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CLASSE PEM PREMIERE ESA

PROJET LA PRESSE LOCALE EN DORDOGNE – LA


DORDOGNE LIBRE

THEME 1 – LES QUOTIDIENS DES ENTREPRISES DE


PRESSE - LA PRESSE QUOTIDIENNE FRANCAISE CONNAIT-
ELLE UNE CRISE ?

Pour préparer la présentation par le rédacteur de la Dordogne Libre Monsieur


Vacchiani sur le thème : la Dordogne Libre une entreprise de presse qui aura lieu
le lundi 5 octobre 2009 (durée 2 heures) .Durant les heures consacrées au
projet les élèves encadrées par les deux professeurs documentalistes du lycée et
par le professeur de SES de la classe vont travailler sur la situation de la presse
quotidienne française .

Introduction :

Document 1 :
Confrontée à la révolution numérique et à l’arrivée des gratuits,la presse quotidienne
nationale (PQN) est devenue synonyme de secteur en crise. Au point que la couverture de
The Economist du 26 août lançait :« Who killed the newspaper ? » (« Qui a tué le journal ? »).
Le magazine indiquait que les quotidiens devaient repenser profondément leur stratégie s’ils
ne voulaient pas être entreposés au musée !
La presse écrite traverse une crise conjoncturelle et structurelle, dont certains maux sont
spécifiques à la France. « La presse quotidienne française est à un moment crucial de son
histoire : les tendances au ralentissement dans les pays industrialisés se conjuguent à des
problèmes propres au contexte historique, institutionnel et économique français », souligne
Jean- Marie Charon, sociologue au CNRS, et auteur de La Presse quotidienne (128 pages, 8,50
¤, La Découverte).
Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Quelles Sont les différentes
formesLe_Monde_Focus.pdf
Questions :
1. Quelles sont les différentes formes de crise que traverse la presse :
• Concernent-elles seulement la France ?
• Sont-elles récentes ?
• Conjoncturelles et ou structurelles ?
2. Quels sont les déterminants de ces crises(citez les explicitement):
• Sont-ils spécifiques à la France et/ou touchent-ils tous les pays ?
• Sont-ils récents ?

Document 2 :
On lit de moins en moins de journaux, en France, comme dans la plupart des pays. La presse
politique se meurt. La télévision est devenue le premier des médias, le développement
d’internet accroit les menaces .
Périodiquement en crise, la presse quotidienne serait-elle menacée de disparition ? A la
recherche des causes ou des remèdes, on privilégie le plus souvent les approches juridiques,
institutionnelles ou socioculturelles. On aborde plus rarement l’angle économique, comme si
l’on oubliait la double nature de la presse bien social certes, mais aussi bien économique. Ces
deux natures sont si indissociables que l’une n’est pas viable sans l’autre. On ne saurait
reconnaître un mérite privilégié à l’une des deux natures. Il est aussi noble pour un journal
d’être une publication économiquement saine que de tenir son rôle dans la démocratie en
informant les citoyens. Les deux sont conjointement nécessaires. Du journal on attend
puissance éditoriale, indépendance du jugement, honnêteté et fiabilité des informations, et,
pour tout dire éthique. Encore faut-il que le journal vive et prospère. Sans argent,
l’information n’existe pas. Sans information de qualité, il n’y a pas d’argent. La difficulté est
de trouver le point d’équilibre entre les deux nécessités. Tout déséquilibre rend chacune
mortelle pour l’autre.
Pour un journal, l’argent garantit l’autonomie. Pauvre, il risque de devoir aliéner son
indépendance. Financièrement autonome, il peut tenir tête à tous les pouvoirs. Force est de
reconnaître que l’importance de la bonne gestion et de la bonne santé économique du journal
n’a pas toujours été reconnue à sa juste valeur par le journalisme français et par le monde
politique. Contrairement à l’illusion entretenue souvent par l’un et par l’autre,la santé
économique n’est pas secondaire et ne peut relever d’expédients.
Source : http://www.asmp.fr/travaux/gpw/pbpresse/pig1.pdf
Questions :
1. Quelles sont les approches qui sont généralement mises en ouvre pour analyser la
crise ? En quoi est-ce une spécificité française ?
2. Sont-elles selon l’auteur les plus appropriées ?
3. Quelle démarche propose alors l’auteur pour analyser la crise ?

I. La presse quotidienne francaise comparaison dans le temps


et dans l’espace

A. Une analyse longitudinale : l’évolution de la presse quotidienne


en France depuis la révolution française
Document 3 :

Années Nombres de Tirages des Nombre de Tirages des Tirage Nombre


titres à Paris journaux titres en journaux de total d’exemplaire
parisiens province province pour 1000
habitants
1788 2 4000 1 500 4500 0.2
1799 19 50000 - - - -
1813 4 33000 4 3000 36000 1.2
1846 25 180000 - - - -
1867 21 763000 57 200000 963000 25
1880 60 2000000 190 750000 2750000 73
1914 80 5500000 242 4000000 9500000 244
1939 31 5500000 175 5500000 11000000 261
1946 28 5959000 175 9165000 15124000 370
1972 11 3877000 78 7498000 11375000 221
2001 10 2254000 56 6717000 89710000 149.5

Source : P Albert , la presse française, la documentation française, n°5186-87.


Questions :
1. Quelle est la situation à la veille de la Révolution française ?
2. Par quoi se traduit la révolution dans le domaine de la presse ?
3. Quelles sont les conséquences de l’Empire pourquoi ?
4. Périodisez :
• L’évolution du nombre de titre (distinguez Paris-Province) entre 1813 et 2001
• L’évolution du tirage ( distinguez Paris Province)
• L’évolution du nombre de lecteur pour 1000 habitants
Document 4
A:
Évolution de la diffusion France payée de la PQN

Source : OJD

B:

C:

ÉVOLUTION DE LA DIFFUSION FRANCE PAYÉE DE LA PQR

Source : OJD
Questions :
1. Comment a évolué la diffusion de la PQN entre 1996 et 2006(doc A)
2. Quelles sont les données qui traduisent la mauvaise santé de la PQN (doc B ) , Tous les
journaux sont-ils concernés ?
3. La PQR connaît-elle une évolution moins négative que la PQN entre 1996 et 2006 ? (doc
A et C)

B. Une comparaison internationale

Document 5 :
Quotidiens
A :Nombre d'exemplaires diffusés pour 1000 habitants B : les 10 quotidiens
payants les plus diffusés au monde
Position du
quotidien français en 2005
En milliers
d'exemplaires par jour

Source : Source : WAN (World association of Newspaper)

C:
Questions :
1. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre 684( ligne 1, colonne 1 doc A)
2. Opérez une typologie pour l’année 2005 du doc A , que pouvez vous en conclure ?
3. Les plus gros tirages se situent dans quel pays (doc B) cela vous paraît-il logique par
rapport au doc A ?
4. Mode de lecture et de calcul du point pour le Japon (doc C)
5. Pouvez vous faire apparaître une relation entre la richesse d’un pays, le nombre de
titres par millions d’habitants et le nombre d’exemplaires pour cent adultes (doc C)

Conclusion du I :

Document 6 :
La difficile survie de France Soir, les problèmes de Libération, dont les pertes financières
s’accroissent tandis que se
réduit son lectorat, comme les appels à l’aide de l’Etat lancés par L’Humanité fournissent
autant d’exemples récents
d’une crise qui sévit depuis des décennies. Les chiffres de la presse quotidienne nationale en
France la traduisent. Depuis vingt ans, on ne compte plus les journaux nationaux disparus : Le
Matin de Paris,Le Quotidien de Paris, Infomatin… Et selon l’OJD, la diffusion de la PQN a baissé
de 17,8 % en dix ans, de 1,93 % en 2005 ! Le nombre de quotidiens achetés par habitant
dans l’Hexagone a également chuté : de 360 quotidiens pour 1 000 habitants en 1946, il est
passé à 140 aujourd’hui, faisant de la France la lanterne rouge de l’Europe.
«Malgré les tentatives des éditeurs de changer de formule pour être plus attractifs, ou
d’ajouter des produits dérivés
(DVD, livres, etc.), rien n’a pu enrayer la chute », explique la direction du développement des
médias (DDM, qui dépend du ministère de la culture et de la communication)
Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Le_Monde_Focus.pdf
Questions :
1. Pourquoi la crise qui touche la presse française semble t’elle si grave ?
II. Une presse qui n’est pas rentable :

Document 7 : LES QUOTIDIENS LES MOINS RENTABLES D'EUROPE

La baisse des ventes, la stagnation des recettes publicitaires et le niveau relativement élevé
des coûts fixes contribuent à faire des quotidiens français des titres peu rentables.
La rentabilité opérationnelle (Excédent brut d'exploitation (EBE) / chiffre d'affaires (CA)).des
quotidiens français s'est élevée à 3,4 % en moyenne entre 1996 et 2005, ce qui paraît
extrêmement faible pour payer les intérêts des emprunts, mener de nouveaux
investissements et rémunérer les capitaux investis. De fait, depuis 2002, le secteur de
l'édition de journaux enregistre des pertes comprises entre 56 et 175 millions d'euros par an.

ÉVOLUTION DU RÉSULTAT NET ET DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE


DU SECTEUR DE L'ÉDITION DE JOURNAUX

Le tableau ci-dessous, présenté dans le rapport de M. Marc Tessier8(*), permet même de


constater que le secteur de la presse quotidienne française dispose de l'une des plus faibles
rentabilités constatées dans l'Union européenne. Les standards hexagonaux en ce domaine
paraissent extrêmement dégradés en comparaison de ceux caractérisant leurs homologues
européens.

COMPARAISON INTERNATIONALE DES MARGES OPÉRATIONNELLES(EBE/CA)


DES SECTEURS DES MAGAZINES ET DES JOURNAUX
Source : Commission européenne
Ces résultats financiers inquiétants ont une double conséquence pour la presse quotidienne
française.
Ils obèrent, d'une part, la capacité des quotidiens français à réaliser les investissements
nécessaires à la modernisation de leur outil de production. C'est ce que M. Jérôme Seydoux,
alors patron du groupe Chargeurs, exprimait en déclarant : « si la presse quotidienne
française est constamment en crise, c'est en raison de sa pauvreté. Une affaire ne peut pas
se moderniser dans la pauvreté. »
Source : http://www.senat.fr/rap/r07-013/r07-0130.html#toc12
Questions :
1. Opérez une périodisation des indicateurs de rentabilité de la presse française entre
1996 et 2005
2. Opérez une typologie des marges opérationnelles des journaux en Euripe que pouvez
vous en conclure ?
3. En quoi cela peut-il générer un cercle vicieux ?

III. Les Facteurs de la crise

Introduction : Le schéma du circuit de fabrication de la presse française

Document 8 :
Source : Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Le_Monde_Focus.pdf
Questions
1. Comment est structurée la distribution de la presse en France ?

A. La presse française est-elle trop chère ?

Document 9 :
Le prix de vente moyen des quotidiens français se situe parmi
________________________________ des pays industrialisés. Il est égal ou supérieur à 1 euro,
alors qu'il s'établit à 0,65 euro en Italie, 0,52 euro en Allemagne, 0,44 euro au Japon,
0,39 euro au Royaume-Uni et 0,36 euro aux Etats-Unis. Parmi les grands pays occidentaux,
seule l'Espagne affiche un prix supérieur. Il convient toutefois d'observer que certains pays,
comme la Suisse, la Suède et les Pays-Bas, affichent des prix équivalents à ceux de la France,
sans que cette situation ne soit corrélée à un faible lectorat de la presse quotidienne.
L'érosion du lectorat des journaux peut également s'expliquer par un renchérissement relatif :
depuis 1970, l'indice du prix des journaux a ______________________________________ que
l'indice général des prix. Sur le même secteur économique, le prix des revues a certes
augmenté plus rapidement que l'indice général des prix, mais moins rapidement que celui
des journaux.

Evolution de l'indice des prix des journaux (1970-2002)

Indice général Indice du prix des Indice du prix des


des prix journaux revues
1
970 100 100 100
1
975 152,8 211,1 208,5
1
981 285 488,7 353,3
1
985 397 759,4 510,9
1
990 462,4 835 659
1
995 511 985,3 717,6
2
000 548,4 1054,6 741,4
2
001 558,4 1078,7 748,6

Source : http://www.senat.fr/rap/r03-406/r03-4063.html
Questions :
1. Comparez le prix moyen d’un quotidien français à celui de nos partenaires , que
pouvez vous en conclure (complétez le premier trou dans le texte)
2. Comparez l’évolution de l’indice général des prix et celui de l’indice du prix des
journaux entre 1970 et 2001 complétez le second trou

B. En raison des coûts d’impression ?

Document 10 :
Autre paramètre de la crise, les coûts d’impression. En France, ils sont parmi les plus élevés
d’Europe (2,3 fois plus chers qu’ailleurs) selon le SPQN, qui ajoute que « les contraintes
sociales dans les imprimeries pénalisent les coûts ». La presse bénéficie depuis longtemps de
subventions, de l’ordre de 800 millions d’euros par an de 2001 à 2006, selon le Syndex. Elles
ont surtout été destinées à la modernisation des imprimeries et à la prise en charge de coûts
sociaux du départ des ouvriers du Livre CGT. Mais« les aides existantes n’ont pas permis
d’enrayer la baisse du lectorat ni la diminution du nombre de titres et la concentration du
secteur, aujourd’hui dominé par deux groupes d’industriels de l’armement », indiquait, en
2004, le rapport de l’ancien sénateur chevénementiste Paul Loridant, faisant allusion à
Dassault et Lagardère. Ces aides directes et indirectes (allégement des tarifs postaux, TVA
réduite, exonération de la taxe professionnelle, aide aux quotidiens à faibles ressources
publicitaires) n’ont pas non plus contribué à baisser les prix de revient.
Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Le_Monde_Focus.pdf
Questions :
1. Pourquoi les coûts d’impression sont-ils aussi élevés en France ?
2. Quelle solution a t’elle été mise ne place est-elle efficace ?

C. La crise est aggravée par la concurrence des gratuits

Longtemps cantonnée aux journaux d’annonces, la presse gratuite d’information est née au
milieu des années 1990 en Europe. L’Association mondiale des journaux (AMJ) indiquait, début
juin, que 18,6 millions d’exemplaires de quotidiens gratuits ont été diffusés en Europe en
2005. Sur certains marchés, les gratuits sont devenus un moteur essentiel : en Espagne, la
presse quotidienne gratuite représente 51 %du marché. C’est en 2002 que les gratuits sont
apparus en France ; ils font désormais partie du paysage. 20 Minutes, propriété du groupe
norvégien Schibsted (à 50 %) et du groupe Ouest France, via SofiOuest (25 %) et Spir
Communication (25 %), et Metro – qui appartient à Metro France, filiale du groupe suédois
Metro International (groupe Kinnevik) et de TF1 (à 34 %)– sont les deux grands réseaux de
gratuits.

Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Le_Monde_Focus.pdf
Questions :
1. Quand est apparue la presse gratuite
2. Quel poids pèse t’elle aujourd’hui en France et en Europe ?

D. Une chute des recettes publicitaires

Document 11 :
La baisse de la diffusion entraîne le repli du chiffre d’affaires publicitaire : - 45 %en cinq ans,
selon l’Institut de recherches et d’études publicitaires (IREP), de 569 millions d’euros en 1990
à 373 millions en 2005. Au profit des journaux gratuits et d’Internet.

Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Le_Monde_Focus.pdf
Questions :
1. Comment évoluent les ressources publicitaires de la presse
2. Quelles sont le sprincipaux médias qui la concurrencent ?

E. La concurrence d’internet

Document 12 :
L’irruption des technologies numériques est en passe de bouleverser non seulement
l’économie des médias traditionnels, mais aussi leurs modes d’organisation, leurs structures
et leurs contenus. Ce phénomène ne cesse de s’amplifier, tout en prenant des formes
nouvelles, souvent imprévues, comme le montrent les succès des nouvelles propositions
faites aux internautes (blogs – fils RSS – podcasts – moteurs de recherche – fournisseurs
d’accès investissant dans l’information – sites de petites annonces – informations sur les
mobiles etc.…). (….)
Tous les médias sont touchés. Aucune entreprise n’échappe à une remise en question de ses
offres comme de ses choix stratégiques: la presse au premier chef, mais aussi les agences de
presse, les chaînes de télévision, les radios. Les années 2005/2006 sont à cet égard des
périodes charnières : les tendances paraissent en effet s’amplifier. Après la presse
quotidienne et les journaux professionnels, c’est l’ensemble du secteur de la presse magazine
qui est désormais concerné, notamment en France.
Plusieurs facteurs nouveaux doivent être soulignés :
- Le développement de la gratuité qui porte atteinte aux modèles économiques traditionnels
de la presse. Cette dernière a du s’adapter, notamment par la multiplication des éditions
nouvelles gratuites. . « Le modèle économique de naguère, fondé sur les seuls revenus de la
vente et de la publicité, est rendu obsolète par l’accès gratuit à l’information et la
segmentation des pratiques », souligne de son côtéAnneGranet, consultante à l’IFRA
(Association internationale pour les journaux et les médias).
- au plan éditorial, le développement d’une culture de l’instantané, de l’échange libre
d’opinions sans hiérarchies préconçues ni références préétablies et de l’accès gratuit aux
informations, images et œuvres de l’esprit. Or, la presse s’est construite à l’opposé de ces
tendances.
- L’augmentation de l’audience des nouveaux supports, même si nombre de professionnels
s’interrogent – à juste titre – sur la pertinence des mesures publiées. Un nouveau modèle
d’appréciation de l’efficacité des messages et de calcul des tarifs est en train d’émerger,
lequel attire de plus en plus les annonceurs.

2002 2006
Variation journaux Variation Internet
PDM publicitaire en % Journaux Internet Journaux Internet
Allemagne 41,7 1,4 40,3 2,6 -3% 86%
Autriche 36,7 0 39,1 1,4 7% -
Belgique 19,9 0,6 25,9 3,1 30% 417%
Danemark 44,7 3,9 36,3 5,9 -19% 51%
Espagne 28,2 1,3 24,6 2,2 -13% 69%
France 16,6 1 15 3,1 -10% 210%
Hongrie 12,4 0 10,2 1,8 -18% -
Italie 21,1 1,3 19 2 -10% 54%
Pays-Bas 43,5 0,9 39 3,4 -10% 278%
Portugal 8,6 0,6 7,8 0,9 -9% 50%
République Tchèque 20 0,7 19,1 2,3 -4% 229%
Roumanie 15,9 0 9,2 1,4 -42% -
Royaume-Uni 39,8 1,7 33,5 13,5 -16% 694%
Slovaquie 8,5 0 6,3 0,6 -26% -
Suisse 48,6 0,5 35,5 1,4 -27% 180%

Source : la presse au defi du numerique Rapport au ministre de la culture et de la


communication Marc Tessier
Maxime Baffert, 2007
Questions :
1. En quoi la gratuité menace t’elle le modèle économique de la presse quotidienne ?
2. En quoi l’évolution que connaît le RU est –elle particulièrement inquiétante pour les
recettes publicitaires de la presse française ?
3. Sur quel modèle de production de l’information s’est construite la presse écrite, en quoi
est-il menacé par internet ? internet transforme t’il les attentes des lecteurs et
concurrence donc la capacité de la presse

Document 13 :
« En dix ans, les dépenses consacrées à la téléphonie et à Internet dans le budget moyen des
Français ont doublé, passant de 3 % à 6%», précise Thierry Fabre, directeur des médias au
BIPE (Bureau d’informations et de prévisions économiques). Une tendance qui va
s’accroissant. En 2005, la part du budget consacrée à la presse quotidienne est la plus faible
du total (0,28 %), celle consacrée à la presse magazine, pourtant très riche et très lue en
France – et concurrente des quotidiens – est à peine plus élevée (0,49 %).

Evolution des postes budgétaires dans les dépenses culturelles et de loisirs, en France, entre 1990 et
200518(*)

En % des dépenses culturelles et de loisirs 1990 1995 2000 2005 Variation sur la période
TV, Hi-Fi, Vidéo, Photo 14,7 11,4 10,8 10,6 -28%
Informatique (y compris logiciels, CD Rom) 1,9 4,3 7,7 7,3 286,7%
Disques, Cassettes, Pellicules photo 5,9 6,2 5,5 4,8 -18,4%
Autres biens culturels et de loisirs 3,9 3,1 3,4 3,6 -8%
Jeux, Jouets, Articles de sport 8,8 8,7 8,5 9 2,4%
Jardinage, animaux de compagnie 14,2 13,1 11,9 12,3 -13,3%
Spectacles, cinéma, voyages 14,1 15,1 16,4 18,1 28,6%
Jeux de hasard 6,7 8,0 8,6 9,8 45,9%
Services culturels (y compris redevance TV) 9,6 10,9 11,6 10,5 9,1%
Presse, livres et papeterie 20,2 19,3 15,8 14 -30,6%

« L’ère du numérique a créé un nouveau monde qui bouleverse l’industrie médiatique, son
économie comme ses usages », soulignait, en juin, Serge July. Le temps consacré à la lecture
de journaux baisse d’année en année : en 2005, il était d’environ 30 minutes par jour, alors
que la télévision totalisait 3 h 23. Et 27 289 millions de Français, âgés de 11 ans et plus, sont
des internautes, soit un Français sur deux, selon Médiamétrie.
Source : http://www.lemonde-infocomcgt.fr/IMG/pdf/2006_09_01_Le_Monde_Focus.pdf
Questions :
1. Opérez une typologie de l’évolution des variation des postes de dépenses entre 1990 et
2005, que pouvez vous en conclure ?
2. Comment à évoluer le temps consacré à la lecture ? Pourquoi ?

Document 14 :
Part de lecteurs de PQN par génération et par âge en France

15- 23- 33- 43- 53- 63-


Génération (en %) 28 38 48 56 63 72
11-sept-01 10
Internet 20 23
Sida 28 21 27
Crise 31 29 29 29
mai-68 36 36 43 43 35
Guerre d'Algérie 48 49 50 49 40
Libération de la
France 64 58 56 47
En 2004, Bernard Spitz rendait au ministre français de la culture un rapport intitulé « Les
jeunes et la lecture de la presse quotidienne d'information politique et générale ». Ceci, parce
que les quotidiens français, mais c'est une tendance observable dans le reste de l'Europe, ont
de plus en plus de mal à renouveler leur lectorat. Fidéliser les lecteurs sur toute une vie
est une performance appréciable, mais ne pas renouveler son vivier de lecteurs est
une faute impardonnable. C'est comme si un groupe pétrolier voyant ses réserves
d'hydrocarbures s'épuiser ne regardait pas du côté des nouvelles sources d'énergie. Il rappelle
qu'entre 1994 et 2003, les tranches de lecteurs âgés de 15 à 24 ans et de 25 à 34 ans ont
diminué de respectivement de 17,5 et de 18 %. Dans le même temps, la proportion des
lecteurs âgés de 50 à 64 ans a progressé de 23 %. Autre chiffre cité par Bernard Spitz, celui
de la proportion de lecteurs de presse quotidienne en Espagne dont l'âge se situe entre 15 et
24 ans. Les jeunes espagnols se classent avant dernier de l'Union Européenne à 15 puisque
seulement 32,5 % de cette classe d'âge lit la presse quotidienne, seuls les jeunes français
font pire. Citant une étude de la société BIPE, il souligne que l'habitude prise vers l'âge de 20
ans en matière de lecture de presse quotidienne est « au mieux conservée par cette
génération tout au long de son cycle de vie, mais jamais augmentée. Par conséquent, le
renouvellement démographique entraînera mécaniquement un forte déclin de la diffusion de
la presse quotidienne à moyen terme ».
Source : http://www.memoireonline.com/08/07/568/presse-quotidienne-nationale-europeenne-
web-2-0.html
Questions :
1.
2. Donnez le mode de lecture du chiffre souligné
3. Peut-on à partir du tableau parler d’un effet générationnel ?
4. Expliquez la phrase soulignée
5. Pourquoi selon B Spitz les journaux français vont-ils connaître dans l’avenir une chute
de leur lectorat ?