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15 BONNES RAISONS
DE S'INTÉRESSER (de près) À LA MONNAIE

de

Gérard Foucher
Février 2014

Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0 http: creativecommons.or! "icenses #$-nc-sa 4.0 deed.%r

&' m(me a'te'r : Les secrets de "a monnaie - Chan!er "a monnaie po'r chan!er "e monde )2012* http: "i#ert$#oo+s.e' ,ani%este des économistes déterrés )201-* http: %r.scri#d.com doc 14.1-210-

Contact : Gérard Foucher Conférences – Débats – Ateliers !erard%o'cher/!mai".com http: 000.!erard%o'cher.com con%erences

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TABLE DES MATIÈRES

1. La monnaie, c'est la dette 2. Comment la crise monétaire devient la crise réelle 3. Mais que fait l'État ? 4. L'émission monétaire : une activité privée et subventionnée 5. Nos soldes bancaires ne nous appartiennent pas 6. n s!st"me instable par construction, cause directe de bulles et d'effondrements # répétition 7. $es r"%les qui en%endrent le conflit, la cupidité, et la violence 8. L'inflation : calamité pour les uns, aubaine pour les autres 9. L'intér&t, c'est l'imp't 10. n s!st"me qui au%mente mécaniquement les iné%alités

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11. n s!st"me parasitaire # croissance infinie qui doit nécessairement piller son propre environnement 12. n s!st"me qui enric(it les pa!s ric(es et appauvrit les pa!s pauvres 13. $es r"%les qui alt"rent les comportements 14. 15. n s!st"me esclava%iste n s!st"me qui viole les principes ét(iques

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Bonus. Épisode cac(é : L'auto)crédit ou le comble du privil"%e

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15 BONNES RAISONS DE S'INT RESSER !"# $%&s' ( LA MONNAIE +ous &tes)vous dé,# demandé pourquoi--. les a%riculteurs cultivent tous les m&mes produits, utilisent tous les m&mes en%rais, se consacrent tous # la monoculture intensive ? . les plus %rands et les plus beau/ immeubles de la plan"te appartiennent tous au/ m&mes compa%nies ? . tous autant que nous sommes, m&me en famille, nous devenons cupides et é%o0stes d"s qu'il s'a%it de parler d'ar%ent ? . tous les pa!s c(erc(ent # tout pri/ # devenir ou # rester e/portateurs ? . tous les politiciens trépi%nent d'impatience pour retrouver ou relancer la croissance ? . mal%ré tous les mouvements altermondialistes, écolo%istes, toutes les entreprises préf"rent piller les ressources de la 1erre plut't que de perdre des parts de marc(é ou des bénéfices ? +ous &tes)vous parfois demandé # quoi sont dus tous ces comportements, tous ces e/c"s ? 2n ave3)vous conclu que c'est l'(omme qui est mauvais, individualiste par nature ? 4i oui, prépare3) vous # des surprisesLe te/te que vous ave3 entre les mains est bouleversant, dans tous les sens du terme- 5l risque de vous faire de la peine, surtout si vous &tes ric(e, et de remettre en cause beaucoup de vos certitudes2t si vous n'&tes pas ric(e, vous alle3 enfin comprendre pourquoi-

N2 674 L582 7+2C 29C:4C2 12912 62 1 8 5N28 +;4 C28151 $24-

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$)so"# 1. L* +onn*)#, -'#s. /* "#..# La monnaie est créée sous forme de crédit, ce qui revient # dire que la monnaie est créée sous forme de detteE0$/)-*.)on Le crédit et la dette sont les deu/ faces d'une m&me opération1out dépend du point de vue o= l'on se place, c'est)#)dire de la position que l'on occupe dans la relation créancier)débiteur4i vous &tes le >pr&teur> ?le créancier@, vous ave3 accordé un crédit A si vous &tes >l'emprunteur> ?le débiteur@, vous ave3 contracté une detteBuand une banque accorde un crédit, en une seule et m&me opération une créance est émise et une dette est acceptée$u point de vue de la banque, le montant du crédit accordé est une créance$u point de vue du débiteur, le montant de crédit reCu est une dette7u,ourd'(ui, et dans le monde entier, la monnaie vient # l'e/istence # c(aque fois qu'un nouveau crédit est émis ?c'est)#)dire, pour les débiteurs, # c(aque fois qu'une nouvelle dette est acceptée@$"s que ce nouveau crédit est dépensé dans l'économie, il devient de la monnaie >scripturale> qui se met # circuler sur les comptes de tout le monde, passant d'un compte # un autre # c(aque vente et # c(aque ac(at- La partie né%ative de cette création monétaire reste sur les comptes des émetteurs et leur rapporte des intér&tsND : Nous verrons plus tard ?Épisode E, pa%e 12@ que, d'un point de vue comptable, les crédits ?qui deviennent monnaie@ restent au >passif> des banques qui les ont émis-

1*s "# "#..#, $*s "# +onn*)# $onc, # c(aque fois que quelqu'un, quelque part ?%ouvernement, entreprise, collectivité locale, particulier---@, contracte un crédit aupr"s d'une banque, de la monnaie nouvelle est créée- 2t c'est ce crédit nouveau qui, une fois dépensé dans l'économie, devient la monnaie de tout le monde-

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Cette monnaie n'e/iste que sous la forme de c(iffres sur des comptes- Ce sont ces c(iffres qui permettent de tenir la représentation comptable des m!riades de transactions réelles que nous réalisons tous les ,oursCela si%nifie que, pour que toutes les transactions possibles et sou(aitées puissent se faire au ,our le ,our, il faut au minimum que la masse monétaire indispensable pour les représenter soit présente, que les unités monétaires e/istent, et que la quantité se maintienne sans diminuer- ;r, pour cela, il faut obli%atoirement que quelqu'un, quelque part, se soit endetté en amont4i la masse monétaire diminue, les transactions nécessaires pour que l'économie puisse tourner deviennent plus difficiles # réaliser- ;n manque de c(iffres2n effet, tant que les unités de mesure monétaires ?les c(iffres@ sont en quantité suffisante sur les comptes, toutes les transactions possibles et sou(aitées peuvent se réaliser6ar contre, si la quantité de c(iffres diminue, ces transactions, qui sont pourtant tou,ours possibles matériellement, et tou,ours sou(aitées par les a%ents économiques, ne peuvent plus se réaliser F 7lors, faute de monnaie, faute de c(iffres sur les comptes, l'économie se paral!se peu # peu, et l'activité diminue ?c'est ce que l'on appelle la déflation : la diminution de la quantité de monnaie dans l'économie@4i l'on veut relancer l'économie, il faut réin,ecter de la monnaieMais réin,ecter de la monnaie ne peut pas se faire sans relancer le crédit- $onc il faut s'endetter F 4'endetter pour se sortir d'une crise de la dette est bien entendu une absurdité- 7vec ce s!st"me, il est normal que tout le monde soit en permanence au bord du surendettement et de la faillite-

$)so"# 2. 2o++#n. /* -%)s# +on3.*)%# "#4)#n. /* -%)s# %3#//# La crise actuelle a commencé par une crise des crédits immobiliers au/ 47, puis s'est transformée en une crise du crédit pour les banques commercialesMis face # la menace du >risque s!stémique>G, les États ont alors été contraints de renflouer le secteur bancaire, ce qui a transformé une crise privée en crise publique-

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G8isque s!stémique : le risque s!stémique se déclare si une banque n'arrive plus # faire rentrer les remboursements des crédits qu'elle a distribués et qu'elle est donc en risque de dép't de bilan;r, toutes les banques sont liées entre elles par des relations innombrables d'en%a%ement mutuel- 4i une banque dépose le bilan, toutes les autres banques risquent d'en faire autant- 4i toutes les banques font faillite, 1- toutes les économies ?l'ar%ent de c'té, l'épar%ne@ des %ens disparaissent, et 2- tous les s!st"mes de paiement dont les banques ont le monopole ?cartes bancaires, c(équiers, distributeurs de billets, virements de salaires, 847, aides sociales, assurances, prél"vements automatiques, abonnements, etc, etc@ deviennent inopérants- La menace que tout le s!st"me s'écroule constitue donc, comme dit l'économiste Irédéric Lordon, un >c(anta%e cosmique> auquel les États sont absolument contraints de céder-

Les pertes potentielles du secteur bancaire privé sont ainsi renflouées par le secteur public, c'est)#)dire par les cito!ensCette opération montre bien qu'en dernier ressort, ce sont les (umains qui sont responsables de la monnaie qu'ils ont émise- Ce qui est domma%e, c'est que ce soit certains (umains qui soient émetteurs et d'autres qui soient responsables F Dref, le mod"le économique est : >6rivatisation des %ains et socialisation des pertes>, ou plus simplement : >6ile ,e %a%ne, face tu perds-> 2n période de récession, les entreprises n'empruntent plus, les particuliers non plus- 1out le monde c(erc(e au contraire # se désendetter, # faire des économies- L'État lui)m&me c(erc(e # réduire ses dépenses7u niveau local, ce sont des comportements lo%iques : on économise, on >fait le %ros dos>- Mais au niveau %lobal, il ! a un %ros probl"me : il n'! a plus de monnaie nouvelle qui arrive F 5 E. #n $/us, /* +onn*)# #0)s.*n.# #s. "3.%u).# 6 2/plication : 6ar le mécanisme inverse de la création de monnaie par le crédit ?voir Épisode 1@, il ! a >effacement> de monnaie par les remboursements de crédits e/istants- Car, e/actement comme un nouveau crédit crée de la monnaie qui n'e/istait pas avant, un crédit remboursé détruit de la monnaie qui e/istait dé,#- La monnaie, venue du néant, retourne au néantDref, quand les émissions de crédits nouveau/ ne compensent plus les remboursements des dettes précédentes, c'est)#)dire quand la création de monnaie ne compense plus la destruction de monnaie,
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alors la masse monétaire diminue, et par conséquent, certaines des transactions qui auraient pu avoir lieu ne peuvent plus se faire, l'activité faiblit, le c('ma%e au%mente, et la crise s'a%%ravene simple crise monétaire ?un manque de c(iffres@ est devenue une crise de l'économie réelle, une véritable récession-

$)so"# 3. M*)s 7u# 8*). /' .*. 9 Le seul mo!en de freiner la récession, ce serait d'émettre de nouveau/ crédits ?c'est)#)dire contracter de nouvelles dettes@ pour créer de nouvelles unités monétaires, afin que les transactions et l'activité puissent reprendre- ;r, pendant une récession, personne ne sou(aite emprunter, au contraire, tout le monde fait le %ros dos, essa!e de diminuer ses c(ar%es et dépense le moins possible, faute de monnaie- $onc personne ne crée de monnaie F 6our ,ouer ce r'le, il ne reste plus que l'ÉtatLa probl"me, c'est que dans le s!st"me actuel, la plupart des États du monde se sont interdit de >frapper monnaie>, c'est)#)dire de créer eu/)m&mes de la monnaie "ex nihilo" # tau/ 3éro pour la dépenser dans l'économie6our réin,ecter de la monnaie, les États se sont tous laissé convaincre qu'ils devaient l'emprunter ?c'est)#)dire se faire créer de la monnaie par une entité e/térieure@$ans le monde entier, c'est le m&me s!st"me- Les États s'obli%ent tous # >emprunter> leur propre monnaie5l ! a deu/ mod"les : 1 ) soit les États font créer leur monnaie par une Danque CentraleC'est le cas pour tous les États a!ant conservé leur monnaie nationale ?Kapon, 8o!aume) ni, 47---@ 2 ) soit les États s'interdisent le mod"le 1, et s'obli%ent # trouver leur monnaie sur les >marc(és financiers> ?c'est)#)dire le secteur bancaire et ses filiales@- C'est le cas pour tous les États européens$ans tous les cas, dans le s!st"me actuel, la seule solution dont disposent les États pour réduire les rava%es de la crise, c'est de s'endetter encore plus pour >ac(eter> de la monnaie-

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8éduire les dépenses des États et au%menter les imp'ts en espérant ré%ler le probl"me de la dette publique n'a donc aucun sensCela ne fait qu'en%endrer des conflits sociau/ et des révoltes- Les cito!ens se doutent bien qu'il ne reverront ,amais la couleur de l'ar%ent qu'on les force # pa!er, ou qu'on ne leur donne plusC'est une situation absurde, que l'on peut # ,uste titre déplorer, mais quand ni les entreprises ni les ména%es n'ont plus les mo!ens d'emprunter pour créer l'ar%ent qui leur permettrait de reprendre leurs activités (abituelles, il ne reste plus que l'État pour ,ouer ce r'leLe déficit public ) qui par ailleurs permet # l'État de conserver artificiellement un train de vie élevé en toutes circonstances ) est donc aussi un élément essentiel pour réduire l'ampleur du désastre qui frappe les populations ordinaires4i le déficit public n'e/istait pas, la crise serait encore plus profonde et plus %rave que ce qu'elle est au,ourd'(uiND : Buantitative 2asin% Buand les États font du >Buantitative 2asin%>, c'est)#)dire autorisent les Danques Centrales # créer des >réserves> pour renflouer les bilans des banques, l'ar%ent ainsi créé ne va ,amais dans l'économie réelle- C'est uniquement de la >monnaie de base>, une monnaie de compte qui ne sert qu'au/ transactions inter)bancaires- Cette monnaie est simplement attribuée au/ banques pour >respecter les ratios>, c'est)#)dire couvrir les besoins en monnaie centrale correspondant au/ crédits qu'elles ont dé,# émis, et leur éviter la faillite- C'est ce qui e/plique que le Buantitative 2asin% ne crée pas d'inflation des pri/ # la consommation, et ne relance aucunement l'activité5l permet seulement au secteur bancaire d'investir massivement cet >ar%ent %ratuit> sur les marc(és immobiliers et financiers, masquant ainsi les effets destructeurs de la crise-

$)so"# 4. L'3+)ss)on +on3.*)%# : un# *-.)4).3 $%)43# #. su;4#n.)onn3# 4eule une fraction infime de la monnaie qui circule dans le public ?environ EM@ est créée par les Danques Centrales, c'est la monnaie >fiduciaire> constituée par les pi"ces et les billetsND1 : 5l e/iste encore une autre sorte de monnaie, la >monnaie de base>, constituée par les >réserves> que les banques commerciales conservent sur leur compte # la Danque Centrale ?voir Épisode *, ND : >Buantitative 2asin%>@- Cette monnaie de base ne sort pas du s!st"me bancaire-

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1out le reste de la monnaie est de la monnaie >bancaire> ou >scripturale>- C'est la monnaie qui fi%ure sur les soldes de nos comptes bancaires- 2lle est créée et distribuée par les banques commerciales privées ?banques ordinaires, ou >banques de second ran%>@ sous forme électronique, puis circule d'un compte bancaire # un autreCette monnaie bancaire est émise # c(aque fois qu'une banque : ) accorde un crédit # un client, ) ac("te pour son propre compte des actifs immobiliers ou financiers ?immeubles, actions, obli%ations, 45C7+, produits dérivés, Dons du 1résor, etc---@, ) effectue des paiements pour son compte propre ?lo!ers, salaires, ac(ats de biens ou services, c(ar%es sociales---@, ) ac("te des devises étran%"res ?par e/emple # des entreprises e/portatrices pa!ées en dollars@, ) escompte une traite ou un effet pour une entreprise cliente6our c(acune de ces opérations, la banque crée de la monnaie "ex nihilo", en inscrivant simultanément # l'actif et au passif de son bilan un crédit et une dette- ?pour plus de précisions, voir é%alement le dernier c(apitre : >Donus- $erni"re minute> pa%e *H@
ND2 : Cette création de dette et de crédit simultanés est en réalité l'équivalent de l'opération qui, dans un 4!st"me d'Éc(an%e Local ?un 42L@, permet au/ deu/ membres d'un éc(an%e de créer les deu/ montants qui vont mesurer leur transaction$ans un 42L, les unités de compte sont créées # c(aque transaction en fonction de la valeur transmise entre un >vendeur> qui offre quelque c(ose ?une marc(andise, un service---@, et un >ac(eteur> qui reCoit cette c(ose- Le vendeur au%mente son solde ?il enre%istre des c(iffres positifs@, et l'ac(eteur diminue son solde ?il enre%istre des c(iffres né%atifs@$ans le s!st"me monétaire actuel, la banque crée d'abord les deu/ montants pour elle)m&me, puis elle met en circulation la partie positive- 5l ! a en réalité deu/ opérations successives : création, et mise en circulation) ;pération 1 : La banque crée les deu/ parties de la transaction) ;pération 2 : 2lle en conserve une partie pour elle, et met l'autre en circulation) 8ésultat : Les c(iffres positifs deviennent de la monnaie A les c(iffres né%atifs restent au bilan de la banque, et lui rapportent un intér&t- C'est l'accumulation de ces c(iffres que tout le monde appelle >La $ette>-

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E0$/)-*.)on : Ce que l'on appelle >La $ette> n'est que la partie né%ative de la création monétaire- 6ar le double ,eu du crédit bancaire centralisé et des multiples créateursPemprunteurs, le secteur bancaire s'approprie les en%a%ements individuels des utilisateurs et en tire profit4i nous tenions encore nos comptabilités réciproques avec des s!st"mes de crédit mutuel décentralisés ?comme c'était le cas avant l'apparition des monnaies d'État monopolistiques, autour de )JOO av- KC@, nous n'aurions pas oublié que la >monnaie> est seulement un cas particulier de crédit mutuel o= la masse né%ative est occultée et accaparée par un pouvoir central d'émission$ans un s!st"me de crédit mutuel libre et volontaire, vendre c'est comptabiliser des c(iffres positifs, ac(eter c'est comptabiliser des c(iffres né%atifs- Les deu/ c(an%ements de solde sont é%au/ et de si%ne opposé # c(aque transactionCe s!st"me d'enre%istrement et de mesure des déséquilibres réciproques permet de connaQtre en continu sa position personnelle par rapport # la mo!enne des autres soldes, qui reste en permanence é%ale # 3éro- C(acun connaQt ainsi sa position par rapport # l'équilibre, c(acun sait s'il est en positif ou en né%atif et de combien- C(aque membre d'un s!st"me monétaire équilibré sait ainsi en permanence s'il a beaucoup donné ou beaucoup reCu, et peut en tirer les conséquences2n outre, la somme al%ébrique des soldes de tous les comptes étant é%alement par définition é%ale # 3éro, tout enric(issement sans contrepartie commerciale se voit immédiatement- 5l est donc impossible de >créer> de l'ar%ent en l'absence de transaction réelleD*ns un s<s.&+# -#n.%*/)s3 o= /* -%3*.)on "# -%3"). #s. "#4#nu# un +ono$o/# "3.#nu $*% /# -*%.#/ .*. - B*n7u#s, #. o= /* $*%.)# n3>*.)4# "#s 3-?*n>#s n'*$$*%*@. $*s su% /#s -o+$.#s "#s u.)/)s*.#u%s +*)s %#s.# *u $*ss)8 "#s 3+#..#u%s, /* -%3*.)on "# -%3"). "'un# $*%. s# -on8on" *4#- /#s >*)ns "us A /'3-?*n>#, 8*)s*n. $*ss#% /* -%3*.)on "# -%3"). $ou% un #n%)-?)ss#+#n. -o++#%-)*/, #. "'*u.%# $*%., $#%+#. *u0 3+#..#u%s "# -%3").#% /#u%s $%o$%#s -o+$.#s #. -#u0 "# /#u%s -o+$/)-#s s*ns 7u# /#s us*>#%s n# $u)ss#n. )"#n.)8)#% -#..# 8%*u"# #n .*n. 7u# .#//#. Ce que l'on appelle >la dette> n'est donc que la partie né%ative et mat(ématiquement indispensable d'un s!st"me de crédit mutuel qui a été accaparée, redéfinie, et rendue pa!ante par un s!st"me centralisé, privateur et monopolistique-

Ce crédit nouveau, qui n'e/istait pas auparavant, devient de la monnaie commune d"s lors qu'il se retrouve sur le compte du client qui l'a demandé, ou sur le compte du vendeur de l'actif immobilier ou financier ac(eté par la banque, ou sur le compte du salarié ou du fournisseur de bien ou service pa!é par la banque, etc2n réalité, la totalité de la monnaie en circulation, ! compris les pi"ces et les billets ?la monnaie fiduciaire@, nécessite une création de monnaie bancaire en amont, puisque les pi"ces et les billets ne

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peuvent &tre obtenus qu'en les éc(an%eant contre de la monnaie bancaire ?scripturale@ qui elle)m&me provient nécessairement d'un crédit émis au préalable6ar conséquent, les banques privées contr'lent de fait la totalité de la masse monétaireND* : 2n t(éorie, puisqu'elles en accumulent la contrepartie né%ative, les banques portent l'enti"re responsabilité des crédits qu'elles accordent, ce qui devrait les inciter # e/aminer scrupuleusement la santé financi"re de leurs clients- 2n réalité, les banques décident de qui va recevoir du crédit, et pour faire quoi, en fonction de leurs ob,ectifs de rentabilité- Les nécessités sociales ou écolo%iques ne fi%urent pas sur la liste des crit"res décisifs- 2n conséquence, les pro,ets # lon%)terme, # (aute utilité (umaine ou environnementale, mais dont la rentabilité n'est pas immédiate ou calculable, ne peuvent &tre financés que par les %ouvernements sous forme de nouveau/ imp'ts ou d'endettement public-

L# $%)4)/&># "# /'3+)ss)on +on3.*)%# : un# su;4#n.)on "3>u)s3# *u s#-.#u% ;*n-*)%# La monnaie étant donc, dans ce s!st"me, une dette détenue par le secteur bancaire, elle est soumise au prél"vement d'un intér&t- 1oute la monnaie en circulation est soumise au prél"vement d'un intér&t6ersonne ne peut ! éc(apperL'intér&t est d'abord pa!é par tous les clients qui ont contracté un crédit aupr"s d'une banque et qui ce faisant ont assuré l'émission monétaire2nsuite, tout le monde ac("te des biens et des services- ;r les intér&ts que les entreprises sont obli%ées de pa!er sur leurs besoins de financements sont inté%rés dans les pri/- $onc tout le monde pa!e tout un peu plus c(er2nfin, l'État est obli%é lui aussi d'emprunter pour financer ses dépenses, tou,ours e/cessives, et les intér&ts de ses déficits précédents- Ces coRts constituent une %rande partie des imp'ts obli%atoires ?l'équivalent en Irance de la totalité de lSimp't sur le revenu F@1out le monde est donc obli%é de contribuer au paiement des intér&ts de ceu/ qui ont emprunté au départ, entreprises, particuliers ou État-

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$u simple fait que nous utilisons pour comptabiliser nos flu/ des unités monétaires pa!antes, l'ensemble de l'économie ?particuliers, entreprises et État@ est obli%é de pa!er et de faire pa!er absolument tout, # un coRt supérieur # la réalité commerciale$e ce simple fait, le secteur bancaire reCoit sous la forme de l'intér&t monétaire une rente infinie, éternelle et permanente sur l'ensemble des transactions et des opérations dSéc(an%e effectuées par l'ensemble de l'économie publique et privée- ;n comprend d"s lors pourquoi tous les plus beau/ immeubles de la terre, et bien d'autres ric(esses, sont détenus par des banques5l est vrai qu'une partie de cette rente est redistribuée par le secteur bancaire, sous la forme de paiements : le secteur bancaire par e/emple, pa!e des intér&ts au/ épar%nants qui ont la >c(ance> d'avoir un peu plus de monnaie que les autres A il effectue des ac(ats, fait des dépenses A il se redistribue de l'ar%ent # lui)m&me sous la forme des rémunérations et des bonus # la (auteur de l'énormité des %ains réalisésMais d'un point de vue macro)économique, c'est l'économie toute enti"re qui pa!e, et le secteur bancaire seul qui encaisse;r, d'un point de vue mat(ématique, puisque : 1- toute la partie né%ative de la monnaie ?>La $ette> qui est la contrepartie de la masse monétaire positive en circulation@ est soumise # un intér&t permanent, et que 2- il est impossible de laisser diminuer la masse monétaire faute de créer immédiatement un bloca%e des transactions, et que donc il est indispensable de conserver la partie né%ative intacte autant que possible, alors, il est impossible de diminuer >La $ette>2n conséquence, puisque les intér&ts s'additionnent, se composent, s'accumulent pour pa!er les intér&ts précédents d'une dette qui ne peut pas diminuer, alors le niveau d'endettement ne peut que mécaniquement au%menter- Le s!st"me monétaire actuel représente donc une véritable subvention pro%ressive, cumulative et perpétuelle au profit d'un secteur bien particulier de l'économie, au détriment de tous les autres;n peut supposer que ces mécanismes mettent un ,our l'ensemble du s!st"me face # un risque d'écroulement, le ,our par e/emple o= les États et les populations prélevées n'auront plus les mo!ens matériels de pa!er un intér&t mat(ématiquement e/ponentielCSest précisément la situation qui se rév"le au,ourd'(ui-

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$)so"# 5. Nos so/"#s ;*n-*)%#s n# nous *$$*%.)#nn#n. $*s Les dép'ts bancaires ?les sommes en positif qui fi%urent sur nos comptes, c'est)#)dire le total de nos soldes@ sont de la monnaie bancaire, pas de la monnaie fiduciaire6our &tre précis, il faudrait dire : >1el dép't provient d'un crédit émis par telle banque- 1el autre dép't provient d'un crédit émis par telle autre banque-> 7ucun des deu/ dép'ts n'a de contrepartie compl"te en monnaie fiduciaire ?pi"ces ou billets@, et pourtant les deu/ monnaies ?monnaie fiduciaire et monnaie bancaire@ se confondent, et portent le m&me nom, celui de la monnaie officielle2n réalité, la monnaie bancaire n'est qu'un substitut # la monnaie fiduciaire, une simple promesse de la banque de débourser des billets si un client les demande- Mais la promesse est intenable, car les banques n'ont pas, loin de l#, l'équivalent de leurs dép'ts bancaires en monnaie fiduciaire ou en réserves # la Danque Centrale- 4i tout le monde demandait # retirer son ar%ent en liquide, les banques seraient dans l'incapacité de pa!er- 1out le secteur s'écroulerait faute de liquiditésND : . ;u alors il faudrait des mois pour que tous les avoirs soient transformés en billets, et que tous les billets soient imprimés--- et plus personne ne touc(erait d'intér&ts F

Les banques ne pourraient pas survivre si nous ne leur faisions pas confiance--6ar ailleurs, puisque : 1- La totalité de la monnaie bancaire ?la somme de tous les dép'ts@ est issue d'une création de créditPdette "ex nihilo" par une double écriture simultanée d'un actif et d'un passif bancaire ?voir Épisodes 1 et <@ 2- C'est ce passif bancaire qui est devenu la monnaie positive de nos comptes *- Les banques sont des entreprises commerciales Cela si%nifie que : 1- Nous sommes tous collectivement débiteurs ?puisqu'il a fallu nous endetter aupr"s du secteur bancaire pour créer toute la monnaie@ et nous ne sommes créditeurs que de nos soldes positifs individuels1<

2- La monnaie en circulation, c'est en réalité le passif des banques*- L'ar%ent que nous cro!ons posséder n'est en fait qu'une promesse de pa!er qui fi%ure au bilan d'une entreprise commercialeKuridiquement, vous &tes autant propriétaire de votre solde bancaire que vous l'&tes d'une traite que vous a si%né une entreprise ou d'un avoir que vous a donné un commerCant- 4i l'entreprise ou le commerCant ferme boutique, votre papier perd toute valeur2t comme le secteur bancaire dans son ensemble est une énorme p!ramide de dettes et de crédits entrem&lés, au moindre défaut, tout s'écroule F C'est le fameu/ >risque s!stémique> ?voir Épisode 2@4i une réaction en c(aQne se déclenc(e comme en 2OOL, les renflouements par les %ouvernements sont donc indispensables pour sauver le s!st"me--- et nos économies F

$)so"# 6. Bn s<s.&+# )ns.*;/# $*% -ons.%u-.)on, -*us# ")%#-.# "# ;u//#s #. "'#88on"%#+#n.s A %3$3.).)on 5l e/iste de nombreuses preuves qui montrent que les mécanismes monétaires actuels en%endrent une instabilité structurelle de l'ensemble du s!st"me- La crise, la >Trande 8écession> qui a commencé en 2OOL, est loin d'&tre terminée, mais ce n'est pas un p(énom"ne unique, loin de l#$epuis que des s!st"mes monétaires ?tous identiques et tous basés sur un monopole de l'ar%ent pa!ant@ sont en place dans la quasi)totalité des pa!s du monde, on compte un nombre considérable de crises monétaires similaires2ntre 1NJO et 2O1O, le décompte officiel du Ionds Monétaire 5nternational dans ses États membres est le suivant : 1<E crises bancaires 2OL effondrements monétaires et J2 crises de dette publique 4oit un total de <2E crises financi"res liées directement # l'instabilité intrins"que des s!st"mes en placeLa multitude des crises, dans des pa!s au/ économies différentes, avec des monnaies différentes, leurs effets conta%ieu/ sur les économies nationales des pa!s concernés, les rava%es similaires qu'elles occasionnent sur des populations toutes différentes, démontrent sans l'ombre d'un doute le caract"re s!stémique et

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structurel du probl"me : le s!st"me monétaire actuel entraQne inévitablement des effondrements financiers # répétition qui dé%én"rent inévitablement en désastres (umains et sociau/ réelsLe mod"le est tr"s simple : les banques commerciales créent du crédit et perCoivent des intér&ts sur la monnaie ainsi émise- 6lus il ! a de crédits émis, plus il ! a d'intér&ts perCus, plus il ! a de profit ?et plus il ! a des débiteurs qui travaillent F@$ans les périodes de croissance, les banques pr&tent # tout)va pour profiter du boom- $ans les périodes de dépression, les banques ferment les robinets du crédit pour diminuer leur risqueLes banques créent donc plus de monnaie pendant les périodes de croissance et moins de monnaie pendant les périodes de récession, ce qui amplifie les mouvements # la (ausse comme # la baisse, ce qui crée des instabilités violentes dans les marc(és financiers et des bulles # répétition dans l'immobilier, les mati"res premi"res ou tout autre secteur o= l'ar%ent se précipiteBuand les bulles e/plosent, les actifs cessent de monter et les effets s'inversent : les conséquences pour l'économie réelle sont dramatiques, des %ens se retrouvent # la rue, les plus faibles souffrent et meurentE0$/)-*.)on : Le fait que le crédit)monnaie soit in,ectée, non pas de mani"re (omo%"ne dans l'ensemble de l'économie, mais de mani"re arbitraire dans des secteurs particuliers, entraQne plusieurs conséquences : 1 ) L'acc"s plus aisé au/ financements pour un t!pe de bien donné permet au/ ac(eteurs de ce t!pe de bien de proposer des pri/ supérieurs pour les acquérir- 2n conséquence, les vendeurs de ces biens auront tendance # demander des pri/ supérieurs- Ces deu/ param"tres ont tendance # faire monter les pri/ de cette caté%orie de biens2 ) Le fait que les pri/ d'une certaine caté%orie de biens montent incite les émetteurs de crédit # adopter le raisonnement suivant : >Nos débiteurs, s'ils ont des difficultés # nous rembourser, pourront tou,ours revendre leurs biens avec une plus)value et ainsi, ils pourront nous rembourser facilement- 7u pire, s'ils font faillite, il nous suffira de saisir leur bien et de le revendre nous)m&me avec un profit- 1ant que cette situation dure, c'est)#)dire tant que les pri/ montent, nous pouvons assouplir nos crit"res de solvabilité->

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* ) $u point de vue des emprunteurs, le raisonnement est similaire : >Les pri/ montent, c'est le moment ou ,amais d'ac(eter, prenons un crédit F M&me s'il les mensualités sont trop élevés pour nous, nous pourrons tou,ours revendre le bien, encaisser la plus) value, et tout rembourser- Buelle bonne affaire F> 1out cela pousse # la création et au %onflement de la bulle6uis vient un moment o= tout le monde a pris un crédit- 1out le monde a ac(eté, tout le monde est endetté- 5l n'! a plus d'ac(eteurs, et plus personne ne peut, ni ne veut, prendre de nouveau/ crédits$e plus, dans certains cas, le rendement ?lo!ers, dividendes---@ des biens ac(etés ne permet pas d'assurer le paiement des c(ar%es de crédit7rrive donc le moment o= certains débiteurs, ne pouvant pas pa!er leurs mensualités, ou c(erc(ant simplement # encaisser leur plus) value, commencent # vendre- C'est le si%nal du renversementComme il n'! a presque pas d'ac(eteurs, les vendeurs sont tr"s vite obli%és de brader- Les pri/ s'effondrent- 1ous les indicateurs qui montaient ?nombre d'ac(eteurs, pri/ de vente, nombre de transactions, émission de crédit---@ s'inversent- 1out se met # c(uterU compris l'activité, et donc l'emploiLa bulle a e/plosé- La crise est en marc(e- 5l va falloir solder tous ces crédits peu # peu, et donc, se serrer la ceinture pendant des années, ce qui ne fera que diminuer encore la quantité de monnaie dans l'économie, et donc diminuer l'activité, au%menter le c('ma%e, et a%%raver la récession- L'eup(orie a cédé la place # la dépression-

$)so"# 7. D#s %&>/#s 7u) #n>#n"%#n. /# -on8/)., /* -u$)").3, #. /* 4)o/#n-# $ans un s!st"me o= la monnaie ne peut &tre créée qu'avec de la dette pa!ante, il faut en permanence des nouveau/ crédits pour pa!er les intér&ts des crédits précédents- 5l n'! aura donc ,amais asse3 de monnaie dans l'économie pour pa!er # la fois la dette et les intér&ts en cours;n peut dire que pour parvenir # pa!er la dette et les intér&ts de la dette, il faut : ) soit emprunter encore plus pour pa!er les intér&ts de la dette ?>rouler la dette> : c'est ce que font les %ouvernements@

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) soit piller l'économie et la plan"te pour trouver asse3 de monnaie pour rembourser les crédits et les intér&ts en cours- Comme tout le monde a besoin de monnaie, tout le monde c(erc(e # vendre et # e/porter ?d'o= la concurrence aveu%le entre pa!s, entre entreprises, entre personnes@ ) soit réussir # %a%ner plus que les autres pour pa!er ses propres intér&ts et ses propres imp'ts ?d'o= la concurrence féroce entre tous, pour les rares emplois, pour les emplacements commerciau/, pour les >bonnes places> : d'o= la corruption, les passe)droits et les pots)de) vin@- Va peut marc(er pour certains ?c'est la >sélection naturelle> F@Les autres resteront sur le carreau) soit que de nouveau/ emprunteurs arrivent pour créer la monnaie qui permettra de pa!er les intér&ts des crédits précédents ?d'o= la nécessité de croissance@Buoi qu'il en soit, ce s!st"me crée une insuffisance permanente et structurelle de monnaie qui ne peut pas en%endrer autre c(ose que des comportements de survie individuelle, de manque, de concurrence féroce et de rapacitéL'Wtre (umain étant une esp"ce dont la qualité principale est l'adaptabilité, on peut facilement comprendre, et de nombreuses études scientifiques le prouvent ?voir Épisode 1*, pa%e 2N@, que des r"%les du ,eu reposant sur le manque et l'iné%alité en%endrent des comportements offensifs, é%o0stes et usurpatoires$ans un tel monde, c'est toi ou moi- 4i ,e ne parviens pas # prendre ce qu'il me faut pour satisfaire # mes en%a%ements, c'est toi qui me prendra tout F Buand on parle d'ar%ent, c'est du sérieu/Le fait de mesurer les éc(an%es avec un outil monétaire tou,ours plus rare et privateur brise les liens que le crédit mutuel ancien, tou,ours disponible et facile # créer, perpétuait et renforCait ?voir Épisode <, ND2, pa%e N@- $ésormais, m&me en famille, les rapports sont altérés, et l'e/pression >ré%ler ses comptes> prend tout son sensLes mécanismes actuels de la distribution monétaire ont aussi des effets # lon%)terme : en favorisant l'accumulation e/ponentielle des revenus que procure la possession de monnaie, ils créent avec le temps des li%nées enti"res de privilé%iés2n face, ce sont donc des populations enti"res de nouveau/ entrants ?les plus ,eunes, les plus d!namiques et les plus créatifs d'entre nous F@ qui se retrouvent totalement défavorisées- Les malc(anceu/ se retrouvent d"s leur naissance face # un ,eu o= toutes les meilleures cartes ont dé,# été distribuées, o= les investissements vont au/ dinosaures du passé et non au pro,ets de l'avenir, o= tous les meilleurs postes, les meilleurs créneau/, les meilleurs terrains
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sont dé,# occupés, et o= les pro,ets qui pourraient c(an%er les c(oses ne peuvent pas &tre financésCes circonstances sSa%%ravent # c(aque instant, comme dans un ,eu de Monopol! infernal o= certains recevraient le double ou le triple des autres et auraient en main plusieurs dés contre un seul, un monde o= les perdants sont tenus de se soumettre au/ %a%nants pour obtenir les mo!ens de survivre, %Xc(ant ainsi leur inestimable temps de vie # perpétuer le monde d'(ier, alors qu'ils pourraient donner vie au monde de demain5nutile d'espérer que la lassitude ne finisse pas par céder la place # la col"re, et la col"re # la violenceMal%ré les innombrables mécanismes de redistribution et d'assistanat que les États, cro!ant bien faire, ont mis en place, les iné%alités ne font que se renforcerCet éc(ec patent des politiques sociales démontre # lui seul que les mécanismes monétaires sont bien plus puissants que toutes les redistributionsND : 7 contrario, on peut supposer que si l'on parvenait un ,our # remplacer le s!st"me arbitraire et prédateur que nous subissons actuellement par un s!st"me (onn&te, équitable et équilibré, la société dans son ensemble connaQtrait un soula%ement inou0 et un boom de prospérité sans précédent5l ! a m&me fort # parier que des économies tellement considérables seraient soudain réalisées # des niveau/ tellement nombreu/, que l'on s'apercevrait probablement que la plupart des imp'ts, ta/es et c(ar%es sociales redistributives que l'on cro!ait indispensables dans l'ancien s!st"me se rév"lent en réalité totalement superflus-

$)so"# 8. L')n8/*.)on : -*/*+).3 $ou% /#s uns, *u;*)n# $ou% /#s *u.%#s Le s!st"me de la création de crédit par les banques commerciales représente une production continue de monnaieBuand l'afflu/ de monnaie nouvelle se produit dans un secteur de l'économie o= l'offre ne peut pas s'a,uster immédiatement # ce nouveau pouvoir d'ac(at, >l'inflation> monétaire, c'est)#)dire le %onflement de la masse monétaire locale, peut &tre la cause d'une >inflation> des pri/, c'est)#)dire de leur au%mentation- Les pri/ montent l# o= il ! a une in,ection de monnaie supplémentaire-

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ND : >4urproduction de monnaie> si%nifie que la croissance de la masse monétaire est supérieure # la croissance de la production de biens et de services- n décala%e entre la monnaie et la production peut ainsi %énérer une au%mentation des pri/ # la consommation etPou une au%mentation des pri/ des actifs ?immobiliers ou financiers@- Cet e/c"s de monnaie peut résulter d'un e/c"s de création de crédit au profit des %ouvernements, des entreprises ou des particuliers, mais aussi d'une spéculation financi"re e/cessive au profit des fonds d'investissements ou des banques elles)m&mes quand elles financent les effets de levier de leurs propres opérations mobili"res ou immobili"res- ?+oir Épisode >Donus>, pa%e *L@- Ce t!pe d'opérations peut faire varier les pri/ des mati"res premi"res, des produits a%ricoles, etc-

Mais le probl"me n'est pas seulement dans le fait que les pri/ montent- 5l est aussi dans le fait que tout le monde n'est pas # é%alité face # cette au%mentation6ar e/emple, l'au%mentation des pri/ des produits de premi"re nécessité, de l'éner%ie, des lo!ers, des appartements ou des maisons, quand elle se produit, entraQne une perte de pouvoir d'ac(at pour les cito!ens dont le revenu reste fi/e, par e/emple les salariés, les retraités--- Leur seule défense, et le seul mo!en de maintenir leur pouvoir d'ac(at, serait d'au%menter leurs revenus ?e/primés en unités monétaires@Mal(eureusement, la faculté d'obtenir une au%mentation de revenu pour compenser la perte de pouvoir d'ac(at varie considérablement d'une personne # une autre et d'un secteur # un autreL'au%mentation des pri/ est subie de plein fouet par ceu/ qui ne poss"dent pas le pouvoir de né%ociation suffisant ou l'acc"s au/ capitau/ qui leur permettrait d'obtenir une au%mentation proportionnelle de leurs revenus6our d'autres, le probl"me ne se pose pas- 5l suffit d'&tre du bon c'té- L'au%mentation du pri/ des actifs n'est pas un probl"me pour ceu/ qui les poss"dent, bien au contraire F $"s le moment de l'ac(at et de la demande de crédit, les iné%alités sont l#- 6lus les %aranties ?(!pot("ques, capitau/ e/istants, actifs financiers, immobiliers---@ que l'on peut apporter sont importantes, plus l'acc"s au crédit est facile ?et moins c(er F@- Les détenteurs de ric(esses e/istantes poss"dent donc un acc"s tout # fait privilé%ié # la monnaie nouvelleCet état de fait # deu/ aspects : 1- L'acc"s aisé au crédit permet # une certaine caté%orie de la population d'acquérir des biens avant tout le monde, et sans souci de financement2- Cet acc"s aisé permet # ces privilé%iés d'investir de la monnaie nouvelle les premiers dans certains biens précis, ce qui causera pour les suivants une (ausse des pri/ de ces m&mes biens dans le futur2O

7utrement dit, certains peuvent ac(eter au meilleur pri/ des biens dont le pri/ futur sera plus élevé, alors qu'ils causent eu/)m&mes cette plus)value, %énérant ainsi les bénéfices de leur revente future F L'au%mentation des pri/ se diffuse ainsi dans la société, et ceu/ qui sont >le plus pr"s du robinet> sont avanta%és : ils %a%neront t't ou tard l'ar%ent perdu par les suivants1out au lon% des c!cles provoqués par le s!st"me monétaire ?voir Épisode H, pa%e 1<@ et selon les (asards de la fortune, certaines caté%ories de cito!ens ont ainsi la c(ance, non pas de subir l'inflation qu'ils provoquent eu/)m&mes, mais au contraire d'en profiter-

$)so"# 9. L')n.3%C., -'#s. /')+$D. ;n pourrait penser que lSimp't, autrefois ponction douloureuse au bénéfice dSune caste ré%nante, n'est plus au,ourd'(ui qu'une ,uste contribution volontaire e/i%ée par des institutions démocratiques Yuvrant pour le bien)&tre des populationsCe serait faire l'impasse sur l'ob,ectif essentiel de l'imp't, (ier comme au,ourd'(ui : forcer la circulation de la monnaie étatique6our entamer cette réfle/ion, on peut d'abord se poser la question suivante : >Z quoi peut bien servir l'imp't pour un 6rince qui s'est octro!é le droit ré%alien de >frapper monnaie>, quand on sait qu'il poss"de le privil"%e et les mo!ens d'en créer autant qu'il veut ?> . et constater que la réponse ne vient pas naturellement2n réalité, le but est # la fois d'utiliser la monnaie comme un mo!en de soustraire des ressources et du travail au/ populations sans produire soi)m&me rien d'autre que des rondelles métalliques ou des morceau/ de papier sans valeur- 2t en second lieu d'obli%er les dites populations # accepter ce marc(é de dupesLa monnaie du 6rince, rendue obli%atoire et intrins"quement précieuse par la fiscalité, devient ainsi l'outil r&vé de l'oisiveté- Ce s!st"me de redistribution de valeurs bien réelles du bas vers le (aut au mo!en d'un ob,et sans valeur permet tout : le lu/e, l'entretien des inutiles, des courtisans et des complices, et le financement des forces de coercition indispensables # l'édification et au maintien de la structure de domination- La puissance d'intimidation que procure le monopole de la violence >lé%itime>, soutenu par l'arsenal ,udiciaire, constitue l'instrument de menace idéal pour assurer la perception de l'imp't, et imposer ainsi la circulation et la rareté de la monnaie monopolistique, source de puissance et d'enric(issement infini-

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[istoriquement, l'imp't est donc, non pas une contribution volontaire, mais tout au contraire la plus subtile des e/torsionsND1 : 5l est intéressant de constater # quel point les cito!ens, dans les démocraties industrielles modernes, essa!ent de minimiser cet aspect des c(oses, qui il faut le reconnaQtre, est au,ourd'(ui asse3 dilué- Néanmoins, la contrainte est tou,ours bien présente, et la réalité de cette situation d'oppression leur éc(appe compl"tement- C'est devenu de la >violence s!mbolique>, une violence dont les victimes ont tellement pris l'(abitude qu'elles n'en sont plus conscientes-

Mais il faut aller plus loin : $epuis que l'unité d'éc(an%e et de compte n'est plus émise par l'État sous forme de monnaie souveraine, mais créée par le secteur bancaire sous forme de crédit pa!ant ?voir Épisodes 1 et <, pa%es < et L@, la prédation s'est amplifiée : # l'imp't, qui par nature doit &tre redistribué en dépenses d'État futures, sont venus s'a,outer les intér&ts monétaires, qui s'accumulent dans des poc(es privéesLes intér&ts monétaires en effet, ne sont pas voués # alimenter l'État, mais # rémunérer les émetteurs de la monnaie privée- Ce prél"vement est néanmoins assimilé # l'imp't, pa!able par l'imp't, et tout aussi obli%atoire que l'imp't- 5l est calculé comme un pourcenta%e sur la totalité de la monnaie)dette qu'il a fallu créer # c(aque étape de financement de c(aque activité- La liste est lon%ue2n effet, il ! a besoin de monnaie pour tout- 6ar e/emple, pour financer et rémunérer : ) la conception, la fabrication, la distribution et l'empaqueta%e de c(aque produit A ) la rec(erc(e, l'e/traction, le raffina%e, le transport, le conditionnement, la livraison de c(aque élément de mati"re premi"re nécessaire pour fabriquer c(aque produit A ) l'étude, la commercialisation, la conception, le contr'le, la vérification, l'administration de c(aque service, de c(aque fonction, de c(aque activité privée ou publique nécessaire pour le bon déroulement des flu/ innombrables sans lesquels des sociétés marc(andes aussi comple/es que les n'tres ne peuvent pas fonctionner4ur c(acune de ces opérations, un pourcenta%e est perCu et reversé au/ émetteurs de la monnaie)dette- Cette ponction privée sur l'ensemble de lSactivité nationale représente un coRt supplémentaire colossal que les entreprises font passer dans les pri/, et que l'État fait pa!er par la fiscalité2n mo!enne, on peut évaluer que EO M des pri/ de nos biens et services sont soumis au prél"vement de l'intér&t monétaire- ?Mar%ritt \enned!, 1NNH@22

7utrement dit, si les mécanismes de création monétaire actuels n'e/istaient pas, nous serions deu/ fois plus ric(es, ou nous pourrions travailler deu/ fois moinsNous sommes donc bien l# en présence d'une alliance quasi s!mbiotique entre deu/ entités complémentaires et s!ner%iques : d'une part le secteur financier qui accapare le s!st"me monétaire et son pouvoir de monétisation infini, et d'autre part, le secteur politique qui dispose du monopole de la violence p(!sique, instrument)clé de leur association et de leur succ"s parta%é-

ND2 : Cette anal!se e/pliquerait par ailleurs la nécessité pour les %ouvernements de procéder # des manYuvres de redistribution, non pas pour assurer un r'le (!pot(étique de %énéreuse 6rovidence, mais plus prosa0quement pour nourrir de quelques miettes les ('tes qu'ils sont en train de spolier, et éviter que les plus faibles ne se révoltent face au/ ponctions de leur parasitisme--ND* : 2n Irance, le service de la dette représente plus de *JM de la totalité de l'imp't- C'est le poste le plus élevé du bud%et de l'État, surpassant celui de l'ensei%nement et celui de la défenseND< : Le montant e/act des intér&ts qui sont inclus dans c(aque pri/ que nous pa!ons varie é%alement en fonction du rapport coRt du capital P coRt de la main)d'Yuvre- $ans certains cas, le capital immobilisé est relativement faible, par e/emple dans les activités de commerce ou de service- $ans d'autres cas, par e/emple dans l'industrie lourde ou les infrastructures ?mati"res premi"res, fourniture d'eau et d'éner%ie, mo!ens de communication, lo%ement---@, les coRts d'immobilisation du capital sont beaucoup plus élevés- C'est peut)&tre ce qui e/plique en partie que les États et le secteur bancaire aient souvent mis en place des positions monopolistiques con,ointes dans ces secteurs-

$)so"# 10. Bn s<s.&+# 7u) *u>+#n.# +3-*n)7u#+#n. /#s )n3>*/).3s Buand les banques ordinaires créent de la monnaie en accordant des crédits # des clients, elles créditent les comptes de ces clients qui dépensent alors leur nouvelle monnaie- Cette monnaie une fois dépensée, revient sous forme de dép'ts sur les comptes d'autres clients, qui eu/, sont alors créditeursLe bilan personnel des clients créditeurs est positif : ils poss"dent plus qu'ils ne doivent- Le bilan personnel des clients débiteurs est né%atif : ils doivent plus qu'ils ne poss"dent2*

4i les comptes o= reviennent les dép'ts créditeurs sont des comptes rémunérés, alors on peut dire que les banques reversent au/ clients créditeurs une partie des intér&ts qu'elles font pa!er au/ clients débiteursLe probl"me, c'est que les comptes débiteurs et les comptes créditeurs ne sont pas distribués équitablement dans la société;r, les débiteurs pa!ent des intér&ts, et les créditeurs perCoivent des intér&ts2n r"%le %énérale, ce sont plut't les pauvres qui ont moins de monnaie que les ric(es- 2t les pauvres sont beaucoup plus nombreu/ que les ric(es- 2t au niveau international, ce sont les pa!s pauvres qui sont endettés et les pa!s ric(es qui font des pr&ts2n réalité, l'essentiel des dép'ts est détenu par une infime portion de la population mondiale, qui reCoit donc les intér&ts que pa!ent tous les autres- C'est la racine de la fracture entre les 1M et les NNMLe s!st"me de la monnaie # intér&t %én"re donc un transfert permanent de monnaie de la >Irance d'en bas> vers la >Irance d'en (aut>, de tout le monde vers les plus ric(es, et du 1iers)Monde vers l';ccident2n %ros, les pauvres pa!ent les ric(es F Les iné%alités ne peuvent donc aller qu'en s'accentuant6ar ailleurs, le s!st"me est lui)m&me e/ponentiel par construction2n effet, le montant des intér&ts vient s'a,outer au capital et rapporte # son tour des intér&ts- C'est le p(énom"ne des >intér&ts composés>, qui permet une croissance e/ponentielle des actifs monétaires- ?voir é%alement Épisode <, pa%e 12 et Épisode 11, pa%e 2<@ Ces mécanismes constituent un avanta%e considérable pour les créditeurs, et pour le secteur bancaire qui encaisse en permanence le différentiel entre les tau/ perCus et les tau/ versés sur l'ensemble de la masse monétaire1outefois, l'ar%ent ne >fait pas des petits> tout seul- Les actifs monétaires ou financiers ne sont pas par eu/)m&mes %énérateurs de ric(esses- La plus)value produite par les intér&ts ne peut provenir que du travail et de la créativité du labeur (umainL'(umain est ainsi soumis # la pression continuelle de l'intér&t qui le force # au%menter sans cesse sa productivité, sa profitabilité, sa rentabilité, # diminuer sans cesse ses coRts, ses dépenses, ses acquis, # réfléc(ir et # travailler tou,ours plus pour faire mieu/, plus vite, plus rentable- 1out le monde est victime de ce s!st"me et doit s'! adapter : individus, entreprises, États-

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La monnaie n'est que le s!mbole, la représentation comptable des valeurs réelles qui s'éc(an%ent- 6our que l'ar%ent >fasse des petits>, il faut forcément de la valeur nouvelle quelque part, il faut donc forcément que quelqu'un, quelque part, passe des (eures de sa vie # produire et # travailler pour le possesseur de monnaie- Nos 45C7+, nos assurances)vie, nos livrets de caisse d'épar%ne, ne sont en réalité que des menaces de saisie potentielles pour quelqu'un d'autre--7lors que c(acun, # son niveau, ne fait que se défendre contre un s!st"me prédateur et mettre sa famille # l'abri, le résultat au niveau %lobal est que nous assistons # une concentration sans cesse croissante de capital, et que des sommes d'ar%ent de plus en plus %randes sont concentrées dans les mains d'individus de moins en moins nombreu/Les e/i%ences du paiement des intér&ts composés que l'ar%ent doit fournir # l'ar%ent sont sans limite- La croissance e/ponentielle n'attend pas, ne pardonne pas- C'est une mac(ine # transformer le travail et la créativité (umaine en revenu financierC'est une mac(ine folle capable de tuer pour assouvir son appétit infini-

$)so"# 11. 1*%*s).)s+#, -%o)ss*n-# #. "#s.%u-.)on Buand un client rembourse un crédit, la banque annule la dette correspondante, et ainsi, efface la quantité de monnaie correspondante- Cette quantité de monnaie disparaQt de l'économie, et par conséquent, la masse monétaire disponible pour représenter les éc(an%es diminue- 7utrement dit : le total des unités monétaires disponibles pour comptabiliser les transactions communes devient inférieur # ce qu'il était quand le crédit circulaitMais les débiteurs restants ont tou,ours besoin de plus de monnaie que ce qu'ils ont reCu, puisqu'ils doivent pa!er leurs intér&ts en plus de leur crédit- M&me si les débiteurs prennent de nouveau/ crédits pour pa!er leurs anciens intér&ts, les intér&ts de ces nouveau/ crédits s'a,outent au/ anciens intér&ts F 5ls ont donc dans tous les cas besoin de revenus supplémentaires pour pa!er leurs intér&ts, et donc ils doivent obli%atoirement réaliser de nouveau/ profits F ;r l'économie dans son ensemble ne peut pas faire de profits s'il n'! a pas sans arr&t une au%mentation de la quantité de monnaieC'est la source du besoin impératif de croissance qui est la caractéristique principale de nos économies monétaires-

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La croissance de la quantité de monnaie de crédit en circulation e/erce une pression # la (ausse sur lSactivité réelle, et la croissance de l'activité réelle e/erce une pression # la (ausse pour que la quantité de monnaie continue # au%menterLa conséquence, c'est qu'une telle économie ne peut fonctionner qu'# la mani"re d'une p!ramide de 6on3i, ou d'un s!st"me de vente # la boule de nei%e- 4'il n'! a pas sans arr&t des nouveau/ arrivants pour créer la monnaie qui permettra au/ anciens de pa!er les intér&ts d'avant, le s!st"me s'écrouleCe s!st"me ne peut pas fonctionner sans croissance, et il tend vers l'implosion d"s que la croissance diminueNous avons tendance # croire qu'il n'e/iste qu'un seul t!pe de croissance : la croissance naturelle dont nous avons l'e/emple quotidien dans la réalité- La croissance par e/emple d'une for&t dont les arbres %randissent puis arrivent # leur taille adulte, la croissance d'un &tre vivant, qui commence fort puis se stabilise, d'un fruit qui %rossit puis arrive # maturité5l e/iste aussi la croissance linéaire, par e/emple celle d'une industrie ou d'un s!st"me de production, dont la productivité ou le rendement au%mentent # peu pr"s ré%uli"rement avec le temps- 1out cela nous donne l'impression que rien ne se multiplie vraiment, que les c(oses, tout au plus, s'additionnentMais souvenons)nous du cél"bre film d'animation >Iantasia>, de ]alt $isne!, et de la fameuse séquence de >l'7pprenti 4orcier> o=, voulant netto!er le plus efficacement possible l'atelier de son maQtre en l'absence de celui)ci, le ,eune Mic^e! décide, par un sort ma%ique, de multiplier les balais et les seau/ d'eau, qui se mettent # se reproduire tout seuls : deu/, puis quatre, puis (uit, puis sei3e, puis trente)deu/, puis soi/ante)quatre F--- 2n quelques minutes, la situation devient incontr'lable, et si ce n'était %rXce au retour du MaQtre qui stoppe d'un seul %este cette folie, la terre enti"re aurait fini par &tre recouverte de balais et de seau/ frénétiques F Cette (istoire montre bien la nature, et les dan%ers, de la croissance e/ponentielle- $ans le monde vivant, la croissance e/ponentielle s'ac("ve en %énéral avec la mort de l'or%anisme infecté et de son ('te- 2lle est par définition tr"s rare dans la nature, sauf dans les maladies les plus %raves : cancers, tumeurs, leucémie$ans le monde immatériel par contre, la pro%ression e/ponentielle est fréquente- ;n la trouve dans le monde des mat(ématiques, et dans le monde de l'information- 4ur 5nternet, le p(énom"ne du >bu33> est un e/emple de pro%ression e/ponentielle des idées-

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Le s!st"me des intér&ts composés, qui a pour pro,et de faire pa!er des frais e/ponentiels par la croissance forcée d'une économie réelle, est mat(ématiquement insoutenable- 5l ! a l# une contradiction irréductible entre le monde de la mati"re et le monde des idées- 5l faut forcément piller l'un pour satisfaire l'autre;n pourrait dire, finalement, que le s!st"me des intér&ts composés est en quelque sorte une tumeur parasitaire vouée # enva(ir notre société et # détruire l'équilibre de notre plan"ten cancer, selon ]i^ipedia, est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'or%anisme, de telle mani"re que la survie de ce dernier est menacéeLe s!st"me monétaire actuel est, littéralement, le cancer de notre mondeND1 : Z <M par an, un capital de 1OO-OOO_ double en 1J ans, il quadruple en *E ans, il dépasse 1-OOO-OOO_ # la EL"me année- 2t # l'année LO, les 1OO-OOO_ de départ sont devenus 2-*NJ-1JN_ F 2n année 1, il ! a <-OOO_ d'intér&ts # pa!er- 7u bout de LO ans, on approc(e 1OO-OOO_ par an F Buand les intér&ts dépassent le principal, pas étonnant que le s!st"me e/plose-

6our les &tres (umains que nous sommes, il est tr"s difficile de percevoir la réalité de la pro%ression e/ponentielle, surtout quand les prédations les plus %raves ?la spoliation par la dette d'une enti"re %énération de ,eunes arrivant dans la vie@ ne commencent # apparaQtre que quand les premiers entrants ont presque tous disparuLa nouvelle %énération, victime d'un s!st"me impossible # détecter et obli%ée de pa!er des sommes impossibles # trouver, étouffée dans ses désirs de création de valeurs nouvelles par un crédit inaccessible, ne pourra que se rési%ner, partir, ou réa%ir par la violence et tenter de détruire les privil"%es des anciens et de leurs li%néesLa plupart des révolutions, des révoltes et des soul"vements viennent de l#ND2 : $ans les anciennes civilisations, par e/emple en Mésopotamie ?*-OOO avant K-C-@ et en É%!pte ?1-OOO avant K-C-@, un >Kubilée> annulait les dettes tous les <N ans ?J périodes de J ans@Ce n'était certainement pas par (asard---

7u niveau de l'économie réelle, la nécessité mat(ématique e/i%e de la réalité ob,ective des résultats impossibles # atteindre- 5nconscients de la contradiction, les a%ents économiques ?les cito!ens, les entreprises, les collectivités, les États@ ,ouent le ,eu et essa!ent néanmoins de les obtenir- Mal(eureusement, une croissance matérielle e/ponentielle requiert des ressources infinies2J

2n toute lo%ique, la croissance de l'économie réelle, forcée par la nécessité de croissance du s!st"me monétaire, entraQne obli%atoirement une sure/ploitation des ressources naturelles et un pilla%e s!stématique des ressources, des biens, des terresLes a%riculteurs doivent emprunter tou,ours plus pour ac(eter les plus %rosses mac(ines et les en%rais les plus violents pour produire tou,ours plus, les entreprises doivent rec(erc(er la rentabilité # tout pri/, au%menter sans cesse leurs profits et diminuer leurs coRts, les multinationales ne seront ,amais asse3 %rosses et devront piller la terre ,usqu'# la derni"re %outte de pétrole, ,usqu'au dernier caillou de minerai--- 1ous les (umains sont soumis # toutes ces pressions et se retrouvent contraints de produire tou,ours plus # l'infini en se battant contre eu/)m&mes et contre leur environnement1ous ces comportements, parfaitement lo%iques au niveau individuel pour nourrir sans espoir un s!st"me insatiable, ont des conséquences dramatiques pour c(aque &tre (umain, pour notre milieu naturel, pour le futur de la plan"te, pour l'avenir de nos enfantsL'endettement perpétuel entraQne une prédation obli%atoire vis)#) vis de la Nature et des (umains- 5l appauvrit l'ensemble de l'[umanitéCe s!st"me monétaire est donc totalement incompatible avec un développement durable, et incompatible avec la réalité du monde matériel-

$)so"# 12. Bn s<s.&+# 7u) #n%)-?). /#s $*<s %)-?#s #. *$$*u4%). /#s $*<s $*u4%#s Le monopole du crédit pa!ant émis et distribué par le secteur bancaire s'impose aussi au niveau mondial, et alt"re profondément les relations internationales5l ! a plusieurs éc(elons dans la finance : Les a%ences bancaires des petites villes louent la monnaie au niveau localLes a%ences des %randes villes et des capitales financent les %randes entreprises et les dépenses nationales. Mais il ! a mieu/ : l'idéal du métier, c'est de financer des pa!s tout entiers d'un coup-

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C'est l'activité principale de deu/ or%anismes mondiau/ : le Ionds Monétaire 5nternational et la Danque Mondiale- Le premier reCoit les %aranties financi"res des États les plus puissants du monde, et avec ces %aranties, la seconde va pouvoir créer des milliards de dollars F Le s!st"me fonctionne ainsi : Les >e/perts> économistes et anal!stes du IM5 approc(ent un pa!s pauvre qui dispose de ressources >intéressantes> : des ressources dont les pa!s ric(es, les pa!s occidentau/, ont particuli"rement besoin : pétrole, %a3, uranium, coltan, bau/ite--Les e/perts e/(ibent des études, des plans, et e/pliquent au/ diri%eants de ce pa!s pauvre qu'ils sont assis sur une mine de ric(esses, mais que le probl"me, c'est qu'ils n'ont absolument rien pour en or%aniser l'e/ploitation : ni ar%ent, ni savoir)faire, ni entreprises;n e/plique alors au/ diri%eants que c'est le >développement> de leur pa!s qui est en ,eu, et que pour e/traire toutes ces ric(esses et les vendre ?c'est)#)dire pour enric(ir leurs populations et par la m&me occasion s'enric(ir eu/)m&mes@, ils vont avoir besoin d'équipements, d'infrastructures : des mines, des ponts, des routes, des ports et des pipelines, des usines et des mac(inesMais mal(eureusement tout cela coRte tr"s c(er, et ils n'ont personne pour les construire- [eureusement, les pa!s ric(es ont de l'ar%ent, des dollars, et ils sont pr&ts # les >pr&ter> F--Z partir de l#, la procédure est e/actement la m&me que celle par laquelle une banque crée un crédit ex nihilo pour un particulier qui s'endette pour ac(eter sa maison : inscription simultanée au bilan de la Danque Mondiale d'un actif ?la reconnaissance de dette du pa!s@ et d'un passif ?l'ar%ent qui va servir de >pr&t>@- 8ésultat : tout un pa!s s'endette, c'est)#)dire s'obli%e # trouver l'ar%ent pour rembourser le principal, et # vendre son travail ou ses ressources pour pa!er les intér&tsMais il ! un (ic, un petit plus qui fait toute la différence- Les pa!s pauvres n'ont aucune entreprise pour effectuer les travau/- 6ersonne sur place ne sait comment faire pour e/traire le coltan, transporter le pétrole, transformer l'uranium---7lors une simple clause est a,outée au contrat de >pr&t>- ne clause par laquelle le pa!s pauvre s'en%a%e # faire réaliser tous ses nouveau/ équipements--- par les seules entreprises qui disposent des mo!ens et des compétences nécessaires pour ce faire : les entreprises occidentales$'un point de vue strictement monétaire, c'est une opération en or pour l';ccident :

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1- le montant du >pr&t> en dollars crée ex nihilo par les pa!s occidentau/ n'a rien coRté # ceu/)ci 2- le montant du >pr&t> revient inté%ralement dans le 65D des pa!s occidentau/, en paiement d'e/portations de biens et de services ?en effet, les entreprises occidentales vont réaliser des travau/ et livrer des équipements dans un pa!s étran%er, il s'a%it donc bien d'une e/portation@, ce qui améliore la balance des paiements occidentale *- la dette associée # la création de cette monnaie nouvelle reste due par le pa!s pauvre A par contre la monnaie elle)m&me vient s'a,outer, nette de tout intér&t, # la masse monétaire en dollar, ce qui permet au/ pa!s qui l'ont reCue en paiement ?les pa!s ric(es@ de disposer de montants nouveau/ de monnaie libre de dette pour réaliser leurs propres transactions internes et permettre de l'activité nouvelle, créatrice d'emploi <- les intér&ts de la dette sont impossibles # pa!er par les pa!s pauvres dans une monnaie étran%"re qu'ils ne peuvent pas créer eu/) m&mes ?le dollar@, ce qui les obli%e, soit # emprunter indéfiniment pour pa!er les intér&ts et donc # rester constamment débiteurs, soit # brader leurs ressources d"s qu'elles seront mises en e/ploitation$ans un cas comme dans l'autre, les pa!s occidentau/ sont lar%ement %a%nants6our ces pa!s pauvres, la mise en place d'une dette perpétuelle dans leurs comptes publics, et souvent l'installation sur leur territoire de troupes occidentales afin d'en sécuriser le paiement, ,ouent le m&me r'le que l'imp't et la menace fiscale pour les populations occidentales2n résumé, nous sommes l# encore en présence d'un tr"s efficace s!st"me d'e/ploitation destiné # perpétuer la domination des plus puissants sur les plus faibles-

$)so"# 13. D#s %&>/#s 7u) */.&%#n. /#s -o+$o%.#+#n.s Nous avons vu que les r"%les qui ré%issent le s!st"me monétaire e/istant sont (istoriquement le fruit d'une volonté déterminée de la part de certains (umains d'e/ploiter leurs semblables- Nous avons vu é%alement que ces r"%les créent mécaniquement des iné%alités %randissantes entre e/ploiteurs et e/ploitésMais se pourrait)il que des effets dans le sens opposé soient observables ? que ce ne soient pas seulement des désirs é%o0stes qui aient en%endré ces r"%les iniques, mais que des r"%les iniques en%endrent tout autant des comportements é%o0stes ?
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4i la réponse est positive, cela voudrait dire que nous sommes en présence d'un s!st"me auto)résilient d'une force e/ceptionnelle, et cela e/pliquerait en partie sa résistance dans le temps et son développement dans l'espace économique, mal%ré tous les inconvénients et les déséquilibres qu'il impose6aul 6iff est un scientifique distin%ué, spécialiste des études socio) économiques- 5l anal!se les effets de l'enric(issement et du statut social sur les comportements des individus- 5l travaille # l' niversité de Californie # Der^ele! et passe son temps # étudier dans quelle mesure les (iérarc(ies et les iné%alités fondent et transforment les relations sociales entre les individus et les %roupes d'individus5l a démontré par de nombreuses investi%ations scientifiques que les différences, avanta%es ou désavanta%es économiques qui distin%uent certains individus ou %roupes d'individus ?ce que l'ancien monde décrivait parfois sous le nom de >Classes 4ociales>@ sont # la base de leurs processus d'interaction et de certains de leurs c(oi/ de comportements ?moral ou immoral, altruiste ou é%o0ste, coopératif ou individualiste, etc-@7u cours de son pro%ramme de rec(erc(e e/périmental, il a par e/emple découvert qu'une au%mentation de la ric(esse et du statut social d'un individu provoque c(e3 celui)ci, d'une part une amplification de l'auto)satisfaction et de l'é%ocentrisme, et d'autre part une diminution de la compassion, de l'altruisme et du sens de l'ét(iqueL'une de ces e/périences met en présence deu/ su,ets et un ,eu de Monopol!- Le ,eu est le ,eu classique, avec les avenues, les %ares, et les ('tels # construire et # louerMais il ! a un truc : les r"%les sont modifiées de telle sorte que l'un des deu/ ,oueurs ait toutes les c(ances de %a%ner, alors que l'autre sera inévitablement le perdant : 1- le premier ,oueur, appelons)le 7, reCoit 2-OOO au début et 2OO # c(aque tour- L'autre, D, reCoit la moitié2- 7 ,oue avec deu/ dés, et donc parcourt le circuit deu/ fois plus vite que D, qui lui n'a reCu qu'un dé*- 7 reCoit le pion en forme de 8olls)8o!ce, alors que D ,oue en déplaCant la vieille %odasse--<- 2t puis on met, # é%ale distance des deu/ ,oueurs, sur la table, un bol de bret3els F 2t la partie commence--Les scientifiques ont placé des appareils pour prendre des mesures diverses :
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) le volume sonore des voi/ et de la frappe des pions quand les ,oueurs les déplacent sur la table de ,eu ) la dimension p(!sique des ,oueurs, pour déterminer s'ils ont tendance # s'étirer, # se %randir, ou # se contracter ) l'ét(ique des comportements, l'équilibre ou le déséquilibre des interactions$"s le début du ,eu, 7 prend de l'avance- Mais il ne réa%it pour l'instant # cette iné%alité fla%rante que par des sourires %&nés- 5l semble # la fois re%retter cette situation embarrassante et l'accepter, au nom de l'e/périence scientifique7lors qu'il réussit coup %a%nant sur coup %a%nant, ac("te tout ce qui se présente et collecte de plus en plus de lo!ers, il semble peu # peu oublier son inconfort- 5l étire ses ,ambes, prend plus de place, tend les bras au)dessus de sa t&te en si%ne de victoire, parle plus fort- Z c(aque fois qu'il ,oue, il frappe sa 8olls 8o!ce de plus en plus fort sur la piste de ,eu, finissant souvent par un bruit retentissant et vainqueur$e son c'té, D rétrécit- 5l semble s'ennu!er et ne %u"re prendre de plaisir- 5l parle peu et ne fait pas de bruit7 par contre, s'amuse bien- 6arfois, ,u%eant probablement que D, son adversaire, est trop lent, il saisit lui)m&me la petite %odasse pour ,ouer les coups # sa place- 6lus le ,eu avance, plus il est efficace- 5l ne croise plus le re%ard de D- 1andis qu'il encaisse l'ar%ent du perdant, il reste froid et impassible. 2t il man%e deu/ fois plus de bret3els F Les résultats de cette e/périence, qui s'est déroulée sur une centaine de su,ets sur une période d'un an, sont probants- 6aul 6iff les résume ainsi : >4i l'on met quelqu'un dans un ,eu et dans un r'le o= il dispose de plus de privil"%es et de pouvoir, il a tendance # adopter des comportements similaires # ceu/ qui disposent effectivement de plus de pouvoir, de plus d'ar%ent et d'un statut social plus élevé-> ne autre e/périence intitulée : > ne position sociale plus élevée est un prédicteur de comportements moins ét(iques> semble corroborer ces résultats- 6ar des études de terrain, des questionnaires, des ,eu/ et des études en laboratoire, ces travau/ ont montré que le fait de disposer de (auts ou tr"s (auts revenus a tendance # rendre les individus plus é%ocentriques, plus détac(és et moins compatissants que les autres-

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ne de ces études consiste par e/emple # étudier les réactions des automobilistes par rapport # un piéton se trouvant sur le trottoir et sur le point de traverser la rue # un passa%e cloutén observateur placé en amont du trafic classe les voitures en approc(e sur une éc(elle de 1 # E selon leur c!lindrée, leur état, et leur année de construction ?qui fi%ure sur la plaque minéralo%ique@, puis un autre placé au niveau du passa%e clouté comptabilise les conducteurs qui s'arr&tent et ceu/ qui passent sans ralentirLes résultats, ici aussi, sont probants- 4ur 1E2 vé(icules mesurés lors de l'e/périmentation, tous les conducteurs de vé(icules de caté%orie 1 ?vieilles voitures de petite c!lindrée en mauvais état@ se sont arr&tés pour laisser passer le piéton6our les caté%ories < et E ?%rosses et tr"s %rosses c!lindrées récentes@, <EM sont passés sans ralentir$'autres études anal!sent les relations # la tric(e, au secret, # l'accaparement- 1ous les résultats concordent : les comportements ét(iques se dé%radent au fur et # mesure de l'amélioration de la situation socio)économique perCue- 2t bien d'autres études, par d'autres c(erc(eurs, confirment ces résultatsCeci dit, il convient dS&tre prudent- Ces rec(erc(es ne démontrent absolument pas qu'il faille accuser qui que ce soit de quoi que ce soit, bien au contraire- 5l ! a des imbéciles et des %ens bien partout, et les plus fortunés d'entre nous produisent indéniablement des ric(esses considérables, qui profitent lar%ement au bien)&tre et # la prospérité de millions de %ens- Ces rec(erc(es étudient les effets statistiques de l'enric(issement, du succ"s et du statut social sur les comportements individuels, elles i%norent totalement les seuils de déclenc(ement # partir desquels ces comportements se produisentCes études ne tentent de répondre qu'# une seule question : Buand un &tre (umain se trouve dans une situation de pouvoir économique, de privil"%e ou de statut social élevé, son or%anisation mentale se modifie)t)elle, et si oui, dans quelle mesure et dans quelle direction ? $ans un monde o= les LE personnes les plus ric(es du monde poss"dent autant que les *,E milliards les plus pauvres, o= le 1PE "me le plus ric(e de la population a vu ses revenus au%menter de <EM en *O ans et le 1PE"me le plus pauvre a vu les siens diminuer de 11M, c'est assurément une question qui mérite réfle/ion-

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$)so"# 14. Bn s<s.&+# #s-/*4*>)s.# ne situation d'esclava%e s'établit d"s lors que deu/ conditions sont réunies : 1- un &tre (umain dispose d'un droit de vie ou de mort sur un autre &tre (umain, alors nommé >esclave> 2- l'esclave ne peut pas s'éc(apper sous peine de mortND1 : ;n peut déduire de ces deu/ éléments que l'esclava%e est l'état d'un individu sur lequel s'e/ercent les attributs du droit de propriété- ?voir é%alement ND2 ci)dessous@

Nous allons démontrer que les deu/ conditions ci)dessus e/istent au,ourd'(ui, alors m&me que l'instrument de l'esclava%e n'est pas le fouet ni le fusil, mais la monnaie- Les >maQtres> étant les détenteurs du pouvoir monétaire, les >esclaves> étant tous les autres6eut)on se soustraire # ce s!st"me pour éviter d'en devenir victime ? 5l faudrait pour cela pouvoir disposer du temps de vie et des mo!ens nécessaires pour satisfaire les besoins vitau/ : nourriture, sécurité, abri, et cela sans avoir besoin de recourir # la monnaie6our les mo!ens, il faudrait donc pouvoir cultiver son propre ,ardin, se re%rouper pour se proté%er et pour construire ses propres (abitations. Mais pour cela, il faudrait pouvoir trouver des terrains libres et des ressources libres dont personne ne serait encore propriétaire, ce qui est impossible compte)tenu des r"%les ré%issant le droit de propriété et de la quasi)universalité de leur applicationCette situation met les candidats # l'émancipation dans l'obli%ation de disposer de monnaie pour acquérir les lieu/ et les mo!ens de vivre sans monnaie, ce qui est une contradiction irréductible6ar ailleurs, le temps de vie qui serait nécessaire pour faire tout cela est lui)m&me accaparé par la nécessité vitale de trouver de la monnaie pour satisfaire les besoins vitau/4ans monnaie, pas de v&tements, pas de toit, pas d'eau, pas de nourriture- 4ans monnaie, on meurt;r, pour l'immense ma,orité des (umains, il n'est pas possible, ou strictement interdit, de créer la monnaie indispensable pour vivre4euls certains (umains, apr"s en avoir revendiqué et obtenu le monopole par la Loi, disposent de ce privil"%e-

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6our la plupart des (umains, il faut donc, pour avoir le droit de rester en vie, se soumettre # ceu/ qui produisent de la monnaie, c'est)#)dire # ceu/ qui ont le pouvoir d'en créerConclusion : Étant donné que : d'une part le s!st"me monétaire actuel confie le pouvoir e/clusif de créer la monnaie # certains (umains et pas # d'autres, et que d'autre part le fait de disposer ou non de monnaie détermine la possibilité, ou non, d'accéder au/ mo!ens d'assurer les besoins vitau/, alors : 1- Le pouvoir de créer la monnaie est un pouvoir de donner la vie ou de la refuser, ce qui est précisément la définition de l'esclava%e ?voir plus (aut@2- Les (umains ne disposant pas du pouvoir de créer la monnaie ne peuvent pas s'éc(apper de ce s!st"me sans risquer de perdre leur propre vie$onc # la question : >Le s!st"me monétaire actuel est)il un s!st"me esclava%iste ?>, nous pouvons répondre : >;ui->
ND2 : 4elon les travau/ de Iran3 ;ppen(eimer sur les ori%ines des États et ceu/ de $avid Traeber sur les ori%ines de la dette, l'esclava%e tout court, puis l'esclava%e monétaire, sont nés de la conqu&teLes populations autoc(tones des ré%ions conquises furent d'abord mét(odiquement massacrées, ce qui facilitait pour les colonisateurs l'occupation des terres- 6uis les conquérants ont compris qu'il était beaucoup plus rentable d'épar%ner les populations locales afin de les e/ploiterL'idée de N2 674 1 28 les perdants a donné naissance # la notion de >dette de vie>, c'est)#)dire une dette infinie qui ne pouvait se solder que par le droit de propriété acquis par le nouveau maQtre sur l'(umain soumis, devenu ainsi esclave- $e fait, le pouvoir de laisser en vie est bien l'e/ercice d'un droit de vie ou de mort- C'est la définition de l'esclava%e retenue ici6lus tard, la monnaie, rendue obli%atoire par l'imp't et la menace de mort en cas de non)paiement, s'est substituée # la menace de mort directe- ?1outefois, m&me au,ourd'(ui, la menace de mort est tou,ours bien présente, quoique mieu/ dissimulée- 6our s'en convaincre, il suffit d'ima%iner ce qui arriverait # un contribuable si, face # un (uissier et # un officier de police venus saisir ses biens pour le paiement d'une dette fiscale, il menaCait de se défendre par la force-@

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$)so"# 15. Bn s<s.&+# 7u) 4)o/# /#s $%)n-)$#s 3.?)7u#s n principe ét(ique répond # la question : >Bue faire pour bien faire, dans le respect de soi)m&me et des autres ?>- 5l est destiné # permettre de reconnaQtre ce qui est bien, et # adopter les comportements correspondantsLes principes ét(iques sont donc des r"%les qu'il serait possible et sou(aitable d'universaliser, afin que le plus %rand nombre possible d'&tres (umains puissent les comprendre, les adopter librement et les appliquer avec responsabilité afin de décider quels sont les meilleurs comportements possibles, entre eu/ et envers ce qui les entoureLes valeurs ét(iques sont les valeurs les plus rationnelles et les plus fondamentales au/quelles les (umains peuvent se référer pour établir et faciliter les relations entre membres d'une société, et les rapports entre les %énérations6our qu'une société puisse fonctionner de la mani"re la plus ,uste et la plus fluide possible # lon%)terme, il est préférable et lo%ique que les valeurs qu'elle parta%e puissent &tre appliquées de mani"re réciproque entre tous, c'est)#)dire puissent s'appliquer et &tre appliquées # c(acun et par c(acun quelle que soit son ori%ine, son se/e, son X%e ou sa situation sociale- Z ce titre, les valeurs fondamentales les plus adaptées sont celles qui s'e/priment par l'absence de nuisance, comme la Non)+iolence, l'Équité, la Kustice ou la 6ai/ND : Nous pourrions a,outer # cette courte liste les valeurs que la Irance a défendues au cours de son (istoire populaire et révolutionnaire : la Liberté et l'É%alité, qui sont les sources vives de la Iraternité, et qui sont le reflet en positif de l'absence de nuisance-

Nous avons pu observer tout au lon% de ces 1E épisodes que le s!st"me monétaire que nous utilisons actuellement est la cause directe : ) de la plupart des violences et des contraintes répétées subies par certaines caté%ories de population, en particulier les plus démunis qui doivent en %rande partie assumer les coRts de location de la monnaie privée actuelle, et les plus ,eunes qui doivent faire face # une accumulation de ric(esse # laquelle ils n'ont pas pu prendre part) des in,ustices %raves constatées entre deu/ parties non) s!métriques de la population : l'une qui dispose du monopole du contr'le et de la distribution arbitraire des unités monétaires permettant l'acc"s au/ ric(esses et au/ ressources, l'autre qui est ainsi obli%ée de se soumettre # elle pour obtenir les mo!ens minimums de survie*H

) des crises de l'économie réelle, qui mettent des populations enti"res en situation de survie et de rivalité, et qui bouleversent périodiquement l'ordre économique de la plan"te tout enti"re ) des conflits %énérationnels, sociau/ et internationau/ que ces violences et in,ustices répétées déclenc(ent de mani"re c!clique et inévitableNous avons é%alement montré que le s!st"me monétaire et financier actuel récompense les straté%ies de pouvoir, de violence et de division et qu'il favorise les comportements é%o0stes et insensibles2n conséquence, on peut conclure que le s!st"me monétaire et financier actuel est une cause ma,eure de corruption des valeurs ét(iques indispensables pour maintenir l'équilibre économique et (umain d'une société moderne, et des valeurs de notre pa!s4i, au sein d'une société, les valeurs économiques ne sont pas ali%nées sur les valeurs ét(iques, ou si les valeurs économiques sont en contradiction avec les valeurs ét(iques, ou si, pire encore, les valeurs économiques ont tendance # détruire et # anni(iler les valeurs ét(iques et # les remplacer par des valeurs opposées, alors cette société se retrouve inévitablement face # des contradictions insolubles, qui ne peuvent que dé%énérer en crises sociales violentes, en troubles civils, en conflits armésLe s!st"me monétaire est en quelque sorte le >code source> de l'économieLa monnaie ,oue un r'le central dans la distribution des mo!ens permettant de rester en vie- C'est le code monétaire qui fait fonctionner le lo%iciel économique, qui lui)m&me commande les comportements sociau/ et la forme de la société dans son ensemble$ans le cas du s!st"me actuel, toute valeur qui ne contribue pas au maintien du lo%iciel e/istant passe au second plan face au/ nécessités que celui)ci impose- 1oute valeur qui ne favorise pas la croissance immédiate du profit monétaire est impito!ablement e/clue du c(amp des possibles1out ce qui est durable, tout ce qui est ,uste, tout ce qui est équitable, les r"%les monétaires e/istantes interdisent de le mettre en Yuvre- 6ire encore : obli%eant tous ses membres # se soumettre # ses r"%les, ce s!st"me ne leur permet m&me pas de disposer du temps qu'ils pourraient consacrer # inventer les c(emins nouveau/ pour s'en libérer-

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2on-/us)on : Le s!st"me monétaire que nous venons de décrire poss"de des r"%les de fonctionnement tr"s particuli"res, nuisibles # la plupart, et qui ne favorisent ni la Liberté, ni l'É%alité, ni la Iraternité, ni les valeurs (umaines les plus essentiellesC'est peut)&tre la cupidité (umaine qui a créé ces r"%les iniques, mais on peut é%alement penser que ce sont ces r"%les iniques qui ont poussé tout le monde # la cupidité4i l'on ne peut pas c(an%er la cupidité, peut)&tre pouvons)nous au moins c(an%er les r"%les2spérons que les &tres (umains, dont la nature profonde reste précisément de s'adapter au/ circonstances, abandonneront rapidement leurs réfle/es destructeurs et individualistes dans un monde o= les r"%les du ,eu seront redevenues plus stables, plus équilibrées et plus ,ustesLa crise actuelle, dont aucun élément de résolution n'a été mis en place pour l'instant, ne va pas manquer de s'étendre- Ce faisant, elle va provoquer encore plus de tensions sociales, de violence et de souffrance- 2t pourtant, parado/alement, en forCant une %rande partie d'entre nous # la sta%nation économique, cette crise va nous permettre de prendre enfin le temps de la réfle/ion6uissions)nous profiter de ce désYuvrement forcé pour nous rencontrer, nous connaQtre et nous reconnaQtre, pour inventer ensemble les outils nouveau/ de notre action personnelle et collective, et pour prendre le temps d'ima%iner et de créer le monde futur que nous sou(aitons pour nos enfants et que nous portons dans nos cYurs-

*L

Bonus. $)so"# -*-?3 L'*u.o--%3"). ou /# -o+;/# "u $%)4)/&>#

"Il n'y a pas de limite au montant de monnaie bancaire que les banques peuvent créer, pourvu qu'elles marchent toutes d'un même pas."
J.-M. eynes

$'abord un court e/trait de l'un des te/tes les plus importants de l'économie moderne, le cél"bre >1raité sur la monnaie> de Ko(n Ma!nard \e!nes ?1N*O@ : >5l e/iste deu/ mani"res pour une banque de créer des créances envers elle)m&me afin de mettre au monde de la monnaie, c'est) #)dire ce que nous appellerons ici des dép'ts$'abord, elle peut créer des dép'ts en faveur d'un déposant individuel en contrepartie d'une valeur reCue sous la forme soit de monnaie fiduciaire, soit de tout autre titre ?un c("que par e/emple@ autorisant le transfert d'un dép't dans une banque ?une autre banque ou elle)m&me@n membre du public présente du liquide ou un c("que, et obtient en retour un droit # une créance en liquide ?un dép't@ qu'il peut e/ercer ou transférer # quelqu'un d'autre->
ND1 : \e!nes décrit ici le processus de création de monnaie bancaire que nous avons décrit dans l'Épisode 1 : un client remet un titre ?un billet de banque, un c("que, un accord de pr&t, une traite@ et en éc(an%e, la banque lui crédite son compte-

>Mais il ! a une seconde faCon pour la banque de créer une créance envers elle)m&me- 2lle peut elle)m&me ac(eter un actif, c'est)#)dire au%menter ses investissements, et les pa!er, en premi"re instance du moins, en établissant une créance envers elle)m&me$ans les deu/ cas, la banque crée les dép'ts A car seule la banque elle)m&me peut autoriser la création d'un dép't dans ses livres->

*N

2nsuite, un e/trait d'un livre de cours destiné au/ él"ves de premier c!cle de 4ciences économiques et d'7dministration Économique et 4ociale : >Économie monétaire et financi"re, Cours, Mét(ode, 2/ercices corri%és>, de K-)L- Daill!, T- Caire, 7- Ii%%liu33i et +- Leli"vre, ?2OOH@ Éditions Dréal ?pa%e EL@ : >`Lea processus de création a lieu é%alement quand la banque `---a ac("te un actif réel ?un immeuble par e/emple@, ou un actif financier ?action, obli%ation, titre de créance né%ociable privé ou public@- 7cquis par la banque, ces biens immobiliers ou ces titres financiers sont inscrits # son actif, et en contrepartie le compte courant du vendeur est crédité au passif de la banque de la contre)valeur->

5l semblerait donc que les banques puissent : ) d'une part, créer de la monnaie nouvelle pour des clients qui lui remettent des titres en %a%e ?leurs propres ric(esses ou leurs propres en%a%ements de pa!er b voir Épisodes 1 et 2@ ) d'autre part, créer de la monnaie nouvelle en sSaccordant des crédits # elles)m&mesCe procédé leur permettrait, entre autres, d'auto)financer leurs propres investissements, c'est)#)dire d'ac(eter par e/emple des biens immobiliers, mais aussi pourquoi pas de financer leurs ac(ats de valeurs mobili"res, leurs acquisitions de contrats # terme, de produits dérivés, etc, etcCertains spécialistes confirment que les banques peuvent ainsi, c'est l'e/pression consacrée, >monétiser leurs dépenses>ND2 : ;n peut se demander si ce nouveau pouvoir d'ac(at, créé tout aussi "ex nihilo" que le reste, constitue pour la banque un >crédit> envers elle)m&me ?qu'elle devra se >rembourser> par la suite@ ou un >don>- Mais la question est toute t(éorique- 2n effet, rien n'emp&c(e la banque de conserver son crédit ad vitam !ternam- 5l ! a en effet peu de c(ances qu'en cas de >non) paiement>, elle s'envoie # elle)m&me les (uissiers pour récupérer ce qui lui appartient dé,# F 2t d'un point de vue comptable, rien n'emp&c(e une entreprise de conserver indéfiniment dans ses livres une dette dont elle serait elle)m&me le créancier-

$ans les faits, il s'a%it donc bien d'un >auto)crédit>La banque devra donc t(éoriquement se >rembourser>, par e/emple en recueillant des recettes puis en détruisant la monnaie correspondante, comme si elle se pa!ait # elle)m&me les mensualités qu'elle se doit- ?voir Épisode 2, pa%e E@
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Ces opérations peuvent sembler absurdes et constituer le comble de la lan%ue de bois pour ,ustifier des pratiques douteuses- Mais on peut anal!ser la situation en comprenant que la banque ,oue un r'le double : elle est d'une part émettrice de crédit, et d'autre part emprunteuseLe petit plus, c'est que les intér&ts, soit nSentrent ,amais en li%ne de compte, soit s'annulent- M&me s'ils fi%urent dans la comptabilité interne de la banque, l'ar%ent concerné ne sort pas du bilan- 4'ils e/istent, les paiements d'intér&ts pa!és par la banque en tant qu'emprunteuse vont s'accumuler au compte de la banque en tant qu'émettrice du crédit- C'est dans tous les cas une particularité qui permet au secteur bancaire de disposer d'un acc"s au 61c ?6r&t # 1au/ céro@ en permanence, et donc d'un avanta%e non)né%li%eable sur tout le reste de la population8ésumé : Le métier de la banque est de créer de la monnaie pour la louer # tous les a%ents non)bancaires ?État, collectivités, entreprises, particuliers@- Les banques sont aussi des entreprises, qui ont parfois besoin d'emprunter- Lorsque le cas se présente, elles se créent de l'ar%ent %ratuitLes détails : ne banque n'a pas de compte bancaire qui lui soit propre- 2lle crée de la monnaie quand elle pa!e ses dépenses, et elle détruit de la monnaie quand elle reCoit ses recettesBuand la banque ac("te un bien immobilier ou un titre financier, elle inscrit le bien ou le titre # son actif, débite son compte >1résorerie> de la valeur monétaire correspondante, et inscrit au passif la contrevaleur- C'est ce passif qui devient la monnaie que le vendeur reCoit;n peut dire que la banque crée de la monnaie pour pa!er ses dépenses et ses ac(ats- Mais il vaut mieu/ dire : elle >monétise sa trésorerie>, c'est moins clair-

$ans le cas d'un ac(at immobilier pour elle)m&me, la valeur du bien est inscrite # l'actif, tandis que le paiement au vendeur est créé au passif- La banque crée donc simultanément un actif et un passif de valeurs identiques- Le bilan reste équilibré$ans le cas des salaires qu'elle verse # son personnel, la banque crée seulement un passif, qui devient la monnaie que reCoivent les emplo!és- 6uisqu'il n'! a pas d'acquisition de biens, l'actif ne peut pas &tre au%menté- La banque doit donc compter sur ses rentrées futures pour détruire de la monnaie et rééquilibrer son bilan, en diminuant peu # peu son passif # la (auteur de la monnaie créée en amont pour pa!er ses salariés-

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ND* : ;n peut dire que les salariés travaillent pour recevoir de l'ar%ent créé ex nihilo, ar%ent qu'il devront ensuite créer # leur tour sous forme de valeur a,outée afin que la banque puisse le détruire et conserver l'équilibre de ses comptes ?plus un bénéfice@-

$ans le cas des ac(ats d'actifs financiers, les c(oses sont beaucoup moins claires- 5l faut e/aminer le >Dulletin Mensuel> de la DC2, qui est disponible tous les mois sur le site ddd-banque)france-fr $ans les >4tatistiques de la 3one 2uro>, # la pa%e 4H, on trouve le bilan consolidé de l'2uros!st"me, qui comporte une li%ne >7utres 7ctifs>- 6our Kanvier 2O1< par e/emple, ces >autres actifs> se montaient # 2<E milliards d'euros, soit plus de 1OM du total de l'actif de lS2uros!st"me6our l'ensemble des banques commerciales et institutions financi"res de toute l'2urope, c'est encore plus étonnant- 5l faut aller au tableau 2-2 de la pa%e 411 pour trouver le bilan consolidé des 5-I-M- ?5nstitutions Iinanci"res et Monétaires@ et e/aminer la colonne 11, intitulée l# aussi >7utres actifs>- Le total de ces >7utres actifs> est ici de <-22L milliards, soit pr"s de 1JM du total de l'actif consolidé-

$e quoi sont constitués ces <-22L milliards ? 8ien ne le précise- ;n ne peut qu'essa!er de deviner1er indice : une petite note en bas de la pa%e 411 nous dit : > 2n décembre 2O1O, une modification a été apportée au/ modalités dSenre%istrement des produits dérivés dans un État membre, ce qui a entraQné un accroissement de cette position>- 7utrement dit, il se peut qu'un c(an%ement dans les modes d'enre%istrement ait modifié les résultats--2"me indice : en pourcenta%e du total des bilans, on constate que les montants des crédits accordés au/ a%ents non)bancaires ?États, ména%es et entreprises@ n'ont %u"re au%menté ces derni"res années, ce qui si%nifie qu'il n'! a pas eu de création monétaire de ce c'té)l#2t pourtant les bilans n'ont pas diminué, loin de l# F 7lors d'o= vient cette monnaie, et o= a)t)elle été s'investir ?

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[!pot("se : 5l se pourrait bien qu'un certain nombre d'investissements pour compte propre aient été réalisés ?produits dérivés, immobilier, actifs monétaires et financiers ?---@ et qu'ils soient comptabilisés dans cette li%ne >7utres actifs> du bilan consolidé des 5IM- Ceci dit, il est impossible ?pour le public non bancaire@ 1- de le savoir avec certitude et 2- d'en avoir le détail-

Ces actifs sont)ils acquis par >création monétaire> ? 5l semble bien que la banque crée de la monnaie scripturale ?ou monnaie secondaire@ # c(aque fois qu'elle acquiert un bien immobilier ou des titres financiers- 1(éoriquement, ces actifs sont ensuite >remboursés> avec les profitsMais pour acquérir des actifs et en tirer profit, en particulier des actifs financiers, l'acc"s au crédit est un élément déterminant- Car c'est bien au niveau des profits potentiels permis par l'acc"s au crédit que la situation peut s'anal!ser2n ce qui concerne les marc(és tr"s particuliers des produits dérivés ?futures, options, C$4, sdaps, darrants, etc-@, les profits sont réalisés sur la valeur réelle des actifs >sous),acents> ?indices d'actions, d'obli%ations, mati"res premi"res, devises---@, et non pas sur la somme mar%inale qu'il suffit de déposer en %arantie pour avoir le droit de >,ouer> sur les dérivés5l suffit en effet, par la ma%ie de >l'effet de levier>, de financer le dép't de %arantie ) en %énéral un pourcenta%e de la valeur de l'actif réel ?entre 1O et 1M@ ) pour pouvoir spéculer sur des montants 1O # 1OO fois supérieurs- Mais la monnaie créée qui fi%ure sur les comptes des >mar^et ma^ers> est bien é%ale au montant total- 4ur ces marc(és, l'acc"s au crédit est donc un élément déterminant des profits$e plus, des tec(niques e/tr&mement sop(istiquées ?al%orit(mes, neural netdor^s, [i%( Irequenc! 1radin%, etc-@ sont utilisées pour s'assurer que les opérations de tradin% restent profitables quels que soient les mouvements du marc(é, # la (ausse comme # la baisseCes tec(niques ne sont accessibles que pour les acteurs les plus puissants, c'est)#)dire ceu/ qui disposent de bud%ets quasiment illimités- L# encore, l'acc"s au crédit, la pro/imité p(!sique des centres dSe/écution des ordres, et la taille des transactions, favorisent les institutions les plus importantes-

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2t c'est probablement l# que les plus %rosses banques profitent le plus outra%eusement de la création de monnaie ex nihilo dont elles se parta%ent le privil"%e- 5l est m&me possible que ce soit ainsi que se créent les monta%nes de spéculation que nous constatons dans les faitsCe sont probablement ces p(énom"nes que \e!nes le visionnaire pressentait quand il écrivait en 1N*O : "Il n'y a pas de limite au montant de monnaie bancaire que les banques peuvent créer, pourvu qu'elles marchent toutes d'un même pas." 2n conclusion de ce c(apitre inédit, il semble donc que le su,et de la création de monnaie pour opérations en compte propre reste l'un des plus %rands tabous du secteur bancaire actuel, sur lequel r"%ne une sorte de >silence de cimeti"re>Les informations que nous avons présentées ci)dessus demandent # &tre vérifiées et confirmées par des spécialistes- Mal(eureusement, les dits spécialistes ) professeurs, c(erc(eurs, directeurs de banques ) ne semblent pas encore disposés # creuser le su,et trop profondémentCar en vérité, si ces informations se vérifient, elles peuvent se révéler accablantes : elles si%nifient que les banques profiteraient ainsi d'un avanta%e colossal dans toutes les transactions concernant des actifs, et seraient # la source des %i%antesques mouvements de spéculation que nous constatons dans la réalitéCe serait alors un élément essentiel de plus pour motiver des réformes profondes des institutions et des r"%les financi"res, tout autant qu'une incitation ma,eure pour entamer enfin des réfle/ions et des actions cito!ennes de premi"re nécessité-

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15 BONNES RAISONS
DE S'INTÉRESSER (de près) À LA MONNAIE

de

Gérard Foucher
Février 2014

Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0 http: creativecommons.or! "icenses #$-nc-sa 4.0 deed.%r

&' m(me a'te'r : Les secrets de "a monnaie - Chan!er "a monnaie po'r chan!er "e monde )2012* http: "i#ert$#oo+s.e' ,ani%este des économistes déterrés )201-* http: %r.scri#d.com doc 14.1-210-

Contact : Gérard Foucher Conférences – Débats – Ateliers !erard%o'cher/!mai".com http: 000.!erard%o'cher.com con%erences

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