Vous êtes sur la page 1sur 16

Anonyme. Journal des savants. 1863.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence

2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation.

4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.

De !ac!assIRcat!on des ~>~ à l'examen de M. place de l'Ecoie-deMédecine. le livrepremier. car.fauted'application immédiate. ~ar~M~r~e. DEUXIÈME ARTICLE2. NATURELLE HISTOIRE générale des règnes organiques. pour 9~ . exemple.fi. sciences.Isidore de passer des~Jr!~ Avant joaraM~aM nousne pouvons nous defaireconSaint-HHaire. Voir. n" 17. w :M!'&t'~< ~. librairie de Victor Masson. par Isidore G'co~roy~a:n~Hilaire.JOURNAL DES SAVANTS. dispenser Geonroy et d'exprimer notreëtonnenaître samanière lessciences d'envisager des surl'ordre degénéralités a exposées etsurl'accumulation ment qu'il citations faites à leurappui. aperçoit l'histoire desrègnes cilement laliaison de cesgénéralités avec orgaet la classification desespèces descorps vivants. Paris. d'octobre.6oQ. p. par niques Voyons. intitulé. (~ le chapitre Defan!~ J~ connttMMncM ~anMïn~. DECEMBRE1863. i85~. quiouvre tepremier )ecahier article. ~rMc~/xï/c/Mcy~ étudiée chez l'hommeet les animaux.)\t'f ~4 i~t t~ CT Si. pour dimsila pensée del'auteur a étébien lelecteur savoir saisie.

deux sujets. que par l'autre objet. il a un sensrestreintdans la sorte de relation qu'il exprime.p1t. de ces groupes les uns avec « les autres. elle est Dieu même. sur lequel nous avons insisté. Bacon et arrive à cette conclusion «Les idées de vérité et de science étant corrélatives2. l'autre sujet. ni délimiter chacune d'elles avec une entière pré« cision. elle est en Dieu. car vous ne pouvez définir l'un de ces mots que par l'autre. comme la vérité une en vérités partielles. Nous avons fait remarquer. à savoir. . ti qui ~¡'" première . combustible. et « tels sont les rapports. Kant.) Toute vérité vient de Dieu. correspond au progrés des connaissancesauxquellesl'étude de ces t. car le mot corrélatifindique un rapport. une « au point de vue le plus élevé. secondaires.il y a longtemps. i'72). une entre deux choses. un des sujets. deux choses sont corrélatives.742 JOURNAL DES SAVANTS. deux objets. de sorte que cet ordre successif de considération des propriétés électrique. 5t2. de Schelling. Les mots père ou mère et fils oufille sont corrélatifs. 3"au point de vuecorre/ah/.Le émane aboutit OUUL a à Dieu. le célèbre Balmer et Buffon. X. Autant on peut ad« mettre de groupes principaux. il cite d'Alembert (p. magnétique. « Comme. sont des expressionscorrélatives.) propriétés se rattache. DÉCEMBRE 1863. autant «on peut distinguer de sciences principales. Toute émane de de leU Dieu CL et (1 est la a V vérité erue « vérité (i v~r. se divise et se subdivise en sciences par« tielles.) Peut-on dire avec M. il est la t)er!<~07'tHa!e(Bossuet). que ces propriétés ont été considérées successivement t" au point de vue absolu. on ne sauc rait ni déterminer d'une manière absolument rigoureuse le nombre « dessciences partielles. 2° au point de vue relatif.année )8t8.mn. acide et alcaline. présente ce fait. proprt~acMc et propriétéalcaline. Après avoir cité Bossuet. et que l'histoire des sciencesphysiqueset des scienceschimiques. tertiaires. l'auteur dit «La vérité est une et nécessairement une. propriété comburante propriétécombustible. une analogieou ressemblance. Isidore Geoffroyque les idées de véritéet de ~ctencê sont corrélatives? Nous ne le pensons pas. magnétisme boréal et magnétisme et austral. ( Dictionnaire dessciences naturelles. p. un des objets. de vérités. deux sujets sont corrélatifsquand on ne peut définir une des choses-quepar l'autre chose. il n'y a qu'une vérité et qu'une science. c'est prendre à Dieu et sur Dieu. (Note d'Isidore GeoBroySaint-Hilaire. relation. tels aussi ceux de ces sciences entre elles. H (Pages t y6 et yy. C'est dans le même sens que mon père a dit «con"quertr~un principe à la pensée publique. En effet.n:: « aussi bien que ia cause première de toutes choses. Exemple. secondaires. tertiaires.deux objets. la science. directs ou indirects. auxquelles ces expressionsappartiennent. au fond. que les mots électricitépositive et électricitéK~attfe.

à celle de la source d'où elles émanent. autant qu'il nous est donné de nous élever jusqu'à « seshauteurs. Jean Reynaud. Les "sciences partielles. des applications? a Le chapitre n. se rapportent à trois considérations différentes A. Des vues dï~er~M émisessur les rap/)or~ des connaissanceshumaines. intitulé. montre bien le degré d'abstraction auquel s'élève M. elles en sont la substance. 743 « La science une. aux «groupesprimitifs. L'énoncé des matières traitées dans les chapitres n. ni. eh bien. C. la diversité de leurs sources.) Ces citations ne sont pas tout le chapitre. par exemple.et le précédent le point de vue subjectif. B. jettent-elles une lumière bien vive sur le sujet? simples paraphrases du titre que nous avons fidèlement reproduit. en général. c'est-à-dire que le dernier chapitre est le point de vue objectif. c'est la philosophie. Ainsi elles sont rationnelles et expérimentales. L'auteur consacre les trois chapitres suivants à l'examen de ces trois catégories de considérations. la nature. Isidore Geoffroy dans ses généralités. Les distinctions des connaissances humaines. . tertiaires.dansle sens que les plus grands esprits «de l'antiquité et des temps modernes ont donné à ce mot. si l'on 96. de là. »(Page 178. assimilés ainsi. enfin la diver&Itéde leurs objets respectifs. la distinction des sciences relativement à la mémoire. simples chapitres et sectionsde chapitres. elles sont théoriques ou pratiques. car on les trouve dans les cours de philosophie prc~nî~ dite dont elfes font partie intégrante. elles concernent Dieu. en commençant par examiner la diversité du but des sciences. non que celles-ci soient difficiles à comprendre. et parfois pure«ment artificielles. suffisent-elles pour éclairer le lecteur comme l'auraient fait des exemples. ce sont les sciences proprement dites nom que l'on « applique également aux divisions principales et naturelles du savoir «humain et à leurs subdivisions secondaires. il ne discute pas. à la considération du but où elles tendent. si l'auteur expose des opinions extrêmes de divers savants sur un même objet. mais certes. l'homme. iv et v. se résume de la manière suicifc[M!~tC(t<tOft vante. relativement à leur classification. comme les «appelle M. sans en faire la critique. dans la nomenclature. si souvent «et si malheureusement détourné de sa haute et juste acception. nous le demandons. à l'imagination et à la raison. à la considération des objets auxquels elles se rapportent. D'un autre côté.HISTOIRE NATURELLE.

autant le fils est tempéré et soigneux de rechercher toutes les opinions qu'il juge avoir quelque rapport avec son sujet. sens différents que M. est conduit fatalement à accepter des idées générales qui lui semblent la conclusion d'un éclectisme Irréprochable. Nous nous dispensons de l'examen d'un grand nombre d'objets dont il est question dans l'Histoire naturelle o~re~e des règnesorqan:ott~. . originales. de Blainville et de Maupied. comme on en trouve dans beaucoup d'écrits de M. qu'il juge favorables à sa thèse.et s'il est très-vrai que la sympathie fut toujours parfaite entre le père et le fils. et de sa préoccupation de l'usage de la synthèse. Or c'est précisément cette accumulation d'opinions citées. De sorte que l'étudiant. si le nombre en est trop grand il les répartit à la fois et dans le texte et dans des notes supplémentaires. qui jettent ceux-ci dans le trouble. parce qu'elles se rattacheraient à des opinions inattendues. les éléments divers qu'une synthèse préconçue a mis en œuvre. DÉCEMBRE 1863. en cela. et non classées. et cette incertitude est singulièrement accrue encore et de la tendance d'esprit de l'auteur à prendre des opinions moyennes. doit adopter l'une à l'exclusion de l'autre. qui lui fait tirer des opinions les plus opposées. de l'Histoire naturelle générale des règnes organiques. On ne peut donc pas l'accuser d'obscurité. de prendre la moyenne des deux. Étienne Geoffroy. Isidore a inscrit cette phrase de Dupaty. au contraire. de De Candolle. Cet OH~moe est le tien. dans lesquelles les mêmes expressions avaient souvent des sens différents pour les savants qui les ont employées. et d'agir. d'Ampère. soit parce que nous en avons traité ailleurs. de Babinet.74~ JOURNAL DES SAVANTS. nouvelles. désireux de s'instruire. soit parce que ces objets dépassent la circonscription de ceux que nous nous sommes proposé d'examiner les arbres encyclopédiques de Bacon et de d'Alembert les classifications des sciences de Descartes et de Jean Reynaud. des conclusions générales. ou d'énoncer des idées difficilesà être comprises. Voir le premierarticle. dans la dédicace qu'il fait à son père. conformément. et. Si M. les plus hétérogènes. mais qui est incapable de pénétrer au fond des choses en isolant. de Comte. sa tendance est. à ce qu'ii tait quand il place Etienne Geoffroy entre de Schelling et Cuvier1. on ne peut méconnaître cependant une différence extrême entre leurs esprits "respectifs autant le père mettait de chaleur dans l'exposition de sesidées et paraissait peu préoccupé des idées d'autrui. Isidore ne discute ni ne signale à ses lecteurs. par une analyse exacte. dans l'incertitude.

après avoir critiqué la conception de l'arbre encyclopédique de Bacon. qu'en définitive Descartes serait l'auteur d'un arbre encyclopédique. de Cournot. etc. Isidore a procédé pour faire ces rapprochements? C'est au lecteur à prononcer d'après les remarques suivantes M. nous exprimons le regret que l'auteur n'ait pas dénni ie sens qu'il attache au mot ~H~c~ emprunte à la langue philosophique depuis Kant. etc.HISTOIRE NATURELLE. de s'élever aux idées philosophiques les plus abstraites. ne se « trouve point dans les œuvres de Descartes ses vues y sont exposées «par parties. puisqu'il y rattache. pour ainsi dire. La critique approuvera-t-elle la manière dont M. de Gerdy. tout objective. toutes les classifications des connaissances humaines proposées. en premier lieu. bien supérieure à la première. nous aurions désiré qu'il l'eût défini. sans dire le motif de cette préférence. après qu'il aurait eu donné les dénnitions que nous aurions désirées. si l'auteur a cru nécessaire. malgré toutes les phrases restrictives. non pas seu~c/c~OB~MHe « lementmoins célèbre que celui de Bacon mais méconnu et presque «ignoré de tous. s'il rappelle celui de Bacon. qui. est. en les rappelant. car. elles n'y sont nulle part «présentées didactiquement et dans leur ensemble. en serait absolument distinct? mais . l'analogie et la différence qui peuvent exister entre des expressions appartenant au langage de la philosophie générale et à celui de la philosophie naturelle. ne nous arrêteront donc pas. expose une conception encyclopédique attribuée à Descartes. selon lui. M. bien entendu. Isidore Geoffroy. tel que je viens de le donner. de plus. puis s'exprime en ces termes n Malheureusementcet énoncé. En effet. avec le mot o~ec~ concurremment avec les mots a priori et a posteriori. Isidore Geoffroy rappelle la puissance d'esprit de Descartes. il semblerait que la conséquence de cette nécessité eût été d'établir. en même temps que nous reproduirons les passages qui nous les ont suggérées. et. 745 d'Omalius D'Halloy. avant d'en venir à traiter de l'Histoire naturelle générale règnes organiques. après Descartes. d'usage dans le langage philosophique des sciences naturelles. ou même seulement indiquées. )) Voilà le texte ne semble-t-il pas. qui. par divers savants. parce qu'elle appartient à la méthode subjective. et le dire. Les chapitres v et vi prêtent surtout à des remarques que nous allons formuler d'une manière précise. et c'est pourquoi « f<!r6re de Descartes est si longtemps resté. il ne suffit pas au lecteur de savoir que l'auteur préfère la classification des sciences faite au point de vue objectif celle qui l'est au point de vue subjectif.

un interprète et un commentateur «digne de lui.»» Les louanges données par M. Le meilleur «guide que l'on puisse ici choisir est sans nul doute le travail de «M. de déclarer Descartes le fondateur de la véritablec~M~ca~o~ des sciences. si son esprit n'eût pas été préoccupé d'idées que lui avaient suggérées des écrits postérieurs à Descartes. «au delà de Descartes. comme des conséquences nécessaires. dans son admiration pour Descartes. sur quelques points. De 1'Encyclopédie (le Descartes (dans l'ar«ticle Ençyclopédie de l'Encyclopédienouvelle. Reynaud ait été conduit. puis ce que M.).les méditationset les nrtnc'pM f~g les « philosophie voyez pour la conception encyclopédique de DESCARTES. « non encore tirées toutefois des prémisses posées par ce grand homme. car. Jean REYNAUD. «Je dois faire remarquer que M. t8/t3. on lit la note que nous reproduisons: « Outre le discours sur la méthode. précisément à cause de l'estime que l'étendue de son savoir nous avant inspire. '<traités des météoreset des passionsde l'âme (page 226). page 7 75 « et suiv. Isidore Geoffroy à M. ayant eu l'avantage de le connaître personnellement. à attribuer à l'illustre philosophe des Idées qu'il n'aurait point aperçues dans les fragments d'où il a tiré ce qu'on appelle l'arbre de Descartes.746 JOURNAL DES SAVANTS. dans l'un des philosophes les «plus éminents de notre époque. parfois aussi enrichissant la conception encyclopédique qu'il « analysait de vues qu'il eût pu revendiquer pour lui-même. à son insu.tome IV. mais qu'il «a voulu rapporter à Descartes. il y a rempli quelques «lacunes. J. et particulièrement ceux de Comte et d'Ampère? Et cette citation des textes de Descartes relatifs à la conception de la classification qu'on lui attribue n'était-elie pas commandée à l'historien de la science par la critique que dirige l'amour du vrai et . travail où Descartes a trouvé. après le passage précité. Reynaud a été. Rey« naud un excellent résumé et une haute appréciation de l'œuvre de « Descartes il en a développé quelques parties. intitulé. Jean Reynaud ne nous étonnent pas. mais. eût mis d'abord sous les yeux de ses lecteurs les textes mêmes du grand philosophe. on se tromperait. nous aurions voulu que l'historien des règnesoroctft~HM. «Il est donc vrai de dire que nous ne devons pas seulement à M. « Cen'est pas une œuvre sans difïlçulté que de poursuivre l'enchaîne« ment des vues de Descartes dans ses nombreux écrits. DÉCEMBRE 1863. Jean Reynaud ya ajouté car l'œuvre de ce dernier est datée de i8~3. énonçant ce que l'auteur du Discours sur la « m~/to~ n'avait fait qu'indiquer et ne concevait sans doute qu'obscu« rément. orn'at-il pas pu arriver que.

» (P. malgré cela. 747 du juste. après deux siècles d'intervalle. puis celle «d'Ampère et plus tard.`-es et M. Ampère. en i 83/t.d'après les trop «courtesindications dans le discours plus haut que donnece célèbrephysicien acité. «Comte se borne à en énumérer les « branches mères. M. quand on dit explicitement que cette c~M~tc~OMM'~ poM< énoncéedans ses ŒH~rM (celles de Descartes mais que. nous en soumettons une seconde à nos lecteurs. Auguste Comte. que nous suggèrent les passages suivants de l'R~oï're naturelle générale des règnes organiques. les continuateurs immédiats de «Descartes. si même elles deviennent. nous ne nous expliquons pas comment. comme Descartes. des objets les plus aux plus compo~? » « simples Nous croyons que le tableau suivant montrera mieux à nos lecteurs l «Celleaussi de M. en 183o. 226 à 23i). les vues de Descartes sont comprises « et partagées par quelques hommes d'élite. après lui. et Ampère considère rune après l'autre toutes les divi« sions successives et jusqu'aux rameaux eux-mêmes. sont « ici. car personne n'ignore qu'ils sont spiritualistes et métaphysiciensprononcés. M. à la fin du xvm° siècle.) Et nous lisons à la page 231 «En ce qui a lieu pour la conception encyclopédique de Des« cartes. -Jean~NI. Babinet. (Page23Q. 225 et 226. tandis que Comte rejette tout spiritualisme et toute métaphysique.les vues y ~&M< n ~oü CM -ÎtiGllte . Jean Reynaud et de M. «en iyo5. Isidore dit qu'on pourrait s'étonner de voir Comte s'approcher de Descartes et d'Ampère. les bases de la première organisation de l'Institut national.HISTOIRE NATURELLE. toujours dé même. Jean 1!ë-ÏttG~LG.uciac'südcieC 4. principalement de M. l'arbre de Descartes est le même que ceux d'Ampère et de Comte. a Malgré notre envie de citer le paragraphe 11 (p. et. Auguste Comte. devenue. Cour« not. sous « des formes diverses. M. à ses yeux.tI e~pos~ psrpsr~ par --pûr:GtG3~ ~f?tC~tt~mcn<M~ ~iitwty etque que ~~ftHuJ en a développé ~ae~HM parties et rempli ~a~M~ lacunes?Voilà une première remarque. «Si.) . Comte et «Ampère ne procèdent-ils pas. pour l'essentiel. «il faut venir jusqu'à nos jours pour les trouver scientifiquement expo« ~M~emo~r~. celle de M. celles de plusieurs autres philosophes ou «savants français.antérieurà Comteet Ampère. nous nous contenterons d'y renvoyer le lecteur auquel paraîtrait insuffisant l'extrait que nous allons en faire avant d'exposer les réflexions qu'il nous a suggérées.

Physique orga.==Sociologie. Sciences embrancheembranSciences « t. 128 sciences du 2" ordre. et le règne des Sciencescosmone comprennent pas dans leur logiqueset celui des Sciencesnoologiques ensemble moins de 6~ sciences du t" ordre. Homme. ociences 1 embran'T' embranche. ment. philosophiq. p~ ~Chimie. Nous renvoyons au tableau d Ampère.a '1 '1 '1 les différencesconsidérables des trois classificationsque ne le montrerait toute discussion détailtée. chement. Littré remarque que t°Mora!e ) 20 Esthétique manquent..7~8 . COMTE. DESCARTES. 3° Psychotogie) a Comment assimiler la classification de Descartes à celle d'Ampère? La première n'est point une conception unique du célèbre philosophe auquel on l'attribue. SCIEMESNOOt. quant au nombre de leurs divisions et subdivisions. liOOLOGIQURS. mathématiq. SCIENCE$ SCIENCES SOZttCESCOSMOMMQnBS. La classification d'Ampère comprend toutes les connaissances humaines reparties en deux règnes parfaitement symétriques. · r .OCtQnM.chement. JOURNAL DES SAVANTS.~Astronomie. diategmatiq. Physique. M. . physiques. ~ttft. et mëtaphy. Mais l'indication des deux règnes de sciences et les deux premiers embranchements de chaque règne suffisent pour montrer l'énorme différencede la classification d'Ampère d'avec celle qu'on attribue à Descartes. iogie. 6''Physique socia!e. t Mathématiques Mathemat[ques. 7nninT)p Zoologie. SC'MOSSTBEOMQUES. ment. or AMPÈRE'. c'est le produit de recherches faites dans l'ensemble de ses écrits et d'interprétations formulées deux siècles environ après sa mort. i6/t sciences du 3" ordre.. t. nique:=Bio. Botanique.Sctences Sciences sique.m. DÉCEMBRE 1863.

ni l'esthétique. Comte avec Descartes et Ampère. non plus sur le spiritualisme ou le matérialisme. comme preuve de cette difficulté.Comte et Ampère ne procèdent-ils pas comme Descartes « desobjetsles plus simples aux pluscomposés ? Enfin. il sera toujours trop borné pour qu'il puisse faire cette classification sans recourir à d'autres. quand il s'agit des difficultés à surmonter pour parvenir à la formuler. Comte ne reconnaît explicitement ni métaphysique ni <A<~o~!g.HISTOIRE NATURELLE.lorsqu'on se rappelle ses paroles. ce qu'il y avait de plus rare. toute vérité émane « deD~t et aboutit à D~N. Malgré cela. si une classificationde toutes les connaissances humaines eût pu être l'oeuvre d'un seul. et que sa classificationdes sciences ne comprend ni la morale. et. aussi bien que la « causepremière de toute chose?)) (P. qui est la vérité première. la science mathématique. variées et pro97 . entre les classifications spiritualisteset la classification positiviste. Ampère. l'histoire naturelle et les belles-lettres. Au reste. citées plus haut: « La vérité est une. avec ses connaissances nombreuses. nous citerons la M((~~M~<e d'Ampère. nécessairement une. de plus. Maintenant. de dire « M. grâce à son vaste savoir. 7~2. pour établir l'identité (le même arbre) entre les trois classifications. l'eût accomplie. 749 Descartes associe la métaphysique aux mathématiques Ampère range les mathématiques dans ie règne cosmologique. tandis que la psychologie et la métaphysiqueappartiennent aux sciences du i" ordre du règne noologique. Certes. quel que soit le savoir d'un homme. il mathésiolo9iste est difficile à. lorsque M. car les dimcultés apparaissent surtout lorsqu'il s'agit de définir les sciences spéciales connues et de les coordonner de manière à en faire apercevoir les relations mutuelles c'est alors qu'en voulant caractériser chacune d'elles on s'expose à méconnaître ces mêmes relations. la science philosophique. la science physico-chimique. Ajoutons que. tout le monde sait combien ces deux illustres savants étaient attachés aux doctrines spiritualistes. portant. mais sur la classincation elle-même.) Une réflexion encore. c'est qu'avec le génie dont il était doué pour les sciences mathématiques et physiques. Isidore Geoffroy. il avait sacrifié à la botanique en étudiant d'une manière spéciale la méthodenaturelle dans le GeneraPlantarumd'Antoine-Laurent de Jussieu. nous demandons à nos lecteurs s'il suffit.ni la psychologie? Après l'exposé de ces faits. comment concevoir. l'identité qu'y trouve M. et selon nous avec raison. comment concevoir l'association de M.la critique de discuter. car il réunissait à un degré vraiment remarquable des catégories de connaissances presque toujours séparées. Tant que le classificateur se borne à des généralités.

de là. des subdivisions. fondes. Dans la note de la page a3g. a été perfectionnée par Babinet. l'autre à la page 26 ). et telles autres qu'on juge différentes sont réunies. incontestables.. qu'il considère comme une méthode nouvelle. avant d'exposer la manière dont nous envisageons les ~r~Ktdisons que M. mais dans deux notes.–DÉCEMBRE 1863. Isidore Geoffroy est lui-même auteur d'une fftH~t~HM. Isidore Geoffroy en s'élevant à des considérations si générales. Sciences mathématiques. . il distingue ainsi les vérités absolues et abstraites. \i*iH)ij~o à !a matière. susceptibles de plaire aux yeux dans le tableau où leur coordination symétrique se retrace à la vue. Reconnaissons donc que la mathésiologie d'Ampère compte peu de partisans. àt'homme. et cependant aujourd'hui tous les suffrages sont acquis au génie que nous avons vu féconder si rapidement la grande découverte d'OErstedt Quel a été le but de M. sa classification des sciences est absolument artificielle. relativement à la spécialité de son sujet? Il a voulu lier les séries paralléliques en zoologie. Jean Reynaud. enfin. inaperçus avant lui. des divisions. mis en œuvre pour l'accomplir~mais des considérations a priori dérivées surtout du principede la symétrie. on ne s'explique pas pourquoi quelques rameaux du savoir humain sont élevés à la généralité d'une science. de Candolle. à la méthode générale qui. etc. des connaissances humaines qui semble être comme le trait c~ot~t/tcahoH d'union des considérations générales dont nous parlons avec l'Histoire naturelle q~ftera~ des règnesorganiques. suivant lui. ce ne sont pas des rapports généraux. Sciences physiques. car telles sciences qu'on regarde comme analogues sont séparées dans le tableau. Cournot. Mais. Comte. Ampère. relatives àiavie.750 JOURNAL DES SAVANTS. Sciences biologiques. et encore ces notes sont-elles séparées l'une se trouve à la page 280. remontant à Descartes. Sciences sociales.où-plutôt avec les séries paralléliques. Aussil'auteur n'a-t-il pas exposé sa classificationdans le texte. mais qui sont loin de satisfaire l'esprit désireux de savoir les raisons de cette coordination. etc.

Isidore Geoffroy.HISTOIRE NATURELLE. eM~rane/tentent. <3* S1' ciitbratichentent.Dans l'article suivant nous reviendrons sur la méthodea posteriori expérimentale nous distribuerons les sciences physiques et naturelles dans un tableau conformément à cette méthode. embranchement. mais bornant notre tâche à déduire des conséquences iogi ques des propositions énoncées dans l'Histoirenaturelle ocK~Je des r<~M organiques. 2° sÈniE PART!CCL:ÈHE. Isidore. Nous allons parler maintenant de la distribution des espèceszoo~< quesen séries que M. comme preuve rationnelle des sciences. au Heu de l'exposer intégralement et de suite dans ie texte? N'interprétant pas. ap- Sciences biologiques appHquées. Sciences physiques. que de la dimculté de fonder une c~M~cc~MM M. sociales théoSciences quées. enfin nous exposerons ua mode de distribution des espèces zoologiques que nous nommons par étages. 751 Dans la note de la page 261. Sciencesbioiogiquesthéoriques. Sciences riques. Sciences physiques théoriques. Sciences mathématiques. 97- . Sciences sociales. nous laisserons la solution de la question aux lecteurs de l'œuvre de M. toutefois. sÉmE pARTiccuEnE. il donne le tableau suivant 1 SÉRIE GENERALE. sociales appliSciences mathématiques théoriques. Sciences mathématiques appliquées. après avoir blâmé les classificationsfondées d'après le point de vue subjectif. Isidore nomme paralléliques. Pourquoi avoir réparti sa classification dans deux notes séparées. en faisant remarquer. Sciences biologiques. embranchement.recourt à ce même point de vue pour établir la 2'' série particulièrede sa classification. Sciences physiques pliquées. 2' embranchement.

et. et que. . enfin.752 JOURNAL DES SAVANTS. tous les êtres de la création constituent uneprogression graduelle. t et 34. M. que représente assezbien la distribution des diverses contrées d'une carte géographique. S H. A la vérité il ne se servit pas du mot série. etc. représente une espèce plus élevée que le chien. qui parut en 1816. succession. dans sa C~M~e~tOKdu r~one animal. combattit la disposition des animaux. et même en chimie. dans l'échelle de notre globe. La série de Blainville donnait lieu évidemment à de grandes diHicultés. à cause du grand nombre de choses auxquelles on l'applique sans hésitation. appartenant à l'ordre des quadrumanes. cherchant à démontrer l'existence de la série animale. en mathématique. placé après l'ordre des quadrumanes? Nous citons cet exemple C&<Hne et chaînons. dans ce siècle surtout. par exemple on dit une série d'idées. puisqu'il concerne un ensemble de grandeurs croissant ou décroissant d'après une loi précise. pour représenter les relations qu'il admettait entre tous les êtres de la création. une série de faits. depuis l'atome. lorsqu'on iy6~ il publia sa Contemplation de la nature. il concluait qu'il n'existe pas d'être au-dessus ou audessous duquel il n'y en ait qui s'en rapprochent par quelques caractères et qui s'en éloignent par d'autres. de Blainville. SériesparaUéliques Le sens du mot série. l'aye-aye. suite. une série de propositions. depuis l'homme jusqu'à l'espèce la plus simple. I. Geoffroy. car~ comment croire que. rappelant ainsi une sorte de progression ou de série mathématique. il a plus de précision. /M. p. 36. le dernier terme c~atMon ou échelon 2. et échelons. dans la langue usuelle.jusqu'au plus élevé des chérubins. de l'ordre des carnassiers. en raisonnant ainsi. autant d'cc~ons que nous connaissons d'espèces~. le premier terme c~atnonou échelon. etc. Si. mais des mots c~ttne et ~cAcMc~. Le mot série a été fréquemment employé en histoire naturelle. Mais aucun savant n'a plus contribué à en répandre l'usage que l'illustre Bonnet. de M. Bonnet supposait. dite réticulée. est parfaitement clair. le sens du mot série ne diffère point essentiellement de l'acception qu'il a dans la langue usuelle. une série de lettres. DÉCEMBRE 1863. échelle p. Page 36. une série de corps.

des quantités. les chiffres dont se servirait aujourd'hui un na- . de là l'impossibilité d'arriver à des évaluations numériques qui auraient la signification dénnie des chiffres qui sont assujettis à la rigueur du calcul mathématique. or. sinon identiques à celle que nous avons signalée. du moins aujourd'hui. prise pour HK! on est réduit. Ëtienne Geoffroy. On ne saurait trop le répéter.HISTOIRE NATURELLE. qu'il appelle paraM~H~ à cause de leur correspondance. et comment les séries paralléliquesproposées par M. d'une ~aaK~. Des difncultés semblables ou analogues font parfaitement comprendre pourquoi cette série unique des espèces animales ne fut pas acceptée des naturalistes. bien entendu. ce qui est l'essence du calcul. furent bien reçues d'un certain nombre de naturalistes. comme il le pense. pour y parvenir. mais la difficulté même du placement de l'aye-aye persistera tant qu'on maintiendra. comme le montre le tableau suivant a a' <t" <t" b b' t" & c C"c'" c"I c e'C' c" d d' d" <f" Évidemment des difncultés. dont il attribue la découverte à M. 753 comme le plus propre à faire sentir la raison que nous avons de repousser la série unique des espèces animales. Isidore Geoffroy sur la synthèse et l'analyse. au moyen d'une grandeur. Isidore Geoffroy consiste à ranger les espèces animales en plusieurs séries. les analogies mutuelles des organes qu'on peut établir n'étant pas susceptibles de l'être. Nous n'avons pu admettre les idées de M. L'idée de M. cette espèce et celle du chien dans les places que la classification de BlainvIHeleur assigne respectivement. au simple raisonnement de là l'arbitraire. Il nous reste à examiner si ce que l'auteur appelle la Théorie des analogues. qui prendrait le titre de Calculdes aKf~oou~. ses jugements sur Cuvier.En effet. pourront disparaître. ce sont des ~ran~H~. du moins analogues. qui atténuaient ces difucultés sans les faire disparaître pourtant. Isidore Geoffroy. repose dès à présent sur des bases assez solides pour qu'elle soit apte. à recevoir la forme mathématique d'une méthode rigoureuse. et nous avons réfuté l'opinion qu'il prête à cet illustre savant d'avoir exclu le raisonnement de l'histoire naturelle.

et des faits que l'observation ou l'expérience a recueillis avec assez de soin pour que l'exactitude en soit certaine. que tant de statistiquessont fautives ou prêtent aux objections. indiqueraient simplement une opinion individuelle. parce que. si l'on est d'accord sur l'Hft:~servant de mesure. Il ne suffit donc pas de parler d'un calcul des analogues sans aucune preuve positive à l'appui de la possibilité de le réaliser. et en indiquant les moyens de procéder pour obtenir des chiffres sans lesquels. et. on ne l'est pas sur l'exactitude qui a présidé au recueil des faits auxquels les chiffres sont appliqués. aux séries paraHéhques de M. par exemple. incontestable. et de figurer des sous la forme abstraite mathématique.754 JOURNAL DES SAVANTS. il aurait dû se livrer à quelque application de ses vues. S'il existe un abus de mots. mais dans l'intérêt même de la statistique. ie lecteur les considérera comme des conséquences du calcul des analogues. turaliste. et en faisant encore une conditionJa raisonnement. doivent avoir le caractère defaits tels que 1 opinion commune les envisage et tels que la méthode scientifique les définit. dira-t-on.ce n'est pas en faveur d'une opinion particulière. dans létat actuel de nos connaissances. par la raison que. on sera fondé plus tard à rattacher les séries paralléliques aux séries mathématiques. équivalents de ses raisonnements. Certes. c'est assurément celui qu'on commet en mainte occasion. Isidore .–DÉCEMBRE 1863. aux yeux de tous. ce qui prévient toute discussion pour le moment. mais avec deux conditions expresses. nous le répétons. en discutant l'importance relative de tous les caractères qu'i! aurait cru devoir choisir comme bases de sa classification. mais qu'il s'abstient encore de contrôler ses chiffres par d'autres chiffres. pour persuader sériesparalléliques au lecteur qu'en substituant aux termes de ces séries des espèces animales qu'on ne nomme pas. ici encore. en disant il ffy a rien à objecter. comme le prescrit la méthode expérimentale telle que nous l'avons définie. sans rien ajouter à sa valeur intrinsèque. en effet. l'occasion se présente de faire remarquer que plus d'un auteur de statistique ne néglige pas seulement de dire comment il a recueilli les faits auxquels il applique des chiffres. que nous ne saurions concéder. Or c'est parce que les preuves manquent à ces assimilations.ce sont des chiffres. dont le but doit être de rassembler des faits d'une exactitude démontrée par un raisonnement rigoureux. Cette propositionest. C'est faute de remplir cette dernière condition. de sorte que nous admettons encore lesbasesde la statistique ici l'usage<~K raisonnement pourréunir et coordonner qui. dans l'intérêt même de la thèse que soutient l'auteur. on ne peut concevoir la possibilité d'un calcul. pourtant une unitéreconnue pour telle par toutes les personnes qui prennent part à la discussion.

) . mais d'en faire apprécier l'importance relative. J. 6. la synthèse aurait eu le temps de réunir des faits suffisants pour asseoir les séries paralléliques sur des bases solides.nt:t. aurait dû donner quelque défiance à l'auteur sur la justesse de sa distinction de la période t~tna~~ et de la périodede synthèse. représentent des espèces également distantes les unes des autres. & c".HISTOIRE NATURELLE. car celle-ci ayant commencé en 1807. (La suite à H?tprochaincahier. ne s'ensuit-il pas que. d'une série En effet. Geoffroy un caractère d'exactitude supérieur à celui des classifications des autres naturalistes. positions sans donner les moyens d'établir les équidistances avec certitude ? La difficultéde faire cette preuve. il nous semble. et donner des applications du calculdesOMa~H~. . 755 +)" a~n.h r-O")+'¡n'l'll 1. d.ana n1. <f. si la distinction des deux périodes était fondée.v. et que ces distances sont égales à celles qui séparent les termes des séries Commentaffirmer de telles proa~.a~ ~C. prises comme spécimen? E. a". c. CHEVREUL.. d'après un raisonnement sévère déduit de l'observation et d'expériences exactes. d'. où finit la périoded'analyse. sinon à l'ensemble des espèces zoologiques. & c'. comment prouver que les termes a. du moins à un certain nombre d'entre elles. dont ia prétention n'a jamais été de les assujetti) la forme abstraite du calcul. nnÏ.-u!c.