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Aimer Grenoble pour vous Nos propositions Une nouvelle étape pour Grenoble WWW.JEROMESAFAR2014.FR

Aimer Grenoble pour vous

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Aimer Grenoble pour vous Nos propositions Une nouvelle étape pour Grenoble WWW.JEROMESAFAR2014.FR

Nos propositions

Une nouvelle étape pour Grenoble

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INTRODUCTION

INTRODUCTION

20 années qui ont changé GrenobleINTRODUCTION Depuis 1995, Grenoble change. En s’appuyant sur l’identité et l’histoire de notre ville, nous avons

Depuis 1995, Grenoble change. En s’appuyant sur l’identité et l’histoire de notre ville, nous avons mis Grenoble en mouvement. L’image d’une ville recroquevillée sur elle-même, endettée et abimée par les affaires a laissé place à une ville solidaire, durable et responsable. Grenoble s’est redressée, Grenoble s’est transformée. Notre ville est redevenue attractive et rayonnante, fidèle à sa tradition d’innovation tant technologique que sociale et citoyenne. Aujourd’hui prête à relever les défis du 21ème siècle, elle a repris la marche en avant du développement économique, renforcé ses solidarités, créé du lien entre ses quartiers, initié de nouvelles politiques environnementales, démocratiques, urbaines. Tous les quartiers de Grenoble, tous les secteurs de la vie municipale ont été concernés par cette dynamique de changement. Après ces 20 années de travail au service des habitants, Grenoble est régulièrement citée en exemple au niveau national et international. Eco-quartiers et transition énergétique, accessibilité, réseau de trans- ports en commun, politique sociale, vie étudiante, projet éducatif, innovation économique, dynamique de recherche, dans de nombreux domaines, l’efficacité de notre action est reconnue.

– Taux de chômage à Grenoble en dessous des moyennes nationale et régionale

– 1ère Ville de France pour l’accessibilité des personnes handicapées (et deuxième en Europe)

– 1ère du championnat de France des énergies renouvelables

– 1ère ville en France où il fait bon étudier en 2013

– 5ème ville la plus innovante du monde

– Prix Eco-Quartiers 2009 pour la Caserne de Bonne

– Label Ville internet 5@

– Ville santé OMS – 1er prix « Impact médecine »

Nos Valeurs5@ – Ville santé OMS – 1er prix « Impact médecine » Notre société aussi a

Notre société aussi a changé. Au cœur d’une crise économique, sociale et démocratique, elle est plus divisée, plus résignée, moins confiante pour l’avenir des nouvelles générations. L’augmentation du chômage pro- duit une paupérisation diffuse, entretient la peur du déclassement et favorise le repli sur soi. La conscience collective et l’envie de partager des combats, ou simplement des moments, s’estompent trop souvent pour laisser place à une compétition dérégulée où l’individualisme forcené, mais aussi les corporatismes intéressés, sont devenus des normes de moins en moins remises en cause. Le délitement du lien social et des solidarités profitent à ceux qui prônent le rejet de l’autre, à ceux qui opposent les individus selon leur statut, leur âge, leur métier ou leurs racines. Pourtant, ils trouvent un écho croissant auprès de tous ceux qui s’impatientent et se désespèrent de voir leur sort enfin s’améliorer.

Ce mouvement n’est pas inéluctable. Il montre, plus que jamais, que les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité doivent orienter notre projet. Ces valeurs progressistes de solidarité, de tolérance et de justice sociale, qui nous unissent et nous rassemblent, sont depuis 20 ans au cœur de notre projet pour Grenoble. Elles ont inspiré toutes nos décisions et sont indissociables de notre engagement à gauche. Dans chacun des projets que nous avons conduits, nous avons eu comme objectif d’améliorer la vie quotidienne de tous les Grenoblois en réduisant les inégalités sociales et territoriales.

Face à la crise économique, nous voulons diffuser l’innovation dans tous les champs d’activité, comme moteur du progrès de toute la société et levier de créations d’emplois. L’innovation est au cœur de l’iden- tité de Grenoble. C’est une fierté et une responsabilité que de faire partager l’innovation générée sur notre territoire non seulement avec tous les habitants, mais aussi entre les créateurs d’innovations (entreprises et centres de recherche) et toutes les PME traditionnelles décisives pour l’emploi.

Face au repli sur soi et à l’isolement, nous conduisons une politique sociale engagée et ambitieuse, avec des services publics forts et rénovés, des réalisations de proximité qui bénéficient directement aux habitants.

Face au scepticisme et à la morosité ambiante, nous construisons un projet articulé autour de l’éducation pour tous et partout, avec un soutien fort aux initiatives locales qui concourent à l’émancipation et à l’épanouissement des habitants.

Face à la crise écologique, nous portons une ambition de construire une ville durable, sobre sur le plan

INTRODUCTION

énergétique, tournée vers les énergies renouvelables, compacte, dans laquelle chacun peut trouver à côté de chez soi transports en commun, commerces, équipements et services.

Face à la montée des communautarismes, nous sommes attachés à la citoyenneté, un ensemble indisso- ciable de droits et de devoirs qui dessine un avenir commun, partagé et mobilisateur.

Pour réussir, pour redonner confiance en l’avenir, nous avons rassemblé tous ceux qui veulent être acteurs de leur ville et nous nous sommes appuyés sur ceux qui la font vivre, qui la construisent et la transforment.

qui la font vivre, qui la construisent et la transforment. Pourquoi nous aimons Grenoble A partir

Pourquoi nous aimons Grenoble

A partir des besoins et des souhaits exprimés par les grenoblois lors des « Primaires du projet » qui ont

réuni plus de 1000 participants, nous avons construit un projet sérieux, financé et cohérent, à la fois appuyé

sur le réalisme et l’expérience de la gestion municipale mais aussi sur l’ambition de franchir ensemble une nouvelle étape du modèle grenoblois.

Parce que, comme vous, nous aimons Grenoble, nous voulons aller plus loin en nous appuyant sur les atouts de notre ville et en construisant une métropole qui rassemble et respecte chacun.

n Grenoble, c’est l’innovation.

Berceau de la houille blanche, Grenoble a réussi, grâce notamment à une politique publique volontariste,

à développer un écosystème spécifique où collectivités, universités, recherche et industries travaillent

de concert pour permettre l’implantation d’entreprises créatrices d’emplois. Grâce à un modèle reconnu mondialement, nous avons été capables d’impulser puis diffuser de nouvelles dynamiques économiques, sociales, sociétales et démocratiques. Nous mettrons toute notre énergie pour que cette innovation soit dorénavant mieux partagée et mise au service des grenoblois, qu’elle génère des retombées positives pour tous en matière d’emplois, mais pas uniquement, et soit plus visible dans la ville et la Métropole. Grenoble que nous aimons, c’est une ville en avance, toujours à l’avant-garde, laboratoire des politiques publiques, qui ose et expérimente pour mieux préparer l’avenir de ses habitants.

n Grenoble, c’est la bienveillance à l’égard de ceux qu’elle accueille.

Historiquement multiculturelle, attractive, Grenoble est une ville ouverte aux autres et au monde. Tous ceux qui nous ont rejoint, étudiants, travailleurs, immigrés fuyant des dictatures, donnent à Grenoble son visage d’aujourd’hui. Elle réunit toutes ces histoires et ces parcours d’hommes et de femmes, amoureux de notre ville et prêts à la construire et modeler la Métropole à nos côtés. Grenoble que nous aimons, c’est une ville laïque et fière de ses différences.

n Grenoble, c’est la solidarité.

Cette ville du vivre-ensemble que nous construisons et sa métropole dans laquelle nous vivons ensemble, doivent permettre à chacun de trouver sa place et d’accompagner les plus fragiles. Elle favorise le par- tage, les échanges et les rencontres. Notre modèle social s’appuie sur la mise en œuvre de solidarités de proximité, concrètes et collectives. Grenoble que nous aimons, c’est une ville qui prend soin de chacun, où chacun prend soin des autres, et où ensemble nous prenons soin de l’avenir.

n Grenoble, c’est l’éducation et l’émancipation partout et pour tous.

Véritable levier de réduction des inégalités, l’éducation doit permettre à tous de développer son propre potentiel, de devenir des citoyens capables de se forger leur propre opinion. Grenoble que nous aimons, c’est une ville apprenante dans un territoire métropolitain qui soutient l’éducation, qui offre les mêmes chances à tous dès le plus jeune âge et permet à chacun d’apprendre tout au long de la vie.

n Grenoble, c’est la création.

Notre ville porte en elle une histoire et une dynamique particulière en matière de vie associative, culturelle, sportive qui marque son identité. Cette dynamique s’incarne dans un vivier très riche et foisonnant d’asso-

INTRODUCTION

ciations et d’initiatives et aussi par de nombreuses équipes artistiques, des sportifs ou des équipements qui rayonnent bien au-delà de nos frontières. C’est une source de richesse et de fierté pour tous et un atout pour notre territoire. Grenoble que nous aimons, c’est une ville des possibles, de l’épanouissement, qui valorise les initiatives et rayonne des énergies de ses associations et de ses habitants.

n Grenoble, c’est notre ville à taille humaine.

Le bien-être et la qualité de vie sont une exigence partagée par tous à Grenoble. La métropole doit conforter ce principe. Dans une ville que nous traversons facilement à pied ou en vélo et dans laquelle les services et commerces sont à votre portée, la vie est plus douce et plus simple. Demain, alors que les contours de l’action territoriale se redessinent, nous devrons faire vivre ensemble les différentes échelles de notre métropole. Voir loin ensemble et construire des politiques de long terme structurantes mais aussi être attentifs à ce que les territoires de proximités, les secteurs, les quartiers, qui sont des espaces privilégiés d’expression de la démocratie, soient confortés. Nous amplifierons la territorialisation de l’action muni- cipale, conforterons les pôles de vie en adaptant les limites des secteurs à la réalité de vie des Grenoblois, et déclinerons le projet municipal en projet de secteur pour adapter nos politiques publiques et agir au plus près des besoins. Grenoble que nous aimons, c’est une ville des proximités, apaisée et accessible dans un espace métropolitain qui permet des solidarités territoriales.

n Grenoble, c’est la nature et l’écologie.

Notre engagement écologique inspirera des politiques publiques qui visent à préserver les ressources naturelles, promouvoir des démarches, des recherches économes en énergie notamment par la création de nouvelles énergies renouvelables, volontaires pour réduire dans tous les actes de la vie la production des gaz à effets de serre. Cet engagement doit inspirer de nouveaux modes de développement économique davantage axés sur la prise en compte des critères de bien être, de déplacement, d’habitat économes, de gestion des déchets, mais aussi des modes de vie et de consommation de chacun. Capitale des Alpes, nichée au cœur des montagnes, notre ville offre en son sein et à ses portes une richesse naturelle appréciée des habitants. Attachés à cet environnement exceptionnel, nous entretiendrons ardemment le lien entre ville et montagne. Grenoble que nous aimons, c’est une ville durable, inscrite dans la transition énergétique et qui fait la part belle à la nature.

n Grenoble, c’est la citoyenneté.

Capitale de la Résistance, ville rebelle et volontaire, Grenoble a toujours su se mobiliser pour défendre des causes justes. Fiers de ce passé, les Grenoblois sont impliqués dans la vie de la cité et participent au débat public. Grenoble que nous aimons, c’est cette ville que nous construisons ensemble pour vous, Grenoblois, citoyens de Grenoble-Alpes-Métropole, une ville qui ne pourrait être ce qu’elle est sans la richesse et la diversité de vos énergies, vos savoir-faire et vos compétences. Aimer Grenoble pour vous, c’est notre envie de s’engager, de travailler avec vous et pour vous, au service de cette ville que nous aimons.

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE

Nous voulons écrire avec vous cette nouvelle page de l’histoire de Grenoble, avec une méthode d’action rénovée et dynamique. Si depuis Hubert Dubedout la démocratie locale est constitutive de l’identité grenobloise et si de nombreuses expériences ont été menées depuis 1995 en matière de démocratie participative, avec une nouvelle étape importante franchie en 2008 lors de l’adoption de la Charte de la démocratie locale, nous voulons aller encore plus loin et permettre au plus grand nombre de participer à la vie de la cité. Dans le prolongement des « Primaires du projet » qui ont réuni plus de 1000 Grenoblois, nous souhaitons prendre le temps d’écouter et d’échanger avec vous. A Grenoble, c’est une attente forte et légitime des habitants, ancrée dans la tradition historique d’une ville exigeante et qui traduit un attachement profond, et maintes fois éprouvé, des Grenoblois à l’idéal démocratique.

Nous sommes convaincus que la confrontation productive des points de vue, le plus en amont possible des projets, permet de dépasser les seuls intérêts particuliers, de construire des solutions adaptées aux besoins et attentes des habitants et, finalement, de recomposer ensemble l’intérêt général. C’est également une réponse au doute civique majeur et à la crise de confiance qui traversent notre société. La démocratie participative n’est pas seulement une méthode d’action politique, c’est aussi le cadre du vivre-ensemble dans lequel nous devons retisser à la fois du lien social et des liens de confiance partagée entre élus et citoyens.

et des liens de confiance partagée entre élus et citoyens. 1. Approfondir la charte de la

1. Approfondir la charte de la démocratie locale, faire évoluer l’alerte citoyenne

Notre souhait est de proposer de nouvelles formes d’implication citoyenne, appuyées notamment sur les évolutions du numérique qui peuvent faciliter la mobilisation citoyenne et permettre à un nouveau public de trouver sa place dans le processus démocratique.

La charte de la démocratie locale, co-élaborée avec les Grenoblois, doit devenir une charte créatrice de droits pour les citoyens et un outil au service de la co-construction de nos politiques publiques. Cet acte 2 de la charte sera le cœur d’une gouvernance renouvelée, moderne et transparente. Elle renforcera la capacité à agir des Grenoblois, quel que soit leur âge, leur parcours et leur expérience. Les habitants et les associations veulent participer mais également suivre nos projets et les évaluer. Il s’agira non plus simplement de faire connaître explicitement les règles pour chaque démarche de concertation mais éga- lement de concevoir en amont l’organisation du processus avec les habitants. Cela permettra de travailler avec les Grenoblois sur tous les temps d’un projet, du diagnostic à l’évaluation, en passant par la réflexion et l’élaboration collective des solutions à mettre en œuvre. Cette nouvelle approche doit permettre de garantir la concertation, rendre visible la traçabilité des décisions, garantir un droit de suite et valoriser les apports de la concertation.

Concernant plus spécifiquement le suivi des projets urbains, et pour assurer une gestion apaisée de l’urbanisme, nous créerons un Comité local de l’Urbanisme qui pourra se saisir de tout sujet relevant de sa compétence. Il sera composé des différents acteurs et professionnels de l’urbanisme, du logement et de l’architecture présents sur le territoire grenoblois ainsi que des habitants et élus concernés. Doté de moyens d’études et de travaux propres, il pourra mettre en débat et enrichir les projets. En parallèle, une plateforme permanente d’échanges et de discussion sera mise en place pour faire émerger, avec les professionnels et les habitants, une culture urbaine partagée.

L’alerte citoyenne doit être développée dans le prolongement du dispositif prévu par la charte, permet- tant la réouverture d’un débat en conseil municipal dès lors que 8000 Grenoblois le demandent. Nous nous engageons sur les sujets de compétence municipale qui ont des conséquences importantes sur la vie des Grenoblois à organiser une consultation publique locale dès lors qu’un 1/5ème des électeurs le demande. Nous organiserons la possibilité pour les non-électeurs, habitants de Grenoble, de participer à ces consultations.

Nous proposons également de développer les consultations citoyennes par internet qui permettent au plus grand nombre de participer et d’exprimer son avis.

Enfin, en créant un observatoire des engagements, nous disposerons d’une instance rassemblant des représentants de la démocratie participative pour évaluer les politiques mises en œuvre par rapport aux engagements électoraux et aux décisions prises par le Conseil municipal.

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE

Nous développerons les Carrefours de secteur, temps fort grand public de débats, de rencontres, d’infor- mation, de découvertes et de convivialité, appréciés par les Grenoblois.

et de convivialité, appréciés par les Grenoblois. 2. Développer le pouvoir d’agir des habitants, les

2. Développer le pouvoir d’agir des habitants, les budgets participatifs, l’expertise d’usage

Avant tout, développer le pouvoir d’agir, c’est se mettre à l’écoute et aller à la rencontre des habitants et partir de leurs usages. C’est donner les moyens d’agir par le développement notamment de fonds de participation et la valorisation de l’engagement.

Le budget participatif, qui permet aux habitants de décider directement les priorités en matière d’amé- nagement de proximité et de petits travaux, déjà mis en place sur le secteur 1, sera généralisé sur les 6 secteurs de la ville et expérimenté sur d’autres thématiques que l’aménagement. En effet, nous souhaitons dès 2015 que la généralisation à tous les secteurs de la Ville des budgets participatifs s’accompagne d’une ouverture à de nouvelles compétences municipales. Concernant l’élaboration du budget municipal, nous irons au delà des nombreuses réunions publiques ouvertes organisées chaque année en ouvrant un espace dédié sur le site internet de la Ville permettant de recueillir l’avis des Grenoblois.

Nous développerons et dynamiserons les comités d’usagers au sein des Maisons des Habitants. Espaces d’échange, de dialogue et d’initiatives, ils réunissent tous ceux qui souhaitent construire notre politique de solidarité : les Grenoblois « usagers » du service public, prêts à mettre leur expérience, leur expertise d’usage et leur vécu au service de la solidarité et de l’intérêt général, les techniciens compétents, les acteurs publics et associatifs. L’enjeu est de nouer à l’échelle territoriale de véritables alliances habitants – professionnels – élus pour la gouvernance des équipements et des politiques publiques. Nous ouvrirons cette démarche d’association des usagers à d’autres services publics municipaux, comme par exemple les bibliothèques.

Dans un monde de plus en plus dématérialisé, il nous semble également essentiel de redonner corps aux débats d’idées en face-à-face, aux interactions réelles entre habitants qui, par ailleurs, favorisent la res- ponsabilité des opinions. Nous expérimenterons la mise en place d’une plate-forme physique d’expression libre disposée dans un lieu public de la ville (parc, place,…) pour permettre à tous ceux qui le souhaitent, à des groupes constitués, des associations ou des élus, d’exprimer publiquement une position, de partager des idées sur les sujets de leur choix, mais aussi de présenter un projet ou de rendre compte d’une action.

Pour diversifier les publics, nous souhaitons aussi expérimenter les panels d’habitants à parité homme/ femme tirés au sort qui pourraient émettre un avis dans le cadre de « conférences citoyennes » sur des dossiers complexes. Aux côtés des personnes déjà engagées dans les associations, les unions de quartiers et les instances para-municipales, cela permettra d’intégrer la parole de ceux qui n’ont pas l’habitude d’exprimer publiquement leur point de vue.

Pour faciliter la participation du plus grand nombre, nous systématiserons la proposition de gardes d’enfants lors des démarches participatives.

Nous renforcerons les moyens dédiés aux Fonds de Participation Habitants et aux Fonds de Soutien aux Initiatives Habitantes afin de favoriser l’émergence de projets collectifs portés par les habitants. Nous conforterons également l’appel à projets : des projets citoyens pour mobiliser.

Pour accompagner l’ensemble de ces formes nouvelles de participation et d’engagement citoyen de proxi- mité, nous renforcerons le rôle des élus de secteur pour en faire des pilotes du territoire, nous voulons leur permettre de porter la parole locale et les solutions inventées par les habitants.

Enfin, les Conseils Consultatifs de Secteur seront confortés dans leurs missions. Il s’agira de diversifier encore les sujets abordés, les formes de réflexion et d’échange et d’aller le plus souvent possible ensemble sur le terrain. Il s’agira aussi de mieux valoriser et reconnaître l’expertise habitante.

De même, les Unions de quartiers, acteurs essentiels de la démocratie de proximité, resteront naturel- lement associées, en tant qu’interlocuteurs privilégiés, aux démarches et actions concernant le cadre de vie et l’animation de la vie sociale des quartiers.

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE 3. Une information publique adaptée aux nouveaux usages et à toutes les

3. Une information publique adaptée aux nouveaux usages et à toutes les générations

Participer à la vie locale, c’est en premier lieu être informé. Cette question a été au centre des « Primaires du projet ». Pour la première fois dans l’histoire, quatre générations vivent en même temps, avec chacune des comportements et des usages propres dans l’accès à l’information. Cette cohabitation nous oblige à sans cesse innover en terme d’information publique pour la rendre accessible aux grenoblois sur tous les supports (papier, internet, réseaux sociaux,…)

Dès le début du mandat, nous mettrons en place une conférence citoyenne pour évaluer nos besoins, réinterroger les outils existants et faire des propositions en vue d’améliorer l’accès à l’information de tous les Grenoblois, quels que soient leurs usages.

Ainsi, l’innovation numérique doit permettre de transformer les liens citoyens-élus-services. Elle doit favo- riser une interactivité renforcée. Grâce à la mise en place d’un système d’alerte par mail et d’une appli- cation « Dans mon quartier », nous pourrons interagir de façon pratique et instantanée. Cela permettra d’informer en temps réel les habitants sur les sujets en lien avec la vie dans la ville (travaux dans leurs quartiers, manifestations culturelles et sportives,…) mais aussi de développer le pouvoir d’interpellation des habitants en leur permettant de signaler très rapidement un désagrément ou un incident identifié en vue de sa prise en charge par les services, en complément du Fil de la Ville.

Nous mettrons à la disposition des habitants des tableaux de bord en ligne pour mieux suivre l’avancée de nos projets et la mise en œuvre de toutes nos propositions, dans la continuité des travaux de l’obser- vatoire des engagements.

Les permanences de tchat en direct avec les élus (expérimentées sur certains sujets depuis deux ans) seront développées et institutionnalisées régulièrement, afin de permettre à ceux qui ne peuvent pas se déplacer, quelle qu’en soit la raison, d’échanger avec un élu à distance.

Au delà du mensuel municipal « Les Nouvelles de Grenoble », nous voulons développer une information de proximité à l’échelle des secteurs pour que chaque grenoblois puisse accéder de façon plus directe aux informations concernant son environnement direct. Pour développer encore l’accessibilité de tous à notre mensuel municipal, nous procéderons à la « vocalisation » de son contenu et nous expérimenterons le journal municipal « mural » sur des panneaux publics réservés.

Une newsletter régulière, et personnalisable en fonction des centres d’intérêt de chacun, sera également envoyée à ceux qui le souhaitent. Elle pourra reprendre, pour les thématiques choisies, le suivi des projets municipaux, le suivi des projets de tous les organismes associés de la Ville, des informations sur votre quartier mais aussi le programme des évènements municipaux et de la vie associative.

Nous amplifierons la démarche des services sans contact par mobile « MonGroom » à partir de l’expé- rimentation réalisée sur le site de la Bastille, dans le cadre de l’appel à projet national NFC.

Dans le prolongement de la démarche kiosque mise en place, nous devons encore développer l’accès à tous les services de la Ville via internet (réservation de salles, inscription périscolaire, actes administratifs,…) afin que les Grenoblois puissent effectuer un plus grand nombre de démarches en ligne.

Dans le cadre d’une démarche « opendata », les données de la Ville, exploitées par les services municipaux, seront rendues disponibles sur un espace spécifique. Cette ouverture et cette transparence des données publiques est une opportunité d’associer les habitants mais aussi de permettre d’augmenter la capacité d’innovation des acteurs associatifs, économiques, sociaux, culturels, de tous les usagers et citoyens de la ville.

Enfin, l’innovation numérique doit également être mise au service de l’amélioration de la vie quoti- dienne des Grenoblois. Nous expérimenterons plusieurs dispositifs innovants pour renforcer l’efficacité de certains services rendus aux habitants : gestion en temps réel des feux tricolores pour fluidifier et mieux gérer le trafic automobile, éclairage public intelligent et pilotable à distance, développement du numérique au service d’une autonomie renforcée pour les seniors et les personnes à mobilité réduite,…

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE

UNE NOUVELLE ÉTAPE DÉMOCRATIQUE 4. Des élus exemplaires qui s’engagent sur une charte publique de transparence

4. Des élus exemplaires qui s’engagent sur une charte publique de transparence et d’éthique

Au niveau national, plusieurs projets de loi vont permettre de placer la France au rang des démocraties les plus avancées en matière de prévention des conflits d’intérêt et de transparence de la vie publique. Ce mouvement vers une République exemplaire doit être accompagné par un volontarisme fort des col- lectivités locales. Elles doivent engager un mouvement de rénovation de la vie politique et de renouveau démocratique qui place les élus locaux dans une position irréprochable sur le plan déontologique.

A Grenoble, depuis 1995, la majorité appuie sa gestion sur des valeurs et des principes exigeants sur le plan de l’éthique, de la responsabilité des élus et de l’intérêt public. Pour nous, la probité et l’intégrité sont au cœur de la fonction d’un élu au service de sa ville et de ses habitants. Pour aller plus loin dans la transparence, nous voulons encore renouveler et moderniser la gouvernance pour qu’elle soit toujours plus intègre, plus transparente et efficace.

Chaque candidat élu sur notre liste « Aimer Grenoble » devra s’engager à signer une charte éthique sur les conflits d’intérêt. Chacun sera strictement tenu de limiter l’effet des intérêts ou des liens personnels qu’il entretient susceptibles d’influencer ou compromettre une décision qu’il prend dans l’exercice de son mandat. Si cela devait être le cas, l’élu s’engage à les faire connaître avant le débat et ne participe pas au vote.

Chaque élu devra en début de mandat rendre publique une déclaration d’activité pour déclarer toute activité connexe, notamment dans le secteur du conseil.

Les cumuls de mandats et de fonction entre l’exécutif municipal, d’autres exécutifs de collectivités territo- riales et les présidences de SEM seront limités et encadrés, de manière à ce qu’aucun élu ne puisse cumuler de responsabilité exécutive dans plusieurs collectivités territoriales. Les élus parlementaires grenoblois, à l’exemple de Michel Destot, de Geneviève Fioraso et de Jacques Chiron, ont d’ailleurs été exemplaires dans l’application du non-cumul des mandats, anticipant l’effectivité de la loi votée par la majorité de gauche que nous soutenons au plan national, en ne briguant pas nouveau mandat local.

Chaque élu devra s’engager à rendre compte individuellement de son travail devant les citoyens de façon régulière. Il s’engagera également à participer aux réunions de commission et aux séances du conseil municipal. Cette présence sera vérifiable par tout citoyen sur le site internet de la Ville.

Dans le cadre d’une plateforme permanente d’échanges et de discussions, chaque élu thématique orga- nisera régulièrement des réunions avec les acteurs de son champ de compétence. Le Maire organisera annuellement dans chaque secteur de la ville, à l’occasion de « Carrefours de secteur », un compte rendu annuel de l’action de la municipalité. Les démarches d’évaluation des politiques publiques seront pour- suivies et leurs résultats partagés avec les habitants.

Enfin, les processus de prise de décisions doivent être encore plus visibles. Les conseils municipaux seront diffusés en podcast sur le site de la Ville. Les documents de présentation des projets et les compte-rendus de réunions publiques seront mis en ligne de façon systématique.

Cette méthode de travail et cet état d’esprit sont au centre de notre projet pour Grenoble. Nous attendons beaucoup de cette démocratie « active » qui permet à chacun d’être acteur de sa ville. Ce choix dans la méthode est assumé, sincèrement et avec conviction, par chacun des candidats de notre liste « Aimer Grenoble ». Dans le respect mutuel, dans la clarté et l’humilité, fédérons nos forces et nos énergies, fran- chissons cette nouvelle étape ensemble pour notre ville.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

L’emploi, première des solidarités

Notre projet fait de l’emploi la solidarité principale, essentielle et déterminante. Si Grenoble s’en sort mieux que d’autres territoires comparables, si Grenoble recense des taux de chômage et des indices de précarité meilleurs que la moyenne française, aucun responsable politique ne peut se satisfaire d’un tel niveau de personnes en recherche d’emploi, notamment chez les jeunes. Tous, nous souhaitons que les fragilités sociales fabriquées par l’insécurité économique reculent. Nous ne voulons pas seulement traiter les conséquences, mais aussi agir sur les causes des difficultés sociales rencontrées par nos concitoyens, en concentrant nos efforts pour la croissance économique et la création d’emplois.

Grenoble a la chance de posséder des atouts rares : grande ville universitaire, de recherche et de techno-

logie, elle a su trouver une direction originale pour son développement, avec un accord stratégique entre acteurs privés de grands groupes, tissus de PME bâties sur des produits innovants, opérateurs de transferts de recherche-développement, universités et grands laboratoires scientifiques. Grenoble la technopolitaine

a réussi, en deux décennies, sa transformation progressive en « territoire de l’innovation permanente ».

Mais les grands opérateurs privés ayant investi dans la région grenobloise (ainsi que dans le Voironnais et

le Grésivaudan) ne savent pas ce que seront leurs horizons stratégiques à moyen terme. Dans ce cadre, la

stabilité du soutien des collectivités territoriales à ces initiatives est un impératif. Grenoble est parvenue

à inscrire ce pari d’associer durablement recherche et développement dans un projet urbain ambitieux, la

presqu’île, de mieux en mieux reliée au reste de la métropole. Cependant, il reste à réussir une diffusion plus large de ces avantages technopolitains dans l’ensemble de la métropole. Grenoble est une grande technopole qui compte et peut se comparer à d’autres ailleurs dans le monde mais Grenoble ne se résume pas à cet avantage comparatif.

La particularité de Grenoble est aussi d’être une Cité industrielle, artisanale et ouvrière. Dans la ville comme dans l’ensemble de la métropole, de grands groupes, des entreprises de taille intermédiaire mais aussi beaucoup de petites entreprises continuent à exister et pour certains réinvestissent dans l’appareil de production. Il y a quelques raisons à cela : la main d’œuvre qualifiée qu’ils trouvent à Grenoble, le climat entrepreneurial, le niveau de services aux entreprises disponible. Or, nous savons que ces qualités sont de plus en plus volatiles ; leur affaiblissement pourrait amener à fragiliser le tissu industriel local. Assurer cette continuité et permettre le déploiement de ces activités traditionnelles de l’économie grenobloise sera un impératif pour le prochain mandat.

La métropole grenobloise possède également une 3ème dimension économique majeure, à savoir d’être une capitale administrative importante, avec un rectorat, un palais de justice, une base militaire, etc. Cette activité tertiaire pourrait également être menacée par les impératifs nationaux de rationalisation des cartes administratives. L’enjeu sera de défendre l’emploi public comme étant une des bases permettant l’équilibre du développement territorial de la métropole grenobloise.

Le 4ème pilier de l’économie grenobloise est son économie liée au territoire (« économie présentielle ») que la qualité de vie grenobloise traduit concrètement. La ville dans ses montagnes, ville à taille humaine que l’on peut traverser à pied, ville considérée comme agréable pour étudier, entreprendre, s’installer, métropole de taille intermédiaire bien fournie en activités diverses, en fonction récréatives, culturelles et associatives, région dynamique et bien dotée en services de santé, Grenoble attire des nouveaux résidents, garde une partie de ses étudiants venus du reste du monde et préserve ses retraités. Conséquences du vieillissement de la population, la qualité de vie se transforme en choix résidentiel et justifiera, à l’avenir, un soutien déterminé pour stimuler la création de nouvelles activités de services à la personne, justifiant innovations sociales, insertion par l’économique et accompagnements publics.

Dans chacun de ces registres, le maintien de l’emploi, la création de nouveaux emplois et l’accompagne- ment des inévitables reconversions survenant pendant le mandat, imposent une grande réactivité et une priorité de premier ordre. Cet impératif de la solidarité par l’emploi se déclinera en 5 ambitions :

l’innovation partagée pour tous ; l’engagement pour l’industrie et les services ; le soutien aux com- merces, à l’artisanat et au tourisme ; une priorité particulière pour l’économie sociale et solidaire, la garantie de l’emploi public local et le renforcement des politiques d’insertion par l’emploi privé local.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ L’INNOVATION PARTAGÉE PAR TOUS n Ambition Grenoble porte

L’INNOVATION PARTAGÉE PAR TOUS

n Ambition

Grenoble porte l’ambition de poursuivre son parcours de métropole inventive, créatrice, parfois expéri- mentale et toujours capable d’envisager le chemin vers des innovations porteuses de création d’emploi, d’amélioration des conditions de vie mais aussi vers des innovations sociales, culturelles, environnementales. Avec la métropole qui portera, demain plus encore qu’aujourd’hui, une grande part de la compétence éco- nomique, Grenoble veut croire à la possibilité d’inventer pour son territoire un modèle de développement qui soit à la fois performant et solidaire, innovant et incluant, inventif et équitable. L’innovation ne vaut que si elle est partageable.

n Contexte

Les 200 ans d’histoire industrielle de Grenoble et de sa région (depuis l’hydroélectricité et la ganterie jusqu’aux micro-nanotechnologies, les logiciels, les biotechnologies et les nouvelles technologies de l’énergie) constituent un héritage précieux. Ville de la production, manufacturière, ouvrière, industrielle, Grenoble a traversé les époques et les crises. Grenoble sait s’adapter. La trajectoire économique de Grenoble traduit cette capacité à se renouveler, à reprendre les activités, à inventer de nouvelles solutions, à innover dans de nouveaux secteurs. Cette aptitude est notamment due à une très forte synergie entre les entreprises et les acteurs de la recherche depuis le début du 20ème siècle. Grenoble reste à la pointe dans des industries à haute technologie grâce à ce mariage heureux entre R&D privée et recherche publique. Grenoble, ville d’ingénieurs et de chercheurs (plus de 23 000), est aussi une des métropoles parmi les plus attractives de France pour les investissements étrangers et la 1ère ville française pour la part des activités de haute technologie dans les créations d’emplois privés.

Le fort soutien à l’innovation (incubateur GRAIN, GIANT, Forum 4i, …) s’est traduit notamment dans le projet Grenoble Presqu’île (EcoCité de 250 hectares, un des plus importants investissements public-privé en France avec 1,3 Md€ investis sur 15 ans, avec pour objectifs 25 000 actifs, 10 000 étudiants et 10 000 habitants). Cette marque de fabrique grenobloise a été saluée par de nombreux prix (dont celui de 5ème ville la plus innovante du monde – Forbes, juillet 2013).

La métropole grenobloise (et l’Isère) est l’un des trois plus grands centres mondiaux dans les micro et nanotechnologies avec près de 40 000 emplois (à comparer avec East Fishkill aux USA et Hsinchu à Taiwan). De nombreux projets ont vu le jour dans les deux dernières décennies ; certains avec une aide déterminante des collectivités territoriales (Nano 2012 ; Minalogic ; Minatec ; Silicon Europe ; SEMI Europe ; Carnot LSI). Le secteur « MedTech & Santé », pôle d’excellence (10 000 emplois) a également permis de grandes réalisations comme Clinatec et NanoBio. Les nouvelles technologies de l’énergie (Tenerrdis, Axelera, INES, Carnot-Energies du futur, SymbioFCell, …) se développent aujourd’hui rapidement afin de rendre concrètement possible et faisable la transition énergétique.

n Propositions

9 Faire de la métropole grenobloise un écosystème numérique complet, qui s’appuie sur sa

recherche technologique tout en développant fortement le secteur du logiciel, à la fois plus agile et fortement créateur d’emplois. Nous répondrons à l’appel à projet « French Tech » et créerons des espaces dédiés à l’émergence et au développement d’entreprises du logiciel, en soutenant

fortement les espaces de « co-working » et les rapprochements entre grands groupes déjà pré- sents (Hewlett-Packard, Bull, Cap Gemini, Schneider Electric, Xerox, Sun, ST Microelectronics…) et le tissu de start-ups et PME – PMI innovantes.

9 Faire de Grenoble la ville des « smart systems », systèmes intelligents, capable de diffuser

dans tous les quartiers les technologies qui améliorent la vie quotidienne : déplacements propres et agiles (véhicules électriques i-road), habitat intelligent, gestion de l’espace public, économies d’énergie… Nous voulons que l’innovation soit diffusée aux Grenoblois beaucoup plus rapidement et concrètement par des démonstrateurs dans tous les quartiers, notamment les plus fragiles.

9 Développer l’exemplarité du modèle grenoblois de transition énergétique, en conciliant

développement économique, recherche technologique et écologie. Développer les recherches visant à préserver les ressources naturelles, réaliser des économies d’énergie notamment par de nouvelles énergies renouvelables. Cet engagement doit inspirer de nouveaux modes de développement économique davantage axés sur la prise en compte des critères de bien être, de

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

déplacement, d’habitat économes, de la gestion des déchets, mais aussi des modes de vie et de consommation de chaque composante de la collectivité »

9 Poursuivre et diversifier à l’échelle métropolitaine la stratégie de soutien à l’innovation

technologique et aux pôles de compétitivité dans différents domaines : santé, énergie, sys- tèmes intelligents… Nous mesurerons les effets directs et indirects des investissements publics

et proposerons la création au sein de la Métropole d’une commission d’évaluation et de contrôle qui associera en amont les syndicats de salariés.

contrôle qui associera en amont les syndicats de salariés. 9 Développer de nouveaux lieux soutenant la

9 Développer de nouveaux lieux soutenant la création d’entreprises et pérenniser le soutien

aux réseaux d’accompagnement. (Cap’Jeunes, ReseauEntreprendre, La Pousada,

)

L’engagement pour l’industrie et les services

n Ambition

Grenoble s’engage pour défendre toutes les dimensions de son activité économique. Maintenir l’emploi industriel et tertiaire dans le cœur de la métropole nécessite de penser continuellement les besoins de ces acteurs économiques précieux pour Grenoble : ceux qui choisissent de ne pas délocaliser. Grace à sa tradition d’innovation, qui concerne l’ensemble des industries, Grenoble leur offre les conditions de la pérennité de leur activité. Développer encore cette capacité à transférer, à injecter les innovations dans les secteurs d’activité traditionnels par des impulsions publiques fortes, construire en permanence les conditions les meilleures pour les activités industrielles et tertiaires, dans une époque de désordres mon- diaux et de risques de licenciements boursiers, est une ambition de la gauche, un devoir des collectivités territoriales et devra se poursuivre pendant tout le mandat municipal. Ce souci de défense de l’activité existante et de diffusion de l’innovation devra s’accompagner d’une exigence de bonne répartition de ces activités industrielles et tertiaires sur le territoire grenoblois pour permettre notamment la présence de plus d’activité dans l’ensemble des quartiers.

n Contexte

Grenoble est aussi riche d’un tissu industriel diversifié où les secteurs traditionnels grenoblois (énergie, mécanique, chimie) jouent toujours un rôle prépondérant dans le tissu économique et l’emploi local (avec environ 15% des emplois privés). Il ne faut jamais oublier que c’est l’essor industriel de Grenoble qui a permis d’abattre les remparts de Grenoble au début du 20ème siècle et de permettre la croissance de la ville, sa respiration, ses extensions, sa conquête progressive au rang de cité économiquement forte en relation avec d’autres ailleurs dans le monde et l’obtention aujourd’hui du statut de métropole.

Le mouvement de tertiairisation continue cependant (40% de l’emploi privé concerne les services aux particuliers et aux entreprises). Il se prolongera très probablement dans les décennies à venir. Il nécessite d’être accompagné, avec notamment une politique urbaine de la juste répartition des activités et des fonctions dans une vision polycentrique de la métropole.

Les principaux pôles pour le développement économique grenoblois et sur lesquels la stratégie écono- mique de Grenoble devra porter une attention toute particulière sont : Europole, Presqu’île, Bouchayer- Viallet, Technisud, Alstom-Caterpillar, Allibert ainsi que la ZFU – Zone Franche Urbaine Villeneuve-Village Olympique. Mais le nouveau modèle de développement territorial que les métropoles auront à construire, à l’heure du numérique, de la e-économie et de l’internationalisation des réseaux ne pourra pas se satis- faire de quelques pôles de concentration de l’intervention économique publique. Pour stimuler l’activité et permettre l’éclosion d’initiatives individuelles, citoyennes, associatives, d’essaimages, d’extensions, de renouvellements, de rachats, etc., il faudra concevoir que les emplois se créeront aussi beaucoup en dehors des ZAC et à côté des entreprises telles que nous les connaissons aujourd’hui. Le contexte d’aujourd’hui plaide, dans l’esprit responsable d’un pacte avec les entrepreneurs locaux, pour le soutien à l’activité, à l’émergence de nouveaux secteurs d’intervention et à la création de nouveaux produits et services.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

n Propositions

9 Soutenir les projets permettant la création d’emplois et le maintien des activités en

cœur de métropole (zone d’activité Bachelard à Mistral, hôtel d’activités Artis2 ; Zone Allibert ;

Peupliers Nord ; …)

9 Favoriser, pour les entreprises, la création d’une nouvelle offre en locaux pour des activités

peu compatibles avec l’habitat et le maintien d’activités dans les pôles secondaires (Flaubert,

Poterne, …) avec des opérations de type « village d’entreprises »

9 Prévoir dans le Plan Local de l’Urbanisme Intercommunal que chaque zone urbaine écono-

mique comportera à la fois des fonctions technologiques, des fonctions secondaires et tertiaires, des fonctions commerciales et des services de proximité.

9 Réserver du foncier pour accueillir de nouvelles entreprises tertiaires (en lien avec les zones

d’activités intercommunales Parc d’Oxford à St Martin le Vinoux et Portes du Vercors à Fontaine

/ Sassenage)

9 Acquérir, à proximité des axes de circulation, des surfaces comprises entre 200 et 500 m²

afin de les mettre à disposition des entreprises en cours de développement

9 Prévenir le risque de friches tertiaires en facilitant le renouvellement des sites (Parc de

l’Alliance, Mangin/Esmonin, …)

des sites (Parc de l’Alliance, Mangin/Esmonin, …) Commerces, artisanat, tourisme n Ambition Grenoble doit

Commerces, artisanat, tourisme

n Ambition

Grenoble doit disposer d’une fonction commerçante renforcée au sein de la ville centre et soutenir l’ensemble de l’activité des artisans pour renforcer à la fois l’effet de centralité et la proximité dans tous les quartiers des services marchands quotidiens. L’ambition touristique de Grenoble devrait être reconsidérée à l’aune de l’articulation nouvelle au sein de la métropole élargie aux montagnes de la 1ère proximité. Si Grenoble n’apparait pas aujourd’hui comme une métropole à vocation touristique, elle devrait le devenir à l’horizon de la décennie future en reconsi- dérant l’intérêt de son patrimoine, son activité culturelle et la perspective de porter un grand évènement européen afin de modifier cette image de marque.

n Contexte

Grenoble possède un tissu dense d’artisans et de commerçants qui assurent les fonctions vitales de la centralité métropolitaine et rendent de riches services de proximité aux habitants et à l’ensemble des métropolitains qui fréquentent Grenoble. Notre ambition est de maintenir cette activité en centre ville et donc d’endiguer la tendance de nombreuses villes à laisser s’installer la fonction commerciale en périphé- rie. Renforcer la capacité commerçante et l’offre de commerces dans la proximité, dans chaque quartier, redevient un scénario plausible suite au constat fait par les grandes surfaces de la stagnation de leur modèle de l’hypermarché. Il reste à concevoir un urbanisme intégrateur de cette fonction qui peine à être diffuse. Si la construction de polarités commerciales disséminées a déjà commencé (notamment avec des superettes dans les quartiers), ce mouvement doit être amplifié.

Le contexte touristique de Grenoble est assez contrasté. Ville de montagnes, ville au milieu des montagnes, elle est traversée par un des plus grands flux touristiques pour le tourisme alpin en France. Mais Grenoble ne profite pas de cette manne ; Grenoble ne jouait pas, jusqu’à maintenant, sur cette dimension. Le tou- risme d’affaire est sous-développé comparativement à d’autres métropoles et les grands équipements touristiques manquent indubitablement. Pourtant, la riche histoire de la ville, l’architecture urbaine, les patrimoines, les arts, les scènes nationales, les musées et les salles de spectacle permettraient d’envisa- ger, pourvu de les lier d’une manière ou d’une autre avec la présence des montagnes, un développement touristique tout à fait stimulant.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

n Propositions

9 Doter la Métropole d’une stratégie globale de « marketing territorial » incluant une dimen-

sion touristique en lien avec les massifs et les parcs naturels régionaux

9 Accroître l’attractivité commerciale du centre ville élargi à la Caserne de Bonne dans le

cadre de l’opération « cœur de ville, cœur d’agglo »

9 Instituer avec les chambres consulaires et les unions commerciales une commission dédiée

à la planification des travaux sur l’espace public, qui veillera aussi à l’accompagnement des commerçants dans les éventuelles démarches en cas de difficulté ou préjudice

9 Développer dans tous les secteurs les pôles de vie incluant une dimension de commerces

de proximité

9 Soutenir les artisans par des locaux dédiés, le renforcement des dispositifs d’animation et une

gestion urbaine qui permette la conciliation de leurs activités avec les autres fonctions urbaines

9 Engager un plan de requalification des marchés de Grenoble (notamment la Halle Sainte

Claire), en concertation avec les commerçants et les habitants

en concertation avec les commerçants et les habitants Economie sociale et solidaire : pôle de coopération

Economie sociale et solidaire : pôle de coopération territoriale

n Ambition

Nous voulons développer de concert l’économie productive et l’économie sociale et solidaire (ESS), riche de très nombreux acteurs sur le territoire communal. Fidèles aux conceptions d’Hubert Dubedout et de Michel Destot qui ont porté une conception d’interdépendance forte entre urbanisme, économie et solidarité, nous voulons faire de Grenoble une ville exemplaire du développement de l’ESS, à l’image de notre engagement dans les pôles de compétitivité. Promouvoir l’économie sociale et solidaire à Grenoble est une priorité de premier ordre dans notre modèle de développement qui diversifie les vecteurs de croissance économique et vise à concilier sans cesse la recherche du développement durable et l’extension des solidarités.

n Contexte

Le poids économique de l’économie sociale et solidaire ne cesse de croitre en France et dans le monde. Avec 2,4 millions de salariés en France (près de 10% des emplois à Grenoble) et un besoin croissant d’organiser mieux ce secteur, l’économie sociale et solidaire dispose d’ores et déjà de la capacité de transformation économique et sociale dont notre société a besoin. Dans le sillage du projet de loi Hamon incitant à « entreprendre autrement pour créer des emplois dans nos territoires », les acteurs de l’ESS attendent des territoires une réponse adaptée et déclinée.

Plus de 80% des acteurs de l’ESS sont des associations. Alors qu’en 2005, les subventions publiques repré- sentaient plus du tiers du budget associatif, elles en représentent aujourd’hui moins du quart.

Les sociétés coopératives et participatives (SCOP) emploient un nombre croissant de salariés (en 2013, les 2000 SCOP employaient 42000 salariés en France) et sont appelés à créer 40000 nouveaux emplois d’ici 2019. Les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) représentent également des formules originales (il en existe 300 en France, de 12 salariés en moyenne ; les collectivités publiques sont présentes au capital de 40 % des SCIC) comme les coopératives d’activité et d’emploi (CAE) dont l’objet est de multiplier les salariés-entrepreneurs.

Il s’agit de créer des emplois non-délocalisables et d’envisager d’autres manières de travailler (intérêts pour les biens communs, qualité du travail, rapports au temps, aux techniques, à la violence, à l’éthique,

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

au genre etc.).

Sur Grenoble, de nombreuses activités sont caractéristiques de cette priorité (pôle de ressource pour l’aide à la création et au développement d’activité économique porté par la SCIC Pousada ; pôle de maîtrise de l’énergie dans les logements permettant la réhabilitation thermique des logements et la lutte contre la précarité énergétique porté par le groupe ULISSE - Grenoble solidarité, emploi 38, E3i et Viae 38 - ; pôle culturel porté par Mixlab ; …) et d’autres projets devraient être défendus (entreprises de nettoyage ; filière bois ; service à la personne ; métiers de l’environnement ; bien-être ; lien entre innovation technologique et innovation sociale en santé ; monnaies locales complémentaires).

n Propositions

9 Créer un Pôle de Coopération Territoriale (en cours de constitution) en défendant un projet

grenoblois dans la candidature prévue par la loi

9 Développer les projets en finance participative (crowdfunding), en instaurant un mécanisme

d’aide complémentaire publique pour les projets les plus innovants

9 Favoriser la création, le développement et l’hébergement des entreprises de l’ESS qui ont

des besoins d’accompagnements et de financements adaptés et le parrainage au sein d’une maison de l’entrepreneuriat solidaire, soutenir l’économie de proximité et l’ESS (MCAE-Isère Active) et développer le microcrédit accompagné (ADIE)

9 Créer un réseau de l’Économie Collaborative, en lien avec les associations grenobloises

impliquées dans le développement de l’économie circulaire (recyclage, réutilisation…) que nous

voulons encourager.

(recyclage, réutilisation…) que nous voulons encourager. Garantir l’emploi public local et renforcer les politiques

Garantir l’emploi public local et renforcer les politiques d’insertion

n Ambition

Grenoble se doit de territorialiser son économie autant que possible en lui permettant de s’ancrer durable- ment dans le tissu économique local et régional, en s’appuyant sur les ressources territoriales spécifiques de Grenoble et sur la réponse aux besoins des grenoblois. C’est l’ambition d’accompagner l’insertion par l’économique grâce à l’emploi privé local. Le maintien de l’emploi public local est une autre des ambitions, qu’il s’agisse des établissements publics d’Etat ou des autres collectivités territoriales.

n Contexte

La crise économique mondiale et ses déclinaisons à Grenoble ne touchent pas tous les publics de la même manière. Les indicateurs de pauvreté dessinent une carte inégalitaire des quartiers les uns par rapport aux autres. La lutte contre ces déséquilibres infra-territoriaux, la recherche d’une plus juste répartition des chances entre les quartiers et le devoir de solidarité par l’espace réclament un plan de soutien à l’emploi privé localement bien distribué et un souci constant dans le mode de répartition de l’emploi public, notam- ment entre le nord et le sud de la ville. La ZUS (Zone Urbaine Sensible) de Grenoble Villeneuve – VO est assez caractéristique de ce qui se passe dans de nombreux autres quartiers aussi : le chômage de longue durée et la progression des demandes d’emploi pour tous les âges, hommes comme femmes sont, certes, ralentis par les interventions publiques mais restent à des taux bien trop hauts.

L’autre dimension de cette question concerne les évolutions à venir de la fonction publique territoriale, dans le cadre de la construction métropolitaine et d’éventuels transferts de personnels entre les différents niveaux de collectivités territoriales. Sans savoir ce que seront les conditions de ces transferts, il est un fait que l’emploi public sera alors questionné pour savoir la nouvelle répartition des rôles, fonctions et missions.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

n Propositions

9 Préserver un haut niveau de service public rendu par l’ensemble des intervenants publics

(services municipaux et métropolitains comme agences et établissements liés) en maintenant la qualité de l’emploi public local, tout en œuvrant à sa réorganisation, la simplification des procédures et la modernisation de l’action territoriale.

9 Maintenir l’engagement fort des collectivités dans les emplois aidés et d’insertion, notam-

ment les emplois d’avenir pour les jeunes.

9 Fédérer l’ensemble des acteurs de l’insertion à l’échelle Métropolitaine et construire avec

les chambres consulaires une stratégie partagée formation – insertion visant à répondre aux besoins d’emplois non satisfaits et aux secteurs en croissance.

9 Renforcer les dispositifs pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes aux qualifications

incomplètes (clauses d’insertion, école de la deuxième, chantiers écoles, convention passée avec

les entreprises….)

9 Soutenir la mission locale dans son rôle d’accompagnement des jeunes les plus éloignés de

l’emploi, en développant son réseau de partenaires économiques.

9 Réunir les réseaux de parrainage au sein d’une structure dédiée à l’accès aux stages, afin

qu’aucun jeune ne soit freiné dans sa scolarité ou sa formation faute de « carnet d’adresses ».

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

Le développement social partagé

La crise sociale qui a succédé à la crise financière puis économique que nous connaissons depuis 2008

a bouleversé la réalité sociale des villes, en particulier les plus importantes, celles qui concentrent les

potentiels de créations d’emplois et les services publics et associatifs à même de préserver les solidarités

essentielles. Si Grenoble affiche un taux de pauvreté légèrement inférieur à la moyenne des villes com- parables (environ 18%), nous ne pouvons accepter les nombreuses difficultés et souffrances auxquelles nombre de nos concitoyens sont confrontés quotidiennement. Grenoble doit rester une ville solidaire de tous, capable de porter un modèle de développement dont la solidarité reste l’objectif central.

Plus que jamais, il nous faut mettre en œuvre un développement social partagé par tous, des plus fragiles aux moins modestes, des classes moyennes aux plus démunis, dans un travail de solidarité qui inclue tous les Grenoblois, sans stigmatisation.

Si la crise a d’abord aggravé la situation des plus fragiles, nous sommes aujourd’hui confrontés à des

inégalités nouvelles. Les classes moyennes ont désormais le sentiment d’être toujours sur le fil, entre ceux

qui s’en sortent bien et ceux qui ont accès à des aides. Elles acceptent mal de voir leur pouvoir d’achat se restreindre alors qu’elles travaillent, et la peur du déclassement social grandit, accompagnée du sentiment de repli sur soi. Avec la crise, le centre communal d’action sociale a vu grossir les rangs des demandeurs d’aide, de familles avec enfants, de salariés pauvres, de jeunes sans ressources et bien trop souvent de personnes âgées. Nous rencontrons de nouvelles formes de solitude, un accroissement des difficultés d’accès aux droits élémentaires et aux soins, des problèmes de logement et de pauvreté chez certaines personnes qui travaillent tout en étant précaires.

Face à cela, et malgré les évolutions importantes intervenues ces dernières années, nos concitoyens per- çoivent encore souvent l’action sociale comme trop éloignée, segmentée, balkanisée, et sont nombreux

à méconnaître les droits et services auxquels ils peuvent prétendre. C’est pourquoi il nous faut amplifier

les politiques de développement social engagées sur le terrain et adapter sans cesse l’action sociale aux

réalités des besoins des habitants.

Ancrées dans la vie quotidienne des habitants, les politiques municipales sont l’échelon de base de la solidarité et constituent des leviers d’innovation, à travers les équipements publics, les aides et les services dans les quartiers. Notre ville est riche d’un tissu associatif particulièrement dense dans le secteur social, de partenaires publics impliqués (Conseil Général, CAF, CPAM…) et d’un outil majeur : le centre communal d’action sociale (CCAS), financé au tiers par la Ville et fort d’une centaine d’équipements et services publics pour près de 1400 agents. Héritage d’une histoire sociale qui s’est souvent confondue avec les principaux progrès sociaux du dernier siècle, cette action publique importante est un atout considérable face à la crise pour répondre aux besoins du plus grand nombre, à telle enseigne qu’on estime aujourd’hui à près de 60 000 le nombre de Grenoblois concernés par l’action du CCAS.

Fidèles à tradition d’innovation sociale grenobloise, nous voulons continuer à imaginer de nouvelles formes locales de redistribution, développer les actions collectives, créer de nouvelles réponses en proximité à l’initiative des habitants, promouvoir un développement social territorial par le service public et les asso- ciations, piloté ensemble par les habitants, les professionnels et les élus. C’est dans cet esprit d’innovation et de participation citoyenne que nous voulons renforcer notre capacité d’intervention dans cinq directions spécifiques :

d’intervention dans cinq directions spécifiques : 1 - Combattre les nouvelles formes de pauvreté Les figures

1 - Combattre les nouvelles formes de pauvreté

Les figures de la pauvreté ne cessent de se transformer et des formes nouvelles sont apparues, accen- tuées par la crise depuis 2008 : il s’agit des familles, des jeunes et de certaines personnes âgées isolées. Les familles les plus touchées par la pauvreté sont les familles monoparentales, mais aussi les familles nombreuses, de trois enfants ou plus, qui sont surreprésentées parmi les ménages pauvres (ménages dont le revenu est inférieur à 60% du revenu médian en France) C’est essentiellement la faiblesse des revenus du travail qui est en cause - nombre de parents isolés ne travaillent pas ou seulement pour des

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

courtes durées - ainsi que l’accès inégal aux prestations et aux aides sociales.

C’est pourquoi nous voulons :

9 Développer les plateformes d’accès aux droits et aux services au sein des Maisons des

Habitants, généraliser le baromètre du non-recours expérimenté sur le secteur 6 avec l’équipe

de recherche Odénore (Observatoire du non recours aux droits et aux services)

9

Poursuivre le déploiement de services ouverts à tous, en direction des ménages en fragilité :

-

plateforme d’accompagnement budgétaire offrant conseils et accès à des dispositifs

d’accompagnement ;

plateforme mobilité pour accompagner l’accès à toutes les formes de mobilité, avec une auto-école sociale et citoyenne dont nous accompagnerons la croissance ;

-

dispositif « Connexions solidaires » avec Emmanüs Connect et l’association La Remise pour faciliter l’accès à bas prix à la téléphonie mobile et à internet

-

-

plateforme précarité énergétique pour accompagner les ménages en difficulté par rapport

à leur consommation d’énergie, réaliser un diagnostic de leur logement, accéder aux aides adaptées

9

Conforter les aides sociales facultatives dans une logique de réactivité (réponse sous 24h)

et d’adaptation aux demandes

9 Renforcer l’accès à l’allocation municipale d’habitation, qui permet d’aider les locataires

du parc privé ayant de faibles revenus, souvent salariés

9 Instaurer une tarification progressive et sociale de l’eau, prévoyant la gratuité des pre-

miers mètres cube, en complément du développement systématisé des tarifications sociales de

l’énergie (gaz et électricité)

9

Faciliter l’accès au microcrédit social face aux accidents de la vie

9

Déployer à destination des jeunes le fonds «coup de pouce », complémentaire des aides

existantes et visant à répondre à des besoins spécifiques : décohabitation, arrivée d’un enfant, santé

: décohabitation, arrivée d’un enfant, santé 2 - Accompagner toutes les familles La solidarité

2 - Accompagner toutes les familles

La solidarité s’exprime envers tous les habitants et toutes les familles, même si elles ne sont pas en situation de précarité. Les familles sont les premiers acteurs de l’éducation, de la transmission des valeurs citoyennes et du vivre ensemble de notre société. A ce titre, elles doivent être accompagnées dans leur rôle, et en toutes circonstances.

C’est pourquoi nous voulons :

9

Généraliser les espaces famille dans les Maisons des Habitants, lieux d’accompagnement

à

la parentalité, d’échanges de conseils, d’initiatives partagées

9

Développer les lieux d’accueil enfant – parent, étendre le réseau des ludothèques, créer

à

partir des structures petite enfance des lieux d’éveil artistique pour les parents et les enfants

9

Développer les projets d’éveil artistique et culturel dans le cadre de « la cuvée des tous

petits », en renforçant la coopération entre professionnels et en associant davantage les parents

9 Renforcer la cohésion familiale en proposant des activités associant les grands parents, (loisirs

éducatifs, sorties familiales, randonnées en montagne…)

9 Développer les liens entre les structures petite enfance et les écoles maternelles autour

des questions de parentalité, en partenariat avec les acteurs associatifs concernés (Ecole des parents et des éducateurs, Maison des familles, etc.)

9 Conforter les Relais d’Assistantes Maternelles (RAM), donner des moyens accrus pour la

formation des assistantes maternelles indépendantes et des professionnels qui travaillent dans

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

le cadre de la garde atypique, en lien avec les activités éducatives réalisées en crèche (Parler Bambin, éveil artistique et culturel), systématiser les rencontres collectives professionnelles - parents et l’échange sur les pratiques.

3 - Faire reculer les inégalités dès le plus

jeune âge

jeune âge

En France, la pauvreté des enfants atteint un niveau exceptionnellement élevé dans les zones urbaines

sensibles (ZUS) : un enfant sur deux (49 %) y vit en situation de pauvreté. Le plan national de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale (décembre 2012) a fixé l’objectif que les établissements d’accueil du jeune enfant reçoivent une proportion d’enfants sous le seuil de pauvreté correspondant à leur proportion dans la population (soit 20 % en moyenne nationale). Grenoble n’a pas attendu cette directive pour faire

le

choix de donner la priorité d’accès aux crèches aux enfants en situation de pauvreté : ces enfants sont

depuis plusieurs années autant présents dans les crèches que dans la sociologie grenobloise, soit près de 30%. Nous voulons poursuivre et amplifier cette politique qui concilie service aux familles et lutte contre les inégalités.

C’est pourquoi nous proposons de :

 

9

Garantir l’égal accès de tous les enfants aux crèches pour préserver la mixité sociale, en

offrant l’accès à l’accueil collectif aux enfants de toute origine sociale

9

Développer les modes de garde collectifs, garants de l’égalité et de la qualité de la prise en

charge des jeunes enfants par de «crèches à haute qualité éducative», en créant au moins 100 places supplémentaire sur la durée du mandat, et en poursuivant l’amélioration du patrimoine des crèches.

9

Adapter les modes de garde de la petite enfance aux besoins des familles, en renforçant

le dispositif existant de garde à domicile sur des horaires atypiques et en élargissant les horaires d’accueil d’une crèche par secteur (tôt le matin et/ou en soirée)

9

Promouvoir les actions autour de la nutrition, notamment le programme « Manger Malin

» qui bénéficie déjà à plus de 600 enfants en lien avec les centres de santé (Agecsa)

4 - Vivre dignement tous les âges de la vie

4

- Vivre dignement tous les âges de la vie

Accompagner les seniors, c’est d’abord leur donner la possibilité de bien vivre leur âge dans la ville, et il n’y

a pas une seule façon de vieillir mais bien une grande diversité de situations et de trajectoires de vie. Que

nos aînés soient seuls ou en structure, qu’ils soient ou non accompagnés par leurs proches, il faut veiller à

leur offrir les conditions d’une vie digne et bienheureuse : qu’ils puissent continuer d’exercer pleinement leur rôle de citoyen, que la ville s’adapte à leur besoins, qu’ils soient soutenus et accompagnés quand la perte d’autonomie survient.

Nous avons la chance d’être les premiers à vivre dans une société où cohabitent 4 voire 5 générations : cet allongement de la vie ne peut se résumer à la question de la prise en charge de la dépendance, il ne doit pas être considéré comme une charge ou un coût, mais bien comme la chance de construire de nouveaux apports mutuels et solidaires. Grenoble occupe une place à part dans l’histoire des politiques gérontologiques de notre pays : c’est ici qu’ont été pensées et initiées les politiques de maintien à domicile, et plus largement une conception qui englobe l’ensemble des besoins sociaux des personnes âgées, liés notamment à la vie sociale et à la citoyenneté. Forte d’un service public et associatif particulièrement riche, notre ville doit aujourd’hui adapter son modèle au défi de l’allongement de la vie, guidée par les mêmes valeurs d’égalité et de solidarité.

C’est pourquoi nous voulons :

9 Repenser la ville pour tous les âges : logements adaptés, urbanisme, déplacements, com-

merces de proximité, mobiliers urbains, parcs, accessibilité. Adapter des logements existants à l’évolution des contraintes de vie des personnes âgées, conventionner avec les bailleurs pour

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

adapter les critères de mutations et construire des logements adaptés. Pour conduire cette démarche globale, s’engager dans une démarche «Ville amie des aînés» rattachée au réseau OMS : imaginer aussi la ville en fonction du rythme des seniors (par exemple : synchronisation ralentie des feux pour piétons, accessibilité des commerces, système d’épicerie ambulante, de portage de paniers solidaires à domicile…). Réaliser en amont un audit participatif sur les envies et les désirs des seniors dans la ville.

9 Créer une instance participative permanente chargé de porter l’enjeu global de « mieux

vivre et vieillir en ville », où pourront être débattus les grands projets municipaux, s’appuyer sur les compétences que les seniors ont capitalisées durant leur vie active

9

Rénover le maintien à domicile par :

L’élaboration de plans d’actions collectifs de maintien à domicile, portés par le service social du CCAS, permettant de mutualiser les plans d’aide et les réseaux d’aidants

-

-

La création d’un SPASSAD, service polyvalent d’aide à domicile et de soins, pour meilleure

coordination des acteurs du domicile et une meilleure prise en charge

-

L’utilisation des nouvelles technologies : domotique, téléassistance, télémédecine

La mise en place d’un réseau de soins en psycho-gériatrie, en lien avec le CHAI et la méde- cine de ville

-

9

Développer l’habitat intermédiaire associant logement et services, comme les logements-

foyers, en créant deux nouvelles structures sur Flaubert et dans le secteur 3 dans un objectif de pôle de vie sociale à l’échelle des secteurs. Soutenir les initiatives d’habitat regroupé à services partagés comme Les Vignes, à l’Ile Verte, l’habitat participatif, la cohabitation, etc.

9 Accompagner davantage les aidants familiaux : il faut aider les familles pour aider les

malades, particulièrement dans le cas des pathologies Alzheimer. La Maison des aidants sera renforcée par son regroupement avec le Centre de jour des Alpins, pour offrir au plus grand nombre des services innovants : équipe mobile Alzheimer, halte répit, baluchonnage

9 Améliorer la prise en charge de la dépendance en établissement, par la poursuite de la

formation « humanitude », la création d’un établissement médicalisé dans le cadre du projet Flaubert, l’attention aux conseils de vie sociale qui permettent aux personnes d’exercer leurs choix le plus longtemps possible

9 Soutenir la vie sociale des personnes âgées en développant les pôles d’animation gérontolo-

giques et intergénérationnels (PAGI), le Pass culture, le dispositif Avant’âges, les sorties organisées par les clubs… et en poursuivant massivement les formations à internet

9 Favoriser les implications citoyennes des aînés et proposer des activités de bien être :

pratique sportives et activités culturelles et des initiatives de prévention santé pour prévenir la

dépendance

9 Contribuer à changer l’image du senior : aider à faire évoluer l’image que les seniors ont

d’eux-mêmes, notamment les femmes, accompagner le vieillissement des corps (lieux de soins et de beauté accessibles financièrement), trouver des activités alternatives à celles proposées habituellement dans les établissements qui les accueillent, en lien avec les usagers.

qui les accueillent, en lien avec les usagers. 5 - Lutter contre l’exclusion des plus fragiles

5 - Lutter contre l’exclusion des plus fragiles

La force et la cohésion d’une société se mesurent à la place qu’elle réserve et à l’attention qu’elle porte aux plus faibles, à l’intensité de ses efforts pour lutter contre les exclusions qui les frappent ou les menacent. Il en va de même pour une ville. Et Grenoble, ville centre de l’agglomération, attire et accueille les popu- lations les plus exclues, les ménages les plus en difficulté : elle doit de ce fait prendre toute sa part dans la lutte contre les exclusions, en lien avec les autres communes de l’agglomération.

C’est pourquoi nous voulons aller plus loin :

9 Accompagner les plus exclus, au-delà de l’urgence, vers la réappropriation d’une vie à soi,

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

développer la fluidité des parcours de l’hébergement au logement : ouvrir des lieux alternatifs à l’hébergement d’urgence pour les personnes isolées et les familles, avec ou sans accompagne- ment social

9 Engager la Métropole pour permettre aux personnes et aux familles les plus en difficulté

d’être accompagnées sans rupture de prise en charge, de l’hébergement d’urgence jusqu’au logement, quel que soit le financeur dont il relève (Etat, Conseil général, CCAS…). Nous plaiderons pour que la future métropole puisse, de manière exemplaire et innovante, prendre en charge ce parcours de l’hébergement au logement, avec l’ensemble des partenaires concernés sur l’agglo- mération (bailleurs, associations)

9 Ouvrir avec les associations un lieu de halte pour la nuit, lieu de répit dans la nuit pour

les gens de la rue : leur permettre de se poser un instant, de se réchauffer, voire commencer à nouer un dialogue

9 Poursuivre l’expérience du lieu de parole et d’échange informel « Parlons-en » pour tous

les exclus de la rue, à la Maison des Habitants centre ville

9 Soutenir les associations qui sont en première ligne pour l’accueil des exclus, de ceux qui sont

dans la rue ; c’est un travail très engageant, vital pour les personnes, indispensable pour la collec- tivité : accueils de jour, aides alimentaires, services d’hébergement et / ou d’accompagnement…

9 Renforcer l’accompagnement auprès des femmes les plus en détresse (à la rue, prostitu-

tion), continuer de leur proposer une aide d’urgence (CCAS)

9 Privilégier la solution du logement par rapport à l’hébergement pour toutes les personnes

et les familles en situation d’exclusion, en prévoyant un accompagnement adapté, le cas échéant (politique du «logement d’abord»)

9 Doubler la capacité du dispositif intercommunal d’insertion de familles européennes de culture

Rom, par le travail et le logement, élaborer à l’échelle intercommunale une réponse spécifique à

la situation des mineurs étrangers isolés

9 Favoriser la pratique sportive et l’accès culturel aux personnes en situation de pauvreté

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

S’ouvrir aux autres, s’orga- niser, combattre l’isolement

Il nous faut aujourd’hui plus que jamais, remettre l’attention aux autres au cœur de notre projet républicain et ajouter la force de la fraternité à la liberté et à l’égalité. Une égalité où les plus âgés, les plus pauvres et les plus fragiles ne sont pas laissés au bord du chemin de la croissance. Une liberté dans ses choix de vie qui doit conduire à l’épanouissement et non à l’exclusion. Et une fraternité pour retisser le lien entre habitants, défendre un secteur associatif généreux et garantir nos politiques de solidarité et combattre un fléau rampant dans nos villes, l’isolement.

Dans notre ville, près d’un ménage sur deux n’est composé que d’une seule personne. La proportion est bien plus grande chez les personnes âgées de plus de 70 ans. Mais à tous les âges, l’isolement est un fléau qui nourrit et aggrave la précarité matérielle, favorisant la peur et le repli sur soi. A l’heure où les relations sociales sont gangrenées par la crainte de l’autre, où la peur du déclassement avive les ressentiments et les fractures territoriales, où l’espace public semble anxiogène et les lieux collectifs stigmatisants, nous devons retrouver le sens du collectif, le plaisir de la rencontre, l’engagement partagé pour des projets communs.

C’est pourquoi nous voulons travailler sur quatre grandes orientations.

nous voulons travailler sur quatre grandes orientations. 1 - Disposer dans la ville de lieux collectifs,

1 - Disposer dans la ville de lieux collectifs, ouverts et participatifs

Trop longtemps, les équipements publics et associatifs ont été spécialisés qui vers un public, qui vers une activité, contribuant tacitement aux logiques d’entre soi et aux difficultés à ouvrir la vie sociale de leurs usagers. Notre projet entend clairement inverser cette tendance, décloisonner les lieux et les pratiques, faire des équipements publics des lieux de plus grande convivialité et de rencontre, dans l’esprit «place de village» qui commence à irriguer les nouvelles «Maisons des habitants» dans les quartiers.

Nous proposons de :

9 Poursuivre le développement des Maisons des Habitants en lien avec les associations de

quartier, l’éducation populaire et les services publics territorialisés dans un triple objectif :

- d’ouverture et de décloisonnement des équipements publics, afin de constituer des pôles

de services et de vie sociale ouverts à tous

- de favoriser l’information et l’accès aux droits et aux services, en intégrant une dimension

d’action collective

- de favoriser le pouvoir d’agir des habitants, par le travail d’agents de développement local, le déploiement de fonds de participation et la mise en place de comités des usagers

9 Faciliter l’utilisation des locaux publics libres le samedi et en soirées : locaux associatifs,

équipements sportifs, Maison des Habitants dans une logique de mutualisation des espaces à l’échelle des quartiers

9 Soutenir les initiatives d’habitants en favorisant notamment l’utilisation et l’occupation de

lieux susceptibles d’héberger des actions, des activités, des usages collectifs, lieux de médiation

à destination de tous les âges, en rez-de-chaussée ou au sein des immeubles,

9 Renforcer l’accueil des nouveaux habitants à l’échelle de chaque quartier, en lien avec les

bailleurs et les équipements publics.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

2 - Travailler à l’émergence et à la

consolidation des solidarités de proximitéDE PROXIMITÉ 2 - Travailler à l’émergence et à la Au-delà des équipements, la lutte contre

Au-delà des équipements, la lutte contre l’isolement passe par le développement des solidarités du quotidien, celles que l’on trouve en proximité, dans son voisinage immédiat. Si de nombreuses initiatives individuelles et associatives existent, il est aujourd’hui nécessaire de mieux accompagner les habitants et les acteurs de terrain pour permettre l’accès de tous, notamment les plus fragiles ou les « invisibles » à ces solidarités de proximité.

C’est pourquoi nous proposons de :

9 Développer les liens de proximité par l’initiative des habitants, par des appels à projets

spécifiques, le développement des fonds de participation des habitants, la promotion des réseaux d’échanges réciproques de savoirs (RERS), le soutien aux initiatives de convivialité ou d’entraide,

telle l’Acorderie sur le secteur 6.

9 Amplifier les actions collectives qui permettent la rencontre entre habitants : sorties familles,

pass culture, petits déjeuners dans les MDH, repas de quartier…

9 Doubler le nombre de bénéficiaires des paniers solidaires pour atteindre 1000 familles

concernées et 30 000 paniers annuels : au-delà de notre engagement dans les circuits courts et pour la production maraîchère locale, les paniers solidaires permettent des temps de rencontre et d’échanges entre habitants particulièrement féconds en convivialité et initiatives : échanges de recettes, concours de cuisine…

9 Soutenir la création d’une épicerie solidaire à Grenoble, ouverte à tous, lieu de rencontre et

de mixité sociale ; en prévoyant son développement en mode «itinérant», dans les quartiers, à la manière des commerces ambulants des villages. Cette offre complètera celle des paniers solidaires par de l’épicerie sèche accessible à tous, à des prix variant selon le quotient familial.

9 Développer les dispositifs de médiation sociale dans les quartiers, du Nord au Sud de la

Ville, permettant de faire le lien entre les équipements et les espaces publics à l’image de l’expé- rimentation conduite à la MDH des Baladins. Le développement de la médiation sociale est une réponse adaptée aux tensions du quotidien dans de nombreux quartiers, avec le souci d’une présence adulte renforcée auprès des jeunes, dans un esprit d’échange et de dialogue.

3 - Valoriser le bénévolat et l’engagement

citoyende dialogue. 3 - Valoriser le bénévolat et l’engagement Si l’action publique est importante à Grenoble,

Si l’action publique est importante à Grenoble, elle ne saurait prétendre pouvoir à elle seule répondre aux besoins immenses liés à l’isolement et aux solidarités de proximité. Il n’est d’ailleurs pas souhaitable à notre sens qu’elle y prétende : c’est bien en accompagnant les souhaits et les initiatives citoyennes que l’action publique trouve sa juste place, en aidant et valorisant l’engagement bénévole, en étant catalyseur et facilitateur de volontariat pour développer les solidarités. C’est dans cette interaction respectueuse du rôle de chacun entre les services publics et les habitants que réside à notre sens un formidable potentiel d’engagements et d’entraides.

C’est pourquoi nous proposons de :

9 Développer le pôle ressource du bénévolat, situé à l’espace Convivi’âges de la Maison du Bois

d’Artas, pour en faire le lieu central d’information, de formation et d’orientation des bénévoles ou de ceux qui aspirent à l’être. Initié il y a peu, ce pôle ressource sera développé en cohérence avec le nouveau projet de la Maison des associations (voir infra) et verra son action et ses offres relayées dans l’ensemble des Maisons des habitants.

9 Créer une université permanente du bénévolat, ressource de formation permanente pour

l’ensemble des bénévoles. Cette « université » sera construite avec l’ensemble du secteur asso- ciatif dans le cadre d’une démarche participative, en s’appuyant sur les initiatives existantes.

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

9 Promouvoir une valorisation et une reconnaissance des actions bénévoles et de l’engage-

ment citoyen, en s’inspirant des expériences telles que les Accorderies ou les banques du temps. S’inspirant de l’expérience réussie du passeport « éco-citoyen » de la régie de quartier Villeneuve, nous pourrions développer les aides directes (sorties culturelles, entrées dans les équipements sportifs, paniers solidaires…) en reconnaissance d’un engagement de temps bénévole.

9 Poursuivre l’accueil des jeunes en services civiques : engagés dès la création du service

civique, la Ville et ses satellites ont acquis une expérience probante dans l’accueil de missions

des volontaires du service civique. Nous savons le bénéfice que beaucoup de jeunes en retirent dans leur construction individuelle et professionnelle, comme leur apport aux actions auxquelles ils contribuent.

comme leur apport aux actions auxquelles ils contribuent. 4 - S’associer dans la ville L’histoire de

4 - S’associer dans la ville

L’histoire de notre ville sur ces dernières décennies peut être largement confondue avec celle de ses associations, qui ont porté nombre d’innovations dans tous les champs de la vie sociale, mais aussi subi les politiques régressives de la période 1983 – 1995. Nous sommes à la fois fiers d’avoir contribué depuis 1995 au redressement du secteur associatif grenoblois et conscients du paradoxe de sa situation actuelle :

il est à la fois extraordinairement riche et infiniment fragile.

Nous entendons donc poursuivre notre soutien aux associations, refusant de faire de leur financement une variable d’ajustement de nos équilibres budgétaires ou pire, de caricaturer leur rôle et/ou leur moyen dans une vision idéologique et négative des corps intermédiaires. Si le contexte actuel des finances publiques n’autorise aucune démagogie - la rigueur de gestion restera la règle, et l’exigence de transparence un impératif partagé -, nous sommes persuadés qu’il est possible, à moyens quasi constants, de prolonger et de protéger la richesse associative de Grenoble, constitutive de l’identité de notre ville.

C’est pourquoi nous proposons de :

9

Renouveler le projet et le rôle de la Maison des Associations :

-

en lançant une enquête sur les attentes des associations, utilisatrices ou non, vis-à-vis

de ce lieu emblématique, puis en associant les associations dans le cadre d’une démarche participative ;

-

en pensant ce lieu comme espace de ressources et de mise en réseau : plateforme d’aide aux

projets pour les associations, aide à la mutualisation des ressources entre les associations,

fonds de solidarité…

en préservant son rôle démocratique, avec une grande salle gratuite (150 places) de débats citoyens et d’initiatives associatives ;

-

-

en imaginant un nouveau rapport avec les différents territoires de Grenoble, soit par des

espaces relais au sein des Maisons des Habitants, soit par une organisation multipolaire en

plusieurs sites

9

Maintenir et conforter la délégation dédiée à la Vie associative grenobloise, instaurer une

conférence annuelle de la vie associative à Grenoble

9 Sécuriser les financements associatifs : développer les conventions en lien avec la Charte de

la Vie Associative portée par la CPCA et des appels à projets pluriannuels

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

La ville bienveillante pour tous

Les villes sont aujourd’hui le reflet des paradoxes de notre société : alors que nous sommes de plus en plus nombreux à y vivre, alors qu’elles concentrent à la fois les emplois, les services publics, les commerces, les activités culturelles et sportives et la grande partie des richesses matérielles et immatérielles de nos pays, le fait urbain est souvent perçu par nos concitoyens comme anxiogène. Ainsi, les villes sont à la fois les espaces d’innovation, de création, d’épanouissement, d’ouverture aux autres, de solidarité… mais aussi synonymes parfois de promiscuité, nuisances, pollution ou violences. Dans une société qui paraît chaque jour plus dure avec les faibles et plus douce avec les forts, nous pensons que les villes peuvent inventer un modèle de « vivre-ensemble » qui rompe avec cette perception ambivalente. C’est le sens de notre ambition de faire de Grenoble une ville solidaire et bienveillante pour tous.

Une ville bienveillante, c’est une ville qui soit accessible à ceux qui y vivent, à ceux qui la traversent, à ceux qui y travaillent. C’est une ville «ouverte» à tous ceux qui participent à sa vitalité, à son développement, c’est une ville qui accueille, qui protège, qui partage et qui veille au respect scrupuleux de la dignité de tous citoyens qui la composent.

Sans méconnaître la dureté des réalités sociales vécues par nombre de nos concitoyens et sans naïveté vis-à-vis de ceux qui fondent leur projet politique sur les peurs, nous voulons poursuivre les actions enga- gées ces dernières années pour améliorer le « vivre ensemble » et développer nos efforts dans quatre grands domaines.

» et développer nos efforts dans quatre grands domaines. 1 - La santé pour tous, un

1 - La santé pour tous, un droit fondamental au bien-être

Grenoble est une ville santé OMS. Elle partage les valeurs des Villes-Santé qui sont de garantir l’équité, de travailler en partenariat, de développer la solidarité, de favoriser l’autonomie, d’assurer le développe- ment durable. 75% des éléments déterminants pour la santé, en termes de gains d’espérance de vie et de résistance à la maladie, sont nés des facteurs environnementaux et sociaux-économiques, 20% sont liés au système de soins et 5% à des facteurs génétiques.

Les déterminants sociaux de la santé sont multiples. Ils englobent l’impact des politiques économiques et sociales d’urbanisme, de transport, d’habitat ou de cohésion sociale.

L’engagement historique et volontariste de la ville de Grenoble, notamment à travers les services muni- cipaux de Santé Scolaire, d’Hygiène-Salubrité- Environnement et de Promotion de la Santé, est un atout majeur pour une meilleure politique de santé.

Nous voulons :

9

Favoriser un environnement propice à la santé et agir sur les déterminants de la santé :

- Avec une organisation transversale impliquant toutes les politiques de la Ville,

- En poursuivant et amplifiant la réduction des nuisances sonores, la politique d’amélioration

de l’air intérieur de notre ville avec des plans d’actions ambitieux comme Facteur 4 et le plan Air Climat de la Métro,

-

En consolidant la mission de veille sanitaire de la Ville,

9

Réduire les inégalités de santé

- Dès l’école, avec le dépistage et la prévention de l’obésité, le dépistage buccodentaire, le dépistage des troubles de langage.

- En renforçant notre partenariat avec l’ARS et l’Etat à travers le contrat local de santé,

- En consolidant l’Atelier Santé Ville

- En améliorant l’accès aux soins primaires et à la prévention notamment en renforçant notre

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

partenariat avec les Centres de Santé gérés par l’Agecsa,

9 Prévenir les risques en amont

- Par une approche coordonnée sociale et citoyenne autant que médicale pour prévenir les

maladies cardio-vasculaires, les cancers et les maladies mentales en lien étroit avec nos par- tenaires : le Conseil Général, une centaine d’associations dans le domaine de la santé dans toute sa diversité, le CHUG, le CHAI, l’AGECSA, le CCAS…

- En développant les actions pour faciliter l’accès à l’activité physique et à une alimentation de qualité,

- En renforçant les lieux d’accompagnement de la souffrance psychosociale, comme les « points écoute » créés sur le secteur 6

- En consolidant le Conseil Local de Santé Mentale.

6 - En consolidant le Conseil Local de Santé Mentale. 2 - Continuer notre politique d’accessibilité

2 - Continuer notre politique d’accessibilité ambitieuse

Parce que les actions faites en direction des personnes en situation de handicap bénéficient à tous, Grenoble mène depuis longtemps une politique offensive pour rendre la ville accessible donc plus facile à vivre. Elle a reçu à ce titre, le premier prix des villes les plus accessibles de France, pour la 2ème année consécutive, selon le classement l’association des paralysés de France paru le 11 février 20104. Elle a aussi obtenu, le 3 décembre 2013, le 2ème prix européen des villes accessibles aux côtés de Göteborg - Suède (1ère place) et Poznan - Pologne (3ème place). C’est une politique de longue haleine, qui fait de Grenoble une ville exemplaire pour les personnes handicapées et qui concerne bien sûr tous les domaines de la vie sociale, de l’emploi au logement en passant par l’aménagement de l’espace public et les transports. Nous voulons poursuivre ce travail et viser, pourquoi pas, la première place au prochain concours des villes européennes accessibles.

C’est pourquoi nous voulons :

9 Travailler à la mise en accessibilité systématique sur les autres types de handicaps (visuels,

intellectuels, auditifs, etc.) quand les contraintes matérielles et financières ne permettent pas la

réalisation d’une mise en accessibilité totale

9

Poursuivre la mise en accessibilité du plus grand nombre d’établissements scolaires

9

Élaborer un programme d’accessibilité pluriannuel du patrimoine bâti communal (équi-

pement socioculturels, sportifs, sociaux, etc.)

9 Intégrer systématiquement des logements adaptés et/ou adaptables dans tous les pro-

grammes de construction et financer des opérations d’adaptation de logements dans le public et dans le privé, prévoir des possibilités d’évolution en fonction du handicap (travailler avec les bailleurs et les promoteurs), et de la perte d’autonomie.

9 Sensibiliser les corps de métier du bâtiment et des travaux publics aux questions techniques

de l’accessibilité, en imaginant un label pour les artisans et les entrepreneurs avec les Chambres

Consulaires et en s’assurant de la formation initiale et continue de ces professionnels, (la ville de Grenoble a édité des fiches techniques permettant d’aider les corps de métier à une meilleure connaissance pour une réelle prise en compte des normes sur les handicaps)

9

Mettre les innovations technologiques au service de la prise en charge du handicap

9

Imaginer des espaces de co-working adaptés voire dédiés aux personnes en situation de

handicap

9 Développer les outils et réseaux numériques largement accessibles transmettant les infor-

mations en utilisant des applications, indépendamment du matériel ou logiciel utilisé (tablettes, Smartphones, navigateurs, etc.) et de la condition des personnes (handicap moteur, visuel, etc.)

9 Développer le programme Inovaccess sur tout le territoire grenoblois et de l’agglomération,

en y associant un travail sur le champ de l’économie circulaire permettant la création d’emplois

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

de personnes en situation de handicap

9 Gommer la situation handicapante d’un usager dans ses déplacements en mettant en valeur

l’ensemble des modalités sensorielles en faisant du handicap le moteur d’innovation des usages dans la ville, et en généralisant l‘optimisation du mobilier urbain en lien avec l’accessibilité,

9 Continuer l’effort sur l’accessibilité physique des structures et équipements, et sur un meilleur

accueil des personnes en situation de handicap dans les équipements de la ville,

9 Inciter l’ensemble des associations sportives et culturelles à développer des pratiques par-

tagées et adaptées,

3 – Promouvoir la laïcité, lutter contre

toutes les formes de discriminationet adaptées, 3 – Promouvoir la laïcité, lutter contre La lutte contre les discriminations de toutes

La lutte contre les discriminations de toutes natures et le combat pour une laïcité apaisée et clairement affichée sont des objectifs qui traversent et structurent l’action municipale depuis longtemps. Les pro- clamer ne suffit pas, il faut à chaque moment de la vie sociale rester attentifs et vigilants à toutes les situations qui peuvent concourir à les mettre en péril. Le combat pour la laïcité et le respect de la vie de chacun et de tous, quels que soient le sexe, la religion, l’origine ou l’orientation sexuelle sont des valeurs essentielles de notre projet pour Grenoble.

C’est pourquoi nous voulons plus particulièrement :

9 Faire respecter la laïcité dans les espaces et équipements publics, promouvoir et valoriser

la charte de la laïcité à l’école : la laïcité doit être comprise dès le plus jeune âge et sa défense est l’affaire de tous. La charte de la laïcité affichée aujourd’hui dans les établissements scolaires n’a sans doute pas encore trouvé un écho suffisant auprès de la communauté éducative. Les Conseil d’écoles pourraient être le lieu d’une présentation de la Charte auprès des parents d’élèves.

9 Permettre à tous les croyants de pratiquer leur religion dans la dignité, dans le respect

de la loi de 1905

9 Développer les actions en faveur de l’égalité hommes – femmes, notamment celles portées

dans le cadre du centre de planification inter-quartiers, afin qu’il porte davantage d’actions col-

lectives, notamment en milieu scolaire. Nous sommes convaincus que l’enjeu de l’égalité nécessite une pédagogie adaptée dès le plus jeune âge.

9 Fédérer plus fortement les associations autour de la lutte contre toutes les formes de

racisme, distinguer celles qui travaillent à la réduction des discriminations et à l’apprentissage du vivre ensemble. Soutenir les associations qui agissent contre les discriminations sur le terrain,

notamment à partir des pratiques sportives ou culturelles partagées

9 Viser à l’exemplarité de la Ville de Grenoble par l’obtention du label «diversité» délivré

par l’AFNOR qui engage la collectivité dans une démarche exemplaire d’égalité de traitement et de prévention de toutes les formes de discrimination

9 Mettre la non-discrimination, la mixité sociale et l’égalité des sexes au cœur des politiques

menées ou coproduites par la Ville sur le territoire grenoblois, notamment avec les associations

4 - La ville accueillante, interculturelle et

rayonnante du sud au nordassociations 4 - La ville accueillante, interculturelle et Qu’est ce qui «fait la ville», pour ceux

Qu’est ce qui «fait la ville», pour ceux qui y habitent, qui s’y installent, qui la traversent ? Qu’est ce qui donne un sentiment d’appartenance à un lieu, une histoire, une communauté ? Ou qui donne envie de se l’approprier ? C’est une alchimie complexe certes, et l’action publique ne peut pas tout. Mais nous pouvons nous fixer des objectifs et veiller attentivement à ce que nous gardions bien le cap. Dans le cadre des

PRIORITÉ À L’EMPLOI ET AUX SOLIDARITÉS DE PROXIMITÉ

solidarités nouvelles que nous voulons développer dans notre ville, ces objectifs sont au nombre de trois :

promouvoir une ville accueillante, qui soit interculturelle et qui rayonne largement au-delà de son territoire.

Nous proposons :

9 Un accueil bienveillant pour les nouveaux arrivants à l’échelle des quartiers, au-delà des

cérémonies de bienvenue dans la commune. Nous continuerons de porter une attention particu- lière pour faciliter les démarches, quels que soient les arrivants (étrangers, étudiants, mobilités liées au travail…)

9 La création de dispositifs permettant l’intégration à la vie associative grenobloise pour les

arrivants désireux de s’impliquer, et pas uniquement dans le domaine de l’activité sportive ou culturelle. Cet accueil associant l’ensemble des acteurs sociaux des quartiers sera coordonné par les Maisons des Habitants.

9 Le maintien déterminé de notre mobilisation sur la question du droit de vote et d’éligibilité

des étrangers non communautaires aux élections locales, en développant notamment l’action du Conseil Consultatif des Résidents Etrangers (CCREG) mis en place par la Ville de Grenoble en 2000 pour permettre aux résidents étrangers de participer à la vie locale

9 De soutenir les initiatives et les associations qui travaillent à la valorisation des cultures et

des origines, à la réappropriation et au respect des racines de tous les Grenoblois. Développer les manifestations culturelles à succès du type «Un air d’Italie» pour les autres cultures d’origine présentes à Grenoble.

9 La mise en place des indicateurs de bien être dans le prolongement de la réflexion initiée

par la Métro, interroger régulièrement les Grenoblois sur leur perception de la ville

9 Le développement de la politique de coopération décentralisée de la Ville de Grenoble, qui

se déploie à l’international avec plus de vingt jumelages et accords de coopération, réseaux européens et internationaux, avec la Maison de l’International installée au cœur de la Ville, avec

une attention particulière sur les relations Nord - Sud.

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

L’éducation, ambition première

n Ambition

Dans une société encore trop inégalitaire, le milieu social détermine bien souvent la capacité à trouver sa place dans la société. Face au déterminisme social, nous faisons de l’égalité des chances notre première priorité. L’école de la République, publique, laïque, gratuite et obligatoire, est notre avenir. Chaque enfant doit pouvoir exprimer son propre potentiel, librement et avec sa singularité, et disposer de toutes les chances de construire sa vie comme il l’entend. C’est un enjeu démocratique majeur. Si l’Education est et doit rester une priorité nationale qui relève de la responsabilité de l’Etat, elle doit plus que jamais, dans cette période de crise et de creusement des inégalités, appeler une politique éducative locale ambitieuse, qui mobilise l’engagement de tous les acteurs, en particulier de la ville. Nous voulons faire de la réussite scolaire et éducative une chance pour tous et un levier de réduction efficace des inégalités. Il nous faudra poursuivre notre engagement en réaffirmant l’éducation comme première priorité. Il nous faudra continuer à créer les conditions de l’égalité des chances au sein de l’école, avec une attention particulière et des moyens supplémentaires en direction des enfants qui en ont le plus besoin. L’enjeu est aussi de poursuivre le travail de partenariat entre les différents acteurs du champ éducatif : les enseignants, les parents et les associations d’éducation populaire, pour assurer une continuité et une cohérence éduca- tive, notamment entre le temps scolaire, la pause méridienne, le temps périscolaire. Le Projet Educatif Grenoblois et sa traduction officielle et généralisée le «Projet Educatif de Territoire» doit nous donner les moyens institutionnels de cette éducation partagée.

Il nous faudra aussi faciliter l’accès à des activités périscolaires de qualité, vecteur de réalisation personnelle et d’inclusion sociale pour tous les enfants. Notre patrimoine scolaire devra s’adapter et poursuivre sa modernisation au service de ces ambitions. Cette politique doit trouver sa prolongation naturelle auprès des jeunes et tout au long de leur parcours, au collège, au lycée et au cours de leur vie étudiante. Elle doit ainsi s’appuyer sur un travail de coordination entre le Rectorat et les collectivités territoriales, chacun dans leurs compétences propres, au niveau primaire, secondaire puis universitaire afin de décliner une politique cohérente et partagée en direction des 37 000 jeunes de moins de 25 ans qui habitent Grenoble.

n Contexte

La récente enquête européenne PISA montre que le milieu social dont l’élève est issu conditionne de plus en plus sa réussite scolaire en France et que les inégalités sociales pèsent lourd dans les résultats des élèves. Ces résultats confirment des tendances préoccupantes, déjà mises en évidence depuis plusieurs années. Pour y répondre, le Gouvernement a engagé depuis un an et demi une politique de « refondation de l’École », qui vise à réduire les inégalités et à favoriser la réussite de tous : « Tous les enfants peuvent apprendre, peuvent accéder aux savoirs et à la maîtrise des savoirs et des capacités intellectuelles et critiques ». Des moyens nouveaux sont concentrés sur les territoires où les élèves en ont le plus besoin et des réformes sont engagées : rythmes scolaires, refonte de la formation des enseignants, entrée de l’école dans l’ère du numérique, travail sur les programmes scolaires… Si le mouvement est aujourd’hui engagé au niveau de l’Education nationale pour accompagner la réussite de tous, les questions éducatives ne peuvent se limiter au seul cadre scolaire et concernent l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne éducative : corps enseignant, parents d’élèves, personnel municipal, associations socioculturelles, sportives, culturelles…La réussite de la refondation de l’école passe nécessairement par un engagement nouveau des villes, seules en capacité d’assurer la coordination nécessaire entre les acteurs. Grenoble est de longue date particulièrement engagée sur la question éducative. Membre du Réseau Français des Villes Educatrices, dont elle assure la vice-présidence, Grenoble a adopté en 2009 un projet éducatif ambitieux qui se décline dans 19 engagements. Amélioration des temps de restauration scolaire, création de parcours d’éducation artistique, apprentissage du langage, soutien aux écoles à projets, intégration des enfants porteurs de handicaps, développement des projets périscolaires, prise en compte de la mixité, solidarité internationale… Grenoble consacre chaque année plus de 43 millions d’euros à l’éducation et a fait des efforts importants en matière d’investissement dans les bâtiments scolaires (6 millions d’euros en inves- tissement chaque année), avec notamment la récente construction des écoles Lucie Aubrac, Beauvert ou la reconstruction de l’école des Buttes. Les nombreuses actions engagées dans le cadre du projet éducatif

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

grenoblois en direction du périscolaire ont en quelque sorte anticipé la réforme des rythmes scolaires mise en œuvre en septembre 2013 dans les écoles de Grenoble, à l’issue d’une large concertation avec les acteurs et parents d’élèves. Aujourd’hui plus de 7 300 enfants grenoblois participent aux activités périscolaires, encadrées par 650 intervenants.

activités périscolaires, encadrées par 650 intervenants. Assurer l’égalité réelle dès le plus jeune âge Donner

Assurer l’égalité réelle dès le plus jeune âge

Donner la priorité à l’éducation, c’est donner le meilleur à tous les enfants quels que soient leur milieu social, leur quartier, leur origine. La difficulté scolaire est aujourd’hui concentrée sur certains établissements, où les élèves sont le plus souvent issus de familles défavorisées. Lutter contre ces inégalités c’est l’ambition que nous portons dans l’ensemble de nos politiques publiques. L’École doit jouer son rôle en accompa- gnant davantage les enfants les plus en difficulté, avec des moyens renforcés, et en leur donnant à tous la possibilité d’accéder à des activités artistiques et culturelles dans le temps scolaire, en complément des activités proposées dans le cadre périscolaire. La mixité sociale dans l’école joue aussi un rôle important en matière de réussite éducative. Les « écoles à projets » contribuant à redonner de l’attractivité à des écoles rencontrant des situations d’évitement, les échanges entre écoles et une carte scolaire équilibrée sont autant de leviers contribuant à tirer tous les enfants vers la réussite.

Nos propositions :

1/ Mettre en œuvre la mixité sociale dans l’école :

9 Renforcer et soutenir les « écoles à projets », en lien avec les équipes d’enseignants et

les associations pour valoriser les établissements scolaires et contribuer à leur attractivité, en

proposant des spécialisations d’excellence. Exemples de projets existants: projet audiovisuel à l’école du Grand Châtelet, classes à horaires aménagés musique à l’école Léon Jouhaux, éco- école des Trembles. Nous développerons de nouveaux projets tels que le théâtre à l’école Jean Racine et les arts plastiques à l’école Anatole France.

9 Adapter les périmètres scolaires aux projets urbains, et dans la perspective de favoriser la

mixité sociale dans les écoles

9 Développer les projets communs entre écoles en lien avec l’Education nationale pour

favoriser les échanges entre les enfants des différents quartiers de la ville ou de l’agglomération

: les classes citoyennes avec les Fédérations d’éducation populaire, les parcours citoyens avec les MJC, les projets environnementaux avec la Maison des collines…

9 Consolider l’apprentissage des langues à l’école, en lien avec l’Inspection Académique : sur

le modèle des 6 classes internationales existantes, nous favoriserons la création de nouvelles sections et de nouvelles langues en privilégiant une continuité avec le collège et le lycée

9 Faciliter la mise en œuvre d’une recherche action qui favorise le décloisonnement des acti-

vités, les interactions entre les différents acteurs éducatifs et les différents temps de l’enfant, l’hétérogénéité des classes d’âge, le tutorat, et l’ouverture sur le quartier, en lien avec l’Education Nationale et basée sur la volonté d’une équipe pédagogique mobilisée.

2/ Accompagner les élèves les plus en difficulté :

9 Développer avec l’Etat la scolarisation des enfants à partir de 2 ans pour favoriser l’égalité

des chances dans les premiers apprentissages, notamment langagiers et cognitifs : essaimage l’expérience de la structure passerelle du secteur 5 sur d’autres secteurs prioritaires et expérimen- tation «continuité éducative» avec l’Education Nationale entre les crèches et l’école maternelle

9 Accompagner les ATSEM dans l’épanouissement des enfants, en les associant davantage

dans les réunions de coordination et dans les concertations menées dans le cadre du projet éducatif de territoire ;

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9 Renforcer le dispositif de réussite éducative en direction des enfants des quartiers les plus

en difficultés, en partenariat étroit avec les services de l’Etat : il s’agit d’apporter un soutien éducatif, périscolaire, culturel, social et sanitaire aux élèves dès la maternelle, et prioritairement aux enfants et aux familles des quartiers inscrits dans la politique de la ville ou scolarisés dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire.

9 Développer et pérenniser l’expérimentation «Parler, Apprendre, Réfléchir, Lire ensemble pour

Réussir» (programme PARLER) dans la continuité du programme Parler Bambin développé dans les crèches. Le programme PARLER vise à réduire les inégalités sociales par un enrichissement langagier et cognitif sur toute la durée du cycle 1, avec des actions pédagogiques centrées sur le développement des compétences en compréhension, vocabulaire, phonologie, code, assemblage, fluence, production d’écrits

9 Initier le programme PRODAS (programme de développement affectif et social) qui vise

à favoriser le bien-être des enfants, à promouvoir l’égalité femmes - hommes et à prévenir les

violences.

9 Créer un dispositif public Grenoble Santé Réussite Scolaire destinée à lutter contre l’illettrisme

en cycle 2 et à réduire les inégalités sociales, en articulation avec la santé scolaire, le dispositif

de réussite éducative, avec l’implication des associations de parents (APEDYS, CORIDYS…), des réseaux des professionnels de santé, des mutuelles, le centre de référence des troubles du lan- gage du CHU. Les troubles de ces enfants doivent pouvoir être décelés tôt, sans attendre le CE2, la compétence des médecins de la ville est déjà mobilisée à cet effet, mais surtout ces enfants ont besoin d’une prise en charge intensive, par les professionnels de santé et d’un parcours coordonné. Aujourd’hui nombre de familles modestes ne disposant ni de l’information, ni des moyens financiers qu’exige le paiement à l’acte, ne peuvent y accéder.

3/ Faire de l’éducation artistique et culturelle (musique, théâtre, arts pla- tiques….) un axe prioritaire du projet éducatif grenoblois (CF volet culture)

9 Permettre à tous les enfants de découvrir la pratique de la musique grâce à des ateliers

musique dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires.

9 Mettre en place un projet art et culture dans chaque école de la ville, élaboré en articulation

avec les projets d’école (résidences d’artistes pour confronter les enfants à la pratique, projets

portées par les acteurs culturels locaux…)

9 Développer les parcours d’éducation artistiques et culturels entre les temps scolaires et

périscolaires

et culturels entre les temps scolaires et périscolaires Proposer une offre éducative de qualité bien coordonnée

Proposer une offre éducative de qualité bien coordonnée entre le cadre scolaire et périscolaire

La réforme des rythmes scolaires, mise en place en septembre 2013 à Grenoble, avant sa généralisation nationale en 2014, a permis de repasser à une semaine d’école de 4 jours et demi, telle que recommandée par les spécialistes de l’enfance, qui évoquent ainsi une meilleure réceptivité des enfants aux appren- tissages scolaires. Cette réforme a aussi permis de favoriser l’accès de tous les enfants à des activités périscolaires, permettant la découverte de la musique, du sport ou autres, de manière complémentaire aux activités développées dans le cadre scolaire. Si les enfants ont évidemment besoin de souffler durant les pauses, les activités après l’école et celles qui sont proposées durant la pause déjeuner, quand elles sont bien dosées, sont aussi une chance pour éveiller la curiosité et la créativité des enfants. Elles représentent aussi pour les enfants un vecteur de valorisation et de développement personnel important contribuant à leur donner des clés de compréhension du monde, en complémentarité avec les enseignements scolaires. Il faut s’en saisir pour accompagner les apprentissages, en assurant une continuité éducative entre les différents temps qui rythment la journée de l’enfant. Cela passe par une coordination renforcée entre tous les acteurs de l’éducation : enseignants-parents-associations-personnel administratif… et par une concertation approfondie avec les parents d’élèves.

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Nos propositions :

1/ Poursuivre et affiner la mise en place de la réforme des rythmes scolaires :

9 Améliorer les passerelles entre les différents types d’activités périscolaires du soir :

accompagnement scolaire, récréative et ateliers éducatifs, élargir l’offre notamment en vers la

découverte de langues étrangères en CM1 – CM2.

9 Initier le chantier de compléter l’offre périscolaire du soir jusqu’à 18h 30 dans le cadre d’un

service rendu aux familles

9 Se fixer l’objectif de former tous les intervenants dans le cadre des activités périscolaires

par la généralisation des formations organisées par la Ville, avec les associations d’éducation populaires et les Universités dans le cadre de la Métro. Responsabiliser davantage les «animateurs référents» des écoles élémentaires. Consolider l’offre de partenariat de la ville avec les enseignants et les directeurs d’école, sur les temps périscolaires.

9 Poursuivre la concertation avec les acteurs éducatifs et les parents d’élèves sur la mise

en œuvre de la réforme, au sein des conseils d’école et des réunions spécifiques avec les parents

d’élèves et acteurs socioculturels

9 Renforcer la complémentarité des interventions en regard de la maîtrise par tous du socle

commun de connaissances et de compétences

2/ Proposer des activités périscolaires de qualité

9 Pérenniser des tarifs d’activités adaptés et progressifs (en fonction des ressources des

familles)

9 Enrichir qualitativement l’offre d’activités, y compris celles qui sont gratuites, mises en

place dans le cadre des nouveaux rythmes

9 Diversifier les offres périscolaires, en s’appuyant sur les ressources locales : sites de la Maison

des Collines et de Massacan, associations socioculturelles, culturelles et sportives, intermittents

du spectacle …

9 Consolider les taux d’encadrements nouveaux des activités et envisager une contractua-

lisation avec la CAF

9 Travailler à une meilleure complémentarité entre les activités proposées dans le cadre

scolaire et dans le cadre périscolaire, en lien avec le projet d’école, l’équipe enseignante et les

associations

3/ Renforcer le partenariat avec les associations d’éducation populaire

9 Sécuriser les financements associatifs en maintenant les conventions triennales de

fonctionnement,

9 Engager une large concertation pour redéfinir les objectifs partagés de conventions entre

la Ville et les associations, en refusant la logique de prestation de service, et définir des critères communs d’évaluation

9 Soutenir les initiatives permettant de décloisonner davantage l’offre culturelle et les acti-

vités socioculturelles

9 Développer les rapprochements avec les Maisons des Habitants, dans une logique de respect

de l’autonomie associative, de renforcement des moyens d’animation des MJC et d’amélioration

de l’accès aux droits et aux services de proximité, à l’échelle des secteurs

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9 Favoriser les projets partagés entre associations d’éducation populaire, qui permettent

la mobilité et la rencontre des jeunes entre les quartiers

la mobilité et la rencontre des jeunes entre les quartiers Construire ensemble une éducation partagée Concevoir

Construire ensemble une éducation partagée

Concevoir une politique éducative locale ambitieuse nécessite de s’appuyer sur tous les acteurs de la « chaine éducative » (enseignants, parents d’élèves, associations…) pour construire de la complémentarité entre les enseignements scolaires et les activités périscolaires et garantir la continuité éducative des activités proposées tout au long de la journée de l’enfant. La réforme des rythmes, l’ambition que nous avons d’offrir des temps périscolaires et une pause méridienne de qualité, associées à la volonté de la ville de prendre sa part dans la réussite éducative et les projets d’écoles, aux côtés de l’Education nationale et des services de l’Etat, nécessitent de « décloisonner » l’école. Dans le respect des missions fondamen- tales de l’école publique auxquelles nous sommes attachés, il s’agit de renforcer la coordination de tous ceux qui interviennent auprès des enfants tout au long de la journée autour de l’ambition commune des «Maisons de l’éducation» et du « Projet Educatif de Territoire» et de sa déclinaison au plus proche des écoles et des quartiers, afin qu’il contribue à une forme de démocratie locale éducative. Il s’agit de poursuivre l’adaptation de notre patrimoine scolaire pour répondre à ces ambitions, et de faire des écoles des lieux permanents de l’éducation ouverts à tous ses acteurs y compris en dehors des temps scolaires.

Nos propositions :

1/ Créer des lieux favorisant la « coéducation », en labellisant des écoles en tant que « Maisons de l’éducation » travaillant en réseau à l’échelle des secteurs.

9 En lien avec l’éducation nationale, il s’agit d’adapter progressivement des écoles publiques

– tout en conservant leur identité - pour qu’elles puissent être utilisées tout au long de l’année pour des activités dédiées à l’enfance et qu’elles deviennent des lieux éducatifs au-delà des temps scolaires, tout en préservant la spécificité des classes et la compétence pédagogique des enseignants. Il s’agit ainsi d’optimiser l’utilisation des écoles (utilisées uniquement 36 semaines

dans l’année) pour qu’elles accueillent les temps scolaires et les temps périscolaires, les temps de loisirs et les activités des parents d’élèves, et adapter le patrimoine en conséquence.

2/ Adapter le patrimoine scolaire aux évolutions démographiques et aux ambitions d’une éducation partagée :

9 Lancer la construction de groupes scolaires labellisés comme « Maisons de l’Education », tels

que l’a déjà été l’école Beauvert, dans les quartiers Jean Macé, Presqu’île, Flaubert, Esplanade

et sur le secteur 1 ;

9 Mettre en œuvre le plan écoles 2014-2024 : améliorer progressivement le patrimoine scolaire

existant et prévoir notamment des extensions des écoles existantes en développant des appels à projets auprès des architectes (éco-constructions/constructions innovantes intégrés aux écoles existantes).

3/ Développer la citoyenneté des élèves et renforcer le rôle des parents d’élèves dans l’école :

9 Créer un conseil municipal des enfants, permettant d’associer les enfants à certains choix

concernant les écoles tout en les initiant à une citoyenneté active ;

9 Favoriser des espaces d’échanges dédiés aux parents au sein des Maisons de l’Education,

et utilisables sur simple inscription ;

9 Proposer des formations à la parentalité et des « cafés parents », associant parents,

enseignants, personnels administratifs, associations…au sein des Maisons de l’Education ;

9 Poursuivre les échanges avec les parents d’élèves sur le Projet Educatif de Territoire et

définir ensemble des critères d’évaluation et des objectifs d’amélioration.

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GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION Porter l’ambition éducative tout au long du parcours des jeunes

Porter l’ambition éducative tout au long du parcours des jeunes : de l’école à l’Université

Si la Ville n’est pas compétente au-delà des écoles primaires, elle doit être en capacité de travailler la cohérence du parcours éducatif des jeunes tout au long de leur scolarité, de l’école primaire à l’Université, en passant par le collège et le lycée. Elle doit aussi porter des réflexions et des interpellations auprès des autres collectivités pour favoriser la réussite éducative à tous les âges. Il s’agit de travailler de concert pour adapter l’offre de formation et assurer sa cohérence entre les niveaux primaires, secondaires et universitaires. L’enjeu est aussi d’accompagner l’orientation des jeunes pour leur permettre de suivre des études en adéquation avec leurs envies, leurs compétences et leur apportant des débouchés pro- fessionnels concrets. Cela passe par un travail de coordination renforcée avec les autres collectivités en charge des collèges et lycées, mais aussi par l’Université qui doit poursuivre son ouverture sur la ville, en identifiant les filières professionnelles d’avenir avec le tissu économique local. Enfin, les entreprises locales doivent être partie-prenante de l’éducation et de la formation notamment en proposant des stages et des immersions dans le milieu professionnel.

Par ailleurs, le numérique modifie profondément notre relation au savoir et à la connaissance et inter- roge, par là même, la place et le rôle de l’institution scolaire. L’école ne peut pas rester spectatrice de ces évolutions, elle doit en devenir actrice pour pouvoir accompagner les élèves dans une société dont l’envi- ronnement technologique se transforme de plus en plus rapidement. Le numérique peut aider l’École dans l’accomplissement de ses missions fondamentales : instruire, éduquer, émanciper et former les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils deviennent les citoyens épanouis et responsables de demain. Il permet notam- ment de développer des pédagogies différenciées, de renforcer l’interactivité des cours, d’encourager la collaboration entre les élèves et le travail en autonomie ou encore d’offrir des possibilités nouvelles pour les élèves en situation de handicap. C’est donc apprendre et enseigner autrement, pour favoriser la réussite de tous, la loi confie à l’école une nouvelle mission : celle d’éduquer au numérique.

Nos propositions :

1/ Travailler la cohérence du parcours éducatif tout au long de la scolarité, en concertation avec les autres collectivités

9 Donner localement des débouchés aux spécialisations des écoles, en assurant une continuité

entre les niveaux primaire-collège-lycée

9 Retravailler la carte scolaire des collèges et lycées en lien avec le Rectorat, le Conseil général

et le Conseil régional, dans le sens d’une plus grande mixité ;

9 Porter la réflexion auprès du Conseil général sur la construction d’un nouveau collège

sur la ville ;

9

Développer encore davantage les journées portes-ouvertes écoles, collèges, lycées…

9

Soutenir et impulser les projets pédagogiques entre les classes « charnières » (CM2-6ème

/ 3ème-2nde/ Terminale- Université)

9 Soutenir les projets de lutte contre le décrochage scolaire, à l’exemple du CLEPT (collège

et lycée égalitaire pour tous) dans le quartier de la Villeneuve.

9 S’appuyer sur les réseaux d’entreprise et les chambres consulaires pour accompagner les

parcours scolaires : faciliter l’obtention de stages en entreprise à tous les élèves en s’appuyant sur le réseau local d’entreprises et en lien avec la chambre des métiers et de l’artisanat et la chambre de commerce et d’industrie ; revaloriser les métiers de l’artisanat, en organisant des temps forts avec la Chambre des métiers et de l’artisanat

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2/ Faire entrer les écoles grenobloises dans l’ère du numérique.

Forte de sa tradition d’innovation, Grenoble, ses laboratoires ses entreprises doivent s’engager dans cette mutation éducative, sociétale, porteuse de développement.

9 Doter, à partir d’une première expérimentation, tous les enfants entrant au CP d’une

tablette numérique et d’une banque de logiciels éducatifs et la classe des équipements numériques adéquats. Menée durant 5 années cette politique publique mobilisera nos entre- prises iséroises et les centres de recherche, elle permettra d’équiper tous les élèves d’élémentaire et de les accompagner dans l’éducation au numérique comme d’ores et déjà de grands pays de grandes métropoles s’y sont engagées. (Coût 500 000 euros /an). La formation des enseignants, essentielle à la réussite du projet sera contractualisée avec les autorités académiques.

9 Mettre en place « un conseil scientifique du numérique éducatif » associant chercheurs,

universitaires, pédagogues, associations de parents et ayant mission de proposer, d’accompa-

gner, d’évaluer.

3/ L’excellence universitaire accessible à tous

9 Soutenir l’Université Grenoble-Alpes, au sein d’une communauté universitaire élargie aux

écoles et aux instituts de recherche. La force du modèle de développement grenoblois repose sur l’excellence de son université et ses liens avec la recherche. Nous accompagnerons à l’échelle

métropolitaine la création d’une Université unifiée de Grenoble et celle d’une communauté uni- versitaire capable de piloter de manière intégrée et efficiente le développement d’une offre de formation et de recherche publique qui mette l’excellence à portée de tous les étudiants, tout en contribuant au rayonnement international de notre métropole

9 Intégrer davantage l’université à la ville par une politique de site qui équilibre et ren-

force les polarités existantes : le campus historique à l’est, la presqu’ile scientifique et le sud de

l’agglomération.

9 Développer l’offre de logements étudiants dans tous les quartiers de la ville, dans une

logique de minoration des loyers et d’investissement dans la vie quotidienne des différents

quartiers (colocation solidaire, habitat intergénérationnel…)

9 Développer les liens entre université et politiques éducatives : faire de Grenoble un Pôle

d’Excellence des Sciences de la Cognition. Les laboratoires de recherche universitaires, la médecine hospitalo-universitaire, les médecins scolaires et de la ville constituent, s’ils étaient rassemblés,

fédérés, un potentiel de recherche de premier plan européen.

9 Sur proposition d’un conseil scientifique regroupant chercheurs et praticiens expérimenter

un dispositif centré sur la lutte contre les troubles spécifiques des apprentissages (TSA), qui s’appuie sur les enseignements du programme « Parler » et les enrichit, les prolonge dans le

domaine de l’écriture et de la lecture.

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La culture pour se construire, s’épanouir, créer…

n Ambition

Un livre, un film, une pièce de théâtre, une toile, la poésie naturelle ou mise en scène de notre environne- ment…qu’on les dévore, qu’on les observe ou qu’on les crée, l’émotion est unique. Par l’expression et la connaissance de soi procurées. Par l’interaction à l’autre suscitée. Par les clés de compréhension du monde et de l’altérité données. Par les champs de liberté ouverts. « La culture… c’est ce qui a fait de l’homme autre chose qu’un accident de l’univers » disait Malraux. Vivre cette émotion doit être possible. Alors, plus que jamais, nous faisons le pari de la Culture. Cette chose si précieuse qui nous rend libre. La culture n’est pas un luxe mais une nécessité, elle est aussi une forme de rempart contre la crise en participant au tissu économique local comme à l’inclusion sociale tout au long de la vie, à réunir et à partager, à rendre notre territoire attractif et dynamique.

Dans un contexte économique et social difficile, nous réaffirmons notre engagement dans ce domaine . L’enjeu, dès le plus jeune âge, est de mieux partager l’offre culturelle et de faciliter les pratiques, en rapprochant publics et créateurs, et en rendant possible le passage du spectateur à l’acteur. Il nous faut conjuguer la dimension artistique, qui consiste le plus souvent à produire une œuvre, à la dimension culturelle, c’est-à-dire la mise en relation du projet artistique avec les publics. Il nous faudra estomper encore les frontières invisibles qui existent parfois entre les lieux institutionnels et associatifs et dépasser les oppositions entre le populaire, l’institutionnel, l’émergent. L’enjeu est aussi de reconnaître toutes les formes d’art, sans opposition, en ouvrant de nouveaux horizons vers les médias, l’image, le numérique. Enfin, la culture doit irriguer la ville et saisir toutes les opportunités d’interpellation : la rue, les places, le quotidien.

Emergente, associative, populaire, nous réaffirmons notre soutien aux différentes dimensions qui com- posent la Culture. Nous souhaitons à la fois poursuivre notre soutien à la culture dite « classique », tout en amplifiant notre soutien aux actions de culture populaire ou émergente.

Elles font toutes la richesse de l’art et de la ville, elles se nourrissent les unes les autres, elles contribuent au rayonnement de notre territoire. Grenoble appartient à tous, elle est diverse, ouverte à la création et aux expérimentations, chaque pratique y a sa place.

n Contexte

Depuis l’inauguration du Cargo-Maison de la Culture en 1968 par André Malraux Grenoble porte en elle une histoire riche en matière de vie culturelle, qui marque profondément son identité et qui s’est notam- ment incarnée autour de plusieurs personnalités fortes dont Jean-Claude Gallotta. Cette dynamique se prolonge aujourd’hui dans un vivier très riche et foisonnant d’acteurs culturels, et par de nombreuses équipes artistiques qui rayonnent jusqu’à l’échelle nationale et internationale. Cette dynamique associée à la qualité et à la diversité de l’offre culturelle, et aux nombreuses initiatives des associations, est une véritable source de richesse et de fierté pour tous les habitants de notre agglomération, et un véritable atout pour le territoire métropolitain.

Durant le dernier mandat des efforts financiers importants ont été réalisés pour maintenir la qualité des équipements existants et en construire de nouveaux : la Bibliothèque Teisseire-Malherbe, la salle des musiques actuelles « la Belle électrique », le musée Stendhal, l’accompagnement de l’installation du cinéma Le Méliès dans le quartier de Bonne ou de la Bobine dans le parc Paul Mistral… A cela s’ajoute le développement de l’offre proposée dans les équipements existants ainsi qu’une tarification attractive, qui nous permet de constater aujourd’hui une hausse constante de leur fréquentation. La future métro- pole doit être une opportunité de travailler à une cohérence et une complémentarité renforcées de l’offre proposée dans les équipements. Le dernier mandat a aussi vu l’augmentation des subventions publiques aux associations culturelles en complémentarité de la volonté politique d’accompagner les initiatives favorisant l’accès du plus grand nombre à la culture et aux sports. Cela s’est concrétisé par le soutien renforcé aux lieux associatifs tels que l’Espace 600, le Prunier Sauvage, le Théâtre Prémol, l’Ampérage ou

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encore par le soutien aux initiatives émergentes. Si les questions de « démocratisation » et d’accès facilité aux pratiques et à l’offre ont été travaillées et prises en compte à travers notamment le déploiement du Musée Hors les Murs, du Pass Culture…elles doivent encore être privilégiées pour consolider ce lien indispensable entre les gens et la culture, dans toutes ses formes.

entre les gens et la culture, dans toutes ses formes. Renforcer l’éducation artistique et culturelle -

Renforcer l’éducation artistique et culturelle - la transmission

L’éducation artistique et culturelle a un rôle déterminant pour donner les mêmes chances à chacun de construire sa vie librement et de trouver la place qui lui convient dans la société. Elle est un vecteur impor- tant de réussite éducative, et peut être un élément fort de valorisation et de réalisation pour les enfants. C’est ainsi qu’elle a été réaffirmée comme l’une des premières priorités du Ministère de la culture et vient d’entrer pour la première fois dans le code de l’éducation grâce à la loi pour la refondation de l’école. Si l’éducation artistique et culturelle ne concerne pas que les enfants et les jeunes, on sait tous que ce qui se joue dès le premier âge détermine bien souvent la capacité à prendre sa place dans la société. Il nous faut offrir à tous les enfants des parcours d’éducation artistique et culturelle accompagnant leur construction individuelle et favorisant leur réussite. Cette question doit ainsi trouver toute sa place, dans le cadre scolaire et périscolaire, notamment avec la réforme des rythmes scolaires.

Nos propositions :

1/ Faire de l’éducation artistique et culturelle (musique, théâtre, arts plas- tiques….) un axe prioritaire du projet éducatif grenoblois, notamment dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires :

9 Mettre en place un projet art et culture dans chaque école de la ville, élaboré en articulation

avec les projets d’école (résidences d’artistes pour confronter les enfants à la pratique, projets

portées par les acteurs culturels locaux…)

9 Permettre à tous les enfants de découvrir la pratique de la musique grâce à des ateliers

musique généralisés dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires

9 Développer les parcours d’éducation artistiques et culturels entre les temps scolaires et

périscolaires

9 Travailler à la bonne articulation des réseaux Education nationale-éducation populaire

2/ Encourager les actions en direction du jeune public et accompagner leur diffusion notamment dans les équipements publics de la ville :

9 Encourager les créations « jeune public », et en particulier les démarches qui mobilisent les

enfants dans la construction du processus artistique

9 Inscrire la dimension Education artistique et culturelle dans tous les cahiers des charges des

structures culturelles soutenues par la Ville

9 Soutenir les manifestations dans les bibliothèques, notamment les lectures « jeune public »

3/ Valoriser les réalisations des enfants et du jeune public :

9 sur l’espace public et dans les équipements culturels de la ville, vecteur de valorisation du

travail fait par les enfants et de médiation culturelle pour les familles (ateliers street art qui se donnent à voir sur les murs des quartiers, concert de fin d’année des enfants à la Mc2 ou au théâtre municipal, etc.) ;

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9 Développer des tournées de fin d’année des enfants (interventions musicales et artistiques)

dans les établissements de personnes âgées.

artistiques) dans les établissements de personnes âgées. Rendre la culture plus accessible à tous – la

Rendre la culture plus accessible à tous – la médiation

Tous les Grenoblois et habitants de l’agglomération doivent pouvoir accéder à une offre culturelle de qualité. Cela passe évidemment par un accès facilité aux équipements culturels, notamment par des tarifs attractifs, mais aussi par des actions de médiation, ou s’y apparentant, amenant l’art et la culture vers les gens. Il s’agit ainsi de favoriser, encourager et accompagner les résidences d’artistes, les initiatives qui participent à rendre le spectateur ou le public davantage acteur de sa propre pratique, il s’agit d’investir les lieux improbables du quotidien, en saisissant toutes les opportunités.

Nos propositions :

1/ Ouvrir les équipements culturels aux habitants et aux équipes artistiques :

9 Faire des équipements culturels de véritables lieux de vie, ouverts en journée, en dehors des

spectacles et inciter à l’accueil d’initiatives associatives dans ces lieux ;

9 Lancer une consultation avec les habitants et les usagers pour adapter les horaires d’ouverture

des bibliothèques aux besoins et aux rythmes de vie actuels ;

9

Installer des espaces de co-working pour les étudiants dans les bibliothèques

9

Renforcer et déployer le dispositif « Pass Culture », qui permet de favoriser des sorties cultu-

relles collectives, à des prix avantageux ;

9 Poursuivre les initiatives engagées en matière de décentralisation : Musée hors les murs,

tournées de la MC2…

9 Développer et rendre plus visibles les pratiques artistiques en amateur

2/ Aller vers tous les publics :

9 Rapprocher publics et créateurs en favorisant les résidences d’artistes qui encouragent

la participation des publics sur l’ensemble du territoire - et notamment faciliter les résidences

éphémères par la mise à disposition d’atelier-logements ou de pieds d’immeubles/vitrines dans le cadre des projets urbains, et s’inspirer des « Fabriques de culture » mises en place dans la Région Ile de France ;

9 Favoriser l’égal accès de tous à la culture numérique et notamment poursuivre le dévelop-

pement de la bibliothèque numérique de référence lancée en 2011.

3/ Investir l’espace public et valoriser le patrimoine:

9

Dédier des façades de la Ville à l’expression du Street art ;

9

Se saisir des animations de la ville comme un vecteur de médiation culturelle et de valorisation

du travail des acteurs culturels locaux ;

9 Organiser des parcours « Art dans la ville » et semer des public box dans l’espace public,

qui donneront accès, via son smartphone à des documents en licence libre, à des informations

relatives à l’actualité culturelle locale ou au patrimoine ;

9 Généraliser le « 1% culturel » dans les grandes opérations d’aménagement urbain à (instal-

lation d’une œuvre, performance artistique ou autre) ;

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9 Valoriser le patrimoine de la ville, et notamment :

- travailler à un plan pluriannuel d’entretien et de valorisation du patrimoine historique, en lien avec les projets d’aménagements urbain, et concerté avec les associations œuvrant dans le domaine. Dans ce cadre lancer un programme de rénovation de la Tour Perret, poursuivre

la rénovation de l’Eglise St André, envisager la requalification de certains lieux historiques ;

- s’appuyer sur les figures historiques grenobloises, comme Stendhal ou Champollion pour développer des projets notamment en lien avec les jeunes ;

développer des projets notamment en lien avec les jeunes ; Entretenir la dynamique culturelle – la

Entretenir la dynamique culturelle – la création

La densité, la dynamique et la capacité d’innovation et de renouvellement des associations et compa- gnies culturelles à Grenoble et dans notre agglomération sont une véritable source de richesse pour les habitants et un atout pour notre territoire. Ce foisonnement d’acteurs, loin de générer une concurrence, doit continuer de nourrir la dynamique culturelle grenobloise et la collectivité publique doit accompagner et favoriser ce mouvement. Les budgets publics n’étant pas extensibles, cela nécessite de travailler en coordination et en bonne complémentarité entre acteurs. Cela nécessite une politique publique, fondée sur la confiance et le dialogue permanent entre la collectivité et les acteurs, laissant des marges de liberté et des possibilités d’initiatives.

1/ Favoriser la diversité culturelle :

9 Mettre en place un lieu permanent de résidence pour les arts plastiques ; créer une Maison

de l’image ouverte à toutes les expressions artistiques

9 Accompagner le développement de résidences d’écrivains, en s’appuyant sur le réseau des

bibliothèques et le Printemps du Livre ;

9

Reconnaître la culture urbaine et accompagner les acteurs dans leur pratique ;

9

Dans le cadre d’une réflexion à l’échelle de la Métropole, incluant l’avenir du site Alpexpo,

étudier la transformation du Summum et la complémentarité avec le Palais des Sports,

9 Accompagner la « culture de nuit » et lancer un travail de réflexion et de concertation avec

les acteurs concernés, les habitants et les services de l’Etat sur les fermetures tardives ;

9

Prendre en compte et accompagner les nouveaux médias, le numérique et l’image etc.

9

Travailler au développement de la culture scientifique, en développant les croisements et les

rencontres entre arts et science et en s’appuyant sur l’identité de la ville en matière de sciences

et technologie. Promouvoir à l’échelle un réseau de médiation autour du CCSTI.

2/ Accompagner le milieu associatif culturel :

9 Favoriser la mise à disposition de lieux de travail pour les comédiens en facilitant l’ouverture

des équipements, municipaux ou associatifs, aux équipes artistiques ;

9 Poursuivre le chantier de réhabilitation du bâtiment ex-« Brise Glace » qui accueillera des

espaces pour des associations oeuvrant dans le domaine culturel et de la jeunesse ;

9

Engager la réhabilitation de la « salle blanche » sur Bouchayer - Viallet

9

Faciliter et simplifier les démarches administratives pour les associations et compagnies

culturelles : simplification du montage des dossiers de demande de subvention (notamment en

fonction du montant des demandes) ;

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

9 Rendre plus lisible la répartition du budget culturel et sécuriser les financements aux asso-

ciations, en favorisant les conventions d’objectifs triennales avec les associations et compagnies (notamment conventions avec les autres collectivités et services de l’Etat) ;

9 Regrouper et rendre accessible les moyens matériels mis à disposition des compagnies à travers

un pôle (ou une Régie) d’ateliers décor, costumes et moyens techniques de régie son et lumière.

3/ Renforcer le dialogue, le travail en commun et la complémentarité :

9 Lancer la réflexion sur la mise en place d’un lieu de vie et d’échange interdisciplinaire, qui

pourrait être le point de rencontre entre artistes, acteurs du milieu culturel, publics…et lieu de transmission d’information et de partage des projets.

9 Travailler à la complémentarité des acteurs dans le champ de la musique, en s’appuyant sur

la Belle Electrique et la Régie 2C

9 Organiser des «Etats généraux de la culture» et favoriser les échanges réguliers et directs

entre les acteurs culturels et la Ville.

9 Créer un évènement fédérateur centré sur la création et l’innovation grenobloise : il s’agit de

concevoir avec les acteurs culturels du territoire un événement fédérateur et interdisciplinaire annuel, susceptible d’investir les équipements culturels et l’espace public durant tout un week- end en s’appuyant par exemple sur les journées du patrimoine existantes ou sur la fête de la musique. Cet évènement pourra être impulsé à l’échelle métropolitaine.

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

Grenoble, la sportive

n Ambition

S’épanouir dans la ville, c’est aussi se réaliser, se dépasser, partager. Le sport fait partie intégrante de la ville, d’abord par l’environnement exceptionnel qui nous entoure, et aussi parce que Grenoble adhère aux valeurs portées par le sport : partager, réussir ensemble, respecter chacun. Il nous faut soutenir la pratique sportive parce qu’elle constitue un vecteur fort de mixité sociale et d’insertion sociale, dès le plus jeune âge, et parce qu’elle contribue à entretenir la santé et l’esprit à tous les âges de la vie. Il nous faudra dépasser les clivages, trop souvent générés par la situation sociale et économique, entre le sport populaire et peu coûteux et le sport d’excellence. La montagne, notamment, appartient à tout le monde et doit être accessible à tous. Elle est constitutive de l’identité grenobloise. Les contreforts de la Bastille sont le trait d’union naturel entre la ville et la montagne et une opportunité formidable pour rapprocher la montagne des Grenoblois. Il nous faudra aussi accompagner les nouvelles pratiques sportives : les sports émergents comme les pratiques libres qui se développent dans la ville et ses franges vertes. Cette politique s’appuiera nécessairement par l’entretien et le développement des équipements : la poursuite des investissements et la nécessaire réflexion à engager à l’échelle du territoire métropolitain.

n Contexte

Premier office municipal des sports, accueil des Jeux Olympiques d’hiver en 1968… Grenoble porte en elle le sport, dans son environnement comme dans ses gênes. Cette histoire se prolonge aujourd’hui dans un

vivier très riche et dynamique d’acteurs et de clubs sportifs, qui contribuent à l’attractivité et au rayon- nement de notre territoire. Durant le dernier mandat des efforts financiers importants ont été réalisés en matière d’équipements sportifs -malgré un contexte budgétaire contraint, avec la rénovation de la piscine Chorier-Berriat, du gymnase Ampère, du terrain Argouges, le lancement de la reconstruction du centre sportif à la Villeneuve, des terrains rugby et foot de Bachelard, l’engagement du chantier des tennis

A cela s’ajoute le développement de l’offre municipale

proposée dans les équipements sportifs, ainsi qu’une tarification attractive, qui nous permet de constater aujourd’hui une hausse constante de leur fréquentation. Le dernier mandat a aussi vu l’augmentation des subventions associations et clubs sportifs, en complémentarité de la volonté d’accompagner les pro- jets favorisant l’accès du plus grand nombre à la pratique sportive et à la montagne, avec notamment l’opération Jeunes en montagne, la cellule « sports et quartiers », les animations socio-sportives dans les différents quartiers de la ville durant les vacances, etc.

couverts rue du Repos, du gymnase de la Rampe,

La future métropole doit être une opportunité de travailler à une cohérence et une complémentarité renforcées des équipements sportifs de notre agglomération.

des équipements sportifs de notre agglomération. Faciliter la pratique sportive Grenoble et notre

Faciliter la pratique sportive

Grenoble et notre agglomération comptent beaucoup d’équipements sportifs, ils sont pourtant vécus comme étant peu accessibles et donc pas assez nombreux pour répondre aux nombreuses demandes. Dès lors, l’attribution de créneaux dans les équipements est une question cruciale et déterminante pour permettre la pratique sportive. Il faudra donc non seulement poursuivre l’investissement et le niveau d’entretien des équipements existants, en lançant aussi une réflexion à l’échelle du territoire métropolitain, mais aussi faciliter encore davantage leur accès. Il s’agira aussi de poursuivre le soutien aux associations et clubs sportifs qui font la qualité et la diversité de l’offre sportive, en portant une attention particulière aux sports émergents et aux nouvelles pratiques libres. Nos propositions :

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

1/ Continuer d’investir en matière d’équipements, et travailler à l’échelle métropolitaine :

9 Poursuivre la réalisation des tennis couverts chemin du repos, du centre sportif de la Villeneuve

, des terrains de Bachelard et du gymnase de la rampe ;

9

Finaliser le projet de la piscine Chorier-Berriat ;

9

Accroître l’offre d’équipements sportifs dans le secteur 2 ; étudier la requalification de la

Halle Clémenceau ;

9

Lancer la rénovation de la piscine Jean Bron à l’échelle de l’intercommunalité ;

9

Lancer un programme pluriannuel d’entretien des équipements sportifs, en lien avec les

utilisateurs ;

9 Elaborer, avec les associations, en amont de chaque projet de réalisation ou de rénovation

d’un équipement, un cahier des charges partagé qui tienne compte des besoins recensés par les

futurs utilisateurs (bureaux, salles de réunion, espaces de réception et de convivialité,…)

9

Travailler à la complémentarité des équipements à l’échelle du territoire métropolitain ;

9

Garantir une relocalisation pertinente et concertée de la Plage de Grenoble

9

Conforter le pôle sportif du Clos d’Or par des aménagements adaptés

2/ Favoriser un accès facilité aux équipements :

9

Elargir les horaires des équipements et favoriser les animations sportives en soirée ;

9

Mettre en place un contrôle effectif sur les utilisations d’équipement pour libérer des créneaux ;

9

Permettre aux associations des différents quartiers d’utiliser, pour des stages périodiques, des

équipements en centre-ville pour favoriser la découverte de pratiques sportives qui ne seraient

pas proposées dans certains quartiers.

3/ Soutenir les clubs et les associations :

9

Amplifier la formation des bénévoles des associations sportives ;

9

Lancer en concertation avec tous les acteurs sportifs un chantier de structuration des clubs

à l’échelle du territoire métropolitain ;

9 Poursuivre le soutien aux clubs sportifs professionnels en affichant, dans leurs missions

d’intérêt général, un objectif de parrainage avec les associations ;

9 Sécuriser les financements aux associations, en favorisant les conventions d’objectifs triennales

avec les associations (notamment conventions avec les autres collectivités et services de l’Etat) ;

9 Mettre en place, en concertation avec les acteurs associatifs, des critères plus lisibles d’attri-

bution des subventions ;

9 Mettre à disposition des associations un expert-comptable pour les accompagner dans la

gestion de leur structure ;

9

Reconnaître et accompagner les associations de sports émergents.

9

Renforcer l’accompagnement des associations dans l’organisation de leurs évènements et

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

manifestations ;

9 Renforcer, en lien avec l’OMS, les échanges et les discussions entre associations pour orga-

niser le partage d’expériences, de ressources matérielles (ex : transports) et/ou humaines et de

services (ex :webmaster, infographie,…) ;

9 Accompagner les associations dans leur recherche de partenariats financiers, notamment privés ;

recherche de partenariats financiers, notamment privés ; Développer l’offre sportive pour tous et à tous les

Développer l’offre sportive pour tous et à tous les âges de la vie

La situation économique et sociale de chacun détermine bien souvent les pratiques sportives des enfants et de chacun, quel que soit son âge. Il nous faudra donc encore davantage permettre à tous d’avoir accès à la diversité des sports existants, et notamment à la montagne. A tous les âges de la vie, en commençant par l’école, nous souhaitons donner la liberté à chacun de pratiquer et de choisir le sport qui lui convient, comme de le pratiquer librement.

Nos propositions :

1/ Favoriser l’accès des jeunes à la diversité des pratiques sportives :

9 Renforcer l’offre sportive et permettre la découverte d’un grand nombre de disciplines dans

le cadre des activités périscolaires et de la réforme des rythmes en s’appuyant sur les acteurs

associatifs du territoire ;

9 Renforcer les liens entre les acteurs associatifs sportifs et les MJC en mutualisant des postes

par exemple ou en développant des partenariats pour que des pratiques sportives soient davan- tage inclues dans l’offre de loisirs socioculturelle.

9 Poursuivre et renforcer les actions sportives de proximité et les dispositifs : QuartierSport,

Quartier foot, les camps sportifs…en particulier l’été, en direction des jeunes qui ne partent pas

en vacances et renforcer les pratiques autonomes ;

9 Renforcer et diversifier les animations proposées dans le cadre de « l’EtéOParc », en bonne

coordination avec les clubs sportifs grenoblois, en proposant aux animateurs bénévoles une

rétribution symbolique : places de spectacles ou autres ;

9 accompagner les familles modestes dans l’accès au sport à travers la mise en place d’un «

PasSport » permettant d’accéder à différents types de pratiques, sur la base du quotient familial ;

9

Renforcer le soutien au sport féminin ;

9

Relancer la caravane des sports qui pourrait démarrer avant l’été pour toucher un public plus

large et mieux anticiper les adhésions de la rentrée ;

9

Veiller à la diversité de l’offre sportive sur tous les quartiers de la Ville ;

9

Soutenir le développement d’animations sportives inter-quartier.

2/ Permettre aux Grenoblois d’accéder à la montagne :

9

renforcer l’opération « Jeunes en montagne », en particulier pour les 15-25 ans ;

9

Lancer une opération de partenariat avec les stations de l’Isère et le Conseil général pour

accompagner les familles grenobloises à accéder aux sports d’hiver ;

9 Tous les enfants de Grenoble font du ski : poursuivre le travail engagé avec les écoles primaires

qui permet d’organiser des sorties de ski pour tous les CM1 et CM2 ;

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

9

Conforter la « mission montagne » et renforcer sa visibilité

9

Renforcer la médiation dans les écoles et les MJC pour la promotion des rencontres du cinéma

de montagne

➢ Accroître les dispositifs de classes transplantées

3/ Encourager les « pratiques libres » :

9 Promouvoir la « marche rapide », la randonnée et le trail, dans la ville et vers la Bastille grâce

à des aménagements incitateurs et des évènements liés (ex : UT4M) ;

9 Favoriser les pratiques libres dans les espaces verts et publics, et vers la Bastille : installation

de parcours santé et d’orientation, promotion de la marche rapide et de la randonnée, installation

de sports urbains…

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

Notre engagement pour la jeunesse

n Contexte

A Grenoble, les moins de 30 ans représentent 45% de la population, dont 50 000 jeunes entre 15 et 30 ans

(INSEE 2010), caractéristique fortement amplifiée par la vocation étudiante de la ville. La population jeune se caractérise par des situations de vie très hétérogènes : étudiants, jeunes actifs, chômeurs, diplômés, etc.

Depuis de nombreuses années, à Grenoble, la Ville et ses partenaires, ont mis en œuvre des politiques publiques expressément dédiées à la jeunesse visant à accompagner les jeunes dans leur accès à l’auto- nomie, notamment en matière d’emploi, de formation, de santé, de logement, de soutien aux projets et d’accompagnement des pratiques culturelles et sportives.

Pour autant, dans un contexte national marqué par le durcissement des conditions de vie lié à la crise économique, c’est le lien social qui est altéré. De nombreux jeunes sont aujourd’hui en situation de forte précarité. Précarité accentuée par la difficulté à dialoguer avec la jeunesse, à la comprendre et à l’accompagner.

De leur côté, les étudiants sont loin d’être épargnés par ces problématiques. Même si Grenoble est la première ville de France où il fait bon étudier, le taux d’échec dans les premiers cycles universitaires reste encore beaucoup trop élevé. Découragement, isolement, problème d’orientation ou encore salariat contraint pour financer cette période de formation et d’insertion sont autant de raisons qui nuisent à la réussite de nombreux jeunes.

C’est pour ces raisons que lors du précédent mandat, le Conseil municipal a souhaité réaffirmer très forte- ment son engagement auprès de la population jeune de la Ville, pour favoriser l’accès plein et entier des jeunes à la citoyenneté, leur participation à la vie de et dans la cité, leur capacité à vivre des aventures positives et à appréhender le monde dans sa diversité et sa richesse.

n Ambition et propositions

L’objectif principal de la ville est et restera de s’adresser à l’ensemble des jeunes, avec une attention particulière pour les plus vulnérables, pour les soutenir le mieux possible dans leurs parcours vers l’auto- nomie, pour les encourager à participer dans le débat public et pour les aider à lutter contre les inégalités et les discriminations dont ils sont souvent victimes. La priorité doit être donnée à la capacité à nouer le dialogue avec les jeunes pour s’interroger et construire ensemble la société de demain.

Il faut pour cela s’appuyer sur le travail effectué sous la précédente mandature, en tirer un bilan constructif et envisager l’affectation de moyens supplémentaires.

Le travail important qui a été mené avec les professionnels et acteurs jeunesse de la ville au cours du pré- cédent mandat a permis de dégager 4 orientations stratégiques sur la jeunesse dont voici les principales propositions pour chacune d’entre elles.

1/ Soutenir l’engagement des jeunes et le rendre visible : une jeunesse qui prend l’initiative

Il s’agit ici de permettre aux jeunes d’aller plus loin dans l’apprentissage de l’autonomie et de la citoyenneté en leur donnant le goût et le sens de l’engagement. La Ville s’attachera à véhiculer une image positive de la jeunesse, à encourager les expériences positives, à valoriser la capacité d’innovation et à renforcer

la confiance qui manque parfois entre les générations.

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

9 Soutenir les initiatives des jeunes à travers des aides financières directes en affectant des

moyens supplémentaires au Fonds Initiative Jeunesse qui a permis à beaucoup de jeunes gre- noblois d’être soutenus dans leurs projets.

9

Créer un FIJ « départ autonome » spécial vacances d’hiver.

9

Pérenniser le coup de pouce financier donné aux jeunes grenoblois qui souhaitent se lancer

dans les métiers de l’animation (bourse BAFA).

9

Généraliser et développer le service civique municipal au sein des services de la ville et du CCAS

9

Soutenir et accompagner les collectifs de jeunes et les juniors associations qui contribuent à

l’animation des quartiers et au développement de pratiques sportives ou culturelles.

9 Réaffirmer autour de convention triennale d’objectifs un partenariat clair et engagé avec

tous les acteurs associatifs « ressources » tel que Cap Berriat, ADIIJ, AFEV, Unis-Cité, Itinéraire international, Calliope et KIAP.

9

Maintenir les temps fort de valorisation des initiatives jeunesse (soirées des initiatives)

9

Dédier une page du journal de la Ville à la valorisation de projets et de parcours de jeunes.

9

Mettre en place un comité de pilotage « Jeunesse » composé des associations ressources

de la ville, d’élus de la ville et de jeunes qui pourraient être tirés au sort. Cette instance pourrait discuter des priorités d’intervention et de soutien de la Ville dans le domaine de la jeunesse et rendre l’action de la Ville et de ses partenaires lisible, cohérente et adaptée aux jeunes.

2/ Accompagner l’insertion professionnelle et sociale : les conditions de l’accès à l’autonomie

La multiplicité des sujets liés à l’autonomie rend difficile son appréhension globale : questions de logement, d’insertion professionnelle et sociale, de santé mais également de loisirs, de culture, d’initiatives, etc. Sur ces champs, les responsabilités sont réparties entre les institutions publiques et la ville, qui malgré une implication forte dans les différents segments de ces politiques, est rarement en première ligne. La mission jeunesse mise en place sous le précédent mandat permet aujourd’hui de donner à de nombreux jeunes grenoblois un accompagnement le plus global possible (formation, logement, santé, etc.) et de favoriser l’articulation et la mise en lien des professionnels avec ces derniers.

9 Soutenir les jeunes financièrement en cas de difficultés spécifiques ou situation particulières

en amplifiant le fonds « Coup de pouce jeune » expérimenté en 2013 avec le CCAS de Grenoble.

9 Renforcer la mission jeunesse par le recrutement de correspondants jeunesse et agents de

développement supplémentaires afin d’étendre son intervention sur l’ensemble des secteurs de la ville, d’améliorer l’accompagnement des jeunes dans leurs initiatives et de faire le lien avec tous les dispositifs existants.

9 Renforcer et développer dans chaque secteur des instances de suivi personnalisé de jeunes

en difficulté en réunissant les acteurs jeunesse (Mission locale, éducation spécialisée, associations

socioculturelles, Mission jeunesse, Education nationale…)

9 Renforcer les permanences de la Mission locale dans la proximité en partenariat avec les

acteurs jeunesse de quartier.

9 Encourager les expériences à l’international et les valoriser dans les parcours d’insertion

professionnelle.

9

Ouvrir et adapter le service civique pour des jeunes mineurs en décrochage scolaire.

9

Redéfinir le contenu et les missions du Pole jeunesse pour en faire un vrai lieu dédié à l’inser-

tion sociale, citoyenne et professionnelle des jeunes. Pour cela, il semble indispensable d’avoir une réflexion partagée sur l’articulation des associations hébergées, la répartition des espaces

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

disponibles et une meilleure communication d’ensemble afin d’améliorer encore la qualité des accompagnements des jeunes.

9 Pérenniser l’opération « Job d’été » et développer les chantiers de jeunes (y compris pour les

mineurs) pour leur permettre de financer des projets mais surtout d’avoir une première approche

du monde du travail et mettre en évidence des aptitudes (savoirs, savoir faire, savoir être)

9 Soutenir l’ADIIJ sur des événements facilitant l’accès à l’information sur l’emploi saisonnier

ou encore les emplois de l’animation.

9 Continuer la prévention sur les conduites à risque menée en partenariat avec la LMDE

3/ Valoriser les étudiants et les jeunes actifs en prenant mieux en compte les processus de socialisation : la construction identitaire

Plus qu’à tout autre moment de la vie, la question identitaire est constitutive de cette classe d’âge. Pour certains, elle se pose de manière plus aiguë, car la société est constituée ou traversée par des phénomènes complexes : les mouvements migratoires, la discrimination, le rapport au culte, la prégnance de l’économie souterraine, les relations garçons-filles. Les jeunes sont isolés face à ces sujets, et il y a un enjeu central à pouvoir être en dialogue avec eux pour parler histoire, valeurs, religion, laïcité, démocratie, filiation, racisme, normes, et les accompagner ainsi à retrouver un sens à leur histoire. À cet égard, les expériences internationales, qui par définition permettent de décentrer le regard, seront favorisées et valorisées.

9 Favoriser les temps de rencontre et les échanges jeunes-adultes et jeunes-institutions (mul-

tiplier les temps forts organisés par la mission jeunesse)

9

Prévoir des temps de rencontre réguliers de groupes de jeunes avec le Maire.

9

Permettre l’émergence de débats avec des jeunes sur différents sujets de société en orga-

nisant des soirées thématiques

9 Favoriser l’ouverture sur le monde et les rencontres interculturelles en soutenant les projets

de mobilité internationale comme l’opération « regards croisés » (possibilité pour des jeunes de s’interroger sur notre société en vivant une expérience à l’international dans un cadre collectif)

9 Développer les partenariats entre les acteurs de la solidarité internationale et les acteurs

jeunesse de proximité afin de permettre aux jeunes les plus éloignés de vivre aussi des expériences

à l’internationale de qualité.

4/ Donner aux jeunes une place plus forte dans l’animation de la ville afin de favoriser son appropriation

Il s’agit ici d’affirmer la volonté qu’un jeune ne soit pas seulement habitant de son quartier, mais au moins de sa ville. Le quartier pour le jeune est lieu de départ, de source, d’identité, mais il doit ouvrir vers la ville et le monde. A cet égard, il s’agit de permettre aux jeunes de fréquenter des lieux de proximité et des lieux de centralité, également sur des temps attractifs pour eux, en soirée notamment et sur des événements, des temps forts qui incitent au mouvement et constituent des expériences fondatrices. Les actions de la Ville devront permettre aux jeunes d’être les auteurs et les acteurs de leur temps libre. Les jeunes seront associés à l’aménagement de leur cadre de vie et pourront se réunir, s’informer dans des lieux, des espaces et des structures adaptés à leurs attentes.

Principales propositions :

9 Renforcer l’offre d’équipements de proximité pour les adolescents et les jeunes des quartiers

: nouveaux équipements jeunesse (12-25 ans) sur l’Arlequin et à Teisseire

9

Accompagner les projets encourageant la pratique sportive

9

Lancer un travail sur les adolescents en partenariat avec les associations d’éducation populaire

et améliorer l’articulation avec l’action de la mission jeunesse (16 – 25 ans)

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

9

Développer l’offre d’animation en soirée en partenariat avec les acteurs locaux

9

Mettre à disposition plus de salles/locaux associatifs pour les groupes de jeunes

9

Créer des lieux pour les jeunes afin de favoriser les rencontres, les pratiques et les engage-

ments en s’appuyant sur le travail effectué pour la réhabilitation du Brise de Glace

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

L’ intergénérationnel au cœur de toutes les politiques publiques

Notre ville, comme la société, est par définition intergénérationnelle, alors que notre époque est la première

à voir cohabiter 4 voire 5 générations. Loin d’être une charge ou un coût, c’est une chance à nos yeux, une

opportunité de repenser les relations sociales et la place de chacun dans le développement de notre ville. Si Grenoble compte plus d’habitants de moins de 30 ans que d’habitants de plus de 65 ans, elle assiste,

à l’instar de toutes les villes françaises, à un vieillissement de sa population. Près de 30 000 personnes âgées vivent à Grenoble, dont 13 000 ont plus de 75 ans, et ce chiffre ne va pas cesser d’augmenter.

Alors que nous assistons à un vieillissement démographique, il est paradoxal de noter que notre rapport à la vieillesse reste compliqué. La vieillesse est encore trop souvent perçue comme une faiblesse, une fatalité. Il est pourtant nécessaire d’établir un lien intergénérationnel avec les générations antérieures, non pas parce que la valeur humaine d’une ville se juge à la place qu’elle accorde à ses anciens mais parce que l’enjeu est de promouvoir l’intergénérationnel dans l’ensemble des politiques municipales car il touche à tous les domaines de la vie locale : habitat, culture, éducation, insertion.

Pour développer une politique intergénérationnelle ambitieuse, il est important de se questionner sur l’apport de l’intergénérationnel pour le développement du territoire. S’il permet évidemment de renforcer les liens sociaux, le passage des actions menées dans ce cadre à une politique intergénérationnelle d’ensemble n’est pas évident. Trop de lieux, trop d’actions, trop de dispositifs restent dirigés vers un « public cible » qui néglige souvent l’aspect intergénérationnel, quand d’autres actions ciblées sur cette dimension restent sous-dimensionnées ou de construction artificielle. Sous la question de l’intergénérationnel apparait en creux celle de l’adaptation de l’ensemble des politiques, services publics et associatifs aux nouveaux contextes générationnels, afin de maintenir ou renforcer l’attractivité et le développement du territoire.

Engager un projet intergénérationnel et mobiliser autour de ce projet ne va pas de soi car dans ce domaine, il s’agit de rapprocher des publics qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer en dehors du cercle familial, de rompre avec des pratiques institutionnelles, professionnelles et même bénévoles qui sédimentent les générations. Les retours d’expériences sont donc fondamentaux pour alimenter les politiques publiques et faire émerger des projets.

C’est pour ces raisons que lors du précédent mandat, la Ville et le CCAS de Grenoble se sont attachés à expérimenter des actions intergénérationnelles, socle de la large politique intergénérationnelle que nous voulons conduire dans tous les domaines de la vie municipale.

Convaincus que les politiques intergénérationnelles sont une chance pour l’inclusion sociale de tous et l’opportunité de promouvoir la ville à la fois bienveillante et apprenante que nous proposons aux Grenoblois, nous proposons trois grandes orientations stratégiques :

nous proposons trois grandes orientations stratégiques : 1. Promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie

1. Promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie

La dimension intergénérationnelle de notre société est une double opportunité pour la ville apprenante que nous souhaitons : elle permet d’envisager l’apprentissage sous toutes ses formes à tous les âges, tout en facilitant la transmission des savoirs entre les générations.

C’est dans ce développement de nouvelles formes d’apprentissage que nous voulons inscrire nos propositions :

9 Développer les rencontres intergénérationnelles dans les écoles : faire venir nos aînés dans

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

les cantines dans le cadre d’un travail partenarial avec les écoles de la ville sur des thèmes précis qui dépasse le simple cadre du déjeuner pris ensemble (ex : devoir de mémoire avec un travail d’écriture, poésie…, transmission)

9 Conventionner avec l’Université Inter-Ages du Dauphiné (UIAD) pour organiser des interven-

tions voire des cours dans les Maisons des habitants afin d’offrir au plus large public la possibilité

d’élargir ses connaissances et mieux comprendre le monde d’aujourd’hui

9 Créer des partenariats autour du monde du travail dans le champ de l’insertion, en investis-

sant le champ de l’ «économie grise», afin de permettre aux témoins privilégiés qui ont acquis la maturité que donne l’expérience de transmettre aux jeunes générations leurs savoirs et leurs savoir-faire spécifique (autour de métiers, d’évènements, de valeurs, de savoir-vivre)

9 Proposer aux seniors, par l’intermédiaire des pôles d’animation gérontologiques et intergé-

nérationnels, d’adhérer aux réseaux d’échanges réciproques de savoirs

9 Déployer dans tous les secteurs les débats « Cafés des âges » permettant l’échange d’expé-

riences entre générations

l’échange d’expé- riences entre générations 2. Développer les solidarités intergénérationnelles

2. Développer les solidarités intergénérationnelles

Chacun sait aujourd’hui que le champ de la solidarité est déjà très largement intergénérationnel : les retraités constituent l’essentiel des bénévoles qui œuvrent quotidiennement sur le terrain. Pour autant, ces solidarités peuvent encore être largement développées et surtout, mieux équilibrées entre les géné- rations, dans un objectif de réciprocité qui permet aussi la transmission.

Nous proposons de :

9 Soutenir le développement du projet « Voisin-Age », porté par Les petits frères de pauvres,

qui facilite les solidarités de proximité entre les générations, ainsi que la rencontre et la création

de lien social.

9 Amplifier les expériences de colocations intergénérationnelles en partenariat avec les bail-

leurs sociaux et le CROUS de Grenoble. Phénomène nouveau qui consiste pour les étudiants à être logés chez une personne âgée, en échange d’une présence ou de quelques services, cette forme de colocation répond d’un seul coup aux difficultés de logement de jeunes sur notre ville et aux besoins d’aide et de vie sociale de personnes âgées. Dans cet esprit, nous poursuivrons le partenariat avec l’association DIGI , qui a développé un modèle particulièrement adapté.

9 Expérimenter de nouvelles offres de logements à loyers minorés pour les jeunes en contrepartie

d’investissement dans la vie sociale des quartiers, avec une dimension intergénérationnelle, à

l’exemple des « KAPS » (Koloc’ A Projet Solidaire) à Mistral.

9 Initier de nouveaux appels à projets intergénérationnels auprès des associations, afin qu’elles

intègrent pleinement cette dimension dans leurs actions

9 Reconnaître le potentiel de dynamisme bénévole des nouveaux retraités dans tous les

domaines de la vie sociale (social, sport, culture, citoyenneté) et le mobiliser dans des activités

nouvelles : accueil des nouveaux résidents et des touristes, promotion de la ville, entretien et valorisation du patrimoine, vie périscolaire et tutorat, animation en périodes de fêtes et vacances,

y compris en imaginant des formules de dédommagements de frais pour les volontaires retraités

à faibles revenus.

9 Intégrer la dimension genrée, largement féminine, du vieillissement dans les politiques inter- générationnelles, dans une démarche participative associant professionnels et usagers

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION

GRENOBLE, VILLE APPRENANTE, VILLE DE L’ÉMANCIPATION 3. Faciliter l’usage partagé des espaces et équipements publics

3. Faciliter l’usage partagé des espaces et équipements publics

Décloisonner les équipements publics, permettre à tous de partager l’espace public, intégrer la ville inter- générationnelle dans toutes les politiques d’urbanisme, d’aménagement, de déplacements, sont autant de défis et de stratégies de changement qui nécessiteront une volonté politique forte, tant les habitudes et les usages du passé sont tenaces. C’est pour nous une absolue nécessité pour que le développement de notre ville soit pleinement partagé par tous.

Nous proposons de :

9 Généraliser les rapprochements entre Maisons des Habitants, Espaces personnes âgés et

Logements foyers afin de décloisonner l’ensemble des activités. L’exemple réussi de l’espace Convivi’âges inspirera le déploiement de nouveaux espaces d’activités et de rencontre intergéné- rationnels, ouverts aux familles, aux personnes âgées comme aux enfants. Cette démarche fera

l’objet d’une large concertation associant les clubs de retraités et les usagers des équipements publics.

9 Renforcer les pôles d’animation gérontologiques et intergénérationnels (PAGI) en associant

davantage les habitants, à partir de leurs souhaits d’activités et de sorties, pour diversifier les offres et mieux répondre aux besoins exprimés par les nouvelles générations de retraités. La même démarche sera conduite dans les logements foyers, en essayant d’ouvrir plus largement l’offre de restauration à l’image de la résidence du Lac, à la Villeneuve, qui accueillera le restaurant de quartier « L’arbre fruité ».

9 Développer les jardins potagers intergénérationnels sur l’espace public et essaimer à d’autres

structures d’hébergement l’expérience réussie des jardins du LFPA Saint-Laurent dans d’autres

secteurs de la ville.

9 Réaliser des diagnostics intergénérationnels de l’espace public (places, jardins) pour repenser

leur aménagement en terme de circulation, de lieu de repos (bancs), de convivialité, en associant

les habitants.

9 Prévoir des mixités d’usages lors de toute création de nouvel équipement public, à l’exemple

de l’espace partagé récemment ouvert sur le quartier Vigny-Musset

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n Ambition

SE LOGER

Nous devons offrir à chaque Grenoblois la possibilité de vivre dans un logement décent, abordable, économe en énergie, adaptable à l’évolution de tous les âges de la vie et inséré dans des quartiers où l’activité, les commerces et les services publics sont présents. Pour cela, nous devons mobiliser tous les acteurs publics et privés afin de produire une offre diversifiée qui permette d’accueillir tous les milieux socio-économiques, qui favorise la mobilité au sein de la chaîne du logement et qui tienne compte des situations d’urgence.

De nombreuses actions sont déjà engagées et devront être poursuivies et renforcées, dans le cadre de la Métropole qui devient l’échelle la plus pertinente pour répartir et organiser un habitat diversifié pour tous, les transports, les aménagements de notre agglomération, organiser une politique foncière qui permette une diminution du coût du logement et répartir de façon plus équilibrée les efforts de construction de chaque commune. C’est également à cette échelle qu’il faudra co-construire un plan local d’urbanisme intercommunal, maîtriser l’étalement urbain, économiser l’espace et l’énergie et assumer la compacité d’une agglomération qui rapproche les fonctions d’habitat, de travail, de loisir, de sports, d’éducation et de commerce.

Dans ce cadre, et parce que notre ville et notre agglomération sont particulièrement riches d’acteurs mobilisés et engagés sur les questions de logement et d’urbanisme, nous souhaitons favoriser des espaces d’échange et de dialogue renouvelés, qui nous permettent, certes, d’enrichir les projets, mais aussi de travailler ensemble sur le long terme à la construction d’une culture urbaine partagée. C’est une forme de gouvernance nouvelle que nous souhaitons proposer qui devra s’appuyer sur les forces vives de notre territoire en associant l’ensemble des habitants.

n Contexte

Comme dans de nombreuses villes françaises, le prix de l’immobilier à Grenoble a connu une forte hausse ces dernières années alors que le pouvoir d’achat des ménages stagne. A ce jour, près de 5 000 ménages ne disposent pas d’un logement et sont hébergés. L’attractivité de la ville, la rareté du foncier, la sur- représentation des petits ménages (48 % de ménages seuls) et la forte population étudiante font de Grenoble une ville où l’offre de logement reste insuffisante et parmi les plus chères de France. Les couches moyennes rencontrent des difficultés à accéder à la propriété et le nombre de personnes mal logées, tout comme le nombre de demandeurs de logement social (plus de 8000 à Grenoble sur 13 000 dans l’agglo- mération) restent très importants. De nombreux Grenoblois sont contraints de quitter Grenoble et vivre en périphérie éloignée pour se loger à des prix accessibles, avec des temps et des coûts de déplacement domicile-travail qui augmentent significativement et avec eux les embouteillages aux portes de Grenoble.

Dans ce contexte, il s’agit de poursuivre l’effort de construction, de le partager à l’échelle de l’agglomération, tout en maintenant une ville à taille humaine et où il fait bon vivre. Rappelons que l’effort de construction est aussi un puissant facteur de création d’emplois : sur la durée du l’actuel programme local de l’habitat (PLH), on estime l’investissement global (privé et public) sur 6 années à plus de 1 milliard d’euros.

Ces objectifs rencontrent des oppositions parfois vives sur un territoire comme Grenoble, contraint par les montagnes : les intérêts particuliers ne rencontrent pas toujours l’intérêt général et des contradictions peuvent apparaître entre le droit au logement pour tous et les transformations urbaines qu’il nécessite. On le constate à travers différents projets en cours : Flaubert, Esplanade, Presqu’île…

A Grenoble, compte tenu de notre situation géographique et du manque d’espace disponible la maîtrise de l’étalement urbain est une nécessité. Nous devons réinventer une ville qui concilie densité urbaine, mixité, accessibilité, espaces verts et qualité de vie. La ville se construit sur la ville : une ville compacte, avec des quartiers qui communiquent, une ville économe en ressources et tournée vers les énergies renouvelables.

La densité n’est pas synonyme d’une baisse de la qualité de vie. Elle doit être accompagnée pour être, comme dans certains quartiers centraux historiques (ex : Championnet), un signe de convivialité et d’urbanité. Cet accroissement de l’offre de logements doit s’accompagner par la promotion de nouvelles formes urbaines qui garantissent la qualité de vie de tous et qui répondent au besoin légitime de liberté et d’intimité des grenoblois. La densité doit s’intégrer dans le tissu urbain, faire le lien entre une architecture verticale et des espaces de respiration (parcs, espaces verts,…) et de vue sur le paysage naturel. Les équipements et

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espaces publics doivent permettre de renforcer les liens sociaux et intergénérationnels, de développer le vivre-ensemble. Les commerces et services doivent également trouver leur place pour permettre un égal accès de tous aux commodités du quotidien, tout en créant de nouveaux emplois.

Depuis 1995, de nombreuses actions sont menées pour diversifier l’offre afin de favoriser l’accès au logement des familles modestes et très modestes et réguler à la baisse le marché immobilier. Le taux de logements locatifs sociaux a dépassé les 20 %, l’offre de logements abordables se développe, un effort historique est mis en œuvre pour rénover le patrimoine ancien et des quartiers entiers sont transformés et réhabilités.

Parce qu’il y urgence, il faut aller plus loin, poursuivre et amplifier les efforts engagés dans tous les quar- tiers et permettre l’accès au logement partout et pour tous.

et permettre l’accès au logement partout et pour tous. n Propositions 1. Répondre aux besoins en

n Propositions

1. Répondre aux besoins en logements abordables pour tous, en locatif et en accession

9 Poursuivre une construction maîtrisée de logements neufs, notamment sur les projets

Presqu’Ile, Esplanade et Flaubert, et créer une offre locative et en accession abordable de 80%

de ce qui est construit

9

Garantir la mixité sociale dans la ville :

-

Atteindre en 2025 l’objectif de 25 % de logements publics fixé par la loi ALUR tout en réé-

quilibrant la présence du logement locatif social et du logement abordable entre le Nord et le Sud de la ville (développer Loca++ dans le parc privé)

Permettre l’accès au logement des classes moyennes, des familles modestes et très modestes en augmentant l’offre de logements abordables, sur le marché privé (fixer dans le PLU des emplacements réservés en dehors des ZAC pour le développement du logement abordable)

-

et dans les opérations publiques

Atteindre dans toutes les ZAC le seuil de 30% de logements en accession libre à prix plafonné (à moins 20% en dessous du prix du marché)

-

-

Augmenter la part d’accession sociale de 10 % à 20 % dans les ZAC et rendre obligatoire

10 % d’accession sociale pour chaque opération dans le diffus dans tous les secteurs de la ville. Les accédants pourront rentrer dans des programmes sécurisés (PSLA) et seront mieux accompagnés afin de prévenir les éventuelles difficultés financières des futurs copropriétaires

9

Développer et démocratiser les programmes d’habitat participatif, reconnu dans la loi ALUR,

en accompagnant les porteurs de projet qui intègrent la mixité sociale et une animation de la

vie sociale dans le quartier.

9 Mieux intégrer le phénomène sociologique du vieillissement en ville et les situations de

handicap en développant la part de logements adaptés et adaptables dans tous les projets, en

développant une nouvelle offre de logements « modulables » qui tienne également compte de l’évolution des modes de vie et une modernisation des foyers-logements

9 Rendre plus lisibles les critères d’accès au logement social (« location choisie ») Proposer aux

demandeurs de logement social d’être acteurs de leur parcours, en leur proposant de choisir leur

logement, en les informant du suivi de leur dossier - éventuellement par consultation internet.

9 Simplifier et alléger les procédures d’instruction des permis de construire tout en veillant à

la qualité et à l’insertion urbaine des opérations

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2. Poursuivre le renouvellement urbain et

rénover l’habitat existant dans tous les

secteurs de la villeurbain et rénover l’habitat existant dans tous les 9 Poursuivre le renouvellement social et urbain des

9 Poursuivre le renouvellement social et urbain des quartiers Châtelet, Mistral (phase 2) et Lys

Rouge pour améliorer le quotidien des habitants et rééquilibrer la mixité sociale entre le Nord et le Sud de la ville ainsi qu’au sein des quartiers eux-mêmes :

- Reconstruction et/ou réhabilitation des logements existants

- revitalisation des commerces existants

- développement de l’emploi

- requalification des espaces publics

- amélioration de l’accès aux transports en commun et des liaisons inter-quartiers

- création de nouveaux services et équipements publics

- création de lieux d’échange et de proximité

- accompagnement social

9 Poursuivre et amplifier le projet de renouvellement social et urbain de la Villeneuve, en

particulier le volet logement :

- rééquilibrer la mixité sociale

- restructurer la configuration des logements au sein de l’Arlequin et améliorer leur isolation

- accompagner financièrement les copropriétés privées dans ce projet

9 Engager des études de rénovation urbaine (logements et espaces publics) sur les quartiers

Abbaye, Jouhaux, Vieux Temple et Abry

9 Lancer un programme d’embellissement, de confort et d’accessibilité dans les logements

anciens (publics et privés), en accompagnant les copropriétés et en aidant les copropriétaires fragiles socialement. Valoriser et entretenir le patrimoine historique et identitaire, bâtiments et

espaces publics, pour en faire un atout touristique de la ville

9 Accompagner les créations des ZAC Flaubert et Esplanade par des interventions de réhabi-

litation sur l’habitat ancien

9 Créer un observatoire de l’habitat existant avec une cartographie précise des quartiers pour

anticiper leurs évolutions en lien étroit avec les habitants. Promouvoir des formes urbaines variées qui prennent appui sur l’habitat et l’environnement existants, sur l’histoire et l’identité

des quartiers. Accompagner des actions pour des pieds d’immeuble plus vivants et accueillants

9

Améliorer nos dispositifs de veille face à l’insalubrité des logements

9

Créer du lien entre les secteurs de la Ville tout en renforçant des polarités de quartier, notam-

ment en matière de services et espaces publics et de commerces

3. Promouvoir un habitat durable et

exemplaire, inscrit dans la transition écologique, économe en énergie, faisant toute sa place à l’insertion de la nature en

villefaisant toute sa place à l’insertion de la nature en 9 Poursuivre, dynamiser et cibler les

9 Poursuivre, dynamiser et cibler les campagnes de réhabilitation thermique des logements

existants et des bâtiments anciens dans le parc public et privé dans le cadre d’un MUR MUR2

avec un objectif de 4 000 logements sur 6 ans

9 Promouvoir des formes urbaines variées qui prennent appui sur l’habitat et l’environnement

existants, sur l’histoire et l’identité des quartiers

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9 Généraliser les expérimentations innovantes conduites depuis 6 ans dans les nouveaux

quartiers pour accompagner les transformations vers un logement économe en énergie

9 Saisir toutes les opportunités pour construire des bâtiments neufs innovants, tout en veillant

à ce qu’ils restent abordables.

4. Mieux associer les habitants et les

professionnels dans la gouvernance de nos projets urbains (du diagnostic à la réalisation), faire émerger une culture

urbaine partagéediagnostic à la réalisation), faire émerger une culture 9 Créer une instance participative (comité local de

9 Créer une instance participative (comité local de l’urbanisme) qui associe les professionnels

du logement et de la construction ainsi que les habitants

9

Créer des espaces pour des projets proposés par les habitants eux-mêmes

9

Développer des appels à projets de conception en direction de tous les acteurs de l’agglomé-

ration, notamment sur le site de la Bastille ou dans le cadre des ZAC

9 Mettre en place une plateforme d’échanges et de discussion permanente avec les acteurs

professionnels qui contribuent à fabriquer la ville.

9 Co-construire dès 2014 les règles du PLU en cours de révision, avec tous les acteurs (pro-

fessionnels et habitants), des règles partagées, établies et respectées qui tiennent compte de la diversité, de l’ambiance et de l’histoire des quartiers. Créer des emplacements réservés pour

contenir la spéculation foncière et maitriser les opérations.

9 Simplifier et alléger les procédures d’instruction des permis de construire tout en veillant à

la qualité et à l’insertion urbaine des opérations

5. Demain, agir à l’échelle métropolitaineà la qualité et à l’insertion urbaine des opérations 9 Mieux répartir les efforts de production

9 Mieux répartir les efforts de production du logement social et abordable à l’échelle la future

Métropole, en créant des emplacements réservés dans le futur plan local d’urbanisme intercom- munal (PLUI). Maintenir une proportion d’environ 30% de la production d’ensemble sur Grenoble, 70% sur le reste de la Métropole.

9 Se servir du PLUI pour développer des polarités dans l’agglomération élargie et organiser la

mixité des fonctions dans l’espace urbain

9 Développer une politique de réserves foncières ambitieuse, de long terme, de nature à contenir

les spéculations et à réguler le marché immobilier. Nous veillerons à ce que l’établissement public

foncier local ait les moyens de cette politique.

9 Diffuser entre nous les bonnes pratiques et inciter au développement des éco-quartiers pour

construire dans toutes les communes des projets durables, intégrés et ouverts aux transforma-

tions des usages