CAPAVOCAT PROCEDURE CIVILE DST n°1 du lundi 02 août 2010 IEJ PARIS V - CAS PRATIQUE

1) M. Lafrousse marchait tranquillement dans la rue lorsque soudain un scooter vint le percuter et le faire tomber. Heureusement, M. Lafrousse n’a rien, juste un léger hématome sur la cuisse droite. Le conducteur du scooter s’est alors garé rapidement pour prendre des nouvelles de M. Lafrousse. Ce dernier, excédé par la mauvaise conduite du jeune homme, prend ses coordonnées et décide de l’attaquer en justice pour lui demander la réparation de son préjudice physique. Question n° 1 (3 points) Quelles sont les conditions de recevabilité d’une action en justice ? (vous vous contenterez de les exposer rapidement sans être lacunaire pour autant !) 2) Le juge décide que M. Lafrousse n’a subi absolument aucun préjudice et déclare l’action irrecevable, faute pour M. Lafrousse d’invoquer un intérêt légitime. Question n° 2 (2 points) Peut-il exister un intérêt légitime en l’absence de préjudice ? (vous justifierez votre réponse) 3) M. Lafrousse ne tient pas à en rester là. Il s’agissait d’un livreur de pizza, de la marque Pizza Speedo, et il pense que la cadence qu’on leur impose les oblige à prendre des risques inconsidérés sur la route. Il décide de créer une association pour pouvoir agir en justice contre la société. Question n° 3 (3 points) Une association peut-elle agir en justice ? 4) Par le biais de cette association, il souhaite agir en justice contre la société de livraison de pizzas qui met en danger les piétons, selon lui, pour lui réclamer des dommages-intérêts, notamment en se fondant sur l’accident. Question n° 4 (2 points) Une association peut-elle agir en justice pour des faits antérieurs à sa constitution ? 5) L’objet de l’association est : « la protection des piétons dans le milieu urbain ». Question n° 5 (3 points) L’objet de l’association lui permet-elle d’agir en justice ? 6) M. Lafrousse a décidé de partir en guerre contre les sociétés de livraison de pizzas. Il mène une campagne tambour battant, dénonçant notamment la très mauvaise qualité des produits utilisés pour la confection des pizzas. Une association regroupant des sociétés de livraison de pizza, de nationalité italienne, l’assigne en diffamation devant les juridictions françaises. L’association demande 9 000 euros de dommages-intérêts, 1 500 euros au titre de l’article 700 CPC et 150 euros pour les dépens. Question n° 6 (2 points) Devant quelle juridiction de l’ordre judiciaire l’action doit-elle être portée ? 7) Le juge déclare l’action irrecevable au motif qu’elle n’a pas été préalablement déclarée à la préfecture. Question n° 7 (3 points) Une action non déclarée à la préfecture est-elle recevable à agir en justice ? 8) L’association estime que cette décision lui ferme l’accès aux tribunaux français, car n’ayant pas d’établissement en France, elle n’avait pas à faire de déclaration préalable à la Préfecture. Question n° 8 (2 points) Pensez-vous que la décision du juge est contraire à l’article 6§1 CEDH ?

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