Comment éviter la pollution ce week-end

Pour échapper aux particules fines qui polluent l'air de la France depuis plusieurs jours, pas besoin de rester cloîtré chez soi tout le week-end, mais des précautions sont à prendre avant de sortir. PUBLICITÉ Une large partie de l'Hexagone est placée depuis plusieurs jours en alerte maximale à la pollution aux particules. Dans les grandes agglomérations comme Paris, Lyon et Lille mais aussi à Caen ou Grenoble, les transports en commun sont gratuits ce week-end pour encourager les automobilistes à laisser leur voiture au garage et diminuer ainsi la concentration de particules dans l'air.

Ne restez pas enfermés chez vous
L'idée de rester chez soi pour éviter la pollution est jugée «excessive» par le Pr Denis Charpin, chef de service de pneumologie au CHU de Marseille. «D'autant plus qu'à la maison, la pollution chimique est supérieure à celle de l'extérieur», précise-t-il. Même pour les enfants asthmatiques, l'option de ne pas sortir du tout n'est «pas très appropriée». Peintures, meubles, produits d'entretien ou fumée de cigarettes dégagent des particules organiques qui peuvent être nocives. Les études montrent que, y compris en ville, la pollution extérieure est inférieure à celle enregistrée dans une pièce fermée. Malgré l'alerte à la pollution aux particules, il faut donc continuer à aérer son logement, mais pas n'importe quand. «En ce moment, la pollution est surtout liée à la circulation automobile, important le matin et en fin d'après-midi. Ce ne sont donc pas de bons moments pour aérer son logement», souligne Denis Charpin. Le mieux est d'ouvrir ses fenêtres, pendant au moins 10 minutes, tôt le matin ou tard le soir.

Parc ou forêt, prenez l'air, loin de la route
Puisqu'il est bon de sortir prendre l'air, autant le prendre le plus possible. Donc loin de la route. Aller se promener au parc ou faire une balade en forêt est donc une bonne idée, l'une des solutions n'étant pas meilleure que l'autre, selon le Pr Charpin. Rester en ville dans un espace vert ou faire 50 km pour être en pleine forêt ne fait pas grande différence. Il faut surtout rester éloigné des axes routiers principaux.

Ne prenez pas votre voiture
Sortir oui, «mais il faut y aller à pied», prévient le Pr Charpin. D'un point de vue global, prendre sa voiture signifierait que vous aggravez la pollution ambiante. Mais surtout, l'habitacle d'un véhicule est un lieu particulièrement pollué. Le taux de particules concentrées dans cet espace clos estextrêmement plus élevé qu'à l'air libre. À Paris, hors période de pic de pollution, une étude a montré que les cyclistes sont moins exposés que les automobilistes à la pollution. Si vraiment vous devez absolument prendre le volant, réduisez votre vitesse et évitez les accélérations ou freinages brusques pour réduire au minimum les émissions de particules de votre véhicule.

Remettez à plus tard votre envie de faire du sport
Avec la forte concentration de particules fines dans l'air actuellement, le risque concerne surtout les personnes faisant du sport en plein air. «Il faut éviter les efforts physiques importants», explique le Pr Charpin. Lorsqu'on fait du sport, on inhale de plus grandes quantités d'air, donc plus de particules fines. Le footing du dimanche matin n'est «pas très approprié» et donc à éviter cette semaine. Et si plusieurs villes ont mis à disposition des usagers, gratuitement, les vélos en libre service, à Paris ou Bordeaux par exemple, mieux vaut attendre la fin du pic de pollution pour les utiliser. «Symboliquement, le Vélib gratuit est un geste intéressant, mais le vélo est un exercice physique important, jusqu'à la fin du pic de pollution, il vaut donc mieux prendre le métro» lui aussi gratuit dans de nombreuses villes, assure Denis Charpin. Ou faire du vélo sans faire d'efforts importants, en roulant calmement et en évitant les côtes trop raides.

Pas de masque, ni de poussette
Pour se protéger, inutile en tout cas de mettre un masque ou un foulard sur son visage. «Pour qu'ils soient efficaces, il faut qu'ils ne laissent passer ni les particules fines ni les gaz, comme ceux que nous utilisons en milieu hospitalier mais ils sont très inconfortables au-delà de quelques minutes», explique le Pr Charpin. En revanche, ne mettez pas vos enfants dans la poussette pour sortir, au moins dans la rue. Ils sont alors juste au niveau des pots d'échappement des voitures et sont plus exposés aux gaz et particules. Source : Le Figaro.fr

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