibilité (ui se 3u7ta osent. la France contenait deu7 eu les. l’encontre de ce (ui se 9aisait au S=AAAe siècle. 'ais aussi KuiPot) se donnent tou3ours cette lutte co''e 'atrice. le reste suit sa route sans s’occu er de la nCtre + F1 $t KuiPot dit aussi : E de uis lus de treiPe siècles. donc. la bataille. d’une "istoire1 A1 H"ierr?. et nous so''es deu7 nations sur la '@'e terre.9ond indé9ini de la guerre et de la do'ination (ue les "istoriens du S=AAA e siècle a2aient essa?é de re érer Y $n tout cas. co'te de !ontlosier. dans l’"istoire et dans le c"a' "istoricooliti(ue du S=AAAe siècle. (ui . ar e7e' le. le résent1 $t on a l. l’in2asion. our les conditions de ossibilité de ce nou2eau discours "istori(ue1 Concrète'ent. et . et ceci dans la 9or'e '@'e (u’on lui reconnaissait dé3. Du gouvernement de la France depuis la +estauration et du ministère actuel) Jaris. disons. (uelle 9or'e 2a rendre cette nou2elle "istoire Y <e crois (ue. si 2ous 2ouleP. la '@'e grille d’intelligibilité (u’au S=AAAe siècle1 !ais ... dans l’"istoire telle (u’on 2a la 2oir écrite ar KuiPot. H"iers. c’est-. 14*+. Le Censeur européen) M a2ril IJMO) recueilli dans Di2 ans d' études (istori#ues) Jaris.-dire (ue. au lieu de 9onctionner . ce 'o'ent-l. si 2ous 2ouleP. . régressi2e'ent. ar l’a3uste'ent.

l’autre. l’é'ergence de l’État1 Tne "istoire donc (ui s’écrit. en 9or'e de totalisation 6 a2ec. ce n’est lus le 'o'ent de l’oubli1 C’est. sa 2aleur. réactionnaire. . ces deu7 grilles ne 9onctionnent 3a'ais l’une sans l’autre : elles sont tou3ours utilisées res(ue en concurrence. droitière1 0e ri2ilège accordé . au 9ond. leur aresse. tout cela a2ait 9ait (u’ils a2aient oublié le ra ort de 9orce 9onda'ental (ui dé9inissait leur relation a2ec les autres "abitants de leurs terres1 $t. tou3ours le 'o'ent du ro9ond oubli1 -’o8 la nécessité de sortir du résent ar un ré2eil. 2ers le assé. co''e arrière-9ond. 2irtualitéQactualité. . ou le 2irtuel. . . elles se su er osent lus ou 'oins. au 9ond. en 9or'e de do'ination 6 a2ec. 2ous 2o?eP bien (ue le résent 2a @tre le 'o'ent le lus lein. (ui en reconstitue la genèse1 $n 9ait. telle (u’on la 2oit 9onctionner au SAS e siècle. d’un cCté. de l’oubli1 0e résent c’était le 'o'ent o8. de 'odi9ications des ra orts de 9orce. dans l’i''inence. de tra"isons. ourtant. dont on 9ait 3ouer. la seconde 6 au 'o'ent résent de l’uni2ersalité 6 2a donner une "istoire (ui sera une "istoire de t? e libéral ou . la re'ière grille d’intelligibilité 6 celle du co''ence'ent déc"iré 6 2a donner une "istoire (u’on dira. dans l’i''inence du résent. leur a2idité. ré2élateur et anal?seur du assé1 <e crois (ue l’"istoire. d’un autre cCté.é2eil de la conscience. a2ait recou2ert ce ra ort de 9orce initial. et (ui 2a le constituer co''e rinci e d’intelligibilité1 0e résent. elles s’entrecroisent artielle'ent . des 3uristes. l’utilisabilité oliti(ue du discours "istori(ue. . ou au 'oins dans la re'ière 'oitié du SASe siècle. 'aintenant. l’état ri'iti9 de guerre a2ait été co''e brouillé et se trou2ait 'éconnaissable B non seule'ent 'éconnaissable. our l’"istoire du S=AAAe siècle. dans la grille d’intelligibilité de l’"istoire. du cCté du résent. ar la grande réacti2ation du 'o'ent ri'iti9 dans l’ordre du sa2oir1 . artir de ce oint d’oubli e7tr@'e (u’était le résent1 Au contraire. d’abord et a2ant tout. son intensité. la 9ois. le discours des clercs. de la réalisation totalisatrice de l’État. leur distraction. le 'o'ent solennel o8 se 9ait l’entrée de l’uni2ersel dans le réel1 Ce oint de contact de l’uni2ersel et du réel dans un résent (un résent (ui 2ient de se asser et (ui 2a se asser). leurs con9ins1 /n a. 'ais ro9ondé'ent oublié ar ceu7-l. '@'es (ui auraient eu ro9it. si 2ous 2ouleP. la 9ois. elles 2ont tou3ours . l’une ar ra ort . au contraire. celui o8 l’obscur. et (ui les ani'e dans tous leurs dé2elo e'ents B et uis une autre grille d’intelligibilité (ui 2a re'onter de l’actualité du résent. des ad'inistrateurs du ou2oir ro?al. aristocrati(ue. (ui de2ait asser. une "istoire (ui est écrite. en ter'es de co''ence'ent déc"iré et en ter'es d’ac"è2e'ent totalisateur1 $t 3e crois (ue ce (ui dé9init l’utilité. (ui 2a tra2erser tous les rocessus "istori(ues. le ri2ilège accordé . de lus. 2a se ré2éler en lein 3our1 Ce (ui 9ait (ue le résent de2ient. 2iolent et soudain. c’est la 'anière. . totalité 9onctionnelle de la nationQuni2ersalité réelle de l’État. la guerre 6 et. le 'o'ent o8 2a éclater la 2érité. la 9ois. le 'o'ent de la lus grande intensité. c’est cela (ui 2a lui donner. artir de la guerre initiale. .creu7. du cal'e a arent. tra2ers tout un tas de dé lace'ents. ces grilles B la 'anière dont on 2a ri2ilégier l’une ou l’autre1 $n gros. artir du 'o'ent o8 l’"istoire est olarisée ar le ra ort nationQÉtat. en tout cas. de ce (ui s’est assé et de ce (ui 2a se asser. la rencontre l’une de l’autre. l’utiliser1 0’ignorance des nobles. utilise les deu7 grilles d’intelligibilité : celle (ui se dé loie . de sorte (ue le résent était.

ils e7istaient bien a2ant et ils sont bien lus 'ulti les (ue cela1 $n Kaule. c"acune a2ec sa osition tacti(ue ro re. race d’escla2es.-dire. il 9it ara\tre un 3ournal. !1 Foucault 9ait ici allusion . <ou99ro? écri2ait dans une re2ue (uelcon(ue (3e ne sais lus la(uelle) une "rase co''e celle-l. et '@'e de cette grille d’intelligibilité . un ra ort de do'ination entre une noblesse et un eu le (ui était tributaire1 C’était l. l’anal?se de !ontlosier 9onctionne 9ort di99ére''ent de ce (ue l’on 2o?ait au S=AAAe siècle1 !ontlosier arle d’un ra ort de do'ination (ui résulte d’une guerre. donc : une "istoire de t? e droitier. our cela. il ? a2ait dé3. 'ontrer le 3eu de ces deu7 grilles. ne ourra se dis enser d’utiliser. la dé lace considérable'ent et 9ait. ce n’est as telle'ent ce (ui s’est assé au 'o'ent de l’in2asion des Francs. bien a2ant '@'e l’in2asion ro'aine. au dé art. (ue l’on 2a retrou2er tout au long de l’"istoire1 $t le li2re. ce ra ort de do'ination caractéristi(ue de la dualité nationale. au 9ond. 'ais a ortant égale'ent un ra ort de do'ination entre leur aristocratie et les gens (ui n’étaient (ue les clients de ces ric"es. 2ous retrou2eP ce 9a'eu7 t"è'e dont 3e 2ous arlais . au 'o'ent de la réaction ultra. le résultat d’une guerre ancienne1 0es . au début du SAS e siècle.é2olution < Les Fastes de l'anarc(ie UIJMOX) et dGun ou2rage "istori(ue sur la Kaule < Les 6iècles de la monarc(ie *ranDaise UIJMRX' 0a citation de <ou99ro? se trou2e dans L'Observateur des colonies) de la marine) de la politi#ue) de la littérature et des arts) AS. ses successeurs les terres de la con(u@te . 'ais non as . . artir de la guerre.o'ains sont arri2és. encore. bien s)r. une sorte de 'o'ent ri2ilégié de l’in2asion1 !ais. (ui rentrent en France et (ui reconstituent en (uel(ue sorte. 3us(u’. 2ous donner deu7 e7e' les : l’un e' runté . ar !ontlosier1 -ans une "istoire co''e celle-l. nous d’@tre nobles1 Jour nous tout est de droit. (ui. celui-ci ublia dans L'Observateur des articles 9a2orables au droit di2in. les deu7 grilles1 <e 2oudrais. ou lutCt d’une 'ulti licité de guerres. eu le tributaire. situer1 $t il dit : l’essentiel. E Vur lGanti at"ie de race111 F. on trou2e bien.1 F 0a dualité nationale est a99ir'ée ar tous ces "istoriens (ui sont. art' cit' . gou2erner. une "istoire t? i(ue'ent droitière. a ortant leur guerre a2ec eu7. entre autres. our 2ous tout est de grDce1 Rous ne so''es as de 2otre co''unauté. arce (u’en 9ait. (u’il adresse au tiers état : E . our lui. les li2res de !ontlosier sont arse'és d’in2ecti2es du genre sui2ant. de ces nobles ou de ces 1. et les "o''es de la con(u@te . 'ais (ui. (u’il ne c"erc"e as. un certain oint. : E 0a race se tentrionale s’est e' arée de la Kaule sans en e7tir er les 2aincus B elle a légué . 9onctionner la grille d’intelligibilité (ui se dé loie . d’une 'anière ou d’une autre. ni l’une ni l’autre de ces deu7 "istoires. a are''ent dans la ligne de la réaction nobiliaire du S=AAAe siècle.bourgeoise1 !ais. c"eP un "istorien considéré co''e libéral et bourgeois. des é'igrés. artir du résent1 0’autre sera un e7e' le in2erse : c’est-. nous so''es un tout ar nous-'@'es1 F $t l. en 9ait. régir1. lGultra'ontanis'e1 A rès la c"ute de C"arles S. absolu'ent ri2ilégiée1 0e re'ier e7e' le. 1 *99' C91 A1 H"ierr?. La Légitimité) dont la di99usion 9ut interdite en France1 Al est lGauteur. 14*+. ? regarder de lus rès. 'algré tout. un ri2ilège des ra orts de do'ination : c’est bien tou3ours ce ra ort de la dualité nationale. en gros. allait dans la ligne directe de celle du S=AAAe siècle. Ac"ille <ou99ro? dGAbbans UIQKO"IJLKX' Jartisan des &ourbons. est celle (ui a été écrite. les ra orts de do'ination. en 9ait. dGune broc"ure : Des idées libérales du FranDais (1415)) dGun récit de la . licence 2ous 9ut octro?ée d’@tre libres. t? i(ue'ent aristocrati(ue. .ace d’a99ranc"is. ro os de Vie?ès1 -ans le '@'e sens. li2raison. au ou2oir absolu et . (ui n’est ourtant as.

et de beaucou su érieur en no'bre1 0e ou2oir ro?al. de tous les élé'ents (u’on a 2u utiliser au S=AAAe siècle.e?naud. a accordé des droits au7 2illes. cela ne consiste as si' le'ent . les a rendues indé endantes de la noblesse B elle a '@'e a99ranc"i les ser9s. n’a as été la su er osition ure et si' le d’un eu le 2ain(ueur et d’un eu le 2aincu. ce (ui s’est assé. dé lacer les ra orts de 9orce entre deu7 artenaires (ui auraient été donnés d’entrée de 3eu. un autre eu le1 C’était l. 9ait 3ouer un 'onis'e au ni2eau de la nation. le roi se sert de cette nou2elle classe our arrac"er . de classes. . l’ancien eu le. l’intérieur du cor s social1 /r. c"a 1 A. 9inale'ent. de la 'onarc"ie Y $" bien. l’e7térieur de cette nation. non as l’autre artie de la nation. . c’est-. en réalité. . de (uel(ue c"ose d’autre : la création d’une nou2elle nation. artir de cette 'asse "ors nation 6 et (ui était le résultat. de ser9s. dit !ontlosier. 2ous le 2o?eP. etc1. on 2a a2oir tout un eu le de tributaires. l’aurore de la 9éodalité. . cela. la noblesse ses ri2ilèges écono'i(ues et oliti(ues1 Luels 'o?ens e' loie-t-il Y 0. !ontlosier re rend ce (ue ses rédécesseurs ont dit : 'ensonges. co''e artenaire de son ra ort de do'ination). bien s)r. eu7-'@'es. le 'élange des tributaires gaulois. De la monarc(ie *ranDaise '''' op' cit') li21 A. c"a 1 AA. 'ais (ui sont "ors nation1 !ontlosier. le 'élange des su3ets ger'ains. l’intérieur d’un ense'ble (ui était 'ono-national et tout entier concentré autour de la noblesse. alliances contre nature. (uel 2a @tre le rCle. dans ce t? e d’anal?se. artir de cette 9abrication d’une classe nou2elle. de ce (ue !ontlosier a elle une nou2elle classe1 1 Fabrication. encore. la réacti2ation. donc. tout ce (ui s’est assé de uis le !o?en [ge 3us(u’au S=AA$ et au S=AAAe siècle. le rCle du ou2oir ro?al1 0a 'onarc"ie a a99ranc"i les tributaires. (ui se sont constituées en une aristocratie nou2elle et (ui ont e7ercé un ra ort de do'ination sur des gens (ui étaient. . égal en droit . 'ais a2ec une 'odi9ication 9onda'entale : c’est (ue. (ui était une nation.o'ains et celui des Ker'ains111 Au 9ond. ce (ui s’est constitué au début du !o?en [ge. d’un nou2eau eu le. co''e ob3et. 11 12 1 $ de . ar consé(uent.-dire la noblesse 9éodale B et uis (. et uis un dualis'e au ni2eau de la do'ination1 /r. et au ro9it de la noblesse. 1 15* s(1 C91 ibid') loc1 cit1 . .aristocrates1 $t l. c’est-. d’une classe. 'odi9ier. et (ui auraient été lacés 9ace . la noblesse. ar ra ort . our !ontlosier. celui des Kaulois. des tributaires gaulois 6. 9ace de uis l’in2asion1 $n 9ait. a constitué une classe i''ense 121 Al ? a. celui des . et a créé de toutes ièces (uel(ue c"ose dont !ontlosier dit (ue c’était un nou2eau eu le. le rCle de la 'onarc"ie a été de constituer. co'te de !ontlosier. selon !ontlosier. les rocessus de la oliti(ue. etc1 0e roi utilise aussi la 9orce 2i2e de cette nou2elle classe B il utilise les ré2oltes : ré2oltes des 2illes contre les seigneurs. des clients ro'ains et des su3ets ger'ains1 -e sorte (u’on a eu un ra ort de do'ination entre (uel(ue c"ose (ui était une noblesse.-dire . la noblesse 9éodale du !o?en [ge n’est (ue le 'élange de ces trois aristocraties. des clients ro'ains. 'ais (ui était aussi la nation tout entière. (ue 2a-t-il se asser Y $" bien. 'ais le 'élange de trois s?stè'es de do'ination interne. encore. c’est la création. (ui sont. 1 15+1 C91 ibid') li21 AAA. tra"isons. ra ort de do'ination résultant d’une 2ieille guerre1 $t uis les Ker'ains sont arri2és a2ec leur ro re ra ort interne de su3étion entre ceu7 (ui étaient guerriers libres et uis les autres (ui n’étaient (ue des su3ets1 -onc. une nation.

3ac(ueries des a?sans contre les ro riétaires terriens1 /r, derrière toutes ces ré2oltes, dit !ontlosier, (ue 9aut-il 2oir Y 0e 'écontente'ent de cette nou2elle classe, bien s)r1 !ais surtout la 'ain du roi1 C’est le roi (ui ani'ait toutes les ré2oltes, arce (ue c"a(ue ré2olte a99aiblissait le ou2oir des nobles et, ar consé(uent, ren9or#ait le ou2oir des rois, (ui oussaient les nobles , 9aire des concessions1 $t, d’ailleurs, ar un rocessus circulaire, c"a(ue 'esure ro?ale d’a99ranc"isse'ent aug'entait l’arrogance et la 9orce du nou2eau eu le1 C"a(ue concession (ue le roi 9aisait , cette nou2elle classe entra\nait de nou2elles ré2oltes1 Al ? a donc un lien essentiel, dans toute l’"istoire de la France, entre la 'onarc"ie et la ré2olte o ulaire1 !onarc"ie et ré2olte o ulaire ont artie liée1 $t le trans9ert , la 'onarc"ie de tous les ou2oirs oliti(ues (ue la noblesse a2ait détenus autre9ois se 9ait essentielle'ent ar l’ar'e de ces ré2oltes, de ces ré2oltes concertées, ani'ées, en tout cas entretenues et 9a2orisées, ar le ou2oir ro?al1 Z artir de l,, la 'onarc"ie s’arroge seule le ou2oir, 'ais elle ne eut le 9aire 9onctionner, ne eut l’e7ercer (u’en 9aisant a el , cette nou2elle classe1 $lle con9iera donc sa 3ustice et son ad'inistration , cette nou2elle classe, (ui se trou2e rendre ainsi en c"arge toutes les 9onctions de l’État1 -e sorte (ue le dernier 'o'ent du rocessus ne eut @tre, bien s)r, (ue la ré2olte ulti'e : celle o8 l’État tout entier, étant to'bé entre les 'ains de cette nou2elle classe, entre les 'ains du eu le, éc"a e au ou2oir ro?al1 Al ne 2a lus rester, 9ace , 9ace, (u’un roi, (ui n’a en réalité de ou2oir (ue celui (ui lui a été donné ar les ré2oltes o ulaires et, d’un autre cCté, une classe o ulaire (ui a entre ses 'ains tous les instru'ents de l’État1 -ernier é isode, dernière ré2olte, (ui se 9ait contre (ui Y $" bien, contre celui (ui a oublié (u’il était le dernier aristocrate , détenir encore du ou2oir : c’est-,-dire le roi1 0a .é2olution 9ran#aise a ara\t donc, dans l’anal?se de !ontlosier, co''e le dernier é isode de ce rocessus de trans9ert (ui a constitué l’absolutis'e ro?al1!1 0’ac"è2e'ent de cette constitution du ou2oir 'onarc"i(ue, c’est la .é2olution1 0a .é2olution a ren2ersé le roi Y Jas du tout1 0a .é2olution a ac"e2é l’Uu2re des rois, elle en dit littérale'ent la 2érité1 0a .é2olution doit @tre lue co''e l’ac"è2e'ent de la 'onarc"ie B ac"è2e'ent tragi(ue, eut-@tre, 'ais ac"è2e'ent oliti(ue'ent 2rai1 $t la scène du *1 3an2ier 179; a eut-@tre déca ité le roi B on a déca ité le roi, 'ais on a couronné la 'onarc"ie1 0a Con2ention, c’est la 2érité de la 'onarc"ie 'ise , nu, et la sou2eraineté, arrac"ée , la noblesse ar le roi, est 'aintenant, d’une 9a#on absolu'ent nécessaire, dans les 'ains d’un eu le (ui se trou2e, dit !ontlosier, @tre l’"éritier légiti'e des rois1 !ontlosier, aristocrate, é'igré, 9arouc"e ad2ersaire de la 'oindre tentati2e de libéralisation sous la .estauration, eut écrire ceci : a 0e eu le sou2erain : (u’on ne le blD'e as a2ec tro d’a'ertu'e1 Al ne 9ait (ue conso''er l’Uu2re des sou2erains ses rédécesseurs1 F 0e eu le est donc l’"éritier, et l’"éritier légiti'e, des rois B il ne 9ait (ue conso''er l’Uu2re des sou2erains ses rédécesseurs1 Al a sui2i, de oint en oint, la route (ui lui était tracée ar les rois, ar les arle'ents, ar les "o''es de loi et ar les sa2ants1 -e sorte (u’on a bien c"eP !ontlosier, 2ous le 2o?eP, encadrant en (uel(ue sorte l’anal?se "istori(ue elle-'@'e, la 9or'ulation (ue tout est arti d’un état de guerre et d’un ra ort de do'ination1 /n a bien, dans ces re2endications oliti(ues de l’é o(ue de la .estauration, l’a99ir'ation (ue la noblesse doit rentrer dans ses droits, récu érer les biens nationalisés, reconstituer ces ra orts de
1!

8bid') li21 AA, c"a 1 AA,1 1 *+91

do'ination (u’elle a2ait e7ercés autre9ois , l’égard du eu le tout entier1 &ien s)r, il ? a cette a99ir'ation, 'ais 2ous 2o?eP (ue le discours "istori(ue (u’il tient, dans son no?au, dans son contenu central, est bien un discours "istori(ue (ui 9ait 9onctionner le résent co''e 'o'ent lein, 'o'ent de l’e99ectuation, 'o'ent de la totalisation, 'o'ent , artir Mdu(uelO tous les rocessus "istori(ues (ui ont noué les ra orts entre l’aristocratie et la 'onarc"ie arri2ent 9inale'ent , leur oint ulti'e, dernier, , leur 'o'ent lein, celui o8 se constitue une totalité étati(ue entre les 'ains d’une collecti2ité nationale1 $t dans cette 'esure-l,, on eut dire (ue ce discours 6 (uels (ue soient les t"è'es oliti(ues ou les élé'ents d’anal?se (ui se ré9érent , l’"istoire de &oulain2illiers ou de du &uat-Ran#a?, ou en sont directe'ent trans lantés 6 9onctionne en réalité sur un autre 'odèle1 !aintenant 3e 2oudrais rendre, our ter'iner, un autre t? e d’"istoire, directe'ent o osée1 C’est l’"istoire d’Augustin H"ierr?, ad2ersaire e7 licite de !ontlosier1 C"eP lui, le oint de l’intelligibilité de l’"istoire 2a @tre, bien s)r, de 9a#on ri2ilégiée, le résent1 $7 licite'ent, c’est la seconde grille, celle (ui 2a artir du résent, du résent lein, our ré2éler les élé'ents et les rocessus du assé, (ui sera utilisée1 Hotalisation étati(ue : c’est cela (ui doit @tre ro3eté sur le assé B et on doit 9aire la genèse de cette totalisation1 0a .é2olution est récisé'ent, our Augustin H"ierr?, ce E 'o'ent lein F : d’une art, la .é2olution 6 dit-il 6 c’est, bien s)r, le 'o'ent de la réconciliation1 Al lace cette réconciliation, cette constitution dune totalité étati(ue, dans la 9a'euse scène o8 &aill?, 2ous sa2eP, en accueillant les re résentants de la noblesse et du clergé dans le local '@'e o8 se trou2aient ceu7 du tiers état, a ré ondu : E =oil, la 9a'ille réunie1"1 F -onc, artons de ce résent1 0e 'o'ent actuel, c’est celui de la totalisation nationale dans la 9or'e de l’État1 !ais il n’en reste as 'oins (ue cette totalisation n’a u se 9aire (ue dans le rocessus 2iolent de la .é2olution, et ce 'o'ent lein de la réconciliation orte encore la 9igure et la trace de la guerre1 $t Augustin H"ierr? dit (ue la .é2olution 9ran#aise n’est, au 9ond, rien d’autre (ue le dernier é isode d’une lutte (ui a duré lus de treiPe siècles, et (ui est la lutte entre les 2ain(ueurs et les 2aincus 1#1 Alors, tout le roblè'e de l’anal?se "istori(ue, our Augustin H"ierr?, 2a @tre de 'ontrer co''ent une lutte entre 2ain(ueurs et 2aincus a u tra2erser toute l’"istoire, et conduire , un résent (ui 3uste'ent n’a lus la 9or'e de la guerre et d’une do'ination diss?'étri(ue, (ui continueraient les récédentes ou (ui les retourneraient dans un autre sens B et de 'ontrer co''ent cette guerre a u 'ener , la genèse d’une uni2ersalité o8 la lutte, ou la guerre en tout cas, ne eut (ue dis ara\tre1 Co''ent est-ce (ue, des deu7 arties, il a u s’en trou2er une (ui a été orteuse d’uni2ersalité Y C’est cela le roblè'e de l’"istoire, our Augustin H"ierr?1 $t son anal?se, alors, 2a consister , retrou2er l’origine d’un rocessus (ui est duel au dé art, 'ais (ui sera , la 9ois 'oniste et uni2ersaliste , la 9in1 Ce (ui 9ait l’essentiel de
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A1 H"ierr?, 1ssai sur l'(istoire de la *ormation et des progrès du 3iers"État) in Cuvres complètes' t1 =, Jaris, 1464, 1 ;1 H"ierr? écrit : E 0a 9a'ille est co' lète1 F
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C91 en articulier A1 H"ierr?1 E Vur lGanti at"ie de race111 F, art' cit') et E >istoire 2éritable de <ac(ues &on"o''e F, Le Censeur européen) 'ai 14*+, article égale'ent recueilli dans Di2 ans d'études (istori#ues) op' cit'

l’a99ronte'ent, our Augustin H"ierr?, c’est 3uste'ent (ue ce (ui s’est assé, bien s)r, trou2e son oint d’origine dans (uel(ue c"ose co''e une in2asion1 !ais, s’il ? a eu lutte et a99ronte'ent tout au long du !o?en [ge, et 3us(u’au 'o'ent actuel, ce n’est as, au 9ond, arce (ue des 2ain(ueurs et des 2aincus se sont a99rontés , tra2ers des institutions B ce sont, en réalité, deu7 t? es écono'ico-3uridi(ues de société (ui se sont constitués et (ui sont entrés en ri2alité l’un a2ec l’autre our l’ad'inistration et la rise en c"arge de l’État1 /n a eu, a2ant '@'e la constitution de la société 'édié2ale, une société rurale, organisée , la suite de la con(u@te et selon une 9or'e (ui 2a @tre, très tCt, celle de la 9éodalité B et uis, en 9ace de cela, une société urbaine (ui, elle, a2ait un 'odèle ro'ain et un 'odèle gaulois1 $t, au 9ond, l’a99ronte'ent c’est bien, en un sens, le résultat de l’in2asion et de la con(u@te, 'ais c’est essentielle'ent, substantielle'ent, la lutte entre deu7 sociétés, dont les con9lits 2ont @tre, ar 'o'ents, des con9lits ar'és, 'ais, our l’essentiel, un a99ronte'ent d’ordre oliti(ue et écono'i(ue1 Kuerre, eut@tre, 'ais guerre du droit et des libertés d’un cCté, contre la dette et la ric"esse de l’autre1 Ces a99ronte'ents entre deu7 t? es de société our la constitution d’un État, c’est cela (ui 2a @tre le 'oteur 9onda'ental de l’"istoire1 <us(u’au ASe-Se siècle, ce sont les 2illes (ui sont erdantes dans cet a99ronte'ent, dans cette lutte our l’État et our l’uni2ersalité de l’État1 $t uis, , artir du Se-SAe siècle, renaissance, au contraire, des 2illes, (ui se 9ait sur le 'odèle italien au sud, sur le 'odèle nordi(ue dans les régions du nord1 Rou2elle 9or'e, en tout cas, d’organisation 3uridi(ue et écono'i(ue1 $t si la société urbaine l’e' orte, 9inale'ent, ce n’est as du tout arce (u’elle aurait re' orté (uel(ue c"ose co''e une 2ictoire 'ilitaire, 'ais c’est, tout si' le'ent, arce (u’elle a our elle, et de lus en lus, non seule'ent la ric"esse, 'ais la ca acité ad'inistrati2e, 'ais aussi une 'orale, une certaine 'anière de 2i2re, une certaine 'anière d’@tre, une 2olonté, des instincts no2ateurs 6 dit Augustin H"ierr? 6, une acti2ité aussi, (ui lui donneront asseP de 9orce our (ue ses institutions cessent, un 3our, d’@tre locales, et de2iennent en9in les institutions '@'es du droit oliti(ue et du droit ci2il du a?s1 Tni2ersalisation, ar consé(uent, , artir non as d’un ra ort de do'ination, (ui serait de2enu entière'ent en sa 9a2eur, 'ais ar le 9ait (ue toutes les 9onctions constituti2es de l’État sont, naissent entre ses 'ains, ou assent, en tout cas, entre ses 'ains1 $t de cette 9orce, (ui est la 9orce de l’État et (ui n’est lus la 9orce de la guerre, la bourgeoisie ne 9era as un usage guerrier, ou elle n’en 9era un usage guerrier (ue lors(ue, 2rai'ent, elle ? sera contrainte1 $t deu7 grands é isodes, deu7 grandes "ases, dans cette "istoire de la bourgeoisie et du tiers état1 -’abord, lors(ue le tiers état sent (u’il a entre les 'ains toutes les 9orces de l’État, ce (u’il 2a ro oser, e" bien, C’est une sorte de acte social , la noblesse et au clergé1 $t c’est ainsi (ue se constituent, , la 9ois, la t"éorie et les institutions des trois ordres1 !ais c’est une unité 9actice, (ui ne corres ond 2éritable'ent as , la réalité du ra ort de 9orce, ni , la 2olonté de la artie ad2erse1 $n 9ait1 le tiers état a dé3, tout l’État en 'ain, et la artie ad2erse, c’est-,-dire la noblesse, ne 2eut '@'e as reconna\tre un droit (uelcon(ue au tiers état1 C’est , ce 'o'ent-l, (ue co''ence, au S=AAA e siècle, un nou2eau rocessus, (ui 2a @tre un rocessus lus 2iolent d’a99ronte'ent1 $t la .é2olution, ce sera récisé'ent le dernier é isode de guerre 2iolente, réacti2ant bien s)r

les anciens con9lits1 'ais n’étant, en (uel(ue sorte1 (ue l’instru'ent 'ilitaire d’0in con9lit et d’une lutte (ui ne sont as de l’ordre guerrier, (ui sont essentielle'ent de l’ordre ci2il, et (ui ont our ob3et et our es ace l’État1 0a dis arition du s?stè'e des trois ordres1 les secousses 2iolentes de la .é2olution, tout ceci ne constitue, au 9ond, (u’une seule c"ose : c’est le 'o'ent o8 le tiers état, de2enu nation, de2enu Aci nation, ar absor tion de toutes les 9onctions étati(ues, 2a e99ecti2e'ent rendre en c"arge, , lui tout seul, la nation et l’État1 Constituer , lui tout seul la nation et rendre en c"arge l’État, cela 2eut dire assurer les 9onctions d’uni2ersalité (ui 9ont dis ara\tre, ar l, '@'e, et la dualité ancienne et tous les ra orts de do'ination (ui a2aient u 9onctionner 3us(ue-l,1 0a bourgeoisie, le tiers état, de2ient donc le eu le, de2ient donc l’État1 Al a la uissance de l’uni2ersel1 $t le 'o'ent résent 6 celui o8 écrit Augustin H"ierr? 6 est récisé'ent le 'o'ent de cette dis arition des dualités, des nations, des classes aussi1 E A''ense é2olution F, dit Augustin H"ierr?, E (ui a 9ait dis ara\tre successi2e'ent du sol o8 nous 2i2ons toutes les inégalités 2iolentes ou illégiti'es, le 'a\tre et l’escla2e, le 2ain(ueur et le 2aincu, le seigneur et le ser9, our 'ontrer en9in , leur lace un '@'e eu le, une loi égale our tous, une nation libre et sou2eraine1$ F1 =ous 2o?eP (u’a2ec des anal?ses co''e celle-l,, d’une art, on a bien s)r l’é2acuation, ou, en tout cas, la déli'itation stricte de la 9onction de la guerre co''e anal?seur des rocessus "istorico- oliti(ues1 0a guerre n’est lus (ue 'o'entanée et instru'entale ar ra ort , des a99ronte'ents (ui, eu7, ne sont as de t? e belli(ueu71 -eu7iè'e'ent, l’élé'ent essentiel, ce n’est lus ce ra ort de do'ination (ui 3ouerait des uns au7 autres, d’une nation , une autre, d’un grou e , un autre, le ra ort 9onda'ental, c’est l’État1 $t 2ous 2o?eP, en9in, co''ent, , l’intérieur d’anal?ses co''e celles-l,, on 2oit se dessiner (uel(ue c"ose (ui est, 3e dirais, i''édiate'ent assi'ilable, i''édiate'ent trans9érable, , un discours "iloso "i(ue de t? e dialecti(ue1 0a ossibilité d’une "iloso "ie de l’"istoire, c’est-,-dire l’a arition, au début du SASe siècle, d’une "iloso "ie (ui trou2era dans l’"istoire, et dans la lénitude du résent, le 'o'ent o8 l’uni2ersel se dit dans sa 2érité, 2ous 2o?eP (ue cette "iloso "ie 3e ne dis as (uelle est ré arée, 3e dis (u’elle 9onctionne dé3, , l’intérieur du discours "istori(ue1 Al ? a eu une auto-dialectisation du discours "istori(ue (ui s’est 9aite indé enda''ent de tout trans9ert e7 licite, ou de toute utilisation e7 licite, d’une "iloso "ie dialecti(ue au discours "istori(ue1 !ais l’utilisation, ar la bourgeoisie, d’un discours "istori(ue, la 'odi9ication, ar la bourgeoisie, des élé'ents 9onda'entau7 de l’intelligibilité "istori(ue (u’elle a2ait recueillis du S=AAAe siècle, a été, en '@'e te' s, une auto-dialectisation du discours "istori(ue1 $t 2ous co' reneP co''ent, , artir de l,, entre discours de l’"istoire et discours de la "iloso "ie, les ra orts ont u se nouer1 Au 9ond, la "iloso "ie de l’"istoire n’e7istait, au S=AAA e siècle, (ue co''e s éculation sur la loi générale de l’"istoire1 Z artir du SAS e siècle, co''ence (uel(ue c"ose de nou2eau et, 3e crois, de 9onda'ental1 0’"istoire et la "iloso "ie 2ont oser cette (uestion co''une : (u’est-ce (ui, dans le résent, orte l’uni2ersel Y Lu’est-ce (ui, dans le résent, est la 2érité de l’uni2ersel Y C’est la (uestion de l’"istoire, c’est égale'ent la (uestion de la "iloso "ie1 0a dialecti(ue est née1
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A1 H"ierr?, $ssai sur l'(istoire''' du 3iers"État, in op' cit') 1 1+1 0a citation1 ine7acte, a été rétablie dans le te7te dGa rès lGoriginal1

%&'RS (' 1$ MARS 1*$#
Du pouvoir de souveraineté au pouvoir sur la vie' % Faire vivre et laisser mourir' % De l!(omme"corps F l!(omme"espèce < naissance du bio"pouvoir' % C(amps d!application du bio"pouvoir' % La population' % De la mort) et de celle de Franco en particulier' % Articulations de la discipline et de la régulation < la cité ouvrière) la se2ualité) la norme' % Bio"pouvoir et racisme' Fonctions et domaines d!application du racisme' % Le na-isme' % Le socialisme'

Al 9aut donc essa?er de ter'iner, de boucler un eu ce (ue 3’ai dit cette année1 <’a2ais essa?é un etit eu de oser le roblè'e de la guerre, en2isagée co''e grille d’intelligibilité des rocessus "istori(ues1 Al '’a2ait se'blé (ue cette guerre a2ait été con#ue, initiale'ent et rati(ue'ent endant tout le S=AAAe siècle encore, co''e guerre des races1 C’était un eu cette "istoire de la guerre des races (ue 3’a2ais 2oulu reconstituer1 $t 3’ai essa?é, la dernière 9ois, de 2ous 'ontrer co''ent la notion '@'e de guerre a2ait été 9inale'ent éli'inée de l’anal?se "istori(ue ar le rinci e de l’uni2ersalité nationale*1 <e 2oudrais 'aintenant 2ous 'ontrer co''ent le t"è'e de la race 2a, non as dis ara\tre, 'ais @tre re ris dans tout autre c"ose (ui est le racis'e d’État1 $t alors, c’est la naissance du racis'e d’État (ue 3e 2oudrais un etit eu 2ous raconter au3ourd’"ui, 2ous 'ettre en situation au 'oins1 Al 'e se'ble (u’un des "éno'ènes 9onda'entau7 du SASe siècle a été, est ce (u’on ourrait a eler la rise en co' te de la 2ie ar le ou2oir : si 2ous 2ouleP, une rise de ou2oir sur l’"o''e en tant (u’@tre 2i2ant, une sorte d’étatisation du biologi(ue, ou du 'oins une certaine ente (ui conduit , ce (u’on ourrait a eler l’étatisation du biologi(ue1 <e crois (ue, our co' rendre ce (ui s’est assé, on eut se ré9érer , ce (u’était la t"éorie classi(ue de la sou2eraineté, (ui 9inale'ent nous a ser2i de 9ond, de tableau , toutes ces anal?ses sur la guerre, les races, etc1 -ans la t"éorie classi(ue de la sou2eraineté, 2ous sa2eP (ue le droit de 2ie et de 'ort était un de ses attributs 9onda'entau71 /r, le droit de 2ie et de 'ort est un droit (ui est étrange, étrange dé3, au ni2eau t"éori(ue B en e99et, (u’est-ce (ue c’est (u’a2oir droit de 2ie et de 'ort Y $n un sens, dire (ue le sou2erain a droit de 2ie et de 'ort signi9ie, au 9ond, (u’il eut 9aire 'ourir et laisser 2i2re B en tout cas, (ue la 2ie et la 'ort ne sont as de ces "éno'ènes naturels, i''édiats, en (uel(ue sorte originaires ou radicau7, (ui to'beraient "ors du c"a' du ou2oir oliti(ue1 Luand on ousse un eu lus et, si 2ous 2ouleP, 3us(u’au arado7e, cela 2eut dire au 9ond (ue, 2is-,-2is du ou2oir, le su3et n’est, de lein droit, ni 2i2ant ni 'ort1 Al est, du oint de 2ue de la 2ie et de la 'ort, neutre, et c’est si' le'ent du 9ait du sou2erain (ue le su3et a droit , @tre 2i2ant ou a droit, é2entuelle'ent, , @tre
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!anuscrit1 la "rase se oursuit : a rès E nationale F : E , lGé o(ue de la .é2olution F1

'ort1 $n tout cas, la 2ie et la 'ort des su3ets ne de2iennent des droits (ue ar l’e99et de la 2olonté sou2eraine1 =oil,, si 2ous 2ouleP, le arado7e t"éori(ue1 Jarado7e t"éori(ue (ui doit se co' léter é2ide''ent ar une sorte de désé(uilibre rati(ue1 Lue 2eut dire, de 9ait, le droit de 2ie et de 'ort Y Ron as, bien entendu, (ue le sou2erain eut 9aire 2i2re co''e il eut 9aire 'ourir1 0e droit de 2ie et de 'ort ne s’e7erce (ue d’une 9a#on désé(uilibrée, et tou3ours du cCté de la 'ort1 0’e99et du ou2oir sou2erain sur la 2ie ne s’e7erce (u’, artir du 'o'ent o8 le sou2erain eut tuer1 C’est 9inale'ent le droit de tuer (ui détient e99ecti2e'ent en lui l’essence '@'e de ce droit de 2ie et de 'ort : c’est au 'o'ent o8 le sou2erain eut tuer, (u’il e7erce son droit sur la 2ie1 C’est essentielle'ent un droit de glai2e1 Al n’? a donc as de s?'étrie réelle, dans ce droit de 2ie et de 'ort1 Ce n’est as le droit de 9aire 'ourir ou de 9aire 2i2re1 Ce n’est as non lus le droit de laisser 2i2re et de laisser 'ourir1 C’est le droit de 9aire 'ourir ou de laisser 2i2re1 Ce (ui, bien entendu, introduit une diss?'étrie éclatante1 $t 3e crois (ue, 3uste'ent, une des lus 'assi2es trans9or'ations du droit oliti(ue au SASe siècle a consisté, 3e ne dis as e7acte'ent , substituer, 'ais , co' léter, ce 2ieu7 droit de sou2eraineté 6 9aire 'ourir ou laisser 2i2re 6 ar un autre droit nou2eau, (ui ne 2a as e99acer le re'ier, 'ais (ui 2a le énétrer, le tra2erser, le 'odi9ier, et (ui 2a @tre un droit, ou lutCt un ou2oir e7acte'ent in2erse : ou2oir de E 9aire F 2i2re et de E laisser F 'ourir1 0e droit de sou2eraineté, c’est donc celui de 9aire 'ourir ou de laisser 2i2re1 $t uis, c’est ce nou2eau droit (ui s’installe : le droit de 9aire 2i2re et de laisser 'ourir1 Cette trans9or'ation, bien s)r, ne s’est as 9aite d’un cou 1 /n eut la sui2re dans la t"éorie du droit ('ais l, 3e serai e7traordinaire'ent ra ide)1 -é3,, 2ous 2o?eP, c"eP les 3uristes du S=AA$ et surtout du S=AAAe siècle, osée cette (uestion , ro os du droit de 2ie et de 'ort1 0ors(ue les 3uristes disent : (uand on contracte, au ni2eau du contrat social, c’est-,-dire lors(ue les indi2idus se réunissent our constituer un sou2erain, our déléguer , un sou2erain un ou2oir absolu sur eu7, our(uoi le 9ont-ils Y Als le 9ont arce (u’ils sont ressés ar le danger ou ar le besoin1 Als le 9ont, ar consé(uent, our rotéger leur 2ie1 C’est our ou2oir 2i2re (u’ils constituent un sou2erain1 $t dans cette 'esure-l,, la 2ie eut-elle e99ecti2e'ent entrer dans les droits du sou2erain Y $st-ce (ue ce n’est as la 2ie (ui est 9ondatrice du droit du sou2erain, et est-ce (ue le sou2erain eut récla'er e99ecti2e'ent , ses su3ets le droit d’e7ercer sur eu7 le ou2oir de 2ie et de 'ort, c’est-,-dire le ou2oir tout si' le'ent de les tuer Y 0a 2ie ne doit-elle as @tre "ors contrat, dans la 'esure o8 c’est elle (ui a été le 'oti9 re'ier, initial et 9onda'ental du contrat Y Hout ceci est une discussion de "iloso "ie oliti(ue (u’on eut laisser de cCté, 'ais (ui 'ontre bien co''ent le roblè'e de la 2ie co''ence , se roblé'atiser dans le c"a' de la ensée oliti(ue, de l’anal?se du ou2oir oliti(ue1 $n 9ait, l, o8 3e 2oudrais sui2re la trans9or'ation, c’est au ni2eau non as de la t"éorie oliti(ue 'ais, bien lutCt, au ni2eau des 'écanis'es, des tec"ni(ues, des tec"nologies de ou2oir1 Alors, l,, on reto'be sur des c"oses 9a'ilières : c’est (ue, au S=AA$ et au S=AAAe siècle, on a 2u a ara\tre des tec"ni(ues de ou2oir (ui étaient essentielle'ent centrées sur le cor s, sur le cor s indi2iduel1 C’étaient toutes ces rocédures ar les(uelles on assurait la distribution s atiale des cor s indi2iduels (leur sé aration, leur aligne'ent, leur 'ise en série et en sur2eillance) et l’organisation, autour de ces cor s indi2iduels, de tout un c"a' de 2isibilité1 C’étaient aussi ces tec"ni(ues ar les(uelles on renait en c"arge ces

. de ra orts : toute cette tec"nologie (u’on eut a eler tec"nologie disci linaire du tra2ail1 $lle se 'et en lace dès la 9in du S=AA$ et au cours du S=AAAe siècle11 /r. la 'ort. ar tout un s?stè'e de sur2eillance. n’est as indi2idualisante 'ais (ui est 'assi9iante. (ui la 'odi9ie artielle'ent et (ui. dresser. et s’incrustant e99ecti2e'ent grDce . l’"o''e-cor s. (ui n’e7clut as la tec"ni(ue disci linaire 'ais (ui l’e'bo\te. de la 'anière la 'oins co)teuse ossible. a99ectée de rocessus d’ense'ble (ui sont ro res . . si 2ous 2ouleP. endant la seconde 'oitié du S=AAAe siècle. de 'ortalité. la 'ulti licité des "o''es. elle. 'ais (ue 3’a ellerais une E bio oliti(ue F de l’es èce "u'aine1 -e (uoi s’agit-il dans cette nou2elle tec"nologie du ou2oir. sur2eiller. le dressage. (uel(ue c"ose (ui n’est lus une anato'o. lus ou 'oins s ontanés. surtout. dans cette bio oliti(ue. de longé2ité (ui. (ui. é2entuelle'ent . utiliser. 'ais de l’"o''e-es èce1 A rès l’anato'o. la 9in de ce '@'e siècle. 3e crois. la 2ie.cor s. 3e crois (ue l’on 2oit a ara\tre (uel(ue c"ose de nou2eau. la 'aladie.ou2oir (ui est en train de s’installer Y <e 2ous le disais en deu7 'ots tout . 3uste'ent dans la seconde 'oitié du S=AAAe siècle. 3e dirais ceci : la disci line essaie de régir la 'ulti licité des "o''es en tant (ue cette 'ulti licité eut et doit se résoudre en cor s indi2iduels . on 2oit a ara\tre. (uoi s’a li(ue cette nou2elle tec"ni(ue de ou2oir non disci linaire. . en tout cas. l’"o''e 2i2ant. etc1 C’étaient égale'ent des tec"ni(ues de rationalisation et d’écono'ie stricte d’un ou2oir (ui de2ait s’e7ercer. ont constitué.oliti(ue du cor s "u'ain. 2oir 6urveiller et /unir) op' cit' . la di99érence de la disci line. non disci linaire cette 9ois1 Tne tec"nologie de ou2oir (ui n’e7clut as la re'ière. le tau7 de re roduction. unir1 $t uis la nou2elle tec"nologie (ui se 'et en lace s’adresse . 'ais non as en tant (u’ils se résu'ent en des cor s. on essa?ait de 'a3orer leur 9orce utile ar l’e7ercice. (ui l’intègre. et (ui sont des rocessus co''e la naissance. ou lus ou 'oins concertés. (ue l’on 'et en Uu2re la 'esure statisti(ue de ces "éno'ènes a2ec les re'ières dé'ogra "ies1 C’est l’obser2ation des rocédés. ce 'o'ent-l. une 'asse globale. . (ui se 9ait en direction non as de l’"o''e-cor s. (ui étaient 'is e99ecti2e'ent en Uu2re dans la o ulation (uant . de natalité. d’écritures. 2a l’utiliser en s’i' lantant en (uel(ue sorte en elle. a rès une re'ière rise de ou2oir sur le cor s (ui s’est 9aite sur le 'ode de l’indi2idualisation. la roduction. 'ais . d’ins ections. et elle s’aide de tout autres instru'ents1 Ce . . en liaison a2ec tout un tas de roblè'es écono'i(ues et oliti(ues (sur les(uels 3e ne re2iens as 'aintenant). la 1 Vur la (uestion de la tec"nologie disci linaire. on a une seconde rise de ou2oir (ui. au contraire. la 9écondité d’une o ulation. etc1 Ce sont ces rocessusl. elle est . dans ce bio. 'ais en tant (u’elle 9or'e. l’"eure : il s’agit d’un ense'ble de rocessus co''e la ro ortion des naissances et des décès. l’"o''e-es èce1 Jlus récisé'ent. une autre éc"elle. cette tec"ni(ue disci linaire réalable1 Cette nou2elle tec"ni(ue ne su ri'e as la tec"ni(ue disci linaire tout si' le'ent arce (u’elle est d’un autre ni2eau. .oliti(ue du cor s "u'ain. la li'ite. si 2ous 2ouleP. elle s’adresse non as . si 2ous 2ouleP. elle. (ui est une autre tec"nologie de ou2oir. etc1 -onc. l’"o''e @tre 2i2ant B . de "iérarc"ies. les re'iers ob3ets de sa2oir et les re'ières cibles de contrCle de cette bio oliti(ue1 C’est . ou encore. elle a une autre sur9ace ortante. s’adresse au cor s 6 la 2ie des "o''es. 'ise en lace au cours du S=AAAe siècle. c’est 6 .

l’Église1 /n 2a a2oir des 'écanis'es lus subtils. etc1 2 $n9in. de ce (u’on ourrait a eler les endé'ies. tant . cause du 'an(ue . 'ais co''e des 9acteurs er'anents 6 et c’est co''e cela (u’on les traite 6 de soustraction des 9orces. et (ui rend aussi l’allure de ca' agne d’a rentissage de l’"?giène et de 'édicalisation de la o ulation1 -onc. la 9in du S=AAAe siècle : en gros. d’acti2ité1 $t d’autre art les accidents. ce 'o'ent-l. . de la natalité. de sc"é'as d’inter2ention dans ces "éno'ènes globau7 de la natalité1 -ans cette bio oliti(ue. lus rationnels. de nor'alisation du sa2oir. (u’on co''ence . rendre en co' te . l’e7tension. la 9onction 'a3eure de l’"?giène ubli(ue. de neutralisation. 'ais des 'écanis'es beaucou lus subtils. de 'ise "ors circuit des indi2idus. d’é argne indi2iduelle et collecti2e.natalité B bre9. ar consé(uent. '@'e s’ils sont accidentels. di'inution du te' s de tra2ail. etc1 Ce sera le roblè'e très i' ortant. les in9ir'ités. de la 2ieillesse. année 197. 'ais de (uel(ue c"ose d’autre. écono'i(ue'ent beaucou lus rationnels (ue la grosse assistance. la durée. la nature. . dernier do'aine (3’énu'ère les rinci au7. c’est-. titre de causes de 'ort lus 9ré(uente. d’assurance. co''e cela a2ait été le cas 3us(ue-l.. (ue cette bio oliti(ue 2a 'ettre en lace non seule'ent des institutions d’assistance ((ui e7istaient. baisse d’énergies. et uis leur 'ilieu. non lus si' le'ent. 'ais (ui d’une art ne sont 3a'ais entière'ent co' ressibles. a2ec des organis'es de coordination des soins 'édicau7. de la 'ort de2enue i''inente our tous)1 Ce n’est as des é idé'ies (u’il s’agit . les ano'alies di2erses1 $t c’est ar ra ort . leur 'ilieu d’e7istence 6 (ue ce soient les e99ets 2 Vur toutes ces (uestions1 2oir le Cours au Collège de France. . en tout cas ceu7 (ui sont a arus . dès le début du SASe siècle (au 'o'ent de l’industrialisation). et (ui entra\nent aussi des consé(uences analogues d’inca acité. les @tres "u'ains en tant (u’es èce.. la di'inue et l’a99aiblit1 Ce sont ces "éno'ènes-l. roblè'e de la 'orbidité aussi1 0’autre c"a' d’inter2ention de la bio oliti(ue 2a @tre tout un ense'ble de "éno'ènes dont les uns sont uni2ersels et dont les autres sont accidentels. 'aintenant. l’intensité des 'aladies régnantes dans une o ulation1 !aladies lus ou 'oins di99iciles . la ronge er étuelle'ent. en tant (u’@tres 2i2ants. "ors du c"a' de ca acité. ara\tre1 . (ui glisse dans la 2ie. . au ni2eau de ces 9a'euses é idé'ies dont le danger a2ait telle'ent "anté les ou2oirs oliti(ues de uis le 9ond du !o?en Age (ces 9a'euses é idé'ies (ui étaient des dra'es te' oraires de la 'ort 'ulti liée.-dire la 9or'e. e7tir er. de centralisation de l’in9or'ation. roduire (ue des soins (u’elles eu2ent co)ter1 &re9. la 'aladie co''e "éno'ène de o ulation : non lus co''e la 'ort (ui s’abat brutale'ent sur la 2ie 6 c’est l’é idé'ie 6 'ais co''e la 'ort er'anente. de uis très longte' s). la 9in du S=AAAe siècle et au début du SASe B il ? en aura bien d’autres a rès) : rise en co' te des relations entre l’es èce "u'aine. si 2ous 2ouleP. le re érage des "éno'ènes de contrCle des naissances tels (u’ils étaient rati(ués au S=AAAe siècle1 Cela a été aussi l’es(uisse d’une oliti(ue nataliste ou. roblè'es de la re roduction. co)ts écono'i(ues. en tout cas. ces "éno'ènes-l. la 9ois 'assi2e et lacunaire. et (ui ne sont as en2isagées co''e les é idé'ies. elles.-1975: Le /ouvoir psyc(iatri#ue. de sécurité. (ui était essentielle'ent rattac"ée . de l’indi2idu (ui to'be. la 9in du S=AAA e siècle et (ui a'ènent la 'ise en lace d’une 'édecine (ui 2a a2oir. il ne s’agit as si' le'ent du roblè'e de la 9écondité1 Al s’agit aussi du roblè'e de la 'orbidité.

(uel(ues-uns des oints . des é idé'ies liées . ce (ui est i' ortant aussi 6 en de"ors de l’a arition '@'e de cet élé'ent (u’est la o ulation 6 c’est la nature des "éno'ènes (ui sont ris en considération1 =ous 2o?eP (ue ce sont des "éno'ènes collecti9s. de ré2isions. il 2a s’agir d’abord. 2a 'ettre en lace des 'écanis'es (ui ont un certain no'bre de 9onctions très di99érentes des 9onctions (ui étaient celles des 'écanis'es disci linaires1 -ans les 'écanis'es 'is en lace ar la bio oliti(ue. co''e roblè'e . co''e roblè'e biologi(ue et co''e roblè'e de ou2oir. 'ais (ui résentent. de 'esures globales B il 2a s’agir. 3e crois. sinon in9ini. (ui ne de2iennent ertinents. non as telle'ent tel indi2idu en tant (u’il est un indi2idu. (uoi 2a s’adresser la bio oliti(ue. l’indi2idu et . la 9ois scienti9i(ue et oliti(ue. égale'ent. l’e7istence des 'arécages endant toute la re'ière 'oitié du SASe siècle1 $t.. artir des(uels s’est constituée cette bio oliti(ue. et la o ulation co''e roblè'e oliti(ue. (ui doi2ent @tre ris dans une certaine li'ite de te' s lus ou 'oins longue B ce sont des "éno'ènes de série1 Ce . cor s . des 'arécages. ce n’est as e7acte'ent la société (ou. d’inter2enir au ni2eau de ce (ue sont les déter'inations de ces "éno'ènes générau7. c’est sur tout cela (ue la bio oliti(ue 2a réle2er son sa2oir et dé9inir le c"a' d’inter2ention de son ou2oir1 /r. d’établir1 $t en9in. sur la 'orbidité. ar e7e' le. dans tout cela. du 'oins as nécessaire'ent déno'brable1 C’est la notion de E o ulation F1 0a bio oliti(ue a a99aire . ce sont.bruts du 'ilieu géogra "i(ue. (ui n’a araissent a2ec leurs e99ets écono'i(ues et oliti(ues. non as de 'odi9ier tel "éno'ène en articulier. ce sont des "éno'ènes (ui se déroulent essentielle'ent dans la durée. a2aient a99aire rati(ue'ent . 3e crois (u’il ? a un certain no'bre de c"oses (ui sont i' ortantes1 0a re'ière serait celle-ci : l’a arition d’un élé'ent 6 3’allais dire d’un ersonnagenou2eau. le cor s social tel (ue le dé9inissent les 3uristes) B ce n’est as non lus l’indi2idu-cor s1 C’est un nou2eau cor s : cor s 'ulti le. si on les rend donc en eu7-'@'es. le roblè'e de ce 'ilieu. (u’au 9ond ni la t"éorie du droit ni la rati(ue disci linaire ne connaissent1 0a t"éorie du droit. de ces "éno'ènes dans ce (u’ils ont de global1 Al 2a 9alloir 'odi9ier. en so''e. "?drogra "i(ue : les roblè'es. de sa2oir et de ou2oir : c’est sur la natalité. si' le'ent.1 -eu7iè'e'ent. au ni2eau collecti9. la 9ois d’inter2ention. i' ortante 6 cette tec"nologie de ou2oir. (uoi on a a99aire dans cette nou2elle tec"nologie de ou2oir. son cor s1 Ce . baisser la 'orbidité B il 2a 9alloir allonger la 2ie B il 2a 9alloir sti'uler la natalité1 $t il s’agit surtout d’établir des 'écanis'es régulateurs (ui. le roblè'e de la 2ille1 <e 2ous signale l. dans . (u’au ni2eau '@'e de la 'asse1 Ce sont des "éno'ènes (ui sont aléatoires et i' ré2isibles. cette bio oliti(ue. les é2éne'ents aléatoires (ui se roduisent dans une o ulation rise dans sa durée1 Z artir de l. essentielle'ent. des constantes (u’il est 9acile. no'bre de t@tes. elles. ou en tout cas ossible. 'ais. au 9ond. en tant (ue ce n’est as un 'ilieu naturel et (u’il a des e99ets de retour sur la o ulation B un 'ilieu (ui a été créé ar elle1 Ce sera. sur les e99ets du 'ilieu. cli'ati(ue. ce 'o'ent-l. essentielle'ent. égale'ent. d’esti'ations statisti(ues. bien s)r. la o ulation. en9in. (uel(ues-unes de ses rati(ues et les re'iers de ses do'aines . 6 troisiè'e c"ose. sur les inca acités biologi(ues di2erses. 3e crois (u’elle a ara\t . ne connaissait (ue l’indi2idu et la société : l’indi2idu contractant et le cor s social (ui a2ait été constitué ar le contrat 2olontaire ou i' licite des indi2idus1 0es disci lines. indi2iduelle'ent.

'ais. et (ui consistait . 'ais une régularisation 1 $n de#.. so'bre (u’était le ou2oir de la sou2eraineté. . les rocessus biologi(ues de l’"o''e-es èce. en e99et. au contraire.cette o ulation globale a2ec son c"a' aléatoire. année 19771974: 6écurité' 3erritoire et /opulation et 1974-1979: Naissance de la biopoliti#ue) . (ui est le ou2oir de E 9aire 2i2re F1 0a sou2eraineté 9aisait 'ourir et laissait 2i2re1 $t 2oil. c’était d’@tre la 'ani9estation d’un assage d’un ou2oir . de 2ie et de 'ort. un ou2oir continu. le grou e. 'aintenant1 Au oint (ue 'aintenant la 'ort-cessant d’@tre une de ces céré'onies éclatantes . dernières reco''andations. la di99érence des disci lines. et d’assurer sur eu7 non as une disci line. co''e le 9ait la disci line1 Al ne s’agit. ou2oir 9aire 'ourir. 2olontés ulti'es. d’installer des 'écanis'es de sécurité autour de cet aléatoire (ui est in"érent . au contraire. ar consé(uent. laisser 'ourir1 <e crois (ue la 'ani9estation de ce ou2oir a ara\t concrète'ent dans cette 9a'euse dis(uali9ication rogressi2e de la 'ort. (ue la grande ritualisation ubli(ue de la 'ort a dis aru. la 'ort est de2enue ainsi cette c"ose (u’on cac"e. 2ont ou2oir 9i7er un é(uilibre. la 'ort. dra'ati(ue. on assait d’un droit ci2il ou ublic. (ui était celui du sou2erain d’ici-bas. d’o ti'aliser. n’est as dans une sorte de dé lace'ent de l’angoisse ou de 'odi9ication des 'écanis'es ré ressi9s1 $lle est dans une trans9or'ation des tec"nologies de ou2oir1 Ce (ui donnait autre9ois (et ceci 3us(u’. sur l’"o''e en tant (u’@tre 2i2ant.. cet autre ou2oir. res(ue la société tout entière.1 /n assait d’une instance de 3uge'ent . cette tec"nologie du ou2oir sur E la F o ulation en tant (ue telle. 'aintenir une 'o?enne. assurer des co' ensations B bre9. de ce grand ou2oir absolu. ar des 'écanis'es globau7. la 9in du S=AAA e siècle) son éclat . d’un dressage indi2iduel (ui s’o érerait ar un tra2ail sur le cor s lui-'@'e1 Al ne s’agit absolu'ent as de se branc"er sur un cor s indi2iduel. destinés en so''e . un état de 2ie : 'écanis'es. artici aient 6 est de2enue. a2ec cette tec"nologie du bio. si 2ous 2ouleP. la li'ite. de uis la 9in du S=AAAe siècle. (ui consiste. donc. un autre1 0a 'ort. . c’était le 'o'ent o8 l’on assait d’un ou2oir. ou2oir (ui se trans'ettait . 'a7i'aliser des 9orces et . (ue 'aintenant a ara\t un ou2oir (ue 3’a ellerais de régularisation. sur la(uelle les sociologues et les "istoriens sont re2enus si sou2ent1 Hout le 'onde sait. un autre1 0a 'ort. (ui était celui du sou2erain de l’au-del. co''e les 'écanis'es disci linaires. c’était égale'ent une trans'ission du ou2oir du 'ourant. testa'ents. ara\tre1 . . rogressi2e'ent. au contraire.ou2oir. etc1 C’étaient tous ces "éno'ènes de ou2oir (ui étaient ainsi ritualisés1 !1 Foucault re2iendra sur tous ces 'écanis'es surtout dans les Cours au Collège de France. . d’agir de telle 'anière (u’on obtienne des états globau7 d’é(uilibration. 2ous le 2o?eP. as du tout de rendre l’indi2idu au ni2eau du détail. une autre. et 3us(u’. 9aire 2i2re et . surtout de uis un certain no'bre d’études récentes. ceu7 (ui sur2i2aient : dernières aroles. ou en tout cas s’est e99acée. un droit (ui était celui de la 2ie éternelle ou de la da'nation éternelle1 Jassage d’un ou2oir . la(uelle les indi2idus. établir une sorte d’"o'éostasie. c’est 'oins le se7e (ue la 'ort (ui est au3ourd’"ui l’ob3et du tabou)1 /r. de régularité B bre9. ce (ui lui i' osait sa si "aute ritualisation. 3e crois (ue la raison our la(uelle. 'ais (ui assent ar des c"e'ins entière'ent di99érents1 Car il ne s’agit as l. . (u’a ara\t 'aintenant. 2oil. les e7traire. la 9a'ille. sa2ant. de rendre en co' te la 2ie. ce (u’on cac"e B elle est de2enue la c"ose la lus ri2ée et la lus "onteuse (et. une o ulation d’@tres 2i2ants.

. 'aintenant (ue le ou2oir est de 'oins en 'oins le droit de 9aire 'ourir. une o ulation. ses dangers internes1 -onc. non as ar le dressage indi2iduel. du cou la 'ort. celui de la sou2eraineté sur la 'ort et celui de la régularisation de la 2ie1 se trou2e s?'bolisé dans ce etit et 3o?eu7 é2éne'ent1 <e 2oudrais 'aintenant re rendre la co' araison entre la tec"nologie régularisatrice de la 2ie et la tec"nologie disci linaire du cor s dont 3e 2ous arlais tout . la li'ite. les aléas. et sur la 'anière de 2i2re. elle roduit des e99ets indi2idualisants. si 2ous 2ouleP. reto'be du cCté du ri2é et de ce (u’il ? a de lus ri2é1 Alors (ue. biologi(ue'ent. le ou2oir laisse to'ber la 'ort1 Jour s?'boliser tout cela. est centrée non as sur le cor s. reto'be sur lui-'@'e et se re lie. et de lus en lus le droit d’inter2enir our 9aire 2i2re. et (ui sont su er osées1 Tne tec"ni(ue (ui donc est disci linaire : elle est centrée sur le cor s. est é2ide''ent le ter'e. et sur (uoi le ou2oir n’aura rise (u’en général. tout ou2oir. on 9ait telle'ent bien 2i2re les gens (u’on arri2e . (u’il ne s’était '@'e as a er#u (u’il était dé3./r. en tout cas . 'aintenant. @tre 'orts de uis longte' s1 C’est ainsi (ue celui (ui a2ait e7ercé le ou2oir absolu de 2ie et de 'ort sur des centaines de 'illiers de gens. la 'ort était le oint o8 éclatait. entre dans cette es èce de nou2eau c"a' du ou2oir sur la 2ie (ui consiste non seule'ent . l’"eure1 /n a donc. 'ais sur la 2ie B une tec"nologie (ui regrou e les e99ets de 'asse ro res .. statisti(ue'ent1 Ce sur (uoi le ou2oir a rise ce n’est as la 'ort. elle.ou2oir oliti(ue (ui a été 'is en lace au SASe siècle. le droit sou2erain de 2ie et de 'ort et (ui. le lus sanglant de tous les dictateurs. 'ais 9inale'ent . contrCler la série des é2éne'ents "asardeu7 (ui eu2ent se roduire dans une 'asse 2i2ante B une tec"nologie (ui c"erc"e . our en contrCler les accidents. d’un autre cCté. globale'ent. . 9aire 2i2re. (ui est un é2éne'ent tout de '@'e très. le bout du ou2oir1 $lle est du cCté e7térieur. 'aintenant. c’est la 'ortalité1 $t dans cette 'esure-l. au contraire. a'énager la 2ie. en contrCler (é2entuelle'ent . endant (uarante ans. (ui c"erc"e . 'ais ar l’é(uilibre global. artir du 'o'ent donc o8 le ou2oir inter2ient surtout . au 'o'ent o8 lui-'@'e 2a 'ourir. (ui a2ait 9ait régner absolu'ent. sur sa art la lus ri2ée1 0e ou2oir ne conna\t lus la 'ort1 Au sens strict. la 'ort 2a @tre. (uel(ue c"ose co''e une "o'éostasie : la sécurité de l’ense'ble ar ra ort . co''e ter'e de la 2ie. 'ort et (u’on le 9aisait 2i2re a rès sa 'ort1 <e crois (ue le c"oc entre ces deu7 s?stè'es de ou2oir. ce ni2eau-l. uis(ue 'ourait celui (ui a2ait e7ercé le droit sou2erain de 2ie et de 'ort a2ec la sau2agerie (ue 2ous connaisseP. les dé9iciences. ar un ou2oir (ui n’est as si' le'ent rouesse scienti9i(ue. (ui regardait si eu la 'ort. l’absolu ou2oir du sou2erain. le 'o'ent o8 l’indi2idu éc"a e . ar ra ort au ou2oir : elle est ce (ui to'be "ors de ses rises. our 'a3orer la 2ie. celui-l. 9aire 2i2re l’indi2idu au-del. en (uel(ue sorte. en co' enser les e99ets1 C’est une tec"nologie (ui 2ise donc. et sur le E co''ent F de la 2ie. une . les 9aire 2i2re au 'o'ent '@'e o8 ils de2raient. on a une tec"nologie (ui. '@'e de sa 'ort1 $t. la 9ois rendre utiles et dociles1 $t. la 'ort de Franco. dans le droit de sou2eraineté. très intéressant ar les 2aleurs s?'boli(ues (u’il 9ait 3ouer. en 'odi9ier) la robabilité. est to'bé sous le cou d’un ou2oir (ui a'énageait si bien la 2ie. deu7 tec"nologies de ou2oir (ui sont 'ises en lace a2ec un certain décalage c"ronologi(ue. elle 'ani ule le cor s co''e 9o?er de 9orces (u’il 9aut . de la 9a#on la lus 'ani9este. 'ais e7ercice e99ecti2e'ent de ce bio. renons. il est bien nor'al (ue la 'ort. non seule'ent . de uis le S=AAAe siècle (ou en tout cas de uis la 9in du S=AAAe siècle).

la caserne. dans les deu7 cas. co''e les institutions 'édicales. réaliser1 C’est our(uoi elle s’est réalisée le lus tCt 6 dès le S=AA$. ou lus récisé'ent cette dis osition s atiale. début du S=AAAe siècle 6 . arce (ue les disci lines tendent. la sou2eraineté. a2ec toute une série d’institutions sous-étati(ues. etc1 C’est la re'ière re'ar(ue (ue 3e 2oudrais 9aire1 -’autre art. au ni2eau étati(ue. déborder le cadre institutionnel et local o8 elles sont rises1 $t uis. e' iri(ues. concertée (ue constitue la 2ille-'odèle. ne sont as de '@'e ni2eau1 Ce (ui leur er'et. co''e sc"é'a organisateur. la 9ois un a areil de disci line et un a areil d’État (ce (ui rou2e (ue la disci line n’est as tou3ours institutionnelle)1 $t de la '@'e 9a#on. l’atelier. 9ractionnées.tec"nologie de dressage o osée. 'ais au-dessous aussi du ni2eau étati(ue. la lace de E régularisateurs F : E assuranciels F1 . etc1 $t uis 2ous a2eP ensuite. et dans le cadre li'ité d’institutions co''e l’école. bien s)r. . . la 2ille arti9icielle. bien entendu. tou3ours . sur les "éno'ènes de o ulation. la 9ois ar en bas et ar en "aut. le roblè'e de la 2ille. et d’un autre cCté. cela a été l’acco''odation la lus 9acile. la 9in du S=AAAe siècle. les caisses de secours. l’autre régularisateur. et dans l’autre d’une tec"nologie o8 les cor s sont re lacés dans les rocessus biologi(ues d’ense'ble1 /n ourrait dire ceci : tout s’est assé co''e si le ou2oir. les 'écanis'es disci linaires de ou2oir et les 'écanis'es régularisateurs de ou2oir. ces deu7 ense'bles de 'écanis'es. a2ec sur2eillance et dressage 6 cela a été la disci line1 &ien s)r. de 9ait. récisé'ent. . il s’agit d’une tec"nologie o8 le cor s est indi2idualisé co''e organis'e doué de ca acités. un ni2eau local. sur les "éno'ènes globau7. la lus co''ode . (ui a2ait co''e 'odalité. elle i' li(uait des organes co' le7es de coordination et de centralisation1 /n a donc deu7 séries : la série cor s 6 organis'e 6 disci line 6 institutions B et la série o ulation 6 rocessus biologi(ues 6 'écanis'es régularisateurs * 6 État1 Tn ense'ble organi(ue institutionnel : l’organo-disci line de l’institution si 2ous 2ouleP. elles rennent 9acile'ent une di'ension étati(ue dans certains a areils co''e la olice. la 2ille de * !anuscrit1 . un ense'ble biologi(ue et étati(ue : la bio-régulation ar l’État1 <e ne 2eu7 as 9aire 3ouer dans l’absolu cette o osition entre État et institution. ou distincte d’une tec"nologie de sécurité B une tec"nologie disci linaire (ui se distingue d’une tec"nologie assurancielle ou régularisatrice B une tec"nologie (ui est bien. s’était trou2é ino érant our régir le cor s écono'i(ue et oliti(ue d’une société en 2oie. l’"C ital. ces grandes régulations globales (ui ont roli9éré au long du SAS e siècle on les trou2e. les 'écanis'es disci linaires sur le cor s et les 'écanis'es régularisateurs sur la o ulation. l’un disci linaire. a2ec les rocessus biologi(ues ou bio-sociologi(ues des 'asses "u'aines1 Acco''odation beaucou lus di99icile car. une seconde acco''odation. tec"nologie du cor s. la 2ieille 'écani(ue du ou2oir de sou2eraineté beaucou tro de c"oses éc"a aient. dans la lu art des cas. (ui est . ar e7e' le. ré9léc"ie. si 2ous 2ouleP. de ne as s’e7clure et de ou2oir s’articuler l’un sur l’autre1 /n eut '@'e dire (ue. la 9ois. 'ais dans un cas. au ni2eau du détail et au ni2eau de la 'asse1 C’est our rattra er le détail (u’une re'ière acco''odation a eu lieu : acco''odation des 'écanis'es de ou2oir sur le cor s indi2iduel. dans des 9or'es intuiti2es. sont articulés l’un sur l’autre1 Tn ou deu7 e7e' les : reneP. d’e7 losion dé'ogra "i(ue et d’industrialisation1 Vi bien (u’. les assurances.

a tou3ours deu7 ordres d’e99ets : l’un sur le cor s1 sur le cor s indisci liné (ui est i''édiate'ent sanctionné ar toutes les 'aladies indi2iduelles (ue le débauc"é se7uel s’attire sur lui-'@'e1 Tn en9ant (ui se 'asturbe tro sera 'alade toute sa 2ie : sanction disci linaire au ni2eau du cor s1 !ais. dans un autre a7e. la se tiè'e génération. telle (u’elle e7iste au SASe siècle. dans le 'ilieu scolaire. our(uoi la se7ualité est-elle de2enue. relè2e d’un contrCle disci linaire. etc1. un c"a' dont l’i' ortance stratégi(ue a été ca itale Y <e crois (ue si la se7ualité a été i' ortante. une descendance (ui 2a @tre erturbée elle aussi. d’un autre cCté. (ui ortent sur la o ulation en tant (ue telle. en (uel(ue sorte . ar son (uadrillage. 'ais elle relè2e aussi de la régularisation1 0’e7tr@'e 2alorisation 'édicale de la se7ualité au SASe siècle a. (ui induisent des conduites d’é argne. la se tiè'e de la se tiè'e1 C’est la t"éorie de . (uel(ue c"ose co''e la se7ualité1 Au 9ond. et (ui er'ettent. 'ais constituée e99ecti2e'ent au SASe siècle1 JreneP (uel(ue c"ose co''e la cité ou2rière1 0a cité ou2rière. entre cor s et "éno'ènes globau71 -e l. (u’est-ce (ue c’est Y /n 2oit très bien co''ent elle articule. sur les cor s. donc sur la rocréation B les ressions (u’on e7erce sur l’"?giène des 9a'illes B les soins a ortés au7 en9ants B la scolarité. ar e7e' le. 2ous a2eP MdesO 'écanis'es disci linaires et MdesO 'écanis'es régularisateurs1 JreneP un tout autre do'aine 6 en9in tout autre. elle est e7acte'ent au carre9our du cor s et de la o ulation1 -onc. 'ais en articulier il ? a eu celles-ci : d’un cCté. as entière'ent 6 B reneP. re résentent e7acte'ent ce cCté de contrCle disci linaire de la se7ualité) B et uis. dans des rocessus biologi(ues larges (ui concernent non lus le cor s de l’indi2idu 'ais cet élé'ent1 cette unité 'ulti le (ue constitue la o ulation1 0a se7ualité. une se7ualité débauc"ée. . c’est our tout un tas de raisons. en tant (ue conduite e7acte'ent cor orelle.réalité uto i(ue. uis(ue celui (ui a été débauc"é se7uelle'ent est censé a2oir une "érédité. aussi l’idée 'édicale selon la(uelle la se7ualité. ar le décou age '@'e de la cité. la se7ualité s’inscrit et rend e99et. 'ise en 2isibilité des indi2idus. et ceci dans le 'ilieu 9a'ilial. et . nor'alisation des conduites. (uand elle est indisci linée et irrégulière. a des e99ets au ni2eau de la o ulation. etc1. l’"abitat. la se7ualité. et ceci endant des générations et des générations. elle relè2e de la disci line. ar la localisation des 9a'illes (c"acune dans une 'aison) et des indi2idus (c"acun dans une ièce)1 -écou age. des 'écanis'es disci linaires de contrCle sur le cor s. la location de l’"abitat et é2entuelle'ent . la er endiculaire. etc1 -onc. son ac"at1 -es s?stè'es d’assurance-'aladie ou d’assurance-2ieillesse B des règles d’"?giène (ui assurent la longé2ité o ti'ale de la o ulation B des ressions (ue l’organisation '@'e de la 2ille 9ait 3ouer sur la se7ualité. 3e crois. au contraire. en '@'e te' s. de la 'asturbation (ui ont été e7ercés sur les en9ants de uis la 9in du S=AAAe siècle 3us(u’au SSe siècle. au SASe siècle. ar ses e99ets rocréateurs. telle (u’on l’a non seule'ent r@2ée. des 'écanis'es régularisateurs. (ui sont liées . . sorte de contrCle olicier s ontané (ui s’e7erce ainsi ar la dis osition s atiale '@'e de la 2ille : toute une série de 'écanis'es disci linaires (u’il est 9acile de retrou2er dans la cité ou2rière1 $t uis 2ous a2eP toute une série de 'écanis'es (ui sont. son rinci e dans cette osition ri2ilégiée de la se7ualité entre organis'e et o ulation. en 9or'e de sur2eillance er'anente (et les 9a'eu7 contrCles. ar e7e' le. indi2idualisant. er2ertie.

la 9ois de contrCler l’ordre disci linaire du cor s et les é2éne'ents aléatoires d’une 'ulti licité biologi(ue. au no?au de la dégénérescence. la 9ois sur le cor s et sur la o ulation. Jaris. état 'ental et s?ndro'es é isodi(ues. au cor s et . et des tec"nologies de régulation de l’autre1 Rous so''es donc dans un ou2oir (ui a ris en c"arge et le cor s et la 2ie. (u’.-dire sur la o ulation et sur le cor s) et en '@'e te' s. non as le lus i' ortant. c’est (ue. en tant (u’elle est au 9o?er de 'aladies indi2iduelles et étant donné (u’elle est. a ris la 2ie en c"arge. selon les droits (ui sont donnés . 2a @tre au SASe siècle un élé'ent. dans ces conditions. et en articulier ar &1-A1 !orel (3raité des dégénérescences p(ysi#ues' intellectuelle) et morales de l'espèce (umaine. élaborée en France. 149. la o ulation. a ris ossession de la 2ie. une sorte de arado7e di99icile . ceci est traditionnel)1 !ais ce (ui 9ait (ue le ou2oir ato'i(ue est. cou2rir toute la sur9ace (ui s’étend de l’organi(ue au biologi(ue. a été le no?au du sa2oir 'édical sur la 9olie et l Ganor'alité dans la seconde 'oitié du SASe siècle1 Hrès tCt rise en c"arge ar la 'édecine légale. l’autre c’est la E nor'e F1 0a nor'e. cet élé'ent (ui circule de l’un . toute une cri'inologie et toute une ant"ro ologie1 . sinon tout . la t"éorie. au SASe siècle. la nor'e de la disci line et la nor'e de la régulation1 -ire (ue le ou2oir. ar consé(uent. du cor s .) et ar !1 0egrain I =1 !agnan (0es -égénérés.la dégénérescence! : la se7ualité. ar =1 !agnan (LeDons clini#ues sur les maladie) mentales. et insu99isante. selon une articulation ort"ogonale. (u’une re'ière inter rétation. des 'illions et des centaines de 'illions d’"o''es (a rès tout. au SASe siècle. Jaris. our le 9onctionne'ent du ou2oir oliti(ue actuel.ou2oir (ui orte . (ui er'et . de la '@'e 9a#on. ar le double 3eu des tec"nologies de disci line d’une art. sur l’organis'e et sur les rocessus biologi(ues. de l’idée de société de nor'alisation1 0a société de nor'alisation. a2ec le Cle du cCté du cor s et le Cle du cCté de la o ulation1 &io. dans la 'esure o8 la 'édecine 2a @tre une tec"ni(ue oliti(ue d’inter2ention.ou2oir. dans le ou2oir de 9abri(uer et d’utiliser la bo'be ato'i(ue. 147+). Jaris. un cor s (ue l’on 2eut disci liner. 3e crois. tout sou2erain. et nGa as 'an(ué dGin9luencer toute une littérature. ou lutCt l’ense'ble constitué ar 'édecine et "?giène. c’est une société o8 se croisent. dont on eut re érer aussitCt les arado7es (ui a araissent . la li'ite '@'e de son e7ercice1 Jarado7es (ui a araissent d’un cCté a2ec le ou2oir ato'i(ue. a2ec des e99ets de ou2oir ro res1 0a 'édecine. du cor s et de la o ulation1 $t 2ous co' reneP alors. on eut dire (ue l’élé'ent (ui 2a circuler du disci linaire au régularisateur. 1457B 3raité des maladies mentales. contourner. 9ait incontournable. dans ces conditions. d’autre art. au 'ilieu du SASe siècle1 ar des aliénistes. une o ulation (ue l’on 2eut régulariser1 0a société de nor'alisation n’est donc as. dire du 'oins (ue le ou2oir. re résente e7acte'ent ce oint d’articulation du disci linaire et du régularisateur. ou (ui a ris. 1495)1 Cette t"éorie de la dégénérescence. la 2ie en général en c"arge. c’est ce (ui eut aussi bien s’a li(uer . (ui n’est as si' le'ent le ou2oir de tuer. ! !1 Foucault se ré9ère ici . Jaris. et (ui 2a donc a2oir des e99ets disci linaires et des e99ets régularisateurs1 -’une 9a#on lus générale encore. une sorte de société disci linaire généralisée dont les institutions disci linaires auraient essai'é et 9inale'ent recou2ert tout l’es ace 6 ce n’est. (ui 2a s’a li(uer. c’est dire (u’il est arri2é . si 2ous 2ouleP. on a la 'ise en 3eu d’un ou2oir de sou2eraineté (ui tue. la o ulation. our(uoi et co''ent un sa2oir tec"ni(ue co''e la 'édecine. c’est un sa2oir. elle a eu des e99ets considérables sur les doctrines et les rati(ues eugéni(ues. 'ais dont l’i' ortance sera considérable ar le lien (u’il établit entre les rises scienti9i(ues sur les rocessus biologi(ues et organi(ues (c’est-. 9ondée sur le rinci e de la trans'issibilité de la tare dite E "éréditaire F.

. ce 'o'ent-l. eut-il tuer. ou2oir d’assurer la 2ie co''e il l’est de uis le SASe siècle1 /u .ou2oir (ui. le 'o?en d’introduire en9in. de 9abri(uer du 2i2ant. un certain 'o'ent. 2a déborder toute la sou2eraineté "u'aine1 $7cuseP-'oi our ces longs arcours . 'ais 3e crois (ue c’est sur ce 9ond-l. ro os du bio. égale'ent. dans ce ou2oir ato'i(ue. d’abord. au contraire. la distinction des races.'ais.ou2oir. 'ais du cou il ne eut @tre ou2oir. our un ou2oir oliti(ue. 'ais de 9aire roli9érer la 2ie. de donner l’ordre de tuer. l’intérieur de la o ulation. au contraire. co''e in9érieures. s’e7erce de telle 9a#on (u’il est ca able de su ri'er la 2ie1 $t de se su ri'er. bio. une certaine li'ite. de tuer. et il utilise la bo'be ato'i(ue.ou2oir sur le droit sou2erain1 Cet e7cès du bio. l’intérieur d’un do'aine (ui se donne co''e étant récisé'ent un do'aine biologi(ue1 Cela 2a .. l’"eure our le ou2oir ato'i(ue.ou2oir. ar consé(uent. cette é o(ue1 Al e7istait de uis bien longte' s1 !ais 3e crois (u’il 9onctionnait ailleurs1 Ce (ui a inscrit le racis'e dans les 'écanis'es de l’État.ou2oir1 C’est . (u’inter2ient le racis'e1 <e ne 2eu7 as dire du tout (ue le racis'e a été in2enté . de récla'er la 'ort. dans cette tec"nologie de ou2oir (ui a our ob3et et our ob3ecti9 la 2ie (et (ui 'e ara\t @tre un des traits 9onda'entau7 de la tec"nologie du ou2oir de uis le SASe siècle). dans un s?stè'e oliti(ue centré sur le bio. ne asse ar le racis'e1 $n e99et. s’il est 2rai (u’il s’agit essentielle'ent de 'a3orer la 2ie. (ue l’on eut retrou2er le roblè'e (ue 3’a2ais essa?é de oser1 Alors. des grou es les uns ar ra ort au7 autres1 &re9. la li'ite 6 des 2irus incontrClables et uni2erselle'ent destructeurs1 $7tension 9or'idable du bio. une cou ure : la cou ure entre ce (ui doit 2i2re et ce (ui doit 'ourir1 -ans le continuum biologi(ue de l’es èce "u'aine. ce ou2oir (ui a essentielle'ent our ob3ecti9 de 9aire 2i2re Y Co''ent e7ercer le ou2oir de la 'ort. d’en détourner les accidents. d’un ou2oir (ui est celui de tuer la 2ie elle-'@'e1 -e sorte (ue. non lus du droit sou2erain sur le bio.ou2oir Y C’est l. de de'ander la 'ort. non seule'ent d’a'énager la 2ie. tel (u’il s’e7erce dans les États 'odernes. de 9abri(uer 6 .ou2oir disci linaire ou régulateur Y Co''ent un ou2oir co''e celui-l. s’il est 2rai (ue le ou2oir de sou2eraineté recule de lus en lus et (u’au contraire a2ance de lus en lus le bio. . . d’en 'ulti lier les c"ances. . et dans certaines conditions. le ou2oir (ui s’e7erce. l’autre li'ite. (ue le racis'e s’est inscrit co''e 'écanis'e 9onda'ental du ou2oir. 'ais l’e7cès du bio. de 9aire tuer. 3e crois. la "iérarc"ie des races. l’o osition de ce (ue 3e disais tout . l’"o''e. (u’est-ce (ue le racis'e Y C’est. co''e ou2oir d’assurer la 2ie1 /u il est sou2erain. d’e7 oser . c’est bien l’é'ergence de ce bio.ou2oir a ara\t lors(ue la ossibilité est tec"ni(ue'ent et oliti(ue'ent donnée . co''ent 2a s’e7ercer le droit de tuer et la 9onction du 'eurtre. tout ceci 2a @tre une 'anière de 9rag'enter ce c"a' du biologi(ue (ue le ou2oir a ris en c"arge B une 'anière de décaler. d’en rolonger la durée. la (uali9ication de certaines races co''e bonnes et d’autres. de 9abri(uer du 'onstre. 2ous a2eP l’e7cès. d’établir une césure (ui sera de t? e biologi(ue .ou2oir. co''ent e7ercer la 9onction de la 'ort. la 'ort non seule'ent ses enne'is 'ais '@'e ses ro res cito?ens Y Co''ent eut-il laisser 'ourir. ou bien d’en co' enser les dé9icits Y Co''ent1 dans ces conditions. et (ui 9ait (u’il n’? a guère de 9onctionne'ent 'oderne de l’État (ui. est-il ossible. l’a arition des races. dans ce do'aine de la 2ie (ue le ou2oir a ris en c"arge.

a2ec les 'écanis'es. ou E lus tu laisseras 'ourir. entre 'a 2ie .ou2oir. 'ort 3e n’entends as . il 9aut bien (ue tu 'assacres tes enne'is F1 !ais le racis'e 9ait 3uste'ent 9onctionner. de traiter l’es èce. il 9aut (ue l’autre 'eure F 6 d’une 'anière (ui est toute nou2elle. il 9aut (u’il asse ar le racis'e1 $t si. de subdi2iser l’es èce (u’il a rise en c"arge en sousgrou es (ui seront. le racis'e. 'ort1 0a 9onction 'eurtrière de l’État ne eut @tre assurée. c’est (ue les enne'is (u’il s’agit de su ri'er. la re'ière 9onction du racis'e. un ou2oir de sou2eraineté1 c’est-. dis ara\tre. 2eut 9onctionner a2ec les instru'ents. lus 'oi 6 non as en tant (u’indi2idu 'ais en tant (u’es èce 6 3e 2i2rai. 3e serai 2igoureu7. du t? e : E lus tu tueras. our ou2oir 'ettre les autres . l’i' ortance 6 3’allais dire l’i' ortance 2itale 6 du racis'e dans l’e7ercice d’un tel ou2oir : c’est la condition sous la(uelle on eut e7ercer le droit de tuer1 Vi le ou2oir de nor'alisation 2eut e7ercer le 2ieu7 droit sou2erain de tuer. a2ec la tec"nologie de la nor'alisation. 'oins il ? aura de dégénérés ar ra ort . de ce 9ait '@'e. (ue ar le racis'e1 =ous co' reneP. l’intérieur de ce continuum biologi(ue au(uel s’adresse le bio. il 9aut (ue tu uisses tuer F) a rès tout ce n’est as le racis'e.er'ettre au ou2oir de traiter une o ulation co''e un 'élange de races ou. l’es èce. 'ais . il 9aut (ue tu 9asses 'ourir. e" bien le racis'e est indis ensable co''e condition our ou2oir 'ettre (uel(u’un . de 9aire des césures . et (ui est récisé'ent co' atible a2ec l’e7ercice du bio. e7ternes ou internes. une relation (ui n’est as une relation 'ilitaire et guerrière d’a99ronte'ent. 9ait 3ouer cette relation de t? e guerrier 6 E si tu 2eu7 2i2re. il 9aut (u’il asse lui aussi ar le racis'e1 &ien entendu1 ar 'ise . en re'ière ligne. o8 2ous a2eP un ou2oir (ui est. la 'ort de la 'au2aise race. 3e ourrai roli9érer F1 0a 'ort de l’autre.ou2oir1 -’une art.ou2oir. et en re'ière instance. non as 'ilitaire. ar consé(uent. l’i' érati9 de 'ort. cette éli'ination. un bioou2oir. 'ort dans une société de nor'alisation1 0. ar ra ort . des races1 C’est l.-dire un ou2oir (ui a droit de 2ie et de 'ort. lus tu 9eras 'ourir F. ni l’État 'oderne. ce ne sont as les ad2ersaires au sens oliti(ue du ter'e B ce sont les dangers. dès lors (ue l’État 9onctionne sur le 'ode du bio. ou de l’anor'al). la 2ictoire sur les ad2ersaires oliti(ues. en e99et. (ui l’ont in2entée1 C’est la relation guerrière : E our 2i2re. 'oi et la 'ort de l’autre. lus e7acte'ent. de la race in9érieure (ou du dégénéré. in2erse'ent. ce n’est as si' le'ent 'a 2ie. 'ais une relation de t? e biologi(ue : E lus les es èces in9érieures tendront . c’est la condition d’acce tabilité de la 'ise . si 2ous 2ouleP. dans la 'esure o8 ce serait 'a sécurité ersonnelle B la 'ort de l’autre. dans le s?stè'e de bio. la o ulation et our la o ulation1 Autre'ent dit. o8 2ous a2eP une société de nor'alisation. l. la 'ise . 'ort. le racis'e 2a er'ettre d’établir. au 'oins sur toute sa sur9ace. le racis'e aura sa seconde 9onction : il aura our rCle de er'ettre d’établir une relation ositi2e. lus les indi2idus anor'au7 seront éli'inés. 'ort. l’éli'ination du danger biologi(ue et au ren9orce'ent. toi tu 2i2ras F1 <e dirais (ue cette relation (E si tu 2eu7 2i2re.ou2oir1 -’un autre cCté. c’est ce (ui 2a rendre la 2ie en général lus saine B lus saine et lus ure1 . 3e serai 9ort. de 9rag'enter. récisé'ent. et lus. donc.a ort. 'ais ra ort biologi(ue1 $t si ce 'écanis'e eut 3ouer. directe'ent lié . (ue s’il tend non as . de l’es èce elle-'@'e ou de la race1 0a race. guerrier ou oliti(ue. n’est rece2able.

ro os de la cri'inalité1 Vi la cri'inalité a été ensée en ter'es de racis'e. est de2enu. en (uel(ue sorte. c’est-. 'ise . lus la race . en tout cas. la cri'inalité. les "éno'ènes de la 9olie et de la 'aladie 'entale.-dire non as telle'ent la t"éorie de -ar%in elle-'@'e (ue l’ense'ble. our la race (ue nous so''es. c"a(ue 9ois (u’il ? a eu a99ronte'ent. 'ais la race ad2erse. tuer des o ulations. etc1 Z artir de l. la 9in du SASe siècle.ou2oir... littérale'ent. un racis'e de la guerre. de 'ulti lier our certains le ris(ue de 'ort ou. nécessité ar le 9ait (u’un bio. c’est dans la 9or'e de l’é2olutionnis'e (ue l’on a été contraint. la 'ort. la guerre 6 ceci est absolu'ent nou2eau 6 2a a ara\tre. ce n’est l. ses ad2ersaires. (uand il 2oulait 9aire la guerre. et (ui était. nou2eau . tout si' le'ent. artir du 'o'ent o8 il . en (uel(ues années au SASe siècle. 3e crois. l’e7 ulsion.ou2oir Y Z tra2ers les t"è'es de l’é2olutionnis'e. désor'ais : détruire non as si' le'ent l’ad2ersaire oliti(ue. lus encore. 'ais 2rai'ent une 'anière de enser les ra orts de la colonisation. les 9aire tuer ar 'illions (co''e cela s’est assé 3uste'ent de uis le SASe siècle. ceu7 d’en 9ace1 &ien s)r. de les enser1 $t on eut co' rendre aussi our(uoi le racis'e se dé2elo e dans ces sociétés 'odernes (ui 9onctionnent sur le 'ode du bio. 'ulti lier la 2ie Y /n ourrait dire la '@'e c"ose . ar un racis'e1 0a guerre1 Co''ent eut-on non seule'ent 9aire la guerre . en acti2ant le t"è'e du racis'e Y -ans la guerre. la 'ort est nécessaire'ent re(uis1 0e racis'e 2a se dé2elo er ri'o a2ec la colonisation. 'ort. a'énager. 3e crois (u’on eut co' rendre un certain no'bre de c"oses1 /n eut co' rendre. . la(uelle nous a artenons sera ure1 =ous a2eP l. le lien (ui s’est ra ide'ent 6 3’allais dire i''édiate'ent 6 noué entre la t"éorie biologi(ue du SASe siècle et le discours du ou2oir1 Au 9ond l’é2olutionnis'e. 'ais égale'ent de régénérer sa ro re race1 Jlus no'breu7 seront ceu7 (ui 'eurent ar'i nous. lutte. co''ent ourra-t-on le 9aire si l’on 9onctionne sur le 'ode du bio. le re3et. 'ais aussi tout ce (ui eut @tre 'eurtre indirect : le 9ait d’e7 oser . la 9in du SASe siècle. rotéger.si' le'ent le 'eurtre direct. la guerre. (ui sont récisé'ent les oints o8 le droit . 'ais e7 oser ses ro res cito?ens . ar dé9inition. c’est égale'ent . récisé'ent. lutte our la 2ie entre les es èces. co''e une 'anière non as si' le'ent de ren9orcer sa ro re race en éli'inant la race ad2erse (selon les t"è'es de la sélection et de la lutte our la 2ie). non as si' le'ent une 'anière de cac"er un discours oliti(ue sous un 2@te'ent scienti9i(ue. tout naturelle'ent. sélection (ui éli'ine les 'oins ada tés) 6. d’abord. tuer des ci2ilisations. ris(ue de 'ort. l’"istoire des sociétés a2ec leurs di99érentes classes. co''ent ou2ait-il articuler et la 2olonté de détruire l’ad2ersaire et le ris(ue (u’il renait de tuer ceu7-l. (u’une e7tra olation biologi(ue du t"è'e de l’enne'i oliti(ue1 !ais. la 'ort oliti(ue. il 2a s’agir de deu7 c"oses.. non as si' le'ent une 'anière de transcrire en ter'es biologi(ues le discours oliti(ue. la nécessité des guerres. entendu en un sens large 6 c’est-. etc1 Autre'ent dit. de uis la seconde 'oitié du SASe siècle) sinon. cette MsorteO de danger biologi(ue (ue re résentent.ou2oir B on co' rend our(uoi le racis'e 2a éclater en un certain no'bre de oints ri2ilégiés. '@'es dont il de2ait.-dire a2ec le génocide colonisateur1 Luand il 2a 9alloir tuer des gens. le a(uet de ses notions (co''e : "iérarc"ie des es èces sur l’arbre co''un de l’é2olution.

9orcé'ent les lus racistes1 &ien s)r. our e7ercer son ou2oir sou2erain1 0a 3u7ta osition. soutenu . uni2erselle'ent sécurisante..ou2oir. dans un 'écanis'e de bio. d’abord. selon le rinci e (ue la 'ort des autres. au 9ond. ou de 9aire su ri'er. de l’"érédité B rise en c"arge aussi de la 'aladie. ou une classe. l’État. (ui er'et e99ecti2e'ent de su ri'er. il 9aut rendre l’e7e' le du naPis'e1 A rès tout. . 'é ris ou "aine des races les unes our les autres1 Rous so''es très loin aussi d’un racis'e (ui serait une sorte d’o ération idéologi(ue ar la(uelle les États. ou lutCt le 9onctionne'ent. une (uantité considérable de gens ((ue ce soient les VA. tra2ers cette société.ou2oir de s’e7ercer1 -onc.. celui (ui est . (ui tra2erse tout le cor s social de la société naPie.9allait rendre ossible. . le racis'e est lié au 9onctionne'ent d’un État (ui est obligé de se ser2ir de la race. des idéologies. arce (ue le ou2oir de tuer. bio. les VV. c’est autre c"ose1 0a s éci9icité du racis'e 'oderne. bien s)r. 3e crois. se 'ani9este.-dire de ce 2ieu7 ou2oir sou2erain de tuer1 Ce ou2oir de tuer. 'ort d’un cri'inel ou sa 'ise . de la rocréation. bout de bras la société naPie ( rise en c"arge du biologi(ue. dans un 'écanis'e (ui er'et au bio. dans l’État naPi. ar les naPis1 0e contrCle des aléas ro res au7 rocessus biologi(ues était un des ob3ecti9s i''édiats du régi'e1 !ais en '@'e te' s (u’on a2ait cette société uni2erselle'ent assurancielle. en '@'e te' s. etc1)1 Z la li'ite '@'e. si' le'ent et traditionnelle'ent. ce (ui 9ait sa s éci9icité. dans ces conditions. tout le 'onde a droit de 2ie et de 'ort sur son 2oisin. tra2ers le bioou2oir. la 'ise en lace et l’acti2ation du racis'e1 $t c’est l. 'ais . le naPis'e c’est bien en e99et le dé2elo e'ent 3us(u’au aro7?s'e des 'écanis'es de ou2oir nou2eau7 (ui a2aient été 'is en lace de uis le S=AAAe siècle1 Jas d’État lus disci linaire. de l’éli'ination des races et de la uri9ication de la race. l. au7 'ensonges du ou2oir1 C’est lié . o8 les régulations biologi(ues soient re rises en co' te d’une 'anière lus serrée et lus insistante1 Jou2oir disci linaire. la 9ois lus disci linaire et lus assurancielle (ue celle (ui a2ait été 'ise en lace. le racis'e. (ui nous lace. . la 'ise . c’est le ren9orce'ent biologi(ue de soi'@'e en tant (ue l’on est 'e'bre d’une race ou d’une o ulation. beaucou lus ro9ond (u’une nou2elle idéologie. ne serait-ce (ue ar la conduite de dénonciation. n’est as lié . . ceci.ou2oir : tout ceci a arcouru. (ue le régi'e naPi B as d’État. 3e crois. uni2erselle'ent régulatrice et disci linaire. la tec"nologie du ou2oir1 C’est lié . (u’e99ecti2e'ent il s’enracine1 =ous co' reneP alors. . très loin d’un racis'e (ui serait. en tant (ue l’on est élé'ent dans une luralité unitaire et 2i2ante1 =ous 2o?eP (ue nous so''es l. le ou2oir de 2ie et de 'ort est donné non as si' le'ent . déc"a\ne'ent le lus co' let du ou2oir 'eurtrier. assure la 9onction de 'ort dans l’écono'ie du bioou2oir. non lus. essaieraient de détourner 2ers un ad2ersaire '?t"i(ue des "ostilités (ui seraient tournées 2ers Meu7O ou (ui tra2ailleraient le cor s social1 <e crois (ue c’est beaucou lus ro9ond (u’une 2ieille tradition. toute une série d’indi2idus. c’est-. cCté de 2ous1 . du 2ieu7 ou2oir sou2erain du droit de 'ort i' li(ue le 9onctionne'ent. des accidents)1 Jas de société . des 'entalités. la tec"ni(ue du ou2oir. au lus loin de la guerre des races et de cette intelligibilité de l’"istoire. l’écart1 !@'e c"ose our la 9olie. ou en tout cas ro3etée. co''ent et our(uoi les États les lus 'eurtriers sont. '@'e c"ose our les ano'alies di2erses1 $n gros.

-onc, déc"a\ne'ent du ou2oir 'eurtrier et du ou2oir sou2erain , tra2ers tout le cor s social1 Égale'ent, ar le 9ait (ue la guerre est e7 licite'ent osée co''e un ob3ecti9 oliti(ue 6 et as si' le'ent au 9ond, co''e un ob3ecti9 oliti(ue our obtenir un certain no'bre de 'o?ens, 'ais co''e une sorte de "ase ulti'e et décisi2e de tous les rocessus oliti(ues 6, la oliti(ue doit aboutir , la guerre, et la guerre doit @tre la "ase 9inale et décisi2e (ui 2a couronner l’ense'ble1 Jar consé(uent, ce n’est as si' le'ent la destruction des autres races (ui est l’ob3ecti9 du régi'e naPi1 0a destruction des autres races est l’une des 9aces du ro3et, l’autre 9ace étant d’e7 oser sa ro re race au danger absolu et uni2ersel de la 'ort1 0e ris(ue de 'ourir, l’e7 osition , la destruction totale, est un des rinci es inscrits ar'i les de2oirs 9onda'entau7 de l’obéissance naPie, et ar'i les ob3ecti9s essentiels de la oliti(ue1 Al 9aut (ue l’on arri2e , un oint tel (ue la o ulation tout entière soit e7 osée , la 'ort1 Veule cette e7 osition uni2erselle de toute la o ulation , la 'ort ourra e99ecti2e'ent la constituer co''e race su érieure et la régénérer dé9initi2e'ent 9ace au7 races (ui auront été totale'ent e7ter'inées ou (ui seront dé9initi2e'ent asser2ies1 /n a donc dans la société naPie cette c"ose tout de '@'e e7traordinaire : c’est une société (ui a absolu'ent généralisé le bio- ou2oir, 'ais (ui a, en '@'e te' s, généralisé le droit sou2erain de tuer1 0es deu7 'écanis'es, celui classi(ue, arc"aa(ue, (ui donnait , l’État droit de 2ie et de 'ort sur ses cito?ens, et le nou2eau 'écanis'e organisé autour de la disci line, de la régulation, bre9 le nou2eau 'écanis'e de bioou2oir, se trou2ent e7acte'ent coancider1 -e sorte (u’on eut dire ceci : l’État naPi a rendu absolu'ent coe7tensi9s le c"a' d’une 2ie (u’il a'énage, rotège, garantit, culti2e biologi(ue'ent, et, en '@'e te' s, le droit sou2erain de tuer (uicon(ue 6 non seule'ent les autres, 'ais les siens ro res1 Al ? a eu, c"eP les naPis, une coancidence d’un bio- ou2oir généralisé a2ec une dictature , la 9ois absolue et retrans'ise , tra2ers tout le cor s social ar cette 9or'idable dé'ulti lication du droit de tuer et de l’e7 osition , la 'ort1 /n a un État absolu'ent raciste, un État absolu'ent 'eurtrier et un État absolu'ent suicidaire1 État raciste, État 'eurtrier, État suicidaire1 Cela se su er ose nécessaire'ent et a abouti, bien s)r, , la 9ois , la E solution 9inale F ( ar la(uelle on a 2oulu éli'iner, , tra2ers les <ui9s, toutes les autres races dont les <ui9s étaient , la 9ois le s?'bole et la 'ani9estation) des années 195*-195; et uis au télégra''e 71 ar le(uel, en a2ril 1955, >itler donnait ordre de détruire les conditions de 2ie du eu le alle'and lui-'@'e "1 Volution 9inale our les autres races, suicide absolu de la race Malle'andeO1 C’est , cela (ue 'enait cette 'écani(ue inscrite dans le 9onctionne'ent de l’État 'oderne1 Veul, bien s)r, le naPis'e a oussé 3us(u’au aro7?s'e le 3eu entre le droit sou2erain de tuer et les 'écanis'es du bio- ou2oir1 !ais ce 3eu est inscrit e99ecti2e'ent dans le 9onctionne'ent de tous les États1 -e tous les États 'odernes, de tous les États ca italistes Y $" bien, as s)r1 <e crois (ue 3uste'ent 6 'ais ce serait l, une autre dé'onstration 6 l’État socialiste, le socialis'e, est tout aussi 'ar(ué de racis'e (ue le
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>itler, dès le 19 'ars, a2ait ris des dis ositions our la destruction de lGin9rastructure logisti(ue et des é(ui e'ents industriels de lGAlle'agne1 Ces dis ositions sont énoncées dans deu7 décrets du ;+ 'ars et du 7 a2ril1 Vur ces décrets, c91 A1 V eer, 1rinnerungen, &erlin, Jro ?lje'- =erlag, 1969 (trad1 9r1 : Au CEur du 3roisième +eic(, Jaris, Fa?ard, 1971)1 Foucault a certaine'ent lu lGou2rage de <1 Fest, >itler1 Fran^9urt a1 !1Q&erlinQXien, =erlag Tllstein, 197; (trad1 9r1 Jaris, Kalli'ard1 197;)1

9onctionne'ent de l’État 'oderne, de l’État ca italiste1 $n 9ace du racis'e d’État, (ui s’est 9or'é dans les conditions dont 3e 2ous ai arlé, s’est constitué un social-racis'e (ui n’a as attendu la 9or'ation des États socialistes our a ara\tre1 0e socialis'e a été, d’entrée de 3eu, au SASe siècle, un racis'e1 $t (ue ce soit Fourier #, au début du siècle, ou (ue ce soient les anarc"istes , la 9in du siècle, en assant ar toutes les 9or'es de socialis'e, 2ous ? 2o?eP tou3ours une co' osante de racis'e1 0,, il '’est très di99icile d’en arler1 $n arler co''e cela, c’est rati(uer l’a99ir'ation 'assue1 =ous le dé'ontrer, cela i' li(uerait (ce (ue 3e 2oulais 9aire) une autre batterie de cours , la 9in1 $n tout cas, 3e 2oudrais si' le'ent dire ceci : d’une 9a#on générale, il 'e se'ble 6 l,, c’est un eu un libre ro os 6 (ue le socialis'e, tant (u’il ne ose as, en re'ière instance, les roblè'es écono'i(ues ou 3uridi(ues du t? e de ro riété ou du 'ode de roduction 6 dans la 'esure o8, ar consé(uent, le roblè'e de la 'écani(ue du ou2oir, des 'écanis'es de ou2oir, n’est as osé et anal?sé ar lui 6, Mle socialis'e, donc,O ne eut as 'an(uer de réa99ecter, de réin2estir ces '@'es 'écanis'es de ou2oir (ue l’on a 2us se constituer , tra2ers l’État ca italiste ou l’État industriel1 $n tout cas, une c"ose est certaine : c’est (ue le t"è'e du bioou2oir, dé2elo é , la 9in du S=AAAe et endant tout le SASe siècle, non seule'ent n’a as été criti(ué ar le socialis'e 'ais, en 9ait, a été re ris ar lui, dé2elo é, réi' lanté, 'odi9ié sur certains oints, 'ais absolu'ent as rée7a'iné dans ses bases et dans ses 'odes de 9onctionne'ent1 0’idée, 9inale'ent, (ue la société ou l’État, ou ce (ui doit se substituer , l’État, a essentielle'ent our 9onction de rendre en c"arge la 2ie, de la 'énager, de la 'ulti lier, d’en co' enser les aléas, d’en arcourir et déli'iter les c"ances et les ossibilités biologi(ues, il 'e se'ble (ue ceci a été re ris tel (uel ar le socialis'e1 A2ec les consé(uences (ue cela a, dès lors (ue l’on se trou2e dans un État socialiste (ui doit e7ercer le droit de tuer ou le droit d’éli'iner, ou le droit de dis(uali9ier1 $t c’est ainsi (ue, tout naturelle'ent, 2ous alleP retrou2er le racis'e 6 non as le racis'e ro re'ent et"ni(ue, 'ais le racis'e de t? e é2olutionniste, le racis'e biologi(ue 6 9onctionnant , lein dans les États socialistes (t? e Tnion so2iéti(ue), , ro os des 'alades 'entau7, des cri'inels, des ad2ersaires oliti(ues, etc1 =oil, our l’État1 Ce (ui 'e ara\t intéressant aussi, et (ui '’a 9ait longte' s roblè'e, c’est (ue, encore une 9ois, ce n’est as si' le'ent au ni2eau de l’État socialiste (ue l’on retrou2e ce '@'e 9onctionne'ent du racis'e, 'ais aussi dans les di99érentes 9or'es d’anal?se ou de ro3et socialiste, tout au long du SASe siècle et, 'e se'ble-t-il, autour de ceci : c"a(ue 9ois (u’un socialis'e a, au 9ond, insisté surtout sur la trans9or'ation des conditions écono'i(ues co''e rinci e de trans9or'ation et de Jassage de l’État ca italiste , l’État socialiste (autre'ent dit, c"a(ue 9ois (u’il a c"erc"é le rinci e de la trans9or'ation au ni2eau des rocessus écono'i(ues), il n’a as eu besoin, i''édiate'ent au 'oins, de racis'e1 $n re2anc"e, , tous les 'o'ents o8 le socialis'e a été obligé d’insister sur le roblè'e de la lutte, de la lutte contre l’enne'i, de l’éli'ination de l’ad2ersaire , l’intérieur '@'e de la société ca italiste B lors(u’il s’est agi, ar consé(uent, de enser l’a99ronte'ent "?si(ue a2ec l’ad2ersaire de classe dans
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-e C"1 Fourier1 2oir surtout , ce ro os: 3(éorie des uatre .ouvements et des Destinées générales) 0ei Pig M0?onO1 14+4B 0e Rou2eau !onde industriel et sociétaire, Jaris, 14*9B La Fausse 8ndustrie morcelée) répugnante) mensongère) Jaris, 14;6,* 2ol1

la société ca italiste, le racis'e a resurgi, arce (u’il a été la seule 'anière, our une ensée socialiste (ui était tout de '@'e très liée au7 t"è'es du bio- ou2oir, de enser la raison de tuer l’ad2ersaire1 Luand il s’agit si' le'ent de l’éli'iner écono'i(ue'ent, de lui 9aire erdre ses ri2ilèges, on n’a as besoin de racis'e1 !ais, dès (u’il s’agit de enser (ue l’on 2a se trou2er en t@te , t@te a2ec lui, et (u’il 2a 9alloir se battre "?si(ue'ent a2ec lui, ris(uer sa ro re 2ie et c"erc"er , le tuer, lui, il a 9allu du racis'e1 Jar consé(uent, c"a(ue 9ois (ue 2ous a2eP ces socialis'es, des 9or'es de socialis'e, des 'o'ents de socialis'e (ui accentuent ce roblè'e de la lutte, 2ous a2eP le racis'e1 C’est ainsi (ue les 9or'es de socialis'e les lus racistes, cela a été, bien s)r, le blan(uis'e, cela a été la Co''une et cela a été l’anarc"ie, beaucou lus (ue la social dé'ocratie, beaucou lus (ue la Veconde Anternationale, et beaucou lus (ue le 'ar7is'e lui-'@'e1 0e racis'e socialiste n’a été li(uidé, en $uro e, (u’, la 9in du SASe siècle, d’une art ar la do'ination d’une social-dé'ocratie (et, il 9aut bien le dire, d’un ré9or'is'e lié , cette social-dé'ocratie), et d’autre art, ar un certain no'bre de rocessus co''e l’a99aire -re?9us en France1 !ais, a2ant l’a99aire -re?9us, tous les socialistes, en9in les socialistes dans leur e7tr@'e 'a3orité, étaient 9onda'entale'ent racistes1 $t 3e crois (u’ils étaient racistes dans la 'esure o8 (et 3e ter'inerai l,-dessus) il n’ont as réesti'é 6 ou ils ont ad'is, si 2ous 2ouleP, co''e allant de soi 6 ces 'écanis'es de bio- ou2oir (ue le dé2elo e'ent de la société et de l’État, de uis le S=AAAe siècle, a2ait 'is en lace1 Co''ent eut-on 9aire 9onctionner un bio- ou2oir et en '@'e te' s e7ercer les droits de la guerre, les droits du 'eurtre et de la 9onction de la 'ort, sinon en assant ar le racis'e Y C’était l, le roblè'e, et 3e crois (ue c’est tou3ours cela le roblè'e1

grou es ou classes relè2ent-ils en dernière instance des rocessus générau7 de la guerre Y 6 l’ense'ble des notions déri2ées de la stratégie ou de la tacti(ue eut-il constituer un instru'ent 2alable et su99isant our anal?ser les relations de ou2oir Y 6 les institutions 'ilitaires et guerrières.Résu. leur s éci9icité. de "iérarc"isation sociales doi2ent @tre considérés co''e déri2és Y 6 les rocessus d’antagonis'es. leur ré2ersibilité : les étudier donc co''e des ra orts de 9orce (ui s’entrecroisent. il 9aut c"erc"er co''ent les relations d’assu3ettisse'ent eu2ent 9abri(uer des su3ets1 -e '@'e. s’annuler1 $n9in. lutCt (ue de rec"erc"er la 9or'e uni(ue. artir de la relation elle-'@'e en tant (ue c’est elle (ui déter'ine les élé'ents sur les(uels elle orte : lutCt (ue de de'ander . il 9aut d’abord les laisser 2aloir dans leur 'ulti licité. des su3ets idéau7 ce (u’ils ont u céder d’eu7-'@'es ou de leurs ou2oirs our se laisser assu3ettir. no 147.+1 . con2ergent ou au contraire s’o osent et tendent . directe'ent ou indirecte'ent le no?au des institutions oliti(ues Y * Jublié dans l'Annuaire du Collège de France' QNe année' Histoire des systèmes de pensée) année IKQL" IKQN) IKQN) p' RNI"RNN' . résu ose l’indi2idu co''e su3et de droits naturels ou de ou2oirs ri'iti9s B il se donne our ob3ecti9 de rendre co' te de la genèse idéale de l’État B en9in. 5 2ol1 : c91 AAA. ren2oient les uns au7 autres. 1 1*5-1.e ris dans Dits et Écrits) 1955-1944) éd1 ar -1 -e9ert I F1 $%ald1 collab1 <1 0agrange1 Jaris. le oint central d’o8 toutes les 9or'es de ou2oir déri2eraient ar 2oie de consé(uence ou de dé2elo e'ent. il 9ait de la loi la 'ani9estation 9onda'entale du ou2oir1 Al 9audrait essa?er d’étudier le ou2oir non as . artir des ter'es ri'iti9s de la relation.é du cours * Jour 'ener l’anal?se concrète des ra orts de ou2oir. 1995. 9aut-il our autant le déc"i99rer selon la 9or'e générale de la guerre Y 0a guerre eut-elle 2aloir co''e anal?seur des ra orts de ou2oir Y Cette (uestion en recou2re lusieurs autres : 6 la guerre doit-elle @tre considérée co''e un état de c"oses re'ier et 9onda'ental ar ra ort au(uel tous les "éno'ènes de do'ination. d’une 9a#on générale les rocédés 'is en Uu2re our 'ener la guerre sont-ils de rès ou de loin. il 9aut abandonner le 'odèle 3uridi(ue de la sou2eraineté1 Celui-ci. la loi co''e 'ani9estation de ou2oir. Kalli'ard Q E &ibliot"è(ue des sciences "u'aines F. lutCt (ue d’accorder un ri2ilège . en e99et. 'ais . de di99érenciation. il 2aut 'ieu7 essa?er de re érer les di99érentes tec"ni(ues de contrainte (u’il 'et en Uu2re1 V’il 9aut é2iter de rabattre l’anal?se du ou2oir sur le sc"é'a ro osé ar la constitution 3uridi(ue de la sou2eraineté. d’a99ronte'ents et de luttes entre indi2idus. leurs di99érences. s’il 9aut enser le ou2oir en ter'es de ra orts de 9orce.

@tre de lus en lus un ri2ilège d’État1 -’autre art et ar 2oie de consé(uence. en France ar &oulain2illiers et lus tard ar du &uat-Ran#a?. (u’un co'bat ininterro' u tra2aille la ai7 et (ue l’ordre ci2il est 9onda'entale'ent un ordre de bataille Y C’est cette (uestion (ui a été osée dans le cours de cette année1 Co''ent a-t-on er#u la guerre au 9iligrane de la ai7 Y Lui a c"erc"é dans le bruit et la con9usion de la guerre. lui 9aire (uitter les 9or'es lar2ées et sourdes o8 elle se oursuit sans (u’on s’en rende bien co' te et la 'ener . i'aginer (ue c’est la guerre (ui 9onctionne dans les relations de ou2oir. il se'ble (ue les rati(ues et les institutions de guerre aient sui2i une é2olution 2isible1 -’une art.6 'ais la (uestion (u’il 9audrait eut-@tre oser d’abord serait celle-ci : co''ent. 9aire rage . il 9aut retrou2er la guerre : elle est le c"i99re de la ai71 $lle artage le cor s social tout entier et en er'anence B elle lace c"acun de nous dans un ca' ou dans l’autre1 $t cette guerre. la(uelle nous de2ons nous ré arer si nous 2oulons @tre 2ain(ueurs1 . la naissance des États : 'ais non as la guerre idéale 6 celle (u’i'aginent les "iloso "es de l’état de nature 6. c’était la guerre continuée ar d’autres 'o?ens Y * Tn arado7e a ara\t au re'ier regard1 A2ec l’é2olution des États de uis le début du !o?en [ge. des nécessités de nature ou au7 e7igences 9onctionnelles de l’ordre.oliti(ue 6 très di99érent du discours "iloso "ico-3uridi(ue ordonné au roblè'e de la sou2eraineté 6 9ait de la guerre le 9ond er'anent de toutes les institutions de ou2oir1 Ce discours est a aru eu de te' s a rès la 9in des guerres de . eine ac"e2ée (u’un certain t? e de discours est a aru sur les ra orts de la société et de la guerre1 Tn discours s’est 9or'é sur les ra orts de la société et de la guerre1 Tn discours "istorico. ou du 'oins . dans la boue des batailles le rinci e d’intelligibilité de l’ordre. de grou e . eu substitué un État doté d’institutions 'ilitaires1 /r cette trans9or'ation s’était . une bataille décisi2e . et une ligne d’é2olution les a conduites . l’intérieur des 'écanis'es du ou2oir.eligion et au début des grandes luttes oliti(ues anglaises du S=AA$ siècle1 Velon ce discours. constituer le 'oteur secret des institutions. se concentrer entre les 'ains d’un ou2oir central (ui seul a2ait le droit et les 'o?ens de la guerre B du 9ait '@'e. de2enir l’a anage ro9essionnel et tec"ni(ue d’un a areil 'ilitaire soigneuse'ent dé9ini et contrClé1 -’un 'ot : . elles ont eu tendance . des con(u@tes et des 2illes incendiées B 'ais elle continue aussi . elles se sont e99acées non sans lenteur du ra ort d’"o''e . (ui a été illustré en Angleterre ar Co^e ou 0ilburne. la guerre tend . "o''e. il ne su99it as de la retrou2er co''e un rinci e d’e7 lication B il 9aut la réacti2er. des institutions et de l’"istoire Y Lui a d’abord ensé (ue la oliti(ue. grou e. une société entière'ent tra2ersée de ra orts guerriers s’est eu . 'ais des guerres réelles et des batailles e99ecti2es B les lois sont nées au 'ilieu des e7 éditions. les illusions ou les 'ensonges (ui nous 9ont croire . des lois et de l’ordre1 Vous les oublis. c’est la guerre (ui a résidé . de uis (uand et co''ent a-t-on co''encé .

sous la brutalité 2isible des cor s et des assions une rationalité 9onda'entale. des ré2oltes ou des alliances)1 $t c’est seule'ent au-dessus de cet enc"e2@tre'ent (ue se dessinera une rationalité croissante. de2ient de lus en lus 9ragile."iloso "i(ue1 Von rCle. on co' rendre l’i' ortance de cette 9or'e d’anal?se1 eut 11 0e su3et (ui arle dans ce discours ne eut occu er la osition du 3uriste ou du "iloso "e. le lus obscur. sous la 9or'e des institutions ou les législations. la 2érité et au droit. des 2ictoires ou des dé9aites 'as(uées. celle des calculs et des stratégies 6 rationalité (ui.1 Ce t? e de discours se dé2elo e entière'ent dans la di'ension "istori(ue1 Al n’entre rend as de 3auger l’"istoire. des assions. l’i''inence des te' s nou2eau7 et des re2anc"es 'illénaires. succès ou insuccès des con3urations. rétablir. les abus et les 2iolences au rinci e idéal d’une raison ou d’une loi B 'ais de ré2eiller au contraire. des "aines. . i' oser un ar'istice. le sang séc"é dans les codes1 Al se donne our c"a' de ré9érence le 'ou2e'ent indé9ini de l’"istoire1 !ais il lui est ossible en '@'e te' s de rendre a ui sur des 9or'es '?t"i(ues traditionnelles (l’Dge erdu des grands anc@tres. tout le contraire de ces anal?ses traditionnelles (ui tentent de retrou2er sous le "asard d’a arence et de sur9ace. le lus désordonné. du tra2ail et de la ai71 0a 9ureur doit rendre co' te des "ar'onies1 C’est ainsi (u’au rinci e de l’"istoire et du droit on 9era 2aloir une série de 9aits bruts (2igueur "?si(ue. traits de caractère). le lus 2oué au "asard1 Ce (ui doit 2aloir co''e rinci e de déc"i99re'ent. droits des in2asions trio' "antes ou des occu ations 'illénaires1 $t s’il arle aussi de la 2érité. 9aire 2aloir le droit B 'ais c’est de son droit (u’il s’agit-droit singulier 'ar(ué ar un ra ort de con(u@te. 2ictoires. une série de "asards (dé9aites. il s’agit de 9aire 2aloir une 2érité (ui 9onctionne co''e une ar'e1 Jour le su3et (ui tient un areil discours. er'anente. le lus élé'entaire et le lus clair. (ui n’est as l’e7 lication ar le lus si' le. la 2enue du nou2eau ro?au'e (ui e99acera les anciennes dé9aites) : c’est un discours (ui sera ca able . 9orce. des re2anc"es B c’est aussi le tissu des circonstances 'enues (ui 9ont les dé9aites et les 2ictoires1 0e dieu elli ti(ue et so'bre des batailles doit éclairer les longues 3ournées de l’ordre. ce n’est as celui dont les législateurs et les "iloso "es ont r@2é. . 'aintenir ou . au centre et audessus de la '@lée. le assé oublié des luttes réelles. 'esure (u’on 'onte et (u’elle se dé2elo e. il a des ad2ersaires. un discours oliti(ue et "istori(ue (ui rétend . l’illusion. . de do'ination ou d’ancienneté : droits de la race. liée ar essence au 3uste et au bien1 . hant : s’établir entre les ad2ersaires. 'ais en s’e7cluant lui-'@'e et e7 licite'ent de l’uni2ersalité 3uridico. de lus en lus liée . c’est-. il c"erc"e . la c"i'ère. c’est de cette 2érité ers ecti2e et stratégi(ue (ui lui er'et de re' orter la 2ictoire1 /n a donc l. 9onder un ordre (ui réconcilie1 Al s’agit de oser un droit 9ra é de diss?'étrie et 9onctionnant co''e ri2ilège . la 2érité uni2erselle et le droit général sont des illusions ou des ièges1 *1 Al s’agit en outre d’un discours (ui retourne les 2aleurs traditionnelles de l’intelligibilité1 $7 lication ar le bas. c’est la con9usion de la 2iolence. la '?sti9ication1 /n a donc l. de lus en lus 'éc"ante. il se bat our une 2ictoire1 Vans doute. les gou2erne'ents in3ustes.-dire la osition du su3et uni2ersel1 -ans cette lutte générale dont il arle.Z tra2ers cette t"é'ati(ue caractérisée d’une 'anière très 9loue encore. de Volon . il est 9orcé'ent d’un cCté ou de l’autre B il est dans la bataille. 'ais le lus con9us.

d’une 9a#on générale. seraient d’i' ortation nor'ande. a2ec cette idée (ue la société anglaise.oliti(ue. les té'oins et ar9ois les rotagonistes serait ainsi la dernière bataille et la re2anc"e de cette 2ieille guerre1 Tne anal?se de '@'e t? e se retrou2e en France. et les droits sont re2endi(ués au no' du 2ain(ueur B l’aristocratie 9ran#aise en se donnant une origine ger'ani(ue s’attribue un droit de con(u@te. d’abord. l’"istoire est racontée. . ra orts des 2ain(ueurs au7 2aincus. ar o osition au discours "iloso "ico-3uridi(ue (ui s’ordonne au roblè'e de la sou2eraineté et de la loi. non oint ar un 9ait de do'ination belli(ueuse. esti'e la 2olonté (ue les autres ont de se battre et 3auge le ris(ue (ue lui-'@'e rendrait s’il a2ait recours . est une société de con(u@te : la 'onarc"ie et l’aristocratie. 'ais au contraire ar un calcul (ui er'et d’é2iter la guerre1 C’est la non-guerre our >obbes (ui 9onde l’État et lui donne sa 9or'e1 *Q 0’"istoire des guerres co''e 'atrices des États a sans doute été es(uissée. la 9orce1 0a sou2eraineté 6 (u’il s’agisse d’une E ré ubli(ue d’institution F ou d’une E ré ubli(ue d’ac(uisition F 6 s’établit. cette 9ois. des ra orts sociau7 Y 1Q Al 9aut d’abord écarter (uel(ues 9ausses aternités1 $t surtout celle de >obbes1 Ce (ue >obbes a elle la guerre de tous contre tous n’est aucune'ent une guerre réelle et "istori(ue. a2ec leurs institutions ro res. ce endant (ue le eu le sa7on aurait. dans l’o osition arle'entaire et c"eP les uritains. illage et a ro riation. soit co''e une re rise de cet état de guerre "istori(ue'ent re'ier entre deu7 races "ostiles et (ui di99èrent ar leurs institutions et leurs intér@ts1 0a ré2olution dont ces "istoriens sont les conte' orains. c"eP >ot'an)1 !ais c’est surtout au S=AA$ siècle (ue ce t? e d’anal?se est dé2elo é1 $n Angleterre. de uis le SAe siècle. bataille. donc de ossession é'inente sur toutes les terres du ro?au'e et de do'ination absolue sur tous ses "abitants gaulois ou . 'ais un 3eu de re résentations ar le(uel c"acun 'esure le danger (ue c"acun re résente our lui. des "istoriens anglais co''e Co^e ou Velden restituent les rinci au7 é isodes de l’"istoire d’Angleterre B c"acun d’entre eu7 est anal?sé soit co''e une consé(uence. ar e7e' le. conser2é (uel(ues traces de ses libertés ri'iti2es1 Vur ce 9ond de do'ination guerrière. in2asion. 'ais lus tardi2e'ent. soulè2e'ents) a-t-elle été utilisée co''e un anal?seur de l’"istoire et. la 9in des guerres de .eligion (en France. ce discours (ui déc"i99re la er'anence de la guerre dans la société est un discours essentielle'ent "istorico. et surtout dans les 'ilieu7 aristocrati(ues de la 9in du règne de 0ouis SA=1 &oulain2illiers en donnera la 9or'ulation la lus rigoureuse B 'ais. non sans 'al. un discours so'bre'ent criti(ue et en '@'e te' s intensé'ent '?t"i(ue1 * 0e cours de cette année a été consacré . au S=Ae siècle.de orter aussi bien la nostalgie des aristocraties 9inissantes (ue l’ardeur des re2anc"es o ulaires1 $n so''e. 2ictoire. l’a arition de cette 9or'e d’anal?se : co''ent la guerre (et ses di99érents as ects. un discours o8 la 2érité 9onctionne co''e ar'e our une 2ictoire artisane. con(u@te.

ro'ains B 'ais elle s’attribue aussi des rérogati2es ar ra ort au ou2oir ro?al (ui n’aurait été établi . a2ec. our catégorie 9onda'entale. et de2rait tou3ours @tre 'aintenu dans les li'ites alors 9i7ées1 0’"istoire ainsi écrite n’est lus. artir de l. le soulè2e'ent et les concessions arrac"ées. l’autre. l’origine (ue ar son consente'ent. celle de l’a99ronte'ent er étuel des 2aincus et des 2ain(ueurs. c’est (ue le rinci e de l’anal?se "istori(ue soit rec"erc"é dans la dualité et la guerre des races1 C’est . ce sera l’"istoire des usur ations ou des tra"isons du roi . l’égard de la noblesse dont il est issu et de ses collusions contre nature a2ec une bourgeoisie d’origine gallo-ro'aine1 Ce sc"é'a d’anal?se re ris ar Freret et surtout ar du &uat-Ran#a? a été l’en3eu de toute une série de olé'i(ues et l’occasion de rec"erc"es "istori(ues considérables 3us(u’. la .é2olution1 0’i' ortant. et ar l’inter'édiaire des Uu2res d’Augustin et d’A'édée H"ierr? (ue 2ont se dé2elo er au SAS e siècle deu7 t? es de déc"i99re'ent de l’"istoire l’un s’articulera sur la lutte de classes. co''e en Angleterre. sur l’a99ronte'ent biologi(ue1 .

ou2oir il consacrera le re'ier 2olu'e de l!Histoire de la se2ualité ULa @olonté de savoir) déce'bre 1976) et. .ou2oir F 6 ou2oir (ui s’a li(ue globale'ent .-1975 ULe /ouvoir psyc(iatri#ueX) de 1975-1975 ULes Anormau2X) et en9in l’ou2rage 6urveiller et /unir 5 . la gou2erne'entalité et au bio. ne sera as dis onible a2ant la 9in de la ublication des cours.oliti(ue de la lutte des races 6. 2enir1 -ans E 8l *aut dé*endre la société T) Foucault donne. des ou2oirs. o8 il é2alue le c"e'in arcouru et trace les lignes des en(u@tes . de uis la 9in du S=A e siècle. entre la sortie de 6urveiller et /unir (9é2rier 1975) et celle de La @olonté de savoir (octobre 1976). ont donné lieu . Dits et Écrits o -$. no art1 : age(s)1 . lusieurs re rises les linéa'ents essentiels B il s’est inlassable'ent e7 li(ué B il n’a as été a2are de 'ises 1 Abré2iation des ré9érences . les cours de 1977-1974 U6écurité) 3erritoire et /opulationX) de 1974-1979 UNaissance de la biopoliti#ueX et le début du cours de 1979-194+ (Du gouvernement des vivantsX' 0a (uestion des deu7 ou2oirs. ensuite. . de la naissance de la roblé'ati(ue du ou2oir c"eP Foucault B il s’agit. our tenter d’en dresser un bilan dé9initi91 Foucault n’a 3a'ais consacré de li2re au ou2oir1 Al en a es(uissé . . du E dialogue F a2ec !ar7 et Freud. des 'alentendus. dans la ensée et dans les rec"erc"es de Foucault. stratégi(ue ourrait-on dire : c’est une sorte de ause. étant centrale dans ce cours 6 a2ec celle de la guerre co''e E anal?seur F des ra orts de ou2oir et celle de la naissance du discours "istorico. ro os des rocessus de roduction et de la se7ualité. d’é2o(uer les (uel(ues oints (ui. our tenter de la E situer F. 2olu'e. tirés surtout des te7tes réunis dans Dits et Écrits11 Al 9aut néan'oins souligner (ue le dossier co' let sur la (uestion du ou2oir. . la 2ie et au7 2i2ants1 C’est dans la tentati2e d’établir une E généalogie F de ce ou2oir (ue Foucault s’est interrogé ensuite sur la E gou2erne'entalité F. . de 'o'ent d’arr@t. des 9alsi9ications (uel(ue9ois1 Al s’agit. . d’autre art. du 9onctionne'ent des dis ositi9s et tec"nologies du ou2oir dans les sociétés libérales et dans les totalitaris'es. et en9in de la (uestion des résistances1 Rous nous ser2irons des té'oignages directs. tra2ers les dis ositi9s et les tec"nologies de la raison d’État et de la E olice F1 Z la (uestion des disci lines.Situation du cours Jrononcé du 7 3an2ier au 17 'ars 1976. des 'é rises. les sanctions nor'alisatrices. Foucault a2ait consacré les cours de 197*-197. sans doute. nous se'ble-t-il. et sous 9or'e de bilan et de 'ise au oint. ce cours occu e. une osition s éci9i(ue. la o ulation. la 9in du cours le ro9il de ce (u’il a elle le E bio. l’organisation ano ti(ue des institutions uniti2es et es(uisse . de tournant. en ou2erture du cours. d’une ari. ou2oir (ui s’est e7ercé. ULa 6ociété punitiveX) de 197. il a aru o ortun. de leur s éci9icité et de leur articulation. les linéa'ents générau7 du ou2oir E disci linaire F 6 ou2oir (ui s’a li(ue singulière'ent au7 cor s ar les tec"ni(ues de la sur2eillance. et (u’il 9audra donc attendre 3us(ue-l. de 9ausses inter rétations.

la 9in de sa 2ie de E relire F. c’est-. AAA. la 'édecine. elle en est indissociable1 0a roblé'ati(ue s’étant enric"ie sous la ression des é2éne'ents et au 9il de son dé2elo e'ent interne. *. dans les cercles trots^istes. il disait en 1977 : E N cette couc"e d’ob3ets. ou '@'e ar des 'ou2e'ents de ré2olte tout . d’une 9a#on générale les sociétés industrielles et dé2elo ées de la 9in de ce siècle. de resituer et de réinter réter ses anciens tra2au7 . on a2ait anal?sé le "éno'ène bureaucrati(ue. les 9aits de do'ination. et dont on eut es érer. la lu'ière des derniers. (u’on n’a as 'an(ué de lui attribuer. des di'ensions inconnues 3us(ue-l. l’état nu et 'onstrueu71 F UD1) AAA. sur 9ond de ces E deu7 o'bres gigantes(ues F. il serait 2ain de 2ouloir l’inscrire dans une co"érence . ils tra2ersent aussi bien les sociétés (u’on dit E dé'ocrati(ues F. elle 9ait cor s a2ec elles. de ces E deu7 "éritages noirs F (u’ont été. E a co''encé . (u’on ne les conna\tra lus . 9ascis'e et stalinis'e ré ondaient l’un et l’autre .-dire (ue 3e suis dans la ire des situations1 <e n’ai as de t"éorie générale et 3e n’ai as non lus d’instru'ent s)r1 F (D1. tout ri7. . le E ano tis'e F1 Vur les ra orts 2éritéQ ou2oir. ar cela '@'e.6)1 -e uis les années trente. d’un 'ou2e'ent de re rise : Foucault. se oser dans sa nudité F 2ers les années 1955. née du E scandale F de la 'isère. l’utilisation (u’elles 9ont des tec"nologies et dis ositi9s de ou2oir se resse'blent ou se distinguent-elles Y Z ce ro os. nou2eau1 J"éno'ènes singuliers ar . la 9olie. le E co''ent F. artir donc des E "éritages noirs F du 9ascis'e et du stalinis'e B c’est . *16 : 5+51) 0a (uestion du ou2oir1 disait-il encore en 1977. du début de la E déstalinisation F. et la roblé'ati(ue du ou2oir1 Ce sont les années du ra ort h"rouc"tc"e2. (ue le cli2age se serait roduit entre l’ancienne t"éorie de la ric"esse. la se7ualité. c’est di99icile . ce 'o'ent-l. dans une sorte de réactualisation incessante1 C’est bien our(uoi il s’est tou3ours dé9endu d’a2oir 2oulu ro oser une E t"éorie générale F du ou2oir. la bureaucratisation du Jarti1 0a (uestion du ou2oir est re rise dans les années cin(uante.* : 5. E tro de ou2oir F de l’autre (c91 D1) 888) *. c"a(ue 9ois. les e99ets. cette couc"e de relations lutCt. our lui et our sa génération. dans les no'breuses anal?ses "istori(ues (u’il a u 'ener sur les asiles.6'X $t un eu lus "aut. ar e7e' le. la (uestion osée ar le 9ascis'e et le stalinis'e a été celle du ou2oir : E tro eu de ric"esses F d’un cCté. celles (ue Foucault a étudiées dans ses en(u@tes "istori(ues1 Luel ra ort ? a-t-il entre société totalitaire et société dé'ocrati(ue Y $n (uoi leur rationalité oliti(ue. dans la '@'e con9érence : E &ien s)r.en garde et de 'ises au oint1 Al en a étudié lutCt le 9onctionne'ent. le 9ascis'e et le stalinis'e1 E 0a non-anal?se du 9ascis'e est l’un des 9aits oliti(ues i' ortants de ces trente dernières années1 F (D1. concernant. saisir B et co''e on n’a as de t"éorie générale our les a ré"ender. si 2ous 2ouleP. sont des sociétés (ui sont tra2ersées ar cette sourde in(uiétude.* : 5. AAA) *14 : 5**1) Vi la (uestion du SASe siècle a été celle de la au2reté disait-il 6. sa2oirQ ou2oir. de la ré2olte "ongroise. sinon enser raisonnable'ent. . de la guerre d’Algérie1 0es relations de ou2oir. les risons. la E olice F1 0a (uestion du ou2oir se dé loie donc tout au long de ces anal?ses. les rati(ues d’assu3ettisse'ent ne sont as s éci9i(ues au7 E totalitaris'es F. un e' iriste a2eugle. ar une dé'arc"e (ui lui est ro re. une con3oncture récise et bien s éci9i(ue1 Vans doute 9ascis'e et stalinis'e ont-ils orté leurs e99ets . dans une continuité linéaire et sans 9aille1 Al s’agit lutCt. 9ait e7 licites (ui 'ettent en (uestion cette es èce de sur roduction de ou2oir (ue le stalinis'e et le 9ascis'e ont sans doute 'ani9estée . Foucault disait en 1974 : E 0es sociétés occidentales. elle leur est i''anente et. 3e suis. n’a cessé 3us(u’.

A=. la 'aladie. de son cCté. au SASe siècle.5-5. . 'ais. sans doute l’ob3ecti9 essentiel de ce cours est bien l’anal?se de l’utilisation (ue le 9ascis'e surtout ('ais le stalinis'e aussi) a 9ait des bio oliti(ues raciales dans le E gou2erne'ent des 2i2ants F ar le biais de la ureté du sang et de l’ort"odo7ie idéologi(ue1 Foucault a entretenu. les considérations de Foucault dans la dernière le#on. Foucault écri2ait : E 0’une des no'breuses raisons (ui 9ont (u’elles sont our nous si déconcertantes. si l’on s’en tient ne serait-ce (u’au7 anal?ses du re'ier li2re du Capital (sur E la 3ournée de tra2ail F. . . celle du deu7iè'e li2re (sur le E rocès de circulation du ca ital F B c91 D1.+6 : **5'X Hrans9ert de tec"nologies et rolonge'ent donc. uni(ue'ent ar le 3eu et les e99ets du ra ort E antagoniste F entre le ca ital et le tra2ail1 Jour Foucault. c"eP !ar7. ce ro os. celle du 17 'ars. de ces deu7 E 9iè2res F (u’ont été le 9ascis'e et le stalinis'e. du nor'al au at"ologi(ue. en e99et. E la di2ision du tra2ail et la 'anu9acture F1 E les 'ac"ines et la grande industrie F) et . de E 8l *aut dé*endre la société T' A rès tout. utilisé les idées et les rocédés de notre rationalité oliti(ue1 F (D1. sur la(uelle il 9audra bien. . *97 Ma1 1976O : 14*-*+1. l’organisation des grands artis. entre E sociétés libérales F et États totalitaires. résents dans la lu art des autres sociétés1 Ron seule'ent cela. dans les bio oliti(ues d’e7clusion et d’e7ter'ination du oliti(ue'ent dangereu7 et de l’et"ni(ue'ent i' ur 6 bio oliti(ues 'ises en lace dès le S=AAA e siècle ar la olice 'édicale et rises en c"arge. 1 5. . dans les s?stè'es sociau7 et oliti(ues de l’/ccident1 A rès tout. les dressages. 9ait originales1 0e 9ascis'e et le stalinis'e ont utilisé et étendu les 'écanis'es dé3.consé(uent. s éc1 146 s#'X < de '@'e Foucault n’ignorait as. d’autres de 9aire cela. ro os des ra orts entre ou2oir et écono'ie oliti(ue. tout cela est un "éritage bel et bien constitué des sociétés occidentales libérales (ue le stalinis'e et le 9ascis'e n’ont eu (u’. ils ont. une sorte de E dialogue ininterro' u F a2ec !ar71 !ar7. 'ais il ne 9aut as nier (ue sur beaucou de oints 9ascis'e et stalinis'e n’ont 9ait (ue rolonger toute une série de 'écanis'es (ui e7istaient dé3. ou d’inertie. dans la di2ision du tra2ail. n’ignorait as la (uestion du ou2oir et des disci lines. ar le dar%inis'e social.6'X Ainsi. dans une large 'esure. au 'onstrueu7 '@'e. les t"éories 'édico-légales de l’"érédité. de gens ca ables de 9aire ceci. 'algré leur 9olie interne. lors(u’on a eu eur aussi (ue des 'ou2e'ents o ulaires de résistance. AAA. ro os de ces deu7 E 'aladies F du ou2oir. les contraintes e7ercées ar les rocessus écono'i(ues sur l’organisation des es aces disci linaires1 !ais. au contraire. ce ra ort n’aurait été rendu ossible (ue ar les assu3ettisse'ents. c’est (u’en dé it de leur singularité "istori(ue elles ne sont as tout . A=. le dé2elo e'ent d’a areils oliciers. il ? aurait. l’eugénis'e. l’un des ob3ecti9s. *1* : . alors il a 9allu une sur2eillance récise et concrète sur tous les indi2idus. s’interroger1 $ncore en IKJM) . l’e7istence de tec"ni(ues de ré ression co''e les ca' s de tra2ail. tCt ou tard. une 9iliation bien étrange. les relations de do'ination araissent s’établir1 dans l’usine. la 9olie. .751) Ce ne serait donc as la bourgeoisie E ca italiste F du SASe siècle (ui aurait in2enté et i' osé . il disait : E N lors(u’on a eu besoin. ou de ré2olte 2iennent boule2erser tout cet ordre ca italiste en train de na\tre. recueillir1 F (8bid1. cela1 F (D1. la 'onstruosité rès1 E Continuité F aussi du 9ascis'e et du stalinis'e. les sur2eillances roduits et ad'inistrés réalable'ent ar les disci lines1 Z ce ro os. et 3e crois (ue la 'édicalisation dont 3e arlais est liée . de la dégénérescence et de la race B et on lira.

les ra orts certes E écono'i(ues F et con9lictuels entre la 9orce de tra2ail et le ca ital. l’assu3ettisse'ent des cor s. indé endant Y F (D1. 'ais aussi. et surtout a2ec Freud)1 Foucault n’a 3a'ais nié la E centralité F de la se7ualité dans les discours et les rati(ues 'édicales . en en intensi9iant certains ou en en atténuant d’autres : E Al n’? a donc as un 9o?er uni(ue d’o8 sortiraient co''e ar é'anation toutes ces relations de ou2oir. selon Foucault. d’un grou e sur un autre1 F (8bid1. double 9ace 6 anato'i(ue et biologi(ue. les ateliers et les usines. les deu7 ou2oirs. ro os de la E se7ualité F (E dialogue F cette 9ois. s’a u?ant et se ren9or#ant réci ro(ue'ent. la 2érité des indi2idus B elle est lutCt le do'aine dans le(uel. et de la o ulation (u’est le bio. . lié cette 9orce au7 contraintes écono'i(ues de la roduction1 Ce ne serait donc as le tra2ail (ui aurait introduit les disci lines. condition de sa2oir les détecter et les décr? ter. *. non as co''e dé Ct de secrets et 9onde'ent de la 2érité des indi2idus. des ra orts de roduction un ni2eau de réalité tout .oliti(ue du cor s "u'ain F et de la E bio. tournée 2ers les er9or'ances du cor s et regardant 2ers les rocessus de la 2ie 6 caractérise un ou2oir dont la lus "aute 9onction désor'ais n’est eut-@tre lus de tuer 'ais d’in2estir la 2ie de art en art F ( 1 14. toute une roli9ération de discours é'ine''ent ositi9s ar les(uels s’est en réalité e7ercé ce ou2oir de contrCle et de nor'alisation des indi2idus. intensi9ié. 'ais sur un ton lus 2i9. annoncée ar Freud et t"éorisée ensuite ar le E 9reudo-'ar7is'e F. et surtout. 'ais lutCt co''e cible. les "iérarc"ies.oliti(ue de la o ulation F1 Autour de la se7ualité seraient ainsi 2enus s’articuler. la di2ision du tra2ail (u’établissent dans les 'anu9actures. 3e la osais au 'ar7is'e co''e . 1 . intensi9ication et distribution des . (ue cette se7ualité n’aurait été (ue niée. ar e7e' le.79'X S Au 9ond. son tour un grand dis ositi9 de codage et d’intensi9ication de ces relations E relati2e'ent autono'es F ar les artages. s’est e7ercé le ou2oir sur la 2ie dans les deu7 9or'es de l’E anato'o. . les régulations sanitaires (ui ont ada té. d’autres conce tions de l’"istoire et de la oliti(ue. 'ais seule'ent relati2e'ent. les in9léc"ir. de uis la ca' agne contre l’onanis'e des en9ants surgie en Angleterre dans la re'ière 'oitié du S=AAA e siècle. et elle consistait en ceci : les ra orts de ou2oir ne re résentent-ils as au regard. et n’aurait eu (u’.les ra orts de do'ination B elle les aurait "érités des 'écanis'es disci linaires du S=AA$ et du S=AAAe siècle. 'ais un enc"e2@tre'ent de relations de ou2oir (ui. 'ode de roduction o8 2iennent s’inscrire ces relations de ou2oir. ar les régle'entations disci linaires. 'ais bien lutCt les disci lines et les nor'es (ui auraient rendu ossible le tra2ail tel (u’il s’organise dans l’écono'ie dite ca italiste1 /n ourrait dire la '@'e c"ose . E il est 2rai (ue la (uestion (ue 3e osais. au total. ré ri'ée B bien au contraire. E d’un cCté il relè2e des disci lines du cor s : dressage. re9oulée. indi2idualisante et s éci9iante. AAA. F écrit encore Foucault en 1974. des conduites.)1 -’o8 l’i' ortance du se7e. la 9ois co' le7e et relati2e'ent. artir du début du S=AAAe siècle1 !ais il a écarté l’idée.ou2oir1 0a E se7ualité F ne serait donc as le réce tacle des secrets d’o8 l’on 9erait surgir. elle aurait donné lieu.4 < 6*91) $t on ourrait alors se de'ander si le E ca italis'e F. co''e E en3eu oliti(ue F1 $n e99et. les utiliser. rend ossible la do'ination d’une classe sur une autre. celui des disci lines du cor s et celui du gou2erne'ent de la o ulation1 E 0es disci lines du cor s et les régulations de la o ulation constituent les deu7 Cles F 6 écri2ait-il dans La @olonté de savoir E autour des(uels s’est dé lo?ée l’organisation du ou2oir sur la 2ie1 0a 'ise en lace au cours de l’Dge classi(ue de cette grande tec"nologie . n’a as re résenté . a2ec la 'édecine du SAS e siècle.

dans des conditions déter'inées et selon une stratégie récise1 F (-$. ces résistances. dans ses 2isées et dans ses 'anUu2res. l’autre : E 111 dès lors (u’il ? a un ra ort de ou2oir. .9orces. a2ec. et a2ant tout. ce ro os. o8 il ? a du ou2oir. o'niscient. des 9inalités et des en3eu7 s éci9i(ues : le dressage des cor s d’une art. tra2ers eu7. ne se dé loie et ne s’e7erce as dans les 9or'es du droit et de la loi. co''ent se 'ani9estent-elles. AAA. ar tous les e99ets globau7 (u’il induit Z[\ /n se sert de lui co''e 'atrice des disci lines et co''e rinci e des régulations F Uibid') 1 191-19*)1 Ce (ui 9ait donc la s éci9icité et l’i' ortance du tra2ail et de la se7ualité. d’a ui. de La @olonté de savoir' 0. deu7 E t"éories F dans la ensée de Foucault. a3uste'ent et écono'ie des énergies1 -e l’autre. . sont 2enues se con3uguer. l’une indé endante de l’autre. l’une e7clusi2e de l’autre. serait donc 'oins une uissance sans borne (u’une sorte d’ine99icacité constituti2e : E 0e ou2oir n’est as o'ni otent. c’est récisé'ent arce (ue le ou2oir était tou3ours i' uissant1 F (-$. arce (u’il se trou2ait dans une i' asse1 Vi on a assisté au dé2elo e'ent de tant de ra orts de ou2oir. la régulation de la o ulation de l’autre1 /n lira. ce ro os.ou2oir1 Ces deu7 ou2oirs ne constitueraient donc as. ro os des anal?ses 'enées dans La @olonté de savoir1 E Vi les relations de ou2oir ont roduit des 9or'es d’en(u@te. *. au contraire F. d’une . ce (ui 9ait aussi (u’ils ont été E in2estis F. des 9o?ers. 'ais (u’il était a2eugle. les anal?ses de Foucault sur la 2ille. et . s’il n’est as (uel(ue c"ose (u’on rend ou (u’on éc"ange. le rCle d’ad2ersaire. celui (ui tou3ours gagne Y 6 se de'andait-il encore dans 0a =olonté de savoir' &ien au contraire : E Ce serait 'éconna\tre le caractère stricte'ent relationnel des ra orts de ou2oir1 Als ne eu2ent e7ister (u’en 9onction d’une 'ulti licité de oints de résistance : ceu7-ci 3ouent.4 : 6*91) 0’"istoire étant la ruse de la raison. disait Foucault en 1974 . on 2a de rébellion en do'ination. (uelles 9or'es rennent-elles. ceci : si le ou2oir. co''ent sont-elles anal?sables Y Al 9aut souligner. l’un étant coe7tensi9 . la se7ualité dans la le#on du 17 'ars de E 8l *aut dé*endre la société T) et le c"a itre 9inal. l’autre. intensi9iant ainsi leurs rises et leurs e99ets. aussi bien les relations du ou2oir disci linaire (ue les tec"ni(ues de nor'alisation du bio. c’est récisé'ent F 6 a3outait-il 6 E arce (ue le ou2oir n’était as o'niscient. de cible. c’est (u’en eu7. co''e on l’a dit ar9ois. de saillie our une rise1 Ces oints de résistance sont résents artout dans le réseau du ou2oir F ( 1 1*6)1 !ais cette résistance. d’anal?ses des 'odèles de sa2oir. E -roit de 'ort et ou2oir sur la 2ie F. 'ais lutCt deu7 'odes con3oints de 9onctionne'ent du sa2oirQ ou2oir. l’une successi2e . s’il ne se construit as . il est 2rai. il relè2e de la régulation des o ulations. de do'ination en rébellion. de tant de 9or'es de sur2eillance. la nor'e. il ? a une ossibilité de résistance1 Rous ne so''es 3a'ais iégés ar le ou2oir : on eut tou3ours en 'odi9ier l’e' rise. et c’est toute cette agitation er étuelle (ue 3e 2oudrais essa?er de 9aire a ara\tre1 F (-$. il ? a tou3ours résistance. 888) *++ : *671) 0e c"a' dans le(uel se dé loie le ou2oir n’est donc as celui d’une do'ination E 'orne et stable F : E /n est artout en lutte Z[\ et. 888) *16 : 5+71) Ce (ui caractérise le ou2oir. de tant de s?stè'es de contrCle. . co''e Foucault le dit dans les deu7 re'ières le#ons du cours. c"a(ue instant. artir d’intér@ts. E surin2estis F ar les discours de l’écono'ie oliti(ue d’un cCté et ar le sa2oir 'édical de l’autre. des oints d’a lication. le ou2oir serait-il la ruse de l’"istoire. dans les relations de ou2oir.

et déborde donc de toute art le cadre 3uridi(ue de ce (u’on a a elé. Kue2ara. écri2ait-il dans 0a @olonté de sa2oir. ces a99ronte'ents. le E droit de résistance F : elle ne se 9onde as sur la sou2eraineté d’un su3et réalable1 Jou2oir et résistances s’a99rontent. (ue s’ancre 'on intér@t our !ar7. *. D1. 'ulti les. (u’il lisait . de uis le S=AAAe siècle. il écrit encore : E !es 'arginau7 sont incro?able'ent 9a'iliers et itérati9s1 $n2ie de '’occu er d’autres c"oses : écono'ie oliti(ue. artir de l.9 : 655). il a99ir'ait : E Ce dont 3’ai'erais discuter. A=. la résistance non lus. réglée et codée.+-. une ligne de 9orce de ce cours. l’ar'ée (c91. en ao)t 1975) dans une autre lettre.. et décrit les 'esures de dé9ense rises ar la société contre cet E enne'i social F (u’est de2enu. de la lutte (u’il 9audra donc l’anal?ser1 C’est l. 'ais de la 'ét"ode stratégi(ue concernant la lutte1 C’est l. des luttes1 0a relation entre ou2oir et résistance. d’une intention. dans un c"a' de ra orts de 9orce dont la logi(ue est 'oins celle.X' -ans une lettre de déce'bre 197*) il dit 2ouloir entre rendre l’anal?se des relations de ou2oir . deu7 stratégies di99érentes ('ais ro' tes . ce n’est as du roblè'e de la sociologie des classes. ni lutte des classes. c’est la guerre oursui2ie ar d’autres 'o?ens Y Jeut-@tre. une é o(ue o8 Foucault s’intéressait de rès au7 institutions 'ilitaires et . et c’est . *14 : 5*5 B *. instables. alors. en dernière instance. du droit et de la sou2eraineté. 1 5*)1 $n9in. . ce ro os.1+-. ro os du conce t de E lutte des classes F. consacré la le#on du 1+ 3an2ier du cours de IKQR sur 0a Vociété uniti2e1 Al ? dénonce la t"éorie de >obbes de la E guerre de tous contre tous F1 anal?se les ra orts entre guerre ci2ile et ou2oir. tendus F Up' IMRX' /b3ectant au7 'ar7istes.11). soit dans la 9or'e de la k oliti(ue’B ce seraient l. E retourner la 9or'ule et dire (ue la oliti(ue. artir de la catégorie 3uridico.2olonté. n’est as de l’ordre du droit.9 : 654) et lus tard. stratégi(ue et belli(ueuse. basculer l’une dans l’autre) our intégrer ces ra orts de 9orce désé(uilibrés. a2ec des tacti(ues c"angeantes. 1 55)1 .5 : 6+61) Vur les relations entre guerre et do'ination. c’est 'oins dans la 9or'e 3uridi(ue de la sou2eraineté (ue dans celle. ni Clause%itP. stratégie. en 1941. *++ : *64 B *+6 : . de la guerre Y E Faut-il alors F. la '@'e é o(ue.osa 0u7e'burg et Clause%itP1 Z ro os des écrits des &lac^ Jant"ers. s’il n’a as sa source dans l’État. A : . oliti(ue F (ibid1. d’un droit. . . de2rait-on a2ancer lutCt (ue cette 'ulti licité des ra orts de 9orce eut @tre codée-en artie et 3a'ais totale'ent-soit dans la 9or'e de la kguerre’. AAA. de uis le S=AA$ siècle. ces stratégies sont-ils anal?sables dans la 9or'e binaire et 'assi2e de la do'ination (do'inants Q do'inés) et donc. "étérogènes. AAA. *97 : IJM"MOIX' 0a (uestion (u’il se osait alors était celle-ci : ces luttes. Foucault a2ait dé3. 'obiles.*X) Foucault lisait Hrots^i. le 9ait de s’@tre interrogés lutCt sur ce (u’est la classe (ue sur ce (u’est la lutte (c91 D1. AAA. artir de !ar7.oliti(ue de la sou2eraineté ('@'e si le droit. (ue 3’ai'erais oser les roblè'es1 F (D1. s’il n’est donc as déductible et intelligible . stratégi(ue. le cri'inel1 $n l 967 et IKNJ) co''e le ra elle -aniel -e9ert dans sa E C"ronologie F (-$. . il disait dans une lettre : E Als dé2elo ent une anal?se stratégi(ue a99ranc"ie de la t"éorie 'ar7iste de la société F Uibid') 1 . (ue celle. 175 : 49 B *++ : *64 B **9 : 515 B *. de ren9orce'ent '@'e de ce ou2oir 6 c91 D1) AAA. artir de E la lus décriée des guerres : ni >obbes. la loi et la sou2eraineté eu2ent re résenter une sorte de codage. la guerre ci2ile F (ibid1. si on 2eut tou3ours 'aintenir un écart entre guerre et oliti(ue. .

de Volon . ré ondre d’une 9a#on dé9initi2e ar oui ou ar non1 F (D1. et des Francs ger'ani(ues sur les Kallo-. dans un conte7te t"éoricooliti(ue et a2ec des 2isées tout . (ue rendrait naissance une 9or'e radicale d’"istoire.. essentielle'ent. AAA. ne doit ar 9aire illusion1 Ce n’est as . discours de batailles. la re2ue Hérodote (3uillet-se te'bre 1976). AAA. l’uni2ersalis'e de la loi1 C’est l. un eu lus tard : E 0e ra ort de 9orce dans l’ordre de la oliti(ue est-il une relation de guerre Y Jersonnelle'ent. ces luttes. directe'ent ou indirecte'ent. une des raisons. contre la ro?auté et le tiers état en France1 Foucault. se ranger dans un ca' ou dans l’autre.oliti(ue de la lutte des races c"eP les Levellers et les Diggers anglais et c"eP &oulain2illiers : en e99et. lus co' li(ués (ue la guerre Y F. dans ces discours. sont 9ondés sur l’"istoire de la con(u@te. les 9aits de do'ination et (u’e7 li(ue le 'odèle de la guerre. tra2ers le sa2oir en (uestion on 9ait la guerre $ ] La stratégie ne er'et-elle as d’anal?ser les ra orts de ou2oir co''e tec"ni(ue de domination $ Q /u 9aut-il dire (ue la do'ination n’est (u’une 9or'e continuée de la guerre Y F UD1) AAA) IQJ < KP'X $t il a3outait.oliti(ue de la con(u@te : discours de luttes. c’est bien 2ers l’anal?se de ce dernier t? e de ou2oir (ue s’orientaient les rec"erc"es de Foucault a rès IKQN) et c’est eut-@tre l. une t"èse 9or'ulée en 19. il n’en reste as 'oins (ue le ra ort binaire (u’introduisent. leurs récits de la do'ination des Ror'ands sur les Va7ons. *15 : . *+6 : .oliti(ue oblige l’"istorien . de con(u@te. AAA. sinon de l’abandon. aurait codé. et non as c"eP !ac"ia2el ou c"eP >obbes. le cours (ue nous ublions ici1 Foucault ? anal?se les t"è'es de la guerre et de la do'ination dans le discours "istorico. 195 : *+61) Z ces (uestions est consacré. de 3uge.o'ains a rès l’in2asion de la Kaule. (ui arle de guerre. et encore 'oins. et donc E neutralisé F. il écri2ait : E 0a notion de stratégie est essentielle (uand on 2eut 9aire l’anal?se du sa2oir et de ses ra orts a2ec le ou2oir1 A' li(ue-t-elle nécessaire'ent (u’. en s’écartant de la Josition E 'o?enne F 6 la Josition E d’arbitre. se de'andait-il dans un entretien de déce'bre 1977 (D1.91)1 $t dans les (uestions adressées . E nous luttons tous contre tous T) disait-il en 1977 (D1.6. 169 : *9) (ui a été celle du "iloso "e. et a2ant (ue le naPis'e n’utilise la (uestion raciale dans les oliti(ues de discri'ination et d’e7ter'ination (u’on conna\t1 $t s’il est 2rai (ue ce discours "istorico. hant 6. du 'oins de la 'ise en discussion ostérieure de la roblé'ati(ue de la guerre (ui est encore au centre de S 8l *aut dé*endre la société T' -ans un réel (ui est E olé'i(ue F. (u’ils o osent au7 E 9ictions F du droit naturel et . selon Foucault. 9ait di99érentes. a rès la bataille de >astings. au SASe siècle. a rès l’usage (u’en a2ait 9ait Augustin H"ierr? dans ses ou2rages sur la con(u@te nor'ande et sur la 9or'ation du tiers état. s’il est 2rai aussi (ue ces discours naissent dans la guerre et non dans la ai7. de té'oin uni2ersel F (D1. ar Friedric" !einec^e dans Die 1ntste(ung des Historismus) a elle E "istoricis'e F ce discours "istorico. 3e ne 'e sens as r@t our l’instant . (ui re rend ici. AAA.11)1 !ais cette a99ir'ation. Foucault se'ble néan'oins a2oir beaucou "ésité : E 0es rocessus de do'ination ne sont-ils as lus co' le7es. de do'ination et (ui 9onctionne co''e ar'e contre la ro?auté et la noblesse en Angleterre. a are''ent "obbesienne. ne ara\t rendre co' te tout . discours de races1 0a E dialecti(ue F.ou2oir1 /r. 9ait ni de la 'ulti licité des luttes réelles suscitées ar le ou2oir disci linaire ni. des e99ets de gou2erne'ent sur les conduites roduits ar le bio.Vur l’e99icacité du 'odèle stratégi(ue our l’anal?se des ra orts de ou2oir.

l’attention et l’intér@t a2ec les(uels il sui2ait ce (ue RietPsc"e a elait E die grosse Joliti^ F : la 'ontée des 9ascis'es un eu artout dans le 'onde. de re enser et de re'ettre en ers ecti2e toutes ces (uestions . co''e les a elait Canguil"e'. a rès 19641 -e ces circonstances.lan de tout ceci. de la grè2e des 'ineurs en Angleterre. certains 'o'ents. a ré"ender1 =ers la 9in de sa 2ie. de la guerre ci2ile au 0iban. . sur le 'ode du astorat c"rétien et de la E gou2erne'entalité F1 E 0e ou2oir. de l’agitation étudiante (1971) au Jortugal contre le régi'e de ValaPar. co''e il l’a2ait 9ait sou2ent 6 c’est '@'e l. (ue de l’ordre du kgou2erne'ent’ F (D1. certains 'o'ents. en Argentine. our 'é'oire. les cri'inels. i' ré2isibles. les guerres ci2iles. tra2ers les tec"ni(ues ad'inistrati2es et étati(ues du E grand ren9er'e'ent F des indi2idus dangereu7 (les 2agabonds. l’instauration des dictatures 'ilitaires. ro os de ces ra orts entre ou2oirs et luttes : E $n so''e.a elons briè2e'ent. de la nor'alisation en Hc"écoslo2a(uie. du régi'e des colonels en Krèce. (ue c’étaient les années de la guerre du =i@t-na'1 de E Ve te'bre noir F (197+X en <ordanie. la lu'ière de ses derniers tra2au7. E au 9ond. A=. lire en entier) .A (197*) en Arlande. les 9ous)1 $lle sera re rise.le grand a99ronte'ent binaire. les E circonstances "istori(ues F. dans les cours au Collège de France sur la roduction et les régi'es de la 2érité en Krèce ancienne. 'ais seule'ent . l’égard de l’autre. l’Uu2re et (ui s’e7erce . des attentats 9ascistes en Atalie. en 194* ) dans un te7te (ui est un eu son E testa'ent F "iloso "i(ue o8 il tentait. ce (ui se'ble @tre une des E 9igures F de sa ensée 6. Foucault écri2ait (ue son ro os n’a2ait as été E d’anal?ser les "éno'ènes de ou2oir. de2enir stratégie gagnante1 F (8bid1. au Jérou. dans le c"a' du ou2oir. de la c"ute d’Allende au C"ili. l’arrière. "étérogènes (ue le 9ait 'assi9 de la do'ination et la logi(ue binaire de la guerre n’arri2ent as . sur les 'écanis'es uniti9s en $uro e de uis le !o?en [ge. en France. il ? a le conte7te olitico-'ilitaire. E conduire des conduites F. au &résil. est 'oins de l’ordre de l’a99ronte'ent entre deu7 ad2ersaires. . de la recrudescence du con9lit arabo-israélien a2ec la guerre de hi our. la 9or'e intense et 2iolente (ue les luttes rennent . ni de 3eter les bases d’une telle anal?se F. aussi bien s’il suit sa ro re ligne de dé2elo e'ent (ue s’il se "eurte . ou de l’engage'ent de l’un . toute stratégie d’a99ronte'ent r@2e de de2enir ra ort de ou2oir B et tout ra ort de ou2oir enc"e. de l’"istoire : les a99ronte'ents codés dans la 9or'e de la E ré2olution F1 C’est lutCt. et dans de no'breu7 États a9ricains1 0’intér@t de Foucault our le ou2oir rend ici sa source : dans la 2igilance.7)1 $t il concluait ('ais le te7te est . de la Jrise du ou2oir ar les h"'ers rouges au Ca'bodge. F écri2ait-il. des con9lits internationau7 et des luttes sociales.+6 : *. une 'ulti licité de résistances locales. trois ans a2ant la E ré2olution des Uillets F. surtout . 1 *5*1) Foucault a2ait osé la (uestion du ou2oir dès L!Histoire de la *olie) ce ou2oir (ui est . 'ais lutCt de roduire E une "istoire des di99érents 'odes de sub3ecti2isation de l’@tre "u'ain dans notre culture F1 0’e7ercice du ou2oir consisterait alors. selon lui. de l’agonie 9éroce du 9ran(uis'e en $s agne. au début des années soi7ante-di7. des résistances 9rontales. sur les dis ositi9s de nor'alisation de la société disci linaire1 !ais. . un ense'ble de luttes onctuelles et dissé'inées. les 2isées géo oliti(ues o ressi2es des grandes . de l’o99ensi2e terroriste de l’A. nous ne ou2ons as re9aire ici l’"istoire1 .

no 71 : 45*-456) 6 s’est cou lé a2ec la t"éorie s?c"iatri(ue de la dégénérescence1 $n s’adressant . <1 0é2eillé. sur tous ces sa2oirs et rati(ues o8. de la t"éorie 'édico-légale de l’eugénis'e. conseillait . ce sont ces é2éne'ents concernant le 'onde (ui sont la substance de notre 'é'oire1 <e dis cnotred 'é'oire. co''e 'o?en de dé9ense interne de la société contre les anor'au7. dans son te7te de candidature au Collège de France (c91 D1. 3e ense. des luttes et ré2oltes de ces années o8. la 3onction. arce (ue 3e suis res(ue s)r (ue la lu art des 3eunes Fran#ais et Fran#aises de l’é o(ue ont 2écu la '@'e e7 érience1 Al esait une 2raie 'enace sur notre 2ie ri2ée1 C’est eut-@tre la raison our la(uelle 3e suis 9asciné ar l’"istoire et ar le ra ort entre l’e7 érience ersonnelle et les é2éne'ents dans les(uels nous nous inscri2ons1 C’est l. sur le terrain. du dar%inis'e social. son auditoire.5. dans sa E rati(ue oliti(ue F des années soi7ante-di7. nota''ent) B il s’enracine aussi. . ou lutCt donner lieu . un racis'e1 F $t le naPis'e 6 a3outait-il 6 n’aurait 9ait autre c"ose (ue E branc"er F. lors de l’assassinat du c"ancelier -oll9uss : E 0a 'enace de la guerre était notre toile de 9ond. (ui lui a2ait er'is de saisir sur le 2i9. et ses trans9or'ations au SASe et au SSe siècle1 Vur la guerre. et surtout. A. d’isole'ent et de nor'alisation des indi2idus E dangereu7 F : l’aurore récoce des uri9ications et"ni(ues et des ca' s de tra2ail ((u’un cri'inaliste 9ran#ais de la 9in du SASe siècle. E 8l *aut dé*endre la société T pourrait bien @tre alors le oint de rencontre. sur les unitions.. artir des discours "istori(ues sur la lutte des races. Vaint-Jétersbourg. on ourrait é2o(uer un E sou2enir d’en9ance F de Foucault. co''e on l’a dit. et de la t"éorie énale de la E dé9ense sociale F. . d’a u?er les con9lits et les ré2oltes artout o8 ils éclataient1 Luant au racis'e. et (ui a été abordé dans les sé'inaires et les cours sur la s?c"iatrie. autour de la t"éorie 'édicale de la E dégénérescence F. s’élaborent. dans un entretien de 194. tel (u’il le racontait lui'@'e. son tour. les tec"ni(ues de discri'ination. des guerres. A=. se branc"er. l’articulation du roblè'e oliti(ue du ou2oir et de la (uestion "istori(ue de la race : la généalogie du racis'e . cette guerre (ui tra2erse le c"a' du ou2oir. au SASe siècle. . . 'et les 9orces en résence. la 9in de la dernière le#on (14 'ars 1975) du cours de 1975-1975 sur Les Anormau2 < S @ous 2o?eP co''ent la s?c"iatrie eut e99ecti2e'ent. c’est un t"è'e (ui est a aru. de dénoncer les rati(ues de l’ad'inistration énitentiaire.. le no?au de 'es désirs t"éori(ues1 F (D1. engendre do'inations et ré2oltes. artir de cette notion de dégénérescence.uissances (des États-Tnis au =i@t-na'. au S=AA$ et au S=AAAe siècle. le cadre de notre e7istence1 Juis la guerre 2int1 &ien lus (ue les scènes de la 2ie 9a'iliale. en 19. ce nou2eau racis'e. . *+6 : . ses collègues russes de construire en Vibérie. artir de ces anal?ses de l’"érédité. sur les anor'au7. AAA. distingue a'is et ad2ersaires.. lors d’un Congrès international énitentiaire . le 9onctionne'ent du s?stè'e carcéral.*5)1 Tn nou2eau racis'e est né (uand le E sa2oir de l’"érédité F 6 au(uel Foucault ro3etait de consacrer ses rec"erc"es 9utures. ro os de la E terreur F (ui l’a2ait saisi. sur le racis'e et"ni(ue (ui était endé'i(ue au SASe siècle1 Vur 9ond de la guerre. d’obser2er le sort 9ait au7 détenus. co''e le ra elle Foucault lui-'@'e B c91 D1.6 : 5*41) . d’étudier leurs conditions 'atérielles de 2ie. il disait . E le 9ond de l’air était rouge F.

années 'ar(uées ar la crise du 'ar7is'e et ar la 'ontée du discours néo-libéral. $1 Cassirer. dans l’actualité. artir des(uels sou2ent il i' ro2isait. Foucault de trace. ar une sorte d’engendre'ent intérieur. au 2rai sens du 'ot. de re ère. se'ble-t-il. l!Anti" Oedipe de K1 -eleuPe et $ Kuattari1 Foucault ne tenait as. et. 3e 9ais des rec"erc"es (ui sont "istori(ues et oliti(ues .Luant . AAA. 'ais sans ri2ilégier du tout le roblè'e de la 'ét"ode1 F (D1. >1 Arendt. de la 'ise en disci line de sa2oirs do'inants. A1 Vol3enits?ne1 Tn "o''age e7 licite est rendu. sur la E 9abri(ue F de ses li2res)1 Rous ne sa2ons as non lus très bien co''ent il ré arait ses cours1 Celui (ue nous ublions ici. dans S 8l *aut dé*endre la société T' -e uis 197+ on a2ait traduit et ublié des ou2rages de !1 Xeber. des do'aines di99érents1 Au contraire.5* : 591-594)1 Rous ne ou2ons aussi nous 9aire (u’une idée con3ecturale sur sa 9a#on de lire les li2res. !1 >or^"ei'er et H1 X1 Adorno. . au 'o'ent '@'e o8 3e suis en train de 9aire 'a rec"erc"e. (ui s’est construite . il ne corres ond as . '’intéresse1 F (-$. 9aire sur ceci. . sinon i' ossible. oliti(ue'ent urgent. il n’ai'ait as le débat d’auteur . dans le cours. *16 : 5+51) Z 2ingt ans de distance. la olé'i(ue il ré9érait la roblé'atisation (c91 D1) 8@) . 3’essaie donc de les traiter dans un li2re sui2ant1 Al ? a aussi des "éno'ènes de con3oncture (ui 9ont (ue. tel roblè'e a ara\t co''e un roblè'e urgent. de la nor'alisation. artir d’un roblè'e. abandons ( ar e7e' le la le#on ro'ise sur la E ré ression F (u’il ne 9era as et (u’il re rendra dans 0a =olonté de savoirX' Concernant son tra2ail. est res(ue entière'ent rédigé1 Réan'oins. sa 9a#on de tra2ailler. antici ant sur tel cours ou re2enant sur tel autre1 /n a aussi l’i' ression (u’il ne rocédait as a2ec un lan entière'ent réétabli. de uis la trans9or'ation de cette lutte au . il est di99icile. lutCt (ue le rogrès de la . . (ue 3e n’ai as u résoudre dans ce li2re. dé2elo ant et a ro9ondissant tel ou tel oint.76-. ce (ui a été e99ecti2e'ent rononcé : ce sont des E blocs de ensée F (ui ser2aient . un 'o'ent donné. a2ec bi9urcations. d’utiliser la docu'entation. inca ables de rendre co' te des relations de ou2oir et des ra orts de 9orce dans l’a99ronte'ent des sa2oirs et dans les luttes réelles B c’est une relecture de l’Dge des 0u'ières o8 il 9audrait 2oir la dis(uali9ication des sa2oirs E 'ineurs F au ro9it de la centralisation. et (ue le cours se dé lo?ait donc E en se 9aisant F. 3e dirais (ue c’est un '@'e c"a' d’ob3ets. l’écart des t"éories 3uridi(ues et des doctrines oliti(ues. i' licite'ent ou e7 licite'ent. antici ations. l’aide de -aniel -e9ert. de cette "istoire (ui arle de con(u@tes et de do'inations.77X Luant . et . une E "istoire-bataille F.aison B c’est la criti(ue de l’idée selon la(uelle l’"istoire serait une in2ention et un "éritage de la bourgeoisie 'ontante au S=AAAe siècle B c’est l’éloge a u?é de l’E "istoricis'e F. un carnet de lectures et. AAA. de 9il conducteur. ro os de L!Arc(éologie du savoir) il disait : E <e n’ai as de 'ét"ode (ue 3’a li(uerais de la '@'e 9a#on . la E 'ét"ode F. auteur : . d’autre art. ce cours n’a rien erdu de son actualité et de son urgence : c’est la 'ise . la courtoisie et . un do'aine d’ob3ets (ue 3’essaie d’isoler en utilisant des instru'ents (ue 3e trou2e ou (ue 3e 9orge. la 9ois B 3e suis entra\né sou2ent ar des roblè'es (ue 3’ai rencontrés dans un li2re. la E con3oncture intellectuelle F des années (ui récèdent le cours. cause de #a. 'ais lutCt . *1* : . et . et dont nous a2ons u consulter le 'anuscrit grDce . d’e7 loiter les sources (il ? aurait tout un tra2ail . (uels ou2rages Foucault 9ait ré9érence. Foucault écri2ait en 1977 : E <e ne suis as un "iloso "e ni un écri2ain1 <e ne 9ais as une nu2re. de roblè'es. de sa2oir . artir de la lutte des races en o osition au droit naturel B c’est en9in.

AAA. un ou2rage de seconde 'ain1 Tne bibliogra "ie E scienti9i(ue F ne ourrait @tre établie (u’./the tro/en » et histoire des races 0 H"1 Vi'ar. 3(e 8dea o* /er*ect History < Historical 1rudition and Historical /(ilosop(y in +enaissance France) Trbana. ses c"ange'ents de décor. IKQI 5 C'"7' -ubois. E Vur les grandes in2asions1 Luel(ues ositions de roblè'es F) +evue de synt(èse) IKPO"IKPL 5 7' >u ert. elle est l’"istoire indis ensable . et non co''e dossier . *++ : *661) * Luant au7 études (ue Foucault aurait u consulter. B A1 <ouanna. l’es(uisse d’un tracé généalogi(ue. des (uestions soule2ées dans le cours et (ui étaient dis onibles . l’"istoire. . IKMM 5 H' &arPun. IKQO (trad1 9r1 L!8dée de l!(istoire par*aite) Jaris. Tni2ersit? o9 Allinois Jress. et il dé asse. on ne eut (ue leur suggérer de ne as oublier (ue ce te7te n’est as un li2re. . de la naissance et du dé2elo e'ent du racis'e et du 9ascis'e1 0es lecteurs de Foucault.SASe siècle. Colu'bia Tni2ersit? Jress. ce (ue Foucault disait en IKQQ < E 0a (uestion de la "iloso "ie. Fla''arion. la oliti(ue1 F (D1. signaler. 'ais un cours. tel ou tel 2olu'e. a2ec ré9érences bibliogra "i(ues. en conclusion. co''e 'é'oire récente et "oriPon roc"e. 0a'ertin. Étude criti#ue sur la *ormation de la doctrine des races) &ru7elles. édition. 197* B A1 -e2?2er. (uel(ues ou2rages (ui se ra ortent . le cadre de cette note1 Jour ou2rir des istes. et (u’il 9aut donc le rendre co''e tel : non as un tra2ail d’érudition 'ais lutCt la osition d’un roblè'e E urgent F. Cal'ann-0é2?. Cal'ann-0é2?.les gentils(ommes *ranDais de l!Ancien +égime' ILNO"IQMO) &ru7elles. l’uni2ersité de Jaris A=. celui. =rin. IKQRX 5 01 Jolia^o2. IKNJ) et Le . nous n’en so''es (u’au7 "? ot"èses1 0es sources sont citées dans les notes. ne seront as sur ris1 Luant au7 s écialistes. une citation ar 9euille. celui du racis'e. age B 'ais il les classait ensuite t"é'ati(ue'ent. artir des notes (ue Foucault renait soigneuse'ent. en tous les cas. celui de la régulation bio oliti(ue des conduites.yt(e aryen) Jaris. 197. "abitués . la osition d’un roblè'e.' &loc". our la ré aration de ce cours. IKRM 5 . our tenter de le re enser1 Co''ent le lire donc Y /n ourrait our cela ra eler. nous nous li'itons . Éditions de l’Tni2ersité. our l’instant. c’est la (uestion de ce résent (ui est nous-'@'es1 C’est our(uoi la "iloso "ie au3ourd’"ui est entière'ent oliti(ue et entière'ent "istorienne1 $lle est la oliti(ue i''anente . 3(e Frenc( +ace) Re% `or^. 9aire. Le 6ang épuré' Les pré&ugés de race c(e. et our orienter les lecteurs et les 9uturs c"erc"eurs. 'ais il est rati(ue'ent i' ossible de sa2oir s’il s’agit d’une lecture directe ou d’un e' runt . Celtes et 7aulois au S=Ae siècle' Le développement d!un myt(e littéraire) Jaris. ses 'odi9ications des ers ecti2es ar ra ort au7 idées do'inantes et au7 sa2oirs établis. L!8dée de race en France au S=Ae siècle et au début du S=AAe siècle) t"èse soutenue en 3uin 1975 . Histoire de l!antisémitisme) 888 < De @oltaire F Aagner) Jaris. l’é o(ue o8 Foucault le ré arait « . et l’ou2erture d’une iste. tel ou tel cours1 Ce tra2ail de reconstitution de la E bibliot"è(ue F de Foucault reste . et di99usée ar les éditions C"a' ion en 19761 .

Vignalons aussi (ue le roblè'e de l’"istoriogra "ie des races a2ait été osé. 1965)1 . et dans Der (istorisc(e +oman) &erlin. 1956 (trad1 9r1 : Le +oman (istori#ue) Jaris. Astraea' 3(e 8mperial 3(eme in t(e 6i2teent( Century) 0ondon-&oston. 195*. 3(e Levellers and t(e 1nglis( +evolution (édité ar C"1 >ill).3erii » du Mo/en 45e 6 la Renaissance 0 F1 A1 `ates. 19541 1a 9uerelle entre « ro. 19.eiPo2. Clarendon Jress. L!Histoire en France au SASe siècle) Jaris.1 Vi'on. Cresset Jress. et 3(e Aorld 3urned upside do. 197*1 12idée i.outledge and hegan Jaul. E Augustin H"ierr? : . .anistes » et « 5er. 1965. 1975 (trad1 9r1 : Astraea) Jaris.3ériale ro. la .estauration et sous la 'onarc"ie de <uillet : J1 !oreau. . &e?er und >ans hnec"t.e rints. JTF. Die uellen und der"(istorisc(e Aert der *r:n4isc(en 3ro&asage) &onn. Éd1 du Rou2el >u'anis'e. Au9bau =erlag. ar K1 0u^pcs dans le =AA e c"a itre de Die >erst9rung der @ernun*t) &erlin. Henry de Boulainvilliers) (istorien) politi#ue) p(ilosop(e) astrologue) Jaris.n) 0ondon. . &oi2in. 1949)1 7oulain8illiers . /uritanism and +evolution) 0ondon. 0es &elles 0ettres. 0’Arc"e. 1476.61 Levellers et Diggers : <1 Fran^. Cat"olic Tni2ersit? o9 A'erican Jress. 1957 B V1 !ellon. 8ntellectual Origins o* t(e 1nglis( +evolution) /79ord. >ar2ard Tni2ersit? Jress. &oi2in.aine et la « translatio i.onarchie fran:aise. 1951 B F1 $ngel-<anosi. 19*7 (Kenè2e. 1954 B !1 Veliger.a elons égale'ent. L!Historiograp(ie romanti#ue *ranDaise UIJIL"IJROX) Éditions de !oscou.ontes#uieu' La politi#ue et l!(istoire) Jaris. et =n révolté du grand siècle) Henry de Boulainvilliers) Karc"es. et la t"èse de !1 hli el. 1955 B &1 . Ca1.ontes#uieu et le problème de la constitution *ranDaise au S=AAAe siècle) Jaris. 19. 1954-1959). JTF. Vlat^ine . 3(e Levellers) Ca'bridge !a1.ace-t"in^ing . 1961. !d1. 1955 : >1 R1 &rails9ord. Four 6tudies in Frenc( +omantic Historical Aritings) &alti'ore.5 B h1 <1 Carroll. et surtout C"1 >ill. sur la (uestion du '?t"e tro?en. Vec^er I Xarburg.anistes » 6 3ro3os de la . 3(e /olitical =ses o* History in t(e Frenc( +estoration) Vtan9ord. de l2historio5ra3hie et de la « constitution » au S=AAAe si<cle $1 Carcassonne. Vtan9ord Tni2ersit? Jress. Au9bau =erlag. 1955 (trad1 9r1 : La Destruction de la +aison) Jaris. Ja?ot. 1954 B du '@'e auteur. a rès !einec^e. . 19591 A1 H"ierr? et l’"istoriogra "ie en France . He' le V'it". 197+) B 01 Alt"usser. Die Darstellung des *r:n4isc(en 3ro&anersagen) !arburg. 6ome Aspects o* t(e Historical 3(oug(t o* Augustin 3(ierry) Xas"ington. 0ondon. deu7 anciens tra2au7 alle'ands : $1 0ut"gen.1 Xeber. -1 C1. <o"ns >o ^ins Tni2ersit? Jress.

Cal'ann-0é2?. 196* B 01 Jolia^o2.abi MX1 . Hournal o* History o* 8deas) SAS. Histoire de l!antisémitisme) 888) Jaris. >1 Fertig./ F/RHARA et !AT. en 9é2rier 1976. hta2 Jubl1 >ouse. 197+ (rééd1 197*)1 Vignalons en9in la arution c"eP Kalli'ard. des deu7 2olu'es de .during t"e . Collo(uiu' =erlag.s and t(e Frenc( +evolutions o* IQJK)IJRO and IJPJ) Re% `or^./ &$. He. 1954 B . 19641 Foucault connaissait eut-@tre les no'breu7 tra2au7 d’$1 Vilberner réunis en 2olu'e sous le titre 6o-ialisten -ur Huden*rage) &erlin. &?rnes. -roP.1 R1 V'it"son. Éd1 de !inuit.et(od) Kenè2e. 1969 (1re éd1 195+) B .estoration F. 197*1 12« antisé. Augustin 3(ierry < 6ocial and /olitical Consciousness in t(e 1volution o* Historical .1 Aron. et l’ou2rage de _osa VPa3^o%s^i.e » de la 5auche fran:aise au SASe si<cle .abino2itc"O.it-' A0$VVAR-.1 . 196*.HARA . Antisemitism in . Anatomie du &uda^sme *ranDais) Jaris. /enser la guerre) Clause.odern France) Re% `or^.itis.

Notes .

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