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Photo : Samir Sid

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l LE RCD ET LE MSP S’Y PRÉPARENT Vers un boycott actif de la présidentielle
l LE RCD ET LE MSP S’Y PRÉPARENT
Vers un boycott
actif de la
présidentielle
l Le Rassemblement pour la
culture et la démocratie et le
Mouvement de la société pour
la paix se préparent à un
boycott actif de l’élection
présidentielle du 17 avril.
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Photos : Samir Sid
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
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l AMAR SAÂDANI

Une mission déterminée par le profil

l ÉDUCATION Un appel à la grève resté lettre morte ? PAGE 4
l ÉDUCATION
Un appel à la grève
resté lettre morte ?
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l CONSEIL DE LA NATION

Les débats sur la nouvelle loi minière tournent au vinaigre

Le peu d’interventions enregistrées des membres du Conseil de la nation concernant le projet de la loi minière soumis hier au débat en plénière a permis au ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, de s’acquitter vite de sa corvée et de répondre à leurs «préoccupations». Or, celle d’Abbès Bouamama d’Illizi l’a mis un peu mal à l’aise. Et pour cause…

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«préoccupations». Or, celle d’Abbès Bouamama d’Illizi l’a mis un peu mal à l’aise. Et pour cause…

LUNDI 27 JANVIER 2014 - 25 RABI'OU AL-AWWAL 1435 - N° 7086 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

Un jour, un sondage Pensez-vous que le boycott des élections présidentielles prôné par le RCD
Un jour, un sondage
Pensez-vous que le boycott des élections
présidentielles prôné par le RCD et le MSP
est une bonne décision ?
OUI
NON
Sans opinion
Pensez-vous que Mokri Abderrezak sera le
candidat du MSP aux prochaines présidentielles ?
OUI
: 21,43% - NON
: 58,15 % - S. Opinion : 20,42%

PP

ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@ya hoo.fr Lundi 27 janvier 2014 - Page 2
Soirperiscoop@ya hoo.fr
Lundi 27 janvier 2014 - Page 2

Pas de fréquences

L ’Algérie a officiellement saisi l’Union internationale des

télécommunications (UIT) pour l’octroi de fréquences sur la bande FM. Une demande introduite par d’autres pays du Maghreb

qui espèrent augmenter leurs quotas. En attendant, les radios privées ne pourront être agréées. Les «contraintes techniques» sont l’argument avancé par les pouvoirs publics qui promettent, cependant, une ouverture sous réserve que l’UIT accède à leur demande d’octroi de fréquences.

l’UIT accède à leur demande d’octroi de fréquences. Casse-tête L’ouverture d’un centre d’enfouissement

Casse-tête

L’ouverture d’un centre d’enfouissement technique à Hamici (Zéralda) en remplacement de celui de Ouled Fayet a constitué un véritable casse- tête pour l’entreprise Netcom qui prend en charge le ramassage des ordures. Et pour cause, le déplacement des camions bennes des localités d’Alger vers Zéralda sur environ 25 kilomètres prend beaucoup de temps, réduisant ainsi notamment les rotations de ramassage.

vers Zéralda sur environ 25 kilomètres prend beaucoup de temps, réduisant ainsi notamment les rotations de
La trêve de Sellal Abdelmalek Sellal marquera une «trêve» dans ses sorties successives à travers
La trêve de Sellal
Abdelmalek Sellal marquera une «trêve»
dans ses sorties successives à travers les
wilayas. Cela, en raison de son voyage,
prévu dès demain mardi, à Addis-Abeba.
Néanmoins, affirme une source officielle, le
Premier ministre prévoit trois visites pour la
semaine prochaine dans les wilayas de Mila,
Tissemsilt et Illizi.
le Premier ministre prévoit trois visites pour la semaine prochaine dans les wilayas de Mila, Tissemsilt

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 3

d’Algérie Actualité Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 3 LE RCD ET LE MSP SE PRÉPARENT

LE RCD ET LE MSP SE PRÉPARENT

Vers un boycott actif de la présidentielle

SE PRÉPARENT Vers un boycott actif de la présidentielle Le Rassemblement pour la culture et la

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie et le Mouvement de la société pour la paix se préparent à un boycott actif de l’élection présidentielle du 17 avril.

Tarek Hafid — Alger (Le Soir) — Le RCD et le MSP ne comptent pas rester les bras croisés. Les deux partis politiques ont décidé de mener un boycott actif de l’élection présidentielle. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie envisage de coordonner ses actions avec ses partenaires politiques. «Les modalités de mise en œuvre du boycott seront décidées ultérieu- rement, après une série de ren- contres avec nos partenaires poli- tiques. Des acteurs politiques pren- nent conscience de la situation et disent que cette élection prési-

dentielle va précipiter le pays dans une crise morale, politique et sociale. L’Algérie se dirige vers le chaos», explique Athmane Mazouz, secrétaire national du RCD en charge de la communica- tion. Selon lui, il faut s’attendre à une réaction des pouvoirs publics qui vont tenter d’empêcher le déroulement de cette campagne de boycott. «Le pouvoir nous a habitués à créer des problèmes. Ce fut le cas lors de l’élection législative de 2012 lorsqu’on a tenté de nous interdire de mener campagne contre cette élection. Cette fois-ci, quoi qu’il arrive, cela ne va pas nous empêcher de

Photo : DR
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Athmane Mazouz, secrétaire national du RCD en charge de la communication.

boycotter activement le prochain scrutin.» Athmane Mazouz est catégorique : «Il n’y aura pas

d’élection, les Algériens vont assister à une intronisation par la fraude. Il n’y aura pas d’élection

crédible mais une supercherie électorale. Actuellement, le mode est aux suppliques indignes et à l’allégeance des différents préda- teurs.» Du côté du Mouvement de la société pour la paix, on affirme que les militants sont prêts à mener campagne contre le scrutin du 17 avril. «Le boycott est une décision politique basée sur les principes du parti. Les militants du Mouvement de la société pour la paix n’ont pas pour habitude de prendre une décision pour après rester inactifs», a souligné Tobbal Zine Eddine, le chargé de la com- munication du MSP. Ce parti présentera son plan d’action lors d’une conférence de presse qui aura lieu aujourd’hui. T. H.

COMMÉMORATION DE L’ASSASSINAT DE AMEL ZENOUNE ZOUANI

Un jasmin et des bougies pour ne jamais oublier

ZOUANI Un jasmin et des bougies pour ne jamais oublier Amel Zenoune Zouani étudiante en droit

Amel Zenoune Zouani étudiante en droit était assassinée le 26 janvier 1997 à un faux barrage près de Sidi Moussa

La famille et les proches de Amel Zouani, étudiante assassinée le 26 janvier 1997 par des terroristes, ont organisé, hier, une cérémonie de commémoration à l’endroit même où elle a été tuée. Un jasmin a été plan- té et dix-sept bougies rouges ont été allumées au lieu- dit Benedja, sur l’axe Baraki-Sidi Moussa, à proximité du Centre sportif de préparation des équipes natio- nales. «Planter un jasmin et allumer des bougies sont des actes symboliques. A travers eux, nous souhaitons lutter contre l’oubli. Nous ne devons pas oublier Amel mais aussi toutes les victimes du terrorisme», a indiqué la sœur de Amal, Anissa Zenoune Zouani. Khalti Houria, leur maman, symbole de la lutte contre l’oubli, a pris part à cette cérémonie. Notons que cette commé- moration était soutenue par le collectif Manensaouche (Nous n’oublions pas). «Dimanche 26 janvier 2014 nous commémorons le 17 e anniversaire de l’assassinat de notre fille, sœur Amel Zenoune Zouani étudiante en droit égorgée à la fleur de l’âge à l’arme blanche par des intégristes islamistes, le 17 e jour du mois de Ramadan. Amel a été surprise par un faux barrage dressé par des terroristes dans l’axe Baraki-Sidi Moussa au lieu-dit Benedja, elle a été condamnée et égorgée en public une heure avant la rupture du jeûne. Par devoir de mémoire et pour que nul n’oublie que cet endroit fut le triangle de la mort durant toute une décen- nie noire, endroit où aujourd’hui est bâti et bien gardé le complexe sportif de l’équipe nationale où on accueille les joueurs, quand l’Algérie avait failli sombrer dans une vraie guerre civile, aujourd’hui ces derniers ont la chance de se déplacer en prenant le même che- min qu’a emprunté Amel il y a 17 ans, et de passer un bon séjour en toute sécurité à l’intérieur de ce com- plexe, même les autorités ont eu l’opportunité d’aller là- bas pour féliciter les joueurs suite à la qualification au Mondial alors que la dépouille d’Amel à l’époque n’avait même pas eu le mérite de l’emblème national le jour de son enterrement», souligne ce collectif dans un com- muniqué de presse.

Tarek Hafid

SORTIES PUBLIQUES DE AMAR SAÂDANI

Une mission déterminée par le profil

Des personnalités politiques qui meublent la cour présidentielle, Amar Saâdani, le secrétaire général du FLN, est celui qui a su le plus, voire le mieux capter l’intérêt des médias. Depuis sa cooptation à la tête du parti, dans des conditions fortement contestées, il s’est fait le héraut qui, au fil des jours, se char- gea d’annoncer la candidature de Bouteflika.

Sofiane Aït Iflis Alger (Le Soir) - Même s’il a manqué de style, Amar Saâdani s’est néanmoins bien acquitté de la mission qui semble lui avoir été assignée : entretenir une vie médiatique du clan présidentiel, à travers une com- munication officieuse, en attendant que ce dernier se décide à une communica- tion officielle. En la matière, Amar Saâdani offre le profil idoine. Ses décla- rations, qui peuvent paraître candides, ont le mérite de traduire l’ambiance au sommet de l’Etat et, par moments, de trahir, sans en donner l’air, quelques aspects de la pratique politique. Lorsqu’il fut promu à la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN), en remplacement de Karim Younès démissionnaire, Amar Saâdani, qui était censé être élu par ses pairs au niveau de l’hémicycle, eut pour premières paroles de remercier le Président Bouteflika de la confiance qu’il a placée en lui. Même s’il a commis un impair, ce n’est pas pour autant qu’il n’ait pas parlé vrai. S’il s’est retrouvé président de l’APN, c’est parce que Bouteflika l’a voulu. De même pour son intronisation à la tête du FLN. Là encore, la décision

Photo : Samir Sid.
Photo : Samir Sid.

Amar Saâdani.

présidentielle a prévalu. La mission a déterminé, là aussi, le profil : Saâdani devait à la fois surenchérir autour de la candidature de Bouteflika tout en appor- tant par ailleurs la caution partisane au démembrement du service de rensei- gnement du DRS. Il devait aussi sonner la charge dès qu’il y a soupçon d’ambi- tions personnelles chez les collabora- teurs de Bouteflika. Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a essuyé ses foudres, lorsque ce dernier a pensé bon de lui tra- cer un pré carré. «Sellal n’est pas fait pour la politique. Sur ce terrain, il est un mauvais joueur. Il devrait se contenter de son rôle dans l’exécutif.» A la pelleteu- se. Suffisant pour que Sellal comprenne sa douleur. Il a encaissé sans trop rechi- gner. Amar Saâdani avait pour charge aussi d’exprimer l’approbation de son parti au périlleux chantier de restructura-

tion de l’armée sur lequel Bouteflika s’est engagé. Le clan présidentiel avait besoin que le chantier soit appuyé par un segment partisan. Et Saâdani l’a fait sans trop se poser de questions. Le troi- sième axe de sa mission était de produi- re de la sonorité autour de la candidatu- re de Bouteflika. Une candidature qui devait apparaître comme une réponse à un appel pressant de partis politiques et d’organisations de la société civile. L’avantage avec Saâdani c’est qu’il s’ac- quitte de ce qu’on lui demande sans se fatiguer les méninges. Quitte à dire que Bouteflika est officiellement candidat et revenir le lendemain pour dire qu’il ne parlait pas au nom du Président. Amar Saâdani est capable de se rendre à un tel exercice. C’est pour celà qu’il a été choisi.

S. A. I.

ELLE A TENU SON CONGRÈS À BOUMERDÈS

L’UDL veut une reconduction du mandat de Bouteflika par un vote du Parlement

Pour se distinguer de la nuée des souteneurs du 4 e mandat de l’actuel chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, le tout nouveau président de l’Union pour la démocratie et les libertés, (UDL), Mohamed Abdiche, va à l’es- sentiel. Il ne s’embarrasse point du vote populaire pour une réélection.

Il suffit d’un vote parlementaire pour proroger ce mandat ; même à vie. «Nous sommes pour la continuité et la stabilité. Nous aurions aimé être présents au Parlement pour présenter, avec les partis majoritaires de cette institution, une men- tion pour confier un autre mandat au

Président Bouteflika», Nous a-t-il confié, quelques minutes avant l’ouverture du congrès extraordinaire de l’UDL dont il a désormais la présidence. Quels sont les arguments qui motivent ce choix ? «Cette démarche n’est que le prolongement de celle adoptée par le parlement en 2008.» En clair, en faisant sauter en 2008, le ver- rou constitutionnel de la limitation à deux mandats présidentiels, notre interlocu- teur avance que l’APN avait implicite- ment prolongé ce mandat à une troisième magistrature. «Pourquoi ne pas refaire la même démarche», dira-t-il le plus sérieu- sement du monde. Toutefois, le nouveau patron de cette union dont les activités

ont été gelées, il y a une dizaine d’an- nées par décision verbales du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, tient à rappeler Mohamed Abdiche, 61 ans, serait candidat dans le cas où Bouteflika ne le serait pas. Le congrès de son parti lui a confié cette mission. Le président de l’UDL a organisé ce congrès de reprise des activités publiques, conclave qui a duré moins d’une heure et demie, à la suite, précise- t-il, d’un appel du même ministère qui a gelé les activités de ce parti. Il affirme que 38 wilayas étaient présentes à cette rencontre.

Abachi L.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Lundi 27 janvier 2014 - Page 4

d’Algérie Actualité Lundi 27 janvier 2014 - Page 4 ÉDUCATION Un appel à la grève resté

ÉDUCATION

Un appel à la grève resté lettre morte ?

Qu’en est-il sur le terrain ? L’appel à la grève lancé par les syndicats a-t-il été suivi ? Si c’est le cas : quels sont les professeurs et établissements grévistes ? Petit tour d’hori- zon, hier matin, dans quelques établissements scolaires d’Alger-centre et de Bab-El- Oued, résultat : point de gré- vistes rencontrés !

Saâdia Gacem - Alger (Le Soir) - Lycée Frantz-Fanon, «ils ne font jamais grève ici !» dit-on. Collège Rachid-Haroun, «nous, on travaille pour le drapeau, pour El Watan !», déclare une enseignante, «les cours sont maintenus, y a pas de grévistes ici». Les écoles primaires Mohamed- Hamdi et Aïssa-Kouissa, «je pensais que c’était seulement les lycées qui faisaient grève ? Non, ici ils ne font pas grève, les élèves ont eu cours normalement», dit une maman ren- contrée devant le portail de l’école. Une autre mère présente ajoute : «En fait, ce sont les Facs qui font grève, non ?» Le lycée Omar Racim, Alger, ne

Photo : DR
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fait pas grève non plus. Collège les 5- Innocents, nous rencontrons une femme de service et la surveillante générale : «Non, on ne fait pas grève ici, de toute façon, on ne fait jamais grève. Les professeurs et les person- nels de service sont bien sûr libres de le faire mais ils font cours, ils disent qu’ils ne veulent pas prendre de

retard sur le programme». Elle ajoute que l’appel à la grève n’est qu’«une propagande de la part des journa- listes». La femme de service précise qu’elle est dans cet établissement depuis le temps des sœurs et qu’elle n’a jamais fait grève et ne va sûre- ment pas commencer aujourd’hui. Elle ajoute ne pas se sentir représen-

tée par les syndicats et que les revendications ne la concernent pas. Même constat à Bab-El-Oued, pas de grévistes aux lycées Emir Abdelkader et Okba. «Allez voir à El Harrach, là-bas, c’est sûr ils doivent faire grève», lance un agent de sécurité. Aucun professeur à l’extérieur, «ils sont tous dans leur classe», annonce une lycéenne devant le portail. Lorsque nous demandons à rencontrer les professeurs au sein de l’établisse- ment, cela nous est refusé, «il vous faut une autorisation du ministère !» Cet appel à la grève avait été lancé par le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) et l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef), suite à la séance de travail ayant regroupé les membres du bureau national du Snapest et des représentants de la tutelle qui s’est, selon le syndicat, terminée, «sur de simples promesses verbales de la tutelle et sans aucun résultat pal- pable concernant nos revendica- tions». Ce petit tour d’horizon, certes incomplet et partiel ou partial, nous a

ILS ANNONCENT QUE LEUR MOUVEMENT SE POURSUIVRA TOUTE LA SEMAINE

Les syndicats se déclarent satisfaits

Premier jour de grève dans le secteur de l’éducation. Le mou- vement est différemment suivi en fonction des wilayas. Le Snapest et l’Unpef se félicitent de la mobilisation de leurs adhé- rents. La tension est loin de baisser dans le secteur. Le cnapest rejoint la contestation. Il appelle à une grève dès le 4 février pro- chain. Les syndicats font porter la responsabilité du pourrisse- ment à la tutelle.

Nawal Imès- Alger (Le Soir) - De nombreux élèves des trois paliers de l’éducation ont dû rebrousser chemin hier. Leurs enseignants affiliés au Snapest et à l’Unpef entamaient un mouvement de grève qui risque de durer toute la semaine. Pour ce pre- mier jour de protestation, les syndi- cats se félicitaient du taux de mobili- sation. Le Snapest évoquait hier un taux national de suivi de 63,64%. Son coordonateur national, Meziane Meriane, estimait qu’au-delà du taux de suivi, la mobilisation de l’en- semble des corps du secteur ren- seigne sur les degrés de détermina- tion. L’essentiel, dit-il, est de ne pas «baisser les bras» et de continuer la lutte. Le numéro un du Snapest esti-

me que les injustices institutionnali- sées dans le cadre du statut particu- lier doivent absolument être corri- gées. Le Snapest exige un calendrier pour la concrétisation de ses revendi- cations et non pas des promesses sans échéancier. Expliquant le recours à ces deux jours de grève pouvant être reconductibles, le Snapest a dans un communiqué esti- mé avoir été « contraint à adopter cette voie bien que conscient des conséquences que cette grève puis- se avoir sur l’enseignement de nos enfants» et explique ce choix par «le mutisme absolu tenu par les pouvoirs publics et l’incapacité de la tutelle à donner suite à ses revendications. Le Snapest fait état de taux de suivi dis-

parates avec 85% à Tipasa, 78% à Oran, 72% à Mostaganem, 77% à Tamanrasset, 73% à El Bayadh, 65%

à Tiaret pour ne citer que ces villes.

Le syndicat dit être conscient de l’im- pact qu’aura ce débrayage sur la pro- gression des programmes scolaires et d’interpeller directement les pou- voirs publics en se demandant s’il fal- lait six autres semaines de grève comme l’année dernière pour que «les autorités daignent répondre à nos revendications». Pour l’heure, Meziane Meriane ne peut que constater que les portes de la Fonction publique et celles du gou- vernement restent fermées. Du côté de l’Unpef qui a opté pour une grève d’une semaine reconductible, c’est également la satisfaction suite à une mobilisation qui, là aussi, diffère d’un palier à un autre et d’une wilaya à une autre. Une mobilisation qui, selon l’Unpef, reflète le degré de déception des différents corps du secteur qui, lassés des promesses du secteur de l’éducation, se tournent

actuellement vers le Premier ministre dans l’espoir de voir les revendica- tions en suspens enfin prises en

charge. Signe du marasme que vit le secteur, un troisième syndicat se join-

dra dès le 4 février prochain à la pro- testa. Le conseil national du Cnapest

a décidé de suspendre la décision de

gel de la grève prise en octobre der- nier après près de trois semaines consécutives de grève qui avaient paralysé les lycées. A partir du 4 février, les adhérents du Cnapest sont appelés à entamer une grève qui sera reconductible de manière automatique. Le syndicat dénonce une situation de quasi «vacance» au sein du ministère de l’Education et fait porter aux responsables du sec- teur la responsabilité des consé- quences certaines de cet énième débrayage. Hier, le département de Baba Ahmed gardait le silence. Pour combien de temps pourra-t-il encore

le faire ?

N. I.

malgré tout permis de constater qu’il existe de grandes confusions, une désinformation et un non-suivi de l’appel à la grève lancé par les syndi- cats, tant au niveau des enseignants et professeurs qu’au niveau du per- sonnel de service et de la sécurité. Cet appel à la grève semble à pre- mière vue être resté lettre morte, en tout cas au niveau des établisse- ments visités.

S. G.

CONSEIL NATIONAL DES MUTUALITÉS SOCIALES

Les réserves du comité de coordination

A l'initiative du ministère du Travail, un conseil national des mutualités sociales se tiendra ce 29 janvier. Le comité de coordination s'interroge sur la nécessité d'une telle rencontre vu que le projet de loi régissant leur secteur a été éla- boré en circuit fermé et déjà soumis à l'APN. «Le conseil national ne s'est pas réuni depuis cinq ans. Et aujourd'hui, soit à la veille de l'adoption par l'APN d'un texte de loi auquel le partenaire social n'a pas été associé pour son élaboration, l'administration nous invite à débattre», s'exclame M. Harmet, porte-parole du comité de coordina- tion des mutuelles. Ce dernier craint que cette démarche ne vise réellement qu'à diviser les rangs des mutualistes, en éliminant les plus revendicateurs et représenta- tifs. Il cite en guise d'exemple l'as-

sociation et la participation des syn- dicats et professionnels du patronat qui pourtant ne sont pas adhérents au système de mutualité sociale. «Nous souhaitons que tous les mutualistes soient invités à ce conseil national et sans exception aucune. Car, on nous a habitués à convier uniquement ceux qui sont acquis à l'administration pour les placer à la tête des instances repré- sentatives et continuer de gérer un secteur qui est pourtant indépen- dant, ajoute-t-il. Enfin, il est à signa- ler que ce conseil national sera pré- sidé par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi.

M. M.

TRANSPORT AÉRIEN

Un nouveau syndicat pour Air Algérie

Depuis hier, la compagnie Air Algérie s’est dotée d’un nou- veau syndicat d’entreprise, après la conférence qui s’est tenue hier au siège de la centrale syndicale UGTA. Ainsi, les délégués syndicaux représentant les 9 000 travailleurs de la compagnie ont élu à l’unanimité M. Saïd Tiaouinine à la tête du syndicat d’entreprise. Les délégués syndicaux ont également élu un conseil syndical composé d’une trentaine de personnes.

Abder Bettache - Alger (Le Soir) -Très attendu par les travailleurs de la compagnie, le nouveau syndicat d’entreprise d’Air Algérie a vu le jour hier au siège de la Centrale syndica- le sous la houlette du secrétaire national chargé de l’organique, M. Tayeb Hamarnia. La conférence a duré à peine une heure et demie, lors de laquelle, les délégués n’ont pas été par trente-six chemins pour plé- bisciter Saïd Tiaouinine comme nou- veau secrétaire général du syndicat d’entreprise. L’élection des membres du bureau interviendra sous quinzai- ne où il sera également question de valider le programme de la nouvelle équipe syndicale pour les trois pro- chaines années du mandat. Un pro- gramme d’action qui doit prendre en considération, selon des syndica-

listes, le contexte dans lequel évolue aujourd’hui la compagnie nationale. Un contexte marqué notamment par une concurrence sans merci mais aussi par un ambitieux programme de redéploiement de la compagnie tant à l’intérieur qu’à l’échelle interna- tionale. En effet, le redéploiement de la compagnie nationale aérienne en Afrique, sa restructuration en groupe pour lui permettre de créer des filiales rentables et son adhésion à l'une des trois plus grandes alliances aériennes au monde étaient les prin- cipales questions abordées par le président-directeur général d’Air Algérie, le 14 août dernier. Dévoilant la nouvelle stratégie commerciale d’Air Algérie, Mohamed Salah Boultif a annoncé que son département vise

à se redéployer dans le marché du

transport aérien en Afrique, et ce, en créant, dans un premier temps, de nouvelles dessertes vers le Nigeria et l'Afrique du Sud. Le recul des activités de la com- pagnie dans la région, bien qu’elle fût pionnière en matière de dessertes en Afrique il y a 25 ans, est dû à la fai- blesse du taux de remplissage des appareils et donc à un problème de rentabilité. Sa stratégie, développer le trafic de transit en créant un hub au niveau de l'aéroport international d'Alger. Abordant la question de l'adhésion d'Air Algérie à l'une des trois plus grandes alliances aériennes au monde, le premier responsable de la compagnie a indiqué que ce projet figurait parmi les dix principaux axes du plan de développement adopté récemment par la compagnie pour la période 2012-2017. Par ailleurs, il y a lieu de noter que dans le cadre du plan de développement de la compa- gnie nationale Air Algérie, son P-dg Mohamed Salah Boultif, a fait savoir qu’Air Algérie prévoit de se doter de

16 nouveaux appareils à l'horizon

2017, une opération pour laquelle un montant de 60 milliards DA sera consacré. Le P-dg qui s'exprimait au forum

du quotidien El Moudjahid a déclaré qu’«il s'agit de 3 appareils d'une capacité de 250 sièges, 8 appareils de 150 sièges ainsi que d'avions régionaux de 70 places chacun, des- tinés au transport domestique», tout en soulignant que les premiers

avions seront réceptionnés à la fin 2014. L'échéance de la réception des nouveaux aéronefs s'étalera de décembre 2014 à 2017, a-t-il précisé. Avec les nouveaux appareils, a-t-il ajouté, la flotte d'Air Algérie atteindra 56 avions, ce qui permettra à la com- pagnie d'améliorer substantiellement ses prestations de services qui sont au cœur des préoccupations de la direction.

A. B.

Précisions de la Fondation Émir Abdelkader

Je voudrais vous signaler que, suite à l’article paru dans le quotidien Le Soir d’Algérie du 26 janvier 2014 en page 4, signé Mohamed Kebci, M. Mohamed Boutaleb n’est plus le «président de la Fondation Emir Abdelkader» depuis le

24 mai 2012 et ce, suite à l’assemblée générale extraordinaire et élective qui

s’est tenue ce jour-là à Oran et qui a vu l’élection d’un nouveau président (en la personne du D r Chamyl Boutaleb) ainsi que de nouvelles instances diri- geantes de cette noble institution qui ont déposé un dossier de mise en confor- mité auprès des services compétents du ministère de l’Intérieur en date du 23 octobre 2012 et de ce fait, monsieur Mohamed Boutaleb n’a aucun agrément ministériel pour prétendre être toujours le «président de la Fondation Emir Abdelkader».

D r Chamyl Boutaleb

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 5

d’Algérie Actualité Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 5 CONSEIL DE LA NATION Les débats sur

CONSEIL DE LA NATION

Les débats sur la nouvelle loi minière tournent au vinaigre

Le peu d’interventions enregistrées des membres du Conseil de la nation concernant le projet de la loi minière, soumis hier au débat en plénière, a permis au ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, de s’acquitter vite de sa corvée et de répondre à leurs «préoccupations». Or, celle d’Abbès Bouamama d’Illizi l’a mis un peu mal à l’ai- se. Et pour cause…

Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Le «sénateur» d’Illizi n’a pas discuté la loi minière mais, en rap- pelant au ministre Yousfi les pro- messes du gouvernement, celles faites par le Premier ministre Sellal lors de ses moult visites effectuées au Sud, intimant l’ordre aux res- ponsables de la compagnie natio- nale Sonatrach de recruter sur place, il a dénoncé le «régionalis- me». «En dépit des instructions émanant du Premier ministère, obligeant les compagnies pétro- lières à recruter parmi les habi- tants du Sud, Sonatrach continue de s’adonner aux mêmes pra- tiques. Elle recrute plutôt à Alger, la capitale, sur une base régiona-

liste», a-t-il asséné. M. Bouamama ne s’est pas arrêté là, s’offusquant du licenciement abusif d’un nombre de travailleurs opérant à In Amenas. «Non seulement les jeunes d’Illizi n’ont pas eu leur chance pour travailler et gravir les échelons au sein de la compagnie nationale. Certains qui ont pu décrocher des postes contractuels dans l’une de ses filiales à In Amenas, à titre d’exemple, ont été remerciés sans raison valable. On leur a dit : le renouvellement des contrats se fait au niveau de la direction générale de Sonatrach, à Alger», a-t-il indiqué. Les déclara- tions de ce membre de la chambre haute du Parlement sont néan-

Photo : DR
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Youcef Yousfi, ministre de l’Energie et des Mines.

moins porteuses d’une mise en garde contre les dérapages que pourraient induire de telles pra- tiques régionalistes. «Nous vous invitons à revoir la situation de ces

jeunes, notamment ceux des zones frontalières. Et ce, pour les motiver à contribuer dans le réta- blissement de la paix dans la région, en aidant les services de

sécurité par les renseignements. L’armée et les différents services de sécurité, seuls, ne peuvent rien sans l’aide des habitants et jeunes de ces zones frontalières. Car le rôle du citoyen est fondamental dans ce genre de situation. Les services de sécurité ne sont que les instruments. Comment voulez- vous que des jeunes, issus de

cette zone pétrolière où sont domi- ciliées six directions régionales de Sonatrach et où opèrent plus d’une centaine d’entreprises pri- vées contribuent à l’édifice alors qu’ils sont sans emploi», s’est-il interrogé. Dans ce contexte, il convient de rappeler que le Premier ministre Abdelmalek Sellal a promis, entre autres, lors de ces visites effec- tuées dans la région il y a plus d’une année déjà, d’ouvrir un centre de formation pour qualifier la main d’œuvre locale aux métiers de Sonatrach et de titulariser les

L. H.

contractuels.

LEUR IMPLICATION DANS LE CONFLIT DE GHARDAÏA A ÉTÉ AVÉRÉE

Trois fonctionnaires de police suspendus et traduits devant la justice

L’enquête diligentée par la DGSN a abouti «à la suspension de trois fonctionnaires de police et leur tra- duction devant la justice», pour parti-pris dans le conflit intercom- munautaire de Ghardaïa. Des sources proches affirment qu’il s’agit d’un inspecteur de police et de deux hauts gradés.

Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) – Les photos et vidéos qui circulent sur Internet depuis le début du conflit intercommunautai- re de Ghardaïa et faisant état du parti-pris de certains policiers dans les affrontements

opposant Mozabites et Chaâmbis se sont avérées non truquées. Pour rappel, dès leur publication, certaines parties avaient évo- qué un éventuel montage. Dans un commu- niqué rendu public hier, la direction de la communication et des relations publiques de la DGSN, a annoncé que la commission d’enquête, dépêchée par le général-major Abdelghani Hamel, à Ghardaïa, a finalisé son travail. «Il a abouti à la suspension de trois fonctionnaires de police et leur traduc- tion devant la justice », est-il noté dans le communiqué en question. Le grade des trois fonctionnaires rayés des rangs de la DGSN n’a pas été précisé mais des sources

proches ont affirmé au Soir d’Algérie qu’«il s’agit d’un inspecteur de police et de deux hauts gradés». Les mêmes sources ajoutent que «des mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre de plusieurs autres poli- ciers, conformément au code de la déonto- logie policière». Contacté, le fédéral du FFS à Ghardaïa, Hamou Mesbah, a fait savoir que l’information a déjà circulé dans la ville et qu’elle n’a pas eu un grand effet sur la population tant que le rang et le degré d’im- plication des trois fonctionnaires de police n’ont pas été divulgués. «S’il s’agit de l’ar- restation de trois simples policiers, nous considérons que ce n’est pas une solution.

Un simple agent ne peut qu’obéir aux ordres et nous exigeons dans ce cas une enquête plus approfondie. S’il y a réellement volonté de régler le conflit, il faudra remonter à la source et démasquer les ordonnateurs. Car, sur les vidéos, nous n’avons pas vu que le parti-pris de trois policiers. Ils étaient par dizaines…», a-t-il conclu. Enfin, il est à signaler que la DGSN insiste dans le com- muniqué en question que «les vidéos mon- trant la négligence de certains policiers dans l’accomplissement de leur tâche est un cas isolé et qui ne reflète aucunement la vision et la réalité du corps de la police».

M. M.

RECOMMANDATIONS DES ASSISES NATIONALES DES TRANSPORTS

Priorité au ferroviaire

Amar Ghoul compte «révolutionner» les transports dont il a la charge depuis le dernier remaniement ministé- riel.

M. Kebci-Alger (Le Soir) - Le successeur de Amar Tou aux transports veut visiblement mar- quer de son empreinte son règne qui commence à la tête de ce sec- teur des plus névralgiques. Et c’est toute la philosophie des assises nationales des transports, les premières du genre tenues début décembre dernier et dont les résolutions et les recommanda- tions ont été déclinées hier. L’occasion, encore une, pour Ghoul de «prêcher» sa feuille de route étalée en trois étapes : le court, le moyen et le long terme. Mais avant cela, ces recom- mandations d’experts, de cadres, de partenaires sociaux et autres intervenants dans le secteur feront l’objet d’enrichissements qui servi- ront à l’élaboration d’une mouture finale à soumettre à l’appréciation du gouvernement. Ultime étape avant leur matérialisation sur le

terrain de manière graduelle au gré de la réalité du terrain mais, précisera le ministre, en prenant acte des acquis engrangés. Une réalité faite de données qui n’autorisent point de tergiversa- tions et surtout de fausses pistes. Pour Ghoul, il est plus qu’impératif de se tourner, en tout premier lieu et en toute urgence, vers le trans- port ferroviaire, que ce soit pour les voyageurs ou pour les diverses marchandises. Car, selon lui, le parc routier ne peut plus contenir les 8 millions de véhicules actuel- lement et qui seront d’ici 2025 de l’ordre de 20 millions de véhicules. «Il sera inutile d’aller dans le même sens», arguera-t-il, surtout que 97% des marchandises et des personnes sont transportées par route, que ce soit les grands axes ou les axes urbains totalement saturés. Il est aussi question d’en- courager le transport urbain et le

transport en commun, avouant l’in- existence de solutions miracles, notamment dans les grandes villes du pays, à l’image de la capitale conçue pour 100 000 véhicules par jour alors qu’actuellement, ils sont de l’ordre de 4 millions de véhi- cules à transiter quotidiennement par Alger et ses environs. Prenant l’exemple de Séoul, en Corée du Sud, où le problème du transport a été réglé par 9 lignes de métro, Ghoul parlera des tra- vaux d’extension du Métro d’Alger dans toutes les directions, en sus des lignes du tramway existantes, en chantier ou en cours d’étude à travers nombre de villes du pays. Mais la revue de fond en comble des transports ne se limite point à l’aspect infrastructurel tant, comme le soulignera le premier responsable du secteur, bien d’autres facettes nécessitent le même traitement de choc beau- coup plus problématique tant il concerne certaines valeurs, us et autre mentalité à réinventer. Et à Ghoul de traiter de la valeur du tra-

Photos : Samir Sid.
Photos : Samir Sid.

vail, de la ponctualité, de la main- tenance, de l’entretien de l’outil de travail, source du pain quotidien de milliers de familles à préserver. A ce propos, il se montrera ferme en brandissant des mesures coercitives aux contrevenants aux devoirs tout en insistant sur la garantie des droits de chacun des intervenants. Dans cette révolution

qui consacrera également la mise sur pied de plusieurs autorités, de régulation, de contrôle et de suivi à tous les niveaux, la considération tarifaire n’est pas omise et qui sera revue totalement. Tout comme, d’ailleurs, le système du permis de conduire qui sera mis à niveau des standards universels.

M. K.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Lundi 27 janvier 2014 - Page 6

d’Algérie Actualité Lundi 27 janvier 2014 - Page 6 FONCIER ÉCONOMIQUE Vers l’étatisation des actifs

FONCIER ÉCONOMIQUE

Vers l’étatisation des actifs inexploités et la révision du Calpiref

Trente pour cent des terrains dans les zones industrielles (ZI) et zones d’activités (ZA) ne sont pas utilisés, indique Amara Benyounès qui a réuni, hier, des représentants d’organisations patronales et d’institutions sectorielles.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Selon le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement, plu- sieurs assiettes foncières sont inex- ploitées, inoccupées ou indûment occupées et nombre d’entreprises tant publiques que privées détiennent des

actifs excédentaires inutilisés, des ter- rains sont clôturés sans aucune activi- té effective, des zones d’activité sont recensées sans activité ou avec des

les

35 000 hectares concédés par l’Etat aux investisseurs, seuls 15 000 hec- tares sont effectivement exploités, indique-t-on au niveau de ce départe- ment ministériel. Ceci, outre le fait que les résultats attendus de la mise à niveau et réhabilitation des zones existantes ne sont pas satisfaisants, malgré les importants engagements financiers consentis par l’Etat. Notons, selon le directeur de l’industrie de la wilaya d’Alger, M. Hamoud, que la capitale compte quelque 160 lots inoc-

activités

à

l’arrêt

Voire,

sur

cupés et 130 aires industrielles unique- ment cloturées. Or, un potentiel foncier national non valorisé est à même de satisfaire la demande que l’Etat est décidé à récupérer, assurera Amara Benyounès. Soucieux de règler le pro- blème du foncier économique et de faciliter l’acte d’entreprendre, le ministre du Développement industriel insistera sur le fait que l’exécutif «inter- vient en tant que pompier, sur des situations d’urgence» et que des «solutions doivent être trouvées». Certes, un programme de réalisation de 49 nouvelles zones industrielles a été lancé sous la conduite de l’Agence nationale d’intermédiation et de régula- tion foncière (Aniref). En bonne voie d’avancement, en dépit de certaines contraintes, d’ordre juridique notam- ment et basé sur une priorisation des zones projetées, ce programme pré- voit la consolidation de l’offre foncière, avec l’extension de la superficie pré- vue initialement de 10 000 hectares à quelque 14 000 à 15 000 hectares.

Une offre supplémentaire opportune mais insuffisante encore, pour remé- dier au déficit, concèdent tant M. Benyounès que les dirigeants patro- naux dont le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani. L’occasion pour le président du FCE d’appeler les pouvoirs publics à «avoir le courage politique» de s’at- taquer à la spéculation foncière mais aussi de mieux impliquer les opéra- teurs privés dans l’aménagement de l’espace foncier renouvelé. Dans ce contexte, des propositions ont été éla- borées par un groupe de travail, consti- tué, en exécution des orientations du Premier ministre. Soumises au débat lors de cette rencontre et une fois enri- chies, ces propositions seront trans- mises de nouveau à l’aval de l’exécutif, précise le ministre du Développement industriel. A d’ autres préconisations appelées à être clarifiées, l’on évoque la mise en place d’une banque de don- nées «dynamique» des disponibilités foncières, d’un observatoire du foncier économique ainsi que la révision à la baisse de la redevance locative annuelle au titre de la concession, de 5% de la valeur vénale à 1,5% pour les

nouveaux investisseurs. Il s’agit égale- ment de la récupération du foncier inexploité, détenu par les entreprises publiques économiques et les particu- liers. Soit l’étatisation des actifs sus- ceptibles d’être qualifiés d’excéden- taires, des dispositions réglementaires et législatives devant être prises en ce sens, outre la récupération des terrains déjà viabilisés et non exploités et l’inci- tation des propriétaires de biens bâtis à usage économique, inexploités, à les mettre sur le marché, entre autres mesures. Comme l’on préconise de mettre fin à l’habitat précaire au niveau des ZI et ZA, par le biais du recense- ment et le recasement des habitants précaires, notamment ceux existant au niveau de la ZI de Rouiba –Reghaïa. Autre mesure envisagée, la révision du dispositif régissant le développement de l’investissement, le Comité d’assis- tance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier (Calpiref) en place au niveau des wilayas. Il est opportun de «dépoussiérer» ce dispositif, considère Amara Benyounès, qui indique que 38% des rejets de dossiers d’investis- sement sont motivés au niveau des

Calpiref par «la saturation de l’activité». Ce que le ministre du Développement industriel estime inconcevable dans la mesure où l’«on ne doit pas gérer administrativement l’acte Calpiref n’a aucun avis (à don- ner) sur la rentabilité du projet. C’est une affaire strictement entre l’investis- seur et la banque », précise Amara Benyounès, qui en appelle à «changer

les mentalités». A ce titre, l’on préconi- se la révision de l’organisation et le fonctionnement du Calpiref, sur la base notamment de la limitation de sa composante aux seuls intervenants effectifs, outre les représentants du patronat, l’harmonisation des procé- dures de dépôt des dossiers et leur contenu, la consécration du droit d’in-

Des mesures

formation au postulant

et d’autres, attendues, à même de remédier aux errements constatés, contribuer à développer la coordination inter-institutionnelle, conforter le rôle des différentes instances en charge de la régulation foncière et la promotion de l’investissement telles l’Aniref et l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI)

C. B.

SELON LE MINISTRE DE L’HABITAT

1,59 million de logements livrés au courant de l’année

Sur les 2,8 millions de logements programmés dans le cadre du quinquennat 2010/2014, 1,8 million ont été déjà lancés fin décembre 2012. Le ministre de l’Habitat qui a donné, hier, ce chiffre a indiqué que 85% des objectifs ont été atteints. Le reste des pro- jets, soit 15%, sera lancé vers la fin du premier semestre de l’année en cours et 1,59 million de logements seront livrés fin 2014.

Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le département de Abdelmadjid Teboune qui a donné le bilan des diffé- rentes formules de logements lancés et livrés depuis 2010 à fin 2013 a indi- qué que le taux des projets lancés en

fin septembre 2012 a atteint les 61%. «Fin 2013, on devait atteindre le taux de lancement des projets de 80% nous l’avons dépassé de 5%. Nous avons dépassé notre objectif, les 15% res- tants seront lancés au courant de l’an-

née», a souligné le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville qui a affirmé que «fin du premier semestre en cours, on aura lancé tous les projets au programme». En matière de livraison, en 2010, l’objectif était de livrer 1,2 million de logements. 63% ont été livrés en décembre 2013. «Fin septembre 2012, le taux de livraison a été de 37% et il a atteint les 42% en décembre de la même année», a souligné l’intervenant qui a dit que l’objectif est d’atteindre un taux de livraison de 88% fin 2014. «Nous

allons livrer 1,59 million de logements vers la fin de cette année par rapport à un objectif prévu de 1,2 million». En matière de financement, le premier responsable du secteur de l’habitat a indiqué que 414 milliards de dinars ont été consommés en 2013 dans tous segments confondus. «Fin 2010, nous avons consommé 229 milliards de dinars, cela veut dire qu’il ya eu une évolution de 80% par rapport à 2013. En 2012, le taux de consommation a été de 297 milliards de dinars, soit une évolution de 40%

entre 2013 et 2012». Au total, dira-t-il, depuis le début du quinquennat 1 194 milliards de dinars ont été consommés jusqu’à fin 2013.Par ailleurs, le même responsable a indiqué que 4% des entreprises concernées par la réalisa- tion des projets sont des entreprises publiques, 58% sont des entreprises privées et 38% sont des sociétés étrangères. Concernant les livraisons, la part du secteur public a été de 5% contre 65% pour le privé et 28% pour les entreprises étrangères.

S. A.

EN VUE DE SON INTRODUCTION

Le quinoa sera testé en Algérie

Les experts dans le secteur de l’agriculture testeront l’éven- tuelle adaptation et la production du quinoa en Algérie dans les prochaines années. Un atelier de démarrage du projet d’assis- tance technique régionale a été organisé hier par la FAO. Les experts mettront notamment l’accent sur l’importance de la plante dans l’amélioration du niveau de sécurité alimentaire.

F.-Zohra B. — Alger (Le Soir) — Pour M me Hamana Kotichi, sous-direc- trice de la recherche au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, il s’agit en premier lieu de savoir si le quinoa s’adaptera en Algérie à tra-

vers l’expérimentation. «Nous devrons définir l’intérêt que cette plante pourrait avoir pour nous. Il faut savoir que nous avons aussi des ressources géné- tiques à protéger», a précisé la spécia- liste. L'introduction de la culture du qui-

noa en Algérie pourrait ouvrir ainsi des perspectives de développement et de hausse de niveau de la sécurité ali- mentaire. La plante en question s’adapte, selon les présents, aux différents cli- mats, elle résiste à des conditions cli- matiques extrêmes telles que la séche- resse, la pauvreté des sols et la salini- té. La plante pourrait aussi être utilisée dans la lutte contre la désertification. L’atelier, organisé hier selon ses organisateurs, servira à coordonner les activités d’expérimentation et de

vulgarisation du projet. Pour sa part M. Dost Mohamen, le représentant du projet de la FAO a précisé que la cultu- re du quinoa est l’une des plus rapides dans le monde, d’où son intérêt pour la sécurité alimentaire. Selon les spécia- listes, le quinoa, généralement associé aux céréales, est une plante tradition- nelle, cultivée depuis plus de 5 000 ans sur les hauts plateaux d’Amérique du Sud. Elle appartient à la même famille que les épinards et la betterave. Elle contient tous les acides aminés, elle

est dépourvue de gluten et présente une richesse en oligo-aliments, en vita- mines et en calcium. Le quinoa peut remplacer, en accompagnement, le riz, la semoule ou les pâtes. Par ailleurs, en Algérie, les essais d’introduction du quinoa seront réalisés au niveau des stations expérimentales des institu- tions de recherche et développement du secteur de l’agriculture, en vue d’étudier son comportement et ses potentiels de production dans diffé- rentes zones agro-écologiques.

F.-Z. B.

Le Patriote Da Saïd s’est éteint Le Patriote Ouchene Saïd dit «Da Saïd» s’est éteint
Le Patriote Da Saïd s’est éteint
Le Patriote Ouchene Saïd dit «Da Saïd» s’est éteint le 19/01/14 à l’hôpital de Tigzirt à l’âge de 77 ans, lui qui a survécu à toutes les batailles contre le
GIA dans la région de Tizi-Ouzou.
Comment ne pas rendre hommage à ce vaillant soldat du Devoir national qui sillonnait les moindres recoins de la forêt de Mizrana pour harceler les hordes
du GIA-GSPC qui tentaient de s’y implanter.
De Mizrana à Sidi Ali Bounab, de Sidi Naâmane à Dellys, de Draâ Ben Khedda à Draâ El Mizane, il était toujours parmi les premiers à entasser son grou-
pe de patriotes dans des fourgons de fortune pour aller renforcer ses pairs en difficulté dans des douars si éloignés de chez lui Aït Saïd.
Doté d’un terrible sang-froid, arborant son flegmatique sourire pour stimuler ses cadets, il excellait dans le repérage des terrains pour les ratissages de
l’ANP et dans les embuscades, jusqu’à ce qu’il tombe lui-même dans une embuscade terroriste, en ce jour fatidique des législatives du 5 juin 1997 alors
qu’il allait, en toute hâte, sécuriser le bureau de vote de Tikioueche ciblé par les terroristes.
Jambe gauche fauchée par une bombe, il poursuivit l’accrochage aux côtés de ses frères d’armes, jusqu’à ce qu’il sombre dans le coma. Evacué par une
unité de l’ANP, il a survécu miraculeusement, avec une jambe en moins, mais heureux de ne pas avoir été vaincu par les terroristes.
Refusant d’abdiquer, il s’est empressé de porter une prothèse pour garder fièrement son arme et participer à la protection de son village de toute incursion
terroriste chaque fois que ses compatriotes sortaient en opération avec les unités de l’ANP.
Comment donc ne pas se remémorer ce père de famille Moudjahid du Devoir national qui fut un exemple de courage de probité et d’abnégation.
Comment oublier ton visage serein et ton geste d’adieu arborés lors de ton interview par une chaîne de télévision privée, non sans avoir rappelé que «je
suis toujours prêt à reprendre le combat si mon pays est menacé».
Ta famille et tous ceux qui t’ont connu, Mohand, Arekzi, Hichem, Marzouk, Mourad, Abdenour, Ferhat, civils et militaires, gardent de toi l’image du
citoyen loyal qui a un sens aigu de l’honneur et du devoir.
Repose en paix Da Saïd, que Dieu te bénisse pour les sacrifices que tu as consentis, avec beaucoup de tes compatriotes, pour que l’Algérie reste libre et
demeure éternellement debout.
Les Patriotes de la Plume

Le Soir

d’Algérie

Régions

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 7

Soir d’Algérie Régions Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 7 PERMANENCE DU CANDIDAT BENFLIS À ANNABA

PERMANENCE DU CANDIDAT BENFLIS À ANNABA

6 000 formulaires de signature déjà utilisés

Au lendemain de l’installation de la composante de l’équipe chargée, dans la wilaya d’Annaba, de la cam- pagne du candidat maître Ali Benflis à l’élection présiden- tielle du 17 avril prochain, ses membres ont entamé leur travail, consistant en la mise en place des structures de la campagne et la distribution et collecte des formulaires de signatures de soutien en faveur du candidat.

Ainsi, on a appris lors du point de presse hebdomadaire, tenu dans l’après-midi d’hier dimanche, que pas moins de 6 000 formulaires ont déjà été distribués, selon les besoins exprimés, et que, devant l’en- gouement des citoyens, 4 000 autres ont été demandés aux services concernés. D’autre part, cette fin de semaine a vu une

intense activité organique. Elle s’est notamment traduite par une assemblée générale de la direc- tion de la campagne pour la wilaya d’Annaba, sous la prési- dence du professeur Abdelaziz Ayadi et à laquelle a assisté maître Nouredine Taleb, en sa qualité de coordinateur de cette campagne pour tout l’est algé- rien. Cette assemblée générale a

notamment permis la composi- tion des différentes commissions pour la wilaya d’Annaba ainsi que les comités communaux. Pendant ce temps, la perma- nence, ouverte récemment, continuait à recevoir une foule nombreuse, composée de mili- tants convaincus, partisans et non partisans, et autres sympa- thisants du candidat. Il y avait parmi ces derniers, des notables de la ville, dont des médecins, avocats, universitaires, sportifs, mais aussi de nombreux étu- diants et des représentants de la société civile. Tout comme on a remarqué la présence de simples citoyens qui tenaient à exprimer

de vive voix leur adhésion au programme du candidat Benflis. «De par son parcours politique, professionnel et associatif, maître Ali Benflis nous semble être l’homme de la situation. Un homme capable de mener les réformes à leur terme dont a besoin le pays. Tous ceux qui l’ont connu durant ces longues années, que ce soit en tant que militant puis secrétaire général du FLN, Chef du gouvernement ou membre fondateur d’associa- tion des droits de l’Homme et ministre de la Justice, savent apprécier son combat pour l’éga- lité, son intégrité et sa compéten- ce», nous diront ceux, jeunes et

JOURNÉE PORTES OUVERTES

Les Douanes affichent leur bilan à Oran

Respectant la tradition, la Direction régionale des douanes de la wilaya d’Oran a célébré la Journée mondia- le des douanes par l’organisation d’une cérémonie au cours de laquelle de nombreux agents ont été honorés au niveau de l’Ecole des douanes de Maraval. A cette occa- sion également, les services des Douanes relevant de la circonscription du port d’Oran et d’Es Senia ont présenté quelques-uns des bilans des différentes brigades au cours d’une journée portes ouvertes.

Ainsi, le service contentieux du port d’Oran entre 2012 et 2013 a eu à traiter respectivement 3 810 affaires et 3 636 affaires dont 71 ont eu un prolongement en justice pour l’année 2013 contre

44 en 2012. Le montant des pénalités recouvrées pour 2012 a atteint plus de 417 millions DA et 280 millions DA en 2013. Parmi les affaires traitées, l’on notera que 17 concernaient la fuite de

capitaux et de matières aurifères. Dans le cadre du contrôle, les agents des Douanes du port d’Oran ont saisi plus de 37 kg de kif et 39 g de cocaïne. Il est à noter que dans le cadre du com- merce extérieur, les marchan- dises en tête de classement dans l’importation, entre 2012 et 2013, sont les produits concernant l’énergie et les lubrifiants avec néanmoins une baisse de tonna- ge enregistrée en 2013 puis vien- nent les produits industriels bruts et demi-produits, suivis par les biens d’ équipements et les pro- duits de consommations non ali-

mentaires, le tout pour un mon- tant de 7 milliards de dollars. Les principaux opérateurs exportateurs sont majoritairement des sociétés publiques relevant du secteur de l’énergie et de la chimie telles que Naftal, Sonatrach ou des sociétés mixtes telle Sorfet Algérie. Le total de ces sociétés expor- tatrices sont au nombre de 8 alors que les sociétés importa- trices, elles, sont majoritairement privées comme la SPA Afia ou encore l’Office algérien interpro- fessionnel.

Fayçal M.

TIZI-OUZOU

Tigzirt paralysée par les citoyens de Tifra

Des centaines de citoyens de Tifra, le plus important village de la commu- ne côtière de Tigzirt, ont procédé, hier dimanche, à la fermeture de la mairie, des sièges de la daïra, d’Algérie Télécom, de l’ADE, de la Sonelgaz, de l’Anem et de la subdivision de l’hy- draulique.

Dans une plateforme de revendications en neuf points et datée du 23 janvier dernier, les protestataires exigent la prise en charge de leurs problèmes par les services concernés. Le revêtement de la route reliant Tifra au chef-lieu, un tronçon d’une dizaine de kilo- mètres, devenu impraticable après les tra-

vaux concernant le gaz naturel et des ruelles du village, la réalisation d’abribus à la station des fourgons desservant leur localité, ou encore, l’achèvement des travaux et le rac- cordement en gaz des foyers non dépourvus et la remise en l’état, sont les points qui figu- rent, en premier, dans ladite plateforme de revendications. A vrai dire, le calvaire que vivent, au quotidien, ces citoyens protesta- taires, est connu de l’ensemble des élus et autres responsables locaux, et ce, depuis des mois. A l’arrivée des premières pluies, et vu l’impraticabilité de la route menant à Tifra, les transporteurs de voyageurs de ce village qui se sont vu obligés de faire un détour par Iflissen, la commune voisine, pour rallier la

RELIZANE

La route de Rehaïlia dans un piteux état

ville de Tigzirt, ont eu recours au débrayage afin de faire entendre leur voix. Ces citoyens en colère et disciplinés que nous avons abordés, après qu’ils aient fermé les sièges des services publics susmention- nés, pour savoir combien de temps durera ce blocage, nous ont informés que la décision sera prise, dans la soirée, en assemblée générale du village. Notons enfin, que Tifra, ce village de quelque 8 000 habitants et qui a donné nais- sance à Louisette Ighilahriz et à feu Ferhat Cherkit, a toujours été à l’avant-garde du combat démocratique, après avoir donné des dizaines de chahids, durant la Révolution. K. Bougdal

Les habitants du village Rehaïlia, dans la commune de Belacel Bouzegza, attendent toujours le projet de réhabili- tation du chemin communal reliant leur village au chef-lieu de la commune.

En tout cas, sa dégradation, qui a commencé il y a plusieurs années, a atteint un niveau into- lérable marqué par une situation de danger imminent. Sur deux tronçons, totalisant environ plus d’un kilomètre, la chaussée s'est

complètement affaissée donnant lieu à des bosses et des cre- vasses que les véhicules ont beaucoup de mal à surmonter. Le goudron a été arraché, lais- sant place à de dangereuses dénivellations. La circulation sur

cette partie de la route est d'au- tant plus risquée qu'elle se fait sur une forte pente d'environ 15%. Le chemin de wilaya en question, outre qu'il relie le villa- ge au chef-lieu communal et à la RN4 qui fait la jonction entre Relizane et Bendaoued, présen- te aussi l'avantage de déboucher sur le CW, permettant de rallier Rehaïlia et Meriama. Les pre-

miers à souffrir de la dégradation de cette route sont incontestable- ment les collégiens et les lycéens qui se rendent à El Matmar. Les bus de ramassage scolai- re qui prennent ce chemin com- munal courent un risque certain, particulièrement en ces journées hivernales marquées par de fortes pluies.

A. Rahmane

moins jeunes des deux sexes, qui ont fait le déplacement au siège de la permanence du can- didat à Annaba. Pour sa part, le jeune et dynamique médecin Scander Abdelkader Soufi, coor- dinateur du réseau algérien de lutte contre le Sida, qui anime la commission de communication de la campagne pour cette wilaya, nous informera qu’en plus de la diffusion de l’informa- tion en temps réel, la commission qu’il préside a programmé un point de presse hebdomadaire avec les médias, chaque dimanche, pour faire le point sur la campagne.

A. Bouacha

SIDI BEL-ABBÈS

Le voleur des chèques postaux derrière les barreaux

Le voleur des chèques postaux dans la localité de Benbadis vient d’être épinglé par la police suite aux plaintes successives d’usa- gers d’Algérie Poste. Selon les victimes, le mis

en cause s’est arrangé pour

voler leurs chèques, déposés

sur le comptoir du guichet de

la poste pour effectuer des

retraits. Il a aussi pris le soin de

prendre les cartes d’identité qui accompagnaient les chèques pour se rendre dans

un autre bureau de poste et

procéder à des retraits.

Arrêté, il a été écroué par le procureur de la République

de Benbadis.

Un quinquagénaire écrasé par le train à Sidi Ali Benyoub

Dans la soirée de mercre-

di dernier, vers 23h30, un

homme âgé de 58 ans a été happé et déchiqueté par un train, dans la localité de Bordj Jaffar dans la daïra de Sidi Ali Benyoub.

Ce sont des citoyens qui ont, dans la matinée de jeudi, découvert les restes d’un corps humain sur la voie fer- rée. La gendarmerie a procédé à des recherches pour tenter de retrouver les restes du corps de la victime, à plu- sieurs mètres du lieu du drame. C’est dire la violence

du choc. Une enquête a été

ouverte.

A. M.

Le Soir

d’Algérie

Contribution

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 8

d’Algérie Contribution Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 8 Peut-on encore parler Le concept de pouvoir

Peut-on encore parler

Le concept de pouvoir judiciaire, comme ceux de pouvoir législatif et de pouvoir exécutif, qui, ensemble, forment une sorte de triptyque, sont à la fois anciens et récents. Mais contrairement aux deux autres pouvoirs, le concept de pouvoir judiciaire est marqué par un cer- tain flou, son contenu est difficile à cerner et sa réalité est contestée, voire même incertaine. En tout cas, le pouvoir judiciai- re ressemble, presque partout où il existe et d’une manière plus flagrante peut-être en Algérie, à un «colosse aux pieds d’argi- le» : puissant en apparence et faible en réalité. C’est ce que l’on tâchera d’explici- ter ci-dessous.

Le pouvoir judiciaire : origine théorique, ambiguïtés pratiques

Au plan conceptuel, la théorie des trois pouvoirs est ancienne, dans la mesure où

elle

a été conçue, élaborée et émise au

XVII

e siècle, par John Locke (1632-1704),

philosophe anglais, précurseur du libéralis-

me

pée

penseur français Charles de Montesquieu (1689-1755), pour qui d’ailleurs la «sépara- tion des pouvoirs» législatif, exécutif et judiciaire est le critère déterminant de la démocratie. Mais c’est la Constitution amé-

ricaine en vigueur depuis juin 1788, qui, adoptant le principe de la séparation des pouvoirs, a inscrit pour la première fois dans le texte de la Constitution les mots de «executive power», «legislative power» et «judicial power». Elle a aussi défini les contenus respectifs de ces trois pouvoirs d’Etat et désigné leurs détenteurs. On doit observer qu’en France, patrie de Montes- quieu, la Constitution de la V e République adoptée en 1958 et encore en vigueur a préféré utiliser aux lieux et places de ces trois expressions pourtant très largement employées dans les ouvrages français de droit constitutionnel, les

termes de «président de la République», de «gouvernement», de «Parlement» et d’«auto- rité judiciaire». Cette dernière expression a évidemment attiré l’at- tention de nombreux constitutionnalistes qui, sans verser dans d’in- utiles querelles de mots et controverses séman- tiques, ont tenté de jus- tifier juridiquement et politiquement le choix des inspirateurs et des rédacteurs de la Consti- tution, en expliquant qu’en démocratie, on ne

peut qualifier de pouvoir d’Etat que le pouvoir

qui procède du suffrage

universel et qui est donc élu par le peuple souve-

et systématisée au XVIII e siècle par le

politique et économique, puis dévelop-

«executive power». A l’inverse en France, les dispositions relatives au président de la République et à son gouvernement précè- dent celles qui sont relatives au Parlement. Contrairement donc à une opinion commu- nément admise, le régime présidentiel français institué par la Constitution de 1958 est, si j’ose dire, plus «présidentialiste» que le régime instauré par la Constitution américaine. Quant à la Constitution fran- çaise de 1946, on constate qu’elle avait superbement ignoré les trois concepts en question, et qu’elle n’avait consacré à la justice que deux articles (83 et 84), clas- sés dans un alinéa intitulé de la façon la plus banale et neutre : «Du Conseil supé- rieur de la magistrature» ! Après ce rapide survol des aspects théoriques du principe de la séparation des pouvoirs d’Etat dans les régimes démocratiques, des concep- tions et des pratiques américaines et fran- çaises en la matière, voyons comment les choses se sont passées et ont évolué depuis l’indépendance en Algérie.

Le pouvoir judiciaire dans nos textes constitutionnels

Chez nous, notre première Constitution, promulguée le 19 septembre 1963, ne contenait nulle mention du pouvoir judi- ciaire, et ne consacrait que trois articles à l’institution judiciaire, dans un paragraphe tout simplement intitulé «La justice». Par contre, elle réservait plusieurs articles au FLN, qualifié selon la terminologie et la phraséologie si évocatrices de cette époque-là, de «parti unique d’avant- garde», qui aurait eu pour tâche d’«édu- quer, encadrer et guider les masses…» ! Dans cette même constitution, l’Assem- blée nationale est citée avant le pouvoir exécutif. Les rédacteurs du texte ont veillé à ce que les mots Assemblée nationale soient ostensiblement accolés à ceux de «souveraineté nationale». Il y avait là en vérité un message évi-

dent : le régime politique instauré était un régime de type parlementaire, puisqu’il apparaissait clai- rement que l’Assemblée nationale primait sur le gouvernement. Il était également précisé que le pouvoir exécutif était «confié au chef de l’Etat, lequel prend le titre de président de la Répu- blique». Observons que celui-ci était obligé par la Constitution de choisir la moitié de ses ministres parmi les députés. Remarquons enfin que, bien qu’élu au suffrage universel, le président de la République était res- ponsable devant l’As- semblée nationale…Cette Consti-

tution qui laisse transpa- raître dans ses dispositions, dont celles qu’on vient d’évoquer, les implacables luttes de pouvoir et d’influence qui se déroulaient secrètement dans les cou- lisses, sera suspendue le 3 octobre 1963, soit quinze jours après sa mise en vigueur, par le président Ben Bella qui, par la même occasion, s’était octroyé les pleins pou- voirs. La Constitution a été abrogée le 19 juin 1965, et n’a pas laissé, je le crois, un souvenir impérissable. La deuxième Constitution est celle du 22 novembre 1976, modifiée à deux reprises, en juillet 1979 et en janvier 1980 ; cette dernière révision avait introduit «la possibilité» pour

Est-il normal qu’un pouvoir judiciaire permette d’impliquer des juges, des tribunaux, des cours et même du Conseil d’Etat dans des litiges nés entre des membres d’un parti poli- tique qui cherchent à s’évincer les uns les autres ou admette que des juges se mêlent de conflits liés au fonctionnement interne d’un parti politique ? Y aura-t-il quelqu’un pour signa- ler que cela n’est bon ni pour l’institution judiciaire, ni pour le parti politique qu’on a traîné au prétoire deux fois de suite à cause de l’élection présidentiel- le, ni pour les politiciens qui se mettent à jouer aux plaideurs ergoteurs et pinailleurs ?

rain. Or, si le président de la République, les chefs de gouverne- ment, et les parlementaires sont en France élus au suffrage universel, les magistrats sont, quant à eux, nommés par le pouvoir exécutif. Que les juges rendent la justice au nom du peuple, en vertu d’une déléga- tion plus tacite qu’expresse, ne saurait transformer l’autorité judiciaire en pouvoir judiciaire, au sens constitutionnel du mot. Ajoutons par ailleurs que la Constitution française de 1958 a procédé, comme la Constitution américaine, à un classement hiérarchique des trois pouvoirs d’Etat, avec cependant cette différence qu’aux USA, le «legislative power» est placé avant le

le président de la République de nommer un vice-président et «institutionnalisé» la fonction de Premier ministre, en prenant soin cependant de limiter son rôle et ses attributions. Dans son titre intitulé «Du pou- voir et de son organisation», elle n’énumé-

rait pas moins de six fonctions, soit la fonc- tion politique, la fonction exécutive, la fonc- tion législative, la fonction judiciaire, la fonction de contrôle et la fonction consti- tuante. On fait habituellement reproche aux initiateurs de cette Constitution d’avoir réduit la justice à une simple fonction. Cette critique ne me paraît pas fondée, dans la mesure où l’exécutif et le législatif sont logés à la même

enseigne, puisqu’ils sont, eux aussi, qualifiés de fonctions et non de pou- voirs. Mais une chose paraît évidente : la Constitution de 1976 était celle d’une démo- cratie populaire. Ses auteurs avaient une conception moniste du pouvoir. La meilleure preuve en sont ces quelques formules pui- sées dans des articles du titre II intitulé «Du pou- voir et de son organisa- tion» : «Le système insti- tutionnel algérien repose sur le principe du parti unique», «le président de

la République incarne l’unité de direction poli- tique du parti et de l’Etat», «La justice concourt à la défense des acquis de la Révolution socialiste». Et enfonçant le clou, l’article 173 ajoutait : «Le juge concourt à la défense et à la protection de la Révolution socialiste…» Tout le monde avait bien compris que la justice était non seulement politisée, mais qu’elle était en outre politiquement partisane. Il était clair qu’il n’y avait pas place dans une telle Constitution ni au principe de la séparation des pouvoirs ni à la notion d’équilibre des pouvoirs, au sens que John Locke ou de Charles Montesquieu ont donné à ces concepts. Les choses resteront en l’état durant treize ans. La rupture avec cette façon de voir interviendra avec la Constitu- tion du 23 février 1989. De profonds chan- gements seront en effet opérés tant du point de vue du régime politique, de celui du système économique et social, qu’enfin du point de vue de l’organisation du pou- voir politique et des institutions publiques. C’est dans cette Constitution que vont apparaître pour la première fois expressis verbis ces trois concepts essentiels – pou- voir exécutif, pouvoir législatif et pouvoir judiciaire – constitutifs du pouvoir de l’Etat dans les pays démocratiques. Cela signi- fiait que l’Algérie adoptait le pluralisme politique, optait pour la démocratie repré- sentative, et consacrait dans sa Loi fonda- mentale le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, sans lequel il ne saurait assurément y avoir de démocratie ni d’Etat de droit. La Constitution du 8 décembre 1996 a amplifié le processus de démocratisation déclenché à vrai dire suite aux évènements d’octobre 1988, qu’on avait alors qualifiés, pour en minimiser l’im- portance politique et historique, de simples chahuts d’écoliers, mais dont on semble

reconnaître aujourd’hui qu’ils annonçaient, après la chute du mur de Berlin, les pré- mices «du printemps arabe». Mais force est de constater que deux avancées réali- sées par les constituants de 1989 et de 1996, en l’occurrence la limitation à deux

Par Zineddine Sekfali

du nombre des mandats présidentiels et la consécration du statut de chef de gouver- nement pourvu d’attributions importantes, ont été réduites à néant par la révision constitutionnelle du 28 novembre 2008. En effet, s’agissant plus particulièrement du chef de gouvernement, la révision de 2008

a ramené celui-ci au statut du Premier

ministre de la Constitution de 1976-1979,

en limitant drastiquement sa mission au fait

d’«assister le président dans la coordina- tion de l’action gouvernementale et l’exé- cution des décisions prises en Conseil des

ministres». Mis à part ce changement introduit dans l’équilibre des trois pouvoirs et plus particu- lièrement à l’intérieur du pouvoir exécutif, on peut dire qu’il y a en Algérie de lege ferenda et de lege lata en tout cas un pouvoir judiciaire. Ce pouvoir judiciaire corres- pond-il à une réalité concrète ? Là est la question.

Le pouvoir judiciaire algérien et l’amère réalité

Est-il normal que tant d’affaires de détournement, de corruption, de trafic d’influence, comme SH1, SH2, autoroute Est-Ouest et autres, révélatrices de la mise en coupe réglée des finances publiques et de l’économie nationale par une poignée de nationaux et d’étrangers, puissent à ce point être banalisées et minimisées, alors qu’elles ont fortement choqué l’opinion publique et profondément dégoûté nos concitoyens, renforçant par ailleurs leur conviction que tout est pourri en Algérie ?

Je n’aborderai pas ici

les problématiques du Conseil supérieur de la magistrature, ni celles du statut des magistrats, ni celles de l’indépendance des magistrats, véritables «tartes à la crème» dont se délectent

depuis toujours les juristes et les polito- logues intéressés par ces questions récur- rentes. Mais «élevé dans le sérail et connaissant ses détours», je resterai très pratique et me limiterai à citer ci-après quelques faits établis qui prouvent qu’en l’état actuel des pratiques des uns et com- portements des autres, on ne peut pas dire qu’il existe réellement un pouvoir judiciaire chez nous. Ce soi-disant pouvoir est très largement fictif. Comparé au pouvoir exé-

cutif, il serait ce que le pot de terre est par rapport au pot de fer : sa faiblesse est pro- verbiale. Peut-on en effet parler d’un pou- voir judiciaire algérien, quand on sait que cela va faire dix à onze ans que l’affaire Khalifa suit un cours aussi sinueux qu’erra- tique. A Alger, la Cour suprême examine encore les pourvois en cassation formés par certains condamnés et poursuit tou- jours l’information qui a été ouverte contre des personnalités soupçonnées de corrup- tion, de mauvaise gestion, ou de dilapida- tion de deniers publics. A Londres, le dossier d’extradition du condamné A. Khalifa, longtemps émaillé d’incidents de procédure,, vient d’être clos puisque le contumax ci-dessus nommé a été livré à l’Algérie. Pour autant, le suspen- se demeure, car il faut à présent rejuger contradictoirement A. Khalifa et pour cela

le confronter à tous ceux qui ont déjà été

jugés dans cette affaire, à ceux qui atten- dent de l’être, et normalement aussi à tous les bienheureux bénéficiaires de ses lar- gesses, de sa «tchipa», de ses cartes de crédit en devises, de ses généreux crédits bancaires en dinars, des bienveillants recrutements de «fistons», de quelques recasements de «papichas», et de bien d’autres faveurs. Les Britanniques nous ont refilé une grosse «patate chaude» ! A Nanterre, un autre volet du dossier Khalifa serait prochainement appelé à l’au- dience du tribunal correctionnel de cette

Le Soir d’Algérie
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d’Algérie

Contribution

Lundi 27 janvier 2014 - Page 9

d’Algérie Contribution Lundi 27 janvier 2014 - Page 9 de p o u v o i

de pouvoir judiciaire ?

ville de France. C’est peu dire que l’affaire est complexe ; elle est carrément inextri- cable et incompréhensible pour le com- mun des mortels. Qui pourrait annoncer un jour aux Algériens, au nom desquels la jus- tice est paraît-il rendue, que justice est faite dans l’affaire Khalifa et que tous ceux qui y sont impliqués ont rendu des comptes ? Autre exemple : est-il normal que notre pouvoir judiciaire n’ait pas entre- pris tout ce qu’il fallait pour faire éclater la vérité, toute la vérité et sanctionner les personnes algériennes et étrangères qui sont impliquées dans la très grave affaire BRC qui a subitement disparu des radars, comme avalée par un trou noir sidéral ? Est-il normal que tant d’affaires de détournement, de corruption, de trafic d’in- fluence, comme SH1, SH2, autoroute et autres, révélatrices de la mise en coupe réglée des finances publiques et de l’éco- nomie nationale par une poignée de natio- naux et d’étrangers, puissent à ce point être banalisées et minimisées, alors qu’elles ont fortement choqué l’opinion publique et profondément dégoûté nos concitoyens, renforçant par ailleurs leur conviction que tout est pourri en Algérie ? Est-il normal que ces affaires hors normes, si tant est qu’il existe des normes en matière de corruption, de banditisme, de razzia et de pillage, soient enfouies sous des chapes de plomb, sous prétexte que l’information judiciaire est secrète ? Est-il normal que quatre ans après l’as- sassinat d’un haut responsable de l’Etat, dans des conditions ô combien drama- tiques et inédites, l’instruction de l’affaire traîne encore, alors que tout le monde sait que le présumé auteur de l’homicide a été arrêté sur les lieux mêmes du crime, que l’arme qui a servi à commettre le forfait a été retrouvée sur place et qu’il n’est pas contesté qu’elle appartenait à l’auteur pré- sumé de ce crime odieux, que l’autopsie a prouvé que la ou les balles mortelles ont été tirées à l’aide de ce revolver, que de nombreux témoins ont été auditionnés, que tous les examens psychologiques et psychiatriques exigés par la loi ont été effectués, que le ministère public a suivi l’information acte après acte et jour après jour, que le juge d’instruction est normale- ment en mesure de prendre, si il ne l’a pas encore fait, une ordonnance de transmis- sion du dossier de la procédure à la chambre d’accusation ? Faut-il au demeu- rant s’étonner après tant d’incohérences et de lenteurs, que ce pays devienne celui des rumeurs, des ragots et des potins ? Est-il normal quand on prétend qu’il y a un pou- voir judiciaire, que des juridictions condam- nent par contumace des individus dont on sait pertinemment qu’ils ne sont pas en fuite, puisque l’un d’eux, arrêté à l’étranger, a été livré le 27 octobre 2004 aux autorités algériennes et que l’autre s’était rendu aux services de sécurité ou a été arrêté par ces services le 22 septembre 2007 ? Est-il possible de parler de pouvoir judi- ciaire sachant que certains condamnés par contumace seraient selon la rumeur, radio trottoir et le téléphone arabe, quelque part en liberté ou en résidence surveillée ? Est-il normal, si réellement il existe un pouvoir judiciaire, que les ordres de com- parution signés par un magistrat du minis- tère public d’une cour criminelle spéciale, et transmis pour exécution aux services de sécurité qui habituellement travaillent avec ce magistrat, restent lettre morte ? Est-il normal que le jugement des com- plices et comparses de ces soi-disant contumax, soit renvoyé plusieurs fois, de

session en session, au mépris des règles les plus élémentaires de la procédure pénale et de la prescription légale sur

l’obligation du respect du «délai raison- nable» ? Est-il normal s’il existe un pou- voir judiciaire que des procureurs ou plus généralement des magistrats invoquent la présomption d’innocen- ce pour s’interdire de

communiquer sur cer- taines affaires et interdi- re aux autres d’en parler ? Est-il normal qu’un pouvoir judiciaire digne de ce nom permette que l’on passe sous silence les «indices graves, pré- cis et concordants» qui pourtant existent contre des personnes impli- quées jusqu’au cou comme on dit dans beaucoup de dossiers ? Est-il admissible que des magistrats omettent de transmettre des demandes d’interdiction de quitter le territoire

national contre certains individus et ne lancent pas des avis de recherche, des mandats d’amener ou d’arrêt contre les fugitifs qui ont préféré mettre entre eux et la justice de leur pays des milliers de kilomètres pour se «planquer» dans des pays connus comme refuges ou repaires de pirates et de corsaires ? Est-il normal que notre pouvoir judiciai- re s’enferme dans le mutisme et ne semble ne rien entreprendre pour rechercher, arrê- ter et juger les auteurs, complices, rece- leurs et commanditaires des criminels qui ont lâchement assassiné les vieux prêtres de Tibhirine ? Pis encore, est-il normal que notre pouvoir judiciaire, oublieux de ses devoirs légaux et de ses responsabilités morales, prête main-forte dans ce dossier à une justice étrangère et assiste un juge d’instruction étranger venu enquêter chez nous ? Comment peut-on dans ces condi- tions reprocher aux autres de continuer à entretenir la thèse du «qui tue qui» ? Est-il normal pour un vrai pouvoir judi- ciaire et du coup pour le pouvoir tout court que l’affaire de l’attaque de Tiguentourine au cours de laquelle une trentaine d’otages ont été tués ne soit pas suivie avec attention et célérité par des juges et des procureurs algériens, alors que deux informations judiciaires sont ouvertes sur cette très grave affaire, l’une à New York et l’autre à Paris, et que de surcroît des enquêtes détaillées et reportages télévisés bien renseignés sont diffusés par des chaînes étrangères, pendant que nos magistrats restent cois et que la « yatima» continue à ronronner ? Est-il normal que pendant que des serial killers laissés en liberté donnent des interviews à des médias complaisants ou vaquent en toute quiétude à leur business, un tribunal condamne à mort un vieillard qui a tué un serial killer parce qu’il le menaçait de mort pour avoir repris les armes afin de protéger ses concitoyens terrorisés et d’aider au rétablissement de la sécurité et de la tranquillité publiques dans le pays ? Est-il normal que de telles condamnations puissent être confirmées par la plus haute juridiction du pays et que personne dans la longue chaîne des res- ponsabilités, qui va du juge d’instruction qui a instruit l’affaire aux chefs de juridic- tions qui l’ont jugée, jusqu’à la Cour suprê- me qui a confirmé le jugement, n’ait immé-

diatement réagi ni tenté de mettre fin à ce scandale inqualifiable ? Est-il normal pour un pouvoir judiciaire réel et sûr de lui- même d’invoquer l’indépendance des juges pour se dispenser de mettre fin à des injustices flagrantes et grossières ? Est-il normal qu’on fasse croire qu’on a rendu justice, quand, en réalité, on a pris une

décision politique, revê- tue pour les besoins de la cause de quelques ori- peaux juridiques ? Est-il normal qu’un pouvoir judiciaire per- mette d’impliquer des juges, des tribunaux, des cours et même du Conseil d’Etat dans des litiges nés entre des membres d’un parti poli- tique qui cherchent à s’évincer les uns les autres ou admette que des juges se mêlent de conflits liés au fonction- nement interne d’un parti politique ? Y aura-t-il

quelqu’un pour signaler que cela n’est bon ni pour l’institution judiciaire, ni pour le parti politique qu’on a traîné au prétoire deux fois de suite à cause des élections prési- dentielles ni pour les politiciens qui se met- tent à jouer aux plaideurs ergoteurs et

pinailleurs ? Est-il normal de parler de jus- tice, là où de toute évidence il n’y a que de la politique et des manœuvres politi- ciennes ? Est-il normal pour le pouvoir judiciaire qu’un parquetier de tribunal requière la peine de mort contre un rap- peur parce que celui-ci est plus insolent et vulgaire que d’autres rappeurs ? Est-il normal que le pouvoir judiciaire soit devenu, selon une large part de l’opi- nion publique, synonyme d’obéissance, de subordination, de dépendance ? En un mot, une sorte de «Dar etta’a» bis ! Toutes les questions ci-dessus posées sont rhétoriques et j’admets volon- tiers qu’elles contiennent les réponses. Mais cela, je dois dire que je le fais sans plaisir ni joie ; ce que je ressens par contre, c’est une énorme désillusion et une profonde tristesse.

Conclusion

Dans leur grande majorité, les magis- trats connaissent la grandeur et la dignité de la fonction de judiciaire qu’ils ont libre- ment et de leur plein gré choisie. Ils sont aussi pleinement conscients des servi- tudes de leur métier, de ses contraintes et de ses difficultés. Mais ce qui les accable et leur sert le cœur, c’est l’insoutenable sentiment de faiblesse et d’impuissance qui les envahit, quand ils sont seuls face à leur conscience, dans leurs bureaux ou dans les salles de délibérations.

Z. S.

La Constitution a été abrogée le 19 juin 1965 et n’a pas laissé, je le crois, un souvenir impérissable. La deuxième Constitution est celle du 22 novembre 1976, modifiée à deux reprises, en juillet 1979 et en janvier 1980. Cette dernière révision avait introduit «la possibilité» pour le président de la République de nommer un vice-président et «institutionnaliser» la fonction de Premier ministre, en prenant soin cependant de limiter son rôle et ses attributions.

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Le Soir

d’Algérie

Culture

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 10

C u l t u r e Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 10 lesoirculture@ lesoirdalgerie.com

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LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Génération «spontanée»

Par Kader Bakou

Elle est belle est douée la nouvelle génération des artistes algériens. Le jury des premiers Algerian Music Awards, les prix musicaux algériens, ont vraiment eu du mal à départager les finalistes. Kader Japonais a eu le prix du meilleur artiste de l’année 2013, mais Amel Zen et Nassim Djezma (il ressemble un peu à John Lennon) auraient bien pu être les lauréats. Le groupe Babylone a remporté les prix du meilleur groupe et de la meilleure chanson, mais Freeklane, Djmawi Africa, Tarbaat et El Dey n’ont pas démérité. Dalia Chih a eu le prix, mais Abdi, Idir Salem et Hors Ligne sont tous les révélations de l’année 2013. Elle est vraiment douée la nouvelle génération. Même le très «sévère» Safy Boutella (à Alhan wa chabab) l’a reconnu. Avec cette génération «spontanée», on n’a, pra- tiquement, rien à envier à l’Occident. La chanson est un des rares domaines où nous rivalisons avec les meilleurs. Mais tout progrès ne commence-t-il pas avec la culture ?

K. B.

bakoukader@yahoo.fr

20 e SALON «MAGHREB DES LIVRES» DE PARIS

Plusieurs écrivains algériens invités

LIVRES» DE PARIS Plusieurs écrivains algériens invités D es femmes et des hommes de lettres algériens

D es femmes et des hommes de lettres algériens partici- pent parmi plus de 120

écrivains, poètes et éditeurs majoritairement maghrébins au 20 e Salon Maghreb des livres prévu à Paris les 8 et 9 février, annonce-t-on sur le site Internet des organisateurs. Maïssa Bey, Habib Ayyoub, Salim Bachi, Malek Chebel, Kamel Daoud et Habib Tengour figurent parmi quelque 20 écri- vains, poètes et romanciers qui prendront part à ce rendez-vous littéraire annuel qui met à l'hon- neur la littérature maghrébine. Le salon, fondé en 1994 par l'association Coup de soleil, accueillera également de jeunes auteurs algériens, à l'instar de Abdelkader Djemaï, Sarah Haï- der, Rachid Khettab, Noufel Bouzeboudja, Djamila Benhabib

ainsi que Djanina Messali Ben- kelfat (fille de Messali El Hadj), auteure du récent ouvrage Une vie partagée avec Messali El Hadj, mon père. Des hommages seront, par ailleurs, rendus à de grandes figures de la littérature maghré- bine disparus, dont les Algé- riens Mohammed Dib et Mou- loud Mammeri, les Tunisiens Abou El Kacem Chebi et Ferhat Hached (fondateur de l'Union générale des travailleurs tuni- siens-UGTT) et le Marocain Mohamed Choukri, auteur du célèbre Pain nu, un roman publié en arabe en 1973. Plus de 5 000 titres, entre romans, nouvelles, poésies, bande dessinée parus en 2013 dans les pays du Maghreb et en France, en arabe, français et tamazight, étofferont les rayons et étalages de la grande biblio- thèque lors de cette 20 e édition. La littérature algérienne avait été mise à l'honneur dans l'édition 2013 du Maghreb des livres, en particulier à travers un homma- ge Tahar Djaout, Mouloud Feraoun, Pierre Chaulet, entre autres. Fondée en 1985, l'asso- ciation Coup de soleil vise à «consolider les relations entre les Maghrébins de France dans le respect de la différence de leurs cultures et de leurs pays d'origine et à mettre en valeur la contribution effective de la com- munauté maghrébine dans l'en- richissement socioculturel de la France».

LA CONTEUSE SIHEM KENNOUCHE À IBN ZEYDOUN

Semaa enda, un spectacle en musique et en chant

Le jeune public et les familles sont invités à se lais- ser bercer par les voix et les mélodies qui incitent à une autre manière d’aimer Avava inouva, Hizia et autres légendes et histoires du Maghreb.

S ihem Kennouche présente, à Alger, Semaa enda, un nou- veau spectacle dédié aux

contes et légendes du Maghreb. Elle sera sur scène le jeudi 30 janvier, à 19 heures, à la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth. La conteuse est accompagnée de musiciens et de chanteurs magh- rébins qui interprètent, à ses côtés, des poèmes, des rsayed et des contes du patrimoine oral. Sous la baguette de Kamel Maati, chef d’or- chestre, les chanteurs, qui feront

voyager le public, ont pour nom

Photos : D.R.
Photos : D.R.

Mehdi Tamache, Abbas Righi (Constantine), Mohamed Jebali (Tunis), Salem Iddir (Tizi-Ouzou) et Djelloul Margha (Adrar). La chanteu- se marocaine Hayat Boukhriss

(Meknes) participe elle aussi au spectacle. Le jeune public et les familles sont invités à se laisser ber- cer par les voix et les mélodies qui incitent à une autre manière d’aimer Avava inouva, Hizia et autres légendes et histoires du Maghreb. Sihem Kennouche a l’habitude d’animer des spectacles pour enfants. Sa passion pour le conte, elle la partage également à travers ses émissions à la radio et à la télé- vision. Elle participe régulièrement aux rencontres dédiées au conte tout en œuvrant à la collecte des contes et légendes du patrimoine oral. Sihem Kennouche, en plus d’être une brillante conteuse, s’attel- le, depuis quelques années, à pro- mouvoir le livre et la lecture chez les plus jeunes. Le spectacle de ce jeudi est organisé par l’Agence algérienne pour le rayonnement cul- turel (AARC). Un rendez-vous à ne pas rater.

H. T.

HAMDI BENANI À «PAROLE AUX ARTISTES»

«Le roi blanc» parle de son violon d’Ingres

L es mélomanes de la wilaya de Tizi-Ouzou ont passé un après- midi convivial et musical en

compagnie du maître du malouf, Hamdi Benani. Invité par Slimane Belharat à la rencontre mensuelle «Parole aux artistes», organisée à la maison de la culture Mouloud- Mammeri, celui qu'on surnomme «le roi blanc», a charmé le public en interprétant des chansons de son répertoire du patrimoine malouf avec sa voix suave. Hamdi Benani n'a pas caché son émotion de se retrouver, pour la première fois, dans la wilaya de Tizi-Ouzou d'où est originaire son grand père paternel. Ce dernier, a- t-il fait savoir, est natif de Taourirt Mokrane, dans la localité de Lar- baâ-Nath-Irathen. Hamdi Benani a informé que le surnom du «roi blanc» lui a été attri- bué en 1978 par le président nord- coréen de l'époque, Kim Il Sung, parce qu’il portait un costume blanc et avait un cœur blanc. S'agissant de son violon blanc, M. Benani a précisé qu'il ne s'agit pas d'un Stradivarius, mais plutôt

d'un Barcus Berry sur lequel son nom est gravé, et qu'il avait com- mandé après avoir remarqué que la musicienne Catherine Lara, qu'il a rencontrée en 1984 au Festival international pour la paix de Samar- kand, jouait avec un violon de cou- leur blanche. Pour ce maître du malouf, le violon est un instrument de musique «très doux et senti- mental» et qui lui permet de «mieux exprimer» ce qu'il ressent. Hamdi Benani, né le 1 er janvier à Annaba, a rappelé qu’il a été dévoilé au public en 1963. C'était au théâtre d'Anna- ba, à l'occasion d'une pièce théâtra- le de Hassen Derdour. «Il y avait un vide de plus d'un quart d’heure», et Hamdi Benani qui était titulaire du premier prix de la chanson qu'il a décroché à l'âge de 16 ans a été sollicité pour monter sur scène. Il a alors interprèté Ya bahi el djamel, un succès qui marque le début de sa carrière publique. L'hôte de Slimane Belharat n'a pas hésité à reprendre son violon pour gratifier le public d'un extrait de cette chanson. S'agissant de la pré- servation du patrimoine musical

S'agissant de la pré- servation du patrimoine musical algérien, Hamdi Benani a appelé les jeunes artistes

algérien, Hamdi Benani a appelé les jeunes artistes à «apprendre le sol- fège» et à «fixer le patrimoine musi- cal en solfège afin de le préserver», car, déplore-t-il, «il y a beaucoup de qsaid (poèmes) dont il ne reste que les paroles, la musique ayant été perdue faute d'avoir été transcrite.

ayant été perdue faute d'avoir été transcrite. SALLE IBN ZEYDOUN, RIADH EL-FETH (EL MADANIA, ALGER) Jeudi
SALLE IBN ZEYDOUN, RIADH EL-FETH (EL MADANIA, ALGER) Jeudi 30 janvier à 19h : Spectacle
SALLE IBN ZEYDOUN, RIADH
EL-FETH (EL MADANIA, ALGER)
Jeudi 30 janvier à 19h : Spectacle
contes et chants Semaa enda de
Sihem Kennouche (conteuse), Kamel
Maati (chef d’orchestre), Mohamed
Hebali (chanteur, Tunis), Hayat Boukh-
riss (chanteuse, Meknes), Djelloul Mar-
gha (chanteur, Adrar), Salem Iddir
(chanteur, Tizi-Ouzou), Abbas Righi
(chanteur, Constantine), Mehdi
Tamache (chanteur, Alger).
Ostojic.
A
14h : Courts métrages Le Hublot
Mardi 28 janvier :
d’Anis Djaad, Catharsis self portrait
A
14h : Conférence «Le documentaire
d’Alia Ayman, Quand ils dorment de
Maryam Touzani, The Wall d’Odette
Mkhlouf Mouarkech.
plastiques «Arabesques, la décoration
islamique et calligraphie», par l’artiste
syrien Taoufik Allef.
dans le monde arabe : perspectives et
développements».
Zohra Hachid Sellal, Salah Hioun,
Mohamed Tahar Laraba, Saida Madi,
Abdelghani Rahmani, Anissa Sabrina
et Safia Zoulid.
GALERIE ART 4 YOU
A
17h : Film Barbara de Christian Pet-
A
17h : Film Les saveurs du
zold.
palais/haute cuisine de Christian Vin-
A
19h : Film la Petite Venise d’Andrea
Segre. En présence du réalisateur.
Mercredi 29 janvier
cent en présence de M me Danièle
Mazet-Delpeuch, cuisinière de Fran-
(SACRÉ-CŒUR, ALGER)
Jusqu’au 31 janvier : Exposition «Les
Enigmes de la reine de Saba» par l’ar-
tiste Feriel Kouadria.
çois Mitterrand, qui a inspiré le film.
A
17h : Film Kinshasa Kids de Marc
A
19h : Film La porte d’István Szabó.
Henri Wajnberg.
Samedi 1 er février :
GALERIE DES ATELIERS
BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE
A
19h : Film Opération autonome de
A
17h : Film The color of the chame-
FILMATHÈQUE MOHAMED-ZINET
DE RIADH EL-FETH (EL-MADANIA,
ALGER)
Journées du film européen :
Bruno de Almeida. En présence d’un
leon d’Emil Christov.
SAHRAOUI, DEUX BASSINS,
BEN-AKNOUN, ALGER)
membre de l’équipe.
Jeudi 30 janvier :
A
19h : Film Quartet de Dustin Hoff-
man.
MUSÉE D’ART MODERNE ET
CONTEMPORAIN D’ALGER
(RUE LARBI-BEN-M’HIDI, ALGER)
Jusqu’au 30 janvier : 5 e Festival inter-
national d’art contemporain (FIAC).
Trois expositions : «L'histoire des
Palestiniens au Koweït», «Because of
Algiers», photographies de l’Américain
Charles Gaines Martin et «Niemeyer
revisité» (photo) par l’Allemand
Andreas Helmut Rost.
A
17h : Film Des escargots et des
Lundi 27 janvier :
hommes de Tudor Girugiu.
COMPLEXE CULTUREL ABDELWA-
A 17h : Film Palme de Kristina Lind-
ström et Maud Nycander.
A 19h : Film Halima’s Path d’Arsen
A
19h : Film A.C.A.B. Allcats are
HAB-SALIM
brillant ? de Constantina Voulgaris.
(CHENOUA, TIPASA)
Jusqu’au 31 janvier : Exposition d’arts
Jusqu’au 31 janvier : Exposition col-
lective de peinture par les artistes
Souhila Belbahar, Valentina Ghanem
Pavlovskaya, Nouredine Chegrane,
Moussa Bourdine, Abderrahmane
Chouane, Rachid Djemaï, Naïma
Djoudi, Mimi El Mokhfi, Moncef Guita,
PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-
ZAKARIA (ALGER)
Jusqu’au 31 janvier, de 10h à 18h :
Vendredi 31 janvier :
6 e Salon d’automne.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 12

d’Algérie Sports Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 1 2 FOOTBALL DÉPLACEMENT DES SUPPORTERS AU BRÉSIL

FOOTBALL

DÉPLACEMENT DES SUPPORTERS AU BRÉSIL

400 000 DA, la formule la moins chère

Les supporters algériens désireux de faire le déplacement au Brésil pour soutenir la sélection nationale, lors du Mondial de football l'été pro- chain, auront à payer au moins 400 000 dinars, représentant «la formule la moins chère» qui leur sera proposée dans les prochains jours, a indiqué hier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi.

Le premier responsable de la tutelle, qui préside la commission intersectorielle mise en place par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, pour organiser le déplace- ment des fans algériens au pays de la «samba», a ajou- té que les détails de l'opéra- tion seront dévoilés avant la fin du mois en cours. Le ministre, qui s'expri- mait sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio natio- nale, a assuré que les sup- porters concernés «ne paie- ront aucun centime supplé- mentaire» en cas de qualifi- cation des Verts aux tours suivants. L'équipe nationale s'est qualifiée pour la quatrième fois de son histoire au Mondial, et la deuxième de suite. Lors du premier tour du rendez-vous brésilien, elle affrontera la Belgique, la Corée du Sud et la Russie respectivement pour le compte du groupe H. Les organisateurs du déplacement comptent rete- nir entre 2 000 et 2 500 sup- porters pour le voyage bré- silien, avaient indiqué les organisateurs du déplace- ment lors d'une récente réunion au siège du ministè- re de la Jeunesse et des Sports.

Les inscriptions ouvertes en février prochain Les inscriptions relatives au déplacement des suppor- ters algériens pour soutenir la sélection nationale lors du Mondial 2014 (12 juin-13 juillet) au Brésil, débuteront en février prochain au niveau des différentes agences du Touring voyages Algérie (TVA), a annoncé hier le directeur général de cet organisme, Tahar Sahri. «Les suppor- ters seront invités à se rap- procher de nos différentes agences à travers le territoi- re national en février pour s'inscire. Toutefois, la date n'est pas encore fixée», a indiqué à l'APS le premier responsable du TVA. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, a affirmé hier, sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, que les fans qui souhaitent effectuer le déplacement au pays de la «samba», auront à payer au moins 400 000 dinars, représentant «la formule la moins chère» qui leur sera proposée dans les pro- chains jours. Le premier res- ponsable de la tutelle, prési- de la commission intersecto- rielle mise en place par le Premier ministre,

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Abdelmalek Sellal, pour organiser le déplacement des fans algériens au Brésil, qui seront au nombre de 2 000 à 2 500, à soutenir les Verts durant leur expédition mondiale. Tous les détails relatifs au déplacement seront communiqués d'ici la fin du mois en cours, ou au plus tard au début de février. Je réaffirme qu'il y aura trois formules d'hébergement qui seront proposées aux sup- porters, avec des offres d'hôtels de trois, quatre, et cinq étoiles», a ajouté Sahri. «Plusieurs paramètres seront pris en considération lors des inscriptions. C'est une opération difficile à gérer, du moment qu'il y aura un grand engouement pour ce déplacement car beaucoup de fans veulent aller au Brésil». M. Tahmi avait précisé que l'opération d'inscription des supporters «se fera sur le principe du premier ins-

crit, premier servi». Le pre- mier responsable de la tutel- le, a présidé le lundi 13 jan- vier la première réunion de la commission intersectoriel- le. Ladite commission, qui aura à organiser «dans les meilleures conditions» le déplacement des supporters algériens pour le Brésil est composée des ministères des Affaires étrangères, des Finances, de la Santé, ainsi que de la FAF, la DGSN, la Protection civile, Air Algérie, Touring voyages Algérie, la Banque d'Algérie, le Crédit populaire algérien et le Fonds national des initia- tives de la jeunesse et des pratiques sportives. Versée dans le groupe H, l'équipe algérienne entamera la compétition le 17 juin face à la Belgique au stade de Bello Horizons, avant de croiser le fer avec la Corée du Sud, le 22 juin à Porto Allègre, puis la Russie, le 26 juin à Curitiba.

AS SAINT-ÉTIENNE

Ghoulam co-meilleur passeur du club

Le latéral gauche algérien, Faouzi Ghoulam, est le meilleur passeur actuel de Saint-Etienne à éga- lité avec son coéquipier, Romain Hamouma, après 22 journées de championnat de Ligue 1 française de football.

Ghoulam a délivré quatre passes décisives en dix-sept matches, confirmant ainsi la bonne saison qu'il est en train de réaliser avec son club, selon les spécialistes.

Les choses avaient pourtant mal démarré pour le Stéphanois, qui, après l'échec de son transfert à Torino (Série A, Italie) était menacé d'être reversé dans

l'équipe réserve de Saint- Étienne. Il a toutefois réussi à rebondir profitant de la pre- mière occasion qui lui a été offerte lors de la quatrième journée du championnat, et depuis, il a préservé son poste de titulaire dans toutes les rencontres de cette épreuve. Une ascension qui lui permet d'aspirer à gagner

GETAFE

Medhi Lacen à nouveau remplaçant

Le milieu de terrain inter- national algérien de Getafe, Medhi Lacen, a été à nou- veau sur le banc des rem- plaçants, à l'occasion du déplacement à Almeria (défaite 0-1) dimanche, en match comptant pour la 21 e journée du championnat d'Espagne de football. L'unique but de la partie a été inscrit par Jonathan Zongo à la 49 e minute de jeu. Le second capitaine de l'équipe nationale est entré

en cours du jeu à la 70 e minute de jeu, en remplace- ment de Michel. Le joueur algérien a reçu un avertisse- ment à la 75 e . En dépit de son faible temps de jeu, Lacen, avec seulement trois titularisa- tions depuis le début de l'exercice, devrait rester à Getafe, à quelques mois de la Coupe du monde au Brésil (12 juin-13 juillet). A l'issue de ce revers, Getafe pointe à la 12 e place

au classement de la Liga avec 24 points, à cinq lon- gueurs du premier relé- gable, Real Valladolid. Samedi, le Real Madrid s'est accaparé le fauteuil de leader après sa victoire devant le FC Grenade (2-0). Le FC Barcelone et l'Atlético Madrid qui se partagent la seconde place, joueront dimanche, respectivement, face à Malaga, à domicile, et au Rayo Vallecano, en déplacement.

une place dans le onze de départ de la sélection algé- rienne lors de la Coupe du monde-2014 au Brésil (12 juin - 13 juillet). Le défenseur de 23 ans était la doublure de Djamel Mesbah jusqu'au précédent match des Verts contre le Burkina Faso (victoire 1-0) en barrage retour des quali- fications de la Coupe du monde lorsqu'il a été titulari- sé par l'entraîneur national, Vahid Halilhodzic, profitant du manque de volume de jeu du joueur de Parme (Série A, Italie). Ghoulam et ses coéqui- piers, auteurs, jusque-là, d'un parcours honorable en championnat (4 es au classe- ment) auront l'occasion de se rapprocher davantage du podium s'ils parviennent à gagner sur le terrain des Girondins de Bordeaux dimanche en début de soi- rée pour le compte de la 22 e journée de la compétition.

CORÉE DU SUD

Hong Myung-bo confiant

Le sélectionneur de l'équipe sud-coréenne de football, adversaire de l'Algérie au Mondial 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet), Hong Myung-bo, s'est réjoui de la victoire en amical, samedi soir, face au Costa Rica (1-0), en match disputé à Los Angeles (Etats-Unis). «Les joueurs ne m'ont pas déçus aujourd'hui, et ont four- ni une belle prestation. Nous avons réussi à l'emporter en alliant l'art à la manière, ce qui me rend encore plus content», a affirmé le coach de la Corée du Sud à l'issue de la partie. La Corée du Sud a pris l'avantage dès la 9 e min par Kim Shin-wook, seul but d'une rencontre marquée par deux exclusions de joueurs du Costa Rica, Christopher Meneses (68 e ) et Mauricio Castillo (84 e ). «Je suis heureux d'avoir offert la victoire à mon équipe. J'aurais pu marquer d'autres buts, mais la chance m'a tourné le dos. Je tâcherai d'être plus efficace à l'avenir», a indiqué de son côté le buteur du match. Le coach sud-coréen a tenu à rendre hommage à sa défense, qui «s'est bien comportée durant la rencontre, en anihilant les tentatives de l'équipe adverse». Après un pre- mier stage d'une semaine au Brésil, les Sud-Coréens ont rallié, mardi dernier, Los Angeles pour un second stage, qui sera ponctué par trois matches amicaux. Après le Costa Rica, les coéquipiers de Kim Shin-wook vont donner la réplique au Mexique, ce mercredi à San Antonio, avant de croiser le fer avec les Etats-Unis, samedi prochain à Los Angeles. Outre l'Algérie, la Corée du Sud, affrontera dans le groupe H, la Belgique et la Russie. Ils entameront la com- pétition le 17 juin face à la Russie à Cuiaba, avant de don- ner la réplique à l'Algérie, le 22 juin à Porto Alegre, puis la Belgique, le 26 juin à Sao Paulo.

avant de don- ner la réplique à l'Algérie, le 22 juin à Porto Alegre, puis la

LEKHWIYA SC

Bougherra rejoue

Le défenseur international algérien, Madjid Bougherra, de retour à la compétition dimanche dernier avec l'équipe réserve de Lekhwiya SC, a effectué son retour avec les pro- fessionnels samedi à l'occasion de la rencontre face à Al Arabi (5-2), pour le compte de la 16 e journée du champion- nat de Qatar de première division (QSL). Le capitaine des Verts a été aligné par l'entraîneur Eric Gerets dans le Onze de départ et a joué la totalité de la partie largement rempor- tée contre son partenaire Karim Ziani. A la faveur de cette victoire, Lekhwiya porte à sept points son avance en tête du championnat. L'auteur du but de la qualification de l'Algérie au Mondial brésilien contre le Burkina Faso (1-0) a rejoué dimanche dernier après plus de deux mois d'absence à cause d'une blessure à la cuisse contractée le 26 novembre 2013. Son retour à la compétition lui permet également de bien aborder la préparation du prochain Mondial (12 juin - 13 juillet) au Brésil, dans lequel il devra participer pour la deuxième fois d'affilée.

PROFESSIONNALISME

Réunion MJS, président de la FAF et présidents de club

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua ainsi que les présidents des clubs des deux Ligues professionnels seront conviés à une réunion avec le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), Mohamed Tahmi, le 9 février prochain pour débattre du dossier du pro- fessionnalisme, a indiqué hier le premier responsable de la tutelle. Tahmi, invité de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, a réitéré la volonté des pouvoirs publics à «respecter ses enga- gements en matière d'accompagnement» du professionnalis- me en Algérie. «Toutes les mesures prises lors de la réunion interministérielle de 2010 et réajustées par la suite, seront res- pectées», a rassuré Tahmi, ajoutant qu'il veille à ce que le nou- veau système, adopté dans le football algérien depuis l'inter- saison 2010-2011, «soit couronné de réussite». Mercredi passé, l'épineux dossier du professionnalisme en Algérie a été au menu d'une réunion des présidents des clubs profession- nels, qui ont une nouvelle fois, soulevé la question de l'accom- pagnement de l'Etat dans le projet de professionnaliser les équipes algériennes notamment sur le plan de l'infrastructure. Ainsi, les présidents de club ont demandé à l'administration chargée des sports «de plus amples d'informations sur la réa- lisation des centres d'entraînement prévus dans le cadre de l'accompagnement par l'Etat, du football professionnel». Le ministre avait annoncé, au cours d'une réunion avec des pré- sidents et représentants de club en début décembre passé, l'entame pour bientôt, des travaux de réalisation de 32 centres d'entraînement pour les clubs des deux paliers, et qui seront totalement pris en charge par les pouvoirs publics.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 13

d’Algérie Sports Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 1 3 MC ORAN Fin de saison pour

MC ORAN

Fin de saison pour Hamza Dahmane

Le gardien de but du MC Oran, Hamza Dahmane, sera indisponible jusqu'à la fin de la saison 2013- 2014 à cause d'une pubalgie, a appris l'APS hier auprès de l'entraîneur du club de Ligue 1 algérienne de football, Djamel Benchadli. «Depuis que je suis en place, soit, depuis le 13 novembre passé, Dahmane ne s'est jamais entraîné, car souffrant d'une pubalgie qui l'oblige à déclarer forfait jus- qu'à la fin de la saison en cours», a déclaré Benchadli. L'ex-international olympique algérien avait rejoint le MCO la saison passée, en provenance du CR Belouizdad (L 1, Algérie). Il s'est imposé en titulaire à part entière au sein de l'équipe phare de la capitale de l'ouest, depuis le début de l'exercice en course. «C'est une grosse perte pour nous, car ce garçon a bien débuté la saison et progressait de match en match. On est ainsi obligé de se passer de ses services, et c'est la raison pour laquelle on a procédé au recrutement d'un autre portier lors de la période des transferts d'hiver», a ajouté le coach oranais. Les Hamraoua ont fait signer dernièrement Abdellatif Houha, un gardien qui évoluait dans un club amateur en France. Il devient la doublure de Mohamed Belarbi, recru- té durant l'intersaison de l'ES Mostaganem, et qui a été ainsi promu au poste de titulaire. Par ailleurs, l'autre recrue hivernale du Mouloudia, l'attaquant Amri Chadli, blessé pour sa première apparition dans le championnat algérien la semaine passée à Chlef, «va prendre tout son temps pendant revenir à la compétition», a encore indi- qué Benchadli. L'entraîneur s'est dit, en revanche, «content» du réta- blissement des autres joueurs ayant souffert de bles- sures ces derniers temps, à l'image de Dagoulou, Bouaïcha et Hichem Cherif, qui ont tous repris la compé- tition. Cela permettra à Benchadli de préparer «dans la séré- nité» la réception de l'ES Sétif samedi prochain pour le compte de la 17 e journée du championnat de Ligue 1, a- t-il conclu.

MSP BATNA

Le club peaufine sa préparation hivernale

Le MSP Batna (Ligue 2 de football) se trouve en stage à Staouéli (Alger) pour peaufiner sa préparation hiverna- le, a indiqué hier le président du club, Mohamed Benflis. Ce stage de six jours permettra aux joueurs de «se ressourcer et de mieux préparer la seconde manche du championnat», a indiqué ce dirigeant, rappelant que trois nouveaux éléments sont venus renforcer l’effectif du Mouloudia lors du mercato d’hiver. Il s’agit, a-t-il précisé, de Yacine Akouche (US Amizour), de Mourad Guesmi (USM Aïn Beida) et de Mohamed Kebbabi (US Tébessa). Pour le coach, Mustapha Heddane, ce mini-stage «arrive à point nommé pour poursuivre le travail com- mencé à Alger durant la trêve hivernale». Heddane qui a succédé à Lamine Zemmouri, démissionnaire, promet de faire de son mieux pour «aider le club à se maintenir». Il est le cinquième entraîneur du MSPB depuis le début de la saison après Azziz Abbès, Abdeldjalil Boudemagh, Nasreddine Abdessemed et Lamine Zemmouri. Le club batnéen occupe après 16 journées la 15 e place du classement général de Ligue 2 avec 15 points.

HANDBALL

L’Algérie, la graine des champions

«Campeone» «Campeone». L'Algérie est cham- pionne d'Afrique de handball, après sa victoire héroïque arrachée samedi en finale contre la Tunisie (25-21) à la salle Harcha (Alger) dans un délire indescriptible.

«Les joueurs ont donné beaucoup pour l'Algérie et je les remercie. Cette victoire est synonyme de déclic pour le handball algérien, je suis très heureux. C'est la pre- mière fois qu'une coupe d'Afrique se déroule devant un tel public. On voulait se qualifier au Mondial, nous sommes devenus cham- pions. Battre la Tunisie n'est pas un exploit puisqu'on l'a fait avec 4 buts de différen- ce. Nous avons dominé la rencontre sur le plan tac- tique, la Tunisie, avec ses grands joueurs, n'a pas trou- vé de solutions, ni en défen- se ni en attaque. Cette consécration est une chose positive pour le handball algérien, on a un avenir avec ces jeunes joueurs», dira le coach Réda Zeguili. Dix-huit ans après son dernier sacre à Cotonou (Benin) en 1996, face au même adversaire, les Algériens renouent avec la consécration continentale, en décrochant de haute lutte une couronne qui l'a boudée près de deux décennies, mais qui a fini par être char- mée et courtisée par des joueurs qui en voulaient, et qui ont démontré que l'Algérien est capable de relever tous les défis en

Quelques mois à peine après la seconde qualifica- tion consécutive en Coupe du monde de football, le hand ball algérien écrit une nouvelle page du sport national et plonge le peuple algérien dans la joie et l'allé- gresse. «Campeone», «Campeone», l'Algérie reprend sa place, celle d'un champion qu'elle a décro- chée à six reprises aupara- vant et qu'elle n'aurait jamais

dépit des circonstances défavorables. Placée dans la peau d'un outsider, l'équipe algérienne, qui a été constituée en trois mois à peine, après une longue période d'hibernation du championnat, a réussi à déjouer tous les pronostics et donner une leçon de cou- rage et d'héroisme à tous ses adversaires et en parti- culier à l'équipe tunisienne, double championne en titre qui a dû céder face à la furia et la détermination des «Verts». C'est la victoire du coeur, celle d'hommes, joueurs et techniciens qui ont bravé et surmonté tous les obstacles pour redonner au sport national en général et au handball en particulier de nouvelles lettres de nobles- se.

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

dû quitter, eu égard aux immenses potentialités et la bravoure de ses enfants. C'est celle aussi d'une nation qui a toujours su rele- ver tous les défis, tous les

challenges, et qui a toujours enfanté de grands cham- p i o n s . « C a m p e o n e » , «Campeone», l'Algérie est a nouveau championne d'Afrique.

Tournoi international en février

Un tournoi international de handball, seniors messieurs, aura lieu du 18 au 20 février à la salle omnisports d'Arzew (Oran), a-t-on appris auprès du président du club de l'ES Arzew. Ce tournoi international regroupera quatre clubs :

l'ASE Ariana (Tunisie), Nadi Chabab El Jazeera (Égypte), l'ES Aïn Touta et l'ES Arzew. Cette manifestation sportive de trois jours sera organisée par l'APC d'Arzew en collabo- ration avec le club de l'ES Arzew, dans le cadre des festi- vités de célébration de la Journée nationale du Chahid qui coïncide avec le 18 février de chaque année. Le program- me de ce tournoi prévoit en demi-finales les rencontres :

ES Arzew-ASE Ariana et l'ES Aïn Touta-Nadi Chabab El Jazeera à partir de 18 heures. La finale aura lieu le 20 février à partir de 18 heures, suivie d'une cérémonie de remise de cadeaux, selon la même source.

CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DES ÉCHECS À TIARET

7 pays en course pour le titre

Pas moins de sept délégations africaines repré- sentant l’Angola, le Mozambique, l’Afrique du Sud, la Libye, la Tunisie et l’Egypte sont arrivées depuis jeudi dernier à Alger avant de rallier Tiaret, pour prendre part au championnat d’Afrique juniors (filles et garçons) des jeux d’échecs prévu du 25 au 31 janvier.

Organisée par la Confédération africaine des échecs et la Fédération algé- rienne des échecs en colla- boration avec la Ligue de

wilaya et la DJS sous le par- rainage du MJS et le wali de Tiaret, la compétition a été programmée au niveau de l’hôtel Bouazza sur neuf

rounds selon le système suisse, soit 1h30mn, quaran- te coups, puis trente minutes avec ajout de trente secondes à partir du premier coup. Le pays hôte a pris part à cet événement avec neuf joueurs (4 filles et 5 gar- çons), dont Ghafoul Saïd, un jeune échéphile du terroir. L’arrivée tardive des repré- sentants de l’Angola et du Mozambique a été même à

l’origine du report des com- pétitions d’une journée. Le coup d’envoi a été donné quant à lui, vendredi après-midi par le secrétaire général de la wilaya en pré- sence de la Confédération des échecs, du président de la zone 4 de l’Afrique du Nord et des échecs, des offi- ciels, des élus locaux, et des adeptes des échecs. Mourad Benameur

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 14

Le magazine de la femme

Page animée par Hayet Ben

Lamington

Lamington 250g de farine, 6 œufs, 200g de sucre, 60g de beurre, 300g de chocolat noir,

250g de farine, 6 œufs, 200g de sucre, 60g de beurre, 300g de chocolat noir, 60g de noix de coco râpé

Préchauffez le four à 180°C (th.6). Beurrez un moule carré de 20 cm de côté et tapissez-le de papier sulfurisé. Fouettez les œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange double de volume. Ajoutez la farine puis le beurre. Versez dans le moule et faites cuire 15 à 20 minutes selon le four. Démoulez le gâteau et laissez refroidir sur une grille avant la prochaine étape. Placez la noix de coco dans une assiette. Faites fondre le chocolat au bain-marie. Découpez le gâteau en carrés d'environ 4 cm de côté. Plongez-les dans le chocolat fondu puis dans la noix de coco et laissez sécher sur une grille. Vous pouvez également remplacer la noix de coco par des vermicelles ou billes de bonbon, les enfants vont adorer !

Graisse abdominale :

le vrai du faux

Beaucoup d'idées fausses circulent sur le problème du gros ventre.

Un ventre trop rond, c'est toujours trop de gras ?

Non. Un ventre trop rond n'est pas forcément synonyme de graisse abdominale. On peut être ballonné(e) pour cause de problèmes digestifs (colopathie, fermentations, stress, etc.). Les minces peuvent pour cela avoir un ventre rond.

La graisse abdominale est-elle plus dangereuse que celle des cuisses ?

Oui. La graisse abdominale est plus dangereuse que la graisse des cuisses. Elle favorise dangereusement les maladies cardiovasculaires et le diabète.

Trente minutes d'abdos tous les jours font-ils perdre le gras du ventre ?

Non. Malheureusement ! Les abdos seuls ne suffisent pas, même

PHOTOS : DR
PHOTOS : DR

intensifs. Une alimentation équilibrée est avant tout nécessaire. Les deux vont de pair.

Boire 1 litre de thé vert par jour fait-il perdre du ventre ?

Non. Malheureusement, le thé vert ne peut rien pour votre graisse abdominale ! Le thé vert est riche en antioxydants, mais il ne fait pas maigrir, ni perdre du ventre d'ailleurs.

Chez une femme, un tour de taille au-dessus de 85

cm est-il dangereux ?

Oui. Un tour de taille supérieur à 85 cm chez une femme est un problème de santé et pas seulement d'esthétique. C'est la norme qui définit le trop de graisse abdominale dangereuse pour la santé. Chez les messieurs, c'est 100 cm.

Les massages font-ils

perdre du ventre ?

Non. Malheureusement ! Mais être massé(e), c'est quand même sympa ! Les massages donnent une sensation de bien-être mais ne font pas maigrir ni du ventre ni d'ailleurs.

Eliminer les boissons et les produits sucrés fait-il perdre du ventre ?

Oui. Allez-y ! Leur excès est une des raisons de cette prise de

poids.

Quelles sont les causes des crampes ?

cette prise de poids. Quelles sont les causes des crampes ? Les évènements susceptibles de déclencher

Les évènements susceptibles de déclencher des crampes sont très divers :

La grossesse. La pilule. La fatigue. L'activité sportive (en particulier la natation). La déshydratation avec perte de sel (sueurs intenses, coups de chaleur, vomissements, diarrhée). Le froid. Certaines positions. Les dialyses rénales.

Certains médicaments, notamment les anti- acétylcholines indiqués dans le traitement des myasthénies (épuisement musculaire) et ceux qui modifient l'équilibre des ions sodium et potassium (laxatifs, diurétiques, corticoïdes), ainsi que les statines contre le cholestérol. L'abus d'excitants (café, thé). La toxicomanie

Retenons :

La crampe classique n'a pas

d'incidence et s'explique simplement par divers évènements de la vie quotidienne.

La crampe localisée est bénigne La crampe peut se définir comme une contraction musculaire soudaine, douloureuse, involontaire et passagère, d'une partie ou de la totalité d'un muscle. Elle dure généralement de quelques secondes à quelques minutes. Les crampes intéressent surtout le mollet et cèdent à l'étirement musculaire. Elles surviennent lors des efforts chez les sportifs, mais parfois aussi au repos et souvent la nuit. Le plus souvent, elles sont localisées et isolées, sans aucun rapport avec une maladie. En revanche, les crampes diffuses, non localisées, doivent amener à consulter afin d'en rechercher la cause exacte. Elles peuvent révéler une maladie grave sous-jacente.

Galette de camembert

800g de pommes de terre, 150g de camembert, 25g de beurre, 1 gros oignon, 2 œufs entiers, quelques brins de persil ciselé, sel, poivre du moulin, 50g de chapelure

de persil ciselé, sel, poivre du moulin, 50g de chapelure Faites cuire les pommes de terre

Faites cuire les pommes de terre à la vapeur, épluchez-les lorsqu'elles sont encore fermes. Ecrasez la chair à la fourchette avec le fromage, les œufs entiers et le persil ciselé. Faites blondir l'oignon émincé dans un peu de beurre et ajoutez-le à la préparation. Mélangez bien, salez et poivrez. Versez la préparation dans un plat à tarte beurré, en la répartissant bien sur toute la surface. Avec les dents d'une fourchette, dessinez des croisillons. Saupoudrez d'un peu de chapelure. Mettez sous le gril à gratiner pendant 10 minutes.

Le Soir

d’Algérie

Soir Corruption

Lundi 27 janvier 2014 - Page 15

Le Soir d’Algérie - Espace «Corruption» - E.mail : soir_corruption@hotmail.com

ÉTAT DE DROIT

Un instrument au service des usagers et d’une administration transparente

Dans un Etat de droit, l’administration publique et le droit administratif sont des piliers du système national d’intégrité. Comment parvenir à faire de l’administration un îlot de transparence et de probité ? Un certain nombre de principes découlent de la mission d’intérêt général de l’administration publique et constituent le fondement des réformes nécessaires pour promouvoir une administration intègre et performante. Le droit administratif doit occuper aussi une place importante dans un bon dispositif national de la lutte contre la corruption et un certain nombre de réformes sont à envisager pour en faire un instrument au service des usagers et d’une administration transparente.

En matière de service public, il est important de considérer que les notions de transparence et de responsabilité, «accountability» en anglais, s’appliquent autant aux agents élus qu’aux fonction- naires nommés et tous ont l’obli- gation de rendre des comptes. Le terme anglais accountability est approprié. On le traduit par res- ponsabilité, imputabilité, par reddi- tion des comptes ou par obligation redditionnelle. Il s’agit du fait d’être responsable de la manière dont on accomplit son service. Cette responsabilité s’applique notamment à trois domaines :

1- la responsabilité politique ou managériale, c’est-à-dire l’obli- gation pour toute autorité publique de répondre de ses actes et des décisions qu’elle a prises, omis de prendre ou prises au mauvais moment ; 2- la responsabilité administra- tive, qui s’entend non seulement par l’obligation de rendre compte à la hiérarchie, mais aussi au public, aux usagers et aux organes chargés de veiller au res- pect de l’éthique professionnelle, des valeurs et des normes ; 3- la responsabilité financière et budgétaire, qui se rapporte à

Les questions qu’un fonctionnaire doit se poser

Ai-je le pouvoir de faire ce que je veux ? Ou, est-ce que j’interprète mes pouvoirs selon mes propres critères ? Mon exercice du pouvoir est-il en accord avec ses objectifs ? Mon action est-elle fondée ? Est- ce que je tiens compte de toute l’information pertinente, en excluant toute considération inutile ? Les motifs de mes décisions sont-ils exacts et légitimes ? Pourront-ils résister à l’examen indépendant et informé d’un juge ? Entendrai-je et considérerai-je les points de vue des personnes susceptibles d’être affectées par ma décision ? Les ai- je suffisamment informées pour qu’elles puissent entreprendre des démarches ? Ai-je accordé le temps nécessaire pour des consultations et des démarches ? Dois-je décider à l’avance ? En d’autres termes, est-ce que je suis la politique du ministère, sans considérer les parti- cularités de l’affaire ? Existe-t-il un conflit d’intérêts me concernant ou concernant quelqu’un d’autre impliqué dans la prise de décision qui pourrait donner l’impression de parti pris ? Y a-t-il une raison de croire que mes actions ne sont pas justes ? Ai-je donné l’impression d’agir différemment de ce qu’on attend de moi ? L’action que je propose peut-elle être interprétée comme un détour- nement de pouvoir ou être si déraisonnable qu’elle sera censurée ? LSC

Principes directeurs du droit administratif

La déclaration de Lusaka sur l’administration et le respect de la légalité, approuvée en 1993 par les ministres compétents du Commonwealth, nous donne un bon exemple de principes direc- teurs du droit administratif. On peut y lire : «Une autorité admi- nistrative, dans l’exercice de son pouvoir discrétionnaire, doit pour- suivre uniquement les objectifs pour lesquels le pouvoir lui a été confié ; faire preuve d’objectivité, d’impartialité, d’absence de préju- gés et ne tenir compte que des facteurs pertinents relevant du

cas d’espèce ; observer le princi- pe d’égalité devant la loi en évi- tant une discrimination injuste ; maintenir un équilibre entre les objectifs d’une décision et l’im- pact potentiel négatif qu’elle peut avoir sur les droits, les libertés ou les intérêts d’une personne ; prendre les décisions dans un délai raisonnable en considérant l’ensemble des enjeux ; appliquer les principes administratifs géné- raux de façon cohérente et sans exception, tout en tenant compte des circonstances particulières de chaque cas.»

Photo : D.R.
Photo : D.R.

l’affectation, à l’utilisation et/ou au contrôle des fonds ou actifs publics. L’utilisation du terme accountability renvoie à ces obli- gations en totalité ou en partie.

Les ravages du libre arbitre

Très peu d’hommes politiques en Algérie, pour ne pas dire pas du tout, estiment que le fait d’être confrontés à des élections pério- diques les rend directement res- ponsables vis-à-vis du public. Mais leur responsabilité peut se trouver en fait grandement atté- nuée si le public est tenu dans l’ignorance des abus de pouvoir, des erreurs commises et de la manière dont certains hommes politiques conduisent les affaires

publiques. Qu’est-ce qui différen- cie les agents de l’administration du reste de la société et pousse à considérer de manière particulière l’exercice de leur activité ? En raison des prérogatives qui leur sont conférées, ils se trouvent souvent dans des situations qui mettent à l’épreuve leur impartiali- té. Des conflits d’intérêts surgis- sent trop souvent et les condui- sent à se détourner des objectifs de service public, pour s’accorder ou offrir à autrui des avantages indus. C’est pourquoi, il est impor- tant de définir précisément dans les obligations des agents publics les conduites à tenir dans les dif- férentes situations auxquelles ils peuvent être confrontés dans le

cadre de leurs fonctions. L’agent de l’Etat doit être en mesure de connaître et d’observer les bonnes pratiques administratives dès son entrée en service. Leur respect est essentiel pour la quali- té et l’efficacité du service public et conditionne la manière avec laquelle le système politique est mis effectivement au service du peuple. La corruption prospère souvent dans les dysfonctionne- ments des procédures et l’éten- due du libre arbitre. L’administration publique doit opérer une réforme continue, dont la lutte contre la corruption est un élément constitutif à part entière, pour s’adapter aux besoins évolu- tifs de la société. Dans un Etat de droit — inexistant en Algérie — l’adminis- tration tient de la loi les pouvoirs qu’elle exerce. Ils ont pour fonde- ment l’intérêt général. Ils donnent lieu à des prestations de service public et justifient l’exercice d’une police administrative. Bien qu’ils bénéficient de pré- rogatives exorbitantes de droit commun qui consacrent la supé- riorité de l’acte administratif, ils demeurent soumis à des règles fondamentales qui tendent à garantir la neutralité de l’adminis- tration, son impartialité, la légalité de ses décisions ainsi que l’égali- té de traitement des citoyens. Djilali Hadjadj

MULTINATIONALES ET CORRUPTION AUX ÉTATS-UNIS

La bourse ou la vie

Cela commence par un malai- se. Celui du secrétaire général d'un grand groupe international, dont l'entreprise s'est vu accuser de cor- ruption à Washington. Il n'existe aucune preuve, aucun fondement, seulement voilà : il ne peut pas courir le risque d'un procès, parce que, même si les accusations sont fausses, la réputation de son grou- pe serait irrémédiablement enta- chée. Les sept auteurs de cet ouvrage — magistrats, avocats, spécialistes en droit public et même philosophe —soulèvent ici le débat. Ils détaillent comment cette étrange pratique, qu'ils surnom- ment «deal de justice», se généra- lise depuis quelques années. Plus aucune firme internationale n'y

échappe. A la moindre suspicion d'infraction de la part des juges américains, elles n'ont d'autre choix que de se plier aux exi- gences de ces derniers, par exemple en montant, à leurs frais, des procédures de dénonciation interne (le «whistleblowing»). Tout cela pour, in fine, accepter de payer une amende négociée plutôt que de se défendre devant les tribunaux. Siemens, Technip, Alcatel-Lucent, Total, ING et des dizaines d'autres ont ainsi versé, au total, plus de 7 milliards de dol- lars (5,1 milliards d'euros) en cinq ans. Une machine redoutablement efficace — oserait-on dire juteuse ? — mais qui interpelle : de quel genre de justice s'agit-il ? Peut-on

encore vraiment parler de justice ? Est-ce une manifestation de plus de la puissance américaine, ou l'émergence d'un nouveau modèle ? De là à y voir le spectre d'un monde digne d'Orwell, où l'Etat demande aux justiciables de se faire également enquêteurs, déla- teurs, procureurs C'est précisément parce qu'ils nourrissent cette inquiétude — et pour tenter de la conjurer — que les auteurs ont tenu à signer ce livre (*). Aussi passionnant que d'utilité publique. (*) Deals de justice, le marché américain de l'obéissance mondia- lisée, sous la direction d'Antoine Garapon et Pierre Servan-Schrei- ber. Editions PUF (France), 2013.

DES MOTS POUR LE DIRE

Ampleur de la corruption et faible participation des administrés à la vie publique

Henri-Philippe Cart, du département fédéral suisse des Affaires étrangères, affirmait lors d’un colloque sur les droits humains, tenu à Fribourg en 1994, et à propos de l’état des administrations des pays nouvellement indépendants, que «passée l’euphorie de l’indépendance, la population ne s’est généralement pas reconnue dans ce pouvoir, elle a conservé une attitude assez proche de celle qu’elle avait face à l’administration colo- niale. L’Etat est resté une abstraction qui n’engendre pas la loyauté. Les relations sont personnelles : elles impliquent faveurs et obligations, de moins en moins réciproques. L’administration qui est une notion moderne héritée de la colonisation forme une entité en soi, elle ne se sent pas au service, à l’écoute du public ; au mieux elle veut imposer sa vision du développement, au pire elle veut d’abord se perpétuer pour son propre profit».

Le Soir

d’Algérie

Détente

Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 18

d’Algérie Détente Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 18 M OTS F LÉCHÉS Par Tayeb Bouamar

M OTS

F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

Par Tayeb Bouamar

Son nom Son ---------------- Son club poste Son prénom Wilaya Tarde ---------------- Asséchés
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ENUMÉRATION

Ces colonnes abritent les noms de treize villes où l’équipe du FLN s’est produite. Une

Ces colonnes abritent les noms de treize villes où l’équipe du FLN s’est produite. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Attaquant»

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1- ZAGREB

5- HANOÏ 6- BUCAREST 7- CASABLANCA 8- TRIPOLI 9- AMMAN

10- BASSORAH

2- SOFIA

11- LENINGRAD

3- PEKIN

12- PRAGUE

4- BELGRADE

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BOUCHOUK=RESTANTMOT

L ETTRES D E : E l Moudjahid (le journal) M 1 O 1- RÉDACTEUR
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SSOLUTIONSOLUTIONS …S…SOLUTIONSOLUTIONS …S…SOLUTIONSOLUTIONS

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

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A-VOLAIT-AIRE-SE

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NARCISSES-ROSIER

LETTRESLETTRES DEDE

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LALA CHARTECHARTE

NUEES-BAR-DE-FUI

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

DEDE TRIPOLITRIPOLI

PLUS-PAROLE-AR-S

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Détente

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d’Algérie Détente Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 19 M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS Par

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

Substance Près de ---------------- Ouargla Péril Etreindre Ecarter ---------------- ---------------- Appris
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Le Soir

d’Algérie

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P u b l i c i t é Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 20

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ANNIVERSAIRE

Happy Birthday Ramzi

Ce 27 janvier 2014, notre très cher et adorable fils Attoui Ramzi aura ses 24 ans.

A cette belle occasion, son

père, sa mère, sa sœur Serine

et son frère Wassim ainsi que

ses grands-parents maternels

et paternels lui souhaitent une

longue vie, beaucoup de bon- heur, de santé, de réussite, et laâkouba ton mariage. Félicitations Ramzi

––––––––––––––– H., 48 ans, 15 ans d’expérience, cherche emploi comme chef cuisinier, Alger et env. Tél.: 0771 22 76 25 - 0550 79 67 04 ––––––––––––––– Chef de chantier cherche emploi dans un organisme étatique ou privé, 20 ans d’expérience, non retraité, libre de suite. Tél.: 0778 39 34 03 ––––––––––––––– Ingénieur d’Etat en génie rural cherche emploi dans le domaine ou autre. Tél.: 0665 89 59 74 ––––––––––––––– JF, 27 ans, lic. en sc. commerc. option compta., PGS en compta et audit, expert-comptablestagiaire, 2ans d’expérience, maîtrisel’out. informat., Excel et logiciels de compta., PC Compta et Icompta, cherche emploi à Alger. Tél.: 0557 91 92 33

A N N I V E R S A I R E

A N N I V E R S A I R E A notre cher et

A notre cher et adorable prince

Aymen

qui fête ses 6 ans le

27/01/2014.

Les familles Laredj et Oualah ainsi que sa sœur Nihel lui sou- haitent un joyeux anniversaire et une longue vie pleine de bonheur et santé. Mille bisous.

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Le Soir

d’Algérie

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Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 21

d’Algérie Publicité Lundi 27 janvier 2014 - PAGE 21 LE SOIR DE L’IMMOBILIER APPARTEMENTS

LE SOIR DE L’IMMOBILIER

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APPARTEMENTS

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NECROLOGIE

NECROLOGIE DÉCÈS

DÉCÈS

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Les familles Sennane et Zerrouki, parents et alliés ont la douleur de faire part du décès de leur cher et regretté fils Sennane Larbi survenu à Paris des suites d’une longue maladie. Le rapatriement du corps aura lieu incessamment. Que Dieu Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

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PENSÉE

Voilà une année que nous a quittés pour un monde meilleur notre bien- aimé père, grand-père

DJABALI Abdellah

laissant un vide immense que per- sonne ne pourra combler. En cette douloureuse circonstance, la famille Djabali demande à tous ceux qui l’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire. Prions pour que Dieu Tout- Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. Nous ne t’oublierons jamais ; repose en paix, père.

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DIRECTION-

NOTRE JOURNAL fait sienne cette citation de Joseph Pulitzer, fondateur du journalisme moderne :

RÉDACTION :

MEMBRES FONDA - TEURS :

Fax : 021 67.06.76

Maâmar FARAH Djamel SAÏFI Fouad BOUGHANEM Zoubir M. SOUISSI Mohamed BEDERINA GÉRANT-DIRECTEUR DE LA PUBLICATION :

Fouad BOUGHANEM DIRECTEUR

«Il (son journal, ndlr) combattra toujours pour le progrès et les réformes, ne tolérera jamais l’injustice et la corruption ;

ADMINISTRATION :

m

il attaquera toujours les démagogues de tous les partis,

Fax : 021 67.06.56 1, Rue Bachir Attar Place du 1 er -Mai - Alger - Tél. :

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n’appartiendra à aucun parti, s’opposera aux classes privilégiées et aux exploiteurs du peuple, ne relâchera jamais sa sympathie envers les pauvres, demeurera toujours dévoué au bien public. Il maintiendra radicalement son indépendance, il n’aura jamais peur d’attaquer le mal,

autant quand il provient de la ploutocratie que de ceux qui se réclament de la pauvreté.»

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PANORAMAPANORAMA
PANORAMAPANORAMA

K IO S Q U E A R A B E

DJAMAL AL-BANA, LOIN DU JARDIN

D ans une Égypte en pleine ébullition et encore sous la coupe des Frères musulmans, sa disparition, le 30

janvier 2013, était quasiment passée inaperçue, et pour cause : Djamal Al- Bana était un adversaire acharné des idées du mouvement, fondé par son propre frère Hassan. Théologien à contre-courant, Djamal Al-Bana maniait d'une main vigoureuse le plumeau pour dépoussiérer les idées reçues. Audacieux jusqu'à la témérité parfois, il n'hésitait pas à affronter simultanément les caciques d'Al-Azhar et les prêcheurs obscurantistes des chaînes satellitaires wahhabites. Il n'hésitait pas à donner un avis tranché sur des questions qui divi- sent encore et toujours la communauté des théologiens, comme le statut de la femme. Engagé très tôt dans l'action syn- dicale et politique, il refusera toujours de s'engager dans le mouvement des Frères musulmans aux côtés de son frère Hassan. Malgré ses divergences de vues avec lui, Djamal Al-Bana n'a jamais cessé de vouer un profond respect au frère aîné qu'il considérait comme son père. Et cet attachement fraternel et quasi filial ne s'est jamais démenti, en dépit du combat permanent que Djamal menait contre les pratiques sociales et politiques des Frères musulmans. C'est un aspect de sa personnalité que met en avant le journa- liste égyptien Sayyed Hourani, qui signe une biographie publiée en bonnes

feuilles par le quotidien Al-Misri-Alyoum (http://today.almasryalyoum.com/). L'opposition entre Djamal Al-Bana et les «Frères» a connu son apogée avec la publication par le même quotidien, en novembre 2009, d'une série tirée «Des archives inconnues des Frères musul- mans». Dans cette publication, Djamal racontait comment «l'organisation spé- ciale» du mouvement avait été créée, à l'origine pour lutter contre l'occupation britannique, et comment elle s'était trans- formée en instrument de liquidation des adversaires politiques. Question d'une brûlante actualité au moment où les Frères musulmans tentent de mobiliser les foules, tout en menant des actions terroristes. Avant cette publication qui a valu à son auteur une campagne de déni-

grement et de mise en quarantaine, le penseur a combattu pied à pied, et sur des décennies, les idées wahhabites pro- pagées par le mouvement. Il opposait ainsi au slogan wahhabite proclamant que «l'Islam est une religion et un État», sa propre conception de «l'Islam, en tant que religion et nation». Cette divergence portait aussi sur l'interprétation de la Sunna, point essentiel de friction avec les gardiens de l'orthodoxie intransi- geante. Djamal Al-Bana était, en effet, partisan de la référence au seul Coran, pour éviter les interprétations fallacieuses et enclines à la violence des Hadiths. Il avait publié plusieurs ouvrages dans ce sens, en recommandant, en particulier, d'expurger la somme des Hadiths de Mouslim et Boukhari, des textes ne constituant pas une obligation. Ce texte s'appuie sur un autre ouvrage, «Djinayet Qabilat Hadathana» (le délit de la tribu des rapporteurs) où il critiquait la chaîne des rapporteurs de Hadiths, toujours pré- cédés de la mention «Hadathana» (il nous a été rapporté). L'intellectuel est allé encore plus loin en ce qui concerne la place de la femme dans le monde musulman, avec son livre «La femme musulmane, libérée par le Coran et ligo- tée par les théologiens». À l'encontre du dogme établi en la matière, il professait que le voile n'était pas une obligation et qu'il avait été imposé uniquement aux épouses du Prophète. De là à proclamer que la femme a le droit de diriger la priè- re collective, si elle a les compétences requises, il n'y a qu'un pas que seul Djamal Al-Bana a osé franchir. Quel que soit le jugement que l'on peut porter sur sa personne et sur son œuvre, Djamal Al-Bana restera pour beaucoup l'homme qui a toujours refusé d'entrer dans le «Jardin aux fruits déli- cieux» que faisait miroiter son frère aîné pour l'amener à adhérer à son mouve- ment. L'homme qui ne s'est pas laissé griser par les sirènes du pouvoir ou par l'appel lancinant et enivrant du fauteuil. La «Maladie du fauteuil», qui peut se confondre aisément avec le «Fauteuil du malade», c'est le sujet que l'écrivain Ala Aswani propose à notre réflexion. La

«Maladie du fauteuil», ou «Chairophilia», comme il le précise, est une maladie qui pousse l'homme à lutter pour un seul objectif : accéder au fauteuil. Concernant le cas particulier de l'Egypte Aswani affir- me qu'un Égyptien sur trois est atteint de cette maladie, qui touche aussi 60% des gens qui participent aux débats télévisés et contamine jusqu'à 95% des ministres. Pour ces derniers, il suffit, selon l'hom- me de lettres et chroniqueur, de rappeler que depuis 1952, le nombre de ministres ayant démissionné en Égypte se compte sur les doigts des deux mains (une seule main en Algérie, je crois). L'écrivain note que cette «Maladie du fauteuil» semble prendre l'allure d'une épidémie, ces jours-ci, avec l'avalanche de louanges qui assaille le général Sissi. Il relève la plus énorme affirmant que «Sissi est un don du ciel, comme l'Égypte n'en connaît qu'une fois par siècle». Pour détecter cette maladie, pratiquement incurable, Ala Aswani propose de soumettre les ministres, en place, ou candidats au poste, à un test, élaboré par un socio- logue allemand, et que je propose ici aux intéressés : 1) Êtes-vous heureux par le simple fait que le président vous regarde et vous sourit ? 2) Si le président vous agonit d'injures, en présence de vos col- lègues, considérez-vous que c'est une distinction ? 3) Estimez-vous qu'il est de votre devoir d'exprimer votre admiration et votre soutien à toutes les décisions de votre président même si elles vont à l'en- contre de vos idées ? 4) Lors du Conseil des ministres, si le président vous demande de lui ramener le cendrier qui est près de vous, au lieu de s'adresser au préposé habituel, obtempérez-vous sur- le-champ, et êtes-vous heureux de le faire ? 5) Si le président te jette un regard morose, ressentez-vous de la peur et soupçonnez-vous un collègue de com- plot ? Faites-vous encore plus d'efforts pour flatter le président et lui rendre le sourire? 6) Si le président parle d'un sujet dont vous êtes le spécialiste et qu'il commet une erreur, gardez-vous le silen- ce estimant qu'il est peu seyant de faire remarquer au président qu'il s'est trompé ? 7) Considérez-vous que la perte de votre ministère est la pire chose qui puis-

que la perte de votre ministère est la pire chose qui puis- Par Ahmed Halli halliahmed@hotmail.com

Par Ahmed Halli halliahmed@hotmail.com

se vous arriver ? 8) Êtes-vous plus heu- reux lorsque les gens vous appellent «Monsieur le Ministre», que s'ils vous

appellent par vos titres scientifiques ? 9) Considérez-vous que tous les opposants

aux politiques du président comme des

mercenaires à la solde de l'étranger, comme des cellules terroristes dor- mantes, une cinquième colonne, ou encore comme des ignorants, des attar-

dés et des idiots ? 10) Si les décisions du

président aboutissent à l'arrestation ou au meurtre de citoyens innocents, ou à la violation d'un quelconque droit humain, estimez-vous qu'il s'agit de dépasse- ments isolés, et êtes-vous capable de mentir pour dissimuler les crimes du pré- sident ? Avec moins de trois réponses posi- tives, le ministre ou le ministrable est indemne de cette maladie. Entre trois et

cinq réponses par oui, il est susceptible d'être atteint. Enfin, s'il y a entre six et

dix réponses positives, c'est qu'il est

profondément atteint. Voilà un test qu'au-

rait rejeté Djamal Al-Bana, mais qui peut

se révéler passionnant, pour d'aucuns, en prévision des présidentielles d'avril prochain !

A. H.

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POUSSE AVEC EUX ! ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam L’homme virtuellement debout ou les miracles du vidéoprojecteur
POUSSE AVEC EUX !
ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam
L’homme virtuellement debout ou les
miracles du vidéoprojecteur racontés
aux grands enfants !
hlaalam@gmail.com
Quel est le livre de chevet de François Hollande ?
«La répudiation» de Rachid Boudjedra !
Skikda ne fait que confirmer ce que j’avais déjà vu,
éberlué lors des précédentes étapes «pas du tout
électoralistes» de Sellal. Une scène hallucinante. Les
présents dans la salle assistent à la projection sur
écran géant, grâce à un vidéoprojecteur de documen-
taires montrant Abdekka debout, gaillard au diable,
tantôt souriant, tantôt faisant la gueule, inaugurant à
tour de bras – oui, d’accord, des petits bras, mais
des bras quand même ! – des barres d’immeubles
non achevés, des bouts de routes gondolées, des
demi-murs, des stations d’épuration d’eau en zone
de sécheresse avérée et autres joyeusetés qu’il
accomplissait lorsqu’il n’était pas encore malade et
cloué à une chaise. Et dans la salle en transes com-
mandées, des spectateurs malgré eux applaudissent
à tout rompre à la performance d’un homme mar-
chant à un rythme rapide, alerte et ferme. Alors que
tout le monde, cette salle y compris, forcément, sait
que cet homme est aujourd’hui incapable de se lever.
Qu’il n’est debout, là, sur l’écran que virtuellement.
En clair, on vend un candidat à travers un doc’
d’époque, un documentaire qui date furieusement. Et
ça ne semble pas déranger outre mesure les gens
ainsi obligés de consommer une actualité truquée,
puisque estampillée carbone 14, ancienne et ne cor-
respondant plus à la réalité du moment présent. Du
coup, si ça, c’est possible, tout le reste le devient
aussi ! Abdekka peut postuler à un 4 e mandat. Il suffi-
ra à son «staff cinématographique et archivistique»
de resservir une ancienne déclaration de candidatu-
re, celle de 2004 par exemple, et de nous l’envoyer à
la figure sur data-show ou à la télé comme valable
aussi pour 2014. On pourra dans la foulée nous assé-
ner ses anciens bains de foule. Certes l’eau de ces
bains-là aura eu le temps de refroidir vachement,
mais est-ce vraiment important la température du
bain, comparé au baigneur ? Non bien sûr ! On ne va
tout de même pas refuser à un homme malade un
bain de foule réchauffé – ou refroidi, c’est selon —
dans un pays qui coule, yek ? Remarquez, je me la
joue un peu «étonné» alors que si vous remontez un
peu dans le temps – décidément, moi aussi je m’y
mets ! — vous tomberez sur ces fameux bulletins de
vote et affiches de 2004 où le candidat Abdekka
n’avait pas hésité à faire apposer un portrait de lui en
noir et blanc datant du temps où il était jeune, beau
et ministre des Affaires étrangères du pays. Alors,
oui ! C’est cela aujourd’hui la stabilité et la continui-
té. Celle qu’assurent le vidéoprojecteur et l’actualité
virtuelle. Mais où est donc ce foutu livre ? Ça fait des
heures que je le cherche. Quel livre ? M’enfin ! Ça
tombe sous le sens : «La machine à explorer le
temps» de H.G. Wells, bien sûr ! Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.