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Code criminel

C-46

Encouragement au génocide
318. (1) Quiconque préconise ou fomente le génocide est coupable d’un acte criminel et passible d’un
emprisonnement maximal de cinq ans.

Définition de « génocide »
(2) Au présent article, « génocide » s’entend de l’un ou l’autre des actes suivants commis avec
l’intention de détruire totalement ou partiellement un groupe identifiable, à savoir :
a) le fait de tuer des membres du groupe;
b) le fait de soumettre délibérément le groupe à des conditions de vie propres à entraîner sa
destruction physique.

Consentement
(3) Il ne peut être engagé de poursuites pour une infraction prévue au présent article sans le
consentement du procureur général.

Définition de « groupe identifiable »


(4) Au présent article, « groupe identifiable » désigne toute section du public qui se différencie des
autres par la couleur, la race, la religion, l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle.

L.R. (1985), ch. C-46, art. 318; 2004, ch. 14, art. 1.

Lésions corporelles

269. Quiconque cause illégalement des lésions corporelles à une personne est coupable :

a) soit d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de dix ans;

b) soit d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire et passible d’un
emprisonnement maximal de dix-huit mois.

L.R. (1985), ch. C-46, art. 269; 1994, ch. 44, art. 18.

Torture

269.1 (1) Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze
ans le fonctionnaire qui — ou la personne qui, avec le consentement exprès ou tacite d’un fonctionnaire
ou à sa demande — torture une autre personne.

« torture » Acte, commis par action ou omission, par lequel une douleur ou des souffrances aiguës,
physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne :
a) soit afin notamment :

(i) d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou une déclaration,

(ii) de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis,

(iii) de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider une tierce personne ou de faire pression sur
celle-ci;

b) soit pour tout autre motif fondé sur quelque forme de discrimination que ce soit. La torture ne s’entend
toutefois pas d’actes qui résultent uniquement de sanctions légitimes, qui sont inhérents à celles-ci ou
occasionnés par elles.

« infraction de terrorisme »
“terrorism offence”

a) Infraction visée à l’un des articles 83.02 à 83.04 et 83.18 à 83.23;

b) acte criminel — visé par la présente loi ou par une autre loi fédérale — commis au profit ou sous la
direction d’un groupe terroriste, ou en association avec lui;

c) acte criminel visé par la présente loi ou par une autre loi fédérale et dont l’élément
matériel — acte ou omission — constitue également une activité terroriste;

d) complot ou tentative en vue de commettre l’infraction visée à l’un des alinéas a) à c) ou, relativement à
une telle infraction, complicité après le fait ou encouragement à la perpétration.

Source : http://lois.justice.gc.ca/fr/ShowFullDoc/cs/C-46//20090831/fr