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Guide pratique

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Guide pratique pour réussir les épreuves classantes nationales (ECN)

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Éditions ESTEM De Boeck Diffusion 5/7, rue de la Gare - 92130 Issy-les-Moulineaux Tél. : 01 40 90 66 66 Fax : 01 41 90 66 67 E-mail : info@estem.fr http://www.estem.fr

Ce guide pratique a pu être réalisé grâce à la collaboration active de Marie-Christine Renaud, présidente d’ASPIC (Aide et soutien pour la préparation de l'internat et des certificats).

ISBN 2-84371-290-4 © 2004 Éditions Estem

Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur, ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (loi du 11 mars 1957, alinéa 1 er de l'article 40). Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivant du Code pénal.

Guide pratique

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Guide pratique pour réussir les épreuves classantes nationales (ECN)

Au cours de ces vingt dernières années, nous avons suivi, au sein des associations EMIS et ASPIC, des centaines d'étudiantes et d’étudiants tout au long du parcours difficile qui les a menés à la réussite de leur concours d'internat.

Forte de cette expérience, j'ai voulu en faire bénéficier ceux qui à leur tour préparent aujourd'hui les épreuves classantes nationales en rédigeant ce guide pratique.

Cet ouvrage recense toutes les situations auxquelles sont confrontés les étudiantes et étudiants de DCEM 3 et DCEM 4, et sur lesquelles beaucoup d'entre vous continuent à nous interroger tout au long de l'année.

J'y apporte des réponses basées sur les textes législatifs officiels, sur les conseils et avis de nombreux conférenciers et sur des échanges avec des internes ayant récemment réussi le concours.

La nouvelle édition se veut, en plus d'être à jour dans les modalités de l’examen national, plus synthétique et plus ordonnée, centrée essentiellement sur les ECN et l'accès au 3 e cycle, quelle que soit la filière choisie.

Ce guide devrait répondre à vos questions et vous permettre d'y voir plus clair.

Avec tous mes encouragements.

Marie-Christine Renaud

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Sommaire

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Déroulement des ECN Les grandes lignes de la réforme Épreuves classantes nationales Choisir son poste Déroulement de l’internat

Conseils pour préparer les épreuves classantes nationales Sous-colle Conférences d’internat Épreuves (consignes du CNCI) Conseils pour la rédaction des dossiers Annales des ECN disponibles Internats blancs S'abonner à une revue

Programme du 2 e cycle et ECN Module 1. Apprentissage de l’exercice médical Module 2. De la conception a la naissance Module 3. Maturation et vulnérabilité Module 4. Handicap. Incapacité. Dépendance Module 5. Vieillissement Module 6. Douleur. Soins palliatifs. Accompagnement Module 7. Santé et environnement. Maladies transmissibles Module 8. Immunopathologie. Réaction inflammatoire Module 9. Athérosclérose. Hypertension. Thrombose Module 10. Cancérologie. Oncohématologie Module 11. Synthèse clinique et thérapeutique. De la plainte du patient à la décision thérapeutique. Urgences

Infos pratiques Questions diverses Bureaux et syndicats des internes Coordonnées des DRASS Adresses utiles

Textes généraux Arrêtés du 4 mars 1997 et du 10 octobre 2000 relatifs à la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales Décret n° 2004-67 du 16 janvier 2004 relatif à l'organisation du troisième cycle des études médicales Arrêtés du 29 janvier et du 27 février 2004 relatifs à l'organisation des épreuves classantes nationales anonymes donnant accès au troisième cycle spécialisé des études médicales Arrêté du 6 et du 27 février 2004 portant ouverture des épreuves classantes nationales anonymes donnant accès au troisième cycle des études médicales au titre de l'année universitaire 2004-2005

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Déroulement des ECN

Les grandes lignes de la réforme

Certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT)

Il reste inchangé.

Il est organisé au cours de la dernière année du deuxième cycle des études médicales.

Il comporte, d'une part, des épreuves théoriques et, d'autre part, une épreuve d'examen clinique comptant pour au moins 20 % de la note totale, destinée à évaluer l'acquisition des connaissances cliniques au cours des stages pratiques et des séminaires suivis pendant la deuxième partie du 2 e cycle des études médicales.

Deux sessions annuelles sont prévues pour ces deux catégories d'épreuves.

Les étudiants peuvent, dans les conditions fixées par le conseil de l'UFR, subir les épreuves de ce certificat sans avoir nécessairement validé au préalable la totalité des certificats du 2 e cycle.

Le programme du CSCT est inclus dans le programme des enseignements du DCEM.

Validation du 2 e cycle et inscription en 3 e cycle

L'accès au 3 e cycle des études médicales est désormais subordonné à la validation préalable de la totalité des enseignements théoriques et de l'ensemble des stages hospitaliers du 2 e cycle. Il n’est donc plus possible de passer en 3 e cycle tout en ayant encore des enseignements de 2 e cycle à valider (la « dette »).

Accès a la médecine générale

La médecine générale devient une filière au même titre que les autres, et son accès est subordonné au classement obtenu aux épreuves classantes nationales. Les étudiants choisissant cette filière auront le titre d’interne en médecine générale.

Le résidanat persiste jusqu’en 2007 pour les résidents de 2 e et 3 e année en poste, et pour ceux qui prendront leurs fonctions en novembre 2004 consécutivement à l’échec ou au non-passage du dernier concours de l’internat de mai 2004.

Stage chez le praticien

Inchangé : voir arrêté du 4 mars 1997, p. XX.

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Disciplines ou filières

Des postes sont offerts dans les différentes subdivisions pour chacune des disciplines suivantes :

spécialités médicales ;

médecine du travail ;

santé publique ;

biologie médicale ;

psychiatrie ;

spécialités chirurgicales ;

pédiatrie ;

anesthésie-réanimation ;

gynécologie-obstétrique ;

gynécologie médicale ;

médecine générale.

Épreuves classantes nationales

Organisation des épreuves

les

disciplines d'internat.

À titre d’exemple, voici ce que stipulait la circulaire de juin 2004 pour l’organisation des épreuves :

« L'examen national classant mis en place à la suite de la promulgation de la loi du 17 janvier 2002 aura lieu les 14 et 15 juin 2004. Cet examen débutera le lundi 14 après-midi pour se terminer le mardi 15 en fin de journée.

villes

Marseille, Lyon, Paris (ou sa proche banlieue), Strasbourg.

Les épreuves porteront exclusivement sur 9 dossiers transversaux cliniques avec questions ; chacun sera traité en une heure. Chaque dossier sera noté sur une même valeur lors de la correction des épreuves. Un modèle de ce dossier a été fourni par le Centre national des concours d’internat (CNCI) à la fin de l'année universitaire 2002 -2003. »

Nantes,

Dans

chaque

zone

géographique,

le

concours

est

unique

pour

toutes

L'examen

se

déroulera

dans

les

suivantes :

Bordeaux,

Lille,

Ainsi, l'organisation de l'examen est-elle conforme aux termes du protocole établi le 14 novembre 2002 entre les ministères de tutelle et les représentants de l'association nationale des étudiants en médecine de France.

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Date des épreuves

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À titre indicatif : entre mi-mai et mi-juin.

Répartition des CHU

Répartition exacte des CHU qui passent les ECN dans chacune des sept interrégions :

Rhône-Alpes : Grenoble, Lyon, Saint-Étienne ;

Ile-de-France : Paris ;

Nord-est : Besançon, Dijon, Nancy, Reims, Strasbourg ;

Nord-ouest : Amiens, Caen, Lille, Rouen ;

Ouest : Angers, Nantes, Brest, Rennes, Poitiers, Tours ;

Sud : Aix-Marseille, Nice, Montpellier ;

Sud-ouest : Bordeaux, Clermont-Ferrand, Limoges, Toulouse.

Épreuves du concours

Jusqu’en juin 2007 inclus, trois épreuves de 3 heures comportant chacune 3 dossiers d’une heure.

À partir de juin 2008, une épreuve d’analyse d’article avec résumé constituera une

épreuve supplémentaire de 3 heures.

À titre indicatif en juin 2004 :

premier jour : 1 re épreuve, de 14 à 17 heures ;

deuxième jour :

- 2 e épreuve, de 9 à 12 heures ;

- 3 e épreuve, de 14 à 17 heures.

Une banque nationale de questions est constituée au CNCI.

Candidature et nombre de chances

Chaque étudiant en médecine a le droit de se présenter aux épreuves pendant qu'il effectue la dernière année du 2 e cycle (DCEM 4), à condition qu'il ait validé, d'une part, la totalité des enseignements théoriques du 2 e cycle et, d'autre part, l'ensemble des stages hospitaliers du 2 e cycle.

Chaque étudiant en médecine a le droit de se présenter à la procédure de choix à deux reprises. La deuxième chance est à saisir obligatoirement lors de l’année universitaire suivante, pendant l’internat, à condition d’être en fonction, de renoncer à son premier classement lors de l’inscription et de prendre ses fonctions dans le 2 e stage.

Les deux chances ne sont donc plus subordonnées au passage des épreuves.

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Conditions pour les internes

Aucune disponibilité pour préparer le concours n'est consentie.

Il est donc possible de repasser le concours une seule fois, au cours de la première année de 3 e cycle, sauf dérogations possibles.

La comptabilisation d'un ou deux semestres déjà accomplis dans le nouveau DES choisi est à discuter avec le coordonnateur du DES.

Conditions pour les médecins

Si l'étudiant n'a jamais concouru, il peut se présenter après 3 ans d'inscription à l'Ordre des médecins.

Dans ce cas, le classement est spécifique, la discipline envisagée doit être annoncée avant le passage des épreuves.

Modalités d'inscription

Les facultés adressent courant mars au ministère la liste des étudiants inscrits en DCEM 4.

Les documents requis sont :

pour les internes :

- une attestation de validation du 2 e cycle des études médicales (mention de dette éventuelle) ; - une attestation de prise de fonctions au 1 er novembre de l'année universitaire en cours ;

pour les médecins de la CEE : une attestation de possession du diplôme de médecin permettant d'exercer la fonction de médecin dans les États membres de la Communauté économique européenne ;

pour les généralistes :

- le diplôme d'État de docteur en médecine attestant la formation spécifique en médecine générale ; - une attestation sur l'honneur mentionnant qu'ils ne se sont pas présentés antérieurement aux concours.

Conditions de classement

Les étudiants de DCEM 4 doivent, pour être classés :

avoir subi avec succès l'examen sanctionnant le CSCT ;

avoir validé la totalité des enseignements théoriques ;

avoir validé les 36 mois de stages hospitaliers et les 36 gardes du DCEM ;

avoir effectué au moins sept mois de stages hospitaliers lors d’un redoublement de D4.

Remarque : En cas de non-validation du 2 e cycle vers mi-septembre (stage d'été non validé), l'étudiant ne pourra pas participer à la procédure de choix définitive.

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Les candidats de 3 e cycle exerçant leur second droit à concourir doivent, pour être classés, avoir validé le semestre précédant le concours et être en fonction dans le semestre durant lequel se déroulent les épreuves

Pour pouvoir finaliser la procédure de choix, les ministères doivent connaître au plus tard le 15 septembre la situation universitaire et hospitalière des candidats. Les UFR fournissent directement les justificatifs nécessaires.

Résultats

Les résultats parviennent par poste et individuellement aux étudiants vers la fin juillet habituellement, avec les explications de la procédure de choix par internet ainsi que le calendrier.

Sous réserve, les résultats de l’ECN apparaîtront sur le site du CNCI.

Choisir son poste

Postes offerts au concours

À titre indicatif voici, par discipline et par ville, le nombre de postes proposés pour l’année 2004-2005.

Arrêté du 30 avril 2004 fixant le nombre de postes aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégions et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d’internat au titre de l’année universitaire 2004-2005

(Journal officiel du 4 mai 2004).

Interrégion

Subdivision

Spécialités

Anesthésie-

Pédiatrie

Gynécologie

Médecine du

d'internat

médicales

réanimation

médicale

travail

Île-de-France

129

32

35

3

13

Nord-Est

Besançon

18

7

7

1

2

Dijon

22

8

5

-

1

Nancy

32

8

8

-

2

Reims

19

8

7

1

1

Strasbourg

29

8

8

1

3

Nord-Ouest

Amiens

23

11

8

1

3

Caen

22

8

5

-

1

Lille

59

15

15

1

9

Rouen

29

9

7

-

3

Rhône-Alpes

Grenoble

17

6

5

-

1

Lyon

40

16

9

1

3

Saint-Étienne

11

4

3

-

1

Ouest

Angers

17

6

6

1

-

Brest

17

5

3

1

2

Nantes

27

7

5

-

1

Guide pratique

10

 

Poitiers

23

6

5

1

-

Rennes

19

8

5

1

2

Tours

25

5

5

-

-

Sud

Aix-Marseille

33

13

8

1

3

Montpellier

30

10

6

-

-

Nice

17

5

5

-

1

Sud-Ouest

Bordeaux

30

9

8

1

2

Clermont-

17

7

5

-

3

ferrand

Limoges

16

4

3

-

1

Toulouse

33

15

5

1

3

Antilles-Guyane

6

3

5

-

-

Total par discipline

760

243

196

16

61

Interrégion

Subdivision

Santé

Spécialités

Gynécologie

Biologie

Psychiatrie

d'internat

publique

chirurgicales

obstétrique

médicale

Île-de-France

15

66

31

13

30

Nord-Est

Besançon

2

12

4

2

5

Dijon

2

9

4

2

7

Nancy

5

15

5

1

9

Reims

3

7

3

2

7

Strasbourg

2

12

6

2

7

Nord-Ouest

Amiens

3

8

5

1

10

Caen

1

11

4

1

7

Lille

3

26

15

1

15

Rouen

3

13

4

2

9

Rhône-Alpes

Grenoble

-

7

3

1

5

Lyon

3

19

7

1

11

Saint-Étienne

1

5

2

1

3

Ouest

Angers

1

10

4

2

5

Brest

1

8

3

2

4

Nantes

3

15

6

2

5

Poitiers

2

15

4

2

5

Rennes

2

9

4

2

6

Tours

2

15

6

2

7

Sud

Aix-Marseille

2

17

8

2

7

Montpellier

2

12

5

2

7

Nice

1

9

4

2

4

Sud-Ouest

Bordeaux

7

19

6

3

10

Clermont-

 

394

 

2

6

ferrand

Limoges

1

7

2

2

3

Toulouse

3

17

6

2

5

Antilles-Guyane

2

8

3

1

1

Total par discipline

75

380

158

58

200

Guide pratique

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Interrégion

Subdivision

Total internat spécialisé

Internat médecine générale

Total postes ouverts

d'internat

Île-de-France

367

450

817

Nord-Est

Besançon

60

47

107

Dijon

60

60

120

Nancy

85

88

173

Reims

58

60

118

Strasbourg

78

88

166

Nord-Ouest

Amiens

73

50

123

Caen

60

62

122

Lille

159

82

241

Rouen

79

63

142

Rhône-Alpes

Grenoble

45

69

114

Lyon

110

79

189

Saint-Étienne

31

47

78

Ouest

Angers

52

27

79

Brest

46

17

63

Nantes

71

52

123

Poitiers

63

31

94

Rennes

58

52

110

Tours

67

59

126

Sud

Aix-Marseille

94

70

164

Montpellier

74

38

112

Nice

48

27

75

Sud-Ouest

Bordeaux

95

47

142

Clermont-

56

31

87

ferrand

Limoges

39

35

74

Toulouse

90

44

134

Antilles-Guyane

29

66

95

Total par discipline

2147

1841

3988

Procédure de choix par internet

Lors des épreuves en juin, chaque étudiant reçoit une enveloppe contenant les modalités du choix par internet, ainsi que le mot de passe personnel permettant la connexion au site. Sur ce site figure le calendrier de la procédure de choix.

Première phase : vœux

À partir du 20 août, les étudiants émettent autant de vœux (au minimum 15) qu’ils le désirent, associant ville et filière, sans ordre de choix.

Ceux qui n’ont pas validé le 2 e cycle cochent une case correspondant à un renoncement de participer à la procédure de choix.

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C'est le moment pour établir une liste des spécialités par ordre de préférence, et une liste de ville par ordre décroissant d'intérêt, avant de faire les correspondances entre les deux listes. Il faut bien vérifier que la spécialité envisagée est enseignée ou accessible dans chaque ville.

Il faut penser à recueillir tous les renseignements utiles auprès des bureaux des internes des villes, des DRASS, des internes déjà en poste dans les services, des

chefs de service éventuellement

Le plus difficile après avoir choisi la filière et même la spécialité (généralement, on

a en a une vague idée bien avant), est de choisir la ville de prédilection, qui

représentera le nouveau cadre où s'effectuera tout votre internat. En effet, s'il est vrai que le droit au remords s'exerce sur la filière, avant la fin du 4 e semestre, il n'en est

pas de même pour la ville : elle reste définitive, sauf si vous décidez de repassez l'internat pour être mieux classé.

Pour remplir les choix, il est important de suivre ses propres préférences, même si

le classement initial n'est pas en faveur des premiers choix.

par téléphone ou par courrier.

Deuxième phase : simulation

Les étudiants classent par ordre de préférence leur choix, peuvent ajouter ou supprimer des vœux. À ce stade, des statistiques sont régulièrement mises à jour. Elles permettent de connaître le rang de classement du premier et du dernier ayant choisi la filière dans la ville envisagée, et d’affiner ses choix en conséquence.

Troisième phase : affectation

Vers la mi-septembre, tous les étudiants n’ayant pas validé le 2 e cycle sont exclus de la procédure.

Cette phase aboutit à l’affectation définitive. Les textes prévoient l’organisation

d’un choix en amphi de garnison, si la procédure par internet n’aboutit pas (entre mi

et fin septembre)

La procédure nationale de choix de la subdivision et de la discipline est fixée en fonction du rang de classement obtenu par les candidats aux ECN.

Dans chaque subdivision d'internat sont établis un classement général et un classement par discipline en fonction des résultats et des choix exprimés par les intéressés.

L'affectation (c'est-à-dire la ville et la filière que votre rang de classement vous a permis d'obtenir) est définitive et est communiquée par internet puis par courrier vers fin septembre.

Vous avez alors un nouveau classement qui résulte des choix de chacun et des désistements. Par exemple, après avoir été 450 e au classement général, vous devenez 15 e à choisir médecine à Lyon.

C'est le moment de prendre des renseignements sur la région et les postes CHU

et non CHU proposés dans les spécialités envisagées dans la filière.

Les DRASS (voir « Infos pratiques ») peuvent vous renseigner alors sur la date d'un préchoix éventuel et du choix de postes définitif (vers début octobre), ainsi que sur les postes proposés.

Guide pratique

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Pour connaître les évaluations des stages établis par les internes précédemment en stage, certaines DRASS les proposent ou vous orientent vers le syndicat d’internes concerné.

Si vous quittez votre région et UFR d'origine, il faut profiter de ce moment pour :

faire transférer le dossier universitaire ;

rechercher un logement ou établir une demande pour une chambre d'internat si cette possibilité existe ;

s'informer sur les spécificités locales et les conditions d'inscription du DES envisagé (maquette, formation, coordonnée du responsable du DES) ;

se renseigner sur les possibilités de certificats de la maîtrise des sciences biologiques et médicales ou prochainement unités d’enseignement, nécessaire pour envisager un DEA, à présent indispensable pour postuler un poste de chef de clinique assistant (CCA).

Choix des postes

Le choix des postes va donc avoir lieu dans les premiers jours d'octobre dans la région dont dépend la ville d'affectation.

Si, du fait de contraintes particulières, dûment justifiées, un interne ne peut participer au choix, il participera avec les internes issus des ECN organisées au titre de l'année universitaire suivante.

votre

ancienneté et de votre classement.

Cette procédure se renouvellera tous les 6 mois, et au fur et à mesure de votre ancienneté, vous choisirez de plus en plus tôt, et vous aurez accès à de meilleurs services, puisque le choix des DES des 4 ou 5 années se fait sur la même liste de postes initiale, dans chaque filière.

Les choix commencent pour les plus anciens vers la mi-septembre pour le semestre d'hiver, et vers la mi-mars pour le semestre d'été.

Ultérieurement,

vous

choisissez

dans

chaque

filière

en

fonction

de

D'un semestre à l'autre, la liste des services agréés change peu.

Lors du choix de stage, surtout du premier, il est important de bien connaître la maquette de la spécialité choisie.

DES, il

spécialité avant la fin du 4 e semestre.

Bien entendu, ce n'est pas obligatoirement le premier stage, en raison parfois d'une incertitude sur la spécialité et surtout parce que certaines spécialités ne sont pas accessibles au premier stage selon le classement, même s'il est excellent. C'est le cas de la dermatologie en Ile-de-France, inaccessible au premier semestre. Par contre, la donnée essentielle est de bien calculer, selon le rang de classement final, et selon le nombre de semestres obligatoires pour la validation de la spécialité, si on pourra avoir accès à un stage dans sa spécialité future.

stage dans la

Remarque :

Pour s'inscrire

à

un

faut

avoir validé

un

Au début, les jeunes internes commencent souvent par des stages hors CHU ou par des semestres libres validant pour la spécialité, ou encore par des stages nécessaires à la réalisation de la maquette.

Guide pratique

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L'avis du coordonnateur du DES est alors là essentiel : il a, grâce à son expérience, en fonction des données que vous allez lui fournir (le nombre de postes proposés, votre rang de classement final, et votre ancienneté), la possibilité de vous dire si vous aurez ou non accès à la spécialité choisie suffisamment tôt pour vous inscrire dans le DES et réaliser la maquette.

Particularités dans le cursus

Le choix en surnombre, pour le congé maternité, par exemple, se fait sur les postes restés vacants. Il n'est possible que si l'interne ne peut pas remplir plus de 4 mois de fonction dans son stage.

Le stage hors région d'origine : Les internes peuvent être autorisés à accomplir, pour une durée maximale de deux semestres, des stages dans une subdivision autre que celles dans lesquelles ils ont été affectés. Il est possible à partir du 5 e semestre de spécialité, après avoir validé les 4 premiers semestres.

La demande doit être motivée par un objectif de formation (préparation d'un DEA,

thèse de sciences, service très spécialisé convenant parfaitement à la réalisation du

DES

La demande doit être faite conjointement à la DRASS d'accueil et au CHR

d'origine qui assure le versement du salaire, accompagné des acceptations des coordonnateurs, des doyens des UFR, et du chef de service d'accueil.

Ils peuvent également être autorisés, selon des modalités fixées par arrêté des mêmes ministres, à accomplir à l'étranger 2 semestres au plus de formation pratique (convention entre l'Assistance publique et des pays de la CEE).

leurs

maquettes un ou plusieurs semestres dans une autre filière, par exemple un semestre de psychiatrie obligatoire dans la maquette de neurologie.

Il en est de même pour les internes désireux d'effectuer un semestre dans un service agréé au titre d'une discipline différente de leur discipline d'affectation.

La demande se fait auprès de la DRASS, et le choix du poste se fait donc dans la filière d'accueil immédiatement après les internes de même ancienneté.

).

Le

stage

hors

filière

d'affectation :

certains

DES

demandent

dans

Les disponiblités sont possibles, notamment pour effectuer un DEA.

Renseignements complémentaires sur le statut des internes, la règlementation des choix, la liste des postes proposés chaque semestre, pour l'Ile-de-France sur 3615 DRASSIF.

Déroulement de l’internat

Prise de fonction

La prise de fonction hospitalière est obligatoire au 2 novembre.

Une fois le poste choisi, il est préférable d'aller se présenter au futur chef de service et de prendre contact avec les précédents internes en poste, pour connaître l'organisation du service.

Guide pratique

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Rattachement des internes

Les internes sont rattachés, après le choix, à un CHR de la circonscription faisant partie d'un CHU.

Ils relèvent ensuite, pour leur formation pédagogique, de l'UFR où ils prennent leur inscription annuelle, selon des modalités déterminées par le ou les conseils de la ou des UFR de la subdivision.

Diplôme d’études spécialisées (DES)

Les internes reçoivent une formation à temps plein.

Le temps de préparation du DES, le programme des enseignements, la durée et la nature des fonctions pratiques qui doivent être exercées dans les services hospitaliers ou extrahospitaliers agréés et les règles de validation sont fixés pour chaque DES par arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé.

La préparation de chaque DES est placée, dans chaque circonscription, sous la responsabilité d'un enseignant chargé de coordonner l'organisation des enseignements théoriques et pratiques. Cet enseignement est désigné pour une période de 3 ans, renouvelable, par les directeurs d'UFR de la circonscription après avis des conseils des UFR concernées ainsi que des enseignants de la spécialité.

L'inscription définitive à un DES est prise au plus tard à la fin du 4 e semestre effectué après nomination en qualité d'interne, après avis du coordonnateur. Pour pouvoir s'inscrire définitivement dans le DES de leur choix, les internes doivent avoir effectué au moins un semestre spécifique de ce diplôme et pouvoir satisfaire dans les délais impartis aux exigences du programme du DES qu'ils choisissent.

La validation de la formation pratique est prononcée à la fin du dernier semestre d'internat par une commission interrégionale compétente pour le DES concerné au vu des appréciations formulées chaque semestre par les chefs des services hospitaliers.

La validation de la formation théorique propre à chaque DES se fait au cours de la dernière année d'internat et comporte la soutenance d'un mémoire.

Maquettes des DES

La formation pratique est effectuée dans les services agréés pour chaque DES (arrêté du 4 mai 1988, modifié par l'arrêté du 20 décembre 1991 et l'arrêté du 5 mars

1992).

Droit au remord

Les internes peuvent demander, avant la fin du 2 e semestre d'internat, à changer de discipline dans la subdivision où ils sont affectés.

Le droit au remord permet de changer uniquement de filière (et non de ville).

Cette possibilité, qui ne peut s'exercer qu'une fois, leur est offerte dans la mesure où leur rang initial de classement les a situés, dans la discipline pour laquelle ils

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souhaitent opter, à un rang au moins égal à celui du dernier candidat du même concours affecté dans cette discipline au niveau de la subdivision.

Exemples :

un interne nommé 250 e au classement général, ayant choisi chirurgie orthopédique, désire arrêter et rejoindre la filière médecine ; il peut le faire si, avec ce classement, il avait initialement accès la filière médecine ;

en revanche, un étudiant arrivé 640 e et ayant pris médecine ne pourra pas rejoindre la filière chirurgie dont le dernier était, par exemple, 565 e .

Les internes ayant changé de discipline peuvent demander que les semestres précédemment effectués soient pris en compte dans leur nouvelle formation. Ils doivent alors indiquer le DES qu'ils postulent et obtenir l'accord du coordonnateur.

Au cas où cette prise en compte ne serait pas ou ne serait que partiellement obtenue, les internes choisissent leurs postes dans leur nouvelle discipline avec une ancienneté diminuée du nombre de semestres non pris en compte.

Les fonctions d'interne accomplies dans le cadre d'un concours antérieur ne sont pas prises en compte en cas de réussite à un nouveau concours.

Droits et devoirs de l'interne 1

L'interne est un praticien en formation à temps plein.

Obligations de service

Les obligations légales de service consistent en 11 demi-journées par semaine, qui comprennent :

la formation pratique et théorique hospitalière ;

la formation théorique universitaire (cours de DES) ;

la

participation

aux

gardes

et

astreintes

de

l'établissement

d'affectation.

Fonctions hospitalières

et

du

service

Elles consistent en une activité de prévention, de diagnostic et de thérapeutique sous la responsabilité d'un médecin hospitalier du service.

Rémunération

Le montant de la rémunération des internes (brut annuel fixé au 19 février 2002) est le suivant :

1 re année : 15 594 € ;

2 e année : 17 264 € ;

3 e , 4 e , 5 e années : 23 948 € ;

1. Décret n° 99-930 du 10 novembre 1999 fixant le statut des internes et des résidents en médecine, des internes en pharmacie et des internes en odontologie, modifié par les décrets n° 2001-23 du 9 janvier 2001 et n° 2002- 1149 du 10 septembre 2002.

Guide pratique

17

FFI : 14 271 € ; indemnité de sujétion : 350 €/mois (à partir 1 er semestre).

Gardes : rémunération et repos compensateur 2

Art. 1 er - Service de garde.

I. - Dans tous les établissements publics de santé autres que les hôpitaux locaux, le service de garde des internes titulaires, des résidents en médecine et des étudiants désignés pour occuper provisoirement un poste d'interne comprend un service de garde normal et des gardes supplémentaires.

Le service de garde normal comprend une garde de nuit par semaine et un dimanche ou jour férié par mois.

Les obligations de service sont accomplies hors samedi après-midi, dimanche et jour férié à l'exception du dimanche ou jour férié effectué au titre du service de garde normal.

À compter du troisième mois de la grossesse, les femmes enceintes sont dispensées du service de garde.

Un interne ne peut être mis dans l'obligation de garde pendant plus de 24 heures consécutives.

Un interne ne peut assurer une participation supérieure au service de garde normal que dans les activités pour lesquelles la continuité médicale est prévue par voie réglementaire et en cas de nécessité impérieuse de service, selon les modalités prévues à l'article 3.

Le service de garde commence à la fin du service normal de l'après-midi, et au plus tôt à 18 h 30, pour s'achever au début du service normal du lendemain matin, et au plus tôt à 8 h 30, sauf dans les services organisés en service continu.

Pour chaque dimanche ou jour férié, le service de garde commence à 8 h 30 pour s'achever à 18 h 30, au début du service de garde de nuit.

II. - Les internes et les résidents en médecine peuvent, après accord de leur chef de service, être autorisés nominativement par le chef d'un service, autre que celui auquel ils sont rattachés, à effectuer des gardes dans ce service.

Ces gardes sont cumulées avec l'ensemble de celles effectuées par les intéressés pour l'application de l'article 4.

Lorsqu'ils effectuent des gardes dans un autre établissement, une convention doit être établie entre les deux établissements, qui doit préciser notamment les modalités de mise en œuvre du repos de sécurité.

Art. 2. - Repos de sécurité.

Le temps consacré au repos de sécurité n'est pas décompté dans les obligations de service hospitalières et universitaires. Le repos de sécurité, d'une durée de onze heures, est constitué par une interruption totale de toute activité hospitalière et doit être pris immédiatement après chaque garde de nuit.

Art. 3. - Mise en œuvre.

La commission médicale d'établissement organise, à l'issue de chaque semestre d'internat, le service de garde des internes titulaires, des résidents en médecine et des étudiants désignés pour occuper provisoirement un poste d'interne.

2. Arrêtés du 14 septembre 2001, du 15 octobre 2001, du 15 février 2002 et 12 septembre 2002 relatifs à l'organisation et à l'indemnisation des services de garde, à la mise en place du repos de sécurité dans les établissements publics de santé autres que les hôpitaux locaux.

Guide pratique

Art. 4. - Indemnisation.

18

I. - Pour chaque garde effectuée au titre du service de garde normal, l'interne, le résident ou l'étudiant désigné pour occuper provisoirement un poste d'interne perçoit une indemnité forfaitaire de pénibilité de 111,67 €.

II. - Pour chaque garde de nuit ou demi-garde effectuée en sus du service de garde

normal, l'interne, le résident ou l'étudiant désigné pour occuper provisoirement un poste d'interne perçoit une indemnité forfaitaire sur la base des taux suivants :

garde : 122 € ;

demi-garde : 61 €.

III. - Pour le travail supplémentaire effectué, lorsque la permanence des soins l'exige, les

samedis après-midi, dimanches et jours fériés, l'interne, le résident ou l'étudiant désigné pour occuper provisoirement un poste d'interne perçoit une demi-garde par demi-journée, au

taux fixé au II du présent article, non imputable sur les obligations de service.

IV. - Le total des indemnités mensuelles perçues par les intéressés au titre des I, II et III du présent article ne peut excéder, pour quatre semaines, 1 786,72 €, équivalant à 16 gardes, et, pour cinq semaines, 2 233,40 €, équivalant à 20 gardes.

Pour l'application des dispositions de l'alinéa précédent, la période mensuelle commence le premier lundi de chaque mois à 8 h 30 et s'achève le premier lundi du mois suivant à la même heure, chaque période mensuelle comportant ainsi quatre ou cinq semaines entières.

Astreintes 3

Le service d’astreintes est organisé en dehors du service normal de jour (18 h 30 à 8 h 30), les dimanche et jours fériés.

Elles font l’objet d’une récupération d’une demi-journée pour 5 astreintes. Si elles ne peuvent pas être récupérées, elles sont rémunérées par une indemnité fixée à une demi-garde, seulement si l’interne s’est déplacé.

Validation des stages

Les stages d'interne sont de 6 mois. Pour être validé, il faut avoir effectué au moins 4 mois. En cas de grossesse, il suffit de bien calculer. Les indemnités sont versées par le dernier hôpital employeur.

Si l’interne sait qu'il ne pourra pas effectuer 4 mois de stage, il lui est fortement conseillé de prévenir la DRASS au moment du choix, évitant ainsi les poursuites et la commission disciplinaire pour abandon de poste.

Dans cette situation, il peut, s'il le désire, choisir un poste hors liste pour 1 à 3 mois de stage afin d'être rémunéré comme interne.

3. Arrêtés du 18 octobre 1989 et du 6 juin 2000.

Congés 4

Guide pratique

Congés annuels

19

Ils sont de 30 jours ouvrables (samedi inclus), la durée des congés ne pouvant excéder 24 jours ouvrables en une fois.

Congé maternité

Il est de 6 semaines avant et 10 semaines après l'accouchement des 1 er et 2 e enfants. Il est de 8 semaines avant et 18 semaines après l'accouchement à partir du 3 e enfant.

La rémunération est maintenue à 100 %.

Il faut aviser la DRASS, l'Assistance publique et l'UFR de la date prévue du départ en congé.

Dispense de gardes de 24 heures dès le 3 e mois de grossesse.

Congé maladie

Il faut aviser la DRASS, l'Assistance publique et l'UFR de tout congé maladie supérieur à 2 mois.

Rémunération : 100 % du salaire pendant les trois premiers mois, puis 50 % les six mois suivants.

Les maladies longue durée sont indemnisées à 66 % du salaire pendant la 1 re année et à 50 % l’année suivante.

Les maladies professionnelles et accidents du travail sont indemnisés pendant un an à 100%.

Disponibilités

Elles sont autorisées pour un an (renouvelable 1 fois), pour maladie grave ou accident du conjoint ou d'un enfant, études complémentaires ou travaux de recherche, stage de formation en France et à l'étranger (après un stage d'internat validé) ou pour convenance personnelle (après deux stages validés).

La demande doit être adressée au directeur du CHU ou CHR, 3 mois avant le semestre concerné.

Année-recherche

Un arrêté des ministres chargés du budget, des universités, de la santé et de la recherche fixe les modalités d'organisation de l'année recherche.

Un arrêté des mêmes ministres fixe chaque année le nombre de candidats, qui, en fonction de leur classement au concours de l'internat, sont susceptibles de bénéficier d'une année-recherche. En effet, moins de 10 % des internes nommés à chaque

4. À Paris, tous les congés sont gérés par l'Assistance publique : Bureau des internes, 3, avenue Victoria, 75100 Paris RP, ou : 2, rue Saint-Martin, 75004 Paris. Tél. : 01 40 27 30 00.

Guide pratique

20

concours y ont droit (arrêté du 11 février 1994).

Les stages effectués au cours d'une année-recherche ne sont pas pris en compte dans les obligations de formation pratique prévues pour chaque DES.

L'année recherche permet de faire un DEA, tout en étant rémunéré (19 600 euros). Elle s'effectue au cours d'une année universitaire comprise entre le début de la deuxième et la fin de la dernière année d'internat. Il faut effectuer au moins un semestre après l'année recherche.

de

disponibilité et trouver une bourse.

Si

l'année

recherche

n'est

pas

accessible,

il

faut

prendre

une

année

Diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC)

Il est institué des DESC dont la liste est fixée par arrêté des ministres chargés des universités et de la santé.

La formation en vue de ces diplômes est dispensée à plein temps et comporte un enseignement théorique et une formation pratique accomplie dans des services agréés dans les mêmes conditions que celles qui s'appliquent à la formation en vue d'un DES.

La durée de préparation d'un DESC est de 4 semestres.

Doctorat

Le diplôme d'État de docteur en médecine est délivré aux internes ayant soutenu avec succès une thèse devant un jury présidé par un professeur de médecine, composé d'au moins 4 membres, dont 3 professeurs de médecine, et désignés par le président de l'université sur proposition du directeur de l'UFR médicale concernée.

La thèse peut être soutenue après validation du 5 e semestre de fonctions.

Le diplôme d'État de docteur en médecine n'ouvre droit à l'exercice de la médecine en France qu'après validation complète du DES.

Un document annexé au diplôme d'État de docteur en médecine mentionne l'intitulé du DES obtenu. Il est délivré aux internes ayant validé leur 3 e cycle de spécialité.

Possibilités de remplacement

D'après le dernier décret du 4 février 94, les nouvelles conditions à remplir pour effectuer un remplacement pour un interne sont :

être inscrit en 3 e cycle d'études spécialisées ;

avoir effectué 2 à 4 semestres spécifiques, 1 à 2 semestres libres, et 1 semestre dans un service agréé pour les DES à l'exception d'anatomo-pathologie, médecine nucléaire, radiodiagnostic, santé publique, chirurgie infantile, maxillo- faciale et stomato, plastique, thoracique et cardio-vasculaire, urologique, OPH, neurochirurgie et biologie médicale.

La licence de remplacement est à retirer, sur présentation des justificatifs remplis

Guide pratique

21

par l'UFR, au conseil départemental de l'ordre des médecins de votre domicile ou de votre faculté.

Pour les renseignements s’adresser au Conseil national de l'Ordre des médecins, boulevard Haussmann, 75008 Paris. Tél. : 01 47 05 37 03 et 01 47 53 24 00.

Pour Paris : Conseil départemental de l'Ordre des médecins, 14, rue Euler, 75008 Paris. Tél. : 01 47 20 66 32.

Les formalités à remplir pour effectuer un remplacement sont les suivantes :

souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle ;

vérifier que l'assurance automobile couvre un usage professionnel ;

taxe professionnelle sauf si la durée du remplacement ne dépasse pas deux mois et que les honoraires ne dépassent pas 50 000 francs ;

affiliation obligatoire à la CARM (caisse autonome des médecins français) ;

signer un contrat de remplacement (il existe des contrats types à retirer au

la

Conseil de l'Ordre), en 4 exemplaires : pour les 2 médecins, DRASS ;

le

CDO et

l'inscription à une association de gestion agréée n'est pas obligatoire mais permet une diminution de 20 % de votre revenu imposable entraînant une baisse des impôts ;

inscription à l'Urssaf et la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du département, obligatoire même si l’interne bénéficie par ailleurs d'une couverture sociale.

On peut trouver un remplacement :

dans la presse médicale quotidienne et hebdomadaire ;

auprès des conseils de l'ordre départementaux ;

dans

les

facultés

de

médecine

et

les

scolarités

(panneaux

d'information

3 e cycle

)

;

par internet (REMED…).

Lors de l’entretien avec le médecin remplacé, il est utile de se faire préciser les points suivants :

type de la clientèle ;

emploi du temps de la semaine (visite, consultation, rendez-vous) ;

fichier des patients (manuel ou informatique) ;

carnet à souche, arrêt de travail, maladies professionnelles, feuilles de sécurité, ordonnances (quantité) ;

matériel du remplacé ;

topographie de la maison, eau, gaz, électricité, répondeur ;

voiture, garage, assurance auto ;

relations professionnelles (médecins spécialistes, hôpitaux, pharmaciens, laboratoires, SAMU, ambulances, commissariat, pompiers) ;

Guide pratique

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topographie ville et région : prévoir une carte, périmètre de consultation.

En ce qui concerne la fiscalité du remplaçant, tous les honoraires bruts et les avantages en nature doivent être déclarés en fin d'année par le médecin remplacé. Le remplaçant est imposable sur ces sommes et a le choix entre plusieurs formules :

régime des bénéfices non commerciaux accessoires (revenus bruts inférieurs à 70 000 francs) ;

régime de l'évaluation administrative dit « du forfait » (revenus inférieurs à 175 000 francs) ;

régime de la déclaration contrôlée (revenus supérieurs à 175 000 francs).

Seuls les frais réels sont pris en compte sur le plan fiscal :

frais de déplacement : déductibles s'ils ne sont pas pris en charge par le remplacé ;

frais de voiture : comptabilisation des frais réels (avec les justificatifs liés aux périodes de remplacement) ou application du barème kilométrique (préférable pour un remplaçant qui n'a pas une activité pleine et entière) ;

les achats de matériel, pharmacie, documentation, abonnements à des revues professionnelles sont déductibles ;

des frais divers liés à l'usage professionnel (téléphone, loyers, répondeur

les charges sociales, la RCP, les cotisations à l'ordre ou à un syndicat sont également déductibles.

Pour tout autre renseignement, vous pouvez vous adresser au : Centre Bonaparte, 90, rue Bonaparte, 75006 Paris. Tél. : 01 43 29 12 54.

)

;

Formations complémentaires

Diplômes universitaires et interuniversitaires (DU et DIU)

Ils sont ouverts à tous les étudiants de 3 e cycle pour compléter leur formation et acquérir des compétences dans un domaine particulier. La liste des DU est disponibles auprès des facultés, et nécessite un droit d’inscription assez élevé pour certains. La formation pratique et théorique dure 1 à 2 ans en générale. L’obtention du DU repose souvent sur un examen et/ou la remise d’un mémoire et/ou la validation d’un stage pratique. Les DU et DIU ne sont pas des diplômes nationaux et donc ne peuvent apparaître ni sur les ordonnances ni sur la plaque.

Capacités

À l’inverse des DU, les capacités sont reconnues comme formations complémentaires et peuvent être mentionnées avec l’identité du médecin. Ces formations universitaires d’une durée de 1 à 2 ans sont souvent exigées pour exercer dans des domaines particuliers tels que :

capacité de médecine d’urgence ;

capacité d’allergologie ;

capacité de gérontologie ;

Guide pratique

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capacité d’hydrologie et climatologie médicale ;

capacité de médecine aérospatiale ;

capacité de médecine et biologie du sport ;

capacité de médecine de catastrophe ;

capacité de médecine pénitentiaire ;

capacité de médecine tropicale ;

capacité de toxicomanies et alcoologie ;

capacité d’angiologie ;

capacité en technique transfusionnelle ;

capacité d’évaluation et de traitement de la douleur ;

capacité de pratiques médico-judiciaires.

Les capacités sont sanctionnées par un ou plusieurs examens et nécessitent aussi un droit d’inscription.

Guide pratique

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Conseils pour préparer les épreuves classantes nationales

Sous-colle

L'aboutissement est un choix de filière de spécialités dont la médecine générale : il sera donc important d'être bien classé pour réaliser l'objectif envisagé et faire de bons stages, d'où la nécessité de commencer dès le DCEM 2 un approfondissement des disciplines calqué sur les modalités de l'examen final.

Dès le DCEM 2, il faut commencer à travailler les modules ou les certificats (et surtout les réussir de façon à ne pas cumuler de retard), en suivant le programme du 2 e cycle et à constituer ses propres dossiers à partir d'un ouvrage de référence complété par des "questions"(*) bien rédigées dans un autre polycopié ou une revue.

D'autre part, il est déjà utile de commencer à s'entraîner dans des ouvrages proposant des dossiers ou cas cliniques transversaux pour préparer les modules et les certificats.

De D2 à D4, il faut apprendre à contrôler son savoir pour mettre en évidence les impasses ou les chapitres mal compris, il faut s'évaluer régulièrement soit individuellement, soit en sous-colle, soit au cours des conférences et des internats blancs.

L'idéal, pour se stimuler à travailler et préparer une bonne base de documents, est de s'organiser en sous-colle, c'est-à-dire en groupe de 3 ou 4 étudiants (pas obligatoirement amis), d'adopter une organisation qui sera acceptée par tous et de rester unis de D2 à D4 pour former un bloc bien motivé pour la préparation du concours.

La sous-colle doit avoir un rythme régulier pendant ces trois années, soit une fois par semaine en DCEM 2 puis deux par semaine en DCEM 3 (avant les conférences, par exemple), et éventuellement plus en D4. L'organisation de la sous-colle doit être rigoureuse : jours, heures et endroit fixes, de façon à inculquer au groupe une discipline de travail efficace et régulier.

En DCEM 2 et DCEM 3, la sous-colle est utile pour réviser ensemble les certificats des facultés en couplant les questions de l'internat de la même discipline que le module ou le certificat : le premier objectif de la sous-colle est la compréhension des questions et l'assimilation des connaissances se référant aux disciplines traitées par la faculté. Un des intérêts de la sous-colle est de pouvoir réciter oralement ses questions.

Le second objectif est de multiplier les sources de renseignements, que ce soit pour les documents en DCEM 2 ou pour les dossiers des conférences de D3 et D4. Fréquemment et de plus en plus souvent, les étudiants d'une même sous-colle se séparent en conférences : ainsi, ils peuvent s'échanger les dossiers ainsi que les corrections rédigées un peu différemment selon les conférenciers et leur banque de questions est plus large. Bien entendu, les jours des conférences ainsi que les programmes différant d'une conférence à l'autre, il est plus difficile de planifier le

Guide pratique

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programme de la sous-colle et de trouver les moments qui satisfassent tout le groupe.

L'organisation classique d'une sous-colle, en DCEM 3, oblige le groupe à travailler le programme de la conférence du soir ou lendemain.

Parallèlement, il faut continuer à réussir, comme en D2, les examens de la faculté afin d'être plus libre en D4.

Il est aussi utile de collecter dans ce petit carnet ou un autre les « recettes

thérapeutiques » ou les « trucs » qu'il ne faut surtout pas oublier sont ensuite très pratiques pour réviser dans le métro, en stage…

En DCEM 4, c'est un peu différent : les conférences étant pour la plupart sans programme, la sous-colle doit suivre alors le calendrier de répartition des matières que le groupe a élaboré en début d'année. Le plus important est de se tenir au programme de révision, sans perdre de temps,

Il y a bien souvent, de plus, dans une sous-colle un meneur « bourreau de travail », un maniaque à la recherche constante du petit détail, un pédagogue qui adore expliquer aux autres la physiopathologie, néanmoins excellent pour rédiger, et pourquoi pas, un « cool » qui amuse de temps en temps le groupe et lui apporte un soutien moral dans l'effort.

les petits carnets

Conférences d’internat

Il est nécessaire de commencer la préparation du concours d'internat en fin de D2, début de D3, pour avoir presque deux années de préparation assidue.

Bien entendu, la préparation personnelle doit commencer dès le début de DCEM 2. Il faut travailler les certificats en suivant le programme du 2 e cycle, les facultés étant obligées de s’y adapter.

Enfin, il y a peu de critères pour conclure à une bonne conférence.

Les pourcentages de réussite aux concours de l'internat ne sont pas comparables puisque les modes de recrutement ou de sélection sont différents.

L'appréciation est personnelle en fonction de ce que l'étudiant recherche et il faut surtout voir dans la conférence un soutien, une stimulation, une aide pour l'organisation du travail, mais le travail personnel ou en sous-colle reste essentiel.

La réussite n'appartient qu'à l'étudiant qui a su choisir la conférence qui lui convient le mieux.

Une conférence rassemble des étudiants désireux de passer le concours. Elles sont organisées sur l'année complète avec une équipe de conférenciers, internes, chefs de cliniques ou PH. Les conférenciers élaborent le programme des conférences et apportent des dossiers, des fiches, des documents illustrant le contenu de la conférence.

Ils transmettent aux étudiants leurs connaissances, mais aussi leur apprennent à réfléchir devant un dossier ainsi que la façon de rédiger. Les conseils des

Guide pratique

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conférenciers peuvent aussi aider à l'organisation du travail personnel ou de la sous- colle. La plupart d'entre eux sont spécialistes dans la matière traitée, ce qui assure une grande fiabilité de l'information. Dans la plupart des conférences, certains conférenciers sont reconnus pour leur grande qualité de pédagogue et leurs connaissances. La réputation d'une conférence tient à la qualité des conférenciers, mais surtout à la façon d'y travailler et à la sélection des dossiers et de leurs corrections.

En DCEM 3, il est préférable de s'inscrire à une conférence.

Il est même conseillé de s'inscrire dans une conférence où le programme suit globalement celui des certificats. C'est le moment de capitaliser les connaissances et de mettre au point ses propres questions ou fiches illustrées par des iconographies par exemple. Le rôle des chefs de clinique et des PH est alors primordial : ils sont beaucoup plus performants que les internes pour répondre aux questions mêmes pointues.

Que ce soit en D3 ou D4, la conférence permet de préciser et de fixer les points essentiels du cours ; par ailleurs, elle apporte les recettes miracles pour savoir rédiger un dossier, et permet aussi de collectionner un bon nombre d'énoncés de dossiers, ce qui permet de les refaire ultérieurement.

En DCEM 4, c'est la continuité de DCEM 3 avec un rythme plus acharné, si possible tous les jours, une ou deux conférences de dossiers par semaine, avec programme les premiers mois puis sans, le stress des internats blancs et des contrôles continus, et l'angoisse de la date fatidique qui approche.

Quel que soit le moment de l'année, il importe de ne pas craquer !

Il faut travailler de 7 à 9 heures par jour selon les compétences individuelles, s'accorder une soirée libre par semaine, et quelques vacances étalées dans l'année, afin d'éviter les « ras-le-bol » et permettre un redémarrage plus efficace.

Le premier tour du programme peut être fait en 9 mois, le deuxième en 3 mois, le dernier en 1 mois : c'est la règle des 3 tours ! Mais l'important est de faire le premier tour à fond, sans trop se presser. L'objectif des conférences est d'apprendre à rédiger les dossiers (sans document, en temps limité, au milieu d'autres futurs concurrents), de ne pas oublier ce qui est capital, d’apprendre à gagner des points, maîtriser le temps et la panique. Ce sont surtout les jeunes internes, qui possèdent encore le programme et la technique tout frais dans leur tête, qui sont alors les plus appréciés. Le mélange des dossiers dans les conférences sans thème reflète bien les conditions du concours

En conclusion, comme dans une bonne recette de cuisine, les trois ingrédients principaux pour réussir sont une bonne sous-colle, qui soutient le moral, une conférence, qui guide les révisions, et surtout le travail personnel constant et régulier.

La renommée et le pourcentage de réussite d'une conférence ne veulent pas dire grand-chose : c'est l'étudiant avant tout qui, grâce à sa motivation, sait choisir les armes qui lui donneront les meilleurs atouts.

Ne pas oublier les stages hospitaliers du matin ! C’est aussi un moyen d'apprendre ou de réviser avec les internes et les chefs. Ils restent un lieu de choix

Guide pratique

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peuvent être acquises

efficacement, en alliant la théorie à la pratique, et où le sens de l'analyse et de la réflexion s'obtient au fur et à mesure de la rédaction des observations et de l'examen des patients. L'expérience que vous pourrez y acquérir sera bénéfique le jour du concours.

où les notions d'interprétation des radios, des ECG

La liste n’est pas exhaustive mais on peut citer, à titre d’exemple, plusieurs organismes qui organisent des conférences en DCEM 3 et DCEM 4, à Paris et en province, en dehors des conférences organisées en local par les facultés :

Aspic ;

Conférence +++ ;

Elite (D4) ;

Hermès ;

Hippocrate ;

Khalifa ;

Réflexe (D3).

Épreuves (consignes du CNCI)

L'esprit des dossiers a changé : ils demandent plus de réflexion et d'analyse ; transversaux, ils se réfèrent à plusieurs spécialités s'approchant de plus en plus de la conduite adoptée par le médecin généraliste ou l'interniste.

Cette évolution va dans le sens des objectifs élaborés par les enseignants et les doyens, c’est-à-dire former pendant le 2 e cycle des étudiants à la médecine praticienne en associant le plus possible la théorie à la pratique, de façon à leur inculquer le plus précocement possible des bases et des réflexes utiles à toute attitude compétente et efficace devant un patient.

Les consignes du CNCI élaborées en juin 2003 ont défini précisément le cadre pédagogique des dossiers (CNCI, section Médecine, juin 2003) :

« L'examen classant national comportera trois épreuves de cas cliniques destinées à explorer les capacités devant être acquises pour l'entrée en 3 e cycle. Chacune des épreuves, composée de trois dossiers cliniques, durera trois heures (une heure par dossier). Les dossiers sont destinés à explorer les capacités cliniques et doivent privilégier l'approche multidisciplinaire d'une pathologie ou éventuellement de plusieurs pathologies associées.

Matériel

Les dossiers traiteront d'un sujet mentionné dans le programme du 2 e cycle (BO n° 31, 30 août 2001). La présentation des dossiers pourra se faire de façon évolutive. Elle commencera par l'histoire actuelle justifiant la consultation et/ou l'hospitalisation, et non par les antécédents, certes importants, mais à rechercher quand on connaît l'histoire de la maladie et en fonction de celle-ci.

Guide pratique

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Ces dossiers comporteront des questions (4 à 10) et devront permettre de :

1. justifier une démarche diagnostique :

- analyser et hiérarchiser les données issues d'un examen clinique ;

- formuler des hypothèses diagnostiques initiales qui doivent venir à l'esprit à la lecture de l'observation (données cliniques et paracliniques exposées) et dire sur quels arguments elles sont évoquées ;

et les

- déduire les examens complémentaires pertinents (biologie, imagerie justifier ;

)

2. tester les connaissances physiopathologiques ;

3. justifier le choix d'une attitude thérapeutique, parmi d'autres possibles, en insistant sur la gestion de l'incertitude, c'est-à-dire sur les bénéfices et risques éventuels qui seront explicités au malade et à sa famille :

- préciser l'attitude immédiate à adopter en situation d'urgence ;

- explorer les capacités à maîtriser les thérapeutiques courantes ;

- planifier le programme thérapeutique et le suivi ;

4. prendre en compte la dimension médicolégale : rédaction de certificats, responsabilité médicale, déontologie, relations médecin/malade, déclaration obligatoire, rédaction d'une ordonnance (dans des situations fréquentes ou communes), rédiger avec précision une ordonnance incluant posologie, voie d'administration et durée du traitement (pour les situations rares et/ou justifiant une prise en charge spécialisée), énoncer les principes thérapeutiques ;

5. prendre en compte la dimension sanitaire et sociale : prévention, dépistage, attitude à adopter devant une épidémie, pathologie professionnelle, protection sociale…

Modalités de l'épreuve

Il s'agit d'une épreuve rédactionnelle : les abréviations et le style télégraphique ne seront pas acceptés. L'écriture devra avoir une taille suffisante pour être normalement lisible. La longueur des réponses ne sera pas limitée dans un cadre. Néanmoins, la longueur globale des réponses sera limitée par le cahier réservé à l'épreuve.

L'étudiant sera libre de s'organiser et de répartir son temps comme il le souhaite entre réflexion et rédaction. »

Conseils pour la rédaction des dossiers

Toutes les informations utiles sont contenues dans l'énoncé, même s'il est court, et surtout dans les questions. Vous pourrez obtenir ainsi de précieux renseignements pour répondre aux premières questions, ou vous éviterez de partir sur une fausse piste dès le départ.

Le cheminement des réponses attendues est souvent guidé par la façon dont s'enchaînent les questions.

Donc :

Guide pratique

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pour chaque dossier, vous devez vous limiter, montre en main, à 1 heure ;

consacrez environ 10 minutes à la lecture du dossier et des questions ;

respectez un temps de réflexion, 3-4 minutes environ par question, avant de commencer à rédiger.

Ensuite, il faut répondre correctement aux questions sans vouloir en mettre le plus possible. Les correcteurs ont presque 4 000 copies à corriger : ils doivent donc trouver tout de suite les données qu'ils ont dans leur grille. Très souvent, ils ne corrigent pas leur spécialité et suivent la grille élaborée par le CNCI ; ils n'ont pas le temps de faire le tri.

Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de cadre ou de place définie pour répondre à chaque question qu’il faut réciter toute la question.

Les mots-clés sont ce que recherchent les correcteurs : s'enchaînant dans des phrases courtes, classées par ordre d'intervention ou d'importance, ils doivent ressortir, sans pour cela les souligner. Ce n'est pas autorisé.

La rédaction doit être claire :

évitez

les

abréviations

d'emblée :

il

faut

donner

au

moins

une

fois

la

signification d'une abréviation que vous allez répéter ultérieurement ;

ne faites pas de longues phrases : elles ne servent à rien, même dans les nouveaux dossiers, s’il faut beaucoup plus justifier qu’avant, les phrases doivent être courtes et significatives ;

écrivez bien lisiblement : la présentation est essentielle.

Elle peut compter dans la grille des points : il peut y avoir jusqu’à 15 % de différence de points entre deux corrections à l'internat. L’écriture y est pour beaucoup, et attention !, les correcteurs font une moyenne des deux notes : que de points perdus bêtement…

Entraînez-vous dès maintenant à bien écrire, sans faute d'orthographe, car sinon, vous ne le ferez pas le jour J. Pour présenter un cadre clair et agréable à corriger, il faut s'entraîner à rédiger au moment des conférences ou des sous-colles.

Essayez de faire un plan rapide au brouillon avant de partir dans la rédaction :

cela vous aidera à donner un sens logique et à hiérarchiser vos réponses, qui doivent être avant tout claires et précises.

N’hésitez pas à énumérer dans un sens chronologique pour certaines questions (traitement par exemple), dans un sens d'importance (fréquence d'étiologies par exemple).

Allez à la ligne pour énumérer les modalités thérapeutiques, par exemple.

Classez vos idées : commencez par l'hospitalisation en USI avant de traiter et de surveiller le malade.

N'oubliez pas les choses simples qui donnent des points : hospitalisation en unité

de soins intensifs ; spécialisés ; repos ; à jeun ; pose de voie d'abord veineux ;

;

surveillance biologique ; prélèvements ; bilan préopératoire (groupe Rhésus RAI) ; malade à jeun ; prévenir un centre spécialisé ; rééquilibration hydro-électrolytique ; correction du choc ; prévention DT ; prévention des complications de décubitus

surveillance clinique horaire (pouls, tension, diurèse, signe de choc, PVC, ECG

)

Guide pratique

30

; rassurer, calmer le patient ; radio thoracique

au lit ; scope ; monitorage ; aspiration gastrique ; oxygénothérapie 2 à 3 L/24 h ;

;

(infectieux) ;

arrêt de travail ; déclaration obligatoire ; prise en charge 100 % ; exonération ticket modérateur ; reclassement professionnel (rhumato) ; argument de fréquence ;

adapter le traitement des autres pathologies

stress (ulcère) ; absence de choc ; absence de complications ; régimes (gastro) ; convalescence ; radio face et profil ; contrôle radio (réduction ortho) ; au bloc opératoire sous anesthésie générale

À partir de ces exemples, faites vous-même la liste des éléments qui donnent des points par matière en les consignant sur un carnet, que vous pourrez relire à tout moment.

; prophylaxie des pathologies de

isolement du patient, hygiène, porter une blouse, se laver les mains

nutrition parentérale ; traitement parentéral ; en IV lente ; en continu ; en n prises

(escarres, traitement isocoagulant

)

N'oubliez pas d'arrêter certains traitements si nécessaire et le dire.

Mais n'oubliez pas non plus de traiter tout !, en prenant soin de bien noter les traitements déjà existants et qui peuvent être source d'interaction avec le traitement à instituer.

Pour les médicaments, noter DCI et nom commercial, dose, voie d'administration, nombre de prises quotidiennes, durée du traitement (5 points sur 15, par exemple ou plus).

N'oubliez pas les contre-indications et les effets secondaires éventuellement.

Ne pas avoir peur de répondre : « oui », « non », « aucun » à une question, avant de donner le(s) argument(s).

Dans les complications : faites précéder les complications spécifiques par le système concerné. Par exemple :

complications cardiaques : troubles de la conduction, insuffisant aortique ;

complications ophtalmo : uvéite, irodo-cyclite ;

complications pulmonaires : fibrose des sommets.

Soyez attentif surtout à la grammaire

Il faut différencier les questions commençant par « citer » ou « énoncer », qui demandent une série plus ou moins longue de réponses sans explications, et les questions débutant par « justifier » ou « expliquer », qui imposent un argumentaire pour chaque réponse.

Ne perdez pas de vue, pour éviter d’être hors sujet, le singulier ou le pluriel de la question : pourquoi citer quatre traitements si l'intitulé n'en demande qu'un ? Aucun point ne sera gagné : au contraire, il y a risque de pénalité.

De la même façon, si trois examens complémentaires sont requis, pourquoi énumérer la liste complète d'un bilan préopératoire par exemple ? À ce sujet, il faut faire excessivement attention aux qualificatifs des examens complémentaires :

biologiques ou radiologiques, pour affirmer le diagnostic ou pour l'éliminer, pour rechercher les complications (extension, maladies associées) ou au contraire

ou

d'où l'importance de lire tous les mots de la

l'étiologie (facteurs déclenchants), pour faire le bilan préthérapeutique (terrain

encore pour la surveillance (pronostic) question !

)

,

Guide pratique

31

Une fiche de thérapeutique complète doit comporter :

hospitalisation : préciser où, surtout si USI, pédiatrie

en urgence ou non ;

les 5 P :

- position : repos au lit strict ; en décubitus latéral gauche dans les MAP ; clinostatisme dans la décompensation de cirrhose ; chambre calme et sombre

dans les pathologies méningées

;

- précautions : asepsie stricte (aplasies), pas de rasage ni de brossage (PIT) ;

- proscrire : AINS si ulcère, aspirine si trouble de coagulation, anxiolytiques si

BPCO

;

- proximité : défibrillateur si infarctus, réa polyvalente si pathologie à

complications aigues précoces (Guillain-Barré

)

;

- prélèvements en urgence : ECG si dyskaliémie, groupe et Rhésus dans

GEU

;

mise en condition : les 5 fils :

- pose de voie veineuse (périphérique ou centrale, simple ou double) ;

- sonde urinaire ;

- sonde gastrique avec ou sans aspiration ;

- sonde d'intubation avec ventilation et/ou oxygène nasal ;

- cardioscope, monitoring cardio-tensionnel, saturomètre ;

traitement symptomatique et des complications ;

traitement étiologique (pas mis zéro = PMZ) ;

traitement préventif :

- nursing ;

- prévention des complications de décubitus ;

- prévention thromboembolique ;

- prévention DT ;

- prévention ulcère de stress ;

- vaccinations ;

- cure de foyer infectieux

;

mesures hygiéno-diététiques :

- régimes : peu salé ou désodé strict si insuffisance cardiaque ou HTA,

restriction hydrique si hyponatrémie, à jeun dans les occlusions

;

- arrêt des traitements ou des toxiques : alcool, tabac, antibiotiques,

médicaments riches en purines si goutte

- médicaments et/ou aliments à proscrire ;

- port de carte (addisonien, diabétique

mentionnant l’affection et le centre de

;

)

suivi ;

- éducation du patient : ne pas interrompre le traitement, augmenter doses si

(insuline), auto-surveillance, connaissance des

effort, stress complications

;

mesures médico-sociales : prise en charge à 100 % (sida, tuberculose),

),

traitement des partenaires (MST

détection des porteurs sains (fièvre typhoïde

)

ou prophylaxie de l'entourage (méningites

),

déclaration obligatoire ;

surveillance (pas mis zéro = PMZ) :

- clinique et paraclinique (en mettre beaucoup dans la surveillance clinique) ;

Guide pratique

32

surveiller les mollets chez les patients alités ;

- l'examen complémentaire qui a permis le diagnostic est souvent le principal

amylasémie

paramètre de surveillance : hémocultures (endocardite

(pancréatite aigue

),

)

;

- la fréquence doit être précisée ; - soutien psychologique, aide pour les alcooliques chroniques (association

La relecture ne doit pas être négligée : correction des fautes d'orthographe, détection des oublis impardonnables (pose de voie veineuse, arrêt du tabac et kiné en pneumo

Enfin, il faut s'entraîner sur tous les types de dossiers, y compris ceux de santé publique, qui tombent de plus en plus souvent : il est conseillé de se pencher sur les formules, les chiffres de prévalence, les calculs et les statistiques dès maintenant, car, en plus d'être un domaine en vogue actuellement, la santé publique propose des dossiers très discriminants au concours.

Annales des ECN disponibles

Il n'existe aucune correction officielle communiquée par le CNCI, afin d’éviter les litiges.

Les éditions Estem ont publié les annales des premières épreuves classantes nationales, qui se sont déroulées en juin 2004 (Examen national classant : annales corrigées 2004, sous la direction de Benjamin Bajer, Estem, 2004).

Les annales des années passées ne servent plus tellement : les épreuves de QCM ont disparu et les dossiers sont

Les annales de l'internat existant en librairie sont soit classées par spécialités, soit présentées par zone et par année, comme le jour du concours.

Pour les annales classées par spécialités, il n'existe qu'une édition : Annales de l'internat de 1995 à 1997, chez Médi'Strophe, diffusées par Estem. Prochaine parution prévue en septembre 2000 : 1998 à 2000.

Internats blancs

Se présenter directement au concours sans être passé par quelques internats blancs relève de l'inconscience.

L'expérience de l'ambiance est indispensable, surtout pour les plus émotifs. Il n'est pas classique de se retrouver à plus de 1 500 pour passer un examen dans sa propre faculté.

En revanche, il ne faut pas les faire à n'importe quel moment : par exemple, inutile d'en faire jusqu'en D3 au risque de se décourager. Inutile aussi d'en faire tant qu'on n'a pas fait sérieusement un tour de programme.

Guide pratique

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Par contre, ils sont utiles, d’une part, pour s'entraîner à la rédaction des dossiers dans un temps limité, d’autre part, pour se situer par rapport aux autres.

Chaque année, il y a une multitude d'internats blancs : il est inutile de les passer tous.

Les concours organisés pour 100 à 200 étudiants ne servent à rien, et ils ne concernent que les étudiants d'une même faculté, dont on connaît le niveau pour la plupart.

Tant qu'à vous évaluer et à vous mesurer aux autres, il faut choisir ceux qui drainent un grand nombre d'étudiants (par exemple : EMIS/IHP ou Hippocrate). Leur organisation est impeccable et la correction est sérieuse.

Hippocrate décentralise le passage des épreuves dans une vingtaine de villes : si cela est un avantage sur le nombre global de participants (c'est normal, l'examen va « chez l'étudiant »), les conditions de stress et d'ambiance du jour du concours ne sont pas respectées : il est plus facile de travailler dans un amphi de 40 personnes que dans une salle de plus de 200.

De toute façon, un internat blanc ne doit en aucun cas décourager : les sujets sont souvent plus longs et plus complexes qu'à l'internat, c'est volontaire afin que les étudiants ne se reposent pas sur leurs lauriers !

S'abonner à une revue

Il y a deux facettes à distinguer :

les informations médicales générales : vous les trouvez dans des revues hebdomadaires telles que le Concours médical, la Revue du praticien, ou dans

; elles sont un bon moyen pour

les quotidiens tels que le Quotidien du médecin rester à la pointe de l'information médicale ;

la préparation de l'internat : la Revue du praticien fait paraître les questions d'internat (monographies) sur 3 ans. Cela constitue une banque de questions qui permet de compléter les livres spécialisés dans la préparation, comme ceux des éditions De Boeck-Estem, Medline, Grégo-Vernazobres, Ellipses…

Toutes ces collections sont rédigées par des conférenciers qui connaissent bien la méthode pour travailler le concours et pour répondre aux questions des dossiers. Les ouvrages sont illustrés de tableaux et d'une iconographie démonstrative. Conformes au nouveau programme et structurés pour la préparation des ECN, c'est souvent la présentation qui est l'élément décisif dans le choix, exclusivement personnel.

Les abrégés Masson, rédigés par le collège des enseignants conformément au nouveau programme, apportent une source supplémentaire d’explications. Difficiles à utiliser comme base de travail, ils entrent parfaitement dans le nouvel esprit de l’internat et sont empruntés régulièrement en bibliothèque.

Dans chaque spécialité, certains ouvrages sont plus conseillés que d'autres.

Guide pratique

34

Guide pratique

35

Programme du 2 e cycle et ECN

Les définitions suivantes ont été établies afin de simplifier la rédaction des objectifs pédagogiques du 2 e cycle et d’harmoniser ces objectifs avec les modalités de l’examen d’entrée en 3 e cycle (BO du 30 août 2001) :

diagnostiquer :

- analyser et hiérarchiser les données cliniques ; formuler les problèmes posés par le patient ;

- argumenter les principales hypothèses diagnostiques ;

- justifier la démarche diagnostique et la stratégie d’investigation en expliquant la contribution attendue des examens complémentaires sélectionnés, en les expliquant au patient et en discutant l’interprétation de leurs résultats ;

- expliquer les principaux mécanismes physiopathologiques qui rendent compte des signes cliniques et paracliniques ;

- discuter les principaux diagnostics étiologiques et différentiels en tenant compte des données épidémiologiques essentielles et des co-facteurs de morbidité ;

identifier les situations d’urgence et planifier leur prise en charge :

- identifier les signes de gravité imposant des décisions thérapeutiques immédiates ;

- décrire les mesures à mettre en œuvre : gestes et manœuvres éventuels, mesures de surveillance immédiate, orientation du patient, médicaments avec leur posologie (lorsque cela est précisé par la lettre P dans le texte) ;

argumenter l’attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient :

- expliquer l’histoire naturelle, les complications et les facteurs de pronostic ;

- justifier le choix d’une stratégie thérapeutique en fonction des objectifs poursuivis, des modes d’action des thérapeutiques, de leurs bénéfices démontrés et de leurs risques éventuels, et les expliciter au patient ;

- décrire les modalités de la surveillance de la maladie et du traitement et préciser les informations essentielles à donner au patient y compris en termes de retentissement socioprofessionnel et psychologique ;

- expliquer, le cas échéant, les modalités de la prévention primaire et secondaire, individuelle et collective ;

- rédiger avec précision dans les situations fréquentes une ordonnance incluant posologie (lorsque cela est précisé par la lettre P dans le texte), durée et surveillance du traitement ;

décrire les principes de la prise en charge au long cours : expliquer le pronostic à long terme et décrire les principes de la prise en charge au long cours dans des situations de maladies chroniques, d’invalidité et d’altérations fonctionnelles durables y compris les aspects ayant trait à la démarche éducative et à la réinsertion du patient.

Module 1. Apprentissage de l’exercice médical

N° 1. La relation médecin/malade. L’annonce d’une maladie grave. La

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formation du patient atteint de maladie chronique. La personnalisation de la prise en charge médicale.

Expliquer les bases de la communication avec le malade.

Établir avec le patient une relation empathique, dans le respect de sa personnalité et de ses désirs.

Se comporter de façon appropriée lors de l’annonce d’un diagnostic de maladie grave, d’un handicap ou d’un décès.

Élaborer un projet pédagogique individualisé pour l’éducation d’un malade porteur d’une maladie chronique en tenant compte de sa culture, de ses croyances.

N° 2. La méthodologie de la recherche clinique.

Analyser et argumenter les grands types d’études cliniques.

N° 3. Le raisonnement et la décision en médecine. La médecine fondée sur des preuves. L’aléa thérapeutique.

Analyser les bases du raisonnement et de la décision en médecine.

Intégrer la notion de niveau de preuve dans son raisonnement et dans sa décision.

Expliquer au patient en termes compréhensibles les bénéfices attendus d’un traitement, les effets indésirables et les risques.

N° 4. Évaluation des examens complémentaires dans la démarche médicale :

prescriptions utiles et inutiles.

Argumenter l’apport diagnostique d’un examen complémentaire, ses risques et son coût.

Faire l’analyse critique d’un compte-rendu d’examen.

Prendre en compte les référentiels médicaux.

Rédiger une demande d’examen complémentaire et établir une collaboration avec un collègue.

N° 5. Indications et stratégies d’utilisation des principaux examens d’imagerie.

Argumenter et hiérarchiser l’apport des principales techniques d’imagerie.

En évaluer le bénéfice, le risque et le coût.

N°6. Le dossier médical. L’information du malade. Le secret médical.

Créer un dossier médical répondant aux recommandations des bonnes pratiques et savoir transmettre à un confrère une information adéquate.

Expliquer les droits à l’information et au secret médical du patient.

Délivrer aux patients une information claire et compréhensible.

Guide pratique

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Préciser la notion de consentement éclairé et sa formalisation.

N° 7. Éthique et déontologie médicale : droits du malade ; problèmes liés au diagnostic, au respect de la personne et à la mort.

Expliquer les principes de la déontologie médicale.

Expliquer les principes d’une réflexion éthique dans les décisions difficiles.

N° 8. Certificats médicaux. Décès et législation. Prélèvements d’organes et législation.

Préciser les règles générales d’établissement des certificats médicaux et leurs conséquences médico-légales.

Préciser les principes de la législation concernant le décès et l’inhumation.

Préciser les principes de la législation concernant les prélèvements d’organes.

N° 9. Hospitalisation à la demande d’un tiers et hospitalisation d’office.

Argumenter les indications, les modalités d’application et les conséquences de ces procédures.

N° 10. Responsabilités médicales pénale, civile, administrative et disciplinaire.

Différencier les types de responsabilité liés à la pratique médicale.

N° 11. Principes d’une démarche d’assurance qualité et évaluation des pratiques professionnelles.

Argumenter les principes d’une démarche d’assurance qualité et de l’évaluation des pratiques professionnelles.

N° 12. Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d’un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines.

Effectuer une recherche documentaire adaptée y compris sur les maladies orphelines.

Effectuer la lecture critique d’un document ou d’un article médical.

Argumenter les règles d’élaboration des recommandations et des conférences de consensus.

N° 13. Organisation des systèmes de soins. Filières et réseaux.

Expliquer les principes de l’organisation des soins en France, en Europe et aux États-Unis.

Expliquer les principes et finalités des filières et réseaux de soins.

Expliquer les grandes lignes du système conventionnel français.

Guide pratique

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N° 14. Protection sociale. Consommation médicale et économie de la santé.

Expliquer l’organisation de la protection sociale en France.

Préciser les principaux indicateurs de consommation et de coût de la santé en France.

Module 2. De la conception a la naissance

N° 15. Examen prénuptial.

Préciser les dispositions réglementaires et les objectifs de l’examen prénuptial.

N° 16. Grossesse normale. Besoins nutritionnels d’une femme enceinte.

Diagnostiquer une grossesse et connaître les modifications physiologiques l’accompagnant.

Énoncer

d’une

les

règles

du

suivi

(clinique,

biologique,

échographique)

grossesse normale.

Déterminer lors de la première consultation prénatale les facteurs de risque de complications durant la grossesse qui entraînent une prise en charge spécialisée.

Expliquer les particularités des besoins nutritionnels d’une femme enceinte.

N° 17. Principales complications de la grossesse.

Diagnostiquer et connaître les principes de prévention et de prise en charge des principales complications de la grossesse :

- hémorragie génitale ;

- HTA gravidique ;

- prééclampsie ;

- menace d’accouchement prématuré ;

- diabète gestationnel.

Argumenter les procédures diagnostiques et thérapeutiques devant une fièvre durant la grossesse.

N° 18. Grossesse extra-utérine.

Diagnostiquer une grossesse extra-utérine.

Identifier les situations d’urgences et planifier leur prise en charge.

N° 19. Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum.

Dépister les facteurs de risque prédisposant à un trouble psychique de la grossesse ou du post-partum.

Reconnaître les signes précoces d’un trouble psychique en période anténatale et postnatale.

Guide pratique

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N° 20. Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation.

Expliquer les éléments de prévention vis-à-vis des infections à risque fœtal.

Préciser les particularités de la pharmacocinétique des médicaments chez la femme enceinte et les risques des médicaments durant la grossesse.

Donner une information sur les risques liés au tabagisme, à l’alcool, à la prise de médicaments ou de drogues, à l’irradiation maternelle pour la mère et le fœtus.

N° 21. Prématurité et retard de croissance intra-utérin : facteurs de risque et prévention.

Expliquer les principaux facteurs de risque et les éléments de prévention de la prématurité et du retard de croissance intra-utérin.

N° 22. Accouchement, délivrance et suites de couches normales.

Expliquer les différentes phases du travail et de l’accouchement.

Argumenter la conduite à tenir devant un accouchement inopiné à domicile.

Argumenter la prise en charge d’une accouchée durant la période du post- partum.

N° 23. Évaluation et soins du nouveau-né à terme.

Réaliser un examen complet du nouveau-né à terme.

Reconnaître les situations nécessitant une prise en charge spécialisée.

Promouvoir la qualité des premiers liens affectifs parents/enfant.

Expliquer aux parents les bases de la puériculture.

N° 24. Allaitement et complications.

Expliquer les modalités et argumenter les bénéfices de l’allaitement maternel.

Préciser les complications éventuelles et leur prévention.

N° 25. Suites de couches pathologiques : pathologie maternelle dans les 40 jours.

Diagnostiquer les principales complications maternelles des suites de couche :

complications hémorragiques, infectieuses, thromboemboliques.

N° 26. Anomalies du cycle menstruel. Métrorragies.

Diagnostiquer une aménorrhée, une ménorragie, une métrorragie.

Reconnaître et traiter un syndrome prémenstruel.

N° 27. Contraception.

Prescrire et expliquer une contraception.

Guide pratique

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Discuter les diverses possibilités de prise en charge d’une grossesse non désirée.

Discuter les indications de la stérilisation masculine et féminine.

N° 28. Interruption volontaire de grossesse.

Préciser les modalités réglementaires.

Argumenter les principes des techniques proposées.

Préciser les complications et les répercussions de l’interruption volontaire de grossesse.

N° 29. Stérilité du couple : conduite de la première consultation.

Argumenter la démarche médicale et les examens complémentaires de première intention nécessaires au diagnostic et à la recherche étiologique.

N°30. Assistance médicale à la procréation : principaux aspects biologiques, médicaux et éthiques.

Argumenter la démarche médicale et expliquer les principes de l’assistance médicale à la procréation.

N° 31. Problèmes posés par les maladies génétiques à propos : d’une maladie chromosomique : la trisomie 21 ; d’une maladie génique : la mucoviscidose ; d’une maladie d’instabilité : le syndrome de l’X fragile.

Expliquer les bases du conseil génétique, et les possibilités de diagnostic anténatal.

Expliquer les problèmes liés à la maladie et les retentissements de l’arrivée d’un enfant souffrant de maladie génétique sur le couple et la famille.

Diagnostiquer la trisomie 21, en connaître l’évolution naturelle et les principales complications.

Module 3. Maturation et vulnérabilité

N° 32. Développement psychomoteur du nourrisson et de l’enfant : aspects normaux et pathologiques (sommeil, alimentation, contrôles sphinctériens, psychomotricité, langage, intelligence). L’installation précoce de la relation mère/enfant et son importance. Troubles de l’apprentissage.

Diagnostiquer une anomalie du développement somatique, psychomoteur, intellectuel et affectif.

Repérer précocement les dysfonctionnements relationnels et les troubles de l’apprentissage.

Argumenter l’attitude thérapeutique et planifier le suivi dans les situations courantes.

Guide pratique

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N° 33. Suivi d’un nourrisson, d’un enfant et d’un adolescent normal. Dépistage des anomalies orthopédiques, des troubles visuels et auditifs. Examens de santé obligatoires. Médecine scolaire. Mortalité et morbidité infantile.

Assurer le suivi d’un nourrisson, d’un enfant et d’un adolescent normaux.

Argumenter les modalités de dépistage et de prévention des troubles de la vue et de l’ouie.

Argumenter

principales

les

modalités

de

dépistage

et

de

prévention

des

anomalies orthopédiques.

N° 34. Alimentation et besoins nutritionnels du nourrisson et de l’enfant.

Expliquer les besoins nutritionnels du nourrisson et de l’enfant.

N° 35. Développement buccodentaire et anomalies.

Dépister les anomalies du développement maxillo-facial et prévenir les maladies bucco-dentaires fréquentes de l’enfant.

N° 36. Retard de croissance staturo-pondérale.

Diagnostiquer un retard de croissance staturo-pondérale.

N° 37. Maltraitance et enfants en danger. Protection maternelle et infantile.

Repérer un risque ou une situation de maltraitance chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent.

Argumenter la démarche médicale et administrative nécessaire à la protection de la mère et de l’enfant.

N° 38. Puberté normale et pathologique.

Expliquer