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Drôle d'hiver que cet hiver 2013-2014.

Mise en images : Julien Carcasona-Llaury.

Par drôle, je m'entends

Il ne s'agit pas d'un hiver qui fait rire

non, il s'agit plutôt, pour moi, du moins

jusqu'à cette mi-février, d'un hiver bizarre, surprenant

d'abondantes chutes de neige sur le Canigou, le Madres et les hauts cantons

bouffées de tramontane refroidie par son passage sur ces sommets enneigés

France subissait - et subit encore à ce jour de la Saint Valentin - les assauts renouvelés et concertés d'une

pluie diluvienne, de marées du siècle et de tempêtes océanes engendrant crues et inondations

et le Var connaissent trombes d'eau et éboulements

à fin Avril qu'à mi- Février. Tenez, aujourd'hui 14 février, nous montons dans la vallée !

Au départ de Saint Estève, à 9 h, température 6°C

température 9°C, ciel sans nuage, pointe du Canigou d'un blanc lumineux, randonneurs en tee-shirt

un temps printanier permettant une balade dans la hêtraie et le Saüca sans équipement particulier sinon des chaussures de montagne car les correcs donnent comme en fin de printemps et nombreux sont les névés.

L'après midi, tout de même, ça change avec le Canigou qui se pare d'une écharpe de brume et une humidité froide qui monte dans la vallée.

D'abord, il a débuté en fanfare dès Novembre avec

chutes

suivies de violentes

et puis, alors que l'Ouest de la

que le Sud Est

nous avons droit à une météo qui fait penser plus

nous,

à 11 h, sous la pancarte annonçant col de JAU 1506m,

bref,

Là haut,sur le plan de la végétation, hêtres majestueux, bouleaux aux troncs blancs, alisiers divers, saules

des chèvres, merisiers

vert sombre de leur feuillage. Je constate que les chutes de neige de Novembre ont cassé force branchages. Dans le sous bois, au milieu d'un paillage de fougères grand aigle sèches voici la première Pulmonaire bleue

et rouge, le jaune vif d'un Tussilage pas d'âne et le vert luisant d'un petit groupe de Daphné lauréole.

Beaucoup plus bas, en bordure de la Castellane et des correcs en pleine eau, dans des endroits abrités, floraison depuis fin janvier de Violettes des bois, d'Hellébores (Roser de Nadal) mais aussi fructification du Fragon petit houx et du Fusain d'Europe

Encore plus bas, à l'entrée du Roussillon -au-dessous du col de Ternère- la surprise de cet hiver : le rose de quelques rangées de pêchers bien imprudents me semble-t-il !

sont effeuillés alors que pins, sapins, houx épineux et autres genévriers conservent le

Bon, c'est entendu, pour l'heure l'hiver est plutôt « tranquille » chez nous mais ce n'est pas le cas partout Jetons donc un oeil sur la presse quotidienne de ces derniers jours :

« Les intempéries qui touchent la Grande-Bretagne et le Finistère sont causées par des flux océaniques qui circulent d'ouest en sud-ouest et qui ramènent des masses d'air plus douces et plus humides.

Cet hiver n'épargne pas non plus le Portugal en alerte orange pluie et vent

Madère a été paralysé après de

fortes chutes de neige

Au Japon, une nouvelle tempête de neige (27 cm à Tokyo) a fait 12 morts et 1650

blessés

se succèdent ».

Qu'en est-il des animaux domestiques et sauvages dans la vallée? Troupeaux de vaches et veaux dans les prairies de Corbiac, brebis et chèvres sous la protection des patous

aboyeurs aux environs du Ribéral, ânes et mule en goguette du côté des moulins ou de Brèzes

hiver, les animaux domestiques profitent-et c'est heureux!- du soleil et du bon air

-lièvre, cerf et biche, sanglier et sauvagines- les talus enneigés du côté du col ont imprimé leurs traces Mais c'est à Maryanne de sota el parapet que je dois la plus belle rencontre de cet hiver, celle du Gypaète

barbu dit le casseur d'os. Figurez-vous qu'en balade du côté des étangs de Nohèdes, elle a eu l'occasion, tapie

derrière des buissons, d'assister au repas de ce splendide vautour

d'ongulé sauvage, après avoir pris de l'altitude, le rapace le laissa tomber sur un rocher en évidence

résultat ! Mais croyez Maryanne ! tenace et sûrement affamé, l'oiseau répéta une dizaine de fois l'opération

avant que, finalement brisé, l'os ne délivre la délicieuse moelle.

A propos du Gypaète, j'ai également appris que l'élasticité de son gosier lui permettait d'ingérer pattes,

ligaments et tendons des cadavres animaux repérés dans la nature. Quel sacré nettoyeur !* *Doc sur Gypaète emprunté en partie à Wikipédia.

Au cours de cette première moitié d'hiver, j'ai mené les mêmes observations sur les terrasses calcaires de

Saint Estève et Calce : depuis fin janvier, mimosa (qu'il faudrait bien appeler acacia), amandier

concerne les arbres et ajonc à petites fleurs, romarin, globulaire

leur floraison. Quant aux traces animales, elles se limitent à de très fréquents labours de sangliers, à des

Les américains n'ont pas non plus été épargnés et les tempêtes de neige avec températures polaires

Oui, en plein

quant aux sauvages

tenant entre ses serres un os de bovidé ou

sans

pour ce qui

pour ce qui est des arbustes ont démarré

souilles remplies d'eau de pluie et à l'envol éperdu de grives musiciennes maraudant des olivettes. PS 62 sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce, par une équipe de battue, au cours de la saison

2013-2014.

sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce , par une équipe de battue, au
sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce , par une équipe de battue, au
sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce , par une équipe de battue, au
sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce , par une équipe de battue, au
sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce , par une équipe de battue, au
sangliers auraient été abattus sur le territoire de Calce , par une équipe de battue, au