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La communauté qui vient.

Théorie de la singularité quelconque
par Giorgio Agamben Mise en ligne mai 1990. I. QUELCONQUE

L’être !i "ient est l’être !el#on !e. $ans l’%n!m%ration s#olasti !e &es trans#en&anta!' ( !o&libet ens est !n!m) "er!m) bon!m se! per*e#t!m) l’%tant !el#on !e est !n) "rai) bon o! par*ait+) le terme !i) &eme!rant impens% en #,a#!n) #on&itionne la signi*i#ation &e to!s les a!tres) est l’a&-e#ti* !o&libet. La tra&!#tion #o!rante a! sens &e . n’importe le !el) in&i**%remment / est #ertainement #orre#te) mais) &ans sa *orme) elle &it e'a#tement le #ontraire &! latin 0 !o&libet ens n’est pas . l’être) pe! importe le !el /) mais . l’être tel !e to!te *a1on il importe /) #el!i2#i s!ppose) a!trement &it) &%-3 !n ren"oi 3 la "olont% (libet+) l’être !el#on !e entretient !ne relation originelle a"e# le &%sir. Le Q!el#on !e &ont il est i#i !estion ne pren& pas) en e**et) la sing!larit% &ans son in&i**%ren#e par rapport 3 !ne propri%t% #omm!ne (3 !n #on#ept) par e'emple 0 l’être ro!ge) *ran1ais) m!s!lman+) mais se!lement telle !’elle est &ans son être. La sing!larit% aban&onne ainsi le *a!' &ilemme !i #ontraint la #onnaissan#e 3 #,oisir entre le #ara#t4re ine**able &e l’in&i"i&! et l’intelligibilit% &e l’!ni"ersel. Car l’intelligible) selon la belle e'pression &e Gersoni&e) n’est ni !n !ni"ersel ni !n in&i"i&! #ompris &ans !ne s%rie) mais . la sing!larit% en tant !e sing!larit% !el#on !e /. $ans #elle2#i l’être2 !el est repris &e son appartenan#e 3 telle o! telle propri%t%) !i l’i&enti*ie #omme membre &e tel o! tel ensemble) &e telle o! telle #lasse (les ro!ges) les 5ran1ais) les m!s!lmans+ 2 et il est repris non par rapport 3 !ne a!tre #lasse o! 3 la simple absen#e g%n%ri !e &e to!te appartenan#e) mais relati"ement 3 son être2tel) 3 l’appartenan#e même. Ainsi) l’être2tel) !i &eme!re #onstamment #a#,% &ans la #on&ition &’appartenan#e (. il 6 a !n ' tel !’il appartient 3 6 /+ et !i n’est a!#!nement !n pr%&i#at r%el) "ient a! -o!r &e l!i2 même 0 la sing!larit% e'pos%e #omme telle est !el#on !e) a!trement &it aimable. 7!is !e l’amo!r ne s’atta#,e -amais 3 telle o! telle propri%t% &e l’aim% (l’être blon&) petit) ten&re) boite!'+) mais n’en *ait pas non pl!s abstra#tion a! nom &’!ne *a&e g%n%ri#it% (l’amo!r !ni"ersel+ 0 il "e!t l’ob-et a"e# to!s ses pr%&i#ats) son être tel !’il est. Il &%sire le !el !ni !ement en tant !e tel 2 #’est ainsi !e s’a**irme son *%ti#,isme parti#!lier. La sing!larit% !el#on !e (l’Aimable+ n’est -amais &4s lors intelligen#e &e !el !e #,ose) mais elle n’est !e l’intelligen#e &’!ne intelligibilit%. Le mo!"ement) !e 7laton &%#rit #omme anamn4se %roti !e) est #el!i &e l’anap,ore !i transporte l’ob-et non pas "ers a!tre #,ose o! "ers !n a!tre lie!) mais "ers son propre a"oir2lie!) "ers l’i&%e. II. $E8 LIM9E8 $’o: pro"iennent les sing!larit%s !el#on !es) !el est le!r r4gne ; Les !estions &isp!t%es &e saint <,omas s!r les limbes #ontiennent les %l%ments &’!ne r%ponse. 7o!r le t,%ologien) en e**et) la peine in*lig%e a!' en*ants morts sans baptême) &ont l’!ni !e *a!te est le p%#,% originel) ne sa!rait #onsister en !ne peine a**li#ti"e) #omme l’en*er) mais !ni !ement en !ne peine pri"ati"e)

ine t. Le mot arbre &%signe en e**et in&i**%remment to!s les arbres) en tant !’il s!ppose sa propre signi*i#ation !ni"erselle a! lie! &es arbres sing!liers ine**ables (termin!s s!pponit signi*#at!m pro re+. 7!is !e l’être ling!isti !e (l’être2&it+ est !n ensemble (l’arbre+ !i est) en même temps) !ne .%orie &es t6pes / ne pe!t pr%ten&re r%so!&re. La I!sammen*ass!ng en !n to!t M &es ob-ets sing!liers &istin#ts m) n’est a!tre !e le nom. <elles &es lettres rest%es sans &estinataires) #es ress!s#it%s sont &eme!r%s sans &estin. Il trans*orme) a!trement &it) les sing!larit%s en membres &’!ne #lasse) &ont le sens &%*init la propri%t% #omm!ne (la #on&ition &’appartenan#e+.e!re!' #omme les %l!s) ni &%sesp%r%s #omme les &amn%s) le!r >me est 3 -amais inon&%e &’!ne all%gresse sans ob-et. 7roprement impossible 3 sa!"er) est en e**et la "ie o: rien n’est 3 sa!"er) et #ontre elle *ait na!*rage la p!issante ma#. EHEM7LE L’antinomie &e l’in&i"i&!el et &e l’!ni"ersel tire son origine &! langage.omme raisonnable so!**re &e ne po!"oir "oler. inepte t.ine !i &e"ait le s!ppli#ier) ils ont laiss% &erri4re e!' le mon&e &e la *a!te et &e la -!sti#e 0 la l!mi4re !i ple!t s!r le!r *ront est #elle 2 irr%parable 2 &e l’a!be !i s!it la no"issima &ies &! -!gement. 8’ils &e"aient en so!**rir) a**lig%s &’!ne *a!te &ont ils ne pe!"ent s’amen&er) le!r &o!le!r les plongerait &ans le &%sespoir) 3 l’instar &es &amn%s) #e !i serait in-!ste. Ni bien. Cette nat!re limbale est le se#ret &! mon&e &e ?alser. $’o: les para&o'es ine'tri#ables &es #lasses) !’a!#!ne . $e pl!s 0 le!r #orps #omme les #orps &es bien.abitants &es limbes n’%pro!"ent a!#!ne &o!le!r &e #ette pri"ation 0 p!is !’ils ne sont po!r"!s !e &’!ne #onnaissan#e nat!relle et non s!rnat!relle) #elle2#i %tant implant%e en no!s par le baptême) ils ignorent être pri"%s &! bien s!prême) o! s’ils le sa"ent (#omme l’a&met !ne a!tre opinion+) ils ne sa!raient s’en a**liger pl!s !’!n . Mais la "ie !i #ommen#e s!r terre apr4s le &ernier -o!r est simplement la "ie .!maine. 8es #r%at!res se sont irr%m%&iablement %gar%es) mais &ans !ne r%gion a!2&el3 &e to!te per&ition et sal!t 0 le!r n!llit%) &ont ils sont si *iers) est s!rto!t ne!tralit% par rapport a! sal!t) l’ob-e#tion la pl!s ra&i#ale !i ait -amais %t% %le"%e #ontre l’i&%e même &e r%&emption.e!re!' &eme!rent impassibles) mais !ni !ement par rapport 3 la -!sti#e &i"ine = po!r le reste) ils -o!issent pleinement &e le!r per*e#tion nat!relle. Ce n’est pas $ie! !i les a o!bli%s) mais #e sont e!' !i l’ont o!bli% &ep!is to!-o!rs) et #ontre le!r o!bli) l’o!bli &i"in reste imp!issant. II.%ologi !e &e l’oi#onomia #.!milit%) &’in#ons#ien#e &e toon et &e min!tie s#r!p!le!se !i #ara#t%rise les personnages &e ?alser = &’o: %galement #ette ambig!@t%) !i *ait !e le!rs rapports semblent to!-o!rs s!r le point &e se terminer a! lit 0 il ne s’agit ni &e A’BCDE pa@enne ni &e timi&it% #r%at!relle) mais simplement &’!ne impassibilit% limbale *a#e 3 la -!sti#e &i"ine. La *ort!ne &e la t.%orie &es ensembles &ans la logi !e mo&erne est &!e a! *ait !e la &%*inition &e l’ensemble est simplement la &%*inition &e la signi*i#ation ling!isti !e. <o!te*ois) #ontrairement a!' &amn%s) les .r%tienne.telle !e l’absen#e perp%t!elle &e to!te "ision &e $ie!. Les para&o'es &%*inissent) en e**et) le lie! &e l’être ling!isti !e. <els le #on&amn% lib%r% &ans la Colonie p%nitentiaire &e Fa*Ga) s!r"i"ant 3 la &estr!#tion &e la ma#. La peine la pl!s s%"4re 2 l’absen#e &e "ision &e $ie! 2 se ren"erse ainsi en all%gresse nat!relle 0 irr%m%&iablement per&!s) ils &eme!rent sans so!**ran#e &ans l’aban&on &i"in. $’o: le #!rie!' m%lange &e *riponnerie et &’. Cel!i2#i est !ne #lasse !i appartient et) en même temps) n’appartient pas 3 elle2 même) et la #lasse &e to!tes les #lasses !i ne s’appartiennent pas 3 elles2mêmes est la lang!e.

enti !e a"ait po!r #ons% !en#e le &%pla#ement &e l’impropre en !n a!tre lie!) #ontre le !el la morale %le"ait &e no!"ea! #. La #on !ête &! bien impli !ait ainsi n%#essairement !n a##roissement &e la partie &! mal !i se tro!"ait repo!ss%e = 3 #.enti !e et le propre n’a"oir &’a!tre #onten! !e l’ina!t. Ces sing!larit%s p!res ne #omm!ni !ent !e &ans l’espa#e "i&e &e l’e'emple) sans être ratta#.sing!larit% (l’arbre) !n arbre) #et arbre+ et la m%&iation &! sens) e'prim%e par le s6mbole e ne pe!t en a!#!ne mani4re #ombler le .enti !e. La "%rit% ne pe!t se mani*ester elle2même sans mani*ester le *a!') le !el #epen&ant n’est pas s%par% et repo!ss% "ers !n a!tre lie! = a! #ontraire) selon la signi*i#ation %t6mologi !e &! "erbe pate*a#ere !i signi*ie Oo!"rirO et est ratta#.a !e *ois ses barri4res.appe 3 l’antinomie &e l’!ni"ersel et &! parti#!lier no!s est &ep!is to!-o!rs *amilier 0 #’est l’e'emple. $’o: son ambig!@t%) &4s !e l’on &%#i&e &e le pren&re "raiment a! s%rie!'.i !e ne s’%#laire !e si l’on #ompren& !e le bien n’est pas ni ne pe!t être !ne #.ommes &’!n lie! s%par%) #ertes la "ie s!r terre %tait in*iniment pl!s belle (no!s a"ons en#ore #onn! &es . AMOIN LIEU Le sens &e l’%t.% 3 spati!m) la "%rit% se mani*este !ni !ement en &onnant lie! 3 la non2 "%rit%) #’est232&ire en tant !’a"oir2lie! &! *a!') en tant !’e'position &e sa propre impropri%t% intime. Non pas l’être2ro!ge) mais l’être2&it2 ro!ge = non l’être KaGob) mais l’être2&it KaGob &%*init l’e'emple. Il #onstit!e !ne sing!larit% parmi &’a!tres) po!"ant #epen&ant se s!bstit!er 3 #.ie ni &e promis#!it% o! &e r%signation.ose o! !ne possibilit% bonne 3 #Jt% o! a!2&ess!s &’!ne #. $’o: la pr%gnan#e &! terme !i) en gre#) e'prime l’e'emple 0 para2&eigma) #e !i se montre 3 #Jt% (#omme l’alleman& 9ei2spiel) #e !i -o!e 3 #Jt%+. <el est le sens &e l’an#ienne ma'ime p. In !ali*iable et ino!bliable est !ni !ement la "ie &ans la parole. E'emplaire est #e !i n’est &%*ini par a!#!ne propri%t%) sa!* l’être2&it.enti !e et l’impropre. Il est le 7l!s Comm!n) !i s#in&e to!te #omm!na!t% r%elle.i !e selon la !elle "eritas pate*a#it se ipsam et *als!m.ilosop. Q!el !e soit le #onte'te o: il *ait "aloir sa *or#e) #e !i #ara#t%rise l’e'emple #’est !’il "a!t po!r to!s les #as &! même genre et) en même temps) il est in#l!s en e!'.eP les .enti !e et le "rai ne sont pas &es pr%&i#ats r%els &’!n ob-et par*aitement analog!e (même s’ils l!i sont oppos%s+ a! *a!' et 3 l’ina!t. L’être2&it 2 la propri%t% !i *on&e to!tes les appartenan#es possibles (l’être2&it italien) #. Il ne s’agit ni &’apat. L’%t.ose o! possibilit% ma!"aise) !e l’a!t.iat!s o: se!l l’arti#le r%!ssit 3 se &%pla#er a"e# &%sin"olt!re. A!ssi longtemps !e l’a!t. Cette "ie est la "ie p!rement ling!isti !e.%es 3 a!#!ne propri%t% #omm!ne) 3 a!#!ne i&entit%. L’être e'emplaire est l’être p!rement ling!isti !e.ien) #omm!niste+ L est) en e**et) %galement #e !i pe!t les remettre to!tes ra&i#alement en !estion.a !e #onsoli&ation &es m!rs &! para&is s’opposait !n appro*on&issement &e l’abQme in*ernal. III.ommes !i parti#ipaient 3 l’a!t.i !e ne #ommen#e !e l3 o: le bien se r%"4le n’être !’!ne saisie &! mal et l’a!t. Car le lie! propre &e l’e'emple est to!-o!rs 3 #Jt% &e soi2même) &ans l’espa#e "i&e o: se &%ro!le sa "ie in !ali*iable et ino!bliable. .a#!n &’elles) il "a!t po!r to!tes. $’o: l’imp!issante omni"alen#e &e l’être !el#on !e. Elles se sont e'propri%es &e to!te i&entit%) po!r s’approprier &e l’appartenan#e même) &! signe L. <ri#Gsters o! *ain%ants) ai&es o! toons) ils sont le mo&4le &e la #omm!na!t% !i s’annon#e. Un #on#ept !i %#.enti !e et le bien b%n%*i#iaient #.enti !e+ = l’appropriation &e l’impropre to!te*ois %tait po!r #ette raison même impossible) #ar to!te a**irmation &e l’a!t.

Le m%#.i !e entre l’T&en et le Ge.enne en &e.7o!r no!s) 3 !i a!#!ne propri%t% ne *!t impartie (o!) &ans le meille!r &es #as) 3 !i ne *!rent &estin%es !e !el !es in*imes par#elles &e bien+) s’o!"re a! #ontraire) sans &o!te po!r la premi4re *ois) la possibilit% &’!ne approbation &e l’impropri%t% #omme telle) !i ne laisse pl!s a!#!n r%si&! &e G%. IM.omme re1oit imman !ablement.innom.%ologi !e ra&i#al &e la &o#trine platoni#ienne &e la #. Q!e le mon&e soit) !e !el !e #. Ainsi) pr%#is%ment son être irr%parablement a! mon&e) est #e !i trans#en&e et e'pose #.a#!n par"ient 3 son %tat *inal et a##omplit son propre &estin) il se tro!"e alors) po!r #ette raison même) 3 la pla#e &! "oisin. . Le mal est) a! #ontraire) la r%&!#tion &e l’a"oir2lie! &es #.a !e %tant. AI8E 8elon le <alm!&) #.ants . A l’en#ontre &’!ne grossi4re *alsi*i#ation &es pol%mistes et &es in !isite!rs) #elle2#i ne signi*iait pas) !e le par*ait a"ait la pr%tention &e po!"oir a##omplir les &%lits les p. $ie! est to!t en to!t / #omme !n &%"eloppement t. Le trans#en&ant n’est &on# pas !n %tant s!prême a!2&ess!s &e to!te #.ors &e soi.ose est le trans#en&ant p!r. $ie! est en #.% (#ela ne ren"oit &e to!t temps !’3 la *antaisie per"erse &es moralistes+ = elle signi*iait) a! #ontraire) !e le par*ait s’%tait appropri% to!tes les possibilit%s &! mal et &e l’impropri%t% et ne po!"ait) &4s lors) *aire le mal.omme se "oit r%ser"er &e!' pla#es) l’!ne &ans l’T&en et l’a!tre &ans le Ge.ose) mais pl!tJt 0 l’a"oir2lie! &e to!te #.a !e #.ose = tel est le #onten! &! bien. $ans le!r pa6s ils re#e"ront le &o!ble /) et &es m%#. Le -!ste) apr4s a"oir %t% re#onn! inno#ent) re1oit sa pla#e &ans l’T&en) pl!s #elle &e son "oisin !i s’est &amn%. Cela) et rien &’a!tre !e #ela) s!**it 3 #onstit!er le #onten! &o#trinal &e l’. C’est po!r !oi &ans la 9ible il est %#rit 3 propos &es -!stes 0 . $ans la topologie &e #ette Agga&a) l’essentiel n’est pas tant la &istin#tion #artograp. Ce !i #onstit!e le propre le pl!s sp%#i*i !e &e to!te #r%at!re &e"ient ainsi sa *a#!lt% &’être s!bstit!%e) son être &e to!te *a1on &ans le lie! &e l’a!tre.innom !e la pla#e a&-a#ente !e l’.ora.ent 3 l’intrans#en&an#e &e le!r propre mati4re.%r%sie !i) le 1R no"embre 1R10) "al!t le bS#. Ama!r6 interpr%tait la p.er a!' a&eptes &’Ama!r6 &e 94ne.rase &e l’apJtre po!r !i .ose p!isse apparaQtre et a"oir !n "isage) !’il 6 ait !ne e't%riorit% et non2laten#e #omme &%termination et limite &e #.oses. 7ar rapport 3 #elles2#i) le bien n’est pas) to!te*ois) en !n a!tre lie! 0 il est simplement le point o: #elles2#i saisissent le!r propre a"oir2lie!) to!#.ose est) o! pl!tJt #omme la &%termination et la topi#it% &e #. $i"in est l’être2"er &! "er) l’être2pierre &e la pierre.a !e %tant mon&ain.ose #omme le lie! o: #. C’est ainsi !e &oit être #omprise la &o#trine gnosti !e &e l’impe##abilit% &! par*ait) &%*en&!e par les tenants &! libre esprit.oses 3 !n *ait #omme !n a!tre) l’o!bli &e la trans#en&an#e interne 3 l’a"oir2lie! &es #.ant) apr4s a"oir %t% -!g% #o!pable) se "oit attrib!% le lie! !i l!i re"ient &ans l’en*er) pl!s #el!i &e son "oisin !i est sa!*.is r%p!gnants sans po!r a!tant #ommettre &e p%#. En #e sens 2 et se!lement en #e sens 2 le bien &oit être &%*ini #omme a!to2saisie &! mal) et le sal!t #omme l’a&"enir &! lie! 3 l!i2même.a !e #. $%tr!is2 les par !ne &o!ble &estr!#tion /. Car) a! moment o: #.a !e #. $ie!) o! le bien) o! le lie!) n’ont pas lie!) mais sont l’a"oir2lie! &es %tants) le!r e't%riorit% intime.a !e .

O! mie!') non tant le lie! &e l’amo!r) !e l’amo!r #omme e'p%rien#e &e l’a"oir2lie! &’!ne sing!larit% !el#on !e. MANENIE8 La logi !e m%&i%"ale #onnaissant !n terme) &ont l’%t6mologie e'a#te et la signi*i#ation propre ont %#. Une so!r#e attrib!e) en e**et) 3 Nos#elin et 3 ses &is#iples l’a**irmation selon la !elle les genres et les !ni"ersa!' sont maneries.% &e l’a!tre !ni !ement l’o##asion &e son propre sal!t 0 !ne perte est #ompens%e par !ne %le#tion) la #.a !e .r%tien 3 la pla#e &’!n a!tre.e la pl!s &i**i#ile /.innom ne sont !e les noms &e #ette pla#e #omm!ne. L’intention se#r4te &e la 9a&ala6a est &on# la &estr!#tion &! m!r !i s%pare l’T&en &! Ge. La premi4re "oit &ans la #.ospitalit% a! C. libre !sage &! propre / !i) selon !ne e'pression &’UVl&erin est .ni#!s &e le!r po%ti !e) &%signant le lie! même &e l’amo!r. la t>#. M. . 8es membres pronon1aient le "oe! &e "i"re en se s!bstit!ant 3 !el !’!n) a!trement &it) &’être #. En #e sens) aise &%signe par*aitement #e .!te par !ne as#4se) selon !ne %#onomie pe! %&i*iante &! &%&ommagement. 7!is !e &ans #ette #omm!na!t% il n’est &’a!tre lie! !e "i#arial et l’T&en et le Ge.!te o! &ans le p%#. A l’. Cette s!bstit!tion ne #onnaQt pl!s &e lie! propre) mais) po!r elle) l’a"oir2lie! &e to!t être sing!lier est &%-3 to!-o!rs #omm!n) espa#e "i&e o**ert 3 l’!ni !e) irr%"o#able .6po#rite *i#tion &! #ara#t4re irrempla1able &e l’in&i"i&!) !i &ans notre #!lt!re ne sert !’3 garantir sa repr%sentabilit% !ni"erselle) la 9a&al6ia oppose !ne s!bstit!tion in#on&itionn%e) sans repr%sentant ni repr%sentation possible) !ne #omm!na!t% absol!ment non repr%sentable.ospitalit%. $e #ette *a1on) le m!ltiple lie! #omm!n) !i &ans le <alm!& se pr%sente #omme la pla#e &! "oisin !e #. Mo!t mi semblatP &e bel aiPin / 0 tel est le sal!t !e les amants) &ans la #. 8elon Massignon) en e**et) se s!bstit!er 3 !el !’!n ne signi*ie pas #ompenser #e !i l!i man !e) ni #orriger ses erre!rs) mais s’e'patrier en l!i tel !’il est po!r o**rir l’. (La 9a&ali6a ne #onstit!erait i#i !’!n ra#. Les po4tes pro"en1a!' (&ans les "ers &es !els le terme apparaQt po!r la premi4re *ois &ans les lang!es romanes) so!s la *orme aiPi) aiPimen+ *ont &e l’aise !n termin!s te#.Mers la *in &e sa "ie) le gran& Arabisant Massignon) !i) &ans sa -e!nesse) se #on"ertit en terre islami !e a! #at.a#!n &’%"ol!er librement) &ans !ne #onstellation s%manti !e o: la pro'imit% spatiale #on*ine a"e# le temps opport!n (3 l’aise) a"oir ses aises+ et la #ommo&it% a"e# la -!ste relation.innom. .er#.angent en se ren#ontrant.e &es . Cette s!bstit!tion pe!t être enten&!e &e &e!' *a1ons.omme re1oit imman !ablement) n’est !e l’a&"enir 3 soi2même &e to!te sing!larit%) son être !el#on !e 2222 a!trement &it) tel !el.at tar&i* &e l’.istoriens. Aise est le nom même &e #et espa#e non repr%sentable) le terme aise &%signe) en e**et) selon son %t6mologie) l’espa#e 3 #Jt% (a&-a#ens) a&-a#entia+) le lie! "i&e o: il est possible 3 #. Mais la 9a&ali6a a&met !ne a!tre interpr%tation.app% -!s !’i#i 3 la patiente re#.rist &ans sa propre >me) &ans son propre a"oir2 lie!.oli#isme) *on&a !ne #omm!na!t% baptis%e 9a&ali6a) &’apr4s le terme arabe in&i !ant la s!bstit!tion.anson &e Ka!*r% N!&el) s’%#.omose'!alit% &e l’ami) s!i#i&% en 19R1 &ans la prison &e Malen#e) &ont Massignon &!t s’%loigner a! moment &e sa #on"ersion+.

Et #et être engen&r% par sa propre mani4re est l’!ni !e bon. C’est !n être &e #e genre a! !el &e"ait penser 7lotin lors !e) &%*inissant la libert% et la "olont% &e l’!n) il e'pli !e !e l’on ne pe!t &ire &e #el!i2#i !’.e!r "raiment possible po!r les .asar& o! le &estin #on&amnerait ens!ite a! s!ppli#e &es !ali*i#ations) mais s’e'pose en elles) est sans r%si&! son ainsi) !n tel être n’est ni a##i&entel ni n%#essaire) mais po!r ainsi &ire) #ontin!ellement engen&r% par sa propre mani4re. L’être !i ne &eme!re pas en*o!i en l!i2 même) !i ne se pr%s!ppose pas soi2même #omme !ne essen#e #a#. il ne reste pas en*o!i en soi) mais se sert &e soi tel !’il est / et !’il n’est pas ainsi par n%#essit%) en tant !’il ne po!"ait *aire a!trement) mais par#e S être . Wtre engen&r% par sa propre mani4re &’être #onstit!e) en e**et) la &%*inition même &e l’.i !e est la mani4re !i sans no!s %#.i !e.ommes. mani4re / ne &%signait ni !n #ara#t4re g%n%ri !e ni !ne parti#!larit%) mais !el !e #. La se!le *a1on pe!t2être &e #ompren&re #e libre !sage &e soi) !i ne &ispose pas) to!te*ois) &e l’e'isten#e #omme &’!ne propri%t%) est &e le penser #omme !n . il l!i est arri"% &’être ainsi /) mais se!lement !’il .%e) !e le .e!re!se nat!re.oir et sans no!s *on&er) no!s engen&re. Les logi#iens parlaient) po!r #e genre &e #as) &’!ne . Une &%*inition &’Ug!##ione s!gg4re !e #e !’ils appelaient . Mais !ne mani4re &e so!r&re est %galement le lie! &e la sing!larit% !el#on !e) son prin#ipi!m in&i"i&!ationis.ose #omme !ne sing!larit% e'emplaire o! !n m!ltiple sing!lier 0 .os. &ans le #as pr%#is o: l’on &it 0 l’. in&i#ation intelle#t!elle / (&emonstratio a& intelle#t!m+) en tant . 8e!le l’i&%e &e #ette mo&alit% s!rgissante) &e #e mani%risme originel &e l’être) permet &’%tablir !n passage #omm!n entre l’ontologie et l’%t. L’impropri%t%) !e no!s e'posons #omme notre être propre) la mani4re) &ont no!s *aisons !sage) no!s engen&re) elle est notre se#on&e) pl!s .Kean &e 8alisb!r6) !i) &ans son Metalogi#!s) #ite le terme en pr%#isant !’il ne l’enten& pas a! sens *ort (in#ert!m . Il ne s’agit) selon la s#ission !i &omine l’ontologie o##i&entale) ni &’!ne essen#e) ni &’!ne e'isten#e) mais &’!ne mani4re &e so!r&re = non &’!n être !i est selon tel o! tel mo&e) mais &’!n être !i est son mo&e &’être et) &e #e *ait) to!t en restant sing!lier et non in&i**%rent) est m!ltiple et "a!t po!r to!s. Il est probable) alors) !e le terme maneries ne &%ri"e pas &e manere (po!r e'primer la &eme!re manentia o! mansio+) ni &e man!s (#omme le "e!lent les p. La mani4re n’est) a!trement &it) ni !n genre) ni !n in&i"i&! elle est !n e'emplaire) #’est232&ire !ne sing!larit% !el#on !e.es mo&ernes+) mais &e manare) et in&i !e) a!trement &it) l’être &ans son s!rgissement. mani4re / . l’on appelle mani4re le nombre et l’%tat &es #. o!) pl!tJt) po!r !oi intro&!irent2ils 3 #Jt% &! genre et &e l’esp4#e #ette troisi4me *ig!re . ainsi est mie!' /. !’!ne #. .abit!s) !n et. L’esp4#e s’appelle mani4re / %#rit2il .erbe &e #ette esp4#e) #’est232&ire mani4re) po!sse &ans mon potager /. A !oi se r%*%raient les a!te!rs en !estion en parlant &e l’être le pl!s !ni"ersel #omme &’!ne .abeo+) montre !’il en #ompren& l’%t6mologie 3 partir &e manere) &eme!rer (. 7o!r l’être) !i est sa propre mani4re) #elle2#i n’est pas) en e**et) !ne propri%t%) !i le &%termine et l’i&enti*ie #omme !ne essen#e) mais pl!tJt !ne impropri%t% = #e !i #epen&ant le ren& e'emplaire #’est !e #ette impropri%t% est ass!m%e et appropri%e #omme son !ni !e être. est tel !’il est) sans être maQtre &e son propre être / = et !’.oses) o: #.abit!&e (#’est po!r !oi les Gre#s parlaient &’!ne se#on&e nat!re+ 0 %t.a#!ne &eme!re telle !’elle est /+. L’e'emple n’est !e l’être &ont il est l’e'emple 0 mais #et être ne l!i appartient pas) il est par*aitement #omm!n.ose est montr%e et !’!ne a!tre en est signi*i%e /.ilosop.

Mais &e !elle p!issan#e est2il i#i !estion . C’est po!r !oi Fa*Ga et ?alser) #ontre la to!te2p!issan#e &i"ine) ne *ont pas tant "aloir l’inno#en#e nat!relle &es #r%at!res !e #elle &e la tentation. Le mal n’est !e notre r%a#tion ina&% !ate *a#e 3 #et %l%ment &%moni !e) notre re#!l e**ra6%s &e"ant l!i) po!r e'er#er 2 en no!s *on&ant &ans #ette *!ite 2 !n po!"oir !el#on !e &’être. Le ri&ea! se l4"e s!r le mon&e &e ?alser lors !e même le &ernier &%mon &! Ge.orre!r in#omparable !i les ento!rait 2 Fa*Ga et ?alser 2 no!s pr%sentent !n mon&e &’o: le mal &ans sa mani*estation tra&itionnelle s!prême 2 le &%moni !e 2 a &ispar!.er#.an#elier ni les -!ges Ga*Ga@ens) et en#ore moins les #r%at!res &e ?alser) malgr% le!r ambig!@t%) ne po!rraient -amais *ig!rer &ans !n #atalog!e &%monologi !e. !el#on !e / .MI. Il semble !’3 la p!issan#e et 3 la possibilit%) en tant !e &istin#te &e la r%alit%) soit in.a !e p!issan#e) &%#isi* est i#i .ose #omme !n %l%ment &%moni !e s!r"it &ans le mon&e &e #es &e!' a!te!rs) #’est pl!tJt so!s la *orme !e po!"ait a"oir en tête 8pinoPa) lors !’il %#ri"ait !e le &%mon n’est !e la #r%at!re la pl!s *aible et la pl!s %loign%e &e $ie! et) #omme telle 2 a!trement &it) en tant !’essentiellement imp!issante 2 non se!lement elle ne pe!t *aire a!#!n mal) mais n%#essite) a! #ontraire) le pl!s notre ai&e et nos pri4res. Entre les &e!' mo&es selon les !els s’arti#!le) po!r Aristote) #.%rente la *orme &! !el#on !e) !n irr%&!#tible #ara#t4re &e !olibete. Le!r &%mon n’est pas !n tentate!r) mais !n être in*iniment s!s#eptible &’être tent%.innom a %t% re#on&!it a! #iel) lors !e le pro#4s &e l’.ose en !n temps !el#on !e /. Il est %tonnant !e les &e!' %#ri"ains &e notre si4#le) !i ont obser"% a"e# le pl!s &e l!#i&it% l’. O! pl!tJt 0 la naissan#e en $ie! &e l’amo!r. $AXMON L’on sait a"e# !el a#.mann) a!trement &it) !n .istoire &! sal!t s’est a#.e"%) sans laisser &e r%si&!.arnement !ne ten&an#e . 8i !el !e #. MII. La #r%ation 2 o! l’e'isten#e 2 n’est pas) en e**et) la l!tte "i#torie!se &’!ne p!issan#e &’être #ontre !ne p!issan#e &e ne pas être = elle est pl!tJt l’imp!issan#e &e $ie! *a#e 3 sa propre imp!issan#e) son po!"oir &e ne pas ne pas être) &e laisser être !ne #ontingen#e. En *!6ant &e"ant notre propre imp!issan#e) o! pl!tJt en #. Ti#. 9AN<LE9Y Fant &%*init le s#.%r%ti !e re#!rrente a"an#e l’e'igen#e &! sal!t *inal &e 8atan.a !e être !i est) la possibilit% &e ne pas être !i) silen#ie!sement implore notre se#o!rs (o!) si l’on "e!t) le &%mon n’est !e l’imp!issan#e &i"ine o! la p!issan#e &e ne pas être en $ie!+. la &%termination &e la repr%sentation &’!ne #.omme absol!ment banal) !i *!t in#it% a! mal pr%#is%ment par les p!issan#es &! &roit et &e la loi) est la terrible #on*irmation par la !elle notre temps s’est "eng% &e le!r propre &iagnosti#. Le &%mon #onstit!e) en #. Et !e signi*ie) &ans #e #onte'te) le terme .ant 3 l’!tiliser #omme !ne arme) no!s #onstr!isons le malin po!"oir a"e# le !el no!s opprimons #e!' !i no!s montrent le!r *aiblesse = et en man !ant 3 notre possibilit% intime &e ne pas être) no!s renon1ons 3 #e !i ren& l’amo!r !ni !ement possible. Ni Flamm ni le #omte ni le #. Ce n’est !’en #e sens se#on&aire !e l’imp!issan#e) o! p!issan#e &e ne pas être) est la ra#ine &! mal.%ma &e la possibilit% #omme .

a !e p!issan#e est a!ssi bien p!issan#e &’être !e p!issan#e &e ne pas être) le passage 3 l’a#te ne pe!t a&"enir !’en transportant (Aristote &it en .a !e pianiste appartient n%#essairement la p!issan#e &e -o!er et #elle &e ne pas -o!er) Glenn Go!l& est) to!te*ois) se!lement #el!i !i pe!t ne pas ne pas -o!er) et en appli !ant sa p!issan#e non se!lement 3 l’a#te) mais 3 sa propre imp!issan#e) -o!e) po!r ainsi &ire) a"e# sa p!issan#e &e ne pas -o!er.ilosop. $ans le $e anima) Aristote a %non#% sans &emi2mes!re #ette t. Cela signi*ie !e) si 3 #. 8i #.ein) être2en2a#te) ne pe!t signi*ier !e le passage 3 #ette a#ti"it% &%termin%e (#’est po!r !oi 8#. 5a#e 3 l’.%orie pr%#is%ment 3 propos &! t. $ans la p!issan#e &’être) la p!issan#e a po!r ob-et !n #ertain a#te) a! sens o: po!r elle) energe. 9artleb6) #’est232 . p!issan#e &e ne pas être / (&6namis me einai+ o! %galement imp!issan#e (a&6namia+.+ C’est gr>#e 3 #ette p!issan#e &e ne pas penser !e la pens%e pe!t se to!rner s!r soi2même ("ers sa p!re p!issan#e+ et &e"enir 3 son apog%e) pens%e &e la pens%e) Ce !’elle pense #epen&ant) n’est pas !n ob-et) !n être2en2a#te) mais #ette #o!#.ose in&i**%remment) to!t2p!issant 0 proprement !el#on !e est l’être !i pe!t ne pas être) !i pe!t sa propre imp!issan#e.6si !e. 8e!le !ne p!issan#e !i pe!t) a!ssi bien la p!issan#e !e l’imp!issan#e) est alors la p!issan#e s!prême.4me s!prême &e la m%tap.abilet%) !i nie et renon#e simplement 3 sa propre p!issan#e &e ne pas -o!er) la maestria #onser"e et e'er#e &ans l’a#te) non pas sa p!issan#e &e -o!er (telle est la position &e l’ironie) !i a**irme la s!p%riorit% &e la p!issan#e positi"e s!r l’a#te+) mais #elle &e ne pas -o!er. C’est po!r !oi) &ans la tra&ition arabe) l’intelle#te agent 3 la *orme &’!n ange) &ont le nom est Q!alam) 7l!me) et &ont le lie! est !ne p!issan#e imp%n%trable.e 3 !ne tablette 3 %#rire s!r la !elle rien n’est ins#rit (#’est la #%l4bre image !e les tra&!#te!rs latins ren&ent par l’e'pression tab!la rasa) même si) #omme le remar !aient les an#iens #ommentate!rs) l’on &e"rait parler pl!tJt &e ras!m tab!lae) #’est232&ire &e la #o!#. Car) s’il est "rai !e l’être !el#on !e a to!-o!rs !n #ara#t4re potentiel) il est to!te*ois %galement #ertain !’il n’est pas p!issan#e &e tel o! tel a#te sp%#i*i !e) il n’est pas non pl!s po!r a!tant simplement in#apable) pri"% &e p!issan#e) et ni même #apable &e to!te #.e &e #ire) #e ras!m tab!lae) !i n’est a!tre !e sa propre passi"it%) sa propre p!issan#e p!re (&e ne pas penser+ 0 &ans la p!issan#e !i pense soi2même) a#tion et passion s’i&enti*ient et la tablette po!r %#rire s’%#rit &’elle2même o! pl!tJt) %#rit sa propre passi"it%.e &e #ire !i re#o!"re la tablette et !e gra"e le st6le. sa!"ant /+ &ans l’a#te sa propre p!issan#e &e ne pas être.e appelle .ilosop. La s6m%trie entre po!"oir être et po!"oir ne pas être est) en e**et) !ni !ement apparente.#el!i !e le p. 8i la pens%e %tait) en e**et) !ni !ement p!issan#e &e penser tel o! tel intelligible) &it2il 2 elle passerait &%-3 to!-o!rs 3 l’a#te et resterait n%#essairement in*%rie!re 3 son propre ob-et = mais la pens%e) en son essen#e) est p!issan#e p!re) #’est232&ire %galement p!issan#e &e ne pas penser et) #omme telle) #omme intelle#t possible o! mat%riel) elle est #ompar%e par le p. L’a#te &’%#rit!re par*ait ne r%s!lte pas &’!ne p!issan#e &’%#rire) mais &’!ne imp!issan#e !i se to!rne "ers soi2même et) &e #ette *a1on) a&"ient 3 soi #omme !n a#te p!r (#e !’Aristote appelle intelle#te agent+. <o!t r%si&e i#i &ans le mo&e o: se pro&!it le passage &e la p!issan#e 3 l’a#te.elling &%*init #ette p!issan#e) !i ne Zpe!t pas ne pas passer 3 l’a#te #omme a"e!gle+ = po!r la p!issan#e &e ne pas être) a! #ontraire) l’a#te ne pe!t -amais #onsister en !n simple transit &e potentia a& a#t!m 0 elle est) a!trement &it) !ne p!issan#e !i a po!r ob-et la p!issan#e même) !ne potentia potentiae.

Irr%parable signi*ie !’elles sont li"r%es sans iss!es 3 le!r être2ainsi) o! mie!' !’elles sont) pr%#is%ment et se!lement) le!r ainsi (rien n’est pl!s %tranger 3 ?alser !e la pr%tention &’être a!tre !e #e !e l’on est+ = mais irr%parable signi*ie a!ssi) !’il n’est litt%ralement po!r elles a!#!n abri possible) !e &ans le!r être2ainsi) elles sont maintenant absol!ment e'pos%es) absol!ment aban&onn%es.erbe sat!r%e &e l6mp. #l!b &e loisir &%#or% &e ban&eroles a!' tons -o6e!' /) les -e!nes *illes) le salon &e #oi**!re) la #.ose #omme !ne %t.oses.e /) .&ire !n s#ribe !i ne #esse pas simplement &’%#rire) mais . Q!el sera le sort &es anima!' et &es plantes .oses) to!s les %l%ments et les #r%at!res &e #e mon&e -o!issent) apr4s le -!gement) le!r &e"oir t. A #es !estions la promena&e [alserienne s!r la . Comment la nat!re po!rra2t2elle s!r"i"re 3 l’a##omplissement &e sa #a!se *inale .omme %tait o! &e"ait être telle o! telle s!bstan#e) tel o! tel &estin) il n’6 a!rait a!#!ne e'p%rien#e %t. C’est po!r !oi rien ne sa!rait mie!' &%*inir le stat!t &es sing!larit%s !i "iennent !e les "ers !i a#. IH.amps mer"eille!' /) l’. Les #.i !e possible 2 il n’6 a!rait !e &es &e"oirs 3 a##omplir. MIII. T<UIQUE Le *ait &ont to!t &is#o!rs %t. pr%*4re ne pas /) est la *ig!re la pl!s e'trême &e #et ange) !i n’%#rit rien &’a!tre !e sa p!issan#e &e ne pas %#rire.e!rtent #es !estions est 0 si le mon&e sensible *!t or&onn% en "!e &e la &ignit% et &e l’.omme n’est pas ni ne &oit être !el !e #.i !e &oit partir) #’est !’il n’e'iste a!#!ne essen#e) a!#!ne "o#ation .istori !e o! spirit!elle) a!#!n &estin biologi !e !e l’. INNT7ANA9LE La !aestio 91 &! s!ppl%ment &e la 8omme t. Cela impli !e !e la n%#essit% et la #ontingen#e) #es &e!' to!rments &e la pens%e o##i&entale) aient &ispar! en même temps &! mon&e post i!&i#i!m.omme &e"rait #on !%rir o! r%aliser. Entre le ne pas po!"oir ne pas être) !i san#tionne le &%#ret &e la n%#essit%) et le po!"oir &e ne pas être) !i &%*init l’os#illante #ontingen#e) le mon&e *initis insin!e !ne #ontingen#e 3 la se#on&e p!issan#e) !i ne *on&e a!#!ne libert% 0 #el!i2#i pe!t ne pas ne pas être) il pe!t l’irr%parable. le &o!' br!issement &e l’ea! /) le . Elle s’interroge s!r la #on&ition &e la nat!re apr4s le -!gement !ni"ersel 0 6 a!ra2t2il !ne reno"atio &e l’!ni"ers .omme impar*ait) !el sens po!rra2t2il en#ore l!i être attrib!%) lors !e #el!i2#i a!ra atteint sa &estination s!rnat!relle . Les anima!') les plantes) les #. Le mo!"ement &es #orps #%lestes #essera2t2il . A pr%sent) le mon&e est) po!r les si4#les &es si4#les) n%#essairement #ontingent o! n%#essaire &e *a1on #ontingente. L’irr%parable est le monogramme !e l’%#rit!re &e ?alser imprime s!r les #.i !e pe!t e'ister 0 #ar il est #lair !e si l’. C’est la se!le raison po!r la !elle !el !e #.%ologi !e a##ompli) &’!ne #a&!#it% po!r ainsi &ire in#orr!ptible) a!2&ess!s &e le!r tête est s!spen&! #omme !n nimbe pro*ane.abitation &e l’.ambre &e ma&ame ?ilGe) to!t restera tel !el) irr%parablement) mais telle sera pr%#is%ment la no!"ea!t%. La splen&e!r &es %l%ments a!gmentera2telle .4"ent !ne &es &erni4res po%sies &’UVl&erlin28#ar&anelli 0 Elle se montre par !n -o!r #o!le!r &’or et l’a##omplissement est sans plainte.ose) !’il . Ce#i ne "e!t pas &ire po!r a!tant !e l’. C’est po!r !oi l’an#ien &i#ton selon le !el si la nat!re po!"ait parler) elle se plain&rait) n’a pl!s a!#!n sens. . bonne et *iable terre / n’apporte !’!ne se!le r%ponse 0 .%ologi !e a po!r titre $e !alitate m!n&i post i!&i#i!m. La &i**i#!lt% logi !e 3 la !elle se .

La plainte #ommen#e l3 o: la nat!re se sent tra.ose n’est pas !ne essen#e) ni même proprement !ne #.%ologi !e (a!ssi bien &ans la *orme &e l’in&i#ible !e &ans #elle 2 % !i"alente 2 &’!ne #apa#it% &’%non#iation absol!e+ est rest% -!s !’3 la *in %tranger 3 son %#rit!re) to!-o!rs en porte232*a!' entre !ne . La lang!e &e ?alser semble les ignorer to!s &e!'.a !e *orme sa propre amorp.ie par la signi*i#ation = l3 o: le nom &it par*aitement la #.i !e &e"ient po!r #ette raison même e**e#ti"e.omme) #omme !ne *a!te !’il #on"ient en to!te #ir#onstan#e &e r%primer.e t. L’!ni !e *orme &! mal !i soit) r%si&e a! #ontraire &ans le *ait &e &%#i&er &e rester en &ette &’e'ister) &e s’approprier &e la p!issan#e &e ne pas être #omme &’!ne s!bstan#e o! &’!n *on&ement e't%rie!r 3 l’e'isten#e = o! bien (et #’est le &estin &e la morale+ &e #onsi&%rer la p!issan#e même) !i est le mo&e le pl!s propre &’e'isten#e &e l’.ie et en #. <el est l’!ni !e #onten! &e l’anti !e &o#trine t. L’.os onto2t. L’.i !e ( !i) #omme tel) ne pe!t rele"er ni &’!n &e"oir ni &’!ne &%#ision s!b-e#ti"e+ est &’être sa (propre+ p!issan#e) &’être sa (propre+ possibilit% = &’e'poser) a!trement &it) en #.oses. (I#i a!ssi) la lang!e proto#olaire &e 8#ar&anelli est le relais !i annon#e &’!n si4#le les petites proses &e 9erna o! &e ?al&a!. La morale) a! #ontraire) interpr4te #ette &o#trine par r%*%ren#e 3 !n a#te #o!pable !e l’.ilisme o! &%#isionnisme se ren#ontrent en #e point+.%ologi !e &! p%#.ose) le langage #!lmine &ans le #.i !e ne *ait a!#!ne pla#e a! repentir) #’est po!r !oi l’!ni !e espoir %t. A !ne nat!re !i a %p!is% son &estin #r%at!rel) *ait *a#e !n langage a6ant renon#% 3 to!te pr%tention &e &%nomination. <els sont les e'trêmes !i &%*inissent le &omaine et la #omp%ten#e &e la lang!e .!maine) sa mani4re &e se r%*%rer a!' #.ose 0 il est le simple *ait &e sa propre e'isten#e #omme possibilit% o! p!issan#e.omme man !e en !n #ertain sens 3 l!i2même et &oit s’approprier &e #e man !e) &oit e'ister #omme p!issan#e.omme a!rait #ommis) et &e #ette *a1on entra"e sa p!issan#e en la to!rnant "ers le pass%.ose) mais #e !el !e #. C’est po!r !oi l’%t.%ologi !e.% originel. Le pat.ine #apable &e mani*ester le nom &e $ie!) et &e *on&er en l!i son propre po!"oir r%*%rentiel) la lang!e &e ?alser a s!r"%#! 3 sa t>#.+ 8i) en O##i&ent) le langage a #onstamment %t% !tilis% #omme !ne ma#.ant &e la lo!ange) &ans la san#ti*i#ation &! nom. 7!is !e l’être le pl!s propre &e l’.omme) en %tant p!issan#e &’être et &e ne pas être) est) a!trement &it) &%-3 to!-o!rs en&ett%) il a to!-o!rs ma!"aise #ons#ien#e a"ant même &’a"oir #ommis !n a#te #o!pable !el#on !e. Le stat!t s%manti !e &e sa prose #o@n#i&e a"e# #el!i . H.r%tien &e <ro6es) il est #o!pable &e #e !i l!i man !e) &’!ne *a!te !’il n’a pas #ommise.a !e a#te sa propre a#t!alit%.aste impr%#ision / et !n st%r%ot6pe mani%riste. Mais #’est la raison po!r la !elle pr%#is%ment to!t se #ompli !e) l’%t.omme en e**et est et &oit être !el !e #. 78EU$ONYME <o!te plainte est to!-o!rs plainte 3 propos &! langage) &e même !e to!te lo!ange est prin#ipalement !ne lo!ange &! nom. #.omme est &’être sa propre possibilit% o! p!issan#e) alors et se!lement po!r #ette raison (a!trement &it) en tant !e son être le pl!s propre) en %tant p!issan#e) en !n #ertain sens l!i *ait &%*a!t) pe!t ne pas être) est &on# pri"% &e *on&ement et #el!i2#i n’en a pas to!-o!rs la possession+ il #ontra#te en #e sens !ne &ette. <el 7er#e"al &ans le roman &e C. La mani*estation &! mal est pl!s an#ienne et pl!s originelle !e to!t a#te #o!pable et repose !ni !ement s!r le *ait !’en %tant et en ne &e"ant être !e sa possibilit% o! p!issan#e) l’.serait simplement #on&amn% a! n%ant et !’il po!rrait) par aille!rs) &%#i&er 3 son gr% &’être o! &e ne pas être) &e s’attrib!er tel o! tel &estin (ni.

8’il est !ne *orme grammati#ale !i #orrespon& 3 #et %tat &’%p!isement &e la lang!e) #’est le s!pin) #’est232&ire !ne parole !i a po!ss% 3 bo!t sa . 8AN8 CLA88E8 8’il no!s *allait en#ore !ne *ois penser le sort &e l’. C.!i &e #lasses so#iales) mais !ni !ement !ne petite bo!rgeoisie plan%taire) &ans la !elle se sont &isso!tes les an#iennes #lasses 0 la petite bo!rgeoisie a .6si !es mêmes &e #.os et s’est trans*orm%e) o!"ertement a**i#. C’est e'a#tement #e !e même le *as#isme et le naPisme a"aient #ompris) et l’on pe!t même &ire !’a"oir "! #lairement l’irr%"o#able &%#lin &es "ie!' s!-ets so#ia!') #onstit!e le!r ins!rmontable #a#. pse!&o /) et . Le petit bo!rgeois anni. .eP la petite bo!rgeoisie) les &i"ersit%s !i ont mar !% le #ara#t4re tragi2#omi !e &e l’.a !e terme %le"ait !ne ob-e#tion #ontre son propre po!"oir &e &%nomination. !i et "o#at!r. %ten&!e s!r le &os /) e'pos%e et ne!tre.&! pse!&on6me o! &! s!rnom. C’est #omme si #.ibition !oti&ienne 0 rien ne ressemble pl!s 3 la "ie &e la no!"elle .ilisme) a atteint entre2 temps !n tel &egr% !’elle a per&! to!t pat. / #omme si #. La m%*ian#e petite2bo!rgeoise 3 l’%gar& &! langage se trans*orme i#i en p!&e!r &! langage "is232 "is &e son r%*%rent. 8emblables a!' petites &anse!ses a!' !elles ?alser #ompare ses proses) les mots . Les &i**%ren#es &e lang!es) &e &iale#tes) &e mo&es &e "ie) &e #ara#t4re) &e #o!t!mes et) s!rto!t) les parti#!larit%s p.%rer obstin%ment 0 il ne #onnaQt !e l’ina!t. La petite bo!rgeoisie plan%taire s’est a! #ontraire %man#ip%e &e #es rê"es et a *ait sienne l’attit!&e &! prol%tariat #onsistant &ans le re-et &e to!te i&entit% re#onnaissable. Mais l’abs!r&it% &e l’e'isten#e in&i"i&!elle) .e en#ore &ans #e *ilm le pro&!it &ont il a %t% *r!str%) en . &%#linaison / &ans les #as et &ans les mo&es et est maintenant .a !e mot %tait pr%#%&% &’!n in"isible .enti !e et l’impropre et "a -!s !’3 re*!ser l’i&%e &’!n &is#o!rs !i l!i serait propre.%rit% &! mon&e) elle est la *orme &ans la !elle l’. ($’!n point &e "!e stri#tement politi !e) le *as#isme et le naPisme n’ont pas %t% s!rmont%s et no!s "i"ons en#ore so!s le!r signe.ile to!t #e !’il est par le geste même a"e# le !el il semble 6 a&.%e) en e'.!manit% en termes &e #lasse) no!s &e"rions &ire !’il n’e'iste pl!s a!-o!r&’.. Mais la #ontra&i#tion &! petit bo!rgeois tient en #e !’il #.+ Ces partis repr%sentaient) #epen&ant) !ne petite bo!rgeoisie nationale) en#ore atta#. soi2 &isant /) .istoire !ni"erselle) sont e'pos%es et re#!eillies a! sein &’!ne "a#!it% *antasmagori !e.et &e mo&ernit%. #.%e 3 !ne i&entit% pop!laire posti#. morts &’%p!isement / &%#linent to!te pr%tention &e rig!e!r.!manit% !’!n *ilm p!bli#itaire &ont on a!rait e**a#% to!te tra#e &! pro&!it p!bli#is%. pr%ten&!ment / o! s!i"i (#omme &ans les ins#riptions tar&i"es o: la par!tion &! s!rnom mar !e le passage &! s6st4me trinominal latin 3 #el!i !ninominal &! Mo6en Age+ par !n .a#!n) !i #onstit!aient la "%rit% et le mensonge &es pe!ples et &es g%n%rations !i se sont s!##%&%es s!r terre) n’ont pl!s po!r l!i a!#!ne signi*i#ation.ie par la signi*i#ation) ni sa trans*ig!ration &ans le nom) mais elle est #e !i se tient 2 non pro*%r% 2 &ans le pse!&on6me et &ans l’espa#e entre le nom et le s!rnom. 5ig!re / 2 a!trement &it) pr%#is%ment le terme !i &ans les lettres &e saint 7a!l e'prime #e !i tr%passe *a#e 3 la nat!re !i ne me!rt pas 2 tel est le nom !e ?alser &onne 3 la "ie !i naQt &ans #et %#art.e) s!r la !elle agissaient &es rê"es &e gran&e!r bo!rgeoise..!manit% a s!r"%#! a! ni. HI.%rit%e &es so!s2sols &! ni. La lettre 3 N6#.ner parle &e #e .ilisme.arme !i #onsiste 3 ne rien pro*%rer &e mani4re absol!e /. Cel!i2#i n’est pl!s la nat!re tra.er#.

istoire &e l’. Le *ait est !e l’abs!r&e &e son e'isten#e se . A tra"ers #ette relation) la sing!larit% #on*ine) #omme &it Fant) a"e# la totalit% &! possible et re1oit ainsi sa omnimo&a &eterminatio non pas a! mo6en &e sa parti#ipation 3 !n #on#ept &%termin% o! &’!ne #ertaine propri%t% a#t!elle (l’être ro!ge) italien) #omm!niste+) mais !ni !ement gr>#e 3 #e #on*inement.!manit% est en train &’a"an#er "ers sa propre &estr!#tion.e!rte 3 !ne &erni4re insanit%) #ontre la !elle na!*rage to!te p!bli#it% 0 la mort. Ce !e le !el#on !e a-o!te 3 la sing!larit% n’est !’!n "i&e) !ne limite = le !el#on !e est !ne sing!larit%) pl!s !n espa#e "i&e) !ne sing!larit% *inie et) to!te*ois) in&%terminable selon !n #on#ept. Mais #e#i signi*ie a!ssi !’elle repr%sente !ne o##asion ino!@e &ans l’.ragme !i s%pare la ma!"aise p!bli#it% m%&iati !e &e la par*aite e't%riorit% !i #omm!ni !e !ni !ement soi2même 2 telle est la t>#.a#!ne &e ses tonalit%s %moti"es. $e #ette mani4re) il &issim!le a"e# la mort le se#ret !’il &oit malgr% to!t se r%signer 3 a"o!er 0 même la "ie &ans la pl!s simple &e ses e'pressions l!i est) en *ait) impropre et p!rement e't%rie!re) a!#!n abri ne l!i est &estin% s!r terre. Celle2#i appartient 3 !n to!t) mais sans !e #ette appartenan#e p!isse être repr%sent%e par !ne #on&ition r%elle l’appartenan#e) l’être2tel) est i#i !ni !ement !ne relation 3 !ne totalit% "i&e et in&%termin%e. Q!el#on !e est) en #e sens) l’%"%nement &’!n &e.ommes po!"aient) a!trement &it) ne pas être ainsi) selon telle o! telle i&entit% biograp.!manit% !e #elle2#i ne &oit 3 a!#!n pri' se laisser %#.ommes) a! lie! &e #.apper.!manit% a##%&erait alors 3 !ne #omm!na!t% sans pr%s!ppos% et sans ob-et) 3 !ne #omm!ni#ation &’o: serait %"a#!% l’in#omm!ni#able.i !e parti#!li4re) mais être se!lement le ainsi) le!r e't%riorit% sing!li4re et le!r "isage) po!r la premi4re *ois l’.er en#ore !ne i&entit% propre &ans la *orme &%sormais impropre et insens%e &e l’in&i"i&!alit%) par"enaient 3 a&. A"e# #elle2#i) le petit bo!rgeois "a a! &e"ant &e la &erni4re e'propriation) &e l’!ltime *r!stration &e l’in&i"i&!alit% 0 la "ie &ans sa n!&it%) le p!r in#omm!ni#able) o: sa . Car si les . Ce !i est pens% . La sing!larit% !el#on !e n’a pas &’i&entit%) n’est pas &%termin%e par rapport 3 !n #on#ept) mais elle n’est pas non pl!s simplement in&%termin%e = elle est pl!tJt &%termin%e !ni !ement 3 tra"ers sa relation 3 !ne i&%e #’est232&ire 3 la totalit% &e ses possibilit%s.s’obstinant malgr% to!t 3 s’approprier !ne i&entit% !i l!i est &e"en!e en r%alit% absol!ment impropre et insigni*iante. Mais !ne sing!larit% pl!s !n espa#e "i&e ne pe!t être a!tre #. En termes Gantiens) #ela signi*ie !e) &ans #e #on*inement) il est !estion non pas &’!ne borne (8#. 8%le#tionner &ans la no!"elle . Ainsi la petite bo!rgeoisie plan%taire est "raisemblablement la *orme &ans la !elle l’.ors. $EUON8 Q!el#on !e est la *ig!re &e la sing!larit% p!re. HII.ranGe+) !i ne #onnaQt pas &’e't%riorit%) mais &’!ne limite (GranPe+) a!trement &it) &’!n point &e #onta#t a"e# !n espa#e e't%rie!r) !i &oit &eme!rer "i&e.%rer 3 #ette impropri%t% #omme telle) 3 *aire &e son propre être2ainsi non pas !ne i&entit%) !ne sing!larit% #omm!ne et absol!ment e'pos%e 2 si les .!manit% plan%taire #es #ara#t4res !i permettent sa s!r"ie) &%pla#er le &iap.ose !’!ne e't%riorit% p!re) !ne p!re e'position.onte pe!t en*in reposer en pai'.e politi !e &e notre g%n%ration. Uonte et arrogan#e) #on*ormisme et marginalit% #onstit!ent ainsi les pJles e'trêmes &e #.er#.

itrans#en&antal !olibet est) #e !i est le pl!s &i**i#ile 3 penser0 e'p%rien#e) absol!ment non2#. Ce#i n’a rien 3 "oir a"e# la simple re"en&i#ation &! so#ial #ontre l’Ttat) !i) r%#emment) a tro!"% !ne e'pression &ans les mo!"ements &e #ontestation.ors / se tro!"e e'prim%e) &ans &e nombre!ses lang!es e!rop%ennes) par !n mot !i signi*ie . Un être pri"% ra&i#alement &e to!te i&entit% repr%sentable serait po!r l’Ttat absol!ment insigni*iant.ors n’est a!tre !e l’espa#e sit!% a!2 &el3 &’!n espa#e &%termin%) mais il est le passage) l’e't%riorit% !i l!i &onne a##4s 2 en !n mot 0 son "isage) son ei&os.!manit%+) &is-on#tion irr%m%&iable &es sing!larit%s !el#on !es et &e l’organisation %tati !e. Le .ot l’a r%#emment propos%e+) mais par l’appartenan#e même . En &erni4re instan#e) en e**et) l’Ttat pe!t re#onnaQtre n’importe !’elle re"en&i#ation &’i&entit% 2 même #elle (l’. C’est #e !e) &ans notre #!lt!re) le &ogme . Car l’Ttat) #omme l’a montr% 9a&io!) ne se *on&e pas s!r !n lien so#ial) &ont il serait l’e'pression) mais s!r sa .ommes #o2appartiennent sans !ne #on&ition &’appartenan#e repr%sentable (même &ans la *orme &’!n simple pr%s!ppos%+ #onstit!e #e !e l’Ttat ne pe!t en a!#!n #as tol%rer.istoire &es rapports entre l’Ttat et le terrorisme 3 notre %po !e en est la #on*irmation %lo !ente+ &’!ne i&entit% %tati !e 3 l’int%rie!r &e l!i2même = mais !e &es sing!larit%s #onstit!ent !ne #omm!na!t% sans re"en&i !er !ne i&entit%) !e &es . &%2liaison /) !’il inter&it. HIII. Essentiel est i#i le *ait !e la notion &e . 3 la porte / (*ores est) en latin) la porte &e la maison) en gre#) il signi*ie litt%ralement . <IENANMEN Q!elle pe!t être la politi !e &e la sing!larit% !el#on !e) a!trement &it &’!n être &ont la #omm!na!t% n’est m%&iatis%e ni par !ne #on&ition &’appartenan#e (l’être ro!ge) italien) #omm!niste+ ni par l’absen#e &e to!te #on&ition &’appartenan#e (!ne #omm!na!t% n%gati"e) telle !e 9lan#. &e. Une esta*ette en pro"enan#e &e 7%Gin no!s apporte les %l%ments &’!ne r%ponse.&ans l’ar#.6po#rite &! #ara#t4re sa#r% &e la "ie et .osale) &’!ne p!re e't%riorit%. Le *ait le pl!s *rappant) en e**et) &ans les mani*estations &! mois &e mai #. 7o!r #el!i2#i) #e !i importe #e n’est -amais la sing!larit% #omme telle) mais se!lement son in#l!sion &ans !ne i&entit% !el#on !e (mais !e le !el#on !e l!i2même soit repris sans !ne i&entit% 2 #e#i #onstit!e !ne mena#e a"e# la !elle l’Ttat n’est n!llement &ispos% 3 #omposer+. Car la no!"ea!t% &e la politi !e !i s’annon#e #’est !’elle ne sera pl!s !ne l!tte po!r la #on !ête o! le #ontrJle &e l’Ttat) mais !ne l!tte entre l’Ttat et le non2Ttat (l’. Il est probable to!te*ois) !e la &isproportion ne soit !’apparente et !e les &irigeants #. $’a!tant pl!s ine'pli#able paraQt la "iolen#e &es r%a#tions &e l’Ttat. a! se!il /+.abilitation &e U! Yao29ang) *!t a##or&%e &’embl%e+.inois) #’est la relati"e absen#e &e #onten! re"en&i#ati* &%termin% (&%mo#ratie et libert% sont &es notions trop #o!rantes et g%n%rales po!r #onstit!er !n ob-et r%el &e #on*lit et la se!le &eman&e #on#r4te) la r%. Les sing!larit%s !el#on !es ne pe!"ent *ormer !ne so#ietas par#e !’elles ne &isposent &’a!#!ne i&entit% !’elles po!rraient *aire "aloir) &’a!#!n lien &’appartenan#e !’elles po!rraient *aire re#onnaQtre.inois) &e le!r point &e "!e) aient agi) a"e# pl!s &e l!#i&it% !e les obser"ate!rs o##i&enta!') pr%o##!p%s e'#l!si"ement &e &onner &es arg!ments a! #li"age &e moins en moins pla!sible entre #omm!nisme et &%mo#ratie.

$ans #ette perspe#ti"e) il est to!t 3 *ait signi*i#ati* !e l’e'termination &es K!i*s ne *!t -amais ta'%e &’. La sing!larit% !el#on !e) !i "e!t s’approprier &e l’appartenan#e même) &e son propre être &ans le langage et re-ette) &4s lors) to!te i&entit% et to!te #on&ition &’appartenan#e) est) &4s lors) le prin#ipal ennemi &e l’Ttat.!manit%) et !e les p!issan#es "i#torie!ses aient "o!l! ra#. 7arto!t o: #es sing!larit%s mani*esteront pa#i*i !ement le!r être #omm!n) il 6 a!ra !ne <ienanmen et) tJt o! tar&) les #.e &e &issim!ler.omi#i&e) ni par les bo!rrea!') ni par les -!ges) mais &e #rime #ontre l’. 8a#r% n’a i#i a!#!n a!tre sens !e #el!i !e l!i a##or&e le &roit romain = sa#er est #el!i !i a %t% e'#l! &! mon&e &es .omme ont po!r t>#.omi#i&e (ne !e *as est e!m immolari se& !i o##i&it parri#i&io non &amnat!r+. \<ra&!it par Maril4ne NAIOLA .eter #e man !e &’i&entit% en #on#%&ant !ne i&entit% %tati !e) 3 son to!r so!r#e &e no!"ea!' massa#res.ommes et !’il est l%gitime) bien !’il ne p!isse être sa#ri*i%) &e t!er sans #ommettre &’.les &%#larations "i&es &es &roits &e l’.ars &’assa!t apparaQtront.