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NUCLÉAIRE
NUCLÉAIRE

L’ASN réagit à son tour sur la durée de vie des centrales Belgique : L’Etat va engranger de l’argent de la prolongation de Tihange 1 Iran : Négociations relancées à Genève Japon : Des pièces de réacteurs ont été exportées sans être vérifiées

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N°10929 –Mercredi 16 octobre 2013– 43 e année

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@enerpresse

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Le groupement d’achats pour lutter contre la hausse des factures ?

ÉLECTRICITÉ
ÉLECTRICITÉ

France/UE : Nexans prévoit des suppressions de postes en France et en Europe Espagne : Inauguration d’une STEP de plus de 1 700 MW Etats-Unis : Feu vert de la FERC au rachat de centrales cédées par Amaren

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U FC-Que Choisir a décidé de suivre une tendance montante en Europe : le groupement d’achats de consommateurs afin de

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réduire les factures. L’association de consommateurs a révélé, hier mardi, le premier résultat d’un appel d’offres lancé auprès de l’ensemble des fournisseurs nationaux de gaz uniquement. Et c’est le belge Lampiris qui est le seul à avoir répondu positivement à « l’épais

ÉNERGIE
ÉNERGIE

Monde : 40 000 milliards de dollars pour relever les défis énergétiques ! Malte : Un vice-président chinois chez Enemalta

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cahier des charges (42 pages) articulé autour de trois volets : Tout d’abord des conditions contractuelles plus exigeantes que la loi (responsabilité unique du fournisseur, facturation bimestrielle sur la base de l’auto-relevé) et un traitement des réclamations associant l’UFC-Que Choisir ; ces deux volets étant des prérequis pour l’aboutissement du troisième : une offre attractive financièrement sur la base d’une enchère inversée, système qui se développe parmi les associations de consommateurs européennes. » Le « petit »

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GAZ
GAZ

Roumanie : Bucarest prévoit la vente cette année de 15 % de Romgaz Egypte : Lancement d’un appel d’offres pour un terminal GNL

CHARBON
CHARBON

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groupe belge a fait une offre tarifaire initiale avec 13 % minimum d’économies par rapport au tarif réglementé du kWh d’octobre, soit,

pour une consommation annuelle moyenne de 17 000 kWh, une économie comprise entre 124 et 132 euros selon la zone tarifaire de l’abonné, précise UFC Que Choisir. Les particuliers abonnés au gaz ont jusqu’au 25 novembre pour s’inscrire, et, au vu de leur nombre, l’offre finale sera dévoilée le 26 novembre. Ensuite, au vu de leur profil de consommation, une proposition tarifaire personnalisée sera adressée, à compter du 7 décembre, à l’ensemble des inscrits qui seront libres de l’accepter ou non d’ici le 31 janvier 2014. Les contrats sont pour un an, les clients pouvant ensuite rebasculer sur le régulé.

Monde : Le charbon, 1 re source d’énergie d’ici à 2020 selon Wood Mackenzie

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ÉNERGIES RENOUVELABLES

 

Toshiba met en service l’autopartage de voitures à énergie solaire Allemagne : Hausse de 20 % de la taxe sur les énergies vertes

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RECENSION
RECENSION

« La saga d’Inga » – François Misser

 

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Ce qui signifie que le nombre de consommateurs à en bénéficier n’est pas encore connu. Mais, selon UFC Que Choisir, il ne pourra pas dépasser les 100 000, compte-tenu des possibilités du fournisseur. Mais l’association juge que si 20 000 répondaient, ce serait déjà un

DOCUMENTS

 

Xerfi – Dossier Performance énergétique

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progrès. Quant au rabais, il est vraisemblable qu’il sera plus élevé si plus de clients s’emparent de l’offre. On est loin des 400 000 consommateurs espagnols qui ont répondu favorablement à une initiative similaire de l’association OCU (cf. Enerpresse n° 10907). La méthodologie était d’ailleurs différente, puisque, outre qu’il s’agit d’offres électricité « et » gaz dans le cas espagnol, OCU a cherché à compter d’abord le nombre de candidats, avant de lancer, le

51,50 ¤ (par MWh)
51,50 ¤ (par MWh)

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novembre les enchères avec les fournisseurs (qui ne semblent pas

se défausser). C’est également moins qu’en Belgique, où l’homologue belge d’UFC Que Choisir, Test Achats, signale que 152 000 abonnés se sont précipités pour avoir des tarifs inférieurs, de 15 % à 20 % (Enerpresse n° 10656). À noter que, là encore Lampiris a été retenu,

avec deux autres Enoco et Octa+. Pas de grands dans ce palmarès…

N°10929

MERCREDI 16 OCTOBRE 2013

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ACTUALITÉS

ACTUALITÉS

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

2 ACTUALITÉS ACTUALITÉS N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 NUCLÉAIRE FRANCE L’ASN réagit à son tour sur
NUCLÉAIRE
NUCLÉAIRE

FRANCE

L’ASN réagit à son tour sur la durée de vie des centrales

Après que le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, ait réagi lundi aux informations parues dans le Journal du Dimanche faisant état d’une éventuelle prolongation de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises (cf. Enerpresse n°10928), assurant que rien n’avait été acté, c’est au tour de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de « remettre les pendules à l’heure ». Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN, rappelle en effet dans un entretien accordé au Monde que les consignes de l’Autorité ne sont pas attendues avant 2015.

« La poursuite du fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans n’est pas acquise », assure Pierre-Franck Chevet. « Nous sommes encore dans une phase de discussion technique avec l’exploitant EDF, qui prendra quelques années. L’ASN prendra une première position sur ce sujet en 2015, sachant qu’un avis définitif demandera vraisemblablement davantage de temps ».

Autrement dit, une décision unilatérale de l’état sur la question semble impossible avant la décision de l’ASN.

BELGIQUE

Prolongation de Tihange 1 : L’État va engranger de l’argent

Après plusieurs mois de discussions avec EDF et Electrabel, qui possèdent chacun 50 % de la centrale nucléaire de Tihange 1, le secrétaire d’État à l’Énergie, Melchior Wathelet, a présenté, lundi, en conseil des ministres restreint, l’amendement nécessaire au partage entre l’État et les propriétaires des bénéfices tirés de la prolongation de la centrale, selon la presse belge mardi. Les ministres ont donné leur aval à l’amendement. Jusqu’à un certain prix de vente, qui couvre les coûts de production, l’amortissement des 600 millions d’euros d’investissement nécessaires à la prolongation de la durée de vie du réacteur de 10 ans et une marge nette de 9,3 % sur cet investissement, les recettes seront pour les propriétaires.

Selon les estimations, le prix charnière se situerait à 41,8 euros/MWh, rapporte L’Echo. S’il est plus bas, les propriétaires verront leur rentabilité amoindrie, et l’État ne touchera rien. S’il est plus haut, les propriétaires devront reverser 70 % du surplus à l’État, sous forme d’une redevance. L’État espère engranger via ce mécanisme 1,25 milliard d’euros en dix ans. « Tout

cela devra encore été confirmé mais nous avons un mécanisme clair et transparent »,

commente Melchior Wathelet.

Electrabel, de son côté, parle d’une « étape importante » qui a été franchie mais se montre

prudente. « Ce n’est qu’une fois les textes revenus du Parlement et tous les éléments du cadre juridique et économique bétonnés que l’on pourra obtenir l’aval des instances internes au groupe pour signer une convention tripartite », insiste-t-on.

IRAN

Négociations relancées à Genève

L’Iran et les grandes puissances devaient se retrouver, hier mardi, au Palais des Nations , à Genève, pour relancer les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran interrompues depuis avril dernier. Les délégations de l’Iran et des Six vont discuter à huis clos jusqu’à mercredi. Téhéran doit présenter un « calendrier précis » et un cadre fixant les différentes étapes des négociations. Peu après son arrivée à Genève, lundi, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rencontré la cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Abbas Araghchi a déclaré de son côté que « le plan qui sera présenté par Javad Zarif aux Six lors de la séance d’ouverture a été

N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 ACTUALITÉS 3 Il doit participer à la séance d’ouverture des

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

ACTUALITÉS

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Il doit participer à la séance d’ouverture des négociations et c’est son vice-ministre, Abbas Araghchi, qui dirigera ensuite les discussions côté iranien. « Nous voulons changer l’approche

des six dernières années qui n’a donné aucun résultat », a indiqué Javad Zarif. Il estime

également qu’il sera probablement nécessaire d’avoir une réunion ministérielle après celle-ci pour finaliser un éventuel accord. Abbas Araghchi a déclaré de son côté que « le plan qui sera

présenté par Javad Zarif aux Six lors de la séance d’ouverture a été préparé de telle sorte qu’il

n’y ait pas de prétexte pour le refuser ». Il n’a pas été plus explicite sur ce point mais il a répété

que « l’ enrichissement d’uranium est la ligne rouge de l’Iran ».

JAPON

Des pièces de réacteurs ont été exportées sans être vérifiées

Le Japon a négligé d’effectuer des vérifications sur la sécurité d’au moins 40 % des pièces détachées pour les réacteurs nucléaires qu’il a exportées ces dix dernières années, rapporte, lundi, le quotidien Mainichi Shimbun. Les pièces ont été expédiées à 17 pays. Ces pièces détachées, dont les cuves à pression contenant le combustible des centrales, ont été expédiées à 17 pays, pour un montant total de 51,1 milliards de yens (474 millions d’euros), sans que des contrôles de sécurité aient été menés, a rapporté le journal.

La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Australie, la Russie et l’Italie sont parmi les pays ayant reçu des pièces détachées non vérifiées, ajoute le quotidien, qui cite des industriels et des fédérations du secteur comme sources. De 2003 à 2012, le Japon a exporté des pièces détachées à plus de vingt pays, pour un total de 124,8 milliards de yens, selon les chiffres officiels cités par le Mainichi Shimbun. Des contrôles de sécurité, qui comprennent par exemple le simple examen de documents, n’étaient exigés que pour les exportations liées à des prêts accordés par la banque publique Japan Bank for International Cooperation ou garanties par l’organisme public Nippon Export and Investment Insurance, selon le journal.

Les pièces non vérifiées intègrent des cuves à pression pour des réacteurs, envoyées à Taïwan en 2004, et des mécanismes de barres de contrôle, qui régulent le rythme de fission nucléaire, envoyés à la Suède et au Brésil. Le reste des exportations, vers la France, la Chine, les Etats- Unis, la Belgique et la Finlande, semble avoir été vérifié, selon le quotidien qui cite l’Agence des ressources naturelles et de l’énergie. Mais une partie des données publiées par cette agence a été recouverte d’un trait noir, note le quotidien.

ÉLECTRIITÉ

FRANCE/UNION EUROPÉENNE

Nexans prévoit des suppressions de postes en France et en Europe

Le fabricant de câbles Nexans compte supprimer 468 postes en Europe, dont 206 en France, pour s’adapter à une conjoncture difficile, a-t-il annoncé mardi, tout en prévenant qu’il devrait être déficitaire au second semestre. Le groupe a remis aux représentants du personnel un projet de plan d’économies, dont l’élaboration avait été annoncée en début d’année, a-t-il annoncé à l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires au 3 e trimestre. « Les

ajustements principaux concerneraient cinq pays : la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et la

Belgique », a précisé le directeur financier, Nicolas Badré, lors d’une conférence téléphonique.

« Le bénéfice de ce plan serait de 38 M¤ à terme », a-t-il souligné, précisant qu’il prévoyait

206 suppressions de postes en France.

Un tel chiffre représente 6 % des effectifs français du groupe (3 341 personnes). Le programme d'économies envisage également le "transfert" de 462 postes en Europe, dont 87 en France. Nexans, qui emploie 25'000 personnes dans 40 pays, prévoit toutefois la création de 39 postes

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ACTUALITÉS

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

4 ACTUALITÉS N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 en recherche et développement en France. Le directeur financier

en recherche et développement en France. Le directeur financier a rappelé que l'Europe

constituait « le berceau du groupe » et « représentait 50 % du chiffre d'affaires ».

Dans un environnement « incertain et fragile », le groupe a toutefois « été amené à revoir à la

baisse ses prévisions » de résultat brut d'exploitation (Ebitda), qu'il situe désormais entre 285 et

305 M¤ pour 2013. « Compte tenu de cette révision et des provisions envisagées pour le plan d'économies, le groupe s'attend à des pertes nettes au second semestre », a indiqué Nicolas

Badré. Au premier semestre, il avait déjà subi des pertes de 145 M¤.

ESPAGNE

Inauguration d’une STEP de plus de 1 700 MW

Le Prince Philippe des Asturies, le président de la Communauté de Valence, et le président d’Iberdrola ont inauguré, lundi, La Muela II, qui, avec Cortes II et La Muela I constitue l’une des plus grosses centrales hydroélectriques de pompage (STEP) d’Europe, à Cortes de Pallás. L’installation, qui dispose d’un productible annuel de quelque 5 TWh, a nécessité un investissement de 1,2 milliard d’euros, selon Iberdrola, l’exploitant. La puissance totale du complexe (avec un dénivelé de 500 m) est de 1 710 MW (sur 9 turbines), dont 1 260 MW avec des turbines pour la partie pompage. Ignacio Sanchez Galan, le président d’Iberdrola, qui a salué cet équipement qui permet de stocker l’électricité produite par les autres énergies renouvelables. Néanmoins, le responsable du groupe a également profité de l’occasion pour signaler que l’équipement a un coût cinq fois moindre de celui d’autres énergies et qu’il ne nécessite pas de subventions. Ce qui a conduit tout naturellement l’opposant à la réforme énergétique outre-Pyrénées à marteler qu’il est urgent de stopper les aides au solaire. « En

suspendant la production de ces technologies (le solaire), la facture pourrait baisser de 10 %, »

a assuré le président d’Iberdrola. Et d’ajouter que les centrales « thermodynamiques solaires et

photovoltaïques coûtent quelque 5 milliards d’euros – en subventions - par an, mais qu’elles ne fournissent que 5 % de l’énergie. » Sans elles, « le système peut fonctionner », a conclu Sanchez

Galan, alors que l’on arrête d’autres installations, faisant référence aux centrales au gaz.

ÉTATS-UNIS

Feu vert de la FERC au rachat de centrales cédées par Ameren

La FERC, le régulateur fédéral du secteur énergétique américain (il y a encore des entités publiques qui travaillent !) vient de donner son feu vert au rachat par Dynegy de cinq centrales au charbon d’Ameren. Ce dernier avait donné son accord, en mars dernier pour la vente des 410 MW de Duck Creek, 650 MW de E D Edwards, 895 MW de Coffeen, 1 197 MW de Newton et des 1 002 MW de Joppa, dans le cadre d’un recentrage de ses activités sur la partie régulée dans l’Illinois et le Missouri. La FERC a en outre accepté un plan de transfert de trois centrales au gaz d’Ameren à une entité dédiée, avant une cession à Rockland Capital. Il s’agit des installations de 460 MW d’Elgin, des 478 MW de Grand Tower et des 228 MW de Gibson City, dans l’Illinois. Elles seront d’abord transférées à Medina Valley Cogen, qui a signé l’accord pour une revente à Rockland Capital. Les deux opérations devraient être achevées d’ici à la fin de l’année, espère Ameren.

ÉNERGIE

MONDE

40 000 milliards de dollars pour relever les défis énergétiques !

Équivalent aux PIB annuels combinés de la Chine, des États-Unis et de l’Union européenne, ce chiffre, censé représenter le total des investissements à consentir dans le monde sur les deux décennies à venir, donne le vertige. Évoqué par le p-dg de Saudi Aramco en ouverture du Congrès Mondial de l’Énergie à Daegu, en Corée du Sud, il constitue aussi la clé d’un avenir

N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 ACTUALITÉS 5 meilleur pour 9 milliards d’humains d’ici à 2050.

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

ACTUALITÉS

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meilleur pour 9 milliards d’humains d’ici à 2050. Du pétrole au nucléaire en passant par le gaz, le charbon ou les renouvelables, l'Asie donne désormais le « la » dans le concert énergétique mondial, ouvrant de nouvelles perspectives au secteur, réuni cette semaine en Corée du Sud. Les économies émergentes d'Asie sont rentrées dans une phase historique d'industrialisation et d'urbanisation, et le rythme d'évolution est presque inconcevable, comparé à la révolution industrielle européenne, a lancé mardi Peter Voser, p-dg de Shell

Selon les scénarios du pétrolier anglo-néerlandais, la demande d'énergie dans la région pourrait doubler en 50 ans. Cela ne transforme pas seulement le système énergétique asiatique, mais celui du monde entier, a souligné Peter Voser, prévenant qu'à elles deux, la Chine et l'Inde alimenteront la majeure partie de la croissance de la demande mondiale d'énergie dans les vingt ans qui viennent. Les conséquences de ce basculement des enjeux énergétiques vers l'Asie se font d'ores et déjà ressentir dans l'ensemble du secteur.

Enfin, l'Asie, dans sa quête éperdue d'énergie, mise de plus en plus sur les renouvelables, éolien et solaire, pour compléter son bouquet énergétique. Même si, vu leurs coûts encore très élevés, surtout par rapport au charbon, leur place restera limitée. Une étude de la Banque asiatique de développement publiée à Daegu montre que leur part dans la production d'énergie du continent passerait de 1,9 % en 2010 à 7,1 % en 2035, dans son scénario de base. Mais cela n'a pas empêché les industriels chinois de s'imposer ces dernières années sur le marché des panneaux solaires, au grand dam des pionniers européens. Et la même histoire pourrait se répéter dans l'éolien, où deux Chinois sont désormais solidement installés sur le podium des plus grands fabricants mondiaux d'éoliennes, derrière le danois Vestas, d'après la société spécialisée Cleantech Investor.

MALTE

Un vice-président chinois chez Enemalta

Enemalta, le principal fournisseur d’énergie et distributeur de Malte devrait enregistrer l’entrée d’un vice-président chinois en son sein. C’est ce qu’a annoncé Konrad Mizzi, le ministre maltais chargé de l’énergie aux membres du Conseil de développement économique et social de l’île, en début de semaine. Une conséquence directe de l’investissement chinois réalisé dans la compagnie jusqu’alors publique. Shanghai Power Electric, filiale de China Power Investment Corporation (CPIC), va en effet investir quelque 200 millions d’euros dans Enemalta et créera une co-entreprise avec la société maltaise pour développer des projets solaires en Europe. Ce qui signifie que CPIC disposera de plusieurs sièges au conseil d’administration de la compagnie. L’opération devrait permettre à la compagnie de redevenir bénéficiaire en 2015, a signalé le ministre. L’endettement d’Enemalta a atteint plus de 830 M¤ (c’est quand même 12 % du PIB de l’île…), dont 85 % sont garantis par l’État.

EN BREF

ESPAGNE Le Parti socialiste espagnol (PSOE) a décidé de déposer un recours devant la Cour constitutionnelle contre la réforme énergétique. Le PSOE concentre son tir sur lun

des décrets relatif à la modification du régime de rétribution des ENR et de la cogénération, estimant qu’il s’agit d’une mesure rétroactive qui met en péril la sécurité juridique des ENR.

GAZ
GAZ

ROUMANIE

Bucarest prévoit la vente cette année de 15 % de Romgaz

Dans le cadre des accords conclus entre la Roumanie et le FMI (Fonds Monétaire International), le gouvernement roumain prévoit de placer sur les marchés 15 % du capital de Romgaz, son

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ACTUALITÉS

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

6 ACTUALITÉS N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 principal producteur gazier. Les actions seront cotées sur les

principal producteur gazier. Les actions seront cotées sur les places de Bucarest et de Londres sous la forme de titres de créance négociables. L’État roumain prévoit de conserver au moins 70 % de Romgaz, une autre part de 15 % devant être cédée au fonds Fondul Proprietatea SA. L’opération doit permettre à la Roumanie de lever quelque 600 millions d’euros.

EGYPTE

Lancement d’un appel d’offres pour un terminal GNL

La compagnie étatique égyptienne EGAS (Egyptian National Gas Holding Co.) vient de publier un appel d’offres concernant une unité flottante de stockage et de regazéification de gaz (FSRU) qu’elle espère être en mesure d’utiliser à partir d’avril 2014, selon des propos tenus par son vice-président, Khaled Abdel Badie, cité le 13 octobre par Reuters. De même source, EGAS prévoit de louer cette installation destinée à importer du GNL (gaz naturel liquéfié), un produit dont l’Égypte est également exportatrice mais dont les capacités sont globalement déficitaires et qu’elle peut être amenée à importer.

On se souvient qu’en mai 2013, le Qatar, premier exportateur mondial de GNL, a alloué 5 cargaisons en soutien à l’Égypte. Des négociations ont été entreprises portant sur 13 cargaisons supplémentaires. Les volumes livrés ont d’ailleurs été réalloués à des partenaires étrangers, l’objectif de l’opération étant de dégager davantage de plus larges quantités de gaz produit sur place à l’intention du marché domestique.

Les troubles politiques auxquels le pays est en proie depuis la révolution de 2011 ont eu pour double conséquence des pénuries énergétiques et des difficultés financières, précisément liées au coût des importations de combustibles. En septembre, le Premier ministre Hazem El-Beblawi a annoncé la mise au point d’un calendrier de remboursement d’une dette courante de 6 milliards de dollars contractée auprès de compagnies pétrolières étrangères.

CHARBON

MONDE

Le charbon, 1 re source d’énergie d’ici à 2020 selon Wood Mackenzie

Les politiques gouvernementales visant à réduire les émissions de CO 2 n’empêcheront pas le charbon de ravir au pétrole, d’ici à 2020, la place de première source d’énergie mondiale. C’est en tout cas l’avis du cabinet de conseil Wood Mackenzie, qu’est venu expliquer au Congrès mondial de l’énergie, le lundi 14 octobre, son président en charge des Marchés mondiaux, William Durbin. Les besoins en électricité de la Chine et de l’Inde y seront pour beaucoup mais les États-Unis, l’Europe et le reste de l’Asie contribueront aussi à la demande en charbon.

Ainsi, d’après Wood Mackenzie, la consommation mondiale de charbon pourrait se monter à 4 500 millions de tonnes équivalent pétrole en 2020 (soit 25 % de plus qu’en 2010, les deux tiers de cette croissance étant le fait des centrales électriques chinoises), contre 4 400 Mtep pour la consommation de pétrole. Dans l’Union européenne, « le prix du carbone devra atteindre 40 ¤/t pour

encourager le changement de source d’énergie, ce qui est peu probable avant 2020 », souligne aussi

Wood Mackenzie.

Le 22 e WEC ne dit pas le contraire, dans sa session de lundi, consacrée à la houille. Principal driver derrière ce maintien du charbon à un niveau élevé dans le mix, son prix qui demeure bas en Chine, en Inde et dans plusieurs autres pays en développement. Le charbon a représenté la moitié de la hausse de la demande en énergie sur les dix dernières années, signale le WEC, et la Chine a compté pour 80 % de cette augmentation, a martelé Hans-Wilhelm Schiffer, responsable de la politique économique et scientifique de RWE, ainsi que vice-président exécutif du WEC.

N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 ACTUALITÉS 7 ÉNERGIES RENOUVELABLES FRANCE Toshiba met en service

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

ACTUALITÉS

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ÉNERGIES RENOUVELABLES

FRANCE

Toshiba met en service l’autopartage de voitures à énergie solaire

Toshiba Corporation et Toshiba Solutions Corporations ont annoncé, lundi, la mise en service à Lyon de SunMoov, système d’autopartage de voitures électriques alimentées par panneaux photovoltaïques. Ce service est exploité par Proxiway, une filiale à 100 % de

Transdev, dans le cadre du projet démonstrateur Lyon Confluence Smart Community de NEDO. L’objectif, indique Toshiba dans un communiqué, est de réduire les embouteillages et de pallier la pénurie de places de stationnement dans le quartier de la Confluence au moyen d’une alternative respectueuse de l’environnement. Ce projet qui s’achèvera en décembre 2015 sera géré par différents partenaires et mettra à la disposition des Lyonnais une flotte de

30 véhicules électriques, répartis sur six stations dont 3 équipées de bornes de charge rapide.

Toshiba est chargé de la conception et du déploiement du système de gestion, qui établira les prévisions de la production d’énergie solaire et pilotera l’optimisation des cycles de recharge des véhicules et de la gestion des réservations. Les prévisions se basent sur diverses sources d’information, notamment les prévisions météorologiques, ainsi que sur les plannings de réservation des véhicules et les données collectées par les véhicules électriques.

ALLEMAGNE

Hausse de 20 % de la taxe sur les énergies vertes

Les principaux opérateurs de réseaux électriques en Allemagne ont annoncé mardi un relèvement de près de 20 % en 2014 de la taxe payée par les consommateurs pour soutenir le développement des énergies vertes, suite à la décision de Berlin de sortir du nucléaire. Cela signifie que les consommateurs vont contribuer au développement des énergies renouvelables dans le secteur de l'électricité à hauteur de 6,240 centimes par kilowattheure, contre 5,277 centimes en 2013, ont annoncé les quatre principaux opérateurs allemands 50Hertz, Amprion, TenneT et TransnetBW dans un communiqué. Une hausse qui correspond pour un foyer de trois personnes consommant 3.500 kWh par an à une dépense supplémentaire de 35 euros annuels. Au total, cette taxe, baptisée EEG, rapportera 23,6 milliards d'euros, auxquels s'ajouteront 2,2 milliards au titre des 12 derniers mois et qui constituent la différence entre le chiffre attendu et le montant réellement engrangé durant cette période, souligne le communiqué.

Cette taxe est fixée par la loi qui régit en Allemagne le soutien aux énergies vertes, via de généreux prix garantis aux opérateurs d'éoliennes, de panneaux solaires, etc. alors que le pays a décidé de se passer du nucléaire d'ici 2022. La différence entre ce prix garanti et celui du marché, plus faible, est reportée sur les factures des consommateurs via l'EEG. Mais son montant comme sa répartition -certaines entreprises gourmandes en électricité en sont par exemple exemptées- font l'objet de critiques vives. Le gouvernement sortant avait tenté de geler la progression de cette taxe mais avait échoué à faire adopter cette mesure au Parlement. Le nouveau gouvernement qui sera issu des élections du 22 septembre devrait se pencher sur une réforme de l'EEG.

N°10929

MERCREDI 16 OCTOBRE 2013

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RECENSION

RECENSION

N°10929

Mercredi 16 octobre 2013

2013 8 RECENSION RECENSION N°10929 Mercredi 16 octobre 2013 AFRIQUE La saga d’Inga La République Démocratique

AFRIQUE

La saga d’Inga

La République Démocratique du Congo (RDC) possède aux chutes d’Inga, entre sa capitale et l’Océan atlantique, le plus grand potentiel hydroélectrique au monde, estimé à 44.000MW. Depuis des décennies, les ingénieurs ont imaginé la possibilité d’alimenter toute l’Afrique, voire l’Europe, à partir d’Inga. « Mais il y a loin du rêve à la réalité », avertit le journaliste François Misser, dans un livre-enquête qui laisse l’impression d’un immense gâchis, à la charge de l’Etat (ou plutôt de l’absence d’Etat) congolais.

Pour les Français, les chutes d’Inga rappellent l’épisode tragique de la mort de l’animateur de La chasse au trésor Philippe de Dieuleveult – auquel François Misser consacre d’ailleurs un court chapitre. Les ingrédients sont d’ailleurs les mêmes pour le reste de l’histoire d’Inga :

cafouillages au plus haut niveau de l’Etat congolais, opacité des décisions, implication des puissances étrangères.

Le site d’Inga est en effet emblématique des problèmes rencontrés par le Congo ex-Zaïre pour valoriser son « scandaleux » potentiel naturel : non seulement les richesses géologiques, mais aussi une extraordinaire biodiversité, un vaste couvert forestier et, donc, d’énormes ressources hydriques. Triste réalité : le potentiel d’Inga, bien supérieur à celui des Trois Gorges (22.500MW), n’est aujourd’hui exploité qu’à 4%. Deux barrages, seulement (Inga I et Inga II), fonctionnent tant bien que mal – à la moitié de leur puissance installée. François Misser démêle l’écheveau des péripéties du site d’Inga, sans omettre le manque patent de gouvernance en matière de politique énergétique et les carences de la gestion de la Société nationale d’électricité (SNEL), le monopole public congolais.

L’enjeu du développement du site d’Inga est pourtant de taille. Au niveau national, il est indispensable à la stabilité économique et sociale de Kinshasa, à la traîne de sa démographie galopante, comme en témoignent les délestages quotidiens. Au niveau écologique, la valorisation du potentiel d’Inga permettrait d’éviter la déforestation, dans un pays où le charbon de bois est devenu une des principales sources d’énergie, au détriment de la santé des populations et de la gestion durable des ressources forestières. C’est aussi la pierre angulaire du développement économique du port de Banana, qui pourrait devenir (grâce à de coûteux travaux idoines) un des principaux ports en eaux profondes de l’Afrique de l’ouest, et désenclaver le port saturé de Matadi, tout en affranchissant la RDC d’une dépendance aux ports étrangers de Pointe-Noire, Cabinda ou Soyo.

Au niveau régional, Inga permettrait d’éviter l’importation des pays voisins, et au contraire, de les fournir. Au niveau continental, Inga est le chaînon manquant de l’alimentation du Westcor, projet pharaonique d’interconnexion électrique avec les projets d’autoroutes électriques traversant l’Afrique vers l’Egypte, l’Afrique du sud, le Nigeria, la Zambie. Inga représente un peu plus de la moitié de la puissance nécessaire à l’Afrique pour atteindre l’objectif d’électricité pour tous à l’horizon 2030.

« Il faut construire Inga », conclut l’auteur. C’est techniquement possible, comme l’ont d’ailleurs démontré les ingénieurs d’EDF. Inga est la clé du développement du potentiel de la RDC mais sa première source de dette extérieure. Mais pour le réaliser, le pays devra faire son aggiornamento en matière de gouvernance, ce qui n’est pas une sinécure. Pendant ce temps, la pression augmente de la part des pays étrangers, dont la Chine et les Européens.

La saga d’Inga – l’histoire des barrages du fleuve Congo, François Misser, ed. L’Harmattan

ISBN : 978-2-343-00639-0

(Correspondance particulière de Bruxelles)

N°10929

MERCREDI 16 OCTOBRE 2013

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Mercredi 16 octobre 2013

Études & documents

DOSSIER PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE

Source : Xerfi

Sur la base de plusieurs études qu’il a fait paraître ces derniers mois, Xerfi a publié début octobre 2013 un dossier consacré à la performance énergétique. Au menu : l’énergie de chauffage, le stockage de l’énergie, les pompes à chaleur et le marché de la biomasse.

Bouleversement en vue pour la fourniture d’énergie de chauffage

A

l’heure où les exigences réglementaires en matière de sobriété énergétique ne cessent d’augmenter,

le

marché de la fourniture d’énergie de chauffage se prépare à un grand chambardement. En effet, les

pays de l’Union européenne se sont engagés à réduire leur consommation d’énergie à l’horizon 2020.

En France, cette mesure se traduit par l’application du Grenelle de l’Environnement avec deux objectifs :

le renforcement de la règlementation pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et

l’obligation pour les fournisseurs d’énergie de promouvoir l’efficacité énergétique auprès de leurs clients. Par ailleurs, la hausse structurelle du prix de l’énergie, gaz et pétrole, va inciter les particuliers à réduire leur consommation. Conscients qu’ils doivent s’adapter dès maintenant, les ménages investissent dans l’isolation de leur logement et rénovent leurs équipements de chauffage.

Ces éléments entraîneront une diminution des ventes d’énergie de chauffage pour les logements et les bâtiments tertiaires. D’après les experts de Xerfi, elles diminueront de 1,5 % en moyenne par an, pour atteindre 35 millions de tonnes équivalent pétrole en 2015.

Perspectives des ventes d’énergie de chauffage par énergie *

 

2011

2012 (e)

2013-2015 (p)

Électricité

Gaz

Fioul domestique

Bois

Réseaux collectifs

(*) Le signe « » signifie des ventes en hausse, « » des ventes en baisse et « » des ventes stable / Estimations et prévisions Xerfi Source : Xerfi d’après opérateurs

Vers une redistribution des cartes entre les énergies

Selon les prévisions de Xerfi, les disparités entre les énergies (électricité, gaz naturel, fioul, propane, bois) vont donc se renforcer à l’avenir. D’un côté, les fournisseurs de gaz naturel et de bois sont dans une position favorable du fait de la volonté des pouvoirs publics, via la nouvelle règlementation (RT 2012), de réduire l’utilisation de l’électricité comme solution de chauffage. Le parc d’appareils fonctionnant au gaz naturel et au bois devrait donc s’accroître

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Les fournisseurs de fioul domestique, de leur côté, se trouvent dans une position délicate et devraient voir leurs ventes diminuer à l’horizon 2015. Le fioul est en effet handicapé par un approvisionnement contraignant ainsi que par sa compétitivité-prix, qui se détériore. Enfin, les fournisseurs d’énergie collective profiteront de l’essor des réseaux de chaleur, plébiscités par l’État à travers des avantages fiscaux incitatifs.

Les grandes surfaces alimentaires montent en puissance

Aujourd’hui, le marché de l’énergie de chauffage regroupe trois types d’acteurs. Le segment de l’électricité et du gaz naturel est toujours dominé par les acteurs historiques EDF et GDF-Suez, malgré l’ouverture à la concurrence au début des années 2000. Pour diversifier leurs activités, les filiales de ces groupes proposent de nouveaux services : suivi de consommation en ligne, simulateurs en vue de réaliser des travaux, mise en relation avec des professionnels, diagnostics d’économie d’énergie, etc. EDF développe par exemple des solutions sous la marque « Bleu Ciel d’EDF ». Certains opérateurs, à l’instar de Butagaz, proposent également des box permettant de contrôler à distance sa consommation d’énergie.

Les pure players de la fourniture d’énergie de chauffage sont, quant à eux, spécialisés dans un seul combustible, à l’image du fioul domestique pour Bolloré Énergie ou du gaz propane pour UGI / Antargaz. A l’exception de ces deux groupes, ce segment regroupe des petites structures locales, qui exercent une activité de négoce principalement dans la distribution de fioul domestique et de bois.

Par ailleurs, les acteurs historiques sont confrontés depuis quelques années à l’arrivée des grandes surfaces alimentaires. Elles s’accaparent une part croissante du marché de la fourniture d’énergie, adoptant une stratégie similaire à celle des stations-service pour la distribution de carburants. Elles réussissent à proposer des énergies de chauffage (fioul domestique, gaz propane et bois) à des prix attractifs pour conquérir de nouveaux clients. À cet effet, les enseignes réalisent des opérations commerciales en vendant les combustibles à prix coûtant. Elles profitent également des synergies entre la distribution de carburants et le fioul domestique.

Les batteries tireront le marché du stockage de l’énergie

Le marché français du stockage de l’énergie devrait émerger dans les années à venir avec l’essor des énergies renouvelables et l’augmentation des immatriculations de véhicules électriques et hybrides, selon cette étude de Xerfi. Le stockage de l’énergie peut être stationnaire, quand il répond à l’intégration massive des énergies renouvelables et à l’équilibre du réseau électrique, ou embarqué lorsqu’il intègre l’énergie à des systèmes mobiles, principalement les véhicules automobiles.

Les différents dispositifs de stockage (hydrogène, air comprimé, volants d’inertie, stations de transfert d’énergie par pompage ou STEP, batteries, etc.) devraient permettre une avancée considérable au niveau énergétique. La France regroupe d’ailleurs plusieurs start-up déjà bien positionnées dans le domaine de l’hydrogène et des batteries. Néanmoins, l’absence de cadre règlementaire, de solides verrous technologiques ou encore un modèle économique non défini pourraient retarder le décollage du marché, d’après les experts de Xerfi. Hormis les STEP, aucun système de stockage n’est encore arrivé à maturité.

Le dispositif stationnaire encore embryonnaire

Sur le marché stationnaire, le modèle économique reste à inventer afin de rémunérer le stockage à sa juste valeur. Les barrières règlementaires sont notamment trop importantes pour mettre en place un modèle viable. Mais l’activité sur ce segment devrait démarrer dans les années à venir compte tenu du développement des énergies renouvelables. Plusieurs appels d’offres prescrivant la mise en place du stockage stationnaire dans les ENR ont d’ailleurs été lancés en 2012. Ces procédures concernent des zones insulaires (Corse, DOM), régions où l’accès au réseau est complexe et coûteux.

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Par ailleurs, les Pouvoirs publics ont décidé de réduire la part du nucléaire produite de 75 à 50 % à l’horizon 2025. Cette décision va nécessiter le recours de plus en plus important aux énergies renouvelables et donc l’installation d’infrastructures de stockage afin de limiter leur intermittence.

Le stockage d’énergie est au cœur des grands enjeux énergétiques

d’énergie est au cœur des grands enjeux énergétiques Source : Xerfi En termes de technologies, c’est

Source : Xerfi

En termes de technologies, c’est bien la batterie qui tirera le marché français. Son utilisation devrait en effet considérablement se développer, résultat des différentes expériences en cours. Le projet démonstrateur Sol-ion teste, par exemple, la mise à disposition d’un kit domestique développé pour stocker de l’énergie photovoltaïque sous batteries lithium-ion dans 75 sites résidentiels en France et en Allemagne. L’objectif à terme est de tester cette technologie à grande échelle, d’évaluer la valeur ajoutée de l’utilisation d’énergies intermittentes dans le stockage d’énergie ou encore de démontrer la viabilité économique du dispositif.

Les équipementiers électriques disposent d’atouts non négligeables pour se positionner sur ce secteur. Ils bénéficient d’un solide savoir-faire dans les technologies de transmission et de distribution électrique ainsi que dans les énergies renouvelables. Areva (GHRYD), Alstom (eStorage) ou General Electric et Schneider Electric (Venteea) participent d’ailleurs à des projets de stockage stationnaire. Certains équipementiers souhaitent se positionner sur plusieurs technologies pour proposer une offre complète. Les fabricants de batteries tirent également profit de leur expérience pour se placer sur le secteur stationnaire.

Les fabricants de batteries ont un rôle à jouer

Dans le domaine des applications embarquées, les batteries sont sans conteste le dispositif le plus utilisé. Une évolution logique car le principal débouché du marché du stockage embarqué est le véhicule particulier électrique et hybride. Cependant, le prix final reste considérablement élevé puisque l’achat d’une batterie représente plus d’un tiers du coût d’un véhicule. Des avancées technologiques conjuguées à une baisse des prix sont toutefois attendues du côté des fabricants de batteries dans les années à venir.

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Ces derniers sont donc en première ligne du fait du potentiel de croissance des technologies de stockage qu’ils développent. Les industriels asiatiques ont utilisé, par exemple, leur savoir-faire pour se diversifier dans les véhicules verts. Ils ont ainsi signé des partenariats avec des constructeurs automobiles : LG Chem avec Renault, Toshiba avec Volkswagen ou encore Sanyo-Panasonic avec Suzuki. Parallèlement, les fabricants recherchent à se diversifier dans d’autres applications embarquées (ferroviaire, aéronautique, maritime, fluvial). Quant aux opérateurs français, certains ont une carte à jouer. C’est le cas par exemple de Bolloré qui a assuré un débouché majeur à ses batteries lithium- métal-polymère (et à ses véhicules Bluecar) avec le service d’autopartage Autolib’.

Toutefois, les fabricants ont encore plusieurs défis de taille à relever, en particulier au niveau de la sécurité des technologies. Une problématique majeure qui concerne non seulement les véhicules automobiles mais aussi le secteur aéronautique. Pour preuve, les deux incidents survenus sur des Boeing 787 Dreamliner en janvier 2013, liés à des problèmes de surchauffe de la batterie lithium-ion, ont engendré l’arrêt pur et simple des vols de ce type de modèle pendant plusieurs mois.

Coup de froid sur le secteur des pompes à chaleur

Après des débuts euphoriques, le marché français des pompes à chaleur (PAC) broie du noir. Certes, la part des PAC dans la production de chaleur verte a quintuplé depuis 2003 pour atteindre 10 % l’an dernier. Néanmoins, les ventes de PAC ont fléchi de plus de 7 % (en volume) en 2012. D’après les experts de Xerfi, elles reculeront encore de 3 % en 2013 et de 1 % en 2014.

Cette dégradation de l’activité s’explique principalement par la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Dans un contexte économique difficile, ils repoussent le remplacement de leurs équipements de chauffage, dont l’installation de pompes à chaleur. Le repli des mises en chantier de logements pénalise également les ventes de PAC.

À cela s’ajoute la concurrence des autres équipements (énergies renouvelables, gaz, fioul) et la réduction des aides publiques. En effet, les conditions d’éligibilité du crédit d’impôt développement durable se sont durcies depuis le 1er janvier 2013 et la TVA pour les travaux de rénovation grimpera de 7 % à 10 % en 2014. Enfin, une éventuelle taxe sur les fluides frigorigènes HFC, utilisés par la quasi-totalité des PAC, pèserait sur le chiffre d’affaires des fabricants et des installateurs.

Ventes de pompes à chaleur

fabricants et des installateurs. Ventes de pompes à chaleur Traitement et prévisions Xerfi / Sources :

Traitement et prévisions Xerfi / Sources : AFPAC et PAC & Clim’info

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Réorganisation nécessaire de l’activité commerciale

Face à la détérioration de leur environnement, les fabricants de pompes à chaleur n’ont d’autres choix que de s’adapter. Certains choisissent d’investir dans la construction de nouveaux bâtiments et outils de production, à l’instar du français CIAT. Le montant de son investissement atteindra 30 millions d’euros entre 2013 et 2015 avec pour objectif de générer 10 millions d’euros de gains de compétitivité. D’autres acteurs préfèrent réorganiser leurs réseaux de vente. Le Japonais Hitachi a ainsi pris plusieurs mesures telles que la fusion des activités commerciales et de production, la création d’agences commerciales spécialisées dans la vente directe, le développement de comptoirs gérés par des grossistes indépendants locaux, etc. L’objectif est d’accéder à une meilleure implantation locale afin de répondre aux besoins et aux attentes de la demande.

Enfin, quelques fabricants délèguent la commercialisation de leurs produits à des partenaires via des accords de distribution exclusifs. Par exemple, le fabricant autrichien Neura a pénétré le marché français grâce à un accord avec Energy Concept. Ce dernier sera l’unique distributeur de Neura dans l’Hexagone, grâce à son réseau Planète Verte.

La qualité, un enjeu majeur

Pour regagner la confiance du public, les professionnels du marché misent sur la qualité. Les années 2000 ont été marquées par l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs attirés par le haut niveau du taux de crédit d’impôt développement durable. Ces entreprises proposaient des PAC à des prix excessifs accompagnées d’un service après-vente de mauvaise qualité. Même si la réduction du crédit d’impôt a permis d’éliminer ces « écodélinquants », les clients potentiels sont désormais plus méfiants.

Les acteurs historiques ont donc créé des normes et des labels pour garantir la qualité et la sécurité des équipements. Ainsi, près de 1 800 PAC étaient certifiées NF PAC en 2012 contre 673 en 2008. Par ailleurs, les équipementiers sont de plus en plus nombreux à mettre en place des réseaux d’installeurs certifiés. Cette approche permet aux fabricants d’assurer une meilleure installation de leurs produits et aux installateurs d’acquérir de nouvelles compétences grâce aux formations. Ainsi, le groupe Daikin a ouvert en janvier 2013 un centre de formation à Nanterre (92) pour dispenser des formations techniques sur les pompes à chaleur air/eau Daikin Altherma.

Innovation et diversification en attendant la reprise

À long terme, les perspectives de croissance sont toutefois favorables. Ainsi, les ventes de pompes à chaleur repartiront à la hausse à partir de 2015 (+3 %), selon les experts de Xerfi. Cette reprise de l’activité sera possible grâce à une amélioration de l’environnement, permettant ainsi aux ménages de réactiver leurs projets immobiliers. La mise en place de la nouvelle règlementation thermique, RT 2012, aura également un impact positif à condition que les pompes à chaleur soient intégrées dans son mode de calcul. Afin d’anticiper ces changements législatifs, les professionnels concentrent leurs efforts sur la R&D : amélioration de la performance, création de PAC à chaleur hybrides, généralisation de systèmes à variation de puissance (inverter), développement des machines à faible puissance, etc. Les fabricants peuvent ainsi proposer des produits répondant aux besoins des clients et respectant les normes environnementales.

La diversification est également un moyen indispensable pour les opérateurs d’accroître les revenus. Pour compléter leur offre, ils s’orientent vers d’autres énergies, notamment renouvelables. Outre cette proposition multi-énergie, les fabricants de chauffage se tournent vers les logements collectifs et les bâtiments tertiaires. Cela leur permet d’augmenter les marges en proposant des équipements à plus forte valeur ajoutée car moins standardisés que dans le résidentiel.

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Axes de diversification des fabricants de pompes à chaleur

Axes de diversification des fabricants de pompes à chaleur Source : Xerfi Le potentiel du marché

Source : Xerfi

Le potentiel du marché bois énergie suspendu aux réseaux de chauffage urbains

La biomasse est la première des énergies vertes du bouquet énergétique français, devant l’hydroélectricité et très largement devant l’éolien ou le photovoltaïque. La consommation finale d’énergie issue de la biomasse (hors bois des ménages) a progressé de plus de 4 % par an entre 2005 et 2011, à comparer à un léger recul de la consommation énergétique totale de la France sur la période.

Parmi les différents types de valorisation de la biomasse, le bois énergie représente une filière à part en raison de l’importance de sa production par rapport aux autres filières comme l’incinération des déchets ou la valorisation du biogaz. Son potentiel de croissance dépendra pour une large part du développement des réseaux de chauffage urbains en France. Pour atteindre les objectifs 2020 en matière d’énergies renouvelables, le bois énergie devra fournir plus de 70 % des efforts de l’ensemble de la biomasse (hors bois des ménages), l’incinération des déchets et la valorisation du biogaz participant au solde.

L’avenir prometteur de la filière bois énergie à moyen terme

Les acteurs de la filière bois énergie sont indéniablement impactés par le contexte macroéconomique actuel, et en particulier par les difficultés de leurs clients privés et publics en 2013. Toutefois, à plus long terme, les perspectives sont encourageantes pour le marché du bois énergie, selon les experts de Xerfi-Precepta. Certes, les prix spot du gaz, principal concurrent du bois, pourraient se replier dans un avenir proche. Cela renforcerait alors les pressions concurrentielles sur la filière. Mais la tendance haussière des prix du pétrole, les préoccupations environnementales ainsi que les subsides du Fonds Chaleur constituent de puissants soutiens au marché.

L’analyse de la filière biomasse solide par les experts de Xerfi-Precepta révèle un manque criant de structuration des secteurs situés en amont. Les difficultés pour mobiliser la ressource en bois aboutissent souvent à l’abandon des projets de chaufferie au bois, notamment de grande taille. Il est vrai que la France compte plusieurs millions de propriétés forestières exploitées par des sociétés de taille artisanale pour 80% d’entre elles. Par ailleurs, les moyens de production sont aussi peu adaptés à la production de la ressource destinée au secteur énergétique.

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Le profil des opérateurs est varié et leur pouvoir de marché assez faible. Parmi eux, on compte ONF Énergie (une filiale de l’Office National des Forêts qui exploite un quart de la surface forestière totale en France), des filiales d’approvisionnement de Dalkia et Cofely, des recycleurs de bois contrôlés par Sita ou Veolia, des entreprises de négoce (DP Bois, Biocombustibles, etc.), des scieries (Moulinvest), des coopératives forestières, etc. Aucun modèle économique ne s’impose pour le moment.

Répartition de la production d’énergie biomasse par source pour atteindre les objectifs du PNA (1) en 2020

par source pour atteindre les objectifs du PNA (1) en 2020 (1) PNA : Plan d’Action

(1) PNA : Plan d’Action National en faveur des énergies renouvelables / Traitement Xerfi-Precepta. Source : CGDD-SOES, Bilan énergétique de la France en 2011, données 2011 provisoires

Structurer l’amont de la filière biomasse solide

Afin de structurer l’amont de la filière bois énergie et améliorer les performances d’exploitation des fournisseurs de bois combustibles, les experts de Xerfi-Precepta ont identifié les leviers à actionner :

éviter de dépendre du bois énergie et se diversifier dans des produits en bois destinés à d’autres usages (bois de construction par exemple) ;

diversifier sa clientèle pour réduire l’impact des variations saisonnières. À ce titre, la demande de la clientèle industrielle (qui utilise le bois énergie pour les process de production) apparaît plus stable que celle des exploitants de réseaux de chauffage ;

investir dans des équipements spécifiques pour le bois énergie au niveau de la récolte et de la transformation pour améliorer la qualité des produits et se différencier ;

augmenter les capacités de production pour générer des économies d’échelle. À ce titre, le Fond Stratégique d’Investissement Bois peut aider les entreprises de la filière bois à se structurer. La mise en place d’une fiscalité incitative pour favoriser le regroupement des propriétés forestières est un passage obligé pour développer la filière bois énergie.

Faire face aux rapports de force déséquilibrés dans l’aval

Par ailleurs, la forte concentration de l’aval de la filière, au niveau des exploitants de chaudières / chaufferies déséquilibre les rapports de force au sein de la filière bois énergie. L’exploitation des réseaux de chaleur, aussi bien urbains que destinés au secteur tertiaire ou industriel, est en en effet dominé par Cofely (GDF Suez) et Dalkia (Veolia Environnement). Deux acteurs qui ont les moyens de s’imposer lors des négociations avec les fabricants de chaudières comme Compte-R et Weiss mais aussi vis-à-vis des fournisseurs de bois.

Ce quasi-duopole pourrait malgré tout évoluer à moyen terme. Un certain nombre de grandes municipalités ré-internalisent en effet la gestion de l’eau et/ou des déchets depuis plusieurs années.

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Si les réseaux de chauffage urbains sont pour le moment préservés, les communes ont pris conscience que les projets biomasses appliqués aux réseaux de chaleur favorisent les emplois locaux (notamment au niveau de la mobilisation du bois), permettent l’entretien des forêts, génèrent des retombées fiscales et des revenus, notamment en cas de cogénération (revente de l’électricité au réseau).

Des perspectives contrastées pour la valorisation énergétique des déchets

Du côté de l’incinération des ordures ménagères, la production d’énergie va inévitablement plafonner. Mature, le marché est en outre confronté au durcissement de la réglementation dans le domaine des déchets. Pour sa part, la valorisation du biogaz restera une énergie marginale même si certains segments sont prometteurs. Conséquence, le paysage concurrentiel s’étoffe. Les groupes de l’énergie comme EDF ou Séchilienne-Sidec se développent à côté de pure players (Fertigaz, Naskeo Environnement ou Solagro) et des géants des déchets Veolia Propreté et Sita.

Président / Directeur de la publication : Guillaume Prot. Pour joindre directement vos correspondants composer le 01.40.13 suivi des 4 chiffres figurant entre parenthèses. Directrice éditoriale : Elisabeth Salles (35 27) – Rédacteur en chef : Joël Spaës (50 49) – Rédacteurs : Françoise Marie (50 51) – Philippe Rodrigues (50 59) Assistante : Stéphanie Leclerc (50 61). – Courriel : stéphanie.leclerc@groupemoniteur.fr Principal actionnaire : INFO SERVICES HOLDING - Société éditrice : Groupe Moniteur SAS au capital de 333 900 euros. RCS : Paris B 403 080 823 Siège social : 17, rue d’Uzès 75108 Paris cedex 02 - Numéro de commission paritaire : 0415 T 79611 Impression : AB Printed – 6 rue Eugène Barbier – 92400 Courbevoie - Dépôt légal : à parution.

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