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n° 152 - Communes - la lettre La lettre électronique de Communes de France et de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains
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N° 152 - 9 février 2014
Communes
Départements & Régions de France
L’égalité avance
et toute la société progresse
ÉDITORIAL, par Catherine Coutelle
Sommaire
Territoires
- Entretien avec François Lamy,
ministre de la Ville
Actu
- L’intercommunale progresse
- Taxe d’électricité : les conséquences
financières pour les collectivités
Municipales 2014
- Le 19
e
Rassemblement des secrétaires
de section du PS
- Des conseils pour gagner (4)
Europe
- Le comité des régions
défend les entreprises en difficulté
L’élu de la semaine
- Grégory Blanc
Communes
FN SR
P
ourquoi encore légiférer sur l’égalité
femmes-hommes ? Parce que 70 ans de
lois, quoiqu’indispensables, ne seront pas
venus à bout des inégalités politiques, pro-
fessionnelles, sociales que connaissent les
femmes. Tant que ces discriminations perdureront,
l’idéal d’égalité ne vivra pas réellement. Sommes-
nous socialistes pour nous satisfaire d’une poli-
tique des petits pas ? Non : pour changer le monde,
la société, la vie. Concrètement. Les politiques d’éga-
lité y participent résolument.
Congé parental allongé s’il est partagé, pensions alimentaires sé-
curisées, droit à l’IVG renforcé, ordonnance de protection contre
les violences améliorée, parité renforcée dans les instances repré-
sentatives : ces mesures du projet de loi Vallaud-Belkacem sont
concrètes. Elles sont aussi l’expression d’une volonté de traite-
ment global, transversal, intégré : l’égalité avance si l’on s’attaque
à toutes les sources d’inégalités simultanément. Ce gouverne-
ment l’a compris. La ministre aux Droits des femmes l’a réussi.
Et ce n’est pas un hasard si les français-e-s plébiscitent ces poli-
tiques – les poussées de fièvre ultra-conservatrices sur les ABCD
de l’égalité ne sont que l’expression d’une frange extrêmement
minoritaire dans le pays, qui colporte des rumeurs aberrantes
alors que les approches de genre sont des outils pour ouvrir les
yeux sur les rôles sociaux assignés aux filles et aux garçons.
Le combat pour la parité en politique est le plus emblématique.
La Délégation aux droits des femmes, que je préside, en a fait
l’un des sujets prioritaires de son travail d’enrichis-
sement du projet de loi égalité. Depuis Lionel Jos-
pin en 1999, les avancées ont été très lentes. Pour-
quoi la vouloir, comme en tout lieu où la décision
se concentre ? Bien plus que traduire une réalité
démographique dans les règles d’organisation de
notre société, réaliser la parité c’est s’attaquer de
front à la persistance de stéréotypes sexistes vis-
céraux, conscients ou inconscients, qui façonnent
encore nos sociétés.
Légiférer encore en matière de parité en politique n’aura donc
pas été superflu. Grâce au travail considérable mené depuis
2012, les prochains scrutins locaux la renforceront, dans les
communes, les départements, les EPCI. Listes paritaires, parité
des exécutifs, 1
er
adjoint du sexe opposé à celui du maire, pari-
té totale aux départementales : combinées au non-cumul des
mandats, ces mesures encourageront les femmes à s’engager.
Oui, autant que les hommes, les femmes sont prêtes et com-
pétentes pour exercer toutes les responsabilités. Femmes et
hommes, mobilisons-nous, continuons, allons plus loin : l’éga-
lité réelle est à portée de main. Et quand l’égalité avance, c’est
toute la société qui progresse.
Catherine Coutelle,
députée de la Vienne,
présidente de la délégation aux droits des femmes
à l’Assemblée nationale
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Développement durable :
les fruits de l’action
© Alain Montaufier
2 Communes - la lettre - n° 152
FRANÇOIS LAMY
Communes de France. Quelles sont les
grandes lignes du projet de loi pour la
ville et la cohésion urbaine, que le Par-
lement s’apprête à adopter ?
François Lamy : « Le retour de l’Etat
dans les quartiers populaires »
Agir pour les habitants
des quartiers populaires.
Telle est la ligne directrice
de la nouvelle politique de
la ville dont le Parlement
va voter la loi élaborée par
François Lamy, et qui a
bien voulu en commenter
les grandes lignes pour
Communes de France
FOCUS TERRITOIRES
Ce projet répond à l’engagement pris par
le Président de la République d’un renfor-
cement de l’action publique en direction
des habitants des quartiers populaires.
Concrètement, c’est le retour de l’Etat dans
les quartiers. Car, leurs habitants subissent
une double injustice : à l’accumulation
des difcultés économiques et sociales,
s’ajoutent les stigmatisations dont ils sont
victimes au quotidien.
Pour y répondre, ce projet propose d’une
part de revoir en profondeur les instru-
ments de la politique de la ville afin de
concentrer les moyens : en redéfinissant
les quartiers prioritaires à partir d’un critère
unique, en instaurant un contrat urbain
global mobilisant toutes les politiques pu-
bliques, en créant une dotation spécifique
"politique de la ville", et en engageant une
nouvelle étape de renouvellement urbain,
avec l’inscription dans la loi d’un budget
de 5 milliard d’euros pour l’ANRU qui per-
mettront d’en lever 20.
Ce projet s’attaque aussi aux racines de ces
stigmatisations, en faisant notamment de
l’adresse le vingtième critère de discrimi-
nation puni par le Code pénal. C’est une
vraie avancée dans notre combat contre
les discriminations. En outre, le projet re-
connaît pour la première fois dans la loi
le principe fondamental de l’intervention
citoyenne et de la co-construction de la Po-
litique de la Ville avec les habitants. Des
conseils citoyens seront ainsi créés dans
l’ensemble des quartiers prioritaires de
demain, composés d’habitants et d’asso-
ciations locales. Ces conseils seront partie
prenante du nouveau contrat de ville, un
contrat participatif donc, rassemblant les
acteurs concernés sur un projet de terri-
toire partagé.
Mais la réforme dépasse le cadre du projet
de loi : pour mobiliser les crédits de droit
commun, des conventions triennales ont
été passées entre le ministère de la Ville
et d’autres ministères. Ces derniers fixent
ainsi leurs engagements, dans leur secteur
d’action, envers les quartiers concernés.
11 conventions ont déjà été signées, avec
les ministères de la Justice, du Droit des
femmes, de l’Intérieur, de l’Education na-
tionale ou encore des afaires sociales et
de la santé. Cette réforme de la politique
de la Ville se veut globale et structurelle,
avec l’unique objectif de rétablir l’égalité
républicaine dans nos quartiers populaires
Cet engagement de campagne du candi-
dat François Hollande pour restaurer la
justice dans tous nos territoires définit
une nouvelle géographie prioritaire. En
quoi permettra-t-elle davantage d’ef-
cacité pour aider les zones urbaines qui
en ont besoin ?
Il faut le reconnaitre : la géographie prio-
ritaire de la Politique de la Ville était deve-
nue, au fil du temps et de l’accumulation
de zonages et de dispositifs, parfaitement
illisible. Personne n’y comprenait plus
rien ! Le nombre de territoires concernés
s’est accru de manière inconsidérée, sans
logique ou critères de sélection apparents,
occasionnant un saupoudrage inefcace
des crédits de la Politique de la Ville, et ren-
dant l’évaluation des politiques mises en
œuvre difcile.
Il était donc nécessaire de remettre à plat
l’ensemble de cette géographie pour ga-
gner en efcacité et en finir avec les zo-
nages stigmatisants. C’est ce que nous
avons fait avec l’article 4 du projet de loi
qui définit cette nouvelle géographie sur
la base d’un critère unique : celui de reve-
nu des habitants. Ce choix a été concerté
avec les acteurs de la politique de la ville.
C’est un critère qui assure l’objectivité, de
la transparence et de la lisibilité. C’est un
critère "englobant", dans la mesure où il
Le calendrier de la réforme
de la politique de la ville

- Novembre 2013 :
débat à l’Assemblée nationale
- Janvier 2014 : débat au Sénat
- 4 février : accord en commission
mixte paritaire (CMP)
- 12 février : examen par le Sénat des
conclusions de la CMP
- 13 février : examen par l’Assemblée
nationale des conclusions de la CMP
- Printemps 2014 : concertation avec
les élus locaux pour la définition des
périmètres
-Automne 2014/printemps 2015 :
signature des contrats de ville
3
n° 152 - Communes - la lettre
FOCUS TERRITOIRES
permet d’identifier précisément les terri-
toires les plus en difculté et qui cumulent
les handicaps.
D’une certaine manière, cette réforme per-
met de redonner son sens à la Politique de
la ville, puisque nous allons agir là où il y a
des concentrations urbaines de pauvreté.
De nouveaux territoires, qui subissent de
trop nombreux handicap, vont pouvoir bé-
néficier des moyens et de la méthodologie
de notre politique.
Comment s’articulera cette nouvelle poli-
tique de cohésion urbaine entre les villes
et l’échelon intercommunal ?
On ne pouvait plus d’un côté considérer
que les quartiers sont enclavés, que la
politique de la ville est marginalisée, que
les problématiques de l’emploi, du déve-
loppement économique, de la mobilité no-
tamment résidentielle sont majeures…et
de l’autre continuer de fonctionner dans de
trop nombreux territoires en vase clos, à
l’échelle du quartier ou à celle communale.
Désenclaver ces quartiers, c’est les réins-
crire dans une dynamique d’aggloméra-
tion ; c’est les ouvrir aux autres quartiers
qui les entourent ; c’est redonner du sens
à la ville en portant un véritable projet de
territoire solidaire. Voilà pourquoi la nou-
velle génération de contrats de ville sera
construite à l’échelle intercommunale.
Elle rassemblera l’ensemble des acteurs
concernés sur un projet partagé, au pre-
mier rang desquels les maires, le président
de l’intercommunalité et le préfet.
Je crois profondément que la commune
est plus forte dans une intercommunalité
de projet. Parce que la politique de la ville
est par nature une politique partenariale
de proximité, elle ne peut être renfor-
cée que dans la complémentarité de la
commune et de l’intercommunalité, qui
constituent les deux échelles d’interven-
tion d’une même réalité territoriale. L’EPCI
est l’échelon stratégique d’animation et
de coordination du contrat, dans un rôle
d’ensemblier. La commune est le cadre de
la mise en œuvre des actions définies dans
le contrat. Après, la répartition précise des
rôles se fera dans la concertation et le res-
pect des compétences et de l’autonomie
de chacun. J’ai confiance dans le dialogue
local. Nous avons maintenant les outils
pour changer, au quotidien, la vie dans
nos quartiers.
Propos recueillis par Philippe Foussier
4 Communes - la lettre - n° 152
FOCUS ACTU EN BREF
Corse : des “dispositions spécifiques” en préparation
Suite à la rencontre avec les élus corses du 22 novembre qui s'était tenue
avec le ministre de l'intérieur, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentra-
lisation, s'est rendue à Ajaccio le 3 février pour installer le groupe de travail
qui avait été annoncé à cette occasion.
Composé de représentants de l'Etat (préfet de Corse, DGCL, cabinets ministé-
riels concernés), d’élus de chaque groupe politique de l'Assemblée de Corse
et des services de la CTC, ce groupe de travail sera chargé de formuler des
propositions « en termes de modifications législatives et réglementaires ».
A ce sujet, la ministre a tenu à rappeler que, concernant l'éventualité d'une
réforme constitutionnelle, « la porte n'est pas fermée ».
Marylise Lebranchu a indiqué aux élus corses que le projet de loi de dé-
centralisation qui sera présenté en conseil des ministres en avril comporterait des dispositions spécifiques à la Corse. Elle a
précisé la méthode et le calendrier : « L'important est de laisser avancer le groupe de travail pour lui permettre de formuler des
propositions faisant consensus et répondant aux besoins réels des citoyens corses. La prochaine réunion se tiendra à Ajaccio
le 14 avril. »
Interrogée sur la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, la ministre a annoncé que le gou-
vernement, prenant acte du vote favorable de l’Assemblée nationale sur la proposition de loi constitutionnelle, déposerait dans
des délais rapides un projet de loi constitutionnel permettant cette ratification.
Carte intercommunale : la rationalisation progresse
Depuis plus de deux ans, gouvernement, élus et préfets se sont largement impliqués en faveur de la rationalisation de la carte
intercommunale, pour lui donner plus de clarté et de cohérence. Les ministres Marylise Lebranchu et Anne-Marie Escofer ont
salué cette implication qui a permis la couverture intégrale du territoire par des EPCI à fiscalité propre, la constitution d'inter-
communalités plus pertinentes ainsi que la réduction du nombre de syndicats intercommunaux.
La couverture intercommunale n'est pas totalement achevée en raison de l'exception qui avait été créée par la loi de 2010. La loi
de modernisation de l'action publique territoriale et d'afrmation des métropoles (MAPAM), promulguée il y a quelques jours,
met fin à cette exception en prévoyant le regroupement des 41 communes isolées de la petite couronne parisienne au 1
er
jan-
vier 2016 dans la métropole du Grand Paris et le regroupement des communes de la grande couronne dans des EPCI au-delà
du seuil de 200 000 habitants, pour favoriser l'équilibre régional.
Parallèlement, depuis deux ans, les EPCI existants ont été rationalisés pour être plus adaptés aux bassins de vie des habitants
des territoires concernés. Le nombre d'intercommunalités à fiscalité propre s'est ainsi réduit de 436 sur les deux exercices 2012
et 2013 et de nombreuses fusions (environ 270) ont été opérées au cours de ces deux années.
La population totale moyenne des groupements à fiscalité propre a augmenté, attei-
gnant près de 29 000 habitants au 1
er
janvier 2014 contre 23 000 début 2012. Cet efort
de rationalisation est encore amplifié par la loi MAPAM, qui prévoit que les EPCI à fisca-
lité propre de plus de 400 000 habitants (situés dans une aire urbaine de plus de 650
000 habitants ou incluant dans leur périmètre le chef-lieu de région) se transforment
en métropoles, notamment pour leur assurer un meilleur rayonnement économique
au–delà de nos frontières.
Vers une reconnaissance du vote blanc ?
Lors de sa réunion du 5 février, la commission des lois du Sénat a adopté la proposition de loi adoptée par l’Assemblée natio-
nale visant à reconnaître le vote blanc aux élections. Ce texte prévoit qu’à compter du 1
er
avril 2014, les bulletins nuls seraient
décomptés séparément des bulletins blancs. Dans ce cadre, chaque électeur pourrait voter "blanc" soit en introduisant dans
l’enveloppe un bulletin blanc, soit en laissant cette enveloppe vide. Cette proposition de loi sera examinée par le Sénat en séance
publique le 12 février.
CHIFFRES CLES
Au 1
er
janvier 2014, le territoire se
compose de 2145 EPCI à fiscalité
propre.
36 612 communes sont membres
d'un EPCI, ce qui représente 62,6
millions d'habitants.
5
n° 152 - Communes - la lettre
FOCUS ACTU EN BREF
Le vélo est aussi un enjeu des municipales
Le Club des villes et territoires cyclables a présenté les résultats de son enquête sur "les politiques en fa-
veur des cyclistes et des piétons dans les villes françaises". Cet observatoire des pratiques locales présente
un bilan réalisé auprès de 71 communes de toute taille entre 2011 et 2013. Majoritairement, le vélo est en
expansion. La prise de conscience a eu lieu, les budgets "vélo" se créent, ainsi que des chargés de mission
dédiés aux cycles dans les équipes municipales. Cependant, des points restent à améliorer, notamment pour
le stationnement. Dans une utilisation de transports multimodaux, l’arceau est souvent la seule solution
proposée aux cyclistes qui souhaitent laisser leurs vélos près des gares. La création de "maisons du vélo"
dans les pôles gares semble être une possibilité de sortir du simple garage à vélos, couplant sécurité, service
et emploi. Jean-Marie Darmian, maire de Créon, vice-président du Conseil général de Gironde et président du
Club, a profité de cette occasion pour présenter avec émotion ses adieux et avec envie la liste des 14 pistes
pour réussir la transition vers une politique vélo efcace en vue des élections municipales. Il ajoute que « l’initiative de la mise
en place d’une politique cyclable est toujours celle de la collectivité locale et non celle de l’État, que ce soit pour le financement ou
les aménagements de la politique de mobilité active ». Jean-Marie Darmian a un seul regret, « celui de ne pas avoir vu émerger
une véritable politique vélo nationale ».
J. B.
Taxe d'électricité : un fort impact sur les communes
L’Association des petites villes de France, que préside Martin Malvy, s’inquiète de l’impact financier de
la perte pour les communes de la taxe sur la consommation finale d’électricité au profit de l’autorité
organisatrice de la distribution publique d’électricité, et donc dans la grande majorité des cas au profit
des syndicats d’énergie. Au vu des premiers chifres recensés par l’APVF, cette disposition pourrait
entraîner une perte de recette pouvant aller jusqu’à 300 000 € pour les petites villes.
L’APVF « regrette vivement un vote à la sauvette pour une disposition lourde de conséquence. Les
communes participent déjà à l’efort de redressement des comptes publics et mettent en œuvre des
politiques nationales certes indispensables mais coûteuses (rythmes scolaires, revalorisation des
catégories C…). Cette perte de recettes qui vient s’ajouter aux autres commence à rendre l’équilibre
budgétaire des petites villes de plus en plus fragile ». L’APVF attire donc l’attention du gouvernement
sur une mesure dont l’impact financier a été sous-estimé et demande que le transfert de la taxe sur la consommation finale
d’électricité aux syndicats soit rendu facultatif.
Jean-Marie Darmian
Le CNAS certifié
Le Comité national d’action sociale, organisme pluraliste et paritaire d’action sociale
des collectivités locales, vient de recevoir la certification ISO 9001 par l’AFNOR. Il est
rare qu’une association de service s’engage dans cette procédure exigeante. Deux
ans de travail, impliquant 150 collaborateurs, pour rédiger toutes les procédures et
les mettre en œuvre, afin de perfectionner et harmoniser les pratiques du siège et
de ses sept antennes régionales.
Outre les innovations pour cibler des prestations en direction des publics les plus
éloignés de fait des handicaps sociaux ou de l’isolement, les nouvelles formes de
communication, la sécurité juridique, le CNAS a amélioré récemment l’éthique de
sa gouvernance pour mieux respecter la vie privée de ses 632 000 bénéficiaires.
L’heure est aux simplifications, aux aides accessibles en ligne, aux enquêtes de sa-
tisfaction, à l’optimisation interne et toujours à la fidélisation et au développement.
Près de 20 000 collectivités locales sont aujourd’hui adhérentes de l’action sociale
mutualisée proposée par le CNAS.
Remettant au président du CNAS, René Régnault, maire de St-Samson-sur-Rance
(Côtes-d’Armor), la certification, dans les locaux de l’Association des maires de
France le 31 janvier, Philippe Rabut, directeur général adjoint de l’AFNOR, a sou-
ligné « l’importance de l’humain, en matière de services ». Pour René Régnault, « cette certification atteste de la qualité des
services du CNAS, ce label est une étape qu’il faut continuer à mériter ».
J. C.
Catherine Saint-Jours, directrice générale du CNAS,
René Régnault, président du CNAS, Agnès Reiner,
directrice adjointe de l'AMF, et Philippe Rabut direc-
teur général adjoint d'Afnor Certification
6 Communes - la lettre - n° 152
FOCUS MANDATS LOCAUX FOCUS MUNICIPALES 2014
Municipales :
le PS mobilise ses sections
Le 19
e
Rassemblement
des secrétaires de section
du PS s’est tenu le 1
er
février,
à la Mutualité à Paris.
La matinée a été consacrée
aux enjeux locaux
et aux échéances munici-
pales à venir
G
uillaume Bachelay, secrétaire
national à la coordination, a
ouvert les réflexions de cette
journée en prononçant un dis-
cours mobilisateur. À 50 jours
du premier tour des élections munici-
pales, il a rappelé le bilan des élus socia-
listes : « Oui, il y a un modèle municipal
de gauche ! », a-t-il afrmé. Le député de
Seine-Maritime a également salué l’action
de François Hollande en faveur de la réo-
rientation de l’Europe, tout en soulignant
la nécessité de faire émerger une majorité
de gauche au Parlement européen pour
que le président de la Commission qui
sera élu puisse soutenir cet efort.
Michel Sapin a ensuite pris la parole pour
présenter l’action et les résultats du gou-
vernement dans la bataille pour l’em-
ploi qu’il mène depuis 18 mois. 100 000
emplois d’avenir, recul du chômage des
jeunes depuis 5 mois, compte pénibilité,
mutuelle pour tous, formation profes-
sionnelle : autant de réformes que le mi-
nistre souhaite voir relayées par les can-
didats lors de la campagne des élections
municipales. Michel Sapin a également
rappelé le rôle fondamental que jouent
les élus locaux dans le respect des salariés
et du droit du travail, avec par exemple la
mise en œuvre de clauses sociales dans
les marchés publics. Laura Slimani, prési-
dente du MJS, et Patrick Mennucci, candi-
dat à la mairie de Marseille, sont ensuite
intervenus pour présenter leur vision du
scrutin municipal et des enjeux des se-
maines à venir.
Deux tables rondes ont été consacrées
aux exemples de politiques locales me-
nées dans les communes socialistes.
La première, animée par Sarah Proust,
secrétaire nationale chargée de la ri-
poste, intitulée "la ville qui protège", s’est
concentrée sur les problématiques so-
ciales. Irène Félix, candidate à Bourges et
secrétaire générale de la FNESR, a présen-
té le projet de reconstruction du lien so-
cial qu’elle porte dans sa campagne, no-
tamment par des mesures pour la petite
enfance. Fanny Younsi, adjointe au maire
chargée de la prévention, la santé et la
petite enfance à Pierrefitte (Seine-St-De-
nis), a ensuite exposé son expérience de
terrain contre la désertification médicale,
avec l’acquisition d’un local par la muni-
cipalité afin d’organiser un centre de san-
té réunissant médecins généralistes et
spécialistes. Dernier intervenant, Florent
Sainte-Fare-Garnot, maire de Nevers, a
présenté l’expérimentation consacrée aux
rythmes scolaires menée dans un quar-
tier populaire, qui a donné des résultats
probants, avec « des élèves plus calmes,
plus à l’écoute ». Il a afrmé le caractère
indispensable de la concertation, utile
pour repérer les problèmes concrets et
les résoudre.
La seconde table ronde, consacrée à "la
ville qui innove", a donné la parole à Syl-
vain Robert, maire de Lens, qui a évoqué
la politique en faveur de l’emploi et le cas
du Louvre-Lens. Catherine Quignon Le Ty-
rant, maire de Montdidier, s’est exprimée
sur les questions d’énergie, notamment
par la municipalisation de l’eau qui a
permis de relancer l’emploi local dans la
commune. En clôture de cette matinée
de travail, Harlem Désir a salué le travail
mené par les secrétaires de section dans
toute la France et rappelé qu’il est néces-
saire de valoriser les succès et les innova-
tions pour que nous puissions garder nos
villes et en conquérir de nouvelles.
Yohan Letertre
Protéger et innover
7
n° 152 - Communes - la lettre
FOCUS MANDATS LOCAUX FOCUS MUNICIPALES 2014
Mars 2014 : des conseils
pour gagner (4)
Elus sortants, candidats,
comité de soutien, partis
politiques, usages des
nouvelles technologies et
vieilles ficelles, conseils en
communication… Com-
ment piloter sa campagne
et trouver pour chacun la
juste place dans son dis-
positif ?
A
ttention, si la mobilisation du
maximum de bonnes volontés
est indispensable, les initia-
tives des néophytes peuvent
faire des ravages, tant sur le
plan politique que pour les aspects finan-
ciers. Il importe d’avoir un organigramme
clair, un pilotage précis de la campagne
électorale et trouver la bonne place pour
chaque acteur. Autant dire qu’il n’existe
pas de formule miracle et que chaque
tête de liste a ses recettes forgées au fil
du temps. Pour une équipe sortante, la
difculté est de passer en quelques se-
maines des habitudes d’un exécutif ges-
tionnaire à une nébuleuse de militants,
le tout pour accoucher d’une nouvelle
équipe cohérente et opérationnelle pour
six ans. Quant aux challengers, ils devront
créer une dynamique mobilisatrice qui
préfigure le fonctionnement de la future
équipe municipale. Points communs :
le surcroît d’activités, la mobilisation de
chaque instant, la multiplicité des inter-
venants, le tout dans un temps limité.
Les tâches sont soudain démultipliées, le
temps accéléré, tandis que la vie profes-
sionnelle ou la gestion de la ville continue.
Quel montage politique, comment asso-
cier les alliés, quelle promesse centrale de
campagne, quels messages pour tous les
segments de la vie locale, quel slogan fé-
dérateur, quel local, quel matériel de cam-
pagne, quel usage des nouvelles technolo-
gies, quel mandataire financier (au-dessus
de 9 000 habitants), quelles ressources, où
obtenir un emprunt, comment organiser
un comité de soutien, quels liens établir
au niveau de l’agglomération, quels candi-
dats et quel futur exécutif…
Le défi est d’articuler un certain profession-
nalisme avec toutes les bonnes volontés,
l’appareil municipal existant et le futur,
avec une couronne extérieure de soutiens
afin de conjuguer efcacité et démocratie
interne, réactivité et force militante.
Le pilotage politique de la campagne
au quotidien ne peut relever que d’une
équipe restreinte. À elle la définition de la
stratégie, les négociations avec les alliés,
la maîtrise du compte de campagne, le
suivi des échéances légales, les relations
avec la presse… Une cellule veille et riposte
peut l’accompagner. Une équipe devra gé-
rer la présence sur les réseaux sociaux et
animer le blog, une autre les tâches plus
classiques (réunions publiques, réunions
d’appartements, porte à porte, déambu-
lations dans la rue, distributions dans
les boîtes à lettres, phoning, collage…). La
création d’événements, l’animation des
meetings, la conception du matériel de
campagne (tracts, journaux, profession
de foi, afches, bulletin de vote) doivent
faire l’objet d’une attention spécifique.
Une agence de communication, voire
l’imprimeur, seront des conseils indis-
pensables. Les aspects financiers doivent
être surveillés de près, sous peine de ne
pas obtenir le remboursement de l’État
et pour la tête de liste d’être déclarée iné-
ligible. Un rétro planning établi très tôt,
quitte à l’actualiser, doit baliser le dérou-
lement de la campagne.
Dernier point : pourquoi ne pas essayer
de capitaliser une partie de cette mobi-
lisation dans le soutien à l’équipe des
élus et pour la concertation municipale
au travers des comités de quartiers, de
commissions extra-municipales ou d’as-
sociations, afin d’articuler démocratie re-
présentative et démocratie participative.
François Descamps
Qui fait quoi ?
8 Communes - la lettre - n° 152
FOCUS MANDATS LOCAUX FOCUS EUROPE
L’économie des territoires
se défend à Bruxelles
Christophe Rouillon, maire
de Coulaines (Sarthe), délé-
gué national Europe de la
FNESR et vice-président de
l’AMF, s’est rendu fin jan-
vier à Bruxelles, à la 105
e

session plénière du Comité
des Régions (CdR) afin d’y
défendre les entreprises en
difculté
L
e Comité des Régions, l’assemblée
des pouvoirs locaux et régionaux
des 28 États membres de l’Union
européenne, est à ce jour la seule
institution européenne à se pro-
noncer sur la question des entreprises en
difculté. « Il faut sauver les entreprises
qui mettent en œuvre des initiatives pour
faire face à la crise. Nous ne voulons pas
aider les entreprises qui n’ont aucune
perspective. Nous ne voulons pas porter
atteinte aux contribuables mais nous
voulons aider les entreprises qui en ont
besoin », insiste Christophe Rouillon.
Joaquim Almunia, commissaire euro-
péen à la concurrence, a présenté la mou-
ture du prochain règlement européen sur
les aides d’État en matière de sauvetage
et de restructuration des entreprises en
difculté (AESR). Ce projet présente des
propositions comme les aides interve-
nant en amont, avant la liquidation ju-
diciaire, ou la prise en compte de critères
inédits dans la distribution de l’aide, à
l’image du taux de chômage sur le terri-
toire entourant l’entreprise concernée. À
l’inverse, Christophe Rouillon exprime ses
divergences sur le montant. Il demandait
une aide de 15 millions ; Almunia l’a ré-
duite à 10 millions et la Commission pro-
pose seulement 5 millions. De plus, dans
cette mouture de l’avis, les entreprises du
secteur métallurgique sont exclues des
subventions. « C’est une aberration ! Selon
l’OCDE, la demande mondiale est appelée
à augmenter de plus de 50 % d’ici à 2025.
Donc ce n’est pas inutile de continuer de
miser sur ce secteur », argumente Chris-
tophe Rouillon.
L’enjeu majeur du sauvetage et de la res-
tructuration des entreprises en difculté
est la sauvegarde des emplois dans les
territoires. Cela permet aussi de « sau-
vegarder les savoir-faire industriels lo-
caux et de maintenir une concurrence
vertueuse sur les territoires », ajoute le
maire de Coulaines. Ces recommanda-
tions sont en adéquation avec les propos
de José Manuel Barroso, le président de
la Commission européenne, qui explique
que « l’aide économique aux territoires
est un acte de solidarité important per-
met un retour sur investissement avec la
dynamique locale créée. C’est l’efet Win/
Win ». Les problématiques de l’emploi et
des aides économiques seront peut-être
au cœur des débats pour les élections eu-
ropéennes de juin. En attendant, l’avis du
CdR a été adopté à l’unanimité. « C’est un
pas de plus vers l’Europe sociale et celle
du redressement industriel », conclut
Christophe Rouillon.
Julien Bossu
Redressement industriel
Vers l’Europe sociale ?
Jean-Louis Destans, président de la délégation française au
CdR et président du Conseil général de l'Eure, est lui aussi in-
tervenu afin de soumettre au vote un avis sur la dimension
sociale de l'Union européenne économique et monétaire.
« Un rééquilibrage de la valeur sociale face à l'économie
est urgent ! Adjoindre un pilier social à l'action économique
est une nécessité. Cela doit se faire en partenariat et ne pas
être une action isolée », précise-t-il. Son avis a lui aussi été
adopté.
9
n° 152 - Communes - la lettre
L’ÉLU DE LA SEMAINE GRÉGORY BLANC
Porter un idéal, l’incarner
dans un territoire
Â
gé de 33 ans, Grégory Blanc est
adjoint au maire de Trélazé et
conseiller général du canton
d’Angers-Trélazé depuis 2007.
C’est là que Grégory s’est in-
vesti depuis plus de dix ans, à la fois dans
le milieu associatif, syndicalement et po-
litiquement. Pour lui, la politique passe
par l’écoute des citoyens, par le souci de
régler leurs problèmes concrets et quo-
tidiens. « Quand on est élu, il faut bien
comprendre que les "problèmes de trot-
toir" peuvent empêcher certains de nos
concitoyens de dormir et qu’il est de notre
devoir de nous en occuper », confie-t-il vo-
lontiers. C’est par le local que vit un idéal.
L’adhésion de Grégory Blanc au PS re-
monte au jour de ses 18 ans. Il est venu
au PS « un peu par curiosité », explique-
t-il. Entre son adhésion et la première
réunion à laquelle il assiste se déroule
deux mois. À la fin, un jeune trésorier
de section le convie à prendre une bière.
« Sans cela, je ne serais peut-être pas
resté », confie-t-il. Pour Grégory, l’engage-
ment politique nécessite une dimension
de convivialité qu’il juge essentielle. S’il
choisit alors le PS, c’est parce qu’il s’agit
d’un parti militant, qui permet d’agir et
de mener un débat démocratique mais
aussi parce qu’il se fait une certaine idée
de la camaraderie, un fil rouge de son
engagement. Porteur d’un idéal, Grégory
pense que celui-ci est d’autant plus fort
qu’il s’enracine dans un territoire, dans
une action concrète au plus près des ci-
toyens et dans une pratique militante qui
laisse la place tant au débat qu’à l’esprit
de camaraderie et de convivialité. Cette
conviction est née d’une pratique mili-
tante précoce.
Son parcours professionnel, dans le pu-
blic et le privé, lui donne une expérience
rare. Il travaille d’abord dès l’âge de 18 ans
et pendant 7 ans comme surveillant dans
diférents établissements du départe-
ment. C’est là qu’il s’engage sur le plan
syndical. Très vite, au sein du SGEN-CFDT,
il assure la représentation des surveillants
au niveau régional puis national. « Tout
était à construire », se souvient-il. La phi-
losophie du syndicat le séduit : dépassant
les intérêts catégoriels, il s’agit de travailler
à ce que les établissements fonctionnent
au mieux et intègrent les élèves comme
des acteurs à part entière… À partir de
2002, il devient membre du bureau de
l’Union locale d’Angers. Son action syndi-
cale locale lui fait découvrir les combats
des salariés du public comme du privé
et les réalités d’autres secteurs comme
l’industrie, l’agroalimentaire ou la santé…
C’est à cette occasion également qu’il dé-
veloppe une réflexion sur la dimension
territoriale de l’engagement politique ou
syndical.
Au Congrès de Toulouse, il devient pre-
mier secrétaire de sa Fédération. Avec
la ferme idée que le débat politique doit
être le fil rouge de l’action fédérale, il
propose aux militants du Maine-et-Loire
de lancer le travail en vue d’élaborer un
programme politique départemental
prenant en compte les aspirations de la
société, les principes et les idéaux des
socialistes et les réalités du territoire. Sa
ferme volonté d’ouvrir le PS aux forces
sociales est la marque d’un engagement
combatif face à une droite locale très mo-
bilisée. « Souvent, on ne retient de nos
Congrès que la dimension nationale…
Or, il me semble qu’il faut faire vivre le
débat en section, dans les fédérations,
imaginer la déclinaison du projet socia-
liste au niveau local ». C’est cette volonté
d’incarner un projet politique dans les
territoires qui fait le fil rouge de l’engage-
ment de Grégory Blanc. Un engagement
prometteur pour les idéaux socialistes.
Gaël Brustier
Ouverture
aux forces sociales
Grégory Blanc est un so-
cialiste de combat. Premier
secrétaire de la Fédération
du Maine-et-Loire, il fait
partie de la jeune généra-
tion de militants socialistes
pour lesquels l’engagement
en faveur des idées va de
pair avec un solide ancrage
local
Gérant - Directeur de la publication : Nicolas Soret - Rédacteur en chef : Philippe Foussier - Conception réalisation : Brigitte Bossu
Ont participé à ce numéro : Julien Bossu - Gaël Brustier - Jean Cordelier - François Descamps - Yohann Letertre - Photos : D.R
10 Communes - la lettre - n° 152
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TRIMESTRIEL
N°10-11
Août 2013
L’ère
des territoires
innovants
Cap sur les municipales 2014
Communes
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n° 152 - Communes - la lettre
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Bon de commande au numéro

TRIMESTRIEL N° 1
AVRIL 2011
RÉFORME
TERRITORIALE
un projet de gauche
122
TRIMESTRIEL N° 2
[0ILLET Z0ìì
P0P0LATI0NS
ET TERRIT0IRES .
ça bouge |
maisondeselus.fr
Z5 C la revue des élus socialistes et républicains
Populations et territoires . ça bouge |
NºZ-[0ILLET Z0ìì
Sans titre-1 1 01/04/2011 16:25:26
Les pro[ections démographiques pour les 30 années
à venir dessinent une répartition de la population sur
le territoire national profondément dihérente de
l'actuelle. Certaines régions, certains départements
font dé[à face à des mutations démographiques
importantes, positives ou négatives. Souvent, l'exode
urbain s'est substitué à l'exode rural du siècle
précédent. 0ans tous les cas, les politiques publiques
sont sollicitées par ces changements. Au plan local,
les collectivités territoriales s'adaptent ou anticipent.
Au plan national, l'absence d'une politique
d'aménagement du territoire se fait en revanche
douloureusement sentir. 0n déh pour la gauche,
auquel !"##$%&' )& *+,%-& apporte une contribu-
tion dans la perspective de Z0ìZ.
C
M
J
CM
MJ
CJ
CMJ
N
Couv.pdf 24/06/2011 10:29:41
TRIMESTRIEL N° 5
MARS2012
LES TERRITOIRES
dans la campagne
présidentielle





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LES TERRITOIRES DAN
S LA CAM
PAGN
E PRESIDEN
TIELLE
N°5 - M
ARS 2012
Sans titre-1 1 01/04/2011 16:25:26
S’il convient prioritairement de dessiner des perspectives pour l’avenir de nos
territoires pour l’après présidentielle, un bilan de 5 ans de sarkozisme, de 10 ans
de pouvoir de la droite et des 30 ans de l’acte 1 de la décentralisation s’impose
parallèlement. Car on ne pourra fonder durablement l’approfondissement et
l’amélioration de notre démocratie territoriale qu’à partir d’un diagnostic des
progrès et des reculs enregistrés depuis 1982. C’est ce à quoi se livre ce nouveau
numéro de la revue !"##$%&' )& *+,%-&, qui propose aussi des regards plus
historiques, notamment sur la Révolution française et le Second Empire.
Comment l’organisation de la puissance publique peut-elle répondre à ces
constats ? Faut-il des collectivités territoriales plus fortes ? Plus responsables ?
Quel rôle réserver aux services publics ? Quel rôle pour les petites villes dans la
structuration territoriale ? Quelle place pour les banlieues ? Enfin, ce numéro
consacre une large part à la problématique de l’outre-mer.
Communes
!"#$%&'(')&* ,%"-./)* de France
Communes
!"#$%&'(')&* ,%"-./)* de France
Co
m
m
u
n
es
!"#$%&'(')&* , %"-./)* de France
TRIMESTRIEL N° 9
7
JUIN2013
Economie sociale
et solidaire
Priorité à l’humain
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25 € la revue des élus socialistes et républicains
N°7 - NOEM
BRE 2012
Sans titre-1 1 01/04/2011 16:25:26
Communes
!"#$%&'(')&* ,%"-./)*de France
Communes
!"#$%&'(')&* ,%"-./)* de France
C
o
m
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!"#$%&'(')&*,%"-./)* de France
ÉCON
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IE SOCIALE ET SOLIDAIRE : PRIORITÉ À L’H
U
M
AIN
N°9 - juin 2013
C
o
m
m
un
es
!"#$%&'(')&*,%"-./)* de France
couverture 4-6mmmontage.indd 1 29/11/2012 10:55:07
Pourtant importante du point de vue de son poids économique et des
emplois qu’elle représente, l’économie sociale et solidaire demeure mal
connue. La nomination d’un ministre chargé de l’ESS dans le gouverne-
ment de Jean-Marc Ayrault témoigne de la volonté de la gauche de recon-
naître et de développer ce secteur aussi déterminant sur le plan
économique que par sa dimension sociale. Les collectivités locales
socialistes et républicaines s’engagent, elles aussi, pleinement en faveur
de l’ESS. C’est ce que ce numéro de Communes de France s’eforce de
démontrer en abordant cette thématique tant sur le plan théorique que
pratique.
É
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T 1 T 2 T 3 T 4 T 5 T 6
T 7 T 8 T 10-11 T 9 T 12 Hors série n°1
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