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I. Résumer le texte de Louis LEPRINCE-RINGUET en 90 mots (10% de plus ou de moins).

« L’espoir pour demain ? »

1 Le gigantisme des cités apporte son cortège de troubles, d'insatisfactions, de contraintes à subir.

Le temps perdu d'abord. Dans les files de voitures immobilisées à touche - touche, que faire d'intéressant ? C'est un véritable esclavage, sauf pour les puissants 5 qui téléphonent de leur voiture, dictent des lettres, presque comme au bureau. La monotonie et l'ennui ensuite, dus à la répétition des formes dans la construction des immeubles : d'où une banalisation qui est une forme d'esclavage. Un des fruits amers du gigantisme, c'est la solitude, le rejet. On est beaucoup plus seul dans une grande cité que dans un de nos villages. On se croise dans les

10 rues, par milliers parfois, sans se rencontrer une seule fois. On peut, si l’on vit

sans famille, ce qui est le cas de beaucoup, être malade, mourir chez soi, sans que

personne le sache. D'où un terrible anonymat dans la vie, dans la souffrance, dans la

mort.

Je connais deux femmes seules, âgées, l'une à Paris, l'autre en Bourgogne, à la

15 campagne. Cette dernière vit dans sa petite maison. Son mari est décédé. Ses

enfants sont loin et ne viennent parfois qu’à l’occasion des vacances. Elle marche très difficilement, reste toujours chez elle (elle a heureusement la télévision). Pourtant, elle ne se plaint pas, ses voisins passent chaque jour sur la route devant sa porte, ils entrent. Cette chaleur amicale la réchauffe. 20 La parisienne, dans son petit " deux pièces " du quartier des Archives, est désespérément solitaire. Pratiquement pas de visites. Comme elle perd un peu la tête, ses voisins redoutent qu’elle n’ouvre par mégarde le robinet du gaz ou ne mette

le feu. Ils souhaitent presque sa disparition. Alors, on cherche à parquer les vieillards. Ils passent entre eux la fin de leur 25existence, sans participation à l’animation quotidienne, tandis qu’au village le vieux reste intégré à la ferme. On ne les parquait pas, on était habitué à leur présence. Le gigantisme inhumain rejette les marginaux. Nous devons à tout prix éviter ce cloisonnement, cette forme de " ségrégation " indigne des civilisés. Déjà des groupements se constituent pour la réinsertion du 3

30 et du 4 ème âge. Mais la structure de nos grandes villes ne s’y prête guère.

ème

II. Questions de vocabulaire.

a. Expliquer le mot « ségrégation » ligne 28.

Louis LEPRINCE-RINGUET, L’espoir pour demain ?

b. Expliquer l’expression « Le gigantisme inhumain » ligne 27.

D.A.E.U. 2011-2012 – Faculté Jean Monnet – Université Paris Sud 11 Français – A.Gissat

Correction

I. Résumé du texte de Louis LEPRINCE-RINGUET, L’espoir pour

demain ?

L’immensité urbaine est contraignante. D’abord elle est une perte de temps, dont les premières victimes sont les automobilistes. Ensuite, son architecture stéréotypée provoque l’ennui. Un autre point négatif est la mise au ban des plus faibles. Malgré la multitude, l’anonymat règne en ville, et, contrairement à la campagne, on peut y décéder sans que personne ne s’en rende compte. C’est pourquoi, en agglomération, on réunit les vieux dans un lieu isolé de la vie, en attendant qu’ils meurent. Malgré les difficultés propres aux métropoles, notre devoir est de réintégrer les personnes âgées dans la société.

II. Questions de vocabulaire.

Résumé en 95 mots

a. Expliquer le mot « ségrégation » ligne 23.

« ségrégation » est un nom commun et il s’agit d’un mot dérivé possédant le suffixe « -ation » qui marque une action. Dans son sens le plus courant, ce mot signifie mettre à part, à l’écart d’un groupe de personnes. Dans le texte de Louis LEPRINCE-RINGUET, le mot « ségrégation » est employé à la ligne 23 dans son sens dénoté. En effet, l’auteur utilise ce terme pour parler de la mise à l’écart des personnes âgées dans les grandes villes avec la création des maisons de retraite qui les fait vivre en vase clos.

b. Expliquer l’expression « Le gigantisme inhumain » ligne 24.

« gigantisme » est employé ici comme un nom commun. Il s’agit d’un mot dérivé possédant le suffixe « -isme » qui marque un constat. Il est souvent employé dans son sens dénoté pour renvoyer à ce qui est démesuré et gigantesque. « inhumain » est un adjectif qualificatif. Il s’agit d’un mot dérivé construit avec le préfixe « in-» qui sert à former les contraires. « inhumain » désigne donc ce qui manque d’humanité, ce qui est cruel, insensible. Dans le texte, l’expression « le gigantisme inhumain » à la ligne 24 renvoie aux dimensions colossales des métropoles modernes qui noient le citadin dans la multitude. L’auteur insiste sur le fait que le caractère démesuré de la ville entraîne inéluctablement l’anonymat et par voie de conséquence l’absence de relations humaines.

D.A.E.U. 2011-2012 – Faculté Jean Monnet – Université Paris Sud 11 Français – A.Gissat

Devoir sur table n°1 – lundi 12 décembre 2011 – durée : 3h00

Sujet D.A.E.U. type 1

1. Résumé – 8 pts

Vous résumerez le texte joint en 120 mots (+ ou – 10%).

2. Vocabulaire – 2 pts

a. Expliquez le mot « interdit » ligne 52.

b. Expliquez l’expression « il brouille la généalogie » ligne 28.

le mot « interdit » ligne 52. b. Expliquez l’expression « il brouille la généalogie »

D.A.E.U. 2011-2012 – Faculté Jean Monnet – Université Paris Sud 11 Français – A.Gissat

Correction du devoir sur table n°2 du 12 décembre 2011

I. Résumé du texte de Jean-Claude Guillebaud.

Le clonage est source de polémique puisque certains scientifiques relancent régulièrement l’idée d’en user malgré la législation. Les débats suscités cachent ses véritables enjeux. Il faut les expliciter. D’abord, détruisant la logique des liens filiaux en brisant toute hiérarchie, il instaure une perte de repère généalogique et s’apparente en cela à un crime. C’est pourquoi, il est prohibé dans la majorité des pays développés ; beaucoup d’ailleurs veulent étendre cette défense au monde entier. Ensuite, même si certains affirment bêtement qu’il est inutile de le bannir puisque l’on ne peut le contrôler, il faut instaurer une limite morale. Cela n’implique pas pour autant qu’elle ne sera pas franchie : la question n’est pas là. Il s’agit avant tout d’un refus éthique qui ne pourra bien entendu empêcher tous les excès.

Résumé en 130 mots

II. Questions de vocabulaire.

a. Expliquer le mot « interdit » ligne 52

« interdit » est un nom commun et il s’agit d’un mot simple. Dans son sens le plus courant, ce mot signifie ce qui est défendu. Dans le texte de Jean-Claude Guillebaud, le mot « interdit » est employé à la ligne 52 dans son sens dénoté. En effet, l’auteur utilise ce terme pour parler du refus du clonage au niveau international à travers la déclaration solennelle de l’assemblée générale des Nations unies.

b. Expliquer l’expression « il brouille la généalogie » ligne 28.

« généalogie » est un nom commun. Il s’agit d’un mot composé de genos (la race) et logos (la science). Il est souvent employé dans son sens dénoté pour renvoyer à la science qui a pour objet la recherche de l’origine et de la filiation des familles. Dans le texte, l’expression « il brouille la généalogie » à la ligne 28 signifie que le clonage brise toute logique naturelle, toute hiérarchie dans les liens familiaux. Il crée un grand désordre dans la filiation.

III. La discussion. Exemple de plan. Pensez-vous, comme J.C. Guillebaud, qu’il faille imposer des limites à la recherche scientifique ?

I. Oui, il faut imposer des limites à la recherche scientifique

1. Pour des raisons d’éthique

Ex : les expériences sur les animaux

2. Pour ne pas reproduire les erreurs du passé

Ex : la bombe atomique d’Hiroshima

3. Pour éviter les dérapages de scientifiques fous

Ex : Severino Antinori, gynécologue italien qui a tenté le clonage d’un bébé

II. Néanmoins, il ne faut pas que ces limites entravent certains impératifs moraux

1. L’homme a le devoir moral de préserver son espèce (aspect collectif)

Ex : on ne peut renoncer à endiguer les épidémies comme la peste sous prétexte que les rats vont disparaître

2. L’homme a le devoir moral de soigner son prochain (aspect individuel)

Ex : les maladies orphelines et les bébés médecins

3. L’homme a le devoir moral d’éradiquer la souffrance humaine

Ex : les expériences sur les animaux dans ce cas peuvent être tolérées