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NOMBRES COMPLEXES

I. DEFINITIONS ET FORME ALGEBRIQUE D’UN COMPLEXE

1. Définitions :

Un nombre complexe peut être sous la forme a + ib a et b sont des réels et où i est tel que

i 2 = −1

Cette forme z = a + ib du nombre complexe est appelée sa forme algébrique, a est la partie réelle de z, b est la partie imaginaire de z. On note a = ℜez( ) et b = ℑmz( ) Un complexe z = ib (tel que e(z) =0) est appelé un imaginaire pur.

Attention erreur courante

: la partie imaginaire de z = a + ib , c’est b avec b , ce n’est pas ib

L’ensemble des nombres complexes se note .

Tout réel x est un complexe, en effet x = x + i.0 , donc si x , ex( ) = x , m()x = 0 .

On en déduit que

Un nombre complexe est nul si et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont nulles. On en déduit que :

Deux complexes sont égaux si et seulement si ils ont même partie réelle et même partie imaginaire

2. Représentation des nombres complexes, affixes

A chaque nombre complexe z = x + iy , on peut faire

correspondre un unique point du plan M(x,y). On dit que M est le point image de z et que z est l’affixe du point M. L’axe (Ox) est appelé l’axe réel, l’axe (Oy) l’axe imaginaire.

On peut aussi dire que z est l’affixe du vecteur uxy(,

) ou

du vecteur OM

(,x y)

Conséquences : deux vecteurs sont égaux si et seulement si ils ont la même affixe --deux points sont confondus si et seulement si ils ont la même affixe

3. Opérations dans

Im 2+4i -3+2i i uxy(, ) Re O -3-2i -2i 3-3i
Im
2+4i
-3+2i
i uxy(, )
Re
O
-3-2i
-2i
3-3i

M( z = xi+ y )

Les calculs dans obéissent aux mêmes règles que dans en tenant compte que

Ainsi, si z = a + ib et z′′= a + ibalors z + z′′=+a a + ib( + b) et zz′ = (a + ib)(a′ + ib) =−+aabbi(ab′′+ a b)

On peut en déduire que les identités remarquables connues dans restent vraies dans .

i 2 = −1.

Exemple I.1 : (3 + 2i) + (7 6ii) =−4 4

et

(3 + 2i)(7 6i) =−21 12i

1

2 18ii14 =−9 32i

II. FORME TRIGONOMETIQUE : MODULE ET ARGUMENT

1. Conjugué d’un nombre complexe Le conjugué d’un complexe z = a + ib est
1. Conjugué d’un nombre complexe
Le conjugué d’un complexe z = a + ib est le complexe noté z défini par :
z = a − ib
Exemple II.1 : si
z = i , alors z = −i , : si
z =
3 − 5i , alors
z = 3 + 5i ,
M(
z = a + ib
)
Interprétation géométrique :
r
Le point M '( z ) est le symétrique de M ( z) par rapport à
l’axe réel
Le point M ′′ ( − z ) est le sy m é trique de M ( z ) par rapport à O
O
M’(
z = a −ib
)
M’’( − z)
−z = −a −ib

Propriétés :

Si

z = a + ib , alors

zz = a

2

+ b 2 , et donc pour tout complexe z : zz

+

z = z

 

z + z′ = z + z

 

zz′ =

z

z

( )(

)

z + z = 2e(z) Conséquences :

et

z z = 2m(z)

Un complexe est réel si et seulement si il est égal à son conjugué :

Pour z ,

z z = z

(

en effet pour z ,

z

⇔ ℑm(z) = 0 )

 

Un complexe est imaginaire pur si et seulement si il est égal à l’opposé de son conjugué :

Pour z ,

z i z = −z

 

(

en effet pour z ,

z i ⇔ ℜe(z)

=

0 )

2.

Module d’un nombre complexe

Le module d’un complexe

z = a + ib

est le

Le module d’un complexe z = a + ib est le
Le module d’un complexe z = a + ib est le

réel positif noté r=

z défini par

r =

2 2 z = a + b
2
2
z =
a
+
b

Conséquences : z

=

0

⇔ z 2 x =
z
2
x
=

= 0 Cette équivalence s’utilise surtout pour montrer qu……

---si x , module de x=

x

=valeur absolue de x

Pour un réel, le module est égal à la valeur absolue (d’où la même notation)

est égal à la valeur absolue (d’où la même notation) Exemple II. : A retenir i

Exemple II. : A retenir

i =1
i =1
2 2 car i = 0 + 1 =1, 3 − 2 2
2
2
car
i =
0
+
1
=1,
3
2
2
i = 9 + 4 = 13
i
=
9
+
4
=
13
♦ Propriétés • z = 0 ⇔ z = 0 Cette équivalence s’utilise surtout pour
Propriétés
z
=
0
z
= 0 Cette équivalence s’utilise surtout pour montrer qu……
− z
=
z
et
z
=
z
zz '
=
z
z′
Exemple:
5
i
= −
5
i
= 5
z
+ z ′
z
+
z ′
(inégalité triangulaire vraie avec les valeurs absolues qui reste vraie avec les modules)

interprétation dans §IV

2 zz = z
2
zz =
z

pour tout complexe , on a donc, pour z = a + ib :

z
z

zz =

2

=

a 2

+

b

2

=

r 2

n n • pour n ∈ , z = z z − z ′ ≥
n
n
pour
n ∈
,
z
=
z
z
z ′
z
z ′
♦ Interprétation géométrique

Pour z = x + iy d’image M(x,y),

z = x 2 + y 2
z
= x
2 + y 2

donc

z =OM=r
z =OM=r

Conséquence : l’ensemble des complexes de module égal à 1 est représenté par le cercle trigonométrique ( cercle de centre O et de rayon égal à 1)

Avec des vecteurs : si z est l’affixe du vecteur uxy( ,

)

,

2 2 u = z = x + y
2
2
u
= z =
x
+
y

Pour

Donc

z

B

z

A

Remarque :

= x

A

z

A

=

+ iy A d’image A et z

B

= x

2 ( x − x ) 2 + ( y − y ) B A
2
( x
x
)
2 +
(
y
y
)
B
A
B
A

z

≥ ℑ

(

m z

)

et

z

≥ ℜ

e

(

z

)

B

3. Inverses et quotients

+ iy B d’image B, z − z = ( x − x ) +
+ iy B
d’image B,
z
z
=
(
x
x
)
+
i
(
y
y
)
B
A
B
A
B
A
, on en déduit que
AB=
z
z
B
A
y
ℜe(z)
x
O
ℑm(z)
z
M(z)

Tout complexe z non nul possède un inverse 1 z tel que 1 z

1

Pour z = a + ib , cela donne

z

Ceci permet de trouver la partie réelle et la partie imaginaire de l’inverse d’un complexe

z =
z
=

i

zz

b

2

a

+

b

2

=

z a − ib a = = 2 2 2 2 zz a + b
z
a
ib
a
=
=
2
2
2
2
zz
a
+
b
a
+
b

Exemple I. :

 

1

=

2

+

6

i

=

2

+

6

i

=

2

+ i

6

2

6

i

(

2

6

i

)(

2

+

6

i

)

2

2

+

6

2

40

40

Cette définition de l’inverse permet de préciser le quotient de deux complexes

z 1

z

'

=

z

×

z

'

3

Pour déterminer la forme algébrique d’un quotient, il faut multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur , on fait ainsi apparaître au dénominateur le carré du module.

3 + 2 i ( 3 + 2 i )( 2 + i ) 4
3
+
2 i
(
3
+
2
i
)(
2
+
i
)
4
+
7
i
4
7
Exemple . :
=
=
=
+
i
2
2
2
i
(
2
i
)(
2
+
i
)
2
+
1
5
5
z
z
 z
z
Module et conjugué d’un quotient :
=
et
z ′
z ′
 
z
   =
z
3
+
2
i
3
+
2
i
13
13
Exemple .
=
=
=
2
− i
2
− i
5 5

4. Argument d’un nombre complexe, forme trigonométrique

41.Définition et conséquences Soit z un complexe non nul de point image M.

M(z) z=a+ib M (z) avec b z = a + ib r = OM θ
M(z)
z=a+ib
M (z)
avec
b
z = a + ib
r = OM
θ
e
a
1

On appelle argu

me

nt de z et on note arg(z) , toute mesure en radians

de l’angle

(e ,OM)

1

e

1

est le vecteur unitaire de l’axe réel.

arg(z )est donc défini à 2π près, cela signifie que si θ est un argument de z, tout réel de la forme θ + k 2π k , est un autre

argument de z s’écrit [2π ].

On dit aussi que arg(z ) est défini modulo 2π , cela

Par exemple : arg( i )=

π

2

[2

π

]

,

arg(- i )=

π

2

[2

π

]

ou encore arg(- i )=

3

π

2

[

2

π

]

On notera que l’argument de zéro n’est pas défini

Si z est l’affixe du vecteur

uxy( ,

)

 

 

mesure en radians de l’angle (e , OM)

1

alors

arg(z) est une

Avec le dessin ci-contre arg( x + iy )=θ [2π ]

z est réel si seulement si z=0 ou arg(z)= kπ

avec k

arg(z)= kπ avec k s’écrit aussi arg(z)=0 [π ]

z est imaginaire pur si seulement si z=0 ou

arg(z)=

π

2

+

k

π avec k

u(x, y) θ M y θ x e 1
u(x, y)
θ
M
y
θ
x
e
1

4

42. Forme trigonométrique

Pour z = a + ib non nul, avec r

=

z

et θ = arg(z) , on a

z = r(cosθ + i sinθ ) ou encore

arg( z ) , on a z = r (cos θ + i sin θ )

z =

z

(cos

θ i

+

sin

θ

)

a = r cosθ

et b = r sinθ et donc

Cette écriture est la forme trigonométrique du complexe z

Méthode pour obtenir la forme trigonométrique connaissant la forme algébrique :

2 2 Pour z = a + ib non nul, on cherche r = z
2
2
Pour z = a + ib non nul, on cherche r
=
z
=
a
+
b
, puis sachant que z = a + ib = r(cosθ + i sinθ ) , on en déduit
a
cos
θ
=
z
a = r cosθ
et b = r sinθ
et donc
, cela permet de trouver θ
à 2π près .
b
sin
θ
=
z

Attention cela entraîne que tan θ =

b

a

, mais cette relation ne suffit pas à déterminer θ à 2π près . Les signes de

cosθ et sinθ doivent aussi être pris en compte.

Par exemple : tanθ = 1 donne

θ =

π

4

[2

π

]

ou

θ =

π

4

+π

[2

π

]

Exemple : z = −4 + 4

Exemple : z = − 4 + 4 3 i ,

3i ,

 

z = 4(1+ i

3)
3)

donc

z = 4
z
=
4

1

+ i

3
3

=

4

4
4

=

8

Donc

z =

4(

1

+ i

+ i 3 = 4 4 = 8 Donc z = 4( − 1 + i

3)

=

8(.?.)

un argument de z est donc 2

π .

3

=

 cos θ  1 3  8( − + i ) donc  2
cos
θ
1
3
8(
+ i
)
donc
2
2
sin
θ
2
π
2
π
z
=
8(cos
+
i
sin
)
3
3

= −

1

2

=

3
3

2

,

M( −4 + 4 3i ) 2 π 3
M( −4 + 4
3i )
2
π
3

43. Arguments, opérations et égalités

Pour tous nombres complexes z et znon nuls

arg(zz ') = arg(z) + arg(z ') [2π ]

Pour tout nombre complexe z non nul

1

z

arg(

)

= −

[

arg(z) 2

arg( ) = − [ arg( z ) 2 π ]

π

]

Pour tous nombres complexes z et znon nuls

arg(

z '

z

)

=

arg( z )

arg( z ')[2

π

]

Pour tout nombre complexe z non nul et pour n entier relatif

arg(

z

n )

= n

arg( )[2

z

π

]

5

Egalité

Deux nombres complexes non nuls sont égaux si et seulement si ils ont même module
Deux nombres complexes non nuls sont égaux si et seulement si ils ont même module et même
argument à 2π près

Ou sous une autre forme : pour

z et znon nuls :

z

= z

 z = z '  ′ ⇔  arg ( z )  
z
=
z '
′ ⇔ 
arg
(
z
)

= arg

(

z

'

)[

2

π ]

III. NOTATION EXPONENTIELLE ET PROPRIETES

1. Définition et exemples

i θ Le complexe de module égal à 1 et dont un argument est θ
i θ
Le complexe de module égal à 1 et dont un argument est θ est noté
e
i
i
θ
On a donc
e
θ =
cos
θ +
i
sin
θ
et
e
= 1
π
i
i
i
0
i
2
π
On en déduit que
e π = −
1
,
e
2
=
i
et
e
=
e
=
1
i θ
z =
z e
Tout complexe
z non nul peut s’écrire sous la forme
appelée aussi forme exponentielle de z.
i
θ
• Toute écriture
z
=
re
(avec
r et θ
réels) est-elle une forme exponentielle ?
i
θ
i
θ
i
θ
Si r est un réel non nul,
z
=
r
e
=
r
e
or
e
=1 donc
z
=
r
i
θ
---si r > 0 , alors
r
=
r donc
z
= r donc, dans ce cas
z
=
re
est une forme exponentielle
i
θ
--- si r < 0 , alors
r
=
−r
(module= valeur absolue) donc
z
= −r et alors
z
=
re
peut s’écrire sous la forme
i
θ
i (
θ +π)
z
=
(
r
)(
e
)
donc
z
=
(
r e
)
, le module de z est égal à −r et un argument de z est égal à θ +π .
i
π
i
Exemple : la forme exponentielle de z = −5
est
5
e π , la forme exponentielle de z = −2i
est
2
e
2
2. Propriétés
i θ
M( z=
re
)
• Si θ est un argument de z, alors un argument de
z est (-θ ) et (θ + π ) est un argument de (-z).
(cf. dessin ci-contre)
r
i
θ
− θ
i
i(
θ+π
)
i
θ
D’où
e
=
e
et
e
= −
e
θ +π
θ
−θ
− θ
i
M’(
z
= re
)
M’’(
−z)
i(
θ +π
)
z
=
re
6

1

e

i θ

= e

θ

i

Pour tous réels θ et θ :

e

θ

i

×

e

θ

i

donc si

z

= re

i θ

et

z ′ =

θ

r e

i

alors

=

zz

e

i(

′ =

θ +θ

rr e

)

i(

θ +θ

)

A retenir • De
A retenir
De

Pour tous réels θ et θ :

e

i θ

= e

θ

i

si et seulement si

θ = θ ′ + k 2π avec k

e

e

θ

i

=

cos

θ

i

=

cos

θ

i

+

θ

sin

i

θ

θ

sin

on déduit les formules d’Euler

Formules d’Euler :

cos

e

i θ

+

2

e

 

i θ

i

θ

 

et sin

=

 

2

i

A retenir
A retenir

Formule de Moivre Soit z = cosθ + i sinθ ,

n z = z
n
z
=
z

n =1 et arg(

z

n )

= n

arg( )[2

z

π

] = nθ [2π ]

On en déduit que

z

n

=

cos

nθ + i

sin

nθ d’où pour n entier

(cos

θ +i

sin

θ

) n

= cos nθ + i sin nθ

IV. COMPLEXES ET GEOMETRIE

1.Interprétation d’opérations sur les complexes

11. Somme de complexes

A partir des propriétés sur les complexes et sur les vecteurs, on peut déduire que :

affixe( u + v )=affixe( )+affixe( )

u

v

7

v(z ') u(z)
v(z ')
u(z)

u+v(z + z ')

Interprétation de l’inégalité triangulaire

z

+ ≤

z

z

+

z

 

 

Cette inégalité peut s’écrire

OM

+

OM

OM

+

OM

Avec le dessin ci-contre

z + z=OS

l’inégalité triangulaire est la traduction de :

OS OM+MS

ou encore de OS OM+OM’

S(z+z’) M’(z’) M(z)
S(z+z’)
M’(z’)
M(z)
12. Différence de complexes et affixe ( −u )= − affixe( u ) d’où affixe(
12.
Différence de complexes
et
affixe ( −u
)= −
affixe(
u
)
d’où affixe(
u − v
)=affixe(
u
)
affixe(
v
)
De cette égalité, on déduit que affixe( AB )=affixe( OB − OA
)=affixe( OB
) − affixe( OA
) et donc
)=
Si
z A et
z
sont les affixes des points A et B alors : affixe(
AB
z
− z
B
B
A
B
On en déduit alors
arg(
z
− z
)
B
A
A
Si
z A et
z
sont les affixes des points A et B
B
distincts alors arg(
z
− z
)=
(e ,AB)
à
2π près
B
A
1
et AB=
AB
=
z
z A
B
( AB, AC)
Si
z
,
z
et
z
sont les affixes de trois points A, B et C distincts, alors
=
(e ,AC)
-(
e AB)
,
A
B
C
1
1
Donc ( AB, AC = arg(
)
z
− z
)-arg(
z
− z
)
D’où
z
− z
C
A
B
A
c
A
(
AB AC
,
)
=
arg(
)
2
π
z
− z
B
A
13.
Produit par un réel

affixe( λu )= λ affixe( u )

2. Transformations du plan et complexes

21.Translation

Soit

z

1

un complexe non nul et u un vecteur d’affixe

z

1

.

La transformation plane qui, à tout point M(

z

) fait

 

correspondre M (z) tel que

z′ = z + z

1

est la translation

de vecteur u

 

Rappel : la translation de vecteur u est l’application qui, à tout point M du plan fait correspondre

le point M’ tel que MM ' = u

8

u(z ) 1 A’( z = z + z ) A ' A 1 M’
u(z )
1
A’(
z
= z
+ z )
A '
A
1
M’
A(z A )
(
z′ = z + z )
1
M(z)

22. Homothéties Rappel : Soit λ un réel non nul et I un point du plan. L’homothétie de centre I et de rapport λ est l’application

qui, à tout point M du plan fait correspondre le point M’ tel que IM ' = λ I

M

Avec des complexes La transformation plane qui, à tout point M( z ) fait correspondre M (z) tel que z′ = λz est l’homothétie de centre

O et de rapport

λ .

M’ A’ B’ M A B
M’
A’
B’
M
A
B

homothétie avec un rapport positif

A M B B’ M’ A’
A
M
B
B’
M’
A’

homothétie avec un rapport négatif

23. Rotations

Rappel : Soit θ un réel non nul et I un point du plan. La rotation de centre I et d’angle θ est l’application qui, à tout point M du plan fait correspondre le point M’

tel que (IM ,IM ') = θ

Avec des complexes :

Soit a un complexe non nul de module égal à 1. Notons

a

= e

i θ

la forme trigonométrique de a.

 

La transformation plane qui, à tout point M( z ) fait

correspondre M (z) tel que

 

′ =

 

θ

i

est la

 

z

az

=

e

z

rotation de centre O et d’angle θ .

 
i θ M ′ ( z ′ = e z ) M( z ) θ
i θ
M
′ (
z
′ =
e
z
)
M( z )
θ

9

23. Similitudes Soit a un complexe non nul. Notons trigonométrique de a.

a

= re

i θ

la forme

La transformation plane s qui, à tout point M( z )

 

fait correspondre M (z) tel que

 

′ =

 

θ

i

est

z

az

=

re

z

la composée d’une homothétie h de rapport r>0 et

 

d’une rotation R de centre O et d’angle θ .C’est une

similitude directe de centre O, de rapport r et

 

d’angle θ

 

Remarque : si r=1, l’homothétie h est en fait l’identité et s=R

i θ M ′ ( z ′ = e × rz ) M 1 (
i
θ
M
(
z
′ =
e
×
rz
)
M 1 (
z 1 = rz
)
θ
M( z )
R h h R M(z) M 1 ( z = rz ) i θ 1
R h
h
R
M(z)
M 1 ( z = rz )
i θ
1
M
′ (
z
′ =
e
× rz
)

S= h R = h R

V. EQUATIONS DANS

1. Equations du second degré dans

11.Racines carrées d’un nombre complexe

Pour tout nombre complexe non nul a, il existe deux complexes dont le carré est égal à a. Ces deux complexes sont opposés.

2 * Résolution de l’équation z = a, a ∈ (e) ♦ si a ∈
2
*
Résolution de l’équation
z = a,
a ∈
(e)
♦ si a
+ }
,
S=
{
a,−
a
♦ si a
− S=
,
{
i
−−−a,
i
a
}

si

*

a \

(a complexe non réel), on écrit a sous forme exponentielle

une solution de (e) est

ρ
ρ

e

i

α

2 , l’autre solution est alors

i − ρ e 10
i
ρ
e
10

α

2

a

= ρ

e

i

α

ρ > 0

Exemples :

L’équation

z

2 = −6

a deux solutions opposées

6 et: ♦ L’équation z 2 = − 6 a deux solutions opposées - i 6 remarque

-i

6
6

remarque :

soit

z

2

(i

2

z

= −6 z

2

+ 6 = 0

donc

2: soit z 2 − ( i 2 z = − 6 ⇔ z 2 +

= 0 ce qui équivaut à

2 2 z = −6 ⇔ z (z − i 6)(z + i
2
2
z
= −6 ⇔ z
(z − i
6)(z + i

(6) =

0

2 2 z = −6 ⇔ z (z − i 6)(z + i − ( −

6) = 0 on retrouve alors les deux solutions opposées

Pour

2

z

= 33i

:

3

3

i = 18
i
=
18

=

3

2
2

donc

3

3

i =

3

z = 3 − 3 i : 3 − 3 i = 18 = 3 2

2(

)

=

3

2 2 2( − i ) 2 2
2
2
2(
i
)
2
2

=

3

2
2

e

i

π

4

Une solution de l’équation est donc

− 3 2 e
3
2
e

π π i 1 − i 8 = − 18 4 e 8
π
π
i
1
i
8 = −
18
4
e
8
3 2
3
2

e

π π i 1 − i 8 = 18 4 e 8
π
π
i
1 −
i
8
= 18
4 e
8

, l’autre solution est le complexe opposé

12. Equation du second degré Considérons l’équation du second degré à coefficients dans : (e)

∆ = b

2

4ac

az

2 + bz + c = 0 avec a 0

b 2 a ♦ si ∆ , en notant ≠ 0 z 0 l’une des
b
2
a
♦ si
∆ , en notant
≠ 0
z
0 l’une des racines carrées de ∆ , (e) admet deux solutions dans
:
2
a
2
a

si

, (e) admet une seule solution dans

= 0

:

z

1 = et alors

az

2

+ bz + c = a(z z )

1

2

z 1

=

b

z

0

et

z

2

=

b

+

z

0

et alors

az

2

+ bz + c = a(z z )(z z

1

2

)

Exemple : Factoriser l’expression

En résolvant

4x

2 + x + 3 dans :

z

1

= −

1 1 - i 47
1
1 - i
47

8 8

4x

2 + x + 3 =0 dans , on trouve

et

z

2

= −

1 1 + i 4 7 8 8
1
1
+ i
4 7
8
8

Donc

courante)

4x

2

+ x + 3

=

1 1 4 (x + + i 4 7)( 8 8
1
1
4
(x +
+ i
4
7)(
8
8

x +

1 1 − i 47) 8 8
1
1
− i
47)
8
8

(attention à ne pas oublier le 4 devant le produit, erreur

Remarque : si l’équation

2

az

+ bz + c = 0

est à coefficients dans ( c’est à dire si

*

a , b , c

Alors les deux solutions sont conjuguées

2. Equations du type

z

n = a avec a , racines nièmes d’un nombre complexe

Soit n un entier supérieur ou égal à 2.

)

Soit

a

* . L’équation

z

n

= a

admet exactement n solutions dans

appelées racines nièmes du complexe a

Pour les trouver, on écrit z et a sous forme exponentielle

z

=

re

θ

i

, a

= ρ

e

i

α

avec r > 0

et

ρ > 0

l’équation initiale (e)

on utilise alors la propriété « Deux nombres complexes non nuls sont égaux si et seulement si ils ont même module et même argument à 2π près »

z

n

= a

est alors équivalente à

r

n

e

θ

in

= ρ

e

i

α

Donc (e)

r

n

n

θ

=

=

ρ

α

+

k

2

π

avec

k

donc

 r = n ρ  ⇔  α 2 k π θ  =
r =
n
ρ
⇔ 
α
2
k
π
θ
=
+
n
n

avec

k

11

On peut montrer qu’il suffit de choisir n entiers successifs pour k pour obtenir les n racines nièmes du complexe a.

α + 2 k π i ( ) z = n ρ e n n
α
+ 2 k
π
i (
)
z
=
n
ρ
e
n
n
Les n racines nièmes de a sont donc les complexes qui peuvent s’écrire
avec
k
0;
n
1
k
α
+ 2 k
π
i (
)
z
=
n
ρ
e
n
n
Ou encore
avec
k
1;
n
k

Propriétés des racines nièmes : les n points images des racines nièmes d’un complexe forment un polygone régulier . Si n=3, on obtient un triangle équilatéral, si n=4 un carré, si n=5 un pentagone régulier, si n=6 un hexagone régulier…

Démonstration à connaître (permet de revoir des propriétés des complexes)

En effet, avec

z

k

=

n ρ
n
ρ

e

i (

α

n

+ 2 k

n

π

)

avec

k

0;

n

,

z = n k
z
=
n
k

ρ donc OM k =

Donc

les points M k sont tous sur le cercle de centre O et de rayon

les points M k sont tous sur le cercle de centre O et de rayon n ρ .

n ρ ,
n ρ
,

De plus

pour

1 k n 1

Et

(

OM

n

1

;

OM

0

)

=

(

OM

k

1

;

OM

k

arg(

z

0

)

arg(

z

n

)

1

 

)

arg(

z

k

 

)

=

α

+

2

k

π

α

+

2(

k

1)

π

=

2

π

z

k

1

n

n

 

 

n

 

n

 

n

α

α

+

2(

n

1)

π

=

2

+

2

π

[

2

π

]

 
 

 

 

 

 

π

 

n

n

n

 

n

 

=

arg(

) =

 

On a donc aussi (

OM

n

1

;

OM

0

) =

2

π

n

[

2

π

]

12

[

2

π

]