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ACCD’OM

Association des communes & collectivités d’outre-mer

Une synthèse
des États généraux
de l’outre-mer
Sur la base des rapports publics remis au 31 août 2009

Les propositions de l’ACCD’OM (page 02)


Présentation (page 03)
Les topos de l’ACCD’OM par pays et par thème (page 07)
971 - Guadeloupe (page 34)
972 - Martinique (page 55)
973 - Guyane (page 74)
974 - La Réunion (page 77)
975 - Saint-Pierre-&-Miquelon (page 80)
976 - Mayotte (page 86)
978 - Saint-Martin (page 91)
987 - Polynésie française (page 95)
DFE - Hexagone (page 97)

Paris, mercredi 14 octobre 2009


ACCD’OM | 13, boulevard de Strasbourg | 75010 Paris
Téléphone : 01 48 00 00 07 | Télécopie : 01 48 00 00 06
contact@france-accdom.org | www.etatsgenerauxoutremer.net
Réf. : 20090831-96.doc | Page 1 sur 131
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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
Présentation

Madame, Monsieur,
Chère Amie, Cher Ami,

Les 4 et 5 septembre dernier, l’ACCD’OM (Association des communes & collectivités


d’outre-mer), association loi 1901 indépendante de l’État, vous proposait un relevé des
plans des rapports publics remis dans le cadre des ÉGOM (États généraux de l’outre-mer)
au 31 août 2009 [1]. Ce document constituait ainsi une sorte de «plan des plans» de ces
rapports - relevés auparavant sur le site Internet consacré par l’État aux ÉGOM :
http://www.etatsgenerauxdeloutremer.fr/

Poursuivant son analyse dans le but de permettre à chaque collectivité ou compatriote


d’outre-mer de développer la meilleure vue d’ensemble des ÉGOM, l’ACCD’OM vous
propose aujourd’hui un relevé des 840 propositions qui lui semblent contenues dans ces
rapports. C’est donc d’une sorte de «synthèse des synthèses» qu’il s’agit, à ceci près qu’elle
n’engage ni les personnes qui se sont investies dans les ÉGOM, ni l’État mais seulement
l’ACCD’OM qui en est l’auteure. Cette remarque est également valable pour les résumés
(ou topos) par lesquels nous introduisons ces synthèses et ce, d’autant plus que nous avons
pris la liberté de clarifier certaines formulations, d’ajouter ou de modifier certaines
numérotations voire de supprimer certains doublons ou certaines formulations qui, pour
être présentées comme des propositions, restaient de l’ordre du vœu ou du constat.
Cependant, nous avons pris soin de consulter, depuis le 5 septembre, les éluEs et
correspondantEs de l’ACCD’OM ainsi que les différentEs responsables locaux des ÉGOM
sur le présent document, afin de nous assurer de sa meilleure fidélité. N’hésitez pas à nous
signaler les éventuelles erreurs qui nous auraient échappé, ce document ou ses mises à jour
étant téléchargeables sur le site Internet consacré par l’ACCD’OM aux ÉGOM :
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090831-96.pdf

Vous le savez, les ÉGOM sont entrés dans une phase de négociation préalable aux
décisions qui seront annoncées vendredi 6 novembre prochain par M. Nicolas SARKOZY,
président de la République, au terme d’un comité interministériel de l’outre-mer. Il est
encore temps de vous saisir de ce relevé pour signaler, sur notre forum Internet, toute
remarque utile au meilleur devenir de nos territoires et de nos compatriotes :
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/

Solidairement,

David AUERBACH CHIFFRIN


Lilian MALET
Chargé de mission de l’ACCD’OM
Délégué général de l’ACCD’OM
pour les ÉGOM

[1] Relevé détaillé des rapports publics remis dans le cadre des ÉGOM au 31 août 2009, par l’ACCD’OM,
4-5 septembre 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090831-98.pdf

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Trame générale des ÉGOM

La Guadeloupe (971), la Martinique (972), la Guyane (973), la Réunion (974), Saint-Pierre-


&-Miquelon (975), Mayotte (976), Saint-Martin (978), la Polynésie française (987) et
l’Hexagone (ou les DFE, départements français d’Europe) participaient aux ÉGOM et
pouvaient constituer huit commissions dont ce tableau précise les numéros locaux (les
thèmes standards ont parfois été modifiés, ce qui n’est pas détaillé ici faute de place). N’ont
pas participé : St-Barthélemy (977), Wallis-&-Futuna (986) et la Nouvelle-Calédonie (988).

971
973 975 976 978 987 DFE
THEMES STANDARDS 972
(GUYANE) (SPEM) (MAYOTTE) (ST-M.) (P. F.) (HEXAGONE)
974
La formation des prix,
les circuits
1 7 C 1 1 7
de distribution
et le pouvoir d’achat
Les productions locales
et les conditions
2 8 C 2 2 3 3
d’un développement
endogène
Les grands projets
structurants 2 6
et les conditions 3 5 C 4
du développement
11
durable
La rénovation 1
du dialogue social
4 2 B 5 4
et la formation
professionnelle
La gouvernance
(évolutions 4 8
institutionnelles locales,
5 1 D 3
adaptation
des administrations 5 10.2
centrales)
L’insertion
des départements
d’outre-mer 6 6 A 7 1
dans leur environnemen
t régional
L’égalité des chances, 5
la promotion
7 3 B 6 3 10.1
de la diversité
et l’insertion des jeunes 12

6 2
L’identité, la culture
8 4 A 8
et la mémoire 9.1
7
9.2

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Les topos
de l’ACCD’OM

Vous trouverez ci-dessous, repris, les topos en cinq lignes qui précèdent les principales
sections du présent document. Des regards formulés par nos éluEs et partenaires, que
nous remercions vivement, les accompagnent.

La règle retenue (cinq lignes par topo, pas plus) est douloureuse et enferme cet exercice
dans d’étroites limites qui n’offriront pas de résumé satisfaisant aux expertEs de tel ou tel
sujet mais pourront, peut-être, fournir un guide de lecture aux autres. Que cette réserve
précède les excuses que nous présentons derechef à celles et ceux qui se sont investiEs
pendant des mois et dont le labeur serait ici trop cruellement traité.

Ces topos sont classés, dans un premier temps (I), par ensemble géographique (France
entière puis - en double colonnes et en taille inférieure - pays par pays) ; dans un second
temps (II), par thématique (France entière puis thème par thème). Certains sont précédés
de références entre crochets (également utilisées tout au long du document) qui renvoient
les personnes soucieuses d’aller plus loin aux rapports eux-mêmes, disponibles sur
Internet. Il conviendra pour cela de consulter au choix l’un des deux documents qui,
précédemment publiés par l’ACCD’OM, indiquent l’adresse Internet correspondante :

Relevé détaillé des rapports publics


remis dans le cadre des ÉGOM au 31 août 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090831-98.pdf

Relevé simplifié des rapports publics


remis dans le cadre des ÉGOM au 31 août 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090831-99.pdf

Un troisième document qui, s’il est consulté, gagnera à se voir agrandi au format A3,
reprend sous forme de tableau l’ensemble de ces topos et se trouve disponible pages 30 à
33 des présentes ou en tiré à part :

Tableau des topos de l’ACCD’OM pour une synthèse des ÉGOM


sur la base des rapports publics remis au 31 août 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090831-95.pdf

À titre d’exercice, vous trouverez ci-après quelques extraits des regards précités des éluEs
et partenaires de l’ACCD’OM ainsi qu’un topo des topos qui, subjectif au possible, confine à
l’exercice de style afin d’inciter le lecteur intéressé - ou indigné - à se plonger dans la suite
du présent document ou, mieux encore, dans les rapports eux-mêmes.

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«Des propositions «Le gros point noir :
intéressantes qui occultent les frais de transport
une fracture...» et de douane...»
Philippe SARABUS Isabelle OZON
Guadeloupe Saint-Pierre-et-Miquelon

«Au gouvernement «Réduction des prix, lutte


de traduire concrètement contre l’immigration :
ces propositions...» des priorités absolues...»
Louis-Joseph MANSCOUR Ramlati ALI
Martinique Mayotte

«Comment intéresser
«Il faut des statuts
un jeune à un boulot
transfrontaliers avec
au SMIC quand il fait dix
le Brésil et le Surinam...»
SMIC avec la drogue ?»
Léon BERTRAND
Régine RAMASSAMY
Guyane
Saint-Martin

«Les objectifs restent «Il faudrait une structure


généraux et manquent représentative
parfois d’ambition...» des archipels...»
Sophie CHARLES Débora KIMITETE
Guyane Polynésie française

«Je ne suis pas certaine


«La communauté
que les propositions
ultramarine doit être prise
reflètent l’attente
en considération»
des Réunionnais...»
Gilbert PARIS
Line-Rose BAILLIF
Hexagone
La Réunion

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Le topo des topos de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les rapports publics remis au 31 août 2009 dans le cadre des


États généraux de l’outre-mer lancés, en France ultramarine
comme dans l’Hexagone, le 19 février 2009 mettent l’accent sur
la transparence des prix outre-mer et, dans l’Hexagone comme
outre-mer, sur l’exigence républicaine de continuité territoriale.

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I. LES TOPOS PAR ENSEMBLE GEOGRAPHIQUE :

Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) en Guadeloupe nous semblent mettre


l’accent sur une information publique sur les prix, la concurrence et l’octroi de mer ; la
production locale alimentaire ; un label pour développer le tourisme ; des pôles
d’excellence (santé, sport) ; les transports ; le suivi des ÉGOM.

Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) en Martinique nous semblent mettre


l’accent sur les petits commerces, la protection des zones agricoles, les enjeux
environnementaux, l’organisation des branches professionnelles et la création d’une
collectivité unique régie par l’article 73 de la Constitution.

[4A] Les États généraux de l’outre-mer en Guyane nous semblent mettre l’accent
sur l’amélioration de l’accès aux communes de l’intérieur, la santé en zone rurale, la
structuration de la filière agricole, la création d’un relais communautaire entre les
populations traditionnelles et les décideurEs institutionnelLEs...

[5] Les États généraux de l’outre-mer à La Réunion nous semblent mettre l’accent
sur un «Plan Marshall» pour le logement social, la création d’une «UniverCité de tous les
savoirs», une gestion globale de l’eau, la création d’une compagnie maritime régionale ou
d’une plate-forme de coopération régionale.

Les États généraux de l’outre-mer à Saint-Pierre-&-Miquelon (SPM) nous


semblent mettre l’accent sur la création d’un parking pour les voyageurs du Canada et d’un
Conseil des syndicats, le soutien aux jeunes qui passent des concours dans l’Hexagone, la
réévaluation du coût de transfert des compétences sociales...

[8] Les États généraux de l’outre-mer à Mayotte nous semblent mettre l’accent sur
la réduction des prix d’une centaine de produits de première nécessité ; les filières de
production locale ; la création d’un établissement public foncier ; l’amélioration des
routes ; de meilleures retraites ; la création d’une université.

[2D] Les États généraux de l’outre-mer à Saint-Martin nous semblent mettre


l’accent sur la création de filières locales de pêche, d’agriculture et d’élevage ; l’élimination
des transporteurs de fret qui ne sont pas en règle ; l’enseignement de l’anglais ; le
recrutement de jeunes originaires par l’Éducation nationale.

Les États généraux de l’outre-mer en Polynésie française (PF) nous semblent


mettre l’accent sur le manque de visibilité sur le long terme des politiques publiques,
l’élaboration d’une loi de pays pour le développement de l’intercommunalité, la promotion
de la culture polynésienne, la mémoire des victimes du nucléaire...

Les commissions des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone tournées


vers l’Hexagone mettent l’accent sur une production audiovisuelle intégrant des
Ultramarin(e)s ; la formation des décideurEs publics à l’histoire des outre-mers ; la
continuité territoriale ; une structure fédérale ou emblématique.

Les commissions des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone tournées


vers l’outre-mer mettent l’accent sur l’octroi de visas aux ressortissantEs des pays
voisins ; la création de musées de l’esclavage ; l’autonomie alimentaire et la lutte contre les
monopoles privés.

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971 - GUADELOUPE : [1] La commission n°2 sur les productions locales
et les conditions d’un développement endogène de
la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur
Un regard de M. Philippe SARABUS, l’habitat, les déchets, le sport et l’économie (pêche,
adjoint au maire du Gosier, membre du voile, transformation agroalimentaire, distribution
bureau et vice-président de l’ACCD’OM : de la production locale, labels, octroi de mer,
«En réponse aux conflits sociaux du début tourisme...).
de l’année, le gouvernement dans le but de
[1] La commission n°3 sur les grands projets
mettre fin à ceux ci a avec des thèmes structurants et les conditions du développement
choisis, mis en place les États généraux durable de la Guadeloupe nous semble mettre
censés déboucher sur un vaste plan de l’accent sur la réalisation des engagements déjà
modernisation de l’outre-mer. Une petite pris en la matière (sic), sur le patrimoine, les
partie de la population dans des ateliers centres-villes, le développement de filières
d’excellence comme le pôle santé...
présidés par des personnalités de qualité
a porté une réflexion fructueuse et fait des [1] La commission n°4 sur la rénovation du
propositions intéressantes pour le devenir dialogue social et la formation professionnelle de la
de notre pays. Mais en occultant des Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur les
questions qui ont fait l’objet de débats organisations syndicales locales, le développement
des branches professionnelles ou le renforcement
pendant 44 jours, en refusant d’évoquer de la région comme pilote de la formation
la fracture qui existe entre certaines professionnelle.
franges de la population guadeloupéenne,
quelle peut être la valeur ou la pertinence [1] La commission n°5 sur la gouvernance
de ces États généraux aux yeux de la (évolutions institutionnelles locales, adaptation des
administrations centrales) de la Guadeloupe nous
majorité des guadeloupéens, surtout sans semble mettre l’accent sur l’article 74 de la
la participation de ceux qui ont initié ce Constitution (collectivité unique) dans le maintien
grand mouvement social qui a secoué de l’identité législative prévue par l’article 73.
notre pays ?»
[1] La commission n°6 sur l’insertion des
Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) départements d’outre-mer dans leur
environnement régional de la Guadeloupe nous
en Guadeloupe nous semblent mettre
semble mettre l’accent sur les RUP et les PTOM au
l’accent sur une information publique sur
niveau européen ainsi que sur le projet OHADAC
les prix, la concurrence et l’octroi de mer ;
(Organisation pour l’harmonisation du droit des
la production locale alimentaire ; un label
affaires dans la Caraïbe).
pour développer le tourisme ; des pôles
d’excellence (santé, sport) ; les transports ;
[1] La commission n°7 sur l’égalité des chances, la
le suivi des ÉGOM.
promotion de la diversité et l’insertion des jeunes
de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur
[1] La commission n°1 sur la formation des prix, les
la formation des élèves et de leur famille à
circuits de distribution et le pouvoir d’achat de la
l’orientation (singulièrement des «border line») et
Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur une
sur la création d’un centre polyvalent pour le
exigence d’information publique régulière (sur les
traitement thérapeutique.
prix, les revenus, la concurrence, les taxes...), ainsi
que sur la production locale et la consommation
[1] La commission n°8 sur l’identité, la culture et la
d’énergies fossiles.
mémoire de la Guadeloupe nous semble mettre
l’accent sur la langue créole ; la protection des
patrimoines architecturaux, urbains et paysagers ;
la création d’un musée régional d’histoire, d’art et
de traditions populaires et d’un musée d’art
contemporain.

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972 - MARTINIQUE : [3C] La commission n°3 sur les grands projets
structurants et les conditions du développement
durable de la Martinique nous semble mettre
Un regard de M. Louis-Joseph l’accent sur les enjeux environnementaux (eau
MANSCOUR, député de la Martinique, potable...), la maîtrise des dépenses en énergie, un
maire de la Trinité et administrateur de plan intégré de transport, la sanctuarisation
l’ACCD’OM : «Si la synthèse des travaux d’espaces à protéger...
est la traduction fidèle des réflexions et
[3D] La commission n°4 sur la rénovation du
propositions faites par les Martiniquais dialogue social et la formation professionnelle de la
au cours des États Généraux de l’Outre- Martinique nous semble mettre l’accent sur le
mer, on ne peut que s’en réjouir. En effet, financement de l’organisation des branches, la
les thèmes abordés tels que la formation des partenaires sociaux au droit du
gouvernance, la formation des prix, le travail, une classe préparatoire au CAP pour les
jeunes sans formation...
pouvoir d’achat, l’égalité des chances,
l’identité culturelle, le développement [3E] La commission n°5 sur la gouvernance
durable... témoignent des enjeux majeurs (évolutions institutionnelles locales, adaptation des
qui touchent notre société et préoccupent administrations centrales) de la Martinique nous
au premier chef les Martiniquais dans semble mettre l’accent sur le «trop plein
institutionnel» et l’évolution vers une collectivité
leur ensemble. Il appartient aujourd’hui unique régie par l’article 73 de la Constitution.
au gouvernement de traduire
concrètement ces propositions et [3F] La commission n°6 sur l’insertion des
aspirations dans un cadre législatif.» départements d’outre-mer dans leur
environnement régional de la Martinique nous
semble mettre l’accent sur les échanges
Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM)
économiques avec les îles voisines ; la mobilité des
en Martinique nous semblent mettre
élèves, étudiants, enseignants et chercheurs ; les
l’accent sur les petits commerces, la
émissions télévisées sur la Caraïbe.
protection des zones agricoles, les enjeux
environnementaux, l’organisation des
[3G7] La commission n°7 sur l’égalité des chances,
branches professionnelles et la création
la promotion de la diversité et l’insertion des
d’une collectivité unique régie par l’article
jeunes de la Martinique nous semble mettre
73 de la Constitution.
l’accent sur les associations de quartier, le repérage
précoce des familles en difficulté, la prise en charge
[3A] La commission n°1 sur la formation des prix,
des frais de déplacement des jeunes postulantEs
les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de
aux concours publics...
la Martinique nous semble mettre l’accent sur
l’information des consommateurs, la
[3H8] La commission n°8 sur l’identité, la culture
modernisation des petits commerces, une plate-
et la mémoire de la Martinique nous semble mettre
forme logistique régionale en zone franche ou la
l’accent sur la production et la distribution des
sanctuarisation du port.
produits artistiques et culturels ; le recensement et
la valorisation des lieux de mémoire ;
[3B1] La commission n°2 sur les productions
l’enseignement de la faune, de la flore et de
locales et les conditions d’un développement
l’histoire de la Caraïbe...
endogène de la Martinique nous semble mettre
l’accent sur la protection des zones agricoles ; le
développement de produits transformés ;
l’ouverture aux Caraïbes ; l’agence des aires
maritimes protégées.

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973 - GUYANE : propose la réalisation et la publication régulière
d’enquêtes sur les prix ; sur la levée de l’exclusivité
de pavillon.
Un regard de M. Léon BERTRAND, maire
de Saint-Laurent-du-Maroni et ancien [4B] La commission n°8 sur les productions locales
ministre : «Les objectifs ici décrits restent et les conditions d’un développement endogène de
encore généraux et manquent parfois de la Guyane (commission n°2 ailleurs outre-mer)
pertinence, ce qui est sans doute dû au nous semble mettre l’accent sur le développement
des baux à ferme ; l’aide à l’émergence
fait que cela reste une synthèse et qu’il d’opérateurs de déforestage ; l’accompagnement de
n’est pas facile de concilier des objectifs l’agriculture familiale.
souvent contradictoires suivant des
orientations politiques différentes. Il [4B] La commission n°5 sur les grands projets
faudra tenir compte des objectifs précis structurants et les conditions du développement
durable de la Guyane (commission n°3 ailleurs
énoncés dans les commissions. Ainsi, en outre-mer) souhaite le développement de
matière de coopération régionale, j’avais microprojets adaptés au marché local et la création
demandé un statut transfrontalier entre de villes nouvelles sur l’île de Cayenne.
la Guyane, le Brésil et le Suriname. Il ne
faudrait pas que seuls de vagues [4B] La commission n°2 sur la rénovation du
dialogue social et la formation professionnelle de la
principes généraux soient retenus. Mais je Guyane (commission n°4 ailleurs outre-mer) nous
fais confiance aux différents travaux des semble mettre l’accent sur l’instauration d’une
comités interministériels dont le premier réunion annuelle obligatoire des directions et des
sera présidé par Nicolas SARKOZY.» salariéEs pour les petites entreprises et sur la
transparence des financements de la formation
professionnelle.
Un regard de Mme Sophie CHARLES,
adjointe au maire de Saint-Laurent-du- [4B] La commission n°1 sur la gouvernance
Maroni, membre du bureau et vice- (évolutions institutionnelles locales, adaptation des
présidente de l’ACCD’OM : «Le retard de administrations centrales) de la Guyane
développement qu’accuse la Guyane, le (commission n°5 ailleurs outre-mer) nous semble
mettre l’accent sur la création d’un ministère - de
déficit d’infrastructures et l’immensité du plein exercice - du développement de l’outre-mer
territoire ne permettent pas une gestion et sur la création d’une cour d’appel de Cayenne.
homogène des difficultés. Les États
généraux pointent du doigt certains [4B] La commission n°6 sur l’insertion des
problèmes mais les objectifs restent trop départements d’outre-mer dans leur
environnement régional de la Guyane (commission
généraux et manquent parfois n°6 ailleurs outre-mer) définit comme prioritaires
d’ambition. Pour ma part, je crois qu’un le développement de lignes aériennes vers
observatoire des politiques publiques sur l’Amérique du Sud et sur l’adhésion de la Guyane
le territoire répondrait à deux au Caricom, au Mercosur, à l’OEA et à l’IIRSA.
préoccupations : l’évaluation de la mise
[4B] La commission n°3 sur l’égalité des chances,
en œuvre des politiques publiques et la promotion de la diversité et l’insertion des
l’adaptation de celles-ci à la Guyane.» jeunes de la Guyane (commission n°7 ailleurs
outre-mer) nous semble mettre l’accent sur la prise
[4A] Les États généraux de l’outre-mer en en compte de l’histoire des peuples autochtones et
Guyane nous semblent mettre l’accent sur des pays voisins ; sur la prise en charge de la
l’amélioration de l’accès aux communes de médecine scolaire par les centres de santé dans les
l’intérieur, la santé en zone rurale, la zones rurales.
structuration de la filière agricole, la
création d’un relais communautaire entre [4B] La commission n°4 sur l’identité, la culture et
les populations traditionnelles et les la mémoire de la Guyane (commission n°8 ailleurs
décideurEs institutionnelLEs... outre-mer) nous semble mettre l’accent sur la
réalisation d’un maillage dans l’ensemble du
[4B] La commission n°7 sur la formation des prix, département d’équipements culturels de proximité
les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de (conservatoires, médiathèques, plan de
la Guyane (commission n°1 ailleurs outre-mer) recrutement et de formation...).

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974 - LA REUNION : l’accent sur un «Plan Marshall» pour le logement
social ; le lancement d’un GERRI social ; la
création d’une Maison des civilisations et de l’unité
Un regard de Mme Line-Rose BAILLIF, réunionnaise.
adjointe au maire des Avirons, membre du
bureau et trésorière de l’ACCD’OM : [6D] La commission n°4 sur la rénovation du
«J’attends de voir, je ne suis pas dialogue social et la formation professionnelle de
convaincue que ça va déboucher sur La Réunion nous semble mettre l’accent sur le
développement de la mobilité professionnelle vers
quelque chose de concret. Entre les l’Hexagone ; sur la formation et la promotion
discours et la réalité, je ne suis pas sûre interne de fonctionnaires créolophones.
qu’il y ait encore de passerelle. Qu’on
fasse des propositions, c’est bien, mais [6E] La commission n°5 sur la gouvernance
j’attends la réalisation. Cela n’engage que (évolutions institutionnelles locales, adaptation
des administrations centrales) de La Réunion
moi mais je ne suis pas certaine que les nous semble mettre l’accent sur le refus du cumul
propositions faites lors de la synthèse de de mandats et sur la création d’un Institut régional
ces États généraux reflètent l’attente d’administration.
d’une grande majorité de Réunionnais. Si
maintenant ce qui va se décider peut faire [6F] La commission n°6 sur l’insertion des
départements d’outre-mer dans leur
avancer les choses et satisfaire la environnement régional de La Réunion nous
population, pourquoi pas - ? - et tant semble mettre l’accent sur la participation de La
mieux mais pour connaitre un peu l’être Réunion comme observateur aux négociations
humain je ne pense pas que ces États internationales de l’océan Indien (accords de
généraux soient la solution à tous leurs pêche...).
maux. Mais encore une fois cela n’engage [6G] La commission n°7 sur l’égalité des chances,
que moi. Il a fallu donner au peuple la promotion de la diversité et l’insertion des
l’impression qu’il soit entendu. Mais est-ce jeunes de La Réunion nous semble mettre l’accent
qu’on l’écoute vraiment au quotidien?» sur l’apprentissage du français langue seconde en
milieu créolophone et sur des stages d’immersion
[5] Les États généraux de l’outre-mer à La dans tous les lieux de vie de la population pour les
enseignantEs.
Réunion nous semblent mettre l’accent sur
un «Plan Marshall» pour le logement
[6H] La commission n°8 sur l’identité, la culture et
social, la création d’une «UniverCité de tous
la mémoire de La Réunion met l’accent sur :
les savoirs», une gestion globale de l’eau, la
l’accueil en créole à l’école maternelle ; un centre
création d’une compagnie maritime
de ressources des arts vivants et visuels (avec un
régionale et d’une plate-forme de
centre régional du livre) ; l’exonération des charges
coopération régionale.
pour les associations culturelles ; le chèque emploi
associatif ; le respect de la loi du 1% artistique.
[6A1] La commission n°1 sur la formation des prix,
les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de
La Réunion souhaite renforcer la régulation de la
concurrence, rapprocher les consommateurs des Un message de Charles Durand du village du Brûlé
producteurs locaux et augmenter la pouvoir des à Saint-Denis de La Réunion, correspondant de
consommateurs. l’ACCD’OM durant les ÉGOM, correspondant du
blog Inventerre (http://inventerre.canalblog.com),
[6B] La commission n°2 sur les productions lundi 12 octobre 2009 à 14h21 : «Bonjour, merci
locales et les conditions d’un développement pour vos travaux. Je reste bien plus pessimiste que
endogène de La Réunion nous semble mettre Mme Line-Rose Baillif sur l’issue des ÉGOM...
l’accent sur la distribution de «Tickets produits Sauf pour notre Maison des civilisations (MCUR)
pays» pour fidéliser le consommateur et sur la qui existe déjà et qui travaille (notre maloya est
création d’un fonds de soutien aux cantines inscrit à l’UNESCO grâce à la MCUR) au bâtiment
scolaires pour acheter «local». près (mais le projet est financé, piloté...). On ne
voit donc pas très bien pourquoi il apparait
[6C] La commission n°3 sur les grands projets comme une nouvelle priorité... Mais c’est
structurants et les conditions du développement conforme à la synthèse faite par les assemblées
durable de La Réunion nous semble mettre locales.»

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975 - SAINT-PIERRE-&-MIQUELON : [7C] La commission sur l’économie et le
développement de SPM nous semble mettre
l’accent sur la construction d’un port à Miquelon ;
Un regard de Mme Isabelle OZON, la pose d’un câble numérique entre l’archipel et
conseillère territoriale de Saint-Pierre et Terre-Neuve ; la réorganisation de la filière pêche
Miquelon : «Le gros point noir est la et aquaculture en vue d’exploiter la totalité des
desserte maritime en fret : le coût très quotas attribués ; la réouverture de l’antenne
élevé des importations, à cause des frais Ifremer à SPM.
de transport et la taxation douanière [7B] La commission sur le travail, l’emploi et la
augmentent au final le coût de la vie ; formation de SPM nous semble mettre l’accent sur
L’amélioration de la desserte entre les l’aide à l’exercice des mandats syndicaux ; la
ports de Saint-Pierre, Miquelon et création d’un Conseil des syndicats qui anticiperait
Fortune NF, est également une urgence ; d’éventuels conflits ; une formation professionnelle
favorisant l’employabilité dans l’industrie
La pose d’un câble numérique est une canadienne des hydrocarbures.
nécessité, par exemple pour la formation
ou la télémédecine, car le débit actuel est [7D] La commission sur le statut de SPM nous
vraiment trop galère ; L’absence de semble mettre l’accent sur l’insuffisance des
compatibilité enfin des systèmes de santé dotations de l’État face au transfert de
compétences (notamment sociales) et aux charges
est gênante quand on doit se rendre dans structurelles de l’archipel (notamment pour
l’Hexagone pour des soins car nous l’entretien des routes et la collecte et le traitement
n’avons pas de carte Vitale. Les États des déchets) ; sur l’intérêt mitigé de conserver le
généraux, c’était bien d’avoir fait ça, le système social et de santé spécifique à l’archipel.
concept est bien, mais la participation a
[7A] La commission sur l’identité et
été faible. Si c’est refait plusieurs fois, les l’environnement régional de SPM nous semble
gens prendront peut-être l’habitude mettre l’accent sur la création d’un parking pour
d’intervenir et de s’impliquer.» les voyageurs du Canada ; sur la création à SPM
d’un bureau de l’Europe ; sur la participation de
Les États généraux de l’outre-mer à Saint- SPM aux relations bilatérales franco-canadiennes.
Pierre-&-Miquelon (SPM) nous semblent
mettre l’accent sur la création d’un parking [7B] La commission sur le travail, l’emploi et la
pour les voyageurs du Canada et d’un formation de SPM nous semble mettre l’accent sur
Conseil des syndicats, le soutien aux jeunes la création d’un pôle unique d’information et
qui passent des concours dans l’Hexagone, d’orientation par la mutualisation du CIO, du Pôle
la réévaluation du coût de transfert des emploi et du STEFP ; la création d’un fonds de
compétences sociales... soutien pour les jeunes qui doivent se rendre dans
l’Hexagone passer les concours de la fonction
[7C] La commission sur l’économie et le publique.
développement de SPM nous semble mettre
l’accent sur la transparence des prix de [7A] La commission sur l’identité et
l’alimentation et la lisibilité du coût de transport l’environnement régional de SPM nous semble
des importations ; la fixation des prix de produits mettre l’accent sur la mise en valeur du patrimoine
de première nécessité ; le renforcement du service culturel et touristique (forge Lebailly, île aux
de la concurrence, de la consommation et de la Marins) ; sur la promotion de l’archipel auprès des
répression des fraudes. généalogistes (réunion en 2011 de représentantEs
du Pays basque).
[7C] La commission sur l’économie et le
développement de SPM nous semble mettre
l’accent sur une desserte maritime fiable et à des
prix raisonnables ; sur la desserte combinée de
l’archipel via les deux ports de Fortune et Halifax,
le premier étant apprécié des petits commerçants
et permettant de sortir de l’archipel par le
transport de voitures.

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976 - MAYOTTE : [8] La commission n°5 sur le dialogue social de
Mayotte nous semble mettre l’accent sur le
relèvement du plafond et des taux de cotisation du
Un regard de Mme Ramlati ALI, maire de régime de base des retraites ; la mise en place des
Pamandzi et secrétaire générale de régimes de retraite complémentaire ARRCO et
l’ACCD’OM : «Les différentes AGIRC ; la convergence du SMIG mahorais vers le
commissions résument les besoins réels de SMIC national ; l’emploi obligatoire de personnes
Mayotte, en particulier sur le coût de la handicapées.
vie : la réduction et la surveillance des [8] La commission n°3 sur le foncier de Mayotte
prix paraissent une priorité absolue. Il me nous semble mettre l’accent sur la création d’un
semble tout aussi important de mettre établissement public foncier ; la régularisation
l’accent sur la coopération régionale, foncière des terrains du conseil général ; la sortie
notamment en matière de lutte contre de l’indivision par le recensement des parcelles
pour lesquelles les successions ne sont pas réglées.
l’immigration clandestine, qui est un
véritable fléau sur tout le territoire et un [8] La commission n°7 sur l’insertion régionale de
frein certain pour le développement.» Mayotte nous semble mettre l’accent sur la
modernisation de l’aéroport et la création d’une
[8] Les États généraux de l’outre-mer à piste longue ; la promotion d’un tourisme
Mayotte nous semblent mettre l’accent sur respectueux de l’environnement ; la promotion de
la réduction des prix d’une centaine de la télémédecine ; la levée des interdictions
produits de première nécessité ; les filières imposées par les États voisins en matière sportive.
de production locale ; la création d’un
établissement public foncier ; [8] La commission n°6 sur la formation de Mayotte
l’amélioration des routes ; de meilleures nous semble mettre l’accent sur la création de
retraites ; la création d’une université. structures d’apprentissage du français dès l’âge de
deux ans ; la création d’une université ; la
[8] La commission n°1 sur la formation des prix de formation dans trois secteurs d’activité
Mayotte nous semble mettre l’accent sur la (agriculture, sportif et socioculturel, sanitaire et
réduction des prix d’une centaine de produits de social).
première nécessité ; sur le désenclavement aérien ;
sur une meilleure concurrence entre petite et [8] La commission n°8 sur l’identité, la culture et
grande distribution. la mémoire de Mayotte nous semble mettre
l’accent sur la création d’un Centre du patrimoine
[8] La commission n°2 sur les productions locales mahorais, d’un Institut de recherche sur les
de Mayotte nous semble mettre l’accent sur l’aide langues et des civilisations, d’une Direction
aux producteurs locaux. régionale aux affaires culturelles, d’un Office
départemental de la culture et d’un réseau de salle
[8] La commission n°4 sur le développement de spectacles et de scènes.
économique et l’emploi durable de Mayotte nous
semble mettre l’accent sur l’aide à la création
d’entreprises ; l’amélioration des routes ;
l’organisation d’un réseau de transports en
commun terrestre et maritime ; la formation des
cadres («coup de pouce à l’excellence»).

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978 - SAINT-MARTIN : [2D] Les États généraux de l’outre-mer à
Saint-Martin nous semblent mettre l’accent
sur la création de filières locales de pêche,
Un regard de Mme Régine RAMASSAMY, d’agriculture et d’élevage ; l’élimination des
directrice générale adjointe du pôle transporteurs de fret qui ne sont pas en
Solidarité & Famille de la collectivité règle ; l’enseignement de l’anglais ; le
territoriale de Saint-Martin : «Nous recrutement de jeunes originaires par
sommes sur un territoire très particulier l’Éducation nationale.
avec un nombre de jeunes important ; il y [2A] La commission n°1 sur la formation des prix,
a matière à travailler avec la partie les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de
hollandaise ; Saint-Martin sans Saint-Martin nous semble mettre l’accent sur
coopération ne pourra pas fonctionner. l’évolution de la collectivité vers une place
Tout va se jouer autour de la coopération, commerciale caribéenne ou sur l’établissement
d’une liste officielle de transporteurs autorisés
plus particulièrement les dispositifs dans les zones portuaires et aéroportuaires
sociaux ou la lutte contre la drogue.
Comment intéresser un jeune à aller vers [2B] La commission n°2 sur les productions locales
un boulot au SMIC quand il fait dix SMIC et les conditions d’un développement endogène de
avec la drogue ? Toute la dynamique de la Saint-Martin nous semble mettre l’accent sur
l’adaptation des normes européennes à la situation
l’île est liée au taux du dollar et au de la collectivité et sur la sécurité des personnes
tourisme.» qui doit être améliorée pour attirer les touristes,
ainsi que sur l’établissement des limites des eaux
territoriales pour la gestion des ressources
halieutiques.

[2C] La commission n°3 sur l’égalité des chances,


la promotion de la diversité et l’insertion des
jeunes de Saint-Martin (commission n°5 ailleurs
outre-mer) nous semble mettre l’accent sur une
politique de quotas pour éliminer les barrières à
l’emploi pour les originaires de l’île ; sur la
coopération avec la partie hollandaise et les États
voisins en matière de formation et d’emploi ; sur
l’enseignement de l’anglais.

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987 - POLYNESIE FRANÇAISE : [9BCP] Les États généraux de l’outre-mer
en Polynésie française (PF) nous semblent
mettre l’accent sur le manque de visibilité
Un regard de Mme Débora KIMITETE, sur le long terme des politiques publiques,
adjointe au maire de Nuku Hiva, membre l’élaboration d’une loi de pays pour le
du bureau et vice-présidente de développement de l’intercommunalité, la
l’ACCD’OM : «Les États généraux de la promotion de la culture polynésienne, la
Polynésie, au travers de sa synthèse mémoire des victimes du nucléaire...
reflètent l’espoir d’une population pour [9K] La commission n°3 sur «Le renforcement de
une société meilleure, plus juste. Le désir la contribution des productions locales au
d’une véritable visibilité des politiques développement économique et la promotion d’un
publiques en tenant compte des enjeux développement endogène au bénéfice des
mondiaux, à savoir lutter contre le Polynésiens» nous semble mettre l’accent sur la
protection de l’activité productrice.
réchauffement climatique et préserver
notre merveilleux environnement. Pour [9I] La commission n°1 sur «La Polynésie
mener à bien, ces objectifs il me semble française face au choc de la crise économique et
que la commune est le premier relais de financière : plan de relance et renforcement de la
proximité, mais aussi le fédérateur d’un cohésion sociale» dresse un état des lieux dont
l’idée sous-jacente semble être le manque de
partenariat durable. Elle doit lutter visibilité à long terme et la promotion de
contre le déficit de communication entre l’autosuffisance.
«là-haut» et la population. En effet, une
«loi du pays» est nécessaire pour [9J] La commission n°2 sur «Grands projets
permettre aux communautés de structurants et développement durable» de
Polynésie française nous semble mettre l’accent
communes créées, d’exercer leurs sur des réformes profondes, fondamentales et
compétences obligatoires en matière indispensables et non plus de simples
d’aménagement de l’espace et de ajustements.
développement économique. L’action des
communes est aujourd’hui enserrée par [9L] La commission n°4 sur «Le renforcement de
l’efficacité des institutions de la Polynésie
le statut organique de 2004 qui, tout en française» nous semble mettre l’accent sur la
accordant aux communes une place nécessité de donner aux politiques publiques une
inédite, subordonne leur émancipation à visibilité sur le long terme.
l’accord de la Polynésie française. Il
n’existe pas de politique cohérente à [9M] La commission n°5 sur «La mise en œuvre
d’un partenariat rénové entre la Polynésie
l’échelle des communes et des archipels française, les communes et l’État» nous semble
qu’elles constituent. Il n’existe pas non mettre l’accent sur l’élaboration d’une loi de pays
plus de structure représentative des pour développer l’intercommunalité.
archipels. C’est pourquoi nous souhaitons
la mise en place d’une décentralisation à [9N] La commission n°6 sur «La promotion de la
culture polynésienne et le développement culturel
laquelle nous aspirons depuis des années. et artistique en Polynésie française» nous semble
Les États généraux ont été une mettre l’accent sur le soutien et la contribution
formidable tribune. Place à l’action...» gouvernementale à la promotion de la culture
polynésienne.
Version intégrale :
etatsgenerauxoutremer.net/20090930-99.pdf [9O] La commission n°7 sur «Gérer l’après-
nucléaire : mémoire, reconnaissance et
responsabilités» nous semble mettre l’accent sur
la reconnaissance des responsabilités, notamment
sur le chapitre des conséquences sanitaires et
environnementales ; le devoir de mémoire ;
l’indemnisation des victimes.

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HEXAGONE (VOLET SPECIFIQUE) : Les commissions des États généraux de
l’outre-mer dans l’Hexagone tournées vers
l’Hexagone mettent l’accent sur une
Un regard de Monsieur Gilbert PARIS, production audiovisuelle intégrant des
vice-président de l’AMEDOM (Association Ultramarin(e)s ; la formation des
métropolitaine des élus originaires des décideurEs publics à l’histoire des outre-
départements d’outre-mer) et conseiller mers ; la continuité territoriale ; une
municipal : «L’AMEDOM, présente aux structure fédérale ou emblématique.
État généraux de l’outre-mer vus de [10J3] La commission n°9.1 sur «la culture et la
l’Hexagone par le biais des rapporteurs : visibilité» de l’Hexagone met l’accent sur la
Gérard GINAC et Freddy LOYSON pour production d’œuvres télévisuelles intégrant les
la commission sur la citoyenneté, Jean- UltramarinEs, l’extension du code de l’industrie
Jacob BICEP pour la celle sur les grands cinématographique à l’outre-mer ou la création
d’un lieu de rencontres autour des outre-mers à
projets structurants et celle sur la Paris.
gouvernance par Gilbert PARIS et Pierre
PLUTON, est particulièrement satisfaite [10K2] La commission n°9.2 sur «mémoire et
de l’éventail et la qualité des actions identité» de l’Hexagone met l’accent sur la
entreprises pour que les États généraux formation des décideurEs de l’État à la
connaissance des outre-mer et à l’histoire de
de l’Hexagone soient une réussite pour la l’esclavage ; sur la mise à disposition des émissions
communauté ultramarine. Elle réaffirme de RFO sur France 3, France 2 et France 5 à des
cette perception pour le talentueux et heures de grande écoute.
énorme travail de synthèse des rapports
déposés qui ne trahit pas le rendu des [10L] La commission n°10.1 sur «l’égalité et les
discriminations» de l’Hexagone met l’accent sur
acteurs. Elle souhaite vivement que cette un outil d’analyse élaboré par l’INSEE ; la
synthèse soit prise en considération par continuité territoriale ; la santé globale des
les pouvoirs publics.» UltramarinEs sans distinction d’orientation
sexuelle ; la création de Maisons des UltramarinEs.

[10O] La commission n°10.2 sur «la citoyenneté»


de l’Hexagone demande un Observatoire de la
citoyenneté de l’outre-mer dans l’Hexagone ; la
représentativité des Ultramarin(e)s de l’Hexagone
dans la vie politique ; une campagne d’information
sur l’outre-mer ; un(e) référent(e) interface auprès
de l’État.

[10M] La commission n°11 sur «le sport» de


l’Hexagone met l’accent sur l’accueil, l’orientation
et l’accompagnement des sportifs et athlètes
ultramarins ; sur la participation des sélections
ultramarines aux compétitions internationales ;
sur la redistribution des indemnités de formation
aux clubs formateurs.

[10N] La commission n°12 sur «les autres


problématiques liées à l’éloignement» de
l’Hexagone met l’accent sur les
télécommunications (par exemple en téléphonie,
Internet ou télémédecine) ; la mobilité des
fonctionnaires et salarié(e)s du privé ; les congés
bonifiés ; une fondation de l’outre-mer.

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HEXAGONE (TRONC COMMUN) : [10E] La commission n°4 sur «la rénovation du
dialogue social et la formation professionnelle» de
Les commissions des États généraux de l’Hexagone (commission n°4 outre-mer) met
l’outre-mer dans l’Hexagone tournées vers l’accent sur la lutte contre les monopoles privés, la
l’outre-mer mettent l’accent sur l’octroi de continuité territoriale, la formation tout au long de
visas aux ressortissantEs des pays voisins ; la vie dans toutes les entreprises.
la création de musées de l’esclavage ;
l’autonomie alimentaire et la lutte contre [10I2] La commission n°8 sur «la gouvernance
les monopoles privés. (évolutions institutionnelles locales, adaptation
des administrations centrales)» de l’Hexagone
[10H] La commission n°7 sur «la formation des (commission n°5 outre-mer) met l’accent sur
prix, les circuits de distribution et le pouvoir l’article 73 de la Constitution ; une conférence
d’achat» de l’Hexagone (commission n°1 outre- entre Martinique et Guadeloupe ; une assemblée
mer) met l’accent sur le soutien aux petits unique en Guyane.
commerces ; un observatoire de la concurrence ; le
respect de la loi d’orientation de l’outre-mer du 13 [10B1] La commission n°1 sur «l’insertion des
décembre 2000. départements d’outre-mer dans leur
environnement régional» de l’Hexagone
[10D2] La commission n°3 sur «les productions (commission n°6 outre-mer) met l’accent sur la
locales et les conditions d’un développement facilitation de l’octroi de visas aux ressortissantEs
endogène» de l’Hexagone (commission n°2 outre- des pays voisins et la définition d’une politique
mer) met l’accent sur l’autonomie alimentaire, la forte pour la Caraïbe et l’océan Indien.
rénovation du produit touristique ou la mise en
avant de réussites d’entrepreneurEs ultramarinEs. [10F] La commission n°5 sur «l’égalité des
chances, la promotion de la diversité et l’insertion
[10G] La commission n°6 sur «les grands projets des jeunes» de l’Hexagone (commission n°7 outre-
structurants et les conditions du développement mer) met l’accent sur la création d’internats
durable» de l’Hexagone (commission n°3 outre- d’excellence dans chaque DOM-TOM et le
mer) met l’accent sur le développement de développement à grande échelle de convention
l’énergie hydraulique et de fermes de micro-algues type Henri-IV.
dans les Antilles grâce à des financements
alternatifs. [10C2] La commission n°2 sur «l’identité, la
culture et la mémoire» de l’Hexagone (commission
n°8 outre-mer) met l’accent sur la préservation et
la transmission des traditions et mémoires ; la
promotion de la création artistique dans et hors les
îles ; la politique culturelle outre-mer.

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II. LES TOPOS PAR THEME :

Thème n°1 - Les commissions relatives à la formation des prix, aux circuits de
distribution et au pouvoir d’achat mettent l’accent sur une exigence de transparence
sur les parts du transport et des taxes dans les prix ; le contrôle par l’État du prix des cent
produits de première nécessité ; les limites des infrastructures portuaires ou de la
réglementation du transport maritime (notamment, sur l’octroi de mer).

Thème n°2 - Les commissions relatives aux productions locales et aux


conditions d’un développement endogène mettent l’accent sur l’accompagnement
des producteurs locaux et notamment des exploitations familiales ; le développement des
produits transformés ; la protection des eaux territoriales pour une meilleure gestion des
pêches ; le développement du tourisme ; le tout, en lien avec le respect de l’environnement.

Thème n°3 - Les commissions relatives aux grands projets structurants et aux
conditions du développement durable mettent l’accent sur le développement des
énergies renouvelables ; l’amélioration des infrastructures (routes, ports) et transports en
commun ; l’amélioration du tissu urbain (habitat, «Plan Marshall» pour le logement social
à La Réunion, villes nouvelles en Guyane, centres-villes pour la Guadeloupe).

Thème n°4 - Les commissions relatives à la rénovation du dialogue social et à


la formation professionnelle mettent l’accent sur le développement des syndicats dans
les entreprises (notamment, de moins de dix salariéEs) ; sur la formation des patrons au
droit du travail ; sur la transparence des financements de la formation ; sur la formation
des jeunes sans qualification (la Martinique évoque des «classes préparatoires au CAP»).

Thème n°5 - Les commissions relatives à la gouvernance mettent l’accent sur le


passage à l’article 74 de la Constitution (oui pour la Guadeloupe, non pour la Martinique)
et sur des collectivités uniques regroupant région et département (en Guadeloupe comme à
la Martinique) ; Saint-Pierre-&-Miquelon (déjà régie par l’article 74) évoque les dotations
insuffisantes de l’État dans le cadre des compétences transférées (santé, routes, déchets).

Thème n°6 - Les commissions relatives à l’insertion des départements d’outre-


mer dans leur environnement régional mettent l’accent sur les liens économiques,
culturels et institutionnels avec les pays voisins (intégration d’organisations
internationales comme le Mercosur pour la Guyane, échanges universitaires pour la
Martinique, participation à la négociation des accords de pêche pour La Réunion...).

Thème n°7 - Les commissions relatives à l’égalité des chances, à la promotion


de la diversité et à l’insertion des jeunes mettent l’accent sur la formation des élèves
et de leur famille à l’orientation ; le suivi précoces des «border line» ; l’enseignement
précoce de l’anglais (Saint-Martin) ou du français (Mayotte) ; la prise en charge du
déplacement vers l’Hexagone des candidatEs aux concours de la fonction publique.

Thème n°8 - Les commissions relatives à l’identité, à la culture et à la


mémoire mettent l’accent sur l’enseignement et la promotion des langues et cultures
créoles (médias, musées d’histoire, d’art et de traditions populaires) ; le recensement et la
valorisation des lieux de mémoire et porteurs de tradition (en lien avec l’enseignement et le
tourisme) ; le recrutement de créolophones pour les crèches et écoles maternelles.

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THEME N°1 - LA FORMATION DES PRIX, [4B] La commission n°7 sur la formation des prix,
LES CIRCUITS DE DISTRIBUTION les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de
la Guyane (commission n°1 ailleurs outre-mer)
ET LE POUVOIR D’ACHAT :
propose la réalisation et la publication régulière
d’enquêtes sur les prix ; sur la levée de l’exclusivité
Les commissions relatives à la formation de pavillon.
des prix, aux circuits de distribution et au
pouvoir d’achat mettent l’accent sur une [6A1] La commission n°1 sur la formation des prix,
exigence de transparence sur les parts du les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de
transport et des taxes dans les prix ; le La Réunion souhaite renforcer la régulation de la
contrôle par l’État du prix des cent produits concurrence, rapprocher les consommateurs des
de première nécessité ; les limites des producteurs locaux et augmenter la pouvoir des
infrastructures portuaires ou de la consommateurs.
réglementation du transport maritime
(notamment, sur l’octroi de mer). [7C] La commission sur l’économie et le
développement de SPM nous semble mettre
[1] La commission n°1 sur la formation des prix, les l’accent sur la transparence des prix de
circuits de distribution et le pouvoir d’achat de la l’alimentation et la lisibilité du coût de transport
Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur une des importations ; la fixation des prix de produits
exigence d’information publique régulière (sur les de première nécessité ; le renforcement du service
prix, les revenus, la concurrence, les taxes...), ainsi de la concurrence, de la consommation et de la
que sur la production locale et la consommation répression des fraudes.
d’énergies fossiles.
[8] La commission n°1 sur la formation des prix de
[2A] La commission n°1 sur la formation des prix, Mayotte nous semble mettre l’accent sur la
les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de réduction des prix d’une centaine de produits de
Saint-Martin nous semble mettre l’accent sur première nécessité ; sur le désenclavement aérien ;
l’évolution de la collectivité vers une place sur une meilleure concurrence entre petite et
commerciale caribéenne ou sur l’établissement grande distribution.
d’une liste officielle de transporteurs autorisés
dans les zones portuaires et aéroportuaires. [10H] La commission n°7 sur la formation des prix,
les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de
[3A] La commission n°1 sur la formation des prix, l’Hexagone (commission n°1 outre-mer) nous
les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de semble mettre l’accent sur le soutien aux petits
la Martinique nous semble mettre l’accent sur commerces ; un observatoire de la concurrence ; le
l’information des consommateurs, la respect de la loi d’orientation de l’outre-mer du 13
modernisation des petits commerces, une plate- décembre 2000.
forme logistique régionale en zone franche ou la
sanctuarisation du port.

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THEME N°2 - LES PRODUCTIONS LOCALES [4B] La commission n°8 sur les productions locales
ET LES CONDITIONS et les conditions d’un développement endogène de
la Guyane (commission n°2 ailleurs outre-mer)
D’UN DEVELOPPEMENT ENDOGENE : nous semble mettre l’accent sur le développement
des baux à ferme ; l’aide à l’émergence
Les commissions relatives aux productions d’opérateurs de déforestage ; l’accompagnement de
locales et aux conditions d’un l’agriculture familiale.
développement endogène mettent l’accent
sur l’accompagnement des producteurs [6B] La commission n°2 sur les productions
locaux et notamment des exploitations locales et les conditions d’un développement
familiales ; le développement des produits endogène de La Réunion nous semble mettre
transformés ; la protection des eaux l’accent sur la distribution de «Tickets produits
territoriales pour une meilleure gestion des pays» pour fidéliser le consommateur et sur la
pêches ; le développement du tourisme ; le création d’un fonds de soutien aux cantines
tout, en lien avec le respect de scolaires pour acheter «local».
l’environnement.
[7C] La commission sur l’économie et le
[1] La commission n°2 sur les productions locales développement de SPM nous semble mettre
et les conditions d’un développement endogène de l’accent sur une desserte maritime fiable et à des
la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur prix raisonnables ; sur la desserte combinée de
l’habitat, les déchets, le sport et l’économie (pêche, l’archipel via les deux ports de Fortune et Halifax,
voile, transformation agroalimentaire, distribution le premier étant apprécié des petits commerçants
de la production locale, labels, octroi de mer, et permettant de sortir de l’archipel par le
tourisme...). transport de voitures.

[2B] La commission n°2 sur les productions locales [8] La commission n°2 sur les productions locales
et les conditions d’un développement endogène de de Mayotte nous semble mettre l’accent sur l’aide
la Saint-Martin nous semble mettre l’accent sur aux producteurs locaux.
l’adaptation des normes européennes à la situation
de la collectivité et sur la sécurité des personnes [9BC] La commission n°3 sur «Le renforcement de
qui doit être améliorée pour attirer les touristes, la contribution des productions locales au
ainsi que sur l’établissement des limites des eaux développement économique et la promotion d’un
territoriales pour la gestion des ressources développement endogène au bénéfice des
halieutiques. Polynésiens» nous semble mettre l’accent sur la
protection de l’activité productrice.
[3B1] La commission n°2 sur les productions
locales et les conditions d’un développement [10D2] La commission n°3 sur les productions
endogène de la Martinique nous semble mettre locales et les conditions d’un développement
l’accent sur la protection des zones agricoles ; le endogène de l’Hexagone (commission n°2 outre-
développement de produits transformés ; mer) nous semble mettre l’accent sur l’autonomie
l’ouverture aux Caraïbes ; l’agence des aires alimentaire, la rénovation du produit touristique
maritimes protégées. ou la mise en avant de réussites d’entrepreneurEs
ultramarinEs.

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THEME N°3 - LES GRANDS PROJETS [7C] La commission sur l’économie et le
STRUCTURANTS ET LES CONDITIONS développement de SPM nous semble mettre
l’accent sur la construction d’un port à Miquelon ;
DU DEVELOPPEMENT DURABLE :
la pose d’un câble numérique entre l’archipel et
Terre-Neuve ; la réorganisation de la filière pêche
Les commissions relatives aux grands et aquaculture en vue d’exploiter la totalité des
projets structurants et aux conditions du quotas attribués ; la réouverture de l’antenne
développement durable mettent l’accent sur Ifremer à SPM.
le développement des énergies
renouvelables ; l’amélioration des [8] La commission n°4 sur le développement
infrastructures (routes, ports) et transports économique et l’emploi durable de Mayotte nous
en commun ; l’amélioration du tissu urbain semble mettre l’accent sur l’aide à la création
(habitat, «Plan Marshall» pour le logement d’entreprises ; l’amélioration des routes ;
social à La Réunion, villes nouvelles en l’organisation d’un réseau de transports en
Guyane, centres-villes pour la Guadeloupe). commun terrestre et maritime ; la formation des
cadres («coup de pouce à l’excellence»).
[1] La commission n°3 sur les grands projets
structurants et les conditions du développement [9BC] La commission n°1 sur «La Polynésie
durable de la Guadeloupe nous semble mettre française face au choc de la crise économique et
l’accent sur la réalisation des engagements déjà financière : plan de relance et renforcement de la
pris en la matière (sic), sur le patrimoine, les cohésion sociale» dresse un état des lieux dont
centres-villes, le développement de filières l’idée sous-jacente semble être le manque de
d’excellence comme le pôle santé... visibilité à long terme et la promotion de
l’autosuffisance.
[3C] La commission n°3 sur les grands projets
structurants et les conditions du développement [9BC] La commission n°2 sur «Grands projets
durable de la Martinique nous semble mettre structurants et développement durable» de
l’accent sur les enjeux environnementaux (eau Polynésie française nous semble mettre l’accent sur
potable...), la maîtrise des dépenses en énergie, un des réformes profondes, fondamentales et
plan intégré de transport, la sanctuarisation indispensables et non plus de simples ajustements.
d’espaces à protéger...
[10G] La commission n°6 sur les grands projets
[4B] La commission n°5 sur les grands projets structurants et les conditions du développement
structurants et les conditions du développement durable de l’Hexagone (commission n°3 outre-
durable de la Guyane (commission n°3 ailleurs mer) nous semble mettre l’accent sur le
outre-mer) souhaite le développement de développement de l’énergie hydraulique et de
microprojets adaptés au marché local et la création fermes de micro-algues dans les Antilles grâce à
de villes nouvelles sur l’île de Cayenne. des financements alternatifs.

[6C] La commission n°3 sur les grands projets [10M] La commission n°11 sur «le sport» de
structurants et les conditions du développement l’Hexagone met l’accent sur l’accueil, l’orientation
durable de La Réunion nous semble mettre et l’accompagnement des sportifs et athlètes
l’accent sur un «Plan Marshall» pour le logement ultramarins ; sur la participation des sélections
social ; le lancement d’un GERRI social ; la ultramarines aux compétitions internationales ;
création d’une Maison des civilisations et de l’unité sur la redistribution des indemnités de formation
réunionnaise. aux clubs formateurs.

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THEME N°4 - LA RENOVATION [6D] La commission n°4 sur la rénovation du
DU DIALOGUE SOCIAL ET LA FORMATION dialogue social et la formation professionnelle de
La Réunion nous semble mettre l’accent sur le
PROFESSIONNELLE :
développement de la mobilité professionnelle vers
l’Hexagone ; sur la formation et la promotion
Les commissions relatives à la rénovation interne de fonctionnaires créolophones.
du dialogue social et à la formation
professionnelle mettent l’accent sur le [7B] La commission sur le travail, l’emploi et la
développement des syndicats dans les formation de SPM nous semble mettre l’accent sur
entreprises (notamment, de moins de dix l’aide à l’exercice des mandats syndicaux ; la
salariéEs) ; sur la formation des patrons au création d’un Conseil des syndicats qui anticiperait
droit du travail ; sur la transparence des d’éventuels conflits ; une formation professionnelle
financements de la formation ; sur la favorisant l’employabilité dans l’industrie
formation des jeunes sans qualification (la canadienne des hydrocarbures.
Martinique évoque des «classes
préparatoires au CAP»). [8] La commission n°5 sur le dialogue social de
Mayotte nous semble mettre l’accent sur le
[1] La commission n°4 sur la rénovation du relèvement du plafond et des taux de cotisation du
dialogue social et la formation professionnelle de la régime de base des retraites ; la mise en place des
Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur les régimes de retraite complémentaire ARRCO et
organisations syndicales locales, le développement AGIRC ; la convergence du SMIG mahorais vers le
des branches professionnelles ou le renforcement SMIC national ; l’emploi obligatoire de personnes
de la région comme pilote de la formation handicapées.
professionnelle.
[9BC] La commission n°1 sur «La Polynésie
[3D] La commission n°4 sur la rénovation du française face au choc de la crise économique et
dialogue social et la formation professionnelle de la financière : plan de relance et renforcement de la
Martinique nous semble mettre l’accent sur le cohésion sociale» dresse un état des lieux dont
financement de l’organisation des branches, la l’idée sous-jacente semble être le manque de
formation des partenaires sociaux au droit du visibilité à long terme et la promotion de
travail, une classe préparatoire au CAP pour les l’autosuffisance.
jeunes sans formation...
[10E] La commission n°4 sur la rénovation du
[4B] La commission n°2 sur la rénovation du dialogue social et la formation professionnelle de
dialogue social et la formation professionnelle de la l’Hexagone (commission n°4 outre-mer) nous
Guyane (commission n°4 ailleurs outre-mer) nous semble mettre l’accent sur la lutte contre les
semble mettre l’accent sur l’instauration d’une monopoles privés, la continuité territoriale, la
réunion annuelle obligatoire des directions et des formation tout au long de la vie dans toutes les
salariéEs pour les petites entreprises et sur la entreprises.
transparence des financements de la formation
professionnelle.

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THEME N°5 - LA GOUVERNANCE [7D] La commission sur le statut de SPM nous
(EVOLUTIONS INSTITUTIONNELLES semble mettre l’accent sur l’insuffisance des
dotations de l’État face au transfert de
LOCALES, ADAPTATION
compétences (notamment sociales) et aux charges
DES ADMINISTRATIONS CENTRALES) : structurelles de l’archipel (notamment pour
l’entretien des routes et la collecte et le traitement
Les commissions relatives à la gouvernance des déchets) ; sur l’intérêt mitigé de conserver le
mettent l’accent sur le passage à l’article 74 système social et de santé spécifique à l’archipel.
de la Constitution (oui pour la Guadeloupe,
non pour la Martinique) et sur des [8] La commission n°3 sur le foncier de Mayotte
collectivités uniques regroupant région et nous semble mettre l’accent sur la création d’un
département (en Guadeloupe comme à la établissement public foncier ; la régularisation
Martinique) ; Saint-Pierre-&-Miquelon foncière des terrains du conseil général ; la sortie
(déjà régie par l’article 74) évoque les de l’indivision par le recensement des parcelles
dotations insuffisantes de l’État dans le pour lesquelles les successions ne sont pas réglées.
cadre des compétences transférées (santé,
routes, déchets). [9BC] La commission n°4 sur «Le renforcement de
l’efficacité des institutions de la Polynésie
[1] La commission n°5 sur la gouvernance française» nous semble mettre l’accent sur la
(évolutions institutionnelles locales, adaptation des nécessité de donner aux politiques publiques une
administrations centrales) de la Guadeloupe nous visibilité sur le long terme.
semble mettre l’accent sur l’article 74 de la
Constitution (collectivité unique) dans le maintien [9BC] La commission n°5 sur «La mise en œuvre
de l’identité législative prévue par l’article 73. d’un partenariat rénové entre la Polynésie
française, les communes et l’État» nous semble
[3E] La commission n°5 sur la gouvernance mettre l’accent sur l’élaboration d’une loi de pays
(évolutions institutionnelles locales, adaptation des pour développer l’intercommunalité.
administrations centrales) de la Martinique nous
semble mettre l’accent sur le «trop plein [10I2] La commission n°8 sur «la gouvernance
institutionnel» et l’évolution vers une collectivité (évolutions institutionnelles locales, adaptation
unique régie par l’article 73 de la Constitution. des administrations centrales)» de l’Hexagone
(commission n°5 outre-mer) met l’accent sur
[4B] La commission n°1 sur la gouvernance l’article 73 de la Constitution ; une conférence
(évolutions institutionnelles locales, adaptation des entre Martinique et Guadeloupe ; une assemblée
administrations centrales) de la Guyane unique en Guyane.
(commission n°5 ailleurs outre-mer) nous semble
mettre l’accent sur la création d’un ministère - de [10O] La commission n°10.2 sur «la citoyenneté»
plein exercice - du développement de l’outre-mer de l’Hexagone demande un Observatoire de la
et sur la création d’une cour d’appel de Cayenne. citoyenneté de l’outre-mer dans l’Hexagone ; la
représentativité des Ultramarin(e)s de l’Hexagone
[6E] La commission n°5 sur la gouvernance dans la vie politique ; une campagne d’information
(évolutions institutionnelles locales, adaptation sur l’outre-mer ; un(e) référent(e) interface auprès
des administrations centrales) de La Réunion de l’État.
nous semble mettre l’accent sur le refus du cumul
de mandats et sur la création d’un Institut régional
d’administration.

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THEME N°6 - L’INSERTION [6F] La commission n°6 sur l’insertion des
DES DEPARTEMENTS D’OUTRE-MER départements d’outre-mer dans leur
environnement régional de La Réunion nous
DANS LEUR ENVIRONNEMENT REGIONAL : semble mettre l’accent sur la participation de La
Réunion comme observateur aux négociations
Les commissions relatives à l’insertion des internationales de l’océan Indien (accords de
départements d’outre-mer dans leur pêche...).
environnement régional mettent l’accent
sur les liens économiques, culturels et [7A] La commission sur l’identité et
institutionnels avec les pays voisins l’environnement régional de SPM nous semble
(intégration d’organisations internationales mettre l’accent sur la création d’un parking pour
comme le Mercosur pour la Guyane, les voyageurs du Canada ; sur la création à SPM
échanges universitaires pour la Martinique, d’un bureau de l’Europe ; sur la participation de
participation à la négociation des accords SPM aux relations bilatérales franco-canadiennes.
de pêche pour La Réunion...).
[8] La commission n°7 sur l’insertion régionale de
[1] La commission n°6 sur l’insertion des Mayotte nous semble mettre l’accent sur la
départements d’outre-mer dans leur modernisation de l’aéroport et la création d’une
environnement régional de la Guadeloupe nous piste longue ; la promotion d’un tourisme
semble mettre l’accent sur les RUP et les PTOM au respectueux de l’environnement ; la promotion de
niveau européen ainsi que sur le projet OHADAC la télémédecine ; la levée des interdictions
(Organisation pour l’harmonisation du droit des imposées par les États voisins en matière sportive.
affaires dans la Caraïbe).
[10B1] La commission n°1 sur l’insertion des
[3F] La commission n°6 sur l’insertion des départements d’outre-mer dans leur
départements d’outre-mer dans leur environnement régional de l’Hexagone
environnement régional de la Martinique nous (commission n°6 outre-mer) nous semble mettre
semble mettre l’accent sur les échanges l’accent sur la facilitation de l’octroi de visas aux
économiques avec les îles voisines ; la mobilité des ressortissantEs des pays voisins et la définition
élèves, étudiants, enseignants et chercheurs ; les d’une politique forte pour la Caraïbe et l’océan
émissions télévisées sur la Caraïbe. Indien.

[4B] La commission n°6 sur l’insertion des


départements d’outre-mer dans leur
environnement régional de la Guyane (commission
n°6 ailleurs outre-mer) définit comme prioritaires
le développement de lignes aériennes vers
l’Amérique du Sud et sur l’adhésion de la Guyane
au Caricom, au Mercosur, à l’OEA et à l’IIRSA.

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THEME N°7 - L’EGALITE DES CHANCES, [6G] La commission n°7 sur l’égalité des chances,
LA PROMOTION DE LA DIVERSITE la promotion de la diversité et l’insertion des
jeunes de La Réunion nous semble mettre l’accent
ET L’INSERTION DES JEUNES :
sur l’apprentissage du français langue seconde en
milieu créolophone et sur des stages d’immersion
Les commissions relatives à l’égalité des dans tous les lieux de vie de la population pour les
chances, à la promotion de la diversité et à enseignantEs.
l’insertion des jeunes mettent l’accent sur la
formation des élèves et de leur famille à [7B] La commission sur le travail, l’emploi et la
l’orientation ; le suivi précoces des «border formation de SPM nous semble mettre l’accent sur
line» ; l’enseignement précoce de l’anglais la création d’un pôle unique d’information et
(Saint-Martin) ou du français (Mayotte) ; la d’orientation par la mutualisation du CIO, du Pôle
prise en charge du déplacement vers emploi et du STEFP ; la création d’un fonds de
l’Hexagone des candidatEs aux concours de soutien pour les jeunes qui doivent se rendre dans
la fonction publique. l’Hexagone passer les concours de la fonction
publique.
[1] La commission n°7 sur l’égalité des chances, la
promotion de la diversité et l’insertion des jeunes [8] La commission n°6 sur la formation de Mayotte
de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur nous semble mettre l’accent sur la création de
la formation des élèves et de leur famille à structures d’apprentissage du français dès l’âge de
l’orientation (singulièrement des «border line») et deux ans ; la création d’une université ; la
sur la création d’un centre polyvalent pour le formation dans trois secteurs d’activité
traitement thérapeutique. (agriculture, sportif et socioculturel, sanitaire et
social).
[2C] La commission n°3 sur l’égalité des chances,
la promotion de la diversité et l’insertion des [10F] La commission n°5 sur l’égalité des chances,
jeunes de Saint-Martin (commission n°5 ailleurs la promotion de la diversité et l’insertion des
outre-mer) nous semble mettre l’accent sur une jeunes de l’Hexagone (commission n°7 outre-mer)
politique de quotas pour éliminer les barrières à nous semble mettre l’accent sur la création
l’emploi pour les originaires de l’île ; sur la d’internats d’excellence dans chaque DOM-TOM et
coopération avec la partie hollandaise et les États le développement à grande échelle de convention
voisins en matière de formation et d’emploi ; sur type Henri-IV.
l’enseignement de l’anglais.
[10L] La commission n°10.1 sur «l’égalité et les
[3G7] La commission n°7 sur l’égalité des chances, discriminations» de l’Hexagone met l’accent sur
la promotion de la diversité et l’insertion des un outil d’analyse élaboré par l’INSEE ; la
jeunes de la Martinique nous semble mettre continuité territoriale ; la santé globale des
l’accent sur les associations de quartier, le repérage UltramarinEs sans distinction d’orientation
précoce des familles en difficulté, la prise en charge sexuelle ; la création de Maisons des UltramarinEs.
des frais de déplacement des jeunes postulantEs
aux concours publics... [10N] La commission n°12 sur «les autres
problématiques liées à l’éloignement» de
[4B] La commission n°3 sur l’égalité des chances, l’Hexagone met l’accent sur les
la promotion de la diversité et l’insertion des télécommunications (par exemple en téléphonie,
jeunes de la Guyane (commission n°7 ailleurs Internet ou télémédecine) ; la mobilité des
outre-mer) nous semble mettre l’accent sur la prise fonctionnaires et salarié(e)s du privé ; les congés
en compte de l’histoire des peuples autochtones et bonifiés ; une fondation de l’outre-mer.
des pays voisins ; sur la prise en charge de la
médecine scolaire par les centres de santé dans les
zones rurales.

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THEME N°8 - L’IDENTITE, LA CULTURE [8] La commission n°8 sur l’identité, la culture et
ET LA MEMOIRE : la mémoire de Mayotte nous semble mettre
l’accent sur la création d’un Centre du patrimoine
mahorais, d’un Institut de recherche sur les
Les commissions relatives à l’identité, à la langues et des civilisations, d’une Direction
culture et à la mémoire mettent l’accent sur régionale aux affaires culturelles, d’un Office
l’enseignement et la promotion des langues départemental de la culture et d’un réseau de salle
et cultures créoles (médias, musées de spectacles et de scènes.
d’histoire, d’art et de traditions
populaires) ; le recensement et la [9BC] La commission n°6 sur «La promotion de la
valorisation des lieux de mémoire et culture polynésienne et le développement culturel
porteurs de tradition (en lien avec et artistique en Polynésie française» nous semble
l’enseignement et le tourisme) ; le mettre l’accent sur le soutien et la contribution
recrutement de créolophones pour les gouvernementale à la promotion la culture
crèches et écoles maternelles. polynésienne.
[1] La commission n°8 sur l’identité, la culture et la [9BC] La commission n°7 sur «Gérer l’après-
mémoire de la Guadeloupe nous semble mettre nucléaire : mémoire, reconnaissance et
l’accent sur la langue créole ; la protection des responsabilités» nous semble mettre l’accent sur la
patrimoines architecturaux, urbains et paysagers ; reconnaissance des responsabilités, notamment
la création d’un musée régional d’histoire, d’art et sur le chapitre des conséquences sanitaires et
de traditions populaires et d’un musée d’art environnementales ; le devoir de mémoire ;
contemporain. l’indemnisation des victimes.
[3H8] La commission n°8 sur l’identité, la culture [10C2] La commission n°2 sur l’identité, la culture
et la mémoire de la Martinique nous semble mettre et la mémoire de l’Hexagone (commission n°8
l’accent sur la production et la distribution des outre-mer) nous semble mettre l’accent sur la
produits artistiques et culturels ; le recensement et création de musées de l’esclavage ; les porteurs de
la valorisation des lieux de mémoire ; tradition ; l’octroi de crédits pour la production
l’enseignement de la faune, de la flore et de audiovisuelle et cinématographique ultramarine ;
l’histoire de la Caraïbe... l’autonomie de RFO.
[4B] La commission n°4 sur l’identité, la culture et [10J3] La commission n°9.1 sur «la culture et la
la mémoire de la Guyane (commission n°8 ailleurs visibilité» de l’Hexagone met l’accent sur la
outre-mer) nous semble mettre l’accent sur la production d’œuvres télévisuelles intégrant les
réalisation d’un maillage dans l’ensemble du UltramarinEs, l’extension du code de l’industrie
département d’équipements culturels de proximité cinématographique à l’outre-mer ou la création
(conservatoires, médiathèques, plan de d’un lieu de rencontres autour des outre-mers à
recrutement et de formation...). Paris.
[6H] La commission n°8 sur l’identité, la culture et [10K2] La commission n°9.2 sur «mémoire et
la mémoire de La Réunion met l’accent sur : identité» de l’Hexagone met l’accent sur la
l’accueil en créole à l’école maternelle ; un centre formation des décideurEs de l’État à la
de ressources des arts vivants et visuels (avec un connaissance des outre-mer et à l’histoire de
centre régional du livre) ; l’exonération des charges l’esclavage ; sur la mise à disposition des émissions
pour les associations culturelles ; le chèque emploi de RFO sur France 3, France 2 et France 5 à des
associatif ; le respect de la loi du 1% artistique. heures de grande écoute.
[7A] La commission sur l’identité et
l’environnement régional de SPM nous semble
mettre l’accent sur la mise en valeur du patrimoine
culturel et touristique (forge Lebailly, île aux
Marins) ; sur la promotion de l’archipel auprès des
généalogistes (réunion en 2011 de représentantEs
du Pays basque).

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LES TOPOS Thèmes n°1 à 12 Thème n°1 - Thème n°2 - Thème n°3 - Thème n°4 - Thème n°5 - Thème n°6 - Thème n°7 - Thème n°8 -
DE L’ACCD’OM La formation Les productions Les grands projets La rénovation La gouvernance L’insertion L’égalité L’identité, la culture
des prix, les circuits locales et structurants et du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
de distribution les conditions les conditions et la formation institutionnelles d’outre-mer dans la promotion
et le pouvoir d’achat d’un développement du développement durable professionnelle locales, adaptation leur environnement de la diversité
endogène des administrations régional et l’insertion
centrales) des jeunes
FRANCE ENTIERE Les rapports publics Les commissions Les commissions Les commissions relatives Les commissions Les commissions Les commissions Les commissions Les commissions relatives
remis au 31 août 2009 relatives à la formation relatives aux grands projets relatives à la rénovation relatives relatives à l’insertion relatives à l’égalité à l’identité, à la culture
dans le cadre des prix, aux circuits aux productions locales structurants et aux conditions du dialogue social à la gouvernance des départements des chances, et à la mémoire mettent
des États généraux de distribution et et aux conditions du développement durable et à la formation mettent l’accent d’outre-mer dans leur à la promotion l’accent
de l’outre-mer lancés, au pouvoir d’achat d’un développement mettent l’accent professionnelle mettent sur le passage à l’article environnement régional de la diversité sur l’enseignement
en France ultramarine mettent l’accent sur endogène mettent sur le développement l’accent 74 de la Constitution mettent l’accent sur et à l’insertion et la promotion
comme dans une exigence l’accent des énergies renouvelables ; sur le développement (oui pour les liens économiques, des jeunes mettent des langues et cultures
l’Hexagone, le 19 de transparence sur sur l’accompagnement l’amélioration des syndicats dans la Guadeloupe, non culturels l’accent sur la formation créoles (médias, musées
février 2009 mettent les parts du transport des producteurs locaux des infrastructures (routes, les entreprises pour la Martinique) et institutionnels avec des élèves et de leur d’histoire, d’art
l’accent et des taxes dans et notamment ports) et transports (notamment, de moins et sur des collectivités les pays voisins famille à l’orientation ; et de traditions
sur la transparence les prix ; le contrôle par des exploitations en commun ; l’amélioration de dix salariéEs) ; uniques regroupant (intégration le suivi précoces populaires) ;
des prix outre-mer et, l’État du prix des cent familiales ; du tissu urbain (habitat, «Plan sur la formation région et département d’organisations des «border line» ; le recensement
dans l’Hexagone produits de première le développement Marshall» pour le logement des patrons au droit (en Guadeloupe comme internationales comme l’enseignement précoce et la valorisation des lieux
comme outre-mer, nécessité ; les limites des produits social à La Réunion, villes du travail ; à la Martinique) ; Saint- le Mercosur pour de l’anglais (Saint- de mémoire et porteurs
sur l’exigence des infrastructures transformés ; nouvelles en Guyane, centres- sur la transparence Pierre-&-Miquelon (déjà la Guyane, échanges Martin) ou du français de tradition (en lien avec
républicaine portuaires ou la protection des eaux villes pour la Guadeloupe). des financements régie par l’article 74) universitaires pour (Mayotte) ; la prise l’enseignement
de continuité de la réglementation territoriales pour de la formation ; évoque les dotations la Martinique, en charge et le tourisme) ;
territoriale. du transport maritime une meilleure gestion sur la formation insuffisantes de l’État participation du déplacement vers le recrutement
(notamment, des pêches ; des jeunes sans dans le cadre à la négociation l’Hexagone de créolophones pour
sur l’octroi de mer). le développement qualification (la des compétences des accords de pêche des candidatEs les crèches et écoles
du tourisme ; le tout, Martinique évoque transférées (santé, pour La Réunion...). aux concours maternelles.
en lien avec le respect des «classes routes, déchets). de la fonction publique.
de l’environnement. préparatoires au CAP»).
971 - Les États généraux [1] La commission n°1 [1] La commission n°2 [1] La commission n°3 sur [1] La commission n°4 [1] La commission n°5 [1] La commission n°6 [1] La commission n°7 [1] La commission n°8
GUADELOUPE de l’outre-mer sur la formation sur les productions les grands projets structurants sur la rénovation sur la gouvernance sur l’insertion sur l’égalité sur l’identité, la culture
(ÉGOM) des prix, les circuits locales et les conditions et les conditions du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
en Guadeloupe nous de distribution d’un développement du développement durable et la formation institutionnelles locales, d’outre-mer dans leur la promotion de la Guadeloupe nous
semblent mettre et le pouvoir d’achat endogène de la Guadeloupe nous semble professionnelle adaptation environnement régional de la diversité semble mettre l’accent
l’accent sur de la Guadeloupe nous de la Guadeloupe nous mettre l’accent de la Guadeloupe nous des administrations de la Guadeloupe nous et l’insertion des jeunes sur la langue créole ;
une information semble mettre l’accent semble mettre l’accent sur la réalisation semble mettre l’accent centrales) semble mettre l’accent de la Guadeloupe nous la protection
publique sur les prix, sur une exigence sur l’habitat, des engagements déjà pris sur les organisations de la Guadeloupe nous sur les RUP et les PTOM semble mettre l’accent des patrimoines
la concurrence d’information publique les déchets, le sport en la matière (sic), syndicales locales, semble mettre l’accent au niveau européen sur la formation architecturaux, urbains
et l’octroi de mer ; régulière (sur les prix, et l’économie (pêche, sur le patrimoine, les centres- le développement sur l’article 74 ainsi que sur le projet des élèves et de leur et paysagers ; la création
la production locale les revenus, voile, transformation villes, le développement des branches de la Constitution OHADAC (Organisation famille à l’orientation d’un musée régional
alimentaire ; un label la concurrence, agroalimentaire, de filières d’excellence comme professionnelles ou (collectivité unique) pour l’harmonisation (singulièrement d’histoire, d’art
pour développer les taxes...), ainsi que distribution le pôle santé... le renforcement dans le maintien du droit des affaires des «border line») et de traditions populaires
le tourisme ; sur la production locale de la production locale, de la région comme de l’identité législative dans la Caraïbe). et sur la création et d’un musée d’art
des pôles d’excellence et la consommation labels, octroi de mer, pilote de la formation prévue par l’article 73. d’un centre polyvalent contemporain.
(santé, sport) ; d’énergies fossiles. tourisme...). professionnelle. pour le traitement
les transports ; thérapeutique.
le suivi des ÉGOM.
972 - Les États généraux [3A] La commission n°1 [3B1] La commission [3C] La commission n°3 [3D] La commission n°4 [3E] La commission n°5 [3F] La commission n°6 [3G7] La commission [3H8] La commission n°8
MARTINIQUE de l’outre-mer sur la formation n°2 sur les productions sur les grands projets sur la rénovation sur la gouvernance sur l’insertion n°7 sur l’égalité sur l’identité, la culture
(ÉGOM) en Martinique des prix, les circuits locales et les conditions structurants et les conditions du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
nous semblent mettre de distribution d’un développement du développement durable et la formation institutionnelles locales, d’outre-mer dans leur la promotion de la Martinique nous
l’accent sur les petits et le pouvoir d’achat endogène de la Martinique nous semble professionnelle adaptation environnement régional de la diversité semble mettre l’accent
commerces, de la Martinique nous de la Martinique nous mettre l’accent sur les enjeux de la Martinique nous des administrations de la Martinique nous et l’insertion des jeunes sur la production
la protection semble mettre l’accent semble mettre l’accent environnementaux (eau semble mettre l’accent centrales) semble mettre l’accent de la Martinique nous et la distribution
des zones agricoles, sur l’information sur la protection potable...), la maîtrise sur le financement de la Martinique nous sur les échanges semble mettre l’accent des produits artistiques
les enjeux des consommateurs, des zones agricoles ; des dépenses en énergie, de l’organisation semble mettre l’accent économiques avec sur les associations et culturels ;
environnementaux, la modernisation le développement un plan intégré de transport, des branches, sur le «trop plein les îles voisines ; de quartier, le repérage le recensement
l’organisation des petits commerces, de produits la sanctuarisation d’espaces la formation institutionnel» la mobilité des élèves, précoce des familles et la valorisation des lieux
des branches une plate-forme transformés ; à protéger... des partenaires sociaux et l’évolution vers étudiants, enseignants en difficulté, la prise de mémoire ;
professionnelles logistique régionale l’ouverture au droit du travail, une collectivité unique et chercheurs ; en charge des frais l’enseignement
et la création d’une en zone franche ou aux Caraïbes ; l’agence une classe préparatoire régie par l’article 73 les émissions télévisées de déplacement de la faune, de la flore
collectivité unique la sanctuarisation des aires maritimes au CAP pour les jeunes de la Constitution. sur la Caraïbe. des jeunes postulantEs et de l’histoire
régie par l’article 73 du port. protégées. sans formation... aux concours publics... de la Caraïbe...
de la Constitution.

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LES TOPOS Thèmes n°1 à 12 Thème n°1 - Thème n°2 - Thème n°3 - Thème n°4 - Thème n°5 - Thème n°6 - Thème n°7 - Thème n°8 -
DE L’ACCD’OM La formation Les productions Les grands projets La rénovation La gouvernance L’insertion L’égalité L’identité, la culture
des prix, les circuits locales et structurants et du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
de distribution les conditions les conditions et la formation institutionnelles d’outre-mer dans la promotion
et le pouvoir d’achat d’un développement du développement durable professionnelle locales, adaptation leur environnement de la diversité
endogène des administrations régional et l’insertion
centrales) des jeunes
973 - GUYANE [4A] Les États [4B] La commission n°7 [4B] La commission n°8 [4B] La commission n°5 sur [4B] La commission n°2 [4B] La commission n°1 [4B] La commission n°6 [4B] La commission n°3 [4B] La commission n°4
généraux de l’outre- sur la formation sur les productions les grands projets structurants sur la rénovation sur la gouvernance sur l’insertion sur l’égalité sur l’identité, la culture
mer en Guyane nous des prix, les circuits locales et les conditions et les conditions du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
semblent mettre de distribution d’un développement du développement durable et la formation institutionnelles locales, d’outre-mer dans leur la promotion de la Guyane (commission
l’accent et le pouvoir d’achat endogène de la Guyane de la Guyane (commission n°3 professionnelle adaptation environnement régional de la diversité n°8 ailleurs outre-mer)
sur l’amélioration de la Guyane (commission n°2 ailleurs outre-mer) nous de la Guyane des administrations de la Guyane et l’insertion des jeunes nous semble mettre
de l’accès (commission n°1 ailleurs outre-mer) nous semble mettre l’accent (commission n°4 centrales) de la Guyane (commission n°6 de la Guyane l’accent sur la réalisation
aux communes ailleurs outre-mer) semble mettre l’accent sur le développement ailleurs outre-mer) nous (commission n°5 ailleurs outre-mer) (commission n°7 d’un maillage dans
de l’intérieur, la santé propose la réalisation sur le développement de microprojets adaptés semble mettre l’accent ailleurs outre-mer) nous définit comme ailleurs outre-mer) nous l’ensemble
en zone rurale, et la publication des baux à ferme ; au marché local et la création sur l’instauration d’une semble mettre l’accent prioritaires semble mettre l’accent du département
la structuration régulière d’enquêtes sur l’aide à l’émergence de villes nouvelles sur l’île réunion annuelle sur la création le développement sur la prise en compte d’équipements culturels
de la filière agricole, les prix ; sur la levée d’opérateurs de Cayenne. obligatoire d’un ministère - de lignes aériennes de l’histoire des peuples de proximité
la création d’un relais de l’exclusivité de déforestage ; des directions de plein exercice - vers l’Amérique du Sud autochtones et des pays (conservatoires,
communautaire entre de pavillon. l’accompagnement et des salariéEs pour du développement et sur l’adhésion voisins ; sur la prise médiathèques, plan
les populations de l’agriculture les petites entreprises de l’outre-mer de la Guyane en charge de recrutement
traditionnelles et familiale. et sur la transparence et sur la création d’une au Caricom, de la médecine scolaire et de formation...).
les décideurEs des financements cour d’appel au Mercosur, à l’OEA par les centres de santé
institutionnelLEs... de la formation de Cayenne. et à l’IIRSA. dans les zones rurales.
professionnelle.
974 - LA REUNION [5] Les États [6A1] La commission [6B] La commission n°2 [6C] La commission n°3 sur [6D] La commission n°4 [6E] La commission n°5 [6F] La commission n°6 [6G] La commission n°7 [6H] La commission n°8
généraux de l’outre- n°1 sur la formation sur les productions les grands projets structurants sur la rénovation sur la gouvernance sur l’insertion sur l’égalité sur l’identité, la culture
mer à La Réunion des prix, les circuits locales et les conditions et les conditions du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
nous semblent mettre de distribution d’un développement du développement durable et la formation institutionnelles locales, d’outre-mer dans leur la promotion de La Réunion met
l’accent sur un «Plan et le pouvoir d’achat endogène de La de La Réunion nous semble professionnelle adaptation environnement régional de la diversité l’accent sur : l’accueil
Marshall» pour de La Réunion souhaite Réunion nous semble mettre l’accent sur un «Plan de La Réunion nous des administrations de La Réunion nous et l’insertion des jeunes en créole à l’école
le logement social, renforcer la régulation mettre l’accent Marshall» pour le logement semble mettre l’accent centrales) de La semble mettre l’accent de La Réunion nous maternelle ; un centre
la création d’une de la concurrence, sur la distribution social ; le lancement sur le développement Réunion nous semble sur la participation semble mettre l’accent de ressources des arts
«UniverCité de tous rapprocher de «Tickets produits d’un GERRI social ; la création de la mobilité mettre l’accent de La Réunion comme sur l’apprentissage vivants et visuels (avec
les savoirs», les consommateurs pays» pour fidéliser d’une Maison des civilisations professionnelle vers sur le refus du cumul observateur du français langue un centre régional
une gestion globale des producteurs locaux le consommateur et de l’unité réunionnaise. l’Hexagone ; de mandats aux négociations seconde en milieu du livre) ; l’exonération
de l’eau, la création et augmenter la pouvoir et sur la création sur la formation et sur la création internationales créolophone des charges pour
d’une compagnie des consommateurs. d’un fonds de soutien et la promotion interne d’un Institut régional de l’océan Indien et sur des stages les associations
maritime régionale ou aux cantines scolaires de fonctionnaires d’administration. (accords de pêche...). d’immersion dans tous culturelles ; le chèque
d’une plate-forme pour acheter «local». créolophones. les lieux de vie emploi associatif ;
de coopération de la population pour le respect de la loi du 1%
régionale. les enseignantEs. artistique.
975 - SAINT- Les États généraux [7C] La commission [7C] La commission [7C] La commission [7B] La commission [7D] La commission [7A] La commission [7B] La commission [7A] La commission
PIERRE- de l’outre-mer sur l’économie sur l’économie sur l’économie sur le travail, l’emploi sur le statut de SPM sur l’identité sur le travail, l’emploi sur l’identité
&-MIQUELON à Saint-Pierre-&- et le développement et le développement et le développement de SPM et la formation de SPM nous semble mettre et l’environnement et la formation de SPM et l’environnement
Miquelon (SPM) nous de SPM nous semble de SPM nous semble nous semble mettre l’accent nous semble mettre l’accent régional de SPM nous nous semble mettre régional de SPM nous
semblent mettre mettre l’accent mettre l’accent sur sur la construction d’un port l’accent sur l’aide sur l’insuffisance semble mettre l’accent l’accent sur la création semble mettre l’accent
l’accent sur la transparence une desserte maritime à Miquelon ; la pose d’un câble à l’exercice des dotations de l’État sur la création d’un pôle unique sur la mise en valeur
sur la création des prix fiable et à des prix numérique entre l’archipel des mandats face au transfert d’un parking pour d’information du patrimoine culturel
d’un parking pour de l’alimentation raisonnables ; et Terre-Neuve ; syndicaux ; la création de compétences les voyageurs et d’orientation par et touristique (forge
les voyageurs et la lisibilité du coût sur la desserte la réorganisation de la filière d’un Conseil (notamment sociales) du Canada ; la mutualisation du CIO, Lebailly, île aux Marins) ;
du Canada de transport combinée de l’archipel pêche et aquaculture en vue des syndicats qui et aux charges sur la création à SPM du Pôle emploi sur la promotion
et d’un Conseil des importations ; via les deux ports d’exploiter la totalité anticiperait d’éventuels structurelles d’un bureau et du STEFP ; de l’archipel auprès
des syndicats, la fixation des prix de Fortune et Halifax, des quotas attribués ; conflits ; une formation de l’archipel de l’Europe ; la création d’un fonds des généalogistes
le soutien aux jeunes de produits de première le premier étant la réouverture de l’antenne professionnelle (notamment pour sur la participation de soutien pour (réunion en 2011
qui passent nécessité ; apprécié des petits Ifremer à SPM. favorisant l’entretien des routes de SPM aux relations les jeunes qui doivent de représentantEs du Pays
des concours dans le renforcement commerçants l’employabilité dans et la collecte bilatérales franco- se rendre dans basque).
l’Hexagone, du service et permettant de sortir l’industrie canadienne et le traitement canadiennes. l’Hexagone passer
la réévaluation de la concurrence, de l’archipel par des hydrocarbures. des déchets) ; les concours
du coût de transfert de la consommation le transport de voitures. sur l’intérêt mitigé de la fonction publique.
des compétences et de la répression de conserver le système
sociales... des fraudes. social et de santé
spécifique à l’archipel.

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LES TOPOS Thèmes n°1 à 12 Thème n°1 - Thème n°2 - Thème n°3 - Thème n°4 - Thème n°5 - Thème n°6 - Thème n°7 - Thème n°8 -
DE L’ACCD’OM La formation Les productions Les grands projets La rénovation La gouvernance L’insertion L’égalité L’identité, la culture
des prix, les circuits locales et structurants et du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
de distribution les conditions les conditions et la formation institutionnelles d’outre-mer dans la promotion
et le pouvoir d’achat d’un développement du développement durable professionnelle locales, adaptation leur environnement de la diversité
endogène des administrations régional et l’insertion
centrales) des jeunes
976 - MAYOTTE [8] Les États [8] La commission n°1 [8] La commission n°2 [8] La commission n°4 [8] La commission n°5 [8] La commission n°3 [8] La commission n°7 [8] La commission n°6 [8] La commission n°8
généraux de l’outre- sur la formation sur les productions sur le développement sur le dialogue social sur le foncier sur l’insertion régionale sur la formation sur l’identité, la culture
mer à Mayotte nous des prix de Mayotte locales de Mayotte économique et l’emploi durable de Mayotte nous de Mayotte nous de Mayotte nous de Mayotte nous semble et la mémoire de Mayotte
semblent mettre nous semble mettre nous semble de Mayotte nous semble semble mettre l’accent semble mettre l’accent semble mettre l’accent mettre l’accent nous semble mettre
l’accent sur la l’accent sur la réduction mettre l’accent mettre l’accent sur l’aide sur le relèvement sur la création sur la modernisation sur la création l’accent sur la création
réduction des prix des prix d’une centaine sur l’aide à la création d’entreprises ; du plafond et des taux d’un établissement de l’aéroport et de structures d’un Centre du patrimoine
d’une centaine de de produits de première aux producteurs locaux. l’amélioration des routes ; de cotisation du régime public foncier ; la création d’une piste d’apprentissage mahorais, d’un Institut
produits de première nécessité ; l’organisation d’un réseau de base des retraites ; la régularisation longue ; la promotion du français dès l’âge de recherche sur
nécessité ; les filières sur le désenclavement de transports en commun la mise en place foncière des terrains d’un tourisme de deux ans ; les langues
de production locale ; aérien ; sur terrestre et maritime ; des régimes de retraite du conseil général ; respectueux la création d’une et des civilisations, d’une
la création d’un une meilleure la formation des cadres («coup complémentaire ARRCO la sortie de l’indivision de l’environnement ; université ; la formation Direction régionale
établissement public concurrence entre de pouce à l’excellence»). et AGIRC ; par le recensement la promotion dans trois secteurs aux affaires culturelles,
foncier ; petite et grande la convergence du SMIG des parcelles pour de la télémédecine ; d’activité (agriculture, d’un Office départemental
l’amélioration distribution. mahorais vers le SMIC lesquelles la levée sportif et socioculturel, de la culture
des routes ; national ; l’emploi les successions ne sont des interdictions sanitaire et social). et d’un réseau de salle
de meilleures obligatoire pas réglées. imposées par les États de spectacles
retraites ; la création de personnes voisins en matière et de scènes.
d’une université. handicapées. sportive.
978 - SAINT- [2D] Les États [2A] La commission n°1 [2B] La commission n°2 [2C] La commission n°3
MARTIN généraux de l’outre- sur la formation sur les productions sur l’égalité des
mer à Saint-Martin des prix, les circuits locales et les conditions chances, la promotion
nous semblent mettre de distribution d’un développement de la diversité et
l’accent et le pouvoir d’achat endogène de la Saint- l’insertion des jeunes de
sur la création de Saint-Martin nous Martin nous semble St-Martin (commission
de filières locales semble mettre l’accent mettre l’accent n°5 ailleurs outre-mer)
de pêche, sur l’évolution sur l’adaptation des nous semble mettre
d’agriculture de la collectivité vers normes européennes l’accent sur une
et d’élevage ; une place commerciale à la situation politique de quotas pour
l’élimination caribéenne ou de la collectivité et sur éliminer les barrières
des transporteurs sur l’établissement la sécurité des à l’emploi pour
de fret qui ne sont pas d’une liste officielle personnes qui doit être les originaires de l’île ;
en règle ; de transporteurs améliorée pour attirer sur la coopération avec
l’enseignement autorisés dans les touristes, ainsi que la partie hollandaise et
de l’anglais ; les zones portuaires sur l’établissement les États voisins
le recrutement et aéroportuaires. des limites des eaux en matière de formation
de jeunes originaires territoriales pour et d’emploi ; sur
par l’Éducation la gestion des l’enseignement de
nationale. ressources halieutiques. l’anglais.
987 - POLYNESIE [9BCP] Les États [9K] La commission n°3 [9I] La commission n°1 [9I] La commission n°1 [9L] La commission n°4 [9N] La commission n°6
FRANÇAISE généraux de l’outre- sur «Le renforcement sur «La Polynésie française sur «La Polynésie sur «Le renforcement sur «La promotion de
mer en Polynésie de la contribution face au choc de la crise française face au choc de l’efficacité la culture polynésienne et
française (PF) nous des productions locales économique et financière : de la crise économique des institutions le développement culturel
semblent mettre au développement plan de relance et financière : plan de la Polynésie et artistique en Polynésie
l’accent sur le manque économique et renforcement de la cohésion de relance française» nous semble française» nous semble
de visibilité et la promotion sociale» dresse un état et renforcement mettre l’accent mettre l’accent sur le
sur le long terme d’un développement des lieux dont l’idée sous- de la cohésion sociale» sur la nécessité soutien et la contribution
des politiques endogène au bénéfice jacente semble être le manque dresse un état des lieux de donner gouvernementale à la
publiques, des Polynésiens» nous de visibilité à long terme dont l’idée sous-jacente aux politiques publiques promotion de la culture
l’élaboration d’une loi semble mettre l’accent et la promotion semble être le manque une visibilité sur le long polynésienne.
de pays pour sur la protection de l’autosuffisance. de visibilité à long terme.
le développement de l’activité productrice. terme et la promotion [9O] La commission n°7
de l’intercommunalité, [9J] La commission n°2 de l’autosuffisance. [9M] La commission sur «Gérer l’après-
la promotion sur «Grands projets n°5 sur «La mise nucléaire : mémoire,
de la culture structurants en œuvre reconnaissance et
polynésienne, et développement durable» d’un partenariat rénové responsabilités» nous
la mémoire de Polynésie française nous entre la Polynésie semble mettre l’accent sur
des victimes semble mettre l’accent française, la reconnaissance des
du nucléaire... sur des réformes profondes, les communes et l’État» responsabilités,
fondamentales nous semble mettre notamment sur le chapitre
et indispensables et non plus l’accent des conséquences
de simples ajustements. sur l’élaboration d’une sanitaires et
loi de pays pour environnementales ; le
développer devoir de mémoire ;
l’intercommunalité. l’indemnisation
des victimes.

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DE L’ACCD’OM La formation Les productions Les grands projets La rénovation La gouvernance L’insertion L’égalité L’identité, la culture
des prix, les circuits locales et structurants et du dialogue social (évolutions des départements des chances, et la mémoire
de distribution les conditions les conditions et la formation institutionnelles d’outre-mer dans la promotion
et le pouvoir d’achat d’un développement du développement durable professionnelle locales, adaptation leur environnement de la diversité
endogène des administrations régional et l’insertion
centrales) des jeunes
HEXAGONE Les commissions [10H] La commission [10D2] La commission [10G] La commission n°6 [10E] La commission [10I2] La commission [10B1] La commission [10F] La commission [10C2] La commission n°2
des États généraux n°7 sur «la formation n°3 sur «les sur «les grands projets n°4 sur «la rénovation n°8 sur «la n°1 sur «l’insertion n°5 sur «l’égalité sur «l’identité, la culture
de l’outre-mer dans des prix, les circuits productions locales et structurants et les conditions du dialogue social gouvernance des départements des chances, et la mémoire»
l’Hexagone tournées de distribution les conditions du développement durable» et la formation (évolutions d’outre-mer dans leur la promotion de l’Hexagone
vers l’Hexagone et le pouvoir d’achat» d’un développement de l’Hexagone (commission professionnelle» institutionnelles locales, environnement de la diversité (commission n°8 outre-
mettent l’accent sur de l’Hexagone endogène» n°3 outre-mer) met l’accent de l’Hexagone adaptation régional» de l’Hexagone et l’insertion mer) met l’accent
une production (commission n°1 outre- de l’Hexagone sur le développement (commission n°4 outre- des administrations (commission n°6 outre- des jeunes» sur la préservation
audiovisuelle mer) met l’accent (commission n°2 outre- de l’énergie hydraulique mer) met l’accent centrales)» mer) souhaite de l’Hexagone et la transmission
intégrant sur le soutien aux petits mer) met l’accent et de fermes de micro-algues sur la lutte contre de l’Hexagone la facilitation de l’octroi (commission n°7 outre- des traditions
des Ultramarin(e)s ; commerces ; sur l’autonomie dans les Antilles grâce les monopoles privés, (commission n°5 outre- de visas mer) met l’accent et mémoires ;
la formation un observatoire alimentaire, à des financements alternatifs. la continuité territoriale, mer) met l’accent aux ressortissant(e)s sur la création la promotion
des décideurEs de la concurrence ; la rénovation du produit la formation tout sur l’article 73 des pays voisins d’internats d’excellence de la création artistique
publics à l’histoire le respect de la loi touristique ou la mise au long de la vie dans de la Constitution ; et la définition d’une dans chaque DOM-TOM dans et hors les îles ;
des outre-mers ; d’orientation de l’outre- en avant de réussites toutes les entreprises. une conférence entre politique forte pour et le développement la politique culturelle
la continuité mer du 13 décembre d’entrepreneurEs Martinique la Caraïbe et l’océan à grande échelle outre-mer.
territoriale ; 2000. ultramarinEs. et Guadeloupe ; Indien. de convention type
une structure fédérale une assemblée unique Henri-IV.
ou emblématique. en Guyane.
Les commissions [10M] La commission n°11 [10O] La commission [10L] La commission [10J3] La commission
des États généraux sur «le sport» de l’Hexagone n°10.2 sur «la n°10.1 sur «l’égalité et n°9.1 sur «la culture
de l’outre-mer dans met l’accent sur l’accueil, citoyenneté» les discriminations» et la visibilité»
l’Hexagone tournées l’orientation de l’Hexagone demande de l’Hexagone met de l’Hexagone met
vers l’outre-mer et l’accompagnement un Observatoire l’accent sur un outil l’accent sur la production
mettent l’accent des sportifs et athlètes de la citoyenneté d’analyse élaboré par d’œuvres télévisuelles
sur l’octroi de visas ultramarins ; de l’outre-mer dans l’INSEE ; la continuité intégrant les UltramarinEs,
aux ressortissantEs sur la participation l’Hexagone ; territoriale ; la santé l’extension du code
des pays voisins ; des sélections ultramarines la représentativité globale de l’industrie
la création de musées aux compétitions des Ultramarin(e)s des UltramarinEs sans cinématographique
de l’esclavage ; internationales ; de l’Hexagone dans distinction d’orientation à l’outre-mer ou
l’autonomie sur la redistribution la vie politique ; sexuelle ; la création la création d’un lieu
alimentaire et la lutte des indemnités de formation une campagne de Maisons de rencontres autour
contre les monopoles aux clubs formateurs. d’information des UltramarinEs. des outre-mers à Paris.
privés. sur l’outre-mer ; un(e)
référent(e) interface [10N] La commission [10K2] La commission
auprès de l’État. n°12 sur «les autres n°9.2 sur «mémoire
problématiques liées et identité» de l’Hexagone
à l’éloignement» met l’accent
de l’Hexagone met sur la formation
l’accent sur des décideurEs de l’État
les télécommunications à la connaissance
(par exemple des outre-mer
en téléphonie, Internet et à l’histoire
ou télémédecine) ; de l’esclavage ;
la mobilité sur la mise à disposition
des fonctionnaires des émissions de RFO
et salarié(e)s du privé ; sur France 3, France 2
les congés bonifiés ; et France 5 à des heures
une fondation de grande écoute.
de l’outre-mer.

Certains topos sont précédés d’une référence entre crochets qui renvoie les personnes soucieuses d’aller plus loin aux rapports eux-mêmes, disponibles sur Internet : il conviendra pour cela de consulter au choix l’un des deux premiers documents suivants
qui, précédemment publiés par l’ACCD’OM, indiquent l’adresse Internet correspondante (le présent document étant par ailleurs l’annexe du troisième). - David AUERBACH CHIFFRIN, chargé de mission de l’ACCD’OM pour les États généraux de l’outre-mer
(ÉGOM)

[1] Relevé simplifié des rapports publics remis dans le cadre des ÉGOM au 31 août 2009 | http://www.etatsgenerauxoutre-mer.net/20090831-99.pdf
[2] Relevé détaillé des rapports publics remis dans le cadre des ÉGOM au 31 août 2009 | http://www.etatsgenerauxoutre-mer.net/20090831-98.pdf
[3] Une synthèse des ÉGOM sur la base des rapports publics remis au 31 août 2009 | http://www.etatsgenerauxoutre-mer.net/20090831-96.pdf

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971 - Guadeloupe

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) en Guadeloupe nous


semblent mettre l’accent sur une information publique sur les
prix, la concurrence et l’octroi de mer ; la production locale
alimentaire ; un label pour développer le tourisme ; des pôles
d’excellence (santé, sport) ; les transports ; le suivi des ÉGOM.

[1] Rapport d’étape des ateliers des ÉGOM en Guadeloupe


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090724-99.pdf
(ATTENTION : ce document de 23,6 Mo est très lourd à télécharger !)

ATELIER N°1 - LA FORMATION DES PRIX, LES CIRCUITS


DE DISTRIBUTION ET LE POUVOIR D’ACHAT :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°1 sur la formation des prix, les circuits de


distribution et le pouvoir d’achat de la Guadeloupe nous semble
mettre l’accent sur une exigence d’information publique régulière
(sur les prix, les revenus, la concurrence, les taxes...), ainsi que
sur la production locale et la consommation d’énergies fossiles.

La présidente Delile DIMAN, présidente de la Société des économistes de la Guadeloupe,


émet les propositions suivantes :

1.1. Délivrer régulièrement de l’information à destination de tous (société civile, pou voirs
publics et presse) sur l’évolution des prix, des revenus, les conditions d’exercice de la
concurrence et les comportements de consommation - La mise en place d’un Comité
régional de l’information économique et social (CRIES) pourrait être déterminante, à côté
de structures existantes (Observatoire des prix et CESR, en particulier) ou futures (Bureau
d’études ouvrières prévu par le protocole du 4 mars 2009) ;

34
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1.2. Informer les consommateurs sur la nature et le montant des taxes qu’ils acquittent en
rendant obligatoire l’inscription de l’octroi de mer à côté de la TVA sur les factures ;

1.3. S’assurer que les règles de la concurrence sont bien respectées pour aboutir à un juste
prix pour le consommateur, notamment en diligentant des enquêtes par les services de
l’État (DGCCRF) ;

1.4. Inciter les importateurs à utiliser les régimes douaniers mis à leur disposition dans
l’enceinte de la zone franche de Pointe-à-Pitre, de façon à optimiser leur gain de
trésorerie ;

1.5. Renforcer le rôle des associations de défense des consommateurs en matière de suivi
des coûts et des prix ;

1.6. Renforcer les missions de la cellule «Conseil aux entreprises» (services douaniers) :
vulgariser les régimes douaniers suspensifs du paiement des taxes, et veiller au suivi des
coûts et prix à l’importation ;

1.7. Mettre en place une procédure de remboursement de l’octroi de mer sur les produits
exportés équivalente à celle de la TVA ;

1.8. Susciter la réflexion sur les choix de consommation

1.9. Mettre l’accent sur la formation et l’information des consommateurs pour en faire des
consommateurs avertis ;

1.10.a. Taxer plus sévèrement la publicité, publicité papier notamment, au profit des
budgets des collectivités ; b. De même, il faudrait contrôler l’implantation des panneaux
publicitaires, avec augmentation de la redevance ;

1.11. Renforcer la police de l’environnement, prévoir des pénalités et les rendre


exécutoires ;

1.12. Soutenir le mouvement de défense des consommateurs et lui donner les moyens de
s’informer pour qu’il puisse pleinement assurer le rôle que la population attend de lui ;

1.13. Élaborer un modèle de consommation propre à la Guadeloupe, économie insulaire,


sur la base d’un large débat, permettant la valorisation de la production locale, mais aussi
un positionnement sur la consommation en énergie fossile ;

1.14. Pérenniser la lutte contre les inégalités ;

1.15. Créer un label entreprise citoyenne, susceptible d’améliorer les relations sociales au
sein de l’entreprise, et conforter son rôle dans la société, en particulier dans le cadre de
l’insertion des jeunes ;

1.16. Adapter la formation professionnelle des jeunes aux besoins d’emplois présents et
futurs (notamment dans les secteurs de la santé et des services à la personne).

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ATELIER N°2 - LES PRODUCTIONS LOCALES
ET LES CONDITIONS D’UN DEVELOPPEMENT ENDOGENE :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°2 sur les productions locales et les conditions


d’un développement endogène de la Guadeloupe nous semble
mettre l’accent sur l’habitat, les déchets, le sport et l’économie
(pêche, voile, transformation agroalimentaire, distribution de la
production locale, labels, octroi de mer, tourisme...).

Les présidents Joseph MOUËZA et Franck DESALME, chefs d’entreprise, émettent les
propositions suivantes :

A. LA SATISFACTION DES BESOINS FONDAMENTAUX :

2.1. Réorganiser la filière «habitat» pour donner le sens et mettre en cohérence les acteurs
(CDH, DDE, conseil régional et général, FBTP, MPI, mairies, promoteurs, SEM...) ;

2.2. Soutenir les projets en cours ou programmés à court et moyen terme en matière de
traitement des déchets et concourir à l’accélération de leur mise en œuvre ;

B. LE DEVELOPPEMENT HUMAIN :

2.3. Prendre en compte le sport en tant qu’axe majeur de développement dans les
réflexions nécessaires pour faire des choix et surtout des propositions pertinentes pour de
nouveaux projets de société ;

C. LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :

2.4. Créer des passerelles entre le monde de la pêche et celui de la voile traditionnelle pour
promouvoir le tourisme et conforter le rôle des structures organisées issues du monde de la
pêche ;

2.5. Eriger l’émergence d’une véritable industrie de transformation agroalimentaire en


priorité économique ;

2.6. Réglementer les conditions imposées par les grandes surfaces aux producteurs locaux,
pour intégrer les réseaux de distribution des produits frais ;

2.7. Valoriser les démarches qualité de production locale par le biais de labels ;

2.8. Sauvegarder l’octroi de mer et le dispositif d’exonération dont il est assorti comme
instrument privilégié de soutien du maintien et du développement du secteur productif
guadeloupéen ;

36
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2.9. Créer un label adapté permettant de mieux commercialiser les gites touristiques de la
Guadeloupe ;

2.10. Apporter du réalisme et de la souplesse dans la problématique du territoire en faisant


émerger une gouvernance plus participative à travers l’institution d’un Comité de suivi du
développement endogène ;

2.11. Placer, aux côtés du préfet, un haut-commissaire au développement endogène chargé


de travailler avec les administrations centrales ;

2.12. Un fonds d’investissement pour le développement endogène basé sur l’épargne locale
et des crédits d’impôts sera créé pour soutenir les projets de développement des
entreprises du secteur productif local.

ATELIER N°3 - LES GRANDS PROJETS STRUCTURANTS


ET LES CONDITIONS DU DEVELOPPEMENT DURABLE :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°3 sur les grands projets structurants et les


conditions du développement durable de la Guadeloupe nous
semble mettre l’accent sur la réalisation des engagements déjà
pris en la matière (sic), sur le patrimoine, les centres-villes, le
développement de filières d’excellence comme le pôle santé...

Le président Eustase JANKY, professeur de médecine, émet les propositions suivantes :

A. UNE RECOMMANDATION GENERALE :

3.1. Réalisation des plans et programmes en cours, notamment en matière de rattrapages


des infrastructures ;

B. PREMIER AXE : LES PATRIMOINES COMME SOCLE D’UN DEVELOPPEMENT DURABLE :

3.2. Une agence du patrimoine naturel, portée par des acteurs publics, privés et
associatifs, animera un observatoire et sera chargée d’accompagner les activités basées sur
une gestion durable du patrimoine naturel tant terrestre que marin et de jouer le rôle de
pépinière facilitant la création d’activités et d’emplois verts ;

3.3. D’autres projets sont identifiés comme «Patrimoine historique et tourisme» et le


tourisme de santé ;

C. DEUXIEME AXE : UNE VILLE RENOVEE, ACCUEILLANTE ET RENOVANTE :

3.4. Renforcer la ville, notamment avec la création d’une agence pour une reconquête des
centres-villes, dans l’objectif d’amener de l’activité dans les centres-villes, stabiliser la
population, lutter contre les constructions anarchiques consommatrices d’espace, en

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articulation avec les autres projets structurants : transports, ports, maillage numérique,
pôles d’activité etc. ;

3.5. D’autres projets complémentaires sont identifiés sur la construction et l’habitat


durables, les structures d’accueil des jeunes, des handicapés et les personnes âgées mais
également la créa tion d’un palais des sports, de congrès et de la culture de 5000 places et
un projet de complexe de loisirs, de sports et de cultures ;

C. TROISIEME AXE : DES DYNAMIQUES DE TERRITOIRE AUTOUR DES DOMAINES


D’EXCELLENCE DE LA GUADELOUPE :

3.6. Favoriser l’émergence d’activités, de richesses et d’emplois en regroupant, autour d’un


site ou d’un pôle, des entreprises privées, des services publics, des activités de formation de
différents niveaux, de recherches-actions, des pépinières et des hôtels d’entreprises etc. et
en spécialisant les zones d’activité autour de filières ou thématiques - de tels
regroupements favoriseront des synergies ;

3.7. Les principaux pôles identifiés sont : le pôle santé et campus universitaire, le centre de
ressource sur les risques, le pôle maîtrise de l’énergie et de développement des énergies
renouvelables, le technopôle du numérique et le pôle d’excellence sportif ;

D. QUATRIEME AXE : MEILLEURE ACCESSIBILITE INTERNE ET EXTERNE DU TERRITOIRE :

3.8. Améliorer ou créer des infrastructures de communication, comme le maillage


numérique du territoire ; des infrastructures de transport comme les ports de Basse Terre
et de Pointe-à-Pitre-Jarry ; d’autres équipement structurants favorisant les échanges
comme la création d’un marché d’intérêt régional ; une zone de réparation des yachts ;

3.9. Mise en place de transports en commun en site propre qui relèvent du plan de
déplacement de l’agglomération du centre de la Guadeloupe porté par le syndicat mixte des
transports du Petit-Cul-de-Sac-Marin ;

E. UNE MISSION DE SUIVI DES ÉGOM :

3.10. Une mission de suivi des ÉGOM qui ne constitue pas un grand projet proprement dit
mais est essentielle au succès et la crédibilité des ÉGOM dont elle sera un gage de
transparence car elle auditera les projets retenus.

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ATELIER N°4 - LA RENOVATION DU DIALOGUE SOCIAL
ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°4 sur la rénovation du dialogue social et la


formation professionnelle de la Guadeloupe nous semble mettre
l’accent sur les organisations syndicales locales, le
développement des branches professionnelles ou le renforcement
de la région comme pilote de la formation professionnelle.

Le rapporteur Jocelyn JALTON, président du CESR (Conseil économique et social


régional), émet les propositions suivantes :

I. RENOVATION DU DIALOGUE SOCIAL :

A. LES PISTES JURIDIQUES ET INSTITUTIONNELLES :

4.1. Faire une place officielle aux organisations syndicales non représentatives au niveau
national mais majoritaires sur le terrain ;

4.2. Agir sur les seuils d’effectif permettant la mise en place des institutions
représentatives du personnel (IRP) ;

4.3. Accepter l’accompagnement des IRP, notamment les délégués syndicaux, par un
membre de la direction du syndicat lors des négociations ;

4.4. Donner davantage de moyens à l’Inspection du travail ;

B. LES PISTES ECONOMIQUES ET POLITIQUES :

4.5. Développer les branches professionnelles de façon à couvrir au maximum les


entreprises et les salariés ;

4.6. Développer la fonction Ressources humaines, notamment dans les petites et très
petites entreprises, par la voie de la mutualisation des moyens ;

4.7. Mettre en place un accompagnement à la gestion d’entreprise obligatoire pour tous les
secteurs d’activité ;

4.8. Constituer une offre de formation commune et adaptée à destination des acteurs
sociaux ;

4.9. Instaurer une rencontre annuelle avec les partenaires sociaux ;

4.10. Développer de nouvelles mesures incitatives à destination des entreprises citoyennes


pour un développement local durable ;

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C. LES PISTES SOCIO-CULTURELLES :

4.11. Se mettre d’accord sur une vision commune d’un dialogue social ;

4.12. Faire évoluer les rapports au travail ;

II. FORMATION PROFESSIONNELLE :

A. LA GOUVERNANCE :

4.13. Renforcer la région dans son rôle de pilotage en matière de formation


professionnelle ;

4.14. Construire une approche territoriale de l’emploi et de la formation ;

4.15. Améliorer l’articulation entre offres de formation et besoins des entreprises ;

4.16. Mobiliser les différents outils de prospective ;

4.17. Reconnaître les partenaires sociaux en région ;

B. L’OFFRE DE FORMATION :

4.18. Faire évoluer l’offre de formation pour mieux répondre aux besoins des entreprises et
des individus ;

4.19. Repenser le fonctionnement du Conseil académique de l’éducation nationale


(CAEN) ;

4.20. Améliorer l’évaluation ;

C. L’ORIENTATION

4.21. Engager la région à copiloter avec l’État et les partenaires sociaux ;

4.22. Mutualiser et améliorer l’information ;

D. LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE :

4.23. La validation des acquis de l’expérience (VAE) ;

4.24. Améliorer l’information ;

4.25. Renforcer l’accompagnement ;

E. L’INSERTION ET LA LUTTE CONTRE L’EXCLUSION :

4.26. Mieux articuler les politiques de l’État, des départements et des régions ;

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4.27. Vers une nouvelle culture de la formation : «l’ apprenance» ;

F. MOBILITE :

4.28. Pour la mobilité interne il faudrait la mise en place d’un «chèque mobilité».

ATELIER N°5 - LA GOUVERNANCE (ÉVOLUTIONS INSTITUTIONNELLES


LOCALES ET ADAPTATION DES ADMINISTRATIONS CENTRALES) :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°5 sur la gouvernance (évolutions


institutionnelles locales, adaptation des administrations
centrales) de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur
l’article 74 de la Constitution (collectivité unique) dans le
maintien de l’identité législative prévue par l’article 73.

Le président Maurice MARIANNE, bâtonnier de l’Ordre des avocats, et les rapporteurEs


Pierre-Yves CHICOT, Georges CALIXTE, Jack CAILACHON et Josette FALLOPE émettent
les propositions suivantes :

A. NOUVELLE REPARTITION DE COMPETENCES :

5.1. Adoption d’un modèle de régime parlementaire local régi par l’article 74 de la
Constitution mais adoptant le principe de l’identité législative ;

5.2. Fusion du conseil général et du conseil régional ;

5.3. Extension de l’offre de la décision publique locale ;

5.4. Architecture institutionnelle bi-dimensionnelle avec une assemblée territoriale de la


Guadeloupe élue sur la base du scrutin uninominal à deux tours : cette assemblée
territoriale élirait son président ; de cette l’assemblée émanerait un conseil exécutif qui
élirait son président ;

5.5. Un conseil économique, social, culturel et de l’environnement d’une part, un conseil de


la société civile (associations) d’autre part, se verraient attribuer un pouvoir de donneurs
d’avis ;

5.6. Penser les institutions en équilibrant les pouvoirs entre l’exécutif et le délibératif avec
un mode d’élection qui garantisse la représentation du territoire ;

5.7. Renforcer la formation des élus ;

5.8. Adapter dans le sens d’une plus grande simplification de l’arsenal juridique qui
encadre l’administration territoriale :

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5.9. Favoriser la promotion des compétences locales dans les postes à responsabilités ;

B. LES COMPETENCES ATTENDUES :

5.10. Au plan économique (adaptation du code des marchés ; capacité pour le pouvoir local
de disposer de la compétence des prix administrés ; favoriser l’accès au crédit notamment
par la création d’un GIP local) ;

5.11. Maîtrise du patrimoine foncier ;

5.12. Environnement (adaptation de la loi sur l’eau ; la gestion partagée des 50 pas
géométriques ; la décentralisation du parc national) ;

5.13. Éducation (une plus grande compétence en matière de contenu des programmes
scolaires ; recrutement des autochtones sur les emplois locaux) ;

5.14. Compétence partagée en matière d’immigration ;

5.15. Compétence partagée en matière d’organisation des services publics de l’État en


Guadeloupe ;

5.16. Compétence partagée quant à l’organisation de l’administration de la procédure


pénale en matière criminelle par la suppression du pôle d’instruction de Pointe-à-Pitre, qui
peu à peu détruit le tribunal de Basse-Terre.

ATELIER N°6 - L’INSERTION DES DEPARTEMENTS D’OUTRE-MER


DANS LEUR ENVIRONNEMENT REGIONAL :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°6 sur l’insertion des départements d’outre-mer


dans leur environnement régional de la Guadeloupe nous semble
mettre l’accent sur les RUP et les PTOM au niveau européen ainsi
que sur le projet OHADAC (Organisation pour l’harmonisation du
droit des affaires dans la Caraïbe).

Le président Blaise ALDO, maire de Sainte-Anne et ancien député européen (A), et les
rapporteurEs Catherine SARGENTI (B), Claudy ALIE (C) et Jean-Louis BOUCARD (D)
émettent les propositions suivantes :

A. L’ASPECT POLITIQUE :

6.1. La France doit réitérer sa demande à la Commission européenne de présenter des


propositions législatives afin de donner corps à la consécration du traité juridique
spécifique des RUP (régions ultrapériphériques) au titre de l’article 299, paragraphe 2, du
traité d’Amsterdam ;

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6.2. Mettre en place un service déconcentré de la Commission sur le territoire des RUP ;

6.3. À Bruxelles, la présence des RUP doit être renforcée au sein de l’UE (Union
européenne) par une consultation systématique et une association renforcée de leurs
représentants ;

6.4. La France devra insister pour que, dans le cadre des partenariats politiques
régionalisés, les structures du dialogue politique soient fondamentalement réorganisées
afin d’y associer les représentants des RUP et des PTOM environnants ;

6.5. Elle devra aussi intervenir auprès de la Commission et du Conseil afin que soient
associés tant les RUP que les PTOM (pays et territoires d’outre-mer) lorsque les unes ou
les autres sont susceptibles d’apporter une valeur ajoutée à l’action communautaire ou
d’être directement affectés par une législation interne ou un accord international ;

6.6. La coopération décentralisée ACP/PTOM/RUP devra être favorisée financièrement,


notamment dans le domaine des transports, de la recherche et du développement, des
télécommunications, de la formation et de l’éducation, de l’accès aux technologies de
l’information, de l’environnement, de la gestion des ressources halieutiques, de la lutte
contre la criminalité et les trafics, du tourisme, de la culture, de surveillance
météorologique et de protection civile ;

6.7. Permettre un renforcement de la présence des autorités locales au sein de la


CARICOM [Caribbean Community] et du CARIFORUM [Caribbean Forum of States] ;

6.8. Délimiter les zones maritimes de la Guadeloupe par rapport à ses voisins immédiats
afin de permettre la mise en place d’accords de pêche garants d’une exploitation paisible,
durable et rationnelle des ressources halieutiques dans la zone ;

6.9. Nous préconisons que la Commission de Bruxelles garantisse aux flottes de pêches de
la Guadeloupe une discrimination positive dans l’accès aux ressources halieutiques
existantes au large de ses côtes ;

6.10. La création d’un programme communautaire d’aide à la petite pêche côtière et


artisanale qui tienne compte de ses spécificités et de l’importance socio-économique qu’elle
revêt pour nombres de familles ;

6.11. L’installation de mesures économiques en vue de compenser auprès des pécheurs


l’impact des mesures de conservation des ressources halieutiques ;

6.12. Une aide à la formation et à la qualification professionnelle, à l’amélioration des


conditions de travail et de la situation économique des pécheurs, favorisant le
rajeunissement du secteur et contribuant ainsi à la sauvegarde de la pêche artisanale dans
l’ensemble des RUP et plus spécifiquement dans l’archipel guadeloupéen ;

B. LES ASPECTS JURIDIQUES :

6.13. Il convient de poursuivre le travail de recensement et d’analyse des différentes


conventions internationales liant, en matière commerciale, la France aux différents États
de la région et les différents États de la région entre eux ;

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6.14. Un congrès sur l’arbitrage international ;

6.15. Des outils juridiques d’accompagnement nécessaires à la mise en place d’un vaste
espace de libre échange ;

6.16. Des congrès devront être organisés à Trinidad, Sainte Lucie et en Guadeloupe, pour
promouvoir le projet OHADAC [Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires
dans la Caraïbe] ;

6.17. La priorité accordée au projet OHADAC contribuerait au rayonnement de la France


dans une zone géographique située dans le «jardin des Amériques» et favoriserait
l’insertion des départements français d’Amérique dans leur environnement caribéen ;

6.18. Des visas courts séjour, dispensés des formalités des articles L211-3 à L211-8 du
CESEDA [Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile] et des règles du
visa biométrique, puissent être délivrés rapidement aux ressortissants des États de la
grande région caraïbe, désireux de commercer avec les départements français d’Amérique
ou d’y faire du tourisme ;

6.19. Redonner leur caractère suspensif aux recours contre les arrêtés préfectoraux de
reconduite à la frontière en Guadeloupe, Guyane et à Saint Martin ;

6.20. Renforcer la qualité de l’accueil des étrangers à la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre ;

6.21. Permettre à l’étranger frappé d’un arrêté de reconduite à la frontière de liquider ses
avoirs ;

6.22. En cas de catastrophe naturelle (cyclone, tremblement de terre etc.), décider d’un
moratoire des expulsions vers les pays touchés ;

6.23. Porter à 60 le nombre des places du centre de rétention administrative de la


Guadeloupe ;

6.24. Ouvrir un centre de rétention administrative sur le territoire de la collectivité


territoriale de Saint Martin ;

6.25. Favoriser l’accompagnement et la défense des droits des étrangers ;

C. L’ASPECT ECONOMIQUE :

6.26. Renforcer la participation de Guadeloupéens au sein des différents organismes socio-


économiques et publics de la Caraïbe (consulats, ambassades, Alliances françaises...) ;

6.27. Améliorer l’information de la population guadeloupéenne sur l’environnement


caribéen, notamment par la diffusion de programmes télévisés et radiophoniques
caribéens, le développement des échanges entre universités, collèges et lycées ;

6.28. Renforcer les moyens d’assistance et d’accompagnement des entreprises en vue de


leur permettre de mieux répondre aux appels d’offres émis dans les pays caraïbes ;

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6.29. Renforcer la visibilité et la représentativité des départements français d’Amérique
(DFA), en tant que régions européennes, aux yeux des partenaires caribéens ;

6.30. Favoriser la mise en place de pôles d’excellence technologique dans les DFA afi n de
leur attribuer les compétences qui permettraient de mieux répondre aux besoins de pays
caribéens ;

6.31. Constituer des hubs maritimes et douaniers (sur la base d’un Cargo Communities
System) en vue de mettre en réseau tous les acteurs publics et privés du transport
maritime et terrestre et d’améliorer ainsi les procédures de suivi et la sureté des échanges ;

6.32. Faire évoluer les règlements européens en matière de cabotage pour soutenir les
services de transport entre les DFA et les pays tiers voisins, par le biais d’aides au
démarrage et favoriser la mise en place de lignes de cabotage dans le bassin caribéen ;

6.33. Faciliter la délivrance de visas pour la venue des acteurs économiques caribéens en
vue de développer des échanges et la coopération ;

6.34. Prévoir un relais sur place d’Ubifrance (Agence française pour le développement
international des entreprises) et de l’Oséo (établissement public français dont la mission
est de soutenir l’innovation et la croissance des petites et moyennes entreprises) ;

6.35. Soutenir la Guadeloupe dans sa vocation à devenir une plateforme de redistribution


tant pour les produits européens vers la Caraïbe que pour les produits caribéens destinés
au marché européen - Les investissements prévus dans le cadre du Complexe euro-
caribéen d’activités (CECA), à savoir le port maritime, l’aéroport Guadeloupe Pôle
Caraïbes, la zone d’activités commerciales de Dothémare et la zone d’entrepôts francs, sont
à ce jour réa lisés et sont de nature à renforcer ce positionnement ;

6.36. Développer une véritable offre en matière de standardisation et de normalisation des


produits caribéens pour leur permettre d’accéder au marché européen ;

D. LA COOPERATION REGIONALE :

6.37. Pour développer cette coopération régionale, il convient de renforcer les capacités
d’intervention des acteurs publics et privés dans le champ de la coopération et de prioriser
les actions dans les domaines d’excellence de la Guadeloupe ;

6.38. Concentrer les instruments et outils de la coopération au sein d’une collectivité ou


d’un organisme unique : a. Appuyer les demandes d’adhésion de la Guadeloupe aux
organisations régionales de coopération et d’intégration (CARICOM, CARIFORUM, OECO
[Organisation des États de la Caraïbe orientale]), en qualité de membre associé ou
observateur ; b. Installer en Guadeloupe une délégation de l’Union européenne ; c. Créer
un nouvel instrument financier communautaire mutualisant une partie du FEDER [Fonds
européen de développement économique et régional] alloué au programme de coopération
territorial Interreg et une partie du FED alloué aux pays ACP, dans le cadre du programme
indicatif régional géré par le CARICOM ; d. Créer un établissement public régional de
coopération, en charge de la gestion des politiques locales et des dispositifs et outils
financiers qui y sont dédiés ;

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6.39. Formaliser un cadre de représentation de la France à l’Association des États de la
Caraïbe qui s’appuie sur un mécanisme de concertation entre l’État, les régions
Guadeloupe, Guyane et Martinique, ainsi que les collectivités d’outre-mer de Saint-
Barthélemy et Saint-Martin : a. Localiser sur un DFA ou sur le territoire d’une collectivité
d’outre-mer l’ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-
Guyane ; b. Aménager l’accueil dans les ambassades de la zone de fonctionnaires des
collectivités, qui à travers des stages de longue durée (au moins 6 mois) pourraient se
former aux politiques, modes et moyens d’intervention de la diplomatie française dans la
Caraïbe ; c. Simplifier et alléger les procédures de délivrance des visas afin de faciliter le
séjour de courte durée pour les ressortissants de la Caraïbe ; d. Créer en Guadeloupe une
«maison de la diplomatie caribéenne» qui regrouperait en un lieu unique l’ensemble des
représentations diplomatiques des pays de la Caraïbe ; e. Augmenter les dotations
financières que l’État alloue aux Alliances françaises de la Caraïbe ; f. Créer un dispositif de
mobilité des étudiants sur l’ensemble de la grande Caraïbe ; g. Harmoniser les diplômes
universitaires délivrés par les universités de la Caraïbe avec ceux délivrés par l’Université
des Antilles-Guyane ;

6.40. Accompagner le projet de la région visant à créer en Guadeloupe un pôle d’excellence


en matière d’apprentissage du français langue étrangère ;

6.41. Mettre en place un dispositif de mobilité pour les écoliers, les collégiens et les lycéens
ainsi que les stagiaires de la formation professionnelle, dans le cadre de projets d’action
éducative, en partenariat avec leurs pairs de la Caraïbe ;

6.42. Soutenir financièrement et de façon pérenne la production d’images et


d’informations (émissions télé et radio, magazines, reportages, publireportages,
documentaires) en provenance des territoires français de la Caraïbe et des pays et
territoires voisins.

ATELIER N°7 - L’EGALITE DES CHANCES, LA PROMOTION


DE LA DIVERSITE ET L’INSERTION DES JEUNES :

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°7 sur l’égalité des chances, la promotion de la


diversité et l’insertion des jeunes de la Guadeloupe nous semble
mettre l’accent sur la formation des élèves et de leur famille à
l’orientation (singulièrement des «border line») et sur la création
d’un centre polyvalent pour le traitement thérapeutique.

La présidente Jeanny MARC, députée, émet les propositions suivantes :

A. ÉDUCATION :

7.1. Construire un parcours de progression étape par étape pour les enfants et les jeunes ;

7.2. Améliorer l’orientation des élèves, former les élèves et leur famille à l’orientation ;

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7.3. Refonder l’éducation sur le respect de l’apprenant, le respect de l’écoute de l’autre, le
respect de l’autorité ;

7.4. Revitaliser dans l’éducation les valeurs républicaines : laïcité, fraternité,


responsabilité... ;

7.5. Donner dès le primaire aux enfants les équipements d’assistance pédagogique,
informatique notamment ;

7.6. Définir le socle de la transmission familiale : histoire familiale, histoire locale,


environnement socioculturel... ;

7.7. Eduquer la famille, soutenir la fonction parentale (notamment dans les familles les
plus fragiles) ;

7.8. Augmenter les moyens des réseaux d’écoute et d’appui à la parentalité ;

7.9. Construire une éducation hors école : médiateurs, équipes de rue, temps périscolaire,
temps libre... ;

7.10. Définir un public cible pour lequel des dispositions spécifiques «Egalité des chances»
seront organisées au sein d’un programme d’actions et d’objectifs réalisé en concertation
avec les pouvoirs publics et les associations ;

B. FORMATION :

7.11. Mieux intégrer l’offre de formation dans le marché du travail ;

7.12. Proposer des immersions pré-professionnelles précoces des jeunes dans le monde de
l’entreprise au sein même de l’organisation scolaire ;

7.13. Développer l’esprit d’entreprendre et la culture de l’entreprise le plus tôt possible ;

7.14. Instaurer et formaliser le tutorat d’entreprise et le compagnonnage ; Positionner


l’économie guadeloupéenne dans son contexte caribéen ; Instauration d’un fichier de suivi
des jeunes dans le cadre de la formation tout au long de la vie ;

7.15. Nécessité d’une construction cohérente d’un schéma régional des formations
professionnelles, prenant en compte l’ensemble des acteurs dont l’Éducation nationale ;

7.16. Développer une valence entre prise d’entraînement au sein même des organismes de
formation ;

7.17. Valorisation de la formation professionnelle diplômante ou qualifiante comme facteur


d’épanouissement de l’individu ;

7.18. Instaurer un programme obligatoire de suivi et d’évaluation des connaissances du


porteur de projet dès l’enregistrement de son entreprise dans le réseau des chambres
consulaires ;

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C. LOGEMENT :

7.19. Lancer un vaste programme «d’urbanisation intégrée» au service de la population :


transports, culture, sports, petits commerces... ;

D. COUVERTURE SOCIALE ET SANTE :

7.20. Créer un centre polyvalent pour le traitement thérapeutique, la réinsertion et la


formation des personnes en situation d’exclusion ou désocialisées - Il est nécessaire de
pouvoir proposer un dispositif adapté à des publics souvent stigmatisés ;

7.21. Créer une unité thérapeutique pour la prise en compte des personnes atteintes de
troubles psychopathologiques (schizophrènes, délinquants sexuels...) ;

7.22. Limiter le nombre de médecins en secteur II ;

7.23. Développer le tiers-payant ;

7.24. Améliorer l’accueil et la prise en charge des ayant-droits de même que les délais de
liquidations des dossiers à la CGSS ;

7.25. Repenser les dispositifs de dé pistage des troubles de la vision et bucco-dentaires en


milieu scolaire ;

7.26. Développer l’éducation nutritionnelle des enfants, des jeunes, des familles et plus
singulièrement celles qui sont défavorisées ;

7.27. Renforcer l’éducation à la santé tout particulièrement sur les addictions (drogues,
alcool...) ;

7.28. Définir un nouveau schéma de l’offre médicale (accroître la densité médicale dans
certaines spécialités, élargir le périmètre d’activité remboursable de certains professionnels
pour pallier aux sous-densités) ;

7.29. Améliorer l’équipement des structures dédiées aux personnes handicapées et garantir
une meilleure prise en charge des équipements individuels de ces publics notamment pour
les grands dépendants ;

7.30. Favoriser la réalisation de maisons médicales pluridisciplinaires notamment en Nord


Grande-Terre ;

7.31. Créer des réseaux de référents médicaux autour des Missions locales, PAEJ, planning
familial... ;

7.32. Améliorer l’accueil et la prise en charge aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre ;

7.32. Equiper certains lieux de défibrillateurs ;

7.33. Augmenter les capacités d’accueil pour personnes âgées dépendantes ;

7.34. En matière d’éducation physique et sportive ;

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7.35. Améliorer l’accessibilité aux personnes handicapées ;

7.36. Responsabiliser, soutenir financièrement les communes dans la réalisation de leur


politique sportive et dans l’aménagement des territoires intercommunaux en
infrastructures ;

7.37. Proposer une offre sportive obligatoire le mercredi après-midi aux enfants ;

7.38. Elargir le champ d’intervention du transport scolaire à la pratique sportive afin de


favoriser la pratique en club ;

7.39. Développer l’offre sportive adaptée aux personnes handicapées ;

7.40. Développer l’offre culturelle et l’inscrire dans son espace caribéen ;

7.41. Développer les apprentissages culturels dès le plus jeune âge ;

7.42. Valoriser et multiplier les lieux de conservation du patrimoine ;

7.43. Accroître la fréquentation des sites en permettant au plus grand nombre de pouvoir y
accéder (passeport, carte jeune...) ;

7.44. Développer les lieux de découverte et de pratiques culturelles au plus près des lieux
fréquentés par les jeunes (maisons des jeunes et de la culture, maisons de quartier, dans
les rues...) ;

E. L’EMPLOI :

7.45. L’accompagnement, le soutien, la formation des demandeurs d’emploi ;

7.46. Le soutien à la gestion des TPE et auto-entreprises ;

7.47. L’accès à l’information et aux transports

7.48. Développer à travers un programme ambitieux l’accès aux TIC dans les lieux publics
(médiathèques, cyber espace, clubs du 3ème âge, missions locales, cyber-bus...) ;

7.49. Généraliser le langage des signes sur les chaînes publiques et dans certaines
administrations ;

7.50. Harmoniser le prix de vente des CD, presse, livres, et autres supports culturels avec
les prix pratiqués en Métropole ;

7.51. Engager une politique volontariste d’adaptation des transports aux personnes à
mobilité réduite ;

7.52. Engager une large concertation sur un nouveau schéma d’organisation des modes de
transport (paramétrage des réseaux desservis par les transports terrestres de passagers,
trans port multimodal, transport maritime inter-ville, horaires adaptés...) ;

7.53. Plus de transparence et de visibilité dans les politiques tarifaires aériennes ;

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F. L’INSERTION DES JEUNES :

7.54. Créer un observatoire de la jeunesse ;

7.55. Créer une instance unique sous le statut de GIP ;

7.56. Augmenter la durée d’accompagnement pour l’insertion - 24 mois ne suffisent pas


pour rééduquer, resocialiser, former et insérer - Une durée de 48 mois est avancée pour
donner le temps aux bénéficiaires de reprendre confiance en «l’autre», car c’est un public
très éloigné de l’emploi et rencontrant des problématiques multiples ;

7.57. Créer un contrat unique d’insertion ;

7.58. Exonérer les structures d’insertion de charges patronales ;

7.59. Définir un objectif de territoire prenant en compte globalement les problématiques


des jeunes - L’insertion ne se réduit pas à la formation et à l’emploi ;

7.60. Définir un réel contrat social basé sur le dialogue et l’écoute ;

7.61. La création d’une agence pour développer une dynamique d’entre prise et
accompagner dans les montages de projet car il n’y a pas assez de porteurs de projets.
Revaloriser l’image de l’IAE qui est trop souvent associée dans l’inconscient collectif à une
«voie de garage» ;

7.62. Créer un microcrédit social pour financer les petits projets de vie ;

7.63. Défiscaliser les entreprises d’insertion sur le fonctionnement ;

7.64. Créer un «centre ressources de compétences» ; l’idée est de regrouper au sein d’un
organisme, les compétences sociales et de gestion dont auraient besoin les entreprises
individuelles - Ces personnes spécialisées auraient chacune le statut de micro-
entrepreneur et interviendraient auprès des entreprises individuelles en prestataires de
service - Cette solution permettrait aux entreprises individuelles de bénéficier de personnel
compétent à moindre coût, de libérer les encadrants pour leur permettre de partir en
formation ;

7.65. Créer un référent unique à même de connaitre tous les dispositifs de l’insertion, de
conseiller l’entreprise d’insertion dans son fonctionnement et de faire le lien entre le
monde de l’insertion et le monde de l’entreprise ;

7.66. Créer un réseau d’entreprises citoyennes qui accepteraient de mettre en place des
heures de travail pour un public en insertion ;

7.67. Deux propositions spécifiques pour sortir les «border line» de leur précarité :
a. Obligation faite aux centres proposant des formations de niveau 5 et 4 de prendre sur
leurs effectifs au moins 10% de jeunes «border line» qui pourront bénéficier en parallèle
d’un accompagnement individuel renforcé et seront suivis par un référent ; b. Même
obligation faite aux entreprises travaillant sur les programmes de logements sociaux et
dans le cadre de l’ANRU ou tout autre programme financé par les collectivités et/ou l’État ;

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G. LA PROMOTION DE LA DIVERSITE :

7.68. Il faut aider à la réappropriation ou à l’appropriation de la culture guadeloupéenne ;

7.69. Comprendre les valeurs de l’art : elles ne doivent pas être seulement l’affaire des
spécialistes mais un outil de promotion d’une diversité culturelle ;

7.70. Véhiculer cette culture commune (collective) y compris dans des formats qui peuvent
paraître peu conventionnels (rassemblements de musiciens dans des lieux chargés d’initier
les jeunes par exemple) ;

7.71. Il faut donner ou redonner au secteur associatif et notamment aux associations et


organismes qui travaillent sur la mémoire (traditions, culture etc.) toute leur place
(connaissances, compétences...) à codifier pour se réapproprier les éléments de la culture
guadeloupéenne ;

7.72. .Il faut se poser sans aucun tabou la question de la redistribution des biens, des
propriétés, des droits - La question de bâtir une société nouvelle doit légitiment être
abordée ;

7.73. L’entreprise guadeloupéenne ne semble pas être capable d’absorber les jeunes
guadeloupéens sortant chaque année sur le marché du travail, le modèle est-il efficace
voire efficient ? - d’où la nécessité d’une meilleure adaptation de l’entreprise y compris
dans les organigrammes ;

7.74. Diversité à promouvoir dans tous les secteurs (entreprises, administrations) pour
éviter les conflits (blanc et noir) ;

7.75. Le sport comme outil formidable d’une diversité bien pensée ;

7.76. Il faut promouvoir la mobilité lorsqu’il n’est pas possible de rester en Guadeloupe
(soit parce qu’il s’agit d’un choix ou d’une obligation) ;

7.77. L’environnement de la Guadeloupe (histoire, culture, identité...) doit être


véritablement pris en compte dans la formation ;

7.78. Favoriser et étendre l’enseigne ment des LCR (langues cultures régionales) ;

7.79. La défiscalisation comme vecteur de diversité économique mais pas seulement... ;

7.80. Il faut clarifier le paysage de l’insertion en proposant aux jeunes un guichet unique ;

7.81. S’agissant des populations migrantes (caribéennes) vivant en Guadeloupe ;

7.82. Sur le volet scolarité : il faut permettre aux enfants issus de l’immigration, quel que
soit leur statut juridico-administratif d’intégrer l’école le plus tôt possible, afin d’y
apprendre les codes, les règles sociales, la langue, les connaissances, les modes de vie et de
se sentir pleinement guadeloupéens ;

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7.83. PMI : il faut développer davantage d’actions de protection, maternelle et infantile
vers les familles de migrants et leurs enfants en raison de leur précarité et des multiples
handicaps auxquels ils sont confrontés ;

7.84. Intégration : mettre en place une «structure d’accueil sas»avec le concours des
familles et des associations de migrants, prenant en compte une large répartition
territoriale, afin de faciliter l’intégration et en particulier celle des préadolescents ;

7.85. Eviter la ghettoïsation - Il importe d’éviter ou de limiter les effets néfastes du


phénomène de communautarisme y- Il faut au contraire plaider pour un brassage, s’ouvrir
au autres pour apprendre d’eux-mêmes et éviter la constitution de ghettos - D’où la
nécessité de conduire des actions allant dans ce sens.

ATELIER N°8 - L’IDENTITE, LA CULTURE ET LA MEMOIRE :


QUELLE DEMARCHE PRIVILEGIER ?

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°8 sur l’identité, la culture et la mémoire de la


Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la langue créole ; la
protection des patrimoines architecturaux, urbains et paysagers ;
la création d’un musée régional d’histoire, d’art et de traditions
populaires et d’un musée d’art contemporain.

Le président Jean-Jacques JEREMIE, président du Conseil de la culture, de l’éducation et


de l’environnement, émet les propositions suivantes :

A. ÉDUCATION ET FORMATION CULTURELLES :

8.1. Renforcer l’apprentissage de la langue créole, de l’histoire de la Guadeloupe, de la


Caraïbe et de l’éducation artistique et culturelle dans l’Éducation nationale, dans les
institutions (musées, sites patrimoniaux etc.) et dans les associations ;

8.2. Actions proposées : a. Aides facilitant l’accès à l’étude de la musique par les enfants de
milieux modestes ; b. Mises à jour des manuels scolaires nationaux ; c. Intégrer les
spécificités locales dans les formations et les diplômes ; d. Adaptation des programmes
dans tous les établissements ; e. Création d’un bac professionnel avec une spécialisation
«patrimoine» ; f. Faciliter l’accès aux organismes de formation professionnelle situés en
France ; g. Développement de l’accès à la formation continue ; h. Création d’une école d’art
et signatures de conventions de partenariat nationales ; i. Accompagnement à la
préparation des concours d’entrée dans des filières culturelles et patrimoniales spécifiques
(conservatoire de musique, bibliothèques, patrimoine etc.) ;

B. PATRIMOINES MATERIELS ET IMMATERIELS :

8.3. Faire de la valorisation des patrimoines matériels et immatériels des leviers


d’épanouissement culturel et de développement touristique ;

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8.4. Renforcer les synergies entre les politiques d’aménagement du territoire et celles
relatives aux autres activités culturelles, touristiques, économiques ;

8.5. Mettre en cohérence les projets d’urbanisme et les zones de protection des patrimoines
architecturaux, urbains et paysagers ;

8.6. Faciliter l’émergence des dispositifs réglementaires et législatifs innovants en faveur


de la restauration et de l’animation de sites à haute valeur patrimoniale ;

8.7. Actions proposées : a. Réalisation d’actions d’animation hautement significatives ;


b. Création d’un musée régional d’histoire, d’art et de traditions populaires ; c. Signatures
de conventions partenariales et d’échanges avec La Réunion des musées nationaux, les
musées du Louvre, du quai Branly, Dapper et d’autres structures muséales régionales ;

C. COMMUNICATION, DIFFUSION ET ORGANISATION CULTURELLES :

8.8. Mettre en place des outils performants de communication, de diffusion et de


coopération culturelles ;

8.9. Favoriser l’émergence dans les médias publics d’une politique audacieuse de contenu
culturel de qualité ;

8.10. Actions proposées : a. Intensifier les plages d’information, d’éducation artistique et


culturelle ; b. Faciliter l’accès aux médias des artistes, créateurs et producteurs -
Accompagner la diffusion des œuvres ; c. Donner une impulsion significative à l’émergence
de nouvelles structures de création et de diffusion ; d. Création d’un musée d’art
contemporain et d’un espace de conservation des œuvres ; e. Implantation d’un complexe
culturel de grande capacité ; f. Multiplication des résidences d’artistes ; g. Créer une
Agence guadeloupéenne pour la promotion et l’ingénierie culturelles ; h. Assistance
administrative, juridique et financière des associations et autres porteurs de projets
culturels ; i. Développement des financements complémentaires (sponsoring, mécénat,
allègements fiscaux etc.) ; j. Promotion de la culture guadeloupéenne à l’étranger en
facilitant la circulation des artistes et des œuvres (aides aux déplacements, allègements
fiscaux etc.).

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971 - Guadeloupe - Annexes
Protocole d’accord du 4 mars 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090304-99.pdf

Annexes au protocole d’accord du 4 mars 2009


Accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe dit accord
«Jacques Bino» du 26 février 2009 ;
Courrier du préfet de Guadeloupe en date du 28 février 2009 ;
Courrier du président du conseil régional et du président du conseil général
en date du 23 février 2009 ;
Liste des produits de première nécessitée sur lesquels la région Guadeloupe
s’engage à baisser l’octroi de mer ;
Charte avec les établissements bancaires en date du 4 février 2009 ;
Relevé de conclusion de la réunion du 3 mars 2009 avec les établissements
bancaires ;
Protocole d’accord portant sur l’octroi d’une aide au départ volontaire
de la profession des transporteurs routiers de voyageurs du Sud Basse-Terre
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090304-89.pdf

Accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe


dit accord «Jacques Bino» du 26 février 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090226-89.pdf

Source : site Internet de l’UGTG (Union générale des travailleurs


de Guadeloupe), consulté le 6 septembre 2009
http://ugtg.org/article_778.html

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972 - Martinique

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) en Martinique nous


semblent mettre l’accent sur les petits commerces, la protection
des zones agricoles, les enjeux environnementaux, l’organisation
des branches professionnelles et la création d’une collectivité
unique régie par l’article 73 de la Constitution.

[3A] Atelier n°1 : Formation des prix, circuits de distribution


et pouvoir d’achat
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090731-79.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°1 sur la formation des prix, les circuits de


distribution et le pouvoir d’achat de la Martinique nous semble
mettre l’accent sur l’information des consommateurs, la
modernisation des petits commerces, une plate-forme logistique
régionale en zone franche ou la sanctuarisation du port.

Les présidents Marcel OSENAT, C.E.S.N., chef d’entreprise, et Ange LAVENAIRE,


président CCNM, maire du Marigot et conseiller général, et les rapporteurs Joseph DE
JAHAM, directeur général d’entreprise, Philippe JEAN-ALEXIS, direction du
développement du territoire - CCIM, et Teddy JEAN-BAPTISTE, économiste et consultant,
émettent les propositions suivantes :

1.1. Information, communication, éducation et formation des


consommateurs : a. Elaboration d’un programme d’information et de formation avec les
partenaires : associations de consommateurs, DGCCRF, CCI, INSEE ; b. Études sur
l’évolution de la consommation en Martinique et le budget des ménages ; c. Mise en place
de partenariat avec les médias et les référents économiques ;

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Réf. : 20090831-96.doc
1.2. Observatoire des prix et des revenus ;

1.3. Structuration des marchés : a. Faire un état des lieux et un diagnostic concernant
les marchés des différentes villes et communes de la Martinique ; b. Élaborer un plan
d’action partenarial comprenant les différents services de l’État concernés (DDCCRF,
services fiscaux, INSEE), les compagnies consulaires (CCIM, Chambre de métiers,
Chambre d’agriculture), les municipalités, l’université, les médias ; c. Mise en place de
managers de centre-ville ayant à charge la gestion administrative et économique de ces
équipements commerciaux non-sédentaires ;

1.4. Modernisation des petits commerces : a. Inciter les commerçants à moderniser


leurs points de vente ; b. Qualifier le petit commerce en lui donnant les moyens de
s’adapter à l’évolution des attentes des consommateurs et de s’investir dans une démarche
de progrès qui déboucherait sur une charte qualité millésimée ; c. Permettre aux chefs
d’entreprises et aux commerçants de s’informer et de se former sur les usages des
nouvelles technologies de l’information et de la communication ; c. Inciter les
commerçants à moderniser aussi leurs méthodes commerciales ; d. Augmenter les fonds
publics du FISAC qui ont été toilettés par la loi de modernisation de l’économie du 4 août
2008 ;

1.5. Plate-forme logistique régionale située en zone franche et intégrée dans


un réseau de transport multimodal ;

1.6. Mise en place par l’état de la continuité territoriale pour le transport


maritime à l’import des biens de consommation courante non fabriqués en
Martinique ;

1.7. Création d’un port d’éclatement ;

1.8. Reforme du dispositif d’octroi de mer : a. Harmoniser le régime de l’octroi de


mer à l’importation sur le régime de l’octroi de mer du produit local ; b. Faire muter le
système actuel vers la mise en place d’une TVA spéciale grevant les produits à des taux
différents ;

1.9. Modulation des prix des conteneurs sur la valeur de la marchandise transportée
et non plus sur la quantité transportée (tonnage ou volume) - afin de réduire le coût global
de notre dépendance vis-à-vis de nos importations ;

1.10. Baisse de l’ensemble des coûts lies au fonctionnement du port et


sanctuarisation du port : a. Revoir la convention des dockers - La rémunération des
dockers est excessive ; b. Plus de clarté dans les conditions négociées entre les
intervenants, notamment pour les PME-PMI afin d’accroitre leur pouvoir de négociation et
donc les aider à maitriser leurs coûts ; c. Répercuter le montant total des «marges arrière»
réalisées sur le volume des conteneurs des produits importés en année N sur les
conteneurs des produits importés en année N+1 ; d. Sanctuarisation du port de Fort-de-
France ;

1.11. Monopoles et oligopoles : a. Renforcement de la DRCCRF (Direction régionale


de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ; b. Une
information et même une formation en direction du grand public devront être prodiguées

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Réf. : 20090831-96.doc
pour qu’un maximum ait les outils pour comprendre la réalité et les enjeux des structures
de marché ;

1.12. Communication sur les surcoûts et les économies d’échelle.

[3B1] Atelier n°2 : Productions locales et développement endogène


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-99.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°2 sur les productions locales et les conditions


d’un développement endogène de la Martinique nous semble
mettre l’accent sur la protection des zones agricoles ; le
développement de produits transformés ; l’ouverture aux
Caraïbes ; l’agence des aires maritimes protégées.

Les présidents Pierre MARIE-JOSEPH, président de l’AMPI, et Daniel BERTOME,


président de la Chambre d’agriculture, et les rapporteurEs Claudie VERNANT-NEISSON,
Patricia LIDAR, élue de la ville de Fort-de-France, Vincent DUVILLE, conseiller régional,
Sylvain BOLINOIS, conseiller régional, et Hubert AUBERY, industriel, émettent les
propositions suivantes :

A. L’AGRICULTURE :

2.1. Le foncier :

2.1.a. DIMINUTION DE DISPONIBILITE FONCIERE (ZAP - zone agricole protégées - à


renforcer ; Etablir un frein à la transmission des terres d’anciens agriculteurs à leur
enfants pour du bâti ; Programmer une étude de reconversion des terres ; Révision des
procédures de déclassement en réduisant le nombre d’acteurs actuels dont la divergence
des avis ralenti le processus des ZAP ; Incitation fiscale en faveur de l’utilisation agricole
des terres ; Dispositif de maîtrise des modes de productions intensives et de sauvegarde de
la qualité des sols - recyclages, gestion des déchets) ;

2.1.b. POLLUTION (Risque chlordécone - plan de reconversion - analyse - communication


et valorisation des surfaces exploitables ; Développer les cultures hors-sol ; Réduire les
utilisations d’énergies fossiles en recherchant l’autonomie énergétique par la création
d’une fiscalité énergétique, la production d’énergie sur les exploitations ; Généralisation
des MAE [NDLR : ?]) ;

2.2. La production :

2.2.a. INSUFFISANCE DE GAIN DE PRODUCTIVITE (Évaluations des capacités de


l’organisation de l’actuelle production - y compris des exploitations - ; Réduire les coûts de
productions par des mesures compensatoires et par la création d’une centrale d’achats -
ex : pour les intrants... - ; Encourager le développement de produits transformés ;
Développement de coopératives de producteurs d’aliments pour bétails - diminuerait la

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Réf. : 20090831-96.doc
part imports des intrants dans le coût de revient- ; Fabrication d’aliments pour bétails à
partir par exemple de rebus de banane, fruits à pain, manioc ; Organisation du contrôle des
aides ; Frein aux disparités - petits exploitants) ;

2.2.b. SOUS ORGANISATION (Renforcement et organisation de filières nouvelles - ex :


filière cacao-chocolat, pharmacopée locale, espèces endémiques, plantes aromatiques - ;
Coopération dans la Caraïbe et réglementation européennes ; Vente ; Echanges de savoirs
notamment sur la traçabilité ; Création d’un Institut technique et de recherche multi-
filières afin d’améliorer la technicité, la qualité, la pérennité des produits ; Maîtrise des
modes de production ; Diversification ; Recyclage ; Organisation d’une filière locale
d’aliments bétails à partir de produits locaux (bagasse, banane déshydratées etc.) ;
Démarche qualité - «viande tendre» - Professionnaliser - ELEVAGE ; Organiser la
production, produits par produits dans le cadre d’OP - volumes et calendrier de production
- avec discipline de production - FILIERE CANNE SUCRE RHUM) ;

2.2.c. ATTRACTIVITE DE LA PROFESSION (Augmenter le nombre de candidats à


l’installation ; Adaptation des formations aux exigences de structuration des filières ;
Promotion des métiers agricoles par mesures incitatives) ;

2.3. La commercialisation :

2.3.a. DIFFICULTE DE PENETRATION DU MARCHE PAR L’OFFRE LOCALE (Plan de


coopération commerciale avec les circuits de distribution ; Elargissement et diversification
du marché aux collectivités, aux autres DOM, Caraïbe, «marché créolophone» - clause
dans les marchés publics de «notion de préférence locale» comme pour l’insertion -
renforcement -) ;

2.3.b. EXIGUÏTE DU MARCHE - (Développer le marché du frais - label PAL : Produits de


l’agriculture locale - ; Programme de développement de l’agritourisme - ex. : démarche
Rhum -) ;

2.3.c. INSUFFISANCE DE GAINS DE PRODUCTIVITE (Réduire le coût d’installation et


d’équipement pour les micro-agriculteurs en organisant et créant un dispositif de la micro-
production par la création d’un groupement d’équipements, d’ateliers diversifiés
mutualisés de fabrications, de conservation, de transformation ; Produire à des conditions
économiques rentables pour les producteurs et à des prix acceptables pour les
consommateurs - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Grouper les achats d’intrants -
FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Concentrer l’offre pour la mise en marché :
mutualisation des prix payés aux producteurs - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ;
Modifier le programme structurel limitant à 6 ha la création aidée de cultures hors-sol
pour la période 2007/2013 - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Assurer un prix
rémunérateur de la tonne de canne à la suite des règlements CE 318/2006, 247/2006 et
793/2006 - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Faire évoluer ce prix en fonction de la
variation des coûts de production - FEAGA - pour le soutien au prix du sucre et l’aide au
transport de la canne : Aide d’adaptation de l’État à la réforme de l’OCM sucre - Aide de
l’État pour l’aide sociale aux planteurs livrant moins de 2000 tonnes : Aides des
collectivités locales pour l’aide à la balance - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Maintenir
les aides du programme POSEI pour - FILIERE CANNE SUCRE RHUM : L’aide à la
transformation de la canne à sucre en rhum agricole - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ;
L’aide au transport de la canne à sucre - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Combler le
vide juridique résultant de la suppression du colonat partiaire en 2005 en étendant

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Réf. : 20090831-96.doc
l’application du bail à métayage existant en métropole - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ;
Lever les restrictions à la généralisation de l’application à la Martinique des mesures agro-
environnementales - MAET - en assouplissant les conditions d’éligibilité actuellement liées
soit à l’exploitant - individuel ou sociétal - comme les indivisions, l’âge, l’activité, la
résidence ou le revenu, soit à l’exploitation - condition de détention du capital ou de
respect des conditions exigées d’un exploitant individuel - par voie d’arrêté du ministre de
l’agriculture et de la pêche comme cela a été fait dans le passé pour les contrats territoriaux
d’exploitation - CTE - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Améliorer la visibilité des
entreprises confrontées à des changements de réglementation au travers de deux
exemples, le régime de défiscalisation et celui des programmes européens en assouplissant
les conditions d’éligibilité : Au bénéfice de la défiscalisation en admettant l’éligibilité des
investissements de renouvellement ; Au bénéfice des programmes Feader et Feder
2007/2013 dans le cadre de la révision à mi-parcours de ces programmes - FILIERE
CANNE SUCRE RHUM ; Levée des restrictions d’éligibilité FEADER appliquées à la seule
Martinique ; Agrément sur les dossiers déposés. - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ;
Meilleure concertation entre l’administration et les filières pour l’élaboration des
programmes régionaux, nationaux et communautaires avec prise en compte des réalités
remontant du terrain - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Accélération de la révision des
programmes FEADER et FEDER à mi-parcours - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ;
Meilleure action d’information de l’administration vis : à : vis des filières - FILIERE
CANNE SUCRE RHUM : Meilleure coordination entre les co-financeurs de ces
programmes - FILIERE CANNE SUCRE RHUM ; Pérenniser la production cannière et
rhumière en facilitant l’écoulement des rhums en prolongeant au delà du 31 décembre
2012 le droit d’accise réduit pour les rhums traditionnels des DOM et en augmentant à
120000 hap après 2010 du contingent à droit d’accise réduit pour les rhums traditionnels
des DOM - FILIERE CANNE SUCRE RHUM) ;

2.4. Le social : a. DIMINUTION DES ACTIFS (Mise en place d’une retraite


complémentaire ; Elargir la couverture sociale, maladie, maternité) ; b. VIEILLISSEMENT
ET DIFFICULTE DE RENOUVELLEMENT DES PROFESSIONNELS (faciliter l’embauche
de salariés par mesures incitatives à l’emploi) ; c. EMPLOI AGRICOLE PAS STRUCTURE
(Mesures d’attractivité ; Pôle d’excellence autour des métiers agricoles) ; d. FORMATION
(Développer et créer une offre locale de technicité pluridisciplinaire et de niveau plus
élevé) ;

2.5. Structuration de la filière viande : a. Obtenir des gains en productivité des


élevages et des diminutions des différents coûts d’exploitation par des aides publiques
mieux ciblées ; b. La présence des produits de l’élevage pays dans les différents circuits de
distribution doit être renforcée ;

2.6. Mise en place d’une structure susceptible d’expérimenter des herbicides


pour la canne, la banane, le maraîchage dans le cadre d’une démarche
d’agrément BPE (bonnes pratiques d’expérimentation) ;

2.7. Le besoin de visibilité des entreprises : a. Une révision, dans un contexte de


réflexion plus économique et social que fiscal, des conditions d’éligibilité à la
défiscalisation ; b. Une révision, dans le cadre de la révision à mi-parcours, des conditions
d’application et d’éligibilité au FEADER, dans le sens d’un assouplissement des conditions,
en commençant pas la suppression des additions des conditions nationales aux conditions
communautaires (ex. : restrictions à l’éligibilité aux MAE) ;

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B. LA PECHE :

2.8. La production :

2.8.a. SOUS-ORGANISATION : Protection de la pêche locale en limitant les imports des


pays tiers et concurrence déloyale car non soumis aux normes européennes ; Soutien de la
pêche au large ; Création d’un organisme gestionnaire de la commercialisation ; Dispositif
de maîtrise des modes, de stockage, de conservation, de distribution et de sauvegarde de la
qualité du produit poisson frais - Implanter de petites structures de fabrication de glace sur
port de pêche - emplois ; Création d’une chambre consulaire de la pêche - les statuts
actuels du comité des pêches ne permettent que des avis, pas de pouvoir de décision ;
intégration de représentants DOM au comité national ; Intégration des informels ;
Reconnaissance du statut de pêche artisanale pour la Martinique - cf. type d’embarcation
«yole» comparée aux chalutiers de France hexagonale ;

2.8.b. POLLUTION : Sauvegarde de la bande côtière sur un temps suffisamment long pour
rénover les espèces ; Police de la mer ; Gestion intégrée des activités et de l’espace ;
Installation d’une section de l’agence des aires maritimes protégées ; Développer une
approche intégrée de l’espace et des activités et doter la Martinique en parc marin (12
miles max.) ; Mode de gouvernance de démocratie participative car associant
professionnels, citoyens, usagers et collectivités - AQUA CULTURE ;

2.9.c. INSUFFISANCE DE GAIN DE PRODUCTIVITE : Zonage à l’échelle régionale pour


l’implantation de fermes aquacoles compatible aux contraintes environnementales et
autres activités dont pêche ; Accompagnement aquaculteurs ; Réactualisation de dossiers
de faisabilité pour fermes aquacoles 200T pour attirer investisseurs - AQUA CULTURE ;

2.9. La commercialisation :

2.9.a. EXIGUÏTE DU MARCHE : Organiser le marché du frais - label PP - Label Bio Doml ;
Produits de la pêche locale ; Développer le marché de la transformation en orientant les
aides sur ce créneau de transformation (POSEIDOM) ; Organiser la production de
pélagiques propice à l’export ;

2.9.b. INSUFFISANCE DE GAIN DE PRODUCTIVITE : Mise en place de process de


traçabilité (la pêche à l’hameçon, un atout - Ecolabel pour nos eaux) ; Appui à
l’investissement de l’acquisition d’équipement de conservation autre que glace ; Qualité
exportable ; Action de valorisation communication ; Favoriser la pénétration du marché
par l’offre locale encombattant la concurrence déloyale des pays tiers non soumis aux
normes françaises et européennes ; Appui à la modernisation des équipements et
techniques de pêche ; Mise en place d’une plateforme d’ingénierie écologique à visée de
développement et d’export ; Volet distribution à organiser : démarche concertée
d’aménagement de l’ensemble des marchés communaux locaux (volet sanitaire) ;

C. L’INDUSTRIE :

2.10. La production :

2.10.a. INSUFFISANCE DE GAIN DE PRODUCTIVITE : LE SOLAIRE (augmenter aides


directes et indirectes : augmenter le tarif de rachat par EDF de l’énergie solaire
photovoltaïque - ministère de l’industrie -, déplafonner l’avantage fiscal Girardin sur les

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investissements photovoltaïques que le gouvernement souhaite fixer à 40.000 € -
ministère des finances -, déplafonner l’investissement fixé à 16.000 € pour les
investissements sur la résidence principale - ministère des finances -, diminuer la taxe
foncière pour les maisons qui utilisent les énergies renouvelables - ministère des finances -
, généraliser les prêts à taux zéro pour tous investissements réalisés sur la résidence
principale - conseil régional, ministère des finances -) ; Diminuer la dépendance
énergétique de la Martinique (valorisation du biogaz et développement d’une filière de
méthanisation - potentiel Martinique - banane, lisier de fiente de poule, herbe etc. -,
valoriser le prix de rachat de l’électricité bio gaz par EDF - tarif achat actuel peu
intéressant pour valoriser l’investissement) ; Compensation des surcoûts de productions
liées à l’ultrapériphérie (en harmonisant la fiscalité - octroi de mer antillo-guyannais -, en
diversifiant l’offre de transport maritime, en en simplifiant et harmonisant les procédures
dans les échanges commerciaux - fiscalité, douane, banques -, en poursuivant les actions
de labellisation des produits d’outre-mer, poursuite de modernisation des équipements et
procédés) ; Stabiliser les lois régissant l’investissement au moins sur dix ans ;

2.10.b. La FORMATION : Adapter la formation aux besoins de métiers spécifiques dans le


secteur industriel mais peu lisible par pour les acteurs de l’emploi ; Favoriser l’attractivité à
l’emploi en développant les échanges avec le monde universitaire, de l’éducation, de la
recherche et de la formation et en contribuant aux évaluations des besoins prévisionnels en
emploi et formation (GPEC INDUSTRIE) ; Intégrer dans les programmes du lycée et des
universités les données économiques et sociales de la Martinique (aide à l’orientation et à
l’apprentissage devant induire un comportement propice au développement endogène) ;

2.10.c. EXIGUÏTE DU MARCHE : Inclure une clause qualitative dans les marchés publics
en faveur de la production locale ; Appui à l’identification en linéaire/Donneurs d’ordre
obligation clause cahier des charges - marché existant ;

2.11. La commercialisation : DIFFICULTE DE PENETRATION DU MARCHE PAR


L’OFFRE LOCALE : Développer les filières de transformation amont aval notamment dans
l’agro transformation (fruits et légumes, produits de la mer etc.) ; Concurrence déloyale ;
Création de zones d’activités dédiées ;

2.12. Zoom sur la biodiversité : a. Développement d’une industrie d’agro-nutrition


axée sur la valorisation de nos produits locaux ; b. La production d’extraits de plantes
traditionnelles, médicinales ou aromatiques et la valorisation de leurs molécules nobles
(huiles essentielles...) ; c. Le conditionnement des plantes et de leurs extraits sous formes
galéniques en vue de leur commercialisation ; d. Production d’extraits d’algues et autres
produits marins ; e. La valorisation énergétique de certaines biomasses ; f. production de
jus de fruits, confitures, confiserie, chocolaterie de luxe et pour les légumes de produits
«prêts à cuire» surgelés, de découpes de légumes présentés en barquettes et de potages ;
g. a Organiser la filière fruits et légumes en interprofession sur le modèle de la filière
viande ;

D. L’ARTISANAT :

2.13. La production :

2.13.a. SOUS ORGANISATION : Création de groupement ou plateforme de services


(mutualisation de l’emploi sur fonctions supports administratives et financières et
technicité cadre supérieurs) ;

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Réf. : 20090831-96.doc
2.13.b. ATTRACTIVITE DE LA PROFESSION : Suppression ou réforme du statut d’auto
entrepreneurs DOM - notamment pour les salariés - pour augmenter le nombre de
candidats à l’installation d’artisans et enrayer une concurrence déloyale mettant en péril
l’emploi existant ;

2.13.c. INSUFISANCE DE GAIN DE PRODUCTIVITE : Défiscalisation pour les clients


d’une part du montant des travaux des artisans qui embauchent à partir de 2010 - taux de
50% pour un plafond proposé de 10.000 € - impact direct sur la création d’emploi et lutte
efficace contre le travail illégal ; Programme de lutte efficace et spécifique contre le travail
illégal ; Défiscalisation d’une partie du montant des travaux (50%) avec plafond de 10000
euros effectués pour les clients par des artisans locaux ;

2.14. Le social : FORMATION : Appui à la structuration et organisation de l’activité


artisanale par la professionnalisation de la fonction de gestionnaire voir d’employeur et
chef d’entreprise ;

E. LES SERVICES :

2.15. La production : INSUFISANCE DE GAIN DE PRODUCTIVITE : a. Accompagner


par une mesure concrète l’évaluation du service aux particuliers en tenant compte de la
spécificité du coût de production de ce service au regard de son coût de revient pour qu’elle
ne soit pas supportée intégralement par le client bénéficiaire du service ; b. Encourager le
développement et le soutien de services aux entreprises générateurs d’emplois (conseil,
assistance administrative, juridique et de gestion - produits événementiels et culturels) ;

2.16. Le social : a. EMPLOI STRUCTURE : Structuration du secteur des services à la


personne en branche professionnelle ; b. FORMATION : Appui à la professionnalisation
des structures associatives (gestion, juridique, logistique...).

[3C] Atelier n°3 : Les grands projets structurants et les conditions


du développement durable
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-97.pdf
(Mention spéciale pour ce document protégé contre le copier-coller,
ce qui est pratique pour faire circuler les idées dans un débat national)

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°3 sur les grands projets structurants et les


conditions du développement durable de la Martinique nous
semble mettre l’accent sur les enjeux environnementaux (eau
potable...), la maîtrise des dépenses en énergie, un plan intégré
de transport, la sanctuarisation d’espaces à protéger...

Les présidents Pascal SAFFACHE, président de l’UAG (Université des Antilles et de la


Guyane), Maurice BURAC, professeur et directeur du laboratoire Géode Caraïbe, et Claude
POMPIÈRE, et les rapporteurEs Frantz SABIN, CCIM, Jean-Claude BONNE, CCIM, Daniel

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Réf. : 20090831-96.doc
ROBIN, conseiller régional, Yves FAGGHERAZI et Françoise ROSE-ROSETTE, conseillère
régionale, émettent les propositions suivantes :

3.1 La politique de l’environnement : meilleure conscientisation des enjeux


environnementaux (faire ressortir les enjeux liés à l’eau potable et à l’assainissement
comme pierres angulaires de tout développement en particulier touristique) ;

3.2. Energies renouvelables et politique énergétique : a. Maîtriser la dépense en énergie et


développer les sources d’énergies alternatives ; b. Inscrire le développement des énergies
renouvelables dans le contexte caribéen est l’autre idée phare de cette session ;

3.3. Politique foncière : Développement durable ;

3.4. Recherche et innovation : Mise en place d’une véritable stratégie de développement de


la recherche ;

3.5. Politique du transport : a. Plan intégré du transport ; b. Les solutions devront être en
adéquation avec les attentes ;

3.6. Biodiversité : a. Protéger, valoriser et éduquer ; b. Mise en place d’un système de suivi
et de mesures de l’impact de l’homme sur la biodiversité ou encore le développement de la
sanctuarisation d’espaces à protéger ;

3.7. Santé : a. Accroître l’attractivité du territoire pour les professionnels de santé ;


b. Améliorer l’offre de soin par le développement de la coopération notamment ;

3.8. Tourisme : a. Positionner, éduquer, former, professionnaliser ; b. Relancer ce secteur ;


c. Coordination à trouver entre les politiques et les acteurs socioprofessionnels ;

3.9. TIC : Positionner et développer les TIC pour améliorer notre quotidien, la
compétitivité des entreprises, les échanges et l’économie martiniquaise ;

3.10. Milieux littoraux et marins : Prise de conscience.

[3D] Atelier n°4 : Rapport final


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-96.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°4 sur la rénovation du dialogue social et la


formation professionnelle de la Martinique nous semble mettre
l’accent sur le financement de l’organisation des branches, la
formation des partenaires sociaux au droit du travail, une classe
préparatoire au CAP pour les jeunes sans formation...

Les présidents Michel CRISPIN, président du CESR, et Jocelyn QUITMAN, gérant de


société, et les rapporteurEs Alexandre RICHOL, président de la CGPME et président de

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Réf. : 20090831-96.doc
l’ARACT, Patrick LECURIEUX-DURIVAL, président du MEDEF, Gérard AQUILON, vice-
président de l’ASSEDIC, et Florent JEAN-BAPTISTE, AGEFOS-PME, émettent les
propositions suivantes :

A. ORGANISATION :

4.1. (Ré)activer les branches en leur donnant des moyens de fonctionner et notamment en
finançant dans les structures administratives au moins un secrétaire général pour chaque
branche ;

4.2. Réappropriation de l’étude GAGE (gestion des âges et gestion des emplois) et création
de programmes de formation prenant en compte les secteurs dans lesquels il est prévu des
départs massifs à la retraite. Cette mesure devra être intégrée dans le schéma de
développement régional qui pourra ainsi être réactualisé ;

4.3. Mise en place d’un guichet unique permettant un traitement logistique et financier de
la formation, recherche d’une simplification des dispositifs existants afin de les rendre plus
accessibles. Redéfinir les missions de l’AGEFMA, renforcer l’action de l’observatoire
régional emploi-formation notamment en matière de prospective, développer la
collaboration/les échanges de la structure avec les partenaires sociaux en vue d’une
meilleure prise en compte de leurs besoins dans les actions de développement de la
formation menées au niveau régional ;

4.4. Favoriser le mieux disant social en tenant compte, dans les marchés publics, de la
politique salariale de l’entreprise et de l’engagement de cette dernière en matière de
formation et d’insertion de demandeurs d’emploi et/ou de jeunes en difficulté ;

4.5. Mise en place d’une commission stratégique de formation autour de l’université ;

4.6. Sacraliser des lieux et des secteurs stratégiques pour le bon fonctionnement de
l’économie ;

4.7. Introduire l’intéressement dès le premier salarié dans l’entreprise ;

4.8. Favoriser et accélérer la création de l’Institut du travail selon les préconisations des
partenaires sociaux ;

B. FORMATION :

4.9. Former les partenaires sociaux à la connaissance du droit du travail en favorisant la


formation concomitante des employeurs et salariés ;

4.10. Créer un système de valorisation de l’action syndicale afin d’éviter les postures et
faciliter le dialogue ;

4.11. Formation des chefs d’entreprise des TPE PME notamment en matière de gestion,
pour favoriser la pérennité des entreprises martiniquaises ;

4.12. Formation des chefs d’entreprise aux négociations et au dialogue social ;

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Réf. : 20090831-96.doc
4.13. Création de mesures et outils favorisant l’expérience du top management afin que les
cadres locaux puissent acquérir des expériences extérieures ;

4.14. Généraliser le tarif étudiant sur tout le territoire ;

4.15. Mettre en place des formations plus centrées sur l’entrepreneuriat : doubles
formations, valoriser les travaux de groupe, introduire la mobilité géographique dans la
formation professionnelle... ;

4.16. Prise en compte de l’illettrisme dans les formations : mettre en place des formations
de remise à niveau, de préformation ou de pré qualification ;

4.17. Pour prévenir l’explosion sociale, et favoriser l’insertion des jeunes en difficulté,
étudier la possibilité de création d’une école de la 2ème chance sur le territoire
martiniquais ;

4.18. Valorisation des acquis de l’expérience pour l’accès au niveau 5 des jeunes en
insertion et «classe préparatoire au CAP» : le dispositif de formation professionnelle
actuel requiert un CAP pour entrer dans la boucle, et donc laisse de côté de nombreux
jeunes qui en auraient besoin ;

4.19. Mutualiser les fonds publics en matière d’offre de formation, prendre en compte la
taille et les besoins du marché du travail afin de ne pas, pour des contraintes économiques,
former plus que les capacités d’absorption du marché ;

4.20. Réduire les effectifs dans les stages et créer un système de financement tenant
compte du niveau des formés ;

4.21. Favoriser et privilégier l’alternance qui apparaît comme un outil important : pour la
formation dans les SEGPA ; sur les nouveaux métiers émergeants ; pour le développement
des entreprises martiniquaises ; la formation de futurs entrepreneurs ;

4.22. Favoriser la mobilité et l’outplacement.

[3E] Atelier n°5 : Gouvernance, évolution institutionnelle, adaptation


des administrations centrales
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-95.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°5 sur la gouvernance (évolutions


institutionnelles locales, adaptation des administrations
centrales) de la Martinique nous semble mettre l’accent sur le
«trop plein institutionnel» et l’évolution vers une collectivité
unique régie par l’article 73 de la Constitution.

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Réf. : 20090831-96.doc
Les présidentEs Daniel MARIE-SAINTE, premier vice-président du conseil régional de la
Martinique, et Catherine CONCONNE, élue de la ville de Fort-de-France et conseillère
générale, et les rapporteurEs Margaret TANGER, avocate, Sandrine SAINT-AIME, avocate,
Miguel LAVENTURE, conseiller régional, n’émettent les propositions suivantes :

5.1. Entamer une réflexion sur le «trop plein institutionnel» et l’évolution vers une
collectivité unique régie par l’article 73 de la Constitution.

[3F] Atelier n°6 : Présentation


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-94.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°6 sur l’insertion des départements d’outre-mer


dans leur environnement régional de la Martinique nous semble
mettre l’accent sur les échanges économiques avec les îles
voisines ; la mobilité des élèves, étudiants, enseignants et
chercheurs ; les émissions télévisées sur la Caraïbe.

Les présidents Emmanuel JOS, professeur des universités en droit public, directeur du
Centre de recherche sur les pouvoirs locaux dans la Caraïbe, et Justin DANIEL,
professeur des universités en science politique, et les rapporteurEs Nicolas de
POMPIGNAN, MEDEF, Guy-Alain GERMON, Conforama, Jean-Paul JOUANELLE,
conseil général de la Martinique, et Michel MICHALON, conseiller régional, émettent les
propositions suivantes :

A. ÉCONOMIE :

6.1. Améliorer l’information des entreprises martiniquaises sur les opportunités


économiques existantes dans la région ;

6.2. Permettre au moyen de dispositifs adéquats aux entreprises martiniquaises de


répondre aux appels d’offre dans la région en leur nom propre ou en partenariat avec des
entreprises européennes ;

6.3. Faciliter les investissements dans la région, sans porter préjudice à l’emploi local ;

6.4. Conclure les conventions fiscales nécessaires ;

6.5. Conclure avec nos voisins des accords de libre échange permettant une plus grande
réciprocité dans l’ouverture des marchés ;

B. SYSTEME EDUCATIF :

6.6. Inscrire davantage l’environnement régional dans les parties obligatoires des
programmes ;

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Réf. : 20090831-96.doc
6.7. Développer les classes euro-caribéennes ;

6.8. Faciliter la mobilité des étudiants, des élèves, des enseignants et des chercheurs par les
soutiens financiers et logistiques indispensables ;

6.9. Rendre obligatoire des stages de formations professionnels quand cela s’y prête dans
la région ;

6.10. Mettre en œuvre le projet Strabon Caraïbes, portail internet d’échange


d’information ;

C. MEDIA :

6.11. Prévoir la programmation obligatoire d’émissions sur la Caraïbe dans les cahiers des
charges et les conventions passées avec le CSA ;

D. SANTE :

6.12. Mettre en place un outil de coopération entre les systèmes de surveillance


épidémiologiques ;

6.13. Devenir membre des organismes internationaux à caractère régional en santé (OPS) ;

E. MISSIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES :

6.14. Assurer une meilleure présence des ressortissants antillo-guyanais dans les missions
diplomatiques et postes consulaires de la région ;

6.15. Augmenter le nombre des chargés de missions des collectivités territoriales dans la
région ;

6.16. Conclure les conventions internationales indispensables dans le domaine fiscal, du


commerce, de la culture, de la pêche, d’extradition etc. ;

F. INSTITUTIONS :

6.17. Réintégrer la BCD comme membre associé ;

6.18. Permettre à la Martinique d’être membre, membre associé ou observateur associé au


sein des institutions régionales de coopération ou d’intégration où cela est juridiquement
possible (AEC en particulier) ;

6.19. Développer la concertation et le partenariat en mettant en place des instances qui le


facilitent ;

6.20. Organiser en Martinique un sommet des chefs d’État de l’AEC ;

G. TRANSPORTS MARITIMES DE MARCHANDISES :

6.21.a. Aide au transport en conteneurs : Mise en place d’un service de groupage à


destination d’un panel d’îles à déterminer - Les exportateurs, comme les commerçants

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Réf. : 20090831-96.doc
auront alors la possibilité de communiquer des prix, fret compris, à leur clients potentiels
et d’exporter de manière régulière quelque soit les volumes vendus sans surcoût - Le
groupage pourra être fait par une société spécialisée (transitaire disposant d’un réseau de
correspondants) les surcoûts éventuels générés par le non-remplissage des conteneurs
serait pris en charge par un budget dédié qui peut être évalué à environ 30.000 € par
destination et par an ;

6.21.b. Transport conventionnel : Commander une étude afin de voir quelles solutions ont
été trouvées pour les nombreux archipels existant, soit dans notre région (Bahamas,
Bermudes, Saint-Vincent-et-Grenadines), soit dans d’autres zones (archipel des
Philippines par exemple) afin de trouver une solution réaliste à ces problèmes ;

6.21.c. Coût des manutentions : La Martinique dispose d’un outil de haut niveau avec le
terminal de la Pointe de Grives mais cet outil est sous utilisé alors même que Fort-de-
France pourrait devenir un hub de transbordement pour le navire arrivant d’Europe - Ceci
ne peut se faire compte tenu du coût des manutentions à Fort-de-France - Ce prix qui a été
administré pendant des années ne l’est plus aujourd’hui et est manifestement excessif -
Nous proposons qu’une enquête soit menée pour une totale transparence sur les coûts de
passage au port, la formation des prix de manutention afin de déterminer où sont les abus
et quelles sont les postes sur lesquels il est possible d’intervenir pour réduire
significativement ces coûts ;

H. VISAS :

6.22. Poursuivre la politique d’adaptation de la politique des visas et de délivrance des


titres de séjour aux besoins de l’économie, des échanges humains, éducatifs, culturels,
sportifs, de recherche ;

6.23. Renforcer simultanément la coopération dans la lutte contre les trafics de migrants et
de drogue : coopération douanière, policière, judiciaire (accords d’extradition).

[3G7] Atelier n°7 : 7 axes prioritairement et 36 mesures préconisées


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-87.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°7 sur l’égalité des chances, la promotion de la


diversité et l’insertion des jeunes de la Martinique nous semble
mettre l’accent sur les associations de quartier, le repérage
précoce des familles en difficulté, la prise en charge des frais de
déplacement des jeunes postulantEs aux concours publics...

Les présidentEs Aimé CHARLES-NICOLAS, professeur, psychiatre, directeur du Centre de


toxicomanie de Clarac, Manuel BAUDOUIN, président de la SIMAR, Jacqueline
JANVIER-DESIR, directrice de l’OPCALIA Martinique, et les rapporteurEs Martine
CHONG-WA-NUMERIC, directrice du Pôle Emploi, Alain RAPON, conseiller régional, et
Patrick FABRE, chef d’entreprise, émettent les propositions suivantes :

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Réf. : 20090831-96.doc
I. CONFORTER LES STRUCTURES ASSOCIATIVES, SPORTIVES,
ET DES TRAVAILLEURS SOCIAUX (7 MESURES) :

7.1. Repérer les associations de quartier ainsi que toutes celles qui œuvrent dans les
domaines social, avec les travailleurs sociaux et les bénévoles, et assurer leur soutien
financier (frais de fonctionnement et ingénierie de formation en particulier) ;

7.2. Valoriser le rôle et la mission des travailleurs sociaux en aménageant à leur intention
des espaces de rencontres, de réflexion et d’évaluation des actions menées ;

7.3. Investir financièrement dans des structures sportives de qualité et soutenir


financièrement les ligues, contributrices très importantes de l’élite sportive française ;

7.4. Créer un fonds de mutualisation permettant un juste retour financier pour les
disciplines fournissant des sportifs d’élite à la nation ;

7.5. Établir de nouvelles règles de fonctionnement avec les fédérations nationales pour
permettre aux ligues locales de disposer de l’élite sportive originaire de la Martinique dans
le cadre des compétitions internationales caribéennes et sud américaines ;

7.6. Introduire le jeu d’échecs dans les programmes scolaires, sur le modèle de la Corse ;

7.7. Mettre en place des outils permettant d’assurer la transparence des budgets publics
consacrés au financement de l’action sociale ;

II. ACCOMPAGNER LES FAMILLES (6 MESURES) :

7.8. Structurer le repérage précoce et l’accompagnement des familles en difficulté, pour


éviter la reproduction des schémas d’échec chez les enfants ;

7.9.a. Revoir les conditions d’attribution de l’allocation de parent isolé pour supprimer les
stratégies de grossesse à finalité allocataire ; b. Prévoir des conditionnalités minimum pour
l’éducation des enfants ;

7.10. Amplifier l’aide à la parentalité, notamment en direction des jeunes parents, avec les
travailleurs sociaux (initiatives de type École des parents) ;

7.11. Installer en Martinique l’école de la seconde chance, sur le modèle de celles déjà
existantes en France métropolitaine ;

7.12. Créer un pensionnat de l’excellence, destiné aux enfants de familles en situation


d’exclusion, désireuses de donner toutes les chances à leurs enfants ;

7.13. Le service militaire adapté à renforcer : avancer l’âge de l’appel et promouvoir très tôt
et de façon volontariste le SMA, véritable seconde chance pour les exclus illettrés ;

III. PROMOUVOIR LES ELITES LOCALES (7 MESURES) :

7.14. Assurer des conditions d’accès équitables aux jeunes postulants aux concours
d’enseignement ou de recrutement : prise en charge des frais de déplacement pour passer
les concours, déplacement des centres d’examen vers l’outre mer ;

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Réf. : 20090831-96.doc
7.15. Élargir les conditions d’obtention des bourses d’éloignement pour l’enseignement
supérieur pour les jeunes après bac, (les choix ne peuvent se limiter aux possibilités
offertes par l’UAG) ;

7.16. Enrichir l’offre universitaire de l’UAG ;

7.17. Établir un partenariat renforcé entre l’UAG et des établissements de renom (Sciences
Po, HEC, écoles d’ingénieurs) et faciliter, dans le cadre d’une discrimination positive,
l’intégration de ces établissements par des étudiants originaires de l’outre-mer ;

7.18. Promouvoir l’accès aux postes de direction de la fonction publique en suscitant des
vocations de jeunes ultramarins désireux de servir la République outre-mer ;

7.19. Promouvoir l’accès aux postes d’encadrement et de direction dans le privé en aidant
au financement d’un parcours de formation hors de l’ile avec CDI contractualisé en
entreprise lors du retour (voir fiche-action «le contrat de promotion des cadres») ;

7.20. Développer fortement l’enseignement des langues : anglais urgent et prioritaire,


espagnol et portugais secondaires, afin d’offrir davantage d’opportunités d’emplois
régionaux à la jeunesse

IV. DEVELOPPER UNE NOUVELLE APPROCHE DU TRAVAIL


ET DE L’ENTREPRISE (4 MESURES) :

7.21. Valoriser l’effort et le travail afin de forger dans les esprits, dès le plus jeune âge, la
préférence pour l’activité et les revenus du travail plutôt que l’inactivité et les minima
sociaux ;

7.22. Organiser la connaissance et la reconnaissance de l’entreprise dès l’école (voir fiche


action) ;

7.23. Construire un vrai partenariat entre l’université et l’entreprise, deux univers qui se
côtoient sans se connaître, en associant le personnel de l’entreprise aux actions
pédagogiques de l’université ;

7.24. Développer l’esprit entrepreneurial local en expérimentant une école des


entrepreneurs en Martinique ;

V. METTRE EN ŒUVRE UNE ACTION SPECIFIQUE SUR DES PUBLICS


PRIORITAIRES (5 MESURES) :

7.25. Financer plus largement la réhabilitation des logements en situation indigne ;

7.26. Aider les personnes âgées à reconstituer leur profil social : accorder des franchises
d’annuités pour les personnes âgées modestes ayant longtemps travaillé hors déclaration
(travailleurs agricoles, employés de commerce de commune etc.) ;

7.27. Renforcer les moyens des structures de soins et professionnaliser les agents de
prévention en charge des toxicomanies ;

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Réf. : 20090831-96.doc
7.28. Revoir la politique de formation professionnelle des détenus volontaires et assurer les
moyens en conséquence. Bien distinguer les acteurs référents de la punition de ceux de la
réhabilitation-réinsertion ;

7.29. Prévoir un hébergement en «hôtels sociaux» de 30 jours pour les détenus libérés ne
disposant pas de logement ;

VI. RELANCER VIGOUREUSEMENT LE LOGEMENT SOCIAL (3 MESURES) :

7.30. Obtenir un investissement fort de l’État pour développer un parc locatif social adapté
aux besoins par le financement à 100% des surcoûts fonciers ;

7.31. Mettre les moyens techniques permettant une mise en fonctionnement effective et
rapide de l’établissement public foncier, les premiers terrains devant impérativement sortir
avant un an (juillet 2010) ;

7.32. Mettre en place un instrument financier puissant et durable pour régler le problème
sismique (confortement d’ouvrages, démolition-reconstruction) ;

VII. ELEVER NOTRE AMBITION A LA HAUTEUR D’UN SITE MARTINIQUAIS


D’EXCEPTION : SAINT-PIERRE (4 MESURES) :

7.33. L’arrivée de la croisière à Saint-Pierre ;

7.34. La reconstruction à l’identique de monuments à ouvrir au public, en particulier le


théâtre à faire revivre ;

7.35. Le peuplement administratif volontariste de Saint-Pierre en décentralisant les


administrations d’État ;

7.36. Une zone franche tous secteurs sur tout le Nord de la Martinique dans le cadre d’un
désenclavement viaire et maritime.

[3H8] Atelier n°8 : Synthèse de l’atelier «Culture, identité, mémoire,


éducation, formation»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090821-74.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°8 sur l’identité, la culture et la mémoire de la


Martinique nous semble mettre l’accent sur la production et la
distribution des produits artistiques et culturels ; le recensement
et la valorisation des lieux de mémoire ; l’enseignement de la
faune, de la flore et de l’histoire de la Caraïbe...

Les présidents Edmond MONDESIR, président de la commission Culture au conseil


régional, et Jean-Claude WILLIAM, ancien président de l’UAG, vice-président du CCEE, et

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Réf. : 20090831-96.doc
les rapporteurEs Dominique TAFFIN, directrice des archives départementales, Chantal
MAIGNAN, professeure de littérature, et Jean-Claude SOUMBO, conseiller régional,
émettent les propositions suivantes :

I. CULTURE ET IDENTITE :

8.1. Procéder à un état des lieux des différents secteurs de la culture ;

8.2. Développer les nouveaux métiers de la culture ;

8.3. Mettre en place une politique culturelle reposant sur l’implication de tous les acteurs ;

8.4. Réserver dans les médias publics des créneaux destinés à la diffusion des composantes
de la culture martiniquaise ;

8.5. Systématiser la mise en réseau de la production et de la distribution des produits


artistiques et culturels ;

8.6. Créer un Conservatoire des arts prenant en compte la culture martiniquaise et


débouchant sur des formations diplômantes ;

8.7. Créer un Observatoire des politiques et des pratiques culturelles ;

8.8. Construire un espace culturel polyvalent de prestige doté des technologies les plus
avancées et d’une grande capacité d’accueil (hors de Fort-de-France) ;

8.9. Revoir la répartition des bibliothèques et des médiathèques sur le territoire ;

8.10. Reconsidérer les heures d’ouverture pour que ces lieux soient plus facilement
accessibles ;

8.11. Élaborer un schéma martiniquais de développement de la lecture ;

8.12. Créer une Agence régionale du livre ;

8.13. Mettre en place un programme de formation d’animateurs sociaux ;

II. MEMOIRE :

8.14. Recenser et valoriser les lieux de mémoire ;

8.15. Favoriser la connaissance de ces lieux par les MartiniquaiSEs et en faire un outil de
développement économique et touristique ;

8.16. Valoriser les savoirs et les savoirs faire ;

8.17. Valoriser la musique, la danse traditionnelles et les œuvres de la culture orale ;

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III. ÉDUCATION - FORMATION :

8.18. Orienter les enseignements vers la connaissance de la faune, de la flore, de l’histoire ;

8.19. Développer la connaissance de la Caraïbe ;

8.20. Mettre l’accent sur l’enseignement des langues, en particulier l’anglais et l’espagnol ;

8.21. Utiliser le mieux possible les techniques de la communication et de l’information ;

8.22. Créer et mettre à la disposition des élèves et des enseignants les outils pédagogiques
adéquats (convention avec CRDP et autres organismes) ;

8.23. Etre attentif au risque pour l’équilibre de la société d’une présence trop importante
d’enseignants métropolitains alors que des enseignantEs antillaiSEs ne trouvent pas
d’affectation sur place ;

IV. LA VIOLENCE :

8.24. Accroitre la sensibilisation et la mobilisation contre la violence - Refus de l’accepter


comme une fatalité ;

8.25. Mettre en place une politique globale de lutte contre la violence impliquant l’État, les
collectivités mais aussi les opérateurs de terrain et les citoyens ;

8.26. Examiner l’opportunité de l’institution d’espaces animés par des professionnels et


destinés à la «reprise en main» de jeunes et d’adolescents en grande difficulté, étant
précisé qu’il ne saurait s’agir du rétablissement des «Maisons de redressement» ;

8.27. Développer le goût de l’effort à travers le sport en particulier ;

8.28. Renforcer le rôle des animateurs sociaux et culturels ;

8.29. Favoriser les relations intergénérationnelles ;

8.30. Manifester de la considération aux victimes et renforcer leur prise en charge.

73
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973 - Guyane

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer en Guyane nous semblent


mettre l’accent sur l’amélioration de l’accès aux communes de
l’intérieur, la santé en zone rurale, la structuration de la filière
agricole, la création d’un relais communautaire entre les
populations traditionnelles et les décideurEs institutionnelLEs...

[4A] Rapport de synthèse général des ÉGOM en Guyane


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090724-89.pdf

Les rapporteurs généraux Olivier HUISMAN et Muriel ICARE-NOUREL livrent, dans un


rapport de synthèse, le résultat des réflexions menées par chacun des huit ateliers :

I. PRODUIRE LA CONNAISSANCE ET FORMER LES HOMMES :

1. Élaborer des schémas régionaux / départementaux et adopter le principe du guichet


unique pour traiter des grandes problématiques comme la santé en zone non urbanisée, la
petite enfance, l’enseignement en primaire et secondaire, le transport, le logement etc. ;

2. Mettre en place les moyens et les outils nécessaires à la réussite en école, en collège et en
lycée ;

3. Développer les structures d’activités périscolaires nécessaires à l’épanouissement des


individus ;

4. Donner au système universitaire les moyens nécessaires afin qu’il puisse pleinement
jouer son rôle d’ascenseur social ;

5. Mettre en place une politique de formation professionnelle afin que l’offre soit
diversifiée, adaptée et anticipée par rapport à l’évolution du marché ;

6. Rendre la formation professionnelle accessible à l’ensemble des demandeurs d’emploi et


salariés du territoire ;

74
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II. «BOOSTER» LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :

A. CREER LES FILIERES ENDOGENES NECESSAIRES AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU


TERRITOIRE :

7. Structurer la filière agricole en favorisant l’accès à la ressource, en développant les outils


de production, en professionnalisant les filières, en mettant en place un accompagnement
financier et juridique ;

8. Structurer la filière pêche en favorisant l’accès à la ressource, en développant les outils


de production, en professionnalisant les filières, en mettant en place un accompagnement
financier et juridique ;

9. Structurer la filière bois en favorisant l’accès à la ressource, en développant les outils de


production, en professionnalisant les filières, en mettant en place un accompagnement
financier ;

10. Renforcer l’artisanat par l’accompagnement des entreprises et la formation des


hommes ;

11. Les carrières, une priorité face aux besoins en infrastructures du territoire ;

12. Les ressources minières, un enjeu essentiel au moment où les matières premières
connaissent une envolée spectaculaire sur le marché mondial ;

13. Développer le tourisme, changer l’image de la Guyane et mettre en place des labels
qualité ;

14. Les énergies renouvelables, vers une autonomie énergétique de la Guyane ; 15. Faire de
la recherche un outil d’attractivité du territoire et une stratégie du développement
durable ;

16. Planifier les infrastructures nécessaires au développement du territoire ;

17. Mettre en place les mesures et outils permettant le contrôle et la transparence des prix
nécessaires à un développement harmonieux ;

B. CREER LES COOPERATIONS NECESSAIRES A L’ELARGISSEMENT DU MARCHE :

18. Réformer la politique des visas et de l’immigration en Guyane ;

19. Désenclaver le territoire en améliorant l’accès aux communes de l’intérieur, en


fluidifiant la circulation sur le littoral et en ouvrant des voies d’accès aux pays avoisinants
pour la circulation des biens et des personnes ;

20. Apprendre à connaître ses voisins et à collaborer à tous les niveaux ;

21. Créer les structures de la coopération régionale ;

75
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
III. PROMOUVOIR LA DIVERSITE, LA CULTURE, LA MEMOIRE, POUR
CONSTRUIRE UNE IDENTITE ET UN AVENIR COMMUN :

22. Favoriser le dialogue, les échanges entre communautés pour valoriser la culture de
l’autre ;

23. Construire un avenir commun par une meilleure prise en compte de la diversité et par
la création d’un relais communautaire entre les populations traditionnelles et les décideurs
institutionnels ;

24. Améliorer, le dialogue au sein des entreprises, la connaissance de la réglementation


sociale et la négociation collective ;

25. Améliorer le dialogue, par une meilleur mutualisation des organisations et lieux de
dialogues et par une meilleure prise en compte d’un contexte social contraint ;

IV. FAIRE LE CHOIX D’UNE GOUVERNANCE MODERNE :

26.a. Mieux identifier les problèmes et réalités ultramarins au niveau national ;


b. Renforcer les moyens de l’État en Guyane ;

27. Accroître l’autonomie de la Guyane et les moyens financiers des collectivités


territoriales ;

28. Repenser intelligemment la répartition des compétences ;

29. Donner des moyens réels d’intervention au plan local.

76
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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974 - La Réunion

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer à La Réunion nous semblent


mettre l’accent sur un «Plan Marshall» pour le logement social, la
création d’une «UniverCité de tous les savoirs», une gestion
globale de l’eau, la création d’une compagnie maritime régionale
ou d’une plate-forme de coopération régionale.

[5] Synthèse générale des ÉGOM à La Réunion


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090806-81.pdf

I. REPONDRE A L’URGENCE SOCIALE :

1. Réaliser à marches forcées le «Plan Marshall» pour le logement social (réalisation de


30.000 logements sociaux en 5 ans) élaboré depuis décembre 2008 par l’ensemble des
acteurs du logement à La Réunion, à l’initiative du conseil général ;

II. COHESION SOCIALE ET CULTURELLE :

2. Création d’une «UniverCité de tous les savoirs», à caractère éducatif, scientifique et


social ;

3. Lancer un «GERRI social» pour les services à la personne : il s’agit de regrouper, aux
côtés des collectivités locales compétentes, une plate-forme d’entreprises innovantes
agissant dans ce domaine ;

4. Réaliser un projet muséal et culturel global des collectivités à partir de leurs


équipements existants, en profitant de la prochaine réalisation du grand projet de Maison
des civilisations et de l’unité réunionnaise ;

III. COHESION SPATIALE :

5. Réaliser une planification et une rationalisation des équipements en vue d’une gestion
globale de l’eau, dans le but de favoriser le «Plan Marshall» de relance du logement
social ;

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Réf. : 20090831-96.doc
6. Développement du «manger péi» par une production agricole et agro-industrielle
locale ;

7. Le projet GERRI, que le président de la République a salué lors de la clôture du Grenelle


de l’environnement, devra apporter de manière significative à La Réunion des moyens
financiers, réglementaires et fiscaux à la hauteur des ambitions poursuivies par l’ensemble
des parties concernées que sont l’État, la région, le département et les milieux
économiques ;

IV. COHESION REGIONALE :

8. Création d’une compagnie maritime régionale ;

9. Établissement d’une réelle continuité territoriale numérique ;

V. COHESION POLITIQUE :

10. Création d’une plate-forme de coopération régionale et d’ingénierie pour la


gouvernance et l’évaluation des politiques publiques ;

11. Redécoupage de certaines communes (notamment Saint-Paul) pour répondre à une


attente de proximité entre éluEs et citoyenNEs.

[6I] Contribution du conseil régional et du conseil général relative aux


États généraux de l’outre-mer - 28 août 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091012-99.pdf

I. REPONDRE A LA CRISE ET A L’URGENCE SOCIALE :

1. Réévaluer d’urgence et de façon partenariale l’efficacité des dispositifs mis en place et


l’application des mesures obtenues par le mouvement social ;

II. VEILLER A L’ADAPTATION DES REFORMES EN COURS :

2. Un séminaire entre le gouvernement, les présidents des collectivités locales et les


parlementaires européens de l’outre-mer ;

III. PROPOSER UNE NOUVELLE ETAPE DU DEVELOPPEMENT DURABLE :

3. En matière de développement humain : a. Création d’un grand service public à la


personne, maîtrise de l’illettrisme ; b. Contrôle des prix plus efficient ; c. Dialogue social
amélioré par une réorganisation des branches et l’extension des conventions nationales ;
d. Promotion de la jeunesse réunionnaise avec une priorité à l’emploi aux jeunes
RéunionnaiSEs de plus en plus qualifiés et diplômés, amélioration des performances du
système éducatif, prise en compte pédagogique de l’identité réunionnaise, mise en place de
l’Université de l’océan Indien ; e. Affirmation de l’identité réunionnaise en intégrant
pleinement la dimension culturelle dans la démarche de développement, la valorisation du
patrimoine, le soutien à la mobilité culturelle et la réduction de la fracture numérique ;

78
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
4. En matière de développement économique : a. Autonomie énergétique par un
changement de modèle énergétique dans le domaine des transports et le développement de
tout le potentiel d’énergies renouvelables : biomasse, solaire, éolien, océanique... en
lançant une nouvelle étape avec le projet STARTER (STratégie pour l’Autonomie
énergétique, la Relance et la Transition de l’Economie Réunionnaise) ; b. Sécurité
alimentaire par le soutien aux produits locaux, la solidarité des filières et des différents
acteurs, la consolidation de l’agro-nutrition en milieu tropical comme pôle de
compétitivité, le développement de la pêche et de l’aquaculture dans un cadre régional ;
c. Ouverture au monde et co-développement durable en priorisant le domaine maritime
comme un espace privilégié de coopération au sein d’une Conférence maritime régionale,
en recherchant les complémentarités en matière de sécurité alimentaire, en créant une
compagnie maritime régionale, en consolidant des réseaux TIC, et la désignation de la
Région comme chef de file ;

5. En matière de développement territorial : a. Protection du territoire par la création d’un


grand service public de proximité pour l’environnement, l’expérimentation de solutions
alternatives concernant les eaux usées, par le plan d’aménagement hydraulique de La
Réunion ; b. Urgence du logement social avec la construction d’ici à six ans de 30.000
logements sociaux à prix accessible, la mobilisation financière et l’adaptation
réglementaire nécessaires ; c. Maîtrise de l’organisation urbaine par la structuration de
l’aménagement autour de grandes réalisations comme le Tram Train, la limitation de
l’étalement urbain, le développement des transports propres et des autres modes de
circulation les moins polluants, l’organisation d’un réseau de pôles économiques primaires
et secondaires ;

IV. RENOVER LA GOUVERNANCE ET GARANTIR LES RESSOURCES :

6. Certaines compétences stratégiques (coopération régionale, énergie, pêche ...) doivent


être transférées par l’Etat à l’échelon territorial le plus approprié ;

7. Des compétences éclatées ou fissurées entre collectivités peuvent être confiées à une
seule collectivité : routes et déplacements, déchets, eau, éducation... ;

8. Apurer les contentieux financiers sur les transferts de compétence et diligenter à ce sujet
une mission d’expertise indépendante ;

9. Consolidation des recettes de l’octroi de mer et de la taxe spéciale sur la consommation


des carburants.

10. Taxation des plus values foncières et des jeux de hasard, adaptation d’une «fiscalité
verte» à la situation locale.

11. Rémunérations du secteur public : application d’une réforme éventuelle au seuls futurs
recrutements et affectations à La Réunion avec maintien impératif des avantages acquis
pour les agents en poste, large concertation et neutralité budgétaire pour l’économie
locale ;

12. Enfin, La Réunion devrait bénéficier du grand emprunt national destiné à financer des
«projets d’avenir».

79
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
975 - Saint-Pierre-
&-Miquelon (SPM)

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer à Saint-Pierre-&-Miquelon


(SPM) nous semblent mettre l’accent sur la création d’un parking
pour les voyageurs du Canada et d’un Conseil des syndicats, le
soutien aux jeunes qui passent des concours dans l’Hexagone, la
réévaluation du coût de transfert des compétences sociales...

[7A] Synthèse de l’atelier «Identité et environnement régional»


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090819-99.pdf

I. UNE COOPERATION REGIONALE A EXPLOITER :

1. Les infrastructures de l’archipel (port, aéroport etc.) doivent s’inscrire dans une logique
de développement économique : il est nécessaire qu’avec le soutien de l’État une étude soit
menée sur les opérations à réaliser en urgence (création d’un parking pour les voyageurs
originaires du Canada, liaison maritime régulière avec Fortune etc.) ;

2. Terre-Neuve-&-Labrador, avec qui les relations sont fortes, doit être systématiquement
intégrée et privilégiée dans les orientations et décisions à prendre ;

3. Création d’un véritable bureau de la coopération régionale, à l’image de l’Agence de


promotion économique du Canada atlantique (APECA) ou du RDEE ;

4. Expliquer tout le bénéfice que peut tirer l’archipel des échanges avec le voisin canadien ;

5. Les contacts entre l’archipel et l’ambassade de France au Canada et/ou la Mission


économique de Montréal doivent se multiplier ;

6. La place et les intérêts de SPM doivent être pris en compte lors des négociations sur le
projet d’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada ; d’une manière générale, SPM
doit être systématiquement associé aux relations bilatérales franco-canadiennes ;

80
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
7. Des relations intenses entre SPM et la délégation de l’Union européenne basée à Ottawa
sont nécessaires ;

8. La création à SPM d’un «Euro Info Centre», ou «Bureau de l’Europe», peut être
envisagé, étant précisé que le fait que SPM soit associé à l’UE intéresse fortement le
Canada ;

II. LA MISE EN VALEUR DE LA CULTURE ET DE L’IDENTITE


DE L’ARCHIPEL :

9. La culture et le patrimoine de l’archipel doivent être préservés et davantage mis en


valeur ;

10. Placer la culture et le tourisme au service du développement économique de l’archipel ;

11. La politique culturelle de l’archipel doit être définie de manière précise ;

[7B] Synthèse de l’atelier «Travail, emploi et formation»


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090819-98.pdf

I. UN DIALOGUE SOCIAL INSUFFISAMMENT DEVELOPPE :

12. Favoriser l’exercice des mandats syndicaux en augmentant la disponibilité des


représentants syndicaux en sensibilisant les entreprises et l’État à ce sujet ;

13. Il est proposé que les organisations syndicales, patronales et salariales, se rencontrent
plus régulièrement et n’attendent pas une crise pour entamer des négociations ; l’idée de la
création d’un «Conseil des syndicats» est lancée, qui pourrait se charger d’animer le
dialogue social et d’anticiper d’éventuels conflits et donner des orientations nécessaires à
leur résolution ;

14. Éclaircissement sur l’applicabilité des conventions collectives nationales et locales ;

15. Il est proposé que le service du travail et de l’emploi, retrouve sa place de moteur de la
négociation collective et devienne un terrain neutre d’accompagnement et d’expertise ;

16. Susciter une dynamique de gestion des ressources humaines ;

17. Mettre en place un régime de prévoyance via les conventions collectives locales et
nationales afin de prévenir la précarité chez les salariés touchés par de graves problèmes
de santé ;

II. FAVORISER UNE MEILLEURE INSERTION DES JEUNES SUR LE


MARCHE DU TRAVAIL :

18. Création d’un pôle unique d’information et d’orientation par le biais de la


mutualisation du CIO, du Pôle emploi et du STEFP ;

81
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Réf. : 20090831-96.doc
19. Renforcement des moyens humains, et probablement financiers des structures
d’accueil et d’orientation (Pôle Emploi, CIO, STEFP) de Saint-Pierre-et-Miquelon (SPM) ;

20. Création d’un observatoire local de l’emploi et de la formation ;

21. Création d’un fonds de soutien pour les jeunes qui doivent se rendre en métropole pour
passer les oraux des concours de la fonction publique ;

III. LE DEVELOPPEMENT DE L’ACCES


A LA FORMATION PROFESSIONNELLE :

22. Permettre aux entreprises de cotiser à la formation professionnelle auprès des


organismes existants en métropole et d’avoir accès ainsi aux financements gérés par ces
derniers ;

23. L’offre de formation doit être adaptée aux besoins identifiés des entreprises et des
salariés ainsi qu’au prochain schéma stratégique de développement du conseil territorial ;

24. Les aides à la formation professionnelle devront favoriser la création de nouveaux


emplois et l’évolution des emplois existants ;

25. Plus grande lisibilité dans la prise en charge de la formation initiale et continue ;

26. Création d’un «collège de surveillance», dédié à la gestion des fonds de la formation
professionnelle ;

27. Les habitants de l’archipel doivent être sensibilisés et informés de leurs droits, afin de
faciliter, in fine, le recensement des besoins et des attentes ;

28. Mise en place d’une formation professionnelle favorisant l’employabilité des actifs de
l’archipel dans l’industrie des hydrocarbures du Canada ;

29. Favoriser l’existence de liens entre l’archipel et le Canada sur les problématiques de
formation au travers de la coopération régionale ;

IV. ACCROITRE L’EGALITE DES CHANCES :

30. Mener une réflexion sur l’applicabilité de l’obligation de l’emploi des personnes
handicapées au sein des entreprises et des services publics ;

31. Finaliser la mise en place de la Maison départementale des personnes handicapées et


de ses instances ;

32. Favoriser l’intervention de l’AGFIP ;

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[7C] Synthèse de l’atelier «Économie et développement»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090819-97.pdf

I. LA DESSERTE DE L’ARCHIPEL, ENJEU FONDAMENTAL


DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :

33. La réorganisation de l’ensemble du transport maritime - en fret et en passager -,


nécessite une collaboration entre l’État et les collectivités ;

34. La complémentarité entre la desserte par Halifax et les dessertes liées de Miquelon et
de Fortune doit conduire à traiter l’ensemble de la desserte en fret au sein d’une même
délégation de service public ;

35. L’archipel pourrait s’inspirer des mesures mises en place par le gouvernement
canadien pour la desserte régulière des îles de la Madeleine, ces mesures ayant permis une
augmentation considérable de la fréquentation touristique ;

36. L’État et la collectivité territoriale doivent prendre en considération le coût global de


l’ensemble du processus de transport maritime de manière à éviter une dispersion des
coûts et à préserver l’emploi local (en particulier celui des marins) ;

II. LE POUVOIR D’ACHAT :

37. La transparence doit se concentrer sur les prix de l’alimentation ;

38. Réfléchir à une baisse et à une fixation des prix sur un certain nombre de produits de
première nécessité ;

39. Renforcement des moyens du service de la concurrence, de la consommation et de la


répression des fraudes ;

III. LA MODERNISATION DE L’ARCHIPEL :

40. Le fonds exceptionnel d’investissement (FEI) doit permettre de financer des opérations
s’inscrivant dans les objectifs du schéma de développement économique de l’archipel, au-
delà même donc de l’actuel contrat de développement qui court jusqu’en 2013 ;

41. La modernisation des infrastructures portuaires ;

42. Construire un véritable port et non aménager le port actuel ;

43. L’ensemble de la filière pêche et aquaculture doit être réorganisée, autour de quelques
priorités parmi lesquelles favoriser l’exploitation de la totalité des quotas attribués,
professionnaliser les acteurs en matière de commercialisation et de distribution ;
permettre la réouverture permanente de l’antenne IFREMER à SPM ou encore disposer
d’un laboratoire capable de délivrer les certificats vétérinaires nécessaires à l’exportation
des produits de la mer en frais ;

83
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Réf. : 20090831-96.doc
[7D] Synthèse de l’atelier «Le statut de Saint-Pierre-et-Miquelon»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090819-96.pdf

I. AU NIVEAU NATIONAL : CLARIFIER LA REPARTITION


DES COMPETENCES ET AUGMENTER LES MOYENS DEVOLUS :

44. Un regroupement des services devrait être envisagé pour traiter les problématiques de
manière plus efficace, notamment dans le domaine social ;

45. La réorganisation des services de l’État doit s’effectuer dans un esprit partenarial ; elle
doit encourager le développement d’une «administration de mission» ;

46. Le coût du transfert de compétences sociales à la collectivité territoriale doit être


recalculé dans la mesure où la dotation attribuée en 1998 au moment de ce transfert a été
clairement sous-évaluée ;

47. Le renforcement et la réévaluation des moyens de l’État sont nécessaires pour


accompagner la collectivité territoriale dans ses missions régionales ;

48. Rédaction d’une nouvelle convention de mise à disposition des services de l’État - Cette
mise à disposition devrait être étendue aux communes elles-mêmes et non plus à la seule
collectivité territoriale ;

49. Il est demandé que la suppression de postes liée à la révision générale des politiques
publiques (RGPP) n’affecte pas les agents mis à disposition de la Collectivités territoriales -
L’hypothèse contraire aurait en effet pour conséquence la création par la collectivité de
postes budgétaires pour compenser les postes supprimés, ce qui alourdirait les charges de
fonctionnement ;

50. La réorganisation des services de l’État doit dès lors s’envisager selon un schéma de
type régional afin d’accompagner la collectivité territoriale dans ses missions de
développement économique et d’aménagement du territoire ;

51. Au niveau central, le maintien d’une structure institutionnelle spécifique et unique (à


l’instar de l’actuel secrétariat d’État à l’outre-mer) est indispensable en ce qu’il constitue
un interlocuteur central capable de recueillir les doléances et de rediriger ces dernières
vers les ministères concernés ;

II. AU NIVEAU EUROPEEN :

52. Réfléchir à l’avenir du statut de l’archipel ;

III. EN MATIERE DE SECURITE SOCIALE : DES ETUDES A MENER :

53. Les liens entre précarité et retraite nécessitent une étude : la connaissance de la
précarité à SPM est insuffisante ;

84
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
54. Le régime de retraite spécifique à l’archipel (prise en compte du salaire moyen sur
l’ensemble de la carrière et non des 25 meilleures années comme cela se fait en métropole)
est l’un des éléments de réflexion pour les années à venir ;

55. L’organisation et la représentation de l’ENIM doivent faire l’objet d’une véritable


réflexion, au regard des problèmes actuellement rencontrés par les ressortissants de
l’ENIM ainsi que par les professionnels de la santé.

85
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
976 - Mayotte

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer à Mayotte nous semblent


mettre l’accent sur la réduction des prix d’une centaine de
produits de première nécessité ; les filières de production locale ;
la création d’un établissement public foncier ; l’amélioration des
routes ; de meilleures retraites ; la création d’une université.

[8] Synthèse générale des ÉGOM à Mayotte


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090806-79.pdf

I. FORMATION DES PRIX :

1.1. Réduire les prix sur une centaine de produits de première nécessité pour améliorer le
pouvoir d’achat et relancer la consommation ;

1.2.»Désenclavement aérien» par la stimulation et le meilleur contrôle de la concurrence ;

1.3. Garantir des conditions de concurrence saines et équitables entre la petite et la grande
distribution ;

1.4. Améliorer la régulation du marché : réglementation de certains tarifs ;

1.5. Renforcer le dispositif de contrôle de la concurrence : création d’une antenne de la


DGCCRF et réalisation d’enquête de concurrence et de prix ;

II. PRODUCTIONS LOCALES :

2.1. Reconnaître les acteurs de la production locale et promouvoir leurs produits ;

2.2. Dynamiser des filières de production locale ;

2.3. Soutenir les investissements liés au développement endogène ;

2.4. Garantir la réalisation du plan Mayotte 2015 ;

86
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Réf. : 20090831-96.doc
III. FONCIER :

3.1. Créer un établissement public foncier ;

3.2. Faire aboutir la régularisation foncière ;

3.3. Sortir de l’indivision ;

IV. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET EMPLOI DURABLE :

4.1. Créer et développer les aides aux entreprises, en particulier à la création d’entreprises
(couveuses et pépinières d’entreprises) ;

4.2. Développer ou réactiver les filières structurantes locales ;

4.3. Créer des zones d’activités déconcentrées ;

4.4. Agir sur l’emploi par les aides à l’emploi (contrats aidés, alternance) et le travail
temporaire ;

4.5. Améliorer les infrastructures routières ;

4.6. Organiser un réseau de transports en commun terrestre et maritime ;

4.7. Créer les infrastructures et équipements sociaux ;

4.8. Créer des outils d’aide à la décision économique et à la valorisation économique de


Mayotte ;

4.9. Former les cadres : «coup de pouce à l’excellence» ;

V. DIALOGUE SOCIAL :

A. LES RETRAITES A MAYOTTE :

5.1. Pour les salariés : a. Faire progresser le régime de base par une augmentation
progressive du montant des retraites versées ; b. Favoriser la mise en place des régimes de
retraite complémentaire ARRCO et AGIRC ;

5.2. Pour les travailleurs indépendants artisans commerçants, industriels ainsi que pour
les exploitants agricoles : Mettre en place les régimes de retraite ;

B. DIALOGUE SOCIAL ET EVOLUTION DU DROIT DU TRAVAIL A MAYOTTE :

5.3. Des dispositions du code actuel doivent être conservées : a. La commission


consultative du travail ; les jours fériés spécifiques : b. Abolition de l’esclavage, Ide El
Kabir ;

87
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5.4. Des dispositions sont transposables rapidement : a. Droit syndical ; b. Droit à la
formation individuelle ; c. Âge et condition de départ à la retraite ; d. Égalité
professionnelle, lutte contre les discriminations, harcèlement au travail ;

5.5. Des dispositions sont transposables progressivement : a. Convergence du SMIG


mahorais vers le SMIC national ; b. L’emploi obligatoire de personnes handicapées ; c. La
négociation collective et les conventions collectives ; d. Le conseil de prud’hommes ; e. La
durée du travail ;

VI. FORMATION :

A. LA FORMATION INITIALE :

6.1. Pour la pré scolarisation : création de structures d’apprentissage du français dès 2 ans ;

6.2. Pour la scolarisation des «enfants de la rue» : créations de classes spécifiques ;

6.3. Stages de français et mathématiques pour une remise à niveau des élèves ;

6.4. Généraliser la restauration scolaire ;

6.5. Financement urgent des écoles du premier degré ;

6.6. Revoir les méthodes pédagogiques d’apprentissage pour plus d’efficacité scolaire ;

6.7. Développer les lieux de culture pour l’enrichissement des jeunes ;

B. L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, AVEC AU PREMIER CHEF LE PROJET «UNIVERSITE DE


MAYOTTE» :

6.8. Construire une université à partir des structures existantes, c’est-à-dire en tenant
compte des cycles actuels qui vont jusqu’au Doctorat ;

6.9. Avoir une université de plein droit, avec une cité universitaire, un campus ;

6.10. Mettre en relation les filières universitaires avec les besoins en main d’œuvre sur le
marché de l’emploi ;

6.11. Définir et clarifier le partenariat État / CDM sur ce projet ;

6.12. Penser plus concrètement au site d’implantation de l’université et au financement de


cette dernière ;

6.13. Ouverture souhaitée vers l’extérieur (la région...) ;

C. LA FORMATION PROFESSIONNELLE :

6.14. Construire ou rénover les établissements dispensant la formation professionnelle


initiale ;

88
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6.15. Détacher les UFA de l’Éducation nationale et les rattacher à un CFA qu’il conviendra
de mettre en place ;

6.16. Consolider les bases en matière de formation professionnelle ;

6.17. La formation dans 3 secteurs d’activité (agriculture, sportif et socioculturel, sanitaire


et social) ;

6.18. Accorder plus de moyens pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ;

VII. INSERTION REGIONALE :

A. DESENCLAVEMENT AERIEN, MARITIME ET NUMERIQUE :

7.1. Poursuivre la modernisation du port et de l’aéroport ainsi que le projet de la piste


longue, dans une logique d’une véritable continuité territoriale ;

7.2. Faciliter l’arrivée du câble sous-marin à des tarifs attractifs afin de développer les
liaisons numériques avec les pays de la zone ;

7.3. Créer des pépinières d’entreprises spécialisées dans le numérique et permettre à terme
le développement de nouveaux secteurs d’activités créatrices d’emplois tels que la
télémédecine, la télémaintenance, la téléformation, les centres d’appels de type «Allo
mairie» pour répondre aux besoins des services publics comme les CPAM, le Pôle emploi
etc. ;

B. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE :

7.4. Promouvoir le développement d’une véritable industrie du tourisme respectueuse de


l’environnement pour attirer des investisseurs notamment des tours opérateurs et
développer les activités liées au lagon et de la destination touristique régionale de
Mayotte ;

7.5. Créer les conditions juridiques et fiscales afin d’inciter les entreprises à se muscler
pour conquérir des marchés dans les pays de la région en sécurisant l’investissement
notamment par : a. La signature d’accords de protection avec les pays de la zone ; b. La
mise en place d’un fonds de garantie pour les investissements hors territoire ;

C. SANTE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENT :

7.6. Favoriser la mise en réseau numérique avec les pays et territoires de l’océan indien, à
promouvoir la télémédecine pour permettre une prise en charge médicale à distance,
l’échange de pratiques et la veille épidémiologique ;

7.7. Renforcer les réseaux d’échanges entre professionnels médicaux de la région pour les
domaines de haute technicité ou souffrant de problèmes de démographie des
professionnels de santé ;

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D. SPORT ET CULTURE :

7.8. Lever les interdictions imposées par les États voisins en matière sportive afin de
faciliter l’intégration politique de Mayotte dans la région ;

7.9. Modifier la Charte des jeux des îles de l’océan Indien pour permettre l’admission à part
entière de la délégation de Mayotte ;

E. ÉDUCATION ET FORMATION :

7.10. Encourager l’organisation des rencontres (colloques et séminaires) entre chercheurs


et étudiants anglophones et francophones de la région sur des thèmes portant sur la
valorisation de la pharmacopée traditionnelle régionale, la biodiversité, les
biotechnologies, l’environnement et les sciences humaines ;

7.11. Pérenniser les colloques et séminaires entre chercheurs et étudiants de la région sur
des thèmes précis : a. Valorisation de la pharmacopée traditionnelle régionale,
biodiversité, biotechnologies, environnement et sciences humaines ;

7.12. Favoriser les stages professionnels dans les grands chantiers de bâtiments et travaux
publics, de type «route des Tamarins» à La Réunion, pour former des chargés d’opérations
et des cadres techniques etc. ;

VIII. IDENTITE, MEMOIRE ET CULTURE :

8.1. La création d’un Centre du patrimoine mahorais ;

8.2. La création d’un Institut de recherche sur les langues et des civilisations ;

8.3. La création d’une Direction régionale aux affaires culturelles ;

8.4. La création d’un Office départemental de la culture ;

8.5. La construction d’un réseau de salle de spectacles et de scènes.

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978 - Saint-Martin

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer à Saint-Martin nous semblent


mettre l’accent sur la création de filières locales de pêche,
d’agriculture et d’élevage ; l’élimination des transporteurs de fret
qui ne sont pas en règle ; l’enseignement de l’anglais ; le
recrutement de jeunes originaires par l’Éducation nationale.

[2D] Synthèse générale des ÉGOM à Saint-Martin


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090805-96.pdf

Les présidentEs Laurent FUENTES, chef d’entreprise, conseiller économique et social de


Saint-Martin (atelier n°1, «Les prix»), Angèle DORMOY, chef d’entreprises, et Didier
ROUXEL, chef d’entreprise (atelier n°2, «Les productions locales»), et Louis
MUSSINGTON, enseignant, conseiller territorial, fondateur d’une entreprise d’insertion,
député suppléant de Saint-Martin (atelier n°3, «L’égalité des chances»), les rapporteurEs
Albéric ELLIS, directeur du port de commerce de Galisbay (atelier n°1), José MANRIQUE,
restaurateur, président de la fédération des restaurateurs, et Jean ARNELL, chef
d’entreprise (atelier n°2), et Ketty KARAM, présidente de l’association «Sida - Liaisons
dangereuses», Guillaume ARNELL, conseiller territorial, animateur de nombreuses
actions d’insertion, et Aline FREEDOM, conseiller territorial, chef d’une entreprise de
formation professionnelle et responsable d’association (atelier n°3), émettent les
propositions suivantes :

AXE 1 - FAVORISER LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE


DE SAINT-MARTIN :

SOUS-AXE 1-1 - CREER LES CONDITIONS NECESSAIRES AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE


DE SAINT-MARTIN EN MATIERE DE PRODUCTIONS LOCALES ET DE SERVICES :

1. Créer de véritables filières de productions locales à Saint-Martin en matière de pêche,


d’agriculture et d’élevage (a. Fixer la délimitation des eaux territoriales avec les îles
voisines ; b. Etablir un diagnostic des ressources halieutiques pour permettre un
développement durable de la pêche à Saint-Martin ; c. Etudier les conditions juridiques et
sanitaires d’importation des animaux de la région Caraïbe permettant une utilisation
rentable du nouvel abattoir de Saint-Martin ; d. Rechercher les conditions d’une gestion de

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Réf. : 20090831-96.doc
l’eau destinée aux usages agricoles, sans venir concurrencer les autres usages de l’eau,
notamment domestiques) ;

2. Lever les freins au développement économique de Saint-Martin, qu’ils soient de nature


juridique, administrative et financière (a ; Améliorer la sécurité publique, garantie de
viabilité du développement touristique ; b. Adapter les dispositions du code du travail pour
permettre l’annualisation du travail intermittent ou à temps partiel pour les secteurs
économiques connaissant des périodes d’inactivité périodique structurelle ; c. Adapter
l’organisation des services déconcentrés de l’État chargés de l’archéologie préventive pour
éviter des délais trop long de déplacement des services implantés en Guadeloupe ;
d. Augmenter les dotations de la ligne budgétaire unique - LBU - destinées à Saint-Martin ;
e. Engager des discussions avec la commission de Bruxelles pour permettre des
adaptations aux normes européennes applicables à Saint-Martin ; f. Instaurer une dotation
de continuité territoriale pour le fret pour tenir compte de la double insularité de Saint-
Martin ; g. Compenser à la collectivité l’impact sur la compétitivité des entreprises des
exonérations fiscales accordées aux entreprises dans les DOM par rapport au régime fiscal
applicable à Saint-Martin ; h. Assujettir à la fiscalité locale les sociétés qui exercent leur
activité sur le territoire de Saint-Martin, qu’elles y aient ou non leur siège social) ;

3. Créer une véritable économie de services, notamment dans les nouvelles technologies de
l’information et de la communication et les énergies renouvelables (a. Créer une école
hôtelière pour former les jeunes et les professionnels à un niveau d’excellence ;
b. Développer la formation - bac+2 à bac+5 - et l’information aux métiers des technologies
de l’information et de la communication - TIC- à Saint-Martin ; c. Etendre la couverture
Internet de l’île ; d. Sensibiliser l’autorité de régulation des télécommunications - ARCEP -
aux dynamiques locales ; e. Harmoniser les fréquences radios entre les deux parties de
Saint-Martin ; f. Développer les partenariats public/privé pour le déploiement des
infrastructures ; g. Rendre éligible aux dispositifs de défiscalisation les investissements
nécessaires aux infrastructures ; h. Améliorer la desserte locale en déployant un réseau
local haut débit ; i. Renforcer l’effort financier public pour continuer à investir et permettre
au secteur privé ou mixte de se moderniser - accès à Internet dans les chambres d’hôtel
dans le cadre de la rénovation hôtelière, déploiement du très haut débit dans le parc
immobilier social - ; j. Assurer à Saint-Martin les mêmes conditions de réduction des coûts
d’équipement en énergies renouvelables que dans les DOM.) ;

SOUS-AXE 1-2 - RECHERCHER UNE BAISSE DES PRIX ET UNE MEILLEURE APPRECIATION
DES PRIX A SAINT-MARTIN :

4. Comment influer à la baisse les prix fixés par les distributeurs à Saint-Martin ?
(a. Améliorer les conditions d’importations des marchandises en garantissant un volume
suffisant et surtout en obtenant une politique plus favorable des assurances de crédit ;
b. Faire évoluer Saint-Martin vers une véritable place commerciale régionale par le
développement des productions locales et un soutien public au fret inter-îles ; c. Soutenir
l’association de compagnies de transports pour permettre de meilleurs résultats dans les
négociations avec les fournisseurs de la Caraïbe) ;

5. Comment mesurer l’impact du transport dans le prix au consommateur (a. Eliminer la


concurrence déloyale des transporteurs qui ne sont pas en règle, pour l’accès aux zones
portuaires et aéroportuaires ; b. Relancer la coopération avec la partie hollandaise sur
l’harmonisation des règles du transport routier dans l’île de Saint-Martin ; c. Elargir les
missions de l’observatoire des prix ou de tout autre organisme pour évaluer les

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composantes des prix à la consommation et les coûts à la charge de chaque intervenant ;
d. Développer l’information des transporteurs sur les aides publiques - nationales, locales
ou européennes - au fret et mise à disposition de services spécialisés dans le montage de
dossiers de subventions ; e. Favoriser le développement des productions locales, y compris
pour une partie destinée à l’exportation ; f. Augmenter les volumes par l’amélioration des
conditions d’approche et de stationnement au port de Galisbay - augmentation à 9 m. du
tirant d’eau) ;

6. Favoriser toutes les marges de manœuvre susceptibles de contribuer à une baisse des
prix ou leur meilleure acceptation par le consommateur (a. Réaliser un véritable
comparatif des prix entre Saint-Martin - partie hollandaise comprise - et les économies
insulaires comparables ; b. Utiliser les possibilités juridiques ouvertes par l’article 1er de la
LODEOM du 27 mai 2009 pour obtenir un encadrement de certains produits ou familles
de produits - comme les PPN dans certaines collectivités d’outre-mer ayant compétence
sur les prix - ; c. Développer une politique publique d’animations commerciales à Marigot ;
d. Développer les programmes d’embellissement du centre commercial essentiel que
constitue la ville de Marigot) ;

AXE 2 - COMMENT PROMOUVOIR LA DIVERSITE, L’EDUCATION ET LA


FORMATION POUR CONSTRUIRE UN AVENIR COMMUN :

7. Améliorer la formation pour un meilleur accès à l’emploi (a. Réaliser des enquêtes sur la
vie sociale, la vie éducative, l’état sanitaire, l’habitat ; b. Créer un observatoire sur l’emploi
et la formation ; c. Développer une politique prévisionnelle des emplois et des
compétences ; d. Développer un programme de lutte contre l’illettrisme et
l’analphabétisation ; e. Favoriser le développement des savoirs fondamentaux
principalement en français et en anglais ; f. Pratiquer la discrimination positive dans le
domaine de l’emploi - priorité d’embauche aux locaux) ;

8. Adapter l’enseignement scolaire aux réalités socio-culturelles de Saint-Martin (a. Créer,


dans les écoles élémentaires, des classes permettant l’appropriation simultanée de la
langue française et de la langue anglaise ; b. Déroger, sur une période temporaire et
dérogatoire, aux dispositions nationales pour le recrutement et la formation de jeunes
originaires de Saint-Martin titulaires de licences désireux d’intégrer l’Éducation nationale ;
c. Adapter dans les IUFM la formation des enseignants ayant vocation à exercer à Saint-
Martin, par l’établissement de modules spécifiques et des stages sur le terrain ; d. Initier
un groupe de travail pour la conception d’outils pédagogiques spécifiques aux
apprentissages en milieu multilingue ; e. Décliner une partie du volet formation du plan
Santé outre-mer au bénéfice de Saint-Martin ; f. Développer des filières universitaires
supérieures : installation d’une branche de l’U.A.G. à Saint-Martin ; création de plusieurs
BTS au lycée des îles du nord ; g. Faire de l’école à Saint-Martin un véritable vecteur de
l’égalité des chances ; h. Permettre le redoublement obligatoire des élèves lorsque le niveau
requis n’est pas atteint dans les matières fondamentales ; i. Créer un centre local de
formation des enseignants - formation initiale et continue - ; j. Créer un «centre
d’apprentissage du civisme» placé sous l’autorité de l’Éducation nationale pour permettre
l’acquisition des matières fondamentales et d’une réinsertion civique par plusieurs
partenaires ; k. Garantir la bonne gestion des activités périscolaires) ;

9. Connaître et satisfaire les besoins d’une nombreuse population jeune et trop souvent
désœuvrée ou en difficulté (a. Créer un observatoire de la jeunesse, pour mieux connaître
cette population et ses aspirations. ; b. Adopter une politique de natalité compatible avec

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l’exigüité de l’île - information, planning familial, contrôle des prestations familiales - ;
c. Créer un centre interculturel, éducatif et social pour les jeunes et adolescents, pour leur
donner notamment un cadre de loisirs autre que la rue et les accompagner si besoin est ;
d. Conclure une convention avec l’Éducation nationale pour créer des cellules de repérage
des conduites à risques, dès le collège ; e. Renforcer les moyens d’une véritable protection
sociale par l’installation à Saint-Martin d’une agence de plein exercice de la sécurité
sociale ; f. Mettre en place une école des parents, sur le modèle de l’AMDOR en
Martinique ; g. Construire une maison d’arrêt à Saint-Martin ; h. Créer une structure de
visite et de réhabilitation des jeunes détenus à la sortie de prison ; i. Exonérer les
structures d’insertion des charges patronales ; j. Créer une agence pour développer une
dynamique d’entreprise et accompagner le montage de dossier ; k. Remettre en place ou
repenser les dispositifs de dépistage des troubles oculaires et bucco- dentaires en milieu
scolaire ; l. Développer l’éducation à la santé, tout particulièrement sur les addictions -
drogues, alcools ; m. Développer l’éduction nutritionnelle des enfants, des adolescents et
des familles, notamment les plus défavorisés ; n. Explorer les conditions de coopération
sanitaire entre les deux parties de l’île ; o. Améliorer la gestion des appels des numéros
d’urgence et de secours - le 15 - ; création d’un centre d’écoute d’urgence à Saint-Martin ;
p. Mise à disposition à Saint-Martin d’un véhicule de transport aéroporté - hélicoptère de
la Protection civile ; q. Définir une politique de développement du sport avec l’appui de la
DDJSP ; r. Créer une Ligue sportive dans les différentes disciplines pratiquées à Saint-
Martin ; s. Favoriser les déplacements des jeunes sportifs à l’extérieur et mettre en valeur
les anciens champions sportifs ; t. Faire respecter l’obligation d’intégrer les aires de
récréation en habitat collectif ; u. Construire à travers le sport des hommes dans leur
dimension physique, intellectuelle et sociale.) ;

10. Rechercher les conditions d’une véritable égalité des chances (a. Initier ou amplifier les
échanges entre les générations ; b. Définir des objectifs de territoire couvrant, en dehors de
la formation et de l’emploi, les autres problématiques des jeunes ; c. Initier la mise en place
du micro crédit pour les porteurs de petits projets innovants et/ou utiles ; d. Mettre en
place des chantiers-écoles autour de la réhabilitation du patrimoine culturel et
architectural ; e. Mettre en valeur le patrimoine architectural à vocation touristique -
mangrove, marais salants, étangs... - ; f. Rechercher l’intégration par le sport et
développement de l’ensemble des filières sportives ; f. Initier des actions de partenariat
entre les différentes communautés ; h. Favoriser la mixité sociale à tous les niveaux :
habitat, loisirs, établissements scolaires... ; i. Réinventer une nouvelle forme de dialogue
avec la communauté métropolitaine ; j. Rechercher une meilleure application de la loi du
29 juillet 1998, dite «Loi Aubry»).

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987 - Polynésie
française (PF)

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les États généraux de l’outre-mer en Polynésie française (PF)


nous semblent mettre l’accent sur le manque de visibilité sur le
long terme des politiques publiques, l’élaboration d’une loi de
pays pour le développement de l’intercommunalité, la promotion
de la culture polynésienne, la mémoire des victimes du
nucléaire...

[9B] Comité opérationnel


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090828-98.pdf

ATELIER 1 : LA POLYNESIE FRANÇAISE FACE AU CHOC DE LA CRISE


ECONOMIQUE ET FINANCIERE : PLAN DE RELANCE ET RENFORCEMENT
DE LA COHESION SOCIALE :

1. Mettre en place un modèle de développement centré sur la libération de l’initiative


individuelle, la croissance de l’emploi et la valorisation des ressources propres ;

ATELIER 2 : GRANDS PROJETS STRUCTURANTS


ET DEVELOPPEMENT DURABLE :

2. Des solutions devant inclure des réformes profondes, fondamentales et indispensables


et non plus de simples ajustements ;

ATELIER 3 : LE RENFORCEMENT DE LA CONTRIBUTION


DES PRODUCTIONS LOCALES AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
ET LA PROMOTION D’UN DEVELOPPEMENT ENDOGENE AU BENEFICE
DES POLYNESIENS :

3. Protection de l’activité productrice ;

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
ATELIER 4 : LE RENFORCEMENT DE L’EFFICACITE DES INSTITUTIONS
DE LA PF :

4. Donner aux politiques publiques une visibilité sur le long terme ;

ATELIER 5 : LA MISE EN ŒUVRE D’UN PARTENARIAT RENOVE


ENTRE LA POLYNESIE FRANÇAISE, LES COMMUNES ET L’ÉTAT :

5. Élaboration d’une loi de pays pour développer l’intercommunalité ;

ATELIER 6 : LA PROMOTION DE LA CULTURE POLYNESIENNE


ET LE DEVELOPPEMENT CULTUREL ET ARTISTIQUE
EN POLYNESIE FRANÇAISE :

6.1. Collecter des données fiables et structurées sur le poids économique que représente le
secteur culturel ;

6.2. Fortifier le soutien et la contribution gouvernementale à la promotion la culture


polynésienne ;

ATELIER 7 : GERER L’APRES-NUCLEAIRE : MEMOIRE, RECONNAISSANCE


ET RESPONSABILITES :

7.1. Faire le point sur le dossier du nucléaire et bâtir une autre histoire ;

7.2. Nécessité d’une transparence et de vérité ;

7.3. Reconnaissance des responsabilités notamment sur le chapitre des conséquences


sanitaires et environnementales ;

7.4. Devoir de mémoire, indemnisation des victimes, compensations économiques comme


voies possibles de la réparation et de la reconnaissance.

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Réf. : 20090831-96.doc
Hexagone

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

Les commissions des États généraux de l’outre-mer dans


l’Hexagone tournées vers l’Hexagone mettent l’accent sur une
production audiovisuelle intégrant des Ultramarin(e)s ; la
formation des décideurEs publics à l’histoire des outre-mers ; la
continuité territoriale ; une structure fédérale ou emblématique.

Les commissions des États généraux de l’outre-mer dans


l’Hexagone tournées vers l’outre-mer mettent l’accent sur l’octroi
de visas aux ressortissantEs des pays voisins ; la création de
musées de l’esclavage ; l’autonomie alimentaire et la lutte contre
les monopoles privés.

COMMISSION N°9.1
[10J3] Culture et visibilité (version au 8 octobre 2009)
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091008-89.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°9.1 sur «la culture et la visibilité» de


l’Hexagone met l’accent sur la production d’œuvres télévisuelles
intégrant les UltramarinEs, l’extension du code de l’industrie
cinématographique à l’outre-mer ou la création d’un lieu de
rencontres autour des outre-mers à Paris.

Les rapporteurs Greg GERMAIN, comédien, réalisateur et producteur, et Claudy SIAR,


directeur de Tropiques FM, émettent les propositions suivantes :

97
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Réf. : 20090831-96.doc
I. TELEVISION :

A. PROPOSITIONS GENERALES :

9.1.1. Lettre d’incitation du président de la République à tous les présidents des chaînes de
télévision leur rappelant ses directives ;

9.1.2. Lettre de cadrage des présidents de chaînes aux différents responsables d’unités de
programmes, demandant l’intégration de représentants de l’outre-mer dans les
distributions des fictions - séries et unitaires - ainsi que dans les émissions de plateaux ;

9.1.3. Mise en productions d’œuvres - séries, unitaires, programmes jeunesse - intégrant


banalement les ressortissantEs ultramarinEs, dans des rôles positifs, non anxiogènes,
permettant aux FrançaiSEs, de tous âges et de toutes appartenances sociales
d’appréhender la diversité nationale de façon constructive ;

9.1.4. Décider de la mise en place d’un dispositif d’obligations de diffusion qui devra
figurer dans la loi, les décrets d’application et les conventions des chaînes privées
négociées et signées avec le CSA (toutes les conventions de la TNT sont en renégociation en
2010 - Le CSA dispose là d’un levier important pour les nouvelles attributions) ;

9.1.5. Inscrire au titre de l’information et de son pluralisme la nécessité de traiter les


réalités ultramarines et l’actualité des territoires ultramarins dans les conventions
négociées par le CSA pour les chaînes privées, avec un rapport dans les bilans annuels ;

B. PROPOSITIONS POUR LE SERVICE PUBLIC :

9.1.6. Considérer comme indispensable d’inviter des intellectuels ultramarins à participer


aux grands débats d’idées et aux différentes émissions de plateaux, politiques,
économiques et culturelles, qui sont de plus en plus nombreuses sur les chaînes publiques ;

9.1.7. Prévoir, sur le budget exceptionnel des «œuvres françaises originales avec des héros
emblématiques» annoncé par France Télévisions, au moins une œuvre avec «un héros
emblématique de l’outre-mer» ;

9.1.8. Décider de la diffusion durant l’année, d’un nombre précis de films consacrés aux
réalités des communautés de l’outre-mer sur les chaînes du groupe France Télévisions ;

9.1.9. Inscrire au titre de l’information et de son pluralisme la nécessité de traiter les


réalités ultramarines et l’actualité des territoires ultramarins dans les conventions
négociées par le CSA, dans le cahier des charges de France Télévisions ;

9.1.10. Intégrer des ultramarins dans les processus de décision (comités de lecture,
commissions ad hoc...) de France Télévisions ;

9.1.11. Exiger des chaînes de service public que les films pour le grand écran, coproduits
avec les aides spécifiques de leurs départements cinéma, prennent en compte la réalité
ultramarine (scénarios, réalisateurs, acteurs, actrices) ;

9.1.12. Faire figurer un dispositif d’obligations de diffusion, dans les cahiers des charges et
les contrats d’objectifs et de moyens du groupe France Télévisions ;

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9.1.13. Ce dispositif doit aussi prévoir au titre des obligations de diffusion et au titre de la
visibilité, la clause habituelle des «heures de grande écoute» appliquée à l’obligation de
diffusion d’œuvres ultramarines ;

C. LES CHAINES SPECIFIQUES DU GROUPE FRANCE TELEVISIONS :

9.1.14. Clarifier et redynamiser la ligne éditoriale de France Ô ;

9.1.15. Préempter, dès aujourd’hui pour France Ô, les nouvelles places qui se libèrent
actuellement dans l’offre métropolitaine globale de la TNT, en vue d’une diffusion sur tout
le territoire ;

9.1.16. Développer les programmes de France Ô dans le dispositif France Télévisions en


dotant la chaîne d’un véritable budget de production, lui permettant de produire,
d’acheter, de préacheter et de coproduire pour nourrir la diversité de ces antennes de
programmes propres reflétant la diversité française - avec une large part à l’outre-mer -
(programmes de flux, captations et recréations de spectacles vivants, documentaires de
création, fictions) - Ces moyens devront être clairement déterminés et chiffrés au moment
de l’attribution de la dotation ;

9.1.17. Décider de la mise en œuvre d’un concours de scénarios (séries, unitaires, fictions),
concernant l’outre-mer avec critères clairement définis ;

9.1.18. Décider de la présence de comédiennes et de comédiens ultramarins dans la plupart


des productions de fictions, produites ou coproduites par la chaîne ;

9.1.19. Décider de la production, de la coproduction et de la diffusion durant l’année, d’un


nombre précis de films consacrés aux réalités des communautés de l’outre-mer et
contribuant à la connaissance de ces régions, de leur histoire et de leurs habitants ;

9.1.20. Inclure dans ces productions un certain nombre d’œuvres proposées par des
créateurs originaires de l’outre-mer ;

9.1.21. Doter France Ô d’un département Cinéma sur le modèle des autres chaînes du
service public ;

D. RFO ET LE NOUVEAU SERVICE PUBLIC :

9.1.22. Renforcer cet ensemble de chaînes ultramarines en donnant enfin au réseau les
moyens de produire, d’acheter, de préacheter et de coproduire pour nourrir la diversité de
ces antennes de programmes propres reflétant ces outre-mer (programmes de flux,
captations et recréations de spectacles vivants, documentaires de création, programmes
jeunesse, fictions) - Ce renforcement budgétaire de RFO est une priorité, ainsi que la
modification de sa structure d’affectation ;

9.1.23. Doter France Ô, d’un département Cinéma sur le modèle des autres chaînes du
service public France 3, France 5 ou Arte avec un budget adéquat et sanctuarisé - Ceci afin
de renforcer ce secteur industriel qui peut être créateur d’emplois en outre-mer ;

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9.1.24. Considérer comme indispensable qu’une certaine partie de cette production puisse
être cofinancée et codiffusée par les chaînes publiques nationales de métropole, afin de
garantir une visibilité adéquate ;

9.1.25. Inclure dans le projet du ministère de l’Éducation nationale (fonds patrimonial


destiné aux établissements scolaires de France) une dizaine de titres se référant à l’histoire
de l’outre-mer ;

9.1.26. En relation avec le ministère de l’Éducation nationale, diffuser dans le réseau des
médiathèques et des établissements scolaires certains programmes emblématiques
concernant l’outre-mer ;

9.1.27. Le ministère de l’Éducation nationale travaille actuellement sur un projet qui


permettra à tous les établissements scolaires de France de se constituer un fonds
patrimonial de 100 DVD de référence destinés à servir de support à l’enseignement
artistique. Il serait important que cette liste comprenne 10 titres se référant à l’histoire de
l’outre-mer français qui se retrouveraient aussi bien dans les bibliothèques universitaires
que dans les CDI des collèges de la France entière ;

E. LE DOUBLAGE :

9.1.28. Intervention des responsables des chaînes privées ou publiques auprès des
prestataires de doublage pour faire passer des essais aux acteurs ultramarins
techniquement en mesure de doubler films ou séries diffusés sur la chaîne et les employer ;

(Cf. commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre I.A, proposition n°12.8)

II. CINEMA :

9.1.29. Appliquer une fois pour toutes l’extension du code de l’industrie


cinématographique dans son intégralité à l’outre-mer - Aujourd’hui, ni la TSA, ni le visa
d’exploitation ni le dépôt légal ne sont étendus à l’outre-mer ;

9.1.30. Favoriser la mise en place de SOFICA dans les départements d’outre-mer ;

9.1.31. Décider de lignes budgétaires spécifiques pour l’outre-mer, dans les commissions
du CNC, Centre national de la cinématographie (avance sur recette, aide à la
cinématographie peu diffusée, aide automatique à l’édition vidéo pour le spectacle vivant,
aide générale automatique pour le développement du projet, aide à l’exportation - sans que
soit requis un minimum de vente des 12 derniers mois à l’export, basé sur la somme de
76.224 euros) ;

9.1.32. Étendre cette spécificité aux documentaires de formats 52 mn ou 26mn) et aux


productions récentes et patrimoniales de l’outre-mer ;

9.1.33. Autonomiser le fonds d’aide aux cinémas d’outre-mer avec un budget conséquent
(fonds créé par décret du 29/10/01, pour pallier la non perception de la TSA dans les
DOM) ;

9.1.34. Rétablir cette commission au CNC avec un calendrier de réunions, de dépôt de


dossiers, précis ;

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9.1.35. Considérer comme indispensable, la présence de personnalités qualifiées d’outre-
mer dans les commissions d’attribution d’aide du CNC ;

9.1.36. Rechercher et développer une relation privilégiée avec la commission «Images de la


diversité» (ACSE) ;

9.1.37. Soutenir et renforcer les réseaux de distribution, d’exploitation et d’exportation ;

9.1.38. Soutenir les festivals existants (Cinamazonia, FIFO etc.) ;

9.1.39. Renforcer les coproductions avec COP, Canal Overseas Productions ;

9.1.40. Développer au sein de ce groupe (COP) les relais entre les producteurs «domiens»
et les diffuseurs métropolitains ;

III. SPECTACLE VIVANT :

9.1.41. La création à Paris d’un lieu permanent de rencontres, d’échanges, de


bouillonnement culturel autour des outre-mers et de leurs diasporas - Il ne s’agit pas d’un
lieu fermé sur lui-même, mais d’un lieu qui devrait permettre de créer, de mettre en
contact, de mailler, de faire circuler et dialoguer les ressources et les savoirs de cette
France d’ailleurs ;

9.1.42. Organiser une réunion formelle sous l’égide du ministère de la culture des
directeurs de théâtres nationaux (CDN, CDR, scènes nationales et théâtres subventionnés)
ainsi que des metteurs en scène de théâtre subventionnés pour une table ronde avec des
acteurs et des auteurs de l’outre-mer et de la diversité et évaluation au bout de deux ans
avec comptes-rendus. (cf. le rapport de Reine Pratt concernant les femmes) ;

9.1.43. Inclure. dans le répertoire des scènes jouées dans les écoles supérieures, les
conservatoires (CNSD, ENSATT, TNS, ERAC), des œuvres d’auteurs originaires des DOM
et de la diversité ;

9.1.44. Créer une commission spectacle et diversité outre-mer, en relation avec l’ACSE
(idem commission Diversité au CNC) ;

9.1.45. Engager des acteurs et actrices de l’outre-mer et de la diversité comme


intervenantEs dans ces différentes écoles ;

9.1.46. Inclure des originaires de nos départements dans les comités d’experts

9.1.47. Créer une Agence pour le développement et la diffusion des cultures d’outre-mer ;

IV. LITTERATURE :

A. ÉDUCATION NATIONALE :

9.1.48. Enseignement de la littérature d’outre-mer dans les programmes de l’Éducation


nationale, notamment par la diffusion de la littérature jeunesse dans les programmes du
primaire ;

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9.1.49. Proposer un corpus de textes littéraires et ouverture du patrimoine national au
patrimoine de l’outre-mer ;

9.1.50. Edition d’auteurs ultramarins dans le secteur parascolaire ;

9.1.51. Restaurer la dimension historique pour la compréhension de cette littérature et


former les enseignants ;

9.1.52. Organiser un Congrès des écrivains de l’outre-mer associant les éditeurs, les
auteurs, les universitaires, les journalistes et le public ;

B. LIBRAIRIES ET BIBLIOTHEQUES :

9.1.53. Développer les partenariats librairies / bibliothèques ;

9.1.54. Réaliser une étude sur l’impact de la nouvelle réforme de la librairie de l’outre-mer
(dispositif de soutien à l’édition mis en place par le SEOM et le CNL) ;

9.1.55. Former et sensibiliser les bibliothécaires et les libraires à la littérature d’outre-mer ;

9.1.56. Établir des partenariats avec des librairies et bibliothèques et proposer des
expositions, des lectures publiques, des tables rondes, des conférences ou des rencontres
d’auteurs (séances de dédicaces) ;

9.1.57. Établir avec l’aide du CNL la constitution d’un fonds pour les librairies, qui
permettrait d’assurer la présence de littérature d’outre-mer dans les librairies et de
soutenir les librairies qui la commercialisent ;

C. ACCES AUX MEDIAS :

9.1.58. Sensibiliser attachés de presse et rédacteurs en chef de la presse écrite et/ou les
directeurs de programmes des chaînes nationales et des radios à l’existence de la littérature
d’outre-mer ;

9.1.59. Réaliser et diffuser des programmes consacrés aux écrivains d’outre-mer ;

9.1.60. Créer et organiser des manifestations littéraires autour de la littérature d’outre-


mer, ouverte à tous les publics ;

D. POUR L’OUTRE-MER :

9.1.61. Valoriser les prix existants (prix RFO, Prix Carbet de la Caraïbe...) ;

9.1.62. Contribuer à une meilleure connaissance des aides du Centre national du livre
auprès des auteurs et des éditeurs d’outre-mer ;

9.1.63. Faciliter par une aide au transport, la diffusion des livres d’outre-mer dans
l’Hexagone ;

9.1.64. Aider au développement de salons du livre en outre-mer et y inviter les éditeurs et


journalistes de l’Hexagone ;

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V. MUSIQUE :

9.1.65. Organiser un grand forum sur les musiques d’outre-mer (ouvert au grand public),
avec une table ronde réunissant autour des artistes de l’outre-mer, les professionnels de la
musique et de l’Industrie du disque, les représentants des médias, les responsables de
sociétés civiles des droits d’auteurs et droits voisins (Sacem, Adami, Spedidam...) ;

9.1.66. Promouvoir la visibilité des musiques des régions d’outre-mer dans l’Hexagone, en
Europe et au sein de l’espace francophone à travers l’amélioration du texte de la loi du 1er
février 1994 (en instaurant, au sein des quotas pour la musique française, des quotas
spécifiques pour les musiques d’outre-mer) ;

9.1.67. Intervention du ministère de la culture et de la communication et du CSA, auprès de


structures administratives, pour l’augmentation du quota de passage des artistes d’outre-
mer dans les médias ;

9.1.68. Création d’un Pôle central des cultures d’outre-mer comprenant plusieurs
départements : littérature, danse, théâtre, musique (informations - formation artistique -
spécialiste en la matière - juriste - exportation promotion - patrimoine) ;

9.1.69. Créer un festival des musiques des régions d’outre-mer ;

9.1.70. Inclure dans la manifestation «Victoires de la Musique» la catégorie «Musique des


régions d’outre-mer» ;

9.1.71. Sensibiliser les journalistes (presse, TV, radios) à l’actualité des artistes d’outre-
mer ;

VI. RADIO :

9.1.72. Saisir le CSA pour faire appliquer la loi du 31 mars 2006 pour les autres sociétés ;

9.1.73. Donner à la radio Tropiques FM la possibilité d’obtenir des fréquences dans les
grandes villes de France : Lille, Toulouse, Strasbourg, Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux ;

9.1.74. Développer un fort partenariat entre Tropiques FM et France Ô, pour tous les
sujets de sociétés ;

9.1.75. Donner à Tropiques FM la possibilité de bénéficier des budgets publicitaires


nationaux à l’instar de certaines autres radios privés.

9.1.76. Donner à Tropiques FM la possibilité de participer aux grandes campagnes de


sensibilité initiées par l’État ;

9.1.77. Inciter les représentantEs de l’État à accepter les demandes d’interviews de


Tropiques FM (1ère radio de la diversité et de l’outre-mer en termes d’audience).

Cf. également :

[10R1] Consultation Région Aquitaine


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-13.pdf

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Réf. : 20090831-96.doc
COMMISSION N°9.2
[10K2] Mémoire et identité : «Mieux se connaître pour mieux
construire le vivre ensemble dans l’Hexagone»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091007-89.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°9.2 sur «mémoire et identité» de l’Hexagone


met l’accent sur la formation des décideurEs de l’État à la
connaissance des outre-mer et à l’histoire de l’esclavage ; sur la
mise à disposition des émissions de RFO sur France 3, France 2
et France 5 à des heures de grande écoute.

Le rapporteur Pierre PASTEL, sociologue, chercheur, enseignant à l’université Paris VIII


Saint-Denis, émet les propositions suivantes :

A. DE LA TRANSMISSION ET DE LA FORMATION GENERALISEE :

9.2.1. Formation initiale et continue des décideurEs et administrateurEs de l’État, des


politiques, des enseignantEs, des travailleurSEs sociaux, des soignantEs, des chefFEs
d’entreprise, des décideurEs culturelLEs sur la connaissance des outre-mer, l’histoire de
l’esclavage de personnes noires et l’histoire des immigrations des populations d’outre-mer
vers la France hexagonale ;

B. LE ROLE DES ASSOCIATIONS DES ORIGINAIRES DES OUTRE-MER DANS LA DEMARCHE


DE TRANSMISSION :

9.2.2. Recenser les archives des expositions, films, conférences et œuvres des associations -
Provoquer la réalisation d’une base de données fiables à mettre au service du plus grand
nombre - Contribuer à identifier des supports d’animation tendant à alimenter les
programmations et actions commémoratives - Servir valablement d’outils pédagogiques
aux enseignements dispensés notamment par l’IUFM aux enseignants et futurs
enseignants ;

9.2.3. Professionnalisation des associations pour renforcer et diversifier l’offre de supports


pédagogiques de l’Éducation nationale ;

C. FRANCE TELEVISIONS ET LA TRANSMISSION / FORMATION DES CONSCIENCES :

9.2.4. Mise à disposition des émissions de RFO sur France 3, France 2 et France 5 à des
heures de grande écoute ;

9.2.5. Encourager et budgétiser, dans le cadre de la politique culturelle publique de l’État,


la production de films et documentaires - Indiquer aux théâtres et conservatoires
nationaux un quota annuel de productions et de programmation ;

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Réf. : 20090831-96.doc
D. AUTRES PISTES :

9.2.6. Un bateau pédagogique : a. Soutenir le concept, initié par l’Association métisse à


Nantes jusqu’à pleine réalisation (bateau pédagogique, village pédagogique, voyage
pédagogique) ; b. Reprendre cette action pilote, à moyen ou à long terme, dans des villes
telles que Bordeaux, La Rochelle, Marseille, des lieux très étroitement engagés dans le
commerce triangulaire... ;

9.2.7. Jumelage : Encourager le jumelage entre des villes de France hexagonale et des villes
des outre-mer ;

9.2.8. Triade inter-peuples : Encourager des Triades inter-peuples à travers une charte
d’amitié et de découverte inter-villes dont les pays ont été aux prises avec la traite négrière
et l’esclavage (Europe/Afrique/Caraïbe ou Europe/Afrique/Océan Indien...) ;

9.2.9. La langue créole : a. Augmenter substantiellement, le nombre de professeur(e)s


formé(e)s et titulaires du CAPES de créole ; b. Susciter l’offre d’enseignement et préparer
les élèves (quels qu’ils soient) au choix optionnel du créole au même titre qu’ils le feraient
face à l’allemand, l’espagnol, le corse... ; c. Soutenir financièrement et accompagner
(État/collectivités locales) les associations dispensant l’enseignement du créole ;

9.2.10. Des démarches mémorielles : a. Recenser de façon exhaustive les lieux de


mémoires ( stèles en mémoire de l’esclavage et de la traite négrière, monuments mettant
en lumière l’œuvre des grands personnages historiques originaires des outre-mer) ;
b. Valoriser ces lieux de mémoires notamment lors des temps forts des programmations de
commémoration régionale, départementale ou communale ; c. Encourager les
établissements scolaires à les intégrer dans leurs enseignements (histoire, promotion ou
éveil à la diversité culturelle) notamment lors des sorties pédagogiques sur ces lieux de
mémoire ;

9.2.11. Un jour férié / chômé : Instaurer une journée annuelle chômée afin de laisser à
tout(e) citoyen(ne) français le temps d’un travail de mémoire individuel et collectif autour
de la question de la traite et de l’esclavage ;

9.2.12. Créer au cœur de la capitale française, Paris, un Institut du monde créole avec pour
mission de développer : a. Un centre de promotion et d’action et de diffusions culturelles ;
b. Un centre de recherche et d’enseignement ; c. Un centre de promotion touristique
privilégiant, notamment, les voyages pédagogiques et les échanges mémoriels.

Cf. également :

[10K3] «Mémoire et identité» par Jean-Claude JUDITH DE SALINS,


rapporteur de la commission n°9.2 éponyme
(transmis le 13 octobre 2009)
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091013-89.pdf

[10R1] Consultation Région Aquitaine


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-13.pdf

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Réf. : 20090831-96.doc
[10R2] Consultation à Bordeaux
sur la thématique «Culture, mémoire, et identité»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-12.pdf

[10S] Synthèse des ÉGOM de la région Rhône-Alpes


http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090625-89.pdf

[10T] Participation aux États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone


- Rouen, septembre 2009 - Document transmis le 19 septembre 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090919-99.pdf

COMMISSION N°10.1
[10L] «Inégalités, injustices, discriminations : Pour une action résolue
des pouvoirs publics !» (rapport de la commission Égalité
& Discriminations)
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090731-99.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°10.1 sur «l’égalité et les discriminations» de


l’Hexagone met l’accent sur un outil d’analyse élaboré par
l’INSEE ; la continuité territoriale ; la santé globale des
UltramarinEs sans distinction d’orientation sexuelle ; la création
de Maisons des UltramarinEs.

Les rapporteurs David AUERBACH CHIFFRIN, chargé de mission de l’ACCD’OM


(Association des communes & collectivités d’outre-mer), délégué général de Tjenbé Rèd
(Association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida), et Daniel DALIN,
président du CollectifDOM (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais & Mahorais),
demandent, après audition par l’administration les 9 et 16 septembre et après réunion de
commission le 26 septembre 2009 :

I. CONCERNANT LES INEGALITES ET DISCRIMINATIONS


INSTITUTIONNELLES :

10.1.1. UN OUTIL GLOBAL D’ANALYSE (cf. commission n°12, «Autres problématiques liées
à l’éloignement», titre IV, C, propositions ici numérotées 12.35 et 12.36), qui soit élaboré
par l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) dans le cadre
de ses positions déjà adoptées sur le sujet ou par l’INED (Institut national d’études
démographiques) en collaboration avec la HALDE (Haute autorité de lutte contre les
discriminations et pour l’égalité) et la CNIL (Commission nationale de l’informatique et
des libertés) sur la base de son enquête en cours sur la diversité réalisée pour le compte du
ministère de l’intérieur ;

10.1.2. LE FINANCEMENT PAR L’ACSÉ (AGENCE NATIONALE POUR LA COHESION SOCIALE


ET L’EGALITE DES CHANCES) D’UN RESEAU NATIONAL DES MAISONS DES

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Réf. : 20090831-96.doc
ULTRAMARIN(E)S DE L’HEXAGONE, qui puisse ainsi accompagner les activités des
associations ultramarines à travers l’ensemble de l’Hexagone, notamment sur les questions
de visibilité et de mémoire, permettre leur pérennité et faciliter leurs regroupements (cf.
commission 9.1, «Culture et visibilité», proposition n°9.1.47 ; commission n°9.2,
«Mémoire et identité», proposition n°9.2.12 ; commission n°12, «Autres problématiques
liées à l’éloignement», titre IV, propositions ici numérotées 12.25 à 12.28 et 12.34) ;

10.1.3. LAPERENNISATION DE LA DELEGATION INTERMINISTERIELLE POUR L’EGALITE


DES CHANCES DES FRANÇAISES D’OUTRE-MER ET LA CREATION D’UN POSTE DE CHARGEE
DE MISSION POUR LES ULTRAMARIN(E)S DE L’HEXAGONE AUPRES DU MEDIATEUR DE LA
REPUBLIQUE, responsable du traitement des litiges individuels ;

10.1.4. L’UNIFICATION DU TRAITEMENT LEGISLATIF DES DISCRIMINATIONS puisque,


selon le mot de Monsieur Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel :
«Il ne saurait y avoir de discrimination entre les discriminations» ;

10.1.5. L’ORGANISATION DE SCRUTINS EXCEPTIONNELS RELATIFS AU STATUT DE NOS


COLLECTIVITES TERRITORIALES D’ORIGINE, OUVERTS AUX ULTRAMARINES QUI VIVENT
DANS L’HEXAGONE, PARALLELEMENT AUX CONSULTATIONS OFFICIELLES ORGANISEES
DANS CES COLLECTIVITES (cf. commission n°8 - outre-mer : n°5 -, «La gouvernance»,
titre A, proposition ici numérotée 8.1) ;

II. CONCERNANT LES INEGALITES ET DISCRIMINATIONS SOCIALES :

10.1.6. UN DROIT SPECIFIQUE AU LOGEMENT, qui permette aux Ultramarin(e)s qui


doivent déménager vers les DFE (départements français d’Europe, ou Hexagone) de
déposer une demande de logement social avant leur arrivée, une telle demande étant alors
traitée de manière prioritaire ;

10.1.7. LA PERENNISATION ET L’ELARGISSEMENT DE LA CONTINUITE TERRITORIALE,


comprenant (cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation
professionnelle», titre A, proposition ici numérotée 4.3.b, et commission n°12, «Autres
problématiques liées à l’éloignement», titre I, B, propositions ici numérotées 12.9 à 12.11) :

10.1.7.A. La pérennisation des «billets Karam», lancés par les chartes d’engagement
volontaire signées par Air France, Air Caraïbes et Corsair pour une période allant du 22
janvier 2009 au 21 janvier 2012, vers la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane ;

10.1.7.B. L’élargissement de leur période de réservation du 30 mars au 30 juin ;

10.1.7.C. Leur extension à Air Austral, qui bénéficie de subventions publiques, concernant
Mayotte et La Réunion ;

10.1.7.D. La pérennisation et l’élargissement des «billets deuil», notamment par un


engagement écrit d’Air Austral concernant Mayotte et La Réunion ;

10.1.7.F. La mise en œuvre des possibilités d’achat des billets à crédit à taux bas,
notamment pour les familles nombreuses, selon les termes des chartes précitées (cf.
commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre III, proposition ici
numérotée 12.23) ;

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10.1.7.G. Un rapport semestriel public de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile)
sur la ventilation des billets effectivement vendus dans le cadre de ces chartes ;

10.1.8. UN PLAN GLOBAL DE SANTE POUR LES ULTRAMARIN(E)S DES DFE, prévoyant le
suivi et l’amélioration des mesures annoncées le 20 juillet 2009 par le gouvernement pour
lutter contre la drépanocytose ainsi que différentes études exposées dans l’annexe INSEE ;

(Cf. commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre IV, B, propositions ici
numérotées 12.30 et 12.31)

10.1.9. UN PLAN FAMILLES POUR LES ULTRAMARIN(E)S DES DFE, prévoyant différentes
études exposées dans l’annexe INSEE ainsi qu’une une meilleure information sur les
dispositifs publics d’aide, notamment de l’ACSÉ, à la prise en charge du coût de
fonctionnement des associations qui accompagnent nos familles en ces différents
domaines, parmi lesquelles le CAFAM, Centre d’aide aux familles matrifocales et
monoparentales, créé par la psychologue Madame Viviane Romana, Femmes en devenir,
créées par la proviseure Madame Sara Briolin, ou Tjenbé Rèd, association de lutte contre
les racismes, les homophobies & le sida ;

(Cf. commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre IV, B, propositions ici
numérotées 12.30 et 12.31)

10.1.10. UN PLAN DE MEDIATION ENTRE LES FORCES DE L’ORDRE ET LES ORIGINAIRES DE


L’OUTRE-MER, comprenant une étude exposée dans l’annexe INSEE ainsi que des mesures
de formation et de concertation exposées dans l’annexe ad hoc ;

III. CONCERNANT LES INEGALITES ET DISCRIMINATIONS


FACE AUX ETUDES :

10.1.11/14. LE FINANCEMENT PAR L’ACSÉ D’INITIATIVES DESTINEES A FAVORISER


L’INSERTION SOCIALE, SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE DES JEUNES ORIGINAIRES
D’OUTRE-MER, telles notamment des Maisons des étudiant(e)s & lycéen(ne)s
ultramarin(e)s, qui devront avoir un lien très étroit avec les entreprises afin de permettre à
nos jeunes de rencontrer des étudiant(e)s originaires de l’outre-mer (tutorat) puis des
employeurs potentiels (recherches de stages, de formations en alternance ou
d’apprentissages, forums pour l’emploi, conventions avec le GEDFOM - Groupement des
entrepreneurs des départements français d’outre-mer) - Cf. commission n°12, «Autres
problématiques liées à l’éloignement», titre II, proposition ici numérotée 12.18 ;

10.1.15. L’AJOUT,
DANS LE CADRE DU MASTER D’ENSEIGNEMENT QUI REMPLACE
DESORMAIS LA FORMATION EN INSTITUT UNIVERSITAIRE DE FORMATION DES MAITRES,
D’UN MODULE RELATIF A LA CONNAISSANCE DES OUTRE-MERS (durant la formation
initiale des futurEs enseignantEs) (cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social
et la formation professionnelle») ;

IV. CONCERNANT LES INEGALITES ET DISCRIMINATIONS


LIEES AU TRAVAIL ET AUX RETRAITES :

10.1.16. L’INTERDICTION DES CV AVEC PHOTOGRAPHIE ET LA TENUE DE FORUMS POUR


L’EMPLOI DANS LES MAISONS DES ULTRAMARIN(E)S DE L’HEXAGONE (cf. proposition
n°10.1.2) ;

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10.1.17. LA PRIORITE AUX ULTRAMARIN(E)S DANS LA FONCTION PUBLIQUE OUTRE-MER,
à savoir :

10.1.17.A. Une priorité, à compétences requises, donnée aux candidatures des personnes
qui connaissent les langues et cultures d’outre-mer, pour les postes de la fonction publique
outre-mer ;

10.1.17.B. Dispenser les fonctionnaires ultramarins en service outre-mer de l’obligation de


mobilité lorsqu’ils bénéficient d’une promotion (ou adapter cette obligation en proposant,
par exemple, une mobilité de la Martinique vers la Guadeloupe ou inversement) ;

(Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre B,
proposition ici numérotée 4.8, et commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre II,
proposition ici numérotée 12.20)

10.1.18. UNSOUTIEN A L’EVOLUTION PROFESSIONNELLE DES ULTRAMARIN(E)S DE LA


FONCTION PUBLIQUE, comprenant :

10.1.18.A. La sélection représentative de candidatEs ultramarinEs méritantEs au sein des


classes préparatoires intégrées des écoles de service public (ENM, ENSP, ENA, IRA...) et
des universités partenaires ;

10.1.18.B. Une ventilation géographique des admissibilités et admissions à ces mêmes


écoles, sur la base par exemple des huit grandes circonscriptions utilisées pour les
élections européennes : ainsi, à l’issue d’un concours qui resterait unique, unE admissible
sur huit (puis unE admisE sur huit) serait néE outre-mer (ou néE de parents néEs outre-
mer) ;

10.1.18.C. La création d’une nouvelle voie d’accès interne aux catégories A+, A et B, par
concours réservé aux fonctionnaires, auxiliaires et contractuelLEs ultramarinEs de
catégories A, B et C ;

(Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre B,
proposition ici numérotée 4.8)

10.1.19. LA REAFFIRMATION DES CONGES BONIFIES, comprenant :

10.1.19.A. La réaffirmation par l’État du droit aux congés bonifiés, actuellement remis en
cause de manière insidieuse et croissante par les administrations, par l’alignement général
des critères d’octroi sur les critères utilisées par l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris ;

10.1.19.B. L’attribution d’un billet d’avion tous les trois ans aux originaires de l’outre-mer
qui ne bénéficieraient pas ou plus des congés bonifiés (ces originaires «de la dernière
génération»), dans le cadre de dotations spécifiques de continuité territoriale ;

(Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre B,
proposition ici numérotée 4.9, et commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre III,
proposition ici numérotée 12.21)

10.1.20. UN SOUTIEN AUX RETRAITE(E)S DE LA GENERATION BUMIDOM, comprenant


une étude exposée dans l’annexe INSEE en annexe ainsi que des mesures destinées à
faciliter les mutations des fonctionnaires originaires des outre-mers vers leur département

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d’origine, cinq à dix ans avant la retraite, pour celles et ceux qui le souhaitent (cf.
commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre II, proposition ici
numérotée 12.20 ; commission n°8 - outre-mer : n°5 -, «La gouvernance», titre A,
proposition ici numérotée 8.1).

ANNEXES

ANNEXE 10.1.A - LOGEMENT

I - PROPOSITION - Intitulé : Droit spécifique au logement - Résumé : Possibilité, pour les ultramarinEs
devant s’installer dans l’Hexagone, de déposer une demande de logement social avant leur arrivée.

II - ETAT DES LIEUX (identification des problèmes) - Actuellement, les ultramarinEs qui souhaitent
s’installer dans l’Hexagone ne peuvent déposer leur demande de logement social qu’après leur arrivée dans
l’Hexagone. Outre que cette situation freine la mobilité des ultramarinEs, elle les oblige à rechercher un
logement provisoire dans le secteur privé et leur occasionne des frais importants.

III - SOLUTIONS ENVISAGEES - Expertiser la possibilité pour le demandeur de présenter, avant son départ
d’outre-mer, son dossier au service compétent de son lieu de résidence future dans l’Hexagone.

ANNEXE 10.1.B - FONCTION PUBLIQUE

I - PROPOSITION - Intitulé : Dispositions relatives à la mobilité des ultramarinEs dans la fonction publique
en outre-mer - Résumé : Possibilité pour les fonctionnaires ultramarinEs d’obtenir des postes outre-mer ou
de rester outre-mer après une promotion ou une réussite à un concours ou à un examen de catégorie
supérieure.

II - ETAT DES LIEUX (identification des problèmes) - Il est constaté que les postes d’encadrement supérieur
dans la fonction publique outre-mer sont occupés principalement par des fonctionnaires originaires de
l’Hexagone.

III - SOLUTIONS ENVISAGEES - Donner la priorité à unE ultramarinE candidatE à un emploi outre-mer, à
compétences requises et non plus à compétences égales (par exemple, pour un poste demandant un niveau
bac+3, donner la priorité à unE ultramarinE candidatE de niveau bac+3 sur unE autre candidatE de niveau
bac+5) ; Introduire dans les compétences requises pour occuper un poste outre-mer la connaissance des
langues et cultures de la collectivité d’affectation ; Dispenser de l’obligation de mobilité les fonctionnaires
ultramarinEs en service en outre-mer lorsqu’ils bénéficient d’une promotion (ou adapter cette obligation :
par exemple, proposer une mobilité de la Martinique vers la Guadeloupe ou inversement).

ANNEXE 10.1.C - SANTE

I - PROPOSITION - Intitulé - Etude sur l’état de santé des ultramarinEs résidants dans l’Hexagone -
Résumé : Réaliser une étude sur la santé des originaires de l’outre-mer dans l’Hexagone, qui explore
l’ensemble des dimensions de la santé au sens de la définition de l’Organisation mondiale de la santé (selon
laquelle «la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en
une absence de maladie ou d’infirmité»). NB : Les ultramarinEs résidants dans l’Hexagone sont parfois
appeléEs domiens : cette appellation est doublement impropre puisque tout l’outre-mer n’est pas
départemental et puisque tout l’outre-mer départemental n’est pas certain d’être à jamais départemental.

II - ETAT DES LIEUX (identification des problèmes) - Les conditions de vie et de traitement des populations
ayant migré peuvent influencer leur état de santé au sens le plus large du terme (définition de l’OMS : «un
état de complet bien-être physique, mental et social»). En France, des études ont montré l’existence de liens
entre migration et état de santé pour les personnes de nationalité étrangère. Toutefois, aucune donnée
similaire n’existerait sur l’état de santé des ultramarinEs de nationalité française qui migrent vers l’Hexagone
pour y vivre et qui peuvent être confrontéEs à des difficultés liées notamment à l’éloignement géographique

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et familial mais aussi à leurs conditions de vie sur place (questions urbaines, problématiques importées du
pays, conséquences des discriminations etc.).

III - SOLUTIONS ENVISAGEES - Une étude sur l’état de santé de nos compatriotes originaires des outre-
mers permettra de mieux connaître cette population et l’impact du déracinement que constitue la migration
de leur collectivité ultra-marine d’origine vers l’Europe. A partir d’une méthodologie et d’une analyse
statistique, elle donnera des informations quantitatives et tentera de mettre en évidence tous les facteurs et
les déterminants ayant une influence significative sur leur état de santé. Elle s’attachera, en particulier, à
mettre en évidence, par rapport aux personnes nées et vivant dans l’Hexagone, les différences de prévalence
des maladies infectieuses, notamment du VIH/sida ; les risques de pathologies psychiatriques ou relevant
d’un mal-être, notamment de la dépression et des conduites suicidaires (exemple : séjours prolongés ou
répétés en hôpital psychiatrique ou général) ; les manifestations cliniques malignes, notamment le cancer de
la prostate.

ANNEXE 10.1.D - INSEE - ATTENTION : La rédaction ici proposée recoupe en partie, volontairement, celle
de l’annexe précédente.

I - PROPOSITION - Intitulé : Outil global d’analyse élaboré par l’INSEE ou l’INED - Résumé : Cet outil - ou
cet ensemble d’outils - sera élaboré par l’INSEE (Institut national de la statistique et des études
économiques) dans le cadre de ses positions déjà adoptées sur le sujet, par l’INED (Institut national d’études
démographiques) ou par l’InVS (Institut de veille sanitaire), en collaboration avec la HALDE (Haute
autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) et la CNIL (Commission nationale de
l’informatique et des libertés) sur la base de son enquête en cours sur la diversité réalisée pour le compte du
ministère de l’intérieur (cf. commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité
& Discriminations, proposition n°10.1.1.A).

II - ETAT DES LIEUX (identification des problèmes) - L’État et les associations ultramarines doivent, pour
orienter leur action, pouvoir croiser la répartition géographique des populations ultramarines dans
l’Hexagone avec les handicaps territoriaux de nos lieux de vie et disposer d’indicateurs précis sur leurs
conditions de vie quotidiennes pour déterminer si effectivement, comme cela fut entendu lors des États
généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, la République les a parquéEs dans des zones de relégation voire de
ghettoïsation (cf. commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité
& Discriminations, proposition n°10.1.1.B et C).

III - SOLUTIONS ENVISAGEES - A. L’étude envisagée permettra de préfigurer et d’engager des solutions -
par exemple des plans d’amélioration ciblés sur ces lieux de vie - qui profiteraient évidemment à d’autres
populations ; elle sera prise en compte dans l’état annuel de la fonction publique élaboré par le
gouvernement (cf. commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité
& Discriminations, proposition n°10.1.1.D et E).

B. Un volet de cette étude abordera également la santé globale des originaires de l’outre-mer et sera basée sur
la définition de la santé par l’Organisation mondiale de la santé (selon laquelle «La santé est un état de
complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou
d’infirmité»). Elle renseignera sur la prévalence de certaines affections comme le sida ou la «maladie du
déraciné» (on sait par exemple que 1,9% des personnes vivant avec le VIH dans les DFE sont néEs outre-
mer : s’agit-il d’une surreprésentation ? quelles sont leurs conditions de vie et de traitement ?) et sur les
risques de sursuicidalité, par exemple, ou de cancer de la prostate liés à l’utilisation de pesticides, en
particulier le chlordécone - cf. commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité
& Discriminations, proposition n°10.1.8.B.

C. Ensuite, un volet de cette étude abordera l’impact de l’éloignement - du déracinement - ou du manque de


considération, notamment du mal-être professionnel, sur le «bien-être physique, mental et social» de nos
compatriotes (aux termes de la définition de la santé par l’Organisation mondiale de la santé) - cf.
commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité & Discriminations, proposition
n°10.1.8.C.

D. Par ailleurs, un volet de cette étude traitera des conditions de vie de nos familles en France hexagonale et
chiffrera ces différents aspects en permettant ainsi d’orienter les politiques publiques en matière notamment
de monoparentalité, de violence conjugale ou de rejet des enfants homosexuels par leurs parents - cf.

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commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité & Discriminations, proposition
n°10.1.9.A.

E. Un volet de cette étude sera un volet sociologique, en vue d’explorer les meilleures conditions de
l’adaptation et de l’intégration de nos compatriotes ultramarins à l’environnement hexagonal - cf.
commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité & Discriminations, proposition
n°10.1.9.C.

F. Encore, un volet de cette étude portera sur les difficultés rencontrées par nos compatriotes avec les forces
de l’ordre (contrôles au faciès, traitement minoré des plaintes etc.) - cf. commission 10.1 des États généraux
de l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité & Discriminations, proposition n°10.1.10.F.

G. Enfin, un dernier volet de cette étude portera sur les conditions de vie des retraité(e)s venu(e)s dans
l’Hexagone par le Bumidom, en perspective de la mise en place d’un dispositif d’accompagnement de ces
retraitéEs qui interviendrait cinq à dix ans avant la retraite, notamment sur la question du logement (cf.
commission n°12 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, «Autres problématiques liées à
l’éloignement», titre IV, B, proposition ici numérotée 12.29) - cf. commission 10.1 des États généraux de
l’outre-mer dans l’Hexagone, Égalité & Discriminations, proposition n°10.1.10.F.

ANNEXE 10.1.E - INTERIEUR

I - PROPOSITION - Intitulé - Mesures de formation et de concertation pour un plan de médiation entre les
forces de l’ordre et les originaires de l’outre-mer - Résumé : Nos compatriotes originaires de l’outre-mer
constatent que les forces de l’ordre ne leur apportent pas tout le respect qu’ils sont en droit d’attendre.

II - ETAT DES LIEUX (identification des problèmes) - Manque de formation et de dialogue.

III - SOLUTIONS ENVISAGEES - Cf. commission 10.1 des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone,
Egalité & Discriminations : - 10.1.10.A. Une formation des fonctionnaires de police et de gendarmerie à
l’accueil et à l’écoute, dont le contenu sera négocié avec les représentantEs des principales associations
ultramarines et inclura un dialogue permanent avec ces représentantEs ; - 10.1.10.B. Un meilleur respect des
dépôts de plainte qui sont souvent, par exemple à l’occasion de violences conjugales, minorés ou traités de
manière marginale voire réécrits ; - 10.1.10.C. L’arrêt des contrôles au faciès et une vidéo-surveillance des
patrouilles motorisées et des postes de police pour servir de preuve en cas de litige ; - 10.1.10.D. Des conseils
réguliers d’évaluation de la politique locale de sécurité réunissant les éluEs locaux, les forces de l’ordre et les
représentantEs associatifs ultramarins locaux ; - 10.1.10.E. Une évaluation annuelle et paritaire des situations
rapportées par ces conseils.

COMMISSION N°10.2
[10O] Synthèse des travaux sur la citoyenneté
des UltramarinEs de l’Hexagone
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-16.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°10.2 sur «la citoyenneté» de l’Hexagone


demande un Observatoire de la citoyenneté de l’outre-mer dans
l’Hexagone ; la représentativité des Ultramarin(e)s de
l’Hexagone dans la vie politique ; une campagne d’information
sur l’outre-mer ; un(e) référent(e) interface auprès de l’État.

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Réf. : 20090831-96.doc
Les rapporteurEs Gérard GINAC, adjoint au maire de Montfermeil, membre de
l’AMEDOM (Association métropolitaine des élus originaires des départements d’outre-
mer), Sophie JACQUEST, conseillère régionale d’Île-de-France, et Freddy LOYSON,
ancien conseiller du XXème arrondissement de Paris, ancien adjoint au maire de Sarcelles,
président de la SMODOM (Société mutuelle des originaires d’outre-mer), émettent les
propositions suivantes :

10.2.1. Une structure nouvelle et légère d’un observatoire de la citoyenneté de l’outre-mer


dans l’Hexagone, ceci afin de pouvoir quantifier les diverses attentes de nos compatriotes
et attirer leur attention sur leurs droits civiques et sociaux, notamment sur la nécessité de
voter et de participer pleinement à la vie de la cité ;

10.2.2. Une amélioration de la représentativité des Ultramarin(e)s de l’Hexagone dans la


sphère politique locale et nationale avec la mise en place d’une commission ou cellule de
veille qui aurait pour mission de rencontrer les diverses organisations politiques,
associatives et sociales ;

10.2.3. Une campagne d’information qui mettrait en lumière la connaissance de l’histoire


de l’outre mer dès l’école primaire, facilitant ainsi la construction d’un projet de vie et d’un
destin commun ;

10.2.4. Un(e) référent(e) associatif(ve) servant d’interface auprès des services de l’État
pour les associations ultramarines dans l’Hexagone.

COMMISSION N°11 (version au 16 septembre 2009)


[10M1] Commission Sport : constat et propositions
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090916-99.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°11 sur «le sport» de l’Hexagone met l’accent


sur l’accueil, l’orientation et l’accompagnement des sportifs et
athlètes ultramarins ; sur la participation des sélections
ultramarines aux compétitions internationales ; sur la
redistribution des indemnités de formation aux clubs formateurs.

Les rapporteurs René SILO, président de l’Etoile sportive colombienne football (ESCF),
président de l’ADPSU (Association pour le développement et la promotion du sport
ultramarin) et membre de la commission centrale d’outre-mer à la FFF (Fédération
française de football), Bernard SOLITUDE, avocat au barreau de Paris - SCP LDBM,
secrétaire général de l’ADPSU et membre de la commission juridique de la Ligue nationale
de rugby, et Daniel ILLEMAY, secrétaire général de la Fédération de muaythaï et
disciplines associées, émettent les propositions suivantes :

A. SUR L’ACCUEIL, L’ORIENTATION ET L’ACCOMPAGNEMENT DES SPORTIFS ET ATHLETES


ULTRAMARINS :

113
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11.1. Préparation active au départ : a. Projet sportif ; b. Organisation d’une journée
d’information ;

11.2. Des structures d’accueil à l’arrivée : a. Création, au sein du ministère de la santé et des
sports ou du ministère de l’outre-mer, d’un bureau ultramarin du sport ; b. Création au
sein du CNOSF et dans les fédérations sportives de commissions spécialisées outre-mer
avec un correspondant pour chacune ; c. Création d’une structure support : l’Association
des Ultramarin(e)s des équipes de France ;

11.3. Des engagements contractuels réciproques : a. Signature d’une convention entre le


sportif ou la sportive et les acteurs et actrices de son projet sportif ; b. Signature d’une
convention spécifique avec les instances régionales d’origine ;

B. SUR LA PARTICIPATION DES SELECTIONS ULTRAMARINES AUX COMPETITIONS


INTERNATIONALES :

11.4. Inscrire dans les règlements des fédérations sportives une disposition rendant
obligatoire la mise à disposition par les clubs professionnels, des sportif(ve)s
ultramarin(e)s non sélectionné(e)s en équipe de France aux sélections régionales, lors de
compétitions internationales ;

11.5. Garantir la participation de ces sélections aux phases intercontinentales en cas de


victoire dans une compétition internationale ;

11.6. Développer une concertation entre les ministères du tourisme, de la santé, de l’outre-
mer, des régions et des ligues sportives concernées, un programme d’actions à mener en
terme de développement touristique de l’outre-mer, en parallèle des manifestations
sportives internationales auxquelles participent les sélections ultramarines ;

11.7. Assurer la retransmission télévisée par le service public des matchs importants
disputés par une sélection ultramarine à l’occasion d’une phase finale d’une compétition
internationale ;

C. SURLA REDISTRIBUTION DES INDEMNITES DE FORMATION AUX CLUBS FORMATEURS


AMATEURS :

11.8. Inscrire dans les règlements des fédérations sportives qui n’en disposent pas une
disposition rendant obligatoire le reversement de la contribution de solidarité par le club
professionnel aux premiers clubs formateurs, à chaque transfert du sportif, au prorata de
sa présence au sein de ces premiers clubs ;

D. SURLES DIFFICULTES FINANCIERES ET STRUCTURELLES DES LIGUES ET CLUBS


ULTRAMARINS :

11.9. Responsabilisation des cadres : a. Mise en place au sein des CROS de stages de
formation à la gestion comptable, juridique et financière des structures sportives
dépassant un certain seuil ; b. Assujettir l’élection aux fonctions d’encadrement des
structures sportives à la production d’une attestation de participation à ces stages ;
c. Instituer au sein des CROS une structure veillant à la bonne gouvernance des ligues et
associations sportives locales, en y associant des mécanismes d’alerte ;

114
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Réf. : 20090831-96.doc
11.10. Aide au développement des structures : a. Exonérer les ligues et clubs ayant des
cadres formés à la gestion comptable, juridique et financière de certaines charges sociales
et fiscales ; b. Défiscalisation des équipements sportifs ; c. Faire bénéficier les associations
et ligues de certaines dispositions de la LODEOM (loi pour le développement économique
de l’outre-mer), notamment en ce qui concerne certaines exonérations fiscales ;

E. SUR LA PRESENCE DES ULTRAMARINS DANS LES INSTANCES SPORTIVES NATIONALES :

11.11. Sensibiliser à l’étude de la réglementation et de la gestion des disciplines sportives,


favorisant la promotion des athlètes spécifiquement qualifié(e)s ainsi que celle interne aux
structures nationales pour les sportifs et sportives méritant(e)s ;

11.12. Supplanter la théorie du «plafond de verre» dans le domaine sportif par des
modifications du code du sport (annexe 1-5 des articles R131-3 et R131-11 du code du sport
pour les statuts des fédérations agrées et articles R132-4 alinéa 2 pour les ligues
professionnelles) et de l’article 3 des statuts du CNOSF ;

11.13. Inciter une politique de promotion de cadres sportif(ve)s et administratif(ve)s


ultramarin(e)s par le biais des CREPS.

COMMISSION N°12
[10N] Autres problématiques liées à l’éloignement
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-17.pdf

Un aperçu en 5 lignes

La commission n°12 sur «les autres problématiques liées à


l’éloignement» de l’Hexagone met l’accent sur les
télécommunications (par exemple en télémédecine) ; la mobilité
des fonctionnaires et salarié(e)s du privé ; les congés bonifiés ;
une fondation de l’outre-mer.

Les rapporteurEs Lydie CONDAPANAIKEN-DURIEZ, docteur en littérature et sciences


humaines, consultante en communication et culture, Christiane NOLLET, fonctionnaire
international de l’UNESCO, et Patrick THEOPHILE, président de l’Amicale des agents de
la RATP originaires des DOM-TOM, émettent les propositions suivantes :

I. CONTINUITE TERRITORIALE :

A. INFORMATION, TELEPHONIE, INTERNET, PRESSE ET TELEVISION NUMERIQUE


TERRESTRE (TNT) :

12.1.a. Un accès Internet aux mêmes conditions de débit, de service et de prix que dans
l’Hexagone ; b. La mise en place d’un réseau Internet fiable avec les administrations de
l’outre-mer pour l’obtention des papiers administratifs : extrait d’acte de naissance, de
casier judiciaire etc. (cf. également : [10Q] Consultation Région Midi-Pyrénées (Toulouse)

115
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Réf. : 20090831-96.doc
- Titre IV : «Portails web dédiés aux ultramarins de métropole avec des déclinaisons,
région par région») ;

12.3.a. Un réseau téléphonique local de qualité identique à l’Hexagone, à densité de


population égale ; b. Des offres de forfaits téléphoniques au même prix que dans
l’Hexagone ; c. L’annulation du roaming ; d. Une ouverture à la concurrence ;

12.7. La presse nationale et locale aux mêmes prix et contenus ;

12.8. L’accès à toutes les chaînes publiques nationales par la TNT et diffusion des
programmes ultramarins sur celles-ci (cf. également commission n°9.1, «Culture et
visibilité», titre I, et [10Q] Consultation Région Midi-Pyrénées (Toulouse) - Titre IV :
«Intégrer le journal de l’outre-mer au JT de 20h00») ;

(Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre A,
proposition ici numérotée 3.b)

B. TRANSPORTS AERIENS :

12.9. Extension des billets «Karam» toute l’année - Vulgarisation de l’information -


Attribution prioritaire en fonction de critères sociaux ;

12.10. Création de lignes charters ;

12.11. Abaissement du prix du fret de façon à faciliter l’accès aux produits locaux d’outre-
mer dans l’Hexagone et vice-versa ;

Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre B, proposition
ici numérotée 4.9, commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre II, proposition n°10.1.7

Cf. également [10Q] Consultation Région Midi-Pyrénées (Toulouse) - titre IV : «Il est nécessaire de
multiplier la fréquence des vols vers les DOM avec une augmentation des bagages à 40 ou 50 kg associée à
un tarif préférentiel pour les résidents - originaires ou professionnels - dans les deux sens - OM-Hexagone»
- http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-14.pdf

Cf. commission régionale de Nantes, page 25, proposition n°2 - [10U] États généraux de l’outre-mer dans
l’Hexagone - Synthèse de Nantes - Document transmis le 22 septembre 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090922-99.pdf

C. SERVICES BANCAIRES :

12.12. Annulation des surtaux au niveau des banques et assurances en outre-mer ;

12.13. Application stricte du seuil Trichet ;

12.14. Accès simplifiés aux prêts bancaires ;

(Cf. également commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre A,
proposition ici numérotée 4.1.b)

Cf. également : [10Q] Consultation Région Midi-Pyrénées (Toulouse) - Titre IV : «Il est nécessaire de
multiplier la fréquence des vols vers les DOM avec une augmentation des bagages à 40 ou 50 kg associée à
un tarif préférentiel pour les résidents - originaires ou professionnels - dans les deux sens - OM-Hexagone.»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-14.pdf

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D. SANTE :

12.15. Mettre en place le plan HS2 [Haute Sécurité Santé] couvrant l’ensemble des
territoires d’outre-mer en 5 ans grâce à l’apport des nouvelles technologies en santé et
formation afin de la mailler en UMTS ;

(Cf. commission n°3, «Productions locales et conditions d’un développement endogène», proposition n°3.4 ;
commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre A, proposition ici
numérotée 4.3.b ; Cf. également [10Q] Consultation Région Midi-Pyrénées (Toulouse) - Titre IV :
«Formation des médecins et infirmiers aux maladies tropicales»)

II. PROBLEMATIQUE DE LA MOBILITE VERS LES DOM :

12.16. Homogénéisation des règles de mobilité (dont les mutations) dans les trois fonctions
publiques, mise à jour du tableau de mutation (rang et vœux) ;

12.17. Accès aux droits à la mobilité (dont la mobilité géographique) aux salariés de droit
privé ;

12.18.a. Préparation à l’arrivée des Ultramarin(e)s, en particulier pour les personnes en


formation dans l’Hexagone, étudiantes par exemple ; b. Faire les demandes de logement
par exemple auprès des préfectures avant le départ vers l’Hexagone ; c. Un jumelage entre
des villes de l’Hexagone et des villes ultramarines permettrait de le faciliter ;

(Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle», titre B,
proposition ici numérotée 4.7, et commission n°5 - outre-mer : n°7 - «L’égalité des chances, la promotion de
la diversité et l’insertion des jeunes», proposition ici numérotée 5.7.c)

12.19. Une préparation et un accompagnement à la réinstallation (actifVEs et retraitéEs) en


outre-mer (cf. commission n°8 - outre-mer : n°5 -, «La gouvernance», titre A, proposition
ici numérotée 8.1) ;

12.20. Possibilité pour les fonctionnaires ultramarinEs, jusqu’au cadre B, de demeurer


dans leur département d’origine lorsqu’ils réussissent un concours administratif ;

(Cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre III, proposition n°10.1.11.E ; titre IV,
propositions n°10.1.17 et 10.1.20.B)

III. CONGES ANNUELS :

12.21. Extension du congé bonifié aux contractuelLEs de la fonction publique (cf.


également commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre IV, proposition
n°10.1.19) ;

12.22. Autorité de tutelle unique pour la fonction publique ;

12.23. Baisse significative du prix du billet d’action par mesure sociale pour les salariéEs
du privé (cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre II, proposition
n°10.1.7.F) ;

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12.24. Prise en charge plus significative de la participation des frais de voyage pour les
congés vers les collectivités d’origine pour les salariés des EPIC [établissements publics à
caractère industriel et commercial] ;

IV. CREATION D’UNE FONDATION DE L’OUTRE-MER (STRUCTURE


FEDERATRICE DE L’OUTRE-MER) :

12.25.a. Ni fédération, ni réseau d’associations, cette structure pérenne - avec antennes


régionales - sera dotée de pôles traitant des problématiques de l’outre-mer - économiques,
culturelles, sportives ou sociologiques - dans une approche scientifique, avec les instances
gouvernementales et les régions et entreprises européennes et d’outre-mer :

A. SOUTENIR, AIDER, ORIENTER :

12.25.b. Former et professionnaliser les cadres associatifs avec une ouverture vers la
culture de l’autre (ultramarine et hexagonale) ;

12.26. Développer et diffuser des modèles d’organisation de manifestations ultramarines ;

12.27. Mettre en place des démarches qualité et créer un Prix de l’association


ultramarine ;

B. DEVELOPPER DES OFFRES DE SERVICE :

12.28. Créer un Centre de ressources et d’étude de l’outre-mer ;

12.29. Mettre en place un accompagnement pour les aînés (cf. commission n°10.1, «Égalité
& Discriminations», titre IV, proposition n°10.1.20.A) ;

12.30. Créer des cellules d’écoute psychologique et d’aide juridique (cf. commission n°10.1,
«Égalité & Discriminations», titre II, propositions n°10.1.8 et 10.1.9) ;

12.31. Soutenir les jeunes et les personnes en délicatesse avec la société (cf. commission
n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre II, propositions n°10.1.8 et 10.1.9, notamment
10.1.9.A) ;

C. CREER LE MOUVEMENT :

12.32. Développer et valoriser la culture d’entreprise, les initiatives économiques des


Ultramarin(e)s ;

12.33. Diffuser les bonnes pratiques et créer un Prix de l’Innovation ;

12.34. Accompagner les initiatives permettant l’engagement des Ultramarin(e)s ;

12.35. Accompagner les activités de recherche sur la communauté ultramarine de


l’Hexagone (cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre I, proposition
n°10.1.1) ;

12.36. Commander une enquête IPSOS DOM sur les Ultramarin(e)s de l’Hexagone
permettrait un état des lieux circonstancié et un préambule à une meilleure connaissance

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de la communauté ultramarine (cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre
I, proposition n°10.1.1).

Cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre I, proposition n°10.1.2.B ; commission n°5 -
outre-mer : n°7 -, «L’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes», proposition
ici numérotée 5.21.a ; commission régionale de Nantes, page 25, proposition n°2 - [10U] États généraux de
l’outre-mer dans l’Hexagone - Synthèse de Nantes - Document transmis le 22 septembre 2009
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090922-99.pdf

COMMISSION N°1 (OUTRE-MER : N°6)


[10B1] L’insertion des DOM dans leur environnement régional
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091002-99.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°1 sur «l’insertion des départements d’outre-


mer dans leur environnement régional» de l’Hexagone
(commission n°6 outre-mer) souhaite la facilitation de l’octroi de
visas aux ressortissant(e)s des pays voisins et la définition d’une
politique forte pour la Caraïbe et l’océan Indien.

Les rapporteurs Robby JUDES, administrateur civil au ministère des affaires étrangères et
européennes, et Jean-Jacques SEYMOUR, écrivain, journaliste pour Tropiques FM,
émettent les propositions suivantes :

A. POUR ROMPRE L’ISOLEMENT :

1.1. Faciliter l’octroi des visas aux ressortissantEs des pays environnants ;

1.2. Lancer une chaîne de télévision transnationale afin de mettre en place une société
multiculturelle de l’information ;

B. POUR DEVELOPPER LES ECHANGES ET LA COOPERATION :

1.3. Redéfinir au niveau gouvernemental une politique forte pour le bassin de la Caraïbe et
l’océan Indien ;

1.4. Mettre en place des projets de coopération universitaires attractifs (cf. commission
n°5, «L’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes»,
propositions ici numérotées 5.7.a et 5.11) ;

1.5. Développer les échanges économiques (cf. commission n°3, «Les productions locales
et les conditions d’un développement endogène», proposition ici numérotée 3.10) ;

1.6. Harmoniser le droit des affaires ;

1.7. Travailler de concert avec nos partenaires de l’Union européenne ;

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Réf. : 20090831-96.doc
1.8. Faire prendre en compte dans nos ambassades des pays environnants de l’existence
des DOM ;

1.9. Confier des postes de haute responsabilité à nos citoyenNEs ultramarinEs dans les
ambassades.

COMMISSION N°2 (OUTRE-MER : N°8)


[10C2] Rapport du groupe de travail «Identité(s), culture
et mémoire»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091006-89.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°2 sur «l’identité, la culture et la mémoire» de


l’Hexagone (commission n°8 outre-mer) met l’accent sur la
préservation et la transmission des traditions et mémoires ; la
promotion de la création artistique dans et hors les îles ; la
politique culturelle outre-mer.

La rapporteure Nathalie FANFANT, directrice de l’agence de communication Maditerra,


émet les propositions suivantes :

A. PRESERVATION ET TRANSMISSION DES TRADITIONS ET MEMOIRES :

2.1.a. Créer des musées départementaux de l’esclavage ; b. Jumeler des villes de


l’Hexagone et de l’outre-mer (notamment des villes ayant des ports négriers comme
Nantes, Bordeaux ou Toulon) ; c. Mettre en place des partenariats culturels permettant la
circulation de cette histoire et de ses vestiges ;

2.2.a. L’histoire de l’esclavage doit être protégée par des lois rendant punissable toute
forme de révisionnisme ; b. La République doit se porter acquéreur, lors de ventes privées,
d’objets ou manuscrits ayant un rapport avec l’esclavage ; c. Rendre accessible les archives
relatives à la période esclavagiste (numérisation) ; d. Travailler avec les collectivités
territoriales ;

2.3. Mettre en place des partenariats entre les porteurs de tradition et le public ;

2.4. Recenser ou créer les lieux de mémoire et événements marquants ;

2.5. Renforcer en milieu scolaire la pratique d’ateliers artistiques autour de la mémoire et


des cultures de la région, vecteurs du sentiment d’appartenance et de fierté collective et
éveilleurs de goût pour la chose culturelle ;

2.6. Enseigner les littératures d’outre-mers dès la maternelle, ce qui aurait pour effet de
contribuer à l’existence de maisons d’édition locales de livres pour enfants ;

120
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
2.7. Renforcement de la «micro-unité culturelle» et travail au quotidien, sous toutes ces
formes : développement des maisons de quartier, du théâtre municipal, du théâtre de rue,
de la manifestation culturelle sur la place publique - vecteurs de la transmission de la
mémoire et de la culture ;

B. PROMOTION DE LA CREATION ARTISTIQUE DANS ET HORS NOS ILES :

2.8. Intervention des structures existantes sur le plan national et européen ;

2.9. Lobbying auprès de réseaux de diffusion ;

2.10. Nous servir de nos riches et diverses cultures singulières pour relancer l’économie
dans nos régions ;

2.11. Les crédits alloués à l’audiovisuel et au cinéma doivent donner à la production


ultramarine une visibilité réelle et pérenne ;

2.12. RFO doit disposer d’une autonomie à l’intérieur du groupe France Télévisions ;

2.13. Création d’une banque de données pour les œuvres de la musique ultramarine ;

2.14.a. Accompagner nos artistes dans la réalisation de leurs projets et la protection de


leurs droits ; b. Régionalisation de la répartition des droits SACEM ;

C. POLITIQUE CULTURELLE DANS LES DOM :

2.15. Définition d’une politique culturelle ;

2.16. Schéma directeur ;

2.17. Création de conservatoires nationaux.

COMMISSION N°3 (OUTRE-MER : N°2)


[10D2] Rapport du groupe de travail «Productions locales
et conditions d’un développement endogène»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091007-79.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°3 sur «les productions locales et les conditions


d’un développement endogène» de l’Hexagone (commission n°2
outre-mer) met l’accent sur l’autonomie alimentaire, la
rénovation du produit touristique ou la mise en avant de
réussites d’entrepreneurEs ultramarinEs.

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
Le rapporteur Christian DE LAUZAINGHEIN, professeur émérite à l’université Paris V
Descartes, émet les propositions suivantes :

A. AGRICULTURE :

3.1. Obtention prioritaire d’une autonomie alimentaire ;

3.2. Rechercher la qualité des produits dans un environnement protégé ;

3.3. L’utilisation de la complémentarité interrégionale dans le domaine agricole ;

(Cf. commission n°7, «La formation des prix, les circuits de distribution et le pouvoir
d’achat», proposition ici numérotée 7.6)

B. TOURISME :

3.4. Rénovation du produit touristique offert : a. Réduire les coûts ; b. Amélioration de la


qualité des services et de l’accueil ; c. Formation du personnel ; d. Effort de reconquête des
croisiéristes ; e. Mettre en place de nouvelles dessertes aériennes et abaisser les coûts de
transport ; f. Diversifier les clientèles ;

(Cf. commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», proposition n°12.15)

C. AUTRES ACTIVITES DU SECTEUR TERTIAIRE ET DU SECTEUR SEMI-INDUSTRIEL :

3.7. Développer les petites industries traditionnelles existantes : a. Chantier naval ;


b. Production de vapeur au moyen de la bagasse ; c. Activités de recyclage ; d. Construction
de cases créoles en bois ; e. Ebénisterie créole ; f. Compostage ; g. Broyage ;

3.8. Développer les activités semi-industrielles de production agricole et agroalimentaire :


a. Agro-biodiversité ; b. Production et promotion de rhums de grande qualité ;
c. Production de liqueurs et sirops de haute qualité ;

3.9. Développer des secteurs semi-industriels innovants : a. Économie de la mer ; b. Pôle


de recherche tropicale ; c. Filière du bois ; d. Filière phytopharmaceutique ; e. Énergies
renouvelables ; f. Technologies de l’information ;

3.10. Développer l’énergie solaire ou éolienne ou la production d’alcool de canne


(bioéthanol) (cf. commission n°1, «La formation des prix, les circuits de distribution et le
pouvoir d’achat», proposition ici numérotée 1.5) ;

D. DEVELOPPEMENT DE L’ESPRIT D’ENTREPRENEURIAT :

3.11.a. Donner plus de visibilité, notamment dans les médias économiques français, à la
réussites des entrepreneurEs ultramarinEs ; b. Former les agents économiques aux lois de
l’économie et de la gestion ; c. Promouvoir le statut d’auto-entrepreneur et freiner
l’économie informelle ;

3.12. Mettre en place des formations initiales adaptées aux besoins de l’économie et, dans
les entreprises, des formations continues aux méthodes modernes de gestion ;

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
3.13. Assurer un bagage minimum aux moins de 20 ans et transformer les emplois
informels qu’ils occupent bien souvent en emplois formels ;

3.14.a. Favoriser la création de pôles d’innovation par secteur industriel ; b. Structurer un


dialogue entre le secteur de la recherche et celui des entreprises ;

3.15.a. Organiser le partage des pratiques reconnues de développement d’entreprises ;


b. Favoriser les entreprises dans leur recherche de financement, conforter les systèmes de
garantie financière, intervenir en soutien à la constitution du fonds de roulement des
entreprises ; c. Favoriser la présence active de «business angels» créoles par la promotion
du retour sur investissement des entreprises créoles ; d. Sensibiliser les entrepreneurs
créoles au «capital investissement» au travers de colloques et conférences ciblés.

COMMISSION N°4 (OUTRE-MER : N°4)


[10E2] Rapport du groupe de travail «Rénovation du dialogue social
et formation professionnelle» (version au 12 octobre 2009)
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091012-89.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°4 sur «la rénovation du dialogue social et la


formation professionnelle» de l’Hexagone (commission n°4
outre-mer) met l’accent sur la lutte contre les monopoles privés,
la continuité territoriale, la formation tout au long de la vie dans
toutes les entreprises.

Les rapporteurs André-Max BOULANGER, professeur de gestion et d’économie à l’IUT de


Montreuil (université Paris VIII), et Jules CAPRO-PLACIDE, chargé des finances et des
services publics à la mairie de Paris, émettent les propositions suivantes :

A. LIBERER LE DIALOGUE SOCIAL DE SES CHAINES :

4.1. Solidifier le tissu économique de l’outre-mer : a. Assurer la concurrence contre toutes


les formes de monopoles privées, contre toutes les formes d’interdiction ou de restriction
de l’accès aux marchés ; b. Libérer les possibilités bancaires de toute timidité notamment
envers les entreprises, petites, nouvelles, implantées dans les secteurs des prestations
intellectuelles, de l’innovation, de la nouvelle économie... ;

4.2. Mettre en œuvre un plan d’urgence pour les entreprises sous conditions d’emploi :
a. Maintien de l’emploi ; b. Recrutement en CDI, rénovation du dialogue social ; c. Plan
pluriannuel d’évolution des salaires ;

4.3. L’égalité des chances : a. Un service public à hauteur de ce qu’il est dans l’Hexagone,
voire au-delà pour tenir compte des besoins ; b. Une continuité territoriale qui reconnaît et
accepte le prix à payer pour atteindre la seule égalité qui vaille, celle pour laquelle unE
citoyenNE d’outre-mer, ditE ultra-périphérique, est égalE à unE citoyenNE du centre ou de

123
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
l’ultra-centre (cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre II, proposition
n°10.1.7, et commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre I,
propositions ici numérotées 12.1 à 12.15) ;

4.4. Éclaircir et adapter la législation et la réglementation relatives à la représentativité


syndicale en outre-mer en tenant compte de la coexistence de syndicats indépendants et
d’autres émanant de centrales nationales ;

4.5. Proposer un cycle de formation au dialogue social pour des groupes composés à la fois
de représentants de salariés et de patrons, voire d’élus politiques ;

B. LIBERER LA FORMATION PROFESSIONNELLE DE SES ENTRAVES :

4.6.a. Réaliser une étude approfondie sur la formation professionnelle en outre-mer et


mettre en place les ressources et moyens utiles à une évaluation en continu du système et
des résultats... en prenant soin de distinguer la formation professionnelle initiale sous
statut scolaire et en apprentissage, l’enseignement professionnel supérieur, la formation
des demandeurs d’emploi et la formation des actifs occupés (cf. commission n°5 - outre-
mer : n°5.7 -, «L’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des
jeunes») ; b. Mettre en place une formation professionnelle adaptée aux besoins locaux,
améliorer l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins réels des entreprises et des
salariés, favoriser une communication ciblée autour du thème de la formation
professionnelle ;

4.7. Consacrer les moyens nécessaires à la réalisation effective de la formation tout au long
de la vie en outre-mer, dans le cadre d’un plan pluriannuel pour la formation
professionnelle tout au long de la vie doté d’un budget conséquent (cf. commission n°12,
«Autres problématiques liées à l’éloignement», titre II, proposition ici numérotée 12.18) ;

4.8. Dégager les ressources et moyens nécessaires à mettre en œuvre un programme


ambitieux et durable de formation pour tous à la préparation aux concours des fonctions
publiques (cf. commission n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre IV, propositions
n°10.1.17 et 10.1.18) ;

4.9. Mobiliser un budget ayant pour objet de réduire les coûts de déplacements et
d’hébergement outre-mer / métropole, inter / outre-mer et outre-mer / proches voisins,
dans le but d’y suivre des actions de formation, complémentaires à celles suivies en outre-
mer (cf. commission n°10.1, titre IV, proposition n°10.1.19, et commission n°12, titre I, B,
propositions ici numérotées 12.9 à 12.11) ;

4.10. Faire en sorte que tous les salariés et patrons d’entreprises de moins de dix salariésE,
puissent bénéficier d’un véritable plan de formation, conformément au droit ;

4.11. Agréer toutes les organisations syndicales présentes en outre-mer pour la formation
économique, sociale et syndicale des salariés, prévue dans le code du travail.

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
COMMISSION N°5 (OUTRE-MER : N°7)
[10F] Égalité des chances - Insertion des jeunes - Diversité
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-24.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°5 sur «l’égalité des chances, la promotion de la


diversité et l’insertion des jeunes» de l’Hexagone (commission
n°7 outre-mer) met l’accent sur la création d’internats
d’excellence dans chaque DOM-TOM et le développement à
grande échelle de convention type Henri-IV.

Les rapporteurs Patrick ARNOLIN, proviseur de lycée, et Richard MELIS, général de


brigade aérienne (2S), secrétaire général du concours commun Mines Ponts, émettent les
propositions suivantes :

5.1.a. Création d’un internat d’excellence par collectivité ; b. Développement à grande


échelle des conventions type Henri-IV ; c. Favoriser l’accueil des jeunes ultramarins dans
les internats des CPGE pour éviter les temps de transports trop pénalisants ; d. Charte
permettant la mise en œuvre d’une politique prospective de besoins en personnels dans les
services publics et privés, l’attribution de bourses de formation en adéquation avec les
besoins et le recrutement de ces jeunes après leur formation - Signature de chartes de
diversité dans les administrations, les entreprises ; e. Régionaliser certains concours, par
exemple ceux de l’éducation nationale (pour des matières à forts effectifs) ;

5.5.a. Utiliser davantage les possibilités de recrutements directs sous forme de CDI ;
b. Renforcement de l’orientation active et tutorat des étudiants de première année par des
étudiants volontaires de master ;

5.6. Construire de nouveaux collèges pour ramener l’effectif à 600 élèves par
établissement ;

5.7.a. Réduire le nombre de formations dispensées pour se recentrer sur des formations
ciblées capables de forger à ces établissements une identité forte (vulcanologie, énergies
renouvelables, biodiversité etc.) et attirer des étudiants exogènes (cf. commission n°1,
«L’insertion des départements d’outre-mer dans leur environnement régional»,
proposition ici numérotée 1.4) ; b. En finir avec le saupoudrage et la redondance des
formations ; c. Mettre en place une véritable incitation à la mobilité (cf. commission n°12,
«Autres problématiques liées à l’éloignement», titre II, proposition ici numérotée 12.18) ;
d. Développer des partenariats avec d’autres universités (métropolitaines ou étrangères) ;

5.8. Innover et expérimenter de nouvelles méthodes audiovisuelles en partenariat étroit


avec les universités, les écoles d’ingénieurs ou de commerce en métropole ;

5.9.a. Formation des médiateurs recrutés pour lutter contre l’absentéisme au coaching de
jeunes pour vraiment donner du sens à la scolarité ; b. Coaching des élèves décrocheurs ;

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
5.11. Mise en place d’une année de préparation aux études supérieures (cf. commission n°1,
«L’insertion des départements d’outre-mer dans leur environnement régional»,
proposition ici numérotée 1.4) ;

5.12. Etudier pour l’arc caribéen les conditions de création d’une école d’ingénieurs ;

5.13. Faciliter l’accès aux crédits à des micro-entrepreneurs ;

5.14. Accélérer la réorganisation de l’ANT et multiplier les agences et les correspondants


locaux ;

5.15. Création d’écoles de la deuxième chance dans chaque DOM ou COM ;

5.16. Obligation pour toutes les formations de niveau 5 d’intégrer au minimum 5% de


jeunes en grande difficulté d’insertion ;

5.17. Mise en place d’un accompagnement individualisé par un référent ;

5.18.a. Mise en place d’un carnet de suivi d’insertion rempli par chaque intervenant auprès
du jeune ; b. Mise en place de chantiers-écoles de longue durée (deux ans) pour lutter
contre l’illettrisme mais aussi pour faciliter la restauration psychologique, l’accès au soin et
au logement ;

5.19.a. Construire des foyers de jeunes travailleurs pour les accueillir ; b. Mise en place de
guichet unique dans les quartiers difficiles ; c. Mettre en place des équipes de rue pour aller
à la rencontre des jeunes les plus marginalisés et les orienter vers les structures de droit
commun ;

5.20.a. Mise en place de cercles de qualité ; b. Mise en place de réseaux ;

5.21.a. Création d’une Fondation pour la diversité en outre-mer (cf. commission n°12,
«Autres problématiques liées à l’éloignement», titre IV, propositions ici numérotées 12.25
à 12.36) ; b. Mise en place de partenariat EPLE-SMA autour des classes-relais.

(Cf. commission n°4, «La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle»,


titre B, proposition ici numérotée 4.6, et commission n°10.1, «Égalité & Discriminations»,
titre III, propositions n°10.1.11 à 10.1.15)

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Réf. : 20090831-96.doc
COMMISSION N°6 (OUTRE-MER : N°3)
[10G] Commission «Les grands projets structurants et les conditions
du développement durable»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-23.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°6 sur «les grands projets structurants et les


conditions du développement durable» de l’Hexagone
(commission n°3 outre-mer) met l’accent sur le développement
de l’énergie hydraulique et de fermes de micro-algues dans les
Antilles grâce à des financements alternatifs.

Les rapporteurs Jean-Jacob BICEP, doctorant en géographie, adjoint au maire du XXème


arrondissement de Paris, et Yann GENIES, directeur du développement pour Areva
Group, émettent les propositions suivantes :

A. ÉNERGIE :

6.1. Développer le potentiel hydraulique de la Nouvelle-Calédonie ;

6.2. Développer l’énergie thermique des mers pour La Réunion, la Martinique et la


Guadeloupe ;

6.3. Développer la géothermie pour la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion ;

6.4. Maintenir la loi Girardin pour développer le solaire, l’éolien, l’énergie de la houle et
l’énergie des vagues ;

B. POLE VALORISATION DE LA BIODIVERSITE :

6.5. Développer des fermes de micro-algues pour fabriquer du biocarburant ;

6.6. Développer des récifs artificiels permettant un usage halieutique et écologique ;

6.7. Valoriser la pharmacopée ultramarine ;

6.8. Développer des retenues d’eau collinaire ;

6.9. Faire de l’outre-mer un pôle d’excellence pour l’utilisation des énergies renouvelables
et la valorisation de la biodiversité ;

C. INDUSTRIE :

6.10. Développer l’algoculture de masse et déployer une première unité de production d’un
millier d’hectares à l’horizon 2013 sur l’ensemble des DOM-TOM ;

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
D. FINANCEMENTS :

6.11. Financer les investissements par des émissions obligataires par tranches en pool
européen ou en finance islamique (taux servi plus attractif et sûreté du placement à
l’émission) ;

6.12. Développer le tissu économique local par des financements islamiques du Moyen-
Orient ;

6.13. Permettre l’accès du plus grand nombre au photovoltaïque, au solaire thermique, à


l’échange thermique des mers, aux pompes à chaleur... ;

6.14. Former les acteurs et futurs acteurs au nouvelle modèle économique de la finance
territoriale ;

6.15. Développer la création de contenus numériques des cultures locales ;

6.16. Favoriser les échanges universitaires dans les espaces de proximité (océan Indien,
Caraïbe...) ;

6.17. Mettre en place une politique de communication incitant les acteurs hi-tech de la
zone Caraïbe et Amériques à s’installer aux Antilles françaises en mettant en avant les
forces, notamment la qualité de l’enseignement et de l’environnement : Invest French
West Indies ;

6.18. Favoriser l’internationalisation des offres ;

E. TRANSPORT :

6.19. Transport maritime : Création d’un hub ;

6.20. Transport terrestre : Création d’un organisme de gestion des transports urbains et
non urbains ;

6.21. Transport aérien : a. Gestion des droits de lignes aux collectivités territoriales ;
b. Création d’un établissement pour la gestion des aéroports ;

F. ÉCONOMIE NUMERIQUE :

6.22. Développer un pôle de compétence unique dans les territoires ;

6.23. Mettre en place un tableau de bord du numérique en outre-mer ;

6.24. Compléter, optimiser et décentraliser les technopoles ;

6.25. Créer des associations professionnelles locales du numérique : pour développer les
bonnes pratiques au sein des entreprises existantes ;

6.26. Promouvoir les usages des nouvelles technologies par la diffusion de programmes
courts sur les médias locaux et communautaires ;

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
6.27. Simplifier l’accès aux aides publics en privilégiant les modes concours et face-à-face
(pitching) aux dossiers et procédures administratives ;

6.28. Développer la création de contenus numérique des cultures locales ;

6.29. Favoriser les échanges universitaires dans les espaces de proximité (océan Indien,
Caraïbe...) ;

6.30. Mettre en place une politique de communication incitant les acteurs hi-tech de la
zone Caraïbe et Amériques à s’installer aux Antilles françaises, en mettant en avant les
forces notamment la qualité de l’enseignement et l’environnement : Invest French West
Indies ;

6.31. Favoriser l’internationalisation des offres ;

G. ENVIRONNEMENT : FILIERE TRAITEMENT DE DECHETS :

6.30. Collecte sélective ;

6.31. Sensibilisation de la population ;

6.32. Construction d’une ou plusieurs usines de tri et de recyclage ;

6.33. Construction d’une usine de traitement multi-filières.

COMMISSION N°7 (OUTRE-MER : N°1)


[10H] Atelier «Distribution - Formation des prix - Pouvoir d’achat»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20090814-22.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°7 sur «la formation des prix, les circuits de


distribution et le pouvoir d’achat» de l’Hexagone (commission
n°1 outre-mer) met l’accent sur le soutien aux petits
commerces ; un observatoire de la concurrence ; la loi
d’orientation de l’outre-mer du 13 décembre 2000.

Les rapporteurs Guy NUMA, enseignant-chercheur en économie à l’université de Paris


Dauphine, et Pascal PERRI, professeur d’économie en école de commerce, émettent les
propositions suivantes :

7.1. Accorder aux DOM le bénéfice des programmes suivants : a. «200 cœurs de villes
moyennes» (dispositif favorisant le renouveau du commerce de proximité de centre-ville) ;
b. «500 unités de magasins à loyers modérés» (dispositif favorisant l’installation de petits
commerces) ; c. «300 pôles quartier de proximité» (dispositif favorisant l’émergence de
centres commerciaux d’un nouveau genre) ; d. «1000 cœurs multiservices» (dispositif
favorisant la création de petits centres commerciaux dans les petites zones) ;

129
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Réf. : 20090831-96.doc
7.2. Mise en place d’un dispositif de taxation des grandes surfaces au profit d’un fond
d’aide à l’émergence de commerces de moyenne et petite taille dans des secteurs innovants
très diversifiés ;

7.3. Dispositif antitrust (les personnes physiques ou morales qui contrôlent directement ou
indirectement plus de 15% de parts de marché dans la distribution alimentaire ou non
alimentaire doivent détenir moins du tiers des actions dans les entreprises d’import-
export) ;

7.4.a. Geler toute décision prise en 2008 et 2009 pour l’autorisation des extensions ou la
création de nouvelles surfaces commerciales au profit des acteurs dominants tels qu’ils
seront révélés par la commission d’étude ; b. Mettre en place un dispositif d’incitation de
création d’union de commerçants de proximité ;

7.5. Appliquer : a. La loi d’orientation de l’outre-mer (LOOM) du 13 décembre 2000


(article 75 : instauration dans chaque DOM d’un observatoire sur les prix et les revenus) ;
b. Le décret n°88-1046 du 17 novembre 1988

7.6. Reconquête de terres agricoles, meilleure mutualisation des forces des producteurs (cf.
commission n°3, «Les productions locales et les conditions d’un développement
endogène», titre A, propositions ici numérotées 3.1 à 3.3) ;

7.7.a. Identifier de nouvelles sources de financement pour réduire l’octroi de mer ; b. Le


groupe «vie chère» propose la création d’un nouvel impôt dont l’assiette serait directement
adossée à la (seule) surrémunération des fonctionnaires (le produit de cet impôt viendrait
ainsi compenser une baisse proportionnelle et progressive de l’octroi de mer ou sa
suppression pure et simple sur les produits stratégiques de première nécessité ; dans notre
esprit, il s’agit d’une mesure de justice fiscale qui ouvre un champ important à la baisse des
prix des produits importés) ;

7.8. Nous proposons également que la surrémunération des fonctionnaires soit l’objet
d’évaluations périodiques en fonction des niveaux de prix constatés dans les territoires
concernés.

COMMISSION N°8 (OUTRE-MER : N°5)


[10I2] La gouvernance : «Evolutions institutionnelles et adaptation
des administrations centrales»
http://www.etatsgenerauxoutremer.net/20091004-89.pdf

Le topo de l’ACCD’OM en 5 lignes

La commission n°8 sur «la gouvernance (évolutions


institutionnelles locales, adaptation des administrations
centrales)» de l’Hexagone (commission n°5 outre-mer) met
l’accent sur l’article 73 de la Constitution ; une conférence entre
Martinique et Guadeloupe ; une assemblée unique en Guyane.

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Une synthèse des États généraux de l’outre-mer
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Les rapporteurs Gilbert PARIS, vice-président de l’AMEDOM (Association métropolitaine
des élus originaires des départements d’outre-mer) et conseiller municipal, et Pierre
PLUTON, président de l’AMEDOM et maire, émettent les propositions suivantes :

8.0. Définir la gouvernance comme une nouvelle approche du partage du pouvoir dans
laquelle les acteurs publics et privés prennent part à la formulation des politiques
publiques ;

A. EVOLUTIONS INSTITUTIONNELLES LOCALES :

8.1. Utiliser pleinement les possibilités de l’article 73 de la Constitution (cf. commission


n°10.1, «Égalité & Discriminations», titre I, proposition n°10.1.5 puis titre IV, proposition
n°10.1.20, et commission n°12, «Autres problématiques liées à l’éloignement», titre II,
proposition ici numérotée 12.19) ;

8.2. Créer une assemblée unique régionale regroupant les départements de la Martinique
et de la Guadeloupe (en maintenant ces deux départements) ;

8.3. Créer une assemblée unique pour la Guyane (regroupant le département et la région) ;

8.4. Créer une assemblée unique pour La Réunion (regroupant le département et la


région) ;

B. ADAPTATION DES ADMINISTRATIONS CENTRALES :

8.5. Donner à l’outre-mer une place consolidée au sein de l’organisation gouvernementale


qui devrait, pour permettre une transversalité interministérielle pertinente, dépendre du
Premier ministre ;

8.6. Mise en place ou renforcement de pôles d’expertise adaptés à chaque grand ministère.

L’ACCD’OM a mis en place un site Internet dédié aux ÉGOM.


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