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!mpact !nnovation N°14 mars 2013 le magazine de l’innovation en Rhône-Alpes inno R obo 2013 Spécial
!mpact !nnovation N°14 mars 2013 le magazine de l’innovation en Rhône-Alpes inno R obo 2013 Spécial

!mpact

!nnovation

N°14

mars 2013

le magazine de l’innovation en Rhône-Alpes

inno R obo 2013

Spécial robots et systèmes intelligents

!mpact !nnovation N°14 mars 2013 le magazine de l’innovation en Rhône-Alpes inno R obo 2013 Spécial

Evènement.

iNNorobo

une présence forte de l’ARDi

Pour la deuxième année consécutive, l’ArDi anime le stand de la région rhône-Alpes et organise une table ronde sur le thème : “robotique intelligente et compétitivité des PME”.

Evènement. iNNorobo une présence forte de l’ARDi Pour la deuxième année consécutive, l’ArDi anime le stand
  • C est sur une surface de 36 m 2 (deux fois plus grande que l’année dernière) que l’ARDI recevra les visiteurs du salon Innorobo. Sur le stand, aux

couleurs de la Région Rhône-Alpes, six start-up et laboratoires de recherche présenteront à tour de rôle des applications robotiques et des technologies associées dans des domaines aussi variés que la robotique chirurgicale, le pilotage automatisé, le biomimétisme et le déplacement par apprentissage automatique. Pendant les trois jours du salon, les visiteurs pourront également échanger avec un certain nombre de structures d’accompagnement

Evènement. iNNorobo une présence forte de l’ARDi Pour la deuxième année consécutive, l’ArDi anime le stand

comme des pôles de compétitivité, des clusters, des ARC (Communauté de Recherche Académique), Thésame et Oséo œuvrant tous, au côté de l’ARDI, au déploiement de la robotique dans les entreprises de Rhône-Alpes. La table ronde organisée en partenariat avec la Région aura lieu le 19 mars à 16 heures. Elle donnera la parole à des fabricants de robots, des entreprises utilisatrices et d’éminents spécialistes du monde de la recherche en Rhône-Alpes. Elle traitera d’un sujet doublement d’actualité : « robotique intelligente et compétitivité des PME ». En effet, depuis plusieurs mois, un certain nombre de rapports et d’annonces de l’Etat sensibilisent les industriels, les PME en particulier, à la nécessité de robotiser leur outil de production pour gagner en productivité et accroître ainsi leur compétitivité. Mais cette robotisation doit également passer par une simplification de l’usage des robots ayant pour corolaire un accroissement de leur intelligence.

Evènement. iNNorobo une présence forte de l’ARDi Pour la deuxième année consécutive, l’ArDi anime le stand

2 - !mpact !nnovation

mars 2013

Edito.

robotique : un potentiel réel en rhône-Alpes

Edito. robotique : un potentiel réel en rhône-Alpes laurent soUEF Directeur de Département à l’A rDi

laurent soUEF

Directeur de Département à l’A rDi rhône-Alpes Axes Systèmes Electroniques et technologies Numériques

Quelle soit industrielle, de service, civile, militaire, dédiée aux particuliers ou aux professionnels, la robotique se profile comme un secteur d’activité à part entière, après avoir été pendant bien des années éclatée en une juxtaposition de marchés de niche.

Une « robolution » est en marche au niveau

mondial. l a Commission Européenne va poursuivre son soutien significatif à la recherche académique et industrielle dans la robotique. En France, les dernières déclarations de l’Etat en faveur d’une plus grande robotisation de l’outil de production des PME accompagnent également cette vague de fond.

l a région rhône-Alpes dispose de nombreux atouts. l’étude sur le potentiel d’une filière robotique régionale que nous avions menée l’année dernière, à la même époque, faisait déjà état d’un nombre important d’acteurs

régionaux couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur dans ce domaine : des centres de r&D aux intégrateurs en passant par des offreurs de briques technologiques, de compétences logicielles, de solutions métiers, d’applications

spécifiques ...

En d’autres termes, rhône-

Alpes dispose déjà de tous les ingrédients nécessaires pour prendre une part importante sur ce marché prometteur.

l’A rDi soutient le développement de la robotique dans les entreprises industrielles régionales avec un double objectif :

  • - premièrement, sensibiliser les PME au levier

de performance et de compétitivité que représente la robotisation de leur outil de production,

  • - deuxièmement, rassembler

les acteurs rhônalpins de la robotique pour les amener à collaborer ensemble au développement d’offres innovantes. Notre présence sur le stand de la région au côté de nos partenaires : les pôles de compétitivité, les clusters, les A rC, t hésame et oséo témoigne de l’importance que nous portons ensemble au maintien de la compétitivité des entreprises rhônalpines grâce à la robotique en particulier. l es quatre reportages que vous allez retrouver dans ce numéro d’impact innovation illustrent par ailleurs l’intérêt pour les entreprises, déjà présentes à différents titres sur ce marché, de s’appuyer sur l’A rDi et ses partenaires afin de bénéficier de leur accompagnement dans les phases de montage de projets collaboratifs d’innovation.

bonne lecture et au plaisir de vous retrouver sur innorobo !

s ommaire

innoR obo une référence en Europe 4/5 //// R obots E t systèmE s int E lligE nts un fort enjeu de développement pour rhône-Alpes 6/7 //// s A mE s mise sur la robotisation de la peinture 8/9 //// DEltA DR onE conçoit les premiers systèmes drones autonomes civils à usage professionnel 10/11 //// PR ob Ay E s utilise les probabilités pour rendre les systèmes intelligents 12/13 //// Ubi A nt rend les bâtiments intelligents 14/15 //// l A RobotiQUE un axe majeur pour la Commission Européenne 16

Evènement.

iNNorobo

Une référence en Europe

innorobo reste l’unique sommet international dédié à la robotique de services. il est devenu en deux ans, un évènement incontournable de la robotique et de l’innovation en Europe.

Evènement. iNNorobo Une référence en Europe innorobo reste l’unique sommet international dédié à la robotique de

innoRobo 2013.

infos pratiques

 

Dates.

19, 20 et 21 mars

2013

lieu.

Cité internationale -

Centre de Congrès

Adresse.

50, Quai Charles de

Gaulle, 69006 lyon

Plus d’infos.

www.innorobo.com

Et/ou

  • I nnorobo est représentatif de la robotique de services dans l’ensemble de son écosys- tème et de sa diversité (start-up, groupes internationaux, laboratoires de recherche,

filières de formation/éducation, porteurs de projet…). Cet évènement est ouvert aux pro- fessionnels de tous les secteurs d’activité, que ce soit de la robotique ou de tout autre secteur comme celui du médical et de la santé, de la logistique et des transports, de l’électroména- ger, de l’agriculture et de l’élevage, des services publics, de l’éducation, des loisirs, de l’électro- nique grand public ... Il existe, en effet, de nombreuses convergences entre ces industries et le monde de la robo- tique. Innorobo offre la possibilité aux diri- geants d’entreprises non robotiques, d’explo-

rer, de découvrir et d’intégrer les technologies robotiques dans leurs stratégies, pour s’ouvrir à de nouvelles perspectives de croissance et attaquer de nouveaux marchés. Cet évènement participe ainsi à l’émergence et au développe- ment de la robotique de services et à la redyna- misation des entreprises des autres secteurs. Outre son hall d’exposition de 2000 m 2 ,

Innorobo proposera des cycles de conférences de haut niveau ayant pour but d’être une source d’inspirations et d’informations et de donner l’opportunité de rencontrer et de discu- ter avec des experts et visionnaires mondiaux reconnus. Les technologies et solutions robotiques sont déjà bien présentes et de plus en plus nombreuses dans

notre quotidien professionnel et personnel sans que nous nous en doutions. Quelles sont- elles ? Doit-on en avoir peur ou au contraire les accueillir d’un œil bienveillant ? Tout le monde pourra d’ailleurs se faire sa propre opinion sur le sujet, le mercredi de 15h00 à 20h00, puisque les organisateurs ont eu la bonne idée d’ouvrir ce salon au grand public. Cet évènement est, en effet, une vitrine repré- sentative de la diversité des champs d’applica- tion de la robotique : de la robotique de services professionnelle à la robotique médicale et de santé, en passant par les solutions de robo- tiques logistiques, de sécurité et surveillance,

Evènement. iNNorobo Une référence en Europe innorobo reste l’unique sommet international dédié à la robotique de

jusqu’à la robotique agricole et les robots auto- nomes dans les villes. Innorobo fera également la part belle à la robotique de services person- nelle avec les maisons intelligentes, les robots d’assistance ménagère, les objets connectés et la sécurité. Ce sont ainsi près de 300 robots et technologies - parmi lesquels on retrouvera Pathfinder (le robot explorateur de la planète Mars) et la version européenne de Furo - qui seront présentés sur les stands de 130 expo- sants représentant 12 nationalités différentes.

4 - !mpact !nnovation
4 - !mpact !nnovation

innoRobo 2012 : des chiffres déjà éloquents //// 2 e édition d’innorobo //// 104

exposants de 12 nationalités différentes //// 12 000 visiteurs (+20% comparé à 2011) de 34 nationalités différentes //// 150 journalistes de 15 pays //// 21 interventions d’experts mondialement reconnus //// 700 auditeurs sur les 3 jours de conférence.

mars 2013

Des conférences riches d’informations et d’instructions seront organisées en parallèle pour diffuser les connaissances et partager des expériences avec des experts et visionnaires de laboratoires, universités, et d’entreprises reconnus. Ces conférences comprendront deux cycles complémentaires. Le premier, EMM Robotics, est organisé en partenariat avec Thésame Innovation et Cap’Tronic et portera sur les convergences entre les différentes industries et la robotique. Le deuxième est des- tiné à informer sur les dernières innovations robotiques et leurs applications sur divers marchés. Celui-ci est organisé localement par Innoecho en collaboration avec le GDR (Groupement de recherche robotique) et à l’initiative d’EURON/EUROP : ERF (European Robotics Forum). Autre temps fort de cet évènement : une expé- rience interactive mise en place, cette année, en collaboration avec le Laboratoire de l’Inquié- tante Etrangeté et avec l’ENSATT pour montrer les capacités technologiques grâce à une mise en scène de robots. Un centre de convention d’affaires sera mis gratuitement à la disposition des inscrits à l’évènement (visiteurs profession- nels, exposants, intervenants et participants aux conférences, presse et partenaires) pour participer à des ateliers à thèmes et prendre des rendez-vous (affaires, interviews, démos…) afin de faciliter les prises de contacts et d’encoura-

ger les initiatives. Innorobo a également lancé son premier “appel à start-up robotiques”. Il est destiné à encou- rager les jeunes entreprises du monde entier à soumettre leur projet et leur dossier à un panel d’investisseurs internationaux. Cinq finalistes seront sélectionnés, lesquels pourront pré- senter leur projet, en conférence, lors d’une session plénière dédiée au financement et à l’investissement de start-up high tech qui aura lieu, le 19 mars à 14h00, le jour d’ouverture d’Innorobo. Un comité d’investisseurs reconnus élira les start-up les plus prometteuses de la robotique. Les 5 start-up robotiques retenues présenteront leur projet en séance plénière devant une audience qualifiée d’investisseurs lors d’une conférence dédiée au financement de l’innovation robotique. Dmitri Grishin (Grishin Robotics), Bruno Bonnell (Robolution Capital), Jan Westerhüs (Robert Bosch Venture Capital) et François Xavier Meyer (Seb Alliance) ont accepté de par- ticiper à ce premier appel à start-up robotiques. Il s’agit d’une excellente opportunité pour les investisseurs d’échanger avec leurs pairs et de découvrir les innovations porteuses de crois- sance. A noter que cet appel à start-up robo- tiques est organisé en partenariat avec Oseo.

Des conférences riches d’informations et d’instructions seront organisées en parallèle pour diffuser les connaissances et partager
Des conférences riches d’informations et d’instructions seront organisées en parallèle pour diffuser les connaissances et partager

rassembler les acteurs

Syndicat de la robotique de service, Syrobo a pour objectif de rassembler les acteurs économiques, les structures d’enseignement et centres de recherches en robotique, pour participer activement à la dissémination d’informations et à la formalisation et visibilité de ce secteur innovant en France et en Europe. Interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, Syrobo engage la réflexion et propose des actions pour que l’Europe saisisse les opportunités multiples de développement économique qu’ouvre la robotique de services dans des secteurs aussi variés que l’assistance à la personne, la santé, l’éducation et les loisirs, mais aussi le transport, l’énergie, les télécommunications…

Des conférences riches d’informations et d’instructions seront organisées en parallèle pour diffuser les connaissances et partager

www.syrobo.org

Avis d’experts.

robot S E t S y S tèMES iNtElliG

un fort enjeu de développement

Systèmes apprenants, habitat intelligent, smart grid, datamining, open data, big data, autant de domaines qui ont pour point commun l’utilisation de logiciels de plus en plus intelligents capables de traiter de grands volumes de données de plus en plus complexes.

œ

Frédéric HElin, chargé de mission ArDi, axe technologies Numériques
Frédéric HElin,
chargé de
mission ArDi,
axe technologies
Numériques
  • D ans le domaine de la robotique, ces logiciels de haut niveau sont à la convergence des nouvelles applica- tions pour les particuliers comme

pour les industriels. Ainsi, ces derniers mois, l’ARDI Rhône-Alpes a rencontré de nombreuses PME qui expriment le souhait de pouvoir uti- liser des robots plus polyvalents et facilement programmables, permettant à leur personnel de travailler dans de meilleures conditions tout en étant plus compétitives. Si les laboratoires de recherche publique ont déjà des solutions à apporter, force est de constater qu’il n’existe que peu de robots répondant à ce besoin sur le marché. Des efforts sont encore à faire pour permettre aux robots de mieux intégrer, voire comprendre ce qu’on attend d’eux. Il est aussi nécessaire d’accompagner les industriels dans leurs projets de robotisation afin de déterminer concrètement le rôle et les fonctionnalités de ces futurs robots.

Cela représente un double enjeu pour Rhône- Alpes, grande région industrielle, qui peut à la fois tirer parti de ces nouveaux robots pour améliorer la compétitivité de ses entreprises et voir l’émergence d’une filière robotique à fort potentiel. En effet, près de 70 entreprises sont d’ores et déjà positionnées sur ce secteur et plus de 1500 ont des savoir-faire qui pourraient y contribuer. L’ARDI et ses partenaires : associations pro- fessionnelles, pôles de compétitivité, clusters économiques, communautés académiques de recherche, ainsi que l’Etat et la Région, se mobilisent déjà pour soutenir et accompagner les entreprises dans leurs projets. Ces derniers peuvent être de nature différente et dédiés soit à la mise en oeuvre de solutions innovantes dans leurs ateliers de production, soit au développement de nouvelles applications ou briques technologiques dans le domaine de la robotique.

Avis d’expert. “Une nouvelle forme de collaboration entre chercheurs, entrepreneurs et industriels” James l . Crowley
Avis d’expert.
“Une nouvelle forme de collaboration entre chercheurs,
entrepreneurs et industriels” James l . Crowley * (Grenoble iNP-inria, Montbonnot - 38)
Nos activités de
recherche tiennent
compte d’une vision
large des systèmes intelligents. Ces systèmes
doivent ainsi pouvoir fournir des services qui
se matérialisent par des interactions avec le
bâtiment, via des dispositifs communicants tels
que des tablettes, des smartphones, des smart-
tv ou des objets du quotidien connectés. Ces
interactions peuvent très bien se concevoir avec
des robots mobiles capables d’accomplir une
tâche qui s’inscrit dans le plan d’actions global
du système. Nous pouvons alors parler de notion
“d’intelligence ambiante” qui permet l’intercon-
nexion de services numériques avec ces objets
du quotidien par des capacités de perception,
d’action, d’interaction et de communication au
service des personnes et de l’amélioration de
la qualité de vie. Afin de développer ces futures
applications, nous mettons en place de nouvelles
formes de collaborations entre étudiants, cher-
cheurs, entrepreneurs, industriels et tout acteur
de l’innovation. Sur un modèle inspiré des Fab-
Labs du MIT, nous travaillons sur le projet AmiQual
Innovation Factory, regroupant en un même lieu
des moyens de conception, de prototypage et
de co-création permettant l’assemblage d’objets
intelligents, la fabrication et la maintenance de
circuits électroniques et de machines numé-
riques pour la fabrication de formes en tissu,
bois, plastique et métaux ainsi qu’un atelier pour
l’assemblage d’entités robotisées. Les nouvelles
applications porteront, par exemple, sur l’habitat
du futur, les technologies pour seniors, l’amélio-
ration des conditions de vie des handicapés, les
nouvelles méthodes pédagogiques, le bureau du
futur ou encore la gestion intelligente du confort
et de l’énergie dans l’habitat. Ces innovations
seront diffusées directement par les partenaires
industriels, PME et grands groupes, ainsi que par
la création de start-up”.
* Professeur à l’Institut National Polytechnique de
Grenoble (Grenoble INP). Directeur de l’équipe de
recherche PRIMA (Perception, reconnaissance et
intégration pour la modélisation des activités) de INRIA
Rhône-Alpes.
6 - !mpact !nnovation
mars 2013

ENt S ,

pour rhône-Alpes

Avis d’expert. “Permettre aux robots de partager leurs connaissances” Peter Ford Dominey * (CNRS-Inserm, Bron -
Avis d’expert.
“Permettre aux robots de partager
leurs connaissances” Peter Ford Dominey * (CNRS-Inserm, Bron - 69)
Système
intelligent ? Sans
revenir sur la définition
des termes, la notion d’intelligence est
souvent associée à des capacités de calcul et
de logique. C’est pour cela que nous pouvons
également parler de systèmes cognitifs qui
prennent en compte la notion d’environnement
et les interactions avec le monde. Ces
interactions peuvent se faire avec des objets
mais aussi avec des êtres humains dans toute
leur complexité, prenant en compte des notions
telles que les émotions et le ressenti.
La communication entre les hommes n’est déjà
pas chose aisée, alors que dire des interactions
entre les hommes et les robots ! L’une des clés
du succès doit donc passer par une meilleure
connaissance de soi et des autres. La notion
d’empathie entre l’homme et la machine prend
ici une signification toute particulière.
On peut parler tout au moins de coopération
basée sur des objectifs communs. Des
interactions sont alors nécessaires, dans un
premier temps pour s’assurer d’un niveau de
compréhension mutuelle suffisant et d’un but
commun à atteindre et, dans un deuxième
temps, pour négocier un plan d’actions.
E n l’état actuel de nos recherches, nous
disposons aujourd’hui d’un robot de type
apprenti, ayant beaucoup de bonne volonté
mais ne comprenant pas encore très bien le
but de ses actions. L’avenir de la collaboration
homme-robot passera donc dans une meilleure
compréhension des objectifs à atteindre.
Pour cela, nous réalisons actuellement des
travaux sur la mutualisation des connaissances
entre robots qui conduiront, à terme, à la
mise en place de plateformes d’échanges
semblables aux réseaux sociaux que nous
utilisons aujourd’hui sur le web. Techniquement,
il y a des verrous à lever concernant le niveau
d’abstraction ou les conflits de connaissances
mais, malgré cela, il devrait être possible
d’accélérer l’apprentissage des robots entre
eux.
Dans l’industrie, les robots actuels sont déjà
très efficaces lorsque leurs actions sont bien
définies par programmation. E n revanche, les
robots seront à l’avenir plus adaptatifs : on leur
expliquera une tâche à effectuer et grâce à
leurs connaissances mutualisées, ils pourront
proposer des façons différentes et plus
efficaces d’atteindre un objectif donné. Pour
cela, mieux ils comprendront intrinsèquement
la tâche à réaliser, plus ils seront utiles dans
leur interaction”.
* Peter Ford Dominey, PhD, directeur de recherche
au CNRS –Inserm U846 “Stem Cell & Brain Research
Institute”, Integrative Neuroscience Department,
Cortical Networks for Cognitive Interaction Team.
Avis d’expert. “les performances de la robotique de service vont bénéficier à l’industrie” bruno Adam* (Adept
Avis d’expert.
“les performances de la robotique de service
vont bénéficier à l’industrie” bruno Adam* (Adept France, Chavanod - 74)
Le groupe
américain Adept
Technology qui emploie
150 salariés est particulièrement concerné par
le marché de la robotique industrielle puisque
c’est son métier depuis sa création en 1983.
E n l’espace de 30 ans, nous avons installé plus
de 50 000 robots dans le monde. Nous nous
consacrons plus spécialement aux robots
capables de manipuler à grande vitesse des
pièces petites et légères. Nous concevons
des composants pour des solutions automa-
tisées dans les domaines de l’assemblage, la
manutention et l’emballage pour de nombreux
secteurs : électronique, biens d’équipement,
agro-alimentaire, solaire, médical, etc.
Nous nous intéressons de près à la robotique de
service car elle a réalisé d’importants progrès
ces dernières années. Nous considérons que
la robotique de service montre la voie et plus
particulièrement dans la capacité des robots
à interagir avec des humains. C’est une des
raisons pour lesquelles notre groupe a racheté
MobileRobots, un spécialiste du secteur, et que
nous développons de plus en plus d’applications
faisant converger robotique industrielle et
robotique de service.
L’enjeu est important pour les PMI. E lles vont
pouvoir accéder à une gamme de robots « auto
adaptables » offrant un niveau de productivité
et d’intelligence que les systèmes actuels ne
permettent pas d’atteindre. Ces robots qui
apparaissent d’ores et déjà sur le marché sont
plus autonomes, plus faciles à déployer et plus
faciles à utiliser. Après une phase d’auto-appren-
tissage, ils sont capables de se débrouiller seuls.
Ils peuvent intervenir dans des locaux déjà
existants, sans aucune modification majeure,
tout en tenant compte des particularités de
l’environnement dont, en particulier, la position
du personnel avoisinant. Avec cette future géné-
ration de robots mobiles, les industriels vont
pouvoir rendre beaucoup plus flexible leur outil
de production. Au final la robotique de service
devrait contribuer à démocratiser la robotique”.
* Bruno Adam, dirigeant d’Adept France.

matériaux et Procédés.

S AMES

mise sur la robotisation de la peinture

Pour le spécialiste isérois des solutions de pulvérisation électrostatique de peinture, la robotique est une composante importante de son offre. il prépare actuellement une offre robotisée clé en main pour tout type d’industrie et pas simplement automobile.

œ

Profil de l’entreprise
Profil de
l’entreprise

Création. 1947

l

ocalisation.

Meylan (isère)

Effectif.

235 salariés

Activité.

conception

d’équipements

de pulvérisation

électrostatique de

peinture

marchés.

65% automobile, 35% industrie manu- facturière (aéronau- tique, matériel agri- cole, électroménager, mobilier, métallurgie, cycles

...

)

métiers. mécanique, électronique, fluide, robotique

S ames Technologies se positionne aujourd’hui parmi les leaders mondiaux des équipements de pulvérisation électrostatique de

peinture. Détentrice de nombreux brevets, l’entreprise propose aux industriels une large gamme de solutions manuelles, automatisées ou robotisées pour répondre à leurs besoins en finition. Ces solutions mettent en œuvre aussi bien des peintures liquides que des peintures en poudre. Grâce à sa maîtrise technologique acquise au fil du temps depuis 1947, la filiale du groupe Exel Industries a équipé de très nombreuses lignes de peintures dans le monde dont un grand nombre sont entièrement robotisées. Actuellement présente dans plus de 40

pays (Europe, Brésil, Russie, Inde, Chine, Asie du Sud-Est…), Sames Technologies parie beaucoup sur le développement de la robotique et pas simplement dans l’automobile. Comme l’explique Asbed Kechichian son responsable Marketing et Communication : “une entreprise industrielle, quel que soit son domaine d’activité, peut accroître sa compétitivité grâce à la robotique et conserver ainsi son activité en Europe. Dans notre métier c’est flagrant, tant en terme de productivité que d’économie de peinture et de qualité. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous travaillons actuellement au développement d’une offre robotisée clé en main.” Les activités Recherche & Innovation et Industrialisation de Sames qui regroupent plus de 40 personnes, dont une majorité d’ingénieurs, développent des équipements de finition soit directement pour des clients finaux, soit pour des intégrateurs qui les insèrent ensuite sur des lignes complètes de peinture sur mesure.

8 - !mpact !nnovation

La société iséroise a également lancé,

depuis plus de deux ans, des actions de diversification pour trouver des applications originales à son savoir-faire en matière de technologie électrostatique. “Nous travaillons notamment sur un projet de captation de particules fines rejetées lors de la combustion de biomasse, précise Asbed Kechichian. Nous avons d’ailleurs demandé à l’ARDI de nous aider à trouver des partenaires scientifiques, industriels et même financiers.” Cet accompagnement de l’ARDI ne date pas d’aujourd’hui. Les premiers contacts ont débouché notamment sur l’intégration de Sames dans le

“La vocation multisectorielle de l’ARDI lui permet de porter un regard pertinent global, et à la fois technique et économique sur nos développements futurs.”

groupe d’industriels et de scientifiques à l’origine de la création de la plateforme CoatingXpert. “Depuis, nous rencontrons

régulièrement ses chargés de mission afin de faire le point sur nos projets en cours, confie Asbed Kechichian. La vocation multisectorielle de l’ARDI lui permet de porter un regard pertinent et global et à la fois technique et économique sur nos développements futurs. Cet accompagnement régulier, depuis plus de cinq ans, nous a permis de gagner du temps dans un certain nombre de projets et de découvrir des partenaires auxquels on n’aurait jamais pensé.”

matériaux et Procédés. S AMES mise sur la robotisation de la peinture Pour le spécialiste isérois

www.sames.com

mars 2013

3 questions à ... marie KERmARREC, chargée de mission ArDi, axe Matériaux et Procédés 1.   Comment l’ARDI est-elle entrée en contact  

3 questions à ...

marie KERmARREC,

chargée de mission ArDi, axe Matériaux et Procédés

1.  Comment l’ARDI est-elle entrée en contact  

avec Sames ?

Nous avons rencontré cette entreprise, pour la première fois, dans le cadre d’une étude régionale réalisée auprès des acteurs du secteur de la peinture. Dans le même temps, nous avons été contactés par l’Insa de Lyon qui réfléchissait à la création d’une plateforme technologique dans ce domaine, et leur avons proposé d’ouvrir le projet à des industriels tels que Sames.

2.  Pourquoi inciter Sames à se rapprocher  

de la plateforme CoatingXpert ?

Quand nous l’avons rencontrée, elle recherchait déjà à se diversifier en dehors du marché automobile. Cette plateforme technologique nous semblait donc une bonne vitrine pour qu’elle puisse rendre accessible sa technologie de pulvéri- sation électrostatique de peinture à des entreprises travaillant dans d’autres secteurs d’activité.

3.  Comment va se poursuivre l’accompagnement 

de l’ARDI ?

Nous continuons notamment à aider Sames à trouver de nouvelles voies de diversification. Dernièrement, nous avons assuré la mise en relation avec le Pôle Optique Rhône-Alpes, par exemple. Un bon moyen à nos yeux de permettre à cette entreprise de développer de nouvelles applications pour leur technologie de pulvérisation et au Pôle Optique de répondre à des problématiques de traite- ments de surface posées par certains de leurs adhérents.

“Nous travaillons actuellement au développement d’une offre robotisée clé en main”, confie Asbed Kechichian, responsable Marketing et Communication.

Anne blond,

Responsable de CoatingXpert* :

“le robot contribue fortement à notre performance”

E n acceptant de nous fournir un de ses robots de pulvérisation de peinture liquide, Sames

technologies a joué un rôle important, dès la création de notre site pilote d’application peinture en 2008 à bellignat (Ain). lieu privilégié de la formation initiale et continue, de r&D et de transferts de technologie sur l’application et le séchage des peintures, cette installation expérimentale spécialisée dans tout type de peinture industrielle, liquide ou poudre, a pour vocation de reproduire, dans des conditions industrielles, les opérations de mise en peinture de pièces quel que soit le substrat. Depuis sa mise en service, le robot Sames s’avère particulièrement per- formant pour les applications de peintures liquides solvantées et hydrodiluables, en pneumatique ou électropneumatique, au moyen d’applicateurs type bol ou buse. Au même titre que d’autres sociétés partenaires comme Plastic omnium ou renault trucks, Sames technologies contribue fortement au bon niveau de performance de nos prestations. Nous apprécions aussi l’accompagnement de l’ArDi avec qui nous avons initié Coatinnov, un groupe de réflexion visant à faire émerger des idées de projets innovants dans le domaine des revêtements.

* la plateforme technologique du laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères, UMR CNRS 5223, de l’INSA de Lyon

3 questions à ... marie KERmARREC, chargée de mission ArDi, axe Matériaux et Procédés 1.   Comment l’ARDI est-elle entrée en contact  

www.coatingxpert.fr

technologies numériques.

DEltA DroNE

conçoit les premiers systèmes drones autonomes civils à usage professionnel

Concepteur et fabricant de systèmes drones civils à usage professionnel, Delta Drone démocratise l’usage de ces appareils 100 % autonomes en adressant les marchés de l’agriculture, des carrières et mines, du secours en montagne, des événements sportifs ...

Profil de l’entreprise
Profil de
l’entreprise

Création. février

œ

  • D éfinir la volumétrie d’une mine, évaluer la rapidité de déplacement d’un sportif, détecter une personne ensevelie sous une

avalanche, diagnostiquer une maladie au

sein d’une parcelle agricole… autant de missions que les drones civils Delta Drone assurent automatiquement, sans pilote, et conformément à la réglementation en vigueur.

  • 2011 “Les applications sont infinies car les usages de ces véhicules de haute technologie vont

    • l ocalisation.

Grenoble (isère)

Effectif . 50 personnes

Activité. conception et fabrication de drones civils à usage professionnel

marchés.

agriculture,

industrie, sport,

loisirs, sécurité

bien au-delà des traditionnelles missions militaires, assure Fabien Blanc-Pâques, directeur technique et co-fondateur, en février 2011, de Delta Drone aux côtés de Frédéric Serre, Guillaume Pollin et Christian Viguié. Nos appareils apportent une réponse aux problématiques liées à la sécurité des biens et des personnes afin de limiter les risques pour l’homme en milieux hostiles et d’augmenter les performances”. Ciblant en priorité les domaines des carrières et des mines, de l’agriculture, des loisirs et de l’énergie, la jeune PME grenobloise conçoit et fabrique à 90 % ses produits dans ses locaux : des matériaux (composites carbone, titane, aluminium) à la motorisation et

“Sans l’intervention de l’ARDI, nous serions partis seuls sur ce projet, ce qui nous aurait demandé beaucoup plus de temps et d’effort financier. ”

l’électronique embarquée. Le drone, son système de commande et un certain nombre d’applications de base sont le fruit de plusieurs années de travaux de R&D réalisés en partenariat avec l’Inria et le CEA-Leti. Ces drones, dont la production en série

débute cette année, ne sont pas destinés à la vente mais à la location. “L’une de nos forces est de développer des systèmes dédiés à chaque usage et métier en étroite concertation avec les futurs utilisateurs, précise Fabien Blanc-Pâques. Nous équipons les appareils de caméras et de capteurs optiques de type infrarouge, électro-optique, hyperspectral ou encore UV en fonction de la demande du client.” Delta Drone propose également le traitement des informations collectées par ses drones afin de délivrer des résultats immédiatement exploitables. Ce service est assuré par un data center, développé en partenariat avec un grand nom de l’informatique. Delta Drone, qui prend son envol, s’est organisée pour pouvoir remplir ses carnets de commande en 2013. Le Groupe ne relâche pas pour autant ses efforts de R&D et dans de nouvelles mises en application de son drone. Il travaille déjà à un nouveau partenariat avec une autre start-up locale spécialisée en imagerie afin d’apporter une solution innovante dans le domaine ferroviaire. “C’est l’ARDI qui a initié cette mise en relation, souligne le directeur technique. Sans son intervention, nous serions partis seuls sur ce projet, ce qui nous aurait demandé beaucoup plus de temps et d’effort financier.” Compte- tenu de ce premier succès, Delta Drone espère d’autres mises en relation de ce type grâce à l’ARDI : “Grâce à ces propositions de partenariat nous pouvons envisager des applications potentielles avec un œil neuf.”

technologies numériques. DEltA DroNE conçoit les premiers systèmes drones autonomes civils à usage professionnel Concepteur et

www.deltadrone.com

10 - !mpact !nnovation

mars 2013

3 questions à ... Frédéric HElin, chargé de mission A rDi, axe technologies Numériques 1.   Pourquoi l’ARDI est-elle entrée en contact  

3 questions à ...

Frédéric HElin,

chargé de mission A rDi, axe technologies Numériques

1.  Pourquoi l’ARDI est-elle entrée en contact  

avec Delta Drone ?

Une partie de la mission de l’ARDI est de bien connaître les sociétés innovantes sur le territoire rhônalpin et promouvoir les retombées de leurs travaux de R&D auprès d’autres acteurs d’une même chaîne de valeur. Delta Drone fait partie de ces sociétés pionnières dans la conception et la fabrication de robots plus intelligents. C’est donc notre rôle d’aider ces sociétés qui sont aux avant-postes dans la constitution d’une filière robotique rhônalpine à très fort potentiel.

2.  Comment se positionne cette entreprise ?

Delta Drone a, dès le départ, positionné son offre sur le pilotage automatique de ses machines et, donc, sur l’intelligence de ses robots en se concentrant sur des solutions métiers claires. La mise à disposition de ses machines sous la forme d’un service complet devrait être un élément favorisant son accès au marché. Cette jeune société bénéficie pleinement de l’expérience de ses fondateurs et met ainsi toutes les chances de son côté.

3.  Comment allez-vous poursuivre  

son accompagnement ?

De deux manières. Nous restons à la fois à son écoute en l’aidant à chercher des solutions, notamment pour rendre ses drones encore plus autonomes, et nous lui proposons également de rencontrer des acteurs, entreprises ou laboratoires, qui pourraient potentiellement l’intéresser.

Comme le précise Fabien blanc-Pâques, directeur technique et co-fondateur de Delta Drone : “l’une de nos forces est de développer des engins dédiés à chaque usage et métier en étroite concertation avec les futurs utilisateurs.”

Céline Soubeyrat

Adjointe au responsable Programme partenariats industriels Objets communicants, Telecom et Industries intégratrices au CEA-Leti

“nos compétences au service des innovations des PmE”

D epuis de nombreuses années, nous travaillons en partenariat avec l’ArDi qui nous met en

relation avec des industriels en phase d’innovation. l’ArDi sélectionne pour nous des projets, des demandes en adéquation avec notre offre et nos savoir-faire. l’occasion pour nous de mettre en pratique nos compétences et de les développer. Une collaboration riche et efficace qui nous a conduit à participer au projet de Delta Drone : équiper des appareils de calculateurs et de capteurs qui collectent et restituent les informations. Sur notre plateforme, nous avons développé, avec la société grenobloise et ses partenaires, des technologies appliquées capables d’analyser sans contact des territoires survolés par un drone. Équipé d’une caméra à infrarouge ou d’un détecteur selon les besoins, le drone peut ainsi mener des missions de mesures et de repérage, parfois délicates, voire risquées pour l’homme.

technologies numériques.

ProbAyES

utilise les probabilités pour rendre les systèmes intelligents

robots plus autonomes, lunettes intelligentes, systèmes de recherche

de fraude à la carte bancaire

Cette entreprise grenobloise créée par

... des mathématiciens de haut niveau n’en finit pas d’innover.

œ

Profil de l’entreprise
Profil de
l’entreprise

Création. 2003

  • l ocalisation.

Montbonnot (isère)

Effectif.

25 salariés

Activité.

développement de solutions logicielles d’aide à la décision basées sur le calcul probabiliste

marchés.

robotique, banque, monétique, industrie, automobile, défense, énergie, santé

C réée en 2003 par trois mathématiciens

experts en probabilités, Probayes

développe des solutions logicielles

d’aide à la décision basées sur la

prévision des comportements. Sa technologie essaimée d’un laboratoire commun INRIA-CNRS permet la prise de décision en exploitant des connaissances, mêmes partielles, provenant de données (fouille de

données, datamining) ou d’experts (règles, modèles formels). Grâce à sa maîtrise du calcul probabiliste, Probayes a développé des outils de calcul approché

projet SOC-TRACE qui vise à développer des outils qui amélioreront les méthodes actuelles de “débogabilité” des applications embarquées. En relation avec Essilor, l’Institut de la Vision, le CNRS et différents partenaires industriels, la société intervient aussi dans le consortium Descartes qui ambitionne de développer des “lunettes intelligentes” qui permettront d’optimiser la vision résiduelle de personnes possédant une vision restreinte ou atteintes de dégénérescence visuelle. Comme l’explique Serge Rigori, son directeur

particulièrement bien adaptés à la résolution de

“Grâce à l’ARDI nous pouvons accéder à un réseau de compétences particulièrement dense et diversifié. ”

problèmes industriels. En l’espace d’une dizaine d’années, la société a imaginé des solutions “intelligentes” pour de nombreux secteurs : robotique mobile, automobile, énergie, biens d’équipement, défense, santé, banque. Ses logiciels de recherche de fraude à la carte bancaire, par exemple, sont particulièrement réputés dans l’univers de la monétique. Probayes innove régulièrement dans le cadre de projets collaboratifs de R&D. Dans le domaine de la robotique mobile, par exemple, elle a récemment porté le projet GRAAL qui a permis de développer une nouvelle méthode de localisation qui rend les robots plus autonomes en termes de navigation. Dans le cadre de ce projet, mené en relation avec l’INRIA Rhône-Alpes et Pob Technology, ses ingénieurs ont développé une plateforme universelle qui permet la construction de comportements modulaires, robustes et simples à programmer ainsi que des interfaces intelligentes facilitant le travail des programmeurs. Probayes s’investit actuellement dans le

commercial, Probayes apprécie le rôle joué par l’ARDI Rhône-Alpes : “grâce à cette agence nous pouvons accéder à un réseau de compétences particulièrement dense et diversifié. Pour nous, c’est un moyen efficace d’identifier des entreprises ou des laboratoires dans la perspective de monter de futurs partenariats ou projets collaboratifs d’innovation. Comme ses chargés de mission connaissent bien notre activité, ils nous font part périodiquement d’opportunités qui pourraient nous convenir.» Cette possibilité d’identifier rapidement des partenaires intéressants est stratégique selon Kamel Mekhnacha, directeur du Groupe Capteurs Intelligents : “car notre société est constamment en quête de compétences complémentaires externes afin d’accélérer nos efforts de R&D et le développement de solutions innovantes. ”

technologies numériques. ProbAyES utilise les probabilités pour rendre les systèmes intelligents robots plus autonomes, lunettes intelligentes,

www.probayes.com

12 - !mpact !nnovation

mars 2013

“ Notre société est constamment en quête de compétences complémentaires externes afin d’accélérer nos efforts de r &D et le développement de solutions innovantes”, déclare Kamel Mekhnacha, directeur du Groupe Capteurs intelligents

“ Notre société est constamment en quête de compétences complémentaires externes afin d’accélérer nos efforts de

3 questions à ...

Frédéric HElin,

chargé de mission A rDi, axe technologies Numériques

1.  Comment l’ARDI est-elle entrée en contact  

avec Probayes ?

Nous connaissons Probayes de longue date. C’est une société innovante qui est issue de l’INRIA et qui a bénéficié depuis sa création de l’aide de plusieurs de nos partenaires comme l’incubateur GRAIN et Oséo. Nous rencontrons régulière- ment ses équipes afin de connaître son offre et ses projets, et pouvoir ainsi faire bénéficier de ses compétences l’ensemble de notre réseau et en particulier les entreprises régionales.

2.  Comment aidez-vous une société innovante 

comme Probayes ?

Les sociétés innovantes ont souvent une offre de produits ou de services singu- lière. Il est donc important de savoir bien identifier leurs compétences à très forte valeur ajoutée. Nous favorisons ensuite des rencontres qui servent tout autant à celles qui expriment un besoin spécifique qu’à celles qui peuvent y répondre de la manière la plus efficace.

3.  Comment se situent les compétences  

de cette entreprise en robotique ?

En 2012, l’ARDI a mené une étude sur le potentiel rhônalpin en robotique. Nous avons identifié un grand nombre de ressources pouvant constituer une filière mais également des verrous technologiques. L’un de ces verrous, qui n’est pas propre à Rhône-Alpes, est lié au manque d’offres sur le marché des logiciels de haut niveau tels que l’intelligence artificielle et la prise de décision pour les nouvelles applications en robotique industrielle. Probayes apporte des solutions dans ces domaines pouvant répondre aux enjeux de la réindustrialisation.

Alexandre Aussem

Professeur des universités, co-responsable de l’équipe DM2L du LIRIS

“Une coopération scientifique fructueuse”

  • l e laboratoire d’informatique en image et Systèmes d’information (liriS) regroupe environ

300 personnes dont près de 110 chercheurs et enseignants-chercheurs. Au sein du liriS, je co-dirige une équipe d’une dizaine de personnes spécialisée dans l’apprentissage statistique et le datamining. A ce titre, j’apprécie particulièrement la possibilité de coopérer avec Probayes. Cette société qui a été créée par des chercheurs de haut niveau accorde une importance stratégique à la recherche. Nous l’aidons à extraire la connaissance en présence d’importants volumes de données et nous surveillons pour elle la manière dont évolue la recherche en amont de son activité. A l’inverse, Probayes nous aide à financer notre développement. Grâce à elle, nous bénéficions actuellement du travail effectué par un jeune doctorant dans le cadre d’un contrat Cifre. Nous coopérons aussi avec la société au sein de projets collaboratifs de r&D. Nous sommes actuellement associés, avec une trentaine d’autres partenaires, dans le projet européen integrate qui vise à développer de nouvelles applications des systèmes intelligents dans l’univers des semi-conducteurs.

“ Notre société est constamment en quête de compétences complémentaires externes afin d’accélérer nos efforts de

http://liris.cnrs.fr/

Design.

UbiANt

rend les bâtiments intelligents

l a start-up lyonnaise Ubiant développe une solution “d’intelligence ambiante” destinée à gérer la consommation d’énergie selon le ressenti de l’utilisateur. le cœur de la solution : un moteur d’intelligence artificielle auto-adaptatif basé sur un système multi-agent.

œ

  • C réée en 2011, cette jeune entreprise conçoit une solution baptisée Hemis, permettant de réduire la consommation énergétique

des bâtiments sans affecter le confort de l’utilisateur. Basée sur le nouveau concept “d’intelligence ambiante”, cette solution associe différentes expertises comme les sciences de l’ingénieur, les sciences humaines, l’architecture et le design industriel.

“Les mises en relation organisées par l’ARDI avec des entreprises et des structures régionales apportent plus de crédibilité à notre projet et nous permettent de rencontrer plus facilement les bons interlocuteurs.”

Profil de l’entreprise
Profil de
l’entreprise

Création. 2011

l ocalisation. lyon (rhône)

Effectif. 8 salariés Compétences.

informatique,

électronique,

architecture

Activité. création de solutions pour les bâtiments intelligents

Clients. bailleurs sociaux, collectivités, copropriétés, hôtels et secteur tertiaire

14 - !mpact !nnovation

“Hemis comprend son environnement en analysant, en temps réel, un grand nombre d’informations collectées : température, humidité, luminosité, CO2, présence humaine… explique Emmanuel Olivier, président d’Ubiant. Instantanément, il réagit et définit le scénario optimal à déployer pour garantir le meilleur équilibre entre efficacité énergétique et confort des personnes.” Dédiée à la gestion de l’électricité, du gaz, de l’eau et des énergies renouvelables, cette solution s’adapte à chaque bâtiment en fonction de son implantation, sa conception et ses usages, et pilote les installations en se basant sur le ressenti de la personne. Son cœur est constitué d’un système d’exploitation intelligent doté de facultés d’apprentissage, d’auto-adaptation et de prédiction, capables de gérer des scénarios complexes en toute autonomie. Il est relié à des périphériques standards du commerce (afficheurs, capteurs et actionneurs) et autres objets intelligents. Hémis est en quelque sorte un écosystème constitué d’un cœur, d’applications et de périphériques décrivant ou interagissant avec

l’environnement dans lequel il se situe. “Dans la cadre de son opération Quartier durable, l’ARDI nous a mis en relation avec la DREAL Rhône-Alpes, qui est à l’origine de la création du Laboratoire d’expérimentation de rénovation thermique, indique Emmanuel Olivier. Ce partenariat qui a démarré en août dernier, pour une durée de trois ans, nous permet de tester notre solution Hemis sur le terrain, et plus précisément dans cent logements sociaux répartis sur deux sites : l’un à Vif, en Isère et l’autre à Ugine, en Savoie.” L’ARDI a facilité l’intégration d’Ubiant dans le Pôle innovations constructives (Pic), avec lequel cette entreprise a effectué, en fin d’année dernière, un voyage d’études à l’étranger et a ainsi pu étendre plus rapidement son réseau professionnel. Ubiant vient dernièrement d’être orienté par l’ARDI vers l’Appel à Projet Innov’R® pour bénéficier d’un financement public dans le domaine des éco-innovations et, dans un proche avenir vers des projets européens. “L’ARDI nous ouvre beaucoup de portes, précise Emmanuel Olivier. Ces mises en relation apportent plus de crédibilité à notre projet et nous permettent de rencontrer plus facilement les bons interlocuteurs, notamment dans les grands groupes industriels et les structures institutionnelles.” Pour l’instant cantonné au secteur du bâtiment, Ubiant envisage de déployer son savoir-faire et sa technologie à d’autres secteurs. “Nos algorithmes décentralisés peuvent être un bon modèle pour aider plusieurs robots à communiquer ensemble dans un même écosystème et pour accéder plus rapidement à des informations concernant leur environnement commun, par exemple. ”

Design. UbiANt rend les bâtiments intelligents l a start-up lyonnaise Ubiant développe une solution “d’intelligence ambiante”

www.ubiant.com

mars 2013

Pour Emmanuel olivier, président d’Ubiant : “nos algorithmes décentralisés peuvent être un bon modèle pour aider plusieurs robots à communiquer ensemble dans un même écosystème.”

Pour Emmanuel olivier, président d’Ubiant : “nos algorithmes décentralisés peuvent être un bon modèle pour aider

3 questions à ...

Franck bERCEgEAy,

chargé de mission A rDi, axe Design

1.  Comment l’ARDI est-elle entrée en contact  

avec Ubiant ?

Ubiant a participé à l’atelier Quartier Durable organisé par l’ARDI à l’automne dernier. Quartier durable est une action visant à développer des projets d’innovation entre les pôles de compétitivité et les clusters de Rhône-Alpes, autour de la thématique d’éco-quartier. L’atelier consistait à présenter une étude réalisée par l’ARDI sur les besoins en innovation, positionnés sur la grille éco-quartiers 2010/2011 du ministère du développement durable.

2.  Quel est l’apport de l’ARDI dans le projet  

de laboratoire de rénovation thermique ?

Le projet de laboratoire de rénovation thermique a été présenté lors d’une réunion sur les éco-quartiers, organisée par la DREAL dans la Drôme. Nous avons proposé, à cette occasion, d’identifier des solutions innovantes sur la question cruciale de la consommation énergétique des logements et de leur rénovation thermique. Nous avons également contribué à la réflexion sur les ressources et les compétences à mobiliser pour ce laboratoire.

3.  Comment Ubiant est-elle entrée dans ce projet ?

C’est en rapprochant Ubiant et le LCIS que l’ARDI a initié ce consortium qui travaille aujourd’hui sur le volet instrumentation (préfiguration, équipements ….) de ce laboratoire.

Denis Genon-Catalot

Enseignant-chercheur, responsable du département Réseaux et Télécommunications du Laboratoire de Conception et d’Intégration des Systèmes (LCIS) de Valence.

“intégrer le monde industriel plus facilement”

r attaché à l’iNP Grenoble et à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble depuis 1996, le lCiS oriente ses travaux vers les systèmes embarqués et communicants. Spécialisé en réseaux et télécommunications, je travaille plus précisément avec mon équipe sur la transmission d’informations dans les bâtiments, c’est-à-dire à l’après domotique. Des travaux de recherche qui rejoignent ceux de la société Ubiant détectée par EDF r&D comme une entreprise à fort potentiel. Nous avons décidé de participer, ensemble, durant trois ans au projet de laboratoire d’expérimentation de rénovation thermique. Ce test grandeur nature permet de valoriser nos recherches et de les industrialiser. Autre partenaire, l’ArDi, qui est l’un des nos interlocuteurs privilégiés pour intégrer le monde industriel et nouer des partenariats essentiels. Nous travaillons en parfaite intelligence : l’ArDi connaît bien nos besoins et sélectionne des projets en adéquation avec nos attentes. Nous gagnons ainsi du temps dans la recherche de partenaires industriels.

Pour Emmanuel olivier, président d’Ubiant : “nos algorithmes décentralisés peuvent être un bon modèle pour aider

http://lcis.grenoble-inp.fr/le-laboratoire/

Europe.

la robotique, un axe majeur

pour la Commission Européenne

le bureau Europe de l’A rDi informe les entreprises sur les dispositifs européens de financement de la recherche et de l’innovation, les oriente vers les acteurs, réseaux et appels à projet européens les plus pertinents, et les accompagne dans la recherche de partenaires et le montage de projets collaboratifs. C’est le cas, en particulier, pour les programmes orientés robotique, un axe majeur de compétitivité pour la Commission Européenne.

Europe. la robotique, un axe majeur pour la Commission Européenne le bureau Europe de l’A rDi

sébastien gAy,

responsable bureau

Europe ArDi

  • L a Commission Européenne soutient la diffusion et l’intégration des technologies de la robotique dans l’industrie manufacturière

européenne et dans le secteur des services (applications pour la santé, les loisirs, l’habitat, l’agriculture, les transports…). De nombreux projets collaboratifs européens sont, en effet, soutenus pour favoriser la recherche académique, la R&D industrielle, le réseautage et la structuration de la communauté européenne de la robotique. Les appels à projet 2013 (clôturés en janvier 2013) dans le cadre du challenge 2 du programme FP7 TIC (systèmes cognitifs et robotique) ont été dotés de plus de 90 millions d’euros. Les thématiques visées étaient des travaux de recherche sur les fonctionnalités avancées, les capacités cognitives des systèmes, les espaces

intelligents, les interactions homme/machine et l’intégration de systèmes robotiques dans des secteurs de production clés. Dans le cadre du nouveau programme Horizon 2020 pour la R&D et l’innovation (2014-2020), la Commission Européenne va poursuivre ce soutien significatif à la recherche académique et industrielle dans la robotique, en renforçant les liens et les coordinations entre les acteurs industriels et académiques. Un nouveau Partenariat Public-Privé (PPP) sur la robotique réunissant fabricants de robots, intégrateurs de systèmes, centres de R&D, universités, équipementiers, clusters et utilisateurs est également lancé.

  • Pour en savoir plus :

contactez le bureau Europe de l’ARDi sebastien.gay@ardi-rhonealpes.fr

Appel à projets Eurostars

Eurostars est un programme européen destiné à soutenir
les PME à fort potentiel de croissance. Le programme est cofinancé par la Commission Européenne et les 33 pays partenaires. Il vise à favoriser la participation de PME réalisant de forts investissements en R&D dans des programmes interna- tionaux et collaboratifs pour le développement et la commercialisation de produits, procédés ou services innovants. Tous les domaines technolo- giques et tous les marchés sont possibles.

  • Minimum 2 partenaires de 2 pays différents

  • Taux de financement de 30% à 40% des coûts éligibles

  • Appel à projets actuellement ouvert, date limite de dépôt le 4 avril
    2013

le Partenariat Public-Privé en robotique

Le nouveau Partenariat Public- Privé (PPP) robotique mis en place dans le cadre d’Horizon 2020 a pour objectif de renforcer la compétitivité et le leadership industriel européen dans le domaine de la robotique. Il vise à favoriser le déploiement sur le marché de nouveaux produits et services utilisant des technologies innovantes pour répondre aux défis industriels et sociétaux européens. Au-delà de la recherche industrielle, le PPP robotique abordera également les volets réglementaires, politiques,

Europe. la robotique, un axe majeur pour la Commission Européenne le bureau Europe de l’A rDi

commerciaux et les barrières non technologiques.

Quelques groupes d’acteurs clés

  • EUROP, la plateforme technologique
    européenne sur la robotique

www.robotics-platform.eu/cms/index.php

  • euRobotics, action européenne de coor- dination pour développer les liens entre

    • les industriels et le monde académique

www.eurobotics-project.eu/

!mpact N°14 mars 2013 le magazine de l’innovation en Rhône-Alpes SAMES !nnovation mise sur la robotisation
!mpact
N°14
mars 2013
le magazine de l’innovation en Rhône-Alpes
SAMES
!nnovation
mise sur
la robotisation
de la peinture
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DEltA DroNE
conçoit les
premiers drones
autonomes
à usage civil
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ProbAyES
utilise les proba-
bilités pour rendre
les systèmes
intelligents
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UbiANt
rend les
bâtiments
intelligents
innoRobo 2013
page 14
Spécial robots et
systèmes intelligents
  • EURON, réseau européen de la
    recherche académique en robotique

www.euron.org/

  • GDR, groupe national français de
    recherche en robotique

www.gdr-robotique.org/

!mpact !nnovation N°14 - mars 2013

Publication de l’Agence régionale du Développement et de l’innovation /// 41, rue Garibaldi 69006 lyon tél. 04 72 75 47 90 /// www.ardi-rhonealpes.fr

Directeur de la publication : Jean Arcamone /// rédacteur en chef : Daniel Chabbert /// rédaction : ArDi rhône-Alpes avec la collaboration de Michel Quéruel et Vincent Feuillet (NF2) ///

réalisation :

Europe. la robotique, un axe majeur pour la Commission Européenne le bureau Europe de l’A rDi

/// Photographies : ArDi, innorobo, illustration de couverture par magazine