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Programme de physique et chimie - MPSI

Alexandre Janniaux

23 janvier 2014

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Table des matières

3

4

TABLE DES MATIÈRES

Première partie

Chimie

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Chapitre 1

Évolution temporelle d’un système chimique de composition uniforme en réacteur fermé

1.1 Position du problème

1.1.1 Cinétique chimique

On étudie l’évolution temporelle du système physico-chimique. Intérêt :

Échelle macroscopique : On étudie la durée d’une réaction pour optimiser les conditions expé- rimentales de formation d’un produit donné Échelle microscopique : On étudie le mécanisme réactionnel, c’est-à-dire les différentes étapes qui ont lieu à l’échelle moléculaire pour conduire les réactifs aux produits.

1.1.2 Caractérisation du système étudié

— On envisage des transformations chimiques spontanées (thermodynamique favorisées). Exemple : A ECRIRE

— On considère un système chimique fermé : il n’y a pas d’échange de matière avec l’extérieur.

— On considère un système homogène : il n’y a qu’une seule phase (liquide ou gazeuse).

— On suppose la composition du système uniforme (en pratique, on agite).

— On suppose que la température est fixée au cours de l’expérience (en pratique, on utilise un bain thermostaté).

1.2 Vitesses en cinétique chimique

En Terminale S, on parlait de ”durée de réaction”. Ici on va définir la vitesse d’une réaction que l’on reliera au temps de demi-réaction.

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8CHAPITRE 1. ÉVOLUTION TEMPORELLE D’UN SYSTÈME CHIMIQUE DE COMPOSITION UNIFORM

1.2.1 Vitesse de formation et de disparition d’un constituant

Soit un milieu réactionnel contenant un constituant A i , sa quantité de matière à l’instant t vaut n i .

Définition

On définit la vitesse de formation du constituant A i par :

V fA i = + dn dt i

De même, on définit sa vitesse de disparition par :

V dA i = dn dt i

Les grandeurs sont alors des grandeurs extensives, d’unité mol.s 1 . De plus elles sont indé- pendantes de la transformation chimique qui a lieu dans le réacteur.

— Si A i est un réactif, on a dn i

dt

< 0, V fA i < 0 et V dA i > 0, A i est consommé.

— Si A i est un produit, on a dn i

dt

> 0 , V fA i > 0 et V dA i < 0, A i est créé.

Définition d’une vitesse volumique

On définit de la même manière les vitesse volumiques de formation et de A i :

V fA i = 1

dn i

V dt

V dA i = 1

dn i

V dt

Les grandeurs deviennent alors des grandeurs intensives, d’unité mol.m 3 .s 1 . Mais il y a autant de vitesses que de constituant.

Cas particulier : réacteur isochore

On suppose que le volume V reste constant pendant toute la durée de l’expérience. On a alors

= [ A i ] , la concentration

V fA i =

molaire du réactif A i .

d

dt ( n V i

) . Si de plus le système est de composition uniforme, on a n i

V

On a donc finalement :

V fA i = + d[ A i ] dt V dA i = d[ A i ] dt

1.3 Vitesse de réaction

On modélise la transformation chimique par une réaction unique d’équation :

( E ) : α 1 A 1 + α 2 A 2 + · · · + α n A n = α

1 A

1 + α

2 A

2 + · · · + α

n

A

n

A l’instant t, on a n i ( t) = n i, 0 + ν i ξ ( t ) , avec ν i le coefficient stœchiométrique algébrique associé à A i et ξ ( t ) l’avancement à t en mol.

1.3.

VITESSE DE RÉACTION

9

Définition

On définit la vitesse de réaction par la relation :

V

= + dξ dt en mol.s 1

On a alors une seule vitesse par réacteur : V = + dξ

dt = 1

ν

i

Exemple

A REMPLIR

dn i

dt

= 1 i V fA i .

ν

Cas particulier : réacteur isochore

On définit la vitesse de la réaction comme la variation volumique de l’avancement au cours du temps.

v = V V = 1

1

V

dt = dt ( V )

d

ξ

Avec

Comme n i ( t ) = n i,0 + ν i ξ ( t ) , on a [ A i ]( t ) = [ A i ] 0 + ν i

V ξ l’avancement volumique de la réaction.

ξ

V .

10CHAPITRE 1. ÉVOLUTION TEMPORELLE D’UN SYSTÈME CHIMIQUE DE COMPOSITION UNIFORM

Deuxième partie

Mécanique

11

Chapitre 2

L’oscillateur amorti

13

14

CHAPITRE 2. L’OSCILLATEUR AMORTI

Troisième partie

Signaux physiques

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Chapitre 3

Circuits électriques dans l’ARQS

ARQS : Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires

3.1 Notion d’intensité du courant

On provoque un déplacement de porteurs de charges sous l’effet d’un champ électromagné- tique.

3.1.1 Phénomènes de condution

La charge électrique

— Grandeur quantifiée, q = ± ne, n N.

e est la charge élémentaire, e = 1 , 6 . 10 19C .

— Exemple : dans l’atome, 1 électron e équivaut à une charge e , et un proton équivaut à une charge e + , et un ion Ca 2+ équivaut à deux charges e + .

— Elle est extensive : (+ q 1 ) + (+ q 2 ) = q 1 + q 2 .

— Elle est conservatrice, pour un système isolé, la charge se conserve.

— En mécanique classique, la charge est invariante par changement de référentiel.

Porteurs de charges

Milieux solides : Ce sont des milieux conducteurs comme les métaux, le modèle adopté dans un fil conducteur de cuivre est alors que chaque atome de Cu (s ) libère un électron, qui se déplace. Les porteurs de charge sont donc les électrons (cf cours de cristallo).

Milieux semi-conducteurs : On trouve des porteurs de charge sous forme d’électron et des ”trous” qui se déplacent.

Milieux isolants : L’action d’un champ électromagnétique ne provoque pas (ou presque pas) de déplacement de charges.

Milieux gazeux : En général, les gaz sont peu conducteurs de l’électricité. À hautes tempé- ratures et sous l’action d’un champ électrique intense, on provoque l’ionisation du gaz (plasma). Les porteurs de charge sont les électrons.

Milieux liquides : Les solutions électrolytiques conduisent l’électricité, ce sont alors les ions qui assurent la conduction des charges (voir cours d’oxydo-réduction).

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18

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

3.1.2 Courant dans un circuit

Définition Le courant est un mouvement d’ensemble ordonné de porteurs de charge. Par convention, le sens du courant est le sens de déplacement des charges positives.

3.1.3 Intensité du courant

Définition [Schéma fil] On compte le nombre de charges qui traversent la section S du fil dans le sens (+) par unité de temps. On définit i, l’intensité du courant, comme le débit de charges, ou la charge qui traverse la section S du fil par unité de temps.

i = dq dt

Unité : A, Ampère, avec 1A = 1 C.s 1 On mesure i>0, i va dans le sens (+) i<0, i va dans le sens (-) i est donc une grandeur algébrique.

Mesure

et (COM). EXEMPLE : A RAJOUTER

i se mesure avec un ampèremètre qui se branche en série. Il possède deux bornes (+)

Ordres de grandeur

En TP : de quelques mA à quelques 100mA

AOP :

Secteur : 16A (prise usuelle) ou 32A (four, machine à laver Industrie : 10 5 A (électrolyse, fabrication du zinc)

i = 10 12 A (1 pA)

).

3.1.4 Conservation de la charge, ARQS

Dnas un circuit, le générateur ne crée pas de charges, mais les met en mouvement en leur fournissant de l’énergie.

En régime continu, ou stationnaire Les grandeurs électriques sont indépendantes du temps.

Dans un fil conducteur donné, on a dq 1 = dq 2 , d’où i 1 = dq 1 tout point du conducteur.

= i 2 = dq 2 . i est donc la même en

dt

dt

En régime variable Les grandeurs électriques dépendent du temps. On veut que les grandeurs électriques prennent la même valeur à un instant donné en tout point du circuit. Or l’intensité du courant (par exemple) se propage dans le circuit. On a i ( p, t ) = i ( M, t PM ) = i ( M, t τ )

avec τ = PM le retard de propagation de l’onde du point M au point P.

C

C

SCHEMA FIL A RAJOUTER TODO On pourra considérer que i prend la même valeur en tout point si τ << T où T est la durée caractéristique de variation de i (période où durée du régime transitoire). Si la condition est remplie, on est dans l’ARQS.

3.2.

NOTION DE TENSION - DIFFÉRENCE DE POTENTIEL

19

Ordre de grandeur

τ = L

C

Avec L la longueur du circuit C la vitesse de propagation de l’onde Dans le conducteur, l’onde se propage à une vitesse proche de C = 3 , 00. 10 8

m.s 1 .

TP circuit

T >> 3. 10 9 s , d’où :

L = 1 m τ =

1 . 10 8 = 3 , 00. 10 9 s On cherche à avoir τ << T , il nous faut donc

3 , 00

1

f = T <<

1

3 . 10 9

Hz

Donc on doit finalement avoir f << 300 donc on est bien dans l’ARQS.

MHz , or avec un GBF, on a f max 1

MHz ,

3.2 Notion de tension - différence de potentiel

3.2.1 Différence de potentiel

Définition

La tension électrique entre deux points A et B d’un circuit est la différence de potentiel entre les deux points A et B (différence de niveaux électriques). Notation : FAIRE SCHEMA TENSION

Signe

U BA = V B V A = U AB

Mesures

On mesure les tensions avec un voltmètre, qui est un appareil polarisé (borne (+) et borne (COM)). On le branche alors en dérivation aux bornes du dipôle. SCHEMA BRANCHEMENT VOLTMETRE Ici (V) mesure U V A = V B V A Remarque : en TP, un voltmètre se branche une fois le circuit cablé.

Ordres de grandeur

EDF ”Secteur” : Tension alternative avec U ef f = 230 V Appareils usuels : Portables, lampes, etc, transformateurs qui délivrent une tension continue de quelques Volt. Transport de l’énergie : Tension (alternatives) de 10kV Nerfs (bio) : U 70 mV

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CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

3.2.2 Référence de potentiel

On ne sait mesurer que des différences de potentiel, donc le potentiel électrique V est défini à une constante près. En conséquance, dans un circuit, on choisit un point qui sert de référence de potentiel commune, que l’on appelle ”masse”. SCHEMA MASSE Remarque : La terre se représente par [SCHEMA TERRE], en particulier, la carcasse des dispositifs est relié à la Terre On mesure U AB = V A V B , on choisit V B = 0 (la masse), et on a donc U AB = V A . On peut donc exprimer le potentiel en tout point du circuit.

3.3 Lois de Kirchoff

3.3.1 Caractéristiques d’un circuit électrique

Un circuit électrique doit être fermé pour que les porteurs de charge circulent. SCHEMA NOEUD, MAILLE, DIPOLES Dipôles : composant à deux bornes relié au circuit par deux fils connectés à chacune des bornes. Noeud : point de jonction d’au moins trois fils de connexion. Fil de connexion : fil conducteur modélisé par un fil idéal ”sans résistance”, donc en consé- quence, la tension aux bornes d’un fil est nulle. Branche : Portion de circuit entre deux noeuds. Dans une branche, les dipôles sont en série, ils sont parcourus par la même intensité du courant. exemple : branche N 1 N 3 (par la gauche) :

D 1 , D 2 , D 3 sont en série et sont donc parcourus par la même intensité du courant. Maille : Ensemble de branches formant un circuit fermé, comprenant des noeuds qu’on ne par- court qu’une seule fois quand on fait le tour de la maille. exemple : N 1 N 4 N 2 qui contient D 7 , D 6 et D 4 est une maille. Réseau électrique - circuit électrique : ensemble de dipôles et de fils connectés, que l’on peut analyser en terme de noeuds, de branches et de mailles. En électrocinétique, ons’intéresse à l’étude des circuits électroniques.

Notation Régime continu : Les grandeurs sont indépendantes du temps, elles sont écrites en majuscule (car elles sont constantes). Régime variable : Les grandeurs dépendent du temps, donc elles sont écrites en minuscule (car elles sont variables).

3.3.2 Lois des noeuds

En régime continu ou variable (ARQS), la loi des noeuds est une conséquence de la conser- vation de la charge. SCHEMA LOI DES NOEUDS Il n’y a pas d’accumulation des charges au niveau de N, donc les charges qui arrivet sont égales aux charges qui repartent (par unité de temps), donc i 1 = i 2 + i 3 . On peut généraliser la loi à p branches parcoures chacune par un courant i k .

p

ϵ k · i k = 0

k =1

Il y a plusieurs formulations possibles :

3.4. DIPÔLES

21

1. La somme algébrique des intensités des courants qui arrivent à un noeud est nulle.

2. La somme des intensités des courants qui arrivent à un noeud est égale à celle qui repart.

3.3.3 Lois des mailles

La loi des mailles est une conséquence de la propriété d’additivité des tensions (la tension est une grandeur extensive). On se place dans une maille d’un circuit. SCHEMA LOI DES MAILLES Aux bornes de D 1 , :

U 1 = U AD = V A V B

= V A V D + V D V B

= U AD + U DC + U CB

= U 2 U 3 + U 4

Ici on a donc U 1 = + U 2 U 3 + U 4 avec le choix du sens plus dans le sens anti horaire SCHEMA SENS. On compte (+) si la flèche de U k est dans le même sens que celui du circuit, (-) sinon. Soit ici :

U 1 U 2 + U 3 U 4 = 0

On peut généraliser la loi des mailles dans une maille avec q dipôles :

q

ϵ k · U k = 0

k =1

Choix d’un sens (+) ϵ k = +1 si flèche de U k dans le même sens que celui du circuit, sinon ϵ k = 1.

3.3.4 Étude d’un circuit électrique

Méthode :

1. On écrit la loi des noeuds en chaque noeud.

2. On écrit la loi des mailles en chaque maille (les équations ne sont pas toutes indépen- dantes).

3. On obtient un système d’équations qui, par résolution mathématique, permet de détermi- ner les grandeurs électriques du circuit.

Application :

SCHEMA CIRCUIT APPLICATION

APPLICATION A FAIRE.

3.4

Dipôles

3.4.1 Convention d’orientation

Soit le dipôle D :

22

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

u i D
u
i D

Grandeurs électriques associées à D :

— Intensité du courant qui le traverse i = i AB (choix du sens).

— Tension à ses bornes (ou différence de potentiel), une fois le sens de i choisi, on a deux possibilités pour le sens de u .

Convention récepteur On place la flèche de tension opposée au courant. Plus judicieux pour des dipôles passifs qui ont un comportement récepteur (i.e qui utilise l’énergie). Dans la suite, on écrira convention (R) pour une convention récepteur.

u i D
u
i D

On place la flèche dans le sens du courant, plus judicieux pour des

dipôles actifs, qui ont des comportements générateur (i.e qui génèrent une force électromotrice). Dans la suite, on écrira convention (G) pour une convention générateur.

Convention générateur

u i D
u
i D

Remarque

en convention (G) se comporte comme un générateur ou inversement.

Il s’agit d’une convention d’orientation, cela ne signifie pas que tout dipôle orienté

3.4.2 Caractéristiques courant-tension d’un dipôle

Définition

On choisit une orientation, c’est-à-dire qu’on branche un voltmètre et un ampèremètre aux bornes d’un dipôle, soit pour avoir une convention (G), soit une convention (R) ). On trace ensuite i = f ( u ) , c’est alors la courbe représentative de l’intensité du courant traversant le dipôle en fonction de la tension à ses bornes. Il existe deux types de caractéristiques :

3.4. DIPÔLES

23

- statique : En régime continu, on trace (I,U). <== (U, I) ?

- dynamique : En régime dynamique, on trace (i(t), u(t))

Exemple de la résistance

u i R
u
i R

En appliquant la loi d’Ohm, on a u = Ri . Une résistance idéale n’a qu’un comportement résistif, donc les caractéristiques statiques et dynamiques sont confondues. SCHEMA CARACTERISTIQUE I/U RESISTANCE Pour la suite, on suppose que l’on se place en régime continu. Un point M(U,I) sur la courbe est dit point de fonctionnement du dipôle.

Propriétés

1. Un dipôle est dit linéaire lorsque I = f(U) est affine ou lorsqu’il existe une équation différentielle linéaire à coefficients constant reliant i ( t ) à u ( t ) (en régime variable). Par exemple, une résistance est linéaire, mais une diode ne l’est pas. SCHEMA CARACTS DIODE Un composant non linéaire peut parfois être utilisé dans une zone (U,I) où il est linéaire.

2. Un dipôle est dit symétrique si :

— Si le point M(U,I) existe, alors M’(-U,-I) existe aussi.

— La caractéristique est symétrique par rapport à l’origine. Un dipôle symétrique n’est pas polarisé, il n’a pas de borne (+) et (-).

3. Si un dipôle n’est pas symétrique, il est par conséquent polarisé. Exemple : une source idéale de tension SCHEMA SOURCE IDEALE DE TENSION

4. Un dipôle est dit passif si :

— La caractéristique (I,U) passe par l’origine.

— Le dipôle ne met pas en mouvement des charges.

Exemple : résistance, condensateur, bobine. Si un dipôle n’est pas passif, il est dit actif.

3.4.3 Aspects énergétiques

Puissance algébriquement reçue par un dipôle

Soit un dipôle D orienté en convention (R).

u i D
u
i D

24

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

On peut montrer que la puissance algébriquement reçue par D est :

P ( t ) = u ( t) · i ( t ) = d dt E

avec { P en Watt

E en Joule

Caractère récepteur ou générateur d’un dipôle

On regarde le signe de P à un instant donné :

— Si mathcalP > 0, alors le dipôle reçoit de l’énergie électrique du circuit et la convertit en une autre forme d’énergie. Le dipôle a un caractère récepteur.

— Si P < 0, alors le dipôle cède de l’énergie électrique au reste du circuit. Le dipôle a alors un caractère générateur.

Remarque

d’orientation, il est intrinsèque au dipôle.

Le caractère récepteur ou générateur d’un dipôle est indépendant de la convention

3.5 Modélisation linéaire des dipôles

3.5.1 Conducteur ohmique ou résistor (passif)

Définition

Un résistor est un dipôle pour lequel la loi d’Ohm s’applique en convention récepteur, on a alors U = RI .

u i R
u
i R
u R i
u
R
i

En convention générateur, les résultats sont inversés. R est la résistance en ohm (), sa valeur dépend du matériau utilisé et de sa géométrie, et est toujours positif. SCHEMA FIL :

l R = ρ S
l
R = ρ
S

ρ résistivité du milieu, qui dépend de la température. Pour un conducteur, ex : Cu (s ) , on a

ρ 10 7 .m . Pour un isolant, on a ρ 10 5 .m .

3.5.

MODÉLISATION LINÉAIRE DES DIPÔLES

25

De plus, on définit G =

Aspect énergétique

1 R la conductivité en Siemens (S). u i R
1
R la conductivité en Siemens (S).
u
i R

P ( t ) = u ( t ) · i ( t) = R ( i ( t)) 2 = ( U ( t )) 2 0

R

Un cnducteur ohmique a toujours un comportement récepteur. Il convertit l’énergie électrique en énergie thermique.

Association de résistors

Association en série SCHEMA ASSOS SERIE RESISTOR On a un morceau de circuit avec R 1 et R 2 deux résistors branchés en série, ils sont donc parcourus par la même intensité du courant. Mais U = U AC = V A V C est la tenssion appliquées aux bornes des résistors, elle est différente de celles aux bornes de chacun. On cherche donc à donner une relation entre R 1 , R 2 et U . SCHEMA REQ Par le principe d’additivité des tensions :

U = U AB + U BC

= R 1 · i + R 2 · i

= i ( R 1 + R 2 ) on a alors par identification R 1 + R 2 = Req

= Req · i

Si deux résistors sont en série, la résistance équivalente est la somme des résistances.

Association en parallèle

On a deux résistors branchés en parallèle, la même tension s’applique donc entre les bornes de chacun, mais ils ne sont pas parcourus par le même courant. Par la loi des noeuds : i = i 1 + i 2 Par la loi d’Ohm : U = R 1 · i 1 = R 2 · i 2

SCHEMA ASSOS RESISTANCE PARALLELE

Donc i 1 =

R 2 . On a donc finalement :

U

R 1

et i 2 =

U

i = U +

R

1

U

R

2

= ( G 1 + G 2 ) · U Avec G 1 = 1

R

1

U =

i

=

G 1 + G 2

i

1

R

1 +

1

R

2

et G 2 = 1

R

2

26

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

ou

Geq = G 1 + G 2 . Lorsque les résistors sont en parallèle, l’inverse de la résistance équivalent est égale à la somme des inverses des résistances, ou à la somme des conductances.

Par identification, on trouve Req =

1

1

R

2

que l’on note communément

Req = R 1

1

1

R

1 +

1 +

1

R

2

3.5.2 Condensateur (passif)

Définition

Un condensateur est constitué dedeuxplaques conductrices ”en regard” séparés par un isolant. Les conducteurs sont appelésarmatures ducondensateur.

Géométrie

Plusieurs formes de condensateurs existent :

A COMPLETER.

Un condensateur est caractérisé par sa capacité qui dépend de la nature de l’isolant et de la géométrie du condensateur (voir cours électrostatique et électromagnétisme).

Schématisation

Ordre de grandeur

C

En TP, on utilise pF = 10 12 F et µF = 10 6 F .

Relation tension-intensité

On se met en convention (R) :

SCHEMA CONDENSATEUR

Les armatures portent des charges opposées, et on a avec le schema précédent.

On a i = + dq

et u = + q c , d’où i = C du

dt .

dt

En effet, q = CU avec C constante, donc i = dq

dt

= C du

dt .

Remarque En régime continu, u est indépendante du temps donc du condensateur se comporte alors comme un interrupteur ouvert SCHEMA INTERRUPTEUR

dt

= 0 donc i = 0 . Le

Aspects énergétiques

En convention (R) : SCHEMA CONDENSATEUR

P ( t ) =

u ( t ) · i ( t)

=

u ( t ) · C du dt

=

C

· u ( t ) · du dt

=

C · du 2dt 2

=

d

dt (

2 1 Cu 2 )

3.5.

MODÉLISATION LINÉAIRE DES DIPÔLES

27

Or P ( t) = dE (t ) donc pour un condensateur, l’énergie (électrique) stockée à un instant t est :

dt

E e = 1

2 Cu 2 > O

P ( t ) = dE e (t ) peut être positive ou négative, donc le condensateur se comporte en générateur ou en récepteur.

dt

Remarque importante : Comme E e est dérivable, elle est continue, donc u(t) est une fonction continue du temps. Donc la tension aux bornes d’un condensateur est toujours continue.

3.5.3 Bobine, ou induction (passif)

Définition

Une bobine est obtenue par enroulement d’un fil conducteur autour d’un cylindre. Elle est caractérisée par :

— Son inductance L > 0 exprimée en Henri(H), qui dépend de sa géométrie. (ODG : en TP,de quelques mH à 1H)

— Sa résistance interne r>0

Schématisation

Dans une bobine idéale, on a r=0 (impossible en pratique). Ordre de grandeur de la résistance interne : pour une bobine de 1H, r = 12 Ω . Souvent, r << R du circuit ( k ).

SCHEMA INDUCTIONS

Relation tension-intensité

En convention récepteur, on considère une bobine L SCHEMA BOBINE On a alors U = L dt . (voir cours électromagnétique). Si la bobine est réelle, elle est modélisée par le circuit suivant :

SCHEMA BOBINE + RESISTANCE On a alors par la loi des mailles : U = L dt + ri

di

di

En régime continu, les grandeurs électriques sont constantes, donc en particulier l’intensité est constante. SCHEMA BOBINE

fil.

u = dt et i est constant

La bobine idéale se comporte comme un fil de connexion, on peut donc la remplacer par un

di

dt di = 0 donc u = 0

SCHEMA EQUIV BOBINE FIL Si la bobine est réelle, on remplace la bobine par sa résistance interne r :

SCHEM EQUIV BOBINE RINTERN

Aspects énergétiques

On considère une bobine idéale d’inductance L SCHEMA CIRCUIT On a alors :

P ( t ) = u · i = L

di

dt · i

28

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

Or, mathématiquement, i ·

di

dt = dt (

d

1

2 i 2 )

d

2 1 i 2 )

2 1 Li 2 )

P = L

dt (

d dt ( = dE m dt

=

Avec E m l’énergie électromagnétique emmagasinée par la bobine

1

E m = 2 Li 2 J

La puissance peut être positive ou négative, donc une bobine à un caractère générateur et récepteur.

Remarque

Dans le cas d’une bobine réelle, on a :

P =

Énergie électromagnétique

d

dt (

2 1 Li 2 )

+

ri 2

Dégradée par effet Joule

Conséquence

dérivable par rapport au temps, donc

bobine est une grandeur continue par rapport au temps.

On a la relation P

= dE m dt

pour une bobine idéale, or E m est est cp,to,ie car

2 1 Li 2 est continue, donc l’intensité du courant dans une

3.5.4 Source de tension (actif)

Une source de tension idéale est un dipôle actif qui délivre une tension constante

E quelque soit l’intensité du courant qui la parcourt. SCHEMA SOURCE DETENSION IDEALE Si on trace la caractéristique tension-intensité d’une source réelle, on observe que la tension délivrée par le générateur dépend de l’intensité du courant qui le traverse :

Définition

SCHEMA CARAC SOURCE REELLE On peut modéliser une source réelle avec le modèle de Thévenin SCHEMA THEVENIN On a u = E ri

Démonstration.

u = U BA

= V B V A

= V B V C + V C V A

= ri + E

On a donc i = E u

r r

SCHEMA CARAC GENERATEUR PENTE

V B − V C + V C − V A = − ri + E

3.6. DIVISEURS DE TENSION ET DE COURANT

29

3.5.5 Conséquence : point de fonctionnement d’un circuit

En régime continu

Le circuit peut être modélisé par :

SCHEMA MODELISATION CIRCUIT On a u = E ri aux bornes du générateur et aux bornes du dipôle. Si D est une résistance R , alors U = Ri SCHEMA CARAC PT FONCTIONNEMENT L’intérêt est que le point de fonctionnement est facile à trouver, même lorsque le dipôle D n’est pas linéaire.

3.6 Diviseurs de tension et de courant

But

de la tension ou de l’intensité du courant.

En utilisant des associations de résistances dans un circuit, on peut récupérer une fraction

3.6.1 Diviseur de tension

SCHEMA DIVISEUR

But

Exprimer U 1 et U 2 en fonction de U .

R 1 et R 2 sont en série donc Req = R 1 + R 2 et U = Req · i On applique la loi d’Ohm :

{ U 1

= R 1 · i

U 2 = R 2 · i

i =

U U

Req = R 1 + R 2

U 1 =

R

1

R 1 + R 2

U et U 2 =

R

2

R 1 + R 2

U

Application

Mesure de la résistance d’entrée d’un dipôle (ou quadripôle).

SCHEMA R et re sont en série, on a U 0 =

On prend R = 0 , U 0 = U , puis on monte R jusqu’à ce que U 0 = U , alors R = re .

re

+R U , voir suite pour TP.

re

2

3.6.2 Diviseur de courant

Mise en place du problème

SCHEMA CIRCUIT R 1 et R 2 sont soumises à la même tension U = V N V M , mais parcourues par des courants i 1 et i 2 qui sont généralement différents,

But

Exprimer i 1 et i 2 en fonction de i.

Rappel

On a

1

1

Req = R

1 +

1

R

2 , c’est-à-dire Req =

R 1 ·R 2 R 1 + R 2

30

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

Avec les résistances

On a d’après la loi d’Ohm U = R 1 · i 1 = R 2 · i 2 , d’où

i 1 = U

i 2 = U

Req

R

1

R

1

Req

=

=

R

2

R

2

i

i

i 1 =

i 2 =

R 2 R 1 + R 2 R 1 R 1 + R 2

Avec les conductances

On pose G 1 =

1

R

1

et G 2 =

Application : le shunt

1

R

2 . On a alors Geq = G 1 + G 2 et

i 1 =

i 2 =

G 1 G 1 + G 2 G 2 G 1 + G 2

i

i

SCHEMA SHUNT

R = résistance équivalent d’un appareil électrique s = shunt, résistance s R

Qualitativement

Le courant circule préférentiellement dans la branche où la résistance est la

plus faible.

Quantitativement

s

i 1 = R + s i , avec s R

s

R i i

On limite ainsi l’intensité du courant qui passe dans la résistance, cela permet donc de protéger des appareils.

3.6.3 Exercices

A REMPLIR

3.7 Résistance d’entrée et de sortie

3.7.1 Résistance d’entrée

Soit un dipôle, ou un quadripôle, D inséré dans un circuit. Si D se comporte comme un dipôle passif dans le circuit, on assimile D comme équivalent à une résistance d’entrée re

SCHEMA

On a U e = re · ie (mesures cf TP).

3.7.2 Résistance de sortie

Si le dipôle se comporte en dipôle actif en sortie, on le modélise selon Thévenin.

FINIR DE COMPL2TER ICI

3.7.

RÉSISTANCE D’ENTRÉE ET DE SORTIE

31

3.7.3 Application à l’adaptation d’impédence

FINIR DE REMPLIR ICI

32

CHAPITRE 3. CIRCUITS ÉLECTRIQUES DANS L’ARQS

Chapitre 4

Circuit linéaire du premier ordre

4.1 Position du problème

4.1.1 Circuits linéaires du 1er ordre

On considère des associations de dipôles passifs (RC série ou RL série) modélisée de façon linéaire. On les appelle circuits du 1er ordre car l’équation différentielle vérifiée par les grandeurs électriques du circuit lors de l’allumage ou l’extinction de la source qui les alimente est une équation différentielle linéaire du 1er ordre à coefficient constants avec ou sans second membre constant.

Echelon de tension

Hypothèse :

On alimente le circuit par un échelon de tension.

Modélisation :

SCHEMA ECHELON DE TENSION

e ( t ) = e 0 ϵ ( t ) avec ϵ ( t ) la fonction d’Heavyside. SCHEMA CIRCUIT On suppose que la source de tension pase de manière instantanée de 0 à U 0 . En pratique :

SCHEMA CIRCUIT AVEC INTERRUPTEUR à t=0, on ferme l’interrupteur K. On peut faire mieux en utilisant un hacheur (cf TP) :

SCHEMA TENSION GBF Avec un GBF (générateur basse fréquence), on délivre une tension créneau de période T sur le circuit. Nous verrons plus tard comment adapter la période T au signal.

4.1.2 Méthode de résolution

1. Le circuit est donné. On choisit les orientations de i et des tensions aux bornes des dipôles. Conventions (G) pour le générateur et (R) pour les dipôles passifs.

2. On utilise la loi des mailles (éventuellement noeuds) et les relations tension/intensité aux bornes des différents dipôles.

3. On combine les équations pour obtenir l’équation différentielle linéaire à laquelle obéit la grandeur cherchée.

33

34

CHAPITRE 4. CIRCUIT LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE

4. Résolution : voir cours de math.

4.2 Etude du circuit RC série

4.2.1 Observations expérimentales

SCHEMA CIRCUIT ET TENSION RC SERIE Phase 1 : charge du condensateur à travers R. Phase 2 : décharge du condensateur à travers la résistance. Pour chacune des phrases on a :

— un régime transitoire, durant lequel la tension varie avec le temps.

— un régime établi, lorsque u C ( t ) constante . SCHEMA TENSION RC SERIE PHASE UN

4.2.2 Montage et conditions initiales

simplification de montage :

SCHEMA CIRCUIT

— Position (1) de K, le condensateur est en charge. On suppose qu’à t = 0 , on ferme (K) en position (1) avec le condensateur déchargé, c’est-à-dire U C ( t < 0) = 0 .

— Position (2) de K une fois la charge réalisée. Décharge du condensateur à travers la résistance. Dans ce cas, on pose une nouvelle origine du temps avec U C ( t < 0) = EV .

4.2.3 Etude de la phase 1 : charge du condensateur à travers la résis- tance

Analyse qualitative

SCHEMA CIRCUIT I)3)A)

A t=0, on sait que U C est continue, donc U C (0) = 0 V , le circuit est donc équivalent au

suivant :

SCHEMA CIRCUIT I)3)A)2 On trouve alors E = R.i (0) .

D’où i ( o ) = E R = C [ dU c

dt ] t =0

( U c (0) = 0 [ dU dt c

]

t =0

= RC E

Si E > 0, dU c

dt

> 0. U C augmente alors avec le temps.

En régime établi ou régime permanent :

Les grandeurs sont constantes, elles ne dépendent plus du temps, donc on a U C constante. Alors dU c = 0 i = 0 .

dt

(rappel : I = C dU c

dt

en convention récepteur. )

Schéma équivalent :

METTRE SCHEMA. En régime établi :

METTRE SCHEMA On a U c = E dU c = 0

dt

4.2. ETUDE DU CIRCUIT RC SÉRIE

35

Analyse quantitative

Choix :

du générateur en convention générateur.

Orientation du condensateur et de la résistance en convention récepteur, orientation

SCHEMA Schéma indispensable

Loi des mailles

+ Ur + U c E = 0( )

(4.1)

Relations tensions/intensité aux bornes des dipôles

TODO : numéroter les équations

— Loi d’Ohm : U R = + Ri

Aux bornes du condensateur : i = + C dU C Dans (*), Ri + U C E = 0 Avec (2), RC dU C

dt

dt + U C E = 0 <=> dU C +

dt

C

U

RC = RC

E

On pose alors τ = RC , la constante de temps du circuit ( [ τ ] = T ).

dU C

+ U C = E

τ

τ

(4.2)

C’est une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants et avec un seconde membre constant.

dt

4.2.4 Expressions de U C et de i

Résolution de ( E )

φ E = φ H + φ P

L’équation homogène associée à ( E ) est :

( H ) : dU C + U C = 0

dt

τ

(4.3)

On peut alors calculer la forme générale des solutions de ( H ) :

U CH : t λ exp

τ

t

λ est la constante d’intégration qu’il faut déterminer avec les conditions initiales. On cherche ensuite une solution particulière de ( E ) , sous la forme U CP = constante, c’est-à-

dire que dU CP

dt

= 0 . et U CP

= E

τ . Donc une solution particulière de l’équation ( E ) est U CP = E . La solution générale de ( E ) s’exprime alors par : U C : t λ exp( t ) + E Il faut maintenant déterminer λ

τ

τ

Conditions initiales : à t = 0 , U C (0) = 0 par continuité de U C . On a donc U C (0) = λ + E = 0 , doncλ = E .

On arrive donc à l’expression finale de U C : U C : t E (1 exp( t ) .

E E exp( t ) , c’est-à-dire U C : t

τ

τ

Représentation de U C sur un graphique

SCHEMA COURBE

Propriété (à montrer) :

du temps coupe l’asymptote U C = E au point d’abscisse t = τ .

La tangent à l’origine à la courbe représentative de U C en fonction

Mathématiquement :

lim t + U C = E

36

CHAPITRE 4. CIRCUIT LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE

Physiquement :

U C ( t = τ ) = E (1 e 1 ) = E (1 1 e )

A t = τ , le condensateur est chargé à 63% ( U C = 63% E ). A t = 5 τ , le condensateur est chargé à 99% ( U C = 99% E ). AUTRE FEUILLE :

Loi des mailles :

U R + U C E = 0

R.i + U C .i = E.i R.i 2 + U C .i = E.i Or i = c dU C

dt

U C .i = U C C. dU C , donc en multipliant par C ,

U C .i =

U C .i = dt ( E e ) avec E e l’énergie électrique.

dt

2

d

dt (

d

1

2 .C.U C )

d

R.i 2 + dt ( E e ) = E.i avec

 

 

R.i 2 = P T , puissance dissipée par effet joule dans la résistance

d

dt ( E e ) =

P e , puissance électrique

E.i = P G , puisance cédée par le générateur

Bilan énergétique

asymptotiques sont supposés être atteintes) :

On multiplie par dt et on intègre entre 0 et t +ou t = (les valeurs

Avec l’équation *dt

+

0

Ri 2 dt

+

Dissipée par la résistance

+

0

d

dt ( E e ) dt

=

emmagasinée par le condensateur

On pose W J =

0

+

Ri 2 dt , qui peut se calculer directement.

+

0

E · idt

cédée par le générateur

+

On a donc

0

dE e

dt

+

0

dE e

dt

dt =

E e =

E e =0

1

2

[ E e ] t =

1

= 2 CE 2

=

1

2

t

=0

C

dE e

CE 2

1

dt = 2 CE 2 , l’énergie stockée par le condensateur pendant la charge.

+

0

E.idt = +E. E

0

R . exp( t dt

τ

i ( t) = E

R . exp( t

τ

4.2. ETUDE DU CIRCUIT RC SÉRIE

37

Conclusion

+

0

E.idt = E 2

R

+

0

exp( t )

τ

= E 2 [ τ exp( t ) ]

R

E 2

R

τ

0

+

= lim ( τ exp( t ) ( τ · 1) )

(

t

+

τ

= E R 2 · τ

= CE 2

W J : énergie dissipée par effet Joule dans la résistance pendant la charge.

W E = 2 CE 2 : énergie stockée par le condensateur pendant la charge.

W G = CE 2 : énergie cédée par le générateur pendant la charge

1

Donc

W J = W G W E = CE 2 2 CE 2 = 2 CE 2 = W E

1

1

1

Au cours de la charge, le condensateur stocke 2 CE 2 J, et la résistance dissipe la même quantité d’énergie. Il y a équipartition de l’énergie du générateur entre le condensateur et la résistance.

4.2.5 Étude de la décharge

Analyse qualitative

On impose une nouvelle origine des temps t=0 lorsque le condensateur est chargé et on bascule K sur (2). Pour t < 0 , U C = E , donc par continuité de la tension, à t=0, on a toujours U C (0) = E . SCHEMA SITUATION K = (2)

Loi des mailles :

U R + E = 0 , d’où i (0) = E R De plus, U C (0) = E et [ dU C

dt

SCHEMA DECHARGE TENSION EN FONCTION DU TEMPS Si t + , on passe en régime établi, donc U C est constante et i=0. t + ∞ ⇔ { U C = 0 dU C = C = 0 } SCHEMA REGIME ETABLI

dt

i

Analyse quantitative

On veut montrer que U C ( t ) = E exp( t )

τ

Circuit :

SCHEMA CIRCUIT

] t =0 = i (0)

C

= E

RC

38

CHAPITRE 4. CIRCUIT LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE

Loi des mailles :

U R + U C = 0 avec {

U R = Ri

i = C dU C

dt

.

D’où

Ri + U C = 0 RC dU dt C + U C = 0 On pose alors τ = RC pour mettre l’équation sous forme canonique :

dU C

+ U C = 0

τ

dt

C’est l’équation différentielle linéaire homogène du premier ordre et à coefficients constants qui caractérise le régime libre du circuit RC série (c’est-à-dire lorsqu’il n’y a plus de générateur).

Solutions de l’équation : est solution de l’équation homogène (cf maths) avec λ à déterminer avec les conditions initiales.

U C : t −→ λ exp( t )

τ

On a U C ( t = 0) = E = λ 1, donc λ = E La solution de l’équation homogène adaptée au problème est donc :

SCHEMA SOLUTION

U C ( t ) = E exp( t )

τ

Chapitre 5

Oscillateurs amortis

5.1 Régime transitoire d’un oscillateur amorti

5.1.1 Régime libre d’un oscillateur amorti

Oscillateur amorti - vision électrocinétique

Analyse qualitative On laisse évoluer librement un circuit RLC série avec des conditions initiales données (par exemple, on a un condensateur chargé à t=0 sous la tension E, et l’intensité du courant est nulle). SCHEMA A t = 0 :

{

U C = E

i = 0

donc U L = E car U R = Ri = 0 .

Remarque : On peut avoir d’autres conditions initiales. En régime établi :

On aura l’intensité i constante, donc U L = 0 (la bobine équivaut à un fil). La tension U C est constante donc i = 0 (le condensateur équivaut à un interrupteur ouvert). SCHEMA EQUIV. On prévoit que l’énergie stockée dans le condensateur à t = 0 sera dissipé par effet Joule dans la résistance.

Analyse quantitative SCHEMA Loi des mailles :

On oriente les dipôles en convention générateur.

U R + U L + U C = 0 avec

Équation différentielle en U C :

U R = Ri

U L = L

di

dt

i

= C dU dt C

39

40

CHAPITRE 5. OSCILLATEURS AMORTIS

di

Ri + L dt + U C = 0 avec i =

C dU C dt

RC dU C + LC d 2 U C + U C = 0

dt

dt 2

Donc sous forme canonique, on trouve :

d 2 U C

R

dU C

1

dt 2

L dt

+

+ LC U C = 0

= LC avec w 0 en rad.s 1 . On a alors

[ w 0 ] = T 1 . w 0 est appelé pulsation propre du circuit LC série. Remarque : Lorsque R = 0 dans le circuit (possible en théorie, impossible en pratique), on a

1

On remarque que [ LC ] = T 2 , on pose alors w

2

0

1

d

2 U C

LC U C = 0 ou bien d 2 U C

1

dt 2

dt 2

+

2

+ w U C = 0

0

On a déjà vu ce type d’équation dans le chapitre sur l’oscillateur harmonique. ANALOGIE OSCILLATEUR MECANIQUE A FAIRE FIN REMARQUE

Dans l’équation différentielle, on s’intéresse au terme en R

dU C

L

dt

=

Q = L W O . Q est appelé facteur de qualité du circuit et est sans dimension ( [ Q ] = 1 ). L’équation différentielle du RLC devient finalement, sous forme canonique :

.

On pose

W 0

Q

R

R , d’où

L

d 2 U C

+ w 0

dU C

2

+ w U C = 0

0

dt 2

Q dt