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l ATTAQUE DE SAÂDANI CONTRE LE DRS La réplique «diplomatique» de Bensalah l Le premier
l
ATTAQUE DE SAÂDANI CONTRE LE DRS
La réplique
«diplomatique»
de Bensalah
l Le premier responsable du RND invite le SG du FLN à plus de retenue.
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Photo : Samir Sid
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074

Le colonel Bencherif soutient Benflis

l Dans un communiqué remis à notre rédaction l’ex-membre du Conseil de la révolution explique son choix.

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l Dans un communiqué remis à notre rédaction l’ex-membre du Conseil de la révolution explique son

l L’ÉTAT SE MONTRE IMPUISSANT

Encore mort d’homme à Ghardaïa

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l APRÈS AVOIR ÉTÉ PROJETÉ DANS UN CONFLIT AVEC LE DRS Amar Saâdani sacrifié par
l
APRÈS AVOIR ÉTÉ PROJETÉ DANS
UN CONFLIT AVEC LE DRS
Amar Saâdani
sacrifié par
les siens
l La sortie fracassante de Amar
Saâdani, qui s’en prenait
violemment au Département
du renseignement et de la
sécurité (DRS) et son patron, le
général de corps d’armée,
Mohamed Mediène dit Toufik,
aura provoqué un lâchage en
chaîne du turbulent patron du
FLN. Y compris par
ceux qui sont censés être ses
alliés politiques au sein même
du premier cercle présidentiel !
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Photo : Samir Sid

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ÉDUCATION

C’est le pourrissement !

l Le pourrissement paraît inévitable dans le secteur de l’éducation. L’envoi de mises en demeure aux enseignants grévistes et la menace de ponction sur salaires n’ont nullement dissuadé les syndicats autonomes. Ils dénoncent les méthodes répressives du département de Baba Ahmed et maintiennent intacte leur mobilisation.

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Anep n°104 768 - Le Soir d’Algérie du 06/02/2014
Anep n°104 768 - Le Soir d’Algérie du 06/02/2014

JEUDI 6 FÉVRIER 2014 - 6 RABI'OU AL-THANI 1436 - N° 7095 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

Le gendre de Chirac était à Alger

Frédéric Salat Baroux, qui a occupé le poste de secrétaire général de l’Elysée et surtout gendre de l’ex-président français Jacques Chirac, a fait une virée à Alger. Mieux encore, il a eu le privilège du protocole bien organisé grâce à un ministre actuel de la République algérienne. Et dire que cette visite n’a pas eu la médiatisation comme de coutume. Pourquoi ? Mystère.

algérienne. Et dire que cette visite n’a pas eu la médiatisation comme de coutume. Pourquoi ? Mystère.

Que fera Babès ?

Des fonctionnaires internationaux algériens, auprès de l’Unesco, et des compétences activant en France, dans divers domaines de pointe, se sont concertés et avaient exprimé leur volonté de mobiliser la diaspora en vue d’apporter leur concours au développement de l’Algérie. Les expériences, en la matière, de certains pays émergents tels que la Chine, l’Inde et le Brésil avaient été particulièrement étudiées. Dès les premiers jours, une cinquantaine de spécialistes avaient donné leur accord pour parrainer et opérer dans des hôpitaux, notamment du Sud. D’autres ont fait part de leur disponibilité à apporter leur expérience au niveau de l’éducation, de l’informatique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Un rapport préliminaire et une véritable feuille de route avaient été remis à l’ancien consul général, M. Meziane Cherif par M. Hamid Oussedik au nom de la délégation qui l’accompagnait. Lors de cet entretien, la délégation avait émis le vœu de travailler dans un cadre clair et s’est déclarée mobilisée au seul service de l’Algérie. Malgré l’engagement enthousiaste exprimé devant la délégation par le consul général et après plusieurs relances faites auprès de lui par Hamid Oussedik, cette initiative si prometteuse restera lettre morte. Comment convaincre les autres… lorsque l’on refuse d’ouvrir la porte à ceux qui se présentent !

lettre morte. Comment convaincre les autres… lorsque l’on refuse d’ouvrir la porte à ceux qui se

PP ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Jeudi 6 février 2014 - Page 3

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Le ministre fantôme

L es internautes sont de plus en plus nombreux à évoquer le nom

d’un

ancien

ministre

de

l’Information

rédacteur principal d’articles à la gloire du président

comme

Bouteflika et de ses partisans. Ces articles que l’on retrouve dans des sites internet se veulent des instruments de décodage de la démarche du clan présidentiel et des lectures «autorisées», justifiant les mesures prises depuis quelques mois et touchant les structures de l’armée.

Record sur Facebook

En quelques heures, la page officielle du candidat Ali Benflis a atteint le record de 51 000 fans, a-t-on relevé hier, en milieu d’après-midi. Un chiffre tellement important que le candidat a dû poster un message de remerciements à l’endroit des facebookeurs qu’il remercie pour leur engouement et à qui il fait part de sa gratitude et de sa reconnaissance pour «l’intérêt porté à son projet de renouveau».

et à qui il fait part de sa gratitude et de sa reconnaissance pour «l’intérêt porté

Les cartes Chifa se font attendre

Les assurés de la Cnas peinent à se voir remettre leurs cartes Chifa, renvoyés à chaque fois des centres payeurs. Au motif que celles-ci ne sont pas encore prêtes. Une situation qui perdure depuis plusieurs mois en raison d’une rupture de stock de la matière première servant à confectionner ces cartes.

depuis plusieurs mois en raison d’une rupture de stock de la matière première servant à confectionner

Un jour, un sondage

Un jour, un sondage Pensez-vous que le MDN doit réagir aux propos de Amar Saâdani ?

Pensez-vous que le MDN doit réagir aux propos de Amar Saâdani ?

OUI NON Sans opinion Etes-vous surpris par l’absence de réaction du ministère de la Défense
OUI
NON
Sans opinion
Etes-vous surpris par l’absence de réaction du
ministère de la Défense nationale aux dernières
déclarations de Amar Saâdani ?

Oui : 36,21% Non : 60,58% S. opinion : 3,2%

Saâdani ? Oui : 36,21% Non : 60,58% S. opinion : 3,2% Retrouvez ce samedi le n°106

Retrouvez ce samedi le n°106 de Soirmagazine

SS oo mm mm aaii rr ee

ENQUÊTE-TÉMOIGNAGES

S S o o m m m m a a i i r r e e

C’EST MA VIE

Le tombeur de ces dames

Elle qui, d’habitude, se distinguait par sa simplicité a voulu épater Wahab le jour de leur premier rendez-vous. Souhila laissa tomber ses cheveux sur ses épaules et enfila sa jolie robe noire et son imperméable beige. Wahab se trouvait déjà à la bibliothèque, il l’attendait.

L’école buissonnière ou l’autre façon d’apprendre la vie

L’école buissonnière est vécue différemment d’une personne à une autre. Pour les uns, cette expérience a été un moment de liberté ou de loisir, pour d’autres, ces escapades scolaires étaient une véritable échappatoire ou un appel au secours.

L’ENTRETIEN DE LA SEMAINE

VOYAGE CULINAIRE

«Il ne faut pas confondre école buissonnière et phobie scolaire»

Dans cet entretien, M me Nadia Chaïd, psychologue scolaire, nous explique la notion d’école buissonnière et à partir de quand la sonnette d’alarme doit être tirée. Les questions relatives à ce sujet y sont traitées.

Left bel l’ham

Nous allons voyager dans D’zaïr lekdima pour y découvrir un plat très ancien très prisé par nos mères et grands-mères mais qui est aujourd’hui perdu dans les mémoires de cette nouvelle génération fervente des repas légers et faciles à concocter.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 4

d’Algérie Actualité Jeudi 6 février 2014 - PAGE 4 L’ÉTAT SE MONTRE IMPUISSANT Encore mort d’homme

L’ÉTAT SE MONTRE IMPUISSANT

Encore mort d’homme à Ghardaïa

Les services de sécurité semblent avoir perdu tout contrôle sur la ville de Ghardaïa. Des Arabes de la tribu des M’dabih, en attaquant hier vers midi, un institut d’en- seignement mozabite, ont mis fin aux jours d’un jeune étu- diant qui tentait de défendre l’établissement.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - Tout a commencé mardi 4 février, après le rassemblement des arabes de la tribu des M’dabih, devant le tribunal de Ghardaïa. N’ayant pas obtenu la libération de leurs détenus qui comparaissaient devant la chambre d’accusation, ils ont incendié, sur le chemin du retour vers la commune Daya, un véhi- cule et une motocyclette à hau- teur du quartier mozabite Aïn Loubou. Il était 16h, et les affron- tements entre les deux commu- nautés ont gagné en un laps de temps d’autres quartiers, à l’exemple de Ba Aïssa Oualmane, Chick Babaoueldjema et Mermed, à la périphérie du

centre-ville. Il est à signaler que dans certains quartiers, les Chaâmbis se sont joints aux M’dabih pour faire équipe contre les Mozabites. Ce n’est que vers minuit que la police a pu faire revenir le calme dans la ville. Hier, vers 7h du matin, les affrontements entre les deux communautés ont repris d’une manière encore plus violente. A midi, alors que la terreur attei- gnait son summum à Ghardaïa, sous le «regard impuissant de la police», affirment des sources locales, des Arabes de la tribu des M’dabih, ont attaqué l’institut d’enseignement mozabite, Ami Saïd, situé dans le quartier Babaouldjema. Ils voulaient l’in-

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Des affrontements de plus en plus violents.

cendier. Un jeune étudiant en deuxième année, Babaousmaïl Abdelaziz, 22 ans, qui a tenté de leur faire barrière, a rendu l’âme

après plusieurs coups portés au niveau du crâne. Des dizaines d’autres blessés, sont à compta- biliser des deux côtés.

Certains sont, à l’heure où nous mettons sous presse, entre la vie et la mort. Hamou Mesbah, notable mozabite et fédéral du FFS à Ghardaïa, pointe du doigt «les autorités locales, à leur tête le wali, qui n’ont pas réussi à éta- blir un plan de sécurité de la ville». En réaffirmant que «la poli- ce a failli dans sa mission de pro- téger les citoyens», il appelle à «une intervention urgente de la Gendarmerie nationale, qui n’a pas encore les prérogatives d’opérer en zone intra-muros». Mais ce qui semble le plus évi- dent à ses yeux : «Les autorités locales se sont avérées impuis- santes.» Pour rappel, Babaousmaïl Abdelaziz est la troisième victime mozabite depuis le début des affrontements intercommunau- taires à Ghardaïa.

M. M.

Le colonel Bencherif soutient Benflis

Lors du discours de Sétif, le

président Bouteflika a déclaré

: «Jilna tab jnanou» autrement

dit que notre génération a libé-

ré le pays les armes à la main,

a accompli pleinement sa mis-

sion et parachevé son œuvre en mettant debout la nation, et qu’elle doit désormais trans- mettre le pouvoir. Allusion à bon escient, puisque la jeunesse d’aujour- d’hui réclame instamment le changement dans une totale transparence. Il est donc temps d’appli- quer ce principe en passant le flambeau à la génération mon- tante. A ce propos et en ce qui me concerne, il y a longtemps que je me suis retiré pour lais- ser place aux jeunes, afin de redynamiser le pays. Malgré les multiples sollicitations, de la part de toutes les couches de la population, je ne cesse de décliner un retour aux affaires et demeure résolu à soutenir le meilleur candidat potentiellement apte à endos- ser la magistrature suprême. Parmi tous les présiden- tiables qui ont ma confiance, Ali Benflis est à mon avis celui qui remplit toutes les condi- tions d’aptitude requises pour diriger le pays. Son expérien- ce solide lui a permis, en effet, d’élaborer un programme sérieux et prometteur pour satisfaire les attentes du peuple algérien. Pour ma part, je réponds à l’aspiration de la jeunesse dans son désir de changement et dans le soutien indéfectible au candidat Ali Benflis, et invi- te mes compagnons et toutes les forces vives de la nation à me suivre dans cette voie, à

écouter mes recommanda- tions et à adopter mon choix porté sur le candidat. Vive l’Algérie Vive la jeunesse algérienne Gloire à nos valeureux martyrs

Bouteflika : un candidat sans voix

C’est incontestablement une réélection de Bouteflika au forceps que le clan présidentiel tente désormais, usant au besoin, de la grosse artillerie pour s’ouvrir le chemin.

Et, parce qu’elle est problématique à plus d’un égard, la reconduction de Bouteflika donne lieu à un affrontement public entre le clan présidentiel et le DRS, à l’évidence

opposé au scénario.

Sofiane Aït Iflis- Alger (Le Soir) - Si l’on devait s’arrêter sur un qualificatif concernant l’élec- tion présidentielle du 17 avril pro- chain, c’est sûrement celui de rendez-vous inédit dans les annales des consultations électo- rales que le pays a eues à vivre depuis l’indépendance. Généralement, les tiraille- ments au sommet de l’Etat à l’ap- proche d’une telle échéance capitale, ne dépassent pas les murailles du sérail. Cette fois-ci, c’est à un déballage public que l’on assiste. Un déballage inédit au demeurant, tant est qu’il est empreint d’affolement, à mesure qu’approche la présidentielle. En d’autres situations, les choses se

seraient assurément passées autrement. Ce qui fait que les choses aient dérivé dangereuse- ment, c’est que le clan présiden- tiel ne trouve aucun argument à faire valoir quant au renouvelle- ment du bail pour Bouteflika. Le vague slogan de stabilité, répété jusqu’à l’overdose par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, manque de convaincre, dès qu’il est confronté à la réalité d’un pré- sident malade, invisible et sans voix. Le président Bouteflika ne s’est plus adressé à la Nation depuis son discours de Sétif, en 2012, quelque temps avant la tenue des élections législatives. Dans ce discours-là, d’aucuns

s’en rappellent, Bouteflika s’était fendu d’une déclaration qui a fait

le buzz. «Tab Djna’ni», a-t-il insis-

té, laissant entendre du coup, que la succession était ouverte. Peut-être pour en écouter l’écho que cette déclaration allait susci- ter, Bouteflika, depuis, s’est drapé dans le silence. On peut supposer qu’il s’était volontaire- ment rendu à un tel choix. Mais depuis le 27 avril 2013, jour de son AVC et de son évacuation d’urgence au Val-De-Grâce, en France, son silence est forcé. L’une des séquelles de l’AVC est que Bouteflika a perdu, non point la motricité, mais aussi l’usage de la parole. D’ailleurs, les séquences télévisuelles où il est montré recevant Sellal, Gaïd Salah ou des convives étrangers, sont des films sans paroles. Et c’est la candidature de cette personne complètement diminuée, forcément incapable d’articuler ne serait-ce qu’un court toast, que l’on travaille à

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

imposer aux Algériens. Les cour- tisans qui se recrutent au sein de

la classe politique, comme dans l’univers syndical et associatif, ont dû lire, à la va-vite quelques manuels, traitant du conditionne- ment des masses pour jouer inlassablement la sérénade d’un 4 e mandat. L’idée première étant de faire admettre que la candidature d’un président gravement affecté par la maladie est concevable. Un chef de parti, le responsable du MPA pour ne pas le citer, s’est même permis d’affirmer que «le cerveau de Bouteflika fonctionne mieux que tous nos cerveaux réunis». Manière très maladroite de vouloir soutenir que, même mala- de et convalescent, Bouteflika a toujours la capacité de gouver- ner. Ça a fait rire. Sans plus. Après le candidat de consensus, le candidat sans voix.

S. A. I.

Ali Benouari candidat

Ali Benouari a annoncé hier sa candidature à la pré- sidentielle de 2014. L’ancien ministre-délégué au Trésor avance comme slogans, le travail, la justice et la liberté.

F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - C’est à partir de l’hôtel Saint- Georges à Alger que Ali Benouari a annoncé qu’il se présentait pour les prochaines élections. En fait, au mois de novembre dernier, le candidat avait déjà annoncé qu’il serait dans la ligne de départ pour la prochaine élection prési- dentielle. Lors d’une conférence de presse tenue hier, il évoquera l’échec actuel dans la création d’un Etat moderne. «Nous vou- lons aller vers le chemin de la liberté et des réformes, nous pri- vilégeons un changement total et général, mais progressif et paci- fiste», a déclaré le candidat à la

présidence, ajoutant que s’il était élu, il s’engagerait à réaliser ses premiers objectifs en l’espace de cinq années. «L’Algérie fait face à des défis régionaux, internationaux et internes. Le prochain rendez- vous électoral est donc crucial. Ceci d’autant que la stabilité poli- tique du pays est importante», a déclaré Ali Benouari. Il notera que «2014 est la dernière chance accordée à l’Algérie, pays en crise économique et sociale». Il dira aussi avoir formulé son pro- gramme, en mettant en avant l’idée que toute politique de redressement du pays qui ne passe pas par la réhabilitation du citoyen dans ses droits élémen- taires, d’agir, de s’exprimer sa place à la société, est vouée à l’échec. «Mon programme pour l’Algérie intègre largement le fait que la réhabilitation de la poli- tique dans notre pays passe par

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Ali Benouari.

celle du citoyen. Mon logo de campagne : travail, justice, liber- té, montre toute l’importance que la notion de liberté revêt au regard des revendications, aussi essentielles que le travail et la justice… c’est précisément ce qui

a manqué à notre peuple pour

réussir à construire un Etat puis- sant et respecté. Il n’est pas trop

tard pour réussir ce défi», a déclaré Ali Benouari. Evoquant la prochaine élec- tion, il dira aussi qu’elle survient dans un contexte nouveau, «celui de la démocratisation du monde arabe, qui est en retard sur un

processus qui a gagné tous les continents.»

F.-Z. B.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Jeudi 6 février 2014 - Page 5

d’Algérie Actualité Jeudi 6 février 2014 - Page 5 APRÈS AVOIR ÉTÉ PROJETÉ DANS UN CONFLIT

APRÈS AVOIR ÉTÉ PROJETÉ DANS UN CONFLIT AVEC LE DRS

Amar Saâdani sacrifié par les siens

une réunion de son bureau national. Dénonçant fortement «ces déclara- tions et ces propos qui attentent gra- vement à l’honneur de l’une des princi- pales et des plus nobles institutions de notre pays, l’ANP», le MPA notera que «même les partisans du «qui-tu-qui ?» et au plus fort de leur offensive contre l’Algérie, n’ont jamais osé aller aussi loin dans la calomnie». Le parti de Amara Benyounès esti- mera par ailleurs que «le contexte régional et international ajoute à la gra- vité de ces agissements». Benyounès, tout comme Bensalah ne manqueront pas, chacun de leur côté, de rappeler leur soutien à un quatrième mandat pour Bouteflika. Exactement ce que réclame également Saâdani ! Autrement dit, et en attendant une fort probable sortie similaire de l’autre par-

tenaire politique, Amar Ghoul, il va de soi, désormais, Amar Saâdani est décrété persona non grata. Cela sonne en tout cas comme une vraie «fin de mission» pour l’actuel secrétaire général du FLN. Imposé par Bouteflika l’été dernier à la tête du parti majoritaire, en dépit de l’opposition quasi unanime de tous les courants au sein du vieux parti, Saâdani avait pour principale mission de faire la promotion d’un quatrième mandat pour Bouteflika mais pas seulement. Il s’adonnait à une permanente offensive médiatique contre les services de renseignement. D’abord par touches allusives, puis claires et, depuis lundi dernier, carré- ment vulgaires ! Il accable le patron même du service avec de très graves accusations, refaisant, en la travestis- sant toute l’histoire du pays depuis

La sortie fracassante de Amar Saâdani, qui s’en prenait violemment au Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et son patron, le général de corps d’armée, Mohamed Mediène dit Toufik, aura provoqué un lâchage en chaîne du turbulent patron du FLN. Y compris par ceux qui sont censés être ses alliés politiques au sein même du premier cercle présidentiel !

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Hier mercredi, deux partis siégeant au gouvernement se sont officiellement démarqués du SG du FLN, exprimant à l’occasion leur appui total à l’institu- tion militaire. D’abord, la matinée, c’est le patron du RND, et néanmoins prési- dent du Sénat, Abdelkader Bensalah qui, à sa manière, rappellera à l’ordre «l’insolent» Saâdani au cours d’un dis- cours prononcé à l’occasion d’une réunion interne au parti. Puis, dans

l’après midi, c’est au Mouvement populaire algérien, le MPA du ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement Amara Benyounès qui tire à boulets rouges sur le même Saâdani. «Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, s’est illustré ces der- niers jours par des propos mensongers pour le moins surprenants et dange- reux, voire gravissimes», lit-on d’em- blée d’un communiqué sanctionnant

deux décennies. A se fier aux déclara- tions de Saâdani, le terrorisme n’a jamais existé en Algérie ! Comme tous les mercenaires engagés par la propa- gande islamiste du FIS et de ses alliés, ce serait ainsi l’armée algérienne, à travers sa colonne vertébrale, les ser- vices de sécurité, qui aurait mis l’Algérie à feu et à sang ! Il lancera même un appel pathétique et scanda- leux en direction de l’étranger en sug- gérant que même l’assassinat des moines de Tibhirine serait l’œuvre du patron des services ! Ceux qui avaient actionné Saâdani, pour opérer quelques «frappes chirur- gicales» sur une cible bien determinée, se seraient-ils finalement rendus compte que leur «kamikaze» risquait de tout ravager sur son passage ? K. A.

Pourquoi Saâdani risque la prison

l’Algérie sur le plan international.» Il va sans dire que les déclarations de Saâdani, à travers lesquelles il vilipen- de le patron du DRS, le général Toufik, tombent sous le coup de cette loi. Logiquement, le parquet devrait s’en saisir de manière diligente et engager des poursuites judiciaires à l’encontre de Saâdani. Autrement dit, nul besoin que la personne ou l’institution visée par de telles déclarations enclenchent elles- mêmes la procédure judiciaire. Mais il se trouve que trois jours après la sortie de Saâdani, la machine judiciaire ne s’est pas mise en branle. Ce qui, à l’observation, dément les accusations de Saâdani qui a affirmé que la justice est instrumentalisée par

le DRS. La logique aurait voulu, à prendre l’assertion de Saâdani comme une thèse vraie, que la justice réagisse promptement, d’autant que la loi l’y autorise, sinon l’y oblige en pareille situation. Or, cela n’a pas eu lieu. L’autosaisine, qui a prévalu dans des affaires moins graves, ne s’est pas produite. On comprend que l’affaire est délicate pour la justice. Elle met aux prises, au-delà des personnes, deux institutions qui, cha- cune selon son rôle et son poids, ont pignon sur la vitrine politique nationale. C’est de là peut-être qu’est venue l’hésitation du ministère public à s’au- tosaisir. Ce qui, à en croire la presse, a poussé le DRS à prendre sur lui d’in-

Au-delà des répliques politiques éventuelles, la bravade d’Amar Saâdani est-elle sans conséquences juridiques ? La loi portant charte pour la paix et la réconciliation nationale a justement anticipé sur ce cas de figure, pré- voyant des sanctions pénales pour les auteurs attentant, par leurs déclarations, à l’honorabilité des agents qui ont servi la nation durant les années de braises.

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - La loi portant Charte pour la paix et la réconciliation nationale prévoit une sai- sine automatique du ministère public au cas où une personne se rendrait coupable d’atteinte, à travers ses déclarations, «à l’honorabilité des agents» qui ont servi les institutions de la République. C’est, en somme , l’ar- ticle 46 de la loi qui l’y prévoit : «Est

puni d’un emprisonnement de trois ans à cinq ans et d’une amende de 250 000 à 500 000 dinars, quiconque qui, par ses déclarations , écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale, pour porter atteinte aux institutions de la République, fragiliser l’Etat, nuire à l’honorabilité de ses agents qui l’ont dignement servi, ou ternir l’image de

tenter une action en justice. Faut-il rap- peler que dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, dans laquelle était impliqué le colonel Khaled du DRS, le départe- ment du renseignement ne s’est pas mis en travers de la justice mais s’est rendu à la décision de radier de ses rangs le colonel incriminé.

S. A. I.

JEUNESSE DU FLN

Zehali soutient son SG

La jeunesse du FLN a lancé un appel en direction de Abdelaziz Bouteflika pour se présenter aux élections prési- dentielles d’avril prochain. L’annonce

a été faite hier, lors d’une rencontre

nationale de la jeunesse au siège du parti, sous la houlette de Zehali Abdelkader, membre du bureau poli- tique du FLN en charge de la jeunes- se et des étudiants. La rencontre a duré deux heures et durant laquelle, les délégués «jeunes » de la cinquantaine de mouhafadhas ont réitéré leur soutien au secrétaire général du parti, M. Amar Saâdani, et ont lancé un appel au président d’honneur du parti pour «briguer un quatrième mandat prési- dentiel». La rencontre présidée par M. Zehali Abdelkader, membre du bureau politique chargé de la jeu- nesse et des étudiants, a été notam- ment marquée par les questions étroitement liées à l’échéance prési- dentielle et au «rôle que doit jouer la jeunesse du FLN lors de ce rendez- vous électoral». A ce propos, M. Zehali a indiqué «qu’une rencontre nationale de la jeunesse aura lieu le 22 février prochain à la coupole du 5-Juillet». A ce propos, M. Zehali fera savoir «qu’il y a des parties qui manœuvrent pour que le président Bouteflika n’annonce pas sa candi- dature, alors que ce dernier dispose de tous les atouts, tant physique que moral pour briguer un quatrième mandat». «Le président de la République est en très bonne santé et ses dernières sorties en consti- tuent une réelle preuve», a-t-il expli- qué. Conjoncture oblige, le confé- rencier dira par ailleurs, que les «propos tenus par le secrétaire général du parti n’ont jamais ciblé

l’institution militaire, bien au contrai-

re le FLN est aux côtés de toutes les

institutions de la République». Ce membre du bureau politique du FLN a commenté, par ailleurs, la dernière sortie médiatique du

Bureau politique du parti, lors de laquelle, «il a été réitéré le soutien total et indéfectible au secrétaire général du parti». «Tous les membres du BP sont solidaires avec

le secrétaire général du parti et que

tous ceux qui parlent au nom du FLN en dehors de son cadre légitime n’engagent que leur personne». A. B.

ABDERRAHMANE BELAYAT :

«Le FLN se démarque des déclarations de Saâdani»

Le coordinateur national du Bureau politique du Front de libération nationale a déclaré que le parti se «démarque officiellement» des déclarations «irrespon- sables et dangereuses» de Amar Saâdani.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Les déclarations de Amar Saâdani ont pro- voqué, en Abderrahmane Belayat un sentiment de «honte». «Est-ce que vous mesurez l’ampleur des dégâts ? J’ai honte. Mais les autres partis poli- tiques ne doivent pas se moquer de ce qui se passe au FLN. Cela peut arriver à toutes les for- mations. C’est une maladie, une rage qui peut atteindre toute la scène poli- tique», a précisé le coordinateur natio- nal du Bureau politique du FLN, lors d’une conférence de presse animée, hier, au siège du Mouvement de redressement à Draria. «Cette attaque ne peut être attribuée au FLN. Notre

parti a une doctrine politique, des valeurs et des principes. Il n’est pas dans nos traditions de détruire le parti pour un poste de res- ponsabilité. Il nous a ramenés à l’ère du qui-tue-qui en évoquant cette histoi- re de Tibhirine. Nous appelons les membres du BP et du CC ainsi que tous les militants du FLN à dénoncer, à rejeter et à se démarquer des déclarations de Saâdani. Le FLN se démarque des déclarations de Saâdani». Comment explique-t-il le silence de la Présidence de la République, du ministère de la Défense et de Abdelaziz Bouteflika en sa qualité de président du Front de

libération nationale ? «Le système a le bras long. Nous refusons de nous affronter à des institutions qui forcent le respect. Ces institutions savent ce qu’elles doivent faire», dira-t-il après avoir usé d’anecdotes et de dictons populaires. Abderrahmane Belayat mettra en avant le devoir de réserve pour éviter de répondre à une question sur les «mentors» de Amar Saâdani. «Cette question exige une analyse. Ce n’est pas l’envie qui me manque pour le faire et j’estime disposer des compétences d’analyse nécessaires. Mais dans ma position actuelle, je ne peux le faire. Mon statut me permet juste de réta- blir la vérité et dire que ce qui a été dit n’est pas la position du FLN. C’est tout ce que je peux dire et le temps fera tout apparaître». Pour ce qui est de la

relation de cette sortie médiatique avec la tenue de l’élection présidentiel- le, le coordinateur national du Bureau politique s’est contenté de dire que c’est «une probabilité non-nulle». «Je ne peux pas dire qu’il y ait un lien ou qu’il n’y en ait pas. Celui qui na pas les clés ne peut rien dire». Par ailleurs, Belayat a insis- té sur la tenue, prochaine, de la ses- sion extraordinaire du Comité central en affirmant détenir 4/5 des signatures des membres de cette instance. «Le Comité central tiendra sa session et aucune manœuvre ou déclaration ne pourra arrêter le processus. Nous préparerons les présiden- tielles et soutiendrons notre candidat et irons vers la tenue du 10 e congrès du FLN après l’élection».

T. H.

ATTAQUE DE SAÂDANI CONTRE LE DRS

La réplique «diplomatique» de Bensalah

Diplomatique a été la réaction du secrétaire général du RND et second homme de l’Etat à la dernière «sortie» de son homologue du FLN.

Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Abdelkader Bensalah a riposté comme à son habitude, de manière «diplomatique» à son collègue du FLN, Amar Saâdani, l’invitant à plus de rete- nue et à s’éloigner des discours de sensations et de menaces. «Nous appelons à la sagesse et à s’éloigner le plus possible des discours de sensations et de menaces surtout que l’enjeu de l’élection présidentielle intervient dans un climat très sensible, ce qui nécessite d’adopter un compor- tement de sagesse et de retenue» a en effet, déclaré, hier mercredi, le SG du RND, dans son discours d’ouverture d’une réunion des secrétaires des wilayas et des chargés à la communi- cation au niveau des bureaux de wilaya du parti. Bensalah dira «sou-

haiter que la campagne électorale soit animée dans le respect de l’acte poli- tique et dans la concurrence basée sur un échange des idées et des pro- grammes loin des insultes, de la provo- cation et des règlements de compte». Des propos qui se veulent on ne peut plus clair comme une réplique aux pro- pos de Amar Saâdani sur le chef du DRS, prononcés dans l’entretien accordé, lundi, au journal électronique TSA. Et d’exhorter, à l’occasion, à la sagesse, la sérénité, et l’éloignement le plus possible des discours sensa- tionnels et provocateurs surtout que la présidentielle se déroule dans une conjoncture sensible et délicate, exi- geant «sagesse, sérénité et sang froid». Une élection que Bensalah affir-

me considérer «capitale» pour le pays, d’où, selon lui, «la nécessité de convaincre le peuple de la nécessité de voter pour notre candidat». Un candidat qui n’est autre que le Moudjahid Abdelaziz Bouteflika, exhor- tant à être «avec l’homme aux réalisa- tions, celui qui a délivré le pays de ses crises, fait regagner au pays la paix et la stabilité et concrétisé la réconcilia- tion nationale et consolidé la place de l’Etat et la force de ses institutions». Une position, ajoutera Bensalah, «claire depuis le début, celle de l’appui de l’homme et de son programme». Aussi, le secrétaire général du RND ne laissera pas passer l’occasion de décocher une autre fléchette, pas qu’au FLN mais aussi aux autres parti- sans du président de la République. «Abdelaziz Bouteflika est plus grand pour être le candidat d’un seul parti ou celui d’un groupe précis», sou- tenant que les réalisations de l’homme

et ses œuvres sont celles qui le postu- lent pour être le candidat de l’en- semble de ceux qui aiment l’Algérie, ceux qui ont participé dans la construc- tion de l’Algérie, ceux qui croient en l’avenir radieux de l’Algérie, ceux qui veulent à l’Algérie qu’elle soit au- devant» Autant de raisons et bien d’autres qui, poursuit-il, «nous poussent à exhorter le frère Président Abdelaziz Bouteflika à se présenter pour pour- suivre un nouveau mandat. Une candidature devenue une revendication et une nécessité tant, poursuit Bensalah, le grand bénéficiai- re est le peuple, tout le peuple». Mais le secrétaire général du RND n’a pas «oublié» les partisans du boy- cott, lui pour qui le boycott est un «acte anti-citoyen» dont les répercussions peuvent être dangereuses même pour les intérêts du pays et son avenir». M. K.

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Jeudi 6 février 2014 - PAGE 6

d’Algérie Actualité Jeudi 6 février 2014 - PAGE 6 COMMERCE EXTÉRIEUR 659 opérateurs fraudeurs en 2013

COMMERCE EXTÉRIEUR

659 opérateurs fraudeurs en 2013

La fraude gangrène encore le commerce exté- rieur, essentiellement les activités d’importation. L’année dernière, 659 opérateurs dans ce domai- ne ont été inscrits au Fichier national des frau- deurs (FNF) géré par la Direction général des impôts.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Certes, le nombre des fraudeurs recensés en 2013 est inférieur à celui de l’année précédente (2 332 intervenants fraudeurs en 2012). C’est ce que le Directeur général du contrôle économique et de la répres- sion des fraudes (DGCERF) au ministère du Commerce a indiqué hier, lors d’une confé- rence de presse. Selon Abdelhamid Boukahnoun, ces opérateurs ont été recensés dans le cadre des opérations continues d’assainissement du commerce extérieur. A ce titre,

10 061 interventions ont été effectuées par les brigades de contrôle, permettant de constater 4 988 infractions pour divers motifs, un chiffre élevé par rapport à celui de 2012 (3 988 infractions). Un chiffre d’affaires dissimulé de 1,79 milliard de dinars a ainsi été constaté. En outre, les ser- vices de la DGCERF ont demandé la radiation de 781 opérateurs du registre de com- merce, indique M. Boukahnoun. Le DG du contrôle économique a précisé que le département de Mustapha Benbada a proposé

l’inscription de 8 080 opéra- teurs au FNF, dont 5 388 pour non-dépôt de comptes sociaux et 2 692 pour infractions aux règles des pratiques commer- ciales. Néanmoins, 712 opéra- teurs économiques ont été «retirés» du FNF après régula- risation de leur situation, relè- ve le DG du contrôle. En matière de distribution du ciment (gris), le DG du contrôle économique a indiqué que son département a demandé l’inscription de 72 opérateurs au FNF, ainsi que la suspension de l’approvi- sionnement pour 824 opéra- teurs. A ce propos, l’on indique que 15 488 interventions ont été effectuées, permettant de constater 5 459 infractions commises et un chiffre d’af- faires dissimulé de 2,21 mil- liards de dinars, nécessitant la

DISTRIBUTION DE LAIT

fermeture de 100 locaux. En outre, l’activité de 959 com- merçants étrangers a été déclarée caduque, pour non- respect de la réglementation

relative à la validité du registre de commerce. D’autre part, Abdelhamid Boukahnoun a fait état de 42 192 sociétés en infraction, sur 42 483 entités contrôlées, pour non-dépôt en 2012 de leurs comptes sociaux relatifs à l’exercice

2011.

Selon le DG, 10 681 socié- tés n’ont pas été localisées bien qu’inscrites au registre du commerce, notamment des micro-entreprises créées dans les dispositifs d’aide. Notons également que 3 173 radia- tions du registre du commerce ont été demandées par le département de M. Benbada. C. B.

Quatre laiteries suspendues d’approvisionnement

Quatre laiteries ont été sus- pendues d’approvisionnement en poudre de lait, indique la Direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes.

Selon cette direction du ministère du Commerce, ces unités n’ont pas respecté les dispositions du cahier de charges les liant à l’Office national interprofessionnel du lait (Onil). Auparavant, le DG du contrô- le économique avait fait état de 866 prélè- vements d’échantillons effectués au niveau des unités, l’Algérie comptant 136 laiteries

dont 15 publiques. Concernant la distribu- tion de lait, Abdelhamid Boukahnoun a indi- qué que 187 infractions ont été recensées pour non-respect par des détaillants du prix réglementé (25 dinars le sachet de lait pas- teurisé). Globalement, 337 infractions commises ont été constatées, 333 procès-verbaux ont été rédigés et 68 locaux ont été fermés, suite aux 13 039 interventions effectuées par les brigades de contrôle. Toutefois, la tension sur le lait se poursuivra, laisse-t-il entendre, dans la mesure où le déséqui- libre entre l’offre et la demande persiste. Certes, l’offre en poudre de lait et de lait est garantie, mais la demande ne cesse de

s’accroître et risque de ne pouvoir être satisfaite, estime-t-on. Mais également dans la mesure où le ministère du Commerce peine, en raison de contraintes objectives (dysfonctionnements du réseau

de distribution

tique du lait. Concernant le contrôle des produits dont les prix sont réglementés, Abdelhamid Boukahnoun a indiqué que 80 090 inter- ventions ont été effectuées, permettant de constater 1 978 infractions. Ainsi, les ser- vices de contrôle ont constaté un gain de 268 millions de dinars, un chiffre d’affaires dissimulé de 10 milliards de dinars,

C. B.

à maîtriser la problèma-

),

INTOXICATIONS ALIMENTAIRES

Plus de 4 000 cas enregistrés en 2013

Les cas d’intoxications alimentaires ont atteint les 4 083 en 2013, indique la Direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes. Survenant notamment lors des cérémonies et activités collectives, ces cas sont cependant moins nombreux, en baisse de 3,7% par rapport à 2012 (4 242 cas). Ce faisant, le DG du contrôle économique indique que le nombre des prélèvements analysés au niveau des laboratoires a augmenté de 6,1%, passant de 12 716 prèlèvements en 2012 à 13 497 en 2013). Quant au nombre de déterminations effectuées par valisettes, il a augmenté de 14%, passant de 37 159 à 42 543 en 2013. Notons que les analyses et essais effectués sur 13 497 échantillons prélevés de produits alimentaires et non-ali- mentaires ont révélé la non-conformité de 2 766 échantillons (absence d’iode dans le sel alimentaire, la présence de germes pathogènes dans les merguez, la présence de coliformes dans les pâtisseries, le non-respect des normes de sécurité requises pour les chauffages à gaz. Au titre de l’exercice 2013, 1 303 opérations d’inspections de laboratoires de prestations de servi- ce et d’autocontrôle ont été effectuées, donnant lieu à la consta- tation de 7 infractions ayant trait essentiellement au défaut d’hy- giène et au manquement dans l’organisation interne des labora- toires. Précisons que le fichier national des laboratoires d’ana- lyses de la qualité a été actualisé à 769 laboratoires. Des don- nées qui figurent dans le bilan 2013 de la DGCERF qui fait état globalement de 1 199 088 interventions opérées, en hausse de 19% par rapport à 2012 (1 009 261). Ainsi, 225 022 infractions à la réglementation commerciale et de la qualité ont été constatées en 2013, en hausse de 23% par rapport à l’année précédente. Des poursuites judiciaires, au nombre de 201 777, ont été enclenchées conséquemment, en hausse de 20%. D’autres paramètres sont également en hausse, indique-t-on, notamment le chiffre d’affaires dissimulé (53,73 milliards de dinars, en pro- gression de 4%), les fermetures administratives (13,701 locaux fermés, en augmentation de 24%) ainsi que la valeur des mar- chandises saisies sur le marché (1,58 milliard de dinars, en croissance de 12%). Des indicateurs qui démontrent, observe-t- on, une action «continue et soutenue» dans la surveillance du marché national, la «maîtrise» des activités et produits sensibles en amont du processus de mise à consommation, y compris aux

frontières. Ainsi, l’on n ote la découverte de la fraude scientifique liée à la déprotéinisation de la poudre de lait et la non-conformi- té des chauffages à gaz. Sur le marché national, l’on estime que la vigilance des services de contrôle a permis d’éviter une crise sanitaire aiguë pouvant être provoquée par la contamination microbienne de l’eau minérale (de marque Youkous). A ce pro- pos, Abdelhamid Boukahnoun a indiqué que ses services comp- tent intensifier le contrôle des eaux embouteillées et autres pro- duits, en attendant la mise en place du laboratoire national des

essais.

C. B.

FÉDÉRATION NATIONALE DES SOURDS D’ALGÉRIE Lettre ouverte à M. le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales

En notre qualité de présidents des Unions des sourds des wilayas et membres de droit de la Fédération nationale des sourds d’Algérie, nous avons l’insigne honneur de venir respectueusement par la présente déposer auprès de votre haute autorité un recours pour l’invalidation de l’assemblée générale élective de la Fédération nationale des sourds d’Algérie tenue le 05 décembre 2013 écoulé au niveau de son siège social, sis au Centre familial de Ben Aknoun - Alger. Les raisons évoquées obéissant au non-respect des statuts en vigueur notamment :

• Absence d’autorisation de votre tutelle selon la réglementation en vigueur.

• Non-convocation de la composante de l’assemblée générale (article n°14 des statuts)

- Membres fondateurs

- Membres du bureau fédéral

- Comité des sages

- Des secrétaires généraux d’Unions de sourds de wilayas

• Non-présentation des bilans moraux et financiers exercices

2002/2006 - 2006/2010 - 2010/2013 conformément à l’article n°15 des statuts.

• Changement de huissier de justice

• Non-application de la loi n°12-6 du 12 janvier 2012 portant mise en

conformité des statuts relative aux associations dans les délais fixés.

• Présence au vote de personnes étrangères non éligibles à l’A.G.E.

En cet effet, nous tenons à attirer votre aimable attention que la com- mission de préparation de l’AGE était composée par quatre (4) membres non éligibles, n’ayant aucun niveau d’instruction, installée d’une manière flagrante en violation des statuts et règlements intérieurs

en vigueur notamment les dispositions de la loi portant sur les associa- tions à caractère national.

Nous relevons que cette commission n’avait pas pris en compte l’ins- cription à l’ordre du jour des bilans moraux et financiers réclamés ci- dessous ainsi que la mise en conformité des statuts et règlements inté- rieurs conformément à la loi n°12/6 du 12 janvier 2012, jugés indispen- sables. Elle s’est contentée uniquement de procéder à l’élection d’un président parmi les candidats postulants avec la complicité des anciens membres du bureau fédéral de la FNSA, car il y avait un vide juridique de celle-ci depuis le retrait de confiance au président par sept membres du bureau fédéral en 2010. Nous attirons votre attention qu’en date du 31 octobre 2013, le prési- dent de la FNSA en l’occurrence M. Ahmed ZEKHREF a déposé sa démission en présence de l’huissier de justice. Un engagement pour la préparation d’une assemblée générale extraordinaire dans un délai ne dépassant pas 1 mois (30 jours), a été établi et dûment signé par lui- même. De ce fait, et compte tenu de la gravité de la situation, nous vous prions de bien vouloir intervenir auprès de vos services pour prendre les mesures qui s’imposent dans les meilleurs délais possibles pour mettre fin à cette mascarade qui règne au sein de notre Fédération d’une part et d’autre part, nous accorder un sursis en organisant une nouvelle Assemblée générale extraordinaire pour la mise en conformité des sta- tuts et la désignation d’un nouveau bureau pour éviter sa dissolution à l’expiration des délais prévus par la loi. P/Les fondateurs les Membres du bureau fédéral Les Unions des sourds des wilayas.

Signé Les présidents des Unions de sourds des wilayas et membres de droit de la Fédération des sourds d’Algérie.

Photo : Samir Sid.

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Jeudi 6 février 2014 - Page 7

d’Algérie Actualité Jeudi 6 février 2014 - Page 7 ÉDUCATION C’est le pourrissement ! Le pourrissement

ÉDUCATION

C’est le pourrissement !

Le pourrissement paraît inévitable dans le secteur de l’éducation. L’envoi de mises en demeure aux ensei- gnants grévistes et la menace de ponction sur salaires n’ont nullement dissuadé les syndicats autonomes. Ils dénoncent les méthodes répressives du département de Baba Ahmed et maintiennent intacte leur mobilisation.

Nawal Imés - Alger (Le Soir) - La seconde semaine de grève dans le secteur de l’éducation s’achève dans une ambiance des plus tendues. Les menaces que fait planer le département de l’édu- cation sur les enseignants gré- vistes n’a pas du tout été du goût des syndicats qui dénoncent des pratiques en contradiction avec la législation du travail. Le ministère de l’Education a en effet laissé entendre que des mises en demeure seraient envoyées aux enseignants gré- vistes, en vue d’un licenciement au terme de la troisième mise en demeure. Les grévistes sont également sous le coup de la menace de ponctions sur salaires. Inadmissible ! Commentent les syndicats autonomes qui accusent

Baba Ahmed de violer les lois de la République en matière de gestion des conflits de travail. Le coordonateur national du Snapest est formel : ces pratiques vont certainement envenimer une situation déjà assez compliquée. Meziane Meriane confie que cela lui rappelait une situation similaire déjà vécue en 2003 où la grève avait duré plus d’un mois. Ce ne sont, dit-il, ni les mises en demeu- re, ni les ponctions sur salaires qui vont mener vers l’apaisement. Et d’ajouter que si le ministère de l’Education avait réellement l’inten- tion de dialoguer, il avait toute la latitude d’inviter de manière offi- cielle les syndicats à une réunion de travail. Au terme de trois jours de grève, le Snapest réunira ses instances ce week-end pour déci- der des suites à donner à son

Photo : Samir Sid.
Photo : Samir Sid.

Meriane accuse la tutelle.

mouvement. Même indignation du côté du Cnapest. Son premier res- ponsable affirme que les «subor- donnés» du ministre de l’Education veulent pousser vers le pourrissement. Pointant un doigt accusateur, il considère que ce département a failli à sa mission et tente aujour-

d’hui d’en faire porter la responsa- bilité aux syndicats autonomes. Larbi Nouar rappelle que c’est ce même ministère qui s’est dis- crédité en apportant la preuve qu’il était incapable de tenir ses enga- gements et tente aujourd’hui de discréditer la justice en y recourant pour statuer sur la légalité de la

grève. N’ayant reçu aucune notifi- cation de la part de la justice, le Cnapest poursuit son mouvement de grève d’une journée renouve- lable, de manière automatique. Du côté de l’Unpef, la grève entamait hier son onzième jour. Le syndicat de Sadek Dziri s’in- surgeait hier, contre les pratiques du ministère de l’éducation et considère qu’au moment où la famille de l’éducation était dans l’attente d’un signe d’apaisement, une batterie de mesures punitives est venue s’abattre sur les gré- vistes. L’Unpef s’insurge contre les pratiques du ministère de l’éduca- tion qui a fait l’impasse sur les directions syndicales, en s’adres- sant directement aux travailleurs dans leurs établissements. Les tentatives d’isoler la direc- tion de sa base sont inutiles, pré- vient le syndicat. C’est dire qu’entre les syndicats autonomes et le ministère de tutelle, l’apaise- ment est loin d’être à l’ordre du jour.

N. I.

TOUT EN CONTESTANT L’OPPORTUNITÉ DE LA GRÈVE DANS LE SECTEUR

Le Satef parle de surenchère et d’écran de fumée

nécessité plus d’une vingtaine de réunions au siège du ministère de l’Education aux- quelles tous ces syndicats ont participé à qui le Satef reproche d’avoir «privilégié leurs grades, sans se soucier des autres (…). Un syndicat corporatiste a même refusé de défendre les enseignants du primaire et du moyen.» Ces mêmes enseignants, que ce syndi- cat tente d’amadouer aujourd’hui, se déso- lent au Satef qui considèrent que la grève en cours, dans le secteur de l’éducation, aventureuse est porteuse de risques pour la stabilité du pays. Tout en justifiant sa retenue par le souci «de ne pas jeter de l’huile sur le feu, alors que nous sommes à deux mois des élec- tions présidentielles et que ce gouverne- ment gère les affaires courantes», le Syndicat autonome des travailleurs de

l’éducation et de la formation considère que les motivations de ce conflit sont ailleurs. Les cadres de cette organisation qui revendique le statut historique de pionnière du syndicalisme autonome accuse ouverte- ment les animateurs de la grève actuelle, de baliser le terrain et de mener campagne dans la perspective des élections pour le renouvellement des instances de gestion des œuvres sociales des travailleurs de l’éducation qui auront lieu dans dix mois. Une grève qui ne serait que subterfuge et écran de fumée de la part des syndica- listes grévistes, à qui le Satef tient à rappe- ler qu’il y a des questions prioritaires et urgentes qui doivent rassembler toutes les organisations syndicales du secteur, à savoir le chantier de la réforme de l’éduca- tion «un processus bloqué pour des raisons partisanes et idéologiques», expliquent Ben Sider et Amoura du Satef qui accusent

Dans un point de presse animé dans la journée d’hier à Tizi-Ouzou, le Satef, syndicat autonome de l’éducation et de la formation conteste l’opportunité de la grève déclenchée par des syndicats du secteur de l’éducation que Boualem Amoura, le secrétaire général et ses amis du Satef accu- sent de courir pour des intérêts corporatistes et personnels.

Le Satef, qui refuse de se laisser entraî- ner dans «des grèves politiques», explique sa position «par principe», un devoir de res- ponsabilité et d’éthique qu’il tient à rappeler à ses pairs des autres organisations syndi- cales. Celles-ci ont en effet engagé un bras de fer depuis plus d’une semaine avec la tutelle, autour d’une revendication qui a

nommément les courants arabo-baathistes et conservateurs, de faire barrage au pro- cessus engagé par le ministère de tutelle. Abordant la situation du secteur de l’édu- cation au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, le secrétaire général du Satef n’a pas trou- vé de mots assez durs pour qualifier l’état des lieux du secteur de l’éducation, dont la gestion par son premier responsable est qualifiée «d’opaque et de catastrophique», écrit le Satef qui annonce qu’un rapport détaillé et circonstancié sera adressé au ministre de l’Education nationale. Une commission pour enquêter sur la situation qui prévaut au niveau de la Direction de l’éducation de Tizi-Ouzou est vivement souhaitée par les cadres du Satef qui promettent de rendre public, le rapport en question, dès sa réception par le ministre.

S. A. M.

SANTÉ

Le P r Bouzid appelle à ce que les soins anticancéreux soient pris en charge par la Sécurité sociale

enfants.» Il a évoqué les grands axes du plan national contre le cancer, dont la mise en œuvre est confiée au P r Zitouni. Ce plan est encore au stade des recommanda- tions mais qui fait de la prévention son point focal. «Il faut éradiquer le cancer du col de l’utérus, qui est désormais possible par la vaccina- tion des filles, âgées de 11 à 15 ans, ainsi que le cancer de l’oro- pharynx par la vaccination des gar- çons contre le virus du d'Epstein- Barr», a-t-il souligné. Le P r Bouzid s’est exprimé sur un autre plan, au sujet du service civil dont il milite pour son aboli- tion. Encore une fois, ses charges sont graves à l’encontre des res- ponsables du secteur de la santé :

«Avec la complicité des directeurs des hôpitaux et des directeurs de la santé des wilayas, les médecins astreints au service civil qui vise à déployer des spécialistes dans les

Dans une conférence-débat, organisée hier au centre de presse du quotidien DK News, le professeur Kamel Bouzid, chef de service oncologie au Centre Pierre et Marie-Curie (CPMC), est revenu à la charge pour accabler la caisse de sécurité sociale qui, à ses yeux, est pour beaucoup dans le mal qui ronge les cancéreux en Algérie.

«La Cnas refuse de rembourser les soins anticancéreux, sous pré- texte qu’ils sont gratuitement dis- pensés. Or, une prise en charge par la Sécurité sociale allègerait le secteur public, où les rendez-vous sont de plus en plus éloignés. Il y a des privés qui dispensent ces soins, pourquoi ne les rembourse- t-elle pas ?», s’est interrogé le pro- fesseur Kamel Bouzid. Proposition plaidée par D r Mohamed Salah Bali, médecin- physicien au centre médical Athena de Constantine : «La com- mission médicale nationale approuve des cures thermales chez des privés à l’étranger, qui

sont nettement plus chers que la radiothérapie qu’on dispense. Ainsi, les salariés qui cotisent à la Caisse de sécurité sociale ne peu- vent que se soigner dans le sec- teur public au péril de leur vie car les rendez-vous sont très éloignés, alors que cela se fait chez nous dans la semaine». Le P r Bouzid, qui a précisé que le cancer coûte excessivement cher à l’Etat : «300 000 DA pour guérir un cancéreux au stade pré- coce et 3,5 millions de DA par malade par an pour chroniciser un cancer à un stade avancé, au moment où on enregistre 45 000 nouveaux cas par an dont 1 500

où on enregistre 45 000 nouveaux cas par an dont 1 500 Le professeur Kamel Bouzid.

Le professeur Kamel Bouzid.

régions des Hauts-Plateaux et du Sud, se sont transformés en inter- mittents du spectacle. Ils ne vont qu’une seule fois dans les services où ils sont affectés. Tout le monde le sait. Moi, je me pose la question : comment faire confiance à ces médecins qui n’ont jamais exercé

et qui prétendent s’installer après, comme des médecins spécia- listes ? A Tizi-Ouzou par exemple, ils n’existe aucun gynécologue ni obstétricien. La situation perdure depuis 25 ans, mais personne ne s’offusque !», a-t-il conclu.

L. H.

Le Soir

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Contribution

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 8

d’Algérie Contribution Jeudi 6 février 2014 - PAGE 8 LES ALGÉRIENS ET LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

LES ALGÉRIENS ET LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

Faut-ilcommémorer

1- 1914-1918 : d’une guerre européenne à une guerre mondiale ? Il y a cent ans, l’Europe s’embrasait entraî- nant dans son sillage d’autres pays et d’autres peuples non européens. Considérant son étendue géographique, le nombre d’Etats et de soldats impliqués dans le conflit, le nombre de victimes civiles et militaires dénombrées et de destructions occasion- nées, ce fut la première guerre «totale» jamais connue auparavant par l’humanité. Qu’on en juge. La Première Guerre mon- diale a mobilisé plus de 60 millions d’hommes, dont près de 9 millions sont morts, essentiellement sur le champ de bataille européen, et près de 20 millions ont été bles- sés, dont beaucoup furent estropiés à vie. Sans vouloir nous attarder sur l’aspect événementiel de cette grande guerre, qui a fait l’objet d’une quantité impressionnante d’écrits et de films documentaires, rappelons seulement que l’étincelle qui a fait exploser l’Europe est partie de Sarajevo, en Bosnie- Herzégovine, un certain 28 juin 1914, avec l’assassinat, par un extrémiste serbe, de l’Ar- chiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois. Le conflit s’était déclenché en Europe, mettant en opposition deux pôles d’alliances connus sous l’appellation de «Triple-Entente» et de «Triple-Alliance», avant de s’étendre au Moyen- Orient, en Afrique et au-delà. D’abord européen, le conflit prit le caractère mondial avec, notam- ment, la participation de grandes puissances non européennes, comme les Etats- Unis d’Amérique et le Japon. A noter qu’une seule puissance musulma-

ne y avait participé, il s’agit de l’Empire otto- man entré en guerre du côté de la «Triple- Alliance», en particulier l’Allemagne et l’Au- triche-Hongrie. Le conflit mondial a cessé en 1918. La Première Guerre mondiale, qui avait pour soubassement une lutte d’intérêts et d’influence entre puissances européennes, avait engendré de profonds bouleversements dans la configuration géopolitique de l’Euro- pe, qui s’étaient étendus au Moyen-Orient, et à l’Afrique. Ceci pour les faits connus et reconnus par tous les historiens. Aujourd’hui, un siècle après, le monde s’apprête à commémorer

cette «sale» guerre qui a eu son lot de victimes parmi les peuples coloni- sés, dont le peuple algé- rien. Celui-ci a souffert dans sa chair des affres du conflit qui a endeuillé de nombreuses familles et sai- gné son économie. Alors commémorer le centenaire de cette guerre est-il envisageable pour

l’Algérie de 2014 ? Si oui, pourquoi et comment le faire? Avant de tenter d’y répondre, il serait intéressant d’examiner d’abord et sommaire- ment quels ont été les sacrifices imposés par la puissance coloniale au peuple algérien et à son économie (effort de guerre) et quel sens donnait la population algérienne à ce conflit ? Dans ce contexte, il y a lieu de rappeler que la contribution des Algériens à l’effort de guerre de la France coloniale et de ses alliés a été de trois ordres : les soldats sur le front, les travailleurs dans les usines, les champs et dans les services et les produits agricoles et miniers.

que la France s’engageait dans la guerre, le nombre d’Algériens mobilisés sous différents statuts atteindra, au bout du compte, 82 751 appelés, 87 519 engagés et 2 479 réser-

vistes (1) , soit un total de 172 749 soldats algé- riens ayant effectivement combattu du côté de la France coloniale et de ses alliés, de 1914 à 1918. D’autres sources parlent de 173 000 «Algériens musulmans», dont 87 000 enga- gés mobilisés par la France (2) . Les sources proches des milieux colo- niaux minimisent l’importance numérique de la participation des «indigènes d’Afrique du Nord» réduite à «environ 80 000 soldats, dont plus de 40 000 engagés volontaires makhzen ou goumiers (qui) ont été fournis aux armées et ont concouru à la défense, soit de la métro- pole, soit du Maroc, soit de la Tunisie, soit de l’Algérie elle-même…» (3) . Mais peu importe le nombre de ceux qui ont été amenés, de gré ou de force, à connaître les affres du champ de bataille. Le plus important à retenir est que 25 711 n’ont plus revu leurs foyers, car morts ou portés disparus. Le pourcentage d’Algériens morts pour une cause qui n’était pas la leur et pour défendre un pays qui n’était pas le leur, est évalué à près de 15% des effectifs mobilisés pour le front. Au nombre de morts et de dis- parus s’ajoute celui des blessés qui s’est élevé à 72 035 dont 8 779 mutilés à vie. L’empire colonial a constitué, pour la Fran- ce, un précieux réservoir de «chair à canon» comme l’indiquent B. Stora et A. Ellyas en écrivant : «On peut estimer que l'empire fran- çais a fourni, en quatre années de guerre, entre 550 000 et 600 000 “indigènes” à la “mère-patrie”. Plus de 450 000 vinrent com- battre en Europe, dont 190 000 étaient des Maghrébins (essentiellement des Algé- riens)…» Cet empire a pesé de tout son poids sur l’issue finale de la guerre, remportée par la France et ses alliés. En Algérie, le service militaire obligatoire avait été institué par décrets des 31 janvier et 3 février 1912 (4) . En fait, les jeunes conscrits n’allaient pas passer leur service militaire de trois ans, mais étaient «détournés» pour aller se battre, contre leur gré, sur le front en Euro- pe. A l’image de nombreux autres soldats coloniaux et peut-être,

plus que certains, les sol- dats algériens s’étaient illustrés par leurs hauts faits d’armes, leur courage et leur esprit de sacrifice. Ces qualités au combat sont louées par les autorités civiles et mili- taires françaises elles- mêmes, ainsi que certains historiens. L’un d’eux, le député Henri des Lyons de Feu- chin écrivait, dans un

«rapport sur le bilan des pertes en morts et en blessés des nations belligérantes» pré- senté en 1924, que «le rôle joué pendant la grande guerre par les indigènes algériens a été grand, leur sang s'est mêlé au sang français sur tous les champs de bataille, leur acquérant des droits légitimes par des

sacrifices communs

Leur apport a notam-

ment été très important dans les semaines décisives de septembre 1914 lors de la Bataille de la Marne». Aux déclarations et rapports relativement objectifs de certains responsables et histo- riens français sur la contribution des soldats «indigènes» de l’empire colonial français au cours de la Première Guerre mondiale, s’ajoutent les nombreuses citations collec- tives à l'ordre de l'armée des régiments de tirailleurs nord-africains (algériens, tunisiens et marocains). Malheureusement, cette reconnaissance du sacrifice algérien n’est pas une vertu que l’on retrouve auprès de l’ensemble de la classe politique française de l’époque. En effet, certains, comme le gou- verneur général d’Algérie de l’époque (1911-

De 1914-1917, la résistance des Algériens insoumis ou déserteurs a été soutenue par de nombreuses tribus. Mais eu égard à la disproportion du rapport de force entre résistants et armée coloniale, la résistance était limitée dans le temps. De plus, elle manquait cruellement d’armes modernes de défense.

2 - Les Algériens aux champs de bataille Rappelons que bien avant le début des hostilités qui devaient marquer le déclenche- ment de la Première Guerre mondiale, en particulier la déclaration de guerre de l’Au- triche-Hongrie à la Serbie, le 28 juillet 1914, la France coloniale disposait déjà de supplétifs militaires algériens connus sous les noms de spahis, au nombre de 600, et de tirailleurs, au nombre de 28 930 hommes. Au fur et mesure

1918), Charles Lutaud, considère le sacrifice de l’«indigène» pour la France comme une sorte d’obligation morale et une recherche «d’ascension et de civilisation» que seule la «mère patrie» peut lui procurer. Dans un lyrisme qui cache mal une men- talité rétrograde de colonisateur dans sa rela- tion avec le colonisé, ce même gouverneur général écrivait : «(…) Dès les premiers jours des hostilités, l’indigène s’est donné à nous franchement et sans réserve… D’un mouve- ment rapide, dont le caractère-primesautier avait quelque chose de touchant. Il s’est res- serré contre nous. On dissertera sur le point de savoir si ce don si spontané a été instinc- tif ou réfléchi. Les deux hypothèses, remar- quons-le, seraient également favorables à la souveraineté française, qui contient par elle- même une si haute puissance d’attraction et exerce un prestige si particulier sur les peuples ou s’éveille un désir d’ascension et de civilisation. Pour nous, la réponse n’est point douteuse. Cette adhésion à notre cause a été voulue par les indigènes.» (5) Toute une littérature

pour tenter de faire croire que si «l’indigène» se fait tuer «instinctivement» pour la «mère patrie», la France coloniale, c’est parce qu’il y trouve son compte en «ascension» et en «civilisation» ! Dans le même contex- te, Augustin Bernard, dans un ouvrage publié en 1916 expliquait l’engagement des Algériens sur le champ de bataille par une sorte d’adhésion à l’«œuvre civi- lisatrice» de la France. Il écrit en substance que «nos auxiliaires indigènes, tirailleurs et spahis, ont

eux aussi signé de leur sang leur association à notre œuvre commu- ne de civilisation et de progrès» ! (6) Comme on peut le constater, la propagan- de coloniale de l’époque ne se contentait pas de minimiser la capacité de discernement de l’Algérien colonisé qui se contenterait de suivre aveuglement le «maître» vers le champ de bataille, mais souligne que s’il lui arrive de réfléchir et de tenter de comprendre le monde qui l’entoure, cela ne pouvait être qu’en référence à l’«œuvre civilisatrice» de la France. La mystification de l’histoire trouve en la littérature coloniale toute sa perfidie. La contribution algérienne à l’effort de guerre de la France a aussi revêtu un aspect écono- mique et social.

Par Mostefa Zeghlache (*)

livrés aux colons entre 1871 et 1919». (8) Ce processus a engendré l’exode rural et l’appa- rition d’un «lumpenproletariat» (prolétariat en haillons) dans les centres urbains. Ces «mar- ginaux» de la société coloniale étaient en proie aux formes les plus abjectes de la misè- re et constituaient, par conséquent, des «proies» faciles pour leur enrôlement au sein de l’armée coloniale. S’engager était, pour eux, synonyme de garantie d’un gagne-pain, aussi minime soit-il. C’est donc la misère et l’exclusion qui ont poussé nombre de jeunes Algériens à se porter «volontaires» pour se

battre au front. Ce ne sont ni l’œuvre «civili- satrice» de la France ni la recherche «d’as- cension et de civilisation» qui auraient motivé leur engagement. Par ailleurs, de 1914 à 1918, le nombre de travailleurs «indigènes recrutés» par l’ad- ministration coloniale est estimé à plus de 78 000 personnes. Durant cette période, les Algériens occupés dans le secteur agricole (fermes et

champs) et le secteur industriel, en particulier celui de l’armement, de la métropole sont estimés à 132 000 travailleurs. D’autres sources évaluent ce nombre à près de 220 000 personnes. En tout état de cause, Charles Robert Ageron précise qu’«en 1918, plus du tiers de la population musulmane indigène mas- culine de 20 à 40 ans se trouvait en France, soit à titre militaire, soit comme travailleurs volontaires ou requis. Cette expatriation massive de jeunes

hommes eut non seule- ment les conséquences démographiques que l’on devine, mais des effets économiques, sociaux et psychologiques considérables. Ce n’est pas impunément que l’on arrache 225 000 hommes à leur milieu traditionnel pour les mettre en contact direct avec le peuple qui leur impose sa loi». (9) Aux aspects écono- miques et sociaux de la participation des Algériens au conflit, s’était ajouté l’envoi, à la Métropole en guerre et le plus souvent par voie de réquisition, de denrées agricoles et de produits miniers.

Aujourd’hui qu’il est question de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale, il est légitime que nous réfléchissions, nous Algériens, au sens à donner à cet événement. Faut-il l’ignorer et laisser les historiens seuls «disséquer» l’histoire, chacun à sa manière, ou doit-on considérer que le peuple algérien est aussi concerné que les autres peuples, pour avoir payé le prix du sang, quand bien même il l’avait fait contre son gré et pour une cause qui n’était pas la sienne ?

4- La résistance : insoumissions, désertions et répression De 1914-1917, la résistance des Algériens insoumis ou déserteurs a été soutenue par de nombreuses tribus. Mais eu égard à la dis- proportion du rapport de force entre résistants et armée coloniale, la résistance était limitée dans le temps. De plus, elle manquait cruelle- ment d’armes modernes de défense. De son côté, l’autorité coloniale faisait toujours appel à la troupe surarmée pour procéder, le plus souvent, à des massacres à grande échelle. La résistance avait touché surtout les douars les plus pauvres. Elle était spontanée et «sans direction et fut donc facilement écra- sée». De même, les biens des familles qui s’étaient soulevées, notamment les terres, étaient séquestrés. Dans ce contexte, l’histo- rien Augustin Bernard indique que «… dès les premiers mois de 1914, se manifestèrent les premières résistances de la part des conscrits…». Il souligne que la «résistance et la révolte d’insoumis et de déserteurs dans de nombreux douars d’Algérie avaient entraîné l’envoi de la troupe et une répression san- glante». (10) Par ailleurs, la réquisition de travailleurs se métamorphosait en incorporation dans l’armée. Aux facteurs endogènes de la résistance algérienne aux mesures d’embri- gadement forcée des jeunes, on doit ajouter celui de l’influence allemande sur le monde musulman.

3- La contribution économique Nous savons que le vecteur central de la colonisation française en Algérie a été la dépossession des Algériens de leur principa- le source de subsistance, la terre. De nom- breux auteurs algériens, français et autres ont traité de cette question sur laquelle il est inuti- le de revenir. Par contre, ce qui nous parait opportun de rappeler est le lien intime entre cette politique coloniale et la grande guerre. Dès les premières années de la conquê- te, les autorités coloniales ont engagé un processus de dépossession des Algériens de leurs terres par trois principaux moyens : le changement du statut juridique des pro- priétés jadis collectives et qui sont démem- brées en parcelles individuelles vulnérables (voir à ce sujet les effets du senatus consul- te de 1863 et de la loi Warnier de 1873), l’achat des terres ainsi parcellisées, à bas prix, par des colons, auprès de proprié- taires autochtones le plus souvent croulant sous les dettes (7) et surtout l’expropriation des douars qui s’étaient révoltés contre l’envoi des jeunes au front. La dépossession de nombreuses familles algériennes visait surtout le nord fertile du pays. B. Stora écrit que «selon l’historien C. R. Ageron, 870 000 hectares vont être ainsi

Le Soir d’Algérie
Le Soir
d’Algérie

Contribution

Jeudi 6 février 2014 - PaGe 9

d’Algérie Contribution Jeudi 6 février 2014 - PaGe 9 le centenaire de 1914-1918 ? En effet,

le centenaire de 1914-1918 ?

En effet, en 1898, Guillaume II, roi de Prusse et empereur d’Allemagne, s’était rendu en Palestine sous domination ottoma- ne. Au cours de sa visite, il s’était notamment recueilli sur la tombe de Salah Eddine El Ayoubi et s’était déclaré l’ami de 300 millions de musulmans. Mieux encore, il avait opposé une fin de non- recevoir à la demande du lea- der sioniste Theodore Herzl, reçu le 2 novembre de la même année, de créer un foyer national juif en Palestine. Guillaume II, l’ami des musulmans, était aussi l’allié du sultan Ottoman Abdul Hamid II. Cette visite eut un retentissement très favorable auprès des populations musulmanes, notamment celles des pays colonisés comme l’Algérie. Rappelons que lors de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne impériale était l’alliée de l’Empire ottoman. En toute logique, elle a mis à profit cette sympathie pour inciter les peuples musulmans à se soulever contre l’oppresseur étranger. Donc, ce n’est pas par hasard si les Algériens, notamment ceux des douars des Aurès, chantaient et louaient les vertus de «El Hadj Guilloum». L’activisme allemand n’était par pour plai- re aux autorités coloniales qui tentaient d’en minimiser les effets sur la population autoch- tone dont elles louaient la «fidélité à la Fran- ce». La propagande allemande s’est aussi exercée sur prisonniers algériens capturés au front comme l’indique A. Bernard : «Les Allemands ont tenté par tous les moyens, promesses et menaces, de débaucher les prisonniers musulmans réunis au camp de Zossen, près de Berlin et de les envoyer ser- vir la Turquie ; ils ont employé, à cet effet, un

fils d’Abdelkader, l’émir Ali Pacha. Ces tenta-

tives, contraires aux lois de la guerre et sou- tenus par les moyens les plus condam- nables, se sont heurtées à de vives résis- tances… Les Allemands escomptaient, pour le lendemain de la déclaration de guerre, des révoltes des colonies françaises et anglaises… Pour allumer cet immense incendie, ils fai-

saient fonds sur le fanatisme musul- man, qu’ils s’effor- çaient de surexciter dans le monde entier… Les indi- gènes de l’Inde, de l’Egypte, de l’Afrique française, du Caucase étaient excités contre leurs maîtres» (11) . Par ailleurs, s’il serait possible de parler d’«effet posi-

tif» de la mobilisa- tion algérienne lors des deux grandes guerres, il se limiterait à l’influence de cer- tains intellectuels de gauche et de syndica- listes français sur les intellectuels et tra- vailleurs algériens, surtout ceux vivant en métropole. L’attitude revendicative et parfois anticoloniale de cette catégorie de Français permettra aux Algériens d’affiner leur combat politique contre le joug colonial. Aussi, ce n’est pas un hasard que ce soit en France, en ce milieu, qu’est né au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1926, le pre-

mier parti nationaliste algérien, l’Etoile nord- africaine qui revendiquera clairement et pour la première fois, l’indépendance du pays.

5- Commémoration du centenaire en algérie ? Considérant que la présence de soldats

«indigènes» à côté des soldats français sur le front a eu pour effet de

«fusionner et de rap- procher les races» (pas les peuples, évi- demment), A. Bernard conclut que, dans ce contexte, la guerre a été un facteur de rap- prochement beaucoup plus efficace que toute mesure politique visant le même objec- tif (12) . Mais l’histoire nous apprendra, par la suite, que ces «indi- gènes», morts ou

ayant survécu aux épreuves de la guerre, n’ont constitué, en fait, que «la chair à canon» dont avait besoin la métropole pour mener sa guerre. Une fois celle-ci terminée, les morts ont eu droit à une stèle commémorative collecti- ve, et les survivants à de simples médailles et, au mieux, à une maigre pension. Le rap- prochement des «races», dont se vantait l’historien français ne se fera qu’à distance, avec un gouffre de séparation entre les deux communautés, algérienne et française. D’ailleurs, ce «scénario» se répétera après la

Mais peu importe le nombre de ceux qui ont été amenés, de gré ou de force, à connaître les affres du champ de bataille. Le plus important à retenir est que 25 711 n’ont plus revu leurs foyers, car morts ou portés disparus. Le pourcentage d’Algériens morts pour une cause qui n’était pas la leur et pour défendre un pays qui n’était pas le leur, est évalué à près de 15% des effectifs mobilisés pour le front. Au nombre de morts et de disparus s’ajoute celui des blessés qui s’est élevé à 72 035 dont 8 779 mutilés à vie.

Seconde Guerre mondiale. Les droits légitimes dont parlait aussi Henri des Lyons de Feuchin sont demeurés à l’état de vœux pieux. Aujourd’hui qu’il est question de commémorer le centenaire de la

Première Guerre mondiale, il est légitime que nous réfléchissions, nous Algériens, au sens

à donner à cet événement. Faut-il l’ignorer et

laisser les historiens seuls «disséquer» l’his- toire, chacun à sa manière, ou doit-on consi- dérer que le peuple algérien est aussi concer- né que les autres peuples, pour avoir payé le prix du sang, quand bien même il l’avait fait contre son gré et pour une cause qui n’était pas la sienne ? Ceux parmi nos grands- parents qui sont morts au front, comme ceux qui ont été touchés par la répression féroce de l’armée coloniale dans leurs villages, suite

à leur opposition à la guerre, constituent non

pas des victimes de la grande guerre, mais de la politique coloniale dans son ensemble. Pour cela, ils méritent notre considération et notre respect. Ils ne se sont pas battus pour leur pays (occupé) certes, mais ils ne se sont pas battus contre lui, non plus. Leur mémoire doit être respectée et hono- rée en tant que telle. Il pourrait en être de même pour nos grands-parents tombés sur le champ de bataille lors de la Seconde Guerre mondiale. Le débat à ce sujet mérite d’être engagé, à l’occasion de ce centenaire, sans passion et avec lucidité et raison. Il s’agit après tout, pour nous Algériens, de nous réapproprier un pan de notre histoire contem- poraine, tout au plus.

M. Z.

(*) ancien cadre du Mae

contem- poraine, tout au plus. M. Z. (*) ancien cadre du Mae Références bibliographiques : 1

Références bibliographiques :

1 et 9, Charles Robert Ageron : L’histoire de l’Algérie contem- poraine. De l’insurrection de 1871 au déclenchement de la guerre de libération 1954 . Tome 2 Paris P. U. F. 1969.

2 et 8, Benjamin Stora et Akram Ellyas Les 100 portes du

Maghreb. Ed Dahlab Alger 1999. 3-P. P. Pradier et M. Besson : L’Afrique du Nord et la guerre. Librairie Félix Alcan Paris 1918. 4- 6-10-11 et 12- Augustin Bernard 5- Georges Boussenot : La France d’Outre-Mer participe à la

guerre. Librairie Félix Alcan Paris 1916. 7- Souad Mokdad Domination coloniale et rupture nationaliste. OPU Alger 1984. Pour plus d’informations sur le sujet, les ouvrages suivants pourraient être consultés (la liste est proposée à titre indicatif. Le thème de la contribution algérienne a fait l’objet de nom- breuses publications tant algériennes que françaises et autres) :

- Mahfoud Kaddache : L’Algérie dans l’histoire (les résistances politiques 1900-1954). Alger OPU/Enal 1987

- Belkacem Recham, Les musulmans algériens dans l’armée

française 1919-1945, Paris, Montréal, L’Harmattan, 1996.

- Adolphe Messimy, Mes souvenirs, Librairie Plon, 1937.

- Jacques Frémeaux, Les colonies dans la Grande Guerre,

1914-1918, Editions, 2006.

- Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, Culture coloniale, la

France conquise par son Empire (1873-1931), Editions Autre- ment, 2002, p.117

- Georges Boussenot : La France d’Outre-Mer participe à la guerre. Librairie Félix Alcan Paris 1916.

DE TIGUENTOURINE À GHARDAÏA

L’acte II du plan de partition de l’Algérie

moins religieuse, a pris l’aspect d’«un abcès de fixation», cet abcès de fixation joue actuellement le rôle de «point d’ap- pui». Ce point d’appui, que les commandos terroristes «sala- fistes» ont vainement tenté de créer à Tiguentourine en échouant à élargir leur opération vers une intervention étran- gère est aujourd’hui en phase de consolidation et d’expan- sion à partir de Ghardaïa sous nos yeux. Il est à présent cer- tain pour la quasi-totalité des experts militaires que le «coup de Tiguentourine» avait servi de test aux commandos terro- ristes formés, dirigés et surtout minutieusement renseignés par les services de renseignement et d’action étrangers. Ce sont les mêmes services qui ont été les colonnes vertébrales des entreprises d’occupation armée de la Libye, de la Syrie et d’autres pays arabes sous le nom de code «Printemps arabe». Ce sont les mêmes services qui sont à la fois présents à Tiguentourine et à Ghardaïa, sauf que les traitements, le modus operandi, est différent mais l’objectif est le même ; - l'objectif stratégique de ces opérations commencées à Tiguentourine et poursuivies avec plus de succès à Ghar- daïa est encore une fois l’occupation de l'Algérie utile, la par- tition de l’Algérie : entre un sud pétrolier riche revenant aux Occidentaux et un nord (au-delà des Hauts-Plateaux et des steppes) revenant aux «peuplades» algériennes ; - balayons l’amnésie et souvenons-nous que ce plan de partition de notre pays avait été au centre des batailles menées par l’Algérie combattante lors des Accords d’Evian en 1962. Le pouvoir colonial français avait vainement posé comme préalable à l’indépendance de l’Algérie la partition du pays où le Sahara serait revenu à la France ; - ce plan est à l’ordre du jour, à la faveur des luttes achar- nées et sans pitié pour la maîtrise des ressources énergé- tiques mondiales. Ghardaïa aujourd’hui et Tiguentourine hier ne sont donc que des étapes de l’application de ce plan. Les

Depuis plus de 8 mois, soit depuis l’été 2013, de nom- breux habitants de la vallée du M’zab n’ont cessé d’alerter les autorités locales sur les faits suivants :

- plusieurs dizaines d’étrangers à la région du M’zab, dont certains s’exprimant avec des accents étrangers au pays, ont commencé à s’établir par petits groupes dans la vallée et aux alentours, occupant impunément des par- celles de terrain ; - ces étrangers, jeunes pour la plupart, n’ayant aucune- ment l’apparence de réfugiés misérables, ont entrepris, dès leur arrivée, de s’éparpiller dans les mosquées et les places publiques, notamment les marchés, et diffusent la doctrine salafiste, wahhabite extrémiste, intolérante et violente du «khouroudj», de prosélytisme militant et d’endoctrinement ; - travaillant par groupe ou individuellement, ils n’ont, à aucun moment, donné l’impression de manquer d’argent et de logistique. Ils ont visé dès le départ les jeunes, surtout les désœuvrés, comme vecteurs de leur propagande. Leur pro- sélytisme avait très rapidement tourné à la propagande appelant à la guerre intercommunautaire dans une région où toutes les communautés avaient vécu, jusque-là, des siècles de tolérance mutuelle et où même le colonialisme français n’avait pas réussi dans ses nombreux efforts de division ; - très vite les affrontements et les destructions ont mis le feu à toute la vallée et le sang des Algériens a encore une fois coulé. Il est certain que la nature même du pouvoir actuel et de ses pratiques de népotisme, de favoritisme et de discrimination criminelle ont formé le terreau qui a permis aux feux allumés par les extrémistes de se répandre. De larges failles, déjà ouvertes par le pouvoir, alimentant la dis- crimination et la marginalisation parmi les population pai- sibles de la vallée du M’zab ont permis de créer un conflit violent localisé. Cette situation conflictuelle, factice car n’étant pas fondamentalement communautaire et encore

Par Lazhar Ghilani

communautés du M’zab ne sont pas dupes. Elles ont pointé du doigt «les forces occultes» qui ont allumé et attisé les feux de la discorde. Elles savent que la subversion appuyée par des services de renseignements et d’action étrangers ne peut réussir que si elle bénéficie des failles ouvertes de façon cri- minelle dans le tissu social du M’zab, par des forces lovées au cœur même du pouvoir et des institutions nationales ; - ces forces et ces groupes mafieux tirent leur raison d’être de leur position de parasites compradores, de mafia de l’importation tous azimuts, et intermédiaires obligés des puissances occidentales. Ce sont là les vrais «collabora- teurs» qui offriront sur un plateau d’argent les clefs de nos villes à l’ennemi, comme l’ont fait leurs aïeux en 1830 ; - si le «coup de Tiguentourine» a lamentablement échoué devant la maîtrise du renseignement, la rapidité de la ripos- te, la justesse et la coordination parfaite dans la décision et l’action de l’ANP, qui a empêché la création par l’ennemi d’un abcès de fixation et d’un point d’appui, force est de consta- ter malheureusement qu’à Ghardaïa, le sang algérien n’au- rait pas coulé et les groupes salafistes subversifs auraient échoué comme à Tiguentourine, si le travail de renseigne- ment et l’action antisubversive avaient traité le mal à la raci- ne, dès l’été 2013. Mais nos services de renseignements n’avaient-ils pas déjà subi une habile trituration ? - quant aux responsables frappés d’idiotie chronique qui ont osé qualifier les graves événements du M’zab de «cha- hut de gamins», le meilleur service qu’ils peuvent rendre à notre peuple est de se taire à jamais. Nous avons déjà fait l’expérience douloureuse de leur «chahut de gamins» un certains 5 octobre 1988.

L. G.

Le Soir

d’Algérie

Régions

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 10

d’Algérie Régions Jeudi 6 février 2014 - PAGE 10 ENVIRONNEMENT Oran sera la capitale d'une conférence

ENVIRONNEMENT

Oran sera la capitale d'une conférence de haut niveau C'est les 22 et 23 février
Oran sera la capitale d'une conférence de haut niveau
C'est les 22 et 23 février prochains que se tiendra à Oran
une conférence africaine de haut niveau sur l'économie
verte, avec pas moins d'une quarantaine de participants de
rang ministériel, d'experts, de représentants d'ONG, de la
société civile et cela avec la présence des représentants de
l'ONG R20 et sous l'égide de l'ONU.
Alors que les préparatifs de cette
conférence internationale vont bon
train, l'APW d'Oran c'est chargée
d'évoquer devant les élus de l’APC et
des membres du mouvement asso-
ciatif, le contenu de cette rencontre
qualifiée comme ayant des enjeux
importants.
En effet, la conférence devrait
permettre à nombre de pays africains,
dont les plus pauvres d'élaborer des
stratégies de développement durable,
de préserver leurs ressources natu-
relles et lutter contre le gaz à effet de
serre avec les dérèglements clima-
tiques très visibles dans l'Afrique sub-
saharienne. Dans le cadre de cette
conférence, des échanges d'exper-
tises, des politiques d'appuis avec la
présence d'experts de renommée
mondiale, des agences de
développements vont pouvoir juste-
ment dresser les besoins et grâce à
des financements aider les pays afri-
cains à se tourner vers une économie
verte, vers une transition énergétique
plaçant en avant les énergies
renouvelables et les économies
d'énergies.
Le représentant de la Direction de
l'environnement d'Oran et le repré-
sentant du bureau de l'ONG R20 ins-
tallé l'été dernier, ont encore expliqué
que cette conférence devrait débou-
cher sur une déclaration commune
qui sera exposée et défendue lors
des prochains sommets mondiaux
sur le climat à New-York ou à Paris en
2015, Une manière pour les pays afri-
cains de se concerter et d'agir de
concert pour plus de coopération et
préserver l'avenir de leurs ressources
et des générations futures.
Fayçal M.
Photo : DR

BÉJAÏA

Rassemblement des travailleurs de l’EPB devant le siège de l’UGTA

Les travailleurs de l’Entreprise portuaire de Béjaïa ont observé, hier, un rassemblement de protestation devant le siège de l’Union de wilaya UGTA. Les protestataires entendent réclamer à travers ce regroupement devant le siège de l’organisation syndicale locale de Sidi- Saïd le renouvellement de leur section syndica- le dont le mandat est arrivé à terme depuis deux mois, expliquent certains protestataires. «Le mandat de l’ancienne section syndicale a expiré au début du mois de décembre. L’Union territoriale l’a prorogé d’un mois et l’actuel bureau de la section syndicale de l’EPB n’a pas encore décidé d’organiser des élections pour permettre à de nouvelles têtes d’émerger», regrettent les mêmes protestataires.

A. K.

TIARET

Un père tue cruellement ses deux enfants à Ksar Chellala

Le quartier Ras El Aïn, à Ksar Chellala, dans la wilaya de Tiaret, a été le théâtre, hier vers 19h30, d’un double meurtre commis par un père aux dépens de ses deux jeunes enfants, Chaïma et Mokhtar, âgés respectivement de 6 et 8 ans. En effet, rendu fou furieux suite à un différend avec sa femme, le criminel répondant aux initiales G. A., âgé de 37 ans, n’a pas trouvé mieux que de se venger de manière cruelle sur sa progéniture. Les deux innocents ont reçu chacun plusieurs coups de couteau avant de rendre leur dernier souffle. Le meurtrier, souffrant de troubles mentaux selon des informations en provenance de la région, s’est rendu ensuite au commissariat de police pour se consti- tuer prisonnier. Quelques moments après le drame, une foule nom- breuse s’est rendue à la morgue de l’hôpital de la ville où les deux corps ont été déposés pour manifester sa colère et son indignation, à l’égard de cet acte odieux. Benameur Mourad

UNIVERSITÉ D’EL TARF

L’Institut des sciences économiques cambriolé

Selon des sources crédibles, l’Institut des sciences économiques de l’université d’El Tarf a été dans la nuit de lundi à mardi, le théâtre d’un vol qui a touché des équipe- ments informatiques et des boîtes d’archives remplies de relevés de notes des étudiants ». Nos multiples tentatives de joindre les responsables de l’université ont été vaines. Plusieurs sources ont confirmé le cambriolage dudit insti- tut. C’est en fait le black-out total, de peur que ce scanda- le n’éclabousse plus encore, la réputation de cette institu- tion sujette par ailleurs à un malaise profond qui s’est ins- tallé dans les rangs de son staff pédagogique et adminis- tratif.

Daoud Allam

ANNABA

Arrestation de 46 personnes recherchées

Malgré les opérations coup-de-poing menées ces der- niers temps dans les milieux de la délinquance et du bandi- tisme, les actes délictueux n’ont pas trop reculé à Annaba.

Ainsi, le bilan établi pour le premier mois de l’année 2014 fait ressortir une augmentation des opérations menées par la police judiciaire dans sa lutte contre la criminalité urbaine. Celles-ci ont atteint le chiffre de 2118 et ont abouti à l’arrestation de 46 per- sonnes recherchées ainsi qu’à l’interpellation de 100 autres pour

différents délits. Dans ce dernier chiffre, nombre d’entre elles déte- naient des armes prohibées (42), d’autres étaient en possession de stupéfiants et substances psycho- tropes ou en consommer (31) alors que le reste a été interpellé pour d’autres délits. Présentés devant le parquet, 60 prévenus, soit près du tiers de l’ensemble,

ont été placés sous mandat de dépôt. Les éléments de la police qui veillent sur la sécurité publique ont, pour leur part, mené 1 105 opérations de maintien de l’ordre et 698 interventions diverses qui se sont soldées par 690 retraits de permis de conduire. Ce nombre élevé s’explique par le non-respect du code de la route qui est en grande partie à l’origine des accidents enregis- trés. En effet, une soixantaine d’accidents ont entraîné le décès

de trois personnes et causé des blessures à 38 autres. Le contrôle des professions réglementées a aussi été l’autre préoccupation des éléments de la police générale de la Sûreté de la wilaya d’Annaba qui ont procédé à l’exécution de 32 arrêtés de fer- meture de commerces et proposé la fermeture de 18 autres établis- sements commerciaux pour diverses infractions à la réglemen- tation.

A. Bouacha

EL ATTAF

Décès d’un bébé de 18 mois et 2 blessés dans un incendie domestique

Il était 11h50mn hier, quand l’incen- die s’est déclaré dans une habitation, un F3, sise cité Essalam à El Attaf.

Les hommes de la Protection civile de l’unité locale qui ont intervenu sur le lieu du sinistre, et qui ont maîtrisé l’incendie l’empê- chant de se propager aux demeures voisines, ont pu sauver 2 hommes, 42 et 38 ans, qui souffraient de suffocation, en leur apportant

Il s’agirait d’un drame passionnel qui a eu pour théâtre le douar Zerarka, dans la matinée de lundi dernier. Au sein de ce couple, selon des informa- tions locales, la mésentente régnait déjà depuis quelque temps, une mésentente qui a culminé ce jour-là débouchant sur une dispute entre un père de famille âgé de 51 ans et sa femme. La scène a tourné à la violence et le

les soins d’urgence sur place avant de les évacuer sur l’hôpital. Cependant, malheureu- sement, ils ont dégagé le corps d’un bébé de 18 mois qui a péri dans l’incendie. La dépouille du nourrisson a été déposée à la morgue de l’hôpital Sidi Bouabida. Selon les premières constatations, le feu a pris à partir d’une résistance électrique allumée. Les services de police ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances et les

DJELIDA

Il poignarde sa femme et se rend à la gendarmerie

mari dans un accès de colère porta un coup de couteau à sa femme tentant de l’égorger. Il aurait été au bout de son acte sans l’in- tervention de sa fille qui est arrivée à l’en empêcher. Un voisin alerté est intervenu et a évacué la femme blessée en direction de l’hôpital de Aïn Defla, où elle se trouve toujours dans un état comateux. Le père de famille, reprenant

causes précises à l’origine de ce drame. On rappellera que durant l’année 2013, le nombre d’incendies domestiques enregistrés sur le territoire de la wilaya de Aïn Defla a atteint le chiffre de 85 qui ont fait 28 blessés et 2 décès. Aussi, les campagnes de sensibilisation des habitants resteront plus que nécessaires pour que les mesures préventives soient prises et que ce genre de sinistre soit endigué. Karim O.

ses esprits, se rendit alors à la brigade locale de la gendarmerie. Selon certaines sources, l’auteur de cette tentative de meurtre avait des doutes sur la fidélité de sa femme qu’il accu- sait de le tromper. Après son arrestation, la gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider les circons- tances précises qui ont prévalu à ce drame. K. O.

Le Soir

d’Algérie

Culture

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 12

C u l t u r e Jeudi 6 février 2014 - PAGE 12 LE COUP

LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Misogynie «ordinaire»

Par Kader Bakou

Beaucoup de ressortissants d’Afrique subsa- harienne travaillent comme cordonniers à Alger. Ces jeunes «Africains» (nous sommes tous des Africains), qui exercent ce métier sou- vent dans la rue, ont, paraît-il, beaucoup de «succès» auprès de la gent féminine. On les voit souvent «bien entourés» de femmes qui, assises sur des petites chaises ou des tabou- rets, discutent en français avec eux. Les hommes qui passent ont, parfois, des réac- tions désobligeantes du genre : «Khobz eddar yaklou el berrani» (le pain domestique est mangé par l’étranger). Ces femmes d’Alger se sentent à l’aise parce que, enfin, elles se trouvent en face d’un homme éduqué et poli qui les respecte et qui n’essaye pas de les baratiner ou de les dra- guer. Cette femme est décontractée parce que son interlocuteur n’est pas du genre à proférer des calomnies à son sujet dès qu’elle a le dos tourné. Ces jeunes cordonniers d’Afrique noire considèrent les femmes comme un être humain, tout simplement. L’écrivaine Djemila Benhabib a bien résumé le calvaire de la femme chez nous. «Lors d’une interview télévisée, une journaliste québécoise m’interrogeait sur mon chemine- ment pour essayer de cerner le sens qu’avait pris pour moi le mot liberté alors que je venais de quitter l’Algérie pour la France en août 1994, puis pour le Québec trois ans plus tard. Alors, la liberté, comment se décline-t-elle ? ‘’Marcher librement dans la rue’’, ai-je répondu spontané- ment. ‘’Mais encore ?’’ me demandait la jeune et ravissante blonde tout en me scrutant de ses petits yeux verts.» «Face à la banalité de mon propos, je sentais le désarroi gagner la voix de mon interlocutrice», a écrit, dernièrement, l’au- teure de l’Automne des femmes arabes. C’est si difficile que ça pour une femme de mar- cher librement dans la rue en Algérie ? «Bien que j’aie étudié la physique quantique à l’université d’Oran et que j’aie jonglé avec les équations différentielles, je ne rêvais ni de dan- ser entre les étoiles ni même de valser dans la soupe atmosphérique. Rien ne m’aurait rendu aussi heureuse que la possibilité d’humer une bouffée d’air sur une terrasse, seule. Seule, sans tutelle, sans un homme. Ce bouclier que j’avais taillé sur mesure pour repousser les regards inquisiteurs des autres hommes qui me rame- naient constamment à ma condition de boule glandulaire», écrit encore Djemila Benhabib. Que risque la femme qui «ose» sortir dans la rue sans un «bouclier protecteur» ? «Par moments, il m’arrivait de délaisser mon ‘’protecteur’’ et de n’en faire qu’à ma tête, me glissant entre les tables d’une terrasse, seule. Les remarques désobligeantes de quelques badauds, leurs regards insistants, leurs crachats, les petits cailloux qu’ils me lançaient à la sauvette à quelques rares occa- sions me donnaient une frousse terrible et les mains baladeuses de quelques salopards me faisaient regretter la légèreté de mon geste. À chaque fois, je me promettais de ne plus ten- ter le diable et à chaque fois je recommençais (…) Clouée à ma chaise, j’étais tel un chat sauvage, en alerte permanente d’un éventuel assaut, somme toute, prête à parer à n’impor- te quelle éventualité.» Voilà le calvaire de la femme chez nous, dans notre «société conservatrice».

K. B.

bakoukader@yahoo.fr

En librairie
En librairie

lesoirculture@ lesoirdalgerie.com

MÉMOIRES D’UNE COMBATTANTE DE L’ALN de ZOHrA drif

Une œuvre d’une réalité épique

Tout comme Hassiba Ben Bouali ou Djamila Bouhired, Zohra Drif est une grande figure féminine de la guerre de Libéra- tion nationale. C ’est dire com- bien son témoignage en tant qu’acteur de l’histoire était attendu. Elle publie, enfin, un ouvrage mémoriel qui mérite sa place dans l’écriture de l’histoire de l’A lgérie contemporaine.

P aru aux éditions Chihab,

Mémoires d’une combattante

de l’ALN. Zone autonome d’Al-

ger est un livre volumineux (610 pages) et cependant à mettre entre toutes les mains. il est destiné à un large lectorat, parce que, d’abord, il est d’une grande lisibilité. Zohra drif a, ici, cette capacité à être lue vite et sans effort, à être comprise et retenue. l’autre qualité de l’auteu- re, c’est de produire un ouvrage émouvant, c’est d’être parvenue à communiquer son émotion au lec-

teur. il y a, ensuite, la richesse infor- mative de ce témoignage, sa valeur documentaire sur une période pré- cise de l’histoire. Sans compter, enfin, le fait de revivifier la mémoire féminine sur la guerre de libération. le rôle des femmes durant la révo- lution armée se trouve ainsi — et ce n’est que justice — remis en avant et réaffirmé de la plus belle des manières. Pour Zohra drif, les femmes constituaient «la base arrière» des moudjahidine (à qui elle rend évidemment hommage) et, pour nombre d’entre elles, des sœurs à la pointe du combat. «J’ai voulu, dans ce livre, parler en chœur avec mes sœurs de lutte et d’espérance, des plus illustres comme djamila Bouhired et Hassi- ba Ben Bouali aux moins connues, mais aussi courageuses et comba- tives, comme Samia lakhdari et Oukhiti (fatiha Hattali) et aux plus anonymes comme Mama Z’hor, Yemma, khalti Zaghla, lalla, Zineb

écrit l’auteu-

et toutes les autres

», re dans l’avant-propos. la mémoire, disait le poète anglais Samuel Butler, «c’est

mémoire, disait le poète anglais Samuel Butler, «c’est comme l’écho qui continue à se répercuter après

comme l’écho qui continue à se répercuter après que le son s’est éteint». voilà donc un ouvrage qui atteste que rien ne s’est effacé de la mémoire de la moudjahida. Ni les lieux et les événements ni les visages et les voix. Non plus les sensations, les odeurs, les bruits, ou même les plus petites choses vues, senties ou entendues. Tout est fidèlement rapporté. dans les mémoires de Zohra drif éclate la vie sous toutes ses facettes. la vie comme personnage principal du livre. une matière d’autant plus vivante, que l’histoire ici racontée est vraie, avec des personnages authentiques. le livre est agréable

à lire, car servi par une bonne écri-

ture, une écriture qui puise à l’encre de la sensibilité féminine et de la

sincérité. Zohra drif raconte tout sur son parcours : depuis sa naissance,

à Tiaret, le 28 décembre 1934 au

sein d’une famille aisée, jusqu’à son arrestation, le 25 septembre 1957 à l’aube, puis les années de déten-

Tout est rendu dans le

tion

moindre détail, au point où le lec- teur a l’impression que la propre histoire de la narratrice n’est pas

aussi importante que la description de l’environnement dans lequel elle

a vécu, lutté, rêvé. elle raconte la vie au quotidien de tous ceux et

celles qu’elle à côtoyés ; les héros

Ce

et héroïnes, les petites gens

regard à la fois lucide et émouvant sur le passé permet à Zohra drif de

ne point mythifier l’histoire.

elle ne perçoit pas le passé à travers le prisme déformant de ses fantasmes, ni ne cherche à alimen- ter une quelconque rente mémoriel- le. la réserve et la pudeur décou- lant de son éducation, mais surtout l’honnêteté intellectuelle la pous- sent d’ailleurs à préciser d’emblée :

«Ce livre n’est pas une œuvre d’his- torienne : je ne le suis pas. il n’est pas non plus une autobiographie, car je ne maîtrise ni l’art ni la tech- nique des biographes » et c’est tant mieux pour le lec- teur si la démarche a permis de pro- duire un ouvrage qui se lit comme un roman biographique, où l’action est le moteur de l’histoire, où la vie est en mouvement. le personnage central (Zohra drif) ne fait, lui, que cimenter l’histoire et donner consis- tance et épaisseur aux différentes parties du récit. Ces parties (les huit chapitres plus les documents icono- graphiques et écrits en annexe) acquièrent, de la sorte, une incon- testable valeur socio-historique. le simple lecteur, le chercheur ou l’his- torien matière à approfondir leurs connaissances et en tireront beau- coup d’enseignements. ils en apprendront un peu plus sur la guerre d’Algérie, notamment sur la résistance et le combat des mili- tants, l’action armée, les exactions de l’armée française, la vie à la Casbah d’Alger (ce «cœur de la

résistance» à qui Zohra drif rend le plus beau des hommages), l’inter- nationalisation de la question algé- rienne, la grève des 8 Jours, la tor- ture et les assassinats de combat-

tants de la zone autonome d’Alger, etc. en plus des personnages ano- nymes qui peuplent le livre, le lec- teur apprendra aussi à mieux connaître celles et ceux dont le nom est resté à la postérité : larbi Ben M’hidi, Hassiba Ben Bouali, Amar Ali (Ali la Pointe), djamila Bouhi- red, Yacef Saâdi, debbih Cherif et tant d’autres. un «roman» d’action

avec des personnages vrais, vivants, faits de chair et de sang. «Nous aimions tellement la vie», écrit Zohra drif. Ces jeunes femmes et ces jeunes hommes voulaient vivre libres, c’est pourquoi ils s’étaient sacrifiés. Cet idéal les

transcendait. Alors qu’elle se diri- geait vers le Milk Bar pour y dépo- ser une bombe, Zohra drif se faisait cette réflexion : «Aujourd’hui, j’ai du mal à reconstituer le trajet entre Bab el Oued et le Square Bugeaud, puis la rue d’isly, ce concentré de la ville européenne, du pouvoir fran- çais et de l’armée française. l’exis- tence de l’être humain me semble traversée par des moments d’une telle intensité et d’une telle violence qu’en vérité on les vit comme s’ils étaient irréels ou alors comme si on était chloroformé. Ces moments, je les ai vécus mais n’ai jamais su les dire. Je sais et je suis sûre d’une chose : ce qui me guidait, c’était l’exigence absolue, le devoir sacré de réussir ma mission pour que mon peuple ne désespère pas.» Tout est dit dans ce passage lumi- neux. la conscience — juste et résolue — d’épouser et de servir une grande cause qui fût vraiment digne du sacrifice suprême explique le comportement et l’action des per- sonnages illustres aux prises avec un destin exceptionnel. en l’occur- rence, l’œuvre de Zohra drif ne pouvait qu’atteindre à la tragédie. une immense œuvre dramatique pour immortaliser le combat du peuple algérien contre l’occupation coloniale. A ce titre, un tel livre est particulièrement recommandé aux jeunes, une génération qui a tant besoin d’avoir des repères et de mieux connaître son histoire. Cette précieuse contribution sert égale- ment à réaffirmer les mythes fonda- teurs du 1 er Novembre 1954, battant ainsi en brèche les tentatives sour- noises de déviationnisme et de révi- sionnisme autour du mouvement national et la lutte armée. dans son ouvrage, Zohra drif juge d’ailleurs bon de rappeler la terrible efficacité des services psychologiques de l’armée française. elle-même en a

été victime

est-ce pour cela que

son livre (magnifique par beaucoup d’autres aspects) dérange ? A lire d’abord avec son cœur. Hocine Tamou

Zohra drif, Mémoires d’une combattante de l’ALN. Zone auto- nome d’Alger, Chihab editions, Alger 2013, 610 pages, 1450 dA.

Prévue à Alger du 9 Au 13 février

Semaine culturelle de l’Anep

D es personnalités historiques, culturelles et

littéraires prendront part à la semaine cultu-

relle qui sera organisée par la direction de

l'édition de l'Agence nationale d'édition et de publicité (Anep) du 9 au 13 février à Alger, a appris l’APS auprès des organisateurs. des conférences, des rencontres sur les livres récemment édités, des soirées poétiques et littéraires suivies de séances de dédicaces sont prévues lors de cette semaine culturelle. Zohra drif sera l'invité du premier jour de cette semaine. des professeurs universitaires

animeront une conférence qui débattra du der- nier ouvrage du président de l'Assemblée popu- laire nationale (APN), larbi Ould Khelifa, au deuxième jour de cette manifestation. Au troisième jour de la semaine, d'anciens ministres dont lamine Bechichi, Z'hor Ounissi, Hachemi djiar, Kamel Bouchama et Azeddine Mihoubi présenteront leurs ouvrages et partage- ront leurs expériences. les journalistes seront également de la partie au quatrième jour de cette manifestation à l'instar de Achour fenni, Hamid Abdelkader, Soraya Bouamama, Nazim Azizi et

fatiha Zemamouche. les deux derniers jours seront réservés aux créateurs qui présenteront leurs œuvres, dont les romanciers Hadjer Koui- dri, Allaoua Hadji et Abderezak Boukoba. la semaine culturelle s'achèvera par une soirée poétique animée par Brahim Seddiki, rabah drif, Mohamed Abdoune, Nasreddine Hadid, Youcef Belaouadj, Haïtham Ziyane et daifallah Bachir. l'Anep, qui a lancé ses publications depuis des années et établi des partenariats avec des éditeurs arabes, a doté la bibliothèque algérien- ne de grands titres.

a doté la bibliothèque algérien- ne de grands titres. LIBRAIRIE INTERNATIONALE AURASSI OMEGA (HÔTEL EL-
LIBRAIRIE INTERNATIONALE AURASSI OMEGA (HÔTEL EL- AURASSI, ALGER) : aux editions el Othmania. 2013. de
LIBRAIRIE INTERNATIONALE
AURASSI OMEGA (HÔTEL EL-
AURASSI, ALGER) :
aux editions el Othmania. 2013.
de 1949, paru aux editions Barzakh.
Vendredi 7 février
à 15h : Pièce
Samedi 8 février de 14h à 18h :
THÉÂTRE NATIONAL ALGÉRIEN
MAHIEDDINE-BACHTARZI (ALGER)
Vendredi 7 février à 15h30 : Soirée
artistique en hommage à djaâfar Bek
et didi Krimou, organisée par l’associa-
tion le Troisième millénaire.
MAISON DE LA CULTURE MOU-
LOUD-MAMMERI DE TIZI-OUZOU :
en partenariat avec la fondation Mah-
foud-Boucebci, séance de vente-dédica-
ce avec djoher Amhis-Ouksel, lauréate
du prix Mahfoud-Boucebci pour l’en-
semble de son travail littéraire et en
reconnaissance de son action auprès
des jeunes autour de son livre Le chant
de la Sittelle, paru aux éditions espace
libre.
Mercredi 5 février à 14h30 : Bouqalat.
Concerts d’el Habib Nabil et de Nou-
reddine dziri.
Jeudi 6 février à 14h30 : Poésie.
Concert de didine Karoum.
Vendredi 7 février à 14h30 : Concert
de rabah el Assimi, en clôture du fes-
tival local des arts et cultures popu-
laires de la wilaya d’Alger à Tizi Ouzou.
théâtrale Boustene El Mahabba, de
l’association fen Bladi d’Oran. Mise en
scène : Kada Chelbi, durée 1h,
destinée aux enfants entre 5 et 12 ans.
Samedi 8 février à 15h : 2 e édition du
programme Mawahib 2014, avec le
groupe eclypse (Alger), Abdi l’bandi
(Alger), Nawel Yagoubi (laghouat),
l’humoriste free Man (Alger), le
slameur lahbardi (Alger) et le rappeur
Khaled Big Boss.
CENTRE CULTUREL AÏSSA-
MESSAOUDI DE LA RADIO
ALGÉRIENNE (21, BD DES
MARTYRS, ALGER)
Jeudi 6 février à 19h30 : Concert de
jazz avec le Sachal vasandani
quartet (uSA). réservation sur liste
d'attente :
sachalvasandaniquartet.alger@if-
algerie.com
GALERIE BAYA DU PALAIS DE LA
CULTURE MOUFDI-ZAKARIA
(KOUBA, ALGER) :
SALLE IBN-KHALDOUN
(ALGER- CENTRE)
Jeudi 6 février à 20h : Concert de
renata rosa.
Vendredi 7 février à 18h30 :
Du 6 au 28 février : exposition de pein-
ture de l’artiste Koussa Ali intitulée «les
fils de la douleur et de l’espoir» (vernis-
sage le jeudi 6 février 2014 à 17h).
GALERIE DAR-EL-KENZ (16 LOT
BEN-HADDADI, CHÉRAGA, ALGER)
Du 8 février au 8 mars : exposition de
l’artiste plasticien Zoubir Hellal intitulée
«ecoute petit homme».
Horaires d’ouverture de 10h à 17h. la
galerie est fermée le vendredi et le
dimanche. le vernissage est prévu le
samedi 8 février à partir de 14h30.
LIBRAIRIE EL-IJTIHAD (9, RUE
HAMANI, ALGER)
Samedi 8 février à 14h30 : Belkacem
Mostefaoui dédicacera son livre Médias
et liberté d’expression en Algérie, paru
LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE
(PLACE EMIR-ABDELKADER,
ALGER)
Jeudi 6 février à 14h : Hafid darradji
signera son livre Dominos, paru aux
editions Casbah.
Samedi 15 février à 14h : Abdenour Ali
Yahia signera son livre La crise berbère
SALLE EL-MOUGGAR (ALGER-
CENTRE)
Les 5, 6 et 7 février : Avec l’aide du
CNCA, projection du film Les vacances de
l’Inspecteur Tahar de Moussa Haddad, à
raison de 4 séances/jour à 14h, 16h, 18h
et 20h. Sauf le 06 février : 2 séances à
14h et 20h et le 7 février : 3 séances à
15h, 17h, 20h.
Jeudi 6 février à 18h : Pièce théâtrale
Waqt echedda (Batna).
COMPLEXE CULTUREL
ABDELOUAHEB-SALIM
(CHENOUA,TIPASA)
Vendredi 7 février à 14h : Spectacle
d’animation et de marionnettes
intitulé Moughamarete Minouche de
l’association el Houette - Tipasa.
Jusqu’au 6 février : Projection du
film Kramer contre Kramer de robert
Benton à 14h et 17h.
Jusqu’au 14 février : exposition de
mosaïques des miroirs intitulée
Sara’s Mirror, de l’artiste Sarah
Hadded.
Concerts de Samba do rosa et de
Nessma flamenco dans le cadre de
l’événement «le Brésil rencontre el
Bahdja».
SALLE ATLAS (BAB-EL-OUED, ALGER)
GALERIE D’ARTS
AÏCHA-HADDAD (84, RUE
DIDOUCHE-MOURAD, ALGER)
Jusqu’au 10 février : exposition de
peinture des artistes farouk
Benabderrahmane et Sobhi Chaouch.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 13

d’Algérie Sports Jeudi 6 février 2014 - PAGE 1 3 FOOTBALL MONDIAL-2014 (PRÉPARATION) Halilhodzic passe au

FOOTBALL

MONDIAL-2014 (PRÉPARATION)

Halilhodzic passe au peigne fin les adversaires des Verts

L'entraîneur de la sélection algérienne de football, Vahid Halilhodzic, s'attelle depuis quelques jours à visionner les ren- contres des trois adversaires des Verts lors du premier tour de la Coupe du monde-2014 au Brésil (12 juin-13 juillet), à savoir :

la Belgique, la Russie et la Corée du Sud, a appris l'APS hier auprès d'un membre du staff technique national.

Le coach national, rentré à Alger la semaine précédente, passe au crible les rencontres de ces trois adversaires, notamment celles qu'ils ont joué dans le cadre des élimina- toires du Mondial. La Belgique avait nettement dominé son groupe lors des qualifi- cations européennes. Idem pour la Russie qui s'est adjugée son billet aux dépens du Portugal, contraint de passer par les barrages pour gagner le droit de participer à l'évènement planétaire,

alors que la Corée du Sud s'est qua- lifiée grâce à sa deuxième place au classement de son groupe asiatique derrière le Japon. Le coach national passe des heures en compagnie de son enca- drement technique, renforcé par la réversion du manager général des Verts, Abdelhafid Tasfaout, au poste d'entraîneur assistant, à visionner les matches des ses trois prochains antagonistes dans groupe H, au centre technique de Sidi Moussa, ajoute-t-on de même source.

Photo : DR
Photo : DR

Après un repos de plus d'un mois, le technicien bosnien débute effectivement les préparatifs du ren-

ERIC GERETS, ENTRAÎNEUR DE LEKHWIYA :

«Bougherra a ramené la stabilité à la défense»

L'entraîneur belge de Lekhwiya SC, Eric Gerets est élogieux envers le capitaine de la sélection algérien- ne Madjid Bougherra, estimant que son retour à la compétition a rame- né la stabilité et la sérénité à la défense du leader du championnat de Qatar de première division (QSL). «L'équipe avait encaissé beaucoup de buts, mais depuis le retour de Madjid Bougherra à la compétition lors des dernières jour- nées du championnat, la défense a retrouvé la stabilité et la solidité

dont elle a besoin», a déclaré Gerets à l'issue de la victoire de son équipe contre El Gharafa (3-0) mardi soir, en match de la 20 e jour- née du championnat. Eloigné des terrains depuis fin novembre 2013 à cause d'une bles- sure au genou, Bougherra avait effectué son retour à la compétition à la mi-janvier. Il a depuis enchaî- né les matches. «Son retour est arrivé au bon moment pour le club. Je suis maintenant tranquille et ras- suré pour la défense de Lekhwiya»,

s'est-il réjoui. A l'issue de la 20 e journée, Lekhwiya SC occupe la tête du classement avec 43 points devançant de sept longueurs son premier poursuivant direct El Jaïsh. Lors de la prochaine journée, Lekhwiya accueillera Al Wakrah pour le compte de la 21 e journée. Mais en attendant, les partenaires de Bougherra affronteront Al Had de Bahreïn, au second tour prélimi- naire de la Ligue des champions d'Asie, samedi prochain, au stade Abdellah Khalifa à Lekhwiya.

dez-vous brésilien, en attendant de voir ses joueurs à l'œuvre dès le 5 mars prochain à l'occasion du pre- mier match amical, précédant le Mondial, face à la Slovénie au stade Mustapha-Tchaker de Blida. En vue justement de cette ren- contre, la même source a fait savoir que le sélectionneur national n'a toujours pas encore tranché sur la liste des joueurs appelés à participer au stage qui débutera le 2 mars à Sidi Moussa. Halilhodzic avait déclaré aupara- vant qu'il ne comptait pas chambou- ler l'effectif ayant participé à la cam- pagne des éliminatoires, mais l'émergence de certains joueurs, à l'image de Zineddine Ferhat (USM Alger), Nabil Bentaleb (Tottenham, Angleterre), ou encore le retour au premier plan de Rafik Halliche (Coimbra, Portugal) et Ryad Boudebouz (Bastia, France), ainsi que le manque de compétition d'autres pensionnaires, comme Medhi Lacen (Getafe, Espagne) et Adlene Guedioura (Crystal Palace, Angleterre), devrait le pousser à revoir ses plans, selon les observa- teurs. L'équipe algérienne, qualifiée au Mondial pour la deuxième fois de suite et la quatrième dans son histoi- re, entamera la compétition le 17 juin face à la Belgique au stade de Belo Horizonte, avant de croiser le fer avec la Corée du Sud, le 22 juin à Porto Allegre, puis la Russie, le 26 juin à Curitiba.

DJAMEL BELMADI, ANCIEN INTERNATIONAL ALGÉRIEN :

«L’Algérie possède un grand potentiel»

L'ancien international algérien Djamel Belmadi a estimé mercredi que la sélec-

tion algérienne possédait un grand poten- tiel et devait le montrer sur le terrain lors de la Coupe du monde 2014 prévue l'été prochain au Brésil. «L'Algérie doit faire oublier ses résultats d'Afrique du Sud 2010 et pour cela, elle ne doit craindre personne ! Il faut que les joueurs oublient

la tension et la peur. Notre équipe a un

gros potentiel et elle doit le montrer sur le terrain», a déclaré Belmadi au site de la FIFA. D'autre part, le sélectionneur de l'équipe du Qatar, pense que le groupe des Verts en Coupe du monde 2014 est «difficile», mais tout est possible. «La Belgique est une équipe forte avec des joueurs très talentueux, qui ont montré leur potentiel en étant parmi les premiers qualifiés. La Russie a une grande expé- rience, elle est entraînée par Fabio Capello et possède de très bons élé- ments. La République de Corée a un jeu rapide et a atteint le second tour lors de l'édition précédente», a-t-il analysé. Au mondial 2014, l'Algérie a hérité du groupe

H avec la Belgique, la Russie et la Corée

du Sud. L'ancien attaquant de Marseille et Manchester City est revenu également sur les matches barrages contre le Burkina Faso, estimant que les parte- naires du capitaine Madjid Bougherra ont beaucoup souffert. «J'étais heureux et fier de cette deuxième qualification de suite», assure-t-il, avant d'avouer avoir connu des sueurs froides. «Les deux rencontres face au Burkina Faso ont été très compli- quées. Au match retour, nous avons dû attendre que Madjid Bougherra fasse trembler les filets pour sentir le rêve se rapprocher. Au coup de sifflet final, tout le monde était soulagé et heureux. Nous sommes très fiers de cette équipe» s'est réjoui l'actuel sélectionneur de l'équipe du Qatar, vainqueur récemment de la huitiè- me Coupe d'Asie Occidentale.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 14

d’Algérie Sports Jeudi 6 février 2014 - PAGE 1 4 FOOTBALL 17 JUIN 2014, LE JOUR

FOOTBALL

17 JUIN 2014, LE JOUR DIABLE ROUGE LE PLUS LONG

Le débarquement de Belo-Horizonte

Pour les Belges, la rencontre inaugurale contre l’Algérie le 17 juin prochain est un enjeu non pas à trois mais à six points voire plus

De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari

Un chroniqueur de De-Morgen (Flandre-identifié comme progres- siste du Centre) écrit pourquoi «les Algériens dans leur histoire avec la Coupe du monde nous indiquent qu’ils ne succombent pas face aux grands et ont des ratages inexplicables ensuite». Le chroniqueur se méfie et appelle à la méfiance diable rouge «les Fennecs comme leurs fans les désignent (le Fennec est un renard du désert en plus de la ruse légendaire de ses cousins du Nord a développé un sens aigu et raffiné de la patience) ont battu l’Allemagne en Espagne, résisté à l’Angleterre en Afrique du Sud et ont perdu contre une Autriche de nullards». «Contre nos Diables rouges, ici, à Bruxelles, avec une équipe expérimentale composée de joueurs de leur championnat, médiocre et pas compétitif, ils ont tiré leur épingle du jeu L’expert néerlandophone ajoute «relevons quand même que les Belges alors étaient qualifiés en Coupe du monde et que trois jours après leur déconvenue face à l’Algérie, ils avaient battu la France dans son stade éponyme. Avec facilité, d’ailleurs». «Ce qui, selon lui, doit inciter Wilmots et ses joueurs à de la prudence et au sens de la mesure». D’autres motivations guident ce journaliste

modéré, «il est vrai que nous sommes favoris, vrai aussi que tactiquement et même physique- ment nous sommes un cran au- dessus des Algériens, mais une contre-performance contre eux nous mettrait dans une situation

difficile, peut-être même qu’elle nous ligoterait pour l’ensemble de la compétition». «Si on perd ou les Algériens imposent le nul blanc ou avec score, les autres adversaires, notamment les Russes, changeraient leurs prévi- sions. Nous deviendrions, alors, abordables et jouables, ce qui mettrait la pression sur nos

diables

D’autant que, ajoute

cette voix de la sagesse, d’ici juin,

beaucoup de choses peuvent arri- ver. Blessures, trop-plein de com- pétition, méforme de joueurs cadres, erreurs d’arbitrage défa- vorables

«A quoi donc», précise-t-il, «rater l’Algérie et engager une bataille incertaine, ardue contres les Russes et les Coréens». Puis de poursuivre : «On peut, certes, se qualifier même en négociant mal la première rencontre auquel cas, ne l’oublions pas, on tirera

l’Allemagne

correspondant

de De-Morgen n’écrit pas que la Belgique n’a jamais battu l’Allemagne et que l’Algérie a ter- rassé à deux reprises la Mannshaft. En 1963, avec

». Le

Mustapha Zitouni, Mekhloufi et Lalmas et à Gijon en 1982. Le système algérien des Germaniques peut même se décliner par trois si on compte la fabuleuse talonnade de Madjer contre le Bayern de Munich, club allemand, tout de même. Il y a quelques semaines, lorsque N. Korichi, entraîneur adjoint des Verts avait déclaré : «Je souhaite- rai rencontrer les Allemands au Brésil» beaucoup de journalistes et d’experts, ici, étaient étonnés de la témérité de Korichi; De- Morgen leur apporte la réponse en même temps qu’il conclut son

article : «Nous, il ne faut pas se le cacher, avons la trouille devant les Allemands alors qu’eux, ils

N’est-ce pas là

un signe qui doit nous inciter à de la modestie

Pourtant, ces propos de bons sens et d’objectivité, feinte ou réelle, ont peu de chances d’être pris en compte. La machine de guerre diable rouge s’est ébranlée et rien ne l’arrêtera. La messe belge est dite. Pas de quartiers. Les Algériens, les Russes et les Coréens passent à la trappe. La note que paieront les Fennecs sera salée, beaucoup plus que celle des autres, parce que le sort les a mis sur le chemin des Diables rouges en premier. Sont-ce convictions réelles ? Est-ce de la guerre psycholo- gique, voire des manœuvres d’in- timidations ? On ne le sait. Toujours est-il que la démarche des Diables rouges par rapport à l’Algérie reste illisible, confuse,

veulent les jouer

tantôt c’est le respect absolu, tan- tôt c’est une hargne haineuse et des charges violentes. Pourtant, des techniciens, des entraîneurs encore en activité et des com- mentateurs avisés, peu nombreux mais crédibles, ne cessent d’en appeler à la raison, au regard froid et à la vigilance. Marc Wilmots, le chef technique s’était laissé aller, il y a quelque temps à l’analyse sereine et objective. Cela n’a pas résisté à la vague rouge qui s’est emparée du pays et le sénateur Wilmots avait com- pris. Le peuple diable rouge veut un langage de conquérants, de guerriers, d’intrépides, d’une équi- pe qui n’a peur de rien et qui doit écraser tout sur son passage. Le pronostic de Rudi Garcia, entraîneur de la Roma plaçant la Belgique au moins dans le dernier carré au Brésil a donné davanta- ge de résonnance à la furia belge. On a aimé les paroles qui pla- cent au-dessus de tout. L’Algérie, le 17 juin ? Simple formalité. Le 17 juin après le match, on en parlera plus et on sera déjà sur orbite pour saccager du Russe et du Coréen. Un proverbe algérien peut résumer les choses dans la pla- nète diable rouge : «Celui qui tire des plans sur la comète, réalise de gros bénéfices» (li yahsab ouahdou ichitlou). N’empêche ! Les Diables rouges sont devenus une véri- table entreprise à gagner. C’est une réalité. Rien ne sert de le nier.

A. M.

THIBAUT COURTOIS, GARDIEN DE BUT INTERNATIONAL BELGE :

«Feghouli est un bon joueur»

Le gardien de but interna- tional belge de l'Atletico Madrid (Liga espagnole de football), Thibaut Courtois, n'a pas tari d'éloges mercredi sur le milieu international algérien du FC Valence, Sofiane Feghouli, à quelques mois du match Belgique- Algérie, prévu le 17 juin à Belo Horizonte, comptant pour la 1 re journée (Gr H) du Mondial brésilien (12 juin-13 juillet). «Personnellement, j'ai joué contre l'Algérien Feghouli de Valence et c'est vraiment un bon joueur. Il ne faut pas croire qu'on va gagner 3-0. On doit être très prudent car cela va être difficile», a affirmé Courtois dans une interview accordée au site de la RTBF. Outre l'Algérie, la Belgique, qui effectue son retour sur la scène internationale, après 12 ans d'absence, rencontrera également la Russie et la Corée du Sud. «On ne peut pas se plaindre car on n'a pas pris un gros morceau mais si tu regardes la Russie, elle a tout de même termi- né première de son groupe devant le Portugal. Il faudra se méfier de la Corée du Sud et de l'Algérie. C'est la Coupe du monde», a-t-il ajouté. Favorite de son groupe, selon les observateurs, la Belgique est appelée à terminer leader, souligne le portier des «Diables rouges». «L'idéal serait de terminer pre- mier mais la Russie et l'Algérie pensent la même chose. Et puis, dans l'autre groupe, qui dit que l'Allemagne ne va pas tomber contre le Portugal ou le Ghana. Tout est possible en football», a indiqué Courtois. Enfin, le portier belge a souligné que son souci actuel est de se consacrer aux objectifs de son club, engagé sur plusieurs fronts cette saison. «Pour le moment, je ne pense qu'à l'Atletico. C'est

difficile de se projeter sur le Brésil car on n'a jamais disputé un grand tournoi. On ne sait pas comment cela va se passer avec les supporters, les gens, les

etc. Je commencerai à y pen-

stades, les voyages

ser fin mai quand on débutera les entraînements pour le Brésil».

les etc. Je commencerai à y pen- stades, les voyages ser fin mai quand on débutera

Le Soir

d’Algérie

Sports

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 15

d’Algérie Sports Jeudi 6 février 2014 - PAGE 1 5 FOOTBALL LES DERNIÈRES RÉCLAMATIONS DES CLUBS

FOOTBALL

LES DERNIÈRES RÉCLAMATIONS DES CLUBS SEMBLENT FRAGILISER LA POSITION DE LA CFA

Un seul arbitre international retenu ce week-end

Mohamed Bichari officiera, ce samedi, le match MOB-CSC, comptant pour la 18 e journée du cham- pionnat de Ligue 1. C’est le seul arbitre-directeur international que la CFA a désigné pour les ren- contres de ce week-end.

C’est une première dans les annales de l’arbitrage national qui, ailleurs, jouit du respect de tous. Un dilem- me qui trouve ses origines dans les dernières réclama- tions exprimées par ces pré- sidents de club de Ligue 1, qui ont fait savoir à qui de droit le ras-le-bol concernant les offices de certains arbitres, particulièrement des internationaux, qui, à leurs yeux, ont faussé l’is- sue de nombre de ren- contres de championnat. Parmi ces derniers, Moh- Chérif Hannachi, le chair- man de la JSK, qui n’est pas allé avec le dos de la cuillè- re pour fustiger M. Mokhtar Amalou, désigné pour le classique entre les Canaris du Djurdjura et l’USM Alger, samedi dernier à Bologhine. Une prestation douteuse, à propos de laquelle le prési- dent du club kabyle a expri- mé son dégoût à telle

enseigne, qu’il évoquera la «Chkara» pour signifier que l’arbitre international a été corrompu. Un dossier qui a été vite pris en charge par les instances du football, puisque, Hannachi et Amalou ont été entendus dimanche dernier au niveau de la CRL, structure plutôt habilitée à gérer les conten- tieux que les affaires disci- plinaires. L’intention de «réprimander» le boss de la JSK est évidente, même s’il faut préciser que la mise au frigo de Mokhtar Amalou, non désigné pour la journée du championnat de ce week-end est attendue. Pour combien de temps ? On le saura peut être un jour. Houasnia Farouk, sanctionné par la CFA au lendemain de sa prestation douteuse lors d’un certain JSK-ESS à Tizi-Ouzou, n’est plus reparu dans les radars. Pourtant, le commu-

TOURNOI UNAF

5 Algériens officieront au Caire

Cinq arbitres algériens, Halalchi, Arab et Saïdi (direc- teurs de jeu), Azrine et Cherchar (assistants) ont été rete- nus pour le tournoi de l’UNAF, prévu en Égypte du 18 au 22 février.

Photos : DR
Photos : DR

niqué annonçant sa suspen- sion provisoire laissait entendre son audition pour éventuellement le réhabiliter après l’épuisement de sa peine. Il n’en fut rien. A ces deux internatio- naux (Amalou et Houasnia) s’ajoutent d’autres que la CFA n’a pas jugé utile de désigner vendredi et same- di. Il s’agit de Haïmoudi, qui aurait demandé une dispen- se jusqu’à la fin de la saison, afin de se préparer à la phase finale du Mondial bré- silien ; Benouza, qui rentre à peine d’Afrique du Sud où il

Hormis Benouza, l’ab- sence des trois autres refe- rees directeurs et des assis- tants est énigmatique, sachant surtout que leur offi- ce lors des derniers matches de championnat et de coupe a soulevé une vague de contestations de la part des dirigeants de clubs. A titre d’exemple, Haïmoudi, meilleur sifflet africain pour la seconde année consécutive, a été pris à partie par les respon- sables de l’ESS, agacés par sa prestation lors du match des 8 es de finale de la coupe

a

officié des matches (dont

d’Algérie ESS-CSC.

la

finale) du CHAN remporté

A noter que l’Algérie

par la Libye, mais égale- ment Abid-Charef et Ghorbal. Pis, les sept arbitres assistants(Bitam, Brahim, Etchiali, Gourari, Hammou, Omari et Serradj) ne sont pas non plus, concernés par les matches de ce week-end.

compte quatorze referees badgés Fifa parmi lesquels sept directeurs de jeu, en l’occurrence Mohamed Bichari, Djamel Haïmoudi, Mohamed Benouza, Mehdi Abid-Charef, Mokhtar Amalou, Mustapha Ghorbal et Farouk Houasnia.

MC ALGER

Le Mouloudia redevient SDF !

Le MC Alger, confronté à un sérieux problème de domiciliation depuis la fermeture du stade du 5-Juillet, devrait opter pour le stade de Rouiba pour accueillir ses adversaires dans le champion- nat de Ligue 1 algérienne de football, lors de l'exercice à venir (2014-2015), a indiqué hier le président du club phare de la capitale, Boudjemaâ Boumella.

«On a reçu des pro- messes de la part des auto- rités locales de Rouiba pour nous faciliter la domiciliation de notre équipe dans le stade de cette ville dès la saison prochaine, soit après l'achèvement des travaux programmés dans cette infrastructure», a déclaré Boumella à l'APS. Après la fermeture du grand stade de la capitale en septembre passé, suite à l'effondre- ment d'une partie des gra- dins, ayant causé le décès de deux spectateurs lors du match de championnat entre l'USM Alger et le MCA, ce dernier avait envi- sagé d'élire domicile au stade de Rouiba. Seulement, l'état défectueux de la pelouse de ce stade,

propriété de la commune de Rouiba, a «refroidi» les res- ponsables des Vert et Rouge qui se sont alors rabattus sur le stade Omar- Hamadi à Bologhine, que gère l'USMA, et où leur équipe devra terminer la sai- son. «On a reçu des pro- messes pour que des tra- vaux de réhabilitation soient effectués au stade de Rouiba, entre autres, le remplacement du gazon défectueux par un gazon synthétique de dernière génération et l'extension des tribunes», a expliqué le premier responsable du «Doyen». Face au problème récur- rent de manque des infra- structures, notamment dans la capitale, le président de la

structures, notamment dans la capitale, le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed

Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, et lors d'une récente réunion avec le wali d'Alger, avait proposé de réhabiliter certains stades de la capitale non exploités, à l'image de ceux de Rouiba, Zéralda et Dar El Beïda. Des instructions dans ce sens ont été alors données par le premier res- ponsable de la capitale, pour prendre en charge ce dossier. «Ce serait une bonne chose si on nous per-

mettait d'exploiter le stade de Rouiba, car le problème de domiciliation nous a beaucoup perturbés cette saison», a encore dit Boumella. Le Mouloudia devra patienter pour au moins, deux autres années, pour retourner au stade du 5- Juillet, qui devra subir durant toute cette période «de grands travaux de réha- bilitation», selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi.

USM EL HARRACH

Le blocage

L'USM El Harrach fait face à un blocage administratif

entraînant un retard dans la régularisation de la situation financière des joueurs, alors que les passations de consignes entre le nouveau président et son prédéces- seur n'ont toujours pas été officialisées, a-t-on appris auprès du club de la Ligue 1 de football. En effet, en dépit de l'élection de M. Djaâfar Bouslimani au poste de président du Conseil d'adminis- tration de la société par actions (SSPA) du club harrachi,

les

activités de la direction restent gelées. Cela a fait que

les

joueurs n'ont pas encore perçu une bonne partie de

leurs arriérés. L'ancien président Mohamed Laïb avait démissionné de son poste le 31 décembre dernier. «A notre arrivée, on espérait pouvoir ouvrir rapide- ment le capital du club, ce qui aurait été synonyme d'une bouffée d'oxygène pour l'USMH, mais les choses se sont avérées beaucoup plus compliquées que prévu», avait avoué M. Bouslimani, lors d'une récente discussion avec certains représentants des supporters harrachis, qui commençaient à s'inquiéter sur leur club, dont la situation était restée critique, même plusieurs jours après l'élection du nouveau président. C'est d'ailleurs à cause de cette inquiétude que les fans harrachis ont délégué certains d'entre eux, pour interpeller M. Bouslimani sur l'avenir de leur club. Après avoir décroché en 2013, une brillante qualifica-

tion pour la Ligue des champions africaine, l'USMH a connu une crise financière aiguë, à l'entame de la saison

en cours et qui s'était répercutée négativement sur ses

résultats en championnat. Une crise dont les séquelles sont encore visibles, à ce jour. L'USMH occupe actuellement la 9 e place au classe- ment général, avec un capital de 23 points. Elle accueille- ra le RC Arbaâ, samedi, au stade Mohammadia, pour le compte de la 18 e journée de Ligue 1. Dans un premier temps, les joueurs harrachis avaient menacé de faire grève, suite à la non-régularisation de leur situation finan- cière, mais ils ont finalement décidé de disputer ce match.

LIGUE 1 (18 e JOURNÉE) Start

Vendredi 7 février

ES Sétif-CR Belouizdad (16h)

Samedi 8 février

USM Harrach-RC Arbaâ (15h)

MC Alger-MC Oran (18h) à huis clos

JS Kabylie-CRB Aïn Fakroun (16h) CABB Arréridj-USM Alger (15h) JS Saoura-MC El-Eulma (15h)

MO Béjaïa-CS Constantine (17h45)

ASO Chlef-JSM Béjaïa (18h).

LIGUE 2 (18 e JOURNÉE)

ASMO-USMBA, une affaire de leadership

La 18 e journée de Ligue 2 professionnelle de football, qui se jouera demain, et qui sera dominée par le derby de l'Ouest, entre l'ASM Oran et l'USM Bel Abbès, pourrait connaître un changement en tête du classement général, dominé jusque-là par les gars de la Mekerra avec 2 points d'avance sur son adversaire du jour. Les gars de M'dina J'dida, qui s'étaient contentés d'un résultat nul à Batna au cours de la précédente jour- née recevront dans leur antre de Bouakeul, les Bel Abbesiens, avec la ferme intention de s'emparer «seuls» de la première place au classement général, pour peu qu'ils parviennent à l'em- porter. Un test important pour les deux équipes qui sera suivi de très près par l'USM Blida, troisième au classe- ment, qui aura toutefois à effectuer un périlleux dépla- cement à Oum El Bouaghi où l'attend de pied ferme l'US Chaouia Autres duels à suivre, ceux des mal classés, comme le MSP Batna qui, reçoit l'AS Khroub, au stade

du 1 er -Novembre, et qui pour- rait en cas de succès s'éloi- gner un peu plus de la zone rouge. Surtout qu'au même moment, certains parmi ses concurrents directs, notam- ment, le CA Batna et l'USM Annaba joueront en déplace- ment, respectivement à Médéa et Tlemcen, alors que USMM Hadjout tentera de s'imposer dans le duel de l'Algérois en accueillant le NA Hussein Dey en nette perte de vitesse ces dernières semaines. Les autres matchs concernent essentiellement les équipes de milieu de tableau, où chaque formation aura à cœur d'améliorer sa position et d'envisager l'avenir avec plus de sérénité.

Start

Vendredi à 15h ASMO-USMBA WAT-USMAn USMMH-NAHD ESM-ABM USC-USMB ABS-MCS MSPB-ASK O.Médéa-CAB.

Photos : DR

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 17

Le magazine de la femme

Page animée par Hayet Ben

BEAUTÉ

Muffins aux légumes

Pour 12 muffins 100 g de poivrons verts, 100 g de poivrons rouges, 100 g d'aubergines (ou courgettes), 4 c. à s. d’huile d’olive, 250 g de farine, 1 sachet de levure, 2 œufs, 1 verre de lait, 1 gousse d’ail, 2 c. à s. de basilic, 70 g d’emmental râpé, sel et poivre

c. à s. de basilic, 70 g d’emmental râpé, sel et poivre Nettoyez et coupez en

Nettoyez et coupez en dés les légumes et faites revenir dans l’huile d’olive, laissez tiédir. Pendant ce temps dans un saladier mélanger la farine et la levure, cassez les œufs et ajoutez le sel et le poivre. Délayez le tout avec du lait et 3 c. à s. d’huile d’olive, laissez reposer 15 min. Egouttez les légumes, versez-les sur la pâte, ajoutez l’ail le basilic et l’emmental. Mélangez et répartissez la préparation dans des moules à muffins, enfournez 20 min et attendez 2 min avant de les démouler. Manger chaud ou froid avec une salade.

Visage oblong ou long et étroit

longueur au-dessus des oreilles et le bas du visage dégagé. Une coupe asymétrique ou en diagonale créera une illusion de longueur. Créez de grands mouvements de racines décollés vers le haut en dégageant le front. Evitez les cheveux droits avec le bas pleine longueur, une frange épaisse et des lignes horizontales à moins de rechercher un style «bébé chinois».

sourcilière. La calotte doit être basse et étroite, les mèches frontales rapprochées. Mettez le volume dans le bas du visage.

rapprochées. Mettez le volume dans le bas du visage. Visage large Il faut couper l'effet de

Visage large Il faut couper l'effet de largeur en créant des lignes verticales, les cheveux vers le haut. Dégagez le front et le bas du visage. Gonflez le dessus de la tête et les côtés à la hauteur des tempes. Evitez les coupes qui prennent du volume sur les côtés.

Visage en forme de diamant Choisir une coupe qui épouse les tempes quitte à donner du volume ensuite. Séparez les cheveux sur le côté. Créez des mouvements horizontaux qui couvrent le haut du front. Couvrez les pommettes et mettez du volume de chaque côté du menton. Evitez les effets «nus»,

tirés.

Visage en cœur L'os maxillaire est plus étroit que

les pommettes, celles-ci étant aussi larges que l'arcade

pommettes, celles-ci étant aussi larges que l'arcade Il faut savoir briser cette longueur. Le point coiffant

Il faut savoir briser cette longueur. Le point coiffant doit être bas ou les cheveux séparés sur le côté. Les cheveux mi-longs conviennent bien avec du volume sur les côtés pour élargir et rééquilibrer les volumes. Une frange horizontale et basse sur le front atténue aussi cet effet de longueur car elle vient couper. Evitez les cheveux coupés à la hauteur des épaules à moins de créer un dégradé et n'allez pas mettre de volume sur le dessus de la tête comme dans la coiffure suggérée pour une tête large.

Visage carré Naturellement, il faut éviter une coupe au carré et des lignes horizontales. Choisir une coiffure douce et floue, ou envahissante, cachant une partie du visage. Gonflez le dessus de la tête pour créer un effet de longueur et de chaque côté du front. Optez pour une longueur sous le maxillaire ou plus long. Une frange asymétrique, ou balayée avec départ creusé viendra adoucir la ligne.

Visage rond

Il faut créer une calotte plus large que la base du visage avec un volume sur le dessus de la tête.

Toutes les coupes sont bonnes s'il

y a une certaine hauteur sur le dessus de la tête et pleine

y a une certaine hauteur sur le dessus de la tête et pleine Visage trapèze ou

Visage trapèze ou en forme de poire Il faut donner des volumes importants sur le dessus du crâne, ainsi que de chaque côté du front afin que la coiffure, dans le haut, soit plus large que la base du visage. Par des jeux de vagues, décollez les racines ou créez des creux hauts et larges avec un front dégagé. Dégagez aussi le bas du visage.

Quel sport choisir ?

Vous voulez remodeler votre corps ? Vous avez des épaules de déménageur ? Préférez la danse au tennis et la natation. Vos mollets sont trop développés ? Le vélo est à éviter, préférez la natation, la danse. Votre ventre est plus proche de la bouée que de la barre de chocolat ? Mettez-vous au dos crawlé, aux séances

de chocolat ? Mettez-vous au dos crawlé, aux séances d’abdo-fessiers. Ne vous lancez pas dans la

d’abdo-fessiers. Ne vous lancez pas dans la

brasse, le vélo et l’équitation. Vos cuisses ressemblent à celles d’un rugby man ? Bannissez l’équitation et les sports mécaniques. Vos fessiers un peu mous? Allez-y, bougez, courez, nagez le crawl. Quel que soit le sport que vous choisirez, ne commencez pas trop vite, allez-y progressivement. Vous éviterez une forte fatigue, mais surtout de vous blesser.

LES PETITS MAUX DE LA GROSSESSE

Ces petits troubles, plutôt simples à traiter, sont fugaces, capricieux et résolutifs pour la plupart après l’accouchement.

et résolutifs pour la plupart après l’accouchement. Les démangeaisons Elles sont banales, sans danger quand

Les démangeaisons Elles sont banales, sans danger quand elles sont limitées à certaines zones du corps, souvent déshydratées et sur le point de se fendre de vergetures. Plus rarement, elles correspondent à une sorte de paresse du foie. Elles apparaissent alors au troisième trimestre, capricieuses et rarement intenses. Elles sont plus importantes sur le ventre, les membres, les doigts et les orteils. Elles n’intéressent jamais le dos. Gênantes surtout le soir, elles sont atténuées par l’utilisation de savons acides et de crème hydratante.

Les caries Elles sont favorisées par la grossesse et constituent un danger souvent négligé. La carie est une infection microbienne au même titre que toute autre qui peut menacer la grossesse. Il est donc conseillé de faire vérifier l’état de ses dents au début et au milieu de la grossesse.

Les crampes Elles vont parfois de pair avec une sensation

Les crampes Elles vont parfois de pair avec une sensation de membres engourdis et de fourmillements

de membres engourdis et de fourmillements des extrémités, en particulier la nuit. Ce cortège de signes semble être dû à une carence en vitamine B6 qui nourrit la gaine des nerfs. Le traitement par magnésium aussi semble les réduire. On peut aussi s’étirer avant de dormir, un peu comme le ferait un sportif après l’effort.

Les insomnies Elles réveillent au beau milieu de la nuit. On retrouve rarement le sommeil avant le matin. Et la sieste, elle, est moins réparatrice. Il faut les traiter, pour ne pas voir les femmes arriver le jour de l’accouchement totalement épuisées et énervées par ces nuits blanches.

Quatre-quarts aux pommes supermoelleux

3 belles pommes, 15 morceaux de sucre, 2 œufs, 100 g de sucre en poudre, 100 g de farine, 80 g de beurre, 1 c. à c. de levure chimique

Dans un moule rond qui vous servira à cuire votre gâteau, faites un caramel avec les morceaux de sucre et 3 c. à s. d'eau. Lorsqu'il a bien blondi, l'incliner dans tous les sens afin de bien enduire toutes les parois. Peler les pommes, les couper en gros quartiers et les disposer sur le caramel. Dans une jatte, mélanger le beurre ramolli avec le sucre et incorporer un à un les œufs entiers, puis la farine et la levure. Bien mélanger et verser cette pâte sur les pommes. Faire cuire 25 min à four chaud, 200°. Laisser tiédir avant de démouler.

et verser cette pâte sur les pommes. Faire cuire 25 min à four chaud, 200°. Laisser

Le Soir

d’Algérie

Détente

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 18

D é t e n t e Jeudi 6 février 2014 - PAGE 18 M OTS

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F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

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Cinéaste italien
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Souveraine
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Peiner
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ENUMÉRATION

Ces colonnes abritent les noms de six œuvres d’Alexandre Dumas fils. Une lettre ne peut

Ces colonnes abritent les noms de six œuvres d’Alexandre Dumas fils. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Excella aussi en ce genre»

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1- LA PRINCESSE DE

4- LA DAME AUX CAMÉ- LIAS 5-L’AFFAIRE CLÉMEN- CEAU 6- LE DEMI-MONDE

BAGHDAD

2- LE FILS NATUREL

3- L’ÉTRANGÈRE

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SSOLUTIONSOLUTIONS …S…SOLUTIONSOLUTIONS …S…SOLUTIONSOLUTIONS

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

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MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

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Le Soir

d’Algérie

Détente

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 19

D é t e n t e Jeudi 6 février 2014 - PAGE 19 M OTS

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

Rivaliser ---------------- Direction Tristes Egarés ---------------- ---------------- Mauvaise Néon graine
Rivaliser
----------------
Direction
Tristes
Egarés
----------------
----------------
Mauvaise
Néon
graine
Coutumes
----------------
----------------
Arme (ph)
Quatre Rome à
Filet d’eau
----------------
Bavardes
Elimina
----------------
----------------
----------------
Possessif
Dépôt
Agence
----------------
Police
Lettres Suisse de
Ex-EGA (inv)
Manchette
----------------
----------------
Elancé
----------------
----------------
Empeste
Minée
Possessif
Issues
Idéal
Négation
Torrent
----------------
----------------
----------------
Tellure
----------------
Idiot
----------------
----------------
Via
Fin de série
----------------
Filet
Tué
Argon
Ex-
Oubliée
Claire
Viril
Assemblée
----------------
----------------
----------------
----------------
Singe
Négation
Astate
Métro
Voyelle
Pays
Sodium
double
----------------
----------------
----------------
Héritage
Sanctionné
Rejette
(ph)
Possessif
Sues
----------------
----------------
Illustrée
Samarium
Note (inv)
Aperçu
Huile
Franchies
----------------
---------------
----------------
----------------
Flatteur
Condition
Poisson
Abat
Palpe
Miel
Appris
----------------
----------------
----------------
Dominer
Fou
Divinité
Touché
Choc
----------------
----------------
Sommets
Hameau
Régime
Cérium
Fixe
Valises
----------------
----------------
----------------
Moisit
----------------
Redoutables
Particules
Poème
A côté
Allié
Africain
Wilayas
----------------
----------------
----------------
Parlers
Déclina
Estimerais
Dans la
Allonge
rente
----------------
----------------
Crétin
Fondées
Enlevée
Conjonction
Tellure
Prisons
----------------
----------------
----------------
----------------
Ville du
Digne
Pronom
Cobalt
Yémen
Rattachée
Pagayer
----------------
----------------
Finesse
----------------
Hôtel
Agréable
Suffoque
Poissons
----------------
----------------
Souvenir
----------------
Possessif
Type
Nazis
Diplôme
Cabas
Induration
----------------
----------------
----------------
----------------
Saint
Vol
Ile
Démonstratif
espagnol
Bout de
Criera
lune
----------------
----------------
Crapule
Loto
Arme
Baudet
Macchabée
----------------
----------------
----------------
Louche
Ecole
Physionomie
C’est-à-dire
Adepte
----------------
Cité antique
----------------
Wilaya
Fin de série
Voyelle double
----------------
----------------
Métal
Peuple
Pure
Substance
Liaison
----------------
----------------
----------------
----------------
Fer
----------------
Fertile
Déréglée
Article
Piégées
Mépris
Enfantin
Bloquait
----------------
----------------
----------------
Sucer (ph)
Aisé
Océan
Greffe
Fit feu
----------------
----------------
Couleur
Cervidé
Voyelle
Démonstratif
Règne
Ceinture
Foot à Aïn
double
----------------
----------------
----------------
Fouara
----------------
France
Parti
Saison
Cycle
Précieux
Dent
----------------
----------------
Compagnie
Détériorées
pétrolière
Fabriquer
Substance
De mêmes
Film de
----------------
----------------
parents
Spielberg
Casser
Attaché
Eculées
----------------
Distraits

Le Soir

d’Algérie

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Jeudi 6 février 2014 - PAGE 20

P u b l i c i t é Jeudi 6 février 2014 - PAGE 20

SOIR DE LA FORMATION

LA MAISON ANTRI BOUZAR vous informe l’ouverture de son département formation de bijoutier et de sertisseur. Cette formation est destinée aux femmes et hommes à partir de l’âge 15 ans. Une équipe de professionnels avec une grande expérience sera là pour vous. - Pour tout renseignement et inscription,

 

IMS, ÉCOLE AGRÉÉE, lance CMP banque, durée 18 mois, niveau d’accès minimum 9 e AF, diplôme d’Etat, et déclarant en douanes pour 1 re AS minimum, durée 6 mois. - Début formation 1 er mars 2014. - Inscriptions IMS au 31, bd Amirouche (1 er étage). Tél.: 021 63 45 08 et 0561 37 12 91 F114/B1

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IMA forme en : prise de vue, montage vidéo, maintenance (électronique, GSM, micros, photocopieurs), vidéosurveillance, électricité, infographie, 3DS max, Flash, site web, programmation, C#, Java, Delphi, installation et administration des réseaux, programmation des PIC et bureautique. Tél.: 021 27 59 36/73 - Mob.: 0551 959 000 - El-Madania.

 
 
 

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formation diplômante coiffure le 15 mars, esthétique le 16 mars. - Tél.: 021 68 17 70 - 0556 82 46 36

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Société privée spécialisée dans la production et la distribution d’intrants agricoles

RECRUTE :

- UN DIRECTEUR COMMERCIAL

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- Niveau universitaire

- Bonnes connaissances du domaine

- Age minimum 35 ans

- Anglais souhaité

- Expérience : 5 ans minimum

- Lieu de travail : Béjaïa

- UN GESTIONNAIRE DES COM-

MANDES Profil exigé :

- Niveau universitaire

- Bonnes connaissances dans le domai- ne commercial

- Expérience professionnelle souhaitée

- Lieu de travail : Béjaïa

- UN ASSSISTANT EXPORT Profil exigé :

- Niveau universitaire en commerce

international, science de gestion ou éco- nomie

- Expérience dans le commerce interna- tional

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- Lieu de travail : Béjaïa

Envoyer votre candidature : CV

et lettre de motivation par mail à :

drh.personnel@gmail.com

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MAITRE DALI-YOUCEF Omar NOTAIRE 45, Rue Docteur Tidjani DAMERDJI- TLEMCEN

NANTISSEMENT D’UN FONDS DE COMMERCE (2 ème publication)

Aux termes d’un acte reçu en l’étude en date du 22-23/01/2014, enregistré dans les délais légaux, il a été procédé au nantisse- ment du fonds de commerce de la pharma- cie de M. BAGHDADLI Abdallah sise n°168, rue l’Emir Abdelkader, Sabra com- mune et daïra dudit wilaya de Tlemcen, exploité avec tous ses éléments corporels et incorporels et ce, au profit de la BDL, agence de Tlemcen 464, pour la couverture d’un crédit d’exploitation à hauteur de 3.000.000,00 DA. Le dépôt légal sera effectué à l’antenne locale du centre natio- nal du registre de commerce, de la wilaya de Tlemcen. N°0002977. Pour avis, le notaire.

F14/02/014/B14

ANNIVERSAIRE

Notre chère et adorable ange

TALEB Afnane

ANNIVERSAIRE Notre chère et adorable ange TALEB Afnane fête le 7 février 2014 son dixième anniversaire.

fête le 7 février 2014 son dixième anniversaire. En cette heureuse occasion, sa maman Samia, son papa Abdelhamid, son frère Hicham, ses tantes, ses grands-parents paternels et maternels crient haut et fort :

joyeux anniversaire, avec beaucoup d’amour, de santé, de prospérité et longue vie. Papa et maman qui t’adorent.

SMATECH (SCHOOL OF MANAGEMENT & TECHNOLOGY), école agréée par l’Etat, spécialisée en HSE, et en partenariat avec OSHA Academy des USA, lance une nouvelle formation le 16 février 2014, en : • HSE (Hygiène, Sécurité et Environnement) pour : manager, superviseur, inspecteur - Les attestations sont délivrées par OSHA Academy des USA. - NB :

Lancement de session spéciale week- end. • Informatique. Langues. Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter aux : 026 200 506 - 0550 906 950 et 0550 906 951 - Adresse : Rue des frères Oudahmane (axe nouveau lycée Abane-Ramdhane), Tizi-Ouzou.- e-mail :

ecolesmatech@yahoo.fr F117952/B13

INSTITUT DE FORMATION IBN NAFIS - L’institut Ibn Nafis, en collaboration avec VITA (promodenta), organise une formation qualifiante et pratique en céramique dentaire du dimanche 23 au mercredi 26 mars 2014 (4 jours). Intervenant : Elian Homsieh (consultant Vita). - Un certificat de participation Vita sera délivré aux participants. - contact@ibn-nafis.com - Tél.: 021 54 41 60/69 - GSM :

0561 535 738 F112/B1

MAIN-D’OR lance formations coiffure, esthétique, maquillage libanais, onglerie, massage, 1 mois / 3 mois / Pensionnat - Rue Hassiba-Ben-Bouali, angle 49. - 021 23 53 49 - 0550 83 11 49 F135957

TIZI-OUZOU - BÉJAÏA ÉCOLE ÉCOMODE assure des formations en HSE «Hygiène, Sécurité et Environnement» pour différents niveaux. - Grade Superviseur en HSE, niveau d’accès bac+3 et plus, durée de la formation 16 semaines avec deux sorties d’étude en milieu réel, plus un (01) mois de stage pratique assuré. - Grade Inspecteur en HSE niveau d’accès 3 e AS et plus, durée de la formation 12 semaines avec deux sorties d’étude en milieu réel plus un (01) mois de stage pratique. - Grade Agent de sécurité et prévention industrielle, niveau d’accès 9 e AF ou 4 e AM et plus, durée de la formation 08 semaines avec deux sorties d’étude en milieu réel plus un (01) mois de stage pratique assuré. • Formation de qualité assurée par des consultants en HSE. • Tarifs modérés avec remise de 15 %. • Stage pratique garanti. • Régime des études Externat/Internat. Pour Tizi-Ouzou : Route de l’université Hasnaoua. Tél.: 026 21 98 93 - Mob.: 0560 01 17 50 - 0560 01 17 51 - Pour Béjaïa :

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ANNIVERSAIRE

Une pensée bien spéciale pour une personne exceptionnelle. A défaut d’être là pour souffler cette bougie de plus avec toi, je suis là en pensées et cœur. Aujourd’hui est le jour le plus important de l’année, plus magique que Noël, plus festif que le Nouvel an plus chan- ceux que le 1er-Mai, plus gour- mand que Pâques plus joyeux que l’arrivée du printemps… C’est le jour merveilleux où tu es né ! Joyeux anniversaire Habou

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––––––––––––––– JH, dynamique, superviseur HSE, exp. 2 ans administr., 3 ans communication, marketing, permis de conduire A, B, C, cherche emploi dans tout domaine. Tél.: 0550 67 42 63 ––––––––––––––– H, 29 ans, bac+4 sciences économiques, expérience 4 ans (administration + vente), outil informatique, moyen en langue, cherche emploi. Tél.: 0553 06 28 07 –––––––––––––––

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Centre : S.I.A Alger

BUREAUX REGIONAUX :

 

Edité par la SARL SIÈGE :

DIRECTION-

BOUMERDÈS «Résidence Badi», bt 3, 2 e étage, RN n° 24, Boumerdès-ville Tél./fax : (024) 81 64 18 Email : lesoir - boumerdes@yahoo.fr ANNABA 19, rue du CNRA (Cours de la Révolution) Tél. : 038 86.54.22 Fax : 038 86.61.76 Télex : 81095 BLIDA 103, Avenue Ben- Boulaïd Blida

Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation.

RÉDACTION :

MEMBRES FONDA- TEURS :

Maâmar FARAH Djamel SAÏFI Fouad BOUGHANEM Zoubir M. SOUISSI Mohamed BEDERINA GÉRANT-DIRECTEUR DE LA PUBLICATION :

Fouad BOUGHANEM DIRECTEUR

NOTRE JOURNAL fait sienne cette citation de Joseph Pulitzer, fondateur du

Fax : 021 67.06.76

journalisme moderne :

«Il (son journal, ndlr) combattra toujours pour le progrès et les réformes, ne tolérera jamais l’injustice et la corruption ;

il attaquera toujours les démagogues de tous les partis,

ADMINISTRATION :

lesoirbouira@hotmail.co

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Fax : 021 67.06.56 1, Rue Bachir Attar Place du 1 er -Mai - Alger - Tél. :

021 67.06.58 - 021

TIZI-OUZOU Bt Bleu,cage C (à côté de la CNEP) 2 e étage, gauche Tél./Fax : 026 12 87 04 Tél. : 026 12 87 01

BÉJAÏA 19, rue Larbi Ben-M’hidi

n’appartiendra à aucun parti, s’opposera aux classes privilégiées et aux exploiteurs du peuple, ne relâchera jamais sa sympathie envers les pauvres, demeurera toujours dévoué au bien public. Il maintiendra radicalement son indépendance, il n’aura jamais peur d’attaquer le mal, autant quand il provient de la ploutocratie que de ceux qui se réclament de la pauvreté.»

(rue Piétonnière), Béjaïa-ville 06000 Tél. : 034 21.14.51 Fax : 034 21.18.60

67.06.51

DE LA RÉDACTION

Le Soir

d’Algérie

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Jeudi 6 février 2014 - PAGE 21

P u b l i c i t é Jeudi 6 février 2014 - PAGE 21

LE SOIR DE L’IMMOBILIER

Jeudi 6 février 2014 - PAGE 21 LE SOIR DE L’IMMOBILIER APPARTEMENTS

APPARTEMENTS

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Vends appartement semi-collectif, 3 pièces, salon, cuisine équipée, 2 entrées, 2 cours, garage 3 voitures, internet, bâche à eau, à Bou-Ismaïl. Tél.: 0552 84 35 69 - 0556 11 54 38 NS

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Akbou. F128634/B4

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Vends F4 semi-fini, 120 m2, 4 e étage, dans une coopérative finie à 100 %, toutes

 

NECROLOGIE

 
 

DÉCÈS

la fleur de l’âge, tu es parti. Tu nous as quit-

––––––––––––––––––––

Les familles Kerdjou, Kerfi, Dahlal,

Dalache et Kenane de Beni-Yenni ont l’im- mense douleur d’annoncer le décès de leur père et grand-père Kerdjou Ali dit Ali Ouhamiche

l’âge de 83 ans. L’enterrement aura lieu à Aït-Lahcène, Beni-Yenni, aujourd’hui jeudi 6 février à 13 h.

à

tés pour un monde meilleur, le royaume des anges. Mais nous nous inclinons devant la volonté du Seigneur. Repose en paix, Mustapha, nous pensons toujours à toi et l’ombre de ton souvenir se faufile toujours dans la maison. Il y a des blessures qui ne se ferment jamais. Aussi, nous prions pour ton âme et puisse Dieu t’accueillir en Son Vaste Paradis.

Dieu nous appartenons, à Lui nous

A

A

Dieu nous appartenons, à Lui nous

retournons.

 

GR/B14

retournons.

––––––––––––––––––––

––––––––––––––––––––

M me Kaoula Karima, née Tilmati, épouse de Kaoula Yacine, DG de l’EPE ECOTRA Spa

est décédée mardi 4 février au soi, des suites d’une longue maladie, laissant un immense vide que nul ne peut combler. Son époux et ses enfants, qui la chériront

jamais, demandent à toutes celles et tous ceux qui l’ont connue d’avoir une pieuse pensée pour elle.

veillée du 3 e jour aura lieu aujourd’hui

au domicile mortuaire, cité AADL Ouled-

Fayet.

à

La

Le 7 février 2013, nous a quittés à jamais notre chère et regrettée mère et grand-mère M me V ve Hadbi Ramdane dite Sekoura N’Saïd de Tizi-Mellal En ce triste et douloureux souvenir, sa famille Hadbi, mère, grand-mère, les amis et les proches, sa cousine Ouzna demandent à tous ceux qui l'ont connue et aimée pour sa bonté, son honnêteté, son bon cœur et son courage d'avoir une pieuse pensée à sa

mémoire et que Dieu le Tout-Puissant lui

accorde Sa Sainte Miséricorde et l'accueille

une pieuse pensée à sa mémoire et que Dieu le Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde

A

Dieu nous appartenons, à Lui nous

retournons.

en Son Vaste Paradis. Repose en paix. Ouzna qui ne t'oubliera jamais.

 

F117941/B13

 

––––––––––––––––––––

PENSÉES

 

––––––––––––––––––––

REMERCIEMENTS

––––––––––––––––––––

Le 31 janvier 2014, nous a quittés pour un monde meilleur notre chère et regrettée

mère Bouhmama Yamina V ve Chedjari Elmeur Aek laissant derrière elle un vide que nul ne peut combler. Ses enfants et ses petits- enfants demandent à tous ceux et celles qui l’ont connue et aimée d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire.

F135980

aimée d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. F135980 ––––––––––––––––––––

––––––––––––––––––––

Très touchée par la gratitude de tous ceux qui, de près ou de loin, ont compati à son immense douleur, suite à la disparition de son cher père, frère et oncle Mohand-Oulhadj Kadi la famille Kadi du village Aït-Saâda (Yattafen), et dans l’impossibilité de répondre aux nombreuses marques de sym- pathie de tout un chacun, notamment la population du village, remercie vivement l’ensemble des proches et amis et les infor-

––––––––––––––––––––

A

notre cher fils

me, à l’occasion, que la veillée du 40 e jour aura lieu le 21 février

me, à l’occasion, que la veillée du 40 e jour aura lieu le 21 février 2014 au domicile du défunt.

Dieu nous appartenons, à Lui nous

A

Mustapha Lazouni Notre rêve s’est évanoui, il y a 7 ans, le 6 février 2007, le des- tin a frappé à notre porte et la volonté de Dieu fut accomplie, à

retournons.

 

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PANORAMAPANORAMA ÉGYPTE, RETOUR À LA CASE DÉPART ! La Syrie dans l'impasse L e 25
PANORAMAPANORAMA
PANORAMAPANORAMA

ÉGYPTE, RETOUR À LA CASE DÉPART !

La Syrie dans l'impasse

L e 25 janvier, date anniversai-

re du départ du pouvoir de

comme un fruit mûr. Et aussi incroyable que cela paraisse, ce fut, comme l'ont fait remarquer de nombreux observateurs, un «coup d'Etat populaire», ponctué par une fête rassemblant plu- sieurs centaines de milliers de personnes au Caire et à Alexandrie ! Revers de la médaille : depuis l'éviction de Mohamed Morsi, la situation en Égypte ne s'est pas améliorée, elle reste rythmée par les manifestations des Frères musulmans et par des attentats meurtriers, commis par le groupe jihadiste, Ansar Beït al-Maqdess, mais aussi par une répression frappant, y compris des forces qui ont soutenu «le coup d'Etat» contre Morsi ! Des militants du Mouvement du 6 avril ont été arrêtés et certains condamnés à la prison. Des journalistes ont été menacés. Une reprise en main qui ne dit pas son nom est en marche. Tirant les leçons de l'éviction de Moubarak en février 2011, les militaires sont décidés à ce que le processus politique n'échappe

TUNISIE

La famille de Chokri Belaïd réclame toujours la vérité sur son assassinat

même si c'était un terroriste, et nous voulions qu'il soit jugé équitable- ment», a-t-il ajouté. Le ministre de l'Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a quali- fié la mort du suspect de «plus beau cadeau qu'on puisse faire aux Tunisiens au premier anniversaire de l'assassinat». «Ce cadeau, il peut le garder, on le lui rend. Tuer un homme n'est pas un cadeau. Un cadavre n'est pas un cadeau», a répondu Abdelmajid Belaïd. Quelques dizaines de per- sonnes ont de leur côté manifesté comme tous les mercredis dans le centre-ville de la capitale pour récla-

tielle précèdera les élections législatives obéit à un choix déli- béré, celui de permettre au nou- veau «raïs» de se donner les moyens pour baliser le terrain, afin de jouir d'une majorité confortable dans le prochain Parlement. Curieux retournement. Il y a trois ans, d'aucuns pensaient que l'armée égyptienne, qui avait refusé de tirer sur la foule comme le lui aurait ordonné le pouvoir de Moubarak, était rentrée dans le rang. Il n'en fut rien. Elle a atten- du patiemment son heure, exploi- tant avec une certaine habileté l'échec et l'impopularité crois- sante des Frères musulmans au pouvoir, dont il faut rappeler qu'ils ont été élus avec moins de 25% des électeurs inscrits ! Et ce qui devait arriver est arrivé : les Égyptiens se sont massivement retournés contre les Frères musulmans. Les rassemble- ments anti-Morsi ont mobilisé plus de 30 millions de personnes. L'armée, qui avait accompagné le mouvement populaire, n'avait alors qu'à cueillir le pouvoir

pas à leur vigilance. Quant aux Frères musulmans, qui caution- nent les attentats sanglants frap- pant l'Égypte, ils sont en train de donner raison aux militaires égyptiens. Ces derniers ne se font pas prier pour montrer aux «Égyptiens ce qui se passe en Libye où il n'y a pas d'armée et pas d'Etat du tout et en Syrie, pays plongé dans une impasse dévastatrice !» La Syrie justement ! Ce pays plonge plus que jamais et de jour en jour, dans l'horreur. A Genève, en dépit des efforts déployés par Lakhdar Brahimi, le régime de Bachar et l'opposition, dominée par les Frères musulmans cam- pent sur leurs positions, faisant la preuve de leur incapacité à s'entendre sur un minimum. Pendant ce temps, la guerre continue, faisant plus de civils tués que de combattants. Notamment à Homs et Alep, deux quartiers de ces deux villes enco- re aux mains des insurgés isla- mistes, ayant été violemment bombardés avant-hier par les forces de Bachar Al-Assad. Une

Par Hassane Zerrouky

par les forces de Bachar Al-Assad. Une Par Hassane Zerrouky accélération des opérations mili- taires qui

accélération des opérations mili- taires qui n'est pas sans rapport avec les négociations de Genève. Ce qui fait qu'entre la force bruta- le du régime syrien et la réaction tout aussi brutale des insurgés islamistes, au nom d'une exalta- tion de valeurs obscurantistes très éloignées des idéaux de démocratie et de progrès, les Syriens sont l'otage d'un conflit sur lequel ils n'ont aucune prise. H. Z.

Hosni Moubarak, les parti-

sans du président déchu Mohamed Morsi ont appelé au lancement de 18 jours de mani- festations «pacifiques», soit un nombre de jours équivalant à la durée de la révolte de janvier- février 2011 ayant contraint l'ex- raïs à céder la place. En parallèle, faisant fi des appels des Frères musulmans qui peinent à mobili- ser, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a appelé son chef le général Abdelfatah Sissi à répondre «à l'appel du peuple». Le général Sissi, qui doit quit- ter ses fonctions au sein de l'ar- mée car la Constitution interdit à un militaire de postuler pour la magistrature suprême, n'aura certainement aucune difficulté à se faire élire. Il jouit d'une réelle popularité au sein d'une popula- tion, qui voit en lui le nouveau Nasser et qui, après trois ans de crise, veut certainement tourner la page et passer à autre chose. Et le fait que l'élection présiden-

La famille de l'opposant tunisien Chokri Belaïd récla- me toujours la vérité sur son assassinat, au lendemain de l'annonce de la mort de son tueur présumé lors d'une opération antiterroriste, a affirmé hier à l'AFP son frère, Abdelmajid Belaïd.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé mardi que Kamel Gadhgadhi, accusé d'avoir tiré à bout portant sur Chokri Belaïd le 6 février 2013, avait été tué pendant

un assaut de 20 heures des forces de l'ordre contre une maison de la banlieue de Tunis. Six autres sus- pects ainsi qu'un gendarme ont aussi été tués. «Nous voulons connaître la véri- té entière. Gadhgadhi n'était pas seul. Il y a d'autres parties impli- quées et nous espérons qu'elles seront capturées pour que la vérité soit connue», a déclaré Abdelmajid Belaïd. «Nous ne voulions pas qu'il (Gadhgadhi, Ndlr) soit tué et sa mort ne nous réjouit absolument pas. Il s'agit d'un citoyen tunisien

mer la vérité sur l'assassinat, en demandant la démission du ministre de l'Intérieur. «Gadhgadhi n'était qu'un moyen. Qui a commandité l'assassi- nat ?», a demandé Naïla Saïdane, l'une des manifestantes et membre du Watad, le parti du défunt. «Si Gadhgadhi est mort, alors ils l'ont tué pour que la vérité parte avec lui», a-t-elle lancé, reflétant le scep- ticisme des manifestants. L'assassinat de Chokri Belaïd (48 ans), avocat et militant de ten- dance marxiste et panarabiste, farouche critique des islamistes

d'Ennahda alors aux commandes, avait choqué la Tunisie et plongé le pays dans une grave crise politique dont il commence tout juste à se remettre. L'assassinat avait été attribué par les autorités aux jiha- distes d'Ansar Asharia, une organi- sation classée «terroriste» par la Tunisie mais qui n'a jamais revendi- qué ce meurtre ni aucune autre attaque armée.

Le Soir sur Internet :

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POUSSE AVEC EUX !
Le mal va t’arriver, c’est sûr ! Mais
d’où ? Va savoir !
ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam
Qui est derrière Amar Saâdani ?
hlaalam@gmail.com
Sa «carrière» politique !
De toute l’interview de Amar Saâdani, le passage
que je trouve le plus intéressant, c’est la fin. Lorsque
l’homme connu pour être pudique, tout en finesse et
guidé au plus haut point par un sens hors du commun
de la retenue lâche enfin : «Si un mal m’arrive, ça sera
l’œuvre de Toufik !.» Je dois dire que j’ai eu un pince-
ment au cœur en lisant cet aveu dramatique. D’abord,
parce qu’étreint par l’émotion, Amar se trompe à moi-
tié dans ce segment de phrase. Un mal, un malheur
peut bien sûr lui arriver. Ça peut nous arriver à tous !
Qui est à l’abri d’un malheur, hein, je vous le deman-
de ? Personne ! Mais là où Amar a faux, c’est lorsqu’il
pointe son gros doigt boudiné en direction de celui