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Schéma de

Cohérence
Territoriale
du Beaujolais

Projet approuvée le 29 juin 2009


Pièces constitutives du SCoT

Rapport de présentation : synthèse Annexes :


Rapport de présentation : état initial de l’environnement Porter à connaissance
Rapport de présentation : Diagnostic des paysages Procédure Scot
Rapport de présentation : Diagnostic socio-économique Directive Territoriale d’Aménagement –DTA
Rapport de présentation : Évaluation environnementale Documentations–
Projet d’aménagement et de développement durable
Document d’orientations générales
Les pièces en italique figurent sur le cd, afin de limiter les coûts de
Atlas des cartes du DOG et Carte des orientations générales reprographie et de préserver l’environnement
Charte paysagère : cahier de préconisations
Procédure et calendrier de mise en oeuvre du SCoT Beaujolais

En matière de SCoT l’initiative appartient aux communes ou aux groupements de communes compé- dimensionnement) pour procéder à un nouvel arrêt le 16 décembre 2008. Le projet ainsi arrêté, accompagné
tents en matière d’aménagement de l’espace. La procédure relève d’un établissement public de coopération des nouveaux avis des personnes publiques consultées, a été soumis à enquête publique du 26 mars au 27
intercommunale ou d’un syndicat mixte qui est chargé de l’établissement, de la gestion et de son suivi. Pour le avril 2009. La commission d’enquête a rendu ses conclusions le 27 mai 2009, elle émet un avis favorable au
SCoT du Beaujolais, c’est le Syndicat Mixte du SCoT du Beaujolais, crée par l’arrêté préfectoral du 11 décembre
projet assorti de deux réserves et de 22 recommandations.
2003, qui est chargé de l’élaborer. Le comité syndical qui est l’organe délibérant est composé de 55 membres
dont un président. La formation du bureau comprend 13 membres (12 vices présidents et le président). Le schéma a été modifié pour prendre en compte les avis des PPA et ceux de la commission d’en-
L’élaboration du SCOT du Beaujolais a été prescrite par une délibération du comité du Syndicat Mixte le quête. Les réponses apportées aux différentes requêtes et remarques sont présentées dans un tableau
1er juillet 2004. Une large concertation avec différents organismes a dés lors été lancée. de synthèse (Cf. Annexe p.78). Présenté pour approbation au comité syndical le 29 juin 2009 il est
transmis au préfet, à la région, au département et aux organismes consulaires.
L’État, le Département du Rhône, la Région Rhône-Alpes, la chambre de commerce et d’industrie de Lyon
et l’antenne de Tarare, la chambre de commerce du Beaujolais, la chambre de métiers, la chambre d’agricul-
ture du Rhône ont été associés à l’élaboration du SCoT.
Calendrier d’élaboration du SCoT Beaujolais
Ont été informés à la date de création du SCoT ou invités, les établissements publics de coopération inter-
communale voisins (EPCI), les SCoT voisins, les communes voisines, les associations locales d’usagers agréées
communiquées par les intercommunalités. Certaines ont participé à plusieurs réunions de travail. Novembre 2004 Démarrage de la phase de diagnostic
Septembre 2006 Rapport du pré-diagnostic
L’avis d’organismes ayant compétence en matière d’habitat, d’urbanisme, de déplacements, d’aménage-
Hiver 2006-2007 Élaboration du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD)
ment ou d’environnement ont été recueillis.
Ateliers thématiques pour l’élaboration du Document d’Orientations Générales
Mars 2007
On peut citer : (DOG)
Le contrat de développement du pays, le conseil d’architecture d’urbanisme et d’environnement (CAUE), Printemps 2007 Discussion du PADD en comité syndical
Avril-mai 2007 Ateliers territoriaux pour la 1ère version du DOG
Les autorités organisatrices de transports – syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’aggloméra-
Juin 2007 Débat sur le DOG
tion lyonnaise (SYTRAL), la communauté d’agglomération de Villefranche sur Saône (CAVIL) – voies naviga-
bles de France (VNF), Septembre 2007 Validation du PADD
Hiver 2007-2008 Validation du DOG
La région urbaine de Lyon (RUL), l’Alliance logistique.
Février 2008 Premier arrêt du projet, approbation du SCoT
Les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durable (PADD) ont été pré- Avril juillet 2008 Avis des personnes publiques associées (PPA)
sentées au comité syndical élargi au comité consultatif des maires le 20 décembre 2006. Un vaste débat a eu
Automne 2008 Revisite du projet suite aux avis des PPA
lieu au sein du comité syndical le 27 juin 2007. Le Conseil Local de Développement –CLD– a également été
consulté et a émis un avis favorable Décembre 2008 Second arrêt du projet
Hiver 2009 Avis des PPA
Le projet a été arrêté, une première fois par le comité syndical le 29 Février 2008. Il a été transmis aux
personnes publiques associées, aux différentes institutions et organismes qui ont participé à son élaboration, Printemps 2009 Enquête publique
qui ont disposé d’un délai de 3 mois pour donner leur avis . Fin Juin 2009 Approbation

Après analyse par ces institutions, le comité syndical du 25 septembre 2008 a décidé
de reprendre le dossier arrêté sur 5 thèmes (La définition des polarités, la préservation des espaces
naturels et agricoles, les ressources naturelles, la transcription de la charte paysagère, les ZAE explication et La délibération publiée approuvant le schéma devient exécutoire 2 mois après sa transmission au préfet.
INTRODUCTION GÉNÉRALE AU SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIALE

Le Schéma de cohérence terri-


toriale —SCoT— est un document
d’urbanisme qui vise l’aménage-
ment harmonieux de l’espace par
la recherche de la meilleure articu-
lation possible entre les politiques
environnementales, urbaines, de
déplacements et de transports, de
développement économiques, de Les treize communautés (communauté d’agglomération et communautés de communes) du territoire beaujolais se sont réunies depuis
logements et d’habitat. juillet 2004 pour élaborer ensemble ce Schéma de Cohérence Territoriale. Cette affirmation, qui peut paraître banale, recèle en réalité des
évolutions considérables du mode de gouvernance de la politique territoriale.
C’est un document de pla-
nification stratégique qui vise la Tout d’abord, et c’est bien là un exemple concret de décentralisation, le législateur a voulu confier aux élus du territoire la responsabi-
construction d’un projet de terri- lité de l’élaboration des SCoT et à eux seuls, puisque le syndicat mixte chargé de ce travail n’est composé exclusivement que des élus des
toire, d’un projet urbain, cohérent, communautés. Autrefois, les Schémas Directeurs (prédécesseurs des ScOT) étaient construits par les services de l’Etat avec le concours des
partagé et durable. Dans ce cadre élus locaux. Maintenant, deux assemblées parlementaires successives de majorité politique différente ont, par la loi « Solidarité et Renou-
l’environnement, le développement vellement Urbain » puis par la loi « Urbanisme et Habitat », voulu que ce soient les élus du territoire qui prennent en charge l’organisation
urbain, économique, la cohésion future du territoire. Certes, l’Etat, notamment par la Directive Territoriale d’Aménagement, impose ses grandes orientations et les autres
sociale appuyés par la recherche
collectivités ( Département, Région, Chambres Consulaires, etc…) apportent leur avis par une consultation officielle, mais aucun d’eux ne
d’une bonne gouvernance s’articu-
lent, s’alimentent et se complètent fait partie de l’instance décisionnelle.
pour asseoir un projet qui réponde
D’autre part, cette élaboration commune est une étape considérable dans l’évolution du rôle de l’élu communal. En effet, le suffrage uni-
aux grands principes du dévelop-
pement durable. versel ne choisit actuellement que les conseillers municipaux. Les élus intercommunaux ne le sont qu’au second degré, élus par les conseils
municipaux. Les élus du syndicat mixte du SCoT ne le sont que par les conseillers communautaires. Or un conseiller municipal est avant
Ce projet s’inscrit dans le temps tout élu par ses concitoyens pour administrer les affaires de la commune. L’intercommunalité, dont le succès considérable correspond bien
à un horizon de 20 à 30 ans. Cepen- à un besoin de rationalisation de la politique locale, oblige les élus municipaux à considérer le territoire au-delà des limites communales. Et
dant, au maximum tout les 10 ans, ceci représente déjà une intéressante évolution. Dans le cas du SCoT, c’est tout le territoire beaujolais qui a été pris en compte par les élus
une analyse des résultats de son émanant des communautés de tout le territoire, alors qu’ils ne se connaissaient pratiquement pas auparavant. Cette réunion pour un travail
application doit permettre de déli- commun a apporté une grande richesse d’échanges et de meilleure compréhension des diversités du pays beaujolais.
bérer sur le maintien ou la révision
totale ou partielle du Schéma. Je veux donc remercier très chaleureusement tous mes collègues du bureau du syndicat mixte qui ont notamment passé de longues
heures à rédiger totalement en commun le Document d’Orientations Générales, ainsi que les très nombreuses personnes (environ 2.000)
Enfin le SCoT est issu de la loi So-
lidarité et Renouvellement Urbain qui ont enrichi par leur participation les divers groupes de travail qui se sont succédés depuis presque quatre années. Ce SCoT, certainement
—SRU— du 13 décembre 2000 qui perfectible, se veut donc l’expression du territoire quant à son avenir. Comme le prévoient les textes, il pourra évoluer, se voulant assez sou-
encadre son élaboration et en fixe ple pour n’être pas figé.
les vocations. Le rapport de présen-
tation est un des volets obligatoires Complété par la charte paysagère qui a été élaborée parallèlement et qui est annexée au projet, il a en tous cas l’ambition d’être un do-
des SCoT. Il est issu d’un travail de cument constructif, utile au développement harmonieux de notre territoire dans le respect de son environnement.
diagnostic partagé dont les gran- Le 29.02.2008
des lignes sont présentées dans ce Bruno CHARVET
document. Président du Syndicat Mixte du ScoT Beaujolais
Une revisite non souhaitée mais utile
Le projet de SCoT arrêté le 29 février 2008, avant le renouvellement des équipes municipales est reconnu par tous comme le socle fondateur du « territoire du Beaujolais » par une vision
partagée de son développement, et de la préservation de son environnement. Suite à la consultation des personnes publiques associées, et tout particulièrement de l’Etat, la nouvelle
équipe, qui s’inscrit en parfaite continuité avec le travail accompli, a accepté, après réflexion, de retravailler le projet. Pour les élus des 13 intercommunalités du territoire Il ne s’agit pas de
remettre en cause les fondamentaux, mais, dans un souci de dialogue et de partenariat avec l’Etat d’améliorer notre projet.

Si entre le territoire et l’État des divergences existent, elles portent sur des appréciations différentes et des visions avec des focales différentes. Lorsque l’on regarde le Beaujolais du haut du
Mont Saint-Rigaud ou depuis la tour de la Part-Dieu à Lyon, il se forme des déformations optiques. Ces diffraction portent essentiellement sur la directive territoriale d’aménagement.

Une revisite rapide et ciblée


Le SCoT du Beaujolais a lu avec intérêt les différents avis positifs et les quelques critiques qu’il avait suscités lors de son arrêt du 29/02/2008.
L’analyse de ces avis et les discussions avec les services de l’Etat ont conduit le syndicat mixte porteur du projet à choisir de revisiter sa copie sur les points les plus significatifs et dans
un délai rapide sous peine de démotivation des élus du territoire et au vu des changements à intervenir tant dans la réorganisation des services de l’état, que de la législation ou de la
réglementation (introduction du Grenelle de l’environnement dans le code de l’urbanisme) et celle des collectivités territoriales. Mieux vaut un SCOT partagé même s’il est imparfait que
pas de SCOT du tout.
Les trois thématiques retenues d’un commun accord avec les services de l’Etat sont :
• Les polarités
• Les zones d’activités
• L’environnement en général avec en toile de fond la problématique des ressources naturelles et l’introduction de la charte paysagère, écrite en partenariat avec les services de l’État,
les chambres consulaires et diverses associations.

Vers une responsabilisation des rédacteurs de documents d’urbanisme (PLU, carte communale, PLH, PDU…… ;)
Faut-il une règle stricte ou bien laisser le choix aux rédacteurs de documents d’urbanisme de choisir dans leur commune, leur communauté la meilleure façon d’appliquer ces orientations
générales, conformément à l’esprit des lois SRU et UH.
Au vu de la taille du territoire, de sa diversité, de la cohabitation entre secteurs urbains et secteurs ruraux c’est bien cette deuxième option que les 13 intercommunalités ont souhaité
privilégier, afin de constituer un socle commun de développement, de la préservation du cadre naturel et de la culture du Beaujolais ;
Il est en effet difficile de mettre en place la même réglementation fine et rigide sur des secteurs aussi dissemblables que Monsols ou Anse par exemple.
Les problématiques et les besoins sont différents. C’est par le dialogue et la confrontation au besoin que se bâtit un territoire de projets. C’est dans cet esprit qu’est envisagée la mise en
place de schémas de secteur.
Dans les hypothétiques cas où l’esprit, les orientations générales ne seraient pas respectées, cette démarche responsable pourrait conduire le syndicat mixte à intervenir, choix et
responsabilité que le syndicat assume.

Une vision à long terme, mais un projet qui se construit au quotidien dans une démarche pragmatique…..
Difficile de prévoir l’avenir et surtout de le quantifier en ces périodes de ruptures nombreuses, variées et souvent en opposition.
Le choix fondamental du projet est de permettre à tous de se développer suivant ses capacités mais dans un cadre général établi, sur un socle, une base des fondations communes en
préservant et transmettant aux générations futures la qualité de vie que nous avons connue et que nous connaissons.
Le Scot n’est pas un outil figé une fois pour toute (le législateur l’a d’ailleurs prévu ainsi). Une fois approuvé il devient l’outil de base du dialogue entre collectivités territoriales, un outil de
pédagogie à l’attention des élus et de tous ceux qui interagissent sur le territoire. Il est la base d’un dialogue permanent entre collectivités, un véritable tableau de bord du territoire.

Conclusion
Dans le cadre d’une concertation fructueuse avec les services de l’Etat, cette revisite rapide et ciblée, bien que non souhaitée, a permis, , aux nouveaux élus de s’identifier au projet tout
en s’efforçant de l’améliorer, sans pour autant remettre en cause les fondamentaux de la version d’origine. Ce document conduit à une responsabilisation des rédacteurs de documents
d’urbanisme, fondée sur un socle commun largement partagé entre les treize établissements publics de coopération intercommunale. Il donne une vision largement prospective à un projet
qui se construit au quotidien dans une démarche pragmatique…..
Le 02.12.2008
Daniel PACCOUD
Président du Syndicat Mixte du ScoT Beaujolais
S
Co
T

R
P
Projet approuvée le 29 juin 2009 Synthèse
Table des matières Dynamiques de paysage 20
Avant Propos 9 Les nouveaux rapports ville/campagne : les activités agricoles 20
Le rappel des textes (code de l'urbanisme L.121-1 et suivants) 9 Les nouveaux rapports ville/campagne : l'urbanisation 22
Les éléments constitutifs d’un SCoT 9 La croissance urbaine résidentielle: densité et typologies 22
Le territoire Beaujolais et le SCoT : une copropriété, une maison commune mais des Formes urbaines 22
identités propres et diversifiées 10
Synthèse 23
Les documents et lois qui s’imposent au SCoT 11
Synthèse sur les entités paysagères 23
La DTA 11
Les enjeux 23
Les SDAGE 11
Les enjeux de protection / préservation du paysage 24
La Loi Montagne 11
Les enjeux de valorisation du paysage 24
Les Phases d’élaboration du projet 12
Les enjeux de création / production du paysage 24
Délibération fixant les objectifs poursuivis et les modalités de concertation 12
Synthèse des enjeux 25
Rappel de la démarche 13
SYNTHÈSE ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT 27
Considérations introductives 13
Synthèse de l’État Initial de l’Environnement—EIE— 27
LE SCOT BEAUJOLAIS UN TERRITOIRE INTÉGRÉ DANS LA DYNAMIQUE MÉTROPOLI-
TAINE LYONNAISE 15 La Forêt 27
Penser ensemble les enjeux à l'échelle des nouveaux cadres territoriaux : une vision Le Val de Saône 27
métropolitaine partagée 15
Les milieux humides et aquatiques 28
Un diagnostic métropolitain 15
Les landes et pelouses sèches 28
Le SCoT Beaujolais un territoire cible des enjeux métropolitains de demain : un regard
extérieur 17 Les corridors écologiques 28

SCOT ET PAYSAGE 19 Les enjeux par milieux 29

Introduction 19 Les enjeux spatialisés 29

Les éléments constitutifs du paysage 19 La ressource en eau 30

Le cadre physique 19 La gestion la ressource en eau 30

Topographie 19 La qualité de l'air 30

Hydrographie 20 Les sources de pollution 30


Les sites et sols pollués 31 Transports et Déplacements : Infrastructures et déplacements deux composantes à
organiser durablement 45
Les carrières 31
Synthèse de l’Enquête Ménages Déplacements 45
Les concessions minières 31
Le périmètre 45
L’exploitation de carrières 31
Les déplacements métropolitains: combien de temps sur quelles distances ? 46
Les enjeux liés aux risques naturels 31
Comment se déplacent-ils ? 46
La maîtrise de l’énergie 32
Où se déplacent-ils ? 46
Les risques 32
Qui sont les habitants du beaujolais ? 46
La gestion des déchets 33
Combien de déplacements et quelles distances ? 46
Les usines d’incinération 33
Motifs de déplacements 46
Les centres d’enfouissement technique 33
Moyens de déplacements 47
Les autres équipements 33
Où se déplacent-ils ? 47
Les enjeux environnementaux spatialisés 34
Les avis sur les déplacements 47
Les risques et pressions sur l’environnement 34
Un maillage viaire structuré et de nouveaux projets 49
SYNTHÈSE DU DIAGNOSTIC SOCIO-ÉCONOMIQUE 37 Le réseau routier 49
Demain quelle population ? Etat des lieux et tendances démographiques 37 Le réseau ferré 50
Rappel méthodologiques 39 Les autorités organisatrices de transport—AOT— 51
Recensement 39 Le transport fluvial 51
Le Recensement complémentaire 39 Les migrations domicile travail 51
Le nouveau recensement 39 Les déplacements doux 52
Les aires urbaines : L’aire urbaine une approche nouvelle du peuplement industriel et urbain 40 Économie 53
Méthode de calcul des besoins en logements 41 Le taux d'activité et le rapport emplois/actifs 53
Habitat, pression foncière des tendances qui devront être encadrées pour définir de L'emploi 53
nouveaux modes d'habiter 42
Tertiarisation de l'économie et croissance des Emplois Métropolitains Supérieurs –EMS– 53

Une forte dynamique de délocalisation qui impact peu l'emploi sur le territoire 54

Où se développe l’activité 54

Grande distribution et marchés forains 55


Développer et structurer l’offre foncière L’organisation territoriale 68
pour renforcer l’attractivité du Beaujolais 57
Le développement économique 69
Un territoire polarisé 58
Glossaire 70
Unités et aires urbaines 58
Annexe 1 : APPROCHE ENVIRONNEMENTALE DE L’URBANISME 71
Les bassins de vie 58
APPROCHE ENVIRONNEMENTALE DE L’URBANISME 71
Une articulation complexe de périmètres 59
1 Pourquoi développer une nouvelle approche environnementale des projets urbains ? 71
Agriculture 61
3 Quels sont les objectifs de l’AEU ? 71
La viticulture 61
4 Quels sont les sujets traités ? 72
L’agriculture des monts du beaujolais 62
5 Quelle est la démarche proposée par l’ADEME ? 72
En synthèse 62
6 Trois lois pour revisiter l’approche environnementale des projets urbains 74
Le tourisme 63
Annexe 2 : ADAPTER LA FILIERE VITIVINICOLE FACE A LA CRISE 76
L’hôtellerie 63
Présentation synthétique du plan d’actions 76
Camping 63
Innover et restructurer pour conquérir 76
Le patrimoine et le volet culturel 64
Présentation générale : Quatre domaines et vingt six actions 76
L’organisation sanitaire 65
Actions relevant du domaine n°1 : Gestion concertée de l’offre 76
Les hôpitaux 65
Actions relevant du domaine n°2 : Production et qualité 76
Les modes et pratiques de vie 66
Actions relevant du domaine n°3 : promotion et commercialisation 78
L'individualisme et individualisation 66
Actions relevant du domaine n°4 : Indicateurs de gestion, gouvernance et communication 79
Montée de l'incertitude 66
ANNEXE 3 : DONNÉES COMPLÉMENTAIRES SUR LE RECENSEMENT 81
Sensibilité croissante au risque 66
ANNEXE 4 : REPONSES AUX AVIS DES PPA ET AUX CONCLUSIONS DE LA COMMISSION
Transformation du rapport au temps 66 D’ENQUÊTE 82
NIMBY et BANANA 66 Remerciements 89
LES GRANDS ENJEUX DU TERRITOIRE 67 Phase de diagnostic 89
LES JUSTIFICATIONS DES CHOIX DU PROJET 68 Phase d’élaboration du PADD 89

Synthèse des choix du projet 68 Phase d’élaboration du DOG 89

Protéger et gérer l’infrastructure verte et bleue 68 Ensemble du document 89

Le choix démographique 68 Phase de revisite du document pour second arrêt 89


Avant Propos ou agricoles et les extensions urbaines à la création de Relations de Compatibilité entre les documents d’urbanisme et de
dessertes en transports collectifs et à l'utilisation préala- planification
Préalablement à l'exposé de notre diagnostic il ble de terrains situés en zone urbanisée et desservis par
parait opportun de présenter succinctement le cadre les équipements.
juridique qui entoure les Schémas de COhérence Terri-
toriale —SCoT—. En outre nous brosserons un rapide Les schémas de cohérence territoriale prennent en
portrait du territoire cible du SCoT. compte les programmes d'équipement de l'Etat, des col-
lectivités locales et des établissements et services publics.
Le rappel des textes (code de l'urbanisme L.121-1 et sui- Ils doivent être compatibles avec les chartes des parcs
vants) naturels régionaux et des parcs nationaux. Ils doivent
également être compatibles avec les orientations fonda-
La vocation et les finalités d'un SCoT sont définies
mentales d'une gestion équilibrée de la ressource en eau
par le code l'urbanisme par les articles L122-1 et sui-
et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis
vants. Un extrait présente ci-dessous les grandes lignes
par les schémas directeurs d'aménagement et de gestion
et les obligations d'articulation avec les autres docu-
des eaux en application de l'article L. 212-1 du code de
ments de planification existants.
l'environnement ainsi qu'avec les objectifs de protection
Article L122-1 définis par les schémas d'aménagement et de gestion des
eaux en application de l'article L. 212-3 du même code.
"Les SCoT fixent les orientations générales de l'orga- Lorsqu'un de ces documents est approuvé après l'appro-
nisation de l'espace et de la restructuration des espaces bation d'un schéma de cohérence territoriale, ce dernier
urbanisés et déterminent les grands équilibres entre les doit, si nécessaire, être rendu compatible dans un délai
espaces urbains et à urbaniser et les espaces naturels et de trois ans..." Pour les relations de dépendance entre
agricoles ou forestiers. Ils apprécient les incidences prévi- documents se référer au schéma ci-contre.
sibles de ces orientations sur l'environnement.
Les éléments constitutifs d’un SCoT
A ce titre, ils définissent notamment les objectifs rela-
tifs à l'équilibre social de l'habitat et à la construction de C’est l’article L121-1 du code de l’urbanisme qui
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logements sociaux, à l'équilibre entre l'urbanisation et la fixe les éléments constitutifs d’un SCoT.
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création de dessertes en transports collectifs, à l'équipe- ���������������������
Les trois éléments majeurs sont : �����������������������
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ment commercial et artisanal, aux localisations préféren- ���������������������������
• Le rapport de présentation qui s’articule ���������������������������
tielles des commerces, à la protection des paysages, à la
autour d’un état initial de l’environnement, d’un �������������������
mise en valeur des entrées de ville et à la prévention des �����������������������������������
diagnostic socio-économique et de l’évaluation des ���������������������������������������
risques. ���������������������������������� �����������������������
plans et programme sur l’environnement. Il fixe un ������������������������������� ���������
état des lieux et hiérarchise les grands enjeux d’amé- ���
Ils déterminent les espaces et sites naturels, agricoles
ou urbains à protéger et peuvent en définir la localisation nagement pour le territoire. C’est un socle nécessaire
ou la délimitation. pour expliquer les choix d’aménagement retenus �������������������������
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pour le territoire. ��������
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Ils peuvent définir les grands projets d'équipements • un projet d’aménagement et de développe- �����

et de services, en particulier de transport, nécessaires à ment durable (PADD). C’est le coeur du SCoT car il ������
la mise en oeuvre de ces objectifs. Ils précisent les con- fixe les lignes politique et stratégique du projet . Il ����������������
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ditions permettant de favoriser le développement de formalise les objectifs retenus pour le territoire.
l'urbanisation prioritaire dans les secteurs desservis par • un document d’orientations générales (DOG) qui
les transports collectifs. Ils peuvent, le cas échéant, subor- permet de décliner la stratégie dans les documents d’ur-
donner l'ouverture à l'urbanisation de zones naturelles banisme –DU– grâce à des dispositions prescriptives.
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 9/ 88
Ces trois piliers constitutifs d’un SCoT sont complétés Le territoire Beaujolais et le SCoT : une copropriété, C’est avant tout un territoire où la nature est très présente.
par des indicateurs et des critères d’évaluation du projet. Ils une maison commune mais des identités propres et Elle recouvre près de 90 % du territoire avec trois composantes :
sont élaborés en vue de permettre un suivi des politiques et diversifiées • la forêt pour un tiers,
des orientations qui visent leur mise en oeuvre. A terme ils • la vigne pour un sixième,
se positionneront comme une base nécessaire à la révision En 2003, les 13 établissements publics de coopération • les cultures et les prairies apportent le complément.
du projet. En outre ils sont un support nécessaire à la mise en intercommunale, compétents en matière d’aménagement
oeuvre de la grille d’évaluation des DU qui aidera à décliner de l’espace, ont défini le périmètre du Schéma de cohérence Le territoire urbanisé 10 % se localise en particulier sur les
les dispositions prescriptives du schéma dans les documents territoriale et créé le syndicat mixte qui le porte, qui ont été franges ouest sud et est. Ce territoire subit de fortes pressions
d’urbanisme locaux. Rappelons que la mise en compatibilité validés par arrêté préfectoral. des territoires voisins, en particulier celles de la métropole Lyon-
des DU avec le SCoT doit se faire dans un délai de 3 ans. naise.
Le Scot Beaujolais est constitué de toute la partie nord L’analyse montre :
du territoire du département du Rhône. Il est composé de 12 • des lignes de fractures majeures
communautés de communes et d’une communauté d’ag- • des lignes de fractures secondaires
glomération, qui rassemblent 137 communes. Il couvre 1 550 • des poches homogènes
km² et compte environ 200 000 habitants et 75 000 emplois. • des pressions
• des secteurs charnière

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Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 10/ 88
Les documents et lois qui s’imposent au SCoT écologiques avec le cœur vert sera l’un des principaux en-
jeux de ce secteur. La Loi Montagne
La DTA • La Plaine des Chères définit une couronne verte
d’agglomération dans laquelle l’expansion urbaine est à La loi montagne du 9 janvier 1985 s’applique sur 55 com-
La partie Sud du territoire est concernée par la Directive contenir pour permettre le développement des fonctions munes du territoire du SCoT Beaujolais. Les dispositions de
Territoriale d’Aménagement (DTA) de l’aire métropolitaine agricoles notamment. protection issues de la loi montagne sont opposables aux
lyonnaise (approuvée en janvier 2007). Dans ce cadre, un • Des principes de liaisons et de coupures vertes documents d’urbanisme. Parmi les règles générales d’amé-
réseau des espaces naturels et agricoles majeurs a été défini sont également délimités au Sud de Villefranche et dans nagement et de protection, se trouvent :
et spatialise les différents enjeux du territoire. la plaine des Chères pour permettre la structuration des
- les règles relatives à la protection de l’agriculture.
• Le Beaujolais a été défini comme un cœur vert dont paysages et maintenir les échanges.
- les règles de préservation des espaces, paysages et
les principaux enjeux concernent la protection et la valori- Les SDAGE milieux caractéristiques de la montagne.
sation du patrimoine, le maintien de la vie rurale et l’équili- - le principe d’urbanisation en continuité des bourgs,
bre des usages. Le SCoT doit respecter le principe de compatibilité avec les villages et hameaux.
• La pointe Sud du Beaujolais constitue une zone de grandes orientations des SDAGE Rhône Méditerranée Corse et - les règles générales relatives à l’orientation du déve-
contact entre les sites naturels et urbanisés où de fortes Loire Bretagne qui sont actuellement en cours d’élaboration. loppement touristique.
pressions urbaines résident. Le maintien des continuités Elles sont détaillées dans le rapport de présentation EIE p.31.
zone montagne
InterSCoT et DTA pop 59 816 hab.
zone_montagne_totale (55)
Communes zone_montagne_partielle (12)

soumises à la loi
Communes du SCoT Beaujolais montagne
soumises à la DTA
CCHB

CCRB

CCBVS

Périmètre de prescription DTA CCHVA

CCBV
CCPAT

CCBNM
CAVIL

CCPBO
CCBSPD
CCPT
CCMOA

CCBVA

Sources: SCoT Beaujolais


Fond Cartographique: BD Carto IGN

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 11/ 88
Les Phases d’élaboration du projet Délibération fixant les objectifs poursuivis et les modalités de • Valoriser le patrimoine local.
concertation • Assurer la cohérence du développement avec les
Le syndicat mixte qui porte le SCoT est un structure pé- territoires limitrophes.
renne. Dans un premier temps, il est maître d’ouvrage des La délibération du Syndicat mixte du SCoT prise le pre- • Renforcer l’organisation du territoire.
différentes étapes de la procédure d’élaboration. Dans un mier juillet 2004 et ayant pour objet : "prescription de l’éla-
deuxième temps, une fois le document approuvé, il veille à la boration du SCoT" fixe : Assurer l’expression des idées et des points de vue
mise en compatibilité des documents d’urbanisme auxquels
le SCoT s’impose. Enfin dans un délai de maximum 10 ans il Les objectifs poursuivis • Recueillir les avis et informations de tous ceux qui
réalise une analyse des résultats obtenus notamment par souhaitent apporter leur contribution à l’élaboration du
• Contribuer au développement harmonieux du ter- SCOT du Beaujolais.
le biais des indicateurs de suivi retenus. A la suite de cette ritoire du syndicat du SCOT et à l’équilibre entre secteur
dernière une délibération est prise sur le maintien, la mise en • Connaître les aspirations de la population.
urbain et secteur rural.
révision totale ou partielle du SCoT. • Favoriser le développement économique et touristi- Association des personnes publiques
On observe donc une logique cyclique dans le processus que.
• Favoriser la diversité de l’habitat. Il convient aussi de prévoir l’association des personnes
d’élaboration, de mise en oeuvre, de suivi et de révision des publiques en application des dispositions de l’article L 121.4
SCoT. Le schéma, ci dessous, en détaille toute les étapes clefs. • Améliorer et prévoir les infrastructures routières et
transports collectifs. du Code de l’Urbanisme.
• Protéger un environnement de qualité.
Il est proposé d’associer l’Etat à la procédure d’élabora-
tion du SCoT ainsi que toutes les autres personnes publiques
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pouvant y être légalement associées, à savoir :
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• Le Président du Conseil Régional.
• Le Président du Conseil Général.
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tière d’organisation des transports urbains.
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dustrie concernées.
• Le Président de la Chambre des Métiers du Rhône.

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Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 12/ 88
Rappel de la démarche ���������������������� ������
tagée à l'échelle de l'InterSCoT donne une vision stratégique
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������������������ et politique qui s'inscrit dans le cadre de cette logique terri-
Pour conduire la démarche de manière cohérente tout ���
toriale. Elle permet de définir la place du Beaujolais dans une
en répondant aux obligations légales et réglementaires une ������� dynamique supra territoriale. Dans un deuxième temps le
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approche en trois phases a été élaborée. La première préfère diagnostic s'articulera en trois axes.
une approche thématique par le biais de 4 commissions.
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– Un premier s'attachera à la dimension paysagère,
• Transport patrimoine naturel et humain, le paysage est façonné par la
• Economie �������������
��� main de l'homme, c'est une "sécrétion de l'histoire". Atout re-
• Espace marquable du Beaujolais d'aucuns affirment la nécessité de
• Hommes Considérations introductives le préserver et de le mettre en valeur. La volonté de préserver
Le territoire du SCoT Beaujolais est emprunt d’une iden- la richesse paysagère du beaujolais face aux pressions et
Elle aboutit à la formalisation d'un diagnostic partagé
tité historique. Le seul nom de beaujolais rayonne grâce à mutations en marche permettra d'intégrer de manière cohé-
qui permet d'identifier diverses problématiques à prendre
son terroir et à sa viticulture à l'échelle mondiale. Cependant rente cette dimension au projet d'aménagement.
en compte dans la construction du futur projet d'aména-
gement. Elle se positionne donc comme un support pour cette volonté de définir le territoire du pays et donc du SCoT
– Un second a trait à l'Etat Initial de l'Environnement .
prendre en compte les enjeux retenus dans le cadre du SCoT comme une maison commune nécessite la prise en compte
Il permet de mettre en exergue toute la richesse naturelle du
et elle est formalisée par le diagnostic. d’une diversité identitaire, d’une richesse dans la pluralité.
Beaujolais, les sites et ressources particulièrement remarqua-
Ainsi certains traits de l’identité de notre territoire, ou de bles et les mesures de protection et de gestion existantes.
La seconde approche, territoriale, s'attache à décliner plus
nos territoires selon le regard que l’on adopte, sont impor- L'analyse des pressions qui s'exercent sur le milieu naturel
finement les enjeux identifiés sur le territoire. Un travail par
tants à retenir. Ils ont été identifiés et retenus grâce à la phase et les ressources enrichissent la réflexion pour une meilleure
atelier "territoriaux" a permis le positionnement stratégique
de diagnostic qui s’est articulée autour des commissions prise en compte de cette dimension dans un projet de terri-
et la formalisation de la ligne politique souhaitée pour ré-
thématiques et de la démarche InterSCoT. La démarche et toire durable. Conformément à l’article R 122-2 du code de
pondre aux enjeux identifiés.
la méthodologie adoptée ont conduit à la construction d'un l’urbanisme la présentation de l’EIE dans le diagnostic du
Enfin une dernière phase a permis une approche trans- diagnostic partagé, support indispensable pour dégager les SCoT est une obligation.
versale mettant en résonnance les volets thématiques et enjeux majeurs du territoire en vue de l'élaboration du PADD
– Enfin l'approche socio-économique du territoire
territoriaux en vue de la construction du PADD et du DOG. et du DOG.
fournira les données indispensables pour construire un pro-
Les trois phases d’élaboration du SCoT, qui ont été com- L'aboutissement de cette réflexion a été formalisée par jet de développement cohérent et durable dans un respect
plétées par des études spécifiques et des réunions d’infor- la synthèse présentée en juin 2006 à Cublize, où présenta- des équilibres naturels, paysagers et humains.
mations ont mobilisé un grand nombre d’élus et d’acteurs du tions et débats ont permis de croiser les regards, d'affiner
territoire, des territoires voisin et du territoire métropolitain. et d'affirmer une dernière fois les attentes de chacun dans
Au total près de 2000 participants se sont mobilisés dans les la construction du diagnostic du SCoT Beaujolais. Cette ré-
quelques 71 ateliers, commissions, comités de pilotage et flexion guidée par la définition des grands enjeux qui consti-
autres réunions. tuent une trame et un support pour l'élaboration du PADD a
conduit à l'élaboration de ce document. Il tente de présenter
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�� de la manière la plus intelligible possible les grands traits du
������������������
�� territoire au regard des moyens d'actions mobilisables dans
un SCoT. Il repose sur une production partagée et présente
par conséquent une vision commune, support indispensable
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à l'élaboration d'un projet de territoire cohérent.
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Dans un premier temps le diagnostic s'attardera sur le
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cadre métropolitain dans lequel s'intègre le territoire du
Beaujolais. Cette approche métropolitaine, élaborée et par-
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 13/ 88
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 14/ 88
LE SCOT BEAUJOLAIS UN TERRITOIRE INTÉGRÉ DANS LA DYNAMIQUE MÉTROPOLITAINE LYONNAISE*

Penser ensemble les enjeux à l'échelle des nouveaux cadres


territoriaux : une vision métropolitaine partagée
Les dynamiques économiques A travers la démarche de l’interSCOT, les collectivités ont
et sociales se jouent aujourd’hui souhaité reconnaître l’espace de l’aire métropolitaine lyonnaise
dans des cadres territoriaux de comme un "bien commun" qui repose à la fois sur un sentiment
plus en plus vastes. Les aires mé- d’appartenance partagé et le respect des identités territoriales.
tropolitaines polarisent les fonc-
tions économiques et culturelles, A travers un chapitre commun à leurs 10 SCOT*, les collectivités
la transmission des savoirs, les flux fondent le principe d’une coresponsabilité du développement et
des marchandises et des person- de l’aménagement durable de l’aire métropolitaine lyonnaise.
nes, le potentiel de connectivité
Un diagnostic métropolitain
avec le monde.
La métropole lyonnaise occupe une position de premier ordre
Dans une économie globalisée,
sur l’échiquier français. Son poids démographique, sa fonction
inscrite dans une compétition in-
de commandement et son niveau d’activité en font la deuxième
ternationale et européenne, elles
métropole française et la première du grand sud-est de la France.
sont motrices du développement.
Située à la croisée des flux européens nord-sud et est-ouest, elle
Mais en corollaire s’y accroissent
constitue également un carrefour européen qui lui donne naturel-
déplacements, consommation spa-
lement une vocation d’eurocité.
tiale et disparités sociales.
Géographiquement, l’aire métropolitaine lyonnaise couvre
C’est d’ores et déjà dans l’es- Les 11 SCoT de l’InterSCoT
un vaste territoire aux confins des Alpes, du Massif central, de
pace métropolitain lyonnais que
la Bourgogne et du Dauphiné. Elle est traversée par des fleuves de la métropole lyonnaise
s’inscrivent les stratégies des
majeurs, la Loire, le Rhône et la Saône, qui lui donnent un système
entreprises et des ménages en
hydrographique exceptionnel. Cette géographie forte et contras-
termes de localisation, de parcours
tée lui confère une grande richesse du patrimoine écologique et
professionnels ou résidentiels, de
paysager, avec le Massif du Pilat, les terroirs de la Dombes, de l’Isle
pratiques de loisirs…. Ces straté-
Crémieux, des coteaux du lyonnais et le beaujolais. Les espaces
gies s’affranchissent des limites ad-
naturels et agricoles occupent une place prépondérante puisqu’ils
ministratives mais sont empreintes
représentent près de 80% du territoire.
par les identités territoriales.
La métropole lyonnaise s’appuie sur un tissu urbain historique-
La métropole lyonnaise dis-
ment équilibré, organisé autour des deux noyaux centraux que sont
pose du potentiel pour être une
Lyon et Saint Etienne, autour desquels de villes moyennes suppor-
métropole durable, compétitive et
tant des fonctions administratives et économiques importantes
respectueuse de la qualité de vie et
: Bourgoin-Ville Nouvelle, Vienne, Givors, Villefranche sur Saône,
de l’environnement.
*Chapitre commun rédigé par l’agence d’urbanisme et les 10 chefs de projet
des SCoT de l’InterSCoT, approuvé par leurs présidents le 06/07/06 à Crémieu
** Lors de la rédaction du chapitre métropolitain le SCoT du Roannais n’avait
pas encore intégré la démarche InterSCoT.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 15/ 88
Armature Verte de Rayonnement de pola-
l’InterSCoT rités métropolitaines

Population et équipe-
ments emblématiques de
Réseaux Métropolitains l’échelle intermédiaire

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 16/ 88
Ambérieu en Bugey. Cette configuration urbaine à carac- Le phénomène de dissociation fonctionnelle entre En effet le nom beaujolais rayonne à l'échelle mondiale plus encore que ce-
tère multipolaire résulte, en partie, des effets de diffusion lieux de résidence et lieu de travail perdure. Cette seg- lui de Lyon. Cependant la traduction de cette notoriété dans un projet de
de la dynamique lyonnaise sur les villes de son hinterland. mentation de l’espace fragilise les équilibres sociaux et territoire n'est pas aisée. Le seul nom de beaujolais n'est pas suffisant pour
Ainsi, la plupart des villes de l’aire métropolitaine n’ont économiques de certains territoires et oblitère leurs tra- mettre en avant toute la richesse, les enjeux, les problématiques qui s'im-
cessé d’enregistrer, ces 20 dernières années, des taux de jectoires de développement. Les actions de rééquilibrage posent à la réflexion sur la construction commune du territoire de demain.
croissance démographiques positifs. Les deniers chiffres engagées ces dernières années n’ont pas encore porté Dans cette construction le territoire du SCoT devra s'affranchir d'une cer-
du recensement 2004 confirment cette attractivité qui leurs fruits taine timidité pour s'affirmer pleinement face aux enjeux qu'il devra intégrer
s’étend maintenant au pôle stéphanois qui avait souffert pour construire son avenir."
d’une certaine désaffection ces deux dernières décennies. Autre phénomène préoccupant, l’extension de la * Le 22 juin 2006, à Cublize, Franck SHERRER—Directeur de l’Institut d’Urbanisme de
(Cf. Carte ci contre "Population et équipements embléma- tache urbaine aux territoires périurbains et ruraux. Le Lyon— enrichissait la réflexion sur le diagnostic du Beaujolais du regard extérieur d’un
mitage de l’espace naturel par des implantations tant urbanisme sur le territoire.. Certaines grandes lignes de son intervention sont à retenir.
tiques de l’échelle intermédiaire")
résidentielles qu’économiques fait peser, à long terme, de Les zones d’activités métropolitaines et du Beaujolais
Placée dans la moyenne européenne haute pour la lourdes menaces sur l’environnement. Par ailleurs, elle ne
production de richesse par habitant, l’aire métropolitaine favorise pas l’apparition d’effets de seuil indispensables à
lyonnaise fait également preuve d’une vitalité économi- la rentabilisation de grands équipements.
que soutenue, reposant sur des activités diversifiées et la
présence de filières d’excellence. L’attribution d’un grand Enfin, derrière la richesse du territoire métropolitain
nombre de pôles de compétitivité à la région lyonnaise se cachent des poches de pauvreté. À la segmentation
conforte cet atout. Si les agglomérations lyonnaise, et à un fonctionnelle s’ajoute donc la ségrégation spatiale. Là en-
moindre degré stéphanoise, concentrent l’essentiel de la core, les politiques gouvernementales et locales peinent
production industrielle et tertiaire, les pôles secondaires à résorber cet élément structurel. Or, la solidarité entre
de l’aire métropolitaine ont su développer un tissu éco- territoires apparaît, à bien des égards, comme une clef de
nomique spécifique. L’amélioration des grands équipe- voûte du renforcement de l’espace métropolitain.
ments, hors agglomération centrale, est venue renforcer
Le SCoT Beaujolais un territoire cible des enjeux
cet équilibrage des territoires (une carte de l’emploi).
métropolitains de demain : un regard extérieur*
Ces dynamiques démographiques et économiques
se sont appuyées sur la complémentarité entre agglomé- "La construction métropolitaine se fera probablement
rations centres et pôles satellites. Ce mode de dévelop- par champs de compétences : Le transport (projet REAL), Plus de 50 ha
de 15 à 50 ha

d’après Spot Théma, traitement agence d’urbanisme de Lyon


pement a favorisé l’émergence d’un nouveau territoire le foncier, les politiques du logement… pour déboucher moins de 15 ha
vécu à l’échelle métropolitaine. En effet, les habitudes à terme sur une gestion métropolitaine intégrée. Cepen-
quotidiennes de bon nombre habitants de la région lyon- dant il parait encore exister des freins à la mise en place
naise n’ont plus pour cadre de référence leur commune d'une réelle gouvernance métropolitaine qui devront être
ou la ville dans laquelle ils résident mais l’ensemble des libérés dans cette volonté de construction d'un projet
territoires qui constituent la métropole lyonnaise. Cette métropolitain commun. De plus les SCoT périphériques
dilatation de l’espace de référence concerne aussi bien le sont les territoires d’enjeux de la métropole lyonnaise. Ce
travail, la santé, la formation, le loisir que la santé. L’étoile n’est pas nécessairement là où se prendront les décisions
ferroviaire lyonnaise a largement favorisé l’émergence du mais là où elles se joueront. Notamment dans tout ce qui
phénomène métropolitain. à trait au développement économique et au positionne-
ment des infrastructures.
Les atouts de l’aire métropolitaine lyonnaise sont donc
considérables. Toutefois, des signaux d’avertissement La notoriété du beaujolais n'est pas à faire elle s'ap-
s’accentuent. Des tendance lourdes, déjà dénoncées dans puie sur une histoire et un terroir qui s'exprime grâce à
les précédents exercices de planification, s’installent. son vignoble de renommée mondiale. C'est un facteur de
différenciation important et un atout sur lequel s'appuyer.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 17/ 88
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 18/ 88
SCOT ET PAYSAGE*

Introduction *Synthèse du diagnostic réalisé par Interland en 2006 en vue de l’élaboration de la


charte paysagère du pays Beaujolais. Cette démarche a été conduite parallèlement
Le Beaujolais présente une Ce projet de paysage se traduira par la mise en perspective des aux réflexions pour l’élaboration du SCoT.. Cf. Rapport de présentation diagnostic
variété de paysages, issus d'une paysage
paysages comme essence de la représentation collective avec les
histoire et d'une occupation de dynamiques à l’œuvre sur le territoire. Il en résultera une spatialisa-
l'espace différenciée. Elle est tion des tendances, l’identification des paysages porteurs d’identité ������
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soumise à une pression urbaine à préserver et la définition des secteurs les plus à même de répondre
hétérogène. De la proximité des au développement urbain, et ce afin de mettre en place une trame ��������� �� ����
métropoles lyonnaise, roannaise d’espaces urbains et naturels qui s’articulent pour un rapport ville/ � ��� ������
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et mâconnaise et des caractéristi- campagne durable. �� ��� � ��� ������
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ques géographiques diversifiées �� ��� � ��� ������
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naissent des disparités territoria- La question du paysage, dynamique et évolutif par essence, ne � ��� ������
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les qui s’illustrent par un rapport sera donc pas envisagée comme la figure de l’occupation du sol mais ����
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ville/campagne en permanente bien appréhendée dans une vision prospective : le territoire comme ��

évolution. support des dynamiques et des politiques en place.


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Territoire d’accueil, territoire de Le paysage sera dès lors pensé dans ses dimensions :

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production et enfin territoire de ré-

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création pour les citadins (de l’aire - Environnementale (préservation des milieux et des zones
urbaine lyonnaise notamment), le non urbanisées…) �����������
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Beaujolais doit affirmer son identi- - Politique (aménagement et développement urbain)


té qui l’inscrit en complémentarité - Marketing (tourisme, image du territoire, économie…)
des territoires voisins.

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Les éléments constitutifs du paysage
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Fort de ses cadres d’accueil ���������
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Le cadre physique ���������


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multiples (plaine de la Saône,

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Monts viticoles et Pierres Dorées, Le territoire du SCOT Beaujolais présente des caractéristiques par-
vallées semi-montagneuses et ticulières liées, notamment, à la topographie. Du Val de Saône (à l’est)
industrielles… le Beaujolais se aux contreforts du Val de Loire (à l’ouest), se succèdent vallées, collines ������

caractérise par son attractivité et monts aux altitudes et aux occupations différenciées. ����
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résidentielle qui pourrait, à terme, �� �
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tendre vers une banalisation de ses Topographie ��


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paysages.

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Un relief caractérisé par une organisation en vallées orientées
Dans ce cadre, l’élaboration du nord/sud :
SCOT et plus particulièrement de - La plaine alluviale de la Saône est limitée à l'ouest par les
son projet de paysage répondent Monts du Beaujolais.
à cette exigence de préservation - La vallée de l’Azergues, qui se décompose en deux entités
des paysages, de solidarité et de distinctes: la haute vallée de l’Azergues, relativement fermée et ca-
complémentarité territoriale. ractérisée par un couvert forestier important et la basse vallée de
l’Azergues, plus ouverte et viticole.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 19/ 88
L'agriculture
Grandes Entités Agricoles
- La vallée de la Trambouze, également refermée et
dont la ligne de crête occidentale marque la transition avec Elle recouvre 44% de la surface totale du territoire. Le
la vallée de la Loire. système de prairies est omniprésent sur le territoire (47 % des
espaces agricoles) et se répartit sur l'ensemble du Beaujolais.
Cette organisation a dicté une occupation et des modes Les grands tènements agricoles de céréaliculture et de labour
de communication qui se structurent en nord/sud, contrai- se concentrent dans la plaine de la Saône (6 % des espaces
gnant les échanges est/ouest. Par ailleurs, les lignes de crêtes agricoles).
affirmées, la plupart du temps boisées de résineux, séparent
franchement les bassins versants et les vallées “fonctionnel- On distingue:
les” et “culturelles”. Il en résulte une structuration, une lecture - Une agriculture de plaine (culture de labours, avec
et une pratique du paysage longitudinale. une tendance à la spécialisation sur le maraîchage et le
Hydrographie "pépinièrage"...) offrant un paysage très ouvert mais soumis
aux tensions du développement urbain (Val de Saône).
Le réseau hydrographique dense qui irrigue le Beaujolais - Une agriculture "préservée" d’élevage et de prairies
s’articule autour de 3 grands bassins versants : se caractérisant par une trame bocagère encore très pré-
sente (nord Beaujolais).
- le bassin versant de la Loire, avec le Reins et la - Une agriculture mixte : élevage, cultures annuelles,
Trambouze comme principaux affluents parcellaire complexe, à l’ouest.
- le bassin versant de la Grosne, avec la Grosne orien-
tale et occidentale comme principaux affluents
Bassins Versants
- le bassin versant de la Saône, avec l'Azergues
(Brevenne et Turdine), l'Ardières, la Vauxonne et le Morgon
comme principaux affluents.

La Saône, axe structurant majeur du territoire demeure


peu perceptible. Isolée de la plaine par l’autoroute A6, la voie
ferrée et l'ex RN 6, la rivière est peu accessible. Un PPRI lui est
associé, "figeant" le développement urbain à proximité im-
médiate de son lit. Le détail des procédures PPRi et des PERI
est présenté dans le rapport de présentation EIE.

Dynamiques de paysage
Les nouveaux rapports ville/campagne : les activités agri-
coles

Les espaces naturels et agricoles représentent plus de


90% de l’occupation du sol. Associée à une image de campa-
gne, en opposition au milieu urbain, l’agriculture est une des
figures du cadre de vie recherché par les habitants.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 20/ 88
L’approche paysagère questionne de façon évi- Bien que la majeure partie des espaces boisés
dente l’activité agricole et les pratiques qui lui sont constitue des forêts d’exploitation (95%), on note la Vignoble
associées. Face aux pressions foncières croissantes, présence de forêts aménagées, telles que les forêts
l’activité agricole aura à répondre à une pluralité d’usa- de la Cantinière (entre le Saule d’Oingt et Saint Cyr le
ges et de fonctions. Chatoux) ou la forêt de Flachère (entre Saint Vérand et
Légny)
Hier figure d’une exploitation économique, les
espaces agricoles auront demain à accueillir des fonc- Le vignoble
tions récréatives et de loisir, selon leur proximité avec
les pôles urbains. Figure emblématique du Beaujolais, le vignoble
recouvre 17 % de la surface totale du territoire. Re-
Forêt et sylviculture groupé sur les coteaux du Crêt de l’Heule, du col du Fût
d’Avenas et de la Montagne des Aiguillettes, entre 220
Les espaces boisés recouvrent 33,5 % de la surface to- et 480 mètres d’altitude, le vignoble fédère les com-
tale du territoire. La fonction sylvicole est particulièrement munes, constituant une entité de paysage de grande
affirmée dans la vallée de l’Azergues et dans le secteur des échelle, largement visible (car prenant place sur les co-
Echarmeaux, où les peuplements de conifères (63 % des teaux) et donc identifiable. Le vignoble du Beaujolais
espaces boisés du Beaujolais) prédominent. connaît depuis quelques années une crise qui semble
se pérenniser.
On observe une répartition des essences est/ouest
franche qui traduit la topographie. La prédominance des Aujourd’hui cadre de vie et limite à l’urbanisation
essences de résineux pose la question de la fermeture et de des villages répartis sur les coteaux, l’arrachage des
la banalisation du paysage. vignes pose la question de l’occupation future de ces
terrains.
Il convient néanmoins de distinguer l’enfrichement et
la progression de la sylviculture. En effet dans le premier La qualité agronomique des sols étant relativement
cas, c’est la conséquence de l’abandon à la suite de déprise médiocre, une nouvelle occupation agricole semble Structuration Urbaine
agricole. Ce phénomène touche les secteurs les plus difficiles compromise. L’espace disponible sera donc particuliè-
d’accès: souvent des secteurs où l’intérêt (l’usage) agricole a rement vulnérable face à l’étalement urbain. Or, l’occu-
disparu sans laisser place à l’urbanisation. Dans le deuxième pation des coteaux est aussi l’affichage du Beaujolais
cas, il s’agit de l’activité économique de culture de résineux, sur les infrastructures de transport sillonnant le val de
principalement le Douglas, qui progresse et utilise une sur- Saône (A6 notamment).
face de production plus importante. Son extension est favo-
risée par un ensemencement spontané vigoureux. Le vignoble se distingue selon 12 appellations, 10
crus et l’appellation “Beaujolais-Village” répartie sur 38
Particulièrement cultivé et colonisateur sur les parcelles communes et qui représente 25 % de la production
en friche, le douglas offre un paysage invariant toute l’année, totale du vignoble Beaujolais.
gommant ainsi la perception et la diversité saisonnière. Par
ailleurs, une culture exclusive de Douglas met en péril la
biodiversité nécessaire au bon équilibre et aux fonction-
nements écologiques et environnementaux du territoire.
Une telle culture représente notamment une menace pour
la biodiversité des cours d’eau qui souffrent dans ce cas de
l’acidification, de l’ombrage excessif et à terme d’une moin-
dre efficacité dans l’assimilation des pollutions résiduelles.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 21/ 88
Les nouveaux rapports ville/campagne : l'urbanisation Cette consommation du territoire a des incidences
sur les paysages qui diffèrent selon le degré de pres-
Structuration urbaine sion foncière et le contexte géographique dans lequel
il s’exerce.
Compris dans le quadrilatère Lyon – Bourg-en-Bres-
se – Mâcon – Roanne, le Beaujolais connaît aujourd’hui Le développement en tâche d’huile (le plus fré-
des pressions urbaines qui s’exercent sur ses franges quemment sous forme de lotissements pavillonnaires)
principalement. a une incidence d’autant plus forte qu’il concerne des
espaces de coteau. La multiplication du modèle de
L’urbanisation ne recouvre que 10 % de la surface
la maison individuelle, qui répond à la demande et à
totale du territoire. Elle est répartie sur les franges est,
l’image du «à la campagne» tend à banaliser le paysa-
sud et ouest du territoire, le long des axes de commu-
ge urbain, en oubliant les matériaux de construction et
nication. Le tissu urbain discontinu prédomine (78 %
les formes traditionnelles de l’habitat. Cette architec-
de l'espace urbanisé) et est historiquement représenté
ture standardisée nie le contexte d’implantation et va
par une urbanisation en hameau, qui évolue depuis
à l’encontre d’une diversification des cadres d’accueil
vers un mitage des espaces naturels ou cultivés.
et des types de logement et donc d'une mixité résiden-
Une organisation différente selon la géographie : tielle et des populations.

- une répartition polynucléaire dans le sud, La densification et/ou le renouvellement ont des
l'est et les pierres dorées, autour des deux pôles de impacts moindres dans la mesure où ils proposent
centralités : Belleville et Villefranche-sur-Saône. un modèle de développement dans le prolongement
- une ponctuation équidistante de noyaux den- des centralités existantes voire la densification sur des
ses dans les vallées industrielles (avec Tarare comme espaces existants.
polarité) Typologies urbaines
De manière générale, il convient Quatre grands modèle de structuration urbaines sont présents sur le territoire :
- au nord, une dispersion de l’habitat et un
d’intégrer les nouvelles implanta-
maillage urbain suivant une logique de hameaux.
tions bâties suivant les typologies La ville centre La structuration en hameaux
Exemple : Cours-la-Ville Exemple : Saint-Christophe
Le Beaujolais présente une diversité de cadres d’ac- de paysage : relief (construire dans
cueil: campagne et hameaux au nord, villes moyennes la pente en limitant les impacts du
des vallées et quartiers pavillonnaires, villages de fait de la covisibilité), boisements
caractère des pierres dorées, centres urbains denses (utilisation de la matière première
(agglomération de Villefranche-sur-Saône...). comme matériau de construction),
espace urbain ou péri urbain
Le paysage est l’élément qui qualifie ces cadres (question de la densité), habiter en
d’accueil. La préservation de la diversité de paysages milieu rural...
garantira donc leur attractivité.
La ville continue
Formes urbaines Exemple : Tarare et Pontcharra sur
La croissance urbaine résidentielle: densité et typologies Turdine
Renouvellement urbain et friches
Le pays du Beaujolais connaît le phénomène carac- industrielles
téristique de rurbanisation, qui se traduit par la recher-
che d’un cadre de vie qui ne correspond pas au modèle Les friches industrielles sont
de densité urbaine des grandes agglomérations voisi- des témoins de l’activité passée,
nes et ainsi par la prédominance du pavillon individuel recouvrant dès lors un caractère Le réseau de bourgs
comme modèle de référence. patrimonial et identitaire. Elles sont Exemple : Chazay d’Azergues, Mo-
rancé, Saint-Jean des Vignes
également actrices du renouvelle-
15

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 22/ 88
SCOT du Beaujolais - Volet paysage du diagnostic - INterland novembre 2006
ment urbain car propices à la transformation et rapi- La situation du pays, à l’interface et l’articulation de
dement mutables. Cette double caractéristique leur la Dombes, du Roannais, de l’agglomération Lyonnaise,
attribue un statut de polyvalence, qui s'exprime dans d’un point de vue du paysage, interroge : Les grandes Entités Paysagères
la multiplicité de fonctions contemporaines qu’elles
peuvent revêtir : installation de nouvelles activités - la question de l’identité territoriale (le Beaujo-
économiques, mutation du bâti en habitation, conser- lais est défini pour partie comme un «cœur vert» par
vation du patrimoine le plus singulier / représentatif la DTA)
et valorisation par des pratiques muséographiques, - la gestion de la dynamique urbaine et ses im-
touristiques et culturelles... pacts sur les singularités du paysage.

Principalement concentrées dans la vallée de la Synthèse sur les entités paysagères


Trambouze et de l’Azergues, le patrimoine industriel
Au regard des caractéristiques territoriales (situa-
(issu principalement de l’industrie du textile) peut à la
tion par rapport aux systèmes urbains voisins), géogra-
fois participer à la question de la diversification du tissu
phiques (structuration en vallées) et d’occupation du
économique local et être porteur de projets pilotes en
sol, le Beaujolais peut être analysé au travers de cinq
terme de requalification de bâtiments industriels.
unités de paysage différenciées :
La dimension identitaire prend ici d’autant plus Nord Beaujolais
- Le Val de Saône, marqué par une structuration
de sens que le patrimoine s’échelonne dans les fonds
quadripartite entre le vignoble, l’urbanisation et
de vallée, ponctuant l’espace et rappelant sans cesse
l’agriculture et par la présence de la Saône.
à ceux qui le pratiquent que l’industrie avait un lien
- La vallée de la Grosne ou nord Beaujolais, dont
avec leur site d’implantation (présence des rivières par
le paysage peut être qualifié de rural.
exemple) et que leur localisation ne relève pas de la
- La vallée de la Trambouze, mêlant image in-
simple opportunité foncière. Haute Valée
dustrielle, activités agricoles et urbanisation
- La vallée de la Turdine se caractérisant par une d’Azergues
Ces témoins industriels sont donc bien l’expression
d’une logique de vallée, s’inscrivant dans des rapports dichotomie entre fonds de vallée largement urbanisé
d’échelle significatifs. (avec pression croissante sur les coteaux) et l’occu- Val de Saône
pation par de grands massifs boisés ou de grands
Le patrimoine bâti est dès lors complété par le pa- espaces cultivés sur les reliefs. Valée de la
trimoine végétal (les forêts de Douglas) et naturel (les - Enfin, la vallée de l’Azergues, largement sou- Trambouze
rivières), créant ainsi un paysage où cadre physique et mise aux pressions urbaines dans sa partie basse et
activités humaines entrent en résonance. très identifiée dans sa partie haute car « finie » dans
sa dimension géomorphologique. Cette dernière Basse Valée
Synthèse constitue le "cœur vert" du Beaujolais. d’Azergues
Le Beaujolais se compose ainsi de plusieurs entités Les enjeux Valée de la
géographiques qui différent selon :
Turdine
Les enjeux liés à la question du paysage sur le ter-
- les composants naturels : vallées, coteaux, ritoire du Beaujolais peuvent s’appréhender selon trois
massifs boisés, bassins versants. approches :
- l’occupation du sol et les dualités fonction-
nelles : dichotomie géographique entre les espaces
boisés et les espaces de vignobles; urbanisation aux
franges du territoire.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 23/ 88
Les enjeux de protection / préservation du paysage 1. La requalification d’espaces existants (constitutifs du pay-
sage du quotidien).
Ces enjeux concernent deux types d’espaces
Ex : traitement des entrées de villes, aménagement des es-
1. Les espaces ayant une valeur identitaire patrimoniale, na- paces publics centraux, requalification les friches industrielles,
turelle, écologique, esthétique (…) reconnue. Face aux multiples transformation des anciennes carrières...
dynamiques en marche sur le territoire, ces espaces sont des
points durs qu’ils convient de préserver car porteurs de "l’iden- Les trajets, migrations pendulaires constituent un vecteur de
tité beaujolaise". valorisation des paysages dans la mesure où ils réinscrivent ces
composants dans un paysage varié et évolutif.
2. Les paysages soumis à de fortes pressions urbaines, qui
risquent de se voir banaliser si des mesures de protection ne 2. Les actions de communication (paysage spécifique ou
les préservent pas de l’étalement urbain. Les espaces interstitiels remarquable) : mise en place d’un projet autour d’un élément à
ou péri-urbains, ainsi que les espaces ruraux ou “naturels”, où le forte valeur intrinsèque.
risque de déprise et/ou des mutations agricoles s’exercent, sont
particulièrement concernés par ces enjeux de préservation. Ces projets peuvent s’appuyer sur les variations saisonnières
du paysage, sur les points d’articulation du paysage dans sa di-
A l’échelle du territoire, ces enjeux s’objectivent principale- mension géographique (les cols, les rivières, des routes belvédè-
ment par la lutte contre la banalisation du paysage et la préser- res...) et les itinéraires existants pour une valorisation touristique
vation de la biodiversité qui assied la valeur naturelle du paysage par exemple.
(le Beaujolais trouve en effet un de ses principaux atouts dans
cette large représentation des paysages de campagne ou de Les enjeux de création / production du paysage
nature).
Ces enjeux concernent le paysage à inventer dans
A l’échelle de chaque unité de paysage, les enjeux de pré- le cadre des actions / projets d’échelle territoriale à
servation se concrétisent par le maintien des productions à la venir et s’appréhendent à travers :
source des paysages : ex : maintien du parcellaire viticole pour
1. L’anticipation des évolutions du paysage suite
conserver la structure de mosaïque du paysage, gestion des
aux mutations des éléments qui le constituent :
parcelles sylvicoles pour lutter contre sa fermeture progressive,
maintien de l’élevage pour entretenir la maille bocagère… Par exemple, dans le sud du Beaujolais, le devenir
des terrains après l’arrachage de certains vignobles est
A une échelle plus locale, l’entretien du patrimoine bâti et la
un enjeu majeur : mutations agricoles, urbanisation,
préservation des éléments de paysage rural (haies, murets...), la
nouvelles filières de production... ? La création d’une
protection de vues intéressantes sur le paysage, le maintien des
opération “phare”, intéressant plusieurs communes est
ripisylves des rivières et ruisseaux… sont autant d’éléments qui
aussi l’occasion de travailler sur la dimension paysa-
affirment la valeur patrimoniale des paysages et qui les rendent
gère du projet.
pérennes.
Ex : les zones d’activités d’importance : Lybertec à
Les enjeux de valorisation du paysage
Belleville-Saint Georges de Reneins, la ZA “les Portes du
Ces enjeux concernent les lieux de banalisation progres- Beaujolais” à Arnas...
sive du paysage et qui portent un potentiel de reconversion /
Autour du projet de l’A89 et de ses diffuseurs,
requalification.
l’opportunité est donnée de fabriquer un paysage vu
Les enjeux de revalorisation peuvent s’objectiver à travers depuis l’autoroute comme «vitrine du Beaujolais ».
deux axes :
2. L’évolution quotidienne d’une commune où

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 24/ 88
l’enjeu se traduit en priorité dans la forme que prend La mise en place d’une trame de paysages qualitatifs,
le développement urbain au travers de démarches ayant pour objectif de contrecarrer les dynamiques d’éta-
habituelles/simples. lement urbain et de banalisation des espaces, se fait en
cohérence avec le maintien des activités qui façonnent
Ex : - Une opération de lotissement : densité et du les paysages.
type d’implantation, du traitement des limites (urbani-
sation et agriculture...), enjeu d’intégration des nouvel- Une « coupure verte » peut en effet s’appuyer sur un
les opérations dans le paysage et enjeu de relation en- élément hydrographique (rivière, ruisseau…), sur une
tre les noyaux historiques et les extensions urbaines. zone agricole, sur un boisement... Il est donc important
de qualifier les supports de la trame afin d’identifier quels
- La création ou extension d’une Zone d’Activités : sont les acteurs les plus à même de maintenir les qualités
enjeu d’intégration dans le paysage selon le contexte de paysage (agriculteurs, exploitants forestiers, élus…)
(volumétrie, colorimétrie, implantation, limites...) et en- ainsi que les échelles d’intervention (échelle du particu-
jeu de relation avec le tissu existant (ex : desserte). lier, échelle communale, supra-communale…)
- Insertion des bâtiments agricoles... Par ailleurs, une politique de maintien d’espaces
ouverts quels qu’ils soient (espaces agricoles, viticoles,…)
Synthèse des enjeux
ne se fait pas sans l’accompagnement d’une stratégie
Le Beaujolais se caractérise par la multiplicité de foncière, notamment dans les secteurs les plus soumis
paysages qui le composent. Ces espaces subissent des à la pression urbaine. En effet le coût du foncier est l’un
degrés de pression différenciés selon les activités qui les des principaux facteurs d’évolution des paysages. Dans ce
façonnent et la proximité des grands pôles urbains qui s'y cadre, l’utilisation des capacités de l’établissement public
inscrivent. foncier EPORA —Établissement Public Foncier de l’Ouest
Rhône-Alpes— dont l’aire de compétence vient d’être
- Les noyaux urbains, concentrés dans les espaces de étendue, notamment, à l’ensemble du territoire du SCoT
plaine et de fond de vallée, connaissent une croissance peut être une mesure d’accompagnement à la réalisation
(arrivée de l’A89, pression urbaine…) qui menace dé- d’un projet de paysage : question du remembrement, dé-
sormais les reliefs : les coteaux, largement perceptibles finition des zones à urbaniser…
depuis les voies qui parcourent les vallées, deviennent
vulnérables. Le paysage n’étant "que" le reflet des activités humai-
nes sur un cadre physique donné, il est dynamique par
- Les grands espaces de production agricole (viticultu- essence. Il évolue au rythme des sociétés qui l’habitent
re, sylviculture, élevage, cultures céréalières) connaissent et le travaillent.
des mutations qui ont des incidences sur l’évolution des
paysages. La réalisation du projet de paysage (structuration
des franges urbaines, maintien d’un cœur de Pays natu-
L’arrivée de projets tels que l’A89 cumulée à la crois- rel…) ne pourra se construire qu’à travers la mise en place
sance urbaine rendent nécessaire la définition d’un projet d’actions visant à maintenir, protéger ou transformer les
de paysage qui : activités agricoles et les espaces naturels (les éléments
du réseau hydrographique et leurs ripisylves notam-
- qui tend à construire une trame d’espaces agricoles ment), garants de la pérennité de paysages singuliers et
et naturels encadrant le développement urbain identitaires. L’enjeu n’est dès lors plus uniquement de po-
- et qui s’appuie sur une organisation des polarités sitionner les limites et les emprises dédiées aux espaces
urbaines (lieux privilégiés de la densité) non urbanisés mais de leur attribuer une vocation, des
gestionnaires et des décisionnaires.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 25/ 88
CARTOGRAPHIE DES ENJEUX DE PAYSAGE

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 26/ 88
SYNTHÈSE ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT*

*Synthèse du diagnostic réalisé par SOBERCO environnement Rapport de présentation EIE


Synthèse de l’État Initial de l’Environnement—EIE—
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La Forêt ����������������������
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La forêt du territoire, essentiellement privée, présente des ������������
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surfaces très morcelées et ne bénéficie donc pas d’une gestion ������������


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adaptée. Dans ce cadre, le Centre Régional de la Propriété Fores- �����������������
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Le territoire Beaujolais est tière (CRPF), la Société d'Aménagement Foncier et d'Etablisse-
fortement marqué par les mi- ment Rural (SAFER) et le Conseil Général ont mis en place une
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lieux naturels qui le composent. nouvelle politique de restructuration forestière permettant un


Ils lui confèrent, comme nous regroupement des propriétaires.
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l'avons vu, une réelle richesse


paysagère, et un rôle de "cœur La production de bois, la gestion écologique, le maintien �������������

vert" dans la dynamique métro- des paysages, l’accueil de touristes représentent les multiples ���������
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politaine. Les caractéristiques vocations de la forêt qu’il sera nécessaire de concilier afin de
environnementales du territoire
préserver les équilibres forestiers.
du Beaujolais, les différents mo-
des de gestion des espaces, des Le Val de Saône
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milieux et des ressources en �������


œuvre sur le territoire, ainsi que Le Val de Saône constitue l'un des secteurs les plus fragiles du �������������������������������������������
les pressions qu'ils subissent territoire en raison des différents usages : ressource en eau, agricul-
sont détaillées dans l'EIE.
ture, zones d’activités, carrières, transport fluvial, sport nautique,…
Seules certaines caractéristi-
Dans ce contexte, le Syndicat Mixte Saône Doubs a mis en �����������������
ques et enjeux qui en découlent �����������������
sont repris ici pour faciliter la place un plan de gestion du Val de Saône comprenant une série ������������������������

lecture du document. de 100 mesures et préconisations de gestion et d’aménagement ��������������


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ainsi qu’un plan d’utilisation de l’espace inondable définissant des ������������
En terme de prise en compte objectifs de gestion pour les différents types d’espaces en fonction ������������
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et de protection des milieux de leurs vocations et de leurs enjeux. Les principaux objectifs con- ���������
deux chiffres sont à retenir glo- cernent :
balement, les ensembles fonc- �������������������
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tionnels à prendre en compte - La protection des lieux habités ��������������������������


occupent 37 % du territoire - La préservation de la ressource en eau
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tandis que les espaces naturels - Le maintien d’une activité agricole respectueuse de l'en- �����������������������
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à préserver occupent 16 % du
vironnement �������������

territoire. ���������

- La préservation des milieux écologiques remarquables ���������

- L’amélioration des conditions d'écoulement de la rivière


et du fonctionnement des ouvrages de navigation
- La maîtrise de l'urbanisation et du développement indus- ������
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triel ��������������������������

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- La préservation du champ d'expansion des crues. �������������������������������������������

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 27/ 88
Les milieux humides et aquatiques sard Saint-Martin, le bruant jaune, notamment dans les
landes du Haut Beaujolais, de Frontenas,…
Les milieux humides et aquatiques se retrouvent
sur l’ensemble du territoire, et notamment sur les tê- Sur les coteaux calcaires, les pelouses sèches abri-
tes de bassin versant, sous la forme de cours d’eau et tent des orchidées (orchis pourpre, brûlé, bouffon),
points d’eau permanents, prairies humides, tourbières, l’œillet des chartreux, la huppe fasciée, la pie grièche
gravières, roselières, ripisylves,… Ces espaces sont à tête rousse,…
remarquables par leur diversité biologique avec des
espèces végétales (fritillaire pintade, violette élevée, La principale menace sur ces
nivéole d’été, pigamon jaune) et animales (écrevisses milieux concerne la fermeture par
à pattes blanches, agrion de Mercure, cincle plongeur, enfrichement et la réduction de
vanneau huppé, crapaud sonneur à ventre jaune, truite ces espaces, qui contribuent à une
fario) peu communes. diminution de la richesse et de la
diversité biologique. L’enjeu consis-
La présence de ces espèces dépend fortement de tera à préserver au mieux ces espa-
la qualité des milieux humides, qui sont relativement ces et à programmer des actions de
fragiles, inféodés à la présence de l’eau. Ces milieux gestion pour maintenir au mieux la
sont également menacés par l’assèchement lié aux biodiversité.
pratiques agricoles (drainage), le remblaiement ou la
création de retenues collinaires mais aussi tout sim- Les corridors écologiques
plement par le manque d’entretien de ces espaces
Les corridors écologiques cor-
(embroussaillement). Une mauvaise gestion piscicole,
respondent à des grands axes de
la colonisation par la renouée du Japon ainsi que la
déplacement des animaux, garants
plantation de résineux en bordure des cours d’eau
de la survie des populations et
peuvent également porter atteinte à l’intégrité de ces
reliant les foyers de biodiversité
milieux fragiles.
des grands ensembles naturels.
Certains milieux humides font l’objet de program- Un certain nombre de corridors
mes de restauration dans le cadre des contrats de écologiques terrestres, aquatiques
rivière, mais les projets d’urbanisation peuvent mettre ou aériens ont été recensés sur le
en péril leur équilibre sans impacter directement sur le territoire
milieu. La fonctionnalité de ces espaces doit donc être
Les corridors aquatiques per-
prise en compte lors des différents aménagements.
mettent la migration de la faune
Les landes et pelouses sèches piscicole et de la faune inféodée
aux milieux humides. Tous les cours
Le territoire présente principalement dans sa partie d’eau constituent des corridors
centrale des milieux très particuliers qui abritent des écologiques et le corridor de la
espèces très caractéristiques. Le relief associé à une Saône présente un intérêt national.
certaine aridité confère à ces milieux un caractère Toutefois, différents obstacles à la circulation des pois-
plutôt méditerranéen permettant le développement sons sont observés sur certains cours d’eau (l’Azergues
d'une faune et d'une flore spécifiques. notamment).

Les landes sont dominées par les genêts et la callune En ce qui concerne les corridors terrestres, les
et accueillent la bécasse des bois, l’engoulevent, le bu- échanges sont relativement libres dans la partie Ouest

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 28/ 88
du territoire du fait du faible taux d’urbanisation. Ils Le croisement des aspects écologiques (présence
sont beaucoup plus restreints dans la partie Est où de milieux remarquables) avec la pression urbaine (in-
l’urbanisation est plus dense. Un axe majeur de dépla- frastructures et progression de l’urbanisation) conduit
cement pour la grande faune se dessine sur la ligne de à déterminer différentes sensibilités écologiques selon
crêtes des Monts du Beaujolais. Il permet les échanges les secteurs du territoire. Ainsi, le val de Saône et les
de populations avec le Sud du Département du Rhône premiers coteaux du beaujolais présentent une très
et la Saône-et-Loire au Nord. A partir de cet axe, des forte sensibilité (cf. Carte ci-après).
transferts secondaires se réalisent entre l'Est et l'Ouest.
Quelques axes d’intérêt plus local restent privilégiés Le schéma ci-dessous illustre les fonctionnalités
pour les traversées de vallées et d’infrastructures. des différents écosystèmes rencontrés sur le terri-
toire et notamment la nécessité de maintenir les con-
La vallée de la Saône correspond à un axe migra- tinuités écologiques et les échanges pour préserver
toire majeur pour l’avifaune, ainsi qu’à une zone de sta- le fonctionnement de chacun des espaces (corridors
tionnement, d’alimentation et de reproduction pour aquatiques en lien avec la Saône ou la Loire, traversée
plusieurs espèces d’oiseaux remarquables. Le territoire de la vallée de l’Azergues, corridor longeant les crêtes
est également traversé par un corridor aérien d’intérêt boisées,…).
régional d’orientation Sud-Ouest/Nord-Est.

Les enjeux par milieux


Le territoire est composé d’espaces naturels diver-
sifiés mais fragiles, dont l’intérêt est souligné par la pré-
sence de nombreux inventaires et protections. L’enjeu
du territoire en matière d’espaces naturels concerne
la préservation des milieux les plus sensibles (val de
Saône, milieux humides, coteaux calcaires) et la prise
en compte des fonctionnalités écologiques à l’échelle
du territoire.

L’intégrité du val de Saône représente un enjeu ma-


jeur de préservation au niveau européen, notamment
pour l’intérêt des prairies humides et des boisements
alluviaux. Le maintien de la continuité écologique
du val de Saône et du champ d’expansion des crues
de la Saône constitue un enjeu majeur souligné par
le SDAGE. La réflexion portera sur la conciliation des
multiples usages face aux différentes pressions : dé-
veloppement des zones d’activités, des activités de
gravières, de l’urbanisation,…

Une autre réflexion portera sur le devenir des espa-


ces viticoles suite à l’arrachage de certaines vignes (des
milliers d’hectares sont concernés).

Les enjeux spatialisés

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 29/ 88
La ressource en eau La qualité de l'air
La ressource en eau est une composante très im- La qualité de l'air sur le
portante de notre territoire. Le réseau hydrographique, territoire du SCoT est rela-
la qualité des eaux superficielles et souterraines, les tivement bonne au regard
pressions, les pollutions, les risques, les différentes lois des différents indicateurs de
et directives ainsi que les outils et les programmes de mesures existant. Les plus for-
gestion de cette ressource sont présentés de manière tes émissions de "polluants"
détaillée dans l'EIE. Cependant il importe de souligner sont observables dans le Val
que la gestion quantitative, notamment par l'intercon- de Saône qui concentre de
nexion des réseaux et la gestion qualitative grands axes de circulation, des
formes urbaines denses et des
La gestion la ressource en eau industries.
Les enjeux liés à la ressource en eau concernent Les sources de pollution
deux aspects principaux :
La pollution de l'air est
La gestion qualitative issue de différentes sources
d'émission :
La qualité des eaux superficielles et souterraines
pour l’alimentation en eau potable et la qualité biolo- - les sources ponc-
gique des milieux : tuelles qui correspondent
aux grandes installations
- protection des captages d’alimentation en
localisables précisément
eau potable
(centrales thermiques, in-
- conciliation des usages de l’eau dans la vallée
dustries, chaufferies, usines,
de la Saône
immeubles collectifs ou maisons individuelles ...)
- amélioration des dispositifs d’assainissement
- les sources linéaires qui sont principalement
des eaux usées (collecte et traitement)
le trafic routier
- diminution des pollutions d’origine agricole
- les sources surfaciques (centre d'enfouisse-
(pollution organique et toxique)
ment technique, exploitations agricoles,…).
- limitation des retenues collinaires et améliora-
tion des débits d’étiage Sur le territoire du SCoT Beaujolais, plusieurs entre-
prises génèrent d’importantes émissions de polluants
La gestion quantitative de la ressource en eau
(CO2 notamment). Celles-ci appartiennent principale-
- gestion globale des prélèvements dans la nappe ment aux secteurs de la parachimie, de l'impression pa-
et en superficie pour l’alimentation en eau potable, les pier et de l'élimination des déchets. Ces entreprises se
usages domestiques et les industries situent principalement dans l’agglomération caladoise
- sécurisation de l’approvisionnement en eau po- (cf. Carte).
table (interconnexions) et harmonisation de la distribu-
Les deux principaux enjeux concernant la qualité
tion avec le risque d’avoir à terme une concentration des
de l’air sont de limiter l’exposition des populations aux
prélèvements sur une seule ressource (val de Saône)
zones affectées par une mauvaise qualité de l’air (éloi-
- adéquation de la ressource en eau avec les be-
gnement vis-à-vis des principaux axes routiers ou des
soins futurs du territoire (assurée par la ressource du val
entreprises polluantes) et d’agir en particulier sur la
de Saône)

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 30/ 88
réduction des émissions de polluants en diminuant les Les enjeux du territoire liés à l’exploitation des car-
déplacements automobiles (notamment par une poli- rières reprennent certains des enjeux mis en évidence
tique de promotion des transports collectifs). dans le schéma départemental des carrières ; il s’agit
de :
Les sites et sols pollués
- Limiter l’extraction de matériaux alluvionnai-
Selon un recensement de la DRIRE en 2004, 20 sites res dans la vallée de la Saône,
ou sols pollués sont observés sur le territoire. Ces sites - Accueillir les exploitations de carrière pour
ont été classés suite à une évaluation simplifiée des assurer les besoins futurs du territoire et du départe-
risques, selon le type de pollution engendrée et les ment
risques de propagation. Les sites de classe 1 et 2 sont - Concilier les exploitations de carrières et les
des sites sous surveillance où un traitement est éven- ressources naturelles (milieux naturels remarquables,
tuellement en cours. Les sites de classe 1 « banalisable ressource en eau, paysage)
» nécessite une nouvelle évaluation si le site doit faire - Conditionner l’accueil de carrières à l’utili-
l’objet d’une modification d’usage. La plupart de ces sation du réseau ferroviaire pour le transport des
sites sont recensés dans l’agglomération de Villefran- marchandises.
che.)
Les enjeux liés aux risques naturels
Les carrières
En matière de risques naturels, plusieurs principes
Les concessions minières sont à respecter :
12 concessions minières, dont l’exploitation est - limiter l’exposition des populations aux ris-
achevée aujourd’hui, sont recensées sur le territoire, ques d’inondations (prise en compte des documents
concernant en tout 25 communes. Les principaux ma- de prévention des risques lorsqu’ils existent),
tériaux exploités étaient le quartz, le cuivre, la pyrite, la - appréhender la notion de risque en amont
fluorine. des projets et à l’échelle du bassin versant : ne pas
aggraver les risques, réduire la vulnérabilité,…
L’exploitation de carrières
- préserver les fonds de vallée, les champs d’ex-
Le contexte géologique du territoire favorise pansion des crues
l’extraction de divers matériaux dans la roche graniti- - prendre en compte le risque géologique dans
que, les coteaux calcaires et les alluvions. Le territoire l’aménagement de l’espace,
compte actuellement 15 carrières en activité, qui re- - limiter l’imperméabilisation : gestion des eaux
présentent une surface de 325 ha. pluviales en amont, rétention à la parcelle, compen-
sation en volume,…
D’après le schéma départemental des carrières du Les enjeux du territoire en matière de gestion des
Rhône, approuvé en 2001, le territoire du Beaujolais déchets
est un territoire stratégique dans la mesure où il pré- En terme de gestion des déchets, le territoire est
sente de nombreuses zones à éléments favorables confronté à plusieurs enjeux, dont certains concer-
de sables, de graviers et de roches massives sans nent directement l’aménagement du territoire :
contrainte environnementale. En outre, il précise que - équiper rapidement le territoire pour les
le département est exportateur de granulats et que les besoins futurs : plate-forme de compostage, CET de
besoins à venir sont les suivants : 10 millions de tonnes classe 3 pour déchets inertes, CET de classe 2.
de granulats par an et 5000 tonnes de pierres dorées - améliorer la collecte sélective pour un
par an. meilleur recyclage de la matière.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 31/ 88
- diminuer la quantité de déchets à la source. En matière d’habitat le Grenelle de l’environnement ����������� ��� ��������
- améliorer le recyclage des déchets du BTP s’oriente vers une forte réduction de la consommation
(prévoir des sites adaptés). énergétique dans les bâtiments. Pour ce il préconise
- solliciter les réseaux ferroviaires pour le trans- notamment une généralisation des bâtiments à basse
port de déchets. consommation (50 KWh/m²) voire à "énergie passive ��������� �� ����
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ou positive" et une anticipation sur la réglementation ������� �����


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La maîtrise de l’énergie
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THPE—Très Haute Performance Energétique—. �


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Dans le département du Rhône, seulement 4% de Les risques


l’énergie produite est issue d’énergies renouvelables
et principalement par des ressources locales comme le Le territoire du Beaujolais est exposé à divers
bois bûches et l’hydraulique (cf. Graphique ci-après). type de risques. On distingue les risques dits naturels
(notamment les risques d’inondations, de crues, géo-
Le bois-énergie, le biogaz ainsi que le solaire ther- logiques) et les risques dits technologiques (risques de
mique et photovoltaïque présentent un fort potentiel rupture de barrage, liés au transport de matière dange-
de développement à très court terme. La part d’éner- reuse et industriels).
gies renouvelables pourrait ainsi atteindre 10% de la
consommation d’énergie totale à moyen terme.

En matière de maîtrise de l’énergie, deux princi- ������ � ������������ ��� ������������


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paux enjeux concernent le territoire du SCOT, mais ���������� �� ����������� �� �����


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aussi l’ensemble du territoire national.

Le premier enjeu concerne la réduction des con-


sommations énergétiques qui passe par les principes
de sobriété (suppression des gaspillages) et d’effi-
cacité énergétique. Le développement de formes
urbaines économes en énergie, d’une architecture
bioclimatique et l’amélioration de l’isolation des bâti-
ments contribueront à la réalisation du principe d’effi-
cacité énergétique.

Le second enjeu concerne le développement de l’utili-


sation des énergies renouvelables avec comme priorité sur
le territoire la stimulation de la filière bois (création d’équi-
pements structurants comme des chaufferies bois, des pla- Les différents risques et nuisances sont inventoriés
tes-formes spécifiques) ainsi que le recours le plus souvent dans l’EIE. D’une manière générale la prise en compte
possible aux équipements utilisant l’énergie solaire. des risques et leur gestion permettent de conduire des
projets de territoire cohérent.

Limiter au maximum l’exposition des populations


aux risques technologiques comme aux risques natu-
rels est un des principes que le SCoT intègre.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 32/ 88
En matière de risques naturels, plusieurs principes Les centres d’enfouissement technique
sont à respecter :
Le territoire ne dispose d’aucun centre d’enfouis-
- limiter l’exposition des populations aux ris- sement technique de classe 2 (celui de Theizé a fermé
ques d’inondations (prise en compte des documents en 2002) et est donc obligé d’exporter une partie de
de prévention des risques et les études lorsqu’ils ses déchets en direction des départements voisins que
existent), sont la Loire et l’Ain.
- appréhender la notion de risque en amont
des projets et à l’échelle du bassin versant : ne pas En revanche, il existe un centre d’enfouissement
aggraver les risques, réduire la vulnérabilité,… technique de classe 3 pour les déchets inertes à Arnas,
- préserver les fonds de vallée, les champs d’ex- mais ce dernier arrive à saturation et la recherche d’un
pansion des crues nouveau site devient très urgente.
- prendre en compte le risque géologique dans
Les autres équipements
l’aménagement de l’espace,
- limiter l’imperméabilisation : gestion des eaux Le territoire dispose d’un certain nombre d’équipe-
pluviales en amont, rétention à la parcelle, compen- ment permettant le tri, le stockage ou la valorisation
sation en volume,… des déchets :

La gestion des déchets - un centre de tri à Villefranche pour les indus-


triels.
La collecte des déchets est organisée par les diffé- - deux plates-formes de compostage : une à
rents EPCI compétents (cf. Carte). En outre on relève Monsols mais à destination des industriels et une à
les caractéristiques suivantes en ce qui concerne les Arnas, mais celle-ci arrive à saturation et les besoins
équipements structurants sur le territoire. sont croissants.
Les usines d’incinération - Quatre quais de transfert.

L’usine d’incinération de Villefranche traite environ Les structures pour l’accueil des déchets du BTP
33 000 tonnes de déchets par an et est couplée avec sont très limitées avec un seul site recensé sur Anse. Il
un système de valorisation énergétique : alimentation n'existe aucun site de recyclage des produits de démo-
d’un réseau de chaleur, production d’électricité et de lition, de terrassement et des bétons sur le territoire.
vapeur). Aujourd'hui la capacité totale de l'usine est Enfin Le plan départemental d’élimination des
portée à 80 000 tonnes/an grâce à la construction d'un déchets ménagers et assimilés du Rhône approuvé en
deuxième four. Ce dimensionnement permettra un 2003, dresse un bilan mitigé de l'organisation et de la
fonctionnement jusqu’en 2020 en suivant l’hypothèse gestion de l'élimination des déchets dans le départe-
d’une augmentation de la population de 1% par an. ment du Rhône. Suite à ce constat, le plan définit un
L’usine d’incinération de Tarare, qui traitait environ certain nombre d’orientations et d’objectifs qui sont
8 400 tonnes par an en 1996 et alimentait un réseau récapitulés dans l’EIE.
de vapeur, a récemment été fermée (avril 2006) en rai- Au regard du plan précité et des constats de dia-
son des coûts trop importants de sa mise aux normes. gnostic on retire des enjeux en matière de gestion des
Toutefois, une réflexion est en cours avec le site de Vil- déchets qui sont fortement liés à l’aménagement du
lefranche pour une éventuelle association. territoire du SCoT Beaujolais :
L’usine d’incinération de Bourg de Thizy a égale-
ment été fermée en 2000.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 33/ 88
- équiper rapidement le territoire pour les besoins lée de l'Azergues est à maintenir pour permettre les échan- Les risques et pressions sur l’environnement
futurs : plate-forme de compostage, CET de classe 3 pour ges biologiques participant au maintien de la biodiversité
déchets inertes, CET de classe 2. sur le territoire. Dans la partie Sud, la vallée de la Turdine Les pressions sont très fortes dans la vallée de la Saône
- améliorer la collecte sélective pour un meilleur recy- est fortement marquée par l’industrie et l’urbanisation mais et sont liées au développement de l’habitat et des activités
clage de la matière. présente un potentiel écologique et paysager intéressant à économiques en lien avec le réseau d’infrastructures per-
- diminuer la quantité de déchets à la source. reconquérir. formant. Cette pression urbaine entraîne une extension des
- améliorer le recyclage des déchets du BTP (prévoir villes en direction des versants du Beaujolais mais aussi de
des sites adaptés). La partie Nord du territoire constitue un espace agricole l’autre côté de la Saône. Le risque de conurbation est très fort
- solliciter les réseaux ferroviaires pour le transport de remarquable d’un point de vue paysager avec un bocage entre les enveloppes urbaines de Belleville, Saint-Georges-
déchets. encore très dense. C’est également un territoire d’échanges de-Reneins, Villefranche-sur-Saône et Anse.
entre les Monts du Beaujolais et le Charollais par l’intermé-
Les enjeux environnementaux spatialisés diaire des cours de la Grosne Orientale et de la Grosne Occi- Un développement excessif de l’urbanisation dans cette
dentale. vallée pourrait fortement compromettre certains milieux
Au regard des différents enjeux thématiques mis en évi- remarquables, leurs fonctionnalités écologiques ainsi que
dence dans les chapitres précédents, différentes sensibilités Le secteur du Roannais Val de Loire présente une sensibilité la ressource en eau (ressource unique et stratégique de la
environnementales apparaissent sur le territoire. environnementale moindre mais participe à l’équilibre des milieux nappe alluviale de la Saône). Un développement organisé
et des échanges entre les monts du Beaujolais et le val de Loire. La autour des pôles gares, privilégiant des formes urbaines fai-
La vallée de la Saône présente une très forte sensibilité qualité des cours d’eau a été dégradée suite aux dysfonctionne- blement consommatrices d’espace est à promouvoir, tout
environnementale avec la présence de milieux naturels re- ments des dispositifs d’assainissement, mais les futurs aménage- comme le maintien de coupures vertes conséquentes entre
marquables (zones humides, prairies et forêts alluviales) et ments permettront une reconquête des milieux aquatiques. les différents pôles urbains.
d’un corridor écologique d’intérêt national. La ressource en
eau présente dans la nappe de la Saône (et la nappe du Le territoire situé entre Anse et la limite Sud du périmètre
Pliocène) permet l’alimentation en eau potable de plusieurs ����������
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a connu un développement démographique très fort ces
dizaines de milliers de personnes. Les prairies humides, qui dernières années, en lien avec la proximité de l’aggloméra-
constituent avec l’axe de la Saône un ensemble écologique � tion lyonnaise, qui a entraîné une extension considérable des
majeur, participent à l’expansion des crues qui peuvent être enveloppes urbaines, illustrant parfaitement le phénomène
longues et très étendues. L’intérêt paysager de la vallée est d’étalement urbain. Les risques de conurbation et les nuisan-
également très fort. Pour ses multiples intérêts écologiques, ces afférentes (dégradation du paysage, extension des ré-
et d’autres qui sont d’ordre économique et social, l’axe de la seaux, allongement des temps de parcours, perte d’identité
Saône constitue un enjeu majeur pour le territoire. des bourgs, etc…) sont extrêmement forts. Une organisation
spatiale du développement des différents bourgs est néces-
Le secteur des versants viticoles du Beaujolais occupe saire afin de préserver des coupures vertes et maintenir le
une position d’équilibre entre les crêtes boisées des monts ���
���� cadre de vie qui fait l’attrait du secteur des pierres dorées.
du Beaujolais et la vallée de la Saône. Les cours d’eau sont �
très vulnérables en raison des pratiques viticoles et des ��������
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Les versants du Beaujolais connaissent déjà une forte
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problèmes de débits d’étiage, mais constituent des axes pression urbaine qui risque de s’accentuer sensiblement
d’échanges primordiaux pour la faune. Le paysage est forte- lorsque les pôles urbains du val de Saône n’offriront plus des
ment marqué par les villages remarquables dont certains en capacités d’accueil suffisantes. Dans un contexte de crise du
pierres dorées. vignoble, le devenir de ces espaces, où seule la vigne semblait
�� pouvoir se développer, est un enjeu majeur sur cette partie
La sensibilité environnementale de la vallée de l’Azergues du territoire. Les nouvelles extensions urbaines devront se
est liée au cours de l’Azergues et à ses berges boisées. Cette faire de façon regroupée autour des villages et une attention
vallée étroite est très sensible d’un point de vue paysager et ��� ���������� particulière sera portée à l’intégration paysagère pour que
�� �������
constitue un corridor d’intérêt régional en lien avec la vallée ces villages remarquables ne subissent pas une banalisation
de la Saône. La continuité des crêtes boisées dominant la val- de leur paysage.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 34/ 88
Le val d’Azergues présente un potentiel d’accueil
non négligeable en lien avec le potentiel de dévelop-
pement de la voie ferrée. La vallée de la Turdine bénéfi-
cie également de la présence d’un transport ferroviaire
et devra très prochainement maîtriser l’afflux de popu-
lation qui arrivera avec l’autoroute A 89. L’enjeu sera
d’organiser le développement des bourgs en lien avec
les pôles gares afin de rendre attractif l’utilisation des
transports collectifs.

La partie Ouest du territoire étant plus éloignée des


grandes agglomérations, la pression urbaine est moins
importante, bien qu’Amplepuis bénéficie de l’attracti-
vité de la ligne ferroviaire. Les risques de conurbation
entre Cours-la-Ville, Bourg-de-Thizy et Amplepuis exis-
tent et sont à maîtriser.

Les risques et pressions sur l’environnement sont


moindres sur le territoire des vals de Grosnes, mais l’in-
tégration paysagère des nouvelles constructions devra
être surveillée pour ne pas porter atteinte au caractère
de ces villages ruraux.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 35/ 88
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 36/ 88
SYNTHÈSE DU DIAGNOSTIC SOCIO-ÉCONOMIQUE*
*.Cf. Rapport de présentation diagnostic socio-économique
** Lévy et Lussaut «Dictionnaire de la Géographie de l’espace et des sociétés» -p910- 2003
Demain quelle population ? Etat des lieux et tendances
Densité de population en 1999
démographiques
Le territoire du SCoT Beaujolais n'échappe pas aux tendan-
ces observées au niveau national. Les territoires ruraux à proxi-
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mité de grandes agglomération qui dans les années 50 et 60
avaient connu un exode rural marqué sont aujourd'hui soumis
à une nouvelle croissance démographique. Leur position privi-
Un territoire dans son approche so- �� �� ������ �� �������

ciale est "l'agencement de ressources légiée de territoires périurbains en fait des territoires attractifs
matérielles et symboliques capables notamment en terme résidentiel. Cependant en corollaire de
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de structurer les conditions pratiques nombreuses problématiques apparaissent pour l'accueil de ces ��� �� �����

de l'existence d'un individu ou d'un nouvelles populations et le SCoT se positionne comme un outil �� �� ����� ������
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collectif social et d'informer en retour pour apporter des solutions.


cet individu ou ce collectif sur sa pro- �������������������

pre identité"**. Le territoire du SCoT est cependant marqué par une hétéro-
généité des tendances démographique qui impose une analyse �� ���� �����������
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Au sein d'un système territorial plus fine des différents phénomènes pouvant être observés sur
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l'environnement et les paysages sont le territoire. ��� ���� ��


deux composantes majeures. Ils cons- ���� �������

tituent une ressource, participent for- Les évolutions démographiques de 1954 à 1999 montrent ����������������
������� ������
tement à la structuration spatiale et se dans un premier temps un exode rural important touchant �� ���� �� ������ ����� ����
positionnement comme une richesse principalement le secteur ouest du territoire puis reconquête ��������

patrimoniale qui s'est construite his-


démographique progressive de tout le secteur. Cette reconquê- �� ����������
��� ����������
toriquement.
te s’effectue avec des taux plus faibles lors de la dernière pé-
L'Homme quant à lui est à l'origine riode intercensitaire que lors des périodes précédentes. Seuls
de l'existence du système. Il le façonne l’extrême ouest et l’extrême nord-ouest connaissent encore ������� ���������
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et en dépend. L'étude des dynamiques globalement une légère baisse démographique. Cependant ��������� �������� ��� � ���
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humaines sur le territoire est primor- elle est tempérée par de forts pics de croissance. �� � ���
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diale dans le processus de construction
d'un projet de territoire durable. Dres- De manière générale la population se concentre aux franges

ser un état des lieux et définir les ten- du territoire en particulier sur le val de Saône et dans une moin- � �


dances notables à plus ou moins longs dre mesure sur le secteur Tarare Amplepuis Cours suivant un � �

termes est indispensable pour définir modèle en forme de "J". Le sud-est de notre territoire au contact
la ligne politique et le positionnement
� �

direct avec le Grand Lyon connaît lui aussi une forte concentra- � �

stratégique du projet de territoire qui


tion démographique. � �
constituent le cœur d'un SCoT.

L’état des lieux du volet socio-éco-


Le territoire du Beaujolais est globalement attractif marqué �

nomique est un des piliers de l’élabora- par un solde migratoire fortement positif en particulier dans le
tion du projet de SCoT. C’est un préala- sud-est et le val de Saône. Le val d’Azergues est aussi marqué
ble indispensable à toute démarche de par une croissance démographique avec une population qui re- � � ��� �� ����� � ������ � � � ������������� ��������� � � � ���������� � � � ����� ������� ������ �� ����� � � � ���������� ���������� � � � �� ������ � � � ��� ����� �� ����� � � � ���������� � � � ����� �������� � � � ��� �����

planification.. monte vers le Nord suivant les systèmes de vallées et les lignes Source : INSEE RP99

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 37/ 88
de chemin de fer. Parallèlement, le territoire connaît • En revanche une très forte explosion du nom- Age moyen en 1999 et Pyramide des âges
un renouveau démographique avec un solde naturel bre de logements par rapport aux indications. Source : INSEE RP99
positif excepté pour les territoires de l’Ouest (de 1995
à 2005) L’analyse des continuums urbains permet de
compléter cette observation sur l’explosion du nom-
Notons qu'entre 1990 et 1999 l’agglomération bre de logements. Elle permet d’avoir une vision de �� ���������������

lyonnaise a fourni un fort contingent de nouveaux ha- l’étalement urbain et d’avoir une approche globale
bitants au Scot Beaujolais. Cependant la tendance ob- de la structure urbaine sur le territoire, qui donne des
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servée est moins importante que sur d'autres SCOT de indications de la dynamique urbaine à l’échelle du
l’InterSCoT. Les nouveaux habitants venant de l’exté- Beaujolais. Cette notion de continuum est explicitée �� ����������
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rieur de la métropole sont quasiment aussi nombreux dans les «territoires polarisés». �� �� ����� ������
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que ceux venant de l’agglomération proprement dite.
Les habitants du Beaujolais quant à eux migrent prin- Ces observations et tendances démographiques �������������������

cipalement vers les secteurs voisins de l’Ain mais aussi sont des composantes fortes à prendre en compte
vers le Nord Isère (L’Isle-d’Abeau). pour le territoire de demain. Elles ont pour corollaire �� ���� �����������
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une réflexion approfondie sur l'habitat, l'emploi, les


Le territoire présente une certaine dualité. Il est à la services et les transports. ��� ���� ��
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fois jeune sur certain secteurs mais se caractérise pa- ����������������


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rallèlement par un phénomène de gérontocroissance SDAU VAL DE SAONE BEAUJOLAIS �� ���� �� ������ ����� ����
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(insertion pyramide des âges) marqué. Face aux taux �� ����������
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assez fort de population jeune de l'Est s'oppose l’ouest
et plus particulièrement le nord-ouest avec des popu-
lations bien plus âgés. ��� �����
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La pyramide des âges illustre un déficit au niveau ��
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des 0-20 ans et des 30-50 ans aussi bien chez les hom-
mes que chez les femmes. Par contre pour les plus de � �

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60 ans on constate une surpopulation par rapport à � �

celle de l’Interscot. Un autre phénomène se met en � �

marche, celui de la géronto-croissance, c’est-à-dire la � � � �

part croissante des plus de 80 ans dans la population � �

des plus des 60 ans et plus. Deux poches très nettes �




apparaissent l’une au nord Ouest : secteur de Monsols


et de Beaujeu, au sud-ouest : la communauté d’Ample-
puis-Thizy. � � ��� �� ����� � ������ � � � ������������� ��������� � � � ���������� � � � ����� ������� ������ �� ����� � � � ���������� ���������� � � � �� ������ � � � ��� ����� �� ����� � � � ���������� � � � ����� �������� � � � ��� �����

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Si l'on s'intéresse aux projections démographiques �� ���� ���������� ��


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du SDAU Beaujolais Val de Saône de 1982 l'on constate ������


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que sur ce territoire les volumes de population prévue


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soit 23 000 habitants supplémentaires sont globale- �����


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ment atteints à l’étape intermédiaire, c’est à dire pour �����


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la période 1990-95, mais : �����


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• Moins dans les secteurs les plus urbains �����


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• Forte progression au sud-est Ce Schéma Directeur d’aménagement et d’urbanisme n’a jamais �����

été appliqué ���� ��� ��� ��� ��� ��� ��� ��� ��� ��� ����

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 38/ 88
Rappel méthodologiques Depuis le 1er janvier 2009, chaque commune aura ��� �������� ���������� �� ����������
chaque année une population légale ou municipale �����������������
Recensement actualisée prenant effet le 1er janvier. Les derniers recen- ���������� ��� ���������� ����������� ���� ������������������ ��� ������������ ���������������
������������������
sements complémentaires auront donc lieu en 2007 et �
Lorsqu’on évoque les chiffres de populations, � ��������� �� ����������� ���� ��� ���������� ��� ��������� ����� ���� �� ���������� �������� ��� ����� ����������
����� ���� �� ������

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leurs résultats homologués prendront effet le 1er janvier
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����������� ���� �� ������ �� ����� � ���������� �������� ���������� ��������

des contradictions se font jour et pourtant chacun à � �������� �� ���������� ��������� ��������� ���� �� �������
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2008. �� �� ������� �� ����� ����� ��������


raison. Souvent, les uns parlent de population totale, ���������� �������� ���� ��� ������������
�������� �������� �� ����� �

d’autres de population municipale, d’autres encore de Le nouveau recensement


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population des résidences principales ou encore de ���������� ��� ������������� ���������� ��� ��������������
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population sans doubles comptes. Tous les chiffres de �� �� ������� ���������� ����� � ���������
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recensement sont produits par l’INSEE. ���� ���������� ��� ��������������
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La population totale sert dans tous les textes légis- ���� ������� ���� ���� �����
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latifs ou réglementaires pour définir son champ d’ap- ����
���������� ���
��������������
plication. La population sans doubles comptes, quant ��������������
�� �� �� �� ����
à elle, permet d’effectuer des sommes de populations ���� ��� ���
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de plusieurs communes sans risques de commettre �������������������������
������������������������������� ���������������
des erreurs. Définition valable jusqu’au 31.12.2008

Pour décrire les caractéristiques de la population et ������� ������������� ����������������������


de son habitat, il est fait référence à la population des ré- � ������������� �� ���� ������
sidences principales. Cette catégorie représente suivant ������ ������� ������� ���� �� � ���
���������
la communes de 80 à 100 % de sa population. C’est cette
catégorie qui est la plus fréquemment utilisée dans les �

descriptifs, les rapports de présentation des documents � �� ������ �� ���� ������ ��� ��������
������� �� ������ �������� ���� �� �����
ou des projets d’urbanisme ou de territoire. ��� ��� ������ ����� �� ������ �����������
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Le Recensement complémentaire �

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Un recensement complémentaire ne consiste pas à réaliser Source : INSEE RP99 ������ �������� ���� �� ����� �� � ��� ���� ����������

un recensement général de la population de la commune con- Le recensement est effectué en deux groupes : ������ ����� �� ������ ����������� ���� ����� �������� ��������

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cernée, mais à déterminer selon certaines règles un accroisse-
� �� ������ � �� ���� ���������� �����
ment de population qui sera, le cas échéant, ajouté aux chiffres Cf. Annexe 4 données complémentaires sur le recensement ���� ��� �������� ��� �������� ������� ���� ����������

officiels. Dans un recensement complémentaire, ne sont recen- �� ������ �������� ���� �� ����� �� � ��� �������� ��������

Les communes de moins de 10 000 habitants ������ ����� �� ������ ����������� ����
sés que les logements neufs ou en cours de construction ainsi ����� ����� �

que les communautés neuves ou en cours de construction (par Elles sont recensées désormais une fois tous les cinq � ������ ����� ������� �� ����� �������
���������� � �� ���� ���������� ��������
exemple une maison de retraite). ans par roulement. À cet effet, elles ont été réparties en �� ����� �� � �� ��� ������ � �����������
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cinq groupes, selon des règles précises qui assurent le �� ��������� �������� ��������
Pour être homologués, les résultats du recensement com- �
même poids démographique à chaque groupe. Chaque
plémentaire doivent faire apparaître : � ��� �������� ��� ��������� � �� ����
année, l’enquête de recensement porte sur la totalité ��������� �� ���� ������ ���� ��������� ���� ����������

��� �������� ��������� ���� ���������


- une augmentation de 15 % de la population (en de la population et des logements des communes du �������� ��������

prenant en compte dans les résultats du recensement com- groupe concerné. Au bout de cinq ans, l’ensemble de �

plémentaire la population recensée et la population fictive) ; la population des communes de moins de 10 000 habi- � ������ ������� ��� ����������
� ����������� �� ������ ������� ����� ����������� ��
- et un nombre de logements neufs ou en cours de tants aura été recensé. ��������� ��� �������� ������� ������ �� ����
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construction au moins égal à 25. �

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 39/ 88
Dans les communes de 10 000 habitants ou plus Si l’unité urbaine s’étend sur plusieurs communes,
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l’ensemble de ces communes forme une agglomération


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Un échantillon de la population est recensé chaque


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multicommunale ou agglomération urbaine. Si l’unité


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année. La collecte annuelle porte sur un échantillon urbaine s’étend sur une seule commune, elle est dénom- ������������
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d’adresses tirées au hasard et représentant environ 8 % mée ville isolée. ��������


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de la population. Au bout de 5 ans, l’ensemble du terri-


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toire de chaque commune aura été pris en compte, et Remarque :


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40 % environ des habitants de ces communes auront été Ces seuils de 200 mètres pour la continuité de l’habi- ������
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recensés. Les statistiques élaborées à partir des enquêtes tat et de 2 000 habitants pour la population, résultent de �������������� �����
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de recensement seront représentatives de l’ensemble recommandations adoptées au niveau international.


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de la population.
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Une partie des 137 communes du Beaujolais appar- �������� ��������������������������

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La fréquence de la collecte est donc quinquennale tient à quatre aires urbaines : Lyon, Villefranche, Tarare,
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pour les communes de moins de 10 000 habitants, et Macon. ������


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annuelle pour les communes de 10 000 habitants ou


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plus. L’enquête de recensement est exhaustive dans le La carte ci dessous présente les années de recense- Unités urbaines ���� Aires urbaines
premier cas ; c’est une enquête par échantillon dans le ment des différentes communes du SCoT Beaujolais. Les
second. résultats sur les variations de population observées sont Variation de population de 1999 à 2004 ou à 2007
présentés dans les quatre cartes ci-contre. �����������������
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Les aires urbaines : L’aire urbaine une approche nouvelle


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du peuplement industriel et urbain ���� ��
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Aire urbaine

Une aire urbaine est un ensemble de communes,


d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle
urbain, et par des communes rurales ou unités urbai-
nes (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la
population résidente ayant un emploi travaille dans le
pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. (Cf.
Encart ci contre)
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Pôle urbain ������� �������


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Le pôle urbain est une unité urbaine offrant au moins


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5000 emplois et qui n’est pas située dans la couronne
périurbaine d’un autre pôle urbain

Unité urbaine

L’unité urbaine est une commune ou un ensemble


de communes qui comporte sur son territoire une zone
bâtie d’au moins 2 000 habitants où aucune habitation
n’est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. En
outre, chaque commune concernée possède plus de la
moitié de sa population dans cette zone bâtie. ������ ����� ����������
Les communes en gris seront recensées en 2008. Pour les communes de Tarare et Villefranche (+ de 10 000 habitants) les
estimations sont au 01/07/2006 de 10 800 hab pour Tarare et 31 700 pour Villefranche

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 40/ 88
Méthode de calcul des besoins en logements Incidence de la taille des ménages sur les besoins en logements
Définition Impact taille des ménages

Le parc de logement est composé de : Population


• Résidences principales (RP) (75-85 %) stable 1999 2030

• Résidences secondaires
• Logements vacants Pop des RP 180 015 180 015 180 015 180 015 180 015 180 015 180 015 180 015 180 015
• Logements occasionnels Total 70 895 1 111 2 581 4 111 5 707 7 372 8 059 8 758 9 469

La taille des ménages est calculée ainsi : Populations des RP/Nombre de RP Taille 2,54 2,50 2,45 2,40 2,35 2,30 2,28 2,26 2,24
Population
Fondamentaux +45 000
habitants 1999 2030
Lorsque l’on construit 100 logements seuls 80 servent à l’accroissement du parc, les 20 autres remplacent des
logements détruits ou désaffectés. Pop des RP 180 015 225 015 225 015 225 015 225 015 225 015 225 015 225 015 225 015

Total 70 895 19 111 20 948 22 861 24 856 26 938 27 796 28 669 29 558
La taille des ménages de 1999 est de l’ordre 2,54 personnes par RP, l’hypothèse retenue pour 2030 est de 2,30.
Taille 2,54 2,50 2,45 2,40 2,35 2,30 2,28 2,26 2,24
Si l’on applique au Beaujolais les tendances régionales de la taille des ménages telles que prévues par l’INSEE, la
taille des ménages serait plus proche de 2,24 en 2030. Calcul 27 796-26 938 = 858

Hypothèse la + probable
Une variation de 0,01 personne par logement correspond à environ 425 logements soit environ 1/4 à 1/3 de la
production annuelle actuelle de logements du Beaujolais.

Méthodes de calculs

Pour compenser la baisse de la taille des ménages, pour une population constante (180 000 habitants des RP) il
faut produire de 7 400 (7 372) à 8 000 (8 059) résidences principales sur la période 1999-2030.
Méthode de calcul du nombre de logements à réaliser d’ici 2030
Pour accueillir les 45 000 habitants il faut produire de l’ordre de 27 à 28 000 RP.

Comme les RP représentent 85 à 90% des logements :


• (27 000/85)*100 soit 31 765 logements ou
• (27 000/90)*100 soit 30 000 logements

Comme pour la construction de 100 logements, l’accroissement du parc est de 80 :


• (31 765/80)*100= 39 706 logements
• (30 000/80)*100= 37 500 logements

Donc pour accueillir les 45 000 habitants supplémentaires il faut réaliser environ 40 000 logements c’est-à-dire
0,9 logement par habitant supplémentaire.

Quelques données de références

• La DTA adopte le coefficient de 1,7 logement par habitant supplémentaire


• Le scot Sud-Loire retient 1,4
• Le scot des Rives du Rhône 1,2

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 41/ 88
Habitat, pression foncière des tendances qui de- La construction neuve représente actuellement sur
vront être encadrées pour définir de nouveaux le territoire environ 1 500 logements par an, 1 100 dans
modes d'habiter le Beaujolais rouge (dont un tiers sur l'agglomération de Construction moyenne annuelle entre 2002 et 2006
Villefranche) et 300 sur le Beaujolais vert. Globalement
Le territoire du Beaujolais se caractérise par des for- Construction moyenne annuelle 2002 2006
sur le territoire, lorsque l’on construit 100 logements seuls
mes d'habitat diversifiées détaillées dans le chapitre sur 82 servent à l’accroissement du parc, avec une différence
10 - 1 000 (29)
les paysages. De plus le phénomène de rurbanisation et notoire dans le Beaujolais rouge : où la quasi-totalité de la 5-
3-
10
5
(34)
(30)
de périurbanisation se décline de manière hétérogène construction neuve sert à l’accroissement du parc, tandis 1-
0-
3
1
(33)
(11)

sur le territoire. Dans ce cadre certaines tendances et que dans le Beaujolais vert, les deux tiers de la construc-
données chiffrées localisées apportent une meilleure tion neuve servent à reconstituer le parc démoli.
MONSOLS
appréhension du phénomène urbain et de l'habitat sur
le territoire dans l'optique de définir une stratégie appor- En matière de construction le territoire est marqué
tant les réponses les plus adéquates aux problématiques par un règne de la maison individuelle qui s'inscrit dans
actuelles et à venir. une tendance générale observée au niveau national. La BEAUJEU

période de 1999 à 2004 le confirme toutefois les centres


D'une manière générale on observe une concentra- urbains du Val de Saône et de petites poches dans l’ex-
tion de "grands" ménages au sud-est et le long du Val de trême nord sur la communauté du haut Beaujolais font COURS

Saône et de "plus petits" ménages au nord et à l’ouest du exception. Toutes les Communautés de Communes ont
territoire. Parallèlement hormis dans les centres urbains vu s’accroître leur parc de logements à l’exception de SAINT-GEORGES

on relève une très forte proportion de ménages proprié- celles de l’extrême ouest. Ce développement résidentiel LAMURE DE-RENEINS

BOURG-DE
taires de leur logement. Cette tendance a été confirmée est fortement consommateur d’espace. La consommation THIZY

entre 1990 et 1999 avec une augmentation de 52 à 57 d'espace par logement est de :
% des ménages propriétaires. En outre la proportion de VILLEFRANCHE

ménages logeant dans le parc HLM (17%) s'est accrue au • 1300 m², hors voirie, pour le Scot Beaujolais (mal-
détriment du locatif privé. Les proportions de logement gré le poids important de l'agglomération caladoise qui AMPLEPUIS

social par commune sur le territoire ainsi que le déficit en tire cette moyenne vers le bas) 44 communes
ANSE

comptent
logement des communes soumises à l’article 55 de la loi • 920 m² à l'échelle de l’Interscot en moyenne sur BOIS-D'OINGT
la période moins
SRU sont présentés sur la page suivante. • 250 m² pour Scot de l’agglomération lyonnaise de 3 constructions TARARE
CHERES
• 400 m² sont artificialisés pour chaque nouvel
On observe une concentration du parc locatif social : habitant accueilli sur le territoire.
LOZANNE

• Le long du Val de Saône essentiellement sur les Parallèlement une certaine précarisation est en mar-
Source : MEDAD Sitadel logements commencés
"agglomérations" caladoise et de Bellevilloise che sur le territoire. En effet une grande partie de la cons-
• Sur la commune de Tarare truction neuve est réalisée grâce au support des prêts à
• Et dans la communauté d’Amplepuis Thizy taux zéro (PTZ) en particulier sur les secteurs à proximité
des gares ferroviaire de voyageurs de Tarare, Saint Geor-
Entre 2000-2005, d’après les exploitations de l’agence ges, Belleville ou Lamure-sur-Azergues. Dans certaines
d’urbanisme sur les données de SPOT Théma en 2006, la communes, les logements construits en PTZ entre 1997 et NB :Sur la période 44 communes comptent en moyenne moins de 3 constructions ce qui
tache urbaine s’est accrue de 3 % sur le beaujolais (4 % au représente une production totale sur la période de 343 logements.
2004 représentent un logement sur cinq voire quatre du
niveau de l’Interscot). Pour être plus précis, en 2005 la ta- parc total de 2004. Ce qui peut amener une fragilisation
che urbaine était de 14 751 ha contre 14 323 ha en 2000. des nouveaux résidents. Parallèlement l'impact paysager
De manière générale la pression foncière s’accentue de ce type de production peut être problématique dans
en particulier sur le Sud-est et la vallée de la Saône en une stratégie de valorisation du patrimoine bâti.
liaison avec la métropole lyonnaise.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 42/ 88
Formes urbaines
De par sa variété et son hétérogénéité le Beaujolais présente plu-
sieurs types de structurations urbaines. Elles peuvent être regroupées
en quatre grands modèles détaillés dans le volet paysage de ce rapport
de présentation :

• La ville centre
• Le réseau de bourg
• La structuration en hameaux
• La ville continu

Dans ce contexte hétérogène et face au phénomène de rurbanisation


et de périurbanisation, en marche sur le territoire, la recherche de la
densification et la limitation de la consommation d’espaces naturels
est à adapter en fonction des potentialités et des réalités locales. C’est
avant tout la cohérence des projets urbains, tant dans leur implantation
en greffe d’espaces déjà urbanisés que dans la recherche de formes ur-
baines denses s’intégrant dans les logiques existantes, que les solutions
seront à trouver.

Ci contre différents exemples illustrent le fait que même si le loge-


ment collectif reste la forme urbaine la plus dense, la densité se pense
aussi à l’échelle de l’habitat individuel, de l’individuel groupé et du semi
collectif qui peuvent être des formes urbaines plus adaptées à certains
projets urbains. En outre les variations de CES–Coefficient d’Emprise
au Sol–, de COS–Coefficient d’occupation du Sol–l’implantation des
bâtiments par rapport aux limites séparatives, l’intégration des voiries
au système viaire existant sans nécessité de retournement, l’utilisation
des espaces interstitiels et des dents creuses, la proximité du bourg et
des équipements structurants doivent être intégrés en amont de tout
aménagement pour être garant d’un urbanisme de qualité.

Ainsi plus encore que la densité brute c’est la notion de projet urbain
intégré et de qualité qui doit conduire à une utilisation plus rationnelle
de l’espace., adaptée au réalités et aux logiques territoriales. .

Pour une meilleure approche environnementale des projets urbains


se reporter à l’annexe AEU de l’ADEME en PAGE 68
Exemples pris sur le territoire su SCoT Beaujolais

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 43/ 88
Sur le territoire du SCoT on dénombre un PLH ar- �� ���� ��� ���
Communes d’implantation des Aires
Démarches PLH sur le territoire du SCoT
rêté et trois PLH en cours d’élaboration ou de révision d’accueil pour le passage et le séjour
(cf. Carte ci-contre). L’articulation SCoT-PLH devra per-
mettre, entre autre, de décliner plus finement les pres-
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aux particularités de chaque territoires. ��
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L'encadrement du phénomène urbain sur le ter-
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% de logement social dans le parc des RP

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Source : INSEE RP99

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 44/ 88
Transports et Déplacements : Infrastructures et ces variables. Repenser les transports passera aussi par
déplacements deux composantes à organiser de nouveaux mode d'habiter de travailler et d'amé-
durablement nager le territoire. La question des transports et des
déplacements est donc transversale et devra donc être Les secteurs de l’Enquête Ménage
Dans une société où les déplacements sont de plus intégrer aux autres champs de réflexion. Déplacements
en plus importants et ou la mobilité est une compo-
sante en perpétuelle évolution, les infrastructures Synthèse de l’Enquête Ménages Déplacements
existantes et en projet sur le territoire se positionnent
L’étude ménage déplacement—EMD— réalisée à
comme un support incontournable dans l'élaboration
l’échelle de la métropole lyonnaise au cours de l’année
des stratégies. En outre la prise en compte des problé-
2006 fournie des renseignements précieux aussi bien
matiques énergétiques, de saturation des axes et de
dans une approche métropolitaine que dans une ap-
pollution semble primordiale. Le Beaujolais possède,
proche propre au Beaujolais pour penser et planifier
pour faire évoluer sa dynamique de transport, d'un
les déplacements de demain.
certain nombre d'atouts, notamment le rôle majeur
que joue la Saône et l'existence d'un réseau ferré bien Le principal objectif de l’étude est de connaître les
maillé. Ce dernier verra demain ses potentialités ren- pratiques de déplacements des populations, à une échelle
forcées grâce à la mise ne place du cadencement dans adaptée à la réalité de leur fonctionnement quotidien . Elle
le cadre du projet REAL—Réseaux Express de l'Aire permet de contribuer à la création d’une culture commune
urbaine Lyonnaise—. sur un territoire partagé autour de la question des déplace-
ments et de disposer d’un état de référence pour mesurer
Depuis 1975 le Beaujolais connaît une croissance les évolutions à venir. Enfin elle permet de disposer d’une
de la dépendance automobile. En effet depuis cette base de données exhaustive et partagée pour alimenter les
date le nombre de voitures par ménage n’a cessé partenariats entre collectivités, et coordonner au mieux les
d’augmenter. L’enquête cordon de 2005 confirme politiques
cette tendance. Elle met cependant en avant léger un Le périmètre
rééquilibrage des déplacements centre-périphérie au
bénéfice de cette dernière. Les déplacements entre L’enquête EMD a été réalisée sur un périmètre qui
l’agglomération lyonnaise et le beaujolais ont plus est le plus vaste jamais enquêté sur le territoire fran-
que doublé, les déplacements entrant dans le Beau- çais à savoir l’aire métropolitaine lyonnaise, c’est-à-dire
jolais entre 1990 et 2005, pour atteindre plus de 8 500 Les bassins de vie à partir ou en direction desquels
déplacements quotidiens. Les déplacements entre le s’organisent les déplacements avec l’agglomération
Beaujolais et l’agglomération lyonnaise se sont accrus lyonnaise, hors agglomération stéphanoise, enquêtée
de plus de 60 % et l’ensemble des migrations domicile- en 2001. Ce territoire représente :
travail représente la moitié des déplacements. Le quart
des 50 000 déplacements sont ceux à motifs profes- • 460 communes réparties sur trois départe-
sionnels, c'est-à-dire réalisés dans le cadre de l'activité, ments
qui contrairement aux déplacements domicile travail • 1,9 million d’habitants
sont très difficilement compressibles. • 11 000 ménages enquêtés
• 26 000 personnes interrogées
La problématique des transports est-elle la résul- • 90 000 déplacements recensés et décrits
tante d’un habitat souvent dispersé, d’un éloignement
des services de proximité et des bassins d'emploi ou
encore un nouveau mode de vie ? La réponse réside
probablement dans la réunion ou la convergence de

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 45/ 88
Des exploitations et des analyses ont été réalisée à Les résultats spécifiques du secteur beaujolais
l’échelle :
Descriptif synthétique du territoire d’enquête :
• de l’agglomération lyonnaise ;
• de l’agglomération viennoise ; • 147 communes ;
• de l’agglomération nord-isèroise ;
• du Beaujolais ; • 207 300 habitants ;
• de l’ensemble du périmètre ; • 1 200 ménages enquêtés ;
• Des fiches sur le reste du Rhône, de l’Ain et de • 2 600 personnes enquêtées ;
l’Isère.
• 10 000 déplacements décrits.
Les déplacements métropolitains: combien de temps sur • 10 % de la population de l’aire métropolitaine
quelles distances ?
lyonnaise ;
• Un habitant fait en moyenne 3,50 déplace-
ments par jour ; Qui sont les habitants du beaujolais ?
• Il consacre entre 57 et 80 minutes par jour en
Définition d’un déplacement : action pour une personne de se rendre d’un lieu (origine) à
moyenne à ses déplacements ; • 61 % des habitants travaillent ou étudient ; un autre lieu (destination) pour réaliser une activité, en utilisant un ou plusieurs modes de
• Pour effectuer entre 11 et 37 Km suivant les • Plus de la moitié des ménages disposent d’au transports sur une voie publique.
secteurs. Les déplacements recensés sont effectués par les habitants du périmètre d’enquête, y
moins deux voitures. compris lorsqu’ils en sortent et qu’ils y rentrent.
Comment se déplacent-ils ?
Combien de déplacements et quelles distances ?
On observe une utilisation très différente des
modes de transport selon que l’on habite dans ou en 805 000 déplacements sont réalisés chaque jour
dehors de l’agglomération lyonnaise ;
par les habitants du secteur Beaujolais :
Si la voiture assure en moyenne 58 % des déplace- • Ils font en moyenne 3,89 déplacements par
ments dans le périmètre global, elle représente moins
d’un déplacement sur deux dans le Grand Lyon et les jour, dont 2,79 en voiture ;
trois quarts des déplacements dans les autres secteurs • Leur mobilité globale est supérieure de 14 %
de l’aire métropolitaine. à celle de l’ensemble du territoire et celle en voiture
Où se déplacent-ils ? supérieure d’un tiers ;

On distingue des territoires fortement autonomes • Un habitant du secteur Beaujolais parcourt en


avec plus de 80 % des déplacements des résidents du moyenne 27 Km dans un jour de la semaine.
Nord-Isère, du Viennois, du Beaujolais restent dans leur
territoire. Mais il existe cependant une forte relation à Motifs de déplacements
l’agglomération lyonnaise la moitié de ce qui sort d’un
territoire est un échange avec l‘agglomération lyon- • Un déplacement sur trois est lié au travail ou
naise. Les échanges avec l’agglomération lyonnaise se aux études ;
font en moyenne à 85 % en voiture. Ceux effectués en
car et en TER représentent, selon les liaisons, entre 6 % • Près d’un déplacement sur sept est un accom-
et 12 %. pagnement.
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 46/ 88
Moyens de déplacements

La voiture est utilisée de façon prépondérante (+


de 550 000 déplacements par jour) alors que sont
réalisés :

• 17 000 voyages en transports scolaires


• 8 500 voyages en TER
• 5 000 voyages en cars interurbains
• 3 000 voyages quotidiens sur le réseau urbain
"STAV".

Où se déplacent-ils ?

Globalement 805 500 déplacements, dont 77 000


quotidiennement réalisés avec le reste de l’aire métro-
politaine lyonnaise. Parmi ceux-ci 55 000 déplacements
(soit 71 %) sont réalisés avec le SCoT lyonnais dont :

• 25 500 avec Lyon-Villeurbanne (dont 64 %


en voiture et environ 25% en TER et en cars interur-
bains) Les avis sur les déplacements
• 29 500 dans le reste du Grand Lyon (dont 95% Pour la CAVIL
en voiture)
Les habitants de la communauté d’agglomération
Quand les habitants du secteur Beaujolais viennent de Villefranche-sur-Saône sont, pour moitié, satisfaits
sur Lyon, environ 1 sur 9 utilise le réseau TCL. des conditions de déplacements dans la ville, tout en
trouvant en majorité que la circulation s’est dégradée.
Sur l’ensemble de ces déplacements, 83 %, soit 668
000, se font à l’intérieur du secteur Beaujolais : Selon vous, au cours des dernières années, com-
ment la circulation dans Villefranche-sur-Saône a-t-elle
Leur répartition montre : évolué ?

• Une attractivité certaine de Villefranche-sur- Pour l’ensemble du Beaujolais


Saône avec 95 500 déplacements internes et 88 500
Les habitants du Beaujolais considèrent comme un
déplacements d’échange avec le reste du secteur
point plutôt important de la vie locale, à 57 % les trans-
Beaujolais.
ports en commun et à 70 % la circulation.
• Une forte autonomie des autres secteurs
d’enquête, avec entre 100 000 et 160 000 déplace- Par ailleurs, 53 % des habitants de l’agglomération
ments internes, compte tenu de leur grande étendue de Villefranche-sur-Saône connaissent le réseau de
géographique. transports urbains, mais 84 % n’utilisent pas ou très
rarement ces transports urbains. 81 % des habitants
n’utilisent pas le train pour se rendre à Lyon.
Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 47/ 88
Pour l’avenir, les premières attentes sont l’améliora-
tion générale de la fréquence et des temps de parcours,
mais aussi une extension du réseau.

Pour les déplacements vers Lyon

Ils pensent en majorité que l’accès à Lyon en voi-


ture se dégrade et qu’il faut agir. Ceci est illustré par
la répons à la question : «À votre avis, au cours des
dernières années, l’accès à Lyon en voiture aux heures
de pointe s’est» :

En % SCoT Nord Beau- Vienne Périurbain


Lyon Isère jolais
Plutôt amé- 5 5 5 4 5
lioré
Plutôt dé- 52 53 48 56 57
gradé
Resté sans
21 21 24 23 21
changement
Sans opinion 22 21 23 17 17

A la proposition: Faut il continuer à développer les


transports collectifs, même si on est obligé pour cela
de gêner les automobilistes? On recueille une majo-
rité d’opinions favorables . Sur l’ensemble su territoire
d’enquête ont observe les % suivants :

En % SCoT Nord Beaujo- Vienne Périurbain


Lyon Isère lais
Opi- 79 80 75 84 82
nions
Favora-
bles

Les populations sont donc prêtes aux changements


dans leur relation aux transports. Dans ce cadre l’EMD
constituent une base précieuse :

• pour améliorer et coordonner les politiques


de transports ;
• pour développer notamment les transports
collectifs, à la bonne échelle ;
• pour aménager de façon durable l’aire métro-
politaine lyonnaise.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 48/ 88
Un maillage viaire structuré et de nouveaux mettent un accès aux bourgs industriels d’Amplepuis
projets à Cours. Enfin la RD338 permet une liaison rapide entre
Villefranche et Tarare. Un troisième niveau complète
Le réseau routier ces voiries structurantes. Enfin il existe un maillage
dense de voies communales ou communautaires.
Le territoire du SCoT est marqué par la présence de
voies structurantes sur ses franges : l’autoroute A6 à Deux grands projets sont à prendre en compte
l’est le long de la Saône, doublée par la départementa- dans un avenir plus ou moins proche :
le 306 (ex RN6). Au sud la RN7 coupe et tangente notre
territoire. Un deuxième niveau apparaît, mis en place Premièrement le territoire du Scot Beaujolais re-
au 1er janvier 2006, avec au nord la RD337, liaison Est- cevra prochainement l’autoroute A89, et à la jonction
Ouest, au centre la RD385, axe d’irrigation de la vallée entre cette dernière et l’autoroute A46. Ces nouveaux
tracés auront un impact fort sur le sud du territoire. Source : DDE 69 / Service circulation sécurité - cellule départementale d’exploitation et de
de la l’Azergues, plus à l’ouest les RD313 et 308 per- sécurité Service des routes départementales - Pôle aménagement
Une réflexion approfondie est d'ores et déjà en cours
Trafic de véhicule sur les voiries du SCoT Beaujolais
LÉGENDE

D23E
Poste permanent (S.I.RE.DO.)

D2
D23

3
MJA tous véhicules 2005
D22
7
D98

D5

(pour les deux sens de circulation)


D5

D68
E

D22
82 879
Variation 2005 / 2004 (en %)
E
D66 + 0,3 %

D627
1 478 D987 D5
14 970
PR 41+000 D17
3 MJA poids lourds 2005
D52E

D2
2
D2

PR 0+000
D23 Un PL est un véhicule dont la longueur est supérieure à 6 m.
D137
D23
D18

732 D644
NC : chiffre non connu
D66
D43

D6
D5

PR 25+150 8

PR - Point de Repère
Paris
6
D62

D52
2 D1
D2 D17 37
E
D32 D17
1 234
D66 D43
D1 PR 0+850 Poste secondaire (tournant)
D1

3
D2 D17 7E
D4

D17
8

Monsols
3

2
D3

9 987 MJA 2004

2
D68E
1 383 PR 0+000
D68
D66E PR 35+900 4 959
MJA 2005

6
D43

D2
D3
2
433 PR 0+000
64
D3 2 1 036
D1

PR 15+000 PR 24+000
D10

1 619 D4
D164 D68
D6
8E MJA : Moyenne Journalière Annuelle
D86

3 D32 1
PR 24+900 D3
2

D18
D5

2
D1
1 624
Voies
8E
6

1 292 2
D2

PR 7+000
PR 23+000
3 618 D1
8 1
8E
Autoroutes

2005
- 0,3 % D1
D68

D39
6
D2

1 156
D11

326 1 254

2006
1 916
3

D3
D2

Routes Nationales
9E

D119 PR 18+000 2 PR 1+000


PR 30+250
2

PR 21+030 D4
E1
D6

3
D37
22

D119
Routes Départementales
D10

D8
D485 7 6 D86E
D3
5 983 D3

N6
D1 D9
8 2
D119

3 457 D9E2 4 949


PR 17+700
Voies Grand Lyon
36

PR 29+100 D129E D37 PR 1+950


D1

1 351 2 932
D2

607 D37 D9
1 756 D9 D9
PR 0+950
PR 9+300
PR 27+000 Beaujeu 1 164
PR 7+950
13 013 Échelle : 1 : 120 000
D18
D119
2 077
PR 2+200
D139
- 1,8 % PR 7+000
0 1 2 3 4 5 km
D110

D9 1 067
D110

D658 8
D6
D139

D129E
5 875
E

1 981 D78 D78 9 158


D119

PR 4+200

LÉGENDE
PR 2+000
D129

PR 4+500 + 1,9 %
E1

D37 D69
D54

e
D10
D602

916

ôn
D1

778
D10

D645
D110

35

PR 15+100

Sa
D48

8 473 978 PR 6+617


D69

La
5

PR 13+000

RÉSEAU AUTOROUTIER (ou assimilé)


PR 12+000
D23

D9

8 D68E
0 591 D6
D1 1 792 10 043
D1

PR 22+050 D109E
PR 5+000
8
D9E

47 PR 15+900 D37
D108

D6 D37 D
4
D108

D37
713 D6 D37
D9 5 369
D68

11 468
Trafic en véhicules par jour
PR 2+100 D9 D603
PR 10+700 7 927 PR 1+700
2 450 Belleville
D129

- 0,0 %
D659

2 333 PR 15+450
2 087 838 N.C.
supérieur à 50 000
D6
2 583
D54
D10

D8 D6 48 PR 11+000 9 D37
PR 28+950 4 PR 20+500 PR 13+000 D43E 1 329 PR 2+415 D10
D64
E1
D10 PR 3+000 14 412
D48

8 8E PR 0+300
D8D D6 9 437
de 30 001 à 50 000
D64
5

D62
D43

D7
2 932 PR 8+500
D64E D64 PR 4+000
D9 D9 D62 D68 15 517
4
472
de 10 001 à 30 000
D6

2 731 1 310 D62 PR 10+500


21

PR 9+600 D108 PR 16+150 D9


PR 26+000 2
52 D9
D88 D6 D68
D6
0

de 5 001 à 10 000
46
D2

D9
D6
3 073
D9
D56

D133 PR 1+000
D43

D133 D62 D133 4 970


PR 4+000
D8

8E
D8 D88
3 154 1 090
D163

D9 D8 PR 4+000
E

D5

LÉGENDE
D44
05

8 PR 1+000
4E
D10

6 D49
D6
D9

2 E
Lamure-sur-
D56E

D485

D8 D8 D49
D20
D6
D657
Azergues 8
E

D49
D617 D19E2 1 083 17 026
4 901
RÉSEAU NATIONAL
D3 7 473
D19

A6

04 D56 D54 5 PR 9+000


6 282 D6 - 0,8 % 9E 1 149 PR 5+000 - 7,3 %
PR 20+100 D4 A
D8
2
250 PR 37+100 D20 1 243
D94 D44

ET DÉPARTEMENTAL
D76

N6
D54E

PR 14+500
D58

D94
D94 PR 18+320
D4

19
D6 D19A 8 445
3

D605E 9
04 D504 D4 PR 1+800
D504
D5 7 969
D94

D76

04 1 475
Trafic en véhicules par jour
D43E
D44

D5 49 PR 2+900
D54

PR 31+000
D6 D19 2 503
1 11 343
A

D35
A6

+ 5,8 %
D4

PR 3+150
D43

D9
D10

D634
Thizy 828
supérieur à 15 000
D56

E3
2 187 D116 1 136 D44
11 577
D5

D9
D623

PR 18+200
6

PR 41+000 PR 18+500 PR 0+300


D7
04

D70

49
de 10 001 à 15 000
D8

D44
D485

D116E

D6
D35

2 496 D76E D35E D44E


D5

D98 PR 50+000 17 359 D44 20 996


1 585
04

5 583
de 5 001 à 10 000
D

- 1,9 % + 1,0 %
D70

2 887 PR 2+900 D504 PR 55+200


D1

D504 PR 8+050 4 877 796 642 2 331


17 937
16

PR 25+000 PR 1+000 D84E 2 204 PR 1+250


PR 59+000 PR 4+350
D56

7 078
de 2 001 à 5 000
D76

D98
4E

4
57

1 792 PR 2+100
0

D8
D8

D1

D1

D8

D504
PR 17+000 D3
8 20 001
2 759 D84
D84 PR 4+000 Villefranche- PR 4+750
D98 D19
sur-Saône
de 1 001 à 2 000
PR 28+850 D82 D70
D31
13 002 D3
8 17 692
D13
D166 D13 D31 PR 3+800 24 455 PR 59+000
D13 2 726 8 828
E3 3 D618 D76 + 20,5 % 19 770
D8

D13E PR 29+900
de 501 à 1 000
+ 0,4 % PR 22+716
Amplepuis 1 498 1 418
D8

D13
3 829 600
E1

D116 PR 3+000
PR 22+950 D8 PR 25+000
D120

2 D607
D130 PR 4+870

3 158
1 459 inférieur à 500
N6

D13E2 D19
6 017
D6

PR 0+500
D70E

239
65

PR 19+000 PR 30+500 D96


E

PR 6+500
D96
D10
1 492 D70E
6

D656 D39
1

D62 PR 0+900
D9
D3

D8 9
3 507 11 132
D1

D9
06

PR 27+960
D38

PR 11+900
D3

3 622
6

D56
D8

D38E3
Anse
1E

0
2

+ 2,0 %
D120

D63
D165

D60

0
293 9 D3 A46 NO
7

D76

D3
D87

D31 RD
2 209
D87E

PR 12+080 D4 7 D39 D51


PR 12+000 85 D60 D39

Roanne
9 592
Le Bois 2 992
D1
D8 3 3 429 1 964
8 PR 0+950
2 983 d'Oingt PRD8+300 D607 PR 15+000
D38E

PR 8+000 D3
28

D51 D87 7 895


D6
D5

+ 2,0 % 39 12 905 E - 0,8 %


6

Cette carte a été élaborée à partir de comptages (sources DDE, Conseil


D1
245
D30

D56E1 + 2,3 %
N6

3E 418
20

D131

D70
1

N7 1 D5
D1

2 635 813
7
D12

A46
D8

1
D19

PR 2+100 4 152 NORD


PR 0+150 880 PR 17+000
Général du Rhône, AREA, ASF, APRR, Communauté Urbaine de Lyon)
7

961 18 471
D10

7 369 PR 3+000 PR 10+700 PR 30+030


D38

D31
PR 0+050 - 2,0 %
D660

10 699
D87E

- 4,5 %
reportés sur des éléments du thème routier de la BDCARTO®, ©IGN,
D8

D13
Tarare 1 708 D10
16 239 1 090
D655

759 0 + 1,1 %
1 662
D76

PR 2+150 00 PR 33+405
5 258 D1
PR 9+150
PR 0+300 17 127
+ 0,1 %
D38
PR 16+050 1 494 D100
760
PR 10+160
3 219
PR 11+000
PR 2+100
généralisés et mis à jour, autorisation n° 50 - 6427.
D16

D79 PR 6+100
1 167 1 593 937 D10
D100E

732
7

D70 D16
D6

PR 0+020 1 557 0E
21 307 PR 18+120 PR 1+000 1 805 12 044 E1 PR 10+020 6 892 PR 0+300 Crédit photographique DDE du Rhône
D14

D1
D70

PR 4+000 PR 12+000 D16A


D31E1

PR 12+700 - 1,2 %
D118
D4
85 D30E3 00 Neuville-
sur-Saône
D51

D1

D63
1 662 D30E2
D16E2 D16
1 287
D19

6 380 DDE 69 / Service Circulation Sécurité - Cellule Départementale d’Exploitation et de Sécurité


D30E

1
D38E 13 300 PR 44+640 PR 8+000 D85
D30E

PR 17+500 PR 1+300
1 067
D433

D3
4 096 3
10 945 4 281 21 766
4 722 PR 8+200
3
D70

1 801 1 611 12 890 7 465 17 083 + 0,5 %


PR 0+400 N7 PR 45+400 PR 9+000 D85 Service des Routes Départementales - Pôle Aménagement
D76

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 49/ 88
+ 1,1 % D11
PR 5+150 PR 1+000 D67 PR 23+300 8 D596 PR 0+250 - 0,1 % 1 741 12 754 350
D73

76 19 521
D4

8 D632
D3 1 618 786 - 0,0 % PR 0+200
2

D485
- 0,3 % D3 PR 1+460 18 098
D1
D485

PR 4+200 PR 0+800 0 PR 7+300 N.C.


1 562 PR 51+860
8 756 27 217 D921 PR 8+800 3 852
15 021 PR 5+100 + 0,4 %
D653

PR 31+670
E1

PR 4+300
PR 0+120 1 796
D77

7 224
D3

83

241 35 992
D38

13 230
D4

PR 6+900
3E

PR 31+500 12 919 PR 39+230


11 813 14 028
L'Arb resle - 0,5 %
E2

D33

4 182 - 2,1 %
N7

PR 29+500 D145
D70

9
pour penser le schéma de développement qui sera lié Le réseau ferré
à cette infrastructure. Elle soulève un certain nombre
de questions qui sont encore à l'étude. L'on peut no- Quatre lignes ferroviaires irriguent le territoire :
tamment citer celles concernant :
• Mâcon-Lyon
• le raccord de l'A89 à l'A46 • Roanne-Lyon
• le raccord de la D385 avec l'A89 en amont de • Paray-Lyon Projet de cadencement du REAL
Lozanne • Saint-Bel-Lyon
• L'aménagement d'une zone d'activité entre
Elles desservent les quatre gares lyonnaises de
Tarare et les Ponts Tarrets éventuellement sur le pla-
Saint-Paul, Part-Dieu, Vaise et Perrache et demain Jean
teau des Olmes dans le but d'insuffler une nouvelle
Macé. Elles sont synonymes d'un fort potentiel de
dynamique économique à ce secteur.
transport ferré pour le fret et surtout pour les voya-
Deuxièmement le projet COL —Contournement geurs.
Ouest de Lyon— dont le tracé reste à définir sera de-
La desserte sur ce réseau est très variable suivant
main une nouvelle infrastructure importante à prendre
les lignes. De 7 passages quotidiens sur la ligne de
en compte. Actuellement peu de données sont dispo-
Paray-Lyon, on dénombre plus de 42 arrêts à Belleville.
nibles sur le tracé qui sera retenu. Elles seront proba-
Un renforcement par un cadencement va se mettre en
blement disponibles, si cette voirie doit s’implanter,
place progressivement sur l’étoile ferroviaire lyonnaise
courant 2010-2015. Parallèlement l'on sait que la réa-
dans le cadre du REAL. En outre une ligne de tram-
lisation de la partie voirie devrait commencer courant
train raccordant la gare de Lyon Saint-Paul à celle de
2020. Dans ce cadre ce projet devra être intégré dans
Lozanne devrait être mise en place à l’horizon 2013-
la réflexion sur les enjeux métropolitains à long terme
2015.
du SCoT.
Ainsi le Beaujolais possède une carte à jouer en ter-
Projets de l’A89 du COL et des liaisons A89-A6 et me de transport ferroviaire. Cette composante du ter-
A6-A46 ritoire se positionne comme un atout majeur qui peut
notamment s'inscrire dans une stratégie de dévelop-
pement durable des transports et des déplacements.
Les infrastructures existent et sont donc une réalité
tangible sur laquelle s'appuyer dans la construction
des stratégies territoriale pour apporter des réponses
à des problématiques qui deviendront de plus en plus
criantes dans un avenir proche.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 50/ 88
Les autorités organisatrices de transport—AOT— de ce dernier est un atout supplémentaire pour posi- Synthèse voirie déplacement
tionner la Saône dans une stratégie globale et durable
Outre la Région compétente pour le transport de transport sur le territoire. Elle viserait à favoriser les
ferroviaire, notre territoire compte deux autres auto- échanges modaux en matière de fret et développant
rités organisatrices de transport. Au niveau urbain, sur ainsi les modes de transports peu polluant et désen-
Villefranche l’autorité regroupe cinq communes, dont gorgeant les axes de circulation en voie de saturation.
une du département de l’Ain. Au niveau non urbain, le
conseil général a tissé tout un réseau desservant les
principales agglomérations et gares du territoire ainsi
que l’agglomération lyonnaise (cf. Carte ci-contre).
Enfin un syndicat mixte SRU, regroupant les Autorités
Organisatrices de Transports à l’échelle métropolitaine
devrait voir le jour à l’horizon 2013. Il renforcera les
coopération dans ce domaine comme le préconise la
loi et permettra une meilleure gouvernance sur la thé-
matique des transports à l’échelle de territoire vécu qui
transcende les frontières administratives.

La réflexion conduite par un ensemble des parte-


naires publics pour la mise en place du REAL (réseau
express de l’agglomération lyonnaise), va amener les
différentes autorités organisatrices de transports pu-
blics à repenser la desserte des communes du Scot
beaujolais.

En outre la création du syndicat mixte SRU regrou- Source : CG 69


pant les AOT à l’échelle métropolitaine pourra être un
atout supplémentaire pour le territoire à condition
qu’il puisse faire valoir son projet. Les migrations domicile travail
Le transport fluvial L’analyse des migrations domicile travail depuis ��� ���������� �������� ������� ����� �����������
1975 jusqu’à 1999 montre un accroissement des
La Saône est une des composantes majeures du déplacements à destination de l’agglomération lyon- �� �� ���� ����������
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territoire Beaujolais. Elle confère au territoire des


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naise. Cette analyse beaujolaise est aussi valable pour �� ���� ����������
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atouts paysagers, écologiques et une ressource en eau tous les secteurs de l’espace métropolitain lyonnais. Il �� �� ������ �� ������������

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importante. En outre elle se positionne aussi comme semble que l’on assiste à une concentration des em- �� �� ���� �� ��������
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un axe de transport de marchandise intéressant.


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plois dans le cœur de la métropole et parallèlement


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Actuellement le transport fluvial s’effectue essen- une concentration des zones résidentielles sur les terri- �� �� ����
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toires périurbain et rurbains environnants.


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tiellement sur le bassin Rhône Saône, il a connu un �� �� ���� ����� ����� �� �����
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doublement en 10 ans. C’est aujourd’hui un transport Dans le souci de limiter ces déplacements pen-
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de masse fiable principalement en ce qui concerne les


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dulaires le SCoT devra donc intégrer à son projet des ��� �� � ����� �������
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délais de livraison. leviers d'action permettant de rapprocher habitat et


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emploi.
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Notons que le projet de construction d'un avant ����


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port pour Edouard Herriot pour pallier la saturation


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Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 51/ 88
Les déplacements doux

En matière de déplacement doux le syndicat mixte du SCoT Beaujolais a pris en


compte dans le cadre de son élaboration, le schéma directeur vélo du Conseil Général du
Rhône, les PDIPR du Rhône à savoir, la version adoptée en 1992 et celle adoptée en 2009
pour les territoires de la CCPAT,CCBNM, CCBV, CAVIL, CCBSPD, CCBVA, CCMOA et CCPBO.
En outre le itinéraires VTT présentés ci dessous ont aussi été pris en compte.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 52/ 88
Économie avec ancrages forts Belleville et Villefranche �� ��������������� �� ������������

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Le taux d'activité et le rapport emplois/actifs Ces deux derniers axes sont les constituants des axes �� ���������� � ��� �� �����

majeurs de la métropole lyonnaise de Roanne à Grenoble �� ���������������

Le taux d'activité dans le Beaujolais est le même


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et de Mâcon à Valence. ���� ����������

que celui de l’Interscot. Les actifs résident principale- �� �� ������ �� �������

Si l’on analyse le Beaujolais au regard d’une niveau


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ment au sud-est du territoire. On observe depuis 1990 �� �� ����� ������ ����������

est une hausse importante du taux d'actifs dans ce d’étude des populations résidentes on constate de for- �������������������

tes disparités territoriales On observe en effet une forte


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secteur qui illustre la dépendance à l'agglomération �� ���������� � ��� ����������

lyonnaise en terme d'emploi. Le rapport emploi/actifs différenciation du territoire en terme de répartition des ��� ���� �� ���� �������

diplômes :
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est inférieur à 1 sur majeure partie du territoire. Ce ��� ��� ��� ��� ��� ��� ��� � ��� ���
dernier a donc une fonction résidentielle marquée,
cependant, certains pôles urbains font exception, avec • le sud-est s'illustre par une proportion impor-
des taux supérieurs à 1. tante de diplômes correspondant à des cursus longs
• à l'inverse le nord-ouest présente une forte pro- Rapport Emplois Actifs en 1999
De 1975 à 1999 la plupart des communes de l'aire portion de diplômes issus de cursus courts Source : INSEE RP99
métropolitaine ont connu une perte d’autonomie par
rapport à l'emploi. Cette tendance est confirmée sur le En outre le Beaujolais en zone montagne est sujet à
territoire du SCoT mais c'est un des secteurs périphéri- un risque de précarisation de l’emploi liée notamment à
que qui résiste le mieux. la structure de l’emploi sur cette partie du territoire . Dans
ce secteur on observe pour la période 2003-2005 :
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Les tendances observées sont encore une illus-


tration de la nécessité de développer des stratégies • Un taux important de Contrat à Durée Détermi- �� �� ������ �� �������

permettant le rapprochement entre activité et emploi née–CDD– et de temps partiels chez les salariés
• Un fort taux de non imposition (impôts sur le
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sur le territoire. Pourtant rappelons que la création �� �� ����� ������

d'activité n'est pas la condition sine qua non à la création revenu) ����������

d'emploi sur le territoire. En effet les questions d'emploi • Une forte proportion de bas salaires �������������������

s'intègrent dans un système complexe qui dépend entre Enfin on constate à l'échelle globale du territoire une �� ���� �����������
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autres des nouveaux rapports à la mobilité auxquels "surreprésentation" des agriculteurs et des ouvriers et
s'ajoutent ceux de la formation et de la qualification des parallèlement une "sous représentation" des cadres et
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populations. Ainsi le rapprochement entre activité et em-


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professions intermédiaires par rapport aux moyennes


ploi même s'il est une priorité reste un objectif difficile à nationales.
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atteindre. �� ����������
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Tertiarisation de l'économie et croissance des Emplois


L'emploi Métropolitains Supérieurs –EMS– ������ ��� �����
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La structure urbaine du territoire conditionne la ré- On constate depuis une quinzaine d'années une réelle
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partition de l'emploi. Il se concentre majoritairement sur mutation de l'emploi qui se traduit par :
trois axes : � �

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• une baisse des emplois de production concrète � �

• un axe ouest sur Cours-Amplepuis en liaison • parallèlement hausse des emplois de produc- � �

avec les pôles de la Loire comme Charlieu.


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tion abstraite
• un axe Est-Ouest qui part d’Amplepuis à Lyon
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en passant par Tarare et l’Arbresle et s’étend au delà Cette tendance illustre une externalisation des fonc- � �

jusqu’à l’Isle d’Abeau. tions et une tertiarisation de l'économie. Enfin il faut noter
• l'axe de la vallée de la Saône de Mâcon-Lyon le rôle important de l'économie résidentielle dans le total � � ��� �� ����� � ������ � � � ������������� ��������� � � � ���������� � � � ����� ������� ������ �� ����� � � � ���������� ���������� � � � �� ������ � � � ��� ����� �� ����� � � � ���������� � � � ����� �������� � � � ��� �����

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 53/ 88
des emplois (20%). Cette modification des emplois du ter- l'emploi. Ils passeront notamment par une réflexion sur
ritoire Beaujolais s'inscrit dans la dynamique des tendan- les leviers pouvant être mis en place pour mieux former Répartition des ZAE sur le territoire
ces observées au niveau national. Cependant la croissan- et qualifier les populations et ce notamment dans les par-
ce du Beaujolais est de moitié moins rapide que celle de ties les plus éloignés de l'aire d'influence de la métropole
la France. Cette tendance de tertiarisation de l'économie et des agglomérations.
se doit d'être intégrer dans la réflexion stratégique sur les
zones d'activité sur le territoire. Où se développe l’activité

Parallèlement Le territoire du Beaujolais compte près En termes de surfaces construites pour activités le ter-
de 4 000 emplois métropolitains supérieurs avec une aug- ritoire du Beaujolais se développe à la même vitesse que
mentation très rapide sur les territoires les plus proches le reste du territoire de l’InterSCoT. Cependant près de la
de la métropole lyonnaise et de l'agglomération caladoise moitié des surfaces construites ont une vocation indus-
seule la communauté de communes du Haut Beaujolais trielle alors que bureaux et les commerces représentent
connaît une croissance très faible de ce type d'emplois. chacun moins de 10 %. Enfin les bâtiments agricoles re-
présentent près d’1/5 des surfaces construites au cours de
Une forte dynamique de délocalisation qui impact peu l'em- la période de 2000 2004. Si durant la décennie 90, l'activité
ploi sur le territoire se développait principalement dans les centres urbains, la
tendance de ces dix dernières années est à sa diffusion
Entre 1996 et 2001 bon nombre d'établissements ont dans les communes voisines de ces centres urbains.
changé de communes. La dynamique d'emploi du Scot
dépend peu des transferts d’entreprises entre territoires. On recense sur le territoire de nombreux projets de
développement d'activités. Qu'ils rayonnent à l'échelle lo-
Volume d’emploi au 01/01/2008 13 000
cale ou métropolitaine et qu'ils s'inscrivent dans le temps
à plus ou moins longs termes ils sont un des supports de
6 500
la structuration du territoire de demain. On retiendra sans
être exhaustif les principaux éléments présentés dans le
tableau en page suivante.
1 300
Par ailleurs on recense sur le territoire au 16 juin 2008
A_Industrie C_Commerce
4 058 entreprises artisanales immatriculées sur le terri-
B_Construction D_Services
toire du SCOT avec la répartition suivante:
• Alimentaire: 403
• Bâtiment: 1 729
• Production: 903
• Services : 1 023

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Les transferts confortent surtout les communes à proxi-
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mité des villes centres. Tous les territoires profitent de l'at-
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tractivité métropolitaine de Lyon et/ou de Saint-Étienne.

Des choix devront donc être faits pour éviter les


phénomènes de paupérisation liés à la précarisation de
Source : SPOT THEMA / Exploitation Agence d’urbanisme et SCoT Beaujolais

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 54/ 88
Grande distribution et marchés forains
Les zones de
Les zones communautaires Pôles relias itsu
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ra
o
é
p
n
L Les emplois métropolitains supérieurs
Pays
4 000
La répartition des grandes surfaces commerciales 1999 1990 Beaujolais
de l'Agglomération de Villefranche 1 370 1 216
s'articule globalement autour des grands axes de cir- Monts d'Or - Azergues 442 304
3 500 Beaujolais Rouge

Beaujolais-Saône-Pierres Dorées 300 172 Beaujolais Vert


Amplepuis/La blancherie culation ainsi que les zones de fort peuplement. On du Beaujolais - Val de Saône 297 220
3 000
Anse/Pommier/Bel Air la Logère des Pays du Bois d Oingt 156 140
Anse/Bordelan plateforme de déchet
constate que le développement de ce genre d'infras- Beaujolais-Vauxonne 144 104
2 500

Arnas/Chartonnière tructure est fréquemment autorisé sur le Val de Saône de la Région de Beaujeu
Beaujolais Nizerand Morgon
116
60
72
32
2 000

Bourg de Thizy/Les granges


Chasselay/Champfortier
et refusé sur l'ouest du territoire. Les marchés forains du Beaujolais - Val d'Azergues
Beaujolais Rouge
48 36
2 933 2 296
1 500

Chazay/Les bruyères quant à eux se développent dans les communes les du Pays de Tarare
du Pays d'Amplepuis Thizy
367
320
276
244
1 000

Lybertec
Civrieux d’Azergues/Lozanne/Les prés secs plus habitées avec une concentration sur le sud-est, le de la Haute Vallée d'Azergues
du Haut-Beaujolais
80
30
52
4
500
Corcelle/Orcel
Ile porte
Corcelle/Dracé/Les Ayolles
Amplepuis Val de Saône et les bourgs industriels de l'ouest. Beaujolais Vert 797 576
0
Tarare Est Tarare 1990 1999
CC du Haut Beaujolais Scot Beaujolais 3 730 2 872
Bordelan Belleville
Quincieux-
Les Chères/Novembal
Le Pôle d’ex- Répartition de l’offre commerciale
Genay-
Lancié/Du plat
cellence rurale
Les permis de construire pour activité par EPCI
Limas/Le peloux
Neuville-St
Lissieu/Braille
BOIS L’offre commerciale est très inégalement répartie Beaujolais Nizerand Morgon
Germain au Villefranche
Mt d’Or
Marcilly d’Azergues/ZAC des IlesMorancé/Les
Créacité
sur le territoire. L’essentiel des grandes surfaces se lo- du Beaujolais - Val d'Azergues
haies
Odenas/Garanche
calise sur l’agglomération caladoise et plus spécifique- de la Haute Vallée d'Azergues

Quincié/Les Treilles ment sur l’est de la ville entre la voie ferrée et la Saône
Beaujolais-Vauxonne
Ronno/Les 4 vents La répartition des surfaces alimentaires est elle aussi
Saint-Georges-de-Reneins/Bois Franc 1990-94
Saint-Just-d’Avray/La Croix jaune inégale, même si toutes les secteurs en sont pourvu des Pays du Bois d’Oingt
1995-99
2000-04
Tarare/Joux,/Pied de la montagne (à l’exception de la monographie des Chères, qui pré- du Haut-Beaujolais

Theizé/Le Maupas
Villefranche/Zone portuaire multimodale sente dans son environnement immédiat deux grands de la Région de Beaujeu
Surfaces commencées
hypermarchés - Civrieux et Limonest) Beaujolais-Saône-Pierres Dorées

Monts d'Or - Azergues

Répartition de l’offre commerciale en m2 du Pays de Tarare

du Beaujolais - Val de Saône

du Pays d'Amplepuis Thizy


1- Hyper 2- Super 3- Magasin 5- Eq 6- Eq 7- 7- 8- Auto 9- Sport 0-
Monographie Marché Marché Populaire Personne Maison Bricolage Jardinerie Moto Loisirs Autres Total % de l'Agglomération de Villefranche

138 Beaujeu 568 568 0.3 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 140 000 160 000 180 000 200 000

139 Belleville 5 950 3 283 1 000 4 298 2 673 490 1 525 450 19 669 10.3
140 VillefrancheOuest 3 529 970 3 524 2 732 1 800 2 000 450 1 000 16 005 8.4 ���� Part et évolution des PC pour activité par secteurs
141 Villefranche Est 10 352 3 862 5 324 22 597 8 066 6 561 15 494 1 346 6 000 79 602 41.7
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142 Gleizé 2 733 380 300 1 000 3 200 998 3 620 12 231 6.4 ����
145 Anse 480 350 5 600 3 070 850 10 350 5.4
Part des Surfaces commen- �������
146 Les Chères 880 500 1 380 0.7 cées
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147 Thizy 2 154 3 490 990 6 634 3.5
148 Amplepuis 2 971 500 1 479 1 125 1 900 7 975 4.2
����
149 Lamure 499 300 799 0.4
150 Tarare Ville 3 200 410 4 650 1 557 1 500 11 317 5.9
151 Tarare périphérie 1 881 1 300 5 905 1 560 10 646 5.6
����
152 Bois d'Oingt 491 518 1 009 0.5
181 St Georges de Reneins 650 650 0.3 ����
182 Lozanne Civrieux 5 292 1 718 390 700 3 704 480 12 284 6.4
Total 24 327 23 948 970 12 776 29 848 32 109 28 466 27 024 2 871 8 780 191 119 100.0 ���
% 12.7 12.5 0.5 6.7 15.6 16.8 14.9 14.1 1.5 4.6 100.0 ������� �������� ��������� �������� ������
Situation au 01/012007 source préfecture du Rhône

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 55/ 88
������������������������������� Répartition de l’offre commerciale
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Dépense commercialisable (DC) issue de l’en-


��� quête sur les comportements d’achat
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A: Alimentaire/NA: Non Alimentaire


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Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 56/ 88
Développer et structurer l’offre foncière pour renforcer l’attractivité du Beaujolais 60% recherchent un site exclusivement sur l’agglomération de Villefranche.

Le territoire Beaujolais possède de nombreux facteurs d’attractivité que sont notamment son accessibilité, son Concernant le territoire CCIVB, les projets de pôles majeurs et ZA secondaires inscrits au SCOT sont par conséquent
bassin de main d’œuvre, son tissu d’activités diversifié et la qualité du cadre de vie qu’il propose. Le nombre de ressortis- en adéquation avec la demande : 90% d’entre eux se situent sur l’axe Nord Sud (Anse, Limas, Villefranche, Arnas, St Geor-
sants économiques est en progression (4421 entreprises inscrites au RCS en 2000, 5156 en 2005 et 6195 en 2009, pour la ges de Reneins, Belleville, Corcelle, Dracé, Lancié).
circonscription de la CCIVB). Nonobstant ces facteurs d’attractivité réels, les acteurs du développement perçoivent encore -Une demande exogène non négligeable Nombre de demandes en foncier selon l'activité
et la provenance des demandeurs

des freins importants au plein essor économique du Beaujolais. Durant la phase de diagnostic la nécessité de développer 2008

25
l’attractivité du territoire à été mainte fois mise en avant par différents acteurs, en particulier par les chambres de com- 40% des demandes sont exogènes au territoire Beaujolais.
merces et d’industrie, partenaire de l’élaboration, mais aussi par des élus. 20

Les demandes en foncier exogènes concernent essentiel- 15


NC
exogène proche
Ce manque d’attractivité résulte notamment de la faible offre de foncier économique sur le territoire, face aux agglo- lement des activités industrielles et de logistique exogène
endogène
10 en création
mérations de Lyon, Macon ou Roanne. Offre faible et peu lisible car essentiellement tournée vers l’endogène en vue de
favoriser le desserrement locale des entreprises du territoire. Elle présente néanmoins l’avantage de rapprocher les lieux A noter : peu de demande pour des activités tertiaires. 5

de travail et de résidence limitant ainsi les déplacements domicile travail. Essentiellement de petites activités de service à la personne 0

et des activités de loisirs (quad, centre remise en forme, soccer, horticulture artisanat commerce industrie logistique tertiaire NC

Le manque de disponibilités foncières économique ne permet pas de répondre à l’ensemble des demandes endo- accrobranche, parc à thème). Source CCIVB
gènes et exogènes. Le développement et la structuration de l’offre et de la stratégie foncière du Beaujolais serait garante
d’une meilleure d’attractivité limitant ainsi l’évasion d’une partie de la population active vers l’agglomération lyonnaise. Peu de demandes d’artisans (qui contactent probable-
L’aménagement de nouvelles zones d’activités, notamment des trois sites économiques d’intérêt métropolitain, est donc ment les mairies en cas de projet de développement, plutôt
indispensable. que la Chambre de Commerce). Superficie des terrains recherchée
2008

Les coûts de transports augmentant, les délocalisations au niveau européen comme mondial vont aboutir à une -Une demande de foncier très hétérogène 11%
19%
redéfinition des centres de production à une échelle macro-régionale. C’est une chance de la métropole lyonnaise, de Moins de 2000m²
Les petits terrains, inférieurs à 5000m² sont plutôt recher-
bénéficier de plusieurs centres de développement pour ces nouvelles activités qui allient production, assemblage et 2000 à 4999m²
chés pour l’implantation d’activités commerciales (commerce 5000 à 9999m²
logistique. Dans le cadre métropolitain le Beaujolais ne peut rester à la traine car c’est un territoire qui bénéficie des res- 29% 1 ha à 49999m²
de détail principalement). Secondairement, pour des activités 5 ha et plus
sources humaines qualifiées dans plusieurs créneaux ainsi que d’un positionnement stratégique entre Roanne, Macon,
de services à la personne, pour des petites PME industrielles 25%
Bourg et Lyon. Les nouvelles contraintes réglementaires au niveau européen et les flux logistiques militent pour cette
(domaines de la mécanique, métallurgie, électricité indus-
nouvelle approche d’usines plus compactes en lien avec les projets régionaux rapprochant de fait activité résidentielle
trielle), de stockage / transport et des artisans. 16%
et activité industrielle.
Les terrains de taille comprise entre 5000m² et 5ha, sont Source CCIVB
Enfin, un phénomène nouveau apparaît. Celui lié à la reprise des activités ; près de 6 entreprises sur dix vont au cours
recherchés principalement pour des activités industrielles
des prochaines années être reprises par de nouvelles équipes dirigeantes. Les besoins en foncier vont donc augmenter Nombre de demandes de foncier selon l'activité à implanter
(secteur variés : métallurgie, production d’énergie, machines- et la superficie souhaitée
et les besoins endogènes vont connaître une explosion. Il ne faut pas « corseter » les possibilités de développement de 2008

outils, agro-alimentaire…) et tertiaires de loisirs. 20


ces entreprises. Si de nouveau terrains sont nécessaires pour le développement des ces activités, la réutilisation des bâti- 18

ments ou des terrains qui seront ainsi libérés devra être un élément phare de la reconstruction de la ville sur la ville, tant 16
Les terrains de plus de 5 ha intéressent les activités indus-
pour les besoins résidentiels que ceux de l’activité économique. Enfin l’organisation du développement économique de- 14
Autre
trielles et de logistique principalement. 12 NC

vra savoir tirer partie des infrastructures multimodales existantes sur le Beaujolais (eau, fer, route...), atout non négligeable 10
Logistique - transport
Artisanat
Tertiaire*

pour notre territoire, répondant à la problématique du développement durable. 8 Industrie


Commerce
6

Pour éclairer le propos suivent des données statistiques des demandes en foncier et immobilier d’entreprises en 2

2008, effectuées auprès de la CCIVB (source CCIVB): 0


Moins de 2000m² 2000 à 4999m² 5000 à 9999m² 1 ha à 49999m² 5 ha et plus

Source CCIVB
Au cours de l’année 2008, la CCIVB a été sollicitée (directement ou indirectement) par 161 entreprises pour les ac-
compagner dans le cadre de leur projet d’implantation ou de développement sur le territoire Beaujolais.

-Une forte demande sur l’axe Nord – Sud et l’agglomération de Villefranche

Environ 90% des entreprises souhaitant s’implanter ou se développer sur le territoire de la CCIVB recherchent un site
sur l’axe Nord – Sud à proximité de l’A6.

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 57/ 88
Un territoire polarisé d'emploi internes et il est également soumis à l'at- �����

tractivité de bassins qui lui sont extérieurs. En terme


La France s'est constituée historiquement sur une de structure deux présentent une offre complète sur
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colonne vertébrale reposant sur de grandes agglomé-


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notre territoire (Amplepuis, Tarare). Belleville, Beaujeu,


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rations des villes moyennes et des bourgs centres. Le Cours présentent quant à eux une offre relativement
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Beaujolais doit donc s'appuyer sur son réseau de ville,


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complète même si elle n'est pas maximum.


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dont Villefranche-sur-Saône, pour asseoir son dévelop- ����


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Si l'on complète l'analyse des aires urbaines par cel-


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pement.
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les des bassins de vie, des équipements (publics et pri-


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Unités et aires urbaines


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vés), de l’implantation des gares, des axes de transport


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(routiers, ferrés, fluviaux) on aboutit à la conclusion que


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Une unité urbaine ou agglomération au sens de


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polarités plus ou moins affirmées sur lesquelles il sera


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demain.
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plus de 5 000 emplois elle est appelée pôle urbain). Le


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territoire du Scot est couvert par de nombreuses uni-


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Lorsque l’on analyse les continuums (taches urbai-


tés urbaines, la plus importante étant celle de Lyon au nes) urbains sur le territoire l’on observe :
sud-est qui inclut Anse. L'unité urbaine de Villefranche Unités Urbaines
dépasse les limites du territoire pour intégrer quelques • que la structure des ensembles urbains trans-
communes du département de l’Ain. À l'extrême nord cende les frontières administratives des communes �����

deux communes appartiennent à l'unité urbaine de et des communautés de communes. �������� ������

• que la tâche urbaine de Lyon s’étend sur tout


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Crèche sur Saône. ������������


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le sud-est du territoire du Beaujolais.


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L'aire urbaine est composée d’une unité urbaine de �������������


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plus de 5 000 emplois (pôle urbain) et de communes Les solidarités territoriales seront donc un des mo- ������������
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périphériques qui envoient plus de 40 % des actifs teurs indispensable à la mise en oeuvre du projet de ����������
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territoire du SCoT. Il devra se construire à l’échelle de


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dans ce pôle urbain. Le territoire est touché par quatre ��������

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aires urbaines : l’ensemble du Beaujolais pour permettre de réels ren- �������


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versements de tendance. Si l’on s’intéresse à la dyna- ����


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- au sud-est celle de Lyon


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mique de construction observée jusqu’à aujourd’hui et


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- au sud-ouest celle de Tarare


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qu’on la confronte aux hypothèses démographiques ������ �������������������


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- au nord, pour une commune, celle de Mâcon du modèle OMPHALE à l’horizon 2030 il ressort que ��������������
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- celle de Villefranche composé de 16 communes


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l’accueil de nouvelles populations nécessitera une po- ����������������������


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dont quatre de l’Ain. litique volontariste en terme de logement, d’habitat , ����� ��������
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de voirie, de transport, de protection des espaces natu-


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Retenons que l'aire urbaine de Roanne ne touche ��������


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rels et des paysages, pour rompre avec les phénomène ���������

pas à notre territoire. ����� �����������


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d’émiettement urbain généralisé sur le territoire. En ������


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effet plus de 50% des constructions des dernières an-


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Les bassins de vie


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nées ont été réalisées dans le milieu rural diffus. C’est ���������������������
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Le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel


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à dire déconnectées des logiques de densification, de


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les habitants ont accès à la fois aux équipements et à renouvellement urbain, et de structuration urbaine
l'emploi. (Définition INSEE) cohérente. Cette dynamique renforce les difficultés ����

d’accès des populations aux services et aux commer-


Le territoire est découpé en une dizaine de bassins ces. Elle augmente les flux de déplacement et participe Aires Urbaines

Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 58/ 88
à la consommation importante de terrains naturels.
Enfin elle augmente les coûts, notamment en terme de
réseau, pour les collectivités.

Ces polarités sont donc des entités qui offrent


un accès à toute les aménités urbaines en terme de
service de déplacement de loisir et de culture. Elles
irriguent des territoires rurbains et ruraux qui s’arti-
culent autour d’elles. Elles peuvent être déjà affirmée,
émergente ou en devenir. Un des principaux enjeux du
SCoT est d’asseoir le développement urbain sur réseau
de polarités cohérent à l’échelle du Beaujolais comme ���������������������

de l’InterSCoT. Cette démarche vise à rompre avec


les tendances actuels d’étalement et d’émiettement �����������������
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urbain, de dissociation fonctionnelle entre lieu de rési- Continuum urbain


dence et de travail, de saturation des axes de transport,
de précarisation de certains territoires etc. Les polarités
s’inscrivent dans une logique de projet urbain durable
à l’échelle d’un grand territoire..

Une articulation complexe de périmètres

L’organisation territoriale est très complexe avec no-


tamment les territoires de compétence des chambres de
commerce, les périmètres scolaires, les découpages élec-
toraux, les compétences des chefs de file partagées, les
périmètres des autorités organisatrices transport. ���������������������

Les outils de gestion du territoire sont eux aussi com- �����������������


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plexes mêlant communes et intercommunalités à travers ������������������������

Continuum urbain dont ceux supérieurs


divers syndicats le plus souvent à vocation unique (dé- à 30 ha
chets, eau potable, eaux usées, rivière). Tout ceci implique
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dialogues, partages et partenariats.


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Le territoire du beaujolais se structure autour de pola- ����������

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rités dont les unités urbaines, les bassins de vie et d'emploi,


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l'accès aux services et aux équipements au sens large (voi-


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rie, culture, santé, éducation) sont un support. L'affirmation


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de ces polarités dans une logique de solidarité territoriale


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de limitation de l'étalement et renouvellement urbain de


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structuration des services et du développement économi-


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que sera demain un des leviers d'action pour répondre au


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problématiques d'aménagement des dix prochaines an-


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Chaque couleur représente un continuum différent


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dans l'esprit des lois SRU et Urbanisme et Habitat. �������������������������������������������������
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Schéma de Cohérence Territoriale du Beaujolais Rapport de présentation : Synthèse - Version approuvée le 29 juin 2009 - page 59/ 88
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