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TOSCA

DOSSIER PEDAGOGIQUE
Novembre 2009
SOMMAIRE

4___ Le compositeur

5___ Tosca : points de repères

6___ Tosca : les origines

9___ L’argument

11__ La musique

13__ Tosca à l’écran

14___ Secrets de production : maquillage et costumes

15___ La production

22___ L’action culturelle

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OPERA EN 3 ACTES
Musique de Giacomo Puccini
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
(d’après Victorien Sardou)
Création au teatro Constanzi de Rome,
le 14 janvier 1900

Direction musicale Antonello Allemandi


Mise en scène Paul-Emile Fourny
Décors et costumes Louis Désiré
Eclairages Patrick Méeüs
Chef de chant Elisabeth Brusselle
Collaboration artistique Raymond Duffaut

AVEC
Cécile Perrin Floria Tosca
Enrique Ferrer Mario Cavaradossi
Vassily Gerello Baron Scarpia
Fernand Bernadi Cesare Angelotti
Philippe Ermelier Le Sacristain
Scott Emerson Spoletta
Jean-Loup Pagesy Sciarrone
Dario Luschi Le Geôlier
ORCHESTRE NATIONAL D’ILE DE FRANCE
Maîtrise des Hauts-de-Seine,
choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
Chœurs de l’Opéra de Nice
Direction Giuglio Magnanini

Opéra surtitré en français


Surtitrage Max Rey

EN COLLABORATION AVEC L’OPERA DE NICE


ET LE TEATRO COMUNALE DI MODENA

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LE COMPOSITEUR
OMPOSITEUR

GIACOMO PUCCINI (1854-1924)


Giacomo Puccini, né en 1858 à Lucques, est mort en 1924 à Bruxelles. Issu d’une famille
d’organistes (son père était un théoricien et un professeur célèbre) et de musiciens,
Puccini fait des études au conservatoire de Milan entre 1880 et 1883, sous la direction,
entre autres, du musicien Ponchielli. Il découvre sa vocation de compositeur en assistant
à une représentation d’Aïda à Pise en 1876.
Le compositeur est l’auteur d’une douzaine d’opéras, dont la plupart sont rapidement
devenus des classiques du répertoire lyrique - ainsi La Bohême, Tosca et Turandot sont-
ils parmi les œuvres les plus montées. Mais Puccini se révèle aussi être un remarquable
auteur de musique religieuse : bien que moins réputées, sa Salve Regina et sa Messa di
gloria sont considérées par les musicologues comme l’exemple de la maîtrise d’un style
varié et complet.
Si Giacomo Puccini est souvent présenté comme un des principaux représentants du
mouvement vériste italien (prolongement du naturalisme de Zola ou de Manzoni en lit-
térature), le raffinement de son écriture musicale et le rejet systématique dans ses com-
positions de la brutalité qui caractérise souvent le vérisme contribue à rendre l’œuvre
lyrique de Puccini inclassable.

SES OPÉRAS
__ Le Villi (1884)
__ Edgar (1889)
__ Manon Lescaut (1893)
__ La Bohème (1896)
__ Tosca (1900)
__ Madama Butterfly (1904)
__ La fanciulla del West (1910)
__ La rondine (1917)
__ Il trittico : Il tabarro, Suor Angelica, Gianni Schicchi (1918)
__ Turandot (1926)

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TOSCA : POINTS DE REPÈRES

1800 Année de l’action de Tosca, située à Rome, au lendemain de la victoire de Bonaparte à Marengo (14
juin), quand une grande partie de l’Italie, à l’exeption de Rome et Naples, redevient française.

1887 Création à Paris du mélodrame de Victorien Sardou intitulé La Tosca avec Sarah Bernhardt qui la pro-
mène ensuite, de succès en succès en triomphe, dans l’Europe entière.

1889 Coup de foudre de Puccini pour l’héroïne de Sardou, jouée à Milan par Sarah Bernhardt.
Longues négociations entre l’éditeur Ricordi et Sardou pour les droits d’adaptation.

1890 Puccini compose sa Manon Lescaut et oublie sa passion pour Tosca.


1893 Entre temps, Ricordi signe un contrat pour une Tosca avec le compositeur italien Alberto Franchetti
(1860-1942). Luigi Illica se charge du livret. Son travail et le sujet - même produisent une forte impression sur
Verdi.

1895 Puccini cherche un nouveau livret, repense à Tosca, s’enflamme de nouveau et obtient de Ricordi l’an-
nulation du contrat signé avec Franchetti. Giacosa accepte de poursuivre le travail avec Illica.

1898 La composition commence. Sardou réitère ses folles exigences financières et conseille à Puccini de
changer la fin de l’opéra.

1900 Création de l’opéra au Teatro Costanzi de Rome le 14 janvier. Mise en scène Tito Ricordi, direction mu-
sicale Leopoldo Mugnone. Les troubles politiques et les rivalités artistiques pèsent sur cette mémorable soirée.
Mais après 22 représentations à bureaux fermés, Tosca commence sa carrière internationale. Milan, Londres,
Constantinople, Rio de Janeiro, Buenos Aires et Madrid l’affichent la même année.

1901Création au Metropolitan Opera de New York.


1903 André Messager dirige la première parisienne à l’Opéra-Comique, en version française, sous le titre La
Tosca
.

1908-1909-1910 Premières tentatives d’adaptation cinématographique du drame de Sardou


1919 Tosca figure parmi les premières intégrales d’opéra enregistrées en Italie. On en compte aujourd’hui
plus de 60 versions.

1953 Maria Callas enregistre Tosca sous la direction de Vittorio de Sabata.


1960 1256 ème représentation de La Tosca, la dernière à l’Opéra- Comique.
L’œuvre rentre officiellement au répertoire de l’Opéra de Paris.

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TOSCA : LES ORIGINES
A L’ORIGINE, UNE PIÈCE DE THÉÂTRE ÉCRITE PAR
VICTORIEN SARDOU (1831-1908)
Victorien Sardou est un auteur dramatique des plus féconds qui accumula les succès dans la comédie, le drame,
et les pièces à grand spectacle.
Ses débuts n’ont pourtant pas été des plus faciles car ses œuvres furent souvent rejetées, jugées révoltantes,
comme La taverne des étudiants ou sulfureuses comme Nos Intimes.
Il enchaine malchance et malheurs personnels jusqu’à sa rencontre avec Virginie Dejazet, célèbre actrice qui va ac-
célérer sa carrière. Cette dernière achète en 1859 un théâtre baptisé Théâtre Déjazet, situé 41 boulevard du Temple
dans lesquelles seront jouées les pièces de Sardou. Nous sommes dans les dernières grandes heures du Boulevard
du Crime.
Le théâtre Déjazet est aujourd’hui le dernier témoignage vivant du fameux Boulevard du Crime dont tous les théâ-
tres furent démolis en 1862, lorsque Haussmann lance la construction de la place de la République.
Candide, la première pièce écrite pour Virginie Déjazet, fut interdite par la censure, mais les trois pièces suivantes,
écrites quasiment coup sur coup – Les Premières Armes de Figaro, Monsieur Garat, Les Prés Saint-Gervais – eurent
un grand succès. Il en alla de même avec Les Pattes de mouche (1860), qui furent données au Gymnase.
Les plus célèbres acteurs veulent alors jouer les pièces de Sardou : Réjane, Coquelin, Lucien Guitry, mais surtout
Sarah Bernhardt pour qui il écrivit Fédora (1882), Théodora (1884) et qui fit triompher la Tosca en 1887 partout
en Europe. Il reste pour nous l’auteur de cette pièce et de Madame Sans Gêne (1893).

FOCUS SUR “LE BOULEVARD DU CRIME”(1815-1862)


Louis XIII, dès son arrivée au pouvoir, permet la réouverture de toutes les salles du bou-
levard du Temple. Dès lors, on peut voir, par beau temps, jusqu’à 20000 personnes se
presser presque jour et nuit le long des théâtres pour assister aux parades, échantillon
de ce qui est présenté à l’intérieur…mais également scènes satiriques d’actualités, pan-
tomimes, acrobaties etc.…toutes les classes sociales se côtoient.
Hélas après 1820 les balconnets des parades sont, peu à peu, tous supprimés par me-
sure de police : trop subversifs. Seuls les principaux théâtres pourront conserver leurs
aboyeurs. Et, en 1830, cette dernière liberté disparaît. Le boulevard reste une exception-
nelle concentration de lieux de distraction (théâtres, cabarets, musée de figures de
cire…) mais il s’embourgeoise quelque peu : pour voir quelque chose, il faut payer.
Mais pourquoi Boulevard du Crime ? le terme fait référence à ce que « subissent » sur
scène chaque soir les comédiens. Aussi mademoiselle Dupuis a été 75 000 fois « inno-
cente », séduite, enlevée ou noyée ou alors le comédien Marty a subi pas moins de 11
000 emprisonnements.
Le théâtre Déjazet s’est appelé successivement « Les Folies Meyer » puis « Les Folies
Concertantes », puis « Nouvelles » et enfin le théâtre Déjazet.
Les théâtres célèbres du boulevard : Le cirque Olympique, les Folies Dramatiques, Gâité,
Funambules, Déclassements Comique, Lazary.

LA PIÈCE
La Tosca est un mélodrame sur fond historique, en cinq actes, d’une lecture des plus agréables du fait de la rigueur
de son scénario, du caractère toujours soutenu de son intérêt dramatique, et de la limpidité de son écriture. Le sujet,
au fond très simple, mêle une intrigue de nature quasi-policière à des éléments psychologiques et affectifs : le ré-
volutionnaire en fuite Angelotti et le peintre Mario Cavaradossi qui lui a porté assistance échapperont-ils au Régent
de police Scarpia lancé à leurs trousses ? Mais aussi : Scarpia, qui a utilisé l’amour jaloux de Tosca pour débusquer
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ses victimes, obtiendra-t-il les faveurs de cette même Tosca, mise en balance avec la vie de son amant Mario ? en
d’autres termes, y aura-il triomphe de la tyrannie et de la lubricité sadique sur la liberté et l’amour ? Tel est l’enjeu
de la pièce, où les oppositions sont d’une clarté quasi-manichéenne et la sympathie du spectateur toute acquise
au couple persécuté.
La pièce ne se soucie pas des canons du théâtre classique puisqu’elle mêle genre et tons (le deuxième acte est riche
de comique) et bouscule allègrement les bienséances (elle nous donne à voir une scène de torture, un meurtre,
une exécution et un suicide). Elle obéit pourtant, et c’est ce qui fait en partie sa force, à la règle des unités de lieu
et de temps : tout se déroule dans la seule Rome (en divers lieux de la ville mais proches les uns des autres) et en
quelques heures à peine : très exactement de l’après-midi du 17 juin 1800 au petit matin du jour suivant.

ÉPOQUE ET LIEU DE L’ACTION


La pièce apporte un grand luxe de précisions historiques, topographiques, ou biographiques que l’on ne retrouvera
pas dans l’opéra, les libbrétistes les ayant à bon droit supprimées ou réduites à l’essentiel. Les rapports de force
entre les protagonistes reflètent la situation de l’Italie en juin 1800, laquelle résultait d’évènements récents que
rappellent les premières scènes : les victoires de l’armée d’Italie avaient suscité un vaste mouvement révolutionnaire
et l’instauration de Républiques dans toute la péninsule, en particulier à Rome (fin 1798) et à Naples (devenue Ré-
publique parthénopéenne en janvier 1799). Rome se dota d’un gouvernement provisoire de sept consuls, et notre
Angelotti est censé avoir été l’un d’entre eux. Mais l’aristocratie et les masses paysannes soulevées par le clergé
profitèrent de l’attaque austro-russe des généraux Souvorov et Melas (mai 1799) pour faire triompher la réaction
: Naples est évacuée par les troupes françaises dès juin 1799, et l’armée napolitaine « libère » Rome en septembre.
Ce sursaut des anciennes forces sera d’ailleurs éphémère : au lendemain de Marengo (14 juin 1800), une grande
partie de l’Italie, à l’exception de Rome et de Naples justement, sera à nouveau française. Mais l’action de Tosca
se déroule alors que les forces réactionnaires sont revenues au pouvoir depuis près d’un an et qu’un policier comme
Scarpia est donc tout puissant.

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L’INTERPRÉTATION DE SARAH BERNHARDT
« Cette femme joue avec son cœur et avec ses entrailles. Elle hasarde des gestes qui se-
raient ridicules chez tout autre et qui emporte la salle ». Emile Faguet
Puccini s’est défini lui-même comme « un homme de théâtre » et un « visuel » : « Je
vois les personnages, les couleurs et les gestes des personnages. Si, enfermé chez moi,
je ne réussis pas à voir une scène, plantée là devant moi, je n’écris pas, je ne peux pas
écrire une seule note ».
Il n’est donc pas étonnant que le jeu de Sarah Bernhardt ait trouvé en Puccini un écho
immédiat. Il savait, lui aussi, que des effets habilement amenés électrisent la salle. Le
caractère d’exception du drame l’a obligé à se dépasser par des audaces harmoniques
et rythmiques : musique gestuelle, qui éclate ou s’affole, identifiée aux réactions pas-
sionnelles de Tosca, à ses mouvements de jalousie ou de rage, ses angoisses ou ses
pressentiments. Puccini et ses librettistes ont repris, jusqu’en ses moindres détails (le
crucifix et les chandeliers) la célèbre pantomime de Sarah Bernhardt. Le compositeur se
situait d’ailleurs exactement dans la tradition du mélodrame, où un accompagnement
musical soulignait toujours les moments importants de l’action. C’est pourquoi Louis
Schneider, après avoir assisté à la création de l’Opéra de Puccini à Paris, en 1903, fait
immédiatement un rapprochement, dans son article de La Revue Musicale, avec les «
ritournelles entendues à l’Ambigu » (c’était un des théâtres du Boulevard du Crime).
Mais la « musique de scène » de Puccini en cet endroit est autrement riche et complexe,
avec les motifs essentiels du drame qui passent dans la trame orchestrale.
Par le génie qui l’habitait, Sarah Bernardht a vraiment participé à la création de Tosca.
Elle a imposé le personnage, lui a donné vie, sa vie. Sarah disparue, la pièce de Sardou
n’a plus d’audience, mais l’opéra triomphe. Car Puccini a su capter le magnétisme de
cette artiste exeptionnelle, et, par son propre langage, y correspondre.

DE SARDOU À PUCCINI :
UNE EXTRAORDINAIRE PLUS-VALUE
Aujourd’hui, l’œuvre de Puccini à éclipsé l’œuvre théâtrale.
Le livret et les personnages ont été métamorphosés par l’incarnation forte de leur hu-
manité. Les épisodes décoratifs supprimés, l’action y délivre une prodigieuse énergie.

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L’A
ARGUMENT
RGUMENT

LES PERSONNAGES
__ Floria Tosca, célèbre cantatrice - soprano
__ Mario Caravadossi, peintre - ténor
__ Il Barone Scarpia, chef de la police - baryton
__ Cesare Angelotti, prisonnier politique - basse
__ Spoletta, agent de Scarpia - ténor
__ Sciarrone, gendarme - baryton
__ Il sagrestano, un sacristain - basse
__ Un carceriere, un gardien de prison - basse
__ Soldats, bourgeois, peuple

Eglise Sant'Andrea della Valle


Le peintre Mario Cavaradossi achève son portrait de Marie-Madeleine. Arrive Cesare Angelotti, ancien Consul de

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la République de Rome, venant de s'échapper du château Saint-Ange où il avait été fait prisonnier politique. Ca-

CTE
varadossi lui promet de l'aider à s'enfuir, mais ils sont interrompus par l'arrivée de Tosca, maîtresse du peintre et

A
célèbre cantatrice. Angelotti se cache dans la chapelle familiale.
Tosca en femme jalouse est persuadée que Cavaradossi parlait avec une autre femme. Cavaradossi parvient à la
calmer et accepte le rendez-vous proposé pour le soir. Tosca découvre le tableau de la Madone et reconnaissant
les traits de l'Attavantise laisse éclater sa jalousie. Cavaradossi parvient à nouveau à dissiper ses doutes, et lui
promet de remplacer la couleur bleue des yeux du portrait par du noir.
Après le départ de Tosca, Cavaradossi rejoint Angelotti, qui lui apprend que sa sœur est l'Attavanti. Le peintre lui
propose de se cacher chez lui, dans un puits aménagé. Un coup de canon tiré depuis le château Saint-Ange signale
que l'évasion a été découverte. Les deux hommes quittent rapidement l'église.
Le baron Scarpia, chef de la police, arrive dans l'église et la complicité du peintre dans la fuite de son prisonnier.
C'est à ce moment que Tosca fait irruption, revenue pour dire à son amant qu'elle ne pourra pas se rendre à leur
rendez-vous du soir, devant chanter à la place. Scarpia va exciter la jalousie de Tosca en sous-entendant certaines
relations entre l'Attaventi et Cavaradossi. La cantatrice, furieuse, se jette dans le filet tendu par le chef de la police
en se rendant immédiatement à la villa du peintre afin d'y surprendre les prétendus amants, sans se douter que
Scarpia la ferait suivre par ses sbires pour découvrir où se cache Angelotti.

Scarpia dîne, seul, dans ses appartements au Palais Farnese, là où Tosca doit chanter. Il rédige un mot à la cantatrice

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l'invitant à le rejoindre après ses chants. Arrive alors Spoletta, l'un de ses sbires, qui lui annonce que la poursuite

CTE
de Tosca n'a pas permis de découvrir Angelotti, mais toutefois l'arrestation de Cavaradossi a eu lieu. Suite aux

A
questions répétées de Scarpia, le peintre nie toujours farouchement avoir aidé le prisonnier à fuir.
A l'arrivée de Tosca, son amant lui fait discrètement savoir que révéler ce qu'elle avait vu à la villa revenait à le
condamner à mort. Scarpia fait poursuivre l'interrogatoire de Cavaradossi dans la pièce contigüe et se consacre à
celui de Tosca. Devant son refus du moindre aveu, il lui fait savoir que son amant est en ce moment-même torturé,
et que ses souffrances cesseront uniquement si elle se décide à parler. Les cris du peintre finiront par faire céder
Tosca qui révèle à Scarpia la cachette d'Angelotti.
Cavaradossi est amené auprès de Tosca et la repousse quand il apprend qu'elle a parlé. Il laisse cependant ensuite
éclater sa joie lorsqu'un agent de Scarpia rapporte que Napoléon a gagné la bataille de Marengo. Cela provoque
la fureur du chef de la police qui le condamne à mort.
Devant les supplications de Tosca, il lui propose de libérer son amant si elle se livre à lui pour une nuit. Tosca supplie
de ne pas exiger d'elle ce sacrifice. A ce moment-là revient Spoletta, qui annonce qu'Angelotti s'est suicidé après
avoir été découvert. Il s'enquiert de la marche à suivre pour le prisonnier Cavaradossi, et Scarpia se tourne vers Tosca
pour lui laisser le choix de l'ultimatum.

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ACTE 2
Celle-ci finit par accepter son marché. Ne pouvant annuler ouvertement la sentence, il organisera un simulacre
d'exécution du peintre avec des balles à blanc. Cependant Tosca exige un sauf-conduit pour elle et son amant, qui
leur permettra de quitter Rome en toute sécurité. Mais dès que le chef de la police a achevé son mot et avance
vers elle pour recevoir son dû, elle le tue d'un coup de poignard en pleine poitrine : Questo è il bacio di Tosca (C'est
là le baiser de Tosca). Elle s'éclipse ensuite, non sans avoir récupéré le laissez-passer salvateur des mains du mort.

ACTE 3
Terrasse du château Saint-Ange, petit matin.
On entend au loin le chant d'un jeune berger. Cavaradossi est amené sur les remparts, et demande à écrire un der-
nier mot à sa bien-aimée. Il songe à son bonheur passé auprès d'elle, empli de désespoir.
Tosca survient, et l'informe des derniers événements : le chantage de Scarpia, le marché qu'elle a obtenu de lui,
le laissez-passer rédigé de ses mains, et le fait qu'elle ait fini par le tuer plutôt que de se donner à lui. Soulagé et
bouleversé, Cavaradossi loue son courage. Tosca lui explique le rôle qu'il doit jouer durant le simulacre d'exécution,
se laisser tomber comme un mort de manière crédible lorsqu'il entendra les détonations à blanc des fusils.
Le peloton d'exécution arrive sur les lieux, le couple se sépare, la fusillade retentit et Cavaradossi s'effondre. Tosca
admire la crédibilité de la chute de son amant. Après le départ des soldats, la cantatrice s'approche de lui et
l'exhorte à se relever. Horrifiée, elle découvre la perfidie diabolique de Scarpia, car les fusils avaient en fait tiré avec
des balles réelles. Entre temps, le meurtre de ce dernier a été découvert, et les sbires du chef de la police se préci-
pitent sur la terrasse pour arrêter Tosca. Emportée par le désespoir, elle se suicide en se jetant du haut d'une tour.

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LA MUSIQUE

MODERNITÉ HARMONIQUE DE PUCCINI


« IL SUIT LES TENDANCES MODERNES, C’EST NATUREL, MAIS IL RESTE ATTACHÉ À LA MÉLODIE, CE QUI N’EST NI
MODERNE, NI ANCIEN » - Giuseppe Verdi

Giuseppe Verdi souligne avec pertinence ce qui allait demeurer une caractéristique essentielle du style vocal de son
jeune confrère : l’amour du beau chant. La prééminence de la voix n’a pas empêché Puccini de s’intéresser aux
tendances modernes auxquelles fait allusion Verdi. La richesse de son écriture orchestrale n’a cessé d’évoluer, ha-
billant de couleurs de plus en plus subtiles et raffinées cette coulée mélodique continue qui (comme chez Wagner,
mais avec des procédés différents) s’affirmait d’opéra en opéra.
Mais c’est la diversité de son langage harmonique qui frappe de plus en plus, car Puccini était particulièrement cu-
rieux des transformations du style musical de son époque, ce passage du XIXème au XXème qui a vu le vieux sys-
tème tonal mis à mal. Puccini est parvenu à faire sienne cette évolution, assimilant ce processus rénovateur sans
mettre en péril l’essence de son propre langage.
La base du langage de Puccini reste indubitablement la tonalité, dont la cohésion des règles et des enchainements
continue d’articuler et de structurer son discours dans les grandes lignes.
Certes, le système et la grammaire ont bien changé, depuis les opéras de Mozart. Et il n’est pas étonnant de voir
un compositeur comme Puccini, que son amour de la ligne vocale attire de plus en plus vers la mélodie continue,
suivre les traces d’un Wagner dans l’exploration d’une harmonie évolutive qui transforme notre perception des rup-
tures entre les scènes.

UN PEU DE VOCABULAIRE :
Mélodie : Dans un système musical, la mélodie désigne la dimension qui prend en compte des hauteurs émises,
par une source individuelle ou collective, instrumentale ou vocale, au sein d’une réalisation musicale quelconque.
La mélodie s’oppose principalement au rythme, autre composante de la musique. Parce qu’elle fait se succéder
des sons aux fréquences différentes,
Une mélodie est une succession d’intervalles. En effet, du point de vue de l’interprète, comme de celui de l’auditeur,
chaque note d’une mélodie est déterminée par l’intervalle mélodique qui sépare celle-ci de la note précédente.

Harmonie : Dans son sens le plus large, le mot harmonie désigne traditionnellement une des quatre composantes
de la musique les trois autres étant le rythme, la mélodie et le timbre. L’harmonie relève de l’utilisation délibérée
de fréquences simultanées, dans la perspective d’apporter relief et profondeur au chant ou au jeu instrumental :
elle représente donc l’aspect vertical de la musique, tandis que la mélodie représente l’aspect horizontal.

La musique tonale : Elle désigne l’ensemble des principes et des lois régissant, non seulement la notation de l’in-
tonation, mais la structure, le fonctionnement et la mise en mouvement de celle-ci, dans ses deux dimensions :
mélodique et dramatique.

La musique atonale :
La musique atonale remet tous les fondements du langage tonale. Elle rejette le principe de centre tonal, de hié-
rarchie entre les notes et garantit l’égalité de toutes les notes entre elles. Elle s’appuie sur des accords non classés
et remet largement en cause l’emploi traditionnel des gammes. Le musicien atonal ne considère plus la tonique
comme devant être le pôle d’attraction particulier autour de laquelle l’œuvre devrait se construire. La musique ato-
nale privilégie les dissonances, pour éviter justement les relations qui rappelleraient l’organisation tonale. Cette mu-
sique tend souvent, du fait de cette dissonance et d’absence de centre tonal à évoquer des ambiances inquiétantes
ou morbides.
(Retrouvez d’autres pistes sur la musique atonale dans notre dossier pédagogique sur Schönberg).

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ACTE III “E lucevan le stelle”
Mario Cavaradossi avant son éxécution évoque le souvenir de Tosca et écrit ses dernières volontés.
“Et brillèrent les étoiles Alors que je dévoilais
Et exhalait la terre (étalait son odeur) Ses belles formes!Disparu pour toujours mon rêve
Siffla la porte du jardin d’amour
Un pas enffleura le sable Cette heure là s’est enfuit
Elle entra parfumée Et je meurs désespéré
Et me tomba entre les mains Je meurs désespéré
O doux baisers o langoureuses caresses Et je n’ai jamais autant aimé la vie…“

“E lucevan le stelle...
ed olezzava la terra...
stridea l'uscio dell'orto...
e un passo sfiorava l arena...
Entrava ella, fragrante,
mi cadea fra le braccia...
Oh! dolci baci, o languide carezze,
mentr'io fremente
le belle forme disciogliea dai veli!
Svanì per sempre il sogno mio d'amore...
L'ora è fuggita...
E muoio disperato!
E non ho amato mai tanto la vita!...”

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TOSCA A L’ÉCRAN

1908 Une mise en scène de Le Bargy (avec Cécile Sorel).


1917 Une mise en scène de Giuseppe de Liguro (avec Francisca Bertin).
1940 Une mise en scène de Carl Koch. Scénario : Jean Renoir, Carl Koch, Luchino
Visconti, d’après la pièce de Victorien Sardou (avec Imperio Argentina, Michel Simon,
Rossano Brazzi, Massimo Girotti, Carla Candiani). Renoir travailla en étroite collabora-
tion avec Luchino Visconti à l’adaptation du célèbre opéra de Puccini mais dut en dé-
laisser la réalisation. On lui doit les premiers plans du film qui firent écrire à Jacques
Rivette : « La Tosca cesse d’être un opéra réaliste ; la réalité se fait opéra ».

1946 Avanti a lui tremava tutta Roma, une adaptation de la Tosca dans le monde
nazi. Une mise en scène de Carmine Gallone (avec Anna Magnani et Tito Gobbi).

1955 La Tosca, La donna piu bella del mondo, un film de Robert Z. Leonard (avec
Vittorio Gassman, Gina Lollobrigida, Robert Alda).

1956 Une mise en scène de Carmine Gallone (avec Franca Duval, Franco Corelli)..
1973 Une mise en scène de Luigi Magni (avec Monica Vitti, Gigi Projetti, Vittorio
Gassmann, Umberto Orsini).

1976 Un film réalisé par Gianfranco De Bosio (avec Raina Kabaivanska (Tosca),
Plácido Domingo (Cavaradossi) et Sherrill Milnes (Scarpia)). La musique est confiée au
New Philharmonia Orchestra sous la direction de Bruno Bartoletti. Les scènes du film
sont tournées sur les lieux mêmes où est censée se dérouler l'action : l'église Sant'An-
drea della Valle et le château Saint-Ange.

2001 Tosca, un film de Benoit Jacquot (avec Angela Gheorgiu, Roberto Alagna,
Ruggero Raimondi). Chœur et orchestre de Covent Garden placés sous la direction
d'Antonio Pappano. Le réalisateur y mélange les scènes narratives avec quelques prises
de vue de l'enregistrement audio, effectué préalablement.

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SECRETS DE PRODUCTION :
MAQUILLAGE & COSTUMES

MAQUILLAGE _ Fiora Tosca (Nicola Beller-Carbone, soprano)


MAQUILLAGE :
Fond de teint 4w, très belle, eye-liner,
faux cils et rouge à lèvres rouge.

COIFFURE :
Ses cheveux en chignon grec entouré
par un ruban de velours noir (cou-
ture)
Au 1er acte, quelques mèches sor-
tent sur les côtés.
2ème acte : rentrer ces petites
mèches dans le chignon.

COSTUMES _ Fiora Tosca

1er costume : 2ème costume :


1 robe en crêpe satin jaune et mousseline écru 1 robe avec traîne en velours de soie noir corbeau
1 voile en mousseline rouge réversible jaune fond doublé de rouge
1 ruban velours noir dans les cheveux 1 manteau avec traîne très léger en tulle pailleté noir
1 paire de boucles d’oreille noires 1 paire de Gants longs noirs
1 Escarpins en tissu ivoire modèle empire noir 1 parure de rubis (collier, boucles)
1 ruban idem 1er Costume
1 Escarpin fin en tissu noir

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LA PRODUCTION

LA MISE EN SCENE _ Paul-Emile Fourny


Paul-Émile Fourny est né à Liège en 1961. Après l’obtention d’un Premier prix des
Arts de la parole (théâtre et déclamation) délivré en 1981 par le Conservatoire Royal
de Wallonie de Liège, il est successivement professeur, comédien, metteur en scène
et responsable de l’animation du Centre culturel d’Oupeye en Belgique.
En 1985, il rejoint l’équipe de Gérard Mortier au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles
et travaille avec des metteurs en scène tels que Gilbert Deflo, Pier-Luigi Pizzi, Yannis
Kokkos, pour ne citer qu’eux.
Poursuivant sa carrière en France, il travaille pour l’Opéra d’Avignon, les Chorégies
d’Orange. Il est nommé Directeur général et artistique de l’Opéra de Nice en octobre
2001.
Homme de théâtre, il développe sa carrière de metteur en scène parallèlement à la gestion des structures qui lui
sont confiées. Paul-Émile Fourny a réalisé les mises en scène des ouvrages lyriques La Vida breve de Manuel de Falla
à Nice en mai 1997 et mai 2004, Oedipus Rex de Stravinsky à Nice en mai 1999, Rigoletto de Verdi à Nice en no-
vembre 1999, aux Chorégies d’Orange en juillet 2001, à Thessalonique en septembre 2002 et à l’Opéra Royal de
Wallonie de Liège en octobre 2003, Die Entführung aus dem Serail de Mozart à Nice en avril 2000 et au New Israeli
Opera de Tel Aviv en mai 2002, Ariane et Barbe-Bleue de Dukas au Statni Opera de Prague en mai 2001, en
octobre 2005 au New York City Opera et à Nice en mai 2006, Don Giovanni de Mozart à Nice en janvier 2002,
Andrea Chénier de Giordano au Festival de Musique de Santander (Espagne) en août 2002, Lucia di Lammermoor
de Donizetti au Festival d’Antibes en juillet 2002, à Nice en octobre 2003, à la Fondacio Teatro Principal de Palma
de Mallorca en avril 2004 et pour les Chorégies en 2006, Roméo et Juliette de Gounod à Nice en septembre 2002
et au Macau International Music Festival (Chine) en octobre 2004, Faust de Gounod en février 2003 à l’Opéra d’Avi-
gnon, à l’Opéra de Saint-Etienne en juin 2004, à Nice en décembre 2005 et à l’Opéra Royal de Wallonie de Liège
en avril 2006, Carmen de Bizet au Palais Nikaïa de Nice en juin 2003 et à l’Opéra de Chambre de Menton en dé-
cembre 2004, La Traviata de Verdi au Festival d’Antibes en juillet 2003, Aida de Verdi à Nice en février 2005 et à
Toulon en février 2006, Turandot de Puccini au Palais Nikaia de Nice en juin 2005, Werther de Massenet à Nice en
janvier 2006, Le Songe d’une Nuit d’Eté de Britten au Teatro Colon de Buenos Aires en juin 2006, enfin La Traviata
pour les festivals de Musique au Cœur d’Antibes et de Lacoste en juillet 2006.
Il a réalisé les mises en scène de Norma de Bellini à Nice en octobre 2006, Faust de Gounod au Teatro Cervantes
de Malaga en décembre 2006, Rigoletto de Verdi à la Fondation Pergolese Spontini de Jesi en décembre 2006, Le
pays du sourire de Lehar à Nice en décembre 2006, Rigoletto à l’Opéra de Massy en janvier 2007, Sans Famille de
Jean-Claude Petit en création mondiale à Nice en février 2007, Mireille de Gounod à Toulon et Romeo et Juliette
de Gounod à Hong Kong en mai 2007, Norma de Bellini à l’Opéra de Montpellier en juin 2007, Le pays du sourire
à l’Opéra d’Avignon puis Andréa Chénier à Modena et Rovigo en octobre 2007, Werther à la Fondazione Pergolese
Spontini en octobre 2007, enfin Rigoletto à l’Opéra de Nice en novembre 2007. Ses prochaines mises en scène in-
cluent la reprise de Tosca de Puccini à Modena en mars 2008, Le songe d’une nuit d’été de Britten à Nice en avril
2008, La Vida breve de Falla à l’Opéra de Saint-Etienne en avril 2008, Manon Lescaut de Puccini au Festival de Torre
Del Lago, en juillet 2009.

15
LA DIRECTION MUSICALE _ Antonello Allemandi
Antonello Allemandi fait ses débuts de chef d’orchestre à 21 ans en dirigeant l’or-
chestre du Mai Musical Florentin. Il commence alors une carrière internationale qui va
le conduire à la tête des principaux orchestres et maisons d’opéras : Wiener Staatsoper,
Opéra national de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, Metropolitan à New-York, Co-
vent Garden à Londres, Deutsche Oper à Berlin, Bayerische Staatsoper à Münich, Tea-
tro Real à Madrid, Liceu de Barcelone, Festival Rossini à Pesaro, Grand Théâtre de
Genève, Teatro Regio et Festival Verdi à Parme, Suntory Hall à Tokyo…
De 1992 à 1997, Antonello Allemandi a été Directeur musical de l’Orchestre Colonne
à Paris. Il a également été invité à diriger l’Orchestre national d’Ile de France, l’Orches-
tre philharmonique de Radio-France, l’Ensemble Orchestral de Paris, les orchestres de
Lille, des Pays de Loire et l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo. Il a dirigé tous les principaux orchestres ita-
liens.
A l’occasion du centième anniversaire de la mort de Giuseppe Verdi, il a dirigé plusieurs ouvrages du compositeur
au Festival de San Sebastian et Nabucco aux Arènes de Nîmes. Antonello Allemandi a dirigé La Traviata, Il Trovatore,
Il Barbiere di Siviglia, l’Elisir d’amore et I Puritani au Wiener Staatsoper, Un Ballo in maschera à l’Opéra Bastille et
Tosca à l’Opéra Comique à Paris, Il Barbiere di Siviglia à Covent Garden, Il Pirata, Werther et Tosca au Deutsche
Oper de Berlin, La Traviata, Carmen, Cavalliera rusticana et Pagliacci à Cologne, Italiana in Algeri et La Traviata au
Bayerische Staatsoper de Munich, Don Carlo au Teatro Real de Madrid, Lucia di Lammermoor au Grand Théâtre
de Genève, La Cenerentola au Metropolitan Opera à New-York, L’Equivoco stravagante et Il Turco in Italia au
Festival Rossini à Pesaro.
Ces dernières saisons, Antonello Allemandi a dirigé La Traviata au Staatsoper de Berlin, Lucia di Lammermoor à
Rome, Carmen à La Coruna et Santander, Turandot à Bilbao, La Traviata à l’Opéra Royal de Stockholm, Lucia di
Lammermoor au Liceu de Barcelone, La Bohème au Semperoper à Dresde, L’Elisir d’amore au Teatro Regio de
Turin, Cavalleria rusticana à Saint-Gallen.
En 2008/2009, Antonello Allemandi a dirigé Turandot au Nouveau Théâtre National à Tokyo, La Messa di Gloria
de Puccini à Bilbao et San Sebastian, Aïda au Deutsche Oper de Berlin et Lucia di Lammermoor à Rome.
Au cours des prochains mois, Antonello Allemandi dirigera Carmen à l’Opéra de Leipzig, Aïda à Dresde, La Bohème
à Portland, Tosca à Berlin, La Traviata à Tokyo et L’Elisir d’amore à l’Opéra de Lille.
L’Opéra de Bilbao a décerné à Antonello Allemandi une « Médaille d’or », après y avoir dirigé plus de 30 produc-
tions différentes.

L’ORCHESTRE NATIONAL D’ILE DE FRANCE


L’Orchestre National d’Île de France créé en 1974 est financé par le Conseil Régional d’Île-de-France et le ministère
de la Culture. Sa mission principale est de diffuser l’art symphonique sur l’ensemble du territoire régional et
tout particulièrement auprès de nouveaux publics.
De 2002 à 2008, le compositeur Marc-Olivier Dupin assure la direction générale de la formation
; il l’ouvre à de prestigieux chefs et solistes, élargit son répertoire, et rénove son approche du
concert et du public. Aujourd'hui, Roland David, ancien directeur délégué, en a pris la direction.
L’orchestre compte désormais parmi les formations nationales les plus dynamiques. Depuis
avril 2009, il figure au top 10 du fameux mensuel Gramophone des orchestres les plus en-
gagés au monde.
Depuis la rentrée 2005, Yoel Levi est le chef principal de la formation. Son arrivée a ren-
forcé l’exigence de qualité, la volonté d’élargir le répertoire symphonique et la cohésion
musicale de l’orchestre, ainsi que son rayonnement national et international. Après
quatre saisons fructueuses passées à la tête de l’orchestre, Yoel Levi a été reconduit
dans ses fonctions jusqu’en 2012.
Les musiciens : Premiers violons supersolistes : Ann-Estelle Médouze / Violons solos : Stefan Rodescu, Bernard Le Monnier / Violons : Jean-Michel Jalinière (chef d’attaque),
Flore Nicquever (chef d’attaque), Maryse Thiery (2e solo), Yoko Lévy-Kobayashi (2e solo), Virginie Dupont (2e solo), Grzegorz Szydlo (2e solo), Jérôme Arger-Lefèvre, Marie-Claude
Cachot, Marie Clouet, Delphine Douillet, Isabelle Durin, Anne-Marie Gamard, Domitille Gilon, Bernadette Jarry-Guillamot, Léon Kuzka, Marie-Anne Pichard-Le Bars, Mathieu Lecce,
Jean-François Marcel, Laëtitia Martin, Geneviève Melet, Julie Oddou, Marie-Laure Rodescu, Pierre-Emmanuel Sombret, Sylviane Touratier, Justine Zieziulewicz / Altos : Muriel Jollis-
Dimitriu (1er solo), Renaud Stahl (1er solo), Sonia Badets (2e solo), Inès Karsenty (2e solo), Anne-Marie Arduini, Benachir Boukhatem, Frédéric Gondot, Catherine Méron, Lilla Mi-
chel-Peron, François Riou, David Vainsot, Jean-Michel Vernier / Violoncelles : Frédéric Dupuis (1er solo), Anne-Marie Rochard (co-soliste), Bertrand Braillard (2e solo), Jean-Marie Gabard
(2e solo), Béatrice Chirinian, Jean-Michel Chrétien, Céline Flamen, Sébastien Hurtaud, Camilo Peralta, Bernard Vandenbroucque / Contrebasses : Robert Pelatan (1er solo), Didier
Goury (co-soliste), Pierre Maindive (2e solo), Jean-Philippe Vo Dinh (2e solo), Philippe Bonnefond, Tom Gélineaud, Florian Godard, Pierre Herbaux / Flûtes : Hélène Giraud (1er solo),
Jean-Michel Varache (1er solo), Pierre Blazy / Piccolo : Nathalie Rozat / Hautbois : Jean-Michel Penot (1er solo), Jean-Philippe Thiébaut (co-soliste), Hélène Gueuret / Cor anglais :
Marianne Legendre / Clarinettes : Jean-Claude Falietti (1er solo), Myriam Carrier (co-soliste) / Clarinette basse : Alexandre Ringeval / Petite clarinette : Sandrine Vasseur / Bassons :
Henri Lescourret (1er solo), Frédéric Bouteille (co-soliste), Gwendal Villeloup / Contrebasson : Cyril Exposito / Cors : Robin Paillette (1er solo), Tristan Aragau (co-soliste), Marianne
Tilquin, Jean-Pierre Saint-Dizier, Annouck Eudeline / Trompettes : Yohan Chetail (1er solo), Nadine Schneider (co-soliste), Patrick Lagorce, Pierre Greffin / Trombones : Patrick Hanss
(1er solo), Laurent Madeuf (1er solo), Matthieu Dubray, Sylvain Delvaux / Contretuba / tuba-basse : André Gilbert / Timbales : Jacques Deshaulle / Percussions : Gérard Deléger, Pascal
Chapelon, Didier Keck / Harpe : Florence Dumont
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LE CHOEUR DE L’OPERA DE NICE
Ce chœur est composé de 40 artistes lyriques. Il assume l’ensemble de la saison lyrique, participe aux concerts de
l’Orchestre Philharmonique de Nice et à des manifestations exceptionnelles.
Le chœur s’est rendu célèbre dans de nombreux théâtres, festivals et enregistrements musicaux. Il s’est notamment
produit lors de l’inauguration de l’Acropolis de Nice dans Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns avec Pla-
cido Domingo et Georges Prêtre ainsi que dans Guillaume Tell de Rossini au Théâtre des Champs-Ely-
sées, la 2e Symphonie de Gustav Mahler au théâtre du Châtelet, La fanciulla del west de Giacomo
Puccini, Macbeth de Giuseppe Verdi à l’Opéra de Montpellier. Hérodiade de Jules Massenet, Na-
bucco de Giuseppe Verdi, Norma de Vincenzo Bellini, Requiem de Hector Berlioz aux Chorégies
d’Orange. Participation au festival « Musiques au cœur » d’Antibes d’Eve Ruggieri, avec Carmen,
La Traviata, Otello, Don Giovanni, Le barbier de Séville et sur France 2, La fille du régiment de
Gaetano Donizetti.
En mars 2001, cette formation a enregistré un programme consacré à Giuseppe Verdi, avec
le ténor argentin Marcello Alvarez. En avril de cette même année, il participait à l’inaugura-
tion de la salle « Nikaïa ».
Le chœur de l’Opéra de Nice a participé aux Chorégies d’Orange, dans la production de
Lucia di Lammermmoor, aux côtés de Rolando Villazon et Patricia Cioffi, après s’être dis-
tingué, lors des dernières éditions, sous la direction de chefs aussi prestigieux que Myun
Wung Chung et Michel Plasson.

17
LES DECORS, LES COSTUMES ET LES LUMIERES

Louis Désiré / DÉCORS & COSTUMES


Costumier et scénographe, Louis Désiré a participé à de nombreuses productions
d'opéra en Europe comme en Amérique.
Il a notamment réalisé les décors et/ou les costumes de Le Sourire au pied de l'échelle,
Der mond, Ali Baba, Aventures et nouvelles aventures, Nabucco, les Pêcheurs de
perles, les Contes d'Hoffmann, La Forza del destino, Macbeth, Republica!!, Samson
et Dalila, Die Lustigen Nibelungen, Goya, Vol de Nuit, l'Heure espagnole, Temistocle,
Die Zauberflöte, Ballo in maschera, Simone Boccanegra, Ariane et Barbe-Bleue, Aida,
Elektra, Don Carlos, Salomé, Carmen, I Pagliacci, Werther, Oberon, Idomeneo, Il
trionfo de l'onore, Rigoletto, Mozart/Salieri, Gianni Schicchi, Il Trittico, La Clemenza
di Tito, Les Mamelles de Tiresias, la voix humaine, Le Nozze di Figaro, l'Olimpiade, Die
Lustige Witwe, Las Marimbas de l'exilio, A midsummer night's dream, La Belle Hélène, Tosca, La Corte de Faraon...
Ces spectacles ont été mis en scène par Joël Lauwers, Nicolas Joël, Jean Claude Auvray, Jean-Marc Forêt, Charlotte
Nessi, Petrika Ionesco, Guy Montavon, Panagis Pagoulatos, Dieter Kaegi, Jose Antonio Guitièrrez, Bruno Stefano,
David et Federico Alagna, Paul-Emile Fourny et Francisco Negrin.
En septembre 2007, il fait ses débuts à la mise en scène, décors et costumes avec Werther au Teatro Colon de Bue-
nos Aires. En 2008-09, il est à Copenhague (Partenope), Nice, Singapour et Hong-Kong (Les Contes d'Hoffmann),
Amsterdam et Athènes (I Puritani), Santa Fe (Alceste)…
Les prochaines mois l’amèneront à Barcelone et Madrid (El Arbore de Diana), Valence (Una cosa rara, Salome), Stras-
bourg et Monte-Carlo (Macbeth), Chicago (Werther et Rinaldo), Genève (I Puritani), San Francisco (Werther), Bue-
nos Aires (Dialogues des Carmélites), Chorégies d’Orange (Rigoletto)...
Louis Désiré est invité pour la mise en scène, décors et costumes de Francesca da Rimini à Athènes, Monte-Carlo
et Buenos Aires (2010), Madama Butterfly à Nice (2012).

Patrick Méeüs / ECLAIRAGES


Patrick Méeüs a commencé par éclairer de nombreuses chorégraphies ; il a ainsi réalisé
plus de 70 mises en lumière pour la danse. Depuis 1992, il réalise des éclairages pour
la danse, le théâtre et l'opéra. Il a collaboré avec Daniel Mesguich, Jean-Marie Villégier
et a travaillé à la Comédie Française. À l'opéra, il signe les lumières de : Pelléas et
Mélisande, Gogol de Michael Lévinas, Ces sacrés Nibelungen d'Oscar Strauss, Samson
et Dalila de Saint-Saëns, Wozzeck de Berg, Till l'espiègle de Karetnikov, Des saisons
en enfer de Marius Constant, Le fou de Marcel Landowski, Elephant Man de Laurent
Petigirard, Il trittico de Puccini, Faust de Gounod, Così fan tutte de Mozart, Die lusti-
gen Weiber von Windsor de Nicolaï...
Parmi les dernières réalisations : Les Contes d’Hoffmann à Nice et Singapour, Caprice
du Destin au Capitole de Toulouse, Jephtha à l’Opéra du Rhin, Falstaff à Montpellier, La Grande Duchesse de Gé-
rolstein aux Folies d’O de Montpellier et Manon Lescaut à Nice.
Parmi ses projets, citons Carmen à Vilnus, La Cantatrice Chauve à Montpellier, Soirée Ballets Russes au Capitole
de Toulouse, La Bohème à l'Opéra de Zagreb, La Voix humaine /Une éducation manquée à Montpellier, Soirée
Ballet Chimère au Capitole de Toulouse, Jeanne au bûcher à Nice - Jephtha à Bordeaux et Rigoletto aux Chorégies
d’Orange.

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LA DISTRIBUTION

Cécile Perrin Enrique Ferrer


FLORIA TOSCA (soprano) MARIO CAVARADOSSI (ténor)
Cécile Perrin entre au Conserva- Né à Madrid, Enrique Ferrer étudie
toire National Supérieur de Mu- le chant à Getafe et à Madrid. En
sique de Paris dans la classe de 1989, il fait une tournée aux côtés
Régine Crespin en 1988. En 1991, de José Tamayo dans son Antolo-
elle obtient un premier prix de gía de la Zarzuela.
chant à l’unanimité, puis en 1992, En 1993, il obtient le Prix de
un diplôme d’Art Lyrique à l’una- Chant de la ville de Logroño. Il se
nimité dans la classe de Bernard perfectionne à l’Académie de
Broca. Elle intègre ensuite le Stu- chant de Philadephie et interprète di-
dio de l’Opéra de Lyon. Cécile Per- vers opéras (Falstaff, Cosi fan tutte, Don Pasquale) ainsi
rin obtient alors plusieurs Prix de que des oratorios (Le Messie).
Concours Internationaux tels que Marseille, Marmande Finaliste du concours de Luciano Pavarotti, il est récom-
et Toulouse. pensé par celui de Jaime Aragall. A Washington, on
Tout au long de sa carrière, elle a souvent chanté Mo- l’entend dans Doña Francisquita et il chante Alfred de
zart, Pamina (Die Zauberflöte), Donna Elvira et Donna La Traviata. En Italie, il se fait remarquer lors de sa par-
Anna (Don Giovanni), Fiordiligi (Cosi fan tutte), Vitellia ticipation au Requiem de Mozart dans l’église Santa
(Clémence de Titus), Konstance (Entführung auf dem Maria delle Grazie de Venise. Il chante à Bogota Luisa
Serail), La Comtesse (Le Nozze di Figaro). Fernanda (Javier), le rôle-titre de El rey que rabio au
Elle à la chance d’avoir travaillé avec de grands chefs Teatro de la Zarzuela mis en scène par Emilio Sagi, Don
tels qu’Armin Jordan, Marcel Landowski, Laurent Cam- Giovanni (Don Ottavio), La Traviata (Alfredo) et Lucia
pellone, Ari van Beek, Marc Minkowski, Enrique Maz- di Lammermoor (Arturo) à Oviedo. Depuis 2001, on
zola…ainsi que de grands metteurs en scène comme l’entend dans La Chauve-Souris à Bilbao, Rigoletto à
Michel Fau, Beno Besson, Eric Perez, Jean Claude Be- Madrid, Carmen au Pérou et Manon Lescaut en Tur-
rutti… Elle est engagée dans des endroits prestigieux quie. Plus récemment, il se produit dans Amica de
tels que l’Opéra de Paris, Les Chorégies d’Orange, les Mascagni à Rovigo, Manon Lescaut à Ankara, Andréa
Opéras de Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Nice, Chénier à Monte-Carlo, Simon Boccanegra et La Vida
Liège, Montevideo, et dernièrement le nouvel Opéra breve à Ankara en 2009. Prochainement, il sera à Pa-
de Pékin. Elle se produit également dans plusieurs fes- lerme pour La Bohème, Il Trovatore, La Fanciulla del
tivals : Chartres, Lacoste, Saint-Céré, Massenet de West puis chantera dans Carmen en 2010, Turandot,
Saint-Etienne… Ernani, Il Trovatore en 2011 et Amica, Don Carlo,
Cécile Perrin a interprété le rôle de Thaïs, Marguerite Norma en 2012.
(Faust), Hilda (Sigurd de Reyer), Musetta (la Bohème),
Tatiana (Eugène Oneguine), Blanche de la Force (le Dia-
logue des Carmélites), Caroline (La Chauve-souris),
Pauline (Polyeucte), Fidelio, Senta (le Vaisseau fan-
tôme)… Vassily Gerrello
La saison dernière, Cécile Perrin a été saluée par la cri-
tique pour son interprétation de Lady Macbeth (Mac-
BARON SCARPIA (baryton)
beth), ainsi que Tosca de Puccini, et Ariane de Né en Ukraine, Vassily Gerello dé-
Massenet. Elle vient d’interpréter également le rôle de bute sa carrière professionnel tout
Rozenn dans le Roi d’Ys de Lalo, à l’Opera de Pékin en étudiant au Conservatoire de
sous la direction de Michel Plasson, ainsi que le Re- Saint Pétersbourg. Depuis 1990, il
quiem de Verdi au festival de Chartres et The Turn of est membre du Théâtre Mariinsky
the Screw de Britten à l’Opéra de Bordeaux. où il se produit dans La Traviata
Prochainement, elle interprètera le rôle de Senta dans (Germont), Faust (Valentin), Kho-
le Vaisseau Fantôme et Lady Macbeth (Macbeth) à vanshchina (le pasteur), L’Amour
l’Opéra de Saint-Etienne, Floria Tosca (Tosca) à l’Opéra des trois oranges (Pantalone), Sa-
de Massy, le rôle-titre d’Aïda au Wiener Staatsoper… lammbo (Balearalz), La Dame de Pique (Yeletsky), Don
Carlo (Posa), Iolanta (Robert) et Guerre et Paix (Napo-
leon).

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Durant sa carrière, il se produit dans de nombreux opé- Basilio) à Lausanne, Lucia di lammermoor (Raimondo)
ras internationaux. Au Metropolitan Opera, il est Alfio à Tours, Rigoletto (Sparafucile) à Rouen, Roméo et Ju-
dans Cavalleria Rusticana, Tomsky dans La Dame de liette à Toulon, Un Ballo in Maschera à l’Opéra National
Pique dirigé par Placido Domingo, Ferdinand dans Be- du Rhin, et Les Brigands à l’Opéra de Bordeaux qu’il
trothal in a Monastery, Posa dans Don Carlo, Napoleon reprendra au Luxembourg, à l’Opéra-Comique et à
dans Guerre et Paix, Sharpless dans Madama Butterfly Toulon.
et Marcello dans La Bohème. Il se produit également Fernand Bernadi participe également à de nombreux
comme Paolo dans Simon Boccanegra et Tomsky dans concerts et oratorios en France et à l'étranger, entre
La Dame de Pique au Royal Opera House, Covent Gar- autres avec l'Orchestre National d'Île de France et les
den, Figaro in Il Barbiere di Siviglia et le rôle-titre d’Eu- Arts Florissants (tournée aux USA) ainsi qu'à Radio
gene Oneguine au Wiener Staatsoper, Paolo dans France. Avec l'Orchestre National de Bordeaux, il inter-
Simon Boccanegra and Figaro dans Il Barbiere à l’Opéra prète le Requiem de Verdi. Parmi ses projets, Piquoi-
de Paris, Tomsky dans La Dame de Pique à l’Opera de seau (Marius et Fanny) à l’Opéra d’Avignon.
Lyon...
Parmi ses derniers engagements, il chante La Traviata
lors d’une tournée au Japon et en Korée sous la ba-
guette de Maestro Chung. Vassily Gerello se produit
lors de Festivals (BBC Proms, Athens Megaron et Edin-
burgh Festival) et a été dirigé par de prestigieux chefs
Philippe Ermelier
d’orchestre : James Levine, Valery Gergiev, Yuri Temir- LE SACRISTAIN (basse)
kanov, Kent Nagano et Mark Elder... Philippe Ermelier jouit d’une for-
mation artistique très diversifiée :
il suit d’abord, dès 1977, les cours
de dessin et d’architecture de
Fernand Bernadi l’école Boulle, il est l’élève du
danseur Casati puis il étudie l’art
CESARE ANGELOTTI (basse) dramatique avec Jacques Lorcey,
Après ses études au Conservatoire Jean-Simon Prévost, Jean Péri-
de Toulouse, Fernand Bernadi mony et Jean -Laurent Cochet,
remporte le premier prix de Sarah Eigerman à l’école Franco-Américaine de ci-
l'UFAM. Lauréat du concours de néma et théatre (FACT), et participe à certains stages
Spoleto, il est aussitôt engagé en de Johnn Strasberg. Conjointement à sa formation de
Espagne et en Italie où il inter- comédien, Philippe Ermelier travaille dès 1979 sa voix
prète, entre autres, le rôle de Rai- avec Jean-Marie Siougos et Suzy Sach. Il entre en 1986
mondo dans Lucia Di au CNIPAL à Marseille où il rencontre RitaStreich.
Lammermoor (Bilbao) et celui de En 1987, il entre au conservatoire de Noisy-le-Sec dans
Colline dans La Bohème à Spoleto. la classe d’Anna-Maria Bondi et en 1989 à l’école
A Spoleto, il est également invité pour être Don Mag- d’Art Lyrique de l’Opéra de Paris dans la classe de Mi-
nifico dans La Cenerentola et Zaccharia dans Nabucco. chel Sénéchal. Il se perfectionne avec Jacques Shuilon
Il incarne ensuite Le Chiffonier dans Louise (Charpen- et Isabelle Garcisanz pour Bel Canto. En lyrique, il a
tier) au Grand Théâtre de Genève, Sarastro dans Une chanté Ali dans L’Italienne à Alger de Rossini, Laerte
Petite Flûte Enchantée à l'Opéra de Lyon, le Polizeikom- dans Mignon, Johann dans Werther, Tobias Mill dans
missar dans Der Rosenkavalier à Montpellier, Caron La Cambiale di Matrimonio, Arbace dans Chrysa-
dans L'Orfeo en Avignon avant d'être invité par le mante, Phinée dans Jephté, Orphée dans Orphée et
Grand Théâtre de Bordeaux pour Billy Budd et Tosca. A Eurycide, Enée dans Didon et Enée, Figaro dans Le Bar-
l'Opéra Comique, il interprète Colline dans La Bohème bier de Séville, Sganarelle dans Le Médecin malgré lui,
et chante à l'Opéra de Strasbourg pour le Rosenkava- Colas dans Bastien et Bastienne…
lier. Il intègre ensuite la troupe de l'Opéra de Bordeaux Ses dons de comédien lui permettent d’aborder très
où il interprète, entre autres, Basilio dans Il Barbiere di vite le répertoire plus léger de l’opérette et de la comé-
Seviglia, Arkel dans Pelléas et Mélisande, Frère Laurent die musicale. Il joue Mathusalem dans CATS au Théâ-
dans Roméo et Juliette, Balthazar dans La Favorite, le tre de Paris, Javert et Brujon dans Les Misérables au
Comte Walter dans Luisa Miller et Osmin dans L'Enlè- Théatre Mogador... Mais aussi Mathieu dans Andrea
vement au Sérail. Chenier (à l’Opéra de Liège et à Monte Carlo en
Plus récemment, il chante L’Enlèvement au Sérail 2009), Bobinet de La Vie Parisienne (ms. Jérôme Sa-
(Osmin) à l’Opéra de Lausanne, à Nîmes et au Théâtre vary à Liège), Le Sacristain dans Tosca (Liège), Calchas
des Champs Elysées, Don Giovanni (Le Commandeur) dans La Belle Hélène à Avignon, l’officier espagnol et
à la Cité de La Musique, Le Jongleur de Notre Dame à le cuisinier de Cyrano de Bergerac (Monte Carlo), Du-
Saint-Etienne et Benvenuto Cellini à l’Opéra National parquet de La Chauve-souris (Bordeaux), Tourillon à
du Rhin, Semiramide au Théâtre des Champs Elysées, Liège fin 2008, Coquenard de Véronique à l’Opéra
Polyeucte et Die Zauberflöte à Saint-Étienne, Pelléas et d’Avignon en avril 2009. Prochainement, il sera Ma-
Mélisande (Arkel) à Toulon, Il Barbiere di Seviglia (Don thieu dans Andrea Chenier (Opéra de Marseille).
20
Scott Emerson Moushed Gogh (Ubu Opéra de Vincent Bouchot) à
l’Opéra-Comique ainsi que le rôle de Black Bob (The
Little Sweep de Britten) avec la Péniche Opéra ainsi
SPOLETTA (ténor) que le Bonze dans Le Rossignol de Stravinsky.
Né à Los Angeles, il fait ses études Excellent musicien, Jean-Loup Pagésy est à l’aise de la
de chant à la Music Academy of musique baroque à la musique contemporaine. En
the West (1991-1993 ) puis entre effet, il travaille très souvent avec l’Ensemble Musica-
au Virginia Opera (1993-1994). treize dirigé par Roland Herabeydian, ensemble de so-
Pour ses débuts sur scène, il par- listes dédié à la création contemporaine. La Musique
ticipe à de nombreuses comédies de Chambre étant sa formation première, Jean-Loup
musicales (West Side Story, Evita, Pagésy participe à des ensembles de haut niveau tels
Jesus Christ Superstar...) tout en celui de Michel Piquemal, Hervé Niquet (le Concert
abordant les rôles de Tamino, Fer- Spirituel) et Laurence Equilbey. Ces dernières saisons
rando et Don Ottavio. Jean-Loup Pagésy a été : Le Commandeur (Don Gio-
Il entre à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Lyon en 1994 vanni) à Rennes ; Hydrogen Jukebox de Philipp Glass
et en intègre la « prétroupe» en 1996. En 96/97, il est à Nantes/Angers ; Nourabad (Les Pêcheurs de Perles)
à l’affiche de : La Station Thermale, Le Tour d’Ecrou, à Metz ; Patera et son Excellence (L’autre Côté - Créa-
Une Petite Flûte Enchantée, Apollo et Hyacinthus et tion de Mantovani) à la Cité de la Musique ; Don Inigo
L’Osteria di Marechiaro. Gomez (L’Heure Espagnole) au Centre Lyrique d’Au-
Au concours de Marmande en 1996, il reçoit le 1er vergne ; Aboul-y-Far (Le Caïd d’A. Thomas) à Metz ;
prix Opéra et intègre l’année suivante la troupe de Patera et son Excellence (L’Autre Côté - Création de
l’Opéra Comique qui lui permettra, entre autres, Mantovani) à l’Opéra du Rhin ; Golem (rôle-titre) de
d’aborder le rôle-titre du Comte Ory sous la direction John Casken Opéras de Nantes/Angers et Rennes ;
de Ricco Saccani, le Duc dans Une Nuit à Venise, Ar- Truffaldino (Ariadne auf Naxos) à Metz ; Ramphis et le
lekin dans L’Empereur d’Atlantis de Vikto Ullmann, Roi (Aïda) pour un concert à Radio France ; Sciarrone
Phedon dans la création mondiale de Le Dernier Jour (Tosca) à l’Opéra d’Avignon et Schlémil (Les Contes
de Socrate, Polidoro dans La Finta Semplice de Mozart d’Hoffmann) à Rennes. Le Centre Lyrique d’Auvergne
ou Elvino dans La Somnanbule. Scott Emerson chante lui confit le rôle d’Osmin (L’Enlèvement au Sérail) dans
à l’Opéra Comique en 98/99 Ottavio dans Don Gio- lequel il se fait remarquer par la critique.
vanni, le mari dans Les Mamelles de Tiresias, Gonzalve Il a interprété la Nelsonmesse de Haydn et la Kantate
dans L’Heure Espagnole et Spoletta dans Tosca. A auf den Tod Kaiser Josephs II de Beethoven à Rouen.
l’Opéra d’Avignon, il a chanté Paolino dans Le Ma- Il vient d’incarner Jim (Porgy and Bess) à l’Opéra de
riage Secret et pour le Studio Théatre d’Asnières Baby- Lyon.
las dans Monsieur Choufleuri. Il participe en 2003 à
Strasbourg à la production de La Grande Duchesse de
Gérolstein ainsi qu’à l’Opéra de Nice. L’Opéra Co-
mique l’accueille en 2004 pour Viva l’Opéra Comique.
En 2005, c’est dans Titanic qu’il retrouvera l’Opéra de
Liège. La saison suivante, il est Gustave dans Le Pays
du Sourire à Nice dans une mise en scène de Paul-
Emile Fourny et interprète le rôle de Puck du Songe
d’une nuit d’été de Britten en 2008.

Jean-Loup Pagésy
SCIARRONE (basse)
Il obtient son Prix de Chant en
1997 à l’Ecole Nationale de Mu-
sique de l’Häy-les-Roses, dans la
classe de Marie-Claire Cottin.
Après un D.E.U.G. de Sciences
Economiques, c’est au Choeur de
l’Armée Française, lors de son
service militaire, que Jean-Loup Pa-
gésy découvre sa véritable vocation.
De 2002 à 2004, il est stagiaire au Centre de Forma-
tion Lyrique de l’Opéra de Paris où il interpréte le Cap-
padocien (Salomé) à l’Opéra-Bastille et a créé le rôle de
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L’A
ACTION CULTURELLE

CONFÉRENCES
“Tosca et l’esprit voltairien” / PAR EDMOND LEMAÎTRE
Mardi 20 octobre 2009 _ 19h à l’auditorium

Tosca _ rencontre avec la production


PAUL-EMILE FOURNY (metteur en scène)
Mardi 3 novembre 2009 _ 19h à l’auditorium

Renseignements et inscriptions au 01 69 53 62 26

LES JOURNÉES DU PATRIMOINE _ 19 septembre 2009


“Métis”: Concert éducatif
Sous le patronage de Dominique Rouits et de l’Orchestre de l’Opéra de Massy et sous
la direction de Franck Chastrusse.
Résultat du 15e stage d’orchestre de l’Ecole de Musique du SIMVPB, un concert éducatif
avec présentation des instruments de l’orchestre et des oeuvres jouées, en direction du
public qui vient découvrir les lieux à l’occasion de ces journées.
- 1ère partie : Batucada
- 2ème partie :
“Peer Gynt”- Grieg
“Casse Noisette”- Tchaïkovski
“Aïda”- Verdi
“Symphonie du Nouveau Monde”- Dvorak

Visites guidées
209 personnes se sont laissées tenter par la visite guidée des coulisses pendant cette journée portes ouvertes.

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L’Opéra de Massy est subventionné par

Le service d’Action Culturelle de l’Opéra de Massy est membre du


Réseau Européen pour la Sensibilisation à l’Opéra.

et remercie ses partenaires

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EUGÉNIE BOIVIN [assistante] _ 01 69 53 62 26 _ eugenie.boivin@opera-massy.com