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Alfred ERNOUT

RECUEIL

de

TEXTES LATINS

ARCHAÏQUES

ÉDITIONS KLINCKSIECK PARIS

\

\

ALFRED

ERNOUT

Membre de l'Institut Professeur honoraire au Collège de France

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAIQUES

NOUVELLE EDITION

4 e tirage

TEXTES

LATINS

ARCHAIQUES

NOUVELLE EDITION

4 e tirage

1 '.

INSCRIPTIONS ANTERIEURES AU Ille SIÈCLE

lIaniol : mecl: fhe : fhakecl: NlUDalioi

1.

C. 1.

L.

l'

3,

XIV,

4123. Conway,

Italie

Dialects 280; Vener, Hdb. d. il. Dial. 365.

;

Inscription en caractères grecs, gravée de

droite à

gauche sur une fibule J'or trouvée à Préneste, en 1871.

Le caractère du bijou, la forme des lettres situent l'ins- cription vers l'an 600 avant l'ère chrétienne. C'est la plus vieille inscription latine qu'on possède; elle pré- sente en outre des particularités dialectales. Les voyelles brèves sont maintenues en syllabe inté-

rieure, au lieu de passer à i,

la désinence -os n'est pas encore devenue -us : Manios ; la diphtongue à premier élément long -ai n'a pas perdu son -i final: Numasioi . Les consonnes finales sont

s intervocalique n'est

e : fbefbaked, Numasioi ;

notées: Manios, med, fhefbaked;

~as

encore

sonorisé:

Numasioi . (( . N" "., i"i'" J ~Tn

~

Dialects 280; Vener, Hdb. d. il. Dial. 365.

;

Inscription en caractères grecs, gravée

de

droite à

gauche sur une fibule J'or trouvée à Préneste, en 1871. Le caractère du bijou, la forme des lettres situent l'ins-

cription vers l'an 600 avant l'ère chrétienne. C'est la

plus vieille inscription latine qu'on possède; elle pré- sente en outre des particularités dialectales. Les voyelles brèves sont maintenues en syllabe inté-

rieure, au lieu de passer à i,

la désinence -os n'est pas encore devenue -us : J.1Janies ; la diphtongue à premier élément long -ai n'a pas perdu son -i final: Numasioi . Les consonnes finales sont

e : fbefbaked, Numasioi ;

notées: Manios, med, fhefbaked; s intervocalique n'est pas encore sonorisé: Numasioi « Nurnisiô, Nume- no ».

.-

,

4

RECUEIL

cf. osq. fefacid

DE

TEXTES

LATINS

subj.

parf. 3 sg.,

ARCHAïQUES

fefacust

fut.

ant ,

3 sg . Numasioi : datif, ayant encore la finale-oï ; cf. inscr.

de Duenos : Duenoi, gr .

« hortô

n

,

Numasioi :

j,bit:! de *i.6"'(WI, osq .

h Il rt ui

formes

romaines

correspon-

dan tes: N uuiisio C. 1. L. l' 32, VI, ·30986, Numesio Bullett . comunale di Roma 1906, .61; Numisius a abouti enfin à Numerius .

-

t

quoi

2

saUOI :

es-

 

3

ed lori

 
 

 

ia

. ial

 

5

reeei

:

ie

 

6

evam

 

7 quoI: re

 

m

: Ilalato-

 

9 rem

:

tG

iod

:

ioumen-

 

H

La

:

kapia : dot.au

t2

m

:

îLe:

riL

 

4

t3

m

:

quoi ha

U velod : nequ

rsuuett . eomunat~·al ~oin~OY;YB~,. e 1

abouti enfin à Numerius ,

t

2

3

quoi

'"

sallrol :

ed

lori

ia

. ial

reeei

:

ie

.

evam

re

5

6 .

. 7 quoI:

-

es-

;

~

f-

lv-tmlStUS

a

,

TEXTES

EPIGRAPHIQUES

5

Notizie degli Scavi,

lieu Goidanich,

1899, p.

L'jscriz. arc.

1943

(Ernout R.

Phil.

1948,

Mél. Le Breton, p; 17-29.

1 SI

sqq.; v.

en

dernier

dei Fora

p.

Rom.,

Rome,

Dumézil,

101), G. .

1. hoi ou bien ho(nee, le trait vertical peut ltre

la pre-

mière haste droite d'un n.

3 sorl ou bien sord]'es. -

5

ic : lecture douteuse, la pierre étant brisée, peut-être io. -

Î re ou bien

ri .

:-

8

et 9 graoées la

tite en bas, -

9

hai

ou bien hab, forme de habere ? 12 après i de ri on dis- tingue une barre verticale : rit[e ? ou iter rite? /'inscription

l'interponction

ne notant pas les

entre iouxmenta et kapia ne figure pas dans le fac-similë .

consonnes doubles.

II

- loiquiod ou loiouiod?

Diverses indications fournies par l'écriture (notam- ment la forme de h a, m t""', r 'P, q 9, u Vy) per- mettent de situer l'inscription dans la première moitié environ du y< siècle avant notre ère.- Il est impossible de donner de ce texte une interpré- tation suivie: outre que la cassure de la pierre a

entraîné la disparition d'une partie du texte importante,

mais

impossible à préciser,

il

y

a trop

de

lacunes et

d'incertitudes dans l'interprétation de la partie restante . Il semble cependant que ce soit un texte religieux, analogue aux inscriptions de Spolète et de Lucérie,

/

,;'1

'\.

:

03: _"0_"

l'

À

a.

q.

'O;"

A

C'.,,

A&ll

Î

re ou bien ri

 

8

et 9 gravées la

tite en bas, -

9

hai

ou bien hab, [orme de habere ?

Otl dis-

tingue une barre verticale : rit[e ? ou iter rite? l'inscription

12 après i de

ri

ne notant pas les consonnes doubles.

-

II

l'interponction

entre iouxmenta et kapia ne figure pas dans le [ac-similë .

- loiquiod ou loiouiod?

Diverses indications fournies par l'écriture (notam- ment la forme de h a, m t""', r 'P, q 9, u v-o per-

mettent de situer l'inscription dans la première environ du y< siècle avant notre ère.-

moitié

-

~

6

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAïQUES

Le groupe

iooestod « iüstô P l). Les trois gutturales sourdes sont dis-

tinctes : la la bio-vélaire est notée par qu:

n'est

contracté en a :

1.

J

et

J l

-mue-

pas

encore

quoi,

1. Î

quos, 1.

14 nequ[e, 1. 16 loiquiod ; la médiane

Il k4pia ; la guttu-

rale sourde palatale et la sonore g sont rendus par un même signe : 1. 5 recei. Le d final est partout noté: l. 3 esed « esset ou erit »,

par k : 1.

2 sakros, 1. 8 k4latorem, 1.

1. 10

iod?, 1.

14 oelod ?, l.

15 ioœstod ), 16 louquiod , sauf

toutefois k4pia « capiat Il, cf. osq. fakiiad,ombr. façia

CI faciat Il •

L'm final subsiste: 1. 8 k4latqrem;

le groupe

également: l. 10 iouxmenta de ·ioug-s-menta, cf.

-xm-

nO

45

,

prénestin losna « lüna » de ·louk-s-na (racine ·leuk-f

·louk-) .

Enfin dans les thèmes ln -ro- de la 2' déclinaison, l'r n'a pas encore absorbé 1'0 final du thème, et le groupe

se

maintient

sacer .

:

1.

2

sakros en face de

latin

classique

l. 1 quoi: Nom. masc. sg. formé du thème ·quo + la

particule épideictique t : qtloi est d'abord devenu qua,

C. I. L. 1 2 10 (no 13) puis quI. On a qoi dans l'iriser.

de Duenos C.

I. L. la 4 (no 3).

1. 2.

3 sakros esed « sacer esset ou erit ».

Esed peut

meme signe : J. 5 recel. Le d final est partout noté: l. 3 esed CI esset ou erit »,

1. 10iod?,1. 14WIod?,l. 15ÜJvestotll. 161ouquiod,sauf

toutefois k4pia« capiat », cf. osq. fakiiad,ombr. façia

CI facia t Il •

L'm final subsiste: 1. 8 k4latqrem;

le groupe

également: l. 10 iouxmenta de ·ioug-s-menta, cf.

-xm-

nO

45

,

prénestin losna « lüna » de ·louk-s-na (racine ·leuk-f

·louk-) .

Enfin dans les thèmes ln -ro- de la 2' déclinaison, l'r n'a pas encore absorbé 1'0 final du thème, et le groupe

se

maintient

l.

sakros en f2ce de

latin

classioue

:

2

TEXTES

EPIGRAPHIQUES

7

1. 10 iouxmenta « les attelages», même racine*yetlg-(

*yug- que dans [ung» .

1. Il kapia : subjonctif présent, avec perte du -d

o

final de la désinence secondaire.

1. IS iouestod « justô

? », cf.

ious, iüs de ·yowos. On a

proposé également de lire diou estod « dio (' de jour ') estôd Il. Toutefois l'interponction se prête mal à cette

interprétation.

Iovesatdeivosqoi medmitatneitedendocosmisvircosied 1 astednoisiopetoitesiaipacarivois 1 duenosmedfecedenmanomeinomdzenoinemedmaaostatod.

3.

C.

I.

L.

l'

4.

Conway,

Italic

Dialects

p. 329 sqq. Inscription gravée 'sur un vase composé

de 3 petits récipients soudés ensemble, trouvé en 1880 à Rome dans la vallée située entre le Quirinal et le Viminal. M. Dressel, qui a acquis le vase, a publié le

premier l'inscription dans les Annal. dell' Inst . di cor- risp. arch. 1880, p. 158 sqq. pl. L. En France le texte a été étudié par M. Bréal dans les C. R. de l'Ac.

des I.

Archéol. VII, 1882 sqy. (avec fac-similé); v. en der- nier lieu, E. Goldmann Die Duenosinschrift, Heidel-

1882,

IV

série, tome X,

23

,et

Rev.

sqq.,

eSl:UU

».

1 OUU:IUI:S

1 IlllClPUlll.LlUIl

:OC PICI\; lual

'-

interprétation.

Iovesatdeivosqoi medmitatneitedendocosmisvircosied 1 astednoisiopetoitesiaipacarivois 1 duenosmedfecedenmanomeinomdzenoinemedmaaostatod.

3.

C.

I.

L.

l'

4.

Conway,

Italie

Dialects

p. 329 sqq. Inscription gravée 'sur un vase composé

de 3 petits récipients soudés ensemble, trouvé en 1880 :\ Rnme dans 12 vallée située entre le Ouirinal et le

8

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAïQUES

iove sat deivos virco sied 1

qoi med rnitat, nei ted

asted noisi

duenos med feced

ope toitesiai pacari vois.

en manom einom

maao starod,

cnJo

( 0 51111

S

dze 110ill1:

mcd

Graphie. Les consonnes ne sont pas redou hl ce s ; les

la la bio-

vélaire: qoi 1. r, le K; la médiane: pacari 1. 2 ; le ni èm e

so no re :

uirco 1. 1 « virgo ? » et fe eed 1. 3 « fëcit » . On a égal e-

signe

3 gutturales sont distinctes: le signe

C note

à

la fois

la sourde

Q note:

palatal e et la

ment cosmis, surprenant, au lieu de *QOSMIS. D'après

Plutarque, Quaest , Rom. 54, c' est le consul Spurius

Carvilius

signe G, de même que ce serait L. Papisius Crassus (dictateur en 339 av. J.-C.) qui aurait le premier changé son nom en celui de Papirius . Il est plus vrai- semblable d'attribuer la réforme à Appius Claudius Ca écus , cen seur en l'an 312 a v. J. C . Le grou pe du- de duenos situe l'inscription avant 260, cf. plus loin n° I4. Tous ces traits indiquent que l'inscription date du IVe siècle avant notre ère.

Ruga (293 av. J.c.) qui

:J

aurait invent é

le

P bonëtique. Les diphtongues sont intactes: ei : deiuos,

nei,

einom ; ai : noisi, toitesiai, drenoi

ai : toitesiai.

'-"UY'J"v .

\"

:>

,",Vl.lJVlJ.l.l"".,

II\,

JVI.'-

.t"" ~'

'

1

'

,

.

)

'

Q note la labie-

r, le K; la médiane: pacari 1. 2; le m èrne

signe C note à la fois la sourde palatal e et la souore :

3

gutturales sont distinctes: le sign e

qoi 1.

vélaire:

vi ree 1.

1

« virgo ? » e t [eced 1.

3

« fëcit

» . 011

a éga ie -

ment cosmis, surprenant, au lieu de *QOSMI S. D'après Plutarque, Quaest , Rom. 54, c'est le consul Spurius

Carvilius

Ruga (293

av. J. C,")

qui

aurait

invent é le

signe G, de même que ce serait L.

(dictateur en 33 9 av.

changé son nom en celui de Papirius . Il

se mblable d' attri buer la réforme à ADpius Claudius

Papisius Crassus

premier

J. -C.')

:J

qui

aurait

le

est

plus vrai-

TEXTES

EPIGRAPHIQUES

9

da!a&I « dieu» -qoi « qUI ») , cf. quoi inscr . du forum.

-med accusatif,cf. 1. 3 duenos nud feced -

tat?».- nei «

ni

Il,

cf.

osq.

mi

«

ne

mitat « mit-

pas

»

neip

« neque». -:- endo « in » cf. indi-gena,

indu-gredi, gr.

!'1~O'l. - cosmisuircosied « cornis virgo sit ? ») douteux.

- sied

:

3

secondaire

p .

subj.

opt ,

prés. de

SUIIl,

à désinence

-d (issue de -t), classique siet et sit .

1. 2 . le sens est très obscur, et ia séparation des mots

hypothétique.

1. 3 duettos med feeed en manom « Duenos (Bennus ou

bonus ?) me fecit in bonum » -

dnenos ">

duonus

>

bonus, comme duelluin > belluui, ·swepnos > SOI/mus, etc.

-fcced forme d'aoriste à degré long de la racine "dbë- et

à désinence secondaire -d,

da d i k nt te d « dedicavit » ; l'osque et le prénestin

ont une forme à redoublement, cf. plus haut n° 1. Feced correspond à gr. ë:-lllJl'.~. La désinence est une désinence d'aoriste; la 3 e pers. du parfait est en -e: skr . 'L'éd-a, gr.

cf.

de d e d « dedit»

osq.

Foioz, got. wail. -

en forme ancienne: gr. tV, cf. eudo .

-i-manom « bonum » cf.

Varro L.

autiqui dicebant manuni » et P. F.

L.

VI,

109.

L.

4

«

« bonum. in

car-

mille Sa liari Cerus manus intellegitur creator bonus

»;

même racine dans Man ës et ùnmanis.

cinom : douteux, peut-être

à rapprocher de la con-

jonction ombrienne enom « tum.».

03\""'-'V1IYRII.'-'

" \~J"'~""''''''''' ".1'

.,,--

-

- - -

-

-

_o.

-

1. 2.

le sens est très obscur, et ia séparation des mots

hypothétique.

1. 3 duenos med feeed en manom « Duenos (Bennus ou

bonus ?) me fecit in bonum » -

duenos >

duonus

>

bonus, comme duelluin > belluui, ·swepnos > somnus, etc.

-fceed forme d'aoriste à degré long de la racine "dbë- et

à

désinence secondaire -d,

cf.

osq .

de d e d « dedit»

da d i k at t ed « dedicavit » ; l'osque et Je prénestin ont une forme à redoublement, cf. plus haut n° 1. Feced correspond à gr. ë:-lllJl'.~. La désinence est une désinence d'aoriste; la 3 e pers. du parfait est en -e : skr. 'L'éd-a, gr.

10

RECUEIL

DE TEXTES

LATINS

ARCHAÏQUES

Romanom

4.

C.

I.

INSCRIPTIONS

DU

me SIÈCLE

Monnaies.

L.

l'

1.

As

romain,

en

bronze,

de

5 livres, antérieur à l'année 264- Romanom : génitif pluriel, avec l'ancienne forme en

-om, cf. Romano, sans -m, C. I. L.

l', 13 c.

L. Pulio L.

f.

C.

Modio Cn. f.

5. -

C.I. L. l', 5 a. As d'une livre de Lucérie, entre

3 1 4 et 254.

Pulio, Modio:

Modius »,

nominatifs sans

-s final

: « (Pullius),

Sete(DiDom)

8.

-

C.

I. 1. l'

Il.

Monnaie d'argent

de

Signia,

antérieure à 268. Notez la diphtongue ei.

a : BenTent.od p : propom

., . -

r

T

T

T 1

T a

A vprc: pt

rpvt;>rc: tl'n np m()nn~if'

5 livres, antérieur à l'année 264, Romanom : génitif pluriel, avec l'ancienne forme en

-om, cf. Romano, sans -tn,

C. I. L.

l',

13 c.

L. Pulia L.

f.

C.

Modia Cn. f.

5. -

C.I. L. l', 5 a. As d'une livre de Lucérie, entre

314 et 254·

Pulio, Modio:

Modius »,

nominatifs sans

-s final

: « (Pull ius),

,

TEXTES

ÉPIGRAPHIQUES

II

p :.SuelUlo prboum

a

:

8. -

C. I. L. l'

probom

uel

prbom

uel

proboum

veZ

16. Revers et avers de statères d'ar-

gent de Suessa, un peu après 268. Suesano : gén. pl. : les consonnes doubles ne sont pas encore notées: Suesa-, L'hésitation entre -om et -oum dans probom, prdJoum indique sans doute la période de transition pendant laquelle la finale -om (-os) passe à -um (-us).

Tiano

 

9.

C. I. 1.

l' 21

c. Monnaie de

bronze de Tea-

num, vers 254. Tiano : passage de e à i en hiatus, très fréquent dans les dialectes campaniens.

Il

:

Cosa p : Cosano

 

10.

C. I. 1. l'

14. Monnaie de bronze

de

Cora,

après 273. La lecture Cosa semble meilleure que Cota (celle-ci représenterait le stade intermédiaire entre s et r : cf.

osq. egmaz.um < "egmasom « r ërurn Il).

 

L'hésitation entre -om et -OUm dans probom, proboum indique sans doute la période de transition pendant laquelle la finale -om (-os) passe à -um (-us).

Tiano

 

bronze de Tea-

num, vers 254. Tiano : passage de e à i en hiatus, très fréquent dans les dialectes campaniens.

9.

C. I. 1.

l' 21

c. Monnaie de

Il

l'!I\GIll

h

.

f!nR~nn

12

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAïQUES

Ladinei

Ladine +

.-

no »,

: locatif,

forme

la désinence i,

du thème

à vocalisme

c :

cf.

osq.

terei (( in rerrito-

Paistano

12. -

C.

I. L.

l'

17 .

entre 273 et 268.

Statère

d'argent

de

Paestum

SCIPIONUM

ELOGIA

(N°S

13-18)

a) [L. Corneli)o Cn. f . Scipio

11)

Cornelius Lucius Scipio Barbat.us Gnaivod pat.re 1 pro\J.nat.us, fort.is vir sapiensque, Quoius forma virt.ut.ël parisuma 1 fuit., Consol censor aidilis quei fuit. apud voa, Taurasia Ciaauna 1 Samnio cepit. Snbigit. omne Loucanam opsidesque abdoucit

.

C. I. L. P 6, 7, Bücheler C. E. 7. Sarcophage

en péperin ou pierre d'Albe, trouvé au delà de la porte Capène près de la voie Appienne, sur l'emplacement des

tombeaux

13. -

des Scipions, cf. Cie.

Tusc.

J, 7,

13

:

an

tu

egressus porta Capena, (U11l Calatini, Scipionu11l, Seroilio-

~,Q. -

\

o.

~.

L.

J. -

entre 273 et 268.

SCIPIONUM

J./.

,JLd.l~l~

U :415\

lH.

ELOGIA (N °S 13-18)

u\

.1.-ë:h •. o>CUUl

a)

[L. Corneli)o Cn. f. Scipio

11)

Cornelius Lucius Scipio Barbat.us

Gnaivod pat.re 1 pr0!Lnat.ul, fort.is vir aapienaque,

Quoius forma virt.ut.èl parisuma 1 fuit., Consol censor aidilia quei fuit. apud voa,

.

TEXTES

ÉPIGRAPHIQUES

13

une inscription plus récente en saturniens

de 6 vers répartis sur 4 lignes, dont la première et une

minium;

.partie de

la -seconde

recouvrent une

inscription

plus.

ancienne, martelée : au dessus de prognatus on distingue encore esc, sans doute c1eso[r, Le caractère récent de l'inscription métrique apparaît immédiatement à la comparaison de Cornelius avec la forme Cornelio du titulus ; elle doit être postérieure à l'an 200. La graphie est archaïsante, mais' non sans in- conséquences. Les diphtongues sont notées: Gnaivod, aidilis; oirtu-

tei, quei ; Taurasia, Cisauna; Loucanam, abdoucit, mais

Lucius au

Juueit

C.

lieu de *Loucios, fuit au lieu

1.

L.

l'

1297.

Les consonnes

de *fueit, cf.

ne

sont pas.

redoublées: parisuma ; le d final est gardé: Gnaivod; l'm

final n'est pas inscrit: Taurasia, Cisauna, omne.; toute- fois on a Loucanam peut-être parce que le mot suivan t commence par une voyelle.

Mais d'autres traits sont modernes:

le rétablissement

de s final: Cornelius Lucius Barbatus, prognatus, aidilis,

du

vante.

groupe

-ns-

:

consol,

censor,

cf.

l'inscription

sui-

b. 1 Cornelius Lucius au lieu de Lucius Cornelius, à

cause du rythme.

2 Gnaiood « Gnaeo » oromatus « filius » cf. inscr. 1 S,

Corneuus avec la

.

Immédiatement a la comparaison de

forme Cornelio du titulus ; elle doit être postérieure à l'an 200. La graphie est archaïsante, mais' non sans in- conséquences. Les diphtongues sont notées: Gnaivod, aidi/is; uirtu-

tei, quei ; Taurasia, Cisauna; Loucanam, abdoucit, mais

Lucius au

lieu de *Loucios, fuit au lieu

de "[ueit; cf.

Juueit

C.

1.

L.

l'

1297.

Les consonnes

ne

sont pas.

redoublées: parisuma ; le d final est gardé: Gnaivod; l'm final n'est pas inscrit: Taurasia, Cisauna, omne.; toute- fois on a Loucanam peut-être parce que le mot suivan t

-- a nrA

"'lI

''In~ 1:rrl"pl1p

14

RECUEIL

DE TEXTES

LATINS

ARCHAïQUES

,.

,

1 3. 3. L'expression a été adoptée par la littérature clas- sique; cf. Cicéron pro Mur. 20, pro Mil. 96, Horace Ep.

II.

r, 50.

,

3 quoius forma virtutei parisuma fuit. quoius : forme de génitif issue de "quoi-os, et prononcée quoiius ; parisuma :

même forme de superlatif dans Plaute Cure. 506. Cet éloge de la beauté, sentiment tout à fait étranger aux vieux Romains, témoigne d'une influence des idées grecques, et de la date assez tardive de l'inscription. Scipio Barbatus est antérieur à l'influence de l'hellé-

msme.

4 Taurasia : ville du Samnium, cf. Tite-Live XL, 38, 3; Cisauna : inconnue par ailleurs. Sanmio : accusatif ou ablatif?

5 subigit, abdoucit : présents surprenants,

on atten-

dr àit "subegit, "abdouxit,

omne Loucanam, scil. terrant,

Traduction:

L. Cornelius f. Scipio

Cornelius Lucius Scipio Barbatus Gnaeo patre prognatus, fortis vir sapiensque, Cuius forma virtuti parissima fuit; Consul, censor, aedilis qui fuit apud vos. Taurasiam, Cisaunam <in>Samnio ceP.it.,ux

leU"

C:L1 aUbC'l

_

~JU5'f;;; u ";; 14 v 't,;"uu; , ;:M;ULlIU't;IU. LVU\. il

1

vieux Romains, témoigne d'une influence des idées grecques, et de la date assez tardive de l'inscription. Scipio Barbarus est antérieur à l'influence de l'hellé-

msme,

4 Taurasia : ville du Samnium, cf. Tite-Live XL, 38, 3; Cisauna : inconnue par ailleurs. Sanmio : accusatif ou ablatif?

5 subigit, abdoucit : présents surprenants,

on atten-

dr àit "subegit, "abdouxit,

omne Loucanam, scil, terrant,

Traduction:

TEXTES

EPIGRAPHIQUES

CODsol eenser aidilis hic fuet a[pud vos ~. Bée cepit Corsica Aleriaque urhe Dedet Tempestatehus aide mereto[d.]

14. C. I. 1. l' 8,9, Bücheler C. E. 6. Épitaphe du

fils du précédent, qui fut consul en 259, censeur en

260. L'inscription se compose aussi de deux parties :

1 0

un

titulus ancien, peint au minium, sur un frag-

ment de sarcophage, trouvé en 1780 au même endroit que le précédent, maintenant au musée du Vatican; un carmen plus récent en saturniens, gravé sur le devant d'un sarcophage dont la partie droite est brisée, trouvé en 1614, et conservé à l'entrée de la bibliothèque Barberini. b. R[omane, Mommsen, R[omani Grotefenâ, R[omai

Ritscbl et H avet coll. Livio XXIX 1 r , 6 «( qui oir optimus Romaeesset », XXIX, 14, 8 «in totacivitate oirumbonorum optimum esse» 2 viro lviroroe] supplev. Grotefend, Ritschl.

3 filios : filiom Wolff/in 5 urbe [pucnandod] Ritschl; [ela- sid] B ûcbeler 6 mereto[d Lommat rscb ; mereto] cl votam] Ritschl, Büch. mereto [lubenter] Grotefend,

Phonétique. a) Dans le titulus, noter 0 au lieu de ft :

Cornelio, cosol; e au lieu de i : aidiles; le maintien de la

diphtongue ai, même mot; la réduction de -n- dans 115-:

M-î 70 \lii.-trt·~'lüs-âilëiéil,-peintau minium, s~r un frag- ment de sarcophage, trouvé en 1780 au même endroit que le précédent, maintenant au musée du Vatican; un carmen plus récent en saturniens, gravé sur le devant d'un sarcophage dont la partie droite est brisée, trouvé en 1614, et conservé à l'entrée de la bibliothèque Barberini. b. R[omane, Mommsen, R[omani Grotefend, R[omai

Ritscbl et H auet coll. Livio XXIX 1 r , 6 «( qui oir optimus Romaeesset », XXIX, 14, 8 « Ît, totacivitate tnrumbononun optimum esse» 2 viro lvirorov] supplev. Grotefend, Ritschl.

r

••. ',

,.,.·

r

--~

16

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAïQUES

des

formes romanes comme l'italien teso, le fr. île remontent

thesaurus et tbensaurus , totiës et totiens,

etc.

Enfin

à 1è(ll )S1l11l, l(n)sttla.

/1) La graphie est archaïsante, et plus

: toutefois il

dans l'épitaphe précédente

constante que

y

quelques

a

.nconséquences : cosentiont mais consol, censor ; oino mais

Lucioni, avec -111 final, et réduction de la diphtongue ; filios, avec -s : mais peut-être s'agit-il ici d'une forme rajeunie par le graveur dont le modèle portait "filio, c.-à-d. "filiom , accusatif qu'il a interprété comme un nominatif. Si *filio(1Il) était la vraie leçon, l'inscription se composerait de deux parties symétriques de trois vers chacune, et offrant chacune un sens complet.

b

,

b.

1 Hanc oino etc.

Cf. l'éloge du consul A.

Atilius

Calatinus, consul en 258 et 254dans Cicéron De fin. II, 35,116, Cato mai. XVII, 61: unicum plurimae consen-

tiunt gentes populi priniarium fuisse uirum,

oino ploi-

opposition

généralement

L.

1 2

rume :

omnes, Houe de "hom + ce >

honc;» bunc, comme ~jY.~ç> uncus, -

assez

rare:

I/1lU1ll

366 >

bonce attesté C. 1.

oino « ünum » cf.

«oenigenos, unigenitos » P. F. 211 L., oinoorsei « üniversï »

ploirutne « plürimï » de

S. C.

des Bacch. n°

126. -

"plois-o-moi, comme plus de *plois, cf. ploeres « plürës »

dans Cicéron de Lez. III, ~, 6; une forme à vocalisme

LUCIOIIl, avec

-111 nnai,

et reuucnon ce la

b

,

Ulpn(OnlYue'

filios, avec -s : mais peut-être s'agit-il ici d'une forme rajeunie par le graveur dont le modèle portait "filio, c.-à-d. *filiom, accusatif qu'il a interprété comme un nominatif. Si *filio(1Il) était la vraie leçon, l'inscription se composerait de deux parties symétriques de trois vers chacune, et offrant chacune un sens complet.

b.

1 Hanc oino etc.

Cf. l'éloge du consul A.

Atilius

Calatinus, consul en 258 et 254dans Cicéron De fin. II, 35,116, Cato mai. XVII, 61: unicum plurimae consen-

tiunt gentes populi priniarium fuisse uirum,

oino ploi-

,,'1JJllp·

nnnnclt1nn

1"P7

r::lTP

o~nPT:11pmpnt 11111/'111.

~

1

'.

\:

~

1

TEXTES

adopta pour son

nom

EPIGRAPHIQUES

la graphie Bellius. On

Naevius cité par Festus 482 L.

a

dans

Simul duona eorum parlant ad navis

duonoro OP,II11l0 Il bonërum optumum »: imitation d'une tournure grecque cf. Sophocle Oed. R. 334

xGtxwv XclXLa,;~ etc., et Plaute miserorum miserrumus, Men.

817.

viro ; génitif pluriel en -om des thèmes en -oie-,

- conservé dans triumuirum, sëoiruni, etc. 3 Barbati: sans dipthongue, la désinence du génitif est -i et non * ei, cf. gaul. Segomari, ir\. maqi « du fils».

4 Consol censor aidilis: ordre régulier modifié, metri causa.

fuet: l'e peut représentersoitl'e de la désinence secon-

daire

-ed, soit -ei "[ueù,

cf.

ploirume, soit enfin

-t,

cf.

ligne suivante hec Il hic 'l, l, 6 Tempestatebus « Tempes-

tatibus ».

5 Hec: noter l'hésitation entre hic 1. 4 et hec ici. Cor-

sica Aleriaque urbe : accusatifs sans -111 final. Sur les faits

historiques, voir Tite-Live Periocha XVII, et Florus l,

IS,

15 sqq.

6 Dedet Tempestatebus : cf. Ovide Fast. VI, 193 :

-

Te quoque, Tempestas, meritant delubra [atemur Cum. paene est Corsis obruta classis aquis,

817.

viro ; génitif pluriel en -om des thèmes en -oie-,

- conservé dans triumuirum, sëoiruni, etc.

3 Barbati : sans dipthongue, la désinence du génitif est

-i et non * ei, cf. gaul. Segomari, ir\. maqi ( du fils».

4 Consol censor aidilis: ordre régulier modifié, metri causa.

fuet: l'e peut représentersoitl'e de la désinence secon-

daire

-ed, soit -ei "[ueù,

cf.

ploirume, soit enfin

-t,

cf.

ligne suivante hec Il hic 'l, l, 6 Tempestatebus « Tempes-

tatibus ».

5 Hec: noter l'hésitation entre hic 1. 4 et hec ici. Cor-

18

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAÏQUES

Consul censor aedilis hic fuit apud vos. Hic eepilCorsie~mAleriamque .urbem. Dedit TempestatlbuJ aedem merite.

,

5

Quei apice insigne Dial l il fl]amin~1 gelilte.i, 1 Mors perfe[citJtua ut essent emma 1 breV1~, Bonos Iama virtulque, 1 gloria atque ingemUDl. QuibUI lei \ in longa licu(i jl.et. tibe !!~!e~vita, 1

Facile lact.eil superasel glonam \ maloru~. Quare tubens te ingremiu, 1 Scipio, recip.l i:t. Terra, Publi, 1 prognatum Publio, Cornell.

15.

-

C. 1. L. PlO. Bücheler C. E. 8. Partie anté-

rieure d'un sarcophage

en

pierre

d'Albe,

trouvé

ve~s

17 80, maintenant au Vatican, et s~r laqu~l1eest gravee

l'épitaphe du fils de l'Africanus malO~,'petlt~fil~.du con~

Scipion Emilien, qUI

fut augure en 180 (Tite-Live XL, 4 Z ) , adopta le fils de

Paul-Émile (id. XLIV, 44) et mourut sans. d,oute vers

sul de l'an z18, père adoptif de

170 avan Mai. XI,

t

J

35

.-

;

Voir

sur le personnage Cl ceron _ Cat.

~

33, IZI; Brut. XIX,. ~7'

C

. De off. l,

Le premier vers de l'inscription est ~ne additiou pos-

petit que les autres, une seule ligne. 1

reneure , . ; I '1 est d'un caractère plus

et

1

.

1 forme

un saturnien sur

de fiamen

.

1

·

d' bd'

a ne ce ' l e êb

or

ur seu

la

re

êlèb

fonction

Dialis

.

d

omise,

ce e

l'habitude antérieure était .

e

rer que

.

.

Darce 'i'àÎ1os IaWéI YU ~"D'i"'" 1 lf·V"- --,-- --,,-- - -- .

Quibus lei \ in longa licu (i js.e t. tibe !!~~vita , 1

5 Facile lacteis superases glonam 1 maloru~.

Quare luben~ te ingremiu, 1 Scipio, recip.li:t Terra, Publi, 1 prognatum Publio, Cornell.

15.

-

C. 1. L. PlO. Bücheler C. E. 8. Partie anté-

rieure d'un sarcophage en pierre d'Albe, trouvé ve~s 17 80, maintenant au Vatican, et s~r laqu~l1eest gravee

l'épitaphe du fils de l'Africanus malO~,'petlt~fil~.du con~

Scipion Emilien, qUI

fut augure en 180 (Tite-Live XL, 4 Z ) , adopta le fils de

doute vers

sul de l'an z18, père adoptif de

p~"U::,."ilp riel. XLIV. ,14) et mourut sans

TEXTES

EPIGRAPHIQUES

1 Quei (( qui », cf. plus haut n° 2. -apia(m) insigne(m)

- gesistei (( gessistï », la diphtongue finale ci note sim-

plement Ij cf.

Emout Morpho!. § 303 B.

2 essent : ici la consonne et redoublée, cf. au contraire

v. t gesistei,», 5 superases.

3 bonos : ancien thème en -s j dérivé bones-tus,

4 sei : proprement ancienne forme

de

locatif masc.

neut. du pronom ·so-, dont il y a quelques traces en latin; en osque c'est la forme térninine qui s'est répandue:

svai. - utier, la forme ancienne serait "oitier, cf. oitile C. 1. 1. 1" 586. La diphtongue est réduite longa licuiset : allitération; cf. vers 5 facile [acteis,

5 Facile (( forsitan n, 6 ingremiu (( in gremium »,

7 Publi Corneli : vocatifs à joindre à Scipio,

a) L. Cornelius Cn. f. Cn. n. Scipio

b) Magna:'

pientia'

1 multaaque virtutel

Aetate quom parvl 1 pOlidet hoc luaum. Quoiei Yita delecit, non 1 honol honore.

la hic aitua quei nunquam 1 YiCtul elt Yirtutèi.

.

5 Annol gnat ua XX ia 1 l~ocJeil m[ an ]datul

:

'.

Ne quairatia honorer: 1 quei minus lit man( at ]u[1: .

17. -

cophage

't ~tt .

C. 1. 1. JO ri,

Bücheler C. E. 9. Table de sar-

en pierre d'Albe

P1"l'1<;UI<;UL

illJ\

trouvée avant l'année 1781.

I<;IJIJC

lUI ure

ut:

l(X;;lUI

masc.

neut. du pronom ·so-, dont il y a quelques traces

en

latin; en osque c'est la forme téminine qui s'est répandue:

sv ai. -

C. 1. 1. l' 586. La diphtongue est réduite

licuiset : allitération j cf. vers 5 facile [acteis,

utier, la forme ancienne serait "oitier, cf. oitile

longa

5 Facile « forsitan ).

6 ingremiu (( in gremium », 7 Publi Corneli : vocatifs à joindre à Scipio,

a) L. Cornelius Cn. f. Cn. n. Scipio

""

U'",

,~

-

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.:_ ·: ·1

1&

:-.&-&_-

,

21

EPIGRAPHIQUES

TEXTES

ARCHAïQUES

LATINS

TEXTES

DE

RECUEIL

20

-ius,

1

2

1

Minuci . -

«

,

2

,

a

6 Antioco :

u .

aid.

f. Scipio Hilpanul

«

q.

cur.

Cn.

1 pr.

Cornelius

a) Cn.

fae.

1 X vir saer.

iudik.

X vir Il.

Il,

mil.

tr.

Virtutel generis mieis moribul aecumulavi,

li)

patril petiei.

Progeniem genui, facta

Maiorum optenui laudem, ut libei me esse creatum

st.irpem nobilitavit honor .

Laetentur:

uirtutei :

«

«

JI.

-

2

10

:

«

1 ~9.

2

à

!l(iti~!!!)

Verr _

r.;C'prf)n

~7.

'"

""1"""/"""

'"

1.

u.

.

~'ir~.;

1

f\CClUS

aid.

f. Scipio Hispanus

q.

«

cur.

Cn.

1 pro

Cornelius

a) Cn.

1 X vir saer. fae.

iudik.

X vir sI.

Il,

mil.

tr.

accumulavi,

mieis mortbue

li) Virtutes generis

ut

patris petiei.

Progeniem genui, faeta

Maiorum optenui laudem, ut libei me esse ereatum

Itirpem nobilitavit honor .

Laetentur:

«

uirtutei :

»

«

JJ.

-

2

mandâre,

10

:

1

."

_

,.

,.

~.

22

RECUEIL

DE TEXTES

LA TINS

At.i1ies 1 Saranes C. Il. f.

ARCHAïQUES

Tête de bélier en bronze de la

fin du III" siècle. . Atilies Saranes : nomin. pl, « Atilii Sarani». La langue épigraphique archaïque présente un grand nombre de nominatifs pluriels en -eis, -is, -es de thèmes en -ole- de la 2" déclinaison, et des démonstratifs is (ieis, eeis, eis,

eisdem), Ille, hic (heis, beiscë, hisce): sur l'origine de ces

19. -

C.

1. 1.

1"

23.

formes, voir nO 126 et Ernout Morpho!.,

§

33,

note .

Aiseolapio dono[m] 1 L. Alhanius K. f. dedit

20. -

c.1. L. 1" 26 ;

VI,

30842

« litteris antiquis »,

Aiscolapio « Aesculapië » : noter la diphtongue -ai- et

le groupe -01-.

Cf. Aisclapi pocolom,

de 'AaxÀ"tJ1i:tb<;).

100; grec AiaÛ,cl'ltto<; côté

Il. C. Pomplio No. f. 1 dedron 1 Dereole.

21. -

C. 1. L. 1", 30, VI, 30898. Petite base de pierre

1IV1.I.11114UJ pU.111~13""~1J -c;J,');--IJ, --t-J' ut;: ·un;l1"'~;) t;:u --u/~:' Ue'

,

la 2" déclinaison, et des démonstratifs is (ieis, eeis, eis,

eisdem), ille, hic (heis, beiscë, hisce): sur l'origine de ces

formes, voir nO 126 et Ernout Morpho!.,

§

33,

note .

Aiseolapio dono[m] 1 L. Alhanius K. f. dedit

20. -

c.1. L. 1" 26 ;

VI,

30842

« litteris antiquis »,

Aiscolapio « Aesculapië » : noter la diphtongue -ai- et

le groupe -01-.

-

.,

.

"

A

'

(

 

(

 

TEXTES

EPIGRAPHIQUES

Apolon[e C. Q 1] 1 lIet.iIio

[Co

ron.

1 C. Anieio 1. 1 st.

1 riando

1

f. 1] 1 magist.ere 1 ecrase-

22. C. 1.

L.

1" 59, XIV, 2847

1 8;

Q. K. Cest.io Q. f. 1 Dereole donu 1 [d]edero.

23.

C.I.

L.

1"

61, XIV,

2891;

La troisième provient de Lanuvium :

Q. A. Aidieio Q. f., T. Rehinio Q. f. aidile molt.at.ico .

24.

IX, 619, p.

Notiz. d. Scavi, 1907, p. 656, Ephem. epigr.,

386. C. 1. L.

1" 2442.

Il s'agit là sans doute de nominatifs pluriels dialec-

taux en -os,

avec chute de -5

final,

comparable à osq.

Nuvlauüs e Nolanï », ombr. Lk uvl n us «Iguvinï»; ou peut-être, et plus simplement, de nomin~tifs singu- liers employés fautivement à la place de plunels. dedron « dederunt »,cf. dedrotC.I. L.I" 378 (no 75), dedro, 76, inscription de Pisaurum. Hercole « Herculï » de *Hercolei avec réduction de la diphtongue ei à ë; cf. l'inscription suivante. aidile moltatico « aediles aere multatico ll, cf. n° 7 8.

23.

C.I.

1.

1"

61, XIV,

2891;

La troisième provient de Lanuvium :

Q. A. Aidieio Q. f., T. Rehinio Q. f. aidile molt.at.ico .

24.

Notiz. d. Scavi, 1907, p. 656, Ephem. epigr.,

IX, 619, p.

pluriels dialec-

taux en -os,

Nuvlauüs e Nolanï », ombr. Lk uvl n us «Iguvinï»;

386. C. I. L.

1" 2442.

Il s'agit là sans doute de nominatifs

avec chute de -5

final,

comparable à osq.

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAÏQU ES

M. Mindios L.

fi. 1 P. Condetios Va. fi. 1 aidiles vicesma

parti 1 Apolones dederi 1

26. -CO

1. 1. 1 2

37; VI, 29. Lame de bronze trou-

vee à Rome, maintenant au musée de Munich.

Inscription très

négligée et fautive ; «

M.

Mindius

L(uci) filius, P. Condetius Va(ri) filius aediles uicesisnam partem Apollinis dedere. »

vicesma « vicesirnam » ; l'absence du second i s'explique par une faute du graveur, et non par une syncope;

parti (i. partem », accusatif en i ou confusion de e et de

i

o

? cf. dederi,

? cf. dederi, Apolones; noter le maintien du second

Apolones; noter le maintien du second

: grec 'A1tbÀ),wyo<;, cf. Apolone 89.

dederi « de-

dëre », avec confusion Je eet de i.

INSCRIPTIONS

DE

N:EMI.

C. Manlio Aci. 1 cosol pro 1 poplo 1 Arimenesi.

,

27. C. 1. L. l' 40, XIV, 4269. Tablette de bronze,

provenant du temple de Diane à Némi: début du ne siècle av. J.-c.

« C. Manlius Acilius consul pro populo Ariminensi. »)

,

,

,

poplo: forme ancienne dam u, mais absence de -d final. Arimenesi : noter e pour i sans -me-, et la réduction de

~

-

-

-

-

-

partem Apollinis dedere. »

vicesma « vicesirnam » ; l'absence du second i s'explique par une faute du graveur, et non par une syncope;

parti (i. partem », accusatif en i ou confusion de e et de

i ? cf. dederi,

Apolones; noter le maintien du second

a : grec 'A1tbÀJ.wyo<;, cf. Apolone 89.

dederi « de-

dëre », avec confusion Je eet de i.

_

_

.

a

INSCRIPTIONS

-

DE

NEMI.

,

.

TEXTES

ÉPIGRAPHIQUES

2)

ment de diphtongue à premier élément long; cf. Fortuna à Préneste, n° 34, Matuta à Pisaurum, n° 76, à Némi C. 1. 1. 1243, 45 ; Ernout Morphol., § 17·

Poublilia

Turpilia

Cn.

uxor 1 hoce

filiod 1 Dianai donum dedit.

seignum

pro

Cn.

4270; également de

Némi. Plus récente que la précédente, mais archaïsante:

seignum au lieu de signum : il n'y a pas de diphtongue dans le mot. - filiod avec -d final, mais seignum, donum

29.

C.

1. 1.

l'

42;

XIV,

au lieu de "seicnom, "douom,

INSCRIPTIONS

DE

TIBUR

C. Placentios Her. f. 1 Marte sac rom .

Sur le revers:

C. Placentius Ber. f. 1 Marte donu dede.

30. -

C. 1.

1. 1 2

47, XIV, 3563.

Plaque de bronze

provenant des environs de Tibur (Tivoli),

à Paris. Noter l'hésitation entre

maintenant

-ios

et -ius,

-om et -u(m).

Marte « Martï »,

dede

« dedit

>l

peut

représenter "dede-d

(désinence

4270; également de

Némi. Plus récente que la précédente, mais archaïsante:

seignum au lieu de signum : il n'y a pas de diphtongue dans le mot. - filiod avec -d final, mais seignum, donum

29.

C. 1. L.

l'

42;

XIV,

au lieu de "seicnom, "douom,

INSCRIPTIONS

DE

TIBUR

C. Placentios Her. f. 1 Marte sac rom .

Sur le revers:

RECUEIL

DE

TEXTES

LATINS

ARCHAIQUES

b) M. Fourio C. f. tribunos 1 militare de praidad Kaurte dedet.

31-32. -

C.

1. 1.

l'

48 et 49, XIV,

2577 et 257 8.

Colonnes trouvées

à Tusculum près du tombeau

des

Furii ; cf. C. I. 1. l' 50-58; XIV 2700,27 07.

« M. Furius tribunus militaris depraeda Fortunae dedit. Il »Marti»

Il

Il

Il

Fourio, mais tribunos ; militare avec chute de-sfinal et passage de i à e. praidad a la diphtongue et le -d final; dans Fortune, la diphtongue finale -ai est réduite à -e comme en ombrien. - Maurte, forme réduite pour Ma-

varte(i), cf. n" 120.