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2 juillet 2008

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ACCUEIL LIBRAIRIE PARTICIPER TOOGEZER PARTENAIRES LIENS nom go! e-mail Je désire recevoir des offres des partenairesLa date du jour Journée mondiale contre la tuberculose en savoir plus Edito Pour un mouvement international lire l'édito Agenda Développement Durable Droits de l'Homme Géopolitiques Urgent S'engager à mettre fin au gaspillage de papier Collectez les bouchons! Conso Photostore: les photos respectueuses de l'environnement! Connaître l'impact de ses achats sur la forêt Culture Le Guide du routard Tourisme durable L'eau s'expose à Saragosse Médias France 5 se met au vert "Les OGM vont nourrir le monde" Dossiers - Loi OGM: une saga sous influences ou sont un danger mortel pour l’agriculture? Agronomie, écologie, santé, économie: espoir pour les uns, angoisse pour les autres, les organismes génétiquement modifiés divisent avec passion experts et société civile. ... Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. Si le transgène se transmet à des plantes de la même espèce, les OGM impliquent la destruction d’un grand nombre de variétés façonnées à travers des siècles d’agriculture et étroitement adaptées aux conditions locales (comme au Mexique pour le maïs). L’introduction du gène «Terminator» stérilisateur viserait à empêcher cette transmission. Mais, combiné au brevet de l’OGM, il oblige les paysans à racheter systématiquement leur semence (25 % à 3 fois plus chères), les liant économiquement aux multinationales de la Les OGM pourront-ils se passer d’insecticides? Certains OGM ont la capacité de résister à un insecte ravageur, en synthétisant eux-mêmes une protéine toxique, comme les feuilles de pomme de terre contre les doryphores, ou le maïs contre la pyrale. Un espoir de se passer des pesticides industriels? Pas forcément. Certes, l’OGM pourrait éviter de tuer les prédateurs de l’insecte incriminé. Et favoriser une meilleure biotechnologie (eux, et les paysans aux champs contaminés). Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-14" src="pdf-obj-0-14.jpg">

Journée mondiale contre la tuberculose

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Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. 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Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-22" src="pdf-obj-0-22.jpg">

Pour un mouvement international

Développement Durable Droits de l'Homme Géopolitiques Urgent
Développement Durable
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Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. 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Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. 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Le Guide du routard Tourisme durable L'eau s'expose à Saragosse Médias
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Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. Si le transgène se transmet à des plantes de la même espèce, les OGM impliquent la destruction d’un grand nombre de variétés façonnées à travers des siècles d’agriculture et étroitement adaptées aux conditions locales (comme au Mexique pour le maïs). L’introduction du gène «Terminator» stérilisateur viserait à empêcher cette transmission. Mais, combiné au brevet de l’OGM, il oblige les paysans à racheter systématiquement leur semence (25 % à 3 fois plus chères), les liant économiquement aux multinationales de la Les OGM pourront-ils se passer d’insecticides? Certains OGM ont la capacité de résister à un insecte ravageur, en synthétisant eux-mêmes une protéine toxique, comme les feuilles de pomme de terre contre les doryphores, ou le maïs contre la pyrale. Un espoir de se passer des pesticides industriels? Pas forcément. Certes, l’OGM pourrait éviter de tuer les prédateurs de l’insecte incriminé. Et favoriser une meilleure biotechnologie (eux, et les paysans aux champs contaminés). Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-59" src="pdf-obj-0-59.jpg">
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Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. Si le transgène se transmet à des plantes de la même espèce, les OGM impliquent la destruction d’un grand nombre de variétés façonnées à travers des siècles d’agriculture et étroitement adaptées aux conditions locales (comme au Mexique pour le maïs). L’introduction du gène «Terminator» stérilisateur viserait à empêcher cette transmission. Mais, combiné au brevet de l’OGM, il oblige les paysans à racheter systématiquement leur semence (25 % à 3 fois plus chères), les liant économiquement aux multinationales de la Les OGM pourront-ils se passer d’insecticides? Certains OGM ont la capacité de résister à un insecte ravageur, en synthétisant eux-mêmes une protéine toxique, comme les feuilles de pomme de terre contre les doryphores, ou le maïs contre la pyrale. Un espoir de se passer des pesticides industriels? Pas forcément. Certes, l’OGM pourrait éviter de tuer les prédateurs de l’insecte incriminé. Et favoriser une meilleure biotechnologie (eux, et les paysans aux champs contaminés). Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-65" src="pdf-obj-0-65.jpg">

ou sont un danger mortel pour l’agriculture? Agronomie, écologie, santé, économie: espoir pour les uns, angoisse pour les autres, les organismes génétiquement modifiés divisent avec passion experts et société civile.

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ACCUEIL LIBRAIRIE PARTICIPER TOOGEZER PARTENAIRES LIENS nom go! e-mail Je désire recevoir des offres des partenairesLa date du jour Journée mondiale contre la tuberculose en savoir plus Edito Pour un mouvement international lire l'édito Agenda Développement Durable Droits de l'Homme Géopolitiques Urgent S'engager à mettre fin au gaspillage de papier Collectez les bouchons! Conso Photostore: les photos respectueuses de l'environnement! Connaître l'impact de ses achats sur la forêt Culture Le Guide du routard Tourisme durable L'eau s'expose à Saragosse Médias France 5 se met au vert "Les OGM vont nourrir le monde" Dossiers - Loi OGM: une saga sous influences ou sont un danger mortel pour l’agriculture? Agronomie, écologie, santé, économie: espoir pour les uns, angoisse pour les autres, les organismes génétiquement modifiés divisent avec passion experts et société civile. ... Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. Si le transgène se transmet à des plantes de la même espèce, les OGM impliquent la destruction d’un grand nombre de variétés façonnées à travers des siècles d’agriculture et étroitement adaptées aux conditions locales (comme au Mexique pour le maïs). L’introduction du gène «Terminator» stérilisateur viserait à empêcher cette transmission. Mais, combiné au brevet de l’OGM, il oblige les paysans à racheter systématiquement leur semence (25 % à 3 fois plus chères), les liant économiquement aux multinationales de la Les OGM pourront-ils se passer d’insecticides? Certains OGM ont la capacité de résister à un insecte ravageur, en synthétisant eux-mêmes une protéine toxique, comme les feuilles de pomme de terre contre les doryphores, ou le maïs contre la pyrale. Un espoir de se passer des pesticides industriels? Pas forcément. Certes, l’OGM pourrait éviter de tuer les prédateurs de l’insecte incriminé. Et favoriser une meilleure biotechnologie (eux, et les paysans aux champs contaminés). Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-75" src="pdf-obj-0-75.jpg">

Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ.

Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les

rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter

l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans

les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays

riches.

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Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. 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Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. 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Les risques de la «bombe» biologique

Mais créer des chimères ne va pas sans risques. Si le transgène se transmet à des plantes de la même espèce, les

OGM impliquent la destruction d’un grand nombre de variétés façonnées à travers des siècles d’agriculture et étroitement adaptées aux conditions locales (comme au Mexique pour le maïs). L’introduction du gène

«Terminator» stérilisateur viserait à empêcher cette transmission. Mais, combiné au brevet de l’OGM, il oblige les paysans à racheter systématiquement leur

semence (25 % à 3 fois plus chères), les liant

économiquement aux multinationales de la

Les OGM pourront-ils se passer d’insecticides?

Certains OGM ont la capacité de résister à un insecte ravageur, en synthétisant eux-mêmes une protéine toxique, comme les feuilles de pomme de terre contre les doryphores, ou le maïs

contre la pyrale. Un espoir de se passer des pesticides

industriels? Pas forcément. Certes, l’OGM pourrait éviter de tuer les prédateurs de l’insecte incriminé. Et favoriser une meilleure

biotechnologie (eux, et les paysans aux champs

contaminés). Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque.

régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est

résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des

cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante.

Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation,

Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les

promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or,

selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en

voire une augmentation des traitements.

Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la

résistance (et non pas 39 % comme en

Arkansas). Et les 18 %

Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé

restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En

perspective, plus de problèmes que de solutions…

humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques…

Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les

rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et

beaucoup moins risquée.

Raquel Hadida

18.05.2008

Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR

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Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-183" src="pdf-obj-0-183.jpg">
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Du colza résistant aux herbicides, du maïs résistant à la pyrale, des pommes de terre qui produisent leur propre insecticide, du riz enrichi en vitamine A. Des saumons résistants au froid qui grandissent deux fois plus vite, du tabac qui produit de l’insuline, du coton plus doux grâce à un gène de lapin: les chercheurs en biotechnologie arrivent à créer de nouvelles variétés, en insérant artificiellement dans le patrimoine génétique d’une variété existante un gène utile provenant d’une autre espèce. Cette transgénèse, d’abord appliquée aux bactéries pour des usages industriels, a gagné les plantes puis les animaux à l’état expérimental à partir de 1983, puis en champ. Cultivés activement en Amérique du Nord, plus prudemment en Europe, les organismes génétiquement modifiés (OGM) gagnent les pays en voie de développement comme en Amérique du Sud. Pour la compagnie américaine Monsanto par exemple, qui commercialise des plantes résistantes aux herbicides (Round-up) et aux insecticides qu’elle-même produit, les OGM signifient «nourriture, santé, espoir». En effet, une plante OGM peut améliorer sa résistance (au froid, à la sécheresse, aux insecticides, aux herbicides, à un insecte, à une maladie), ses qualités gustatives, nutritionnelles, de conservation et même produire des molécules importantes pour la santé humaine. Les rendements et la rentabilité agricoles pourraient augmenter, sans affecter l’environnement et en améliorant la qualité des produits. Plus de famine dans les pays pauvres, plus de production et de meilleurs aliments dans les pays riches. Abonnez-vous au journal ! Télécharger la dernière version au format PDF Où trouver le journal de Toogezer ? Gagnez un Week- end é c o - d u r a b l e avec Les risques de la «bombe» biologique Mais créer des chimères ne va pas sans risques. Si le transgène se transmet à des plantes de la même espèce, les OGM impliquent la destruction d’un grand nombre de variétés façonnées à travers des siècles d’agriculture et étroitement adaptées aux conditions locales (comme au Mexique pour le maïs). L’introduction du gène «Terminator» stérilisateur viserait à empêcher cette transmission. Mais, combiné au brevet de l’OGM, il oblige les paysans à racheter systématiquement leur semence (25 % à 3 fois plus chères), les liant économiquement aux multinationales de la Les OGM pourront-ils se passer d’insecticides? Certains OGM ont la capacité de résister à un insecte ravageur, en synthétisant eux-mêmes une protéine toxique, comme les feuilles de pomme de terre contre les doryphores, ou le maïs contre la pyrale. Un espoir de se passer des pesticides industriels? Pas forcément. Certes, l’OGM pourrait éviter de tuer les prédateurs de l’insecte incriminé. Et favoriser une meilleure biotechnologie (eux, et les paysans aux champs contaminés). Si le gène se transmet à d’autres plantes sauvages, il peut rendre indestructibles des plantes indésirables, comme cela est arrivé pour des mauvaises herbes du colza et du soja. Des plantes importantes pour leur écosystème pourraient aussi devenir nuisibles et détruire l’équilibre du milieu. La résistance aux insectes peut tuer d’autres insectes - comme l’a fait du maïs OGM sur la chenille du papillon monarque. régulation des populations de ravageurs. Mais un OGM n’est résistant qu’à un seul ou une poignée d’insectes, il doit encore se protéger contre les autres. Utiliser un OGM résistant à un insecte est censé se combiner avec d’autres moyens de protection des cultures. D’autre part, la molécule délivrée par la plante risque d’entraîner la sélection d’insectes résistants, ce qui arrive depuis 2003 dans plusieurs pays (États-Unis, Chine, Australie, Espagne, etc.) sur le coton, avec un petit papillon, Hélicoverpa zea. Comme tous les insectes qui ont consommé la plante transgénique ont été en contact avec la toxine, le risque est plus grand qu’avec un insecticide chimique. Comme ils se reproduisent très vite, les insectes (et d’autant plus les virus et les bactéries) peuvent rapidement sélectionner des mutations génétiques avantageuses pour eux: ils possèdent une capacité d’adaptation étonnante. Des études menées au Canada et aux États-Unis montrent que les OGM induisent plutôt une stagnation, Avec ces ravageurs 500 fois plus résistants, comment lutter? Les promoteurs des OGM ont la solution: «diluer» les cultures OGM avec des zones «refuges» pour «diluer» le gène résistant. Or, selon le chercheur Bruce Tabashnik, il faudrait, comme en voire une augmentation des traitements. Caroline, 82 % de non-OGM pour espérer venir à bout de la résistance (et non pas 39 % comme en Arkansas). Et les 18 % Les OGM peuvent aussi poser problème pour la santé restants peuvent à leur tour contaminer les cultures non-OGM. En perspective, plus de problèmes que de solutions… humaine. Des gènes introduits peuvent affecter les personnes allergiques, comme l’a fait un gène de noix dans un soja non commercialisé. Des gènes de résistances aux antibiotiques (introduits dans le maïs BT pour vérifier le succès de la transgénèse) pourraient se transmettre aux animaux dont l’homme, rendant certains soins impossibles. Et seules des études à long terme peuvent évaluer les risques… Quand à nourrir le monde, une étude sur le coton évoque une rendement presque doublé, alors que sur le soja, les rendements sont au mieux 10 % meilleurs. Face aux résultats des OGM, des paysans indiens qui ont tout investit dans les semences tant vantées vont jusqu’au suicide. Plus rapide que la sélection «classique», la sélection par «marquage» des gènes utiles au sein de l’espèce est une alternative aux OGM, moins médiatique, mais efficace et beaucoup moins risquée. Raquel Hadida 18.05.2008 Photo: Ces épis montrent les mutations apportées par des manipulations génétiques au Maize Genetics Cooperation Stock Center , dans l'Illinois aux Etats-Unis. © DR Signez l'appel du 3ème forum mondial des droits de l'homme Chroniqueurs Benoit Petit Blandine Pons Comité Français pour la Solidarité Internationale Ecolo-Info Help Doctors Humanitaire REFEDD Revue de presse du web 30 juin - 6 juillet 2008 Alors que s'ouvre ce lundi le Forum mondial des Droits de " id="pdf-obj-0-187" src="pdf-obj-0-187.jpg">

30 juin - 6 juillet 2008

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