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M. Photos : T. RouabahPh. Louisa

5 Rabie El Thani 1435 - Mercredi 5 Février 2014 - N°15045 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

VISITE DU PREMIER MINISTRE DANS LA WILAYA DE TISSEMSILT

Sellal plaidepouruneformationuniversitaire adaptéeauxexigenceslocales

PP. 3-4

◗ M. Sellal appelle les candidats à la présidentielle à consacrer la démocratie et à
◗ M. Sellal appelle les candidats à la présidentielle
à consacrer la démocratie et à préserver la stabilité du pays
◗ « La lutte contre la corruption relève des missions principales
du pouvoir judiciaire »
ATELIER RÉGIONAL SUR LES ENLÈVEMENTS
CONTRE PAIEMENT DE RANÇONS
◗ « La tripartite se réunira le 23 février »
◗ Un programme complémentaire de 30,9 milliards de dinars
La nécessité
d’une approche
globale
soulignée
ÉLECTIONPRÉSIDENTIELLE
L’AMBASSADEUR DES ÉTATS-UNIS :
DU17AVRIL
LeConseil
constitutionnel rappelle
lesprocédures
àsuivreparlescandidats
« L’Algérie s’est
démarquée
comme leader »
P. 5
10 e RÉUNION DES MINISTRES DE L’AGRICULTURE
DES ETATS MEMBRES DU CIHEAM
P. 6

CYCLISME

30 milliards de centimes pour le TAC 2014

P. 30

LES BOMBARDEMENTS MEURTRIERS DE SAKIET SIDI YOUCEF EVOQUES AU FORUM D’eL Moudjahid

Ph. T. Rouabah
Ph. T. Rouabah

Algériens et Tunisiens unis par le sang versé

P. 9

Lasécurité

alimentaire

enquestion

P. 7

sang versé P. 9 Lasécurité alimentaire enquestion P. 7 Quotidien national d’information — 20, rue de
sang versé P. 9 Lasécurité alimentaire enquestion P. 7 Quotidien national d’information — 20, rue de

2

2 EL MOUDJAHID Activités des partis CE MATIN à 9H RND : rencontre avec les secrétaires

EL MOUDJAHID

Activités des partis

CE MATIN à 9H

CE MATIN à 9H

RND : rencontre avec les secrétaires de wilaya de la communication

Le RND, sous la prési- dence du SG, Abdelkader

Bensalah, tiendra une rencon- tre avec les secrétaires de wi-

laya

chargés de

communication au niveau des secrétariats nationaux, ce matin à 9h au siège du parti à Ben Aknoun.

***********************************

CE MATIN A 9H

FLN : Séminaire national

CE MATIN A 9H FLN : Séminaire national Le FLN organise aujourd’hui un séminaire national des

Le FLN organise aujourd’hui un séminaire national des jeunes et de l’étudiant autour du thème « La cam- pagne électorale pour les présidentielles ». La rencontre se déroule à partir de 9h au siège du parti à Hydra. ***********************************

VENDREDI 7 FéVRIER à 9H30

PGA : congrès constitutif

Le congrès constitutif du Parti des générations d’Al- gérie se tiendra à la Mutuelle des travailleurs des ma- tériaux de constructions à Zéralda, vendredi 7 février à 9h30. ***********************************

VENDREDI 7 FéVRIER à 10H

 

Front El-Adala :

rencontre nationale Le Front El-Adala organise, vendredi 7 février à 10h en son siège, une

rencontre nationale

Le Front El-Adala organise, vendredi 7 février à 10h en son siège, une rencontre natio- nale des représentants de la jeunesse et des étudiants en vue de l’installation du secré- tariat national de la jeunesse sous la présidence de cheikh Abdallah Djaballah. ***********************************

SAMEDI 8 FéVRIER à 10H30

SAMEDI 8 FéVRIER à 10H30

ANR : conférence nationale

Sous la présidence du SG du parti, Belkacem Sahli, l’Alliance nationale républi- caine organise, samedi 8 fé- vrier à 10h30 au siège central

de l’UGTA, place du 1 er -Mai, une conférence nationale des cadres du parti.

DEMAIN à ORAN

« La dé-bureaucratisation de l’acte d’investir »

L’Agence nationale de développement de l’inves- tissement organise, avec le soutien du wali d’Oran, un workshop ayant pour thème «La dé-bureaucrati- sation de l’acte d’investir», demain au centre des Conventions d’Oran.

Mé téo CE MATIN à 10H30 AU MINISTèRE DU COMMERCE NUAGEUx Résultats annuels de l’activité
Mé téo
CE MATIN à 10H30
AU MINISTèRE DU COMMERCE
NUAGEUx
Résultats annuels de l’activité de
contrôle de l’année 2013
Le directeur général du contrôle écono-
mique et de la répression des fraudes, Abdel-
hamid Boukahnoune, animera, ce matin à
10h30, une conférence de presse au cours de
laquelle il présentera les résultats annuels de
l’activité de contrôle de l’année 2013.
DIMANCHE 9 FéVRIER à 12H
Accord de partenariat entre le PNUD et le groupe Cevital
Une cérémonie de signature de l’accord de partenariat entre le
PNUD et le groupe Cevital se tiendra dimanche 9 février à 12h à la
résidence de l’ambassadeur du Japon.
AGENDA CULTUREL
Au Nord, alternance d’éclaircies et de
passages nuageux en cours de journée, no-
tamment vers les régions Centre et Est.
Les vents seront de secteur Ouest à Sud-
Ouest (40/50 km/h), près des côtes.
La mer sera peu agitée.
Sur les régions Sud, le temps sera géné-
ralement ensoleillé en cours de journée.
Les vents seront variables (20/30 km/h).
CET APRèS-MIDI
à 14H AU CENTRE
CULTUREL MUSTAPHA-KATEB
Conférence de Renata Rosa
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (21° - 13°), Annaba (19°- 12°),
Béchar (22° - 9°), Biskra (18° - 9°),
Constantine (17°- 7°), Djelfa (18°- 6°),
Ghardaïa (22° - 11°), Oran (21° - 8°),
Sétif (14°- 4°), Tamanrasset (22°- 9°),
Tlemcen (23° - 7°).
Dans le cadre de l’évènement artistique
«Brazil rencontre El-Bahdja», l’Établisse-
ment Arts et culture de la wilaya d’Alger or-
ganise, cet après-midi à 14h au centre
culturel Mustapha-Kateb, 5, rue Didouche-
Mourad, une conférence de presse animée
par l’artiste brésilienne Renata Rosa.
*************************************************
AUJOURD’HUI ET DEMAIN à 18H AU THéâTRE
NATIONAL MAHIEDDINE-BACHTARZI
Représentations
chorégraphiques
CE MATIN à 8H30 AU SIèGE
DU CNEIDFF
« L’emploi féminin :
réalité et défis »
Dans le cadre de la célé-
bration du 50 e anniversaire
de l’indépendance nationale,
le Ballet national pro-
gramme et diffuse ses nou-
velles créations
chorégraphiques, culturelles
et artistiques :
Aujourd’hui à 18h, au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi : El-
Saha, une fresque de danses populaires.
Demain à 18h au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi : Algérie
ma liberté.
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DEMAIN à 17H à LA GALERIE BAYA
DU PALAIS DE LA CULTURE
Vernissage d’une exposition de peinture
Le Centre national d’études, d’information
et de documentation sur la femme, la famille
et l’enfance, relevant du ministère de la Soli-
darité nationale, de la Famille et de la Condi-
tion de la femme, organise, en collaboration
avec le Centre de recherches en économie ap-
pliquée pour le développement (CREAD), une
journée d’étude sur «L’emploi féminin : réalité
et défis».
La galerie Baya du
palais de la Culture
Moufdi-Zakaria abri-
tera demain à 17h le
vernissage de l’exposi-
tion de peinture de l’ar-
tiste Koussa Ali, «Les
fils de la douleur et de
l’espoir». L’exposition
se déroulera du 6 au 28
février.
*************************************************
DEMAIN à SOUK AHRAS
UNJA : rencontre régionale
LUNDI 10 FéVRIER à 10H
à LA SALLE EL-MOUGAR
Avant-première du film la Voie de l’ennemi
L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel organise
l’avant-première du film long métrage la Voie de l’ennemi (Enemy
Way), de Rachid Bouchareb, en partenariat avec l’Office national des
droits d’auteur et droits voisins, et l’Office national de la culture et
de l’information, lundi 10 février à 10h, à la salle El-Mougar.
SEAAL
Suspension de l’alimentation en eau
à Douéra, Rahmania et Khraïcia
Le secrétaire général de l’UNJA, Kias Et-
tahr, animera, demain à la salle Frantz-Fanon,
une rencontre régionale des wilayas de l’Est
autour des résultats du 7 e congrès, et annon-
cera sa demande de candidature au Président
de la République.
L’alimentation en eau potable sera suspendue
dans les communes de Douéra, Rahmania et
Khraïcia (en partie), aujourd’hui de 9h à 14h.
L’alimentation connaîtra un rétablissement pro-
gressif dès la fin des travaux, et un dispositif
d’approvisionnement par citernes sera mis en
place.
Mercredi 5 Février 2014
CET APRèS-MIDI à 17H « L’entreprise algérienne face à l’économie internationale » Le Forum des
CET APRèS-MIDI à 17H
« L’entreprise
algérienne face
à l’économie
internationale »
Le Forum des chefs
d’entreprise organisera,
cet après-midi à 17h à
l’hôtel Sofitel, une
conférence-débat ani-
mée par le professeur
Abdelatif Benachenhou
sur le thème : «L’entre-
prise algérienne face à
l’économie internatio-
nale».

N

ation

3

EL MOUDJAHID

VISITE DU PREMIER MINISTRE DANS LA WILAYA DE TISSEMSILT

Sellal plaide pour une formation universitaire adaptée aux exigences locales

En dépit d’un temps maussade et pluvieux, les rigueurs d’un froid hivernal assez prononcé, la wilaya de Tissemsilt, parée aux couleurs nationales et la population ont réservé au Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, un accueil des plus chaleureux. L’occasion fut propice aux citoyens de se masser le long du trajet de chef de l’exécutif afin de lui témoigner, avec force gestes amicaux, l’expression de leur reconnaissance et de leur sympathie. En effet, la wilaya de Tissemsilt fonde de grands espoirs sur cette visite, consciente de l’importance des projets socio-économiques qui ne manqueront pas d’impulser un dynamisme certain et un essor attendu.

De notre envoyé spécial Mohamed Bouraib

l e Premier ministre M. abdelma- lek Sellal effectuait hier, une vi- site de travail et d'inspection qui

s’inscrit dans le cadre de la mise en ap- plication du programme du Président de la république, M. abdelaziz Bou- teflika. lors de cette visite d'une jour- née, M. Sellal a passé au peigne fin l'état d'avancement des différents pro- grammes en cours de réalisation dans cette wilaya agropastorale des hauts plateaux, des programmes qui touchent les secteurs de l'habitat, des ressources en eau, de l'enseignement supérieur, les transports et les travaux publics. M. Sellal était accompagné d'une impor- tante délégation ministérielle. il a procédé à la mise en service du projet d'alimentation de la commune de lardjem en eau potable à partir du bar- rage de Bouzegza, inauguré au chef- lieu de wilaya, une station d'épuration des eaux usées et inspecté le projet de réalisation de 2.000 places pédago- giques dans le cadre de l'extension du centre universitaire de tissemsilt. Dans la nouvelle zone d'extension ur- baine, M. Sellal a posé la première pierre du projet de réalisation de 300 logements sociaux locatifs et contrôlé le projet de 100 logements destinés à la résorption de l'habitat précaire. il s’est enquis du projet de la ligne ferroviaire reliant Boughezoul (Médéa) à tissemsilt et suivi un exposé sur les études du projet de l'autoroute reliant Khemis Meliana - tissemsilt et tiaret sur 160 kilomètres. Dans sa première étape, le Premier ministre a procédé à la mise en service de la station de trai- tement des eaux du barrage de Bou- zegza, dans la commune de lardjam. Une infrastructure qui possède une ca- pacité de traitement de 8.000 de mètres cubes par jour. c’est une œuvre réali- sée par deux sociétés algériennes dans le cadre du projet d’alimentation de la ville de lardjam en eau potable à partir dudit barrage. elle dispose d’un réser-

voir de 3.000 m 3 , d’une station de pom- page, d’aires de stockage abritant trois réservoirs. elle est reliée par une ad-

duction sur une distance de 9 km. ce projet d’aeP permet d’alimenter plus de 13.000 habitants des zones rurales

qui sont confrontés à un déficit sensible en matière d’approvisionnement en eau consommable, de sécuriser l’aeP des communes de lardjam et d’el Malaâb, alimentées actuellement à partir du bar- rage de Koudia rosfa.

M. Sellal a pu prendre connaissance

d’un exposé sur les projets concrétisés par le secteur de l’hydraulique en ma- tière de mobilisation des capacités hy- driques, d’alimentation en eau des populations rurales et urbaines, de ren- forcement des capacités de stockage, de systèmes d’assainissement et de protection des villes des risques de crues. le Premier ministre a fait remar- quer que la mise en service de cette sta- tion mettra fin au problème de l’aeP de la wilaya et a notamment recom- mandé de développer et de renforcer l’irrigation agricole.

Désengorger le trafic routier

M. abdelmalek Sellal a pris note

d’une étude du projet de dédoublement

de la voie express Khemis Miliana - tissemsilt -tiaret dont le coût est es- timé à plus de 262 millions de dinars. la phase préliminaire a été achevée. cette voie s'étendra sur une distance de 160 km. elle est composée de trois couloirs dans les deux sens avec 13 échangeurs et 21 ponts. ce projet revêt une grande importance puisqu'il rac- corde la wilaya de tissemsilt à l'auto- route est-ouest, facilite les échanges commerciaux dans la région, désen- gorge le trafic routier sur la rn n°14 reliant les wilayas d'aïn Defla, tis- semsilt et tiaret.

M. Sellal a suivi une présentation

du projet de réalisation de la nouvelle

ligne ferroviaire tissemsilt-Boughe- zoul, longue de 139,7 km. les travaux de ce projet ont commencé en juin 2011 pour une durée de réalisation de 43 mois. cette ligne à voie unique sera achevée en janvier 2015. la ligne fer-

à voie unique sera achevée en janvier 2015. la ligne fer- roviaire traversera le territoire de

roviaire traversera le territoire de la wi- laya de tissemsilt sur une distance de 16,7 km, achevée à 90%. ce projet a pour finalité de faciliter les déplace- ments des voyageurs et le transport des marchandises et de connecter la wilaya au réseau ferroviaire national. le Pre- mier ministre, abdelmalek Sellal, a procédé aussi mardi à la mise en ser- vice de la station d'épuration des eaux usées du chef-lieu de wilaya. cette infrastructure permet de trai- ter un volume d'eaux usées de l'ordre de 14.000 mètres cubes par jour. cette SteP, qui va traiter les eaux usées des communes de tissemsilt et d'ouled Bessam, est destinée à servir de protection aux eaux du barrage Bou- gara, utilisées dans l'irrigation d'un pé- rimètre de 1.300 ha, et à réutiliser les eaux épurées pour l'irrigation de 300 autres ha de terres agricoles. M. Sellal a instruit les responsables de l’hydrau- lique à lancer une étude sur l'irrigation des terres agricoles situées près de cette installation et préconisé des actions de sensibilisation des fellahs pour l’utili- sation des eaux épurées.

Des filières utiles et adaptées

M. abdelmalek Sellal a inspecté également le projet de réalisation de

2.000 places pédagogiques au centre

universitaire de la wilaya. ces nou- velles structures sont destinées au nou- vel institut des sciences et technologies. il est prévu le lancement, durant le premier semestre de cette année, d'un autre projet de 4.000 places pédago- giques au titre de la réalisation du nou- veau pôle universitaire pour permettre la création de deux instituts d'histoire et langues, de foresterie et biologie. M. Sellal a insisté sur la nécessité de mettre en adéquation les filières de l’enseignement supérieur avec les be- soins et les spécificités de la région, tant il est vrai qu’on ne peut concevoir des cycles d’études qui peuvent s’avé- rer en fin de compte inutiles. il ne faut pas rééditer les erreurs commises par le passé au niveau, par exemple, de la formation profession- nelle, a-t-il fait observer. il n’est plus question de former pour former uni- quement, précisant l'ouverture de spé-

cialités universitaires des compé- tences des parties concernées, soit l'université. il faut mettre fin à la for- mation universitaire désordonnée. S’agissant de l’habitat, M. abdel- malek Sellal a inspecté le projet de réa- lisation de 300 logements publics locatifs, implantés sur le site «essafah» au chef-lieu de wilaya. il a souligné la nécessité de pré- voir des assiettes de terrain destinées aux investisseurs privés pour réaliser des infrastructures de services ainsi que des espaces verts supplémentaires pour améliorer le cadre de vie des habitants. S’étendant sur une superficie de 25 ha, le site se compose de 1.425 loge- ments et d’infrastructures d’utilité pu- blique.

Un programme complémentaire consistant

le programme complémentaire pour la wilaya de tissemsilt porte sur

la réalisation de près de 34 nouvelles

opérations relevant de divers secteurs.

il financera des actions visant à renfor-

cer et moderniser les infrastructures de base et à améliorer les conditions de vie des citoyens. réputée par la céréaliculture et l’élevage, la wilaya de tissemsilt re- cèle des atouts naturels, lui permettant de devenir une importante destination en matière de tourisme thermal et de montagne. aussi, les efforts de développement soutenus s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie de la po- pulation locale, estimée à 320.000 âmes, la prise en charge de leurs préoc- cupations et la valorisation de ses atouts et de sa vocation agropastorale. Pour rappel, la wilaya de tissemsilt

a bénéficié, durant la période 1999-

2009, d'une enveloppe financière dé- passant les 131 milliards de dinars et au titre du programme quinquennal 2010- 2014 d'une enveloppe de 92 milliards de dinars, destinée à la réalisation de plusieurs infrastructures socioécono- miques.

M. B.

Sellal rencontre la Société civile :

«Avancer dans l’union pour l’Algérie»

Dans la salle de conférences de la wilaya de tissemsilt, remplie à l’ex- cès, le Premier ministre, M. abdelma- lek Sellal, a prôné la volonté de l’union, de la fraternité, d’agir en commun pour la stabilité, la cohésion des efforts pour une algérie prospère et stable. M. Sellal a transmis les salutations chaleureuses et pleines de considéra- tion du Président de la république, abdelaziz Bouteflika, à l’adresse des citoyens de la wilaya de tissemsilt. cette parole a été suivie d’une forte acclamation de la part des assistants. il a constaté que cette wilaya a fait de grands bonds en avant sur le che- min du développement, notamment durant la dernière décennie écoulée. M. Sellal a encore déclaré devant les membres de la société civile, des élus locaux et des membres de l’exécutif local, qu’il est venu pour inspecter l’état d’avancement des projets ins- crits dans le cadre du programme de développement du chef de l’etat, mais qu’il est ici également pour débattre des préoccupations et des problèmes des citoyens de la wi- laya qui, a-t-il souligné, a souffert des affres du terrorisme et des répercus- sions néfastes de la crise économique et sociale qui a touché le pays. au- jourd’hui, a-t-il déclaré avec beau- coup de fierté et de satisfaction, le visage de tissemsilt a changé grâce aux fruits de la politique de réconci- liation nationale initiée par le Prési- dent abdelaziz Bouteflika.

nationale initiée par le Prési- dent abdelaziz Bouteflika. la stratégie du gouvernement, a déclaré M. Sellal,

la stratégie du gouvernement, a déclaré M. Sellal, «consiste à nous ex- traire de la dépendance à l’égard de l’étranger, de l’emprise du secteur des hydrocarbures exercée sur notre éco- nomie, de préparer notre économie à affronter la concurrence internatio- nale». le Premier ministre a énuméré de manière assez convaincante les nom- breuses réalisations concrétisées (routes, barrages, universités, lycées, etc.). ce sont des réalités palpables que rien ni personne ne peut nier ou contester. cela est attesté par l’opi- nion publique. il annoncé la tenue de la pro- chaine tripartite pour le 23 février afin

d’étudier les dossiers qui sont à la base des grandes orientations fixées pour notre économie nationale. aussi, «la prochaine tripartite (gou- vernement-patronat-syndicat) exami- nera les conclusions de sa dernière réunion».

Lutte contre la bureaucratie et la corruption :

«C’est une obligation»

M. Sellal a déclaré, à ce titre, que «le gouvernement ne se contentera pas de ces résultats positifs. ils nous permettent d’accroître notre volonté d’appliquer intégralement le pro- gramme du Président de la répu-

blique, M. abdelaziz Bouteflika». le Premier ministre a évoqué des pro- blèmes qui, jusqu’à présent, sont in- connus des citoyens, comme les difficultés de la circulation automo- bile, internet, mais ce sont des pro- blèmes qui représentent aussi des indices probants quant à l’améliora- tion du niveau de vie de la population. encore une fois, M. Sellal a af- firmé la volonté de l’etat à lutter contre la corruption et la bureaucratie. «c’est une obligation», a-t-il clamé devant son auditoire. c’est une mission de la justice qui se doit de traiter les affaires de corrup- tion avec rigueur. cette détermination est justifiée par un souci avéré de pro- mouvoir la culture de la transparence et de la crédibilité. «Mais avant les lois, les décrets et les textes juridiques, ce sont les men- talités qui doivent d’abord changer», a-t-il souligné. «la personne qui s’adonne à la corruption prive autrui de ses droits.» abondant dans cet ordre d’idées, M. Sellal a insisté sur le fait que « la lutte contre les phénomènes comme la cor- ruption est l’affaire de tous».

Aux candidats à la présidentielle : «Soyez les chevaliers de la démocratie»

M. Sellal a évoqué l’élection pré- sidentielle du 17 avril prochain. il a donné la garantie que l’etat mettra tout en œuvre pour en assurer le suc- cès et tenir compte des préoccupa- tions de tous les candidats engagés dans cette joute présidentielle. il a lancé un message en direction justement de ces candidats leur de- mandant d’être «les chevaliers de la démocratie, ceux-là mêmes qui vont œuvrer à la stabilité de notre pays». le Premier ministre est revenu sur le thème de la stabilité, allant jusqu’ à dire que «nous sommes capables de verser la dernière goutte de notre sang pour elle». il a affirmé que «la vie enseigne que pour réussir, il faut agir dans l’union et la main dans la main car l’algérie mérite cela. il est de notre devoir de léguer à nos enfants une al- gérie stable et prospère», a-t-il enfin conclu sous un tonnerre d’applaudis-

sements. M. Bouraib

La tripartite se réunira le 23 février

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé mardi à Tissem- silt ,que «la tripartite se réunira le 23 février en cours». M. Sellal a in- diqué, lors d'une rencontre avec les représentants de la société civile de la wilaya de Tissemsilt, que «la prochaine tripartite (gouvernement- patronat-syndicat) examinera les conclusions de sa dernière réunion».

Mercredi 5 Février 2014

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

VISITE DU PREMIER MINISTRE DANS LA WILAYA DE TISSEMSILT

M. Sellalinspecteleprojetde2.000places pédagogiquesaucentreuniversitaire

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a inspecté, hier, à Tissemsilt, le projet de réalisation de 2.000 places pédagogiques au centre universitaire de la wilaya. Ces nouvelles structures qui ont nécessité un investissement de plus de 770 millions de dinars, au titre de l'actuel plan quinquennal, sont des- tinées au nouvel institut des sciences et technologies. Les travaux de réa- lisation confiés à une entreprise chi- noise, en septembre 2012, seront livrés au mois de juin prochain. Le projet comprend des salles de cours et de travaux pratiques, des amphithéâ- tres, une bibliothèque, un bloc admi-

nistratif et autres annexes. Dans le même cadre, il est prévu le lancement, durant le premier semestre de cette année, d'un autre projet de 4.000 places pédagogiques au titre de la réa- lisation du nouveau pôle universitaire pour permettre la création de deux instituts d'histoire et langues et de fo- resterie et Biologie. Le centre universitaire de Tissem- silt, ouvert lors de l'année universi- taire 2005-2006, dispose de 4.000 places pédagogiques et accueille 3.600 étudiants répartis en sept fi- lières.

A PS

3.600 étudiants répartis en sept fi- lières. A PS Mise en service de la station d'épuration

Mise en service de la station d'épuration des eaux usées

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé, hier, à Tissemsilt, à la mise en service de la station d'épu- ration des eaux usées (STEP) du chef-lieu de wilaya. Cette infrastructure permettra de traiter un volume d'eaux usées de 14.000 m 3 /jour extensible à 27.000 m 3 /jour à l'horizon 2015. Réalisée pour un coût de 2 milliards de dinars, cette STEP, qui prendra en charge les eaux usées des communes de Tissem- silt et d'Ouled Bessam, est dotée d'équipements modernes. Ce projet est destiné à protéger les eaux du bar- rage Bougara utilisées dans l'irriga-

les eaux du bar- rage Bougara utilisées dans l'irriga- tion d'un périmètre de 1.300 ha et

tion d'un périmètre de 1.300 ha et à réutiliser les eaux épurées pour l'irri- gation de 300 autres ha de terres agri- coles. Cette STEP devra également protéger le barrage de Bougara et les bassins de oued Chlef des effets de la pollution. Après les explications qui lui ont été données sur le site, M. Sellal a in- vité les chargés du secteur à lancer une étude sur l'irrigation des terres agricoles situées près de cette instal- lation. Il a également préconisé des actions de sensibilisation des fellahs pour utiliser les eaux épurées de cette station.

Asseoir un système de formation universitaire adapté aux spécificités de chaque région

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a appelé, hier, à Tissemsilt, à asseoir un système de formation universitaire adapté aux spécificités de chaque ré- gion. Le Premier ministre a appelé lors de l'inspection du projet de réalisation de 2.000 places pédago- giques universitaires dans la wilaya de Tissemsilt, à mettre fin à la formation universitaire "anarchique" qui ne sert pas, a-t-il dit, le processus de développe-

ment économique et social de la région et du pays. "Vous ne suivez pas les différents développements que connaît la wilaya de Tissemsilt réputée pour sa vocation agricole", a-t-il dit à ce propos. Appelant au respect des caractéristiques de chaque région lorsqu'il s'agit de la réalisation de places pédagogiques univer- sitaires, M. Sellal a souligné que la formation univer- sitaire dans cette wilaya ne cadrait pas avec les

spécificités de celle-ci. Il a précisé que l'ouverture de spécialités universitaires relevait des prérogatives des parties concernées, soit l'université, appelant à cet effet à mettre fin à la formation universitaire "anar- chique" notamment dans les wilayas agricoles qui ont besoin d'exploiter toutes les capacités de leurs en- fants.

Inspection du projet de 300 logements publics locatifs

Abdelmalek

Sellal, a inspecté, hier, à Tissemsilt, le

projet de réalisation de 300 logements publics locatif, implanté sur le site du POS "Essafah", au chef-lieu de wilaya. Le projet, qui a nécessité une enveloppe de 716,7 millions de dinars, est inscrit au titre du programme quinquennal en

cours. Les travaux sont confiés

à une

entreprise nationale pour un délai de li-

vraison de 22 mois, selon les

tions fournies

souligné la nécessité de prévoir sur ce site des assiettes de terrains destinées

pour réaliser

aux

Le

Premier ministre,

de services ainsi que

des espaces verts supplémentaires pour

de vie des habitants.

Ce POS qui s'étend sur une superficie

1.425 loge-

infrastructures

scolaire,

un CEM, un lycée, une salle de sports,

sû-

reté urbaine. Sur place, M. Sellal a suivi

explica- une présentation du secteur de l'habitat.

des infrastructures

améliorer le cadre

de 25 ha se compose de

ments

en plus

publiques

d'autres

comme un groupe

une salle de soins et le siège d'une

logements

toutes

sur place.

privés

M. Sellal

a La wilaya de Tissemsilt a bénéficié de

formules

46.696

confondues au titre des différents pro-

grammes de développement, note-on.

investisseurs

pro- grammes de développement, note-on. investisseurs Un programme complémentaire de 30,9 milliards de dinars Le

Un programme complémentaire de 30,9 milliards de dinars

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annoncé, hier, un programme complémentaire de 30,9 milliards de dinars au profit de la wilaya de Tissem- silt destinée à l’amélioration des infra- structures de base et des conditions de vie du citoyen. L'annonce de ce pro- gramme complémentaire a été faite lors de la rencontre avec les élus locaux et des représentants de la société civile à la clôture de cette visite d’inspection et de travail d’un jour. Cette enveloppe

complémentaire est destinée, notam- ment à renforcer divers secteurs comme l’agriculture, les infrastructures de base, la jeunesse et les sports. Elle doit également financer de nombreuses opérations comme celles relatives à l’étude du projet de la liaison autorou- tière Khemis Meliana - Tissemsilt - Tiaret, à la réalisation de programmes d’habitat LPL, rural et RHP, à la réha- bilitation du vieux bâti au chef-lieu de wilaya et à Theniet El Had. Le pro-

gramme complémentaire porte, entre autres, sur la réfection des voies et la modernisation des routes nationales, de wilaya et communales, le renforcement de l’AEP et de l’assainissement, la réa- lisation d’un hôpital de 240 lits au chef-lieu de wilaya, l’étude de projet de deux hôpitaux à Theniet El Had et Lardjem. L'enveloppe complémentaire servira également à financer des projets d’alimentation de nombreux groupe- ments d’habitation en gaz naturel et en

électricité, ainsi que la réalisation de 28 terrains de sport au niveau des établis- sements scolaires, de 18 cantines sco- laires, de pensionnats, le renforcement du transport scolaire et l’équipement des établissements en moyens de chauffage. Un montant de 2 milliards de dinars sera destiné aux plans de développe- ment des communes (PCD) en don- nant la priorité aux collectivités les plus démunies.

Présidentielle 2014 : M. Sellal appelle les candidats à consacrer la démocratie et à préserver la stabilité du pays

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a ap- pelé, hier, les candidats à la prochaine élection pré- sidentielle à œuvrer dans le sens de la consécration de la démocratie et de la préservation de la stabilité du pays. L'Algérie "a rendez-vous avec une impor- tante échéance électorale dont le succès incombe à tous et il est du devoir de tout Algérien jaloux de la stabilité de son pays d'y concourir", a affirmé M. Sellal lors d'une rencontre avec les représentants de la société civile de la wilaya de Tissemsilt où il ef- fectue une visite de travail et d'inspection. Le gou-

vernement "veille à réunir tous les moyens pour la réussite de ce rendez-vous électoral en application des directives du Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika", a poursuivi le Premier ministre, soulignant la disponibilité du gouvernement "à écouter les préoccupations des candidats en veillant à aplanir les difficultés qu'ils pourraient rencontrer, dans le respect des lois de la République". Pour M. Sellal "le peuple n'est pas prêt à faire marche ar- rière, car l'Algérie connaît aujourd'hui une situation de sécurité et de stabilité que nous défendrons

jusqu'à la dernière goutte de notre sang". "L'heure n'est plus à de nouveaux troubles et il faut recon- naître que l'Algérie vit au rythme d'une relance socio-économique", a-t-il ajouté. Le gouvernement "ne se contente jamais des résultats très positifs réa- lisés jusque-là, il les considère comme étant des données qui nous confortent dans notre marche sur la bonne voie et qui renforcent notre détermination à aller de l'avant jusqu'à la mise en œuvre de l'en- semble du programme présidentiel", a conclu le Premier ministre.

SELLAL :

«Laluttecontrela

corruptionrelèvedes

missionsprincipales

dupouvoirjudiciaire»

La lutte contre la corruption re- lève des missions principales du pou- voir judiciaire dans le cadre de la loi et dans le respect du principe de la présomption d’innocence, a indiqué, hier, à Tissemsilt, le Premier minis- tre, Abdelmalek Sellal. "La lutte contre la corruption re- lève des missions principales du pou-

voir judiciaire dans le cadre de la loi, le respect de la présomption d’inno- cence et des procès équitables, loin de toutes campagnes qui peuvent mener à de graves dérives et dépas- sements", a souligné M. Sellal dans son discours devant les représen- tants de la société civile à Tissems- silt. Le Premier ministre a précisé que "s’il est du devoir du pouvoir ju- diciaire de traiter les affaires de cor- ruption avec rigueur, il est du devoir aussi de tout le monde de contribuer

à instaurer la culture de la transpa-

rence et l’intégrité dans les diffé- rents domaines de la vie publique", estimant que "c’est aux mentalités de changer". "La lutte contre la corruption et la

bureaucratie est l’affaire de toute la société, et c’est une culture", a-t-il martelé. Selon le Premier ministre, la cor- ruption est un "phénomène étranger"

à notre culture et notre religion, la-

quelle "nous exhorte aux gains licites et renforce la dignité de l’individu, faisant partie des problèmes qui ont accompagné le développement de notre pays". M. Sellal a noté que la lutte contre la corruption est la condition pour le rétablissement de la confiance du citoyen dans ses insti- tutions.

Mise enservice d’une stationde traitement des eaux du barrage de Bouzagza

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé, hier, dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya de Tissemsilt, à la mise en service de la station de traitement des eaux du barrage de Bouzagza, dans la com- mune de Lardjam. Cette infrastruc- ture, dont la capacité de traitement est de l’ordre de 8.000 m 3 /jour, a été réalisée par deux sociétés algé- riennes dans le cadre du projet d’ali- mentation de la ville de Lardjam en eau potable à partir dudit barrage. La station dispose d’un réservoir de 3.000 m 3 , d’une station de pom- page, d’aires de stockage abritant trois réservoirs d’une contenance globale de 11.000 m 3 . L’infrastructure est reliée par une adduction sur une distance de 9 km. Ce projet d’AEP, qui a nécessité une dotation financière de 800 millions DA, permet d’alimenter plus de 13.000 habitants des zones rurales qui souffrent d’un déficit sensible en la matière. Il permet également de renforcer et de sécuriser l’AEP des communes de Lardjam et El Malaab, alimentées actuellement à partir du barrage de Koudia Rosfa. Sur le site, M. Sellal a suivi un exposé sur les projets concrétisés par le secteur de l’hydraulique en matière de mobilisation des capacités hydriques, d’alimentation en eau des populations rurales et urbaines, de renforcement des capacités de stockage, de systèmes d’assainisse- ment et de protection des villes des risques de crues. Intervenant à cette occasion, le Premier ministre a sou- ligné qu’avec la mise en service de cette station, le problème de l’AEP dont souffrait la wilaya a été réglé, insistant sur la nécessité de dévelop- per l’irrigation agricole.

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EL MOUDJAHID

aTelier réGional SUr leS enlèveMenTS ConTre PaieMenT de rançonS

La nécessité d’une approche globale soulignée

Le Centre Africain d’Etudes et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) abrite depuis hier et jusqu’à demain à son siège à Alger, un atelier sur la mise en œuvre du Mémorandum d’Alger du Forum Mondial contre le terrorisme (GCTF) sur les bonnes pratiques en matière de prévention des enlèvements contre la rançon par des terroristes et d’élimination des avantages qui en découlent.

P our les participants, repré- sentants diplomatiques et ex- perts de plusieurs pays, il

s’agit avant tout de dépasser les di- vergences entre les etats pour dé- velopper une approche commune sur cette question qui constitue une véritable menace pour la région et le reste du monde. « Si les diffé- rents groupes terroristes, al Qaida, aqmi, Boko Haram, Mujao et ansar, arrivent à se mettre d’ac- cord, il n’y a pas de raison pour que les etats échouent dans la mise en œuvre d’une coopération com- mune », a indiqué à l’ouverture des travaux de cet atelier Francisco Caetano josé Madeira, directeur du CaerT et ce d’autant, a-t-il pré- cisé, que les fonds obtenus par le biais des rançons servent à financer toutes les activités terroristes et cri- minelles des groupes qui écument le Sahel. Selon un chiffre avancé par le directeur du CaerT, « 100 mil- lions de dollars ont été empochés par les groupes terroristes et 35% des cas de kidnappings ont été per- pétrés en 2013 en afrique.» C’est dire aussi pourquoi la démarche préconisant une coopération entre etats est soutenue notamment par les USa. dans son allocution d’ouver- ture, l’ambassadeur américain à alger, Henry S. ensher, a indiqué : « nous encourageons une ap- proche de portée gouvernementale ou interinstitutions pour lutter contre le phénomène de l’enlève- ment contre rançon.» Pour Fran- cisco Caetano josé Madeira, « si ce

Photos : Nesrine
Photos : Nesrine

phénomène n’est pas endigué, la menace qu’il représente pour les pays, notamment les plus instables politiquement, ne cessera d’aug- menter dans cette région.» Cette at- tractivité financière est alimentée, indique-t-il, par le « changement de nature d’al Qaida ». Ses branches sont devenues autonomes et décentralisées et ont besoin de s’autofinancer. les enlèvements sont ainsi la forme la plus lucrative pour l’ob- tention des fonds qui serviront à fi- nancer tous les trafics auxquels elles s’adonnent et de s’équiper en moyens très sophistiqués, rendant de plus en plus en difficile la lutte

contre les kidnappings. Pour mettre un terme à ce phénomène, le direc- teur du CaerT estime nécessaire d’identifier les groupes terroristes, de les poursuivre en justice et de les condamner. Mais cette solution ne peut être mise en œuvre que par « une ap- proche globale et concertée ». il faut, dira M. Madeira « une syner- gie des efforts et la prise de me- sures de préventions comme cela est le cas, du Mémorandum d’al- ger, de la loi modèle de l’Union africaine (Ua) et du traité de rabat », qui sont déjà en applica- tion mais qui n’ont pas d’aspect contraignant.

Ces instruments contiennent, selon lui, ce qu’il faut pour avoir une politique globale de lutte. il fera également remarquer que les missions effectuées, par le Centre qu’il dirige, auprès de 18 pays de l’Ua ont permis d’identifier les points faibles dans le cadre de la lutte contre le phénomène des en- lèvements contre rançon. il citera entre autres l’insuffi- sance de l’arsenal juridique, l’ab- sence de mécanismes, une ressource humaine pas qualifiée et l’insuffisance dans l’échange d’in- formations. il annoncera dans ce cadre l’organisation de quatre ate- liers. deux seront consacrés aux

régions de l’afrique du nord et du Sahel et deux autres aux régions de l’afrique de l’est et la Corne de l’afrique. les experts qui y prendront part auront à arrêter des recommanda- tions en vue de réduire les zones d’action des terroristes et les élimi- ner. intervenant à son tour, M. rez- zag-Bara, conseiller auprès du Président de la république, dira que cet atelier est le modèle sur le- quel doit être élaborée la relation entre les centres spécialisés d’études et de recherches régio- naux et les organisations interna- tionales. il s’agit également, selon lui, de considérer la question de la prise d’otage contre paiement de rançon comme l’une des formes les plus condamnables et les plus abjectes et de trouver mécanismes préser- vant la vie des otages. il rappellera au passage que les recommandations du Mémoran- dum d’alger ont été endossées par le Conseil de sécurité de l’onU dans le cadre de la résolution adop- tée le 27 janvier dernier, ce qui ne manquera pas d’élargir le consen- sus sur la nécessité de trouver des moyens plus contraignant pour prévenir les prises d’otages et le paiement des rançons. il fera part de la volonté de l’al- gérie de partager son expérience acquise dans le cadre de la préven- tion contre les enlèvements et le paiement des rançons et la lutte contre ce crime conformément aux principes d’un etat de droit. Nadia Kerraz

l’aMBaSSadeUr deS eTaTS UniS :

« L’Algérie s’est démarquée comme leader »

« les etats-Unis appuient pleinement les

efforts visant à mettre en œuvre le Mémo- randum d’alger », a déclaré hier l’ambassa- deur américain à alger, Henry S. ensher, dans une allocution prononcée à l’ouverture de l’atelier sur la mise en œuvre du Mémo- randum d’alger du Forum mondial contre le terrorisme sur les bonnes pratiques en ma- tière de prévention des enlèvements contre rançon par des terroristes et l’élimination des

avantages qui en découlent.

« aujourd’hui, chacun d’entre nous ici,

mon gouvernement, le Conseil de sécurité des nations unies et le G8, ont déjà approuvé ces bonnes pratiques qui ont été finalisées dans le Mémorandum d’alger », a indiqué le diplomate américain et de poursuivre « nous sommes ici parce que nous sommes profondément attachés à réduire l’accès des groupes terroristes au financement, qui leur permet de survivre et de recruter, tout en pro- tégeant la vie de nos ressortissants.»

Diplomates algériens enlevés au

Mali

: préoccupation et soutien de Washington

« les etats-Unis condamnent ferme- ment l’enlèvement des diplomates algériens et mon gouvernement soutient pleinement le gouvernement algérien dans ses efforts constants pour assurer leur retour en toute sécurité ». il indiquera aussi que « aQMi tire l’es- sentiel de ses fonds des enlèvements contre rançon et non de donateurs qui soutiennent ces actes », mais fera-t-il remarquer « la tra- gique vérité est que l’argent qui finance les moyens de subsistance d’al Qaida et ses af- filiés provient souvent des pays qui sont dé- terminés à vaincre l’organisation terroriste.» Selon lui l’enlèvement contre rançon est de- venue une industrie de croissance, ainsi que la tactique préférée des terroristes, d’où la nécessité d’inverser la tendance. Pour ce faire les USa préconisent une

la tendance. Pour ce faire les USa préconisent une « approche coordonnée ». il dira que

« approche coordonnée ». il dira que son pays encourage « la coordination au sein des frontières nationales à travers la coopération interinstitutions et la coordination régionale et internationale » entre les gouvernements. de son point de vue « l’algérie qui s’est démarquée comme leader » peut « utiliser

son expérience de lutte contre le terrorisme, pour aider à atténuer et à mettre fin aux avantages des enlèvements contre rançon dans la région.» il poursuivra en affirmant : « Compte tenu de l’ampleur du problème » les USa veulent renforcer leur coopération avec l’algérie et avec tous les pays repré- sentés à l’atelier organisé par le CaerT sous l’égide de l’Ua et du Conseil de sécu- rité de l’onU. le chargé d’affaires à l’ambassade du Canada, Tim Gorham, dont le pays co-pré- side avec l’algérie le groupe de travail sur le Sahel dans le cadre du GCTF, a rappelé pour sa part : « notre objectif est d’identifier les principaux problèmes qui menacent le Sahel, et de mobiliser les ressources néces- saires pour offrir de la formation basée sur des leçons apprises et des bonnes pratiques. d’où, selon lui, l’importance du Mémoran- dum d’alger.

N. K.

Bordj Ménaiel

Explosion d’une bombe : deux morts et un blessé

deux militaires ont été tués et un civil blessé dans un attentat terroriste à la bombe perpétré au début de la soirée de lundi dernier à Bordj Ménaiel, une quarantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya de Boumerdès, apprend-on de sources sécuritaires. la bombe enfouie sous terre, et probablement actionnée à distance, a explosé près du centre de formation et de l’enseignement professionnels à l’entrée

ouest de la ville ont indiqué nos sources, précisant que les victimes étaient de passage lorsque l’engin a explosé. les deux victimes décédées ainsi que la troisième personne blessée ont été évacuées en urgence vers l’hôpital, pendant que les services de sécurité ont bouclé le lieu de l’attentat pour les besoins de l’enquête. Cet attentat a provoqué une forte panique parmi la population de Bordj Ménaiel, une région qui a connu durant la décennie noire

de nombreuses exactions de groupes terroristes armés. des citoyens, choqués et consternés, ont dénoncé avec virulence cet acte criminel qui intervient après une plus au moins longue accalmie. Traqués par les unités de l’armée nationale populaire et les autres corps de sécurité nationale, les groupes terroristes armés dont les rangs ne cessent de subir d’énormes pertes perdent de plus en plus de terrain au point où ils ne peuvent même pas

sortir de leurs caches dans de rares maquis disséminés entre les wilayas de Tizi-ouzou, Bouira et Boumerdès. la densification de la lutte contre le terrorisme que mènent les différents corps de sécurité s’est soldée par l’élimination de plusieurs dizaines de terroristes armés, dont des émirs dans ces trois wilayas. Bel. Adrar

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EL MOUDJAHID

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Installation des sous-commissions de supervision de l’élection à Ouargla, Béchar, Laghouat, Ghardaïa…

Des sous-commissions de supervision de l’élection présidentielle du 17 avril 2014 ont été installées mardi dans les wilayas d’ouar- gla, Béchar, Laghouat et Ghardaïa. Des membres de la Commission nationale de supervision de cette élection (CNSEL), MM. Abdelkader Yahia, Mohamed Saka et

Mohamed Lassaker, ont présidé les cérémo- nies d’installation respectivement à ouargla et Ghardaïa, Béchar et Laghouat. Ces sous-commissions comptent chacune quatre magistrats et sont présidées par MM. Mohamed-Salah Soltani à ouargla, Tayeb Bel- makhfi à Béchar, Brahim Nouizi à Laghouat

et Ghanem Farouk à Ghardaïa. Lors des céré- monies d’installation, les membres de la CNSEL ont mis en exergue les missions et at- tributions dévolues à ces sous-commissions lo- cales chargées de veiller à la transparence de l’opération électorale et de s’assurer du res- pect, dans toutes ses phases, des dispositions

de la loi organique relative au régime électoral et des textes d’application y afférents. Pour le Sud, ont été déjà installées, samedi et dimanche derniers, les sous-commissions locales de supervision de l’élection présiden- tielle à Tamanrasset, Illizi, Adrar et Naâma.

… Tiaret, Tlemcen, Aïn Temouchent …

Des sous-commissions locales de supervi- sion de l’élection présidentielle du 17 avril prochain ont été installées lundi et mardi à Tia- ret, Tlemcen et Aïn Temouchent. La sous-commission, installée lundi à Tia- ret, présidée par M. Bounadhora Bouziane est constituée de quatre magistrats. A cette occa- sion, un représentant de la Commission natio- nale a rappelé, en substance, les missions et les prérogatives dévolues à cette sous-commis-

sion. La sous-commission de Tlemcen, com- posée de sept magistrats, est présidée par M me Benmansour Hafida, conseillère au Conseil d’Etat. Elle a été installée mardi par M. Bel- bachir Hocine, chef de section à la Cour su- prême et membre de la Commission nationale de supervision de l’élection présidentielle qui a expliqué les missions assignées à cette sous- commission chargée de veiller sur tous les dé- tails liés à la campagne électorale, à

l’opération de vote et au respect des disposi- tions de la loi organique et des textes d’appli- cation y afférents. A Aïn Témouchent, la sous-commission de supervision de l'élection présidentielle du 17 avril 2014, installée mardi au siège de la cour de justice d’Aïn Témouchent par M. Guer- mouche Abdellatif, conseiller à la Cour su- prême et membre de la Commission nationale de supervision de l'élection présidentielle, est

composée de six magistrats et présidée par M. Mejahdi Mohamed Tahar. Dans son interven- tion d’ouverture, M. Guermouche Abdellatif a mis l’accent sur l’importance des missions dé- volues à cette commission pour assurer des élections transparentes et libres. «Il s’agit là d’un honneur confié aux magistrats qui ne manqueront pas de consentir de grands efforts pour accomplir leur mission en toute impartia- lité et autonomie», a-t-il souligné.

… Constantine, Annaba, Guelma et Tébessa

Les sous-commissions locales de supervi- sion de l’élection présidentielle du 17 avril prochain ont été installées mardi dans les wi- layas de Constantine, Annaba, Guelma et Té- bessa. A Constantine, les trois sous-commissions locales de supervision de l’élection présiden- tielle ont été installées par M. Allaoua Bouche- lik, membre de la Commission nationale (CNSEL), au cours d’une cérémonie organisée dans un hôtel à Ali-Mendjeli en présence des autorités locales et de magistrats. M. Allaoua Bouchelik, conseiller à la Cour suprême, a précisé que ces sous-commissions sont composées de magistrats expérimentés, chargés d'assurer la «transparence» et la «pro- preté» de l'élection du 17 avril prochain. Il a rappelé que la désignation de trois sous-

commissions dans la wilaya de Constantine ré- pond au nombre d'habitants et d’électeurs. Ces sous-commissions sont présidées par les ma- gistrats M me Hakima Baâtouche et MM. Bachir Belaïd et Tahar Boulbene. Dans la wilaya de Annaba, les deux sous- commissions locales de supervision de l’élec- tion présidentielle ont été installées par M. Ameleddine Boulenouar, membre de la Com- mission nationale (CNSEL), lors d’une céré- monie organisée en présence des autorités locales, de magistrats, d’élus et de représen- tants de partis politiques. M. Boulenouar a précisé que les sous-com- missions de supervision, constituées de magis- trats, «renforce l’Etat de droit et concrétise les engagements en matière de transparence et d’intégrité» au cours de la prochaine échéance

électorale. Ces deux sous-commissions, com- posées de huit juges, sont présidées par les magistrats MM. Lakhdar Hamissi et Smaïl Fermis. Dans la wilaya de Guelma, la sous-com- mission locale de supervision de l’élection pré- sidentielle a été installée par M. Ahcene Khenchoul, magistrat à la Cour suprême, au cours d’une cérémonie à laquelle les autorités locales, des représentants de partis politiques et de la société civile ont pris part. M. Khenchoul a mis en exergue, dans son allocution, le rôle que la commission locale de supervision de l’élection présidentielle doit jouer en vertu des pouvoirs qui lui sont confé- rés par la loi. La commission locale de supervision de l’élection présidentielle de la wilaya de

Guelma, composée de quatre membres, est présidée par M. Bachir Saâdia. M. Khenchoul, dans une déclaration à l’APS, a indiqué que toutes les conditions ma- térielles et humaines ont été mobilisées pour permettre à la sous-commission locale de tra- vailler dans «les meilleures conditions». Dans la wilaya de Tébessa, la sous-com- mission de supervision de l’élection présiden- tielle du 17 avril prochain a été installée par le magistrat Abderrahim Madjid, membre de la Vommission nationale de supervision (CNSEL), en présence des autorités locales ci- viles et militaires et de nombreux magistrats. La sous-commission de Tébessa, composée de quatre membres, est présidée par M. Ha- chemi Mellak, magistrat, conseiller à la Cour suprême.

Le SNAPAP appelle à un 4 e mandat du Président Bouteflika

Les membres du Syndicat natio- nal autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), qui s’est réuni hier à Alger, ont ap- pelé, à l’unanimité, le Président de la République, M. Abdelaziz Boute- flika, à se présenter pour un 4 e man- dat pour l’achèvement du programme des réformes entamé dans différents domaines. Ainsi, le conseil national, qui s’est réuni les 3 et 4 février du mois courant en session ordinaire, a pro- fité, au cours de la cérémonie de clôture des travaux, pour réitérer son soutien inconditionnel au Prési- dent de la République. Le secrétaire général du Snapap M. Belkacem Felfoul, qui a passé en revue les dif- férentes réalisations effectuées dans plusieurs secteurs, a fait savoir que M. Abdelaziz Bouteflika est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Les membres du Snapap ont saisi également cette occasion pour débattre des questions d’actualité touchant le monde du travail en gé- néral, et ont réitéré leurs principales revendications. Dans ce sillage, ils ont demandé à être partie prenante de la pro- chaine tripartite. Expliquant que leur 24 années d’existence leur a permis d’acquérir une expérience jugée suffisante pour contribuer à solutionner les problèmes et préoc- cupations des travailleurs des diffé- rents secteurs. Selon M. El Aiachi Benelmili, chargé de l’organique au sein du Snapap, l’un des principales reven- dications du Syndicat est la révision de l’article 87 bis de la loi 90/11. Il s’agit notamment de bien définir la notion du salaire pour ne pas tomber dans la confusion.

Ph. Wafa
Ph. Wafa

Pour lui, la révision de cette loi doit être faite pour que certaines

primes ne soient pas calculées sur le salaire minimum garanti valorisé, actuellement, à 18.000 DA. Le Snapap revendique aussi l’amendement de l’instruction qui plafonne les allocations familiales à

300 DA pour les travailleurs dont le

salaire est supérieur à 15.000 DA et

600 DA pour ceux qui perçoivent

moins de 15.000 DA. Les interve- nants se sont, également, penchés sur la question liée au processus du préemploi. A ce sujet, ils suggèrent l’affec- tation des jeunes désirant travailler selon leur spécialité initiale pour qu’ils puissent acquérir une expé- rience dans cette filière et être recru- tés âpres le départ d’un ancien à la retraite. Ils optent, aussi, pour la fa- cilitation des procédures d’ouver- ture des micro-entreprises en faveur des jeunes pour la création de nou- veaux postes de travail, l’une des solutions susceptibles d’absorber le taux de chômage en Algérie . Kamelia H.

Le Conseil constitutionnel rappelle les procédures à suivre par les candidats

Le Conseil constitutionnel a rap- pelé, mardi, les procédures que doi- vent suivre les postulants à la

candidature pour l'élection présiden- tielle du 17 avril 2014. Le Conseil constitutionnel rap- pelle que les formulaires de sous- cription des signatures devront être accompagnés d'un bordereau et d’un

CD. Et en complément du commu-

niqué n°01 du 20 janvier 2014, rela-

tif aux conditions de candidature à la présidence de la République, le Conseil constitutionnel informe que le bordereau accompagnant les for- mulaires de souscription des signa- tures doit être paraphé sur chacune des pages et signé par le candidat ou par un représentant dûment habilité. Le Conseil constitutionnel in- forme également de la nécessité de présenter le CD sous format Excel.

Par ailleurs, le Conseil constitu- tionnel informe que le dossier de candidature doit être déposé après avoir pris un rendez-vous 48 heures à l'avance. Le Conseil constitutionnel invite les postulants à consulter pour plus d'informations ou prendre contact sur le site : 0http://www.conseil- constitutionnel.dz/.

ALoRS quE LA CRISE Au SEIN Du PARTI PERSISTE

Le PRA réitère son soutien indéfectible à un quatrième mandat du Président de la République

Le secrétaire général du Parti du renouveau algérien, Kamel Bensa- lem, a réitéré, hier, son appel au Pré- sident de la République à se présenter à la prochaine élection pré- sidentielle en vue de briguer un nou- veau mandat à la tête du pays. Kamel Bensalem, qui devait lancer cet appel depuis le siège du parti sis à El Mouradia à Alger, au cours d’une conférence de presse qu’il de- vait animer à cette occasion, a été, en fait, empêché d’entrer au siège par d’autres cadres du parti, sous pré- texte que ce dernier exerce dans l’il- légalité après expiration de son mandat en 2012 et qu’aucune acti- vité n’est programmée pour ce jour précis par la commission déléguée par le conseil national. Kamel Bensalem, qui insiste sur sa légitimité en tant que secrétaire général du parti, s’est contenté de tenir sa conférence de presse en s’exprimant aux journalistes, venus nombreux, à l’extérieur du siège pour souligner son soutien indéfec- tible au Président de la République, qu’il a appelé à se présenter au pro- chain rendez-vous électoral prévu le 17 avril de l’année en cours. «C’est

un soutien sans condition jusqu’au parachèvement du programme pré- sidentiel que nous avons signifié déjà en 1999», a-t-il rappelé. Ac- compagné des membres du parti et des représentants de la commission nationale, le secrétaire général du PRA a affirmé que «cet appel émane de la majorité du peuple algérien». «Notre décision a été prise à l’unanimité des membres du bureau national et nous avons opté pour le soutien d’une quatrième candidature de celui qui pèse plus de 85% des voix des électeurs algériens, celui qui porte en lui la réconciliation na- tionale, le développement écono- mique et social de notre pays, celui qui défend les jeunes et le droit des femmes à l’exercice politique, celui qui a fait sortir l’Algérie des sentiers battus et qui n’est autre que Son Ex- cellence M. Abdelaziz Bouteflika», affirme-t-il. Aussi, selon lui, le Président doit parachever son programme et assu- rer la continuité des grands projets et réalisations initiés jusqu’à présent. «Le président a fait ses preuves pen- dant 14 ans en dirigeant avec brio et sagesse le pays. Le fruit de ses ef-

forts commence à être visible. Le Président doit également poursuivre le processus des réformes qu’il a ini- tiées dans tous les domaines. Aussi, la prochaine étape sera consacrée à l’édification d’une économie forte qui permettra à Algérie de rejoindre les pays en développement», a-t-il souligné. Sur le plan international, le secré- taire général du PRA a rappelé que «l’Algérie est devenue une référence mondiale concernant la lutte contre le terrorisme», indiquant que «des pays ont essayé d’affaiblir la posi- tion algérienne bien que l’Algérie ait toujours veillé à consacrer la stabi- lité des pays voisins». « C’est grâce aux orientations du Président de la République que la Tunisie a pu franchir un pas vers la stabilité.». Il dira également que «le monde, qui a longtemps critiqué la position de l’Algérie par rapport aux événements de la Libye, reconnaît aujourd’hui que cette position est la plus correcte». Enfin, Kamel Bensa- lem rappellera également le rôle de l’Algérie dans le règlement de la

crise au Mali. Salima Ettouahria

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10 e réunion des ministres de L’aGriCuLture des etats memBres du CiHeam

La sécurité alimentaire, un enjeu

« Les territoires sans avenir sont des territoires qui n’ont pas de projets », a souligné M. Fodil Ferroukhi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

L orsque l’on parle des problèmes affectant le bassin méditerra- néen, l’on évoque le plus sou-

vent la question de la sécurité alimentaire. Cette problématique im- portante a fait l’objet, hier, à l’hôtel el-aurassi, d’une rencontre initiée par le ministère de l’agriculture avec la collaboration du CiHeam (centre na- tional des hautes études agronomiques méditerranéennes), à la faveur de la 10 e réunion des ministres de l’agri- culture des etats membres du Ci- Heam qui devrait se tenir le 6 février

à alger. Placée sur le thème « La sécurité alimentaire durable en méditerranée :

quelles situations et quelles perspec- tives », cette rencontre s’est déroulée

en présence du m. fodil ferroukhi, secrétaire général du ministère de l’agriculture et du développement rural, et des chercheurs, experts natio- naux et internationaux, ainsi que de représentants d’institutions et organi- sations internationales. s’exprimant

à l’ouverture des travaux de ce sémi-

naire technique sur le développement

rural en méditerranée, fodil ferroukhi

a exprimé sa satisfaction quant à l’or-

ganisation de cette rencontre. il a indiqué : « Lorsque nous par- lons de développement rural en mé- diterranée, nous nous situons d’emblée, dans une problématique qui tient compte à la fois, de la diversité agro-écologique, économique et cul- turelle qui caractérisent notre région et de diversités qui singularisent nos territoires et nos agricultures respec- tifs. « nos expériences en matière de développement » a-t-il dit « ont été menées également sous le signe de la diversité des approches, des outils et des moyens mis en œuvre, qu’on re-

trouve à la fois entre les deux rives de

la méditerranée et à l’intérieur de cha-

cune d’elles.» selon lui, « la problématique géné- rale de ce séminaire fait ressortir à juste titre, l’avènement d’une prise de conscience qui se traduit par une réha- bilitation légitime et opportune du fait territorial à travers l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de déve- loppement rural qui viennent en com- plément de stratégies agricoles et de développement local. » fodil ferrou- khi a souligné par ailleurs que « cette prise de conscience est présente en al- gérie à travers la politique de renou- veau agricole et rural qui est mise en œuvre depuis 2009 et qui fera l’objet d’une communication détaillée. » il précisera dans ce sens que

« cette politique est fondée sur une

perception positive et féconde de la ruralité et sur une conception du terri- toire qui repose sur l’existence néces- saire d’un projet. » et de poursuivre : « Cette dernière confère une véritable identité au terri- toire, oriente et structure son dévelop- pement, donne du sens à la vie des populations qui y vivent et préserve leur lien ombilical avec la commu- nauté nationale. » C’est dans cette perspective, a-t-il fait savoir, que « nous disons que les territoires sans avenir sont des terri-

toires qui n’ont pas de projets. » mettant l’accent sur les thèmes qui seront discutés lors des trois sessions programmées, ceux-ci permettront, a- t-il dit « de dresser un diagnostic fia- ble des territoires ruraux dans notre région, d’étudier de près les nouvelles approches du développement rural que nos experts proposeront, et d’en-

Photos : Louisa
Photos : Louisa

visager, d’un commun accord, les ac- tions que nous pourrons lancer au double plan national et régional. » de son côté, le président du Ci-

Heam a exprimé quant à lui l’impor- tance de l’organisation de cette ren- contre. il a souligné qu’il y a des problèmes latents qui s’annoncent

prochainement dans les pays de la méditerranée, notamment la sécurité alimentaire », ce qui nécessite, a-t-il dit « à tous les pays des deux rives de la méditerranée de déployer plus d’ef- forts afin de développer le secteur rural », en saluant à cet effet « les ef- forts consentis par l’algérie pour lut- ter contre ce phénomène ». il y a lieu de souligner que ce séminaire qui se propose d’explorer les dynamiques nouvelles qui vont dans le sens d’une nouvelle manière d’appréhender les territoire ruraux méditerranéens et leurs fonctions économiques, sociales et environnementales, s’articulera au- tour de quatre grand thèmes que sont les territoires ruraux face au défi de l’attractivité et de la compétitivité ; des territoires ruraux générateurs d’emplois et d’insertion sociale… Makhlouf Ait Ziane

idir Baïs, direCteur d’études au ministère de L’aGriCuLture et de déveLoPPement ruraL :

« Vers une agriculture protectrice des ressources naturelles »

Les pays méditerranéens vont faire

un plaidoyer de la «Diète» méditerra- néenne qui est un système alimen- taire local, territorial. Outre la protection des ressources naturelles, ce système doit, à long terme, limiter les importations parce qu’il est foca- liser sur les produits typiquement mé- diterranéens, comme les fruits et légumes.

El Moudjahid : Cette 10 e réu- nion du CIHEAM se déroule dans un contexte particulier pour les pays du bassin méditerranéen, comme pour une grande partie de l’huma- nité, caractérisé par des « menaces

sérieuses » de crises alimentaires. Sur quel aspect allez-vous orientez les débats ? M. Baïs : En fait, notre atelier est axé sur l’échange d’expériences en matière de développement rural. Le segment ministériel, lui, sera consa- cré sur la sécurité alimentaire durable en Méditerranée. Selon les estimations de la FAO, d’ici 2050, pour faire face aux be- soins, la production alimentaire devra augmenter d’au moins 60%. Où en est-on au juste ? Cette exigence ne pose pas trop de problèmes pour augmenter la produc- tion céréalière mondiale, sachant qu’il y a des réserves de productivité très importantes. C’est à partir de

l’augmentation de la productivité que

à partir de l’augmentation de la productivité que va se faire l’augmentation de la pro- duction.

va se faire l’augmentation de la pro- duction. A mon sens, le vrai problème n’est pas à ce niveau. Il se posera en matière de volatilité des prix sur le marché international, qui peuvent à tout moment regrimper et arriver, parfois, à des pics importants. Une telle situation peut avoir des consé- quences néfastes sur un certain nom- bre de pays. Comment réagir pour parvenir à maîtriser, sinon empêcher cette « vo- latilité de prix » ? Les pays du bassin méditerranéen sont réunis pour échanger leurs expé- riences. Ils procéderont, aussi, à étu- dier les réalisations qui doivent être concrétisées, à court et à moyen termes. D’autre part il sera question de mobiliser la solidarité méditerra- néenne de point de vue de l’assis- tance technique, de la coopération,

d’un certain nombre de jumelages, d’échanges d’acteurs et d’expé- riences sur les différentes politiques menées par chaque pays, compte tenu du fait qu’il existe des similitudes de caractéristiques sur des aspects aussi bien physiques que socio-écono- miques. Les modes de consommation et de production alimentaires sont parmi les principales causes de pres- sions sur l’environnement. Que faire pour préserver l’écosystème ? Un grand segment qui fera partie non seulement des conclusions et re- commandations de cet atelier, mais aussi au niveau de la Déclaration fi- nale des ministres de l’Agriculture membres du CIHEAM, traitera de la manière de réussir une transition vers une agriculture durable, protectrice des ressources naturelles. Par rico- chet, ces pays vont faire un plaidoyer de la « Diète » méditerranéenne qui est un système alimentaire local, ter- ritorial. Outre la protection des res- sources naturelles, ce système doit, à long terme, limiter les importations parce qu’il est focaliser sur les pro- duits typiquement méditerranéens comme les fruits et légumes. Ces pro- duits auxquels s’ajoute aussi l’huile d’olive, sont reconnus pour leur qua- lité nutritionnelle très importante. D’autre part, le séminaire et la dé- claration ministérielle vont essayer de mobiliser nos pays afin de revenir de

plus en plus à ce modèle, à cette Diète méditerranéenne. Par « Diète », vous voulez dire qu’il est temps de penser à une agri- culture-bio ? Le « bio », c’est l’avenir. La dé- marche se fera progressivement, pas d’un jour à l’autre. Diète est un ré- gime alimentaire qui sera particuliè- rement basé sur les fruits et légumes ainsi que le fromage issu d’élevage local (de chèvres et de brebis), plutôt qu’un régime de type nord-américain qui repose essentiellement sur les protéines animales, lesquelles gaspil- lent énormément de ressources natu- relles. Le modèle méditerranéen est au- tocentré, axé sur la proximité et nos sur les distances. De point de vue en- vironnemental, les pays méditerra- néens peuvent se refocaliser sur leur patrimoine génétique, leur biodiver- sité, et la façon de développer ces res- sources locales qui pèchent, un peu, par le fait qu’elles ne sont pas très productivistes. Mais aujourd’hui, à travers le monde, les recherches ont abouti à la possibilité d’avoir la dou- ble performance : économique et en- vironnementale. C’est l’un des objectifs fixés à long terme d’une agriculture de transition vers une agriculture protectrice des ressources naturelles.

Propos recueillis par Fouad Irnatene

Le ministre du CommerCe à sétif :

10.000 activités dans le secteur de l’industrie

La ministre de La Poste et des tiC à Boumerdès

La 3G fin 2014

une visite qui fera dire au minis- tre à l’issue du point de presse qu’il a animé que « la wilaya de sétif est à l’avant-garde des wilayas qui émergent par leur dynamisme dans le domaine économique. sétif à toujours été dans le haut du tableau en matière de création d’entreprises mais aussi dans le domaine de la qualité des investissements qui sont réalisés, souvent de haute valeur ajoutée dans l’industrie, sachant que sur les 70.000 activités de cette wilaya, plus de 10.000 sont dans le domaine industriel. C’est là un ratio positif que nous relevons ra- rement. a cela s’ajoutent environ 21.000 activités dans les services d’appui et d’accompagnement des activités productives, viennent en- suite les activités de gros et de dé- tail. C’est donc une wilaya qui produit beaucoup de richesses et qui émerge par la prise de conscience de sa population d’en- trepreneurs. Comme je suis convaincu que l’avenir de cette wi- laya est prometteur dans le do- maine de l’activité économique d’une manière générale. Je crois que sétif demeure toujours une fierté pour le pays sur plusieurs plans.» accompagné du wali et des au-

pays sur plusieurs plans.» accompagné du wali et des au- torités locales, le ministre a entamé

torités locales, le ministre a entamé cette visite dans une commune connue pour son dynamisme com- mercial, el eulma, où il a inspecté le chantier avancé de l’inspection et prendra connaissance de la réali- sation des deux structures du genre implantées à ain oulmène dont le taux d’avancement a atteint 80 % et celle de Bougaa ; il fera état de la création de 4 nouvelles autres inspections territoriales lors du pro- chain programme quinquennal. une wilaya qui compte, par ail- leurs, un marché de gros, 19 mar- chés couverts, 35 marchés hebdomadaires, un marché de voi- tures, 56 marchés de proximité, 19 marchés de bétail, 14 abattoirs de

viande rouge et 56 autres avicoles, soit 211 structures, la wilaya de sétif produit également 280.000.000 de litres de lait par an et se classe de ce fait en première position. m. Benbada visitera le nouveau marché du type BatimetaL im- planté à djermane et 3 autres spé- cialisés dans le domaine des viandes, des fruits et légumes et ef- fets vestimentaires dans une wilaya ou pas moins de 40 marchés de proximité sont fonctionnels et 16 autres en cours de réalisation. il s’informera également de l’éradi- cation des sites de commerce illi- cites qui a touché 11 espaces sur les 15 recensés, avec 991 personnes in- tégrées et 1.260 en voie de l’être.

Un marché de gros et 2500 emplois directs L’un des projets les plus impor- tants dont a bénéficié la wilaya de sétif et qui aura sans doute un im- pact positif aussi bien sur la dyna- mique commerciale que sur le nombre d’emplois qu’il est appelé à induire est sans aucun doute le nouveau marché de gros de fruits et légumes. Les travaux débuteront en juin.

F. Zoghbi

La ministre de la Poste et des technolo- gies de l’information et de la communication (tiC), m me Zohra der- douri, a insisté hier à Boumerdès sur l’impé- ratif d’offrir aux ci- toyens des prestations caractérisées par la qualité et la célérité. Lors de sa visite d’ ins- pection de structures relevant de son secteur dans la wilaya, m me derdouri a affirmé la

nécessité de prendre en considération les clients aux besoins spé- cifiques et les malades chroniques, en leur réservant des accès et des guichets spé- ciaux. « il est, également impératif de conti- nuer à offrir des prestations de base, no- tamment la réparation des pannes téléphoniques et de l’internet, durant les week-end et les jours fériés », a-t-elle in- sisté. en visitant, à dellys, le centre fami- lial des travailleurs du secteur, la ministre a donné son accord à une requête de ses responsables visant à sa réhabilitation. auparavant, la ministre s’est rendue aux sièges de la recette principale et de l’agence commerciale des télécommuni- cations de Boumerdès, avant de visiter, à dellys, le bureau de poste et l’agence actel, puis le centre des loisirs scienti-

et l’agence actel, puis le centre des loisirs scienti- fiques. Les trois opérateurs de la té-

fiques. Les trois opérateurs de la té- léphonie mobile (mobilis, oreedoo et ota) vont assu- rer la disponibilité de la 3G dans la wi- laya de Boumerdes fin 2014, a indiqué la ministre. Les trois opérateurs doivent, cependant, se conformer au cahier des charges relatif à la nécessité d'assu- rer une couverture

de 50% des wilayas qui leur sont imparties, avant de com- mencer à doter la wilaya de Boumerdes de ce système technologique de commu- nication, a souligné la ministre lors d’une conférence de presse. Watania télécom (oreedoo) entamera, durant l’année en cours, l’opération d’introduction de la 3G au niveau de cette wilaya qui lui a été oc- troyée de façon supplémentaire, après avoir formulé une demande dans ce sens à l’arPt. L’opérateur public, mobilis, assurera ce service, à partir de décembre, dans cette wilaya qui lui a été imparti à cet effet, au même titre que ota. d’autre part, mme derdouri a annoncé qu’une dé- cision a été prise récemment concernant l’ouverture des bureaux de poste de 8 h à 17 h "sans interruption de service". APS

mercredi 5 février 2014

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EL MOUDJAHID

InstItut natIonal des lectures coranIques d’alger

Ghlamallah insiste sur la propagation de la culture du wakf

M. Bouabdallah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et du Wakf, a particulièrement insisté, hier, auprès des futurs imams présents sur la nécessité de revaloriser la culture du wakf en Algérie, notamment en tirant avantage des mécanismes d'investissement disponibles pour favoriser la création d'entreprises wakf d’intérêt public.

A près avoir rappelé l’importance des biens wakf (de main-

morte) dans la vie socioéco- nomique et culturelle du pays, des siècles durant, le ministre a déploré l’état de délabrement avancé de ce secteur durant la période co- loniale, avant d’appeler en- suite à sa redynamisation, à travers l’inculcation de la culture du wakf chez les nou- velles générations. sans s’attarder sur les as- pects liés aux définitions, ob- jectifs et conditions du wakf, qui ont été traités par les uni- versitaires et spécialistes du domaine, lors de cette ren- contre organisée par le centre culturel islamique d’alger, dr ghlamallah a commencé par mettre l’accent sur la né- cessité de révision de la loi 91-10 qui régit l’activité du

de révision de la loi 91-10 qui régit l’activité du wakf, estimant que les 10 ar-

wakf, estimant que les 10 ar- ticles de ce texte sont en re- tard avec le développement constant que connaît actuel- lement ce secteur. Important

fonds social aux ressources quasi inépuisables, avant l’occupation coloniale, le secteur du wakf en algérie fait l'objet d'actes de destruc-

tion et de pillage par le colo- nisateur, sans parvenir à alié- ner les repères et valeurs du peuple algérien", a-t-il souli- gné. s’adressant ensuite aux imams, le ministre a indiqué :

"les imams en formation sont conscients de l'importance du rôle du wakf dans la préser- vation de la cohésion de la société, en relevant à cet égard que la communauté ibadite, par exemple, "est so- lidaire" , grâce à la propaga- tion de la culture wakf. dans ce contexte, cheikh djamel abou el hounoud, imam de la mosquée el aqsa d’el qods, a pris la parole pour rappeler l’existence d’un important patrimoine wakf en Palestine, notam- ment à el qods, laissé par les Maghrébins, notamment al- gériens dont cheikh sidi

Boumediène el ghouth. d’autres communications, traitant de la philosophie, des investissements productifs et du volet législatif concernant le wakf ont été présentées également lors de cette jour- née d’étude, avant l’instaura- tion d’un riche débat dans la salle, permettant aux partici- pants de savoir que le patri- moine national wakf est appelé à dépasser les 9.119 biens recensés jusqu’à pré- sent, grâce à la nouvelle stra- tégie du ministère, selon les déclarations de M. abdelou- hab Bertima, directeur de la zakat et du wakf. Il a ensuite rappelé que l’année 2013, instaurée « année du wakf », a permis la mise en œuvre d’une stra- tégie nationale visant le re- couvrement des biens wakfs. Mourad A.

IncIdents de ghardaïa

Des jeunes influencés par des orientations partisanes ont réagi par des "comportements étranges"

le ministre des affaires religieuses et du Wakf, Bouabdallah ghlamallah, a assuré hier à alger que des jeunes, influencés par des orientations partisanes et ayant tenté de s'ex- primer par des comportements "étrangers" à la société algérienne étaient à l'origine des inci- dents survenus récemment à ghardaïa. les incidents n'ont rien à voir avec un pré- tendu conflit entre Malékites et Ibadites mais

ce sont des "jeunes influencés par des orienta- tions partisanes émanant tant de l'intérieur que l'extérieur du pays, qui se sont exprimés par des comportements étrangers à la société algé- rienne", a soutenu M. ghlamallah dans une dé- claration à la presse, en marge d'une conférence sur les biens Wakf. "Il n'y a aucun problème entre les Ibadites et les Malékites à ghardaïa", a affirmé le ministre, soulignant que les "Iba-

dites sont présents dans toute l'algérie. alger compte à elle seule plus d'une dizaine de mos- quées ibadites", a-t-il dit ajoutant : "nous n'avons à ce jour enregistré aucun problème entre les deux rites." des imams ibadites ensei- gnent dans des écoles religieuses malékites et vice-versa tandis que des étudiants ibadites étu- dient dans des écoles malékites et vice-versa, a-t-il encore fait observer.

Marche et sit-in devant le siège de la wilaya pour réclamer "justice"

Plus d'un millier de personnes ont organisé hier une marche de protestation suivie d’un sit-in de- vant le siège de la wilaya et la cour de justice de ghardaïa pour récla- mer "une justice équitable, la sécu- rité dans les différents quartiers de la région et l’arrestation des res- ponsables des événements de ghardaïa", a-t-on constaté. cet attroupement pacifique, composé essentiellement de jeunes, a perturbé la circulation

piétonne et routière sur l’axe prin- cipal de ghardaïa pendant quelques heures, devant un cordon d’agents antiémeute. les contestataires issus des quartiers de theniet el-Makhzen, hadj-Messaoud, hay el-Moudja- hidine, Mermed, Ben-smara et el- ain ont brandi des pancartes et banderoles où ils dénoncent "l’in- justice et la hogra", appellent à la libération des jeunes présumés im- pliqués "injustement", selon eux,

dans les événements de ghardaïa,

à l’arrestation des véritables cou-

pables, et à l’unité nationale. selon des jeunes, ce mouve- ment de protestation a pour objec- tif de démontrer que "nous sommes pour la paix, l’unité natio- nale et l’application des lois de la république à travers l’ensemble des quartiers de ghardaïa". "nous voulons que les services de police s’installent dans les différents ksour de ghardaïa pour éviter les

algérIe - oMs

dépassements et les affrontements,

et lutter contre toutes formes de violence et autres délinquances". les manifestants, "près de trois mille", selon les organisateurs, ont répondu à l'appel lancé par un "co- mité des jeunes malékite", signale- t-on. les manifestants se sont disper- sés ensuite dans le calme, après que leurs représentants aient été reçus par les services de la wilaya et de la justice.

Signature d'un plan de travail 2014-2015

un plan de travail entre l'algé- rie et l'organisation mondiale de la santé (oMs) couvrant la période 2014-2015 a été signé lundi à alger. le plan de travail a été signé par le secrétaire général, représen- tant du ministre de la santé, de la Population et de la réforme hospi- talière, abdelhak saihi, et le repré- sentant de l'oMs en algérie, Bah Keita. le plan de travail 2014-2015 repose sur six catégories distinctes couvrant plusieurs programmes de santé publique. Il s'agit, notam- ment des maladies transmissibles, des maladies non transmissibles, de la promotion de la santé à toutes les étapes de la vie, du système de santé, de la préparation, surveil- lance et intervention et, enfin, des

services institutionnels et des fonc- tions d'appui. la cérémonie de signature a été précédée d'une rencontre entre MM. saihi et Keita en présence des conseillers et directeurs cen- traux du ministère de la santé et des représentants du bureau de l'oMs algérie. lors de ces échanges, le représentant de l'oMs a mis l'accent sur les principaux axes de coopération retenus pour les deux années à venir et pour les- quels l'oMs apportera un appui technique de haut niveau, notam- ment en matière de santé environ- nementale, en application des recommandations de la déclaration de libreville. le secrétaire général du minis- tère de la santé a émis le souhait de voir l'oMs accompagner les auto-

rités sanitaires dans le renforce- ment des capacités dans le do- maine de la gestion et du management des services de santé et des programmes nationaux de santé. "la coopération avec l'oMs

a toujours été un modèle de coopé-

ration" a-t-il affirmé, réitérant l'en- gagement du ministère de la santé

à soutenir et à apporter l'appui né-

cessaire pour la réussite de la mise en œuvre du Pdt 2014-2015. le Pdt 2014-2015 est "un outil de planification et de gestion" axé sur les résultats, adopté par l'oMs, dans le cadre du processus des ré- formes en cours lancées par l'orga- nisation mondiale de la santé. Pour sa part, M. Bah Keita a indiqué que "le processus déjà, lancé en 2013, avec la partie nationale pour la ré- daction du Plan national du règle-

ment sanitaire international (rsI) est reconduit et se poursuivra jusqu'à validation du Plan national rsI". les deux parties ont convenu de la mise en place d'un mécanisme

de suivi et d'évaluation trimestriel pour apprécier la mise en œuvre du Pdt et apporter les ajustements

nécessaires. Par ailleurs, le secré- taire général du ministère de la santé a exprimé la disponibilité de l'algérie à mettre son expérience au service des pays de la région africaine, notamment en matière de nouveaux centres de références comme c'est déjà le cas pour le la- boratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (lncPP) qui a le statut de centre collaborateur de l'oMs (ceco- Med).

hadj saïd à Bordj Bou-arrérIdj

Les prémices d'une dynamique du secteur

Bou-arrérIdj Les prémices d'une dynamique du secteur M Mohamed amine hadj saïd, ministre du tourisme, qui

M Mohamed amine hadj saïd,

ministre du tourisme, qui a effectué hier une visite de travail dans la wi- laya de Bordj Bou-arréridj a noté que cette dernière était absente de la dynamique engagée par le secteur. le membre du gouvernement qui a inspecté plusieurs projets touris- tiques a indiqué que la wilaya est en train de rattraper ce retard grace aux efforts développés par les autorités locales pour promouvoir les poten- tialités qu'elle recèle et surtout les capacités d'accueil que ce soit pour les hôtels ou les restaurants. les prémices d'une dynamique touristique dans la wilaya sont là a- t-il jugé. M hadj saïd a rappelé que le fait que Bordj Bou-arréridj soit la capitale de l'électronique permet au tourisme d'affaires de connaître un essor. ce qui offrira la possibilité a-

t-il ajouté de faire connaître les au- tres potentialités qui vont du tourisme de montagne au tourisme culturel en passant par le tourisme thermal.

le ministre qui a visité la zone

d'expansion touristique de hammam el Biban située, rappelons-le, près de la station thermale du même nom a insisté sur le respect des spécificités de la région dans l'étude des struc- tures à réaliser. Il a également mis l'accent sur la formation pour amé- liorer la qualité des services offerts au niveau des structures. le ministre qui a annoncé que 22 milliards d'aide ont été octroyés à 756 artisans acti- vant à travers 25 wilayas du pays est revenu sur le plan directeur du sec- teur approuvé par le gouvernement. ce plan, a-t-il souligné, a pour objec- tif de construire la destination algé- rie. cette destination se distingue par son originalité. elle n'est pas un pro- duit de substitution a déclaré M. hadj saïd qui a précisé que la ques- tion des prix élevés dont souffre cette destination sera réglée avec la concurrence entre les investisseurs.

M. hadj saïd qui a évoqué le tourisme de montagne comme pro- duit à encourager aux côtés du tou- risme rural a expliqué que ces deux produits sont la meilleure preuve que le pays est sécurisé. Ils permettent aussi d'occuper la population de ces régions. leurs habitants peuvent par exemple créer des refuges pour ac- cueillir leurs visiteurs. Beaucoup reste à faire pour construire la destination algérie, a conclu M. hadj saïd qui a parlé de la nécessité de profiter des expé- riences des pays qui ont connu une avancée dans ce domaine. ce qui a commencé, a-t-il dit, avec les conventions signées avec plusieurs chaînes hôtelières mondiales comme golden tulipe, Ibis et novotel et l'ouverture l'année prochaine d'une école de formation hôtelière avec l'institut également connu mondiale- ment qui est celui de lausanne. rappelons que la wilaya de Bordj Bou-arréridj qui comptait une di- zaine d'hôtels, dont un seul classé à une étoile, a enregistré le début de réalisation de 11 autres. 12 structures du même genre sont en phase de fi- nalisation des procédures adminis-

tratives. Fouad Daoud

Mercredi 5 Février 2014

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EL MOUDJAHID

LES BOMBARDEMENTS MEuRTRIERS DE SAKIET SIDI YOuCEF EVOQuES Au FORuM D’EL MOUDJAHID

Algériens et Tunisiens unis par le sang versé

Samedi 8 février 1958, 9 h 30, Sakiet Sidi Youcef, une paisible bourgade située à la frontière algéro-tunisienne grouillait de monde, en ce jour de marché au cours duquel sont distribuées les aides aux réfugiés algériens par le Croissant-Rouge algérien , le Croissant-Rouge tunisien et la Croix-Rouge internationale. En l’espace de quelques minutes tout bascula dans l’horreur. Les bombardiers de la France coloniale, au nom du droit de poursuite, sont passés à l’action en représailles contre la perte, par l'armée d'occupation, de 12 soldats et de l’emprisonnement de 4 autres lors de la bataille d’El Ouasta, près de Heddada, le 11 janvier 1958.

L e Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordina- tion avec l’association Ma-

chaal Echahid, est revenu, hier, sur les événements, dont le 56 e anniver- saire sera commémoré samedi pro- chain. Pour les historiens, l’histoire a retenu que les massacres de Sakiet Sidi Youcef, censés opérer une frac- ture entre les deux peuples voisins, a, au contraire, cimenté leur solidarité et raffermi le soutien tunisien à la glorieuse Révolution de libération nationale. Ce carnage a, également, divulgué, à l’opinion internationale, le vrai visage de la France coloniale. La conférence historique animée par le moudjahid et ancien ministre de la Communication, Lamine Bechichi, en présence de l’ambassadeur de Tu- nisie, M. Mohamed Nadjib Hachana, s’est voulue un retour sur une date qui symbolise l’horreur de la ma- chine de guerre coloniale. Sous l’in- titulé « Portée médiatique et diplomatique des massacres de Sakiet Sidi Youcef », M. Bechichi membre de la mission d’information de la Ré- volution à Tunis et au Caire, a axé son intervention sur les dessous de l’attaque aérienne qui a ciblé des in- nocents, en témoigne le nombre de femmes et d’enfants morts déchique- tés. Il reviendra sur cette journée du 11 janvier 1958, où un groupe de moudjahidine, revenant de Tunisie et sur le chemin des Aurès, après une période de soins, tombe sur une pa- trouille de l’armée française. C’était

à quelques kilomètres des frontières algéro-tunisiennes, dans un No man’s land située pas loin de
à quelques kilomètres des frontières
algéro-tunisiennes, dans un No man’s
land située pas loin de la ligne Mo-
rice. L’embuscade tendue par les
moudjahidine fait, dans les rangs
français, 12 morts, deux blessés et 4
prisonniers. Les moudjahidine,
voyant que les soldats français bles-
sés ne pouvaient se déplacer, ont pré-
féré les libérer, et se sont enfoncés
dans les forêts de la base de l’Est
avec pour « butin » quatre soldats
français. Les forces coloniales accu-
sent les autorités tunisiennes de com-
plicité et décident alors d’intervenir.
Le gouvernement Félix gaillard a
sommé le défunt président Bour-
guiba, qui est à la tête d’un pays in-
dépendant depuis 2 ans, de libérer les
4 militaires français, tout en étant
convaincu qu’ils étaient sur le terri-
toire tunisien. Le 16 janvier, le géné-
ral Buchalet est envoyé comme
émissaire pour exiger du président tu-
nisien de se plier aux ordres des au-
torités françaises, mais Habib
Bourguiba refuse de recevoir le géné-
ral qui a attendu 2 jours une entrevue
avec le chef de l’Etat tunisien, en
vain. En réaction à cela, le gouverne-
ment français désigne un nouvel am-
bassadeur qui arrive en Tunisie à
bord d’un bâtiment de guerre. Le
Photos : T.Reouabah

MOHAMED NADJIB HACHANA, AMBASSADEuR DE TuNISIE A ALgER :

« Ces douloureux événements ont donné lieu à davantage de solidarité entre les deux peuples »

Revenant sur les dimensions des douloureux événements de Sakiet Sidi Youcef, l’ambassadeur de Tuni- sie à Alger, M. Mohamed Nadjib Ha- chana, présent, hier, au forum d’El Moudjahid, a d’emblée souligné que

le sang des dizaines de chouhada qui

a coulé le 8 février 1958 n’a fait que

renforcer la volonté commune ainsi que les liens existants entre les deux peuples. « Ces douloureux événe- ments ont donné lieu à davantage de solidarité entre les deux peuples et

n’ont fait que renforcer leur détermi- nation à arracher la liberté et la di- gnité. L’agression sauvage de Sakiet Sidi Youcef a, en fait, donné une im- pulsion nouvelle à la glorieuse lutte de Libération algérienne, comme elle

a renforcé la volonté des Tunisiens à

apporter un surcroît de soutien et de

solidarité à leurs frères algériens. Elle

a également renforcé leur détermina-

tion à consolider cette solidarité », a affirmé l’ambassadeur. L’ambassadeur, qui a tenu en cette occasion à rendre un vibrant hom- mage aux valeureux martyrs des deux pays, a relevé qu’ils resteront à ja- mais gravés dans nos cœurs et qu’ils sont toujours présents dans nos es- prits. « Ils consacrent la conviction de nos peuples quant au destin com- mun de nos deux pays ; ce qui les

rend encore plus unis contre toute agression, tout danger et toute me- nace. Si par le passé, notre lutte com- mune était contre le colonialisme, la bataille livrée aujourd’hui est celle des défis que nous allons certaine- ment relever grâce à ce sentiment

commun. L’ambassadeur a exprimé la re- connaissance de la Tunisie à l’égard de l’Algérie pour son respect du choix du peuple tunisien pour la li- berté et la dignité. L’ambassadeur, qui a mis en relief dans ce contexte le rôle joué par l’Algérie à travers son soutien à la transition démocra-

tique en Tunisie a déclaré : « La Tu- nisie a eu de la chance dans cette pé- riode transitoire difficile et ce, à la faveur de la stabilité de l’Algérie, de

sa force et du fait qu’elle ait retrouvé son rayonnement régional ». Aussi,

M. Mohamed Nadjib Hachana sou-

lignera que la Tunisie restera toujours fidèle à l’Algérie, à son peuple et qu’elle s’aligne sur les positions de l’Algérie exprimées par le Président Bouteflika. L’ambassadeur a ensuite qualifié la dernière visite du chef du gouver- nement tunisien, laquelle visite a eu lieu après l’adoption de la Constitu-

tion de la 2 e République et la forma- tion du nouveau gouvernement « d’étape importante pour les rela- tions exemplaires de nos deux pays ». L’ambassadeur a conclu son inter- vention par un vibrant hommage aux chouhada de Sakiet Sidi Youcef. Il dira que le sang qui a irrigué cette terre hospitalière commune située dans la zone frontalière de nos deux pays est un héritage précieux que nous devons chérir et préserver jalou- sement. « Nous devons en récolter les fruits ; des fruits qui devraient nous conduire à une concertation, à une coopération et à un partenariat plus

M. SAID MKADEM, Sg Du CONSEIL CONSuLTATIF DE L’uMA :

« Notre ambition est de construire une union maghrébine »

« Je tiens de prime abord à remercier El Moudjahid et la dyna- mique association Machaâl Chahid qui, chaque année, commémore ces doulou- reux événements durant lesquels le sang des peu- ples tunisiens et algériens s’est mélangé, en un jour

que l’on ne peut qualifier que de jour de rencontres. En effet, il y a alors un souk hebdomadaire où se rencontraient les différents habitants et il y avait des échanges entre les peuples, Tunisien et Algérien. Cette rencontre se veut un hom- mage aux Chouhada mais

également une continuité entre les générations. Sa- kiet Sidi Youcef est une des différentes étapes qui lient les enfants de la région ma- ghrébine en général, que ce soit avec le peuple Tuni- sien frère ou avec le peuple marocain frère. L’objectif de cette rencontre commé-

morative est de consolider les passerelles de commu- nication, de fraternité et de solidarité entre les enfants du peuple maghrébin. Notre ambition est de construire une union ma- ghrébine ». Propos recueillis par Soraya G.

message est clair. Le gouvernement colonial essuiera une autre gifle en apprenant que le CICR a désigné, sur demande de la direction de la Révo- lution, deux délégués, M. Depreux et M. Hoffman, pour s’enquérir de la si- tuation des 4 militaires. Le conféren- cier a également rappelé un autre événement qui s’est déroulé le 30 janvier dans un village tunisien, Aïn El Khanka où des élément français armés, venant d’Algérie, ont tué 3 personnes, blessé 4 autres et enlevé 15 Tunisiens pour les emmenés dans des centres en Algérie en vue de leur faire subir un interrogatoire. Après l’attaque meurtrière contre le village de Sakiet Sidi Youcef, le monde dé- couvrit l’horreur du colonialisme français. La presse étrangère at été unanime pour dénoncer les dépasse- ments des autorités coloniales, sur- tout que le bilan de ce pilonnage a été lourd. Il se rappelle aussi, que René Vautier, parti filmer l’horreur, n’a pu faire son travail, car plus occupé à aider à l’évacuation des blessés. Cette exaction a été vivement condamnée, y compris par les Etats-unis et la grande-Bretagne, alliés historiques de la France. Les massacres de Sa- kiet Sidi Youcef ont été aussi à l’ori- gine de la chute de la quatrième République et du retour imposé du général de gaulle. M. Bechichi rap- pellera, aussi, que les 4 soldats en question ont été libérés six mois plus tard sur ordre du gPRA. Nora Chergui

six mois plus tard sur ordre du gPRA. Nora Chergui solide, un partenariat durable pour le

solide, un partenariat durable pour le bien des deux pays », a souligné l’ambassadeur.

S. G.

le bien des deux pays », a souligné l’ambassadeur. S. G. CONFERENCE HISTORIQuE SuR LES ARCHIVES

CONFERENCE HISTORIQuE SuR LES ARCHIVES DE LA guERRE DE LIBERATION ALgERIENNE

Des professeurs d’histoires appellent à la rigueur méthodologique

La thématique des archives de la guerre de Li- bération nationale a été, hier, au cœur d’un débat de la conférence historique animée par des histo- riens et des professeurs émérites. Organisée à la salle Atlas de Bab El Oued par l’Office national de l’information et de la culture (ONCI), en par- tenariat avec l’EPTV et l’ENRS, l’occasion a été une tribune d’échange intellectuel. Lors de son allocution d’ouverture l’historien et professeur à l’université Mentouri de Constantine, Abdelmad- jid Merdaci, a affirmé : « L’écriture de l’histoire en Algérie et le traitement des archives ont besoin de procédés méthodologiques. La question est importante, l’archive fait partie de la souveraineté d’un Etat vu sa composante politique, écono-

mique ou sécuritaire, l’histoire doit être soumise

a des analyses critiques ». M. Merdaci, a entre

autres, appelé dans le même contexte l’ensemble de la presse à faire preuve de prudence lors du traitement de l’information historique. « Les jour- nalistes doivent traiter l’information avec beau- coup de rigueur. Elle doit être soumise à une recherche académique. il faut aussi éviter coûte que coûte les exagérations ». L’interlocuteur a mis l’accent sur l’importance du savoir dans le processus du renforcement des liens nationaux, notamment la contribution de ceux qui ont quelque chose à donner à la mémoire collective.

« Certains disent avoir des archives historiques, mais qu’ils ne peuvent les remettre aux cher-

cheurs », précise-t-il en se posant la question : « Quand est-ce que l’histoire de l’Algérie sera fi- nalement écrite avec des sources algériennes ? L’histoire est une exigence citoyenne, elle appar- tient à tous le peuple algérien, il faut que les Ar- chives algériennes ne soient plus tributaires de la France », a-t-il soutenu. De son côté, Malika El Korso, professeure d’histoire à l’université de Bouzaréah a mis en exergue les principales mis- sions d’un historien dans l’exercice de sa fonction : « L’historien ne doit en aucun cas répondre aux injonctions de l’actualité, il faut qu’il travaille dans la sérénité et éviter la précipitation. Après avoir vérifié la véracité et l’authenticité des do- cuments en question, l’historien a pour objectif

de récolter plusieurs sources, les comprendre et les analyser tout en mettant de côté sa subjectivité et faire attention à l’hypercritique sans jamais porter le moindre jugement ». Il est à noter, que cette conférence, qui entre dans le cadre du pro- gramme intellectuel « Wakafette tarikhiya » de l’ONCI, a été un véritable espace aux historiens et aux passionnés d’histoire de participer au débat, avec notamment les interventions de Omar Hadji, archiviste et professeur d’histoire, Fouad Soufi, archiviste et Slimane Hachi directeur du Centre national de recherche préhistorique an- thropologique et historique qui ont bien enrichi la rencontre avec leur intervention et leurs pro- positions. Kader Bentounes

Mercredi 5 Février 20414

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EL MOUDJAHID

JoURNéE D’éTUDE sUR l'AMélioRATioN DE lA sûRETé iNTERNE DE lA sNTF

Les actes de vandalisme coûtent cher

En trois années seulement, la SNTF a enregistré 62 millions de DA de pertes causées par des actes de vol et de vandalisme.

U ne Journée d’étude sur l'amélio- ration de la sûreté interne de la société nationale des transports

ferroviaires (sNTF) sur le thème «Améliorer les vecteurs de communi-

cation pour une sûreté interne efficace»

a été organisée, hier, aux Ateliers de

maintenance des automotrices du Ca- roubier à Alger, par la sNTF. l'objectif premier de cette rencontre

d’information, qui a réuni des cadres de

la sNTF et du Département de préven-

tion et de sécurité publique de la Gen- darmerie nationale, est d'échanger les informations entre la sNTF et ce corps

constitué concernant la sûreté interne de la sNTF, et de débattre des questions fondamentales visant son amélioration. Dans ce contexte, on apprendra que

la société nationale des transports fer-

roviaires a enregistré, durant l’exercice 2013, pas moins de 29 accidents au ni- veau de la voie ferrée ayant provoqué

le décès de 13 personnes heurtées par

des trains et 15 blessés suite à des heurts et à des chutes. Parmi les causes provoquant des

accidents, le vol de câbles, vol d’unités lumineuses et de signaux, de même que

la dégradation des boîtes d’alimentation

des installations par des cambrioleurs à l’affût du gain facile. Pour leur part, les actes de vanda- lismes sur les installations de sécurité (217 actes) et les vols dont est victime

la sNTF ont un coût onéreux, se chif-

frant à près de 62 millions de dinars, ces trois dernières années (de 2010 à 2013).

de dinars, ces trois dernières années (de 2010 à 2013). «Nous prenons au sérieux la problé-

«Nous prenons au sérieux la problé- matique de la sûreté au niveau de la sNTF, la sécurité et le confort des usa- gers du train sont parmi nos principales

préoccupations», a souligné Yacine bendjaballah, directeur général de la sNTF. Pour assurer la sécurité au ni- veau de la voie ferrée, la sNTF dispose de 800 agents déployés à bord des trains reliant Thénia à El-Afroun (ban-

lieue d’Alger) et qui ont transporté plus de 30 millions de voyageurs entre 2009 et 2013. Dans le même ordre d’idées, le pre- mier responsable de la sNTF indique que les effectifs des agents de sécurité

sont insuffisants pour répondre présent sur un réseau de 4.000 km, qui passera à 12.500 km. «seuls, on ne peut pas

grand-chose contre les actes de vanda- lisme à répétion, donc on est dans l’obligation de trouver des solutions avec les parties concernées par la sécu- rité, comme la Gendarmerie nationale à laquelle nous allons réserver des es- paces pour être présente au niveau de nos établissements», précise Yacine

bendjaballah. À la question sur les retards accusés par quelques trains, le représentant de

la sNTF répond que «le train est condi-

tionné par une signalisation qui doit

fonctionner d’une façon continue, mais

le vol de câbles nous cause des désagré-

ments énormes au niveau de la signali- sation qui se met au rouge et l’obligeant de rouler à 30 km/h, lui causant ainsi du retard».

ATM Mobilis :

«Pour minimiser ces vols, nous sommes en train d’enfouir profondé- ment le câblage, une solution pour évi- ter de nouveaux problème de sûreté à la sNTF», a expliqué le DG de l’entre- prise nationale. lors de la même journée, les parti- cipants ont évoqué une autre probléma- tique de sécurité, à savoir les jets de pierres par des enfants à chaque pas- sage de train dans des endroits caracté- risés par des habitations illicites. Ces actes de vandalisme perdurent, en dépit des campagnes de sensibilisa- tion à destination des citoyens menées par la sNTF au niveau des médias et des écoles. «le jet de pierres par les enfants est considéré comme un jeu pour eux», dit le patron de la sNTF qui proposera, par la même occasion, «la sensibilisation des parents» pour les responsabiliser davantage ; un avis partagé avec les re- présentants de la gendarmerie présents qui souhaitent également l’implication de la mosquée dans la lutte contre les jets de pierre. Par ailleurs, il a été procédé à la mise en place d’un atelier de travail afin de définir une stratégie commune arti-

culée sur l’exploitation des circuits d’information et la mise en place de nouvelles procédures. Enfin, une visite

guidée à l’intention des participants a été également organisée au niveau des mêmes ateliers de maintenance. Mohamed Mendaci

2,5 milliards de DA pour la modernisation du réseau de la wilaya d'Illizi

De notre envoyée spéciale à Ilizi :

Sihem Oubraham

Une délégation de l'opérateur natio- nal de téléphonie mobile ATM Mobilis, conduite par son président-directeur gé- néral saâd Damma, s’est déplacée, lundi, pour une mission de deux jours dans la wilaya d’illizi, dans la perspec- tive de la remise de deux bus aux clubs

sportifs des wilayas d'illizi et de Djanet.

il s'agit des clubs MCA de Djanet et

CsJC d'ilizi, évoluant dans la division Régional 1 de la ligue d’ouargla. "Cette

visite intervient à l'issue d'une promesse que j'avais faite pour cette wilaya, lors de ma dernière visite dans le cadre d'une campagne de solidarité", a rap- pelé M. Damma Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de remise des deux bus aux présidents des deux clubs sportifs, M. Damma a indiqué "c'est la quatrième visite que j'effectue en moins de 9 mois". Cette opération entre dans

le cadre de la concrétisation d’une ac-

tion citoyenne, déjà annoncée par le PDG de Mobilis, lors de sa dernière vi- site à la wilaya. Mobilis, qui s'engage

dernière vi- site à la wilaya. Mobilis, qui s'engage pleinement dans des actions de mécénat visant

pleinement dans des actions de mécénat visant à contribuer au soutien du mou- vement associatif, à la promotion du sport, des sciences et de la culture, s’en- gage à continuer sa démarche qui re- flète ses valeurs de solidarité, de générosité et de citoyenneté. il y a lieu de rappeler que 10 asso- ciations ont bénéficié d’un apport finan-

cier, leur permettant de réaliser de divers projets selon la vocation et les objectifs de chacune. il est également important de souligner que ces associa-

tions relèvent de différentes communes de la wilaya. Enfin, le premier responsable de l’opérateur historique de la téléphonie mobile indique qu’à travers ces opéra- tion, «Mobilis renouvelle son engage- ment d’être encore plus proche de ses clients et réitère le slogan de son entité : partout avec vous pour vous accompa- gner !» Et c'est en présence du wali, Ali Medoui, des représentants des collecti-

vités locales, de la société civile et des présidents des clubs, que la cérémonie

a été organisée au niveau du chef-lieu

de la wilaya. De son côté, M. Medoui

s'est félicité de l'action qu'ATM Mobilis

a engagée, et de la fidélité de ce dernier

à ses engagements

Illizi sera prête en juillet prochain pour la 3G Par ailleurs, le premier responsable de l'opérateur de téléphonie mobile a déclaré que "la wilaya d'illizi connaîtra une opération de modernisation de son

réseau". il s'agit, selon lui, "de la mise

à niveau et de la modernisation des 75

bTs de la wilaya", a-t-il dit, expliquant que «les matériels ont été reçus, et le

programme d'installation est actuelle- ment en cours d'exécution". selon le chiffre avancé par M. Damma, "une en- veloppe de 2,5 milliards de DA a été ré- servée pour ce projet". Un projet qui "permettra l'augmen- tation des capacités du réseau", a af- firmé le responsable. Ce dernier a tenu à expliquer que "la modernisation du secteur des télécommunications en Al- gérie concerne la radio et transmission, où près de 20 sites sont en cours de réa- lisation".

le PDG d'ATM Mobilis a an- noncé, en outre, qu'"un nouveau bsC sera installé à Djanet incessamment et

un MGW sera installé à in Amenas

pour la sécurisation du trafic en cas de coupure support AT». Un autre projet de modernisation bTs est prévu pour cette wilaya, et ce dans le but de les densifier et en même temps pour les préparer pour le service 3G. «Tous ces projets, dont le coût glo- bal est de 2,5 milliards de DA, vont nous permettre d'être prêts pour que la

wilaya d'illizi soit fin prête pour le mois de juillet prochain", a-t-il indiqué. S. O.

SANTÉ

Mise en place d'un système d'information développé en Algérie dans le cadre du PASS

Une cinquantaine de cadres de l'administration centrale du ministère de de la santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et des établisse- ments relevant de ce départe- ment, bénéficieront, du 2 au 6 février, d'une formation spéciale sur la mise en place en Algérie d'un système d'information sani- taire au titre du programme d'ap- pui au secteur de la santé (PAss) inscrit dans le cadre de l'accord d'association avec l'Union européenne (UE). Dans ce contexte, le direc- teur du PAss, Nacer Grim, a af- firmé, hier à Alger, que cette formation visait, en premier lieu, des cadres, qui se chargeront, à leur tour, de la formation au ni- veau local afin de mettre en place un système d'information sanitaire en Algérie. Cette formation, une fois généralisée, contribuera, selon le même responsable, au dévelop- pement d'un programme d'infor- mation dans le secteur sanitaire

devant aider les décideurs dans la mise en place de programmes en adéquation avec les muta- tions en cours dans la société, et facilitera l'accès à l'information sanitaire rapidement, notam- ment celles liées à la déclaration obligatoire de certaines maladies graves. À cette occasion, D r Grim a indiqué que le ministère avait initié, dans un premier lieu, dans le cadre de ce partenariat, la mise en place d'un pro- gramme d'information "pilote" au niveau de la direction de la santé de la wilaya d'Alger avant de l'élargir aux autres cadres dans les différentes régions du pays, sous la supervision d'ex- perts d'Algérie et de suède. initialement, il était prévu l'envoi de cadres algériens en suède afin de bénéficier de cette formation, mais le ministère de la santé a préféré l'organisation d'une formation à l'intérieur du pays afin qu'elle touche un plus grand nombre de cadres, a af- firmé le même responsable.

Signature d'un accord de partenariat dans le domaine de la radiothérapie

Un accord de partenariat stratégique entre le minis- tère de la santé, de la Po- pulation et de la Réforme hospitalière, et l'entreprise américaine Varian Medical system dans le domaine de la radiothérapie a été signé, lundi à Alger. l'accord, qui porte sur l'acquisition d'accélérateurs linéaires, a été signé par la directrice des études et de planification au ministère de la santé, M me Zerrouki Cherifa, et le vice-président de Varian, Dow R. Wilson, en présence du ministre de la santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek boudiaf. M. boudiaf s'est félicité de la signature de cet accord de partenariat qui devra contribuer, notamment à une "meilleure" prise en charge des malades atteints de cancer.

prise en charge des malades atteints de cancer. Cet accord va permettre à l'entreprise américaine de

Cet accord va permettre à l'entreprise américaine de s'installer en Algérie, à tra- vers la création de "Varian- Algeria", a-t-il indiqué, ajoutant que celle-ci assu- rera la formation et la fabri- cation des pièces de rechange. Pour sa part, M me Zer- rouki a indiqué que ce par- tenariat, dont le montant avoisine les 56 millions de dollars, permettra d'avoir des soins de qualité, grâce à

ce type d'accélérateurs li- néaires. Elle a ajouté qu'outre l'acquisition de ces équipe- ments, Varian "assurera l'ac- compagnement en ce qui concerne la formation, l'uti- lisation, la maintenance et l'entretien de ces équipe- ments". De son côté, le vice-président de Varian a qualifié d'"ambitieux", ce partenariat qui devra contri- buer à lutter efficacement contre le cancer.

sAloN iNTERNATioNAl DE lA PhARMACiE

Promotion du médicament générique

l’objectif de ce salon, qui a vu la participation de plus d’une cinquan- taine d’entreprises nationales et inter- nationales, est la promotion du médicament générique en Algérie, et d’allier aspects scientifiques, tech- niques et économiques, le tout à des- tination principalement des pharmaciens d’officine. la 8 e édition du salon internatio- nal de la pharmacie et de la paraphar- macie, siPhAl, a ouvert ses portes, hier au palais des Expositions (sAFEX). Cette édition, organisée sous le haut patronage du ministre de la santé, de la Population et de la Ré- forme hospitalière, est marquée, cette année, par le retour de cette manifes- tation sur la capitale, à la demande de l’ensemble des partenaires, ce qui re- présente, pour les opérateurs, une oc- casion d’échanger leurs expériences dans le domaine pharmaceutique. Pour ses organisateurs, le siPhAl est le carrefour des exposants fournis- seurs de solutions et des visiteurs dé- sireux d’améliorer la qualité des prestations, ainsi que le creuset des réflexions qui tendront à parfaire un modèle avide d’évolution. l’objectif de ce salon, qui a vu la participation de plus de cinquantaine entreprises nationales et internatio- nales est la promotion du médica- ment générique en Algérie, est d’allier aspects scientifiques, tech- niques et économiques, le tout à des- tination principalement des pharmaciens d’officine. En effet, l’édition précédente aura fait la démonstration que le pharma- cien d’officine reste au centre du dis- positif de la dispensation médicamenteuse et demeure le prin- cipal soutien des politiques sanitaires.

Sanofi Algérie lance sa gamme de génériques « Zentiva » Dans le cadre de ce salon, les la- boratoires sanofi Algérie ont an- noncé, hier, le lancement de leur gamme de génériques Zentiva, marque unique pour l’ensemble des activités génériques sanofi en Europe et en Afrique. le président-directeur général de sanofi Algérie, Pierre labbé, a indi- qué qu’«avec Zentiva, sanofi com- plète son offre thérapeutique et continue de démontrer son engage- ment à répondre aux besoins de santé des 38,7 millions d’Algériens». Et d’ajouter : «À ce jour, près de 6.000 collaborateurs de sanofi développent, produisent et commercialisent nos produits Zentiva dans plus de 50 pays à travers le monde, dont 32 en Eu- rope, où Zentiva est le 3 e acteur des médicaments génériques avec la croissance la plus rapide sur ce conti- nent.» En effet, selon les responsa- bles de ce laboratoire de renommée mondiale, les médicaments géné- riques Zentiva répondent aux mêmes normes de qualité que l’ensemble des médicaments sanofi. ils bénéficient des mêmes soins et de la même ri- gueur au niveau de toutes les étapes du processus de développement et de fabrication. Ces médicaments géné- riques seront produits essentiellement en Algérie, et ils sont remboursables et alignés au tarif de référence. À terme, Zentiva proposera une large gamme de références couvrant différentes aires thérapeutiques telles que l’asthme, l’urologie, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires, le système nerveux central, les patholo- gies infectieuses, la douleur et les traitements gastro-intestinaux. les Douanes algériennes avaient indiqué que «les importations de l’Algérie de produits pharmaceu- tiques ont atteint près de 1,41 mil- liard de dollars, durant les neuf premiers mois de 2013, contre 1,68 milliard usd à la même période de 2012, en baisse de 16,35%». Wassila Benhamed

Mercredi 5 Février 2014

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EL MOUDJAHID

Éducation nationaLe

Le waLi d’aLger dans La circonscription administrative de rouiba

À l’écoute des citoyens

Ph : Billal
Ph : Billal

Le wali d’alger, abdelkader Zoukh, a déclaré, hier, que son administra- tion a lancé un programme «immense» visant à moderniser la capitale, un programme qui touche différents secteurs et toute la wilaya. au début de la visite d’inspection et de travail effectuée dans la circons- cription administrative de rouiba, la wali a affirmé, lors d’un point de presse tenu au siège de la société nationale des véhicules industriels groupe (snvi), que «la réalisation de ces projets demandera beaucoup de travail, et l’État algérien a mobilisé tous les moyens» afin de donner son véritable statut à la capitale, ajoutant que la modernisation d’alger est l’«affaire de tous» et appelant les p/apc à jouer leur rôle, rappelant que s’agissant des grands problèmes au niveau des communes, l’État les prend en charge. Lors de la visite des travaux d’aménagement d’un espace vert aux cités senia et bouzegza, dans la commune de réghaïa, le wali a écouté les pro- blèmes des citoyens qui déplorent le manque de communication avec les autorités locales et l’insuffisance des espaces destinés aux jeunes en parti- culier. après que m. Zoukh a reçu des explications concernant le projet d’aménagement du boulevard central à Heuraoua, des citoyens ont fait part des problèmes quotidiens de la commune, comme le manque d’ aires de jeux, les routes et les trottoirs défoncés, appelant le wali à être «ferme» avec les élus locaux. dans un autre sillage, le wali a reçu des explications concernant la réhabilitation d’un jardin public à rouiba qui sera livré dans 8 mois. il convient de noter que les élus locaux de la circonscription administrative de rouiba ont présenté, au premier responsable de la wilaya, une série de do- léances des citoyens et les problèmes qui freinent la réalisation des projets de développement. de son côté, le représentant des citoyens de la commune de rouiba a appelé le wali à faciliter les procédures avec la wilaya afin de réaliser les projets. par ailleurs, la présidente d’apc de Heuraoua a fait part du manque des stades de proximité. par contre, le premier responsable de la commune de rouiba a dit que le budget de la commune qui atteint 174 mil- liard de centimes ne suffit pas par rapport à la superficie de sa commune, indiquant que les cités d’habitat précaire datent des années soixante. Hichem Hamza

JournÉe d’Étude sur La gestion des viLLes modernes

Barcelone, ville modèle à suivre

le projet pour pouvoir l’adapter sur le plan de la gestion spécifique pour chaque projet. L’expérience de barcelone est une expérience appliquée dans plu- sieurs cités avec des caractères si- milaires. L’algérie est une cité méditerranéenne comme barce- lone, et l’application de ce plan ne se fait pas d’une forme mécanique, mais chaque ville doit faire son choix, même son propre système et sa propre méthodologie», précise- t-il, ajoutant que l’«espagne ap- porte à l’algérie son savoir-faire en la matière, et que c’est à l’algérie d’adapter ce projet selon ses spéci- ficités». pour le responsable de l’entre- prise de transfert technologique du savoir-faire entre les universités iQs, ignasi Fontanals, «la gestion des villes et ses réseaux techniques (eaux, gaz, électricité, transport, té- lécom… ) est devenue de plus en plus complexe. souvent, les villes sont concentrées sur la planifica- tion urbaine sans tenir compte des résultats, à moyen et long terme, des planifications sur la gestion complexe des systèmes urbains que la construction d’une ville gé- nère». de ce fait, comme il l’a précisé, «la résilience urbaine constitue une discipline de travail des managers des territoires et des villes, et doit être introduite dans toutes les fa- cettes de gestion d’une ville : pla- nification, gestion, construction et opération. pour l’algérie, précisément alger, comme c’est un pays médi- terranéen du sud, et il possède les mêmes caractéristiques que celles de barcelone, on peut lui apporter notre savoir-faire en la matière avec notre expérience, pour qu’il puisse l’appliquer sur sa capitale en développant son propre système», avance-t-il, en précisant que les connaisseurs de la ville «doivent s’inspirer» du programme de bar- celone pour arriver à un système valable et adéquat pour alger, en raison des difficultés que connais- sent toutes les villes pour coordon- ner entre les différents services. «La première des choses est de faire assoir les concernés et voir les principaux problèmes de la ville. par la suite, développer les instru- ments pour réaliser l’équilibre in- terterritorial pour améliorer la qualité de vie», a enfin estimé m. Fontanals. Kafia Ait Allouache

des propositions pour un tra- vail innovant entre barcelone et alger autour d’un nouveau modèle de résilience urbain comme chemin vers la smart city, ville intelli- gente, pour les territoires en construction, a été le sujet de la journée d’étude organisée, hier, par l’assemblé populaire de la wilaya d’alger. une journée d’étude organisée sur le thème «L’application des technologies de la communication et l’utilisation des longues vivantes dans la gestion moderne des villes», sous la présidence de ben- nour Karim, président du conseil national de la wilaya d’alger. Lors de son allocution d’ouver- ture, m. bennour a précisé que cette initiative entre dans le cadre du plan stratégique 2010-2029 ini- tié par le président de la répu- blique, abdelaziz bouteflika, et qui vise à donner un nouveau concept de résilience urbaine à la ville d’alger. il a fait savoir que «les appels d’offres concernant les grands pro- jets qui vont aménager la capitale ont été lancés». en ce qui concerne la baie d’alger, celle-ci sera ouverte aux algérois au mois de juin prochain. «nous avons toutes les compé- tences en algérie pour avoir une ville résiliente, comme celle de barcelone. c’est ainsi que nous avons fait appel au experts espa- gnols pour travailler ensemble pour profiter de leur expérience dans le domaine, notamment imaginer des solutions ensemble pour apprendre à réagir dans les moments d’ur- gences», a indiqué m. bennour, en ajoutant que le projet de cette ville résiliente peut être «parfaitement adapté» à alger. pour sa part, l’architecte, ex- pert et ancien conseiller du minis- tre de l’Habitat de la ville de barcelone, Juan carlos montiel, et lors de son exposé portant sur l’ex- périence de la résilience appliquée sur la ville espagnol barcelone, a souligné, qu’«une ville urbaine doit respecter les principes du dévelop- pement durable et de l’urbanisme écologique qui cherche à prendre en compte simultanément les en- jeux sociaux, économiques, envi- ronnementaux et culturels de l’urbanismes pour et avec les habi- tants». aussi, selon lui, «les conditions de chaque cité sont différentes, mais l’importance est d’identifier

Déclarée illégale, la grève ne devrait pas se poursuivre

Déclarée illégale par la justice, la grève des enseignants a été tout de même maintenue hier au niveau de certains établissements scolaires de la wilaya d’Alger à l’appel des trois syndicats du secteur, à savoir l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef), le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) et le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) qui s’est joint au mouvement depuis hier pour une journée reconductible.

L es trois syndicats qui récla- ment la révision du statut particulier, notamment

dans son volet relatif aux promo- tions et à l’actualisation dans les régions du sud et des Hauts pla- teaux, n’ont pas réagi à la décision du tribunal. selon Fayçal Haffaf, directeur de communication du ministère de l’Éducation natio- nale, «le verdict stipule que la grève est marquée d’illégalité». il précise que la décision du tribunal rendue lundi a relevé l’illégalité totale de la grève annoncée par l'union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (unpef), «en vertu du préavis n° 05/2014 du 12/01/2014 portant grève d'une semaine reconducti- ble à compter du 26/01/2014». même cas pour le conseil na- tional autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (cnapest) qui est égale- ment concerné par cette décision qui déclare aussi «illégale», la grève annoncée, conformément au communiqué 02/2014 portant grève d'une journée reconductible par l'organisation non agréée, et ce à compter du 04/02/2014. «La décision de justice ajoute par ail- leurs que le cnapest est également passé dans l’illégalité dans son statut de cnapest-élargi. ce qui est totalement contraire à la régle- mentation», relève le directeur de communication du ministère de l’Éducation nationale. et d’ajou- ter : «Le ministère de tutelle va faire application de la loi de la ré- publique et de la réglementation en vigueur qui régit ce type de si- tuation.» il a précisé que le minis- tère a suffisamment attendu avant de recourir à la justice, espérant une réaction empreinte «d'en-

à la justice, espérant une réaction empreinte «d'en- tente» de la part de certaines orga- nisations

tente» de la part de certaines orga- nisations syndicales qui sont tou- jours déterminées à poursuivre la grève.

Les premières mises en demeures envoyées 48 heures après la décision du tribunal après le jugement rendu par le tribunal, le ministère ne va pas rester les bras croisés. selon m. Haffaf, «une fois la grève déclarée illégale, la loi du ministère du tra- vail stipule que si les grévistes continuent dans leur mouvement de débrayage, ils seront considé- rés en abandon de poste. 48 heures après le jugement rendu par le tribunal, une première mise en demeure leur sera adressée no- minativement, car ils tombent dans le statut de la responsabilité individuelle. s’ils ne répondent pas pour la reprise des cours, une deuxième mise en demeure leur

sera adressée. après 8 jours, s’ils ne se manifestent toujours pas, ils seront rayés des listes du minis- tère de l’Éducation nationale et de la Fonction publique», précise-t- il. en tout état de cause, le dé- brayage au niveau du secteur ne peut avoir que des conséquences négatives sur la scolarité des élèves, notamment ceux des classes d’examen. Les élèves, censés restés à l’intérieur des éta- blissements même en période de grève, sont livrés à l’autre école ; la rue. divisés dans leurs posi- tions quant à l’entame de la grève initiée par les trois syndicats, les enseignants demeurent partagés entre partisans et opposants de la poursuite du mouvement de pro- testation. dans différents établissements d’alger, les élèves ont rejoint hier les bancs de l'école normalement, alors que d'autres n'ont pu suivre

Un chantage abject

leur cours, en raison de l'obstina- tion de leurs enseignants à pour- suivre leur mouvement de «protestation jusqu'à ce que leurs représentants parviennent à un accord avec la tutelle». une telle attitude a suscité la colère de certains parents d'élèves rencontrés devant le lycée des frères Hamia où les élèves de dif- férents niveaux ont été renvoyés vers 10 heures et pour cause la grève des enseignants. sur les lieux, des parents d’élèves disent «comprendre l'attachement des enseignants à leurs revendications légitimes», mais estiment, tout de même, qu'«ils pouvaient les faire valoir sans hypothéquer l'avenir des élèves, notamment ceux en classes d'examen». pour leur part, les élèves de classes de terminale ne cachent pas leurs appréhen- sions. «La grève est la nouvelle arme que les syndicats brandis- sent à chaque rentrée scolaire, sans tenir compte de son impact psychologique sur nous», ont-t-ils déploré. de leur côté, les associations des parents d’élèves estiment que la grève «n’est pas fondée», pour la simple et pure raison que «les enfants sont pris en otage et sont les victimes des agissements de la part de certains syndicats». Le président de la Fédération natio- nales des associations des parents d’élèves (Fnape), Hadj dellalou, a, à cette occasion, appelé les trois syndicats à faire preuve de sa- gesse et à opter pour le dialogue avec les représentants de la tutelle. «nous sommes contre cette grève qui s’annonce au deuxième tri- mestre et qui ne fait que perturber nos enfants», a-t-il tenu à préciser. Sarah Sofi

nos enfants», a-t-il tenu à préciser. Sarah Sofi l Le coordinateur du Snapest soutient que même

l Le coordinateur du Snapest soutient que même si la tutelle tend à minimiser le taux de suivi de la grève, que les syndi- cats autonomes de l’Éducation observent depuis plus de 10

pour s’en convaincre, de relever qu’aucune des revendications soulevées ne porte sur l’amélioration du contenu pédagogique. Que les parents qui ont les moyens n’ont qu’à compenser les re- tards accumulés par des cours de soutien payants. En fait, il ne s’agit, pour ces syndicats, que de défendre les intérêts des ensei- gnants. Jugez-en : promotion aux postes principaux et formateurs, postes aménagés, départ à la retraite après 25 ans, logement… À aucun moment, il n’a été question de proposer un plus aux élèves. Pis encore, à chaque fois que le ministère répond favorablement à une série de revendications, de nouvelles sont mises sur la table des négociations. Même le recours à la ponction salariale, la seule «menace» qui reste à la portée du ministère et qui ne manque pas de la brandir pour tenter de décourager les grévistes, est balayée par une… autre menace des syndicats dont un des représentants affirme que «si cela se fait, cela impliquera le non-rattrapage des cours perdus». Au fait, pourquoi ces syndicats ne recourraient- ils, pour se faire entendre et faire valoir leurs revendications, à «la grève japonaise», du moment que la revendication est incluse dans les deux formes ? Un tel scénario n’a, à coup sûr, jamais ef- fleuré l’esprit des représentants de ces syndicats et leur base. Comment peuvent-ils envisager un «surcroît» de travail, eux déjà qui, même sans la ponction salariale, ne rattrapent presque jamais les cours perdus. Des syndicats qui estiment que seuls leurs inté- rêts comptent, et qu’ils ne viennent, de grâce, surtout pas nous

jours — ils en sont à leur deuxième semaine consécutive —, il n’en reste pas moins vrai qu’«un suivi de 10% uniquement équivau- drait à plus d’un millions d’élèves privés de cours». Quel odieux chantage exerce-t-on là. Peut-on tirer une quelconque fierté d’un tel argument ? Se soucie-t-on du côté des syndicats qui, au pré- texte que la tutelle n’a pas honoré ses engagements, de l’image qu’ils véhiculent justement auprès de ce million d’élèves pris en otages par leurs propres enseignants ? Assurément cela leur im- porte peu. Ce qui compte, c’est de forcer la main au ministère par un chantage abject. Car, comme dirait l’adage populaire, ils sont conscients qu’ils tiennent Baba Ahmed «par la main qui lui fait mal». En tant que premier responsable du département, il est tenu d’assurer aux millions d’enfants qui relèvent de sa respon- sabilité morale, l’enseignement qui leur permettrait de suivre leur cursus scolaire normal, avec, pour les classes de fin de cycle, les outils pédagogiques qui leur permettraient de passer avec succès les examens de fin d’année. C’est dire le dilemme auquel il doit être confronté lorsqu’un syndicat du secteur menace de faire grève, ou plus encore, comme c’est le cas depuis plusieurs jours, passe à l’acte, prenant de ce fait des millions d’élèves en otage. Un dilemme d’autant plus difficile à trancher qu’il sait pertinemment que les pseudo- syndicats n’ont «rien à cirer de l’avenir des élèves» et que lui est forcément tenu de répondre à la pression que ne manqueront pas d’exercer les élèves et leurs parents. Il suffit juste,

ooredoo a organisé, dans la soirée de lundi 3 février, son traditionnel dîner du nouvel an en l’honneur de la presse nationale au grand Hôtel mercure à alger. Lors de cette rencontre conviviale qui a vu la présence de la ministre de la poste et des technologies de l’informa- tion et de la communication, m me Zohra der- douri, et qui a réuni l’ensemble des partenaires d’ooredoo du secteur des médias et de la com- munication, ainsi que des représentants du monde sportif, notamment des joueurs de l’équipe nationale de handball, champions d’afrique 2014, le directeur général, Joseph ged, a présenté ses vœux pour la nouvelle année à la grande famille de la presse natio- nale. dans son message de vœux à la presse nationale, le directeur général a exprimé son respect et sa reconnaissance aux médias algé-

nadia K.

dire que nos enfants sont aussi scolarisés dans les écoles publiques

!

tÉLÉpHonie mobiLe

Ooredoo rend hommage à la presse algérienne

riens pour leur professionnalisme et leur fidé- lité à ooredoo, en mettant en exergue le parte- nariat exemplaire qui lie ooredoo aux médias algériens, amené à se consolider davantage à l’avenir. saisissant l’occasion de cette rencon- tre, m. ged a évoqué le lancement de la 8 e édi- tion de media star, le premier concours journalistique algérien dédié aux technologies de l’information et de la communication en in- vitant les journalistes à y participer massive- ment, précisant que les lauréats de cette édition 2014 recevront des récompenses financières conséquentes. Le directeur général d’ooredoo a également rappelé les nombreuses actions entreprises par ooredoo en direction de la presse algérienne, telles que les formations dis- pensées dans le cadre des activités du club de presse. Le dîner du nouvel an a été une oppor-

tunité, pour m. ged, de réitérer le soutien in- défectible d’ooredoo au sport national, notam- ment à l’équipe nationale de football qualifiée à la coupe du monde 2014 au brésil et à l’équipe nationale de handball qui a réalisé un doublé historique en remportant la coupe d’afrique des nations 2014 et en se qualifiant au prochain championnat du monde en 2015. Le président de la FaHb était accompagné de joueurs ont fait une apparition surprise lors de cette soirée en brandissant le trophée de la coupe d’afrique. cet évènement convivial à l’occasion du nouvel an, agrémenté par un vir- tuose du qanun, a été vivement apprécié par les nombreux convives qui ont salué cette louable tradition initiée par ooredoo depuis plusieurs années.

W. B.

mercredi 5 Février 2014

Economie

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EL MOUDJAHID

réouverture De la pêCHe au Corail à el Kala

Un don de la mer

Saluant la décision de réouverture prochaine de la pêche au corail, ce "cadeau de la mer" dont la zone d’El Kala en produit les plus beaux, les plus recherchés et, surtout, les plus convoités, les professionnels corailleurs estiment que cette mesure ne pourra que valoriser "l’or rouge".

C ela permettra surtout, selon des professionnels rencontrés par l'aps, de

mettre un terme au braconnage effréné de cette richesse naturelle. le corail, cet animal primitif proche des méduses, recouvrant plus de 7.000 espèces aux formes et aux couleurs très diversifiées, était, jadis, un produit recherché pour son utilisation, notamment dans la bijouterie et la décoration. sa surexploitation, souvent par des pêcheurs illicites peu regar- dants sur la manière d’opérer, avait poussé, en 2001, l’etat à in- terdire sa pêche. une étude consacrée à la détermination de la biomasse corallifère lui a été alors dédiée dans la perspective d’une meilleure préservation de cette ressource et une exploita- tion rationnelle des zones corail- leuses, longtemps ciblées par des personnes alléchées par le gain facile et se souciant peu des dé- gâts importants occasionnés aux récifs corallifères qui se rédui- saient considérablement au fil du temps.

Plus d'une tonne et demie de corail pêchée illégalement, saisie entre 2002 et 2013 selon des statistiques recueil- lies à la direction de la pêche et des ressources halieutiques d'el tarf, il a été enregistré, entre 2002 et 2013, plus de 140 infra- ctions liées à la pêche et à la pos- session illicite du corail. Durant cette même période, 1.342,26 kg de corail ont été saisis et confis- qués, en même temps que le ma- tériel et les équipements exploités, comme les embarca- tions homologuée et non homolo- guées, les sardiniers, les petits métiers, les équipements de plon- gée et les engins de pêche non sé- lectifs, en l’occurrence la croix de saint andré qui a engendré des dégâts colossaux sur le fond marin et l'écosystème aquatique. il va sans dire que la pêche illicite de cette ressource avait entraîné l'implication de nombreux profes- sionnels qui se sont orientés vers une activité facile et rentable, sans paiement de taxe ou de rede- vance. malgré la vigilance des services de sécurité, le phéno- mène n'a malheureusement pu être stoppé. Bien au contraire, les saisies se sont multipliées et les arrestations de braconniers, expo- sant leurs vies aux dangers de la mer, attestent, aujourd’hui, de la gravité de la situation, ont souli- gné certains pêcheurs. ils ont par ailleurs précisé que ce "constat amer" a donné lieu à "l’interpel- lation, maintes fois, des pouvoirs publics et professionnels de la fi- lière quant à l'urgence de la re- prise de cette activité de manière licite et réglementée pour mettre

activité de manière licite et réglementée pour mettre fin au préjudice porté à ce don de

fin au préjudice porté à ce don de la nature". l'annonce, en 2013, par le ministre de la pêche et des ressources halieutiques lors de sa visite dans la wilaya d’el tarf, de la réouverture de l'exploitation réglementaire de cette activité, est venue, considère-t-on, "à point nommé". une décision accueillie avec enthousiasme par les corail- leurs et armateurs.

Reprise rationnelle de la pêche au corail lors de sa rencontre avec les professionnels, le ministre de la pêche avait également annoncé la création, à el tarf, d'une agence nationale de développe- ment et de gestion du récif coral- lifère. autant dire, avait déclaré à cette occasion le président des plongeurs-corailleurs algériens, m. amine albane, que tous les ingrédients pour une reprise "réelle" et "rationnelle" de cette activité sont réunis. Joint par l'aps, le représentant des plon- geurs algériens a souligné, à ce propos, l'importance du débat ins- tauré autour des perspectives de redynamisation de cette activité ainsi que le traitement et la com- mercialisation du corail sur des bases "réglementaires, fiables et objectives". saluant la reprise de cette activité dans un cadre régle- mentaire, ali Chaïb, un exploitant transformateur de corail de la ré- gion d’el Kala a estimé, pour sa part, que cette activité "ne saurait être efficacement relancée sans la réunion d'une série de conditions nécessaires à une exploitation ra- tionnelle de cette ressource". il insistera notamment, dans ce contexte, sur "l’importance d'ac- corder systématiquement des au- torisations de prospection pour les principales zones corallifères pour une durée minimale de deux mois en pleine saison". Des résul- tats obtenus de ces prospections,

il sera "possible alors de délivrer de nouvelles concessions d’ex- ploitation sur des critères claire- ment établis sans recourir aux adjudications" qui favorisent, selon lui, "les uns au détriment des autres". pour cet exploitant d'el Kala, le permis de pêche "pourra amplement régler la question liée à la réglementation de la pêche au corail, car ce pro- duit de la mer impose des ef- forts, un savoir-faire et des moyens que seuls les profession- nels peuvent mettre en place". evoquant l'activité de la pêche au corail avant son arrêt, il dira que cette activité était pratiquée à el Kala, appelée jadis le "port aux breloques", où la régénération des gisements coralliens avaient été favorisée par l'arrêt de l'exploita- tion de cette richesse au lende- main de l'indépendance jusqu'au début des années 1970.

Torre Del Greco, près de Naples, capitale mondiale du commerce du corail lorsqu'on autorisa par la suite des privés à reprendre cette acti- vité (dans les années 1980), une trentaine d'armateurs ont com- mencé à se partager ce trésor des mers qu'ils acheminaient vers d'autres cieux, en l'occurrence la baie de Naples, torre Del Greco, réputée pour sa spécialisation dans le commerce mondial du co- rail. rappelant également que l'ex- ploitation du corail remonte au 16 e siècle, cet exploitant a fait sa- voir que pour ce qui est de la zone d'el Kala, "les sites corallifères étaient définis et connus depuis des années si bien que dans le cas où une institution étrangère de- vait prendre en charge la détermi- nation de la ressource, cette opération ne saurait excéder un délai de 15 jours vu le nombre d’informations disponibles

concernant ce sujet". selon ce professionnel d’el Kala, il existe deux zones principales. la zone est regroupe el Kala, annaba, Chetaïbi (annaba), la marsa (skikda), l’île ronde (Collo), Ziama mansouriah (Jijel), oued skat, oued Dass sigli (Bejaia) et azzefoun (tizi-ouzou) et Dellys (Boumerdès), en plus de la zone ouest qui englobe le rocher de la Fourmi (Gouraya), larhat et Damous (Gouraya), l’île plane (oran), Bouzedjar (ain témou- chent), ténès, mostaganem et arzew. il est primordial, a-t-il en- core considéré, "d’accorder aux plongeurs algériens les moyens leur permettant d’acquérir l’expé- rience nécessaire pour la récolte en profondeur, là où se trouve le meilleure corail". De même qu'il propose de "capitaliser cette ex- périence acquise au lendemain de l’interdiction de cette activité en 2001, en associant ces plongeurs, dans une première phase, aux plongeurs étrangers, puis complé- ter leur formation théorique par un stage dans une institution re- connue".

Une initiative profitable à l'économie nationale l’accent a été mis, en outre, sur "la nécessité de transformer le corail en algérie même afin d'évi- ter les erreurs du passé" lorsque durant plusieurs années des ate- liers installés en algérie "débi- taient l'or rouge à 10% et l'exportaient comme produit fini avant de procéder à son deuxième traitement", ce qui assurait, a-t-il déploré, "aux italiens un nombre d’emplois considérables et sur- tout une plus-value très impor- tante". le décret exécutif portant sur les modalités d'exploitation de cette ressource, actuellement en voie de finalisation, fait l'objet d'un grand débat auquel sont as- sociés l'ensemble des acteurs concernés. la réouverture de la pêche au corail, initiative profitable pour tous, notamment pour l'économie nationale, mettra, sans nul doute, expliquent des professionnels, un terme à des années de braconnage durant lesquelles "el mordjane", cette perle envoûtante qui n'est autre qu’un animal marin fragile, a su résister aux braconniers de tous bords, "parvenant enfin à im- poser ses règles pour une pêche durable et sans danger sur la pé- rennité de ce cadeau de la mer". Des habitants d’el Kala saisis- sent cette occasion pour formuler le vœu d'une reprise réelle de cette activité qui avait longtemps permis aux habitants de l’ex-la Calle et à ses visiteurs de vivre des moments de pur bonheur à l'occasion de la fête du corail que d'aucuns souhaitent voir renaître.

Nouveau multilatéralisme

Le FMI défend une économie de marché citoyenne

les tendances

FMI défend une économie de marché citoyenne les tendances économiques mon- diales, notamment futures imposent à

économiques mon-

diales, notamment

futures imposent à

la communauté in-

ternationale un en- gagement plus ferme en matière de coopération in-

ternationale. C’est la principale re-

c o m m a n d a t i o n faite par la direc- trice générale du Fmi lors de la conférence Dim- bleby de 2014 or- ganisée le 3 février courant à londres.

m me Christine la-

garde considère que la conjugaison des efforts devrait verser en direction d’un développement équitable et sou- tenu. une équation qui n’est pas sans « la réaffir- mation de la volonté d’ouverture et des bienfaits réciproques des échanges commerciaux et des in- vestissements étrangers », la gestion d’un système monétaire international de plus en plus complexe qui est à des « années lumière » de l’ancien sys- tème de Bretton Woods, la construction, au sortir de la crise, d’un secteur financier mondial qui « se mette au service de l’économie productive au lieu de défendre ses propres intérêts ». le « nouveau multilatéralisme » prôné par le Fmi devra être es- sentiellement basé sur « la responsabilité plané- taire pour pouvoir attaquer efficacement les grands dossiers du changement climatique et des inégalités ». m me lagarde qui reconnaît les diffi-

cultés à réaliser cet objectif, fait savoir dans son intervention, « qu’il existait déjà des formes de coopération concrètes qui ont fait leurs preuves, citant à cet égard les Nations unies, la Banque mondiale, l’organisation mondiale du commerce

et le Fmi. « Nous pourrions dire qu’elles repré-

sentent des formes de gouvernance mondiale concrètes ou formelles », a-t-elle ajouté. « le nou- veau multilatéralisme peut s’inspirer de l’ancien,

mais peut aller plus loin ». en effet, « les instru- ments de coopération existants se sont révélés ex- trêmement efficaces durant les dernières décennies, nous devons les préserver et les proté- ger ». Cela suppose « que des institutions comme

le Fmi doivent être entièrement actualisées pour

être pleinement représentatives et refléter l’évo- lution de la dynamique de l’économie mondiale ». aussi, le nouveau multilatéralisme « doit être plus

inclusif », autrement dit, il doit non seulement in- clure les puissances émergentes de par le monde,

« mais aussi les réseaux et coalitions en expansion qui font maintenant partie intégrante du tissu de l’économie mondiale ». le multilatéralisme conçu pour accompagner l’étape à venir doit éga- lement être « adaptable, de manière à ce que les formes de collaboration formelles et informelles

se complètent au lieu de se concurrencer ». il doit inspirer à l’ensemble des acteurs de l’économie

mondiale moderne « un sens plus aigu de leur res- ponsabilité sociale, et promouvoir les valeurs d’une économie de marché mondiale citoyenne »,

a affirmé la directrice générale du Fmi. m me la-

garde a indiqué, que « le risque est celui d’un monde plus intégré sur les plans économique, fi- nancier et technologique, mais plus fragmenté en termes de pouvoir, d’influence et de prise de dé- cision ». un dysfonctionnement susceptible de conduire à « l’indécision, l’impasse et l’insécu- rité et qui exige des solutions novatrices». une coopération renforcée dans le cadre d’un nouveau multilatéralisme plus réfléchi et équilibré « est es- sentiel pour parvenir à ces solutions », selon m me Christine lagarde. D. Akila

sur FoND D'iNquiétuDes sur la reprise éCoNomique moNDiale

L'euro perd du terrain face au dollar

l’euro perdait un peu de terrain hier face à un dollar prisé pour ses qualités de valeur refuge sur fond de regain d'inquiétude des cambistes sur la vigueur de la reprise économique mondiale. l'euro valait 1,3513 dollar, contre 1,3529 dollar lundi. la monnaie unique européenne tentait de se re- prendre face à la devise nippone, à 137,03 yens — après être tombée à 136,23 yens, un nouveau plus bas de- puis le 22 novembre — contre 136,58 yens lundi soir. le dollar aussi amor- çait un rebond face à la monnaie ja- ponaise, à 101,41 yens — après être

tombé à 100,76 yens, au plus bas de- puis le 21 novembre — contre 100,94 yens lundi soir. en effet, le marché des changes a connu lundi une forte nervosité après l'annonce d'un coup de frein beau- coup plus important que prévu de l'activité des industries manufactu- rières américaines en janvier. De plus, la Chine, deuxième plus grosse économie au monde et moteur de la croissance mondiale, a annoncé

lundi le ralentissement de sa produc- tion manufacturière en janvier à son plus bas niveau en six mois. Conju-

guées au resserrement de la

politique

en six mois. Conju- guées au resserrement de la politique monétaire américaine et aux turbu- lences

monétaire américaine et aux turbu- lences persistantes dans les pays

émergents, ces nouvelles ont poussé les cambistes à se réfugier vers les

investissements qu'ils jugent les plus sûrs, comme le dollar. la livre britannique progressait face à l'euro, à 82,72 pence pour un euro, ainsi que face au dollar, à 1,6334 dollar pour une livre, après être tombée vers 06H10 Gmt à 1,6257 dollar, son niveau le plus fai- ble depuis mi-décembre. la devise helvétique reculait face à l'euro, à 1,2217 franc suisse pour un euro, comme face au dollar, à 0,9040 franc suisse pour un dollar. l'once d'or va- lait 1.254,90 dollars contre 1.262 dol- lars lundi soir.

mercredi 5 Février 2014

Economie

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EL MOUDJAHID

PRODUITS ELIGIBLES AU CREDIT A LA CONSOMMATION

Le taux d'intégration devrait être égal ou supérieur à 40%

Les produits éligibles au crédit à la consommation, dont le retour devrait être décidé prochainement, sont ceux dont le taux d'intégration est égal ou supérieur à 40%, propose, dans son rapport, le groupe de travail chargé de la protection et de la promotion de la production nationale, issu de la tripartite tenue en octobre dernier.

«L a liste de ces entreprises qui produisent ou assem- blent des biens et/ou ser-

vices destinés à la vente aux particuliers et dont le taux d'intégra- tion quantifiable et appréciable est égal ou supérieur à 40% sera arrêtée par les administrations, institutions et organisations compétentes", souligne le document. Ce taux, note le rapport, dont l'APS a obtenu une copie, "est retenu par référence, aussi bien aux normes universelles admises que par rapport au potentiel du tissu industriel national". Les entreprises dont les produits sont éligibles au crédit à la consommation sont toutes celles qui sont installées durablement sur le ter- ritoire national. Sont concernées les grandes entreprises, les PME, les PMI et les TPE et qui devront être en règle avec l'administration fiscale et les organisations de sécurité sociale, être bancarisées et vendre avec fac- ture. Cependant, les entreprises prati- quants la revente en l'état de produits importés sont exclues de ce disposi-

tif. Le montant du crédit à la consom- mation ne dépassera pas 70% du bien

à acquérir, souligne le rapport qui n'a

pas définit le montant plafond exacte de ce crédit. "Le montant plafond de ce crédit sera un multiple du montant du SNMG, portant sur une période allant de 3 à 60 mois selon l'objet à financer", précise, toutefois, le docu- ment citant à titre d'exemple la France où le montant du crédit à la consommation représente environ 20 fois le SMIG. Accordé par un établis- sement de financement, le "crédit conso" s'adressera à un particulier pour financer ses achats de biens à usage domestique issus de la produc- tion nationale tels que les produits de meubles et articles d'ameublement, de l'électroménager, de l'électronique et des matériaux de construction.

Encourager la production nationale Le ministre du Commerce, Mus- tapha Benbada, a affirmé récemment

à l'APS que la relance du crédit à la consommation durant la prochaine

1 er SALON INTERNATIONAL DES TRANSPORTS DE LA LOGISTIQUE ET DE LA MOBILITÉ URBAINE A ORAN

Plus de 150 exposants attendus

Plus de 150 exposants nationaux et étrangers participeront à la pre- mière édition du Salon international

des transports, de la logistique et de la mobilité urbaine "Algeria Infra- structure", qu’abritera le Centre de conventions d’Oran Mohamed-Be- nahmed du 17 au 20 février 2014, a- t-on appris, hier, auprès des organisateurs. Une participation massive mar- quera ce Salon dédié au secteur des transports, qui réunira en plus des nationaux, des exposants étrangers d’Autriche, d’Espagne, de France et des Pays-Bas. Quatre pavillons leurs seront consacrés. Organisé par

Symbiose-Communication-Environ-

nement et Green Orbis International sous le patronage du ministre des Transports, "Algeria Infrastructure" se veut un rendez-vous incontourna- ble du secteur et un espace de ren- contres et de rapprochement de tous les acteurs dont des fournisseurs, des distributeurs d’équipements et pres- tataires de services dans les diffé- rents domaines du transport et de ses infrastructures, a affirmé le directeur du Salon M. Kaoula Adel. Il a rap- pelé, au passage, les efforts consentis par l’Etat pour promouvoir ce sec-

teur névralgique. Plus de 3.000 mil- liards de dinars, soit environ 40 mil- liards de dollars ont été consacrés, selon l’organisateur de cette mani- festation économique, aux infra- structures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires depuis 1999. Ces investissements représen- tent chaque année près de 3% du produit intérieur brut (PIB). Initié en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile de France (CCIP) et en collaboration avec le SITL (Salon In- ternational des transports et de la lo- gistique, Reed Expositions France), ce salon offrira la possibilité aux opérateurs nationaux et étrangers d'échanger les expériences et de nouer des partenariats. Plus de 8.000 visiteurs sont attendus durant ce salon qui permettra de débattre de plusieurs problématiques liés au transport à travers des ateliers qui seront constitués et qui seront axés sur la mobilité urbaine, les transports aériens, maritimes, terrestres et fer- roviaires. Un riche programme de conférences est prévu en marge de ce salon ainsi qu’un forum de la délé- gation autrichienne des transports dédié au secteur.

gation autrichienne des transports dédié au secteur. tripartite pourrait concerner l'acquisi- tion de

tripartite pourrait concerner l'acquisi- tion de véhicules produits en Algérie, soulignant que des crédits d'une va- leur de 300.000 à 700.000 DA ont été

proposés lors des négociations. Selon lui, la relance du crédit à la consom-

mation aura lieu dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2014 ou la loi de finances 2015 car "il faut d'abord amender l'article 75 de la LFC 2009 qui a annulé ce type de crédit". La réintroduction du crédit à la consommation vise à écouler la production nationale et à améliorer le pouvoir d'achat des citoyens, sou- ligne le rapport. "L'industrie nationale des biens de consommation durables mérite d'être aidée et encouragée face à la concur- rence des produits importés ce qui permettra une meilleure mobilisation et utilisation des capacités humaines et matérielles existantes", estime le groupe du travail dans son rapport. Ainsi, le type de crédit à la consom- mation, retenu par le sous groupe chargé du crédit à la consommation, est le plus classique et le plus courant, il s'agit du "crédit personnel affecté". "C'est un crédit dont l'octroi est subordonné à l'acquisition d'un bien, auprès d'un vendeur commercialisant des produits issus de la production nationale", explique-t-on. Le coût du

crédit comprend les intérêts (dont les taux seront librement négociables), les frais bancaires liés au contrat de crédit et la prime d'assurance, alors que la quotité mensuelle de rembour- sement ne devrait pas excéder 30% du revenu mensuel. Par ailleurs, l'en- cadrement juridique et réglementaire du crédit à la consommation implique la mise en œuvre de deux actions: la protection de l'emprunteur et la pré- vention efficiente du surendettement. Durant la période 1997/2008 où le crédit à la consommation fut prati- qué, "le niveau d'endettement des emprunteurs ne constituait pas un sujet de préoccupation", soutient le rapport. Les établissements de crédit ont enregistré des taux de, seulement 2 à 3% d'impayés, "ce qui est conforme aux standards universels". Un projet de décret exécutif relatif aux conditions et modalités d'offre de biens et service en matière de cré- dit à la consommation a été élaboré par le sous groupe chargé de la re- lance du crédit à la consommation.

LE DG DE L’INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE

Sécurité alimentaire : moderniser d’abord l’agriculture

La sécurité alimentaire implique une intensification de la production lo- cale, le développement d'une capacité nationale de production d'intrants agri- coles et un plus large recours aux nou- velles techniques culturales a affirmé, hier à Alger, M. Fouad Chehat, direc-

teur général de l'Institut national de re- cherche agronomique (INRA). S'exprimant sur les ondes de la Radio nationale, M. Fouad Chehat a indiqué que le défi de la sécurité alimentaire est porteur d'enjeux cruciaux. "Avec le rythme de croissance démographique que connaît la population, les besoins alimentaires sont de plus en plus im- portants. Pour assurer une meilleure couver- ture de la demande, il est impératif d'agir sur l'amélioration des rende- ments de la production agricole" a-t-il précisé. L'intensification de la produc- tion doit cibler, selon M. Chehat, en priorité des produits stratégiques pour l'alimentation de la population : blé tendre, pomme de terre, produits ma- raîchers, fruits, viandes rouges et

"L'objectif d'une

viandes blanches

amélioration des rendements doit, par ailleurs, s'appuyer sur l'émergence d'une industrie nationale de production d'équipements agricoles en vue d'une mécanisation de l'agriculture" a égale- ment, souligné le DG de l'INRA.

a égale- ment, souligné le DG de l'INRA. La modernisation du secteur agri- cole requiert également

La modernisation du secteur agri- cole requiert également la mobilisation de ressources humaines qualifiées. M. Chehat a relevé ainsi que de nombreux jeunes investisseurs ciblent les activi- tés agricoles et recourent désormais à des techniques modernes d'exploita- tion : serres multichapelles, systèmes d'irrigation goutte à goutte, utilisation de fertilisants. L'introduction de nou- velles techniques culturales a permis ainsi d'augmenter substantiellement les rendements dans la céréaliculture. "Avec une moyenne annuelle de pro- duction de près de 45 millions de quin- taux au cours des cinq dernières années, les progrès sont indéniables" a indiqué M. Chehat. Des résultats en- courageants sont également enregistrés pour la culture de la pomme de terre qui a atteint une production de 4,5 mil- lions de tonnes. "Ce chiffre révèle un

quasi doublement, en moins de cinq ans, du rendement à l'hectare", a en- core souligné le premier responsable de l'INRA. Ce dernier a cependant re- connu que la production nationale de- meurait encore fortement vulnérable et dépendante pour deux produits : le lait et le blé tendre. Dans le cas du lait, il a souligné que l'objectif d'une autosuffi- sance était tributaire d'un développe- ment intensif d'une production de fourrage vert. "Le fourrage vert est l'in- trant de l'industrie laitière. Sa culture doit être encouragée en vue d'amélio- rer la production de lait dans les éta- bles" a-t-il ainsi affirmé. Concernant l'objectif de fixation des populations rurales dans leurs localités, M. Chehat a précisé que la lutte contre l'exode est intimement liée aux politiques de dé- veloppement locales. Il a ainsi relevé que la mise en œuvre des programmes de proximité de développement rural intégré (PPDRI) a donné dans certains cas "de bons résultats". Selon M. Che- hat, " près d'un million de personnes se sont réinstallées dans leur localité d'origine à la faveur de ces pro- grammes". Au titre des handicaps à une revitalisation du monde rural, M. Chehat a cité notamment les lourdeurs dont se plaignent les agriculteurs pour l'accès aux crédits bancaires en vue du financement de leurs projets.

GROUPE CONSULTATIF POUR LE RENFORCEMENT DU COMMERCE INTRA-OCI

Evaluation de la mise en œuvre du plan décennal

CEC : instruments et réalisations" et à l'"éva- luation de la mise en œuvre du programme exécutif". Dans une allocution lue en son nom à l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l'OCI, Iyad Ameen Madani, a indiqué que la coopération entre les pays membres de cette or- ganisation s'avère d'une grande importance pour réaliser les objectifs de développement et de prospérité, la réduction des taux de pauvreté, et la réussite des enjeux économiques. Il a rap- pelé que le "plan décennal de l'OCI" a pour ob- jectifs de faire face aux défis auxquels se trouvent confrontés les pays islamiques, comme il constitue une occasion de définir les priorités et la coordination des actions entre les pays membres de l'OCI. De son côté, le directeur général du bureau de coordination du COMCEC, Mehmet Metin Eker, a relevé que la promotion des échanges commerciaux intra- islamiques permettra de ré- duire la pauvreté et de promouvoir l'emploi, es- timant que le groupe consultatif pour le renforcement du commerce intra-OCI consti-

tuait un mécanisme important qui permet de proposer des projets à même de promouvoir le commerce intra-OCI. Quant à Hani Salem, représentant du direc- teur exécutif de la Société internationale isla- mique de financement du commerce (SIFC), il a considéré que les pays membres de l'OCI n'ont pas profité pleinement de la libéralisation du commerce à l'ère de la globalisation, rele- vant que les pays de l'OCI, riches en ressources naturelles et disposant de ressources humaines importantes, sont en mesure de réussir la com- plémentarité pour réaliser le développement es- compté. Pour sa part, le directeur général du Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), El Hassan Hzaine, a indi- qué que le taux de commerce intra-islamique a atteint 18,45 % en 2012, alors qu'il était de 17,03 % en 2010. Il a souligné que cette faible progression démontre que le commerce entre les pays membres de l'OCI n'a pas subi les ré- percussions de la crise économique mondiale, faisant savoir que les prévisions du CIDC ta-

La 6 e réunion du groupe consultatif pour le renforcement du commerce intra-OCI tient ses travaux depuis, lundi dernier à Marrakech, (sud du Maroc), afin d’évaluer la mise en œuvre du plan décennal de l’Organisation de la coopéra- tion islamique (OCI) visant à porter la part du commerce intra-OCI dans le commerce global des Etats membres à 20% en 2015. La réunion porte également sur l’examen de la coopération avec les organisations régionales et internationales dans le cadre de la mise en œuvre du programme exécutif pour l’expansion du commerce intra-OCI et de la nouvelle stra- tégie du Comité permanent pour la coopération économique et commercial de l’OCI (COM- CEC). Les participants à cette rencontre de deux jours (3-4 février) doivent débattre de thèmes se rapportant à "l'examen du pro- gramme exécutif : planning des activités à or- ganiser en 2014-2015", au "financement du commerce et assurance-crédit à l'exportation", à "la promotion du commerce", "la facilitation du commerce", "la nouvelle stratégie du COM-

blent sur la poursuite de cette progression dans les prochaines années. Le volume des échanges commerciaux intra-islamique pourrait enregis- trer une moyenne de croissance annuelle de l'ordre de 7% entre 2013 et 2016, avec un vo- lume des échanges prévu à 500 milliards de dollars en 2016, a-t-il déclaré. Les représentants des institutions de l’OCI oeuvrant dans le domaine économique dont le Groupe de la Banque islamique de développe- ment (BID), le CIDC, le Centre de recherches statistiques, économiques, sociales et de forma- tion pour les pays islamiques (SESRIC), la Chambre islamique du commerce, d’industrie et d’agriculture (CICIA), l’Organisation de l’as- sociation islamique des armateurs (OISA) et le COMCEC prennent part à cette rencontre. Des institutions régionales et internationales dont les agences des Nations unies tels que le Pro- gramme des Nations unies pour le développe- ment (PNUD) et le Centre du commerce international (CCI) sont également représen- tées.

Mercredi 5 Février 2014

Monde

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EL MOUDJAHID

CONFLIT EN SYRIE

Moscou propose la création de groupes de travail pour les questions évoquées à Genève II

Le gouvernement russe a proposé lundi au gouvernement syrien et à l'opposition de former des groupes de travail chargés des questions évoquées lors de la conférence internationale à Genève II pour mettre fin à la crise qui dure depuis mars 2011, a annoncé la diplomatie russe.

A fin de progresser vers un rè- glement, il est indispensa- ble de résoudre des

questions, telles que le cessez-le- feu, l'aide humanitaire et la forma- tion d'un organe de transition. Le règlement de ces questions néces- site la mise en place d'un groupe de travail approprié, a indiqué le vice- ministre russe des affaires étran- gères Guennadi Gatilov. D'après M. Gatilov, il s'agit de la seule façon de réaliser des progrès. «Chaque question nécessite des ef- forts concrets, certaines sont plus faciles à résoudre, d'autres dont la création d'un gouvernement de transition, sont plus complexes. Ce qu'il ne veut pas dire qu'il faille se

concentrer une question et ignorer le reste. A notre avis, il faut pro- gresser sur plusieurs axes», a-t-il ajouté. A la question de savoir si les groupes en question compren- draient des délégués russes, améri- cains ou de l'Onu, M. Gatilov a expliqué que ces derniers étaient extérieurs au processus de négocia- tions, tout en ajoutant que Moscou était disposée à apporter son concours aux parties du dialogue. «Toutefois, nous n'agirons pas à la place des délégations syriennes. Elles ont un objectif bien clair, se mettre d'accord sur un large éven- tail de questions», a conclu le di- plomate russe. Pour sa part, le chef de l'opposition syrienne Ahmad

Pour sa part, le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba devait rencontrer hier à Mos- cou

Jarba devait rencontrer hier à Mos- cou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov pour discuter no- tamment de la mise en place d'un gouvernement de transition en Syrie. Les principaux thèmes des discussions avec M. Lavrov de- vaient être axés sur «l'achemine- ment d'une aide humanitaire dans les villes syriennes, la libération de détenus des prisons syriennes et la formation d'un gouvernement de transition en Syrie», a déclaré le porte-parole de la Coalition d'op- position, Mounzer Aqbib, cité par l'agence de presse Ria Novosti. «A ce sujet, nous avons beaucoup de questions à étudier avec Moscou», a-t-il ajouté.

L'adjoint du médiateur de l'Onu quitte son poste
L'adjoint du médiateur de l'Onu quitte son poste
L'adjoint du médiateur de l'Onu quitte son poste

L'adjoint du médiateur de l'Onu quitte son poste

L'adjoint du médiateur de l'Onu quitte son poste Les Nations unies ont annoncé lundi que l'adjoint
L'adjoint du médiateur de l'Onu quitte son poste Les Nations unies ont annoncé lundi que l'adjoint
Les Nations unies ont annoncé lundi que l'adjoint du médiateur de l'Onu en Syrie Lakhdar

Les Nations unies ont annoncé lundi que l'adjoint du médiateur de l'Onu en Syrie Lakhdar Brahimi, Nas- ser al-Kidwa, «a confirmé son intention de quitter son poste dès cette semaine». «Il s'est dit prêt à continuer de servir l'Onu dans d'autres fonctions», a déclaré le porte-parole des Nations unies, Martin Nesirky dans un communiqué. L'Onu n'a pas précisé les raisons de ce départ. M. Al-Kidwa, neveu du dirigeant palestinien Yasser Arafat, avait été nommé en août 2012, en même temps que M. Brahimi, après avoir servi comme ad- joint du précédent médiateur de l'Onu en Syrie, Kofi Annan. Il était plus particulièrement chargé des contacts avec l'opposition syrienne. Le secrétaire gé- néral de l'ONU Ban Ki-moon a «exprimé sa reconnais- sance pour les services rendus» par M. Al-Kidwa dans ces deux postes successifs, conclut le communiqué.

NOUVEAUX RAIDS SUR LA VILLE D’ALEP

26 morts

Au moins 26 personnes, dont 11 enfants, ont été tuées lundi dans de nouveaux bombardements de l'armée syrienne sur la ville d'Alep (nord), menés à l'aide de barils d'explosifs lancés depuis des hélicoptères, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'OSDH a précisé que douze hommes, 11 enfants et trois femmes sont morts dans ces raids qui ont visé pour la troi- sième journée d'affilée les quartiers sous contrôle des rebelles dans l'est de cette métropole, autrefois capitale économique de la Syrie. Dimanche, ces bombardements ont fait 36 morts et samedi 85, selon l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

sur un large réseau de militants et de médecins. UKRAINE Vers des élections anticipées ? Le

UKRAINE

Vers des élections anticipées ?

Le pouvoir ukrainien s'est dit ouvert, hier,

à la perspective d'élections anticipées pour

mettre fin à la crise, à quelques heures de l'arrivée à Kiev de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, et de la reprise du dialogue avec l'opposition au Parlement. Le président Viktor Ianoukovitch pourrait

accepter de tenir des élections législatives et présidentielle anticipées, pour mettre fin à la crise politique, a déclaré à l'AFP son représentant au Parlement Iouri Mirochnitchenko. Le président Ianoukovitch

a évoqué ce scénario lors d'une rencontre

avec les députés de son parti la semaine dernière, a précisé M. Mirochnitchenko. Le proche du chef de l'Etat a expliqué que ce dernier avait évoqué deux scénarios de sortie de crise, le premier consistant à «amnistier les manifestants arrêtés et à obtenir l'évacuation des bâtiments publics occupés

à obtenir l'évacuation des bâtiments publics occupés par les contestataires, et le second des élections

par les contestataires, et le second des élections anticipées». «Nous avons voté la loi d'amnistie, mais pour l'instant elle n'est pas mise en œuvre», a-t-il ajouté. L'opposition n'a pas voté cette loi, car elle faisait dépendre l'amnistie de l'évacuation préalable des bâtiments publics, et en demande une autre, prévoyant la libération inconditionnelle des militants arrêtés. M. Mirochnitchenko a dit que le pouvoir espérait toujours la sortie de crise grâce au premier scénario, mais que le second restait aussi sur la table. De son côté, le président Ianoukovitch, reprenant le travail après un silence de quatre jours dû à une maladie, a dénoncé lundi «l'extrémisme» de l'opposition, l'accusant d'«incitation à la haine» motivée par la «lutte pour le pouvoir».

à la haine» motivée par la «lutte pour le pouvoir». KIEV, MOSCOU, BRUXELLES ET WASHINGTON La

KIEV, MOSCOU, BRUXELLES ET WASHINGTON

La guerre des prix

L’Ukraine serait-il le nouveau « Liban» de l’Eu- rope ? Russes et Européens, soutenus par Wash- ington, se livrent une guerre diplomatique pour le

contrôle de ce pays. Invité de la 50 e conférence sur la sécu- rité, qui réunit la diplomatie mondiale chaque année à Mu- nich, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affiché clairement son soutien à l'opposition ukrainienne, «Les Etats-Unis et l'Union européenne se tiennent au côté du peuple ukrainien dans son combat», pour se rapprocher de l'Europe, a lancé John Kerry. «Ils se battent pour le droit de s'associer à des partenaires qui les aideront à réaliser leurs aspirations. Ils considèrent que leur avenir ne dépend pas d'un seul pays». Pour sa part, Serguei Lavrov, ministre russe des AE, tout en mettant en garde l’opposition ukrai- nienne a souligné que «Kiev doit pouvoir choisir sans être soumis à des pressions extérieures ». En effet, le pays du « Confin » est tiraillé depuis des mois entre la proposition européenne de participer pleinement à la politique de voi- sinage, et de l’autre côté, celle de la Russie, consistant en un projet très cohérent d’union douanière. Celle-ci est déjà

établie entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie et a vocation à devenir une union économique eurasiatique à laquelle la Russie souhaite inviter l’Ukraine. Le projet russe aurait une toute autre portée avec ce grand pays de 45 millions d’habitants en son sein. La Russie ainsi que l’UE ont envoyé des ultimatums à l’Ukraine en disant qu’il fallait choisir et que les deux options n’étaient pas concilia- bles. Dans cette crise qu’ils ont déclenchée, les Européens avancent en ordre dispersé, comme en témoignent deux événements du week-end : l'annonce par Catherine Ashton de discussions avec les États-Unis en vue d'offrir une aide financière à Kiev, et l'appel du Commissaire européen à l'élargissement à offrir à cet ancien satellite de l'ex-URSS une perspective d'adhésion à l'Union européenne. Le rejet du président Ianoukovitch a constitué un échec cinglant pour la politique de voisinage de l'UE, qui a alors «joué la carte de l'opposition». Face à cette situation de paralysie totale, l'Europe cherche une «porte de sortie vers le haut», indique-t-on à Bruxelles. À en croire Catherine Ashton, la clé est financière. Dans une interview au Wall Street Jour-

nal, la patronne de la diplomatie européenne affirme que l'UE et les États-Unis discutent d'un nouveau soutien - «qui ne sera pas mince» - à l'Ukraine. Mais à Bruxelles et dans certaines capitales, des voix s'élèvent pour frapper un grand coup politique. Commissaire européen à l'élargisse- ment, le Tchèque Stefan Füle plaide pour l'intégration de l'Ukraine à l'Union européenne. «Si nous voulons sérieuse- ment aider cette partie de l'Europe à se transformer, l'ac- cord d'association ne peut être qu'une première étape. Il faut utiliser notre instrument le plus puissant, à savoir l'élargissement.» Cependant et au vu du gouffre financier auquel fait face le pays, de l'avis de diplomates occiden- taux, l'aide occidentale ne pourra pas égaler la proposition russe - promesse de 15 milliards de dollars de crédits - dont trois milliards ont déjà été versés - et la baisse de 30% du prix du gaz. Moscou a laissé entendre que la suite de la mise en œuvre de son assistance dépendrait aussi du gou- vernement à venir. Le bras de fer continue donc…

M. T.
M. T.

Société

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EL MOUDJAHID

JIJEL

Alerte à la pêche et à la consommation du « poisson-lapin »

Les responsables du secteur de la Pêche et des Ressources halieutiques de la wilaya de Jijel ont lancé une alerte pour prévenir contre la capture et la consommation du "poisson-lapin, apparu sur certaines côtes du pays, notamment à Chlef".

C es responsables ont émis, à plusieurs reprises sur les ondes de la radio régionale de Jijel,

des appels en direction des citoyens, et notamment des professionnels de la mer, pour qu'ils s'abstiennent de pê- cher, de commercialiser et de consommer ce poisson toxique. Les caractéristiques de ce poisson et ses origines ont été explicitées par les responsables de ce secteur. À Skikda, une wilaya côtière limi- trophe de Jijel, il a été signalé la cap-

ture de "deux poissons toxiques" au port de la Marsa-Est, selon des mé- dias. Des sources locales ont affirmé que deux poissons pesant près de 800 grammes chacun seraient connus pour "contenir des substances hautement toxiques". Des professionnels de la mer ont indiqué, de leur côté, qu'il s'agissait de "poissons coffre jaune", réputés pour leur grande toxicité, alors que d'autres attestaient qu'il s'agissait en fait de poissons-lapin. Le directeur de la pêche de la wi- laya de Skikda, qui a confirmé l'infor- mation, a néanmoins précisé que les deux poissons capturés ont été remis au laboratoire d’Annaba et au Centre national de recherches pour le déve- loppement de la pêche et de l'aquacul- ture (CNRDPA) "dans le but d'identifier l'espèce pêchée et décider des mesures à prendre". La même source a également indiqué qu'une

La même source a également indiqué qu'une équipe de vétérinaires a été dépêchée sur les lieux,

équipe de vétérinaires a été dépêchée sur les lieux, et qu'à titre préventif, les marins pêcheurs de la région ont été invités à éviter toute commercialisa- tion de ce genre de poisson. Le pois- son-lapin ,"une espèce toxique", a été pêché récemment sur la côte ouest de la wilaya de Chlef, selon la même source. Cette espèce de poisson, en provenance de la mer Rouge, serait entrée en Méditerranée par le canal de Suez, a t-on expliqué. L'information,

confirmée par des professionnels de la mer, a révélé que deux poissons du genre ont été ramenés par des pê- cheurs opérant dans les ports d'El- Marsa et de Sidi-Abderrahmane, dans la wilaya de Chlef. La Chambre lo- cale de pêche a lancé, de son côté, une large opération de sensibilisation aux dangers du poisson-lapin, dont une photo a été placardée dans les ports de la région, et "dont l'arrivée, pour la première fois sur les côtes algé-

riennes", a inquiété les consomma- teurs. Le poisson-lapin à queue tronquée est une espèce originaire de la mer Rouge, habituellement présente dans le bassin oriental de la Méditerranée, notamment près des côtes du Liban. Il a été observé pour la première fois en Méditerranée occidentale, sur les côtes chélifiennes (ouest d’Alger). À l’ouest du pays, plus exactement à Arzew (Oran), une journée de sensi-

bilisation a été organisée afin d’infor- mer l’ensemble des marins pêcheurs activant dans la baie de cette localité sur les dangers du poisson-lapin. "Ce poisson ne doit pas être consommé, car il contient du venin au niveau de la queue, de la bouche, du dos, ainsi que des intestins. Une journée suffit à provoquer la mort de la personne qui le consomme", selon des responsables du secteur de la pêche. Il s'agit d'un poisson herbivore, de couleur brune et doté d'une sorte de bec pour brouter les algues, ainsi que d'épines dorsales légèrement veni- meuses, et mesure une vingtaine de centimètres. C'est l'une des nombreuses es- pèces dites invasives qui étendent leur habitat en profitant du réchauffe- ment climatique ou du développe- ment des échanges intercontinentaux, selon les spécialistes qui ont précisé qu'après la Seconde Guerre mondiale, ce poisson a traversé le canal de Suez pour ensuite se répandre dans le bas- sin oriental de la Méditerranée où il a proliféré. Un spécialiste français, le P r Patrice Francour, du Laboratoire en- vironnement marin littoral de l'univer- sité de Nice, a révélé que 70% des poissons fréquentant les côtes liba- naises sont des "Siganus luridus", qui ne sont autres que le redoutable pois- son-lapin, défrayant actuellement la chronique méditerranéenne.

ZONE HUMIDE DE RÉGHAÏA

Sarcelles, flamants, dorades menacés par la pollution urbaine et industrielle

Sarcelle, flamant, renard famé- lique et autres loup et dorade de la ré- serve naturelle de Réghaïa (est d'Alger) sont directement menacés par une urbanisation envahissante, incontrôlée, et les rejets des eaux toxiques, notamment des unités in- dustrielles locales sur les oueds d'El- Biar et de Réghaïa, qui alimentent le lac éponyme. Classée "site Ramsar d’importance internationale en juin 2003", la zone humide de Réghaïa et son lac de 75 hectares étouffent, et ses eaux sont de plus en plus souil- lées par les rejets industriels et do- mestiques. La détérioration continue de la qualité de l’eau du lac par les déver- sements de matières solides, chi- miques et des rejets des eaux usées des villes menace de disparition plu- sieurs espèces animales et végétales protégées, et constitue une grande in- quiétude, selon la direction du centre cynégétique de Réghaïa. "La plus grande contrainte à la préservation du lac de Réghaïa, c’est la détériora- tion du plan d’eau par les déverse- ment des oueds El-Biar et Réghaïa, pollués par les eaux usées et chargés de matières chimiques. Des oueds qui ne sont pas raccordés à la station d’épuration de la ville", explique à l’APS, le directeur du centre, Abdel- ghani Boumessaoud. En souvenir des marécages de la Mitidja, "le lac de Réghaïa est le dernier vestige des marécages de la Mitidja", se plaît à rappeler M. Boumessaoud, pour mieux souligner l'importance écolo- gique du plan d'eau et la nécessité de tout faire pour le préserver en tant que "réserve naturelle". Cette mis- sion est d’autant plus nécessaire que le "dernier vestige de la Mitidja" ac- cueille trois espèces d’oiseau d’eau mondialement menacées de dispari- tion, à savoir la Sarcelle marbrée, le Fuligule nyroca et l’Erismature à tête blanche qui niche à Réghaïa. Et ce n’est pas tout : 3.000 oiseaux d’eau

à Réghaïa. Et ce n’est pas tout : 3.000 oiseaux d’eau fréquentent mensuellement le lac qui

fréquentent mensuellement le lac qui accueille en moyenne 47 espèces lo- cales et migratrices d'oiseaux chaque

année, selon les statistiques du centre cynégétique, qui enregistre une fré- quentation de plus en plus grande du site par les oiseaux d’eau migrateurs. Composé de cinq écosystèmes (marin, marécageux, dunaire, lacus- tre et forestier), le lac de Réghaïa s’étend sur une superficie de 1.575 hectares : 900 ha en mer, 600 ha de forêt et dune, en plus d’un plan d’eau douce de 75 ha. Il est riche d’une faune constituée de 206 espèces d’oiseaux (flamant rose, canard souchet, col vert, bécas- sine,à), de 21 espèces de mammi- fères (chacal, genette, sanglier, renard famélique, etc.), de 12 espèces de poissons, de 170 espèces d’inver-

) et de

tébrés (insectes, arachnides

71 espèces de reptiles et d’amphi- biens. Sa richesse floristique est composée de 233 espèces de plantes inventoriées et de 25 espèces de flore marine. En matière d’éducation en- vironnementale, le centre cynégé- tique de Réghaïa organise des sorties pédagogiques et guidées dans le lac au profit des écoliers, des étudiants et des adhérents des différentes asso- ciations. D’autre part, le centre a

signé depuis 2008 quatre conven- tions-cadres avec les universités Houari-Boumediene (Alger), Mou- loud-Mammeri (Tizi Ouzou), M’ha- med-Bouguerra (Boumerdès) et l’École nationale supérieure d’Agro- nomie (ENSA, El-Harrach) pour le développement de la recherche scientifique dans le domaine de la préservation des écosystèmes. "Le centre accueille des étudiants inscrits dans ces universités pour des thèses d’ingéniorat ou de doctorat dans le domaine de l’environnement. Un chalet, doté de toutes les commodi- tés, y compris des chambres pour 20 personnes, est mis à leur disposition. En contrepartie, le centre bénéficie des résultats de leurs recherches", ex- plique M. Boumessaoud. En Algérie, 1.451 zones humides sont recensées, dont 762 naturelles et 689 artifi- cielles. 50 d’entre elles sont des sites d’importance internationale classés sur la liste de la convention Ramsar. La pollution menace, mais, cette image d'une nature vivante, que vou- drait bien croquer un dessinateur, avec des figures d'un envol bigarré de milliers d'oiseaux, est menacée par la pollution industrielle et ur- baine. Le centre de Réghaïa a saisi, en octobre 2013, la Direction géné-

rale des forêts (DGF) et la wilaya d’Alger sur la nécessité et l’urgence de trouver une solution à la pollution de plus en plus accélérée du lac de Réghaïa, a indiqué M, Benmessaoud. La démarche a immédiatement abouti puisque, note-t-il, le wali dé- légué de la circonscription adminis- trative de Rouiba a convoqué, durant le même mois, toutes les parties concernées à une séance de travail pour examiner la question de la pol- lution des eaux du lac de Réghaïa. "À la suite de cette séance de tra- vail, il a été décidé d’effectuer des prélèvements pour mesurer le degré de pollution des eaux du lac et d'identifier son origine avant de pren- dre les mesures qui s’imposent", in- dique M. Boumessaoud. Même s’il s’attend à ce que des mesures admi- nistratives soient prises à l’encontre de certaines entreprises industrielles qui continuent de déverser des dé- chets toxiques dans les deux oueds qui alimentent le lac de Réghaïa, il n’en demeure pas moins qu’"aucune action n’est possible pour le moment, avant que les résultats des prélève- ments ne soient connus". Par ailleurs, la direction du centre cynégétique place ses espoirs dans le changement de statut du lac qui lui permettra de mettre en place une "gestion inté- grée" du site. Ce classement, qui concerne les 1.541 zones humides re- censées en Algérie, doit être fait par la commission nationale des aires protégées, prévue par la loi depuis 2011, mais qui n’est toujours pas opérationnelle, explique-t-il. La pro- duction, la promotion, le repeuple- ment et la recherche dans le domaine cynégétique sont les principales mis- sions assignées par ailleurs au centre cynégétique de Réghaïa à sa création en janvier 1983, rappelle M. Bou- messaoud, soulignant que la produc- tion consiste en un élevage de gibier d’eau destiné au repeuplement des plans d’eau.

TIZI OUZOU

Peine capitale à l’encontre des assassins du jeune Ali Laceuk

Le tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou a prononcé, dans la soirée de lundi dernier, quatre peines capitales à l’encontre de quatre mal- faiteurs reconnus coupables de kid- napping et d’assassinat avec préméditation dont avait été victime le jeune Ali Laceuk, originaire du village Tala Khelil, commune Aït Mahmoud, Beni Douala, dont le pro- cès de l’affaire dans laquelle sont poursuivis six individus s’était ou- vert dans la matinée de le même journée. Les quatre principaux prévenus dans cette grave affaire d’enlèvement et d’assassinat contre le jeune Ali La- ceuk, âgé de 24 ans, sont les dénom- més B. Mourad (27 ans), B. Abdenour (29 ans), F. Kh. (28 ans) et B. Lounes (29 ans), tous originaires de la localité de Naciria, wilaya de Boumerdès, là où a été découvert, le 1 er mai 2013, au fonds d’un puits, le corps sans vie du jeune qui a été porté disparu le 22 février de la même année. Le même tribunal a prononcé une peine d’une année de prison ferme à l’encontre d’un cinquième prévenu dans cette affaire, en l’occurrence le dénommé B. Salah (25 ans), pour le chef d’inculpation de non-dénoncia- tion du crime. Un sixième accusé a été, quant à lui, acquitté par le tribunal faute de preuve de son implication dans cette grave affaire de kidnapping et d’as- sassinat avec préméditation. Le jeune Laceuk Ali a été porté disparu le 22 février 2013 avant qu’il ne soit découvert, plus de deux mois après, mort assassiné, dans un puits, au village Taâzibt, dans la commune de Naciria (wilaya de Boumerdès). Bel. Adrar

Mercredi 5 Février 2014

Culture

El MOUDJAHID

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RENCONTRE AVEC AHMED BENZELIKHA, LINGUISTE, ECONOMISTE, JOURNALISTE ET ÉCRIVAIN

« Il est injuste que le Nord considère les valeurs humaines comme les siennes »

Un nouvel ouvrage vient d’enrichir la bibliographie de l’auteur algérien Ahmed Benzelikha. Intitulé «L’air du temps, chroniques des années 2000», ce livre a été édité à la fin 2013 à l’occasion de la tenue du 18 e Salon international du livre d’Alger (SILA) aux éditions Alpha dans le cadre d’une collection consacrée aux essais. Un recueil de chroniques de presse dans lequel le lecteur trouvera les repères majeurs de l’actualité nationale et internationale en se reposant sur des problématiques relatives à la vie politique, économique et sociale ; l’auteur nous a accordés cette interview lors de la vente-dédicace de son ouvrage à la librairie générale d’El Biar à Alger.

Une petite présentation du livre ? L’air du temps, chroniques des an- nées 2000 est un essai qui se présente sous la forme d’un recueil de chro- niques, il y a différentes chroniques, chacune s’intéresse à un thème parti- culier, et chacune développe une idée ou un ensemble d’idées concernant un sujet donné de l’actualité nationale et internationale.

Quelles sont les thématiques de ces chroniques ? Les sujets sont principalement po- litiques, économiques et sociaux, et s’intéressent à travers les événements durant la décennie 2000 aux diffé- rentes problématiques qui ont inté- ressé les grandes questions de l’heure.

Vous avez publié des contribu- tions dans plusieurs journaux, ces chroniques sont elles inédites ? Il s’agit des contributions qui ont été en effet éditées dans quelques titres de la presse. Mes activités profession- nelles ne me permettent pas d’être pré- sent seulement dans un seul titre, j’essaye à chaque fois de contribuer tant que j’ai l’occasion à enrichir la ré- flexion autour des grandes questions de l’heure.

Quels sont les moments forts de cet ouvrage ? On trouve l’avenir des pays arabes, la question palestinienne, la question irakienne, les relations entre le Nord et le Sud, les grandes questions écono- miques à l’exemple de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), d’autres probléma- tiques plus locales, celles concernant

les élections, concernant l’organisa- tion sociopolitique algérienne, il y a de nombreuses problématiques, mais à chaque fois que j’ai eu à aborder cha- cune de ces problématiques, je me suis attaché surtout à mettre en avant ce qui

a tendance à durer, ce qui es perma-

Ph. : Nacera
Ph. : Nacera

nant, c'est-à-dire la condition humaine, les grandes valeurs humanistes, les va- leurs de modernisme, d’ouverture sur l’autre, de dialogue entre les civilisa- tions.

Quid de l’aspect économique de l’ouvrage ? L’air du temps, chroniques des an- nées 2000 est un ouvrage qui s’inté- resse à certaines problématiques de l’économie, il y a une chronique consacrée à l’économie, c’est la pre- mière que j’ai intitulée le comptable et l’alternative où j’essaye un peu de faire valoir les différentes probléma- tiques rattachées à la mondialisation et encore une fois à l’ordre économique mondial.

Vous êtes connu pour vos posi- tions anticolonialistes, y a-t-il un as-

pect historique dans cet ouvrage ?

Ph. Nacera I.

En ce qui concerne le colonialisme en tant que tel, je ne m’y sui pas atta- ché dans ce livre, je me suis focalisé en revanche sur ce qui est néocolonia- lisme, à la guerre contre l’Irak, à l’ins- tauration d’un nouvel ordre au sein des pays arabes. On retrouve la probléma- tique du colonialisme en filigrane, mais elle ne fait pas directement partie du contenu du livre.

Vous prônez toujours un nouvel ordre de l’information… Ce qui retient l’attention dans l’ac- tivité médiatique actuelle, c’est la pré- sence de différents pôles de production d’information. A l’échelle internationale, ces pôles sont souvent non identifiés de par le flux ininter- rompu d’informations que nous rece- vons via internet, via les réseaux de communication à l’instar de Face- book, ces informations ne sont pas

toujours vérifiées, soit en matière de véracité et d’objectivité, soit en ce qui concerne leur provenance. Je crois qu’aujourd’hui, il y a une inégalité quant à la production informative au niveau de l’amont et de l’aval, d’input et d’output, les informations sont is- sues pour la plupart du Nord, des pays les plus puissants et les plus modernes, les mieux équipées pour propager l’in- formation. Les pays du Sud essayent peu ou prou de se faire une place en matière d’information, mais cela est très diffi- cile. Je pense qu’aujourd’hui, il est souhaitable et nécessaire que les pays du Sud s’organisent de manière à ce que leurs voix et leurs opinions soient entendues. Après votre analyse intitulée Omar et l’Occident, comment ana- lysez vous les relations entre le Nord et le Sud ?

En ce qui concerne cette probléma- tique, le titre est particulier parce que je l’ai repris du personnage célèbre du roman La grande maison de Moha- med Dib, dans un passage où Omar se pose la question : qu’est ce que la mère patrie ? J’ai un peu repris cette problématique quant au questionne- ment de l’Occident aujourd’hui, qu’est ce que l’Occident ? Est-ce que les valeurs les plus mo- dernes, les valeurs les plus humanistes relèvent de l’Occident ? Pour ma part je ne le pense pas, je crois que c’est des valeurs communes qu’on peut re- trouver dans les différentes civilisa- tions, et il est pour le moins étrange et injuste que l’Occident fasse siennes ces valeurs, et essaye par la suite de les faire valoir comme outil de pression et de propagande à travers cet ordre iné- gal d’information. Ce qui est bien, c’est que nous avons tous un fond commun qui est le fond humain, nous avons tous un fond de valeur qui sont à peu près les mêmes, ce sont des valeurs univer- selles.

C’est déjà demain est le titre de l’une de vos chroniques, que voulez- vous exprimer à travers un titre qui comporte un jeu de mots chronologique ? Le titrage est très important dans le jargon journalistique, c’est ce qui per- met de retenir le lecteur, mais, le plus souvent, le titre se doit d’exprimer le contenu de l’article lui-même, en ce qui concerne cette chronique, ce qui est intéressant c’est le fait de se poser parmi l’actualité d’aujourd’hui dans le cadre d’un proche avenir, je laisse le lecteur découvrir un peu ce que visait ce titre et je pense qu’il en aura pour sa lecture pas pour son argent.

Entretien réalisé par Kader Bentounes

LE DERNIER NUMÉRO DE BENDIR BIENTOT EN LIBRAIRIE

Un menu alléchant et instructif

L a revue de bande dessinée qui s’est tail- lée une place de choix parmi les publi- cations algériennes spécialisées qui se

penchent sur tout ce qui a trait aux productions

et au dernières nouvelles nationales et interna-

tionales concernant le 9 e art vient de faire pa- raître à l’orée de l’année 2014 son numéro 8. L’équipe dynamique, qui nous a concoctés ce magazine de très bonne facture, disponible à un prix accessible aux bourses moyennes, a mis toute son énergie créative dans l’élabora- tion de ce nouveau numéro tout comme l’in- dique, dès la première page, son éditorial signé Imène Allal sur un ton à la fois amusant et in- formatif. Les bédéistes jeunes et moins jeunes ont désormais la possibilité d’avoir un aperçu des planches de leurs dessinateurs et caricaturistes préférés ainsi que l’opportunité de consulter dans cette revue les mangakas algériens qui at- tirent particulièrement le jeune lectorat, c’est d’ailleurs une des raisons à côté des bonnes ré- solutions prises cette année par toute l’équipe qui y collabore et dont on aura remarqué les signatures de quelques journalistes de la presse privée. Pour donner aux lecteurs matière à ré- flexion dans la détente et l’humour sarcastique et regorgeant de drôleries à mourir de rire et c’est dans un sens là que réside l’objectif pé- dagogique de la bande dessinée qui tout en dis- tillant des informations croustillantes sur la société en critique les travers et l’absurdité des situations tragicomique sur un air de révolte

caractéristique d’une jeunesse qui a soif de loi- sirs, d’espaces de jeux, d’échanges culturels interac- tifs et de faire en- tendre surtout sa voix par le biais de son savoir- faire artistique. C’est ainsi que se résume l’esprit de Bendir, une revue qui fait son petit bonhomme de chemin dans l’édi- tion avec une mar- raine qui n’est autre que la direc- trice des éditions Dalimen M me Da- lila Nadjem, la commissaire du fes- tival de bande dessi- née qui se déroule chaque année à Riadh El Feth qui contribue à réunir et orienter toutes les potentialités connues ou méconnues du pu- blic en donnant son souffle magique et des orientations à cette équipe. Dans le sommaire de ce numéro le lecteur pourra trouver toutes

les news algériennes sur le bédéiste « l’Andalou » qui sévit au journal El Watan week-end qui vient de sortir son premier album « E = MCA », une allusion à la fameuse for- mule d’Einstein qui fait une incursion au pays des Chnawa (surnom des supporters du club algérien, le MCA) à tra- vers un recueil de des- sins qui regroupe des travaux de presse. L’au- tre album que les ama- teurs du 9 e art trouveront est celui de le Hic considéré par ses acolytes comme l’événement éditorial avec sa suite de planches qui décorti- quent l’actualité. Suit un autre album dont la création revient au FIBDA, intitulé Dé- chaînés, sorte de re- cueil collectif bilingue (arabe et français) de 148 pages. Comme on l’apprend dans cette revue, cet album est le fruit d’un ate- lier de formation initié en 2013 portant sur le thème du quotidien. D’autres articles nous in-

sur le thème du quotidien. D’autres articles nous in- forment sur les parutions mangas algériennes sorties

forment sur les parutions mangas algériennes sorties aux éditions Z-link avec les albums qui portent comme titre Houma fighter II et Lou- nadja dont la technique des dessins est inspirée des planches japonaises. La revue Bendir offre aussi dans ce numéro des interviews express avec notamment le créateur de Assassin’s Creed qui n’est autre que le bédéiste Djillali Defali, ce dernier ra- conte son incroyable aventure dans la BD et le succès mondial des jeux vidéo de son album. Le magazine revient sur la sixième édition du festival qui s’est tenue du 8 au 12 octobre 2013 avec l’hommage des organisateurs à l’invité d’honneur le bédéiste Aït Kaci Ahmed Rachid qui n’a pas remis les pieds en Algérie depuis 23 ans et qui a été gratifié dans une cérémonie émouvante organisée par la ministre de la Cul- ture M me Khalida Toumi d’une monographie intitulée Kaci lève le voile, signée Salim Kou-

dil. Enfin, ce numéro est l’occasion pour les nombreux fans de la bande dessinée de décou- vrir des planches nouvelles dont une de le Hic qui raconte l’histoire ahurissante d’un algérien perdu dans les méandres du temps et les ap- proximations de l’espace après être passé der- rière un rideau sur lequel est inscrit l’année 2014, ce dernier est assez tenace et résolu pour surmonter tous les obstacles de ce trajet cos- mique

Lynda Graba

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D étente - T V

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EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISÉS Nº 3634 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I
Mots CROISÉS Nº 3634 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I
Mots CROISÉS Nº 3634 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I

Mots CROISÉS

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Définitions

HORIZONTALEMENT

I- Femme-Aura le toupet. II- Rossa-Religieux ostentatoire. III- Cité d’Abraham-Du jour. IV- Etape-Vague. V-Originaire de l’Orient. VI-Dans le pied-Coupant en longueur. VII- Aller

contre la foi. VIII- Dirige les prières-Aller au hasard. IX- Qui dètend-Indéfini.X- Planter.

VERTICALEMENT

1- Petite mouche rougeâtre. 2- Mois si attendu-Tel satan. 3- Relatif au mur-Capitaine turc. 4- Dans l’eau-Moyen de se préserver. 5- Des désirs-Privatif. 6- Poème-Conductrice. 7- Epauler. 8- Vendit la mèche-Solide. 9- Tronc d’arbre-Direction. 10- Agresser.

SOLUTION DES MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
SOLUTION DES MOTS CROISÉS
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SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS

 

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Mots FLÉCHÉS Nº 3634 AUGMENTER —————————————— MISE
Mots FLÉCHÉS
Nº 3634
AUGMENTER
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MISE
——————————————
EB PLUME
ABRUPT
———————————
MESURE DE LONGUEUR
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DU GREC HABITAT
ARASE
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ITALIEN
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FIBRENATURELLE
PLANTATION DE PINS
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INDÉFINI
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AVALÉ
JEUNE
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DE MÊME
TOURNOI
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FRUIT DE CEP
————————————
BOISD’AMÉRIQUE
ASSAUT
—————————————
DÉCULPABILISER
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LIQUIDEPURULENT
ARMEBLANCHE
————————————
MOYEN DE TRANSPORT
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ÉTENDUESD’EAU
DIEUCELTE
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FORME DE DIRE
————————————
PROVOCATION
OISEAUSACRÉ
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SÉPARÉ DU RELIGIEUX
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TIENTSECRET
PÉRIODE
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ÉTUI DE COUTURIÈRE
—————————————
REBELLE EN TÊTE
CRI DE SOULAGEMENT
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EN CAUSE
————————————
DÉCHIRURE
SOUPLEMENT
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BAVARDE
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SACRER
Nº 3634
Mot CACHÉ
Grille
3.
Notre-Dame
33. Prédateur
15.
Renauder
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6.
Fruiterie
34. Zymologie
20.
Cahin-caha
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11. Alexendrie
35. Cafardeur
22.
Larmoyant
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12 . Cloquinte
36. Fermenter
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23.
Délestage
13.
Simplifier
37. Marinière
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Supplique
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14.
Munificent
38. Dialecte
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16.
Brevetable
39. Autogare
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17.
Gribouille
40. Chemisage
27.
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18.
Vide-poche
41. Sans-souci
29.
Bacillose
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19.
Schlinguer
42. Fabricant
30.
Tétaniser
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Ensabler
43.
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1.
Empennage
26.
Fleurette
7. Opposant
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2.
Aggravant
28.
Farniente
8. Marquète
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4.
Sablonner
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31.
Munition
9. Séquestre
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32.
Taxiphone
10. Joaillier
5.
Fermeture
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MALADIE DES REINS
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SOLUTIONPRÉCÉDENTE: NOVOSSIBIRSK
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B A F R E F F U A H C E E T é l

MERCREDI

08h00 : Bonjour d'algérie (direct) 09h30 : Mawid maa el qadar (15) 10h00 : El ilm bayna yedaik (27) 10h30 : Matar el moughamarate 11h00 : Expression livre ®

12h00 : Journal en français+ météo 12h25 : Yaoumiyate moudarisse 13h45 : Min barari el cherq (05) 14h30 : Assrar el madhi (05)

15h15

16h05 : Rex Génération (18) 16h30 : Takder tarbah 17h00 : Actu-elle 18h00 : Journal en amazigh 18h25 : Mawid maâ el qadar (16) 19h00 : Journal en français+ météo 19h25 : Djemei family (06) 20h00 : Journal en arabe 20h45 : Sur le fil 22h00 : Yamina théâtrale 23h10 : Alhane wa chabab (casting final) émission

:

Heidi 2 e partie

ASSRAR EL MADHI

14h30
14h30

Le feuilleton regroupe plusieurs histoires, toutes liées les unes aux autres et ayant pour principal pivot le drame qui a ensanglanté la jeunesse de Ghania, l’épouse de Djamel, fille de Bahia, mère de Samir et sœur de Rabi. Ghania est follement éprise d’un officier de gendarmerie, Mansour, et tombe enceinte de ses œuvres. Mais Mansour meurt dans un accident de voiture….

YAMINA

(pièce de théâtre)

Réalisé par :

Adar

Mohammed

Avec :

Malika

Youcef

et Wahiba.

22h00
22h00

La pièce aborde le conflit entre une génération émancipée, incarnée par Yamina l'épouse de Omar, qui essaye tant bien que mal de faire face à l'ignorance et de se libérer des mentalités figées, d'une part, et une génération porteuse de tradition héritées, incarnée par l'époux, le docteur universitaire, soutenu par sa mère Chadlia, d'autre part. Tout se passe dans un tribunal, lors d'une séance publique, où les deux parties exposent leurs points de vue et leurs versions des faits. Une bataille de propos est alors ouverte pour se terminer par le triomphe de la logique sur l'ignorance.

Mercredi 5 Février 2014

Vie pratique

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EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mercredi 5 Rabie Thani 1435 correspondant
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 5 Rabie Thani 1435
correspondant au 5 Février 2014 :
- Dohr
13h02
- Asr
15h55
- Maghreb
18h21
- Icha……
……
19h41
Jeudi 6 RabieThani 1435
correspondant au 6 février 2014 :
- Fedjr 06h18
- Chourouk
07h46
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
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Edition de l’Est :
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Edition du Sud :
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Est : SARL “SODIPRESSE” :
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France : IPS (International Presse Service)
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illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation

CONDOLÉANCES

Profondément affligés par la nouvelle du décès du père de Monsieur GUIDOUM Samir, Directeur Régional de la Wilaya de Bejaïa, Monsieur ACHOUR Mokrane, Directeur Général de BATIGEC Promotion Immobilière et l'ensemble du personnel, présentent à ce dernier ainsi qu'aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde compassion. Puisse Dieu, en cette pénible et douloureuse circonstance, leur prêter courage et foi, tout en accordant au défunt Sa Sainte Miséricorde en l'accueillant en Son Paradis Eternel. « A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 200450 du 05/02/2014

REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTS

La famille TIOUIT remercie vivement tous ceux qui ont compati à leur douleur suite au

La famille TIOUIT remercie vivement tous ceux qui ont compati à leur douleur suite au décès de leur cher et regretté père, grand et arrière-grand-père TIOUIT Belkacem survenu le 24 décembre 2013 Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

du 05/02/2014

El Moudjahid/Pub du 05/02/2014
El Moudjahid/Pub
du 05/02/2014
   
 

Demandes d’emploi

J.H. 27 ans, ingénieur d’application bâtiment avec expérience, cherche emploi. Tél. : 0662 10.86.88 - 0554-81-97-31

 

——o0o——

 
 

J.F. 23 ans, cherche emploi comme secrétaire, agent de saisie, diplômée en informatique Tél. : 0558-31-73-26

 

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Jeune âgé de 23 ans, habite à Alger, licencié en sciences de gestion, spécialité finances ; 6 mois d’expérience à Hydro-Aménagement de Rouiba, cherche emploi dans le domaine (étatique ou

privé). Tél. : 0550-17-31-71

 

——0o0——

 
 

JH 29 ans, TS en froid industriel et climatisation SN accompli, cherche emploi dans le domaine ou autres.

 

Tél.: 0550-70-51-26 Tél. : 0554-68-57-58

 

——0o0——

 
 

Jeune fille cherche emploi dans le domaine archéologie (musée) ou bien dans un autre

domaine. Tél.: 0797-83-12-85

 

——0o0——

 
 

J.H. 34 ans cherche emploi dans un café ou

restaurant

comme

plongeur

au

niveau

dAlger.

 

Tél. : 0794-89-98-60

 

——0o0——

 
 

J.H. cherche emploi maçonnerie générale (carrelage, dalle de sol + soudure), conducteur de travaux ou agent de sécurité, 03 ans : service militaire. Tél. : 0664-58-52-99

 

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Dame, cinquantaine, cherche emploi comme garde-malade et entretien de maison. Tél. : 0555-83-97-84

 

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JH, 29 ans, licencié en sciences économiques, 5 ans d’expérience, cherche emploi dans le domaine aux environs d’Alger. Tél. : 0554-14-02-17

 

——o0o——

 
 

Jeune homme, âgé de 21 ans, résidant à Alger, diplômé en plomberie, cherche emploi à Alger. Tél. : 0550-05-06-50

 

——o0o——

 
 

Jeune homme, âgé de 29 ans, résidant à Alger, cherche emploi comme agent polyvalent : électricité bâtiment, plomberie, montage climatiseur, 2 ans d’expérience. Tél. : 0550-05-06-50

El Moudjahid/Pub du 05/02/2014

 

CONDOLÉANCES

Le Président du Directoire Monsieur ARAB Saïd, ainsi que l'ensemble du personnel de la SGP Etudes et Engineering «GENEST-SPA», profondément touchés par le décès de l'oncle de Monsieur GHEBOUBA Ramdane, Secrétaire Général de la SGP GENEST, présentent à sa famille et à ses proches leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 105038 du 05/02/2014

EPE/SPA AU CAPITAL DE : 43 000 000 000 DA SIEGE SOCIAL : 01, PLACE

EPE/SPA AU CAPITAL DE : 43 000 000 000 DA SIEGE SOCIAL : 01, PLACE MAURICE-AUDIN

Avis d'infructuosité

L'EPE/SPAAIR ALGERIE, DIRECTION DE LA LOGISTIQUE Informe l'ensemble des entreprises ayant soumissionné à l'avis d'appel d'offres national n°16/DL/2013 ayant pour objet la :

CONFECTION ET FOURNITURE D'UNIFORMES ET TENUES DE TRAVAIL POUR LE COMPTE DE LA D.M.R.A que cet avis d'appel d'offres a été déclaré infructueux.

El Moudjahid/Pub

ANEP 104979 du 05/02/2014

République Algérienne Démocratique et Populaire

Wilaya d'Alger Circonscription administrative de Sidi-M'HAMED COMMUNE D'ALGER-CENTRE NIF : 41000200001608501000

Avis d'infructuosité de la consultation

Conformément à l'article 114 du décret présidentiel n°10-236 du 07 octobre 2010 portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, la commune d'Alger-Centre informe l'ensemble des soumissionnaires que la consultation relative à l'étude et le suivi de la réhabilitation de la salle de cinéma MITIDJA (ex-Le Paris) sise à la rue des Frères Allahoum (ex-Trancrede) Alger-Centre ; est déclarée infructueuse.

Le président de l'Assemblée Populaire Commune d'Alger-Centre

El Moudjahid/Pub

ANEP 104681 du 05/02/2014

Mercredi 5 Février 2014

Sports

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EL MOUDJAHID

CLASSEMENT DES MEILLEURS CHAMPIONNATS DU MONDE 2013

Le championnat d'Algérie à la 62 e place mondiale (IFFHS)

Le championnat d'Algérie de ligue 1 professionnelle de football occupe la 62 e place au classement mondial des meilleurs championnats du Monde 2013, publié par la Fédération internationale de l'histoire et statistiques du football (IFFHS), et dominé par la Liga espagnole devant la Premier League (Angleterre) et la Bundesliga (Allemagne).

L a Ligue 1 profession- nelle algérienne, qui totalise 315.50 points,

progresse de dix places par rapport au classement de l'an- née 2012. Au niveau africain, le championnat d'Algérie est classé à la 7 e place, devancé notamment par le trio de tête constitué de la Tunisie (31 e ), de l'Egypte (46 e ) et du Maroc (47 e ). Les résultats ob- tenus par les clubs de ces trois pays en compétitions africaines (Ligue des cham- pions et coupe de la confédé- ration) expliquent leurs trois premières places. Le classe- ment des meilleurs cham- pionnats du monde est établi annuellement par l'IFFHS depuis 1991. Il est réalisé sur la base des compétitions na- tionales (Championnat et coupe) et des résultats des clubs dans les compétitions internationales. Le cham- pionnat d'Espagne de pre- mière division (Liga) conserve pour la quatrième fois consécutive sa première place mondiale grâce, notam- ment, aux performances réussies par le Real Madrid,

notam- ment, aux performances réussies par le Real Madrid, l'Athletico Bilbao et le FC Barcelone dans

l'Athletico Bilbao et le FC Barcelone dans les diffé- rentes compétitions locales et européennes. La seconde place est occupée par le championnat d'Angleterre (Premier League) qui re- trouve sa position de 2011. Le championnat d'Allemagne (Bundesliga) complète le po- dium grâce au Bayern Mu- nich, auteur d'une grande saison avec cinq titres rem- portés, toutes compétitions confondues.

Classement des meilleurs championnats du Monde 2013 :

 

points

points

1- Espagne

1115.00

64- Angola

314.50

2- Angleterre

1128.00

70- Cameroun

295.0

3- Allemagne

1056.00

77- Ghana

266.50

31- Tunisie

462.00

80-Côte d'Ivoire

261.00

46- Egypte

361.50

89- RD Congo

238.00

47- Maroc

359.00

91- Soudan

230.00

53- Nigeria

332.50

96- Zambie

206.50

58-Mali

322.00

97- Zimbabwe

205.00

61-Afrique du Sud 316.50

98- Congo

202.00.

62- Algérie

315.50

DÉTECTION JEUNES TALENTS / PROGRAMME "THE CHANCE"

Le footballeur algérien Sami Loukab retenu pour la finale mondiale

Le footballeur algérien Sami Amar Loukab a été re- tenu parmi les cinq représen- tants africains à la finale mondiale de Nike Chance, à l'issue de la finale continen- tale disputée en Afrique du Sud, a-t-on appris lundi au- près des organisateurs algé- riens. Les cinq jeunes lauréats seront parmi les 60 finalistes internationaux qui prendront part à la finale mondiale dans l'espoir de gagner une des cinq places d’internat à l’Académie de football de Nike basée au Royaume-Uni. Outre Loukab, quatre autres jeunes joueurs, du Sénégal et Afrique du Sud, ont réussi à obtenir une place pour la fi- nale mondiale, prévue en mars en Angleterre. Il s'agit Lamine Diop (Sé- négal), Kurt Pienaar, Waylan Rooi et Moses Katayi (Ghana) qui faisaient partie des 30 finalistes testés lors des finales régionales de Nike Chance organisées en Algérie, Cape Town, Durban, Johannesburg et au Sénégal.

Algérie, Cape Town, Durban, Johannesburg et au Sénégal. " Ce résultat est un honneur pour l'Algérie

" Ce résultat est un honneur pour l'Algérie et une récom- pense méritée pour le jeune Loukab (milieu défensif de Tizi Ouzou). Ses quatre autres compa- triotes qui étaient sélection- nés pour la finale continentale n'ont pas démé- rité, mais la concurrence était rude et le jury ne pouvait choisir que cinq gagnants pour la finale mondiale", a déclaré à l'APS, le responsa- ble Relations publiques de Playmode, Raouf Sari. Cette méthode de prospection mon-

diale de jeunes talents est en passe de devenir une plate- forme de découverte des foot- balleurs phénoménaux non signataires dans des clubs, et leurs permettre d’aspirer à une carrière professionnelle. La finale continentale a été encadrée, durant deux jours, par un staff de sélec- tion, composé de Shawn Bi- shop (chef du développement de la jeunesse et directeur technique à la Mamelodi Sundown), et d'autres techni- ciens de renom dont Shaun Bartlett, Arthur Zwane, Wen-